Podcasts about Au Maroc

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Learn French with daily podcasts
Inondations au Maroc (Floods in Morocco)

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 4:02


Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodLe nord du Maroc a affronté de graves inondations cette semaine. Des milliers de personnes ont été évacuées alors que les secours luttent contre des intempéries.Traduction:Northern Morocco faced severe flooding this week. Thousands were evacuated as emergency services struggled against extreme weather conditions and rising waters. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mon Carnet, l'actu numérique
{RÉFLEXION} - Muriel Edjo - De Kigali au Caire : trois visages de la tech africaine

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 16:01


Depuis Dakar, Muriel Edjo met en lumière trois tendances fortes de la tech africaine. Au Rwanda, les drones de Zipline livrent des médicaments en zones rurales et auraient permis de réduire de 51 % la mortalité maternelle dans les régions desservies. Au Maroc, la chirurgie robotisée s'installe dans le réseau public pour pallier la pénurie de spécialistes et élargir l'accès aux soins. Enfin, en Égypte, le Parlement prépare une loi pour encadrer l'usage des réseaux sociaux par les enfants, dans un contexte de montée du cyberharcèlement et de la désinformation.

Reportage Afrique
Maroc: le contrôle des denrées alimentaires renforcé à l'approche du ramadan

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:20


Au Maroc, comme chaque année à l'approche du ramadan, les autorités renforcent le contrôle des denrées alimentaires. Elles vérifient l'affichage des prix, la qualité, s'assurent qu'il n'y a pas de risque de spéculation. Viande, poissons, fruits secs... Les produits phares du mois sacré sont particulièrement surveillés. Des tournées d'inspection sont organisées chez les commerçants, dans les marchés notamment. RFI a pu suivre l'une de ces opérations à Casablanca. De notre correspondant à Casablanca, Le marché Badr de Casablanca, au Maroc, un petit bâtiment à l'architecture futuriste, a été choisi ce matin pour un contrôle, à l'approche du ramadan. Factures et étiquettes sont passées au crible pour identifier les produits suspects. Une dizaine de personnes participent ici à la commission mixte locale, composée de représentants des services d'hygiène, mais aussi de sécuritaires et d'autres membres de l'administration. Il y a des commissions mixtes aux quatre coins du royaume qui mènent ce genre d'opérations de terrain.  Dans une boucherie du marché, un lot de saucisses est saisi. Le boucher n'a pas pu fournir de justificatifs. La marchandise, environ cinq kilos de viande, est, dans le doute, immédiatement détruite. Un peu plus loin, c'est au tour d'un vendeur de fruits secs d'être contrôlé. « On n'a pas peur. On est prêts pour le ramadan. Quand tu travailles bien, que tu es dans la légalité et que ta marchandise est correcte, tu n'as pas peur d'être contrôlé, tu te contrôles déjà toi-même. C'est bien, le contrôle », affirme-t-il. Du côté des consommateurs, ce genre de contrôle rassure. « C'est bien de vérifier l'hygiène, la qualité des produits, les dates de péremption, de voir si les prix conviennent », estime une cliente. « Il convient de souligner que le contrôle ne se limite pas uniquement au mois de ramadan, mais il est assuré tout au long de l'année par sept préfectures pour 2026. Pour le nombre de commerces contrôlés, 2 161 locaux commerciaux – on a relevé presque 69 infractions », détaille Norredine Bougam, chef de la division des affaires économiques et de la coordination relevant de la préfecture des arrondissements de Casablanca Anfa. La société civile salue cette démarche. Bouazza Kherrati est le président de la Fédération marocaine des droits du consommateur. « C'est indispensable. Surtout pendant cette période du mois de ramadan, où certains commerçants essaient de vendre les produits invendus, dont certains périmés, et manquent à leurs devoirs et à l'obligation d'affichage des prix. Ce sont des opérations que nous considérons comme ayant surtout des résultats psychologiques », rappelle Bouazza Kherrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur Durant tout le ramadan, les Marocains sont invités à signaler les infractions via un numéro activé spécialement par les autorités pour le mois sacré. À écouter aussi[Vos réactions] Ramadan 2026 : redoutez-vous une hausse des prix ?

Journal de l'Afrique
Inondations au Maroc : environ 150 000 personnes évacuées, selon les autorités

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 16:34


Une succession de dépression s'abat depuis une semaine sur le nord-ouest du Maroc. De larges zones des provinces de Sidi Kacem et de Larache sont inondées. Environ 150 000 personnes ont dû être évacuées, selon les autorités.

Reportage Afrique
L'émotion et de sublimes obsessions au cœur des histoires auto-narrées du Live Magazine au Maroc

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 3:30


Quand le monde de la presse rencontre le spectacle vivant, cela s'exprime sur scène avec des photographes, des artistes, des journalistes, des sportifs, ou tous ceux qui ont une belle histoire vraie à raconter, pour établir un lien unique entre le narrateur et son public. Ce concept connaît un grand succès en Belgique et en France. Passée également par Abidjan, la capitale économique ivoirienne, l'équipe du Live Magazine a concocté un nouveau numéro 100% marocain. Après Tanger et Rabat, où le spectacle a connu un beau succès, les sept conteurs vont monter sur scène ce vendredi 30 janvier à Casablanca, pour la dernière performance de ce spectacle éphémère. De notre correspondant à Casablanca, « C'était magique. C'était hyper émouvant. Et on en sort hyper riche de tout ce qu'on a entendu », lâche une spectatrice. Dans les loges, la même émotion, si ce n'est plus forte encore, envahit les protagonistes de ce spectacle du Live Magazine qu'ils viennent de donner pour la première fois devant le public tangérois. « C'était super émouvant, même pour nous. J'ai failli pleurer plusieurs fois durant le show », se surprend à reconnaître un conteur. « Tu prends plaisir, c'est le mot. Et aussi le partage », avoue un autre. Tous sur scène : du photographe au documentariste Joseph Ouechen est photographe sur scène. Il tire le fil de son histoire, celui d'un aller-retour permanent entre des mondes différents. Du bidonville de sa jeunesse au photographe de mode renommé qu'il est devenu, jusqu'à son intérêt pour les ultras de Casablanca. « C'est la jeunesse qui s'exprime à leur façon. Et c'est deux mondes différents. Mais pour moi, je vois le parallèle entre les deux. Et pour moi, l'habit raconte énormément de choses sur ce pays-là. Mais en même temps, quand je suis dans le stade avec les ultras et tout ça aussi, ce sont des histoires à raconter », explique Joseph Ouechen. En fait nous sommes tous des « obsessionnels », rigole Zouhair Chebbale, documentariste. Son obsession à lui est douloureuse : il rêve du film qu'il ne pourra jamais réaliser. « Celui de la transhumance estivale de mes parents, de France vers le Maroc lorsque j'étais petit, pendant des dizaines d'années », confie-t-il. Le réalisateur raconte avec humour, en s'appuyant sur des archives personnelles, son voyage annuel de la France vers le Maroc, dans lequel beaucoup d'enfants d'immigrés se retrouvent. Et celui qui n'a pas l'habitude de monter sur scène embarque le public avec lui. « C'est une première, la scène, car d'habitude, je suis derrière la caméra, donc c'est moi qui presse les gens pour me raconter des histoires. Maintenant, c'est moi qui suis dans l'arène et qui suis obligé de me mettre face à un public et essayer de leur transmettre quelque chose. Donc ce n'est pas évident pour moi. » « Et donc, qui suis-je réellement ? » Elle est la seule à être un peu plus habituée à la scène, contrairement aux autres. Meryem Aassid s'amuse pendant les répétions. Journaliste de formation, elle raconte comment son amour pour les chants amazigh l'a conduit à faire émerger un nouveau style, le jazz amazigh : « C'est vraiment moi. C'est moi, Myriam, une jeune fille marocaine, mais qui a écouté du Green Day, du Avril Lavigne et du BB Brunes. J'ai une certaine fusion musicale en moi. Et donc, qui suis-je réellement ? Et c'est là où est apparu le jazz amazigh pour dire que ''je suis amazigh, mais ''je suis le jazz''. » Des histoires touchante, inspirantes, où les conteurs se livrent tout en sincérité. Le spectacle de ce samedi soir à Casablanca affiche déjà complet. À lire aussiIqtibās de Sarah M : une histoire d'amour et de rage entre la France et le Maroc

Afrique Économie
Infrastructures, tourisme, investissements: une CAN 2025 gagnante pour le Maroc

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 2:31


Au Maroc, la CAN s'est achevée dimanche 18 janvier 2025, et a battu tous les records en termes économiques. Une augmentation de plus de 90 % des revenus pour l'organisateur, record de sponsors (23), record de spectateurs en tribune avec plus de 1,3 million. Du côté marocain, c'est un premier bilan très positif qui en est tiré, notamment en termes de développement. « Ce sont des méga-chantiers, dans tout le pays, qui sont accélérés par ces rendez-vous, analyse Ryad Mezzour, le ministre de l'Industrie et du Commerce. Ces rendez-vous viennent avec des exigences, ils nous mobilisent. Pour vous donner une idée, on est sur 40 milliards d'investissements par an. Ces deux dernières années, organiser la CAN nous a fait gagner dix ans de développement en termes d'infrastructures. » Avec un record annuel de 20 millions de visiteurs, le secteur du tourisme est en première ligne. Mais la ministre en charge, Fatim-Zahra Ammor, y voit un catalyseur sur un plan politique plus global : « Ce qu'il faut retenir, c'est que, grâce au leadership de Sa Majesté aujourd'hui, nous avons mis en œuvre une feuille de route pour laquelle le gouvernement a investi, a mobilisé 600 millions d'euros depuis 2023. » Objectif : 26 millions de visiteurs d'ici la fin de la décennie : « Nous avons mis en place des leviers qui ont montré leur efficacité et que nous continuons à déployer. On a renforcé de manière significative la connectivité aérienne et beaucoup investi dans l'hébergement, mais également dans l'offre d'animation pour augmenter les durées moyennes de séjour et pour augmenter les revenus. » De nouveaux marchés Avec six villes d'accueil, la compétition a permis de mettre en valeur des destinations peu touristiques. La CAN a également permis d'attirer de nouveaux publics : du Nigeria, de l'Afrique du Sud, mais également d'Asie. Hamid Bentahar est le président de la Confédération nationale du tourisme. Il a remarqué de nouveaux types de demandes. « Cela a eu un impact sur l'activité des congrès, des séminaires et des demandes qui arrivent, de marchés avec lesquels on faisait peu de business dans le passé et qui s'intéressent de plus en plus au Maroc, témoigne-t-il. Je n'ai jamais reçu autant d'appels que ces derniers temps sur des investisseurs africains qui ont envie d'investir au Maroc et qui voient le Maroc, au-delà d'une terre d'hospitalité, comme une terre d'opportunité, d'investissement. » Le Maroc a été cette année marqué par les manifestations de la GenZ aux revendications sociales. Pour la ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire du Maroc, l'organisation de ces évènements sportifs doit bénéficier aux populations. « Quand on met un TGV entre Casablanca et Marrakech, ce sont d'abord les Marocains qui vont en profiter. Il y a beaucoup de projets dans le secteur de la santé qui sont en cours et qui profiteront aux Marocains. Quand on prévoit de mettre un RER également, ce sont les Marocains qui en profiteront, met en avant Fatim-Zahra Ammor. Tous ces événements, comme la Coupe du monde 2030, par exemple, ainsi que tous les projets qui y sont associés, sont des accélérateurs de développement pour notre pays d'abord et pour sa population. » Selon les autorités, 25 000 emplois sont créés chaque année dans le secteur du tourisme ; elles visent 150 000 emplois d'ici à 2030. À lire aussiCAN 2025: le Maroc, déjà première destination en Afrique, attend des retombées touristiques

ONZMTL PODCAST
CAN 2025 : Voyage au Maroc, IShowSpeed, ambiance des stades, Finale, Brahim Diaz, Algérie vs Maroc

ONZMTL PODCAST

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 48:44


00:00 Aller voir la CAN au Maroc02:50 Ca fait longtemps que le Maroc travaille sur ca4:30 Ali et l'accueil  marocain06:30 Le niveau footballistique de la CAN09:00 l'Engouegement et marketing11:00 IShowSpeed en Algerie et au Maroc, positif et negatif.13:50 IshowSpeed au stade en Algerie et le racisme18:05 La finale Maroc vs Senegal.21:50 instrumentalisation contre le Maroc et les medias23:45 le communiqué du Senegal, jeux psychologiques27:00 50 ans sans gagner la coupe28:15 Les serviettes31:05 La panenka de Brahim Diaz38:00 la rivalite Algerie vs Maroc, celeberer la defaite des autres.43:35 Le football c'est fait pour reunir45:25 Charaf et ses voyages en Algerie46:15 escalade dans les réseaux et la réalité en vraie

Revue de presse Afrique
À la Une: liesse au Sénégal et amertume au Maroc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 4:01


Cette finale de la Coupe d'Afrique des Nations de football entre les Lions de l'Atlas et les Lions de la Teranga continue de faire couler beaucoup d'encre dans les journaux du continent… Au Sénégal, c'est l'effusion. « Le retour des héros », s'exclame Le Soleil en première page. « S'adressant aux double champions d'Afrique, hier soir à leur arrivée à Dakar, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, rapporte le journal, a salué une victoire acquise avec panache et responsabilité. "Vous aviez à cœur de ramener cette coupe et vous l'avez fait de manière héroïque, a-t-il dit, en produisant du beau jeu, dans le fair-play et avec un comportement exemplaire, sur et en dehors du terrain" ». Ressentiments… Un comportement exemplaire ? Non, rétorque-t-on au Maroc. Les incidents lors de la finale, notamment le retour aux vestiaires des joueurs sénégalais après le pénalty contesté ne passent pas. De même que les critiques répétées de certaines équipes à l'encontre du corps arbitral qui aurait favorisé le Maroc tout au long de la compétition. Le journal marocain en ligne Le Desk ne mâche pas ses mots : « pourquoi le Maroc devrait-il continuer à tant investir pour le football africain si c'est pour être traité de la sorte ? Pourquoi offrir des infrastructures de classe mondiale, former des générations de joueurs, accueillir des équipes sans moyens, si chaque décision arbitrale défavorable aux adversaires devient prétexte à accusation de corruption ? Le football africain a besoin de nations locomotives. Le Maroc a endossé ce rôle avec générosité et ambition. Mais, conclut Le Desk, la générosité, même si elle est conçue dans une logique de soft power, a ses limites quand elle se heurte à l'ingratitude, et l'ambition vacille face à l'injustice ». « Un réel ressentiment », pointe Le Monde Afrique. À tel point que « la logorrhée haineuse, habituellement cantonnée aux comptes anonymes sur les réseaux sociaux, a gagné des journalistes, des fonctionnaires, d'anciens diplomates et même des responsables sportifs marocains qui appellent désormais, implicitement, à réévaluer les rapports entre le Maroc et le Sénégal, pourtant qualifié de "pays frère" par Mohammed VI ». D'ailleurs, poursuit Le Monde Afrique, « la Fédération royale marocaine de football n'a pas tardé à réagir. Au lendemain de la finale, celle-ci a déclaré qu'elle engagerait des poursuites judiciaires auprès de la CAF et de la FIFA, arguant que l'attitude de l'équipe sénégalaise "a fortement perturbé le déroulement du match et affecté la performance des joueurs marocains" ». Des sanctions ? Que risque le Sénégal ?, s'interroge le site Senego. « S'il y a une décision disciplinaire suite à la sortie momentanée de la pelouse, les sanctions possibles sont généralement : amendes, avertissements, et parfois sanctions individuelles (joueur ou membre du staff), selon les faits retenus. (…) Mais restons sereins, claironne Senego. La 2e étoile est gravée. Nous avons gagné sur le terrain ». D'après Afrik Foot, « le sélectionneur Pape Thiaw serait sous le coup d'une suspension d'au moins quatre matches et d'une amende de 10 000 dollars. » En tout cas, affirme WalfQuotidien à Dakar, « nous invitons les instances du football à faire preuve d'équité, de raison et de lucidité. Les Sénégalais ont beaucoup subi au fil des CAN : injustices arbitrales, conditions logistiques défaillantes, comportements déloyaux sur le terrain. Cette finale n'a fait que rappeler ce que des générations de Lions ont déjà enduré ». Levier psychologique ? Enfin, Afrik.com veut voir le verre à moitié plein. « Au réveil, cette défaite des Lions de l'Atlas ressemble à un rendez-vous manqué, mais elle actera peut-être le véritable basculement du football marocain, affirme le site panafricain. (…) Cette finale perdue contre le Sénégal doit servir de laboratoire grandeur nature avant le Mondial nord-américain. Apprendre à "tuer" un match, maîtriser ses nerfs dans le chaos et privilégier l'efficacité au geste iconique. Voilà la feuille de route pour le 14 juin 2026 et l'entrée en lice des Lions de l'Atlas face au Brésil, excusez du peu. La fenêtre est courte, mais cette défaite offre au sélectionneur un levier psychologique idéal pour renforcer son groupe ».

Revue de presse Afrique
À la Une: liesse au Sénégal et amertume au Maroc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 4:01


Cette finale de la Coupe d'Afrique des Nations de football entre les Lions de l'Atlas et les Lions de la Teranga continue de faire couler beaucoup d'encre dans les journaux du continent… Au Sénégal, c'est l'effusion. « Le retour des héros », s'exclame Le Soleil en première page. « S'adressant aux double champions d'Afrique, hier soir à leur arrivée à Dakar, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, rapporte le journal, a salué une victoire acquise avec panache et responsabilité. "Vous aviez à cœur de ramener cette coupe et vous l'avez fait de manière héroïque, a-t-il dit, en produisant du beau jeu, dans le fair-play et avec un comportement exemplaire, sur et en dehors du terrain" ». Ressentiments… Un comportement exemplaire ? Non, rétorque-t-on au Maroc. Les incidents lors de la finale, notamment le retour aux vestiaires des joueurs sénégalais après le pénalty contesté ne passent pas. De même que les critiques répétées de certaines équipes à l'encontre du corps arbitral qui aurait favorisé le Maroc tout au long de la compétition. Le journal marocain en ligne Le Desk ne mâche pas ses mots : « pourquoi le Maroc devrait-il continuer à tant investir pour le football africain si c'est pour être traité de la sorte ? Pourquoi offrir des infrastructures de classe mondiale, former des générations de joueurs, accueillir des équipes sans moyens, si chaque décision arbitrale défavorable aux adversaires devient prétexte à accusation de corruption ? Le football africain a besoin de nations locomotives. Le Maroc a endossé ce rôle avec générosité et ambition. Mais, conclut Le Desk, la générosité, même si elle est conçue dans une logique de soft power, a ses limites quand elle se heurte à l'ingratitude, et l'ambition vacille face à l'injustice ». « Un réel ressentiment », pointe Le Monde Afrique. À tel point que « la logorrhée haineuse, habituellement cantonnée aux comptes anonymes sur les réseaux sociaux, a gagné des journalistes, des fonctionnaires, d'anciens diplomates et même des responsables sportifs marocains qui appellent désormais, implicitement, à réévaluer les rapports entre le Maroc et le Sénégal, pourtant qualifié de "pays frère" par Mohammed VI ». D'ailleurs, poursuit Le Monde Afrique, « la Fédération royale marocaine de football n'a pas tardé à réagir. Au lendemain de la finale, celle-ci a déclaré qu'elle engagerait des poursuites judiciaires auprès de la CAF et de la FIFA, arguant que l'attitude de l'équipe sénégalaise "a fortement perturbé le déroulement du match et affecté la performance des joueurs marocains" ». Des sanctions ? Que risque le Sénégal ?, s'interroge le site Senego. « S'il y a une décision disciplinaire suite à la sortie momentanée de la pelouse, les sanctions possibles sont généralement : amendes, avertissements, et parfois sanctions individuelles (joueur ou membre du staff), selon les faits retenus. (…) Mais restons sereins, claironne Senego. La 2e étoile est gravée. Nous avons gagné sur le terrain ». D'après Afrik Foot, « le sélectionneur Pape Thiaw serait sous le coup d'une suspension d'au moins quatre matches et d'une amende de 10 000 dollars. » En tout cas, affirme WalfQuotidien à Dakar, « nous invitons les instances du football à faire preuve d'équité, de raison et de lucidité. Les Sénégalais ont beaucoup subi au fil des CAN : injustices arbitrales, conditions logistiques défaillantes, comportements déloyaux sur le terrain. Cette finale n'a fait que rappeler ce que des générations de Lions ont déjà enduré ». Levier psychologique ? Enfin, Afrik.com veut voir le verre à moitié plein. « Au réveil, cette défaite des Lions de l'Atlas ressemble à un rendez-vous manqué, mais elle actera peut-être le véritable basculement du football marocain, affirme le site panafricain. (…) Cette finale perdue contre le Sénégal doit servir de laboratoire grandeur nature avant le Mondial nord-américain. Apprendre à "tuer" un match, maîtriser ses nerfs dans le chaos et privilégier l'efficacité au geste iconique. Voilà la feuille de route pour le 14 juin 2026 et l'entrée en lice des Lions de l'Atlas face au Brésil, excusez du peu. La fenêtre est courte, mais cette défaite offre au sélectionneur un levier psychologique idéal pour renforcer son groupe ».

FC Copains
Débat CAN 2025- L'avant-match peut-il déstabiliser le Senegal

FC Copains

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 32:35


Dutrizac de 6 à 9
«Les autorités n'ont pas… l'autorité de le renvoyer au Maroc»: un sans papier ayant violenté une femme reste au Canada

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 11:11


Jeudi, on vous a présenté l’histoire de Karine, une femme qui s’est faite battre et séquestrée par un homme en 2020. Mais écoutez bien ça: l’homme en question est un sans-papier qui pourra décider lui-même du moment de sa déportation. C’est inacceptable que cet homme violent ait le droit de choisir quoi que ce soit. Le député du Bloc est bien au fait de cette situation. Entrevue avec Sébastien Lemire, député de l’Abitibi—Témiscamingue pour le Bloc Québécois. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Un jour dans le monde
La CAN au Maroc : l'absence remarqué du monarque

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 12:27


durée : 00:12:27 - L'invité d'un jour dans le monde - Alors que le roi du Maroc, Mohammed VI se fait de plus en plus rare sur la scène nationale, le pays s'apprête à vivre, chez lui, une demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Le Maroc peut-il devenir un leadership de l'Afrique ? On en parle avec le professeur d'histoire Pierre Vermeren. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Un jour dans le monde
CAN 2025 au Maroc : la parenthèse enchantée

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 36:27


durée : 00:36:27 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - A quelques heures de la demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations Nigéria-Maroc, les supporteurs sont au rendez-vous pour crier la victoire des lions de l'Atlas. La CAN, comme de nombreuse compétitions sportives, est notamment un puissant levier patriotique pour le pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
CAN 2025 au Maroc : la parenthèse enchantée

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 36:27


durée : 00:36:27 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - A quelques heures de la demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations Nigéria-Maroc, les supporteurs sont au rendez-vous pour crier la victoire des lions de l'Atlas. La CAN, comme de nombreuse compétitions sportives, est notamment un puissant levier patriotique pour le pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins du samedi
Fossiles préhumains au Maroc : l'origine africaine de l'humanité se confirme 

Les matins du samedi

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 13:39


durée : 00:13:39 - La Transition de la semaine - par : Nicolas Herbeaux - Les résultats de recherches archéologiques sur plusieurs décennies au Maroc ont été publiés le 7 janvier dans la revue Nature. Découvrant des fossiles préhumains datant de 773 000 ans, cette étude pourrait être la pièce de puzzle manquante pour confirmer l'origine africaine de l'humanité. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Jean-Jacques Hublin Paléoanthropologue, titulaire de la chaire de paléoanthropologie au Collège de France.

La Revue de Presse
Origine de l'humanité : des fossiles âgés de 773 000 ans retrouvés au Maroc

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 7:12


La découverte de mandibules, de vertèbres et d'un fémur dans une grotte près de Casablanca nous permet de penser que notre ancêtre « Homo sapiens » possédait bien des racines dans le nord de l'Afrique. En quelque sorte, on peut dire qu'on a tous quelque chose en nous de maghrébin !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
La CAN au Maroc, destination tendance des vacanciers

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 2:39


La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais.   À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines.  « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il.  À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !

Invité Afrique
Pierre Vermeren: «Le nationalisme au Maroc trouve dans la CAN un moyen consensuel de s'exprimer»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 5:14


Direction le Maroc où s'ouvre dimanche 21 décembre la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), avec le match Maroc-Comores à 20 heures. Cette CAN, et l'optique de la Coupe du monde en 2030, sont des enjeux majeurs, sportifs, mais surtout politiques, pour le pays. Lors des récentes manifestations, ces évènements ont été très critiqués par la population qui appelle l'État à développer les secteurs de la santé, du travail, et à engager une meilleure redistribution des richesses. Spécialiste de l'histoire du Maroc, Pierre Vermeren est professeur à l'université de la Sorbonne à Paris. Il répond à Guillaume Thibault. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc en favori, des outsiders en embuscade À lire aussiCAN 2025 : dates, stades, villes, horaires, le calendrier complet des matchs

Le débat africain
CAN au Maroc et temps forts de l'année 2025… L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 39:00


Au sommaire : Le Maroc donne le coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations ce dimanche 21 décembre 2025. Les éditorialistes du débat reviennent sur l'organisation, les équipes en lice et les enjeux de cette édition. Élection présidentielle au Cameroun, réélection de Donald Trump, coup d'État manqué au Bénin... Quels ont été les temps forts de l'actualité en 2025 ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de :  Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Nouhou Baldé, fondateur et administrateur du site Guinéematin.

Rothen s'enflamme
L'ambiance monte-t-elle au Maroc avant la CAN ? avec Nicolas Pelletier – 19/12

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 4:51


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Les matins
37 morts dans des inondations au Maroc : le parquet ouvre une enquête pour déterminer des responsabilités

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 5:26


durée : 00:05:26 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - 37 personnes sont mortes à Safi, sur la côte atlantique du Maroc, à la suite de crues soudaines et d'inondations, les pires de la décennie. Le parquet national a ouvert une enquête pour déterminer d'éventuelles responsabilités alors que des habitants dénonce le retard des secours pour pomper l'eau.

Grand reportage
GenZ 212 au Maroc : «Ils ont semé la peur en nous»

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 19:30


Le Maroc a connu en 2025 une nouvelle vague de protestation populaire. Protestation portée par la Gen Z  212. 212 pour l'indicatif téléphonique du Maroc. La mobilisation 2025 s'inscrit après celle du 20 février en 2011, et le mouvement populaire du Rif en 2016-2017.  Ces jeunes de 18 à 25 ans très connectés, inspirés par les manifestations au Népal, à Madagascar ou en Indonésie, ont clamé leur refus de la corruption, et exiger une amélioration des services publics, comme la santé et l'éducation. Sans affiliation politique ou syndicale, ils ont fini par exiger la démission du gouvernement, mais sans succès. Aujourd'hui, ils dénoncent la répression qui s'est abattue sur eux. 1 473 jeunes sont toujours en prison, dont 330 mineurs selon les chiffres officiels.   GenZ  212 au Maroc : « Ils ont semé la peur en nous », un reportage de François Hume-Ferkatadji.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC - Les prédictions spécial CAN 2025 au Maroc

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 101:09


La Coupe d'Afrique des Nations 2025 dans le WFC, c'est parti ! Le Winamax FC vous livre ses prédictions sur la CAN 2025 qui va se disputer au Maroc. La Côte d'Ivoire, tenante du titre va-t-elle réaliser le doublé ou le Maroc d'Achraf Hakimi est-il l'immense favori pour s'imposer à domicile ? Quel parcours pour le Sénégal, l'Egypte ou encore l'Algérie ? Verdict dans le WFC Osimhen, Mané, Hakimi, Aubameyang, ou encore Ryad Mahrez : quelle star va briller durant la CAN ou complètement se vautrer ? La RD Congo ou la Tunisie peuvent-ils créer la surprise ?

Reportage Afrique
Maroc, une nation de foot [2/5] : Casablanca, capitale des ultras le temps d'un derby

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 2:30


Au Maroc, la culture du supportérisme est particulièrement vivace. Totalement dévoués à leur club de cœur, les ultras construisent leur vie autour de l'amour du maillot, entre confection minutieuse des tifos dans le plus grand secret, écriture de nouveaux chants ou accueil des nouveaux joueurs. Dans ce domaine, les ultras des deux grands clubs casablancais, le Wydad Athletic Club et le Raja Club Athletic, sont reconnus dans le monde entier comme parmi les plus dynamiques et fervents. Rencontre avec ces passionnés de l'écusson à l'occasion d'un Wydad-Raja, le derby de Casablanca.  De notre correspondant à Casablanca,  Stade Mohammed V, Casablanca. 29 octobre 2025. C'est l'un des matchs les plus bouillants de la planète. L'ambiance est indescriptible. La marée rouge des ultras Winners 2005, virage Nord, fait face aux deux groupes ultras du Raja, virage Sud. Le stade comprend officiellement 44 000 places, mais pour ce match, plus de 60 000 personnes ont pris place dans les gradins. Les tribunes sont bondées. Par manque d'espace, les supporters sont collés les uns aux autres. Pendant 90 minutes, les ultras se concentrent sur les directives des kapos, chefs d'orchestre de ce spectacle qui se joue en tribune. Avant le coup d'envoi, pas moins de neuf tifos démesurés seront déployés dans le stade. Les images feront le tour du monde. Soudain, à la 56e minute de jeu, des centaines de fumigènes, rouges d'un côté, blancs et verts de l'autre, illuminent le stade, tandis que des feux d'artifice explosent de part et d'autre. Le stade n'est plus qu'un nuage de fumée. Le match est arrêté à trois reprises. « Le match est suspendu, c'est à cause de ce qui se passe dans les gradins. C'est un autre match qui se déroule dans les tribunes : les deux publics sont en train de faire action-réaction, un craquage ici, un craquage de l'autre côté… Et c'est aussi une battle de voix, qui se fait bien entendre dans le stade », explique Badreldin, un ancien ultra. À lire aussiCAN 2025 : la préparation et la ferveur des supporters avant le coup d'envoi « Chacun défend ses couleurs, des joueurs jusqu'au public. » Même si la paternité et son mariage l'ont assagi, il reste un fervent supporter du Wydad. « Nous vivons ça chaque année, et nous aurons cette passion pour toujours, depuis l'enfance et à jamais. [...] C'est un peu fanatique : chacun défend ses couleurs, des joueurs jusqu'au public. », ajoute-t-il. Ballet d'écharpes qui virevoltent dans le ciel, clapping sophistiqué, chants pour moquer les supporters adverses : le spectacle n'est pas sur la pelouse, mais bien dans les tribunes. « C'est hyper sportif, donc ils ne font rien d'autre que chanter, pousser, encourager, décrit le passionné. Ils considèrent ça comme un devoir pendant tout le match. Si les joueurs doivent mouiller le maillot, les supporters aussi doivent mouiller le leur et laisser leur voix dans les gradins ».  Zacharia, 18 ans, longs cheveux bouclés dressés vers le ciel, est membre des Green Boys du Raja : « On est tous une famille, t'as capté ? On est tous une famille dans le virage ». Il rappelle la règle d'or des ultras : ne pas accorder d'interview filmée, ne pas prendre de vidéos dans les tribunes. « Parce que dans les ultras, il faut être inconnu ou mettre des cagoules pour ne pas être reconnu par la police ou par les médias », rappelle-t-il.  Au-delà des clashs avec le camp adverse, la culture ultra est aussi une affaire de prises de position politiques. Les Rajaouis, notamment, ont construit leur identité sur des chants contestataires, évoquant les injustices ou le manque d'espoir. Plus récemment, le chant en hommage au peuple palestinien, « Rajaoui Filistini », a connu un succès au-delà des frontières. Zacharia partage cet engouement : « Rajaoui Filistini, parce qu'ils parlent des Palestiniens, des pauvres, des innocents qui meurent sans cause… Ça m'a beaucoup touché ».  Aujourd'hui, les ultras du Raja sont toujours divisés en deux groupes. Ceux du Wydad, eux, ont décroché à quatre reprises le titre de groupe ultra de l'année. Début novembre, ils attiraient encore l'attention en illuminant les quais de Seine, face à la tour Eiffel, pour célébrer leurs vingt ans d'existence. 

Reportage Afrique
Maroc, une nation de foot [1/5] : témoignage des joueurs de la génération 1976

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 2:15


Le Maroc se prépare à accueillir la CAN. Le pays est bien décidé à remporter à nouveau le trophée ! Dans l'histoire du football africain, c'est comme une anomalie : le royaume fait partie des grandes nations du continent, et pourtant, il n'a remporté la compétition qu'une seule fois en 1976, en Éthiopie. S'il y a bien des personnes qui savent comment faire pour gagner, ce sont les anciens internationaux marocains de cette époque. Rencontre avec Abdelâali Zahraoui et Abdallah Tazi, deux joueurs de la sélection 1976.  De notre correspondant de retour de Fès,  En 1976, la compétition oppose alors huit sélections. Parmi elles, il y a le Zaïre, le Nigéria, la Guinée, l'Égypte, des cadors du continent. Le Maroc ne fait pas partie des favoris. Abdelâali Zahraoui était milieu de terrain de la sélection marocaine : « Tout le monde a joué avec leur force, avec leur volonté, avec tout ! » L'Éthiopie accueille la CAN cinq mois tout juste après un coup d'État militaire. Abdallah Tazi est également ex-milieu de terrain marocain. « Il y avait deux chars devant l'hôtel. Quand on sortait, on était suivis par des policiers », se remémore-t-il.  Cette CAN se joue sous la forme d'une poule finale. Le dernier match, le 14 mars 1976, oppose le Maroc à la Guinée. Une équipe légendaire avec des grands noms comme Petit Sory, Papa Camara… Les Lions de l'Atlas ont besoin d'un match nul pour finir en tête du classement, les Guinéens doivent absolument l'emporter. « Les Guinéens, dès le début du match, ils ont été supérieurs à nous. Ils avaient une très belle équipe, c'était le Brésil d'Afrique, certainement la meilleure du continent », retrace Abdallah Tazi.  À lire aussiCAN 2025 : Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6]   C'est le Syli national qui ouvre le score à la 33ᵉ minute, et pendant près d'une heure, il est champion d'Afrique. Mais à la 86ᵉ minute, venu de la défense marocaine, Ahmed Magrouh, alias « Baba », envoie un boulet de canon pleine lucarne. « Un but exceptionnel, mais Baba, il monte seulement dans le corner. Si tu lui demandes de tirer 50 fois, il ne marquera jamais. Ils avaient de la réussite », commente Abdelâali Zahraoui.  Il ressort les photos de cette époque. Sur l'un des clichés en noir et blanc, on le voit poser amoureusement ses yeux sur une petite coupe de métal brillant, c'est la CAN 76. « On nous demande à chaque fois de parler de notre parcours, s'amuse Abdallah Tazi. Il n'y en a que pour la CAN 76. L'équipe actuelle va remporter la CAN et on sera enfin tranquilles, les journalistes n'auront plus à nous appeler ! » Pour Abdelâali Zahraoui, également, c'est une certitude : « Au Maroc, on va gagner la Coupe d'Afrique. Cette année ! » À lire aussiCAN: ces héros peu connus qui ont illuminé la Coupe d'Afrique

Reportage Afrique
CAN 2025: Fès, une ville liée historiquement à l'Afrique subsaharienne [6/6]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 2:29


Au Maroc, Fès est considérée comme la capitale spirituelle du royaume. Mais son aura dépasse largement les frontières marocaines et s'étend jusqu'en Afrique subsaharienne. Fès est le centre spirituel de la confrérie Tijaniyya, dont les adeptes se trouvent principalement à l'ouest et au centre de notre continent. La CAN sera l'occasion de réactiver ces liens puissants. Fès, le hasard fait bien les choses, sera justement le lieu de résidence, durant la compétition, de l'équipe du Nigeria.    À lire aussiCAN 2025: Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6] À lire aussiCAN 2025: Casablanca, la capitale du foot dont l'étoile pâlit [2/6] À lire aussiCAN 2025: Marrakech, un refuge pour les artistes de tout le pays et d'ailleurs [3/6] À lire aussiCAN 2025: les transformations de Tanger à l'approche de la Coupe d'Afrique [4/6] À lire aussiCAN 2025: Agadir, mémoire vive de la lutte amazighe au Maroc [5/6]

Reportage Afrique
CAN 2025: Agadir, mémoire vive de la lutte amazighe au Maroc [5/6]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 2:24


Au Maroc, 24 ans après la reconnaissance officielle de l'amazighité comme composante fondamentale de l'identité du pays, les militants de la cause saluent les nombreuses avancées, obtenues au prix d'une longue lutte. De la création de l'Institut royal de la culture amazighe en 2001 à la loi d'officialisation de la langue amazighe, constitutionnelle depuis 2011, et adoptée en 2019. Ils demandent désormais que l'enseignement de la langue tamazight soit généralisé, comme prévu par la loi, à toutes les écoles d'enseignement primaire. À Agadir, où le grand musée du Patrimoine Amazighe va bientôt voir le jour. De notre envoyé spécial de retour d'Agadir, Un bâtiment de 3 000 m², actuellement en construction en face de l'hôtel de ville, arbore sur sa façade des lettres en tifinagh, l'alphabet amazigh. Aujourd'hui, certaines pièces — tapis en laine ou bijoux en argent — sont exposées dans le petit musée d'Art d'Agadir. Hanane Bakka y est médiatrice culturelle. Elle observe un bracelet en argent du XIXᵉ siècle : « Le travail de l'artisan est très particulier, avec le ciselage, les cabochons de verre et les pièces de monnaie. » Mais la présence amazighe ne se limite pas au musée. « On est en centre-ville, devant le café Tefernout, qui signifie petit four en amazigh, et devant l'hôtel Afoud, qui signifie petite montagne. Ces appellations reflètent cette identité amazighe, mais également l'attachement de la population à sa culture et à sa langue. » Tijani Elhamzaoui, membre de longue date du Réseau amazigh pour la citoyenneté, a connu les longues années de lutte pour la défense de cette identité : « Moi, je n'avais pas l'occasion d'étudier la langue amazighe à l'école, cependant j'ai appris le tifinagh à l'époque dans l'association : c'était un travail militant… Mais, pour les enfants d'aujourd'hui, il y a le privilège de pouvoir lire les panneaux écrits en tifinagh. » « Se réconcilier avec l'amazighité du Maroc » Dans la région, plus de 70% des habitants déclarent maîtriser le tachelhit, l'une des variantes de la langue amazighe, devenue langue officielle de l'État en 2011 : « Pour nous, il s'agit d'abord de se réconcilier avec soi-même, avec l'amazighité du Maroc. C'est ça, notre objectif. Ce n'est pas seulement d'opérationnaliser la langue, mais d'en faire un levier de développement, un facteur de satisfaction psychique et personnelle pour chaque Marocain. En ce sens, il y a toujours une bataille à mener », ajoute Tijani Elhamzaoui. Priorité donc à l'enseignement de la langue : la loi impose trois heures par semaine de tamazight pour tous les élèves du primaire. Mais toutes les écoles ne disposent pas de professeurs. Hamid enseigne le tamazight dans une école d'Agadir : il ne peut prendre en charge qu'un tiers des élèves. « Dans l'école Bin Anzarane, je suis le seul professeur pour 1 000 élèves. Je ne peux enseigner que dans huit classes, cela ne couvre pas la totalité des élèves. Il y a un manque au niveau de la volonté politique : les choses ne sont pas prises au sérieux. » Malgré l'embauche de 1 000 nouveaux professeurs de tamazight pour la rentrée 2026, il faudra attendre au moins 2030 pour que tous les élèves marocains puissent accéder à cet enseignement, a déjà prévenu le Premier ministre Aziz Akhannouch. À lire aussiCAN 2025: Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6] À lire aussiCAN 2025: Casablanca, la capitale du foot dont l'étoile pâlit [2/6] À lire aussiCAN 2025: Marrakech, un refuge pour les artistes de tout le pays et d'ailleurs [3/6] À lire aussiCAN 2025: les transformations de Tanger à l'approche de la Coupe d'Afrique [4/6]

Sans Filtre Podcast
Mini-épisode : Storytime voyage au Maroc

Sans Filtre Podcast

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 44:33


Dans ce mini-épisode, PH et Dom reviennent sur le voyage que Dom a fait au Maroc avec ses parents. Il raconte le déroulement du séjour : le trek dans l'Atlas, l'ascension du Toubkal, les différentes étapes du circuit organisé et les moments plus libres à la fin du voyage. L'épisode aborde aussi la gestion du décalage horaire, la fatigue accumulée avant le départ, la dynamique avec le guide, ainsi que les découvertes culturelles, les hébergements visités et les impressions générales du pays. Au programme : • Marche en montagne et ascension du Toubkal • Hébergements : refuge, riads et camps dans le désert • Organisation du voyage et logistique sur place • Rencontre avec un guide local et dynamique du groupe • Découverte de Marrakech, du désert et d'Essaouira • Réflexions sur les façons de voyager 

French Expat Le Podcast
De l'Australie au Maroc : Alexandra Prohaczka, la Française qui a fait du monde sa maison

French Expat Le Podcast

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 83:14


À 17 ans, Alexandra quitte l'Europe pour vivre dans un kibboutz en Israël. Ce qu'elle pensait être une parenthèse deviendra dix ans d'aventures à travers le monde.Des routes enneigées du Canada aux plages d'Hawaï, du désert australien aux montagnes du Rajasthan, de l'immersion dans un village indien sans internet à la création d'une entreprise de tourisme solidaire au Maroc… Alexandra Prohaczka a fait de chaque rencontre un voyage, et de chaque imprévu une leçon.Dans cet épisode, elle raconte ses histoires incroyables : une sortie de route qui devient révélation, un papy routier nu mais bienveillant, une “adoption” spirituelle en Inde et surtout, ce qu'elle a appris du mouvement, du lâcher-prise et du retour à soi.

Priorité santé
Prise en charge des femmes atteintes de VIH au Maroc

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 48:30


À l'occasion de la huitième reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme à Johannesburg, en Afrique du Sud, mais aussi de la semaine internationale du dépistage du VIH et des IST, reportage à Agadir dans la région de Souss-Massa, épicentre de l'épidémie VIH au Maroc.     Alors que des inégalités persistantes exposent les femmes au risque de contracter le virus, reportage auprès d'acteurs impliqués dans cette lutte pour comprendre quels sont les obstacles, mais aussi les succès enregistrés contre l'épidémie, dans le Royaume chérifien. Quelles pistes peuvent se révéler efficaces pour lutter contre la discrimination et l'auto-stigmatisation des femmes séropositives ? Comment s'articule la stratégie nationale pour atteindre l'objectif «région sans sida», en particulier dans le contexte de crise du financement mondial, qui affecte la lutte contre le VIH ? Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue auprès des populations-clés dans les structures de prise en charge pour comprendre comment s'organise l'accès des femmes aux soins, aux outils de prévention et à l'appui psychosocial. ► Un reportage en partenariat avec le Fonds Mondial et Coalition Plus. Programmation musicale :  ► Oum – Shine.

Priorité santé
Prise en charge des femmes atteintes de VIH au Maroc

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 48:30


À l'occasion de la huitième reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme à Johannesburg, en Afrique du Sud, mais aussi de la semaine internationale du dépistage du VIH et des IST, reportage à Agadir dans la région de Souss-Massa, épicentre de l'épidémie VIH au Maroc.     Alors que des inégalités persistantes exposent les femmes au risque de contracter le virus, reportage auprès d'acteurs impliqués dans cette lutte pour comprendre quels sont les obstacles, mais aussi les succès enregistrés contre l'épidémie, dans le Royaume chérifien. Quelles pistes peuvent se révéler efficaces pour lutter contre la discrimination et l'auto-stigmatisation des femmes séropositives ? Comment s'articule la stratégie nationale pour atteindre l'objectif «région sans sida», en particulier dans le contexte de crise du financement mondial, qui affecte la lutte contre le VIH ? Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue auprès des populations-clés dans les structures de prise en charge pour comprendre comment s'organise l'accès des femmes aux soins, aux outils de prévention et à l'appui psychosocial. ► Un reportage en partenariat avec le Fonds Mondial et Coalition Plus. Programmation musicale :  ► Oum – Shine.

Invité Afrique
Festival Zamane au Maroc: «On travaille sur la transmission du patrimoine»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 7:40


Notre invité Afrique du jour nous emmène dans le sud du Maroc, aux portes du Sahara. Acteur culturel important, Halim Sbaï est le fondateur et le directeur du festival Zamane. Cet évènement, qui se tiendra du 14 au 16 novembre à M'Hamid El Ghizlane, met en valeur les traditions ancestrales, les cultures du désert et tisse des ponts avec les pays voisins, notamment le Mali en invitant des musiciens importants. Pour cette édition, c'est Vieux Farka Touré, le fils de feu Ali Farka Touré. Halim Sbaï est l'invité Afrique de Guillaume Thibault. À lire aussiMaroc: le festival Zamane a l'ambition de faire revivre les traditions

Les journaux de France Culture
Des milliers de Marocains dans les rues pour célébrer le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 12h30 - Au Maroc, des milliers de personnes ont célébré le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental. Le territoire était au centre d'un conflit vieux d'un demi-siècle. - invités : Chantal Birman Sage-femme, militante des droits des femmes

Les matins
De Madagascar au Maroc, le pouvoir tente de répondre aux aspirations de la Gen-Z

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 5:32


durée : 00:05:32 - La Revue de presse internationale - par : Camille Marigaux - Après plusieurs semaines de manifestations et un coup d'état militaire à Madagascar, un nouveau premier ministre a été nommé, suscitant espoirs et méfiance. Au Maroc, le roi Mohammed VI annonce des réformes sociales et politiques d'ampleur face aux contestation contre la classe politique.

Grand reportage
Récolter pour survivre : le quotidien des migrants subsahariens au Maroc

Grand reportage

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 19:30


Au Maroc, la région d'Agadir dans le sud-ouest du pays, concentre une part importante des travailleurs migrants irréguliers. Ils seraient plus de 10 000, selon les ONG, parmi ces subsahariens entre 90 000 et 300 000, qui y font escale. Beaucoup d'autres poursuivent leur migration vers l'Europe. Ils se sont installés dans ce que certains surnomment le « potager de l'Europe » : 20 000 hectares de serres où fruits et légumes poussent toute l'année. (Rediffusion)   Sans papiers, ils sont mal payés, travaillent dur et s'intègrent très difficilement. Même si des associations sont présentes. Récolter pour survivre : le quotidien des migrants subsahariens au Maroc, un Grand reportage de François Hume-Ferkatadji.

Le Cours de l'histoire
Le Maroc et ses sultans, histoires de pouvoir : Qui gouverne ? Être sultan au temps des protectorats au Maroc

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 58:22


durée : 00:58:22 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - En 1912, le Maroc est scindé en deux protectorats, l'un français, l'autre espagnol, tandis que Tanger est une zone internationale depuis la fin du 19ᵉ siècle. Qu'en est-il de la souveraineté marocaine dans les négociations jusqu'à l'indépendance de 1956 ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Cassandre Puel, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy, Maël Vincent--Randonnier - invités : Antoine Perrier Docteur en histoire spécialiste de l'histoire moderne et contemporaine du Maghreb, chargé de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Cours de l'histoire
Le Maroc et ses sultans, histoires de pouvoir : Qui gouverne ? Être sultan au temps des protectorats au Maroc

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 58:22


durée : 00:58:22 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - En 1912, le Maroc est scindé en deux protectorats, l'un français, l'autre espagnol, tandis que Tanger est une zone internationale depuis la fin du 19ᵉ siècle. Qu'en est-il de la souveraineté marocaine dans les négociations jusqu'à l'indépendance de 1956 ? - réalisation : Thomas Beau, Cassandre Puel - invités : Antoine Perrier Docteur en histoire spécialiste de l'histoire moderne et contemporaine du Maghreb, chargé de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po

Revue de presse Afrique
À la Une: un nouveau Premier ministre à Madagascar

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 4:20


« Un Premier ministre issu du secteur privé », pointe L'Express en première page. Herintsalama Rajaonarivelo a donc été nommé hier à la tête du gouvernement par le Président de la Refondation, Michael Randrianirina. « Son nom est connu dans les milieux économiques, précise le quotidien malgache. Il a présidé à plusieurs reprises le Groupement du patronat malgache. Jusqu'à sa nomination, il dirigeait le conseil d'administration de la BNI Madagascar, l'une des principales institutions financières du pays. (…) Sa nomination répond en partie aux revendications du mouvement GenZ, relève encore L'Express, qui réclamait un Premier ministre technocrate et sans appartenance partisane. Herintsalama Rajaonarivelo n'est affilié à aucun parti politique. Le secteur privé accueille également ce choix avec intérêt. Ses représentants espèrent un retour de la confiance entre l'État et les entreprises, ainsi qu'une relance de l'économie. Les difficultés liées à l'eau et à l'électricité sont parmi les dossiers jugés prioritaires, rappelle le quotidien malgache. (…) Le Parlement ouvre aujourd'hui sa deuxième session ordinaire, consacrée à l'examen du projet de loi de finances initiale. Le nouveau Premier ministre est donc confronté à un calendrier serré et à des attentes immédiates ». Objectif : restaurer la confiance « C'est un tournant important dans la vie politique malgache », commente Afrik.com. « En désignant un profil technocrate comme Herintsalama Rajaonarivelo, le régime semble vouloir calmer les tensions et envoyer un signal fort : celui d'une volonté d'ouverture et d'apaisement. Il s'agit également d'une tentative de restaurer la confiance entre les institutions et la jeunesse malgache, particulièrement active et mobilisée sur les enjeux de gouvernance, de transparence et d'efficacité ». Toutefois, tempère Afrik.com, « le climat politique reste tendu, malgré les signaux d'ouverture. Les mouvements citoyens, portés par une jeunesse de plus en plus vigilante et exigeante, continueront de scruter les actions du gouvernement. La transparence, l'éthique et l'efficacité seront les critères majeurs sur lesquels Rajaonarivelo  sera jugé. De nombreux défis l'attendent : redresser l'économie, améliorer les services publics, lutter contre la corruption, réformer l'administration et relancer la confiance des investisseurs, nationaux comme internationaux ». Maroc : les budgets de l'Éducation et de la Santé en hausse Au Maroc, confronté également à une forte pression de la part de la jeunesse, pas de changement au gouvernement mais des mesures budgétaires… « L'Exécutif a mis le paquet dans les secteurs sociaux, relève L'Opinion à Rabat, en mobilisant 140 milliards de dirhams, (soit 13 milliards d'euros) à l'éducation et la Santé, soit un quart de plus qu'en 2025. 27 344 postes budgétaires sont prévus afin de renforcer les ressources humaines dans les deux secteurs, soit 4500 postes supplémentaires. Le budget de la Santé augmente à lui seul de 30% pour atteindre un peu plus de 42 milliards de dirhams (4 milliards d'euros), un niveau historique jamais atteint ».  Rappelons que la génération Z marocaine, le mouvement de la jeunesse contestataire, réclamait plus de moyens justement dans ces domaines de l'éducation et de la santé. Ouverture au monde politique… Par ailleurs, dans le cadre de la réforme électorale, « le gouvernement ouvre la voie aux jeunes candidats indépendants », note Medias24. Le nouveau projet de loi, précise le site marocain, prévoit « une aide directe couvrant 75% des frais de campagne pour encourager les jeunes de moins de 35 ans à se présenter aux prochaines élections, y compris sans l'aval d'un parti politique ». Commentaire de Media24 : « c'est un tournant dans la relation entre la jeunesse et la politique. Depuis des années, les jeunes entendent les appels à s'impliquer sans que ces appels soient suivis d'effets concrets pour les séduire. (…) En autorisant les jeunes à se présenter indépendamment des partis, la réforme leur offre un nouveau canal d'expression. Mais elle pourrait aussi pousser les partis à revoir leur approche : se rapprocher de cette jeunesse, la comprendre, et lui offrir une place réelle au sein de leurs structures.». En attendant, pointe Le Monde Afrique, si le mouvement de contestation s'essouffle dans les rues, « l'expression du mal-être de la jeunesse (marocaine) n'a pas disparu. Il infuse dans les discussions en ligne, tandis que des visages commencent à se détacher dans un mouvement qui revendique ne pas avoir de leader ».

Un jour dans le monde
Au Maroc, les rappeurs montent au créneau en soutien au mouvement GenZ 212

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 5:37


durée : 00:05:37 - La BO du monde - Fait marquant du mouvement de contestation de la jeunesse qui agite en ce moment le Maroc : les nombreuses prises de position de la communauté hip hop, très engagée aux côtés des manifestants. Tour d'horizon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Mon Carnet, l'actu numérique
{ENTREVUE} - L'enseignement de l'IA au Maroc : entre éthique, innovation et espoir

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 20:10


À l'approche de MTL Connect (28–30 oct.), je discute avec Lamiae Azizi (Professeure à l'Université Mohammed VI Polytechnique, Maroc) de l'évolution fulgurante de l'enseignement de l'IA : des fondamentaux mathématiques aux usages concrets, de l'esprit critique à l'éthique “par la pratique”. On parle aussi opportunités pour les pays du Sud, talents locaux, recherche ouverte et ponts Nord–Sud pour transformer l'IA en véritable accélérateur d'espoir. Une conversation lucide et énergisante qui remet les étudiants, les chercheurs… et les citoyens au centre du jeu.

Le Nouvel Esprit Public
Le chamboule-tout français / Le mouvement GenZ au Maroc et dans le monde

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 64:17


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 octobre 2025.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAISQuatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée : la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe « resserrée » de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n'étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d'un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d'après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de « définir une plateforme d'action et de stabilité »., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n'avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu'il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d'une réussite des discussions.Estimant qu'il existe « une majorité absolue » de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2 que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre « dans les 48 heures ». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l'extrême-droite, LFI, mais aussi, après l'adoption d'un budget par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe.La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.Si l'incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme : le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)Le Maroc est le théâtre depuis le 27 septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d'éducation et de santé. Début octobre, des débordements violents à proximité d'Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n'en avait pas connu depuis la révolte du Rif en 2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l'école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l'accès à l'eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d'un « Maroc à deux vitesses », lors de son discours du trône le 29 juillet.Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n'a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d'une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d'Agadir après des accouchements par césarienne, il s'est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d'un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212 est l'indicatif téléphonique du Maroc) d'une génération Z − née entre 1997 et 2012 − qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d'un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l'institution royale. Si nombre d'entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d'affaires richissime, symbole d'une oligarchie conquérante, nul n'appelle à la fin de la monarchie, malgré l'acuité des doléances sociales.Déjà électrique, le climat social n'a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d'Afrique des nations de football, qui s'ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030 − que le Maroc coorganisera avec l'Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s'est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212 braque une lumière crue sur l'envers de la vitrine scintillante d'un Maroc « émergent ». Le coup est rude pour l'image que le royaume aime à projeter de lui-même à l'étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d'ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On n'arrête pas l'éco
Le roi face à la génération Z : au Maroc, le malaise économique et social de la jeunesse qui manifeste

On n'arrête pas l'éco

Play Episode Listen Later Oct 11, 2025 3:11


durée : 00:03:11 - L'Éco en VO - Le discours annuel du roi Mohamed VI a eu lieu hier en fin d'après-midi à Rabat. Une parole très attendue par les jeunes qui manifestent depuis deux semaines. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins
À Madagascar et au Maroc, la jeunesse continue de crier sa soif de justice sociale

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 10, 2025 5:24


durée : 00:05:24 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des milliers de jeunes malgaches ont manifesté à Antananarivo pour demander des réformes sociales et un changement de pouvoir. Par ailleurs, de jeunes Marocains se sont de nouveau mobilisés pour exiger des réformes dans la santé et l'éducation avant un discours très attendu du roi Mohammed VI.

Les matins
Ehpads / Manifestations au Maroc / Rebâtir le dialogue entre israéliens et palestiniens

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 150:48


durée : 02:30:48 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère

Journal en français facile
En France, le Premier ministre renonce à utiliser l'article 49.3 / Au Maroc, les jeunes manifestants demandent la démission du gouvernement / Nouvel album de Taylor Swift...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 3 octobre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C4AU.A

Les matins
Appels à manifester au Maroc et en Algérie, nouvelle colère de la jeunesse des pays du Sud contre les élites

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 5:21


durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Après le Maroc, l'Algérie pourrait voir la jeunesse descendre dans la rue à l'appel du collectif "GenZ 213", nommé sur le modèle du collectif de jeunes Marocains "GenZ 212". Ils exigent de meilleurs services publics, moins d'inégalités et de corruption. Colère déjà entendue au Népal ou à Madagascar.

Une semaine dans le monde
Le cri d'alarme des jeunes au Maroc, les Européens inquiets, et l'ultimatum à Gaza

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 42:06


Au Maroc, la "Génération Z" entre dans son 6e jour de révolte. Une fronde sociale portée par une jeunesse connectée, qui dénonce la corruption des élites politiques et les inégalités sociales. En Europe, les membres de l'Union sont à Copenhague et peinent à s'accorder face aux provocations russes. Enfin, Donald Trump lance un nouvel ultimatum concernant Gaza, tandis que le Hamas examine toujours le plan de paix proposé par la Maison Blanche en début de semaine.

Les informés de France Info
Journaliste français tué en Ukraine, S. Lecornu renonce au 49-3, manifestations au Maroc.... Les informés du vendredi 3 octobre 2025

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 54:12


durée : 00:54:12 - Les informés de franceinfo - Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal de l'Afrique
Plus de 400 interpellations et près de 300 blessés au Maroc

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Oct 1, 2025 13:48


Au Maroc, plus de 400 personnes ont été interpellées et près de 300 autres blessées, après des violences qui ont émaillé mardi soir des manifestations dans plusieurs villes réclamant des réformes des secteurs publics de la santé et de l'éducation, a indiqué mercredi le ministère de l'Intérieur.