POPULARITY
Categories
En juillet 2023, David et Marie Lou, accompagnés de leurs deux filles Éloïse et Maëlle ont quitté leur quotidien au Québec pour partir voyager à vélo. Pendant presque un an, ils ont parcouru près de 6 000 kilomètres à travers l'Angleterre, la France, le Maroc, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et la Turquie.
De plus en plus d'étrangers choisissent de se faire soigner en Chine. Traitements innovants, médecine traditionnelle, coûts parfois bien inférieurs à ceux pratiqués dans leur pays d'origine : un marché encore modeste, mais que plusieurs grandes villes comme Pékin ou Shanghai cherchent déjà à développer activement. De notre correspondante à Pékin et de Lei Yang, La Chine attire de plus en plus de patients étrangers aux profils variés, venus chercher des soins en cancérologie, cardiologie, des bilans de santé ou encore des traitements de médecine traditionnelle chinoise. Dans les cliniques internationales, les médecins, comme la docteur Jin Xiangxian, observent une hausse de cette clientèle venue spécialement pour recevoir des soins. « Aujourd'hui, beaucoup d'étrangers viennent spécialement pour bénéficier de soins pendant leur voyage touristique. Le nombre de patients étrangers a fortement augmenté ces dernières années », explique-t-elle. Certains recherchent des traitements lourds, d'autres viennent découvrir une médecine qu'ils connaissent surtout de réputation. « Un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux » « Beaucoup viennent pour des traitements chirurgicaux contre le cancer et les soins postopératoires. La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un atout unique. Certains souhaitent essayer l'acupuncture, le massage, la pharmacopée chinoise ou les ventouses », précise la docteur Jin. À Shanghai, un nouveau secteur est même en train d'émerger : celui de l'accompagnement médical pour les étrangers. Yang Xuanzhao a créé avec sa femme une entreprise spécialisée dans ce domaine. Selon lui, les tarifs pratiqués en Chine constituent souvent un premier facteur d'attractivité. « En Chine, les dépenses médicales représentent environ un tiers, voire 1/5e de ce qu'ils paieraient chez eux », souligne-t-il. Mais les patients ne traversent généralement pas la planète pour des raisons financières uniquement. Rapidité et efficacité « En Europe ou aux États-Unis, l'attente peut durer six mois, voire un an. Ici, certains patients peuvent être opérés dans les 72 heures après leur arrivée. La politique d'exemption de visa unilatérale facilite leur venue », ajoute Yang Xuanzhao. Encore faut-il réussir à s'orienter dans le système de santé chinois. Entre la barrière de la langue et les démarches souvent numérisées, de nombreux étrangers préfèrent se faire accompagner. Pour Alex, un Français qui a bénéficié de soins en Chine, c'est justement l'efficacité du système qui l'a marqué. « Tout, que ça soit une radio de la tête, du pied, une radio du foie, une analyse sanguine, une analyse d'urine, tout arrive sur votre téléphone sous format PDF. Vous voyez la facilité. C'est-à-dire que tout va très vite et c'est très pratique. On n'a pas besoin d'attendre trois mois pour avoir des résultats, on connait la situation parfois en trois heures. L'avantage de la Chine, c'est la technologie qu'ils appliquent pour que justement tout aille plus vite », témoigne-t-il. Face à l'augmentation du nombre de patients internationaux, certains professionnels du secteur plaident désormais pour la création d'un visa médical spécifique, qui permettrait aux patients de rester plusieurs mois en Chine pour suivre leur traitement. À lire aussiEn Chine, un tourisme médical encore marginal mais en forte croissance
Les Européens durcissent leur politique migratoire mais ils ne découragent pas celles et ceux qui estiment n'avoir rien à perdre en quittant leur pays, excepté la vie. À la mi-avril, plus de 1 000 personnes avaient déjà trouvé la mort en essayant de traverser la Méditerranée pour atteindre l'Europe, selon l'OIM. Et quel accueil est réservé à ceux qui arrivent ? S'il est digne, en général, il est aussi souvent fait de vexations, d'abus et d'hostilité. Migrants, demandeurs d'asile, réfugiés : entre hostilité et solidarité Entretien avec Béatrice Giblin, géographe, directrice de la revue Hérodote. Reportage aux Pays-Bas. À Loosdrecht au printemps 2026, des individus ont incendié un centre d'accueil dont la mairie avait annoncé l'ouverture prochaine. Si le calme était revenu après plusieurs jours de tensions, deux mois après les faits, un petit groupe d'habitants regroupés sous la bannière « Defend Loosdrecht » continue à faire pression aux abords du centre pour obtenir sa fermeture. Robin Dussenne s'est rendu sur place. À lire aussiLe Royaume-Uni de plus en plus divisé sur l'accueil des migrants dans son pays Exemple de solidarité en Irlande où des habitants s'engagent à accueillir ou soutenir des familles réfugiées et à favoriser leur intégration, sur plusieurs années. Le parrainage communautaire est un modèle soutenu par la Croix-Rouge irlandaise et le Conseil irlandais pour les réfugiés. Clémence Pénard nous explique comment ça marche. À lire aussiIrlande: à Dublin, des clôtures anti-migrants démontées par des associations de soutien ************************************************************************************ Peut-on encore être opposant politique en Turquie ? Il y a 10 ans, le 15 juillet 2016, une sanglante tentative de coup d'État visait le président turc. Ce jour-là, des militaires déployaient des chars dans les rues pendant que des avions survolaient Istanbul et Ankara, et bombardaient plusieurs sites dont le Parlement. Les partisans de Recep Tayyip Erdogan descendus dans les rues avaient mis fin au soulèvement, mais dans les mois et les années qui ont suivi, cet événement a permis au chef de l'État d'asseoir son pouvoir au prix d'une interminable répression visant la société civile et ses opposants politiques. Dix ans plus tard, la question se pose : est-il encore possible d'être un opposant en Turquie ? Éléments de réponse à Ankara dans ce reportage d'Anne Andlauer. À lire aussiTurquie: cinq ans après le coup d'État manqué, Erdogan a mis au pas les institutions
Les Européens durcissent leur politique migratoire mais ils ne découragent pas celles et ceux qui estiment n'avoir rien à perdre en quittant leur pays, excepté la vie. À la mi-avril, plus de 1 000 personnes avaient déjà trouvé la mort en essayant de traverser la Méditerranée pour atteindre l'Europe, selon l'OIM. Et quel accueil est réservé à ceux qui arrivent ? S'il est digne, en général, il est aussi souvent fait de vexations, d'abus et d'hostilité. Migrants, demandeurs d'asile, réfugiés : entre hostilité et solidarité Entretien avec Béatrice Giblin, géographe, directrice de la revue Hérodote. Reportage aux Pays-Bas. À Loosdrecht au printemps 2026, des individus ont incendié un centre d'accueil dont la mairie avait annoncé l'ouverture prochaine. Si le calme était revenu après plusieurs jours de tensions, deux mois après les faits, un petit groupe d'habitants regroupés sous la bannière « Defend Loosdrecht » continue à faire pression aux abords du centre pour obtenir sa fermeture. Robin Dussenne s'est rendu sur place. À lire aussiLe Royaume-Uni de plus en plus divisé sur l'accueil des migrants dans son pays Exemple de solidarité en Irlande où des habitants s'engagent à accueillir ou soutenir des familles réfugiées et à favoriser leur intégration, sur plusieurs années. Le parrainage communautaire est un modèle soutenu par la Croix-Rouge irlandaise et le Conseil irlandais pour les réfugiés. Clémence Pénard nous explique comment ça marche. À lire aussiIrlande: à Dublin, des clôtures anti-migrants démontées par des associations de soutien ************************************************************************************ Peut-on encore être opposant politique en Turquie ? Il y a 10 ans, le 15 juillet 2016, une sanglante tentative de coup d'État visait le président turc. Ce jour-là, des militaires déployaient des chars dans les rues pendant que des avions survolaient Istanbul et Ankara, et bombardaient plusieurs sites dont le Parlement. Les partisans de Recep Tayyip Erdogan descendus dans les rues avaient mis fin au soulèvement, mais dans les mois et les années qui ont suivi, cet événement a permis au chef de l'État d'asseoir son pouvoir au prix d'une interminable répression visant la société civile et ses opposants politiques. Dix ans plus tard, la question se pose : est-il encore possible d'être un opposant en Turquie ? Éléments de réponse à Ankara dans ce reportage d'Anne Andlauer. À lire aussiTurquie: cinq ans après le coup d'État manqué, Erdogan a mis au pas les institutions
Face à la multiplication des vagues de chaleur, chercheurs et industriels tentent de réinventer la climatisation. Leur objectif : refroidir les bâtiments sans utiliser les gaz ni les fluides frigorigènes des appareils conventionnels. L'enjeu devient urgent. Fin juin, les températures ont dépassé 40 degrés dans une grande partie de la France, lors du troisième épisode de chaleur de l'année. Ventilateurs et climatiseurs portables ont alors été pris d'assaut, jusqu'à épuisement de certains stocks.L'Europe reste pourtant relativement peu équipée. Environ 20 % des foyers disposent de la climatisation, contre près de 90 % aux États-Unis et seulement 4 % au Royaume-Uni. Cette proportion devrait augmenter avec la fréquence des canicules. Il ne s'agit pas seulement de confort : en 2019, l'accès au refroidissement aurait permis d'éviter près de 200 000 décès prématurés parmi les plus de 65 ans dans le monde. Mais les climatiseurs classiques posent un problème environnemental. Le refroidissement représente déjà environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment à cause de l'électricité consommée. Cette demande énergétique pourrait plus que tripler d'ici 2050. La France bénéficie d'une électricité majoritairement bas carbone, mais ce n'est pas le cas partout en Europe.Autre difficulté : les gaz fluorés utilisés comme réfrigérants. En cas de fuite, certains peuvent réchauffer l'atmosphère des milliers de fois plus que le CO₂. L'Union européenne a donc décidé en 2024 de les supprimer progressivement. Une piste prometteuse consiste à utiliser le refroidissement à l'état solide. Ici, aucun fluide ne circule : certains matériaux changent simplement de température lorsqu'ils sont étirés, comprimés ou soumis à un courant électrique ou à un champ magnétique.À l'université de la Sarre, en Allemagne, une équipe dirigée par Paul Motzki teste ainsi des alliages de nickel et de titane. Étirés puis relâchés, ils pourraient abaisser la température intérieure de 5 à 10 degrés. Les chercheurs collaborent avec l'entreprise irlandaise Exergyn pour envisager un déploiement dans des bâtiments neufs. D'autres solutions émergent. Mimic Systems teste une pompe à chaleur à semi-conducteurs à Vancouver. En France, Leviathan Dynamics développe le Golgoth, capable de chauffer comme de refroidir. Magnotherm mise sur les champs magnétiques, tandis que la société britannique Barocal travaille sur des cristaux plastiques libérant de la chaleur sous pression. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les marchés européens ont commencé la semaine sur une note prudente et proche de l'équilibre, en raison des incertitudes géopolitiques qui persistent au Moyen-Orient. Le pétrole poursuit sa hausse et flirte désormais autour des 80 dollars pour le baril de brent. La hausse des prix de l'énergie impactant de ce fait les taux, les rendements d'Etats poursuivent leur hausse. Le 10 ans allemand était hier à 3.10% et presque 4.60% pour l'homologue américain. Quels sont les événements de la journée : Aux Etats-Unis sera publié le chiffre d'inflation pour le mois de Juin, chiffre particulièrement suivi pour la politique monétaire de la Réserve Fédérale, dont la prochaine réunion est à la fin du mois de Juillet. Les investisseurs auront également les yeux rivés sur les premiers résultats trimestriels des grandes banques américaines. Nous attendons notamment aujourd'hui ceux de JP Morgan, Bank of America, Goldman Sachs, Wells Fargo ou encore Citigroup.Un premierHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
« C'est peut-être la DERNIÈRE fois que l'être humain gagne »
C'est une priorité nationale : la France doit devenir la championne européenne de l'IA et pour ça il faut aussi des data centers sur le territoire.Certains dossiers ont droit à une procédure d'autorisation allégée grâce à leur classement comme projets d'intérêt national majeur. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, les centres de données, devenus les symboles physiques de l'IA, sont de plus en plus contestés. La facture s'envole sur les consommations électriques et les conflits d'usage se multiplient autour de l'énergie et de l'eau.En Europe, l'Irlande, les Pays-Bas, et tout récemment le Danemark, appuient sur la pédale de frein concernant les nouveaux développements. La France garde son cap. Elle a des atouts pour attirer les data centers : l'électricité y est abondante, abordable et décarbonée.Mais dans l'hexagone aussi un mouvement de contestation émerge : de plus en plus de riverains, soutenus par des associations de défense de l'environnement se mobilisent, craignant leur impact sur les territoires et le climat. D'autres dénoncent une fuite en avant et réclament plus de démocratie sur le développement de l'IA. C'est le deuxième volet de notre enquête sur les débats actuels autour de la tech et l'IA. Un épisode préparé avec des contributions de Claire Loilier. Intervenants :Thomas Urbain, correspondant à New York, spécialiste de l'IA et de la techAdil Champion, militant au sein du Mouvement national de lutte pour l'environnementMichaël Reffray, délégué général de France DatacenterDavid Ros, sénateur socialiste de l'Essonne, à l'initiative d'une proposition de loi visant à encadrer l'implantation des data centers en FranceMaxime Colin, juriste au sein de l'association France Nature Environnement 93Maxime Efoui-Hess, Coordinateur Numérique, Industrie, The Shift ProjectAlexandre Giraud, de l'association Data for GoodRéalisation :Michaëla Cancela-Kieffer avec Claire LoilierEnregistrements sur le terrain AFPTV, Michaëla Cancela-Kieffer, Claire LoilierMusique : Nicolas VairLa Semaine sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com . Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quelle est la différence entre la Chine et l'Europe ? Leurs façons d'organiser l'industrie.Au delà de l'argent, c'est par une organisation hors normes que la Chine s'impose sur le marché.Avec Benoît Lemaignan, on parle de cette différence fondamentale : en Chine, les filières sont dirigées, les essais sont nombreux, les échecs sont acceptés, les acteurs sont coordonnés, les collectivités financent, le ministère de l'Industrie aligne.En Europe, on avance avec des règles, des normes, des marchés ouverts, des réflexes de concurrence et parfois beaucoup de naïveté.Un épisode pour comprendre pourquoi la bataille des batteries est aussi une bataille de modèles industriels.À l'animation :Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlancheOlivier Mathiot, cofondateur de PriceMinister et 2050Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs
La chute des faux influenceurs 100% IA Par Régis BAUDOUIN Elle est jeune, elle a les cheveux roses, elle partage ses séances de fitness à Barcelone et pose pour des marques de cosmétiques ou de gaming. Son nom ? Aitana López. Ses abonnés ? Plus de 390 000 sur Instagram. Le problème ? Elle n'existe pas. En ce début d’été 2026, le monde du marketing d'influence traverse une crise d'authenticité sans précédent. Des dizaines de marques mondiales (dans la mode, la beauté ou la tech) inondent nos flux de vidéos de “faux clients” et faux influenceurs ultra-réalistes générés par IA pour vendre leurs produits, souvent sans aucune mention légale. faux influenceurs C’est le phénomène des Fake out of home FOOH, des faux avis de consommateurs et des influenceurs totalement fakes pilotés en fait par des marques ou des agences qui travaillent pour des marques. Mais la résistance s’organise. Lassés d’être trompés, les internautes traquent désormais les moindres pixels pour faire tomber les masques. Qu’est-ce que le Fake Out of Home (FOOH) ? Traditionnellement, le Out of Home (OOH) désigne la publicité physique dans la rue : les panneaux d’affichage, les abribus, ou les écrans géants de Times Square. Le Fake OOH, c’est l’art de créer une publicité extérieure qui n’existe pas dans le monde réel, mais qui est mise en scène dans une vidéo ultra-réaliste partagée sur les réseaux sociaux. L’objectif est de faire croire aux internautes qu’un événement spectaculaire s’est produit en plein cœur d’une grande ville. Exemples marquants qui ont lancé la tendance : Jacquemus : La marque de mode a fait le buzz mondial avec une vidéo montrant d’immenses sacs à main géants montés sur roues, roulant au milieu des voitures dans les rues de Paris. jacquemus Maybelline : Une vidéo virale montrait une rame de métro londonienne ou un bus à impériale passer sous un mascara géant fixé à un monument, appliquant du produit sur les cils du véhicule. maybeline L’Oréal : Un rouge à lèvres géant attaché à une Citroën 2CV traçant une ligne rouge géante sur le bitume de la place de l’Opéra à Paris. l’oreal La technique derrière l’illusion : La CGI plutôt que l’IA Contrairement aux idées reçues, le FOOH n’est pas le produit d’une intelligence artificielle générative textuelle (comme Midjourney). C’est un travail d’orfèvre qui repose sur la CGI (Computer Generated Imagery) et les effets spéciaux 3D traditionnels, combinés à de la captation réelle. Le processus se déroule en trois étapes : La captation réelle : Un opérateur filme un lieu ultra-connu (la Tour Eiffel, Big Ben, une station de métro) avec un simple smartphone pour donner un aspect “amateur” et authentique à la vidéo. Le Camera Tracking (Suivi de mouvement) : Un logiciel (comme Blender, After Effects ou Maya) analyse les mouvements de la caméra pour recréer l’espace en 3D. L’incrustation 3D : L’objet publicitaire virtuel est intégré. Le secret de l’illusion réside dans le traitement de la lumière, des ombres portées sur le sol et des reflets sur les bâtiments réels. Pourquoi les marques adorent Le FOOH a brisé les règles du marketing pour une raison simple : le rapport coût / impact est imbattable. Zéro coût d’infrastructure : Louer un panneau géant à Times Square ou recouvrir la façade d’un immeuble parisien coûte des centaines de milliers d’euros en taxes, autorisations municipales et frais d’installation. Une vidéo FOOH ne coûte que le salaire du graphiste 3D. Le reach organique mondial : Une bâche publicitaire physique n’est vue que par les passants de la rue. Une vidéo FOOH bien calibrée génère des millions de partages sur TikTok et Instagram en quelques heures. Aucune contrainte physique : La gravité, la météo ou la sécurité n’existent plus. On peut faire flotter un flacon de parfum géant au-dessus de la Seine sans demander l’avis de la préfecture. Le piège de la désinformation publicitaire Le FOOH repose sur un mensonge consenti. Au début, les internautes s’extasiaient en pensant que l’événement était réel. Aujourd’hui, une partie du public se sent trompée en découvrant que tout est faux. Cela pose plusieurs questions éthiques et pratiques : La déception du consommateur : Des touristes se sont rendus sur des lieux précis à Paris ou Londres pour voir l’installation publicitaire “géniale” vue sur TikTok, pour n’y trouver qu’un trottoir vide. La dilution du vrai : À force de voir du faux ultra-réaliste partout, le public développe un scepticisme généralisé. Quand une marque réalise une vraie performance physique et coûteuse dans la rue, les internautes la balayent d’un revers de main en disant : “C’est de la 3D”. Le flou juridique : Est-ce de la publicité mensongère ? Les marques ont-elles le droit d’utiliser l’image de monuments historiques ou de l’espace public pour y incruster virtuellement leurs produits à des fins commerciales sans payer de droits à la municipalité ? Le débat juridique s’intensifie. Pourquoi les marques adorent l’IA Pour les directeurs marketing, l’argument économique est devenu imparable. Selon les données publiées par le Blog IA sur le marché des influenceurs, le secteur des avatars virtuels pèse désormais plusieurs milliards de dollars. Des icônes pionnières comme Aitana López génèrent jusqu’à 10 000 € par mois sans jamais quitter un disque dur. Les avantages pour une entreprise ? Un influenceur virtuel ne vieillit pas, ne prend pas de vacances, ne demande pas d’augmentation et surtout, il ne risque pas de créer un bad buzz à 2 heures du matin sur les réseaux sociaux. La dérive de 2026 : Le faux “User Generated Content” (UGC) La nouveauté de cet été, dénoncée par les experts en cybersécurité de Reality Defender, ce ne sont plus les top-models virtuels parfaits et évidents. Ce sont les “faux clients ordinaires”. Les marques utilisent des outils comme Captions.ai ou Glambase pour générer la vidéo d’une jeune mariée en larmes ou d’un étudiant dans sa chambre vantant les mérites d’une application ou d’un produit. L’illusion de la recommandation sincère est totale, alors que le visage et le témoignage sont 100% synthétiques. fake profils IA ou Humain ? On va voir si on peut faire la différence entre un vrai profil et du fake. Cas N°1 : La Fit-Girl aux cheveux roses Le profil présenté : Une créatrice de contenu de 26 ans, passionnée de fitness, de jeux vidéo, affichant un style de vie audacieux et californien. Le piège visuel à observer : Regardez fixement la texture de sa peau sur ses photos de plage. Malgré la sueur apparente, aucun pore n’est visible, la lumière sur ses cheveux roses est mathématiquement parfaite et les reflets dans ses yeux ne bougent jamais de manière asymétrique. Le verdict : IA (Faux) ! Il s’agit d’Aitana López, un modèle espagnol entièrement géré par l’agence The Clueless, comme le détaille sa fiche encyclopédique sur Wikipédia – Aitana López. Elle est le pur produit d’un algorithme de génération d’images. fake profil Cas N°2 : Le vulgarisateur Tech décalé Le profil présenté : Un podcasteur et vidéaste français spécialisé dans l’intelligence artificielle, qui publie des vidéos où il fait croire à son équipe que son collègue de bureau est une IA ou qu’il possède une sœur jumelle virtuelle. Le piège visuel à observer : Les expressions faciales sont fluides, les imperfections cutanées sont réelles, les micro-mouvements des mains et les hésitations de langage sont typiquement humaines. Le verdict : Humain (Vrai) ! C’est la créatrice Estherium (Diane Benhamou), une véritable influenceuse tech française comptant plus de 580 000 abonnés. Elle utilise l’IA comme sujet d’étude et outil de divertissement, mais elle est bel et bien réelle. vrai profil Cas N°3 : Le mannequin Streetwear de Tokyo Le profil présenté : Une influenceuse mode repérée au premier rang des défilés de luxe à Tokyo, arborant des coupes de cheveux ultra-précises et des looks pointus. Le piège visuel à observer : Inspectez les arrière-plans des photos. Les passants dans la rue ont parfois des visages légèrement flous ou des membres disproportionnés. L’intégration de ses pieds sur le sol manque parfois d’ombres portées naturelles. Le verdict : IA (Faux) ! C’est Imma (@imma.gram), un mannequin virtuel créé par l’agence japonaise ModelingCafe. Son visage est entièrement modélisé en 3D puis incrusté sur des corps de vrais modèles et dans de vrais décors urbains. fake Les 3 détails techniques pour repérer un faux influenceur Pour vous aider dans l’hygiène des avatars, voici les anomalies physiques indétectables pour l’œil distrait, mais flagrantes pour un observateur averti : Le syndrome des lobes d’oreilles et des bijoux asymétriques : Les IA ont un mal fou avec la symétrie. Regardez les boucles d’oreilles d’un profil suspect : elles ont rarement la même forme ou la même attache à gauche et à droite. De même, les lunettes de soleil ont souvent une branche légèrement plus haute ou un verre à la courbure imparfaite. L'arrière-plan liquide : C'est le maillon faible des générateurs de vidéos. Si l’influenceur virtuel bouge la tête, observez le décor juste derrière ses cheveux. Vous verrez le fond (un mur, un arbre, une voiture) se déformer ou “baver” légèrement pendant une fraction de seconde, car l’algorithme peine à recalculer les pixels cachés. Les mains et les dents : Même en 2026, générer des mains réalistes en plein mouvement reste complexe. Les doigts des humains virtuels sont souvent trop longs, les articulations manquantes ou les ongles étrangement fusionnés. Côté sourire, les dents sont souvent trop nombreuses, parfaitement alignées comme un bloc de faïence unique, sans espace interdentaire naturel. L’avis des consommateurs sur les influenceurs générés par IA est en train de passer d’un sentiment de fascination technologique à une profonde crise de méfiance. C’est un sujet d’analyse comportementale passionnant pour XY Mag, car il touche directement au cœur de ce qui fait l’essence des réseaux sociaux : l’authenticité. Voici comment se divisent les réactions et les attentes des consommateurs aujourd’hui : Que pense le public des influenceur IA Pour une partie du public le plus jeune, la frontière entre le réel et le virtuel est poreuse. Le point positif : Ces consommateurs perçoivent les avatars IA (comme Lil Miquela ou Aitana López) comme des personnages d’un nouveau genre, à la croisée du jeu vidéo, de la pop culture et de l’art numérique. Ils apprécient l’esthétique parfaite, la créativité des visuels et le storytelling scénarisé comme une série Netflix. Le contrat implicite : Tant que l’avatar est ouvertement virtuel (ce qui est le cas des pionniers du secteur), le consommateur ne se sent pas trompé. Il suit le profil pour l’inspiration mode ou artistique, de la même manière qu’il suivrait un personnage de manga ou de film d’animation. Il sait bien qu’il est manipulé mais le divertissement l’emporte sur la marque. Le sentiment de trahison et le “syndrome de la vallée dérangeante” Pour la majorité des consommateurs, l’apparition des faux profils de consommateurs provoque un rejet viscéral. Le malaise de l’Uncanny Valley : Visuellement, plus l’IA approche de la perfection humaine, plus elle déclenche une sensation de malaise (la fameuse vallée dérangeante). Un infime détail (un regard fixe, un mouvement de lèvre un peu trop lisse) suffit à provoquer le dégoût ou la méfiance chez l’internaute. L’arnaque à la sincérité : Le principe de base d’un influenceur est de recommander un produit parce qu’il l’a “testé, touché ou ressenti”. Or, les consommateurs rejettent massivement l’idée qu’un tas de pixels puisse vanter la texture d’une crème hydratante, l’autonomie d’un smartphone ou le goût d’un café. L’avis est perçu comme 100 % faux et purement commercial. La colère face aux “faux humains dissimulés” C'est le point de friction majeur. Les consommateurs tolèrent les mannequins virtuels cyberpunk, mais ils détestent les faux profils ordinaires. Lorsque des marques créent de faux comptes de “madame tout le monde” (une mère de famille qui donne des conseils de cuisine, un étudiant qui teste des vêtements abordables) en utilisant l’IA sans le mentionner, les consommateurs hurlent au scandale. Découvrir que le témoignage touchant ou le conseil bienveillant d’un internaute a été rédigé et modélisé par une agence marketing est vécu comme une manipulation psychologique. En fait en droit c’est une tromperie. Ce que réclament les internautes Les attentes des consommateurs tiennent aujourd’hui en un seul mot : TRANSPARENCE. Ce que le consommateur accepteCe que le consommateur rejetteLes avatars clairement affichés comme virtuels (ex: @imma.gram).Les faux profils qui tentent de se faire passer pour de vrais humains.La créativité visuelle et les collaborations artistiques/futuristes.Les conseils santé, bien-être ou cosmétiques basés sur de faux tests.La labellisation obligatoire (les badges “Généré par l’IA”).Le flou artistique et les mentions cachées en tout petit dans la bio. Vers une obligation de transparence La fête est finie pour les clones clandestins. Face à la gronde des utilisateurs et des associations de consommateurs, les plateformes commencent à sévir. Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) prépare des sanctions sévères contre les marques utilisant de faux témoignages clients synthétiques. En Europe, l’entrée en vigueur des volets stricts de l’AI Act oblige désormais la labellisation claire du contenu généré par ordinateur. La transparence n’est plus seulement une valeur éthique, elle devient la condition sine qua non pour que le marketing d’influence ne s’effondre pas sous le poids de ses propres mensonges. The post La chute des faux influenceurs 100% IA first appeared on XY Magazine.
Une fois encore, la journée de mercredi, le 1er juillet, a été celle du déménagement au Québec. Mais ce n'est pas le cas ailleurs. Les sujets discutés Le 1ᵉʳ juillet, jour du déménagement au Québec, est une tradition unique au Québec; En Europe, les baux débutent à diverses dates; Cette synchronisation cause une congestion économique au Québec; Un déménageur peut demander de 400 à 600 dollars l'heure; Le coût social visible, notamment à Montréal, fait que des familles se retrouvent à la rue. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
durée : 00:03:07 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - Binance est interdite d'opérer en Europe sous l'effet de la régulation MiCA, après des années d'accusations de blanchiment et une lourde amende aux États-Unis. Le bitcoin chute à son plus bas niveau depuis vingt mois, signe d'un désamour pour la crypto au profit de l'IA. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Europe, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Mais combien n'ont jamais porté plainte ? De la France à la Turquie, notre dossier du jour s'intéresse à la prise en charge concrète des victimes. Dans le Pas-de-Calais, une unité mobile contre les violences conjugales Des plaintes qui s'accumulent, des victimes qui attendent, des dossiers parfois bloqués depuis des mois, voire des années… Dans le Pas-de-Calais, département le plus touché de France par les violences conjugales, les commissariats sont débordés. Pour tenter de désengorger les procédures, une unité unique en France a été créée en 2024 : l'UMIV, l'unité mobile d'investigation sur les violences conjugales. Son principe : des policiers spécialisés qui se déplacent de ville en ville, au plus près des commissariats, pour accélérer le traitement des dossiers. Immersion à Lens avec Lise Verbeke. En Turquie, une carte pour aider les femmes kurdes Quand les femmes parlent pour dénoncer les violences qu'elles subissent, encore faut-il qu'elles puissent être comprises par ceux qui pourraient les aider. En Turquie, une partie des femmes kurdes sont privées de cette possibilité. À Istanbul, une association féministe a lancé JinMap, une carte interactive qui recense les centres municipaux où les femmes victimes de violences peuvent trouver un soutien psychologique, social, juridique ou économique. L'outil permet aussi d'identifier les rares lieux capables d'accueillir les femmes en kurde. Correspondance Anne Andlauer. Feux de forêt : l'Europe face à des incendies plus précoces et plus intenses À peine sortie d'un épisode de canicule qui a touché une grande partie du continent, l'Europe se prépare déjà à de nouvelles vagues de chaleur. Et avec elles, au retour des feux de forêt. Chaque été, les incendies font des ravages. Ils sont de plus en plus nombreux, plus intenses, et parfois plus précoces. Face à cette menace, que peut faire l'Union européenne pour aider les États membres à mieux prévenir et combattre les feux ? Florian Chaaban, du site Toute l'Europe, s'est penché sur la question. → Et pour tout savoir sur ce que fait l'UE près de chez vous - et ailleurs dans le monde - rendez-vous sur touteleurope.eu À lire aussiMoins de feux de forêt, mais plus de victimes: aujourd'hui, «l'incendie brûle là où nous sommes» Voyager en train à travers l'Europe : un casse-tête Paris-Rome, Lille-Prague, Marseille-Séville : sur le papier, ces trajets sont réalisables en train, souvent avec une seule correspondance. Mais au moment d'acheter son billet, le voyageur se heurte encore à de nombreux obstacles. Sur certaines plateformes nationales de réservation, comme SNCF Connect, ces itinéraires transfrontaliers peuvent disparaître dès qu'ils impliquent une autre compagnie ferroviaire européenne. Résultat : les voyageurs renoncent parfois au train et se tournent vers l'avion. Bruxelles veut changer les règles du jeu. La Commission européenne a présenté à la mi-mai plusieurs pistes… Reportage dans les gares parisiennes de Clémentine Moreau. À écouter aussiTrain à grande vitesse: l'Europe met 500 milliards sur la table pour relier toutes ses capitales d'ici 2040
En Europe, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Mais combien n'ont jamais porté plainte ? De la France à la Turquie, notre dossier du jour s'intéresse à la prise en charge concrète des victimes. Dans le Pas-de-Calais, une unité mobile contre les violences conjugales Des plaintes qui s'accumulent, des victimes qui attendent, des dossiers parfois bloqués depuis des mois, voire des années… Dans le Pas-de-Calais, département le plus touché de France par les violences conjugales, les commissariats sont débordés. Pour tenter de désengorger les procédures, une unité unique en France a été créée en 2024 : l'UMIV, l'unité mobile d'investigation sur les violences conjugales. Son principe : des policiers spécialisés qui se déplacent de ville en ville, au plus près des commissariats, pour accélérer le traitement des dossiers. Immersion à Lens avec Lise Verbeke. En Turquie, une carte pour aider les femmes kurdes Quand les femmes parlent pour dénoncer les violences qu'elles subissent, encore faut-il qu'elles puissent être comprises par ceux qui pourraient les aider. En Turquie, une partie des femmes kurdes sont privées de cette possibilité. À Istanbul, une association féministe a lancé JinMap, une carte interactive qui recense les centres municipaux où les femmes victimes de violences peuvent trouver un soutien psychologique, social, juridique ou économique. L'outil permet aussi d'identifier les rares lieux capables d'accueillir les femmes en kurde. Correspondance Anne Andlauer. Feux de forêt : l'Europe face à des incendies plus précoces et plus intenses À peine sortie d'un épisode de canicule qui a touché une grande partie du continent, l'Europe se prépare déjà à de nouvelles vagues de chaleur. Et avec elles, au retour des feux de forêt. Chaque été, les incendies font des ravages. Ils sont de plus en plus nombreux, plus intenses, et parfois plus précoces. Face à cette menace, que peut faire l'Union européenne pour aider les États membres à mieux prévenir et combattre les feux ? Florian Chaaban, du site Toute l'Europe, s'est penché sur la question. → Et pour tout savoir sur ce que fait l'UE près de chez vous - et ailleurs dans le monde - rendez-vous sur touteleurope.eu À lire aussiMoins de feux de forêt, mais plus de victimes: aujourd'hui, «l'incendie brûle là où nous sommes» Voyager en train à travers l'Europe : un casse-tête Paris-Rome, Lille-Prague, Marseille-Séville : sur le papier, ces trajets sont réalisables en train, souvent avec une seule correspondance. Mais au moment d'acheter son billet, le voyageur se heurte encore à de nombreux obstacles. Sur certaines plateformes nationales de réservation, comme SNCF Connect, ces itinéraires transfrontaliers peuvent disparaître dès qu'ils impliquent une autre compagnie ferroviaire européenne. Résultat : les voyageurs renoncent parfois au train et se tournent vers l'avion. Bruxelles veut changer les règles du jeu. La Commission européenne a présenté à la mi-mai plusieurs pistes… Reportage dans les gares parisiennes de Clémentine Moreau. À écouter aussiTrain à grande vitesse: l'Europe met 500 milliards sur la table pour relier toutes ses capitales d'ici 2040
PODCASTChaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:10:34 - Le journal de 18h00 - "Plus de 1 300 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 21 juin en lien avec les températures élevées en Europe", a déclaré dimanche sur X le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. - équipe : La Rédaction de France Culture, Julie Pacaud, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:34 - Les journaux de France Culture - "Plus de 1 300 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 21 juin en lien avec les températures élevées en Europe", a déclaré dimanche sur X le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. - équipe : La Rédaction de France Culture, Julie Pacaud, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Stéphane Mac Millan, cofondateur de Verley. Il nous dévoile les coulisses de sa startup qui révolutionne l'industrie laitière. Grâce à une technologie de pointe basée sur la fermentation de micro-organismes, Verley produit des protéines de lait sans passer par la traditionnelle voie bovine.L'invité explique d'abord les enjeux de cette innovation : face à une demande toujours croissante en produits laitiers, la production actuelle n'arrive plus à suivre. De plus, l'impact environnemental de l'élevage bovin est conséquent, notamment en termes de consommation d'eau. La solution proposée par Verley permet donc de répondre à ces défis tout en offrant un produit accessible aux végétariens et véganes.Le processus de fabrication, bien que s'appuyant sur une technologie ancienne, a été perfectionné par la startup. À partir d'un micro-organisme, le champignon, et d'une source de carbone, l'entreprise parvient à produire des protéines sériques, les plus nutritives du lait. Un procédé compétitif en termes de coûts par rapport à l'extraction directe du lait.Malgré ces avantages, Stéphane Mac Millan révèle que le parcours réglementaire est plus ardu en Europe qu'aux États-Unis, où Verley a déjà obtenu l'autorisation de commercialiser son produit. En Europe, le dossier est toujours en cours d'examen, retardant ainsi le lancement prévu pour 2028. Une situation qu'il juge regrettable, tout en reconnaissant la rigueur des standards de qualité européens.Enfin, il évoque les perspectives de développement de la startup, un marché des protéines en pleine expansion, estimé à 32 milliards de dollars en 2026. Bien que déjà soutenu par Bpifrance et sélectionné par le programme French Tech 120, Verley envisage de lever de nouveaux fonds dans les années à venir pour accompagner sa croissance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour la première fois, Québec Tech dispose d'un espace et d'une programmation distincts à VivaTech 2026. Selon Philippe Valentin, cette édition marque la plus importante participation québécoise de l'histoire du salon, avec près d'une centaine d'entreprises et une trentaine d'organismes partenaires. Dans un contexte où l'Europe cherche à renforcer sa souveraineté numérique et économique, le Québec souhaite se positionner comme un partenaire naturel grâce à ses valeurs communes, son expertise technologique et ses liens étroits avec le marché européen. Au-delà de la visibilité, l'objectif demeure très concret : favoriser les partenariats, les implantations et les ententes commerciales. La présence d'un pavillon autonome permet également au Québec d'accueillir directement plusieurs délégations européennes et de renforcer ses relations avec de nombreuses régions françaises et partenaires internationaux.
Le Journal en français facile du mardi 23 juin 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Cop7.A
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Yannis Daubin, vice-président de Databricks en Europe. Il nous plonge au cœur de l'entreprise technologique qui a su s'imposer comme un acteur majeur de l'analyse de données pour les entreprises. Fondée il y a 13 ans dans la Silicon Valley, Databricks a connu un succès retentissant en France, travaillant aujourd'hui avec 90% des entreprises du CAC 40 et plus de 60% de celles du SBF 120.L'invité nous explique avec clarté et enthousiasme le rôle crucial que joue Databricks dans la transformation digitale des entreprises. Grâce à sa plateforme ouverte et évolutive, l'entreprise permet à ses clients de consolider et d'exploiter leurs données de manière efficiente, en les aidant à simplifier leurs systèmes d'information souvent lourds et obsolètes. De l'analytique aux agents conversationnels en passant par l'intelligence artificielle, Databricks offre un éventail de solutions innovantes qui boostent la productivité et la compétitivité de ses clients.Un des moments forts de l'entretien est lorsque Yannis Daubin aborde la question de la souveraineté des données, un sujet de plus en plus prégnant pour les entreprises françaises et européennes. Il explique comment Databricks, bien qu'étant une entreprise américaine, s'engage à accompagner ses clients dans cette voie, en leur donnant la possibilité de choisir où sont stockées leurs données sensibles.L'auditeur sera également captivé par sa vision sur l'évolution de l'intelligence artificielle et son impact sur le quotidien des entreprises. Bien que les grands modèles de langage fassent régulièrement la une, il souligne que le véritable défi réside dans la capacité à contextualiser ces technologies pour en tirer pleinement parti.Enfin, l'annonce d'un investissement de 300 millions de dollars sur trois ans en France, avec notamment des recrutements et des programmes de formation, témoigne de l'ambition de Databricks de s'ancrer durablement sur le marché français et de contribuer à l'émergence d'un écosystème de talents dans le domaine de l'analyse de données.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 1491 : Les chiffres viennent de tomber. Pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont devant la télé, les sites de presse et la radio comme source d'info dans le monde. 54% des gens disent s'être informés via les réseaux au cours de la dernière semaine, contre 52% pour la télé et 51% pour les sites d'actu. Le point de bascule : les chiffres sont làOn a longtemps dit “un jour, les réseaux dépasseront la télé”. Ce jour-là, est arrivé. C'est maintenant.Le Digital News Report de Reuters est formel. Ils ont interrogé 100 000 internautes dans 48 pays sur leurs sources d'information. Aujourd'hui, 54% des personnes interrogées dans le monde disent s'informer au moins une fois par semaine via les réseaux sociaux. Les médias dits “traditionnels” arrivent derrière : 52% pour la télévision, 51% pour les sites et applis de médias, 21% pour la radio. Depuis 2020, la télé et les applis de médias ont perdu plus de dix points, pendant que l'usage des réseaux pour s'informer progresse dans la majorité des pays étudiés. À l'échelle mondiale, près d'un tiers des gens disent même que les réseaux et les plateformes vidéo sont leur source d'info principale, devant tous les autres supports.On ne va plus vers l'info, c'est elle qui vient à nousLe vrai changement, ce n'est pas seulement “où” on s'informe, c'est “comment”. Avant, tu décidais : “je mets les infos”. Tu allumais la télé, tu ouvrais un site, tu prenais un journal. Aujourd'hui, tu ouvres une app. Et c'est ton feed qui décide ce que tu vois. L'étude le montre bien : sur des plateformes comme Instagram, TikTok ou Facebook, l'info arrive de façon impromptue, au milieu d'un flux pensé d'abord pour la rétention et le divertissement. Tu viens pour scroller, tu repars avec un conflit géopolitiqueou une catastrophe naturelle. On a donc deux régimes d'info qui cohabitent : l'info qu'on va chercher et l'info qui nous tombe dessus. Et très clairement, c'est la deuxième qui prend de plus en plus de place dans nos journées.Un phénomène accentué pour les nouvelles générationsLà où ça devient vraiment intéressant, c'est quand tu regardes par âge. Chez les 18–24 ans, les réseaux sociaux sont la première source d'info pour une personne sur deux. En Europe, une enquête du Parlement européen montre que 42% des 16–30 ans s'informent d'abord sur les réseaux pour la politique et les questions de société, devant la télé. Et dans cette tranche, Instagram est la première plateforme d'info, TikTok la deuxième. Ce que ça change pour les médias… et pour nousPour les médias, la conséquence est violente. Ils ne contrôlent plus la porte d'entrée. Ce n'est plus “viens sur mon site”, c'est “si l'algorithme veut bien, tu verras peut-être mon contenu passer”. Côté modèle économique, ca se ressent : à peine 17% des gens payent pour de l'info en ligne, un chiffre globalement stable, alors que les budgets pub continuent de filer vers les plateformes. Si c'est l'algorithme qui choisit, qui décide de ce qui est important ?Si l'info vit dans un feed optimisé pour te garder le plus longtemps possible, qui décide de ce qui est important dans ta journée ? Ce n'est plus un rédac chef qui hiérarchise. L'algorithme sont job c'est de te proposer le contenu qui capte le plus ton attention et ta rétention. On est loin de l'actualité au sens noble du terme.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire : Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) a revendiqué l'attaque contre l'aéroport de Niamey de jeudi, six mois après une première attaque menée par l'État islamique. En République démocratique du Congo, après son adoption par l'Assemblée nationale début juin, le Sénat a à son tour approuvé une proposition de loi encadrant l'organisation de référendums en vue d'une révision de la Constitution. Cette réforme ouvre la possibilité d'un troisième mandat présidentiel. Programme nucléaire iranien, réouverture du détroit d'Ormuz, déblocage d'avoirs iraniens… Que sait-on du projet de protocole d'accord en discussion entre les États-Unis et l'Iran ? En Europe, les politiques migratoires se durcissent. En Suède, le Parlement a récemment adopté deux lois visant à faciliter l'expulsion des migrants. Une orientation que l'on retrouve également à l'échelle de l'Union européenne, qui envisage désormais la création de centres situés hors de ses frontières pour y transférer les personnes en situation irrégulière. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : - Hannane Ferdjani, journaliste et créatrice du média en ligne Beyond the noise Africa - Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI - Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Assurances, conso, nouvelles technologies… "On en parle" vous oriente dans tout ce qui fait votre quotidien. Au programme aujourd'hui: 1. Quel impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes? 2. Voyager en train en Europe: guide pratique 3. Guichet: les plantes sauvages
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? • Web Summit Rio : gros plan sur la tech brésilienne • Anthropic bride ses modèles les plus sensibles • En France, Mistral AI contre les ayants droit • Le Canada veut limiter les réseaux sociaux aux moins de 16 ans • L'IA bouscule le droit, les médias et l'éducation • VivaTech se prépare à Paris.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive l'Europe du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquée par l'arrivée annoncée d'iOS 27 et de nouvelles fonctions d'Apple Intelligence. Mais le vrai sujet, c'est l'absence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle à l'entreprise américaine. Derrière ce bras de fer, une réalité : des centaines de millions d'utilisateurs européens pris en otage. Zoom sur la tech brésilienne à l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons à la découverte du Web Summit Rio et d'un écosystème brésilien encore trop peu observé depuis l'Europe. Le Brésil apparaît comme un terrain passionnant pour parler souveraineté numérique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. L'objectif : sortir du face-à-face habituel entre États-Unis, Europe et Asie.Anthropic : l'IA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, présenté comme une version plus encadrée de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersécurité ou la biologie. Les modèles d'IA les plus avancés ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires (EPISODE ENREGISTRÉ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit d'auteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les médias et ayants droit dénoncent un pillage massif, tandis que Mistral craint d'être freiné face aux géants américains. Le débat oppose protection de la création et ambition de bâtir un champion européen de l'IA.Réseaux sociaux : le Canada veut protéger les jeunesLe Canada envisage d'interdire ou de limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites d'une telle mesure, déjà visibles dans d'autres pays : contournements, faux comptes et migration vers d'autres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail d'éducation numérique.IA et justice : quand les hallucinations coûtent cherNous évoquons l'affaire d'avocats sanctionnés aux États-Unis après avoir déposé des documents contenant de fausses références juridiques générées par IA. L'épisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais qu'ils ne remplacent ni la vérification, ni la responsabilité humaine. Dans le droit, l'IA doit rester un assistant, pas une source aveuglément copiée.Médias et école : le faux débat du “sans IA”Nous discutons de la tentation de revendiquer des contenus “100 % humains”. Cette promesse nous semble trop simpliste, car l'IA peut aussi servir à corriger, traduire, comparer, entraîner ou donner du feedback sans remplacer l'humain. Le vrai sujet n'est pas d'interdire l'outil, mais de savoir comment on l'utilise.VivaTech à Paris : qui est l'invité vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette édition marque le 10ème anniversaire du salon parisien. L'événement s'annonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invités attendus et un contexte très marqué par l'IA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de l'écosystème tech français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:15 - On n'arrête pas l'éco - Cette semaine, Uber a ouvert les inscriptions pour tester ses véhicules sans conducteur à Londres. Une manière de prendre de vitesse son rival Waymo, la filiale de Google, déjà en phase de test avancé dans la capitale britannique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:58 - Les journaux de France Culture - À partir du 12 juin 2026, les règles d'asile changent dans toute l'Union européenne. Fruits de longues négociations entre les 27, 10 textes, 9 règlements et une directive adoptés en 2024 vont imposer un filtrage aux frontières extérieures et l'obligation d'une solidarité européenne. Décryptage. - réalisation : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Avec : Élise Goldfarb, entrepreneure. Jacques Legros, journaliste. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Alors que l'Europe durcit progressivement ses régimes fiscaux avantageux, ce pays prend le contre-pied : jusqu'à 20 ans d'imposition à 0 %, exonération des revenus de source étrangère, obtention possible du passeport en seulement 6 mois, avec la famille incluse. Ressources :
Le rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Free pour un peu plus de 20 milliards d'euros dépasse largement le cadre des télécoms français. Derrière cette opération se cache une question stratégique pour l'Union européenne : faut-il continuer à privilégier une concurrence maximale ou accepter la création de grands groupes capables de rivaliser avec les géants américains et chinois ? Le protocole d'accord signé entre Bouygues Telecom, Free et Orange pour reprendre SFR constitue l'une des plus importantes opérations industrielles de ces dernières années en France. Mais ce dossier pose surtout une question qui dépasse largement les frontières françaises. Est-ce que l'Europe doit continuer à privilégier la concurrence à tout prix, ou accepter de faire émerger de grands groupes capables de tenir tête aux États-Unis et à la Chine ? Car depuis des années, la philosophie européenne était simple : plus il y a de concurrence, mieux c'est pour le consommateur. Selon les théories économiques classiques, davantage de concurrence implique des prix plus bas, plus d'innovation et donc davantage de choix. Mais le monde a changé. À l'ouest de l'Union européenne, les États-Unis disposent de géants technologiques capables d'investir des dizaines de milliards de dollars chaque année. À l'est, la Chine fait émerger de grands groupes soutenus par un immense marché intérieur et une stratégie industrielle assumée. Entre ces deux blocs, l'Europe apparaît aujourd'hui beaucoup plus fragmentée. À lire aussiLes opérateurs télécom européens face au défi de la régulation Des télécoms européens encore trop fragmentés face aux géants américains et chinois Cette fragmentation est particulièrement visible dans le secteur des télécommunications. Aux États-Unis, trois grands opérateurs couvrent l'ensemble du territoire. C'est exactement la même situation en Chine. En Europe, au contraire, on compte des dizaines d'opérateurs répartis dans vingt-sept pays, chacun avec ses propres règles, son propre marché et ses propres contraintes réglementaires. Au total, cela représente plus d'une centaine d'acteurs. Autrement dit, le marché unique européen est immense, mais il ne fait émerger aucun véritable champion à l'échelle du continent. Chaque pays conserve son opérateur historique ou son leader national : Orange en France, Deutsche Telekom en Allemagne ou encore Telefonica en Espagne. Le rachat de SFR pose donc une question : passer de quatre à trois opérateurs en France constitue-t-il un premier pas vers une moindre fragmentation du secteur en Europe ? Pendant des années, Bruxelles estimait qu'il fallait préserver un maximum de concurrence, quitte à empêcher certaines fusions. Aujourd'hui, le débat évolue. Faut-il conserver quatre opérateurs qui se livrent une guerre des prix permanente, ou accepter trois acteurs plus solides capables d'investir davantage dans les infrastructures numériques ? À lire aussiFace aux géants du numérique américains, une partie du monde tente de réguler Le dossier SFR comme test grandeur nature Les télécommunications sont devenues un secteur stratégique. Il faut financer la fibre optique, préparer la 6G, développer les réseaux de données nécessaires à l'intelligence artificielle, renforcer la cybersécurité ou encore construire de nouveaux centres de données. Tous ces investissements représentent des dizaines de milliards d'euros. L'idée défendue par les industriels est qu'il serait plus simple de financer ces infrastructures avec quelques grands groupes aux épaules suffisamment larges pour investir massivement plutôt qu'avec une multitude d'acteurs plus petits. Autrement dit, l'Europe pourrait choisir de privilégier des champions industriels capables de rivaliser avec les géants américains et chinois. Dans de nombreux secteurs, les entreprises européennes restent performantes, mais elles demeurent souvent trop petites pour peser à l'échelle mondiale. Selon Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, si l'Europe veut rester dans la course mondiale, elle devra accepter davantage de concentrations industrielles afin de créer de grands groupes européens capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques. C'est précisément pour cette raison que le dossier SFR est observé avec autant d'attention. Au-delà du seul marché français des télécoms, il constitue un véritable test grandeur nature de l'évolution de la politique industrielle européenne. Reste désormais à savoir si la Commission européenne acceptera de laisser un marché national passer de quatre à trois opérateurs ou si elle estimera que le risque de hausse des prix pour les consommateurs demeure trop important.
durée : 00:07:00 - Les interviews d'Inter - par : Marion L'Hour - La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) publie, vendredi, son baromètre de l'avifaune et note une baisse alarmante du nombre d'oiseaux chaque année en Europe. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, est l'invité de France Inter. - invités : Allain Bougrain-Dubourg Journaliste, Président de la LPO (Ligue pour la Protection des oiseaux). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La directive européenne sur la transparence sur les salaires doit être déclinée et mise en œuvre dans chaque pays à partir du 7 juin. Mais seuls deux pays sont prêts. Nous serons en reportage en Autriche où les écarts dans l'industrie restent criants. Nous serons aussi au Kosovo où la question du port du voile à l'école revient dans le débat. Et comme tous les mercredis nous finirons l'émission en musique avec une pépite du punk allemand, mâtiné de new-wave, Die Radierer. Quelle égalité au travail ? Améliorer l'égalité salariale entre hommes et femmes, c'est l'objet de la directive adoptée à Bruxelles, il y a trois ans. Les capitales européennes jusqu'au 7 juin pour la mettre en oeuvre, mais les choses traînent. Seules, l'Italie et la Slovaquie sont prêtes. En France, où les femmes gagnent près de 22% de moins que les hommes en moyenne, et 4% à emploi égal, le gouvernement espère remettre sa copie au Parlement courant juin, mais le texte ne satisfait ni les syndicats ni le patronat. Vienne n'est pas non plus dans les clous. En Autriche aussi, les femmes sont toujours moins payées à emploi égal mais les stéréotypes de genre restent aussi très présents dans le choix des métiers. C'est particulièrement le cas dans l'industrie, alors que Vienne aimerait redynamiser le secteur en manque de main-d'œuvre. Reportage Céline Béal. 1936 : à côté des progrès sociaux, l'échec de la politique coloniale Le 4 juin 1936, la coalition menée par le socialiste Léon Blum formait le gouvernement du Front populaire. Les congés payés, la semaine de 40h ou encore les conventions collectives ont vu le jour le même mois. Le site RFI Connaissances nous rappelle que la période a été riche d'innovations dans d'autres domaines : elle a posé par exemple les bases du Festival de Cannes, et mis en place de larges campagnes de prévention de la tuberculose. Trois femmes sont au gouvernement, un signe fort de Léon Blum alors que le Sénat bloque leur accès au vote. En la matière comme pour le soutien à apporter aux Républicains espagnols plongés dans la Guerre civile, le bilan est controversé. Mais s'il y a un domaine où la désillusion est complète, c'est celui de la politique coloniale. Les explications d'Olivier Favier. À lire aussi1936, le Front populaire à l'épreuve du pouvoir: succès, limites et héritages Au Kosovo, l'autorisation du port du voile à l'école divise Le débat agite régulièrement la société de ce pays d'un peu plus d'un million et demi d'habitants. Dans ce pays majoritairement musulman, la laïcité est un principe fondamental, inscrit dans la constitution. Et l'autorisation ou non du port du voile à l'école publique divise. Une partie de la jeunesse trouve le principe de neutralité trop rigide. En face, les défenseurs d'une laïcité stricte estiment qu'il faut protéger l'équilibre fragile de ce jeune État né en 2008. Derrière cette question du voile, c'est l'identité du pays qui est débattue, entre aspirations européennes, retour du religieux et fractures générationnelles. Reportage à Pristina, de Louis Seiller. À lire aussiPort du voile à l'école: l'Autriche rejoint la cohorte des pays européens les plus stricts La chronique musique de Vincent Théval Die Radierer - Angriff auf's Schlaraffenland (Allemagne).
Le Paris Saint-Germain vient de réussir quelque chose d'immense : gagner une deuxième Ligue des champions consécutive et, surtout, changer complètement son statut en Europe. Face à Arsenal, le PSG a souffert, a résisté, puis a fini par s'imposer à Budapest après un match nul 1-1 et une victoire 4-3 aux tirs au but. Ce sacre n'est pas seulement une nouvelle ligne au palmarès : il permet à Paris de conserver sa couronne européenne, ce qu'aucun club n'avait réussi depuis le Real Madrid en 2018. Ce qui rend ce titre encore plus fort, c'est ce qu'il raconte du PSG version Luis Enrique. L'entraîneur parisien a lui-même expliqué après la finale que ce succès était “encore plus fort”, compte tenu de la difficulté d'affronter Arsenal, et que son équipe méritait ce trophée sur l'ensemble de la saison. On n'est donc plus dans un simple exploit ponctuel : on est dans la confirmation d'un très grand projet européen. Les réactions des joueurs vont dans le même sens. Vitinha, élu homme du match par l'UEFA, a affirmé qu'aujourd'hui Paris pouvait dire qu'il était “the best in Europe”. Ousmane Dembélé, lui, a rappelé à quel point la saison avait été difficile et combien ce back-to-back avait demandé de travail et de maîtrise. Et l'après-finale confirme encore ce changement de statut. L'UEFA a placé cinq Parisiens dans son équipe type de la saison : Vitinha, Kvaratskhelia, Marquinhos, Nuno Mendes et Dembélé. Le palmarès officiel du club mentionne désormais noir sur blanc : 2 Ligues des champions, 2025 et 2026. À ce stade, le PSG n'est plus seulement champion d'Europe : il est en train de s'installer comme une véritable référence du football continental. Dans ce podcast, on va donc analyser : pourquoi cette deuxième Ligue des champions change l'image du PSG pourquoi Luis Enrique a fait basculer le club dans une autre dimension pourquoi ce sacre est peut-être encore plus marquant que le premier ce que disent les réactions de Vitinha, Dembélé et Marquinhos et si le PSG est désormais devenu le nouveau patron de l'Europe Pour ceux qui nous disent "vous connaissez rien" dans chaque épisode — c'est votre moment de briller.
La directive européenne sur la transparence sur les salaires doit être déclinée et mise en œuvre dans chaque pays à partir du 7 juin. Mais seuls deux pays sont prêts. Nous serons en reportage en Autriche où les écarts dans l'industrie restent criants. Nous serons aussi au Kosovo où la question du port du voile à l'école revient dans le débat. Et comme tous les mercredis nous finirons l'émission en musique avec une pépite du punk allemand, mâtiné de new-wave, Die Radierer. Quelle égalité au travail ? Améliorer l'égalité salariale entre hommes et femmes, c'est l'objet de la directive adoptée à Bruxelles, il y a trois ans. Les capitales européennes jusqu'au 7 juin pour la mettre en oeuvre, mais les choses traînent. Seules, l'Italie et la Slovaquie sont prêtes. En France, où les femmes gagnent près de 22% de moins que les hommes en moyenne, et 4% à emploi égal, le gouvernement espère remettre sa copie au Parlement courant juin, mais le texte ne satisfait ni les syndicats ni le patronat. Vienne n'est pas non plus dans les clous. En Autriche aussi, les femmes sont toujours moins payées à emploi égal mais les stéréotypes de genre restent aussi très présents dans le choix des métiers. C'est particulièrement le cas dans l'industrie, alors que Vienne aimerait redynamiser le secteur en manque de main-d'œuvre. Reportage Céline Béal. 1936 : à côté des progrès sociaux, l'échec de la politique coloniale Le 4 juin 1936, la coalition menée par le socialiste Léon Blum formait le gouvernement du Front populaire. Les congés payés, la semaine de 40h ou encore les conventions collectives ont vu le jour le même mois. Le site RFI Connaissances nous rappelle que la période a été riche d'innovations dans d'autres domaines : elle a posé par exemple les bases du Festival de Cannes, et mis en place de larges campagnes de prévention de la tuberculose. Trois femmes sont au gouvernement, un signe fort de Léon Blum alors que le Sénat bloque leur accès au vote. En la matière comme pour le soutien à apporter aux Républicains espagnols plongés dans la Guerre civile, le bilan est controversé. Mais s'il y a un domaine où la désillusion est complète, c'est celui de la politique coloniale. Les explications d'Olivier Favier. À lire aussi1936, le Front populaire à l'épreuve du pouvoir: succès, limites et héritages Au Kosovo, l'autorisation du port du voile à l'école divise Le débat agite régulièrement la société de ce pays d'un peu plus d'un million et demi d'habitants. Dans ce pays majoritairement musulman, la laïcité est un principe fondamental, inscrit dans la constitution. Et l'autorisation ou non du port du voile à l'école publique divise. Une partie de la jeunesse trouve le principe de neutralité trop rigide. En face, les défenseurs d'une laïcité stricte estiment qu'il faut protéger l'équilibre fragile de ce jeune État né en 2008. Derrière cette question du voile, c'est l'identité du pays qui est débattue, entre aspirations européennes, retour du religieux et fractures générationnelles. Reportage à Pristina, de Louis Seiller. À lire aussiPort du voile à l'école: l'Autriche rejoint la cohorte des pays européens les plus stricts La chronique musique de Vincent Théval Die Radierer - Angriff auf's Schlaraffenland (Allemagne).
Après neuf ans d'hésitation, les députés et sénateurs français ont fini, le 7 mai 2026, par voter à l'unanimité une loi-cadre sur la restitution des objets pillés pendant la colonisation. C'est une victoire pour les anciennes colonies françaises comme le Bénin. Mais le retour en Afrique de ces biens culturels ne risque-t-il pas d'être stoppé l'année prochaine s'il y a un changement de majorité en France ? C'est l'une des questions que Christophe Boisbouvier a posées à l'historienne franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou, qui préside la Fondation Zinsou à Ouidah, près de Cotonou. RFI : Avec tous ces lieux de mémoire, avec tous ces musées, quelles sont les ambitions du Bénin de Romuald Wadagni ? Marie-Cécile Zinsou : Alors écoutez, le Bénin s'est engagé depuis quelques années dans une préservation de son patrimoine et dans une nouvelle politique qui est totalement axée à la fois sur son histoire et sur l'avenir. Donc, je crois que le nouveau président va s'inscrire dans le chemin qu'il avait tracé aux côtés de Patrice Talon, notre précédent président, ces dernières années. On est un peu dans la continuité, c'est ça ? Il me semble qu'on est effectivement dans la continuité je pense, le président Wadagni était notre ministre des Finances pendant les dix dernières années. Donc, il me semble qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une continuité. À l'origine de ce renouveau mémoriel, il y a l'action initiale du ministre Aurélien Agbenonci, il y a dix ans déjà, quand il a réclamé à la France de François Hollande la restitution des trésors royaux du Bénin. Est-ce que la loi-cadre votée par la France répond à vos attentes ? Ce qui est absolument fondamental, c'est ce que le courrier du Bénin a déclenché en France. Et la réponse qu'Emmanuel Macron y a apportée à Ouagadougou en 2017. Puisqu'on peut vraiment dater le début du processus de restitution à partir de ce discours. Donc aujourd'hui, la loi-cadre, après neuf ans d'attente, arrive pour donner une forme à ces restitutions et pour éviter les lois d'exception qui avaient eu lieu jusqu'alors pour à la fois le Bénin, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Oui, c'est-à-dire que jusqu'à présent il fallait une loi par restitution ? Oui, il fallait des lois spécifiques. Et la loi-cadre, elle va être efficace très rapidement puisque le gouvernement français est motivé et l'a fait savoir. Les parlementaires ont voté à l'unanimité cette loi, ce qui montre bien que la représentation nationale française est tout aussi concernée par les questions de restitution. Et il y a de nombreuses demandes en cours du côté du continent. Donc, c'est une loi qui, avec un gouvernement et une représentation nationale française motivés, peut être extrêmement efficace. Est-ce qu'il y a des failles malgré tout dans cette loi ? Alors cette loi, elle propose qu'il y ait des commissions bi-nationales, donc entre l'État demandeur et l'État français pour examiner le cas des biens qui ont été pillés illicitement. Evidemment, si la France est motivée, elle met en place une commission qui regarde avec intérêt, objectivité et bienveillance les demandes de restitutions. Si le prochain gouvernement était moins motivé par les restitutions, ces commissions pourraient être nettement plus dures et pourraient bloquer certains processus. Je pense que c'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des premières restitutions assez rapidement, parce que, après, ce sera un phénomène inarrêtable. Et le président français l'a dit à Nairobi, a priori, c'est une loi irréversible. On ne reviendra pas sur les restitutions. Il faut créer une dynamique ? Il faut créer une dynamique et il faut créer des précédents pendant cette année où toutes les étoiles semblent alignées. Quels sont les pays développés les plus réticents à restituer les œuvres qui ont été pillées au 19ᵉ et au XXᵉ siècle ? Alors chaque pays est complexe. En Europe, le plus réticent est peut-être celui qui a le plus restitué, et les gens ne s'en rendent pas forcément compte. Mais aujourd'hui, on peut dire que le Royaume-Uni est celui qui se protège le plus. Notamment parce que les Britanniques sont face à des demandes de restitutions européennes, et notamment des Grecs qui réclament les frises du Parthénon, qui sont au British Museum. Et donc, à la fois, le Royaume-Uni refuse de légiférer et bloque une partie des demandes. Et en même temps, c'est le Royaume-Uni qui a restitué plus de 70 biens déjà à travers ses musées non nationaux, donc à travers ses musées universitaires et ses musées régionaux. Donc, le Royaume-Uni est peut-être celui qui, dans la loi, est le moins ambitieux, mais qui restitue le plus. Alors qu'il y a des pays comme la Belgique qui ont restitué officiellement, massivement, puisqu'il y a plus de 1 200 objets qui sont déjà concernés par la loi belge, et en même temps, il y a un seul masque qui a fait le voyage de retour au Congo. Est-ce que les différentes institutions béninoises qui ont été créées ces derniers mois, notamment le Comité scientifique national auquel vous appartenez… Est-ce que tout cela peut encourager les pays qui détiennent des biens culturels et qui ne veulent pas s'en séparer ? Est-ce que cela peut les encourager à les restituer à des pays demandeurs comme le vôtre ? Il me semble que l'exemple du Bénin a été important, notamment avec la première restitution, avec la première loi d'exception de la France, quand les 26 objets du Trésor royal d'Abomey sont revenus, le Bénin a fait une démonstration assez éclatante de ce que pouvait être le retour du patrimoine et le partage à tous de ces collections. Donc, je pense que ça a aussi permis de faire sauter des verrous qui étaient bien souvent des préjugés sur une base raciste, ou sur juste une base de se dire que l'Afrique n'était pas intéressée à son patrimoine, que les Africains n'allaient pas au musée. Ça, c'était des propos qu'on entendait dans la société française. Tout à coup, à partir du moment où on a fait la démonstration que les gens se sont passionnés pour cette exposition, qu'elle a été ouverte à tous en grand, je crois que les gens ont réalisé ce que c'était, en fait, que d'être privé de son patrimoine depuis des dizaines ou des centaines d'années, et d'y avoir enfin un accès. Donc, je crois qu'évidemment certains pays, qui prenaient la question très à la légère, ont vu la preuve devant leurs yeux que c'étaient des questions fondamentales et qu'on ne pouvait pas rester sur des préjugés souvent racistes qui étaient prédominants.
Le Journal en français facile du mardi 26 mai 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/Cjjh.A
Direction La Réunion avec une page sombre de l'histoire de la France d'Outre-mer, page intitulée pour ceux qui la connaissent « Enfants de la Creuse ». Plus de 2 000 enfants ont été enlevés à leurs parents sur l'île française d'Outre-mer entre 1962 et 84. Exilés en métropole, ils ont été placés principalement dans la Creuse en déficit de population. En 2è partie, nous nous penchons sur la disparition des oiseaux, décimés notamment par l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture. Enfants de la Creuse : du déracinement forcé à la reconnaissance C'est une page de l'histoire de France encore méconnue du grand public. Le drame dit des « Enfants de la Creuse ». Plus de 2 000 enfants ont été enlevés à leurs parents sur l'ile de La Réunion entre 1962 et 1984. Exilés en Métropole, ils ont été placés dans des familles principalement dans la Creuse, en déficit de population. Un violent déracinement. L'argument des autorités : une explosion de la natalité, et la misère dans ce département d'Outre-Mer. À Paris au Parlement, chemine encore une proposition de loi visant à reconnaitre ce drame. Quant à demander pardon, rien n'est acquis. Nous avons rencontré, sur leur île de l'océan Indien, ceux qu'on appelle « les ex mineurs transplantés de La Réunion ». Un Grand reportage de Lola Fourmy qui s'entretient avec Jacques Allix. Printemps silencieux : mais où sont passés les oiseaux? Mais où sont passés les oiseaux ? Dans le monde, près des deux-tiers des espèces déclinent, alerte l'Union internationale pour la conservation de la nature. En Europe, environ 13% des oiseaux sont menacés... En France, un tiers des espèces nicheuses (qui font leur nid dans le pays, contrairement aux migrateurs), connaissent un fort déclin. Dans les milieux urbains, comme les milieux agricoles. Pour preuve, le symbole de notre petit voisin à plumes : le chant disparait. Alors que retrouver un « printemps bruyant » devient une urgence, quelle est l'étendue de ce crépuscule des oiseaux ? Quelles sont ses causes ? Et surtout comment éviter d'aggraver la situation ? Un Grand reportage de Juliette Pietraszewski qui s'entretient avec Jacques Allix.
Ce jeudi 21 mai, l'attractivité de la France, première destination pour l'investissement étranger en Europe, a été abordée par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence, Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School et présidente du think tank Génération Libre, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Mais où sont passés les oiseaux ? Dans le monde, près des deux-tiers des espèces déclinent, alerte l'Union internationale pour la conservation de la nature. En Europe, environ 13% des oiseaux sont menacés... En France, un tiers des espèces nicheuses (qui font leur nid dans le pays, contrairement aux migrateurs), connaissent un fort déclin. Dans les milieux urbains, comme les milieux agricoles. Pour preuve, le symbole de notre petit voisin à plumes : le chant disparait. Alors que retrouver un « printemps bruyant » devient une urgence, quelle est l'étendue de ce crépuscule des oiseaux ? Quelles sont ses causes ? Et surtout comment éviter d'aggraver la situation ? «Printemps silencieux : mais où sont passés les oiseaux ?», un Grand reportage de Juliette Pietraszewski.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
durée : 00:13:56 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères et vice-premier ministre, livre son regard sur le repositionnement stratégique de la Pologne ou la relation entre Varsovie avec Washington. - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 14 mai 2026 - Quand Xi Jinping menace Trump...Présentation: Lorrain SénéchalAccueilli en grande pompe ce jeudi à Pékin, le président des États-Unis a rencontré son homologue chinois, au premier jour d'une visite officielle aux lourds enjeux. Échanges d'amabilités et longue poignée de main. Xi Jinping a salué « une visite historique », prônant la stabilité des relations sino-américaines, et Donald Trump a promis un « avenir fabuleux » entre les deux puissances rivales. Mais derrière les sourires, les sujets de tension sont nombreux entre les deux superpuissances : la guerre au Moyen-Orient, les enjeux technologiques, la guerre commerciale, sans oublier Taïwan. Et loin des caméras, les propos sont plus offensifs.Ainsi, Xi Jinping a prévenu Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, a rapporté la télévision d'État CCTV. Avant de monter dans l'avion pour se rendre à Pékin, le président des États-Unis avait déclaré qu'il parlerait avec le numéro un chinois Xi Jinping de la question des ventes d'armes américaines à Taïwan. Mais pourquoi accepterait-il d'en discuter avec la Chine ?L'Empire du Milieu considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à « unifier » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle demande régulièrement aux États-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, et a intensifié ses manœuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016. De leur côté, depuis l'adoption par le Congrès en 1979 du Taiwan Relations Act, les États-Unis sont tenus de donner à Taïwan les moyens d'assurer sa défense. Cela pourrait-il changer ? Les États-Unis pourraient-ils lâcher Taïwan et le détroit de Formose en échange du détroit d'Ormuz ? Quels sont les enjeux de la visite de Donald Trump en Chine ? Et que se passe-t-il en mer de Chine méridionale ?Alors que le monde a les yeux rivés vers le Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz, l'Empire du Milieu accélère discrètement dans d'autres domaines. En mer de Chine méridionale, Pékin construit activement une île artificielle sur le récif Antelope, situé à quelques centaines de kilomètres des côtes vietnamiennes. Parallèlement, l'Asie s'agite autour d'un autre étroit couloir de navigation : le détroit de Malacca, voie navigable la plus fréquentée au monde. L'Indonésie a fait part de sa volonté d'y imposer des péages avant de faire machine arrière. En Europe, au premier trimestre 2026, jamais la Chine n'avait enregistré un excédent commercial aussi élevé vis-à-vis de l'UE. Les exportations chinoises vers l'Europe atteignent des niveaux record.Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre »- Mary-Françoise RENARD - Professeure d'économie - Université Clermont-Auvergne, auteure de la Chine dans l'économie mondiale
durée : 00:40:45 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - Une étude publiée en avril 2026 dans la revue scientifique PNAS Nexus révèle, grâce à l'analyse de plus de 12 000 squelettes européens, que les inégalités alimentaires entre hommes et femmes sont aussi vieilles que nos sociétés. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret - invités : Klervia Jaouen Chargée de recherche au au Laboratoire GET du CNRS à Toulouse, spécialiste des isotopes., Rozenn Colleter Archéo-anthropologue à l'Inrap (Bretagne) et au Centre d'Anthropobiologie et de Génomique de Toulouse Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Les ministres européens de l'énergie envisagent de relancer l'exploration de gisements de gaz et de pétrole malgré les risques environnementaux, dans un contexte de hausse des prix du pétrole due à la guerre en Iran.Au Royaume-Uni, le chef de l'opposition Keir Starmer souhaite nationaliser l'aciérie British Steel pour sauver 2700 emplois et la capacité de production d'acier indispensable aux infrastructures.Le groupe Partouche ouvre aujourd'hui son plus grand club de jeux à Paris, qui proposera notamment des tournois internationaux de poker, dans un contexte d'augmentation de l'offre de jeux d'argent en France.Malgré les tensions internationales, l'économie chinoise reste résiliente grâce à ses politiques industrielles efficaces, notamment dans les énergies renouvelables.Le secteur pharmaceutique, représenté par Moderna, connaît un regain d'intérêt en bourse, notamment grâce à ses travaux sur de nouveaux traitements anticancéreux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parce que, bien avant d'être une boisson banale, il a été perçu comme un produit dangereux — socialement, politiquement… et même religieusement.Le café arrive en Europe au XVIIe siècle, après avoir conquis le monde musulman. Très vite, il rencontre un succès fulgurant. À London, Paris ou Vienna, des centaines de cafés ouvrent. On y boit, mais surtout on y parle. Politique, commerce, idées nouvelles : les cafés deviennent des lieux d'échange intense.Et c'est précisément ce qui inquiète les autorités.Dans plusieurs pays, le café est accusé de favoriser la contestation. En England, le roi Charles II tente même de fermer les coffee houses en 1675. Officiellement, il s'agit de lutter contre les “fausses rumeurs” et les complots. En réalité, ces lieux sont devenus des espaces de liberté où l'on critique ouvertement le pouvoir.En Prussia, au XVIIIe siècle, le roi Frederick II of Prussia voit d'un mauvais œil cette boisson importée qui concurrence la bière, pilier de l'économie locale. Il en restreint fortement la consommation et va jusqu'à instaurer une sorte de police du café, chargée de repérer ceux qui en torréfient clandestinement.Mais les critiques ne sont pas seulement politiques. Le café est aussi suspect sur le plan médical et moral. Certains médecins de l'époque l'accusent de provoquer nervosité, stérilité, voire décadence. En 1674, à Londres, une pétition — probablement satirique mais révélatrice — affirme que le café rend les hommes “impuissants”.Sur le plan religieux, le débat existe aussi. Parce qu'il vient du monde musulman, certains chrétiens s'en méfient. Mais selon la tradition, le pape Clement VIII aurait goûté le café et décidé de l'“accepter”, jugeant absurde de laisser une boisson aussi agréable aux seuls non-chrétiens.Malgré ces tentatives d'interdiction, le café finit par s'imposer. Pourquoi ? Parce qu'il répond à un besoin nouveau : rester éveillé, alerte, concentré. À une époque où le commerce, la finance et les échanges intellectuels explosent, cette boisson devient un allié précieux.En réalité, ce que les autorités cherchaient à contrôler, ce n'était pas seulement le café… mais ce qu'il permettait : la circulation des idées.En résumé, si le café a été interdit en Europe, ce n'est pas à cause de son goût ou de ses effets physiques. C'est parce qu'il a transformé la société. Et toute transformation rapide suscite, au départ, méfiance… puis résistance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Quatre grands groupes privés se partagent 200 festivals en Europe. Le syndicat des musiques actuelles (SMA) s'en inquiète, alors que le géant Live Nation, reconnu responsable de monopole illégal aux États-Unis, est plombé par des frais d'avocats colossaux.