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durée : 00:04:43 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Avons-nous atteint les limites biologiques de la longévité ? Une nouvelle étude suggère que non, mais elle révèle une fracture au sein de l'Europe depuis 2005. Seules les régions en tête continuent de progresser. - invités : Florian Bonnet Économiste, démographe et chercheur à l'Institut national d'études démographiques (INED)
L'économie américaine peut‑elle encore surprendre la Fed ?Aux États‑Unis, le marché du travail continuait de déjouer les pronostics ! En janvier, deux fois plus d'emplois ont été créés que prévu, de quoi calmer — au moins temporairement — les inquiétudes sur un ralentissement économique. Résultat : les marchés revoient un peu leurs attentes de baisses de taux de la Fed.Tout le monde a désormais les yeux tournés vers l'inflation qui sera publiée aujourd'hui !Du côté des résultats d'entreprises, l'ambiance était plus contrastée : Cisco décrochait de 11% en première partie de séance à cause d'une marge décevante, et les fabricants d'ordinateurs HP et Dell souffraient de la pénurie de puces de mémoire pointée par Lenovo.Les marchés européens repartaient bien de l'avant… pour finir dans le rouge !En Europe, l'atmosphère était plus optimiste ! Le CAC 40 signait un nouveau record en séance se hissant au-dessus de 8400 points.Même tendance pour le Dax et le Stoxx 600, soutenus par des résultats solides de géants comme Hermès, EssilorLuxottica ou Siemens, après un début d'année marqué par les tensions commerciales et les secousses sur la tech.Malgré tout, les principaux indices européens clôturaient la séance en baisse, entrainés dans le sillage des marchés actions américains et des incertitudes autour de l'inflation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après des mois d'interruption, les exportations de cobalt de RDC ont repris, mais à un rythme toujours insuffisant pour répondre aux besoins. Suite à la mise en place de quotas d'exportation mi-octobre, les prix du sulfate de cobalt ont grimpé de 66 % en Chine. Ce que montre l'augmentation des prix du sulfate de cobalt, un des produits issus du raffinage du minerai, c'est que les prix, qui avaient grimpé quand les exportations ont été interdites il y a un an, ne sont pas retombés après la fin de l'interdiction. Car cette reprise sous forme de quotas alloués à chacune des 21 entreprises minières concernées en RDC a immédiatement été perçue comme insuffisante. Le manque s'est confirmé, puisque la mise en œuvre du régime de quotas s'est révélée compliquée et a empêché les volumes alloués au dernier trimestre 2025 d'être exécutés. Le premier camion chargé de cobalt n'aurait finalement quitté le pays que début janvier, selon les informations de l'Institut du cobalt. Au total, pour le premier mois de 2026, seulement une cinquantaine de camions auraient quitté le pays, selon le suivi de Project Blue. « L'organisme de réglementation minière Arecoms ne dispose que d'une poignée d'employés pour effectuer les analyses de l'hydroxyde, ce qui retarde le transport par camion », explique Chris Welch, analyste du marché du cobalt pour Argus Media. ll précise que la hausse des prix du cuivre a également incité les entreprises à privilégier l'exportation de cuivre plutôt que de cobalt par camion. À lire aussiLa RDC organise un forum d'investissement en marge du Mining Indaba en Afrique du Sud Marché déficitaire ? Avec ce nouveau régime de quota en RDC, et le flou qui l'entoure, le marché va rester tendu en ce début d'année, d'autant que le cobalt actuellement expédié n'arrivera probablement pas avant avril ou mai en Chine, pays qui dispose de l'essentiel des capacités de raffinage. Selon l'Institut du cobalt, le marché mondial, hors RDC, en déficit de 53 000 tonnes en 2025, pourrait le rester encore en 2026. Avant de revoir sa stratégie d'exportation, la RDC fournissait les deux tiers du marché mondial, ce qui veut dire que même si l'Indonésie, un autre fournisseur majeur, extrait de plus en plus de minerai – et passe de 21 % de part de marché en 2025 à 35 % en 2026 –, cela ne suffit pas à combler le fossé laissé par la réduction des exportations congolaises. Selon Project Blue, les stocks d'hydroxyde de cobalt en Chine devraient être, fin janvier, de 30 à 40 000 tonnes, et ne devraient donc pas permettre de satisfaire la demande intérieure au-delà de trois mois. Ce n'est qu'à partir du deuxième trimestre que les tensions sur le marché vont donc commencer à s'atténuer, mais les prix pourraient se maintenir à un niveau élevé jusqu'à la fin de l'année puisque le quota annuel d'exportation fixé par la RDC est pour l'instant plafonné à la moitié des niveaux historiques habituels. À lire aussiLes obstacles à l'exportation du cobalt congolais pèsent sur le marché mondial Ralentissement de la croissance de la demande Ce qui va peut-être éviter que les prix ne flambent plus, c'est une hausse plus modeste que prévu de la demande. L'achat de véhicules électriques aux États-Unis est revu à la baisse en raison de la suppression depuis septembre dernier d'un crédit d'impôt de 7500 dollars. Le secteur américain va toujours croître mais de manière modeste (de 3 % en 2025 et de 7 % en 2026). En Europe aussi les ventes de véhicules électriques et donc de batteries ne sont pas à la hauteur des prévisions initiales. Au vu du contexte, l'Institut du cobalt alerte sur un risque d'effondrement de la demande à l'horizon 2027. Une façon peut-être de prévenir ceux qui tiennent le marché qu'à trop restreindre l'offre, ils pourraient indirectement encourager le développement de batteries sans cobalt et provoquer une baisse des besoins. À lire aussiPourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l'essence?
Longtemps symbole de scandale sanitaire, l'« huile de caniveau » est devenue l'un des carburants les plus convoités de la planète. Recyclée à partir des cuisines et des égouts, l'huile de cuisson usagée alimente aujourd'hui la transition verte de l'aviation – au point de valoir plus cher que le kérosène. Derrière cette métamorphose se dessinent les fragilités d'une décarbonation accélérée sous contrainte. Pendant des années, la Chine a incarné le versant sombre de l'« huile de caniveau », recyclée illégalement et réintroduite dans l'alimentation. Rebaptisée UCO (« used cooking oil »), elle est désormais la principale matière première du carburant d'aviation durable (SAF). Une fois transformée, elle peut être mélangée au carburant fossile sans modifier avions ni infrastructures, tout en réduisant jusqu'à 80% des émissions sur l'ensemble de son cycle de vie. Dans un secteur où les alternatives technologiques – hydrogène ou avions électriques – restent lointaines, le remplacement du carburant s'impose comme la voie la plus rapide. Résultat : la demande explose, l'offre reste limitée, et l'UCO devient une ressource rare, parfois plus chère que le carburant conventionnel. Une transition verte qui fait grimper la facture Mais produire du SAF reste coûteux. Les marges se concentrent en amont, chez les fournisseurs d'UCO et les raffineurs, tandis que les compagnies aériennes absorbent l'essentiel du surcoût. En Europe, où des obligations de mélange sont déjà en vigueur, le prix du SAF peut atteindre jusqu'à cinq fois celui du kérosène. Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), cette hausse des coûts pèse lourdement sur un secteur aux marges déjà étroites. Plusieurs compagnies et raffineurs européens demandent désormais un assouplissement du calendrier, craignant qu'une transition trop rapide n'affaiblisse la compétitivité du transport aérien. La Chine au centre du jeu Premier exportateur mondial d'UCO, la Chine avance prudemment. Elle développe rapidement ses capacités de production de SAF, tout en réservant l'essentiel de ses volumes aux marchés étrangers soumis à des obligations climatiques. À ce stade, Pékin privilégie l'offre plutôt que la contrainte, sans objectif national obligatoire. À l'approche de l'entrée en vigueur des règles mondiales en 2027, une question demeure : la Chine imposera-t-elle à son tour des quotas domestiques ? La réponse pèsera lourd sur l'équilibre du marché – et sur le prix du carburant du futur. À lire aussiBiocarburant, un marché en plein essor grâce au secteur de l'aérien
- Ghislaine Maxwell propose de témoigner en échange de son pardon et autres rebondissements de l'affaire Epstein - Procès de Meta et de Google à Los Angeles - Deux textes fondamentaux sur l'immigration adoptés par le parlement européen - La nouvelle campagne des républicains : la lutte contre le fondamentalisme musulman? Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Les niveaux des stocks européens de gaz sont tombés à environ 37%, soit en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, et ont provoqué une forte hausse des prix au mois de janvier 2026. Une hausse qui s'est depuis atténuée. Les stocks sont tombés si bas car les Européens sont entrés dans l'hiver avec des réserves inférieures à celles des années précédentes, explique Greg Molnar, analyste gaz de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), c'est-à-dire avec des infrastructures remplies à peine au-dessus de 80% de leur capacité. À ce « mauvais départ » est venue s'ajouter une vague de froid début janvier qui a fait augmenter la demande et fait baisser les stocks. Si la consommation continue au rythme habituel, l'Union européenne pourrait terminer l'hiver avec seulement 25% de ses capacités remplies, soit le niveau le plus bas depuis la saison hivernale 2017-2018. Des importations record en 2026 ? La diminution des stocks annonce des importations plus importantes cette année. L'AIE s'attend même à une hausse record des achats en 2026. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir du côté de l'offre, car la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait être en augmentation cette année – estimée à 472 millions de tonnes sur l'ensemble de l'année par le cabinet d'étude ICIS. Plusieurs pays vont voir en effet croître leurs capacités d'exportation grâce à l'agrandissement de leurs infrastructures ou la mise en service de nouveaux projets. On peut citer le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Congo-Brazzaville – le fournisseur italien ENI a chargé, le 7 février, la première cargaison de son unité flottante Nguya – ou encore l'Australie. D'autres projets sont annoncés d'ici 2027, au Qatar notamment, et devraient continuer à faire grimper les quantités de GNL disponibles dans le monde. Cette montée en puissance de la production évitera peut-être la hausse des prix que certains craignent, au vu de la forte demande européenne qui se profile cet été. L'Europe, partenaire privilégié des États-Unis L'Europe a un partenaire privilégié : les États-Unis. En janvier, le pays a fourni 60% des importations européennes, contre 53% en janvier 2025, et 24% début 2021 selon l'agence Reuters. Ce chiffre augmente depuis plusieurs années et a été consolidé par un accord commercial entre l'Europe et Donald Trump. Mais le poids grandissant pris par les États-Unis fait courir un risque à l'Europe, a fait récemment remarquer le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, après les menaces du président états-unien sur le Groenland : celui de remplacer la dépendance au gaz russe par une dépendance au gaz américain. Des discussions sont donc en cours, selon le commissaire européen, avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord pour sécuriser d'autres canaux d'approvisionnement. C'est dans cet objectif de diversification que l'énergéticien allemand RWE a signé, le 6 février, un accord commercial avec les Émirats arabes unis.
ICE n'est pas juste une “police de l'immigration”. C'est un prototype d'État piloté par la donnée. Une machine de surveillance qui croise bases sociales, médicales, numériques, analyse les réseaux… et agit souvent avant même que la justice ne rentre en action.Dans cette émission, on décortique 3 sujets qui se connectent beaucoup plus qu'on ne le croit :- ICE : 15 ans de technologisation de la coercition. De Bush à Obama à Trump, la continuité est là. La différence, c'est la mise en scène… et l'industrialisation.- TikTok (deal du 22 janvier 2026) : “TikTok US” reste en ligne, mais à quel prix ? Qui contrôle quoi, qui capte quelles données, et pourquoi cette saga est une affaire de géopolitique bien plus que de réseaux sociaux.- L'Europe face aux États-Unis : on se raconte qu'on est “plus moraux”, “plus protecteurs”. En réalité, on avance souvent plus lentement, plus légalement, mais aussi plus discrètement vers des architectures comparables.===========================
durée : 01:59:22 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse à une récente étude sur l'espérance de vie en Europe, et à l'utilisation des pesticides en France alors qu'une nouvelle loi Duplomb va être proposée. On reçoit, enfin, la romancière bulgare Joanna Elmy pour son roman "Porter la faute". - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Jean-Noël Jouzel Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de Sociologie des Organisations à Sciences Po Paris.; Dorian Guinard maître de conférence en droit public à Sciences Po Grenoble, porte-parole de l'association "Biodiversité sous nos pieds"; Florian Bonnet Économiste, chercheur à l'INED; Joanna Elmy Romancière bulgare
Grâce à une fiscalité avantageuse, l'Irlande a su attirer les géants pharmaceutiques, au point d'en faire l'un des piliers de son économie. Mais Donald Trump brandit désormais la menace de droits de douane, pour pousser ces entreprises à relocaliser aux Etats-Unis. Or, les médicaments représentent près de la moitié des exportations irlandaises, avec les États-Unis comme premier client ! En Europe, l'Irlande serait ainsi le pays le plus exposé. Près de Cork, Ringaskiddy, surnommé le « village du Viagra », retient son souffle. Reportage de Clémence Pénard. John n'avait que 22 ans quand Pfizer s'est installé à Ringaskiddy. C'était en 1969 : « Tu vois, juste là, le château d'eau ? L'espèce de champignon, là ! Ça appartient à Pfizer ! » Le succès est tel que l'entreprise s'empresse de construire deux autres usines. Si bien qu'aujourd'hui, sous les coups de 8 heures, le site devient une véritable fourmilière : « Le matin, les routes sont totalement saturées : les files de voitures s'étendent sur des kilomètres. Et c'est la même chose le soir ! Une autoroute devait être construite il y a trente ans… Bon, elle doit être terminée d'ici trois ans. On vit dans l'espoir ! » Le « Pfizer Stop » Un arrêt de bus, le « Pfizer Stop », a tout de même été créé, rien que pour les salariés qui produisent, depuis 1998, le médicament le plus tonique de la région : le viagra ! « À l'époque, on n'arrivait même pas à prononcer le nom : "Pf i zeur" ! Mais tout le monde voulait y travailler, absolument tout le monde. Les salaires étaient multipliés par quatre ! Même le fournisseur de papier toilette était devenu riche ! » Et il n'a pas fallu longtemps pour que le « village du Viagra » attire d'autres géants pharmaceutiques. Aujourd'hui, les Américains Johnson & Johnson, Thermo Fisher ou encore BioMarin profitent eux aussi du port de cet ancien village de pêcheurs, idéal pour exporter leurs médicaments ! Et à seulement 20 km de là, Lilly fabrique Mounjaro et Zepbound, deux médicaments anti-obésité, best-sellers aux États-Unis ! Ambiance à Ringaskiddy et dans les villages voisins Ainsi, dans Ringaskiddy et les villages voisins, ce sont plus de 20 000 personnes qui travaillent pour ces mastodontes, souvent de génération en génération. Audrey Buckley est élue locale du Fianna Fáil, le parti au pouvoir : « S'il arrivait quoi que ce soit à l'industrie pharmaceutique ici, ce serait tout simplement dévastateur pour toute la région. Dévastateur… Aujourd'hui, au dîner autour de la table, les mêmes questions reviennent sans cesse : est-ce que tels travaux ont démarré à l'usine? Est-ce qu'il y a de nouveaux projets ? Or, tout semble à l'arrêt. C'est une énorme source d'angoisse, les gens repoussent l'achat d'une voiture, l'extension de la maison, et ainsi de suite. Ils dépensent moins, c'est sûr, donc on voit déjà des effets ! » Économiste à l'université de Cork, Eleanor Doyle voit aussi un ralentissement du secteur, mais tente tout de même de rassurer : « Pour les usines pharmaceutiques, les délais pour obtenir les autorisations de construction sont si longs, qu'à moyen terme, une délocalisation est peu envisageable ! » Pour l'instant, l'Irlande profite d'un répit, l'administration américaine semblant se concentrer sur d'autres régions du monde.
Grâce à une fiscalité avantageuse, l'Irlande a su attirer les géants pharmaceutiques, au point d'en faire l'un des piliers de son économie. Mais Donald Trump brandit désormais la menace de droits de douane, pour pousser ces entreprises à relocaliser aux Etats-Unis. Or, les médicaments représentent près de la moitié des exportations irlandaises, avec les États-Unis comme premier client ! En Europe, l'Irlande serait ainsi le pays le plus exposé. Près de Cork, Ringaskiddy, surnommé le « village du Viagra », retient son souffle. Reportage de Clémence Pénard. John n'avait que 22 ans quand Pfizer s'est installé à Ringaskiddy. C'était en 1969 : « Tu vois, juste là, le château d'eau ? L'espèce de champignon, là ! Ça appartient à Pfizer ! » Le succès est tel que l'entreprise s'empresse de construire deux autres usines. Si bien qu'aujourd'hui, sous les coups de 8 heures, le site devient une véritable fourmilière : « Le matin, les routes sont totalement saturées : les files de voitures s'étendent sur des kilomètres. Et c'est la même chose le soir ! Une autoroute devait être construite il y a trente ans… Bon, elle doit être terminée d'ici trois ans. On vit dans l'espoir ! » Le « Pfizer Stop » Un arrêt de bus, le « Pfizer Stop », a tout de même été créé, rien que pour les salariés qui produisent, depuis 1998, le médicament le plus tonique de la région : le viagra ! « À l'époque, on n'arrivait même pas à prononcer le nom : "Pf i zeur" ! Mais tout le monde voulait y travailler, absolument tout le monde. Les salaires étaient multipliés par quatre ! Même le fournisseur de papier toilette était devenu riche ! » Et il n'a pas fallu longtemps pour que le « village du Viagra » attire d'autres géants pharmaceutiques. Aujourd'hui, les Américains Johnson & Johnson, Thermo Fisher ou encore BioMarin profitent eux aussi du port de cet ancien village de pêcheurs, idéal pour exporter leurs médicaments ! Et à seulement 20 km de là, Lilly fabrique Mounjaro et Zepbound, deux médicaments anti-obésité, best-sellers aux États-Unis ! Ambiance à Ringaskiddy et dans les villages voisins Ainsi, dans Ringaskiddy et les villages voisins, ce sont plus de 20 000 personnes qui travaillent pour ces mastodontes, souvent de génération en génération. Audrey Buckley est élue locale du Fianna Fáil, le parti au pouvoir : « S'il arrivait quoi que ce soit à l'industrie pharmaceutique ici, ce serait tout simplement dévastateur pour toute la région. Dévastateur… Aujourd'hui, au dîner autour de la table, les mêmes questions reviennent sans cesse : est-ce que tels travaux ont démarré à l'usine? Est-ce qu'il y a de nouveaux projets ? Or, tout semble à l'arrêt. C'est une énorme source d'angoisse, les gens repoussent l'achat d'une voiture, l'extension de la maison, et ainsi de suite. Ils dépensent moins, c'est sûr, donc on voit déjà des effets ! » Économiste à l'université de Cork, Eleanor Doyle voit aussi un ralentissement du secteur, mais tente tout de même de rassurer : « Pour les usines pharmaceutiques, les délais pour obtenir les autorisations de construction sont si longs, qu'à moyen terme, une délocalisation est peu envisageable ! » Pour l'instant, l'Irlande profite d'un répit, l'administration américaine semblant se concentrer sur d'autres régions du monde.
durée : 01:59:22 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse à une récente étude sur l'espérance de vie en Europe, et à l'utilisation des pesticides en France alors qu'une nouvelle loi Duplomb va être proposée. On reçoit, enfin, la romancière bulgare Joanna Elmy pour son roman "Porter la faute". - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Jean-Noël Jouzel Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de Sociologie des Organisations à Sciences Po Paris.; Dorian Guinard maître de conférence en droit public à Sciences Po Grenoble, porte-parole de l'association "Biodiversité sous nos pieds"; Florian Bonnet Économiste, démographe et chercheur à l'Institut national d'études démographiques (INED) ; Joanna Elmy Romancière bulgare
À première vue, cela semble paradoxal : aux échecs, la dame est la pièce la plus puissante, capable de se déplacer librement dans toutes les directions, alors que le roi, pourtant figure centrale du jeu, est lent et limité. Pourquoi la pièce représentant un monarque est-elle moins forte que celle représentant une reine ?La réponse se trouve dans un mélange d'histoire, d'évolution du jeu et de logique stratégique.À l'origine, les échecs viennent d'un jeu indien ancien appelé chaturanga, apparu vers le VIᵉ siècle. Dans ce jeu, l'ancêtre de la dame n'était pas une reine, mais un conseiller du roi, appelé mantri ou vizir. Cette pièce ne pouvait se déplacer que d'une seule case en diagonale. Elle était donc faible, proche du niveau d'un pion amélioré.Lorsque le jeu arrive en Perse puis en Europe au Moyen Âge, ce conseiller devient progressivement associé à la figure de la reine. Mais pendant des siècles, cette pièce reste peu puissante.Tout change à la fin du XVe siècle.En Europe, une réforme majeure des règles transforme radicalement le jeu : la reine acquiert la capacité de se déplacer sur n'importe quelle distance, en ligne droite et en diagonale. Elle devient soudainement la pièce la plus mobile du plateau.Pourquoi ce bouleversement ?Une des hypothèses les plus répandues est d'ordre culturel. Cette période correspond à l'ascension de grandes figures féminines de pouvoir, notamment Isabelle la Catholique en Espagne. La reine devient un symbole d'autorité politique réelle, et cette image se reflète dans le jeu.Mais la raison principale est aussi ludique.Les échecs médiévaux étaient relativement lents. En donnant à la dame une puissance exceptionnelle, on accélère le jeu, on crée plus d'attaques, plus de combinaisons et plus de possibilités tactiques. Le jeu devient plus dynamique, plus spectaculaire.Reste la question du roi.Si le roi est faible en déplacement, c'est parce qu'il n'est pas conçu comme une pièce de combat, mais comme un objectif. Le but du jeu n'est pas de capturer le roi, mais de le menacer de façon inévitable : l'échec et mat.Le roi représente l'État, la stabilité, le cœur du système. Il n'a pas besoin d'être fort militairement, car il est censé être protégé par les autres pièces. Sa fragilité est volontaire : elle crée toute la tension stratégique du jeu.La dame est forte pour rendre le jeu riche et dynamique.Le roi est faible pour rendre le jeu possible.Ce paradoxe apparent est en réalité l'un des plus beaux équilibres des échecs : la pièce la plus puissante n'est pas la plus importante… car sans roi, aucune puissance n'a de sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(00:00:47) Le rêve américain a-t-il survécu à Trump en Europe? (00:09:50) Le Canada riposte contre l'éléphant américain
Valentine est sportive de haut niveau et pratique le basketball depuis son enfance. Elle décide de partir vivre et étudier dans une université américaine pour continuer sa pratique du basketball.Aux Etats Unis, elle profite de sa vie sur le campus, fait ses études supérieures et perfectionne son anglais.Au bout de quelques années, elle ressent l'envie de rentrer. Dans cet épisode, elle évoque la joie de rentrer en France à Paris après 4 ans de vie aux Etats Unis. Mais avant de rentrer en France, elle explore l'Europe en s'installant quelques mois en Espagne puis en Finlande (au total deux années en Europe). Dans le cadre de son retour en France, elle exprime son amour pour la ville et l'importance d'être proche de sa famille qui l'a beaucoup aidée lors de son installation en France.Valentine insiste sur le côté positif de ses expériences et des choix qu'elle a faits, soulignant que chaque étape de la vie peut être considérée comme positive.Ne restez pas seul.e et entourez vous des bonnes personnes en arrivant en France, ça fait la différence !----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----Pour plus d'informations, des conseils au quotidien, voici quelques liens utiles.Tu peux rejoindre la communauté sur Facebook, Instagram et Linkedin sous le nom de Voyage, emploi & retour en France.Le site web : https://voyage-emploi-retourenfrance.frPrépare toi avec le kit du retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/retour-en-france-apres-expatriation/Les outils gratuits pour le retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/boite-a-outils/Prendre rendez-vous gratuitement avec Magali : https://calendly.com/retourenfrance-emploi> info.retourenfrance.emploi@gmail.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 4 février 2026 - Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d'enquête - France Télévisions, réalisatrice de l'enquête Les derniers mystères de l'Affaire Epstein- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL
C dans l'air du 4 février 2026 - Jusqu'où ira le scandale ? Les secousses de l'affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l'enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d'un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d'un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n'épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L'ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l'AFP assumer « pleinement les liens » qu'il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu'il pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d'une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d'être nommée.Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d'un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l'ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l'ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d'orchestre Frédéric Chaslin.La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l'Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d'une commission d'enquête transpartisane sur l'affaire Epstein.La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l'ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d'enquête - France Télévisions, réalisatrice de l'enquête Les derniers mystères de l'Affaire Epstein- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL
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durée : 00:05:25 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - De nouvelles personnalités sont éclaboussées par les derniers documents sur l'affaire Epstein publiés vendredi par l'administration Trump : Miroslav Lajcák, conseiller du Premier ministre slovaque, Jack Lang et sa fille Caroline, le travailliste Peter Mandelson à Londres, Elon Musk et Steve Bannon.
Dans une enquête menée en Europe, l'UNESCO a examiné le niveau de préparation des enseignants face à la haine antisémite. Objectif : mieux comprendre leur expérience, leurs connaissances et les outils dont ils disposent, afin de proposer des solutions éducatives aux États membres.Les résultats sont « mitigés », avec des constats parfois jugés « alarmants » : 78% des enseignants interrogés disent avoir été confrontés à au moins un incident antisémite entre élèves.Dans un entretien accordé à ONU Info, Karel Fracapane, de la section de l'éducation à la citoyenneté mondiale et à la paix de l'UNESCO, revient sur les principaux enseignements de l'enquête.Du déni ou de la distorsion de la Shoah aux gestes et symboles nazis, en passant par des propos antisémites lors de discussions liées à la guerre entre Israël et le Hamas, il décrit les incidents signalés par les enseignants.Pour l'UNESCO, la priorité est claire : renforcer les formations et mieux outiller les enseignants, en particulier face aux formes contemporaines de l'antisémitisme.(Interview : Karel Fracapane, de la section de l'éducation à la citoyenneté mondiale et à la paix de l'UNESCO; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Dans cet épisode, Manuel Davy reçoit Loïc Poisot, Président de CustomsBridge, une start-up spécialisée dans la conception de logiciels innovants pour simplifier les processus douaniers.À une époque où certains dirigeants utilisent la douane comme une arme économique, le commerce mondial est extrêmement mouvant et les entreprises s'en trouvent fortement impactées. Agissant comme un pont entre la douane et les entreprises, CustomsBrige développe une IA capable de s'adapter aux changements de droits de douane, aux nouvelles taxes et règles économiques.« Cette technologie est un vrai game changer dans la douane. En Europe, il existe 25 000 catégories de produits avec des règles spécifiques pour chacune. L'IA nous permet de gagner en efficacité dans le contexte actuel ».Un échange instructif sur le destin de nos frontières.Bonne écoute !Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de L'IA avec la soutien de la Fondation MMADirection éditoriale : Manuel Davy et Hélène VanwaesProduction exécutive : natif.Productrice : Albane OffredicHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À New York, la séance ouvrait en territoire positif, soutenue par un nouvel élan des valeurs technologiques avant la décision de politique monétaire de la Fed.Pour la première fois, Le S&P 500 a dépassé le seuil symbolique des 7 000 pointsà l'ouverture, porté par l'optimisme lié à l'intelligence artificielle et par les attentes de résultats solides de Meta, Microsoft et Tesla.D'après les attentes, les bénéfices des entreprises technologiques devraient grimper d'environ 27 % au quatrième trimestre 2025, bien au‑dessus de la croissance attendue sur l'ensemble de l'indice.En Europe, la séance était plus contrastéeA Paris, LVMH décrochait nettement après des marges jugées décevantes, tirant l'ensemble du secteur du luxe dans le rouge.Même ASML, qui se distinguait en affichant un bond de près de 6 %, soutenu par des commandes supérieures aux attentes, a finalement clôturé en baisse d'environ 2%.Du coté des matières premières, la faiblesse du dollar a de nouveau propulsé l'or à un nouveau record historique, à 5300 USD l'once.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25%, offrant une certaine stabilité aux détenteurs d'hypothèques, malgré l'instabilité économique chez nos voisins américains. Parallèlement, la chroniqueuse Marie-Ève Fournier analyse une poursuite sans précédent de 400 millions $ intentée par 36 entreprises contre le gouvernement fédéral pour sa gestion jugée incohérente du programme des travailleurs étrangers temporaires. En Europe, le virage vert se confirme: en 2025, seuls 27% des véhicules neufs vendus roulent exclusivement à l'essence. Enfin, une stratégie marketing insolite en Chine permet à Pampers d'augmenter ses profits grâce à des couches en soie.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
En Chine, on estime qu'il existe aujourd'hui environ 4 000 noms de famille différents réellement en usage.Selon les sources et la façon de compter (variantes d'écriture, noms minoritaires, noms composés à deux caractères), on trouve des estimations allant d'environ 3 100 patronymes courants jusqu'à 6 000+ au total. Historiquement, la Chine a pourtant connu près de 12 000 noms recensés dans les textes anciens, mais une grande partie a disparu ou s'est fondue dans d'autres.En France, c'est l'inverse : la diversité est immense. On parle généralement de 1,2 à 1,5 million de noms de famille distincts si l'on compte toutes les graphies et variantes (ex : Dupont/Dupond, ou les noms avec/sans accents), et de plusieurs centaines de milliers de noms réellement portés de façon significative.En Chine, c'est un phénomène très frappant, mais il s'explique assez bien.1) Les noms chinois se sont fixés très tôtEn Chine, le nom de famille (姓) existe depuis l'Antiquité et structure la société en clans et lignages. Le système est donc ancien, stable et très codifié.En Europe, au contraire, les noms se sont fixés tard : beaucoup de gens n'avaient pas de patronyme héréditaire avant le Moyen Âge ou même l'époque moderne. Résultat : plus de diversité.2) Beaucoup de noms ont été “absorbés”Au fil des siècles, lors de guerres, migrations ou changements de dynastie, des familles ont souvent abandonné un nom rare pour adopter un nom plus commun ou prestigieux (par protection, par intégration sociale, ou pour se fondre dans la population).Cela a “compressé” la diversité des patronymes.3) Standardisation administrativeL'État impérial chinois a été très tôt un État bureaucratique : recensements, registres, examens… Les noms ont été normalisés, et les variantes locales ont souvent été uniformisées. Ce qui est rare, mal enregistré ou trop complexe finit par disparaître.4) Des noms très courts, donc moins de possibilitésLa plupart des noms chinois sont à un seul caractère : Wang, Li, Zhang…Les noms à deux caractères existent, mais sont minoritaires. Moins de combinaisons = plus de concentration. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
27/01/2026 - 06:43 - Au sommaire de l'émission "Le Journal de l'Economie": L'Inde et l'Union européenne ont conclu un accord commercial historique après 20 ans de négociations, permettant un meilleur accès au marché indien pour les entreprises européennes.Les ventes de voitures électriques ont continué leur progression en Europe en 2024, représentant désormais 17,4% des nouvelles immatriculations, mais leur prix reste un frein important à leur adoption.Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky lance une offre publique d'achat sur Fnac Darty afin de protéger l'enseigne d'une éventuelle prise de contrôle par un groupe chinois.Les cours de l'or atteignent des niveaux records, poussant certains pays européens à s'interroger sur le rapatriement de leurs réserves stockées aux États-Unis.Le PIB par habitant de la France reste inférieur à la moyenne européenne pour la troisième année consécutive, soulignant un déclassement économique par rapport à ses voisins.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Europe, les prix du maïs sont passés au-dessus du blé pour l'échéance de mars, ces derniers jours, à la bourse Euronext. Il n'y a que quelques euros de différence, mais depuis 2007, il est très rare que les prix s'inversent. En 2007, la Bulgarie et la Roumanie, deux pays producteurs de maïs, sont entrés dans l'Union européenne. Depuis cette année-là, l'offre plus importante de grains jaunes a fait baisser les cours européens et le maïs a globalement toujours été plus bas que le blé. Ce qui rebat les cartes aujourd'hui, c'est la chute des volumes roumains et bulgares disponibles à l'exportation, après une troisième année de sécheresse estivale. En face, le blé européen souffre de la fermeture du marché algérien et s'exporte moins au Maroc, car le pays privilégie les achats de blé argentin depuis quelques semaines. Les exportations d'Ukraine à la traîne Ce qui soutient les prix du maïs en Europe, c'est que l'Ukraine n'arrive pas à fournir autant que l'année dernière. L'Ukraine était le premier fournisseur de l'Union européenne sur la précédente campagne agricole avec près de six millions et demi de tonnes. À cette date, cette année, les importations n'ont atteint pour l'instant que deux millions et demi de tonnes. Cette baisse est liée à la récolte qui est plus lente que d'ordinaire en Ukraine, et aux exportations qui sont à la traîne. De plus en plus d'armateurs refusent d'aller charger à Odessa après les récentes attaques sur des bateaux ukrainiens dédiés au transport de céréales. « On avait trouvé un semblant de fluidité dans les exportations depuis l'été 2022, mais la machine est aujourd'hui grippée », résume Damien Vercambre du cabinet Inter-Courtage. Résultat, les Européens n'importent pas autant de volumes ukrainiens que ce qu'ils voudraient. Ils ont compensé cette année avec du maïs brésilien, mais la période d'exportation du Brésil est maintenant terminée. Ils ont aussi acheté plus de maïs américain. À lire aussiInquiétude pour le maïs ukrainien, céréale phare du pays Un record de production de maïs aux États-Unis Les États-Unis ne manquent pas de maïs. La production américaine devrait battre un record. Et les stocks atteignent déjà 50 millions de tonnes, presque l'équivalent de la production européenne. Étonnamment, cette abondance n'a pas fait dégringoler les prix. Les exportations sont dynamiques, la demande est là : « C'est souvent comme ça avec le maïs, explique Damien Vercambre, dès qu'il y a une bonne production quelque part, elle est tout de suite consommée, comme si les besoins étaient sans limite. » À lire aussiCéréales, les grandes inconnues qui rythmeront le marché en 2026
C'est un petit séisme énergétique, passé presque inaperçu dans le vacarme de l'actualité. Et pourtant, le signal est fort. Selon le think tank Ember, pour la toute première fois, l'éolien et le solaire ont produit davantage d'électricité en Europe que l'ensemble des énergies fossiles en 2025. Oui, vous avez bien entendu : le vent et le soleil ont dépassé le gaz, le charbon et le pétrole réunis.Plus largement, les énergies renouvelables ont assuré plus de la moitié de la production électrique des 27 pays de l'Union européenne l'an dernier. Un basculement historique. Dans le détail, l'éolien et le solaire représentent à eux seuls 30 % du mix électrique, contre 29 % pour toutes les sources fossiles. Une inversion des courbes qui aurait semblé impensable il y a encore dix ans. Le solaire, surtout, avance à marche forcée. Il fournit désormais 13 % de l'électricité européenne, avec une progression spectaculaire de 20 % sur la seule année 2025. Certains pays tirent clairement le peloton : la Hongrie, Chypre, la Grèce, l'Espagne ou encore les Pays-Bas multiplient les installations et affichent des records de production.Ce boom peut surprendre. Car l'objectif politique affiché par Bruxelles l'an dernier n'était pas d'abord écologique, mais économique : réduire la facture énergétique des Européens. Et c'est justement là que se trouve la clé. Selon la Commission, la flambée des prix venait surtout d'une dépendance excessive aux combustibles fossiles importés, chers et volatils. Autrement dit, passer aux renouvelables n'était pas seulement un choix climatique, mais aussi un choix budgétaire. Le charbon, déjà en déclin, ne constituait plus le principal problème. Le vrai point noir, c'est désormais le gaz : coûteux, fortement émetteur de CO₂, et géopolitiquement sensible. Résultat, en voulant faire des économies, l'Europe a accéléré sa transition. Par pragmatisme plus que par idéalisme. Mais au final, le constat est le même : en 2025, le vent et le soleil ont pris l'avantage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une fusée orbitale lancée depuis l'Europe continentale s'écrase après seulement quelques secondes de vol, suscitant des inquiétudes sur la sécurité spatiale.Traduction : An orbital rocket launched from continental Europe crashes after only a few seconds of flight, raising concerns about space safety. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Au sommaire : Le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l'Union européenne pour examiner la compatibilité de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur avec les traités européens, suspendant ainsi temporairement sa ratification.La perspective d'une guerre commerciale entre l'Europe et les États-Unis semble écartée pour le moment, mais profite à la Chine qui poursuit ses exportations massives vers l'Europe.Le ministre du Travail annonce la création d'une force spéciale pour faciliter les recrutements dans le secteur de la défense, confronté à une pénurie de main-d'œuvre.Plusieurs mouvements sociaux sont annoncés dans le secteur bancaire, notamment au Crédit Agricole.La Cour suprême américaine examine la tentative du président Trump de révoquer la gouverneure de la Réserve fédérale, menaçant son indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une fusée orbitale lancée depuis l'Europe continentale s'écrase après seulement quelques secondes de vol, suscitant des inquiétudes sur la sécurité spatiale.Traduction : An orbital rocket launched from continental Europe crashes after only a few seconds of flight, raising concerns about space safety. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Bruno Poncet, cheminot, et Antoine Diers, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:11 - Le vrai ou faux - Les députés européens Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann affirment que Donald Trump pourrait suspendre les moyens de paiement en Europe du jour au lendemain et nous empêcher de faire nos achats quotidiens. Vrai ou Faux ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le numérique n'est plus un simple outil technique, c'est devenu un enjeu stratégique majeur au même niveau que l'énergie ou la défense. A l'occasion du Sommet de la souveraineté technologique, organisé ce 20 janvier à Paris, les professionnels alertent sur les risques de dépendance et appelle à une prise de conscience collective.Interview : Christophe Grosbost, directeur stratégie de l'IMA Innovation Makers AlliancePunchlinesLe numérique n'est pas un outil, c'est une arme potentielle.La souveraineté numérique est devenue un sujet géopolitique.La dépendance aux technologies américaines représente un risque stratégique.L'Europe doit assumer un protectionnisme numérique.Pourquoi la souveraineté numérique est-elle devenue un enjeu aussi central aujourd'hui ?On a longtemps considéré le numérique comme un simple outil. Cette vision a totalement changé. Aujourd'hui, le numérique est comparable au nucléaire, au militaire ou à l'énergie. C'est un facteur clé du développement économique et sociétal, mais aussi une arme potentielle. Dans le contexte géopolitique actuel, notamment avec les positions prises par les États-Unis, la dépendance numérique est devenue un risque stratégique majeur pour l'Europe.Quels sont concrètement les risques liés à cette dépendance technologique ?Ils sont multiples. Il existe un risque réel de coupure d'accès à des services numériques critiques, de blocage de mises à jour logicielles, voire de restrictions sur l'accès aux GPU nécessaires au développement de l'intelligence artificielle. Quand des infrastructures stratégiques reposent sur des technologies étrangères, cela expose nos États et nos entreprises à des pressions politiques et économiques majeures.Quelles solutions envisagez-vous pour réduire cette dépendance ?La première piste est un protectionnisme assumé sur certains marchés stratégiques. Il faut aussi accepter une approche pragmatique : analyser technologie par technologie leur niveau de criticité et décider du niveau de dépendance acceptable. Pour les données et usages les plus sensibles, il faut privilégier des solutions européennes, quitte à légiférer. C'est un travail de long terme, qui passe par l'acculturation des décideurs et par la mise en avant d'alternatives souveraines crédibles.Quel est l'objectif du Sommet de la souveraineté technologique organisé par l'IMA ?L'objectif est double. D'abord, acculturer les décideurs publics et privés aux risques liés à la dépendance numérique. Ensuite, permettre aux offreurs souverains de présenter leurs solutions et de démontrer qu'ils peuvent être performants et compétitifs. Ce sommet vise à créer une dynamique collective pour encourager une transition progressive vers plus d'autonomie numérique.En savoir plus : Innovation Makers Alliance-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Secoué par des manifestations internes et une répression sanglante, l'Iran est de nouveau au cœur de l'actualité internationale. En cause notamment : la menace brandie par Donald Trump d'imposer des droits de douane de 25% à tous les pays qui continueraient à commercer avec Téhéran. Une annonce qui rappelle une réalité souvent oubliée, malgré les sanctions, l'Iran reste un acteur du commerce mondial. Malgré des décennies de sanctions, des restrictions financières sévères et un isolement politique croissant, l'Iran n'est pas coupé du reste du monde. Les chiffres sont parlants : en 2022, près de 150 pays échangeaient encore des biens avec Téhéran. Autrement dit, les sanctions ne signifient pas zéro commerce. Elles redéfinissent surtout la nature des échanges : avec quels partenaires, selon quelles modalités, et via quels circuits parallèles. Le commerce iranien existe toujours, mais il s'est transformé, fragmenté et parfois déplacé vers des canaux moins visibles, en marge des circuits financiers traditionnels. À lire aussiL'Iran en quête de stabilité entre alliances et sanctions Une économie fondée sur l'échange d'une rente contre des capacités de production Si autant de pays continuent à faire des affaires avec l'Iran, c'est avant tout en raison de la structure même de son économie. Le pays vend principalement des produits à forte valeur naturelle : hydrocarbures, dérivés pétroliers, produits chimiques. En face, Téhéran importe ce dont il a besoin pour faire tourner son économie et répondre aux besoins de sa population. L'Iran échange ainsi une rente contre des capacités de production. Cette logique révèle une dépendance forte vis-à-vis de l'extérieur, notamment pour les machines, les technologies, les intrants agricoles et une partie des biens alimentaires. Une dépendance qui rend le commerce extérieur vital, tant sur le plan économique que social. Chine, Europe: des partenaires clés malgré les contraintes Parmi les pays qui commercent avec l'Iran, un partenaire se détache nettement : la Chine. Environ 80% du pétrole exporté par Téhéran l'an passé a été acheté par Pékin. Un lien qui dépasse largement le simple cadre commercial. Face aux sanctions financières limitant les transactions en dollars ou en euros, la Chine a mis en place des mécanismes de paiement alternatifs, renforçant une relation devenue stratégique. Autour de ce pivot chinois gravitent d'autres économies asiatiques, comme l'Inde ou la Turquie, qui continuent également d'échanger avec l'Iran à des degrés variables. À lire aussiPourquoi la Chine surveille «attentivement» la situation en Iran Contrairement à une idée reçue, les pays qui sanctionnent Téhéran ne sont pas totalement absents du commerce iranien. En Europe, les échanges ont certes fortement reculé depuis la mise en place des sanctions, mais ils n'ont pas disparu. L'Allemagne reste ainsi l'un des partenaires européens les plus actifs, notamment dans les secteurs pharmaceutique, industriel et chimique, même si les volumes restent modestes comparés à ceux de l'Asie. Cette relation euro-iranienne est marquée par une profonde ambiguïté. D'un côté, les entreprises européennes voient dans l'Iran un marché de plus de 85 millions d'habitants, relativement sous-équipé. De l'autre, les risques juridiques et financiers liés aux sanctions freinent toute ambition à grande échelle. C'est précisément parce que de nombreux États continuent à faire des affaires avec l'Iran que Donald Trump agite aujourd'hui la menace de surtaxes douanières. L'objectif affiché est d'isoler économiquement Téhéran. Mais le contrecoup pourrait être lourd : pénaliser l'activité des entreprises étrangères et, in fine, celle des États eux-mêmes. Pour le régime iranien, le commerce extérieur est une condition de survie. Les recettes d'exportation financent le pays, tandis que les importations maintiennent des partenariats qui servent aussi de relais diplomatiques. Une nouvelle illustration d'un commerce international à la fois pragmatique et stratégique – et de la place singulière qu'y occupe encore l'Iran.
L'extrême droite ne cesse de progresser en Europe et cela s'annonce comme l'un des grands défis de l'année pour les forces politiques. Les populistes membres de coalitions gouvernementales dans plusieurs pays et qui lorgnent sur le pouvoir dans d'autres comme en France. Face à cela, que faut-il penser de la stratégie des autres partis ? Y a-t-il une résignation face à la perspective d'une Europe dirigée par l'extrême droite ? La tendance peut-elle s'inverser ? Pour en débattre Thierry Chopin, politiste, professeur associé à Sorbonne Université et professeur invité au Collège d'Europe à Bruges. Spécialiste des questions européennes. Jean-Yves Camus, politologue et co-directeur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et chercheur associé à l'IRIS.
durée : 00:22:57 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Guerre en Ukraine, opération américaine au Venezuela, possible annexion du Groenland par Donald Trump... Jean-Noël Barrot, Ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères, est notre invité. - invités : Gaspard KOENIG - Gaspard Koenig : Philosophe, écrivain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'extrême droite ne cesse de progresser en Europe et cela s'annonce comme l'un des grands défis de l'année pour les forces politiques. Les populistes membres de coalitions gouvernementales dans plusieurs pays et qui lorgnent sur le pouvoir dans d'autres comme en France. Face à cela, que faut-il penser de la stratégie des autres partis ? Y a-t-il une résignation face à la perspective d'une Europe dirigée par l'extrême droite ? La tendance peut-elle s'inverser ? Pour en débattre Thierry Chopin, politiste, professeur associé à Sorbonne Université et professeur invité au Collège d'Europe à Bruges. Spécialiste des questions européennes. Jean-Yves Camus, politologue et co-directeur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et chercheur associé à l'IRIS.
La Banque centrale européenne maintient ses taux, estimant l'inflation en recul, mais prévient que l'économie reste fragile face aux chocs géopolitiques et énergétiques persistants.Traduction: The European Central Bank holds rates steady, noting easing inflation, but warns the economy remains fragile amid persistent geopolitical and energy-related shocks. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec l'arrivée de l'hiver, les ONG s'inquiètent des conditions de transit des migrants notamment par la route des Balkans. Officiellement les frontières sont fermées. Surtout depuis qu'en 2023, la Croatie a rejoint l'espace Schengen. Ses frontières avec la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Montenegro sont devenues de facto les frontières extérieures de l'Union européenne et sont donc très bien gardées. Voilà pour la théorie. Dans les faits les migrants sont toujours là, ils tentent de passer mais sont devenus invisibles. Et les ONG sont d'autant plus désemparées qu'elles manquent de plus en plus de moyen pour leur venir en aide. C'est le reportage de Simon Rico. Une enquête réalisée avec le soutien de l' IJ4EU, un fonds européen pour le journalisme d'investigation transfrontalie. L'Italie, première porte d'entrée des migrants en Europe Et alors que les frontières des Balkans sont officiellement fermées, une autre route migratoire reste de loin la plus empruntée : c'est celle de la Méditerranée centrale, entre les côtes du Nord de l'Afrique du Nord et le sud de l'Italie. Les déclarations de la présidente du Conseil italien Georgia Meloni et ses initiatives pour renvoyer les demandeurs d'asile en Bulgarie n'y changent rien. 40 % des arrivées illégales vers l'Union européenne se font aujourd'hui via ce passage en Méditerranée. On retrouve en Italie une de nos correspondantes, Cécile Debarge. L'exception Ceuta En Afrique du Nord, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla ont longtemps été un point de passage privilégié, vers l'Europe. Mais 10 ans après le pic migratoire de 2015 , les choses ont bien changé. À Ceuta, petit territoire de 19 km2 et 80 000 habitants entouré de barbelés le long de la frontière avec le Maroc, les arrivées de migrants ont chuté. Malvina Raud, journaliste à la rédaction d'ENTR.fr un média en ligne à destination des jeunes s'est rendue à Ceuta en Décembre La résistance festive des britanniques aux discours racistes Et dans la Manche, entre la frontière française et britannique, les petites embarcations ont transporté 41 000 migrants l'an dernier. Un chiffre en hausse, qui s'accompagne de son lot de tragédies : 29 personnes ont trouvé la mort . Les déclarations du premier ministre Keir Starmer, qui veut démanteler les gangs de passeur, les accords entre Paris et Londres sur le retour des migrants illégaux en France, n'ont pas fait bouger les lignes... Avec en toile de fond, la montée irrésistible du parti anti migrants : Reform UK de Nigel Farage caracole en tête dans les sondages et pourrait engranger de nouveaux succès aux élections locales de mai prochain . Notre correspondante à Londres, Marie Billon a rencontré des britanniques qui ont décidé de lutter contre cette montée de l'extrême droite, à leur manière, festive et musicale. À lire aussiL'UE durcit son pacte asile et migration, sous pression de la droite et de l'extrême droite
Avec l'arrivée de l'hiver, les ONG s'inquiètent des conditions de transit des migrants notamment par la route des Balkans. Officiellement les frontières sont fermées. Surtout depuis qu'en 2023, la Croatie a rejoint l'espace Schengen. Ses frontières avec la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Montenegro sont devenues de facto les frontières extérieures de l'Union européenne et sont donc très bien gardées. Voilà pour la théorie. Dans les faits les migrants sont toujours là, ils tentent de passer mais sont devenus invisibles. Et les ONG sont d'autant plus désemparées qu'elles manquent de plus en plus de moyen pour leur venir en aide. C'est le reportage de Simon Rico. Une enquête réalisée avec le soutien de l' IJ4EU, un fonds européen pour le journalisme d'investigation transfrontalie. L'Italie, première porte d'entrée des migrants en Europe Et alors que les frontières des Balkans sont officiellement fermées, une autre route migratoire reste de loin la plus empruntée : c'est celle de la Méditerranée centrale, entre les côtes du Nord de l'Afrique du Nord et le sud de l'Italie. Les déclarations de la présidente du Conseil italien Georgia Meloni et ses initiatives pour renvoyer les demandeurs d'asile en Bulgarie n'y changent rien. 40 % des arrivées illégales vers l'Union européenne se font aujourd'hui via ce passage en Méditerranée. On retrouve en Italie une de nos correspondantes, Cécile Debarge. L'exception Ceuta En Afrique du Nord, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla ont longtemps été un point de passage privilégié, vers l'Europe. Mais 10 ans après le pic migratoire de 2015 , les choses ont bien changé. À Ceuta, petit territoire de 19 km2 et 80 000 habitants entouré de barbelés le long de la frontière avec le Maroc, les arrivées de migrants ont chuté. Malvina Raud, journaliste à la rédaction d'ENTR.fr un média en ligne à destination des jeunes s'est rendue à Ceuta en Décembre La résistance festive des britanniques aux discours racistes Et dans la Manche, entre la frontière française et britannique, les petites embarcations ont transporté 41 000 migrants l'an dernier. Un chiffre en hausse, qui s'accompagne de son lot de tragédies : 29 personnes ont trouvé la mort . Les déclarations du premier ministre Keir Starmer, qui veut démanteler les gangs de passeur, les accords entre Paris et Londres sur le retour des migrants illégaux en France, n'ont pas fait bouger les lignes... Avec en toile de fond, la montée irrésistible du parti anti migrants : Reform UK de Nigel Farage caracole en tête dans les sondages et pourrait engranger de nouveaux succès aux élections locales de mai prochain . Notre correspondante à Londres, Marie Billon a rencontré des britanniques qui ont décidé de lutter contre cette montée de l'extrême droite, à leur manière, festive et musicale. À lire aussiL'UE durcit son pacte asile et migration, sous pression de la droite et de l'extrême droite
Quand on pense à l'hiver et aux sports d'hiver, la première chose qui nous vient en tête est évidemment le ski. En France, près de 10 millions de personnes sillonnent les pistes chaque année. Mais le ski, avant d'être un sport, était avant tout un moyen de déplacement essentiel pour les populations du nord de l'Europe, et ce, il y a bien longtemps. Et quand je dis "bien longtemps", vous allez voir, cela remonte à vraiment très longtemps.L'origine exacte des skis est disputée. Pendant longtemps, on pensait que l'origine venait des peuples nordiques. En effet, des peintures rupestres datant de -6000 avant notre ère ont été retrouvées. Cependant, plus récemment, un ancien skieur chinois de renom, Shan Zhaojian, a apporté la preuve de la découverte d'une peinture rupestre datant de -10 000, dans une grotte située dans la ville d'Altaï, dans la région du Xinjiang. À cette époque, il semblerait que les peuples de cette région se déplaçaient sur des skis d'environ 2 mètres de long, fabriqués en bois et recouverts de peau de cheval.En Europe, les restes de skis les plus anciens ont été retrouvés non pas en Finlande ou en Norvège, mais en Russie. C'est un archéologue ukrainien, Grigori Burov, qui en a fait la découverte en 1960, à environ 350 km à l'ouest de la chaîne de montagnes de l'Oural. Ces vestiges appartenaient à une population de chasseurs-cueilleurs de la région. Les restes datent de -7350 à environ -6000 avant notre ère. D'autres peintures rupestres datant d'environ -4000 avant J.-C. ont été retrouvées en Norvège, tandis qu'en Finlande, les premiers peuples à s'établir dans la future Laponie dateraient de -8000.
Chroniqueurs :Ophélie Roque, professeure de français et journaliste Philippe Bilger, magistrat honoraire, président de l'institut de la paroleGilles Boutin, journaliste au FigaroMichel Fayad, analyste politique et géopolitiqueInvités :Amaury Brelet, journaliste Valeurs actuellesArthur Delaborde, journaliste Europe 1Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chroniqueurs :Ophélie Roque, professeure de français et journaliste Philippe Bilger, magistrat honoraire, président de l'institut de la paroleGilles Boutin, journaliste au FigaroMichel Fayad, analyste politique et géopolitiqueInvités :Amaury Brelet, journaliste Valeurs actuellesArthur Delaborde, journaliste Europe 1Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En échec aux Knicks, Guerschon Yabusele a-t-il encore un avenir sous les ordres de Mike Brown ? Un trade serait-il envisageable dès la trade deadline et surtout, doit-il réfléchir à un retour en Europe ?Jacques Monclar, Rémi Reverchon, Mary Patrux, Xavier Vaution, Fred Weis et Chris Singleton décryptent l'actualité de la NBA dans le Podcast NBA Extra, présenté par Nicolas Sarnak et Baptiste Denis.En complément de l'émission lancée en 2012, beIN SPORTS a créé, avec ce podcast, un nouveau format pour revenir en profondeur sur la ligue nord-américaine de basketball. Chaque semaine, les membres de l'émission débattent autour de trois thèmes majeurs, qui font l'actualité de la NBA.Un podcast à retrouver aussi sur Youtube : https://tinyurl.com/y4sabkns Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
(00:00:40) La pratique religieuse est-elle en hausse en Europe ? (00:08:05) La réalité peu connue des lieux saints partagés entre différentes religions
durée : 00:06:47 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - Vous voulez faire des dernières courses de noël sur les plateformes chinoises? Isabelle Perignon, de la commission, a testé pour vous certains des produits vendus (qui sont très toxiques). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - En France, le service public fait l'objet de toutes les attentions. Son financement, sa fonction et ses missions sont remis en question ailleurs en Europe. Mais alors, comment expliquer cette tendance qui s'est généralisée ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:13:00 - L'invité d'un jour dans le monde - En France, son financement, sa fonction et ses missions sont remis en question. Mais ailleurs en Europe, comment cela se passe ? On en discute avec Alexis Lévrier, historien des médias, maître de conférences à l'université de Reims. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - En France, le service public fait l'objet de toutes les attentions. Son financement, sa fonction et ses missions sont remis en question ailleurs en Europe. Mais alors, comment expliquer cette tendance qui s'est généralisée ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Pendant des siècles, l'arrivée de la Peste noire en Europe (1347-1351), le fléau le plus meurtrier de l'histoire du continent, a été vue comme une simple fatalité : le bacille Yersinia pestis, né en Asie centrale, aurait voyagé avec les caravanes et les marchands jusqu'aux ports méditerranéens.Cependant, une étude révolutionnaire propose un scénario d'« effet papillon » climatique. Selon cette hypothèse, la pandémie ne serait pas seulement due au commerce, mais aurait été indirectement causée par une éruption volcanique tropicale survenue au milieu du XIVe siècle, dont l'identité exacte reste inconnue. Ce n'est pas l'éruption elle-même qui a infecté les gens, mais la chaîne d'événements climatiques qu'elle a déclenchée, préparant le terrain pour la catastrophe.La Réaction en Chaîne ClimatiqueUne éruption volcanique majeure injecte des quantités massives de cendres et de soufre dans la stratosphère, formant un voile d'aérosols qui peut persister pendant des années. Ce voile reflète la lumière du soleil, provoquant un refroidissement global temporaire, une période connue en paléoclimatologie comme un « hiver volcanique ».ShutterstockEn Europe, ce refroidissement soudain et les perturbations météorologiques associées ont provoqué une crise agricole sans précédent. Les récoltes ont chuté drastiquement, plongeant la population dans la famine et la faiblesse immunitaire.L'Importation FatalePour survivre à la pénurie, les royaumes européens ont été contraints d'importer massivement des céréales par voie maritime. C'est ici que le scénario prend une tournure fatale. Ces importations ne provenaient pas de régions voisines épargnées, mais probablement de zones de la mer Noire ou d'Asie, où la bactérie de la Peste noire était déjà endémique au sein des populations de rongeurs et de puces.L'étude suggère que ce besoin urgent et massif d'importer a créé un pont écologique idéal pour la transmission. Les navires transportant le grain contenaient inévitablement des rats noirs (Rattus rattus) et leurs puces infectées. Celles-ci, normalement confinées aux steppes d'Asie, ont ainsi été transportées en grand nombre, rapidement et directement, des foyers asiatiques jusqu'aux centres portuaires européens (Constantinople, Marseille, Messine, etc.).L'éruption volcanique a donc agi comme un détonateur climatique, forçant l'Europe médiévale à dépendre d'importations qui ont involontairement apporté le bacille. C'est l'illustration parfaite de l'effet papillon : un événement géologique lointain a mis en place les conditions météorologiques et socio-économiques exactes pour transformer un foyer régional de maladie en une pandémie mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'actualité qui a retenu l'attention de La Loupe de la semaine, c'est la position de Donald Trump face à l'Europe. Dans un entretien, le président américain a insisté sur sa perception d'un contient en “décrépitude”. Des commentaires qui viennent appuyer un document publié il y a quelques jours par l'administration Trump : la stratégie nationale de sécurité. Une trentaine de pages dans lesquelles le président prend ses distances avec la politique menée en Europe par ses prédécesseurs depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, comme nous l'explique Luc de Barochez, éditorialiste à L'Express, spécialiste des questions internationales. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Montage et réalisation : Jules Krot Rédaction en chef : Charles Carrasco Crédits : Politico Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.