Podcasts about territoires palestiniens

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En sol majeur
Nour Elassy, poétiquement Palestinienne

En sol majeur

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 48:30


Palestinienne, journaliste, poète, survivante. Le mot qui coince dans la tête de notre invitée, c'est peut être celui auquel vous pensez. Nour Elassy, 24 ans, est une survivante, désormais étudiante. Le drame coule bien loin de ce studio de RFI, mais aussi autour de ces deux mots, comme s'ils pouvaient respirer tranquillement côte à côte, survivante-étudiante. Il y a au moins deux façons de raconter Nour Elassy. D'abord avec les faits : née en 2002 sur la terre de ses ancêtres en Palestine, puis déplacée avec sa famille dans la bande de Gaza après le 7 octobre, la voilà réfugiée en France depuis juillet 2025. Aujourd'hui, elle suit un master en Science politique à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris et elle poursuit une série de chroniques entamée depuis Gaza, pour Mediapart. Ensuite il y a ses mots de poète Ceci est ma maison, aux Éditions Les Liens qui libèrent. Repérée par Mona Chollet et Annie Ernaux, sa voix raconte mieux qu'aucun reportage (je cite Karim Kattan) combien Nour est la chair de Gaza et combien Gaza est la chair de Nour.   Programmation de l'invitée : • Peter, Paul and Mary 500 miles  • Sade Haunt me • Chroniques de Gaza. 

En sol majeur
Nour Elassy, poétiquement Palestinienne

En sol majeur

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 48:30


Palestinienne, journaliste, poète, survivante. Le mot qui coince dans la tête de notre invitée, c'est peut être celui auquel vous pensez. Nour Elassy, 24 ans, est une survivante, désormais étudiante. Le drame coule bien loin de ce studio de RFI, mais aussi autour de ces deux mots, comme s'ils pouvaient respirer tranquillement côte à côte, survivante-étudiante. Il y a au moins deux façons de raconter Nour Elassy. D'abord avec les faits : née en 2002 sur la terre de ses ancêtres en Palestine, puis déplacée avec sa famille dans la bande de Gaza après le 7 octobre, la voilà réfugiée en France depuis juillet 2025. Aujourd'hui, elle suit un master en Science politique à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris et elle poursuit une série de chroniques entamée depuis Gaza, pour Mediapart. Ensuite il y a ses mots de poète Ceci est ma maison, aux Éditions Les Liens qui libèrent. Repérée par Mona Chollet et Annie Ernaux, sa voix raconte mieux qu'aucun reportage (je cite Karim Kattan) combien Nour est la chair de Gaza et combien Gaza est la chair de Nour.   Programmation de l'invitée : • Peter, Paul and Mary 500 miles  • Sade Haunt me • Chroniques de Gaza. 

La marche du monde
L'odyssée photographique d'Alain Keler, quand l'histoire du monde rencontre la mémoire familiale

La marche du monde

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 48:29


Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d'Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d'actualité à hauteur d'hommes, de femmes et d'enfants. À l'heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l'histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d'un photoreporter  Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu'il a d'abord parcouru en photoreporter, au rythme de l'actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s'arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire.   Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d'une vie de voyages.   Quelques années plus tard viennent New York, puis l'Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l'agence de presse Sygma.   Commence alors une quinzaine d'années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989.   Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux.  Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder  À force de courir d'une actualité à l'autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu'il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l'ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d'Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l'une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l'habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l'Histoire rencontre la mémoire familiale  Du fracas de l'Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l'histoire du XXè siècle dans sa propre famille.   Membre de l'agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l'intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe.   En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d'Alain, déporté à Buchenwald, et de l'itinéraire qu'il a parcouru lors des marches de la mort d'avril 1945. Transmettre, raconter ce que l'image ne dit pas  Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd'hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d'un déclenchement, tout ce que l'image, seule, ne dit pas.   Un travail au long cours qu'il poursuit notamment sur son blog Journal d'un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions.  L'odyssée photographique d'Alain Keler, quand l'histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux.   Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l'Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d'Arles.   Photos :   Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP  Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP  Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP  Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP  Polaroid de la mère d'Alain Keler en 2007 © Alain Keler/MYOP Défilé irlandais à New-York © Alain Keler/MYOP.  Expositions :  Alain Keler : Rétrospective, aux Rencontres de la Photographie d'Arles 2026 Alain Keler - Histoires de vie, à la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, 2026 Musiques :   Army Dreamers de Kate Bush  Vesoul de Jacques Brel  Medley We are the World, du collectif USA for Africa, Chanteurs sans frontières – Éthiopie et Tam-tam pour l'Éthiopie Another Brick in the Wall des Pink Floyd  Tombe la neige de Salvatore Adamo.  Documentaire :   Le dernier voyage, Alain Keler (2014).  Livres :  Alain Keler, aux éditions Delpire, 2026  Journal d'un photographe, aux éditions de Juillet, 2018  America, Americas, aux éditions de Juillet, 2021  Vents d'Est, aux éditions Marval, 2000  La Traversée, aux éditions de Juillet, 2027 (à paraître). Blog d'Alain Keler :  Journal d'un photographe.  Autres émissions :   Dans l'œil de Solidarnosc, La marche du monde, RFI, 2022  Visa pour l'image: rencontres avec Alain Keler et Frédéric Noy, L'Atelier des médias, RFI, 2019. 

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 5 septembre 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 48:30


La Cisjordanie est plus colonisée que jamais, avec attaques de colons et pression maximum de l'armée. Malgré tout, dans leur territoire, les Palestiniens, comme par défi, célèbrent haut et fort l'amour et le mariage. Les invités sont pléthores, la musique forte et ça danse au nez et à la barbe des forces d'occupation. Musique, grand défoulement et grand reportage d'Amira Souilem. La deuxième partie nous transportera en Australie et ses millions de lapins qui transforment les terres agricoles, notamment, en véritable gruyère et c'est dangereux. Un périple signé Grégory Plesse. Cupidon en Palestine occupée Les mariages palestiniens : 1 200 invités, un buffet gargantuesque et des convives tirés à quatre épingles. C'est un des paradoxes de la société palestinienne. Alors que la colonisation israélienne progresse malgré tout et meurtrit la Cisjordanie occupée, les mariages ont souvent lieu dans des cadres somptueux. Malgré les entraves à la vie quotidienne, les fêtes de mariage semblent servir désormais de défouloir à des Palestiniens qui s'endettent souvent lourdement pour fêter ce qu'ils appellent la « joie de toute une vie ». Entre colonies, barrages et raids de l'armée israélienne, célébrer l'amour relève vraiment du défi. Un Grand reportage d'Amira Souilem qui s'entretient avec Jacques Allix. Australie : 1 000 façons d'accommoder le lapin Les lapins, origine lointaine : Espagne et Portugal. En Europe, ils ont plutôt la côte : aux carottes le dimanche, doudou pour bébé, joujou pour chasseurs. Mais en Australie, les lapins sont une catastrophe : pour l'économie, pour l'environnement. Et on les mange peu, on préfère le kangourou. Introduits, nonchalamment, par des colons britanniques au milieu du XIXe siècle, ils se sont multipliés en l'absence de prédateur naturel – comme des lapins – et ils ont conquis la quasi-totalité du territoire… Plus de 150 ans après, et malgré de multiples campagnes d'éradication massive – les Australiens ont tout essayé – ils sont toujours là, 200 millions peut-être, au grand dam notamment des agriculteurs. Un Grand reportage de Grégory Plesse qui s'entretient avec Jacques Allix.

Reportage International
Gaza: le championnat de football reprend vie après trois ans de bombardements israéliens

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 2:36


Malgré la destruction massive de la bande de Gaza par l'armée israélienne, le championnat des clubs de football reprend dans l'enclave après trois années de suspension. Ce sont 50 clubs de football gazaouis qui participent au tournoi et RFI a pu assister au premier match. Il s'est tenu à Deir el-Balah, dans le centre de l'enclave palestinienne.  De notre envoyé spécial à Deir el-Balah et de notre correspondante à Jérusalem, Pour le match inaugural, ce sont les équipes de foot de Rafah qui s'affrontent : les bleus foncés contre les bleus ciel. Le public, attentif, est assis sur des chaises en plastique grises autour d'un terrain recouvert d'une pelouse synthétique fatiguée. « Ah, quel sentiment de joie immense ! Ces matchs nous donnent à nouveau espoir, force et volonté, se réjouit Moath qui n'aurait raté la reprise du championnat sous aucun prétexte. Le retour des activités sportives nous rappelle des souvenirs de la vie avant la guerre. On nous a privés de bien des choses pendant trois ans, notamment de regarder des matchs et de jouer au football. De nombreux talents sont morts pendant cette période. » Un coup de sifflet sportif pour l'événement, mais c'est aussi l'occasion pour les Gazaouis de rendre hommage à ceux qui sont morts pendant la guerre : un millier de footballeurs et de supporters. « Je trouve que c'est un très beau moment. Nous reprenons les matchs mais nous pensons aussi aux familles qui sont endeuillées, souligne Abderhamane Saleh, qui a remis les crampons pour l'occasion. Je me sens vraiment bien de jouer à nouveau après plus de trois ans d'absence, nous aimons tellement le football, mais c'est vrai que la guerre nous a fatigués, épuisés. Mais ça va mieux grâce à Dieu. » À lire aussiEn deux ans, la bande de Gaza a été transformée en champ de ruines « Le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël » Le responsable de la communication de la fédération, Mustafa Siam, délivre un message plus politique. « Plus de 240 clubs palestiniens participent à cette compétition. Nous voulons dire au monde entier : le peuple palestinien est victime d'un génocide, et le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël. Par conséquent, chaque joueur qui tape dans le ballon à Gaza, en Cisjordanie, et dans la diaspora porte ce message et l'histoire d'une souffrance qui dure depuis plus de trois ans maintenant. » La fédération espère que le club champion de la bande de Gaza pourra à l'avenir affronter celui de Cisjordanie, un espoir qui s'avère compliqué puisque les territoires palestiniens sont occupés et morcelés, la bande de Gaza, isolée. Khalil a bien joué pour le match d'ouverture mais il n'arrive pas à se réjouir complètement. Ses sentiments sont mitigés : « Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens… Est-ce que nous sommes heureux ? Ou tristes ? Pour les personnes qu'on a perdues, pour l'ampleur des dégâts de ces dernières années… Nous avons perdu beaucoup de jeunes, des amis sportifs, que ce soient des entraîneurs, des joueurs ou des supporters. Franchement, on a vraiment perdu beaucoup de monde. Mais le football, c'est toute notre vie. » La compétition va se poursuivre au cours des prochaines semaines. À lire aussiVisa pour l'image: le drame des civils de la bande de Gaza sous les projecteurs

Reportage international
Gaza: le championnat de football reprend vie après trois ans de bombardements israéliens

Reportage international

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 2:36


Malgré la destruction massive de la bande de Gaza par l'armée israélienne, le championnat des clubs de football reprend dans l'enclave après trois années de suspension. Ce sont 50 clubs de football gazaouis qui participent au tournoi et RFI a pu assister au premier match. Il s'est tenu à Deir el-Balah, dans le centre de l'enclave palestinienne.  De notre envoyé spécial à Deir el-Balah et de notre correspondante à Jérusalem, Pour le match inaugural, ce sont les équipes de foot de Rafah qui s'affrontent : les bleus foncés contre les bleus ciel. Le public, attentif, est assis sur des chaises en plastique grises autour d'un terrain recouvert d'une pelouse synthétique fatiguée. « Ah, quel sentiment de joie immense ! Ces matchs nous donnent à nouveau espoir, force et volonté, se réjouit Moath qui n'aurait raté la reprise du championnat sous aucun prétexte. Le retour des activités sportives nous rappelle des souvenirs de la vie avant la guerre. On nous a privés de bien des choses pendant trois ans, notamment de regarder des matchs et de jouer au football. De nombreux talents sont morts pendant cette période. » Un coup de sifflet sportif pour l'événement, mais c'est aussi l'occasion pour les Gazaouis de rendre hommage à ceux qui sont morts pendant la guerre : un millier de footballeurs et de supporters. « Je trouve que c'est un très beau moment. Nous reprenons les matchs mais nous pensons aussi aux familles qui sont endeuillées, souligne Abderhamane Saleh, qui a remis les crampons pour l'occasion. Je me sens vraiment bien de jouer à nouveau après plus de trois ans d'absence, nous aimons tellement le football, mais c'est vrai que la guerre nous a fatigués, épuisés. Mais ça va mieux grâce à Dieu. » À lire aussiEn deux ans, la bande de Gaza a été transformée en champ de ruines « Le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël » Le responsable de la communication de la fédération, Mustafa Siam, délivre un message plus politique. « Plus de 240 clubs palestiniens participent à cette compétition. Nous voulons dire au monde entier : le peuple palestinien est victime d'un génocide, et le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël. Par conséquent, chaque joueur qui tape dans le ballon à Gaza, en Cisjordanie, et dans la diaspora porte ce message et l'histoire d'une souffrance qui dure depuis plus de trois ans maintenant. » La fédération espère que le club champion de la bande de Gaza pourra à l'avenir affronter celui de Cisjordanie, un espoir qui s'avère compliqué puisque les territoires palestiniens sont occupés et morcelés, la bande de Gaza, isolée. Khalil a bien joué pour le match d'ouverture mais il n'arrive pas à se réjouir complètement. Ses sentiments sont mitigés : « Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens… Est-ce que nous sommes heureux ? Ou tristes ? Pour les personnes qu'on a perdues, pour l'ampleur des dégâts de ces dernières années… Nous avons perdu beaucoup de jeunes, des amis sportifs, que ce soient des entraîneurs, des joueurs ou des supporters. Franchement, on a vraiment perdu beaucoup de monde. Mais le football, c'est toute notre vie. » La compétition va se poursuivre au cours des prochaines semaines. À lire aussiVisa pour l'image: le drame des civils de la bande de Gaza sous les projecteurs

Grand reportage
Cupidon en Palestine occupée

Grand reportage

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 19:30


Les mariages palestiniens : 1 200 invités, un buffet gargantuesque et des convives tirés à quatre épingles. C'est un des paradoxes de la société palestinienne. Alors que la colonisation israélienne progresse malgré tout et meurtrit la Cisjordanie occupée, les mariages ont souvent lieu dans des cadres somptueux. Malgré les entraves à la vie quotidienne, les fêtes de mariage semblent servir désormais de défouloir à des Palestiniens qui s'endettent souvent lourdement pour fêter ce qu'ils appellent la « joie de toute une vie ». Entre colonies, barrages et raids de l'armée israélienne, célébrer l'amour relève vraiment du défi. « Cupidon en Palestine occupée », c'est un grand reportage d'Amira Souilem.

Reportage International
Gaza: Mohamed Dahlan signe son retour dans la politique palestinienne en marge des négociations

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 2:33


Retour affiché sur la scène politique palestinienne de Mohamed Dahlan. Ancienne figure de l'Autorité palestinienne, membre du Fatah, il est en exil depuis 15 ans et vit aux Émirats arabes unis. Il joue désormais les médiateurs pour le plan de paix à Gaza. De nos correspondants à Jérusalem, À Gaza, la réapparition de Mohamed Dahlan s'appuie sur la publication récente d'une biographie tirée à 2 000 exemplaires. L'éditeur, Samir Mansour, reconnaît que le livre tombe à point nommé. « Ce livre est très élogieux pour Mohammed Dahlan et sa publication est très opportune. Personne d'autre que Mohammed Dahlan ne peut diriger les affaires, car c'est le seul fils de Gaza qui comprenne la situation aujourd'hui, le seul qui se soucie du peuple », affirme-t-il. S'agit-il d'un coup de publicité ? Toujours est-il que l'ouvrage n'est pas vendu, mais distribué gratuitement dans l'enclave, où la popularité de Mohamed Dahlan reste tangible. Rédigée par Ahmed Youssef, un ancien cadre du Hamas qui dit s'être éloigné du mouvement islamiste, cette biographie retrace le parcours d'un homme qui fut pourtant, au début des années 2000, un farouche opposant au Hamas. En 2007, lorsque le mouvement islamiste remporte les élections à Gaza, les violences interpalestiniennes atteignent leur paroxysme. À l'époque, Mohamed Dahlan, membre du Fatah, était responsable de la sécurité dans l'enclave, comme le rappelle le politologue gazaoui Ahmad Altanani. « Il avait l'image d'un homme ferme et déterminé. À cette époque, Mohammed Dahlan était le principal adversaire du Hamas dans la bande de Gaza. C'est ce qui l'a conduit à quitter Gaza pour la Cisjordanie », explique-t-il. Son exil s'est ensuite prolongé en raison de sa rivalité avec le président Mahmoud Abbas. Aujourd'hui, Mohamed Dahlan semble avoir changé de stratégie, comme le souligne le politologue. « Aujourd'hui, Mohamed Dahlan parle avec tout le monde », indique Ahmad Altanani. « Le courant de Mohammed Dahlan et le Hamas sont en contact direct depuis des années, étant donné la situation à Gaza. Plusieurs sources indiquent que Mohammed Dahlan joue un rôle de médiateur. Il entretient des relations ouvertes avec le régime égyptien, avec les Émirats arabes unis, et ces derniers jouissent d'une influence importante sur les Américains. Et puis, il existe un canal de communication entre les Émirats arabes unis et le gouvernement israélien », ajoute-t-il. Le Jerusalem Post a même évoqué en mai une rencontre qui aurait eu lieu entre le chef des renseignements israéliens et Mohamed Dahlan. Ce retour sur le devant de la scène serait motivé par une ambition personnelle, selon Ahmed Altanani. « Au cours des dernières années, il a tenté de se repositionner au sein du système palestinien. Dans ce contexte, son implication dans le dossier de la bande de Gaza a sans aucun doute constitué un tremplin. De plus, Mohammed Dahlan est originaire de Gaza. C'est là qu'il exerce principalement son influence, et c'est là qu'il s'impose », analyse le politologue. Les élections législatives prévues en novembre prochain pourraient servir de test pour le courant de Mohammed Dahlan, à condition qu'elles aient bien lieu. À lire aussiIsraël: les ONG restent sceptiques face aux enquêtes militaires sur des meurtres survenus à Gaza

Revue de presse internationale
À la Une: les enfants exposés à la menace des réseaux sociaux

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Aug 22, 2026 4:20


TikTok, le réseau social d'origine chinoise, nous explique le Washington Post, vient de « conclure un accord à l'amiable de 400 millions de dollars avec le département de la justice américain, concernant la protection de la vie privée des enfants ». « La dernière plainte, explique le quotidien américain, porte sur des allégations selon lesquelles TikTok et sa société mère chinoise ByteDance auraient enfreint une loi fédérale exigeant que les applications et sites web destinés aux enfants obtiennent le consentement parental avant de collecter des informations personnelles sur des enfants de moins de 13 ans ».   Des enfants soumis à des contenus parfois dangereux, comme le raconte le Times, qui a rencontré les parents de Blake Gallier, une adolescente de 13 ans, qui s'est suicidée le 19 octobre dernier. « En quête de réponse, poursuit le quotidien britannique, sa famille a fouillé son téléphone. C'est alors seulement qu'elle a découvert que les réseaux sociaux "bombardaient" l'adolescente de contenus suicidaires ». Vidéos publiées notamment sur TikTok, alors que Blake Gallier paraissait équilibrée et heureuse. Sa mère précise qu'elle ne présentait pas « de signe de trouble mental ». Elle s'est engagée avec d'autres familles endeuillées pour, notamment, « sensibiliser » les jeunes aux dangers des réseaux sociaux. Mettre à genoux l'économie de la Cisjordanie En Israël, le journal d'opposition Haaretz s'attaque une nouvelle fois à la politique du gouvernement envers la Cisjordanie. « Il n'y a pas que la violence, Israël détruit aussi l'économie palestinienne » titre Haaretz qui précise : « Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, (ministre d'extrême droite) mène discrètement une campagne visant à mettre à genoux l'Autorité palestinienne et l'économie de la Cisjordanie ».   Selon le quotidien israélien, « l'objectif de Smotrich, avec le consentement tacite voire explicite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, est de provoquer l'effondrement de l'économie de la Cisjordanie, en ruinant l'Autorité palestinienne. Face à des attaques violentes d'une part, et à la pauvreté et au désespoir de l'autre, le raisonnement est le suivant : les Palestiniens se soulèveront, Israël écrasera cette nouvelle intifada et de ses cendres renaîtra l'annexion ». Pour provoquer « cette ruine », Bezalel Smotrich envisage notamment de rompre les liens entre les banques israéliennes et les banques palestiniennes, ce qui empêcherait les Palestiniens de « commercer avec les clients et fournisseurs israéliens ». Seraient visées, notamment, les transactions concernant « le paiement de l'eau, de l'électricité et du pétrole ». « L'Autorité palestinienne, poursuit Haaretz, aurait alors des difficultés à importer des produits de première nécessité comme les médicaments ». « En bref, conclut le quotidien israélien, l'activité économique de la Cisjordanie serait paralysée ».  Animaux sauvages en danger En France, après la canicule et les incendies qui ont ravagé des milliers d'hectares de forêt, se pose désormais la question de la chasse. C'est le quotidien Libération qui s'est penché sur cette question et nous explique « qu'à quelques semaines de la réouverture de la saison, associations et citoyens réclament la suspension de la chasse dans les territoires concernés ». En illustration, la photo d'un petit oiseau, posé sur une branche calcinée. « Une pétition pour interdire la chasse dans les forêts où le feu a fait des ravages parmi la faune sauvage a recueilli 450 000 signatures en un mois », précise Libération. Mais les chasseurs ne sont pas de cet avis. L'un d'eux assure « qu'il n'ont à recevoir de consignes de personnes ». D'autres semblent plus compréhensifs. La Fédération nationale des chasseurs « défend des discussions au niveau local et au cas par cas ». Quant au gouvernement, « il renvoie la balle aux préfets » explique Libération. De son côté, Bruno Valentin, l'auteur de la pétition aux 450 000 signatures, attend toujours une réponse du gouvernement, « et voit dans ce silence "de l'irrespect pour les citoyens français qui ont signé" ». 

Invité de la mi-journée
Employés de MSF tués à Gaza: «Le refus d'Israël d'enquêter sur ces assassinats est inacceptable»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 7:10


L'ONG Médecins sans frontières est ulcérée par des décisions de la justice israélienne. Il n'y aura pas d'enquêtes pénales ouvertes après deux attaques dans la bande de Gaza, qui ont tué quatre membres du personnel de MSF et des membres de leurs familles, en novembre 2023 et février 2024. Après deux années de silence, l'armée israélienne classe ces dossiers sans suite. La réaction de Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières.   À lire aussiIsraël: les ONG restent sceptiques face aux enquêtes militaires sur des meurtres survenus à Gaza

Appels sur l'actualité
Cisjordanie occupée : que fait l'armée israélienne face au blocus de maisons palestiniennes?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 3:10


Des familles palestiniennes sont assiégées depuis plusieurs jours dans le village de Qusra, au nord de la Cisjordanie occupée, où des colons bloquent l'accès à leurs maisons en lançant pierres et menaces. Si l'armée israélienne a démantelé l'avant-poste illégal installé devant les habitations, elle n'a pas, dans un premier temps, délogé les colons, laissant les familles seules face aux attaques. Concrètement, quelles mesures sont prises pour mettre fin à cette situation ? Dans un message sur les réseaux sociaux, l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant habituellement favorable à la colonisation, a qualifié ce siège d'« acte de terreur » et les colons israéliens de « terroristes ». Comment expliquer ce revirement ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. 

Invité de la mi-journée
Colons israéliens en Cisjordanie occupée: «Ils se perçoivent comme les pionniers du sionisme»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 7:35


Depuis le 9 août, le village palestinien de Qusra, en Cisjordanie occupée, vit sous le blocus de quelques dizaines de colons israéliens qui résistent à l'armée. Alors que plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies illégales au regard du droit international, quel est le profil des plus violents ? Bénéficient-ils d'une forme d'impunité de la part des Forces de défenses israéliennes ? Invité de RFI, Thomas Vescovi est doctorant en science politique à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre du comité de rédaction du site Yaani.fr.  

Appels sur l'actualité
Gaza : pourquoi Israël rejette-t-il le plan américain accepté par le Hamas?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 4:00


Israël rejette la nouvelle feuille de route américaine pour Gaza, pourtant acceptée par le Hamas et censée lancer la deuxième phase du plan de paix. Benyamin Netanyahu conditionne tout retrait de l'armée israélienne à un « véritable » désarmement complet du mouvement islamiste, refusant l'idée d'un retrait progressif lié à un désarmement encadré par le Comité national pour l'administration de Gaza. Ce rejet peut-il également avoir un lien avec les prochaines élections législatives israéliennes prévues en octobre ? En tenant tête à Donald Trump sur ce dossier, Israël risque-t-il d'abîmer sa relation avec son principal allié ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. 

Appels sur l'actualité
Gaza : le désarmement du Hamas peut-il entraîner le retrait d'Israël?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 3:31


Donald Trump affirme qu'un « accord historique » a été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, deuxième étape clé du plan de paix négocié sous l'égide américaine. Le mouvement islamiste confirme un texte qui lie la remise des armes à un retrait progressif des forces israéliennes et au déploiement d'une force internationale chargée de stabiliser le territoire aux côtés d'une nouvelle police palestinienne. Comment ce désarmement et ce retrait doivent-ils s'organiser ? Alors que le Hamas prévient qu'il n'appliquera rien sans engagement clair d'Israël, le gouvernement israélien n'a pas encore réagi officiellement et de nouvelles frappes ont fait 13 morts à Gaza le dimanche 2 août. Quelles sont les chances que cet accord soit appliqué ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. 

Appels sur l'actualité
Cisjordanie occupée : le territoire palestinien se dirige-t-il vers une nouvelle intifada?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 3:10


La Cisjordanie occupée connaît une flambée de tensions au lendemain des affrontements meurtriers dans le village de Tell, près de Naplouse, qui ont coûté la vie à quatre Palestiniens et deux Israéliens. Dans la nuit, des colons ont érigé plusieurs nouveaux avant-postes illégaux, tandis que Benyamin Netanyahu annonçait une opération militaire d'ampleur : Naplouse est désormais bouclée, Tell placé sous couvre-feu, les raids se multiplient et plus de 70 personnes ont été arrêtées en moins de 24 heures. Que s'est-il passé exactement ? Quel sort sera réservé à la Cisjordanie ?  Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. 

Invité de la mi-journée
La «situation explosive» en Cisjordanie occupée est «une manière pour Netanyahu de reprendre la main»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 6:34


La Cisjordanie occupée a connu un nouveau week-end de violences après des affrontements meurtriers entre Palestiniens et colons israéliens, vendredi 24 juillet, dans la localité de Tell. Ces violences continueront de s'aggraver sans action forte du gouvernement israélien. Et cela n'a rien d'anodin à quelques semaines des élections législatives anticipées, que Benyamin Netanyahu espère bien remporter. La violence des colons a fortement augmenté depuis l'entrée en fonction du gouvernement israélien actuel, avec une reprise particulièrement marquée en mars et avril 2026, pendant la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, dont le dernier ouvrage, Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, a été publié aux éditions JC Lattès. RFI : Depuis vendredi 25 juillet et ces affrontements mortels entre colons et habitants du village de Tell, à quoi ressemblent concrètement les représailles menées par l'armée et les colons dans le nord de la Cisjordanie occupée ? Denis Charbit : Il faut dire que la situation est dégradée depuis octobre 2023. L'attention de l'armée israélienne s'est tournée vers la bande de Gaza, vers l'Iran, vers le sud du Liban. D'une certaine manière, la Cisjordanie a été un peu livrée aux mains des colons, qui ont pénétré à de nombreuses reprises dans des villages sans qu'il y ait de représailles particulières. Au contraire, les Palestiniens réclamaient que l'armée soit présente et fasse respecter l'ordre public, puisque c'est sa mission depuis 1967. Cette fois, on a franchi une étape de plus. Des colons sont en excursion mais ne préviennent pas l'armée. La situation a dégénéré et, cette fois-ci, abouti à la mort de deux Israéliens et de quatre Palestiniens. Bien entendu, pour les autorités militaires, c'est la preuve que la prise en charge par les colons de la situation peut conduire à des actes de ce genre. Comme vous l'avez dit, le fait qu'on soit dans une conjoncture électorale conduit Benyamin Netanyahu à prendre les devants puisque, en quelque sorte, tout ce qu'il fait depuis le 7-Octobre, c'est de dire : « Je n'ai pas prévu le 7-Octobre, mais maintenant, à chaque fois, dans chaque région, Gaza, Liban, Iran ou la Cisjordanie, je suis là, je suis présent et je déploie immédiatement des forces militaires. » À un moment où l'armée israélienne a du mal à mobiliser les réservistes parce qu'ils sont dispersés sur tous les fronts – c'est rare que les soldats réservistes soient dispersés ainsi –, on se demande si ce n'est pas plus une manœuvre électorale. D'autant que, bien évidemment, pour des raisons de coalition, Benyamin Netanyahu est empêché, d'une certaine manière, de montrer un visage plus ferme à l'égard de ces colons qui, encore une fois depuis trois ans, ont pour ainsi dire maîtrisé la situation aux dépens de l'armée qui est apparue soit complice, soit marginalisée, soit hors-jeu, et que, par cette opération, Benyamin Netanyahu entend rétablir. Pourquoi Benyamin Netanyahu insiste-t-il sur cette politique en Cisjordanie occupée ? Est-ce notamment dû à la présence au gouvernement de deux ministres d'extrême droite – Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir –, favorables aux colonies en Cisjordanie occupée ? Tout à fait. Sur le plan de l'aide aux colons, Benyamin Netanyahu était sur la même longueur d'onde que Bezalel Smotrich. Là-dessus, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre eux. En revanche, sur le laxisme vis-à-vis des colons lorsqu'ils prennent les choses en main et qu'ils font des descentes sans réaction militaire significative, cela commence à toucher une partie de l'électorat du Likoud, qui est certes favorable aux implantations, mais qui entend néanmoins bien faire comprendre que l'autorité militaire est la première des autorités et que les colons doivent s'y soumettre. C'est donc une partie assez redoutable que Benyamin Netanyahu mène aujourd'hui puisque, d'un côté, il doit protéger les colons, mais de l'autre, il doit rappeler que l'autorité militaire est la seule qui doit être entendue. Il le fait bien sûr aux dépens des Palestiniens. C'est d'autant plus troublant ou inquiétant que les potentielles insurrections palestiniennes organisées semblent relativement faibles, là où cela peut dégénérer si, finalement, l'armée finissait par toucher des civils. La situation est effectivement explosive, mais du point de vue de l'autorité de Benyamin Netanyahu, quand il y a une opération militaire, pour lui, c'est une manière de reprendre la main, alors qu'il est accusé depuis trois ans d'ouvrir de multiples fronts et de ne jamais parvenir à en refermer une bonne fois pour toutes. Cette politique de Benyamin Netanyahu est-elle soutenue dans la population israélienne ? C'est difficile [à dire] parce que l'opération n'a pas véritablement commencé. Mais disons que oui, le rétablissement n'est pas quelque chose qui scandaliserait les Israéliens. La crainte, c'est de se retrouver avec un front beaucoup plus violent que celui qu'il a été depuis trois ans, c'est-à-dire une réaction palestinienne beaucoup plus vive que celle qui, ces trois dernières années, a été relativement contenue. Est-ce que l'ouverture de cette opération pourrait avoir comme conséquence la mobilisation des Palestiniens et un front beaucoup plus embrasé qu'il ne l'a été jusqu'à présent ? C'est cela qui est en jeu dans cette opération décidée ce lundi 27 juillet. À lire aussiCisjordanie occupée: situation extrêmement tendue dans le territoire après les violences de Tell

Débat du jour
Faut-il interdire les produits issus des colonies israéliennes?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 29:30


La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent.  La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre :  - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles. 

Débat du jour
Faut-il interdire les produits issus des colonies israéliennes?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 29:30


La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent.  La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre :  - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles. 

Reportage International
En Palestine, un quotidien entre checkpoints, attaques de colons et incursions de l'armée israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:36


Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens

Reportage international
En Palestine, un quotidien entre checkpoints, attaques de colons et incursions de l'armée israélienne

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:36


Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens

Reportage International
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Reportage international
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Invité de la mi-journée
Gaza: après l'annonce du Hamas, «on est face à un piège, un cercle vicieux qui continue»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 7:44


Près de vingt ans après avoir pris le pouvoir dans la bande de Gaza, le Hamas dit être prêt à tourner une page. Le mouvement islamiste a annoncé, lundi 6 juillet, la dissolution de son gouvernement au profit d'un comité de technocrates palestiniens créée dans le cadre d'un plan soutenu par les États-Unis. Le décryptage des enjeux de cette décision avec Thomas Vescovi, doctorant en sciences politiques à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Membre du comité de rédaction de Yaani.fr et auteur de L'échec d'une utopie, une histoire des gauches en Israël, publié aux éditions La Découverte.   À lire aussiLe Hamas dissout ses instances dirigeantes à Gaza ouvrant la voie à une transition

Reportage International
Cisjordanie occupée: les travaux au caveau des Patriarches à Hébron augmentent les tensions entre Israéliens et Palestiniens

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:54


Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim

Reportage international
Cisjordanie occupée: les travaux au caveau des Patriarches à Hébron augmentent les tensions entre Israéliens et Palestiniens

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:54


Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim

Revue de presse française
À la Une: la canicule en France, un sujet éminemment politique

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 5:16


Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne.   « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ».   Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».

Invité Culture
L'humour et l'érotisme narguent la mort dans «Le Génie de Beyrouth», de Sélim Nassib et Léna Merhej

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 10:00


1982 est une année bien sombre de la guerre civile libanaise, marquée par les massacres dans les camps palestiniens et le départ de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Beyrouth pour Tunis. Youssef, jeune reporter, débarque dans une capitale assiégée. Dans ce deuxième tome du Génie de Beyrouth, Sélim Nassib nous emmène au cœur d'une ville vibrante de vie malgré la tragédie qui s'y déroule. Son récit truculent est rehaussé par le dessin tout en délicatesse de Léna Merhej.

Invité culture
L'humour et l'érotisme narguent la mort dans «Le Génie de Beyrouth», de Sélim Nassib et Léna Merhej

Invité culture

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 10:00


1982 est une année bien sombre de la guerre civile libanaise, marquée par les massacres dans les camps palestiniens et le départ de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Beyrouth pour Tunis. Youssef, jeune reporter, débarque dans une capitale assiégée. Dans ce deuxième tome du Génie de Beyrouth, Sélim Nassib nous emmène au cœur d'une ville vibrante de vie malgré la tragédie qui s'y déroule. Son récit truculent est rehaussé par le dessin tout en délicatesse de Léna Merhej.

Reportage International
Dans le village palestinien d'Umm al-Khair, les colons israéliens bloquent le chemin de l'école

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:40


L'expansion des colonies israéliennes est presque quotidienne dans les territoires palestiniens. Dans le village d'Umm al-Khair, près d'Hébron, des colons se sont installés illégalement et ils bloquent le chemin de l'école pour une trentaine d'enfants du village.   De notre envoyée spéciale de retour d'Umm al-Khair, Dans l'école de Zoukor al-Sarraya, quatre élèves ne viennent plus en classe depuis plusieurs semaines, explique le directeur Amjad al-Jundi. « Ils ont cessé de venir, car ils avaient peur pour leur vie.  Le chemin de l'école est devenu dangereux avec les colons, dénonce-t-il, ils veulent éviter tout conflit avec eux… » Ce chemin, c'est celui qui mène du village palestinien d'Umm al-Khair jusqu'à l'école. Mi-avril, il a été coupé par des colons israéliens qui ont installé des barbelés. Le directeur fait un dessin pour expliquer la situation. « Voyez, là, il y a des caravanes sur le côté de la route. Elles coupent le petit chemin ici qui permettait aux élèves de prendre un raccourci pour se rendre à l'école, montre-t-il. Les élèves doivent désormais emprunter la route, plus longue et plus dangereuse car elle passe devant les caravanes des colons. » Lorsque le passage a été bloqué, Fahad, 17 ans, était là. « Les colons nous ont attaqués sur la route, ils se sont regroupés contre nous en nous menaçant avec des armes et en jetant sur nous des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène, témoigne-t-il. Ça peut te tuer. » À lire aussiColons israéliens: ce que l'on sait des nouvelles sanctions européennes et de leur véritable portée « Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés » Aujourd'hui, les villageois palestiniens s'organisent. Tareq, professeur d'anglais, est très investi pour ses élèves. « Je suis un peu de la famille, je suis enseignant et depuis les attaques des colons qui ont bloqué la route, je suis devenu chauffeur aussi, souligne le professeur. J'emmène les élèves le matin à l'école en allant travailler. » L'enseignant assure les trajets pour éviter que les enfants soient confrontés à la violence. « Ils ont eu peur et certains d'entre eux restent sous le choc aujourd'hui encore, poursuit-il. Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés, dirais-je, parce que c'est la première fois que cela leur arrive, surtout sur le chemin de l'école. » Pendant l'entretien, Tareq jette des regards inquiets vers une barrière en métal jaune qui sépare le village de la colonie israélienne de Carmel, illégale au regard du droit international, qui se trouve à 50 mètres de l'autre côté de la rue. « Le colon qui est derrière la barrière, dans le Land Cruiser, c'est un colon violent qui a attaqué le village à plusieurs reprises, pointe-t-il. Pendant que nous parlons, il y a un véhicule de la police des frontières. Est-ce qu'on peut attendre de voir ce qui va se passer avec eux ? Je n'ai pas peur. Je suis inquiet. Les choses peuvent changer rapidement ici. Et vous voyez, il y a la police des frontières, il y a un colon très violent, un avant-poste avec les caravanes… On ne peut pas vraiment prédire ce qui va se passer. » Pas d'incident finalement mais une atmosphère très lourde. 17 nouvelles familles de colons israéliens viennent de s'installer dans le secteur, dans des caravanes. Une femme nous demande de quitter les lieux, c'est une propriété privée, dit-elle, et je vais appeler la police…   À lire aussiCisjordanie occupée: les colons israéliens «n'agissent pas seuls et sont protégés par l'armée israélienne»

La marche du monde
Archives et mémoires de Gaza

La marche du monde

Play Episode Listen Later May 23, 2026 48:30


Une émission enregistrée en public à Marseille pour l'ouverture de la Saison Méditerranée imaginée par sa commissaire générale Julie Kretzschmer, dont l'objectif est de renforcer une communauté de destin entre les différentes rives. Et parmi les multiples enjeux et défis partagés entre les pays méditerranéens, se pose la question des archives et de la mémoire de la bande de Gaza, détruite à 80% par la guerre menée par Israël suite aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023. C'est l'un des thèmes majeurs de cette saison multiculturelle Gaza a perdu son patrimoine architectural, son patrimoine culturel, ses lieux de culte et 10% de sa population soit 200 000 hommes, femmes et enfants. Des mémoires et des archives irremplaçables et inachevées pour citer l'exposition Studio Kegham présentée au Centre photographique Marseille, des images en noir et blanc comme un album de famille d'un Gaza détruit que réanime Kegham Djeghalian junior, petit-fils de Kegham Djeghalian senior son grand-père arménien, fondateur du premier studio photographique de la ville de Gaza dès 1944. Au cœur des images photographiques de ce Gaza disparu, nous donnons donc la parole aux archives vivantes de Gaza que sont les artistes et leurs œuvres : Nour Elassy, poétesse, pour ses textes sur le génocide et l'exil ; Maha Al-Daya, pour ses cartes brodées de la bande de Gaza ; Shareef Sarhan pour son projet gazaoui Re-Lighthouse, reconstruction du phare de Gaza… Et Marion Slitine, anthropologue et fondatrice du collectif Ma'ann pour l'exposition « Déplacer le silence : 40 artistes et poétes.ses de Gaza ».   Découvrez le programme de l'ouverture de la Saison Méditerranée Découvrez l'exposition Photo Kegham de Gaza Découvrez l'exposition Déplacer le silence Découvrez les poèmes de Nour Elassy prochainement édités aux Liens qui libèrent le 9 septembre « Il manque à mes mains de quoi te sauver ». Il manque à mes mains Ciel noir terre rouge des enfants hurlent et tout semble si profondément irréel « Je ne vois plus. Je suis tout seul. Sors-moi de là », un enfant crie, par-dessous les gravats Pardonne-moi, mon enfant Il manque à mes mains. J'ai bien tenté d'appeler à l'aide Mais il s'avère que l'aide elle-même a besoin de secours J'ai bien tenté de hurler en direction des caméras allumées Il s'avère que le monde entier regardait déjà. Regardait droit, avec des yeux impuissants J'ai bien tenté de crier, du plus fort que j'ai pu Mais il s'avère qu'ils étaient tous sourds Pardonne-moi, mon enfant Il manque à mes mains de quoi te sauver.

Reportage International
Détruire sa propre maison: la double peine des Palestiniens expropriés par Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:42


Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. »  Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia

Grand reportage
Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 5, 2026 19:30


En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. « Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation », un Grand reportage d'Alice Moreno.

Reportage International
En Cisjordanie, les enfants palestiniens de plus en plus victimes de la violence israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:45


Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans.  Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. »  Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens

Reportage culture
Magistrale rétrospective de Nan Goldin, icône de la photographie, au Grand-Palais de Paris

Reportage culture

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 3:36


Nan Goldin, la grande photographe américaine connue pour ses engagements divers, est en majesté au Grand Palais et à la chapelle de la Salpêtrière à Paris. This will not end well (« Ça va mal finir ») est le titre de l'exposition qui propose une vue d'ensemble de l'œuvre de la photographe à travers six diaporamas. Ils témoignent des différents engagements de l'artiste pour la communauté queer, les victimes du sida, sa lutte contre les addictions aux opioïdes et aujourd'hui pour la cause palestinienne. À lire aussiL'exposition «Rêves de Venise» à Bordeaux

Reportage International
Journée des prisonniers palestiniens: les familles mobilisées contre la loi israélienne sur la peine de mort

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 2:28


La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam.  Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes

En sol majeur
Omar Alsoumi, un paysan palestinien en terre de France

En sol majeur

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 48:29


Il existe peut-être un rêve palestinien. Un rêve qui consisterait à boire son café le matin à Damas, à prier le midi à Jérusalem, à dîner le soir à Gaza. C'est le rêve décolonial d'Omar Alsoumi, un intellectuel qui publie Enfant de Palestine aux éditions Les liens qui libèrent. Né à Paris, dans les pas militants de son père palestinien et de sa mère yougoslave qui a épousé la cause, Alsoumi dérange. Car en soutenant la cause palestinienne, il dénonce haut et fort la question coloniale qui est au cœur de notre système. La Palestine étant à ses yeux une métaphore de la terre, cet intellectuel paysan fait rimer anticolonialisme et écologie politique. Sur la table d'ESM, quelques carottes, poireaux et navets de sa ferme agroécologique qu'il détient en région parisienne auront leur mot à dire. Soucieux de la terre et du narratif qui en est fait, ce cultivateur de la résistance reste également attentif à la langue arabe apprise en France, attentif à ses premières récoltes comme à ses premières révoltes. Ça se joue à une lettre près. En sachant que pour Omar, tous les chemins mènent à Jérusalem.   Programmation de l'invité : • Kery James Le cœur et la raison • Marvin Gaye Inner City blues 

Reporters
Cisjordanie, au pied du mur : enquête sur les travailleurs palestiniens de l'ombre

Reporters

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 25:35


Nos reporters au Proche-Orient sont partis à la rencontre de travailleurs palestiniens clandestins qui tentent, coûte que coûte, d'atteindre Israël pour y travailler. Depuis le 7-Octobre, Israël a retiré les permis de travail de près de 120 000 ouvriers.

Reportage International
Cisjordanie occupée: le village de Qaryut endeuillé après des attaques de colons israéliens

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:35


Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une hausse de la violence des colons, dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février. Environ 50 incidents ont été enregistrés au cours des quatre premiers jours du conflit, et cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée. Une violence en toute impunité. Reportage dans un village endeuillé entre Ramallah et Naplouse. De notre envoyée spéciale à Qaryut, village entre Ramallah et Naplouse « La trace de sang que vous voyez là par terre, c'est celle du sang de Muhammad. Il a été atteint par une balle en pleine tête. C'est la première victime », confie Bachar. La première victime d'une attaque meurtrière, le 3 mars, dans le village de Qaryut, en Cisjordanie occupée. Une scène de guerre avec 40 minutes de combats que décrit Bachar, secouriste. Les villageois palestiniens ont tenté de se défendre contre un groupe d'une bonne vingtaine de colons israéliens armés. Les deux frères, Mohamed et Fahim Mouammar, sont morts. Ils étaient âgés de 48 et 52 ans. « Les tireurs venaient de ce verger-là. L'un d'entre eux était un colon qui portait un uniforme militaire », nous indique Bachar. L'identité du tireur et les circonstances de l'incident font l'objet d'une « enquête », a déclaré l'armée israélienne, qui condamne sévèrement les faits. Bachar ramasse des cartouches au sol et nous explique : « Son arme, c'était un fusil d'assaut M16, et ça, la marque rouge sur la cartouche, c'est la marque des balles explosives. » Jamil, le frère des deux victimes, a été touché au pied par une de ces munitions. Il se rappelle de ce jour : « Fahim est mort dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital. La balle a touché l'artère, il s'est vidé de son sang. »  L'attaque a eu lieu en pleine journée, à midi. Pour Jamil, les assaillants étaient là pour tuer : « Ils devaient avoir l'intention de tuer puisqu'ils sont venus avec une arme et ils ont tiré directement sur nous. Ce n'était pas juste pour nous faire peur. » Bachar traverse le verger de la famille Mouamar et nous apprend que « cette zone est l'une des plus dangereuses de Qaryut. Toutes les maisons ici sont entourées de grillages pour se protéger, comme une prison. Ici, c'est la colonie de Shilo, et là, la colonie d'Eli ». Le secouriste raconte que, le matin de l'attaque, un des colons équipé d'un bulldozer a voulu tracer une piste pour relier ces colonies illégales au regard du droit international. Les villageois palestiniens sont intervenus pour le chasser. L'homme est revenu avec un groupe ultra-violent pour une opération punitive. Jamil a reconnu un des assaillants. La police et l'armée israéliennes sont arrivées presque une heure après la confrontation. « Le tireur est reconnaissable à 100%. L'armée est venue et a pris ses affaires et ses moutons. Le lendemain, il est revenu s'installer au même endroit », déplore Jamil.  L'Autorité palestinienne dénonce « l'escalade majeure du terrorisme des colons à la faveur de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ».

Livre international
«Gaza, chroniques d'une offensive longue: octobre 2023-septembre 2025», de Ziad Medoukh

Livre international

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 4:30


Ni guerre intense ni paix durable… Gaza vit dans une zone grise permanente, où la violence ne disparaît jamais tout à fait, et où l'espoir d'un véritable apaisement reste suspendu. Quelque 600 Palestiniens ont été tués à Gaza par l'armée israélienne depuis l'automne 2025 et l'entrée en vigueur supposée d'un cessez-le-feu, violé presque quotidiennement. Gaza : chroniques d'une offensive longue est le 16e livre en français de Ziad Medoukh. L'écrivain et poète palestinien a rédigé une sorte de journal de bord. Un récit détaillé, quasi quotidien des atrocités vécues par les Palestiniens de Gaza, sous les bombes israéliennes, entre octobre 2023 et septembre 2025.

Reportage International
Après l'ouverture du point de passage de Rafah, les Gazaouis réfugiés en Égypte candidats au retour

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:26


Depuis la réouverture le 1ᵉʳ février du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, les Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans le pays voisin depuis le début de la guerre peuvent envisager un retour chez eux. Au Caire, l'ambassade de l'Autorité palestinienne enregistre les demandes de départ. Mais pour l'instant, les autorisations arrivent au compte-gouttes et la décision de rentrer reste lourde à prendre. De notre correspondant au Caire, Mahmoud Mohsen, 65 ans, visage résigné et djellaba usée, reçoit sur la banquette arrière de la voiture d'un ami, faute de mieux. « Chaque jour je dors dans un endroit différent. En Égypte, on vit comme des mendiants. Aucune organisation ne nous aide, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. » Cet ouvrier agricole originaire de Jabaliya, dans le nord de l'enclave, avait été évacué il y a un an pour soigner un cancer du larynx dans un hôpital à deux heures du Caire. Sorti depuis six mois, il désespère de retrouver un jour ses proches. « Je souffre, je souffre, je souffre… Et je veux rentrer chez moi. Ça suffit les déplacements forcés. On a eu 1948, on a eu 1967. Ça suffit. Je veux rentrer même si je n'ai plus rien. Même si je sais que c'est pour aller sous une tente. Car ma maison de quatre étages a été détruite. Comme la ferme que je venais de construire. » À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: rentrer ou rester, le dilemme des réfugiés gazaouis en Égypte  « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance » Inscrit dès l'ouverture sur la plateforme de l'ambassade de l'Autorité palestinienne au Caire, il doit prendre son mal en patience. Car les entrées pour l'instant se font au compte-gouttes, quelques dizaines de personnes par jour, jamais plus. Dix jours après la réouverture du point de passage, seules 213 personnes avaient pu regagner l'enclave.  Attablée dans un café de la banlieue chic du Caire, Andaleeb Adwan ne se fait pas d'illusion. « Si on doit attendre un ou deux mois, ce sera déjà une bonne chose. Mais je crains que ce soit bien plus long. J'ai le sentiment qu'ils laissent d'abord rentrer les blessés venus se faire soigner, en priorité ceux qui sont à Al Arish. Au Caire, je n'ai entendu parler de personne qui ait pu rentrer pour le moment. » Fondatrice et directrice d'une organisation citoyenne à destination des jeunes gazaouis, elle fait de son retour dans l'enclave un impératif moral. « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance, pour voir comment l'institution fonctionne. Je sais que je ne resterai pas directrice éternellement, mais j'ai besoin d'être rassurée sur sa capacité à continuer car beaucoup de compétences ont été perdues, tuées sous les bombardements ou ont quitté Gaza. » Sur environ 100 000 Gazaouis réfugiés en Égypte, près de 20 000 se sont inscrits pour rentrer. À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: une vingtaine de personnes a pu entrer en Égypte et à Gaza

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'intervention de soldats américains au Nigeria, des nouvelles mesures d'annexion en Cisjordanie et la proposition iranienne de diluer son uranium. Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ?   Lundi (9 février 2026), la tension est montée d'un cran à l'UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que les étudiants protestent depuis des semaines pour réclamer le paiement de leurs arriérés de bourse, les forces de l'ordre ont fait irruption sur le campus social. Des affrontements ont alors éclaté entre la police et des étudiants. Le bilan est lourd, un étudiant est décédé et une centaine d'autres ont été blessés. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Comment les autorités justifient-elles le retard dans le versement des bourses ? Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer cette crise ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar.       Nigeria : l'arrivée de militaires américains permettra-t-elle de stopper l'avancée des jihadistes ?   Le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement de l'armée dans le district de Kaiama, au centre-ouest du pays, après une attaque de présumés jihadistes qui a a fait au moins 162 morts. Alors que l'armée nigériane fait partie des meilleures d'Afrique, comment expliquer l'absence de militaires dans les zones où la présence de Boko Haram est avérée ? Le renforcement de la coopération militaire avec les États-Unis, avec l'arrivée prochaine de 200 militaires, permettra-t-il de contrer la menace terroriste ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.      Israël : vers une annexion totale de la Cisjordanie ?   Sous l'impulsion de la droite conservatrice, Israël a validé une série de mesures administratives et juridiques lui permettant d'accentuer son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le président de l'Autorité Palestinienne, l'Union européenne, l'ONU et les pays arabes ont déjà condamné cette décision. Quelles peuvent être les conséquences sur le déroulé de la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump ? Quelle sera la réaction du président américain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.       Iran : la dilution de l'uranium permettra-t-elle de lever les sanctions ?   Après des semaines de tensions avec les États-Unis et alors que des négociations sont en cours notamment sur le nucléaire, l'Iran propose de diluer une partie de son uranium enrichi en échange de la levée total des sanctions. « Diluer l'uranium », que faut-il comprendre ? Cette annonce peut-elle satisfaire Donald Trump ? Est-il réaliste d'imaginer une levée des sanctions contre Téhéran ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Cnam.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : pourquoi les sanctions de 2022 étaient illégales ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes à Gaza, la régularisation de sans-papiers en Espagne et l'appel à un accord entre Washington et Téhéran. Mali : pourquoi les sanctions de 2022 étaient illégales ?   Fermetures des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges commerciaux. Entre janvier et juillet 2022, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avait mis en œuvre un paquet de sanctions contre le Mali pour contraindre les autorités de transition à restaurer l'ordre constitutionnel. Quatre ans après les faits, la Cour de justice de l'Uemoa a donné raison à Bamako en reconnaissant l'illégalité de ces sanctions. Comment les juges justifient-ils ce verdict ? Désormais, les Maliens peuvent-ils espérer des réparations face au préjudice subit ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     Gaza : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré la trêve ?   Au moins 32 personnes sont mortes samedi (31 janvier 2026) dans des frappes israéliennes. Ce qui porte à 526 le nombre de Palestiniens tués et à 1 400 le nombre de blessés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza. Comment expliquer la poursuite des bombardements malgré la trêve ? Conformément à la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump, le poste-frontière de Rafah, fermé depuis près de deux ans, a rouvert mais les allées et venues sont très limitées. Quelles sont les conditions fixées par Israël pour passer la frontière avec l'Égypte ?   Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.     Espagne : pourquoi régulariser 500 000 sans-papiers maintenant ?   Il s'agit de la vague de régularisation la plus importante de ces vingt dernières en Espagne. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a décidé de délivrer un permis de séjour à près de 500 000 personnes vivant et travaillant sans papiers. Comment expliquer cette décision à contre-courant de la politique migratoire des autres pays européens ? Quels sont les arguments avancés par les autorités ? Qui pourra bénéficier de ces régularisations ?  Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants.    Iran : vers un accord avec les États-Unis ?   Alors que la menace d'une attaque américaine pèse sur l'Iran depuis plusieurs semaines, Donald Trump espère dorénavant trouver un accord avec Téhéran. De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a « ordonné » l'ouverture de pourparlers avec les États-Unis. Des discussions directes entre les deux pays sont susceptibles de se tenir ce vendredi (6 février 2026) en Turquie. Sur quels sujets porteront les négociations ? Quels sont les points les plus sensibles ? Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9). 

Reportage International
«Jusqu'où va-t-on tomber?»: les coupes budgétaires de l'Unrwa asphyxient les réfugiés palestiniens au Liban

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 2:37


À compter de ce samedi 1er février, l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, va être contrainte de réduire de 20% ses opérations dans la région, faute de dons suffisants. Le Liban en est l'illustration. Dans les douze camps de réfugiés que compte le pays, les Palestiniens dépendent de l'agence onusienne pour l'éducation, la santé et la gestion des infrastructures. Ces coupes budgétaires mettent en péril encore un peu plus l'avenir de ces réfugiés, dont les ancêtres ont dû fuir leurs terres au moment de la création d'Israël en 1948. De notre correspondante de retour de Chatila, Dans les ruelles étroites du camp de Chatila, un chaos de fils électriques ne laisse passer que quelques rayons de soleil. Noha et Kaouthar viennent de récupérer leurs enfants de l'école Ramallah de l'Unrwa, dont les coupes budgétaires sont sur toutes les lèvres. Noha Mouhaisin, une mère de famille de 44 ans, est habitante de Chatila. Elle a cinq enfants. « Je devais faire une opération nécessaire et urgente, ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas la prendre en charge. Si je n'avais pas trouvé des gens pour m'aider, j'y serais passée honnêtement, car c'était sérieux. Et les étudiants, c'est la même chose : nos enfants risquent de perdre leur éducation. Nous, on veut qu'ils soient éduqués. Jusqu'où va-t-on tomber ? », se demande-t-elle. Cette autre habitante de Chatila, âgée de 45 ans, explique sa situation. « Mon fils a un handicap et je recevais une aide de 50 dollars tous les trois mois, et même ça, ils nous l'ont enlevée. Ça nous aidait vraiment », souligne Kaouthar el Hayek, mère de quatre enfants et couturière de formation. « Il manque 220 millions de dollars de budget à l'Unrwa » Au Liban, les réfugiés palestiniens sont privés de nombreux droit,s comme l'exercice de métiers qualifiés ou l'accès à la propriété et aux services publics. À cause de ces restrictions, 80% d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. L'Unrwa est leur seul filet de sécurité. Mais, l'agence doit réduire de 20% ses opérations et ses salaires. Dorothée Klaus, directrice de l'UNRWA au Liban, s'alarme de ces conséquences : « Il manque 220 millions de dollars de budget à l'Unrwa sur son budget global et nous n'avons pas reçu d'indication selon laquelle il pourrait y avoir des solutions pour combler ce déséquilibre budgétaire. Ici, au Liban, il n'y a absolument pas d'alternative à l'Unrwa. Les réfugiés dépendent de nous. Sans nous, il n'y aurait plus d'éducation pour 70% des enfants palestiniens qui vont dans nos écoles, plus de soins pour les 200 000 patients qui dépendent de nos hôpitaux et centres de santé primaire. » À lire aussiL'ONU dévoile son plan de réforme et de réduction budgétaire, avec des conséquences pour ses membres « En finir avec l'Unrwa, c'est en finir avec le dossier des réfugiés » Au-delà de l'humanitaire, l'Unrwa revêt une importance politique pour les Palestiniens, synonyme de droit au retour. Car de génération en génération, l'agence leur délivre une carte de réfugiés. Un symbole que cherche à détruire le gouvernement de Benyamin Netanyahu, fort de représentants de l'extrême droite israélienne. Khaled Abou Nour, membre du comité populaire affilié à l'Organisation de libération de la Palestine à Chatila, réagit : « Bien sûr, les Israéliens se disent que tant que l'Unrwa existera, il y aura des réfugiés palestiniens. En finir avec l'UNRWA, c'est en finir avec le dossier des réfugiés, et c'est ce qui se passe en Palestine, en particulier à Jérusalem, où le siège de l'Unrwa a été détruit. Et à Gaza, où ils empêchent l'Unrwa de faire entrer de l'aide. Tout ça est une manière pour eux d'essayer d'en finir avec la question des réfugiés palestiniens, et d'en faire des citoyens lambda que l'on peut expulser n'importe où dans le monde. » Face à l'urgence, l'Unrwa en appelle au soutien des pays donateurs. À lire aussiDestruction des bâtiments de l'Unrwa à Jérusalem: «Israël piétine les règles les plus élémentaires du droit international»

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Gaza : quelle suite après le rapatriement du dernier otage israélien ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur TikTok sous contrôle américain, l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs en France et des menaces douanières américaines contre le Canada. Gaza : quelle suite après le rapatriement du dernier otage israélien ?   Plus de deux ans après l'attaque du 7-Octobre, la dépouille de Rane Gvili a été rapatriée lundi (26 janvier 2026) en Israël et enterrée ce mercredi (28 janvier). Il était le dernier des 251 otages enlevés par le Hamas.  Le retour de tous les otages était une condition fixée par le Premier ministre Benjamin Netanyahou pour le lancement de la 2è phase du plan de paix de Donald Trump. Quid, désormais, de la réouverture des frontières de Gaza ? À quand le déploiement de la force internationale de stabilisation prévue dans le plan de paix ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.     TikTok : un nouveau réseau social « made in USA » ?   Sous la pression de Washington et afin d'éviter son interdiction aux États-Unis, TikTok a cédé la filiale américaine de sa plateforme à un consortium d'investisseurs majoritairement américains. Pourquoi le réseau social chinois a dû passer sous contrôle américain ? Quel impact pour les 200 millions utilisateurs aux États-Unis ? Quelles en sont les conséquences pour Tiktok, côté chinois ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       France : et si les moins de 15 ans vivaient sans réseaux sociaux ?   Les députés français ont voté l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette mesure soutenue par le gouvernement d'Emmanuel Macron vise à protéger les adolescents des risques de cyberharcèlement et des contenus violents. Qu'est-il prévu pour contrôler l'âge des utilisateurs ? Avec Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie, spécialiste de l'économie de la régulation numérique à l'INSEEC.       Canada : prochaine cible des sanctions économiques américaines ?   Après les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane à 100% si le Canada concluait un accord commercial avec la Chine, Ottawa a répliqué en affirmant qu'aucun accord de libre-échange n'avait été négocié avec Pékin. Du coup, comment expliquer les menaces du président américain ? Les Canadiens ont-ils les moyens de résister aux pressions de la Maison Blanche ? Avec Grégory Vanel, expert de la politique économique internationale des États-Unis et professeur à Grenoble École de Management.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali: l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de 37 ONG à Gaza et la saisie d'un pétrolier russe par les Américains.  Mali : l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ?   Au Mali, si Bamako voit son approvisionnement en carburant se stabiliser, les régions restent toujours sous pression en raison du blocus imposé depuis septembre dernier par les jihadistes du JNIM, lié à Al-Qaïda. Comment la junte a-t-elle réussi à stabiliser les livraisons de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d'Ivoire ?  Malgré cette amélioration dans la capitale, le JNIM a-t-il les moyens d'imposer de nouvelles pénuries massives les prochaines semaines ?       Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.    Gaza : pourquoi Israël a-t-il interdit l'accès à 37 ONG humanitaires ?   Israël a mis sa menace à exécution. Depuis le 1er janvier, 37 organisations non gouvernementales internationales n'ont plus accès à la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu leur reproche un manque de transparence. De quoi s'agit-il ? Qui prendra le relais sur le terrain si les ONG se retirent ? Quelles conséquences humanitaires peut avoir cette décision ?    Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      États‑Unis : le bras-de-fer Trump-Poutine se joue également en pleine mer  Les garde-côtes américains ont saisi un pétrolier battant pavillon russe au large de l'Islande, marquant un nouveau tournant dans leurs tensions entre Washington et Moscou. Que sait-on de ce navire ? Comment les États-Unis justifient-ils cette opération ? Quelles peuvent-être les conséquences dans la relation Trump-Poutine ?    Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.    

Reportage International
En Palestine, les enfants du choeur Amwaj s'essaient à la direction

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 2:38


En Palestine, malgré les attaques de colons à répétition, le grignotage des terres, les raids quotidiens de l'armée israélienne et Gaza dans toutes les têtes, l'espoir vient peut-être de la musique qui permet de s'évader du quotidien au fil des notes. Tel est quoi qu'il en soit l'objectif de la chorale Amwaj, un chœur d'enfants palestiniens venus de Bethléem et d'Hébron, en Cisjordanie occupée. Les 60 enfants qui le composent pratiquent la musique six heures par semaine avec des musiciens qui viennent du monde entier et participent à des masterclass. L'une d'elles a notamment été animée par une jeune cheffe d'orchestre palestinienne qui vit désormais en France venue transmettre bien plus que des techniques vocales : une confiance, une discipline, et l'idée que la musique peut encore faire rêver. De notre envoyée spéciale à Bethléem, Dans une vaste salle de béton, une chorale d'une soixantaine d'enfants venus d'Hébron et de Bethléem s'échauffe la voix en attendant l'arrivée du public. Devant eux, une rangée de musiciens : cinq violons, un violoncelle, une flûte traversière. Tous attendent une jeune violoniste et cheffe d'orchestre professionnelle, Lamar Elias, originaire de Bethléem. Mathilde Vittu a créé et cofondé le chœur Amwaj de Palestine. C'est elle qui a pensé à cette co-création : « On connaît bien Lamar Elias. Mon mari lui a enseigné le violon quand elle était enfant. Elle a grandi, elle a voulu devenir cheffe d'orchestre. Elle est partie en France réaliser son rêve et, peu à peu, elle a fait carrière. Elle a été sélectionnée pour le concours de la Maestra qui va se passer bientôt à la Philharmonie de Paris. Quand est né le chœur Amwaj, il y a dix ans, elle a été à nos côtés pour nous soutenir dans ce projet. Récemment, j'ai proposé à Lamar d'enseigner la direction à mes jeunes ». Car dans la chorale, plusieurs d'entre eux se forment pour devenir des chefs de chœur. « Avoir la transmission d'une jeune cheffe brillante qui fait déjà carrière comme Lamar Elias dans leur propre langue, en arabe, c'était une manière, pour moi, de montrer qu'on a plein de jeunes chefs en Palestine qui ne demandent qu'à être formés », explique-t-elle. La masterclass aborde tous les registres : baroque, classique, ou chansons arabes. Tous les enfants et les adolescents de la chorale Amwaj défilent un à un au pupitre. Tous veulent s'essayer à la direction. « Aujourd'hui, on répétait avec la chorale. On apprenait à se placer pour faire un orchestre, comment chanter en groupe. Quand j'ai pris la place de la cheffe, franchement, j'ai senti que la chorale était dans ma main. Je veux apprendre à faire ça quand je serai plus grande, parce que c'est quelque chose de très beau », raconte Naïf Hijazi, 11 ans, qui vient d'Hébron. En Palestine, les chefs d'orchestre sont rares. Par manque d'orchestre d'abord, alors qu'il y a un véritable besoin car des ensembles se créent et les musiciens ne manquent pas. Mais peu de chefs sont formés. Il n'y a pas de véritable cursus de direction. Lamar Elias le précise : cette masterclass était inimaginable à ses débuts dans la musique. « Je n'aurais jamais dit qu'on pouvait avoir un chœur qui chante à quatre voix à Bethléem. Ce n'est pas un manque de culture, c'est juste que ce n'est pas la même éducation. On n'a pas accès à ces moyens. On a des super musiciens mais qui ne peuvent pas vivre ici. Je suis très émue de voir cela et de former des chefs de chœur, quelle chance », se réjouit-elle avec émotion. « Ce que l'on fait, c'est dire : "Oui, il y a un futur. Il y a des jeunes Palestiniens, des musiciens, des chœurs. Il y a des gens qui jouent, qui dirigent. C'est vers ce futur que nous avons envie d'aller ensemble », abonde Mathilde Vittu. À lire aussiCisjordanie: face aux attaques de colons, les Palestiniens forcés de quitter Mu'arrajat

Reportage International
Cisjordanie: la ville de Bethléem célèbre les festivités de Noël pour la première fois depuis le 7-Octobre

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:40


Avant le Covid-19 et la guerre à Gaza, Bethléem accueillait deux millions de pèlerins chaque année. C'est la ville où la tradition chrétienne situe la naissance de Jésus-Christ. Pour la première fois depuis le 7-Octobre, la municipalité a prévu un timide retour à la normale pour les festivités de Noël. Au programme, il y a la messe de minuit et le marché de Noël dans ce territoire occupé par Israël. Le cessez-le-feu à Gaza redonne un peu d'espoir aux habitants qui attendent que les touristes reviennent. De notre envoyée spéciale à Bethléem, La fanfare des scouts palestiniens accompagne l'illumination du sapin géant sur la Place de la Mangeoire, devant la Basilique de la nativité. La saison de Noël est lancée à Bethléem, où les dernières années ont été difficiles. La pandémie du Covid-19, les massacres du 7-Octobre et la guerre à Gaza ont coupé net l'afflux des touristes. On observe désormais un timide retour. « On m'a dit que cet évènement n'avait pas pu avoir lieu ces deux dernières années à cause de la guerre. Personne ne pouvait venir ici. C'est émouvant, la guerre n'est pas terminée, mais on ressent un peu d'espoir en étant ici », affirme Liu, une touriste chinoise de passage. Pour atteindre Bethléem en Cisjordanie occupée, Jawal, Palestinien de Jérusalem, a dû patienter aux points de contrôle avec sa famille. Sa femme est chrétienne et il tenait absolument à être présent. « C'est tellement important de revenir à une vie normale après deux années de guerre. Cela envoie le message que les choses vont aller mieux, ça nous rend optimistes », confie-t-il. « Bethléem, c'est une ville de tourisme » Ces deux dernières années, la municipalité de Bethléem avait annulé les festivités par solidarité avec les Palestiniens de Gaza. Mais aujourd'hui, le marché de Noël est de retour dans une ville où 80 % de la population se déclare de confession musulmane. Comme Sahida, tout sourire : « Bethléem était comme endormie depuis deux ans avec la guerre à Gaza et là, c'est très important. On aime Bethléem, nous sommes Palestiniens et c'est la ville de nos racines. C'est une ville importante pour les trois religions : les musulmans, les chrétiens et les juifs. Bethléem, c'est une ville de tourisme, mais c'est important pour les gens, pas seulement pour l'économie ». Pourtant, le taux de chômage a explosé jusqu'à 60 % de la population. Avant, Hazim travaillait dans une agence de voyage qui a fermé. Désormais, le jeune homme aide un peu dans l'épicerie de son grand-père, près de la vieille ville. Il est très ému de témoigner : « Regardez-moi bien. Je suis jeune et j'ai l'air d'avoir 50 ans. Je suis vraiment fatigué de cette situation. Il faut que j'en parle sinon je vais exploser. Nous n'avons pas la possibilité de vivre notre vie normalement. Nous souffrons beaucoup, la situation est mauvaise, c'est pourquoi nous espérons que les touristes vont revenir. » Hazim ravale ses larmes. Ce chrétien orthodoxe célèbrera Noël début janvier. À lire aussiÀ Bethléem, le plus ancien orgue de la chrétienté résonne à nouveau

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 14 décembre 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 48:29


En première partie : la Cisjordanie occupée. L'onde de choc de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et l'anéantissement de la Bande de Gaza qui a suivi, n'en finit pas de secouer la Cisjordanie, les colons se sentent pousser des ailes... avec notre reporter Lucas Lazo. En seconde partie : le monde automobile sud-africain, il est frappé de plein fouet par les taxes à l'exportation décidées par Donald Trump. Alexis Bédu est allé chez Mercedes à East London. Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère L'homme que vous entendez s'appelle Bassem, Palestinien, de Cisjordanie occupée… Mi-octobre 2025, lui et sa famille ont été agressés par des colons israéliens alors qu'ils se rendaient sur leur parcelle de terre, pour récolter leurs olives. Violentes agressions, incendies, tir à l'arme automatique, arrachage d'oliviers, cette année la récolte des olives a été exceptionnellement violente.  En toile de fond : l'anéantissement de la Bande de Gaza consécutif à l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, et les appels en Israël à l'annexion de la Cisjordanie / Judée et Samarie disent notamment les colons. Les oliviers, même s'ils comptent pour une part non négligeable de l'économie de Cisjordanie sont avant tout un symbole, celui de la lutte contre l'occupation israélienne. Un Grand reportage de Lucas Lazo qui s'entretient avec Jacques Allix. East London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». Un Grand reportage d'Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix.

Grand reportage
Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 19:30


L'homme que vous entendez s'appelle Bassem, Palestinien, de Cisjordanie occupée… Mi-octobre 2025, lui et sa famille ont été agressés par des colons israéliens alors qu'ils se rendaient sur leur parcelle de terre, pour récolter leurs olives… Violentes agressions, incendies, tir à l'arme automatique, arrachage d'oliviers, cette année la récolte des olives a été exceptionnellement violente.  En toile de fond : l'anéantissement de la Bande de Gaza consécutif à l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, et les appels en Israël à l'annexion de la Cisjordanie / Judée et Samarie disent notamment les colons. Les oliviers, même s'ils comptent pour une part non négligeable de l'économie de Cisjordanie sont avant tout un symbole, celui de la lutte contre l'occupation israélienne. «Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère», un Grand Reportage de Lucas Lazo…Nous voici avec Bassem à Beita…

Les matins
Francesca Albanese, rapporteuse de l'ONU sur les territoires palestiniens : "Je suis pro-droits humains"

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 39:10


durée : 00:39:10 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés, publie “Quand le monde dort”. Dans ce livre, elle tisse un récit autour de la Palestine à travers dix portraits, autant de témoignages qui éclairent les multiples facettes du conflit. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Francesca Albanese rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés.