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Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.
durée : 00:03:28 - Les Matins de France Culture - par : Raphaël Laloum - En 1887, Maria Skłodowska n'est pas encore Marie Curie. Dans la Pologne des tsars, l'université lui est fermée. Pour financer les études de sa sœur à Paris, Maria décide de devenir institutrice dans un petit hameau. L'instruction devient son combat. - équipe : Thomas Beau Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après la défaite de Napoléon de 1814, les monarques européens se réunissent à Vienne pour fêter la paix et la faire durer vingt ans : c'est le tout premier grand congrès diplomatique international. Mais derrière les fastes et les bals, se cachent de vives tensions diplomatiques et des rivalités qui menacent de faire voler en éclats la fragile paix revenue.Franck Ferrand nous plonge au cœur de ce congrès historique, où se croisent les plus grands noms de la politique européenne de l'époque. Alors que l'orchestre de Beethoven joue Fidelio, les diplomates s'affrontent en coulisses pour définir le nouvel ordre continental. Entre la Russie qui convoite la Pologne, la Prusse qui vise la Saxe et l'Autriche qui cherche à préserver son influence, les négociations s'annoncent ardues. Heureusement, les soirées fastueuses organisées par Metternich permettent de se détendre un peu. Mais l'arrivée fracassante de Napoléon, qui a réussi à s'évader de l'île d'Elbe, vient soudain tout remettre en question. Les alliés, à nouveau unis, se lancent alors dans une course contre la montre pour écraser définitivement l'Empereur déchu.Au fil de cet épisode haletant, découvrez les coulisses de ce Congrès de Vienne qui a profondément façonné l'Europe du 19ème siècle. Un moment charnière de l'Histoire, raconté avec la verve et l'érudition qui font le succès des Grands Dossiers de l'Histoire.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Marvejols, Camille avait réservé une surprise à l'avance : le parc des loups du Gévaudan. Cinq espèces venues du Canada, de Mongolie, de Sibérie, de Pologne et d'Arctique. Une visite guidée qui mêle comportement animal, mythe et sculptures en bois dans le parc. Troisième extrait du road trip en camping-car en Occitanie.Pour écouter l'épisode en entier15 jours en camping-car entre l'Aubrac et les Cévennes – Le voyage en famille de Camille en Occitanie-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
C dans l'air du 10 juillet 2026 - Poutine : la tentation de l'escalade Six milliards de dollars. C'est ce que les frappes longue distance de Kiev auraient infligé comme pertes à la Russie depuis janvier. Et l'Ukraine continue de mener une vague de frappes de drones en profondeur, visant notamment des installations militaires et logistiques russes.En réponse, Poutine a lancé l'une de ses plus importantes séries de frappes aériennes de ces dernières semaines, en particulier contre Kiev, avec des missiles balistiques et des drones. Le chef du Kremlin, très en colère cette semaine, a présenté ces bombardements comme des représailles aux attaques ukrainiennes et a averti que toute nouvelle escalade de l'Ukraine entraînerait une réponse encore plus sévère. Poutine agiterait même le spectre d'une confrontation avec l'OTAN en visant la Pologne.Sur le terrain, les combats restent très intenses, sans percée décisive d'un côté comme de l'autre, tandis que les frappes de longue portée deviennent un élément central de la guerre. En Crimée, péninsule annexée et lieu de villégiature de l'élite russe, la vie des habitants est fortement impactée par la guerre, entre pénurie d'essence et coupures d'électricité. Des magasins commencent aussi à fermer alors que les Ukrainiens ciblent les ponts en direction du nord.Pendant ce temps, à Monaco, l'enquête se poursuit sur l'explosion d'un colis piégé il y a deux semaines. Une tentative d'homicide visant un oligarque ukrainien est la piste privilégiée. Ce dernier a été grièvement blessé, comme sa compagne et son fils de treize ans. Plusieurs médias évoquent ses éventuels liens avec des réseaux de fraude financière ou de criminalité organisée. La suspecte principale, Anastasiia Berezovska , a été retrouvée morte en Ukraine avec « des blessures par balle à la tête », a annoncé la police nationale du pays, qui a arrêté deux suspects.Alors, Poutine s'en prendra-t-il à l'OTAN ? Quel est le quotidien des habitants de Crimée ? Où en est l'enquête à Monaco ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- LUCAS MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie-ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24, ancienne correspondante en RussiePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Au sommaire :Les pertes des assureurs de forêt explosent face à la multiplication des incendies, avec des dommages multipliés par 6 en 10 ans, menaçant les propriétaires forestiers privés.Marine Le Pen est condamnée en appel dans l'affaire des assistants parlementaires, mais peut se présenter à l'élection présidentielle en faisant appel de la décision.Les États-Unis et l'Iran s'affrontent à nouveau dans le détroit d'Ormuz, avec des bombardements de part et d'autre, alors que les négociations pour un accord nucléaire se poursuivent.L'attentat à Monaco contre un homme d'affaires ukrainien a conduit à la mort de la suspecte, Anastasiia Berezovska, dans des circonstances troubles.Le réarmement des pays d'Europe de l'Est, notamment la Pologne, s'accélère face à la menace russe, tandis que la France et l'Allemagne peinent à augmenter leurs budgets de défense.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre français des Affaires étrangères, pour décrypter les enjeux du prochain sommet de l'OTAN. Alors que le président américain Donald Trump a souvent critiqué le manque d'investissement des Européens dans leur défense, ce sommet sera l'occasion pour les alliés de l'OTAN de trouver un équilibre entre les exigences américaines et leur volonté d'affirmer une plus grande autonomie stratégique. Hubert Védrine, fin connaisseur des arcanes de la diplomatie internationale, analyse en détail les différentes positions des pays européens sur cette question. Il explique notamment comment certains, comme la France, plaident pour une prise en main progressive de leur sécurité, quand d'autres, à l'instar de la Pologne, préfèrent rester dans le giron sécuritaire américain. Il met également en lumière les enjeux industriels et technologiques qui se cachent derrière ces choix stratégiques, avec la volonté des États-Unis de conserver leur domination sur le marché de l'armement européen. Au-delà des déclarations officielles, le diplomate invite à scruter attentivement le communiqué final du sommet pour y déceler d'éventuelles avancées, même minimes, vers une plus grande autonomie européenne en matière de défense. Un sujet qui montre à quel point les Européens sont tiraillés entre leur dépendance historique vis-à-vis des États-Unis et leur aspiration à devenir une véritable puissance géopolitique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne La Pologne est-elle la prochaine cible de la Russie ? C'est en tout cas ce que soutiennent les renseignements américains qui ont multiplié les avertissements, selon The Telegraph.Il y a une semaine, les Pays-Bas alertaient déjà l'OTAN sur une possible intervention russe en Europe "dans l'année qui suivra la fin de la guerre" en Ukraine. Un scénario qui n'est pas sans rappeler les indications américaines en 2021 ; quelques mois plus tard, la Russie se lançait à l'assaut de l'Ukraine.À seulement quelques jours du sommet de l'OTAN à Ankara, ces annonces font l'effet d'une bombe sur fond de désengagement américain. Les budgets de défense des alliés devraient y être longuement évoqués, sous la pression de Donald Trump qui dénonce une "relation à sens unique". Son secrétaire d'État à la Défense, Pete Hegseth, a prévenu d'un "réexamen" de la présence militaire américaine en Europe.Mais les Polonais ne sont pas les seuls à s'inquiéter. Au sein des pays baltes, en première ligne face à la Russie, la guerre a déjà commencé. Brouillage de GPS, sabotage ou propagande prorusse, Baiba Braže, la ministre lettonne des Affaires étrangères, témoigne auprès de nos journalistes de la réalité de cette guerre hybride et abonde dans le sens de Donald Trump, pour enjoindre les Européens à se prendre en main en matière de défense.Au cœur des préoccupations : les accusations de discrimination envers les populations russophones, portées par Vladimir Poutine. Ces dernières sont particulièrement implantées dans les pays baltes (jusqu'à 38 % de la population en Lettonie). En 2022, pour justifier sa guerre, le président russe avait prétexté des "abus et un génocide" commis par le "régime de Kiev" à l'encontre de ces populations. La défense des droits des russophones, un motif déjà invoqué lors du lancement de l'offensive russe en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, deux régions géorgiennes toujours occupées par la Russie."La permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte (...) reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées", a déclaré récemment le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Nous avons pu suivre les exercices de l'armée française, qui démontrent l'importance de la logistique dans les conflits de haute intensité. Dans ce contexte, 436 milliards d'euros vont être consacrés à la défense d'ici à 2030, en hausse de 36 milliards, suite à l'adoption par le Parlement d'une nouvelle version de la loi de programmation militaire.Faut-il prendre les avertissements américains et polonais au sérieux ? Malgré l'affaiblissement de la position de Vladimir Poutine, la Russie peut-elle attaquer l'OTAN ? Sommes-nous prêts à une guerre de haute intensité ? Le flanc Est de l'Europe sera-t-il la prochaine cible de la Russie ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
Alors qu'il se rend au Congo en tant que marin, Joseph Conrad va se révéler écrivain au travers des notes qu'il prend au cours de son périple.Dans cet épisode captivant, Franck Ferrand nous emmène sur les traces de l'écrivain Joseph Conrad, l'un des plus grands romanciers britanniques de tous les temps. Nous suivons son voyage au Congo en 1889, une expérience marquante qui a profondément influencé son œuvre, notamment son chef-d'œuvre "Au cœur des ténèbres".Originaire de Pologne, Conrad a mené une vie aventureuse avant de se consacrer à l'écriture. Marin dans la marine marchande, il a navigué dans le monde entier, de l'Inde à l'Australie, accumulant une riche expérience qui transparaîtra dans ses récits. Mais c'est son séjour au Congo, alors colonie belge dirigée d'une main de fer par le roi Léopold II, qui va marquer un tournant décisif dans sa carrière d'écrivain.À son arrivée dans cette région encore mystérieuse et sauvage, Conrad est confronté à l'omniprésente violence du système colonial. Il rencontre notamment Roger Casement, un Irlandais révolté par les exactions commises sur les populations locales. Ces événements tragiques vont nourrir l'écriture d'"Au cœur des ténèbres", un roman sombre et puissant qui dénonce avec lucidité les dérives de l'impérialisme européen en Afrique.Franck Ferrand retrace avec brio ce périple congolais qui a façonné l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature mondiale. Au fil de son récit, il met en lumière l'influence déterminante de cette expérience sur l'œuvre de Conrad, qui a su sublimer la réalité dans une langue d'une richesse et d'une beauté saisissantes.
Dans une Europe fracturée par la guerre froide, l'élection de Jean-Paul II en 1978 change la donne. Pour la première fois, un Polonais s'assoit sur le trône de Saint-Pierre avec une obsession, libérer son pays d'origine de la tutelle soviétique. Allié de l'ombre des Etats-Unis, le pape transforme le Vatican en une véritable plaque tournante du renseignement. Alors que la Pologne bascule sous la loi martiale, il s'appuie sur un réseau clandestin de prélats et une collaboration étroite avec la CIA pour organiser la chute du bloc communiste. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, vous plongent dans l'histoire du Vatican et de ses réseaux d'espionnage sous Jean-Paul II, en pleine guerre froide. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit et monté par Mélanie Pierre, réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : INA, ArteMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Rachel naît le 26 août 1934 à l'Hôtel-Dieu, à Paris.Ses parents, tous deux émigrés de Pologne dans les années 1930, ont fui l'insécurité et la misère de leur pays d'origine dans l'espoir de reconstruire une vie paisible et prospère en France.Mariés à Paris, lui est chapelier et elle couturière.Ensemble, ils travaillent dur et élèvent leurs trois filles, dont Rachel est l'aînée.À force de courage, leur situation s'amenuise et la famille s'installe dans un bel appartement parisien, près de la place de la République.Ils rêvent alors de faire venir leurs proches restés en Pologne, ou d'y emmener les filles pour leur présenter la famille...Mais la guerre éclate, et balaie instantanément tous leurs projets
durée : 00:11:37 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - Grand Prix au dernier festival Séries Mania, "Proud" campe, dans une Pologne réactionnaire, l'histoire d'un jeune homme gay fêtard devenu parent par la force des choses. - équipe : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Olivier Joyard Critique et réalisateur, Charles Bosson Critique de cinéma et de séries, animateur du podcast “Overtime” Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les photos de bâtiments effondrés, d'habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s'est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l'intérieur ». Mais, dit-elle, « il n'y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s'est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ». Au-delà des témoignages, les journaux s'intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu'à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l'épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d'influence ». Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l'opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l'envoi de 150 millions de dollars d'aide » et la mobilisation de navires et d'avions. El Nacional, l'un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ». Attaques hybrides Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l'Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l'Ukraine ». C'est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d'alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n'est pas en mesure d'ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d'autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l'Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ». À l'Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l'Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l'avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ». Inquiétude Enfin, en France, c'est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l'on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L'hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s'installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l'être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ». Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ».
On s'intéresse aujourd'hui à une « Vallée du cuivre » située dans l'ouest de la Pologne. Un giga-projet minier, qui prévoit jusqu'à 800 000 tonnes de cuivre par an, a été validé par le gouvernement de Donald Tusk. Un investissement stratégique très important pour Varsovie. En quoi consiste ce projet ? Il s'agit de créer tout un écosystème industriel autour de la production de cuivre et d'argent. Cela afin de permettre au géant du cuivre polonais, KGHM Polska Miedz SA, de porter sa production à plus du double de son niveau actuel. L'ambition de devenir un fournisseur essentiel de cuivre Entreprise publique, KGHM produit déjà près de 400 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en fait le premier producteur de cuivre de l'Union européenne. Mais loin derrière les champions mondiaux de cuivre que sont le Chili et le Pérou. L'ambition du gouvernement polonais est de faire de son pays un fournisseur essentiel de ce métal d'avenir. À lire aussiLe cuivre porté par l'inquiétude sur l'offre du Chili et du Pérou Le métal stratégique Et ce alors que la demande mondiale de cuivre ne cesse d'augmenter. Dans son étude publiée en début d'année, S&P Global Energy souligne le rôle essentiel du cuivre à l'ère de l'intelligence artificielle. La demande de cuivre devrait passer de 28 millions de tonnes en 2025 à 42 millions de tonnes en 2040. Électrification, numérisation, centres de données ont tous besoin de ce métal stratégique. La Pologne a la possibilité d'accroître ses capacités de production de cuivre et d'argent grâce aux nouvelles mines que prévoit d'ouvrir dans ce pays de l'Europe centrale la société canadienne Lumina Metals Corp. À lire aussiLe cuivre tutoie les sommets, dopée notamment par les énormes besoins de l'intelligence artificielle Une nouvelle Silicon Valley Lumina est ce que l'on appelle une société minière junior. Encore au stade d'exploration, elle finance ses investissements par des levées de fonds en Bourse, sans avoir encore entamé la production. Lumina est présente en Pologne depuis une quinzaine d'années. Cette entreprise souhaite développer ses projets à proximité des mines et des fonderies existantes de KGHM pour les approvisionner en cuivre extrait de ses gisements. 6,4 milliards de dollars d'investissements seront nécessaires pour réaliser ce projet. Cette « Vallée du cuivre » ferait partie d'un vaste plan gouvernemental réunissant industrie, matières premières, énergie et recherche. Une sorte de Silicon Valley au cœur de l'Europe !
Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place. La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires. Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique. À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel. Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.
Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place. La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires. Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique. À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel. Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.
En raison de la forte hausse des températures en France, le short au bureau va-t-il devenir la norme ? Le mardi 23 juin, le député socialiste Arthur Delaporte arborait un bermuda à l'Assemblée nationale. Pour Ruth Elkrief, c'est du bon sens qu'on s'adapte, mais jusqu'à une certaine limite. Au-delà des apparences, la Chine est encore en position de force, aussi bien en ce qui concerne les ventilateurs que la climatisation. Les ventes ont connu une hausse significative au cours des dernières années. Selon Dominique Seux, quand on regarde un marché aussi considérable, les principaux industriels de la climatisation en France sont tous asiatiques. Sur fond de tensions liées à l'histoire des deux pays voisins, Volodymyr Zelensky a annoncé, samedi 20 juin, qu'il avait renvoyé la plus haute distinction de la Pologne, l'Ordre de l'Aigle blanc, qui lui a été retirée vendredi soir par le président polonais Karol Nawrocki. Abnousse Shalmani pense que le président ukrainien a fait une énorme bourde. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 20/06/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Meriem Amellal, journaliste à France 24, Rima Abdul Malak, directrice du quotidien libanais “L'Orient-Le Jour”, Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse “Blick.fr” et le dessinateur de presse Patrick Chappatte. Réchauffement climatique : la France dépassée par les événements ? La France fait face à la deuxième vague de chaleur de l'année 2026 depuis le 17 juin. Cette semaine, un bilan du plan national d'adaptation au changement climatique, adopté en mars 2025, a été présenté, affirmant que 85 % des actions ont été engagées. Plusieurs associations dénoncent un plan insuffisant et un manque de moyens. Accord Iran/États-Unis : le régime de Téhéran, grand vainqueur ? Dans la nuit du 17 au 18 juin les présidents américain et iranien ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le texte prévoit notamment un arrêt des opérations militaires, y compris au Liban, la fin du blocus du détroit d'Ormuz et la levée des sanctions américaines visant l'Iran. De premières négociations pour un accord définitif devaient se tenir le 19 juin en Suisse, elles ont été reportées. Nous recevons le pianiste Alexandre Kantorow. Premier Français lauréat du Concours Tchaïkovski, il sera en récital à Paris le 2 juin et en tournée cet été en France et à l'international. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins polonais. Le caricaturiste russe Semyon Skrepetski, exilé en Pologne depuis 2021, a été assassiné en pleine rue lundi 15 juin. Il critiquait à travers ses dessins les autocrates notamment russes, biélorusses et tchétchènes. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Mahmoud Abbas. Après plus de 20 ans sans scrutin national, le dirigeant palestinien a annoncé l'organisation d'élections législatives en novembre puis une présidentielle début 2027. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision taïwanaise. Taïwan a lancé un site internet destiné aux citoyens chinois pour qu'ils partagent des informations confidentielles sur la Chine. Natacha Triou nous invite à méditer sur les frissons que nous procure la musique. À l'occasion de la Fête de la musique, elle s'intéresse à ce phénomène qui échappe à une partie de la population atteinte d'amusie congénitale. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 20 juin 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Le G7 s'est achevé sans que les droits des femmes n'aient été abordés. La raison ? Trop "confrontationnel" selon Emmanuel Macron, qui voulait éviter une crise diplomatique avec l'allié américain Donald Trump. Pourtant le backlash sur les droits des femmes n'a jamais été aussi important. En Hongrie, en Pologne, aux Etats-Unis, c'est d'abord à l'IVG que s'en sont pris les gouvernements. Aux États-Unis, il est désormais plus difficile pour les personnes qui ont changé de nom au cours de leur vie, comme les femmes mariées, de voter. Et la Heritage Foundation, organisation très conservatrice, a un long programme pour remettre les femmes dans les foyers plus que n'importe où ailleurs dans la société. Pourtant, les droits des femmes sont comme le canari de la mine : annonciateur de ce qui va advenir. Chaque fois que ces droits-là sont attaqués, ceux des autres minorités le sont également dans la foulée. Un détricotage des acquis de l'égalité qui sont, in fine, un affaiblissement grave de la démocratie, expliquent les organisations féministes du Women 7, une coalition de 260 associations issues de 62 pays. Lucie Daniel de l'association Equipop, et Jeanne Lacou de CARE France font l'état des lieux et en expliquent les risques.
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Jordan Bardella s'affiche à l'étranger. Le président du RN sera à partir de ce jeudi (18 juin 2026) en Pologne, une semaine après s'être rendu au Parlement flamand sur invitation de l'extrême droite belge. Le Rassemblement National s'intéresse-t-il subitement à l'Europe ? Internationalisation au risque d'être cantonné aux côtés des nationalistes ou tentative de consensus pour élargir son électorat : quelle stratégie pour le RN dans sa quête de pouvoir en France en 2027 ? Pour en débattre : - Catherine Tricot, directrice de la revue Regards - Jean-Philippe Moinet, auteur et fondateur de la Revue Civique, ancien président de l'Observatoire de l'extrémisme, auteur du livre Un journal sous influence (éditions AliRibelli) - Catherine Fieschi, politologue au think tank Carnegie Europe, spécialiste des populismes.
Jordan Bardella s'affiche à l'étranger. Le président du RN sera à partir de ce jeudi (18 juin 2026) en Pologne, une semaine après s'être rendu au Parlement flamand sur invitation de l'extrême droite belge. Le Rassemblement National s'intéresse-t-il subitement à l'Europe ? Internationalisation au risque d'être cantonné aux côtés des nationalistes ou tentative de consensus pour élargir son électorat : quelle stratégie pour le RN dans sa quête de pouvoir en France en 2027 ? Pour en débattre : - Catherine Tricot, directrice de la revue Regards - Jean-Philippe Moinet, auteur et fondateur de la Revue Civique, ancien président de l'Observatoire de l'extrémisme, auteur du livre Un journal sous influence (éditions AliRibelli) - Catherine Fieschi, politologue au think tank Carnegie Europe, spécialiste des populismes.
durée : 00:03:38 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Un artiste russe connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine a été tué par balles dans l'est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Deux ressortissants biélorusses ont été interpellés, alors que l'enquête cherche encore à établir le mobile de ce meurtre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:38 - InterNational - par : Guillaume Auda - Un artiste russe connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine a été tué par balles dans l'est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Deux ressortissants biélorusses ont été interpellés, alors que l'enquête cherche encore à établir le mobile de ce meurtre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe
De plus en plus jeunes, de plus en plus violents, les gangs recrutent des adolescents — et désormais aussi des filles. En Suède, les associations alertent sur l'emprise exercée sur les enfants. Au sommaire également l'Irlande du Nord, où la très touristique Chaussée des Géants cherche à transformer ses visiteurs en alliés de sa préservation. Comment enrayer l'engrenage des gangs ? Face au recrutement de jeunes toujours plus jeunes, la Suède durcit le ton. Le gouvernement conservateur du Premier ministre Ulf Kristersson veut abaisser l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans et commence à aménager des quartiers réservés aux mineurs dans les prisons. Une rupture avec la tradition suédoise de réhabilitation éducative. Une stratégie contestée par les associations qui tentent de préserver aussi les jeunes filles, de plus en plus ciblées par les gangs. Reportage en Suède, Ottilia Férey. Un phénomène européen La Suède n'est pas un cas isolé. Partout en Europe, les réseaux criminels exploitent la vulnérabilité des adolescents : mineurs moins lourdement condamnés, plus faciles à intimider, plus difficiles à repérer. Entretien avec Fabrice Rizzoli, spécialiste des mafias et des réseaux criminels. Maja Chwalińska, la révélation polonaise de Roland-Garros Elle a surpris tout le monde à Roland-Garros. La joueuse polonaise Maja Chwalińska, longtemps méconnue du grand public, est devenue au fil du tournoi une véritable star dans son pays. Même battue samedi (6 juin 2026) en finale par la Russe Mira Andreeva, son parcours a suscité une immense fierté en Pologne. D'autant que cette athlète de 24 ans revient de loin… À Varsovie, Adrien Sarlat. En Irlande du Nord, protéger la Chaussée des Géants Et si les touristes n'étaient pas seulement le problème, mais aussi une partie de la solution ? En Irlande du Nord, les visiteurs de la Chaussée des Géants sont désormais incités à participer à la protection de ce site volcanique spectaculaire, né du refroidissement de la lave. Des dizaines de milliers de colonnes de basalte noir, emboîtées entre mer et collines, attirent près d'un million de visiteurs chaque année. Classé à l'Unesco depuis 1986, ce paysage unique subit les effets de son succès. Reportage de Clémence Pénard.
De plus en plus jeunes, de plus en plus violents, les gangs recrutent des adolescents — et désormais aussi des filles. En Suède, les associations alertent sur l'emprise exercée sur les enfants. Au sommaire également l'Irlande du Nord, où la très touristique Chaussée des Géants cherche à transformer ses visiteurs en alliés de sa préservation. Comment enrayer l'engrenage des gangs ? Face au recrutement de jeunes toujours plus jeunes, la Suède durcit le ton. Le gouvernement conservateur du Premier ministre Ulf Kristersson veut abaisser l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans et commence à aménager des quartiers réservés aux mineurs dans les prisons. Une rupture avec la tradition suédoise de réhabilitation éducative. Une stratégie contestée par les associations qui tentent de préserver aussi les jeunes filles, de plus en plus ciblées par les gangs. Reportage en Suède, Ottilia Férey. Un phénomène européen La Suède n'est pas un cas isolé. Partout en Europe, les réseaux criminels exploitent la vulnérabilité des adolescents : mineurs moins lourdement condamnés, plus faciles à intimider, plus difficiles à repérer. Entretien avec Fabrice Rizzoli, spécialiste des mafias et des réseaux criminels. Maja Chwalińska, la révélation polonaise de Roland-Garros Elle a surpris tout le monde à Roland-Garros. La joueuse polonaise Maja Chwalińska, longtemps méconnue du grand public, est devenue au fil du tournoi une véritable star dans son pays. Même battue samedi (6 juin 2026) en finale par la Russe Mira Andreeva, son parcours a suscité une immense fierté en Pologne. D'autant que cette athlète de 24 ans revient de loin… À Varsovie, Adrien Sarlat. En Irlande du Nord, protéger la Chaussée des Géants Et si les touristes n'étaient pas seulement le problème, mais aussi une partie de la solution ? En Irlande du Nord, les visiteurs de la Chaussée des Géants sont désormais incités à participer à la protection de ce site volcanique spectaculaire, né du refroidissement de la lave. Des dizaines de milliers de colonnes de basalte noir, emboîtées entre mer et collines, attirent près d'un million de visiteurs chaque année. Classé à l'Unesco depuis 1986, ce paysage unique subit les effets de son succès. Reportage de Clémence Pénard.
Un combat judiciaire à l'affiche : le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État retrace une sombre page de l'histoire coloniale belge au Congo. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale dans les années 40-50. Cinq femmes témoignent de leur combat pour la reconnaissance et la réparation. Dans cette émission également, nous irons dans les entrepôts de Mesko, principal fournisseur de munitions de l'armée polonaise. Sorti en salle en Belgique, le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État, de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, revient sur une page longtemps occultée de l'histoire coloniale belge au Congo : celle des enfants métis arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale. Nées dans les années 1940 et 1950, ces cinq femmes avaient entre 2 et 5 ans lorsqu'elles ont été placées dans des institutions religieuses. Près de 80 ans plus tard, elles ont attaqué l'État belge en justice. Le film accompagne leur combat, entre mémoire, réparation et transmission. Récit et rencontre au micro de Jean-Jacques Héry. En Pologne, les usines d'armement tournent à plein régime C'est le pays d'Europe qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la défense : plus de 4,5% cette année (2026). Frontalière de l'Ukraine, la Pologne veut bâtir l'armée de terre la plus puissante du continent. Une ambition qui bouleverse aussi son industrie de l'armement, confrontée à un afflux de commandes sans précédent. Reportage d'Adrien Sarlat dans les entrepôts de Mesko. Martinique : partir pour étudier… revenir pour faire vivre l'île ? Dans son nouveau reportage pour ENTR, Malvina Raud s'intéresse à ces jeunes Martiniquais contraints de quitter leur île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. En Martinique, certains cursus n'existent pas, le chômage des jeunes reste élevé, et la vie chère complique le retour au pays… alors que le territoire est confronté au vieillissement de sa population. En Serbie, la contestation étudiante se réinvente aussi par la culture Deux semaines après une manifestation massive à Belgrade contre le gouvernement d'Aleksandar Vučić et la corruption, la mobilisation de la jeunesse serbe se poursuit. Ce week-end, le Mikser Festival a quitté la capitale pour Novi Pazar, ville à majorité bosniaque musulmane, autour d'un mot d'ordre : imaginer un « Nouveau Monde », plus libre et plus inclusif.
Un combat judiciaire à l'affiche : le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État retrace une sombre page de l'histoire coloniale belge au Congo. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale dans les années 40-50. Cinq femmes témoignent de leur combat pour la reconnaissance et la réparation. Dans cette émission également, nous irons dans les entrepôts de Mesko, principal fournisseur de munitions de l'armée polonaise. Sorti en salle en Belgique, le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État, de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, revient sur une page longtemps occultée de l'histoire coloniale belge au Congo : celle des enfants métis arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale. Nées dans les années 1940 et 1950, ces cinq femmes avaient entre 2 et 5 ans lorsqu'elles ont été placées dans des institutions religieuses. Près de 80 ans plus tard, elles ont attaqué l'État belge en justice. Le film accompagne leur combat, entre mémoire, réparation et transmission. Récit et rencontre au micro de Jean-Jacques Héry. En Pologne, les usines d'armement tournent à plein régime C'est le pays d'Europe qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la défense : plus de 4,5% cette année (2026). Frontalière de l'Ukraine, la Pologne veut bâtir l'armée de terre la plus puissante du continent. Une ambition qui bouleverse aussi son industrie de l'armement, confrontée à un afflux de commandes sans précédent. Reportage d'Adrien Sarlat dans les entrepôts de Mesko. Martinique : partir pour étudier… revenir pour faire vivre l'île ? Dans son nouveau reportage pour ENTR, Malvina Raud s'intéresse à ces jeunes Martiniquais contraints de quitter leur île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. En Martinique, certains cursus n'existent pas, le chômage des jeunes reste élevé, et la vie chère complique le retour au pays… alors que le territoire est confronté au vieillissement de sa population. En Serbie, la contestation étudiante se réinvente aussi par la culture Deux semaines après une manifestation massive à Belgrade contre le gouvernement d'Aleksandar Vučić et la corruption, la mobilisation de la jeunesse serbe se poursuit. Ce week-end, le Mikser Festival a quitté la capitale pour Novi Pazar, ville à majorité bosniaque musulmane, autour d'un mot d'ordre : imaginer un « Nouveau Monde », plus libre et plus inclusif.
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée à paraître le 3 juin. On en parle avec son rédacteur en chef Baptiste Bouthier. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en part du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée à paraître le 3 juin. On en parle avec son rédacteur en chef Baptiste Bouthier. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en part du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
Pendant des décennies, faire du stop en Pologne n'avait rien d'une pratique marginale ou risquée. C'était presque une institution nationale. Aujourd'hui encore, alors que l'auto-stop a fortement reculé dans une grande partie de l'Europe occidentale, il reste étonnamment populaire en Pologne. Cette particularité s'explique par un mélange d'histoire, de culture et… d'organisation étatique.Tout commence après la Seconde Guerre mondiale, dans la Pologne communiste. À cette époque, le pays manque cruellement de voitures. Posséder une automobile est coûteux, compliqué et réservé à une minorité. Pourtant, les Polonais voyagent beaucoup, notamment les jeunes, les étudiants et les vacanciers. Le train existe, bien sûr, mais il est souvent lent et saturé. L'auto-stop apparaît alors comme une solution pratique et économique.Mais ce qui rend le cas polonais unique, c'est que l'État décide d'encourager officiellement cette pratique. En 1957 est lancé un programme étonnant : l'“Akcja Autostop”, littéralement “l'Action Auto-stop”. Le principe est simple. Les auto-stoppeurs achètent des carnets de coupons auprès d'organisations touristiques. Lorsqu'un conducteur accepte de les transporter, il reçoit un coupon. Plus il accumule de coupons, plus il peut obtenir des récompenses.Ces coupons permettent parfois de participer à des loteries, de gagner des objets ou même certains avantages matériels très appréciés dans une économie de pénurie. Résultat : prendre des auto-stoppeurs devient presque un acte civique. Le système transforme l'auto-stop en activité organisée, reconnue et relativement sûre.Dans les années 1960 et 1970, le phénomène explose. Chaque été, des milliers de jeunes sillonnent le pays le pouce levé. Certains concours récompensent même les plus grands voyageurs. L'auto-stop devient un symbole de liberté dans un régime pourtant très contrôlé. Pour beaucoup de Polonais, c'est aussi une manière de rencontrer des gens, de partager des histoires et de créer une forme de solidarité nationale.Même après la chute du communisme, l'habitude reste profondément ancrée. Le programme officiel disparaît finalement en 1995, mais la culture demeure. Beaucoup de conducteurs polonais ont eux-mêmes pratiqué l'auto-stop dans leur jeunesse. Ils gardent donc une image positive des voyageurs au bord des routes.Il existe aussi une raison économique. La Pologne est longtemps restée un pays où les écarts de revenus étaient importants et où voyager à petit budget était courant chez les étudiants. L'auto-stop y est donc resté plus acceptable socialement qu'en Europe de l'Ouest.Aujourd'hui encore, de nombreux voyageurs considèrent la Pologne comme l'un des pays européens les plus faciles pour faire du stop. Une survivance étonnante d'une politique née en pleine époque communiste… et devenue une véritable tradition culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une revue de la littérature parue en mars dernier vient de confirmer quelque chose d'épouvantable : dans les élevages intensifs, la douleur n'est pas seulement non soulagée – elle est activement amplifiée. Les environnements appauvris désactivent les systèmes physiologiques qui atténuent normalement la douleur, tout en activant ceux qui l'amplifient. Une chambre d'écho de la souffrance, pour des milliards d'animaux.C'est le point de départ de cet épisode, dans lequel je reçois Keyvan Mostafavi, directeur d'Anima – que vous connaissiez peut-être sous son précédent nom d'Assiettes végétales. On parle stratégie militante, mesure de l'impact, et de la question qui a conduit l'association à se réinventer : comment s'assurer qu'on aide vraiment les animaux ?Au programme :
#płatnawspółpraca | Zapraszamy na środowe "Onet Rano.", w którym gośćmi Odety Moro będą: Krzysztof Brejza, europarlamentarzysta, Koalicja Obywatelska; Dorota Brejza, adwokatka; Agnieszka "Lili" Antoniak, twórczyni internetowa, autorka; Czesław Lang, dyrektor Tour de Pologne; SARGIS, wokalista, autor tekstów i kompozytor. W części "Onet Rano. WIEM" gośćmi Bartosza Węglarczyka będą: Marcin Terlik i Jacek Harłukowicz, Onet.
Direction l'Italie, où l'extrême droite identitaire milite pour un projet de loi sur la « remigration », et pas seulement des immigrés sans papiers. 150 000 signatures ont été réunies en un mois de campagne, de quoi voir l'initiative arriver au Parlement. Au sommaire également : une expérience irlandaise très concrète pour protéger les enfants des écrans : « It takes a village » ! Si Giorgia Meloni se montre très dure contre l'immigration irrégulière, elle organise en parallèle l'entrée de travailleurs étrangers pour les besoins de l'économie : près de 500 000 visas doivent être délivrés. Une contradiction pour l'extrême droite identitaire et les groupuscules néofascistes, qui mènent campagne depuis un mois autour d'un mot d'ordre : la « remigration », et pas seulement celle des sans-papiers. Dans des centaines de communes italiennes, leurs militants installent des stands, récoltent des signatures et revendiquent déjà 150 000 soutiens, trois fois plus que le seuil nécessaire pour déposer leur projet de loi au Parlement. Reportage à Turin, Cécile Debarge. Le fascisme italien, un héritage jamais vraiment soldé Entretien avec Lucien Jaume, auteur de La vraie nature du fascisme italien, publié aux éditions Tallandier. L'historien s'est replongé dans les discours, la politique de Benito Mussolini, mais aussi dans la doctrine de son philosophe officiel, Giovanni Gentile. Il analyse le rapport changeant à la question raciale et antisémite qui, contrairement au nazisme, n'est pas centrale au fascisme italien. À écouter aussiLe spectre du fascisme hante l'Italie En Hongrie, le gouvernement Magyar fait entrer la société civile au pouvoir À quoi ressemble le paysage politique hongrois depuis la victoire triomphale de Péter Magyar sur Viktor Orban ? Le nouveau Premier ministre a formé son gouvernement le 11 mai 2026. Une équipe composée de membres de son parti, mais aussi de nombreux profils venus de la société civile. C'est le cas du ministre de l'Environnement : un ancien directeur de zoo, grand ami des animaux. À Budapest, Florence La Bruyère. À lire aussiHongrie: le Premier ministre Peter Magyar en Pologne pour son premier déplacement à l'étranger En Irlande, une ville fait bloc contre les smartphones Comment protéger les enfants des écrans ? À Greystones, au sud de Dublin, parents, écoles et commerçants se sont mis d'accord il y a trois ans autour d'une règle simple : pas de smartphone avant 13 ans. Un modèle qui porte ses fruits et qui inspire l'Irlande qui prendra bientôt la présidence du Conseil de l'Union européenne avec une priorité : interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le reportage de Clémence Pénard. À écouter aussiEnfants et écrans: en quoi consiste la règle du 3-6-9-12?
Direction l'Italie, où l'extrême droite identitaire milite pour un projet de loi sur la « remigration », et pas seulement des immigrés sans papiers. 150 000 signatures ont été réunies en un mois de campagne, de quoi voir l'initiative arriver au Parlement. Au sommaire également : une expérience irlandaise très concrète pour protéger les enfants des écrans : « It takes a village » ! Si Giorgia Meloni se montre très dure contre l'immigration irrégulière, elle organise en parallèle l'entrée de travailleurs étrangers pour les besoins de l'économie : près de 500 000 visas doivent être délivrés. Une contradiction pour l'extrême droite identitaire et les groupuscules néofascistes, qui mènent campagne depuis un mois autour d'un mot d'ordre : la « remigration », et pas seulement celle des sans-papiers. Dans des centaines de communes italiennes, leurs militants installent des stands, récoltent des signatures et revendiquent déjà 150 000 soutiens, trois fois plus que le seuil nécessaire pour déposer leur projet de loi au Parlement. Reportage à Turin, Cécile Debarge. Le fascisme italien, un héritage jamais vraiment soldé Entretien avec Lucien Jaume, auteur de La vraie nature du fascisme italien, publié aux éditions Tallandier. L'historien s'est replongé dans les discours, la politique de Benito Mussolini, mais aussi dans la doctrine de son philosophe officiel, Giovanni Gentile. Il analyse le rapport changeant à la question raciale et antisémite qui, contrairement au nazisme, n'est pas centrale au fascisme italien. À écouter aussiLe spectre du fascisme hante l'Italie En Hongrie, le gouvernement Magyar fait entrer la société civile au pouvoir À quoi ressemble le paysage politique hongrois depuis la victoire triomphale de Péter Magyar sur Viktor Orban ? Le nouveau Premier ministre a formé son gouvernement le 11 mai 2026. Une équipe composée de membres de son parti, mais aussi de nombreux profils venus de la société civile. C'est le cas du ministre de l'Environnement : un ancien directeur de zoo, grand ami des animaux. À Budapest, Florence La Bruyère. À lire aussiHongrie: le Premier ministre Peter Magyar en Pologne pour son premier déplacement à l'étranger En Irlande, une ville fait bloc contre les smartphones Comment protéger les enfants des écrans ? À Greystones, au sud de Dublin, parents, écoles et commerçants se sont mis d'accord il y a trois ans autour d'une règle simple : pas de smartphone avant 13 ans. Un modèle qui porte ses fruits et qui inspire l'Irlande qui prendra bientôt la présidence du Conseil de l'Union européenne avec une priorité : interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le reportage de Clémence Pénard. À écouter aussiEnfants et écrans: en quoi consiste la règle du 3-6-9-12?
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
durée : 00:38:55 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:56 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères et vice-premier ministre, livre son regard sur le repositionnement stratégique de la Pologne ou la relation entre Varsovie avec Washington. - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:55 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. 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On s'active comme jamais sur la chantier naval de Gdynia au nord de la Pologne sur les bords de la mer Baltique... La Pologne investit dans sa marine Le pays est déjà champion des dépenses militaires en Europe, 4,5% de son produit intérieur brut... et désormais c'est sur la marine, longtemps parent pauvre de son armée, que le pays a décidé d'investir. Ses 400 kilomètres de côtes sur une mer qu'emprunte aussi la Russie via le port Saint-Petersbourg ne sont pas étrangères à ce choix... C'est le reportage d'Adrien Sarlat. Et quand on évoque les risques pour la sécurité européenne, on évoque souvent les pays baltes, juste au nord-est de la Pologne. Trois petits pays, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie autrefois membres de l'URSS, aujourd'hui indépendants depuis 1991, membres de l'Union européenne et de l'Otan, cela suffit-il pour en faire des cibles privilégiées de la Russie ? La réponse de Céline Bayou qui vient de publier aux éditions Tallandier Les pays baltes face à la menace russe. À lire aussiLa Pologne renforce sa défense avec un système antidrones «le plus moderne d'Europe» L'Eurovision impactée de plein fouet par la guerre à Gaza et au Moyen-Orient Plusieurs pays européens ont déjà annoncé qu'ils ne retransmettraient pas la finale, ou qu'ils la boycottaient. En cause, la participation d'un chanteur israélien. Sentiment de malaise dans le pays organisateur l'Autriche, soutien de longue date de l'État hébreu. À Vienne, c'est le reportage de Céline Beal. À écouter aussiL'Eurovision encore et toujours instrument de soft power? Le boycott turc Et c'est sur un autre terrain, celui des valeurs que la Turquie a marqué son opposition. Depuis 2013, le pays boycotte la compétition en invoquant son opposition au système de notation qui privilégie l'Europe occidentale. Mais surtout Ankara estime que l'Eurovision est devenue contraire aux valeurs turques en faisant la promotion des LGBT. Les explications de notre correspondante Anne Andlauer.
Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Pour les autres, ils sont plus de 20 000, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, ils sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et ceux qui les ont aidés. Le retour des mines antipersonnel Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel... ces mines qui, pendant des décennies, polluent les sols, estropient les enfants ou les agriculteurs qui marchent dessus par mégarde. Mais on assiste aujourd'hui à un retour en arrière... Les mines sont aujourd'hui utilisés par l'armée ukrainienne et russe et plusieurs pays européens, les pays baltes, la Pologne et la Finlande ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey. À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire Et la Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Les mines antipersonnel ont été posées dans les années 80 lors du conflit entre les forces armées turques et le mouvement séparatiste kurde du PKK. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani. La flotte fantôme russe Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères, de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions. Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.
En 1733, la mort du roi de Pologne bouleverse les équilibres en Europe centrale. Son beau-père, Stanislas Leszczyński, ancien souverain polonais déchu, convoite le trône vacant. Avec le soutien de la France et de son gendre le roi Louis XV, il tente de regagner la couronne élective de Pologne. Mais les aspirations de Stanislas vont se heurter à l'opposition de puissants voisins, la Russie et l'Autriche, prêts à tout pour imposer leur candidat. Embarqué dans une périlleuse aventure, l'ancien roi va devoir fuir Varsovie et mener une véritable course contre la montre pour échapper à ses ennemis. Entre intrigues politiques, guerres d'influence et coups de théâtre, découvrez le destin mouvementé de ce roi sans royaume
Voici vraiment l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur l'attaque mortelle d'ours survenue en Pologne.Here is really the essentials of what you need to know about the deadly bear attack that occurred in Poland.Une femme de 58 ans qui ramassait simplement du bois avec son fils a tragiquement perdu la vie face à l'animal, déclenchant instantanément l'alerte rouge dans toute la région.A 58-year-old woman who was simply gathering wood with her son tragically lost her life to the animal, instantly triggering a red alert throughout the region.Le fils a bien essayé d'alerter les secours vers 10h30, mais le terrain super escarpé et surtout l'absence totale de réseau mobile ont lourdement freiné l'intervention.The son did try to alert emergency services around 10:30 AM, but the super steep terrain and, above all, the complete lack of a mobile network heavily hindered the intervention.On peut vraiment se demander : est-ce que cette zone blanche a scellé son destin ou l'attaque était-elle d'emblée trop foudroyante ?One can really wonder: did this dead zone seal her fate, or was the attack too lightning-fast from the start?À leur arrivée, les pompiers et la police n'ont pu que constater le décès, les blessures étaient bien trop graves pour le moindre soin.Upon their arrival, firefighters and the police could only confirm the death; the injuries were far too serious for any care. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.