Podcasts about Odile Jacob

  • 318PODCASTS
  • 1,484EPISODES
  • 41mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jun 24, 2026LATEST
Odile Jacob

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about Odile Jacob

Show all podcasts related to odile jacob

Latest podcast episodes about Odile Jacob

C ce soir
Canicule : La fin du déni politique ?

C ce soir

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 63:12


Des records de chaleur qui tombent les uns après les autres, des nuits suffocantes, des morts par noyade (une quarantaine en 5 jours selon Sébastien LECORNU)... et un débat politique qui se focalise, lui, sur… la climatisation… La clim', devenue ces derniers jours une obsession, à la fois pour les Français qui cherchent de la fraîcheur à tout prix ; et pour les hommes et femmes politiques, qui cherchent eux à trouver un moyen de répondre à à cet épisode de chaleur insupportable… Tout sauf anecdotique, cette passe d'arme en dit long sur le rapport des uns et des autres au dérèglement climatique et à la façon de le combattre… Nous allons en débattre ce mardi 23 juin avec : - Marie CHUREAU, Activiste pour l'écologie et la justice sociale- Théodore TALLENT, Chercheur en science politique à Sciences Po- François GEMENNE, Professeur à HEC Paris, politologue. Co auteur du sixième rapport du Giec. Auteur de Parler du climat sans plomber l'atmosphère (Éditions Odile Jacob, 2026)- Lauren PROVOST, Directrice adjointe de la rédaction chez Libération- Thomas MÉNAGÉ, Député du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale

Accents d'Europe
Keir Starmer, une démission sur fond de Brexit

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 19:30


Il a bien fallu se résoudre à partir, deux ans à peine après avoir été élu. Ni les Britanniques, ni même le parti travailliste ne lui faisaient plus confiance. Le Premier ministre Keir Starmer a remis sa démission... Et ce n'est pas qu'un hasard de calendrier, voilà tout juste 10 ans que le pays a décidé par référendum de sortir de l'Union européenne... Le Brexit promettait tout, la reprise économique, une relation privilégiée avec les États-Unis et le Commonwealth, et une immigration sous contrôle. Échec sur toute la ligne... Aurélien Antoine, professeur de droit et directeur de l'observatoire du Brexit signe, aux éditions Odile Jacob, le Royaume-Uni une société libérale en péril, nous explique pourquoi avec une succession de sept Premiers ministres en 10 ans, le Royaume-Uni s'enfonce dans la crise politique.    L'impact du Brexit sur l'économie britannique  Et en toile de fond de cette crise politique, il y a bien sûr la décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne. Selon un dernier sondage d'opinion réalisé par l'institut ECFR, 57% des sondés estiment que le Brexit était une erreur... il a pesé lourd sur la croissance et favorisé l'inflation... D'ailleurs, depuis 10 ans, une poignée d'irréductibles pro-européens ne cessent de clamer leur colère devant le Parlement sur les notes célèbres du « Yellow submarine », « We all live in a Brexit Tragedy.... ». C'est un reportage de Marie Billon.     L'Europe face au défi des cyberattaques Attaques informatiques contre les sites gouvernementaux en Belgique, la sécurité sociale en France ou le réseau électrique en Ukraine... les cyberattaques montent en puissance. Une entreprise sur deux en Europe en a été victime.  Face au danger, l'Europe multiplie les pare-feux à l'aide de directives et de budget, notamment pour protéger les infrastructures critiques et les câbles sous-marins.  Mais qu'en est-il des petites entreprises qui ont moins de moyens. Au Portugal, elles constituent 90% du tissu économique et il a fallu trouver des solutions, d'autant que de nouveaux investisseurs viennent créer des centres de données. C'est le reportage de Marie-Line Darcy. 

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Invité de la mi-journée
Frappes ukrainiennes en Russie: «La guerre s'est invitée dans la vie quotidienne des Moscovites»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 6:01


Une attaque massive de drones ukrainiens a fait d'importants dégâts, jeudi 18 juin, dans la région de Moscou, dont un incendie dans une raffinerie majeure de la capitale. Ces derniers mois, Kiev a intensifié ses frappes de drones et de missiles de plus en plus perfectionnés en profondeur dans le territoire russe. Une stratégie qui démontre la vulnérabilité de la Russie. L'analyse de François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, auteur de L'Europe face aux prédateurs : forger la nouvelle puissance (éditions Odile Jacob)

Tribu - La 1ere
Le coût des violences faites aux femmes

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 26:46


Invité: Pascal Picq. Il ne passe pas un jour sans que lʹon apprenne quʹune femme a été malmenée, violentée, violée ou tuée. Sans parler de toutes les actes de sexisme et de discriminations qui touchent les femmes au quotidien. Comment expliquer tant de haine? Pourquoi ce système dʹoppression est-il si répandu et pourquoi se perpétue-t-il au fil des siècles, alors que son coût sociétal, économique et même démographique est immense? Tribu reçoit le paléoanthropologue Pascal Picq, qui publie "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle", chez Odile Jacob.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Iran/États-Unis : retour sur le protocole d'entente

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 19:30


Un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis a été signé à distance le lundi 15 juin 2026. Une signature qui sera officialisée lors d'une cérémonie ce vendredi à Genève, en Suisse, à laquelle assistera le vice-président américain J. D. Vance. Le contenu du texte n'est pas encore connu officiellement, mais c'est un point de départ avant d'entamer de nouvelles discussions pour un accord plus durable. Avec Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po, spécialiste en relations internationales. Auteur de l'ouvrage « Par-delà la puissance et la guerre: La mystérieuse énergie sociale » (éditions Odile Jacob).

Débat du jour
Faut-il discuter avec Vladimir Poutine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 29:30


  Volodymyr Zelensky a relancé ce lundi son invitation à rencontrer son homologue russe. Mais comme au début du mois le Maître du Kremlin a refusé. En difficulté dans le conflit ukrainien, Vladimir Poutine répond par une pression militaire accrue comme le montrent les frappes menées ce lundi qui ont fait plus de 10 morts. Un sommet Poutine/Zelensky est-il possible ? Qui pour l'organiser ? Les Européens ou les Etats-Unis de Donald Trump ? Est-ce la seule possibilité pour sortir de la guerre en Ukraine ? Pour en débattre    Vera Grantzeva, spécialiste des relations internationales, enseignante à Science-Po, autrice du livre Les Russes veulent-ils la guerre ? Éditions du Cerf   Cyrille Bret, expert associé géopolitique, défense, Europe centrale et orientale à l'Institut Montaigne. Co auteur du livre   Géopolitique de l'Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal).   Frédéric Charillon, professeur des universités en science politique à l'université Paris Cité, codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l'ESSEC, auteur du livre Géopolitique de l'intimidation, éditions Odile Jacob 

Débat du jour
Faut-il discuter avec Vladimir Poutine?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 29:30


Volodymyr Zelensky a relancé ce lundi (15 juin 2026) son invitation à rencontrer son homologue russe. Mais comme au début du mois, le maître du Kremlin a refusé. En difficulté dans le conflit ukrainien, Vladimir Poutine répond par une pression militaire accrue, comme le montrent les frappes menées ce lundi qui ont fait plus de 10 morts. Un sommet Poutine/Zelensky est-il possible ? Qui pour l'organiser ? Les Européens ou les États-Unis de Donald Trump ? Est-ce la seule possibilité pour sortir de la guerre en Ukraine ? Pour en débattre :  - Vera Grantzeva, spécialiste des relations internationales, enseignante à Science-Po, autrice du livre Les Russes veulent-ils la guerre ?, éditions du Cerf - Cyrille Bret, expert associé géopolitique, défense, Europe centrale et orientale à l'Institut Montaigne. Co-auteur du livre Géopolitique de l'Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal) - Frédéric Charillon, professeur des universités en Science politique à l'université Paris Cité, codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l'ESSEC, auteur du livre Géopolitique de l'intimidation, éditions Odile Jacob. 

Géopolitique, le débat
Le G7 sert-il encore à quelque chose?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 48:29


Les chefs d'État du G7 se réuniront du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie. Créé en 1975, ce club des pays riches qui compte aussi l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni, a vu son poids décliner. Il ne représente plus que 30% du PIB mondial contre 68% en 1992. Malgré ce déclin, aucun des pays émergents comme le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud ou anciennement émergents, cas de la Chine, n'y a été admis. Ces derniers ont donc créé des Forums concurrents : Coopération économique Asie Pacifique qui regroupe une vingtaine d'États ou les BRICS composés des principales économies émergentes. Inde, Kenya, Brésil, Corée du Sud et quelques autres ont été invités comme observateurs. Il faut dire qu'il va beaucoup être question d'économie durant ces deux jours. Donald Trump va concentrer toutes les interrogations sur le registre du « que fait-on maintenant avec Ormuz » ? L'idée du sommet est de plancher sur les grands déséquilibres mondiaux. Les déficits commerciaux avec la Chine ne cessent de s'envoler, le déficit courant américain continue de se creuser. Et entre les deux, l'Europe qui n'investit pas suffisamment. Maintenir l'unité du G7 est un combat de tous les jours. La survie de ce club est-elle menacée ?   Invités : Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. Auteur d'une trentaine d'ouvrages Par delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale, Odile Jacob, est le dernier.  Pierre Grosser, spécialiste des Relations internationales au Centre d'Histoire de Sciences Po. Auteur de plusieurs ouvrages, Pierre Grosser a aussi dirigé une Histoire mondiale des relations internationales parue aux éditions Bouquins.

Géopolitique, le débat
La stratégie comme art de l'anticipation

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 48:28


Le général Vincent Desportes est notre invité, figure majeure de la pensée stratégique française, auteur de l'ouvrage Stratégie. Les essentiels. La pensée et l'action, aux éditions Odile Jacob— un livre qui, à l'heure où les équilibres mondiaux vacillent, nous rappelle que la stratégie n'est pas seulement l'art de la guerre, mais aussi celui de la paix, de la dissuasion, et de la vision à long terme. Vincent Desportes, professeur à Sciences Po et HEC. Docteur en histoire et expert en géopolitique. Ancien directeur de l'école de guerre, spécialiste des Affaires militaires.

Les dessous de l'infox
Course mondiale à l'IA : l'Europe face au risque de dépendance

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 29:30


L'explosion de l'intelligence artificielle est-elle sans limites ? Les grands modèles de langage surpassent désormais la capacité des humains à influencer d'autres humains, inquiétante perspective en termes de manipulations de masse. Face aux détenteurs de ces entreprises, quels garde-fous ? Comment l'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ?  Auteur du livre Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? (éditions Odile Jacob), l'ingénieur Aymeric Roucher décrypte la montée en puissance fulgurante de l'intelligence artificielle dite « ultra-intelligente ». Son livre porte notamment sur les lois d'échelle : en multipliant par dix la puissance d'entraînement, les modèles gagnent un cran d'intelligence, sans plafond visible, jusqu'à promettre des IA « plus intelligentes qu'Einstein ». Réguler au risque d'accroître le retard ? Cette dynamique nourrit une course mondiale entre États-Unis et Chine, tandis que l'Europe s'enferme, selon lui, dans une logique de régulation qui la disqualifie techniquement et la condamne à une double dépendance, commerciale et éthique. Faut‑il renoncer à développer nos propres modèles au risque de laisser Washington ou Pékin fixer seuls les normes ?  À travers les LLM (Grands modèles de langage), il y a de nouveaux moyens de manipulation de masse. Cela peut se traduire par la censure de faits d'actualité, ou réécriture de l'histoire.  « Il est assez facile de “tourner des boutons” pour réorienter un modèle politiquement. Le gouvernement chinois impose par exemple à ses IA une liste d'environ 1 500 questions auxquelles elles doivent répondre de la “bonne” manière, par exemple au sujet de ce qui s'est passé sur la place Tiananmen.  Il y a là une question d'éthique et d'influence. C'est selon Aymeric Roucher, une raison supplémentaire de disposer d'une IA française ou européenne, « afin d'éviter que ces choix éthiques et politiques soient faits à notre place à l'étranger ». Nous devons préserver notre souveraineté en la matière, affirme-t-il. *** Dans la deuxième partie de cette émission, cap sur le Mondial de football.  Un événement comme la Coupe du monde de football, provoque sur les réseaux sociaux une vague de désinformation. Deepfake et images détournées, viennent amplifier les polémiques de ce Mondial. On tente de faire la part des choses avec nos factcheckers :   La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : la désinformation surfe sur les polémiques La chronique de M'mah Barthélemy Bangoura des Observateurs de France 24 : Mondial 2026 : la vidéo de la fouille des joueurs sénégalais a «indigné toute la communauté africaine».   ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial Coupe du monde.

Les dessous de l'infox
Course mondiale à l'IA : l'Europe face au risque de dépendance

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 29:30


L'explosion de l'intelligence artificielle est-elle sans limites ? Les grands modèles de langage surpassent désormais la capacité des humains à influencer d'autres humains, inquiétante perspective en termes de manipulations de masse. Face aux détenteurs de ces entreprises, quels garde-fous ? Comment l'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ?  Auteur du livre Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? (éditions Odile Jacob), l'ingénieur Aymeric Roucher décrypte la montée en puissance fulgurante de l'intelligence artificielle dite « ultra-intelligente ». Son livre porte notamment sur les lois d'échelle : en multipliant par dix la puissance d'entraînement, les modèles gagnent un cran d'intelligence, sans plafond visible, jusqu'à promettre des IA « plus intelligentes qu'Einstein ». Réguler au risque d'accroître le retard ? Cette dynamique nourrit une course mondiale entre États-Unis et Chine, tandis que l'Europe s'enferme, selon lui, dans une logique de régulation qui la disqualifie techniquement et la condamne à une double dépendance, commerciale et éthique. Faut‑il renoncer à développer nos propres modèles au risque de laisser Washington ou Pékin fixer seuls les normes ?  À travers les LLM (Grands modèles de langage), il y a de nouveaux moyens de manipulation de masse. Cela peut se traduire par la censure de faits d'actualité, ou réécriture de l'histoire.  « Il est assez facile de “tourner des boutons” pour réorienter un modèle politiquement. Le gouvernement chinois impose par exemple à ses IA une liste d'environ 1 500 questions auxquelles elles doivent répondre de la “bonne” manière, par exemple au sujet de ce qui s'est passé sur la place Tiananmen.  Il y a là une question d'éthique et d'influence. C'est selon Aymeric Roucher, une raison supplémentaire de disposer d'une IA française ou européenne, « afin d'éviter que ces choix éthiques et politiques soient faits à notre place à l'étranger ». Nous devons préserver notre souveraineté en la matière, affirme-t-il. *** Dans la deuxième partie de cette émission, cap sur le Mondial de football.  Un événement comme la Coupe du monde de football, provoque sur les réseaux sociaux une vague de désinformation. Deepfake et images détournées, viennent amplifier les polémiques de ce Mondial. On tente de faire la part des choses avec nos factcheckers :   La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : la désinformation surfe sur les polémiques La chronique de M'mah Barthélemy Bangoura des Observateurs de France 24 : Mondial 2026 : la vidéo de la fouille des joueurs sénégalais a «indigné toute la communauté africaine».   ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial Coupe du monde.

Le 5/7
Le 5/7 du mercredi 10 juin 2026 : Coralie Marchal / Luc Arrondel

Le 5/7

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 120:13


durée : 02:00:13 - Le 5/7 - par : Mathilde Munos - A 5h45 : Coralie Marchal, la responsable de production des émaux de Longwy. A 6h20 : Luc Arrondel, chercheur au CNRS, professeur à l'École d'économie de Paris et co-auteur de “Foot business - Les trentes glorieuses” (Odile Jacob). - réalisation : Elise Amchin, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Babel - RTS
Contrer lʹislam des interdits

Babel - RTS

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 30:01


Invitée : Faouzia Farida Charfi. La critique de lʹislam est-elle possible? Lʹislam est-il hostile à la laïcité? Un musulman peut-il fêter Noël? Dans un essai épistolaire adressé aux jeunes musulmans, lʹintellectuelle tunisienne Faouzia Farida Charfi veut déconstruire lʹislam "des interdits". Par la connaissance et le respect de lʹautre. Elle en parle au micro de Jessica Da Silva. Réf. bibliographique : Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui, Faouzia Farida Charfi, Ed. Odile Jacob, février 2026, 216 p. Photo : L'intellectuelle Faouzia Charfi (© drfp / Odile Jacob)

Tribu - La 1ere
Le sentiment dʹinjustice

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 26:23


Invitée: Stéphanie Hahusseau. Qui nʹa pas eu, un jour, lʹimpression de se faire avoir, par son patron, son ex-conjoint, par la vie, même parfois? Le sentiment dʹinjustice est très puissant: il peut être mobilisateur, mais peut aussi être destructeur, affecter négativement notre manière de voir le monde, voire atteindre notre santé. Comment éviter que la colère et lʹimpuissance ne nous enferment? Peut-on reprendre le pouvoir sur nos émotions et notre façon de réagir? Tribu reçoit Stéphanie Hahusseau, psychiatre, psychothérapeute, et autrice. Elle signe ce livre "Le Sentiment d'injustice. Sortir de l'amertume et du ressentiment", aux éditions Odile Jacob.

Equi/Libre
Portrait de la jeune fille en feu : Etre vue, pour apprendre à se voir

Equi/Libre

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 31:19


Il y a des films qu'on repose, et qui continuent à travailler en nous sans qu'on leur ait rien demandé.Portrait de la jeune fille en feu, je l'ai vu en 2019. J'en suis sortie avec quelque chose dans le corps que j'ai mis des semaines à nommer. Pas une émotion claire, pas un concept — quelque chose de plus physique que ça. Comme si le film avait mis le doigt sur une question que je me posais depuis longtemps dans mon cabinet sans avoir su la formuler.Cette question, c'est celle-ci : qu'est-ce qu'on fait, psychiquement, quand on regarde quelqu'un ?Parce que regarder n'est pas un acte neutre. Ça construit ou ça détruit. Ça rencontre ou ça capture. Et dans mon travail, je vois tous les jours ce que certains regards ont laissé derrière eux — dans les corps, dans les façons de prendre de la place, dans la difficulté à se sentir réelle.Ce que Sciamma fabrique dans ce film, c'est exactement ce qu'on essaie de construire en thérapie : un regard qui voit sans saisir. Un regard qui n'évalue pas — qui rencontre. La scène où Héloïse retourne le regard vers Marianne et lui dit "si vous me regardez, qui vous regarde, vous ?" — je ne peux pas l'entendre autrement qu'en clinicienne.Dans cet épisode, on traverse le film à travers trois concepts cliniques qui m'importent profondément : la self-objectification et ce qu'elle produit sur les femmes lesbiennes et bisexuelles quand leur désir n'a jamais existé dans aucun miroir culturel ; la co-régulation par le regard, et ce que ça veut dire d'être vraiment vue ; et l'homonégativité intériorisée — ce que des décennies de personnages lesbiens punis au cinéma ont construit dans les psychés, et ce que Sciamma refuse en laissant Héloïse vivante.On parle aussi du walkout des Césars 2020. Parce que la cohérence entre une œuvre et une position publique, ce n'est pas un détail — c'est la condition pour que l'œuvre tienne.Qu'est ce que vous avez pensé de ce film? Venez m'en parler sur Instagram! @equilibre.therapie.parisSources :Fredrickson, B. L., & Roberts, T. A. (1997). Objectification theory. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206.Feldman Barrett, L. (2017). How Emotions Are Made. Houghton Mifflin Harcourt. [trad. fr. Odile Jacob, 2020]Winnicott, D. W. (1971). Playing and Reality. Tavistock. [trad. fr. Gallimard, 1975]Neff, K. (2011). Self-Compassion. William Morrow. [trad. fr. Belfond, 2013]Strauss, P. et al. (2020). Mental health of transgender, non-binary and gender diverse people. JAMA Pediatrics.Autostraddle / Riese. (2016). Bury Your Gays. autostraddle.comMulvey, L. (1975). Visual pleasure and narrative cinema. Screen, 16(3).Sciamma, C. Entretiens : Little White Lies, Télérama, Libération, 2019–2020.portrait de la jeune fille en feu psychologie · female gaze thérapie · self-objectification femmes · homonégativité intériorisée · bury your gays santé mentale · regard thérapeutique · Céline Sciamma féminisme · psychologie LGBTQIA+ · thérapie affirmante Paris

Ping!
[Best-of] Une leçon fondamentale de leadership avec le Général Vincent Desportes

Ping!

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 57:11


Vincent Desportes, Général de corps d'armée, ancien directeur de l'École de Guerre est l'un des épisodes qui a le plus marqué sur Vlan! Leadership.J'avoue que j'avais une image un peu caricaturale de l'armée avant cet épisode. L'ordre, la hiérarchie stricte, le "on obéit parce qu'on obéit". Et puis j'ai lu le livre de Vincent. Et j'ai réalisé que, sur la question du leadership, les militaires ont une longueur d'avance assez déconcertante sur la majorité des entreprises. Pas parce qu'ils sont plus durs. Mais parce qu'ils ont compris bien avant nous que personne ne fait quelque chose d'extraordinaire sous la contrainte. Que le désir, comme disait Spinoza, est le vrai moteur. Et que le rôle du chef n'est pas de motiver, mais de créer les conditions de l'auto-motivation.Dans cet épisode, nous parlons de ce que distingue vraiment une bonne armée d'une mauvaise, pourquoi la guerre en Ukraine est avant tout une histoire de leadership, comment on crée de l'autonomie sans perdre le cap, et ce que le brouillard de la guerre nous apprend sur la manière de prendre des décisions dans un monde qu'on ne comprend plus très bien. J'ai aussi questionné Vincent sur ses propres erreurs de jeune lieutenant, sur la vulnérabilité du chef, et sur cette phrase qu'il cite dans le livre et qui m'a arrêté net : "Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré." Citations marquantes"Un soldat sait qu'il ne vaut rien sans les autres.""Je ne peux pas motiver les gens. Je dois créer les conditions de l'auto-motivation.""Doutez toujours. Mais n'hésitez jamais.""L'initiative est la forme la plus aboutie de la discipline.""Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré."Idées clefs1. Le préfixe le plus important en leadership : "auto" [00:00 à 20:00] Vincent revient sur une idée qu'il développe dans son livre : on ne peut pas motiver quelqu'un, on ne peut pas responsabiliser quelqu'un de l'extérieur. Ce qu'on peut faire, c'est créer les conditions pour que ça émerge de l'intérieur. Auto-motivation, auto-responsabilisation, auto-discipline. C'est un renversement total de la logique managériale classique qui dit "je vais mobiliser mes équipes" comme si c'était une action qu'on fait à quelqu'un. Ça explique pourquoi tant d'initiatives de "mobilisation" tombent à plat : elles partent dans le mauvais sens.2. Le lien entre intérêt individuel et intérêt collectif est la vraie clé [08:50 à 14:00] Ce n'est pas le sens qu'on donne à une mission qui fait avancer les gens. C'est le fait que chacun perçoive un intérêt personnel à ce que le collectif réussisse. Rousseau disait que c'est l'émotion qui fait avancer l'humain, pas la pensée. Spinoza disait que l'homme est désir. Vincent traduit ça en pratique managériale : je dois créer le lien émotionnel entre "mon avenir à moi" et "notre projet ensemble". Ce lien ne se décrète pas, il se construit, souvent dans les petits gestes et les conversations du quotidien.3. "Aucun plan ne résiste au premier coup de canon" [20:00 à 33:00] Von Moltke, général prussien du XIXe siècle, avait posé les bases de ce qu'on redécouvre aujourd'hui sous le nom d'agilité. Un plan, c'est fait pour entrer en contact avec la réalité, pas pour la dicter. Et ce qui fait la différence entre une bonne organisation et une mauvaise, ce n'est pas la qualité du plan initial, c'est la capacité d'adaptation de chacun quand le plan se casse. Ce qui implique d'avoir construit l'autonomie avant que la crise arrive, pas pendant.4. Le drill et la liberté : les deux ne s'opposent pas [29:00 à 33:00] Il y a des tâches qu'on automatise pour libérer la tête. Un parachutiste sait exactement où est son couteau, son masque à gaz, ses grenades, sans regarder, parce que ça libère sa bande passante pour penser à ce qui change. C'est exactement ce que font les bonnes entreprises : automatiser les tâches sans valeur ajoutée humaine pour que les gens puissent s'adapter à l'imprévu. La robotisation n'est pas une menace si elle est pensée comme libération de l'initiative.5. Le leader est un créateur de contexte, pas un distributeur de sens [47:30 à 56:45] McGregor distingue deux types de management : le mécaniste (on tire sur la tige pour que la plante monte) et l'agricole (on crée les conditions pour qu'elle pousse). Vincent va encore plus loin avec la métaphore du tournesol : si le contexte est bon, les gens s'orientent naturellement vers la lumière, sans qu'on ait besoin de les y forcer. Le rôle du leader n'est pas d'indiquer le chemin à chaque pas, c'est de faire en sorte que l'orientation devienne naturelle.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que c'est qu'un bon leader selon vous, et à quoi ça ressemble ?Est-ce que l'armée fonctionne par contrainte ou par adhésion ?Pourquoi la différence Ukraine/Russie est-elle d'abord une question de leadership ?Comment faire naître l'envie à l'intérieur de chaque personne dans une organisation ?Comment un leader peut-il développer l'autonomie chez ses collaborateurs concrètement ?Comment changer une culture organisationnelle ancrée dans le drill et la non-autonomie ?Vous avez eu des échecs personnels qui vous ont appris quelque chose sur le leadership ?La vulnérabilité, l'aveu du doute, est-ce un signe de bon leadership ou une faiblesse ?Le "brouillard de la guerre", est-ce une métaphore pertinente pour ce que vivent les entreprises aujourd'hui avec la crise écologique ?Qu'est-ce que vous entendez par "un leader est un influenceur par le contexte" ? Références citéesPersonnes historiques et militairesNapoléon Bonaparte : plusieurs citations sur le commandement par le rêve, la connaissance des hommes, l'uniforme comme vecteur d'identité [00:44, 15:43, 30:48, 37:10, 51:26]Von Moltke (Helmut von Moltke) : "Aucun plan ne résiste au premier coup de canon" et "Un ordre ne doit contenir que ce qu'un subordonné ne peut décider de lui-même" [20:57]Carl von Clausewitz : théoricien de la guerre, créateur du concept de "brouillard de la guerre" [44:23]Maréchal Foch : "La discipline formelle est une forme d'indiscipline" [24:50]Général Lagarde : "L'initiative est la forme la plus aboutie de la discipline" [24:50]Leclerc (Général Philippe Leclerc de Hauteclocque) : leadership par les objectifs, libérateur de Paris [25:38]Général Bradley : formation avant le débarquement de Normandie, équilibre drill/initiative [32:02]Clémenceau et Foch : images des chefs militaires dans les tranchées [14:57]Wagner / Prigogine : exemple de leadership par la contrainte [02:18]Philosophes et penseursSpinoza : "L'homme est désir" [08:27]Rousseau : "C'est la pensée qui fait l'humain, mais c'est l'émotion qui le fait avancer" [11:35]Edgar Morin : capacité humaine d'intuition face aux machines [29:04]Pascal / Descartes : le doute cartésien appliqué à la décision [41:23]Théoriciens du managementRobert Greenleaf : concept du "servant leader" [06:43]McGregor : management mécaniste vs management agricole [48:12]Jean-Dominique Senard : dirigeant de Michelin, exemple de leadership humaniste [18:03]Culture et littératurePierre Schoendorffer, Le Crabe-tambour : "Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré" [56:11]Ubuntu : principe africain du collectif comme force [54:08]Événements historiquesDébarquement de Normandie / plage d'Omaha : exemple d'adaptation sous contrainte [31:24, 32:02]6 juin 1944 / libération de Paris [25:38, 06:43]Covid : décision sous incertitude et légitimité du changement [42:51]Réforme des retraites : lien intérêt individuel/collectif [54:08]Grande Dépression / Roosevelt à la radio [12:56]Churchill et De Gaulle : leadership par le discours émotionnel [12:13]Livre de l'invitéDevenez leader, Vincent Desportes, éditions Odile Jacob [00:13]Timestamps clés pour YouTube00:13 — Un bon leader, à quoi ça ressemble vraiment ? Desportes pose la définition : un leader, c'est quelqu'un qui transforme une addition d'êtres humains en une synergie de volontés. Pas quelqu'un qui commande, quelqu'un qui crée l'envie d'aller quelque part ensemble.01:35 — Napoléon commandait par le rêve, pas par le fouet La différence entre les armées qui gagnent et celles qui perdent. Avec un parallèle direct et saisissant sur Wagner et l'armée russe aujourd'hui.05:40 — Ce sont les soldats qui gagnent les guerres, pas les généraux Et c'est exactement le même problème dans les entreprises. Celui qui crée la valeur, c'est l'opérateur, le commercial, le soldat. Le chef, lui, crée les conditions.08:27 — Spinoza, Rousseau, et pourquoi on ne motive pas les gens On pense avec le cerveau, mais on avance avec le cœur et les tripes. Ce moment où la philosophie rencontre la pratique du commandement militaire.14:09 — Le quiet quitting expliqué par un général Pourquoi les gens se déconnectent ? Parce que leur intérêt a changé et que les organisations ne l'ont pas vu venir. Une analyse qui dépasse largement le cadre militaire.18:57 — Le préfixe le plus important du leadership : AUTO Auto-motivation, auto-responsabilisation, auto-discipline. Je ne peux pas imposer ces choses de l'extérieur. Mon rôle est de créer les conditions pour qu'elles émergent.20:57 — Von Moltke et "aucun plan ne résiste au premier coup de canon" Pourquoi le plan stratégique est une illusion et ce qu'il faut faire à la place. L'autonomie comme seule réponse réaliste à l'imprévu.30:48 — Le drill existe toujours dans les armées, et c'est normal Automatiser ce qui n'a pas de valeur ajoutée humaine pour libérer la tête vers ce qui en a. La robotisation vue comme libération plutôt que menace.40:01 — "Doutez toujours. Mais n'hésitez jamais." La grande phrase de l'épisode. Décision sous incertitude, légitimité du changement de cap, et pourquoi les gens ont critiqué Macron pendant le Covid en ayant fondamentalement tort.44:23 — Le brouillard de la guerre, c'est notre quotidien La crise écologique, la polycrise, l'accélération. Clausewitz avait tout compris. La stratégie, ce n'est pas un chemin fixe, c'est un objectif stable sur un chemin qu'on ajuste en permanence.47:37 — Le leader est un agriculteur, pas un mécanicien La métaphore de McGregor et des tournesols. On ne tire pas sur la plante pour qu'elle monte. On crée les conditions pour qu'elle s'oriente naturellement vers la lumière.52:42 — La puissance collective n'est pas un résultat, c'est une résultante On ne produit pas de l'intelligence collective en le décrétant. On crée le lien vertical (intérêt individuel/collectif) et le lien horizontal (fraternité, besoin des autres). Le reste vient tout seul.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Tribu - La 1ere
La beauté cachée des lettres de notre alphabet

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later May 28, 2026 25:48


Invité: Étienne Ghys. Nous en lisons des centaines, voire des milliers par jour, sans vraiment prendre le temps de les observer. Les lettres qui forment nos phrases, qui peuple nos livres et nos médias ont pourtant toute une histoire. Une esthétique également. Certaines sont ventrues, dʹautres élancées. Comment se sont formées les lettres de notre alphabet? Quelle a été lʹinfluence de lʹimprimerie, puis du numérique, dans lʹévolution de la typographie? Tribu accueille Étienne Ghys, mathématicien et secrétaire perpétuelle de lʹAcadémie des Sciences. Il signe ce livre, "La petite histoire des lettres", aux éditions Odile Jacob.

C ce soir
Canicule : Sommes-nous prêts pour 2050 ?

C ce soir

Play Episode Listen Later May 28, 2026 68:04


Il y a les records qu'on est heureux et fiers de battre et ceux dont il est urgent de s'inquiéter, comme tous ceux que la France bat malheureusement jour après jour cette semaine… Hier, mardi, a été la journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de mai, près de 400 records de températures ont été enregistrés et jamais depuis sa création le plan vigilance canicule n'avait été activé avant le mois de juin… Bref, la France suffoque, comme si elle était en plein été et quoi qu'en dise certains commentateurs climato-sceptiques ou complotistes, nous vivons bien cette semaine un épisode extrême à la fois par son intensité, par sa durée et par sa précocité… Nous allons en débattre ce mercredi 26 mai avec nos invités :- Magali Reghezza-Zitt géographe auteure du livre “Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone” (Seuil, mai 2026)- Alexandre Florentin Ingénieur, ancien élu écologiste au Conseil de Paris, Expert de l'adaptation au changement climatique- François Gemenne Professeur à HEC Paris, politologue. Co auteur du sixième rapport du Giec. Auteur de Parler du climat sans plomber l'atmosphère (Éditions Odile Jacob, 2026).- Mélusine Boon-Falleur Enseignante-chercheuse au centre de recherche sur les inégalités sociales de Sciences Po, autrice de « Les pingouins ne sauveront pas la banquise. Lever nos obstacles cognitifs pour enfin passer à l'action écologique » aux éditions JC Lattès (11.03.26)- Nathanaël Wallenhorst Chercheur en sciences de l'environnement et membre de l'Anthropocene Working Group (AWG), auteur de « 2049, ce que le climat va faire à l'Europe" aux éditions du Seuil (19.09.24)

C ce soir
Iran : Le fiasco de Trump ?

C ce soir

Play Episode Listen Later May 27, 2026 62:32


De l'espoir de la paix entre l'Iran et les Etats-Unis au retour de la guerre en à peine 24 heures ; d'un accord imminent annoncé dimanche matin par les plus hautes autorités américaines à de nouveaux bombardements sur la flotte iranienne hier, mettant à mal le cessez-le-feu et les progrès diplomatiques… Vous n'y comprenez plus grand chose ? Nous non plus, rassurez-vous, et c'est bien parce que le brouillard n'a sans doute jamais été aussi épais depuis le déclenchement de la guerre que nous voulions en débattre ce mardi 26 mai avec nos invités : - Armin AREFI, Grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, co-auteur du documentaire « Gardiens de la révolution. Les maîtres de l'Iran » (Arte - 2025)- Bertrand BADIE, Politiste, auteur de « Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale aux éditions Odile Jacob (14.01.26) et co-auteur de « Les mots du nouveau monde » aux éditions CNRS (05.03.26)- Agnès LEVALLOIS, Vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)- Renaud GIRARD, Grand reporter au journal Le Figaro- Aysegul SERT, Journaliste, professeure affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po

Autour de la question
Quelle défense planétaire contre les astéroïdes?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 26, 2026 47:32


Le risque qu'un astéroïde percute la terre est pris au sérieux par les agences spatiales qui développent de stupéfiantes techniques pour éviter les collisions. Gros plan sur les missions en cours et à venir, ou comment dévier la trajectoire d'un astéroïde ? Pour éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête ou plus exactement qu'un astéroïde de grande taille, un rocher de l'espace ne percute la terre, la défense planétaire s'organise. À la fois pour étudier, explorer et mieux connaitre ces bolides qui filent à des millions de kilomètres dans l'espace, mais aussi pour découvrir comment dévier leur trajectoire en cas de risque de collision avec notre petite planète bleue. Un risque que l'on peut calculer et surveiller, grâce notamment aux réseaux d'astronomes amateurs, un risque pris au sérieux par les agences spatiales du monde qui développent de nombreux programmes pour les années à venir, tous plus stupéfiants les uns que les autres. Avec Patrick Michel, docteur en astrophysique pour son livre La défense planétaire contre les astéroïdes paru chez Odile Jacob.   Musiques diffusées dans l'émission Camille - La Terre  Dopamoon, Kelimei - Fille du soleil. 

Autour de la question
Quelle défense planétaire contre les astéroïdes?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 26, 2026 47:32


Le risque qu'un astéroïde percute la terre est pris au sérieux par les agences spatiales qui développent de stupéfiantes techniques pour éviter les collisions. Gros plan sur les missions en cours et à venir, ou comment dévier la trajectoire d'un astéroïde ? Pour éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête ou plus exactement qu'un astéroïde de grande taille, un rocher de l'espace ne percute la terre, la défense planétaire s'organise. À la fois pour étudier, explorer et mieux connaitre ces bolides qui filent à des millions de kilomètres dans l'espace, mais aussi pour découvrir comment dévier leur trajectoire en cas de risque de collision avec notre petite planète bleue. Un risque que l'on peut calculer et surveiller, grâce notamment aux réseaux d'astronomes amateurs, un risque pris au sérieux par les agences spatiales du monde qui développent de nombreux programmes pour les années à venir, tous plus stupéfiants les uns que les autres. Avec Patrick Michel, docteur en astrophysique pour son livre La défense planétaire contre les astéroïdes paru chez Odile Jacob.   Musiques diffusées dans l'émission Camille - La Terre  Dopamoon, Kelimei - Fille du soleil. 

Librairie Mollat
Boris Cyrulnik - Au saccage des petits bonheurs

Librairie Mollat

Play Episode Listen Later May 26, 2026 57:05


Boris Cyrulnik vous présente son ouvrage "Au saccage des petits bonheurs" aux éditions Odile Jacob. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Le football est-il encore accessible?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 21, 2026 29:30


La Coupe du Monde débute dans trois semaines exactement. Parmi les polémiques dont la compétition fait l'objet, figure le prix des places. Celles-ci peuvent s'élever à plusieurs milliers d'euros. Une tendance à la hausse observée également dans les clubs professionnels, notamment en Angleterre considérée comme le pays de naissance du football. Cette évolution menace-t-elle la popularité du football ? Qui sont les supporters d'aujourd'hui ? Pour en débattre : - Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, professeur à Paris School of Economics (PSE), co-auteur du livre Foot Business : les trente glorieuses, éditions Odile Jacob, sortie le 27 mai 2026 - François da Rocha Carneiro, historien du sport, auteur du livre Un peuple et son football, une histoire sociale, éditions du Détour  - Killian Bertrand, globe-trotter des stades de football, auteur du livre Le chant des stades. 

Débat du jour
Le football est-il encore accessible?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 21, 2026 29:30


La Coupe du Monde débute dans trois semaines exactement. Parmi les polémiques dont la compétition fait l'objet, figure le prix des places. Celles-ci peuvent s'élever à plusieurs milliers d'euros. Une tendance à la hausse observée également dans les clubs professionnels, notamment en Angleterre considérée comme le pays de naissance du football. Cette évolution menace-t-elle la popularité du football ? Qui sont les supporters d'aujourd'hui ? Pour en débattre : - Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, professeur à Paris School of Economics (PSE), co-auteur du livre Foot Business : les trente glorieuses, éditions Odile Jacob, sortie le 27 mai 2026 - François da Rocha Carneiro, historien du sport, auteur du livre Un peuple et son football, une histoire sociale, éditions du Détour  - Killian Bertrand, globe-trotter des stades de football, auteur du livre Le chant des stades. 

C'est pas du vent
Dans un monde fluctuant, la robustesse est la nouvelle performance

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse.  Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas. Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob.    Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

C'est pas du vent
Dans un monde fluctuant, la robustesse est la nouvelle performance

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse.  Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas. Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob.    Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
Se juger moins, vivre mieux : les clés de l'estime de soi avec Christophe André #195

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later May 16, 2026 67:01


Anne Ghesquière reçoit Christophe André, célèbre médecin psychiatre expert en méditation et l'un des chefs de file des thérapies comportementales et cognitives en France. L'estime de soi englobe la manière dont on se voit, dont on se juge, mais aussi et surtout dont on se traite. Elle façonne profondément notre rapport intime à nous-même et au monde. Christophe André explore cette dimension psychologique essentielle. Comment cultiver une estime de soi juste sans tomber dans l'ego ? Pourquoi est-il tout aussi important de savoir s'oublier ? Et comment harmoniser ce dialogue intérieur pour mieux vivre ? Un épisode incontournable pour nourrir une relation à soi plus douce et plus consciente. Son livre, S'estimer et s'oublier, est paru aux éditions Odile Jacob. [SÉLECTION WEEK-END – MÉTAMORPHOSE] L'épisode #454 a été diffusé pour la première fois le 11 janvier 2024.Quelques citations du podcast avec Christophe André : "L'estime de soi est une évaluation subjective.""L'admiration c'est la reconnaissance joyeuse et curieuse de quelque chose qui nous dépasse.""Le fait de pratiquer régulièrement la méditation est bénéfique à l'estime de soi."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Christophe André : 00:00Introduction01:56Présentation de l'invité, Christophe André05:40Aux racines de l'estime de soi15:19Réguler son estime de soi22:55Faible estime féminine : Barbie responsable ?25:55La bienveillance au coeur du processus40:13Surmonter les freins45:28Survalorisation, narcissisme, effet Denis Kruger52:44Lucidité, méditation, auto-dérision... assouplir son estime de soi Avant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Autour de la question
Pourquoi la musique c'est bon pour la santé?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 12, 2026 48:30


On sait intuitivement que la musique nous fait du bien, mais qu'est-ce qui se joue réellement dans notre cerveau ? Comment la musique, comme le montrent les recherches en neurosciences, peut-elle nous soigner à tous les âges de la vie et quelles que soient les pathologies ? Demandons-nous pourquoi et comment la musique nous fait tant de bien ? On le sait intuitivement,  la musique nous apaise, nous réconforte, nous rassemble. Elle nous relie et nous touche mais jusqu'à quel point ? Que se passe-t-il réellement dans notre cerveau quand on écoute de la musique ? Et pourquoi c'est bon pour la santé physique et mentale, à tous les âges de la vie et pour de nombreuses pathologies comme le démontrent les plus récentes recherches en neurosciences : la musique peut nous soigner !  Avec Isabelle Peretz, chercheuse en Neurocognition de la musique à l'université de Montréal. Fondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) pour son ouvrage Soigner avec la musique (Odile Jacob). Music Care – Home : Il s'agit aujourd'hui du seul dispositif, en France comme à l'international, utilisant des compositions musicales structurées pour la prise en charge de la douleur et de l'anxiété, avec des résultats appuyés par des données scientifiques solides et en cours d'enrichissement. Musiques diffusées dans l'émission Bob Marley and the Waillers - Trenchtown Rock Enya - Only Time Tinariwen - Amidinim Ehaf Solan.

Autour de la question
Pourquoi la musique c'est bon pour la santé?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 12, 2026 48:30


On sait intuitivement que la musique nous fait du bien, mais qu'est-ce qui se joue réellement dans notre cerveau ? Comment la musique, comme le montrent les recherches en neurosciences, peut-elle nous soigner à tous les âges de la vie et quelles que soient les pathologies ? Demandons-nous pourquoi et comment la musique nous fait tant de bien ? On le sait intuitivement,  la musique nous apaise, nous réconforte, nous rassemble. Elle nous relie et nous touche mais jusqu'à quel point ? Que se passe-t-il réellement dans notre cerveau quand on écoute de la musique ? Et pourquoi c'est bon pour la santé physique et mentale, à tous les âges de la vie et pour de nombreuses pathologies comme le démontrent les plus récentes recherches en neurosciences : la musique peut nous soigner !  Avec Isabelle Peretz, chercheuse en Neurocognition de la musique à l'université de Montréal. Fondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) pour son ouvrage Soigner avec la musique (Odile Jacob). Music Care – Home : Il s'agit aujourd'hui du seul dispositif, en France comme à l'international, utilisant des compositions musicales structurées pour la prise en charge de la douleur et de l'anxiété, avec des résultats appuyés par des données scientifiques solides et en cours d'enrichissement. Musiques diffusées dans l'émission Bob Marley and the Waillers - Trenchtown Rock Enya - Only Time Tinariwen - Amidinim Ehaf Solan.

Les Experts
Les Experts : Crise, frein ou accélérateur pour l'écologie ? - 07/05

Les Experts

Play Episode Listen Later May 7, 2026 24:55


Ce jeudi 7 mai, le moral des Français face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient ainsi que les bénéfices de la crise sur l'écologie ont été abordés par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les Experts
Les Experts : Budget 2027, Sébastien Lecornu répond au Medef - 07/05

Les Experts

Play Episode Listen Later May 7, 2026 26:14


Ce jeudi 7 mai, le bras de fer entre le patronat et le Premier ministre, qui a répondu vertement à la demande du Medef d'instituer une règle d'or afin de limiter le déficit public et rendre plus lisible la procédure budgétaire, a été abordé par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les Experts
L'intégrale des Experts du jeudi 7 mai

Les Experts

Play Episode Listen Later May 7, 2026 53:50


Ce jeudi 7 mai, Raphaël Legendre a reçu Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (Ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Religions du monde
Faouzia Farida Charfi: «Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui»

Religions du monde

Play Episode Listen Later May 3, 2026 48:30


Faouzia Farida Charfi s'interroge sur l'évolution de la pensée islamique, sur le rapport des jeunes à la religion musulmane dans le monde actuel face aux prédicateurs 2.0. Tunisienne, femme de culture musulmane, physicienne et professeure à l'Université de Tunis, Faouzia Charfi  publie ce livre, Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui, une façon de répondre aux questions que lui pose le jeune homme de 15 ans sur son identité et sa foi, sur des sujets sensibles à propos du statut des femmes, de la liberté de conscience… un livre dans lequel elle l'invite à découvrir les grands penseurs modernes musulmans pour s'en nourrir.   Invitée : Faouzia Farida Charfi, physicienne, professeure à l'Université de Tunis, fondatrice de la première équipe de recherche tunisienne en physique des semi-conducteurs, auteure de La Science voilée (2013, Éd. Odile Jacob), Sacrées questions… pour un islam d'aujourd'hui (2017, Éd. Odile Jacob) ; Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui  (2026, Éd. Odile Jacob).

Débat du jour
Les GAFAM resteront-ils géants?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 29:30


Ce lundi 27 avril 2026, s'ouvre aux États-Unis un procès très attendu : l'homme le plus riche du monde Elon Musk attaque Sam Altman, patron de la société d'intelligence artificielle Open AI. À cette occasion, on tente de confronter les géants d'aujourd'hui à ceux de demain. Comment les GAFAM évoluent-ils face au développement de l'IA ? Quels seront les futurs modèles ? Pour en débattre - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, spécialiste de l'Intelligence artificielle - Aymeric Roucher, ingénieur en Intelligence artificielle auteur du livre, Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ?, aux éditions Odile Jacob, 2025.

Débat du jour
Les GAFAM resteront-ils géants?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 29:30


Ce lundi 27 avril 2026, s'ouvre aux États-Unis un procès très attendu : l'homme le plus riche du monde Elon Musk attaque Sam Altman, patron de la société d'intelligence artificielle Open AI. À cette occasion, on tente de confronter les géants d'aujourd'hui à ceux de demain. Comment les GAFAM évoluent-ils face au développement de l'IA ? Quels seront les futurs modèles ? Pour en débattre - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, spécialiste de l'Intelligence artificielle - Aymeric Roucher, ingénieur en Intelligence artificielle auteur du livre, Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ?, aux éditions Odile Jacob, 2025.

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
Pourquoi saccage-t-on notre bonheur ? avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik #684

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 62:15


Anne Ghesquière reçoit Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, psychanalyste, théoricien de la résilience et auteur de plus d'une soixantaine d'ouvrages. Qu'est-ce qui saccage le bonheur ? Pourquoi trop de confort nuit-il à notre bonheur et nous rend plus angoissée ? Quels rituels simples, quels gestes du quotidien peuvent redevenir des forces de résistance et de reliance ? Comprendre comment nous nous sommes construits dans notre enfance. Comment transmettre aux enfants des repères solides dans un monde instable ? Et si notre modernité, à force de progrès et de vitesse, fragilisait ce qui nous relie profondément ? Notre civilisation ne risque-t-elle pas de se déciviliser ? Comment recréer du lien, du sens, de la nuance dans un monde qui simplifie et divise ? Boris Cyrulnik nous invite à décrypter ces mutations et à réinventer les conditions d'un vivre-ensemble plus humain et plus apaisé. Prêts à explorer les chemins d'une harmonie retrouvée en soi et avec l'autre ? Son livre, Au saccage des petits bonheurs est publié chez Odile Jacob. Épisode #684Quelques citations du podcast avec Boris Cyrulnik : "Depuis qu'on est sur Terre, on passe notre temps à inventer des cultures, à les détruire pour en inventer d'autres. C'est ce qui permet l'évolution.""Dès l'instant où on accepte de se décentrer de nous-mêmes pour visiter le monde de l'autre, on découvre un enrichissement possible.""Il faut sculpter la pulsion par les rites de civilisation culturelle et par les énoncés verbaux.""C'est l'alternance entre l'effort et le réconfort qui permet de se muscler l'esprit."À réécouter :#573 Peut-on rester amoureux ?#523 Le vrai visage de la résilience#436 La carence affective engendre la violence#346 La force de penser par soi-mêmeRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Boris Cyrulnik : 00:00Introduction01:30Présentation de l'invité, Boris Cyrulnik02:40Le cycle Civilisation / décivilisation16:04Comment contenir la pulsion34:03Les vecteurs de recivilisation55:50La crise de l'altérité01:00:53La théorie du chaosAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Général Vincent Desportes face aux GG - 20/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 25:44


Aujourd'hui, c'est au tour du Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, auteur de "Stratégie : Les essentiels", aux Éditions Odile Jacob, de faire face aux GG. - L'émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s'ouvrent et les points de vue s'élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d'expression est reine et où l'on en ressort grandi.

Le sept neuf
"Quand une société est désorganisée, les gens sont anxieux", affirme le neuropsychiatre Boris Cyrulnik

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 23:09


durée : 00:23:09 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Dans son nouveau livre "Au saccage des petits bonheurs" (Odile Jacob), le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s'intéresse aux concepts de civilité et de civilisation, notamment aux rituels qui nourrissent une civilisation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
"Quand une société est désorganisée, les gens sont anxieux", affirme le neuropsychiatre Boris Cyrulnik

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 23:09


durée : 00:23:09 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Dans son nouveau livre "Au saccage des petits bonheurs" (Odile Jacob), le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s'intéresse aux concepts de civilité et de civilisation, notamment aux rituels qui nourrissent une civilisation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Tribu - La 1ere
Décoloniser notre rapport aux animaux

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 26:40


Invité: Cédric Sueur. Lʹexploitation animale est au cœur de nos sociétés et de nos imaginaires. Pourquoi considérons-nous les animaux comme des ressources? Dʹoù vient cette hiérarchie entre humains et vivant? Pour en parler, Tribu reçoit Cédric Sueur, Professeur à lʹUniversité de Strasbourg. Il publie "Décoloniser notre rapport aux animaux" aux éditions Odile Jacob. 

De vive(s) voix
Etienne Ghys : des maths et des lettres

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 29:00


Dans La Petite Histoire des lettres, le mathématicien Étienne Ghys explore cinq siècles d'évolution typographique, entre art, mathématiques et algorithmes. Une invitation à redécouvrir l'alphabet comme un objet scientifique autant qu'esthétique.  On les lit sans y penser, mais chaque lettre obéit à une géométrie, une hauteur d'x, une ligne de base, des courbes bien dessinées ou délibérément brisées. Dans son livre, l'auteur, nous incite à regarder les lettres, individuellement.  Une fascination pour les lettres Dès son plus jeune âge, Etienne Ghys, est fasciné par les lettres : et pour cause son père était imprimeur. Il regarde les lettres en tant qu'objet géométrique. Etienne Ghys aime les lettres car selon lui « elles incarnent la pensée ».  Il nous apprend, par exemple, que les polices varient en fonction de ce qu'on est en train de lire : les empattement ralentissent la lecture mais permettent qu'elle soit plus approfondie quand les panneaux d'autoroute sont eux lisibleS au premier coup d'oeil. L'imprimeur, c'est l'architecte du langage. La police, une histoire de style ! L'histoire des polices commence avec Gutenberg et l'imprimerie. À l'époque, les Bibles sont écrites et recopiées à la main par des scribes et coûtent cher. L'idée lui vient alors de créer des caractères mobiles en plomb, calqués sur les caractères des scribes pour imprimer et vendre des Bibles à grande échelle et à prix abordable. Une géométrisation des caractères Vient alors l'époque des humanistes et des belles choses ! On va observer les caractères romains gravés dans de vieilles pierres de l'époque romaine avec des lettres travaillées. Des artistes tels que Léonard de Vinci commence à géométriser les lettres comme il le fait dans le livre de mathématiques La Divine proportion de Luca Pacioli dans lequel il illustre les écrits de l'auteur.Puis, vient la série de polices grecques cursives avec des caractères romains, inventés par Claude Garamond qui ont inspiré de nombreuses polices qui portent son nom.  Les choses se sont un peu plus figées un peu plus tard lorsque Colbert demande à l'Académie des Sciences de dessiner une police à la gloire du roi Louis XIV: c'est le "romain du Roi", utilisée par l'imprimerie royale.   Derrière chaque police, une manière de pensée Depuis, les choses évoluent. Chaque pays, impose une écriture de celle du pays, chaque police a une histoire politique. La typographie "Marianne" est une police de caractères dessinée en 2020, à l'usage unique de l'État français. Certains graphistes inventent des alphabets et fusionnent les lettres, pour rendre l'écriture inclusive. Cette typographie repose sur différents procédés graphiques comme l'entrelacement de lettres    Invité : Etienne Ghys, mathématicien, spécialisé en géométrie. Directeur de recherche émérite au CNRS, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences. Il vient de publier La petite histoire des lettres chez Odile Jacob.      Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « C'est carré » qu'elle passe à la moulinette. Avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste Jyeuhair avec le titre çA crÉpiTe. 

Les interviews d'Inter
Patrick Lemoine : "Si vous voulez vivre vieux et en bonne santé, c'est la nuit que ça se passe"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 10:32


durée : 00:10:32 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - À quelques heures du passage à l'heure d'été, l'invité 7h50 du week-end est Patrick Lemoine, psychiatre, docteur en neurosciences, professeur associé à l'université de Pékin, pour son livre "Docteur, j'ai mal à mon sommeil" (Odile Jacob). - invités : Patrick Lemoine Psychiatre, docteur en neurosciences Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Vivons heureux avant la fin du monde
Médecine esthétique : peut-on avoir la peau des riches ?

Vivons heureux avant la fin du monde

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 42:03


Analyser les piqûres, les acides et autres lubies de l'anti-âge Dans la salle d'attente du dermatologue, entre un ficus en plastique et trois vieux magazines people, une petite brochure promet monts et merveilles : rides lissées, lèvres pulpeuses, glow immédiat. Le futur du visage tiendrait en quelques piqûres d'acide hyaluronique ou de botox. On hésite, on feuillette et puis on repense à cette petite ride d'amertume qu'on a remarquée l'autre jour. Dans cet épisode de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel s'infiltre dans un cabinet de médecine esthétique pour sonder ses propres désirs de “skin booster”. Prête à se ruiner pour repulper son relâchement cutané, elle interroge sa fascination-repulsion pour les injections. Où est le problème ? Dans la seringue ou ce qui la précède ? Les heures à scruter des visages impeccables, filtrés, retouchés, découpés par algorithme ? Avec la critique de cinéma Murielle Joudet, qui a écrit sur les actrices et la vieillesse, elle essaie de dégager les bonnes questions : pourquoi ces images de visage nous travaillent-elles autant ? Comment transforment-elles notre regard et nos désirs ? Peut-on déjouer le “capital gaze” qui transforme la chair de nos visages en surface à optimiser ? Que nous raconte le lifting de Kris Jenner ? Où trouver des contre-images qui nous permettent de résister à la démangeaison des piqûres ? Mentions : - Barbarella, Roger Vadim, 1968 ; - Sois belle et tais-toi, Delphine Seyrig, 1977 ; - The Complete Workout by Jane Fonda ; - “Pourquoi les actrices ne vieillissent pas à l'écran ?”, Mathilde Serrell, La Théorie ; - Viens je t'emmène, Alain Guiraudie, 2022 - Une femme sous influence, John Cassavetes, 1974 ; - Fargo, Joel Coen, 1996. Bibliographie : - Murielle Joudet, La seconde femme ce que les actrices font à la vieillesse, Premier parallèle, 2022 ; - Murielle Joudet, On aurait dû dormir, Éditions Capricci, 2020 ; - Le compte Facebook et les textes de Murielle Joudet ; - Mona Chollet, Beauté Fatale : Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, La découverte, 2012 ; - Susan Sontag, The Double Standard of Aging, 1972 ; - Frédéric Spinhirny, Le privilège beau, cet impensé, PUF, 2025 ; - Jean-François Amadieu, Le poids des apparences, Ed. Odile Jacob, 2002 ; - Jean-François Amadieu, La société du paraître, Ed. Odile Jacob, 2016 Remerciements : Merci à Laura et Armelle ainsi qu'à Murielle Joudet. Enregistrements février 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Accompagnement éditorial Mina Souchon Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio

C dans l'air
Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 62:48


C dans l'air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de KhameneiLe cours du pétrole repasse les 100 dollars ce jeudi, malgré un déblocage massif de réserves stratégiques. Le déblocage de 400 millions de barils de pétrole, décidé hier par l'Agence internationale de l'énergie, n'a pas suffi à calmer les marchés financiers, alors que l'Iran fait ces dernières heures de plus en plus de dégâts sur les infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe.Bases américaines, réserves de carburant, usines de dessalement, mais aussi aéroports et hôtels sont ciblés par les Gardiens de la révolution, qui menacent désormais aussi les géants de la tech implantés dans la région, les infrastructures électriques ainsi que les centres économiques et les banques.Le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis sont particulièrement visés. L'inquiétude gagne la région, soucieuse de préserver son image de havre de sécurité, et les autorités locales multiplient les interdictions de diffusion de photos ou de vidéos des frappes ou des dégâts. À Dubaï, 300 personnes ont été arrêtées pour avoir publié « des informations trompeuses ainsi que des rumeurs », a affirmé le ministère de l'Intérieur de ce petit État du Golfe. Elles ont été appréhendées par le service de lutte contre les crimes économiques et cybernétiques du ministère. Des résidents des Émirats arabes unis avaient reçu ces derniers jours des SMS les alertant d'éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou de diffusion « d'informations non fiables ».La guerre en Iran ébrèche la vitrine de stabilité soigneusement entretenue par les monarchies du Golfe, et plusieurs établissements financiers ont demandé à leur personnel d'évacuer leurs bureaux.Parallèlement, la bataille navale s'intensifie. Deux pétroliers ont été attaqués au large de l'Irak, faisant au moins un mort et plusieurs disparus et le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé. Dans le même temps, Israël a annoncé ce jeudi mener des frappes « à grande échelle » sur l'Iran et avoir frappé, près de Téhéran, un site présenté comme lié au développement d'armes nucléaires. Experts :- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu aux éditions Odile Jacob- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, auteure de « Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire.- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de Sommes-nous prêts pour la guerre.

C dans l'air
Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 5:48


C dans l'air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de KhameneiExperts :- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu aux éditions Odile Jacob- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, auteure de « Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire.- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de Sommes-nous prêts pour la guerre.

Priorité santé
Santé mentale : quels sont les «besoins fondamentaux des adolescents» ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 48:29


Les professionnels de santé mentale alertent depuis maintenant plusieurs années sur l'augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les adolescents. Selon Santé Publique France en 2024, 14% des collégiens et 15% des lycéens présentaient un risque important de dépression. Comment les aider à traverser cette période de crise psychique ? Comment évaluer leurs besoins pour leur permettre d'y répondre ? Existe-t-il des spécificités en termes de risques et d'atteintes en fonction du genre ? De multiples études alertent, ces dernières années, sur la santé mentale des adolescents : sentiment de mal-être, hausse des passages à l'acte suicidaire et impossibilité des systèmes de santé de répondre aux demandes, en termes de prise en charge.   Face à l'anxiété  Un point de bascule a été observé, en particulier, au moment de la pandémie de Covid-19. Au-delà du contexte qui peut expliquer, en partie, cette dégradation de la santé psychique des jeunes – qu'il s'agisse d'un sentiment global d'insécurité associée à la crise climatique ou aux conflits, à une perte des repères ou à la brutalisation des discours – cette vulnérabilité des adolescents peut aussi s'analyser du point de vue de certaines de leurs attentes non apaisées, de rééquilibrages en cours, tant du côté des enfants, que de celui des parents.  Trouver d'autres repères  C'est l'objet du livre de la psychiatre, Dr Marion Robin, qui publie Les besoins fondamentaux des adolescents (éditions Odile Jacob).  3 besoins fondamentaux, la contenance, la filiation et l'individuation, permettent de comprendre et d'analyser la crise adolescente : quand le cadre est incertain et que les limites font défaut, quand le sentiment d'isolement et de solitude prédominent, quand le chemin vers l'autonomie est entravé. Des repères à réinitialiser et un défi d'autant plus difficile pour les jeunes, dans un monde où la société et la famille ne jouent plus pleinement leur rôle de soutien et peuvent générer une grande anxiété.  Rééquilibrage du groupe et autonomisation  Au-delà du constat et des difficultés, il s'agit d'identifier des pistes à mettre en place pour répondre aux aspirations des adolescents, comme aux particularités liées à cette période : plus tout à fait un enfant, pas encore complètement un adulte, avec ce que cela implique de curiosité, de déceptions, d'émotivité, d'expérimentation. Comprendre les besoins fondamentaux des adolescents, c'est donc répondre à une demande parfois inconsciente, et leur offrir des limites et des balises dont parents comme soignants n'ont pas forcément conscience.  Avec : Dr Marion Robin, cheffe de service adjointe du département de Psychiatrie de l'adolescent, à l'Institut mutualiste de Montsouris, à Paris et autrice du livre Les Besoins fondamentaux des adolescents chez Odile Jacob  Jeannette Barma, psychologue clinicienne au CHU Campus de Lomé, maîtresse de conférences (CAMES) de Psychologie clinique et psychopathologie à l'Université de Lomé au Togo.   Un reportage de Thalie Mpouho.  ► En fin d'émission, nous faisons un point sur la 22ème édition de la campagne « Une jonquille contre le cancer », menée par l'Institut Curie du 10 au 22 mars 2026. Interview d'Agnès Hubert, directrice des Relations donateurs de l'Institut Curie.   Programmation musicale :  ► YUNGBLUD – Breakdown  ► Ginton & Minz - Dare You. 

Priorité santé
Santé mentale : quels sont les «besoins fondamentaux des adolescents» ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 48:29


Les professionnels de santé mentale alertent depuis maintenant plusieurs années sur l'augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les adolescents. Selon Santé Publique France en 2024, 14% des collégiens et 15% des lycéens présentaient un risque important de dépression. Comment les aider à traverser cette période de crise psychique ? Comment évaluer leurs besoins pour leur permettre d'y répondre ? Existe-t-il des spécificités en termes de risques et d'atteintes en fonction du genre ? De multiples études alertent, ces dernières années, sur la santé mentale des adolescents : sentiment de mal-être, hausse des passages à l'acte suicidaire et impossibilité des systèmes de santé de répondre aux demandes, en termes de prise en charge.   Face à l'anxiété  Un point de bascule a été observé, en particulier, au moment de la pandémie de Covid-19. Au-delà du contexte qui peut expliquer, en partie, cette dégradation de la santé psychique des jeunes – qu'il s'agisse d'un sentiment global d'insécurité associée à la crise climatique ou aux conflits, à une perte des repères ou à la brutalisation des discours – cette vulnérabilité des adolescents peut aussi s'analyser du point de vue de certaines de leurs attentes non apaisées, de rééquilibrages en cours, tant du côté des enfants, que de celui des parents.  Trouver d'autres repères  C'est l'objet du livre de la psychiatre, Dr Marion Robin, qui publie Les besoins fondamentaux des adolescents (éditions Odile Jacob).  3 besoins fondamentaux, la contenance, la filiation et l'individuation, permettent de comprendre et d'analyser la crise adolescente : quand le cadre est incertain et que les limites font défaut, quand le sentiment d'isolement et de solitude prédominent, quand le chemin vers l'autonomie est entravé. Des repères à réinitialiser et un défi d'autant plus difficile pour les jeunes, dans un monde où la société et la famille ne jouent plus pleinement leur rôle de soutien et peuvent générer une grande anxiété.  Rééquilibrage du groupe et autonomisation  Au-delà du constat et des difficultés, il s'agit d'identifier des pistes à mettre en place pour répondre aux aspirations des adolescents, comme aux particularités liées à cette période : plus tout à fait un enfant, pas encore complètement un adulte, avec ce que cela implique de curiosité, de déceptions, d'émotivité, d'expérimentation. Comprendre les besoins fondamentaux des adolescents, c'est donc répondre à une demande parfois inconsciente, et leur offrir des limites et des balises dont parents comme soignants n'ont pas forcément conscience.  Avec : Dr Marion Robin, cheffe de service adjointe du département de Psychiatrie de l'adolescent, à l'Institut mutualiste de Montsouris, à Paris et autrice du livre Les Besoins fondamentaux des adolescents chez Odile Jacob  Jeannette Barma, psychologue clinicienne au CHU Campus de Lomé, maîtresse de conférences (CAMES) de Psychologie clinique et psychopathologie à l'Université de Lomé au Togo.   Un reportage de Thalie Mpouho.  ► En fin d'émission, nous faisons un point sur la 22ème édition de la campagne « Une jonquille contre le cancer », menée par l'Institut Curie du 10 au 22 mars 2026. Interview d'Agnès Hubert, directrice des Relations donateurs de l'Institut Curie.   Programmation musicale :  ► YUNGBLUD – Breakdown  ► Ginton & Minz - Dare You. 

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
Ruminations, culpabilité libérez-vous de ce qui plombe avec le psy Yves-Alexandre Thalmann #669

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 59:40


Anne Ghesquière reçoit Yves-Alexandre Thalmann, psychologue et spécialiste des émotions. Pourquoi notre esprit revient-il sans cesse sur les mêmes pensées ? Les ruminations sont-elles forcément néfastes ? Et que faire sinon de nos culpabilités qui s'infiltrent en silence et nous enferment dans un dialogue intérieur sévère et stérile ? Yves-Alexandre Thalmann explore le sujet de la culpabilité, les 3 composantes de la rumination mentale, le rôle de notre mode « par défaut » et nous offre des techniques concrètes pour apaiser notre esprit. Son livre, Adieu la culpabilité ! est publié aux éditions Jouvence et son livre, Éloge des ruminations mentales, est paru aux chez Odile Jacob. Avez-vous tendance à vous excuser pour un rien ? Cet épisode est pour vous ! Épisode #669Quelques citations du podcast avec Yves-Alexandre Thalmann :"Penser, c'est pour agir. Toutes les pensées sont faites pour l'action.""Si on a tout le temps les yeux rivés sur un écran, notre cerveau ne peut plus faire ce travail d'épurage, d'élagage et d'entretien.""C'est ça le but du cerveau, s'adapter au mieux au présent et à l'avenir."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast /Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Yves-Alexandre Thalmann :00:00Introduction01:30L'invité04:50La mauvaise réputation des ruminations06:11Les types de ruminations07:31Des profils de ressasseurs08:35Ruminations et santé mentale11:07Les 3 composantes des ruminations mentales14:15Mode par défaut et compréhension du monde20:02Provoquer des ruminations constructives24:45Des outils pour stopper les ruminations26:54Vagabondage et créativité28:53D'où viennent les idées ?29:45Les idées "dans l'air" et les ruminations collectives32:03Nommer la rumination34:09Les bienfaits de l'endophasie38:21 L'effet Zeigarnik et l'illusion du multitasking40:07Que faire en cas de pensées anxieuses ?42:20Plan d'action et ajournement44:06Le bonheur est-il forcément dans le moment présent ?46:23Pensée positive et comparaisons descendantes47:14Les 4 étapes pour sortir de la culpabilité54:39Pseudo culpabilité et compassion58:17L'étape de l'acceptationAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.