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Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy. Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. » Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître». Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé. Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation » « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement. Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Hola chicos !! Dans cette émission, vous retrouverez une sélection de morceaux joués sur vinyles, issus principalement du label Disco Fuentes et représentant la Colombie des années 1970. Bonne écoute et bon déhanché ! Playlist : Las Calenas Son Como Las Flores > The Latin Brothers / Improvisando > Fruko y Sus Tezos / Sampuesena > Afrosound / Santo Dominingo > Los Cumbiaberos de Pacheco / Wachi Wara > Ryco Jazz / El Diablo > Silvestre Montez y Sus Guantanameros / Mambo de la Selva > Umberto Morales / Dile Que Por Mi No Tema > Celia Cruz y La Sonora Matancera / Relax & Mambo > Machito / El Mandango > Los Coraleros de Majagual / Salsa Na Ma > Fruko y Sus Tezos / Cumbia Sin Aguera > Cojunto Lirico Vallenato / Cumbia Bambo > Sexteto Miramar / La Danza De Los Mirlos > Afrosound / Hong Kong > Michi Sarmiento y Sus Bravos /
En Équateur, seules trois entreprises sont habilitées à recycler les déchets électroniques. C'est ainsi qu'ils s'accumulent, du continent jusqu'aux Galapagos. L'une d'entre elles, Vertmonde, a recyclé 680 tonnes de déchets électroniques l'an dernier à Quito. De notre correspondant à Quito, En Équateur comme ailleurs, les appareils électroniques, tels que les ordinateurs ou les portables, passent souvent des parents aux enfants. Mais tous finissent par arriver à la fin de leur vie. « Les études montrent que l'Équatorien moyen achète quatre appareils technologiques et produit six kilos de déchets électroniques à l'année, explique Belén Rosales, gérante des opérations de l'entreprise Vertmonde. Cela va de la montre intelligente à la télécommande qui ne marchent plus, les nouveaux écouteurs, le téléphone portable ou un nouvel ordinateur. » Résultat, des dizaines de milliers de tonnes de déchets électroniques dont le pays ne sait trop que faire. Et ce d'autant qu'il ne compte que sur trois compagnies spécialisées dans ce domaine et une culture tout juste naissante du recyclage, selon l'ingénieure environnementale Melyna Terán. « Je crois que notre éducation ne nous a pas habitués au recyclage, analyse-t-elle. Récemment, les gens ont commencé à récupérer les cartons, les résidus organiques et les plastiques, mais pas les déchets électroniques alors que c'est définitivement plus nécessaire que jamais. » À écouter dans 8 milliards de voisinsDéchets: comment passer du «tout jetable» au «tout réparé» ? Une loi qui encadre les activités de recyclage Rendre notre monde plus vert, c'est l'objectif des trois fondatrices de Vertmonde, Belén, Jhoanna et leur mère. En Équateur, la loi dite REP, pour Responsabilité étendue du producteur, encadre les activités de recyclage de déchets électroniques. « Selon la loi REP, les entreprises ont l'obligation de payer pour le recyclage de 0,5 % des déchets électroniques qu'elles produisent, ajoute Belén Rosales. C'est très peu. Pour le reste, elles souhaitent être payées. Elles savent qu'il y a des éléments précieux à l'intérieur des appareils électroniques et elles veulent en tirer parti. » Un chiffre de 0,5% qui peut être révisé à la hausse tous les 4 ans. Eduardo Vera, technicien de l'entreprise, reconditionne également les ordinateurs qui arrivent en bon état. « Je révise composant par composant les ordinateurs, les processeurs et les écrans. J'évalue l'état du ventilateur, de la mémoire RAM, je vois s'il est possible de reconditionner la machine, décrit le technicien. Si c'est possible, je vais récolter les pièces manquantes des autres ordinateurs qui arrivent au laboratoire. » Vertmonde s'est également mobilisée pour aider les collectivités isolées des Galapagos. « Aux Galapagos, nous avons un projet avec des entreprises privées, la Chambre de commerce et d'industrie et des mairies, liste Belén Rosales. Toutes ont des déchets électroniques mais elles les accumulent car elles ne savent pas quoi en faire. Donc chaque fois que Latam a de la place dans ses avions, elle amène des déchets sur le continent où nous les traitons. » Aujourd'hui, l'Équateur ne recycle que de 3 à 5 % de ses déchets électroniques contre 8 % pour le Costa Rica ou 25 % pour la Colombie. À lire aussiEnvironnement: les déchets électroniques et dangereux au centre d'une conférence internationale à Genève
En Équateur, seules trois entreprises sont habilitées à recycler les déchets électroniques. C'est ainsi qu'ils s'accumulent, du continent jusqu'aux Galapagos. L'une d'entre elles, Vertmonde, a recyclé 680 tonnes de déchets électroniques l'an dernier à Quito. De notre correspondant à Quito, En Équateur comme ailleurs, les appareils électroniques, tels que les ordinateurs ou les portables, passent souvent des parents aux enfants. Mais tous finissent par arriver à la fin de leur vie. « Les études montrent que l'Équatorien moyen achète quatre appareils technologiques et produit six kilos de déchets électroniques à l'année, explique Belén Rosales, gérante des opérations de l'entreprise Vertmonde. Cela va de la montre intelligente à la télécommande qui ne marchent plus, les nouveaux écouteurs, le téléphone portable ou un nouvel ordinateur. » Résultat, des dizaines de milliers de tonnes de déchets électroniques dont le pays ne sait trop que faire. Et ce d'autant qu'il ne compte que sur trois compagnies spécialisées dans ce domaine et une culture tout juste naissante du recyclage, selon l'ingénieure environnementale Melyna Terán. « Je crois que notre éducation ne nous a pas habitués au recyclage, analyse-t-elle. Récemment, les gens ont commencé à récupérer les cartons, les résidus organiques et les plastiques, mais pas les déchets électroniques alors que c'est définitivement plus nécessaire que jamais. » À écouter dans 8 milliards de voisinsDéchets: comment passer du «tout jetable» au «tout réparé» ? Une loi qui encadre les activités de recyclage Rendre notre monde plus vert, c'est l'objectif des trois fondatrices de Vertmonde, Belén, Jhoanna et leur mère. En Équateur, la loi dite REP, pour Responsabilité étendue du producteur, encadre les activités de recyclage de déchets électroniques. « Selon la loi REP, les entreprises ont l'obligation de payer pour le recyclage de 0,5 % des déchets électroniques qu'elles produisent, ajoute Belén Rosales. C'est très peu. Pour le reste, elles souhaitent être payées. Elles savent qu'il y a des éléments précieux à l'intérieur des appareils électroniques et elles veulent en tirer parti. » Un chiffre de 0,5% qui peut être révisé à la hausse tous les 4 ans. Eduardo Vera, technicien de l'entreprise, reconditionne également les ordinateurs qui arrivent en bon état. « Je révise composant par composant les ordinateurs, les processeurs et les écrans. J'évalue l'état du ventilateur, de la mémoire RAM, je vois s'il est possible de reconditionner la machine, décrit le technicien. Si c'est possible, je vais récolter les pièces manquantes des autres ordinateurs qui arrivent au laboratoire. » Vertmonde s'est également mobilisée pour aider les collectivités isolées des Galapagos. « Aux Galapagos, nous avons un projet avec des entreprises privées, la Chambre de commerce et d'industrie et des mairies, liste Belén Rosales. Toutes ont des déchets électroniques mais elles les accumulent car elles ne savent pas quoi en faire. Donc chaque fois que Latam a de la place dans ses avions, elle amène des déchets sur le continent où nous les traitons. » Aujourd'hui, l'Équateur ne recycle que de 3 à 5 % de ses déchets électroniques contre 8 % pour le Costa Rica ou 25 % pour la Colombie. À lire aussiEnvironnement: les déchets électroniques et dangereux au centre d'une conférence internationale à Genève
Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ? Avec : • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.
Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ? Avec : • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.
L'Argentine est à l'arrêt ce jeudi 19 février 2026 alors que le président argentin Javier Milei fait face à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat. Un appel à la grève générale lancé par la CGT, principale centrale syndicale du pays, contre sa réforme de dérégulation du travail. Le texte qui a déjà été adopté par le Sénat, passe aujourd'hui devant le Congrès. C'est dans ce contexte tendu que le principal producteur de pneus d'Argentine a fermé ses portes hier (18 février 2026). Fate existait depuis 80 ans, nous apprend Infobae. Aujourd'hui, 920 personnes se retrouvent sans emploi. L'entreprise n'est pas en faillite ou en liquidation judiciaire. Elle ferme ses portes tout simplement, précise le quotidien. C'est la première grande entreprise argentine à le faire au cours de ses dernières années. « L'usine, la plus plus grande d'Argentine, produisait plus de 5 millions de pneus par an », précise le Buenos Aires Times. Qu'est-ce qui a poussé Fate à jeter l'éponge ? Le communiqué publié par l'entreprise et que l'on peut lire dans Infobae, est assez laconique. Il y est question de « changements des conditions du marché (qui) nous obligent à aborder les défis futurs avec une approche différente » et à « mettre fin à tous les contrats de travail ». « Depuis un an et demi, Fate perd entre deux et trois millions de dollars chaque mois », indique La Nacion. Pour le Buenos Aires Times, l'explication est à chercher du côté de la libéralisation des échanges décidée par le gouvernement de Javier Milei, qui a conduit à une forte hausse des importations. « Le secteur industriel argentin traverse une crise majeure », écrit encore le quotidien. Polémiques autour du nouveau président péruvien José Maria Balcazar, issu des rangs de la gauche, prend les rênes du Pérou pour quelques mois. Mais ce qui pose problème, ce sont ses prises de position en faveur du mariage des enfants, souligne El Comercio. En juin 2023, au cours du débat devant la Commission de la Justice sur l'interdiction du mariage des mineurs, il a affirmé que les relations sexuelles précoces « aident au développement psychologique futur de la femme » du moment qu'il n'y a pas de violence, rappelle La Republica. Autres taches sur son CV : des accusations de détournements de fonds et de corruption. Dans un communiqué dont se fait l'écho La Razon, l'Ordre des avocats de Lambayeque, ville dont est originaire José Maria Balcazar, dit son opposition à son élection en tant que chef de l'État et rappelle qu'il a été renvoyé de l'ordre pour des manquements éthiques. Il fait l'objet de plusieurs plaintes, insiste La Republica. Son élection est une « irresponsabilité impardonnable », s'insurge El Comercio. Le Parlement a commis « une erreur historique ». Les « déclarations et les convictions » de José Maria Balcazar sont « incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux », poursuit le journal qui dénonce la « déconnexion morale » des parlementaires péruviens. Certaines régions touristiques de Colombie aux mains de groupes armés En Colombie, le journal El Tiempo s'inquiète de l'influence du Clan del Golfo dans la région de Santa Marta, dans le nord. Le cartel « gouverne-t-il » cette région, se demande le journal qui raconte comment un simple accident de voiture a permis de mettre en lumière une réalité préoccupante. Le fils d'un militant écologiste a eu un accident au volant d'une voiture de location près d'une plage. Des hommes à moto sont immédiatement arrivés et ont exigé 1,5 million de pesos, un peu moins de 350 euros, pour soi-disant « compenser les dégâts ». Un cas qui illustre le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs secteurs touristiques, écrit El Tiempo. « Le racket est devenu la norme, à tel point que cela fait partie du fonctionnement économique quotidien », explique au journal le défenseur des droits humains, Lerber Dimas. C'est même considéré comme « un service public supplémentaire » dont il faut s'acquitter pour pouvoir travailler. Un vendeur de Taganga, village sur la côte des Caraïbes, explique ainsi que les gangs se servent sur « chaque chaise louée, chaque poisson vendu, chaque billet de bateau acheté ». Pendant ce temps-là, les négociations avec ces groupes criminels lancées par le gouvernement dans le cadre du processus de « paix totale » n'avancent pas vraiment, constate El Tiempo. Mais ailleurs dans le pays, les accords de paix de 2016 et les efforts de Gustavo Petro portent leurs fruits. C'est le cas notamment de Mesetas, ancien bastion des rebelles des FARC devenu un haut-lieu du tourisme. Notre correspondante Najet Benrabaa est allée rencontrer les habitants. Le journal de la 1ère La première mission spatiale privée 100% espagnole s'élancera en 2027, dans le ciel de la Guyane.
durée : 00:03:35 - Un monde connecté - par : François Saltiel - Lors des prochaines élections législatives prévues le 8 mars prochain en Colombie, une candidate générée par IA s'invite au scrutin pour représenter la population indigène. Qui se cache derrière cette figure de pixel ?
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le durcissement de la politique migratoire européenne, l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et la proposition angolaise d'un cessez-le-feu en RDC. Israël : pourquoi Trump s'immisce dans les affaires judiciaires de Netanyahu ? Jeudi dernier (12 février 2026), alors que Benyamin Netanyahu était reçu à la Maison Blanche à Washington, Donald Trump a déclaré que son homologue israélien devrait avoir « honte » de na pas avoir gracié son Premier ministre Benyamin Netanyahu, poursuivi pour corruption. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir le président Isaac Herzog. Pourquoi Trump veut-il absolument que Netanyahu soit gracié ? Cette affaire peut-elle créer des tensions au sein de l'exécutif israélien ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Union européenne : qui va encore pouvoir demander l'asile ? Le Parlement européen a adopté deux textes durcissant la politique migratoire de l'Union. L'une de ces mesures permet la création d'une liste de pays considérés comme « sûrs », limitant de facto les possibilités d'asile pour leurs ressortissants. Sur cette liste, figurent notamment les États candidats à l'adhésion mais aussi le Bangladesh et la Colombie ou encore trois pays africains : l'Égypte, le Maroc et la Tunisie. Sur quels critères les eurodéputés se sont-ils appuyés pour déterminer les pays dits « sûrs » ? Désormais, les demandes d'asile des ressortissants de ces trois pays africains seront-elles automatiquement rejetées ? Avec Leslie Carretero, journaliste à Infomigrants. Russie : que sait-on de « l'empoisonnement » d'Alexeï Navalny ? Deux ans après la mort du principal opposant russe dans des circonstances floues en prison, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l‘Allemagne et les Pays-Bas, accusent Moscou d'avoir « empoisonné » Alexeï Navalny avec une « toxine rare » provenant de grenouilles venimeuses d'Équateur. Comment ces cinq pays européens en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Comment réagit le Kremlin à ces accusations ? Avec Galia Ackerman, journaliste, historienne, spécialiste du monde russe. RDC : pourquoi l'Angola propose un cessez-le-feu ? Le président angolais, Joao Lourenço, propose à la République Démocratique du Congo et aux rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda un cessez-le-feu à partir de ce mercredi 18 février 2026. Cette initiative intervient alors que deux autres processus sont en cours, l'un signé à Washington et l'autre à Doha. La proposition angolaise ne risque-t-elle pas de créer une confusion ? Comment l'Angola se positionne par rapport aux deux autres initiatives ? Avec Bob Kabamba, professeur de Science politique à l'Université de Liège.
Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI. Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre. L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju. Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ». « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. » Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »
Dans cette ville du département de l'Artibonite, les infrastructures publiques sont laissées à l'abandon. Pour tenter d'enrayer leur dégradation, les associations, soutenues par la diaspora prennent en charge les travaux. La Patrie en danger, une organisation de citoyens des Gonaïves vivant à l'étranger, a lancé l'année dernière (2025) des travaux de réaménagement de la Place d'Armes des Gonaïves. Ce lieu revêt une importance symbolique majeure dans l'histoire nationale : c'est là que les héros de l'armée indigène ont proclamé l'indépendance d'Haïti, le 1er janvier 1804. Plus récemment, un autre groupe de citoyens a entrepris la réhabilitation d'un terrain de football de la ville. Ce terrain est notamment utilisé durant les vacances estivales pour l'organisation de compétitions de football interquartiers, très prisées par la jeunesse locale. Ces chantiers n'ont bénéficié d'aucun support financier de la part des autorités locales. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Ronel Paul. La peur de l'embrasement nucléaire Aux États-Unis, la presse revient sur l'expiration de New Start, le dernier traité qui encadrait les arsenaux nucléaires états-uniens et russes. C'était dans la nuit du 4 au 5 février 2026. « Le traité New Start n'était pas un remède miracle, mais il a contribué à la sécurité du monde », estime le sénateur démocrate Mark Kelly dans le Washington Post. « Si vous voulez la paix, ne perdez pas la course à l'armement nucléaire », rétorque son collègue républicain Mark Cotton dans le Wall Street Journal. Le New York Times, de son côté, lance l'alerte : « Donald Trump risque de déclencher un incendie nucléaire ». « Plutôt que de préserver la stabilité qui règne depuis un demi-siècle, l'administration envisage de déployer plus d'armes nucléaires et, peut-être de manière plus imprudente, la reprise des essais nucléaires souterrains », écrit le quotidien. Alors, comme souvent face à la politique de Donald Trump, il en appelle au Congrès : « À une époque où les tensions s'intensifient et les traités se délitent, laisser le sort du monde entre les mains d'une seule personne, quelle qu'elle soit, est un risque qu'aucune démocratie ne devrait tolérer. » Vers un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale en Argentine En Argentine, les députés ont voté jeudi dernier (12 février) en faveur de l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale. Elle passe de 16 à 14 ans. Pour Jimena Villareal, ce projet de loi est parfaitement absurde. Elle aurait pourtant toutes les raisons d'y être favorables. Il y a deux ans, le 29 février 2024, son mari a été tué par deux ados de 17 et 14 ans qui voulaient lui voler sa moto. Mais Jimena, que Pagina12 a rencontrée, connaît la réalité des choses. Elle est psychologue, spécialisée dans l'enfance et l'adolescence. Elle a travaillé dans des quartiers populaires. Et elle en est persuadée : « Personne ne devient un meurtrier comme ça, d'un coup. C'est la conséquence d'un long processus marqué par l'abandon. Ceux qui vont aller en prison sont tous pauvres. Ils seront placés dans une institution où on les oubliera jusqu'à ce qu'ils en ressortent. » Ce qui met aussi en colère Jimena, c'est le budget prévu pour financer les futurs centres de détention : plus de 23 milliards de pesos – l'équivalent de 14 millions d'euros. « Ce serait formidable, dit-elle, qu'ils investissent cet argent dans des lieux où ces enfants pourraient trouver de l'humanité, plutôt que dans des prisons où ils deviendront de vrais criminels. » Tumbler Ridge aspire à retrouver une vie normale Au Canada, la petite ville de Tumbler Ridge, en Colombie britannique, panse ses plaies. Cette bourgade sans histoire s'est retrouvée au cœur de l'actualité après une fusillade dans un lycée. Cinq élèves et un professeur tués par une jeune femme de 18 ans qui s'est donné la mort. C'était mardi dernier. (10 février 2026) Aux États-Unis, ces tueries de masse sont malheureusement fréquentes. Mais de ce côté-ci de la frontière, c'est tout le contraire. Si bien que tout d'un coup, Tumbler Ridge a vu affluer des enquêteurs, des journalistes, des bénévoles d'une église évangélique... Tant de monde que les restaurants et les cafés se sont vite retrouvés débordés. Le point culminant, ç'a été vendredi, quand les politiques sont venus au chevet de la ville meurtrie. Le Premier ministre Mark Carney, le chef de l'opposition Pierre Poilievre... Le lendemain, tout le monde était parti. À part quelques reporters, dont celle du Globe and Mail qui nous raconte comment, après le choc, Tumbler Ridge tente aujourd'hui de retrouver une vie normale. Le célébrissime carnaval de Rio commence ce lundi (16 février 2026) au Brésil. Une semaine de fêtes qui, chaque année, font l'objet de tentatives de récupération par le pouvoir. Des tentatives malvenues, d'autant que le carnaval est lui aussi un reflet des appétits commerciaux et des inégalités très fortes qui fracturent le Brésil. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.
Les défenseur.es sociaux et environnementaux menacé.es sont nombreux.euses, notamment sur le continent sud-américain où la majorité des meurtres et disparitions des leaders socio-environnementaux ont eu lieu en 2024. A la tête de ce triste record se trouve la Colombie; un pays qui s'étend de la mer caribéenne à l'océan pacifique, où sont dénombrées plusieurs forêts humides tropicales dont la forêt amazonienne, ainsi que monts enneigés et déserts. Comment expliquer une telle situation ?Pour mieux comprendre cet enjeu, Radio Parleur a tendu le micro à l'avocate colombienne spécialisée dans le droit environnemental Rocio Torres.Un entretien réalisé et monté par Erin Rivoalan-Cochet.Enregistrement et technique sonore par Melina Touche.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lors du Conseil des ministres hier (mardi 11 février), Gustavo Petro a raconté que la veille, il n'avait pas pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, dans le nord du pays, dans lequel opère le Clan del Golfo, son équipe craignant pour sa sécurité, rapporte le journal Semana. L'hélicoptère dans lequel il se trouvait avec ses enfants, aurait pu être visé par des tirs. ⇒ Le journal Semana. Le chef de l'État a également affirmé avoir échappé à un complot afin de l'empêcher d'assister à la rencontre prévue avec Donald Trump, la semaine dernière, explique El Tiempo. D'après le président colombien, un haut gradé de la police, le général Edwin Urrego, aurait reçu l'ordre de cacher de la drogue dans sa voiture. Actuellement à la tête de la police de Cali, il a auparavant dirigé la police de Barranquilla et a été directeur des Enquêtes judiciaires et d'Interpol, précise le journal. « C'est un homme irréprochable », indique une source policière consultée par El Tiempo. « Toute sa carrière est consacrée au renseignement policier, à la lutte contre le trafic de drogue et les bandes criminelles. » Le journal Semana ne croit pas non plus à cette histoire de complot et parle d'un « malentendu ». Le président a reçu de fausses informations, des informations anonymes qui viennent, en réalité, de trafiquants de drogue qui opèrent à Barranquilla et à Puerto Colombia et qui voulaient la chute du général Urrego, explique le journal qui s'appuie sur plusieurs sources policières. Une enquête est en cours, précise Semana. Gustavo Petro, lui, a demandé le renvoi d'Edwin Urrego. Il a également affirmé, comme il le fait depuis plusieurs mois, que des narcotrafiquants veulent sa peau. À l'approche des législatives et de la présidentielle, la situation se tend dans le pays. Comme le rapporte El Espectador, hier (10 février 2026), une sénatrice a été enlevée pendant quelques heures dans une zone du pays contrôlée par des dissidences des Farc. En Argentine, la colère des policiers de la province de Santa Fe ne retombe pas Les policiers de la province de Santa Fe manifestent depuis lundi soir, (9 février 2026) à Rosario, pour réclamer de meilleurs salaires et le mouvement se poursuit ce mercredi matin, (11 février 2026), nous apprend La Nacion. Mouvement qui pourrait s'étendre à d'autres provinces, croit savoir Pagina 12 qui décrypte les raisons du mal-être des policiers : « des salaires de misère, la corruption et des mauvais traitements ». Voilà leur quotidien résumé par le journal. La rémunération est si peu attractive que les hommes préfèrent trouver un autre travail. « La majorité des policiers sont des femmes », explique Pagina 12. Ces policières ou policiers vivent souvent loin, dans le nord de la province où il y a peu d'offres d'emploi. Pour se rendre à Rosario, il leur faut parfois faire entre 200 et 600 km à bord de bus en mauvais état, fournis par l'institution ou faire du stop. Une fois au travail, ils doivent composer avec des chefs qui gardent pour eux le paiement des heures supplémentaires ou qui font semblant de lutter contre les trafics de drogue dans lesquels ils sont, en réalité, mouillés. « Ce mouvement de protestation était prévisible », estime Pagina 12 qui rappelle qu'au cours des huit derniers jours, il y a eu deux suicides au sein de la police de Santa Fe. Les jeunes Haïtiens qui rêvent d'intégrer la police Le Nouvelliste est allé à la rencontre de ceux qui veulent rejoindre les rangs de la PNH. « Dans ce contexte de crise sécuritaire où les policiers sont en première ligne face aux gangs, parfois au péril de leurs vies, l'institution semble attirer de plus en plus de jeunes », constate le quotidien. Des jeunes qui ont envie d'aider leur pays, raconte le Nouvelliste, mais qui sont aussi poussés par la perspective d'un emploi stable. Souvent, ils doivent faire face à l'opposition de leurs familles qui ont une mauvaise image de la PNH. Rony, 23 ans, a dû convaincre les siens. « Je leur ai expliqué le Code de déontologie et je leur ai dit dans quel service je voulais travailler [...] Aujourd'hui, ce sont eux qui me motivent », a-t-il expliqué au Nouvelliste. La PNH espère former 4.000 policiers d'ici l'an prochain (2027), rappelle Gazette Haïti. Une première promotion de plus de 1.000 personnes a pris ses fonctions fin janvier 2026. Deux Haïtiens aux JO d'hiver Haïti participe aux Jeux olympiques d'hiver. Deux athlètes haïtiens, qui s'entraînent en Europe, se sont qualifiés en ski alpin et en ski de fond. Christophe Diremszian a pu rencontrer le patron de la Fédération haïtienne de ski, Jean-Pierre Roy, avant son départ pour Milan. Il explique que c'est l'occasion de « donner une image positive du pays, de faire connaître Haïti ». L'intelligence artificielle latinoaméricaine, bonne ou mauvaise nouvelle ? Après Chat-GPT aux États-Unis, DeepSeek en Chine ou encore Mistral AI en France, voici Latam-GPT, une intelligence artificielle destinée à l'Amérique latine : Latam GTP a été lancé hier (10 février 2026). C'est le Chili qui en est à l'initiative, en collaboration avec 15 autres pays de la région. Son objectif est d'éviter une représentation trop uniforme de l'Amérique latine et de délivrer des informations plus pointues et précises sur chacun de ces pays ainsi que leurs cultures. Notre correspondante au Chili, Naïla Derroisné, nous en dit plus. On poursuit la discussion sur ce sujet avec Lucile Gimberg du service Envirronnement de RFI. Le stockage de toutes ces données prend de la place et consomme de l'énergie et de l'eau. Les habitants de la commune de Quilicura, au nord de Santiago du Chili, ont lancé une opération, il y a quelques jours, pour alerter sur le coût environnemental de l'IA. La zone humide située près de chez eux alimente en eau les systèmes de rafraîchissment des centres de données. Lorena Antiman a co-fondé la Corporation NGEN, l'une des associations à l'origine de cette initiative qui appelle à faire un usage responsable de l'IA. « L'idée c'est de générer une nouvelle habitude (...). Si je vais cuisiner des cupcakes, je demande la recette à l'IA ou bien je la demande à ma mère ? Demande plutôt à ta mère, tu vas te socialiser avec elle et tu éviteras une dépense en eau. Une question à l'IA consomme entre 0,5 et 2 litres d'eau ! » Le dernier samedi de janvier, ils étaient donc une trentaine de voisins dans le club-house du stade de Quilicura, pour une journée sans IA : infirmière, artiste, professeur, artisan, pâtissière, traductrice, réparateur de vélo, et même un adolescent fan de foot... Attablés devant leur PC, ils ont répondu à des milliers de questions culinaires, touristiques, voire philosopiques, envoyées depuis 70 pays, pour faire la promotion des échanges de « personne à personne ». Leur opération a aussi permis de montrer que derrière nos écrans et l'IA, il y a des communautés et des zones naturelles qui sont directement affectées. Pour répondre aux besoins exponentiels de stockage de données, les data centers poussent comme des champignons. Au Chili, il y en a plus de 20 et beaucoup d'autres en projet. Le fruit d'une politique volontariste du gouvernement Boric notamment. Mais le cadre réglementaire n'a pas évolué aussi vite, explique Nicolás Díaz, architecte qui travaille sur les centre de données de Quilicura et leur impact sur la zone humide de la commune. « Le plan d'urbanisme de la métropole de Santiago ne reconnaît pas les centres de données comme une catégorie particulière de bâtiments, ni leurs impacts spécifiques qui devraient engender des compensations. Alors les centre données sont autorisés à s'installer par le Service d'impact environnemental qui les considère comme des bâtiments qui stockent du combustible, pas comme des bâtiments qui consomment de l'énergie, de l'eau, qui peuvent générer de la chaleur ou de la pollution sonore. » Au Chili mais aussi en Uruguay et au Mexique, d'autres riverains se mobilisent pour réclamer des comptes aux entreprises comme Google, Microsoft ou Amazon. Certaines ont dû reculer. A Cerrillos au Chili, Google a dû revoir son système de refroidissement, après une procédure en justice. Certaines compagnies réalisent des projets de compensation mais ils manquent de sérieux, critique l'architecte Nicolás Díaz. « Les big tech disent qu'elles compensent en restaurant une mangrove en Colombie par exemple. Au Chili, Microsoft a un projet de récupération des eaux dans la commune de Maïpou. Mais les centres de données ne sont pas dans les mangroves colombiennes ou à Maïpou ! Pourquoi ne rendent-ils pas l'eau là où ils la prennent, dans les écosystèmes qu'ils affectent ? Ces projets manquent d'éthique, c'est du greenwashing, et on devrait en parler. » Le journal de la 1ère Ce week-end, en Martinique, le carnaval aura lieu sous haute sécurité dans les rues de Fort-de-France.
Patxi Beltzaiz et Véro Traba avaient envie de rencontrer l'Abya Yala, nom que les peuples indigènes donnent à l'Amérique du nord au sud. Emprunter les chemins de traverse, à la recherche des traditions des peuples originaires, de leurs fêtes et de leurs luttes contre un système capitaliste qui dévore tout sur son passage. De 2011 à 2020, ils ont voyagé de la Colombie au Panamá, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Salvador, au Guatemala. Puis au Mexique, ils ont tourné en rond … Véro et Patxi nous présente le livre « De l'autre côté du charco » (Éditions Contre-faits) qui est une trace tangible de leurs errances volontaires mexicaines. Un ouvrage où s'entremêlent des photographies et des textes pour donner le ressenti d'un Mexique en résistance. Jatorria / source : Radiokultura
durée : 00:05:31 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les saisies de cocaïne se multiplient en Colombie, les destructions de laboratoires clandestins aussi, mais c'est une lutte sans fin, tandis que les plantations de coca s'étendent dans le pays.
700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ». À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis. Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici. En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ? Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie. Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ». Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés. La 1ère Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent.
Ce mercredi 4 février, la rencontre entre Donald Trump et Gustavo Petro ayant conduit à des négociations a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Les images ont sidéré une partie du monde : Nicolas Maduro menotté, lunettes noires sur le nez, enlevé à l'issue d'une opération militaire américaine en pleine nuit, à Caracas. Un mois plus tard, jour pour jour, c'est désormais Delcy Rodriguez qui est au pouvoir au Venezuela, nommée présidente par intérim et soutenue par Washington. Pour parler de ce qui a changé depuis pour les Vénézuéliens, RFI reçoit Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en Sciences politiques à l'Université d'Avignon. « Au Venezuela, les gens éprouvent des sentiments contradictoires entre espoir face à certaines décisions comme la libération de prisonniers, et inquiétudes et incertitudes au sujet de l'avenir économique et politique du pays », explique-t-elle. « Toute la question est de savoir si l'intérêt des Vénézuéliens va être pris en compte », interroge Yoletti Bracho. Une partie de la réponse se trouve dans l'évolution future de la relation avec les États-Unis. Pour l'instant, ils continuent de brandir la menace militaire pour obtenir ce qu'ils veulent des autorités vénézuéliennes. « Le gouvernement agit sous la menace étasunienne mais il profite aussi de cette opportunité pour se maintenir au pouvoir. D'autres acteurs, des membres des oppositions notamment, sont mis de côté. De ce point de vue-là, on ne peut pas encore parler d'une transition, mais plutôt d'une transformation en cours », décrypte la chercheuse. « L'impérialisme américain prend appui sur l'autoritarisme du régime. Reste à voir si les Vénézuéliens vont réussir à pousser par le bas pour qu'on en parle de démocratie. » L'expiration du TPS des Haïtiens bloquée Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. Il revient sur le sursis accordé par une juge étasunienne aux Haïtiens au sujet du TPS. « C'est un ouf de soulagement en Haïti aussi car de nombreuses personnes vivent grâce au soutien de leurs familles installées aux Etats-Unis », explique le journaliste. Autre sujet à la Une d'Alterpresse : la situation sécuritaire. À l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, samedi 7 février 2026, les autorités ont mobilisé la police car « elles craignent des troubles sur fond de désaccord entre les partis politiques sur la future gouvernance du pays », détaille Gotson Pierre. L'heure du dialogue entre Donald Trump et Gustavo Petro Le président colombien n'arrivera pas les mains vides à la Maison Blanche. Il va offrir à Donald Trump une corbeille en osier contenant du café et des chocolats, nous apprend El Tiempo. Café et chocolat produits par des familles de paysans qui ont renoncé à la culture de la coca. Car évidemment, le trafic de drogue sera au menu de l'entretien. Gustavo Petro veut convaincre son homologue américain qu'il en fait assez, explique le journal qui rappelle que les États-Unis ont retiré à la Colombie sa certification en matière de lutte anti-drogue et ont imposé des sanctions à Gustavo Petro. C'est d'ailleurs grâce à un visa spécial délivré par Washington que le chef d'État a pu voyager, indique El Tiempo. Un permis de séjour de 5 jours, pas plus, précise El Espectador. Les deux hommes parleront également du Venezuela. Un sujet sur lequel ils ne sont pas d'accord. Comme le souligne El Espectador, Gustavo Petro « estime que le dictateur déchu Nicolas Maduro est séquestré et qu'il doit être libéré ». Des propos qu'il a répétés la semaine dernière, ajoutant que l'ancien homme fort du Venezuela doit être jugé dans son pays. « Il ne peut pas s'empêcher de provoquer Trump, même quelques jours avant leur rencontre », s'inquiète le New York Times. Inquiétudes partagées par les conseillers de Gustavo Petro et des experts qui redoutent que la rencontre ne se déroule pas bien. Les deux hommes sont « imprévisibles (..). Ils ne suivent pas les scripts et sont aux antipodes idéologiques », acquiesce El Tiempo. En plus, insiste le New York Times, « Donald Trump a l'habitude de tendre des pièges aux dirigeants dans le Bureau ovale et Gustavo Petro est connu pour provoquer et pour s'emporter facilement. » Bref, comme le résume le quotidien étasunien lors de cette rencontre, « tout peut arriver », d'autant que Gustavo Petro a son avenir politique en tête. Il sera intéressant de « voir si Gustavo Petro se comporte en président ou en militant », décrypte Maria Jimena Duzan, journaliste colombienne. À quelques mois de la fin de son mandat, il pourrait être tenté de « cultiver son image de champion international des causes progressistes », approuve l'un de ses anciens ministres interrogé par le New York Times. « Gustavo Petro pourrait être tiraillé entre cette ambition et la nécessité de faire preuve de retenue pour se tenir, lui et la Colombie, hors du champ de vision de M. Trump », conclut le journal. En Argentine, désormais, toute la presse parle de la démission du président de l'Institut national des statistiques. Cela faisait six ans que Marco Lavagna dirigeait l'Indec, rappelle le Buenos Aires Times. Le fils de l'ancien ministre de l'Économie a claqué la porte hier (lundi 2 février 2026) car le gouvernement a décidé une nouvelle fois de décaler l'entrée en vigueur de la nouvelle règle de calcul de l'inflation. Comme l'explique Clarin, Javier Milei et le ministre de l'Économie veulent attendre que les prix aient fini de baisser afin que l'opposition ne les accuse pas d'avoir manipulé l'indice en changeant la méthodologie. Problème, de nombreux indicateurs économiques sont si ce n'est faux, du moins sujets à caution en Argentine, explique le journal de gauche Pagina 12. Marco Lavagna voulait mettre dans l'ordre dans tout cela et doter le pays de statistiques fiables. Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les délinquants routiers sont dans le viseur des autorités.
Simon Bolivar, né à Caracas en 1783, est considéré comme le libérateur de l'Amérique du Sud du joug espagnol. L'homme qui rêvait d'une grande Colombie unie a inspiré de nombreux chefs d'état sud-américains, mais il ne verra jamais son rêve se réaliser. Alors, Bolivar : idole politique vénézuélienne ou dictateur aux ambitions de conquête ? Découvrez le destin méconnu du Napoléon d'Amérique latine. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, on fait le point sur ce terrible crash d'avion en Colombie, qui a coûté la vie à 15 personnes. Today, we are taking stock of this terrible plane crash in Colombia, which claimed the lives of 15 people.Pour bien comprendre la portée de ce drame, il y a trois choses essentielles à retenir. To fully understand the scope of this tragedy, there are three essential things to remember.Premièrement, bien sûr, le bilan humain. First, of course, the human toll.C'est terrible. It is terrible.15 personnes sont mortes, et il n'y a aucun survivant. 15 people died, and there are no survivors.Ce qui rend cette tragédie si sensible, c'est vraiment l'identité des victimes. What makes this tragedy so sensitive is really the identity of the victims.Parmi elles, il y avait Diogenes Quintero, un député de 36 ans qui était candidat à sa réélection, et un autre candidat, Carlos Salcedo. Among them was Diogenes Quintero, a 36-year-old congressman who was a candidate for re-election, and another candidate, Carlos Salcedo.Il faut savoir que Quintero était très engagé pour la paix dans la région, ce qui donne une toute autre dimension à sa disparition. It should be noted that Quintero was very committed to peace in the region, which gives an entirely different dimension to his disappearance.Ensuite, deuxième point, le lieu du crash. Next, the second point, the location of the crash.Ça ajoute beaucoup de complexité. This adds a lot of complexity.L'avion survolait une zone connue pour être un repaire de plusieurs guérillas. The plane was flying over an area known to be a hideout for several guerrilla groups.Alors forcément, quand on a des politiciens en campagne dans un avion qui s'écrase dans une zone pareille, et bien ça soulève des questions qui dépassent le simple accident technique. So inevitably, when you have politicians on the campaign trail in a plane that crashes in such an area, well, it raises questions that go beyond a simple technical accident.Et enfin, que s'est-il passé ? And finally, what happened?Pour l'instant, c'est le mystère total. For now, it is a total mystery.L'enquête ne fait que commencer et les mauvaises conditions météo compliquent énormément les recherches. The investigation has only just begun and bad weather conditions are making the search extremely difficult. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La rumeur selon laquelle Hitler ne se serait pas suicidé en avril 1945, mais aurait fui vers l'Argentine, vécu caché en Patagonie dans une réplique du Berghof, puis serait mort dans les années 1970 après avoir eu deux filles, est l'une des plus célèbres fake news de l'histoire moderne. Ce qui la rend fascinante, ce n'est pas seulement son contenu : c'est la façon dont elle est née, puis s'est installée durablement.Ce que raconte exactement la rumeurLe récit suit généralement la même trame. À la fin de la guerre, Hitler n'est pas mort dans son bunker : un sosie aurait été utilisé, un corps substitué, les preuves truquées. Hitler aurait quitté Berlin via un réseau clandestin, parfois décrit comme une exfiltration organisée par des SS. Il aurait ensuite rejoint l'Espagne ou l'Italie, embarqué à bord d'un sous-marin, puis débarqué en Argentine. Là, dans le Sud du pays, au cœur de la Patagonie, il aurait vécu sous protection, dans une propriété isolée ressemblant à son chalet bavarois : le Berghof. Il y aurait terminé sa vie discrètement, entouré d'anciens nazis, jusqu'à sa mort supposée dans les années 1970.Comment la rumeur est néeTout commence en 1945 avec un problème majeur : le chaos informationnel.Quand Hitler se suicide le 30 avril 1945, son corps est brûlé partiellement. Les Soviétiques récupèrent des restes, mais ne communiquent pas clairement. Pire : la propagande soviétique entretient un doute. Staline laisse entendre, à plusieurs reprises, qu'Hitler aurait pu s'enfuir. Ce flou initial est le premier carburant du mythe.Dans le même temps, en Occident, la presse et l'opinion publique sont hantées par une angoisse : comment croire qu'un homme responsable d'un tel désastre ait pu “simplement” se suicider ? Cette frustration morale ouvre la voie au fantasme : une fuite paraît presque plus cohérente qu'une fin minable.Pourquoi elle a exploséDeux éléments réels renforcent ensuite cette fiction.1. Des nazis ont vraiment fui vers l'Amérique du Sud. Eichmann, Mengele et d'autres. Donc le public se dit : “si eux y sont arrivés, Hitler aussi.”2. Des services de renseignement ont reçu des signalements. Des gens affirmaient l'avoir vu en Espagne, en Colombie, au Chili… Les autorités ont parfois collecté ces informations. Mais dans l'esprit complotiste, le fait que des agences aient “un dossier” devient la preuve qu'elles “savent”.Comment elle s'est transformée en légendeDans les décennies suivantes, le récit se romantise. Des auteurs sensationnalistes ajoutent des détails : des villas, des photos floues, des cartes, des “témoins” tardifs. Et la Patagonie devient le décor idéal : vaste, sauvage, mystérieuse.Aujourd'hui, cette rumeur survit parce qu'elle suit une mécanique puissante : plus l'histoire est invérifiable, plus elle paraît profonde. C'est un récit qui donne l'impression qu'on détient “la vérité cachée”… alors qu'on assiste surtout à la construction progressive d'un mythe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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À l'approche de la fin de la transition, le 7 février 2026, Haïti fait face à un blocage politique. La semaine dernière, 5 des 7 membres du CPT ont voté la destitution du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Mais depuis, « cette résolution est bloquée par le président du CPT qui refuse de la signer et de la publier au Journal officiel », explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Laurent Saint-Cyr s'est également affiché aux côtés d'Alix Didier Fils-Aimé et de la police, ce lundi 26 janvier 2026. « Ils ont notamment visité ensemble le grand quartier général des forces armées haïtiennes », souligne le journaliste d'Alterpresse. Le Premier ministre peut aussi compter sur l'appui des États-Unis qui continuent de maintenir la pression sur les autorités du pays. Le secrétaire d'État Marco Rubio a répété que son administration le soutenait. Altepresse revient, par ailleurs, sur l'incendie qui a dévasté le marché historique Cluny à Cap Haïtien, dans la nuit de samedi à dimanche dernier (25 janvier 2026). Les autorités ont promis de venir en aide aux sinistrés rapidement. « Beaucoup d'étals ont été détruits », raconte Gotson Pierre. « Une équipe gouvernementale s'est rendue dans le nord du pays pour évaluer les dégâts. » Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre l'Équateur et la Colombie Lundi (26 janvier 2026), Quito a décidé d'augmenter de 900% la redevance que paye Bogota pour utiliser l'un de ses oléoducs. Désormais pour utiliser le SOTE, le système d'oléoduc transéquatorien, la Colombie devra payer 30 dollars par baril, contre 3 dollars jusqu'à présent. Plus de 10.000 barils de pétrole colombien emprutent, chaque jour, cet oléoduc pour faire le trajet qui va du sud de la Colombie jusqu'à la côte pacifique d'où ce pétrole est exporté précise El Tiempo. Pour El Espectador, c'est donc une « nouvelle escalade dans la dispute (...) commerciale et diplomatique » qui a éclaté la semaine dernière quand Daniel Noboa a décidé de taxer les importations colombiennes à 30%. Raison de la colère du président équatorien : la situation à la frontière entre les deux pays. Quito juge que Bogota n'en fait pas assez pour lutter contre les différents trafics illégaux, notamment le narcotrafic, explique le journal Vanguardia. La Colombie a riposté en augmentant, à son tour, les droits de douane sur une vingtaine de produits équatoriens et en suspendant les livraisons en électricité à son voisin, rappelle El Espectador. Une rencontre est prévue entre les autorités des deux pays, souligne Vanguardia, mais la Colombie et l'Équateur n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une date. La production de pétrole argentin en hausse En décembre, le pays a produit 868 712 barils par jour. Un « record historique », souligne le journal Rio Negro, dû en grande partie au gisement de pétrole et de gaz de schiste de Vaca muerta. « Alors que l'activité économique - la production, la consommation et les exportations - enregistre un recul, le ministre de l'Économie (...) s'est réjoui cette semaine » de cet exploit pétrolier, « l'un des rares indicateurs positifs ». « Pour une fois que la Patagonie compte pour le gouvernement », ironise Rio Negro. Une allusion au fait que contrairement à son homologue chilien, Gabriel Boric, et au au futur président du pays voisin, José Antonio Kast, Javier Milei, lui, ne s'est pas rendu sur place alors que la Patagonie chilienne et argentine est en proie à de violents incendies depuis plusieurs jours. Le journal argentin décrypte cet intérêt soudain : si le gouvernement met en avant cette région, reçoit les gouverneurs de Rio Negro et de Neuquen, c'est parce que, écrit Rio Negro, il cherche des soutiens pour faire voter sa réforme du travail. Une délégation du Congrès étasunien à Ushuaïa Cette visite qui n'était pas prévue, provoque un scandale, explique Pagina 12 qui dénonce « l'opacité entourant les motifs » de ce voyage. Ces membres du Congrès, qui sont arrivés dimanche, n'avaient pas été invités par les autorités locales et n'ont d'ailleurs pas souhaité les rencontrer, raconte le quotidien. D'après l'ambassade américaine en Argentine, cette délégation d'élus républicains et démocrates a fait le déplacement jusqu'au bout du monde, à bord d'un avion de l'armée de l'air étasuienne, juste pour parler de la dégradation des milieux naturels, du traitement des métaux rares et de la recherche en santé publique. Pourquoi, alors, ont-ils navigué au large du port d'Ushuaïa, interroge le journal ? Pourquoi sont-ils allés observer le port placé sous tutelle administrative pour un an par Buenos Aires pour de supposées irrégularités de gestion ? Une sénatrice de la Terre de feu, la province où se situe Ushuaïa, a demandé des explications au gouvernement de Javier Milei. Cristina Lopez veut notamment savoir s'il compte laisser des puissances étrangères participer ou s'ingérer dans la gestion d'infrastructures stratégiques de la province, ou même les contrôler. Une question légitime, estime Pagina 12 qui affirme que les membres de cette délégation étaient, en réalité, là pour observer l'avancée de deux projets majeurs financés par la Chine : une usine de transformation de gaz naturel et une centrale thermoélectrique. Pagina 12 s'inquiète de possibles visées géostratégiques américaines sur l'Atlantique sud. Une hypothèse crédible, insiste le journal, alors que Javier Milei et Donald Trump sont de plus en plus proches, que ce dernier ne cesse de répéter qu'il veut annexer le Groenland et alors qu'Ushuaia est la porte d'entrée naturelle de l'Antarctique et un passage transocéanique. Les déplacés du Sinaloa survivent dans une décharge de Culiacan Depuis plus d'un an, l'État de Sinaloa dans le nord-ouest du Mexique, est secoué par des violences à cause d'une guerre entre cartels de la drogue. On déplore des milliers de morts, autant de disparus et des déplacés toujours plus nombreux. Beaucoup se sont installés en périphérie de la capitale de l'État, Culiacan, où ils vivent sans aucune aide du gouvernement, en travaillant comme recycleurs de déchets. C'est la seule source de revenus possibles. Reportage de Gwendolina Duval.
Après l'Amérique latine, c'est vers l'Inde et sa population de près d'un milliard 500 millions d'habitants que les Européens se tournent. Le président du Conseil Antonio Costa et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ont signé un accord de libre échange avec le président indien Narendra Modi ce mardi (27 janvier 2026). L'Union européenne donne un coup d'accélérateur sur le libre-échange L'accord avec l'Inde, et celui sur le Mercosur actuellement examiné par la justice européenne, ont été soutenu avec force par le chancelier Friedrich Merz. Mais en Allemagne, la branche agricole est très divisée sur ces questions : les principaux syndicats de l'agro-industrie, qui étaient réunis à Berlin pour le Salon de l'Agriculture jusqu'à dimanche dernier (25 janvier 2026), soutiennent ces partenariats - mais les petits agriculteurs, eux, sont inquiets et ils l'ont manifesté en marge du salon. Le reportage à Berlin de Salomé Hénon-Cohin. Entretien avec Guillaume Duval, conseiller à l'Institut Jacques Delors, ancien conseiller de Josep Borrell lorsqu'il dirigeait la diplomatie de l'UE. Il n'y a pas qu'au niveau de Bruxelles que les 27 pays de l'UE s'activent pour assurer le débouché de leurs produits, les accords bilatéraux sont indispensables. Au moment où le partenariat avec le Mercosur inquiète les éleveurs, Dublin parvient à rouvrir la porte du marché chinois à ses exportations de viande de bœuf. Les explications de Clémence Pénard. Les Latino-Américains des îles Canaries toujours sous l'effet de surprise de l'intervention américaine à Caracas En Espagne, les communautés du Venezuela, de Cuba et de Colombie sont établies de longue date sur l'archipel des Canaries. Leur intégration est facilitée par le fait qu'elles partagent la même langue que les Espagnols, mais elles vivent aussi au rythme des événements du continent américain. Trois semaines après, l'intervention des États-Unis au Venezuela continue à occuper les esprits, et les opinions sont radicales et diamétralement opposées, comme l'a constaté dans son reportage à Las Palmas Nicolas Kirilowitz.
Après l'Amérique latine, c'est vers l'Inde et sa population de près d'un milliard 500 millions d'habitants que les Européens se tournent. Le président du Conseil Antonio Costa et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ont signé un accord de libre échange avec le président indien Narendra Modi ce mardi (27 janvier 2026). L'Union européenne donne un coup d'accélérateur sur le libre-échange L'accord avec l'Inde, et celui sur le Mercosur actuellement examiné par la justice européenne, ont été soutenu avec force par le chancelier Friedrich Merz. Mais en Allemagne, la branche agricole est très divisée sur ces questions : les principaux syndicats de l'agro-industrie, qui étaient réunis à Berlin pour le Salon de l'Agriculture jusqu'à dimanche dernier (25 janvier 2026), soutiennent ces partenariats - mais les petits agriculteurs, eux, sont inquiets et ils l'ont manifesté en marge du salon. Le reportage à Berlin de Salomé Hénon-Cohin. Entretien avec Guillaume Duval, conseiller à l'Institut Jacques Delors, ancien conseiller de Josep Borrell lorsqu'il dirigeait la diplomatie de l'UE. Il n'y a pas qu'au niveau de Bruxelles que les 27 pays de l'UE s'activent pour assurer le débouché de leurs produits, les accords bilatéraux sont indispensables. Au moment où le partenariat avec le Mercosur inquiète les éleveurs, Dublin parvient à rouvrir la porte du marché chinois à ses exportations de viande de bœuf. Les explications de Clémence Pénard. Les Latino-Américains des îles Canaries toujours sous l'effet de surprise de l'intervention américaine à Caracas En Espagne, les communautés du Venezuela, de Cuba et de Colombie sont établies de longue date sur l'archipel des Canaries. Leur intégration est facilitée par le fait qu'elles partagent la même langue que les Espagnols, mais elles vivent aussi au rythme des événements du continent américain. Trois semaines après, l'intervention des États-Unis au Venezuela continue à occuper les esprits, et les opinions sont radicales et diamétralement opposées, comme l'a constaté dans son reportage à Las Palmas Nicolas Kirilowitz.
durée : 00:05:13 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - La syphilis intrigue les scientifiques depuis des siècles : était-elle déjà présente en Europe à bas bruit ou a-t-elle été rapportée des Amériques après la colonisation ? Un génome vieux de 5 500 ans découvert en Colombie apporte de nouveaux indices en faveur de cette seconde hypothèse. - invités : Anna-Sapfo Malaspinas Professeure associée à la Faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne et directrice de recherche à l'Institut Suisse de bioinformatique
Déconstruire les clichés par la danse et le hip-hop : c'est la mission que s'est donnée la chorégraphe marseillaise Marina Gomes. Sa trilogie — Asmanti, La Cuenta, Bach Nord — est affichée au festival Suresnes Cités Danse, en banlieue parisienne. Trois pièces pour raconter la résilience, la jeunesse et la puissance de création des quartiers populaires. Survêts, baskets, casquette… Des jeunes traînent autour d'un banc. Leur démarche nonchalante pleine d'attitude se mue en danse. « C'est une pièce qui se passe dans les quartiers populaires. Elle raconte différents moments du quotidien, différentes trajectoires, avec l'idée d'offrir un espace de représentativité à nos paroles, à nos récits, à nos vécus. Ce sont des fragments de vie, dans différents pays, à différents moments, mais on pourrait être dans un seul et même quartier », explique Marina Gomes. Originaire de Marseille, la danseuse et chorégraphe raconte la vie et son vécu dans les villes touchées par la violence et le narcotrafic. Après avoir composé Asmanti et Bach Nord, c'est en Colombie, à Medellín, qu'elle puise l'idée de la troisième pièce - La Cuenta – qui compose sa trilogie. « Là-bas, j'ai rencontré des collectifs de jeunes qui menaient un travail de mémoire et de résilience avec les familles de victimes. Ce qui m'a frappée, c'est la force de leur parole », raconte-t-elle. « Leur slogan était : “Nos vies comptent”, “chaque être assassiné était un être aimé”. Ils affirmaient que rien ne justifie l'homicide. Quand je suis rentrée à Marseille, cela a fait écho avec ce que nous traversions alors, notamment en 2023, l'une des années les plus sanglantes. Mais ce qui m'a marquée, c'est qu'en France, j'avais parfois l'impression qu'on comptait les morts, poursuit la chorégraphe. On les réduit à des chiffres, surtout lorsqu'on suppose, parfois sans rien savoir, un lien avec le narcotrafic. On ne s'émeut pas, alors qu'il s'agit souvent de mineurs ou de très jeunes personnes », déplore-t-elle. Ces constats soulèvent, selon elle, une question fondamentale : « Les enfants des quartiers populaires sont-ils considérés comme des enfants français ? Et les enfants racisés ? » Rendre des visages et des récits à celles et ceux qu'on réduit au silence Sur scène, des fleurs poussent sur des grillages, déplacés comme des cercueils. Le décor évoque un point de deal : un danseur, assis, encagoulé, attend, guitare à la main, tel un fusil. « Les cagoules renvoient à la déshumanisation. Les victimes sont souvent présentées comme des personnes sans visage, sans histoire, analyse Marina Gomes. Je commence donc par entrer dans le cliché — les “méchants”, les “criminels” — puis j'enlève les masques pour montrer qu'il y a des personnes, des histoires, des émotions, précise-t-elle. Nous dansons avec nos vêtements du quotidien. Ils font partie de la street culture. Ces codes sont immédiatement lisibles pour les jeunes et les publics issus du hip-hop, mais beaucoup moins pour les publics des théâtres. Il y a là un renversement de domination culturelle », souligne la chorégraphe. Une fête, des corps qui s'enlacent… puis des tirs. Lumière rouge sang. Lui veut se battre, elle le retient. « Je ne voulais pas parler seulement de celles et ceux qui meurent, mais de celles qui restent, dont on ne parle jamais, insiste Marina Gomes. On ne parle pas de ces familles meurtries, de ces femmes qui pleurent un enfant, un frère, un amoureux. La danse est un langage sans frontières, ni géographiques ni linguistiques. L'émotion est un terrain commun : face à quelqu'un qui ressent quelque chose, il est difficile de rester indifférent. Mon travail consiste à créer un espace où l'on partage la même émotion. À partir de là, le dialogue devient possible », conclut-elle. La danse comme émotion partagée et geste politique Faire danser les jeunes des quartiers est aussi au cœur de son engagement. Une vingtaine de lycéens de Nanterre participent au spectacle, comme Myriam, élève au lycée Joliot-Curie. « Tout le monde pense que ceux qui viennent de la banlieue font du trafic ou des affaires louches. Alors qu'en vérité, on est sérieux, déterminés, et on a aussi du génie, témoigne-t-elle. Faire ce spectacle de danse nous rend fiers et montre qu'on peut y arriver », ajoute la lycéenne. Du bitume à la scène, le hip-hop est aujourd'hui pratiqué par près de 600 000 personnes en France et s'impose comme l'un des arts vivants les plus populaires et fédérateurs du pays. Depuis plus de 30 ans, le festival Suresnes Cités Danse a contribué à faire entrer les danses urbaines sur les scènes institutionnelles, les reconnaissant comme un art chorégraphique à part entière. « Être ici, à Suresnes, avec ces trois spectacles, est symboliquement très fort pour moi, confie Marina Gomes. Quand un théâtre ouvre ses portes à des récits comme les nôtres, racontés sans compromis, c'est un geste politique. Cela dit que le vivre-ensemble est possible. »
Le Conseil présidentiel de transition (CPT) tente à nouveau de renverser le gouvernement haïtien. Cette fois-ci, il pourrait réussir, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « Alors qu'hier (mercredi 21 janvier 2026), Alix Didier Fils-Aimé a échappé à une nouvelle tentative de révocation, il y a eu un revirement ce matin. Cinq des sept membres du CPT se prononcent désormais pour son départ », explique notre confrère. Moins de trois semaines avant la fin de leur mandat, les membres du CPT essayent de changer de Premier ministre et de gouvernement. « Vont-ils y arriver ou être stoppés par les fortes résistances et les mises en garde, notamment venues des États-Unis », s'interroge le rédacteur en chef du Nouvelliste. Mercredi (21 janvier 2026), l'ambassade étasunienne a publié « un communiqué très peu diplomatique pour dire que les membres du CPT n'ont pas été élus et qu'ils ne peuvent pas chasser le Premier ministre et déstabiliser le pays », estime Frantz Duval. En faisant cela, « les États-Unis affirment qu'ils ne reconnaîtront pas le nouveau gouvernement », décrypte le journaliste. Les abus d'ICE, la police de l'immigration étasunienne Le New York Times et le Washington Post révèlent aujourd'hui que Geraldo Lunas Campos, ce Cubain de 55 ans qui est mort dans une prison pour migrants d'El Paso aux Texas, le 3 janvier 2026, a été tué. C'est ce qu'indique le rapport d'autopsie auquel ont eu accès ces journaux. En cause : une compression de son cou et de son torse qui a provoqué son asphyxie. Si le médecin légiste parle bien d'un homicide, il ne se prononce, en revanche, pas sur une éventuelle culpabilité criminelle, précise le New York Times. « Il s'agit d'une classification des causes du décès, et non d'une décision juridique établissant la culpabilité », insiste le journal. Reste qu'on est bien loin de la version des agents pénitentiaires qui eux continuent de dire que Geraldo Lunas Campos s'est suicidé. ICE est également accusé d'avoir utilisé un enfant de 5 ans comme appât pour arrêter sa famille dans le Minnesota. Comme le raconte le Washington Post, Liam Conejo Ramos a été arrêté avec son père dans l'allée de leur maison, alors qu'ils rentraient de la maternelle. Les agents d'ICE lui ont alors demandé d'aller frapper à la porte pour voir s'il y avait d'autres personnes à l'intérieur. Indignation du rectorat qui a donné une conférence de presse hier. L'enfant et son père sont toujours aux mains d'ICE tout comme 3 autres élèves du même district scolaire. L'un d'entre eux âgé de 17 ans a été arrêté alors qu'il se rendait au lycée, sans que ses parents ne soient là. « Ces événements exacerbent les tensions entre les habitants et les agents de l'ICE, tensions déjà vives suite à la mort de Renée Good », conclut le Washington Post. Colombie : scandale autour d'un investissement du gouvernement Près de 2 milliards de pesos colombiens, soit près de 400.000 euros pour deux bateaux-ambulances livrés à un hôpital qui ne pourra pas s'en servir. C'est le quotidien El Tiempo qui révèle l'affaire. L'hôpital de Maicao, dans le nord du pays, à la frontière avec le Venezuela, se trouve en effet « en plein désert, sans mer, ni fleuve » naviguable à proximité. « Le port le plus proche se trouve à une heure et demie de route », explique le quotidien qui s'interroge sur « la pertinence, le coût et la plannification d'une décision qui semble déconnectée de la réalité territoriale ». D'autant que dans le département où se trouve Maicao, trois autres hôpitaux auraient pu faire usage de ces bateaux-ambulances, précise El Tiempo. Alors que le système de santé colombien est en pleine crise, avec des hôpitaux, des cliniques et des pharmacies qui attendent toujours de remboursements de la part de l'État, « on se demande qui et surtout comment sont prises les décisions » de dépenser de l'argent public, s'indigne El Tiempo. Un incident diplomatique évité de justesse grâce à un post-it Cela s'est passé hier (21 janvier 2026) à l'Assemblée nationale française. L'ambassadeur d'Argentine en France doit être auditionné par la commission des Affaires étrangères. Mais comme le raconte La Nacion, juste avant de commencer son intervention, Ian Sielecki se rend compte que derrière lui, se trouve une carte du monde sur laquelle les îles Malouines figurent comme faisant partie du Royaume-Uni. Il refuse, donc, de commencer son exposé. S'en suit un échange un peu tendu avec le président de la Commission des Affaires étrangères. Le jeune diplomate argentin de 34 ans reste « inflexible », précise le journal Clarin, invoque l'Ukraine. L'ambassadeur de ce pays n'accepterait pas de s'exprimer devant une carte montrant Louhansk ou la Crimée comme étant des territoires russes, dit-il. Ian Sielecki demande à ce que la carte soit recouverte. Finalement, une solution est trouvée : un post-it jaune est collé sur les Malouines. Un fromage brésilien inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité Notre dossier du jour nous emmène au Brésil, dans la région du Minas Gerais, « mines générales » en français, ce qui en dit long sur la richesse du sous-sol. Mais le fer ou le lithium ne sont pas les seuls atouts économiques sur place. Il y a aussi un fromage local inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Cette tradition culinaire se transmet de génération en génération, essentiellement entre femmes. Sarah Cozzolino s'est rendue dans la région de Serro, dans le nord de l'état du Minas. Le journal de la 1ère En 2025, les algues sargasses ont plus que jamais empoisonné la vie des Martiniquais.
Pour lutter contre la baisse des naissances, l'Espagne a fait le pari d'une immigration légale et choisie. Deux millions d'étrangers pour la plupart originaires d'Amérique latine se sont installés en Espagne au cours des sept dernières années. C'est le cas dans la région de Zamora, en Castille-et-León, dans le nord de l'Espagne, où, depuis 2022, une entreprise céréalière fait venir des conducteurs de camions du Pérou ou de Colombie. Ces embauches ont permis de remettre à flot le céréalier et, au passage, de redonner vie au village de Bóveda de Toro. De notre envoyée spéciale à Zamora, Ce reportage est à retrouver dans son intégralité dans le podcast Accents d'Europe ou à écouter sur notre antenne à 17H10 TU. À lire aussiEspagne: vers une régularisation de près de 500 000 personnes en situation irrégulière
Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Ce vendredi 16 janvier, Gaspard Estrada, membre de l'unité Sud Global de la London School of Economics and Political Science, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur les menaces et accusations de trafic de drogue formulées par Donald Trump à l'encontre de la Colombie, ainsi que la rencontre prévue avec le président colombien. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Après l'enlèvement sidérant du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, quelle influence Washington pourrait avoir dans la campagne électorale en Colombie cette année ? Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario, à Bogota, est l'invité de RFI. La Colombie vit ces derniers mois au rythme des menaces de Donald Trump. Après avoir fait enlever Nicolas Maduro au Venezuela, le président américain a menacé le président Gustavo Petro. Avant cela, le locataire de la Maison Blanche avait déjà accusé son homologue colombien de liens avec le trafic de drogue. Il a ensuite semblé adoucir son discours : les deux dirigeants se sont parlé au téléphone le 7 janvier 2026. Les Colombiens sont tout de même inquiets, pour certains, d'un nouveau revirement du président américain à l'avenir, témoignent-ils au micro de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Avant les élections législatives (8 mars 2026) et présidentielle (31 mai 2026), l'appel entre les deux hommes apparaît tout de même comme un signe d'apaisement qui pourrait temporairement « mettre en veille » la question du rôle des États-Unis dans la campagne, estime Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario à Bogota. « Cela peut montrer que Gustavo Petro est capable d'une bonne gestion des relations internationales, ou en tout cas qu'il est plus raisonnable que ne le dépeint la droite », poursuit-il. La sécurité reste néanmoins l'un des enjeux centraux de la campagne. « Gustavo Petro avait promis une "paix totale", qui a largement échoué, car les groupes armés ont profité des négociations pour se renforcer, notamment à proximité de la frontière avec le Venezuela », rappelle le chercheur. Chili: dénouement judiciaire pour un manifestant rendu aveugle Gustavo Gatica. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il est bien connu au Chili : en 2019, cet étudiant a été rendu totalement aveugle par des tirs de billes de plomb des forces de l'ordre. Les Chiliens manifestaient alors contre la hausse du prix des transports publics et contre les inégalités sociales héritées de la dictature de Pinochet. Six ans après, l'ancien policier a été acquitté définitivement, lit-on en Une du quotidien conservateur El Mercurio. Il a été reconnu comme auteur des tirs mais considéré comme en état de légitime défense, précise le site CiperChile. Car Gustavo Gatica a été filmé en train de jeter une pierre en direction de la police un peu plus tôt. Ce jugement est « un triomphe historique », se félicite Claudio Crespo, l'ancien membre des forces de l'ordre, cité par radio Bío Bío. À la sortie du tribunal à Santiago, sur un ton offensif, il en a profité pour apporter son « soutien » aux policiers qui, dit-il, devront « faire face à la barbarie et à l'insurrection » ces prochains mois, car il anticipe des manifestations contre le nouveau président d'extrême-droite José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions début mars 2026. Gustavo Gatica, lui, sera dans l'opposition. Il vient d'être élu député indépendant. Il regrette « qu'une personne qui a rendu aveugle un citoyen » ne soit pas sanctionnée par de la prison, précise le journal La Tercera. Plus de 450 personnes ont été blessées aux yeux, rendues aveugles ou éborgnées lors des manifestations de la fin 2019 au Chili. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, cela fait trois jours que les bus du TCSP sont « à l'arrêt » entre Le Lamentin et Fort-de-France, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
durée : 00:04:12 - Le Grand reportage de France Inter - Longtemps alliée des Etats-Unis, la Colombie hésite aujourd'hui sur la conduite à tenir. Donald Trump a menacé d'y mener une opération militaire comme au Venezuela. Son président Gustavo Petro se dit "prêt à reprendre les armes". Le président colombien est attendu à la Maison Blanche début février. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les affrontements entre groupes rebelles dans la région du Catatumbo, au nord-est de la Colombie, ont poussé près de 2 300 personnes vers Cucuta, à la frontière avec le Venezuela. Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre 2025, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route. » Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe de dissidents des FARC s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats se sont de nouveau intensifiés, avec l'utilisation de drones. Certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Ils ont coupé l'électricité. Mais comme les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre. Et la petite tousse. Il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer. » Maria préfère taire le nom de ces groupes qui les ont arrêtés. Bien que réfugiée à Cucuta, elle continue d'avoir peur, car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville. Initimidation L'ELN et le groupe de dissidents des FARC traquent plus particulièrement les leaders communautaires. Ils en ont tué plusieurs. Ceux qui ont pu quitter le Catatumbo vivent dans la clandestinité à Cucuta et sont toujours victimes de campagnes d'intimidation sur les réseaux sociaux. C'est le cas de ce leader communautaire qui témoigne anonymement. Il est la cible d'attaque depuis des mois. « Dans cette vidéo qu'il a publiée sur son compte Facebook, un commandant d'un groupe dissident des Farc me désigne comme une cible. Il donne mon nom. Il m'accuse d'être un membre de l'ELN et il dit qu'il faut me tuer. Il a aussi offert de l'argent pour obtenir mon adresse », confie-t-il à nos envoyées spéciales, Marine de la Moissonnière et Melissa Barra. Ces efforts pour réduire au silence la population prouvent combien cette région est stratégique pour les groupes armés, comme l'explique cet autre leader communautaire qui tient, lui aussi, à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement, c'était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois de drogue ont diminué. » Zone de production mais aussi de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de cocaïne, dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté de la frontière que les chefs des guérillas colombiennes vivent. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Evidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment. » Au Venezuela, un « réflexe de survie » De l'autre côté de la frontière, le quotidien Tal Cual se penche sur la stratégie de communication du régime vénézuélien, dix jours après l'enlèvement de Nicolas Maduro. Le 10 janvier 2026, le ministre de la Communication convoque une réunion avec les propagandistes du régime. Objectif : leur donner les éléments de langage à relayer. Donald Trump doit ainsi être qualifié de « kidnappeur » et la survie de Nicolas Maduro de « victoire ». Il est aussi convenu que tout ce qui ne peut pas être dit de manière officielle par les autorités le sera par « le peuple » sur les réseaux sociaux. Traduction : le pouvoir se réserve le discours politiquement correct tout en diffusant des messages agressifs via les comptes de prétendus citoyens lambda. Pour Tal Cual, qui a appris l'existence de cette réunion grâce à une fuite, il s'agit de contrôler le récit autour de l'enlèvement du couple Maduro. Il faut aussi empêcher à tout prix une division au sein du chavisme, ce qui est perçu comme le principal danger par le régime. Le quotidien vénézuélien voit ainsi dans cette réunion « un réflexe de survie ». Elle a révélé, écrit-il, comment les autorités vénézuéliennes perçoivent la communication comme un instrument de contrôle, un outil pour discipliner les voix dissidentes et maintenir l'unité dans un contexte de fragilité politique extrême. Donald Trump face à un retour de bâton ? Autre sujet à la Une de la presse du continent : la procédure lancée par le ministère états-unien de la Justice à l'encontre du président de la Réserve fédérale. Jerome Powell a lui-même rendu publique dimanche (11 janvier 2026) cette assignation à comparaître. Officiellement, il lui est reproché de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation du siège de l'institution. L'intéressé, lui, y voit plutôt une vengeance de Donald Trump parce que la Fed n'a pas conduit sa politique monétaire comme le voulait le locataire de la Maison Blanche. Une procédure commentée jusqu'en Colombie, où El Espectador y voit le dernier signe de la persécution que l'administration Trump mène contre ses opposants. La liste commence à être longue. Après l'ancien directeur du FBI James Comey, la procureure générale de New York Letitia James, l'animatrice star Oprah Winfrey ou encore le chanteur Bruce Springsteen, c'est donc au tour de Jerome Powell de subir les foudres présidentielles. Une enquête criminelle qui est une première pour un président de la Fed, relève El Espectador. Mais aux États-Unis, les éditorialistes sont unanimes : l'attaque de Donald Trump est bien partie pour se retourner contre lui. « Un fiasco contre-productif », titre ainsi le Wall Street Journal, car il pourrait notamment inciter Jerome Powell à rester à la Fed plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. « Tenter d'utiliser le droit pénal pour punir les désaccords politiques laisse un goût particulièrement amer », se désole pour sa part le Washington Post. Tandis que le New York Times se montre plus véhément. Cette « violation choquante de l'indépendance historique de la banque centrale, dénonce-t-il, place les États-Unis dans la même catégorie que les nations autoritaires qui s'enfoncent dans la crise financière ». En Haïti, au lendemain des commémorations du terrible tremblement de terre de 2010, l'agence Alterpresse revient sur les leçons de ce drame, du moins celles qui auraient pu être tirées. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse.
Après le Venezuela, Donald Trump menace d'annexer le Groenland, et laisse planer le doute sur Cuba et la Colombie. De quoi effrayer la France ? Pas de panique selon John Rambo... Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Colombie, un groupe dissident des Farc a appelé, jeudi 8 janvier, à un « sommet des guérillas » à la suite de l'intervention militaire américaine au Venezuela et à la chute de Nicolas Maduro. Cette initiative fait figure de main tendue en vue de faire front commun face aux États-Unis, alors que les combats entre différents groupes rebelles font rage dans la région du Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie. Des affrontements qui font des centaines de déplacés : depuis le 24 décembre, les autorités de la ville de Cucuta ont ainsi recensé l'arrivée de près de 2 300 réfugiés. De nos envoyées spéciales à Cucuta, Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre dernier, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route », raconte ainsi Maria. Entre les Farc et l'ELN, les combats se sont intensifiés Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe dissident des Farc s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats - avec des drones - s'y sont de nouveau intensifiés, alors que certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois déjà. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Mais comme ils ont coupé l'électricité et que les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre et la petite tousse : il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer », reprend celle-ci. Interrogée sur l'identité de ceux qui l'ont arrêtée, elle évoque simplement « les deux groupes qui se battent », n'osant pas prononcer leurs noms. « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla » Bien que réfugié à Cucuta, Maria continue d'avoir peur car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville. C'est dire combien cette région est stratégique pour elles, comme l'explique ce leader communautaire qui tient à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils s'accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois ont diminué ». Zone de production mais aussi zone de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de drogue dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté-là de la frontière que vivent les chefs des guérillas colombiennes. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Évidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment », développe le leader communautaire. À moins, espèrent plusieurs acteurs de cette crise, que la pression des États-Unis sur la Colombie fasse effet. Jeudi 8 janvier, Gustavo Petro et Donald Trump se sont engagés à mener des actions conjointes à la frontière. À lire aussiDonald Trump invite Gustavo Petro à Washington: les États-Unis amorcent-ils une désescalade avec la Colombie?
Le président américain est à la Une cette semaine d'une bonne partie des hebdomadaires français, inquiets, agacés, qui ne ménagent pas leur indignation à son égard et le traitent de « voleur », « prédateur » ou encore de « hors-la-loi » comme le titre le Nouvel Obs. L'Express le représente de dos, avec une cartouchière en bandoulière, sa cravate rouge nouée autour de la tête et interroge la suite avec ce titre : « Après le Venezuela, ce que prépare Donald Trump ». C'est peu dire que les hebdomadaires sont encore sous le coup de l'intervention américaine. Le Nouvel Obs décerne à Donald Trump « le Prix Nobel de la brutalité ». « Le plus sidérant », remarque toutefois l'hebdomadaire, « n'est peut-être pas ce que les soldats de Trump ont fait : les États-Unis ne se sont jamais beaucoup gênés dans leur histoire, ni pour se débarrasser de certains leaders politiques, ni pour s'attaquer à des pays étrangers, ni même pour les laisser en proie au chaos après les avoir décapités ». Non, ce qui choque vraiment le Nouvel Obs, c'est « le discours » qui a accompagné l'intervention américaine. « Un discours de brute autosatisfaite, de prédateur ivre de sa puissance. Un discours répétitif et simpliste, qui ne faisait même pas semblant d'avoir raison », estime l'hebdomadaire. La loi du plus fort L'Express évoque la « diplomatie de la canonnière » : « En organisant l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, le locataire de la Maison-Blanche acte l'avènement de la loi du plus fort », nous dit l'Express qui s'inquiète : « Désormais tout est possible ». Et pas question de prendre Donald Trump pour un guignol : « Ceux qui continuent à ne voir en lui qu'un clown erratique font une erreur d'analyse », ajoute l'Express, « le président américain a beau ne pas être à un revirement prêt, il sait où il va ». Ce que ne démentira pas le Point. Il juge en effet que « le Venezuela est devenu le laboratoire à très haut risque du nouvel impérialisme américain, qui revendique à l'égal de la Chine et de la Russie, la logique de puissance et le primat de la force sur le droit ». Enfin, Marianne évoque « un gendarme devenu voleur. La Chine et la Russie se frottent les mains (…) L'absence de droit international, l'ingérence sans surmoi, leur va comme un gant », juge l'hebdomadaire qui s'indigne : « L'absence revendiquée de toute référence aux valeurs du monde libre a de quoi frapper. Même pour envahir l'Irak en 2003 et s'emparer de son pétrole, Dick Cheney et Georges W. Bush, avaient brandi la "démocratie", imposée à coups de missiles Tomahawks ». Groenland, Cuba, Mexique, Colombie... Huit jours après l'intervention américaine, une question est sur toutes les lèvres : À qui le tour ? C'est la question posée en Une par le Point, qui a son avis sur le sujet : « Groenland, le coup d'après », titre l'hebdomadaire. Il est vrai que Donald Trump a parlé « d'une suite » « dans les deux mois », assurant que les États-Unis « avaient besoin du Groenland ». Le Point peine pourtant à y croire : « Une telle annexion serait un bouleversement sans précédent de l'ordre international : une mainmise pure et simple entre alliés de l'Otan ! Du jamais vu et pour cause… les États-Unis sont censés protéger le Danemark et non s'arroger l'un de ses territoires ». Pour l'Express, ce serait ni plus ni moins « le scénario du pire, une prise de contrôle de l'île danoise par les États-Unis, serait dévastatrice pour la relation transatlantique ». « À qui le tour ? » se demande également l'Express, qui non sans humour surnomme Donald Trump le « nouveau pirate des Caraïbes » et qui pense à Cuba : « le régime communiste qui soutenait activement le Venezuela en échange de pétrole bon marché a de quoi s'inquiéter ». L'Express cite également le Mexique et la Colombie, « acteurs du narcotrafic qui obsède Trump ». Le Nouvel Obs ajoute le Canada et rappelle que « depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de faire de son voisin du nord du continent « le 51ème État des États-Unis (…) Il est le caïd et le continent sa cour de récréation (…) lui qui se vantait d'être le pacificateur de la planète est devenu son prédateur en chef », conclut le Nouvel Obs. Le prochain sur la liste ? L'Iran est également dans le collimateur de Donald Trump. Le président américain l'a dit à plusieurs reprises : « si le régime touche aux manifestants, les États-Unis interviendront », rappelle Marianne, qui prend la menace au sérieux. Objectif du président américain, poursuit l'hebdomadaire : « Empêcher Téhéran d'accéder à l'arme nucléaire ». Mais « le nucléaire n'est pas le seul enjeu » estime Marianne. « L'Iran, comme le Venezuela, possède d'immenses réserves de pétrole et de gaz ». Le Point juge toutefois que « Donald Trump aurait bien d'avantage intérêt à attendre de voir si le régime s'effondre de lui-même qu'à se risquer à enlever l'ayatollah Khamenei, d'ajouter le chaos au désordre et à se retrouver dans une situation à l'irakienne… » Mais rien ne dit bien sûr que « l'épouvantail » américain suive ce conseil...
C dans l'air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter." Jamais il n'était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l'avenir du Parti républicain avant d'être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d'immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l'idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l'exécutif américain sur l'immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d'expulsion massive de migrants.Jusqu'où ira Donald Trump ?Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L'art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »
C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s'étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s'est rassemblée sur l'un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d'une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.Avant la coupure d'Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d'importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C'est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.Après s'être dit « à l'écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s'amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l'IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.Aux États-Unis, lors d'un entretien avec l'animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l'Iran : « Je leur ai fait savoir que s'ils commençaient à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d'émeutes —, s'ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l'arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l'Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l'Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n'avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l'égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l'OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d'une escalade du conflit entre la Russie et l'Occident ?Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Aurélie CasseProduit par : France Télévisions - Mediawan
Le Grand reportage week-end de ce samedi est consacré au tourisme sexuel aux Philippines qui dure depuis des décennies. Les Philippines sont devenues l'une des premières destinations mondiales du tourisme sexuel. L'un des centres névralgiques de la prostitution féminine, masculine, juvénile : Angeles City, au nord-ouest de Manille. En seconde partie, nous revenons sur la Colombie, une pépinière de talents pour le football. Aux Philippines, la prostitution est illégale. Peuvent être poursuivis : prostituées, clients, proxénètes. Pourtant, depuis des décennies, les Philippines sont devenues l'une des premières destinations mondiales du tourisme sexuel. L'un des centres névralgiques de la prostitution féminine, masculine, juvénile : Angeles City, au nord-ouest de Manille. Chaque année, des milliers d'hommes occidentaux s'y rendent pour y rencontrer des jeunes femmes, -certaines mineures. De ces unions tarifées, naissent parfois des enfants qui grandissent dans la misère, et dont les pères ignorent tout de leur existence… Les retrouver grâce à des tests ADN et les ramener à leur responsabilité, voilà la mission que s'est donnée l'association australienne Angeles Relief. « Les enfants perdus d'Angeles City », un Grand reportage de Nemo Lecoq-Jammes. Dans les grands championnats européens, les joueurs de nationalité française sont les plus représentés, comme les Espagnols et Allemands. Mais la Colombie est de plus en plus de la partie et les transferts vers l'Europe se sont accélérés. On connait Luis Díaz au Bayern, Richard Ríos au Benfica, Juan David Cabal à la Juventus... Dans les championnats américains, les Colombiens sont légions. Aux sources de ce succès : les centres de formation et les quartiers populaires de Medellín et d'Envigado, là où le football n'est pas qu'un simple sport, mais le véritable espoir d'une vie meilleure. « La Colombie, une pépinière de talents pour le football », un grand reportage de Najet Benrabaa.
Au menu de la troisième heure des GG du vendredi 9 janvier 2026 : Groenland, Colombie, Iran, Trump vous fait-il peur ? Avec Sandrine Pégand, avocate, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, et Jérôme Marty, médecin généraliste.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'envoi de soldats européens en Ukraine après un potentiel cessez-le-feu, les menaces d'une opération militaire américaine en Colombie et le soutien des Américains aux manifestants iraniens. Burkina Faso : que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ? Au Burkina Faso, le gouvernement affirme avoir déjoué une « tentative de déstabilisation », prévue le samedi 3 janvier, visant à assassiner le capitaine Ibrahim Traoré ainsi que plusieurs personnalités militaires et civiles. Quelles sont les preuves fournies par les autorités ? Pourquoi l'ex-président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo, est-il accusé d'avoir orchestré ce complot ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Ukraine : vers une force multinationale de 25 000 soldats ? Réunis mardi à Paris, les 35 pays de la « Coalition des volontaires » aux côtés de l'Ukraine et des États-Unis ont validé une série de garanties de sécurité et s'engagent à envoyer 25 000 soldats sur le terrain si un cessez-le-feu est trouvé. Sachant que plusieurs pays européens, dont l'Italie, s'opposent à déployer des hommes en Ukraine, comment comptent-ils mobiliser autant de soldats ? Quel sera le rôle de ces troupes ? Comment Moscou réagit à ces annonces ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Colombie : l'armée peut-elle éviter un scénario type Venezuela ? Après l'opération militaire américaine contre le Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro, Donald Trump a personnellement menacé son homologue colombien. Le locataire de la Maison Blanche a prévenu Gustavo Petro qu'il devait « faire gaffe à ses fesses » tout en affirmant qu'il n'excluait pas une intervention militaire dans les prochains mois. Comment Trump justifie-t-il un tel scénario ? Depuis samedi, l'armée colombienne se prépare mais peut-elle vraiment se défendre face à une attaque comme celle menée au Venezuela ? Avec Olga Gonzalez, sociologue colombienne, chercheuse associée à l'université de Paris. Iran : que vaut vraiment le soutien de Trump aux manifestants ? Donald Trump assure suivre de près le mouvement de protestation en Iran contre la vie chère et le régime islamique, allant jusqu'à menacer de frapper le pays si les autorités « commencent à tuer des gens comme elles l'ont fait dans le passé ». En réaction, Téhéran a mis en garde les États-Unis contre toute intervention. Y-a-t-il un réel soutien du président américain pour les manifestants ou, comme au Venezuela, s'intéresse-t-il surtout aux ressources du pays ? Une opération militaire américaine peut-elle renverser le régime ? Avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul-Valéry de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Depuis l'opération militaire américaine au Venezuela, le président Donald Trump multiplie les mises en garde. À l'égard du Groenland : « les États-Unis ont besoin du Groenland ». De Cuba : « Cuba est prêt à tomber ». De la Colombie : le Président « doit faire attention à ses fesses ». Et même de l'Iran : « si l'Iran tue des manifestants, les États-Unis viendront à leur secours ». Que signifient ces menaces ? Véritables intentions ou volonté de faire peur ? Qui peut s'opposer à l'impérialisme de Donald Trump ? Pour en débattre Jean-Francois Bayart, professeur à l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID), Titulaire de la chaire Yves Oltramare. Auteur du livre, L'Énergie de l'État. Pour la sociologie historique et comparée du politique, éditions La Découverte. Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'université Sorbonne Nouvelle Paris 3.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - A qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et de nouveau le Groenland, dépendance du Danemark membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans les grands championnats européens, les joueurs de nationalité française sont les plus représentés, comme les Espagnols et Allemands. Mais la Colombie est de plus en plus de la partie et les transferts vers l'Europe se sont accélérés. On connait Luis Díaz au Bayern, Richard Ríos au Benfica, Juan David Cabal à la Juventus... Dans les championnats américains, les Colombiens sont légions. Aux sources de ce succès : les centres de formation et les quartiers populaires de Medellín et d'Envigado, là où le football n'est pas qu'un simple sport, mais le véritable espoir d'une vie meilleure. « La Colombie, une pépinière de talents pour le football », un grand reportage de Najet Benrabaa.
durée : 00:15:21 - Journal de 8 h - Après le Venezuela, Donald Trump va-t-il intervenir à Cuba, en Colombie ou au Groenland ? Le président des Etats-Unis menace. Les précisions de notre correspondant à Washington. Reportage à Miami, à la rencontre de la communauté vénézuélienne.
durée : 00:05:13 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Donald Trump affirme que les États-Unis sont "aux commandes" du Venezuela après la capture du président Nicolás Maduro, ce week-end. La Maison Blanche menace désormais la Colombie et le Groenland : son interventionnisme fracture le camp MAGA.
C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...C'est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d'une opération militaire américaine d'envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l'attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim. L'armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu'il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n'est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l'Iran de frappes « très dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d'Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d'en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d'un seul mot : « SOON », « bientôt ».Les réactions n'ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d'annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu'il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l'idée d'un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l'opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l'homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”
Merci à Octavio d'être passé nous voir chez LEGEND ! Octavio Bermeo Valencia est un ancien membre du cartel de Cali en Colombie devenu pasteur, le cartel rival et ennemi de Pablo Escobar. Il découvre très jeune la violence du cartel, les meurtre dans les rues, l'assassinat d'un de ses amis juste à côté de lui.À tout juste 18 ans, il s'engage dans le Cartel, à la récolte et la confection de cocaïne dans les laboratoires artisanaux, jusqu'à un évènement qui va changer sa vie et le guider vers une vocation de pasteur.Retrouvez Octavio sur Instagram ➡️ https://www.instagram.com/octaviobermeovalencia/Ainsi que sa fille ➡️ https://www.instagram.com/annabelleforjesus/Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legend Twitter : https://twitter.com/legendmediafr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La cocaïne est devenue une drogue du quotidien si l'on peut dire. Il y a quelques décennies, elle était chère, et plutôt réservée à certains milieux privilégiés. Son usage s'est considérablement popularisé, notamment en Europe. Plus forte, moins chère, très abondante grâce à la mondialisation du commerce et très bien distribuée. Qui dit cocaïne dit Colombie. Premier producteur mondial. Cet homme que nous venons d'entendre est Colombien. Il préfère ne pas donner son vrai nom. (Rediffusion) Installé dans le sud du pays, à quelques mètres de la frontière équatorienne, il cultive depuis des années de la coca qu'il transforme ensuite en pâte base de cocaïne dans un petit laboratoire de fortune. Notre correspondant en Équateur s'est arrangé pour passer la frontière, aller sur place sur le sol colombien, recueillir les témoignages de ces petites mains de la poudre blanche en fabrication, qui inonde la planète. «Coca, basuco et cocaïne: une frontière sous influence», d'Éric Samson.