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Avant de parler de la Coupe d'Afrique des nations, les journaux s'intéressent aussi au renouvellement du mandat de la Monusco. Ce week-end, les Nations unies ont renouvelé, pour un an, le mandat de leur mission en République démocratique du Congo. Et ce alors même que « la mission onusienne avait amorcé un processus de désengagement, notamment au Sud-Kivu, après plus de deux décennies de présence sur le sol congolais », rappelle Le Potentiel en RDC. Mais le contexte sécuritaire aura eu raison de cette volonté : la situation est « particulièrement préoccupant[e] », rappelle actualite.cd, en raison des affrontements dans l'est du pays. « La rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, occupe de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, Lubero et Walikale », pointe ainsi le titre. Conclusion : une « aggravation » des crises humanitaire et sécuritaire. Mais après plus de 20 ans de mandats successifs, le média burkinabè Le Pays s'interroge : « Que peut-on encore attendre de cette mission onusienne ? (…) À quoi servira ce renouvellement de mandat ? » Le quotidien est circonspect, même s'il admet que ce n'est pas entièrement la faute de la Monusco. Celle-ci aurait bien besoin, pour agir, « d'un mandat robuste, comme ce fut le cas en 2013 », ce qui lui avait à l'époque permis « de mettre le M23 en déroute », se remémore Le Pays. Tout de même, le journal accorde au moins un mérite à la Monusco : celui de pouvoir être « une force tampon » et d'être « mise à contribution dans le cadre de la sécurisation des populations ». Le Maroc et la CAN en étendard Les journaux marocains ne sont pas peu fiers que leur pays héberge la compétition. Ainsi de L'Opinion, qui s'enorgueillit que « le nom du Maroc [soit] devenu un véritable label d'excellence dans le monde très concurrentiel du football ». Le 360 se gargarise de la même manière de cette « organisation grandiose » et de « la ferveur déjà palpable dans chaque ville, chaque rue, chaque café ». Accueillir la compétition est autant une preuve des mérites du Maroc qu'une occasion d'éblouir encore un peu plus le monde entier, « une opportunité majeure, de doper davantage ce soft power en présentant (…) au monde entier notre meilleur visage », poursuit l'Opinion. H24 Info ne s'y trompe pas non plus : sur le terrain comme ailleurs, le pays « n'a pas le droit à l'erreur » ; le sélectionneur Walid Regragui fait face à « une énorme pression » tandis que le président de la Fédération royale marocaine de football « doit rendre une copie parfaite du point de vue de l'organisation ». Le Royaume a donc mis les petits plats dans les grands. Le Monde Afrique parle même de « moyens hors norme ». Quitte parfois à s'attirer les foudres de la société civile. Car le dispositif impliquant « surveillance avec drones, caméras avec systèmes de reconnaissance faciale, commissariats à l'intérieur des enceintes sportives » est regardé d'un mauvais œil, quelques semaines après le mouvement Gen Z 212 qui a vu des dizaines de milliers de jeunes manifester pour réclamer un meilleur accès aux soins ou au logement. Une vitrine au-delà de la CAN Dans quatre ans, le royaume chérifien remet le couvert avec cette fois la Coupe du monde, co-organisée avec l'Espagne et le Portugal. Ce qui fait du Maroc, rappelle H24 Info, le « deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l'Afrique du Sud ». La Coupe d'Afrique des nations a donc des airs de « répétition générale », pour faire du pays « une vitrine internationale », abonde L'Économiste. C'est d'ailleurs pour cela, rappelle Le Monde Afrique, que Rabat a investi l'équivalent de près de deux milliards d'euros dans « ses infrastructures hôtelières, aéroportuaires, routières et sportives » et dans la rénovation de ses stades. Puis il est aussi question, bien sûr, de soft power. Ici, le ballon rond est surtout un prétexte pour « renforcer l'influence économique et diplomatique du royaume sur la scène internationale, et pas seulement en Afrique ». Dans cette perspective, chaque Marocain est rien de moins qu'un « ambassadeur de son pays », estime L'Opinion. Pour reprendre les mots de Walid Regragui : « remporter la CAN n'est pas un choix », c'est « une obligation ».
Le nouveau podcast football du FC Copains
Avant de parler de la Coupe d'Afrique des nations, les journaux s'intéressent aussi au renouvellement du mandat de la Monusco. Ce week-end, les Nations unies ont renouvelé, pour un an, le mandat de leur mission en République démocratique du Congo. Et ce alors même que « la mission onusienne avait amorcé un processus de désengagement, notamment au Sud-Kivu, après plus de deux décennies de présence sur le sol congolais », rappelle Le Potentiel en RDC. Mais le contexte sécuritaire aura eu raison de cette volonté : la situation est « particulièrement préoccupant[e] », rappelle actualite.cd, en raison des affrontements dans l'est du pays. « La rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, occupe de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, Lubero et Walikale », pointe ainsi le titre. Conclusion : une « aggravation » des crises humanitaire et sécuritaire. Mais après plus de 20 ans de mandats successifs, le média burkinabè Le Pays s'interroge : « Que peut-on encore attendre de cette mission onusienne ? (…) À quoi servira ce renouvellement de mandat ? » Le quotidien est circonspect, même s'il admet que ce n'est pas entièrement la faute de la Monusco. Celle-ci aurait bien besoin, pour agir, « d'un mandat robuste, comme ce fut le cas en 2013 », ce qui lui avait à l'époque permis « de mettre le M23 en déroute », se remémore Le Pays. Tout de même, le journal accorde au moins un mérite à la Monusco : celui de pouvoir être « une force tampon » et d'être « mise à contribution dans le cadre de la sécurisation des populations ». Le Maroc et la CAN en étendard Les journaux marocains ne sont pas peu fiers que leur pays héberge la compétition. Ainsi de L'Opinion, qui s'enorgueillit que « le nom du Maroc [soit] devenu un véritable label d'excellence dans le monde très concurrentiel du football ». Le 360 se gargarise de la même manière de cette « organisation grandiose » et de « la ferveur déjà palpable dans chaque ville, chaque rue, chaque café ». Accueillir la compétition est autant une preuve des mérites du Maroc qu'une occasion d'éblouir encore un peu plus le monde entier, « une opportunité majeure, de doper davantage ce soft power en présentant (…) au monde entier notre meilleur visage », poursuit l'Opinion. H24 Info ne s'y trompe pas non plus : sur le terrain comme ailleurs, le pays « n'a pas le droit à l'erreur » ; le sélectionneur Walid Regragui fait face à « une énorme pression » tandis que le président de la Fédération royale marocaine de football « doit rendre une copie parfaite du point de vue de l'organisation ». Le Royaume a donc mis les petits plats dans les grands. Le Monde Afrique parle même de « moyens hors norme ». Quitte parfois à s'attirer les foudres de la société civile. Car le dispositif impliquant « surveillance avec drones, caméras avec systèmes de reconnaissance faciale, commissariats à l'intérieur des enceintes sportives » est regardé d'un mauvais œil, quelques semaines après le mouvement Gen Z 212 qui a vu des dizaines de milliers de jeunes manifester pour réclamer un meilleur accès aux soins ou au logement. Une vitrine au-delà de la CAN Dans quatre ans, le royaume chérifien remet le couvert avec cette fois la Coupe du monde, co-organisée avec l'Espagne et le Portugal. Ce qui fait du Maroc, rappelle H24 Info, le « deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l'Afrique du Sud ». La Coupe d'Afrique des nations a donc des airs de « répétition générale », pour faire du pays « une vitrine internationale », abonde L'Économiste. C'est d'ailleurs pour cela, rappelle Le Monde Afrique, que Rabat a investi l'équivalent de près de deux milliards d'euros dans « ses infrastructures hôtelières, aéroportuaires, routières et sportives » et dans la rénovation de ses stades. Puis il est aussi question, bien sûr, de soft power. Ici, le ballon rond est surtout un prétexte pour « renforcer l'influence économique et diplomatique du royaume sur la scène internationale, et pas seulement en Afrique ». Dans cette perspective, chaque Marocain est rien de moins qu'un « ambassadeur de son pays », estime L'Opinion. Pour reprendre les mots de Walid Regragui : « remporter la CAN n'est pas un choix », c'est « une obligation ».
Le Maroc est un pays de football et, dans le royaume, on aime regarder les matchs avec d'autres supporters. Les cafés et les bars s'attendent aujourd'hui à une affluence record. À quelques heures de l'ouverture de la CAN, c'est le temps des derniers préparatifs. Reportage dans l'un des lieux emblématiques du centre de Casablanca. Au Guérin, une brasserie centenaire, on regarde les matchs de la CAN depuis toujours. De notre correspondant à Casablanca, Un immense comptoir qui fait toute la longueur de la salle et quelques tables. Chez Mme Guérin, ce n'est pas très grand. 79 printemps et 35 CAN, Hamid Sebbar est un fidèle client. Il vient ici depuis 55 ans. « Ce café, il existe depuis les années 1920. Il y avait beaucoup de sportifs qui regardaient des matchs à la télévision, il y avait beaucoup de monde. C'était un endroit agréable pour eux », précise-t-il. Avec son chapeau en tweed et son écharpe bleue, Hamid cultive une élégance surannée. « Il y avait un autre groupe, des gens cultivés : des poètes, des écrivains, etc. Ils fréquentaient ce café. Je voyais des gens regarder des matchs ici avec folie. Ils adoraient tous le football », poursuit-il. Qu'importe la Coupe, qu'importe le championnat, chez Madame Guérin, il y a toujours un match qui est diffusé. « Avant, c'était des télévisions en noir et blanc. Avant, ça n'était que la radio. Après, maintenant, on parle de 4K, des écrans de 75 pouces, trois écrans. Cela veut dire que, où que tu t'installes à Guérin, tu peux voir le match tranquillement. Il y a des télés partout. Il y a une sonorisation adaptée au match », explique Hamid Sebbar. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot ! Et voici Madame Guérin, alias Youssef Abbassi, c'est le nouveau gérant. Il a repris l'endroit, il y a trois ans. « Il y a plusieurs générations qui ont géré cet endroit emblématique. Pour moi, Guérin, c'est une famille », affirme-t-il. Une famille qui va se réunir encore une fois pour assister ensemble à la CAN. Youssef espère que ces retrouvailles seront grandioses. « La vérité, je ne peux pas me prononcer sur le gagnant, mais j'aimerais bien que cela soit le Maroc. C'est le but, que l'on célèbre ici notre trophée à domicile, à Guérin. Ça serait vraiment génial », s'exclame Youssef Abbassi. Le mot de la fin pour Hamid Sebbar : « Tout le monde attend que l'équipe marocaine crée la surprise cette année. Nous avons beaucoup d'espoir de gagner cette Coupe cette année, chez nous. » Et comme à chaque CAN, depuis la première, chez Madame Guérin, on va scruter, analyser, décortiquer le football. Il y aura de la joie ou bien de la déception. De la matière en tout cas pour écrire une nouvelle ligne de l'histoire de ce lieu liée au foot marocain. À lire aussiMaroc: à la médina de Rabat, les supporters s'affichent prêts pour le début de la CAN
« À Strasbourg, les députés ont entériné un durcissement majeur des règles migratoires, révélateur d'un changement de philosophie au sein de l'Union européenne », annonce Afrik.com, qui détaille en quoi consiste ce durcissement : « Désormais, la priorité est donnée à la rapidité des procédures et à l'efficacité des retours, au détriment d'un examen long et individualisé des demandes d'asile. » Pour parvenir à ce résultat, les députés européens ont tout simplement « allongé la liste européenne des pays d'origine sûrs ». Et, ce qui inquiète particulièrement Afrik.com, c'est que le Maroc va faire partie de ces pays, où l'on considère que l'on peut renvoyer un demandeur d'asile, sans crainte pour sa sécurité. Désormais, explique le site d'information panafricain, « les demandes d'asile marocaines seront traitées selon des procédures accélérées, avec des délais raccourcis et un taux d'acceptation mécaniquement plus faible ». Ce n'est pas tout : « Le texte adopté autorise également le renvoi de demandeurs d'asile vers des pays tiers avec lesquels ils n'ont aucun lien direct ». « Pour Bruxelles, l'objectif est clair, conclut Afrik.com. Désengorger les systèmes d'asile nationaux et envoyer un signal dissuasif aux candidats à l'exil », une ligne dure « portée par la droite et l'extrême droite européennes. » Après la tentative de coup d'État Au Bénin, le président Patrice Talon s'est exprimé hier face à la presse, pour la première fois depuis le coup d'État manqué du 7 décembre. Banouto rend compte de cette conférence de presse et en expose les grandes lignes. Avec notamment cette révélation : le commandant de la Garde républicaine, le colonel Dieudonné Tévoèdjré a pu « parler au téléphone » avec le lieutenant-colonel Pascal Tigri, le chef des putschistes, sans pouvoir toutefois le raisonner. Pascal Tigri toujours en cavale, et qui, selon Patrice Talon, était habillé « en civil » lorsqu'il s'est enfui, « à bord d'une voiture ». La Nouvelle Tribune rend compte elle aussi de la conférence de presse du président béninois, qui, nous dit le journal, « a tenu à déconstruire le récit d'un soulèvement généralisé au sein des forces armées (…). Selon le président béninois, « ce n'est pas la Garde nationale qui a opéré l'attaque, ni le commandement ni le sous-commandement » mais « quelques égarés, manipulés par des nostalgiques et des jaloux ». Pendant cette conférence de presse de Patrice Talon, il a aussi été question de la réforme constitutionnelle, qui prévoit d'instaurer le septennat au lieu du quinquennat. Sur ce point, « le président béninois a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un calcul personnel pour s'éterniser au pouvoir, mais d'un héritage institutionnel », explique la Nouvelle Tribune. « Ce ne sera pas à mon profit. Ce sera au profit du Bénin », a assuré Patrice Talon. Victoire de prestige Enfin, le Maroc remporte la Coupe arabe de football. C'est à la Une de Hesspress : « Le Maroc s'offre le titre en battant la Jordanie au terme d'une finale épique ». « Une finale sous haute intensité », nous dit le journal en ligne. Mené, « le Maroc a puisé dans ses ressources pour revenir au score, avant de faire la différence en prolongation, grâce à un Hamdallah décisif. Au terme d'un duel haletant face à une équipe jordanienne coriace, les Lions de l'Atlas s'imposent 3 à 2 et décrochent un sacre arabe mémorable. » Même enthousiasme pour Le Matin, qui parle d'un « scénario digne d'une finale légendaire face à un adversaire tout aussi déterminé à soulever le trophée ». Le Matin qui n'oublie les échéances à venir, et appelle l'équipe du Maroc « à rééditer cet exploit lors de la CAN 2025 ». La Coupe d'Afrique des Nations qui commence dimanche. Yabiladi précise que « c'est le deuxième sacre du Maroc en Coupe arabe après celui de 2012 » et « un succès de prestige à quelques jours du coup d'envoi de la CAN organisée sur ses terres ».
Le nouveau podcast football du FC Copains
« À Strasbourg, les députés ont entériné un durcissement majeur des règles migratoires, révélateur d'un changement de philosophie au sein de l'Union européenne », annonce Afrik.com, qui détaille en quoi consiste ce durcissement : « Désormais, la priorité est donnée à la rapidité des procédures et à l'efficacité des retours, au détriment d'un examen long et individualisé des demandes d'asile. » Pour parvenir à ce résultat, les députés européens ont tout simplement « allongé la liste européenne des pays d'origine sûrs ». Et, ce qui inquiète particulièrement Afrik.com, c'est que le Maroc va faire partie de ces pays, où l'on considère que l'on peut renvoyer un demandeur d'asile, sans crainte pour sa sécurité. Désormais, explique le site d'information panafricain, « les demandes d'asile marocaines seront traitées selon des procédures accélérées, avec des délais raccourcis et un taux d'acceptation mécaniquement plus faible ». Ce n'est pas tout : « Le texte adopté autorise également le renvoi de demandeurs d'asile vers des pays tiers avec lesquels ils n'ont aucun lien direct ». « Pour Bruxelles, l'objectif est clair, conclut Afrik.com. Désengorger les systèmes d'asile nationaux et envoyer un signal dissuasif aux candidats à l'exil », une ligne dure « portée par la droite et l'extrême droite européennes. » Après la tentative de coup d'État Au Bénin, le président Patrice Talon s'est exprimé hier face à la presse, pour la première fois depuis le coup d'État manqué du 7 décembre. Banouto rend compte de cette conférence de presse et en expose les grandes lignes. Avec notamment cette révélation : le commandant de la Garde républicaine, le colonel Dieudonné Tévoèdjré a pu « parler au téléphone » avec le lieutenant-colonel Pascal Tigri, le chef des putschistes, sans pouvoir toutefois le raisonner. Pascal Tigri toujours en cavale, et qui, selon Patrice Talon, était habillé « en civil » lorsqu'il s'est enfui, « à bord d'une voiture ». La Nouvelle Tribune rend compte elle aussi de la conférence de presse du président béninois, qui, nous dit le journal, « a tenu à déconstruire le récit d'un soulèvement généralisé au sein des forces armées (…). Selon le président béninois, « ce n'est pas la Garde nationale qui a opéré l'attaque, ni le commandement ni le sous-commandement » mais « quelques égarés, manipulés par des nostalgiques et des jaloux ». Pendant cette conférence de presse de Patrice Talon, il a aussi été question de la réforme constitutionnelle, qui prévoit d'instaurer le septennat au lieu du quinquennat. Sur ce point, « le président béninois a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un calcul personnel pour s'éterniser au pouvoir, mais d'un héritage institutionnel », explique la Nouvelle Tribune. « Ce ne sera pas à mon profit. Ce sera au profit du Bénin », a assuré Patrice Talon. Victoire de prestige Enfin, le Maroc remporte la Coupe arabe de football. C'est à la Une de Hesspress : « Le Maroc s'offre le titre en battant la Jordanie au terme d'une finale épique ». « Une finale sous haute intensité », nous dit le journal en ligne. Mené, « le Maroc a puisé dans ses ressources pour revenir au score, avant de faire la différence en prolongation, grâce à un Hamdallah décisif. Au terme d'un duel haletant face à une équipe jordanienne coriace, les Lions de l'Atlas s'imposent 3 à 2 et décrochent un sacre arabe mémorable. » Même enthousiasme pour Le Matin, qui parle d'un « scénario digne d'une finale légendaire face à un adversaire tout aussi déterminé à soulever le trophée ». Le Matin qui n'oublie les échéances à venir, et appelle l'équipe du Maroc « à rééditer cet exploit lors de la CAN 2025 ». La Coupe d'Afrique des Nations qui commence dimanche. Yabiladi précise que « c'est le deuxième sacre du Maroc en Coupe arabe après celui de 2012 » et « un succès de prestige à quelques jours du coup d'envoi de la CAN organisée sur ses terres ».
C'est l'un des visages incontournables de la CAN au Maroc : Fouzi Lekjaa est le président de la Fédération royale de football, aussi à la tête du comité local d'organisation et ministre délégué chargé du Budget. Omniprésent dans les médias, il est tout autant influent en coulisse. C'est sous sa gouvernance, débutée en 2014, que le foot marocain s'est modernisé et est devenu ce qui se fait de mieux sur le continent. De notre correspondant à Casablanca, Le cliché le plus ancien de Fouzi Lekjaa sur Internet le montre lunettes de soleil sur le nez, prenant la pose aux côtés des joueurs de Berkane pour la traditionnelle photo d'avant-match. Éternel douzième homme de ce club de foot du nord-est du Maroc, Fouzi Lekjaa est né à Berkane en 1970, dans une famille modeste. « C'est mon équipe, je viens de là-bas. Je ne peux pas la renier, au risque de voir les gens me le reprocher », confiait-il en 2020. Onze ans plus tôt, Fouzi Lekjaa était un jeune fonctionnaire brillant du ministère des Finances qui venait de prendre la tête du club de son enfance. Cette équipe de troisième division est son laboratoire. « On a une équipe, un club, qui est toujours en construction, décrit-il. Ce qui est rassurant au niveau de la renaissance sportive de Berkane, c'est effectivement ce sentiment de patience partagé par tout le monde. Tout le monde sait que le travail stratégique paye et qu'il faut du temps. Il faut mener un travail en profondeur. » À lire aussiCAN 2025 : Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6] « On n'est plus le Maroc qui fête les qualifications, on fête des victoires » Sous Fouzi Lekjaa, le club se métamorphose. Quinze ans plus tard, Berkane est l'une des meilleures équipes d'Afrique, triple vainqueur de la Coupe de la CAF. Entre-temps, Fouzi Lekjaa a été élu en 2014 président de la Fédération royale marocaine de football. À l'époque, les Lions de l'Atlas sont sans entraîneur depuis six mois. « Je pars d'une logique de remettre les équipes nationales au pluriel. Notamment remettre l'équipe nationale A au travail, professionnel et sérieux. L'obligation de résultats pour moi, c'est l'obligation de fournir tous les efforts », précise Fouzi Lekjaa. On le décrit comme un bourreau de travail, au caractère bien trempé. Volontiers séducteur, il peut aussi se montrer froid, voire rugueux. Le chantier de la fédération est immense. Fouzi Lekjaa s'attaque à sa modernisation et la dote notamment de nouvelles infrastructures. Et dix ans plus tard, ses efforts ont porté leurs fruits : « On n'est plus le Maroc qui fête les qualifications, on fête des victoires. D'ailleurs, vous devez le remarquer, l'équipe nationale A s'est qualifiée pour la Coupe du monde. Pour les Marocains, c'est tout à fait normal et c'est une évidence.» Les équipes nationales engrangent les succès : une demi-finale de Coupe du monde en 2022, une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris. Le Maroc vise désormais la CAN. Fouzi Lekjaa sera autant jugé sur l'organisation de la compétition que sur les résultats sportifs des Lions de l'Atlas. À lire aussiCAN-2025: hôte et favori, le Maroc face à la meute
Au Maroc, 24 ans après la reconnaissance officielle de l'amazighité comme composante fondamentale de l'identité du pays, les militants de la cause saluent les nombreuses avancées, obtenues au prix d'une longue lutte. De la création de l'Institut royal de la culture amazighe en 2001 à la loi d'officialisation de la langue amazighe, constitutionnelle depuis 2011, et adoptée en 2019. Ils demandent désormais que l'enseignement de la langue tamazight soit généralisé, comme prévu par la loi, à toutes les écoles d'enseignement primaire. À Agadir, où le grand musée du Patrimoine Amazighe va bientôt voir le jour. De notre envoyé spécial de retour d'Agadir, Un bâtiment de 3 000 m², actuellement en construction en face de l'hôtel de ville, arbore sur sa façade des lettres en tifinagh, l'alphabet amazigh. Aujourd'hui, certaines pièces — tapis en laine ou bijoux en argent — sont exposées dans le petit musée d'Art d'Agadir. Hanane Bakka y est médiatrice culturelle. Elle observe un bracelet en argent du XIXᵉ siècle : « Le travail de l'artisan est très particulier, avec le ciselage, les cabochons de verre et les pièces de monnaie. » Mais la présence amazighe ne se limite pas au musée. « On est en centre-ville, devant le café Tefernout, qui signifie petit four en amazigh, et devant l'hôtel Afoud, qui signifie petite montagne. Ces appellations reflètent cette identité amazighe, mais également l'attachement de la population à sa culture et à sa langue. » Tijani Elhamzaoui, membre de longue date du Réseau amazigh pour la citoyenneté, a connu les longues années de lutte pour la défense de cette identité : « Moi, je n'avais pas l'occasion d'étudier la langue amazighe à l'école, cependant j'ai appris le tifinagh à l'époque dans l'association : c'était un travail militant… Mais, pour les enfants d'aujourd'hui, il y a le privilège de pouvoir lire les panneaux écrits en tifinagh. » « Se réconcilier avec l'amazighité du Maroc » Dans la région, plus de 70% des habitants déclarent maîtriser le tachelhit, l'une des variantes de la langue amazighe, devenue langue officielle de l'État en 2011 : « Pour nous, il s'agit d'abord de se réconcilier avec soi-même, avec l'amazighité du Maroc. C'est ça, notre objectif. Ce n'est pas seulement d'opérationnaliser la langue, mais d'en faire un levier de développement, un facteur de satisfaction psychique et personnelle pour chaque Marocain. En ce sens, il y a toujours une bataille à mener », ajoute Tijani Elhamzaoui. Priorité donc à l'enseignement de la langue : la loi impose trois heures par semaine de tamazight pour tous les élèves du primaire. Mais toutes les écoles ne disposent pas de professeurs. Hamid enseigne le tamazight dans une école d'Agadir : il ne peut prendre en charge qu'un tiers des élèves. « Dans l'école Bin Anzarane, je suis le seul professeur pour 1 000 élèves. Je ne peux enseigner que dans huit classes, cela ne couvre pas la totalité des élèves. Il y a un manque au niveau de la volonté politique : les choses ne sont pas prises au sérieux. » Malgré l'embauche de 1 000 nouveaux professeurs de tamazight pour la rentrée 2026, il faudra attendre au moins 2030 pour que tous les élèves marocains puissent accéder à cet enseignement, a déjà prévenu le Premier ministre Aziz Akhannouch. À lire aussiCAN 2025: Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6] À lire aussiCAN 2025: Casablanca, la capitale du foot dont l'étoile pâlit [2/6] À lire aussiCAN 2025: Marrakech, un refuge pour les artistes de tout le pays et d'ailleurs [3/6] À lire aussiCAN 2025: les transformations de Tanger à l'approche de la Coupe d'Afrique [4/6]
Cela fait 10 ans que la France a rétabli les contrôles à ses frontières terrestres, en contradiction avec le principe de libre-circulation des personnes dans l'Union européenne. Certains choisissent de rejoindre la France par les territoires d'Outre-mer, quitte à faire des milliers de kilomètres. En Guyane, département ultra-marin frontalier du Brésil, les Syriens, Afghans et Marocains comptaient parmi les cinq nationalités qui déposaient le plus de demandes de protection en 2024. Un long voyage coûteux, mais moins dangereux pour les familles ou les personnes vulnérables. Sauf qu'une fois sur place, le parcours du combattant commence. La préfecture de Cayenne est le deuxième guichet en termes de dépôts de demandes après Paris. Et les services sont extrêmement engorgés. Reportage de notre correspondante à Cayenne. À lire aussiEn Guyane, les demandes d'asile ont été multipliées par trois à cause de l'afflux d'Haïtiens
Dans l'imaginaire collectif, Casablanca est la ville du football marocain. Avec ses deux grands clubs, le Wydad et le Raja, c'est elle qui concentre le plus de supporters, mais cela fait bien longtemps que la capitale économique ne fait plus la pluie et le beau temps dans le royaume. De quoi alimenter la nostalgie de certains Casablancais. Lino Bacco est une légende du journalisme sportif au Maroc, l'une des mémoires du foot marocain. Il vient de publier un livre Et alors !, où il raconte cette époque aujourd'hui révolue. De notre correspondant à Casablanca, Un superbe hôtel-particulier et un hall chargé d'histoire, toute une collection de vieilles radios dont une fonctionne encore... On y entend le direct de Radio Mars, la radio dédiée au sport que Lino Bacco, 79 ans, a co-fondée en 2009 : « Nous sommes dans les locaux de Radio Mars. J'ai un peu plus d'un demi-siècle, je dirais, de journalisme sportif. J'ai commencé exactement en 1967. Je débarque dans la rédaction du petit Marocain. » Casablanca, l'ancien siège de la Fédération À l'époque, tout se passe à Casablanca. « Je suis d'origine sicilienne. Mon père est né à Casablanca. Ma mère est née à Rabat. Je suis né à Casablanca. Le football marocain s'est décidé entre le siège de la Fédération qui était à Casablanca, rue Dumont d'Urville, entre un café, le Marignan, et puis le stade Philippe où, juste en face, il y avait le journal. Tous les après-midi, le secrétaire général qui était Ahmed Antifi venait, ainsi que Daniel Pilard, qui était le patron des sports. On se retrouvait donc au café. Et au café, on parlait de quoi ? On parlait de foot. On parlait de la fédération. On parlait des problèmes, et c'est là qu'ils prenaient les grandes décisions justement pour le football marocain », raconte Lino Bacco. « La preuve, c'est qu'il y a quatre clubs rabatis en première division » Jusqu'à aujourd'hui, Casablanca est la ville du foot au Maroc. Dans son stade emblématique Mohammed-V, résonnent chaque week-end les chants des supporters du Wydad ou du Raja. Alors, lorsque les stades de la CAN 2025 ont été annoncés, des supporters casablancais se sont sentis soudain nostalgiques. « Il y a des gens qui sont déçus, qui disent ''Oui mais pourquoi, pourquoi Rabat a quatre stades et nous un seul ?''... C'est ça, C'est tout. Le centre de gravité s'est déplacé, qu'on le veuille ou non. Et puis, la preuve, c'est qu'il y a quatre clubs rabatis en première division. Il y a l'AS FAR, il y a le FUS, il y a Yacoub El Mansour et il y a Touarga. Donc, c'est tout : 4 à 2, ce n'est pas difficile (rires). » Mais Casablanca pourrait retrouver son rang d'ici à 2030. En ce moment, on construit aux portes de la ville le plus grand stade du monde, 115 000 places, où doit se jouer des matchs de la Coupe du monde 2030. À lire aussiCAN 2025: Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6]
Parmi les six villes hôtes de la CAN 2025 au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Rabat est celle qui accueillera le plus de matchs. Avec ses quatre stades, tous construits pour l'occasion, la capitale marocaine déploie une infrastructure sportive sans équivalent, pour une ville de 500 000 habitants. C'est là désormais que bat le cœur du football marocain. De notre correspondant à Rabat, Stade olympique, stade Moulay Abdellah, stade Al Medina, stade Moulay Hassan… Additionnées, ces quatre stades représentent plus de 130 000 places. Et au mois de novembre, la clameur des supporters a résonné pour la première fois dans ces arènes ultra-modernes. Les infrastructures à Rabat ont été pensées pour le foot Lors des barrages Afrique de la Coupe du monde 2026, Rabat a pu les tester en conditions réelles. Omar Khyari est le conseiller du président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa. Une fédération dont le siège flambant neuf se trouve évidemment à Rabat. « Rabat reste quand même la capitale du royaume du Maroc, et on ne peut que se satisfaire de la voir être améliorée. Moi, je pense que le plus important, c'est que le Maroc développe ses infrastructures sportives dans toutes ses régions, afin qu'un maximum puisse en profiter. Et, aujourd'hui, c'est le cas. La chance du Maroc, c'est d'avoir une vision à long terme », développe Omar Khyari. Il ne dira pas que Rabat est devenue, en vingt ans, le centre névralgique du foot marocain. Ce serait passer sous silence les investissements dont ont bénéficié d'autres villes, et peut-être aussi risquer d'alimenter une concurrence entre régions. Qu'à cela ne tienne, les infrastructures sorties de terre ces dernières années parlent à sa place. À Rabat, elles ont été pensées pour le foot. Rabat, la ville adaptée pour les grandes compétitions « Ce qui est extraordinaire à Rabat, c'est que toute l'infrastructure est complémentaire. Par exemple, l'aéroport de Sal est à cinq minutes du complexe » Mohammed VI de football, dont Hassan Kharbouch est le directeur. À bord d'une voiturette de golf, nous visitons ses 35 hectares. Inauguré en 2019 près de Rabat, avec ses onze terrains d'entraînement, il sert de lieu de rassemblement pour toutes les équipes nationales marocaines. C'est ici que les coéquipiers d'Achraf Hakimi seront hébergés durant la CAN. Le complexe a nécessité un investissement de près de 60 millions d'euros. « Les anciens joueurs, particulièrement quand ils passent, disent toujours que dans cette génération, maintenant, ils ont une chance et qu'ils ont tous les moyens pour percer. Ça fait de Rabat un outil pour toutes les exigences d'organisation d'un méga événement, d'une compétition », complète Hassan Kharbouch. L'été dernier, c'est la Fifa qui a inauguré à Rabat son bureau principal en Afrique. Devenue capitale d'une puissance émergente du football mondial, la ville réunit aujourd'hui les centres de décision, mais aussi les infrastructures qui contribuent au rayonnement du Royaume. À lire aussiCAN: quand David croque Goliath ou dix exploits de petits-poucets à la Coupe d'Afrique des nations
Merci à André Ramos, le fondateur de Casadora, et son gendre Corentin Aglaor, d'être venus nous voir chez LEGEND. André est entrepreneur et promoteur immobilier. Pour Legend, il nous a raconté son parcours, de son enfance au Maroc à l'invention des résidences senior, jusqu'à la création de Casadora !Avec Casadora, on peut acheter un riad au Maroc à plusieurs pour se partager les frais et en bénéficier quelques semaines par an.Merci aussi à Kim Richard d'être venue nous raconter les secrets des clients mystères, qui viennent visiter les hôtels pour tester les services.Le site internet de Casadora ➡️https://link.influxcrew.com/casadoraXLegendRetrouvez toutes les informations sur nos invités juste ici ⬇️Le compte Instagram de Casadora resort club ➡️ https://www.instagram.com/casadoraresortclub/ Le site internet pour devenir client mystère ➡️ https://www.makemeglow.fr/Collaboration commerciale Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️: https://shop.legend-group.fr/Retrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/ex6rZUB_DPg Retrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://t.snapchat.com/CgEvsbWV Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
مدوّنة الأسرة فالمغرب، اللي كنسمّيوها بزّاف “المودّونة”، ماشي غير قانون… هي مراية ديال المجتمع: القيم ديالو، التناقضات ديالو، والطريقة اللي كنشوفو بها العائلة والعدالة والسلطة.فـ2004 قدّمات لينا “ثورة” فحقوق النساء، وبأنها غادي توفّق بين الحداثة والتقاليد. ولكن بعد 20 عام، بزّاف ديال الناس كيسوّلو: واش هاد القانون مازال كيردّ على الواقع ديال المغاربة؟كاينين مكتسبات مهمّين:– المرا الراشدة ما بقاتش محتاجة لولي فالزواج– الطلاق ولّى تحت مراقبة القاضي– إصلاحات فالحضانةولكن كاينين حتى تناقضات كبيرة:– التعدد مازال ممكن– زواج القاصرات مازال كيتدار بالتّرخيص– الحيف فالإرث– المساطر القضائية اللي كتضرّ خصوصاً النساء اللي فالهشاشةفهاد الحلقة، كنستضافو يسرى البرّاد باش نهضرو بصراحة على:- واش المودّونة مازال كتخدم العدالة؟- شنو اللي خاصّو يتصلّح؟- واش ممكن نبنيو قانون عائلة قائم على المساواة والكرامة؟حلقة معمّقة، صريحة، وكتطرح الأسئلة اللي كلشي كيهرب منها.
Dans le désert marocain, le dromadaire est un animal miracle. Il nourrit évidemment, mais constitue aussi un capital, une source de revenus, d'emplois et joue un rôle socioculturel de premier plan. Pourtant, la filière est aujourd'hui menacée par le changement climatique. La ville de Guelmim est considérée comme la porte du Sahara au Maroc. Cet ancien centre caravanier, sur la route de Tombouctou, abrite le plus grand marché aux dromadaires du Maroc, le souk Amhayrich. Un terrain caillouteux de 10 000 m³, à la sortie de la ville. Ici, il n'y a rien pour faire de l'ombre, sinon un immense pylône, auquel sont accrochés de gros projecteurs. « Allo, Monsieur Omar, vous allez bien ? Ne vous inquiétez pas, votre animal je vais vous l'envoyer ». Assis au pied de la structure, Mohammed, 33 ans, est éleveur de dromadaires. Un métier qui se transmet de père en fils dans sa famille. « C'est dur, témoigne-t-il. Si tu veux réussir dans ce domaine, il faut avoir la foi et le sérieux suffisant. Par exemple, nous, il nous arrive de faire des transactions sans demander d'acompte, avec la parole pour seule monnaie d'échange ». Diminution du cheptel Le lieu perd soudain sa quiétude, quand percent les cris d'un jeune dromadaire qu'on retire à son troupeau. « Ce marché est connu en Afrique pour la vente de dromadaires, assure-t-il. Les gens viennent de partout au Maroc. Ici, tu trouves les dromadaires toute l'année et toute la semaine. » L'animal est présent à chacune des grandes étapes de la vie des habitants du désert. « Tes dromadaires, c'est comme tes enfants. C'est un héritage culturel et, dans notre région du Sahara, si tu veux offrir un cadeau à quelqu'un, il n'y a rien de mieux qu'un dromadaire », ajoute Mohammed. Filière exclue du soutien à l'élevage Mouloud, 39 ans, est commerçant au souk Amhayrich. Il s'inquiète de la diminution du cheptel. Dans la région, la sécheresse sévit depuis dix ans déjà. « Il y a eu une grande augmentation des prix des dromadaires, notamment de l'étalon, observe-t-il. La sécheresse a fait exploser les coûts, car il faut bien continuer à nourrir les animaux. Le salaire du berger constitue aussi une charge importante. On le paie entre 300 et 400 euros par mois. On n'arrive même plus à trouver de candidats. On fait appel à des Mauritaniens désormais. Ces bergers-là peuvent rester un an, deux ans, quand les Marocains ne dépassent pas un mois, deux mois, avant de partir. » Il n'y a pas que la sécheresse qui détruit les pâturages. « Les constructions, les fermes ont morcelé les grands espaces », observe Mouloud. Aujourd'hui menacé, le dromadaire pourrait pourtant être un atout face au changement climatique, grâce à sa grande capacité d'adaptation. Au sein de la filière, certains dénoncent leur exclusion des dispositifs actuels de soutien à l'élevage.
durée : 00:12:08 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Voilà soixante ans que l'opposant marocain au roi Hassan II, Mehdi Ben Barka, a été enlevé en plein Paris puis assassiné au terme d'une opération impliquant le Maroc, la France, mais aussi Israël... - réalisation : Félicie Faugère - invités : Ronen Bergman journaliste au New York Times
Au cours du debat Arbre à palabres, Eric Topona et ses invités reviennent sur la célébration par les Marocains, le 6 novembre 2025, du 50ème anniversaire de la Marche verte. Il sera aussi question de la portée de l'approbation par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 31 octobre, d'une résolution reconnaissant le plan d'autonomie de Rabat pour résoudre le conflit du Sahara occidental.
Il y a 50 ans, le 6 novembre 1975, des milliers de Marocains entrent sur le territoire du Sahara occidental. Des civils traversent alors la frontière à l'appel du roi Hassan II : c'est la Marche verte. Le chef d'État revendique ce territoire encore sous domination espagnole, estimant qu'il fait historiquement partie du Maroc et qu'il lui a été injustement spolié lors de la colonisation. Cette démonstration de force patriotique et populaire aboutit à la signature des accords de Madrid en 1975 et au retrait des Espagnols. Matthias Raynal a rencontré d'anciens marcheurs. De notre correspondant à Casablanca C'est un reportage radio, mais Ali, 72 ans, tient à répondre à l'interview, entouré de ses reliques. « Ça, c'est le Coran d'époque, c'est avec lui qu'on a récupéré le Sahara. C'était ça notre seule arme, avec ça, le drapeau du Maroc », expose le marcheur de l'époque. Les participants étaient des civils, la marche pacifique. Ali exhibe fièrement son wissam, la médaille qu'il a reçue pour cette marche. Il l'a accrochée au col de sa tunique sahraouie. Le 16 octobre 1975, le roi Hassan II s'adresse à la nation. Il appelle les Marocains à marcher vers le Sahara occidental. Il souhaite que 350 000 personnes s'y rendent pour montrer au monde que son pays n'abandonnera pas ses revendications sur ce territoire. « Au moment du discours, j'étais à la maison, avec ma famille. Il y avait un tel enthousiasme que quand je l'ai entendu, je me suis levé et je leur ai dit : ''je vais partir, notre roi nous demande de récupérer notre terre''. On est parti pour combattre la colonisation, pour poursuivre l'indépendance de notre pays », raconte Ali. Le 6 novembre 1975, l'ordre est donné de traverser la frontière. « On a mis des matelas sur les barbelés pour les mettre à terre. Le drapeau espagnol a été enlevé, on a hissé le drapeau marocain », continue-t-il. Saadia avait seulement 16 ans. Elle se souvient de l'atmosphère qui régnait entre les participants. « On s'est retrouvées entre femmes de tout le Maroc. On était toutes contentes. On n'avait peur de rien. C'était comme si on faisait le pèlerinage ! », explique-t-elle. Elle traversait son pays et rencontrait des Sahraouis pour la première fois. « À Tarfaya, les femmes Sahraouies venaient nous voir, elles venaient passer la journée avec nous dans les tentes, elles étaient contentes qu'on soit là. On s'est liées d'amitié, on passait notre temps ensemble à rigoler, à discuter », poursuit-Saadia. À son retour à Casablanca, elle prit conscience de ce qui venait de se passer. Saadia, Ali et les autres furent accueillis en héros. Tout le monde les attendait. Et partout, se répétaient les mêmes scènes de liesse. À lire aussiSahara occidental : 50 ans après la Marche verte, l'ONU fait évoluer sa position au profit du Maroc
On l'a appris mardi soir, le Maroc décrète que le 31 octobre sera une nouvelle fête nationale. En effet, vendredi 31 octobre dernier, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution qui prend position pour le plan d'autonomie du Sahara occidental présenté par le Maroc. Pourquoi l'Algérie n'a-t-elle pas pris part au vote ? Quelles sont les options politiques et militaires qui restent pour le Front Polisario ? La politologue Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb et membre du comité de rédaction de la revue Orient XXI, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Khadija Mohsen-Finan, qu'est-ce qui change avec le vote de vendredi dernier au Conseil de sécurité ? En réalité, ça change beaucoup de choses, parce que c'est ce qu'attendaient les Marocains, c'est-à-dire la reconnaissance par la communauté internationale de ce que Hassan II appelait leur titre de propriété sur le Sahara. Et au moment où plusieurs États, comme les États-Unis, comme la France, comme la Grande-Bretagne, s'apprêtent à investir dans ce territoire, il fallait absolument dépasser, si vous voulez, le fait qu'on était dans un schéma colonial, puisque ce territoire était à décoloniser. Donc, il fallait sortir de ce schéma de colonisateurs et colonisés. Et c'est ce qui a été fait par le vote de vendredi dernier au Conseil de sécurité des Nations unies. Alors, on savait à l'avance que les Américains, les Anglais et les Français allaient voter pour ce plan d'autonomie proposé par le Maroc, mais on ne savait pas ce qu'allaient faire les Russes et les Chinois. Et c'est peut-être ça la nouveauté, non ? Alors les Russes et les Chinois, disons que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita s'est rendu à Moscou et les Marocains ont eu l'assurance que les Russes pouvaient tout à fait ne pas leur tenir rigueur de la situation. Et très probablement, la dernière mouture du texte de la résolution a été faite pour que les Russes et les Chinois puissent justement s'abstenir et ne pas voter contre, en y ajoutant le terme de « autodétermination ». Ça, c'est très précieux pour les Russes, c'est très précieux pour les Chinois. Mais j'ajouterai que, depuis quelques années, les Russes entretiennent de très bonnes relations avec le Maroc. On n'est plus du tout dans le schéma de la guerre froide. Et c'est donc la première fois que Moscou et Pékin ne disent pas non à un texte qui « estime qu'une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait représenter la solution la plus réalisable » au Sahara occidental ? Absolument. Alors maintenant, on peut s'attendre justement à ce que Russes et Chinois soient attentifs au type d'autonomie qui va être mise en place par le Maroc dans cette région. À lire aussiSahara occidental: le Conseil de sécurité de l'ONU apporte son soutien au plan marocain Pourquoi l'Algérie, qui est membre cette année du Conseil de sécurité, a refusé de prendre part au vote de vendredi ? Alors ça reste quand même très surprenant. Très probablement parce que l'Algérie veut revenir sur la scène régionale et internationale, qu'elle compte beaucoup sur un partenariat économique et stratégique avec Washington, avec les États-Unis et que finalement, elle a peut-être accepté d'être dans ce que certains pourraient appeler la realpolitik. Mais c'est malgré tout une manière de tourner le dos au Front Polisario, à l'autodétermination qu'elle a portée quand même depuis 50 ans. Peut-on parler d'un début de lâchage du Polisario par l'Algérie ? Très probablement parce que, si vous voulez, s'il y a une sortie honorable par ce texte de résolution, personne ne sait ce que vont devenir aujourd'hui les Sahraouis de Tindouf, ce que va devenir la cause sahraouie. Personne n'en parle et je ne pense pas du tout qu'ils vont continuer à être parrainés à être protégés par Alger. Et c'est bien leur inquiétude d'ailleurs. Et dans les dernières déclarations du Front Polisario, on peut entrevoir malgré tout un désespoir. Le ministre des Affaires étrangères du Front Polisario affirme que son mouvement n'acceptera le plan marocain que si la population sahraouie le valide par référendum. Oui, c'est ce qu'il avait dit. Mais si vous voulez, on ne peut pas donner de traduction réelle à ses propos, puisque le Front Polisario seul ne peut pas affronter le Maroc. Et de toutes les manières, il devait attendre l'autorisation d'Alger pour agir sur le plan militaire. Aujourd'hui, vous dites que la balle est dans le camp du Maroc qui doit préciser, qui doit détailler son plan d'autonomie, c'est ça qu'il doit faire ? Peut-être des concessions politiques aussi ? C'est ce que lui impose l'application d'une autonomie réelle. Aujourd'hui, l'autonomie réelle, si on voulait l'appliquer au Maroc, le schéma politique marocain ne le permettrait pas. Il faut qu'il y ait un schéma de décentralisation et de démocratisation de ce pays pour que l'autonomie puisse s'instaurer. Mais ce sont beaucoup de questions. On ne sait pas ce qui va se passer au niveau national marocain et au niveau régional, pour qu'il y ait véritablement une autonomie et que les Sahraouis puissent trouver leur place. À lire aussiLes Marocains fêtent dans les rues la résolution de l'ONU sur le Sahara occidental
durée : 00:15:33 - Journal de 12h30 - Au Maroc, des milliers de personnes ont célébré le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental. Le territoire était au centre d'un conflit vieux d'un demi-siècle. - invités : Chantal Birman Sage-femme, militante des droits des femmes
11 victoires lors de ses 12 dernières courses. Sa seule défaite, il a fini 2e. Elhousine Elazzaoui, c'est l'Ovni qui surclasse le trail court actuel. Double tenant du titre des Golden Trail World Series, le marocain semble sans égal depuis plusieurs années. Et pourtant, c'est par hasard qu'il s'est lancé dans le trail, repéré dans le désert marocain à 14 ans. Habitant aujourd'hui en Suisse, Elhousine Elazzaoui a profité d'une escale à Paris pour venir au micro de Benoit Boutron et Yohan Durand. Comment a-t-il vécu cette année 2025, en remportant la course de Zegama-Aizkorri, étape qui se refusait à lui ? Comment a-t-il géré la finale des Golden Trail World Series à Trentin, en remportant Prologue et finale ? Elhousine explique ses ambitions, ses entrainements et ces volontés pour le futur.
durée : 00:15:33 - Journal de 12h30 - Au Maroc, des milliers de personnes ont célébré le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental. Le territoire était au centre d'un conflit vieux d'un demi-siècle. - invités : Chantal Birman Sage-femme, militante des droits des femmes
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Qu'ils habitent les grandes métropoles bien intégrées ou les villes moyennes plus marginalisées du pays, les Marocains qui ont rejoint le mouvement de la GenZ212 depuis le mois de septembre dénoncent tous un Maroc à deux vitesses et réclament plus d'égalité dans l'accès aux services publics. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Nadia Hachimi Alaoui Professeure en science politique à l'Université Internationale de Rabat; Walid Cherqaoui doctorant en sciences politiques à l'Institut d'Histoire du Temps présent (CNRS/Paris 8), vice-président de l'association Relais prison société; Lina Benchekor doctorante en sciences politiques à l'université Aix-Marseille
Depuis le 27 septembre 2025, le Maroc est le théâtre d'une contestation sociale inédite par son ampleur. À l'appel du collectif GenZ 212, des centaines de jeunes manifestent pour réclamer davantage d'investissements dans la santé, l'éducation, mais aussi des conditions de vie dignes. Alors que le royaume renvoie l'image d'une économie en bonne santé, qui se modernise rapidement, comment expliquer ces revendications ? Une croissance de 4,6% annoncée pour 2025, des investissements directs étrangers en nette hausse cette année, une inflation contenue depuis 2024... Au Maroc, les indicateurs mis en avant par les autorités sont au vert. Pourtant, il suffit de pousser la porte d'une maison d'un quartier populaire pour constater une réalité plus contrastée. « Quand quelqu'un trouve un travail payé 3 000 dirhams (283 euros), on est heureux pour lui, confie Fadil, étudiant sorti manifester plusieurs fois à l'appel de la GenZ 212. Ici, les gens travaillent juste pour ne pas rester à rien faire. » 40 euros la consultation médicale Au Maroc, près de 36 % des 15-24 ans sont au chômage. Ceux qui ont la chance d'avoir un emploi doivent faire face à un coût de la vie élevé, notamment en matière de frais de santé. « Si je veux me soigner, dans le public, je ne vais rien trouver, se plaint Fadil. Si je vais à la clinique, ils vont me demander 40 euros rien que pour une consultation. C'est 10% de mon salaire. » Le royaume renvoie l'image d'un pays émergent, en plein boom, couvert de chantiers. Mais pour Najib Akesbi, économiste, il y a un problème d'affectation des ressources : « Les besoins de la majorité de la population ne sont de toute évidence pas ceux qui sont pris en compte en priorité. Par contre, des dépenses ostentatoires de prestige, de vitrine sont privilégiées. C'est le grand décalage. » À lire aussiMaroc: multiplication des marches spontanées dans les villages isolés pour demander l'accès aux services de base Des investissements qui, trop souvent, ne sont « pas rentabilisés » Les grandes infrastructures sportives, les stades rénovés ou construits pour la CAN et la Coupe du monde de football pour une enveloppe de près de 2 milliards d'euros, en sont l'exemple le plus frappant, selon cet économiste. « Le grand problème au Maroc, c'est qu'on investit massivement, mais dans des investissements qui, trop souvent, ne sont pas rentabilisés, ne génèrent ni assez de croissance ni assez d'emplois », déplore-t-il. Le budget du ministère de la Santé a augmenté de plus de 30% entre 2022 et 2024. Les besoins de base ne sont, pour autant, pas encore satisfaits, explique Najib Akesbi : « Les moyens matériels des gens, les médicaments qui manquent dans les hôpitaux, les outils, les instruments de travail... Aucune réforme sérieuse crédible n'est réalisée. » Si la proportion de Marocains en situation de pauvreté a baissé en 10 ans, s'établissant à 7% en 2024, soit cinq points de moins, les zones rurales et cinq des douze régions du royaume réunissent près de 70% de la population pauvre. À lire aussiLe Maroc au défi de sa jeunesse
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 octobre 2025.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAISQuatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée : la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe « resserrée » de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n'étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d'un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d'après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de « définir une plateforme d'action et de stabilité »., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n'avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu'il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d'une réussite des discussions.Estimant qu'il existe « une majorité absolue » de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2 que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre « dans les 48 heures ». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l'extrême-droite, LFI, mais aussi, après l'adoption d'un budget par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe.La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.Si l'incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme : le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)Le Maroc est le théâtre depuis le 27 septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d'éducation et de santé. Début octobre, des débordements violents à proximité d'Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n'en avait pas connu depuis la révolte du Rif en 2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l'école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l'accès à l'eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d'un « Maroc à deux vitesses », lors de son discours du trône le 29 juillet.Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n'a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d'une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d'Agadir après des accouchements par césarienne, il s'est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d'un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212 est l'indicatif téléphonique du Maroc) d'une génération Z − née entre 1997 et 2012 − qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d'un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l'institution royale. Si nombre d'entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d'affaires richissime, symbole d'une oligarchie conquérante, nul n'appelle à la fin de la monarchie, malgré l'acuité des doléances sociales.Déjà électrique, le climat social n'a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d'Afrique des nations de football, qui s'ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030 − que le Maroc coorganisera avec l'Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s'est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212 braque une lumière crue sur l'envers de la vitrine scintillante d'un Maroc « émergent ». Le coup est rude pour l'image que le royaume aime à projeter de lui-même à l'étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d'ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:24 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des milliers de jeunes malgaches ont manifesté à Antananarivo pour demander des réformes sociales et un changement de pouvoir. Par ailleurs, de jeunes Marocains se sont de nouveau mobilisés pour exiger des réformes dans la santé et l'éducation avant un discours très attendu du roi Mohammed VI.
En début d'année, en mars, nous avons été contactées par l'agence RB Presse qui souhaitait nous inviter à nous rendre sur une étape du Morocco Royal Tour. Aucune de nous deux ne s'était jamais rendue sur une compétition au Maroc et nous avons saisi cette opportunité et répondu positivement. Les mois ont passé et ce jeudi, nous embarquions à l'aéroport de Lyon direction Casablanca pour rejoindre la 3ème étape du Morocco Royal Tour 2025. Après les étapes de Tétouan et de Rabat, El Jadida est la dernière étape de cette tournée marocaine. Nous avons rencontré Yannick Bichon, speaker de l'évènement depuis sa première édition il y a 15 ans, Thierry Klein, entraineur des équipes marocaines de saut d'obstacles, Marcel Rozier, qui depuis plus de 20 ans, a contribué au développement des sports équestres au Maroc, mais aussi Abdelkebir Ouaddar et Alix Ragot, qui participaient à la compétition.Dans cet épisode au format documentaire, on vous propose de partir à la découverte de ce circuit et de mieux comprendre les enjeux d'une compétition comme le Morroco Royal Tour pour l'essor des sports équestres dans ce pays. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:30 - Regarde le monde - La jeunesse marocaine est en colère et descend dans la rue pour plus de justice sociale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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La jeunesse donne de la voix sur le continent : la génération Z, qui regroupe ceux qui sont nés entre 1997 et 2012, est majoritaire dans nombre de pays d'Afrique et elle veut se faire entendre, exprimer ses revendications et participer au débat politique. C'est le cas à Madagascar… Après une première journée de mobilisation jeudi dernier, constate Le Monde Afrique, « des centaines de jeunes sont à nouveau descendus samedi dans les rues de la capitale, Antananarivo, à l'appel du collectif Gen Z Madagascar pour réclamer l'accès à l'eau, à l'électricité et le respect de la liberté d'expression. (…) Le cortège a rapidement été stoppé par les forces de police et de gendarmerie, lourdement armées. Des grenades lacrymogènes ont été tirées et plusieurs blessés seraient à déplorer. » Et la semaine qui débute sera « déterminante », s'exclame L'Express de Madagascar. Avec de nouveaux appels à manifester de la part de Gen Z. En effet, malgré les appels au calme et l'intervention du président Andry Rajoelina qui a dit avoir entendu les revendications des jeunes, « la Génération Z a publié hier un communiqué ignorant ostensiblement ces annonces, constate le quotidien malgache. Le mouvement est train de franchir un nouveau cap : de sociales, les revendications prennent une tournure politique. La Génération Z réclame la démission du gouvernement et celle du préfet d'Antananarivo. (…) Le mouvement risque ainsi de s'amplifier, conclut L'Express. (…) Tout laisse donc présager une semaine à haut risque. » La stratégie de la passivité ? « Le courage et la fierté des manifestants avant-hier ont été salués par tout le monde, pointe pour sa part Midi Madagascar. Le message qu'ils ont délivré a été entendu bien au-delà des frontières de la Grande île, mais les événements malheureux qui ont eu lieu par la suite ont quelque peu occulté sa portée, déplore le journal. L'arrivée d'individus malintentionnés et les dégradations matérielles qu'ils ont accomplies ont scandalisé la population. Ils n'avaient absolument rien à voir avec le mouvement de revendication légitime des manifestants. » Et « face à la passivité apparente des forces de l'ordre », relève Midi Madagascar, on peut se demander « s'il ne s'agit pas d'une stratégie délibérée pour occulter totalement le message véhiculé par les manifestants sincères. » « Des dérapages incontrôlés ou téléguidés ? », s'interroge en écho Madagascar Tribune. « On sait depuis la deuxième République de Ratsiraka que l'utilisation de casseurs et de voyous pour discréditer les mouvements de protestation est une pratique des dirigeants malgaches. » Arrogance ? En tout cas, s'agace Madagascar Tribune, « en se comportant avec arrogance depuis des décennies, les dirigeants actuels portent une grande responsabilité dans la colère de la population, en accumulant fraudes électorales, gaspillant les deniers publics dans des projets inutiles, affichant une totale impunité dans la corruption, et n'hésitant jamais à des mensonges cousus de fil blanc et vite rattrapés par la réalité. (…) C'est dans ce contexte, poursuit le journal, qu'à l'inspiration de l'exemple népalais, la Gen Z malgache est apparue. Elle se caractérise par une maitrise des réseaux sociaux pour l'efficacité de la communication et de la mobilisation, et par une absence de véritables leaders pour personnaliser le mouvement et le politiser. Cela lui donne une crédibilité et une légitimité que la classe politique n'a pas. » Au Maroc aussi Et il n'y a pas qu'à Madagascar que la jeunesse donne de la voix… « Au Maroc, la Génération Z descend dans la rue, constate Afrik.com : santé, école, dignité et débat sur les priorités budgétaires. » Ces derniers jours, pointe le site panafricain, « des collectifs de jeunes Marocains qui se sont coordonnés en ligne ont tenté d'organiser des marches dans plusieurs villes pour dénoncer la dégradation des services publics — surtout la santé et l'école. Entre interdictions, dispersions et interpellations, cette séquence met à nu le fossé entre une génération connectée, exigeant dignité et emploi, et des autorités focalisées sur la stabilité. Elle ouvre un bras de fer durable autour des priorités budgétaires et d'un nouveau contrat social. » Et « une réponse essentiellement sécuritaire ne changera pas les revendications, prévient Afrik.com. La fenêtre d'apaisement passe par des gestes tangibles et vérifiables sur la santé et l'éducation, plutôt que par la seule communication gouvernementale. (…) Les prochains week-ends diront si la “Génération Z“ transforme l'essai de la rue en agenda de réformes mesurables. »
À trois mois de l'ouverture de la CAN et à cinq ans de la Coupe du monde co-organisée par le Maroc, le vieux débat sur les incivilités ressurgit dans le royaume. Selon un sondage publié en mai, seuls 3% des Marocains estiment que le niveau de civisme dans l'espace public est élevé. L'enquête a entraîné dans son sillage la publication d'une avalanche d'articles qui disent tous la même chose : si le pays va briller grâce à ses infrastructures flambant neuves durant ces grands évènements sportifs, son image risque de souffrir du chaos qui règne encore dans ses rues. De notre correspondant à Casablanca, Un vieil immeuble des années 1930. La cour immense est traversée chaque jour par des centaines de personnes. Il n'y a pas un papier qui traîne par terre. Mohammed est le gardien de l'immeuble : « Les gens jettent leurs mégots, les épluchures de fruits, les emballages. Eux, ils jettent et moi, je ramasse. Je ne peux pas faire autrement. Moi, je suis gardien. À l'origine, mon travail, c'est juste de surveiller la porte. » Mais Mohammed se retrouve à faire le ménage : « Je souffre, je suis fatigué. Ce n'est pas normal, c'est la honte, franchement. » Le manque de propreté, c'est ce que dénoncent justement la majorité des sondés dans l'étude du Centre marocain pour la citoyenneté (CMC). Un millier de personnes interrogées sur toute l'étendue du royaume. Ils sont 70% à alerter sur le harcèlement des femmes et 60% à s'alarmer des infractions au Code de la route. « On vit dans l'anarchie. Il n'y a pas de respect. S'il y en avait, tout ça n'existerait pas. » Nawal habite à quelques mètres, avec ses deux enfants, dans un appartement situé juste au-dessus d'un bar. « La nuit, il y a des bagarres, les gens urinent dans la rue. Ça klaxonne tout le temps. Qu'est-ce que tu peux attendre de la nouvelle génération qui grandit dans cet environnement ? » L'incivisme, un fléau quotidien Des centaines d'articles ont été écrits dans la presse marocaine depuis la publication du sondage du Centre marocain pour la citoyenneté. Nawal, elle, se sent abandonnée par les autorités. Avec d'autres résidents, elle a organisé plusieurs « sit-in » pour réclamer la fin des nuisances, mais ça n'a rien donné pour l'instant : « On a fait des réclamations, on a été à la wilaya, on a même pris un avocat, mais on n'a eu aucun résultat. On ne sait pas si c'est un problème d'éducation ou si les gens s'en fichent tout simplement. Ils sont totalement inconscients. Sur la voie publique, ils ne respectent rien. » Les causes de l'incivisme font l'objet de toutes les hypothèses dans les médias marocains et les mesures qui permettraient d'améliorer la situation aussi. Si rien n'est fait, estiment-ils, c'est le « soft power » du Maroc qui risque d'être entravé.
Bordée par une demi-douzaine de communes, la baie espagnole d'Algésiras, qui fait face à la colonie britannique de Gibraltar, est devenue l'un des lieux privilégiés des narcotrafiquants pour acheminer en Europe le haschisch produit au Maroc. Dans la partie la plus étroite du détroit, le littoral du royaume ne se trouve qu'à 14 kilomètres de là... De notre envoyé spécial dans la région d'Algésiras, Nous sommes sur la plage de Palmones, une jolie bourgade d'où l'on peut embrasser toute la baie d'Algésiras et le rocher de Gibraltar. À côté de nous, Lisardo Capote, le chef du service de vigilance douanière de la région. Il est l'un des meilleurs connaisseurs des circuits par lesquels le haschich arrive sur le littoral espagnol. On est sur la plage principale et Lisardo demande d'imaginer la scène, ici même. Elle se déroule au petit matin. Un speed boat vient d'accoster. Le dispositif est en place pour décharger des centaines de kilos de drogue. « Il y a comme un cordon de sécurité assuré par des adolescents munis d'un téléphone portable en cas de problème. Ensuite, il y a un groupe de gens qu'on appelle les "collas" qui déchargent l'embarcation et mettent sa cargaison dans des véhicules. En général, ce sont des voitures tout terrain qui permettent de transporter de grandes quantités de marchandises vers un lieu protégé », raconte Lisardo Capote. Ce genre de scène est presque courante, ici. L'opération est si bien organisée qu'une fois de plus, elle se déroule au nez et à la barbe des douaniers, de la police nationale et de la Garde Civile. D'autant plus que depuis 2010, les narcotrafiquants disposent de hors-bord semi-rigides dotés d'au moins trois moteurs de 300 chevaux chacun qui leur permettent de monter jusqu'à 120 km/heure, une vitesse bien plus rapide que celle des embarcations des policiers. Comme le confirme Luis Baltar, membre d'un syndicat de douaniers : « Nos moyens sont totalement insuffisants. Il faut une bien plus grande capacité pour pouvoir agir, plus de moyens humains et matériels. » À lire aussiEspagne: démantèlement d'un trafic de haschich par hélicoptères en provenance du Maroc Pour les policiers, affronter des narcotrafiquants aussi bien organisés, aussi puissants, c'est aussi, forcément, s'exposer au danger. Il s'agit de l'équivalent d'une course de Formule 1 en haute mer, selon un expert. En février 2024, deux gardes civiles audacieux avaient péri, écrasés par le speed boat de trafiquants. Un autre a été grièvement blessé en mars dernier. Mais le narcotrafic, ce n'est pas non plus qu'une question d'affrontements : la drogue n'est pas qu'une substance de passage, qui file vers le reste du pays et de l'Europe. Elle laisse aussi des traces, elle a des conséquences. Francisco Mena est le président de Coordinadora Alternativas, un collectif qui lutte contre les ravages du haschisch. « Le pire ravage que provoque la drogue, c'est la détérioration sociale qu'elle crée dans certains quartiers. Pas en raison de la consommation de la drogue, mais du mode de vie. Le trafic de drogue s'alimente du chômage, de la pauvreté, de l'exclusion sociale, et de l'absence d'opportunité. Elle capte donc avec facilité des jeunes qui, avec leur faible formation, sont exclus du marché du travail », confie-t-il. Récemment, dans le quartier de la Atunara, deux patrouilles de gardes ont été caillassés par 250 jeunes. « Sortez de là ! », criaient ces jeunes qui vivent presque essentiellement du haschich. Preuve que le fléau est très enraciné. À lire aussiEspagne: des trafiquants de drogue utilisaient des drones sous-marins dans le détroit de Gibraltar
“Omar m'a tuer”... En 1991, ces dix lettres de sang, écrites avec les doigts, ont fait grand bruit dans les médias… Elles sont le seul indice d'une scène de crime mystérieuse et désigne un homme : Omar Raddad, un jeune jardinier marocain, unique suspect de cette affaire. Pour la justice, il est le meurtrier de Ghislaine Marchal… Depuis plus de 30 ans, l'accusé se bat pour prouver son innocence. Une enquête à charge Mardi 25 juin 1991, Toulon, à 120 kilomètres de Mougins. C'est une ville de bord de mer, réputée pour son joli port et sa douceur de vivre, qui accueille depuis une dizaine d'années de nombreux immigrés méditerranéens. Des hautes barres d'immeubles ont poussé dans la ville pour loger tous les nouveaux arrivants. Des résidences sans réel charme où cohabitent Marocains, Algériens, Tunisiens et Sénégalais. C'est dans l'une d'entre elle que vit Omar Raddad avec sa femme et ses deux jeunes garçons ainsi que sa belle-famille. Un podcast Bababam Originals Ecrit par Capucine Lebot et raconté par Caroline Nogueras Première diffusion : 5 janvier 2023 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Radio Foot 16h10-21h10 T.U. Il est question des éliminatoires du Mondial 2026 : La 8è journée dans la zone Afrique ; - Chocs en perspective : poule B : sommet demain au Stade des Martyrs entre la RDC et le Sénégal ; - Équipe de France, Doué et Dembélé ont donc quitté leurs partenaires à l'issue de la rencontre contre l'Ukraine en Pologne vendredi soir. - La 8è journée dans la zone Afrique. Dans le groupe E, le Maroc décroche son ticket pour les États-Unis. Les Rouge et Vert ont passé 5 buts au Niger à Rabat, le Mena réduit 10 dès la 26e minute. La sélection de Regragui a remporté toutes ses rencontres. - Les Aigles de Carthage rejoignent les Marocains après leur succès sur le fil à Malabo face au Nzalang Nacional. - Chocs en perspective : poule B : sommet demain au Stade des Martyrs entre la RDC et le Sénégal. 2 nations au coude-à-coude, qui ont remporté leurs duels de la 7e journée, respectivement face au Soudan du Sud à Juba, et au Soudan à Diamniadio. Sadio Mané plutôt discret face aux Crocodiles du Nil, s'est-il préservé pour la rencontre face aux Léopards ? Coté congolais, on compte sur la forme de Cédric Bakambu, la jeunesse de Nathanaël Mbuku, et l'efficacité de Yoane Wissa, une des recrues phares de Newcastle au mercato. Au coude-à-coude également, Cap-Verdiens et Camerounais dans le groupe D. Un duel qui vaudra cher mardi à Praia, où les Lions Indomptables n'ont pas gagné depuis longtemps. - Burkina Faso/Égypte : les Étalons ont fait le plein de confiance face à Djibouti, et joueront à la maison ! Le stade du 4 août est de nouveau opérationnel. Les hommes de Brama Traoré peuvent garder espoir en cas d'exploit contre les Pharaons qui se rapprochent de l'Amérique. - Équipe de France, Doué et Dembélé ont donc quitté leurs partenaires à l'issue de la rencontre contre l'Ukraine en Pologne vendredi soir. La rechute de « Dembouze », l'un des éléments les plus en vue du PSG était-elle évitable ? Une nouvelle blessure qui relance les questions sur la gestion du physique du joueur. Simple coup d'arrêt ? Ou l'Ébroïcien est-il rattrapé par ses vieux démons ? Autour d'Hugo Moissonnier : Salim Baungally, Yoro Mangara et Ludovic Duchesne. Technique/réalisation Laurent Salerno -- Pierre Guérin.
Radio Foot 16h10-21h10 T.U. Il est question des éliminatoires du Mondial 2026 : La 8è journée dans la zone Afrique ; - Chocs en perspective : poule B : sommet demain au Stade des Martyrs entre la RDC et le Sénégal ; - Équipe de France, Doué et Dembélé ont donc quitté leurs partenaires à l'issue de la rencontre contre l'Ukraine en Pologne vendredi soir. - La 8è journée dans la zone Afrique. Dans le groupe E, le Maroc décroche son ticket pour les États-Unis. Les Rouge et Vert ont passé 5 buts au Niger à Rabat, le Mena réduit 10 dès la 26e minute. La sélection de Regragui a remporté toutes ses rencontres. - Les Aigles de Carthage rejoignent les Marocains après leur succès sur le fil à Malabo face au Nzalang Nacional. - Chocs en perspective : poule B : sommet demain au Stade des Martyrs entre la RDC et le Sénégal. 2 nations au coude-à-coude, qui ont remporté leurs duels de la 7e journée, respectivement face au Soudan du Sud à Juba, et au Soudan à Diamniadio. Sadio Mané plutôt discret face aux Crocodiles du Nil, s'est-il préservé pour la rencontre face aux Léopards ? Coté congolais, on compte sur la forme de Cédric Bakambu, la jeunesse de Nathanaël Mbuku, et l'efficacité de Yoane Wissa, une des recrues phares de Newcastle au mercato. Au coude-à-coude également, Cap-Verdiens et Camerounais dans le groupe D. Un duel qui vaudra cher mardi à Praia, où les Lions Indomptables n'ont pas gagné depuis longtemps. - Burkina Faso/Égypte : les Étalons ont fait le plein de confiance face à Djibouti, et joueront à la maison ! Le stade du 4 août est de nouveau opérationnel. Les hommes de Brama Traoré peuvent garder espoir en cas d'exploit contre les Pharaons qui se rapprochent de l'Amérique. - Équipe de France, Doué et Dembélé ont donc quitté leurs partenaires à l'issue de la rencontre contre l'Ukraine en Pologne vendredi soir. La rechute de « Dembouze », l'un des éléments les plus en vue du PSG était-elle évitable ? Une nouvelle blessure qui relance les questions sur la gestion du physique du joueur. Simple coup d'arrêt ? Ou l'Ébroïcien est-il rattrapé par ses vieux démons ? Autour d'Hugo Moissonnier : Salim Baungally, Yoro Mangara et Ludovic Duchesne. Technique/réalisation Laurent Salerno -- Pierre Guérin.
C'est à la Une d'APAnews : « La deuxième réunion du Comité conjoint de suivi du traité de paix dans l'est de la RDC, signée le 27 juin dernier, s'est tenue mercredi à Washington ». Y participaient : la RDC, le Rwanda, les États-Unis, le Qatar, le Togo et l'Union africaine. Autant de participants qui ont reconnu « des lenteurs dans la mise en œuvre de certains volets de l'accord ». « Les discussions », poursuit l'Agence de Presse Africaine, « ont porté sur la violence récente dans l'est de la RDC et sur les mesures concrètes à prendre, pour assurer le respect des dispositions de l'accord ». Afrik.com, de son côté, cite le Département d'état américain, qui parle de « retards significatifs », alors que « des violences continuent d'ensanglanter l'est congolais, où les rebelles de l'AFC/M23 continuent de régner en maître dans les deux Kivu », précise le site d'information. « À ce stade », conclut Afrik.com, « l'Accord de Washington semble illustrer plus une dynamique diplomatique qu'une transformation concrète de la crise sécuritaire. Reste à savoir si la volonté politique des signataires pourra se traduire en actes tangibles dans les prochains mois, condition indispensable pour espérer une paix durable dans l'est congolais ». Matériel de fabrication russe Autre pays en proie à la violence : le Mali, où l'armée reçoit du nouveau matériel. « Le Mali se modernise » titre Bamada.net. « L'armée malienne reçoit du matériel militaire de pointe ». « Blindés, chars et camions ont été aperçus, provenant du port de Conakry. Ces matériels, de fabrication russe sont destinés à renforcer les capacités opérationnelles des FAMA (les forces armées maliennes) et à lutter efficacement contre toute menace pesant sur la paix et la stabilité du Mali », ajoute Bamada.net. Pas de chiffres sur ces livraisons d'armes, effectuées, précise l'Agence de Presse Africaine, « dans un contexte de multiplication des attaques jihadistes, notamment par engins explosifs improvisés, causant de lourdes pertes parmi les militaires et les civils ». Premier octobre Le Mali où, par ailleurs la rentrée scolaire se prépare. Rentrée fixée au premier octobre, « malgré les défis », remarque le Journal du Mali, qui s'inquiète : « Entre les pluies encore présentes, les milliers d'écoles fermées, et la suspension des subventions aux établissements catholiques, l'année scolaire s'annonce fragile ». D'autant que, rappelle le Journal du Mali, « la saison des pluies n'est pas encore terminée. Si les précipitations s'intensifient, la question d'un report (comme l'année dernière) pourrait à nouveau se poser, même si aucune décision officielle n'a encore été envisagée dans ce sens ». Pour le Journal du Mali, la situation de l'éducation reste préoccupante, « plus de 2 000 écoles sont fermées, fermetures liées à l'insécurité, aux catastrophes naturelles et aux faiblesses structurelles du système éducatif ». Gratitude Enfin, la tragédie du funiculaire de Lisbonne : un Marocain figure parmi les rescapés. Un Marocain qui a aidé une Française à s'extirper des débris du funiculaire, juste après la catastrophe. Afrik.com nous raconte la fin de la course folle du funiculaire, « la vitesse qui augmente, les freins qui ne répondent plus, le wagon qui sort de ses rails et fonce droit vers la façade d'un immeuble ». « Le Marocain », poursuit le site d'information, « légèrement blessé au bras a été projeté contre une barre métallique. Autour de lui, des corps, des sanglots, des appels à l'aide », et donc cette Française, « qui pendant quelques instants a perdu connaissance et qui est coincée sous un siège renversé, il va la dégager, aidé par un autre passager ». Le Marocain et la Française, précise Afrik.com, « ont accepté de témoigner anonymement dans un média local. Tous deux expriment une même gratitude : être en vie. »
Depuis ces derniers jours, tribunes, éditoriaux et autres chroniques au vitriol se succèdent dans les colonnes des journaux au Maroc, avec comme cible une série d'articles publiés récemment par le quotidien français Le Monde. Au total, 6 articles, 6 pleines pages sur le souverain chérifien. Une série intitulée « l'énigme Mohammed VI », avec 6 épisodes donc. On peut citer quelques titres : « au Maroc, une atmosphère de fin de règne pour Mohammed VI » ; « Mohammed VI, le monarque des réformes inachevées » ; « Mohammed VI, roi des grandes manœuvres diplomatiques », ou encore, « Mohammed VI, le makhzen et l'art des secrets de palais ». Le Monde présente ainsi sa série : « Vingt-six ans après son arrivée au pouvoir, le souverain marocain demeure un personnage complexe, dont le rapport au pouvoir ne cesse d'interroger. Alors que la question de sa succession commence à se poser, nous retraçons son parcours ». « Ignominie journalistique… » La presse marocaine a donc très vite réagi. Dès le lendemain de la parution du premier article du Monde, le quotidien L'Opinion faisait grincer sa plume : « la vilénie qui sous-tend la trame malicieusement tissée de cet article mensonger est d'une bassesse inégalée et franchement étonnante de par sa médiocrité. Si le méfait était l'œuvre d'un vulgaire tabloïd […], on ne s'en serait guère étonné et même pas offusqué. Mais que cette ignominie journalistique émane d'un journal aussi expérimenté et prestigieux que Le Monde ne peut que décevoir ». Quelques jours plus tard, le site d'information Hespress, l'un des plus lus dans le royaume, dégaine à son tour : « les Marocains n'avaient pas besoin d'une nouvelle preuve que Le Monde a perdu ce qui lui restait de crédibilité, s'exclame-t-il. Autrefois respecté et considéré comme un média d'élite, le mythe du journalisme français est tombé très bas, devenu une machine à salir, un papier de basse besogne désolant. Ces articles consacrés au Maroc et à son roi sont publiés sous forme d'une pseudo "enquête journalistique" comme s'il s'agissait d'une découverte scientifique, alors qu'en réalité ce n'est rien d'autre qu'un pamphlet médiocre, réalisé dans un esprit de rancune et de règlement de comptes ». Un « deal médiatico-politique » ? le360, autre site d'information marocain, enfonce le clou, avec ce titre : « Le Monde à l'envers. […] Au lieu d'éclairer, dénonce-t-il, le journal cabotine. L'enquête prend la forme d'un miroir convexe où défilent clichés orientalistes et colportage de cancans. La fécondité créatrice de la fiction se mue en stérilité journalistique, incapable de produire autre chose que des reflets biaisés orientés vers le sensationnel. Le journal ne décrit pas le Royaume : il monte son propre spectacle ». Et le360 de dénoncer « un choix éditorial qui ressemble fort à un deal médiatico-politique. Certaines voix, à Paris comme à Alger, chercheraient-elles à renouer le fil ? Le quotidien ajuste sa focale et joue sa partition. […] Lorsqu'un organe de presse travestit sa mission et se met au service d'influences étrangères, peut-on encore parler de média indépendant ? ». Et puis le monde politique marocain a également réagi… à l'unisson. Même l'opposition a exprimé son indignation. Exemple, cité par le site Yabiladi : « le journal Bayane Al Yaoum du PPS, le Parti du progrès et du socialisme, a estimé que la série d'articles du Monde "ne relevait pas du cadre de la pratique journalistique professionnelle ou des différences légitimes d'approche, mais plutôt d'une campagne systématique visant le Maroc, s'appuyant sur des rumeurs et de la désinformation" ». L'énigme Mohammed VI… Levée de boucliers donc de la presse et du monde politique. En revanche, aucune réaction officielle. C'est ce que souligne Afrik.com : « fait remarquable, le palais royal maintient un silence total. Aucun communiqué, aucune réaction formelle émanant directement de l'institution monarchique. Cette stratégie du mutisme contraste avec l'agitation médiatique orchestrée en sous-main ». Au final, analyse Afrik.com, « Mohammed VI reste effectivement une "énigme", mais peut-être pas celle que décrit Le Monde. L'énigme n'est pas tant dans sa santé fragile ou ses absences répétées que dans sa capacité à maintenir un système monarchique absolutiste au XXIe siècle, à quelques kilomètres de l'Europe démocratique ». Et Afrik.com de s'interroger : « Comment concilier l'image d'un roi moderne, amateur de jet-ski et de sports mécaniques, avec celle du Commandeur des croyants, héritier d'une tradition séculaire ? Comment gérer la transition vers son fils dans un contexte régional instable ? Comment maintenir l'équilibre entre ouverture économique et fermeture politique ? Comment gérer une alliance avec Israël, premier fournisseur d'armement du Royaume, alors que la population soutient massivement Gaza ? ».
En 2018, un mouvement de boycott spontané lancé sur les réseaux sociaux cible trois marques perçues comme symboles de la vie chère au Maroc. Parmi elles, Centrale Danone, filiale du géant français de l'agroalimentaire, subit de plein fouet la colère des consommateurs. Chiffre d'affaires en chute libre, image écornée et retrait de la Bourse… Retour sur une crise qui a marqué les esprits. L'histoire commence discrètement, presque anonymement, sur Facebook. Quelques messages appellent les Marocains à boycotter trois marques accusées de pratiquer des prix excessifs : le carburant des stations Afriquia, l'eau minérale Sidi Ali, et les produits laitiers de Centrale Danone. L'un des slogans partagés sur les réseaux résume l'état d'esprit des initiateurs : « Le boycott est plus fort que la manifestation. Ce n'est pas un acte ponctuel, c'est une résistance quotidienne ». Très vite, le mouvement prend de l'ampleur. Selon plusieurs sondages relayés à l'époque, 57 % des Marocains informés du boycott affirment avoir cessé d'acheter au moins une des trois marques concernées. En tête de cette fronde pacifique, la classe moyenne, étranglée par la cherté de la vie et de plus en plus frustrée face à l'immobilisme des autorités. À ce moment-là, le Maroc représente 45 % du chiffre d'affaires africain du groupe Danone. Un marché stratégique. Mais pour l'économiste Abdelghani Youmni, cette réaction populaire est le symptôme d'un malaise plus profond : « La classe moyenne marocaine, qui a mis seize ans à se construire, est en train de s'effriter. Elle perd pied à cause du coût de la vie, du crédit, de l'éducation, du transport, de la santé… L'économie marocaine crée de la richesse, mais en dehors des Marocains ». Ventes en chute libre, emplois supprimés, image écornée En mai 2018, après un mois de silence, le directeur général de Centrale Danone au Maroc, Didier Lamblin, prend la parole sur Atlantic Radio, une station privée marocaine. Le ton est grave : « L'impact est significatif sur nos ventes, sur nos parts de marché. Nous sommes obligés de prendre des mesures regrettables : suspendre une partie des volumes collectés chez nos 120 000 éleveurs ». Les conséquences sont immédiates : des centaines de travailleurs licenciés, des coopératives de lait déstabilisées, et une colère qui monte encore d'un cran. Début juin, des employés de l'entreprise manifestent devant le Parlement à Rabat : « Le gouvernement est responsable. Ce n'est pas aux salariés de payer les conséquences de la hausse du coût de la vie », scande un manifestant. Face à la crise, Danone tente une opération reconquête. En septembre, la marque annonce qu'elle vend désormais le litre de lait à prix coûtant, une mesure sans précédent. Mais rien n'y fait : les ventes continuent de chuter. Au total, Danone accusera une perte de 178 millions d'euros de chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente. Quelques mois plus tard, Emmanuel Faber, PDG du groupe, revient sur cet épisode marquant : « Nous vendions notre lait au même prix que nos concurrents. Mais Centrale Danone était perçue comme proche de la famille royale et de l'élite marocaine. Cela a facilité son boycott. » Danone lancera par la suite une gamme de produits « solidaires » à bas prix, puis se fera discret. En 2020, Centrale Danone se retire de la Bourse de Casablanca. Les résultats financiers de la filiale ne sont désormais plus publics.
Dans ce nouvel épisode de notre série d'été consacrée aux « délices du continent », nous partons pour Casablanca, à la découverte d'un sandwich populaire. Ce dernier convoque, pour des générations de Marocains, l'enfance, la plage, les vacances d'été… Vendu autour d'un euro, il est emblématique de la culture toujours très vivante de la street food à la marocaine. La suite vous est contée par Matthias Raynal. Il s'appelle le « thon o'lahrour », littéralement « le thon et le piment ». Ce sont les deux ingrédients phares de ce sandwich marocain. Mais il y en a d'autres… Sur son comptoir mobile, Imad, 36 ans, prépare des thon o'lahrour depuis treize ans : « Le plus important, c'est le pain ! Le croquant, le croustillant, c'est ça le secret ! ». Il poursuit : « Premièrement, le thon ne va jamais te rendre malade. Deuxièmement, c'est léger, c'est bien quand il fait chaud. Troisièmement, c'est le sandwich de toutes les générations, il convient à la fois aux petits et aux grands. » Voilà la recette du succès, qui ne s'est jamais démentie au fil des années. Kenzi vient de sortir du bureau. Elle prend sa pause déjeuner avec des copines : « Mmmmm, c'est très très bon, c'est mon enfance… Ce sandwich, tu le trouves à la plage, au stade, dans la rue, à côté des écoles… » Hicham, 43 ans, en est déjà à son deuxième thon o'lahrour ce midi : « On oubliera jamais ce sandwich, il fait partie de l'histoire. Le jour de l'Aïd, quand tout est fermé, il y a toujours un gars dans le quartier qui profite de ce moment pour se mettre à vendre des sandwichs, car le jour de la fête, les gosses reçoivent un peu d'argent de poche, quelques dirhams qui sont aussitôt dépensés ». À lire aussi« Cuisines d'Afrique du Nord » : recettes et récits intimes d'une identité retrouvée Parasol et sable fin, voilà le décor que préfère encore le thon o'lahrour. Imad reprend : « Il n'y a pas un Marocain qui est parti à la plage et qui n'a pas mangé ce sandwich. C'est un pan de la culture balnéaire au Maroc. » Ce monument de la street food marocaine a évolué à travers le temps : « Par exemple, il n'y avait pas de pommes de terre avant. Certains en ajoutent désormais, ils mettent aussi de la charcuterie halal, des sauces, du fromage… Son avantage, c'est qu'on n'a jamais marre d'en manger. Tous les jours, du lundi au vendredi, j'en mange deux au déjeuner. » Et si vous voulez goûter à ce fameux sandwich fait avec passion par Imad, sachez que son stand se trouve en centre-ville, sur la place Zellaqa. À lire aussiLes délices du continent en Côte d'Ivoire: l'alloco [9/10]
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durée : 00:58:35 - LSD, la série documentaire - par : Perrine Kervran, Johanna Bedeau - Entre 1950 et 1970, c'est près de 78 000 Marocains qui seront recrutés avec des contrats de courtes durées pour venir extraire les dernières tonnes de charbon en France. - réalisation : Marie-Laure Ciboulet
Ce jeudi dans Radio Foot (16h10 & 21h10 TU) : Mondial des clubs : show time aux USA ! ; - Gattuso à la tête de la Nazionale pour succéder à Spalletti ! ; Coupe du monde : la Jordanie qualifiée pour son premier Mondial ! Mondial des clubs : show time aux USA ! - City s'impose 2-0 face au Wydad … mais premiers pas décevants pour Cherki - Le Real accroché 1-1 par Al-Hilal : Xabi Alonso cherche encore la formule - Mbappé malade, incertain aussi pour les chocs à venir ? - La Juventus reçue 5/5 face à Al-Aïn ! Débat : la Coupe du monde des clubs est-elle bien lancée ? Retour sur les temps forts de la soirée : du Bureau ovale de la Maison Blanche pour les joueurs de la Juve, au penalty stoppé par Bounou face aux Merengue ! Gattuso à la tête de la Nazionale pour succéder à Spalletti ! Débat : un choix qui divise jusqu'aux plus hautes sphères de l'État… Explications en direct avec Matteo Cioffi, depuis Milan ! Coupe du monde : la Jordanie qualifiée pour son premier Mondial ! Une grande première racontée en direct par le sélectionneur Jamal Sellami, le Marocain à la tête de la sélection jordanienne Débat : l'important, c'est de participer ? Ce nouveau format à 48 nations pour la prochaine Coupe du monde condamne-t-il les petites sélections à faire de la figuration l'été prochain ? Présentation : Annie Gasnier Consultants : Nabil Djellit, Philippe Doucet, Matteo Cioffi Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno.
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Le Journal en français facile du mercredi 4 juin 2025, 18 h 00 à Paris. ► EXERCICEComprendre un extrait du journal | Changement possible de monnaie en Bulgarie | niveau B2 (exercice + PDF)Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BjQA.A
Radio Foot internationale aujourd'hui 16h10-21h10 T.U. Au sommaire : - Le 17è lauréat de l'édition du Prix Marc-Vivien Foé RFI/France 24 Achraf Hakimi, roi d'Afrique en Ligue 1. ; - Liga, 35è journée, encore un Clasico de feu ! - Le 17è lauréat de l'édition du Prix Marc-Vivien Foé RFI/France 24 Achraf Hakimi, roi d'Afrique en Ligue 1. Impliqué sur 21 buts cette saison, le vice-capitaine des Champions de France est devenu un pilier du PSG, dont il est le 1er lauréat. Il est le 4e Marocain primé, après Chamakh (2009), Belhanda (2012) et Boufal (2016). Dans l'émission : reportages, témoignages et réactions d'auditeurs autour du latéral offensif de 27 ans, dont les compatriotes attendent d'autres succès. Quels atouts lui ont permis de se démarquer cette saison ? Le natif de Getafe est-il en train de devenir une légende du foot africain moderne ? Le PSG a-t-il sublimé ou bridé son potentiel individuel ?- Liga, 35è journée, encore un Clasico de feu ! Barcelone/Real Madrid 4-3 ! 6 buts inscrits en 1ère mi-temps ! Spectacle total, un match qui rapproche les Blaugranas du titre. Les Catalans ont remporté tous leurs matches (4) face à leur adversaire cette saison. - Le triplé de Mbappé ne suffit pas. Mais avec 39 réalisations toutes compétitions confondues, le Bondynois se rapproche du titre de Pichichi (il devance Lewandowski de 2 longueurs). Le Barça réussit bien au Kyks. Une équipe de Barcelone qui encaisse des buts et en marque. Un 11 au jeu séduisant, qui a encore réussi à revenir ! Un récital de (futur) champion ? Des Merengues dont le collectif fait défaut, saison blanche ? Un nouvel entraîneur est attendu, le Mondial des clubs peut-il redonner de l'éclat à la Casa Blanca ?Autour d'Annie Gasnier : Christophe Jousset, Sophiane Amazian, Dominique Sévérac et Hervé Penot. - Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.
durée : 00:54:05 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle, Franck COGNARD - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles : du bled au terril, l'histoire des mineurs marocains dans le Nord de la France. - invités : Mariame Tighanimine - Mariame Tighanimine : Sociologue au Lise (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique du CNAM-CNRS) - réalisé par : Frédéric Milano