L’invité de l’économie

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 Les décideurs du CAC 40, les grands patrons et les dirigeants d’entreprises ont la parole et répondent aux questions de Dimitri Pavlenko. 

Radio classique


    • Jun 22, 2026 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 9m AVG DURATION
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    Guerre au Moyen-Orient : les nouveaux défis géopolitiques et économiques avec Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes

    Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 8:53


    Stéphane Pedrazzi reçoit Patrice Geoffron, économiste, professeur des universités et spécialiste des questions énergétiques et climatiques. Ensemble, ils explorent les répercussions géopolitiques et économiques du conflit au Moyen-Orient, qui menace de perturber durablement l'approvisionnement pétrolier mondial.Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, éclaire d'abord les auditeurs sur les enjeux stratégiques autour du détroit d'Ormuz. Il explique comment la démonstration de force de l'Iran, capable de bloquer cette voie maritime cruciale, crée une menace permanente sur le marché pétrolier. Cette situation pousse les pays producteurs à envisager des solutions de contournement, comme le projet avancé des Émirats arabes unis.Mais au-delà des tensions géopolitiques, il analyse également l'impact économique de cette guerre sur la production et les stocks de pétrole. Bien que les dommages subis par certaines infrastructures pétrolières soient encore difficiles à évaluer avec précision, il estime que le retour à la normale prendra plusieurs mois. Cependant, la baisse de la demande mondiale, liée aux incertitudes économiques, pourrait paradoxalement faire baisser les prix.L'invité souligne aussi comment cette nouvelle crise accélère la transition énergétique, avec une électrification croissante des usages. Il considère que les efforts de décarbonation entrepris ces dernières années constituent une véritable 'police d'assurance' face à la volatilité des cours des hydrocarbures.Enfin, Patrice Geoffron revient sur les choix de la France, qui a renoncé cette année à mettre en place un bouclier tarifaire pour protéger les consommateurs de la hausse des prix. Selon lui, cela traduit une utilisation plus judicieuse des deniers publics, en évitant l'effet 'paracétamol' observé en 2022.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Microsoft, un acteur clé de la souveraineté numérique européenne, avec sa directrice générale en France Corine de Bilbao

    Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 8:01


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Corine de Bilbao, directrice générale de Microsoft France, pour aborder les enjeux de souveraineté numérique qui préoccupent l'Union Européenne. Alors que 80% des produits et services numériques utilisés en Europe proviennent de géants américains, la question de la dépendance technologique est au cœur des débats. L'invitée, à la tête de la filiale française du géant Microsoft, apporte un éclairage nuancé sur cette problématique. Bien que Microsoft soit une entreprise américaine, elle souligne que le groupe s'est profondément enraciné en France depuis plus de 40 ans, faisant travailler un écosystème de 10 500 partenaires et 80 000 personnes. Pour répondre aux préoccupations de souveraineté, Microsoft a notamment mis en place un cloud souverain en partenariat avec Capgemini et Orange.Elle revient également sur la place de la France dans la course à l'intelligence artificielle, un domaine où le pays se distingue avec une adoption massive par les entreprises et les salariés. Elle évoque les atouts de l'écosystème français en IA, avec des acteurs comme Mistral, tout en soulignant que Microsoft entend s'appuyer sur cet écosystème dynamique pour développer ses propres solutions.Au-delà des enjeux de souveraineté, Corine de Bilbao aborde la question de la cybersécurité, un sujet majeur alors que la France est le deuxième pays le plus touché par les fuites de données. Elle insiste sur l'importance pour les entreprises de disposer de plateformes sécurisées, un défi que Microsoft s'efforce de relever.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'intelligence artificielle au cœur de la souveraineté européenne avec Olivier Nollent, PDG de SAP France

    Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 8:26


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Nollent, PDG de SAP France. Ce dernier nous plonge au cœur des enjeux stratégiques de l'intelligence artificielle et de la souveraineté technologique européenne.Présent au salon VivaTech, l'invité partage son analyse avisée sur les deux thématiques phares de l'événement : l'essor de l'IA à grande échelle dans les entreprises et la nécessité pour l'Europe de développer sa propre souveraineté dans ce domaine. En tant que représentant d'un fleuron européen des logiciels de gestion, il nous éclaire sur la transformation profonde que connaît son secteur face à l'arrivée de l'IA.Loin de voir cette révolution technologique comme une menace, il y voit au contraire une opportunité pour SAP de renforcer son expertise et sa valeur ajoutée auprès de ses clients. Grâce à sa connaissance approfondie des processus métiers, le groupe est en mesure de développer des agents IA spécialisés et adaptés aux besoins spécifiques de chaque entreprise, offrant ainsi une alternative aux modèles de langage généralistes et coûteux.L'actualité brûlante de la suspension par Anthropique de l'accès à ses derniers modèles d'IA à la demande des États-Unis illustre de manière saisissante les enjeux de souveraineté qui se jouent autour de cette technologie. Olivier Nollent souligne avec force la nécessité pour l'Europe de se doter de ses propres champions dans ce domaine, à l'image des efforts menés par SAP en collaboration avec Mistral en France.Au-delà des investissements dans les infrastructures de calcul, le dirigeant insiste sur l'importance cruciale de développer des logiciels et des modèles d'IA souverains, seuls garants d'une véritable indépendance technologique. Dans cette optique, il appelle à une mobilisation accrue de la France et de l'Allemagne, deux piliers de la souveraineté européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les enjeux économiques de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 8:56


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour analyser les conséquences économiques de l'annonce d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.Alors que le conflit opposant ces deux pays durait depuis plus de trois mois, la perspective d'une désescalade a suscité de nombreuses réactions sur les marchés financiers. L'invité revient en détail sur l'impact de cette nouvelle sur les cours du pétrole, l'inflation et les décisions à venir des banques centrales.Les investisseurs semblent vouloir croire à cet accord, comme en témoigne la baisse des prix du baril de 17% depuis le début du mois de juin. Cette détente sur le front pétrolier devrait se répercuter rapidement à la pompe, avec une baisse estimée à 10 centimes dans les jours à venir. Un véritable gain de pouvoir d'achat pour les ménages français.Au-delà de cette embellie sur le front de l'énergie, il évoque également les perspectives de croissance mondiale. Selon lui, la fin du conflit permettrait d'écarter le scénario noir envisagé par l'OCDE, avec une hausse du PIB mondial de 3,1% en 2027 contre seulement 1,8% en cas de poursuite des hostilités.Mais l'accord de paix pourrait aussi avoir des répercussions sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Alors qu'une hausse des taux semblait acquise avant cette annonce, la probabilité d'un statu quo s'est renforcée, passant de 20% à 50-55%. Une nouvelle rassurante pour les marchés.Enfin, François Monnier revient sur l'importance grandissante de l'intelligence artificielle, qui s'impose désormais comme le sujet central des investisseurs. Avec l'émergence de nouveaux acteurs comme Anthropic ou OpenAI, l'acronyme MANGOS tend à supplanter le célèbre GAFAM. Un signe que le paysage technologique mondial est en pleine mutation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    H Company, un acteur de l'IA à la stratégie unique, avec son directeur général Gautier Cloix

    Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 8:19


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Gautier Cloix, directeur général de H Company, une entreprise française spécialisée dans l'intelligence artificielle. Ensemble, ils explorent la stratégie innovante de cette pépite tricolore qui a choisi de se positionner sur un créneau prometteur mais encore peu investi : l'utilisation de l'IA pour automatiser les tâches répétitives dans les environnements numériques.L'invité explique comment H Company a réussi à se démarquer de la concurrence américaine, ultra dominante sur les grands modèles de langage. Plutôt que de chercher à les concurrencer frontalement, l'entreprise a préféré se concentrer sur des applications concrètes de l'IA, capables d'effectuer des tâches spécifiques dans les entreprises. Cette approche a permis à l'entreprise de devenir leader mondial sur cette technologie, sans avoir à subir la rude concurrence des géants américains.Gautier Cloix revient également sur les défis auxquels font face les entreprises européennes d'intelligence artificielle. S'il souligne que le financement n'est pas un frein majeur, il pointe du doigt les difficultés liées à la réglementation européenne morcelée, qui complique considérablement l'expansion à l'échelle du continent. Mais surtout, il regrette le manque d'utilisation de l'IA par les entreprises et les administrations françaises, qui préfèrent souvent se tourner vers des solutions américaines.Il partage également son analyse sur la guerre économique qui se joue autour de l'IA, illustrée par la décision récente d'Anthropic de restreindre l'accès à ses modèles pour les pays étrangers. Une situation qui, selon lui, valide la stratégie de H Company de développer des solutions compactes et indépendantes des grands modèles.Malgré les défis, il reste optimiste sur la capacité de la France et de l'Europe à s'imposer dans le domaine de l'intelligence artificielle. Grâce à leurs talents et à leur capacité d'innovation, il est convaincu que les entreprises tricolores peuvent créer des champions mondiaux, à l'image de H Company qui vient d'intégrer le prestigieux indice Next 40 d'Euronext.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La nouvelle ère des drones militaires avec Hadrien Canter, directeur général d'Alta Ares

    Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 8:48


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Hadrien Canter, le directeur général d'Alta Ares, une entreprise spécialisée dans les systèmes de défense et les missiles intercepteurs. Alors que le salon Eurosatory, dédié aux équipements de défense, ouvre ses portes, il nous plonge au cœur des enjeux qui façonnent l'avenir des drones militaires en Europe.Tout d'abord, l'invité apporte des précisions sémantiques essentielles sur la différence entre drones et missiles intercepteurs. Il explique que le drone se distingue par son autonomie et sa capacité à être piloté, tandis que le missile est une munition à usage unique, guidée mais ne revenant pas en arrière. Cette distinction est primordiale pour comprendre les évolutions technologiques en cours dans ce secteur.Il souligne ensuite les progrès réalisés par l'Europe, notamment la France et l'Allemagne, pour rattraper le retard accumulé face aux États-Unis dans le domaine des drones. Il met en avant le rôle crucial joué par la guerre en Ukraine, qui a agi comme un révélateur des lacunes capacitaires, poussant les acteurs européens à accélérer leur développement de systèmes toujours plus performants.Un des défis majeurs consiste à concilier la sophistication des équipements militaires traditionnels avec la nécessité de produire en masse et à moindre coût, à l'image de l'industrie automobile. Hadrien Canter explique ainsi comment Alta Ares s'allie avec des constructeurs automobiles pour réduire les coûts et augmenter les volumes de production, un modèle qu'il qualifie d'"hybridité".L'intelligence artificielle occupe une place centrale dans les innovations apportées par Alta Ares. Il détaille comment cette technologie permet de réduire la charge cognitive des opérateurs, en assurant notamment la continuité de la mission en cas de brouillage des communications. Cependant, il insiste sur le fait que l'humain reste au cœur du processus décisionnel, validant toujours les choix de l'IA avant toute action létale.Enfin, l'invité aborde la question de l'avenir des avions de chasse en Europe, alors que les États-Unis annoncent une réduction substantielle de leurs capacités déployées sur le continent. Il y voit une opportunité pour les industriels européens de prendre leur place dans un écosystème en pleine mutation, où les drones autonomes joueront un rôle croissant aux côtés des appareils pilotés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Janet Yellen : "les menaces sur la Fed m'inquiètent" réagit l'ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine

    Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 8:36


    Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine et secrétaire au Trésor sous l'administration Biden, présente à Paris pour participer au World Investment Forum organisé par Amundi.Alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement inquiétant en raison de la guerre en Ukraine, Janet Yellen évalue les risques de récession et les défis posés par la flambée des prix du pétrole, qui alimentent une inflation élevée, notamment aux États-Unis. Elle s'interroge sur la réponse de la Réserve fédérale, tiraillée entre la nécessité de relever les taux d'intérêt pour juguler l'inflation et les pressions politiques pour maintenir une politique monétaire accommodante.L'ancienne présidente de la Fed exprime également ses préoccupations quant à l'indépendance de la banque centrale américaine, face aux tentatives d'ingérence de l'administration Trump. Elle souligne toutefois le soutien parlementaire et populaire à cette indépendance, gage de la crédibilité de la politique monétaire.Au-delà des États-Unis, Janet Yellen aborde les défis posés par la montée en puissance de la Chine et ses ambitions commerciales. Elle plaide pour une approche coordonnée entre l'Europe et les États-Unis afin de faire pression sur Pékin pour qu'il modifie sa politique macroéconomique, jugée néfaste pour les pays développés.Enfin, Janet Yellen partage son point de vue sur les risques de bulle spéculative sur les valeurs technologiques, tout en soulignant les progrès potentiels de l'intelligence artificielle pour la productivité. Un épisode riche en analyses et en perspectives sur les grands enjeux économiques contemporains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Quand les banques centrales naviguent à vue dans un monde en pleine mutation avec Vincent Mortier, directeur général adjoint d'Amundi

    Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 8:49


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Vincent Mortier, directeur général adjoint d'Amundi, le premier gestionnaire d'actifs européen. Alors que la Banque centrale européenne s'apprête à annoncer sa première hausse de taux depuis près de trois ans, il livre son analyse lucide sur les défis auxquels sont confrontées les banques centrales dans un contexte économique et géopolitique en pleine mutation.Alors que l'inflation galopante pousse la BCE à resserrer sa politique monétaire, l'invité met en garde contre les risques de récession que pourrait engendrer ce durcissement. Selon lui, la BCE serait en quelque sorte « prisonnière de sa propre doctrine », condamnée à remonter les taux à court terme avant de devoir les baisser à nouveau face à la dégradation de la conjoncture européenne. Au-delà de la politique monétaire, il décrypte les signaux inquiétants envoyés par les marchés obligataires, avec des rendements qui atteignent des niveaux plus vus depuis la crise de 2008. Un « rappel à l'ordre » adressé aux gouvernements, selon lui, pour faire preuve d'orthodoxie budgétaire face à l'envolée de l'endettement public.Mais l'entretien aborde également les défis géopolitiques auxquels sont confrontés les acteurs économiques, dans un monde marqué par la rivalité entre grandes puissances et la remise en cause des institutions internationales. C'est le thème choisi pour la 17e édition du World Investment Forum organisé par Amundi, que Vincent Mortier présente avec passion.Enfin, il revient sur les interrogations autour de la valorisation des marchés actions, toujours élevée malgré la dégradation de la conjoncture. Une forme d'optimisme qui pourrait cacher des bulles spéculatives, notamment sur les valeurs technologiques américaines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Défense européenne : KNDS, un fleuron franco-allemand au service de la souveraineté avec Nicolas Groult, DG de KNDS France

    Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 9:30


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nicolas Groult, DG du groupe de défense KNDS. Ensemble, ils explorent les enjeux de la défense européenne et les défis auxquels fait face cette entreprise franco-allemande, véritable fleuron de l'industrie militaire.Alors que le projet d'avion de combat européen semble compromis, l'invité partage son point de vue sur cette situation délicate. Loin de se laisser abattre, il met plutôt l'accent sur les réussites de KNDS, qui a su tisser des liens étroits entre la France et l'Allemagne pour servir une ambition européenne commune.Au cœur de cette conversation, la notion de souveraineté prend une place centrale. Il explique comment KNDS, avec ses 11 000 collaborateurs répartis dans 8 pays européens, œuvre pour renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe dans le domaine de la défense. Il évoque notamment le rôle crucial joué par le canon César, utilisé avec succès en Ukraine, ainsi que les innovations en matière de drones et de lutte anti-drone, des technologies clés pour le futur du combat terrestre.L'épisode met également en lumière l'importance du tissu industriel et des PME dans la réussite de KNDS. Avec plus de 2 000 fournisseurs, dont 1 300 PME, l'entreprise s'appuie sur un écosystème dynamique et diversifié, capable de répondre aux défis de la montée en cadence de la production.Enfin, Nicolas Groult aborde la question du recrutement, un enjeu crucial pour KNDS qui doit attirer de nouveaux talents, aussi bien des ingénieurs que des techniciens, pour relever les défis technologiques de demain. Il souligne l'importance de valoriser les métiers de la défense auprès des jeunes, afin de les convaincre de participer à cet effort de souveraineté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Comment les entreprises peuvent-elles se protéger face à la menace des cyberattaques ? Avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:43


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence. Ensemble, ils explorent les enjeux cruciaux de la cybersécurité pour les entreprises françaises.L'invitée partage son expertise unique, forgée lors de ses années au sein des services de renseignement. Elle alerte sur la recrudescence des cyberattaques, qui touchent désormais près de 1 000 entreprises par jour en France. Ces attaques peuvent avoir des conséquences désastreuses, allant jusqu'à la faillite pour certaines PME. La menace est d'autant plus grave que le contexte géopolitique mondial crée une instabilité propice à l'émergence de ces cybermenaces hybrides et insaisissables. Les attaquants ciblent les vulnérabilités des entreprises, cherchant à dérober des informations sensibles, du savoir-faire ou de l'argent.Maï-Linh Camus partage le témoignage poignant d'un de ses clients, victime d'une attaque l'ayant coûté 700 000 euros, sans qu'il ne puisse en identifier l'origine. Cette histoire illustre la difficulté croissante à remonter la piste des cyberattaques, qui se sont considérablement professionnalisées.Malgré ces défis, elle insiste sur l'importance pour les entreprises de développer une véritable culture du renseignement et de l'anticipation du risque. Elle souligne que l'État doit aussi montrer l'exemple, après les récentes attaques ayant touché des institutions publiques comme la NTS ou le ministère de l'Intérieur.L'essor du télétravail et la digitalisation accélérée des entreprises rendent également ces dernières plus vulnérables. Elle met en garde contre le maillon faible que représente l'être humain, appelant à une sensibilisation accrue des collaborateurs.Enfin, elle évoque les défis à venir, comme l'arrivée de l'intelligence artificielle et de l'ordinateur quantique, qui pourraient révolutionner les attaques comme les moyens de défense. Mais elle invite à garder son calme face à ces avancées technologiques, préférant une approche pragmatique et mesurée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Réindustrialisation : la France retrouve sa puissance manufacturière, explique Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO

    Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 8:58


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO, pour explorer les enjeux de la réindustrialisation française. Alors que les perspectives de croissance sont revues à la baisse en raison du conflit en Iran, elle nous éclaire sur les deux scénarios possibles : un choc contenu ou un risque de récession. Malgré les incertitudes géopolitiques, les marchés financiers semblent plutôt optimistes, anticipant un scénario positif. Cependant, l'invitée souligne le décalage entre cette perception et la situation économique réelle, notamment autour du détroit d'Ormuz. Elle explique comment les prévisions de croissance ont été sous-estimées, notamment dans le secteur manufacturier, démontrant que la réindustrialisation n'est pas un coût mais bien un moteur de croissance.Loin d'être un simple retour en arrière, la réindustrialisation française se fait désormais avec l'intelligence artificielle et la robotique, générant des gains de productivité plutôt que des emplois de masse. Anne-Sophie Alsif met en garde contre les erreurs du passé, soulignant l'importance de ne pas reproduire la seule spécialisation dans les services au détriment de l'industrie.Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne se trouve face à un dilemme : relever les taux pour juguler l'inflation tout en évitant de freiner l'activité économique. Elle nuance cette analyse, expliquant que la hausse des taux devrait rester modérée, la Banque Centrale pouvant réajuster sa politique en fonction de l'évolution du conflit.Enfin, elle aborde la question de la souveraineté économique, devenue primordiale face aux enjeux géopolitiques. Elle souligne que la compétition entre les États-Unis et la Chine dépasse le seul aspect économique, chacun cherchant à assurer sa domination dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle. Un changement de paradigme qui s'impose également à l'Europe, appelée à repenser sa stratégie économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'Europe à la conquête de sa souveraineté, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 8:59


    Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur de la bataille pour la souveraineté européenne, une course qui allie l'urgence du sprint et l'endurance du marathon.Tout d'abord, ils reviennent sur les récentes annonces qui ont marqué cette course, à commencer par le sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, un record. Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, c'est toute la fragilité de l'Europe qui est mise en lumière, notamment dans des secteurs stratégiques comme la santé et la défense. François Monnier souligne ainsi que 80% des molécules de base essentielles pour la fabrication de médicaments sont produites hors d'Europe, rendant le continent vulnérable face à des crises sanitaires. De même, dans le domaine de la défense, la dépendance aux technologies et aux groupes américains est préoccupante, malgré le statut de la France en tant que l'un des principaux exportateurs d'armes.Mais ce n'est pas tout. Le retard européen est également criant dans des secteurs clés comme les semi-conducteurs, où l'Europe peine à rattraper son retard face aux États-Unis et à l'Asie. Pourtant, un domaine où l'Europe brille, c'est celui de l'électrification, avec des champions français comme Schneider Electric, Nexans ou encore Engie.Tout au long de l'entretien, François Monnier partage son expertise et son analyse, offrant aux auditeurs une plongée passionnante dans les enjeux de la souveraineté européenne. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les défis et les opportunités qui se dessinent pour le Vieux Continent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Détroit d'Ormuz : « le trafic n'est pas bloqué, mais il est très faible » indique le président de Kayrros, leader mondial de l'IA géospatiale

    Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 8:42


    Aujourd'hui dans "Les Voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Antoine Rostand, le président de Kayrros, une entreprise pionnière dans l'utilisation de l'imagerie satellite pour le renseignement économique et militaire. Depuis une dizaine d'années, Kayrros développe des technologies de pointe qui permettent de suivre en temps réel l'activité dans des zones stratégiques comme le détroit d'Ormuz ou le Golfe Persique. Grâce à l'analyse de données satellites, l'entreprise est capable de mesurer avec précision le trafic maritime, de détecter les navires fantômes qui ont éteint leur transpondeur, ou encore de quantifier les dommages causés par les frappes militaires en Ukraine.Antoine Rostand explique comment ces informations sont devenues essentielles pour les traders de matières premières, les assureurs et les décideurs politiques, qui s'appuient sur les analyses de Kayrros pour prendre des décisions éclairées. Mais la technologie de l'entreprise a aussi de nombreuses applications dans le domaine de la transition énergétique et de l'adaptation au changement climatique, notamment pour le suivi des feux de forêt ou des émissions de méthane.L'invité revient également sur l'évolution du modèle économique de Kayrros, qui a dû s'adapter aux changements de priorités politiques, avec un intérêt croissant pour les applications militaires et de renseignement souverain, qui représentent désormais près de la moitié de son chiffre d'affaires. Cette diversification a notamment conduit à des opérations de rachat stratégique, avec la reprise de la branche militaire par Safran.Enfin, il nous donne un aperçu passionnant des prochaines innovations de Kayrros, qui compte tirer parti des progrès de l'intelligence artificielle pour automatiser toujours davantage l'analyse des images satellites et ouvrir de nouveaux champs d'application. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La DGFIP, le gendarme fiscal à votre service avec sa directrice générale Amélie Verdier

    Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 10:46


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Amélie Verdier, la directrice générale de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). Loin de l'image austère du fisc, elle dévoile une administration en pleine transformation, soucieuse d'accompagner les contribuables et de leur offrir un service de qualité.Alors que la date limite approche pour la déclaration des revenus, l'invitée explique les enjeux et les nouveautés de cette campagne annuelle. Elle met l'accent sur le « droit à l'erreur », un dispositif récent qui témoigne de la volonté de la DGFIP de faire confiance aux contribuables et de les guider plutôt que de les sanctionner. Elle aborde également la question délicate de la fraude fiscale, soulignant que l'objectif de l'administration n'est pas de « matraquer » les citoyens, mais bien d'assurer l'égalité devant l'impôt.Un autre sujet majeur de l'entretien est la mise en place de la facturation électronique, qui révolutionne les pratiques des entreprises. Amélie Verdier détaille les enjeux de cette réforme, qui vise à lutter contre la fraude à la TVA tout en offrant aux entreprises une plus grande transparence et sécurité dans leurs transactions. Elle rassure également sur la protection des données et la souveraineté européenne des systèmes mis en place.Au-delà de ces aspects techniques, l'interview permet de découvrir une personnalité engagée, soucieuse de l'image et de la qualité de service de l'administration fiscale. Elle se présente comme une interlocutrice à l'écoute des citoyens et des entreprises, prête à recueillir leurs suggestions d'amélioration. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Ponant Exploration Group, le spécialiste de l'exploration haut de gamme avec son président Benoît-Etienne Domenget

    Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 8:32


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Benoît-Etienne Domenget, le président du groupe Ponant Exploration. Spécialisé dans les croisières d'exception, l'entreprise se positionne comme un acteur majeur du voyage de luxe et d'exploration.L'invité revient tout d'abord sur la situation actuelle du secteur des croisières, marquée par un contexte géopolitique et sanitaire complexe. Malgré ces défis, le carnet de commandes de Ponant Exploration est au beau fixe pour les saisons à venir. Cependant, les voyageurs expriment un besoin accru de flexibilité, que la compagnie a su prendre en compte avec sa politique dite de "sérénité".Au-delà des enjeux conjoncturels, l'invité revient sur les fondamentaux de Ponant Exploration, axés sur l'exploration et la découverte. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le confort des navires, Ponant met l'accent sur la qualité des destinations proposées, dans une logique d'exploration et de dépaysement total. La prochaine circumnavigation de l'Antarctique en 62 jours, une première mondiale, illustre parfaitement cette volonté d'emmener les voyageurs dans des contrées encore peu connues.Mais Ponant Exploration ne fait pas l'impasse sur les enjeux environnementaux. Benoît-Etienne Domenget, détaille les nombreuses initiatives mises en place pour réduire l'empreinte carbone de la compagnie, à travers le choix de carburants plus propres, la réduction de la vitesse des navires ou encore le développement d'énergies alternatives. Une démarche qui semble résonner auprès des clients, soucieux de l'impact de leurs voyages.Enfin, le président de Ponant Exploration revient sur la clarification stratégique menée ces derniers mois, visant à affirmer l'identité unique de la compagnie, tournée exclusivement vers l'exploration et la découverte. Un positionnement qui permet à l'entreprise de se démarquer dans un secteur en pleine effervescence, avec l'arrivée de nouveaux acteurs issus d'autres horizons.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Comment Paris-Saclay est devenu un outils de puissance pour la France avec Martin Guespereau, directeur général de l'EPA

    Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 7:44


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Martin Guespereau, le directeur général de l'établissement public d'aménagement (EPA) du plateau de Paris-Saclay, pour évoquer l'écosystème d'innovation dynamique qui se développe sur ce territoire. Au cœur de la semaine Choose France, l'EPA organise un événement réunissant 120 acteurs scientifiques, technologiques et économiques du plateau de Saclay. L'objectif est de mettre en relation ces différents acteurs, notamment des start-up innovantes, avec des investisseurs potentiels lors de rendez-vous d'affaires. L'invité explique que ce type d'événement permet de créer des synergies et d'accélérer l'émergence de nouvelles pépites technologiques, en complément de l'effet machine à café.Le plateau de Saclay concentre en effet un écosystème d'innovation unique en France, avec la présence de grandes écoles d'ingénieurs, d'organismes de recherche publics comme l'INRIA et le CNRS, ainsi que de nombreuses start-up de pointe. Cet ensemble forme un véritable pôle d'excellence, reconnu mondialement notamment dans des domaines comme les mathématiques, la physique ou l'intelligence artificielle. Malgré ce dynamisme, Martin Guespereau pointe les défis à relever, notamment pour permettre à ces jeunes pousses innovantes de passer à l'échelle industrielle et de se hisser au niveau des licornes américaines. Les investissements massifs réalisés par les pouvoirs publics, à travers des programmes comme France 2030 ou les initiatives européennes, visent à combler ce retard et à faire émerger de nouveaux champions français, notamment dans des technologies de rupture comme l'informatique quantique.Au fil de l'entretien, l'invité dresse un portrait optimiste de l'innovation française, soulignant la capacité de la France à se positionner sur des secteurs d'avenir et à rivaliser avec les géants mondiaux. Un épisode passionnant qui met en lumière la dynamique d'un écosystème d'innovation en pleine effervescence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Quand la peur de rater une opportunité pousse les investisseurs à la folie avec François Monnier, le directeur du magazine Investir.

    Play Episode Listen Later May 29, 2026 8:59


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils décryptent les paradoxes des marchés financiers qui tiennent bon malgré les tensions géopolitiques, et explorent les ressorts psychologiques qui poussent les investisseurs à se ruer sur certains secteurs.L'invité explique d'abord ce phénomène de "FOMO" (Fear Of Missing Out) qui semble dominer les comportements des investisseurs, qu'ils soient particuliers ou professionnels. Plutôt que de se fonder sur une analyse rationnelle de la valorisation des actifs, de nombreux acteurs du marché sont aujourd'hui mus par la crainte de passer à côté d'une opportunité de gain. Cette dynamique les pousse à acheter sans réfléchir, uniquement parce que les cours montent, sans se soucier des fondamentaux.Le directeur d'Investir illustre ce mécanisme à travers plusieurs exemples historiques, comme la bulle internet des années 2000 ou la fièvre spéculative autour des cryptomonnaies. Dans ces épisodes, l'euphorie collective a conduit à des niveaux de valorisation complètement déconnectés des réalités économiques, avant que n'intervienne un brutal retour à la raison.Aujourd'hui, ce phénomène de FOMO semble à l'œuvre dans le secteur de l'intelligence artificielle, où l'on observe une véritable course aux investissements. François Monnier met toutefois en garde contre les risques de bulle, notamment autour des futures introductions en bourse de pépites de l'IA, dont les valorisations atteignent des niveaux stratosphériques.Au-delà de ces excès spéculatifs, l'invité souligne que la Bourse reste un marché d'anticipation, où les investisseurs cherchent légitimement à détecter les tendances porteuses. Mais il faut savoir garder la tête froide et ne pas oublier les fondamentaux, sous peine de se retrouver face à de douloureuses désillusions.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hausse du prix du poulet : « On veut redonner du revenu aux éleveurs », justifie le président du groupe LDC Philippe Gélin

    Play Episode Listen Later May 28, 2026 8:53


    Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, Charles Bonnaire reçoit Philippe Gélin, le président du directoire du groupe LDC, propriétaire de marques emblématiques comme Marie ou Maître Coq. Ensemble, ils explorent les rouages de ce fleuron de l'agroalimentaire français, qui a su tirer son épingle du jeu face à une conjoncture économique difficile.D'emblée, Philippe Gélin souligne les bons résultats du groupe, avec un chiffre d'affaires en hausse de 15% et un résultat brut d'exploitation en progression. Il explique que cette performance est le fruit de la forte demande pour la viande de volaille, devenue la préférée des consommateurs français. Le marché de l'œuf connaît également une belle dynamique, permettant à LDC de diversifier ses activités avec succès.Mais au-delà des chiffres, l'invité révèle une stratégie ambitieuse visant à accompagner les éleveurs et à investir massivement pour accroître la production. Ainsi, 150 millions d'euros seront injectés d'ici 2026 afin de revaloriser le travail des agriculteurs et de financer de nouveaux poulaillers. Un effort indispensable pour répondre à la demande croissante et limiter les importations.Bien que confronté à l'inflation, notamment sur les coûts de l'énergie, le groupe LDC fait le choix de ne pas répercuter immédiatement ces surcoûts sur les prix de vente. Une décision stratégique pour préserver la relation avec ses clients et soutenir le pouvoir d'achat des consommateurs.L'entretien aborde également la question des tailles de poulaillers, un sujet sensible dans le débat public. Philippe Gélin se montre rassurant, affirmant que le modèle familial et de taille humaine sera préservé, au détriment des méga-structures. Il insiste sur l'importance de l'acceptabilité sociale de l'élevage, un enjeu majeur pour l'avenir du secteur.Cet épisode des Voix de l'économie offre un éclairage passionnant sur les défis et les ambitions d'un acteur majeur de l'agroalimentaire français, confronté à une conjoncture économique complexe mais déterminé à relever les défis de la transition écologique et de la souveraineté alimentaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La Société Générale en pleine transformation : après 11 ans à sa tête, le bilan de son président Lorenzo Bini Smaghi

    Play Episode Listen Later May 27, 2026 9:25


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Lorenzo Bini Smaghi, le président de la Société Générale, qui s'apprête à quitter ses fonctions après 11 années à la tête du groupe. L'invité dresse un bilan mitigé mais positif de cette décennie riche en changements pour la banque. Il revient sur la revalorisation de l'action Société Générale ces dernières années, fruit des efforts entrepris, et estime que le groupe est désormais en mesure de jouer un rôle de protagoniste dans la consolidation du secteur bancaire européen. L'économiste évoque également les défis auxquels font face les banques traditionnelles face à l'essor des néobanques et des banques en ligne, un modèle qu'il juge très rentable et prometteur pour l'avenir. Lorenzo Bini Smaghi ne cache pas son inquiétude face à l'écart de performance entre les banques européennes et américaines, qu'il attribue notamment à des différences de réglementation. Il plaide ainsi pour une simplification et un ajustement du cadre réglementaire européen, afin de permettre aux établissements bancaires de redevenir plus rentables et de mieux soutenir l'économie réelle.L'ancien président de la Société Générale s'exprime également sur les défis géopolitiques actuels, comme la guerre en Ukraine, et leur impact potentiel sur l'économie et les marchés financiers. Il met en garde contre une dissociation entre l'économie réelle et l'économie financière, qui pourrait se traduire par une récession à moyen terme.Enfin, il commente la décision du gouvernement français de faire appel à des économistes indépendants pour préparer le budget 2027, une initiative qu'il juge positive mais qui nécessitera un engagement politique fort pour être véritablement efficace.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Électrification, gaz et rénovation : les défis énergétiques de la France avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE

    Play Episode Listen Later May 26, 2026 9:16


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE et président du conseil d'administration de l'Opéra de Paris. Ensemble, ils abordent les enjeux cruciaux de la transition énergétique française.Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification des usages, l'invité nuance cette ambition. S'il reconnaît les progrès réalisés, notamment dans les transports et l'industrie, il souligne les limites du tout-électrique, en particulier pour faire face aux pics de consommation hivernaux. Le gaz naturel reste en effet une énergie indispensable pour répondre à ces besoins ponctuels. Le dirigeant revient également sur la situation des réserves de gaz pour l'hiver prochain, dans un contexte géopolitique tendu. Malgré les incertitudes liées à la guerre en Ukraine et aux tensions avec l'Iran, il se veut rassurant sur la capacité d'ENGIE à approvisionner ses clients. Cependant, il insiste sur la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement pour éviter une dépendance excessive.Au-delà des questions énergétiques, il évoque également les chantiers de rénovation de l'Opéra Garnier et de l'Opéra Bastille, dont il préside le conseil d'administration. Bien que complexes, il se dit confiant dans la capacité de l'institution à tenir les délais malgré les défis techniques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rachat de Relais Colis : un coup de maître pour la livraison du dernier kilomètre avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France

    Play Episode Listen Later May 25, 2026 7:38


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France, qui vient de reprendre le réseau des 7500 points relais Relais Colis. Cette opération stratégique permettra à GLS de s'imposer comme un acteur majeur de la livraison du dernier kilomètre en France.L'invité revient tout d'abord sur l'histoire de Relais Colis, une marque française emblématique qui a révolutionné le concept de livraison en points relais il y a près de 40 ans. Malgré sa notoriété auprès du grand public, l'entreprise traversait des difficultés et a dû être placée en redressement judiciaire. C'est dans ce contexte que GLS, l'un des principaux acteurs européens de la livraison, a décidé de reprendre les rênes de ce réseau stratégique.Au-delà du rachat de la marque, l'enjeu pour GLS est de devenir propriétaire de ce maillage de 7500 points relais répartis sur tout le territoire français. Une acquisition décisive, alors que les livraisons hors domicile représentent déjà 40% à 45% du marché français et devraient atteindre 50% d'ici 2030 à l'échelle européenne. Grâce à cette intégration verticale, GLS pourra désormais maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur, de la collecte à la livraison, et ainsi proposer une expérience client plus fluide et réactive.Youssef Tagemouati souligne également les défis de la satisfaction client dans un secteur très concurrentiel, où la qualité de service est un enjeu majeur. Avec cette reprise, GLS pourra s'appuyer sur les outils d'expérience client développés par la start-up TousFactors, récemment acquise par le groupe. Une façon de renforcer la visibilité et la réactivité face aux attentes des consommateurs, tout en améliorant la gestion des retours.Enfin, l'épisode aborde la question cruciale de la transition écologique dans le secteur de la livraison. GLS s'est fixé pour objectif d'électrifier 25% de sa flotte de livreurs dès cette année, en accompagnant ses partenaires sous-traitants dans cette démarche. Un engagement fort pour réduire l'empreinte carbone d'une activité fortement consommatrice en énergie.Cet entretien offre un éclairage unique sur les enjeux stratégiques, opérationnels et environnementaux qui façonnent l'avenir de la livraison du dernier kilomètre en France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'introduction en bourse très attendue de SpaceX avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later May 22, 2026 8:28


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Il lève le voile sur les coulisses de l'introduction en bourse très attendue de SpaceX, la société d'Elon Musk. Au programme, une croissance fulgurante portée par trois piliers majeurs - le spatial, la connectivité par satellite et l'intelligence artificielle - mais aussi des investissements colossaux qui plongent l'entreprise dans les chiffres rouges. Avec des revenus projetés à près de 19 milliards de dollars en 2025 et une valorisation estimée à 2000 milliards, SpaceX s'apprête à réaliser l'une des plus grandes introductions en bourse de l'histoire. Mais derrière ces chiffres stratosphériques se cachent également des risques importants, notamment liés à la gouvernance ultra-concentrée entre les mains d'Elon Musk et aux défis technologiques à relever, comme le développement de la fusée Starship.L'invité décrypte les enjeux de cette opération hors-norme, qui s'inscrit dans un mouvement plus large d'introductions en bourse très attendues dans le secteur des technologies de pointe, avec les cas d'OpenAI et d'Anthropique. Il explique comment ces levées de fonds massives vont permettre à SpaceX de poursuivre ses investissements dans l'intelligence artificielle, le déploiement de Starlink et le développement de la conquête spatiale, tout en remboursant une partie de sa dette.Au-delà des chiffres, l'épisode plonge l'auditeur dans l'ambition démesurée d'Elon Musk, qui a lié sa rémunération à des objectifs aussi fous que l'installation d'une ville d'un million d'habitants sur Mars ou la construction de data centers en orbite. Un pari fou qui fascine autant qu'il inquiète les investisseurs, appelés à devenir de simples passagers dans cette aventure spatiale hors-norme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Attractivité de la France : le défi de l'investissement étranger avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting

    Play Episode Listen Later May 21, 2026 7:28


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting, pour discuter de l'attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers. Malgré une première place européenne en termes d'investissements directs étrangers pour la septième année consécutive, la France fait face à un recul significatif de 17% entre 2024 et 2025. L'invité analyse les raisons de cette baisse, qui s'explique notamment par la conjoncture économique européenne difficile et l'exposition de la France à certains secteurs industriels fragilisés.Bien que le nombre de projets d'investissement reste élevé, avec 852 enregistrés l'an dernier, soit 300 de plus qu'en Allemagne, les entreprises étrangères semblent adopter une certaine prudence face à l'échéance politique de 2027. Il souligne leur besoin de visibilité sur les orientations économiques à moyen terme.Un autre point marquant de cet entretien est le recul des investissements américains en France, conséquence des politiques économiques successives des administrations Trump et Biden. À l'inverse, la Chine gagne en importance, représentant désormais 25% des investissements internationaux en Europe, contre 10% il y a deux ans seulement. Cette évolution géopolitique amène les autorités françaises à se montrer plus vigilantes sur l'origine et la nature des projets d'investissement étrangers.Malgré ces défis, la France conserve des atouts majeurs, notamment son leadership européen dans le domaine de l'intelligence artificielle, avec 53 projets d'investissement dans ce secteur l'an dernier. Marc Lhermitte souligne la qualité de l'écosystème français en IA, tirant parti de la recherche de haut niveau et de dispositifs de soutien comme le crédit d'impôt recherche.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Retraites, fiscalité et économie du vieillissement : comment naviguer dans un monde sans repères ? Avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence

    Play Episode Listen Later May 20, 2026 8:57


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", David Abiker reçoit Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence. Ensemble, ils plongent au cœur des défis économiques et sociaux posés par le vieillissement de la population, un enjeu majeur pour les années à venir.L'invité partage son expertise et ses réflexions sur les solutions envisagées pour financer la dépendance et l'autonomie des personnes âgées, notamment la proposition de la Fédération Hospitalière de France de puiser dans les droits de succession. Il explique les enjeux de cette réflexion et la nécessité de trouver un équilibre entre les générations.Au-delà de la question du financement, l'invité évoque les transformations profondes que connaît notre société, avec l'émergence de l'intelligence artificielle et les bouleversements technologiques. Il souligne l'importance de s'adapter à ces changements et de miser sur la jeunesse pour relever ces défis.Les 26e rencontres économiques d'Aix-en-Provence, qui se tiendront du 2 au 4 juillet, seront l'occasion d'approfondir ces réflexions. Il dévoile les temps forts de cette édition, marquée par la participation de personnalités de premier plan comme Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, ou encore Thomas Pesquet, spationaute. Mais il insiste sur le fait que ces rencontres ne seront pas une tribune pour les partis politiques, l'objectif étant de rester dans une approche économique et prospective.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Kérosène, inflation et guerre des prix : l'été à haut risque pour le transport aérien avec Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la FNAM

    Play Episode Listen Later May 19, 2026 7:33


    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers, pour évoquer les défis auxquels fait face le secteur du transport aérien cet été.Alors que les prix du kérosène ont plus que doublé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'invité rassure sur la disponibilité du carburant pour la saison estivale. Grâce à des mesures prises par le gouvernement français et l'Union européenne, les compagnies aériennes pourront diversifier leurs approvisionnements et auront accès à des stocks stratégiques en cas de pénurie. Cependant, cette flambée des coûts pèse lourdement sur les marges des transporteurs, qui peinent à répercuter l'intégralité de la hausse sur les prix des billets.Le dirigeant de Corsair explique en effet que son entreprise, comme la plupart de ses concurrentes, a fait le choix de ne pas trop augmenter les tarifs pour ne pas risquer d'affecter la dynamique de la demande, cruciale pour la saison estivale. Mais cette stratégie prudente contraste avec les initiatives plus agressives de certaines compagnies low-cost, comme EasyJet, qui annoncent ne pas répercuter la hausse du kérosène sur une partie de leur réseau. Pascal de Izaguirre met en garde contre ces guerres des prix qui pourraient fragiliser davantage un secteur déjà sous forte pression.Il revient également sur les quelques annulations de vols observées ces derniers mois, qui restent cependant marginales. Il assure que les compagnies remboursent et relogent systématiquement les passagers concernés, même si la Commission européenne a dû rappeler que seule une pénurie de kérosène, et non la simple hausse des prix, constitue une circonstance exceptionnelle dispensant les transporteurs d'indemniser les voyageurs.Malgré ces défis, Pascal de Izaguirre se montre confiant pour la saison estivale, tablant sur une forte demande des Français pour leurs vacances, même s'il anticipe des reports de trafic vers des destinations plus abordables, comme l'Hexagone ou les DOM-TOM. Un été à haut risque, où les compagnies aériennes devront faire preuve de beaucoup de prudence et d'agilité pour traverser cette période cruciale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hantavirus, Ebola : des défis à relever pour protéger la santé mondiale avec Philippe Pouletty, chercheur en biotechnologies et investisseur

    Play Episode Listen Later May 18, 2026 9:10


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit le docteur Philippe Pouletty, investisseur et chercheur en biologie moléculaire, qui partage son expertise sur les enjeux cruciaux auxquels le monde fait face en matière de santé publique. Alors que l'Organisation mondiale de la santé se réunit pour discuter des épidémies d'Ebola et d'hantavirus, le docteur alerte sur la nécessité de se préparer à une « biodéfense stratégique » face à la recrudescence des pandémies virales. Avec une vision à la fois pragmatique et visionnaire, il souligne que ces crises sanitaires seront de plus en plus fréquentes, à l'instar des catastrophes naturelles. Revenant sur les leçons tirées de la pandémie de Covid-19, Philippe Pouletty pointe du doigt les lacunes de l'industrie pharmaceutique traditionnelle, incapable de réagir avec la célérité requise. C'est finalement grâce à l'innovation portée par les biotechs, comme Moderna aux États-Unis ou BioNTech en Allemagne, que la planète a pu être protégée. Mais ce constat soulève une autre problématique : le manque de financement dont souffrent ces pépites de la biotech en Europe. Malgré des succès comme Abivax, valorisée à 10 milliards de dollars, l'invité i déplore le « plafond de verre » qui freine l'émergence de champions européens face à la domination américaine et asiatique.Au-delà des vaccins, il met en lumière une alternative prometteuse : les anticorps monoclonaux développés par sa propre entreprise, SpikImm, en collaboration avec l'Institut Pasteur. Grâce à l'intelligence artificielle, ces molécules de haute affinité pourraient offrir une protection rapide et durable en cas de nouvelle pandémie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    SpaceX, la plus grande introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers

    Play Episode Listen Later May 15, 2026 8:26


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter la prochaine introduction en bourse de SpaceX, la société d'Elon Musk.Fondée en 2002 avec l'ambition de réduire drastiquement les coûts de lancement dans l'espace, SpaceX est devenue en quelques années un véritable mastodonte dans le domaine de l'aérospatial. Grâce à ses fusées Falcon réutilisables, la société a divisé par 20 le coût de mise en orbite de satellites, devenant ainsi un acteur incontournable pour les clients privés et publics, dont la NASA.Mais SpaceX ne s'arrête pas là. Avec son projet Starship, sorte de Falcon puissance 1000, la société vise la conquête de la Lune et de Mars, proposant même d'installer des infrastructures permanentes. Et ce n'est pas tout : Starlink, le réseau de satellites de télécommunications d'Elon Musk, compte déjà plus de 10 millions d'abonnés, générant des bénéfices importants pour le groupe.Alors que SpaceX s'apprête à déposer son dossier d'introduction en bourse la semaine prochaine, François Monnier analyse les enjeux de cette opération hors norme. Avec une valorisation estimée entre 1 700 et 2 000 milliards de dollars, soit plus du double du précédent record établi par Aramco, SpaceX s'apprête à réaliser la plus grosse introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers.Cependant, la gouvernance de l'entreprise, dominée par Elon Musk qui contrôle 84% des droits de vote, soulève des interrogations. Les futurs actionnaires seront-ils de simples passagers dans cette aventure spatiale ? Malgré ces points de vigilance, les experts estiment que l'afflux d'investisseurs attirés par l'entrée de SpaceX dans les grands indices boursiers pourrait entraîner un véritable rallye boursier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Déclaration d'impôts 2026 : un casse-tête fiscal pour les contribuables avec Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards

    Play Episode Listen Later May 14, 2026 9:17


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards, pour décrypter les changements majeurs dans la déclaration d'impôts 2026. Alors que la version papier de la déclaration a complètement disparu, les contribuables et les professionnels ont dû s'adapter dans l'urgence à de nombreuses évolutions fiscales. L'invité revient en détail sur les bouleversements les plus impactants, à commencer par la lourde fiscalité qui frappe désormais les locations meublées touristiques non classées. Avec un abattement forfaitaire divisé par deux et un plafond des recettes annuelles réduit de moitié, ces locations vont subir une augmentation mécanique de leur imposition. Autre mauvaise surprise, la hausse rétroactive de la flat tax sur les revenus du patrimoine, qui passe de 30% à 31,4%. Cette mesure frappe durement ceux qui ont cédé leurs titres en 2025 dans l'espoir d'échapper à une imposition plus lourde. Mais ce durcissement fiscal ne s'arrête pas là. La contribution différentielle pour les très hauts revenus devient obligatoire, avec un taux effectif qui peut désormais atteindre 38,6%. Et la réforme des "management packages" va également alourdir la facture fiscale des dirigeants et cadres supérieurs.Heureusement, quelques mesures plus favorables viennent tempérer ce sombre tableau, comme la majoration de la réduction d'impôt pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté. Jérôme Barré détaille également l'essor du "fisc numérique", qui accroît la transparence et la lutte contre la fraude.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Réinventer le leadership à la française avec Henri Giscard d'Estaing, ex-président du Club Med et président de l'école du leadership de Paris

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 9:05


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Henri Giscard d'Estaing, ancien président du Club Med, qui a décidé de lancer une école du leadership à Paris. Alors que le leadership a été largement façonné par les modèles américains, il souhaite apporter une vision française et européenne à cette notion essentielle pour relever les défis de notre époque.L'invité explique en quoi le leadership se distingue du management traditionnel. Selon lui, il s'agit avant tout d'une méthode et d'un savoir-être qui permettent d'embarquer les équipes dans un projet de transformation, en donnant du sens et en s'adaptant aux aspirations des nouvelles générations. Un point central de son approche est le diagnostic partagé, qui doit précéder tout changement pour que celui-ci soit accepté et porté par l'ensemble des collaborateurs. Charles Bazet insiste également sur l'importance du feedback et de la dimension collective du leadership, à l'opposé d'un modèle trop individualiste.Alors que les jeunes générations peuvent parfois être réticentes à devenir managers, Henri Giscard d'Estaing est convaincu que le leadership peut redonner du sens et de l'engagement, à condition de savoir valoriser la progression et la rémunération de chacun. L'école qu'il a fondée vise ainsi à définir les contours d'un leadership à la française, en s'appuyant sur une approche académique menée en partenariat avec l'ESCP, mais aussi en recueillant le témoignage de dirigeants confrontés à des défis majeurs, comme Jean-Dominique Senard, le président de Renault.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'IPFC, une solution pour protéger les créateurs face à l'intelligence artificielle avec son co-créateur Thomas Cohen

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 9:02


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Thomas Cohen, co-créateur de l'IPFC, une nouvelle solution visant à protéger les artistes, créateurs et personnalités publiques face à l'essor de l'intelligence artificielle.L'invité dresse un constat alarmant : le monde de la création est actuellement dans un « chaos total », avec près de 40 millions de contenus générés chaque jour par l'IA, sans aucun cadre légal ni modèle économique pour rémunérer les créateurs. Face à cette situation, l'IPFC se présente comme une réponse pragmatique et simple, permettant de protéger les droits de propriété intellectuelle au moment même de la création du contenu par l'IA.L'enjeu est de taille : selon les estimations, 90% des contenus seront générés en tout ou partie par l'IA d'ici 2026. Thomas Cohen explique que l'IPFC vise à devenir un « pont » entre les créateurs et les outils d'IA, permettant une régulation du marché et une rémunération équitable des artistes. Déjà, une centaine de créateurs ont rejoint l'initiative, conscients de l'urgence de la situation.L'un des points clés de l'IPFC réside dans la protection du nom du créateur au moment du « prompt » adressé à l'IA. Cela permet de définir un cadre légal clair pour l'utilisation de la propriété intellectuelle, laissant le choix au créateur de monétiser ou d'interdire l'usage de son travail. Thomas Cohen révèle même que l'IPFC est en discussion avec l'une des trois plus grandes entreprises d'IA au monde pour mettre en place ce nouveau modèle.Au-delà des aspects juridiques, Thomas Cohen livre une vision ambitieuse, où créateurs et outils d'IA pourront tirer parti d'un cadre régulé, au bénéfice de tous.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Retraites : mensonges et vérités sur un système en crise avec Bertrand Martinot, économiste et expert associé à l'Institut Montaigne

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 9:00


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie, Charles Bonnaire reçoit Bertrand Martinot, économiste expert associé à l'Institut Montaigne et spécialiste des questions de retraites et d'emploi. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai cotisé, j'y ai droit !", il déconstruit les idées reçues sur le système de retraite français et explorent les réformes nécessaires pour en assurer la pérennité.L'invité commence par analyser la phrase emblématique "J'ai cotisé, j'y ai droit", qui résume bien le malentendu autour du fonctionnement des retraites. Il explique que si cette affirmation est en partie vraie, elle comporte aussi une part de fausseté, car les cotisations ne servent pas à financer sa propre retraite mais celle des générations précédentes. De plus, le rendement des retraites diminue d'une génération à l'autre, rendant ce lien de plus en plus ténu.Le débat se poursuit sur les réformes successives des retraites, jugées trop timides et urgentes par l'invité. Celui-ci regrette que ces changements n'aient pas été étalés sur le long terme et n'aient pas réglé le problème en profondeur. La suppression de l'âge pivot, une idée régulièrement évoquée, est également écartée comme une fausse solution qui ne ferait qu'aggraver les difficultés.Bertrand Martinot insiste sur la nécessité de repousser l'âge légal de départ à la retraite, tout en permettant des départs anticipés pour certaines catégories de travailleurs pénibles. Il souligne aussi l'importance d'augmenter le volume global de travail et d'améliorer la qualité des emplois, afin de dégager les ressources nécessaires au financement des retraites.Enfin, l'expert met en garde contre les conséquences désastreuses d'un statu quo, qui conduirait à une forme de "RSA vieux" pour les retraités les plus modestes, tandis que les plus aisés pourraient compter sur leur épargne. Il insiste sur l'urgence d'agir pour préserver un système de retraites par répartition digne de ce nom.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Guerre au Moyen-Orient : la danse complexe des marchés financiers face à la crise avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 9:32


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter les réactions des marchés financiers face à la crise géopolitique au Moyen-Orient. Alors que le détroit d'Ormuz reste fermé, les cours du pétrole connaissent des variations importantes d'un jour à l'autre, malgré une situation qui n'a pas fondamentalement changé. L'invité explique que les marchés sont avant tout un outil d'anticipation, réagissant aux moindres signaux de paix ou de conflit dans la région. Ainsi, l'annonce d'un possible accord de paix a provoqué une forte hausse des indices boursiers, notamment aux États-Unis où les valeurs technologiques tirent leur épingle du jeu. Mais cette euphorie boursière cache des réalités plus contrastées. Si les compagnies pétrolières comme TotalEnergies profitent de la flambée des prix, d'autres secteurs comme l'aéronautique, l'automobile ou la construction souffrent de cette crise. François Monnier analyse finement ces dynamiques sectorielles, soulignant que les krachs boursiers sont plus souvent liés à des crises financières qu'à des conflits géopolitiques.Il partage également ses prévisions sur l'évolution du prix du baril de pétrole. Selon lui, une détente est à prévoir dans les mois à venir, avec un retour à des niveaux inférieurs à 70 dollars, grâce à une offre abondante et une baisse de la demande poussée par l'électrification des économies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'énergie, le nouvel enjeu central de l'élection présidentielle de 2027 avec Pierre-Marie Perrin, directeur des Affaires Publiques du groupe Hellio

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 10:46


    Dans cet épisode captivant des Voix de l'Économie, Charles Bonnaire reçoit Pierre-Marie Perrin, directeur des Affaires Publiques du groupe Hellio. Ensemble, ils analysent les résultats d'un sondage exclusif réalisé par l'IFOP, qui révèle que l'énergie est devenue l'un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle.L'invité partage des chiffres révélateurs : 89% des Français considèrent que la question énergétique sera centrale dans la campagne de 2027, et plus d'un Français sur deux déclare qu'il ne voterait pas pour un candidat proposant de bannir le nucléaire en France. Ce revirement de l'opinion publique s'explique notamment par les récents conflits internationaux, qui ont mis en lumière l'importance de la souveraineté énergétique.Mais l'enjeu n'est plus seulement environnemental, il est aussi économique. La transition écologique doit désormais répondre à un objectif de pouvoir d'achat, avec 27% des Français contraints de renoncer à leurs vacances et 8% de plus devant faire des choix sur leurs dépenses de santé. Pierre-Marie Perrin souligne la nécessité de trouver un équilibre entre ces deux priorités, en favorisant des solutions concrètes et pragmatiques.L'épisode explore également le regain d'intérêt pour le nucléaire, considéré comme la source d'énergie la plus intéressante par 42% des sondés, soit 10 points de plus en un an. Les Français y voient une solution locale, décarbonée et abordable, qui répond à leur préoccupation de souveraineté énergétique. Cependant, les énergies renouvelables restent essentielles et doivent être développées en complément du nucléaire.Enfin, ils abordent la question de la rénovation énergétique des bâtiments, un sujet crucial pour atteindre les objectifs de transition écologique. Pierre-Marie Perrin souligne les défis à relever, comme la nécessité de restaurer la confiance des Français dans les dispositifs d'aide et de lutter contre la fraude.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Axens, pionnier de la transition énergétique en Europe avec son PDG Quentin Debuisschert

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 9:03


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire nous plonge dans les coulisses d'Axens, un acteur majeur de la transition énergétique en Europe. L'invité du jour, Quentin Debuisschert, PDG de cette entreprise, évoque les défis et les opportunités de ce secteur en pleine mutation.Axens, anciennement spécialisé dans le raffinage pétrolier, a amorcé un virage stratégique vers les technologies vertes. L'ouverture prochaine de leur usine de production de cathodes pour batteries électriques à Saint-Saulve, près de Valenciennes, en est l'illustration parfaite. Le CEO d'Axens explique les enjeux de cette nouvelle activité, qui vise à renforcer la souveraineté européenne dans un domaine où la Chine domine actuellement.Au-delà de la production de ces composants essentiels pour les batteries du futur, l'entreprise s'engage également dans le recyclage des batteries usagées. Un maillon clé pour boucler la boucle de l'économie circulaire des véhicules électriques. Quentin Debuisschert nous dévoile les innovations technologiques qui permettront de récupérer 100% des métaux contenus dans ces batteries, évitant ainsi les importations.L'électrification de l'économie est en marche, et Axens en est l'un des acteurs de premier plan. Bien que les ambitions européennes en matière de réduction des émissions de CO2 soient ambitieuses, L'invité souligne la nécessité d'une transition progressive, avec des objectifs clairs et un soutien public indispensable pour mener à bien ces projets industriels stratégiques.Enfin, le PDG d'Axens ne cache pas que son entreprise reste également active dans le secteur pétrolier, consciente que les carburants issus de la biomasse et le recyclage des plastiques auront aussi un rôle à jouer dans la diversification du mix énergétique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Business France face aux défis géopolitiques : un rôle central pour accompagner les entreprises françaises avec son directeur général Louis Margueritte

    Play Episode Listen Later May 4, 2026 9:21


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Louis Margueritte, le directeur général de Business France, pour faire le point sur les répercussions de la guerre en Iran sur les entreprises françaises. Alors que sa prise de poste à la tête de Business France coïncide avec le début du conflit au Moyen-Orient, Louis Margueritte explique comment son équipe a dû faire face à de nombreux défis sécuritaires et opérationnels pour assurer la protection de leurs collaborateurs expatriés et le maintien des activités économiques. Malgré un certain attentisme initial, les fondamentaux des relations économiques franco-arabes restent solides, comme en témoigne le maintien d'événements phares tels que Vision Golfe aux Émirats Arabes Unis.Au-delà de cette crise géopolitique, l'invité évoque également les stratégies des entreprises françaises face aux mesures protectionnistes américaines. S'il reconnaît que certains secteurs comme le cognac ou la viticulture ont été durement touchés, il souligne que de nombreuses entreprises ont réussi à répercuter les droits de douane dans leurs prix, préservant ainsi leurs parts de marché aux États-Unis, un marché qu'il qualifie de "profond et liquide".Interrogé sur l'attractivité de la France, il met en avant des atouts majeurs comme la stabilité fiscale et le coût compétitif de l'énergie, notamment grâce au programme nucléaire en cours de développement. Il aborde également les enjeux budgétaires auxquels son organisation fait face, tout en soulignant la nécessité de préserver cet outil d'influence et de puissance économique pour la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'ouverture des boulangeries et fleuristes le 1er mai : une victoire en demi-teinte ? Avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 7:54


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française. Au cœur des discussions, le projet de loi controversé permettant aux boulangeries et fleuristes d'ouvrir et de faire travailler leurs salariés le 1er mai, une décision qui soulève de nombreuses questions.L'invité partage son point de vue sur cette mesure, évoquant à la fois la satisfaction de voir son secteur bénéficier d'un assouplissement, mais aussi les réserves exprimées par le gouvernement, notamment par le ministre Gérald Darmanin. Il explique les enjeux et les défis auxquels font face les boulangeries, tout en soulignant la frustration d'autres commerces, comme les boucheries, qui ne sont pas inclus dans cette exemption.L'invité aborde également la position idéologique de certains acteurs politiques qui s'opposent à l'ouverture des commerces le 1er mai, malgré le volontariat des salariés et la double rémunération. Il souligne l'importance de trouver un équilibre entre les traditions et les réalités économiques, dans un contexte où la population a besoin d'être nourrie, même les jours fériés.Un autre sujet majeur de cet épisode est l'impact de la flambée des prix du pétrole sur le secteur de la boulangerie. Dominique Anract exprime ses inquiétudes face à cette situation, notamment pour les boulangers utilisant encore des fours à gaz ou au fuel, et évoque les pistes de solutions envisagées, comme l'électrification des équipements avec l'aide du gouvernement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hausse des défaillances d'entreprises : une situation critique, mais nuancée par Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 8:56


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares. Ensemble, ils dressent un portrait nuancé de la situation économique actuelle, marquée par une hausse record des défaillances d'entreprises, mais aussi par quelques signes encourageants.Tout d'abord, Thierry Millon revient sur les chiffres alarmants communiqués par le cabinet Altares : 71 000 procédures de défaillances sur les 12 derniers mois, soit une augmentation de 6,4% au premier trimestre. Cependant, il relativise ces données, rappelant que la situation était déjà très tendue l'année dernière. Selon lui, il ne faut pas systématiquement prédire le pire, et il faut savoir prendre du recul pour analyser la situation de manière plus nuancée.Un élément positif qu'il souligne est la baisse du pourcentage de défaillances aboutissant à une liquidation judiciaire. En effet, la hausse des ouvertures de redressement judiciaire traduit le fait que les entreprises en difficulté s'adressent au tribunal suffisamment tôt pour bénéficier d'une période d'observation, permettant ainsi de préserver leur activité et leurs emplois, du moins dans un premier temps. Reste à s'assurer que ces redressements aboutissent à des plans de remboursement de la dette viables.L'invité évoque ensuite les défis liés à la détection précoce des entreprises en difficulté, soulignant que les signaux faibles sont plus difficiles à repérer pour les petites structures, qui représentent les trois quarts des entreprises défaillantes. Il souligne l'importance de se préparer à l'éventualité d'une difficulté plutôt que d'attendre que la situation se dégrade.La question du soutien aux entreprises en difficulté est également abordée. Bien que le Prêt garanti par l'État (PGE) ait été critiqué, il reconnaît qu'il a permis de maintenir de nombreuses entreprises et emplois pendant la crise sanitaire. Cependant, il met en garde contre le risque de prolonger artificiellement la vie d'entreprises qui, en temps normal, n'auraient pas survécu.Thierry Millon évoque également l'impact de la crise ukrainienne sur les investissements des entreprises, qui ont été gelés dans de nombreux secteurs, notamment dans l'informatique et les services aux entreprises. Ces investissements reportés risquent d'avoir des répercussions sur la croissance future.Enfin, il s'intéresse à l'impact de la crise sur la consommation des ménages, qui sont contraints d'effectuer des arbitrages, notamment en réduisant leurs dépenses dans la restauration ou en privilégiant les produits d'entrée de gamme dans l'alimentaire. Il souligne que les prévisions d'inflation de la Banque de France semblent sous-estimer l'ampleur de la hausse des prix, qui pourrait atteindre 4 à 5% selon certaines études.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Quand les inégalités persistent en France, l'alerte de l'INSEE avec son directeur des études Cédric Audenis

    Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 8:26


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Guillaume Paul s'entretient avec Cédric Audenis, le directeur des synthèses économiques de l'INSEE. Celui-ci vient de publier un rapport alarmant sur la persistance des inégalités en France, malgré un système de redistribution efficace mais coûteux.L'invité explique comment l'INSEE a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour le premier semestre 2026, en raison notamment de l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie. Bien que la croissance subsiste, elle se tasse, ce qui remet en question l'atteinte de l'objectif d'un acquis de croissance de 0,9% à l'été 2026.Au-delà de ces prévisions conjoncturelles, l'essentiel de l'entretien se concentre sur le rapport de l'INSEE concernant les inégalités en France. Cédric Audenis souligne que ce rapport vise à éclairer le débat public, en montrant que la redistribution bénéficie à une majorité de Français, mais qu'elle n'est pas encore équilibrée. En effet, le ratio de revenus entre les 10% les plus aisés et les 10% les plus modestes est encore très élevé, supérieur à 20 avant redistribution, et n'est ramené qu'à 3,7 après prise en compte des prestations sociales et des services publics.Il insiste sur le fait que ce système de redistribution, bien qu'efficace pour réduire les inégalités, est coûteux pour les finances publiques. Il laisse entendre que ce déséquilibre devra être comblé pour assurer la pérennité de notre modèle social, ce qui promet des débats animés dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Crédit immobilier : quelles perspectives dans un contexte économique tendu ? Entretien avec Pierre de Buhren, directeur général du Groupe Empruntis

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 8:21


    Dans cet épisode, Guillaume Paul reçoit Pierre de Buhren, le directeur général du courtier en crédit immobilier Empruntis, pour faire le point sur la situation du marché du crédit immobilier en France. Alors que les taux d'emprunt avaient déjà commencé à remonter avant la guerre en Ukraine, on assiste désormais à une accélération de cette hausse, avec des taux moyens à 20 ans qui avoisinent les 3,40% contre 3,25% fin février. Pierre de Buren explique que cette évolution est en partie liée à la progression des taux de la dette française (OAT), mais que le mécanisme du taux d'usure, fixé par la Banque de France, joue un rôle de frein pour limiter cette augmentation.Il revient sur les conséquences de cette situation pour les ménages, notamment les plus âgés, qui peuvent se voir refuser des dossiers de crédit du fait du plafonnement du taux d'usure. Il souligne cependant que les courtiers comme Empruntis s'efforcent de trouver des solutions pour leurs clients, même si cela demande parfois plus d'efforts qu'auparavant.Malgré ce contexte tendu, l'invité estime que les taux restent à des niveaux encore relativement confortables et qu'il est donc préférable pour les ménages de ne pas attendre pour se lancer dans un projet immobilier. Il met en avant le rôle essentiel du logement, au-delà de la seule dimension financière, et encourage les auditeurs à saisir l'opportunité actuelle avant une éventuelle nouvelle hausse des taux.Le directeur général d'Empruntis aborde également la question du taux d'usure, qu'il juge trop rigide dans son mode de calcul trimestriel. Il plaide pour une mensualisation de ce taux, afin de permettre une meilleure réactivité face aux évolutions rapides du marché.Enfin, Pierre de Buhren souligne la résilience et l'engagement des banques françaises, qui maintiennent leur appétit pour le crédit immobilier malgré la conjoncture difficile. Un message rassurant pour les candidats à l'acquisition, qui peuvent compter sur un soutien du secteur bancaire dans leurs projets.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Reprise à la hausse de la bourse en temps de guerre au Moyen-Orient avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 8:56


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les paradoxes apparents qui animent les marchés boursiers, alors même que la situation géopolitique mondiale semble s'enliser au Moyen-Orient.Malgré les craintes et les angoisses suscitées par le conflit, l'invité met en lumière les raisons qui expliquent la bonne tenue des indices boursiers, en particulier le CAC 40 et Wall Street. Il révèle que la clé réside dans les révisions à la hausse des bénéfices de certaines entreprises, notamment dans les secteurs de l'énergie, du gaz et du pétrole. Ces secteurs ont vu leurs perspectives de croissance bénéficiaire revues à la hausse de manière significative, jusqu'à 35% en seulement deux mois.Cependant, le directeur d'Investir nuance ce tableau en soulignant que cette dynamique positive pourrait être gommée par la baisse des résultats dans d'autres secteurs durement touchés par la crise, comme l'aérien. Il met également en garde contre les signaux de ralentissement économique qui commencent à poindre, avec des révisions à la baisse des prévisions de croissance en Allemagne et en France.Au-delà des chiffres, l'invité partage l'incertitude qui plane chez les dirigeants d'entreprises, comme en témoignent les déclarations de Vinci et de LVMH. Cette incertitude quant à l'évolution de la situation géopolitique pèse sur le moral des chefs d'entreprise, malgré des publications trimestrielles plutôt positives dans certains secteurs.Enfin, François Monnier met l'accent sur l'importance cruciale du dividende pour les investisseurs de long terme, un élément trop souvent négligé mais qui représente généralement les deux tiers de la performance d'un portefeuille. Un sujet qu'il développe dans le prochain numéro d'Investir, à découvrir dès demain dans les kiosques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La diminution du temps de travail chez les Français avec Anne de Guigné, journaliste au Figaro et autrice du livre "Les Français veulent-ils encore travailler ?"

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 8:54


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit la journaliste Anne de Guigné, autrice du livre "Les Français veulent-ils encore travailler ?". Elle partage son analyse éclairée sur les raisons pour lesquelles les Français travaillent de moins en moins.La journaliste met en lumière les paradoxes et les défis qui façonnent le rapport des Français au travail. Elle souligne notamment l'influence de la culture catholique et marxiste sur la perception du travail en France, qui oscille souvent entre épanouissement et aliénation. Cette vision très symbolique du travail contraste avec la réalité d'un monde en pleine mutation, marqué par la révolution numérique et l'intelligence artificielle.Anne de Guigné aborde aussi la responsabilité de la gauche politique dans la diminution du temps de travail en France. Selon elle, la gauche a longtemps fait de la réduction du temps de travail un horizon quasi unique du progrès social, sans toujours en mesurer les conséquences économiques. Cette politique a contribué à une désaffection des Français pour le travail, d'autant plus que le financement de la protection sociale repose en grande partie sur les prélèvements liés à l'activité professionnelle.L'invitée souligne également la rupture générationnelle qui s'opère, avec des jeunes de plus en plus réfractaires au lien de subordination au travail. Cette aspiration à plus d'autonomie se heurte souvent à la réalité des entreprises françaises, encore perçues comme plus hiérarchiques que leurs homologues anglo-saxonnes.Malgré ce constat, Anne de Guigné reste optimiste quant à l'avenir, voyant dans la révolution de l'intelligence artificielle une opportunité pour la France de repenser en profondeur son rapport au travail et de s'adapter aux attentes des nouvelles générations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les investissements directs étrangers en France avec Jérôme Souied, associé gérant au cabinet de conseil Kearney

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 8:58


    Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérôme Souied, associé gérant au cabinet de conseil Kearney, à propos des dernières tendances en matière d'investissements directs étrangers en France.Malgré un contexte géopolitique et économique incertain, la France parvient à maintenir sa position dans le classement des pays les plus attractifs aux yeux des investisseurs internationaux. L'invité présente les résultats de la 18e édition du baromètre Kearney sur les investissements directs étrangers, une enquête réalisée auprès de 500 des plus grandes entreprises mondiales. Il explique que 88% de ces entreprises envisagent d'accroître leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années, signe que la France reste une destination de choix. Cependant, l'analyste nuance ce constat en soulignant que certaines zones géographiques comme les États-Unis ou l'Allemagne voient leur attractivité se fragiliser, notamment à cause des incertitudes politiques et économiques.L'entretien aborde également la question de la souveraineté économique, un enjeu de plus en plus prégnant pour les États. Jérôme Souied estime qu'il faut trouver un équilibre entre l'accueil des investissements étrangers, garants de dynamisme économique, et le renforcement de la souveraineté, notamment dans des secteurs stratégiques comme les data centers. Il souligne les efforts du gouvernement français pour mieux encadrer les investissements directs étrangers tout en maintenant l'attractivité du pays.Au-delà des chiffres et des classements, cet épisode offre un éclairage sur les enjeux complexes auxquels sont confrontés les décideurs économiques, tiraillés entre l'impératif d'attirer les capitaux étrangers et la nécessité de préserver la souveraineté nationale. Une discussion riche et nuancée qui donne à réfléchir sur l'avenir de l'économie française dans un monde en pleine mutation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La transition énergétique, un défi urgent et ambitieux pour la France avec Jérémie Almosni, délégué général de France renouvelables

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 8:38


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérémie Almosni, le délégué général de France renouvelables. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux de la transition énergétique française, un défi de taille qui s'impose comme une priorité nationale.Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification du pays, notamment dans les transports et le logement, l'invité souligne l'urgence de cette situation. La crise énergétique de 2022 a déjà coûté cher aux Français, rappelant notre dépendance aux énergies fossiles. Pour y remédier, l'électrification s'impose comme une solution incontournable, avec le nucléaire comme colonne vertébrale.Cependant, Jérémie Almosni met en garde contre la tentation de miser uniquement sur le nucléaire, soulignant la nécessité de développer toutes les sources d'énergies renouvelables, du photovoltaïque à l'éolien offshore. Il explique que ces filières disposent déjà d'un solide tissu industriel en France, prêt à relever le défi. Mais pour y parvenir, il faudra des dispositifs réglementaires et financiers stables et attractifs.Les ambitions gouvernementales en matière d'électrification du parc automobile et de déploiement des pompes à chaleur pour le chauffage des logements sont également abordées. Bien que des progrès aient été accomplis, il estime qu'il faudra aller beaucoup plus loin, notamment en matière d'aides financières, pour permettre une transition écologique à grande échelle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'URSSAF, un partenaire de confiance pour les entreprises en difficulté avec son directeur général Damien Lentile

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 8:49


    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi accueille Damien Lentile, le directeur général de l'URSSAF. Alors que les défaillances d'entreprises ont augmenté de 6,4% au premier trimestre, il nous éclaire sur la situation économique actuelle et le rôle essentiel joué par l'URSSAF pour soutenir les entreprises en difficulté.Malgré un contexte économique incertain, marqué par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, l'invité nous rassure sur la résilience de l'économie. Les indicateurs de l'URSSAF, comme les taux d'impayés et les délais de paiement, ne montrent pas de hausse significative. Cependant, l'URSSAF reste vigilante et prête à intervenir pour aider les entreprises en difficulté.L'un des points forts de cet épisode est la mise en lumière du rôle de l'URSSAF, qui va bien au-delà de la simple collecte des cotisations sociales. Damien Lentile insiste sur l'importance d'être à l'écoute des entreprises et de leur apporter un soutien concret, que ce soit par l'octroi de délais de paiement, l'adaptation des cotisations ou la mise en relation avec d'autres partenaires. Il encourage les chefs d'entreprise à ne pas hésiter à contacter l'URSSAF en cas de difficulté, en dépassant l'image parfois intimidante de l'organisme.La lutte contre la fraude est également au cœur de cet entretien. Bien que les fraudes ne représentent que 1,5% des cotisations, l'URSSAF s'attache à les détecter de manière toujours plus efficace, grâce à des méthodes de ciblage statistiques et, peut-être bientôt, à l'intelligence artificielle. L'invité souligne l'importance de cette lutte pour préserver une concurrence loyale entre les entreprises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'intelligence artificielle, un nouvel actionnaire influent dans les assemblées générales avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 7:28


    Aujourd'ui dans "Les voix de l'Économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent le phénomène de l'émergence de l'intelligence artificielle comme nouvel actionnaire influent dans les assemblées générales d'entreprise.Alors que les assemblées générales sont traditionnellement le théâtre de joutes entre dirigeants et actionnaires, un nouvel acteur s'est invité à la table : l'IA. Comme le révèle l'étude de la filiale de Publicis Kelsincy, dans près de la moitié des grandes batailles de procuration, les systèmes d'intelligence artificielle tels que Gemini, Claude, ChatGPT ou Perplexity ont voté en faveur des actionnaires activistes, au détriment des dirigeants. L'invité explique comment ces IA se renseignent pour prendre leurs décisions de vote : un tiers de leurs informations provient des communiqués de presse, un autre tiers des médias spécialisés, 20% des sites web des entreprises et 10% des régulateurs. Mais contrairement aux attentes, elles délaissent les présentations et dossiers fournis par les différents acteurs.Cette influence grandissante de l'IA dans les assemblées générales n'est qu'un aspect de la révolution en cours. Comme le souligne François Monnier, l'IA est devenue un véritable assistant opérationnel, capable d'analyser des données, de créer des documents et même de révéler des failles de sécurité, au grand dam des banquiers. Avec des acteurs comme Anthropic qui réalisent des performances économiques époustouflantes, l'IA est bel et bien en passe de bouleverser durablement le paysage économique.Cet épisode captivant vous plongera au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle, de son rôle dans la gouvernance des entreprises et de son impact grandissant sur l'économie dans son ensemble. Ne manquez pas cette passionnante discussion avec François Meunier, une figure incontournable du monde de la finance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    S'engager pour le tourisme rural avec Clément Eulry, directeur général d'Airbnb France

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 7:42


    Aujourd'hui dans " Les voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi accueille Clément Eulry, directeur général d'Airbnb France. Leur conversation explore les défis et les opportunités qui se profilent pour le secteur touristique français face à la hausse de l'inflation.Alors que les prix de l'énergie et des transports grimpent, Clément Eulry partage son analyse perspicace sur la façon dont les Français pourraient adapter leurs habitudes de voyage. Il évoque notamment la tendance grandissante vers des destinations plus rurales et locales, où les visiteurs peuvent profiter d'activités de plein air et de l'hébergement plus abordable offert par les locations Airbnb. Il révèle que 70% des réservations Airbnb par les Français se font en France, une proportion qui a même augmenté pendant la période d'inflation. Il explique que le potentiel des zones rurales est sous-exploité et que l'entreprise souhaite s'engager pour doubler l'impact économique positif du tourisme dans ces territoires.Il aborde également la relation parfois tendue entre Airbnb et certaines grandes villes, comme Paris, qui cherchent à encadrer davantage la location de meublés touristiques. Il souligne cependant que trois quarts des biens loués sur Airbnb à Paris sont des résidences principales, et que la plateforme souhaite travailler en étroite collaboration avec les maires pour trouver un équilibre.Certains chiffres sont aussi révélés par l'invité. En effet, Airbnb a collecté et reversé 210 millions d'euros de taxes de séjour aux communes en 2025, dont 70 millions dans les zones rurales. Clément Eulry partage également son point de vue critique sur l'interdiction des locations touristiques à New York, qui n'a pas eu l'effet escompté sur le marché du logement.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux du tourisme français face à l'inflation, et sur la manière dont Airbnb entend s'impliquer pour soutenir le développement du tourisme rural, au bénéfice de tous.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'épargne des Français : « il faut être transparent et ne pas faire de fausses promesses » plaide Pascal Pouyet, DG du Crédit Coopératif

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 7:52


    Pascal Pouyet, le directeur général du Crédit Coopératif, nous plonge au cœur des enjeux liés à l'épargne des Français. Alors que le gouvernement souhaite mobiliser cette épargne pour financer des projets stratégiques, tels que le nucléaire ou la défense, ilnous éclaire sur les défis et les inquiétudes de ses clients.Tout au long de l'entretien, Pascal Pouyet démontre son engagement envers la transparence et la proximité avec les sociétaires du Crédit Coopératif. Il explique comment l'argent déposé par les clients est utilisé pour soutenir l'économie sociale et solidaire, les entreprises locales et les associations culturelles, favorisant ainsi le « vivre ensemble ». Cette approche contraste avec les demandes de financement émanant de secteurs comme le nucléaire ou la défense, qui soulèvent des interrogations légitimes chez les épargnants.Pascal Pouyet aborde également les enjeux liés à l'inflation et à la hausse potentielle des taux d'intérêt, soulignant l'importance de rester à l'écoute des besoins des particuliers et des entreprises les plus touchées. Il évoque la nécessité de trouver un équilibre entre les différentes priorités, comme le logement social, l'environnement et le handicap, tout en s'adaptant aux nouvelles urgences économiques.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les défis auxquels sont confrontées les banques coopératives, qui doivent concilier les attentes de leurs clients avec les impératifs de souveraineté économique. Pascal Pouyet démontre sa volonté de mener une réflexion approfondie avec les sociétaires avant de prendre toute décision concernant le financement de secteurs sensibles comme le nucléaire ou la défense. Une conversation riche et nuancée, qui illustre la complexité des enjeux liés à l'épargne des Français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les enjeux de demain pour le secteur de l'assurance avec Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 7:30


    Aujourd'hui, dans les "Voix de l'Économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Jean-Philippe Dogneton, le directeur général de la Macif, filiale du groupe AEMA. Ensemble, ils explorent les défis auxquels le secteur de l'assurance est confronté face à l'augmentation des catastrophes naturelles et les réponses innovantes que la Macif met en place.Tout d'abord, l'invité dresse un constat alarmant de la situation : en 2025, les sinistres liés aux catastrophes naturelles ont atteint près de 5,5 milliards d'euros pour l'ensemble des assureurs, soit le double de ce qui était observé il y a dix ans. Et les projections pour 2050 sont encore plus inquiétantes, avec un triplement de ces coûts. Des événements extrêmes comme la grêle à Paris, qui a causé 50 millions d'euros de dommages à la Macif, illustrent la réalité à laquelle le secteur de l'assurance doit faire face.Face à cette situation, il explique que l'indemnisation n'est qu'un volet de la réponse. La prévention, l'anticipation et l'adaptation sont essentielles. La Macif s'engage ainsi dans des actions concrètes, comme la prise en charge du reste à charge des familles contre la bronchiolite et la grippe, afin de réduire la pression sur le système de santé.Au-delà des catastrophes naturelles, l'épisode aborde également la question de l'épargne des Français, qui atteint des niveaux records dans un contexte anxiogène. Stéphane défend avec conviction que cette épargne n'est pas improductive, mais au contraire finance l'économie réelle. Jean-Philippe Dogneton déplore les tentatives de culpabilisation de la part de certains responsables politiques, qui peinent à comprendre les motivations légitimes des Français.Enfin, il revient sur les défis de la transition écologique, notamment l'électrification du parc automobile. Il souligne les efforts nécessaires pour accompagner les Français dans cette transformation, tout en évitant de creuser les fractures sociales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Démographie : « Il faut adapter notre économie à la fécondité et pas l'inverse, mais la lucidité n'est pas au rendez-vous » déplore l'économiste Thibault Prébay

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 8:44


    Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Thibault Prébay, économiste et auteur du livre "Démographie, la bombe tranquille". Ensemble, ils plongent au cœur des bouleversements démographiques qui façonnent notre société et notre économie. Thibault Prébay, spécialiste des marchés financiers, expose avec clarté et lucidité les enjeux de cette transition démographique silencieuse mais profonde. Il explique comment la baisse de la natalité remet en cause le modèle social bâti sur la solidarité intergénérationnelle, menaçant notamment l'équilibre des systèmes de retraite. L'invité souligne que les responsables politiques n'ont pas encore pris toute la mesure de ce phénomène, se concentrant principalement sur des politiques visant à relancer la fécondité. Mais Thibault Prébay va plus loin, affirmant qu'il faut plutôt adapter notre économie à cette nouvelle donne démographique, et non l'inverse.L'échec retentissant de la politique familiale menée par Viktor Orban en Hongrie illustre les défis de ce "réarmement démographique". L'invité explique que la baisse de la natalité s'accompagne également d'une forme "d'anti-darwinisme", avec une sélection naturelle qui favorise les individus les moins fertiles.Au-delà des conséquences économiques et sociales, Thibault Prébay aborde également les enjeux écologiques liés à cette transition démographique. Il propose des pistes pour imaginer un modèle économique viable sans croissance démographique, valorisant notamment les services non délocalisables et redéfinissant les indicateurs économiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Concerts de Céline Dion : « La demande est de 20 personnes pour 1 place, on n'avait jamais vu ça » réagit le PDG de Paris La Défense Arena

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 8:24


    Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Frédéric Longuépée, le directeur de Paris la Défense Arena, pour nous plonger dans les coulisses de l'arrivée imminente de la star planétaire Céline Dion pour une résidence de 16 concerts.Avec près de 9 millions d'inscrits pour seulement 500 000 places disponibles, la demande pour assister aux concerts de Céline Dion est tout simplement phénoménale. Frédéric Longuépée explique en détail comment le format de la résidence, où les fans viennent à l'artiste au lieu de l'inverse, permet à Céline Dion de s'installer durablement à Paris et d'investir davantage dans une production scénique hors normes. La Défense Arena a en effet été pensée dès sa construction pour accueillir ce type d'événements d'envergure, avec ses huit salons et près d'une centaine de loges.L'enjeu de la sécurisation de la billetterie est également abordé, avec les défis posés par les attaques massives de bots qui tentent d'aspirer les billets pour les revendre. La Défense Arena a mis en place des dispositifs de pointe pour lutter contre ce phénomène et garantir des billets valables à tous les spectateurs.Frédéric Longuépée évoque aussi les retombées économiques considérables de cette résidence, estimées à 300 millions d'euros par la région Île-de-France, avec notamment 30% de spectateurs étrangers attendus. Un véritable coup de projecteur pour transformer le quartier d'affaires de La Défense en une destination culturelle mondiale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Immobilier : Une dynamique positive après un début d'année semé d'embûches avec Yann Jéhanno, le président du réseau Laforêt Immobilier

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 8:40


    Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Yann Jéhanno, le président du réseau Laforêt Immobilier. Alors que le secteur immobilier a amorcé un rebond l'an dernier, il doit aujourd'hui faire face à de nombreux défis, entre contexte international tendu et hausse des taux d'intérêt.Le président partage une analyse fine et nuancée de la situation actuelle du marché immobilier français. Il explique comment les acquéreurs, devenus plus prudents, négocient davantage les prix avec des vendeurs qui ont dû revoir leurs attentes à la baisse. Cette dynamique se traduit notamment par un allongement des délais de vente, un indicateur révélateur de l'attentisme qui gagne les acheteurs.Malgré ces vents contraires, le président de Laforêt Immobilier reste confiant dans la capacité du marché à trouver son équilibre. Il souligne que l'immobilier demeure un placement privilégié pour de nombreux Français, qui sauront s'adapter aux nouvelles conditions, quitte à revoir leurs projets. L'épisode aborde également l'impact de la baisse de la natalité sur le marché du neuf, les promoteurs devant repenser la conception de leurs logements. Yann Jéhanno partage également son point de vue sur l'évolution attendue des taux d'intérêt, un sujet crucial pour les ménages souhaitant accéder à la propriété.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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