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Lala Sagna a commencé dans une classe de maternelle. Elle qui a été «professeure des écoles» ou plus simplement maitresse d'école, ce sont les mots d'enfants, leurs cadeaux, leurs questions avec lesquels elle a fait le sel de ce spectacle. Tout comme cette condition d'enseignante, elle est livrée à l'énergie débordante de 30 bambins de 3 ans, ainsi que parfois, à la bêtise de leurs parents. Ce spectacle, c'est «La Grande Classe». [Rediffusion de l'émission du 25 septembre 2025] Lala Sagna était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. ► Chronique Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint nous parle de l'écrivain Hervé Jubert pour son roman «L'affaire Balzac» (La Manufacture de livres). L'auteur met en scène le célèbre auteur de «La Comédie Humaine» dans un récit policier. Suite à une erreur judiciaire où son oncle est accusé de meurtre, Balzac se lance corps et âme dans une enquête sur le terrain pour démêler cette ténébreuse affaire et retrouver le vrai coupable pour innocenter son parent. Histoire vraie ou fausse ? Vous le saurez en écoutant le Café Polar dans Sur le pont des arts. ► Playlist du jour Burna Boy – Buy your life Richard Bona feat John Legend – Please Don't Stop Oxmo Pucciono feat Tuerie – Magique.
Des Nuits de Fourvière, à Lyon, au festival Un piano sous les arbres, à Lunel, dans le sud-est de la France, en passant par les Francofolies de La Rochelle, la chanteuse, autrice et compositrice française a sillonné l'Hexagone en 2025 pour y défendre son dernier album, Jeanne, produit en toute indépendance. Une liberté qu'elle savoure. (Rediffusion du 21 août 2025) RFI : C'est presque une nouvelle Jeanne Cherhal que le public découvre sur scène. Vous aviez l'habitude d'un corps à corps avec votre piano. Là, vous allez encore plus loin. À quoi ressemble ce drôle de piano siamois que la scénographe Laura Léonard a conçu pour vous ? Jeanne Cherhal : Laura Léonard a imaginé un piano d'un seul tenant, avec deux claviers à ses extrémités. C'est comme si c'était un piano en miroir. Elle y a ajouté un petit escalier en me disant : « Tu pourras monter sur l'escalier de temps en temps, si tu le sens. » Je monte carrément sur le piano. Cela me donne une telle liberté. Le piano est vraiment devenu ma piste de danse. Dans les festivals, il y a beaucoup d'artistes, le public ne vient pas forcément pour vous. C'est un challenge supplémentaire ? Je crois que c'est ce que je préfère. J'aime toutes les configurations, mais c'est vrai qu'attraper des gens qui ne me connaissent pas, c'est un challenge que j'adore. Cinq ans séparent votre nouvel album du précédent, L'An 40. Le covid vous avait privé de tournée. Une période que vous avez mal vécue. Qu'est-ce qui vous a redonné l'envie de composer et d'écrire des chansons ? C'est Benjamin Biolay qui m'a secouée en me disant que c'était le moment pour moi de refaire un disque et qu'il en avait tellement envie qu'il allait l'arranger et le réaliser. Quand il m'a proposé cela, je n'avais rien écrit, je n'avais pas une seule chanson. Sa confiance m'a donné des ailes. Cela m'a redonné le goût d'écrire. Je lui dois cet album. Dans cet album, il y a une chanson, « Sous les toits », qui évoque les violences conjugales. Vous l'avez écrite en pensant au drame de Vilnius, à Marie Trintignant battue à mort par Bertrand Cantat. C'est en pensant à Marie Trintignant que j'ai écrit cette chanson le 1er août 2023, le jour anniversaire des 20 ans de sa mort. C'est une histoire qui m'a hantée. Je me suis rendu compte à quel point j'étais encore marquée et en colère. Cela ne passe pas. C'est une horreur qui est devenue un symbole, mais qui reste inacceptable, 20 ans après. Jeanne Jeanne Cherhal (Decibels production) 2025 Facebook / Instagram / YouTube À lire aussi«Jeanne»: le nouvel album flamboyant de Jeanne Cherhal
Lala Sagna a commencé dans une classe de maternelle. Elle qui a été «professeure des écoles» ou plus simplement maitresse d'école, ce sont les mots d'enfants, leurs cadeaux, leurs questions avec lesquels elle a fait le sel de ce spectacle. Tout comme cette condition d'enseignante, elle est livrée à l'énergie débordante de 30 bambins de 3 ans, ainsi que parfois, à la bêtise de leurs parents. Ce spectacle, c'est «La Grande Classe». [Rediffusion de l'émission du 25 septembre 2025] Lala Sagna était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. ► Chronique Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint nous parle de l'écrivain Hervé Jubert pour son roman «L'affaire Balzac» (La Manufacture de livres). L'auteur met en scène le célèbre auteur de «La Comédie Humaine» dans un récit policier. Suite à une erreur judiciaire où son oncle est accusé de meurtre, Balzac se lance corps et âme dans une enquête sur le terrain pour démêler cette ténébreuse affaire et retrouver le vrai coupable pour innocenter son parent. Histoire vraie ou fausse ? Vous le saurez en écoutant le Café Polar dans Sur le pont des arts. ► Playlist du jour Burna Boy – Buy your life Richard Bona feat John Legend – Please Don't Stop Oxmo Pucciono feat Tuerie – Magique.
En France, en 2025, onze familles ont assigné en justice le réseau social TikTok pour avoir exposé leurs enfants à des contenus en lien avec le suicide, l'automutilation et les troubles alimentaires. Parmi ces familles, deux sont endeuillées après le suicide de deux jeunes filles. Les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt pour expliquer l'augmentation des troubles psychiques chez les adolescents et jeunes adultes. Ils peuvent également agir comme des amplificateurs de troubles déjà existants. De plus, la haine en ligne est un facteur de risque important de suicide chez les jeunes. [Rediffusion de l'émission du 16 juillet 2025] Quel impact ont les réseaux sociaux sur la santé mentale ? Comment les troubles psychiques peuvent-ils être amplifiés par les réseaux sociaux et les algorithmes ? Quels sont les troubles les plus souvent intensifiés par ces derniers ? Comment les prévenir ? Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en Thérapie Comportementale et Cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Yann Vivette Tsobgni, psychologue et chercheure dans le domaine de la santé mentale en Afrique et dans les communautés africaines à l'étranger, créatrice de la page Facebook « Noire & Psy » et auteure du livre Noire et psy, la santé mentale dans les communautés africaines (autoédition). Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Drugdealer, Kate Bollinger – Pictures of you ► Didi B, Alpha Blondy – The top.
Cette scientifique d'origine malgache, reconnue mondialement pour son travail, veut développer de nouvelles thérapies pour le plus grand nombre. (Rediffusion du 21/08/2025) Chantal Pichon est née et a grandi à Madagascar. À 17 ans, cette bachelière brillante quitte le nid familial pour poursuivre ses études dans l'Hexagone, à Marseille. Ses parents sont tous les deux médecins, et elle devait suivre leurs traces, mais une autre voie s'ouvre à elle. « Au départ, je voulais être chirurgienne, raconte Chantal Pichon en souriant, C'était mon rêve. À vrai dire, celui de mon père. Et puis, après, je me suis dit que si je ne suis pas médecin, je peux devenir chercheur en biologie, comme ça je me rapproche de la médecine. Je ne soignerai pas, mais je développerai des nouvelles thérapies. » L'ARN messager n'a plus aucun secret pour elle Son nom et son visage sont associés depuis peu de temps à l'ARN messager, découvert par le grand public lors de la pandémie du Covid-19 et ensuite lors de la vaccination. Elle est en la matière une véritable pionnière : cela fait plus de 20 ans qu'elle travaille pour plusieurs laboratoires sur cette technologie. Titulaire d'une chaire d'innovation à l'Institut universitaire de France, cette chercheuse est reconnue mondialement. Pourtant, on ne sait presque rien d'elle. Dans le cadre de la stratégie d'accélération France mise en place par le président Emmanuel Macron, elle dirige un gros projet sur la mise au point de nouveaux vaccins. « J'ai des projets européens pour essayer de trouver des moyens pour réduire le coût des ARN messagers, explique-t-elle, comme je viens de Madagascar, un pays pauvre, ce qui me guide, c'est d'arriver à placer une petite brique à mon niveau pour justement développer de nouvelles thérapies pour le plus grand nombre. Car c'est très bien de développer des nouvelles thérapies, mais si c'est juste pour des pays développés, et si c'est réservé à des personnes qui ont de l'argent, eh bien, je trouve cela un peu dommage ». Un parcours pas toujours simple Chantal Pichon a déjà été confrontée au racisme en France. « J'étais candidate pour piloter une école, le profil me correspondait. La directrice était présente, elle m'a regardée et m'a dit : « Êtes-vous sûr que vous pouvez vraiment représenter cette école comme vous êtes là ? Cette phrase m'a véritablement blessée. Je pense que si on ne réussit pas, tout le monde vous accepte et quelque part, vous êtes à votre place. Mais lorsqu'on commence à réussir, cela agace. Il y a de la jalousie, mais je pense que cela concerne tout le monde ». Pantalon fluide couleur kaki ou noir, agrémenté d'un pendentif. Chantal Pichon, élégante et souriante, déambule dans ce laboratoire flambant neuf implanté par l'Inserm, organisme de recherche public français. « Je suis excessivement fière et reconnaissante vis-à-vis de l'Inserm, je veux rendre à la société ce que j'ai eu. J'ai l'habitude de dire à mes étudiants que quand on veut réussir, on peut. En fait, quand les gens vous font confiance, ils vous proposent des moyens humains, des moyens financiers, des équipements. Et puis quand plusieurs collègues vous font confiance pour mener des projets avec eux, eh bien cela vous donne aussi énormément de responsabilités. J'ai beaucoup de pression, j'espère vraiment réussir. » À 60 ans, cette femme passionnée et impatiente a un rêve. Avec sa jeune équipe d'une quarantaine de personnes, qui regroupe plusieurs nationalités, elle met en place les vaccins et les thérapies innovantes à partir de l'ARN messager, une technologie qui pourrait être utilisée notamment dans le traitement de certains cancers. À lire aussiDiasporas africaines en France: Khalid Tamer, le nomade culturel [3/5]
À Dakar, les Sénégalais se préparent aux festivités du 31 décembre. Même si beaucoup considèrent que ce soir-là n'est pas vraiment « leur » fête. C'est un jour ordinaire au regard du calendrier musulman, et 95 % de la population est musulmane. En pratique, la capitale et ses habitants marquent le passage à 2026. De notre correspondante au Sénégal, La machine à coudre tourne dans cet atelier du quartier résidentiel de Mermoz. Au milieu des chutes de tissus, une cliente s'impatiente. « Lui, il ne respecte jamais les dates, tu dois venir ici pour pleurer ! », s'exclame une cliente. « C'est parce qu'il y a beaucoup de travail », répond le tailleur. « Et en plus, je reviens, c'est ça le pire », ajoute-t-elle en riant. Même si son éducation et sa culture ne reconnaissent pas le 31 décembre comme une fête à part entière, souvent assimilée aux catholiques au Sénégal, cela n'a pas empêché Ndieme, 18 ans, de commander une tenue spéciale pour ce soir : un tailleur beige, assorti de talons hauts. « La Tabaski ou la Korité, c'est la religion, mais le 31 c'est pas la religion, c'est juste la tendance », poursuit la cliente. Le mois de décembre représente un pic d'activités dans cet atelier, bien après les grandes fêtes religieuses de l'année. À mesure que la célébration se démocratise, Modou, tailleur expérimenté, remarque une occidentalisation des codes vestimentaires. « Pour le 31, ce que les gens veulent, c'est copier des modèles plutôt portés par les Blancs d'habitude. Avant, on importait les tenues venues d'Italie par exemple, mais il y a beaucoup de tailleurs qualifiés ici au Sénégal. Alors maintenant, on les coud nous-mêmes, pour des soirées de gala, c'est des robes moulantes, des tailleurs, des vestes, des jupes trois quarts... », explique-t-il. Les autorités veulent éviter « une guerre des pétards » À quelques rues de là, la fête se prépare autrement. Des groupes d'enfants vont et viennent dans l'entrée de cette maison familiale. Ici, le stand de feux d'artifice tenu par Rokhaya est une institution. « Ça fait plus de dix ans que je vends ça, moi- même j'ai grandi avec ça, ça me faisait plaisir et puis j'ai commencé à vendre. Ça rapporte beaucoup, ça je ne te le cache pas ! Si tu dépenses 50 000 francs CFA, tu peux en tirer 100 000 francs CFA ou plus », précise Rokhaya. Affaire conclue pour Fallou, huit ans, et ses amis. Inconcevable pour les plus petits de passer la soirée sans leur lot de boules de feu et autres pétards, explique Moussa, qui appuie sa mère derrière le stand familial : « Tu peux voir jusqu'à deux heures, trois heures du matin, des gens allumer des pétards. Même les enfants de trois, quatre ans. Souvent, ils sont accompagnés par les parents eux-mêmes. C'est leur manière à eux de marquer la fin d'année, par rapport à nous les adultes. » Cette année, les autorités veulent éviter que cette parenthèse de liberté ne vire à « une guerre des pétards » entre groupes de jeunes. Une dérive observée l'année passée. Lundi 29, le ministre de l'Intérieur a annoncé des patrouilles renforcées pour encadrer les festivités. À lire aussiCentrafrique: le réveillon à Bangui, un hommage à la résilience et à la chaleur humaine
Elle est l'une des actrices françaises les plus singulières de sa génération, capable de passer d'une production hollywoodienne à un tournage intime en Arménie, sans jamais perdre sa précision ni sa liberté de jeu. Camille Cottin revient aujourd'hui avec Le Pays d'Arto, en salles ce mercredi 31 décembre. Un rôle qui la plonge dans un voyage de deuil et de vérité. Dans ce premier film signé Tamara Stepanyan, elle traverse des ruines, parle à des inconnus, affronte la mémoire d'un pays. Camille Cottin est au micro d'Elisabeth Lequeret. À lire aussi«Si le vent tombe» et la tragédie du Haut-Karabakh
Rien n'arrête Khalid Tamer, metteur en scène d'origine marocaine, premier président africain de la Commission internationale du théâtre francophone et directeur du théâtre le Lavoir Moderne Parisien. (Rediffusion du 20/08/2025) Khalid Tamer est un homme du terroir : « J'ai grandi en Corrèze, puis je suis monté à l'âge de 18 ans à Paris pour faire du théâtre ». Une passion qui ne l'a plus quitté. Il crée au cœur du quartier multiculturel de la Goutte d'Or dans le 18e arrondissement parisien un lieu unique, la compagnie Graines de Soleil - Lavoir Moderne Parisien. Un espace de création atypique : il s'agit tout simplement d'un ancien lavoir transformé en un lieu unique et expérimental où de jeunes troupes ont carte blanche. « On dit qu'Émile Zola en parle dans son roman L'Assommoir. Voyez, il y a encore là les traces qui sont présentes des bassines où les femmes lavaient leur linge. C'est un lieu qui a une belle histoire, ce sont des murs qui ont une âme. En 1986, cet espace est devenu un théâtre, où artistes, auteurs, et des militantes comme les Femen, un groupe de protestation féministe fondé en Ukraine en 2008, célèbres pour avoir organisé des manifestations seins nus, sont venues. Vous voyez le symbole ! Puis j'ai eu mon propre combat pendant six ans avec un des propriétaires qui voulait détruire ce lieu, donc on s'est battu pour le garder tel qu'il est avec tout son charme. » Et c'est toujours au Lavoir Moderne Parisien qu'il vient d'achever la 4ᵉ édition d'Africapitales, avec le Sénégal comme invité d'honneur. Faire venir l'Afrique et ses cultures à Paris, c'est l'un des défis de cet homme passionné de cultures. « Il y a quelque chose de très africain en moi, j'ai l'impression que je suis un nomade et partout où je suis, je porte ma maison », explique-t-il. Première rencontre Dans ce cocon artistique, Virginie Chevalier, Québécoise, l'a rejoint. Cette scénographe a travaillé sur de nombreux projets et pièces de théâtre montés par la compagnie Graines de Soleil aux côtés de Khalid, fascinée par cet homme qui partage sa vie. « Pour moi, Khalid est vraiment au service de la culture. On lui donne un billet d'avion, il te crée un festival dans le monde. Pour lui, l'art est au-dessus de tout. » Au Maroc où il est né, il a des projets. Et à Tanger, ses rêves deviennent réalité. Il vient d'acquérir l'emblématique librairie des Colonnes, c'est aussi dans cette ville, carrefour des cultures entre l'Europe et l'Afrique, qu'il a organisé la première édition des rencontres méditerranéennes de Tanger. Un événement culturel rendu possible avec Marc Bitton de la Fondation Founoun Al Boughaz - Arts du Détroit. Ensemble, ils ont imaginé ce projet. Au menu : des concerts, des expositions et des débats au cœur de la kasbah… où le Liban et sa littérature étaient aussi à l'honneur. Funambule artistique « J'avais très envie qu'on soit présent parce que je pense qu'on a ce défaut dans notre partie du monde de vouloir toujours dialoguer à travers la France », souligne l'écrivaine Georgia Makhlouf. « Je dirais que c'est en France qu'on rencontre les écrivains venus du Maroc, d'Algérie ou de Tunisie… Donc, moi, j'aime beaucoup l'idée d'avoir enfin des liens directs afin d'apprendre à se connaître, je pense qu'on a beaucoup à partager, qu'on a beaucoup à apprendre pour arriver à faire des choses ensemble ». Khalid Tamer tisse des liens : « J'aime rencontrer l'autre que je ne connais pas et j'aime prendre des risques, c'est ma manière de vivre, je suis comme un funambule. » Un véritable funambule artistique qui avance d'un pas délicat et sûr, sans jamais s'arrêter de créer. À lire aussiDiasporas africaines en France: Dieudonné Mbeleg, un «Africain» à la tête de la prison de Nantes [2/5]
Elle est l'une des actrices françaises les plus singulières de sa génération, capable de passer d'une production hollywoodienne à un tournage intime en Arménie, sans jamais perdre sa précision ni sa liberté de jeu. Camille Cottin revient aujourd'hui avec Le Pays d'Arto, en salles ce mercredi 31 décembre. Un rôle qui la plonge dans un voyage de deuil et de vérité. Dans ce premier film signé Tamara Stepanyan, elle traverse des ruines, parle à des inconnus, affronte la mémoire d'un pays. Camille Cottin est au micro d'Elisabeth Lequeret. À lire aussi«Si le vent tombe» et la tragédie du Haut-Karabakh
C'est un organe vital, dont on parle facilement, mais le connait-on vraiment ? Situé dans la cage thoracique, le cœur assure la circulation sanguine en pompant le sang vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps. Mieux cerner le fonctionnement du cœur permet de mieux comprendre les différentes atteintes cardiovasculaires, ainsi que les mécanismes et mesures de prévention de ces affections. [Rediffusion du 31 mars 2025] Comment fonctionne-t-il ? Comment expliquer qu'il soit capable de continuer à battre même en n'étant plus perfusé de sang ? Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, ancien chef de service cardiovasculaire à l'Hôpital Européen Georges Pompidou APHP à Paris, et Professeur à l'Université Paris-Descartes. Auteur de l'ouvrage Votre cœur, cet inconnu. Voyage extraordinaire dans les secrets de votre cœur aux éditions Albin Michel Dr Simon Joël Manga, maître de conférences agrégées en cardiologie à l'Unité de formation en Sciences de la santé de l'Université Assane Seck de Ziguinchor. Chef du service de cardiologie de l'Hôpital de la Paix de Ziguinchor, en Casamance, au Sénégal. Programmation musicale : ► Dani Bumba – Epuikoiencore ► Minnie Riperton – Lovin'you
Benyamin Netanyahou est attendu en Floride ce lundi 29 décembre pour rencontrer Donald Trump. Au programme, l'avenir de la trêve en cours à Gaza. De plus en plus, le Premier ministre israélien ne semble rendre de compte à personne, sauf au président américain. Donald Trump paraît lui-même snober les garde-fous et les contre-pouvoirs, aux États-Unis comme sur la scène internationale. Sont-ils des cas isolés ? Ou le symptôme le plus visible d'une tendance de fond ? Le recours à la force est-elle désormais la seule manière d'exister sur la scène internationale ? Qui est responsable de cette évolution ? Pour en débattre : ► Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po, politologue. ► Jean-Vincent Holeindre, professeur de science politique à l'Université Paris-Panthéon-Assas, directeur du Centre Thucydide
Discrimination à l'embauche ou au logement, contrôle d'identité dans la rue, faible représentation dans les médias ou en politique... Les personnes blanches rencontrent rarement ce genre de difficultés. Né dans les années 1880 aux États-Unis, le concept de « privilège blanc » a ressurgi dans le débat public après le meurtre de George Floyd, tué en 2020 par des policiers blancs de Minneapolis lors d'une interpellation. [Rediffusion du 2 octobre 2025] Une mort brutale qui avait déclenché le mouvement Black lives matter et une onde de choc mondiale. Cinq ans après, la prise de conscience semble avoir été de courte durée alors que des groupes suprémacistes blancs se multiplient en particulier aux États-Unis depuis l'élection de Donald Trump. On parle de « domination blanche » ou encore de « privilège blanc » pour désigner le statut préférentiel et les avantages dont bénéficient les personnes blanches par le seul fait d'être blanches. Si l'expression fait polémique, elle permet néanmoins d'interroger le racisme dans sa forme la plus insidieuse, les petites phrases, les situations du quotidien qui sont tout sauf anodines pour les personnes racisées. Dans ce contexte de crispation identitaire exacerbée, comment s'émanciper pour les personnes racisées ? Avec : Amandine Gay, réalisatrice, autrice et activiste. Autrice de Vivre, libre - Exister au cœur de la suprématie blanche (La découverte, 2025). Réalisatrice de la série documentaire Ballroom, danser pour exister (2025) disponible sur le site France.tv Un entretien avec Edward Maille, correspondant à RFI à Atlanta aux États-Unis. Cette ville de plus de 500 000 habitants est surnommée la « Mecque noire », en raison de son importante population noire. Alors quel est l'héritage dans cette ville du mouvement Black Lives Matter ? Et est-ce qu'une ville avec une aussi importante population noire permet d'échapper au privilège blanc ? Edward Maille nous en dit plus. En fin d'émission, un reportage de Tom Malki au cœur des salons de coiffure de Château Rouge, un quartier du 18ème arrondissement de Paris. Depuis presque un an, un arrêté de la préfecture de police Paris contraint certains commerces à fermer leurs portes à 20h. C'est le cas des salons de coiffures afros du quartier de Château Rouge, dans le nord de la capitale. Les coiffeurs dénoncent une décision qui menace, selon eux, leur chiffre d'affaires. Face à eux, des riverains qui se plaignent des nuisances sonores et rejettent la faute sur les commerces africains et caribéens. Un reportage de Tom Malki. Programmation musicale : ► Kendrick Lamar – Alright ► Dogo Paten – Ungewezaje
C'est un organe vital, dont on parle facilement, mais le connait-on vraiment ? Situé dans la cage thoracique, le cœur assure la circulation sanguine en pompant le sang vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps. Mieux cerner le fonctionnement du cœur permet de mieux comprendre les différentes atteintes cardiovasculaires, ainsi que les mécanismes et mesures de prévention de ces affections. [Rediffusion du 31 mars 2025] Comment fonctionne-t-il ? Comment expliquer qu'il soit capable de continuer à battre même en n'étant plus perfusé de sang ? Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, ancien chef de service cardiovasculaire à l'Hôpital Européen Georges Pompidou APHP à Paris, et Professeur à l'Université Paris-Descartes. Auteur de l'ouvrage Votre cœur, cet inconnu. Voyage extraordinaire dans les secrets de votre cœur aux éditions Albin Michel Dr Simon Joël Manga, maître de conférences agrégées en cardiologie à l'Unité de formation en Sciences de la santé de l'Université Assane Seck de Ziguinchor. Chef du service de cardiologie de l'Hôpital de la Paix de Ziguinchor, en Casamance, au Sénégal. Programmation musicale : ► Dani Bumba – Epuikoiencore ► Minnie Riperton – Lovin'you
Benyamin Netanyahou est attendu en Floride ce lundi 29 décembre pour rencontrer Donald Trump. Au programme, l'avenir de la trêve en cours à Gaza. De plus en plus, le Premier ministre israélien ne semble rendre de compte à personne, sauf au président américain. Donald Trump paraît lui-même snober les garde-fous et les contre-pouvoirs, aux États-Unis comme sur la scène internationale. Sont-ils des cas isolés ? Ou le symptôme le plus visible d'une tendance de fond ? Le recours à la force est-elle désormais la seule manière d'exister sur la scène internationale ? Qui est responsable de cette évolution ? Pour en débattre : ► Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po, politologue. ► Jean-Vincent Holeindre, professeur de science politique à l'Université Paris-Panthéon-Assas, directeur du Centre Thucydide
Discrimination à l'embauche ou au logement, contrôle d'identité dans la rue, faible représentation dans les médias ou en politique... Les personnes blanches rencontrent rarement ce genre de difficultés. Né dans les années 1880 aux États-Unis, le concept de « privilège blanc » a ressurgi dans le débat public après le meurtre de George Floyd, tué en 2020 par des policiers blancs de Minneapolis lors d'une interpellation. [Rediffusion du 2 octobre 2025] Une mort brutale qui avait déclenché le mouvement Black lives matter et une onde de choc mondiale. Cinq ans après, la prise de conscience semble avoir été de courte durée alors que des groupes suprémacistes blancs se multiplient en particulier aux États-Unis depuis l'élection de Donald Trump. On parle de « domination blanche » ou encore de « privilège blanc » pour désigner le statut préférentiel et les avantages dont bénéficient les personnes blanches par le seul fait d'être blanches. Si l'expression fait polémique, elle permet néanmoins d'interroger le racisme dans sa forme la plus insidieuse, les petites phrases, les situations du quotidien qui sont tout sauf anodines pour les personnes racisées. Dans ce contexte de crispation identitaire exacerbée, comment s'émanciper pour les personnes racisées ? Avec : Amandine Gay, réalisatrice, autrice et activiste. Autrice de Vivre, libre - Exister au cœur de la suprématie blanche (La découverte, 2025). Réalisatrice de la série documentaire Ballroom, danser pour exister (2025) disponible sur le site France.tv Un entretien avec Edward Maille, correspondant à RFI à Atlanta aux États-Unis. Cette ville de plus de 500 000 habitants est surnommée la « Mecque noire », en raison de son importante population noire. Alors quel est l'héritage dans cette ville du mouvement Black Lives Matter ? Et est-ce qu'une ville avec une aussi importante population noire permet d'échapper au privilège blanc ? Edward Maille nous en dit plus. En fin d'émission, un reportage de Tom Malki au cœur des salons de coiffure de Château Rouge, un quartier du 18ème arrondissement de Paris. Depuis presque un an, un arrêté de la préfecture de police Paris contraint certains commerces à fermer leurs portes à 20h. C'est le cas des salons de coiffures afros du quartier de Château Rouge, dans le nord de la capitale. Les coiffeurs dénoncent une décision qui menace, selon eux, leur chiffre d'affaires. Face à eux, des riverains qui se plaignent des nuisances sonores et rejettent la faute sur les commerces africains et caribéens. Un reportage de Tom Malki. Programmation musicale : ► Kendrick Lamar – Alright ► Dogo Paten – Ungewezaje
Ce Franco-Camerounais de 56 ans dirige avec fermeté et humilité ce centre pénitentiaire de l'ouest de la France. (Rediffusion du 19/08/2025) Il s'appelle Dieudonné Mbeleg. Ce père de quatre enfants est né au Cameroun. À 56 ans, il pilote avec humanité et fermeté le centre pénitentiaire de Nantes (Loire-Atlantique) : quatre établissements répartis sur 11 hectares, 1 800 prisonniers et 600 personnels pénitentiaires. Une ville dans la ville. La maison d'arrêt, comme de nombreuses prisons en France, est surpeuplée. « Ils sont à quatre en cellule, les matelas à terre. Pour moi, c'est un véritable casse-tête, car avec 508 places pour près de 1 000 détenus, le taux d'occupation dépasse les 200 %, et ça devient intenable », explique le directeur. Au cœur de la maison d'arrêt D'un pas décidé, il traverse la cour centrale. « Ils ne nous ont pas encore repérés, lance-t-il en levant les yeux en direction des bâtiments, sinon ils auraient commencé à crier. » Au loin dans les bâtiments, les cellules des détenus. Derrière les barreaux, leurs silhouettes se dessinent. « Il faut bien l'accepter parce que lorsqu'on enferme des personnes dans un endroit comme celui-ci, on sait qu'ils vont réagir », poursuit Dieudonné Mbeleg. « Le matin, lorsque vous venez au travail, vous ne savez pas trop ce qui vous attend, vous devez être joignable 24 heures sur 24 et être capable de décider dans l'urgence. Vous pouvez être conseillé, épaulé, soutenu… Mais c'est à vous de rassurer vos collaborateurs et de leur faire confiance », déclare le directeur. Issu d'une famille modeste « Mon parcours est à l'image de cette diaspora africaine : une fois arrivée en France, elle aspire tout simplement à réussir », explique-t-il dans un large sourire. Dieudonné Mbeleg va commencer son parcours universitaire au Cameroun. Ses études scientifiques l'amènent ensuite en France, où sa vie va connaître un nouveau départ. Après le concours à l'École nationale d'administration pénitentiaire, il va gravir progressivement tous les échelons : « J'ai pu accéder à de très hautes responsabilités sans jamais me dire : ''Est-ce que je pourrais y arriver ?''. Non, je ne me suis jamais posé ce type de question. J'ai eu des responsables qui m'ont fait confiance. Et moi, j'ai su saisir ces opportunités grâce au travail acharné, grâce aussi à la capacité de cette administration à pouvoir me donner ma chance. » Il démarre sa carrière au centre pénitentiaire de Borgo, en Corse, puis à Avignon-Le Pontet, dans le Vaucluse, où il va diriger un établissement carcéral de très haute sécurité. « Je n'étais pas prédestiné à pouvoir diriger de tels établissements », affirme Dieudonné Mbeleg. Et pourtant, depuis un an, c'est le cas, avec le centre pénitentiaire de Nantes. Extrêmement complexe puisque, éclaté, ce lieu nécessite en termes de pilotage « une véritable stratégie pour accomplir cette mission extrêmement noble », comme il aime à le dire. Et d'ajouter : « Je me sens aujourd'hui légitime. Comme je le dis toujours, je pense être à ma place, à ma juste place. » Toujours souriant, Dieudonné Mbeleg assume avec humilité et fierté le chemin qu'il a parcouru. À lire aussiDiasporas africaines en France: Mahi Traoré, Madame la proviseure [1/5]
Le premier quart du XXIè siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques. Le monde est souvent décrit à travers des grilles simplificatrices : rivalité entre grandes puissances, retour des blocs. Une analyse plus fine met en avant la logique du système international, les dynamiques profondes des sociétés, ou encore les crises civilisationnelles qui traversent de nombreuses régions du monde. (Rediffusion) Quel regard porter sur les bouleversements actuels et les marges de manœuvre de l'Europe dans cet environnement incertain ? Invité : Thierry de Montbrial, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference. Co-directeur avec Dominique David du RAMSES, le Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies, dont l'édition 2026 a pour titre « Un nouvel échiquier » aux éditions Dunod.
Originaire du Mali, elle dirige depuis cinq ans un lycée professionnel où se perpétue un art séculaire : celui du verre et du vitrail. (Rediffusion du 18/08/2025) En septembre 2020, elle prend la direction du lycée Lucas de Nehou, une école professionnelle et publique du verre et du vitrail en Île-de-France. Elle, c'est Maïmouna N'Daw Traoré, une femme au caractère bien trempé qui sait d'où elle vient et où elle va. Cette Française née au Mali a fait ses études universitaires à la Sorbonne, et quelques années plus tard, c'est dans ce quartier latin qu'elle est de retour pour devenir proviseure. Un poste qu'elle occupe avec fierté. « J'ai toujours su que je serais un jour proviseure », affirme-t-elle. Maïmouna N'Daw, ou Mahi Traoré, son nom d'écrivaine, a un rire franc. Je suis noire mais je ne me plains pas, j'aurais pu être une femme est son tout premier roman autobiographique. Et il en dit long aussi sur sa personnalité. « Si on veut savoir où on veut aller, il faut savoir d'où on vient, et c'est pour cela que j'ai toujours voulu être aux commandes. Je suis exactement à la place que je voulais avoir et je suis à la bonne place », avoue-t-elle sans complexe. Enracinée à Paris depuis les années 1990, Mahi Traoré est donc aux commandes du lycée Lucas de Néhou, un établissement professionnel très particulier. Dans ces murs où se perpétue un art séculaire, celui du verre et du vitrail, on ne s'attendrait pas à y voir une Française d'origine malienne : « Moi, je m'attendais à tout de toute façon, parce que j'ai toujours voulu être proviseure, et j'ai toujours travaillé durement, ardemment pour pouvoir le devenir, explique Mahi Traoré. J'ai passé le concours de chef d'établissement trois fois. Je l'ai raté deux fois, mais ça a été deux échecs constructifs. Mais oui, j'ai toujours su que je serais un jour proviseure et à Paris, parce que c'était mon souhait, mon envie. C'est une nomination, on est beaucoup à candidater, et il faut être en capacité d'administrer à la fois une institution scolaire, publique, et républicaine. » À lire aussiLe Journal d'une proviseure de Lycée atypique Rien ne l'arrête. Alors, une Française d'origine malienne, proviseure, c'est donc possible ? Absolument. « Je suis Noire, donc il y a certaines choses que je ne m'autorise pas, qui ne sont pas possibles. Eh bien, moi, je suis la preuve vivante qu'on peut y arriver », lance Maïmouna N'Daw Traoré. Et elle est prête à tout pour défendre cette école et ce patrimoine : « Je suis extrêmement opiniâtre. Je ne renonce jamais. Si on me dit non par la porte, je passe par la cave. Si on me dit non par la cave, je passe par la fenêtre. Si on me dit non par la fenêtre, je ferai un trou dans un mur. Je ne lâche jamais rien quand je suis convaincue de ce que je défends. Et moi, je me bats pour mon école, pour mes professeurs, pour mes parents d'élèves, mais encore une fois pour mes élèves, parce que c'est vraiment eux qui me donnent l'énergie. » Un état d'esprit qui a conquis les élèves prêts à s'engager comme elle. Rien n'arrête Madame la proviseure. Elle milite pour revaloriser l'enseignement professionnel en France. Au Mali, elle veut bâtir une école destinée aux jeunes filles – orphelines ou victimes de violences – pour les encourager à concrétiser leurs rêves. À lire aussiCrises multiples: quels impacts sur le bien être des filles et des femmes du Sahel?
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
La virginité féminine continue, encore au XXIè siècle, à hanter les imaginaires collectifs. Depuis des siècles, elle est chargée de symboles : pureté, honneur, morale… On en a fait un critère pour juger les femmes, une frontière entre celles qui «cèdent» et celles qui «gardent». Pourtant, la virginité n'a aucune définition biologique claire. Elle n'est ni un état médical, ni un fait scientifique, mais elle reste une réalité sociale bien vivante, qui pèse dans les familles, dans certaines cultures, et dans les discours publics. La virginité est-elle un mythe utile pour maintenir des normes patriarcales ? Pourquoi veut-on encore et toujours contrôler le corps et le désir des femmes ? Cette émission est une rediffusion du 21 novembre 2025 Avec : • Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe des femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles, GAMS • Elise Thiébaut, journaliste et autrice de la bande dessinée Vierges : la folle histoire de la virginité (Editions Le Lombard). Un entretien avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York (USA) où l'attachement à la virginité reste encore très fort aujourd'hui. En fin d'émission, la chronique Ecouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Black Goose - Priya Ragu ► MTL – Damso ft. Blynk.
La virginité féminine continue, encore au XXIè siècle, à hanter les imaginaires collectifs. Depuis des siècles, elle est chargée de symboles : pureté, honneur, morale… On en a fait un critère pour juger les femmes, une frontière entre celles qui «cèdent» et celles qui «gardent». Pourtant, la virginité n'a aucune définition biologique claire. Elle n'est ni un état médical, ni un fait scientifique, mais elle reste une réalité sociale bien vivante, qui pèse dans les familles, dans certaines cultures, et dans les discours publics. La virginité est-elle un mythe utile pour maintenir des normes patriarcales ? Pourquoi veut-on encore et toujours contrôler le corps et le désir des femmes ? Cette émission est une rediffusion du 21 novembre 2025 Avec : • Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe des femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles, GAMS • Elise Thiébaut, journaliste et autrice de la bande dessinée Vierges : la folle histoire de la virginité (Editions Le Lombard). Un entretien avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York (USA) où l'attachement à la virginité reste encore très fort aujourd'hui. En fin d'émission, la chronique Ecouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Black Goose - Priya Ragu ► MTL – Damso ft. Blynk.
Savoir situer fleuves, rivières, mers et océans, connaître les principales chaînes de montagnes, localiser les pays et leurs frontières, appréhender les flux migratoires, les conséquences de l'urbanisation ou du réchauffement climatique... Voici une liste non exhaustive de ce que nous enseigne la géographie. Des savoirs essentiels pour représenter l'espace, comprendre le monde qui nous entoure et la place qu'on y occupe. Et depuis, l'arrivée du GPS dans notre quotidien, il est désormais facile de se géolocaliser et de se promener virtuellement aux quatre coins de la planète. Pourtant, si la géographie cherche à nous expliquer le monde en le décrivant, elle s'appuie sur des cartes qui reflètent une certaine vision. Par exemple, début 2025, la décision de Donald Trump de rebaptiser le «Golfe du Mexique» en «Golfe d'Amérique» a été reprise sur Google Maps, le leader mondial de la cartographie numérique. Autre exemple, la projection du Mercator, créée à l'origine pour la navigation maritime, devenue la carte la plus utilisée au monde, fait l'objet de contestation. Dans cette version, la taille de l'Afrique est notamment sous-estimée. Représenter la forme des continents, la hauteur des montagnes, transcrire la surface sphérique de la terre sur du papier, nécessite des conventions et des normes. La géographie n'est donc pas une matière neutre comme on pourrait le croire. Dans ce contexte, comment enseigner la géographie ? Cette émission est une rediffusion du 12 novembre 2025 Avec : • Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS, au Centre pour l'analyse spatiale et la géovisualisation. Enseignant en cartographie et webmapping à l'Université de Paris Cité. Co-auteur avec Françoise Bahoken de Cartographia, comment les géographes (re)dessinent le Monde (Armand Colin – 2025) • Labaly Touré, enseignant chercheur, responsable de la filière Géomatique, à l'Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) à Kaolack, au Sénégal. En première partie de l'émission, l'école autour du Monde. Direction Bangkok avec notre correspondante Juliette Chaignon. En mars 2025, la Thaïlande a annoncé assouplir les règles concernant le fait de porter les cheveux longs et détachés à l'école. La loi nationale de 1972, écrite pendant la dictature militaire, a été abrogée et désormais les écoles publiques décident de leur propre règlement. Mais 6 mois après cette décision, des cas de sanctions perdurent. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Deux et Demi - Orelsan ► Skido – Victony / Olamide.
Selon l'Unicef, près de 400 millions d'enfants de moins de 5 ans subissent régulièrement des violences, qu'elles soient psychologiques ou physiques, dans le monde. Cela représente 6 enfants sur 10 sur cette tranche d'âge. Ces violences peuvent avoir des conséquences graves pour la santé, puisque cela peut aller jusqu'à une perte d'espérance de vie de 20 ans. (Rediffusion) Au-delà du traumatisme psychologique, quelles peuvent être les répercussions sur la santé d'un enfant victime de violences ? Ces situations appellent-elles une offre de soins spécifiques ? Pr Céline Greco, cheffe du Centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Necker-enfants malades, responsable d'une équipe de recherche sur la douleur de l'enfant à l'Institut Imagine. Fondatrice de l'association IM'PACTES et du 1ᵉʳ Centre d'Appui à l'Enfance en France Retrouvez l'émission en entier ici : Créer des structures de soins adaptées aux enfants victimes de violences En France, une commission d'enquête parlementaire vient de publier au mois d'avril un rapport qui pointe les graves manquements, « la maltraitance institutionnelle & la faillite morale collective » des politiques publiques de protection de l'enfance, ces dispositifs censés protéger près de 400 000 enfants, dont la moitié sont placés en dehors de leur famille. Face à ce constat accablant, comment améliorer le quotidien et la santé des enfants maltraités ou confiés par un tiers, sur décision de justice. Une structure inédite va ouvrir à Paris, afin d'améliorer la prise en charge de ces enfants : le Centre d'Appui à l'Enfance, porté par l'association IM'PACTES.
«Où s'adosse le ciel» est le dernier roman de David Diop. Dès les premiers mots, il vous accroche et vous entraîne dans son univers, où se mêlent l'histoire et le mythe, les portraits d'humains et le monde des Dieux, l'Égypte des Pharaons et le Sénégal de la fin du XIXème siècle. Dans ce livre, on suit Bilal Seck, un jeune griot miraculeusement sauvé d'une épidémie de choléra après un pèlerinage à La Mecque qui entreprend seul, à pied, le voyage retour vers Saint-Louis au Sénégal. - Rediffusion - David Diop était l'invité de Nathalie Amar. «Où s'adosse le ciel» est disponible chez Julliard. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucouré de la rédaction en Mandenkan de RFI nous emmène du côté de la Côte d'Ivoire avec Josey. ► Playlist du jour - Sahad - Vultures - Amadou et Mariam avec Fally Ipupa - Sonfo.
Envoyer un message, regarder un film ou consulter les réseaux sociaux… l'usage des écrans se retrouve partout dans notre quotidien. En 2022, chaque Français passait en moyenne 32 heures par semaine devant un écran, selon le Baromètre du numérique de l'Autorité de régulation des communications (Arcep). Un chiffre en constante augmentation. Déséquilibre alimentaire, troubles musculosquelettiques ou troubles du sommeil, sédentarité et fatigue visuelle : les répercussions sur la santé et la vie personnelle peuvent être nombreuses. (Rediffusion) Quand on parle d'usage problématique d'un smartphone, de quoi s'agit-il ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? A-t-on globalement conscience que le smartphone comporte ces risques ? Dr Alain Toledano, directeur de la Chaire de Recherche en Santé Intégrative au CNAM (Conservatoire des Arts et Métiers), fondateur en 2018 de l'Institut Rafaël – premier centre européen de médecine intégrative et auteur du livre L'art de soigner, aux éditions Humensciences Retrouvez l'émission en entier ici :Les addictions aux écrans
1.800.000 Afghans se retrouvent depuis le mois de janvier 2025 ; étrangers dans leur propre pays. Le Pakistan voisin chasse les immigrés afghans ; les accusant de lutter contre le régime, d'être à l'origine d'attentats ou d'accentuer la crise économique. L'Iran, parallèlement, leur reproche d'être des espions à la solde d'Israël, ou la cause de tensions économiques et sociales… (Rediffusion) De l'autre côté des frontières, l'Afghanistan rigoriste des talibans où les conditions de réintégration sont très incertaines. À Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan, et à Islam Qala, en bordure de l'Iran, le constat est le même : le grand désarroi. «Étrangers dans leur propre pays en Afghanistan», un Grand reportage de Margot Davier.
Disputes, querelles, prises de bec et autres engueulades font partie de notre quotidien. Que ce soit pour des petits riens, des chaussettes négligemment laissées sur le sol ou des raisons plus profondes, les causes de désaccord sont presque infinies. Si la dispute peut faire du bien et soulager, elle peut aussi nous figer dans le silence. D'autres préfèrent garder pour eux leurs griefs justement par peur du conflit. Il faut dire que la dispute a souvent mauvaise presse, on l'associe aux cris, aux pleurs, à la perte de contrôle de ses émotions et à la souffrance. Pourtant, c'est aussi un moment de sincérité pour exprimer ses limites. Finalement que racontent nos disputes ? Au lieu de la fuir, comment en faire une étape constructive pour préserver nos relations ? Cette émission est une rediffusion du 29 septembre 2025 Avec : • Nicole Prieur, philosophe et thérapeute. Autrice de plusieurs livres sur les liens familiaux. Elle a co-écrit avec Bernard Prieur Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025) • Bernard Prieur, psychologue, psychanalyste, co-auteur avec Nicole Prieur de Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle s'intéresse aux figures africaines recréées grâce à l'intelligence artificielle. Programmation musicale : ► Badman - Queen Rima ► Tous les mêmes – Stromae.
De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama... Voyage au cœur des écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de notre planète. Comment vivre dans ces milieux extrêmes ? (Rediffusion du 6 mai 2025) Partons pour un voyage fascinant au cœur des milieux désertiques de la planète. De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama, les déserts qu'ils soient de sable de pierre de sel ou de glace, sont présents sur tous les continents. Ils recouvrent plus d'un tiers des terres émergés ce sont les écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de la planète. Ils nourrissent notre imaginaire mais aussi malgré leur aridité , de nombreux vivants (humains animaux végétaux) adaptés a ces milieux extrêmes. Vous avez dit désert mais pour qui ? Et de quoi parle t6on ? Émission sur l'exposition Déserts qui se tient au Muséum national d'histoire naturelle jusqu'au 19 avril Avec : Anthony Herrel, directeur de recherche CNRS, spécialiste en anatomie comparée, morphologie fonctionnelle et biologie de l'évolution (au Muséum) Denis Larpin, responsable scientifique des collections végétales tropicales des jardins botaniques du Muséum Vincent Battesti, chercheur CNRS en anthropologie sociale, ethnoécologue (au Muséum) Musiques diffusée dans l'émission : Tinariwen – Amoss Idjraw Mari Boine – Vuoi Vuoi Mu À écouter aussiQuand le Sahara n'était pas un désert, les secrets d'un paradis perdu
De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama... Voyage au cœur des écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de notre planète. Comment vivre dans ces milieux extrêmes ? (Rediffusion du 6 mai 2025) Partons pour un voyage fascinant au cœur des milieux désertiques de la planète. De l'emblématique Sahara aux déserts polaires en passant par Gobi ou Atacama, les déserts qu'ils soient de sable de pierre de sel ou de glace, sont présents sur tous les continents. Ils recouvrent plus d'un tiers des terres émergés ce sont les écosystèmes les plus grandioses et les plus fragiles de la planète. Ils nourrissent notre imaginaire mais aussi malgré leur aridité , de nombreux vivants (humains animaux végétaux) adaptés a ces milieux extrêmes. Vous avez dit désert mais pour qui ? Et de quoi parle t6on ? Émission sur l'exposition Déserts qui se tient au Muséum national d'histoire naturelle jusqu'au 19 avril Avec : Anthony Herrel, directeur de recherche CNRS, spécialiste en anatomie comparée, morphologie fonctionnelle et biologie de l'évolution (au Muséum) Denis Larpin, responsable scientifique des collections végétales tropicales des jardins botaniques du Muséum Vincent Battesti, chercheur CNRS en anthropologie sociale, ethnoécologue (au Muséum) Musiques diffusée dans l'émission : Tinariwen – Amoss Idjraw Mari Boine – Vuoi Vuoi Mu À écouter aussiQuand le Sahara n'était pas un désert, les secrets d'un paradis perdu
Disputes, querelles, prises de bec et autres engueulades font partie de notre quotidien. Que ce soit pour des petits riens, des chaussettes négligemment laissées sur le sol ou des raisons plus profondes, les causes de désaccord sont presque infinies. Si la dispute peut faire du bien et soulager, elle peut aussi nous figer dans le silence. D'autres préfèrent garder pour eux leurs griefs justement par peur du conflit. Il faut dire que la dispute a souvent mauvaise presse, on l'associe aux cris, aux pleurs, à la perte de contrôle de ses émotions et à la souffrance. Pourtant, c'est aussi un moment de sincérité pour exprimer ses limites. Finalement que racontent nos disputes ? Au lieu de la fuir, comment en faire une étape constructive pour préserver nos relations ? Cette émission est une rediffusion du 29 septembre 2025 Avec : • Nicole Prieur, philosophe et thérapeute. Autrice de plusieurs livres sur les liens familiaux. Elle a co-écrit avec Bernard Prieur Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025) • Bernard Prieur, psychologue, psychanalyste, co-auteur avec Nicole Prieur de Disputez-vous bien ! Pour mieux vous comprendre entre proches (Robert Laffont, 2025). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle s'intéresse aux figures africaines recréées grâce à l'intelligence artificielle. Programmation musicale : ► Badman - Queen Rima ► Tous les mêmes – Stromae.
L'invitée culture aujourd'hui est une jeune cinéaste qui a fait le buzz à Cannes avec son premier film. L'Engloutie, de Louise Hémon, vient d'obtenir le prix Jean Vigo. Situé dans un hameau alpin isolé à la fin du XIXᵉ siècle, c'est le portrait d'une très jeune institutrice républicaine, envoyée pour « civiliser » ce coin reculé. Louise Hémon est au micro d'Elisabeth Lequeret. À lire aussi«L'Engloutie» et «Le pays d'Arto» : deux femmes face au secret
L'invitée culture aujourd'hui est une jeune cinéaste qui a fait le buzz à Cannes avec son premier film. L'Engloutie, de Louise Hémon, vient d'obtenir le prix Jean Vigo. Situé dans un hameau alpin isolé à la fin du XIXᵉ siècle, c'est le portrait d'une très jeune institutrice républicaine, envoyée pour « civiliser » ce coin reculé. Louise Hémon est au micro d'Elisabeth Lequeret. À lire aussi«L'Engloutie» et «Le pays d'Arto» : deux femmes face au secret
Comment réenchanter les rites, de la naissance au mariage, à la séparation ou au deuil ? Quel rituel autour d'une union «loin de l'Église» ? Que faire autour d'une euthanasie ? Quel acte rituel de réparation après un viol ? Comment célébrer pour ces joies et ces peines en dehors des sept sacrements de l'Église catholique ? Célébrer tout au long de la vie, c'est ce que propose Gabriel Ringlet, prêtre belge qui a fondé l'École des rites, en partage avec des croyants et des non-croyants. Invité : Gabriel Ringlet, prêtre et écrivain, auteur du livre paru en septembre 2025 : «Des rites pour la vie» (Éd. Albin Michel), ancien journaliste et enseignant, ancien vice-recteur à l'Université de Louvain, fondateur de l'École des Rites. (Rediffusion)
Comme à chaque fin d'année, L'atelier des médias et Matilde Meslin vous proposent une émission spéciale podcasts pour vous guider dans l'océan des dernières productions de séries audio. Certains sont indépendants, d'autres portés par des studios comme Wave Audio et Louie Media, ou encore par des médias comme Le Monde et Slate. Le photographe inconnu de l'Occupation (Le Monde), une série documentaire écrite par Marion Bothorel et adaptée de l'enquête de Philippe Broussard. Réalisation : Amandine Robillard. Anaïs se fait des films (Slate Podcasts), par Anaïs Bordages. Réalisation : Aurélie Rodrigues. Pas mes fils, dernière saison du podcast Injustices (Louie Media), par Julie Gavras. Réalisation : Anna Buy. BXL 1001 vies (Studio Balado) par Camille Loiseau. Réalisation : Michel-Ange Vinti. Vent debout - À la vie à la mort, avec Victor Galuchot et Juliette Craplet. Un podcast de Clothilde Sauvages et Sylvain Paley. C'est plus compliqué que ça (Wave Audio), de Jean-Christophe Piot, coautrice Delphine Peresan-Roudil. Réalisation : Charlène Noyoux.
«Retourne faire la vaisselle», «occupe-toi de tes casseroles»… Ces phrases, souvent lancées sur le ton de la plaisanterie, traduisent un sexisme bien réel dans le monde du sport. Elles rappellent que les femmes sont encore trop souvent reléguées à des rôles secondaires, comme si leur présence dérangeait ou n'était pas légitime. Malgré quelques progrès, les femmes continuent de subir des remarques déplacées, des regards insistants et un jugement constant dans un bassin de natation comme sur un terrain de foot. Dans les instances dirigeantes, selon le Haut Conseil à l'Égalité, seules trois femmes président une fédération olympique en France. Alors, pourquoi le monde du sport ne laisse pas de place aux femmes ? Que pourrait apporter une véritable égalité au monde du sport ? Cette émission est une rediffusion du 17 octobre 2025. Avec : Béatrice Barbusse, sociologue spécialisée dans le sport, maître de conférences à l'Université Paris Est Créteil, vice-présidente de la Fédération française de handball et auteure de Du sexisme dans le sport (Anamosa) Aya Cissoko, championne du monde amateur de boxe anglaise en 2006 et championne du monde amateur de boxe française en 1999 et 2003 Marion Poitevin, alpiniste et autrice de Briser le plafond de glace (Éditions Paulsen). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Beep - M.I.A. ► Tamat - Nusantara Beat.
«Retourne faire la vaisselle», «occupe-toi de tes casseroles»… Ces phrases, souvent lancées sur le ton de la plaisanterie, traduisent un sexisme bien réel dans le monde du sport. Elles rappellent que les femmes sont encore trop souvent reléguées à des rôles secondaires, comme si leur présence dérangeait ou n'était pas légitime. Malgré quelques progrès, les femmes continuent de subir des remarques déplacées, des regards insistants et un jugement constant dans un bassin de natation comme sur un terrain de foot. Dans les instances dirigeantes, selon le Haut Conseil à l'Égalité, seules trois femmes président une fédération olympique en France. Alors, pourquoi le monde du sport ne laisse pas de place aux femmes ? Que pourrait apporter une véritable égalité au monde du sport ? Cette émission est une rediffusion du 17 octobre 2025. Avec : Béatrice Barbusse, sociologue spécialisée dans le sport, maître de conférences à l'Université Paris Est Créteil, vice-présidente de la Fédération française de handball et auteure de Du sexisme dans le sport (Anamosa) Aya Cissoko, championne du monde amateur de boxe anglaise en 2006 et championne du monde amateur de boxe française en 1999 et 2003 Marion Poitevin, alpiniste et autrice de Briser le plafond de glace (Éditions Paulsen). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Beep - M.I.A. ► Tamat - Nusantara Beat.
Vagues de chaleur extrême et mégafeux, l'été 2025 a donné un nouvel aperçu des effets du changement climatique en Europe. Un scénario amené à se répéter à l'avenir, d'autant plus que l'Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite, selon un rapport de l'ONU et de l'Union européenne. Un constat qui oblige les pouvoirs publics à trouver des solutions avec des mesures de prévention contre les incendies ou les inondations, la mise en place de «refuges climatiques» en cas de forte chaleur, ou encore la construction d'infrastructures adaptées. Mais si les conséquences côté climat sont déjà bien documentées pour les prochaines décennies, quelles seront les conséquences de la multiplication des évènements climatiques extrêmes sur la société ? Travail, transport, famille... dans quelles mesures le changement climatique bouleversera les sociétés européennes ? Cette émission est une rediffusion du 7 octobre 2025 Avec : • Nathanaël Wallenhorst, professeur à l'Université Catholique de l'Ouest, docteur en Sciences de l'Environnement et du Climat, en Sciences de l'Éducation et en Sciences Politiques. Auteur de 2049 - Ce que le climat va faire à l'Europe (Seuil, 2025). Un entretien avec Elise Gazengel, correspondante de RFI à Barcelone, en Espagne, marquée par les catastrophes ces dernières années. En fin d'émission, une interview de Catalina Vargas, directrice de l'ONG Care en Colombie, de passage en France, réalisée par Tom Malki. La Colombie traverse actuellement une crise humanitaire historique. Le pays est en proie à une guerre des gangs et l'ONG internationale Care estime qu'au moins 7 millions de personnes sur les 52 millions d'habitants ont un besoin vital d'accéder à de l'aide humanitaire, principalement les femmes et les réfugiés. Une aide humanitaire drastiquement réduite par la baisse de la participation américaine décidée par Donald Trump. Catalina Vargas, directrice de Care Colombie, s'inquiète que l'Union européenne suive ce chemin. Elle raconte, au micro de Tom Malki, l'importance de ces aides pour les populations vulnérables. Programmation musicale : ► Big Three - Stand High Patrol ► Jelely - Sabrina.
Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ? Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle. • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger. En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot. A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN. Programmation musicale : ► African Giant - Burna Boy ► Ailleurs - Orelsan
Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ? Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle. • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger. En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot. A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN. Programmation musicale : ► African Giant - Burna Boy ► Ailleurs - Orelsan
Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales et aux chansons gold avec, ce jour, Kery James, Yemi Alade, Diesel Gucci et Niska. Dans la séquence Gold, Saturday Night Fever, le tube culte des Bee Gees sorti en 1977. Et dans la deuxième partie, retrouvez la première manche de la spéciale consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, de ses débuts d'enfant star à sa descente aux enfers. Avec Steeve de la chaîne YouTube Musicfeelings TV, nous revenons sur la vie et la carrière d'une des icônes pop de ces deux dernières décennies. Playlist du 16 décembre (1ère partie) Aknose, Junior, Kamelon, Kikitox, Le Jem'ss, LiJay, Nken, P.L.L, TKS 2G et Vanou, Da Nillo, DJ Glad, DJ Sebb, Mikado et YSN - La manigance (Teaser) Justin Bieber feat Daniel Caesar, Giveon - Peaches Original Koffe - Toast Kery James - Jacmel Yemi Alade - Shawa shawa (Ashado) Diesel Gucci et Niska - Eliminé Koffi Olomidé - Ekotite Bee Gees - Saturday Night fever Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Playlist du 16 décembre (2ème partie) Britney Spears - Baby one more time Britney Spears - Oops I dit it again Britney Spears - Slave for U Britney Spears - Toxic Britney Spears - Gimme more Dans ce premier épisode de la série consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, retour sur les débuts de sa carrière en 1998, lorsque l'artiste signe sur le label Jive Records. Une collaboration qui lui offre un premier succès : le titre devenu culte Baby One more Time. Jusqu'au milieu des années 2000, la chanteuse enchaîne les succès (Oops I dit it again, Me against the music, Slave 4 U...) tout en faisant face au harcèlement des paparazzis. À partir de 2005, Britney souffre de plus en plus de cette intrusion dans sa vie privée, son corps lâche mais elle continue de se produire malgré la pression. Chaque dimanche, Steeve propose une nouvelle analyse musicale sur sa chaine YouTube Musicfeelings TV Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales et aux chansons gold avec, ce jour, Kery James, Yemi Alade, Diesel Gucci et Niska. Dans la séquence Gold, Saturday Night Fever, le tube culte des Bee Gees sorti en 1977. Et dans la deuxième partie, retrouvez la première manche de la spéciale consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, de ses débuts d'enfant star à sa descente aux enfers. Avec Steeve de la chaîne YouTube Musicfeelings TV, nous revenons sur la vie et la carrière d'une des icônes pop de ces deux dernières décennies. Playlist du 16 décembre (1ère partie) Aknose, Junior, Kamelon, Kikitox, Le Jem'ss, LiJay, Nken, P.L.L, TKS 2G et Vanou, Da Nillo, DJ Glad, DJ Sebb, Mikado et YSN - La manigance (Teaser) Justin Bieber feat Daniel Caesar, Giveon - Peaches Original Koffe - Toast Kery James - Jacmel Yemi Alade - Shawa shawa (Ashado) Diesel Gucci et Niska - Eliminé Koffi Olomidé - Ekotite Bee Gees - Saturday Night fever Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Playlist du 16 décembre (2ème partie) Britney Spears - Baby one more time Britney Spears - Oops I dit it again Britney Spears - Slave for U Britney Spears - Toxic Britney Spears - Gimme more Dans ce premier épisode de la série consacrée à la chanteuse américaine Britney Spears, retour sur les débuts de sa carrière en 1998, lorsque l'artiste signe sur le label Jive Records. Une collaboration qui lui offre un premier succès : le titre devenu culte Baby One more Time. Jusqu'au milieu des années 2000, la chanteuse enchaîne les succès (Oops I dit it again, Me against the music, Slave 4 U...) tout en faisant face au harcèlement des paparazzis. À partir de 2005, Britney souffre de plus en plus de cette intrusion dans sa vie privée, son corps lâche mais elle continue de se produire malgré la pression. Chaque dimanche, Steeve propose une nouvelle analyse musicale sur sa chaine YouTube Musicfeelings TV Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.
De plus en plus de femmes choisissent de se retrouver entre elles, sans hommes, dans des groupes militants, des cercles de parole ou même lors de soirées. Ces espaces sont souvent vus comme des lieux où l'on peut parler librement, se soutenir et renforcer sa détermination et son assurance. Mais cette pratique fait débat : est-ce une vraie solution pour avancer ensemble, ou un risque de se couper des autres ? Peut-on se libérer sans se confronter aux autres et aux rapports de pouvoir ? Comment savoir si l'on crée un espace de liberté ou un espace de repli ? Que permettent la mixité ou la non-mixité dans l'émancipation des femmes ? Avec : • Marie Donzel, directrice associée d'Alter Nego, un cabinet de conseil RH qui accompagne les organisations dans le développement de leurs compétences et la performance de leurs collaborateurs. • Marie Cabadi, historienne, actuellement doctorante en Histoire contemporaine à l'Université d'Angers et attachée temporaire d'enseignement et de recherches à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (IEP). Un reportage de Charlie Dupiot lors d'une soirée réservée aux filles. Connaissez-vous le mot «bringue» ? Ça veut dire la «fête» ! Et c'est aussi le nom de soirées exclusivement réservées aux filles, organisées depuis 2019 par Clarisse Luiz et son équipe, dans une quinzaine de villes en France ! Notre reporter Charlie Dupiot s'est faufilée à l'une d'entre elles, au sein du club 211, à la Villette, à Paris. En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Les filles, les meufs – Marguerite ► Selfridges – ENNY.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.
Le 12 décembre 2015, quand Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères tape avec son marteau sur la tribune devant les représentants de 194 pays qui négocient depuis deux semaines, c'est l'euphorie. Applaudissements, cris de joie, larmes et embrassades... Le monde vient ENFIN de se mettre d'accord pour enrayer le changement climatique en acceptant de ratifier l'Accord de Paris. 10 ans plus tard, nous allons revenir sur les coulisses de cet accord hors norme, rappeler ce qu'il contient et faire le bilan de ce qu'il a changé. Notre invité était aux premières loges et il n'a pas cessé depuis de se battre pour ralentir le réchauffement du climat qui nous menace tous. Avec Emmanuel Guérin, conseiller pour plusieurs organisations environnementales, dont la Fondation européenne pour le climat. Il a été conseiller spécial auprès de Laurence Tubiana pour la COP de Paris. Pour l'ouvrage Le climat est un sport de combat, paru chez Albin Michel. Le podcast de l'IDDRI Urgence climatique, dix ans pour agir : promesses et réalités de l'Accord de Paris. Musiques diffusées dans l'émission - Arat Kilo - Nahel - Cheikh Ibra Fam - Gnou Bollo.
De plus en plus de femmes choisissent de se retrouver entre elles, sans hommes, dans des groupes militants, des cercles de parole ou même lors de soirées. Ces espaces sont souvent vus comme des lieux où l'on peut parler librement, se soutenir et renforcer sa détermination et son assurance. Mais cette pratique fait débat : est-ce une vraie solution pour avancer ensemble, ou un risque de se couper des autres ? Peut-on se libérer sans se confronter aux autres et aux rapports de pouvoir ? Comment savoir si l'on crée un espace de liberté ou un espace de repli ? Que permettent la mixité ou la non-mixité dans l'émancipation des femmes ? Avec : • Marie Donzel, directrice associée d'Alter Nego, un cabinet de conseil RH qui accompagne les organisations dans le développement de leurs compétences et la performance de leurs collaborateurs. • Marie Cabadi, historienne, actuellement doctorante en Histoire contemporaine à l'Université d'Angers et attachée temporaire d'enseignement et de recherches à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (IEP). Un reportage de Charlie Dupiot lors d'une soirée réservée aux filles. Connaissez-vous le mot «bringue» ? Ça veut dire la «fête» ! Et c'est aussi le nom de soirées exclusivement réservées aux filles, organisées depuis 2019 par Clarisse Luiz et son équipe, dans une quinzaine de villes en France ! Notre reporter Charlie Dupiot s'est faufilée à l'une d'entre elles, au sein du club 211, à la Villette, à Paris. En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Les filles, les meufs – Marguerite ► Selfridges – ENNY.
Née aux Comores, Touhfat Mouhtare a grandi entre son île et plusieurs pays d'Afrique subsaharienne. Venue à Paris pour y poursuivre ses études, elle vit aujourd'hui en France. Elle est l'autrice de trois livres : «Âmes suspendues» (Cœlacanthe, 2011), «Vert cru» (KomEdit, 2018, mention spéciale du prix du Livre insulaire au salon d'Ouessant), ainsi que «Le Feu du milieu» (Le Bruit du monde, Prix Alain Spiess du deuxième roman 2022). Son nouveau livre s'intitule «Choses qui arrivent» (Bayard). PRIX LITTÉRAIRE DE LA RENAISSANCE FRANÇAISE 2025 Alors que sa vie bascule sous le règne de la clandestinité et du qui-vive permanent, Touhfat Mouhtare s'interroge : d'où vient cette sensation de familiarité avec la crainte d'être démasquée, le sentiment d'urgence, la nécessité de ne surtout pas laisser la joie s'installer ? Mise dos au mur par sa situation désespérée, l'autrice sera sommée de répondre à une question longtemps fuie. Il lui faudra, en autant de chapitres, dénouer onze nœuds, lacés il y a bien longtemps sur la corde de sa vie. D'une saisissante profondeur, ce texte où la spiritualité du récit initiatique côtoie l'espièglerie du conte nous pose une question radicale : comment s'accorder le droit de vivre ? (Présentation des éditions Bayard)
Quelque part, à différents endroits du monde, des communautés traditionnelles accordent à la femme une place à part, centrale. Voyage inspirant sur la terre des «matriarches». Depuis plus de quinze ans, la photographe française Nadia Ferroukhi sillonne la planète, avec son appareil, de la Chine à l'Estonie, de l'Inde à la Mauritanie, du Kenya à la Colombie, à la rencontre de sociétés où le pouvoir se conjugue aussi au féminin. Des sociétés traditionnelles -mais résolument modernes-, où les femmes transmettent le nom, possèdent la terre ou la maison, divorcent librement ou attendent avec impatience d'avoir une fille perçue comme une bénédiction… Ces femmes Khasi en Inde, Moso en Chine, Maures en Mauritanie, Minangkabau en Indonésie ou Wayuù en Colombie offrent alors de puissantes images et opposent de vivifiants modèles au patriarcat. Pour Nadia Ferroukhi, tout commence au Kenya, quand en 2008 la photoreporter découvre le village de Tumai (soit «espoir de vie» en Samburu) exclusivement peuplé de femmes. Là-bas, les hommes sont interdits et seuls les enfants, les jeunes hommes jusqu'à l'âge de 16 ans y sont autorisés. Loin de la violence des hommes, ces femmes Samburu, souvent victimes de mariages forcés, de viols ou de maltraitances, se réparent et imaginent une communauté basée sur le partage et la démocratie participative 100% féminine. Adoptée par ces femmes de Tumai qui la surnomment «Namoniak», Nadia Ferroukhi va y retourner régulièrement, monter une association pour leur venir en aide et réaliser un magnifique travail documentaire qui dit la force et la résilience de ces femmes, enfin libres. Après quoi, sous le regard bienveillant de la célèbre anthropologue française Françoise Héritier, elle décide de partir à la rencontre de sociétés matrilinéaires, où c'est la lignée féminine qui transmet le nom ou la propriété par exemple. Dans ce long voyage aux pays des femmes, Nadia Ferroukhi n'a pas trouvé de «matriarcat» qui dominerait ou opprimerait les hommes, comme le patriarcat le fait sur les femmes. Le pouvoir est juste souvent mieux réparti, plus équilibré et partagé avec les hommes. Avec ses images en couleur et ses multiples rencontres à travers le monde, la photographe élargit son champ de vision mais aussi le nôtre. Et après un premier livre sorti en 2021 «Les matriarches», elle vient de publier en France un second opus «Les nouvelles matriarches» aux Éditions Albin Michel. Deux beaux livres de photo, nourris de légendes très documentées, qui décentrent le regard et donnent de l'élan et de l'espérance. Car, comme l'écrit en préface l'intellectuelle française Laure Adler, «ces sociétés de femme existent. Le savoir d'abord puis les découvrir […] constitue en soi une forme d'espoir, une leçon de courage, un moyen de résistance contre toute forme d'oppression». À lire et voir : - «Les nouvelles matriarches», de Nadia Ferroukhi. Éditions Albin Michel. 2025 - «Les matriarches», de Nadia Ferroukhi. Éditions Albin Michel. 2021 - L'association «Douniatou» montée par Nadia Ferroukhi pour venir en aide aux femmes Samburu - Nadia Ferroukhi est exposée à l'espace Co 42 à partir du 12 mars jusqu'au 16 mai 2026. 42 bd Victor Hugo, 92110 Clichy. Puis du 4 au 13 juin 2026 à l'Ephémère Galerie de Comptoir des Voyages, 12 rue St Victor, 75005 Paris.
Émission spéciale consacrée à la sélection musicale de Dj Judah Roger, journaliste et spécialiste de reggae. Au programme, hommage à la légende Jimmy Cliff, décédée le 24 novembre 2025 et Judah Roger propose d'écouter Gregory Isaacs, Espoir 2000, Blaka Yo, Guy Al MC. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Jimmy Cliff - Many rivers to cross Jimmy Cliff - Harder they come Jimmy Cliff - You can't get it if you really want Jimmy Cliff - Rub a dub partners Bernard Lavilliers/ Jimmy Cliff - Melody tempo harmony Gregory Isaacs - Confirm reservation Espoir 2000 - Ça balance Blakayo - Oh lord Guy Al MC - Bla bla bla Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.