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Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d'une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey. Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d'hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée. Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise. En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l'information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'ont pas annoncé la date d'une éventuelle audience au fond ». Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu'ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l'impossible. Ils ont été accusés d'avoir violé le périmètre de leur zone d'intervention autorisée et d'avoir menti sur l'utilisation d'un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu'un maintien en détention n'était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d'une décision de liberté provisoire. » Tensions entre Paris et Lomé… « En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu'il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l'Ouest, s'est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l'Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l'ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d'une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d'exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l'armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu'au Mali, où environ 2 500 militaires russes d'Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. » Sans nouvelles de Moussa Kaka au Niger À la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu'en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l'ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. » Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s'est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d'établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l'interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. » En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d'Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. » Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
Au sommaire : Le report du plan canicule inquiète les agriculteurs français, la ministre de l'Agriculture Annie Gennevard devant présenter des mesures d'urgence après un été historiquement sec.L'Ukraine subit de nouveaux bombardements intensifs à Kiev et Odessa, avec des alertes aériennes retentissant nuit et jour et une dégradation de la situation sécuritaire.Deux journalistes français arrêtés au Togo fin juillet pour fausse déclaration ont obtenu l'autorisation de quitter le territoire et rentrer en France.Tesla présente son Cybercab, un taxi électrique autonome sans volant ni pédale, censé révolutionner le transport urbain aux États-Unis malgré des doutes technologiques persistants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:23 - Géopolitique - par : Nicolas Poincaré - Cela fait un mois que deux journalistes français sont détenus au Togo. Gaël Mocare et Sebastian Perez ont été arrêtés alors qu'ils tournaient un reportage pour France 5 dans le Nord du pays. Qu'est-ce qui se cache derrière cette affaire ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:23 - InterNational - par : Nicolas Poincaré - Cela fait un mois que deux journalistes français sont détenus au Togo. Gaël Mocare et Sebastian Perez ont été arrêtés alors qu'ils tournaient un reportage pour France 5 dans le Nord du pays. Qu'est-ce qui se cache derrière cette affaire ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:23 - La grande matinale - par : Nicolas Poincaré - Cela fait un mois que deux journalistes français sont détenus au Togo. Gaël Mocare et Sebastian Perez ont été arrêtés alors qu'ils tournaient un reportage pour France 5 dans le Nord du pays. Qu'est-ce qui se cache derrière cette affaire ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« L'inquiétude grandit, relève le site Afrikmag, autour de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, deux réalisateurs français détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet. Les deux hommes se trouvaient dans le nord du pays pour le tournage d'un épisode de l'émission documentaire Les Routes de l'impossible. Leur collaborateur togolais, Fred Vedomey, est également privé de liberté. Leurs familles ont publiquement alerté sur leurs conditions de détention et leur état de santé. Elles se disent bouleversées par une situation qui dure depuis plusieurs semaines ». « La justice togolaise a fait une première concession, pointe le site Afriquinfos, en libérant sous contrôle judiciaire vendredi dernier Sebastian Perez Pezzani ». Celui-ci « souffre de douleurs persistantes et doit subir une intervention médicale, précise Afrik.com. Selon son avocat, deux médecins ont attesté de la nécessité de cette prise en charge et l'un d'eux a estimé que les infrastructures médicales disponibles au Togo ne permettaient pas de réaliser l'intervention envisagée. Sebastian Perez Pezzani n'est pas hospitalisé, mais il reçoit régulièrement la visite d'un médecin. D'après son avocat, il souhaite être opéré en France ». La semaine dernière, Reporters sans frontières avait fait état de « graves problèmes de santé » du réalisateur et demandé son évacuation sanitaire vers la France. Pas les autorisations nécessaires ? Afrik.com revient sur les raisons de l'arrestation des deux réalisateurs et de leur collaborateur togolais : « Leur interpellation est intervenue le 27 juillet dans une zone proche de la frontière avec le Burkina Faso, où la situation sécuritaire est tendue. Les deux réalisateurs français ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à Lomé le 17 août. La justice togolaise leur reproche notamment des faits liés à l'utilisation d'un drone et à des prises de vues réalisées dans cette partie du territoire. La justice togolaise a également évoqué la question des conditions dans lesquelles les deux Français exerçaient leur activité professionnelle. Des sources locales ont rapporté un différend concernant leur titre de séjour et l'utilisation d'un visa qui aurait été considéré comme inadapté à des activités journalistiques et à des prises de vues professionnelles ». Le nord du Togo sous la menace jihadiste Il faut savoir, poursuit Afrik.com, que « le nord du Togo fait l'objet de mesures de sécurité renforcées depuis plusieurs années. Depuis la fin 2021, cette région est confrontée à des incursions et attaques attribuées à des groupes armés affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique. Un état d'urgence y est maintenu et régulièrement prolongé par les autorités togolaises ». De plus, relève encore Afrik.com, « cette affaire intervient alors que les relations entre les autorités togolaises et plusieurs médias français sont tendues. Les signaux de Radio France Internationale et France 24 sont interrompus au Togo depuis juin 2025. Les autorités togolaises avaient justifié ces mesures en contestant la couverture de l'actualité politique et de manifestations de l'opposition par les deux médias ». La valse des nominations au sein de l'armée togolaise Pour sa part, en marge de cette affaire, Jeune Afrique pointe le récent remaniement au sein de l'armée togolaise opéré par le président Faure Gnassingbé. « Une refonte dictée autant par la menace jihadiste dans le nord du pays que par la volonté du président du Conseil de consolider sa mainmise sur l'armée. » Un nouveau chef d'État-major des armées a été nommé, de même qu'un nouveau directeur de l'Agence nationale de renseignement. « Ce mercato militaire répond aux besoins de la nécessaire réadaptation de la stratégie antiterroriste, précise Jeune Afrique, dans cette région du nord du Togo, confrontée à d'incessantes incursions jihadistes en provenance du Burkina Faso voisin. Selon plusieurs sources proches de l'appareil sécuritaire, le profil des gradés promus à des postes clés traduit aussi la volonté du chef de l'État de resserrer la coordination entre les services de renseignement et les forces engagées sur le terrain. Il s'agit aussi, pour Faure Gnassingbé, de mieux contrôler l'armée en s'assurant de la fidélité de ses chefs ». Jeune Afrique qui précise encore que « le nouveau chef d'état-major sera également un élément central dans la coordination avec les partenaires étrangers dans le domaine sécuritaire ». Comme l'avait révélé le site panafricain dans une enquête publiée début juillet, « des “instructeurs“ turcs sont notamment présents sur la base de Dihiaga, dans le nord du Togo, où, ils seraient chargés de la formation des forces spéciales et seraient actifs lors d'opérations militaires. En outre, depuis le mois de janvier, 300 militaires russes d'Africa Corps sont déployés dans le pays ».
« L'inquiétude grandit, relève le site Afrikmag, autour de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, deux réalisateurs français détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet. Les deux hommes se trouvaient dans le nord du pays pour le tournage d'un épisode de l'émission documentaire Les Routes de l'impossible. Leur collaborateur togolais, Fred Vedomey, est également privé de liberté. Leurs familles ont publiquement alerté sur leurs conditions de détention et leur état de santé. Elles se disent bouleversées par une situation qui dure depuis plusieurs semaines ». « La justice togolaise a fait une première concession, pointe le site Afriquinfos, en libérant sous contrôle judiciaire vendredi dernier Sebastian Perez Pezzani ». Celui-ci « souffre de douleurs persistantes et doit subir une intervention médicale, précise Afrik.com. Selon son avocat, deux médecins ont attesté de la nécessité de cette prise en charge et l'un d'eux a estimé que les infrastructures médicales disponibles au Togo ne permettaient pas de réaliser l'intervention envisagée. Sebastian Perez Pezzani n'est pas hospitalisé, mais il reçoit régulièrement la visite d'un médecin. D'après son avocat, il souhaite être opéré en France ». La semaine dernière, Reporters sans frontières avait fait état de « graves problèmes de santé » du réalisateur et demandé son évacuation sanitaire vers la France. Pas les autorisations nécessaires ? Afrik.com revient sur les raisons de l'arrestation des deux réalisateurs et de leur collaborateur togolais : « Leur interpellation est intervenue le 27 juillet dans une zone proche de la frontière avec le Burkina Faso, où la situation sécuritaire est tendue. Les deux réalisateurs français ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à Lomé le 17 août. La justice togolaise leur reproche notamment des faits liés à l'utilisation d'un drone et à des prises de vues réalisées dans cette partie du territoire. La justice togolaise a également évoqué la question des conditions dans lesquelles les deux Français exerçaient leur activité professionnelle. Des sources locales ont rapporté un différend concernant leur titre de séjour et l'utilisation d'un visa qui aurait été considéré comme inadapté à des activités journalistiques et à des prises de vues professionnelles ». Le nord du Togo sous la menace jihadiste Il faut savoir, poursuit Afrik.com, que « le nord du Togo fait l'objet de mesures de sécurité renforcées depuis plusieurs années. Depuis la fin 2021, cette région est confrontée à des incursions et attaques attribuées à des groupes armés affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique. Un état d'urgence y est maintenu et régulièrement prolongé par les autorités togolaises ». De plus, relève encore Afrik.com, « cette affaire intervient alors que les relations entre les autorités togolaises et plusieurs médias français sont tendues. Les signaux de Radio France Internationale et France 24 sont interrompus au Togo depuis juin 2025. Les autorités togolaises avaient justifié ces mesures en contestant la couverture de l'actualité politique et de manifestations de l'opposition par les deux médias ». La valse des nominations au sein de l'armée togolaise Pour sa part, en marge de cette affaire, Jeune Afrique pointe le récent remaniement au sein de l'armée togolaise opéré par le président Faure Gnassingbé. « Une refonte dictée autant par la menace jihadiste dans le nord du pays que par la volonté du président du Conseil de consolider sa mainmise sur l'armée. » Un nouveau chef d'État-major des armées a été nommé, de même qu'un nouveau directeur de l'Agence nationale de renseignement. « Ce mercato militaire répond aux besoins de la nécessaire réadaptation de la stratégie antiterroriste, précise Jeune Afrique, dans cette région du nord du Togo, confrontée à d'incessantes incursions jihadistes en provenance du Burkina Faso voisin. Selon plusieurs sources proches de l'appareil sécuritaire, le profil des gradés promus à des postes clés traduit aussi la volonté du chef de l'État de resserrer la coordination entre les services de renseignement et les forces engagées sur le terrain. Il s'agit aussi, pour Faure Gnassingbé, de mieux contrôler l'armée en s'assurant de la fidélité de ses chefs ». Jeune Afrique qui précise encore que « le nouveau chef d'état-major sera également un élément central dans la coordination avec les partenaires étrangers dans le domaine sécuritaire ». Comme l'avait révélé le site panafricain dans une enquête publiée début juillet, « des “instructeurs“ turcs sont notamment présents sur la base de Dihiaga, dans le nord du Togo, où, ils seraient chargés de la formation des forces spéciales et seraient actifs lors d'opérations militaires. En outre, depuis le mois de janvier, 300 militaires russes d'Africa Corps sont déployés dans le pays ».
durée : 00:10:01 - Le journal de 8h45 - Les journalistes sont-ils devenus des pions dans un jeu diplomatique qui les dépasse ? Reporters Sans Frontières s'insurge suite à la détention au Togo de deux réalisateurs français et de leur fixeur. - équipe : La Rédaction de France Culture, Paul Tilliez Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:17:08 - Journal de 08h00 - Un espoir de traitement dans la lutte contre les formes les plus graves de cancers de la peau. Le ministre des affaires étrangères s'exprime pour la première fois sur les journalstes détenus au Togo. Et en Chine, le fondateur d'Evergrande condamné à la prison à vie. - équipe : Kevin Dufrêche Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ecoutez RTL Midi avec Agnès Bonfillon du 20 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:16:31 - Le 13/14 - Une cyberattaque d'ampleur a visé l'éducation nationale, avant le fisc. Le parquet de Nîmes ouvre une enquête pour assassinat après la découverte d'un corps calciné, il pourrait s'agir de celui d'une Tiktokeuse. Deux Français en détention au Togo. - équipe : Christelle Rebière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du jeudi 19 mars 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CXiI.A
- 7 ans de prison pour le tortionnaire d’une agente immobilière - Journey Flash QUB avec Alexandre Moranville-Ouellet et Stéphanie Villeneuve. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : La prolongation d'une subvention à des associations pour des ruches au Togo Les petits sachets individuels interdits Bénabar : "Je suis très emmerdé par le soi-disant barrage républicain, qui n'est pas du tout républicain"
À l'occasion de la venue à Genève de jeunes Acteurs du changement (Changemakers) de la Fondation Kofi Annan, l'invité d'ONU Info Genève est Esso-Dong Kongah, un de ces Acteurs du changement et Directeur du Centre de documentation et de formation sur les droits de l'homme (CDFDH) au Togo.Dans cet entretien, il revient sur son engagement pour les droits humains et l'accès à la justice au Togo, les défis auxquels font face les défenseurs des droits humains, l'usage des outils numériques pour renforcer la culture du droit, et ce que lui apporte le programme Changemakers de la Fondation Kofi Annan.« Je travaille beaucoup aujourd'hui sur les questions de l'espace civique et de la participation citoyenne », explique M. Kongah. Entretien réalisé par Alexandre Carette
En 2025, le VIH reste un défi mondial, avec près de 3.500 nouvelles infections par an en France. Grâce aux traitements, les malades peuvent mener une vie presque normale, mais la prévention, surtout chez les jeunes, reste indispensable. Au Togo, l'infirmière Sœur Marie Stella est engagée depuis plus de 20 ans auprès des malades du Sida. Avec Sœur Marie Stella, fondatrice de l'ONG Vivre dans l'Espérance, gérée en France par l'association Enfants de l'Espoir, autrice du livre Les mains autour du baobab.Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus d'économie et société ci-dessous :Silence, on crie : https://audmns.com/jqOozgUOù va la vie ? La bioéthique en podcast : https://audmns.com/UuYCdISContre courant : https://audmns.com/swImDAMAu bonheur des herbes : https://audmns.com/XPVizmQSacré patrimoine : https://audmns.com/TNJhOETEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en compagnie de Charlotte Terrero pour compléter son enquête sur la colère qui gronde en Indonésie et avec Igor Strauss pour parler du changement climatique au Togo, en seconde partie d'émission. Indonésie: la frustration et la colère de la Génération Z Du Maroc au Népal, une jeunesse identifiée Génération Z secoue plusieurs pays de ses cris de colère ces dernières semaines. À Djakarta, une première manifestation de cette Gen Z s'est tenue fin août, contre les élites, contre la corruption. Du jamais vu en Indonésie depuis vingt ans. Un mois plus tard, pas de réponse concrète. La répression a freiné le mouvement, mais la colère gronde toujours. Un Grand reportage de Charlotte Terrero qui s'entretient avec Jacques Allix. Au Togo, la difficile adaptation au changement climatique Le changement climatique se poursuit et les sommets internationaux tentent régulièrement une contre-offensive. Sommet de New York du 24 septembre. COP 30, de Belem en novembre. «Le changement climatique : la plus grande arnaque jamais menée contre le monde», a déclaré Donald Trump à la tribune des Nations unies. Nous nous plongeons aujourd'hui dans le quotidien de citoyens qui sont en prise avec ces bouleversements. Une question de survie. Direction le Togo du Nord et ses sécheresses à répétition ; le Sud frappé d'inondations et d'érosion côtière. Nous voici dans un petit village de la région de Kara. Un Grand reportage d'Igor Strauss qui s'entretient avec Jacques Allix.
Le changement climatique se poursuit et les sommets internationaux tentent régulièrement une contre-offensive. Sommet de New York du 24 septembre. COP 30, de Belem en novembre. «Le changement climatique : la plus grande arnaque jamais menée contre le monde», a déclaré Donald Trump à la tribune des Nations unies. Nous nous plongeons aujourd'hui dans le quotidien de citoyens qui sont en prise avec ces bouleversements. Une question de survie. Direction le Togo du Nord et ses sécheresses à répétition ; le Sud frappé d'inondations et d'érosion côtière. Nous voici dans un petit village de la région de Kara. «Au Togo, la difficile adaptation au changement climatique», un Grand reportage d'Igor Strauss. Réalisation : Stéphane Defossez.
durée : 00:13:13 - La Question du jour - par : Julie Gacon - Depuis juin 2022, le Nord du Togo est placé en état d'urgence face à la multiplication des violences terroristes djihadistes. Si le gouvernement togolais reste discret pour ne pas affoler ses troupes sur place, les attaques auraient fait 62 morts, dont 54 civils, depuis le début de l'année. - réalisation : Sam Baquiast - invités : Alain Antil Directeur du centre Afrique subsaharienne à l'IFRI, enseignant à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille et à Paris I Sorbonne
« Jour de vote sous haute surveillance dans un climat calme, mais tendu », titre Ici Lomé. « Le pays ayant connu en juin une vague de manifestations réclamant le départ de Faure Gnassingbé, dont la famille règne depuis près de soixante ans sur le pays », poursuit le journal. Les Togolais étaient appelés aux urnes pour élire 1527 conseillers municipaux dans 117 communes. Jeudi, dans les rues, « les boutiques étaient ouvertes, les marchés animés (…), les activités économiques ne semblaient pas perturbées par le scrutin ». Aucune tension non plus dans les « anciens bastions de l'opposition », le calme ambiant contrastait avec « les appels à la mobilisation lancée par le Mouvement du 6 juin », rapporte toujours Ici Lomé. « Une ambiance sereine relevée aussi bien par les acteurs politiques que par les observateurs », note également Republic of Togo. « À Lomé comme dans d'autres centres urbains, la participation est restée timide », constate de son côté Togo Breaking News. Ce qui témoigne selon le titre d'un « désintérêt relatif ou d'un engouement discret malgré les enjeux liés à la gouvernance locale ». « La qualité d'une élection ne se mesure pas uniquement à son taux de participation, écrit Republic of Togo, mais aussi à sa transparence, sa régularité et sa capacité à refléter la volonté populaire ». Les résultats provisoires sont attendus dans les jours à venir. Au Sénégal, une page historique s'est tournée « L'armée française quitte officiellement le Sénégal », écrit Dakaractu. L'escale aéronautique militaire, située à l'aéroport et le camp Geille, ont été restitués aux autorités sénégalaises. « Le transfert de ce camp, haut lieu de la coopération franco-sénégalaise marque la fin de la dernière base militaire permanente dans le pays ». Un événement « chargé de symboles », poursuit le titre. Mais « derrière les discours protocolaires transparait une vérité amère : la France quitte l'Afrique de l'Ouest sous pression, contrainte d'admettre que sa présence militaire n'est plus la bienvenue », poursuit Dakaractu. « Ce retrait est bien plus qu'une simple reconfiguration militaire, analyse Afrik.com, il scelle la fin d'une époque où la France conservait un ancrage stratégique au cœur de l'Afrique de l'Ouest... Pour les autorités sénégalaises, c'est un acte de souveraineté retrouvé ; pour Paris, une volonté affichée de faire évoluer son rôle sur le continent ». « Il ne s'agit pas d'une rupture à l'image de celle intervenue dans l'espace de l'Alliance des États du Sahel » avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pointe Aujourd'hui au Faso mais « ce départ voulu par les nouveaux dirigeants sénégalais va ouvrir la voie à un nouveau paradigme dans la coopération entre l'ancienne puissance coloniale et ses ex-colonies bien qu'il s'agisse d'un "partenariat rénové" comme l'a souhaité Diomaye Faye ». C'est aussi ce que retient à Paris Le Monde Afrique, « contrairement aux retraits français dans les autres pays du Sahel, ce départ se fait sans rupture entre les deux États ». Les ministres des Finances du G20 en Afrique du Sud « Les pays du Sud global plaident pour une réduction des inégalités », titre Africanews. « Les nations africaines appellent au changement. Les coûts d'emprunt élevés continuent de décourager les investissements et d'étouffer les dépenses publiques dans les domaines de la santé, de l'éducation et des programmes d'infrastructures », rapporte le site internet. « L'Afrique du Sud, qui préside le G20 cette année, a mis l'accent sur la nécessité d'aborder les causes profondes des inégalités économiques mondiales », note Afrik.com. Mais le pays doit composer avec un « contexte tendu, aggravé par les tensions avec les États-Unis », pointe Africaradio. Le secrétaire américain au Trésor, « Scott Bessent était absent, tout comme Marco Rubio, secrétaire d'État, lors des précédentes réunions (…) ce qui fragilise la coordination multilatérale à quelques mois du sommet des chefs d'État prévu à Johannesburg les 22 et 23 novembre.
Les Togolais sont appelés à renouveler leurs 1527 conseillers municipaux ce jeudi, mais l'attention est surtout concentrée sur le désormais nommé « Mouvement du 6-Juin » : il a appelé à la mobilisation, aujourd'hui et demain. C'est le dernier rendez-vous en date, rappelle Le Monde Afrique, d'un « mouvement de contestation qui, depuis début juin, défie le pouvoir de Faure Gnassingbé, » articulé autour du rappeur Aamron devenu « la figure de proue » de ce phénomène après avoir appelé à manifester puis avoir été interpellé dans la foulée. Désormais, détaille le Monde, les manifestants « dénoncent pêle-mêle l'arrestation du rappeur et d'autres personnalités critiques, la hausse du coût de la vie (en particulier de l'électricité), et surtout, la récente réforme constitutionnelle » grâce à laquelle Faure Gnassingbé, en lieu et place de président de la République, est devenu président du conseil… « la nouvelle plus haute fonction exécutive du pays, cette fois sans limite de mandats. » Cela fait vingt ans que le chef d'État est au pouvoir – et avant cela, son père, Gnassingbé Eyadema, a dirigé le Togo de 1967 à 2005. Le pays est donc « ballotté depuis presque 60 ans par un régime de terreur de père en fils, » calcule Ici Lomé, selon qui « les différents scrutins, présidentiels, législatifs et autres, ne furent jusqu'à ce jour que de pures mascarades. » Quant aux partis d'opposition, nés dans les années 1990, poursuit le titre, ils « n'ont connu que répressions faites d'arrestations arbitraires (…) dont les auteurs (…) courent toujours. » Pour le site togolais, il n'y a donc pas d'autre issue : « il faut une révolution de grande envergure, comme des jeunes Togolais nous en donnent l'exemple aujourd'hui, pour faire partir ce régime. » À lire aussiManifestations contre Faure Gnassingbé au Togo: le gouvernement crie à la «tentative de déstabilisation» Il faut dire que les précédentes journées de mobilisation ont été marquées par des violences et les autorités se sont montrées, « impitoyables, » « comme à leur habitude, » estime Le Monde : « la société civile, rappelle le titre, accuse [les forces de l'ordre] d'être responsables de la mort de sept personnes » alors que les autorités évoquent « cinq décès "par noyade" et dénonce[nt] des "tentatives de récupération malheureuses." » Ici Lomé, de son côté, va même jusqu'à parler d'une répression « sauvage. » On craint donc, dans le pays, que les manifestations des deux prochains jours ne soient encore entachées de sang. Togo Presse note que « le gouvernement, dans ses sorties, rassure la population » avec « des dispositions prises pour garantir des élections paisibles », par exemple la fermeture des frontières. Quant au ministre de la Fonction publique Gilbert Bawara, démissionnaire, mais en charge des Affaires courantes, il défend le gouvernement de toute action disproportionnée dans les colonnes du Point Afrique : « dans un État de droit, l'ordre public doit être préservé, » martèle-t-il, et il faut « préserver absolument cet acquis, » avec « rigueur et fermeté, » tout autant qu'avec « discernement et responsabilité. » Et le ministre appelle chacun à « respecte[r] les règle du jeu démocratique. » À lire aussiTogo: au moins trois morts et des dizaines de blessés dans les manifestations contre le pouvoir Un mouvement flambant neuf Et notamment par sa « structure, sans véritable organigramme » qui, selon Le Monde Afrique, « rend ce mouvement plus difficilement contrôlable. » C'est peut-être d'ailleurs ce que lui reproche le ministre Gilbert Bawara, selon qui « ce ne sont pas des manifestations » et qui assure qu'il y a toujours « de nombreuses activités politiques » dans le pays mais « dans un esprit de respect de cadre réglementaire. » Avec des campagnes sur les réseaux sociaux, des vidéos sur différentes plateformes, et un ton plus radical, le mouvement réussit à faire ce que les partis ne faisaient plus : « mobiliser une jeunesse souvent désabusée par les acteurs politiques traditionnels, » écrit Le Monde Afrique. Ces derniers n'ont donc plus qu'à s'y faire et « tenter de trouver leur place. » Même point de vue pour Ici Lomé qui constate que cette révolution née sur le numérique est « venue prendre de court une opposition togolaise divisée, vivant au jour le jour, et dont chaque leader essaie de tirer la couverture de son côté. » Un opposant interrogé par Le Monde l'assure : « si nous convergeons vers le même objectif, alors c'est tant mieux, » et qu'importe qu' « ils [aient] leur stratégie et nous la nôtre. » Mais Ici Lomé n'y croit pas vraiment : « pour l'opposition traditionnelle, (…) il n'est pas question que des opposants invisibles, ‘non professionnels,' (…) puissent lui damer le pion, en réussissant à mobiliser. » Il faudra bien pourtant, grimace le journal, que chacun y mette du sien pour, enfin, « remettre chacun et chaque institution à sa place, pour que le Togo renaisse pour de bon. » À lire aussiManifestations contre Faure Ganssingbé au Togo: le gouvernement lance des mandats d'arrêt contre le M66
Le Togo a basculé dans un régime parlementaire. Le 25 mars 2024, l'Assemblée nationale a adopté une nouvelle constitution, opérant un changement majeur qui fait notamment passer le pays de la 4ème à la 5è République et d'un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire. Eric Topona et ses invités analysent sous l'Arbre à palabres la pertinence de ce changement critiqué par l'opposition.
Nouvelle restriction pour les partis politiques au Mali, le pouvoir suspendant « jusqu'à nouvel ordre » leurs activités. Quelles réactions à Bamako ? Au Togo, l'ancien président de la République Faure Gnassingbé, à la tête du pays pendant 20 ans, est désormais président du conseil. L'opposition dénonce un « coup d'État constitutionnel ». Enfin, les éditorialistes du continent reviennent sur l'annonce d'Israël qui se prépare à l'occupation de la bande de Gaza pour une durée indéterminée. Avec la participation de : Olel Tall, journaliste à la rédaction de RFI en fulfulde, à Dakar Boubacar Sanso Barry, administrateur général du site d'information guinéen le Djely.com, et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Punch Malick Konaté, journaliste malien
Au Togo, conformément à la réforme constitutionnelle, Faure Gnassingbé n'est plus président de la République, mais président du Conseil. Un changement de fonction qui lui permet de conserver l'essentiel des pouvoirs sans limitation de mandat. L'opposition dénonce la réforme. Vos réactions nous intéressent !
Un président de la République et un président du Conseil… Deux titres, deux fonctions bien différentes… Samedi, l'ex-président Faure Gnassingbé a prêté serment en qualité de président du Conseil. « Faure Gnassingbé davantage au service de la gouvernance », titre le quotidien Togo Matin qui note aussi l'élection du nouveau président de la République par les députés, Jean-Lucien Savi de Tové, 86 ans, qualifié lui d'« homme qui maîtrise les rouages de la gouvernance ».« Savi de Tové a été élu pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois, précise Jeune Afrique. Il ne dispose d'aucun pouvoir exécutif ni décisionnel et se voit réduit à un rôle principalement symbolique, incarnant l'unité nationale, “le respect de la Constitution et la continuité de l'État“. Il conserve quelques prérogatives, telles que l'accréditation des ambassadeurs, la réception des diplomates étrangers et le droit de grâce à titre individuel. Mais ces actes devront être contresignés par le président du Conseil ».Un coup d'État constitutionnel ?Bref un poste purement honorifique… c'est le président du Conseil, Faure Gnassingbé, donc, qui tirera les ficelles. « Le Togo a un nouveau président, mais Faure Gnassingbé conserve le pouvoir réel », constate le site d'information IciLomé. « Suite à la récente réforme constitutionnelle qui a fait passer le pays à un système parlementaire, précise-t-il, le nouveau poste de président du Conseil des ministres a été créé. Ce poste constitue la plus haute fonction exécutive du gouvernement et, notamment, n'est assorti d'aucune limitation officielle de mandat. Les critiques ont dénoncé cette décision comme un “coup d'État constitutionnel“, pointe encore IciLomé, arguant qu'elle permet de fait à Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, de prolonger indéfiniment son emprise sur le pouvoir ».« Faure Gnassingbé désormais plus fort que jamais… »Résultat, note Afrik.com, « la IVe République est définitivement enterrée et sur son tombeau s'élève désormais une Ve République dont les institutions sont taillées sur mesure pour le prince du moment, Faure Gnassingbé, désormais plus fort que jamais. (…) Sous couvert d'un changement constitutionnel habilement orchestré, poursuit Afrik.com, le Togo s'enfonce dans un autoritarisme légaliste où les formes de la démocratie servent à en nier le fond. Cette réforme de la Constitution, adoptée sans consultation populaire et entérinée par un Parlement monochrome, confère à Faure Gnassingbé une position inédite de chef d'un exécutif consolidé, sans contre-pouvoirs réels. (…) Il ne s'agit pas ici d'un simple ajustement institutionnel, mais d'un coup de force à froid, validé par les urnes sans véritable compétition et par des institutions inféodées. (…) Faure Gnassingbé consolide peut-être son trône, conclut Afrik.com ; mais il fragilise irrémédiablement l'idée même de démocratie dans son pays ».Vers une monarchie républicaine ?En fait, renchérit Le Pays à Ouagadougou, « on change de façade ; on repeint la vitrine ; mais à l'intérieur, c'est toujours la même boutique familiale. Rien de nouveau donc sous le soleil de Lomé, sinon la confirmation d'un pouvoir éternel détenu par un chef d'État sans date d'expiration (…). Car, si le décor change, le scénario lui, risque de rester tragiquement le même, puisqu'avec l'architecture institutionnelle actuelle, le peuple sera évincé du processus politique à partir du moment où le président Faure n'affrontera plus le suffrage universel direct. (…) Ce qui se dessine au Togo, résume Le Pays, est une forme de monarchie républicaine, où le pouvoir se conservera au sein d'un cercle restreint à la tête duquel trône un président autoritaire et omniprésent ».Formule magique ?Et tout cela, sans la moindre anicroche, pointe Ledjely en Guinée : « la stratégie est plutôt efficace. Samedi, Faure Gnassingbé a tranquillement inauguré le premier mandat de la Ve République. Un bail pour lequel il n'aura pas consenti de grands efforts. Aucune campagne électorale, aucun débat télévisé, pas d'évaluation du bilan, pas de présidentielle à enjeux, pas de fraude à orchestrer, pas de contestations électorales et par conséquent, de prétexte à coup d'État. Tout s'est réglé en quelques minutes à l'Assemblée nationale où les choses étaient d'autant plus faciles que l'UNIR, le parti présidentiel, détient 108 des 113 sièges. Voilà qui est pratique non ?, s'exclame encore Ledjely. Au point qu'on imagine d'autres dirigeants à travers le continent voulant se laisser inspirer par cette formule magique ».
Au Togo, l'opposition maintient la pression pour dénoncer la nouvelle Constitution, votée il y a un an, et qui permettra au président Faure Gnassingbé de rester à la tête de l'État. Que vous inspire cette mobilisation ? Quelle est la marge de manœuvre des opposants ? Vos réactions nous intéressent.
Au Togo, après les législatives d'avril, le parti présidentiel vient de remporter les premières sénatoriales de l'histoire du pays. Un double succès qui ouvre la voie à l'élection de Faure Gnassingbe comme président du Conseil. Que vous inspire ce nouveau régime parlementaire ?
Au Togo, le Festival des divinités met en effervescence la ville d'Aného et la cité spirituelle de Glidji jusqu'à dimanche 19 janvier. Des sociétés initiatiques venues du Bénin et du Togo sont montées sur les planches et ont animé la fête avec leurs chants et leurs danses toute la semaine. De notre envoyé spécial à Aného,Aného et Glidji vibrent au son du tam-tam, des castagnettes et de danses, dans une spiritualité à l'unisson depuis le début de la semaine. Toute la nuit du jeudi 16 janvier, les prêtres vaudous et leurs adeptes, tout de blanc vêtus, ont veillé pour invoquer les dieux pour les morts. « Nous devons faire la cérémonie pour des défunts, parce que nos ancêtres aussi ont leur monde à part, rapporte Da Silveira Têtê, l'un des prêtres qui a conduit la cérémonie. Pour que nos ancêtres soient reçus dans ce paradis, nous devons faire la cérémonie de Tchessicoco pour qu'ils soient reçus dans le paradis de nos ancêtres. »La journée, plusieurs sociétés initiatiques venues de divers horizons ont tenu en haleine le public par leurs danses. Comme les Kondona, venus de la région de la Kara, au nord du Togo. « Durant les quatre ans, tu dois jeûner, explique le chef des Kondona, Tètougnima Sama. Et le jeûne, c'est un jeûne alimentaire et verbal. Alimentaire veut dire quoi ? Alimentaire veut dire, tu ne manges pas hors de ta maison. Et verbale, tu ne parles pas au-dehors. Et c'est quand tu effectues tout ça, tu fais ça durant quatre ans et la cinquième année, maintenant, tu deviens Kondona. »Des initiations pour jeunes adultesL'initiation est pratiquée auprès de jeunes adultes de 24 à 28 ans qui ont fini le rite des luttes appelé Evala pendant trois années. Une quatrième année, faite de jeûne et d'interdits, est destinée à rendre plus aguerris et « complets » les jeunes hommes pour qu'ils passent dans la classe des adultes. Il y a aussi l'initiation des jeunes filles pubères, qu'on appelle adjifo. Le public d'Aného les a vues sortir de leur couvent après plusieurs mois. « Dans le couvent, on leur apprend à faire de petits métiers et à leurs sorties, elles sont habillées de la sorte, raconte Félix Dossavi, historien. Elles sont recherchées par les hommes qui veulent se marier parce qu'elles sont déjà prêtes à gérer le foyer, les enfants et les activités économiques. »Ce dimanche soir, Afia Mala et King Mensah, deux grands noms de la musique togolaise, animeront un grand concert sur le podium de la plage, place Acofin. À lire aussiCulture africaine: les rendez-vous en janvier 2025
Au Togo, 2025 sera marquée par le 20e anniversaire de l'accession au pouvoir de Faure Gnassingbé. L'occasion pour quatre partis de l'opposition et le front citoyen Togo Debout de réclamer "un processus transparent d'alternance politique au sommet de l'Etat". Ce scénario est-il réalisable ? Nous lançons le débat.
Maloya à 360° avec le Discobole Orchestra et Christine Salem et #SessionLive du groupe de jazz togolais Zangbeto. Notre 1er invité est Stéphane Hoareau pour présenter Kafé Gryé du Discobole Orchestra et invite Christine Salem.Sous la direction de Stéphane Hoareau et Théo Girard, Discobole Orchestra vous immerge dans un maloya électrique et orchestral.Identifiés dans les domaines du jazz et de la world autant pour leurs projets au long cours qu'aux rencontres éphémères qu'ils organisent (Trans Kabar, Pensées Rotatives, Discobole Parties), Théo Girard et Stéphane Hoareau, artistes associés à Discobole, développent depuis des années une musique métissée qui a comme noyau dur l'improvisation et des espaces de créations instantanées propres au jazz de toutes époques. Dans le prolongement de leurs expérimentations passées, ils ont créé un orchestre qui leur ressemble et pour la création duquel ils ont convié une icône de la musique Maloya en la personne de la chanteuse réunionnaise Christine Salem. Avec son Maloya teinté de blues, Christine Salem trace ses pistes voyageuses, rend grâce à ses ancêtres, et chante la paix. Elle vous fixe de son regard noir, un regard franc, de ceux qui ne mentent pas. Si, selon l'expression consacrée, « les yeux sont le miroir de l'âme », les siens racontent, sans hésitation, son caractère comme son itinéraire. Le résultat est une fusion unique de sons et de styles, où les rythmes puissants du Maloya se mêlent aux harmonies sophistiquées du jazz. L'orchestre est composé de musicien·nes talentueux·ses, chacun·e apportant sa propre voix distinctive à l'ensemble. Ensemble, ils créent une musique qui est à la fois profonde et émouvante, tout en étant incroyablement entraînante et pleine d'énergie. Avec leur nouvel orchestre, Théo Girard et Stéphane Hoareau ont créé quelque chose de vraiment spécial en invitant Christine Salem, une musique qui transcende les frontières et les genres, et qui parle directement à l'âme. Ils ont réussi à capturer l'essence même de la musique, à la fois intemporelle et contemporaine, et à la faire vibrer dans chaque note et chaque battement de tambour. C'est une expérience musicale à ne pas manquer pour tous les amateurs de jazz et de musique du monde. Titres jouésKafé Gryé, Mr Koloni, Bal Maloya + Mama Nye Wa (sur compilation Fuchsia). ► Album Kafé Gryé (Discobole Rd 2024)► Album Fuchsia (Discobole Rd 2024)Concert 15 novembre 2024 au Comptoir (Fontenay-sous-Bois).Site Capsule discobole avec Max Cilla. Puis recevons le groupe togolais Zangbeto pour la sortie de l'album Ezo #SessionLive Le nom Zangbeto trouve son origine dans une société de masques dont la mission est de protéger la ville et la communauté en chassant les mauvais esprits pendant la nuit.Le groupe est né de la rencontre, en 2021, entre trois jeunes musiciens prodiges togolais : Joachim Amouzou au piano, Honoré Dafo à la basse, et Henoch Fafadji à la batterie, lors d'une résidence artistique menée par Peter Solo du groupe Vaudou Game. Leur projet d'album actuel est le fruit d'une rencontre lors du Togoville jazz festival entre ces talentueux musiciens togolais et le trompettiste français Félicien Bouchot. Profitant de leur séjour en France en 2023, le trompettiste a convié le guitariste Romain Baret à les rejoindre pour une semaine de travail intensif en quintet. Ce travail a donné naissance à un répertoire original mêlant le jazz à de multiples influences, ainsi qu'aux rythmes et chants traditionnels du Togo, et a permis une première tournée (Sunset, Crescent Jazz Club, Altitude Jazz Festival, Périscope...) ainsi que l'enregistrement du premier album, organisés en janvier 2024. Titres interprétés au grand studio- King's dancing Live RFI- Akpèssè, extrait de l'album- Rhythm From My Soul Live RFI.Line Up : Yao Honoré Dafo (basse électrique, chœurs), Richard Mawunyo (batterie, chœurs), et Komi Joichain Senam (claviers, chœurs), Romain Baret (guitare électrique) et Félicien Bouchot (trompette).Son : Mathias Taylor, Jérémie Besset, Camille Roch► Album Ezo (feu en éwé) (PIM 2024).YouTube - Facebook - Linktr.
Maloya à 360° avec le Discobole Orchestra et Christine Salem et #SessionLive du groupe de jazz togolais Zangbeto. Notre 1er invité est Stéphane Hoareau pour présenter Kafé Gryé du Discobole Orchestra et invite Christine Salem.Sous la direction de Stéphane Hoareau et Théo Girard, Discobole Orchestra vous immerge dans un maloya électrique et orchestral.Identifiés dans les domaines du jazz et de la world autant pour leurs projets au long cours qu'aux rencontres éphémères qu'ils organisent (Trans Kabar, Pensées Rotatives, Discobole Parties), Théo Girard et Stéphane Hoareau, artistes associés à Discobole, développent depuis des années une musique métissée qui a comme noyau dur l'improvisation et des espaces de créations instantanées propres au jazz de toutes époques. Dans le prolongement de leurs expérimentations passées, ils ont créé un orchestre qui leur ressemble et pour la création duquel ils ont convié une icône de la musique Maloya en la personne de la chanteuse réunionnaise Christine Salem. Avec son Maloya teinté de blues, Christine Salem trace ses pistes voyageuses, rend grâce à ses ancêtres, et chante la paix. Elle vous fixe de son regard noir, un regard franc, de ceux qui ne mentent pas. Si, selon l'expression consacrée, « les yeux sont le miroir de l'âme », les siens racontent, sans hésitation, son caractère comme son itinéraire. Le résultat est une fusion unique de sons et de styles, où les rythmes puissants du Maloya se mêlent aux harmonies sophistiquées du jazz. L'orchestre est composé de musicien·nes talentueux·ses, chacun·e apportant sa propre voix distinctive à l'ensemble. Ensemble, ils créent une musique qui est à la fois profonde et émouvante, tout en étant incroyablement entraînante et pleine d'énergie. Avec leur nouvel orchestre, Théo Girard et Stéphane Hoareau ont créé quelque chose de vraiment spécial en invitant Christine Salem, une musique qui transcende les frontières et les genres, et qui parle directement à l'âme. Ils ont réussi à capturer l'essence même de la musique, à la fois intemporelle et contemporaine, et à la faire vibrer dans chaque note et chaque battement de tambour. C'est une expérience musicale à ne pas manquer pour tous les amateurs de jazz et de musique du monde. Titres jouésKafé Gryé, Mr Koloni, Bal Maloya + Mama Nye Wa (sur compilation Fuchsia). ► Album Kafé Gryé (Discobole Rd 2024)► Album Fuchsia (Discobole Rd 2024)Concert 15 novembre 2024 au Comptoir (Fontenay-sous-Bois).Site Capsule discobole avec Max Cilla. Puis recevons le groupe togolais Zangbeto pour la sortie de l'album Ezo #SessionLive Le nom Zangbeto trouve son origine dans une société de masques dont la mission est de protéger la ville et la communauté en chassant les mauvais esprits pendant la nuit.Le groupe est né de la rencontre, en 2021, entre trois jeunes musiciens prodiges togolais : Joachim Amouzou au piano, Honoré Dafo à la basse, et Henoch Fafadji à la batterie, lors d'une résidence artistique menée par Peter Solo du groupe Vaudou Game. Leur projet d'album actuel est le fruit d'une rencontre lors du Togoville jazz festival entre ces talentueux musiciens togolais et le trompettiste français Félicien Bouchot. Profitant de leur séjour en France en 2023, le trompettiste a convié le guitariste Romain Baret à les rejoindre pour une semaine de travail intensif en quintet. Ce travail a donné naissance à un répertoire original mêlant le jazz à de multiples influences, ainsi qu'aux rythmes et chants traditionnels du Togo, et a permis une première tournée (Sunset, Crescent Jazz Club, Altitude Jazz Festival, Périscope...) ainsi que l'enregistrement du premier album, organisés en janvier 2024. Titres interprétés au grand studio- King's dancing Live RFI- Akpèssè, extrait de l'album- Rhythm From My Soul Live RFI.Line Up : Yao Honoré Dafo (basse électrique, chœurs), Richard Mawunyo (batterie, chœurs), et Komi Joichain Senam (claviers, chœurs), Romain Baret (guitare électrique) et Félicien Bouchot (trompette).Son : Mathias Taylor, Jérémie Besset, Camille Roch► Album Ezo (feu en éwé) (PIM 2024).YouTube - Facebook - Linktr.
Au Togo, après l'écrasante victoire du parti présidentiel aux élections législatives, les députés ont officiellement pris leurs fonctions. Avec seulement 5% des sièges, l'opposition parviendra-t-elle à se faire entendre ? Comment pourra-t-elle peser dans le débat politique ? Vos réactions nous intéressent.
Au Togo, le président Faure Gnassingbé est assuré de rester au pouvoir après la victoire de son parti aux législatives du 29 avril, mais à condition de changer de fauteuil. Suite au changement de Constitution, c'est le président du Conseil des ministres qui concentre désormais tous les pouvoirs. Pourquoi Faure Gnassingbé a-t-il fait adopter cette réforme ? Et pourquoi l'opposition n'a-t-elle pas réussi à l'en empêcher ? Entretien avec Bergès Mietté, chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le monde, à Sciences Po Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. RFI : Pourquoi Faure Gnassingbé est-il passé à un régime parlementaire, 19 ans après son arrivée au pouvoir ?Bergès Mietté : Je pense que, sur cette question, il y a plusieurs raisons qui ont présidé au changement de régime au Togo. Selon le président, ce système, ce régime permet plus de représentativité des différentes sensibilités politiques du pays. Il permet aussi de consolider les acquis démocratiques. Et je pense qu'il y a une autre raison à cela, une raison principale. C'est que Faure Gnassingbé voulait se porter candidat à l'élection présidentielle en 2025, sauf qu'à l'issue de ce quinquennat, il ne pouvait plus prétendre à la magistrature suprême. Ce changement de régime visait, en réalité, à prolonger le mandat du président en exercice indéfiniment. Je pense que c'est l'une des principales raisons de ce changement de régime.Parce que Faure Gnassingbé ne sera plus président de la République, mais président du Conseil des ministres, c'est cela ?Oui, je pense que ce poste de président du Conseil des ministres a été taillé pour le président en exercice.Et pour un mandat de six ans qui sera renouvelable autant de fois que son parti gagnera les législatives ?Oui, tout à fait.Alors, désormais, il va donc y avoir un président de la République et un président du Conseil des ministres. Mais est-ce que cela ne va pas instaurer une dualité, voire une rivalité, au sommet de l'État ?Je ne pense pas qu'il y aura une réelle dualité au sommet de l'État puisque, selon la Constitution qui a été promulguée récemment, le chef de l'État, élu par les députés pour un mandat de quatre ans, ne dispose, pour ainsi dire, d'aucun pouvoir. La réalité du pouvoir est entre les mains du président du Conseil des ministres. Donc, pas vraiment de dualité du pouvoir au sommet de l'État.Selon la Cour constitutionnelle, le parti au pouvoir Unir a remporté les élections législatives avec plus de 95 % des voix. Que vous inspirent ces résultats ?Je pense que cette victoire écrasante est, pour ma part, sans surprise. Elle était requise pour pouvoir entériner le projet de changement de régime visant à assurer et garantir l'inamovibilité du président Faure Gnassingbé à travers le poste de président du Conseil des ministres. À bien des égards, cette victoire consacre, plus que jamais, l'emprise du président et de son parti sur le pays.Alors, le parti au pouvoir Unir affirme que ces résultats sont le fruit d'un travail de terrain, y compris dans le sud, à Lomé, le fief habituel de l'opposition. Mais celle-ci réplique que ces résultats sont le fruit de bourrages d'urnes et de votes massifs par procuration. L'opposition a voulu faire des législatives du 29 avril un référendum contre le projet du changement de régime porté par le parti présidentiel, mais n'y est pas parvenue. Et à cela, plusieurs raisons : tout d'abord, dans les bastions traditionnels de l'opposition, certains citoyens n'avaient pas pu s'enrôler durant la phase d'inscription sur les listes électorales. Une pratique que les partis d'opposition avaient d'ailleurs dénoncée. Ensuite, l'opposition n'est pas parvenue à rassembler ces partisans, sans doute faute de moyen, à la différence du parti présidentiel. Ou alors, son programme n'a pas séduit suffisamment d'électeurs. Enfin, l'adoption de la nouvelle Constitution à la veille du scrutin a eu un réel impact, aussi bien sur l'opposition que sur les citoyens, désormais résignés. Ce qui explique, entre autres, la faible participation des citoyens à ce scrutin. Ce qui a laissé champs-libre au parti présidentiel.Il y a cette phrase de l'un des leaders de l'opposition, Dodji Apevon, des Forces démocratiques pour la République : « À cause de nos difficultés et de nos querelles, le parti au pouvoir en profite toujours pour truquer et pour voler. »Je pense que les propos de M. Apevon sont très pertinents puisque les clivages au sein de l'opposition sont une réalité, une réalité très criarde et que, ces clivages n'ont pas permis à l'opposition de pouvoir s'organiser, de constituer des coalitions pour mener à bien cette campagne électorale. Les clivages ont joué dans le triomphe du parti au pouvoir. Il y a aussi la question des moyens, qui ne permet pas à l'opposition de pouvoir se mobiliser durant le processus électoral, à la différence du parti au pouvoir qui dispose de ressources beaucoup plus importantes.À l'issue du scrutin, la Cédéao, l'Union africaine et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont exprimé leur satisfaction sur – je cite – le bon déroulement de la campagne et la tenue des élections dans le calme. Qu'est-ce que cela vous inspire ?Je pense que les propos de ces organisations internationales ne sont pas surprenants, puisque, alors même que l'opposition dénonçait des irrégularités durant le processus d'enrôlement sur les listes électorales, on a bien vu l'OIF qui a confirmé la fiabilité du fichier électoral, ce que dénonçait l'opposition à l'époque. Dans un contexte où l'on sait que les élections ont eu lieu quasiment à huit-clos, puisque les observateurs internationaux n'ont pas pu obtenir à temps, pour la plupart, les accréditations pour pouvoir observer de bout en bout ce processus électoral, c'est quand même assez curieux que ces organisations internationales se félicitent du bon déroulement de ces élections.Est-ce à dire que l'opposition togolaise est isolée sur la scène internationale ? Tout à fait. Je pense que l'opposition togolaise est à la croisée des chemins et qu'aujourd'hui elle n'a aucune alternative.À la différence de Faure Gnassingbé, le président togolais, qui multiplie les médiations sur la scène sous-régionale ?Oui, tout à fait. Je pense que le président Faure Gnassingbé a mis en place une politique assez intéressante sur la scène internationale puisque, à la différence de ses homologues ouest-africains, il arrive à faire l'entre-deux, à communiquer avec les pays faisant partie de l'Alliance des États du Sahel (AES) qui sont en rupture avec d'autres pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Je pense que le régime togolais arrive à concilier le discours avec l'action gouvernementale puisque le discours de paix prôné par le régime togolais trouve son écho à travers la politique sous-régionale du président, à travers les rencontres et le dialogue qu'il initie notamment avec les régimes putschistes d'Afrique de l'Ouest.À lire aussiTogo: la Cour constitutionnelle confirme les résultats des législatives
Les choses n'ont pas traîné : une semaine après les élections législatives, le Togo a changé de régime politique. En effet, précise le site Togo Breaking News, « Faure Gnassingbé a promulgué la nouvelle Constitution du Togo. Le texte voté en deuxième lecture le 19 avril dernier fait basculer le Togo dans une Ve République avec un régime parlementaire. Cette promulgation a été faite par le président sortant conformément aux dispositions de l'article 67 de l'ancienne constitution qui prévoit que le président de la République promulgue les lois 15 jours après leur transmission par le bureau de l'Assemblée nationale ».Désormais, poursuit Togo Breaking News, « l'essentiel des pouvoirs de l'exécutif reviendra à un Président du Conseil des ministres. Ce dernier commandera l'armée et représentera le Togo à l'étranger. Il sera simplement le chef du parti politique qui détient la majorité des députés à l'Assemblée nationale. Et il sera nommé pour un mandat de six ans renouvelable autant de fois que son parti détiendra la majorité à l'hémicycle ».Six ans de plusLe parti présidentiel Unir ayant obtenu une écrasante majorité des voix, Faure Gnassingbé, aux affaires depuis 2005, devrait donc rester au pouvoir pour six ans minimum.Togo Breaking News note encore qu'une grande partie de « l'opposition togolaise et de la société civile est restée vent debout contre la réforme, dénonçant un coup d'État constitutionnel. Pas plus tard qu'avant-hier, le Front citoyen Togo Debout, dirigé par le Professeur David Dosseh a tenu un meeting à Lomé pour contester la nouvelle constitution. Plusieurs leaders de l'opposition ont pris part à cette manifestation, l'une des rares autorisées ces dernières années par le gouvernement ».Des fraudes ?L'opposition togolaise dénonce également des fraudes lors des législatives… C'est ce que pointe Le Monde Afrique. Ainsi, « Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais regrette que "les organisations internationales [aient] validé les élections frauduleuses" de lundi, déplorant qu'elles aient déployé "moins de soixante-dix observateurs" dans tout le pays. La Dynamique pour la majorité du peuple (regroupement de partis politiques de l'opposition et d'organisations de la société civile) affirme avoir constaté tout au long de la journée électorale "un nombre abusif de votes dans plusieurs centres", des "retards dans le démarrage du vote" et des listes électorales "pas affichées" ».Une nouvelle donne politique ?Alors, désormais, un nouveau jeu politique doit s'installer. C'est du moins ce que veut croire WakatSéra au Burkina. « L'opposition qui dénonce la longévité d'un homme ou d'une famille à la tête du Togo », devra se montrer « plus cohérente dans l'acte et la parole, en opérant des changements » avec du « sang neuf. (…) Le parti au pouvoir, lui, aura le devoir d'entretenir la vitalité démocratique, qui passe par l'existence de partis politiques crédibles. »Justement,Le Pays, toujours au Burkina, s'interroge : « Maintenant qu'il est parvenu à ses fins, que fera Faure de sa victoire ? Va-t-il ouvrir le jeu politique ? Ou bien va-t-il verrouiller davantage le système électoral ? De toute évidence, s'il veut disposer d'un mandat plus apaisé, il gagnerait à favoriser l'ouverture afin de permettre à l'opposition d'exister. »Le changement dans la continuité également au Tchad ?À la Une également, les élections au Tchad. Premier tour de la présidentielle hier lundi. Dix candidats étaient en lice, dont Mahamat Idriss Déby Itno et Succès Masra.« Le vote s'est globalement déroulé sans violences, malgré, déjà, des accusations de fraude », note Jeune Afrique qui nous propose un long reportage de son envoyé spécial à Ndjamena.La journée de vote s'est déroulée sous un soleil écrasant avec des températures avoisinant les 40 degrés. D'où une affluence plus importante en fin d'après-midi. « Alors que la journée de vote touche à sa fin, relate Jeune Afrique, la participation reste difficile à évaluer, mais les files s'allongent une nouvelle fois devant les bureaux de la capitale. Un électeur n'a “pas pu venir avant“, tandis qu'un autre a préféré éviter la chaleur de la journée et en profitera pour suivre le dépouillement. »Désormais, note encore l'envoyé spécial du site panafricain, « l'heure est à la compilation et au calcul. Les résultats officiels de l'Ange (la commission électorale tchadienne) devraient être connus dans deux semaines au maximum. Une éternité pour certains ». Et si second tour il y a, il aura lieu le 22 juin.
Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale, l'Unir a remporté 108 des 113 sièges de députés. En vertu de la nouvelle Constitution controversée, Faure Gnassingbé devrait devenir président du Conseil des ministres. Il concentrera tous les pouvoirs sans limitation de mandat. Que vous inspire la très large victoire du parti présidentiel ? Quels sont les atouts et les faiblesses du passage à un régime parlementaire ? Vos réactions nous intéressent.
Au Togo, six jours après le scrutin couplé des législatives et des régionales, les résultats provisoires ont été annoncés, samedi soir, par la Commission électorale nationale, la Ceni. Le parti présidentiel, l'Union pour la République (Unir), remporte la majorité à l'Assemblée nationale avec 108 sièges sur 113. Les résultats doivent être encore validés par la Cour constitutionnelle. La Ceni n'a pas encore donné de tendances officielles des élections des conseillers régionaux.
durée : 00:11:12 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Lundi, les électeurs togolais étaient appelés aux urnes pour un double scrutin, à la fois législatif et régional. Peu de doutes sur le résultat : le président Gnassingbé devrait conserver le pouvoir à la suite d'une réforme constitutionnelle, votée il y a quelques semaines. - invités : Anna Sylvestre-Treiner Journaliste, reporter (France 24, Jeune Afrique)
Monseigneur Benoit Alowonou exprime sa « grande tristesse », nous apprend le site d'information Togo Breaking News. Quelle est la cause de l'affliction du prélat ? Eh bien la raison en est politique…Le président de la Conférence des Évêques du Togo dit craindre « un avenir sombre » pour son pays après l'adoption de la révision constitutionnelle en seconde lecture le 19 avril dernier. Une révision qui instaure un régime parlementaire. « Oui, tristesse, soupire Monseigneur Alowonou, car notre pays a besoin d'apaisement et de vérité, dit-il. Or, cette modification de notre constitution, qui intervient à quelques jours des élections législatives, est manifestement source de division, source d'incompréhension. Et puis, on se demande où allons-nous ? Il y a une crispation entre les citoyens de notre pays », regrette encore Mgr Alowonou.Mais ça n'est pas tout… « L'évêque de Kpalimé déplore par la même occasion le refus de la demande d'observation du double scrutin du 29 avril prochain à l'Église catholique du Togo », pointe encore Togo Breaking News. « L'Église catholique togolaise, par sa commission justice et paix, avait fait une demande de participation de 500 observateurs. » Demande refusée, précise le site togolais, « parce que l'Eglise n'aurait pas justifié la source du financement de sa mission d'observation. »Sur le site officiel République du Togo, l'explication est plus claire : « le rôle de l'Eglise n'est pas de s'engager en politique. »Coup d'État constitutionnel ?L'opposition togolaise est également vent debout contre la nouvelle Constitution qui ne fera que renforcer, d'après elle, le pouvoir du président Faure Gnassingbé. Les opposants togolais estiment qu'il s'agit là d'un coup d'État constitutionnel…Réponse de Gilbert Bawara, le ministre togolais de la Fonction publique, à lire, toujours sur le site Togo Breaking News : « l'occasion leur est donnée de faire de ces élections législatives et régionales un référendum pour ou contre la réforme constitutionnelle engagée. Ils ont l'opportunité d'aller vers nos concitoyens pour expliquer les raisons pour lesquelles ils y sont opposés et ce qu'ils feront s'ils remportaient la majorité à l'Assemblée nationale. » Bref, pour lui, le verdict des urnes tranchera… « À supposer que l'opposition gagne la majorité, libre à elle de mettre en œuvre ou pas cette réforme, rajoute le ministre. Elle peut très bien décider, éventuellement, de rétablir la situation existante. »Bras-de-fer entre majorité et oppositionEn attendant, « la campagne pour les élections du 29 avril se déroule dans un climat tendu », relève pour sa part Le Point Afrique. Pour l'opposition, ce scrutin est en effet une forme de référendum sur la nouvelle Constitution. L'opposition qui « craint de voir l'actuel président Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 en succession de son père, se maintenir au pouvoir après 2025. Avec l'adoption du nouveau texte, l'actuel chef de l'Etat togolais viserait le poste de président du conseil des ministres. Un poste où le mandat de six ans est illimité. »« Du côté du pouvoir en place », note encore Le Point Afrique, on affirme que « le but n'est pas la conservation du pouvoir, mais de garder une majorité pour poursuivre les projets de développement qu'il a engagés. »Un enjeu de taille…En tout cas, à cinq jours du scrutin, « campagne tranquille à Lomé », constate Aujourd'hui à Ouaga. « Les partis politiques et leurs candidats continuent leur pêche aux voix en mode pré-Ve République. Campagne sur fond de changement copernicien du régime politique. Dans les quartiers Tokoin – Forever - Casablanca …, on essaie de convaincre, car l'enjeu est de taille. Ce seront les députés majoritaires qui gouverneront désormais le pays avec la désignation par eux du super chef de gouvernement et président du Conseil des ministres. C'est d'ailleurs l'enjeu principal de ce scrutin. Pour cette cuvée 2024, l'opposition, bien que grognant dur après cette nouvelle Loi fondamentale, n'a pas pratiqué la politique de la chaise vide. » Et de son côté, « l'UNIR, le parti présidentiel veut aussi confirmer sa suprématie. On en saura plus après le 29 avril. »Et « il faut espérer, conclut L'Observateur Paalga, toujours au Burkina, que malgré le mur de méfiance qui sépare les différents acteurs togolais depuis des lustres, la sérénité et la sagesse prévaudront pour éviter que le pays bascule dans un cycle de violences (…). »
Au Togo, à quelques jours des élections législatives, une délégation de la Cédéao est sur place une simple mission "d'information" selon la communication de l'organisation ouest-africaine.
Ce dimanche marque le deuxième jour de campagne électorale pour les élections législatives et les régionales prévues au Togo le 29 avril prochain. Une campagne sur fond de contestations. Il y a trois semaines, l'Assemblée nationale, acquise au parti du chef de l'État, Faure Gnassingbé, a voté un texte en catimini, qui modifie la Constitution. Face au tollé, le président a dû reporter les élections et demandé au Parlement une deuxième lecture.
Au sommaire : Au Togo, les élections législatives reportées sont fixées au 29 avril, malgré l'opposition à l'adoption d'une nouvelle Constitution. Quelles réactions dans le pays ? La junte malienne annonce la suspension des activités des partis politiques. Comment justifient-ils cette décision ? Au Cameroun, qui sortira gagnant du bras de fer entre Samuel Eto'o et le ministère des Sports ? Enfin retour sur la guerre à Gaza et sur l'adoption du pacte asile et migration par le Parlement européen. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : François Hiondi Nkam, journaliste pour le quotidien camerounais Le jourFatim Djédjé, journaliste ivoirienne, présentatrice du magazine d'information « Ailleurs dans le monde » de la RTIRodrique Ahégo, journaliste et collaborateur au Togo de Radio Kanal K Suisse
Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris ses fonctions lundi 8 avril 2024. De nombreux journaux pointent la rapidité de la passation de pouvoir. « Sonko en mode fast track », titre Walf sur son site. La presse égrène ensuite les options du nouveau gouvernement. « Deux scénarios envisagés, relève Senego : une négociation de réformes soutenues par une grande partie de l'Assemblée nationale » ou alors une « dissolution » de celle-ci, pour obtenir une majorité présidentielle plus confortable.« Le dilemme pastéfien », résume dans sa Une Walf. Une dissolution permettrait au président Bassirou Diomaye Faye de « ne pas être à la merci de la majorité parlementaire », à savoir la coalition Benno Bokk Yakaar. Où sont les femmes ?La semaine dernière, un premier article de Seneplus relevait qu'il n'y avait que quatre femmes sur 34 membres du gouvernement et estimait que cette équipe « cristallis[ait] un système patriarcal bien ancré ». Cette fois, le site d'info publie un communiqué d'un collectif citoyen. Avec le titre « Gouvernance masculine, démocratie bafouée », estime que « le remplacement du ministère de la Femme par celui de la Famille est une régression » et réclame « la nomination de femmes dans les directions nationales et les instances administratives ».Avant d'ajouter : « Doit-on encore rappeler qu'à chaque étape de la construction de notre nation, nous avons été présentes et avons été actrices incontournables dans toutes les luttes pour l'indépendance, l'émancipation, la justice sociale, le bien-être de tous ? » Une déclaration signée par plus de 250 personnalités et qui invitent les lecteurs, en commentaire, à faire de même pour grossir cette liste.Réactions aux « couac mémoriel » d'Emmanuel Macron« Finalement, Macron n'est pas si courageux ! », s'exclame Le Djély. Le président français devait affirmer que son pays aurait « pu arrêter le génocide » des Tutsis au Rwanda, mais « n'en a pas eu la volonté ». Finalement, ces mots n'ont pas été prononcés dans sa prise de parole en vidéo. Le journal guinéen parle de « rétropédalage ». « Chez les diplomates, cela fait trois jours qu'on ne décolère pas », explique Le Monde Afrique, qui cite l'un d'eux : « C'est un bazar insensé à l'Élysée ».Une « volte-face inattendue », s'étonne de son côté Seneplus qui décrit « une séquence ratée ». Jeune Afrique renchérit et parle d'un « fail mémoriel ». Le président « a raté le coche », conclut-il.Au Togo, le projet de nouvelle constitution fait parler« Tournée nationale de consultations », explique Togo First que le texte « sera présenté à la population qui aura la possibilité de faire des contributions en vue de son amélioration ». Dans le pays, l'opposition continue de dénoncer ce projet et le report des législatives.Le burkinabè Le Pays se demande d'ailleurs si « l'opposition peut faire plier Faure Gnassingbé », le président togolais. « On le sait, poursuit le journal, les changements de constitution en Afrique ont toujours été des occasions, pour les présidents en exercice, de remettre le compteur à zéro en anéantissant les effets de la clause limitative de mandats ». L'opposition doit « maintenir la pression » - des manifestations sont d'ailleurs prévues cette semaine - mais il rappelle que le président « a l'expérience de la gestion des crises politiques » et qu'il« a réussi à casser toutes les grandes contestations contre son régime ».Au Cameroun, la crise à la Fédération de football« Terrible lutte de pouvoir », commente Ivoirebusiness, en rappelant le bras de fer qui oppose Samuel Eto'o, président de la Fédération de footballe camerounaise, au gouvernement qui a nommé, sans le consulter, un sélectionneur, Marc Brys. « La chaise vide d'Eto'o fait jaser ! », écrit le site Afrik-Foot, puisque ce dernier n'a pas daigné accueillir le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables. Samuel Eto'o compte même nommer, de son côté, un sélectionneur ce mardi 9 avril 2024.
Au Togo, sur fond de réforme constitutionnelle, les élections législatives sont de nouveau reportées. En colère, l'opposition et une partie de la société civile appellent à trois jours de manifestations. Quelles peuvent être les conséquences de ce bras de fer ? Vos réactions nous intéressent.
Au Togo, le président de la République ne sera plus élu au suffrage direct mais par les députés et les sénateurs. L'opposition dénonce une manœuvre de Faure Gnassingbé pour se maintenir au pouvoir. Les évêques contestent également la nouvelle Constitution. Nous lançons le débat.
Avec moins de 16 000 tonnes de cacao produites en 2021, le Togo apparaît bien modeste face aux géants ghanéen et ivoirien. La filière n'en reste pas moins importante pour le pays. Alors que ses voisins privilégient une production de masse destinée aux multinationales, le Togo cherche à développer un cacao durable, basé notamment sur l'agroforesterie. Le pays a également la chance de détenir l'amelonado, une variété ancienne de fèves de cacao, plébiscitée par les chocolatiers. Si les conditions sont réunies, il faut désormais assurer les conditions de production, la formation des producteurs, et surtout des revenus décents pour les cultivateurs. Alors que les prix du cacao sont fixés à l'extérieur, comment valoriser le cacao, voire le chocolat togolais ? Un reportage dans une des plantations de cacao de la coopérative N'tifafa à Agou Klonou tout proche de Kpalimé. Nous avons pu rencontrer les producteurs, et des techniciens agronomes de l'ONG Avenir de l'environnement qui accompagnent les cultivateurs vers des pratiques durables. Un échange avec : • Cyrille Mgbayom, secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel des filières café-cacao du Togo• Dodzi Amewudze, membre de l'Union Atsemawoe, située dans l'Akébou à l'ouest du Togo qui rassemble des producteurs de cacao biologique. Et un reportage à Kpalimé dans l'unité de transformation de Ayawa Bella Kopdzro, présidente et fondatrice de Denyigba cacao, une coopérative de femmes qui transforme le cacao en chocolat. Programmation musicale : ► Cocoa Butter - Eddy Mufasa► Gbédéka - Vika. Cette émission est une rediffusion du 09/10/2023.
Des députés dont le mandat avait expiré depuis décembre ont voté cette semaine une loi qui change le régime du pays de présidentiel en parlementaire. Une nouvelle Constitution qui a suscité la colère de l'opposition et de la société civile. Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, cadre d'UNIR (Union pour la république), le parti de la majorité, était sur France 24 pour exposer le point de vue de la majorité.
Un changement constitutionnel qui passe mal au Togo. Les députés ont voté malgré leur fin de mandat - une réforme constitutionnelle qui acte un changement de régime - parlementaire plutôt que présidentiel. L'opposition est vent debout, le président Faure Gnassingbé a demandé une deuxième lecture.
Au Togo, l'actuelle constitution sera-t-elle révisée ? La proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale prévoit que le président de la République ne soit plus élu au suffrage direct mais par les députés. L'opposition dénonce une volonté de maintenir le président Faure Gnassingbé au pouvoir.
Les élections législatives et régionales se tiendront une semaine plus tard que prévu, le 20 avril, et elles sont déjà critiquées. Plusieurs organisations de la société civile dénoncent le manque de légitimité du gouvernement pour organiser ce scrutin, car l'Assemblée aurait dû être renouvelée à la fin de l'année dernière (2023). Mais elles appellent les partis politiques à ne pas boycotter le scrutin. Qu'en pensez-vous ? Faut-il participer aux élections ? L'opposition est-elle prête ?