Les décideurs du CAC 40, les grands patrons et les dirigeants d’entreprises ont la parole et répondent aux questions de Dimitri Pavlenko.

Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décortiquer les enjeux majeurs qui agitent le secteur de l'intelligence artificielle en ce début de semaine. Une conversation éclairante sur les tensions qui divisent les géants de la tech et les véritables raisons qui se cachent derrière les appels au ralentissement du développement de l'IA.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Manuel Fulchiron, directeur adjoint et responsable forêt à l'Institut Géographique National, revient sur les conséquences dramatiques des incendies de cet été en France.80 000 hectares de forêt ont brûlé, soit pratiquement 8 fois la surface de Paris et 4 fois plus que la moyenne des dernières années. Ces chiffres alarmants placent 2023 comme la pire année après 1976 en termes de surface forestière détruite. Mais contrairement à 1976, les moyens de lutte ont considérablement augmenté, ce qui rend ces résultats d'autant plus préoccupants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Christopher Dembik, conseiller en stratégie chez Pictet AM revient sur la situation économique française qui se détériore à une vitesse alarmante. Invité dans la matinale de Radio Classique, l'expert financier analyse les enjeux majeurs auxquels la France fait face, notamment l'envolée des taux de la dette souveraine et les défis politiques qui compliquent la restauration de la crédibilité hexagonale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), est l'invitée de Stéphane Pedrazzi dans cet épisode des Voix de l'économie. Un entretien qui nous plonge au cœur des enjeux énergétiques majeurs auxquels la France et l'Europe font face, entre inquiétudes légitimes et données rassurantes.La question de l'approvisionnement en gaz cet hiver préoccupe légitimement les Français. Avec des réserves remplies à hauteur de 76% alors que l'objectif européen est fixé à 85%, peut-on vraiment dormir tranquille ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Stéphane Pedrazzi reçoit Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et auteur de l'ouvrage « Géopolitique de l'armement » paru aux éditions du Cavalier Bleu. Un échange riche et documenté sur les enjeux majeurs de la défense européenne et française face à un contexte géopolitique en profonde mutation.La question centrale de cette matinale est d'une actualité brûlante : face à la dégradation de la situation budgétaire française et à la remontée des taux obligataires, la France dispose-t-elle encore des moyens financiers pour soutenir ses ambitions en matière d'investissement militaire ? Une interrogation qui résonne particulièrement alors que l'Europe connaît un mouvement de réarmement généralisé sans précédent depuis trente ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Cavaillolès, président exécutif d'Ariane Espace, était l'invité de Stéphane Pedrazzi dans Les Voix de l'Économie, au lendemain du sommet spatial européen qui s'est déroulé à Paris. Un événement marquant qui a vu la renaissance d'Arianespace se concrétiser par une avalanche d'annonces de contrats majeurs, dont l'extension d'un partenariat stratégique avec Amazon pour le lancement de constellations de satellites.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jean-Claude Trichet, ancien directeur du Trésor et ancien président de la Banque Centrale Européenne, revient sur la situation économique alarmante de la France dans cet épisode des Voix de l'Économie. Invité par Stéphane Pedrazzi sur Radio Classique, l'économiste de renommée internationale livre son analyse sans détour sur les défis budgétaires qui menacent notre pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Xavier Jaravelle, président délégué du Conseil d'analyse économique et auteur de l'ouvrage « Les politiques économiques à l'épreuve des faits » publié chez Odile Jacob, revient sur un sujet qui préoccupe profondément les Français : l'état de notre système éducatif. Invité dans Les voix de l'économie présenté par Stéphane Pedrazzi, il analyse les résultats alarmants du dernier classement PISA et propose des solutions concrètes pour redresser la barre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les taux montent, les investisseurs s'inquiètent, et les banques centrales s'apprêtent à frapper à nouveau. Faut-il vraiment avoir peur de cette remontée des taux qui secoue les marchés depuis plusieurs mois ? C'est la question centrale de cet épisode des Voix de l'Économie, présenté par Stéphane Pedrazzi, qui reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décortiquer les mécanismes complexes de cette hausse et ses conséquences sur notre économie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Disneyland Paris lance une grande offensive de recrutement. Au cours des prochains mois, le parc d'attractions emblématique va accueillir 5000 nouveaux collaborateurs, essentiellement dans les domaines de l'hôtellerie, la restauration et l'accueil. Pour trouver ces talents, le groupe déploie une stratégie ambitieuse qui dépasse les frontières françaises. Cette semaine débute un grand casting tour qui traversera trois pays européens : la France, l'Italie et l'Espagne. Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Da Cunha, vice-président ressources humaines de Disneyland Paris, pour décortiquer les enjeux et les ambitions de cette campagne de recrutement sans précédent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, revient sur les conséquences économiques des canicules successives qui frappent la France et l'Europe.Le gouvernement vient d'annoncer que la croissance économique sera amputée de 0,1% cette année en raison des vagues de chaleur. Un chiffre qui peut sembler faible, mais qui représente en réalité 1,5 milliard d'euros de recettes fiscales manquantes et remet en question l'objectif de déficit fixé à 5%.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Benoît Torloting, directeur général de Bouygues Télécom, est l'invité de Stéphane Pedrazzi ce matin pour évoquer un tournant majeur du secteur des télécommunications en France. L'acquisition de SFR par un consortium réunissant Bouygues Télécom, Orange et Free marque le passage d'un marché à quatre opérateurs à un marché à trois acteurs. Une opération stratégique qui soulève de nombreuses questions sur l'avenir de la concurrence, les tarifs et la capacité d'investissement des opérateurs français face aux géants mondiaux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La liberté de navigation, longtemps considérée comme une évidence dans le commerce mondial, est aujourd'hui profondément remise en question. Entre tensions géopolitiques, menaces de guerre et défis climatiques, le secteur du transport maritime traverse une période d'incertitude sans précédent. Pour en parler, Stéphane Pedrazzi reçoit Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France, l'organisation professionnelle et syndicat patronal représentant l'ensemble des entreprises de transport et de services maritimes français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À la rentrée, la course au logement étudiant devient un véritable parcours du combattant. Entre 200 et 300 candidatures pour chaque petit studio mis en location : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour comprendre les enjeux de cette crise majeure qui touche bien au-delà des seuls étudiants, Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Martinaud, président du réseau immobilier Orpi, dans cette édition des Voix de l'Économie.Guillaume Martinaud apporte son expertise de terrain sur une question qui préoccupe des millions de Français. Avec plus de trente ans d'expérience dans le secteur immobilier, il offre une perspective unique sur les dysfonctionnements du marché locatif français. Son diagnostic est sans appel : la France souffre d'une véritable pénurie de logements, un problème systémique qui affecte tous les locataires, pas seulement les étudiants.Au cœur de cette discussion se trouve une question fondamentale : pourquoi est-il devenu si difficile de trouver un logement à louer en France ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Natacha Valla, économiste renommée et membre de la mission d'experts sur le budget mandatée par le gouvernement. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux budgétaires auxquels la France est confrontée.Tout d'abord, Natacha Valla commente l'abandon par le gouvernement de son objectif de ramener le déficit public sous la barre des 5% cette année. Loin d'être une surprise, cette décision reflète les difficultés de la France à tenir ses engagements en matière de finances publiques. La spécialiste souligne que la situation n'est pas alarmante à court terme, mais qu'elle révèle une tendance préoccupante qui nécessite une action urgente.Le débat s'oriente ensuite sur la pertinence d'instaurer une règle d'or budgétaire pour plafonner le déficit public. L'économiste explique que cette mesure, bien qu'elle puisse renforcer la crédibilité de la France sur les marchés financiers, introduirait une rigidité qui ne serait pas toujours souhaitable. Selon elle, la priorité réside dans la capacité collective à faire des choix qui permettraient de dégager des marges de manœuvre sur les finances publiques.La discussion se poursuit sur les principales priorités identifiées par la mission d'experts. Natacha Valla met en lumière les défis liés aux dépenses sociales, notamment les retraites et les dépenses de santé, qui tendent à croître plus rapidement que l'économie. Elle souligne également le poids de la défense et de la charge de la dette, deux éléments qui vont peser lourdement sur les finances publiques dans les années à venir.Un moment clé de l'épisode est lorsque l'économiste aborde la question de la soutenabilité de la dette française. Elle souligne que la France n'est pas à l'abri d'un risque de liquidité sur les marchés financiers, compte tenu de l'évolution du contexte international et du rôle décroissant des banques centrales dans le financement de la dette publique.La discussion se conclut sur les pistes envisagées pour réduire le déficit de 125 milliards d'euros sans pour autant casser la croissance. Natacha Valla met en garde contre les hypothèses optimistes et souligne la nécessité de mener des réformes structurelles pour débloquer l'économie française, à l'instar de ce qui a été fait dans les pays du Sud de l'Europe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour faire le point sur la rentrée économique. Après un excellent été marqué par de solides résultats d'entreprises, les investisseurs abordent cette nouvelle saison avec un optimisme prudent. François Monnier souligne que les groupes, tant en France, en Europe qu'aux États-Unis, ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour l'année en cours. Schneider Electric, Legrand, Safran, Sanofi ou encore Veolia font partie des entreprises qui ont impressionné par leurs performances.Cependant, l'expert met en garde contre les nuages à l'horizon. L'instabilité politique en France, avec des déficits budgétaires qui peinent à être réduits, suscite des inquiétudes chez les investisseurs. Le débat organisé par le Medef avec les candidats à la présidentielle a ainsi pesé sur le CAC 40, qui a chuté de 1,7% hier, en nette sous-performance par rapport aux autres marchés européens.Aux États-Unis, les élections de mi-mandat à venir, avec le risque d'un basculement du Congrès, constituent également une source d'incertitude pour les marchés. François Monnier souligne que Donald Trump pourrait remettre en cause le processus électoral, ravivant les craintes démocratiques.La remontée des taux obligataires, tant en France qu'aux États-Unis, est aussi un sujet de préoccupation. En France, le poids de la dette publique devient de plus en plus insoutenable, tandis qu'outre-Atlantique, la forte croissance économique et l'appétit des entreprises pour l'emprunt alimentent la tension sur les rendements.Malgré ces nuages, l'épisode met aussi en lumière les performances époustouflantes de certaines entreprises, à l'image de Nvidia. Le groupe a doublé son chiffre d'affaires en un trimestre, atteignant l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus. Ses perspectives de croissance de 70% sur l'exercice 2027-2028 séduisent les investisseurs, soulignant le potentiel de l'intelligence artificielle.Enfin, l'entretien se conclut sur les attentes des marchés vis-à-vis du discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, qui devra naviguer entre transparence et prudence dans sa communication.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Eric Trappier, DG de Dassault Aviation et président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie. Ensemble, ils reviennent sur les grands enjeux de l'industrie française à l'occasion de la REF, la Rencontre des entrepreneurs de France. Un entretien décapant où le leader industriel ne mâche pas ses mots sur les obstacles à la relance économique du pays.La France souffre d'une désindustrialisation chronique. Passée de 20% du PIB à seulement 10%, elle accuse un retard considérable par rapport à ses voisins européens qui maintiennent des parts de marché autour de 20%. Face à ce constat alarmant, Éric Trappier dresse un diagnostic sans détour : les promesses de réindustrialisation restent lettre morte tant que les gouvernements successifs n'adressent pas les vrais problèmes. Quels sont-ils ? Trop de contraintes normatives, une fiscalité écrasante, des charges sociales excessives. Autant de boulets au pied des industriels français que leurs concurrents internationaux ne traînent pas.Mais la question de la compétitivité ne se limite pas aux frontières nationales. L'industrie européenne fait face à une concurrence chinoise redoutable. Faut-il ériger des barrières protectionnistes ? Le DG de Dassault Aviation refuse de trancher de manière définitive, mais il pose la véritable question : pourquoi imposer à nos industriels des contraintes que nous n'imposons pas à nos concurrents ? C'est cette asymétrie, cet absence de « level playing field », qui constitue selon lui le vrai problème. L'enjeu n'est pas tant de freiner les produits étrangers que de donner à nos entreprises les conditions pour innover et se développer sur les marchés mondiaux.Cet épisode intervient à la veille du grand débat des candidats à l'élection présidentielle organisé à l'AREF. Un moment clé où les entrepreneurs français espèrent enfin se faire entendre. Éric Trappier souligne que le patronat n'attend pas des aides massives, mais plutôt de la stabilité et de la prévisibilité. Or, c'est précisément ce qui manque aujourd'hui. Les chefs d'entreprise redoutent les conséquences de la politique économique du prochain président : selon un sondage OpinionWay, 82% d'entre eux expriment cette inquiétude. L'instabilité fiscale, avec des surtaxes imposées puis prolongées sans clarté, mine la confiance des décideurs économiques.La question de la dette française s'impose comme un sujet incontournable. Avec la remontée des taux obligataires, le poids de l'endettement devient de plus en plus lourd. La France est-elle à un point de bascule ? L'invité de Stéphane Pedrazzi ne cache pas son inquiétude face à une trajectoire insoutenable. Les règles imposées par l'Union européenne et les attentes des créanciers internationaux laissent peu de marge de manœuvre. Une spirale infernale se dessine : des taux de remboursement qui montent, des annuités qui augmentent, une dette qui s'alourdit. Face aux propositions d'annulation de dette avancées par certains candidats, le PDG de Dassault exprime son scepticisme : annuler une dette, c'est perdre la confiance des prêteurs et compromettre la capacité à financer les projets futurs.Le réarmement de l'Europe constitue un autre axe majeur de cet entretien. Officiellement prioritaire face à la menace russe, le réarmement européen peine à se concrétiser en commandes fermes pour les grands industriels de la défense français. Le DG de Dassault Aviation explique cette situation par un choix entre qualité et quantité, innovation et volume. Il soulève également une question stratégique fondamentale : la France a-t-elle réellement les moyens de son réarmement ? Sa réponse est catégorique : oui, c'est une question de décision politique, comme l'a démontré le général de Gaulle en engageant la France dans la dissuasion nucléaire.Le projet SCAF, cet ambitieux programme d'avion de combat européen auquel participait Dassault Aviation, illustre les difficultés de la coopération européenne. Son échec révèle que les accords politiques ne suffisent pas : il faut aussi l'adhésion des armées et des industriels. Pourtant, Éric Trappier reste ouvert à la coopération, à condition qu'elle soit structurée autour d'une véritable architecture de projet et d'un responsable clairement identifié. L'Europe, selon lui, doit apprendre à mutualiser sans diluer les responsabilités, en s'inspirant du modèle américain où les États ne tentent pas tous de développer les mêmes capacités.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Annelore Coury, DG de l'APEC (Association pour l'Emploi des Cadres), pour analyser les derniers chiffres du baromètre trimestriel sur les intentions de recrutement des entreprises.Alors que le début d'année 2026 avait été marqué par une forte dynamique de l'emploi cadre, le tableau s'assombrit au troisième trimestre. Annelore Coury explique que 42% seulement des grandes entreprises et ETI envisagent de recruter au moins un cadre, soit une baisse de 9 points par rapport au début de l'année. Cette dégradation s'explique par la baisse de confiance des entreprises dans l'évolution positive de leur carnet de commandes et leur capacité à anticiper l'avenir. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L'industrie, notamment l'aéronautique et la construction navale, résiste mieux que la moyenne, avec 11% des entreprises prévoyant de recruter des cadres. A l'inverse, les services à forte valeur ajoutée comme l'informatique, l'ingénierie ou le conseil sont plus impactés.Cette baisse des intentions d'embauche s'accompagne d'une baisse prévue des investissements des entreprises de 0,2% au troisième trimestre. La DG de l'APEC souligne le lien étroit entre investissement et création d'emplois cadres, ce qui laisse présager des difficultés à venir sur le marché de l'emploi.Au-delà des chiffres, l'échange met en lumière la fébrilité grandissante des cadres face à la situation économique. 28% d'entre eux craignent de perdre leur emploi, un niveau historiquement élevé. De plus, 58% estiment qu'il serait difficile de retrouver un poste équivalent en cas de licenciement. Malgré cette inquiétude, 38% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les 12 prochains mois, soulignant la mobilité de cette population.Enfin, Annelore Coury revient sur les difficultés d'insertion des jeunes diplômés, qui peinent de plus en plus à trouver un premier emploi, dans un contexte de ralentissement de l'activité dans certains secteurs clés. Elle écarte cependant l'impact de l'intelligence artificielle, jugeant que la conjoncture économique est le principal facteur explicatif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode captivant, Stéphane Pedrazzi reçoit Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité, pour analyser les failles de la France en matière de protection numérique. Alors que le pays est devenu le deuxième plus touché par les fuites de données derrière les États-Unis, Clément Domingo lève le voile sur les défis auxquels la France est confrontée.Le point de départ de la discussion est la récente cyberattaque ayant visé la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP), exposant les données fiscales de centaines de milliers de Français. Le « hackeur étique » souligne que malgré les discours alarmistes sur la sophistication de l'attaque, il s'agissait en réalité d'une intrusion relativement basique, remettant en cause la capacité de l'État à reconnaître et à communiquer sur ses vulnérabilités.Clément Domingo explique que la France dispose pourtant des cerveaux et des compétences nécessaires en cybersécurité, mais peine à les coordonner efficacement. Il compare la situation à un orchestre où chacun jouerait sa partition sans chef d'orchestre, créant une cacophonie. Outre le manque de moyens financiers, c'est surtout le manque de formation et d'éducation du personnel qui fragilise le système.Un autre point abordé est la tentation de pointer du doigt les puissances étrangères, comme la Russie, pour masquer les failles intérieures. Le spécialiste en cybersécurité souligne que la majorité des cyberattaques proviennent en réalité de jeunes hackers français, loin des groupes élites russes aux moyens considérables.Alors que le gouvernement envisage la création d'une nouvelle structure dédiée, l'expert estime qu'il s'agit d'une mauvaise solution, préconisant plutôt une meilleure coordination des agences existantes, comme l'ANSI. Il alerte également sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir ces fuites de données fiscales pour les citoyens, exposés à des risques d'arnaques, d'usurpation d'identité et même de cambriolages.Cet épisode offre un éclairage sans concession sur les défis de la cybersécurité en France, à quelques mois de l'élection présidentielle, et la nécessité d'une réponse ambitieuse et coordonnée pour protéger les citoyens et les institutions.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, pour une discussion approfondie sur la situation préoccupante de la dette publique française. Alors que le taux de la dette française à 10 ans atteint son niveau le plus élevé depuis la crise de 2008, frôlant les 4,13%, Wilfrid Galand partage son analyse sur les enjeux majeurs qui se profilent. Il explique comment la remontée généralisée des taux d'intérêt, conjuguée à la concurrence mondiale pour l'épargne, met sous pression les finances publiques françaises, fragilisées par l'instabilité politique et la perte de confiance des investisseurs.Le directeur général adjoint de Montpensier Arbevel met en garde contre les risques d'un scénario à la grecque, où la dégradation de la dette pourrait conduire à une crise des dettes souveraines en France. Il déconstruit avec pédagogie les propositions controversées de certains candidats à l'élection présidentielle, comme l'annulation d'une partie de la dette détenue par la Banque Centrale Européenne, soulignant les conséquences dévastatrices que cela entraînerait sur le système financier et l'économie.Wilfrid Galand insiste sur l'urgence d'agir pour assainir les finances publiques, avant qu'un choc violent sur les marchés obligataires ne s'abatte sur le pays, à l'instar de ce qui s'est produit en Grèce. Il appelle à la sagesse et à la responsabilité des décideurs politiques, car le temps presse pour éviter un scénario catastrophe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les principaux enseignements du premier semestre 2026 sur les marchés financiers, marqué par une volatilité importante, mais aussi par une capacité remarquable des entreprises à s'adapter.L'un des points forts de cet épisode est la présentation du numéro exceptionnel d'Investir, réalisé cette année avec la participation de plus de la moitié des patrons du CAC 40. Ces chefs d'entreprise partagent leur vision et leur expérience sur la façon dont l'intelligence artificielle révolutionne en profondeur leurs organisations. Parmi les témoignages marquants, on retrouve celui de Maurice Lévy, le PDG de Publicis, qui explique comment l'IA a permis à son groupe de générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires en trois ans, creusant ainsi l'écart avec ses concurrents. Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH, souligne quant à lui comment l'IA encourage l'esprit entrepreneurial et favorise l'audace au sein de ses équipes.Les patrons de Michelin, d'Air Liquide et de Thales apportent également leur éclairage, démontrant que l'IA n'est plus une simple couche technologique, mais bien un levier de transformation intégré au cœur de leurs activités, générant des gains de productivité et de compétitivité substantiels.François Monnier revient aussi sur les principales tendances qui ont marqué les marchés financiers au premier semestre, entre guerre au Moyen-Orient, hausse des taux d'intérêt et performances contrastées des différentes places boursières.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe, qui réunit la Macif, Abeille Assurances et Aésio Mutuelle. Il nous éclaire sur les enjeux auxquels font face les assureurs face à l'accélération du changement climatique en France.Alors que la France a connu trois épisodes de canicule en l'espace de deux mois, il souligne l'importance croissante du coût des catastrophes naturelles pour les assureurs, qui s'élève désormais à 5 milliards d'euros par an. Face à cette situation, il appelle à la mise en place de véritables mesures de prévention, que ce soit sur les questions de santé, de climat ou encore agricoles. Pour y parvenir, il plaide pour un renforcement du régime des catastrophes naturelles, avec une augmentation des ressources tous les 5 ans, mais aussi une meilleure utilisation du fonds Barnier, destiné à financer des mesures d'adaptation. Il estime en effet que la France n'a pas fait suffisamment d'efforts en matière de transition écologique et qu'il est nécessaire d'accélérer les choses.Dans ce contexte, les assureurs pourraient être amenés à contraindre leurs clients à mettre en place des mesures d'adaptation, à l'instar d'un "passeport climat" pour les habitations. Adrien Courret n'écarte pas non plus la possibilité que certaines zones ou certains types de sinistres ne puissent plus être couverts par les assureurs, si des efforts suffisants ne sont pas réalisés.Au-delà des enjeux climatiques, l'invité aborde également la question des transferts de charges vers les complémentaires santé, un sujet récurrent depuis une dizaine d'années. Il plaide pour une meilleure régulation de certains postes de dépenses, comme les lunettes, afin de permettre une meilleure accessibilité des contrats, notamment pour les retraités.Enfin, à quelques mois de l'élection présidentielle, Adrien Couret s'interroge sur les positions des différents partis politiques, notamment du Rassemblement national, sur les questions de santé et de climat, qui sont essentielles pour les assureurs dans leur rôle de prévention.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marie-Ange Debon, la PDG du groupe La Poste, pour explorer les défis et les opportunités qui se présentent à cette entreprise historique dans un contexte de bouleversements majeurs.Tout d'abord, l'invitée revient sur l'évolution structurelle du marché du courrier en France, qui a connu une chute de près de 75% en 20 ans. Elle explique comment le groupe La Poste s'est adapté en faisant du colis son activité principale, représentant désormais 55% de son chiffre d'affaires. Avec 1,7 milliard de colis livrés l'an dernier, soit une multiplication par 6 en 20 ans, La Poste a dû faire face à une forte concurrence sur ce segment. Mais la PDG met en avant les atouts du groupe, comme sa présence sur tout le territoire français, son savoir-faire en matière d'innovation et sa capacité à s'adapter aux attentes des clients, du petit commerçant aux grandes plateformes e-commerce.Au-delà du colis, Marie-Ange Debon évoque le pôle financier du groupe, avec la Banque Postale et CNP Assurances, qui représentent la partie la plus rentable de l'activité. Elle explique comment La Poste résiste face à la concurrence des banques en ligne grâce à une stratégie de digitalisation ambitieuse, tout en conservant un maillage physique de 6 500 bureaux de poste, gage de proximité avec les clients.L'épisode aborde également la transformation numérique du groupe, avec le développement d'outils comme Digiposte, le coffre-fort électronique, ou l'identité numérique, qui font de La Poste un acteur de confiance dans ce domaine. Enfin, elle évoque les missions de service public du groupe, financées en partie par l'État, et la nécessité de s'adapter à l'évolution des comportements des usagers, notamment avec le développement de partenariats avec les commerçants de proximité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Stéphanie Ruaudel, directrice énergie environnement chez Sia Partners, pour discuter des conclusions alarmantes d'une étude menée par son cabinet sur les conséquences du dérèglement climatique pour les sites industriels européens.Elle explique que l'étude, qui s'est concentrée sur plus de 350 sites appartenant à 30 grands groupes dans 5 secteurs clés de l'industrie lourde, révèle que 95% de ces sites pourraient être menacés à l'horizon 2050 si aucune mesure d'adaptation n'est mise en place. Les vagues de chaleur extrêmes, qui pourraient durer plus de trois jours, risquent d'entraîner des interruptions de production pour de nombreuses entreprises.L'invitée explique que les vulnérabilités se situent à différents niveaux de la chaîne de valeur, de l'approvisionnement en matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Elle souligne que l'adaptation ne se résume pas à une simple dichotomie entre sites adaptés ou non, mais qu'il s'agit d'un spectre avec de multiples options, allant de mesures simples et peu coûteuses comme l'adaptation des conditions de travail, jusqu'à des investissements lourds sur l'appareil productif.Un débat intéressant s'engage sur la pertinence de la climatisation, que Stéphanie Ruaudel considère comme une solution de « maladaptation », préférant des approches plus durables comme la végétalisation ou le décalage des horaires de travail. Cependant, elle reconnaît que dans certains cas extrêmes, la climatisation peut s'avérer nécessaire pour assurer la sécurité des salariés.L'enjeu de souveraineté industrielle est également abordé, l'invitée expliquant que si les sites européens perdent en productivité, cela pourrait se traduire par une dépendance accrue aux importations, notamment depuis la Chine qui représente déjà un tiers de la production industrielle dans les secteurs étudiés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Laurent Sacchi, secrétaire général de Danone et président de la Société des eaux minérales d'Évian. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de l'engagement de Danone dans la ville d'Evian, qui célèbre cette année le bicentenaire de ses eaux minérales.Au programme, un tour d'horizon des événements qui font rayonner Évian, à commencer par l'étape du Tour de France qui s'y déroulera le 21 juillet prochain. L'invité explique comment Danone, via sa marque Danette, a su trouver sa place aux côtés du sponsor historique de la Grande Boucle, dans un esprit de fête et de dynamisme. L'entretien met également en lumière les Rencontres musicales d'Évian. Laurent Sacchi souligne l'importance de cet événement, qui bénéficie cette année de deux nouvelles salles de concert magnifiques, dans un contexte où les budgets culturels se resserrent. Il partage ses inquiétudes face aux menaces de coupes budgétaires qui pèsent sur le secteur.Mais Évian n'est pas seulement un écrin culturel, c'est aussi un haut lieu du sport avec l'organisation du seul tournoi de golf du Grand Chelem qui ne se déroule pas en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Il revient sur les 32 ans d'histoire de cet événement, devenu en 20 ans le cinquième plus gros tournoi du monde.Au-delà de ces festivités, il aborde également les enjeux du marché de l'eau minérale, dans un contexte de difficultés rencontrées par l'un des concurrents de Danone. Il insiste sur l'importance cruciale de la protection de la ressource en eau, qui constitue le cœur de métier de Danone en tant que minéralier.Enfin, l'entretien se conclut sur les récentes acquisitions de Danone dans le domaine de la nutrition fonctionnelle, illustrant la stratégie du groupe de se positionner sur des catégories santé, en réponse aux attentes des consommateurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi, en direct des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, reçoit Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, pour un entretien au cœur des enjeux budgétaires et sociaux qui façonnent l'avenir de la France. Alors que la plupart des candidats à l'élection présidentielle semblent prêts à tenir un "discours de vérité" sur la situation des finances publiques, il livre un éclairage sans concession sur les défis à relever. Il alerte sur un déficit budgétaire qui représente 26% du budget hors intérêts de la dette, une dette publique qui fonce vers les 4 000 milliards d'euros, et des dépenses sociales qui pèsent pour 56% de cette dette. Face à cette situation "extrêmement grave", il estime que les Français sont prêts à entendre ce message, car ils ont bien conscience que "quelque chose ne va pas" dans le "roman national" actuel. L'invité explique que la dette sociale est devenue le "secret de famille de la France", en raison d'une présentation des comptes publics qui les rendait illisibles pour la plupart des citoyens. Désormais, il faut agir sans plus attendre, avec un effort budgétaire estimé à 100 milliards d'euros pour stabiliser la dette, puis le double pour redresser les finances publiques. Un défi de taille qui impliquera que "tous les Français se serrent la ceinture", à proportion de leur niveau de vie. Au-delà de l'assainissement des comptes, Nicolas Dufourcq aborde également les enjeux du financement de la défense et de la transition écologique, qui nécessiteront des efforts supplémentaires. Il souligne cependant que les Français semblent prêts à s'engager, comme en témoigne le succès rencontré par le fonds d'investissement "PME Défense" lancé par Bpifrance. Enfin, l'entretien explore la question du système de retraites, pour lequel le dirigeant préconise la mise en place progressive d'un volet par capitalisation, en complément du régime par répartition existant. Un changement de paradigme qui, selon lui, doit s'inscrire dans une dynamique européenne, face aux défis posés par la Chine et les États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Bruno Lavagna, fondateur directeur de Be.Exclusive et co-auteur de l'ouvrage "Géopolitique du tourisme". Ensemble, ils explorent comment les bouleversements climatiques et les tensions géopolitiques sont en train de transformer en profondeur le paysage des destinations touristiques.Tout d'abord, l'expert reconnu de l'industrie touristique explique comment la récente vague de chaleur qui s'abat sur la France influence les comportements des vacanciers, les poussant à rechercher la fraîcheur en montagne plutôt que sur les plages. Il souligne que cette tendance n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la France, qui dispose de nombreux "refuges climatiques" à valoriser sur le plan touristique.La discussion s'oriente ensuite sur l'impact des conflits et des tensions géopolitiques sur l'industrie du tourisme. Bruno Lavagna met en lumière le rôle fondamental des États, qui doivent assurer la sécurité, la stabilité et les investissements dans les infrastructures pour permettre le développement du secteur. Il illustre son propos avec l'exemple des Émirats Arabes Unis et du Moyen-Orient, où les conflits ont brutalement stoppé la croissance touristique.Malgré sa position de leader mondial avec plus de 110 millions de visiteurs annuels, la France peine à augmenter le panier moyen de ses touristes. Bruno Lavagna explique ce paradoxe en soulignant que la France, au cœur de l'Europe, est traversée par un flux de visiteurs qui se dirigent plutôt vers l'Italie et l'Espagne. Il voit dans l'augmentation de la saisonnalité, de la durabilité et de la diversification des destinations des leviers pour relever ce défi.L'expert revient ensuite sur l'importance du patrimoine, de la culture et de la gastronomie, qu'il considère comme des "valeurs sûres" pour l'attractivité d'une destination. Cependant, il souligne que les jeunes générations, influencées par les réseaux sociaux et les séries à succès comme "Emily in Paris", privilégient de plus en plus l'image et le "faire-valoir" médiatique.Face au phénomène du surtourisme qui touche certaines villes, il estime que des mesures restrictives, comme celles mises en place à Barcelone ou Venise, sont nécessaires pour préserver l'équilibre entre touristes et populations locales. Il conseille également à ses clients de se tourner davantage vers des activités plus proches de la nature, l'« or vert », afin de répondre à la tendance globale vers l'authenticité et la résilience.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Olivier Dellenbach, le directeur général de ChapsVision, une entreprise française spécialisée dans l'analyse de données grâce à l'intelligence artificielle. Leur discussion met en lumière le défi de la souveraineté numérique française, un enjeu crucial dans un contexte géopolitique tendu. L'invité raconte comment son entreprise a réussi à décrocher un contrat majeur auprès de la direction générale de la Sécurité intérieure, au détriment du géant américain Palantir. Cet exploit symbolise la volonté de la France de se réapproprier sa souveraineté technologique, notamment dans des domaines sensibles comme la cybersécurité. Il explique les défis techniques et organisationnels liés à ce changement de fournisseur, qui ne peut se faire du jour au lendemain.Au-delà de cet exemple, l'invité souligne la nécessité pour les entreprises françaises de développer des solutions technologiques d'excellence, capables de rivaliser avec les acteurs américains. Il pointe également le rôle crucial que peuvent jouer les commandes publiques pour soutenir l'émergence de champions nationaux du numérique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Laurent-Pierre Baculard, vice-président du cabinet de conseil Bain & Company, pour explorer les enjeux de l'informatique quantique, une technologie révolutionnaire en pleine émergence.Bien que discrète comparée à l'intelligence artificielle, l'informatique quantique s'annonce comme une véritable rupture technologique, avec des applications potentiellement tout aussi importantes. L'invité explique en quoi consiste cette nouvelle approche, qui repose sur la capacité à manipuler des particules atomiques pour effectuer des calculs. Contrairement à l'informatique classique basée sur des bits binaires, le quantique permet d'exploiter une infinité de positions intermédiaires entre 0 et 1, décuplant ainsi les capacités de calcul.Les domaines d'application sont multiples : de la simulation moléculaire à l'optimisation logistique, en passant par la modélisation des risques dans la finance. Mais c'est surtout dans le domaine de la cryptographie que l'impact sera le plus important, avec la capacité des ordinateurs quantiques à casser les algorithmes de chiffrement actuels d'ici 2035. De quoi susciter l'inquiétude des entreprises, qui s'activent déjà pour se préparer à cette menace.La France semble bien positionnée dans cette course, avec l'émergence de cinq startups nationales de pointe, soutenues par un plan d'investissement public de 1,8 milliard d'euros. Mais le défi du financement reste entier, face à la puissance de feu des États-Unis et de la Chine. Laurent-Pierre Baculard appelle à une mobilisation européenne pour relever ce défi technologique majeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Arnaud Quémard, le directeur général de SANEF, le réseau d'autoroutes du nord de la France et de la Normandie. Alors que la période estivale approche avec son lot de trafic routier, il nous éclaire sur les défis auxquels sont confrontées les sociétés d'autoroutes face aux enjeux de la transition écologique.Tout d'abord, l'invité rassure sur la résilience du réseau autoroutier, qui a su faire face à la récente vague de chaleur exceptionnelle sans perturbation majeure. Contrairement au réseau ferroviaire, le bitume des autoroutes n'a pas fondu, grâce notamment au modèle concessif privé qui permet des investissements réguliers. Mais l'heure est désormais à la préparation de l'après-concession, avec des enjeux inédits. Arnaud Quémard explique ainsi que les prochaines décennies verront l'équipement massif du réseau en bornes de recharge électrique pour accueillir les véhicules électriques et autonomes, une véritable révolution énergétique. Au-delà, le directeur général de SANEF revient sur les critiques récurrentes envers les sociétés d'autoroutes, accusées d'avoir trop augmenté leurs tarifs. Il souligne cependant que l'État est le principal bénéficiaire des péages, avec plus de 40% des recettes. Malgré ces controverses, il met en avant la qualité supérieure du réseau autoroutier concédé par rapport au réseau routier national.Enfin, l'épisode aborde la transition vers le péage en flux libre, une nouvelle technologie qui facilite le passage des automobilistes mais nécessite une vigilance accrue pour éviter les oublis de paiement. Arnaud Quémard se montre confiant sur l'adaptation des usagers à ce nouveau système.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur d'un enjeu crucial pour l'avenir économique de l'Europe : la fuite massive de l'épargne des Européens vers les États-Unis.Alors que l'Union Européenne recense plus de 35 000 milliards d'euros d'épargne financière, près d'un quart de cette manne est aujourd'hui investie outre-Atlantique. Un constat alarmant qui soulève de nombreuses questions. Pourquoi les Européens semblent-ils si attirés par les marchés américains ? Quelles sont les conséquences de cette hémorragie pour l'économie européenne ? Et surtout, comment inverser cette tendance pour mobiliser cette épargne au service du financement de nos entreprises et de notre transition écologique ?L'invité, fin connaisseur des rouages des marchés financiers, livre un diagnostic sans concession. Il pointe du doigt les nombreux obstacles qui empêchent la construction d'un véritable marché unique des capitaux en Europe, entre cloisonnement réglementaire, fiscalité morcelée et manque d'attractivité des entreprises technologiques européennes. Un tableau sombre, mais qui n'occulte pas les pistes de solutions envisagées, comme la réforme du cadre réglementaire ou le soutien à l'innovation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François-Xavier Huard, président de la Fédération nationale des industries laitières. Alors que la France traverse une période de canicule sans précédent, les éleveurs laitiers font face à de nombreux défis pour préserver le bien-être de leurs troupeaux.L'invité explique que les fortes chaleurs, pouvant atteindre jusqu'à 40 degrés, perturbent grandement la production de lait. Bien que les baisses de rendement soient pour l'instant limitées à 3-5%, il craint que la situation ne s'aggrave si la canicule perdure, notamment avec un impact sur les naissances et la survie des veaux. Pour s'adapter, les éleveurs ont dû investir dans des équipements permettant de renouveler l'air et d'abreuver plus longuement leurs vaches. Mais au-delà de ces mesures d'urgence, il souligne la nécessité d'une réflexion plus globale sur l'adaptation de la filière laitière au réchauffement climatique, en particulier en ce qui concerne la gestion de l'eau, une ressource amenée à se raréfier.Le projet de loi d'urgence agricole, actuellement examiné au Sénat, est au cœur des préoccupations de la Fédération Nationale des Industries Laitières. François-Xavier Huard se dit inquiet de certaines propositions visant à rigidifier la contractualisation entre producteurs et distributeurs, craignant que cela ne nuise à la compétitivité de la filière, notamment sur le marché à l'export qui représente 40% de son activité. Il appelle à un meilleur équilibre dans la répartition de la valeur entre l'amont et l'aval de la filière, tout en rejetant fermement les discours anti-parlementaristes qui, selon lui, ne font que diviser le débat public.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Antoine Denoix, le directeur général d'AXA Climate, pour explorer les enjeux cruciaux de l'adaptation au changement climatique. Alors que les catastrophes climatiques se multiplient, l'invité dévoile les résultats d'une étude choc : 43 millions d'emplois pourraient être détruits dans les pays à revenus faibles et intermédiaires d'ici 2050 si aucune mesure corrective n'est prise. Mais le message principal est résolument positif : l'adaptation est non seulement nécessaire, mais également rentable. En investissant 1 euro dans l'adaptation des infrastructures, on peut générer un retour sur investissement de 8 euros sur une dizaine d'années. Le défi est de convaincre les entreprises et les décideurs de se lancer dans cette voie. Antoine Denoix souligne que trop peu d'entre eux font actuellement ces calculs de résilience, se focalisant uniquement sur les bénéfices à court terme. Pourtant, les solutions sont à portée de main : il s'agit souvent de simples mesures de bon sens, comme l'élagage des arbres pour protéger les réseaux électriques des incendies.Il revient également sur le rôle crucial que peuvent jouer les assureurs dans cette transition, en envoyant les bons signaux et en favorisant l'adaptation douce, comme l'aménagement des horaires de travail. Mais il met aussi en garde contre les risques d'adaptation dure, comme le déplacement forcé de populations, qui représentent un défi bien plus complexe.Alors que la France traverse une vague de chaleur inédite, cet épisode offre un éclairage précieux sur les solutions concrètes et rentables pour s'adapter au changement climatique, tout en soulignant l'urgence d'agir dès maintenant pour protéger nos économies et nos territoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du Monde, l'un des leaders du tourisme haut de gamme en France. Alors que le secteur touristique fait face à de nombreux défis, de la crise économique au dérèglement climatique, Jean-François Rial partage son analyse perspicace sur les tendances qui impactent l'industrie du voyage.Tout d'abord, l'invité souligne l'effet néfaste de l'instabilité géopolitique mondiale sur les réservations de voyages. Depuis le début de la crise entre l'Iran, les États-Unis et Israël, le secteur connaît un net ralentissement, avec des réservations en berne. Cette inquiétude géopolitique, combinée à la hausse des tarifs aériens et à la crainte d'une pénurie de kérosène, freine considérablement la demande des voyageurs. Le dirigeant de Voyageurs du Monde observe également que le changement climatique modifie les habitudes des vacanciers, qui se tournent de plus en plus vers des destinations plus fraîches, comme le nord de l'Europe, au détriment des destinations méditerranéennes traditionnellement prisées. Cependant, il souligne que cette tendance reste encore modérée, les vacances estivales restant un moment fort pour le secteur.Mais au-delà de ces évolutions conjoncturelles, Jean-François Rial met en lumière les transformations structurelles qui impactent l'industrie touristique. Selon lui, le surtourisme, favorisé par les réseaux sociaux, pousse les voyageurs à se tourner vers des expériences plus uniques et sur-mesure, au détriment des destinations les plus populaires. C'est d'ailleurs dans cette voie que s'est engagé Voyageurs du Monde, en proposant des voyages personnalisés, loin des sentiers battus.Enfin, le dirigeant aborde la question de la transition écologique du secteur. S'il reconnaît que les préoccupations environnementales sont présentes chez les voyageurs, il regrette qu'elles ne soient pas encore le critère principal dans le choix des destinations. Néanmoins, il est convaincu que l'instauration prochaine d'une taxe carbone sur le kérosène, ainsi que les conséquences du réchauffement climatique, vont contraindre le secteur à s'adapter durablement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Stéphane Pedrazzi reçoit Patrice Geoffron, économiste, professeur des universités et spécialiste des questions énergétiques et climatiques. Ensemble, ils explorent les répercussions géopolitiques et économiques du conflit au Moyen-Orient, qui menace de perturber durablement l'approvisionnement pétrolier mondial.Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, éclaire d'abord les auditeurs sur les enjeux stratégiques autour du détroit d'Ormuz. Il explique comment la démonstration de force de l'Iran, capable de bloquer cette voie maritime cruciale, crée une menace permanente sur le marché pétrolier. Cette situation pousse les pays producteurs à envisager des solutions de contournement, comme le projet avancé des Émirats arabes unis.Mais au-delà des tensions géopolitiques, il analyse également l'impact économique de cette guerre sur la production et les stocks de pétrole. Bien que les dommages subis par certaines infrastructures pétrolières soient encore difficiles à évaluer avec précision, il estime que le retour à la normale prendra plusieurs mois. Cependant, la baisse de la demande mondiale, liée aux incertitudes économiques, pourrait paradoxalement faire baisser les prix.L'invité souligne aussi comment cette nouvelle crise accélère la transition énergétique, avec une électrification croissante des usages. Il considère que les efforts de décarbonation entrepris ces dernières années constituent une véritable 'police d'assurance' face à la volatilité des cours des hydrocarbures.Enfin, Patrice Geoffron revient sur les choix de la France, qui a renoncé cette année à mettre en place un bouclier tarifaire pour protéger les consommateurs de la hausse des prix. Selon lui, cela traduit une utilisation plus judicieuse des deniers publics, en évitant l'effet 'paracétamol' observé en 2022.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Corine de Bilbao, directrice générale de Microsoft France, pour aborder les enjeux de souveraineté numérique qui préoccupent l'Union Européenne. Alors que 80% des produits et services numériques utilisés en Europe proviennent de géants américains, la question de la dépendance technologique est au cœur des débats. L'invitée, à la tête de la filiale française du géant Microsoft, apporte un éclairage nuancé sur cette problématique. Bien que Microsoft soit une entreprise américaine, elle souligne que le groupe s'est profondément enraciné en France depuis plus de 40 ans, faisant travailler un écosystème de 10 500 partenaires et 80 000 personnes. Pour répondre aux préoccupations de souveraineté, Microsoft a notamment mis en place un cloud souverain en partenariat avec Capgemini et Orange.Elle revient également sur la place de la France dans la course à l'intelligence artificielle, un domaine où le pays se distingue avec une adoption massive par les entreprises et les salariés. Elle évoque les atouts de l'écosystème français en IA, avec des acteurs comme Mistral, tout en soulignant que Microsoft entend s'appuyer sur cet écosystème dynamique pour développer ses propres solutions.Au-delà des enjeux de souveraineté, Corine de Bilbao aborde la question de la cybersécurité, un sujet majeur alors que la France est le deuxième pays le plus touché par les fuites de données. Elle insiste sur l'importance pour les entreprises de disposer de plateformes sécurisées, un défi que Microsoft s'efforce de relever.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Nollent, PDG de SAP France. Ce dernier nous plonge au cœur des enjeux stratégiques de l'intelligence artificielle et de la souveraineté technologique européenne.Présent au salon VivaTech, l'invité partage son analyse avisée sur les deux thématiques phares de l'événement : l'essor de l'IA à grande échelle dans les entreprises et la nécessité pour l'Europe de développer sa propre souveraineté dans ce domaine. En tant que représentant d'un fleuron européen des logiciels de gestion, il nous éclaire sur la transformation profonde que connaît son secteur face à l'arrivée de l'IA.Loin de voir cette révolution technologique comme une menace, il y voit au contraire une opportunité pour SAP de renforcer son expertise et sa valeur ajoutée auprès de ses clients. Grâce à sa connaissance approfondie des processus métiers, le groupe est en mesure de développer des agents IA spécialisés et adaptés aux besoins spécifiques de chaque entreprise, offrant ainsi une alternative aux modèles de langage généralistes et coûteux.L'actualité brûlante de la suspension par Anthropique de l'accès à ses derniers modèles d'IA à la demande des États-Unis illustre de manière saisissante les enjeux de souveraineté qui se jouent autour de cette technologie. Olivier Nollent souligne avec force la nécessité pour l'Europe de se doter de ses propres champions dans ce domaine, à l'image des efforts menés par SAP en collaboration avec Mistral en France.Au-delà des investissements dans les infrastructures de calcul, le dirigeant insiste sur l'importance cruciale de développer des logiciels et des modèles d'IA souverains, seuls garants d'une véritable indépendance technologique. Dans cette optique, il appelle à une mobilisation accrue de la France et de l'Allemagne, deux piliers de la souveraineté européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour analyser les conséquences économiques de l'annonce d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.Alors que le conflit opposant ces deux pays durait depuis plus de trois mois, la perspective d'une désescalade a suscité de nombreuses réactions sur les marchés financiers. L'invité revient en détail sur l'impact de cette nouvelle sur les cours du pétrole, l'inflation et les décisions à venir des banques centrales.Les investisseurs semblent vouloir croire à cet accord, comme en témoigne la baisse des prix du baril de 17% depuis le début du mois de juin. Cette détente sur le front pétrolier devrait se répercuter rapidement à la pompe, avec une baisse estimée à 10 centimes dans les jours à venir. Un véritable gain de pouvoir d'achat pour les ménages français.Au-delà de cette embellie sur le front de l'énergie, il évoque également les perspectives de croissance mondiale. Selon lui, la fin du conflit permettrait d'écarter le scénario noir envisagé par l'OCDE, avec une hausse du PIB mondial de 3,1% en 2027 contre seulement 1,8% en cas de poursuite des hostilités.Mais l'accord de paix pourrait aussi avoir des répercussions sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Alors qu'une hausse des taux semblait acquise avant cette annonce, la probabilité d'un statu quo s'est renforcée, passant de 20% à 50-55%. Une nouvelle rassurante pour les marchés.Enfin, François Monnier revient sur l'importance grandissante de l'intelligence artificielle, qui s'impose désormais comme le sujet central des investisseurs. Avec l'émergence de nouveaux acteurs comme Anthropic ou OpenAI, l'acronyme MANGOS tend à supplanter le célèbre GAFAM. Un signe que le paysage technologique mondial est en pleine mutation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Gautier Cloix, directeur général de H Company, une entreprise française spécialisée dans l'intelligence artificielle. Ensemble, ils explorent la stratégie innovante de cette pépite tricolore qui a choisi de se positionner sur un créneau prometteur mais encore peu investi : l'utilisation de l'IA pour automatiser les tâches répétitives dans les environnements numériques.L'invité explique comment H Company a réussi à se démarquer de la concurrence américaine, ultra dominante sur les grands modèles de langage. Plutôt que de chercher à les concurrencer frontalement, l'entreprise a préféré se concentrer sur des applications concrètes de l'IA, capables d'effectuer des tâches spécifiques dans les entreprises. Cette approche a permis à l'entreprise de devenir leader mondial sur cette technologie, sans avoir à subir la rude concurrence des géants américains.Gautier Cloix revient également sur les défis auxquels font face les entreprises européennes d'intelligence artificielle. S'il souligne que le financement n'est pas un frein majeur, il pointe du doigt les difficultés liées à la réglementation européenne morcelée, qui complique considérablement l'expansion à l'échelle du continent. Mais surtout, il regrette le manque d'utilisation de l'IA par les entreprises et les administrations françaises, qui préfèrent souvent se tourner vers des solutions américaines.Il partage également son analyse sur la guerre économique qui se joue autour de l'IA, illustrée par la décision récente d'Anthropic de restreindre l'accès à ses modèles pour les pays étrangers. Une situation qui, selon lui, valide la stratégie de H Company de développer des solutions compactes et indépendantes des grands modèles.Malgré les défis, il reste optimiste sur la capacité de la France et de l'Europe à s'imposer dans le domaine de l'intelligence artificielle. Grâce à leurs talents et à leur capacité d'innovation, il est convaincu que les entreprises tricolores peuvent créer des champions mondiaux, à l'image de H Company qui vient d'intégrer le prestigieux indice Next 40 d'Euronext.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Hadrien Canter, le directeur général d'Alta Ares, une entreprise spécialisée dans les systèmes de défense et les missiles intercepteurs. Alors que le salon Eurosatory, dédié aux équipements de défense, ouvre ses portes, il nous plonge au cœur des enjeux qui façonnent l'avenir des drones militaires en Europe.Tout d'abord, l'invité apporte des précisions sémantiques essentielles sur la différence entre drones et missiles intercepteurs. Il explique que le drone se distingue par son autonomie et sa capacité à être piloté, tandis que le missile est une munition à usage unique, guidée mais ne revenant pas en arrière. Cette distinction est primordiale pour comprendre les évolutions technologiques en cours dans ce secteur.Il souligne ensuite les progrès réalisés par l'Europe, notamment la France et l'Allemagne, pour rattraper le retard accumulé face aux États-Unis dans le domaine des drones. Il met en avant le rôle crucial joué par la guerre en Ukraine, qui a agi comme un révélateur des lacunes capacitaires, poussant les acteurs européens à accélérer leur développement de systèmes toujours plus performants.Un des défis majeurs consiste à concilier la sophistication des équipements militaires traditionnels avec la nécessité de produire en masse et à moindre coût, à l'image de l'industrie automobile. Hadrien Canter explique ainsi comment Alta Ares s'allie avec des constructeurs automobiles pour réduire les coûts et augmenter les volumes de production, un modèle qu'il qualifie d'"hybridité".L'intelligence artificielle occupe une place centrale dans les innovations apportées par Alta Ares. Il détaille comment cette technologie permet de réduire la charge cognitive des opérateurs, en assurant notamment la continuité de la mission en cas de brouillage des communications. Cependant, il insiste sur le fait que l'humain reste au cœur du processus décisionnel, validant toujours les choix de l'IA avant toute action létale.Enfin, l'invité aborde la question de l'avenir des avions de chasse en Europe, alors que les États-Unis annoncent une réduction substantielle de leurs capacités déployées sur le continent. Il y voit une opportunité pour les industriels européens de prendre leur place dans un écosystème en pleine mutation, où les drones autonomes joueront un rôle croissant aux côtés des appareils pilotés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine et secrétaire au Trésor sous l'administration Biden, présente à Paris pour participer au World Investment Forum organisé par Amundi.Alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement inquiétant en raison de la guerre en Ukraine, Janet Yellen évalue les risques de récession et les défis posés par la flambée des prix du pétrole, qui alimentent une inflation élevée, notamment aux États-Unis. Elle s'interroge sur la réponse de la Réserve fédérale, tiraillée entre la nécessité de relever les taux d'intérêt pour juguler l'inflation et les pressions politiques pour maintenir une politique monétaire accommodante.L'ancienne présidente de la Fed exprime également ses préoccupations quant à l'indépendance de la banque centrale américaine, face aux tentatives d'ingérence de l'administration Trump. Elle souligne toutefois le soutien parlementaire et populaire à cette indépendance, gage de la crédibilité de la politique monétaire.Au-delà des États-Unis, Janet Yellen aborde les défis posés par la montée en puissance de la Chine et ses ambitions commerciales. Elle plaide pour une approche coordonnée entre l'Europe et les États-Unis afin de faire pression sur Pékin pour qu'il modifie sa politique macroéconomique, jugée néfaste pour les pays développés.Enfin, Janet Yellen partage son point de vue sur les risques de bulle spéculative sur les valeurs technologiques, tout en soulignant les progrès potentiels de l'intelligence artificielle pour la productivité. Un épisode riche en analyses et en perspectives sur les grands enjeux économiques contemporains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Vincent Mortier, directeur général adjoint d'Amundi, le premier gestionnaire d'actifs européen. Alors que la Banque centrale européenne s'apprête à annoncer sa première hausse de taux depuis près de trois ans, il livre son analyse lucide sur les défis auxquels sont confrontées les banques centrales dans un contexte économique et géopolitique en pleine mutation.Alors que l'inflation galopante pousse la BCE à resserrer sa politique monétaire, l'invité met en garde contre les risques de récession que pourrait engendrer ce durcissement. Selon lui, la BCE serait en quelque sorte « prisonnière de sa propre doctrine », condamnée à remonter les taux à court terme avant de devoir les baisser à nouveau face à la dégradation de la conjoncture européenne. Au-delà de la politique monétaire, il décrypte les signaux inquiétants envoyés par les marchés obligataires, avec des rendements qui atteignent des niveaux plus vus depuis la crise de 2008. Un « rappel à l'ordre » adressé aux gouvernements, selon lui, pour faire preuve d'orthodoxie budgétaire face à l'envolée de l'endettement public.Mais l'entretien aborde également les défis géopolitiques auxquels sont confrontés les acteurs économiques, dans un monde marqué par la rivalité entre grandes puissances et la remise en cause des institutions internationales. C'est le thème choisi pour la 17e édition du World Investment Forum organisé par Amundi, que Vincent Mortier présente avec passion.Enfin, il revient sur les interrogations autour de la valorisation des marchés actions, toujours élevée malgré la dégradation de la conjoncture. Une forme d'optimisme qui pourrait cacher des bulles spéculatives, notamment sur les valeurs technologiques américaines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nicolas Groult, DG du groupe de défense KNDS. Ensemble, ils explorent les enjeux de la défense européenne et les défis auxquels fait face cette entreprise franco-allemande, véritable fleuron de l'industrie militaire.Alors que le projet d'avion de combat européen semble compromis, l'invité partage son point de vue sur cette situation délicate. Loin de se laisser abattre, il met plutôt l'accent sur les réussites de KNDS, qui a su tisser des liens étroits entre la France et l'Allemagne pour servir une ambition européenne commune.Au cœur de cette conversation, la notion de souveraineté prend une place centrale. Il explique comment KNDS, avec ses 11 000 collaborateurs répartis dans 8 pays européens, œuvre pour renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe dans le domaine de la défense. Il évoque notamment le rôle crucial joué par le canon César, utilisé avec succès en Ukraine, ainsi que les innovations en matière de drones et de lutte anti-drone, des technologies clés pour le futur du combat terrestre.L'épisode met également en lumière l'importance du tissu industriel et des PME dans la réussite de KNDS. Avec plus de 2 000 fournisseurs, dont 1 300 PME, l'entreprise s'appuie sur un écosystème dynamique et diversifié, capable de répondre aux défis de la montée en cadence de la production.Enfin, Nicolas Groult aborde la question du recrutement, un enjeu crucial pour KNDS qui doit attirer de nouveaux talents, aussi bien des ingénieurs que des techniciens, pour relever les défis technologiques de demain. Il souligne l'importance de valoriser les métiers de la défense auprès des jeunes, afin de les convaincre de participer à cet effort de souveraineté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence. Ensemble, ils explorent les enjeux cruciaux de la cybersécurité pour les entreprises françaises.L'invitée partage son expertise unique, forgée lors de ses années au sein des services de renseignement. Elle alerte sur la recrudescence des cyberattaques, qui touchent désormais près de 1 000 entreprises par jour en France. Ces attaques peuvent avoir des conséquences désastreuses, allant jusqu'à la faillite pour certaines PME. La menace est d'autant plus grave que le contexte géopolitique mondial crée une instabilité propice à l'émergence de ces cybermenaces hybrides et insaisissables. Les attaquants ciblent les vulnérabilités des entreprises, cherchant à dérober des informations sensibles, du savoir-faire ou de l'argent.Maï-Linh Camus partage le témoignage poignant d'un de ses clients, victime d'une attaque l'ayant coûté 700 000 euros, sans qu'il ne puisse en identifier l'origine. Cette histoire illustre la difficulté croissante à remonter la piste des cyberattaques, qui se sont considérablement professionnalisées.Malgré ces défis, elle insiste sur l'importance pour les entreprises de développer une véritable culture du renseignement et de l'anticipation du risque. Elle souligne que l'État doit aussi montrer l'exemple, après les récentes attaques ayant touché des institutions publiques comme la NTS ou le ministère de l'Intérieur.L'essor du télétravail et la digitalisation accélérée des entreprises rendent également ces dernières plus vulnérables. Elle met en garde contre le maillon faible que représente l'être humain, appelant à une sensibilisation accrue des collaborateurs.Enfin, elle évoque les défis à venir, comme l'arrivée de l'intelligence artificielle et de l'ordinateur quantique, qui pourraient révolutionner les attaques comme les moyens de défense. Mais elle invite à garder son calme face à ces avancées technologiques, préférant une approche pragmatique et mesurée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO, pour explorer les enjeux de la réindustrialisation française. Alors que les perspectives de croissance sont revues à la baisse en raison du conflit en Iran, elle nous éclaire sur les deux scénarios possibles : un choc contenu ou un risque de récession. Malgré les incertitudes géopolitiques, les marchés financiers semblent plutôt optimistes, anticipant un scénario positif. Cependant, l'invitée souligne le décalage entre cette perception et la situation économique réelle, notamment autour du détroit d'Ormuz. Elle explique comment les prévisions de croissance ont été sous-estimées, notamment dans le secteur manufacturier, démontrant que la réindustrialisation n'est pas un coût mais bien un moteur de croissance.Loin d'être un simple retour en arrière, la réindustrialisation française se fait désormais avec l'intelligence artificielle et la robotique, générant des gains de productivité plutôt que des emplois de masse. Anne-Sophie Alsif met en garde contre les erreurs du passé, soulignant l'importance de ne pas reproduire la seule spécialisation dans les services au détriment de l'industrie.Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne se trouve face à un dilemme : relever les taux pour juguler l'inflation tout en évitant de freiner l'activité économique. Elle nuance cette analyse, expliquant que la hausse des taux devrait rester modérée, la Banque Centrale pouvant réajuster sa politique en fonction de l'évolution du conflit.Enfin, elle aborde la question de la souveraineté économique, devenue primordiale face aux enjeux géopolitiques. Elle souligne que la compétition entre les États-Unis et la Chine dépasse le seul aspect économique, chacun cherchant à assurer sa domination dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle. Un changement de paradigme qui s'impose également à l'Europe, appelée à repenser sa stratégie économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur de la bataille pour la souveraineté européenne, une course qui allie l'urgence du sprint et l'endurance du marathon.Tout d'abord, ils reviennent sur les récentes annonces qui ont marqué cette course, à commencer par le sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, un record. Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, c'est toute la fragilité de l'Europe qui est mise en lumière, notamment dans des secteurs stratégiques comme la santé et la défense. François Monnier souligne ainsi que 80% des molécules de base essentielles pour la fabrication de médicaments sont produites hors d'Europe, rendant le continent vulnérable face à des crises sanitaires. De même, dans le domaine de la défense, la dépendance aux technologies et aux groupes américains est préoccupante, malgré le statut de la France en tant que l'un des principaux exportateurs d'armes.Mais ce n'est pas tout. Le retard européen est également criant dans des secteurs clés comme les semi-conducteurs, où l'Europe peine à rattraper son retard face aux États-Unis et à l'Asie. Pourtant, un domaine où l'Europe brille, c'est celui de l'électrification, avec des champions français comme Schneider Electric, Nexans ou encore Engie.Tout au long de l'entretien, François Monnier partage son expertise et son analyse, offrant aux auditeurs une plongée passionnante dans les enjeux de la souveraineté européenne. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les défis et les opportunités qui se dessinent pour le Vieux Continent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les Voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Antoine Rostand, le président de Kayrros, une entreprise pionnière dans l'utilisation de l'imagerie satellite pour le renseignement économique et militaire. Depuis une dizaine d'années, Kayrros développe des technologies de pointe qui permettent de suivre en temps réel l'activité dans des zones stratégiques comme le détroit d'Ormuz ou le Golfe Persique. Grâce à l'analyse de données satellites, l'entreprise est capable de mesurer avec précision le trafic maritime, de détecter les navires fantômes qui ont éteint leur transpondeur, ou encore de quantifier les dommages causés par les frappes militaires en Ukraine.Antoine Rostand explique comment ces informations sont devenues essentielles pour les traders de matières premières, les assureurs et les décideurs politiques, qui s'appuient sur les analyses de Kayrros pour prendre des décisions éclairées. Mais la technologie de l'entreprise a aussi de nombreuses applications dans le domaine de la transition énergétique et de l'adaptation au changement climatique, notamment pour le suivi des feux de forêt ou des émissions de méthane.L'invité revient également sur l'évolution du modèle économique de Kayrros, qui a dû s'adapter aux changements de priorités politiques, avec un intérêt croissant pour les applications militaires et de renseignement souverain, qui représentent désormais près de la moitié de son chiffre d'affaires. Cette diversification a notamment conduit à des opérations de rachat stratégique, avec la reprise de la branche militaire par Safran.Enfin, il nous donne un aperçu passionnant des prochaines innovations de Kayrros, qui compte tirer parti des progrès de l'intelligence artificielle pour automatiser toujours davantage l'analyse des images satellites et ouvrir de nouveaux champs d'application. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Amélie Verdier, la directrice générale de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). Loin de l'image austère du fisc, elle dévoile une administration en pleine transformation, soucieuse d'accompagner les contribuables et de leur offrir un service de qualité.Alors que la date limite approche pour la déclaration des revenus, l'invitée explique les enjeux et les nouveautés de cette campagne annuelle. Elle met l'accent sur le « droit à l'erreur », un dispositif récent qui témoigne de la volonté de la DGFIP de faire confiance aux contribuables et de les guider plutôt que de les sanctionner. Elle aborde également la question délicate de la fraude fiscale, soulignant que l'objectif de l'administration n'est pas de « matraquer » les citoyens, mais bien d'assurer l'égalité devant l'impôt.Un autre sujet majeur de l'entretien est la mise en place de la facturation électronique, qui révolutionne les pratiques des entreprises. Amélie Verdier détaille les enjeux de cette réforme, qui vise à lutter contre la fraude à la TVA tout en offrant aux entreprises une plus grande transparence et sécurité dans leurs transactions. Elle rassure également sur la protection des données et la souveraineté européenne des systèmes mis en place.Au-delà de ces aspects techniques, l'interview permet de découvrir une personnalité engagée, soucieuse de l'image et de la qualité de service de l'administration fiscale. Elle se présente comme une interlocutrice à l'écoute des citoyens et des entreprises, prête à recueillir leurs suggestions d'amélioration. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Benoît-Etienne Domenget, le président du groupe Ponant Exploration. Spécialisé dans les croisières d'exception, l'entreprise se positionne comme un acteur majeur du voyage de luxe et d'exploration.L'invité revient tout d'abord sur la situation actuelle du secteur des croisières, marquée par un contexte géopolitique et sanitaire complexe. Malgré ces défis, le carnet de commandes de Ponant Exploration est au beau fixe pour les saisons à venir. Cependant, les voyageurs expriment un besoin accru de flexibilité, que la compagnie a su prendre en compte avec sa politique dite de "sérénité".Au-delà des enjeux conjoncturels, l'invité revient sur les fondamentaux de Ponant Exploration, axés sur l'exploration et la découverte. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le confort des navires, Ponant met l'accent sur la qualité des destinations proposées, dans une logique d'exploration et de dépaysement total. La prochaine circumnavigation de l'Antarctique en 62 jours, une première mondiale, illustre parfaitement cette volonté d'emmener les voyageurs dans des contrées encore peu connues.Mais Ponant Exploration ne fait pas l'impasse sur les enjeux environnementaux. Benoît-Etienne Domenget, détaille les nombreuses initiatives mises en place pour réduire l'empreinte carbone de la compagnie, à travers le choix de carburants plus propres, la réduction de la vitesse des navires ou encore le développement d'énergies alternatives. Une démarche qui semble résonner auprès des clients, soucieux de l'impact de leurs voyages.Enfin, le président de Ponant Exploration revient sur la clarification stratégique menée ces derniers mois, visant à affirmer l'identité unique de la compagnie, tournée exclusivement vers l'exploration et la découverte. Un positionnement qui permet à l'entreprise de se démarquer dans un secteur en pleine effervescence, avec l'arrivée de nouveaux acteurs issus d'autres horizons.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Martin Guespereau, le directeur général de l'établissement public d'aménagement (EPA) du plateau de Paris-Saclay, pour évoquer l'écosystème d'innovation dynamique qui se développe sur ce territoire. Au cœur de la semaine Choose France, l'EPA organise un événement réunissant 120 acteurs scientifiques, technologiques et économiques du plateau de Saclay. L'objectif est de mettre en relation ces différents acteurs, notamment des start-up innovantes, avec des investisseurs potentiels lors de rendez-vous d'affaires. L'invité explique que ce type d'événement permet de créer des synergies et d'accélérer l'émergence de nouvelles pépites technologiques, en complément de l'effet machine à café.Le plateau de Saclay concentre en effet un écosystème d'innovation unique en France, avec la présence de grandes écoles d'ingénieurs, d'organismes de recherche publics comme l'INRIA et le CNRS, ainsi que de nombreuses start-up de pointe. Cet ensemble forme un véritable pôle d'excellence, reconnu mondialement notamment dans des domaines comme les mathématiques, la physique ou l'intelligence artificielle. Malgré ce dynamisme, Martin Guespereau pointe les défis à relever, notamment pour permettre à ces jeunes pousses innovantes de passer à l'échelle industrielle et de se hisser au niveau des licornes américaines. Les investissements massifs réalisés par les pouvoirs publics, à travers des programmes comme France 2030 ou les initiatives européennes, visent à combler ce retard et à faire émerger de nouveaux champions français, notamment dans des technologies de rupture comme l'informatique quantique.Au fil de l'entretien, l'invité dresse un portrait optimiste de l'innovation française, soulignant la capacité de la France à se positionner sur des secteurs d'avenir et à rivaliser avec les géants mondiaux. Un épisode passionnant qui met en lumière la dynamique d'un écosystème d'innovation en pleine effervescence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils décryptent les paradoxes des marchés financiers qui tiennent bon malgré les tensions géopolitiques, et explorent les ressorts psychologiques qui poussent les investisseurs à se ruer sur certains secteurs.L'invité explique d'abord ce phénomène de "FOMO" (Fear Of Missing Out) qui semble dominer les comportements des investisseurs, qu'ils soient particuliers ou professionnels. Plutôt que de se fonder sur une analyse rationnelle de la valorisation des actifs, de nombreux acteurs du marché sont aujourd'hui mus par la crainte de passer à côté d'une opportunité de gain. Cette dynamique les pousse à acheter sans réfléchir, uniquement parce que les cours montent, sans se soucier des fondamentaux.Le directeur d'Investir illustre ce mécanisme à travers plusieurs exemples historiques, comme la bulle internet des années 2000 ou la fièvre spéculative autour des cryptomonnaies. Dans ces épisodes, l'euphorie collective a conduit à des niveaux de valorisation complètement déconnectés des réalités économiques, avant que n'intervienne un brutal retour à la raison.Aujourd'hui, ce phénomène de FOMO semble à l'œuvre dans le secteur de l'intelligence artificielle, où l'on observe une véritable course aux investissements. François Monnier met toutefois en garde contre les risques de bulle, notamment autour des futures introductions en bourse de pépites de l'IA, dont les valorisations atteignent des niveaux stratosphériques.Au-delà de ces excès spéculatifs, l'invité souligne que la Bourse reste un marché d'anticipation, où les investisseurs cherchent légitimement à détecter les tendances porteuses. Mais il faut savoir garder la tête froide et ne pas oublier les fondamentaux, sous peine de se retrouver face à de douloureuses désillusions.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.