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Le Pakistan n'est sans doute pas le premier pays qui vient à l'esprit quand on parle de musique électronique. Et, pourtant, à Karachi, la plus grande ville du pays, une scène « underground » s'est développée ces dernières années. Avec une nouveauté : l'arrivée de femmes DJ, de plus en plus nombreuses malgré les tabous. Car dans ce pays aux valeurs traditionnelles, la musique religieuse et dévotionnelle occupe une place centrale, et la scène électronique reste souvent associée à des comportements jugés immoraux et aux influences occidentales. De notre correspondante à Karachi, Ondine de Gaulle En pleine nuit, dans les environs de Karachi, les basses résonnent sur la plage. Une centaine de jeunes dansent dans une villa face à la mer, éclairés par les stroboscopes. Ici, les invités ont été soigneusement sélectionnés : la fête est clandestine. Aux platines, Chiara. Casque sur les oreilles, la DJ de 23 ans fait monter le rythme. Il y a encore quelques années, les femmes DJ se comptaient sur les doigts d'une main au Pakistan. Aujourd'hui, elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer. Mais, pour beaucoup, la scène électronique reste associée au monde de la nuit et à la débauche, comme l'explique Chiara, après son set. « Comme nous vivons en République islamique du Pakistan, beaucoup de gens ici considèrent la fête comme une activité illicite. Le fait que des filles portent des vêtements courts, que des filles et des garçons se mélangent ou dansent, c'est mal vu. Une partie de la société considère que ces soirées relèvent presque de l'œuvre du diable. » Un nouveau concept pour continuer la fête : les fêtes sobres, ou « halal » Ces fêtes clandestines sont aussi dans le collimateur des autorités. La police multiplie les descentes au nom de la lutte contre l'alcool, les drogues ou les atteintes à la morale publique. Depuis un commissariat du centre-ville, Syed Ali Hassan, officier de police, assume cette politique de tolérance zéro. « Ce n'est pas seulement illégal, ce sont des activités démoniaques. Même si ces fêtes sont organisées clandestinement, nous prendrons des mesures. » Pour continuer à faire la fête, un nouveau concept s'est développé ces derniers mois : les fêtes sobres, ou « halal », organisées en journée. Dans une rue d'un quartier huppé de Karachi, en plein milieu de l'après-midi, la façade d'un café ne laisse rien deviner. Mais, une fois la porte franchie, changement d'ambiance : des dizaines de jeunes hommes et femmes dansent sur de la musique pop, café à la main. C'est Sarah Aijaz qui mixe aujourd'hui. Pour cette actrice et DJ, ces événements, tolérés par les autorités, offrent un cadre plus viable pour la scène électronique. « Ces fêtes sobres qui se développent sont accessibles à plus de monde, les gens s'amusent quand même, et ça apprend aussi aux gens à ne pas associer systématiquement la musique à la drogue. On voit des femmes DJ qui jouent dans les "coffee rave", mais il n'y en a pas beaucoup sur la scène underground, parce que ces événements finissent souvent tard. Mais, ici, je pense que c'est assez sûr pour les femmes. » Dans un pays où les femmes disposent rarement des mêmes libertés que les hommes, celles qui mixent aujourd'hui sont souvent issues de la jeunesse urbaine anglophone et aisée, qui a les moyens de s'affranchir des normes sociales. À lire aussiAu Pakistan, chanter peut vous coûter la vie
Le Pakistan n'est sans doute pas le premier pays qui vient à l'esprit quand on parle de musique électronique. Et, pourtant, à Karachi, la plus grande ville du pays, une scène « underground » s'est développée ces dernières années. Avec une nouveauté : l'arrivée de femmes DJ, de plus en plus nombreuses malgré les tabous. Car dans ce pays aux valeurs traditionnelles, la musique religieuse et dévotionnelle occupe une place centrale, et la scène électronique reste souvent associée à des comportements jugés immoraux et aux influences occidentales. De notre correspondante à Karachi, Ondine de Gaulle En pleine nuit, dans les environs de Karachi, les basses résonnent sur la plage. Une centaine de jeunes dansent dans une villa face à la mer, éclairés par les stroboscopes. Ici, les invités ont été soigneusement sélectionnés : la fête est clandestine. Aux platines, Chiara. Casque sur les oreilles, la DJ de 23 ans fait monter le rythme. Il y a encore quelques années, les femmes DJ se comptaient sur les doigts d'une main au Pakistan. Aujourd'hui, elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer. Mais, pour beaucoup, la scène électronique reste associée au monde de la nuit et à la débauche, comme l'explique Chiara, après son set. « Comme nous vivons en République islamique du Pakistan, beaucoup de gens ici considèrent la fête comme une activité illicite. Le fait que des filles portent des vêtements courts, que des filles et des garçons se mélangent ou dansent, c'est mal vu. Une partie de la société considère que ces soirées relèvent presque de l'œuvre du diable. » Un nouveau concept pour continuer la fête : les fêtes sobres, ou « halal » Ces fêtes clandestines sont aussi dans le collimateur des autorités. La police multiplie les descentes au nom de la lutte contre l'alcool, les drogues ou les atteintes à la morale publique. Depuis un commissariat du centre-ville, Syed Ali Hassan, officier de police, assume cette politique de tolérance zéro. « Ce n'est pas seulement illégal, ce sont des activités démoniaques. Même si ces fêtes sont organisées clandestinement, nous prendrons des mesures. » Pour continuer à faire la fête, un nouveau concept s'est développé ces derniers mois : les fêtes sobres, ou « halal », organisées en journée. Dans une rue d'un quartier huppé de Karachi, en plein milieu de l'après-midi, la façade d'un café ne laisse rien deviner. Mais, une fois la porte franchie, changement d'ambiance : des dizaines de jeunes hommes et femmes dansent sur de la musique pop, café à la main. C'est Sarah Aijaz qui mixe aujourd'hui. Pour cette actrice et DJ, ces événements, tolérés par les autorités, offrent un cadre plus viable pour la scène électronique. « Ces fêtes sobres qui se développent sont accessibles à plus de monde, les gens s'amusent quand même, et ça apprend aussi aux gens à ne pas associer systématiquement la musique à la drogue. On voit des femmes DJ qui jouent dans les "coffee rave", mais il n'y en a pas beaucoup sur la scène underground, parce que ces événements finissent souvent tard. Mais, ici, je pense que c'est assez sûr pour les femmes. » Dans un pays où les femmes disposent rarement des mêmes libertés que les hommes, celles qui mixent aujourd'hui sont souvent issues de la jeunesse urbaine anglophone et aisée, qui a les moyens de s'affranchir des normes sociales. À lire aussiAu Pakistan, chanter peut vous coûter la vie
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durée : 00:14:49 - Journal de 8 h - Le Pakistan a annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, la conclusion d'un accord entre les États-Unis et l'Iran. Il doit mettre immédiatement fin à la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient et au Liban. Cet accord fixe surtout la règle du jeu, mais ne résout encore pas des points majeurs. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et spécialiste de l'Asie du Sud, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, est en Chine. Le chef de l'armée pakistanaise est lui à Téhéran. On voit le Pakistan jouer un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Est-ce une surprise ou est-ce l'aboutissement d'une stratégie diplomatique d'Islamabad ? Christophe Jaffrelot : Oui, c'est plutôt cela. D'ailleurs, dans une perspective de continuité historique, il faut se rappeler que, lorsque les États-Unis ont souhaité rentrer en relation avec la Chine de manière à la reconnaître officiellement, au début des années 1970, c'étaient déjà les Pakistanais qui s'étaient entremis et qui avaient permis cette reconnaissance historique. Ensuite, les Pakistanais ont été les relais de la politique américaine en Asie du Sud à travers la première guerre d'Afghanistan. Et puis la deuxième, celle qui suit le 11-Septembre. Il y a maintenant une vraie tradition d'entremise des Pakistanais au service des Américains. Ce rapprochement, cette collaboration ont été réactivés l'an dernier, lorsque la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan a été interrompue et a été finalement terminée grâce aux Américains. Ce que les Pakistanais ont reconnu d'emblée, alors que les Indiens refusaient, eux, de reconnaître le rôle de Donald Trump. Et les Pakistanais ont été encore plus loin, allant jusqu'à proposer le nom de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, ce que Donald Trump a beaucoup apprécié. Le Pakistan, on le sait, ce sont de fins diplomates, de fins négociateurs... Oui, la diplomatie pakistanaise fait beaucoup moins de bruit que d'autres. Elle est beaucoup plus discrète, mais elle est professionnelle, bien formée, anglophone, cosmopolite. On le voit, c'est quelque chose que tout le monde apprécie. Les Pakistanais parlent pour les autres parce qu'ils le font mieux que les autres. C'est quelque chose que des puissances comme les États-Unis peuvent essayer d'utiliser. La Chine est en arrière-plan de la médiation. Le Pakistan agit-il seul comme médiateur ou est-ce aussi indirectement une médiation chinoise ? La Chine est toujours à l'arrière-plan lorsque l'on parle de politique internationale au Pakistan. C'est l'ami des mauvais jours, comme on dit, « all-weather friend », depuis maintenant des décennies. C'est grâce à la Chine que le Pakistan a acquis l'arme nucléaire, juste après l'Inde. Le premier voyage à l'étranger d'un Premier ministre pakistanais, c'est à Pékin et ce n'est pas un hasard. On peut imaginer qu'Islamabad prend ses ordres à Pékin aussi dans cette négociation qui, du coup, devient beaucoup plus globale encore qu'elle ne l'est déjà. Pékin cherche-t-il à se présenter comme une puissance de stabilité dans la région ? Oui, c'est quelque chose que l'on a déjà vu dans un passé récent, à travers le rôle d'intermédiaire et les bons offices que les Chinois ont cherché à utiliser, à manifester, dans une médiation entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'était il n'y a pas si longtemps. La Chine stabilisant le Moyen-Orient grâce à une entreprise qui a fait long feu : cela n'a pas fonctionné, mais cela montrait leur désir d'exister et de servir à la stabilité internationale. Ils ont remis cela lorsque l'Afghanistan et le Pakistan en sont venus aux mains. Cela a peut-être mieux fonctionné. Il y a clairement, de la part de Xi Jinping, la volonté d'apparaître comme un pôle de stabilité, à un moment où les États-Unis, eux, apparaissent comme beaucoup moins fiables, beaucoup plus erratiques. Évidemment, la personnalité de Donald Trump y est pour quelque chose. Cette crise actuelle marque-t-elle un basculement durable au Moyen-Orient vers une influence chinoise croissante ? Elle marque certainement une inflexion durable. Est-ce que ce sera au bénéfice de la Chine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l'inflexion durable, elle, me paraît incontestable au sens où l'on voit aujourd'hui le Pakistan devenir un garant de sécurité régionale grâce au soutien de l'Arabie saoudite, avec laquelle le Pakistan a quand même signé l'an dernier un accord de défense sans précédent impliquant le nucléaire. Et au-delà, on voit la Turquie, l'Égypte, rejoindre ce duo pour former une sorte de quatuor. Alors que, en parallèle, on voit un alignement très différent entre les Émirats arabes unis, Israël, l'Inde, les États-Unis. On est peut-être en train d'assister, à travers la nouvelle donne au Moyen-Orient, à une nouvelle bipolarité avec la Chine, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte d'un côté et Israël, les Émirats arabes unis, l'Inde, les États-Unis de l'autre. Il est encore une fois trop tôt pour le dire. Mais probablement que, dans la région, le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable. Cela veut-il dire qu'il pourrait y avoir une déstabilisation totale de la région ? Ce serait l'une des hypothèses si cette guerre continuait. Parce que la grande question, c'est quand même jusqu'à quand ? Si cela continuait et que l'Iran était ainsi amené à jouer toutes les cartes qu'il a dans sa main... Dieu sait s'il en a, le détroit d'Ormuz nous le montre tous les jours. On parle maintenant des câbles souterrains, après avoir déjà vu l'idée d'un péage imposé par Téhéran. On est sur une forme de déstabilisation durable dont les Émirats arabes unis, sans doute, seront les premières victimes. Parce que, sans avoir un minimum de sécurité, comment pourront-ils continuer à attirer les investisseurs ? D'ores et déjà, on le voit entre les compagnies aériennes clouées au sol, l'immobilier qui a perdu 30% de sa valeur, les Émirats sont déjà déstabilisés. Encore une fois, tout dépend de la durée du conflit. À lire aussiLes monarchies du Golfe divisées face au processus diplomatique avec l'Iran
durée : 00:58:44 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Chloé Domat qui rentre de Syrie, puis table-ronde sur comment les négociations au Pakistan visant à mettre un terme à la guerre entre les États-Unis et l'Iran peuvent être exploitées par le pouvoir pakistanais. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Fanny Richez, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Chloé Domat Journaliste indépendante, co-fondatrice de la société de production Hikayat Productions , Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre, spécialiste de la région Inde, Pakistan et Afghanistan , Laurent Gayer Directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris, spécialiste du Pakistan Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:35:53 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Le 11 avril 2026, le Pakistan réunissait les États-Unis et l'Iran pour un premier round de négociations. Si le Pakistan est affecté par la guerre au Moyen-Orient, son rôle de médiateur surprend alors que le pays est lui-même en conflit avec ses voisins indiens et afghans. - réalisation : Vivian Lecuivre, Quentin Peschard, Sacha Mattei, Fanny Richez, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre, spécialiste de la région Inde, Pakistan et Afghanistan , Laurent Gayer Directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris, spécialiste du Pakistan Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
- Le Pakistan tente de relancer les discussions sur l'Iran - Le gouvernement français réduit la dépendance informatique de la France envers les ÉU - Macron en Grèce pour montrer que la Défense de l'Europe peut fonctionner concrètement - Deep Seek fait un nouveau coup d'éclat Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:06:18 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les Afghans souffrent de la faim, piégés par deux guerres qui coupent des voies de transit essentielles pour l'aide humanitaire : les tensions avec le Pakistan voisin et la guerre en Iran. Au blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran, les Etats-Unis répondent par un blocus des ports iraniens.
Le Pakistan se prépare à accueillir des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Les positions divergent radicalement, principalement sur le nucléaire, le détroit d'Ormuz ou encore le Liban. Le Pakistan, qui s'est imposé comme médiateur entre les deux pays, est voisin direct de l'Iran et a intérêt à obtenir un retour au calme dans son voisinage immédiat. Et du côté des États-Unis, les relations entre Washington et Islamabad se sont améliorées et les dirigeants ont pu capter la confiance de Donald Trump. L'analyse de Christophe Jaffrelot, directeur de recherches au CNRS (Sciences Po-CERI). Auteur de L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethnique, éditions Fayard.
Le Journal en français facile du lundi 6 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau B2 | Mission Artemis II: objectif Lune Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Cal1.A
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Voici l'essentiel sur la frappe dévastatrice de Kaboul et l'escalade explosive entre l'Afghanistan et le Pakistan.Here is the essential information on the devastating strike in Kabul and the explosive escalation between Afghanistan and Pakistan.La situation vient littéralement de basculer dans une horreur inédite après une attaque massive sur un centre médical.The situation has literally just tipped into unprecedented horror after a massive attack on a medical center.Premièrement, l'ampleur du drame est tout simplement vertigineuse.Firstly, the scale of the tragedy is quite simply staggering.Lundi soir, une frappe a pulvérisé un centre de traitement des addictions à Kaboul, un complexe bondé qui abritait entre 2 000 et 3 000 patients.On Monday night, a strike pulverized an addiction treatment center in Kabul, a crowded complex that housed between 2,000 and 3,000 patients.Les chiffres font froid dans le dos, on parle d'environ 400 morts et de plus de 200 blessés.The figures are bone-chilling; we are talking about approximately 400 dead and more than 200 injured.C'est le pire bilan de ce conflit à ce jour.It is the worst toll of this conflict to date.Et ça montre de façon tragique la vulnérabilité extrême des civils sur place.And it tragically demonstrates the extreme vulnerability of civilians on the ground.D'un côté, les autorités afghanes accusent le Pakistan d'avoir délibérément ciblé cet hôpital.On one side, Afghan authorities accuse Pakistan of having deliberately targeted this hospital.De l'autre, Islamabad dément en bloc, affirmant n'avoir visé que des cibles militaires et terroristes.On the other, Islamabad denies everything, claiming to have targeted only military and terrorist targets.Il est pratiquement impossible de vérifier ces faits de manière indépendante sur le terrain en ce moment.It is practically impossible to independently verify these facts on the ground at this time.Enfin, il faut vraiment parler de l'embrasement régional parce que c'est là que ça dérape.Finally, we really need to talk about the regional flare-up because that is where things are spiraling out of control.Les affrontements s'intensifient depuis fin février, ce qui a déjà poussé 105 000 familles à fuir.The clashes have been intensifying since late February, which has already forced 105,000 families to flee. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ukraine, Gaza, Soudan, Iran, Yémen, Taïwan… Ces dernières années, j'ai l'impression que la planète ressemble de plus en plus à une poudrière prête à exploser. Et comme si ça ne suffisait pas, un autre front s'est brutalement rallumé en avril 2025 : l'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires aux relations explosives depuis leur fondation. Alors pourquoi ils se tapent dessus ?Bonne écoute !➤ Merci à Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre d'études sud-asiatiques et himalayennes – EHESS/CNRS) pour avoir accepté de répondre à toutes nos questions !
Le Pakistan et l'Afghanistan ont annoncé le 18 mars une suspension temporaire des hostilités, deux jours après un raid aérien particulièrement meurtrier mené à Kaboul. Les autorités afghanes accusent Islamabad d'avoir frappé un centre de désintoxication, causant plusieurs centaines de morts.
“Cette vidéo peut sauver des vies” - Elan :https://www.youtube.com/watch?v=0lkmVkxh-RwChaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:03:24 - Le monde à l'endroit - La guerre ouverte entre le Pakistan et l'Afghanistan déclenchée la veille de l'offensive contre l'Iran a provoqué lundi 16 mars la mort de 400 personnes lors de frappes contre un hôpital de Kaboul. Les deux conflits sont distincts mais leurs effets croisés pourraient créer un embrasement régional. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:36 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le 26 février 2026, Khawaja Asif, ministre de la Défense pakistanais déclare la “guerre ouverte” à l'Afghanistan. Le Pakistan reproche à son voisin d'abriter des groupes djihadistes dont le Tehrik-e Taliban Pakistan (TTP) qui entend renverser le gouvernement pakistanais. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:36 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le 26 février 2026, Khawaja Asif, ministre de la Défense pakistanais déclare la “guerre ouverte” à l'Afghanistan. Le Pakistan reproche à son voisin d'abriter des groupes djihadistes dont le Tehrik-e Taliban Pakistan (TTP) qui entend renverser le gouvernement pakistanais. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:15 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Khawaja Asif, ministre de la Défense pakistanais a déclaré la “guerre ouverte” à l'Afghanistan le 26 février 2026, après une offensive afghane à la frontière. Le Pakistan reproche à son voisin d'abriter des groupes djihadistes dont le Tehrik-e Taliban Pakistan qui entend renverser le Pakistan. - invités : Gilles Dorronsoro professeur de sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne; Ariane Quentier journaliste et consultante. Elle a été porte-parole des Nations Unies en Afghanistan entre 2003 et 2010 et a travaillé pour l'Union européenne au Pakistan de 2010 à 2012
durée : 00:37:15 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Khawaja Asif, ministre de la Défense pakistanais a déclaré la “guerre ouverte” à l'Afghanistan le 26 février 2026, après une offensive afghane à la frontière. Le Pakistan reproche à son voisin d'abriter des groupes djihadistes dont le Tehrik-e Taliban Pakistan qui entend renverser le Pakistan. - invités : Gilles Dorronsoro professeur de sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne; Ariane Quentier journaliste et consultante. Elle a été porte-parole des Nations Unies en Afghanistan entre 2003 et 2010 et a travaillé pour l'Union européenne au Pakistan de 2010 à 2012
durée : 02:29:27 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit le journaliste et co-fondateur de Mediapart Edwy Plenel pour son dernier livre "La démocratie n'est pas une élection" publié au Seuil. A 7h17, le chercheur Gilles Boquerat analyse le retour du conflit entre le Pakistan et l'Afghanistan. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:12:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le Pakistan a annoncé une « guerre ouverte » contre l'Afghanistan et bombardé Kaboul, une escalade inédite depuis le retour des talibans. Islamabad accuse Kaboul d'abriter le TTP. Après l'échec des trêves, le risque d'un conflit durable grandit. Jusqu'où ira l'affrontement ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Gilles Boquérat Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique
durée : 00:05:09 - La Revue de presse internationale - par : Mathilde Romagnan - Le conflit entre le Pakistan et l'Afghanistan a débuté jeudi 26 février, deux jours avant l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Cette guerre est passée au second plan de l'actualité, mais elle est toujours en cours, rapporte la presse pakistanaise. - invités : Mathilde Romagnan Journaliste
durée : 00:15:00 - Journal de 8 h - Le gouvernement pakistanais déclare la guerre ouverte aux autorités talibanes. Les tensions à la frontière se sont embrasées. Depuis des mois, les relations entre les deux pays ne font que se dégrader.
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Ce vendredi 27 février, la déclaration de guerre ouverte du Pakistan contre l'Afghanistan a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:19:48 - Journal de 12h30 - L'armée pakistanaise a bombardé Kaboul ce matin. Une "guerre ouverte", selon les termes du gouvernement pakistanais, lancée en représailles après une offensive afghane à la frontière pakistanaise.
durée : 00:15:00 - Journal de 8 h - Le gouvernement pakistanais déclare la guerre ouverte aux autorités talibanes. Les tensions à la frontière se sont embrasées. Depuis des mois, les relations entre les deux pays ne font que se dégrader.
durée : 00:19:48 - Journal de 12h30 - L'armée pakistanaise a bombardé Kaboul ce matin. Une "guerre ouverte", selon les termes du gouvernement pakistanais, lancée en représailles après une offensive afghane à la frontière pakistanaise.
Direction l'Afghanistan, dans l'ouest aux frontières de l'Iran et du Pakistan, 2 pays qui ont entrepris de refouler les communautés afghanes réfugiées là depuis parfois fort longtemps. Margot Davier nous entraîne à Spin Boldak face au Pakistan. En seconde partie, nous retrouvons Lucile Gimberg au Brésil : la forêt amazonienne est grignotée par les cultures intensives, notamment celle du soja, premier épisode de notre série de reportages consacrés à la COP30. (Rediffusion) Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan 1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. Un Grand reportage de Margot Davier qui s'entretient avec Jacques Allix. Brésil : l'agrobusiness du soja Dans trois semaines, la ville de Belém, en pleine Amazonie brésilienne, accueillera les négociations internationales sur le climat. Le président Lula veut mettre la forêt tropicale au cœur de cette COP. Au Brésil, l'Amazonie n'est pas seulement une forêt dense, c'est une région de plus de 5 millions de km2 avec aussi de nombreuses villes, des fleuves, et de larges zones déboisées. À l'occasion de cette COP30, RFI vous propose une série exceptionnelle de quatre Grands reportages en Amazonie. Premier épisode au Mato Grosso. Un État immense où le développement de l'agriculture intensive, dont le Brésil est devenu un géant, notamment dans la culture du soja, s'est fait au prix d'une intense déforestation. Comment travaillent ces grands cultivateurs de soja, véritable «or vert» pour le Brésil ? Que répondent-ils aux critiques environnementales ? Un Grand reportage de Lucile Gimberg qui s'entretient avec Jacques Allix.
1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… (Rediffusion) De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. «Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan», un Grand reportage de Margot Davier.
durée : 00:03:34 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - 25 jours se sont écoulés depuis le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Mais quel mandat peut aider la Palestine à se reconstruire puis à se stabiliser? La Jordanie ? L'Arabie Saoudite ? Le Pakistan ? Pourquoi pas. Israel ne dit pas non. Mais il refuse la Turquie ou le Qatar Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:34 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - 25 jours se sont écoulés depuis le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Mais quel mandat peut aider la Palestine à se reconstruire puis à se stabiliser? La Jordanie ? L'Arabie Saoudite ? Le Pakistan ? Pourquoi pas. Israel ne dit pas non. Mais il refuse la Turquie ou le Qatar Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Direction l'Afghanistan, dans l'ouest aux frontières de l'Iran et du Pakistan, 2 pays qui ont entrepris de refouler les communautés afghanes réfugiées là depuis parfois fort longtemps. Margot Davier nous entraîne à Spin Boldak face au Pakistan. En seconde partie, nous retrouvons Lucile Gimberg au Brésil : la forêt amazonienne, l'«or vert» de la planète, est grignotée par les cultures intensives notamment celle du soja, premier épisode de notre série de reportages consacrés à la COP30. Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan 1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. Un Grand reportage de Margot Davier qui s'entretient avec Jacques Allix. Brésil : l'agrobusiness du soja Dans trois semaines, la ville de Belém, en pleine Amazonie brésilienne, accueillera les négociations internationales sur le climat. Le président Lula veut mettre la forêt tropicale au cœur de cette COP. Au Brésil, l'Amazonie n'est pas seulement une forêt dense, c'est une région de plus de 5 millions de km2 avec aussi de nombreuses villes, des fleuves, et de larges zones déboisées. À l'occasion de cette COP30, RFI vous propose une série exceptionnelle de quatre Grands reportages en Amazonie. Premier épisode aujourd'hui au Mato Grosso. Un État immense où le développement de l'agriculture intensive, dont le Brésil est devenu un géant, notamment dans la culture du soja, s'est fait au prix d'une intense déforestation. Comment travaillent ces grands cultivateurs de soja, véritable «or vert» pour le Brésil ? Que répondent-ils aux critiques environnementales ? Un Grand reportage de Lucile Gimberg qui s'entretient avec Jacques Allix.
Le Pakistan est devenu un pays inhospitalier pour les 2,8 millions d'Afghans qui y vivent. Au nom de la lutte contre le terrorisme, Islamabad mène depuis plusieurs mois une politique d'expulsion massive, conduisant au départ de centaines de milliers d'entre eux vers l'Afghanistan. Beaucoup se retrouvent face à un choix impossible : rester dans la clandestinité ou tout quitter à nouveau. Un reportage réalisé par Shahzaib Wahlah, Ondine de Gaulle, et en collaboration avec Ihsan Ullah Ahmadzai.
1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. «Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan», un Grand reportage de Margot Davier.
durée : 00:02:44 - Regarde le monde - Une violence à un niveau qu'on n'avait pas connu dans la région depuis la prise de Kaboul et le retour des talibans au pouvoir il y a quatre ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Quelques heures après les premières frappes indiennes contre le Pakistan, en réponse à l'attaque au Cachemire le 22 avril dernier, la machine commerciale s'est mise en marche en Inde. Des entrepreneurs ont rapidement lancé des t-shirts, casquettes et produits dérivés aux couleurs de l'opération militaire indienne baptisée Sindoor – du nom de la poudre rouge dont les épouses hindoues parent la racine de leurs cheveux. Une vague de consommation nationaliste hindou qui gagne du terrain, portée par le souffle du conflit. De notre correspondante à New Delhi, Gourdes, enceintes et surtout vêtements aux messages bien tranchés. En Inde, le nationalisme s'affiche en grand. En tête des ventes en ce moment : un tee-shirt blanc barré d'un rouge éclatant, avec l'inscription « Opération Sindoor ». Pour le créateur de la marque, ce n'est pas qu'un effet de mode, c'est une façon assumée de revendiquer son patriotisme. « Ce design ne relève pas seulement de la mode. Il rend hommage au courage et au sacrifice de nos soldats, tout en sensibilisant aux réalités auxquelles ils sont confrontés. L'opération Sindoor symbolise le courage, le patriotisme et l'esprit de l'Inde », estime-t-il. Dans ce quartier riche du sud de New Delhi, même les écrans publicitaires diffusent des visuels glorifiant l'opération militaire indienne. Un élan patriotique que Kashish assume pleinement : « Un jour, c'est sûr, je voudrais porter ce t-shirt. L'opération Sindoor est l'une des plus grandes opérations que l'Inde ait menées jusqu'à présent. Ou même dans toute une vie, on peut le dire. » Sur Internet comme dans les rayons des librairies, le nationalisme indien est omniprésent. Ramesh, libraire, constate une hausse des ventes de livres sur les conflits passés. « Après Sindoor, les livres sur les guerres de 1965 et 1971 sont très demandés », confirme-t-il. C'est en fait le gouvernement indien qui est à l'origine de cette communication minutieuse pour susciter un fort sentiment nationaliste. « Je pense que c'est à ce moment-là que le gouvernement indien a très habilement pris la décision de rendre cette opération militaire "vendable", de la présenter de manière compréhensible et accessible pour le public national – en l'appelant, tout d'abord, l'opération Sindoor. Ce nom vise, encore une fois, à toucher une corde sensible émotionnelle chez le public indien, en disant que l'opération a été lancée pour venger la perte des maris de ces femmes qui se trouvaient au Cachemire au moment de l'attentat. Construire une narration autour de cette opération de contre-terrorisme a donc été crucial pour le gouvernement indien », explique Kunal Puro-hit, auteur et journaliste indien. Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, Narendra Modi s'est emparé des codes de la culture populaire pour imprimer sa vision. Clips musicaux, films patriotiques, slogans viraux : tout est bon pour ancrer sa vision dans l'imaginaire collectif indien. À lire aussiInde-Pakistan: les armes se taisent, pas la désinformation
Pour comprendre le conflit entre l'Inde et le Pakistan, il faut remonter à l'été 1947. Cette année-là, le Royaume-Uni quitte l'Inde, sa plus grande colonie. Mais au lieu d'un départ en douceur, c'est une partition brutale qui est décidée : l'Empire des Indes est scindé en deux États indépendants — l'Inde, à majorité hindoue, et le Pakistan, à majorité musulmane.Cette division, improvisée, précipitée, provoque le plus grand déplacement de population de l'histoire contemporaine : plus de 10 millions de personnes traversent les frontières dans la panique. Hindous et sikhs fuient vers l'Inde, musulmans vers le Pakistan. Environ un million de morts et des milliers de viols et massacres jalonnent cet exode tragique. Dès le départ, la naissance des deux pays est marquée par le sang, la peur… et la haine.Le nœud du conflit ? Le Cachemire.Ce territoire montagneux, majoritairement musulman mais dirigé à l'époque par un maharadjah hindou, est réclamé par les deux pays. En 1947, l'Inde annexe le Cachemire après une rébellion locale soutenue par des tribus pakistanaises. C'est le début de la première guerre indo-pakistanaise, et la première d'une série de trois conflits majeurs autour de cette région.Depuis, le Cachemire est coupé en deux, avec une ligne de cessez-le-feu surveillée par l'ONU, mais régulièrement violée. L'Inde contrôle environ deux tiers du territoire, le Pakistan le reste. Les deux États ne cessent de revendiquer la souveraineté totale sur la région.Un conflit identitaire et géopolitiqueAu-delà du Cachemire, le conflit entre l'Inde et le Pakistan est aussi religieux et identitaire. Le Pakistan s'est construit comme un État musulman. L'Inde, elle, se veut officiellement laïque, mais reste dominée politiquement et culturellement par la majorité hindoue. Ce choc de visions alimente les tensions, surtout depuis la montée du nationalisme hindou en Inde.La menace nucléaireDepuis 1998, les deux pays possèdent l'arme nucléaire, ce qui fait de leur rivalité l'une des plus dangereuses du monde. À plusieurs reprises, notamment en 1999 et 2019, des affrontements ont failli dégénérer en guerre ouverte. Heureusement, la dissuasion nucléaire et la pression internationale ont jusque-là évité l'irréparable.Aujourd'hui ?Le conflit est toujours latent. Le Cachemire reste un territoire militarisé. Les relations diplomatiques sont tendues, les échanges économiques limités, et la méfiance est profonde. 77 ans après la partition, l'Inde et le Pakistan sont toujours liés… par une frontière qui ne cicatrise pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:06:51 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'Inde et le Pakistan ont échangé des tirs d'artillerie le long de leur frontière contestée au Cachemire, quelques heures après des frappes indiennes sur le sol pakistanais. New Delhi dit agir en représailles à l'attentat commis au Cachemire indien le 22 avril : des hommes armés ont abattu 26 hommes
durée : 00:15:21 - Journal de 8 h - La nuit de mardi à mercredi était intense, les affrontements se sont multipliés à la frontière entre l'Inde et le Pakistan. En cause : le Cachemire.
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Depuis l'attentat qui a fait 26 morts dans le Cachemire Indien le 22 avril, la tension entre l'Inde et le Pakistan est à son comble. Après l'escalade diplomatique, les deux pays sont au bord de l'affrontement militaire. Les Cachemiriens, eux, font les frais de cet affrontement. Des maisons sont rasées et des familles déchirées au nom de la lutte contre le terrorisme et le Pakistan. Un silence lourd règne à Pulwama, au sud du Cachemire. Le 26 avril, les forces de sécurité indiennes sont intervenues dans ce village, où un habitant est soupçonné d'être lié à l'attentat. De nombreuses maisons y ont été dynamitées et depuis leurs occupants vivent dans les ruines. « L'armée est arrivée ici à sept heures du matin. Ils nous ont demandé d'évacuer la maison et nous ont conduits à la mosquée. Ils nous ont laissés partir à midi et lorsque nous sommes revenus les maisons étaient en ruine. S'il y avait un militant impliqué, pourquoi s'en prendre à tous les voisins ? », se demande Abdul Rashid. L'homme de 68 ans a tout perdu lors de cette opération de représailles indiscriminée, une méthode courante en Inde, bien qu'en dehors de tout cadre légal. « Ils ont fait exploser notre maison. C'était énorme, même la mosquée tremblait. On a eu très peur, certains habitants se sont évanouis. Il a fallu de l'eau pour les ranimer. Ils se sont tous mis à pleurer », se souvient-il.Depuis que l'Inde a désigné le Pakistan comme responsable de la tuerie du 22 avril, beaucoup d'Indiens jugent que la priorité est de punir leur voisin. Les Cachemiriens, eux, voient revenir dans l'indifférence leur pire cauchemar : être pris entre les feux des exactions des groupes militants et de la répression de l'armée indienne. « Le mariage de mon frère était prévu dans dix jours, mais ils ont tout détruit. On nous a juste ordonné de quitter la maison. S'ils nous avaient prévenus, on aurait peut-être pu sauver certaines choses. Ils transforment cet endroit en Palestine. C'est une injustice totale », se désole Haseena, mère de famille de 42 ans.Dans l'escalade des sanctions, les deux pays ont décidé du renvoi mutuel de leurs ressortissants. Bien que rares, les familles mixtes Indo-Pakistanais se retrouvent aujourd'hui écartelées. « J'étais sorti pour mon travail et j'ai reçu un appel de ma famille. Ils avaient reçu une notification de la police demandant à ma femme et mes deux filles de quitter le pays », raconte Bachir. Il est Pakistanais et vit dans le Cachemire Indien. Avec sa femme, ils ont trois enfants dont deux sont nés au Pakistan et l'un en Inde. Bachir et sa famille refusent d'être séparés et sont depuis terrés chez eux dans l'angoisse. « Cette séparation est insupportable. Qu'ils nous tuent, ce serait mieux, ce serait fini. Comment peuvent-ils séparer un fils de 10 ans de sa mère ? Que va devenir mon fils tout seul en Inde ? », s'inquiète-t-il. L'embrasement renforce la suspicion contre les musulmans indiens, soupçonnés de sympathie avec la cause indépendantiste du Cachemire, le seul État à majorité musulmane du pays. De nombreux cas de harcèlement par la police ou des groupes extrémistes hindous sont signalés. À lire aussi«Les habitants stockent des vivres»: les Cachemiriens se préparent à un potentiel conflit entre l'Inde et le Pakistan À écouter aussiDécryptage: Inde et Pakistan, un regain de tensions particulièrement inquiétant
Le Journal en français facile du vendredi 25 avril 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BcFj.A
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - En quelques jours, l'assassinat mardi de 26 touristes au Cachemire sous contrôle indien a placé l'Inde et le Pakistan au bord de la guerre. S'agissant de deux puissances nucléaires, le risque est énorme, même si les deux voisins ont jusqu'ici toujours évité de pousser l'escalade trop loin.
Le Journal en français facile du jeudi 24 avril 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BbzZ.A
durée : 00:05:06 - La Revue de presse internationale - par : Mathilde Ansquer - Les tensions montent entre l'Inde et le Pakistan depuis une attaque qui a fait au moins 26 morts dans la région disputée du Cachemire, mardi dernier.
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