Podcasts about gafam

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Le rendez-vous Tech
SpaceX s'envole en bourse – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 110:34


Au programme :Anthropic déploie son LLM interditSpaceX confirme la plus grosse entrée en bourse de l'HistoireApple vs l'UE: comprendreLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Marion Doumeingts (Instagram, Bluesky, Twitter).Co-animé par Ambroise Garel (Le Pavé Numérique)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 670 – SpaceX s'envole en bourse – Anthropic, Fable, Mythos, Elon Musk, SpaceX, Tesla, Siri AI, UE---Liens :

Trench Tech
IA et éducation : faut-il encore apprendre quand les machines savent tout ? | François Taddei

Trench Tech

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 60:18


« L'iA sait déjà tout, à quoi bon encore apprendre et faire des études ? » Cette idée s'insinue partout. Et si c'était exactement l'inverse ? Plus la machine maîtrise les savoirs d'hier, plus apprendre redevient vital, à condition de comprendre pourquoi. Polytechnicien devenu généticien, François Taddei a cofondé le Learning Planet Institute (ex-CRI) et codirige la chaire UNESCO Sciences de l'apprendre. Chercheur Inserm, il a remis en 2025 un rapport au gouvernement sur l'iA dans l'enseignement supérieur et signé « Apprendre au XXIe siècle ». Si les machines nous battent aux examens, c'est peut-être qu'on évalue la mauvaise chose. Notre école entraîne les élèves à concourir sur les savoirs du passé, là où l'iA gagne déjà, et fabrique ce que l'OCDE appelle des « robots de deuxième classe ».Et si apprendre ne servait plus à servir, mais à devenir ? Les questions auxquelles répond cet épisode :- À quoi bon apprendre et faire des études si l'iA semble déjà tout savoir ?- Comment le système éducatif doit-il évoluer à l'ère de l'iA ?- Le classement PISA a-t-il encore un sens au XXIe siècle ?- Skills, competencies, capabilities : qu'est-ce que la machine ne sait pas reproduire ?- Quels modèles inventent déjà l'apprentissage de demain ?- Que peut-on souhaiter pour nos enfants et les générations futures ? Chapitrage :- François Taddei, apprendre pour devenir, pas pour servir- Apprendre à quoi bon, puisqu'il y a l'iA ?- Chronique Elles font la tech avec Caroline Chopinaud- Continuer d'apprendre, pour devenir- Débrief de Cyrille et Mick François Taddei : https://www.linkedin.com/in/fran%C3%A7ois-taddei-3696b919/Learning Planet Institute : https://www.learningplanetinstitute.org/Rapport – IA et Enseignement Supérieur : formation, structuration et appropriation par la société : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-07/rapport-intelligence-artificielle-et-enseignement-sup-rieur-formation-structuration-et-appropriation-par-la-soci-t--37540.pdf (c) Trench Tech, LE podcast des « Esprits Critiques pour une Tech Éthique »Épisode enregistré le 29/05/2026 --- 

Le rendez-vous Tech
WWDC: service minimum chez Apple – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 90:54


Au programme :WWDC – Siri AI: Apple rattrape son retard?…Build, par les devs pour les devsLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric Ingrand (Twitter et Bluesky).Co-animé par Stéphane Le Boisselier (Instagram, Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 669 – WWDC: service minimum chez Apple – Apple Intelligence, Siri AI, iOS27, Microsoft Build, Anthropic, OpenAI---Liens :

Invité de la mi-journée
Le Pentagone accuse Alibaba, Baidu et BYD de travailler avec l'armée chinoise

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:12


Pékin a demandé aux États-Unis de mettre fin aux pressions sur les entreprises chinoises, après la publication par le ministère américain de la Défense d'une liste de compagnies travaillant avec l'armée de Chine. Cette liste contient des firmes chinoises impliquées dans le développement de l'intelligence artificielle (IA), dont Alibaba, Baidu et BYD. Les entreprises chinoises ont brandi la menace de contentieux. Les liens entre entreprises privées et département de la Défense sont pourtant largement pratiqués aussi aux États-Unis. Entretien avec Benjamin Bürbaumer, maître de conférences en sciences économiques à Sciences Po Bordeaux et auteur de Chine-États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation (éditions La Découverte).

Les Friday Lives
[BLS] Souveraineté numérique : Nous ne sommes pas des chauffeurs Deliveroo

Les Friday Lives

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 8:33


La France dépense 80 % de son budget logiciel chez des acteurs américains. Les câbles sous-marins qui transportent nos données ? Posés à 80 % par les GAFAM. Le constat est brutal, et Henri Verdier, ex-DSI de l'État, ne mâche pas ses mots : certaines entreprises françaises sont devenues des "chauffeurs Deliveroo" du numérique. Elles utilisent des outils qu'elles ne possèdent plus, sur des infrastructures qu'elles ne contrôlent pas.Pourtant, des DSI reprennent la main : migration vers Proxmox plutôt que de continuer à payer des licences VMware en inflation permanente, construction d'infrastructures IT 100 % européennes, arbitrages qui remettent l'indépendance technologique au cœur des décisions et non plus en bas de la liste des critères.La preuve qu'un autre chemin est possible.Et surtout que le rapport de forces a changé : le statu quo coûte aujourd'hui plus cher que le changement.Du côté des pouvoirs publics, les signaux bougent aussi : observatoire de la souveraineté numérique, indice de résilience, migration du Health Data Hub vers Scaleway. Mais les contradictions restent criantes : le contrat Microsoft de l'Éducation nationale court jusqu'en 2029, et les entreprises françaises continuent de sous-financer les alternatives qu'elles appellent de leurs vœux.Entre velléités politiques, résistance au changement et premiers signaux concrets, Alain Garnier explore ce que signifie vraiment reprendre le contrôle de nos outils numériques... et pourquoi l'excuse de l'absence d'alternative ne peut plus tenir.Bon épisode

Trench Tech
Souveraineté numérique : la France a-t-elle vraiment un plan face aux GAFAM ? Emma Ghariani [EXTRAIT]

Trench Tech

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 9:54


74 millions d'euros à Microsoft pour l'Éducation nationale, 83% du cloud européen chez les GAFAM : la France parle de souveraineté numérique, mais a-t-elle vraiment un plan ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'Europe relance la bataille pour sa souveraineté numérique face aux GAFAM • Le Parlement européen adopte Qwant comme moteur par défaut • L'IA affronte le droit d'auteur et Mistral monte au créneau • Anthropic relance le débat sur une pause mondiale de l'IA • SoftBank investit 75 milliards d'euros dans des data centers en France • Microsoft dévoile ses nouveaux modèles et ses agents autonomes ⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026

Visionary Marketing Podcasts
Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 40:16


Il aura suffi d’un adolescent de quinze ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le pseudonyme « breach3d » restera dans les annales de la cybersécurité publique française, moins pour la sophistication du geste que pour ce qu’il révèle sur l’état réel des systèmes d’information de l’État. Paul-Olivier Gibert, ancien président de l’AFCDP et fondateur de POG Consulting, a adressé dès les premières heures une analyse lucide de l’incident. Il n’y cherchait ni sensationnalisme ni procès à charge, mais une lecture de fond : ce que la récurrence de ces accidents dit sur la relation de confiance numérique entre l’État et ses citoyens. Piratage de l’ANTS, quand l’État numérique perd sa présomption de sécurité Il aura suffi d’un adolescent de 15 ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes. Image Midjourney Une faille aussi basique qu’elle est révélatrice La technique exploitée porte un nom barbare, « Insecure Direct Object Reference » (IDOR), mais son principe est d’une simplicité déconcertante. Imaginez un vestiaire de piscine dont les consignes seraient numérotées séquentiellement et dont la serrure accepterait n’importe quel numéro entré au clavier, sans vérifier que l’utilisateur est bien le titulaire du casier. C’est exactement le mécanisme qu’a exploité l’adolescent. En faisant varier un identifiant dans une requête, il pouvait parcourir en force brute l’ensemble des dossiers. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié cette faille d’« agaçante » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026, précisément parce qu’elle figure parmi les premières vérifications lors de tout audit de sécurité sérieux. Paul-Olivier Gibert formule la chose sans circonvolutions : des dispositions qui auraient dû être naturelles n’ont tout simplement pas été prises. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié de piratage de l’ANTS d’« agaçant » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026. Image Midjourney. Ce qui rend l’affaire plus préoccupante encore, c’est la chronologie : des alertes auraient circulé sur le dark web dès septembre 2025, soit sept mois avant les faits. Si l’État a été averti et n’a pas réagi, la question de la chaîne de vigilance interne se pose avec une acuité particulière. Les données les plus critiques épargnées… ouf ! La bonne nouvelle, et elle existe, est que les données les plus critiques, celles liées aux documents d’identité, n’auraient pas été compromises par cette faille spécifique. Ce qui a été exposé, noms, prénoms, adresses électroniques, est néanmoins suffisant pour alimenter des campagnes de phishing ciblées et des tentatives d’usurpation d’identité. L’administrateur de l’AFCDP en sait quelque chose : victime lui-même d’une fuite chez un opérateur télécom, il a subi pendant des mois des tentatives d’escroquerie exploitant ses références bancaires et ses coordonnées. « Avec moi, ça n’a pas marché, » dit-il, avant d’ajouter que pour des personnes moins habituées à ces pratiques, les conséquences peuvent être extrêmement déstabilisantes. Piratage de l’ANTS : une série noire qui ne doit rien au hasard Le piratage de l’ANTS ne survient pas dans un vide. Il s’inscrit dans une série qui commence à ressembler à un problème structurel. La fuite FICOBA de janvier 2026 a exposé 1,2 million de comptes bancaires. L’attaque contre France Travail en 2024 avait touché l’ensemble des inscrits sur vingt ans, avec numéros de sécurité sociale, adresses et numéros de téléphone. ÉduConnect a subi ses propres déboires. La Commission européenne elle-même a connu un incident similaire, et il lui a fallu cinq jours pour s’en apercevoir, alors que les directives de sécurité imposent un délai de vingt-quatre heures. Piratage de l’ANTS, connaît-on les « usual suspects » ? L’Etat ne porte pas de pancarte. Image Gemini Le Premier ministre Sébastien Lecornu a eu le mérite de nommer le problème clairement : les fonctions numériques des ministères ont été délaissées budgétairement, accumulant une dette technique importante. La Cour des comptes avait d’ailleurs signalé au ministère de l’Intérieur qu’il négligeait régulièrement ses investissements numériques. Ce que Paul-Olivier Gibert souligne, c’est que ce diagnostic, juste dans son principe, ne vaut que s’il est suivi d’effets réels. 80% des violations de données évitables La CNIL, sous la présidence de Marie-Laure Denis, n’est pas plus rassurante sur ce point. Dans son rapport annuel 2025 publié le 18 mai 2026, elle estimait que 80 % des violations de données auraient pu être évitées avec trois mesures de base : des systèmes robustes, une détection d’anomalies et une hygiène numérique élémentaire. Le secteur public représente désormais 20 % des violations de données notifiées à la Commission, contre 11 % en 2023. La progression est logique selon Paul-Olivier : les systèmes publics cumulent les failles les plus accessibles et les données les plus précieuses pour les opérations de fraude. La question des responsabilités, ou l’art de diluer l’imputabilité C’est là que l’analyse prend une dimension qui dépasse la technique. Un RSSI du secteur privé interrogé dans le cadre de cette affaire a résumé la situation avec une franchise brutale : « Si l’un de nos développeurs livrait en production une API exposée à une faille IDOR sur des données personnelles, il perdrait son poste dans la journée. Et moi, presque dans la même semaine. » Paul-Olivier ne prône pas l’application mécanique de cette logique au secteur public, dont le régime statutaire est fondamentalement différent du droit du travail contractuel. Mais il ne peut pas ignorer que des négligences avérées, connues parfois de longue date, ne semblent appeler aucune conséquence personnelle. La difficulté tient en partie à l’architecture même de l’État contemporain. L’ANTS n’est pas le ministère de l’Intérieur. C’est un établissement public administratif, une entité distincte dans la longue chaîne d’agences, d’opérateurs et d’autorités indépendantes qui composent ce qu’on appelle commodément « l’État ». Un rapport sénatorial de 2024 sur l’agencification a pointé explicitement cette « dilution des responsabilités » et l’émergence d’un « État à côté de l’État » qui affecte la lisibilité de l’action publique. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est vraiment. Paul-Olivier Gibert a partagé son point de vue sur le piratage de l’ANTS avec nous Paul-Olivier formule ce paradoxe ainsi : « l’État a une responsabilité particulière à l’égard des Français, » pour reprendre les termes employés par Marie-Laure Denis lors de la présentation de ce même rapport annuel 2025, mais encore faut-il savoir qui incarne concrètement cette responsabilité quand quelque chose se passe mal. La réponse reste troublante de flou. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la faille de l’ANTS était connue en interne et que rien n’avait été fait pour la corriger. 200 millions d’euros : rustine ou viatique ? C’est précisément le risque que pointe le fondateur de POG Consulting face à l’annonce des 200 millions d’euros débloqués par Sébastien Lecornu au lendemain de l’incident. La ministre en charge du numérique avait elle-même jugé la somme insuffisante. Paul-Olivier ne conteste pas l’utilité d’un tel investissement, mais il en conditionne l’efficacité à quelque chose que l’argent seul ne peut pas acheter. « S’il s’agit de changer une culture, ça ne se mesure pas en millions. Ça coûte des millions, mais ce n’est pas le bon mode d’évaluation. »— Paul-Olivier Gibert La dette technique accumulée depuis plusieurs dizaines d’années dans les systèmes d’information publics ne se solde pas avec un chèque. Elle suppose d’abord une prise de conscience, à tous les niveaux de décision, de l’importance stratégique et démocratique de ces systèmes. Sans cette conscience préalable, les crédits seront absorbés par des opérations de communication ou des audits partiels, sans transformation durable. Le rapport annuel 2025 de la CNIL le dit clairement : la plupart des problèmes recensés ne relèvent pas d’attaques d’une sophistication extrême. Ce sont des postures de sécurité élémentaires qui n’ont pas été adoptées. Le vrai défi n’est donc pas financier en première instance. Il est culturel et managérial. Piratage de l’ANTS : la culture comme angle mort C’est peut-être là le point le plus inconfortable de l’analyse. Paul-Olivier Gibert observe qu’on n’a jamais vu un directeur des systèmes d’information accéder à la direction d’une administration centrale. On a vu des directeurs d’administration centrale devenir ministres. Le numérique reste, dans la culture administrative française, un domaine technique subordonné, géré par des spécialistes que les décideurs ne comprennent pas vraiment et dont ils sous-estiment structurellement les alertes. Dans les entreprises privées, la compréhension des enjeux liés à l’activité technique du métier est (un peu plus) intégrée à la culture managériale. Elle ne l’est pas dans les administrations d’État. Ce fossé culturel explique en partie pourquoi des décideurs publics de haut niveau ne visualisent pas concrètement les conséquences d’une faille de sécurité informatique. La cybersécurité reste pour eux un « détail technique » dont ils ne mesurent l’importance qu’une fois l’incident survenu. Pour ma part, je note que la réforme annoncée par le gouvernement, avec la fusion de la DINUM dans un ensemble institutionnel remanié, soulève davantage de questions qu’elle n’en résout. Changer les noms ne change pas les cultures. La vraie question est de savoir si ces restructurations s’accompagneront d’une modification des modes de travail et de recrutement, sans oublier la valorisation des compétences numériques au sein de l’État. Et, à mon humble avis, il reste à savoir si les responsables opérationnels seront désormais évalués sur leur performance en matière de sécurité des données au même titre que sur leurs résultats habituels. La confiance numérique et le parallèle du consentement à l’impôt L’angle conceptuel que Paul-Olivier Gibert introduit dans ce débat mérite qu’on s’y attarde. Le consentement à l’impôt, concept forgé au XIXe siècle pour qualifier l’acceptation par les citoyens de leur participation au financement de l’État, trouve aujourd’hui un pendant numérique. Dans une société de plus en plus digitalisée, les citoyens confient à l’État, de manière obligatoire et non négociable, un volume croissant de données personnelles sensibles. En échange, ils attendent une protection de niveau comparable à ce qu’offrent les acteurs privés de référence. Ce parallèle est plus pertinent qu’il n’y paraît. Un opérateur télécom qui laisse fuire des données bancaires s’expose à la défiance de ses clients, qui peuvent se tourner vers un concurrent. L’ANTS, elle, est en situation de monopole absolu. On n’a pas le choix de l’interlocuteur pour renouveler un passeport ou un permis de conduire. Ce monopole crée une responsabilité spécifique et renforcée. Comme l’administrateur de l’AFCDP le formule avec une ironie contenue : on peut changer d’opérateur télécom, mais changer de nationalité pour éviter l’ANTS, c’est une autre affaire (en substance). Ce que l’on peut appeler la « réassurance numérique » des citoyens vis-à-vis de l’État n’est donc pas une exigence excessive. C’est la contrepartie naturelle d’un État qui a fait du numérique le canal quasi exclusif de ses démarches administratives. Et c’est d’autant plus vrai que la numérisation de l’État a, par ailleurs, produit des résultats tangibles : Paul-Olivier lui-même note que l’expérience utilisateur de l’ANTS pour le renouvellement d’un passeport est « plutôt bonne. » Le problème n’est pas la numérisation en soi, même si elle exclut une partie des citoyens les moins à l’aise avec les outils digitaux. C’est la dissociation entre l’investissement dans l’expérience utilisateur et celui dans la sécurité sous-jacente. Souveraineté numérique : des discours et des actes La France se positionne régulièrement en championne de la souveraineté numérique européenne, brandissant la menace des GAFAM à la manière d’un étendard. Ce discours a une part de légitimité. Mais le piratage de l’ANTS l’interroge directement. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté numérique des citoyens face aux géants américains tout en laissant proliférer des failles qu’un lycéen peut exploiter depuis son salon. Le paradoxe est d’autant plus cinglant que les critiques adressées aux GAFAM concernent souvent leur usage des données personnelles. Quand il s’avère que l’État protège moins bien ces mêmes données que les plateformes qu’il dénonce, le registre de la souveraineté perd une part substantielle de sa crédibilité. Paul-Olivier Gibert ne se prononce pas sur le classement international de la France en matière de cybersécurité publique. Ce qui l’intéresse, c’est la trajectoire. Et la trajectoire actuelle n’est pas bonne. Reste un facteur d’espoir structurel. Sur le front de l’IA, contrairement à ce qui s’est passé avec les révolutions industrielles précédentes, la messe n’est pas encore dite. Mistral représente une structure crédible et solide qui peut exister dans cet écosystème sans nécessairement rivaliser en taille avec les acteurs américains. Ce que Paul-Olivier retient, c’est la leçon inverse de celui qui bat en retraite sans savoir qu’il n’est pas poursuivi : agir ici et maintenant, sans attendre d’avoir perdu davantage de terrain. Piratage de l’ANTS : l’État numérique se juge sur ses actes Paul-Olivier Gibert conclut avec une formule qu’il adresse directement aux décideurs publics : ils sont désormais attendus sur le bon usage du numérique et la protection des données au même titre que sur leurs résultats dans leur domaine habituel de compétence. Ce n’est plus une dimension optionnelle. C’est une composante à part entière de la responsabilité publique. L’affaire ne sonne pas le glas de la transformation numérique de l’État, qui apporte des bénéfices réels aux citoyens, y compris aux plus fragiles. Paul-Olivier rappelle l’exemple de personnes aphasiques pour qui la possibilité de communiquer par écrit sur un écran a représenté une libération. La numérisation apporte plus qu’elle ne retire. Mais elle crée des vulnérabilités nouvelles que l’État n’a pas encore appris à gérer avec la rigueur qu’elles exigent. Ce que je retiens de cet échange et de cet événement Rejeter la faute sur « l’État » abstrait revient à n’accuser personne, puisqu’une collectivité ne peut être rendue responsable d’une négligence individuelle ou managériale identifiable. Or des négligences identifiables, il y en a ici manifestement. Des alertes circulaient depuis septembre 2025. La faille était connue. Rien n’a été fait. Dans le secteur privé, cela s’appelle une faute grave. Dans la sphère publique, cela s’appelle un dysfonctionnement, et le résultat prévisible d’une telle immunité de fait, c’est qu’on finit par jeter de l’argent sur le problème plutôt que d’en traiter les causes réelles. Les 200 millions annoncés peuvent servir d’amorce, à condition d’être accompagnés d’une attribution claire des responsabilités et d’une évaluation des dirigeants publics sur leur performance en matière de sécurité. Sans cela, on rebaptisera des institutions, on organisera des colloques, et on sera à nouveau surpris qu’un adolescent mal intentionné ait trouvé une faille que personne n’avait jugé urgent de corriger. Avec l’arrivée de l’IA dans le domaine cyber, ces fautes-là ne sont plus admissibles : le niveau de la menace va sans aucun doute possible s’élever de manière considérable. L’État numérique, pour reprendre les termes du communiqué de Paul-Olivier Gibert, doit établir la confiance par la preuve. On jugera aux actes. À propos de Paul-Olivier Gibert Paul-Olivier Gibert est fondateur de POG Consulting, cabinet spécialisé dans la stratégie numérique, la gouvernance des données et la conformité RGPD. Il a été pendant plusieurs années président de l’AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données personnelles), dont il est aujourd’hui administrateur. Auteur et conférencier reconnu sur les enjeux de protection des données, de souveraineté numérique et de cybersécurité, il intervient régulièrement auprès d’organisations publiques et privées en France et en Europe. Ancien cadre dirigeant dans le secteur des services numériques, il a conduit de nombreuses missions de transformation et de mise en conformité RGPD pour des administrations, des entreprises du CAC 40 et des organismes de sécurité sociale. Son expérience au carrefour du public et du privé lui confère une lecture particulièrement affinée des tensions entre impératif de modernisation, lacunes structurelles de l’administration et montée du niveau des menaces cyber. The post Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités appeared first on Marketing and Innovation.

Enfoque internacional
"El consumo eléctrico mundial de la IA equivale al de Francia", alerta la ONU

Enfoque internacional

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 2:29


En un nuevo informe, expertos de la Universidad de Naciones Unidas alertan sobre el consumo astronómico de electricidad y de agua ligado a los centros de datos que albergan los servidores de inteligencia artificial. Mientras el mercado de la IA está en pleno boom, los autores del reporte recomiendan también tomar en cuenta la huella de carbono de este sector. Somos cada vez más los que consultamos las plataformas de inteligencia artificial tipo ChatGPT, las usamos para generar imágenes o porque nos facilitan el trabajo. Sin embargo, este auge de lo virtual tiene impactos reales: el consumo de agua y de electricidad que ocasiona el boom de la IA es insostenible a largo plazo. La expansión del sector dispara la demanda de energía y de emisiones de CO2 que agravan el cambio climático: "En 2025, los centros de datos relacionados con la IA consumieron más de 448 teravatios-hora de electricidad, lo que equivale al consumo eléctrico de Francia”, indica Kaveh Madani, ingeniero ambiental del Instituto de Naciones Unidas para el Agua, el Medioambiente y la Salud, y coautor del informe titulado "El Impacto Medioambiental del Consumo Energético de la IA, impacto en el carbono, el agua y el territorio" (informe completo aquí). “A veces, para divertirnos, generamos imágenes. Pero una imagen generada por IA consume 60 veces más energía que una respuesta textual”, apunta Madani. “Para 2030, se prevé que el consumo eléctrico de los centros de datos genere alrededor de 400 millones de toneladas de CO₂. ¡Para compensar esa cantidad de emisiones se necesitaría aproximadamente el doble de árboles de los que hay en todo el Reino Unido!" - Kaveh Madani, investigador del Instituto de la ONU para el Agua, el Medioambiente y la Salud Además de la energía, crecen los temores de que los centros de datos acaben con los recursos hídricos en las zonas más afectadas por las sequías porque estas infraestructuras necesitan agua para enfriar los servidores. "Hemos calculado que el consumo hídrico asociado a la producción energética para alimentar los centros de datos de la IA es de alrededor de 4,5 mil millones de metros cúbicos de agua, lo que equivale a cerca de 2000 piscinas olímpicas", agrega Miriam Aczel, coautora del informe. Pese a estas advertencias, los especialistas subrayan que no buscan denigrar la inteligencia artificial: "Es una tecnología increíble. Pero en nuestro informe recomendamos más transparencia sobre el consumo energético y de agua de los centros de datos, así como sistemas más eficientes, e incorporar la IA en las políticas climáticas", precisa Aczel a RFI. El ejemplo de Querétaro, un Estado con sequías recurrentes y que se llena de centros de datos Más transparencia, es justamente lo que exige Teresa Roldán, activista ambiental de Voceras de la Madre Tierra en Querétaro, el estado mexicano que concentra la mayor capacidad de procesamiento de datos del país. Las autoridades estatales de este territorio del centro de México han desplegado la alfombra roja a más de 20 centros de datos, eximiéndoles de manifestación ambiental, un documento en el que las empresas detallan su política para prevenir y mitigar los daños ambientales ligados a sus actividades. Querétaro es también una de las entidades de la República mexicana que más sufre por las sequías. Según el Servicio Meteorológico Nacional mexicano, la superficie del estado afectada por episodios de sequía ha ido aumentando de forma continua desde 2015, alcanzando el 94% del territorio en 2024. Leer tambiénMéxico: los centros de datos de las GAFAM agotan el agua en Querétaro "Las comunidades aledañas a los centros de datos pasan meses sin agua y toda la zona metropolitana de Querétaro ha sufrido apagones", alerta Teresa Roldán. En conversación telefónica con RFI, la activista denuncia el auge de un sector que no trae empleos para las comunidades rurales, ocupa tierras agrícolas y carece de transparencia: "¿Cuánta agua están ocupando?, ¿cuál es su gasto energético? Todo ello está oculto", apunta Roldán. En 2023, según datos recabados por el diario El País con el apoyo de la fundación Pullitzer, la empresa Microsoft obtuvo una concesión para explotar 25 millones de litros de agua de un acuífero sobreexplotado en Querétaro. En el reporte de la ONU, los autores ponen de relieve el ejemplo del caso de Irlanda, "un país pequeño con una carga de centros de datos desmesurada", según escriben los expertos. En esta nación europea, los data centers representan el 21% del consumo eléctrico, al punto que el operador energético puso en pausa las nuevas autorizaciones de conexión a la red eléctrica de la región de Dublín hasta 2028. En Chile, Francia y España también ha ido creciendo el descontento contra los centros de datos a causa de su impacto ambiental. Y en Estados Unidos, se multiplican las protestas contra los centros de datos que disparan la demanda energética y, por ende, el costo de la luz.

Le rendez-vous Tech
Le plateau de l'IA n'est pas encore en vue – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 87:27


Au programme :Tout ce qu'il faut retenir du ComputexEncore trois évolutions majeures dans l'IALe reste de l'actu: Waymo fait ses voitures, la fin du « tokenmaxxing », explosion de la fusée New Glenn, abonnement Facebook…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric de Luca (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 668 – Le plateau de l'IA n'est pas encore en vue – Computex, Nvidia RTX Spark, Eleven Labs, Reactor---Liens :

Trench Tech
Quel techno-croyant êtes-vous ? | De l'autre côté de l'écran - Naomi Roth

Trench Tech

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:36


Le tout premier épisode d'une nouvelle chronique Trench Tech.Tu crois savoir si tu es techno-optimiste ou techno-pessimiste ?6 questions bien ciblées suffisent à révéler quelque chose de bien plus profond : moins une opinion sur la tech, plus un vrai portrait de toi.De l'autre côté de l'écran, la chronique de Naomi Roth qui explore ton rapport à la tech.(c) Trench Tech, LE podcast français qui décrypte les impacts de la technologie sur notre société.SOUTIENS (GRATUITEMENT) NOTRE PODCAST :

Le rendez-vous Tech
[Edito] Les INCROYABLES enseignements du sondage!

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later May 29, 2026 33:43


Et voilà l'édito tant attendu plein d'anecdotes et de leçons mémorables pour les podcasteurs et auditeurs du monde entier ! Un grand merci à tous ceux qui ont répondu, et j'espère que mes divagations vous plairont. :)Et si je vous ai convaincu de vous abonner (avec le code "JYPENSE" bien sûr), c'est juste ici:https://www.patreon.com/RDVJeuxhttps://www.patreon.com/RDVTechBon week end à tous et toutes.

Le rendez-vous Tech
Podcast garanti 99,8% sans IA – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later May 26, 2026 100:51


Répondez en au sondage des auditeurs ! https://fr.surveymonkey.com/r/3NYCZHKAu programme :Google confirme son avance dans l'IALe procès Musk v. Altman se conclut avec du rienSpaceX: la plus grosse entrée en bourse de l'HistoireLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Julien Lausson (Bluesky)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 667 – Podcast garanti 99,8% sans IA – Google I/O, Musk vs Altman, SpaceX IPO, Encyclique de Léon XIV---Liens :

Trench Tech
Votre ganeshomètre est dans le rouge ? | Mémoire Vive - Laura Sibony

Trench Tech

Play Episode Listen Later May 26, 2026 3:58


Un voyage en Malaisie, des temples hindous et une offrande à Ganesh, dieu à tête d'éléphant : Laura y voit l'image parfaite de notre rapport à l'iA, cerveau démesuré déconnecté du corps. De l'autrice japonaise du prix Akutagawa au thermomètre DALIA du Bureau culturel de Genève, la vraie question est posée : jusqu'où sommes-nous déjà mi-humains, mi-machine ?Mémoire Vive, la chronique de Trench Tech qui raconte les mythes et légendes qui façonnent notre vision de l'iA, animée par Laura Sibony.  ***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

Atelier des médias
Comment sortir des GAFAM ? Voici des alternatives à WhatsApp, Gmail ou Android

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 23, 2026 35:24


Fin mai, l'ONG Nothing2Hide organise un festival dédié à la sécurité numérique et à la protection de l'information. Dans cet épisode de « L'atelier des médias », Grégoire Pouget, directeur de l'association, nous explique pourquoi l'hégémonie de Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft menace nos libertés et comment entamer concrètement une transition vers des outils libres et décentralisés. Plutôt que de se réunir dans un lieu unique, le festival de Nothing2Hide, du 27 au 30 mai 2026, sera décentralisé et à la fois hors ligne et en ligne. Au total, plus d'une vingtaine d'ateliers seront organisés pour mieux utiliser la technologie comme un « outil de protection de l'information pour renforcer les démocraties », pour reprendre le mantra de Nothing2Hide. Pour Grégoire Pouget, ces moments d'échange sont essentiels dans un monde où le réel et le numérique sont de plus en plus interliés. Le festival propose ainsi des formations à la cybersécurité, à l'OSINT (recherche d'information en sources ouvertes) ou encore des « install parties » pour donner une seconde vie à de vieux ordinateurs. Pourquoi sortir des GAFAM ? Au cœur de cet événement, un atelier sera intitulé « Comment sortir des Gafam ». Pour Grégoire Pouget, qui l'animera, l'urgence est d'abord politique et stratégique. La centralisation extrême des services entre les mains de quelques géants américains représente une fragilité systémique. L'invité cite notamment l'exemple du procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, dont Microsoft a coupé l'accès aux mails sous la pression de l'administration Trump. « On est extrêmement fragilisé par cette mainmise des entreprises américaines sur les services numériques », prévient-il. À cela s'ajoute le problème de la surveillance et de la marchandisation de l'intimité, illustré par des cas de transmission de données privées aux autorités dans des contextes politiques sensibles. Les alternatives : reprendre le contrôle de ses données Sortir de cet écosystème n'est pas une question de fainéantise, mais d'abord d'absence de visibilité des aternatives. Grégoire Pouget évoque l'« effet frigidaire » : nous utilisons les noms des marques (« googler », « instagrammable ») pour désigner des actions, ce qui invisibilise les alternatives existantes. Pourtant, des solutions fiables existent pour chaque usage : Messagerie instantanée : Préférer Signal (géré par une fondation) ou Element à WhatsApp. Courriels : Remplacer Gmail ou Outlook par Proton ou Tuta, qui proposent un chiffrement de bout en bout. Bureautique et Cloud : Utiliser Nextcloud pour l'hébergement de fichiers et le travail collaboratif, ou les suites de Proton et Infomaniak (kSuite). Cartographie : Adopter OpenStreetMap ou l'application mobile OsmAnd à la place de Google Maps. Systèmes mobiles : Explorer des versions dé-googlisées d'Android comme e/OS ou GrapheneOS. Un investissement pour l'avenir Si la gratuité apparente des GAFAM est séduisante, elle a un prix caché : chaque utilisateur rapporterait environ 160 dollars par an à Google via ses données, rappelle Grégoire Pouget. Il invite donc à investir dans des services payants ou à soutenir des démarches plus saines : « Investir dans des solutions libres et décentralisées, c'est comme planter un arbre. Ça prend du temps, mais ça porte ses fruits sur le long terme. » La gendarmerie française, passée sous Linux il y a 20 ans, aurait ainsi économisé 500 millions d'euros. Reprendre sa souveraineté numérique est donc un choix éthique, mais aussi un pari économique qui peut s'avérer gagnant pour la société.

Choses à Savoir TECH
Les GAFAM choisissent les puces aux humains ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:13


Dans la Silicon Valley, un tournant est en train de s'opérer. Les géants de la tech taillent dans leurs effectifs… pour mieux investir dans l'intelligence artificielle. Une stratégie qui relance un débat déjà vif : l'IA va-t-elle compléter le travail humain, ou le remplacer ? Les faits récents semblent pencher vers la seconde hypothèse. En quelques mois, Amazon, Microsoft et Meta ont annoncé des suppressions de postes touchant des milliers de salariés dans le monde.Mais contrairement aux vagues de licenciements observées après la pandémie, le contexte est différent. À l'époque, il s'agissait de corriger des recrutements massifs liés au boom du numérique. Aujourd'hui, ces entreprises affichent des résultats financiers solides. Les réductions d'effectifs ne répondent plus à une logique de survie, mais de réallocation des ressources. Car l'intelligence artificielle a un coût. Développer des modèles avancés nécessite des infrastructures lourdes : centres de données géants, consommation énergétique élevée, et surtout des processeurs spécialisés, comme ceux de NVIDIA, dont certains dépassent les 30 000 dollars pièce. À grande échelle, les investissements se chiffrent en centaines de milliards.Pour financer cette course technologique, les entreprises coupent ailleurs. Les postes dans le marketing, les ressources humaines ou certains projets jugés non prioritaires sont les premiers concernés. L'objectif : libérer du capital pour accélérer sur l'IA. En parallèle, ces outils transforment déjà l'organisation du travail. Là où une équipe entière était autrefois nécessaire, une seule personne, épaulée par des systèmes d'IA, peut désormais suffire. Une évolution assumée par les dirigeants eux-mêmes. Le patron de Meta évoque une productivité démultipliée, tandis que certains responsables chez Microsoft anticipent un impact massif sur les emplois qualifiés. Ce mouvement s'accompagne aussi d'une simplification des structures internes. Moins de niveaux hiérarchiques, plus de réactivité : les entreprises adoptent des modèles plus directs, plus “plats”. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tronche de Tech
#72 - Ophélie Coelho - Résister aux GAFAMs

Tronche de Tech

Play Episode Listen Later May 21, 2026 77:04


Au Poste
L'Internet (n')est (pas tout à fait) mort. Ses manifestes respirent encore - S11E75 - Mardi 19 Mai 2026

Au Poste

Play Episode Listen Later May 20, 2026 79:44


Au début des années 1990, le Web entendait tout changer. Changer la démocratie, la communication, changer les rapports de pouvoir.Les hackers avaient leurs manifestes, les cyberféministes leurs slogans, les libristes leurs licences. Et puis les GAFAM ont construit leurs murs, les États leurs filets de surveillance, et l'IA générative a avalé le reste. Loup Cellard, chercheur à l'Université Paris-Saclay , publie «Promesses et utopies — Une anthologie des manifestes du Web» (éditions B42). Vingt-neuf textes, de John Perry Barlow à Legacy Russell, de Richard Stallman à un obscur Mini Rézo français, bien connu de nos services : une archéologie politique des rêves numériques, pour bon nombre traduits en Français pour la première fois. Utopies d'internet: on les enterre ou on les réarme?

Le rendez-vous Tech
Arthur Mensch a-t-il raison ? – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later May 19, 2026 57:37


Répondez en au sondage des auditeurs ! https://fr.surveymonkey.com/r/3NYCZHKAu programme :Android revient sur le devant de la scèneArthur Mensch alerte l'assemblée nationale sur l'IALa délégation Trump/Tech revient de Chine sans gros accordLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Marion Doumeingts (Instagram, Bluesky, Twitter).Co-animé par Jeff Clavier (Instagram, Twitter).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 666 – Arthur Mensch a-t-il raison ? – Android 17, GoogleBook, Mistral AI ---Liens :

Trench Tech
Caroline Chopinaud, vigie éthique de l'iA | Elles Font La Tech - Sandrine Charpentier

Trench Tech

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:01 Transcription Available


Découvrez Caroline Chopinaud, directrice du Hub France iA, mathématicienne et docteure en iA qui a bâti la plus grande association française d'acteurs de l'intelligence artificielle.Dans cet épisode, elle partage sa vision d'une iA souveraine, responsable et éthique, et son engagement personnel pour donner aux femmes la place qu'elles méritent dans ce secteur.Elles font la Tech, la chronique de Sandrine Charpentier pour saisir sur le vif le portrait de femmes inspirantes de la Tech.***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

Le rendez-vous Tech
Elon Musk devient raisonnable – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later May 12, 2026 95:13


Répondez en quelques minutes au sondage 2026 des auditeurs : https://fr.surveymonkey.com/r/3NYCZHKAu programme :La révolution santé arrive (grâce à l'IA)Gemini sur Chrome: tout le monde s'insurge… sauf moi ?Elon Musk change de stratégie sur l'IALe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric Ingrand (Twitter et Bluesky).Co-animé par Stéphanie Bascou (01Net)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 665 – Elon Musk devient raisonnable – Google Health Coach, Fitbit Aid, Anthropic, SpaceX, Chrome, Gemini Nano, Thinking Machines---Liens :

Trench Tech
Death Note ou l'arbitraire divinisé | Philo Tech - Emmanuel Goffi

Trench Tech

Play Episode Listen Later May 12, 2026 3:43


Un cahier, un nom, une mort.Et si le vrai monstre de l'histoire, ce n'était pas le criminel que l'on élimine, mais celui qui décide qui mérite de mourir ?Philo Tech : la chronique philosophie de Trench Tech animée par Emmanuel Goffi.  ***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

IFTTD - If This Then Dev
#330.exe - Souveraineté numérique: Sortir de l'ombre des GAFAM par Guillaume Lours

IFTTD - If This Then Dev

Play Episode Listen Later May 8, 2026 12:45


Pour l'épisode #330 je recevais Damien Lecan. On en débrief avec Guillaume.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l'IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs.Interview : Tariq Krim, entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter Cybernetica.PunchlinesLa Silicon Valley a toujours été liée à la défense.Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.Les outils d'analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.L'IA permet désormais de construire soi-même ses outils d'analyse.Quel regard portez-vous sur le manifeste de Palantir et son appel à mobiliser la tech pour la défense ?La relation entre technologie et défense n'est pas nouvelle. La Silicon Valley s'est construite en grande partie grâce à des projets militaires, dès la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, Palantir s'inscrit dans cette continuité : devenir fournisseur de la défense américaine est une stratégie logique pour une entreprise technologique. Ce qui change, c'est l'ampleur et la centralité des données dans ces nouveaux usages.Qu'est-ce qui a évolué dans cette relation entre la tech et l'armée ?Avant, on vendait des outils que l'armée utilisait librement. Aujourd'hui, les entreprises adaptent leurs produits en continu aux besoins militaires. Les technologies d'analyse de données, développées notamment après le 11 septembre, sont devenues centrales. Ce sont les mêmes principes qui ont permis l'essor des géants du web : collecter, stocker et analyser des volumes massifs de données pour détecter des signaux faibles.Pourquoi ces débats sont-ils souvent perçus comme idéologiques en Europe ?Il y a une différence entre ce que les acteurs disent et ce qu'ils font réellement. Les discours, parfois très radicaux, servent aussi à se positionner et à se différencier. Ce sont des outils de communication. Derrière, il y a surtout des logiques de marché, de concurrence et de positionnement stratégique. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'idéologie, mais le moteur principal reste souvent le business.Quelle est la vraie bataille en cours aujourd'hui ?C'est une bataille entre l'ancien complexe militaro-industriel et une nouvelle génération d'acteurs technologiques. Les nouveaux entrants affirment que la guerre de demain reposera sur les drones, les logiciels et les données. Ils remettent en cause les équipements traditionnels, coûteux et hérités de la guerre froide. Leur objectif est clair : devenir la nouvelle ligne de front de la défense.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le rendez-vous Tech
Nouveau service Uber « Rent a Human » – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later May 5, 2026 91:25


Au programme :Et si David rachetait Goliath?Uber veut devenir votre concierge de luxeT1 2026: Où en sont les GAFAMLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric de Luca (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 664 – Nouveau service Uber « Rent a Human » – Gamestop & eBay, Uber Go-Get, résultats GAFAM, Jensen Huang, OpenAI & Urgences, Talkie LLM 1930---Liens :

Trench Tech
L'iA va-t-elle vraiment changer le monde ? | La Tech entre les Lignes - Louis de Diesbach

Trench Tech

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:08


Entre techno-solutionnisme béat et peur irrationnelle, l'article de Gruetzemacher et Whittlestone invite à nuancer le débat.Un épisode qui distingue les vraies révolutions des simples effets de mode.La tech entre les lignes, la chronique qui décrypte les articles tech, animée par Louis de Diesbach.   ***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

Trench Tech
La tech est-elle une UTOPIE ou une DYSTOPIE ? Anna Choury [EXTRAIT]

Trench Tech

Play Episode Listen Later May 2, 2026 5:49


Êtes-vous sûrs de faire toute la différence entre Utopie et Dystopie ? Oui ? Alors voyons ça... Ecoutez cet extrait de l'épisode "On nous a menti sur le futur de la tech" avec la spécialiste Anna Choury. EPISODE ENTIER à écouter ici : https://open.spotify.com/episode/4nujYoFs9BBZUl6T2FbfnNC'est la vision du monde des géants de la tech que l'on questionne à travers cet épisode. Leur utopie d'un monde meilleur favorisé par l'innovation technologique ne laisse-t-elle pas un arrière goùt dystopique pour le grand public : surveillance algorithmique, économie de l'attention, etc.Qu'est-ce que l'utopie et la dystopie ? Différences et points communs.Comment ces concepts impactent-ils notre société ? Quelles sont les conséquences de la confusion entre ces deux termes ? Comment les récits de la tech passent de l'un à l'autre ?Pouvons-nous encore faire de la tech une utopie ?Anna Choury, ingénieure mathématicienne et spécialiste data / iA, a écrit l'essai "Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies" (2026, Éditions de l'Aube). (c) Trench Tech, LE podcast français qui décrypte les impacts de la technologie sur notre société.Épisode enregistré en 2026SOUTIENS (GRATUITEMENT) NOTRE PODCAST :

investir.ch
La FED ne fait rien, les GAFAM dépensent tout, le pétrole s’embrase – 30 avril 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 16:01


Il y a tellement à dire et en même temps, c'est presque les 24 heures les plus simples à résumer de mes plus de 20 ans de chroniques boursières. Il ne s'est STRICTEMENT rien passé. Le marché avait son électroencéphalogramme qui était plat. Plus d'activité cérébrale. Et puis, il a recommencé à fonctionner à l'heure … Continued

Underscore_
Google, Apple : pourquoi ils sont tout petits en Corée du Sud ? — chronique Matthieu Lambda (rediff)

Underscore_

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 13:51


Pourquoi, en Corée du Sud, Google Maps, Google Translate et les AirTags sont relégués au second plan ? À travers le récit de voyage de Matthieu, on découvre l'écosystème local (Naver Maps, Papago…) et les raisons historiques, économiques et réglementaires qui ont permis l'émergence de géants nationaux face aux GAFAM et BATX. On compare ces choix avec l'Europe et la France pour comprendre comment un pays de taille comparable a bâti ses propres champions.En plateau Michaël de Marliave — animateur Matthieu Lambda — chroniqueur Tiffany Souterre — chroniqueuse Matthias Baccino — invité (Trade Republic)➤ Pour découvrir Mammouth IA : https://mammouth.ai/➤ Pour le Merch Micode et Underscore_ : https://traphic.fr/collections/micode⚠️ Précommandes avant le 15 Janvier ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vivons heureux avant la fin du monde
Trouble dans l'attention

Vivons heureux avant la fin du monde

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 32:10


La philo peut-elle nous sauver de la brain gym ? On a tous vécu ce moment : ouvrir un bon livre… et finir sur son téléphone au bout de vingt minutes à regarder une vidéo de quelqu'un qui nettoie un tapis. Bienvenue dans votre cerveau en 2026. Sommes-nous tous en train de devenir TDAH ? Nos cerveaux sont bousillés par les GAFAM, nos capacités d'attention dissoutes dans le scroll infini, si bien que l'on pourrait parler de « crise de l'attention ». Dans cet épisode de Vivons heureux la fin du monde, Delphine Saltel reçoit la philosophe Apolline Guillot, qui propose de dégonfler la panique autour de ladite crise. Avant d'écrire, elle a commencé par fuir : en proie à un sérieux sentiment d'épuisement numérique, elle décide de s'isoler plusieurs semaines dans un coin paumé du Cher. Là, elle observe. Elle note. Elle s'ennuie comme un rat. Elle se déconcentre. Et elle tient le journal de bord très concret d'une expérience : que devient notre attention quand on la laisse — enfin — respirer ? À partir de là, elle propose un léger déplacement : et si la panique en disait surtout long sur notre époque ? Car derrière notre obsession à rester concentrés, performants, focalisés, se cache une certaine idée très moderne — et très industrielle — de l'attention, conçue comme une ressource à maîtriser et à optimiser. Quitte à culpabiliser dès qu'elle nous échappe. Du côté de Montaigne ou de la phénoménologie, la dispersion n'est pas forcément une catastrophe. C'est aussi une manière d'habiter le monde : plus flottante, plus ouverte, moins disciplinée, parfois même féconde. Une façon d'être distrait… mais pas forcément perdu. Cela ne blanchit pas les plateformes qui se disputent chaque seconde de notre cerveau disponible. Mais entre l'angoisse du cerveau cramé et les coachs en deep focus, il y a peut-être une autre voie : arrêter, deux minutes, de traquer notre attention comme une ressource en fuite. Mention : “Les Essais” de Michel de Montaigne, INA Media, Les cent livres, Collection : RTF / ORTF Bibliographie : - Hors de soi, déjouer la tyrannie de l'attention, Apolline Guillot, Philosophie Magazine Editeur, 2026 ; - L'économie de l'attention, Yves Citton, Editions de la découverte, 2014 ; - Attensité! Manifeste du mouvement de libération de l'attention, ouvrage collectif, Editions de la découverte, 2026 ; - Les Essais, Michel de Montaigne. Remerciements : Merci à Apolline Guillot et Julie Davidoux. Enregistrements avril 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Réalisation et mixage Anna Buy Accompagnement éditorial Mina Souchon Illustration Yasmine Gateau

Le rendez-vous Tech
Est-ce qu'une personne peut tout changer ? – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 86:47


Au programme :Tim Cook quitte la présidence d'AppleAvec John Ternus, le hardware de retour aux commandes chez AppleLe journal de l'IA: rapid fire editionLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Damien Licata Caruso (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 663 – Est-ce qu'une personne peut tout changer ? – Tim Cook & John Ternus, OpenAI, Anthropic, Github, Claude Mythos---Liens :

Trench Tech
Silicon Valéry, le mythe de l'AGI décrypté | Mémoire Vive - Laura Sibony

Trench Tech

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 2:47


L'AGI, la superintelligence, la singularité : et si ces grandes prophéties de la Silicon Valley n'étaient pas des prédictions, mais des mythes ?Laura Sibony convoque Paul Valéry pour décrypter un mécanisme aussi vieux que l'humanité, cette tendance à fabriquer des idoles quand l'angoisse devient insupportable.Le veau d'or a survécu à l'Égypte. Il a survécu à Hollywood. Le voilà en data centers.Mémoire Vive, la chronique de Trench Tech qui raconte les mythes et légendes qui façonnent notre vision de l'iA, animée par Laura Sibony.  ***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

Débat du jour
Les GAFAM resteront-ils géants?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 29:30


Ce lundi 27 avril 2026, s'ouvre aux États-Unis un procès très attendu : l'homme le plus riche du monde Elon Musk attaque Sam Altman, patron de la société d'intelligence artificielle Open AI. À cette occasion, on tente de confronter les géants d'aujourd'hui à ceux de demain. Comment les GAFAM évoluent-ils face au développement de l'IA ? Quels seront les futurs modèles ? Pour en débattre - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, spécialiste de l'Intelligence artificielle - Aymeric Roucher, ingénieur en Intelligence artificielle auteur du livre, Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ?, aux éditions Odile Jacob, 2025.

Débat du jour
Les GAFAM resteront-ils géants?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 29:30


Ce lundi 27 avril 2026, s'ouvre aux États-Unis un procès très attendu : l'homme le plus riche du monde Elon Musk attaque Sam Altman, patron de la société d'intelligence artificielle Open AI. À cette occasion, on tente de confronter les géants d'aujourd'hui à ceux de demain. Comment les GAFAM évoluent-ils face au développement de l'IA ? Quels seront les futurs modèles ? Pour en débattre - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, spécialiste de l'Intelligence artificielle - Aymeric Roucher, ingénieur en Intelligence artificielle auteur du livre, Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ?, aux éditions Odile Jacob, 2025.

Atelier des médias
Comment les radios publiques francophones veulent défendre leurs podcasts

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 26:25


L'association Les Médias francophones publics (MFP) fête cette année ses 10 ans. Aussi, L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde que Steven Jambot a animée au festival Longueur d'ondes 2026 avec des représentants de Radio Canada, Radio France, la RTBF, la RTS, Arte Radio et RFI.  En ce début d'année 2026, l'association Les médias francophones publics (MFP) célèbre ses 10 ans d'existence. Ce réseau, qui regroupe 14 grands médias de service public français, belges, suisses et canadiens, rassemble près de 25 000 collaboratrices et collaborateurs, dont près de 6 000 journalistes. Très concrètement, de nombreux salariés de ces médias prennent part plusieurs fois par an à des commissions et groupes de travail qui se réunissent pour partager des outils, des stratégies, des retours d'expérience.  Le vendredi 30 avril, au festival Longueur d'ondes, à Brest, plusieurs membres de la commission Audio numérique des MFP ont participé à une table ronde. Cet épisode de L'atelier des médias en fait entendre des extraits choisis. Autour de la table se retrouvaient des représentants de Radio France, d'Arte Radio, de la RTBF, de la Radio-Télévision suisse, de Radio Canada et de RFI. Reprendre le contrôle de la diffusion Un des soucis majeurs identifié par les MFP est la fragmentation de l'audience et la captation de la valeur par les plateformes tierces. Comme l'explique Éric Poivre, secrétaire général des MFP, un des choix forts de plusieurs membres a été de réfléchir à des « stratégies de rapatriement vers nos environnements maîtrisés, nos plateformes propriétaires ». Radio France a déjà franchi le pas en lançant une application unique en 2018. Pour Erwann Gaucher, son directeur éditorial, l'objectif est clair : « On a envie d'une souveraineté éditoriale. On a envie de faire découvrir et on essaie d'éditorialiser, ce qui ne se passe pas sur les plateformes tierces ». Une stratégie payante, puisque 60 % des écoutes se font désormais sur l'application Radio France contre seulement 20 % il y a dix ans. Exclusivité contre hyper-distribution Au Canada, Radio Canada a opté pour une stratégie d'exclusivité via son application Ohdio. Jérôme Leclerc, premier directeur du service de l'audio numérique, souligne l'importance de « ramener chez nous la conversation avec nos auditoires ». Dans un autre esprit, Arte Radio privilégie une hyper-distribution raisonnée pour rester visible partout, tout en conservant une plus grande profondeur de catalogue sur ses site et application, explique Perrine Kervran. La RTBF et la RTS (Suisse) naviguent entre ces deux modèles avec une distribution sélective. Sandrine Pauwels (RTBF) revient sur l'échange et la diffusion croisée de contenus entre les médias francophones publics ; Camille Dupon-Lahitte (RTS) explique par ailleurs l'importance des écoutes publiques dans des festivals ou librairies pour « attraper un public qui n'a peut-être jamais écouté de podcast ». RFI, un cas à part Pour RFI, seul média international des MFP, la problématique diffère. Ainsi, dans certains pays du Sahel où les antennes FM, site web et applis de RFI sont bloqués, YouTube et les réseaux sociaux sont parfois le « seul contact » restant avec les auditeurs, rappelle Simon Decreuze, coordinateur de la production des podcasts de RFI.  Un algorithme de service public Les synergies entre membres des MFP peuvent aussi permettre d'inventer de nouveaux standards. Erwann Gaucher évoque la mise en place d'un « algorithme de service public » dont le but n'est pas la rétention infinie, mais la curiosité : « Est-ce qu'on a réussi à vous emmener à l'écoute de quelque chose que avec votre profil dont on se rend compte que vous n'aviez jamais écouté avant ? ».

Trench Tech
iA : cette BLESSURE qu'elle nous inflige et que peu de gens comprennent [EXTRAIT]

Trench Tech

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 9:00


Impossible de parler d'IA sans évoquer ce qu'elle fait à notre humanité. Pour Marie Dollé, la blessure est profonde. Mais pas irrémédiable. Elle pourrait même nous rendre plus humain.Encore un outil de notre création qui menace de nous remplacer, mais cette fois y compris dans ce qui nous semblait intouchable : notre créativité. Après Copernic, Darwin et Freud, l'intelligence artificielle serait notre 4e "blessure narcissique". Non. Nous ne détenons plus le monopole de l'intelligence et peut-être même de la création, pas plus que nous ne sommes le centre du monde... - Quelle singularité reste-t-il à l'humain si l'iA peut produire n'importe quoi ?- L'iA peut-elle faire naître de nouveaux moyens d'expression ?- Qu'en est-il de la création artistique ?- Les LLM ont-ils modélisé la connaissance ou le langage ?- Comment définir cette quatrième blessure narcissique ?Marie Dollé observe, analyse et décrypte les tendances technologiques et iA dans notre société, notamment dans sa newsletter "In Bed with Tech", et travaille à la BPI.CHAPITRES :00:00 Qu'est-ce qui fait qu'on reste humain face à l'iA ?01:05 L'iA est-elle vraiment créative : le point de vue de Marie02:49 Les LLM sont comme une archive collective04:35 Apparition de l'appareil photo ou de l'iA : même débat ?06:04 Avec l'iA les gens sont paumés et ont peur : voilà pourquoi.07:37 L'iA c'est une blessure narcissique pour l'humain.

Le rendez-vous Tech
La saga du prix du mobile – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 58:32


Au programme :Vente de SFR: la France repasse à trois opérateursL'Union Européenne a présenté son app officielle de vérification d'âgeAllbirds pivote des éco-baskets en laine à… l'IA ??Le reste de l'actu: musique par IA, robots marathonniens, prix de la RAM…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Marion Doumeingts (Instagram, Bluesky, Twitter).Co-animé par Jeff Clavier (Instagram, Twitter).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 662 – La saga du prix du mobile – SFR en vente, EU et contrôle de l'âge, Allbirds et IA---Liens :

Un jour dans le monde
Simon > se bat contre les abus des géants de la tech

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 5:54


durée : 00:05:54 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Suite du portrait de Simon Genevaz, il est assistant du nouveau directeur général à la Concurrence, au sein de la Commission. Il évoque un autre volet de leur travail : la lutte contre les abus des GAFAM ! - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Trench Tech
Julie Garnier, éthique et diversité dans l'iA | Elles Font La Tech - Sandrine Charpentier

Trench Tech

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 3:51 Transcription Available


Découvrez Julie Garnier, fondatrice de Pixel 9, formatrice passionnée qui démocratise l'IA créative auprès des artistes, enseignants et entreprises.Dans cet épisode, elle partage comment former aux usages de l'IA générative en plaçant l'éthique et la diversité au cœur de chaque création.Elles font la Tech, la chronique de Sandrine Charpentier pour saisir sur le vif le portrait de femmes inspirantes de la Tech.***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast

Reportage International
Au Mexique, les centres de données des Gafam épuisent les ressources hydriques de la population

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:46


La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux

Le digital pour tous #BonjourPPC
Souveraineté numérique : sommes-nous prêts à abandonner une part de confort pour reprendre le contrôle ?

Le digital pour tous #BonjourPPC

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 76:57


La souveraineté numérique est partout. Dans les discours politiques, dans les stratégies d'entreprise, dans les débats sur l'IA. Mais derrière ce mot, une réalité plus dérangeante : nos usages reposent presque entièrement sur des infrastructures que nous ne contrôlons pas.Dans cet épisode, PPC réunit autour de lui Alice Desjardins, qui tient ensemble com, éthique et écologie sans jamais choisir, Hubert Kratiroff, économiste qui lit le numérique comme d'autres lisent une carte tectonique, Charles Nastorg, architecte d'histoires B2B qui construit là où d'autres improvisent, Christian Belala, spécialiste des données qui voit les risques avant qu'ils aient un nom, et Jean-Emmanuel Séré, designer qui remet l'humain là où la machine prend trop de place.Ensemble, ils explorent ce que signifie vraiment “être souverain” : est-ce une question d'indépendance totale, de maîtrise des données, de capacité industrielle ou simplement de choix ?L'épisode dévoile des constats lucides et des pistes concrètes : dépendance aux GAFAM, rôle de la commande publique, émergence d'acteurs européens, puissance de l'open source, initiatives de l'État, enjeux énergétiques et industriels; ce que chacun d'entre-nous peut faire pour gagner son indépendance numérique.Mais au fond, une seule question persiste : sommes-nous prêts à abandonner une part de confort pour reprendre le contrôle ?Téléchargez gratuitement NoteTaker AIL'app est dispo pour iPhone, iPad, Mac, Apple Watch et Apple Vision Pro.Pour suivre les actualités de ce podcast, abonnez-vous gratuitement à la newsletter écrite avec amour et garantie sans spam https://bonjourppc.substack.com Et pour découvrir l'ouvrage de PPC préfacé par Serge Papin, rdv ici Réinventez votre entreprise à l'ère de l'IAHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le rendez-vous Tech
Ils sont en train de patcher tout Internet – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 79:57


Au programme :Claude Mythos chamboule le monde de la sécuritéEst-ce le début de la « fin » pour X?Le reste de l'actualité : influenceurs IA, Internet Archive, un futur Iphone pliable, Tesla…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric Ingrand (Twitter et Bluesky).Co-animé par Christophe Camicas (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 661 – Ils sont en train de patcher tout Internet – Claude Mythos, la fin de X, blocage Internet Archive, clone IA de Zuck---Liens :

Trench Tech
Qu'est-ce que la Majorité Numérique censée protéger nos enfants des dangers des réseaux sociaux ? [EXTRAIT]

Trench Tech

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:30


Le constat est alarmant mais de plus en plus partagé : les réseaux sociaux (TikTok, Snapchat, Instagram...) exposent les plus jeunes à des contenus potentiellement nocifs. Leurs algorithmes sont soupçonnés d'être conçus pour capter l'attention, et favorisent par conséquence :l'addictionl'isolementdes troubles de santé mentaledes comportements à risque, parfois extrêmes

Revue de presse française
À la Une: la face cachée de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 5:09


L'écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu'il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l'attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu'il a quitté sa maison d'édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l'influence d'Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ».  Et c'est à la Une d'une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s'affiche aujourd'hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L'académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu'elle retrouve son éclat d'antan ». Dans le Nouvel Obs, l'un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s'est toujours revendiqué "au-dessus des partis politiques" soit devenu "la mascotte de l'extrême droite" ».  Course contre la mort Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n'en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l'Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d'entre eux l'ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital. C'est ainsi que la correspondante de L'Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ». Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l'idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu'on appelle la « kill zone », c'est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l'Express, « dès qu'un drone se fait entendre, il ne reste qu'une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l'erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort…  « Improbable image pieuse » Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c'est d'ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d'un pape en Algérie ». L'occasion pour L'Express de mesurer l'aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump.  « Tous deux sont américains, mais c'est là leur seul point commun », explique L'Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes.  L'hebdomadaire rappelle qu'au début de la guerre contre l'Iran, Trump s'est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L'Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n'écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ».  Interdiction restée lettre morte Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L'Australie qui n'était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd'hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l'explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l'interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n'ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d'âge ». Alors que d'autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l'âge, jusqu'à ce qu'ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d'espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech... 

Le rendez-vous Tech
Peut-on corriger les défauts des algos ? – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 98:44


Au programme :Free Mobile lance la data illimitée en FranceJugement US: YouTube et Meta coupables de négligenceApple a 50 ans! Nos souvenirs..Le reste de l'actualité : Slop, Artemis II, Superintelligence…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Jérôme Keinborg (Bluesky).Co-animé par Korben (site)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 660 – Peut-on corriger les défauts des algos ? Free Max, 50 ans Apple, Meta négligent, mission Artemis, superintelligence---Liens :

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Apple fête un demi-siècle d'innovations et de soubresauts. Proton veut s'imposer comme alternative européenne à Google et Microsoft. Meta referme la parenthèse Messenger.com. Free bouscule le marché avec un forfait mondial illimité.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple, 50 ans de fascination et de controverseÀ l'occasion des 50 ans d'Apple, nous évoquons la place unique de la marque dans l'histoire de la tech, entre mythe fondateur, nostalgie personnelle et puissance industrielle. Il évoque aussi les zones d'ombre de la firme, son culte du secret, sa communication ultra-verrouillée et le basculement d'une marque d'informaticiens vers un géant du lifestyle.L'épisode rappelle aussi un moment clé de cette saga : le sauvetage d'Apple par Microsoft à la fin des années 1990, un épisode resté célèbre dans l'histoire de la rivalité Mac-PC. À réécouter sur Monde Numérique : Apple, 50 ans de révolutions technologiques et Apple : retour sur 50 ans d'innovations avec Olivier Frigara, On refait le Mac.Proton attaque Google Workspace et Microsoft 365La société suisse Proton élargit son offensive avec Proton Workspace, une suite bureautique pensée comme une alternative à Google Workspace et Microsoft 365. Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain saluent l'émergence d'une offre européenne crédible, centrée sur la confidentialité, le chiffrement et la souveraineté numérique.Nous soulignons le vrai défi : convaincre les utilisateurs de quitter des outils déjà omniprésents. Pour prolonger le sujet sur les alternatives européennes, voir aussi sur Monde Numérique : Le Switch : sortir de la dépendance aux GAFAM, avec Christofer Ciminelli, Orso Média.Meta referme Messenger.comPetit changement qui peut en agacer plus d'un : Meta va mettre fin à Messenger.com en le redirigeant vers Facebook. Une décision qui oblige les utilisateurs à repasser par l'univers Facebook, alors même que Messenger avait été progressivement émancipé du réseau social.Bruno y voit une façon habile de ramener dans Facebook des usagers qui n'utilisaient plus que la messagerie. Un retour en arrière révélateur de la manière dont les grandes plateformes réorganisent leurs services au gré de leurs intérêts stratégiques.FreeMax, le forfait mobile qui veut séduire les grands voyageursEn France, Free a frappé fort avec Free Max, un forfait promettant de la data illimitée en France et dans plus de 135 destinations. Une annonce très commentée, à la fois pour son positionnement agressif et pour ce qu'elle dit de l'évolution du marché mobile face aux offres eSIM internationales. On rappelle cependant qu'au-delà de l'effet d'annonce, tout dépendra de la qualité réelle du réseau et des usages concrets. Dans L'Hebdo : spécial AWS Summit Paris Coup d'oeil sur le sommaire de L'Hebdo 04/04 : le AWS Summit Paris 2026, où j'ai enregistré une émission spéciale en partenariat avec Amazon Web Services. Au programme : santé connectée, intelligence artificielle en entreprise et panorama des innovations vues sur place. L'un des enseignements marquants concerne l'adoption de l'IA dans les entreprises françaises : selon une étude relayée par AWS, 40 % des entreprises françaises utilisent l'IA, contre 54 % en moyenne en Europe, avec un retard persistant des PME. À écouter dans.Dans Mon Carnet : GAFAM, cybersécurité et désinformationDe son côté, Bruno Guglielminetti annonce un épisode très éditorial de Mon Carnet, avec plusieurs auteurs invités. Il recevra notamment Alexandre Piquard, Le Monde, autour du livre Les Nouveaux Maîtres, consacré aux dirigeants des GAFAM et à leur influence croissante sur la société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ozé - s'engager pour un monde durable
Une histoire des multinationales - Olivier Petitjean et Ivan du Roy

Ozé - s'engager pour un monde durable

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 120:20


Les multinationales représentent à peine 1% des entreprises mais leur pouvoir sur nos vies est immense. Leurs noms nous sont familiers mais que savons-nous concrètement de leur histoire et de leurs activités ?Comment les multinationales sont-elles apparues au 19e siècle ? Quel est leur impact sur nos manières d'organiser la production et la consommation ? Quels sont leurs liens avec les pouvoirs politiques ? Comment endiguer leur puissance ?Pour répondre à ces questions, je reçois Olivier Petitjean et Ivan du Roy de l'Observatoire des multinationales qui ont dirigé le livre Multinationales publié en 2025 aux éditions La découverte.

Le rendez-vous Tech
Réflexions sur la puissance des GAFAM – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 22:05


Au programme :Pour cet épisode « état des lieux » je change un peu la formule et je vous propose une réflexion plus courte sur la puissance des GAFAM et des grands acteurs de la tech en général.J'y couvre:Le négatif (accessible à tous)Le positif (réservé aux Patreotes)Les solutions (réservé aux Patreotes)J'espère que ce nouveau format vous plaira !Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 659 - Réflexions sur la puissance des GAFAMLiens :---Liens :

Le rendez-vous Tech
DeepFake News, le (vrai) début des problèmes – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 94:39


Au programme :La première « deep fake news » substantielle est arrivéeGemini montre que les agents peuvent fonctionner sur smartphoneNvidia annonce des choses, on en pense quoi ?Le reste de l'actualité : le bonheur dans le monde, l'image de la Chine, des robots à la guerre, Windows, etcInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Signez « Stan » Signoud (ex. Les Croissants) (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 658 – DeepFake News, le (vrai) début des problèmesLiens :---Liens :

Le rendez-vous Tech
Personne ne s'attend à YouTube – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 58:09


Au programme :De l'importance de YouTubeYouTube étend son outil anti deepfakesL'IA confirme le retour du nucléaireLe reste de l'actu: robots et tennis, Tilly Norwood, Macbook Neo, Digg...Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Marion Doumeingts (Instagram, Bluesky, Twitter).Co-animé par Jeff Clavier (Instagram, Twitter).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 657 – Personne ne s'attend à YouTubeLiens :---Liens :