L'invité politique

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 A 8h15, Guillaume Durand et Renaud Blanc reçoivent pendant 10 minutes les politiques, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français. 

Radio classique


    • Aug 3, 2026 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 13m AVG DURATION
    • 1,456 EPISODES


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    Incendies : « Notre vulnérabilité territoriale met des gens en danger, notamment les pompiers », selon la spécialiste Pauline Vilain-Carlotti

    Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 16:38


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Vilain-Carlotti, géographe spécialiste des incendies de forêt et auteure de l'ouvrage "L'épreuve du feu, habiter autrement la terre". Ensemble, ils explorent les enjeux liés à la gestion des feux de forêt en France et les pistes pour mieux y faire face.L'invitée commence par revenir sur le débat autour du terme "mégafeu", souvent utilisé pour qualifier les incendies de grande ampleur comme celui qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde cette année. Elle explique que ce terme n'est pas vraiment adapté au contexte français, où les feux dépassant 10 000 hectares sont rares. En revanche, elle souligne que l'incendie girondin illustre bien la problématique des "feux convectifs", qui s'autonomisent et deviennent ingérables pour les pompiers.La spécialiste insiste ensuite sur la nécessité de changer de regard sur le feu, en le considérant non plus uniquement comme un fléau, mais aussi comme un outil potentiellement bénéfique pour la gestion des espaces naturels. Elle évoque notamment les pratiques de "brûlage dirigé" développées aux États-Unis et dans certaines régions d'Europe méditerranéenne, qui permettent d'entretenir la végétation et de limiter la propagation des grands incendies.Pauline Vilain-Carlotti pointe également les limites des dispositifs réglementaires actuels, comme l'Obligation Légale de Débroussaillement (OLD), qu'elle juge "intéressante mais inopérante". Selon elle, ces outils restent trop individuels et ne prennent pas suffisamment en compte les dynamiques collectives et territoriales. Elle plaide pour une meilleure intégration de la prévention des incendies dans l'aménagement du territoire, à travers notamment les Plans de prévention des risques d'incendie de forêt (PPRIF).Au-delà des aspects techniques, elle insiste sur la nécessité d'un changement de paradigme dans notre rapport au feu. "Nous ne sommes ni dans la gestion ni dans l'anticipation mais dans la réaction", regrette-t-elle, soulignant que nos territoires restent trop vulnérables face à ce risque. Selon elle, il faudra apprendre à "vivre avec le feu" en réduisant cette vulnérabilité, par exemple en limitant l'urbanisation en zone forestière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    ONU : Quelle place la musique occupe-t-elle dans les relations internationales ? Avec Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris

    Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 15:56


    Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Fabien Albert reçoit Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris et auteur de l'ouvrage "Une diplomatie du sensible : 10 œuvres musicales à l'ONU". Ensemble, ils explorent le rôle de la musique dans la diplomatie onusienne, un aspect méconnu mais essentiel de cette institution.L'invité nous révèle comment, chaque 24 octobre pour l'anniversaire de l'ONU, un concert est organisé au siège de l'organisation à New York. Loin des discours officiels, cette tradition musicale nous en dit long sur la quête d'harmonie et d'universalité qui anime l'ONU. À travers le choix des œuvres et des interprètes, on découvre une institution qui cherche à se rapprocher des sociétés et du "sud global", au-delà du répertoire classique occidental.Il revient notamment sur un moment marquant de cette histoire musicale de l'ONU : la création en 2001, quelques semaines après le 11-Septembre, de l'œuvre "Dosti" du groupe pakistanais Dosti. Un geste fort pour montrer que l'islam ne se résume pas au djihadisme et que la musique peut être un vecteur de dialogue interculturel.Frédéric Ramel souligne également que ces concerts sont devenus un outil de soft power pour certains États, qui cherchent à promouvoir leur image sur la scène internationale. Mais au-delà de ces enjeux géopolitiques, la musique reste un langage universel, capable de transcender les clivages et de rassembler.Alors que le concert de 2025 a malheureusement été annulé, l'invité nous livre ses espoirs pour l'élection du prochain secrétaire général, qui pourrait insuffler un nouveau souffle à cette tradition musicale de l'ONU.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Incendies en Gironde : « Le vrai sujet de cette crise est d'organiser l'évacuation des patients en hôpitaux ou en EHPAD » selon Vincent-Nicolas Delpech, directeur général du CHU de Bordeaux

    Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 15:37


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Augustin Lefebvre s'entretient avec Vincent-Nicolas Delpech, le directeur général du CHU de Bordeaux, au cœur de la crise provoquée par les gigantesques incendies qui ravagent la région. Alors que plus de 220 000 personnes ont été évacuées, le CHU de Bordeaux a dû faire face à un afflux massif de patients, notamment en provenance d'EHPAD et d'établissements de santé. En seulement 24 heures, l'hôpital a dû créer 243 lits supplémentaires, une prouesse rendue possible grâce à la mobilisation de plus de 4 250 volontaires, professionnels de santé venus prêter main-forte.L'invité revient sur les défis logistiques et organisationnels auxquels son équipe a dû faire face pour accueillir et prendre en charge ces patients, souvent âgés et dépendants. Il évoque notamment la réouverture en urgence d'un ancien EHPAD, entièrement réaménagé en une nuit pour pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions.Au-delà des aspects purement médicaux, le directeur du CHU s'inquiète également des conséquences psychologiques que cette crise pourra avoir sur les populations évacuées, ayant perdu leur logement et leurs repères. Il annonce ainsi le renforcement de l'offre de soins en santé mentale pour faire face à cette problématique.Alors que la canicule s'invite également dans cette séquence, Vincent-Nicolas Delpech souligne les défis supplémentaires que cela représente pour son établissement, déjà fortement mobilisé. Malgré la fatigue, il assure cependant que le CHU saura tenir dans la durée, grâce à une organisation rigoureuse permettant la rotation du personnel.Cet épisode offre un éclairage sur la gestion de crise au sein d'un grand hôpital universitaire, confronté à une situation hors-norme qui met à rude épreuve ses équipes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    « De la Comédie-Française » de Martin Darondeau et Bertrand Usclat : « Ce film est pour tout le monde, pas que pour les théâtreux », affirme Pauline Clément

    Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 15:23


    Aujourd'hui, dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Clément, sociétaire de la prestigieuse Comédie-Française depuis 11 ans. Elle nous plonge au cœur des coulisses de cette institution emblématique à travers le film qu'elle a co-écrit, "De la Comédie-Française", réalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat.Pauline Clément incarne Nina, une metteuse en scène qui doit monter la pièce Macbeth dans seulement trois heures. Mais rien ne se passe comme prévu, entre acteurs pas prêts, absences de dernière minute et autres péripéties. Elle nous fait vivre cette première mouvementée, nous faisant découvrir les défis et les imprévus auxquels font face les comédiens de la Comédie Française au quotidien.Au-delà de ces moments cocasses, l'invitée explique que l'objectif du film était de "désacraliser" ces métiers du spectacle vivant, de montrer que derrière les grands rôles et les beaux costumes, il y a aussi des êtres humains avec leurs failles et leurs vulnérabilités. Un véritable pont entre son expérience de comédienne à la Comédie-Française et son passé d'humoriste sur Internet.Elle revient également sur les défis du métier de comédien, notamment la pression et le stress avant une première. Elle partage avec humour et authenticité les réactions parfois surprenantes du public, qui peuvent dérouter les comédiens les plus aguerris. Enfin, la comédienne évoque la réception très positive du film, qui a notamment été primé au Festival de l'Alpe d'Huez, soulignant que l'objectif était de rendre accessible cette institution parfois perçue comme élitiste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Incendies : « On est obligé de répartir nos forces pour lutter efficacement contre les feux » explique Eric Durand

    Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 15:47


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Éric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNP-NAC). Alors que la France fait face à une saison des feux de forêt sans précédent, avec plus de 116 000 hectares déjà parcourus par les flammes, l'invité nous plonge dans les coulisses de la lutte acharnée menée par les équipages de Canadair.Malgré les moyens limités dont ils disposent, avec seulement deux appareils déployés en Gironde sur les douze que compte la France, les pilotes de Canadair font preuve d'un engagement sans faille. Éric Durand explique que cette situation s'explique par la nécessité de répartir les forces sur l'ensemble du territoire, face à de multiples départs de feux simultanés. Il souligne également les défis liés à la maintenance de ces appareils vieillissants, qui nécessitent des révisions régulières après seulement 75 heures de vol.Mais loin de se décourager, il insiste sur la résilience du système mis en place. Les pilotes sont formés et entraînés pour faire face à ces situations extrêmes, bénéficiant d'un roulement permettant de les reposer régulièrement. Et malgré les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange, les équipes de mécaniciens travaillent sans relâche pour maintenir la flotte opérationnelle.L'invité met également en lumière l'importance de l'entraide européenne, qui a permis de renforcer les moyens aériens et terrestres déployés sur le terrain. Loin de voir cette aide comme un aveu de faiblesse, il y voit au contraire une évolution positive de la solidarité entre pays face à ces défis environnementaux.Au-delà des chiffres et des statistiques, cet épisode offre un regard privilégié sur le quotidien de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour protéger nos forêts et nos habitations. Épuisés mais déterminés, les pilotes de Canadair incarnent la résilience et l'engagement de tous les acteurs mobilisés pour faire face à cette crise historique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Incendies : « Pour des feux de très grande ampleur, il est difficile de savoir précisément l'endroit où ils se trouvent », explique Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'ONF

    Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 16:21


    Aujourd'hui dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'Office Nationale des Forêts. Alors que la Gironde est ravagée par un gigantesque feu de forêt, dévorant plus de 42 000 hectares en quelques jours, il apporte un éclairage essentiel sur le rôle crucial joué par les équipes de l'ONF dans la lutte contre ces sinistres.Christophe Chantepy explique en détail le travail de prévention et de surveillance mené par l'ONF, avec des patrouilles régulières pour sensibiliser le public et faire respecter les interdictions. Il décrit également la mission d'appui aux pompiers, notamment en termes de cartographie et de guidage des moyens de secours, une expertise précieuse face à l'ampleur de ces incendies.L'expert revient sur les facteurs qui ont favorisé la propagation fulgurante de l'incendie en Gironde : la sécheresse extrême de la végétation, les conditions météorologiques difficiles, la quantité importante de combustible accumulée après un hiver pluvieux et un printemps doux. Il souligne également la vulnérabilité du massif forestier landais, marqué par une très grande continuité du couvert végétal, sans discontinuités agricoles pour freiner la progression des flammes.Il alerte sur la recrudescence préoccupante des « feux convectifs », véritables phénomènes météorologiques générés par la puissance des incendies, rendant la lutte extrêmement complexe pour les pompiers. Un défi majeur face au changement climatique, qui se traduit par des étés de plus en plus chauds et secs.Au-delà de la lutte contre les feux en cours, Christophe Chantepy évoque les enjeux de la reconstitution des zones brûlées et de la gestion des massifs forestiers vulnérables, comme celui des Landes. Il souligne la nécessité de diversifier les essences pour faire face aux défis du changement climatique, tout en restant prudent sur les transformations à grande échelle d'un écosystème aussi vaste et fragile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    « La Bataille de Gaulle » : « Il y a un écho avec la situation d'aujourd'hui, et ce sera toujours le cas dans dix ans », selon le réalisateur Antonin Baudry

    Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 15:47


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle ». Avec un enthousiasme communicatif, il nous plonge dans les coulisses de la création de cette œuvre ambitieuse qui retrace le parcours de Charles de Gaulle, de la débâcle de 1940 à la libération de Paris en 1944.Loin des images d'Épinal, Antonin Baudry nous dévoile un De Gaulle inédit, un homme confronté à l'impossible qui doit bâtir la France Libre sans armée, sans soutien politique et sans même maîtriser l'anglais. Un personnage complexe, traversé d'émotions qu'il s'efforce de dissimuler, incarné avec brio par l'acteur Simon Abkarian. Le réalisateur revient sur les défis relevés pour rendre justice historiquement à cette période tout en touchant un large public, notamment les jeunes. Il évoque les recherches minutieuses menées avec sa co-autrice Bérénice Vila, le rôle essentiel du conseiller historique Julian Jackson, ainsi que le travail de composition des acteurs, véritables piliers de ce film choral.Au-delà de la reconstitution historique, l'invité souligne les résonances contemporaines de cette épopée, des parallèles saisissants avec des événements récents comme l'invasion de l'Ukraine. Un film qui parle autant du passé que du présent, une fresque ambitieuse qui captive et interpelle.Avec cette interview riche et passionnante, il nous offre un éclairage unique sur les coulisses de la création de « La Bataille de Gaulle », un véritable événement cinématographique à découvrir d'urgence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Guerre au Moyen-Orient : « Un nouveau front entre l'Arabie Saoudite et les Houthis est en train de s'ouvrir » selon le général Trinquand

    Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 15:42


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, pour décrypter l'évolution du conflit opposant les États-Unis à l'Iran. Alors que les bombardements se poursuivent autour du détroit d'Ormuz, un nouveau front semble s'ouvrir en mer Rouge, avec les attaques menées par les rebelles Houthis contre des pétroliers saoudiens. L'invité explique que cette nouvelle escalade s'inscrit dans l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et les Houthis, ces derniers cherchant à bloquer les routes maritimes empruntées par le pétrole saoudien pour rejoindre l'Asie. Au-delà de cette nouvelle menace, il revient sur l'état de l'arsenal américain, confronté à une forte consommation de munitions sophistiquées et coûteuses. Face à la Chine, qui démontre une capacité de production navale impressionnante, les États-Unis peinent à renouveler leurs stocks, ce qui les oblige à se tourner vers d'autres pays comme l'Ukraine pour la fabrication de certains équipements.Sur le plan diplomatique, il souligne que l'objectif initial de changement de régime en Iran semble désormais hors d'atteinte. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran est devenu une véritable « bombe atomique » qui paralyse les efforts américains. Les pays du Golfe, quant à eux, cherchent à s'adapter en diversifiant leurs routes d'exportation et leurs alliances, tandis qu'Israël reste pour l'instant en retrait, préférant se concentrer sur la menace du Hezbollah au Liban.Enfin, l'épisode aborde l'arrestation musclée de deux diplomates français en Iran, un événement qui illustre les tensions internes au sein du régime iranien entre factions dures et plus modérées. La France, de son côté, maintient sa présence dans la région avec l'envoi de navires de déminage, en attendant un éventuel accord qui permettrait une intervention plus large pour sécuriser le détroit d'Ormuz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Budget 2027 : « On est en train de perdre le contrôle de la dette publique » déplore François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes

    Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 16:48


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien rapporteur général de l'institution. Ensemble, ils abordent les défis majeurs auxquels la France fait face en matière de finances publiques.Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se montre pessimiste sur les objectifs de déficit pour 2027, l'invité dresse un constat alarmant : la dette publique échappe au contrôle et pourrait atteindre 130% du PIB d'ici 2030 si rien n'est fait. Selon lui, la situation est d'autant plus préoccupante que la France devra faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour honorer ses engagements en matière de défense et de transition écologique.Face à ce défi de taille, François Ecalle estime que les économies ne pourront pas être réalisées uniquement sur le budget de l'État. Il pointe du doigt les dépenses de retraites, de santé et des collectivités locales comme les postes les plus importants sur lesquels il faudra agir. Cependant, il reconnaît que ces sujets seront politiquement très difficiles à aborder, surtout dans un contexte de campagne présidentielle où les promesses électoralistes risquent de l'emporter.L'expert évoque également la question épineuse des niches fiscales, qui représentent près de 100 milliards d'euros par an. Bien que des économies puissent être réalisées, il souligne que ce sujet est un véritable «serpent de mer» depuis 30 ans et que les marges de manœuvre restent limitées.Enfin, il aborde l'impact potentiel d'une conjoncture économique dégradée sur les finances publiques. Selon lui, si la croissance venait à ralentir davantage, il faudrait alors laisser jouer les stabilisateurs automatiques plutôt que de chercher à compenser coûte que coûte par de nouvelles économies ou hausses d'impôts.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Royaume-Uni : « Andy Burnham aura à cœur de poursuivre l'engagement européen de son prédécesseur », affirme Laetitia Langlois à propos du nouveau Premier ministre

    Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 16:03


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester. Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse. Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Mission Tara Polaris : « Nos observations vont permettre de documenter et de confirmer les tendances et les impacts du changement climatique », explique Marcel Babin, océanographe, professeur et chercheur à l'université de Laval

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 14:41


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Intelligence artificielle : « Une guerre technologique s'est engagée » selon Marie Lorand, co-réalisatrice du documentaire "Chine/USA, la guerre de l'IA"

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 13:50


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Marie Lorand, co-réalisatrice du documentaire « Chine/USA, la guerre de l'IA ». Ensemble, elles plongent au cœur de la course effrénée qui oppose les États-Unis et la Chine pour dominer le champ de l'intelligence artificielle.L'invitée, experte reconnue dans ce domaine, partage son analyse de cette lutte technologique qui redessine les rapports de force mondiaux. Elle explique comment, en l'espace de quelques années seulement, l'IA s'est imposée comme un enjeu géopolitique majeur, bouleversant profondément nos sociétés.Les auditeurs découvriront comment les deux superpuissances se livrent une véritable guerre pour s'accaparer les technologies les plus avancées, des puces électroniques aux terres rares. Ils comprendront également les implications de cette course à l'IA dans des domaines aussi variés que la défense, l'économie ou encore la création artistique.Avec un regard aiguisé, elle soulève les questions éthiques et sociétales soulevées par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Elle alerte sur les risques d'asservissement et de perte d'autonomie de la pensée humaine face à l'omniprésence de l'IA dans nos vies.Cet épisode offre une plongée au cœur des enjeux géopolitiques, économiques et sociétaux de la guerre de l'IA qui oppose les États-Unis et la Chine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Incendies à Fontainebleau : « Le réchauffement climatique impacte notre patrimoine, mais on peut protéger, prévenir et réparer » estime Guillaume Poitrinal, promoteur immobilier et président de la Fondation du Patrimoine

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 13:30


    Dans cet épisode, Lénaïg Monier reçoit Guillaume Poitrinal, promoteur immobilier et président de la Fondation du Patrimoine. Alors que la France fait face à des incendies de forêt précoces et dévastateurs, il explique les actions menées pour replanter et protéger les forêts, notamment celle de Fontainebleau. Il évoque également les défis posés par le changement climatique pour le patrimoine bâti et les solutions à mettre en œuvre.L'invité souligne que les canicules deviennent de plus en plus longues et intenses, piégeant la chaleur dans les bâtiments en béton et en pierre, qui ont une forte inertie thermique. Il présente les avantages du bois, un matériau plus léger et sans inertie, permettant de rafraîchir naturellement les logements la nuit. Il insiste sur la nécessité d'adapter l'architecture et l'urbanisme pour lutter contre les îlots de chaleur, en favorisant la végétation, les couleurs claires et une conception bioclimatique des bâtiments.Il déplore que les réglementations actuelles, comme le Diagnostic de performance énergétique (DPE), soient encore trop focalisées sur les économies d'énergie et non sur l'adaptation au changement climatique. Il appelle à une évolution rapide des normes et des pratiques pour construire des villes plus résilientes, avec des bâtiments en matériaux biosourcés et une architecture méditerranéenne. Selon lui, cette transformation est indispensable pour attirer à nouveau les investisseurs et sortir de la crise immobilière.Malgré les alertes répétées des scientifiques et des ministres, Guillaume Poitrinal constate que les changements peinent à se concrétiser, en raison de l'inertie administrative et des lobbies. Il estime que ce sont finalement les populations, les salariés et les entreprises qui devront faire pression pour accélérer cette transition vers une ville plus durable et adaptée aux défis du climat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Fin de vie : « Sur ce texte, il n'y a jamais eu de vrai échange ni de recherche de compromis » déplore Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 13:46


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Ségolène Perruchio, médecin et présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs. Alors que le projet de loi sur la fin de vie est en discussion à l'Assemblée nationale, elle apporte un éclairage essentiel sur les enjeux éthiques et pratiques de ce texte controversé.Elle explique d'abord que ce projet de loi ne vise pas à légiférer sur quelques situations exceptionnelles, comme certains députés le croient, mais bien à ouvrir un droit général au choix du moment de sa mort. Elle alerte sur les risques d'une telle mesure, qui pourrait être utilisée par défaut faute d'un accès suffisant aux soins palliatifs. L'invitée revient ensuite sur l'histoire des soins palliatifs, qui offrent une troisième voie entre la souffrance en fin de vie et l'anticipation de la mort. Elle témoigne de son expérience quotidienne auprès de patients qui, bien qu'ayant parfois réclamé la mort, ont finalement choisi de continuer à vivre après avoir été accompagnés de manière satisfaisante.Elle souligne également les dilemmes éthiques auxquels seraient confrontés les soignants si ce projet de loi était adopté. Contraints d'effectuer des actes qu'ils refusent pour des raisons de conscience, ils craindraient une grave altération de la relation de confiance avec leurs patients.Enfin, elle met en garde contre les risques d'une médecine à deux vitesses, où l'euthanasie serait plus accessible que les soins palliatifs, au détriment des plus vulnérables. Un enjeu majeur dans ce débat de société aux multiples ramifications.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Défilé du 14 juillet : « Il était important de montrer à nos concitoyens qu'ils peuvent compter sur les forces armées » explique le général Loïc Mizon

    Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 14:45


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier s'entretient avec le général Loïc Mizon, le 140e gouverneur militaire de Paris, à l'occasion du défilé du 14 juillet. Alors que la France s'apprête à célébrer sa fête nationale avec éclat, il nous plonge dans les coulisses de cet événement emblématique, révélant les enjeux, les défis et la symbolique qui l'entourent.Tout d'abord, l'invité souligne le caractère particulier de cette année, marquée par un contexte géopolitique tendu, avec notamment la guerre en Ukraine et les opérations au Moyen-Orient. Cependant, il insiste sur le fait que le défilé du 14 juillet doit avant tout incarner la fête nationale, la fierté et la cohésion de la nation française. Pour ce faire, les organisateurs ont mis l'accent sur un triptyque essentiel : la crédibilité opérationnelle des forces armées, la cohésion nationale et le partenariat stratégique avec les alliés de la France.Le général Loïc Mizon revient également sur l'importance de la présence de délégations étrangères, qui témoigne de l'appartenance de la France à un écosystème d'alliés et de partenaires, tant au sein de l'Union Européenne que de l'OTAN. Cette dimension internationale du défilé prend tout son sens dans le contexte actuel de « dérégulation des relations internationales » et de « recours systématique à la violence ».Mais il ne se contente pas de nous livrer les enjeux stratégiques du défilé. Il nous fait également découvrir les coulisses de son organisation, un processus long et itératif qui implique de nombreux acteurs, des chefs d'état-major aux autorités politiques. Il évoque notamment les défis logistiques liés aux conditions météorologiques, avec des adaptations spécifiques pour faire face aux épisodes caniculaires.Au-delà de ces aspects pratiques, le Général Mison insiste sur l'importance de la musique militaire, véritable vecteur de solennité et de transmission des valeurs. Il nous dévoile ainsi les innovations apportées cette année, avec une programmation musicale plus enlevée et diversifiée, mettant notamment en valeur la création d'un « hymne de la liberté ».Enfin, il nous rappelle la dimension historique de sa fonction, en tant que 140e gouverneur militaire de Paris. Il incarne ainsi la permanence et la solidité de l'État, tout en étant un passeur entre le passé, le présent et l'avenir de la France. Un rôle qu'il assume avec fierté et dévouement, dans ce haut-lieu de l'histoire militaire française qu'est l'Hôtel National des Invalides.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hommage à Alfred Dreyfus : « Cette affaire est la preuve qu'on peut lutter contre l'antisémitisme » estime Vincent Duclert

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 14:07


    Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », Lénaïg Monier reçoit Vincent Duclert, historien, spécialiste de l'affaire Dreyfus et inspecteur général de l'Éducation nationale. Ensemble, ils reviennent sur les 120 ans de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus et sur l'actualité de cette affaire qui reste un symbole de la lutte contre l'antisémitisme.L'entretien s'ouvre sur les émouvantes paroles de Charles Dreyfus, le petit-fils du capitaine Dreyfus, qui a pris part à la cérémonie de commémoration organisée la veille à Paris. Malgré son grand âge de 98 ans, il a fait part de sa tristesse de voir l'antisémitisme resurgir avec autant de vigueur en France, mais aussi de sa profonde satisfaction de voir la statue d'Alfred Dreyfus enfin installée devant la Cour de cassation, qui a proclamé son innocence en 1906. L'invité revient en détail sur le long périple de cette statue, rejetée pendant des années par les institutions, témoignage du « temps du déni et du mépris » qu'a connu la famille Dreyfus après la réhabilitation. Il souligne l'importance du rôle joué par des personnalités comme Charles Dreyfus lui-même, le directeur du musée d'art et d'histoire du judaïsme Paul Salmona ou encore l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour faire aboutir ce projet.L'historien explique également comment l'affaire Dreyfus, malgré les attaques et polémiques dont elle a fait l'objet, est devenue un symbole de la lutte contre l'antisémitisme et de la défense des valeurs républicaines. Il salue à ce titre l'initiative du président Emmanuel Macron d'instaurer une journée nationale de commémoration, jugeant que cela permettra à la société française de s'emparer durablement de cette histoire.Revenant sur les récents actes antisémites survenus à Sarcelles, Vincent Duclert insiste sur le fait que l'affaire Dreyfus montre qu'il est possible de lutter efficacement contre l'antisémitisme, à condition de s'attaquer frontalement aux discours haineux et de repenser la démocratie pour mieux protéger les minorités. Il souligne également l'importance du rôle joué par les femmes, à l'instar de Lucie Dreyfus, dans la défense de son mari et la recherche de la vérité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Économie française : « Il y a un rebond dans l'industrie, dans les services et dans le bâtiment et les travaux publics » constate Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 12:33


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Armement : « La France n'est pas dépendante des Etats-Unis, 90% du budget investi reste dans le pays » affirme Patrick Pailloux

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 13:30


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Patrick Pailloux, le délégué général pour l'Armement, pour une plongée au cœur de la Direction générale de l'armement (DGA). Cet organisme gouvernemental, fort de près de 10 000 civils et militaires, joue un rôle essentiel dans la défense et l'armement de la France.L'invité explique avec clarté la mission de la DGA : assurer la souveraineté française en matière de technologies de défense. Grâce à ses 8 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers, la DGA conçoit, teste et maîtrise l'ensemble des technologies nécessaires à l'équipement des forces armées françaises, du nucléaire aux drones en passant par les sous-marins et les avions de chasse.Patrick Pailloux souligne l'importance pour la France de ne pas dépendre de l'étranger pour son armement, notamment des États-Unis. Il détaille les efforts déployés pour garantir cette indépendance, à travers des cahiers des charges exigeants avec les sous-traitants et une expertise technologique pointue.Mais la DGA doit aussi s'adapter aux évolutions du champ de bataille, passant d'une logique de développement de systèmes d'armes sophistiqués sur le long terme à une agilité accrue, capable de produire rapidement des équipements plus légers et modulaires, à l'image des drones. Il explique comment la DGA s'organise pour concilier ces deux approches, en intégrant étroitement les militaires, les industriels et ses propres équipes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Marine Le Pen condamnée : « Jordan Bardella en est la première victime » selon Jérôme Jaffré

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 10:06


    Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit le politologue Jérôme Jaffré pour décrypter la décision de Marine Le Pen de se porter candidate à l'élection présidentielle malgré sa condamnation judiciaire.Alors que Paris est paralysé par les embouteillages en raison des préparatifs de la Fête nationale, il analyse avec détachement la stratégie de la candidate du Rassemblement national. Il souligne la « dichotomie intéressante » entre le « message politique extrêmement clair » de Marine Le Pen, qui affirme sa candidature, et la « confusion judiciaire » qui entoure son dossier.L'expert explique que Marine Le Pen « revient du fond des enfers » et que son parcours tumultueux, fait d'épreuves surmontées, la fait entrer dans l'histoire des candidats présidentiels. Cependant, face à la justice, elle est prête à « user de tous les artifices pour sortir du problème », notamment en demandant l'autorisation de se déplacer librement malgré sa condamnation.Jérôme Jaffré souligne le « bras de fer » qui s'installe entre Marine Le Pen et la justice, avec le pourvoi en cassation déposé par la candidate. Il analyse les enjeux de cette stratégie, qui vise à jouer sur le temps et la liberté de l'électeur pour limiter la portée de la condamnation. Le journaliste évoque également les prochains bras de fer qui pourraient opposer Marine Le Pen, si elle était élue présidente, au Conseil constitutionnel.Au-delà de l'aspect judiciaire, il s'intéresse aussi à l'impact politique de cette affaire. Il constate que la décision de Marine Le Pen a déstabilisé ses adversaires, en particulier Jordane Bardella, qui se retrouve « trois pas derrière » dans la hiérarchie du Rassemblement national. L'expert souligne également que cette situation renforce la polarisation du débat présidentiel, avec un affrontement de plus en plus clair entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Il estime que cette présidentielle risque de se jouer davantage sur la sanction de la classe politique que sur la résolution des problèmes du pays.Enfin, Jérôme Jaffré s'interroge sur la perception des électeurs face à la condamnation de Marine Le Pen. Il souligne que le niveau de défiance envers les institutions est tel que cela pourrait finalement profiter à la candidate du Rassemblement national, considérée comme une figure de la « sanction » du système.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Sommet de l'OTAN : « Il ne faut pas prendre au premier degré les menaces de Donald Trump » estime Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 15:04


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre français des Affaires étrangères, pour décrypter les enjeux du prochain sommet de l'OTAN. Alors que le président américain Donald Trump a souvent critiqué le manque d'investissement des Européens dans leur défense, ce sommet sera l'occasion pour les alliés de l'OTAN de trouver un équilibre entre les exigences américaines et leur volonté d'affirmer une plus grande autonomie stratégique. Hubert Védrine, fin connaisseur des arcanes de la diplomatie internationale, analyse en détail les différentes positions des pays européens sur cette question. Il explique notamment comment certains, comme la France, plaident pour une prise en main progressive de leur sécurité, quand d'autres, à l'instar de la Pologne, préfèrent rester dans le giron sécuritaire américain. Il met également en lumière les enjeux industriels et technologiques qui se cachent derrière ces choix stratégiques, avec la volonté des États-Unis de conserver leur domination sur le marché de l'armement européen. Au-delà des déclarations officielles, le diplomate invite à scruter attentivement le communiqué final du sommet pour y déceler d'éventuelles avancées, même minimes, vers une plus grande autonomie européenne en matière de défense. Un sujet qui montre à quel point les Européens sont tiraillés entre leur dépendance historique vis-à-vis des États-Unis et leur aspiration à devenir une véritable puissance géopolitique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    250 ans des États-Unis : « Trump a kidnappé les célébrations de la fête nationale américaine à son profit » selon Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 13:18


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis. Ensemble, ils reviennent sur les célébrations du 4 juillet, marquant les 250 ans de l'indépendance américaine.Elle explique que la majorité des Américains ont célébré cet événement historique, avec des festivités dans tout le pays, des défilés aux fêtes de quartier. Cependant, elle souligne que le président Donald Trump a largement « kidnappé » ces célébrations à son profit, en en faisant un « plus grand meeting de Trump de tous les temps ».Selon l'experte, Donald Trump a mélangé la célébration des fondamentaux américains, comme l'indépendance et les pionniers, avec son propre discours politique. Il a notamment dénoncé le « wokisme » et la montée de l'extrême-gauche au sein du Parti démocrate, qu'il assimile au communisme. Laurence Nardon estime que cette rhétorique anticommuniste sera probablement au cœur de la stratégie républicaine pour les élections de mi-mandat de novembre prochain.L'invitée souligne également que Trump a tenté de détourner l'attention des échecs de sa politique étrangère, comme la guerre en Ukraine ou les tensions avec l'Iran. Elle pense que le président républicain cherche à faire oublier ces revers en créant un buzz médiatique permanent autour de sujets comme Cuba.Enfin, elle évoque les enjeux des élections de mi-mandat pour les républicains. Selon elle, l'inflation et la montée de l'aile radicale du Parti démocrate pourraient leur faire perdre le Congrès. Mais elle estime que Trump saura, quoi qu'il arrive, tisser un récit de victoire pour sa base électorale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Déficit public, retraites, jeunesse : le MEDEF dévoile son plan de bataille, avec son président Patrick Martin, depuis les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence

    Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 12:30


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrick Martin, le président du MEDEF, pour aborder les propositions économiques de l'organisation patronale en vue de redresser les finances publiques françaises. Alors que la France fait face à un endettement public record et à un déficit budgétaire élevé, le MEDEF entend jouer un rôle de premier plan dans le débat sur l'assainissement des comptes de l'État. Patrick Martin dévoile ainsi le plan du MEDEF, qui vise à réaliser 100 milliards d'euros d'économies sur les quatre prochaines années, dont 44 milliards dès l'année prochaine. Le président du MEDEF explique que ces économies passeront notamment par une maîtrise des coûts de fonctionnement de la fonction publique, en limitant les remplacements de départs à la retraite. Mais il insiste sur le fait que ces efforts n'affecteront pas les services publics de première ligne, comme la santé ou la sécurité, qu'il faudra au contraire mieux rémunérer pour attirer les meilleurs profils.Patrick Martin aborde également la question sensible des retraites, un des principaux postes de dépenses publiques. Il défend l'idée d'une contribution des retraités les plus aisés, afin de consolider durablement les régimes de retraite, sans pour autant envisager une hausse généralisée des impôts, qu'il juge contre-productive.Au-delà des aspects budgétaires, l'entretien met en lumière l'intérêt du MEDEF pour la situation de la jeunesse française, avec un taux de chômage jugé préoccupant. Patrick Martin plaide ainsi pour un développement massif de l'apprentissage, qu'il considère comme la meilleure voie d'accès à l'emploi pour les jeunes.Cet épisode offre un éclairage détaillé sur les priorités économiques et sociales du MEDEF, dans un contexte de pré-campagne présidentielle où les enjeux budgétaires et l'avenir de la jeunesse seront au cœur des débats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Intelligence artificielle : «l'IA va profondément changer la manière de faire de la recherche», estime Laura Chaubard, DG de l'Ecole Polytechnique

    Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 11:45


    Dans cet épisode passionnant de « L'invité de la matinale », David Abiker s'entretient avec Laura Chaubard, la directrice générale de l'École polytechnique, qui annonce la création d'un nouvel institut dédié aux mathématiques et aux sciences fondamentales. Vêtue de son uniforme de polytechnicienne, Laura Chaubard explique les ambitions de ce projet ambitieux, financé en partie par un don historique de 50 millions d'euros de Bernard Arnault, propriétaire de Radio Classique et ancien élève de l'X. Cet institut vise à établir une véritable « résidence mathématique », accueillant des chercheurs du monde entier pour des périodes de création et de collaboration avec les laboratoires de l'école.Au-delà de cet aspect, Laura Chaubard aborde les enjeux de la recherche fondamentale face à l'essor de l'intelligence artificielle. Bien que les prouesses de l'IA en mathématiques soient impressionnantes, elle souligne la nécessité du « cerveau humain » pour orienter la recherche, administrer les preuves et faire naître ces « fulgurances » qui permettent de mieux comprendre le monde dans sa complexité.L'entretien explore également les efforts de l'École polytechnique pour diversifier ses recrutements et attirer davantage de jeunes, notamment de jeunes femmes, vers les filières scientifiques. Laura Chaubard explique les différentes voies d'accès offertes, au-delà de la traditionnelle filière des classes préparatoires.Enfin, la directrice de l'X revient sur le rôle de l'école dans la souveraineté et le rayonnement de la France, soulignant l'importance stratégique de l'excellence scientifique et technologique dans un monde marqué par les affirmations de puissance de certaines parties du globe.Cet épisode captivant offre un aperçu passionnant des ambitions de l'École polytechnique et de son rôle central dans la promotion des mathématiques et des sciences fondamentales, au service de la France et de son influence internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Le pape Léon XIV veut placer l'humain à l'ère de l'intelligence artificielle, explique Éric Salobir, prêtre et consultant en nouvelles technologies

    Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 11:58


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Éric Salobir, un prêtre dominicain qui préside la Human Technology Foundation. Éric Salobir est un expert reconnu des questions d'intelligence artificielle et a notamment contribué à la rédaction de l'encyclique « Magnifica Humanitas » du pape François, qui traite de l'impact de l'IA sur l'humanité.Éric Salobir explique que la Fondation qu'il préside a contribué à la création d'une coalition de 30 entreprises visant à accompagner les transformations liées à l'intelligence artificielle dans le monde professionnel. L'objectif est de s'assurer que les salariés soient prêts à travailler avec l'IA, afin d'éviter les licenciements massifs. Selon Éric Salobir, il ne s'agit pas d'une « job apocalypse », mais de changements importants qu'il faut anticiper pour en faire bénéficier l'humain.Le prêtre dominicain revient également sur son rôle dans la préparation de l'encyclique du pape François, qui place l'humain au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle. Il souligne que cette encyclique, intitulée « Magnifica Humanitas », a rapidement été saluée au-delà des milieux catholiques, car elle aborde des questions éthiques importantes pour tous. Selon lui, le pape François, qui est américain et a un master en mathématiques, apporte une voix différente de celle des « gourous de la tech » sur ces sujets.Éric Salobir évoque également les apports que l'Église peut avoir pour le monde de l'entreprise et du travail, au-delà du prosélytisme, grâce à sa longue expérience de la « fréquentation de l'humanité ». Il souligne notamment l'importance du souci de l'autre et de la capacité d'écoute et de dialogue, qui peuvent être bénéfiques dans un monde de la « punchline ».Enfin, Éric Salobir partage son regard sur la visite prochaine du pape François en France, notamment à Notre-Dame de Paris, qu'il verra restaurée. Il y voit un symbole de la transformation, de l'amélioration et de la solidarité, des valeurs chères à l'Église.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les liens entre l'Église catholique et le monde de la technologie, à travers le témoignage d'un prêtre à la fois geek et humaniste, qui souhaite réconcilier ces deux univers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Canicule à Paris: «Je suis très surpris de l'inaction entre 2019 et aujourd'hui», déclare Jean-Michel Blanquer

    Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 14:02


    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale et président fondateur du Think tank le "Laboratoire pour la République". Leur entretien aborde des sujets brûlants de l'actualité française, de l'autonomie de la Corse à la baisse du niveau d'orthographe des élèves.Jean-Michel Blanquer partage d'abord son analyse sur le texte accordant plus d'autonomie à la Corse, adopté récemment. Selon lui, cela ouvre une « boîte de Pandore » et crée un « précédent » dangereux, alors que la Corse n'est pas discriminée et que les vrais enjeux sont économiques et sociaux. Il met en garde contre les dérives du communautarisme et de la fragmentation de la société française, appelant à renouer avec le « bien commun » et le « sens de l'intérêt général ».Le débat se porte ensuite sur la question de l'orthographe et de la notation des copies au baccalauréat. Jean-Michel Blanquer reconnaît que le niveau s'est dégradé depuis les années 80 et que remonter cette pente sera un défi de longue haleine, malgré les efforts entrepris durant son mandat. Il salue néanmoins le travail de son successeur, Edouard Geffray, pour renouer avec l'exigence en matière d'orthographe.L'entretien aborde également la gestion de la canicule dans les établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer revient sur les mesures prises en 2019 et appelle les collectivités locales à s'équiper davantage pour faire face au réchauffement climatique.Enfin, l'ancien ministre présente les prochaines Universités d'été du Laboratoire pour la République, qui se tiendront les 28 et 29 août à Sens. Il promet des débats de haut niveau avec des personnalités de tous bords politiques, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, pour proposer un « projet de société » pour la France de demain.À travers cet entretien riche et engagé, Jean-Michel Blanquer livre son analyse sur les enjeux majeurs qui façonneront l'avenir de la République française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    « La Source vive », le nouvel écrin d'Evian : Le récit de sa conception par l'architecte Philippe Chiambaretta

    Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 15:36


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit l'architecte Philippe Chiambaretta, concepteur de la nouvelle salle de concert d'Evian, La Source Vive. Ce projet architectural ambitieux, niché au cœur d'un bois au bord du lac Léman, a été conçu pour offrir une expérience acoustique exceptionnelle aux amateurs de musique de chambre.Philippe Chiambaretta retrace le cheminement créatif qui a mené à la réalisation de ce bâtiment singulier. Partant d'une clairière naturelle, les architectes ont imaginé une salle de forme circulaire, baignée de lumière naturelle grâce à un oculus au plafond. Guidés par les précieux conseils d'un acousticien de renom, ils ont veillé à offrir un volume sonore optimal, avec 11 mètres cubes par spectateur, permettant une immersion totale dans la musique.L'architecte évoque également les choix de matériaux, privilégiant le bois, le cuir et le plâtre pour créer une atmosphère chaleureuse et feutrée, à l'image des désirs du musicien Renaud Capuçon, qui a participé à la conception du projet. Les premières réactions enthousiastes des artistes ayant joué dans cette salle témoignent de la réussite acoustique de l'ouvrage.Au-delà de cet aspect musical, Philippe Chiambaretta aborde la question de l'adaptation des bâtiments au climat, un sujet brûlant d'actualité. Il revient sur les défis de la climatisation et les solutions envisageables, comme le verdissement des villes, pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Partisan d'une approche globale et systémique, l'architecte plaide pour une évolution intelligente des normes de construction, afin de concilier exigences techniques et enjeux environnementaux.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les coulisses de la conception d'un lieu dédié à la musique, tout en abordant les problématiques contemporaines de l'architecture et de la ville durable.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    « Le scandale du périscolaire à Paris n'est que la face émergée de l'iceberg » estime Céline Greco

    Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 11:18


    Dans cet épisode, David Abiker s'entretient avec le Professeur Céline Greco, médecin spécialiste de la douleur et chef de service à l'hôpital Necker. Ensemble, ils abordent la question des violences subies par les enfants, aussi bien dans le cadre familial que dans le milieu périscolaire.Le Professeur Greco, qui a fondé l'association Impact, évoque les récents scandales liés aux violences dans les structures périscolaires parisiennes. Elle souligne le manque de formation et de supervision du personnel encadrant, qui a permis ces abus de se produire. Au-delà de ce cas spécifique, elle explique que ce problème est malheureusement plus répandu et qu'il faut prendre conscience de la difficulté à écouter et à croire la parole des enfants lorsqu'ils signalent des violences.La discussion se porte ensuite sur le système de l'aide sociale à l'enfance, qui prend en charge près de 400 000 jeunes en France. Le Professeur Gréco déplore les disparités importantes entre les départements dans la prise en charge de ces enfants, que ce soit en termes de scolarité, de santé ou d'accompagnement jusqu'à la majorité. Elle soulève la question d'une éventuelle recentralisation de ce système, tout en soulignant l'importance de laisser de l'autonomie aux collectivités territoriales.L'association IM'PACTES, dont le Professeur Greco est la présidente, a ouvert un premier centre d'appui à l'enfance à Paris en décembre dernier. Un deuxième centre vient d'être inauguré à Bordeaux, dans le cadre d'un partenariat public-privé. Ces structures visent à prendre en charge la santé des enfants confiés à l'aide sociale, afin de favoriser leur insertion sociale et scolaire. Le Professeur Greco explique les ambitions de ce projet et les résultats déjà observés.Enfin, l'invitée revient sur l'histoire de la protection de l'enfance, depuis la Rome antique jusqu'à la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant par la France en 1989. Elle souligne le chemin parcouru, tout en rappelant que des progrès restent à faire pour véritablement placer l'enfant au cœur des préoccupations de la société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Canicule : « Depuis 2003, les EHPAD sont extrêmement encadrés » rappelle Patrice Machuret

    Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 14:06


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrice Machuret, directeur d'EHPAD. Patrice Machuret partage son expérience et son expertise sur les défis auxquels font face les établissements accueillant des personnes âgées face à la recrudescence des épisodes caniculaires.Ancien journaliste politique à France 3, Patrice Machuret a fait le choix un jour de tout quitter pour se consacrer à la direction d'EHPAD. Il revient sur ce parcours atypique et explique ce qui l'a poussé à s'engager dans ce secteur. Au-delà de son témoignage personnel, Patrice Machuret livre un éclairage précieux sur les réalités du quotidien dans les EHPAD. Il décrit les mesures mises en place pour protéger les résidents lors des fortes chaleurs, comme l'aménagement de salles climatisées, l'adaptation des menus ou encore l'accompagnement renforcé du personnel. L'invité souligne également les défis de taille auxquels sont confrontés ces établissements, entre manque de moyens, pénurie de personnel et perte de confiance des familles. Il plaide pour une prise de conscience collective et appelle les candidats à l'élection présidentielle à faire de la dépendance des personnes âgées un enjeu majeur de leur programme.Au-delà des enjeux politiques, Patrice Machuret témoigne avec bienveillance et humanité du travail remarquable accompli par les équipes soignantes au quotidien, malgré des conditions parfois difficiles. Un épisode riche en enseignements sur un sujet essentiel pour notre société vieillissante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Violences faites aux femmes : « c'est une question d'anthropologie, pas de délinquance » estime le paléoanthropologue Pascal Picq

    Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 12:51


    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Picq, paléoanthropologue, pour discuter de son ouvrage récemment publié, "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle". Alors que notre époque est marquée par des avancées significatives en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, Pascal Picq soulève une problématique troublante : la persistance de violences, parfois extrêmes, exercées par les hommes envers les femmes. En tant qu'anthropologue, il analyse ce phénomène d'un point de vue éthologique, c'est-à-dire en étudiant le comportement de l'espèce humaine dans son ensemble.L'invité explique que, contrairement à la plupart des autres espèces animales, les violences des mâles envers les femelles sont particulièrement répandues et brutales chez l'Homo sapiens. Il se demande ce qui peut expliquer cette spécificité de notre espèce, alors que les chimpanzés, pourtant proches de nous génétiquement, ne connaissent pas de tels comportements.Pascal Picq souligne que ces violences s'expriment dans différents domaines de la vie des femmes : dans la sphère privée, avec les féminicides commis par des partenaires ou ex-partenaires ; dans l'espace public, avec les harcèlements et agressions subis lors des déplacements ; et sur le lieu de travail, avec des violences de la part d'hommes connus mais pas nécessairement proches.L'anthropologue voit dans ces phénomènes le signe d'une "crise" de la masculinité, liée à la "reconquête" par les femmes de leur place dans la cité et le monde du travail. Selon lui, nos sociétés modernes, héritières de la "domination masculine" depuis la Renaissance, peinent à s'adapter à cette évolution.Au-delà des aspects criminels et judiciaires, Pascal Pic invite à une réflexion de fond sur l'éducation des garçons et les représentations véhiculées, notamment par les médias et les réseaux sociaux, concernant le rapport des hommes aux femmes et aux enfants. Il souligne également l'importance de recréer du lien social et communautaire, pour pallier l'isolement des familles dans la "vie privée".Cet épisode offre un éclairage anthropologique passionnant sur un enjeu majeur de notre époque, invitant à repenser en profondeur les relations entre les hommes et les femmes dans notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Canicule : « Il faut espérer que ce choc débouche sur des actions climatiques » souligne l'économiste Christian de Perthuis

    Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 13:42


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Christian de Perthuis, économiste et auteur de «Carbone fossile-carbone vivant : vers une nouvelle économie du climat» aux éditions Gallimard / Folio Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la canicule précoce qui frappe la France, un événement extrême directement lié au réchauffement climatique.Christian de Perthuis commence par souligner les trois aspects marquants de cette canicule : son intensité record, sa précocité inhabituelle en plein mois de juin, et sa durée inquiétante. Il explique que ce choc climatique remet en cause de nombreuses certitudes, notamment sur la saisonnalité des épisodes caniculaires. Ainsi, les écoles, qui n'étaient pas préparées à faire face à de telles conditions, se retrouvent désemparées.L'invité insiste sur l'importance de dépasser le débat stérile entre adaptation et atténuation face au changement climatique. Il souligne que ces deux leviers d'action sont désormais indissociables et doivent être pensés de manière complémentaire. Illustrant son propos par des exemples concrets dans les secteurs agricole et énergétique, Christian de Perthuis montre comment des solutions innovantes peuvent à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience des systèmes face aux impacts.Au-delà de ces enjeux techniques, l'économiste aborde également la question du modèle de croissance économique. Il affirme que le paradigme de croissance hérité des Trente Glorieuses, basé sur l'expansion du capital et l'utilisation massive d'énergies fossiles, est désormais révolu. Un nouveau modèle de croissance, plus sobre et plus respectueux du vivant, doit émerger pour construire une société plus durable et équitable.Malgré la gravité du choc causé par cette canicule précoce, Christian de Perthuis se veut optimiste. Il estime que ce traumatisme peut être l'occasion d'accélérer la transition écologique, à condition qu'elle soit menée de manière juste et inclusive. Loin de se résumer à une simple décroissance, cette transition ouvre la voie à de nouvelles formes de prospérité, fondées sur le bien-être et la régénération des écosystèmes.Au fil de cet entretien passionnant, Christian de Perthuis partage son expertise et sa vision d'une société en mutation face aux défis du changement climatique. Un épisode essentiel pour comprendre les enjeux et les perspectives de la transition écologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Marc Bloch au Panthéon : « il a sauvé l'honneur des historiens » salue Alya Aglan

    Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 14:11


    Dans cet épisode passionnant, Alya Aglan, historienne et professeure à la Sorbonne, nous plonge dans l'héritage de Marc Bloch, l'éminent médiéviste qui sera panthéonisé demain. Bien plus qu'un simple historien, Bloch a incarné la résistance intellectuelle face à l'oppression nazie et au régime de Vichy.Alya Aglan souligne d'abord la portée symbolique de cette panthéonisation, qui rend hommage à un homme ayant "sauvé l'honneur des historiens" en s'opposant courageusement à la collaboration. Elle rappelle que sous Vichy, l'université a été le théâtre d'une véritable "infamie", avec l'installation de chaires d'antisémitisme et l'exclusion de nombreux professeurs juifs, à quelques exceptions près comme Bloch.Au-delà de son engagement résistant, l'invitée met en lumière la richesse de l'œuvre historique de Bloch, fondateur avec Lucien Febvre de l'école des Annales. Loin de se cantonner au Moyen-Âge, sa réflexion s'est nourrie d'une approche transversale, refusant les cloisonnements disciplinaires. Son célèbre ouvrage "L'Étrange Défaite", écrit à chaud en 1940, a notamment marqué les esprits par son analyse lucide du déclin moral et intellectuel des élites françaises.Alya Aglan souligne que cette panthéonisation doit être l'occasion de réaffirmer que "la citoyenneté est une et indivisible", en réaction aux tentatives de trier les citoyens sous Vichy. Elle espère que le président de la République saura porter ce message fort, au-delà du simple hommage à Bloch.L'historienne revient également sur le double martyre subi par Bloch : d'abord "assassiné à petit feu" par les lois antisémites de Vichy, puis exécuté par les Allemands en 1944. Un destin tragique qui illustre la barbarie de cette époque.Au-delà du parcours exceptionnel de cet intellectuel, cet épisode nous invite à réfléchir sur le rôle de la résistance, dans ses multiples facettes, face à l'oppression. Un témoignage passionnant qui donne envie de (re)découvrir l'œuvre et l'engagement de Marc Bloch.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet

    Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 12:44


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Baisse de la natalité : l'immigration peut atténuer « en partie » ses effets néfastes sur l'économie, explique le président du COR Gilbert Cette

    Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 14:19


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    Iran : « Le régime n'est pas renforcé, il est sous une énorme pression économique » selon Maneli Mirkhan, l'experte des relations internationales et de l'Iran

    Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 12:03


    Dans cet épisode, Maneli Mirkhan, experte des relations internationales franco-iraniennes, fondatrice de DORNA (organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran), revient sur les enjeux des négociations en cours entre l'Iran et les Occidentaux concernant le programme nucléaire iranien. Deux mois après le début des hostilités, Mme Mirkhan analyse les conséquences de ce conflit pour le régime iranien, affaibli mais toujours en place. Elle souligne que la guerre a certes fragilisé le pouvoir en place à Téhéran, mais que le régime a réussi à survivre, ce qui constitue en soi une victoire pour lui. Cependant, la chercheuse estime que le régime iranien est contraint d'évoluer et de faire des concessions, notamment sur les questions du nucléaire et du programme balistique, s'il veut espérer un retour à la normale sur le plan économique.Maneli Mirkhan attire l'attention sur les points cruciaux que les négociateurs devront impérativement aborder dans les prochaines semaines : le programme nucléaire iranien et ses implications géopolitiques, le programme balistique et les activités déstabilisatrices des milices régionales iraniennes, ainsi que la situation des droits de l'Homme en Iran, avec la poursuite des exécutions et de la répression. Elle met en garde contre le risque d'une nouvelle vague migratoire en provenance d'Iran si le régime ne change pas fondamentalement de comportement envers sa population.Tout au long de l'entretien, Mme Mirkhan se montre sceptique quant à la possibilité d'une véritable paix durable avec le régime iranien actuel. Selon elle, seule une évolution substantielle de la doctrine et des pratiques du régime pourrait permettre d'envisager une normalisation des relations avec l'Occident.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Jeff Bezos invité surprise de VivaTech 2026 : La présence du fondateur d'Amazon à Paris, confirmée par Michèle Benbunan, DG du groupe Les Échos-Le Parisien et Maurice Lévy, cofondateur de VivaTech

    Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 13:41


    David Abiker reçoit Michèle Benbunan, directrice général du pôle presse d'LVMH, et Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, pour discuter des temps forts de la prochaine édition de VivaTech, le plus grand rendez-vous européen dédié à l'innovation et aux startups.Les deux invités commencent par confirmer la présence surprise de Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon et propriétaire du Washington Post, qui viendra s'exprimer sur scène aux côtés du PDG de Blue Origin et d'un astronaute. Cette participation de la part de l'un des hommes les plus influents de la tech mondiale est un véritable coup de maître pour les organisateurs de VivaTech, qui peuvent déjà se targuer d'avoir accueilli des pointures comme Mark Zuckerberg, Satya Nadella ou encore Elon Musk par le passé.Michèle Benbunan explique ensuite en quoi la couverture médiatique de l'événement par son groupe de presse, qui rassemble Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, est essentielle. Selon elle, la presse est désormais intimement liée à la technologie, travaillant avec des plateformes et de l'intelligence artificielle. Couvrir VivaTech permet donc à son groupe de rester à la pointe de l'innovation et de rendre compte de l'évolution de l'économie et du monde des affaires de demain.Maurice Lévy, quant à lui, se montre résolument optimiste concernant les perspectives offertes par l'intelligence artificielle, malgré les craintes exprimées sur les destructions d'emplois qu'elle pourrait engendrer. Il estime que les progrès de l'IA se feront de manière progressive, nécessitant une véritable transformation en profondeur des entreprises pour en tirer le meilleur parti. Il promet d'ailleurs que VivaTech sera l'occasion de découvrir de nombreuses démonstrations et innovations dans ce domaine.Les deux invités abordent également la question de la taxation des géants du numérique, les GAFA, un sujet qui fait régulièrement débat. Michèle Benbunan souligne que la presse subit de plein fouet les conséquences de l'hégémonie de ces plateformes, qui absorbent les contenus sans pour autant rémunérer correctement les médias. Elle estime donc que cette taxation est nécessaire pour défendre un secteur fondamental pour la démocratie.Enfin, Maurice Lévy dresse un aperçu alléchant de ce qui attend les visiteurs de cette édition anniversaire de VivaTech, avec notamment la présence du Premier ministre indien Narendra Modi, qui viendra présenter les avancées de son pays dans le domaine de l'intelligence artificielle. Une édition qui s'annonce donc riche en innovations et en personnalités de premier plan.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Accord Iran-Etats-Unis : « l'essentiel pour Trump est de faire cette annonce au lendemain de son anniversaire » souligne l'historien André Kaspi

    Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 14:20


    Invité de la matinale de David Abiker, l'historien spécialiste des Etats-Unis André Kaspi analyse l'annonce d'un accord trouvé entre Washington et Téhéran, accord qui doit maintenant entrer dans une phase de négociation avant la signature. Elle a eu lieu ce 15 juin le lendemain des 80 ans de Donald Trump, un symbole qui compte pour le président américain.L'historien offre également un éclairage fascinant sur les liens entre les présidences de Donald Trump et de Ronald Reagan, deux figures marquantes du Parti républicain américain.Alors que Trump célèbre ses 80 ans avec des festivités dignes d'un empereur romain, André Kaspi explore les similitudes et les différences entre ces deux présidents républicains. Il souligne que si Reagan était connu pour son sens de l'humour et son charisme, Trump semble en être dépourvu. Néanmoins, tous deux ont laissé une empreinte indélébile sur l'imaginaire politique américain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Guerre au Moyen-Orient : « La question pour Donald Trump est de terminer cette guerre assez tôt pour que les Américains ne lui en veulent pas » selon Philippe Étienne, ancien ambassadeur de la France aux États-Unis

    Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 13:41


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Philippe Étienne, président du Forum de Paris sur la Paix et ancien ambassadeur de la France en Allemagne et aux États-Unis. Leur entretien offre un éclairage unique sur les enjeux géopolitiques qui animent la scène internationale, avec un focus particulier sur le rôle trouble et imprévisible du président américain Donald Trump.Alors que le G7 s'apprête à se réunir à Évian, l'invité analyse avec finesse les déclarations contradictoires de Trump concernant le conflit avec l'Iran. Le diplomate met en lumière la stratégie de communication du locataire de la Maison Blanche, qui semble davantage motivé par des considérations électoralistes que par une volonté réelle de résoudre la crise. Il souligne que malgré les annonces répétées de Trump sur un accord imminent, la situation reste extrêmement fragile et les positions des deux parties encore très éloignées.Au-delà du dossier iranien, l'entretien aborde également la question du conflit en Ukraine, où la présence du président Zelensky au sommet pourrait permettre d'explorer de nouvelles pistes de résolution. Philippe Etienne insiste sur l'importance de ces rencontres entre dirigeants, qui offrent l'opportunité de discussions approfondies loin des caméras et des postures médiatiques.Loin de se focaliser uniquement sur la figure de Donald Trump, Philippe Étienne évoque également les autres enjeux économiques et environnementaux qui seront à l'ordre du jour du G7, comme la régulation des nouvelles technologies ou l'approvisionnement en matériaux critiques. Il souligne ainsi la nécessité de ne pas réduire le sommet à la seule présence du président américain, mais bien de le considérer comme un espace de dialogue et de coopération entre les dirigeants des principales puissances mondiales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    «L'énergie est la colonne vertébrale de l'économie», souligne François Gemenne, chercheur et membre du Giec

    Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 13:28


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit François Gemenne, auteur de "Parler du climat sans plomber l'atmosphère", pour une discussion passionnante sur la façon de communiquer efficacement sur les enjeux du réchauffement climatique. François Gemenne partage son point de vue nuancé et pragmatique. Il estime que les scientifiques, les militants et les médias ont parfois commis des erreurs dans leur manière d'aborder le sujet, en insistant trop sur les risques et les catastrophes à venir plutôt que sur les solutions et les bénéfices d'agir. Selon lui, il faut désormais adopter une approche plus positive et constructive, en mettant l'accent sur les opportunités offertes par la transition écologique, notamment pour les entreprises qui peuvent y trouver un levier de modernisation et de compétitivité. François Gemenne souligne également l'importance de la souveraineté énergétique et de l'alignement entre les enjeux climatiques et géopolitiques.L'invité met en garde contre la tentation de la culpabilisation individuelle, qui risquerait de se retourner contre la cause environnementale. Il plaide pour une mobilisation collective, impliquant tous les acteurs, des citoyens aux décideurs politiques en passant par les entreprises.Cet épisode offre un éclairage nuancé et stimulant sur un sujet crucial, à l'heure où le défi du changement climatique s'impose avec une urgence grandissante. Une discussion à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux et les leviers d'action pour une transition écologique réussie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Boualem Sansal : « Je suis ni de droite, ni de gauche, je suis Boualem Sansal »

    Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 15:10


    David Abiker reçoit Boualem Sansal, écrivain algérien qui publie "La Légende". Emprisonné pendant un an en Algérie, Boualem Sansal revient sur son parcours hors du commun et son engagement sans faille pour la liberté d'expression. "Les Français m'ont pris en sympathie depuis mon arrivée. Ils m'arrêtent dans la rue, me font des selfies, c'est formidable", confie-t-il avec émotion.Mais au-delà de ces anecdotes, Boualem Sansal n'hésite pas à aborder des sujets sensibles, comme la crise de la justice française suite à l'affaire Lyhanna. Il pointe du doigt les dérives d'un système judiciaire qui peine à répondre aux attentes de la société. "La justice rame à contresens par rapport aux attentes de la société. La société française a besoin de clarté dans l'action politique, de continuité. Or, le système part dans tous les sens, c'est très désordonné et ça inquiète énormément la population", analyse-t-il.L'écrivain n'a pas non plus sa langue dans sa poche lorsqu'il évoque la montée de l'islamisme en France. "Ça me terrifie", lâche-t-il, dénonçant "un retour du religieux par l'idéologie" qui menace les valeurs de la République. Boualem Sansal se présente alors comme un franc-tireur, prêt à bousculer les idées reçues et à remettre en question le discours dominant.Mais c'est surtout lorsqu'il évoque son expérience carcérale que l'on mesure toute la force de son engagement. Emprisonné pendant un an en Algérie, il raconte comment la littérature l'a aidé à traverser cette épreuve. "La littérature me manquait. J'avais besoin d'elle pour comprendre et me comprendre", confie-t-il. Loin de se laisser abattre, Boualem Sansal a même réussi à trouver un exutoire dans l'écriture de poèmes avec ses codétenus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Il y a des "vacances de droite" et "des vacances de gauche", constate le sociologue Jean Viard

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 13:02


    Le sociologue Jean Viard dévoile les résultats d'une enquête inédite sur le rapport des Français aux vacances. Avec près de 4 000 personnes interrogées, cette étude annuelle menée avec le soutien d'Utopia offre un éclairage passionnant sur l'évolution des pratiques et des représentations liées à ce temps de liberté.Jean Viard, directeur de recherche au CNRS, revient d'abord sur les origines historiques des congés payés, votés en 1936 pour permettre aux ouvriers de quitter les usines occupées. Loin d'être une simple conquête sociale, les vacances ont ensuite pris une dimension sociétale, devenant un enjeu de réappropriation du temps et de l'espace par les individus. Aujourd'hui, 72% des Français partent en vacances, un taux élevé comparé à d'autres pays européens. Mais au-delà des chiffres, c'est toute une culture des loisirs et du voyage qui s'est progressivement installée, avec ses codes, ses rituels et ses lieux de mémoire. Les vacances se transmettent ainsi d'une génération à l'autre, façonnant un véritable « capital vacancier ».Parmi les moments forts de l'épisode, on retiendra la description de ces premières marches organisées dès 1936 pour « donner du sens à ce temps vide » des congés. Un épisode fondateur qui montre comment les Français se sont approprié ce nouveau temps libre.Autre point intéressant, les différences de pratiques entre la droite et la gauche, qui ont chacune investi des territoires et des formes de vacances spécifiques, des stations balnéaires de la Côte d'Azur aux festivals d'Avignon ou d'Orange.Enfin, Jean Viard aborde la délicate question du rôle des colonies de vacances, autrefois vecteurs essentiels d'initiation aux loisirs pour les milieux populaires, et aujourd'hui confrontées aux défis de la pédophilie et du repli sur soi. Un enjeu majeur pour permettre à tous de profiter pleinement de ce temps de liberté.Au-delà des chiffres et des tendances, cette enquête brosse le portrait d'une société française qui a profondément intégré les vacances comme un élément structurant de son organisation sociale et de son rapport au temps. Un éclairage passionnant sur les mutations de notre rapport au travail et à l'individu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les leçons de courage des Compagnons de la Libération, avec Nicolas Princen

    Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 12:03


    Dans cet épisode captivant, le journaliste David Abiker s'entretient avec Nicolas Princen, auteur du livre « Leçon de Courage ». Celui-ci a consacré plusieurs années de sa vie à rencontrer les derniers survivants des Compagnons de la Libération, ces hommes et femmes qui, à l'âge de 17 ou 18 ans, ont choisi de se battre aux côtés du général de Gaulle contre l'Allemagne nazie.Nicolas Princen, qui avait lui-même 25 ans lors de ces rencontres en 2009, explique ce qui l'a poussé à s'intéresser à cette génération exceptionnelle. Il était fasciné par leur parcours hors du commun, par leur courage et leur engagement précoce pour la liberté de la France. À travers les témoignages de huit Compagnons de la Libération, il a pu retracer leur incroyable voyage, de la France à l'Afrique, en passant par le Moyen-Orient, et découvrir leur diversité sociale et politique.Un moment particulièrement marquant pour Nicolas Princen a été la découverte de la campagne de Syrie en 1941, qui a vu s'opposer les soldats de la France libre de de Gaulle à ceux du régime de Vichy. Cette « guerre civile » au sein même des forces françaises est, selon lui, un épisode méconnu mais fondamental pour comprendre les choix qui ont façonné l'âme du pays.Au-delà des récits individuels, Nicolas Princen souligne que le courage de ces hommes ne peut se résumer à une simple recette. C'est un courage nourri par la colère face à l'humiliation de l'armistice de 1940, mais aussi par un profond patriotisme, hérité des guerres précédentes. Il espère que le témoignage de ces Compagnons de la Libération, qui ont tous disparu aujourd'hui, permettra aux jeunes générations de s'inspirer de leur engagement pour relever les défis de notre époque.Un épisode passionnant qui plonge au cœur de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la construction de l'identité française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Thierry Breton : « La France est vraiment prisonnière de son incurie budgétaire »

    Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 12:48


    Marc Bourreau reçoit Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Alors que la France fait face à une conjoncture économique morose marquée par une croissance négative au premier trimestre et une inflation élevée, Thierry Breton n'hésite pas à sonner l'alarme. Selon lui, la France est « vraiment prisonnière de son incurie budgétaire » et risque de sombrer dans une récession technique, avec deux trimestres consécutifs de croissance nulle. L'ancien ministre des Finances pointe du doigt le déficit public français, qui peine à revenir sous la barre des 5% malgré les objectifs européens, et plaide pour l'instauration d'une « règle d'or » budgétaire afin de forcer la discipline.Thierry Breton explique que cette situation affaiblit la voix de la France en Europe, les autres pays lui disant de « faire d'abord le travail chez soi avant de parler ». Il craint que la France ne puisse plus peser sur certains dossiers clés, faute de respecter ses engagements budgétaires.Néanmoins, l'ancien commissaire européen se montre optimiste sur certains sujets, saluant notamment le succès du sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, principalement dans les centres de données et l'intelligence artificielle. Selon lui, cela montre que la France conserve des atouts, à condition de se donner les moyens budgétaires de les valoriser pleinement.Thierry Breton plaide également pour le renforcement de la souveraineté technologique européenne, estimant qu'il est « temps » que l'Europe se dote des outils nécessaires pour faire face à la compétition mondiale, notamment face aux géants du numérique américains et chinois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Benjamin Millepied : «La danse classique est un langage intemporel»

    Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 13:41


    Dans cet épisode, Marc Bourreau reçoit Benjamin Millepied, danseur étoile, chorégraphe et ancien directeur de la danse de l'Opéra de Paris. Millepied revient sur ses trois nouvelles créations qui mêlent la danse classique, la danse contemporaine et la chanson française et internationale.Passionné par l'œuvre de Barbara, Benjamin Millepied a choisi de lui consacrer une soirée entière au Folies Bergère à Paris en novembre prochain. Il explique son choix de cette artiste emblématique, dont les chansons l'inspirent depuis son plus jeune âge. Avec une distribution de cinq danseuses de différentes générations, Millepied souhaite raconter l'histoire d'une femme à travers la poésie et la fluidité des chansons de Barbara. Mais Benjamin Millepied explore également d'autres univers musicaux, comme celui de la jeune chanteuse November Ultra, qu'il a intégrée dans l'un de ses spectacles. Le chorégraphe souligne les passerelles qu'il tisse entre ces artistes du passé et du présent, dans une volonté de renouveler la danse classique tout en rendant hommage à ces grandes figures de la chanson française.Benjamin Millepied évoque également son processus de création, qui l'amène à travailler sur la narration et l'émotion, sans jamais tomber dans le mélodramatique. Ses références à Brahms et à ses Liebesieder Walzer montrent son ambition d'explorer des univers musicaux riches et complexes.Autre projet inédit pour Benjamin Millepied, la création d'une comédie musicale originale, écrite avec la réalisatrice Léa Mysius et l'actrice Noée Abita. Un défi stimulant pour le chorégraphe, qui souhaite raconter une histoire inventée et réfléchir à la musique de manière encore plus approfondie.Enfin, Benjamin Millepied évoque son travail sur les cérémonies d'ouverture et de clôture de Roland-Garros, où il a choisi de célébrer la joie de vivre ensemble et l'exubérance de la danse sur un terrain de tennis. Un pari audacieux qui promet un moment de fête et de rassemblement pour le public.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Guerre de l'info : la France est la deuxième cible de la Russie après l'Ukraine, explique le porte-parole du Quai d'Orsay, Pascal Confavreux

    Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 13:08


    David Abiker reçoit Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d'Orsay, pour nous plonger au cœur de la riposte française face à la désinformation et aux attaques de la France sur la scène internationale.Alors que les images des émeutes du samedi soir font le tour du monde, Pascal Confavreux nous explique comment le ministère des Affaires étrangères a mis en place une véritable cellule de réponse sur les réseaux sociaux, baptisée French Response, pour contrer les fausses informations distillées par les ennemis de la France. Il revient sur les origines de cette initiative, née après l'assassinat de Samuel Paty, lorsque la France a fait l'objet d'attaques coordonnées de la part de groupes aussi variés que la Turquie, le Pakistan ou même certains démocrates américains.Désormais, le Quai d'Orsay dispose d'outils puissants et d'un réseau diplomatique mobilisé pour détecter les fausses informations, les caractériser et y répondre rapidement. Pascal Confavreux nous donne des exemples concrets de cette riposte, qu'il s'agisse de s'attaquer à la sphère MAGA aux États-Unis, à des locuteurs russes ou à l'AES en Afrique. Car pour le porte-parole, la guerre d'aujourd'hui ne se joue plus seulement sur le terrain physique, mais aussi sur le terrain informationnel.Avec franchise, Pascal Confavreux aborde également les limites éthiques de cette guerre de l'information, assurant que le Quai d'Orsay ne s'autorise pas le mensonge ou la calomnie, contrairement à certains de ses adversaires. Il souligne néanmoins l'importance de cette bataille des récits, où la France doit être capable de déployer son propre narratif de manière offensive, sans pour autant tomber dans la négativité.Enfin, Pascal Confavreux évoque le soutien dont bénéficie cette cellule de riposte, qu'il s'agisse des ambassadeurs, des militaires ou même d'une forme de réserve citoyenne qui se mobilise pour défendre l'image de la France. Un appel aux auditeurs à relayer et partager les contenus corrigés publiés par le Quai d'Orsay, car la victoire dans cette guerre de l'information passe aussi par la mobilisation du plus grand nombre.Un épisode passionnant qui lève le voile sur les coulisses de la diplomatie française à l'ère du numérique, où la maîtrise de la narration est devenue un enjeu stratégique majeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    40 ans du rapport Cyclope : Philippe Chalmin dévoile les coulisses des marchés mondiaux

    Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 14:02


    David Abiker reçoit Philippe Chalmin, le fondateur du célèbre rapport Cyclope qui fête ses 40 ans cette année. Philippe Chalmin, véritable référence dans le domaine des matières premières et de l'économie mondiale, lève le voile sur les coulisses des marchés internationaux.Alors que le rapport Cyclope est introduit chaque année par un poème, Philippe Chalmin explique le choix du texte de Rabindranath Tagore pour cette édition anniversaire, une "part de rêve" dans un monde marqué par de nombreux conflits. Il retrace ensuite les "Trente Glorieuses de la mondialisation" qui ont pris fin avec des événements comme la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine, plongeant le système commercial mondial dans une phase de rupture.L'expert décrypte également la stratégie industrielle de la Chine, qui a su saisir les opportunités laissées vacantes par l'Occident, notamment dans des secteurs clés comme les terres rares ou les batteries électriques. Il met en garde contre le "piège de Thucydide" évoqué par le président chinois Xi Jinping lors de sa rencontre avec Donald Trump, une référence à la guerre du Péloponnèse qui illustre les tensions entre les grandes puissances.Au fil de l'entretien, Philippe Chalmin partage son analyse avisée des enjeux géopolitiques liés aux matières premières, un sujet qu'il a approfondi dans l'ouvrage "Fragments de matière" publié pour les 40 ans du rapport Cyclope. Un épisode incontournable pour comprendre les soubresauts de l'économie mondiale à travers le prisme des matières premières.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Face à la "mauvaise surprise" d'un PIB en recul, la Banque de France va revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, annonce François Villeroy de Galhau

    Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 14:38


    Les nouvelles estimations, attendues mi-juin, seront inférieures à la prévision de 0,9% publiée en mars. La Banque de France va abaisser mi-juin ses prévisions de croissance pour 2026, après que l'Insee a indiqué vendredi que le produit intérieur brut (PIB) français avait reculé de 0,1% au premier trimestre, a annoncé lundi son gouverneur François Villeroy de Galhau. «Il y aura plusieurs scénarios mais les prévisions de croissance 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées en baisse par rapport à celle que nous avions publiée en mars», qui était de 0,9%, a déclaré sur Radio Classique François Villeroy de Galhau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'hyperconnexion pousse-t-elle à surestimer les dangers ? Le chercheur Sébastien Bohler décrit ce que le numérique fait à notre cerveau

    Play Episode Listen Later May 29, 2026 13:15


    Sébastien Bohler, chercheur en neurosciences et rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho était l'invité de la matinale Radio Classique ce vendredi 29 mai. Il constate une inquiétude liée à l'avenir face à des menaces planétaires que l'individu ne maîtrise pas : réchauffement climatique, montée de l'IA, le retour des guerres...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    «Peut-on rendre utile socialement l'immigration ?», interroge le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration

    Play Episode Listen Later May 28, 2026 15:01


    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Didier Leschi, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour aborder les enjeux de la politique migratoire en France. Alors que le débat sur l'immigration reste un sujet brûlant à l'approche de l'élection présidentielle, Didier Leschi apporte un éclairage nuancé et pragmatique sur cette question complexe. Il explique notamment que l'immigration ne doit pas être dissociée d'autres enjeux sociaux comme le logement ou le pouvoir d'achat, et que l'intégration des immigrés déjà présents sur le territoire doit être une priorité avant d'envisager de nouveaux flux migratoires.L'invité souligne également que la France fait face à des défis spécifiques, comme un taux d'emploi des immigrés plus faible que dans d'autres pays européens. Il plaide ainsi pour une meilleure adéquation entre les besoins de l'économie et les profils des personnes accueillies. Autre point abordé, le sentiment de « boîte noire » ressenti par de nombreux Français sur la question de l'immigration. Didier Leschi reconnaît que le débat public manque souvent de lien entre les différentes dimensions du sujet - chiffres, enjeux sociaux, aspects culturels. Il estime qu'une consultation des citoyens, par exemple sous forme de référendum, pourrait permettre d'éclairer davantage ce débat sensible.Enfin, l'invité revient sur les critiques formulées à l'encontre de la France, accusée de ne pas appliquer aussi rapidement que ses voisins européens les mesures de régulation de l'immigration illégale. Il explique les difficultés techniques et juridiques auxquelles le pays est confronté, notamment concernant le renvoi des personnes en situation irrégulière.Cet épisode offre ainsi un éclairage nuancé et informé sur les enjeux de l'immigration en France, au-delà des discours politiques clivants. Didier Leschi livre un point de vue d'expert qui permettra aux auditeurs de mieux comprendre les défis à relever dans ce domaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Périscolaire : « on prend n'importe qui pour garder les enfants et pas pour les éduquer, il faut faire une réforme de la petite enfance », estime Boris Cyrulnik

    Play Episode Listen Later May 27, 2026 14:00


    Dans cet épisode captivant de « L'invité de la matinale », le célèbre neuropsychiatre Boris Cyrulnik se penche sur les récentes affaires de violences dans les structures périscolaires parisiennes. Avec son regard avisé, il analyse les causes profondes de ces problèmes et appelle à une réforme en profondeur du système éducatif, en mettant l'accent sur l'importance des « mille premiers jours » dans le développement des enfants, en particulier des garçons.Boris Cyrulnik explique que les garçons, plus que les filles, sont soumis à des pulsions biologiques qui, sans une éducation précoce adéquate, peuvent les mener à des actes transgressifs. Il souligne que la prévention passe par une approche à la fois biologique, éducative et non idéologique, afin de mieux comprendre et encadrer ces dynamiques. L'expert met également en lumière les problèmes de recrutement et de formation dans les métiers de la petite enfance, qui conduisent parfois à confier les enfants à des personnes peu qualifiées ou ayant des antécédents judiciaires. Selon lui, il est crucial de sécuriser ces structures et d'y mettre en place une véritable culture éducative, dès la crèche, avec des comptines et autres outils favorisant le développement de la civilité.Au-delà de ces questions éducatives, Boris Cyrulnik aborde également le phénomène plus large de la « décivilisation », qu'il analyse en détail dans son ouvrage « Au saccage des petits bonheurs ». Il explique comment les progrès techniques, de l'imprimerie à l'intelligence artificielle, ont toujours engendré des effets secondaires néfastes sur les relations humaines et la vie en société. Selon lui, il faudra donc savoir réinventer ces « petits bonheurs » du quotidien, comme le plaisir de se retrouver autour d'un repas ou d'un pique-nique, afin de contrebalancer les dangers de la déshumanisation.Cet entretien passionnant avec Boris Cyrulnik offre un éclairage unique sur les enjeux éducatifs et sociétaux auxquels notre société est confrontée, invitant les auditeurs à réfléchir sur les moyens de préserver notre humanité face aux défis du monde moderne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    « Un Himalaya de la dette » ? L'économiste Anton Brender rétablit la vérité qui se cache derrière cette formule choc

    Play Episode Listen Later May 26, 2026 13:35


    David Abiker reçoit l'économiste Anton Brender économiste, professeur associé honoraire à l'université Paris-Dauphine, auteur du livre Géopolitique de la dette – Où va l'épargne du monde ? paru le 20 mai aux éditions Odile JacobEnsemble, ils explorent un sujet d'actualité brûlant : la dette publique.Alors que certains ont évoqué un « Himalaya de la dette », Anton Brender apporte un éclairage nuancé sur cette problématique. Il explique que la dette publique n'est pas un phénomène isolé, mais le reflet d'un « Himalaya de l'épargne » qui s'accumule à l'échelle mondiale. Cette épargne, déposée dans les banques et les assurances-vie, se traduit nécessairement par l'émission de dettes publiques et privées. L'expert souligne que la France, bien qu'endettée, n'est pas pour autant en faillite. La charge de la dette, mesurée en pourcentage du PIB, est aujourd'hui plus faible qu'en 2000. Cependant, il met en garde contre les turbulences à venir, notamment à cause de la politique économique menée par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump.En effet, le président américain souhaite réduire le déficit extérieur de son pays, qu'il considère comme une « grande arnaque ». Mais ses mesures protectionnistes, comme la hausse des droits de douane, risquent d'avoir l'effet inverse et de déséquilibrer l'économie mondiale. Cela pourrait se traduire par une hausse des taux d'intérêt, pénalisant ainsi les emprunteurs, au premier rang desquels les États.Face à ces défis, Anton Brender appelle la France et l'Europe à se préparer à ces turbulences. Selon lui, il ne s'agit pas de réduire coûte que coûte la dette publique, mais de mieux dépenser l'argent public, en investissant dans des infrastructures matérielles et sociales qui renforcent la compétitivité et la cohésion de la société. Un message de raison dans un débat souvent trop alarmiste sur la dette.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Violences dans le périscolaire : « Il faut que la justice agisse vite et forte, mais il faut surtout se donner les moyens que ça ne se reproduise plus jamais » selon Jean-Emmanuel Rodocanachi, fondateur du réseau de crèches Grandir

    Play Episode Listen Later May 25, 2026 14:31


    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Jean-Emmanuel Rodocanachi, entrepreneur et fondateur du réseau de crèches Grandir. Alors que le scandale des violences dans le secteur périscolaire à Paris secoue l'opinion publique, l'invité apporte son éclairage d'expert sur cette situation préoccupante.Tout d'abord, Jean-Emmanuel Rodocanachi souligne l'ampleur du problème, qui ne se limite pas à Paris mais touche plusieurs villes de France. Il exprime son indignation face à la rupture du pacte de confiance envers les enfants, mais aussi envers les parents et les professionnels du secteur, dont l'image a été ternie par les agissements d'une minorité. Il insiste sur la nécessité d'une réaction rapide et ferme de la justice, mais surtout sur la mise en place de mesures pérennes pour que de tels faits ne se reproduisent plus.Le débat s'oriente ensuite vers les différences entre les secteurs de la petite enfance (crèches) et du périscolaire. L'invité explique que les crèches bénéficient de meilleures conditions d'encadrement et de recrutement, avec des taux d'encadrement plus élevés, des diplômes d'État et des contrats à durée indéterminée. À l'inverse, le périscolaire souffre souvent de CDD, de diplômes moindres comme le BAFA, et de taux d'encadrement plus faibles. Il préconise donc de s'inspirer des bonnes pratiques des crèches, comme le fait qu'un adulte ne soit jamais seul avec un enfant, ou encore le signalement systématique en cas de doute.Concernant le recrutement, il salue la mise en place d'une attestation d'honorabilité dans les crèches, qui permet de vérifier non seulement le casier judiciaire mais aussi le fichier des auteurs d'infractions sexuelles et violentes. Il recommande que cette mesure soit étendue au plus vite au secteur du périscolaire.Au-delà de ces aspects réglementaires, il aborde également la question de la démographie et du « réarmement démographique », un sujet qu'il développe dans son ouvrage « Mieux grandir, la petite enfance comme projet de société ». Il estime que la baisse de la natalité peut être une opportunité pour améliorer la qualité de l'accueil de la petite enfance, avec davantage de personnel qualifié par enfant. Pour redonner envie aux jeunes couples d'avoir des enfants, il préconise trois mesures prioritaires : faciliter l'accès au logement, remettre les allocations familiales dès le premier enfant, et indexer les rémunérations des métiers du secteur sur l'inflation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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