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En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l'intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu'à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. De notre correspondant à Varsovie, Sûre d'elle, le regard face caméra, la jeune influenceuse s'adresse directement aux spectateurs, les emblèmes nationaux imprimés sur son t-shirt blanc. « Je veux le Polexit, car je veux la liberté de choisir. Même si ça doit nous coûter plus cher. Je n'ai pas connu la Pologne avant l'Union européenne, mais j'ai le sentiment qu'elle était davantage polonaise qu'aujourd'hui ». Ce visage séduisant, créé par l'intelligence artificielle, a rassemblé plus de 200 000 vues et plus de 20 000 likes sur le compte TikTok Prawilne Polki (« les vraies Polonaises » en français). L'apparence de ses pseudo-influenceuses leur a notamment permis d'atterrir sur l'algorithme des plus jeunes utilisateurs et des utilisatrices de la plateforme. « Je veux le Polexit. Il y en a marre que la Pologne soit dirigée depuis Bruxelles. Il y en a marre d'entendre qu'on ne peut pas se débrouiller sans une bénédiction venue de l'extérieur. C'est notre droit, notre argent et nos décisions ». Une campagne de désinformation ciblée L'objectif de ces vidéos est clairement affiché : convaincre les internautes Polonais des bienfaits du Polexit en décrédibilisant l'Union européenne et inciter à la haine contre le gouvernement de Donald Tusk. « Quand je parle du Polexit, on me répond "peur, catastrophe, fin du monde". C'est toujours la même musique. Aucune discussion sur "qui décide réellement à notre place", et "pourquoi". Il est grand temps que l'on puisse en parler tranquillement ». À un an des élections européennes, les autorités polonaises prennent la menace de ces vidéos très au sérieux, et ont elles-mêmes demandé à TikTok de bloquer le compte de Prawilne Polki. Pour le porte-parole du gouvernement, l'entité derrière cette campagne de désinformation ne fait aucun mystère. « Cela ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte de désinformation russe. D'abord parce que ça ne va pas dans le sens des intérêts de la Pologne, mais 100% sans le sens des intérêts russes. Et ensuite parce qu'en regardant attentivement, on remarque la grammaire russe ». TikTok dans le viseur des autorités Signataire du « Code de pratique européen sur la désinformation », TikTok est censée identifier et empêcher la propagation de ce type de contenu. Le vice-ministre du Numérique, Dariusz Standerski, s'est tourné vers Bruxelles pour mettre à jour d'éventuels manquements de la part de la plateforme. « J'ai adressé une requête à la vice-présidente de la Commission européenne, (...) pour enquêter et savoir si TikTok remplit sa mission d'évaluation des risques liés à la propagation de la désinformation, (...) et si elle a réagi assez et assez vite pour bloquer des contenus qui vont à l'encontre de son règlement ». Selon un sondage paru début décembre, un quart des Polonais se déclare aujourd'hui en faveur du Polexit.
En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l'intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu'à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. De notre correspondant à Varsovie, Sûre d'elle, le regard face caméra, la jeune influenceuse s'adresse directement aux spectateurs, les emblèmes nationaux imprimés sur son t-shirt blanc. « Je veux le Polexit, car je veux la liberté de choisir. Même si ça doit nous coûter plus cher. Je n'ai pas connu la Pologne avant l'Union européenne, mais j'ai le sentiment qu'elle était davantage polonaise qu'aujourd'hui ». Ce visage séduisant, créé par l'intelligence artificielle, a rassemblé plus de 200 000 vues et plus de 20 000 likes sur le compte TikTok Prawilne Polki (« les vraies Polonaises » en français). L'apparence de ses pseudo-influenceuses leur a notamment permis d'atterrir sur l'algorithme des plus jeunes utilisateurs et des utilisatrices de la plateforme. « Je veux le Polexit. Il y en a marre que la Pologne soit dirigée depuis Bruxelles. Il y en a marre d'entendre qu'on ne peut pas se débrouiller sans une bénédiction venue de l'extérieur. C'est notre droit, notre argent et nos décisions ». Une campagne de désinformation ciblée L'objectif de ces vidéos est clairement affiché : convaincre les internautes Polonais des bienfaits du Polexit en décrédibilisant l'Union européenne et inciter à la haine contre le gouvernement de Donald Tusk. « Quand je parle du Polexit, on me répond "peur, catastrophe, fin du monde". C'est toujours la même musique. Aucune discussion sur "qui décide réellement à notre place", et "pourquoi". Il est grand temps que l'on puisse en parler tranquillement ». À un an des élections européennes, les autorités polonaises prennent la menace de ces vidéos très au sérieux, et ont elles-mêmes demandé à TikTok de bloquer le compte de Prawilne Polki. Pour le porte-parole du gouvernement, l'entité derrière cette campagne de désinformation ne fait aucun mystère. « Cela ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte de désinformation russe. D'abord parce que ça ne va pas dans le sens des intérêts de la Pologne, mais 100% sans le sens des intérêts russes. Et ensuite parce qu'en regardant attentivement, on remarque la grammaire russe ». TikTok dans le viseur des autorités Signataire du « Code de pratique européen sur la désinformation », TikTok est censée identifier et empêcher la propagation de ce type de contenu. Le vice-ministre du Numérique, Dariusz Standerski, s'est tourné vers Bruxelles pour mettre à jour d'éventuels manquements de la part de la plateforme. « J'ai adressé une requête à la vice-présidente de la Commission européenne, (...) pour enquêter et savoir si TikTok remplit sa mission d'évaluation des risques liés à la propagation de la désinformation, (...) et si elle a réagi assez et assez vite pour bloquer des contenus qui vont à l'encontre de son règlement ». Selon un sondage paru début décembre, un quart des Polonais se déclare aujourd'hui en faveur du Polexit.
Tous les matins à 7h10, Alex nous fait faire le tour du monde avec des histoires incroyables et vraies !
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L'Europe et la crise démographique. Presque tous les pays sont touchés et tout en bas de la liste, on trouve la Pologne. Avec 1,03 enfant par femme, le pays est très loin d'assurer le renouvellement de génération. À tel point qu'on a inventé un mot pour parler de cette catastrophe. La démocalypse. Les politiques familiales très généreuses et la construction de places en crèche n'ont pas réussi à inverser la tendance de fond. À Varsovie, notre correspondant Adrien Sarlat est allé dans une maternité pour constater l'ampleur de la crise. Et la Pologne n'est pas une exception en Europe, partout la natalité baisse même si elle est compensée par les migrations qui font que la population européenne ne chute pas, Juliette Gheerbrant. La Tchéquie déclare le communisme illégal La Tchéquie tourne le dos à son histoire. Dans ce pays post-communiste où le régime totalitaire est tombé en 1989 après la révolution de Velours, la promotion de l'idéologie communiste est désormais interdite. C'est écrit noir sur blanc depuis le 1er janvier suite à une modification du code pénal. Les explications à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. Les rêves de grandeur du tourisme Géorgien C'est un projet touristique démesuré qui se joue en Géorgie sur les bords de la mer Noire. Le gouvernement annonce des capitaux chinois, émiratis ou encore israéliens pour venir prêter main forte au groupe hôtelier Ambassadori qui prévoit la création d'une île artificielle en forme de palmier sur le modèle de Dubaï. Mais derrière cette devanture de rêve, la société civile alerte sur les dommages environnementaux et sur le manque de transparence financière. C'est le reportage en Géorgie de notre correspondant Theo Bourgery Gonse. La chronique musique de Vincent Théval La musique comme thérapie avec l'artiste suisse Louis Jucker.
L'Europe et la crise démographique. Presque tous les pays sont touchés et tout en bas de la liste, on trouve la Pologne. Avec 1,03 enfant par femme, le pays est très loin d'assurer le renouvellement de génération. À tel point qu'on a inventé un mot pour parler de cette catastrophe. La démocalypse. Les politiques familiales très généreuses et la construction de places en crèche n'ont pas réussi à inverser la tendance de fond. À Varsovie, notre correspondant Adrien Sarlat est allé dans une maternité pour constater l'ampleur de la crise. Et la Pologne n'est pas une exception en Europe, partout la natalité baisse même si elle est compensée par les migrations qui font que la population européenne ne chute pas, Juliette Gheerbrant. La Tchéquie déclare le communisme illégal La Tchéquie tourne le dos à son histoire. Dans ce pays post-communiste où le régime totalitaire est tombé en 1989 après la révolution de Velours, la promotion de l'idéologie communiste est désormais interdite. C'est écrit noir sur blanc depuis le 1er janvier suite à une modification du code pénal. Les explications à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. Les rêves de grandeur du tourisme Géorgien C'est un projet touristique démesuré qui se joue en Géorgie sur les bords de la mer Noire. Le gouvernement annonce des capitaux chinois, émiratis ou encore israéliens pour venir prêter main forte au groupe hôtelier Ambassadori qui prévoit la création d'une île artificielle en forme de palmier sur le modèle de Dubaï. Mais derrière cette devanture de rêve, la société civile alerte sur les dommages environnementaux et sur le manque de transparence financière. C'est le reportage en Géorgie de notre correspondant Theo Bourgery Gonse. La chronique musique de Vincent Théval La musique comme thérapie avec l'artiste suisse Louis Jucker.
durée : 00:15:03 - Journal de 7 h - Le géant chinois de la mode à très très petits prix inaugure un premier grand entrepôt en Europe, à Wroclaw. Pour continuer d'inonder le marché européen, et anticiper sur la future taxe douanière de 3 euros sur les petits colis.
durée : 00:15:03 - Journal de 7 h - Le géant chinois de la mode à très très petits prix inaugure un premier grand entrepôt en Europe, à Wroclaw. Pour continuer d'inonder le marché européen, et anticiper sur la future taxe douanière de 3 euros sur les petits colis.
(00:00:42) Comment la Russie en guerre fait face à son déclin démographique (00:08:07) En Pologne, la chute des naissances vide les maternités (00:12:27) Kast remet le Pinochétisme au pouvoir à la tête du Chili
Chaque jour, retrouvez le journal de 8h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
durée : 00:03:33 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces groupes masculinistes interpellent les filles "trop peu vêtues" et les affiches sur les réseaux sociaux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:33 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces groupes masculinistes interpellent les filles "trop peu vêtues" et les affiches sur les réseaux sociaux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:53 - Le Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - La forêt de Białowieża est l'une des dernières forêts primaires d'Europe, préservée de l'action humaine depuis près de 12 000 ans. Mais son visage a radicalement changé depuis 2021, lorsque le Bélarus, un pays voisin de la Pologne et allié de la Russie, a créé une crise migratoire. - réalisation : Annie Brault
Les représentants des 32 pays de l'Otan vont se réunir ce mardi matin, à Bruxelles, à la demande de l'Estonie, après une incursion russe vendredi dans l'espace aérien de ce pays balte. En Pologne aussi, la situation inquiète. Quelques jours seulement après l'incursion de 21 drones russes dans l'espace aérien polonais, les alarmes ont retenti dans la petite ville de Chełm lorsque les drones russes se sont dangereusement rapprochés de la région. La ville est située à peine à 25 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine et l'alerte a révélé le manque de préparation des habitants face à ce genre de menaces. RFI a rencontré ces citoyens qui ignorent comment se comporter en situation de crise. À lire aussiIncursions russes en Pologne et en Estonie : qu'est-ce que le recours à l'article 4 de l'Otan? À lire aussiIncursion russe : le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Otan se réunissent à la demande de l'Estonie
La France a envoyé trois avions de combat pour renforcer la surveillance du ciel à l'est de la Pologne après l'intrusion la semaine dernière de drones russes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:52:02 - Les informés de franceinfo - Tous les jours, les informés débattent de l'actualité, ce vendredi 12 septembre autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:12:01 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Dans la nuit de mardi à mercredi, dix-neuf drones russes ont pénétré l'espace aérien polonais, dont sept abattus par la défense polonaise, épaulée par ses alliés de l'OTAN. L'Alliance atlantique est mise à l'épreuve : jusqu'où ira sa réponse ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Isabelle Davion historienne, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université
durée : 00:23:46 - L'invité de 8h20 - L'ambassadeur de Russie en France est convoqué vendredi au ministère français des Affaires étrangères pour évoquer l'incursion des drones en Pologne, a annoncé sur France Inter le chef démissionnaire de la diplomatie, Jean-Noël Barrot, emboitant le pas à plusieurs autres pays européens. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 11 septembre 2025 - Drones russes en Pologne : l'OTAN fait feuLES EXPERTS :- Marion Van Renterghem - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Gallagher Fenwick - Journaliste, spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales- Alain Pirot - Journaliste, documentariste, spécialiste des questions de défense- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro
C dans l'air du 11 septembre 2025 - Drones russes en Pologne : l'OTAN fait feuDans la nuit du 9 au 10 septembre, dix-neuf drones ont pénétré l'espace aérien polonais, un fait inédit pour un pays membre de l'Alliance atlantique. Des avions de chasse polonais et néerlandais ont été mobilisés et ont traqué les engins jusqu'au petit matin. Un avion-ravitailleur de l'OTAN, un avion-radar italien, ainsi qu'une batterie antiaérienne Patriot allemande ont également été déployés.Au moins trois de ces drones — des Shahed de conception iranienne, désormais produits en Russie — ont été abattus. Cette nuit a pris les allures d'un exercice grandeur nature de défense aérienne de l'OTAN… sauf que ce n'en était pas un. L'un des drones a été retrouvé à seulement 35 kilomètres de la frontière ukrainienne, un autre s'est écrasé à 130 kilomètres de Varsovie, et plusieurs ont percuté des habitations civiles.En Pologne, la population est sous le choc. Le Premier ministre, Donald Tusk, a dénoncé une « provocation » et mis en garde contre le risque d'un « conflit ouvert » avec la Russie. Il a aussitôt appelé à l'activation de l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit des consultations entre alliés en cas de menace pour l'un d'entre eux. Il a également demandé la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies ce jeudi, afin de « porter l'attention du monde entier sur cette attaque sans précédent de drones russes ».De son côté, Moscou a nié toute intention hostile, affirmant ne pas avoir visé la Pologne. Le ministère russe de la Défense a dénoncé des « mythes » propagés par Varsovie pour justifier une escalade du conflit en Ukraine. Pourtant, 19 drones, ce n'est pas une erreur isolée. D'où l'hypothèse d'un test délibéré, destiné à jauger les capacités de réaction de l'Otan, des pays européens et des États-Unis.La réponse européenne a été immédiate. Outre la mobilisation de moyens aériens par plusieurs États membres, les représentants des cinq principales puissances européennes — Allemagne, France, Italie, Pologne et Royaume-Uni — se sont réunis mercredi à Londres pour condamner un acte « sans précédent ».Le Conseil de l'Atlantique Nord a modifié, jeudi, le format de sa réunion hebdomadaire, la tenant dans le cadre de l'article 4, comme le réclamait la Pologne. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, s'est félicité de la rapidité de la réponse alliée face à cette « intrusion dangereuse, intentionnelle ou non », et a adressé un avertissement clair à Moscou : « Nous défendrons chaque centimètre du territoire de l'Otan. »Mais à Kiev, le président Volodymyr Zelensky a regretté le « manque d'action » des dirigeants occidentaux. Il a estimé que la Russie n'avait pas reçu de réponse ferme, qui aurait dû, selon lui, se traduire par des mesures concrètes.Quant à Donald Trump, il a réagi via son réseau Truth Social, dans un message énigmatique, au ton presque désinvolte : « Qu'est-ce qui se passe avec la Russie qui viole l'espace aérien polonais avec des drones ? C'est parti ! », a écrit le président américain.Alors, que s'est-il passé dans le ciel polonais ? Que révèle cette incursion de drones en Pologne ? Vladimir Poutine est-il en train de tester les limites de l'Otan ? Et quelle est la situation en Ukraine ?LES EXPERTS :- Marion Van Renterghem - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Gallagher Fenwick - Journaliste, spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales- Alain Pirot - Journaliste, documentariste, spécialiste des questions de défense- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro
durée : 00:23:50 - 8h30 franceinfo - L'ancien Premier ministre était l'invité du "8h30 franceinfo", jeudi 11 septembre 2025. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'émission 28 minutes du 11/09/2025 Incursion de drones russes en Pologne : l'Otan et l'Europe mises à l'épreuve ?Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs drones russes ont franchi la frontière ukrainienne pour entrer en Pologne alors que la Russie a lancé 458 drones et missiles contre l'Ukraine, selon Kiev. La Pologne a immédiatement demandé à l'Otan d'activer l'article 4 de son traité, qui prévoit des consultations entre alliés en cas de menace contre l'un de ses membres. L'armée russe a affirmé hier qu'”il n'y avait aucune intention d'attaquer des cibles sur le territoire polonais”. Les réactions européennes ont été unanimes pour condamner cette violation de l'espace aérien polonais. Cette incursion intervient alors que la Russie et la Biélorussie vont mener des exercices militaires en territoire biélorusse dans les jours qui viennent, ce qui pourrait donner lieu à “des provocations, des sabotages et des agressions potentielles” à l'égard de la Pologne, selon le chef d'état-major général de l'armée polonaise. Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a affirmé : “Mon message est clair. Mettez fin à la guerre en Ukraine, cessez de violer notre espace aérien et sachez que nous sommes vigilants et que nous défendrons chaque centimètre du territoire de l'Otan.” Cette incursion de drones russes en Pologne est-elle un signe d'escalade de la menace russe contre l'Europe ? On en débat avec Guillaume Lasconjarias, historien militaire, ancien chercheur du collège de défense de l'OTAN, Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri et Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 septembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 11/09/2025 La fille de “l'assassin” raconte sa vérité sur son père Georges ArnaudDans “In violentia veritas” (éditions Grasset), son premier livre, Catherine Girard explore sa généalogie au prisme de la violence à partir de l'aveu que son père lui a fait à l'âge de 14 ans quand elle a découvert qu'on la surnommait la “fille de l'assassin”. Un camarade de classe lui raconte qu'elle doit ce surnom à son père Henri Girard, plus connu sous son nom de plume Georges Arnaud du “Salaire de la peur”, qui aurait tué son père, sa tante et une servante en octobre 1941. L'adolescente, stupéfaite, explique qu'à peine rentrée chez elle, elle interpelle son père qui lui confesse alors l'innommable. Pourtant, lors de son procès en 1943, défendu par le grand pénaliste Maurice Garçon et face aux incohérences du dossier, il est acquitté alors que tout le conduisait à la guillotine. Dans cet ouvrage, Catherine Girard remet en cause la vérité judiciaire. Elle explore à travers ce livre intime ce qui a pu conduire son père à ce geste fatal : emprise de son propre père, amour de sa mère, tante en mal d'enfant…Incursion de drones russes en Pologne : l'OTAN et l'Europe mises à l'épreuve ?Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs drones russes ont franchi la frontière ukrainienne pour entrer en Pologne alors que la Russie a lancé 458 drones et missiles contre l'Ukraine, selon Kiev. La Pologne a immédiatement demandé à l'OTAN d'activer l'article 4 de son traité, qui prévoit des consultations entre alliés en cas de menace contre l'un de ses membres. L'armée russe a affirmé hier qu'”il n'y avait aucune intention d'attaquer des cibles sur le territoire polonais”. Les réactions européennes ont été unanimes pour condamner cette violation de l'espace aérien polonais. Cette incursion intervient alors que la Russie et la Biélorussie vont mener des exercices militaires en territoire biélorusse dans les jours qui viennent, ce qui pourrait donner lieu à “des provocations, des sabotages et des agressions potentielles” à l'égard de la Pologne, selon le chef d'état-major général de l'armée polonaise. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a affirmé : “Mon message est clair. Mettez fin à la guerre en Ukraine, cessez de violer notre espace aérien et sachez que nous sommes vigilants et que nous défendrons chaque centimètre du territoire de l'OTAN.” Cette incursion de drones russes en Pologne est-elle un signe d'escalade de la menace russe contre l'Europe ? On en débat avec Guillaume Lasconjarias, historien militaire, ancien chercheur du collège de défense de l'OTAN, Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri et Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie.Enfin, Xavier Mauduit nous raconte une histoire de Noël alors qu'au Vénézuela, le président Nicolas Maduro a avancé cette fête au 1er octobre. Marie Bonnisseau se rend en Allemagne où Markus Söder, président de la très conservatrice Union chrétienne-sociale (CSU), passe son temps à poster des photos de lui mangeant des saucisses sur les réseaux sociaux pour s'attaquer à ses opposants végétariens. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 septembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:52:45 - Les informés de franceinfo - Du lundi au jeudi, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Pologne, l'Equipe de France a battu l'Ukraine (2-0) grâce à Olise et Mbappé. Résumé tactique, et analyse des buts.
Son élection à la présidence polonaise en juin 2025 a sonné comme un coup de tonnerre pour les progressistes et les féministes. L'historien Karol Nawrocki est un ultra-conservateur proche de Trump qui ne cache pas son opposition à l'avortement. Dans un pays qui a déjà une des législations les plus restrictives du continent sur la question, tous les espoirs d'une libéralisation se sont donc envolés. Le président continuera à bloquer toute avancée souhaitée par le gouvernement de centre droit de Donald Tusk. Mais les militantes polonaises n'ont pas pourtant baissé les bras... Adrien Sarlat est allé les rencontrer à Varsovie. La chronique d'Entr sur l'avortement dans les micro-États en Europe Et parmi les derniers bastions anti-avortement en Europe, on trouve aujourd'hui les micro-États comme Andorre, le Liechtenstein, mais aussi Monaco. Jade Briend Guy, journaliste à la rédaction d'Entr qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux a enquêté.=> La vidéo «Pourquoi Monaco n'a toujours pas légalisé l'avortement». Jeunes et cybercriminalité La cybercriminalité en hausse. Plus de 40% en France sur la période 2019-2023. Multi-équipés et ultra-connectés, les jeunes sont une cible de choix, ils sont aussi parfois du côté des hackers. Le mois dernier (juin 2025), les meilleurs experts mondiaux étaient réunis au Conseil de l'Europe pour débattre du sujet et tenter de trouver des solutions. Reportage à Strasbourg signé Wyloen Munhoz Boilot. Le tueur de Graz en Autriche obsédé par Columbine Et en Autriche, on n'en finit pas de tirer les conséquences de la tuerie du 10 juin dernier. À Graz, un jeune homme avait ouvert le feu dans un lycée, tuant 9 élèves et une enseignante. Le gouvernement veut désormais légiférer sur l'accès aux réseaux sociaux, car il est désormais clair que l'assaillant était devenu obsédé sur les réseaux sociaux par la tuerie américaine de Columbine. À Vienne, Céline Béal.
En Pologne, l'élection du national-conservateur Karol Nawrocki à la tête de l'État a douché les espoirs des militantes féministes, qui ont vu s'envoler toute possibilité de progrès sur la question de l'avortement dans le pays pour les cinq prochaines années. Depuis 2020, il n'est possible d'avorter que si la grossesse résulte d'un viol ou d'un inceste, ou si elle met la vie de la mère en danger. Si le nouveau président a martelé qu'il ne ratifierait pas de loi visant à libéraliser l'accès à l'IVG, les militantes n'ont pas pour autant l'intention d'interrompre leurs activités. Rencontre avec ces militantes dans le premier centre pour avortement, ouvert il y a quelques mois. Le reportage de notre correspondant à Varsovie dans le centre Dream team abortion est à écouter dans son intégralité sur le site de RFI dans Accents d'Europe. À lire aussiPologne: le candidat nationaliste conservateur Karol Nawrocki remporte l'élection présidentielle À lire aussiPologne: déçues du gouvernement, les manifestantes pro-avortement dans la rue
Plus de six millions de réfugiés ukrainiens à travers l'Europe... et une inquiétude croissante sur leur statut et leur place dans les pays d'accueil. C'est le cas en Pologne où vivent 900 000 Ukrainiens. L'élection d'un nationaliste conservateur Karol Nawrocki à la présidence n'est pas de nature à les rassurer. Durant sa campagne, il n'a cessé de les pointer du doigt comme les responsables de tous les maux du pays. Les débats ont été saturés de questions migratoires et sécuritaires. C'est donc l'inquiétude et la peur qui prédominent dans la communauté. Reportage à Varsovie signé Adrien Sarlat. La chronique de The Conversation Avec Gregory Rayko, responsable des pages internationales du site The Conversation qui publie un article très intéressant sur la situation politique en Pologne, il est signé Jacques Rupnik et il s'intitule «Les deux Pologne entre l'UE et Trump». L'élection du candidat Droit et Justice, le populiste Karol Nawrocki, s'est faite sur le fil, et cette victoire il la doit à un report des voix de l'extrême droite, notamment de Slawomir Mentzen, ultranationaliste et libertarien sur le plan économique. Le procès des polluants éternels en Vénétie C'est un procès très attendu qui se tiendra demain (26 juin 2025) en Italie. Celui des Pfas, ces polluants éternels : tout un groupe de produits chimiques qui ne se dégradent pas et qui se sont insinués partout dans nos vies, dans l'eau, l'air, les aliments et nos vêtements. En Vénétie, près de l'immense usine chimique Miteni, aujourd'hui fermée, 350 000 personnes sont concernés par la pollution. Ce sont les femmes, les Mamans no Pfas qui ont été les premières à alerter des dangers encourus par leurs enfants contaminés. Reportage à Lovigo, au coeur de la zone rouge, de Cécile Debarge. Et au Danemark, on a pris avant le reste de l'Europe la mesure du danger que représentent les Pfas. Les techniques de décontamination sont difficiles, voire impossibles, et très couteuses, mais pour le futur, le pays s'est engagé sur une législation modèle. Dès le 1er janvier 2026, tous les polluants éternels seront interdits dans les vêtements, les chaussures et les sprays, Ottilia Ferey.
En Pologne, l'élection du nationaliste et conservateur Karol Nawrocki à la présidentielle est un coup dur pour la communauté ukrainienne vivant dans le pays. Tout au long de la campagne électorale, il n'a cessé de les pointer du doigt, les désignant comme des ingrats représentant un poids pour la Pologne, au cours de débats saturés par les questions migratoires et sécuritaires. Malgré le faible pouvoir de l'exécutif polonais, les 900 000 Ukrainiens réfugiés dans le pays s'inquiètent du message envoyé par le futur chef de l'État. De notre correspondant à Varsovie, Tout au long de sa campagne, Karol Nawrocki n'a eu de cesse de répéter son mantra : « Aidons les autres, mais occupons-nous d'abord de nos propres concitoyens. Si je deviens président, je défendrai un principe simple, mais fondamental : La Pologne d'abord. Les Polonais d'abord. » Un slogan emprunté à Donald Trump, à qui il voue une admiration assumée. Le nouveau président polonais a déjà une idée très précise de la façon dont il compte s'y prendre pour le rendre concret. « Je vais introduire le changement de loi le plus important de ces dernières années. Les citoyens polonais devront avoir la priorité dans la queue chez le médecin et dans les centres de santé. Dans nos écoles, dans les crèches, on veut des enfants polonais. Il faut faire en sorte de stopper les dépenses et de payer les retraites pour les Ukrainiens. Et les allocations sociales devront être avant tout destinées aux Polonais », détaille-t-il dans une vidéo. Publiée sur les réseaux sociaux du président élu, celle-ci a eu un fort écho chez les 900 000 réfugiés ukrainiens dans le pays. Le responsable de la fondation Maison ukrainienne, Oleksandr Pestrykov, craint que ce genre de discours ne renforce le sentiment anti-ukrainiens qui monte dans la société depuis deux ans. « En entendant Nawrocki parler de cette manière, une personne qui n'aime pas les Ukrainiens, mais qui aurait eu honte de le dire, peut maintenant le clamer ouvertement. D'une certaine manière, il vient légitimer les discours anti-ukrainien chez les citoyens polonais », estime-t-il. Déjà en début d'année, 86 % des Polonais jugeaient que les allocations sociales devraient être suspendues pour les Ukrainiens sans emploi. Certes, ici, la plupart ont bien réussi à s'intégrer, notamment en trouvant du travail, un logement et en apprenant le polonais, très similaire à leur langue maternelle. Mais Oleksandr Pestrykov attire l'attention sur la diversité des situations au sein de la communauté. « Pour la plupart des acteurs politiques, les problèmes des Ukrainiens concernant le logement, l'apprentissage de la langue polonaise sont déjà derrière nous. Mais il y a encore 29 000 réfugiés qui dorment dans des auberges de jeunesse. Cette catégorie d'Ukrainiens était très visible au départ, l'État polonais et les ONG voulaient les aider, mais aujourd'hui, ils sont invisibilisés », regrette-t-il. Quelle que soit leur situation, tous les Ukrainiens que nous avons contactés ont refusé de commenter les promesses du président devant notre micro. Un silence parfaitement compréhensible selon le responsable de la fondation. Si son pouvoir ne lui permet pas de faire voter les lois, le chef de l'État conserve un droit de veto face au Parlement à majorité libérale. Et Oleksandr Pestrykov craint qu'il ne s'en serve pour bloquer le renouvellement du statut spécial des réfugiés ukrainiens. À écouter aussiAvec Karol Nawrocki, la Pologne entre l'Europe et Donald Trump
Une rupture se joue souvent à huis clos. Mais quand il s'agit de Donald Trump et Elon Musk, elle se transforme en affrontement public sur les réseaux et jusqu'aux marchés. Dans le même temps, les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU réclamant un cessez-le-feu à Gaza et un accès élargi à l'aide humanitaire. Enfin, nous revenons sur cette élection extrêmement serrée en Pologne. La victoire du nationaliste Karol Nawrocki entraîne le pays dans l'inconnu.
durée : 00:03:34 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'administration Trump a soutenu les candidats populistes et d'extrême droite à la présidentielle en Roumanie et en Pologne : elle a perdu en Roumanie, mais gagné en Pologne. L'agenda de Washington est d'affaiblir l'Union européenne en soutenant ses détracteurs en son sein.
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durée : 00:13:35 - L'invité d'un jour dans le monde - Avec un score serré de 50,89 %, Karol Nawrocki a remporté, dimanche 1er juin, l'élection présidentielle polonaise. Un coup de tonnerre qui met en péril le rétablissement de l'État de droit voulu par le premier ministre pro-européen Donald Tusk. Entretien avec Róża Thun, ancienne eurodéputée Renew.
durée : 00:36:15 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Le candidat nationaliste conservateur Karol Nawrocki a remporté, dimanche 1er juin, l'élection présidentielle d'un cheveu, avec 50,89 % des voix. Un coup de tonnerre qui met en péril le rétablissement de l'État de droit voulu par le premier ministre pro-européen Donald Tusk. - réalisé par : Thomas Lenglain
durée : 00:36:15 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Le candidat nationaliste conservateur Karol Nawrocki a remporté, dimanche 1er juin, l'élection présidentielle d'un cheveu, avec 50,89 % des voix. Un coup de tonnerre qui met en péril le rétablissement de l'État de droit voulu par le premier ministre pro-européen Donald Tusk. - réalisé par : Thomas Lenglain
durée : 00:14:38 - Journal de 7 h - Le deuxième tour de l'élection présidentielle a livré un résultat surprise. Le candidat nationaliste obtient une courte victoire face au maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski. Et ce n'était pas attendu.
Dans cette édition :Le PSG célèbre sa victoire en Ligue des Champions mais des incidents violents éclatent autour du Parc des Princes, avec des tirs de mortiers, des barrières et des vélos jetés sur le périphérique parisien.Le président Macron condamne fermement ces violences qui ont fait deux morts et de nombreux blessés, promettant une réponse ferme de l'État.Des actes antisémites sont également signalés à Lyon et aux États-Unis, avec une attaque qualifiée de terroriste.En Pologne, le candidat nationaliste Karol Nawroki est en tête de l'élection présidentielle.Les contribuables des départements 55 et plus ont jusqu'à jeudi pour faire leur déclaration de revenus en ligne, certains redoutant cet exercice.Enfin, les résultats de Parcoursup, la plateforme d'inscription post-bac, sont attendus à partir de ce soir.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:10:02 - Journal de 9h - Les Polonais sont appelés aux urnes pour un second tour de la présidentielle qui s'annonce serré entre un pro-européen et un nationaliste. Le résultat déterminera la place de leur pays au sein de l'Union européenne.
durée : 00:14:42 - Journal de 12h30 - Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Pologne oppose ce dimanche le maire pro-européen de Varsovie, Rafal Trzaskowski, et l'historien nationaliste, Karol Nawrocki. Les sondages d'opinion prédisent un scrutin extrêmement serré. - invités : Dorota Dakowska Professeure des universités en sciences politiques à Sciences Po Aix et spécialiste d'Europe centrale
durée : 00:15:10 - Journal de 8 h - La campagne se termine avant le second tour de la présidentielle dimanche en Pologne, entre le centriste et maire de Varsovie Rafal Trzaskowski et l'historien nationaliste Karol Nawrocki. Les électeurs d'extrême droite pourraient faire pencher la balance.
En Pologne, alors que le second tour des élections présidentielles se déroule ce dimanche 1er juin, la question de la sécurité est dans tous les esprits. Les petites villes polonaises aussi investissent dans ce domaine, notamment en construisant des abris antiaériens pour se préparer au risque d'une guerre. De notre envoyée spéciale à VarsovieKrystyna Gucewicz est écrivaine. Elle est née à Mińsk Mazowiecki, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon elle, cette ville disgracieuse située à 45 kilomètres à l'est de Varsovie « est une ville de passage » à tous celles et ceux qui rêvent de monter à la capitale.Enfant, Krystyna jouait avec des amis à la guerre dans les rues de sa ville natale. Mais des abris ici ? « Jamais entendu parler... Secret défense, sans doute. Comme tout ce qui touchait au domaine public sous le communisme, y compris les cartes géographiques. Je dois dire que vous êtes la première à m'en parler. Est-ce qu'on a besoin de ces abris ? À l'heure actuelle, cela ne se discute pas ! », conclut la femme aux cheveux rouge vif.Barbara, propriétaire d'un point photo, abonde : « Notre ville abrite une base aérienne avec un escadron du 1er régiment d'aviation de chasse. Ils sont là pour défendre Varsovie. Si la Russie attaque, cette base sera la première à être visée. Alors, les abris ? Parlons-en, Monsieur le Maire ».Les villes rénovent à tour de brasMarcin Jakubowski, le maire de cette ville de 30 000 habitants, tient un discours rassurant à l'égard de ses administrés. C'est sous un immeuble d'habitation dans le centre-ville qu'il nous a donné rendez-vous : « Nous sommes dans un abri antiaérien d'une capacité de 55 personnes, construit dans les années 1950. Nous avons franchi cette double porte étanche. Ce que vous entendez, c'est la pompe à air. Voici des stocks d'instruments de mesure et de communication, comme la radio. Les murs de 2 mètres d'épaisseur laissent passer le réseau mobile et protègent contre une attaque chimique. L'endroit est équipé d'un réservoir d'eau potable et d'une voie d'évacuation. Mais la guerre en Ukraine nous a appris que les lieux les mieux adaptées à la protection des civils sont les parkings souterrains ou les stations de métro. »La Pologne n'est, certes, pas en état de guerre, martèle le maire, mais les autorités ayant averti à plusieurs reprises que le pays devait s'y préparer. Dès le début de l'année, différentes institutions d'État ont entrepris l'inspection, le contrôle et la rénovation des abris antiaériens pour protéger la population. Un enjeu pour le budget des collectivités locales, mais qui répond à l'inquiétude de leurs habitants.Construire des infrastructures dites « à double usage », adapter tous types de lieux qui peuvent servir de refuge est un vrai défi pour la ville de Mińsk Mazowiecki, soupire Marek Heller, colonel de l'armée de l'air à la réserve et chef de la cellule de crise locale : « Pour que les gens se sentent en sécurité, il faut intégrer la notion de danger dans la stratégie nationale. Et celui-ci est réel. Planifier ces travaux engendre des dépenses, mais il faut que l'on soit prêt pour y faire face. »Les investissements massifs pour protéger la populationLa Pologne compte débourser plus de 2 milliards d'euros par an pour la construction d'abris, soit 0,3% du PIB polonais. Un plan national sous l'égide de l'Agence gouvernementale de réserves stratégiques devrait être déployé sur tout le territoire dès l'été prochain.Mais le pays devra accélérer la cadence s'il veut égaler en la matière la Finlande et la Suède, qui, elles aussi, redoutent une possible offensive russe. En effet, les autorités suédoises ont réactivé leur concept de « défense totale » en 2015 et intensifié cet effort après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022.À lire aussiPologne : la difficile croissance des start-up de l'industrie d'armement
durée : 00:15:10 - Journal de 8 h - La campagne se termine avant le second tour de la présidentielle dimanche en Pologne, entre le centriste et maire de Varsovie Rafal Trzaskowski et l'historien nationaliste Karol Nawrocki. Les électeurs d'extrême droite pourraient faire pencher la balance.
durée : 00:15:10 - Journal de 8 h - La campagne se termine avant le second tour de la présidentielle dimanche en Pologne, entre le centriste et maire de Varsovie Rafal Trzaskowski et l'historien nationaliste Karol Nawrocki. Les électeurs d'extrême droite pourraient faire pencher la balance.
Les Polonais votent dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle. Le match se joue entre deux candidats qui symbolisent deux Pologne : le candidat pro européen, Rafal Trzaskowski et le candidat nationaliste, Karol Nawrocki. La campagne a lieu dans un contexte tendu avec des soupçons d'ingérence russe et la présence de fake news concernant l'Ukraine mais également à propos de l'union européenne.
durée : 00:38:14 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - En Roumanie et en Pologne, les présidentielles de 2025 confirment l'ancrage des droites radicales, dopées par les réseaux sociaux et la défiance envers les élites. Pourtant, ce sont deux libéraux qui arrivent en tête. Un sursaut fragile dans des démocraties sous tension, internes comme externes ? - réalisation : François Richer - invités : Catherine Durandin Historienne spécialiste de la Roumanie, professeur émérite à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO); Georges Mink Directeur de Recherche émérite au CNRS, directeur d'études et responsable du programme d'études interdisciplinaires européennes au Collège d'Europe (campus de Natolin, Pologne)
durée : 00:03:33 - Le monde à 18h50 - par : Franck MATHEVON - Quand une élection présidentielle en cache une autre. Alors qu'en Roumanie, le candidat pro-européen l'a finalement emporté ce dimanche 18 mai, la Pologne est en passe de connaître le scenario inverse. Loin d'être distancée, la droite ultra-nationaliste est en position favorable pour le second tour.