Podcasts about connaissances culture

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Livre international
«Une Constitution morte» de Sébastien Natroll, pour comprendre le tournant réactionnaire américain

Livre international

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 6:09


La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra

Livre international
«Une Constitution morte» de Sébastien Natroll, pour comprendre le tournant réactionnaire américain

Livre international

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 6:09


La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra

Littérature sans frontières
Laurent Gaudé, retour vers le futur et retour à la civilisation grecque

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 29:00


Après « Chien 51 », adapté au cinéma, Laurent Gaudé publie la suite de son roman d'anticipation où, dans un futur proche, la planète en perdition est dirigée par des multinationales. Mais ici, dans ce deuxième volume qui porte le nom du narrateur « Zem », il y a peut-être une lueur d'espoir. Avec un narrateur qui revient sur sa terre natale la Grèce aux sources de l'humanité. (Rediffusion) Laurent Gaudé en sept dates. 1972 : naissance à Paris. 1997 : première pièce de théâtre : « Onysos le Furieux » est publié en tapuscrit (Théâtre Ouvert). 2001 : premier roman. « Cris » paraît aux éditions Actes Sud. 2002 : « La Mort du roi Tsongor » obtient le prix Goncourt des Lycéens. 2004 : « Le Soleil des Scorta » obtient le prix Goncourt. Ses deux derniers romans « Chien 51 » et « Zem » forment un diptyque policier dont l'action se déroule dans le futur. De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l'ancien flic déclassé de la zone 3 – le « chien » au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l'homme qui a promis d'abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l'approche du jour censé célébrer l'avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d'icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d'atroces souffrances. L'occasion pour Zem de retrouver l'inspectrice chargée de l'enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d'autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l'effondrement. Mais il abrite aussi l'idée d'un ailleurs, d'un refuge face au désastre, nommé résistance. (Présentation des éditions Actes Sud) Site de l'auteur : Laurent Gaudé.

Reportage culture
«American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique

Reportage culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:37


Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.  Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards.  Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.  « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin  Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net.  Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.  «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.  On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

Reportage Culture
«American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:37


Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.  Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards.  Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.  « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin  Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net.  Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.  «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.  On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

7 milliards de voisins
Le riz, 8 milliards de façons de le cuisiner

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:30


Aliment de base pour la moitié de la population mondiale, le riz est la céréale la plus consommée au monde. Près de 54 kg seraient engloutis en moyenne par an et par habitant, jusqu'à 130 kg en Chine. Le petit grain a donc tout d'un géant. Tout autour de la planète, on apprécie son goût, son petit prix, ses variétés multiples - basmati, thaï, arborio, noir, rouge... et la variété des recettes possibles. Cuit façon pilaf, congee, ou simplement à l'eau bouillante, le riz est l'accompagnement parfait. Encore faut-il bien le choisir et le préparer ! Entre les grains courts, moyens et longs, Lesquels utiliser selon la recette et le mode de cuisson ? Faut-il systématiquement le laver ? Conseils, décryptage et réflexions autour du riz avec nos invités. Avec : Anto COCAGNE, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris   Anil SHARMA, chef de cuisine indienne et coach de vie par l'alimentation      Anne COPPIN, créatrice et cheffe de Naam, restaurant dédié à la gastronomie thaï à Lille et Paris, puis de FAAI, nouvelle adresse toujours consacrée à la cuisine thaï qui ouvre le 14 mars 2026 à Paris. Autrice d'un guide de voyage culinaire Food Trotter Thailande (Umai éditions, 2018)   En fin d'émission, Tom Malki rencontre Mélanie Joy, psychologue sociale et activiste américaine, autrice du best-seller mondial Pourquoi les chiens sont nos amis, les cochons notre nourriture et les vaches nos vêtements ? qui vient d'être traduit en français aux éditions La Plage. Programmation musicale : ► Malvada - Bb Trickz ► Kon Sa - Rachelle Allison

7 milliards de voisins
Le riz, 8 milliards de façons de le cuisiner

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:30


Aliment de base pour la moitié de la population mondiale, le riz est la céréale la plus consommée au monde. Près de 54 kg seraient engloutis en moyenne par an et par habitant, jusqu'à 130 kg en Chine. Le petit grain a donc tout d'un géant. Tout autour de la planète, on apprécie son goût, son petit prix, ses variétés multiples - basmati, thaï, arborio, noir, rouge... et la variété des recettes possibles. Cuit façon pilaf, congee, ou simplement à l'eau bouillante, le riz est l'accompagnement parfait. Encore faut-il bien le choisir et le préparer ! Entre les grains courts, moyens et longs, Lesquels utiliser selon la recette et le mode de cuisson ? Faut-il systématiquement le laver ? Conseils, décryptage et réflexions autour du riz avec nos invités. Avec : Anto COCAGNE, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris   Anil SHARMA, chef de cuisine indienne et coach de vie par l'alimentation      Anne COPPIN, créatrice et cheffe de Naam, restaurant dédié à la gastronomie thaï à Lille et Paris, puis de FAAI, nouvelle adresse toujours consacrée à la cuisine thaï qui ouvre le 14 mars 2026 à Paris. Autrice d'un guide de voyage culinaire Food Trotter Thailande (Umai éditions, 2018)   En fin d'émission, Tom Malki rencontre Mélanie Joy, psychologue sociale et activiste américaine, autrice du best-seller mondial Pourquoi les chiens sont nos amis, les cochons notre nourriture et les vaches nos vêtements ? qui vient d'être traduit en français aux éditions La Plage. Programmation musicale : ► Malvada - Bb Trickz ► Kon Sa - Rachelle Allison

Invité Culture
«Le Complexe»: Lucie Albrecht dissèque en BD les dérives du culte de soi

Invité Culture

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:33


Où sommes-nous prêts à aller pour enfin devenir la plus belle version de nous-mêmes ? Lucie Albrecht propose une réponse à cette vaste question dans sa dernière bande dessinée intitulée « Le Complexe », du nom d'une mystérieuse clinique qui promet d'effacer tous les complexes en quelques jours seulement. Mais derrière cette promesse de perfection, le récit dévoile peu à peu une dystopie entre société de consommation, culte de la transformation et logiques capitalistes poussées à leur maximum.  L'autrice Lucie Albrecht est l'une des invitées du Pop Women Festival, qui se déroule du 5 au 7 mars à Reims. Elle participera à une table-ronde intitulée « Miroir, mon beau miroir » le vendredi 6 mars à 10h, aux côtés de la chorégraphe Marie Barbottin et de l'autrice Erell Hannah.  

Vous m'en direz des nouvelles
Découvrir l'envers du décor dans la série «Dans les couloirs de l'opéra»

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:28


Avez-vous déjà rêvé de vous glisser dans les coulisses d'un spectacle, d'y découvrir tout ce qui, en dehors de la scène, des mois avant la première, participe à la magie de la représentation ? La série « Dans les couloirs de l'opéra » est une intrusion passionnante dans l'envers du décor... À l'Opéra de Paris, ce sont des dizaines de métiers : les décorateurs, les menuisiers, les peintres, celles et ceux qui coiffent, maquillent, conçoivent et fabriquent les costumes, les chapeaux, les perruquiers, les accessoiristes, mais aussi  les régisseurs qui, dans cette ruche, doivent s'efforcer de rendre le travail et la communication plus fluide entre les métiers. Tous ces métiers qui constituent la fabrique du spectacle sont au cœur d'une superbe série documentaire réalisée par Jean-Luc Perréard : « Dans les couloirs de l'Opéra ». Jean-Luc Perréard, réalisateur ; Laure Cuvillier, chargée d'atelier modiste, et Myriam Vallée, régisseuse générale à la Direction des costumes de l'Opéra, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Dans les couloirs de l'Opéra » est une série en 7 épisodes à retrouver sur la plateforme de l'Opéra POP. Dans les coulisses de l'Opéra, les couloirs sont des artères où circulent tous les éléments vitaux du spectacle. Autour de la scène, ce cœur battant se déploie un flux incessant qui rythme le quotidien de centaines de femmes et d'hommes. Danseuses, chanteurs, techniciens, couturières, décorateurs : leurs trajectoires se croisent chaque jour, entre répétitions, créations et représentations. Des ateliers de peinture aux studios de danse, des salons d'essayage aux aires de montage, de l'Opéra Bastille au Palais Garnier, la série suit celles et ceux qui œuvrent dans l'ombre pour donner vie à la magie du spectacle. Un portrait choral d'un lieu mythique, raconté à travers les gestes, les voix et les savoir-faire qui le font battre au quotidien.   ► Module : Krys, producteur et chanteur guadeloupéen de reggae-dancehall, est en pleine préparation d'une tournée qui commence le 27 mars 2026 en France avant de partir aux Antilles et les territoires d'Outre-mer. Il est passé par RFI pour répondre aux questions de Chantal Lorho et nous parler de son prochain album qui sortira en juin 2026.  Plusieurs single son déjà sortis.   ► Playlist du jour - Rosalia - Reliquia. - Disiz feat LucasV - Dandy OG.

Invité culture
«Le Complexe»: Lucie Albrecht dissèque en BD les dérives du culte de soi

Invité culture

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:33


Où sommes-nous prêts à aller pour enfin devenir la plus belle version de nous-mêmes ? Lucie Albrecht propose une réponse à cette vaste question dans sa dernière bande dessinée intitulée « Le Complexe », du nom d'une mystérieuse clinique qui promet d'effacer tous les complexes en quelques jours seulement. Mais derrière cette promesse de perfection, le récit dévoile peu à peu une dystopie entre société de consommation, culte de la transformation et logiques capitalistes poussées à leur maximum.  L'autrice Lucie Albrecht est l'une des invitées du Pop Women Festival, qui se déroule du 5 au 7 mars à Reims. Elle participera à une table-ronde intitulée « Miroir, mon beau miroir » le vendredi 6 mars à 10h, aux côtés de la chorégraphe Marie Barbottin et de l'autrice Erell Hannah.  

Vous m'en direz des nouvelles !
Découvrir l'envers du décor dans la série «Dans les couloirs de l'opéra»

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:28


Avez-vous déjà rêvé de vous glisser dans les coulisses d'un spectacle, d'y découvrir tout ce qui, en dehors de la scène, des mois avant la première, participe à la magie de la représentation ? La série « Dans les couloirs de l'opéra » est une intrusion passionnante dans l'envers du décor... À l'Opéra de Paris, ce sont des dizaines de métiers : les décorateurs, les menuisiers, les peintres, celles et ceux qui coiffent, maquillent, conçoivent et fabriquent les costumes, les chapeaux, les perruquiers, les accessoiristes, mais aussi  les régisseurs qui, dans cette ruche, doivent s'efforcer de rendre le travail et la communication plus fluide entre les métiers. Tous ces métiers qui constituent la fabrique du spectacle sont au cœur d'une superbe série documentaire réalisée par Jean-Luc Perréard : « Dans les couloirs de l'Opéra ». Jean-Luc Perréard, réalisateur ; Laure Cuvillier, chargée d'atelier modiste, et Myriam Vallée, régisseuse générale à la Direction des costumes de l'Opéra, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Dans les couloirs de l'Opéra » est une série en 7 épisodes à retrouver sur la plateforme de l'Opéra POP. Dans les coulisses de l'Opéra, les couloirs sont des artères où circulent tous les éléments vitaux du spectacle. Autour de la scène, ce cœur battant se déploie un flux incessant qui rythme le quotidien de centaines de femmes et d'hommes. Danseuses, chanteurs, techniciens, couturières, décorateurs : leurs trajectoires se croisent chaque jour, entre répétitions, créations et représentations. Des ateliers de peinture aux studios de danse, des salons d'essayage aux aires de montage, de l'Opéra Bastille au Palais Garnier, la série suit celles et ceux qui œuvrent dans l'ombre pour donner vie à la magie du spectacle. Un portrait choral d'un lieu mythique, raconté à travers les gestes, les voix et les savoir-faire qui le font battre au quotidien.   ► Module : Krys, producteur et chanteur guadeloupéen de reggae-dancehall, est en pleine préparation d'une tournée qui commence le 27 mars 2026 en France avant de partir aux Antilles et les territoires d'Outre-mer. Il est passé par RFI pour répondre aux questions de Chantal Lorho et nous parler de son prochain album qui sortira en juin 2026.  Plusieurs single son déjà sortis.   ► Playlist du jour - Rosalia - Reliquia. - Disiz feat LucasV - Dandy OG.

Couleurs tropicales
Le chanteur Corneille à l'honneur dans la séquence Génération Consciente avec son tube de 2002

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:25


En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat  Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Le chanteur Corneille à l'honneur dans la séquence Génération Consciente avec son tube de 2002

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:25


En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat  Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

De vive(s) voix
«Marara» du collectif 15 15: une invitation au voyage

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:00


Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026.  Marara. C'est le nom d'une île dans l'océan Pacifique, en Polynésie française. Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson.   Mais c'est aussi le nom d'un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.​​​​​​« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ». Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île.  Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ».  Invités :   Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens. Programmation musicale :  - Fāfaru  - Poison  - Afa (métissage, mélange) - Uta Marara (le chant du poisson volant).  

De vive(s) voix
«Marara» du collectif 15 15: une invitation au voyage

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:00


Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026.  Marara. C'est le nom d'une île dans l'océan Pacifique, en Polynésie française. Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson.   Mais c'est aussi le nom d'un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.​​​​​​« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ». Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île.  Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ».  Invités :   Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens. Programmation musicale :  - Fāfaru  - Poison  - Afa (métissage, mélange) - Uta Marara (le chant du poisson volant).  

Vous m'en direz des nouvelles !
«Désertion» de François Bégaudeau : de la Normandie à Raqqa

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:19


Qu'est-ce qui peut bien pousser deux jeunes d'une petite ville côtière du nord de la France à faire un jour leurs bagages pour la Syrie et à quitter leurs proches pour s'engager dans un combat qui, a priori, n'a rien à voir avec eux. Question au cœur de « Désertion », le dernier roman de François Bégaudeau. L'auteur décrit, ausculte, questionne, en se gardant de nous livrer une réponse toute faite. François Bégaudeau, auteur, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. « Désertion » est à retrouver aux éditions Gallimard, dans la collection Verticales. Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au cœur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale, trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.   ► Chronique : Les librairies du monde Ambroise Kom de la Librairie des Peuples noirs à Yaoundé, au Cameroun, nous fait part de son coup de coeur littéraire du moment, « La société des bienheureux » de Mutt-Lon, paru aux Éditions Ifrikiya. Ce roman pose la question essentielle : qu'est-ce qu'être heureux sur Terre ?   ► Reportage : Fanny Bleichner est allée voir la pièce « Noire », en réalité augmentée, qui nous fait découvrir une figure oubliée de la lutte contre la ségrégation aux États-Unis, elle s'appelle Claudette Colvin, elle a 15 ans en 1955 lorsqu'elle refuse de céder sa place à une femme blanche dans un bus à Montgomery, plusieurs mois donc avant Rosa Parks… ► Playlist du jour - Steve Earle – Guitar Town. - Diese Mbangue - Gratitude.

Vous m'en direz des nouvelles
«Désertion» de François Bégaudeau : de la Normandie à Raqqa

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:19


Qu'est-ce qui peut bien pousser deux jeunes d'une petite ville côtière du nord de la France à faire un jour leurs bagages pour la Syrie et à quitter leurs proches pour s'engager dans un combat qui, a priori, n'a rien à voir avec eux. Question au cœur de « Désertion », le dernier roman de François Bégaudeau. L'auteur décrit, ausculte, questionne, en se gardant de nous livrer une réponse toute faite. François Bégaudeau, auteur, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. « Désertion » est à retrouver aux éditions Gallimard, dans la collection Verticales. Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au cœur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale, trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.   ► Chronique : Les librairies du monde Ambroise Kom de la Librairie des Peuples noirs à Yaoundé, au Cameroun, nous fait part de son coup de coeur littéraire du moment, « La société des bienheureux » de Mutt-Lon, paru aux Éditions Ifrikiya. Ce roman pose la question essentielle : qu'est-ce qu'être heureux sur Terre ?   ► Reportage : Fanny Bleichner est allée voir la pièce « Noire », en réalité augmentée, qui nous fait découvrir une figure oubliée de la lutte contre la ségrégation aux États-Unis, elle s'appelle Claudette Colvin, elle a 15 ans en 1955 lorsqu'elle refuse de céder sa place à une femme blanche dans un bus à Montgomery, plusieurs mois donc avant Rosa Parks… ► Playlist du jour - Steve Earle – Guitar Town. - Diese Mbangue - Gratitude.

Reportage International
Chine: les lanternes de palais inscrites au patrimoine culturel immatériel

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:33


À Pékin, un artisanat vieux de plus de deux siècles est aujourd'hui classé patrimoine culturel immatériel. Les lanternes de palais, autrefois réservées aux cours impériales, sont toujours fabriquées à la main, mais par une poignée d'artisans vieillissants. Les lanternes de la place Tiananmen viennent d'un petit atelier situé en plein cœur de la capitale. Entre transmission fragile et attachement populaire, reportage sur une tradition qui tente de survivre. De notre envoyée spéciale à Pékin, À Pékin, certaines lumières viennent de très loin dans le temps. Elles éclairaient autrefois les palais impériaux. Aujourd'hui, elles pendent encore dans quelques maisons et dans un atelier, où presque plus personne ne sait les fabriquer. Tang, thé au jasmin entre ses mains burinées, nous reçoit dans la pièce maîtresse de l'atelier. Il nous montre une lanterne.  « L'hexagone au milieu, c'est le modèle traditionnel de lanterne de palais. Elle est entièrement sculptée dans du bois de rose massif et elle représente deux dragons jouant avec une perle. Dans le passé, dans les anciennes cours impériales, toutes les lanternes suspendues étaient de ce type. Elles symbolisaient le luxe, la richesse », décrit le vieil homme.  Pendant des siècles, ces lanternes indiquaient le statut social d'une personne. Ici, chaque pièce est sculptée et assemblée à la main, un travail long et minutieux. « C'est un métier délicat qui demande beaucoup de savoir-faire. Nous avons été officiellement désignés comme patrimoine culturel immatériel. Ce que nous fabriquons appartient à ces anciennes traditions, et nous ne pouvons pas les laisser disparaître. Tous ces anciens métiers artisanaux de Pékin, pour être honnête, ont pratiquement disparu. Quand on en arrive là, c'est la fin », se désole notre hôte. Un savoir-faire protégé Aujourd'hui, ce savoir-faire est officiellement protégé. Mais dans l'atelier, ce sont aussi les artisans qui disparaissent, comme nous l'explique l'un des derniers d'entre eux, Liu, âgé de 78 ans : « Il n'y a pas d'employés officiels dans cet atelier. Tout le monde est à la retraite. Même les plus jeunes ont déjà plus de soixante ans et ils continuent à venir ici pour travailler. L'industrie artisanale reste un secteur assez difficile. Les jeunes n'aiment pas faire ce genre de travail. » C'est un métier exigeant et difficile à transmettre. Et pourtant, les lanternes continuent d'être achetées. Pour la fête des lanternes, cette acheteuse choisit le bois. « C'est pour le Nouvel An. Pour ma maison, je veux quelque chose de meilleure qualité qui puisse être accroché plus longtemps. Même si les décorations en plastique sont jolies, elles ne dureront pas », nous dit-elle.  Liu souligne qu'à présent, dans les appartements modernes, ces lanternes n'éclairent plus des empereurs, mais des repas de famille : « Beaucoup de gens qui achètent des lanternes aujourd'hui cherchent ce sentiment de nostalgie, ce lien émotionnel. C'est ce qui compte. ».  Les lanternes de palais ont traversé les dynasties, les révolutions, les transformations de la ville. Aujourd'hui, leur avenir dépend de deux choses : des mains qui savent encore les fabriquer et des maisons qui choisissent encore de les accrocher. 

Invité culture
«Dévorer le monde»: dans l'intimité de Marguerite Duras avec Béatrice Gurrey

Invité culture

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:37


Voici une plongée dans l'univers d'une figure majeure et controversée de la littérature française, disparue le 3 mars 1996, voici trente ans. Dans Marguerite Duras, Dévorer, tout, Béatrice Gurrey dresse le portrait d'une écrivaine qui n'a jamais séparé l'écriture de la vie, quitte à s'y brûler. Journaliste au Monde, Béatrice Gurrey aborde Duras avec les outils de son métier : l'enquête, les archives, l'entretien, mais aussi une attention aiguë aux silences, aux zones d'ombre et aux contradictions. Béatrice Gurrey au micro d'Elisabeth Lequeret. Marguerite Duras, Dévorer, tout, est paru aux éditions de L'Aube.

Invité Culture
«Dévorer le monde»: dans l'intimité de Marguerite Duras avec Béatrice Gurrey

Invité Culture

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:37


Voici une plongée dans l'univers d'une figure majeure et controversée de la littérature française, disparue le 3 mars 1996, voici trente ans. Dans Marguerite Duras, Dévorer, tout, Béatrice Gurrey dresse le portrait d'une écrivaine qui n'a jamais séparé l'écriture de la vie, quitte à s'y brûler. Journaliste au Monde, Béatrice Gurrey aborde Duras avec les outils de son métier : l'enquête, les archives, l'entretien, mais aussi une attention aiguë aux silences, aux zones d'ombre et aux contradictions. Béatrice Gurrey au micro d'Elisabeth Lequeret. Marguerite Duras, Dévorer, tout, est paru aux éditions de L'Aube.

Vous m'en direz des nouvelles !
«Tout contre la terre» : le monde paysan sur les planches à Paris

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 48:28


Elle a 16 ans, lui 22, Camille vit en ville, Antonin a repris la ferme de son père et par amour, elle le suit dans le travail aux champs et l'élevage des porcs. Elle partage avec lui ce quotidien de labeur et fait front même quand les difficultés financières s'annoncent. Sauf qu'un jour, à force de fatigue et d'embuches, vivre devient insupportable pour lui... Cette histoire, portée au théâtre par un texte de Rémi Couturier, c'est celle de Camille Beaurin et de son mari Augustin. Charlotte Bigeard, comédienne ; Rémi Couturier, auteur et comédien ; et Charlie Fargialla, comédien, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Tout contre la terre » est à retrouver au Théâtre de la Comédie à Paris. Camille et Augustin, un couple de paysans, s'aiment et rêvent d'avenir. Leur histoire est faite de joie, de tendresse, mais aussi de combat contre un système qui les étouffe. « Tout contre la terre », inspiré du témoignage autobiographique de Camille Beaurain est un message d'espoir et de lumière où se mêlent rires et larmes sur l'importance de dire pour que le monde change : « il m'a laissée en vie pour que je parle, pour que je témoigne ». Le livre de Camille Beaurin « Tu m'as laissée en vie » est à retrouver aux éditions du Cherche Midi.   ► Reportage : Marjorie Bertin est allée au Château des Ducs de Bretagne à Nantes pour découvrir une exposition consacrée aux Sorcières, une rétrospective foisonnante à propos de cette figure effrayante. De l'Antiquité à nos jours : sculptures, peintures, archives, objets de sorcellerie ou encore installations contemporaines, nous aident à décrypter ce que ses représentations et sa persécution, racontèrent de l'Occident.   ► Playlist du jour - Altin Gün – Neredesin Sen. - Aziza Jaye et Mungo's HiFi - That Thing. - LADIPOE et Maglera Doe Boy - Motho Waka.

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«Tout contre la terre» : le monde paysan sur les planches à Paris

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Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 48:28


Elle a 16 ans, lui 22, Camille vit en ville, Antonin a repris la ferme de son père et par amour, elle le suit dans le travail aux champs et l'élevage des porcs. Elle partage avec lui ce quotidien de labeur et fait front même quand les difficultés financières s'annoncent. Sauf qu'un jour, à force de fatigue et d'embuches, vivre devient insupportable pour lui... Cette histoire, portée au théâtre par un texte de Rémi Couturier, c'est celle de Camille Beaurin et de son mari Augustin. Charlotte Bigeard, comédienne ; Rémi Couturier, auteur et comédien ; et Charlie Fargialla, comédien, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Tout contre la terre » est à retrouver au Théâtre de la Comédie à Paris. Camille et Augustin, un couple de paysans, s'aiment et rêvent d'avenir. Leur histoire est faite de joie, de tendresse, mais aussi de combat contre un système qui les étouffe. « Tout contre la terre », inspiré du témoignage autobiographique de Camille Beaurain est un message d'espoir et de lumière où se mêlent rires et larmes sur l'importance de dire pour que le monde change : « il m'a laissée en vie pour que je parle, pour que je témoigne ». Le livre de Camille Beaurin « Tu m'as laissée en vie » est à retrouver aux éditions du Cherche Midi.   ► Reportage : Marjorie Bertin est allée au Château des Ducs de Bretagne à Nantes pour découvrir une exposition consacrée aux Sorcières, une rétrospective foisonnante à propos de cette figure effrayante. De l'Antiquité à nos jours : sculptures, peintures, archives, objets de sorcellerie ou encore installations contemporaines, nous aident à décrypter ce que ses représentations et sa persécution, racontèrent de l'Occident.   ► Playlist du jour - Altin Gün – Neredesin Sen. - Aziza Jaye et Mungo's HiFi - That Thing. - LADIPOE et Maglera Doe Boy - Motho Waka.

Reportage international
Chine: les lanternes de palais inscrites au patrimoine culturel immatériel

Reportage international

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:33


À Pékin, un artisanat vieux de plus de deux siècles est aujourd'hui classé patrimoine culturel immatériel. Les lanternes de palais, autrefois réservées aux cours impériales, sont toujours fabriquées à la main, mais par une poignée d'artisans vieillissants. Les lanternes de la place Tiananmen viennent d'un petit atelier situé en plein cœur de la capitale. Entre transmission fragile et attachement populaire, reportage sur une tradition qui tente de survivre. De notre envoyée spéciale à Pékin, À Pékin, certaines lumières viennent de très loin dans le temps. Elles éclairaient autrefois les palais impériaux. Aujourd'hui, elles pendent encore dans quelques maisons et dans un atelier, où presque plus personne ne sait les fabriquer. Tang, thé au jasmin entre ses mains burinées, nous reçoit dans la pièce maîtresse de l'atelier. Il nous montre une lanterne.  « L'hexagone au milieu, c'est le modèle traditionnel de lanterne de palais. Elle est entièrement sculptée dans du bois de rose massif et elle représente deux dragons jouant avec une perle. Dans le passé, dans les anciennes cours impériales, toutes les lanternes suspendues étaient de ce type. Elles symbolisaient le luxe, la richesse », décrit le vieil homme.  Pendant des siècles, ces lanternes indiquaient le statut social d'une personne. Ici, chaque pièce est sculptée et assemblée à la main, un travail long et minutieux. « C'est un métier délicat qui demande beaucoup de savoir-faire. Nous avons été officiellement désignés comme patrimoine culturel immatériel. Ce que nous fabriquons appartient à ces anciennes traditions, et nous ne pouvons pas les laisser disparaître. Tous ces anciens métiers artisanaux de Pékin, pour être honnête, ont pratiquement disparu. Quand on en arrive là, c'est la fin », se désole notre hôte. Un savoir-faire protégé Aujourd'hui, ce savoir-faire est officiellement protégé. Mais dans l'atelier, ce sont aussi les artisans qui disparaissent, comme nous l'explique l'un des derniers d'entre eux, Liu, âgé de 78 ans : « Il n'y a pas d'employés officiels dans cet atelier. Tout le monde est à la retraite. Même les plus jeunes ont déjà plus de soixante ans et ils continuent à venir ici pour travailler. L'industrie artisanale reste un secteur assez difficile. Les jeunes n'aiment pas faire ce genre de travail. » C'est un métier exigeant et difficile à transmettre. Et pourtant, les lanternes continuent d'être achetées. Pour la fête des lanternes, cette acheteuse choisit le bois. « C'est pour le Nouvel An. Pour ma maison, je veux quelque chose de meilleure qualité qui puisse être accroché plus longtemps. Même si les décorations en plastique sont jolies, elles ne dureront pas », nous dit-elle.  Liu souligne qu'à présent, dans les appartements modernes, ces lanternes n'éclairent plus des empereurs, mais des repas de famille : « Beaucoup de gens qui achètent des lanternes aujourd'hui cherchent ce sentiment de nostalgie, ce lien émotionnel. C'est ce qui compte. ».  Les lanternes de palais ont traversé les dynasties, les révolutions, les transformations de la ville. Aujourd'hui, leur avenir dépend de deux choses : des mains qui savent encore les fabriquer et des maisons qui choisissent encore de les accrocher. 

Invité culture
«Si tu veux une vie, vole-la»: une bande dessinée pour faire revivre Lou Andreas-Salomé

Invité culture

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:34


Redonner sa place à une femme oubliée... Dans le sillage post mouvement #MeToo, on redécouvre dans tous les domaines des femmes qui ont compté dans le monde scientifique ou artistique. C'est le cas de Lou Andreas-Salomé, dont le nom reste associé aux « grands hommes » qu'elle a côtoyés, comme le philosophe allemand Friedrich Nietzsche ou le poète autrichien Rainer Maria Rilke. La scénariste Séverine Vidal et la dessinatrice Olivia Sautreuil consacrent une bande dessinée à cette autrice oubliée. Lou Andreas-Salomé : si tu veux une vie, vole-la vient de paraître chez Bayard Graphic. 

Invité Culture
«Si tu veux une vie, vole-la»: une bande dessinée pour faire revivre Lou Andreas-Salomé

Invité Culture

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:34


Redonner sa place à une femme oubliée... Dans le sillage post mouvement #MeToo, on redécouvre dans tous les domaines des femmes qui ont compté dans le monde scientifique ou artistique. C'est le cas de Lou Andreas-Salomé, dont le nom reste associé aux « grands hommes » qu'elle a côtoyés, comme le philosophe allemand Friedrich Nietzsche ou le poète autrichien Rainer Maria Rilke. La scénariste Séverine Vidal et la dessinatrice Olivia Sautreuil consacrent une bande dessinée à cette autrice oubliée. Lou Andreas-Salomé : si tu veux une vie, vole-la vient de paraître chez Bayard Graphic. 

Littérature sans frontières
Être femme en Bulgarie avant et après la chute du communisme avec Joanna Elmy

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 29:00


À quoi ressemblait la vie en Bulgarie après la chute du Mur, quand on avait 10 ans, 30 ans, 50 ans ? Comment s'est passée la fin du régime autoritaire, la transition démocratique et comment comprendre cet appel vers le grand Ouest ? Ce sont quelques-unes des questions qui traversent le premier roman de mon invitée aujourd'hui, née à Sofia et qui a connu ces périodes qu'elle raconte à travers trois générations de femmes. Eva, Lili et Yana, grand-mère, mère et fille. Née en 1995 à Sofia, en Bulgarie, Joanna Elmy est écrivaine et journaliste. Diplômée de La Sorbonne, elle est l'une des principales nouvelles autrices de son pays. Son livre Porter la faute a reçu le prestigieux prix bulgare de la Littérature émergente. Ses essais et critiques sont parus dans divers journaux. Elle vit entre son pays natal et les États-Unis. Porter la faute est son premier roman. Traduit du bulgare par Marie Vrinat Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d'Europe de l'Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d'avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l'alcoolisme de son mari ; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime… De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware, Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part. Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d'inventer une alternative à la résignation.  Ce premier roman incandescent nous plonge au cœur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. (Présentation des éditions Le Bruit du monde). MUSIQUE : Nocturne Op. 9 n°2 en mi bémol majeur.

De vive(s) voix
«Paons» : l'hommage poétique de James Noël à la culture haïtienne

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 28:59


Dans son nouveau recueil « Paons », le poète haïtien James Noël rend hommage à ses ancêtres, à son pays et à sa culture, le tout en espérant le réveil d'un peuple actuellement meurtri par les circonstances politiques et l'omniprésence des gangs armés. Au petit matin, James Noëlest sorti du boispour faire entendreson piano à queue de paon.Sa parole de grand poèteest le jazz dont a besoinle réveil des Haïtiens Ces mots signés René Depestre, souvent considéré comme le « parrain » de la littérature haïtienne, ont inspiré James Noël dans l'écriture de son tout nouveau recueil de poésies « Paons ». Le paon, cet oiseau dont le mâle porte une longue queue ocellée qu'il parade pour séduire, se présente alors comme une image pertinente pour décrire l'ambivalence de la partie occidentale de l'île d'Hispaniola. Entre beautés et drames, entre amours et guerres, entre le coup de cœur du paon et le coup de feu du « pan ! ». Le paon, on le voit tel un oiseau qui impressionne, qui se la pète en même temps [...] mais on peut aussi imaginer cette merveille qui se trouve déplumée par les coups de feu. - James Noël Par ce titre métaphorique et ce recueil poétique, James Noël rend hommage à tous ces « paons » de la vie haïtienne qui enjolivent le quotidien d'Haïti mais qui sont également capables de pousser des appels aigus tels des cris de paon. Pour ceux qui voudraient vivre ses poèmes en musique, l'auteur haïtien se représente ce jeudi 19 février 2026, à 21 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, aux côtés du musicien Arthur H, pour une lecture musicale de « Paons », ainsi que samedi 21 février 2026, à 18 heures, à la Gaîté Lyrique, dans le cadre du festival Effractions, aux côtés de l'artiste Nicolas Repac. Invité : James Noël, poète, romancier et acteur haïtien, qui écrit en français et en créole haïtien. Son nouveau recueil poétique « Paons » est d'ores et déjà disponible aux éditions Au Diable Vauvert. Programmation musicale : L'artiste canadienne d'origine haïtienne Mélissa Laveaux, qui sera prochainement l'invitée de De vive(s) voix et qui sort son nouvel album, le mois prochain (mars 2026), et son titre Salt water so sweet.

culture ga salt dans ces tique programmation lyrique arthur h james no laveaux connaissances culture nicolas repac ren depestre
De vive(s) voix
«Paons» : l'hommage poétique de James Noël à la culture haïtienne

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 28:59


Dans son nouveau recueil « Paons », le poète haïtien James Noël rend hommage à ses ancêtres, à son pays et à sa culture, le tout en espérant le réveil d'un peuple actuellement meurtri par les circonstances politiques et l'omniprésence des gangs armés. Au petit matin, James Noëlest sorti du boispour faire entendreson piano à queue de paon.Sa parole de grand poèteest le jazz dont a besoinle réveil des Haïtiens Ces mots signés René Depestre, souvent considéré comme le « parrain » de la littérature haïtienne, ont inspiré James Noël dans l'écriture de son tout nouveau recueil de poésies « Paons ». Le paon, cet oiseau dont le mâle porte une longue queue ocellée qu'il parade pour séduire, se présente alors comme une image pertinente pour décrire l'ambivalence de la partie occidentale de l'île d'Hispaniola. Entre beautés et drames, entre amours et guerres, entre le coup de cœur du paon et le coup de feu du « pan ! ». Le paon, on le voit tel un oiseau qui impressionne, qui se la pète en même temps [...] mais on peut aussi imaginer cette merveille qui se trouve déplumée par les coups de feu. - James Noël Par ce titre métaphorique et ce recueil poétique, James Noël rend hommage à tous ces « paons » de la vie haïtienne qui enjolivent le quotidien d'Haïti mais qui sont également capables de pousser des appels aigus tels des cris de paon. Pour ceux qui voudraient vivre ses poèmes en musique, l'auteur haïtien se représente ce jeudi 19 février 2026, à 21 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, aux côtés du musicien Arthur H, pour une lecture musicale de « Paons », ainsi que samedi 21 février 2026, à 18 heures, à la Gaîté Lyrique, dans le cadre du festival Effractions, aux côtés de l'artiste Nicolas Repac. Invité : James Noël, poète, romancier et acteur haïtien, qui écrit en français et en créole haïtien. Son nouveau recueil poétique « Paons » est d'ores et déjà disponible aux éditions Au Diable Vauvert. Programmation musicale : L'artiste canadienne d'origine haïtienne Mélissa Laveaux, qui sera prochainement l'invitée de De vive(s) voix et qui sort son nouvel album, le mois prochain (mars 2026), et son titre Salt water so sweet.

culture ga salt dans ces tique programmation lyrique arthur h james no laveaux connaissances culture nicolas repac ren depestre
De vive(s) voix
«Psalmanaazaar» de Raphaël Baud ou les coulisses d'une imposture historique

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 29:00


Pour son premier roman, Raphaël Baud s'est inspiré de faits réels pour nous relater l'histoire méconnue de George Psalmanazar, un imposteur de génie du XVIIIè siècle qui parvint à berner tout le monde en se faisant passer pour un Japonais, allant même jusqu'à publier un traité sur l'île de Formose (aujourd'hui Taïwan) en y inventant une grammaire et des coutumes purement fictives. Petit, Raphaël Baud a inventé sa propre langue avec son frère. Et c'est justement cette passion pour la cryptophasie (la science des langages secrets parlés et/ou écrits par un petit nombre de personnes) qui a mené l'auteur français à s'intéresser au curieux personnage de George Psalmanazar. Mais Psalmanazar, d'origine française, lui, est allé encore plus loin que Baud : il n'a pas juste inventé une langue, il s'est inventé une vie. Une vie de « païen nippon » visitant la France et l'Europe au XVIIIè siècle. Un mensonge total qui a permis au prétendu Formosan d'origine japonaise de goûter aux luxes de la bourgeoisie de l'époque et notamment à ceux de la haute société britannique. Est-ce que l'invention, c'est du mensonge ? - Raphaël Baud Pour nous empreindre au maximum de cette histoire ô combien loufoque mais pourtant vraie, Raphaël Baud a décidé de jouer à fond la carte de l'imposture, allant même jusqu'à mentir sur sa propre vie dans le prologue. Et, pour encore plus de réalisme, l'écrivain haut-saônois s'est également efforcé à narrer son tout premier roman dans un style d'écriture proche de celui du XVIIIè siècle. Mais rassurez-vous, cet ouvrage entre fiction et réalité est tout à fait compréhensible pour un lecteur du XXIè siècle et nous raconte surtout une histoire vraie à dormir debout ! Invité : Raphaël Baud, auteur de Psalmanaazaar, paru aux éditions Les Belles Lettres. Programmation musicale : L'artiste Nina Uzan et son titre Charade.  

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«Psalmanaazaar» de Raphaël Baud ou les coulisses d'une imposture historique

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Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 29:00


Pour son premier roman, Raphaël Baud s'est inspiré de faits réels pour nous relater l'histoire méconnue de George Psalmanazar, un imposteur de génie du XVIIIè siècle qui parvint à berner tout le monde en se faisant passer pour un Japonais, allant même jusqu'à publier un traité sur l'île de Formose (aujourd'hui Taïwan) en y inventant une grammaire et des coutumes purement fictives. Petit, Raphaël Baud a inventé sa propre langue avec son frère. Et c'est justement cette passion pour la cryptophasie (la science des langages secrets parlés et/ou écrits par un petit nombre de personnes) qui a mené l'auteur français à s'intéresser au curieux personnage de George Psalmanazar. Mais Psalmanazar, d'origine française, lui, est allé encore plus loin que Baud : il n'a pas juste inventé une langue, il s'est inventé une vie. Une vie de « païen nippon » visitant la France et l'Europe au XVIIIè siècle. Un mensonge total qui a permis au prétendu Formosan d'origine japonaise de goûter aux luxes de la bourgeoisie de l'époque et notamment à ceux de la haute société britannique. Est-ce que l'invention, c'est du mensonge ? - Raphaël Baud Pour nous empreindre au maximum de cette histoire ô combien loufoque mais pourtant vraie, Raphaël Baud a décidé de jouer à fond la carte de l'imposture, allant même jusqu'à mentir sur sa propre vie dans le prologue. Et, pour encore plus de réalisme, l'écrivain haut-saônois s'est également efforcé à narrer son tout premier roman dans un style d'écriture proche de celui du XVIIIè siècle. Mais rassurez-vous, cet ouvrage entre fiction et réalité est tout à fait compréhensible pour un lecteur du XXIè siècle et nous raconte surtout une histoire vraie à dormir debout ! Invité : Raphaël Baud, auteur de Psalmanaazaar, paru aux éditions Les Belles Lettres. Programmation musicale : L'artiste Nina Uzan et son titre Charade.  

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«La fin du courage», une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

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Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 29:00


Jacques Vincey adapte au théâtre l'essai philosophique de Cynthia Fleury. Qu'est-ce que le courage ? La société d'aujourd'hui manque-t-elle de courage ? Peut-on rallier courage politique et moral ? Tel était le propos de l'essai publié aux éditions Fayard, par la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury en 2010, et dans lequel elle imaginait un dialogue avec une philosophe.  Une adaptation avec deux personnages: Nicole-Jeanne Bastide et une journaliste, Noëlle Blanc. Toutes deux vont s'affronter sur la définition et la notion de courage : une pièce mordante sur l'état du monde et la démocratie.  De l'essai à la scène  Cela faisait longtemps que Cynthia Fleury voulait mettre en scène son essai avec une mise en scène facile à dire et à monter qui puisse être jouée dans un théâtre, une école ou une prison. La philosophie, comme le théâtre sont deux disciplines nées dans la Grèce Antique et ont par conséquent beaucoup de points communs : «Le théâtre, c'est un lieu de pensée en acte, un lieu de la parole perfomative.» La pièce commence avec un monologue, le «double» de Cynthia Fleury qui a le sentiment d'être «gelée», découragée, épuisée face à l'adversité du monde. Elle tente de définir la ou les définitions du courage notamment cet héroïsme qui est de négocier au quotidien sans perdre son âme et d'affronter la montagne. Malgré le thème très sérieux, la pièce est ponctuée de touches d'humour et de dérision. Pour incarner ces deux personnages, plusieurs duos d'actrices parmi lesquelles Isabelle Adjani, Isabelle carré, Laure Calamy, Emmanuelle Béart et Sophie Guillemin... Jacques Vincey, metteur en scène, explique la mise en scène des idées peut passer : Le choix de travailler avec plusieurs duos d'actrices déplace les attentes des spectateurs. Le public est confronté à ces deux femmes qui dialoguent avec un texte en main. La pensée s'ancre dans des sensibilités et des corps des formes d'engagement différents.   Invités : la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury et le metteur en scène Jacques Vincey.  À voir jusqu'au 8 mars 2026, au Théâtre de l'Atelier à Paris.  Programmation musicale : L'artiste Yaël Naïm avec le titre « La fille pas cool ».  

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«La fin du courage», une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

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Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 29:00


Jacques Vincey adapte au théâtre l'essai philosophique de Cynthia Fleury. Qu'est-ce que le courage ? La société d'aujourd'hui manque-t-elle de courage ? Peut-on rallier courage politique et moral ? Tel était le propos de l'essai publié aux éditions Fayard, par la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury en 2010, et dans lequel elle imaginait un dialogue avec une philosophe.  Une adaptation avec deux personnages: Nicole-Jeanne Bastide et une journaliste, Noëlle Blanc. Toutes deux vont s'affronter sur la définition et la notion de courage : une pièce mordante sur l'état du monde et la démocratie.  De l'essai à la scène  Cela faisait longtemps que Cynthia Fleury voulait mettre en scène son essai avec une mise en scène facile à dire et à monter qui puisse être jouée dans un théâtre, une école ou une prison. La philosophie, comme le théâtre sont deux disciplines nées dans la Grèce Antique et ont par conséquent beaucoup de points communs : «Le théâtre, c'est un lieu de pensée en acte, un lieu de la parole perfomative.» La pièce commence avec un monologue, le «double» de Cynthia Fleury qui a le sentiment d'être «gelée», découragée, épuisée face à l'adversité du monde. Elle tente de définir la ou les définitions du courage notamment cet héroïsme qui est de négocier au quotidien sans perdre son âme et d'affronter la montagne. Malgré le thème très sérieux, la pièce est ponctuée de touches d'humour et de dérision. Pour incarner ces deux personnages, plusieurs duos d'actrices parmi lesquelles Isabelle Adjani, Isabelle carré, Laure Calamy, Emmanuelle Béart et Sophie Guillemin... Jacques Vincey, metteur en scène, explique la mise en scène des idées peut passer : Le choix de travailler avec plusieurs duos d'actrices déplace les attentes des spectateurs. Le public est confronté à ces deux femmes qui dialoguent avec un texte en main. La pensée s'ancre dans des sensibilités et des corps des formes d'engagement différents.   Invités : la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury et le metteur en scène Jacques Vincey.  À voir jusqu'au 8 mars 2026, au Théâtre de l'Atelier à Paris.  Programmation musicale : L'artiste Yaël Naïm avec le titre « La fille pas cool ».  

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La légende Barbara s'expose à la Bibliothèque nationale de France

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Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 29:00


La Biblitohèque nationale de France (BnF) consacre en ce moment, depuis le 27 janvier 2026 et ce jusqu'au 5 avril 2026, une exposition à la célèbre chanteuse et parolière française Barbara, au sein de sa fameuse Galerie des Donateurs, nommée « Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public ». De son vivant, Barbara n'a jamais songé à archiver sa propre légende, compliquant ainsi la tâche à ceux qui auraient voulu retracer le parcours atypique, tantôt sulfureux, tantôt idyllique, de la compositrice de « L'Aigle noir ». Mais, grâce à ses admirateurs et notamment aux dons de l'association Barbara Perlimpinpin, la BnF a pu se procurer une centaine de documents faisant référence au lien tout particulier que l'autrice-compositrice entretenait avec ses fans. Photos, vidéos, partitions, costumes de scène, tenues de ville, notes, programmes, autographes, courriers... Tant d'items rares que les intéressés peuvent dès maintenant consulter à la BnF, afin d'analyser sa méthodologie de travail et de mieux comprendre les sentiments quasi-amoureux que Barbara éprouvait pour son public.   Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.   Au fil de l'exposition, les visiteurs découvriront son rapport singulier à la scène, depuis ses débuts dans de modestes cabarets belges jusqu'à ses dernières apparitions publiques en 1993. À la BnF, la légende Barbara perdure, donc, le long d'un cheminement d'exposition intime, et pourrait se résumer en une seule phrase prononcée par la vedette elle-même sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ».   Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et des élèves de CM1B de l'École élémentaire Arago du 14ème arrondissement de Paris. Et, cette semaine, Lucie vous a à l'œil ! Invitée : Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF. Programmation musicale : Barbara et ses titres « Dis, quand reviendras-tu ? », « Sid'amour à mort » et « Perlimpinpin ».  

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La légende Barbara s'expose à la Bibliothèque nationale de France

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Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 29:00


La Biblitohèque nationale de France (BnF) consacre en ce moment, depuis le 27 janvier 2026 et ce jusqu'au 5 avril 2026, une exposition à la célèbre chanteuse et parolière française Barbara, au sein de sa fameuse Galerie des Donateurs, nommée « Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public ». De son vivant, Barbara n'a jamais songé à archiver sa propre légende, compliquant ainsi la tâche à ceux qui auraient voulu retracer le parcours atypique, tantôt sulfureux, tantôt idyllique, de la compositrice de « L'Aigle noir ». Mais, grâce à ses admirateurs et notamment aux dons de l'association Barbara Perlimpinpin, la BnF a pu se procurer une centaine de documents faisant référence au lien tout particulier que l'autrice-compositrice entretenait avec ses fans. Photos, vidéos, partitions, costumes de scène, tenues de ville, notes, programmes, autographes, courriers... Tant d'items rares que les intéressés peuvent dès maintenant consulter à la BnF, afin d'analyser sa méthodologie de travail et de mieux comprendre les sentiments quasi-amoureux que Barbara éprouvait pour son public.   Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.   Au fil de l'exposition, les visiteurs découvriront son rapport singulier à la scène, depuis ses débuts dans de modestes cabarets belges jusqu'à ses dernières apparitions publiques en 1993. À la BnF, la légende Barbara perdure, donc, le long d'un cheminement d'exposition intime, et pourrait se résumer en une seule phrase prononcée par la vedette elle-même sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ».   Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et des élèves de CM1B de l'École élémentaire Arago du 14ème arrondissement de Paris. Et, cette semaine, Lucie vous a à l'œil ! Invitée : Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF. Programmation musicale : Barbara et ses titres « Dis, quand reviendras-tu ? », « Sid'amour à mort » et « Perlimpinpin ».  

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Littérature : «La mort clandestine» de Hadrien Laroche, passion interdite dans un pays du Golfe

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 28:59


Dans un pays du Golfe arabo-persique : lui est venu seul, il est l'étranger. Elle, mène la révolte contre les hommes, le mariage, la religion. Dans ce pays où l'amour est interdit, ils tentent d'écrire une autre histoire. Invité : Hadrien Laroche. Auteur français. Son dernier roman « La mort clandestine » est paru aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Perez avec le titre « Solo ».  

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Littérature : «La mort clandestine» de Hadrien Laroche, passion interdite dans un pays du Golfe

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Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 28:59


Dans un pays du Golfe arabo-persique : lui est venu seul, il est l'étranger. Elle, mène la révolte contre les hommes, le mariage, la religion. Dans ce pays où l'amour est interdit, ils tentent d'écrire une autre histoire. Invité : Hadrien Laroche. Auteur français. Son dernier roman « La mort clandestine » est paru aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Perez avec le titre « Solo ».  

Littérature sans frontières
Jean-Marie Gustave Le Clézio, le prix Nobel de Littérature, revient au Mexique

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 29:00


Prix Nobel de Littérature en 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio est un écrivain nomade. De l'île Maurice où sont ses racines, en passant par le Nigeria où il a grandi, ou encore le Maroc cher à son cœur, son œuvre riche et multiple est irriguée par ses voyages et ses rencontres. Avec son nouveau livre le voici de retour au Mexique, pays qu'il connait et aime depuis très longtemps. En témoignent les trois figures littéraires qu'il nous invite à redécouvrir à travers ce récit intitulé « Trois Mexique », aux éditions Gallimard. Là où l'auteur m'a accueillie pour ce grand entretien. « Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c'est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d'Ariane pouvait révéler, puisque l'amour était au bout. » Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l'heure ; l'écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d'un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d'authenticité dans l'écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français. (Présentation des éditions Gallimard)

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Aristide Tarnagda adapte «la plus secrète mémoire des hommes» de Mohamed Mbougar Sarr

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Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 29:00


Le metteur en scène Aristide Tarnagda adapte le roman de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix Goncourt en 2021 pour « La plus secrète mémoire des hommes ».  « Un putain de livre ! ». Voilà comment Aristide Tarnagda décrit le livre écrit par Mohamed Mbougar Sarr et couronné du Prix Goncourt en 2021. Un roman qui n'ai pas laissé indemne le metteur en scène et qui se prête bien au théâtre. Ce roman gigogne comporte plusieurs facettes. C'est à la fois une réflexion sur l'écriture, sur le désir d'écrire, mais c'est aussi sur l'histoire et les effets du colonialisme. Comment les livres sont-ils lus, selon leur auteur ? On y retrouve certains codes du roman policier car c'est l'histoire d'un écrivain qui se lance sur les traces d'un livre mythique et de son auteur qui a disparu...  « C'est aussi un roman d'initiation », selon les mots de son auteur. « Une quête de l'autre et de la vérité », ajoute Aristide Tarnagda. Une adaptation qui n'a pas été facile à faire en raison de la densité et de la complexité du roman. Ce n'est pas la première fois qu'Aristide Tarnagda adapte Mohamed Mbougar Sarr puisqu'il avait déjà mis en scène le roman « Terre Ceinte » en 2021.  Invité : Aristide Tarnagda, auteur, metteur en scène burkinabè. Directeur du festival bisannuel les Récréatrales à Ouagadougou. Il entame sa carrière en 2004 après ses études universitaires en sociologie.  La plus secrète mémoire des hommes à voir à la MC 93 jusqu'au 8 février 2026.  À lire:  La Plus Secrète Mémoire des hommes, un roman de Mohamed Mbougar Sarr publié en 2021 aux éditions Philippe Rey.   Programmation musicale : Le groupe centrafricain Boddhi Satva avec le titre Les gens changent.  

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Aristide Tarnagda adapte «la plus secrète mémoire des hommes» de Mohamed Mbougar Sarr

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Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 29:00


Le metteur en scène Aristide Tarnagda adapte le roman de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix Goncourt en 2021 pour « La plus secrète mémoire des hommes ».  « Un putain de livre ! ». Voilà comment Aristide Tarnagda décrit le livre écrit par Mohamed Mbougar Sarr et couronné du Prix Goncourt en 2021. Un roman qui n'ai pas laissé indemne le metteur en scène et qui se prête bien au théâtre. Ce roman gigogne comporte plusieurs facettes. C'est à la fois une réflexion sur l'écriture, sur le désir d'écrire, mais c'est aussi sur l'histoire et les effets du colonialisme. Comment les livres sont-ils lus, selon leur auteur ? On y retrouve certains codes du roman policier car c'est l'histoire d'un écrivain qui se lance sur les traces d'un livre mythique et de son auteur qui a disparu...  « C'est aussi un roman d'initiation », selon les mots de son auteur. « Une quête de l'autre et de la vérité », ajoute Aristide Tarnagda. Une adaptation qui n'a pas été facile à faire en raison de la densité et de la complexité du roman. Ce n'est pas la première fois qu'Aristide Tarnagda adapte Mohamed Mbougar Sarr puisqu'il avait déjà mis en scène le roman « Terre Ceinte » en 2021.  Invité : Aristide Tarnagda, auteur, metteur en scène burkinabè. Directeur du festival bisannuel les Récréatrales à Ouagadougou. Il entame sa carrière en 2004 après ses études universitaires en sociologie.  La plus secrète mémoire des hommes à voir à la MC 93 jusqu'au 8 février 2026.  À lire:  La Plus Secrète Mémoire des hommes, un roman de Mohamed Mbougar Sarr publié en 2021 aux éditions Philippe Rey.   Programmation musicale : Le groupe centrafricain Boddhi Satva avec le titre Les gens changent.  

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Festival des langues classiques : le sanscrit et le coréen, une histoire d'oralité

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Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 29:00


Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur.  Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées.  Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ?   Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann.  Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques.    Invités :   - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes.  La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert.  Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.

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Festival des langues classiques : le sanscrit et le coréen, une histoire d'oralité

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Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 29:00


Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur.  Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées.  Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ?   Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann.  Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques.    Invités :   - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes.  La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert.  Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.

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Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde, mais pas des gens»

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Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 29:00


Le chanteur Sam Sauvage s'est fait connaître pour son titre « Les gens qui dansent ». Auteur, compositeur, interprète, il vient de sortir son premier album.   L'artiste Sam Sauvage s'est fait connaître grâce à la vidéo du clip de la chanson très pop « Les gens qui dansent » postée sur les réseaux sociaux et devenu viral. Un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés.  Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 26 ans, sapé en costume cravate et à la voix grave aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. « J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens ».  Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.    Invité : l'auteur, compositeur interprète Sam Sauvage.  Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion est né en 2000 dans le Pas-de-Calais dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe « Photomaton ».  Il figure parmi les artistes en lice de la catégorie « révélation masculine » pour les Victoires de la Musique 2026 qui auront lieu le 13 février 2026. Programmation musicale : Avis de tempête  Les gens qui dansent  J'suis pas bô  Boulogne  Un cri dans le métro.   

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Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde, mais pas des gens»

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Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 29:00


Le chanteur Sam Sauvage s'est fait connaître pour son titre « Les gens qui dansent ». Auteur, compositeur, interprète, il vient de sortir son premier album.   L'artiste Sam Sauvage s'est fait connaître grâce à la vidéo du clip de la chanson très pop « Les gens qui dansent » postée sur les réseaux sociaux et devenu viral. Un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés.  Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 26 ans, sapé en costume cravate et à la voix grave aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. « J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens ».  Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.    Invité : l'auteur, compositeur interprète Sam Sauvage.  Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion est né en 2000 dans le Pas-de-Calais dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe « Photomaton ».  Il figure parmi les artistes en lice de la catégorie « révélation masculine » pour les Victoires de la Musique 2026 qui auront lieu le 13 février 2026. Programmation musicale : Avis de tempête  Les gens qui dansent  J'suis pas bô  Boulogne  Un cri dans le métro.   

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Les orphelins d'Eric Vuillard : une histoire de Billy the Kid et de la violence des États-Unis

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 28:59


Dans les orphelins, Eric Vuillard raconte l'histoire du hors-la-loi Billy The Kid et relate par la même occasion une partie de l'histoire des États-Unis.  «À 17 ans, il tua son premier homme». C'est ainsi que début le nouveau roman d'Eric Vuillard. Eric Vuillard a écrit l'histoire de Billy the Kid en déconstruisant l'évènement qui nous a été raconté : une histoire qui nous a été racontée par son assassin : Pat Garett.    Une histoire ce n'est pas une vie. Une vie, ce sont les déchirements intérieurs. Une histoire c'est tenter de mettre ce qu'on peut imaginer de ces déchirements intérieurs mais à travers des coordonnées sociales : c'est replacer l'individu dans son milieu, dans l'Histoire.  Il existe quelques témoignages sur Billy the Kid notamment de paysan mexicain qui le décrivait comme quelqu'un d'amical, jovial : ces témoignages ont été passés sous silence. L'auteur raconte l'histoire d'un adolescent qui pourrait être comme les autres lorsqu'il est dépouillé de sa fiction, un adolescent victime du capitalisme, de la colonisation mais aussi de la violence intrinsèque des États-Unis.  Billy the Kid, de son vrai nom Henry McCarty, est l'une des figures les plus célèbres du Far West américain. Il doit son surnom à son aspect juvénile, presque enfantin. Il serait né en 1859 à New-York dans une famille très pauvre d'origine irlandaise. Orphelin très jeune, il grandit dans la pauvreté, bascule dans la délinquance et devient rapidement un hors-la-loi. Il se fait connaître pendant la guerre du comté de Lincoln au Nouveau-Mexique, une guerre de territoires entre factions rivales. Il acquiert la réputation d'un tireur rapide et efficace. Il a la réputation d'avoir tué 21 hommes, mais ce nombre est sujet à caution et serait plutôt de 9 hommes. Malgré ses crimes, il bénéficie d'une certaine sympathie populaire amplifiée par les journaux qui relatent ses exploits. Il est tantôt considéré comme un criminel sans foi ni loi, tantôt comme un rebelle face aux puissants. Il est finalement capturé, condamné à mort par pendaison mais réussir à s'enfuir. Sa fuite ne dure pas longtemps : âgé de 21 ans, il est finalement abattu par le shérif Pat Garrett en 1881.  Invité : Eric Vuillard, né en 1968, est un auteur et cinéaste français. Il est connu pour ses récits historiques courts à mi-chemin entre littérature et essais. Il avait déjà raconté le far-west américain dans Tristesse de la Terre : une histoire de Buffalo Bill Cody. Il a également écrit sur la colonisation, sur la guerre d'Indochine ou encore la prise de la Bastille. Il remporte le prix Goncourt en 2017 pour l'Ordre du jour qui raconte les coulisses de la montée du nazisme et les prémices de «la solution finale».  Programmation musicale : L'artiste Loufox avec le titre Serrer les dents.      

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Les orphelins d'Eric Vuillard : une histoire de Billy the Kid et de la violence des États-Unis

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Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 28:59


Dans les orphelins, Eric Vuillard raconte l'histoire du hors-la-loi Billy The Kid et relate par la même occasion une partie de l'histoire des États-Unis.  «À 17 ans, il tua son premier homme». C'est ainsi que début le nouveau roman d'Eric Vuillard. Eric Vuillard a écrit l'histoire de Billy the Kid en déconstruisant l'évènement qui nous a été raconté : une histoire qui nous a été racontée par son assassin : Pat Garett.    Une histoire ce n'est pas une vie. Une vie, ce sont les déchirements intérieurs. Une histoire c'est tenter de mettre ce qu'on peut imaginer de ces déchirements intérieurs mais à travers des coordonnées sociales : c'est replacer l'individu dans son milieu, dans l'Histoire.  Il existe quelques témoignages sur Billy the Kid notamment de paysan mexicain qui le décrivait comme quelqu'un d'amical, jovial : ces témoignages ont été passés sous silence. L'auteur raconte l'histoire d'un adolescent qui pourrait être comme les autres lorsqu'il est dépouillé de sa fiction, un adolescent victime du capitalisme, de la colonisation mais aussi de la violence intrinsèque des États-Unis.  Billy the Kid, de son vrai nom Henry McCarty, est l'une des figures les plus célèbres du Far West américain. Il doit son surnom à son aspect juvénile, presque enfantin. Il serait né en 1859 à New-York dans une famille très pauvre d'origine irlandaise. Orphelin très jeune, il grandit dans la pauvreté, bascule dans la délinquance et devient rapidement un hors-la-loi. Il se fait connaître pendant la guerre du comté de Lincoln au Nouveau-Mexique, une guerre de territoires entre factions rivales. Il acquiert la réputation d'un tireur rapide et efficace. Il a la réputation d'avoir tué 21 hommes, mais ce nombre est sujet à caution et serait plutôt de 9 hommes. Malgré ses crimes, il bénéficie d'une certaine sympathie populaire amplifiée par les journaux qui relatent ses exploits. Il est tantôt considéré comme un criminel sans foi ni loi, tantôt comme un rebelle face aux puissants. Il est finalement capturé, condamné à mort par pendaison mais réussir à s'enfuir. Sa fuite ne dure pas longtemps : âgé de 21 ans, il est finalement abattu par le shérif Pat Garrett en 1881.  Invité : Eric Vuillard, né en 1968, est un auteur et cinéaste français. Il est connu pour ses récits historiques courts à mi-chemin entre littérature et essais. Il avait déjà raconté le far-west américain dans Tristesse de la Terre : une histoire de Buffalo Bill Cody. Il a également écrit sur la colonisation, sur la guerre d'Indochine ou encore la prise de la Bastille. Il remporte le prix Goncourt en 2017 pour l'Ordre du jour qui raconte les coulisses de la montée du nazisme et les prémices de «la solution finale».  Programmation musicale : L'artiste Loufox avec le titre Serrer les dents.      

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Encomium des mots rares : participer à l'incendie linguistique francophone

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Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 28:59


Benoît Richter, Kidi Bebey, Belinda Cannone, Louis-Philippe Dalembert… l'autrice Emmanuelle Favier et Edith de Cornulier ont demandé à 26 auteurs de rédiger 26 textes sur 26 mots rares. Mais pourquoi s'intéresser aux mots désuets ? Déchouquer, Ribaudequin, Oaristys, Aorasie... tous ces mots existent mais vous ne les connaissez probablement pas ! Le Trésor de la langue française, qui est le dictionnaire le plus complet, recense environ 100 000 mots quand le français usuel en compte 30 000, une mine pour les auteurs et les poètes !  La langue ne s'use que si on ne s'en sert pas L'autrice Emmanuelle Favier dirige une collection de livres consacrée aux mots rares. Une collection ? Plutôt un « encomium », un terme ancien quelque peu dérivé... Depuis toujours, l'autrice est fascinée, obsédée depuis toujours, par les mots rares qui sont « des fenêtres sur le sens, des manières de s'approprier la langue et l'étymologie qui convoque tout un univers historique ». Dans cette collection, Emmanuelle Favier suggère à des auteurs ou autrices d'écrire un court texte sur un mot… mais sans forcément donner une définition précise. La seule chose qu'elle impose, c'est la lettre ! On y trouve des mots créoles, argotiques, ou du français hors de France, mais aussi des mots désuets ou nouveaux tels que urbexeur.  Le travail sur la langue et les mots rares a la côte ! Et ce sera de plus en plus le cas avec l'Intelligence Artificielle car face à elle, il ne nous reste que notre sens poétique !  Ces encomiums sont dirigés par la maison de négoce Malo Quirvane. Une maison d'édition aujourd'hui dirigée par Edith de Cornulier. Cette maison d'édition est née dans la ferme de Malo Quirvane, dans le Morvan. À moins que toute cette histoire ne soit créée de toutes pièces... Edith de Cornulier voulait devenir vigneronne. Face à la précarité du métier, elle décide de devenir éditrice « Il y a beaucoup de points communs entre les agriculteurs et les éditeurs : ce sont des fournisseurs de matière première! ». Créée en 2019, cette maison d'édition publie aujourd'hui son trente-troisième livre.   Invitées : Edith de Cornulier, directrice de la Maison d'édition Malo Quirvane et Emmanuelle Favier, autrice et directrice de la collection des petits encomiums des mots rares.    Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sian Pottok et Fatoumata Diawara avec le titre Je danse sur toi.

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Encomium des mots rares : participer à l'incendie linguistique francophone

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Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 28:59


Benoît Richter, Kidi Bebey, Belinda Cannone, Louis-Philippe Dalembert… l'autrice Emmanuelle Favier et Edith de Cornulier ont demandé à 26 auteurs de rédiger 26 textes sur 26 mots rares. Mais pourquoi s'intéresser aux mots désuets ? Déchouquer, Ribaudequin, Oaristys, Aorasie... tous ces mots existent mais vous ne les connaissez probablement pas ! Le Trésor de la langue française, qui est le dictionnaire le plus complet, recense environ 100 000 mots quand le français usuel en compte 30 000, une mine pour les auteurs et les poètes !  La langue ne s'use que si on ne s'en sert pas L'autrice Emmanuelle Favier dirige une collection de livres consacrée aux mots rares. Une collection ? Plutôt un « encomium », un terme ancien quelque peu dérivé... Depuis toujours, l'autrice est fascinée, obsédée depuis toujours, par les mots rares qui sont « des fenêtres sur le sens, des manières de s'approprier la langue et l'étymologie qui convoque tout un univers historique ». Dans cette collection, Emmanuelle Favier suggère à des auteurs ou autrices d'écrire un court texte sur un mot… mais sans forcément donner une définition précise. La seule chose qu'elle impose, c'est la lettre ! On y trouve des mots créoles, argotiques, ou du français hors de France, mais aussi des mots désuets ou nouveaux tels que urbexeur.  Le travail sur la langue et les mots rares a la côte ! Et ce sera de plus en plus le cas avec l'Intelligence Artificielle car face à elle, il ne nous reste que notre sens poétique !  Ces encomiums sont dirigés par la maison de négoce Malo Quirvane. Une maison d'édition aujourd'hui dirigée par Edith de Cornulier. Cette maison d'édition est née dans la ferme de Malo Quirvane, dans le Morvan. À moins que toute cette histoire ne soit créée de toutes pièces... Edith de Cornulier voulait devenir vigneronne. Face à la précarité du métier, elle décide de devenir éditrice « Il y a beaucoup de points communs entre les agriculteurs et les éditeurs : ce sont des fournisseurs de matière première! ». Créée en 2019, cette maison d'édition publie aujourd'hui son trente-troisième livre.   Invitées : Edith de Cornulier, directrice de la Maison d'édition Malo Quirvane et Emmanuelle Favier, autrice et directrice de la collection des petits encomiums des mots rares.    Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sian Pottok et Fatoumata Diawara avec le titre Je danse sur toi.

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Iqtibās de Sarah M : une histoire d'amour et de rage entre la France et le Maroc

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Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 29:00


Convoquant le théâtre, la danse et la musique, Iqtibās raconte une histoire incandescente, où l'on ressent profondément ce que signifie aimer aujourd'hui au croisement des cultures. Des mots pour dire l'amour, éviter le déchirement, comprendre l'éloignement... des mots tempêtes, des mots discordes comme il est dit dans la pièce de théâtre Iqtibas. Iqtibās, c'est un mot arabe qui veut dire «emprunter» au sens premier mais dans sa dimension philosophique, ce terme peut vouloir dire «allumer son feu au foyer d'un autre». Une définition  de l'amour ? Quand deux personnes n'en font qu'une : laquelle devient-elle ?  C'est l'histoire d'une rencontre entre un prof, Abel et une boxeuse, Balkis lui est français, elle d'origine marocaine. Abel, un prénom qui évoque la fratricide dans la Bible et qui veut dire «souffle, buée» et qui symbolise ce qui est éphémère, fragile. Balkis, le prénom de la Reine de Saba. Je ne sais pas ce que tes mots ont fait aux miens L'Histoire va alors les percuter : une passion face aux différences culturelles et à l'Histoire douloureuse... Comment s'aimer quand l'altérité surgit ?  Le théâtre nous donne toutes les libertés, c'est à nous d'aller au-delà des censures qu'on se met soi-même. Le théâtre peut tout accueillir.  Invitée : Sarah M, autrice et metteuse en scène de Iqtibās, avec Hayet Darwich et Maxime Levèque. Un spectacle écrit en français mais aussi en darija, un dialecte marocain.  Programmation musicale : L'artiste Camille Yembé avec le titre Je ne l'ai jamais dit à personne.

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Iqtibās de Sarah M : une histoire d'amour et de rage entre la France et le Maroc

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Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 29:00


Convoquant le théâtre, la danse et la musique, Iqtibās raconte une histoire incandescente, où l'on ressent profondément ce que signifie aimer aujourd'hui au croisement des cultures. Des mots pour dire l'amour, éviter le déchirement, comprendre l'éloignement... des mots tempêtes, des mots discordes comme il est dit dans la pièce de théâtre Iqtibas. Iqtibās, c'est un mot arabe qui veut dire «emprunter» au sens premier mais dans sa dimension philosophique, ce terme peut vouloir dire «allumer son feu au foyer d'un autre». Une définition  de l'amour ? Quand deux personnes n'en font qu'une : laquelle devient-elle ?  C'est l'histoire d'une rencontre entre un prof, Abel et une boxeuse, Balkis lui est français, elle d'origine marocaine. Abel, un prénom qui évoque la fratricide dans la Bible et qui veut dire «souffle, buée» et qui symbolise ce qui est éphémère, fragile. Balkis, le prénom de la Reine de Saba. Je ne sais pas ce que tes mots ont fait aux miens L'Histoire va alors les percuter : une passion face aux différences culturelles et à l'Histoire douloureuse... Comment s'aimer quand l'altérité surgit ?  Le théâtre nous donne toutes les libertés, c'est à nous d'aller au-delà des censures qu'on se met soi-même. Le théâtre peut tout accueillir.  Invitée : Sarah M, autrice et metteuse en scène de Iqtibās, avec Hayet Darwich et Maxime Levèque. Un spectacle écrit en français mais aussi en darija, un dialecte marocain.  Programmation musicale : L'artiste Camille Yembé avec le titre Je ne l'ai jamais dit à personne.

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Faire parler Henri IV : une enquête anatomique et linguistique

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Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 28:58


Plus de 400 ans après sa mort, Philippe Charlier et une équipe de chercheurs font parler l'ancien souverain Henri IV, assassiné en 1610.  Des chercheurs de l'Hôpital Foch et de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et du Laboratoire de Phonétique et Phonologie sont parvenus à reconstituer les paramètres vocaux les plus réalistes du roi de France Henri IV (1553-1610) à partir de sa tête momifiée conservée au laboratoire LAAB (UVSQ). C'est pour le moment une seule syllabe, des phonèmes, des voyelles, mais ce n'est que le début du projet et c'est une véritable prouesse. Pourra-t-on faire parler Henri IV ?  Tout commence à la Révolution française. En 1793, les Révolutionnaires veulent détruire tout ce qui rappelle la Royauté. Ils vont alors profaner les tombeaux royaux dont ceux de la Basilique de Saint-Denis où repose le corps du monarque Henri IV. Les dépouilles sont sorties, molestées puis jetées dans une fosse commune. Mais certains restes vont être conservés par des curieux où des personnes qui vont en faire commerce, tel que le médiéviste et conservateur de musée Alexandre le Noir qui vendra... trois têtes du monarque Henri IV dont une authentique.  Après de nombreuses péripéties, celle-ci est retrouvée et authentifiée en 2010.  Une tête bien préservée  La tête est encore très bien préservée, avec de la peau, des cheveux et des poils. elle a été sectionnée à la base du cou. Les chercheurs se rendent comptent qu'il y a encore les cordes vocales et le larynx et ceux-ci sont très bien préservés, ce qui peut permettre scientifiquement de reconstituer une voix. Mais à l'époque, personne n'a l'idée de reconstituer sa voix...  La présence du larynx et des cordes vocales en très bon état de conservation ont permis la reconstitution de ces premiers sons avec une voix aigue et un peu haut perchée. Écoutez.   "La voix, c'est la personne"    Grâce au travail de l'équipe pluridisciplinaire, des données qu'on dispose sur l'accent, le phrasé, le positionnement des dents, la façon de prononcer le français, le timbre de la voix et l'Intelligence Artificielle, on sera capable de reconstituer un texte. Il y aura également une enquête anatomique pour déterminer quel était son coffre respiratoire, le volume de ses poumons. «On n'est pas du tout dans un travail d'amateurisme, ni approximatif!»  À l'horizon fin 2026 : les premières phrases de l'Édit de Nantes.  Mais au-delà de cette découverte, il y a un véritable intérêt médical. En effet, il sera peut-être possible pour les patients qui doivent subir une ablation du larynx de savoir quelle sera leur voix après l'opération de cet organe symbolique.  Invité : Philippe Charlier, médecin légiste et archéo-anthropologue. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lagos avec Céline Desbos, spécialiste des questions liées à la francophonie en contexte plurilingue, et membre du collectif pour la valorisation du français pluriel : un groupement de chercheurs, enseignants, orateurs qui souhaitent rendre audible le français dans toute sa diversité, tel qu'il est parlé dans l'espace francophone.  Elle nous présente le concours «Dicte-moi en français pluriel», un concours de dictée en français reflétant la diversité du français : le but, lutter contre les discriminations linguistiques.  Programmation musicale :  L'artiste Lysandre avec le titre le cowboy aux mains d'argent.