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Revue de presse Afrique
À la Une: au Sénégal la controverse autour de la venue de Macky Sall

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:03


La controverse règne vendredi matin à Dakar à mesure que se précisent les contours de la visite de Macky Sall. Un retour éclair ce vendredi, le temps d'une audience au Palais avec son successeur Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. C'est le malaise qui s'installe dans la presse sénégalaise. La formule de Senenews dit tout : une visite, écrit le site, « finalement contestée ». Contestée, d'abord, par ceux qui n'ont rien oublié des années 2021 à 2024. Les collectifs de victimes de la répression politique sont montés au créneau. Sur Africanews, Boubacar Sèye, président de l'Association des familles des martyrs, pose le décor : « Il s'agit du retour d'un homme dont le passage à la tête de l'État reste associé à l'une des périodes les plus douloureuses de notre histoire récente. Des dizaines de personnes ont perdu la vie. » Le site Senego, lui, met les chiffres sur la douleur, plus de 65 morts, plus de 1 600 arrestations, et tranche : « Un tel bilan disqualifie Macky Sall pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits humains. » Pour le camp de l'ancien président, une question de stature  Dans Dakaractu, l'Alliance pour la République (APR) salue « la hauteur républicaine » du chef de l'État : la candidature de Macky Sall, plaide le parti, « engage le prestige du Sénégal et la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le gouvernement, lui, joue le droit. Le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé le rappelle sèchement : « Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation. Il est citoyen de ce pays, il a le droit d'entrer et de sortir du territoire ». Et même Aminata Touré, figure de la majorité, refuse la surenchère sur la TFM : « Je suis contre l'impunité », dit Mimi Touré, « mais à ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite ». Et c'est là qu'affleure le vrai malaise, celui qui vise aussi le pouvoir en place. Car derrière Macky Sall, les victimes visent un silence : celui de la justice. Elles dénoncent, dans Senego, qu'« aucune enquête, aucune poursuite n'a eu lieu », et pointent la loi d'amnistie de mars 2024, toujours pas abrogée. L'activiste Aliou Sané dénonce crûment comment l'on déroule « le tapis rouge du palais à Macky, alors qu'aucune lumière n'est faite sur les morts ». La controverse, ce matin, renvoie donc dos à dos le Sénégal d'hier et celui d'aujourd'hui. En RDC, lutte contre le virus d'Ebola et lutte contre la violence des hommes Avec cette attaque à Nyakunde, en Ituri, à 45 km de Bunia. Des circonstances qui restent à éclaircir… Des tirs vers un centre de traitement Ebola, des patients en fuite. Pour l'activiste Christophe Munyanderu, cité dans la presse allemande Deutsche Welle, le danger est immense : « nous interpellons les autorités en urgence pour que les soignants regagnent Nyakunde ». Et ce n'est pas la première fois que ce site est frappé. En 2002, l'hôpital de Nyakunde avait été le théâtre de l'un des pires massacres du conflit Ituri. Une attaque qui tombe au pire moment, car les chiffres, eux, s'affolent 2 000 cas et 800 morts. Ce jeudi à Genève, le patron de l'OMS a sonné l'alarme. Repris par Africa Radio, Tedros Adhanom Ghebreyesus est formel : « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée. Elle s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes. » Alors, dans ce tableau sombre, il faut regarder de l'autre côté de la frontière, où une lueur s'allume. En Ouganda, on ose presque parler de victoire. Africa Radio rapporte la scène de ce jeudi à Kampala : le dernier patient hospitalisé est sorti, guéri. Le ministre de la Santé Chris Baryomunsi savoure prudemment : « nous devons désormais compter 42 jours sans nouveau cas pour confirmer que nous avons vaincu Ebola ». Une conseillère santé de l'ambassade de France à Nairobi, citée par Africa Radio, salue un modèle : l'Ouganda « est très rigoureux, c'est un exemple que l'épidémie peut vraiment être contrôlée ».

Revue de presse Afrique
À la Une: au Sénégal la controverse autour de la venue de Macky Sall

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:03


La controverse règne vendredi matin à Dakar à mesure que se précisent les contours de la visite de Macky Sall. Un retour éclair ce vendredi, le temps d'une audience au Palais avec son successeur Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. C'est le malaise qui s'installe dans la presse sénégalaise. La formule de Senenews dit tout : une visite, écrit le site, « finalement contestée ». Contestée, d'abord, par ceux qui n'ont rien oublié des années 2021 à 2024. Les collectifs de victimes de la répression politique sont montés au créneau. Sur Africanews, Boubacar Sèye, président de l'Association des familles des martyrs, pose le décor : « Il s'agit du retour d'un homme dont le passage à la tête de l'État reste associé à l'une des périodes les plus douloureuses de notre histoire récente. Des dizaines de personnes ont perdu la vie. » Le site Senego, lui, met les chiffres sur la douleur, plus de 65 morts, plus de 1 600 arrestations, et tranche : « Un tel bilan disqualifie Macky Sall pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits humains. » Pour le camp de l'ancien président, une question de stature  Dans Dakaractu, l'Alliance pour la République (APR) salue « la hauteur républicaine » du chef de l'État : la candidature de Macky Sall, plaide le parti, « engage le prestige du Sénégal et la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le gouvernement, lui, joue le droit. Le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé le rappelle sèchement : « Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation. Il est citoyen de ce pays, il a le droit d'entrer et de sortir du territoire ». Et même Aminata Touré, figure de la majorité, refuse la surenchère sur la TFM : « Je suis contre l'impunité », dit Mimi Touré, « mais à ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite ». Et c'est là qu'affleure le vrai malaise, celui qui vise aussi le pouvoir en place. Car derrière Macky Sall, les victimes visent un silence : celui de la justice. Elles dénoncent, dans Senego, qu'« aucune enquête, aucune poursuite n'a eu lieu », et pointent la loi d'amnistie de mars 2024, toujours pas abrogée. L'activiste Aliou Sané dénonce crûment comment l'on déroule « le tapis rouge du palais à Macky, alors qu'aucune lumière n'est faite sur les morts ». La controverse, ce matin, renvoie donc dos à dos le Sénégal d'hier et celui d'aujourd'hui. En RDC, lutte contre le virus d'Ebola et lutte contre la violence des hommes Avec cette attaque à Nyakunde, en Ituri, à 45 km de Bunia. Des circonstances qui restent à éclaircir… Des tirs vers un centre de traitement Ebola, des patients en fuite. Pour l'activiste Christophe Munyanderu, cité dans la presse allemande Deutsche Welle, le danger est immense : « nous interpellons les autorités en urgence pour que les soignants regagnent Nyakunde ». Et ce n'est pas la première fois que ce site est frappé. En 2002, l'hôpital de Nyakunde avait été le théâtre de l'un des pires massacres du conflit Ituri. Une attaque qui tombe au pire moment, car les chiffres, eux, s'affolent 2 000 cas et 800 morts. Ce jeudi à Genève, le patron de l'OMS a sonné l'alarme. Repris par Africa Radio, Tedros Adhanom Ghebreyesus est formel : « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée. Elle s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes. » Alors, dans ce tableau sombre, il faut regarder de l'autre côté de la frontière, où une lueur s'allume. En Ouganda, on ose presque parler de victoire. Africa Radio rapporte la scène de ce jeudi à Kampala : le dernier patient hospitalisé est sorti, guéri. Le ministre de la Santé Chris Baryomunsi savoure prudemment : « nous devons désormais compter 42 jours sans nouveau cas pour confirmer que nous avons vaincu Ebola ». Une conseillère santé de l'ambassade de France à Nairobi, citée par Africa Radio, salue un modèle : l'Ouganda « est très rigoureux, c'est un exemple que l'épidémie peut vraiment être contrôlée ».

Noticentro
MSF alerta por acelerado brote de ébola en RDC

Noticentro

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 1:46 Transcription Available


México adapta su política poblacional ante baja natalidadEdomex abre registro para la Primera Bienal MexiquenseEspaña y Argentina, un vínculo que cruzó el AtlánticoMás información en nuestro Podcast#grc

Journal de l'Afrique
L'épidémie d'Ebola largement sous-évaluée selon l'OMS

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 13:35


En RDC, l'ampleur de l'épidémie d'Ebola pourrait représenter "deux à quatre fois" les estimations officielles, selon l'Organisation mondiale de la santé. Le dernier bilan officiel des autorités congolaises publié mardi fait état de 719 morts et 1 963 personnes contaminées. Au centre de traitement Ebola de Rwampara, localité parmi les plus touchées située en Ituri, des soignants dénoncent leurs conditions de travail et des salaires impayés.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 12 juillet 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 48:30


Bienvenue dans le Grand reportage, le supplément avec Coralie Pierret pour parler d'Ebola en RDC ; et Nathalie Versieux avec l'armée allemande, en seconde partie d'émission. La Bundeswehr se renforce, l'Allemagne change de cap face à la guerre qui dure en Ukraine, face aux menaces du président russe, à la prise de distance de Donald Trump à l'égard de ses alliés. Et d'un sérieux doute quant à la solidarité de l'Otan.  «Pourquoi eux ?» En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre Ebola sévit en République Démocratique du Congo. Cette 17ème épidémie en RDC a été officiellement déclarée le 15 mai. Jamais les habitants de l'Ituri, la province qui concentre plus de 90% des cas, n'ont connu une telle vague d'Ebola. Il n'y a à ce jour, aucun vaccin contre la souche qui s'étend dans l'est du pays. Le pic de l'épidémie reste à venir, assurent des soignants. Et sa propagation pourrait toucher rapidement les zones isolées qui connaissent des conflits meurtriers depuis plusieurs années. Un Grand reportage de Coralie Pierret qui s'entretient avec Jacques Allix.   Branle-bas de combat pour la Bundeswehr Il y a 4 ans, la Russie envahissait l'Ukraine. Depuis, l'Europe tout entière frissonne. Le lâchage des Américains et leurs exigences sont venus accélérer la prise de conscience du danger. Les Armées européennes ont donc décidé de monter en puissance. En Allemagne, dès la fin février 2022, Olaf Scholz alors chancelier annonce devant le Bundestag un changement d'époque pour la Bundeswehr. L'Allemagne -convaincue depuis la chute du Mur que la paix serait éternelle- se découvre vulnérable. Et va réagir. Un Grand reportage de Nathalie Versieux qui s'entretient avec Jacques Allix.

Noticentro
Casos de ébola aumentan 25% en una semana en RDC

Noticentro

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 1:50 Transcription Available


SMN prevé lluvias intensas y calor extremo para este viernesProfepa clausura predios por daños ambientales en ChiapasSomos México y Paz se incorporan formalmente al Consejo General del INEMás información en nuestro Podcast#grc

Afrique Économie
En RDC, l'épidémie d'Ebola pénalise fortement l'économie

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:29


La RDC essuie un lourd bilan de la pandémie d'Ebola à virus Bundibugyo. Le dernier bilan fait état de 506 décès et 1 561 cas confirmés recensés dans le pays. Au-delà de l'aspect sanitaire, cette épidémie impacte également lourdement l'économie du pays et de la région. Depuis la fermeture de la frontière avec l'Ouganda fin mai, Aïsha Kalumba, commercante à Goma, peine à faire vivre son affaire. « C'est compliqué. Il y a tant de pertes. D'abord, on ne vend plus, il n'y a pas d'entrée de marchandises et nous-même, nous sommes bloqués », témoigne-t-elle au micro de RFI. Des conséquences, qui se font ressentir directement dans son porte-monnaie. « Depuis le début de la crise, j'ai perdu beaucoup d'argent. À la fin du mois, je pouvais avoir un bénéfice de 2 500 ou 3 000 dollars, mais aujourd'hui à la fin du mois, on se retrouve avec 400 dollars ». Aïsha n'est pas un cas isolé. Christophe Lonema Mukwa esr le président de la Fédération des entreprises au Congo dans la province de l'Ituri. « Nous avons constaté qu'il y a un impact vraiment négatif de cette épidémie Ebola chez nous. Pourquoi ? Parce qu'il y a des restrictions. Nous n'avons pas de vols, la frontière avec l'Ouganda est fermée. On ne peut pas parler de commerce sans déplacements. Nous avons des difficultés pour nous ravitailler en produits de première nécessité, témoigne-t-il. On constate aussi la rareté de certaines denrées alimentaires ici en Ituri. Donc en général, ça joue négativement sur l'économie et ça pénalise les opérateurs économiques. » Un million de personnes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté L'agence de développement des Nations unies alerte sur cette crise qui menace de faire basculer près d'un million de personnes supplémentaires dans l'extrême-pauvreté en RDC. Dans un scénario optimiste, le pays essuierait une perte d'un milliard de dollars de son PIB et la destruction de 55 000 emplois. Le scénario pessimiste estime les pertes à près de 3,6 milliards de dollars à l'échelle du continent. « D'abord, l'épidémie coûte cher et le gouvernement de la RDC a déjà décaissé 50 millions de dollars pour soutenir la riposte plus les contributions des partenaires internationaux », détaille Damien Mama le représentant résident du PNUD en RDC. « Lorsque le PIB se contracte et que les espaces budgétaires sont sous pression, de façon automatique, les conséquences sont telles que le gouvernement est bien obligé de reprioriser les investissements à faire et de mettre plus de ressources dans la riposte, au détriment, d'autres secteurs qui sont très importants, qui sont liés aux services essentiels : l'éducation, l'eau et l'assainissement, la santé et tout le reste », pointe le Damien Mama. Pour limiter les impacts économiques, le PNUD conseille d'ouvrir les frontières sous contrôle sanitaire stricte, de renforcer le soutien aux populations les plus vulnérables et appelle à préserver les dépenses sociales essentielles.  

Grand reportage
«Pourquoi eux ?» En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 19:30


Ebola sévit en République Démocratique du Congo. Cette 17ème épidémie en RDC a été officiellement déclarée le 15 mai. Jamais les habitants de l'Ituri, la province qui concentre plus de 90% des cas, n'ont connu une telle vague d'Ebola. Il n'y a à ce jour, aucun vaccin contre la souche qui s'étend dans l'est du pays. Le pic de l'épidémie reste à venir, assurent des soignants. Et sa propagation pourrait toucher rapidement les zones isolées qui connaissent des conflits meurtriers depuis plusieurs années.   « Pourquoi eux ? » En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre, un Grand reportage de Coralie Pierret.

Invité Afrique
Corruption en RDC: «Faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées», dénonce le collectif CNPAV

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 5:11


Un collectif d'organisations de la société civile congolaise et internationale, regroupées sous l'appellation « Le Congo n'est pas à vendre » (CNPAV) et engagées dans la lutte contre la corruption, a dénoncé dans un rapport publié le 29 juin « les disparités des rémunérations entre agents publics », sources, selon ce mouvement, des « inégalités et des injustices sociales en République démocratique du Congo ». RFI : Vous documentez dans votre rapport des dépassements allant jusqu'à 659% sur certaines lignes de dépenses sur l'année 2024 sur laquelle vous avez travaillé. Comment cela est-il possible ? Jean Keba : Cela est dû au manque de respect ou à la violation de la loi des finances, puisque dans la loi des finances, les dépenses sont plafonnées avec des crédits attribués à chaque institution, ministère ou service, et les dépenses sont engagées, avec l'autorisation d'abord du ministère du Budget qui doit vérifier la conformité de la dépense, et enfin par le ministère des Finances sur autorisation du ministère du Budget. Et ce qui se fait, c'est qu'apparemment, la dépense n'est pas respectée ou il y a une légèreté ou négligence dans l'exigence donnée par la loi des finances puisque les dépenses dans le budget des dépenses sont plafonnées à 100 %. Mais nous avons remarqué qu'il y a des rubriques comme les dépenses de fonctionnement, les fonds spéciaux d'intervention ou de recherche, même la masse de rémunération où il y a toujours le dépassement. Je crois que la responsabilité incombe premièrement, d'abord aux deux ministres du Budget et des Finances et aussi aux gestionnaires de crédits, parce qu'ils connaissent bien le plafond qui est autorisé. Et, si on va jusqu'à dépasser, c'est qu'il y a eu négligence ou la volonté de mal gérer. Pour un auditeur qui ne connaît pas le circuit budgétaire congolais, je me permets d'insister. Pouvez-vous décrire concrètement comment un dépassement de 200 ou 600% devient possible sans sanction ? Cela devient possible parce qu'il y a l'impunité. Sur presque toutes les années, les organisations qui travaillent sur la gouvernance budgétaire relèvent les frais de dépassement et interpellent les services de contrôle qui devaient le constater pour appliquer les sanctions. Mais malheureusement, faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées et continuent à se faire. Vos enquêtes, Maître Jean Kéba, vous ont-elles permis de savoir ce que gagne par mois le président de la République, par exemple, le président de l'Assemblée nationale ou le Premier ministre ? Le rapport est parvenu, a constaté qu'il y a le manque de transparence non seulement dans la détermination, dans le calcul de répartition de la masse, de la rémunération, mais il y a aussi un manque de transparence dans la non-publication des salaires de certains personnages de l'État et principalement le personnel politique. Le salaire du président de la République n'est pas connu, de la Première ministre, et même des députés, des ministres. Il n'y a aucun document accessible au public qui renseigne sur la rémunération ou le salaire qui est accordé à chacun dans cette catégorie des agents publics. Quelles recommandations faites-vous pour essayer de stopper ce que vous qualifiez d'hémorragie financière ? Il faut que le pays se dote d'un cadre légal d'harmonisation des rémunérations de tous les agents publics de l'État, de manière à pouvoir assurer une redistribution équitable de la masse des rémunérations qui est donnée. Et on doit harmoniser l'ensemble des salaires et tous les éléments de rémunération pour plus d'équité. Nous recommandons aussi la réduction du temps de vie institutionnel qui consomme suffisamment d'argent. Et là, nous demandons à ce que les dépenses de fonctionnement, par exemple, soient plafonnées de 10 à 15% puisque ce sont des dépenses qui sont gonflées. Quand vous arrivez dans l'administration, il y a beaucoup de services qui manquent pratiquement de tout. Tu arrives à la police, c'est toi le justiciable ou le citoyen plaignant qui doit chercher les papiers pour les OPJ parce qu'ils manquent de fournitures alors que les frais de fonctionnement sont débloqués chaque année. On doit encadrer les fonds spéciaux et qu'on définisse quelle est leur destination de manière à ce qu'ils puissent être justifiés et tracés. Alors, ce sont des recommandations qui ne sont pas forcément nouvelles. On a souvent entendu diverses institutions congolaises aller dans le même sens, mais qu'est-ce qui, structurellement, bloque leur mise en application ou du moins leur mise en place ? Vous avez raison de dire que ce sont des recommandations qui ne sont pas formulées pour la première fois, car ces pratiques datent d'il y a plusieurs années. Elles sont ancrées dans la culture de certains gestionnaires. Vous avez des gens, des fonctionnaires qui peuvent se retrouver dans dix ou quinze commissions non permanentes et qui ont des primes qui peuvent atteindre jusqu'à 40 à 50 000 dollars le mois, alors qu'au même moment, il y a des fonctionnaires dans certains coins perdus du pays qui ne peuvent même pas atteindre 100 dollars. Je crois que tous ceux qui profitent de cette situation ne peuvent pas vouloir que ces recommandations soient appliquées. Il faut un engagement ferme et une volonté politique au sommet de l'État et au niveau des ministères clés qui gèrent, qui interviennent dans la gestion des ressources publiques pour que l'on puisse arriver à un changement.   À lire aussiRDC: un rapport dénonce le train de vie des élites politiques

Reportage Afrique
Football, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 2:18


En République démocratique du Congo, le football ne se joue pas seulement avec les pieds. Dans les rues et sur les terrasses de Kinshasa, c'est le football de table, autrement dit le baby-foot, qui trône et rassemble aussi les passionnés. Un loisir pour certains, une véritable discipline pour d'autres, avec ses compétitions et ses joueurs professionnels.  De notre correspondante à Kinshasa, « Il faut avoir la maîtrise du ballon, il faut avoir la maîtrise du joueur ! » Moment de détente pour ce groupe d'amis. Ils ont pris l'habitude de se retrouver dans ce bar du quartier Kintambo pour quelques parties de baby-foot après le travail. « Baby-foot, en français, c'est la toute première fois que j'ai entendu ça. Ici, on l'appelle tout simplement kicker, c'est tout. » Les deux tables du bar sont prises d'assaut chaque soir. Autour du jeu, les plaisanteries fusent, les joueurs s'affrontent avec sérieux. Dieumerci se souvient encore de sa première partie de football de table : « Tu vas au quartier, il y a souvent le kicker. Mon grand-frère avait une table de baby-foot, il mettait ça dehors, les gens venaient jouer. Je voyais les grands jouer, s'intéresser au baby-foot. Moi, je me disais que je dois apprendre. » Du bar aux compétitions africaines À Kinshasa, la popularité du baby-foot dépasse largement le cadre du loisir. Certains joueurs sont devenus professionnels. Le pays en compte une dizaine. Comme Aaron Kalondji, qui est membre de la Fédération congolaise de kicker depuis cinq ans : « Moi, je suis devenu professionnel, c'est parce que j'ai été amoureux du jeu. Et puis une fois, tellement qu'on venait jouer là, un jour, le professeur de l'espace m'a appelé : “il y a des gens qui viennent chercher des joueurs d'équipes, des bafistes. Ils viennent de la Fédération". On a fait un test et puis on a été retenus. C'est à partir de là qu'on a commencé à jouer, à s'entraîner. Nous aussi, on est des champions. Je suis comme Dieumerci Mbokani, Cédric Bakambu. » Aaron est considéré comme le meilleur joueur congolais de la discipline. Mais faute de moyens, il a suspendu ses participations aux compétitions africaines. Dans les bars, ce sont les paris qui permettent à ses joueurs de vivre de leur passion. À chaque match, des sommes d'argent sont mises en jeu : « Je suis comme un caméléon, comme quelqu'un qui ne connaît pas le jeu, mais je fais le trick, paf ! 2 000, 5 000… C'est comme ça que je vis. Gagner, ça paye mes loyers, ma maison, tout ça… » Aaron s'entraîne énormément. Il joue au football de table au moins deux heures par jour. Pour conserver son niveau de champion congolais. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5]

Je pense donc j'agis
Ebola en RDC : une épidémie sous surveillance internationale

Je pense donc j'agis

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 55:29


L'épidémie d'Ebola progresse rapidement en République démocratique du Congo, avec plus de 1 000 cas confirmés en un mois, surtout dans des zones touchées par les conflits et un accès limité aux soins. Un cas importé en France rappelle le risque global, mais les autorités estiment que la transmission reste très faible grâce aux mesures de surveillance et d'isolement. Avec : - David Munkley, responsable des opérations de l'ONG World Vision pour l'Est de la RDC- Cédric Dananché, épidémiologiste, responsable adjoint du Service d'Hygiène, Épidémiologie, Infectiovigilance et Prévention des Hospices Civils de Lyon, et maître de conférence - praticien hospitalier en Santé Publique à la Faculté de Médecine Lyon-Sud Je pense donc j'agis, une émission présentée par Melchior Gormand.Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus d'économie et société ci-dessous :Silence, on crie : https://audmns.com/jqOozgUOù va la vie ? La bioéthique en podcast : https://audmns.com/UuYCdISContre courant : https://audmns.com/swImDAMAu bonheur des herbes : https://audmns.com/XPVizmQSacré patrimoine : https://audmns.com/TNJhOETEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: les équipes africaines en seizièmes de finale du Mondial de foot

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 3:18


« L'Afrique signe un premier tour historique », se réjouit Aujourd'hui au Faso. Sur dix sélections engagées, neuf poursuivent l'aventure… « Si l'élargissement du tournoi à 48 équipes a offert davantage d'opportunités, les nations africaines ont surtout su les saisir », poursuit le quotidien.   « Si aucune équipe n'a véritablement survolé son groupe, plusieurs ont démontré qu'elles étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde, non plus sur un match isolé mais sur la durée d'une compétition », estime Afrik.com. Parmi les qualifiés, la RDC et le Cap-Vert « ont rappelé qu'un match de foot ne se joue pas seulement avec les pieds mais aussi avec le cœur, les poumons, les tripes et un mental en acier trempé », écrit Le Pays. Mais les « Africains n'ont pas le droit de se contenter des 16e de finale, affirme Wakat Séra. (…) Aucun complexe ne doit plus habiter des footballeurs africains, eux dont les adversaires en Coupe du monde, sont des coéquipiers de club dans les plus prestigieux championnats européens. (…) L'essentiel n'est plus de participer mais de gagner », poursuit le média burkinabé. Bafana Bafana Pour l'Afrique du Sud, l'aventure s'est arrêtée aux portes des 8e de finale. Première équipe à ouvrir le bal des 16e de finale hier. Les Sud-Africains ont perdu 1-0 face au Canada. « Le rêve des Bafana Bafana en Coupe du monde s'est achevé de façon déchirante, un but dans le temps additionnel », résume The South African. « Une défaite crève-cœur, poursuit le quotidien (…). Malgré une défense acharnée pendant de longues périodes, ils (les Sud-Africains) se sont montrés peu dangereux en attaque et ont finalement été puni par le but victorieux du Canada ». Christophe Gleizes Notre confrère Christophe Gleizes aurait dû assister à ce Mondial mais il attend toujours une grâce présidentielle, un an jour pour jours après sa condamnation à 7 ans de prison en Algérie, rappelle Ouest France. Le journaliste sportif est toujours détenu « malgré les efforts de Paris pour le faire libérer ». En RDC, pas de célébration scolaire Alors que l'épidémie de fièvre Ebola continue de progresser dans la province de l'Ituri, les autorités « ont interdit toute cérémonie, rassemblement ou manifestation dans les établissements scolaires », rapporte 7 sur 7 cd. Les bulletins seront remis aux parents individuellement à partir du 2 juillet selon « un chronogramme de passage, organisé par chaque chef d'établissement, dans le respect des mesures de prévention », précise le média congolais. La situation reste « préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située au nord de Bunia, précise Radio Okapi (…). Le virus continue de circuler activement au sein de la population. Face à cette évolution, le médecin-chef de zone tire la sonnette d'alarme ». Sur place, il n'y a « ni de centre de traitement Ebola, ni laboratoire capable d'analyser rapidement les prélèvements ». Des infrastructures indispensables pour améliorer la prise en charge des malades et limiter la propagation du virus. En Ouganda, des médias assiégés par l'armée Dans un article, le Daily Monitor, le journal papier détenu par ce groupe de médias indépendants raconte que « des militaires se sont déployés au siège à Namuwongo et dans ses studios à Kampala » dans la nuit de samedi à dimanche. Une intervention sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, le chef des armées ougandaises, qui « est aussi le fils du président Yoweri Museveni », rappelle Jeune Afrique. Ce raid a perturbé le fonctionnement de ses chaînes de télévisions, de radios et le site internet du journal papier qui rappelle que cette intervention est « la dernière d'une série de confrontations » entre le groupe médiatique et les autorités et que « le président Museveni a critiqué a plusieurs reprises le Daily Monitor, le qualifiant même de ‘journal hostile et malveillant' en raison de ses positions critiques ».

Revue de presse Afrique
À la Une: les équipes africaines en seizièmes de finale du Mondial de foot

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 3:18


« L'Afrique signe un premier tour historique », se réjouit Aujourd'hui au Faso. Sur dix sélections engagées, neuf poursuivent l'aventure… « Si l'élargissement du tournoi à 48 équipes a offert davantage d'opportunités, les nations africaines ont surtout su les saisir », poursuit le quotidien.   « Si aucune équipe n'a véritablement survolé son groupe, plusieurs ont démontré qu'elles étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde, non plus sur un match isolé mais sur la durée d'une compétition », estime Afrik.com. Parmi les qualifiés, la RDC et le Cap-Vert « ont rappelé qu'un match de foot ne se joue pas seulement avec les pieds mais aussi avec le cœur, les poumons, les tripes et un mental en acier trempé », écrit Le Pays. Mais les « Africains n'ont pas le droit de se contenter des 16e de finale, affirme Wakat Séra. (…) Aucun complexe ne doit plus habiter des footballeurs africains, eux dont les adversaires en Coupe du monde, sont des coéquipiers de club dans les plus prestigieux championnats européens. (…) L'essentiel n'est plus de participer mais de gagner », poursuit le média burkinabé. Bafana Bafana Pour l'Afrique du Sud, l'aventure s'est arrêtée aux portes des 8e de finale. Première équipe à ouvrir le bal des 16e de finale hier. Les Sud-Africains ont perdu 1-0 face au Canada. « Le rêve des Bafana Bafana en Coupe du monde s'est achevé de façon déchirante, un but dans le temps additionnel », résume The South African. « Une défaite crève-cœur, poursuit le quotidien (…). Malgré une défense acharnée pendant de longues périodes, ils (les Sud-Africains) se sont montrés peu dangereux en attaque et ont finalement été puni par le but victorieux du Canada ». Christophe Gleizes Notre confrère Christophe Gleizes aurait dû assister à ce Mondial mais il attend toujours une grâce présidentielle, un an jour pour jours après sa condamnation à 7 ans de prison en Algérie, rappelle Ouest France. Le journaliste sportif est toujours détenu « malgré les efforts de Paris pour le faire libérer ». En RDC, pas de célébration scolaire Alors que l'épidémie de fièvre Ebola continue de progresser dans la province de l'Ituri, les autorités « ont interdit toute cérémonie, rassemblement ou manifestation dans les établissements scolaires », rapporte 7 sur 7 cd. Les bulletins seront remis aux parents individuellement à partir du 2 juillet selon « un chronogramme de passage, organisé par chaque chef d'établissement, dans le respect des mesures de prévention », précise le média congolais. La situation reste « préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située au nord de Bunia, précise Radio Okapi (…). Le virus continue de circuler activement au sein de la population. Face à cette évolution, le médecin-chef de zone tire la sonnette d'alarme ». Sur place, il n'y a « ni de centre de traitement Ebola, ni laboratoire capable d'analyser rapidement les prélèvements ». Des infrastructures indispensables pour améliorer la prise en charge des malades et limiter la propagation du virus. En Ouganda, des médias assiégés par l'armée Dans un article, le Daily Monitor, le journal papier détenu par ce groupe de médias indépendants raconte que « des militaires se sont déployés au siège à Namuwongo et dans ses studios à Kampala » dans la nuit de samedi à dimanche. Une intervention sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, le chef des armées ougandaises, qui « est aussi le fils du président Yoweri Museveni », rappelle Jeune Afrique. Ce raid a perturbé le fonctionnement de ses chaînes de télévisions, de radios et le site internet du journal papier qui rappelle que cette intervention est « la dernière d'une série de confrontations » entre le groupe médiatique et les autorités et que « le président Museveni a critiqué a plusieurs reprises le Daily Monitor, le qualifiant même de ‘journal hostile et malveillant' en raison de ses positions critiques ».

Invité Afrique
Ebola en RDC: «Le vrai problème, ce sont les cas contacts, il faut les identifier au plus vite»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 17:02


« Nous avons besoin rapidement de 1,4 milliard de dollars pour lutter contre le virus Ebola », affirme sur RFI le docteur Jean Kaseya, en ligne depuis Kinshasa. Il est le directeur général d'Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, et qui sort d'une réunion de travail avec les présidents du Congo Kinshasa et du Burundi. Mais d'abord, le médecin congolais s'exprime sur le cas de son confrère qui vient d'être testé positif à Ebola à son arrivée à Paris en provenance du Congo. Pourquoi l'a-t-on laissé monter dans un avion ?  RFI ​​​​​ : Après le premier cas d'Ebola identifié en France et donc hors d'Afrique, est ce qu'il y a un risque mondial pour la santé publique ? Jean Kaseya : Le risque zéro n'existe pas et lorsque nous avons déclaré cette épidémie le 15 mai, nous avions déjà dit que, si jamais cette dimension régionale et cette dimension concentrée de l'épidémie au niveau de l'Ituri n'étaient pas considérées, il y aurait des risques que d'autres pays soient affectés. Donc, vous nous dites aujourd'hui qu'il y a quand même un risque pour toute la planète, c'est ça ? Nous vous disons aujourd'hui qu'il y a un risque. C'est pourquoi nous disons très clairement que c'est la solidarité qui va nous permettre d'arrêter cette épidémie. Et nous avons, l'OMS et Africa CDC, produit un travail. Ce travail demande aujourd'hui que nous puissions investir les moyens nécessaires, aussi bien pour l'Afrique que pour les autres pays. Et je réitère que la fermeture des frontières n'est pas la solution. La solution, c'est de permettre à ce que nous puissions avoir les moyens de répondre à cette épidémie afin d'éviter que d'autres pays soient affectés. Donc, ce qui s'est passé avec ce médecin arrivé à Paris, c'est une alerte en fait pour toute la communauté internationale ? D'abord, laissez-moi remercier ce médecin. Laissez-moi remercier son organisation Alima d'avoir été proche du peuple meurtri de l'Ituri. Ce médecin a beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies passées. Il est anesthésiste réanimateur et il a été au front du 19 mai au 22 juin. Il a quitté l'Ituri le 19 juin et a transité par Kinshasa. Quand il a quitté Kinshasa le 22, il ne présentait pas de symptômes. Et je voudrais aussi rappeler que le gouvernement de la RDC a mis en place des dispositifs de détection dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa, qui permettent de savoir qui a les signes. Donc, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas parler d'un quelconque manquement. Nous devons juste dire que les signes se sont manifestés quand il a atterri à Paris. Et effectivement, pour répondre à votre question, ce sont des signaux d'alerte. Si jamais les partenaires et les autres gouvernements donateurs ne viennent pas, ces signaux d'alerte risqueront malheureusement de se multiplier. L'OMS dit que la transmission de l'épidémie d'Ebola s'accélère. Est-ce à dire qu'on n'a pas encore atteint le pic de cette épidémie ? A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire que nous avons atteint le pic de cette épidémie. C'est vrai qu'il y a beaucoup de succès en termes de personnes qui sont guéries. Il y a des succès en termes de mobilisations communautaires. On commence à sentir que, de plus en plus, les communautés croient au message qu'on leur donne. Mais ce qui est compliqué, ce qui ne peut pas nous permettre de dire qu'on a atteint le pic, c'est la situation humanitaire qui est sérieuse. Nous avons des camps de déplacés internes qui contiennent près d'un million de personnes, et l'accès à ces camps est difficile, alors que nous savons que l'épidémie est dans ces camps. Et ça, c'est dans les camps de déplacés d'Ituri ? Effectivement, c'est dans les camps de déplacés, c'est dans l'épicentre, à Mongbwalu. Et c'est là où nous devons multiplier les efforts. Aujourd'hui, lors de la réunion des chefs d'Etat que nous avons eue, le mardi 23 juin à Kinshasa, avec le président Tshisekedi et le président Ndayishimiye du Burundi, nous nous sommes dit que l'aspect humanitaire compte maintenant pour 70 % de la réponse. L'aspect sanitaire compte pour 30 %. Ça signifie quoi ? Si nous n'arrivons pas à résoudre l'aspect humanitaire, nous n'allons pas arrêter cette épidémie. Au G7 d'Évian, la semaine dernière, en France, les sept pays les plus riches du monde ont promis une forte mobilisation contre cette souche d'Ebola jusqu'à quelque deux milliards de dollars. Est-ce que vous y croyez ? J'attends de voir ça. Les effets d'annonce ne m'impressionnent plus. Et je le dis aux pays du G7. Et j'ai eu l'opportunité d'en parler avec les autorités françaises qui président le G7. J'ai dit aujourd'hui que nous avions un plan de réponse à 518 millions de dollars, mais pas plus de 180 à 200 millions sont concrètement arrivés. Ça, c'était le volet sanitaire. Mais nous venons aussi de réévaluer le volet humanitaire. Aujourd'hui, nous avons besoin de 1,4 milliards de dollars pour nous assurer que nous parviendrons à avoir accès aux camps. Je vous ai dit que ce sont des camps de près d'un million de personnes où des maladies viennent, mais auxquels nous n'avons pas accès. Et ces camps-là, pendant longtemps, ont été abandonnés. Les gens n'ont pas d'eau courante, les gens n'ont pas de nourriture, les gens n'ont pas de toit. Et maintenant nous venons pour leur dire qu'il y a une épidémie. Et ces gens nous disent : pourquoi vous venez maintenant ? Donc, ça signifie que nous devons assurer leurs besoins primaires. Nous devons démanteler certains de ces camps, et nous devons nous assurer que tout le monde a accès aux soins. Et cela va nécessiter 1.4 milliards. J'attends voir venir aujourd'hui pour qu'on réponde à cette urgence rapidement.   À lire aussiEbola en RDC: «Presque chaque épidémie a sa légende»

Tout un monde - La 1ere
Ebola hors de contrôle en RDC: "Chaque jour, on court derrière l'épidémie"

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 17:34


(00:00:18) Ebola hors de contrôle en RDC: "Chaque jour, on court derrière l'épidémie" (00:05:33) Ebola en RDC: Peut-on encore maîtriser l'épidémie? MSF répond (00:11:30) Mines, déforestation et Ebola: Pourquoi la tech favorise les virus en RDC

Une semaine dans le monde
Accord Irano-américain, guerre en Ukraine et épidémie d'Ebola en RDC

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 41:53


L'accord à distance conclu cette semaine entre Washington et Téhéran est perçu par certains comme un recul de Donald Trump face à l'Iran. Israël et le Hezbollah se sont eux, mis d'accord sur un cessez-le-feu ce vendredi. Au sujet de l'Ukraine, les dirigeants du G7 ont réitéré leur soutien à Kiev, parmi eux, Donald Trump, dont le virage inattendu sur le sujet a été très remarqué. Enfin, un mois après le début de l'épidémie d'Ebola en RDC, la situation n'est toujours pas sous contrôle...

Noticentro
OMS alerta por avance del ébola en RDC

Noticentro

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 1:32 Transcription Available


Aplaude Sheinbaum apertura de inversión en Cuba Choca patrulla de la Marina con ferry en Quintana RooDecomisan 137 kilos de cocaína en MichoacánMás información en nuestro podcast#grc

ABC Noticias
Brote de ébola en RDC se agrava

ABC Noticias

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 10:10


En más notas, Estados Unidos e Irán firman acuerdo de paz que pone fin a la guerra Oriente Medio, en otros temas, Cultura de CDMX destituye al coordinador de la Casa del Poeta Ramón López Velarde y cancela proyecto de cabaret, y en los espectáculos, muere Daveigh Chase, actriz de “El Aro” y voz de protagonista en “Lilo & Stitch” Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Invité Afrique
RDC: «Nous nous mobilisons pour que l'ordre constitutionnel soit respecté», affirme l'opposant Delly Sesanga

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 5:01


En RDC, le changement de Constitution proposé par le pouvoir provoque une vive réaction de l'opposition, qui y voit une manœuvre du président Tshisekedi pour faire un troisième mandat. Vendredi à Kinshasa, une manifestation de la coalition « Article 64 » s'est terminée par des affrontements. Quatre leaders de l'opposition ont été blessés. Parmi eux, il y a Delly Sesanga, qui a été ministre du Plan de 2003 à 2006 et qui préside aujourd'hui le parti Envol. En ligne de Kinshasa, il témoigne au micro de C. Boisbouvier. RFI : Vous avez été blessé lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa. Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Delly Sesanga : Nous avons été ciblés par les escadrons envoyés par le régime qui a visé le leadership de la C64, pour décourager le peuple, comme ils ont peur du peuple congolais. Ils ont voulu désamorcer la mobilisation et la démonstration que l'on voulait faire devant le Palais du peuple. Et donc, il y a eu ce tir qui m'a atteint dans mon intégrité physique et qui a conduit à une incapacité à ce jour. Une sonde m'a été placée et je suis mis au repos pour au moins une dizaine de jours. Alors vous dites que vous avez été touché par un tir. Un tir de quoi ? Ce que je sais, c'est que le premier engin, qui a atterri entre mes jambes et qui visiblement faisait l'objet d'un tir ciblé, est un engin à déflagration. Parce que quand il est arrivé, il a éclaté et on a eu des éclats dans les jambes qui faisaient très mal. Et le deuxième, ça a été un tir d'une balle qui m'a éraflé au bas-ventre et a touché mes appareils urinaires et ainsi de suite. Ce qui a nécessité les soins que je subis aujourd'hui. Et savez-vous qui a tiré ces deux projectiles sur vous ? Nous avions en face de nous une police qui était accompagnée des Forces du progrès, qui est la milice de Monsieur Tshisekedi et de l'UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du chef de l'État, NDLR], qui est enrôlée aujourd'hui pour faire de la répression contre l'opposition. Ceux qui ont tiré sur moi portaient les tenues de la police. Mais je ne peux pas certifier qu'il s'agit des policiers parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un chaos créé par Monsieur Tshisekedi, où la police se confond avec les Forces du progrès parce que les Forces du progrès sont aujourd'hui habillées en tenue de la police pour faire usage de la force. Donc, ce sont les deux mélangées. Monsieur Tshisekedi utilise une milice privée dans les forces armées et dans les forces de l'ordre pour assurer son entreprise de répression. Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa fait état d'un bilan de 20 blessés légers, dont 15 policiers et cinq manifestants. Est-ce que vous confirmez ? C'est complètement faux. On a vu d'abord des cadavres qui ont été récupérés par la police. Ce que nous lui demandons de restituer. Ensuite, le nombre de blessés est au-delà de ce chiffre donné. Rien que parmi les leaders de la C64, vous avez Ados Ndombasi qui a été blessé, vous avez moi-même. Vous avez Martin Fayulu, vous avez Jean-Marc Kabund. Et quand je prends les deux gardes du corps qui ont été évacués en même temps que moi et tous ceux qui sont dans les établissements ici sur place, on est au-delà de ces chiffres. Donc, c'est un mensonge éhonté. D'ailleurs, ce mardi, nous allons nous réunir à la conférence des présidents de la C64 et nous allons rendre public le bilan complet. Vous parlez de cadavres : y a-t-il eu des morts ? Il y a eu un corps qui a été récupéré au niveau de la police. Nous lui demandons de pouvoir restituer celui-ci. Et puis il a été fait état d'autres victimes de la répression qui ont perdu la vie. Après le sit-in que vous avez organisé devant le siège du parti de Martin Fayulu, les autorités vous reprochent d'avoir voulu marcher en direction du Palais du peuple, c'est-à-dire du Parlement, alors que vous n'y étiez pas autorisés. D'abord, ce sont des grands irresponsables parce que ces autorités de la ville, nous leur avons demandé de faire le sit-in à l'esplanade du Palais du peuple, le lieu où ils ont autorisé, il y a encore quelques semaines, les membres de la majorité à pouvoir s'y présenter. Nous sommes des citoyens congolais. On ne peut pas nous interdire, au nom de l'égalité de droit, de jouir des mêmes droits que la majorité. Donc, nous voulions être à l'esplanade du Palais du peuple. Donc, il n'a jamais été question de marcher sur le Palais du peuple, mais d'être plutôt à l'esplanade du Palais du peuple. Votre coalition de l'opposition s'appelle Article 64. Pourquoi pointez-vous en particulier cet article de la Constitution congolaise ? Parce que l'article 64, c'est le dernier refuge de tous les démocrates pour assurer le respect de l'ordre constitutionnel. Cet article fait un devoir à chaque Congolais de faire échec à toute personne qui veut prendre le pouvoir en violation de la Constitution, ou l'exercer en violation de celle-ci. Et l'entreprise que Monsieur Tshisekedi a initiée actuellement de vouloir changer de constitution pour se donner un troisième mandat à la tête de notre pays, c'est une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel, une violation de son serment, une violation intentionnelle de la Constitution. C'est pourquoi nous nous mobilisons sur ce dernier refuge de la loi et de la Constitution, pour faire échec à son entreprise et pour pouvoir le plaquer au sol. Parce que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision de la Constitution. Et nous nous mobilisons pour faire en sorte que l'ordre constitutionnel dans notre pays soit respecté. À lire aussiRévision de la Constitution en RDC: le Sénat adopte la proposition de loi pour un référendum

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - RDC : la voie vers une nouvelle Constitution est-elle désormais ouverte?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'entrée en Bourse de SpaceX, la suspension du procureur général de la CPI et des manifestations anti-immigration en Irlande du Nord. RDC : la voie vers une nouvelle Constitution est-elle désormais ouverte ?  En RDC, un texte central en cas de changement de la Constitution alors que le deuxième et dernier mandat du président Félix Tshisekedi expire en 2028. Que dit ce texte ? De quelle manière pourrait-il faciliter la modification de la Constitution ? Quelles sont les prochaines étapes en vue de la révision de la Constitution ?  Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.      SpaceX : pourquoi son entrée en Bourse est-elle déjà historique ?  75 milliards de dollars levés en une seule journée. Un record historique. Ce vendredi 12 juin 2026, SpaceX a signé la plus grande introduction en Bourse jamais réalisée. Le groupe d'Elon Musk, qui réunit les activités spatiales, le réseau satellitaire Starlink et ses projets dans l'intelligence artificielle, a fait une entrée fracassante à Wall Street. Mais au-delà du record financier, que change réellement l'arrivée de SpaceX en Bourse ? Avec Jeanne Bartoli, journaliste au service économie de RFI.     CPI : le procureur général sera-t-il révoqué ?  Karim Khan a été suspendu de ses fonctions de procureur de la Cour pénale internationale. Déjà mis en retrait depuis mai 2025, il fait l'objet d'accusations d'agression sexuelle formulées par un membre de son équipe, des faits qu'il conteste catégoriquement. Pourquoi cette suspension intervient-elle seulement maintenant, alors que l'affaire a éclaté fin 2024 ? Que sait-on réellement des accusations ? Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye.       Irlande du Nord : pourquoi cette flambée de violences anti-immigration ?  La semaine dernière, Belfast a été le théâtre de plusieurs nuits de violences visant des immigrés. Ces tensions ont éclaté après une attaque au couteau pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé. Plusieurs habitations occupées par des étrangers ont été incendiées, tandis que des familles ont été contraintes de quitter leur domicile en raison de leur origine. Comment expliquer cette vague cette violence anti-immigration ? Avec Alma-Pierre Bonnet, maître de conférences en Civilisation Britannique à l'université Lyon 3.  

Reportage Afrique
RDC: les boissons énergisantes, plébiscitées contre la fatigue, constituent une menace pour la santé

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:20


En RDC, certaines boissons énergisantes qualifiées de nocives circulent toujours malgré leur interdiction par l'Autorité congolaise de régulation pharmaceutique. Dans plusieurs boutiques et petits commerces, des consommateurs jeunes et adultes continuent à rechercher ces boissons pour leurs supposés effets positifs. Mais les médecins alertent sur le risque sanitaire élevé, notamment l'augmentation des maladies cardiovasculaires. De notre envoyée spéciale à Lubumbashi, Debout à côté de sa moto, Jean ne commence pas sa journée de travail sans avoir pris une boisson énergisante. « Je consomme cette boisson parce qu'elle combat la fatigue. Dès que j'en prends, ça me donne l'énergie et je reste en forme toute la journée », explique le conducteur de taxi-moto. Si pour certains, ces boissons leur permettent de rester éveillés, d'autres consommateurs en ont fait une expérience douloureuse. Une prise régulière a eu un impact négatif sur la santé. Flora Samba, une femme commerçante, témoigne : « J'étais très dépendante de ces boissons. Au fil du temps, j'ai commencé à avoir des palpitations, de la fatigue. Ma tension artérielle était très élevée, elle variait entre 19 et 21. Alors, j'ai arrêté. » À lire aussiBoissons énergisantes : quels risques pour la santé ? Les médecins, pour leur part, appellent à la prudence. Les boissons énergisantes contiennent des substances qui stimulent l'éveil, dont la caféine, la taurine et le ginseng. Mais une consommation abusive provoque plusieurs effets sur la santé, explique le docteur David Anovel, expert en santé publique : « Des maux de tête, des vertiges, des palpitations, des troubles de vision et, dans certains cas, ça aboutit même à la mort. Dieu seul sait combien sont victimes des accidents vasculaires cérébraux, de tous les troubles de rythme cardiaque... » Ce médecin dénonce aussi des pratiques de fraude de certains fabricants en RDC. Ils y ajoutent des médicaments à des doses très élevées, ce qui augmente le risque sanitaire. « Le comble chez nous, c'est qu'au-delà de la composition classique, des personnes y ajoutent des médicaments aphrodisiaques, notamment le sildénafil. Il a été identifié plus de 200-300 mg de sildénafil dans un seul flacon et, pour la plupart du temps, sans l'indiquer sur l'étiquetage », précise le docteur David Anovel. Pour lutter contre ces pratiques, l'Autorité congolaise de régulation pharmaceutique (ACOREP) renforce les contrôles. Il y a plus de dix jours, elle a procédé à la fermeture à Kinshasa d'une entreprise accusée de produire des boissons énergisantes contenant des produits aphrodisiaques. David Kawel, chef de la division provinciale de l'ACOREP à Lubumbashi, détaille les mesures prises : « Au niveau de la division du Haut-Katanga, nous nous sommes saisis de cette situation pour élargir le contrôle à toutes les autres boissons. Nous allons tout analyser, vérifier effectivement que des substances médicamenteuses ne sont pas introduites de manière frauduleuse dans toutes ces boissons, au péril de la population. » Le personnel sanitaire rappelle que les boissons énergisantes ne suppriment pas la fatigue, mais détruisent progressivement la santé. À lire aussiProduire plus et transformer plus localement, l'ambition «cacao» de la RDC

Invité Afrique
Coltan en RDC: «Le Rwanda est au centre de ce conflit et de la contrebande», selon Global Witness

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 5:05


Le coltan extrait dans l'est de la RDC sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23 se retrouve dans les téléphones, les ordinateurs et les voitures vendus dans le monde entier, selon un rapport publié mercredi 10 juin par Global Witness, après un an d'enquête. L'ONG identifie les entreprises rwandaises qui exportent ce minerai de conflit, les fonderies chinoises qui le transforment et les grandes marques mondiales – dont Microsoft, Apple, Amazon ou Sony – qui se retrouvent en bout de chaîne. Le système international de traçabilité censé garantir des approvisionnements propres a, selon les enquêteurs, servi à blanchir le minerai plutôt qu'à l'en empêcher. Alex Kopp, chercheur à Global Witness, répond aux questions de RFI.  RFI : Vous affirmez avoir des preuves directes que cinq des sept principaux exportateurs rwandais ont acheté des coltan de conflit à Rubaya. Ces preuves reposent essentiellement sur les témoignages des contrebandiers. Comment garantissez-vous la fiabilité de ces sources ? Alex Kopp : Si vous voulez comprendre la contrebande, il faut parler avec les négociants qui y sont impliqués. Ce n'est pas une tâche facile. Dans le cas de contrebande entre la RDC et le Rwanda, parler avec plusieurs négociants qui nous ont confirmé de vendre eux-mêmes du coltan lié au conflit à ces entreprises. Et nos chercheurs ont vu de leurs propres yeux le trafic des minerais en contrebande. Et il y a même eu des cas dans lesquels les acheteurs ont demandé à notre enquêteur de leur vendre des minerais de Rubaya, en pensant qu'il était un négociant. Vous identifiez Apple, Microsoft, Amazon, Sony et d'autres grandes marques comme utilisateurs potentiels de coltan de conflit, mais, mais vous reconnaissez vous même que le tantale est mélangé dans les fonderies et que la traçabilité est perdue à ce stade. Sur quoi reposez-vous précisément les liens entre ces marques et Rubaya ? Ces entreprises, eux-mêmes, ils informent sur les fonderies dont ils s'approvisionnent dans des rapports qui sont publics. Avec nos recherches, nous avons pu connecter ces fonderies au coltan de Rubaya à travers des témoignages avec des négociants sur le terrain, mais aussi avec des données sur les douanes, des données d'exportation, le coltan d'origine différent et mélangé au niveau des fonderies. Et l'obligation de ces entreprises serait d'arrêter l'achat de fonderies s'il y a des risques clairs que les minerais sont liés au conflit. Le Rwanda nie systématiquement les accusations. Le Rwanda Development Borde revendique une production annuelle de 8000 à 9000 tonnes pour justifier ses exportations. Vous, vous dites que ces chiffres sont contredits par des données indépendantes. Pourquoi ces données indépendantes ne sont-elles pas rendues publiques dans votre rapport ? Ce sont même des institutions rwandaises qui contredisent l'affirmation de Rwanda Development Board. Par exemple, l'Institut national de la statistique du Rwanda. Et ceci, c'est une affirmation des Nations unies que nous citons dans notre rapport. Et les sources sont dans le rapport des Nations unies qu'on peut vérifier là-bas. Le coltan, qui, selon vous, finance l'AFC/M23 finit dans nos téléphones. Qui concrètement peut arrêter ça aujourd'hui et pourquoi ça n'a pas été fait ? Les entreprises le long de la chaîne d'approvisionnement peuvent améliorer leur diligence raisonnable. Elles peuvent arrêter d'acheter du coltan. Si elles concluent que c'est lié au conflit ou qu'il y a un risque insignifiant. Les systèmes de diligence, eux, ils devraient exclure des entreprises ceux qui ne suivent pas leurs règles, qui fournissent des minerais liés aux conflits. Il y a des mesures que les entreprises pourraient prendre. On observe depuis 25 ans ou plus que ce conflit continue, et les entreprises continuent à acheter souvent sur les mêmes entreprises. Donc, il paraît qu'il y a très peu de volonté de prendre ces mesures qui seraient nécessaires. Mais je crois qu'il faut aussi avoir une pression forte de la communauté internationale sur le Rwanda, qui est au centre de ce conflit et de la contrebande, et on propose, on recommande que les gouvernements suspendent les exportations du matériel militaire vers le Rwanda, qu'ils conditionnent toute aide publique au développement, à l'arrêt du soutien du Rwanda au M23. Et aussi que les pays sanctionnent les commandants du M23 et les hauts responsables rwandais, ainsi que les entreprises qui profitent des ressources issues du conflit. L'AFC/M23, génère 800 000 dollars par mois grâce au coltan, selon l'ONU, et vous donnez ces chiffres dans votre rapport. Est-ce que couper cette filière changerait le rapport de force militaire sur le terrain, d'après vous ? Bon, le coltan, c'est une source de revenus clé pour le M23. Couper ce lien aurait certainement un impact, mais à la fin, la solution ne se trouve pas dans les combats sur le terrain. Mais il faudrait trouver une solution par des processus de paix et de médiation plutôt.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
En RDC, le référendum constitutionnel est-il opportun?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 37:17


Le débat Arbre à palabres de cette semaine porte sur la polémique liée à l'opportunité ou non d'organiser un référendum pour réviser/modifier ou changer la Constitution en République démocratique du Congo.

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - RDC : quel bilan de la journée test de l'opposition?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 20:00


En RDC, l'opposition a-t-elle réussi son pari de "journée ville morte" à Kinshasa pour protester contre un éventuel changement de Constitution ? Cette stratégie vous semble-t-elle pertinente ? Comment envisagez-vous la suite de ce bras de fer avec le pouvoir ? Nous lançons le débat.  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Le Conseil Santé
Ebola en RDC : qu'est-ce que la souche Bundibugyo implique en termes de symptômes ?

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 1:42


La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin.  Est-ce cette souche particulière change quelquechose quant à la prise en charge d'Ebola ? Dans combien de temps un vaccin pourra être disponible ?    Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages     Retrouvez l'émission en intégralité iciÉpidémie d'Ebola en RDC : briser la chaine de transmission

Priorité santé
Épidémie d'Ebola en RDC : briser la chaîne de transmission

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 48:29


La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin.  Face à la situation, l'évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l'épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ?    La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda.   À plusieurs titres, l'épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l'alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels.  C'est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd'hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n'a jusqu'à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d'être rendus publics par l'OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l'OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit.    Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages   Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs.  Programmation musicale :  ► Victoria Monet - On my mama                        ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.

Priorité santé
Épidémie d'Ebola en RDC : briser la chaîne de transmission

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 48:29


La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin.  Face à la situation, l'évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l'épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ?    La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda.   À plusieurs titres, l'épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l'alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels.  C'est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd'hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n'a jusqu'à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d'être rendus publics par l'OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l'OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit.    Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages   Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs.  Programmation musicale :  ► Victoria Monet - On my mama                        ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.

Journal de l'Afrique
En RDC, le patron de l'OMS appelle à la mobilisation contre Ebola

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 30, 2026 13:45


Le directeur général de l'OMS s'est rendu à Bunia, en RDC, pour coordonner la réponse sanitaire à l'épidémie d'Ebola qui frappe le pays.

Les matins
Ebola en RDC : la riposte sanitaire est entravée par les conflits et le manque de moyens

Les matins

Play Episode Listen Later May 29, 2026 5:23


durée : 00:05:23 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola est difficile à maîtriser : retard dans l'alerte, zone de conflit, manque de moyens et de diagnostics. L'infectiologue Marie Jaspard appelle à une solidarité internationale pour enrayer la propagation du virus en RDC et au-delà. - réalisation : Caroline Bennetot - invités : Marie Jaspard Spécialiste des maladies infectieuses et tropicales, infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal de l'Afrique
Ebola : le chef de l'OMS, Tedros Ghebreyesus en RDC, pas de vaccin homologué pour l'instant

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 21:03


Le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus est arrivé en RDC jeudi pour faire le point sur l'épidémie Ebola qui frappe le pays. Une visite qui survient alors que les autorités sanitaires internationales et congolaises peinent à freiner la propagation du virus. Par ailleurs, ces derniers ont annoncé vendredi la guérison d'un premier patient atteint de la souche Bundibugioy d'Ebola.

Les journaux de France Culture
Ebola poursuit sa progression en RDC et voyage désormais hors des frontières du pays

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 27, 2026 12:35


durée : 00:12:35 - Les journaux de France Culture - Mayotte tente de se préparer à l'arrivée éventuelle d'un premier cas dans un contexte de grande précarité sanitaire. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 7h00
Ebola poursuit sa progression en RDC et voyage désormais hors des frontières du pays

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later May 27, 2026 12:35


durée : 00:12:35 - Journal de 7 h - Mayotte tente de se préparer à l'arrivée éventuelle d'un premier cas dans un contexte de grande précarité sanitaire. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les années lumière
La prévention de l'Alzheimer par la chaleur, et la détection d'Ebola en RDC

Les années lumière

Play Episode Listen Later May 24, 2026 102:29


Les effets de la chaleur dans la prévention de la maladie d'Alzheimer; les défis de la détection de la maladie Ebola en République démocratique du Congo; et les secrets de l'ingénierie d'un œuf artificiel.

Les matins
Épidémie d'Ebola : l'inquiétude grandit en RDC, la colère aussi

Les matins

Play Episode Listen Later May 22, 2026 5:38


durée : 00:05:38 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Au moins 160 morts d'Ebola : l'inquiétude grandit à mesure que l'épidémie se propage dans ce vaste pays d'Afrique centrale. Pas de vaccin contre la souche Bundibugyo, manque de moyens : la situation est aggravée par la baisse générale des aides internationales, en particulier celles des États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal en français facile
Israël expulse 422 défenseurs de Gaza / Condamnation d'Airbus ​et d'Air France / Ebola en RDC: au moins 159 morts...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later May 21, 2026 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 21 mai 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/Cis2.A

Appels sur l'actualité
[1] Spéciale Ebola en RDC: dialogue avec le ministre de la Santé

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 21, 2026 19:30


En l'absence de vaccin et de traitement contre la souche Bundibugyo, à l'origine de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, les autorités congolaises misent sur la prévention.  Comment vivez-vous cette crise sanitaire ? Etes-vous suffisamment bien informés ? Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, répond à toutes vos questions. 

Appels sur l'actualité
[2] Spéciale Ebola en RDC : dialogue avec le ministre de la Santé

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 21, 2026 20:00


En l'absence de vaccin et de traitement contre la souche Bundibugyo, à l'origine de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, les autorités congolaises misent sur la prévention.  Comment vivez-vous cette crise sanitaire ? Etes-vous suffisamment bien informés ? Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, répond à toutes vos questions.  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

ONU Info

Alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d'Ebola, le Programme alimentaire mondial (PAM) met en garde contre une aggravation de la faim dans l'est du pays, où près de 10 millions de personnes sont déjà confrontées à une crise alimentaire.Dans cet extrait sonore, Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC revient sur les défis d'une riposte menée dans des zones marquées par les conflits, les déplacements massifs et des systèmes de santé fragiles.« La réponse est en cours de renforcement, mais les besoins restent très élevés », prévient-il.Le PAM fournit déjà une aide alimentaire et nutritionnelle aux patients, survivants, cas contacts et familles affectées. L'agence appuie également les agents de santé de première ligne et assure des services logistiques essentiels pour le transport des équipes d'intervention, des fournitures médicales et du fret humanitaire.« Il existe un risque réel que toutes les personnes ayant besoin d'aide ne puissent être atteintes immédiatement », souligne-t-il, appelant à un soutien durable pour protéger les communautés les plus vulnérables à la fois contre Ebola et contre la faim.(Extrait sonore : Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC)

Focus
Ebola : pourquoi la nouvelle flambée en RDC inquiète autant

Focus

Play Episode Listen Later May 20, 2026 9:16


L'épidémie d'Ebola frappe de plein fouet la République démocratique du Congo. Plus de 130 personnes sont déjà mortes, victimes d'une souche pour laquelle il n'existe aucun vaccin. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché son deuxième plus haut niveau d'alerte à l'échelle planétaire. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet revient sur l'inquiétude des autorités sanitaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Tribune anti-Bolloré : pourquoi l'affaire Canal + secoue le cinéma / Ebola en RDC / Evolution des insectes

Les matins

Play Episode Listen Later May 19, 2026 149:59


durée : 02:29:59 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit Thomas Paris, Marie Masmonteil et Nicole Vulser pour décrypter la décision de Canal+ de rompre avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré, et ses effets sur le cinéma. À 7h17, Jules Villa revient sur la flambé d'Ebola en RDC. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Tribune anti-Bolloré : pourquoi l'affaire Canal + secoue le cinéma / Ebola en RDC / Evolution des insectes

Les matins

Play Episode Listen Later May 19, 2026 149:59


durée : 02:29:59 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit Thomas Paris, Marie Masmonteil et Nicole Vulser pour décrypter la décision de Canal+ de rompre avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré, et ses effets sur le cinéma. À 7h17, Jules Villa revient sur la flambé d'Ebola en RDC. - réalisation : Félicie Faugère

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Ebola en RDC : les mesures de prévention sont-elles efficaces?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 19, 2026 20:00


Déclarée « urgence de santé publique de portée internationale », l'épidémie Ebola en République démocratique du Congo est liée à un variant contre lequel il n'existe ni vaccin ni traitement. Que vous inspire la riposte médicale ? Êtes-vous suffisamment bien informés sur les modes de transmission ? Constatez-vous une prise de conscience collective ?  Vos témoignages nous intéressent.  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

ONU Info

Alors qu'une flambée épidemique d'Ebola se propage rapidement en République démocratique du Congo (RDC), les autorités sanitaires et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'efforcent d'interrompre la transmission d'une souche du virus pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué. Plus de 500 cas suspects, dont plus de 130 décès suspects, ont déjà été signalés, tandis qu'une trentaine de cas ont été confirmés à ce stade en RDC. Deux cas liés à l'épidémie ont également été détectés en Ouganda.Dans un entretien accordé à ONU Info, la Directrice des urgences à l'OMS Afrique, la Dre Marie Roseline Belizaire, revient sur les défis d'une riposte menée dans un contexte d'insécurité et de déplacements de population. Elle explique notamment ce que signifie le risque « d'urgence sanitaire internationale », tout en soulignant qu'« il ne faut pas paniquer », mais agir vite « de manière coordonnée et fondée sur la science ». L'entretien aborde également les gestes essentiels de protection, l'importance d'une réponse ancrée dans les communautés et une approche visant à rapprocher les soins des populations affectées, avec prise en charge médicale et psychosociale, y compris pour les familles.(Interview : Dre Marie Roseline Belizaire, Directrice des urgences à l'OMS Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Les enjeux internationaux
Ebola en RDC : l'OMS face à une nouvelle urgence internationale

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later May 19, 2026 12:04


durée : 00:12:04 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - L'OMS a classé l'épidémie d'Ebola en RDC comme une urgence internationale : on compte plus de 90 morts et environ 350 cas suspects. Le virus s'est désormais propagé vers l'Ouganda et la ville de Goma. Face à cette situation, comment contenir la propagation de ce virus rare et sans vaccin ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Jules Villa Anthropologue, chercheur post doctoral dans l'unité Anthropologie et Écologie de l'Émergence des Maladies à l'Institut Pasteur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: le retour du virus Ebola en RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:05


« C'est une nouvelle qui glace le sang, s'exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l'est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l'Ituri. Et ce n'est pas une simple formalité administrative : l'institution parle d'un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l'OMS a déclenché une alerte internationale. Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s'arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l'Ituri, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ». « Sur l'axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n'utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d'autres doutent de la réalité même de l'épidémie. » Croyances locales Dans cette région de Mongbwalu, « la psychose s'est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L'épidémie s'est déclarée début avril. Et depuis, l'hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d'une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l'espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ». Kinshasa préservée ? À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l'Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ». En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l'Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d'Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ». Nouvelle souche du virus Ce qui est sûr, c'est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L'une d'elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l'est congolais aux grandes villes de la région ». Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L'épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d'anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s'appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ». « L'Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu'on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L'urgence est de voler au secours de la RDC ».

Journal en français facile
Chili: les étudiants manifestent / Ebola en RDC / Foot: le fiasco de Knysna...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later May 15, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 15 mai 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/Chkz.A

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal victime d'une nouvelle cyberattaque

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:45


« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé

Revue de presse Afrique
À la Une: le Nigeria inquiet face aux tensions xénophobes en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 8, 2026 3:58


« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ».  « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison. 

Revue de presse Afrique
À la Une: en RDC, le président «n'exclut pas un troisième mandat»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:01


La conférence de presse du président congolais Félix Tshisekedi, donnée mercredi 6 mai 2026, fait la Une de Radio Okapi. Le site précise, en le citant, que Félix Tshisekedi n'a « pas sollicité un troisième mandat », mais que le débat sur la révision de la Constitution - pour permettre, donc, d'effectuer un troisième mandat présidentiel - est un « débat normal ». Le chef de l'Etat s'est dit ouvert en tout cas à une réforme de la constitution par référendum. « Il a toutefois insisté sur son objectif principal : le retour de la stabilité et de la dignité de la RDC », note le site d'information. 7sur7 revient aussi sur cette conférence de presse dans un article très bref. Le président « a précisé que si la population congolaise lui demandait de revenir au front, il se mettrait à sa disposition ». Une annonce peu surprenante Ailleurs sur le continent, ces annonces étaient attendues. « Tshisekedi se dévoile enfin », s'exclame Le Djely à Conakry. « Les histoires de limitation de mandat, plus personne ne s'en soucie désormais en Afrique, commente le journal, notamment dans l'espace francophone ». « Le terrain est déjà balisé », lance La Nouvelle Tribune, au Bénin. « Depuis plusieurs mois, la majorité présidentielle prépare méthodiquement le terrain », explique le journal, qui rappelle que depuis plusieurs mois, députés et ministres évoquent ouvertement la possibilité d'un troisième mandat. Le président congolais « laisse ses lieutenants parler, les textes avancer et le temps s'écouler », résume La Nouvelle Tribune. « Félix Tshisekedi tombe enfin le masque! » grince, de son côté, Wakat Sera au Burkina Faso. « En plus de succomber au charme du troisième mandat, Félix Tshisekedi fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art du chantage », poursuit le journal, qui rappelle que le président congolais n'a pas exclu non plus de repousser l'échéance présidentielle en raison du conflit dans l'est. Mali : le pouvoir fait le point sur les attaques du 25 avril Le commandant Djibrila Maïga, sous-directeur des relations publiques de l'armée, a donné mardi 6 mai 2026 une conférence de presse sur les attaques du 25 avril. « Le message transmis est celui d'une armée prête à défendre la souveraineté du pays », retient Sahel Tribune qui cite ensuite le commandant : les groupes armés « sont actuellement en déroute, dit-il, soumis à une pression constante.» « L'armée s'attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l'approvisionnement », écrit de son côté Maliweb, alors que le blocus djihadiste met les habitants de la capitale sous pression. « Un effort particulier est porté sur le carburant, rapporte le journal, avec l'arrivée récente de plus de 850 camion-citerne à Bamako sous protection militaire ». Impact sur les liaisons aériennes « Le ciel malien se vide un peu plus », décrit Jeune Afrique qui se demande si les compagnies africaines peuvent « compenser l'absence de Corsair et Turkish Airlines », qui ont suspendu provisoirement leurs activités dans le pays. « Il n'y a plus de vol direct vers l'Europe », résume un tour-opérateur basé à Bamako et interrogé par le journal. En revanche, « le retrait progressif des compagnies européennes profite directement aux acteurs africains », remarque Jeune Afrique. « Air Côte d'Ivoire, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Tunisair », ils sont encore tous là, sur le tarmac de l'aéroport de Bamako. « Air Côte d'Ivoire reste de loin la compagnie qui profitera le plus de [ce] repli », « avec sept vols hebdomadaires et une liaison directe depuis Abidjan vers Paris ». « Cette situation, analyse un expert de l'aérien cité par JA, renforce Abidjan et Lomé comme hubs régionaux, tant sur la desserte régionale que pour les connexions vers Paris ».

Les matins
L'administration Trump envisage d'envoyer en RDC un millier d'Afghans ayant aidé l'armée américaine

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Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 5:36


durée : 00:05:36 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les États-Unis envisagent de relocaliser plus d'un millier d'Afghans, coincés au Qatar et qui pour la plupart ont collaboré avec l'armée américaine durant la guerre en Afghanistan, en République démocratique du Congo (RDC), pays en proie à la violence.