A 8h15, Guillaume Durand et Renaud Blanc reçoivent pendant 10 minutes les politiques, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.

David Abiker reçoit Jean-Christian Petitfils, historien et auteur de « La Révolution française », une fresque de mille pages publiée chez Perrin. Au cœur de cette conversation exigeante : les origines véritables de la Révolution et ses étonnantes résonances avec les crises contemporaines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Monique Canto-Sperber, philosophe et ancienne directrice de l'École normale supérieure, pour discuter de son dernier ouvrage « La fin de la culture française » paru chez Albin Michel. Un entretien exigeant sur les causes profondes du déclin de nos repères culturels communs et les solutions pour inverser la tendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Jacques Attali, économiste, écrivain et intellectuel de renom, pour discuter de son nouvel ouvrage « La niaque, comment devenir plus que soi » publié aux éditions Flammarion. Un entretien qui explore les ressorts profonds de la persévérance, de l'ambition et de la transformation personnelle.Jacques Attali, figure majeure de la vie intellectuelle française, revient sur un concept fondamental souvent ignoré ou mal compris : la niaque. Loin d'être une simple motivation passagère, elle représente selon lui l'énergie mentale, cette force intérieure qui permet aux individus de se dépasser et de progresser continuellement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Cédric Villani, mathématicien et médaille Fields, pour une conversation sur les enjeux de l'intelligence artificielle dans la recherche et l'enseignement des sciences. Un entretien qui pose des questions fondamentales sur l'avenir de la formation académique et le rôle des chercheurs dans notre société numérisée.Cédric Villani arrive au micro de Radio Classique avec un message d'alerte partagé par plus de la moitié des médaillés Fields vivants. Un collectif inédit de vingt-cinq lauréats de cette prestigieuse distinction a récemment exprimé son inquiétude face aux progrès fulgurants de l'intelligence artificielle en mathématiques. L'événement déclencheur ? La résolution quasi simultanée, début septembre, de problèmes mathématiques parmi les plus célèbres de l'histoire : les équations d'Euler, implicitement ouvertes depuis 250 ans, et les équations de Navier-Stokes, l'un des sept problèmes du millénaire dotés d'un prix d'un million de dollars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Jean-Robert Pitte, géographe et président de la Société de géographie, pour une conversation stimulante sur un sujet qui traverse les grands enjeux contemporains : la géographie et son rôle dans la compréhension du monde. Au cœur de cet entretien, une question apparemment technique mais profondément politique : pourquoi l'ONU a-t-elle adopté en septembre une résolution visant à abandonner la projection de Mercator, utilisée depuis le XVIe siècle, pour la remplacer par une carte plus fidèle à la réalité des continents ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Allain Bougrain Dubourg, figure emblématique de la défense de la nature en France et président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Un entretien sur les grands enjeux environnementaux de notre époque, où le naturaliste et journaliste partage son engagement de plusieurs décennies au service du vivant.Il évoque aussi sa nouvelle chronique sur Radio Classique, chaque vendredi à 19h : « Le Chant de la Terre » , pour continuer à nous sensibiliser aux merveilles et aux fragilités du monde vivant qui nous entoure.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Marc Guillaume, vice-président du Conseil d'État, était l'invité de David Abiker ce jeudi matin pour sa rentrée solennelle. Une conversation riche qui nous plonge au cœur des transformations majeures que connaît l'une des plus prestigieuses institutions françaises, confrontée à des défis inédits : l'explosion du contentieux administratif et l'arrivée de l'intelligence artificielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit le politologue Jérôme Jaffré pour une analyse approfondie de la situation politique française à quelques mois de l'élection présidentielle. Il apporte son regard expert sur le bilan politique de Sébastien Lecornu à Matignon. Le politologue propose une analyse nuancée de ce qui constitue véritablement le succès politique du Premier ministre. Selon lui, l'une des réussites majeures réside dans la capacité à réduire le degré de polarisation politique dans un pays baigné par des tensions extrêmes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Éric Lombard, ancien ministre des Finances du gouvernement de François Bayrou, pour évoquer son ouvrage « Dis pas ça, tu vas finir par te faire virer ». Un livre de mémoires où l'économiste et ancien chef d'entreprise revient sur ses dix mois à Bercy et offre des coulisses du pouvoir rarement dévoilées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Antoine Foucher, auteur de « Pour que nos enfants vivent mieux que nous » (éditions de l'Aube), pour une conversation sur les grands défis auxquels la France fait face. Au cœur de cet entretien : un diagnostic sans détour sur le déclin relatif de la France dans les classements internationaux et ses conséquences pour les générations futures.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Camille Galap, président de l'université Paris-Saclay depuis deux ans, pour une conversation sur les enjeux de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Le classement de Shanghai 2024 positionne Paris-Saclay comme la meilleure université française, classée 13e au niveau mondial. Une progression spectaculaire quand on sait qu'en 2005, l'université Paris-Sud (ancêtre de Paris-Saclay) occupait la 61e place. Comment expliquer ce bond en avant ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, pour une conversation approfondie sur les enjeux majeurs soulevés par la saison des incendies exceptionnelle que la France vient de traverser. Un entretien qui éclaire les défis présents et futurs face à l'intensification des phénomènes climatiques extrêmes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Philippe Dessertine, économiste et auteur de « L'Horizon des possibles » (Robert Laffont), pour une conversation exigeante sur les grands enjeux économiques et budgétaires qui traversent la France et l'Europe. Un entretien qui démêle les fils complexes de l'inflation, de la dette publique et des stratégies budgétaires nécessaires pour sortir de l'impasse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les mathématiques font-elles peur à tant d'élèves à la rentrée ? Comment expliquer cette « bosse des maths » qui enferme certains dans l'idée qu'ils ne sont « pas faits pour ça » ? Et comment retrouver la joie de comprendre derrière les formules et les calculs ? Autant de questions que David Abiker pose à Emmanuel Sander, professeur à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation de l'Université de Genève, invité de la matinale de Radio Classique pour parler de son nouvel ouvrage.Emmanuel Sander co-signe avec Hugo Duminil-Copin, mathématicien titulaire de la prestigieuse médaille Fields, un livre intitulé « De l'autre côté du tableau noir : les mathématiques à visage humain », publié aux éditions du Seuil. Un titre qui résume à lui seul l'ambition de ces deux auteurs : montrer que les mathématiques ne sont pas cette discipline froide et formelle que l'on imagine, mais une science profondément humaine, traversée par les émotions, les intuitions et les découvertes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode passionnant, l'économiste Maxime Sbaihi analyse les conséquences du creux démographique qui frappe la France, avec 150 000 élèves de moins à la rentrée scolaire. Invité de David Abiker, il explique comment la baisse du nombre de naissances impacte déjà le système éducatif et se répercutera à l'avenir sur le marché du travail.Maxime Sbaihi, auteur des "Balançoires vides", expert associé à l'Institut Montaigne et membre du club Landoy, brosse un tableau alarmant du vieillissement de la population française. Il souligne que la France a "tout misé sur la démographie" lors de la Libération, avec un modèle social basé sur le renouvellement constant des générations - un pari aujourd'hui remis en cause par la chute du taux de natalité.L'invité pointe les défis à venir, de la fermeture d'écoles en milieu rural à la raréfaction de la main-d'œuvre active. Il met en garde contre le risque d'une "gérontocratie", avec une majorité d'électeurs de plus de 50 ans qui changerait la donne politique. Maxime Sbaihi estime que la démographie est un "angle mort" de la campagne présidentielle, alors qu'il s'agit d'une "méga-tendance" aussi importante que le climat ou l'intelligence artificielle.Revenant sur les tentatives passées de politique nataliste, l'économiste souligne la difficulté d'agir sur un sujet aussi intime que la décision d'avoir des enfants. Selon lui, il faudrait au contraire viser le "désir d'enfant" en améliorant les conditions de vie des jeunes générations, du logement au soutien à la parentalité.Au-delà du cas français, Maxime Sbaihi décrit un phénomène mondial de "décroissance démographique", avec un pic du nombre d'enfants de moins de 5 ans atteint en 2017. Il évoque les différentes stratégies adoptées, de l'immigration en Allemagne aux robots en Chine, pour tenter de pallier ce défi majeur des sociétés contemporaines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Lorot, président de l'Institut Choiseul et spécialiste de géopolitique, pour discuter de son ouvrage "Adieu l'Afrique, histoire d'une rupture fatale" aux éditions Fayard. Ensemble, ils reviennent sur l'événement marquant de l'été : l'afflux de dizaines de milliers de migrants, principalement marocains mais aussi d'autres nationalités africaines, tentant d'entrer dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc. Pascal Lorot analyse cet épisode comme un avant-goût de ce que l'Europe pourrait connaître dans les années à venir face à la réalité démographique du continent africain. D'ici 2100, entre 40 et 50% de la population mondiale vivra en Afrique, ce qui laisse présager d'importants flux migratoires vers l'Europe, principal "déversoir naturel" pour cette population.Mais au-delà de cette question migratoire, l'invité de David Abiker dresse un constat plus large sur les relations entre la France et l'Afrique. Selon lui, la France a "lâché" l'Afrique, renonçant progressivement à ses intérêts économiques, politiques et culturels sur le continent. Pascal Lorot pointe du doigt le manque de stratégie et de vision de la France, toujours prisonnière d'un certain paternalisme post-colonial, face à la montée en puissance d'autres acteurs comme la Chine, la Turquie ou la Russie qui proposent de nouveaux modèles de partenariat aux pays africains.Pour inverser cette tendance, Pascal Leroux plaide pour un "vrai partenariat d'égal à égal" avec l'Afrique, basé sur le développement économique, l'industrialisation et le renforcement des mobilités régionales, plutôt que sur une politique de "repentance" et de "culpabilisation" qui ne correspond pas aux attentes des Africains. Il met également en avant l'importance de lutter contre la corruption, frein majeur à l'établissement de relations économiques équilibrées.Au fil de l'entretien, l'expert nuance le tableau en soulignant que tous les pays africains n'ont pas rompu avec la France, certains comme la Côte d'Ivoire ou le Bénin tirant leur épingle du jeu. Mais il alerte sur la nécessité pour la France de revoir sa copie et de s'adapter à un monde multipolaire où elle n'est plus la seule à courtiser le continent africain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique, pour décrypter les enjeux de la visite officielle de deux jours du prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed ben Salmane, à Paris.Au-delà de la dimension économique de cette visite, marquée par la signature de nombreux accords et protocoles d'entente, David Rigoulet-Roze analyse la nature particulière de la relation entre la France et l'Arabie saoudite. Malgré les controverses autour du respect des droits de l'homme dans le royaume, la France semble avoir adopté une « réelle politique » qui la conduit à maintenir des liens étroits avec Riyad, notamment sur le plan stratégique.Le chercheur explique comment l'Arabie saoudite, confrontée à des doutes sur la fiabilité de la garantie de sécurité américaine après les attaques contre ses infrastructures pétrolières en 2019 et 2023, a entrepris de diversifier ses alliances, tout en conservant son lien privilégié avec Washington. Dans ce contexte, le partenariat avec la France apparaît comme une alternative relative, permettant à Riyad de se positionner sur la scène internationale.Mais au-delà des considérations économiques et stratégiques, la question du conflit israélo-palestinien reste un enjeu délicat pour l'Arabie saoudite, qui doit composer avec les pressions américaines et israéliennes pour rejoindre le processus d'Abraham, tout en préservant ses liens avec la Palestine. C'est là que le rôle de la France, en tant que partenaire crédible, prend tout son sens.David Rigoulet-Roze offre ainsi un éclairage passionnant sur les subtilités de la diplomatie saoudienne, entre pragmatisme économique, considérations sécuritaires et sensibilités politiques. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les enjeux de cette relation ambivalente entre la France et l'Arabie saoudite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode passionnant de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité et auteur du Que Sais-Je « La cybersécurité » aux Presses Universitaires de France. Ensemble, ils plongent au cœur des récentes cyberattaques qui ont touché des institutions étatiques françaises comme la DGFIP, l'ANTS ou encore France Travail.Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Jizô AI, entreprise spécialisée dans la cybercriminalité, livre un éclairage sans concession sur la vulnérabilité numérique de l'État français. Malgré des avancées réglementaires importantes, comme la directive européenne NIS, force est de constater que la phase pratique de mise en œuvre laisse encore à désirer. Les piratages récents en témoignent, révélant des failles de sécurité préoccupantes, parfois même causées par la négligence ou le manque de moyens humains.L'expert décrypte les différents profils d'attaquants, des jeunes hackers isolés aux groupes criminels organisés, en passant par les services de renseignement d'États alliés. Cette diversité des menaces oblige l'État à une discipline de fer sur la gestion de ses systèmes d'information et de ses bases de données sensibles. Mais pourquoi peine-t-il à s'équiper des outils de supervision et de contrôle des accès pourtant recommandés aux entreprises ?Au-delà, Nicolas Arpagian interroge le bien-fondé de la numérisation à outrance des services publics et la concentration excessive de données personnelles entre les mains de l'État. Faut-il repenser les règles de confiance et de proportionnalité dans la collecte et le traitement de ces informations stratégiques ?Enfin, l'expert évoque le risque d'une cyberattaque déstabilisatrice des enjeux électoraux, à l'image des attaques informationnelles déjà observées. La France est-elle suffisamment armée pour faire face à cette menace numérique qui pourrait fragiliser les fondements mêmes de sa démocratie ?Un épisode essentiel pour comprendre les défis de la cybersécurité de l'État et les chantiers prioritaires à engager pour renforcer la résilience numérique de la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, David Abiker reçoit Philippe Aghion, prix Nobel d'économie 2025, professeur au Collège de France et à l'INSEAD, pour une discussion approfondie sur les défis économiques auxquels la France est confrontée. Alors que la France emprunte de plus en plus cher sur les marchés financiers, avec des taux d'intérêt atteignant des niveaux inédits depuis la crise de 2008, Philippe Aghion analyse les causes de cette situation préoccupante. Il explique que les fondamentaux de l'économie française sont solides, mais que le problème réside dans la maîtrise de la dépense publique, qui doit impérativement être réduite.Le débat s'engage ensuite sur les pistes d'économies possibles, avec notamment la question sensible du système de retraites. Philippe Aghion évoque la nécessité d'un dialogue social approfondi pour trouver un équilibre entre le besoin de réformes et les attentes des Français en termes de flexibilité et de préservation du modèle social. Le prix Nobel aborde également les dépenses de santé, soulignant la nécessité de revoir le système de remboursement des médicaments et de favoriser le virage ambulatoire à l'hôpital. Il insiste sur la nécessité de cibler les efforts sur les dépenses les plus élevées, tout en protégeant les revenus des plus modestes.Au-delà des aspects techniques, Philippe Aghion partage son analyse sur la perception de la France par les observateurs étrangers, qui s'interrogent sur la capacité du pays à mener les réformes indispensables. Un éclairage précieux sur les défis qui attendent la prochaine équipe gouvernementale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit l'ancien ambassadeur de France en Israël, Éric Danon. Ensemble, ils décryptent les tensions entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump, deux figures politiques puissantes qui jouent leur avenir dans des élections cruciales. Alors que Benyamin Netanyahou cherche à affirmer la supériorité militaire d'Israël pour asseoir sa position stratégique dans la région, Donald Trump souhaite au contraire mettre fin aux conflits et se présenter comme l'homme de la paix pour les élections de mi-mandat aux États-Unis. Cette divergence de vues illustre les défis de l'alliance historique entre Israël et les États-Unis, confrontée à des enjeux électoralistes et à une remise en cause du soutien automatique à Israël, notamment au sein de la base républicaine.Éric Danon analyse également les conséquences de cette crise sur la position de l'Europe, désormais marginalisée dans les négociations sur le nucléaire iranien et sur les questions stratégiques au Moyen-Orient. Face à l'imprévisibilité de la politique étrangère de Donald Trump, les pays de la région, comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan ou Oman, cherchent à s'autonomiser et à se rapprocher d'autres puissances comme la Chine.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux géopolitiques complexes qui se jouent au Moyen-Orient, entre guerre et paix, à quelques jours d'élections décisives pour l'avenir d'Israël et des États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Alexandre Robinet-Borgomano, associé Allemagne à l'Institut Montaigne, ancien responsable du programme Allemagne de l'Institut Montaigne et ancien attaché parlementaire au Bundestag. Ensemble, ils analysent les enjeux du réarmement de l'Allemagne et son impact sur la géopolitique européenne. Alors que le chancelier allemand Friedrich Merz affiche l'ambition de faire de la Bundeswehr la première armée conventionnelle d'Europe, Alexandre Robinet-Borgomano explique que ce tournant géopolitique majeur n'est pas en contradiction avec l'histoire allemande. Malgré le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale qui marque encore profondément l'identité européenne, le réarmement allemand est perçu d'un très bon oeil par les pays baltes et scandinaves, qui y voient un moyen de s'affirmer face à la menace russe. Cependant, ce réarmement suscite des inquiétudes en France et en Pologne, qui craignent de se retrouver pris entre la puissance allemande et la puissance russe. L'expert analyse également les raisons de ce revirement stratégique de l'Allemagne, qui s'explique notamment par la prise de conscience d'un éloignement de la relation germano-américaine. Bien que traditionnellement attachée à l'équilibre de ses finances publiques, l'Allemagne a fait le choix de débloquer des moyens colossaux pour moderniser sa Bundeswehr. L'invité de Charles Bonnaire détaille les acquisitions d'armements réalisées par l'Allemagne depuis le début du conflit en Ukraine, qui profitent en priorité à l'industrie de défense nationale. Cependant, il met en garde contre le risque d'un soutien trop important aux entreprises traditionnelles de la défense, au détriment de l'innovation dans des domaines comme les drones ou le cyber. Il souligne également les défis que doit relever l'Allemagne pour mener à bien ce réarmement, notamment face à la montée de l'extrême droite représentée par l'AfD.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Gilbert Cette, professeur d'économie à la Neoma Business School et président du Conseil d'orientation des retraites (COR). Ensemble, ils plongent au cœur des débats autour du financement du système de retraite français et du modèle social dans son ensemble.Malgré des dépenses sociales élevées en pourcentage du PIB, la France peine à financer son système de protection sociale. L'invité explique ce paradoxe : si les dépenses sociales par habitant sont similaires à celles de pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, c'est parce que la France a un produit intérieur brut par habitant plus faible, lié à un taux d'emploi, notamment chez les seniors, plus bas que chez nos voisins européens. Pour assainir les finances publiques, le gouvernement envisage plusieurs pistes, comme la désindexation partielle des retraites ou la suppression de l'abattement fiscal de 10% sur les pensions. Des mesures qui soulèvent des débats et un sentiment d'injustice chez les retraités. Mais selon Gilbert Cette, l'effort doit être collectif, avec une participation de tous les bénéficiaires de prestations sociales, pour éviter une consolidation brutale à l'avenir.Au-delà des retraites, l'invité souligne que le défi est de travailler davantage pour financer l'ensemble du modèle social français, de la santé à l'éducation en passant par la culture et la défense. Un défi de taille, mais nécessaire pour préserver un système généreux tout en assurant sa soutenabilité à long terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Thierry Pouch, chef économiste à la Chambre d'agriculture de France, pour discuter de la situation alarmante que traverse actuellement l'agriculture française face à la succession de canicules et de sécheresses. Alors que la cinquième vague de canicule touche à sa fin, le bilan est déjà catastrophique pour les agriculteurs. Toutes les régions et tous les types de productions sont touchés : les céréales, les oléagineux, les fruits et légumes, ainsi que les productions animales. L'invité alerte sur les pertes de rendement record, pouvant atteindre jusqu'à 100% pour certaines cultures comme les artichauts. Cette situation critique met en péril la survie même de l'agriculture française, qui fait face à une accumulation de chocs ces dernières années, qu'ils soient climatiques, géopolitiques ou économiques.Il souligne que la France, autrefois l'un des cinq premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles, a même frôlé le déficit commercial dans ce secteur l'année dernière, une première depuis 1970. Face à ces défis, il appelle à une réflexion en profondeur sur l'avenir de l'agriculture française et européenne, avec la nécessité d'un accompagnement public fort pour permettre aux agriculteurs de s'adapter au changement climatique.Thierry Pouch explique que cela passe notamment par le développement de nouvelles pratiques culturales et d'élevage, ainsi que par une meilleure gestion de la ressource en eau, avec par exemple l'installation de systèmes d'irrigation plus performants. Il estime également que les consommateurs devront probablement accepter une hausse des prix alimentaires, qui pourrait atteindre 10 à 15% d'ici la fin de l'année, afin de soutenir la production nationale.Au-delà des mesures d'urgence, il insiste sur la nécessité d'une vision à long terme pour l'agriculture française, avec une nouvelle politique agricole commune européenne ambitieuse en 2028. Un défi de taille pour permettre à ce secteur essentiel de surmonter les bouleversements climatiques à venir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense Nationale, apporte un éclairage expert sur le conflit ukrainien qui dure depuis plus de 4 ans. Alors que le front semble figé, il décrypte la stratégie ukrainienne qui frappe désormais la Russie sur son propre terrain, notamment en ciblant ses infrastructures pétrolières et logistiques. Cette guerre a en effet pris une tournure inattendue, évoluant d'un conflit militaire classique à une véritable guerre psychologique où les deux camps s'affrontent sur le plan économique et médiatique. Selon lui, la Russie peine à endiguer ces attaques ukrainiennes qui visent à saper son économie et à déstabiliser l'opinion publique. Malgré ses bombardements massifs sur les villes ukrainiennes, Moscou ne parvient pas à briser la détermination de Kiev, qui bénéficie d'une aide militaire occidentale croissante.Au-delà du conflit en Ukraine, l'invité alerte également sur les risques de déstabilisation que fait peser la Russie sur l'Europe, avec une stratégie de "guerre hybride" mêlant actions de désinformation, provocations militaires et tentatives d'ingérence dans les processus électoraux. Face à cette menace, il souligne la nécessité pour les services de renseignement européens de se réformer et de se doter de capacités offensives pour contrer ces manœuvres russes.Cet entretien offre une analyse géopolitique fine du conflit ukrainien et de ses implications pour la sécurité européenne. Le général Jérôme Pellistrandi livre un éclairage précieux sur les enjeux stratégiques de cette guerre complexe, qui semble loin d'être terminée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières. Ensemble, ils décryptent les enjeux économiques liés aux tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz. Alors que le passage essentiel de la production mondiale de pétrole est presque totalement fermé depuis fin février, l'invité analyse les conséquences de cette situation sur l'économie mondiale. Il explique comment les prix du baril ont grimpé, avec la perspective d'une baisse qui semble s'éloigner. Mais au-delà du court terme, il dresse un tableau nuancé des perspectives pour les prochains mois et années.Le spécialiste évoque notamment les défis auxquels font face les États-Unis avec la flambée des prix à la pompe, un enjeu crucial à quelques mois des élections de mi-mandat. Il alerte également sur les risques d'une potentielle fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb, un autre passage maritime stratégique, qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des cours du pétrole.Patrice Geoffron n'en oublie pas pour autant les perspectives à moyen et long terme. Il imagine ainsi un scénario où les prix du baril reviendraient à des niveaux plus bas, autour de 60-65 dollars, grâce notamment à une augmentation de la production des Émirats arabes unis et à une demande mondiale moins dynamique. Mais il souligne que la carte énergétique mondiale a été profondément bouleversée par ces chocs successifs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire s'entretient avec Philippe Stée, le président de l'Observatoire de Paris PSL, pour une discussion approfondie sur les phénomènes astronomiques qui fascinent le grand public.Alors que la France s'apprête à vivre une éclipse partielle du soleil ce soir, l'invité partage ses précieux conseils pour observer ce spectacle céleste en toute sécurité. Il explique l'importance de se munir de lunettes spéciales, tout en mettant en garde contre les contrefaçons qui circulent. Il détaille également les différences entre cette éclipse et celle de 1999, soulignant que la France ne sera pas dans la bande de totalité comme l'Espagne, mais pourra tout de même admirer un soleil rougeoyant au coucher.Au-delà de l'éclipse, l'entretien aborde un autre phénomène astronomique majeur : le passage de l'astéroïde Apophis à proximité de la Terre en 2029. Philippe Stée rassure les auditeurs en expliquant que cet événement, bien que spectaculaire, ne présente aucun danger. Il révèle que les scientifiques suivent de près la trajectoire de cet astéroïde et préparent même une mission pour l'observer de près, offrant ainsi une opportunité unique d'en apprendre davantage sur ces objets célestes.Mais l'interview ne se limite pas aux phénomènes ponctuels. Il évoque également les défis auxquels l'astronomie est confrontée, notamment la pollution lumineuse qui rend de plus en plus difficile l'observation du ciel nocturne. Il dénonce avec fermeté les projets visant à éclairer artificiellement la nuit, considérant qu'il s'agit d'une atteinte au bien commun qu'est le ciel étoilé.Tout au long de la conversation, le président de l'Observatoire de Paris partage sa passion pour l'espace et son émerveillement face aux merveilles de l'univers. Il invite les auditeurs à lever les yeux vers le ciel, à observer les étoiles filantes et à prendre conscience de la beauté et de la fragilité de notre planète, ce « vaisseau spatial » qui nous porte à travers l'immensité cosmique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Jérôme Vignon, conseiller migration à l'Institut Jacques Delors et spécialiste des questions européennes. Ensemble, ils reviennent en détail sur la crise migratoire survenue à Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, où plus de 72 000 migrants sont arrivés en l'espace de deux jours fin juillet 2021.L'invité, qui a travaillé avec Jacques Delors à la Commission européenne, analyse les causes de cet afflux massif et exceptionnel. Il explique que derrière cet événement se cache un réservoir de jeunesse non employée au Maroc, ainsi qu'une organisation très efficace des réseaux de passeurs, profitant des routes migratoires de la Méditerranée occidentale. Il souligne les défis auxquels sont confrontés les pays européens pour lutter contre ces trafics, nécessitant une coopération internationale renforcée entre les polices et les services de renseignement. Il pointe également les limites du pacte migratoire européen, fragilisé par les tensions politiques et le manque d'autorité de la Commission européenne.Au-delà de la gestion de cette crise, Jérôme Vignon aborde la question plus large des accords de coopération gagnant-gagnant que l'Europe devrait nouer avec les pays d'origine et de transit des migrants. Il estime que la création de centres d'accueil dans des pays tiers, solution évoquée par certains pays, n'est pas la bonne réponse, manquant de garanties en matière de droits humains.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux migratoires en Europe, entre nécessité de contrôle des frontières et impératif de solidarité, dans un contexte politique tendu où l'extrême droite gagne du terrain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Frédéric Charillon, professeur de sciences politiques à l'Université Paris Cité et directeur de l'Observatoire des stratégies d'influence à l'ESSEC Business School. Ensemble, ils abordent la question des ingérences étrangères dans le processus électoral, phénomène complexe et inquiétant.L'invité commence par souligner la difficulté de définir précisément ce qu'est une ingérence étrangère, entre influence, immixtion et tentatives de manipulation. Il explique que ces ingérences visent généralement à fausser le jeu politique national dans le sens des intérêts d'une puissance extérieure, en agissant sur l'opinion publique par la diffusion de fausses informations et de rumeurs.L'expert géopolitique revient ensuite sur les cas concrets des dernières semaines, où plusieurs candidats déclarés à l'élection présidentielle, comme Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann, ont été la cible de telles tentatives d'ingérence, principalement attribuées à la Russie. Frédéric Charillon souligne que ces attaques, bien que grossières, peuvent s'avérer redoutables car elles s'appuient sur la tendance des citoyens à croire ce qui va dans le sens de leurs propres convictions, même face à des informations invraisemblables.Au-delà de la déstabilisation de certains candidats, le véritable enjeu de ces ingérences est de saper la confiance du public dans le processus démocratique lui-même. En inondant l'espace public d'une multitude d'informations fallacieuses, les puissances étrangères visent à créer un climat de défiance généralisée, où plus personne ne sait à qui ou à quoi se fier. C'est là une stratégie particulièrement pernicieuse, qui met gravement en danger les fondements de nos démocraties.Face à cette menace, il souligne la nécessité d'une réponse à la fois ferme et éducative. Il plaide pour le renforcement des dispositifs de vigilance et de riposte, tout en insistant sur l'importance cruciale d'une éducation des citoyens à l'esprit critique, seul rempart durable contre la désinformation. Un défi de taille à relever d'urgence, alors que l'élection présidentielle approche à grands pas.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Philippe Claudel, écrivain, réalisateur et président de l'Académie Goncourt. Ensemble, ils discutent de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde littéraire.Tout commence avec les révélations sur le projet Panama d'Anthropic, une entreprise américaine qui, dans le plus grand secret, a acheté, numérisé et détruit des millions de livres afin d'entraîner son IA appelée Claude à bien écrire. Une affaire qui a secoué le monde littéraire et conduit Anthropic à verser un milliard et demi de dollars aux auteurs et éditeurs lésés.Interrogé sur cette situation, Philippe Claudel, bien que choqué, ne s'en dit pas surpris. Il explique avoir lui-même reçu des courriers d'Anthropic concernant l'utilisation de certains de ses livres pour l'entraînement de leur IA. Une situation qui illustre les défis auxquels sont confrontés les auteurs face à l'essor de ces nouvelles technologies.Mais au-delà des aspects juridiques, c'est la question éthique qui préoccupe l'Académie Goncourt. Il évoque ainsi une demande rejetée visant à créer un « prix Goncourt de l'intelligence artificielle », soulignant que la littérature ne peut se résumer à une simple production mécanique de textes.Toutefois, il reconnaît que l'IA pourrait être capable de générer des « romans de gare » ou des « romans d'aéroport », des textes sans qualité littéraire. Une crainte qui pousse l'Académie Goncourt à rester vigilante, sans pour autant s'inquiéter de la concurrence de l'IA dans le domaine de la grande littérature.Récemment, Philippe Claudel a d'ailleurs signé une tribune, cosignée par plusieurs lauréats du prix Goncourt, appelant au boycott des intelligences artificielles génératives. Une initiative qui soulève des questions essentielles sur l'impact écologique et éthique de ces technologies, ainsi que sur la nécessité de protéger l'esprit humain face à cette vague d'innovations.Alors que la rentrée littéraire approche, l'Académie Goncourt ne prévoit pas de dispositifs de contrôle particuliers, faisant confiance aux éditeurs pour ne pas recourir à l'IA dans la production de leurs textes. Mais il n'exclut pas que cette situation évolue, ouvrant la voie à de nouvelles réflexions sur la certification des œuvres « bio », sans intervention de l'intelligence artificielle.Cet épisode offre un éclairage unique sur les enjeux qui se jouent entre le monde de la littérature et celui de l'intelligence artificielle, invitant les auditeurs à s'interroger sur les défis éthiques, écologiques et artistiques de cette révolution technologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Gaëtan Bruel, le président du Centre National du Cinéma et de l'Image Animée (CNC). Ensemble, ils abordent les enjeux du cinéma français, de son financement et de sa fréquentation.L'invité commence par rappeler le rôle et les missions du CNC, cet établissement public chargé de faire de la France un grand pays de cinéma et de création visuelle. Financé non pas par l'argent des contribuables mais par le secteur lui-même, le CNC joue un rôle essentiel pour soutenir la diversité de la production cinématographique française.Il revient ensuite sur les excellents chiffres de fréquentation des salles de cinéma cet été, avec près de 17,5 millions d'entrées en juillet. Un résultat qui s'explique selon lui par le goût des Français pour le 7e art, favorisé par une offre diversifiée et une densité de salles de cinéma unique au monde. Il souligne également l'importance du programme 'Ma classe au cinéma', qui permet à 2 millions d'élèves chaque année de découvrir le cinéma dès le plus jeune âge.Interrogé sur le financement du cinéma français, le président du CNC se félicite de l'accord historique conclu avec Canal+, qui restera le premier financeur privé du secteur avec près d'un milliard d'euros investis sur 5 ans. Une annonce qui a mis fin à une période de tensions, Gaëtan Bruel appelant à la fois à entendre les inquiétudes légitimes sur la concentration du secteur tout en rappelant le rôle essentiel joué par Canal+ dans la diversité de la production.Enfin, il évoque le Sommet des Lumières que le CNC organise le 7 septembre prochain à Saint-Paul-de-Vence. L'objectif de cette rencontre internationale est de réunir les principales figures du cinéma, des séries et du jeu vidéo pour réfléchir ensemble aux enjeux de ces industries face à la concurrence de modèles 'low-cost' et à l'évolution des usages, notamment chez les jeunes générations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Nicolas Galand, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers. Ils abordent la situation inédite à laquelle font face les pompiers français face à la recrudescence des incendies, notamment en Gironde et dans le Var. L'invité dresse un bilan alarmant de cette saison des feux, avec déjà plus de 110 000 hectares brûlés sur l'ensemble du territoire. Il craint que cette situation ne s'aggrave encore, les conditions météorologiques ne s'annonçant pas favorables dans les prochaines semaines. La mobilisation des pompiers, dont 80% sont des volontaires, est donc sans précédent. Il revient sur les défis opérationnels auxquels sont confrontés les soldats du feu, entre la violence des phénomènes, la rapidité de propagation des incendies et la nécessité d'une coordination étroite avec les services météorologiques. Il souligne également le travail d'enquête mené par les équipes spécialisées pour déterminer les causes, parfois criminelles, de ces sinistres.Au-delà de la lutte contre les flammes, Nicolas Galand évoque les autres missions assurées par les pompiers, notamment le secours à la personne, qui représentent la majorité de leurs interventions. Il dénonce un « dévoiement » de leur rôle, les pompiers étant trop souvent sollicités pour des missions qui ne relèvent pas de l'urgence. Ce constat l'amène à évoquer les réflexions en cours sur la modernisation de la sécurité civile, avec un projet de loi attendu prochainement. Il souligne la nécessité de revaloriser le statut des sapeurs-pompiers, tant professionnels que volontaires, pour en préserver l'attractivité face aux défis actuels.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'iReMMO, directeur de la Revue Confluence Méditerranée et auteur avec Pierre Blanc de l' « Atlas du Moyen-Orient » aux éditions Autrement. Alors que des pourparlers se tiennent cette semaine à Rome entre Israël et le Liban sous l'égide des États-Unis, l'invité apporte un éclairage sans concession sur cette situation complexe. Spécialiste reconnu du Moyen-Orient, il décrypte les enjeux géopolitiques qui sous-tendent ces négociations, marquées par une profonde asymétrie entre les deux parties.Il ne cache pas son scepticisme quant aux chances de succès de ces pourparlers. Selon lui, le Liban se trouve dans une position de grande faiblesse face à Israël, qui occupe toujours une partie de son territoire et dicte ses conditions. L'expert explique que l'accord-cadre signé en juin entre les deux pays est « complètement asymétrique », imposant de lourdes obligations au Liban en échange d'engagements flous d'Israël. De plus, la destruction de nombreuses villes et villages du sud Liban par l'armée israélienne a profondément déséquilibré les rapports de force.Au-delà de cet aspect, Jean-Paul Chagnollaud souligne que la question du Hezbollah, milice chiite liée à l'Iran, est au cœur du conflit. Selon lui, il est illusoire de penser pouvoir régler la situation libanaise sans s'attaquer au différend irano-américain, qui alimente les tensions depuis des décennies. Il rappelle ainsi que le Hezbollah a été créé en 1982-1983 par l'Iran pour combattre l'occupation israélienne du Liban. Aujourd'hui encore, le groupe armé libanais agit sous l'influence de Téhéran, rendant toute résolution durable du conflit impossible sans un règlement préalable de la question iranienne.Il estime également que la question palestinienne, source historique de déstabilisation au Liban, doit être prise en compte pour espérer une véritable pacification de la région. Selon lui, tant qu'un règlement équitable du conflit israélo-palestinien ne sera pas trouvé, les foyers de tensions perdureront.Enfin, l'universitaire souligne que les enjeux électoraux de court terme, avec les élections législatives israéliennes fin octobre et les élections de mi-mandat américaines en novembre, risquent de pousser les dirigeants à durcir encore leur position, au détriment d'une recherche de compromis.Malgré ce tableau pessimiste, Jean-Paul Chagnollaud n'en appelle pas moins à la recherche de solutions politiques durables, seules à même de mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies et de permettre une véritable stabilisation de la région.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Vilain-Carlotti, géographe spécialiste des incendies de forêt et auteure de l'ouvrage "L'épreuve du feu, habiter autrement la terre". Ensemble, ils explorent les enjeux liés à la gestion des feux de forêt en France et les pistes pour mieux y faire face.L'invitée commence par revenir sur le débat autour du terme "mégafeu", souvent utilisé pour qualifier les incendies de grande ampleur comme celui qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde cette année. Elle explique que ce terme n'est pas vraiment adapté au contexte français, où les feux dépassant 10 000 hectares sont rares. En revanche, elle souligne que l'incendie girondin illustre bien la problématique des "feux convectifs", qui s'autonomisent et deviennent ingérables pour les pompiers.La spécialiste insiste ensuite sur la nécessité de changer de regard sur le feu, en le considérant non plus uniquement comme un fléau, mais aussi comme un outil potentiellement bénéfique pour la gestion des espaces naturels. Elle évoque notamment les pratiques de "brûlage dirigé" développées aux États-Unis et dans certaines régions d'Europe méditerranéenne, qui permettent d'entretenir la végétation et de limiter la propagation des grands incendies.Pauline Vilain-Carlotti pointe également les limites des dispositifs réglementaires actuels, comme l'Obligation Légale de Débroussaillement (OLD), qu'elle juge "intéressante mais inopérante". Selon elle, ces outils restent trop individuels et ne prennent pas suffisamment en compte les dynamiques collectives et territoriales. Elle plaide pour une meilleure intégration de la prévention des incendies dans l'aménagement du territoire, à travers notamment les Plans de prévention des risques d'incendie de forêt (PPRIF).Au-delà des aspects techniques, elle insiste sur la nécessité d'un changement de paradigme dans notre rapport au feu. "Nous ne sommes ni dans la gestion ni dans l'anticipation mais dans la réaction", regrette-t-elle, soulignant que nos territoires restent trop vulnérables face à ce risque. Selon elle, il faudra apprendre à "vivre avec le feu" en réduisant cette vulnérabilité, par exemple en limitant l'urbanisation en zone forestière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Fabien Albert reçoit Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris et auteur de l'ouvrage "Une diplomatie du sensible : 10 œuvres musicales à l'ONU". Ensemble, ils explorent le rôle de la musique dans la diplomatie onusienne, un aspect méconnu mais essentiel de cette institution.L'invité nous révèle comment, chaque 24 octobre pour l'anniversaire de l'ONU, un concert est organisé au siège de l'organisation à New York. Loin des discours officiels, cette tradition musicale nous en dit long sur la quête d'harmonie et d'universalité qui anime l'ONU. À travers le choix des œuvres et des interprètes, on découvre une institution qui cherche à se rapprocher des sociétés et du "sud global", au-delà du répertoire classique occidental.Il revient notamment sur un moment marquant de cette histoire musicale de l'ONU : la création en 2001, quelques semaines après le 11-Septembre, de l'œuvre "Dosti" du groupe pakistanais Dosti. Un geste fort pour montrer que l'islam ne se résume pas au djihadisme et que la musique peut être un vecteur de dialogue interculturel.Frédéric Ramel souligne également que ces concerts sont devenus un outil de soft power pour certains États, qui cherchent à promouvoir leur image sur la scène internationale. Mais au-delà de ces enjeux géopolitiques, la musique reste un langage universel, capable de transcender les clivages et de rassembler.Alors que le concert de 2025 a malheureusement été annulé, l'invité nous livre ses espoirs pour l'élection du prochain secrétaire général, qui pourrait insuffler un nouveau souffle à cette tradition musicale de l'ONU.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Augustin Lefebvre s'entretient avec Vincent-Nicolas Delpech, le directeur général du CHU de Bordeaux, au cœur de la crise provoquée par les gigantesques incendies qui ravagent la région. Alors que plus de 220 000 personnes ont été évacuées, le CHU de Bordeaux a dû faire face à un afflux massif de patients, notamment en provenance d'EHPAD et d'établissements de santé. En seulement 24 heures, l'hôpital a dû créer 243 lits supplémentaires, une prouesse rendue possible grâce à la mobilisation de plus de 4 250 volontaires, professionnels de santé venus prêter main-forte.L'invité revient sur les défis logistiques et organisationnels auxquels son équipe a dû faire face pour accueillir et prendre en charge ces patients, souvent âgés et dépendants. Il évoque notamment la réouverture en urgence d'un ancien EHPAD, entièrement réaménagé en une nuit pour pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions.Au-delà des aspects purement médicaux, le directeur du CHU s'inquiète également des conséquences psychologiques que cette crise pourra avoir sur les populations évacuées, ayant perdu leur logement et leurs repères. Il annonce ainsi le renforcement de l'offre de soins en santé mentale pour faire face à cette problématique.Alors que la canicule s'invite également dans cette séquence, Vincent-Nicolas Delpech souligne les défis supplémentaires que cela représente pour son établissement, déjà fortement mobilisé. Malgré la fatigue, il assure cependant que le CHU saura tenir dans la durée, grâce à une organisation rigoureuse permettant la rotation du personnel.Cet épisode offre un éclairage sur la gestion de crise au sein d'un grand hôpital universitaire, confronté à une situation hors-norme qui met à rude épreuve ses équipes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Clément, sociétaire de la prestigieuse Comédie-Française depuis 11 ans. Elle nous plonge au cœur des coulisses de cette institution emblématique à travers le film qu'elle a co-écrit, "De la Comédie-Française", réalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat.Pauline Clément incarne Nina, une metteuse en scène qui doit monter la pièce Macbeth dans seulement trois heures. Mais rien ne se passe comme prévu, entre acteurs pas prêts, absences de dernière minute et autres péripéties. Elle nous fait vivre cette première mouvementée, nous faisant découvrir les défis et les imprévus auxquels font face les comédiens de la Comédie Française au quotidien.Au-delà de ces moments cocasses, l'invitée explique que l'objectif du film était de "désacraliser" ces métiers du spectacle vivant, de montrer que derrière les grands rôles et les beaux costumes, il y a aussi des êtres humains avec leurs failles et leurs vulnérabilités. Un véritable pont entre son expérience de comédienne à la Comédie-Française et son passé d'humoriste sur Internet.Elle revient également sur les défis du métier de comédien, notamment la pression et le stress avant une première. Elle partage avec humour et authenticité les réactions parfois surprenantes du public, qui peuvent dérouter les comédiens les plus aguerris. Enfin, la comédienne évoque la réception très positive du film, qui a notamment été primé au Festival de l'Alpe d'Huez, soulignant que l'objectif était de rendre accessible cette institution parfois perçue comme élitiste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Éric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNP-NAC). Alors que la France fait face à une saison des feux de forêt sans précédent, avec plus de 116 000 hectares déjà parcourus par les flammes, l'invité nous plonge dans les coulisses de la lutte acharnée menée par les équipages de Canadair.Malgré les moyens limités dont ils disposent, avec seulement deux appareils déployés en Gironde sur les douze que compte la France, les pilotes de Canadair font preuve d'un engagement sans faille. Éric Durand explique que cette situation s'explique par la nécessité de répartir les forces sur l'ensemble du territoire, face à de multiples départs de feux simultanés. Il souligne également les défis liés à la maintenance de ces appareils vieillissants, qui nécessitent des révisions régulières après seulement 75 heures de vol.Mais loin de se décourager, il insiste sur la résilience du système mis en place. Les pilotes sont formés et entraînés pour faire face à ces situations extrêmes, bénéficiant d'un roulement permettant de les reposer régulièrement. Et malgré les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange, les équipes de mécaniciens travaillent sans relâche pour maintenir la flotte opérationnelle.L'invité met également en lumière l'importance de l'entraide européenne, qui a permis de renforcer les moyens aériens et terrestres déployés sur le terrain. Loin de voir cette aide comme un aveu de faiblesse, il y voit au contraire une évolution positive de la solidarité entre pays face à ces défis environnementaux.Au-delà des chiffres et des statistiques, cet épisode offre un regard privilégié sur le quotidien de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour protéger nos forêts et nos habitations. Épuisés mais déterminés, les pilotes de Canadair incarnent la résilience et l'engagement de tous les acteurs mobilisés pour faire face à cette crise historique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'Office Nationale des Forêts. Alors que la Gironde est ravagée par un gigantesque feu de forêt, dévorant plus de 42 000 hectares en quelques jours, il apporte un éclairage essentiel sur le rôle crucial joué par les équipes de l'ONF dans la lutte contre ces sinistres.Christophe Chantepy explique en détail le travail de prévention et de surveillance mené par l'ONF, avec des patrouilles régulières pour sensibiliser le public et faire respecter les interdictions. Il décrit également la mission d'appui aux pompiers, notamment en termes de cartographie et de guidage des moyens de secours, une expertise précieuse face à l'ampleur de ces incendies.L'expert revient sur les facteurs qui ont favorisé la propagation fulgurante de l'incendie en Gironde : la sécheresse extrême de la végétation, les conditions météorologiques difficiles, la quantité importante de combustible accumulée après un hiver pluvieux et un printemps doux. Il souligne également la vulnérabilité du massif forestier landais, marqué par une très grande continuité du couvert végétal, sans discontinuités agricoles pour freiner la progression des flammes.Il alerte sur la recrudescence préoccupante des « feux convectifs », véritables phénomènes météorologiques générés par la puissance des incendies, rendant la lutte extrêmement complexe pour les pompiers. Un défi majeur face au changement climatique, qui se traduit par des étés de plus en plus chauds et secs.Au-delà de la lutte contre les feux en cours, Christophe Chantepy évoque les enjeux de la reconstitution des zones brûlées et de la gestion des massifs forestiers vulnérables, comme celui des Landes. Il souligne la nécessité de diversifier les essences pour faire face aux défis du changement climatique, tout en restant prudent sur les transformations à grande échelle d'un écosystème aussi vaste et fragile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle ». Avec un enthousiasme communicatif, il nous plonge dans les coulisses de la création de cette œuvre ambitieuse qui retrace le parcours de Charles de Gaulle, de la débâcle de 1940 à la libération de Paris en 1944.Loin des images d'Épinal, Antonin Baudry nous dévoile un De Gaulle inédit, un homme confronté à l'impossible qui doit bâtir la France Libre sans armée, sans soutien politique et sans même maîtriser l'anglais. Un personnage complexe, traversé d'émotions qu'il s'efforce de dissimuler, incarné avec brio par l'acteur Simon Abkarian. Le réalisateur revient sur les défis relevés pour rendre justice historiquement à cette période tout en touchant un large public, notamment les jeunes. Il évoque les recherches minutieuses menées avec sa co-autrice Bérénice Vila, le rôle essentiel du conseiller historique Julian Jackson, ainsi que le travail de composition des acteurs, véritables piliers de ce film choral.Au-delà de la reconstitution historique, l'invité souligne les résonances contemporaines de cette épopée, des parallèles saisissants avec des événements récents comme l'invasion de l'Ukraine. Un film qui parle autant du passé que du présent, une fresque ambitieuse qui captive et interpelle.Avec cette interview riche et passionnante, il nous offre un éclairage unique sur les coulisses de la création de « La Bataille de Gaulle », un véritable événement cinématographique à découvrir d'urgence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, pour décrypter l'évolution du conflit opposant les États-Unis à l'Iran. Alors que les bombardements se poursuivent autour du détroit d'Ormuz, un nouveau front semble s'ouvrir en mer Rouge, avec les attaques menées par les rebelles Houthis contre des pétroliers saoudiens. L'invité explique que cette nouvelle escalade s'inscrit dans l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et les Houthis, ces derniers cherchant à bloquer les routes maritimes empruntées par le pétrole saoudien pour rejoindre l'Asie. Au-delà de cette nouvelle menace, il revient sur l'état de l'arsenal américain, confronté à une forte consommation de munitions sophistiquées et coûteuses. Face à la Chine, qui démontre une capacité de production navale impressionnante, les États-Unis peinent à renouveler leurs stocks, ce qui les oblige à se tourner vers d'autres pays comme l'Ukraine pour la fabrication de certains équipements.Sur le plan diplomatique, il souligne que l'objectif initial de changement de régime en Iran semble désormais hors d'atteinte. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran est devenu une véritable « bombe atomique » qui paralyse les efforts américains. Les pays du Golfe, quant à eux, cherchent à s'adapter en diversifiant leurs routes d'exportation et leurs alliances, tandis qu'Israël reste pour l'instant en retrait, préférant se concentrer sur la menace du Hezbollah au Liban.Enfin, l'épisode aborde l'arrestation musclée de deux diplomates français en Iran, un événement qui illustre les tensions internes au sein du régime iranien entre factions dures et plus modérées. La France, de son côté, maintient sa présence dans la région avec l'envoi de navires de déminage, en attendant un éventuel accord qui permettrait une intervention plus large pour sécuriser le détroit d'Ormuz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien rapporteur général de l'institution. Ensemble, ils abordent les défis majeurs auxquels la France fait face en matière de finances publiques.Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se montre pessimiste sur les objectifs de déficit pour 2027, l'invité dresse un constat alarmant : la dette publique échappe au contrôle et pourrait atteindre 130% du PIB d'ici 2030 si rien n'est fait. Selon lui, la situation est d'autant plus préoccupante que la France devra faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour honorer ses engagements en matière de défense et de transition écologique.Face à ce défi de taille, François Ecalle estime que les économies ne pourront pas être réalisées uniquement sur le budget de l'État. Il pointe du doigt les dépenses de retraites, de santé et des collectivités locales comme les postes les plus importants sur lesquels il faudra agir. Cependant, il reconnaît que ces sujets seront politiquement très difficiles à aborder, surtout dans un contexte de campagne présidentielle où les promesses électoralistes risquent de l'emporter.L'expert évoque également la question épineuse des niches fiscales, qui représentent près de 100 milliards d'euros par an. Bien que des économies puissent être réalisées, il souligne que ce sujet est un véritable «serpent de mer» depuis 30 ans et que les marges de manœuvre restent limitées.Enfin, il aborde l'impact potentiel d'une conjoncture économique dégradée sur les finances publiques. Selon lui, si la croissance venait à ralentir davantage, il faudrait alors laisser jouer les stabilisateurs automatiques plutôt que de chercher à compenser coûte que coûte par de nouvelles économies ou hausses d'impôts.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester. Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse. Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Marie Lorand, co-réalisatrice du documentaire « Chine/USA, la guerre de l'IA ». Ensemble, elles plongent au cœur de la course effrénée qui oppose les États-Unis et la Chine pour dominer le champ de l'intelligence artificielle.L'invitée, experte reconnue dans ce domaine, partage son analyse de cette lutte technologique qui redessine les rapports de force mondiaux. Elle explique comment, en l'espace de quelques années seulement, l'IA s'est imposée comme un enjeu géopolitique majeur, bouleversant profondément nos sociétés.Les auditeurs découvriront comment les deux superpuissances se livrent une véritable guerre pour s'accaparer les technologies les plus avancées, des puces électroniques aux terres rares. Ils comprendront également les implications de cette course à l'IA dans des domaines aussi variés que la défense, l'économie ou encore la création artistique.Avec un regard aiguisé, elle soulève les questions éthiques et sociétales soulevées par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Elle alerte sur les risques d'asservissement et de perte d'autonomie de la pensée humaine face à l'omniprésence de l'IA dans nos vies.Cet épisode offre une plongée au cœur des enjeux géopolitiques, économiques et sociétaux de la guerre de l'IA qui oppose les États-Unis et la Chine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, Lénaïg Monier reçoit Guillaume Poitrinal, promoteur immobilier et président de la Fondation du Patrimoine. Alors que la France fait face à des incendies de forêt précoces et dévastateurs, il explique les actions menées pour replanter et protéger les forêts, notamment celle de Fontainebleau. Il évoque également les défis posés par le changement climatique pour le patrimoine bâti et les solutions à mettre en œuvre.L'invité souligne que les canicules deviennent de plus en plus longues et intenses, piégeant la chaleur dans les bâtiments en béton et en pierre, qui ont une forte inertie thermique. Il présente les avantages du bois, un matériau plus léger et sans inertie, permettant de rafraîchir naturellement les logements la nuit. Il insiste sur la nécessité d'adapter l'architecture et l'urbanisme pour lutter contre les îlots de chaleur, en favorisant la végétation, les couleurs claires et une conception bioclimatique des bâtiments.Il déplore que les réglementations actuelles, comme le Diagnostic de performance énergétique (DPE), soient encore trop focalisées sur les économies d'énergie et non sur l'adaptation au changement climatique. Il appelle à une évolution rapide des normes et des pratiques pour construire des villes plus résilientes, avec des bâtiments en matériaux biosourcés et une architecture méditerranéenne. Selon lui, cette transformation est indispensable pour attirer à nouveau les investisseurs et sortir de la crise immobilière.Malgré les alertes répétées des scientifiques et des ministres, Guillaume Poitrinal constate que les changements peinent à se concrétiser, en raison de l'inertie administrative et des lobbies. Il estime que ce sont finalement les populations, les salariés et les entreprises qui devront faire pression pour accélérer cette transition vers une ville plus durable et adaptée aux défis du climat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Ségolène Perruchio, médecin et présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs. Alors que le projet de loi sur la fin de vie est en discussion à l'Assemblée nationale, elle apporte un éclairage essentiel sur les enjeux éthiques et pratiques de ce texte controversé.Elle explique d'abord que ce projet de loi ne vise pas à légiférer sur quelques situations exceptionnelles, comme certains députés le croient, mais bien à ouvrir un droit général au choix du moment de sa mort. Elle alerte sur les risques d'une telle mesure, qui pourrait être utilisée par défaut faute d'un accès suffisant aux soins palliatifs. L'invitée revient ensuite sur l'histoire des soins palliatifs, qui offrent une troisième voie entre la souffrance en fin de vie et l'anticipation de la mort. Elle témoigne de son expérience quotidienne auprès de patients qui, bien qu'ayant parfois réclamé la mort, ont finalement choisi de continuer à vivre après avoir été accompagnés de manière satisfaisante.Elle souligne également les dilemmes éthiques auxquels seraient confrontés les soignants si ce projet de loi était adopté. Contraints d'effectuer des actes qu'ils refusent pour des raisons de conscience, ils craindraient une grave altération de la relation de confiance avec leurs patients.Enfin, elle met en garde contre les risques d'une médecine à deux vitesses, où l'euthanasie serait plus accessible que les soins palliatifs, au détriment des plus vulnérables. Un enjeu majeur dans ce débat de société aux multiples ramifications.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier s'entretient avec le général Loïc Mizon, le 140e gouverneur militaire de Paris, à l'occasion du défilé du 14 juillet. Alors que la France s'apprête à célébrer sa fête nationale avec éclat, il nous plonge dans les coulisses de cet événement emblématique, révélant les enjeux, les défis et la symbolique qui l'entourent.Tout d'abord, l'invité souligne le caractère particulier de cette année, marquée par un contexte géopolitique tendu, avec notamment la guerre en Ukraine et les opérations au Moyen-Orient. Cependant, il insiste sur le fait que le défilé du 14 juillet doit avant tout incarner la fête nationale, la fierté et la cohésion de la nation française. Pour ce faire, les organisateurs ont mis l'accent sur un triptyque essentiel : la crédibilité opérationnelle des forces armées, la cohésion nationale et le partenariat stratégique avec les alliés de la France.Le général Loïc Mizon revient également sur l'importance de la présence de délégations étrangères, qui témoigne de l'appartenance de la France à un écosystème d'alliés et de partenaires, tant au sein de l'Union Européenne que de l'OTAN. Cette dimension internationale du défilé prend tout son sens dans le contexte actuel de « dérégulation des relations internationales » et de « recours systématique à la violence ».Mais il ne se contente pas de nous livrer les enjeux stratégiques du défilé. Il nous fait également découvrir les coulisses de son organisation, un processus long et itératif qui implique de nombreux acteurs, des chefs d'état-major aux autorités politiques. Il évoque notamment les défis logistiques liés aux conditions météorologiques, avec des adaptations spécifiques pour faire face aux épisodes caniculaires.Au-delà de ces aspects pratiques, le Général Mison insiste sur l'importance de la musique militaire, véritable vecteur de solennité et de transmission des valeurs. Il nous dévoile ainsi les innovations apportées cette année, avec une programmation musicale plus enlevée et diversifiée, mettant notamment en valeur la création d'un « hymne de la liberté ».Enfin, il nous rappelle la dimension historique de sa fonction, en tant que 140e gouverneur militaire de Paris. Il incarne ainsi la permanence et la solidité de l'État, tout en étant un passeur entre le passé, le présent et l'avenir de la France. Un rôle qu'il assume avec fierté et dévouement, dans ce haut-lieu de l'histoire militaire française qu'est l'Hôtel National des Invalides.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », Lénaïg Monier reçoit Vincent Duclert, historien, spécialiste de l'affaire Dreyfus et inspecteur général de l'Éducation nationale. Ensemble, ils reviennent sur les 120 ans de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus et sur l'actualité de cette affaire qui reste un symbole de la lutte contre l'antisémitisme.L'entretien s'ouvre sur les émouvantes paroles de Charles Dreyfus, le petit-fils du capitaine Dreyfus, qui a pris part à la cérémonie de commémoration organisée la veille à Paris. Malgré son grand âge de 98 ans, il a fait part de sa tristesse de voir l'antisémitisme resurgir avec autant de vigueur en France, mais aussi de sa profonde satisfaction de voir la statue d'Alfred Dreyfus enfin installée devant la Cour de cassation, qui a proclamé son innocence en 1906. L'invité revient en détail sur le long périple de cette statue, rejetée pendant des années par les institutions, témoignage du « temps du déni et du mépris » qu'a connu la famille Dreyfus après la réhabilitation. Il souligne l'importance du rôle joué par des personnalités comme Charles Dreyfus lui-même, le directeur du musée d'art et d'histoire du judaïsme Paul Salmona ou encore l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour faire aboutir ce projet.L'historien explique également comment l'affaire Dreyfus, malgré les attaques et polémiques dont elle a fait l'objet, est devenue un symbole de la lutte contre l'antisémitisme et de la défense des valeurs républicaines. Il salue à ce titre l'initiative du président Emmanuel Macron d'instaurer une journée nationale de commémoration, jugeant que cela permettra à la société française de s'emparer durablement de cette histoire.Revenant sur les récents actes antisémites survenus à Sarcelles, Vincent Duclert insiste sur le fait que l'affaire Dreyfus montre qu'il est possible de lutter efficacement contre l'antisémitisme, à condition de s'attaquer frontalement aux discours haineux et de repenser la démocratie pour mieux protéger les minorités. Il souligne également l'importance du rôle joué par les femmes, à l'instar de Lucie Dreyfus, dans la défense de son mari et la recherche de la vérité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.