Y a-t-il un sens à se mettre en mouvement ?  Pour beaucoup d'entre nous, la danse libère.  Elle est un dialogue, un autre moyen d'expression qui fait sens. Elle est pour d'autres un mode de vie qui révèle et éveille un état d'esprit.   Que ce soit le break, le tango, la danse classique ou les traditionnelles, chacune a son univers, ses codes, ses bienfaits et ses secrets.   Avec le recul, je me rends compte à quel point elles ont été pour moi une boussole, un outil de connaissance de soi, de transformation voire de mutation. Avec la danse classique d'abord jusqu'au tango à présent…   J'ai envie à travers ce podcast d'aller à la rencontre de danseurs, de chorégraphes, de chercheurs qui ont embrassée la danse pendant un temps ou une vie.    Je vous propose de découvrir et d'explorer des facettes de la danse et d'entrer pendant un temps dans une petite bulle de danseurs.   L'idée étant de faire avec eux quelques pas de deux, et d'essayer ensemble de trouver quelques clés à cet art si particulier pour en faire notre meilleur allié…    Car je suis convaincue que la danse recèle de nombreux pouvoirs : nous donner du plaisir d'abord, nous épanouir et nous guérir….    Je suis Myriam Sellam, je suis journaliste et je vous propose un voyage 2 fois par mois, tous les 1er et 3ème dimanche.   Allez, sans plus attendre entrons dans la danse…    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce Pas de côté, on s'arrête un instant pour approfondir ce que la conversation avec Raïssa Lei a ouvert.Danseuse amazighe, elle nous a parlé de transmission, de deuil, d'identité.Mais au-delà de son parcours personnel, une question plus large apparaît :Que transmet-on quand tout vacille ? Comment le corps devient-il un lieu de mémoire ?À travers son récit, c'est toute la notion d'héritage culturel qui se dessine — non pas comme folklore figé, mais comme mouvement vivant.Ce Pas de côté propose une réflexion sur :– la mémoire incarnée– la transmission intergénérationnelle– le rôle du corps dans la construction identitaireParce que la danse n'est pas seulement un art.Elle est aussi un langage. Et parfois, un refuge.

Dans cet épisode des Sens de la Danse, je reçois Raïssa Leï, danseuse et chorégraphe qui fusionne le waacking, né dans les clubs queer afro-américains de Los Angeles, avec les danses amazighes traditionnelles du Maroc.Née à Paris, dans le 20ᵉ arrondissement, entre conservatoire, culture hip-hop et héritage nord-africain, elle crée un langage chorégraphique profondément identitaire.En 2017, elle fonde la compagnie Kif-Kif Bledi.En 2022, elle lance Timazighin, un projet dédié au matrimoine amazigh.Son travail interroge la transmission, la mémoire corporelle et la responsabilité de ne pas laisser disparaître une culture.Dans cet épisode, nous parlons :– de danse et d'identité– de waacking et de réappropriation culturelle– de matrimoine amazigh– de transmission intergénérationnelle– de mémoire inscrite dans le corpsUne conversation intime et politique sur ce que signifie continuer.

Dans ce Pas de côté du podcast Les Sens de la Danse, Myriam Sellam explore une question essentielle : le hip-hop est-il vraiment une culture réservée à la jeunesse ?Né en 1973 dans le Bronx à New York avec les block parties de DJ Kool Herc et d'Afrika Bambaataa, le hip-hop a aujourd'hui plus de cinquante ans. Des pionniers du breaking, du popping et du locking aux juges de battles contemporains, une génération entière continue d'influencer la scène internationale.À travers des repères historiques — de l'émission H.I.P H.O.P en France dans les années 1980 à l'entrée du breaking aux Jeux Olympiques de Paris 2024 — cet épisode analyse l'évolution d'une culture née dans la rue et devenue patrimoine vivant.Que devient le corps hip-hop avec l'âge ? Comment la transmission s'organise-t-elle entre générations ?Le hip-hop est-il une culture “jeune” ou une culture du renouvellement ?Un éclairage historique et culturel pour mieux comprendre l'épisode consacré à Sébastien Boucher, danseur, chorégraphe et fondateur du festival Groove'N'Move à Genève.

Ça commence par un cercle.Un cercle de danse hip-hop, au milieu d'un club de boxe.Des corps différents, des styles, des identités. Une énergie brute, instinctive.Et la sensation qu'à l'intérieur de ce cercle, quelque chose peut changer.Dans cet épisode de Les Sens de la Danse, je reçois Sébastien Boucher — danseur, chorégraphe, programmateur et fondateur Groove'N'Move, festival des danses urbaines à Genève.Figure de la scène underground depuis les années 90, il a vu le hip-hop évoluer des cercles et des battles vers les scènes institutionnelles, les musées et les grandes salles de spectacle.Son parcours raconte cette traversée : de la rue aux institutions, de l'énergie brute à la programmation culturelle,du collectif spontané à la transmission organisée.Avec lui, on parle :– des premiers cercles et de la culture hip-hop– de la différence entre battle et rituel– de la place du hip-hop dans les institutions culturelles– de transmission intergénérationnelle– et de la naissance d'un festival devenu une véritable plateforme internationale : Groove'N'Move, qui célèbre en 2026 sa 16e édition et se tiendra du 4 au 15 mars à Genève.Un épisode sur le pouvoir de la danse à relier les mondes, à décloisonner les territoires et à faire vibrer une ville entière.

Dans ce Pas de côté des Sens de la Danse, retour sur une histoire souvent méconnue : celle de la danse auprès des corps fragilisés.Danser à l'hôpital, au chevet, auprès de personnes malades ou âgées… Cette pratique n'est pas née d'hier.Dès les années 1960–70, des artistes comme Anna Halprin remettent en question l'idée du corps idéal et ouvrent la danse à des corps réels, vulnérables, traversés par la vie.Dans les années 1990, la community dance au Royaume-Uni affirme une autre vision : la danse comme lien social, comme espace de présence et de participation, loin de la seule performance.Comment ces mouvements ont-ils transformé notre regard sur le corps dansant ?En quoi la danse peut-elle devenir un espace relationnel, sans se substituer au soin médical ?Ce Pas de côté propose des repères historiques et internationaux pour mieux comprendre comment la danse a progressivement quitté les scènes traditionnelles pour rejoindre tous les corps — quels qu'ils soient.

Dans cet épisode des Sens de la Danse, Aude Michon raconte comment la danse a progressivement quitté les scènes traditionnelles pour s'inscrire dans des lieux inattendus, notamment à l'hôpital, auprès de personnes touchées par le cancer.Danseuse et chorégraphe, fondatrice de l'association Elles Dansent, Aude Michon revient sur son parcours personnel, ses choix professionnels, les renoncements nécessaires, et la manière dont son rapport à la danse s'est transformé au fil du temps.Au cœur de cet échange d'une heure, il est question de danse à l'hôpital, de présence au chevet des patientes, mais aussi des enjeux éthiques liés à l'intervention artistique dans les contextes de soin. Comment danser avec des corps fragilisés ? Que peut — ou ne peut pas — la danse face à la maladie ? Où se situe la frontière entre art, accompagnement et soin ?Aude Michon partage également les réalités concrètes de son travail : l'adaptation aux lieux, la relation avec les équipes soignantes, la place du silence, et la nécessité de repenser la notion même de scène.

Créé en 1994 pour le Ballet de l'Opéra de Paris, Le Parc est l'une des œuvres les plus emblématiques du chorégraphe Angelin Preljocaj. Une pièce entrée au répertoire, régulièrement reprise depuis plus de trente ans, et qui sera à nouveau présentée à l'Opéra Garnier du 3 au 25 février 2026.Dans ce pas de côté, nous prenons quelques minutes pour éclairer cette œuvre majeure : son contexte de création, ses thèmes, et les raisons pour lesquelles Le Parc continue de nous parler aujourd'hui.Inspirée de l'imaginaire des jardins à la française et portée par la musique de Mozart, la pièce explore les jeux de séduction, le désir, le regard et la relation à l'autre.Loin d'un récit amoureux idéalisé, Le Parc propose une véritable cartographie du désir : un désir observé, retenu, négocié, inscrit dans les corps et dans le temps.À travers des scènes devenues iconiques — notamment celle du baiser suspendu — Le Parc interroge la confiance, le consentement et l'abandon, avec une écriture chorégraphique où la lenteur et la précision font émerger une tension rare.Pourquoi cette œuvre traverse-t-elle les époques ? Parce que notre regard sur l'amour, sur les relations et sur les corps a changé — et que Le Parc change avec nous. Un éclairage sensible et accessible, pour mieux entrer dans l'univers d'Angelin Preljocaj et dans la conversation qui suit.

Dans cet épisode des Sens de la Danse, je reçois Angelin Preljocaj pour une conversation au long cours sur la danse comme langage du vivant, du temps et de la relation à l'autre.Il revient sur son enfance, l'exil de ses parents albanais, et la manière dont ces histoires ont façonné son rapport au corps, à la rigueur et au cadre.Au fil de l'entretien, il évoque sa formation — de Karin Waehner à Merce Cunningham — et la construction d'une écriture chorégraphique exigeante et profondément structurée. Une danse où la contrainte n'enferme jamais le geste, mais crée les conditions de son surgissement. Il parle de la danse comme d'un art « très puissant », capable de dire ce que les mots ne savent pas formuler, et de relier les corps à l'espace et au temps.L'épisode explore son processus de création, la place du collectif, les collaborations artistiques, et la transmission de la danse dans des contextes variés : prisons, hôpitaux, écoles, espace public. Une conviction traverse tout l'échange : la danse est un acte de relation, profondément ancré dans le réel, et une manière d'aller vers l'autre.Angelin Preljocaj aborde également le temps long, la finitude, et son rapport à la mort à travers Requiem(s), une pièce pensée non comme une représentation de la disparition, mais comme une manière de réaffirmer le vivant.Alors que la pièce Le Parc, créée en 1994, sera reprise à l'Opéra Garnier du 3 au 25 février 2026, cet épisode propose un retour sur Angelin Preljocaj, en explorant l'origine du geste, la pensée du corps et ce que la danse permet de dire.Un épisode dense pour entrer au cœur de l'œuvre d'un chorégraphe majeur — au plus près de ce qui le met en mouvement.Si cet épisode vous inspire,

Dans cet épisode, Les Sens de la Danse fait un pas de côté vers l'une des institutions majeures du ballet mondial : l'American Ballet Theatre.Compagnie mythique basée à New York, l'American Ballet Theater incarne une vision du ballet à la fois exigeante, vivante et profondément ouverte, où les traditions classiques dialoguent avec la création contemporaine, les identités multiples et le monde d'aujourd'hui.À travers ce détour, l'épisode interroge ce que représente une grande institution chorégraphique : un lieu de transmission, de renouvellement, mais aussi de mouvements intérieurs, de choix artistiques et de chemins singuliers.Un pas de côté pour regarder la danse autrement. Pour comprendre comment une maison emblématique peut devenir un espace de respiration, d'évolution et de liberté du corps.

Dans cet épisode de Les Sens de la Danse, Myriam Sellam reçoit Thibaut Eiferman, danseur et chorégraphe contemporain au parcours international, passé par certaines des institutions les plus prestigieuses du monde de la danse.Formé à l'American Ballet Theatre à New York, puis au San Francisco Conservatory of Dance, Thibaut Eiferman a construit son langage chorégraphique entre rigueur classique et recherche contemporaine. Il a dansé au sein de compagnies majeures comme Ballet BC au Canada, Ate9 à Los Angeles, avant de rejoindre Batsheva en Israël, la compagnie mythique dirigée par Ohad Naharin.Dans cette conversation au long cours, il revient avec sincérité sur son parcours non linéaire, les déplacements géographiques, les remises en question, et la manière dont la danse est devenue pour lui bien plus qu'un métier : une nécessité vitale. Il évoque sa découverte du Gaga, ce langage du mouvement fondé sur la sensation, l'écoute du corps et la vérité du geste, qu'il enseigne aujourd'hui en France et à l'international.Thibaut parle aussi de sa pièce HHH (Hand, Heart, Head), création primée à l'international, née d'un geste presque punk, interrogeant les normes du corps, la masculinité et le rapport à l'autorité. Il partage enfin sa recherche actuelle, au croisement de la danse et des arts visuels, menée dans le cadre d'une résidence à la Cité internationale des arts et à l'Académie des Beaux-Arts, autour de la gravité, de la matière et de la fragilité.Un épisode sur le pouvoir de la danse, le corps comme lieu d'ancrage, et le mouvement comme espace de vérité.

Dans ce pas de côté, on s'attarde sur un détail discret du monde de l'Opéra, souvent invisible pour le public, mais profondément révélateur : la loge.À travers ce détour par les coulisses, il ne s'agit pas d'expliquer, ni de commenter, mais de déplacer le regard. De s'interroger sur ce que certains espaces racontent d'un métier, d'un statut, d'un passage.La loge n'est pas ici un lieu anodin. Elle dit quelque chose du rapport au corps, au temps, à l'attente.Elle marque une frontière, un avant et un après.Ce pas de côté invite à écouter autrement l'épisode, à prêter attention à ce qui ne se voit pas sur scène et à ce que ces zones silencieuses disent de la danse, de l'engagement, et de la place que l'on occupe.Un moment à part, pour rappeler que dans la danse, ce sont parfois les marges qui éclairent le centre.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

En mars 2024, Roxane Stojanov acceptait de répondre à mes questions pour la toute première fois dans Les Sens de la Danse.C'était le premier épisode du podcast. Elle était alors Première danseuse à l'Opéra national de Paris. Quelques mois plus tard, le 28 décembre 2024, à l'issue d'une représentation de Paquita sur la scène de l'Opéra Bastille, son nom est prononcé devant le public.Roxane Stojanov est nommée Danseuse Étoile.Un an après cette nomination, je la reçois à nouveau. Pour prendre le temps. Faire un point.Et regarder ce que devenir Étoile change vraiment — et ce que cela ne change pas.Dans cet entretien, Roxane Stojanov parle du travail, du corps, des rôles qui comptent, du regard qui évolue.Et elle fait une confidence, rare, intime, qui éclaire autrement son parcours et cette année charnière.

Dans ce pas de côté, Les Sens de la Danse propose un éclairage historique sur la danse, envisagée comme pratique collective et espace de rassemblement à travers différentes époques et contextes.De l'Afrique de l'Ouest aux Amériques,des danses sociales afro-américaines aux cultures urbaines,ce segment replace certaines formes de danse dans une histoire plus large, souvent peu visible : celle de pratiques développées en dehors des institutions, dans des lieux accessibles, temporaires, partagés.Sans interprétation ni conclusion,ce pas de côté apporte des repères factuels pour comprendre comment la danse s'est transmise par les corps, le mouvement et l'expérience collective, bien avant d'être codifiée ou institutionnalisée.Un temps de contextualisation pour mieux saisir ce que la danse met en jeu lorsqu'elle devient un lieu de rencontre, de continuité et de transmission.

Dans cette deuxième partie de l'entretien avec Pauline Terestchenko, cofondatrice de S.W.A.G. Studio, nous entrons au cœur de ce que la danse peut produire lorsqu'elle est pensée comme une expérience collective.À travers S.W.A.G., la danse dépasse le cadre du studio pour devenir un espace de rencontre, un cadre commun, et un outil de lien entre des personnes aux trajectoires très différentes.Dans cet épisode, il est question de : – programmes sociaux menés auprès d'enfants placés et de publics en situation de handicap – travail avec des artistes venus d'ailleurs – occupation de l'espace public par la danse – création d'événements mêlant mouvement, parole et expérience partagée – naissance d'une compagnie, comme prolongement artistique du projet – place du corps et du collectif, loin des carcans et des rôles assignésPauline revient également sur la manière dont ce projet, construit dans l'indépendance, a trouvé un écho plus large, jusqu'à donner lieu à une prise de parole au format TEDx, pour mettre en mots ce que la danse rend possible sur le terrain.Un échange qui montre comment la danse, lorsqu'elle est prise au sérieux, peut : – créer des cadres – faire circuler du lien – ouvrir des espaces communs – et proposer une autre manière d'être ensemble, qui ne passe pas d'abord par les mots

Et si la danse était plus qu'un art ou un spectacle ?Et si elle devenait un espace où l'on peut simplement arriver avec un corps ?Dans ce Pas de côté, Les Sens de la Danse propose une parenthèse pour prendre du recul et prolonger l'épisode du dimanche.Une réflexion sensible et accessible sur la danse comme espace d'accueil, de rencontre et de relation, au-delà des mots, des statuts ou des parcours.Un format court, pensé comme un écho à l'épisode principal, pour explorer ce que le mouvement permet quand on le regarde autrement.

Dans cet épisode, je reçois Pauline Terestchenko, cofondatrice avec Chloé Louisin de S.W.A.G. Studio (Share What Art Gives).Un lieu né en 2021, en plein confinement, dans le sous-sol d'une colocation.Un lieu où la danse n'est ni un spectacle, ni une compétition, mais un acte de lien, un geste pour se rencontrer, un moyen de faire société.À travers son parcours, Pauline raconte ce que signifie écouter une voix intérieure, oser y croire, et surtout choisir de ne pas construire seule.Avec Chloé, elle porte une conviction simple et puissante, formulée un jour par ces mots :« Nous ne vivons pas une crise migratoire.Nous vivons une crise de l'accueil. »Chez S.W.A.G., la réponse aux frontières, aux exclusions et aux étiquettes collées aux corps est d'une simplicité presque désarmante :dansons.Danser pour se rassembler, même sans se ressembler.Danser pour se libérer de ce qui enferme.Danser pour être ensemble.Aujourd'hui, S.W.A.G. existe à Paris et Marseille, avec des professeurs venus du monde entier, des élèves de tous âges, des corps qui doutent, qui osent, qui se redressent.Et une conviction profonde : la danse peut changer une trajectoire — parfois même une vie.

À l'aube d'une nouvelle année, Les Sens de la Danse propose un temps de pause.Un temps pour réfléchir à ce qui nous relie. À ce qui nous élève. À ce qui, par les temps qui courent, reste essentiel.Dans cet épisode voix seule, il est question de mouvement comme langage premier, de danse comme geste ancien, collectif, presque rituel.Un geste qui traverse les âges, accompagne les passages et continue d'exister quand tout se durcit.Sans analyse, sans témoignage, ce texte explore ce que la danse permet encore aujourd'hui : rester ouvert, maintenir du lien, préserver un espace de liberté et de vivant.Un épisode de fin d'année,comme un vœu discret adressé au corps, au mouvement, au commun.Si cet épisode vous touche, n'hésitez pas à vous abonner à Les Sens de la Danse et à soutenir le podcast.Très belles fêtes de fin d'année et rendez-vous dimanche prochain pour ouvrir ensemble une nouvelle saison.Je vous souhaite une très s belle écoute,Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À l'approche de la fin de l'année, Les Sens de la Danse fait une pause. Un temps pour relier. Un temps pour remercier. Un temps pour écouter ce qui reste.Cet épisode n'est ni un bilan, ni un best-of. C'est un moment, un geste de reconnaissance pour toutes celles et ceux qui ont accepté de partager leur parcours, leur regard, leur rapport au mouvement au fil de l'année 2025.Merci à France Schott Billmann, Svetlana Panova, Aurélien Lehmann, Sofiane Chalal, Jemi Van Dijk, Veronica Christiny, Nelson Ewandé, Queensy, Cédric Andrieux, Yann Antonio, Andrea Sarri, Aurélia Monaco, Claire Francisci-Ducret, Bruce Ykanji, Aurélie Lili Boo, Karl Paquette, Fabienne Haustant, et Ruben Molina.Autant de voix singulières. Autant de manières d'habiter le corps, la danse, le monde.Si certains épisodes vous ont marqué, si d'autres vous ont échappé, c'est peut-être le moment de les (ré)écouter, de vous laisser traverser à nouveau par ces récits, ces gestes, ces élans.Et si Les Sens de la Danse résonne pour vous, n'hésitez pas à vous abonner au podcast pour continuer à explorer, ensemble, le pouvoir du mouvement.Un épisode pour fermer l'année en douceur, et laisser résonner les Sens de la danse.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce Pas de côté du podcast Les Sens de la Danse, je vous propose une plongée dans l'histoire du flamenco, un art né en Andalousie au XVIIIᵉ siècle, à la croisée des cultures gitanes, arabes, juives et populaires espagnoles.Cette capsule audio revient sur les origines du flamenco, son développement dans les cafés-concerts, la structuration des styles flamencos, et le rôle essentiel de la transmission à travers les écoles, les conservatoires et les lieux emblématiques de formation.Pensée comme un repère pédagogique, cette capsule permet de mieux comprendre le flamenco contemporain, son évolution, et la manière dont les artistes d'aujourd'hui s'inscrivent dans une histoire longue, vivante et en constante transformation.Un contenu idéal pour celles et ceux qui souhaitent découvrir le flamenco, approfondir leur culture chorégraphique, ou enrichir leur écoute des épisodes consacrés à la danse flamenca.

Dans cet épisode des Sens de la Danse, je vous invite à entrer sous la peau du flamenco à travers le parcours de Rubén Molina, danseur et chorégraphe né à Cordoue, au cœur de l'Andalousie. Rubén appartient à cette génération d'artistes qui portent la tradition tout en la transformant, en la faisant dialoguer avec le monde d'aujourd'hui. Son histoire traverse les grandes écoles espagnoles, les studios mythiques, les tournées internationales, les collaborations inattendues et ce rapport au mouvement qui ne l'a jamais quitté.Rubén grandit dans une Andalousie où la danse se vit avant de se penser, où le corps devient expression, refuge, liberté. Très jeune, il comprend que le geste peut raconter ce que les mots ne savent pas dire. Cette intuition le conduit d'abord au Conservatoire de Cordoue, puis au Conservatoire supérieur de Madrid, où il explore la rigueur du flamenco technique autant que son intensité émotionnelle.Il poursuit sa formation à Amor de Dios, studio emblématique du flamenco contemporain, lieu de passage où se croisent maîtres, danseurs et chercheurs du mouvement. Là, il apprend à écouter son corps autrement : dans la verticalité, dans le compás, dans la tension du regard, dans cette manière unique qu'a le flamenco de raconter la vie.Rubén élargit ensuite ses horizons en partant à Londres, au contact de la danse contemporaine. Cette rencontre transforme radicalement son approche : son flamenco devient un espace plus ouvert, plus poreux, où se rencontrent l'ancrage andalou et la liberté du contemporain. Au fil de sa carrière, il danse dans des compagnies espagnoles, voyage, crée, et multiplie les collaborations artistiques, notamment avec Christian Louboutin, mêlant la scène au monde de la mode et de l'image.Dans cet épisode, Rubén raconte son chemin, ses passages, ses blessures, les moments de rupture et ceux qui ont tout réinventé. Il parle aussi de La Salida, son œuvre la plus intime : une pièce sur la transformation, la mémoire, les femmes qui ont marqué son parcours, et ces portes que l'on franchit pour se rapprocher un peu plus de soi.C'est une conversation menée par Myriam Sellam, où on traverse l'histoire du flamenco, la création contemporaine, la transmission, l'identité, et ce lien essentiel entre le corps et la vie. Une rencontre qui dévoile ce que la danse peut ouvrir : un espace intérieur, un territoire sensible, un mouvement vers soi.Si cet épisode résonne pour vous, je vous invite à vous abonner au podcast et à laisser un avis. Votre soutien est précieux : il permet à ce projet indépendant de continuer à vivre, à grandir et à faire rayonner les voix de celles et ceux qui donnent sens à la danse.Très belle écoute, Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cette capsule d'Un Pas de Côté, je vous propose de prendre un instant pour comprendre ce que représente réellement le titre de Chevalier des Arts et des Lettres, une distinction que Fabienne Haustant a reçue pour son engagement artistique et humain.D'où vient cet ordre honorifique ?Quelle est son histoire ?À quoi sert-il aujourd'hui dans le paysage culturel français ?Et qu'est-ce que cela signifie, concrètement, pour une artiste ou un artiste qui le reçoit ?Entre repères historiques, enjeux symboliques et éclairage sur la place de la danse dans cette reconnaissance institutionnelle, cette capsule vous offre une mise en perspective accessible et référencée — un pas de côté pour mieux saisir l'importance de cette distinction dans un parcours artistique.Je suis Myriam Sellam, et chaque semaine dans Les Sens de la Danse, je vous accompagne au cœur des mouvements qui façonnent la création.

Dans ce deuxième épisode de Les Sens de la Danse, Fabienne Haustant, danseuse malvoyante et créatrice des ateliers Danse les yeux fermés, partage avec Myriam Sellam un moment clé de son parcours : sa participation à La France a un incroyable talent. Elle raconte la douleur physique qui la traverse ce jour-là, l'improvisation imposée par une sciatique, le trac, la gestion de l'espace en situation de handicap visuel, et l'arrivée inattendue de Kamel Ouali à ses côtés sur scène.Cet épisode explore aussi :• la création de son spectacle ,• son lien avec le Krump et l'improvisation,• la manière dont elle adapte son corps et sa danse à la malvoyance,• son engagement artistique auprès de publics variés,• et la reconnaissance institutionnelle qui marque une étape importante : son titre de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.À travers ce dialogue intime et inspirant, Les Sens de la Danse interroge la résilience, la perception du mouvement, la scène, la visibilité et le rôle du corps dans les parcours artistiques.Un épisode essentiel pour comprendre comment la danse peut rester un espace de liberté, même dans les moments de fragilité.Présenté et réalisé par Myriam Sellam.

Dans Un Pas de Côté, je vous propose un voyage à travers le temps, loin des studios modernes et des pratiques contemporaines, pour découvrir que danser les yeux fermés n'a rien d'une invention récente.Bien avant les ateliers sensoriels d'aujourd'hui, fermer les yeux pour bouger était un moyen d'entrer dans un autre état : un rituel pour écouter le souffle, une porte vers l'intuition, un moyen de sentir le monde plutôt que de le regarder.Dans ce récit immersif, nous remontons aux danses des derviches tourneurs, aux pratiques chamaniques, aux rituels africains et polynésiens, mais aussi aux méthodes somatiques qui ont transformé la danse au XXᵉ siècle. Nous explorons comment l'obscurité, l'absence de vision et le lâcher-prise ont façonné des traditions entières, souvent oubliées aujourd'hui.Fermer les yeux, c'est réapprendre à sentir. C'est retrouver une liberté ancestrale. C'est danser loin du regard, avec le corps comme seule boussole.Une capsule pour enrichir l'épisode consacré à Fabienne Haustant, et comprendre pourquoi sa démarche résonne avec des pratiques bien plus anciennes qu'on ne l'imagine.Bienvenue dans Un Pas de Côté, je suis Myriam Sellam, et je vous emmène sur les traces d'une danse instinctive, intime et profondément humaine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Il existe des artistes qui bouleversent notre manière de comprendre la danse.Des artistes qui ne cherchent ni la perfection ni la performance, mais la vérité d'un geste.Fabienne Haustant fait partie de ceux-là.Malvoyante depuis l'enfance, elle a appris à ressentir avant de voir, à écouter avant de regarder, à laisser son corps parler lorsqu'il n'y avait plus de mots.Sa danse n'est pas un style : c'est un langage intérieur.Un souffle.Une pulsation.Une manière d'habiter le monde autrement — de l'intérieur, littéralement.Dans ce premier épisode, je suis Myriam Sellam, journaliste et créatrice du podcast Les Sens de la Danse, et je plonge avec Fabienne dans ce lien viscéral au mouvement, né très tôt dans une enfance fracturée où la danse a été un refuge autant qu'un instinct de survie.Fabienne raconte son rapport singulier à l'espace, à la perception, à l'intuition, et cette énergie brûlante qui l'a accompagnée toute sa vie.Ensemble, nous évoquons :• sa manière unique de percevoir le monde avec un champ visuel fragmenté,• son lien intime à la danse comme ancrage, comme respiration,• l'enfant intérieurement vieille qu'elle était déjà, et la femme puissamment vivante qu'elle est devenue,• son humour, son instinct, son autodérision,• et cette décision folle, un jour, de créer Danse les yeux fermés : une approche où la vue s'efface pour laisser place à la sensation.Ce premier épisode est une plongée dans la source : dans ce que la danse révèle lorsque l'on cesse de vouloir être regardé, dans ce qu'elle transforme lorsqu'on s'autorise, simplement, à bouger pour soi.Une rencontre puissante, sensible et bouleversante, qui interroge nos perceptions et notre rapport au corps.La suite du parcours de Fabienne — ses scènes inattendues, ses rencontres déterminantes, son passage à La France a un incroyable talent, son expérience auprès de Kamel Ouali, la création d'un spectacle dans le noir et son titre de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres — vous attendra dans la seconde partie.Bienvenue dans Les Sens de la Danse. Je suis Myriam Sellam, et je vous emmène à la rencontre de celles et ceux qui dansent… même quand le monde semble leur dire le contraire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Avant d'écouter Karl Paquette évoquer sa manière d'aborder La Belle au Bois dormant dans son travail de transmission, cette capsule propose un pas de côté indispensable : comprendre l'héritage de ce ballet avant d'entendre celui qui le fait vivre aujourd'hui.Je suis Myriam Sellam, journaliste et créatrice du podcast Les Sens de la Danse.Dans cet épisode court, je remonte aux origines de l'œuvre, à son contexte de création et aux repères historiques qui éclairent encore sa lecture actuelle. Il ne s'agit pas de raconter l'intrigue ni de révéler les scènes emblématiques, mais de tracer les lignes de force qui expliquent pourquoi La Belle au Bois dormant est devenue un monument du répertoire classique — un ballet dont la structure, l'esthétique et la tradition continuent d'influencer celles et ceux qui le transmettent.Cette mise en perspective prépare l'écoute de l'entretien avec Karl Paquette : elle replace son regard dans une histoire qui le dépasse et lui donne toute sa résonance. Ce que l'on comprend d'un ballet change quand on connaît d'où il vient — et ce qu'il continue de porter.Si ce format vous plaît, abonnez-vous à Les Sens de la Danse sur votre plateforme d'écoute pour découvrir d'autres capsules et entretiens inédits autour de ceux qui font vivre la danse aujourd'hui.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cette deuxième partie consacrée à Karl Paquette, danseur Étoile emblématique de l'Opéra national de Paris, je vous invite à plonger au cœur de ce que la scène révèle lorsque les projecteurs s'éteignent et que l'artiste se raconte enfin.Ce nouvel épisode explore les émotions de scène, le rapport intime à la responsabilité d'un rôle, la confiance absolue du partenariat, les soirs où tout bascule… et ce moment unique du 31 décembre 2018, où Karl fait ses adieux dans Cendrillon après vingt-cinq années de carrière à l'Opéra de Paris. Un témoignage rare, subtil, profondément humain.Karl revient aussi sur la transmission, son métier de pédagogue à l'École de danse de l'Opéra, et sur son lien singulier avec les jeunes danseurs.Il évoque également son travail autour du conte et de la dramaturgie, notamment à travers La Belle au bois dormant, une œuvre qui traverse toute l'histoire du ballet et qui continue d'inspirer de nouvelles générations de spectateurs.Au fil de cet épisode, vous entendrez :• comment un danseur Étoile vit ses dernières représentations,• ce que la scène lui a appris sur lui-même,• comment on transmet un héritage sans le figer,• pourquoi certains conseils reçus en studio peuvent façonner une carrière entière,• et combien la danse peut encore toucher celles et ceux qui découvrent leur premier ballet, parfois à 7 ans… ou à 80 ans.Entre confidences, rire, précision technique et réflexions profondes, ce second volet offre une plongée unique dans l'univers de l'Opéra de Paris, entre tradition, exigence et liberté intérieure.Si ce podcast vous touche et que vous souhaitez soutenir le travail éditorial derrière Les Sens de la Danse, abonnez-vous et laissez 5 étoiles ainsi qu'un avis sur votre application d'écoute : c'est le meilleur moyen de faire rayonner ces voix et ces histoires.

Dans ce nouvel épisode de Un pas de côté, je vous propose un instant à part.Un hommage discret, mais essentiel, à une grande figure de l'Opéra national de Paris : Patrice Bart, maître de ballet, ancien danseur étoile, chorégraphe, pédagogue d'exception, disparu le 6 octobre 2025.À travers ce portrait, je reviens sur son rôle unique dans la Maison, sur son héritage artistique — façonné auprès de Rudolf Noureev, nourri par des décennies de transmission — et sur l'empreinte indélébile qu'il laisse dans la danse française.Mais surtout, vous entendrez combien il a compté pour Karl Paquette, danseur étoile invité de cette saison.Comment un conseil, une phrase, une façon de regarder un danseur peut changer une carrière.Comment l'œil d'un maître peut réorienter une vie entière.Un épisode pour tous ceux qui aiment l'Opéra de Paris, son histoire, ses figures silencieuses mais essentielles.Un épisode pour celles et ceux qui veulent comprendre comment se construit un danseur, comment se transmet une tradition, comment un geste se perpétue.Sans tout dévoiler, vous y trouverez :• des repères historiques,• des souvenirs précis,• une parole rare sur l'art du maître de ballet,• et un hommage profondément humain.

Dans cet épisode je reçois Karl Paquette, danseur étoile emblématique du Ballet de l'Opéra de Paris.Un artiste dont le parcours force l'admiration : nommé Étoile le 31 décembre 2009 après un Casse-Noisette de Rudolf Noureev, il a marqué plus de vingt-cinq années de scène par sa générosité, sa rigueur et un lien unique avec le public.Dans cette première partie, Karl revient sur :✨ Ses débuts : de l'expression corporelle au studio de Max Bozzoni, figure essentielle de la danse classique.✨ Son entrée à l'École de danse de l'Opéra à 10 ans, sous la direction de Claude Bessy.✨ Ses premières années dans la compagnie, sa progression rapide et ses remplacements de dernière minute qui ont fait de lui “le danseur qu'on appelle pour sauver une représentation”.✨ Ses doutes, ses blessures et ses forces, et la manière dont il a transformé ses “défauts” en signature artistique.✨ Des anecdotes savoureuses, des moments drôles, et des confidences touchantes sur son parcours.✨ Sa passion pour la transmission, héritée de sa famille et ancrée dans sa nouvelle vie de professeur à l'École de danse de l'Opéra.Fils de professeurs, Karl Paquette porte en lui l'envie de transmettre.Il fait aujourd'hui découvrir la danse classique au jeune public à travers sa trilogie :

Et si, derrière la tension, l'énergie et l'adrénaline, les battles racontaient une toute autre histoire ?Dans cette capsule d'Un pas de côté, Les Sens de la Danse vous emmène au cœur du cercle, là où la danse cesse d'être un spectacle pour devenir un miroir :un espace d'humanité, de courage, d'abandon.Cette réflexion s'inspire des rencontres que j'ai eues avec trois artistes majeurs passés par le battle :– Sofiane Chalal,dans les épisodes :

Le Juste Debout, c'est bien plus qu'un événement.C'est une histoire, un héritage, un symbole.Depuis plus de vingt ans, Bruce Ykanji a su transformer une passion en un mouvement mondial — un lieu de rencontre pour des milliers de danseurs venus des quatre coins du globe.Mais pour sa 20ᵉ édition, un grand changement se prépare.Un virage symbolique, fort, qui marque une nouvelle étape dans cette aventure humaine et artistique.

Avant d'être un art, le hip-hop a été une réponse.Une manière de dire “je suis là” quand plus personne ne voulait écouter.Né dans les rues du Bronx au début des années 1970, le mouvement s'est d'abord exprimé au sol, dans la force brute du breakdance — une danse de défi, d'énergie et de survie.Mais pendant que les corps tournaient sur le bitume new-yorkais, une autre révolution se préparait sur la côte ouest : celle des danses debout.À Los Angeles, Don Campbell invente le locking ; à Fresno, Boogaloo Sam crée le popping avec les Electric Boogaloos ; dans la Bay Area, les danseurs de boogaloo font du mouvement un langage poétique.Ces styles, plus musicaux et expressifs, donneront naissance au waacking, à la house dance et au hip-hop freestyle,ouvrant un nouveau chapitre de l'histoire du corps.Arrivé en France dans les années 1980 grâce à l'émission H.I.P H.O.P animée par Sidney, le hip-hop devient un terrain d'expression pour toute une génération.Et c'est au début des années 2000 que Bruce Ykanji rend hommage à ces danses debout en leur offrant enfin une scène mondiale : le Juste Debout.Dans cette capsule, on revient sur cette double histoire —celle des danseurs au sol et de ceux qui se tiennent debout.Deux gestes, deux postures, un même message :celui d'un corps qui refuse de plier.

Il a fait du Juste Debout un phénomène mondial.Mais derrière les battles, les projecteurs et les milliers de danseurs venus du monde entier, il y a un homme lucide et passionné : Bruce Ykanji.Fondateur du plus grand événement de danses hip-hop debout, créateur de la Juste Debout School et entrepreneur infatigable, Bruce continue, plus de vingt ans après, à faire rayonner la culture hip-hop dans toute sa diversité.

Et si la danse n'était pas seulement un art,mais une manière de prendre soin ?À l'occasion d'Octobre Rose,cette capsule d'Un pas de côté explore un territoire où le mouvement rencontre la guérison, où le corps, parfois blessé, retrouve sa force à travers le geste.Depuis plusieurs années, la médecine reconnaît l'importance des soins de support :ces approches qui accompagnent les traitements du cancer et aident à mieux vivre la maladie.Parmi elles, la danse se distingue.Elle agit sur la fatigue, sur le moral, sur la confiance.Elle apaise, libère, reconnecte.Dans cette capsule, la journaliste Myriam Sellam interroge le pouvoir thérapeutique du mouvement :comment danser peut soulager,comment bouger peut réaccorder ce que la maladie a séparé.Des études menées dans le monde entier montrent que la danse-thérapie réduit le stress,améliore l'équilibre, la mobilité et la qualité de vie.Mais au-delà des chiffres, il y a ce que disent les femmes.Comme Muriel, qui confie :“On ne vit pas avec la maladie sans soins de support.Et pour moi, la danse en est un, très important.”À travers son témoignage et ceux recueillis dans l'association Elles dansent,cette capsule raconte la force du collectif,la beauté du mouvement partagé,et la tendresse des corps qui reprennent confiance.Ici, il n'est pas question de prouesse ni de technique,mais d'écoute, de respiration, de présence.La danse devient un espace de soin invisible,un langage qui réconcilie le corps et l'esprit,un souffle qui rappelle que la vie continue de circuler — même dans la fragilité.—

Nous sommes en octobre.Partout en France, le rose s'affiche sur les façades, les affiches, les vêtements.Il symbolise la lutte, la solidarité, l'espoir.Ce soir, à la mairie du 3ᵉ arrondissement de Paris, ce message prend une autre forme : il se danse.Dans les coulisses, quatre femmes se préparent.Les rires se mêlent aux gestes du trac.On ajuste une robe, on vérifie une mèche, on respire.Sur scène, elles danseront avec leur professeure Aurélie Lili Boo, au sein de l'association Elles dansent, fondée par Aude Michon.Une association qui accompagne, à travers la danse, des femmes touchées par le cancer.Ici, pas de miroir pour juger.Pas de quête de perfection.Seulement des corps qui se réapprivoisent, des visages qui se relèvent,des gestes qui reprennent confiance.J'ai posé mon micro dans les coulisses, au plus près de leurs voix, de leurs rires, de leurs silences aussi.Ensemble, nous avons partagé ce moment suspendu où la vie, pour un instant, reprend le dessus.Muriel, Sylvia, Régine et Emmanuelle racontent leur rapport au corps, à la féminité, à la maladie, mais surtout à la joie d'être ensemble.Dans chaque mouvement, il y a une victoire intime.Ce reportage est une traversée — de la fatigue à la lumière, de la peur à la fierté, du corps contraint au corps dansant.Une parenthèse pour célébrer la force tranquille de celles qui continuent d'avancer.—

Bienvenue dans Un pas de côté, une capsule du podcast Les Sens de la Danse imaginée par Myriam Sellam pour éclairer chaque épisode.Chaque dimanche, une voix, une histoire, un parcours intime. Et parfois, pour mieux comprendre ce qui se joue entre les mots, il suffit de faire… un pas de côté.Cette fois, on prolonge la rencontre avec Claire Francisci-Ducret, danseuse durant 6 années au Crazy Horse Paris — ce cabaret mythique qui a fait du corps féminin un langage à part entière.Car pour saisir la portée de son parcours, il faut aussi comprendre le lieu qui l'a façonnée.Le Crazy Horse n'est pas un cabaret comme les autres.Fondé en 1951 par Alain Bernardin, il est né d'une fascination pour la beauté, la lumière et la perfection du geste. Ici, pas de strass criards ni de froufrous tapageurs : tout est question d'angle, de ligne, de précision.Les danseuses — les célèbres Crazy Girls — ne sont pas seulement des interprètes : ce sont des instruments de lumière, des sculptures vivantes. Leurs corps deviennent toiles, leurs mouvements, calligraphies.Derrière cette esthétique millimétrée, il y a une véritable chorégraphie du regard.L'art du Crazy Horse, c'est celui de la suggestion, du mystère, de la géométrie sensuelle. Un univers où l'érotisme se fait stylisé, abstrait, presque conceptuel.Et pourtant, derrière le fantasme, se cache une discipline de fer : répétitions, rigueur, synchronisation parfaite. Les shows du Crazy sont le fruit d'une exigence rare, héritée du ballet et du music-hall.En revisitant ce lieu à travers l'histoire et l'esthétique, cette capsule interroge :

Sous les lumières du Crazy Horse, elle a dansé la rigueur, la précision, la beauté géométrique du geste.Sur la barre verticale de la pole dance, elle a trouvé la liberté, la force, la reconquête du corps.Dans cet épisode, Claire Francisci-Ducret, danseuse, chorégraphe et fondatrice de Pole Spirit Paris, revient sur un parcours aussi exigeant qu'inspirant — de ses débuts au Conservatoire d'Avignon à la scène mythique du Crazy Horse, jusqu'à la création de sa propre école à Paris.Pendant six ans, elle a dansé au Crazy Horse, temple de la lumière et de la discipline, où chaque mouvement se mesure au millimètre près.Aujourd'hui, elle enseigne la pole dance comme un art du courage et du dépassement, un espace où le corps se libère des normes, où la puissance et la douceur se rencontrent.Dans cette conversation enregistrée au sein de son école, Claire nous parle de :– rigueur et sensualité,– confiance en soi et dépassement,– beauté du geste et puissance intérieure,– mais aussi de cette liberté que seule la danse peut offrir.Elle raconte comment elle a su transformer la discipline en art, et l'exigence en élan de vie.

Et si danser, c'était se nettoyer ?Pas seulement transpirer ou se défouler,mais vraiment se libérer de ce qui encombre : les pensées, les émotions, les tensions accumulées.Dans cette capsule d'Un pas de côté, Myriam Sellam explore une idée évoquée par Aurélia Monaco :celle de la danse comme hygiène émotionnelle.Un geste simple, instinctif, que l'on retrouve dans toutes les cultures du monde — et qui relie le mouvement à la santé de l'âme.Des derviches soufis aux danses africaines rituelles,du Butô japonais né des cendres d'Hiroshimaà la grâce libre d'Isadora Duncan et aux recherches de Rudolf Laban ou Mary Wigman,la danse a toujours été un moyen de traverser, de transformer, d'apaiser.Avant d'être un art, elle fut un soin.Un rituel de rééquilibrage du corps et de l'esprit.Un espace où l'on remet de la vie là où tout semble figé.Aujourd'hui encore, la danse garde ce pouvoir :celui de libérer, d'alléger, de remettre en mouvement ce qui, en nous, s'est refermé.Pas besoin d'être danseur ou danseuse pour en faire l'expérience :il suffit d'un pas, d'un souffle, d'un geste.Dans un monde saturé de bruit et d'obligations, danser devient un acte d'hygiène intérieure.Un retour à soi.Une manière douce de se vider du trop-plein pour laisser la place à la clarté, à la joie, à la présence.Un pas de côté propose ici une réflexion poétique et accessible sur ce lien essentiel entre le corps, les émotions et le mouvement.Une invitation à penser la danse autrement : non plus comme une discipline,mais comme un espace de respiration, de soin et de résonance.

Longtemps, a cherché à bien faire. À cocher toutes les cases.Avocate fiscaliste dans un grand cabinet parisien, elle vivait dans un monde où tout devait être maîtrisé, planifié, prouvé.Une vie brillante, mais où la tête prenait toute la place.Jusqu'au jour où son corps a dit stop.Fatigue, perte de sens, surcharge émotionnelle : il n'y avait plus d'air.Ce jour-là, Aurélia comprend qu'elle ne peut plus continuer à s'éloigner d'elle-même.Ce qu'elle ressent trop fort, ce qu'elle croyait devoir cacher, est en réalité sa plus grande force : son hypersensibilité.Alors elle quitte le droit, sans plan B.Et se met à reconstruire sa vie, pas à pas.Par l'écoute, par l'écriture, par le mouvement.Aujourd'hui, Aurélia Monaco accompagne les personnes hypersensibles à retrouver leur équilibre.Elle les aide à transformer cette intensité en puissance d'action, à se reconnecter à leurs émotions, à leur intuition et à leur joie.Son approche est globale : le corps, la parole, l'image, la respiration…Et surtout, la danse. Car Aurélia enseigne l'Afrovibe, une danse joyeuse, libre et profondément ancrée, qui invite à lâcher le mental pour revenir au corps.Une danse sans jugement, sans performance, où l'on bouge pour se sentir vivant.Un espace où tout peut circuler — les rires, les larmes, la fatigue, la joie.Une véritable hygiène émotionnelle, comme elle aime le dire.Elle est aussi l'autrice du livre J'assume mon hypersensibilité (et je retrouve ma liberté !), publié aux éditions Gereso.Un ouvrage qui réconcilie le lecteur avec sa sensibilité, et l'invite à en faire une boussole plutôt qu'un fardeau.Dans cet épisode, Aurélia revient sur ce grand basculement :le moment où tout a vacillé, ses premiers cours en talons, la découverte du collectif, et la joie de danser sans chercher à bien faire.Une conversation lumineuse et sincère, où l'on parle de vulnérabilité, d'énergie, et de ce lien mystérieux entre mouvement et liberté.

Bienvenue dans Un pas de côté, une capsule des Sens de la Danse pour éclairer chaque épisode.Parce que pour comprendre les mots des artistes, il faut parfois revenir aux origines des œuvres qu'ils interprètent.Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre de Giselle , le chef-d'œuvre du ballet romantique créé à Paris en 1841.Un ballet né du génie du compositeur Adolphe Adam, chorégraphié par Jean Coralli et Jules Perrot, sur un livret inspiré d'une légende racontée par le poète romantique Heinrich Heine.L'histoire est connue, mais sa puissance reste intacte. Giselle, jeune paysanne amoureuse d'un homme qu'elle croit villageois, découvre qu'il s'agit du comte Albrecht , déjà fiancé à une autre.Brisée par la trahison, elle sombre dans la folie et meurt.Au deuxième acte, elle rejoint les Wilis, ces esprits vengeurs de jeunes fiancées mortes avant leur mariage.Mais au lieu de condamner Albrecht, elle le sauve — dans un ultime geste d'amour et de pardon.Ce ballet, créé pour la danseuse Carlotta Grisi et resté depuis au répertoire de l'Opéra de Paris, incarne toute l'essence du romantisme : la passion, la mort, la rédemption.Il a traversé les époques, interprété par les plus grandes étoiles — de Yvette Chauviré à Aurélie Dupont, de Sylvie Guillem à Myriam Ould-Braham —, et continue d'émouvoir des générations entières.Mais Giselle n'est pas seulement un drame d'amour : c'est aussi un miroir de notre humanité.Chaque version, chaque interprète, redonne vie à ce récit universel : celui de l'amour qui survit à la mort, de la douceur qui triomphe de la violence, et du corps qui devient le messager de l'âme.Pour un danseur comme Andrea Sarri, qui interprète aujourd'hui Albrecht à l'Opéra Garnier, Giselle est un rôle d'équilibre : entre la force et la fragilité, entre le contrôle et l'abandon.Un rôle qui, à chaque représentation, prend une nouvelle couleur, une nouvelle profondeur.Près de deux siècles après sa création, Giselle demeure l'un des ballets les plus dansés au monde.Et si son histoire nous bouleverse encore, c'est peut-être parce qu'elle nous parle de ce que nous sommes : des êtres capables de tomber, de trahir, de regretter, mais aussi d'aimer au-delà de tout.

Après avoir exploré son enfance en Sicile, ses années à Nanterre et la rigueur de l'École de danse de l'Opéra dans le premier épisode, Andrea Sarri revient ici avec un regard plus intérieur, plus apaisé.Il parle du présent, de la scène, des doutes, et de cette maturité qui s'installe peu à peu chez le danseur qu'il est devenu.Aujourd'hui, Premier danseur de l'Opéra de Paris, Andrea poursuit un chemin où la technique laisse davantage place à l'interprétation. Il évoque le plaisir de danser les grands rôles classiques, mais aussi son goût grandissant pour le contemporain, où le corps retrouve une liberté nouvelle. Danser du Forsythe, de l'Ekman ou du Pite, c'est pour lui apprendre à respirer autrement, à se réinventer, à trouver la vérité du mouvement.Au fil de la conversation, Andrea se confie sur ce que représente l'excellence, mais aussi sur la fragilité qu'elle suppose : la peur de ne pas être à la hauteur, la tentation du perfectionnisme, et l'importance de rester fidèle à soi. Il évoque les distinctions reçues — le Prix AROP de la danse, le prix Giovani Talenti Siciliani nel Mondo et le Taobuk Award — non pas comme des aboutissements, mais comme des encouragements à continuer d'apprendre, à garder cette humilité face à l'art.Il parle aussi du corps, de la fatigue, du travail invisible. De la nécessité de s'écouter, de canaliser son énergie, et de comprendre que la danse n'est pas seulement un art du dépassement, mais aussi un art de la mesure. Andrea évoque cette idée qu'à force de danser, on apprend à moins en faire : à laisser place au silence, à la présence, à l'âme.À travers ce dialogue, on découvre un artiste en pleine conscience de son parcours : un danseur qui doute, qui cherche, mais qui trouve aussi dans chaque rôle une nouvelle raison de danser. Car chaque personnage, dit-il, le rend un peu meilleur — non seulement comme interprète, mais comme être humain.Et c'est sans doute ce qui rend cet épisode si lumineux : au-delà des projecteurs et de l'exigence de l'Opéra, on y entend la voix d'un homme qui a choisi de profiter de chaque instant sur scène, de savourer les rôles qui passent, d'habiter le temps présent.Un échange intime, sincère et inspirant, enregistré à quelques jours de sa représentation le 5 octobre 2025 d'Albrecht dans Giselle à l'Opéra Garnier — un rôle qui symbolise à lui seul la puissance, la fragilité et la grâce de sa danse.

Bienvenue dans Un pas de côté, une capsule des Sens de la Danse imaginée comme un prolongement des épisodes.Chaque dimanche, une voix, une histoire, un parcours intime vous est confié. Mais pour saisir pleinement la richesse de ce qui est dit, il est parfois nécessaire de prendre un peu de recul.C'est ce que propose Un pas de côté : en quelques minutes, replacer un nom, une idée, une esthétique dans son contexte. Pas pour compliquer les choses, mais pour élargir le regard et faire résonner plus fort chaque épisode.Aujourd'hui, faisons ensemble un pas de côté… vers l'histoire du Ballet de l'Opéra de Paris, la plus ancienne compagnie de danse classique encore en activité, et l'une des plus prestigieuses au monde.Une institution fondée en 1661 par Louis XIV, le Roi Soleil, qui voit dans la danse un outil de pouvoir et de discipline. Avec l'Académie royale de danse, treize maîtres à danser fixent les règles et codifient les postures, donnant à cet art une légitimité nouvelle.Quelques décennies plus tard, en 1713, l'Académie royale de musique crée une école. Les fameux « petits rats de l'Opéra », ces enfants formés dès l'âge de 8 ou 9 ans, y reçoivent une éducation rigoureuse qui les prépare à devenir solistes ou membres du corps de ballet. Cette tradition, installée aujourd'hui à Nanterre, perdure encore.Le XIXᵉ siècle marque l'âge d'or du romantisme : La Sylphide en 1832, où une ballerine aérienne incarne un esprit de l'air, ou encore Giselle en 1842, tragédie d'amour et de surnaturel qui devient l'un des sommets du répertoire. Ces œuvres imposent un style poétique et dramatique, mais révèlent aussi la dureté d'une discipline exigeante.Au XXᵉ siècle, des figures comme Serge Lifar ou Rudolf Noureev modernisent et transforment l'institution, entre fidélité aux grands classiques et ouverture à la création contemporaine.Aujourd'hui, le Ballet de l'Opéra de Paris danse encore les grands chefs-d'œuvre – Le Lac des cygnes, Don Quichotte – mais invite aussi Pina Bausch, William Forsythe, Crystal Pite et bien d'autres, témoignant d'un équilibre fragile entre mémoire et innovation.Derrière chaque arabesque, derrière chaque envolée, se cachent plus de trois siècles et demi d'histoire, faite de rois, de fantômes, de maîtres visionnaires et d'artistes passionnés.Et si cette capsule vous raconte ce parcours, c'est parce qu'il résonne avec notre invité : Andrea Sarri, formé à l'Opéra de Paris, héritier de cette tradition, mais aussi danseur d'aujourd'hui qui la réinvente à sa manière.

Le 5 octobre prochain, Andrea Sarri apparaîtra sur la scène de l'Opéra Garnier dans l'un des rôles les plus mythiques du répertoire romantique : Albrecht dans Giselle.Une étape décisive pour ce danseur d'exception, récemment nommé Premier danseur du Ballet de l'Opéra de Paris.Né à Palerme en 1998, Andrea quitte sa Sicile à seulement dix ans pour intégrer l'École de danse de l'Opéra de Paris. Un arrachement culturel et familial, mais aussi la promesse d'un rêve. Comment un enfant issu d'une culture marquée par la tradition et la virilité a-t-il trouvé sa place dans le temple de la danse classique ?Andrea raconte la discipline quotidienne, les sacrifices, mais aussi les moments de doute et de fatigue. Il se souvient de ces instants rares où la scène efface tout calcul :« T'es juste toi », dit-il, quand il ne reste plus que l'authenticité d'un artiste face au public.Ces confidences dessinent un portrait sincère et touchant d'un danseur qui construit pas à pas sa carrière.Son parcours est jalonné de distinctions : le Prix AROP de la danse, le prix Giovani Talenti Siciliani nel Mondo, le Taobuk Award. Mais Andrea ne s'arrête pas aux récompenses. Il explore aussi le contemporain, passant de Forsythe à Ekman, de Pite à Kylián, prouvant une polyvalence rare : incarner les grands rôles romantiques et se réinventer dans les langages modernes.Cet échange est aussi une réflexion sur le corps : outil, limite, fragilité, mais aussi source de joie. Andrea parle de l'urgence d'une carrière courte, des sacrifices qu'elle implique, et de la puissance transformatrice de la danse. Au-delà de la performance, il interroge ce que signifie grandir, s'affirmer et trouver sa vérité sur scène.Dans cette première partie, nous revenons sur les fondations : son enfance en Sicile, sa formation à Nanterre et ses premiers pas dans la hiérarchie de l'Opéra. Un récit intime et inspirant, qui ouvre la voie à la seconde partie, consacrée aux grands rôles et à la consécration.✨ Bienvenue dans Les Sens de la Danse, le podcast de Myriam Sellam qui explore le pouvoir infini du mouvement — celui qui libère, qui transforme, qui fait renaître.

Lil Buck est aujourd'hui reconnu comme l'un des danseurs les plus singuliers de sa génération. Mais derrière son succès international se cache une histoire profondément ancrée dans une ville, un style et une rencontre.Originaire de Memphis, Lil Buck a grandi dans un environnement difficile, marqué par les inégalités sociales mais aussi par une énergie créative hors du commun. Memphis, c'est à la fois la ville du blues, du rock'n'roll et de la soul, avec des figures mythiques comme Elvis Presley, Otis Redding ou Isaac Hayes. Mais c'est aussi une ville où la jeunesse afro-américaine a transformé la rue en scène, donnant naissance au jookin, une danse fluide et acrobatique, faite de glissés de pieds et de pivots de chevilles.Très vite, Lil Buck s'impose comme l'un des plus brillants représentants de ce style. Ce qui fait sa force, c'est sa capacité à garder les racines de cette danse tout en osant l'emmener ailleurs. Et ce « ailleurs » prend une forme inattendue en 2011, lorsqu'une vidéo le montre dansant Le Cygne de Camille Saint-Saëns aux côtés du violoncelliste Yo-Yo Ma. Le choc est immédiat. Des millions d'internautes découvrent un langage inédit : le dialogue entre danse urbaine et musique classique.À partir de là, la carrière de Lil Buck bascule. Madonna l'invite à rejoindre sa tournée mondiale, Benjamin Millepied l'intègre au L.A. Dance Project, Spike Jonze le filme. La Fondation Cartier, l'Opéra de Paris et la Fondation Vuitton ouvrent leurs portes à son art. Lil Buck devient un pont vivant entre deux univers que tout semblait opposer : la rue et les institutions de la culture légitime.Pourquoi cette histoire est-elle essentielle aujourd'hui ? Parce qu'elle incarne une brèche. Lil Buck a montré qu'une danse née dans les quartiers populaires pouvait trouver sa place dans les temples de la culture classique, sans rien perdre de son authenticité.C'est cette brèche que poursuit aujourd'hui Yann Antonio, danseur français que vous avez découvert dans un autre épisode de Les Sens de la Danse. Lui aussi ose l'improvisation hip-hop face à des orchestres symphoniques, à la Philharmonie de Berlin ou à l'Alte Oper de Francfort. Lui aussi prouve que la danse n'a pas besoin de choisir entre la rue et le classique : elle peut être les deux à la fois.

Et si le hip-hop, né dans la rue, pouvait dialoguer avec Mozart, Beethoven ou Mahler ?Et si l'énergie brute du freestyle pouvait entrer dans les temples de la musique classique, face à un orchestre symphonique entier ?C'est le pari audacieux de Yann Antonio, danseur français d'origine congolaise, qui s'impose aujourd'hui comme une figure singulière de la danse.Sur scène, il improvise son hip-hop devant des orchestres prestigieux – de la Philharmonie de Berlin à l'Alte Oper de Francfort – et ses prestations cumulent déjà plusieurs millions de vues sur les réseaux sociaux.Un succès fulgurant qui intrigue autant qu'il inspire : comment un danseur venu du Val-d'Oise a-t-il réussi à tracer une telle trajectoire ?Dans cet épisode des Sens de la Danse, le podcast que je crée et anime, je pars à sa rencontre.Je m'appelle Myriam Sellam, journaliste et passionnée de danse, et à travers chaque entretien je cherche à comprendre comment le mouvement transforme nos vies.Avec Yann Antonio, nous revenons sur son enfance, marquée par une famille où l'art circule naturellement : une grand-mère danseuse, un grand-père musicien, une mère chanteuse de gospel, et surtout un frère, Loïc Mabanza, danseur professionnel et premier mentor.Il évoque ses années de travail acharné, ses doutes, ses efforts pour dépasser le simple cadre des battles et inventer une voie nouvelle.Et il partage ce détail marquant : dans sa chambre d'adolescent, il avait accroché sur un mur des images de ses rêves – des affiches de salles de concert, des orchestres – qu'il contemplait chaque jour.« J'ai affiché mes rêves sur un mur… et je les ai réalisés. »Ce rituel de visualisation, cette capacité à transformer une vision en réalité, est au cœur de son histoire.Car Yann Antonio n'a jamais cessé de croire qu'un jour, il danserait son hip-hop face à un orchestre.Il a porté ce rêve pendant dix ans, jusqu'à le voir se concrétiser.Aujourd'hui, ses performances bouleversent les spectateurs : il entre dans l'instant, improvise chaque geste, laisse son corps dialoguer avec la musique sans préparation ni partition.C'est une rencontre improbable, mais profondément évidente : un langage né de la rue qui s'élève aux côtés de la musique savante, et qui rappelle que la danse est universelle.Au fil de notre conversation, Yann Antonio parle aussi de la nécessité de s'inspirer, de l'importance des mentors, de la patience et de la persévérance.Son parcours est une leçon d'humilité et de détermination :

Bienvenue dans Un pas de côté, une capsule du podcast Les Sens de la Danse pensée pour éclairer chaque épisode.Pourquoi ce format ? Parce qu'écouter un danseur raconter son parcours, c'est passionnant, mais pour vraiment saisir la richesse de ses propos, il faut parfois replacer un nom, une esthétique, une révolution artistique dans son contexte.


Il y a ceux pour qui tout semble couler de source… et ceux qui avancent, un pas après l'autre, à la force du travail. Ceux qui ne rentrent pas dans les cases, mais qui finissent par redessiner les contours de leur art.Cédric Andrieux fait partie de ceux-là.Dans ce premier épisode d'un diptyque exceptionnel, Les Sens de la Danse vous emmène à la rencontre d'un danseur au parcours aussi exigeant que passionnant — entre Bretagne, New York et Lyon, entre admiration et transmission, entre rigueur et intuition.Formé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Cédric Andrieux rejoint à 21 ans l'une des compagnies les plus mythiques de l'histoire de la danse contemporaine : celle de Merce Cunningham. Dix années d'un travail rigoureux, abstrait, épuré — à l'image du chorégraphe américain qui a bouleversé la relation entre la musique et le mouvement, séparé les disciplines pour en faire surgir de nouveaux possibles.

Et s'il existait des états de danse que l'on ne peut pas décrire, seulement traverser ?Dans ce Best Of de fin d'été, je vous propose un extrait profond et suspendu avec Nelson Ewandé, danseur, chorégraphe, champion du monde de popping et fondateur du collectif Enfants Prodiges.Dans ce passage rare, il partage ces instants où la danse nous déplace, nous transporte, nous transforme.Des moments où la conscience s'efface, où le corps se met à bouger sans que l'esprit ne le commande.Où l'on danse… mais sans plus rien contrôler.

Dans ce Best Of du podcast Les Sens de la Danse, je vous propose un extrait fort, intime et lumineux, tiré de ma rencontre avec Sofiane Chalal, danseur, chorégraphe et auteur du solo Ma part d'ombre.Sofiane y évoque avec une rare sincérité son rapport au corps, à la honte, et au regard des autres.Il parle de ce ventre qu'il a si souvent voulu cacher, qu'il a appris à haïr, à dissimuler, à camoufler…Et de la manière dont il a choisi, un jour, de ne plus en faire un ennemi mais une matière chorégraphique.

Cet été, Les Sens de la Danse vous ouvre son carnet de voyage en Best Of.Suspendu entre science et pole dance, Jemi Van Dijk nous entraîne dans un « laboratoire de mouvement » où la gravité devient complice, la rigueur se métamorphose en grâce et chaque figure raconte une histoire.Professeur agrégé de physique, circassien et champion de France de pole sport, il explore un territoire où l'art rencontre la discipline, où la précision se conjugue avec l'abandon.Dans cet extrait, il revient sur un instant-charnière : un simple cadeau d'anniversaire qui l'a mené à la pole dance. Depuis, il apprivoise la verticalité, maîtrise la rotation, et trouve dans chaque suspension une forme de renaissance.Ses mots résonnent comme une invitation à défier l'apesanteur, à écouter le corps, et à redécouvrir la joie pure du mouvement.