Podcasts about connaissances culture

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De vive(s) voix
Humour : vingt ans de la mort de Raymond Devos, qui sont ses héritiers?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 29:00


Vingt ans après la disparition de l'humoriste Raymond Devos : y a-t-il des héritiers aujourd'hui dans ce domaine si particulier de l'humour absurde ? La Scala organisait une soirée spéciale Devos 2.0, ce lundi 15 juin 2026...  Il y a 20 ans, disparaissait l'artiste Raymond Devos. Maître incontesté du jeu de mots et des absurdités du langage, il transformait les expressions du quotidien en situations loufoques où le sérieux basculait dans le burlesque. Qui sont aujourd'hui les héritiers de Devos ? Comment faire vivre ce patrimoine exceptionnel auprès de nouvelles générations sans céder à l'imitation ?  Invités :   - François Rollin, auteur, comédien, scénariste, metteur en scène, Prix Raymond Devos 2009, un prix qui récompense « une personne dont l'œuvre contribue au progrès de la langue française, à son rayonnement ou à sa promotion »  - Geneviève Meley Othoniel, directrice de l'École Supérieure des Arts du Rire (ESAR) une école ouverte en 2024 qui forme des humoristes - Aliocha, étudiant humoriste à l'ESAR.   Une soirée spéciale Devos 2.0 a eu lieu à la Scala le 15 juin 2026.   Programmation musicale : L'artiste Voyou en duo avec Tuerie pour le titre « Hula Hoop ». 

De vive(s) voix
Humour : vingt ans de la mort de Raymond Devos, qui sont ses héritiers?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 29:00


Vingt ans après la disparition de l'humoriste Raymond Devos : y a-t-il des héritiers aujourd'hui dans ce domaine si particulier de l'humour absurde ? La Scala organisait une soirée spéciale Devos 2.0, ce lundi 15 juin 2026...  Il y a 20 ans, disparaissait l'artiste Raymond Devos. Maître incontesté du jeu de mots et des absurdités du langage, il transformait les expressions du quotidien en situations loufoques où le sérieux basculait dans le burlesque. Qui sont aujourd'hui les héritiers de Devos ? Comment faire vivre ce patrimoine exceptionnel auprès de nouvelles générations sans céder à l'imitation ?  Invités :   - François Rollin, auteur, comédien, scénariste, metteur en scène, Prix Raymond Devos 2009, un prix qui récompense « une personne dont l'œuvre contribue au progrès de la langue française, à son rayonnement ou à sa promotion »  - Geneviève Meley Othoniel, directrice de l'École Supérieure des Arts du Rire (ESAR) une école ouverte en 2024 qui forme des humoristes - Aliocha, étudiant humoriste à l'ESAR.   Une soirée spéciale Devos 2.0 a eu lieu à la Scala le 15 juin 2026.   Programmation musicale : L'artiste Voyou en duo avec Tuerie pour le titre « Hula Hoop ». 

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Burkina Faso avec Roukiata Ouedraogo

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 29:00


Premier épisode de cette série inédite qui propose une rencontre avec un.e auteur.e sur sa terre natale. Aujourd'hui l'humoriste, comédienne et écrivaine Roukiata Ouedraogo, née au Burkina Faso et qui ici se livre sur son enfance, ses débuts et ses combats. Grand entretien à Ouagadougou. « Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Née au Burkina Faso, j'ai grandi entre Fada N'Gourma et Ouagadougou avant de m'installer en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s'est construit à la croisée du théâtre, de l'écriture, de l'humour, de la radio et de l'engagement. » (autoportrait de l'autrice sur RFI). Livres cités dans l'entretien : « Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement, Roukiata fait son sac : demain, elle rentre chez elle, au Burkina Faso. Que prendre, que choisir, que laisser ? Comment faire plaisir à toutes et à tous, sans se faire totalement dépouiller ?… Entre jolis petits hauts colorés made in Paname Tati, que s'arracheront ses cousines, et le grille-pain deux fentes avec tiroir ramasse-miettes à offrir à sa mère, Roukiata nous raconte sa folle jeunesse, lorsqu'elle était jeune gazeuse des faubourgs Ouagalais, jusqu'à sa vie actuelle dans le « Little Africa » parisien. On rit devant la galerie des braiseurs de poulet bicyclette, les mégères du quartier, les coiffeuses de Château-Rouge ! On succombe devant les techniques de drague des garçons choco et les ruses déployées pour feinter le papa nommé « Chien Méchant » afin de ne pas rater le bal des bacheliers… Accompagné par le dessin virevoltant et dansant d'Aude Massot, ce livre est un hymne à l'enfance, la famille, l'amitié, la différence… On y rit beaucoup… mais pas que. » (Présentation des éditions Sarbacane). De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata raconte avec tendresse et humour son enfance au Burkina-Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, l'injustice qui les frappe avec l'arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes. Des galettes au miel qui, pour la jeune Roukiata, auront toujours le goût de l'enfance et du pays natal. (Présentation des éditions Slatkine et cie) SITE OFFICIEL DE ROUKIATA OUEDRAOGO  ILLUSTRATION MUSICALE : Ouagadougou - DESIRE SANKARA.

De vive(s) voix
Homère, l'Odyssée et nous : le regard de Christophe Ono-dit-Biot

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 28:59


Dans son nouveau livre L'Odyssée par l'Odyssée, l'auteur Christophe Ono-dit-Biot a décidé de raconter l'Odyssée de.... l'Odyssée, une lecture subjective du (très) long poème d'Homère !  Comment raconter l'Odyssée ? Ce long voyage d'Ulysse son héros, à travers les mers, l'histoire de sa femme Penelope et de son fils Télémaque. Plus de 12 000 vers et des dizaines de personnages, dieux et mortels, que l'on attribue à un certain Homère sans savoir si celui-ci a vraiment existé… Comment raconter cette épopée qui hante l'imaginaire occidental depuis l'Antiquité et la rendre accessible ?  Avec son livre, Christophe Ono-dit-Biot raconte ce qu'est ce texte comme si c'était un roman, précise l'auteur, « je veux donner l'envie au lecteur de se précipiter sur le texte homérique, même s'il est difficile à lire aujourd'hui ».  Une lecture moderne de l'Odyssée en courts chapitres Il raconte à sa façon les mots d'Homère et s'arrête pour expliciter les aventures par courts chapitres.  Cet amour pour le texte d'Homère, l'auteur le tient tout d'abord de la série animée Ulysse 31 diffusée à la télévision dans les années 80, puis des cours de grec ancien qu'il a suivis durant sa scolarité « C'est un texte qui contient de nombreuses réponses à des questions qu'on s'est posées à toute époque sur les grands thèmes : la mort, l'amour, l'inconnu mais aussi le transhumanisme, l'intelligence artificielle. C'est pour cela que ce texte traverse les siècles »    Oralité et épopées : quand les aèdes racontaient l'Odyssée Le texte fait partie des retours ou nostoi en grec. Christophe Ono-dit-Biot insiste sur l'importance de l'oralité car à l'origine, le texte est dit par les fameux aèdes, un artiste qui chante des épopées en s'accompagnant d'un instrument de musique souvent une phorminx, une sorte de lyre « C'était un peu les stand-uppers de l'époque ! Ils devaient être enthousiastes au sens étymologique du terme : c'est-à-dire presque possédés par les dieux ! »     De «nostalgie» à «xénophobie» : ces mots du quotidien hérités de l'Odyssée  Tout au long de votre livre, l'auteur souligne l'actualité de l'Odyssée mais aussi l'importance du grec dans notre vocabulaire. « Protée » qui a donné protéiforme ou encore les rituels d'hospitalité qui ont donné naissance au « philoxenia » lors de l'épisode du cyclope et son contraire « xenophobie »... « Circé » qui a donné « cirque » ou encore le mot « nostalgie » hérité des « nostoi ». Invité : Christophe Ono-dit-Biot, journaliste, écrivain français et directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point.  Auteur de « L'Odyssée de l'Odyssée”. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère », aux éditions Grasset.    Programmation musicale :  Les artistes Areski Belkacem et Brigitte Fontaine avec le titre L'eternel retour.

De vive(s) voix
Homère, l'Odyssée et nous : le regard de Christophe Ono-dit-Biot

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 28:59


Dans son nouveau livre L'Odyssée par l'Odyssée, l'auteur Christophe Ono-dit-Biot a décidé de raconter l'Odyssée de.... l'Odyssée, une lecture subjective du (très) long poème d'Homère !  Comment raconter l'Odyssée ? Ce long voyage d'Ulysse son héros, à travers les mers, l'histoire de sa femme Penelope et de son fils Télémaque. Plus de 12 000 vers et des dizaines de personnages, dieux et mortels, que l'on attribue à un certain Homère sans savoir si celui-ci a vraiment existé… Comment raconter cette épopée qui hante l'imaginaire occidental depuis l'Antiquité et la rendre accessible ?  Avec son livre, Christophe Ono-dit-Biot raconte ce qu'est ce texte comme si c'était un roman, précise l'auteur, « je veux donner l'envie au lecteur de se précipiter sur le texte homérique, même s'il est difficile à lire aujourd'hui ».  Une lecture moderne de l'Odyssée en courts chapitres Il raconte à sa façon les mots d'Homère et s'arrête pour expliciter les aventures par courts chapitres.  Cet amour pour le texte d'Homère, l'auteur le tient tout d'abord de la série animée Ulysse 31 diffusée à la télévision dans les années 80, puis des cours de grec ancien qu'il a suivis durant sa scolarité « C'est un texte qui contient de nombreuses réponses à des questions qu'on s'est posées à toute époque sur les grands thèmes : la mort, l'amour, l'inconnu mais aussi le transhumanisme, l'intelligence artificielle. C'est pour cela que ce texte traverse les siècles »    Oralité et épopées : quand les aèdes racontaient l'Odyssée Le texte fait partie des retours ou nostoi en grec. Christophe Ono-dit-Biot insiste sur l'importance de l'oralité car à l'origine, le texte est dit par les fameux aèdes, un artiste qui chante des épopées en s'accompagnant d'un instrument de musique souvent une phorminx, une sorte de lyre « C'était un peu les stand-uppers de l'époque ! Ils devaient être enthousiastes au sens étymologique du terme : c'est-à-dire presque possédés par les dieux ! »     De «nostalgie» à «xénophobie» : ces mots du quotidien hérités de l'Odyssée  Tout au long de votre livre, l'auteur souligne l'actualité de l'Odyssée mais aussi l'importance du grec dans notre vocabulaire. « Protée » qui a donné protéiforme ou encore les rituels d'hospitalité qui ont donné naissance au « philoxenia » lors de l'épisode du cyclope et son contraire « xenophobie »... « Circé » qui a donné « cirque » ou encore le mot « nostalgie » hérité des « nostoi ». Invité : Christophe Ono-dit-Biot, journaliste, écrivain français et directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point.  Auteur de « L'Odyssée de l'Odyssée”. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère », aux éditions Grasset.    Programmation musicale :  Les artistes Areski Belkacem et Brigitte Fontaine avec le titre L'eternel retour.

Littérature sans frontières
Marina Yaloyan, à la recherche du temps perdu en Arménie

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later May 22, 2026 29:00


Il y a 35 ans, la chute de l'empire soviétique entrainait dans son sillage quinze républiques satellites, dont l'Arménie. Une période historique dense et poignante restituée dans un premier roman extrêmement sensible et onirique intitulé La petite pianiste d'Erevan, publié aux éditions Albin Michel. Une fiction signée de Marina Yaloyan installée aujourd'hui en France et qui a grandi à la croisée de plusieurs pays de l'Arménie à la Russie en passant par les États-Unis. Grand entretien. Petite pianiste prodige, Verochka grandit à Erevan, en Arménie, dans une famille d'intellectuels communistes, au milieu des livres, des certitudes idéologiques et de la musique qui lui ouvre un autre horizon. Mais lorsque, en 1991, l'Union soviétique vacille, son univers se fissure et l'Histoire s'invite dans chaque foyer. La population crie famine. On brûle les livres pour se chauffer. La rue est le théâtre de violentes manifestations. Pénuries et guerres larvées sont la conséquence de l'effondrement du régime communiste à venir… Verochka se raccroche alors à un espoir fragile : réussir le concours qui lui permettra d'intégrer une prestigieuse école de musique moscovite. Chronique familiale, fresque poignante d'une époque, La petite pianiste d'Erevan raconte, à hauteur d'enfant, l'éveil d'une conscience, quand la musique et l'imagination deviennent les seuls refuges face à l'effondrement d'un monde. (Présentation des éditions Albin Michel) Illustration musicale : Rachmaninov : Piano Concerto No.2 in C Minor Op.18

De vive(s) voix
Quels sont les nouveaux mots du Petit Robert 2027?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 13, 2026 28:59


La lexicographe et directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert Géraldine Moinard revient sur les nouveaux mots intégrés à l'édition 2027 du Petit Robert de la langue française, paru ce mercredi 13 mai 2026. D'une année à l'autre, il se ressemble mais n'est jamais vraiment le même. Il s'enrichit, en fait. Comme la langue française qu'il définit, le dictionnaire vit. Il s'adapte à son temps et grandit. Et, surtout, chaque année, il agrandit son propre spectre : celui des mots acceptés par la communauté lexicographique. « Banger », « bouiner », « charo », « matrixer », « miskine »... Nombreux sont les mots (pas si) nouveaux inclus dans cette nouvelle édition du Petit Robert. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, Lucie a concocté une chouette rubrique avec la complicité du lexicographe Jean Pruvost et des élèves de CM2B de l'école Arago, située dans le 13e arrondissement de Paris.   Invitée : Géraldine Moinard, lexicographe, directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert. Programmation musicale : Ezéchiel Pailhès et son titre Pas tant de d'chichi ponpon.

De vive(s) voix
Quels sont les nouveaux mots du Petit Robert 2027?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 13, 2026 28:59


La lexicographe et directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert Géraldine Moinard revient sur les nouveaux mots intégrés à l'édition 2027 du Petit Robert de la langue française, paru ce mercredi 13 mai 2026. D'une année à l'autre, il se ressemble mais n'est jamais vraiment le même. Il s'enrichit, en fait. Comme la langue française qu'il définit, le dictionnaire vit. Il s'adapte à son temps et grandit. Et, surtout, chaque année, il agrandit son propre spectre : celui des mots acceptés par la communauté lexicographique. « Banger », « bouiner », « charo », « matrixer », « miskine »... Nombreux sont les mots (pas si) nouveaux inclus dans cette nouvelle édition du Petit Robert. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, Lucie a concocté une chouette rubrique avec la complicité du lexicographe Jean Pruvost et des élèves de CM2B de l'école Arago, située dans le 13e arrondissement de Paris.   Invitée : Géraldine Moinard, lexicographe, directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert. Programmation musicale : Ezéchiel Pailhès et son titre Pas tant de d'chichi ponpon.

Invité culture
Cinéma: dans «L'Abandon», Antoine Reinartz incarne le professeur Samuel Paty dans ses derniers jours

Invité culture

Play Episode Listen Later May 13, 2026 3:36


C'est un drame qui avait secoué toute la France. En octobre 2020, le professeur d'histoire-géo Samuel Paty était assassiné à la sortie de son collège par un jeune islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo. Les onze derniers jours du professeur sont aujourd'hui portés à l'écran par le réalisateur français Vincent Garenq dans son film L'Abandon. Le rôle de Samuel Paty a été confié à l'acteur Antoine Reinartz. 

Invité Culture
Cinéma: dans «L'Abandon», Antoine Reinartz incarne le professeur Samuel Paty dans ses derniers jours

Invité Culture

Play Episode Listen Later May 13, 2026 3:36


C'est un drame qui avait secoué toute la France. En octobre 2020, le professeur d'histoire-géo Samuel Paty était assassiné à la sortie de son collège par un jeune islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo. Les onze derniers jours du professeur sont aujourd'hui portés à l'écran par le réalisateur français Vincent Garenq dans son film L'Abandon. Le rôle de Samuel Paty a été confié à l'acteur Antoine Reinartz. 

Idées
La vengeance selon la philosophe Laurence Devillairs

Idées

Play Episode Listen Later May 10, 2026 52:11


Pierre-Édouard Deldique reçoit cette semaine la philosophe Laurence Devillairs pour parler de la vengeance, un sujet quasiment tabou qu'elle traite dans son dernier livre en date intitulé Vengeance. Le droit de ne pas pardonner (Stock). Avec cet ouvrage aux multiples références, Laurence Devillairs rompt avec ses thèmes de réflexion habituels qui parlent plutôt de la beauté du monde, des livres « solaires », comme on dit aujourd'hui. Ici, il s'agit plutôt de la face sombre de la nature humaine. Pourquoi ce changement de cap ? Elle s'en explique au cours de l'émission. En tout cas, avec la vengeance, la philosophe que nous avons eu souvent le plaisir d'inviter dans « Idées » s'attaque à l'idée selon laquelle face à un affront, face au mal, il faut pardonner. L'impératif religieux n'est pas loin. Contre cette façon de voir, elle propose une thèse contraire : le refus de pardonner peut être un acte de justice, de lucidité et de dignité. Attention, pas de méprise, le livre ne célèbre pas la vengeance comme passion destructrice ; il la réhabilite comme réaction morale, comme affirmation de soi face à l'injustice. Laurence Devillairs s'inscrit ainsi dans une tradition philosophique qui va de Sénèque à Nietzsche, en passant par Spinoza, pour montrer que la vengeance n'est pas nécessairement violence, mais une réponse à la violence. La vengeance comme réponse à l'injustice. Elle cite Oreste dans Andromaque de Racine : Au fil des pages, cette intellectuelle, attachée à la vie et aux passions qui la traversent, dénonce la « tyrannie du pardon » : une pression sociale, religieuse, psychologique qui exige de la victime le renoncement à la colère pour avancer. Elle rejette ce pardon qui ajoute une seconde injonction à la première blessure. La vengeance devient alors une manière de rétablir un équilibre rompu, de ne pas se raconter d'histoires sur le mal subi, de refuser de se laisser dicter une morale qui nie l'expérience vécue, enfin une façon de ne pas minimiser l'offense afin de répondre aux injonctions sociales. Le style de Laurence Devillairs est fidèle à ce qui fait la force de son œuvre : une écriture limpide, précise, qui refuse les abstractions oiseuses. Elle nous parle de situations concrètes, de blessures ordinaires, de relations humaines où le pardon n'est pas une évidence mais une violence supplémentaire. En réhabilitant la vengeance, Devillairs ne fait pas non plus l'éloge de la rancœur ; elle redonne à la victime le droit de ne pas être exemplaire. Dans un monde où l'on exige des individus qu'ils « passent à autre chose », elle rappelle que la justice commence surtout par la reconnaissance de l'offense. Pour elle, la vengeance entendue en ce sens brise « la religion nouvelle de la reconstruction obligatoire ». Programmation musicale : Médée – Violaine Cochard (compositeur : Jacques Duphly) La vengeance – Ombra Cara - Théophile Alexandre ; Guillaume Vincent (compositeur : Georg Friedrich Haendel) La liberacion de Rebeca (compositeur : Ryuchi Sakamoto).

Idées
La vengeance selon la philosophe Laurence Devillairs

Idées

Play Episode Listen Later May 10, 2026 52:11


Pierre-Édouard Deldique reçoit cette semaine la philosophe Laurence Devillairs pour parler de la vengeance, un sujet quasiment tabou qu'elle traite dans son dernier livre en date intitulé Vengeance. Le droit de ne pas pardonner (Stock). Avec cet ouvrage aux multiples références, Laurence Devillairs rompt avec ses thèmes de réflexion habituels qui parlent plutôt de la beauté du monde, des livres « solaires », comme on dit aujourd'hui. Ici, il s'agit plutôt de la face sombre de la nature humaine. Pourquoi ce changement de cap ? Elle s'en explique au cours de l'émission. En tout cas, avec la vengeance, la philosophe que nous avons eu souvent le plaisir d'inviter dans « Idées » s'attaque à l'idée selon laquelle face à un affront, face au mal, il faut pardonner. L'impératif religieux n'est pas loin. Contre cette façon de voir, elle propose une thèse contraire : le refus de pardonner peut être un acte de justice, de lucidité et de dignité. Attention, pas de méprise, le livre ne célèbre pas la vengeance comme passion destructrice ; il la réhabilite comme réaction morale, comme affirmation de soi face à l'injustice. Laurence Devillairs s'inscrit ainsi dans une tradition philosophique qui va de Sénèque à Nietzsche, en passant par Spinoza, pour montrer que la vengeance n'est pas nécessairement violence, mais une réponse à la violence. La vengeance comme réponse à l'injustice. Elle cite Oreste dans Andromaque de Racine : Au fil des pages, cette intellectuelle, attachée à la vie et aux passions qui la traversent, dénonce la « tyrannie du pardon » : une pression sociale, religieuse, psychologique qui exige de la victime le renoncement à la colère pour avancer. Elle rejette ce pardon qui ajoute une seconde injonction à la première blessure. La vengeance devient alors une manière de rétablir un équilibre rompu, de ne pas se raconter d'histoires sur le mal subi, de refuser de se laisser dicter une morale qui nie l'expérience vécue, enfin une façon de ne pas minimiser l'offense afin de répondre aux injonctions sociales. Le style de Laurence Devillairs est fidèle à ce qui fait la force de son œuvre : une écriture limpide, précise, qui refuse les abstractions oiseuses. Elle nous parle de situations concrètes, de blessures ordinaires, de relations humaines où le pardon n'est pas une évidence mais une violence supplémentaire. En réhabilitant la vengeance, Devillairs ne fait pas non plus l'éloge de la rancœur ; elle redonne à la victime le droit de ne pas être exemplaire. Dans un monde où l'on exige des individus qu'ils « passent à autre chose », elle rappelle que la justice commence surtout par la reconnaissance de l'offense. Pour elle, la vengeance entendue en ce sens brise « la religion nouvelle de la reconstruction obligatoire ». Programmation musicale : Médée – Violaine Cochard (compositeur : Jacques Duphly) La vengeance – Ombra Cara - Théophile Alexandre ; Guillaume Vincent (compositeur : Georg Friedrich Haendel) La liberacion de Rebeca (compositeur : Ryuchi Sakamoto).

Vous m'en direz des nouvelles !
«Cosmos», une expérience cinématographique intime et hypnotique par Germinal Roaux

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 48:30


Un Huit ans après son très primé « Fortuna », sur les mineurs réfugiés non accompagnés, Germinal Roaux signe « Cosmos », un hymne à la nature et à la vie pour mieux appréhender la mort, où l'image en noir et blanc devient sensation. Dans un village abandonné par les hommes, au coeur de la jungle du Yucatan au Mexique, vit Léon, un paysan analphabète épris de la nature et ses esprits, dont la maison doit être détruite pour construire une route. La sienne croise celle de Lena, une veuve fortunée, professeur de Lettres à l'université. Atteinte d'un mal incurable, elle a choisi de venir mourir ici, dans une grande demeure isolée. La rencontre de ces deux solitaires dans Cosmos est bouleversante. La parole est rare dans ce film organique et poétique. Germinal Roaux, réalisateur, était l'invité de Marjorie Bertin sur RFI. Cosmos sort en salles en France le 6 mai 2026.   ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré le duo Eva Bjorg Aegisdottir et Jérôme Loubry qui ont écrit ensemble le polar «Exil(s) islandais» (éditions Points) une enquête policière entre l'Islande et la France où les auteurs ont alterné les chapitres selon le lieu de l'action, un véritable cadavre exquis !    ► Playlist du jour - Gaël Faye - Chalouper - Chavela Vargas - Somos.

Vous m'en direz des nouvelles
«Cosmos», une expérience cinématographique intime et hypnotique par Germinal Roaux

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 48:30


Un Huit ans après son très primé « Fortuna », sur les mineurs réfugiés non accompagnés, Germinal Roaux signe « Cosmos », un hymne à la nature et à la vie pour mieux appréhender la mort, où l'image en noir et blanc devient sensation. Dans un village abandonné par les hommes, au coeur de la jungle du Yucatan au Mexique, vit Léon, un paysan analphabète épris de la nature et ses esprits, dont la maison doit être détruite pour construire une route. La sienne croise celle de Lena, une veuve fortunée, professeur de Lettres à l'université. Atteinte d'un mal incurable, elle a choisi de venir mourir ici, dans une grande demeure isolée. La rencontre de ces deux solitaires dans Cosmos est bouleversante. La parole est rare dans ce film organique et poétique. Germinal Roaux, réalisateur, était l'invité de Marjorie Bertin sur RFI. Cosmos sort en salles en France le 6 mai 2026.   ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré le duo Eva Bjorg Aegisdottir et Jérôme Loubry qui ont écrit ensemble le polar «Exil(s) islandais» (éditions Points) une enquête policière entre l'Islande et la France où les auteurs ont alterné les chapitres selon le lieu de l'action, un véritable cadavre exquis !    ► Playlist du jour - Gaël Faye - Chalouper - Chavela Vargas - Somos.

Invité culture
Deuil en Guinée-Bissau et mariage en France: avec «Dao», Alain Gomis filme la vie

Invité culture

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 3:52


Filmer la vie d'une famille afro-descendante dans la France d'aujourd'hui, c'est le projet du cinéaste Alain Gomis. Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, sort en salles en France ce mercredi 29 avril. Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis alterne entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.  À écouter dans Tous les cinémas du mondeDans «Dao», Alain Gomis filme la vie d'une famille entre la France et la Guinée-Bissau

Invité Culture
Deuil en Guinée-Bissau et mariage en France: avec «Dao», Alain Gomis filme la vie

Invité Culture

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 3:52


Filmer la vie d'une famille afro-descendante dans la France d'aujourd'hui, c'est le projet du cinéaste Alain Gomis. Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, sort en salles en France ce mercredi 29 avril. Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis alterne entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.  À écouter dans Tous les cinémas du mondeDans «Dao», Alain Gomis filme la vie d'une famille entre la France et la Guinée-Bissau

En sol majeur
L'africanophilie de Serge Noukoué et de son Nollywoodweek Festival

En sol majeur

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 48:29


« Le cinéma, c'est du théâtre en conserve », disait un certain Louis Jouvet, qui ne connaissait pas Nollywood. Qu'est-ce qui a poussé Serge Noukoué, le co-fondateur de Nollywoodweek Film Festival dans les salles obscures du cinéma du Nigéria, d'Afrique et des diasporas africaines ? Qu'est-ce qui a poussé cet Afropéen d'origine béninoise à manger du pop-corn en anglais dans le texte ? Même si Dalida, Mandela et les Bleus ont marqué son adolescence, son cœur s'est laissé embarqué par l'Afrique anglophone et son cinéma. Spécialiste des Industries Culturelles & Créatives, Noukoué rêve de renforcer les échanges entre créateurs de l'Afrique anglophone et francophone. Il rêve en couleur d'abolir les frontières de l'imaginaire. Ce rêve est déjà à quelques stations de métro (pour les + chanceux) puisque la 13ème édition de Nollywoodweek Film Festival se tiendra du 6 au 10 mai 2026 au Cinéma l'Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris. Programmation de l'invité :  • Jauperi E d'Oxun • Sauti Sol Suzanna. 

De vive(s) voix
Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

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Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

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Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

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Du football féminin aux graffeuses : les conférences drôlement savantes d'Hortense Belhôte

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Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 29:00


Le football féminin, les graffeuses ou encore la Révolution française : autant de thèmes que la comédienne Hortense Belhôte distille dans ses conférences-performances qui mêlent savoirs académiques, humour et jeu scénique. Le théâtre de la Bastille propose une anthologie des conférences spectaculaires d'Hortense Belhôte. Il y en a six au total sur des thèmes variés.   Des conférences-spectacles entre savoir, pop culture et humour Hortense Belhôte mêle les références et vulgarise les thèmes avec une culture universitaire traversée par la pop-culture (le rap, les jeux vidéo) mais aussi des références autobiographiques. Elle trouve des liens inattendus entre ces univers. Dans ces conférences, l'humour reste central : car selon elle il « permet de décadrer. C'est un outil de la découverte ». Passionnée par l'histoire de l'art et le théâtre, elle crée ses conférences qui se sont professionnalisées en 2019 lorsque le CDN de Besançon lui passe commande.  Un regard féministe et décolonial pour réécrire l'histoire Ses conférences se veulent également féministes et décoloniales. Elle met un point d'honneur à mettre en avant « des histoires qui ont été minorisées ou tuées ». En 1664, elle revisite un pan de l'Histoire de France. « L'histoire de France m'intéresse mais aussi dans sa connexion aux autres histoires. » Son but : créer des ponts culturels, revisiter les récits dominants et proposer une histoire contemporaine mais vivante.   Invitée : Hortense Belhôte est actrice, autrice et historienne de l'art. Elle est la créatrice de Merci de ne pas Toucher, une websérie Arte réalisée par Cécilia de Arce, qui décrypte les chefs-d'œuvre de l'art classique européen. Comédienne, elle a joué pour le théâtre et le cinéma. Titulaire d'un master 2 en histoire de l'art, elle a enseigné dans des écoles d'art. À la croisée de ses pratiques, elle a créé ses six conférences spectaculaires.  Titulaire d'un master 2 en histoire de l'art, elle a longtemps enseigné dans des écoles de design, de marché de l'art et des universités. À la croisée de ses pratiques, elle s'est créée une forme sur mesure : la conférence spectaculaire, dont le catalogue se déploie au fil des ans. Une histoire du foot féminin tourne depuis 2019 dans des lieux de spectacle et d'éducation ; en 2021 Histoires de Graffeuses voit le jour à la demande du Centre Dramatique National de Besançon ; en 2022 sont créées Performeureuses (une histoire de la performance en danse contemporaine) pour le Théâtre de Vanves, puis Et la marmotte ? (une approche historique et sociologique de la montagne) commande du Centre chorégraphique national de Grenoble et 1664 (déboulonnage en règle de l'absolutisme de Louis XIV) au Centre National de la Danse. En 2023, Portraits de Famille – les oublié.es de la révolution française, produit par L'Espace 1789 de Saint-Ouen et joué au théâtre de l'Atelier à Paris, s'inscrit dans cette vaste relecture patrimoniale au-delà des frontières des arts et des idées reçues. ► A voir au Théâtre de la Bastille jusqu'au 22 avril. Programmation musicale :  L'artiste JeuneCrack avec le titre Jordan4. 

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Du football féminin aux graffeuses : les conférences drôlement savantes d'Hortense Belhôte

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Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 29:00


Le football féminin, les graffeuses ou encore la Révolution française : autant de thèmes que la comédienne Hortense Belhôte distille dans ses conférences-performances qui mêlent savoirs académiques, humour et jeu scénique. Le théâtre de la Bastille propose une anthologie des conférences spectaculaires d'Hortense Belhôte. Il y en a six au total sur des thèmes variés.   Des conférences-spectacles entre savoir, pop culture et humour Hortense Belhôte mêle les références et vulgarise les thèmes avec une culture universitaire traversée par la pop-culture (le rap, les jeux vidéo) mais aussi des références autobiographiques. Elle trouve des liens inattendus entre ces univers. Dans ces conférences, l'humour reste central : car selon elle il « permet de décadrer. C'est un outil de la découverte ». Passionnée par l'histoire de l'art et le théâtre, elle crée ses conférences qui se sont professionnalisées en 2019 lorsque le CDN de Besançon lui passe commande.  Un regard féministe et décolonial pour réécrire l'histoire Ses conférences se veulent également féministes et décoloniales. Elle met un point d'honneur à mettre en avant « des histoires qui ont été minorisées ou tuées ». En 1664, elle revisite un pan de l'Histoire de France. « L'histoire de France m'intéresse mais aussi dans sa connexion aux autres histoires. » Son but : créer des ponts culturels, revisiter les récits dominants et proposer une histoire contemporaine mais vivante.   Invitée : Hortense Belhôte est actrice, autrice et historienne de l'art. Elle est la créatrice de Merci de ne pas Toucher, une websérie Arte réalisée par Cécilia de Arce, qui décrypte les chefs-d'œuvre de l'art classique européen. Comédienne, elle a joué pour le théâtre et le cinéma. Titulaire d'un master 2 en histoire de l'art, elle a enseigné dans des écoles d'art. À la croisée de ses pratiques, elle a créé ses six conférences spectaculaires.  Titulaire d'un master 2 en histoire de l'art, elle a longtemps enseigné dans des écoles de design, de marché de l'art et des universités. À la croisée de ses pratiques, elle s'est créée une forme sur mesure : la conférence spectaculaire, dont le catalogue se déploie au fil des ans. Une histoire du foot féminin tourne depuis 2019 dans des lieux de spectacle et d'éducation ; en 2021 Histoires de Graffeuses voit le jour à la demande du Centre Dramatique National de Besançon ; en 2022 sont créées Performeureuses (une histoire de la performance en danse contemporaine) pour le Théâtre de Vanves, puis Et la marmotte ? (une approche historique et sociologique de la montagne) commande du Centre chorégraphique national de Grenoble et 1664 (déboulonnage en règle de l'absolutisme de Louis XIV) au Centre National de la Danse. En 2023, Portraits de Famille – les oublié.es de la révolution française, produit par L'Espace 1789 de Saint-Ouen et joué au théâtre de l'Atelier à Paris, s'inscrit dans cette vaste relecture patrimoniale au-delà des frontières des arts et des idées reçues. ► A voir au Théâtre de la Bastille jusqu'au 22 avril. Programmation musicale :  L'artiste JeuneCrack avec le titre Jordan4. 

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Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

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Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

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Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

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Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

Idées
Catherine Van Offelen : la prudence n'est pas ce que vous croyez

Idées

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 43:02


Entre la fuite en avant et le principe de précaution, notre invitée, érudite, Catherine Van Offelen propose une voie médiane, subtile et audacieuse : celle de la phronesis, cette prudence antique qui n'a rien de timorée. (Rediffusion du 7 septembre 2025) Dans son essai Risquer la prudence, elle exhume une vertu oubliée, à la fois pratique et courageuse, capable de guider l'action humaine dans l'incertitude. Catherine Van Offelen en parle avec une précision rare dans ce nouveau numéro d'Idées au micro de Pierre-Édouard Deldique. Contrairement à l'idée moderne de prudence – souvent associée à l'immobilisme ou à la peur du risque – cette jeune intellectuelle nous rappelle que la phronesis aristotélicienne est une forme de sagesse active. Elle ne consiste pas à éviter le danger, mais à l'évaluer avec justesse, à décider malgré l'ambiguïté, et à agir avec discernement. C'est une prudence qui ose, qui tranche. L'auteure critique le règne du principe de précaution, devenu selon elle un dogme paralysant. Elle plaide pour une réhabilitation de la décision humaine, fondée sur l'expérience, le jugement et une forme de courage intellectuel. Catherine Van Offelen, aux multiples références, puise dans les textes d'Aristote, mais aussi dans les traditions stoïcienne et chrétienne, pour montrer que la prudence n'est pas une faiblesse, mais une force. Elle est la vertu du capitaine dans la tempête, du médecin face à l'incertitude, du citoyen dans un monde complexe. Dans un style limpide et rigoureux, elle tisse des liens entre philosophie antique et enjeux contemporains : écologie, politique, éthique médicale, intelligence artificielle. Partout, la phronesis apparaît comme une boussole précieuse. Risquer la prudence est plus qu'un essai philosophique : c'est une invitation à penser autrement notre rapport au risque, à l'action et à la responsabilité. En réhabilitant cette vertu oubliée, Catherine Van Offelen nous offre une clé pour naviguer dans l'incertitude sans renoncer à agir. Son enthousiasme est roboratif. Il nous invite à être prudent, mais pas trop… ► Catherine Van Offelen, Risquer la prudence – Une pratique de la sagesse antique (Gallimard)   Programmation musicale :  - Brad Mehldau – Dear Prudence - Yves Jamait – Ah ! la Prudence - Louis Sclavis – Aboard Ulysses's boat.

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Et si la lecture était un exercice collectif ?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 29:00


La lecture est toujours une aventure que l'on imagine individuelle, un plaisir solitaire, mais Thibault Le Page affirme qu'elle peut être collective et partagée. Et dans un petit livre vert, il énumère les 17 manières, les 17 exercices pour lire ensemble. Dessinateur et anthropologue, il s'intéresse aux pratiques de la lecture avec ce livre : Lire ensemble.  Dans son livre Lire ensemble, Thibault Le Page explore les formes contemporaines et anciennes de lecture collective. L'auteur y propose 17 manières de lire à plusieurs, remettant en question l'idée que la lecture serait uniquement un acte solitaire. Son livre s'inscrit dans un moment où l'on débat au sujet de la concentration, de la faculté à lire individuellement et de l'essor des intelligences artificielles capables de « synthétiser des masses de textes ». Pourtant, il observe parallèlement un regain de pratiques de lecture collective, plus visibles dans les milieux artistiques et de recherches. Lire ensemble, ici, je l'entends plutôt comme le fait de lire avec les autres, parfois pour les autres, grâce aux autres, en ayant besoin des autres. Notre invité définit la lecture collective comme le fait de lire avec, pour et grâce aux autres, en valorisant l'oralité et l'échange. Il rappelle que ces pratiques sont anciennes, comme les clubs de lecture apparus au milieu de XIXè siècle. L'arpentage, un geste manifeste Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'association Peuple et Culture va élaborer de nouveaux protocoles de lecture collective : les arpentages. L'arpentage est une pratique de lecture collective qui consiste à prendre un livre, à réunir un groupe de participants, puis à en découper physiquement le texte en autant de fragments qu'il y a de lecteurs. Chacun lit sa portion du texte, prend des notes, puis restitue oralement sa lecture au groupe en la synthétisant. « De cette manière-là, on acte le fait qu'on lit pour les autres, qu'on a aussi besoin des autres pour comprendre le texte », que la compréhension du livre dépend de la contribution de chacun. Il instaure une véritable attention à l'autre et fait émerger « une forme d'oralité et de polyphonie » autour de l'ouvrage. L'arpentage ouvre à la discussion, à l'interprétation et à la confrontation des points de vue. Thibault Le Page insiste : « Toute idée doit être confrontée à d'autres vies que la nôtre. » « Le livre est un objet politique, un objet à la fois conceptuel, intellectuel, mais aussi un objet qui est dans la société, qui est dans le monde, partout autour de nous, donc un objet politique. » « Mettre une disquette » Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique La puce à l'oreille avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert. Et, cette semaine, Lucie décrypte pour vous l'expression « Mettre une disquette ». Programmation musicale : Michel Houellebecq – « Ils chevauchaient le vent ». 

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Et si la lecture était un exercice collectif ?

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Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 29:00


La lecture est toujours une aventure que l'on imagine individuelle, un plaisir solitaire, mais Thibault Le Page affirme qu'elle peut être collective et partagée. Et dans un petit livre vert, il énumère les 17 manières, les 17 exercices pour lire ensemble. Dessinateur et anthropologue, il s'intéresse aux pratiques de la lecture avec ce livre : Lire ensemble.  Dans son livre Lire ensemble, Thibault Le Page explore les formes contemporaines et anciennes de lecture collective. L'auteur y propose 17 manières de lire à plusieurs, remettant en question l'idée que la lecture serait uniquement un acte solitaire. Son livre s'inscrit dans un moment où l'on débat au sujet de la concentration, de la faculté à lire individuellement et de l'essor des intelligences artificielles capables de « synthétiser des masses de textes ». Pourtant, il observe parallèlement un regain de pratiques de lecture collective, plus visibles dans les milieux artistiques et de recherches. Lire ensemble, ici, je l'entends plutôt comme le fait de lire avec les autres, parfois pour les autres, grâce aux autres, en ayant besoin des autres. Notre invité définit la lecture collective comme le fait de lire avec, pour et grâce aux autres, en valorisant l'oralité et l'échange. Il rappelle que ces pratiques sont anciennes, comme les clubs de lecture apparus au milieu de XIXè siècle. L'arpentage, un geste manifeste Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'association Peuple et Culture va élaborer de nouveaux protocoles de lecture collective : les arpentages. L'arpentage est une pratique de lecture collective qui consiste à prendre un livre, à réunir un groupe de participants, puis à en découper physiquement le texte en autant de fragments qu'il y a de lecteurs. Chacun lit sa portion du texte, prend des notes, puis restitue oralement sa lecture au groupe en la synthétisant. « De cette manière-là, on acte le fait qu'on lit pour les autres, qu'on a aussi besoin des autres pour comprendre le texte », que la compréhension du livre dépend de la contribution de chacun. Il instaure une véritable attention à l'autre et fait émerger « une forme d'oralité et de polyphonie » autour de l'ouvrage. L'arpentage ouvre à la discussion, à l'interprétation et à la confrontation des points de vue. Thibault Le Page insiste : « Toute idée doit être confrontée à d'autres vies que la nôtre. » « Le livre est un objet politique, un objet à la fois conceptuel, intellectuel, mais aussi un objet qui est dans la société, qui est dans le monde, partout autour de nous, donc un objet politique. » « Mettre une disquette » Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique La puce à l'oreille avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert. Et, cette semaine, Lucie décrypte pour vous l'expression « Mettre une disquette ». Programmation musicale : Michel Houellebecq – « Ils chevauchaient le vent ». 

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Le gascon : une langue en pleine renaissance !

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 29:00


Le gascon est une langue présente principalement parlée dans le sud-ouest de la France ! Bien que le nombre de locuteurs ait diminué, associations, écoles et créateurs de contenu œuvrent pour transmettre et maintenir cette langue, vivante.  Faire entendre le gascon en 2026 ! Cette langue, dérivée de l'occitan qui se parle dans le sud de la France est une langue millénaire ! Une langue romane qui remonterait au Moyen-Âge... avant que le français soit imposé. Il y aurait environ 250.000 locuteurs du gascon aujourd'hui. Associations, écoles et créateurs de contenus se battent pour faire revivre cette langue « des troubadours ».    Langue des réseaux sociaux  Victor Chauvat « Un gascon en trimbalada » sur les réseaux sociaux a découvert cette langue tardivement, alors qu'il était jeune adulte. Il l'a apprise lui-même grâce à un livre puis en suivant des cours dans Calandreta (une école locale). Bien qu'il ne soit pas le seul à œuvrer pour la revitalisation de cette langue, ses publications humoristiques sur les réseaux sociaux ont rencontré un grand succès, atteignant plus d'un million de vues. Selon lui, « beaucoup de monde se pose des questions sur les langues locales. Sur les réseaux sociaux, il y a cet aspect humoristique et au tac au tac ».  Une langue de tradition Pour Christian Maizeret, la sauvegarde de cette langue peut aussi passer par les fêtes gasconnes qui permettent de « renouer le lien entre les gens et les langues » mais aussi grâce à l'éducation nationale « Il y a actuellement environ 120 enfants en classes bilangues qui apprennent le gascon ».  La musique participe aussi à la sauvegarde de cette langue. Le groupe Nadau célèbre depuis 1973 la langue et la culture gasconnes. Aujourd'hui, des rappeurs comme Kbek produisent également en gascon.   Invités :  Christian Maizeret, enseignant de gascon et président de l'association « l'Auseron » située à Budos qui œuvre pour la promotion de la langue gasconne. Cette association vient de publier un lexique du vocabulaire gascon de plus de 3 000 mots et recueillis par l'historien Jean Dartigolles et disparu en 2017.  Victor Chauvat alias « un gascon en trimbalada » (« un gascon en vadrouille »), un conte humoristique qui prône la langue gasconne et qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux (Instagram, YouTube et TikTok).  Avec également une interview de Vincent Claverie, traducteur du tome de Tintin en gascon « Las heìtas de Tintin — Las Jòias de la Castafiòra » (Les aventures de Tintin - Les Bijoux de la Castafiore), une traduction parue en décembre 2025 et qui s'est déjà vendue à plus de 1 000 exemplaires ! Propos recueillis par Cécile Lavolot.  Et la chronique Ailleurs nous emmène à La Haye aux Pays-Bas pour parler de la 4è édition de « la Fabrique de la traduction littéraire » qui aura lieu le vendredi 13 mars avec, notamment, des débats autour de l'écriture inclusive. Marion Claudel, l'attachée culturelle de l'Institut Français des Pays-Bas.   Programmation musicale : L'artiste Richard Bona avec le titre Kess Kiva Paa, une chanson en français et douala.   

De vive(s) voix
Le gascon : une langue en pleine renaissance !

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 29:00


Le gascon est une langue présente principalement parlée dans le sud-ouest de la France ! Bien que le nombre de locuteurs ait diminué, associations, écoles et créateurs de contenu œuvrent pour transmettre et maintenir cette langue, vivante.  Faire entendre le gascon en 2026 ! Cette langue, dérivée de l'occitan qui se parle dans le sud de la France est une langue millénaire ! Une langue romane qui remonterait au Moyen-Âge... avant que le français soit imposé. Il y aurait environ 250.000 locuteurs du gascon aujourd'hui. Associations, écoles et créateurs de contenus se battent pour faire revivre cette langue « des troubadours ».    Langue des réseaux sociaux  Victor Chauvat « Un gascon en trimbalada » sur les réseaux sociaux a découvert cette langue tardivement, alors qu'il était jeune adulte. Il l'a apprise lui-même grâce à un livre puis en suivant des cours dans Calandreta (une école locale). Bien qu'il ne soit pas le seul à œuvrer pour la revitalisation de cette langue, ses publications humoristiques sur les réseaux sociaux ont rencontré un grand succès, atteignant plus d'un million de vues. Selon lui, « beaucoup de monde se pose des questions sur les langues locales. Sur les réseaux sociaux, il y a cet aspect humoristique et au tac au tac ».  Une langue de tradition Pour Christian Maizeret, la sauvegarde de cette langue peut aussi passer par les fêtes gasconnes qui permettent de « renouer le lien entre les gens et les langues » mais aussi grâce à l'éducation nationale « Il y a actuellement environ 120 enfants en classes bilangues qui apprennent le gascon ».  La musique participe aussi à la sauvegarde de cette langue. Le groupe Nadau célèbre depuis 1973 la langue et la culture gasconnes. Aujourd'hui, des rappeurs comme Kbek produisent également en gascon.   Invités :  Christian Maizeret, enseignant de gascon et président de l'association « l'Auseron » située à Budos qui œuvre pour la promotion de la langue gasconne. Cette association vient de publier un lexique du vocabulaire gascon de plus de 3 000 mots et recueillis par l'historien Jean Dartigolles et disparu en 2017.  Victor Chauvat alias « un gascon en trimbalada » (« un gascon en vadrouille »), un conte humoristique qui prône la langue gasconne et qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux (Instagram, YouTube et TikTok).  Avec également une interview de Vincent Claverie, traducteur du tome de Tintin en gascon « Las heìtas de Tintin — Las Jòias de la Castafiòra » (Les aventures de Tintin - Les Bijoux de la Castafiore), une traduction parue en décembre 2025 et qui s'est déjà vendue à plus de 1 000 exemplaires ! Propos recueillis par Cécile Lavolot.  Et la chronique Ailleurs nous emmène à La Haye aux Pays-Bas pour parler de la 4è édition de « la Fabrique de la traduction littéraire » qui aura lieu le vendredi 13 mars avec, notamment, des débats autour de l'écriture inclusive. Marion Claudel, l'attachée culturelle de l'Institut Français des Pays-Bas.   Programmation musicale : L'artiste Richard Bona avec le titre Kess Kiva Paa, une chanson en français et douala.   

Livre international
«Une Constitution morte» de Sébastien Natroll, pour comprendre le tournant réactionnaire américain

Livre international

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 6:09


La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra

Littérature sans frontières
Laurent Gaudé, retour vers le futur et retour à la civilisation grecque

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 29:00


Après « Chien 51 », adapté au cinéma, Laurent Gaudé publie la suite de son roman d'anticipation où, dans un futur proche, la planète en perdition est dirigée par des multinationales. Mais ici, dans ce deuxième volume qui porte le nom du narrateur « Zem », il y a peut-être une lueur d'espoir. Avec un narrateur qui revient sur sa terre natale la Grèce aux sources de l'humanité. (Rediffusion) Laurent Gaudé en sept dates. 1972 : naissance à Paris. 1997 : première pièce de théâtre : « Onysos le Furieux » est publié en tapuscrit (Théâtre Ouvert). 2001 : premier roman. « Cris » paraît aux éditions Actes Sud. 2002 : « La Mort du roi Tsongor » obtient le prix Goncourt des Lycéens. 2004 : « Le Soleil des Scorta » obtient le prix Goncourt. Ses deux derniers romans « Chien 51 » et « Zem » forment un diptyque policier dont l'action se déroule dans le futur. De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l'ancien flic déclassé de la zone 3 – le « chien » au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l'homme qui a promis d'abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l'approche du jour censé célébrer l'avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d'icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d'atroces souffrances. L'occasion pour Zem de retrouver l'inspectrice chargée de l'enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d'autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l'effondrement. Mais il abrite aussi l'idée d'un ailleurs, d'un refuge face au désastre, nommé résistance. (Présentation des éditions Actes Sud) Site de l'auteur : Laurent Gaudé.

Reportage culture
«American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique

Reportage culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:37


Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.  Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards.  Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.  « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin  Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net.  Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.  «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.  On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

7 milliards de voisins
Le riz, 8 milliards de façons de le cuisiner

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:30


Aliment de base pour la moitié de la population mondiale, le riz est la céréale la plus consommée au monde. Près de 54 kg seraient engloutis en moyenne par an et par habitant, jusqu'à 130 kg en Chine. Le petit grain a donc tout d'un géant. Tout autour de la planète, on apprécie son goût, son petit prix, ses variétés multiples - basmati, thaï, arborio, noir, rouge... et la variété des recettes possibles. Cuit façon pilaf, congee, ou simplement à l'eau bouillante, le riz est l'accompagnement parfait. Encore faut-il bien le choisir et le préparer ! Entre les grains courts, moyens et longs, Lesquels utiliser selon la recette et le mode de cuisson ? Faut-il systématiquement le laver ? Conseils, décryptage et réflexions autour du riz avec nos invités. Avec : Anto COCAGNE, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris   Anil SHARMA, chef de cuisine indienne et coach de vie par l'alimentation      Anne COPPIN, créatrice et cheffe de Naam, restaurant dédié à la gastronomie thaï à Lille et Paris, puis de FAAI, nouvelle adresse toujours consacrée à la cuisine thaï qui ouvre le 14 mars 2026 à Paris. Autrice d'un guide de voyage culinaire Food Trotter Thailande (Umai éditions, 2018)   En fin d'émission, Tom Malki rencontre Mélanie Joy, psychologue sociale et activiste américaine, autrice du best-seller mondial Pourquoi les chiens sont nos amis, les cochons notre nourriture et les vaches nos vêtements ? qui vient d'être traduit en français aux éditions La Plage. Programmation musicale : ► Malvada - Bb Trickz ► Kon Sa - Rachelle Allison

7 milliards de voisins
Le riz, 8 milliards de façons de le cuisiner

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 48:30


Aliment de base pour la moitié de la population mondiale, le riz est la céréale la plus consommée au monde. Près de 54 kg seraient engloutis en moyenne par an et par habitant, jusqu'à 130 kg en Chine. Le petit grain a donc tout d'un géant. Tout autour de la planète, on apprécie son goût, son petit prix, ses variétés multiples - basmati, thaï, arborio, noir, rouge... et la variété des recettes possibles. Cuit façon pilaf, congee, ou simplement à l'eau bouillante, le riz est l'accompagnement parfait. Encore faut-il bien le choisir et le préparer ! Entre les grains courts, moyens et longs, Lesquels utiliser selon la recette et le mode de cuisson ? Faut-il systématiquement le laver ? Conseils, décryptage et réflexions autour du riz avec nos invités. Avec : Anto COCAGNE, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris   Anil SHARMA, chef de cuisine indienne et coach de vie par l'alimentation      Anne COPPIN, créatrice et cheffe de Naam, restaurant dédié à la gastronomie thaï à Lille et Paris, puis de FAAI, nouvelle adresse toujours consacrée à la cuisine thaï qui ouvre le 14 mars 2026 à Paris. Autrice d'un guide de voyage culinaire Food Trotter Thailande (Umai éditions, 2018)   En fin d'émission, Tom Malki rencontre Mélanie Joy, psychologue sociale et activiste américaine, autrice du best-seller mondial Pourquoi les chiens sont nos amis, les cochons notre nourriture et les vaches nos vêtements ? qui vient d'être traduit en français aux éditions La Plage. Programmation musicale : ► Malvada - Bb Trickz ► Kon Sa - Rachelle Allison

Couleurs tropicales
Le chanteur Corneille à l'honneur dans la séquence Génération Consciente avec son tube de 2002

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:25


En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat  Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Le chanteur Corneille à l'honneur dans la séquence Génération Consciente avec son tube de 2002

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:25


En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat  Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

De vive(s) voix
«Marara» du collectif 15 15: une invitation au voyage

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:00


Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026.  Marara. C'est le nom d'une île dans l'océan Pacifique, en Polynésie française. Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson.   Mais c'est aussi le nom d'un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.​​​​​​« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ». Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île.  Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ».  Invités :   Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens. Programmation musicale :  - Fāfaru  - Poison  - Afa (métissage, mélange) - Uta Marara (le chant du poisson volant).  

De vive(s) voix
«Marara» du collectif 15 15: une invitation au voyage

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:00


Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026.  Marara. C'est le nom d'une île dans l'océan Pacifique, en Polynésie française. Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson.   Mais c'est aussi le nom d'un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.​​​​​​« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ». Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île.  Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ».  Invités :   Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens. Programmation musicale :  - Fāfaru  - Poison  - Afa (métissage, mélange) - Uta Marara (le chant du poisson volant).  

Reportage International
Chine: les lanternes de palais inscrites au patrimoine culturel immatériel

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:33


À Pékin, un artisanat vieux de plus de deux siècles est aujourd'hui classé patrimoine culturel immatériel. Les lanternes de palais, autrefois réservées aux cours impériales, sont toujours fabriquées à la main, mais par une poignée d'artisans vieillissants. Les lanternes de la place Tiananmen viennent d'un petit atelier situé en plein cœur de la capitale. Entre transmission fragile et attachement populaire, reportage sur une tradition qui tente de survivre. De notre envoyée spéciale à Pékin, À Pékin, certaines lumières viennent de très loin dans le temps. Elles éclairaient autrefois les palais impériaux. Aujourd'hui, elles pendent encore dans quelques maisons et dans un atelier, où presque plus personne ne sait les fabriquer. Tang, thé au jasmin entre ses mains burinées, nous reçoit dans la pièce maîtresse de l'atelier. Il nous montre une lanterne.  « L'hexagone au milieu, c'est le modèle traditionnel de lanterne de palais. Elle est entièrement sculptée dans du bois de rose massif et elle représente deux dragons jouant avec une perle. Dans le passé, dans les anciennes cours impériales, toutes les lanternes suspendues étaient de ce type. Elles symbolisaient le luxe, la richesse », décrit le vieil homme.  Pendant des siècles, ces lanternes indiquaient le statut social d'une personne. Ici, chaque pièce est sculptée et assemblée à la main, un travail long et minutieux. « C'est un métier délicat qui demande beaucoup de savoir-faire. Nous avons été officiellement désignés comme patrimoine culturel immatériel. Ce que nous fabriquons appartient à ces anciennes traditions, et nous ne pouvons pas les laisser disparaître. Tous ces anciens métiers artisanaux de Pékin, pour être honnête, ont pratiquement disparu. Quand on en arrive là, c'est la fin », se désole notre hôte. Un savoir-faire protégé Aujourd'hui, ce savoir-faire est officiellement protégé. Mais dans l'atelier, ce sont aussi les artisans qui disparaissent, comme nous l'explique l'un des derniers d'entre eux, Liu, âgé de 78 ans : « Il n'y a pas d'employés officiels dans cet atelier. Tout le monde est à la retraite. Même les plus jeunes ont déjà plus de soixante ans et ils continuent à venir ici pour travailler. L'industrie artisanale reste un secteur assez difficile. Les jeunes n'aiment pas faire ce genre de travail. » C'est un métier exigeant et difficile à transmettre. Et pourtant, les lanternes continuent d'être achetées. Pour la fête des lanternes, cette acheteuse choisit le bois. « C'est pour le Nouvel An. Pour ma maison, je veux quelque chose de meilleure qualité qui puisse être accroché plus longtemps. Même si les décorations en plastique sont jolies, elles ne dureront pas », nous dit-elle.  Liu souligne qu'à présent, dans les appartements modernes, ces lanternes n'éclairent plus des empereurs, mais des repas de famille : « Beaucoup de gens qui achètent des lanternes aujourd'hui cherchent ce sentiment de nostalgie, ce lien émotionnel. C'est ce qui compte. ».  Les lanternes de palais ont traversé les dynasties, les révolutions, les transformations de la ville. Aujourd'hui, leur avenir dépend de deux choses : des mains qui savent encore les fabriquer et des maisons qui choisissent encore de les accrocher. 

Littérature sans frontières
Être femme en Bulgarie avant et après la chute du communisme avec Joanna Elmy

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 29:00


À quoi ressemblait la vie en Bulgarie après la chute du Mur, quand on avait 10 ans, 30 ans, 50 ans ? Comment s'est passée la fin du régime autoritaire, la transition démocratique et comment comprendre cet appel vers le grand Ouest ? Ce sont quelques-unes des questions qui traversent le premier roman de mon invitée aujourd'hui, née à Sofia et qui a connu ces périodes qu'elle raconte à travers trois générations de femmes. Eva, Lili et Yana, grand-mère, mère et fille. Née en 1995 à Sofia, en Bulgarie, Joanna Elmy est écrivaine et journaliste. Diplômée de La Sorbonne, elle est l'une des principales nouvelles autrices de son pays. Son livre Porter la faute a reçu le prestigieux prix bulgare de la Littérature émergente. Ses essais et critiques sont parus dans divers journaux. Elle vit entre son pays natal et les États-Unis. Porter la faute est son premier roman. Traduit du bulgare par Marie Vrinat Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d'Europe de l'Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d'avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l'alcoolisme de son mari ; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime… De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware, Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part. Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d'inventer une alternative à la résignation.  Ce premier roman incandescent nous plonge au cœur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. (Présentation des éditions Le Bruit du monde). MUSIQUE : Nocturne Op. 9 n°2 en mi bémol majeur.

De vive(s) voix
«Paons» : l'hommage poétique de James Noël à la culture haïtienne

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 28:59


Dans son nouveau recueil « Paons », le poète haïtien James Noël rend hommage à ses ancêtres, à son pays et à sa culture, le tout en espérant le réveil d'un peuple actuellement meurtri par les circonstances politiques et l'omniprésence des gangs armés. Au petit matin, James Noëlest sorti du boispour faire entendreson piano à queue de paon.Sa parole de grand poèteest le jazz dont a besoinle réveil des Haïtiens Ces mots signés René Depestre, souvent considéré comme le « parrain » de la littérature haïtienne, ont inspiré James Noël dans l'écriture de son tout nouveau recueil de poésies « Paons ». Le paon, cet oiseau dont le mâle porte une longue queue ocellée qu'il parade pour séduire, se présente alors comme une image pertinente pour décrire l'ambivalence de la partie occidentale de l'île d'Hispaniola. Entre beautés et drames, entre amours et guerres, entre le coup de cœur du paon et le coup de feu du « pan ! ». Le paon, on le voit tel un oiseau qui impressionne, qui se la pète en même temps [...] mais on peut aussi imaginer cette merveille qui se trouve déplumée par les coups de feu. - James Noël Par ce titre métaphorique et ce recueil poétique, James Noël rend hommage à tous ces « paons » de la vie haïtienne qui enjolivent le quotidien d'Haïti mais qui sont également capables de pousser des appels aigus tels des cris de paon. Pour ceux qui voudraient vivre ses poèmes en musique, l'auteur haïtien se représente ce jeudi 19 février 2026, à 21 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, aux côtés du musicien Arthur H, pour une lecture musicale de « Paons », ainsi que samedi 21 février 2026, à 18 heures, à la Gaîté Lyrique, dans le cadre du festival Effractions, aux côtés de l'artiste Nicolas Repac. Invité : James Noël, poète, romancier et acteur haïtien, qui écrit en français et en créole haïtien. Son nouveau recueil poétique « Paons » est d'ores et déjà disponible aux éditions Au Diable Vauvert. Programmation musicale : L'artiste canadienne d'origine haïtienne Mélissa Laveaux, qui sera prochainement l'invitée de De vive(s) voix et qui sort son nouvel album, le mois prochain (mars 2026), et son titre Salt water so sweet.

De vive(s) voix
«Paons» : l'hommage poétique de James Noël à la culture haïtienne

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 28:59


Dans son nouveau recueil « Paons », le poète haïtien James Noël rend hommage à ses ancêtres, à son pays et à sa culture, le tout en espérant le réveil d'un peuple actuellement meurtri par les circonstances politiques et l'omniprésence des gangs armés. Au petit matin, James Noëlest sorti du boispour faire entendreson piano à queue de paon.Sa parole de grand poèteest le jazz dont a besoinle réveil des Haïtiens Ces mots signés René Depestre, souvent considéré comme le « parrain » de la littérature haïtienne, ont inspiré James Noël dans l'écriture de son tout nouveau recueil de poésies « Paons ». Le paon, cet oiseau dont le mâle porte une longue queue ocellée qu'il parade pour séduire, se présente alors comme une image pertinente pour décrire l'ambivalence de la partie occidentale de l'île d'Hispaniola. Entre beautés et drames, entre amours et guerres, entre le coup de cœur du paon et le coup de feu du « pan ! ». Le paon, on le voit tel un oiseau qui impressionne, qui se la pète en même temps [...] mais on peut aussi imaginer cette merveille qui se trouve déplumée par les coups de feu. - James Noël Par ce titre métaphorique et ce recueil poétique, James Noël rend hommage à tous ces « paons » de la vie haïtienne qui enjolivent le quotidien d'Haïti mais qui sont également capables de pousser des appels aigus tels des cris de paon. Pour ceux qui voudraient vivre ses poèmes en musique, l'auteur haïtien se représente ce jeudi 19 février 2026, à 21 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, aux côtés du musicien Arthur H, pour une lecture musicale de « Paons », ainsi que samedi 21 février 2026, à 18 heures, à la Gaîté Lyrique, dans le cadre du festival Effractions, aux côtés de l'artiste Nicolas Repac. Invité : James Noël, poète, romancier et acteur haïtien, qui écrit en français et en créole haïtien. Son nouveau recueil poétique « Paons » est d'ores et déjà disponible aux éditions Au Diable Vauvert. Programmation musicale : L'artiste canadienne d'origine haïtienne Mélissa Laveaux, qui sera prochainement l'invitée de De vive(s) voix et qui sort son nouvel album, le mois prochain (mars 2026), et son titre Salt water so sweet.

De vive(s) voix
«Psalmanaazaar» de Raphaël Baud ou les coulisses d'une imposture historique

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 29:00


Pour son premier roman, Raphaël Baud s'est inspiré de faits réels pour nous relater l'histoire méconnue de George Psalmanazar, un imposteur de génie du XVIIIè siècle qui parvint à berner tout le monde en se faisant passer pour un Japonais, allant même jusqu'à publier un traité sur l'île de Formose (aujourd'hui Taïwan) en y inventant une grammaire et des coutumes purement fictives. Petit, Raphaël Baud a inventé sa propre langue avec son frère. Et c'est justement cette passion pour la cryptophasie (la science des langages secrets parlés et/ou écrits par un petit nombre de personnes) qui a mené l'auteur français à s'intéresser au curieux personnage de George Psalmanazar. Mais Psalmanazar, d'origine française, lui, est allé encore plus loin que Baud : il n'a pas juste inventé une langue, il s'est inventé une vie. Une vie de « païen nippon » visitant la France et l'Europe au XVIIIè siècle. Un mensonge total qui a permis au prétendu Formosan d'origine japonaise de goûter aux luxes de la bourgeoisie de l'époque et notamment à ceux de la haute société britannique. Est-ce que l'invention, c'est du mensonge ? - Raphaël Baud Pour nous empreindre au maximum de cette histoire ô combien loufoque mais pourtant vraie, Raphaël Baud a décidé de jouer à fond la carte de l'imposture, allant même jusqu'à mentir sur sa propre vie dans le prologue. Et, pour encore plus de réalisme, l'écrivain haut-saônois s'est également efforcé à narrer son tout premier roman dans un style d'écriture proche de celui du XVIIIè siècle. Mais rassurez-vous, cet ouvrage entre fiction et réalité est tout à fait compréhensible pour un lecteur du XXIè siècle et nous raconte surtout une histoire vraie à dormir debout ! Invité : Raphaël Baud, auteur de Psalmanaazaar, paru aux éditions Les Belles Lettres. Programmation musicale : L'artiste Nina Uzan et son titre Charade.  

De vive(s) voix
«Psalmanaazaar» de Raphaël Baud ou les coulisses d'une imposture historique

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 29:00


Pour son premier roman, Raphaël Baud s'est inspiré de faits réels pour nous relater l'histoire méconnue de George Psalmanazar, un imposteur de génie du XVIIIè siècle qui parvint à berner tout le monde en se faisant passer pour un Japonais, allant même jusqu'à publier un traité sur l'île de Formose (aujourd'hui Taïwan) en y inventant une grammaire et des coutumes purement fictives. Petit, Raphaël Baud a inventé sa propre langue avec son frère. Et c'est justement cette passion pour la cryptophasie (la science des langages secrets parlés et/ou écrits par un petit nombre de personnes) qui a mené l'auteur français à s'intéresser au curieux personnage de George Psalmanazar. Mais Psalmanazar, d'origine française, lui, est allé encore plus loin que Baud : il n'a pas juste inventé une langue, il s'est inventé une vie. Une vie de « païen nippon » visitant la France et l'Europe au XVIIIè siècle. Un mensonge total qui a permis au prétendu Formosan d'origine japonaise de goûter aux luxes de la bourgeoisie de l'époque et notamment à ceux de la haute société britannique. Est-ce que l'invention, c'est du mensonge ? - Raphaël Baud Pour nous empreindre au maximum de cette histoire ô combien loufoque mais pourtant vraie, Raphaël Baud a décidé de jouer à fond la carte de l'imposture, allant même jusqu'à mentir sur sa propre vie dans le prologue. Et, pour encore plus de réalisme, l'écrivain haut-saônois s'est également efforcé à narrer son tout premier roman dans un style d'écriture proche de celui du XVIIIè siècle. Mais rassurez-vous, cet ouvrage entre fiction et réalité est tout à fait compréhensible pour un lecteur du XXIè siècle et nous raconte surtout une histoire vraie à dormir debout ! Invité : Raphaël Baud, auteur de Psalmanaazaar, paru aux éditions Les Belles Lettres. Programmation musicale : L'artiste Nina Uzan et son titre Charade.  

De vive(s) voix
«La fin du courage», une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 29:00


Jacques Vincey adapte au théâtre l'essai philosophique de Cynthia Fleury. Qu'est-ce que le courage ? La société d'aujourd'hui manque-t-elle de courage ? Peut-on rallier courage politique et moral ? Tel était le propos de l'essai publié aux éditions Fayard, par la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury en 2010, et dans lequel elle imaginait un dialogue avec une philosophe.  Une adaptation avec deux personnages: Nicole-Jeanne Bastide et une journaliste, Noëlle Blanc. Toutes deux vont s'affronter sur la définition et la notion de courage : une pièce mordante sur l'état du monde et la démocratie.  De l'essai à la scène  Cela faisait longtemps que Cynthia Fleury voulait mettre en scène son essai avec une mise en scène facile à dire et à monter qui puisse être jouée dans un théâtre, une école ou une prison. La philosophie, comme le théâtre sont deux disciplines nées dans la Grèce Antique et ont par conséquent beaucoup de points communs : «Le théâtre, c'est un lieu de pensée en acte, un lieu de la parole perfomative.» La pièce commence avec un monologue, le «double» de Cynthia Fleury qui a le sentiment d'être «gelée», découragée, épuisée face à l'adversité du monde. Elle tente de définir la ou les définitions du courage notamment cet héroïsme qui est de négocier au quotidien sans perdre son âme et d'affronter la montagne. Malgré le thème très sérieux, la pièce est ponctuée de touches d'humour et de dérision. Pour incarner ces deux personnages, plusieurs duos d'actrices parmi lesquelles Isabelle Adjani, Isabelle carré, Laure Calamy, Emmanuelle Béart et Sophie Guillemin... Jacques Vincey, metteur en scène, explique la mise en scène des idées peut passer : Le choix de travailler avec plusieurs duos d'actrices déplace les attentes des spectateurs. Le public est confronté à ces deux femmes qui dialoguent avec un texte en main. La pensée s'ancre dans des sensibilités et des corps des formes d'engagement différents.   Invités : la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury et le metteur en scène Jacques Vincey.  À voir jusqu'au 8 mars 2026, au Théâtre de l'Atelier à Paris.  Programmation musicale : L'artiste Yaël Naïm avec le titre « La fille pas cool ».  

Reportage International
Deux compositrices au programme du concert du Nouvel An 2026 de Vienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:35


Ce 1ᵉʳ janvier se tient le traditionnel concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé cette année par Yannick Nézet-Séguin. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, c'est le plus grand événement de musique classique. Pour la première fois, deux compositrices sont au programme. Réputés conservateurs, l'Orchestre philharmonique de Vienne et le concert du Nouvel An veulent aujourd'hui davantage s'ouvrir aux femmes, compositrices et musiciennes. C'est lors de la dernière édition du concert du Nouvel An que, pour la première fois, une compositrice a été jouée. Cette année, le programme va plus loin en incluant deux œuvres de deux compositrices. La Rainbow Waltz de l'Afro-Américaine Florence Price et le Sirenen Lieder de l'Autrichienne Josephine Weinlich, qu'on entend ici jouée par quatre musiciens de l'Orchestre philharmonique de Vienne : Lara Kusztrich, Raimund Lissy, Robert Bauerstatter et Raphael Flieder. Cela montre une volonté d'ouverture, selon le directeur de l'Orchestre philharmonique de Vienne Daniel Froschauer.  « Nous voulons montrer cette diversité. Il y a beaucoup d'excellentes cheffes d'orchestre et compositrices. Et il n'y a aucune raison de ne pas ajouter au concert du Nouvel An toutes ces couleurs qui sont intéressantes, et qui méritent d'y figurer. Il est réjouissant de pouvoir présenter encore davantage de compositrices. Cela va continuer à se développer », affirme-t-il. Une évolution que salue l'historien Oliver Rathkolb, mais en soulignant qu'elle arrive tard. Selon lui, en Autriche, ce ne sont pas uniquement les orchestres, mais tout un système qui a conduit à l'exclusion des femmes musiciennes et compositrices. « Il a fallu beaucoup de temps avant que la musicologie, y compris dans le milieu universitaire, ne s'intéresse à ce sujet, et on constate que très peu de compositions ont été conservées. Aujourd'hui, on est à la recherche d'archives. On voit qu'il y a donc plusieurs aspects à cette question de l'exclusion des femmes du monde de la musique, qui concerne le domaine de la composition, mais aussi celui de l'appartenance à un orchestre. Mais c'est en train d'évoluer », explique-t-il. À lire aussiEn Autriche, des concerts thérapeutiques pour les personnes atteintes de démence Lara Kusztrich, jeune violoniste de 31 ans, est l'une des 24 femmes des 148 membres de l'Orchestre philharmonique de Vienne et jouera lors du concert du Nouvel An. Si les femmes sont encore peu nombreuses au sein de l'orchestre, cela est en train de changer selon la musicienne. « J'ai des collègues qui ont été les toutes premières femmes à rejoindre l'orchestre. C'est dû au fait que cette ouverture a eu lieu relativement tard. Et aussi au fait qu'un poste se libère uniquement lorsque quelqu'un prend sa retraite ou quitte l'orchestre. Il ne peut donc pas y avoir beaucoup de nouvelles recrues en peu de temps. Mais ma génération a passé des auditions à une époque où cela n'était plus un sujet. On constate lors des auditions qu'il y a aujourd'hui un équilibre entre hommes et femmes. Je dirais que c'est environ 50-50 pour les nouveaux postes à pourvoir », estime-t-elle. Le concert du Nouvel An n'a encore jamais été dirigé par une femme-cheffe.  À lire aussiChristian Merlin et la légende du Philharmonique de Vienne

7 milliards de voisins
Pénurie de manuels scolaires en Afrique: quelle émergence des éditeurs nationaux?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 48:30


Les manuels sont essentiels à la réussite scolaire des enfants. Avec plus de 320 millions d'élèves, le marché du livre scolaire en Afrique est estimé à au moins 13 milliards de dollars. Un marché encore largement dominé par des éditeurs étrangers, avec souvent des filiales locales ou des coéditions. [Rediffusion de l'émission du 17 septembre 2025] Dans certains pays, notamment anglophones, des éditeurs nationaux parviennent à passer les barrages des appels d'offre et des commandes publiques. Reste le problème d'acheminer réellement les livres jusque dans les salles de classe.  Quelles solutions pour éditer et distribuer des manuels conçus par l'Afrique ? Comment inclure les systèmes éducatifs et les enseignants dans ces démarches nationales ?  Un sujet qui va bien au-delà de l'école, quand on sait que pour des éditeurs africains, les manuels scolaires, constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Cela signifie que la vie intellectuelle, littéraire du continent est impactée par la survie des éditeurs nationaux. Avec : • Vincent Bontoux, consultant auprès de divers bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque asiatique de Développement, Banque islamique de Développement, Enabel, feue USAID, etc.) sur des projets de manuels scolaires dans les pays en développement (principalement en Afrique, mais aussi dans le Pacifique et en Amérique latine), en collaboration avec les gouvernements nationaux  • Michel Levenez, consultant pour des éditeurs français et acteur de l'édition et de la commercialisation du livre sur le continent africain depuis plus de 30 ans • Anges Félix N'Dakpri, fondateur et gérant de Gad Éditions, commissaire général du Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) et président d'honneur de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI). En ouverture d'émission : L'école autour du monde, l'actualité de l'éducation, avec Marie Raichvarg, directrice du développement institutionnel, en charge des enquêtes auprès des adolescents chez Acadomia. Elle nous présente les résultats d'une étude récemment publiée : Réseaux sociaux – la majorité des adolescents prête à s'autoréguler. Programmation musicale :  ► Totem – Lamomali ► Katam - Diamond Platnumz.

Couleurs tropicales
«Ah bon», premier extrait solaire et mélancolique du nouvel album de Jyeuhair

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 48:30


Artiste autodidacte franco-malgache, Jyeuhair écrit, chante et rappe. Plébiscité par le public qui le découvre en 2024 dans Nouvelle École sur Netflix, il est en préparation d'un projet plus ancré dans ses racines avec des sonorités traditionnelles. Le premier single Ah bon, sorti le 10 octobre 2025, a des influences kompa. Il sera sur la scène de l'Olympia, à Paris, le 19 mars 2026. Accompagné de son invité, il répond aux questions de Claudy Siar, Yasmine Bakayoko et Queen Stelyna. Dans la séquence Génération consciente, Astrid, la créatrice de la marque L'agenda africain, un agenda qui a pour objectif de promouvoir la culture africaine.  [Rediffusion du 28 octobre 2025] Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Jyeuhair - Ah bon  Jyeuhair - Jeune malagasy Jyeuhair - Quoipourquoi Jyeuhair - Neutre Jyeuhair - Vite Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Grand reportage
Les corridos, ces chansons prohibées que le Mexique adore

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 19:30


Les corridos sont des ballades chantées au Mexique. Fruits de la musique régionale mexicaine. Mais il en existe de toutes sortes : les classiques, originaires du Nord, et  les belliqueux, va-t-en guerre, ou «tumbado» qu'on appelle parfois «narco». Leurs paroles racontent des histoires entre fiction et réalité. Dans le contexte de la violence qui sévit au Mexique, celles qui font des allusions au crime organisé dérangent. (Rediffusion) Elles sont accusées de romantiser la violence, la drogue et le narcotrafic, ces chansons sont au cœur d'une controverse. Des autorités gouvernementales tentent de les interdire, alors que ce genre typiquement mexicain a de plus en plus de succès auprès du public. «Les corridos, ces chansons prohibées que le Mexique adore», un Grand reportage de Gwendolina Duval.

Couleurs tropicales
Rokia Traoré publie «Je suis née libre», aux éditions J.-C. Lattès

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 48:30


L'artiste malienne Rokia Traoré publie aux éditions J.-C. Lattès Je suis née libre. Disponible depuis le 29 octobre 2025, le livre interroge sur les rapports entre l'Europe et l'Afrique et sur les droits des femmes entre autres. Et la journaliste, mais aussi chanteuse Fanny Marsot présente Pani zétwal, chanson disponible depuis le 17 octobre et en collaboration avec le pianiste de jazz Jimmy Felvia. (Rediffusion) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Rokia Traoré - Tuit tuit Rokia Traoré - Nè so Fanny Marsot x Jimmy Felvia - Pa ni zetwal  Rokia Traoré - Tu voles  Rokia Traoré - Obikè Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

libre mali je suis pani latt publie rokia traor connaissances culture rfi musique
Grand reportage
En Ouganda, le Nyege Nyege, le festival électro incontournable du continent africain

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 19:30


C'est devenu l'un des plus grands rendez-vous musicaux d'Afrique de l'Est... Le festival Nyege Nyege. Au bord du Nil en Ouganda, il vient de fêter fin novembre 2025 ses dix ans d'existence, une grande fête de la musique électronique et alternative au sens large du terme. Objectif : célébrer et promouvoir les scènes dites «underground», expérimentales du continent africain. Là où liberté de création fait loi.  Dix ans de tous les sons et déjà une référence mondiale. Avec de grands DJs comme Skrillex… Et cela sans perdre de vue les valeurs d'origine. «En Ouganda, le Nyege Nyege, le festival électro incontournable du continent africain», un Grand reportage de Lucie Mouillaud.