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durée : 00:03:38 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Un artiste russe connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine a été tué par balles dans l'est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Deux ressortissants biélorusses ont été interpellés, alors que l'enquête cherche encore à établir le mobile de ce meurtre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:38 - InterNational - par : Guillaume Auda - Un artiste russe connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine a été tué par balles dans l'est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Deux ressortissants biélorusses ont été interpellés, alors que l'enquête cherche encore à établir le mobile de ce meurtre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : le désarroi du vote ouvrier au Royaume-Uni face à un Keir Starmer fragilisé. Grand entretien avec la journaliste Ariane Chemin autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, un récit intime et poétique sur l'Ukraine en guerre. Ce jeudi 18 juin 2026, une élection législative partielle très scrutée à Makerfield, fief travailliste du nord-ouest de l'Angleterre, pourrait fragiliser un peu plus Keir Starmer… Son rival au sein du Labour, Andy Burnham, espère l'emporter et s'en servir comme tremplin pour défier l'impopulaire chef du gouvernement. Un test électoral pour le Premier ministre, mais aussi pour le Labour qui fait face aux partis populistes de droite - Reform UK et Restore Britain - qui captent désormais une partie du vote ouvrier. Reportage de Marie Billon à East Tilbury, dans une ancienne cité ouvrière bâtie par le géant de la chaussure Bata. Ariane Chemin, l'Ukraine à hauteur d'écrivains Grand Entretien avec Ariane Chemin, grand reporter au Monde, autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du Sous-sol. À travers le destin croisé de deux écrivains ukrainiens brisés par l'invasion russe, la journaliste raconte cette culture ukrainienne que Moscou cherche à annihiler. Une histoire vraie, intime, traversée par la poésie, « un sport national » en Ukraine. En Ukraine, un couple de cigognes, symbole d'espoir Le craquètement des cigognes s'entend encore en Ukraine, malgré le sifflement des missiles et la fureur de la guerre. Dans un village situé entre Kiev et Poltava, deux cigognes ont élu domicile dans un nid désormais célèbre, depuis qu'un professeur de biologie y a installé une webcam. Diffusé en direct sur internet, le quotidien de ces oiseaux migrateurs passionne des milliers d'internautes. Récit d'Emmanuelle Chaze. En Pologne, une brèche pour les couples homosexuels En Pologne, l'union des couples de même sexe reste interdite. Mais une première avancée a eu lieu fin mai: le gouvernement a reconnu administrativement un mariage homosexuel conclu à l'étranger. Une décision imposée par la Cour de justice de l'Union européenne. De quoi encourager de nombreux couples polonais à franchir la frontière pour se dire oui. Reportage d'Adrien Sarlat.
Au sommaire : le désarroi du vote ouvrier au Royaume-Uni face à un Keir Starmer fragilisé. Grand entretien avec la journaliste Ariane Chemin autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, un récit intime et poétique sur l'Ukraine en guerre. Ce jeudi 18 juin 2026, une élection législative partielle très scrutée à Makerfield, fief travailliste du nord-ouest de l'Angleterre, pourrait fragiliser un peu plus Keir Starmer… Son rival au sein du Labour, Andy Burnham, espère l'emporter et s'en servir comme tremplin pour défier l'impopulaire chef du gouvernement. Un test électoral pour le Premier ministre, mais aussi pour le Labour qui fait face aux partis populistes de droite - Reform UK et Restore Britain - qui captent désormais une partie du vote ouvrier. Reportage de Marie Billon à East Tilbury, dans une ancienne cité ouvrière bâtie par le géant de la chaussure Bata. Ariane Chemin, l'Ukraine à hauteur d'écrivains Grand Entretien avec Ariane Chemin, grand reporter au Monde, autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du Sous-sol. À travers le destin croisé de deux écrivains ukrainiens brisés par l'invasion russe, la journaliste raconte cette culture ukrainienne que Moscou cherche à annihiler. Une histoire vraie, intime, traversée par la poésie, « un sport national » en Ukraine. En Ukraine, un couple de cigognes, symbole d'espoir Le craquètement des cigognes s'entend encore en Ukraine, malgré le sifflement des missiles et la fureur de la guerre. Dans un village situé entre Kiev et Poltava, deux cigognes ont élu domicile dans un nid désormais célèbre, depuis qu'un professeur de biologie y a installé une webcam. Diffusé en direct sur internet, le quotidien de ces oiseaux migrateurs passionne des milliers d'internautes. Récit d'Emmanuelle Chaze. En Pologne, une brèche pour les couples homosexuels En Pologne, l'union des couples de même sexe reste interdite. Mais une première avancée a eu lieu fin mai: le gouvernement a reconnu administrativement un mariage homosexuel conclu à l'étranger. Une décision imposée par la Cour de justice de l'Union européenne. De quoi encourager de nombreux couples polonais à franchir la frontière pour se dire oui. Reportage d'Adrien Sarlat.
Un combat judiciaire à l'affiche : le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État retrace une sombre page de l'histoire coloniale belge au Congo. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale dans les années 40-50. Cinq femmes témoignent de leur combat pour la reconnaissance et la réparation. Dans cette émission également, nous irons dans les entrepôts de Mesko, principal fournisseur de munitions de l'armée polonaise. Sorti en salle en Belgique, le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État, de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, revient sur une page longtemps occultée de l'histoire coloniale belge au Congo : celle des enfants métis arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale. Nées dans les années 1940 et 1950, ces cinq femmes avaient entre 2 et 5 ans lorsqu'elles ont été placées dans des institutions religieuses. Près de 80 ans plus tard, elles ont attaqué l'État belge en justice. Le film accompagne leur combat, entre mémoire, réparation et transmission. Récit et rencontre au micro de Jean-Jacques Héry. En Pologne, les usines d'armement tournent à plein régime C'est le pays d'Europe qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la défense : plus de 4,5% cette année (2026). Frontalière de l'Ukraine, la Pologne veut bâtir l'armée de terre la plus puissante du continent. Une ambition qui bouleverse aussi son industrie de l'armement, confrontée à un afflux de commandes sans précédent. Reportage d'Adrien Sarlat dans les entrepôts de Mesko. Martinique : partir pour étudier… revenir pour faire vivre l'île ? Dans son nouveau reportage pour ENTR, Malvina Raud s'intéresse à ces jeunes Martiniquais contraints de quitter leur île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. En Martinique, certains cursus n'existent pas, le chômage des jeunes reste élevé, et la vie chère complique le retour au pays… alors que le territoire est confronté au vieillissement de sa population. En Serbie, la contestation étudiante se réinvente aussi par la culture Deux semaines après une manifestation massive à Belgrade contre le gouvernement d'Aleksandar Vučić et la corruption, la mobilisation de la jeunesse serbe se poursuit. Ce week-end, le Mikser Festival a quitté la capitale pour Novi Pazar, ville à majorité bosniaque musulmane, autour d'un mot d'ordre : imaginer un « Nouveau Monde », plus libre et plus inclusif.
Un combat judiciaire à l'affiche : le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État retrace une sombre page de l'histoire coloniale belge au Congo. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale dans les années 40-50. Cinq femmes témoignent de leur combat pour la reconnaissance et la réparation. Dans cette émission également, nous irons dans les entrepôts de Mesko, principal fournisseur de munitions de l'armée polonaise. Sorti en salle en Belgique, le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État, de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, revient sur une page longtemps occultée de l'histoire coloniale belge au Congo : celle des enfants métis arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale. Nées dans les années 1940 et 1950, ces cinq femmes avaient entre 2 et 5 ans lorsqu'elles ont été placées dans des institutions religieuses. Près de 80 ans plus tard, elles ont attaqué l'État belge en justice. Le film accompagne leur combat, entre mémoire, réparation et transmission. Récit et rencontre au micro de Jean-Jacques Héry. En Pologne, les usines d'armement tournent à plein régime C'est le pays d'Europe qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la défense : plus de 4,5% cette année (2026). Frontalière de l'Ukraine, la Pologne veut bâtir l'armée de terre la plus puissante du continent. Une ambition qui bouleverse aussi son industrie de l'armement, confrontée à un afflux de commandes sans précédent. Reportage d'Adrien Sarlat dans les entrepôts de Mesko. Martinique : partir pour étudier… revenir pour faire vivre l'île ? Dans son nouveau reportage pour ENTR, Malvina Raud s'intéresse à ces jeunes Martiniquais contraints de quitter leur île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. En Martinique, certains cursus n'existent pas, le chômage des jeunes reste élevé, et la vie chère complique le retour au pays… alors que le territoire est confronté au vieillissement de sa population. En Serbie, la contestation étudiante se réinvente aussi par la culture Deux semaines après une manifestation massive à Belgrade contre le gouvernement d'Aleksandar Vučić et la corruption, la mobilisation de la jeunesse serbe se poursuit. Ce week-end, le Mikser Festival a quitté la capitale pour Novi Pazar, ville à majorité bosniaque musulmane, autour d'un mot d'ordre : imaginer un « Nouveau Monde », plus libre et plus inclusif.
Chaque matin, l'équipe vous parle du con du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parce que… c'est l'épisode 0x301! Shameless plug 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 24 et 25 juin 2026 - Troopers 26 et 27 juin 2026 - leHACK 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Dans cet épisode, Georges Badro, consultant chez Mandiant à Paris spécialisé dans les infrastructures critiques et les systèmes industriels, explique le fonctionnement et la sécurisation des sous-stations électriques. Architecture du réseau électrique Le réseau électrique se décompose en trois zones : la génération (centrales hydrauliques, nucléaires, thermiques, renouvelables), le transport et la distribution. Le réseau de transmission permet de limiter les pertes d'énergie et surtout d'équilibrer production et consommation afin de maintenir une fréquence stable. Contrairement à un réseau d'eau, un réseau électrique exige un équilibre permanent entre ce qui est produit et ce qui est consommé, sous peine de l'endommager. Les sous-stations sont les nœuds névralgiques de ce réseau de transmission : ces grands parcs clôturés que l'on aperçoit au bord des routes centralisent et redistribuent l'électricité. On y trouve des transformateurs et des disjoncteurs, ces derniers permettant d'ouvrir ou de fermer le courant. Aujourd'hui, ces équipements ne sont plus opérés manuellement mais via du contrôle numérique : interfaces homme-machine (IHM), contrôle à distance, RTU (Remote Terminal Units servant de passerelle vers le centre de contrôle), relais de protection et de contrôle (qui lisent tension, intensité et fréquence pour automatiser des décisions), postes d'ingénierie et équipements réseau. Interconnexion croissante et surface d'attaque Badro insiste sur la disparition de l'« air gap » d'autrefois. Les sous-stations sont désormais interconnectées avec les centres de contrôle, des tiers, des partenaires, parfois directement à internet, voire avec le cloud pour la maintenance prédictive. L'architecture type comprend un réseau IT, une DMZ séparant l'IT des systèmes industriels (OT), un centre de contrôle régional ou national (avec historians, serveurs SCADA, bases de données) relié aux sous-stations via VPN ou MPLS. Chaque sous-station est configurée différemment. Certaines connexions exploitent le Powerline Communication (PLC), qui utilise les câbles électriques existants pour transmettre des paquets TCP/IP. Cette multiplication des accès distants, justifiée par la difficulté d'intervenir physiquement dans des zones rurales, augmente considérablement le risque. Les protocoles courants incluent IEC 104, DNP3 et GOOSE. Scénario d'attaque en Red Team Badro détaille l'approche Red Team de Mandiant, précisant qu'un véritable attaquant ne prendrait pas les mêmes précautions. L'attaque commence généralement par un accès initial à l'IT via phishing ou exploitation de vulnérabilités. Suit une phase de reconnaissance : énumération du domaine, recherche de documentation sur les partages réseau et wikis, fichiers de configuration aux extensions spécifiques, mots de passe en clair (notamment de VPN) et schémas d'architecture. L'accès au réseau OT s'obtient ensuite via un VPN, l'exploitation de flux autorisés au firewall, ou la compromission d'hyperviseurs hébergeant des VM IT et OT. Plutôt qu'un scan NMAP destructeur, l'équipe privilégie une reconnaissance furtive : écoute passive du trafic, analyse des adresses IP et MAC, utilisation de logiciels légitimes d'opérateurs et de scripts spécialisés (Modbus, DNP3). Les vulnérabilités exploitées sont souvent basiques : mots de passe par défaut sur interfaces web, SSH ou Telnet, parfois sur des fonctionnalités cachées utilisées par les fournisseurs et inconnues des équipes. À partir d'une IHM, l'attaquant remonte vers les relais de protection, cibles plus insidieuses permettant des dégâts coûteux. Compromissions réelles Badro compare deux attaques réelles. En Ukraine en 2015, l'attaque a démarré sur l'IT par phishing (malware Black Energy via macro), récupéré des mots de passe VPN, accédé aux IHM, RTU et switchs Moxa, puis ouvert les disjoncteurs et déployé des firmwares corrompus pour empêcher la reprise de contrôle. En Pologne en décembre 2025, l'attaque a ciblé directement l'OT en exploitant une CVE connue mais non corrigée pendant plusieurs semaines sur des firewalls exposés à internet. L'attaquant s'est étendu aux RTU, relais, IHM et convertisseurs série-Ethernet via des comptes par défaut, a lancé des scans locaux, uploadé des firmwares corrompus, supprimé des fichiers système des relais et déployé des wipers sur les IHM. Le constat marquant : malgré dix ans d'écart, les mêmes vulnérabilités basiques persistent. Si l'entrée dans les réseaux IT s'est durcie, le côté OT reste comme l'IT « d'il y a très longtemps » — peu de mots de passe robustes, peu de contrôles — par préjugé d'isolement et par des pratiques de maintenance figées. Attaques avancées et défense Au-delà de la simple ouverture d'un disjoncteur, des attaques plus subtiles ciblent la logique des relais : modifier des valeurs de déclenchement, fausser une LED, ou altérer la fonction de réenclenchement automatique. Ces manipulations restent invisibles jusqu'à une condition rare (un arbre tombant sur une ligne) et sont très difficiles à diagnostiquer sans journalisation. Côté défense, Badro recommande : changer les mots de passe par défaut (et alerter si l'ancien est réutilisé), maintenir à jour les systèmes exposés à internet, restreindre les accès SSH/HTTP à des points spécifiques, contrôler les flux PLC venant des centrales, et surtout établir une visibilité réseau et événementielle à tous les niveaux. La prévisibilité des réseaux OT facilite la définition d'une baseline et la détection d'anomalies. L'approche consiste à décomposer chaque système, comprendre les fonctions et leurs interfaces internes/externes (par exemple le GPS spoofing), puis concevoir protections et détections adaptées — en protégeant avant tout le disjoncteur, élément le plus critique. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Georges Badro Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Google Paris
Pendant des décennies, faire du stop en Pologne n'avait rien d'une pratique marginale ou risquée. C'était presque une institution nationale. Aujourd'hui encore, alors que l'auto-stop a fortement reculé dans une grande partie de l'Europe occidentale, il reste étonnamment populaire en Pologne. Cette particularité s'explique par un mélange d'histoire, de culture et… d'organisation étatique.Tout commence après la Seconde Guerre mondiale, dans la Pologne communiste. À cette époque, le pays manque cruellement de voitures. Posséder une automobile est coûteux, compliqué et réservé à une minorité. Pourtant, les Polonais voyagent beaucoup, notamment les jeunes, les étudiants et les vacanciers. Le train existe, bien sûr, mais il est souvent lent et saturé. L'auto-stop apparaît alors comme une solution pratique et économique.Mais ce qui rend le cas polonais unique, c'est que l'État décide d'encourager officiellement cette pratique. En 1957 est lancé un programme étonnant : l'“Akcja Autostop”, littéralement “l'Action Auto-stop”. Le principe est simple. Les auto-stoppeurs achètent des carnets de coupons auprès d'organisations touristiques. Lorsqu'un conducteur accepte de les transporter, il reçoit un coupon. Plus il accumule de coupons, plus il peut obtenir des récompenses.Ces coupons permettent parfois de participer à des loteries, de gagner des objets ou même certains avantages matériels très appréciés dans une économie de pénurie. Résultat : prendre des auto-stoppeurs devient presque un acte civique. Le système transforme l'auto-stop en activité organisée, reconnue et relativement sûre.Dans les années 1960 et 1970, le phénomène explose. Chaque été, des milliers de jeunes sillonnent le pays le pouce levé. Certains concours récompensent même les plus grands voyageurs. L'auto-stop devient un symbole de liberté dans un régime pourtant très contrôlé. Pour beaucoup de Polonais, c'est aussi une manière de rencontrer des gens, de partager des histoires et de créer une forme de solidarité nationale.Même après la chute du communisme, l'habitude reste profondément ancrée. Le programme officiel disparaît finalement en 1995, mais la culture demeure. Beaucoup de conducteurs polonais ont eux-mêmes pratiqué l'auto-stop dans leur jeunesse. Ils gardent donc une image positive des voyageurs au bord des routes.Il existe aussi une raison économique. La Pologne est longtemps restée un pays où les écarts de revenus étaient importants et où voyager à petit budget était courant chez les étudiants. L'auto-stop y est donc resté plus acceptable socialement qu'en Europe de l'Ouest.Aujourd'hui encore, de nombreux voyageurs considèrent la Pologne comme l'un des pays européens les plus faciles pour faire du stop. Une survivance étonnante d'une politique née en pleine époque communiste… et devenue une véritable tradition culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
Voici vraiment l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur l'attaque mortelle d'ours survenue en Pologne.Here is really the essentials of what you need to know about the deadly bear attack that occurred in Poland.Une femme de 58 ans qui ramassait simplement du bois avec son fils a tragiquement perdu la vie face à l'animal, déclenchant instantanément l'alerte rouge dans toute la région.A 58-year-old woman who was simply gathering wood with her son tragically lost her life to the animal, instantly triggering a red alert throughout the region.Le fils a bien essayé d'alerter les secours vers 10h30, mais le terrain super escarpé et surtout l'absence totale de réseau mobile ont lourdement freiné l'intervention.The son did try to alert emergency services around 10:30 AM, but the super steep terrain and, above all, the complete lack of a mobile network heavily hindered the intervention.On peut vraiment se demander : est-ce que cette zone blanche a scellé son destin ou l'attaque était-elle d'emblée trop foudroyante ?One can really wonder: did this dead zone seal her fate, or was the attack too lightning-fast from the start?À leur arrivée, les pompiers et la police n'ont pu que constater le décès, les blessures étaient bien trop graves pour le moindre soin.Upon their arrival, firefighters and the police could only confirm the death; the injuries were far too serious for any care. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Voici vraiment l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur l'attaque mortelle d'ours survenue en Pologne.Here is really the essentials of what you need to know about the deadly bear attack that occurred in Poland.Une femme de 58 ans qui ramassait simplement du bois avec son fils a tragiquement perdu la vie face à l'animal, déclenchant instantanément l'alerte rouge dans toute la région.A 58-year-old woman who was simply gathering wood with her son tragically lost her life to the animal, instantly triggering a red alert throughout the region.Le fils a bien essayé d'alerter les secours vers 10h30, mais le terrain super escarpé et surtout l'absence totale de réseau mobile ont lourdement freiné l'intervention.The son did try to alert emergency services around 10:30 AM, but the super steep terrain and, above all, the complete lack of a mobile network heavily hindered the intervention.On peut vraiment se demander : est-ce que cette zone blanche a scellé son destin ou l'attaque était-elle d'emblée trop foudroyante ?One can really wonder: did this dead zone seal her fate, or was the attack too lightning-fast from the start?À leur arrivée, les pompiers et la police n'ont pu que constater le décès, les blessures étaient bien trop graves pour le moindre soin.Upon their arrival, firefighters and the police could only confirm the death; the injuries were far too serious for any care. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Ce lundi 20 mars se tiendra le premier sommet France-Pologne depuis la signature du traité de Nancy, un traité pour renforcer la collaboration entre les deux pays signé il y a presque un an. Depuis le retour au pouvoir de Donald Tusk fin 2023, la Pologne est redevenue une puissance centrale de l'Union européenne, portée par l'économie la plus dynamique de la région. De notre correspondant à Varsovie, Dans les rues de la capitale, les Varsoviens ressentent le développement économique du pays dans leur portefeuille depuis quelques années, pour le meilleur comme pour le pire. Les bras chargés de deux sacs de courses remplis à ras-bord, Ewa, 80 ans, sort tout juste du centre commercial où elle a l'habitude de faire ses achats. « Même en étant à la retraite, je sens que je vis plus confortablement qu'avant, confie l'octogénaire. Je peux acheter des articles plus haut de gamme, plus chers, de meilleure qualité, mes courses n'ont plus rien à voir. » Comme tous les Polonais, Ewa a vu le pays se transformer drastiquement ces 20 dernières années. Pour Marzena, 67 ans, c'est l'adhésion à l'Union européenne en 2004 qui a été l'élément déclencheur de la transformation du pays. « Avant, selon moi, l'économie n'était pas aussi stable et prévisible qu'elle peut l'être aujourd'hui, analyse-t-elle. Avant, on nous promettait que tout allait changer, qu'on allait reconstruire la Pologne, mais rien ne marchait. Mais depuis qu'on a reçu des fonds européens, on voit que ça fait avancer les décisions politiques. Il suffit de regarder à quoi ressemble la capitale, et surtout le centre ! Et si vous roulez vers l'est, vous pourrez voir l'amélioration de nos infrastructures routières. » Avec un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe et 3,6 % de croissance enregistrée en 2025, le pays est désormais la 6ᵉ puissance économique européenne et la 20ᵉ mondiale. Mais à l'École de commerce de Varsovie, le professeur Marius-Jan Radlo met en garde contre les risques d'une croissance essentiellement tirée par le Plan de reconstruction européen, dont les fonds devraient cesser d'affluer d'ici la fin de l'année. « Les pays qui ne financent pas leur propre potentiel de croissance peuvent tomber dans le piège du développement régional : on se développe vite, donc l'aide européenne retombe, alors qu'on n'a pas mis de modèle en place pour se développer de façon autonome », explique le professeur. À lire aussiRafał Trzaskowski : «L'investissement européen a soutenu le miracle économique de la Pologne» Une forte inflation Malgré une hausse certaine du pouvoir d'achat et un salaire moyen qui avoisine désormais les 2 100 euros par mois, les Polonais se retrouvent aussi confrontés à une forte inflation. Dans le quartier résidentiel d'Ursynow, au sud de Varsovie, Marta promène son fils dans une poussette. La jeune maman de 39 ans et son compagnon se félicitent d'avoir acheté leur appartement avant la naissance de leur fils. Cinq ans après l'achat, ils estiment qu'ils ne seraient pas en capacité d'acheter le même bien aujourd'hui. « On l'a acheté à 1 600 euros le m², alors que maintenant, dans notre quartier, on ne peut pas viser un appartement à moins de 4 200 euros le m², témoigne-t-elle. C'est difficile, car les salaires ne sont pas en adéquation avec les besoins et la hausse des prix. » Pour la jeune maman comme pour beaucoup de Polonais, la croissance a un prix que tous ne peuvent pas se permettre de payer. À écouter dans Reportage internationalEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
Ce lundi 20 mars se tiendra le premier sommet France-Pologne depuis la signature du traité de Nancy, un traité pour renforcer la collaboration entre les deux pays signé il y a presque un an. Depuis le retour au pouvoir de Donald Tusk fin 2023, la Pologne est redevenue une puissance centrale de l'Union européenne, portée par l'économie la plus dynamique de la région. De notre correspondant à Varsovie, Dans les rues de la capitale, les Varsoviens ressentent le développement économique du pays dans leur portefeuille depuis quelques années, pour le meilleur comme pour le pire. Les bras chargés de deux sacs de courses remplis à ras-bord, Ewa, 80 ans, sort tout juste du centre commercial où elle a l'habitude de faire ses achats. « Même en étant à la retraite, je sens que je vis plus confortablement qu'avant, confie l'octogénaire. Je peux acheter des articles plus haut de gamme, plus chers, de meilleure qualité, mes courses n'ont plus rien à voir. » Comme tous les Polonais, Ewa a vu le pays se transformer drastiquement ces 20 dernières années. Pour Marzena, 67 ans, c'est l'adhésion à l'Union européenne en 2004 qui a été l'élément déclencheur de la transformation du pays. « Avant, selon moi, l'économie n'était pas aussi stable et prévisible qu'elle peut l'être aujourd'hui, analyse-t-elle. Avant, on nous promettait que tout allait changer, qu'on allait reconstruire la Pologne, mais rien ne marchait. Mais depuis qu'on a reçu des fonds européens, on voit que ça fait avancer les décisions politiques. Il suffit de regarder à quoi ressemble la capitale, et surtout le centre ! Et si vous roulez vers l'est, vous pourrez voir l'amélioration de nos infrastructures routières. » Avec un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe et 3,6 % de croissance enregistrée en 2025, le pays est désormais la 6ᵉ puissance économique européenne et la 20ᵉ mondiale. Mais à l'École de commerce de Varsovie, le professeur Marius-Jan Radlo met en garde contre les risques d'une croissance essentiellement tirée par le Plan de reconstruction européen, dont les fonds devraient cesser d'affluer d'ici la fin de l'année. « Les pays qui ne financent pas leur propre potentiel de croissance peuvent tomber dans le piège du développement régional : on se développe vite, donc l'aide européenne retombe, alors qu'on n'a pas mis de modèle en place pour se développer de façon autonome », explique le professeur. À lire aussiRafał Trzaskowski : «L'investissement européen a soutenu le miracle économique de la Pologne» Une forte inflation Malgré une hausse certaine du pouvoir d'achat et un salaire moyen qui avoisine désormais les 2 100 euros par mois, les Polonais se retrouvent aussi confrontés à une forte inflation. Dans le quartier résidentiel d'Ursynow, au sud de Varsovie, Marta promène son fils dans une poussette. La jeune maman de 39 ans et son compagnon se félicitent d'avoir acheté leur appartement avant la naissance de leur fils. Cinq ans après l'achat, ils estiment qu'ils ne seraient pas en capacité d'acheter le même bien aujourd'hui. « On l'a acheté à 1 600 euros le m², alors que maintenant, dans notre quartier, on ne peut pas viser un appartement à moins de 4 200 euros le m², témoigne-t-elle. C'est difficile, car les salaires ne sont pas en adéquation avec les besoins et la hausse des prix. » Pour la jeune maman comme pour beaucoup de Polonais, la croissance a un prix que tous ne peuvent pas se permettre de payer. À écouter dans Reportage internationalEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
Avec Brahim NAÏT-BALK, retrouvez "Homomicro, le podcast qui se prend aux mots", avec l'Invité du jour :- Alain POZZUOLI présente son livre « Le vampire arc-en-ciel : les vampires queer en littérature », paru aux Éditions Rouge Profond. Interview par Daniel CONRAD Ainsi que le Cercle des Chroniqueurs :- Nicolas RIVIDI « Le Plus de l'Actu » "Le bilan des élections municipales 2026"- Valérie BAUD « J'Écris Ton Nom » "L'exposition sur la photographe Nan GOLDIN qui s'ouvre au Grand Palais"- Mounir BAATOUR « LGBTQI+ Maghreb » "L'adoption récente de la loi sur l'homosexualité par le parlement Sénégalais qui double les peines encourues, les risques de cette dynamique de répressions au Sénégal et le potentiel effet domino dans les autres pays africains."- Louis-George TIN « Nos Couleurs, Nos Colères » "En Pologne, la Cour Suprême vient d'obliger le gouvernement à reconnaître les couples de même sexe mariés à l'étranger".- Nathan HILLAIREAU « Les Sons de la Fierté » : Chaseiro, groupe emblématique indonésien et le titre "Waktu Kian Berarti" (qui veut dire "Le temps est de plus en plus important" en indonésien)Réalisation / Montage : Nathan HillaireauSoutenez-nous sur PayPal !
En Hongrie, à quelques jours des élections législatives, tous les yeux sont braqués sur ce pays d'Europe centrale, où l'opposition a le vent en poupe. Tisza, le parti de l'opposition, a réussi, en à peine deux ans, à s'imposer comme une alternative crédible face au Premier ministre nationaliste, Viktor Orban, qui brigue un 5ᵉ mandat consécutif. Debrecen, la deuxième ville du pays, à deux heures de route de Budapest, a longtemps été un bastion du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Mais le parti d'opposition y est désormais bien implanté. Lassés par l'inflation et la corruption, de nombreux habitants ont créé des « îlots » Tisza dans différents quartiers, un mouvement en faveur du changement. Le reportage de Florence La Bruyère. Pologne : la difficile réforme de la justice En Pologne, plus de deux ans après la réélection de Donald Tusk, la restauration de l'État de droit est un long combat pour le gouvernement de centre droit. En première ligne, l'indépendance de la justice et le renouvellement de la plus haute juridiction, le tribunal constitutionnel. Le président, un conservateur, refuse la plupart des nominations faites par le parlement qui a désigné six nouveaux juges. Les explications d'Adrien Sarlat. Russie : l'histoire rocambolesque des frères Kovaltchouk La Revue XXI nous plonge dans l'un de ses articles, au cœur de l'oligarchie russe, à la rencontre de deux frères au destin hors norme : Iouri et Mikhaïl Kovaltchouk. Ces hommes de l'ombre, proches du pouvoir, sont les « gardiens » du corps de Vladimir Poutine. Entretien avec Guillaume Gendron, rédacteur en chef de la Revue XXI. À Berlin, une exposition sur la prison syrienne de Saidnaya L'ancien centre de détention de la Stasi à Berlin accueille jusqu'au 27 septembre 2026 une exposition consacrée à la prison de Saidnaya, symbole de la répression du régime syrien de Bachar el-Assad. Cette reconstitution virtuelle est le fruit du travail acharné de Syriens basés en Allemagne. Le reportage de Delphine Nerbollier à Berlin.
En Hongrie, à quelques jours des élections législatives, tous les yeux sont braqués sur ce pays d'Europe centrale, où l'opposition a le vent en poupe. Tisza, le parti de l'opposition, a réussi, en à peine deux ans, à s'imposer comme une alternative crédible face au Premier ministre nationaliste, Viktor Orban, qui brigue un 5ᵉ mandat consécutif. Debrecen, la deuxième ville du pays, à deux heures de route de Budapest, a longtemps été un bastion du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Mais le parti d'opposition y est désormais bien implanté. Lassés par l'inflation et la corruption, de nombreux habitants ont créé des « îlots » Tisza dans différents quartiers, un mouvement en faveur du changement. Le reportage de Florence La Bruyère. Pologne : la difficile réforme de la justice En Pologne, plus de deux ans après la réélection de Donald Tusk, la restauration de l'État de droit est un long combat pour le gouvernement de centre droit. En première ligne, l'indépendance de la justice et le renouvellement de la plus haute juridiction, le tribunal constitutionnel. Le président, un conservateur, refuse la plupart des nominations faites par le parlement qui a désigné six nouveaux juges. Les explications d'Adrien Sarlat. Russie : l'histoire rocambolesque des frères Kovaltchouk La Revue XXI nous plonge dans l'un de ses articles, au cœur de l'oligarchie russe, à la rencontre de deux frères au destin hors norme : Iouri et Mikhaïl Kovaltchouk. Ces hommes de l'ombre, proches du pouvoir, sont les « gardiens » du corps de Vladimir Poutine. Entretien avec Guillaume Gendron, rédacteur en chef de la Revue XXI. À Berlin, une exposition sur la prison syrienne de Saidnaya L'ancien centre de détention de la Stasi à Berlin accueille jusqu'au 27 septembre 2026 une exposition consacrée à la prison de Saidnaya, symbole de la répression du régime syrien de Bachar el-Assad. Cette reconstitution virtuelle est le fruit du travail acharné de Syriens basés en Allemagne. Le reportage de Delphine Nerbollier à Berlin.
En 2015, l'idée du Brexit avait inspiré le gouvernement nationaliste et conservateur de l'époque en Pologne. Le parti Droit et Justice, alors au pouvoir et en bras de fer permanent avec l'Union européenne, avait suggéré l'idée d'un Polexit, soit un Brexit à la polonaise. L'idée a depuis été enterrée. Mais aujourd'hui, alors que Varsovie est le moteur économique de l'Union européenne et que la coalition pro-européenne de Donald Tusk dirige le pays, le Polexit fait son grand retour dans le débat public. De notre correspondant à Varsovie, Le veto du président Karol Nawrocki au programme d'armement européen SAFE a ravivé le spectre jusqu'ici oublié du Polexit, une sortie de la Pologne de l'Union européenne. En refusant de signer la loi permettant à la Pologne de recevoir les crédits SAFE, le chef de l'État a justifié sa décision par des motifs souverainistes. « J'ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permet à la Pologne de recevoir les crédits SAFE. En effet, jamais je ne signerai une loi qui entrave notre souveraineté, notre indépendance, notre sécurité économique et militaire », a-t-il déclaré. Une rhétorique eurosceptique qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des commentateurs et des responsables politiques. Le Premier ministre Donald Tusk a été le premier à formaliser les craintes en réintroduisant le terme de Polexit, qu'il présente désormais comme une menace réelle. « Ce qu'il est en train de se passer actuellement avec le président Nawrocki, le président du PiS Jarosław Kaczynski et les deux partis de Konfederacja, encore plus à droite, c'est une dérive ouvertement anti-européenne. Une hystérie anti-allemande, une réticence grandissante à soutenir la Pologne qui combat la Russie. Alors, appelons un chat un chat : ceux qui disent que ce sont les prémices du Polexit ont malheureusement raison », a-t-il assené. Un ton alarmiste que les responsables du parti Droit et Justice (PiS) jugent excessif, voire infondé. Le député Przemyslaw Czarnek a même tourné cette accusation en dérision, préférant parler de « Tusk-Exit » avant de lancer : « À bas le gouvernement ! » Pourtant, selon Malgorzata Kopka-Piatek, chercheuse à l'Institut d'affaires publiques de Varsovie, les élections législatives prévues l'an prochain pourraient rebattre les cartes. Le PiS, en quête de majorité, pourrait être contraint de s'allier avec deux formations souverainistes encore plus radicales, Konfederacja et Konfederacja de la Couronne polonaise. « Or, ces deux partis se positionnent très clairement contre l'Union européenne et pourraient exiger le Polexit comme condition sine qua non à leur participation au gouvernement du PiS », explique-t-elle. La chercheuse souligne également le rôle clé du président de la République, dont les positions eurosceptiques sont connues. « Tous ces éléments pourraient créer un effet domino. Or, il suffit d'un vote à la Diète [la chambre basse du Parlement, NDLR] et d'une signature du président pour faire sortir la Pologne de l'Union européenne », avertit-elle. Un autre facteur pourrait jouer en défaveur du maintien de la Pologne dans l'UE : la fin prochaine des avantages financiers qui ont jusqu'ici rendu l'Europe populaire auprès des Polonais. « Selon les estimations, la Pologne devrait devenir un contributeur net au budget de l'Europe à partir de 2034. L'Union perdra donc ce qui la rendait attractive en Pologne, à savoir les avantages financiers colossaux dont le pays a bénéficié jusque-là », analyse Malgorzata Kopka-Piatek. Dans ce contexte, la tentation du Polexit pourrait séduire une partie croissante de l'électorat. Avec les élections législatives d'octobre 2027 en ligne de mire, ce débat pourrait s'imposer comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Entre rhétorique souverainiste, alliances politiques incertaines et calculs budgétaires, l'avenir européen de la Pologne semble plus que jamais incertain. À lire aussiEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
En 2015, l'idée du Brexit avait inspiré le gouvernement nationaliste et conservateur de l'époque en Pologne. Le parti Droit et Justice, alors au pouvoir et en bras de fer permanent avec l'Union européenne, avait suggéré l'idée d'un Polexit, soit un Brexit à la polonaise. L'idée a depuis été enterrée. Mais aujourd'hui, alors que Varsovie est le moteur économique de l'Union européenne et que la coalition pro-européenne de Donald Tusk dirige le pays, le Polexit fait son grand retour dans le débat public. De notre correspondant à Varsovie, Le veto du président Karol Nawrocki au programme d'armement européen SAFE a ravivé le spectre jusqu'ici oublié du Polexit, une sortie de la Pologne de l'Union européenne. En refusant de signer la loi permettant à la Pologne de recevoir les crédits SAFE, le chef de l'État a justifié sa décision par des motifs souverainistes. « J'ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permet à la Pologne de recevoir les crédits SAFE. En effet, jamais je ne signerai une loi qui entrave notre souveraineté, notre indépendance, notre sécurité économique et militaire », a-t-il déclaré. Une rhétorique eurosceptique qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des commentateurs et des responsables politiques. Le Premier ministre Donald Tusk a été le premier à formaliser les craintes en réintroduisant le terme de Polexit, qu'il présente désormais comme une menace réelle. « Ce qu'il est en train de se passer actuellement avec le président Nawrocki, le président du PiS Jarosław Kaczynski et les deux partis de Konfederacja, encore plus à droite, c'est une dérive ouvertement anti-européenne. Une hystérie anti-allemande, une réticence grandissante à soutenir la Pologne qui combat la Russie. Alors, appelons un chat un chat : ceux qui disent que ce sont les prémices du Polexit ont malheureusement raison », a-t-il assené. Un ton alarmiste que les responsables du parti Droit et Justice (PiS) jugent excessif, voire infondé. Le député Przemyslaw Czarnek a même tourné cette accusation en dérision, préférant parler de « Tusk-Exit » avant de lancer : « À bas le gouvernement ! » Pourtant, selon Malgorzata Kopka-Piatek, chercheuse à l'Institut d'affaires publiques de Varsovie, les élections législatives prévues l'an prochain pourraient rebattre les cartes. Le PiS, en quête de majorité, pourrait être contraint de s'allier avec deux formations souverainistes encore plus radicales, Konfederacja et Konfederacja de la Couronne polonaise. « Or, ces deux partis se positionnent très clairement contre l'Union européenne et pourraient exiger le Polexit comme condition sine qua non à leur participation au gouvernement du PiS », explique-t-elle. La chercheuse souligne également le rôle clé du président de la République, dont les positions eurosceptiques sont connues. « Tous ces éléments pourraient créer un effet domino. Or, il suffit d'un vote à la Diète [la chambre basse du Parlement, NDLR] et d'une signature du président pour faire sortir la Pologne de l'Union européenne », avertit-elle. Un autre facteur pourrait jouer en défaveur du maintien de la Pologne dans l'UE : la fin prochaine des avantages financiers qui ont jusqu'ici rendu l'Europe populaire auprès des Polonais. « Selon les estimations, la Pologne devrait devenir un contributeur net au budget de l'Europe à partir de 2034. L'Union perdra donc ce qui la rendait attractive en Pologne, à savoir les avantages financiers colossaux dont le pays a bénéficié jusque-là », analyse Malgorzata Kopka-Piatek. Dans ce contexte, la tentation du Polexit pourrait séduire une partie croissante de l'électorat. Avec les élections législatives d'octobre 2027 en ligne de mire, ce débat pourrait s'imposer comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Entre rhétorique souverainiste, alliances politiques incertaines et calculs budgétaires, l'avenir européen de la Pologne semble plus que jamais incertain. À lire aussiEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
Le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas sont particulièrement actifs en faveur du projet de « hubs de retour » ou centres de détention localisés hors de l'Union européenne, tandis que l'Espagne et la France émettent des doutes quant à leur efficacité. Immigration : Au Royaume-Uni, l'accueil des étrangers se restreint : Londres ne délivrera plus de visas d'études aux jeunes ressortissants du Soudan, du Cameroun, de Birmanie et d'Afghanistan. Et le gouvernement a, par ailleurs, réduit de moitié la durée du titre de séjour accordé aux personnes sous protection internationale. Pour soutenir l'intégration des étrangers qui vivent sur le territoire britannique, un réseau associatif de villes ou arrondissements « sanctuaires » s'est développé. Il propose assistance juridique, formation, ou activités. Notre correspondante, Marie Billon, s'est rendue au sud-est de Londres, dans le Borough de Lewisham, le premier à recevoir ce titre. À Strasbourg, les eurodéputés avalisent le durcissement de la rétention et des expulsions. Les députés européens ont approuvé ce matin (26 mars 2026) un règlement qui encadre les expulsions d'étrangers en situation irrégulière et qui approuve le principe de hubs de retours situés hors de l'UE. Le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas sont particulièrement actifs dans ce projet de hubs, tandis que l'Espagne - qui régularise beaucoup pour pallier le manque de main-d'œuvre - mais aussi la France, émettent des doutes quant à leur efficacité. Le texte a, en tout cas, été qualifié de liberticide par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent aussi le flou de sa formulation. Écoutez l'analyse d'Olivia Carniel, responsable des questions européennes à la Cimade. Armement : C'est confirmé depuis hier (25 mars 2026), la France va recevoir 15 milliards d'euros prêtés à taux préférentiel par l'Union européenne dans le cadre du programme SAFE, programme destiné au réarmement des 27. En Pologne, en revanche, depuis que le président nationaliste a mis son veto à un tel emprunt le gouvernement de Donald Tusk cherche une solution pour ne pas perdre les 44 milliards qui lui étaient promis. Le sujet divise l'opinion polonaise, en particulier dans la petite ville de Stalowa Wola, où se trouve une usine d'armement qui devait recevoir une importante partie des fonds. Reportage signé Adrien Sarlat. Dans les médias européens, par Franceline Beretti : en Allemagne, Collien Fernandes « violée en ligne » par son mari dénonce le manque de protection des victimes de violence domestique ; en Italie, Giorgia Meloni perd le pari de son référendum sur la justice... mais garde le soutien des partisans d'Umberto Bossi, le fondateur de la Ligue du Nord décédé le 19 mars 2026.
Le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas sont particulièrement actifs en faveur du projet de « hubs de retour » ou centres de détention localisés hors de l'Union européenne, tandis que l'Espagne et la France émettent des doutes quant à leur efficacité. Immigration : Au Royaume-Uni, l'accueil des étrangers se restreint : Londres ne délivrera plus de visas d'études aux jeunes ressortissants du Soudan, du Cameroun, de Birmanie et d'Afghanistan. Et le gouvernement a, par ailleurs, réduit de moitié la durée du titre de séjour accordé aux personnes sous protection internationale. Pour soutenir l'intégration des étrangers qui vivent sur le territoire britannique, un réseau associatif de villes ou arrondissements « sanctuaires » s'est développé. Il propose assistance juridique, formation, ou activités. Notre correspondante, Marie Billon, s'est rendue au sud-est de Londres, dans le Borough de Lewisham, le premier à recevoir ce titre. À Strasbourg, les eurodéputés avalisent le durcissement de la rétention et des expulsions. Les députés européens ont approuvé ce matin (26 mars 2026) un règlement qui encadre les expulsions d'étrangers en situation irrégulière et qui approuve le principe de hubs de retours situés hors de l'UE. Le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas sont particulièrement actifs dans ce projet de hubs, tandis que l'Espagne - qui régularise beaucoup pour pallier le manque de main-d'œuvre - mais aussi la France, émettent des doutes quant à leur efficacité. Le texte a, en tout cas, été qualifié de liberticide par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent aussi le flou de sa formulation. Écoutez l'analyse d'Olivia Carniel, responsable des questions européennes à la Cimade. Armement : C'est confirmé depuis hier (25 mars 2026), la France va recevoir 15 milliards d'euros prêtés à taux préférentiel par l'Union européenne dans le cadre du programme SAFE, programme destiné au réarmement des 27. En Pologne, en revanche, depuis que le président nationaliste a mis son veto à un tel emprunt le gouvernement de Donald Tusk cherche une solution pour ne pas perdre les 44 milliards qui lui étaient promis. Le sujet divise l'opinion polonaise, en particulier dans la petite ville de Stalowa Wola, où se trouve une usine d'armement qui devait recevoir une importante partie des fonds. Reportage signé Adrien Sarlat. Dans les médias européens, par Franceline Beretti : en Allemagne, Collien Fernandes « violée en ligne » par son mari dénonce le manque de protection des victimes de violence domestique ; en Italie, Giorgia Meloni perd le pari de son référendum sur la justice... mais garde le soutien des partisans d'Umberto Bossi, le fondateur de la Ligue du Nord décédé le 19 mars 2026.
En Pologne, le boom économique suscite le retour enthousiaste des émigrés Le Sénégal durcit toujours plus sa législation anti-LGBT+ La France restitue une œuvre spoliée à l'époque coloniale à la Côte d'Ivoire La guerre au Moyen-Orient menace les œuvres du Louvre Abu Dhabi
En Pologne, après le veto du président Karol Nawrocki au plan européen Safe, qui doit permettre aux pays de l'UE d'augmenter leurs capacités militaires, le gouvernement pro-européen de Donald Tusk élabore une solution pour ne pas perdre les 44 milliards d'euros de crédit destinés à ce pays frontalier de l'Ukraine et principal bénéficiaire de ces prêts à taux préférentiel. Cette décision du président conservateur, qui refuse de s'endetter auprès de Bruxelles, divise le pays, et en particulier la petite ville de Stalowa Wola : elle abrite une usine d'armement historique et attend beaucoup des fonds qu'elle devrait recevoir. Un reportage de notre envoyé spécial à Stalowa Wola à retrouver en intégralité dans Accents d'Europe. À lire aussiPologne: le président Nawrocki prêt à mettre son «veto» au programme européen de défense SAFE
Après une spectaculaire flambée des cours au lendemain des premiers bombardements sur l'Iran, l'or a dévissé ces derniers jours... dans des proportions tout aussi spectaculaires qui ont surpris les analystes. Si la valeur refuge fluctue au gré des incertitudes liées à la situation géopolitique, les gisements aurifères continuent d'aiguiser les appétits. En Espagne, à Tapia de Casariego, la possible reprise de l'exploitation de la mine d'or inquiète les habitants En Europe, l'Espagne abrite l'une des dernières grandes réserves d'or du continent. Située au nord du pays dans les Asturies, la mine de Tapia de Casariego, déjà exploitée du temps des Romains, contiendrait encore 32 tonnes de métal précieux. Des sociétés espagnoles mais aussi canadiennes et australiennes s'intéressent à ce trésor. Problème, elles se heurtent à la mobilisation citoyenne qui veut empêcher la réouverture du site, dont l'exploitation présente de gros risques pour l'environnement. Reportage de Diane Cambon. En Pologne et en Lituanie, les chauffeurs routiers soulagés : le président biélorusse Loukachenko a, en effet, décidé de laisser repartir les centaines de poids-lourds qui étaient bloqués sur son territoire depuis quatre mois. Un assouplissement progressif, dans le cadre de négociations avec les États-Unis. Adrien Sarlat, correspondant à Varsovie, revient sur les rebondissements géopolitiques de cette histoire. Au Danemark, le pari de la « dame de fer » Élections législatives anticipées ce mardi (24 mars 2026), à l'appel de la Première ministre Mette Frederiksen, dont le mandat aurait dû s'achever en octobre 2026. La dirigeante sociale-démocrate a vu sa popularité vacillante remonter ces derniers mois, notamment en raison de la crise provoquée au Groënland, territoire autonome danois, par le président américain Donald Trump. « Ces élections sont les plus importantes de l'histoire », a d'ailleurs déclaré aujourd'hui le Premier ministre groenlandais. Les explications d'Ottilia Ferey. À lire aussiÉlections anticipées au Danemark: le pari risqué de la Première ministre Mette Frederiksen En Italie, un projet pour éduquer les jeunes aux méfaits de la mode jetable C'est une initiative unique en Italie… elle s'attaque à la fast fashion et elle a vu le jour en Sardaigne. Alors que la Commission européenne élabore -lentement- une riposte au problème, des milliers de collégiens et lycéens italiens vont désormais être sensibilisés aux méfaits de la mode jetable, de ces vêtements à prix cassés souvent vendus sur des plateformes chinoises. L'objectif est de leur faire comprendre le revers de la médaille de leurs achats impulsifs en ligne. Notre correspondante Cécile Debarge a pu suivre l'élaboration de ce programme éducatif original. Reportage de Cécile Debarge au centre d'éducation à l'environnement de Santa Gilla, au sud de la Sardaigne. À écouter aussiLe Ghana devenu la décharge de la fast fashion d'Europe
Après une spectaculaire flambée des cours au lendemain des premiers bombardements sur l'Iran, l'or a dévissé ces derniers jours... dans des proportions tout aussi spectaculaires qui ont surpris les analystes. Si la valeur refuge fluctue au gré des incertitudes liées à la situation géopolitique, les gisements aurifères continuent d'aiguiser les appétits. En Espagne, à Tapia de Casariego, la possible reprise de l'exploitation de la mine d'or inquiète les habitants En Europe, l'Espagne abrite l'une des dernières grandes réserves d'or du continent. Située au nord du pays dans les Asturies, la mine de Tapia de Casariego, déjà exploitée du temps des Romains, contiendrait encore 32 tonnes de métal précieux. Des sociétés espagnoles mais aussi canadiennes et australiennes s'intéressent à ce trésor. Problème, elles se heurtent à la mobilisation citoyenne qui veut empêcher la réouverture du site, dont l'exploitation présente de gros risques pour l'environnement. Reportage de Diane Cambon. En Pologne et en Lituanie, les chauffeurs routiers soulagés : le président biélorusse Loukachenko a, en effet, décidé de laisser repartir les centaines de poids-lourds qui étaient bloqués sur son territoire depuis quatre mois. Un assouplissement progressif, dans le cadre de négociations avec les États-Unis. Adrien Sarlat, correspondant à Varsovie, revient sur les rebondissements géopolitiques de cette histoire. Au Danemark, le pari de la « dame de fer » Élections législatives anticipées ce mardi (24 mars 2026), à l'appel de la Première ministre Mette Frederiksen, dont le mandat aurait dû s'achever en octobre 2026. La dirigeante sociale-démocrate a vu sa popularité vacillante remonter ces derniers mois, notamment en raison de la crise provoquée au Groënland, territoire autonome danois, par le président américain Donald Trump. « Ces élections sont les plus importantes de l'histoire », a d'ailleurs déclaré aujourd'hui le Premier ministre groenlandais. Les explications d'Ottilia Ferey. À lire aussiÉlections anticipées au Danemark: le pari risqué de la Première ministre Mette Frederiksen En Italie, un projet pour éduquer les jeunes aux méfaits de la mode jetable C'est une initiative unique en Italie… elle s'attaque à la fast fashion et elle a vu le jour en Sardaigne. Alors que la Commission européenne élabore -lentement- une riposte au problème, des milliers de collégiens et lycéens italiens vont désormais être sensibilisés aux méfaits de la mode jetable, de ces vêtements à prix cassés souvent vendus sur des plateformes chinoises. L'objectif est de leur faire comprendre le revers de la médaille de leurs achats impulsifs en ligne. Notre correspondante Cécile Debarge a pu suivre l'élaboration de ce programme éducatif original. Reportage de Cécile Debarge au centre d'éducation à l'environnement de Santa Gilla, au sud de la Sardaigne. À écouter aussiLe Ghana devenu la décharge de la fast fashion d'Europe
Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão. Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.
Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão. Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.
En Pologne, État membre de l'Union européenne où l'accès à l'avortement est le plus restreint. L'IVG n'est possible qu'après un viol, un inceste ou si la vie de la mère est en danger. Mais cela va peut-être bientôt changer car désormais les fonds européens pourront financer l'accès à l'avortement sûr et légaux dans tous les États membres. Écoutez RTL autour du monde du 27 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:51 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - En quelques années, l'agriculture polonaise s'est métamorphosée pour devenir un géant européen. Le pays cumule les premières places : premier producteur en Europe de volaille, d'oeufs, de pommes et même de fraises, devant l'Espagne.
En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l'intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu'à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. De notre correspondant à Varsovie, Sûre d'elle, le regard face caméra, la jeune influenceuse s'adresse directement aux spectateurs, les emblèmes nationaux imprimés sur son t-shirt blanc. « Je veux le Polexit, car je veux la liberté de choisir. Même si ça doit nous coûter plus cher. Je n'ai pas connu la Pologne avant l'Union européenne, mais j'ai le sentiment qu'elle était davantage polonaise qu'aujourd'hui ». Ce visage séduisant, créé par l'intelligence artificielle, a rassemblé plus de 200 000 vues et plus de 20 000 likes sur le compte TikTok Prawilne Polki (« les vraies Polonaises » en français). L'apparence de ses pseudo-influenceuses leur a notamment permis d'atterrir sur l'algorithme des plus jeunes utilisateurs et des utilisatrices de la plateforme. « Je veux le Polexit. Il y en a marre que la Pologne soit dirigée depuis Bruxelles. Il y en a marre d'entendre qu'on ne peut pas se débrouiller sans une bénédiction venue de l'extérieur. C'est notre droit, notre argent et nos décisions ». Une campagne de désinformation ciblée L'objectif de ces vidéos est clairement affiché : convaincre les internautes Polonais des bienfaits du Polexit en décrédibilisant l'Union européenne et inciter à la haine contre le gouvernement de Donald Tusk. « Quand je parle du Polexit, on me répond "peur, catastrophe, fin du monde". C'est toujours la même musique. Aucune discussion sur "qui décide réellement à notre place", et "pourquoi". Il est grand temps que l'on puisse en parler tranquillement ». À un an des élections européennes, les autorités polonaises prennent la menace de ces vidéos très au sérieux, et ont elles-mêmes demandé à TikTok de bloquer le compte de Prawilne Polki. Pour le porte-parole du gouvernement, l'entité derrière cette campagne de désinformation ne fait aucun mystère. « Cela ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte de désinformation russe. D'abord parce que ça ne va pas dans le sens des intérêts de la Pologne, mais 100% sans le sens des intérêts russes. Et ensuite parce qu'en regardant attentivement, on remarque la grammaire russe ». TikTok dans le viseur des autorités Signataire du « Code de pratique européen sur la désinformation », TikTok est censée identifier et empêcher la propagation de ce type de contenu. Le vice-ministre du Numérique, Dariusz Standerski, s'est tourné vers Bruxelles pour mettre à jour d'éventuels manquements de la part de la plateforme. « J'ai adressé une requête à la vice-présidente de la Commission européenne, (...) pour enquêter et savoir si TikTok remplit sa mission d'évaluation des risques liés à la propagation de la désinformation, (...) et si elle a réagi assez et assez vite pour bloquer des contenus qui vont à l'encontre de son règlement ». Selon un sondage paru début décembre, un quart des Polonais se déclare aujourd'hui en faveur du Polexit.
L'Europe et la crise démographique. Presque tous les pays sont touchés et tout en bas de la liste, on trouve la Pologne. Avec 1,03 enfant par femme, le pays est très loin d'assurer le renouvellement de génération. À tel point qu'on a inventé un mot pour parler de cette catastrophe. La démocalypse. Les politiques familiales très généreuses et la construction de places en crèche n'ont pas réussi à inverser la tendance de fond. À Varsovie, notre correspondant Adrien Sarlat est allé dans une maternité pour constater l'ampleur de la crise. Et la Pologne n'est pas une exception en Europe, partout la natalité baisse même si elle est compensée par les migrations qui font que la population européenne ne chute pas, Juliette Gheerbrant. La Tchéquie déclare le communisme illégal La Tchéquie tourne le dos à son histoire. Dans ce pays post-communiste où le régime totalitaire est tombé en 1989 après la révolution de Velours, la promotion de l'idéologie communiste est désormais interdite. C'est écrit noir sur blanc depuis le 1er janvier suite à une modification du code pénal. Les explications à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. Les rêves de grandeur du tourisme Géorgien C'est un projet touristique démesuré qui se joue en Géorgie sur les bords de la mer Noire. Le gouvernement annonce des capitaux chinois, émiratis ou encore israéliens pour venir prêter main forte au groupe hôtelier Ambassadori qui prévoit la création d'une île artificielle en forme de palmier sur le modèle de Dubaï. Mais derrière cette devanture de rêve, la société civile alerte sur les dommages environnementaux et sur le manque de transparence financière. C'est le reportage en Géorgie de notre correspondant Theo Bourgery Gonse. La chronique musique de Vincent Théval La musique comme thérapie avec l'artiste suisse Louis Jucker.
L'Europe et la crise démographique. Presque tous les pays sont touchés et tout en bas de la liste, on trouve la Pologne. Avec 1,03 enfant par femme, le pays est très loin d'assurer le renouvellement de génération. À tel point qu'on a inventé un mot pour parler de cette catastrophe. La démocalypse. Les politiques familiales très généreuses et la construction de places en crèche n'ont pas réussi à inverser la tendance de fond. À Varsovie, notre correspondant Adrien Sarlat est allé dans une maternité pour constater l'ampleur de la crise. Et la Pologne n'est pas une exception en Europe, partout la natalité baisse même si elle est compensée par les migrations qui font que la population européenne ne chute pas, Juliette Gheerbrant. La Tchéquie déclare le communisme illégal La Tchéquie tourne le dos à son histoire. Dans ce pays post-communiste où le régime totalitaire est tombé en 1989 après la révolution de Velours, la promotion de l'idéologie communiste est désormais interdite. C'est écrit noir sur blanc depuis le 1er janvier suite à une modification du code pénal. Les explications à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. Les rêves de grandeur du tourisme Géorgien C'est un projet touristique démesuré qui se joue en Géorgie sur les bords de la mer Noire. Le gouvernement annonce des capitaux chinois, émiratis ou encore israéliens pour venir prêter main forte au groupe hôtelier Ambassadori qui prévoit la création d'une île artificielle en forme de palmier sur le modèle de Dubaï. Mais derrière cette devanture de rêve, la société civile alerte sur les dommages environnementaux et sur le manque de transparence financière. C'est le reportage en Géorgie de notre correspondant Theo Bourgery Gonse. La chronique musique de Vincent Théval La musique comme thérapie avec l'artiste suisse Louis Jucker.
durée : 00:15:03 - Journal de 7 h - Le géant chinois de la mode à très très petits prix inaugure un premier grand entrepôt en Europe, à Wroclaw. Pour continuer d'inonder le marché européen, et anticiper sur la future taxe douanière de 3 euros sur les petits colis.
durée : 00:15:03 - Journal de 7 h - Le géant chinois de la mode à très très petits prix inaugure un premier grand entrepôt en Europe, à Wroclaw. Pour continuer d'inonder le marché européen, et anticiper sur la future taxe douanière de 3 euros sur les petits colis.
(00:00:42) Comment la Russie en guerre fait face à son déclin démographique (00:08:07) En Pologne, la chute des naissances vide les maternités (00:12:27) Kast remet le Pinochétisme au pouvoir à la tête du Chili
Chaque jour, retrouvez le journal de 8h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
durée : 00:03:33 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces groupes masculinistes interpellent les filles "trop peu vêtues" et les affiches sur les réseaux sociaux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:33 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces groupes masculinistes interpellent les filles "trop peu vêtues" et les affiches sur les réseaux sociaux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:53 - Le Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - La forêt de Białowieża est l'une des dernières forêts primaires d'Europe, préservée de l'action humaine depuis près de 12 000 ans. Mais son visage a radicalement changé depuis 2021, lorsque le Bélarus, un pays voisin de la Pologne et allié de la Russie, a créé une crise migratoire. - réalisation : Annie Brault
Les représentants des 32 pays de l'Otan vont se réunir ce mardi matin, à Bruxelles, à la demande de l'Estonie, après une incursion russe vendredi dans l'espace aérien de ce pays balte. En Pologne aussi, la situation inquiète. Quelques jours seulement après l'incursion de 21 drones russes dans l'espace aérien polonais, les alarmes ont retenti dans la petite ville de Chełm lorsque les drones russes se sont dangereusement rapprochés de la région. La ville est située à peine à 25 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine et l'alerte a révélé le manque de préparation des habitants face à ce genre de menaces. RFI a rencontré ces citoyens qui ignorent comment se comporter en situation de crise. À lire aussiIncursions russes en Pologne et en Estonie : qu'est-ce que le recours à l'article 4 de l'Otan? À lire aussiIncursion russe : le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Otan se réunissent à la demande de l'Estonie
La France a envoyé trois avions de combat pour renforcer la surveillance du ciel à l'est de la Pologne après l'intrusion la semaine dernière de drones russes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:52:02 - Les informés de franceinfo - Tous les jours, les informés débattent de l'actualité, ce vendredi 12 septembre autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 11 septembre 2025 - Drones russes en Pologne : l'OTAN fait feuDans la nuit du 9 au 10 septembre, dix-neuf drones ont pénétré l'espace aérien polonais, un fait inédit pour un pays membre de l'Alliance atlantique. Des avions de chasse polonais et néerlandais ont été mobilisés et ont traqué les engins jusqu'au petit matin. Un avion-ravitailleur de l'OTAN, un avion-radar italien, ainsi qu'une batterie antiaérienne Patriot allemande ont également été déployés.Au moins trois de ces drones — des Shahed de conception iranienne, désormais produits en Russie — ont été abattus. Cette nuit a pris les allures d'un exercice grandeur nature de défense aérienne de l'OTAN… sauf que ce n'en était pas un. L'un des drones a été retrouvé à seulement 35 kilomètres de la frontière ukrainienne, un autre s'est écrasé à 130 kilomètres de Varsovie, et plusieurs ont percuté des habitations civiles.En Pologne, la population est sous le choc. Le Premier ministre, Donald Tusk, a dénoncé une « provocation » et mis en garde contre le risque d'un « conflit ouvert » avec la Russie. Il a aussitôt appelé à l'activation de l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit des consultations entre alliés en cas de menace pour l'un d'entre eux. Il a également demandé la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies ce jeudi, afin de « porter l'attention du monde entier sur cette attaque sans précédent de drones russes ».De son côté, Moscou a nié toute intention hostile, affirmant ne pas avoir visé la Pologne. Le ministère russe de la Défense a dénoncé des « mythes » propagés par Varsovie pour justifier une escalade du conflit en Ukraine. Pourtant, 19 drones, ce n'est pas une erreur isolée. D'où l'hypothèse d'un test délibéré, destiné à jauger les capacités de réaction de l'Otan, des pays européens et des États-Unis.La réponse européenne a été immédiate. Outre la mobilisation de moyens aériens par plusieurs États membres, les représentants des cinq principales puissances européennes — Allemagne, France, Italie, Pologne et Royaume-Uni — se sont réunis mercredi à Londres pour condamner un acte « sans précédent ».Le Conseil de l'Atlantique Nord a modifié, jeudi, le format de sa réunion hebdomadaire, la tenant dans le cadre de l'article 4, comme le réclamait la Pologne. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, s'est félicité de la rapidité de la réponse alliée face à cette « intrusion dangereuse, intentionnelle ou non », et a adressé un avertissement clair à Moscou : « Nous défendrons chaque centimètre du territoire de l'Otan. »Mais à Kiev, le président Volodymyr Zelensky a regretté le « manque d'action » des dirigeants occidentaux. Il a estimé que la Russie n'avait pas reçu de réponse ferme, qui aurait dû, selon lui, se traduire par des mesures concrètes.Quant à Donald Trump, il a réagi via son réseau Truth Social, dans un message énigmatique, au ton presque désinvolte : « Qu'est-ce qui se passe avec la Russie qui viole l'espace aérien polonais avec des drones ? C'est parti ! », a écrit le président américain.Alors, que s'est-il passé dans le ciel polonais ? Que révèle cette incursion de drones en Pologne ? Vladimir Poutine est-il en train de tester les limites de l'Otan ? Et quelle est la situation en Ukraine ?LES EXPERTS :- Marion Van Renterghem - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Gallagher Fenwick - Journaliste, spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales- Alain Pirot - Journaliste, documentariste, spécialiste des questions de défense- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro
C dans l'air du 11 septembre 2025 - Drones russes en Pologne : l'OTAN fait feuLES EXPERTS :- Marion Van Renterghem - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Gallagher Fenwick - Journaliste, spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales- Alain Pirot - Journaliste, documentariste, spécialiste des questions de défense- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro
durée : 00:52:45 - Les informés de franceinfo - Du lundi au jeudi, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Pologne, l'Equipe de France a battu l'Ukraine (2-0) grâce à Olise et Mbappé. Résumé tactique, et analyse des buts.