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Les géants de l’IA réunis hier à la Maison Blanche : peu de résultats concrets sinon une promesse d’autodiscipline. Mais, pourquoi certains veulent des règles contraignantes et surtout pourquoi le discours apocalyptique répété par certains ? La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Cet été, des applications venues de Chine ont envahi le sommet des téléchargements en France avec un format inédit : le micro-drama, rapportent Les Echos. Et ne vous y trompez pas, ce n'est pas une mode éphémère. C'est une véritable leçon de monétisation et de captation d'attention.La recette du jeu mobileD'abord, observons la mécanique économique derrière ce phénomène. Ces séries verticales d'une minute ne vendent pas du cinéma. Elles appliquent à la fiction les recettes éprouvées du jeu mobile.Après trois épisodes gratuits offerts, l'utilisateur est happé par un suspense soigneusement calibré. Pour voir la suite, il faut regarder une publicité ou acheter des crédits. Concrètement, le spectateur paye à la pièce, à l'impulsion.Et les chiffres sont vertigineux. En France, les revenus de ces applications ont bondi de 30 % en un mois pour dépasser les cinq millions de dollars. Et à l'échelle mondiale, le marché frôlera les 16 milliards de dollars en 2026. C'est la preuve qu'un contenu très court, monétisé au coup par coup, génère un revenu moyen par utilisateur bien supérieur aux abonnements de streaming traditionnels.Ensuite, ce succès repose sur un ciblage comportemental redoutable. Loin des clichés sur la génération Z, le public français de ces séries est composé à 70 % de femmes, principalement dans la tranche des 35 à 44 ans.Les acteurs du secteur ont clairement identifié un créneau négligé par les grandes plateformes : des contenus très scénarisés, directement consommables dans les temps morts de la journée, entre deux tâches ou dans les transports.Une boucle de production ultra-agilePlus fort encore, la boucle de production est ultra-agile. Les productions testent des scénarios en quelques jours, analysent les données d'audience en temps réel, et coupent immédiatement les histoires qui ne performent pas. Bref, c'est un cas d'école de développement piloté par la donnée, et appliqué au secteur des médias.Enfin, la déferlante force les géants de la tech et du divertissement à revoir toute leur stratégie mobile.TikTok a déjà pris une longueur d'avance en lançant ses propres offres payantes de mini-séries et en finançant directement des créateurs.Les acteurs historiques réagissent en urgenceEt face à ce risque de désintermédiation, les acteurs historiques réagissent en urgence.Paramount intègre le format dans son application, tandis que Disney teste des flux vidéo verticaux.Mais attention, le défi n'est pas seulement créatif, il est aussi technique. Il s'agit de repenser la diffusion, le stockage et les algorithmes de recommandation pour retenir les utilisateurs sur l'écran vertical.La bataille pour le temps d'écran mobile ne se joue donc plus sur des films de deux heures, mais sur des séquences de 80 secondes.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:14:11 - par : Charlotte Landru-Chandès, Hippolyte Pérès - Né il y a tout juste cent ans, John Coltrane a marqué de son empreinte l'histoire du jazz par ses innovations, dont l'héritage se fait encore sentir près de 60 ans après sa mort. Alex Dutilh, voix bien connue des amateurs de jazz sur France Musique, raconte le parcours de cette icône du saxophone. - équipe : Valentin Lévy-Chaudet, Mathilde Carissan, Clémence Luczak, Yassine Bouzar - invités : Alex Dutilh Producteur, journaliste, critique de jazz Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:11 - par : Charlotte Landru-Chandès, Hippolyte Pérès - Né il y a tout juste cent ans, John Coltrane a marqué de son empreinte l'histoire du jazz par ses innovations, dont l'héritage se fait encore sentir près de 60 ans après sa mort. Alex Dutilh, voix bien connue des amateurs de jazz sur France Musique, raconte le parcours de cette icône du saxophone. - équipe : Valentin Lévy-Chaudet, Mathilde Carissan, Clémence Luczak, Yassine Bouzar - invités : Alex Dutilh Producteur, journaliste, critique de jazz Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mardi 15 septembre, François Sorel a reçu Luc Julia, expert en produits connectés, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la peur des créateurs de l'IA face à l'avancée de leur machine, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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Les génériques cultes à la télé !
Étudiantes, chanteuses en herbe, élèves... Au Cameroun, les titres de Céline Dion sont de véritables hymnes. Ses fans les écoutent dans leur maison, certaines les ont interprétés lors des concerts scolaires, d'autres les reprennent lors des karaokés. Une passion qui traverse les âges et les générations, alors que Céline Dion s'apprête à retrouver la scène en France. À lire aussiLe retour évènement de Céline Dion à Paris
Serons-nous bientôt dépendants de la Chine et des Etats-Unis pour nous soigner ? Sommes-nous déjà dépassés dans la course à l'IA ? Le prix Nobel d'économie Jean Tirole détaille dans un livre les leviers que la France peut activer pour éviter le déclassement dans un monde en plein bouleversement. Il est l'invité de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin. Jean Tirole publie avec Karine Van der Straeten de "Économie du désordre mondial - Comment la géopolitique a tout changé" (Albin Michel) Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 10 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:21:21 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:50 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Sam Altman, le PDG d'Open AI, géant américain de l'intelligence artificielle, a déjà droit à son biopic. Prévue en fin d'année aux États-Unis, sa sortie aurait pu être compromise, tant le film a eu du mal a trouver un distributeur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pèlerinage du Père Laval : une foi qui transcende les générations by TOPFM MAURITIUS
L'intelligence artificielle pourrait bientôt permettre de lancer des cyberattaques à une vitesse et à une échelle impossibles pour une équipe humaine. Et cette fois, l'avertissement vient directement des entreprises qui fabriquent ces IA.Bonjour à toutes et à tous. OpenAI, Anthropic, Google, Microsoft, Cloudflare, CrowdStrike ou encore Palo Alto Networks font partie des 128 organisations qui viennent de signer un appel commun pour renforcer d'urgence la cyberdéfense. Leur message mérite toutefois d'être précisé : elles ne disent pas que les protections actuelles vont soudainement s'effondrer. Elles affirment que le statu quo ne suffira plus. Trop de systèmes reposent encore sur des logiciels non corrigés, des mots de passe faibles, des droits d'accès excessifs ou simplement des années de dette technique.Le changement, c'est que l'IA peut désormais industrialiser la recherche de ces faiblesses. Un agent autonome peut examiner du code, identifier une vulnérabilité, préparer son exploitation et recommencer sur des milliers de cibles. Ce n'est déjà plus seulement théorique. Google affirme avoir identifié pour la première fois un groupe malveillant utilisant une faille inconnue, une « zero-day », dont l'exploitation aurait été développée avec l'aide de l'IA. De son côté, OpenAI estime que ses modèles approchent un niveau où des capacités cybernétiques critiques ne peuvent plus être exclues. L'entreprise évoque même à terme des attaques largement autonomes.Le paradoxe, c'est que la même technologie peut travailler pour les défenseurs. Microsoft utilise par exemple des agents pour rechercher automatiquement des vulnérabilités. OpenAI développe des modèles spécialisés capables d'aider à analyser du code ou à valider des correctifs. En France, YesWeHack propose déjà des tests d'intrusion réalisés en partie par des agents autonomes.Une véritable course de vitesse commence donc : qui, de l'attaquant ou du défenseur, automatisera le plus vite ? L'Europe tente également de durcir les règles. Dès le 11 septembre, le Cyber Resilience Act imposera notamment aux fabricants de signaler sous 24 heures certaines vulnérabilités activement exploitées. Mais la France accuse toujours du retard dans la transposition de NIS2, au point d'avoir été renvoyée devant la Cour de justice de l'Union européenne en juillet. Pendant longtemps, une faille informatique pouvait rester discrète faute d'un pirate suffisamment compétent pour la trouver. Avec des millions d'agents IA capables de chercher en permanence, cette sécurité par l'oubli pourrait disparaître. La cybersécurité entre dans une époque où les machines attaqueront les machines, et où le véritable avantage sera de corriger avant qu'elles ne trouvent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tous les matins à 8h12, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
Nous faisons tous face à des combats au cours de notre vie qui sont difficiles à surmonter. Dans ce message, David relate l'histoire de David face au géant Goliath en exemple pour nous aider à combattre nos propres géants.Si toi aussi, tu aimerais en finir avec les géants dans ta vie, écoute ce message !
La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l'IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs.
Excepcional i complet artista, Gabriel Bacquier va ser el bar
Le monde de l’IA avec Stéfanie Vallée, doctorante et chercheuse spécialisée en audit de la transformation numérique Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
De Dubaï à Hong Kong en passant par Singapour, elles surprennent par leurs succès économiques. Les villes États portuaires. C'est le cas de Venise et Gênes qui ont, durant des siècles, rivalisé pour devenir numéro un du commerce mondial. C'est l'époque où les cités italiennes se livrent une guerre sans merci. Au Moyen Âge, la compétition entre Venise et Gênes s'intensifie et atteint son paroxysme entre les XII et XIV siècles. Toutes deux sont alors de puissantes républiques maritimes. Venise et Gênes tirent parti de leur positionnement intermédiaire entre le sud de l'Europe, Constantinople à l'est et le monde musulman qui s'étend sur le littoral sud méditerranéen, de la Terre Sainte à Espagne. Du commerce des épices à la traite des esclaves Venise, surnommée la « Sérénissime », contrôle la Méditerranée orientale depuis l'est de la péninsule italienne. Située sur sa côte ouest, Gênes, la « Superbe », règne sur la partie occidentale du bassin méditerranéen et la Corse où elle fonde des villes fortifiées. Les sœurs ennemies font le commerce des épices, de la soie, de l'alun, de la laine, du vin, des pierres précieuses et des métaux. Mais aussi des esclaves originaires d'Espagne, d'Afrique subsaharienne ou encore des régions voisines de la mer Noire. Venise exporte aussi le sel que la lagune vénitienne produit à profusion. Ainsi, les deux cités marchandes deviennent incontournables entre la demande européenne et l'offre africaine, et surtout asiatique. Des comptoirs ralliés par les routes maritimes Les marchands s'organisent pour partager les risques liés aux sinistres ou aux attaques des pirates et des flottes arabes. Les deux cités installent des colonies dans les principaux ports de la Méditerranée et, plus tard, en Orient. Ces comptoirs, régis par les lois de la cité d'origine, sont de véritables États dans l'État où grouillent les affaires. Une différence, toutefois : alors que les doges de Venise mènent une politique avec l'État très présent, qui construit les navires et organise les convois commerciaux, les dirigeants de la cité rivale savent que leur État n'a que peu de moyens propres et agissent par l'intermédiaire d'opérateurs privés. Et quand la République ne peut plus payer, elle octroie des réductions d'impôts. C'est à Gênes que la première banque moderne d'Europe voit le jour en 1407, l'Office de Saint Georges qui propose les emprunts d'État. La compétition et le déclin Les forces semblent s'équilibrer entre ces deux républiques marchandes alors qu'en 1204, les Croisés avec l'aide des Vénitiens s'emparent de Constantinople, pourtant ville chrétienne et capitale de l'Empire byzantin. Les Génois se sentent menacés. C'est le début de quatre guerres sanglantes au nom des intérêts réciproques sur mer, comme sur terre. Les conquêtes turques et la chute de Constantinople en 1453 marqueront le déclin des cités italiennes. Le centre de gravité économique bascule alors des villes italiennes vers l'Angleterre élisabéthaine et les Provinces-Unies des Pays-Bas, c'est-à-dire du sud de l'Europe vers le nord du continent. En 1866, cinq ans après Gênes c'est au tour de Venise de rejoindre le royaume de l'Italie. Une histoire commune commence ainsi pour ces anciennes rivales.
Petite, Sandra est fascinée par l'univers de la beauté.Une de ses tantes lui fait découvrir très tôt l'univers des cosmétiques, des parfums et du soin.Elle comprend immédiatement que c'est là qu'elle veut construire sa vie.Après un parcours chez Sephora, Lancôme et Clarins, elle découvre un jour, presque par hasard, qu'elle pourrait créer sa propre marque.Son premier projet est en avance sur son temps.Elle choisit de le mettre en sommeil.Quelques années plus tard, une découverte sur les perturbateurs endocriniens change complètement sa vision de la cosmétique.À partir de là, son objectif n'est plus seulement de créer une marque.Il est de faire bouger toute une industrie.Dans cet épisode, tu découvriras :Pourquoi elle rêvait déjà de travailler dans la cosmétique quand elle était enfantCe que ses années chez Sephora, Lancôme et Clarins lui ont apprisComment un voyage en Thaïlande lui a donné envie de créer sa première marquePourquoi elle a accepté de mettre son premier projet en sommeilCe qui l'a poussée à créer Demain BeautyEt comment elle veut aujourd'hui faire évoluer l'industrie cosmétique////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
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L'émission 28 minutes du 12/08/2026 Les géants de l'IA pillent-ils toute la culture du monde ? Alors que l'intelligence artificielle s'impose aujourd'hui dans la création culturelle, Anthropic doit verser 1,5 milliard de dollars aux auteurs dans le cadre d'un accord lié à l'utilisation de millions de livres pour l'entraînement de ses modèles. Dans l'industrie de la musique, les titres générés par IA sont désormais majoritaires en volume sur les grandes plateformes, même s'ils restent moins écoutés que ceux composés par des humains. De plus, voix et images des artistes peuvent également être reproduites par ces technologies. Face à cette appropriation massive des œuvres et des créations, le droit d'auteur se retrouve au cœur des tensions. On en débat avec Jean Cattan, ancien secrétaire général du Conseil national du numérique et conseiller auprès du FOTI (Future of Technology Institute), Elizabeth Le Hot, directrice générale de l'Adami, et Guillaume Grallet, rédacteur en chef du service Sciences et Tech du Point.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
Meta à nouveau devant la justice aux États-Unis. Quatre États américains réclament 1 400 milliards de dollars à l'entreprise, maison mère de Facebook et d'Instagram. Ils assurent que Meta a favorisé l'addiction aux réseaux sociaux, surtout pour les plus jeunes utilisateurs, tout en niant la réalité des dangers que cela entraînait. Le décryptage de Jean Cattan, conseiller auprès du think tank Future of Technology Institute, ancien secrétaire général du Conseil national pour le numérique. À lire aussiÉtats-Unis: le groupe Meta devant la justice fédérale pour le caractère addictif de ses applications
Dans son quatrième livre des Géorgiques, Virgile introduit deux personnages : Orphée et Eurydice. Des figures mythiques déjà connues. Le personnage d'Orphée a existé sous bien des formes et la légende qui le lie à Eurydice a déjà été racontée. Mais pour la première fois, le poète donne une identité à la bien aimée d'Orphée, qui dans les formes anciennes restait anonyme. Après Les Géorgiques, un autre génie immortalisera leur histoire d'amour. C'est Ovide, dans les livres X et XI des Métamorphoses. La légende d'Eurydice et d'Orphée telle qu'on la connait aujourd'hui, n'est que synthèse, adaptation, de ces deux récits anciens. Un podcast Bababam Originals Ecrit et raconté par Alice Deroide Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Face à l'effondrement du modèle économique des médias, l'Australie prépare une nouvelle offensive contre les géants du numérique. Google, Meta, TikTok et d'autres plateformes pourraient être contraints de mieux rémunérer les entreprises de presse. Une réforme qui relance une question devenue centrale : qui doit financer la production de l'information à l'heure des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle? L'Australie a une nouvelle fois les géants du numérique dans son viseur. Le gouvernement australien prépare une réforme qui devrait être présentée prochainement afin de contraindre Google, Meta, TikTok et d'autres plateformes à mieux rémunérer les médias. L'objectif est clair : assurer un meilleur financement de la presse dans un contexte où les plateformes numériques occupent une place centrale dans l'accès à l'information. Le projet de loi viserait les plateformes réalisant plus de 250 millions de dollars de recettes publicitaires dans le pays. Deux options leur seraient alors proposées : conclure des accords commerciaux avec les entreprises de presse australiennes afin de rémunérer leurs contenus ou, à défaut, s'acquitter d'une taxe de 2,5% sur leurs recettes publicitaires issues de la recherche en ligne ou des réseaux sociaux. Selon Canberra, si les plateformes choisissent de signer des accords avec les médias, ces derniers pourraient percevoir entre 200 et 250 millions de dollars par an. En revanche, si elles refusent de négocier, la taxe pourrait rapporter entre 350 et 400 millions de dollars dès la première année d'application. Le message envoyé par le gouvernement est limpide : il préfère que cet argent bénéficie directement aux rédactions plutôt qu'aux caisses de l'État. Les plateformes captent la valeur économique de l'information Derrière cette réforme se cache une question bien plus large : qui doit payer pour produire de l'information à l'ère des réseaux sociaux ? Aujourd'hui, les plateformes numériques captent une part considérable de la publicité mondiale. Google et Meta représentent à, eux seuls, près de la moitié du marché mondial de la publicité numérique. Pour beaucoup d'internautes, l'actualité est désormais consultée via Google, Facebook, Instagram, TikTok ou encore X avant même les sites des médias. Or, si ces plateformes distribuent l'information, elles ne la produisent pas et ne financent pas le travail journalistique. Les gouvernements estiment donc qu'il existe un déséquilibre économique. Les plateformes attirent les utilisateurs, monétisent cette audience grâce à la publicité et concentrent une part croissante des revenus publicitaires. Dans le même temps, les entreprises de presse continuent d'investir dans la production d'une information fiable tout en récupérant une part de plus en plus faible de la valeur créée. Les géants du numérique défendent toutefois une lecture différente. Ils estiment que leur puissance de diffusion permet justement aux médias d'attirer des lecteurs vers leurs sites et qu'ils constituent donc un apport essentiel en matière d'audience. En Europe, les droits voisins et l'IA relancent le débat Cette question dépasse largement le seul cas australien. En Europe aussi, les États cherchent depuis plusieurs années à rééquilibrer les relations entre les médias et les grandes plateformes numériques. La principale réponse est venue de la directive européenne sur les droits voisins, adoptée en 2019. Celle-ci reconnaît aux éditeurs de presse un droit à rémunération lorsque leurs contenus sont réutilisés par les plateformes numériques. Mais le débat prend aujourd'hui une nouvelle dimension avec l'essor de l'intelligence artificielle générative. Les modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google ou encore Meta sont entraînés à partir d'immenses volumes de textes disponibles sur Internet, parmi lesquels figurent des millions d'articles de presse. Une nouvelle interrogation apparaît alors. Si ces contenus servent à entraîner les intelligences artificielles, les médias doivent-ils également être rémunérés ? Depuis deux ans, les accords commerciaux entre certaines entreprises d'intelligence artificielle et de grands groupes de presse se multiplient. D'autres éditeurs ont, au contraire, choisi de saisir la justice, estimant que leurs contenus ont été utilisés sans autorisation. Au fond, c'est toujours le même débat qui ressurgit : à mesure que quelques grandes plateformes deviennent les principaux points de passage de l'information, de la publicité et désormais de l'intelligence artificielle, la question du partage de la valeur créée dans l'économie numérique devient plus centrale que jamais. À lire aussiL'Australie veut faire payer les géants de la tech faute de rémunération des médias
La «taxe Netflix» et la réglementation des géants numériques suscitent de fervents débats fiscaux et politiques. Le chroniqueur Antoine Genest-Grégoire, professeur adjoint à l'Université de Sherbrooke, analyse les enjeux de cette redevance réglementaire imposée aux plateformes de diffusion en ligne. Contrairement aux impôts sur les profits — facilement contournés par le déplacement de revenus vers des paradis fiscaux —, ces redevances visent à faire participer directement les géants du Web au financement du contenu canadien. Alors que le câble traditionnel s'efface, l'absence de contributions des géants virtuels fait courir un risque majeur au financement pérenne de la culture d'ici...Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Le réseau social X a lancé X Money, une application de paiement qui propose des services bancaires et financiers aux abonnés XPremium aux États-Unis : paiements, transferts, virements, compte de dépôt rémunéré jusqu'à 6% et carte de retrait digitale et physique. Développé en partenariat avec Visa, le service s'appuie sur la Cross River Bank pour conserver les dépôts, assurés par la FDIC, et s'inscrit dans la stratégie d'Elon Musk de transformer X en application multifonctions, capable de concurrencer PayPal et Apple Pay. Ce système bancaire peut-il réellement rivaliser avec ces deux géants du paiement numérique ? Comment X Money peut-il promettre jusqu'à 6% d'intérêts alors que les autres banques offrent moins ? Avec Nathanaël Vittrant, journaliste au service économie de RFI.
Pour poursuivre notre découverte des œuvres d'Un Été Au Havre, je me suis rendu, avec le micro de Ouest Track, au parc Albert-René pour rencontrer Pablo. Il nous présente l'œuvre de Samuel Trenquier, Les génies aussi passent le permis. Découvrez, à travers cette courte interview, tout ce qu'il faut savoir sur ces étonnantes jarres !
Kyutai, laboratoire français de recherche en intelligence artificielle, développe des modèles vocaux capables de dialoguer en temps réel, de traduire instantanément et de fonctionner sur des appareils plus modestes. Patrick Pérez explique comment un petit labo peut innover face aux géants de l'IA.INTERVIEW : Patrick Pérez - Directeur général de KyutaiRediffusion du 29 octobre 2025L'essentielNous ne faisons pas de produit, nous sommes entièrement consacrés à la recherche.Moshi permet des interactions vocales plus naturelles entre l'humain et la machine.La finalité de l'open source, c'est que d'autres s'en saisissent.Nous avons fait des choses que d'autres n'avaient pas fait avant nous.Comment Kyutai trouve-t-il sa place dans la course mondiale à l'intelligence artificielle face aux géants du secteur ?Nous sommes un laboratoire de recherche à but non lucratif, financé par du mécénat privé. Notre objectif n'est pas de lancer des produits, mais de faire avancer la connaissance en développant des prototypes et en partageant les résultats, les modèles et le code. Même dans un domaine dominé par de très grandes organisations, il reste possible pour de petites équipes de faire émerger des innovations importantes.Avec Moshi, vous avez développé une IA vocale capable de conversations très naturelles. Quelle était l'innovation principale ?Moshi est un modèle conversationnel vocal qui permet une interaction sans tour de parole imposé. La machine peut couper la parole à bon escient, comme dans une vraie conversation. Pour y arriver, nous avons évité de passer par une transcription textuelle intermédiaire de la parole, ce qui permet d'aller plus vite et de conserver des informations importantes comme le timbre, l'émotion ou l'accent de la voix.Vos travaux portent aussi sur la traduction simultanée et la synthèse vocale. Quels sont les prochains défis ?Nous travaillons beaucoup sur des IA multimodales capables de rester fluides dans la conversation tout en ayant accès à des informations nouvelles, comme des documents, des vidéos ou des contenus audio. L'objectif est de créer des assistants qui peuvent comprendre différents types d'informations et interagir naturellement avec les utilisateurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu'il est trop tard et que nous n'avons d'autre choix que de limiter les dégâts. À force de l'entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d'une chose : l'avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd'hui, je reçois une femme qui a choisi de ne plus bâtir contre la nature, mais avec elle, et qui transforme nos modes de construire en un véritable outil de réparation du monde. Delphine Mathou est responsable du développement territorial chez Ceebios, le centre d'études et d'expertises qui met la sagesse du vivant au cœur de nos territoires. Delphine nous apprend que la transition ne se résume pas à empiler des technologies ou à réduire superficiellement nos impacts, mais qu'elle commence par un changement radical de modèle : passer de la ville prédatrice à la ville régénérative. Contre le dogme du tout-béton et le piège de l'artificialisation, elle nous invite à utiliser les 3,8 milliards d'années de R&D de la nature pour concevoir nos quartiers comme de véritables écosystèmes. Elle nous rappelle que nos bâtiments ne doivent plus être des boîtes étanches et isolées, mais des organismes vivants capables de purifier l'eau, de réguler le climat et de nous réinsérer enfin dans les grands cycles de la Terre. Ensemble, on va voir comment le biomimétisme et l'urbanisme bio-inspiré peuvent nous guider vers un nouveau modèle de société, et comment le fait de se reconnecter aux génies des autres espèces est l'un des outils les plus puissants pour construire les 2030 Glorieuses. Et pour retrouver notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d'infos sur lanef.com.
durée : 00:15:10 - Le 6/9 de l'été - par : Sonia Devillers - Aujourd'hui, nous nous interrogeons sur les droits d'auteurs : les géants de l'IA pillent-ils les œuvres en toute impunité ? Avec Cécile Rap-Veber, directrice générale de la SACEM et Robin Rivaton, entrepreneur, directeur général de la start-up Stonal, essayiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:33 - Le 6/9 de l'été - par : Anne Rosencher - Anne Rosencher nous parle ce matin d'une curieuse interaction entre les génériques de séries et notre rapport au temps. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:25 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Zacharie a 6 ans et se pose une question de pharmacien. Marcel Hibert, chimiste du vivant et des médicaments à l'université de Strasbourg, lui répond. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux - invités : Marcel Hibert Professeur émérite de chimie organique et de chimie thérapeutique à la faculté de pharmacie de Strasbourg Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:24 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le 12 juin prochain, SpaceX entrera en Bourse. OpenAI et Anthropic devraient bientôt lui emboîter le pas. Pourquoi ces mastodontes de la "tech" et de l'IA franchissent-ils le pas maintenant ? Quels sont les risques pour les marchés et pour les investisseurs particuliers ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Éric Monnet Économiste, professeur à la Paris School of Economics (PSE) et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Merci à Mammouth AI d'avoir sponsorisé cet épisode : https://mammouth.aiAriane Bilheran est docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne, spécialisée dans l'étude des mécanismes de manipulation, du harcèlement et des dérives totalitaires. Son dernier livre Totalitarisme numérique en cours de chargement... - L'humanité aux risques de l'intelligence artificielle est disponible partout (lien ci-dessous).Site InternetYoutubeLivre Totalitarisme numérique (Amazon)Livre Psycho-pathologie du totalitarisme (Amazon)CHAPITRES :0:00 Introduction2:45 La prison numérique5:42 La caverne des écrans10:05 Le contrôle déjà en place14:37 Responsabilité et manipulation18:01 La toile numérique invisible22:28 Le piège de l'anthropomorphisme28:16 L'enfance et l'imaginaire30:20 Perception et délire32:49 IA, mensonge et simulacre40:21 Vers le crédit social45:43 Penser contre la machine50:40 Les projets de la DARPA59:34 Origines du totalitarisme1:04:41 L'homme nouveau transhumaniste1:11:18 Esclavage numérique de l'IA1:17:18 Industriels et pouvoir1:22:08 Sauver la créativité humaine1:35:46 Recul face à l'IA1:39:03 L'immortalité en question1:43:51 Psychose et manipulation1:47:42 Agir dans le réelBIOMÉCANIQUE :InstagramYoutubeSpotifyApple PodcastsDiscordWebsiteLa Lettre Biomécanique™ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tous les matins à 8h08, l'actualité économique avec Emmanuel Lechypre.
Certains défis de la vie paraissent insurmontables. Pourtant, Dieu ne nous laisse pas seuls face à ce qui nous dépasse. Joyce Meyer partage des clés pour rester ancré dans la foi, même lorsque les obstacles paraissent trop grands. Avec lui, chaque situation peut devenir l'occasion de voir sa puissance à l'œuvre.
Avec Jérôme Colombain de Monde Numérique, le débrief revient sur l'arrivée imminente d'agents IA grand public chez Google et Meta, capables de gérer courriels, rendez-vous et tâches personnelles en accédant à une quantité massive de données privées. Cette évolution relance les enjeux de confiance et de protection de la vie privée, particulièrement pour Meta. L'entretien aborde aussi les tensions entre Elon Musk, OpenAI et xAI, ainsi que la course mondiale aux centres de données géants nécessaires à l'IA. Enfin, Bruno présente une innovation québécoise conçue pour préserver la mémoire organisationnelle des entreprises grâce à un agent IA capable de capturer le savoir-faire des employés avant leur départ. Le numérique entre ainsi dans une nouvelle phase où l'IA devient à la fois outil personnel, infrastructure stratégique et mémoire collective.
durée : 00:13:41 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Vendredi 24 avril 2026, le DJ Yann Muller. Il sort aujourd'hui son nouveau single, un remix du titre "Le géant de papier", avec Jean-Jacques Lafon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quand les épreuves s'accumulent, la peur devient l'arme principale de l'ennemi pour nous arrêter. Joyce Meyer montre que derrière nos difficultés, il y a souvent un combat spirituel invisible. Mais au cœur du chaos, nous avons reçu des armes puissantes : la foi, la Parole de Dieu et le sang de Jésus.
Quand les épreuves s'accumulent, la peur devient l'arme principale de l'ennemi pour nous arrêter. Joyce Meyer montre que derrière nos difficultés, il y a souvent un combat spirituel invisible. Mais au cœur du chaos, nous avons reçu des armes puissantes : la foi, la Parole de Dieu et le sang de Jésus.
Où l'on parle de guacamole, mais aussi de Succession.
durée : 00:03:22 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - C'est la question de Gabrielle, 5 ans. La cheffe pâtissière Nina Métayer, élue Meilleure pâtissière du monde en 2023, lui répond. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux - invités : Nina Métayer Cheffe pâtissière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d'espoir.Dans un entretien avec ONU Info, elle revient sur son poème Reclaiming Our Pen, un appel à écrire sa propre histoire.« Tout le monde a une responsabilité de réfléchir sur cette histoire… ce n'est pas seulement une histoire noire, c'est une histoire mondiale », affirme-t-elle.Mais au-delà de la douleur, elle insiste sur une dimension essentielle souvent oubliée : « notre histoire, c'est la beauté de notre communauté ». Une poésie qui fait aussi place à la joie, comme acte de résistance.Pour elle, transmettre cette parole est crucial : « Si tu ne partages pas ton histoire, quelqu'un d'autre va le faire ». Un enjeu fondamental pour que les générations futures puissent enfin documenter, comprendre et revendiquer leur héritage.(Interview : Shahaddah Jack, jeune poète lauréate de Toronto ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
EXCLU PODCAST – Aujourd'hui, autour de la table : Sandrine Pégand, Abel Boyi et Charles Consigny.
Alors que les États-Unis et la Chine accélèrent massivement dans l'intelligence artificielle, l'Europe peine encore à rivaliser à armes égales. Le baromètre européen de l'IA 2026, publié par JFD et EY Fabernovel, dresse un état des lieux : le continent dispose d'atouts solides, mais reste confronté à un défi majeur, celui du passage à l'échelle et de la souveraineté technologique. La bataille mondiale de l'intelligence artificielle est engagée depuis plusieurs années. D'un côté, les États-Unis ont développé un écosystème ultra-intégré. Leurs géants du numérique contrôlent l'ensemble de la chaîne de valeur : des infrastructures aux modèles, en passant par les logiciels et les centres de données. Une stratégie d'hyper-intégration qui leur permet d'innover vite, de déployer massivement et de capter l'essentiel de la valeur créée. La Chine suit une trajectoire similaire, à grand renfort de plans industriels massifs, de commandes publiques et de champions nationaux. Pékin a clairement fait de l'IA un pilier de sa stratégie de puissance économique et technologique. Face à ces deux blocs, l'Europe avance plus prudemment, avec une autre boussole : la régulation, l'éthique et la protection des données. Un choix assumé, mais qui se traduit par un décrochage progressif dans la course mondiale à l'IA. C'est l'un des constats majeurs du baromètre européen de l'IA 2026. Trois freins majeurs qui ralentissent la dynamique européenne Premier frein identifié : le financement. L'investissement européen en intelligence artificielle est sept fois inférieur à celui des États-Unis. En cause notamment, le manque de fonds de pension puissants à l'échelle du continent, capables de soutenir de très importantes levées de fonds. Résultat : lorsqu'une start-up européenne devient prometteuse, elle part souvent se financer outre-Atlantique, emportant avec elle une partie de la valeur et du potentiel industriel. Deuxième frein : la maîtrise de la chaîne de valeur. L'Europe ne détient aujourd'hui que 5% de la puissance de calcul mondiale. Concrètement, cela signifie que les intelligences artificielles européennes tournent très souvent sur des serveurs américains, renforçant une dépendance technologique stratégique. Troisième frein enfin : la complexité réglementaire. Avec 13 000 actes législatifs publiés en cinq ans, contre 3 500 aux États-Unis, l'environnement normatif européen apparaît comme un facteur de ralentissement, poussant certaines entreprises à envisager l'exil pour accélérer leur développement. Le tableau peut sembler sombre, mais l'Europe conserve néanmoins de solides atouts. À lire aussiPourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or ? Le choc de la demande, clé du passage à l'échelle Les choses bougent. En 2025, les levées de fonds ont progressé de 18% sur le sol européen. L'innovation est bien là, l'écosystème gagne en maturité, et les talents ne manquent pas. Mais le problème central demeure : les jeunes entreprises spécialisées dans l'IA peinent à devenir de grands champions industriels durables. En cause, un manque criant de débouchés. La commande publique d'innovation représente en moyenne 9% en Europe, contre 20% aux États-Unis et 25% en Corée du Sud. Mais tout ne peut pas reposer sur l'action publique. Le secteur privé doit également s'aligner, car les commandes restent aujourd'hui insuffisantes. Sans clients, sans contrats, sans carnets de commandes solides, une start-up ne grandit pas et ne devient jamais un leader mondial. La solution avancée est claire : inciter les grandes entreprises européennes à consacrer 9% de leurs achats à des solutions innovantes proposées par ces jeunes structures. Un levier décisif pour favoriser leur développement et créer de véritables partenariats industriels. Derrière cet enjeu économique, ce qui se joue, c'est la souveraineté européenne et son autonomie technologique. Car l'intelligence artificielle entre dans une phase d'industrialisation rapide, et ceux qui structurent aujourd'hui leur chaîne de valeur domineront les marchés de demain.
Si les géants de la tech s'intéressent aux data centers en orbite, ce n'est pas par goût de la science-fiction, mais pour une raison centrale : l'économie du calcul est en train de devenir insoutenable sur Terre. Avec l'essor de l'intelligence artificielle, le coût de chaque requête, de chaque entraînement de modèle, dépend désormais presque entièrement de l'énergie.Aujourd'hui, l'électricité est le premier poste de dépense d'un data center hyperscale. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les centres de données représentent déjà près de 2 % de la consommation électrique mondiale, et cette part pourrait doubler d'ici 2030 sous l'effet de l'IA générative. Pour des acteurs comme Google, Microsoft ou Amazon, cette dépendance énergétique est devenue un risque stratégique majeur.L'espace offre un avantage économique décisif : le solaire quasi continu. En orbite héliosynchrone ou géostationnaire, des panneaux solaires peuvent produire de l'électricité presque 24 heures sur 24, sans nuit, sans météo, sans intermittence. Une fois l'infrastructure lancée et amortie, le coût marginal de l'énergie tend vers zéro. C'est un changement radical de modèle : sur Terre, le cloud reste soumis aux marchés de l'électricité, aux taxes, aux tensions géopolitiques et aux réseaux saturés.Autre poste de coût crucial : le refroidissement. Sur Terre, jusqu'à 30 à 40 % de l'énergie d'un data center est consacrée à évacuer la chaleur, via climatisation, circuits d'eau et équipements lourds. Dans le vide spatial, la chaleur peut être dissipée par rayonnement thermique, sans eau ni systèmes complexes. Moins d'infrastructures signifie moins de maintenance, moins de pannes et, à terme, un coût total de possession plus faible.À cela s'ajoutent les contraintes économiques terrestres. Construire un data center implique du foncier cher, des délais administratifs longs, des oppositions locales et une pression environnementale croissante. En orbite, ces contraintes disparaissent. L'investissement initial est élevé, mais l'échelle est potentiellement illimitée, surtout avec la baisse des coûts de lancement promise par les nouveaux lanceurs réutilisables.C'est sur cette logique que misent des acteurs émergents comme Axiom Space ou Starcloud, qui parlent déjà de “compute orbital” vendu comme un service, ciblant d'abord les calculs les plus énergivores et les moins sensibles à la latence.En résumé, les data centers en orbite ne sont pas destinés à remplacer ceux au sol à court terme. Économiquement, ils constituent une assurance stratégique contre la flambée des prix de l'énergie et la saturation des infrastructures terrestres. Pour les géants de la tech, l'espace devient une variable clé dans l'équation du coût futur du calcul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La multinationale Capgemini recule. Face à la polémique, le groupe informatique français annonce la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine anti-immigration (ICE). Un partenariat qui posait question, de même que la proximité affichée des géants de la Tech avec la sphère MAGA. Jusqu'où peut aller le pouvoir économique des grandes entreprises ? Leur projet menace-t-il la démocratie ? Quels garde-fous ? Pour en débattre : - Georges Nahon, expert des technologies numériques, conférencier, ancien directeur du Centre d'innovation d'Orange Silicon Valley à San Francisco, co-auteur du livre Le village numérique mondial : la deuxième vie des réseaux, éditions Odile Jacob - Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférences à l'Université de Technologie de Compiègne, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d'Internet - Olivier Tesquet, journaliste au service enquêtes de Télérama. Auteur de nombreux livres, entre autres, État d'urgence technologique, Dans la tête de Julian Assange, et coauteur d'Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir, éditions Divergences.
Pour écouter l'épisode en entier, tapez "#509 - Nicolas Mermoud - HOKA - Retourner le marché du running avec des semelles "grotesques”" sur votre plateforme d'écoute.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.