A 8h15, Guillaume Durand et Renaud Blanc reçoivent pendant 10 minutes les politiques, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.

Dans cet épisode passionnant, la journaliste Béatrix de L'Aulnoit nous entraîne dans une exploration fascinante des mères des présidents de la Ve République. Elle publie "Ils les ont tant aimées - Les présidents et leurs mères" aux éditions Plon. Loin des figures publiques, elle nous dévoile des femmes de caractère, souvent issues de milieux modestes, qui ont joué un rôle majeur dans la formation et l'éducation de leurs fils, futurs dirigeants du pays.Béatrix de L'Aulnoit nous fait découvrir des histoires familiales captivantes, où la fibre maternelle s'entremêle avec la construction de l'imaginaire national. De Gaulle, Pompidou, Chirac, Sarkozy, Hollande... Tous ont été marqués par l'empreinte indélébile de leurs mères, qu'ils ont chéries et vénérées, comme si renier leur mère aurait été renier la France elle-même.Avec une plume élégante et une sensibilité aiguisée, l'auteure nous fait pénétrer dans l'intimité de ces familles présidentielles. Nous découvrons ainsi les leçons d'honnêteté, de droiture et de travail transmises par ces mères, souvent issues de lignées d'instituteurs, qui ont contribué à forger le roman national français.Mais l'épisode ne se contente pas de dresser des portraits idylliques. Béatrix de L'Aulnoit n'hésite pas à évoquer les gifles, les punitions et les humiliations subies par certains de ces futurs présidents, montrant ainsi la complexité des relations mère-fils.Le cas de François Mitterrand est particulièrement saisissant. Issu d'une éducation catholique rigoureuse, le président socialiste a gardé toute sa vie l'empreinte de sa mère, Yvonne, une femme de foi et de charité qui a profondément marqué son fils.Enfin, l'auteure s'attarde sur le cas d'Emmanuel Macron, dont la relation avec sa grand-mère semble avoir été plus forte que celle avec sa mère, Françoise Noguès Macron. Cette dynamique familiale singulière a sans doute contribué à façonner la personnalité du jeune président.À travers ces récits captivants, Béatrix de L'Aulnoit nous offre un éclairage unique sur les présidents de la Ve République, en nous révélant le rôle essentiel joué par ces mères dans la construction de l'identité et de l'ambition de leurs fils. Un épisode à ne pas manquer pour tous les passionnés d'histoire et de psychologie politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode captivant, David Abiker s'entretient avec Patrick Michel, astrophysicien au CNRS Observatoire de la Côte d'Azur, qui nous plonge au cœur des défis passionnants de la défense planétaire contre les astéroïdes. Spécialiste reconnu dans ce domaine, Patrick Michel partage son expertise et ses dernières découvertes, révélant que la réalité dépasse souvent la fiction. Loin des scénarios hollywoodiens, il explique comment les scientifiques mettent en place des moyens concrets pour détecter et dévier la trajectoire de ces cailloux célestes, potentiellement menaçants pour notre planète.L'auditeur découvre ainsi les dernières avancées dans l'observation et la surveillance des astéroïdes, avec notamment le lancement prochain d'un télescope spatial par la NASA qui permettra de recenser la quasi-totalité de ces objets. Patrick Michel évoque également les missions audacieuses menées par les agences spatiales européenne et japonaise, qui envoient des sondes pour étudier de près le comportement des astéroïdes lors de leur passage à proximité de la Terre.Mais au-delà des aspects techniques, c'est surtout la fascination de Patrick Michel pour ces objets célestes qui transparaît. Il partage son émerveillement devant la complexité et l'imprévisibilité de ces corps célestes, qui défient constamment nos intuitions. Et il n'hésite pas à souligner le rôle potentiellement bénéfique des astéroïdes, qui auraient pu apporter les éléments à l'origine de la vie sur Terre.Avec humour et pédagogie, Patrick Michel nous invite à explorer ce domaine passionnant de l'astrophysique, où les scientifiques rivalisent d'ingéniosité pour assurer la sécurité de notre planète. Un épisode captivant qui montre que la réalité de la défense planétaire est bien plus fascinante que les scénarios de films de science-fiction.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode passionnant de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit l'amiral Richard Wilmot-Roussel, ancien commandant du porte-avions français Charles de Gaulle. Ensemble, ils explorent le rôle stratégique de ce mastodonte des mers dans les crises internationales, en se concentrant sur la situation tendue au détroit d'Ormuz.L'amiral Wilmot-Roussel commence par expliquer l'importance du positionnement du Charles de Gaulle à proximité de cette zone de crise. Il souligne que la France, en tant que deuxième puissance maritime mondiale, a la responsabilité de protéger son patrimoine maritime partout dans le monde. Le porte-avions, véritable plateforme mobile, permet de combiner les effets maritime et aérien, faisant de lui un outil de choix pour intervenir sur les théâtres d'opération lointains.Mais quel sera précisément le rôle du Charles de Gaulle dans le détroit d'Ormuz ? L'amiral écarte l'hypothèse d'un affrontement direct avec l'Iran, soulignant que la priorité est plutôt d'organiser la sortie sécurisée des nombreux navires bloqués dans le détroit. Le porte-avions pourrait ainsi servir de "guichet flottant", coordonnant les convois et donnant le feu vert aux bateaux pour traverser, une fois que la navigation aura été sécurisée. Un autre défi majeur serait de s'assurer que le détroit n'a pas été miné, ce qui nécessiterait l'intervention de chasseurs de mines français. L'amiral explique avec précision les dommages qu'une mine pourrait causer à la coque du Charles de Gaulle, tout en rassurant sur la capacité du navire à évoluer dans de telles zones à risque.Au-delà de ces aspects opérationnels, l'entretien offre un éclairage fascinant sur la vie à bord du porte-avions. L'amiral Wilmot-Roussel évoque la gestion d'un équipage de 2 000 hommes, la solidarité qui règne sur le navire, ainsi que la présence des femmes, qui représentent environ 10% de l'effectif. Il partage également ses souvenirs émus de son premier ordre donné à la passerelle, soulignant que le véritable mérite revient à l'ensemble de l'équipage.Enfin, l'amiral brosse les contours du futur porte-avions français, baptisé "la France libre", qui devrait être encore plus puissant et polyvalent que son prédécesseur. Un épisode captivant qui plonge les auditeurs au cœur des enjeux stratégiques et humains entourant ces navires emblématiques de la puissance navale française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de Radio Classique ce lundi 18 mai, Emmanuel Lincot, directeur de recherche à IRIS et codirecteur du programme Asie-Pacifique, a souligné l'importance stratégique de l'Union européenne pour Pékin. Selon lui, l'Europe demeure l'un des plus grands marchés de consommation au monde, soit un partenaire économique incontournable pour la Chine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Hervé Glévarec, sociologue et co-auteur de l'ouvrage "Des séries qui comptent", pour explorer l'incroyable phénomène des séries télévisées. Bien plus qu'un simple divertissement, ces récits sériels se révèlent être de véritables miroirs de notre société, reflétant avec une acuité saisissante les enjeux et les évolutions de notre époque.Hervé Glévarec explique comment l'avènement d'internet et des plateformes de streaming a profondément transformé notre rapport aux séries, passant d'une consommation collective à une appropriation plus individuelle et subjective. Les séries sont désormais choisies comme on choisirait un livre ou de la musique, en fonction de nos humeurs et de nos envies du moment.Mais au-delà de cette évolution des pratiques, ce qui fascine les chercheurs, c'est la capacité des séries à anticiper et à refléter les réalités de notre monde. À l'instar de "24 Heures Chrono" qui a préfiguré l'élection d'un président noir aux États-Unis, ou de "Téhéran" qui a dépeint des événements géopolitiques avant même qu'ils ne se produisent, les séries semblent parfois détenir un pouvoir divinatoire saisissant.Hervé Glévarec explore cette dimension presque prophétique des séries, qui n'hésitent pas à s'emparer des enjeux politiques, sociaux ou moraux les plus brûlants. Loin d'être de simples divertissements, ces récits sériels deviennent des fenêtres ouvertes sur notre monde, nous invitant à réfléchir sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous évoluons.Au fil de cet entretien passionnant, David Abiker et Hervé Hervé Glévarec nous plongent dans l'univers fascinant des séries, révélant leur capacité à nous éclairer sur notre époque et à façonner notre compréhension du réel. Un épisode incontournable pour tous les amateurs de séries et de réflexion sur notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit le pianiste Alexandre Tharaud, auteur du livre Touché, paru aux éditions Grasset. Il revient sur ses débuts au piano et la façon dont son environnement familial musical a façonné sa vocation.Issu d'une famille de musiciens, Alexandre Tharaud a baigné dans la musique dès son plus jeune âge. Il évoque ses premiers souvenirs du piano, ce « gros piano, très vieux piano en chêne, avec les pédales en laiton », qui lui paraissait « gigantesque » lorsqu'il n'était qu'un enfant de 3-4 ans. Très tôt, il a commencé à explorer cet instrument, attiré par le « son magique » qu'il pouvait produire.Le pianiste se remémore avec émotion sa première professeure, Carmen Tacón de Vena, qui a su l'accompagner dans ses débuts et lui faire découvrir les subtilités du jeu pianistique. Il souligne l'importance du premier professeur dans la vie d'un musicien, celui qui apprend à l'élève « à faire un beau son, à parler avec le piano, à chanter » et à développer une véritable intimité avec l'instrument.Alexandre Tharaud raconte également comment il a appris à faire « chanter le piano » avec le petit doigt, grâce aux conseils de sa professeure et à l'étude de la première étude opus 25 de Chopin. Il évoque avec enthousiasme cette découverte, qui lui a permis de comprendre que « un petit peut avoir beaucoup plus d'envergure qu'un grand ».Cependant, la vocation d'Alexandre Tharaud n'a pas été un chemin tout tracé. Bien qu'issu d'un environnement familial favorable à la musique, il se décrit comme un enfant « paresseux » et « rêveur », peu enclin à travailler sérieusement le piano. Son professeur s'interrogeait alors sur ses réelles capacités à devenir pianiste.Mais c'est aussi dans cet environnement familial et de voisinage que se sont forgés les souvenirs les plus marquants d'Alexandre Tharaud . Il raconte ainsi comment, pendant des années, les leçons de piano ont été parasitées par les bruits incessants d'un disque de Plastic Bertrand, diffusé en boucle par une voisine « complètement folle et dangereuse ». Une expérience qui a laissé des traces, mais qui n'a pas empêché le jeune pianiste de poursuivre sa formation et de s'épanouir dans sa carrière.Aujourd'hui, Alexandre Tharaud a su conserver une part de cet esprit enfantin, en s'amusant à déposer de petites figurines sur les touches de son piano et à partager ces instants ludiques sur les réseaux sociaux. Un témoignage touchant sur la façon dont la musique peut devenir un compagnon de vie dès l'enfance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Alors que le film L'Abandon, consacré aux 11 derniers jours de Samuel Paty, assassiné en 2020, sort aujourd'hui en salles, David Abiker reçoit l'écrivaine Émilie Frèche. Autrice de trois livres sur le sujet, dont le dernier s'intitule "Un séisme", elle a suivi le procès des complices de l'attentat. Bien plus qu'un simple attentat, l'assassinat de Samuel Paty a, selon elle, provoqué un véritable séisme dans la société française, remettant en cause les fondements mêmes de la laïcité et de la liberté d'expression. L'écrivaine décrit comment le crime a entraîné un recul de l'enseignement de ces valeurs républicaines, au profit d'une forme de censure et d'autocensure.Elle revient ensuite en détail sur le déroulé du cours de Samuel Paty, qui n'avait rien de provocateur mais s'inscrivait simplement dans le programme scolaire, et sans discriminer les élèves musulmans, comme certains l'ont prétendu.Émilie Frèche dénonce les responsabilités de l'institution, qui n'a pas su protéger Samuel Paty malgré les menaces répétées dont il faisait l'objet. Elle pointe du doigt le rôle trouble joué par certains acteurs, comme ce prédicateur islamiste qui a lancé une "fatwa numérique" contre l'enseignant. Au final, l'écrivaine estime que la communauté éducative dans son ensemble a été victime de cette tragédie, qui illustre la fragilité de la laïcité face à l'avancée du fanatisme.Alors que la panthéonisation de Samuel Paty est évoquée, Émilie Frèche considère que son meurtre doit être un électrochoc pour la société française. Selon elle, il est urgent de "réarmer idéologiquement" les citoyens afin de défendre avec force les valeurs républicaines, seul rempart contre l'entrisme d'un "fascisme et d'un fanatisme" qui gagne du terrain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker s'entretient avec Manal Salamé, autrice du roman Habibi Beyrouth. Cette écrivaine d'origine libanaise partage un regard intime et nuancé sur son pays meurtri par les crises successives.Manal Salamé, photographe de formation, a choisi de raconter la réalité libanaise à travers une fiction autobiographique. Son personnage principal, Amal, est une femme de la diaspora qui retourne au Liban pour refaire sa carte d'identité, mais qui se retrouve finalement happée par la quête de ses propres racines. À travers ce prétexte administratif, l'autrice explore les questions d'identité et de réconciliation dans un pays marqué par la diversité de ses communautés.Loin des clichés qui réduisent souvent le Liban à la guerre ou à la résilience, Manal Salamé dépeint avec finesse la complexité de son pays natal. Elle déconstruit notamment l'idée reçue selon laquelle appartenir à une communauté religieuse ou politique équivaut automatiquement à soutenir telle ou telle faction. Ses témoignages sur le quotidien de ses proches vivant à Beyrouth saisissent l'angoisse et la colère face à une situation géopolitique instable.Malgré ce contexte difficile, l'autrice affirme cependant sa foi en la réconciliation des communautés libanaises. Elle s'appuie sur son expérience de la vie en communauté pour montrer que les divisions sont davantage le fait de manœuvres politiques que d'une incompatibilité entre les différents groupes. Avec Habibi Beyrouth, Manal Salamé offre ainsi un regard nuancé et optimiste sur un Liban qu'elle chérit profondément.Cet épisode de L'invité de la matinale est une invitation à découvrir une vision intime et engagée du Liban, loin des représentations stéréotypées. À travers le parcours d'Amal, Manal Salamé nous fait voyager au cœur des questionnements identitaires d'un pays tiraillé entre ses multiples appartenances.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On dit parfois que si la Russie n'a pas gagné la Guerre en Ukraine, au bout de 4 ans et demi, l'Ukraine n'a pas non plus perdu. Pour Ulrike Franke, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) et experte en question de sécurité et de défense, le pays de Volodymyr Zelensky tient bon. Et non seulement il tient bon, mais selon elle, « l'armée ukrainienne est la seule au monde capable de mener une guerre de drones». Elle était l'invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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David Abiker reçoit Patrice Duhamel, auteur du livre « Le crépuscule des dieux », qui lève le voile sur les derniers mois de la vie de Georges Pompidou, alors président de la République.Patrice Duhamel a eu accès à des documents inédits, notamment le journal intime du professeur Jean Bernard, médecin personnel de Georges Pompidou, qui révèle des informations inédites sur la maladie du président. Dès 1968, le professeur Bernard diagnostique une leucémie lymphoïde chronique chez Pompidou, mais ce dernier choisit de se taire et de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, malgré sa santé défaillante.L'invité explique comment l'entourage de Pompidou et l'ORTF, le média d'État de l'époque, ont alors mis en place un véritable mensonge d'État pour dissimuler la gravité de la maladie du président aux Français. Patrice Duhamel, qui était lui-même journaliste à l'ORTF, raconte avec émotion comment il a dû se plier aux consignes de ne pas filmer de gros plans du président, afin de cacher son état de santé.Au fil du témoignage poignant de Patrice Duhamel, on découvre le courage et la souffrance de Georges Pompidou, qui a continué à exercer ses fonctions jusqu'à la fin, malgré une santé défaillante. Le journaliste soulève également des questions éthiques et démocratiques sur le secret qui entoure la santé des présidents de la République.Cet épisode captivant offre un éclairage inédit sur une page sombre de l'histoire politique française, et interroge sur la transparence nécessaire dans la gestion de la santé des plus hauts responsables de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Simon Porcher, professeur à l'Université Paris-Dauphine et auteur de Nous sommes faits d'eau, l'avenir d'une ressource vitale aux éditions Les Corps Conducteurs. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la crise de l'eau qui frappe la France et le monde, et proposent des pistes ambitieuses pour y faire face.Dès le début, Simon Porcher dresse un constat alarmant : la France fait face à une véritable érosion de ses ressources en eau, avec des crises de quantité, de qualité et des inondations de plus en plus fréquentes. Il met en garde contre le risque d'une rupture brutale, avec des coupures d'eau de plus en plus régulières et des pollutions qui perdurent pendant des décennies. L'invité souligne que le prix dérisoire de l'eau en France, à seulement 4 euros le mètre cube, est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. D'un côté, cela permet un accès universel à une eau de qualité, mais de l'autre, cela freine les investissements nécessaires pour rénover un réseau vieillissant et fuyard. Simon Porcher plaide ainsi pour une tarification saisonnière, plus élevée en été quand les ressources sont rares, afin d'inciter les usagers à la sobriété.Un autre sujet central abordé est le faible taux de recyclage des eaux usées en France, qui n'atteint que 1% contre 90% en Israël. Porcher explique que cette différence s'explique par des réglementations plus strictes en France, où l'eau potable est considérée comme irréprochable, contrairement à d'autres pays où l'on n'hésite pas à réutiliser des eaux traitées pour l'irrigation ou le nettoyage des rues.L'invité revient également sur les conflits d'usage autour de l'eau, comme les récentes tensions à Sainte-Soline autour de la construction de méga-bassins de rétention. Il souligne la nécessité d'une vision à long terme et d'une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués.Porcher salue l'exemple de Singapour, qui s'est fixé l'objectif ambitieux d'atteindre l'autonomie en eau d'ici 2060, en misant sur le recyclage, le dessalement et la capture des eaux de pluie. Il estime qu'une telle stratégie, assortie d'une implication forte des citoyens, serait bénéfique pour la France.Cet épisode passionnant offre un éclairage de premier plan sur les enjeux cruciaux liés à l'eau, invitant les auditeurs à prendre conscience de l'urgence d'agir pour préserver cette ressource vitale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Céline Berthon, DG de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), pour aborder les enjeux de sécurité et de lutte antiterroriste auxquels la France est confrontée.Céline Berthon commence par dresser un constat alarmant de la menace terroriste en France, qui serait à un niveau élevé depuis la fin de l'année 2023, sous l'effet de crises internationales comme les tensions dans le détroit d'Ormuz ou la situation au Proche-Orient. Elle révèle que les services antiterroristes ont déjoué neuf projets d'attentats en 2024 et sept en 2025, et que plusieurs autres ont été empêchés ces dernières semaines.La patronne du Contre-Espionnage explique que la typologie des menaces a évolué, avec un rajeunissement notable des individus interpellés, qui se radicalisent souvent en ligne. Elle souligne également la résurgence de fragilités psychologiques et psychiatriques chez certains d'entre eux, ce qui complexifie l'analyse des actes préparatoires. Au-delà du djihadisme, Céline Berthon met en lumière d'autres sources d'inspiration idéologique, comme l'ultra-droite ou l'ultra-gauche, qui peuvent également conduire à des projets d'action violente. Elle cite notamment l'exemple d'un jeune homme inspiré par l'idéologie Incel, qui voulait commettre un attentat dans un milieu scolaire.La responsable de la DGSI insiste sur le rôle central joué par la consommation de contenus violents en ligne, qui peut désensibiliser les jeunes et les entraîner dans un processus d'endoctrinement, quelle que soit l'idéologie concernée.Au-delà du terrorisme, Céline Berthon aborde également la question de l'ingérence et de l'espionnage, domaines dans lesquels la DGSI est également compétente. Elle souligne l'importance de protéger les secteurs stratégiques de l'économie et de la recherche contre les tentatives de déstabilisation et de vol d'informations confidentielles, y compris de la part d'États alliés comme les États-Unis.Dans ce contexte, la patronne du Contre-Espionnage explique que la DGSI entretient des relations de confiance avec les grandes entreprises françaises, auxquelles elle prodigue des conseils pratiques et pragmatiques pour les aider à renforcer leur sécurité, sans pour autant se substituer à leur liberté d'action.Malgré la gravité des menaces, Céline Berthon se veut rassurante, soulignant que la DGSI n'est pas seule dans cette mission, mais qu'elle s'appuie sur des milliers d'agents extrêmement professionnels et mobilisés, qui permettent d'obtenir des résultats concrets sur le terrain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le prix Nobel d'économie 2025 Philippe Aghion était l'invité de la matinale de Radio Classique. Au lendemain de l'annonce de la candidature pour la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, il a réagi au programme économique du leader de La France Insoumise. Il pointe des dépenses publiques massives, qui ne seront pas accompagnées de recettes fiscales adéquates. « C'est l'anti-Draghi », résume-t-il.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit la pianiste Claire-Marie Le Guay, passionnée par l'œuvre de Jean-Sébastien Bach. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de cette musique qui a marqué la vie et la carrière de Claire-Marie, depuis ses débuts précoces jusqu'à aujourd'hui.Dès les premières minutes, on est saisi par la ferveur avec laquelle Claire-Marie Le Guay évoque son amour pour la musique de Bach. Elle explique comment cette musique l'a aidée à se tenir plus droite, à se réparer et à s'élever spirituellement. Son récit révèle une véritable connexion intime avec l'œuvre du compositeur, qui l'a accompagnée depuis son plus jeune âge.L'invitée confie également une hésitation initiale entre la voie du piano et une autre vocation, avant de se consacrer pleinement à sa carrière de pianiste. Cette confidence donne un éclairage fascinant sur les défis et les renoncements que peut impliquer le choix d'une telle carrière.Au-delà de la passion musicale, Claire-Marie Le Guay partage sa fascinante découverte de la vie de Bach, de son parcours d'autodidacte, de sa famille nombreuse et de son travail acharné. Elle montre comment la connaissance de la biographie du compositeur a nourri sa compréhension et son interprétation de son œuvre. Un moment fort de l'entretien est lorsque l'artiste évoque l'ambivalence de la musique de Bach, qui mêle le deuil et la consolation, les larmes et la lumière. Cette description poétique laisse entrevoir la profondeur émotionnelle que Claire-Marie Le Guay parvient à transmettre lorsqu'elle interprète les Variations Goldberg.Tout au long de l'entretien, on sent l'immense respect et l'admiration de l'invitée pour le génie de Bach, mais aussi son humilité face à l'œuvre du compositeur. Elle partage ses réflexions sur la façon de se réapproprier une telle musique sans pour autant trahir l'esprit du créateur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, l'expert en géopolitique François Heisbourg analyse les enjeux géopolitiques majeurs du moment, notamment la réduction annoncée des troupes américaines en Allemagne et les tensions autour du détroit d'Ormuz. Il explique comment les marchés financiers peuvent devenir un contre-pouvoir face aux décisions politiques, et comment l'Europe peut gagner en autonomie stratégique face aux grands prédateurs. Il revient également sur la défaite d'Orban en Hongrie et sur l'importance d'avoir des dirigeants expérimentés en politique étrangère pour relever ces défis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'ancien ministre des Finances publie un livre sur son expérience au cœur du pouvoir, "Le Temps d'une décision". Accusé d'avoir contribué à l'augmentation de la dette, il estime en prendre "sa part de responsabilité", mais souligne que depuis qu'il est parti, elle a augmenté de 250 milliards d'euros. "Plutôt que d'accabler les personnes, mieux vaut régler le problème de fond". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker s'entretient avec Bruno Patino, président d'Arte France, autour de son essai "Le temps de l'obsolescence humaine". Ensemble, ils explorent les enjeux fascinants de l'intelligence artificielle et son impact grandissant sur nos vies.Tout au long de la discussion, Bruno Patino partage ses réflexions profondes sur la façon dont les technologies numériques transforment notre rapport au monde et aux autres. Il revient notamment sur la notion d'"obsolescence humaine", en référence aux écrits visionnaires de Günther Anders, et explique comment l'omniprésence des agents d'intelligence artificielle dans notre quotidien est en train de modifier nos comportements et notre perception de la réalité.Un moment fort de l'entretien est lorsque Bruno Patino décrit ce qu'il appelle "l'ère de l'imbrication entre l'homme et la machine". Il met en lumière les paradoxes de cette révolution numérique, qui devait à l'origine nous rassembler, mais qui finit par nous isoler les uns des autres, nous enfermant dans des "bulles de filtre" où nous dialoguons en réalité avec des versions de nous-mêmes.Le président d'Arte France soulève également des questions essentielles sur la gouvernance et la responsabilité de ces intelligences artificielles, qui doivent être encadrées pour préserver un "univers numérique humaniste". Il plaide pour que l'audiovisuel public joue un rôle central dans cette mission, en tant que garant d'un espace d'information et de culture commun, affranchi des logiques marchandes.Cet épisode passionnant vous invite à réfléchir sur les enjeux sociétaux majeurs que soulève l'essor de l'intelligence artificielle, et sur le rôle crucial que peuvent jouer les médias pour nous aider à naviguer dans cette nouvelle ère technologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le sociologue et journaliste Frédéric Martel, spécialiste des États-Unis, est l'auteur de « Occidents, Enquête sur nos ennemis » (Plon).Il partage les résultats de son enquête approfondie menée pendant huit ans dans 52 pays, à la rencontre des principaux idéologues qui s'opposent à l'Occident.Le dialogue s'ouvre sur la figure emblématique de Steve Bannon, théoricien de la droite alternative américaine et artisan de l'élection de Donald Trump. Martel explique comment, bien que Bannon soit un personnage sérieux et influent, ses discours reposent sur des idées erronées et fantasmées sur l'Occident. Il en va de même pour d'autres figures comme Alexandre Douguine, idéologue russe proche de Poutine, qui prônent un retour à un passé médiéval fantasmé.L'auteur révèle ensuite ses entretiens avec des responsables du Hezbollah et du Hamas, offrant un éclairage saisissant sur la nature de leur opposition à l'Occident. Loin d'être seulement une critique politique, cette hostilité s'enracine dans une volonté de maintenir leur pouvoir dictatorial et de s'opposer à la démocratie.Martel souligne que ces discours anti-occidentaux ne sont pas l'apanage des régimes autoritaires, mais trouvent également leur source au sein même de l'Occident, chez des intellectuels comme Edward Saïd ou Frantz Fanon. Il montre comment ces critiques, nourries d'un héritage marxiste et anticolonialiste, sont ensuite récupérées et déformées par les régimes en place pour servir leurs propres intérêts.L'auteur évoque également le cas de la Hongrie d'Viktor Orbán, qu'il considère comme un cheval de Troie au sein de l'Europe, reprenant les codes de l'extrême droite tout en se positionnant encore dans le champ de la droite conservatrice. Un exemple parmi tant d'autres de la complexité des lignes de fracture idéologiques qui traversent aujourd'hui l'Occident.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Marc Bourreau reçoit Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs à Narbonne et responsable du plaidoyer de la Société Française d'accompagnement et de soins palliatifs. Claire Fourcade vient présenter son nouveau livre, 'Fin de vie, manuel de résistance', qui paraît aux éditions Fayard. Ce livre est publié alors que le débat sur le droit à l'aide à mourir fait rage au Parlement . La médecin partage son point de vue critique sur ce projet de loi, qu'elle juge 'd'une grande violence' envers les personnes malades et les soignants.Au cœur de cette discussion, Claire Fourcade explique pourquoi il est selon elle impossible de définir des critères stricts pour encadrer l'euthanasie. Elle souligne les risques d'injustice et de désignation arbitraire de patients éligibles, alors que la plupart d'entre eux demandent simplement à être accompagnés jusqu'au bout.L'invitée revient également sur le quotidien des services de soins palliatifs, qui sont souvent sous-dotés et méconnus du grand public. Elle déplore que seule la moitié des personnes ayant besoin de ces soins y aient réellement accès, faute de moyens et de volonté politique. Un véritable 'scandale' selon elle.Malgré ce sombre constat, Mme Fourcade se veut optimiste et appelle à la 'résistance'. Elle met en avant la 'créativité' et l''inventivité' des équipes soignantes qui, au quotidien, s'efforcent d'accompagner chaque patient de manière singulière, en prenant en compte toutes les dimensions de leur souffrance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Franck Lirzin, ingénieur expert de l'adaptation aux risques climatiques est l'invité de la matinale de Radio Classique. Auteur du livre "Habiter un monde qui brûle", Franck Lirzin partage son expérience et ses réflexions sur les défis que pose le changement climatique pour nos sociétés.L'entretien commence par un scénario de fiction saisissant, où l'Europe est frappée de plein fouet par des canicules et des sécheresses en 2050. Ce tableau alarmant permet d'introduire les enjeux de l'adaptation, que Franck Lirzin décrit avec précision. Il explique que si la prise de conscience est réelle, les mesures concrètes sont encore loin d'être à la hauteur, avec seulement 2 milliards d'euros investis l'an dernier, alors qu'il en faudrait quatre fois plus.L'ingénieur détaille alors les différentes solutions techniques envisageables, du court terme comme l'installation de climatiseurs ou de brasseurs d'air, au long terme avec la construction d'infrastructures comme des digues ou la plantation d'arbres en ville. Mais il insiste sur l'importance de la dimension humaine et politique de l'adaptation, soulignant que ce défi nécessite une véritable impulsion des décideurs.À travers des exemples concrets comme la ville de Valence en Espagne ou le village du Prêcheur en Martinique, Franck Lirzin montre que les solutions techniques existent, mais que leur mise en œuvre se heurte souvent à des obstacles financiers et à la difficulté d'acceptabilité par les populations concernées. Il évoque ainsi le dilemme auquel fait face Venise, entre le coût astronomique de la construction de digues et l'éventualité d'un déménagement de la cité des Doges.Au-delà des aspects techniques, l'invité met en lumière les enjeux humains et sociaux de l'adaptation, comme l'accompagnement des habitants confrontés à des bouleversements de leur cadre de vie. Il souligne également le rôle crucial des politiques, qui peinent encore à s'emparer pleinement de ces questions.Malgré ce constat alarmant, Franck Lirzin conclut sur une note d'espoir, en évoquant une "utopie" où l'Europe aurait réussi à s'adapter de manière résiliente et désirable. Un message qui invite les auditeurs à se projeter dans un avenir où l'adaptation au changement climatique serait une réalité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le politologue Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, analyse en détail la situation géopolitique tendue entre l'Iran et les États-Unis. Alors que les États-Unis s'apprêtent à envoyer une délégation au Pakistan pour de nouvelles négociations de paix, l'Iran a décidé de boycotter ces pourparlers. Selon Gilles Kepel, cette décision iranienne fait suite à l'arraisonnement d'un pétrolier iranien par les États-Unis, qui ont tiré dans la salle des machines. Cette action a fourni un prétexte aux factions les plus dures du régime iranien pour refuser de négocier.Cependant, l'analyste estime que les États-Unis ont repris l'initiative face à l'Iran. En construisant un contre-blocus dans la mer d'Arabie, Washington a réussi à empêcher les navires iraniens de traverser le détroit d'Ormuz, privant ainsi le régime de ses principales ressources financières issues de la vente de pétrole et de gaz. Gilles Kepel considère que le système iranien est à bout de souffle, fragilisé par les sanctions économiques et les divisions internes.Le politologue souligne également les tensions au sein du régime iranien, entre les factions ouvertes aux négociations et les conservateurs intransigeants. Il note que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, semble être désormais l'otage de la clique des Gardiens de la Révolution, sans avoir la même autorité que son père, l'ancien guide suprême Khamenei.Concernant le Liban, Gilles Kepel évoque la situation précaire de la trêve entre Israël et le Hezbollah, après la mort d'un soldat français de la FINUL lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. L'analyste souligne que cet incident révèle des failles dans le contrôle du Hezbollah sur ses agents au sud du Liban, et pose des questions sur la fiabilité du régime syrien de Bachar al-Assad, qui aurait permis le maintien de tunnels reliant la Syrie au Liban, utilisés autrefois pour faire passer des armes.Enfin, Gilles Kepel s'interroge sur la marge de manœuvre du gouvernement libanais dans ces négociations, alors qu'Israël a créé une «ligne jaune» à l'intérieur du territoire libanais, dans laquelle il s'arroge le droit de tout détruire, y compris des biens appartenant à la communauté chrétienne. Une situation qui risque d'affaiblir considérablement le pouvoir libanais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode passionnant de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Étienne Ghys, éminent mathématicien et directeur de recherche au CNRS. Étienne Ghys, fils d'imprimeur, nous entraîne dans un fascinant voyage à travers l'histoire et la géométrie des lettres.Les lettres que nous utilisons quotidiennement sont porteuses d'une riche histoire, d'une géométrie subtile, et influencent même notre manière de penser.Le mathématicien-géomètre nous fait découvrir comment les humanistes de la Renaissance se sont inspirés de l'Antiquité pour dessiner de nouvelles lettres, adaptées au corps humain. Il nous fait revivre les travaux passionnants de Luca Pacioli, qui a décrit dans ses moindres détails la construction géométrique de chaque lettre. Étienne Ghys nous montre que derrière l'apparente simplicité des lettres se cache une véritable œuvre d'art.Mais l'invité ne s'arrête pas là. Il nous alerte sur l'influence politique des lettres, citant l'exemple des choix typographiques de l'administration Trump, jugés trop "woke". Il s'interroge également sur l'impact de l'écriture inclusive, qui transforme fondamentalement notre lecture.L'un des moments forts de l'entretien est lorsqu'Étienne Ghys nous fait part de son expérience dans une classe d'école primaire, où il a fait découvrir aux enfants les magnifiques alphabets du XIXe siècle. Il nous fait partager son émerveillement face à la difficulté des enfants à reproduire avec leur corps les formes des lettres, nous rappelant que la lecture est un processus complexe qui s'apprend.Enfin, Étienne Ghys nous éclaire sur l'évolution de notre rapport aux lettres, du crayon à la machine à écrire jusqu'au smartphone. Il nous invite à ne pas craindre la disparition des lettres, mais à nous ouvrir aux nouvelles formes qu'elles peuvent prendre dans notre monde numérique.Cet épisode de L'invité de la matinale est une véritable invitation à redécouvrir les lettres sous un jour nouveau, à travers le prisme passionnant des mathématiques et de la géométrie. Un entretien captivant qui ravira tous les amateurs de belles lettres et d'histoire des sciences.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Olivier Sibony, professeur à HEC Paris et à l'Université d'Oxford, spécialiste de la décision stratégique. Ensemble, ils explorent les enjeux passionnants de la prise de décision à l'ère de l'intelligence artificielle.Olivier Sibony commence par expliquer l'émergence relativement récente des sciences de la décision, qui étudient de manière transversale les processus décisionnels, s'appuyant sur des disciplines comme l'économie, les mathématiques et la psychologie cognitive. Il souligne notamment l'importance cruciale de la notion de probabilité, qui a permis de passer d'une évaluation des décisions sur leurs seuls résultats à une analyse ex ante des risques.Le professeur partage ensuite son regard avisé sur la communication et la mise en scène des décisions politiques, illustrant son propos par l'exemple des interventions médiatiques de Donald Trump. Il explique comment le simple fait d'affirmer une décision peut parfois en produire des résultats, même involontaires.Le cœur de l'entretien porte sur les usages de l'intelligence artificielle dans la prise de décision. Olivier Sibony et son co-auteur Éric Hazan ont cartographié dans leur ouvrage les différentes situations où l'IA peut s'avérer supérieure à l'humain, comme en radiologie ou pour l'optimisation des ressources économiques. Mais ils soulignent également les domaines où la décision humaine doit être préservée, comme la justice ou la politique, en raison de considérations éthiques et de la valeur intrinsèque du jugement humain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Farid Vahid est co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la fondation Jean Jaurès, spécialiste de l'Iran. Il explique que si les négociations ont eu lieu, c'est que la guerre ne peut pas durer, ni pour l'Iran, ni pour les Etats-Unis.Farid Vahid commence par analyser la dernière décision de Donald Trump, à savoir le blocus américain sur les pétroliers et les bateaux iraniens. Il explique que cette mesure, bien que rationnelle d'un point de vue géopolitique et économique, a des conséquences désastreuses pour l'Iran, dont la situation économique est au bord du gouffre avec une inflation dépassant les 50%. Cependant, il souligne que les États-Unis ne peuvent pas non plus se permettre de prolonger cette guerre trop longtemps, notamment en raison des prochaines élections de mi-mandat.L'invité met en lumière le paradoxe de la situation, où les Iraniens ont eux-mêmes donné l'idée du blocus en bloquant le détroit d'Ormuz, démontrant ainsi leur capacité à perturber l'économie mondiale. Farid Vahid explique que cette guerre est une véritable guerre de résilience, où chaque camp tente de faire craquer l'autre en premier. Il souligne que le régime iranien, composé d'anciens commandants de la guerre Iran-Irak, est prêt à sacrifier des vies civiles pour rester au pouvoir, contrairement aux États-Unis qui doivent tenir compte de l'opinion publique.L'invité aborde ensuite la question des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Il estime qu'un accord sur le nucléaire est envisageable, avec un renoncement provisoire à l'enrichissement de l'uranium. Cependant, il souligne que les sujets épineux comme les missiles balistiques et le soutien aux milices pro-iraniennes dans la région seront beaucoup plus difficiles à résoudre.Farid Vahid souligne également que le régime iranien actuel, qu'il qualifie de "militaro-oligarchique", n'a plus grand-chose à voir avec le régime des mollahs. Il met l'accent sur le rôle prépondérant des Gardiens de la Révolution et des oligarques, plutôt que sur celui du clergé.Enfin, l'invité aborde la situation de la population iranienne, qui espérait une intervention militaire étrangère après les massacres de manifestants en janvier 2020, mais qui se sent aujourd'hui désemparée et déprimée face à l'impasse dans laquelle se trouve le pays. Il estime que sans une lutte armée intérieure ou un effondrement du régime sous les coups de boutoir israélo-américains, il sera difficile pour les Iraniens de prendre leur destin en main et de faire tomber ce régime sanguinaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, l'académicien Pierre Assouline partage son inquiétude face au déclin de la lecture, notamment chez les jeunes. Cependant, il reste optimiste et explique comment la littérature peut nous aider à traverser les moments difficiles et à préserver nos valeurs fondamentales. À travers des extraits de ses écrits et des œuvres d'auteurs comme Alphonse Daudet ou le Livre de Job, il nous invite à résister aux tentations de la résignation et à tenir bon face à l'incertitude de notre époque.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans l'invité de la matinale, David Abiker reçoit Laurence Nardon, experte reconnue des relations internationales et directrice du programme Amérique de l'IFRI.Leur discussion se concentre sur la crise actuelle dans le détroit d'Ormuz, où les tensions entre les États-Unis et l'Iran semblent s'intensifier. Elle offre un éclairage sur les motivations et les stratégies du président américain Donald Trump, qui a annoncé que les États-Unis allaient à leur tour bloquer le détroit.Selon l'experte, Donald Trump chercherait à « reprendre la main » dans une situation qui lui échappe, après l'échec des récentes négociations avec l'Iran, médiées par le Pakistan. Laurence Nardon explique que le président américain veut éviter d'être perçu comme un « perdant » et tente de mobiliser des « armes annexes », comme le contrôle du détroit d'Ormuz, pour peser sur l'économie mondiale. Mais ce faisant, Trump s'approprie une arme traditionnellement détenue par l'Iran, ce qui soulève des questions sur la cohérence de sa stratégie. L'invitée souligne également les paradoxes de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, où les présidents successifs se sont fait « piéger » dans des guerres coûteuses et sans issue.Au-delà de la crise iranienne, l'entretien aborde également les récentes élections en Hongrie, où le soutien du camp MAGA de Donald Trump au Premier ministre Viktor Orbán n'a pas porté ses fruits. Elle y voit un signe que l'alliance transatlantique des extrêmes droites ne fonctionne pas nécessairement.Enfin, l'experte livre un éclairage sur l'ambiance politique actuelle à Washington, où les démocrates semblent regagner du terrain face à l'administration Trump, notamment avec la mission Artémis de la Nasa. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Jacques Rupnik, directeur de recherche et mérite à la Fondation Nationale des Sciences Politiques, pour analyser les enjeux de l'élection en Hongrie.Ancien conseiller du président tchèque Václav Havel, l'invité offre un éclairage unique sur le parcours politique hors norme de Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois en place depuis 16 ans. Passé du libéralisme au national-conservatisme, Orban a fait de la Hongrie une "démocratie illibérale", selon ses propres termes, remettant en cause l'état de droit et les contre-pouvoirs.Face à lui, le challenger Péter Magyar, un conservateur plus européen, semble avoir ses chances d'après les sondages. Mais Jacques Rupnik met en garde contre un possible resserrement dans la dernière ligne droite, le Premier ministre hongrois ayant l'habitude de retourner les situations à son avantage. L'expert analyse finement les atouts de Péter Magyar, un homme neuf et peu exposé, qui connaît bien de l'intérieur le parti de Viktor Orbán et ses "turpitudes". Il souligne également son talent pour la campagne, qui lui a permis de surfer sur la vague de l'attente du changement chez les jeunes Hongrois.Cependant, il nuance les chances de Péter Magyar, rappelant que la Hongrie est un pays vieillissant, traditionnellement enclin à voter pour des partis conservateurs voire ultra-conservateurs. Le Premier ministre hongrois peut ainsi compter sur son électorat historique, notamment dans les petites villes de province.Jacques Rupnik décrypte également les soutiens dont bénéficie Viktor Orbán, à la fois de la part de Donald Trump et de Poutine, ce qui brouille son image de "candidat de la paix". Un soutien qui peut s'avérer être un boulet pour le Premier ministre hongrois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Antonin Bergeaud, Prix du meilleur jeune économiste 2025 et auteur de "La prospérité retrouvée, les leviers de la croissance au XXIe siècle". Antonin Bergeaud commence par souligner la résilience remarquable de l'économie française, qui a su absorber les conséquences de crises majeures comme les Gilets jaunes, la pandémie de Covid-19 ou encore la guerre en Ukraine. Cependant, cette résilience a un coût : un déficit public abyssal, qui met en péril la soutenabilité de la dette française. L'économiste met en garde contre les dangers de cette stratégie à court terme, qui hypothèque l'avenir des générations futures.Au-delà de ce constat, Antonin Bergeaud livre une analyse approfondie des causes du décrochage économique de l'Europe par rapport aux États-Unis. Selon lui, le problème réside dans un manque de productivité, lié à l'incapacité de l'Europe à trouver un modèle économique fonctionnel et à financer efficacement l'innovation. Contrairement aux États-Unis, l'Europe n'a pas su tirer parti de la révolution numérique pour booster sa croissance.Pour remédier à cette situation, l'économiste plaide pour une profonde refonte du modèle économique européen. Il appelle à une politique industrielle commune, qui miserait sur les valeurs européennes en matière d'environnement et de protection des données, plutôt que de s'aligner sur le modèle américain, jugé trop destructeur. Cet arbitrage, s'il est mené à bien, pourrait permettre à l'Europe de retrouver une prospérité durable, en accord avec ses aspirations.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les enjeux économiques auxquels la France et l'Europe sont confrontées, avec la voix d'un expert reconnu. Une écoute indispensable pour comprendre les défis à relever pour assurer la résilience et la prospérité de nos économies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

« Nous sommes au cœur d'un choc énergétique », estime l'historien de l'économie Philippe Chalmin. Même s'il est moins important que la crise pétrolière de 73, l'épisode que nous vivons est particulièrement inquiétant.Philippe Chalmin explique que le véritable enjeu réside dans l'état de santé fragile des économies actuelles, avec des niveaux d'endettement public sans précédent. Contrairement aux années 70, les États n'ont plus les moyens de soutenir efficacement leurs citoyens face à la flambée des prix de l'énergie.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur le rôle crucial du détroit d'Ormuz, véritable cordon ombilical de l'économie pétrolière et gazière mondiale. Philippe Chalmin souligne que la géopolitique a rattrapé la puissance militaire américaine, rendant le contrôle de ce passage stratégique extrêmement complexe. Il invite même les auditeurs à se plonger dans la bande dessinée "Le Secret de l'Espadon" d'Edgar P. Jacobs pour mieux comprendre les enjeux de ce lieu !L'économiste estime que le statut du détroit d'Ormuz sera désormais différent, avec de fortes chances de voir émerger un système de péage, à l'instar de celui qui a existé pendant deux siècles sur le détroit du Sund, entre la Suède et le Danemark. Cette évolution aura des conséquences majeures pour les pays du Golfe, qui avaient fait de Dubaï un hub financier et monétaire mondial, mais dont le rôle pourrait être remis en cause.Philippe Chalmin prévient que les répercussions économiques de cette crise énergétique seront lourdes, avec des tensions inflationnistes et des impacts sur les taux d'intérêt. Il estime que la croissance mondiale pourrait perdre jusqu'à 0,5 point de pourcentage, un coup dur pour des économies déjà fragilisées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Héloïse Heuls est diplômée de l'École normale supérieure, autrice d'une thèse de doctorat sur l'utilisation des technologies numériques par les groupes armés djihadistes. Elle publie "Cyberdjihad - le grand recrutement " aux éditions du Cerf.Pendant dix ans, Héloïse Heuls a mené une enquête approfondie sur les pratiques des groupes djihadistes en ligne, révélant un phénomène complexe qui dépasse largement la simple préparation d'attentats. Elle explique comment ces groupes ont su s'emparer des outils numériques pour recruter, communiquer et diffuser leur idéologie, créant une véritable "Silicon Valley du djihad".Au-delà des actes de violence, Héloïse Heuls met en lumière la dimension politique et identitaire de ce cyber-djihad, où la conquête des esprits passe par la maîtrise des technologies de l'information. Elle décrit ces "recruteurs", "prédicateurs" et autres "partisans" qui, loin d'être de simples "combattants assoiffés de sang", cherchent à façonner une vision alternative du monde.Mais la menace n'est pas que virtuelle. L'invitée détaille les récentes attaques perpétrées par ces groupes en Europe, soulignant leur capacité à brouiller les pistes et à s'adapter aux évolutions technologiques. Face à cette nébuleuse mouvante, elle interroge la réponse de l'État, partagé entre impératifs de sécurité et liberté académique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Isabelle Peretz, titulaire de la chaire de recherche Neurocognition de la musique à l'Université de Montréal. C'est une sommité mondiale dans le domaine de la recherche sur le lien entre le cerveau et la musique, et elle partage avec les auditeurs les découvertes fascinantes de ses travaux. Elle publie “Soigner avec la musique - nouvelles des neurosciences” aux Éditions Odile Jacob Tout d'abord, Isabelle Peretz explique ce qu'est le « cerveau musical », cet ensemble de modules et de systèmes dans le cerveau qui permettent d'apprécier et de produire de la musique. Elle souligne que ces capacités musicales semblent innées chez l'être humain, avec des études montrant que les nouveau-nés réagissent déjà à la musique classique.Mais le cœur de cet entretien porte sur l'utilisation de la musique comme outil thérapeutique, notamment pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Isabelle Peretz décrit avec passion comment la musique, et en particulier les chansons de leur jeunesse, peuvent permettre à ces patients de recouvrer temporairement leur identité et leurs souvenirs autobiographiques. La musique emprunte en effet des voies privilégiées dans le cerveau pour atteindre ces mémoires enfouies, passant par le système limbique des émotions.L'auditeur est fasciné d'apprendre que la simple écoute ou le fait de chanter en groupe peuvent améliorer significativement le bien-être des patients Alzheimer sur plusieurs mois. Isabelle Peretz explique que la musique a un effet rassembleur et de fusion avec les autres, permettant de transcender les frontières individuelles.Mais les bienfaits de la musique ne s'arrêtent pas là. L'invitée de David Abiker évoque également son utilisation prometteuse pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Là encore, le lien entre le rythme musical et l'activation des zones motrices du cerveau semble offrir de nouvelles pistes thérapeutiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Vincent Jauvert, journaliste et auteur du livre "Kremlin confidentiel" aux éditions Albin Michel.Le grand reporter suit de près l'ascension de Poutine depuis 25 ans, et partage des révélations étonnantes sur les manœuvres du président russe. Il explique notamment comment celui-ci a tenté, sans succès, de déstabiliser politiquement l'Ukraine en 2020 en organisant des manifestations d'extrême-droite pour ensuite intervenir en "ami protecteur". Cette opération ratée contraste avec les actions plus efficaces d'Israël contre le régime iranien, soulignant les limites des services secrets russes.Mais le cœur de cet entretien réside dans l'obsession de Poutine pour le pouvoir et l'argent. Jauvert décrit en détail comment le président russe a mis en place un système de détournement de fonds à son profit, notamment dans le secteur médical, enrichissant ainsi sa vaste famille. Cette famille, longtemps tenue secrète, est l'un des éléments les plus fascinants du livre de Jauvert, révélant un Poutine bien loin de l'image d'austérité qu'il souhaite donner.Au-delà de cette quête effrénée de richesses, Poutine est également hanté par la peur d'être renversé, comme en témoigne l'épisode de la rébellion avortée de Evgueni Prigojine. Jauvert explique comment le président russe a été raisonné par le président biélorusse, craignant que ce conflit n'entraîne une révolution en Russie.Cet épisode captivant offre un éclairage unique sur les rouages du pouvoir en Russie, dévoilant les obsessions d'un homme qui semble prêt à tout pour conserver son emprise sur le pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hippolyte d'Albis est professeur à l'ESSEC Business School, vice-président du Cercle des économistes. Il publie “Économie des Âges de la Vie” aux éditions Odile Jacob, dans lequel il met fin à certaines idées reçues. S'agissant du niveau de vie, il l'assure, il continue de progresser, mais son accélération s'est ralentie ces dernières années. Parmi les critères qu'il retient, l'accès aux études supérieures et la situation des femmes sur le marché du travail.Il explique que les sociétés mettent en place des transferts considérables, représentant jusqu'à 30% du PIB, pour permettre aux jeunes et aux personnes âgées de consommer, alors que seuls 40% de la population sont en emploi. Cette réalité remet en question de nombreuses idées reçues sur les générations.L'économiste déconstruit ainsi le cliché selon lequel les générations passées s'en sont mieux sorties que celles d'aujourd'hui. Grâce à des données objectives, il démontre que le niveau de vie ne cesse de progresser, même si le rythme de cette progression ralentit. Il remet également en cause le discours sur la « jeunesse sacrifiée », expliquant que ce sont souvent les actifs d'âge moyen qui se plaignent le plus.Un moment fort de l'épisode est lorsque David Abiker interroge Hippolyte D'Albis sur la situation des seniors et des retraités. Ce dernier souligne que, malgré les débats sur leur contribution, les personnes âgées reçoivent en réalité de moins en moins de transferts de la part de l'État. Il met en lumière l'importance des transferts informels, comme le soutien familial, qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques.Enfin, Hippolyte D'Albis aborde la question du vieillissement de la population, qu'il considère comme une excellente nouvelle plutôt qu'un problème. Il explique que les sociétés s'adaptent à ces changements démographiques, notamment en favorisant l'emploi des seniors et des femmes. Pour lui, le défi est de construire un modèle de solidarité plus inclusif, en accueillant tous les talents et en permettant à chacun de contribuer.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bruno Verjus, chef du restaurant 2 étoiles “La Table Bruno Verjus” était l'invité de la matinale. Il publie le roman “La Recette” aux éditions Albin Michel, qui met en scène une jeune Cantonaise passionnée par l'histoire gastronomique française. C'est une rencontre entre l'Orient et l'Occident autour de la quête d'une recette oubliée, la célèbre tarte aux pralines roses de Lyon. Bruno Verjus a vécu 18 ans en Chine. Selon lui "dans ce monde qui va de chaos en chaos, la cuisine est la seule chose qui nous réunit encore".Bruno Verjus explique comment cette immersion l'a profondément marqué et a influencé sa vision de la cuisine. Fasciné par les liens étroits qui unissent les Chinois et les Français autour de la nourriture, il nous fait découvrir les subtilités de la cuisine cantonaise et son approche holistique du vivant.Au-delà des frontières culinaires, le chef partage ses réflexions sur la capacité de la cuisine à rassembler les cultures et à nous réconcilier avec le monde. Ses mots résonnent comme un appel à la découverte et au dialogue interculturel, une invitation à explorer la diversité qui fait la richesse de notre humanité.Mais l'épisode ne se limite pas à ces considérations philosophiques. Bruno Verjus nous fait également l'honneur de nous dévoiler une recette printanière et originale, mêlant seiche, poire et rhubarbe, qui promet de ravir les papilles des auditeurs les plus gourmands.Que vous soyez amateur de cuisine, passionné de culture ou simplement curieux de découvrir de nouveaux horizons, cet épisode de L'invité de la matinale vous réserve de belles surprises. Laissez-vous emporter par ce voyage culinaire et culturel captivant en compagnie de Bruno Verjus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Arnaud Miranda était l'invité de la matinale Radio Classique - Le Figaro ce mardi 31 mars. Le docteur en théorie politique et auteur de «Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire» a souligné la différence entre «conservateur» et «réactionnaire».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La guerre en Iran a pris un nouveau tournant, puisque Donald Trump évoque désormais un véritable « changement de régime » et un accord permettant le passage de 20 pétroliers dans le Détroit d'Ormuz. Des déclarations qui n'empêchent pas le président américain d'agiter la menace d'une invasion par l'armée américaine. Une stratégie qui n'a rien d'absurde, selon Bruno Tertrais, invité de la matinale de Radio Classique ce lundi. Bruno Tertrais est directeur Adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique, auteur de La Question Israélienne aux Éditions de l'Observatoire. Il estime qu'avec Donald Trump, « tout est crédible, il peut parler de négociation et évoquer une escalade ». L'arrivée de troupes américaines en Iran constituerait selon lui « un tournant symbolique important, mais pas forcément acceptable pour les Républicains ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Éric Danon est ancien ambassadeur de France en Israël. Invité de la matinale ce vendredi, il a souligné la manière dont le président américain brouille les cartes de ses ennemis "en disant une chose et son contraire", mais en le faisant, "il brouille aussi la compréhension des occidentaux". Pour bien comprendre la situation, explique le diplomate, "il faut séparer la réalité sur le terrain des déclarations du président américain". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Éric Béranger, PDG du leader européen des missiles, était l'invité exceptionnel de David Abiker dans la matinale de Radio Classique ce jeudi. Dans un contexte de multiplication des conflits, il a décrit le basculement d'un « monde du droit international au monde de la force brutale », avec une conséquence pour le groupe français : l'augmentation considérable de la production de missiles et de drones. « L'anticipation est un gros enjeu. Depuis plusieurs années nous n'attendons pas les commandes pour fabriquer », a-t-il révélé. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le géopolitologue Dominique Moïsi était l'invité de la matinale ce mercredi. Il décrit un président américain qui ne sait pas lui-même quelle est sa stratégie au Moyen-Orient, parlant d'une erreur majeure sur l'organisation du pouvoir en Iran : "ce n'est pas une pyramide verticale, mais des réseaux horizontaux". Aujourd'hui, Donald Trump cherche à sortir de ce guêpier. Pour le régime des mollahs, à l'inverse, "survivre à cette infériorité militaire, c'est quasiment une victoire", juge-t-il.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On le sait peu, mais l'océan est un régulateur du climat, qui absorbe une partie des excédents de chaleur et de CO2. Aujourd'hui, il nous protège encore, mais jusqu'à quand ? L'océanographe Marina Lévy était l'invitée de la matinale de Radio Classique ce mardi. Elle souligne que les entreprises « sont les acteurs premiers pour réduire les pollutions ». Marina Lévy est océanographe, directrice de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, directrice de l'Institut de l'océan de l'Alliance Sorbonne université. Elle vient de publier avec Olivier Poivre d'Arvor Quand l'océan s'éveillera – Enquête au cœur de la planète bleue aux éditions StockHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pascal Perrineau, professeur des universités à Sciences Po et auteur de Le Goût de la politique aux éditions Odile Jacob, est l'invité de la matinale. Le politologue revient sur les résultats du second tour des municipales rendus hier, avec les enseignements qu'il convient d'en tirer.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Contrairement à ce qu'on entend ici ou là, jamais un scrutin municipal n'indique le rapport de force politique pour la présidentielle, assure Martial Foucault, avant le second tour des élections ce dimanche. Ce politologue spécialiste des élections locales a rétabli un certain nombre de vérités dans la matinale de Radio Classique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cette nouvelle guerre au Moyen-Orient a-t-elle déjà un impact sur la guerre en Ukraine ? Pour la spécialiste de la Russie Sylvie Bermann, invitée de la matinale de Radio Classique, elle permet à Vladimir Poutine non seulement de bénéficier d'une accalmie diplomatique, mais aussi de légitimer l'invasion de l'Ukraine – puisque la guerre menée par les Etats-Unis et Israël a été lancée en dehors du droit international.Sylvie Bermann est ancienne ambassadrice de France en Russie (2017-2019), autrice de L'Ours et le dragon, Chine-Russie, histoire d'une amitiés sans limite aux Editions Taillandier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Maneli Mirkhan est franco-iranienne, experte des relations internationales et de l'Iran. Elle est également fondatrice de DORNA, organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran. Elle décrit un régime des mollah "habile pour contourner les sanctions", ce qui entraîne selon elle une "limite" dans les actions possibles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'ancien haut fonctionnaire de Bercy Jean-Pascal Beaufret dénonce une présentation des comptes publics « biaisée, faussée », avec des déficits sociaux en réalité 4 fois supérieurs à ce qui est annoncé. Invité de la matinale de Radio Classique, il a détaillé ces chiffres.Jean-Pascal Beaufret est un ancien inspecteur des Finances, associé au fonds de capital développement Ring Capital. Il est l'auteur du dossier « Les comptes de la Sécurité Sociale et le redressement des finances publiques » paru dans la revue Commentaire du 12 mars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La percée de LFI au premier tour des municipales est un des principaux enseignements de ce scrutin, selon le constitutionnaliste et politologue Benjamin Morel, invité de la matinale de Radio Classique. Une poussée « intéressante » lorsqu'on considère que l'électorat de LFI est « plutôt abstentionniste aux élections locales ». L'autre leçon majeure de ces élections selon lui, est que désormais « le champ politique local n'échappe pas à la crise politique qui touche le pays ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un monde dans lequel presque tous les cancers pourraient être soignés est désormais à portée de main. Le professeur Alain Puisieux, président du directoire de l'Institut Curie a souligné sur Radio Classique les progrès considérables de la médecine, surtout ces 20 dernières années. « Aujourd'hui, plus de 65% des cancers sont guéris, contre 30% en 1960 », a-t-il souligné, assurant que les dernières avancées étaient particulièrement prometteuses. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Patrice Geoffron, professeur d'économie à Dauphine et directeur du CGEMP, était l'invité de la matinale du jour. Il est revenu sur le conflit actuel au Moyen-Orient, qui a engendré le blocage du détroit d'Ormuz, et a analysé la possibilité de se diriger vers un nouveau choc pétrolier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.