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De nombreuses femmes regardent du porno, mais cet univers continue de véhiculer des stéréotypes principalement masculins. Leur consommation de porno est encore entourée de honte et de tabous : plaisir caché, double vie sur internet, peur d'être jugée. Que recherchent vraiment les femmes sur les sites porno ? Qu'est-ce que cela révèle sur la place qui leur est accordée, ou non et sur leur droit de prendre du plaisir et de fantasmer librement ? Comment le porno influence leurs fantasmes personnels ? Le porno peut-il devenir un espace d'exploration pour les femmes, et pas seulement un produit pensé par et pour les hommes ? Avec : • Jane Roussel, journaliste, autrice de Pornografilles (Dalva, 2025) • Cathline Smoos, psychologue et sexologue clinicienne, spécialiste des technologies de l'intime (VR,AR, cyberpsycho-sexologie) • Nikita Bellucci, réalisatrice de films pornographiques et actrice. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► 2006 - Asfar Shamsi ► Girl, get up. - Doechii, SZA.
Dans l'est de la République démocratique du Congo, en décembre 2025, ils ont fui par dizaines de milliers l'offensive de l'AFC-M23 sur Uvira. Plus de 80 000 Congolais sont ainsi arrivés, soudainement, au Burundi voisin. Depuis, la plupart de ces refugiés vivent sur le site de Busuma, dans des conditions extrêmement précaires. Ils sont doublement victimes : de la guerre et des réductions drastiques de l'aide internationale. Ils tentent de survivre, de surmonter leur traumatisme, et de se reconstruire. « Les naufragés de Busuma », un Grand reportage de Florence Morice.
Elles nettoient, soignent, assemblent, livrent sans que leurs gestes soient vraiment reconnus. Ces travailleuses de l'ombre font pourtant tourner l'économie mondiale. On les voit peu. Elles sont souvent mal payées, avec des horaires difficiles et des contrats précaires. Mais sans elles, beaucoup d'activités s'arrêteraient. Leur travail, indispensable au quotidien, reste pourtant rarement mis en avant. Comment ces femmes, longtemps tenues à l'écart des lieux de pouvoir, peuvent-elles être à ce point indispensables au fonctionnement du capitalisme ? Que nous dit leur invisibilité de la façon dont notre société décide de ce qui a de la valeur et de ce qui n'en a pas ? Avec : Fanny Gallot, historienne, Université Paris Est Créteil, co-autrice de l'ouvrage Le cœur du capital – Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris Cité Éditions, 2026) Hugo Harari-Kermadec, professeur en sociologie à l'Université d'Orléans, co-auteur de l'ouvrage Le cœur du capital – Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris Cité Éditions, 2026). À retrouver dans l'émission également : À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2026, focus sur le Planning Familial, qui fête ses 70 ans cette année, avec Nadine Marchand, directrice du Planning Familial d'Ille-et-Vilaine. Cette antenne du Planning Familial a publié en octobre 2025 une enquête sur les conditions d'accès à l'IVG sur son territoire. Deux ans après l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution, quels vécus et parcours dans la réalité ? En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Gorgeous - Doja Cat ► Tufulin - Karyna Gomes, Alana Sinkey.
Les sols de la planète sont la base de la vie sur Terre. 40% sont dégradés sur tous les continents pourtant avec des gestes simples et peu coûteux, nous pouvons les réparer. Nous vous emmenons dans l'ouest de l'Inde où une ONG les restaure avec succès ! Avec Patrice Burger, président du CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales) et Christophe Brosse, directeur général du CARI. Et avec le reportage de Sébastien Farcis tourné dans l'ouest de l'Inde auprès de l'ONG Water Organisation Trust, qui lutte depuis 30 ans contre cette dégradation des terres, en apprenant aux villageois comment protéger les forêts et préserver ainsi leurs ressources en eau. Musique diffusée dans l'émission ► Harry Nilsson - Rainmaker.
Elles nettoient, soignent, assemblent, livrent sans que leurs gestes soient vraiment reconnus. Ces travailleuses de l'ombre font pourtant tourner l'économie mondiale. On les voit peu. Elles sont souvent mal payées, avec des horaires difficiles et des contrats précaires. Mais sans elles, beaucoup d'activités s'arrêteraient. Leur travail, indispensable au quotidien, reste pourtant rarement mis en avant. Comment ces femmes, longtemps tenues à l'écart des lieux de pouvoir, peuvent-elles être à ce point indispensables au fonctionnement du capitalisme ? Que nous dit leur invisibilité de la façon dont notre société décide de ce qui a de la valeur et de ce qui n'en a pas ? Avec : Fanny Gallot, historienne, Université Paris Est Créteil, co-autrice de l'ouvrage Le cœur du capital – Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris Cité Éditions, 2026) Hugo Harari-Kermadec, professeur en sociologie à l'Université d'Orléans, co-auteur de l'ouvrage Le cœur du capital – Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris Cité Éditions, 2026). À retrouver dans l'émission également : À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2026, focus sur le Planning Familial, qui fête ses 70 ans cette année, avec Nadine Marchand, directrice du Planning Familial d'Ille-et-Vilaine. Cette antenne du Planning Familial a publié en octobre 2025 une enquête sur les conditions d'accès à l'IVG sur son territoire. Deux ans après l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution, quels vécus et parcours dans la réalité ? En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Gorgeous - Doja Cat ► Tufulin - Karyna Gomes, Alana Sinkey.
Selon l'OMS, l'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024. Maladie chronique, l'obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Sur quels critères un médecin oriente-t-il vers un traitement particulier quand le patient est une personne en situation d'obésité ? Comment savoir quel traitement est le mieux adapté ? Une opération chirurgicale ou une injection de médicaments ? Avec : Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l'Hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en Nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant et Arthrose, arthrite - Je me soigne en cuisinant aux éditions Solar. Co-coordonateur du réseau FORCE (F-CRIN). Retrouvez l'émission en intégralité iciObésité, une vraie maladie
Les sols de la planète sont la base de la vie sur Terre. 40% sont dégradés sur tous les continents pourtant avec des gestes simples et peu coûteux, nous pouvons les réparer. Nous vous emmenons dans l'ouest de l'Inde où une ONG les restaure avec succès ! Avec Patrice Burger, président du CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales) et Christophe Brosse, directeur général du CARI. Et avec le reportage de Sébastien Farcis tourné dans l'ouest de l'Inde auprès de l'ONG Water Organisation Trust, qui lutte depuis 30 ans contre cette dégradation des terres, en apprenant aux villageois comment protéger les forêts et préserver ainsi leurs ressources en eau. Musique diffusée dans l'émission ► Harry Nilsson - Rainmaker.
Selon l'OMS, l'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024. Maladie chronique, l'obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Comment expliquer l'augmentation exponentielle du nombre de personnes touchées par l'obésité ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Quelles prises en charge existent ? À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'obésité, nous allons parler de la prise en charge de cette maladie à la fois complexe, liée à des facteurs multiples et variés. L'obésité implique de multiples défis pour les patients concernés : faire face aux conséquences potentiellement nombreuses de ce surpoids pour leur santé (pour le cœur, les articulations, en termes de santé respiratoire ou de fertilité) et surmonter le jugement des autres ainsi qu'un certain nombre de contrevérités au sujet de leur état. L'obésité est une maladie et n'est pas le résultat d'une faiblesse, que seule la volonté pourrait corriger. Lutter contre les préjugés Aborder la question de l'obésité, c'est aussi s'arrêter sur le regard que porte la société sur le surpoids : d'un côté la face normative et restrictive, à quoi faut-il ressembler, quelle est l'image/la morphologie désirable ? Et de l'autre, l'incitation à la consommation, sucrée, salée, ultra-transformée. Prise en charge adaptée Les causes et facteurs multiples du surpoids et de cet excès de masse grasse peuvent nécessiter une approche plurielle : conseils et réajustement nutritionnel, activité physique et à côté de ces changements en termes d'hygiène de vie, des traitements adaptés peuvent être recommandés, tels que la chirurgie bariatrique ou la prescription de médicaments, à l'instar des traitements injectables, appelés analogue du GLP1, recommandés en cas d'obésité chronique récidivante, chez les personnes présentant des complications du surpoids. Avec : Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l'Hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en Nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant et Arthrose, arthrite - Je me soigne en cuisinant aux éditions Solar. Co-coordonateur du réseau FORCE (F-CRIN). Dr David Kodjo Kossi, endocrinologue diabétologue, nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, au Togo. Président de l'Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISATOGO). Directeur médical du Centre associatif d'éducation thérapeutique du diabète et de l'obésité, DIABEOBE. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan ► Pierre Akendengue - Awana W africa.
Selon l'OMS, l'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024. Maladie chronique, l'obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Comment expliquer l'augmentation exponentielle du nombre de personnes touchées par l'obésité ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Quelles prises en charge existent ? À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'obésité, nous allons parler de la prise en charge de cette maladie à la fois complexe, liée à des facteurs multiples et variés. L'obésité implique de multiples défis pour les patients concernés : faire face aux conséquences potentiellement nombreuses de ce surpoids pour leur santé (pour le cœur, les articulations, en termes de santé respiratoire ou de fertilité) et surmonter le jugement des autres ainsi qu'un certain nombre de contrevérités au sujet de leur état. L'obésité est une maladie et n'est pas le résultat d'une faiblesse, que seule la volonté pourrait corriger. Lutter contre les préjugés Aborder la question de l'obésité, c'est aussi s'arrêter sur le regard que porte la société sur le surpoids : d'un côté la face normative et restrictive, à quoi faut-il ressembler, quelle est l'image/la morphologie désirable ? Et de l'autre, l'incitation à la consommation, sucrée, salée, ultra-transformée. Prise en charge adaptée Les causes et facteurs multiples du surpoids et de cet excès de masse grasse peuvent nécessiter une approche plurielle : conseils et réajustement nutritionnel, activité physique et à côté de ces changements en termes d'hygiène de vie, des traitements adaptés peuvent être recommandés, tels que la chirurgie bariatrique ou la prescription de médicaments, à l'instar des traitements injectables, appelés analogue du GLP1, recommandés en cas d'obésité chronique récidivante, chez les personnes présentant des complications du surpoids. Avec : Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l'Hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en Nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant et Arthrose, arthrite - Je me soigne en cuisinant aux éditions Solar. Co-coordonateur du réseau FORCE (F-CRIN). Dr David Kodjo Kossi, endocrinologue diabétologue, nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, au Togo. Président de l'Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISATOGO). Directeur médical du Centre associatif d'éducation thérapeutique du diabète et de l'obésité, DIABEOBE. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan ► Pierre Akendengue - Awana W africa.
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
Selon les estimations de l'Unicef, plus de 370 millions de filles et de femmes et 240 à 310 millions de garçons et d'hommes ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans, à l'échelle mondiale. Des chiffres qui montrent l'ampleur des violences sexuelles sur mineur partout dans le monde. En France, le rapport Sauvé, sorti en 2021, dévoilait l'importance de la pédocriminalité au sein de l'Eglise catholique. Au fur et à mesure que la parole des victimes se libère, les affaires éclatent, souvent bien après les faits. Il est en effet difficile pour les enfants de dénoncer leur agresseur, surtout si celui-ci appartient à la sphère familiale. La peur, la culpabilité, la honte les maintiennent encore dans le silence alors que l'essor du numérique et des réseaux sociaux les expose davantage encore à la pédocriminalité. En 2023, plus de 100 millions de photos et de vidéos à caractère sexuel impliquant des enfants ont été repérées en ligne depuis l'Europe. Des contenus qui mettent directement en danger les enfants et banalisent les violences sur mineur. Dans ce contexte, comment mieux protéger les enfants ? Qui sont les auteurs de ces crimes ? Comment les identifier et prévenir la pédocriminalité ? Avec : Guilherme RINGUENET, journaliste, auteur du livre Des bourreaux – l'enquête choc sur la pédocriminalité en France : qui sont les auteurs des violences sexuelles sur mineurs (HaperCollins, 2026) Martine BROUSSE, présidente de La Voix de l'Enfant, fédération d'associations de protection de l'enfance A retrouver dans l'émission également : Un entretien de Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie. Depuis 2024, la ville de Medellin a lancé une campagne de sensibilisation et de lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs. Plusieurs mesures ont été mises en place dont un travail de collaboration avec les États-Unis pour juger les prédateurs sexuels capturés sur le territoire Colombien. Un reportage de Matthias Raynal, au Maroc, sur le pédocriminel français Jacques Leveugle. Programmation musicale : ► ►
Selon les estimations de l'Unicef, plus de 370 millions de filles et de femmes et 240 à 310 millions de garçons et d'hommes ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans, à l'échelle mondiale. Des chiffres qui montrent l'ampleur des violences sexuelles sur mineur partout dans le monde. En France, le rapport Sauvé, sorti en 2021, dévoilait l'importance de la pédocriminalité au sein de l'Eglise catholique. Au fur et à mesure que la parole des victimes se libère, les affaires éclatent, souvent bien après les faits. Il est en effet difficile pour les enfants de dénoncer leur agresseur, surtout si celui-ci appartient à la sphère familiale. La peur, la culpabilité, la honte les maintiennent encore dans le silence alors que l'essor du numérique et des réseaux sociaux les expose davantage encore à la pédocriminalité. En 2023, plus de 100 millions de photos et de vidéos à caractère sexuel impliquant des enfants ont été repérées en ligne depuis l'Europe. Des contenus qui mettent directement en danger les enfants et banalisent les violences sur mineur. Dans ce contexte, comment mieux protéger les enfants ? Qui sont les auteurs de ces crimes ? Comment les identifier et prévenir la pédocriminalité ? Avec : Guilherme RINGUENET, journaliste, auteur du livre Des bourreaux – l'enquête choc sur la pédocriminalité en France : qui sont les auteurs des violences sexuelles sur mineurs (HaperCollins, 2026) Martine BROUSSE, présidente de La Voix de l'Enfant, fédération d'associations de protection de l'enfance A retrouver dans l'émission également : Un entretien de Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie. Depuis 2024, la ville de Medellin a lancé une campagne de sensibilisation et de lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs. Plusieurs mesures ont été mises en place dont un travail de collaboration avec les États-Unis pour juger les prédateurs sexuels capturés sur le territoire Colombien. Un reportage de Matthias Raynal, au Maroc, sur le pédocriminel français Jacques Leveugle. Programmation musicale : ► ►
Mina Kavani ? C'est une actrice iranienne qui ne peut plus ni jouer ni retourner à Téhéran. C'est depuis Paname en France, à partir d'un plateau de théâtre qu'elle y retourne, et plutôt deux fois qu'une. Bien sûr, les cinéphiles que vous êtes l'ont peut-être appréciée dans « Aucun Ours » de Jafar Panahi ou « Lire Lolita à Téhéran » avec Golshifteh Farahani, mais son ADN se situe réellement entre cour et jardin. Les femmes étant réduites à un voile noir dans l'esprit des Mollahs, la présence d'une femme, la parole poétique d'une femme, la libre circulation d'une femme sur une scène de théâtre peut s'apparenter un acte politique. Apres Iam deranged, Mina Kavani s'installe au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris avec Ma maison est noire, un deuxième seule en scène où elle fait se croiser les mots de la poétesse Forough Farrokhzad à son récit personnel. Spectacle hypnotique, enfermé entre 4 murs, où la Kavani semble jouer pour ne pas mourir, jouer jusqu'à en mourir, jouer pour les milliers de morts en Iran. Ma maison est noire, d'après les textes de Forough Farrokhzad, interprété et mis en scène par Mina Kavani au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris jusqu'au 1er mars 2026. Tournée : - 5 mars 2026 au Cabaret de Curiosités - Le Manège, scène nationale de Maubeuge - 12 mars 2026 à L'Arc - Scène nationale Le Creusot. Programmation de l'invitée : • Roody Mahi • David Bowie I am deranged • Viguen & Delkaash Bordi az yadam.
La guerre en Ukraine a basculé cette semaine dans sa cinquième année. En 2025, l'armée russe ambitionnait de reprendre, a minima, les territoires du Donbass, mais la transparence du champ de bataille n'a pas permis à Moscou d'atteindre ses objectifs. L'omniprésence des drones a transformé les 1 200 kilomètres de front en un no man's land où il n'y a plus vraiment d'action. Tout ce qui s'y déploie est vu et tout ce qui est vu est détruit de jour comme de nuit. Il n'y a que lorsque les conditions météo se dégradent - pluie, neige, brouillard - qu'il est alors possible d'échapper à la menace drone, indique Vincent Tourret, chercheur à l'université de Montréal. « C'est un front qui se structure autour d'un no man's land de 0 à 20 kilomètres, où les gens sont enterrés, sont disséminés, essaient de survivre à la saturation en puissance de feu, notamment apportée par les drones, analyse-t-il. Et puis on commence à voir des tentatives plus élaborées de part et d'autre, d'essayer de dépasser cette zone morte par des frappes d'interdiction. Donc celles russes, on les connaît bien, ce sont des campagnes de frappes stratégiques sur les villes ukrainiennes, mais c'est de plus en plus quand même des drones qui vont s'abattre de 30 à 70 kilomètres pour aller interdire la logistique, détruire les centres de commandement, les radars, etc ». Moins de 1 % du territoire ukrainien conquis en 2025 En 2025, malgré les assauts répétés, le gain territorial de Moscou n'excède pas 1 % du territoire ukrainien. La poussée russe patine et les pertes sont massives, jusqu'à 40 000 morts et blessés par mois pour la seule armée de Moscou. « L'avantage russe ne s'est pas vraiment concrétisé cette année, résume Vincent Tourret. On est sur une stratégie russe toujours de poussée maximale, avec la génération de plein de groupes d'infiltrations qui essayent tous les jours d'avancer de quelques mètres dans ce no man's land en essuyant beaucoup de pertes face à une défense ukrainienne qui s'est quand même largement robotisée et qui inflige des pertes à la Russie qui sont très importantes. Donc à partir de là, en fait, il y a un avantage russe. Cependant celui-ci n'arrive pas à se traduire au niveau de la ligne de contact par un ascendant vraiment offensif. » Moscou privé de Starlink Début février, le réseau d'internet par satellite Starlink a coupé ses transmissions en Russie et cela met son armée en mauvaise posture. Un signal satellite coupé fragilise toute la chaîne de commandement. Exemple avec les équipages de chars, souligne Vincent Tourret : « Un phénomène qui est assez intéressant au niveau des tankistes russes, c'est qu'avec le temps, le niveau d'entraînement et de formation a plutôt tendance à baisser et il a été compensé par la micro-gestion des équipages de chars par leur commandement supérieur. Le char est équipé en vidéo, en caméra. Ce flux vidéo est directement retransmis à l'échelon au-dessus. Et en fait, le tankiste était dirigé par son officier supérieur. Donc il y a des équipages de chars qui se retrouvent un peu plus perdus, qui ne savent pas trop où tirer, qui ne savent plus trop comment manœuvrer. Là, avec la perte de Starlink, c'est un lien essentiel du commandement d'un équipage de chars qui disparaît. » En 2026, l'équilibre des feux est cependant toujours à l'avantage de la Russie, mais l'artillerie responsable d'un quart des pertes totales est désormais enterrée. Les bouches à feu ne permettent plus aux troupes de progresser, et le front ukrainien pourrait rester longtemps ainsi figé.
Mina Kavani ? C'est une actrice iranienne qui ne peut plus ni jouer ni retourner à Téhéran. C'est depuis Paname en France, à partir d'un plateau de théâtre qu'elle y retourne, et plutôt deux fois qu'une. Bien sûr, les cinéphiles que vous êtes l'ont peut-être appréciée dans « Aucun Ours » de Jafar Panahi ou « Lire Lolita à Téhéran » avec Golshifteh Farahani, mais son ADN se situe réellement entre cour et jardin. Les femmes étant réduites à un voile noir dans l'esprit des Mollahs, la présence d'une femme, la parole poétique d'une femme, la libre circulation d'une femme sur une scène de théâtre peut s'apparenter un acte politique. Apres Iam deranged, Mina Kavani s'installe au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris avec Ma maison est noire, un deuxième seule en scène où elle fait se croiser les mots de la poétesse Forough Farrokhzad à son récit personnel. Spectacle hypnotique, enfermé entre 4 murs, où la Kavani semble jouer pour ne pas mourir, jouer jusqu'à en mourir, jouer pour les milliers de morts en Iran. Ma maison est noire, d'après les textes de Forough Farrokhzad, interprété et mis en scène par Mina Kavani au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris jusqu'au 1er mars 2026. Tournée : - 5 mars 2026 au Cabaret de Curiosités - Le Manège, scène nationale de Maubeuge - 12 mars 2026 à L'Arc - Scène nationale Le Creusot. Programmation de l'invitée : • Roody Mahi • David Bowie I am deranged • Viguen & Delkaash Bordi az yadam.
C'est l'une des plus grandes fêtes du monde. Importé par les colons portugais, le carnaval de Rio mélange aujourd'hui influences africaines et européennes. Un moment de l'année où les hiérarchies s'inversent, les corps se montrent et les classes se croisent. Que ce soit dans les fanfares de rues ou dans le sambodrome, le rendez-vous est hautement politique. « Le carnaval de Rio : résister par la fête », un Grand reportage de Sarah Cozzolino.
Sophie Adenot s'apprête à devenir la première femme astronaute française à s'envoler vers l'espace depuis Claudie Haigneré en 2001. Prévue pour débuter ce mercredi (11 février 2026), la mission Crew-12 vers la Station spatiale internationale (ISS) devrait être lancée vendredi (13 février 2026). Sophie Adenot sera accompagnée de deux astronautes américains et d'un cosmonaute russe. L'ISS est devenue le symbole de la coopération spatiale internationale. Mais l'ISS va prendre fin en 2030. L'espace constitue-t-il aujourd'hui le dernier domaine de coopération internationale ? Quelles conséquences si celle-ci s'achève ? Pour en débattre : - Laetitia Cesari, docteur en droit senior au cabinet De Gaulle Fleurence, spécialiste en cybersécurité et droit de l'espace - Philippe Henarejos, rédacteur en chef de la revue Ciel et Espace - Jérôme Barbier, chercheur associé en Affaires internationales à l'Institut européen de politique spatiale (ESPI) European Space Policy Institute (ESPI).
À l'occasion d'une exposition immersive au Musée National de la Marine à Paris, on va suivre l'expédition historique de Fernand de Magellan. Un périple de trois ans, émaillé de mutineries, de violences et de trahisons. Magellan. Son nom est resté dans les annales, les livres d'histoire et la toponymie, à commencer par le fameux détroit que le capitaine portugais a emprunté au début du XVIè siècle tout au sud de l'Amérique, et baptisé Magellan en son honneur. L'honneur d'un « découvreur » - c'était le terme européen consacré-,sachant que le Pacifique, surnommé la mer du Sud, avait déjà été entrevu par les Européens, sans l'avoir encore « exploré ». Partie de Séville en 1519, la flotte, composée de 5 navires et 237 hommes, est commandée par le capitaine général Fernand de Magellan, un portugais qui s'était finalement tourné vers l'Espagne et le jeune roi Charles Ier, pour mener à bien son projet. Son objectif : rallier les Moluques, surnommées les îles aux épices, par l'ouest, en franchissant un passage inconnu à travers le continent américain. Dans son célèbre roman « Magellan » publié en 1938, Stefan Zweig écrit, non sans lyrisme, que la « magnifique entreprise de ces cinq petits et faibles navires partant pour la guerre sainte de l'humanité contre l'inconnu restera à jamais inoubliable ». Inoubliable certes, mais pas forcément pour les raisons auxquelles on pense. Car Magellan, déjà, n'a pas fait le tour du monde -il va trouver la mort sur l'île de Mactan, après avoir traversé le Pacifique- et son expédition de 1519 à 1522 a connu une succession de drames et de tragédies, que trop peu connaissent encore… L'exposition « Magellan, un voyage qui changea le monde » au Musée National de la Marine s'attache justement à raconter la réalité de cette épopée maritime, entre exploit et zones d'ombres. À un moment aussi, où le récit héroïque des dites « grandes découvertes » est de plus en plus revisité par les historiens du monde entier. Alors qu'un film enfin, sorti récemment en France, « Magellan » du réalisateur philippin Lav Diaz, défend un regard décolonial, en adoptant le point de vue de Henrique, un malais réduit en esclavage qui a suivi Magellan dans cette folle aventure. Autant de raisons, s'il en fallait, pour nous pencher sur le cas Magellan et embarquer au cœur de cette première circumnavigation dont un seul bateau va revenir à bon port, trois ans plus tard. En savoir plus : - Sur l'exposition « Magellan, un voyage qui changea le monde » au Musée National de la Marine à Paris. Jusqu'au 8 mars 2026 - Sur la passionnante série documentaire « L'incroyable périple de Magellan » réalisée par François de Riberolles qui a nourri l'exposition. Disponible sur la chaîne Arte jusqu'au 19 avril 2026 - Sur les Éditions Chandeigne & Lima spécialisées dans le vaste monde lusophone et créées par Anne Lima et Michel Chandeigne, grand spécialiste de Magellan et conseiller scientifique de l'exposition du Musée National de la Marine - Sur le film « Magellan » du réalisateur philippin Lav Diaz qui adopte le point de vue d'Henrique, serviteur de Magellan réduit en esclavage qui était de l'expédition jusqu'aux Moluques. À lire, pour prolonger le voyage : - « Le Voyage de Magellan (1519-1522) ». Édition critique du texte d'Antonio Pigafetta suivie d'une seconde partie rassemblant toute la documentation connue (lettres, récits…) des compagnons de Magellan. 1 120 pages. 2025. Éditions Chandeigne - « L'incroyable périple de Magellan. 1519-1522 ». Un beau livre de François de Riberolles, illustré par les dessins du studio d'Ugo Bienvenu. 2023. Éditions Delcourt - « Qui a fait le tour de quoi ? L'affaire Magellan », de Romain Bertrand. 2020. Éditions Verdier. Un livre qui entend remettre Magellan à sa juste place dans cette aventure autour du monde, longtemps racontée comme un seul récit d'aventures et de conquêtes - « Magellan », de Stefan Zweig. Le texte de Stefan Zweig est paru en version illustrée aux Éditions Paulsen. 2019. Une version poche est également disponible aux Éditions J'ai Lu.
Aujourd'hui, nous vous emmenons en voyage. Nous vous proposons de partir au Sénégal avec Le Petit Atlas, la chronique de Maxime Blondeau, qui nous apprend à découvrir les territoires dans toutes leurs dimensions. Mais avant cela, c'est une véritable immersion dans la forêt tropicale guyanaise que nous allons vivre avec notre invité Pierre-Michel Forget. Écologue depuis 40 ans, il a consacré sa vie à l'étude des fascinantes forêts tropicales qui abritent les 2/3 de la biodiversité mondiale. J'ai presque envie de vous proposer de chausser de bonnes chaussures, un pantalon long et un chapeau pour vous protéger. Avec Pierre-Michel Forget, biologiste, écologue et professeur en écologie tropicale au MNHN pour l'ouvrage 12 mois en forêt guyanaise paru chez Belin. Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : le Sénégal. Musiques diffusées dans l'émission Karnivor - Guyane dans la peau Orchestra Baobab - Boulmamine.
Gen Z. La génération Z, ces jeunes nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au Sri Lanka, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d'ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d'une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau. « Au Sri Lanka, entre Génération Z, marxisme et âge de raison », un Grand Reportage de Côme Bastin.
La télévision fête, ce lundi 26 janvier 2026, ses 100 ans. Longtemps média dominant, à la fois industriel, publicitaire et culturel, elle a vu son modèle économique profondément bouleversé. Concurrence des plates-formes, fragmentation des audiences, bascule de la publicité vers le numérique : à l'heure de son centenaire, la télévision n'est plus hégémonique. Elle tente désormais de se réinventer pour rester dans la course. Pendant des décennies, l'économie de la télévision a reposé sur une mécanique simple et efficace. D'un côté, des chaînes qui programment des contenus à heure fixe. De l'autre, des millions de téléspectateurs réunis simultanément devant leur écran. Et au milieu : la publicité. Plus l'audience était large, plus les espaces publicitaires pouvaient être vendus cher. C'est ce principe qui a fait la puissance financière des grandes chaînes privées et qui a permis à la télévision de s'imposer comme le média dominant du XXe siècle. Mais ce modèle, qui a longtemps semblé solide, s'est progressivement fissuré. La télévision a perdu ce qui faisait sa force économique : la rareté. La fin de la rareté et la fragmentation des audiences Aujourd'hui, l'offre de formats est devenue infinie. Séries, vidéos, podcasts, réseaux sociaux, le choix est illimité, tandis que le temps d'attention, ressource clé du secteur, se réduit. Résultat, l'offre s'est diversifiée et la demande s'est dispersée. On ne regarde plus la télévision en tant que telle, on regarde des contenus. Les usages ont changé. Le public consulte désormais ce qu'il veut, quand il veut, où il veut, sur son téléphone ou son ordinateur – parfois même, ironie du sort, sur son téléviseur. Cette fragmentation a un impact économique majeur. Une audience éclatée, c'est une publicité moins puissante. Or, la publicité reste le cœur du modèle économique de la télévision. Elle existe toujours, mais elle rapporte moins. Dans le même temps, les investissements publicitaires se sont massivement dirigés vers le numérique et les plates-formes. Pour certaines marques, il est aujourd'hui plus rentable d'acheter un écran publicitaire sur YouTube, Netflix ou Amazon Prime qu'à une heure de grande écoute sur TF1, CBS ou Sky News. Plates-formes, YouTube et adaptation des chaînes Dans ce nouveau paysage, YouTube s'impose comme le principal concurrent de la télévision. La plate-forme est devenue un géant de la consommation audiovisuelle. On y regarde des formats longs, des émissions, des mini-séries, de l'information ou du sport – exactement comme à la télévision. YouTube capte à la fois le temps d'écran et le marché publicitaire. Preuve de son influence grandissante, la prestigieuse cérémonie des Oscars sera, à partir de 2029, exclusivement diffusée sur la plate-forme. Un choix symbolique, révélateur du recul de la télévision classique dans l'économie de l'attention. Face à cette concurrence, la télévision est souvent décrite comme un média qui meurt à petit feu. Média de masse, elle souffre lorsque la masse ne suit plus, notamment sur le terrain publicitaire. Là où la télévision propose une publicité elle aussi de masse, les plates-formes offrent un ciblage précis en fonction des profils des utilisateurs. Pour s'adapter, les chaînes développent leurs propres plates-formes, proposent des contenus inédits en complément de leurs programmes traditionnels et diversifient leurs sources de revenus. Cent ans après la première télévision, le média est devenu hybride. Il se réinvente à travers un mélange de diffusion classique, de streaming, de publicités plus ciblées, d'abonnements et de partenariats. La télévision n'est pas morte, mais son adaptation à son époque est complexe et se fait non sans peine.
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
Les Européens se souviendront longtemps de cette semaine qu'ils viennent de vivre avec Donald Trump. Volonté absolue d'acquérir le Groenland par tous les moyens, y compris militaires, menaces de guerre tarifaire aux États européens solidaires de Nuuk et Copenhague. Et puis, reculade du président américain : finalement pas d'intervention armée ni de surtaxes douanières pour laisser place à un deal encore flou. Principale victime : l'Alliance transatlantique, au moins dans l'esprit, semble rompue. Trump et son mouvement MAGA (Make America Great Again) ne cessent de proclamer leur détestation des démocraties libérales européennes. Et c'est justement le sujet du livre Cette Amérique qui nous déteste, du journaliste Richard Werly, correspondant à Paris du journal suisse Blick. Un livre publié aux éditions Nevicata. À lire aussiGroenland: l'intégrité territoriale est «notre ligne rouge», prévient le dirigeant de l'île - RFI
Wikipedia a 25 ans depuis quelques jours. Cette encyclopédie collaborative en ligne est l'un des dix sites les plus consultés sur internet, le seul qui ne capte pas les données, qui ne demande rien et qui cherche à mettre les gens d'accord plutôt que les opposer. Un outil incroyable, qui publie dans plus de 300 langues. Très décrié à ses débuts, il a fait ses preuves. Mais à l'heure de la désinformation, il est menacé par les intelligences artificielles et se défend. Avec nos invités : - Lionel Barbe, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Nanterre, a dirigé l'ouvrage Wikipédia, objet scientifique non identifié (Presses universitaires de Paris-Ouest) et Wikipédia, objet de médiation et de transmission des savoirs (Presses universitaires Paris Nanterre) - Rémy Gerbet, directeur exécutif de Wikimédia France.
Nous vous emmenons à la découverte d'un pays méconnu : le Timor-Leste, aussi connu sous le nom Timor oriental. C'est l'une des plus jeunes démocraties du monde. Après des siècles de colonisation portugaise et 25 ans d'occupation indonésienne, cette île grande comme la Slovénie est indépendante depuis 2002. Près d'un quart de siècle plus tard, son économie repose sur l'extraction du pétrole et bientôt du gaz, mais 70% de sa population dépend de l'agriculture et de la pêche. Préserver les ressources naturelles est donc aussi une préoccupation. Les communautés de pêcheurs ont ravivé un système de protection coutumier pour préserver les aires marines : le Tara Bandu. Juliette Chaignon est allée à leur rencontre. Avec l'éclairage de Christine Cabasset, géographe, chercheuse associée à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) à Bangkok, ancienne directrice adjointe de l'IRASEC entre 2018 et 2022 et associée au programme Asie-Pacifique de l'IRIS.
En 2024, plus de 75 % des 100 titres les plus écoutés en France sont interprétés par des hommes, et seulement 20 % des postes de direction dans la filière musicale sont occupés par des femmes. Ces chiffres révèlent une réalité persistante : l'industrie musicale reste largement dominée par les hommes. Qu'elles soient autrices, compositrices, interprètes ou professionnelles de l'ombre, les femmes doivent encore franchir de nombreux obstacles : accès limité aux postes de pouvoir, inégalités de rémunération, manque de visibilité médiatique. Pourtant, leur créativité et leur engagement contribuent à transformer durablement le paysage musical. De nombreux mécanismes freinent la parité, mais des initiatives cherchent à rééquilibrer les rapports de force. Comment expliquer que les femmes restent si minoritaires dans les sphères de décision et de création musicale, malgré une forte présence dans la pratique artistique ? Quelles actions concrètes peuvent permettre de briser ce plafond de verre et d'assurer une véritable égalité dans l'industrie musicale ? Avec : • Gwenaëlle Kerboul, présidente de MEWEM France, programme de mentorat dédié aux entrepreneuses de la musique, consultante et manageuse d'artistes. • Malika Seguineau, directrice générale d'Ekhoscènes, premier syndicat de la branche du spectacle vivant privé. • Binetou Sylla, créatrice et directrice de Wèrè Wèrè Mucic, label de musique indépendant pour les talents Africains & Caribéens. • Maddy Street, artiste, chanteur de pop frontale et vidéaste. En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► No Stress - Aya Nakamura ► Body Go - MOLIY ft. TYLA
La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d'ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s'y accrochent encore. « Corée du Sud : ces villages en voie de disparition », un grand reportage de Célio Fioretti.
Jake Lamar est né en 1961 à New York, dans le Bronx. Après des études à Harvard, il a été journaliste à Time Magazine. Depuis 1993, il vit en France, à Paris. Il est l'auteur d'une dizaine de livres et vient de publier «Viper's dream» traduit par Catherine Richard-Mas aux éditions Rivages. Une fiction en hommage au roman noir et au milieu du jazz. « Des années 30 à la fin des années 50, Clyde « Viper » Morton règne sur Harlem au rythme du jazz et dans la fumée des joints de marijuana. Mais dure sera la chute... Clyde Morton croit en son destin : il sera un grand trompettiste de jazz. Mais lorsqu'il quitte son Alabama natal pour auditionner dans un club de Harlem, on lui fait comprendre qu'il vaut mieux oublier son rêve. L'oublier dans les fumées de la marijuana… qui lui ouvre des horizons. La « viper », comme elle est surnommée à Harlem, se répand à toute vitesse et Clyde sera son messager. Il est bientôt un caïd craint et respecté, un personnage. Jusqu'au jour où arrive la poudre blanche qui tue. Et qui oblige à tuer. Jake Lamar est le plus français des Américains. » (Présentation des éditions Rivages)
En France, en 2025, onze familles ont assigné en justice le réseau social TikTok pour avoir exposé leurs enfants à des contenus en lien avec le suicide, l'automutilation et les troubles alimentaires. Parmi ces familles, deux sont endeuillées après le suicide de deux jeunes filles. Les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt pour expliquer l'augmentation des troubles psychiques chez les adolescents et jeunes adultes. Ils peuvent également agir comme des amplificateurs de troubles déjà existants. De plus, la haine en ligne est un facteur de risque important de suicide chez les jeunes. [Rediffusion de l'émission du 16 juillet 2025] Quel impact ont les réseaux sociaux sur la santé mentale ? Comment les troubles psychiques peuvent-ils être amplifiés par les réseaux sociaux et les algorithmes ? Quels sont les troubles les plus souvent intensifiés par ces derniers ? Comment les prévenir ? Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en Thérapie Comportementale et Cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Yann Vivette Tsobgni, psychologue et chercheure dans le domaine de la santé mentale en Afrique et dans les communautés africaines à l'étranger, créatrice de la page Facebook « Noire & Psy » et auteure du livre Noire et psy, la santé mentale dans les communautés africaines (autoédition). Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Drugdealer, Kate Bollinger – Pictures of you ► Didi B, Alpha Blondy – The top.
À Dakar, les Sénégalais se préparent aux festivités du 31 décembre. Même si beaucoup considèrent que ce soir-là n'est pas vraiment « leur » fête. C'est un jour ordinaire au regard du calendrier musulman, et 95 % de la population est musulmane. En pratique, la capitale et ses habitants marquent le passage à 2026. De notre correspondante au Sénégal, La machine à coudre tourne dans cet atelier du quartier résidentiel de Mermoz. Au milieu des chutes de tissus, une cliente s'impatiente. « Lui, il ne respecte jamais les dates, tu dois venir ici pour pleurer ! », s'exclame une cliente. « C'est parce qu'il y a beaucoup de travail », répond le tailleur. « Et en plus, je reviens, c'est ça le pire », ajoute-t-elle en riant. Même si son éducation et sa culture ne reconnaissent pas le 31 décembre comme une fête à part entière, souvent assimilée aux catholiques au Sénégal, cela n'a pas empêché Ndieme, 18 ans, de commander une tenue spéciale pour ce soir : un tailleur beige, assorti de talons hauts. « La Tabaski ou la Korité, c'est la religion, mais le 31 c'est pas la religion, c'est juste la tendance », poursuit la cliente. Le mois de décembre représente un pic d'activités dans cet atelier, bien après les grandes fêtes religieuses de l'année. À mesure que la célébration se démocratise, Modou, tailleur expérimenté, remarque une occidentalisation des codes vestimentaires. « Pour le 31, ce que les gens veulent, c'est copier des modèles plutôt portés par les Blancs d'habitude. Avant, on importait les tenues venues d'Italie par exemple, mais il y a beaucoup de tailleurs qualifiés ici au Sénégal. Alors maintenant, on les coud nous-mêmes, pour des soirées de gala, c'est des robes moulantes, des tailleurs, des vestes, des jupes trois quarts... », explique-t-il. Les autorités veulent éviter « une guerre des pétards » À quelques rues de là, la fête se prépare autrement. Des groupes d'enfants vont et viennent dans l'entrée de cette maison familiale. Ici, le stand de feux d'artifice tenu par Rokhaya est une institution. « Ça fait plus de dix ans que je vends ça, moi- même j'ai grandi avec ça, ça me faisait plaisir et puis j'ai commencé à vendre. Ça rapporte beaucoup, ça je ne te le cache pas ! Si tu dépenses 50 000 francs CFA, tu peux en tirer 100 000 francs CFA ou plus », précise Rokhaya. Affaire conclue pour Fallou, huit ans, et ses amis. Inconcevable pour les plus petits de passer la soirée sans leur lot de boules de feu et autres pétards, explique Moussa, qui appuie sa mère derrière le stand familial : « Tu peux voir jusqu'à deux heures, trois heures du matin, des gens allumer des pétards. Même les enfants de trois, quatre ans. Souvent, ils sont accompagnés par les parents eux-mêmes. C'est leur manière à eux de marquer la fin d'année, par rapport à nous les adultes. » Cette année, les autorités veulent éviter que cette parenthèse de liberté ne vire à « une guerre des pétards » entre groupes de jeunes. Une dérive observée l'année passée. Lundi 29, le ministre de l'Intérieur a annoncé des patrouilles renforcées pour encadrer les festivités. À lire aussiCentrafrique: le réveillon à Bangui, un hommage à la résilience et à la chaleur humaine
C'est un organe vital, dont on parle facilement, mais le connait-on vraiment ? Situé dans la cage thoracique, le cœur assure la circulation sanguine en pompant le sang vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps. Mieux cerner le fonctionnement du cœur permet de mieux comprendre les différentes atteintes cardiovasculaires, ainsi que les mécanismes et mesures de prévention de ces affections. [Rediffusion du 31 mars 2025] Comment fonctionne-t-il ? Comment expliquer qu'il soit capable de continuer à battre même en n'étant plus perfusé de sang ? Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, ancien chef de service cardiovasculaire à l'Hôpital Européen Georges Pompidou APHP à Paris, et Professeur à l'Université Paris-Descartes. Auteur de l'ouvrage Votre cœur, cet inconnu. Voyage extraordinaire dans les secrets de votre cœur aux éditions Albin Michel Dr Simon Joël Manga, maître de conférences agrégées en cardiologie à l'Unité de formation en Sciences de la santé de l'Université Assane Seck de Ziguinchor. Chef du service de cardiologie de l'Hôpital de la Paix de Ziguinchor, en Casamance, au Sénégal. Programmation musicale : ► Dani Bumba – Epuikoiencore ► Minnie Riperton – Lovin'you
Benyamin Netanyahou est attendu en Floride ce lundi 29 décembre pour rencontrer Donald Trump. Au programme, l'avenir de la trêve en cours à Gaza. De plus en plus, le Premier ministre israélien ne semble rendre de compte à personne, sauf au président américain. Donald Trump paraît lui-même snober les garde-fous et les contre-pouvoirs, aux États-Unis comme sur la scène internationale. Sont-ils des cas isolés ? Ou le symptôme le plus visible d'une tendance de fond ? Le recours à la force est-elle désormais la seule manière d'exister sur la scène internationale ? Qui est responsable de cette évolution ? Pour en débattre : ► Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po, politologue. ► Jean-Vincent Holeindre, professeur de science politique à l'Université Paris-Panthéon-Assas, directeur du Centre Thucydide
Discrimination à l'embauche ou au logement, contrôle d'identité dans la rue, faible représentation dans les médias ou en politique... Les personnes blanches rencontrent rarement ce genre de difficultés. Né dans les années 1880 aux États-Unis, le concept de « privilège blanc » a ressurgi dans le débat public après le meurtre de George Floyd, tué en 2020 par des policiers blancs de Minneapolis lors d'une interpellation. [Rediffusion du 2 octobre 2025] Une mort brutale qui avait déclenché le mouvement Black lives matter et une onde de choc mondiale. Cinq ans après, la prise de conscience semble avoir été de courte durée alors que des groupes suprémacistes blancs se multiplient en particulier aux États-Unis depuis l'élection de Donald Trump. On parle de « domination blanche » ou encore de « privilège blanc » pour désigner le statut préférentiel et les avantages dont bénéficient les personnes blanches par le seul fait d'être blanches. Si l'expression fait polémique, elle permet néanmoins d'interroger le racisme dans sa forme la plus insidieuse, les petites phrases, les situations du quotidien qui sont tout sauf anodines pour les personnes racisées. Dans ce contexte de crispation identitaire exacerbée, comment s'émanciper pour les personnes racisées ? Avec : Amandine Gay, réalisatrice, autrice et activiste. Autrice de Vivre, libre - Exister au cœur de la suprématie blanche (La découverte, 2025). Réalisatrice de la série documentaire Ballroom, danser pour exister (2025) disponible sur le site France.tv Un entretien avec Edward Maille, correspondant à RFI à Atlanta aux États-Unis. Cette ville de plus de 500 000 habitants est surnommée la « Mecque noire », en raison de son importante population noire. Alors quel est l'héritage dans cette ville du mouvement Black Lives Matter ? Et est-ce qu'une ville avec une aussi importante population noire permet d'échapper au privilège blanc ? Edward Maille nous en dit plus. En fin d'émission, un reportage de Tom Malki au cœur des salons de coiffure de Château Rouge, un quartier du 18ème arrondissement de Paris. Depuis presque un an, un arrêté de la préfecture de police Paris contraint certains commerces à fermer leurs portes à 20h. C'est le cas des salons de coiffures afros du quartier de Château Rouge, dans le nord de la capitale. Les coiffeurs dénoncent une décision qui menace, selon eux, leur chiffre d'affaires. Face à eux, des riverains qui se plaignent des nuisances sonores et rejettent la faute sur les commerces africains et caribéens. Un reportage de Tom Malki. Programmation musicale : ► Kendrick Lamar – Alright ► Dogo Paten – Ungewezaje
C'est un organe vital, dont on parle facilement, mais le connait-on vraiment ? Situé dans la cage thoracique, le cœur assure la circulation sanguine en pompant le sang vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps. Mieux cerner le fonctionnement du cœur permet de mieux comprendre les différentes atteintes cardiovasculaires, ainsi que les mécanismes et mesures de prévention de ces affections. [Rediffusion du 31 mars 2025] Comment fonctionne-t-il ? Comment expliquer qu'il soit capable de continuer à battre même en n'étant plus perfusé de sang ? Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, ancien chef de service cardiovasculaire à l'Hôpital Européen Georges Pompidou APHP à Paris, et Professeur à l'Université Paris-Descartes. Auteur de l'ouvrage Votre cœur, cet inconnu. Voyage extraordinaire dans les secrets de votre cœur aux éditions Albin Michel Dr Simon Joël Manga, maître de conférences agrégées en cardiologie à l'Unité de formation en Sciences de la santé de l'Université Assane Seck de Ziguinchor. Chef du service de cardiologie de l'Hôpital de la Paix de Ziguinchor, en Casamance, au Sénégal. Programmation musicale : ► Dani Bumba – Epuikoiencore ► Minnie Riperton – Lovin'you
Benyamin Netanyahou est attendu en Floride ce lundi 29 décembre pour rencontrer Donald Trump. Au programme, l'avenir de la trêve en cours à Gaza. De plus en plus, le Premier ministre israélien ne semble rendre de compte à personne, sauf au président américain. Donald Trump paraît lui-même snober les garde-fous et les contre-pouvoirs, aux États-Unis comme sur la scène internationale. Sont-ils des cas isolés ? Ou le symptôme le plus visible d'une tendance de fond ? Le recours à la force est-elle désormais la seule manière d'exister sur la scène internationale ? Qui est responsable de cette évolution ? Pour en débattre : ► Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po, politologue. ► Jean-Vincent Holeindre, professeur de science politique à l'Université Paris-Panthéon-Assas, directeur du Centre Thucydide
Le premier quart du XXIè siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques. Le monde est souvent décrit à travers des grilles simplificatrices : rivalité entre grandes puissances, retour des blocs. Une analyse plus fine met en avant la logique du système international, les dynamiques profondes des sociétés, ou encore les crises civilisationnelles qui traversent de nombreuses régions du monde. (Rediffusion) Quel regard porter sur les bouleversements actuels et les marges de manœuvre de l'Europe dans cet environnement incertain ? Invité : Thierry de Montbrial, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference. Co-directeur avec Dominique David du RAMSES, le Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies, dont l'édition 2026 a pour titre « Un nouvel échiquier » aux éditions Dunod.
La virginité féminine continue, encore au XXIè siècle, à hanter les imaginaires collectifs. Depuis des siècles, elle est chargée de symboles : pureté, honneur, morale… On en a fait un critère pour juger les femmes, une frontière entre celles qui «cèdent» et celles qui «gardent». Pourtant, la virginité n'a aucune définition biologique claire. Elle n'est ni un état médical, ni un fait scientifique, mais elle reste une réalité sociale bien vivante, qui pèse dans les familles, dans certaines cultures, et dans les discours publics. La virginité est-elle un mythe utile pour maintenir des normes patriarcales ? Pourquoi veut-on encore et toujours contrôler le corps et le désir des femmes ? Cette émission est une rediffusion du 21 novembre 2025 Avec : • Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe des femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles, GAMS • Elise Thiébaut, journaliste et autrice de la bande dessinée Vierges : la folle histoire de la virginité (Editions Le Lombard). Un entretien avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York (USA) où l'attachement à la virginité reste encore très fort aujourd'hui. En fin d'émission, la chronique Ecouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Black Goose - Priya Ragu ► MTL – Damso ft. Blynk.
Savoir situer fleuves, rivières, mers et océans, connaître les principales chaînes de montagnes, localiser les pays et leurs frontières, appréhender les flux migratoires, les conséquences de l'urbanisation ou du réchauffement climatique... Voici une liste non exhaustive de ce que nous enseigne la géographie. Des savoirs essentiels pour représenter l'espace, comprendre le monde qui nous entoure et la place qu'on y occupe. Et depuis, l'arrivée du GPS dans notre quotidien, il est désormais facile de se géolocaliser et de se promener virtuellement aux quatre coins de la planète. Pourtant, si la géographie cherche à nous expliquer le monde en le décrivant, elle s'appuie sur des cartes qui reflètent une certaine vision. Par exemple, début 2025, la décision de Donald Trump de rebaptiser le «Golfe du Mexique» en «Golfe d'Amérique» a été reprise sur Google Maps, le leader mondial de la cartographie numérique. Autre exemple, la projection du Mercator, créée à l'origine pour la navigation maritime, devenue la carte la plus utilisée au monde, fait l'objet de contestation. Dans cette version, la taille de l'Afrique est notamment sous-estimée. Représenter la forme des continents, la hauteur des montagnes, transcrire la surface sphérique de la terre sur du papier, nécessite des conventions et des normes. La géographie n'est donc pas une matière neutre comme on pourrait le croire. Dans ce contexte, comment enseigner la géographie ? Cette émission est une rediffusion du 12 novembre 2025 Avec : • Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS, au Centre pour l'analyse spatiale et la géovisualisation. Enseignant en cartographie et webmapping à l'Université de Paris Cité. Co-auteur avec Françoise Bahoken de Cartographia, comment les géographes (re)dessinent le Monde (Armand Colin – 2025) • Labaly Touré, enseignant chercheur, responsable de la filière Géomatique, à l'Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) à Kaolack, au Sénégal. En première partie de l'émission, l'école autour du Monde. Direction Bangkok avec notre correspondante Juliette Chaignon. En mars 2025, la Thaïlande a annoncé assouplir les règles concernant le fait de porter les cheveux longs et détachés à l'école. La loi nationale de 1972, écrite pendant la dictature militaire, a été abrogée et désormais les écoles publiques décident de leur propre règlement. Mais 6 mois après cette décision, des cas de sanctions perdurent. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Deux et Demi - Orelsan ► Skido – Victony / Olamide.
1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… (Rediffusion) De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. «Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan», un Grand reportage de Margot Davier.
Disputes, querelles, prises de bec et autres engueulades font partie de notre quotidien. Que ce soit pour des petits riens, des chaussettes négligemment laissées sur le sol ou des raisons plus profondes, les causes de désaccord sont presque infinies. Si la dispute peut faire du bien et soulager, elle peut aussi nous figer dans le silence. D'autres préfèrent garder pour eux leurs griefs justement par peur du conflit. Il faut dire que la dispute a souvent mauvaise presse, on l'associe aux cris, aux pleurs, à la perte de contrôle de ses émotions et à la souffrance. Pourtant, c'est aussi un moment de sincérité pour exprimer ses limites. Finalement que racontent nos disputes ? Au lieu de la fuir, comment en faire une étape constructive pour préserver nos relations ? Cette émission est une rediffusion du 29 septembre 2025 Avec : • Nicole Prieur, philosophe et thérapeute. Autrice de plusieurs livres sur les liens familiaux. Elle a co-écrit avec Bernard Prieur Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025) • Bernard Prieur, psychologue, psychanalyste, co-auteur avec Nicole Prieur de Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle s'intéresse aux figures africaines recréées grâce à l'intelligence artificielle. Programmation musicale : ► Badman - Queen Rima ► Tous les mêmes – Stromae.
De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama... Voyage au cœur des écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de notre planète. Comment vivre dans ces milieux extrêmes ? (Rediffusion du 6 mai 2025) Partons pour un voyage fascinant au cœur des milieux désertiques de la planète. De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama, les déserts qu'ils soient de sable de pierre de sel ou de glace, sont présents sur tous les continents. Ils recouvrent plus d'un tiers des terres émergés ce sont les écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de la planète. Ils nourrissent notre imaginaire mais aussi malgré leur aridité , de nombreux vivants (humains animaux végétaux) adaptés a ces milieux extrêmes. Vous avez dit désert mais pour qui ? Et de quoi parle t6on ? Émission sur l'exposition Déserts qui se tient au Muséum national d'histoire naturelle jusqu'au 19 avril Avec : Anthony Herrel, directeur de recherche CNRS, spécialiste en anatomie comparée, morphologie fonctionnelle et biologie de l'évolution (au Muséum) Denis Larpin, responsable scientifique des collections végétales tropicales des jardins botaniques du Muséum Vincent Battesti, chercheur CNRS en anthropologie sociale, ethnoécologue (au Muséum) Musiques diffusée dans l'émission : Tinariwen – Amoss Idjraw Mari Boine – Vuoi Vuoi Mu À écouter aussiQuand le Sahara n'était pas un désert, les secrets d'un paradis perdu
De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama... Voyage au cœur des écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de notre planète. Comment vivre dans ces milieux extrêmes ? (Rediffusion du 6 mai 2025) Partons pour un voyage fascinant au cœur des milieux désertiques de la planète. De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama, les déserts qu'ils soient de sable de pierre de sel ou de glace, sont présents sur tous les continents. Ils recouvrent plus d'un tiers des terres émergés ce sont les écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de la planète. Ils nourrissent notre imaginaire mais aussi malgré leur aridité , de nombreux vivants (humains animaux végétaux) adaptés a ces milieux extrêmes. Vous avez dit désert mais pour qui ? Et de quoi parle t6on ? Émission sur l'exposition Déserts qui se tient au Muséum national d'histoire naturelle jusqu'au 19 avril Avec : Anthony Herrel, directeur de recherche CNRS, spécialiste en anatomie comparée, morphologie fonctionnelle et biologie de l'évolution (au Muséum) Denis Larpin, responsable scientifique des collections végétales tropicales des jardins botaniques du Muséum Vincent Battesti, chercheur CNRS en anthropologie sociale, ethnoécologue (au Muséum) Musiques diffusée dans l'émission : Tinariwen – Amoss Idjraw Mari Boine – Vuoi Vuoi Mu À écouter aussiQuand le Sahara n'était pas un désert, les secrets d'un paradis perdu
Comme à chaque fin d'année, L'atelier des médias et Matilde Meslin vous proposent une émission spéciale podcasts pour vous guider dans l'océan des dernières productions de séries audio. Certains sont indépendants, d'autres portés par des studios comme Wave Audio et Louie Media, ou encore par des médias comme Le Monde et Slate. Le photographe inconnu de l'Occupation (Le Monde), une série documentaire écrite par Marion Bothorel et adaptée de l'enquête de Philippe Broussard. Réalisation : Amandine Robillard. Anaïs se fait des films (Slate Podcasts), par Anaïs Bordages. Réalisation : Aurélie Rodrigues. Pas mes fils, dernière saison du podcast Injustices (Louie Media), par Julie Gavras. Réalisation : Anna Buy. BXL 1001 vies (Studio Balado) par Camille Loiseau. Réalisation : Michel-Ange Vinti. Vent debout - À la vie à la mort, avec Victor Galuchot et Juliette Craplet. Un podcast de Clothilde Sauvages et Sylvain Paley. C'est plus compliqué que ça (Wave Audio), de Jean-Christophe Piot, coautrice Delphine Peresan-Roudil. Réalisation : Charlène Noyoux.
«Retourne faire la vaisselle», «occupe-toi de tes casseroles»… Ces phrases, souvent lancées sur le ton de la plaisanterie, traduisent un sexisme bien réel dans le monde du sport. Elles rappellent que les femmes sont encore trop souvent reléguées à des rôles secondaires, comme si leur présence dérangeait ou n'était pas légitime. Malgré quelques progrès, les femmes continuent de subir des remarques déplacées, des regards insistants et un jugement constant dans un bassin de natation comme sur un terrain de foot. Dans les instances dirigeantes, selon le Haut Conseil à l'Égalité, seules trois femmes président une fédération olympique en France. Alors, pourquoi le monde du sport ne laisse pas de place aux femmes ? Que pourrait apporter une véritable égalité au monde du sport ? Cette émission est une rediffusion du 17 octobre 2025. Avec : Béatrice Barbusse, sociologue spécialisée dans le sport, maître de conférences à l'Université Paris Est Créteil, vice-présidente de la Fédération française de handball et auteure de Du sexisme dans le sport (Anamosa) Aya Cissoko, championne du monde amateur de boxe anglaise en 2006 et championne du monde amateur de boxe française en 1999 et 2003 Marion Poitevin, alpiniste et autrice de Briser le plafond de glace (Éditions Paulsen). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Beep - M.I.A. ► Tamat - Nusantara Beat.
Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ? Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle. • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger. En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot. A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN. Programmation musicale : ► African Giant - Burna Boy ► Ailleurs - Orelsan
Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales et aux chansons gold avec, ce jour, Kery James, Yemi Alade, Diesel Gucci et Niska. Dans la séquence Gold, Saturday Night Fever, le tube culte des Bee Gees sorti en 1977. Et dans la deuxième partie, retrouvez la première manche de la spéciale consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, de ses débuts d'enfant star à sa descente aux enfers. Avec Steeve de la chaîne YouTube Musicfeelings TV, nous revenons sur la vie et la carrière d'une des icônes pop de ces deux dernières décennies. Playlist du 16 décembre (1ère partie) Aknose, Junior, Kamelon, Kikitox, Le Jem'ss, LiJay, Nken, P.L.L, TKS 2G et Vanou, Da Nillo, DJ Glad, DJ Sebb, Mikado et YSN - La manigance (Teaser) Justin Bieber feat Daniel Caesar, Giveon - Peaches Original Koffe - Toast Kery James - Jacmel Yemi Alade - Shawa shawa (Ashado) Diesel Gucci et Niska - Eliminé Koffi Olomidé - Ekotite Bee Gees - Saturday Night fever Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Playlist du 16 décembre (2ème partie) Britney Spears - Baby one more time Britney Spears - Oops I dit it again Britney Spears - Slave for U Britney Spears - Toxic Britney Spears - Gimme more Dans ce premier épisode de la série consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, retour sur les débuts de sa carrière en 1998, lorsque l'artiste signe sur le label Jive Records. Une collaboration qui lui offre un premier succès : le titre devenu culte Baby One more Time. Jusqu'au milieu des années 2000, la chanteuse enchaîne les succès (Oops I dit it again, Me against the music, Slave 4 U...) tout en faisant face au harcèlement des paparazzis. À partir de 2005, Britney souffre de plus en plus de cette intrusion dans sa vie privée, son corps lâche mais elle continue de se produire malgré la pression. Chaque dimanche, Steeve propose une nouvelle analyse musicale sur sa chaine YouTube Musicfeelings TV Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.
De plus en plus de femmes choisissent de se retrouver entre elles, sans hommes, dans des groupes militants, des cercles de parole ou même lors de soirées. Ces espaces sont souvent vus comme des lieux où l'on peut parler librement, se soutenir et renforcer sa détermination et son assurance. Mais cette pratique fait débat : est-ce une vraie solution pour avancer ensemble, ou un risque de se couper des autres ? Peut-on se libérer sans se confronter aux autres et aux rapports de pouvoir ? Comment savoir si l'on crée un espace de liberté ou un espace de repli ? Que permettent la mixité ou la non-mixité dans l'émancipation des femmes ? Avec : • Marie Donzel, directrice associée d'Alter Nego, un cabinet de conseil RH qui accompagne les organisations dans le développement de leurs compétences et la performance de leurs collaborateurs. • Marie Cabadi, historienne, actuellement doctorante en Histoire contemporaine à l'Université d'Angers et attachée temporaire d'enseignement et de recherches à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (IEP). Un reportage de Charlie Dupiot lors d'une soirée réservée aux filles. Connaissez-vous le mot «bringue» ? Ça veut dire la «fête» ! Et c'est aussi le nom de soirées exclusivement réservées aux filles, organisées depuis 2019 par Clarisse Luiz et son équipe, dans une quinzaine de villes en France ! Notre reporter Charlie Dupiot s'est faufilée à l'une d'entre elles, au sein du club 211, à la Villette, à Paris. En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Les filles, les meufs – Marguerite ► Selfridges – ENNY.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.