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Revue de presse internationale
À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 3:48


La rumeur court depuis plus d'une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s'annonce plus « dispersée ». Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l'un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s'il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu'on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp. Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l'Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l'Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ». Interrogations après la mort d'un professeur Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian. Le quotidien britannique rappelle que l'homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l'Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l'ouverture d'une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ». Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s'est-il suicidé ? La police parle d'un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ». L'affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L'ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d'une chasse aux sorcières raciales ? »  « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar » Cette phrase, c'est celle de Sonia, la mère d'Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d'un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d'un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ». C'est sur le chemin du retour, qu'Ibrahim, qui n'avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s'est fait prendre. Et il n'est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ». Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ». 

Invité Afrique
Pour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 5:20


Après 15 mois de crise diplomatique, l'Algérie et le Mali amorcent un rapprochement. Ce lundi 10 août, le Premier ministre algérien a invité son homologue malien à Alger, après le retour de l'ambassadeur malien dans la capitale algérienne début juillet. Des gestes qui démontrent un réchauffement des relations, après la grave crise provoquée en 2025 par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne. Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne, est au micro de RFI. Pourquoi ce rapprochement maintenant ? Et quels sont, pour Alger comme pour Bamako, les enjeux de ce nouveau dialogue au Sahel et dans le Sahara ? RFI : Ce lundi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a invité son homologue malien à venir en Algérie pour une rencontre de haut niveau. Début juillet, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger. Pourquoi ce rapprochement entre les deux pays intervient-il maintenant ? Qu'est-ce qui a rendu possible ce dégel ?  Pierre Vermeren : Oui, vous avez raison. Et Alger envoie un ambassadeur aussi très expérimenté à Bamako... Je crois qu'il faut prendre en compte, un peu comme dans le cas de la crise avec l'Espagne, même si ça paraît loin, la situation du Sahara occidental qui va être discutée à l'ONU en septembre. Je pense que l'Algérie veut reconstituer un front d'alliés pour faire face à cette question, à l'offensive marocaine, qui promet d'être soutenue par les grandes puissances et qui vise à régler le dossier saharien. Donc, Alger se doit de renouer avec ses voisins. Alors bien sûr, il y a des raisons locales. Ce n'est pas que de la raison liée à l'ONU, avec des raisons internationales. Mais je pense que cette question onusienne liée au dossier saharien est très importante, aussi bien pour Rabat que pour Alger. Maintenant, en un mot sur la cause locale. Il y a un an, la crise était montée entre Alger et le régime de Bamako, alors même que les deux s'étaient alliés pour chasser l'opération Barkhane et la France il y a quelques années grâce à leurs amis russes. Mais entre-temps, il y a eu une sorte de retournement d'alliance où les Russes et Bamako se sont retournés contre Alger en l'accusant de « soutenir » les groupes terroristes. Le Mali avait même accusé à l'ONU l'Algérie de soutenir le terrorisme au Sahara. Donc, c'est une situation qui n'est pas acceptable à long terme pour Alger. Et on voit aujourd'hui les relations reprendre sur une base assainie, nous dit-on...  Vous venez de le rappeler, les relations entre Alger et Bamako avaient été très dégradées. Est-ce que ces différends importants sont réellement dépassés aujourd'hui ?  Écoutez, le régime de Bamako, toujours allié aux Russes apparemment sur place, combat durement et difficilement ces groupes. Et ces groupes, Alger a toujours eu des liens avec eux directement, ou plutôt peut-être indirectement. Alger se veut un peu comme le protecteur des Touaregs, mais de là à ce qu'il y ait une forme d'hégémonie régionale des Touaregs maliens qui se retournent contre Bamako et au fond qui créent un foyer de déstabilisation pour la région, je pense que ce n'est pas quelque chose qui intéresse Alger, qui veut toujours plutôt avoir des groupes sous sa tutelle et pas forcément qui s'autonomisent. Il y a d'autres ingérences dans la région, il y a les pays du Moyen-Orient, il y a le Maroc, il y a forcément les pressions américaines aussi. Donc, tout ça incite finalement Alger à revenir, à reprendre langue avec le régime de Bamako, qui manifestement est plutôt dans de bonnes dispositions, d'autant plus que ses amis russes ne tiennent pas forcément leurs promesses sur place.  Vous l'avez mentionné, l'Algérie a longtemps été un médiateur entre Bamako et les groupes armés du Nord. Est-ce qu'elle peut retrouver aujourd'hui ce rôle de médiateur justement, et pas seulement d'ailleurs avec le Mali ?  Oui, c'est assez naturel dans la mesure où Alger est une puissance centrale au Sahara. C'est même la puissance centrale au Sahara, dans tout l'ouest de l'Afrique, et qu'elle dispose du plus grand domaine touareg dans son grand Sud, et que les Touaregs maliens, comme d'ailleurs ceux du Niger souvent, ont des passeports algériens. Donc il y a une circulation qui est très ancienne. Tamanrasset est un peu une des capitales de toute cette région. Alger ne veut évidemment pas que ses voisins, tout simplement, lui tournent le dos, parce que pour elle, c'est aussi une question intérieure. Et en plus, elle a des accords avec ses voisins, elle a des ambitions économiques, avec le projet d'oléoduc au Sahara qui pourrait éventuellement passer par le Niger. Tout ça, évidemment, exige une forme de paix et de bonnes relations avec ses voisins.   Par quel levier l'Algérie cherche-t-elle à reconquérir son influence au Sahel ? Quels sont les secteurs les plus stratégiques pour Alger ?  Alors, Alger est confrontée à des puissances islamiques. Le Maroc use beaucoup de son crédit confrérique dans la région, de la statue du Commandeur des croyants très ancienne qui est à l'origine d'ailleurs de l'islamisation d'une partie de cette région. Et puis il y a l'influence des monarchies aussi, du Golfe, voire des Turcs qui, eux, agissent par des réseaux salafistes plutôt. Et Alger ne peut pas utiliser ce capital religieux, même si la religion n'est jamais loin - parce qu'il y a aussi des confréries en Algérie, évidemment. Mais surtout, Alger va utiliser sa force militaire, sa situation géostratégique et axer sur ce qu'elle peut faire. Par exemple, elle vient d'offrir des hélicoptères au Niger. Il faut rappeler qu'Alger est la première puissance militaire de la région, de très loin, qu'elle a un budget militaire considérable et qu'elle peut apparaître comme une force de stabilisation, de sécurisation et aider des régimes comme celui de Bamako ou du Niger aussi, qui n'ont pas beaucoup de moyens. Il y a une disproportion tellement grande entre l'armée algérienne et ses voisines du Sud qu'Alger, évidemment, va utiliser sa force -pétrole aussi peut-être- mais surtout sa force militaire et géostratégique pour jouer la force de stabilisation. Ce n'est pas le même plan évidemment que le plan religieux de ses adversaires.  À lire aussiRapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»

Appels sur l'actualité
Russie : pourquoi Moscou se tourne vers le Maroc pour s'approvisionner en essence?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 4:12


Sous pression après une série d'attaques de drones ukrainiens contre ses raffineries, la Russie fait face à des pénuries de carburant et a commencé à importer de l'essence pour stabiliser son marché intérieur. En juillet 2026, un navire parti de Tanger a livré 30 000 tonnes de carburant Al-92 au port de Mourmansk, première cargaison en provenance du Maroc, où Lukoil aurait agi comme fournisseur. Comment un pays producteur et exportateur majeur de pétrole comme la Russie se retrouve-t-il en pénurie d'essence, au point de devoir en acheter au Maroc ? Rabat étant un partenaire proche de Washington, comment les Américains perçoivent-ils cette vente de carburant à Moscou en pleine guerre ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative. 

Les matins
Le Maroc, carrefour des cultures : Une libraire à Tanger

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 5:02


durée : 00:05:02 - Les Matins de France Culture - par : Marie Sorbier - Stéphanie Gaou vit à Tanger, ville qu'elle a choisie pour ouvrir en 2010 la librairie "Les Insolites" qui promeut la littérature et l'art sur papier. - invités : Stéphanie Gaou Libraire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Média
Ceuta, la frontière de la honte : ce qu'il s'est vraiment passé | Brigitte Espuche & Khadija Mohsen-Finan

Le Média

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 36:24


Les images ne vous ont sûrement pas échappé, celles de dizaines de milliers de personnes affluant vers l'enclave espagnole de Ceuta, situé en territoire marocain, proche du détroit de Gibraltar. Et comme bien souvent, trop souvent, cette situation aura conduit 77 exilés vers la mort… Une très large partie a été renvoyée vers les Maroc.L'extrême-droite, jamais les derniers dès qu'il faut faire de la récupération politique, en a profité pour fustiger le gouvernement social-démocrate de Pedro Sanchez. L'espace Schengen a lui aussi été mis en cause (alors que Ceuta obéit déjà à des règles particulières, mais bon…). Le Maroc a aussi été pointé du doigt par l'Union Européenne et l'Espagne. Comment analyser une vague migratoire si soudaine ? A qui ou à quoi l'attribuer ? Que dire de la gestion européenne et espagnole de cette crise ?Afin de répondre à cette multitude d'interrogations, Irving Magi a reçu Brigitte Espuche, coordinatrice et chargée d'étude pour Migreurop, ainsi que Khadija Mohsen-Finan, politologue et ex-enseignante à l'université Panthéon-Sorbonne et membre du comité de rédaction d'Orient XXI.

Les dessous de l'infox, la chronique
Crise migratoire à Ceuta: attention à la récupération de certaines images par la droite radicale

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 3:32


Les images de l'afflux massif de dizaines de milliers de Marocains dans l'enclave espagnole de Ceuta le 30 juillet dernier ont fait l'objet d'une récupération de la part de la mouvance d'extrême droite européenne. Certaines vidéos impressionnantes ont notamment été détournées pour faire croire à un complot des autorités marocaines et à un déferlement de violences de la part des migrants au cœur de Ceuta. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Des véhicules calcinés sur une route coincée entre la colline et la mer, des restes de motos, un bus incendié dont ne subsiste que la carcasse noircie. Commentaires sur X de la part de comptes francophones de la droite radicale : « Voilà à quoi ressemble Ceuta »,  la ville espagnole serait : « presque totalement dévastée ». « Il n'a fallu qu'une journée aux migrants pour détruire Ceuta », conclut un contributeur sur le réseau d'Elon Musk.  Un visionnage attentif révèle des images de bonne qualité, tournées pour le compte d'une agence de presse ou d'une télévision, mais reprises sans aucune voix off, dans des posts mensongers.  Géolocalisations et chronologie des faits Dans le cadre de notre travail de vérification, nous avons tout d'abord cherché à savoir avec précision où ces images avaient été tournées.  Sur la vidéo de 45 secondes, une capture a retenu notre attention. À 22 secondes, sur un rond-point tout proche des carcasses, deux panneaux routiers indiquent Ceuta 0,5 km et Tétouan au Maroc, à 32 kilomètres. En utilisant une image satellite issue de Google Earth, disponible gratuitement en ligne, nous avons retrouvé le rond-point : il se situe en territoire marocain et non dans l'enclave espagnole.  En utilisant la plateforme Mapillary, qui compile des images de rues prises par des internautes du monde entier, nous avons retrouvé ce lieu, en 2016. On distingue des voitures stationnées sur le bas-côté, exactement au même endroit que celles qui ont été filmées après avoir été incendiées en 2026.  Conclusion : les véhicules ont été incendiés devant l'immense poste de douanes qui permet de pénétrer dans l'enclave espagnole, mais côté marocain, sur la route de Fnideq. Ce que confirme notre correspondant au Maroc Matthias Raynal, qui précise que : « ces images ont été prises au niveau de la frontière, du rond-point et sur la route qui mène au poste de douane ». Quelques voitures marocaines brûlées au Maroc Il ne fait aucun doute que Ceuta a dû faire face à des pillages et s'est retrouvée submergée par l'arrivée de ces milliers de jeunes migrants marocains et subsahariens, mais ces images de voitures brûlées n'ont pas été tournées au sein même de la ville, lors de l'arrivée des migrants, contrairement à ce qu'affirment plusieurs post mensongers.    L'agence Reuters écrivait enfin le 31 juillet : « Aux portes de Ceuta, les autorités marocaines ont déployé des camions lance-eau et tentaient de repousser la foule. On pouvait apercevoir les carcasses calcinées d'un bus et de sept voitures, stigmates des affrontements de la veille ».  Sur certains véhicules, endommagés dans ce secteur, on aperçoit d'ailleurs des plaques d'immatriculation marocaines et non espagnoles. Ces dégâts ont visiblement été causés dans la nuit du 30 au 31. Le 3 août, Madrid annonçait enfin, que la quasi-totalité des migrants marocains ayant franchi la frontière avaient été renvoyés dans leur pays d'origine.   Théories bancales sur la complicité des gendarmes marocains L'autre vidéo qui a été vue des milliers de fois sur les réseaux, c'est celle d'un camion benne marocain duquel descendent des dizaines de jeunes migrants sous l'œil d'un gendarme marocain. L'image dénote une certaine passivité des forces de l'ordre face aux évènements, mais certains commentaires vont jusqu'à parler de complicité directe des autorités  qui auraient organisé le transport en camion de ces jeunes Marocains jusqu'à Ceuta.  Là encore, nous avons cherché à géolocaliser ces images. Dans l'enregistrement, on entend la personne qui filme dire en dialecte marocain, que la scène a été tournée « aux portes de Tétouan ». En nous basant sur ce qu'on voit à l'écran, nous avons donc recherché une route à deux fois deux voies, dans les environs de cette ville du nord du Maroc. En remontant la N2 sur Mapillary, nous avons retrouvé un point de vue identique à celui de la vidéo. La route, le relief, la signalisation concordent. Toutefois, l'endroit est situé à 50 km de Ceuta. Si les jeunes migrants avaient dû continuer leur route à pied, ils auraient dû marcher une dizaine d'heures pour atteindre la frontière espagnole.     Des camions bondés filmés à plusieurs reprises On retrouve cette vidéo sur une publication locale sur Facebook. La vidéo a été mise en ligne le 30 juillet à 21h13 dans le journal en ligne Tetouan-Press, alors que les premières arrivées à Ceuta avaient eu lieu le matin même à l'aube. On ignore quand ces images ont été tournées, mais on sait précisément où la scène a été filmée. Compte tenu du contexte, il est vraisemblable que le camion ait été contrôlé avant son arrivée, et que le gendarme ait assisté au débarquement des passagers. Sur les réseaux, de nombreuses vidéos montrent d'ailleurs des véhicules chargés de jeunes marocains circulant sur les routes du royaume avant les évènements de Ceuta. Des signaux d'avertissement À partir du 30 juillet, 50 000 personnes, essentiellement des Marocains, ont rejoint ou tenté de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta à pied ou à la nage depuis la ville voisine de Fnideq. Le 4 août, un haut responsable marocain a affirmé à l'AFP que « Le Maroc avait prévenu l'Espagne, avant la crise à Ceuta, et dès le 22-23 juillet, quand les réseaux commençaient à parler de la nouvelle décision de justice de la Cour suprême espagnole » permettant aux migrants d'entrer plus facilement à Ceuta par la mer. Pour sa part, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait alors estimé que la crise migratoire alors en cours à Ceuta était liée à une rumeur lancée « par les mafias de trafiquants d'êtres humains ».

Les matins
Le Maroc, carrefour des cultures : "Tanger est un poème visuel”

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 4:59


durée : 00:04:59 - Les Matins de France Culture - par : Marie Sorbier - La ville de Tanger a inspiré et continue d'inspirer des écrivain·es de différentes origines. Cette fois, c'est la poétesse Latifa Laamarti, née à Tanger qui dédie sa poésie engagée à la magie de cette ville. - invités : Latifa Laamarti Poétesse, universitaire, traductrice et militante Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Sahara occidental: «le Maroc sent que c'est le moment ou jamais» pour que l'administration Trump appuie ses positions

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 7:27


Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian.   RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent  l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental

Les matins
Le Maroc, carrefour des cultures : La danse un enjeu public à Marrakech

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 5:03


durée : 00:05:03 - Les Matins de France Culture - par : Marie Sorbier - Véritable "homme-orchestre", Taoufiq Izeddiou est chorégraphe, danseur, pédagogue, créateur et directeur du festival international de danse contemporaine "On Marche" à Marrakech et directeur artistique de la compagnie Anania Danses basée à Aix-en-Provence. - invités : Taoufiq Izeddiou Fondateur et directeur artistique du festival On Marche de Marrakech Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Le Maroc, carrefour des cultures 1/5 : Maroc : Le plus grand réseau d'Instituts français au monde

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 5:06


durée : 00:05:06 - Les Matins de France Culture - par : Marie Sorbier - Au Maroc, haut lieu de la francophonie, l'Institut français déploie un vaste réseau et répond à un fort engouement pour le français en proposant à plus de soixante mille apprenants un enseignement allant du périscolaire à l'âge adulte dans ses centres de langues. - invités : Flora Boillot Directrice de l'institut français du Maroc à Marrakech Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

RTL Soir
RTL soir: Ceuta, 50 000 migrants ont passé la frontière de l'Espagne, 37 500 retours vers le Maroc et 57 morts du 31 juillet 2026

RTL Soir

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 4:45


Guillaume Lagane, Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de défense et auteur de "Géopolitique de l'Europe, le crépuscule d'une puissance ?" aux éditions Presses universitaires de France est l'invité de RTL soir au micro d'Albane Leprince.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les journaux de France Culture
40.000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta, du jamais vu depuis 2021

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 14:50


durée : 00:14:50 - Les journaux de France Culture - Madrid envoie de nouveau renforts policiers à Ceuta , où plus de 40 000 personnes sont entrées illégalement ces derniers jours. Du jamais vu depuis 2021. L'enclave , à la frontière entre le Maroc et l'Espagne, est au cœur d'une crise diplomatique à l'échelle européenne. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 12h30
40.000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta, du jamais vu depuis 2021

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 14:50


durée : 00:14:50 - Journal de 12h30 - Madrid envoie de nouveau renforts policiers à Ceuta , où plus de 40 000 personnes sont entrées illégalement ces derniers jours. Du jamais vu depuis 2021. L'enclave , à la frontière entre le Maroc et l'Espagne, est au cœur d'une crise diplomatique à l'échelle européenne. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Afrique Économie
Le corridor gazier entre le Nigeria et le Maroc doit transformer l'Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 2:29


La Cédéao a apporté son soutien au gazoduc Nigeria-Maroc, un projet long de 7 000 kilomètres lancé il y a près de dix ans. Destiné à alimenter 13 pays d'Afrique de l'Ouest en gaz avant d'approvisionner le Maroc et l'Europe, il doit entrer en service à partir de 2031. Reste un défi majeur : réunir les 25 milliards de dollars nécessaires à sa construction. L'une des principales ambitions du gazoduc est de renforcer l'accès à l'énergie en Afrique de l'Ouest. La moitié des volumes transportés, soit environ 15 milliards de m3 de gaz par an, sera destinée aux 13 pays situés sur le tracé. L'autre moitié alimentera le Maroc, avant d'être exportée vers le marché européen. Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc, cette double vocation est au cœur du projet. « Il longera 13 pays sur la côte africaine, depuis le Nigeria jusqu'au Maroc et sera connecté à l'Europe, à l'Espagne à travers le gazoduc Maghreb-Europe, qui est déjà en production aujourd'hui », explique-t-elle. Une infrastructure pensée d'abord pour les besoins africains Au-delà de l'exportation, les promoteurs présentent le gazoduc comme un levier de développement pour les économies de la région. L'objectif est d'offrir une énergie plus stable aux ménages mais aussi aux secteurs industriels, notamment les activités minières, particulièrement consommatrices d'électricité. Pour Amina Benkhadra, cette disponibilité énergétique est un préalable à la croissance : « Beaucoup de pays sur le tracé ont besoin d'une énergie durable pour pouvoir assurer leur développement économique et social. Il y a plusieurs industries énergivores. Parlons par exemple des industries minières, qui ont besoin d'une énergie stable et durable comme le gaz. Et donc, c'est d'abord une énergie qui va être mise à leur disposition pour assurer le développement et la croissance dans leur pays. » Le soutien affiché par les 13 États concernés s'explique aussi par leurs intérêts économiques. Les futurs producteurs de gaz, comme le Sénégal ou la Mauritanie, pourraient utiliser cette infrastructure pour exporter une partie de leur production. Pour Francis Perrin, directeur de recherche à l'IRIS à Paris et chercheur associé au Policy Center for the New South à Rabat, l'accord politique de la Cédéao constitue une étape importante, sans pour autant garantir le succès du projet : « Quand l'idée de ce projet a été lancée par le Maroc et le Nigeria, qui sont les deux promoteurs principaux en 2016, ça pouvait apparaître comme un très beau rêve. La décision importante de la Cédéao ne veut pas dire que c'est gagné. Mais le projet a quand même avancé. Chacun des pays sur ce tracé a intérêt à ce que ce projet marche. C'est une base, ça permet d'avancer. Ce n'est pas une garantie absolue de succès, bien sûr. » Le défi du financement Le principal obstacle reste désormais financier. Construire près de 7 000 kilomètres de gazoduc représente un investissement estimé à 25 milliards de dollars. Selon Francis Perrin, le financement devrait associer des institutions internationales, des banques de développement, des agences de crédit à l'exportation et des investisseurs privés. La viabilité économique du projet dépendra avant tout de l'existence d'un marché capable d'absorber le gaz transporté. « Il pourrait y avoir des institutions financières internationales type Banque mondiale qui a déjà commencé à être contacté par le Maroc et le Nigeria, des banques de développement. On peut penser évidemment à la Banque africaine de développement et aux banques européennes. Il y aura aussi des agences de crédit à l'exportation. Des contacts ont commencé avec la US Export Import Bank et évidemment, dernier point, des financeurs privés, c'est vraiment ce couple "marché-financement" qui fonctionne. Il n'y a pas de financement sans marché, et il n'y a pas de marché sans financement. » À ses débuts, le projet avait même suscité l'intérêt du géant russe Gazprom, avant que la guerre en Ukraine ne rebatte les cartes géopolitiques. Les opérateurs nigérians et marocains visent désormais un lancement des travaux d'ici deux ans et les premières livraisons de gaz à partir de 2031. À lire aussiProjet de gazoduc Nigeria-Maroc: «L'accord de la Cédéao marque une étape majeure»

Les matins
Comment le Maroc est en train de faire pivoter l'Afrique vers l'Atlantique

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 5:04


durée : 00:05:04 - Les Matins de France Culture - par : Camille Nédellec - Avec le projet d'un gazoduc transafricain, le Maroc entend devenir un hub énergétique stratégique entre l'Afrique et l'Europe. Ce chantier d'envergure témoigne de la volonté du pays de diversifier ses partenariats économiques. Camille Nédellec analyse la stratégie d'influence du royaume chérifien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Média
Le Maroc sous domination française : faux protectorat, vrai colonie (1904-1956) | Alain Ruscio

Le Média

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 49:21


L'historien Alain Ruscio présente l'histoire politique et culturelle du Maroc au temps de la colonisation française, objet de son dernier livre. La mémoire collective minimise souvent la violence subie par la société marocaine pendant ce demi-siècle de "protectorat"."La France va pouvoir porter librement au Maroc la civilisation, la richesse et la paix" : telle est la légende d'un dessin paru en 1911 en première page du Petit Parisien (Supplément illustré), où l'on voit une femme coiffée du bonnet phrygien, allégorie de la nation, tenant une corne d'abondance dont s'écoule un flot de pièces d'or sur des indigènes prosternés à ses pieds. Cette image typique de l'arrogance et de la bonne conscience colonisatrices figure en couverture de l'ouvrage récemment publié par l'historien Alain Ruscio, invité de ce 62e épisode de La grande H. "Le Maroc, faux protectorat, vraie colonie : fragments d'histoire, 1904-1956" : tel est le titre de ce livre riche en aperçus saisissants, plein de vie, en prise directe avec les sources textuelles et iconographiques. Alain Ruscio, éminent spécialiste, y propose une histoire culturelle de la domination française sur une territoire dont le statut de protectorat ne préservait en rien les populations de l'oppression coloniale, lot des "indigènes" au Maroc aussi bien qu'en Algérie et ailleurs en Afrique ou en Asie. On continue pourtant aujourd'hui à minimiser la violence subie par la société marocaine pendant ce demi-siècle de "protectorat".Dans cette conversation avec Julien Théry, Alain Ruscio revient sur certains des 26 chapitres thématiques de l'ouvrage, de la conférence d'Algésiras de 1906 (où les prédateurs européens attribuèrent à la France le "protectorat" sur le Maroc) à la lutte pour l'indépendance (finalement arrachée en 1956 à un gouvernement français trop occupé par l'insurrection algérienne pour être en mesure d'ouvrir un autre front au Maghreb), en passant par la figure de Jean Jaurès, auteur d'un livre dénonçant le Guêpier marocain, la solidarité des ouvriers et de certains intellectuels français avec les colonisés pendant la Guerre du Rif, ou encore le virtuose du football Larbi Ben Marek, intégré à l'équipe de France mais objet du racisme ordinaire. 

Le Média
Macron espionné ? Les preuves accablantes contre le Maroc et Israël (scandale Pegasus)

Le Média

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 18:11


Pegasus, c'est sans doute le plus grand scandale d'espionnage de ces dernières années. Grâce aux nouvelles révélations de Forbidden Stories, on découvre comment le Maroc aurait utilisé ce logiciel espion israélien pour surveiller journalistes, opposants politiques… mais aussi plusieurs ministres français et Emmanuel Macron. Un ancien agent des renseignements marocains raconte de l'intérieur le fonctionnement de cette surveillance de masse, pendant que des documents confidentiels de la DGSE viennent fragiliser les dénégations de Rabat. Pourtant, loin de provoquer une crise diplomatique, l'affaire coïncide avec un spectaculaire rapprochement entre Paris et Rabat. Pourquoi ce silence ? Pourquoi la France a-t-elle même envisagé d'acheter Pegasus ? Et que dit cette technologie de nos démocraties ? Derrière l'espionnage, c'est une question beaucoup plus vaste qui se pose : que reste-t-il de nos libertés lorsque notre téléphone peut devenir un agent infiltré dans notre propre vie ?.

Les matins
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Relations France-Sahel: «Le Maroc essaye de tout cœur de jouer un rôle» dans l'amélioration des liens

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 5:16


Le Premier ministre Sébastien Lecornu est au Maroc depuis mercredi 15 juillet, conduisant une importante délégation d'une douzaine de ministres. Alors que plusieurs accords relatifs devraient être signés, la visite coïncide aussi avec une soudaine crispation sur la question des droits humains, Rabat ayant engagé des procédures contre un journaliste et un artiste. Mehdi Alioua, sociologue à l'université internationale de Rabat, titulaire de la chaire Migrations, mobilités et cosmopolitisme, analyse ces rapports Paris-Rabat, notamment en rapport avec le reste de l'Afrique, au micro de Polycarpe Essomba.   RFI : Un match France-Maroc semble se jouer de manière subtile depuis quelques années en Afrique subsaharienne : là où la France perd pied ou fait des ajustements, le Maroc s'installe et investit. Le Royaume chérifien est-il devenu l'adversaire que la France n'a pas vu venir sur ces terres qui lui étaient jusqu'ici préférentielles ?  Mehdi Alioua : Oui et non. C'est-à-dire que, non, d'abord, parce qu'une grande partie des investissements marocains se font en joint-venture avec des entreprises françaises ou d'un commun accord avec la diplomatie française. Donc, il y a quand même une coopération forte Sud-Sud qui passe aussi par une coopération Nord-Sud à travers les liens d'amitié entre Rabat et Paris. Mais, oui, parce que le Maroc est allé plus loin que ça, avec des investissements à 100 % marocains, mais surtout une diplomatie et une volonté clairement affichée par le chef de l'État, le Roi du Maroc, d'une politique africaine pour l'Afrique.   Dans le Sahel, on sait les rapports dégradés entre la France et les États de l'AES, une zone où l'influence du Maroc est grandissante. Rabat peut-il du coup jouer un rôle dans une perspective d'amélioration de ces relations ?   Oui, Rabat essaye de tout cœur de jouer un rôle. Après je ne pense pas que la situation soit dégradée au niveau des peuples. C'est plus compliqué que ça. Il y a beaucoup de Franco-Maliens - par exemple, pour prendre le Mali - pour lesquels, je pense par exemple que ça s'est dégradé au niveau politique. Et surtout avec de nouveaux régimes politiques et de nouveaux pouvoirs politiques qui ont joué de manière très populiste, il faut le dire clairement, sur une anti-France, sur un sentiment anti-France. Ce n'est pas du tout que comme ça que fonctionne la diplomatie marocaine. En revanche, il faut bien comprendre que nous avons des relations entre le Maroc et les pays sahéliens qui sont millénaires, qui datent bien avant l'Islam et qui n'ont fait que se renforcer avec l'Islam. Il ne faut pas oublier que nous avons au moins une dynastie célèbre qui donnera le mot français « marabout », al-mourabitoune, qui viennent du Sahel et qui ont régné à partir d'une ville, Aghmat, à côté de Marrakech, sur un empire qui allait de l'Espagne jusqu'en Guinée et au Mali actuel compris. Donc, on a des relations séculaires qui font qu'il y a bien sûr une diplomatie marocaine qui sait réactiver ces relations-là. Nous sommes voisins, nous sommes séparés par une mer de sable, le Sahara, mais dans laquelle nous savons naviguer depuis des siècles.   Sur un plan interne, les autorités marocaines ont fait arrêter ces derniers jours de voix, parmi les plus critiques du gouvernement : le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet et le rappeur Mehdi Black Wind. Faut-il s'en inquiéter ?   Il faut toujours s'inquiéter lorsque des journalistes ou des artistes finissent en prison. Ici, pour les autorités en question, il s'agit de la justice qui mène ses enquêtes de manière, en principe, indépendante. Les personnes interpellées peuvent se défendre. Le journaliste a été libéré, mais il est toujours sous examen. Donc, les gens vont se défendre. Ce n'est pas très clair pour l'autre dossier, mais il y a déjà des associations d'avocats et des défenseurs des droits humains au Maroc qui se mobilisent pour défendre, et la justice présentera en fait les griefs qu'elle leur porte. Le Maroc a fait un bond en avant assez considérable depuis des années sur la question du respect des droits humains et des procédures. Mais, malheureusement, il y a parfois des vieux réflexes.   Pensez-vous qu'aujourd'hui Rabat exerce le même attrait ? Pour revenir un peu sur le concept que nous avons évoqué au début de match France-Maroc, est-ce que Rabat exerce aujourd'hui sur les Subsahariens le même attrait, la même attraction, qu'exerçait ou qu'exerce encore jusqu'aujourd'hui Paris ?   Non, pas du tout. En revanche, le Maroc attire de plus en plus. C'est une volonté très claire des autorités marocaines de d'attirer plus. On le voit avec la Coupe d'Afrique des nations de football : le Maroc a énormément investi pour faire une CAN formidable, mais on voit à quel point c'est fragile et comme quoi ça peut se retourner rapidement contre le Maroc. D'un côté, la société marocaine, les jeunes ont dit : « Mais pourquoi investir dans les stades autant d'argent alors qu'on a encore des problèmes endémiques de pauvreté ? » Et d'un autre côté, sur le continent, il a suffi d'une finale et d'une mésentente entre Maroc et Sénégal pour retourner une partie de l'opinion africaine contre le Maroc. Il faut dire aussi que ceux qui répètent qu'on a des pelouses comme en Europe, qu'on est les meilleurs d'Afrique, en bien ceux qui disent ça sans humilité sont quand même des personnes portant atteinte à la diplomatie africaine du Maroc. Donc, ça se retourne contre le Maroc. C'est toujours compliqué. Le Maroc attire et en même temps fait peur. Le Maroc n'attirera jamais autant que la France tant qu'il restera un pays à revenu intermédiaire faible. Le jour où le Maroc aura beaucoup plus de richesses et qu'il sera beaucoup plus développé économiquement, de fait, le Maroc attirera autant, si ce n'est plus, que la France. À lire aussiLe Premier ministre français à Rabat pour sceller un nouveau traité bilatéral France–Maroc

Les journaux de France Culture
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les journaux de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: l'arrestation au Maroc du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 4:15


Le journaliste a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des contenus numériques jugés diffamatoires, injurieux et outrageux. « Comment le Maroc resserre l'étau autour de ses critiques de l'étranger », titre Afrik.com, qui rappelle que ce journaliste appartient à une génération « qui a incarné l'espoir d'une presse marocaine affranchie des communiqués officiels ». Le site fait le lien entre cette arrestation et deux affaires similaires. L'interdiction de sortie de territoire de l'historien franco-marocain Maâti Monjib, et la condamnation au début de l'année de Zineb El Kharroubi, figure franco-marocaine du collectif Gen Z 212. Elle avait été arrêtée à l'aéroport de Marrakech alors qu'elle rendait visite à sa famille. « L'aéroport est devenu le lieu où se joue le sort des voix critiques, qu'on les empêche d'en sortir ou qu'on les cueille à l'arrivée », s'inquiète Afrik.com. Et la presse marocaine de répondre : « Nul n'est au-dessus de la loi, et le Maroc ne craint personne ». C'est ce qu'écrit le site La Relève, qui poursuit : « Le Maroc ne sera intimidé par personne, quels que soient son nom, sa nationalité, ses soutiens ou ses connexions ». Une perquisition fait réagir la presse à Madagascar C'était la semaine dernière à Ambohibao, en périphérie d'Antananarivo. Des hommes encagoulés, affirmant agir sur ordre de la présidence, ont fait irruption au domicile de ressortissants chinois. Mais au plus haut sommet de l'État, on parle d'imposteurs. « État de non-droit », titre Midi-Madagasikara. « Ce qui s'est passé à Ambohibao jeudi dernier risque de ternir l'image du régime en place », lance le quotidien. « Les citoyens malagasy attendent un rebondissement, ne serait-ce que pour savoir s'il y a eu prise de responsabilité afin de sanctionner ceux qui ont participé à cette opération » poursuit le journal, pour qui « il est peut-être question d'abus de pouvoir, d'usurpation de titre et de fonction et de vol ». À lire aussiMadagascar: des perquisitions polémiques embarrassent le pouvoir Cinq mois de suspension des réseaux sociaux au Gabon « Déjà 145 jours sans réseaux sociaux », se lamente Info241. Il y a 5 mois, la Haute Autorité de la communication décrétait cette suspension, sur fond notamment de lutte contre la diffamation et la diffusion de contenus haineux. « Cinq mois plus tard, poursuit Info241, ce qui était présenté comme une mesure d'urgence ressemble de plus en plus à une privation durable ». Le site s'alarme surtout de l'absence de réaction politique et de la société civile. « Même les institutions censées défendre les libertés publiques donnent l'impression d'avoir accepté une normalité impossible : celle d'un pays où les citoyens doivent ruser pour accéder à Facebook, Tiktok, Whatsapp, Youtube ou d'autres plateformes. » Cette ruse, c'est notamment l'utilisation des VPN. Gabonreview revient justement sur cette pratique, dans un article intitulé « Cinq mois de silence numérique : quand le remède devient le poison ». Le site donne la parole à plusieurs acteurs de la société civile qui, en plus de dénoncer une « méthode répressive globale », s'inquiètent d'une « recrudescence alarmante de cyberattaques ». « La suspension aurait produit l'exact contraire de l'effet recherché », écrit Gabonreview. À lire aussiGabon: un collectif d'associations dénonce le piratage de groupes WhatsApp Afrique du Sud : enquête sur des vols de câbles électriques « Des réseaux criminels occultes couperaient les lignes électriques pour forcer les quartiers désespérés de Johannesburg à verser des pots-de-vin illégaux pour des réparations de base », lance le Daily Maverick. Des arnaques à l'électricité qui suscitent l'indignation, et qui révèlent, selon des conseillers municipaux cités par le Daily Maverick, l'incompétence de la compagnie d'électricité. Le journal donne la parole à de nombreux riverains, comme ce propriétaire d'immeuble qui vit sans courant depuis plus d'un mois. City Power, le gestionnaire du réseau « ne dispose pas des pièces détachées pour effectuer les réparations », explique-t-il. Alors il a dû les acheter lui-même, moyennant 7 000 rands (près de 400 euros). « Mais à ce jour, son immeuble est toujours privé d'électricité. »

Podcast Paris United
LE MAROC PRÉTENDANT AU TITRE

Podcast Paris United

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 42:54


LE MAROC PRÉTENDANT AU TITRE by Paris United

Radio foot internationale
Le Café du Mondial : les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 48:29


LE CAFÉ DU MONDIAL à 16h10 TU sur RFI. En direct sur Facebook Live et YouTube Live. Au sommaire : - Les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là ; - Espagne – Belgique : les champions d'Europe au rendez-vous ? ; - Et pour conclure : les Cartons du Café du Mondial ! Les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là Retour sur la qualification maîtrisée de l'équipe de France face au Maroc, à Boston. Troisième demi-finale mondiale consécutive pour les Bleus : cette régularité en fait-elle l'équipe de référence ? Et pour les Lions de l'Atlas, cette marche-là était-elle trop haute pour l'instant ? Apprendre de ses défaites, un passage obligé pour les futures grands ? RFI | Frédéric Suteau, qui a commenté la rencontre sur l'antenne de RFI, sera avec nous pour nous éclairer. Espagne – Belgique : les champions d'Europe au rendez-vous ? Présentation du quart de finale disputé au SoFi Stadium de Los Angeles, à 19h TU, 21h à Paris. Tous les regards seront tournés vers Lamine Yamal, attendu dans ce grand rendez-vous. En face, une Belgique, ressuscitée dans ce tournois. Les Diables rouges ont-ils les armes pour faire douter un favori ? RFI | Cédric De Oliveira sera en direct de Los Angeles pour nous livrer les clés du choc. Et pour conclure : les Cartons du Café du Mondial ! Les cartons des auditeurs et ceux de nos consultants, comme chaque vendredi. Jaune pour alerter, vert pour applaudir, rouge pour sanctionner. Autour d'Annie Gasnier : Manu Terradillos, Rémy Ngono, Xavier Barret et Benjamin Moukandjo. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Radio Foot Internationale
Le Café du Mondial : les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 48:29


LE CAFÉ DU MONDIAL à 16h10 TU sur RFI. En direct sur Facebook Live et YouTube Live. Au sommaire : - Les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là ; - Espagne – Belgique : les champions d'Europe au rendez-vous ? ; - Et pour conclure : les Cartons du Café du Mondial ! Les Bleus en demi-finale, le Maroc s'arrête là Retour sur la qualification maîtrisée de l'équipe de France face au Maroc, à Boston. Troisième demi-finale mondiale consécutive pour les Bleus : cette régularité en fait-elle l'équipe de référence ? Et pour les Lions de l'Atlas, cette marche-là était-elle trop haute pour l'instant ? Apprendre de ses défaites, un passage obligé pour les futures grands ? RFI | Frédéric Suteau, qui a commenté la rencontre sur l'antenne de RFI, sera avec nous pour nous éclairer. Espagne – Belgique : les champions d'Europe au rendez-vous ? Présentation du quart de finale disputé au SoFi Stadium de Los Angeles, à 19h TU, 21h à Paris. Tous les regards seront tournés vers Lamine Yamal, attendu dans ce grand rendez-vous. En face, une Belgique, ressuscitée dans ce tournois. Les Diables rouges ont-ils les armes pour faire douter un favori ? RFI | Cédric De Oliveira sera en direct de Los Angeles pour nous livrer les clés du choc. Et pour conclure : les Cartons du Café du Mondial ! Les cartons des auditeurs et ceux de nos consultants, comme chaque vendredi. Jaune pour alerter, vert pour applaudir, rouge pour sanctionner. Autour d'Annie Gasnier : Manu Terradillos, Rémy Ngono, Xavier Barret et Benjamin Moukandjo. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Maroc vaincu par la France en quarts de finale

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 3:54


Impossible de passer à côté de la déception des Marocains, éliminés cette nuit 2 à 0 par les Bleus de Didier Deschamps. Les Lions de l'Atlas vaincus mais salués par la presse marocaine qui souligne les mérites de l'équipe nationale. Le Matin évoque « un parcours remarquable » au Mondial-2026, et ajoute que « si l'aventure s'arrête aux portes des demi-finale, elle laissera une nouvelle empreinte dans l'histoire du football marocain ». « Face aux Bleus, les hommes de Mohammed Ouahbi ont longtemps tenu tête à l'un des favoris de la compétition, relate le quotidien. Ils ont résisté aux offensives françaises grâce à un bloc compact et à un Yassine Bounou impérial dans ses cages ». Même son de cloche chez le site d'actualité Le 360 pour qui les Lions quittent le Mondial « la tête haute, avec les honneurs, et au terme d'un parcours largement convaincant ». Ce qui ressort dans la presse marocaine, c'est la comparaison avec 2022, où le Maroc était là aussi sorti face à la France, en demi-finale à l'époque. « Quatre ans après leur épopée historique au Qatar, les Lions de l'Atlas confirment que leur présence parmi les meilleures sélections mondiales n'a plus rien d'un exploit isolé, affirme Le Matin, quand Le 360 évoque de son côté « la progression spectaculaire du football marocain depuis l'épopée de 2022 et son installation parmi les grandes nations du football mondial », avant d'assurer que « l'histoire est loin d'être terminée ». Un enthousiasme fortement tempéré par Afrik Foot, qui dresse un constat amère de cette rencontre Celui du néant offensif du Maroc face aux Bleus qui ne s'est, selon le média spécialisé, « jamais totalement livré à Boston sur le terrain, et a cherché à limiter la casse plutôt que de jouer sa chance à fond ». Et Afrik Foot en veut pour preuve un chiffre : il a fallu attendre la 83e minute pour assister au premier tir cadré des Lions dans ce match. « Une prestation loin de celle qu'on était en droit d'attendre en guise de “revanche” sur 2022 », tranche le site d'actualité sportive africain, avant de conclure qu'« avec la CAN 2027 qui arrive dans un an et la Coupe du monde 2030 co-organisée à domicile dans quatre ans, le Maroc doit poursuivre sa montée en puissance ». Au Sénégal, un nouvel épisode du bras de fer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye  Il s'est joué au sein du Conseil constitutionnel : les sept sages ont invalidé le texte de réforme de la Constitution porté par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko, et validé par les parlementaires. Le camp du chef du Parlement voulait notamment, avec ce projet, réviser l'équilibre des pouvoirs entre le président et l'Assemblée nationale. C'est-à-dire donner plus de pouvoir au Parlement, et forcément restreindre ceux du chef de l'État, décrypte Le Monde Afrique, qui rappelle que ce texte s'inscrit « dans un bras de fer institutionnel opposant depuis plusieurs semaines le camp présidentiel à Ousmane Sonko ». On sait que la rupture entre les deux hommes est consommée, Bassirou Diomaye Faye ayant décidé de rompre avec le Pastef et de créer son parti politique il y a une semaine, lui comme Ousmane Sonko ayant la présidentielle de 2029 dans le viseur. Mais pour l'instant, c'est le chef de l'État qui ressort gagnant de cette manche constitutionnelle, selon le média sénégalais l'Observateur, qui écrit que « pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l'exécutif face à une opposition parlementaire accusée d'avoir forcé le passage avec un texte non conforme ». Même constat chez le média All Africa qui estime que cette décision est un « couperet tombé sur les parlementaires » et prédit que « l'invalidation de la loi ouvre désormais une nouvelle séquence institutionnelle » dans le pays.

SBS French - SBS en français
FIFA World Cup 2026: La France et le Maroc s'affrontent en quart de finale, revanche de leur demi-finale de Coupe du Monde

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 4:03


La Coupe du Monde de la FIFA reprend vendredi avec un quart de finale alléchant entre les Bleus et les Lions de l'Atlas : une revanche de leur demi-finale de Qatar 2022. Le Maroc prendra-t-il enfin sa revanche, ou la France remportera-t-elle un deuxième titre consécutif ?

Rothen s'enflamme
LA UNE - Rothen : "Pour moi, l'écart ne s'est pas réduit entre la France et le Maroc par rapport à 2022" – 09/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 5:09


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Rothen s'enflamme
LE MEILLEUR - Duga : "Je ne suis pas d'accord quand j'entends que le Maroc est plus fort qu'en 2022" – 09/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:16


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Rothen s'enflamme
LA DECLA - Belhanda : "Le Maroc a progressé, on sent une petite crainte chez les Français" – 09/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 8:26


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Revue de presse Afrique
À la Une: le duel France-Maroc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 4:04


« Dernière répétition avant le grand rendez-vous, s'exclame le site marocain Le 360. À la veille du quart de finale de la Coupe du monde de football face à la France, les Lions de l'Atlas ont effectué, hier à Boston, leur ultime séance d'entraînement avant de retrouver le Gillette Stadium, théâtre d'un duel qui pourrait les propulser une deuxième fois de suite dans le dernier carré mondial. […] Les automatismes ont été travaillés une dernière fois avant le coup d'envoi d'un match qui s'annonce d'une très grande intensité. En face, le défi sera immense, pointe en effet le site marocain. Considérée comme l'une des grandes favorites au sacre, la France impressionne par la richesse de son effectif et sa montée en puissance depuis le début de la compétition. Mais le Maroc a lui aussi confirmé qu'il appartenait désormais au cercle des meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, disciplinés collectivement et dangereux en transition comme dans le jeu de possession, les Lions de l'Atlas abordent ce rendez-vous avec de solides arguments. »   La montée en puissance des Lions En effet, complète Afrik-foot, « le Maroc actuel est une équipe bien différente de celle qu'avaient éliminée les hommes de Didier Deschamps en 2022 : un effectif renouvelé, un système modifié et un niveau d'ambition offensive nettement supérieur. […] Le Maroc n'a encaissé que 4 buts en 5 matchs dans ce Mondial, précise Afrik-foot, et s'est montré bien plus menaçant dans le dernier tiers du terrain, inscrivant 10 réalisations – dont 3 contre le Canada en 8e – tout en se créant suffisamment d'occasions face à des équipes de premier plan comme le Brésil et les Pays-Bas. Les chiffres brossent le portrait d'une équipe désormais capable de contrôler les rencontres avec le ballon plutôt que d'attendre patiemment les opportunités de transition ». Une montée en puissance des Lions de l'Atlas confirmée par Le Monde Afrique : « Si le face-à-face [de ce soir] a des airs de finale avant l'heure pour les Marocains, le discours, lui, a sensiblement changé. L'épopée qatarie avait un goût d'imprévu, de délicieuse surprise. Celle en Amérique du Nord a la saveur d'une confirmation. Les chiffres confirment cette progression, pointe Le Monde Afrique : entrée pour la première fois dans le top 10 mondial en janvier, la sélection du royaume occupait la septième place du classement Fifa au début de la Coupe du monde devant les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne. En 2026, les Lions de l'Atlas sont de nouveau les derniers représentants des nations africaines et arabes encore en lice dans la compétition, si bien que leurs performances se jaugent désormais à l'aune de celles des meilleures sélections d'Europe ou d'Amérique du Sud ». Alors, relève encore Le Monde Afrique, « si les Lions de l'Atlas ne partent pas favoris de ce quart de finale, les supporteurs ont tout de même des raisons d'y croire ». Les Bleus favoris mais… L'Observateur Paalga à Ouagadougou est sur la même ligne : « S'il est vrai que la majorité des bookmakers parieront certainement sur une victoire et une qualification du Coq gaulois, on aurait tort de vendre la peau du Lion avant de l'avoir tué. Cela d'autant plus qu'en dehors d'Upamecano, la défense française n'est pas un exemple de solidité et de rigueur. Les protégés du coach marocain Mohamed Ouahbi devraient donc pouvoir s'ouvrir des brèches sur les côtés et créer le danger à tout moment. Une chose est sûre, pointe encore L'Observateur Paalga, quand bien même l'historique des confrontations pencherait en faveur de la France, les Marocains n'iront pas à cette rencontre en victimes expiatoires ; bien au contraire. C'est tout de même une place dans le carré d'as qui est en jeu ! Et ils mettront sans doute tout en œuvre pour jouer une nouvelle demi-finale et, qui sait, aller jusqu'au bout ». Enfin, Afrik.com remarque que « derrière l'affiche sportive se reflète en miroir deux histoires nationales. Celle d'une France dont l'équipe est traversée depuis plusieurs générations par l'immigration africaine, maghrébine et ultramarine, et celle d'un Maroc qui a fait de sa diaspora européenne l'un des moteurs de son ascension internationale ». En effet, constate le site panafricain, « les Bleus s'appuient sur les enfants de l'immigration installée en France alors que les Lions de l'Atlas mobilisent massivement les enfants d'une diaspora née et grandie en Europe ». D'un côté « 16 Bleus d'origine africaine ». De l'autre, « 19 Lions nés à l'étranger ».

Aujourd'hui l'économie
France-Maroc: adversaires sur le terrain mais partenaires économiques

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:19


À l'occasion du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Maroc, tous les regards se tournent vers le terrain où les deux sélections vont s'affronter ce jeudi 9 juillet. Mais derrière cette rivalité sportive se cache une réalité bien différente : les deux pays entretiennent aujourd'hui une relation économique étroite, fondée sur une véritable interdépendance stratégique.  Pendant des décennies, la relation économique entre la France et le Maroc reposait sur un schéma bien établi : la France investissait, exportait ses produits, ses banques et son savoir-faire, tandis que le Maroc accueillait ces investissements et constituait un marché important pour les entreprises françaises. Cette lecture appartient désormais au passé. Les économistes parlent aujourd'hui d'une interdépendance stratégique au sein de laquelle chacun apporte à l'autre des atouts devenus indispensables. La France demeure un investisseur majeur et un partenaire technologique de premier plan. Mais le Maroc est désormais devenu une plateforme industrielle, logistique et financière incontournable aux portes de l'Europe, tout en offrant un accès privilégié au continent africain. Une évolution qui s'est encore renforcée avec le partenariat d'exception signé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Rabat, en octobre 2024. Automobile : le Maroc est devenu une plateforme industrielle incontournable Cette transformation est particulièrement visible dans l'industrie automobile. Si Renault ou Stellantis développent massivement leurs activités au Maroc, ce n'est plus seulement parce que les coûts de production y sont plus faibles, mais parce que le pays est devenu un véritable écosystème industriel. En une vingtaine d'années, le royaume a investi dans des infrastructures modernes, développé le port de Tanger, créé des centres de formation spécialisés et renforcé toute sa chaîne industrielle. Le taux d'intégration locale ne cesse d'ailleurs de progresser. Autrement dit, une part toujours plus importante des chaînes de production et de valeur est désormais réalisée directement au Maroc. Ce modèle séduit particulièrement les entreprises françaises. Produire à quelques jours de camion de la France est aujourd'hui bien plus avantageux que de produire à plusieurs semaines de bateau en Asie. Proximité géographique, stabilité politique relative, infrastructures performantes, main-d'œuvre qualifiée et environnement francophone : le Maroc dispose désormais de nombreux atouts pour les industriels européens. À lire aussiQuel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique? Le Maroc, un partenaire stratégique pour la France… et une porte d'entrée vers l'Afrique Pour autant, la France ne bénéficie plus de la position quasi exclusive qu'elle occupait autrefois. Le Maroc a choisi de diversifier ses partenariats économiques. L'Espagne est devenue son premier partenaire commercial dans plusieurs secteurs grâce à sa proximité géographique et à sa complémentarité industrielle. La Chine investit massivement dans les batteries électriques et les nouvelles technologies, tandis que les pays du Golfe renforcent également leur présence. Mais le rôle du Maroc dépasse désormais sa seule économie nationale. Le royaume est devenu une véritable porte d'entrée vers l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il offre un environnement bancaire, juridique et logistique plus lisible que de nombreux autres marchés du continent. Ainsi, pour une PME française souhaitant se développer au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Bénin, Casablanca constitue souvent une première étape avant une implantation plus large en Afrique. Enfin, difficile de ne pas évoquer le rôle de la diaspora. De nombreux Franco-Marocains voient aujourd'hui le royaume comme un territoire d'opportunités professionnelles. Ils connaissent les deux marchés, parlent plusieurs langues et font le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Si, sur la pelouse, il y aura donc forcément un vainqueur, sur le plan économique, la France et le Maroc ont compris depuis longtemps qu'en la matière, ils avaient davantage à gagner en jouant ensemble qu'en jouant l'un contre l'autre.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CDM 2026 - France vs Maroc : un quart de légende ?

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 92:33


La France affronte le Maroc en quart de finale de la Coupe du Monde, est-ce la plus belle affiche de ce tour ? La France est favorite, est-ce logique pour vous ? Quel scénario de match voyez-vous ? La puissance offensive de la France est-elle arrêtable ? Le match face au Paraguay a-t-il révélé un cote caméléon ? Kylian Mbappé est-il plus fort que jamais ? Va-t-il encore marquer ? Les autres offensifs sont-ils plus fort quand ils ne sont pas le centre de l'attaque ? Le Maroc s'affirme comme une grande nation du foot, la compétition est-elle déjà réussie ? La défense centrale est-elle le seul point de doute ? L'exploit est-il possible ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Apolline Matin
Le Mondial de Viriginie : L'équipe de France affronte le Maroc ce soir - 09/07

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 2:50


Chaque jour, à 8h50 du lundi au vendredi, Virginie Phulpin raconte, à sa façon, les meilleures histoires de ce Mondial.

Rothen s'enflamme
LE GROS DÉBAT : Le Maroc est-il candidat crédible à la victoire finale ? – 08/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 13:36


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Invité Afrique
Maroc: «Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:09


Dix terroristes présumés ont été arrêtés lundi 6 juillet au Maroc lors d'une opération d'envergure menée dans tout le pays. Les autorités les soupçonnent d'appartenir à une cellule liée à l'État islamique au Sahel et d'avoir tenté de préparer un projet d'attentat. Des armes, des documents de propagande et du matériel pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été saisis lors des perquisitions. Pour en parler, l'auteur du livre Maroc, le défi de la puissance, Abdelmalek Alaoui, qui préside également l'Institut marocain d'intelligence stratégique basé à Rabat, est le grand invité Afrique de RFI, ce mercredi 8 juillet. Il répond aux questions de Guillaume Thibault.  RFI : Des interventions dans sept villes du pays, dix arrestations, un laboratoire pour concevoir des bombes découvert : cette cellule, indique les autorités, ne formait pas des terroristes pour partir à l'étranger mais pour frapper le territoire marocain. Abdelmalek Alaoui : La chose qui est certaine, c'est qu'il y a une inversion du centre de gravité tel qu'on le connaissait jusqu'à présent. Jusqu'à présent, il y avait une exportation de jihadistes vers la région du Sahel. Et là nous sommes dans une situation qui est assez inédite et qui marque une transformation de l'État islamique au Sahel, en donnant les instructions à ces unités combattantes de rester dans les pays qui étaient des pays de missions, avec un niveau de sophistication de plus en plus élevé. C'est très vraisemblablement une cellule qui était prête à passer à l'action. Tout le monde a en mémoire les attentats d'ampleur, notamment celui de Marrakech en 2011. L'État islamique cherche-t-il à frapper le royaume marocain car il y a aussi une réelle confrontation idéologique ? Il y a une confrontation qui est une confrontation fondamentale, puisqu'au Maroc, le Roi, qui est commandeur des croyants, promeut un Islam du milieu, de rite malékite. Et donc, depuis les attentats de 2003, le Maroc a toujours joué sur un aspect tridimensionnel : le renseignement, la théologie, mais également le social. Car, évidemment, la pauvreté est souvent le terreau de la radicalisation. Et donc, évidemment, frapper le Maroc, c'est frapper le symbole de l'islam du milieu tel qu'il est porté par le roi Mohammed VI. La Fondation Mohammed VI des oulémas africains forme des centaines d'imams pour tout le continent, ce qui constitue un antidote doctrinal au jihadisme sahélien. Vous évoquiez le niveau de sophistication de la cellule démantelée, composée de trois équipes : la première chargée de valider les cibles, la seconde en charge des achats, la troisième gérait l'assemblage des explosifs, le tout étant coordonné par des cadres de l'État islamique à l'étranger. Peut-on parler d'un fonctionnement militaire ? C'est un fonctionnement typique des organisations terroristes, lorsqu'elles arrivent à maturité et lorsqu'elles ont pu obtenir également du financement. Parce que là, on parle de communications cryptées, on parle de cellules qui sont étanches entre elles. La cellule n'en était plus à un stade d'endoctrinement. C'est une structuration avancée qui montre que le groupe n'en était plus à ce stade-là, mais à celui de la planification tactique. Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique et des différentes cellules avec lesquelles il essaie d'organiser ses projections sur les territoires extérieurs. L'État islamique continue son expansion au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Comment les autorités marocaines collaborent avec les juntes militaires qui sont au pouvoir dans ces États ? On en a des marqueurs extérieurs. On le voit, le Maroc se met en position de médiateur, a poursuivi le dialogue avec les différents pays de l'AES lorsque ceux-ci ont voulu rompre la discussion avec Paris. Et donc, le Maroc s'est trouvé en tiers de confiance qui permet de vasculariser une relation tridimensionnelle entre le Maroc, le Sahel et la France, mais aussi d'autres grandes puissances. Le Maroc a cette doctrine basée d'abord sur le fait qu'il faut désenclaver le Sahel. C'est pourquoi il y a une initiative atlantique très importante qui est promue par le Roi Mohammed VI pour permettre au commerce de mieux fonctionner dans ces zones-là. Car, encore une fois, l'insécurité est nourrie par la précarité économique. Le Maroc a également signé des accords de coopération sécuritaire avec Israël, les États-Unis, la France. Cette coopération internationale est-elle également essentielle dans la lutte contre le terrorisme ? Sur la coopération avec les États-Unis, évidemment, elle est très importante. C'est une relation qui est très ancienne. D'ailleurs, l'exercice African Lion se déroule traditionnellement au Maroc chaque année, car il permet de reproduire des théâtres d'opérations dans lesquels il y a à la fois le désert, la montagne et le Maroc offre cette richesse-là. Sur la coopération avec Israël, il n'y a rien de public, d'autant plus que le Maroc est sur une ligne extrêmement ferme sur la solution à deux États [un israélien et l'autre palestinien, NDLR]. Avec la France, enfin, la coopération sécuritaire a bien repris depuis la reprise de la relation et de cette embellie diplomatique qui a eu lieu à l'automne 2024 et la reconnaissance par le président Macron de l'intégrité territoriale du Maroc et donc de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Rappelons que le Maroc a toujours joué un rôle très important en matière de renseignement et de coopération avec la France, la localisation du terroriste Abaaoud [Abdelhamid Abaaoud, acteur-clé des attentats de novembre 2015 en France, NDLR] avait été rendue en grande partie possible grâce à un renseignement de la DGST. La DGST marocaine a également formé des officiers au Gabon, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Conakry, à Madagascar et en Tanzanie. Vu la pression des groupes terroristes, cette coopération panafricaine doit-elle absolument se renforcer ? Le modèle marocain est basé sur le fait qu'il refuse le tout technologique. L'aspect humain du renseignement reste extrêmement important dans la technicité. Eh oui, effectivement, la coopération y joue un rôle essentiel. Car même si le Maroc a développé des services de renseignements parmi les plus efficaces et les plus respectés au monde, la menace, elle, ne dort jamais. Donc, il est important de pouvoir continuer à discuter avec tous les partenaires et de pouvoir aller au-delà des frontières, lorsque cela est nécessaire.

Revue de presse Afrique
À la Une: Mondial, et il n'en resta qu'un… le Maroc!

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 4:02


« Comme le Sénégal avant elle, s'exclame Afrik-foot, l'Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l'Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ». Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l'une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d'être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s'étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ». « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n'ont pas à rougir de cette défaite qui n'enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d'équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ». Comme on se retrouve Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s'exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ». « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s'exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l'arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d'un possible succès face à la France. Mais au-delà de l'aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l'Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l'ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l'intérieur du groupe. Un tel état d'esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu'en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ». Deux matches vont se jouer Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s'adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n'a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c'est se haïr à moitié. Ceux d'entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d'instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu'il arrive. Peu d'hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […] Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n'a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n'insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L'un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n'y pouvons rien. L'autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».

Revue de presse française
À la Une: la France et le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 5:09


La France a battu le Paraguay 1 à 0, grâce à un but de Kylian Mbappé marqué sur pénalty, lors d'un match qui suscite beaucoup de commentaires sur l'attitude du Paraguay. « Les Bleus franchissent le mur de l'antijeu et mettent le cap sur le Maroc », titre Le Parisien Dimanche, qui s'interroge : « Des provocations, des coups, mais aucun carton contre l'Albirroja. À quoi a joué l'arbitre ouzbek ? Ilgiz Tantashev a laissé les Paraguayens multiplier les fautes vicieuses contre Kylian Mbappé et les Bleus, sans distribuer le moindre carton jaune ». Mais les Français ne se sont pas laissé prendre au piège. « De sang-froid », titre L'Équipe. Le journal sportif fustige lui aussi « l'incompétence fondamentale de M. Tantashev » et reprend les propos sans détour de Kylian Mbappé, au sujet des Paraguayens, après la rencontre : « On savait quel type de match on allait avoir (…) on a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde… désolé de l'expression », ajoute Kylian Mbappé. À lire aussiCoupe du monde 2026: la France déjoue le traquenard paraguayen et rejoint le Maroc en quart Liesse populaire Et en quart de finale, la France sera opposée au Maroc, vainqueur du Canada 3 à 0, dans un match beaucoup plus « conventionnel ». Une victoire qui fait le bonheur de la presse marocaine. « Sortis vivants, sortis parmi les grands », titre Telquel, qui analyse le match : « Chahuté comme rarement depuis le début du Mondial, le Maroc a d'abord survécu au Canada, avant de le faire tomber avec autorité (…) Ce ne fut pas un match facile, une promenade. Il a d'abord fallu encaisser, serrer les dents, souffrir, attendre que l'orage passe. Puis frapper ». Hespress, de son côté, raconte la liesse populaire, après la victoire des Lions de l'Atlas : « Quelques instants après le coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères des villes du Royaume pour célébrer cette belle victoire, dans une ambiance marquée par la ferveur patriotique, les chants, et les klaxons des motos et des voitures. » Prochain rendez-vous pour le Maroc : jeudi, à Boston, pour le quart de finale contre la France. À lire aussiCoupe du monde 2026: l'explosion de joie à Casablanca après la victoire du Maroc face au Canada Assainissement des comptes Tout autre chose avec l'Express, qui cette semaine nous parle du Club Med… Et il ne s'agit pas du célèbre club de vacances français, mais du surnom méprisant donné par les pays d'Europe du Nord à ceux du Sud, après la crise financière de 2008. À l'époque, nous rappelle L'Express, les pays du Sud « étaient regardés de haut » et ils furent « soumis à de sévères cures d'austérité ». On parle là de « l'Espagne, de la Grèce, de l'Italie et du Portugal », « qui ont assaini leurs comptes et tirent désormais la croissance des Vingt-Sept », explique L'Express. Toutefois, cela ne s'est pas fait sans douleur. Susana Peralta, maîtresse de conférences à la Nova School of Business and Economics de Lisbonne, témoigne : « Au Portugal, le chômage a atteint 17%, le taux de pauvreté a fortement augmenté, il y a eu des coupes budgétaires partout et des hausses d'impôts. Tout cela a profondément marqué les gens ». Aujourd'hui encore, la situation reste fragile, particulièrement en Grèce, selon Manos Matsaganis, professeur à l'École polytechnique de Milan. La Grèce où, dit-il, « la plupart des problèmes qui l'ont conduite à la quasi-faillite persistent (…) Elle demeure une économie à faible valeur ajoutée (…) Elle reste vulnérable à un prochain choc économique ». Patrimoine en danger Le magazine L'Éléphant s'intéresse à la sauvegarde du patrimoine du Moyen-Orient menacé par la guerre. Avec tout d'abord l'exemple de Gaza, où l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine « collabore avec des acteurs présents sur place pour sauvegarder le patrimoine de Gaza, victime de la guerre : évacuation et mise à l'abri des collections du musée Al Qarara, documentation et stabilisation de la mosquée Al Omari, ou du palais Pacha. » De son côté, « l'Unesco a placé trente-neuf sites libanais sous protection renforcée provisoire, en 2026 ». Toutefois, remarque L'Éléphant, « même si l'Unesco prend soin de communiquer aux armées, quelles qu'elles soient, les coordonnées géographiques des sites à la richesse patrimoniale inestimable, la réalité reste soumise au bon vouloir des belligérants. On l'a constaté au Liban, avec le bombardement par l'armée israélienne, en mars 2026, de Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen ». Interrogé, Sarkis El-Khoury, directeur des antiquités au Liban, se désole : « Au-delà d'un bâtiment ou d'un paysage détruit, c'est une guerre culturelle qui se joue. Même les cimetières sont visés. Plus de cinquante villages libanais ont disparu, et avec eux, tout le patrimoine qui y est lié. La disparition de champs d'oliviers, c'est aussi celle d'un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, sur un territoire multimillénaire. » À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes

Les Grandes Gueules du Sport
Le Buzzer des GG : Le Maroc, un adversaire inquiétant pour les Bleus ? - 05/07

Les Grandes Gueules du Sport

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 14:04


Sur le buzzer c'est le dernier débat des GG du Sport ! Pile à temps pour s'écharper une dernière fois lors de l'émission…

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CDM 2026 - Debrief Canada - Maroc (0-3) / Coupe du Monde

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 81:57


Debrief de Canada - Maroc (0-3), 8e de finale de la Coupe du Monde 2026 ! Le Maroc se qualifie pour les quarts de finale de la Coupe du Monde grâce notamment à un doublé de Azzedine Ounahi. Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Oh My Goal - France
Pourquoi Ayyoub Bouaddi a tout plaqué pour le Maroc ?

Oh My Goal - France

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:08


À l'approche du match des 16es de finale de la Coupe du monde 2026, Ayyoub Bouaddi s'impose comme l'une des grandes révélations du tournoi.Brillant avec le Maroc, le jeune milieu de terrain impressionne par sa maturité, sa vision du jeu et son influence dans l'entrejeu. Ses performances n'ont pas échappé aux plus grands clubs européens, qui suivent de très près son évolution depuis le début du Mondial.Né en France, formé en France et révélé en Ligue 1, Bouaddi aurait pourtant pu porter le maillot de l'Équipe de France de football. Pourquoi a-t-il finalement choisi les Lions de l'Atlas ? Comment est-il devenu l'un des visages du renouveau marocain ? Et jusqu'où peut-il aller dans cette Coupe du monde 2026 ?Retour sur le parcours d'un prodige annoncé comme l'un des futurs grands milieux du football mondial et qui pourrait bien affoler le prochain mercato.

tech 45'
Bonus Track - Comment le Maroc veut devenir la Silicon Valley africaine

tech 45'

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 51:14


Je t'emmène avec moi au Maroc !En juin, j'ai parcouru Casablanca, Rabat, Ben Guerir et Marrakech pour enregistrer sur place quatre interviews exclusives avec celle et ceux qui construisent l'un des écosystèmes tech les plus prometteurs d'Afrique. Un pays qui affiche 5 % de croissance et s'impose comme un hub entre l'Europe, le monde arabe et l'Afrique subsaharienne. Sur place, le numérique y accélère, les grands groupes internationaux investissent et les startups se multiplient. Tu vas découvrir les coulisses de cette transformation avec un fonds, deux entrepreneurs et un serial investisseur qui racontent pourquoi ils parient sur le Royaume

Revue de presse Afrique
À la Une: la Coupe du monde de football, le Sénégal et la RDC retiennent leur souffle

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 4:00


Certes, l'Afrique a brillé lors des phases de groupe, avec 9 équipes qualifiées sur 10. Mais « le véritable test a commencé avec les seizièmes de finale », pointe Seneplus à Dakar. L'Afrique du Sud est tombée dimanche face au Canada. De même que la Côte d'Ivoire hier face à la Norvège. Le Maroc, lui, s'était qualifié avec les honneurs la veille face aux Pays-Bas.   Ce mercredi, l'épreuve de vérité se poursuit pour la RDC qui affronte l'Angleterre. Et pour le Sénégal qui sera opposé à la Belgique. « Le rendez-vous est de taille, s'exclame WalfQuotidien : une place en huitièmes de finale est en jeu dans un duel qui oppose deux équipes aux profils bien différents. D'un côté, les Diables rouges misent sur leur qualité technique, leur maîtrise collective et leur capacité à monopoliser le ballon. De l'autre, les Lions s'appuient sur leur puissance athlétique, leur intensité et leur redoutable efficacité en transition ». Le site Afrik-foot veut croire en une victoire des Lions de la Téranga : « Neuvièmes au classement Fifa, les Diables Rouges restent une valeur sûre du football européen. Mais ils sont loin d'être intouchables. (…) Ils sont moins impressionnants qu'autrefois ». Quant aux Sénégalais, « ils ont donné l'impression d'avoir retrouvé leur véritable identité lors du match contre l'Irak ». Certes, reconnait Afrik-foot, « la Belgique n'est pas l'Irak, et reste favorite sur le papier, mais l'écart est loin d'être insurmontable. Si les Lions reproduisent l'intensité affichée face à l'Irak et confirment les ajustements tactiques entrevus lors de leur dernier match, ils possèdent largement les armes pour créer l'une des surprises de ces seizièmes de finale ». Léopards vs Three Lions… L'autre rencontre du jour impliquant une équipe africaine : RDC-Angleterre… « Les Léopards contre les Three Lions : la RDC peut-elle mordre l'Angleterre et entrer dans la légende ? », s'interroge Le Journal de Kinshasa. « La RDC devra d'abord rester fidèle à ce qui l'a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre. Face à l'Angleterre, il n'y aura pas beaucoup de ballon, de la de souffrance, et très peu d'occasions ». Alors, « oui, la RDC est outsider. Oui, l'Angleterre reste favorite, reconnait Le Journal de Kinshasa. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte. Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout. Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l'exploit, et une absence de complexe ». Christophe Gleizes bientôt libre ? En marge de la compétition, toujours cette interrogation : après plus d'un an d'emprisonnement en Algérie, le journaliste français Christophe Gleizes va-t-il être enfin libéré ? Le Monde à Paris révèle que « le Parquet national antiterroriste a requis récemment la remise en liberté de Smaïl R., l'agent du consulat algérien de Créteil placé en détention provisoire depuis avril 2025 pour sa participation présumée à l'enlèvement du youtubeur Amir DZ ». La décision finale sera rendue dans les prochains jours. Rappelons que l'incarcération de cet agent consulaire algérien avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Et Le Monde de s'interroger : « faut-il voir dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de Christophe Gleizes ? La coïncidence entre les deux agendas – diplomatique et judiciaire – est en tout cas troublante ». Pour le site algérien Algérie Patriotique, c'est « un premier geste concret d'apaisement mais qui ne règle pas l'essentiel. Plusieurs différends de fond demeurent entiers. Parmi eux figure notamment la question des personnes réclamées par la justice algérienne et protégées par la France ». Pour autant, reconnait Algérie Patriotique, « la France semble privilégier une approche plus pragmatique afin de sortir de l'impasse diplomatique ». Et tous les regards sont désormais tournés vers le président Tebboune qui pourrait user de son pouvoir de grâce présidentielle à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne dimanche prochain.

Wiloo

Wiloo

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 25:20


Au bout de deux séances de tirs aux buts, le Maroc a éliminé les Pays-Bas, et le Paraguay a sorti l'Allemagne. Quelle Coupe du Monde !

Rothen s'enflamme
LE MEILLEUR - PARTIE 2 : Belhanda : "Le Maroc fait désormais peur à ses adversaires !" – 30/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 8:53


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Rothen s'enflamme
LE PROCES - LES PROCUREURS : Selon Jérôme, le Maroc n'est pas du tout inférieur aux Pays-Bas – 29/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 6:38


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Rothen s'enflamme
LE PROCES - L'AVOCAT : Selon Éric, le Maroc n'est pas favori face aux Hollandais – 29/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 3:19


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Revue de presse Afrique
À la Une: les espoirs des équipes africaines à la Coupe du monde

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 4:11


La Côte d'Ivoire et le Maroc, sont pleins d'espoir, car déjà qualifiés pour le second tour de la Coupe du monde, en attendant, peut-être, que le Sénégal les rejoigne. Dernière victoire en date, celle de la Côte d'Ivoire. Avec en Une de l'Infodrome, cette exclamation : « C'est historique : après quatre participations, la Côte d'Ivoire se qualifie pour la première fois de son histoire pour le deuxième tour de la Coupe du monde. Les Éléphants se sont imposés 2-0 face à Curaçao, ce jeudi, poursuit le journal en ligne ivoirien, ils valident leur billet pour les seizièmes de finale, terminant à la deuxième place, à égalité de points avec l'Allemagne ». L'Infodrome est admiratif, et parle « d'un exploit pour cette jeune sélection ivoirienne, dont la moyenne d'âge est d'environ 25 ans ». Une qualification qui fait aussi la joie de Fratmat, le journal commente le succès des Éléphants face à Curaçao : les Ivoiriens « ont fait respecter la hiérarchie face au novice de la compétition. Solides dans le jeu, appliqués dans leurs transitions et efficaces devant les buts, ils ont validé leur qualification avec autorité ». « Cette victoire, poursuit Fratmat, vient récompenser la progression des Éléphants dans le tournoi. Battus de justesse par l'Allemagne (2-1) lors de leur entrée en lice, ils avaient ensuite arraché une précieuse victoire face à l'Équateur (1-0) avant de confirmer leur montée en puissance contre Curaçao ». Maroc - Pays-Bas Le Maroc, déjà qualifié pour le deuxième tour, connait, lui, désormais, son futur adversaire. « Le Maroc affrontera les Pays-Bas en 16e de finale », annonce le site 360. La rencontre aura lieu dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin. Le site marocain d'actualité sportive s'est penché sur les statistiques des dernières rencontres entre les deux équipes. En 1994, 1999 et 2017 : bilan une victoire pour les Lions de l'Atlas en 1999, contre deux défaites.  Mince espoir Le Sénégal conserve une petite chance de jouer les 16e de finale. Il lui faut pour cela battre l'Irak, ce soir. « Pape Thiaw appelle à la mobilisation avant le match décisif contre l'Irak », titre le Soleil, à Dakar, « le sélectionneur sénégalais affiche sa détermination à décrocher la qualification pour les seizièmes de finale, tout en mettant en garde contre la qualité de l'équipe irakienne ».  « C'est une équipe capable de créer beaucoup de problèmes à ses adversaires, notamment dans le secteur offensif », explique le sélectionneur sénégalais, qui se montre plutôt optimiste, malgré la défaite concédée précédemment face à la Norvège : « Cette défaite, dit-il, a été difficile, mais elle renforce notre envie de réagir. Nous sommes déterminés à battre l'Irak pour décrocher notre qualification pour le prochain tour ». Pour la Tunisie, il n'y aura pas de deuxième tour. La Tunisie battue 3 buts à 1 par les Pays-Bas, à Kansas City. « Très vite arrivés en tête, 1-0 puis 2-0, les Néerlandais n'ont clairement pas eu à forcer et ont donné l'impression de ne pas se donner à fond », estime Afrikfoot  alors que Kawarji, le journal en ligne tunisien, juge tout de même qu'il y a quelques motifs de satisfaction. Le journal en ligne estime en effet que « les Tunisiens ont livré leur meilleure prestation du tournoi et qu'ils ont affiché un visage bien plus séduisant, que lors de leurs deux premières sorties ». De son côté, Afrikfoot se projette déjà dans le futur, avec les 16e de finale qui opposeront les Pays-Bas au Maroc. Afrikfoot souligne quelques failles du côté des Oranje dont (nous dit-on) « la gestion des contres adverses a laissé à désirer, ils ont tout de même concédé 10 tirs ». Mais rien n'est acquis. « Il faudra voir comment se comporteront les Pays-Bas face à un bloc adverse qui évoluera beaucoup plus haut que celui de la Tunisie et lui imposera un pressing plus conséquent », conclut Afrikfoot. 

Radio foot internationale
Mondial 2026 : l'Afrique du Sud écrit l'histoire

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 48:29


Radio foot internationale – Jeudi 25 juin à 18h10 sur RFI -16h10 TU - | YouTube & Facebook Live. Au sommaire : l'Afrique du Sud historique , le Mexique reçu trois sur trois à l'Azteca , le Brésil et le Maroc qualifiés , les Éléphants face au piège Curaçao , et le Sénégal dos au mur avant l'Irak. L'Afrique du Sud écrit l'histoire Les Bafana Bafana créent la surprise face à la Corée du Sud et décrochent leur première qualification en phase à élimination directe. Solides, disciplinés, réalistes : jusqu'où peut aller cette Afrique du Sud qui avait pourtant mal débuté cette compétition ! Le Mexique fait le plein à domicile Le Mexique s'impose 3-0 face à la Tchéquie et poursuit son sans-faute. Le pays hôte aura rendez-vous avec les 16ès dans son stade Azteca. Le Mexique peut-il rêver plus grand devant son public ? Brésil premier, Maroc qualifié Le Brésil (et un zeste de Neymar) déroule et termine en tête de son groupe. Le Maroc, lui, assure aussi sa place en 16es mais derrière, malgré son succès face à un Haïti tout feu tout flamme. Retour sur le final de ce groupe ! Curaçao – Côte d'Ivoire : les Éléphants ont leur destin en main Séduisants malgré leur défaite face à l'Allemagne, les Ivoiriens doivent conclure face à Curaçao. Mais attention : dans ce Mondial, une règle, toujours se méfier de plus petit que soi. Sénégal – Irak : les Lions dos au mur Annoncé parmi les outsiders de ce tournoi, le Sénégal joue sa survie face à l'Irak. Demain, il faudra gagner, et sans doute largement, avec une défense à remettre d'aplomb. Au pays, les critiques fusent ! Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Patrick Juillard, Franck Simon, David Lortholary et Marco Martins. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Radio Foot Internationale
Mondial 2026 : l'Afrique du Sud écrit l'histoire

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 48:29


Radio foot internationale – Jeudi 25 juin à 18h10 sur RFI -16h10 TU - | YouTube & Facebook Live. Au sommaire : l'Afrique du Sud historique , le Mexique reçu trois sur trois à l'Azteca , le Brésil et le Maroc qualifiés , les Éléphants face au piège Curaçao , et le Sénégal dos au mur avant l'Irak. L'Afrique du Sud écrit l'histoire Les Bafana Bafana créent la surprise face à la Corée du Sud et décrochent leur première qualification en phase à élimination directe. Solides, disciplinés, réalistes : jusqu'où peut aller cette Afrique du Sud qui avait pourtant mal débuté cette compétition ! Le Mexique fait le plein à domicile Le Mexique s'impose 3-0 face à la Tchéquie et poursuit son sans-faute. Le pays hôte aura rendez-vous avec les 16ès dans son stade Azteca. Le Mexique peut-il rêver plus grand devant son public ? Brésil premier, Maroc qualifié Le Brésil (et un zeste de Neymar) déroule et termine en tête de son groupe. Le Maroc, lui, assure aussi sa place en 16es mais derrière, malgré son succès face à un Haïti tout feu tout flamme. Retour sur le final de ce groupe ! Curaçao – Côte d'Ivoire : les Éléphants ont leur destin en main Séduisants malgré leur défaite face à l'Allemagne, les Ivoiriens doivent conclure face à Curaçao. Mais attention : dans ce Mondial, une règle, toujours se méfier de plus petit que soi. Sénégal – Irak : les Lions dos au mur Annoncé parmi les outsiders de ce tournoi, le Sénégal joue sa survie face à l'Irak. Demain, il faudra gagner, et sans doute largement, avec une défense à remettre d'aplomb. Au pays, les critiques fusent ! Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Patrick Juillard, Franck Simon, David Lortholary et Marco Martins. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.