Municipality in Jalilabad, Azerbaijan
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Épisode produit en collaboration avec Amnesty InternationalCet épisode s'ouvre sur de la colère et de la sidération, les miennes, face à la destruction du vivant qui s'opère sous nos yeux et à la situation politique insupportable que nous vivons collectivement. Je déprime, j'insomnie, je panique, je ne suis pas bien, les amis. Et pourtant, je vis avec le privilège d'avoir été dotée à la naissance d'un papier qui me permet de vivre et de travailler en France sans me poser de questions.Des milliers de personnes qui travaillent en France aujourd'hui, parfois depuis des décennies, sont soumises à la précarité administrative à travers des titres de séjour courts qui doivent être sans cesse renouvelés. Vous en faites peut-être partie. Cette réalité avait été documentée par Amnesty International en 2025, à travers un rapport intitulé À la merci d'un papier. C'est dans le cadre de ce premier rapport que les équipes d'Amnesty ont pris conscience de l'impact dévastateur de cette précarité sur la santé mentale des travailleur·euses concerné·es : insomnie, anxiété, dépression, voire pensées suicidaires. Un deuxième rapport, publié en juin dernier, J'y pense tout le temps, explore cet aspect. Je l'ai lu avec attention, et j'ai été bouleversée par les voix des 27 personnes qui ont accepté d'y témoigner.Le renouvellement du titre, le rendez-vous à la préfecture, l'obtention des pièces occupent l'esprit en permanence et empêchent toute projection vers l'avenir. Car sans ce papier, pas de travail, pas de logement, pas de soins médicaux. Une réalité qui concerne et affecte tout particulièrement des femmes qui élèvent seules leurs enfants.Nous parlons de tout cela dans cet épisode avec deux invitées brillantes et passionnantes : Tcherina Jerolon, responsable chez Amnesty International du programme Conflits, migrations et justice, et Yasmine Riffi Tamsamani, actrice, assistante réalisatrice et membre du collectif des intermittent·es du spectacle étranger·es en France. Je les remercie toutes les deux pour la force de leur engagement, et je vous appelle tous et toutes à écouter cet épisode jusqu'au bout, à prendre le temps de comprendre cette réalité, et surtout à signer la pétition dont vous trouverez le lien juste ici et sur les réseaux sociaux de Folie Douce et d'Amnesty.Merci à Amnesty International de m'avoir fait confiance pour cet épisode spécial. Bonne écoute, prenez soin de vous, prenez votre temps, et partagez en masse cet épisode. C'est important !Production exécutive : Good Sisters
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice Elizabeth Gilbert.Dans cet extrait, Elizabeth Gilbert évoque sa relation amoureuse avec sa meilleure amie, Raya, et la charge mentale dévolue aux femmes et minorités, enfermées dans ce carcan par les personnes que cela arrange. Lorsqu'on demande aux femmes ce qu'elles veulent, elles répondent : être seules.Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
Lauren Bastide, journaliste, autrice et fondatrice du podcast Folie Douce et du livre "enfin seule". Dans cet moment qui est extrait d'un épisode plus long, nous parlons du célibat, de ce mot qu'on emploie sans trop savoir ce qu'il désigne vraiment, et de la pression bien plus forte qu'il fait peser sur les femmes que sur les hommes. J'ai questionné Lauren sur son dernier livre, Enfin seule (Allary Éditions, 2025), où elle raconte comment elle en est venue à transformer sa solitude en territoire de liberté plutôt qu'en échec à réparer. On remonte ensemble aux couvents du Moyen Âge, aux sorcières brûlées, à la vieille fille de Balzac, jusqu'aux applications de suivi de cycle utilisées aujourd'hui contre les femmes dans certains États américains. Une conversation sur la surveillance des corps féminins, hier et maintenant.Citations marquantes« Le célibat, c'est pas une position -1, c'est une position 0. »« Ce mot célibataire, je l'ai un peu fait tourner dans ma bouche pendant l'écriture du livre. Je ne vois pas à quoi ça fait référence, au fond. »« Un homme seul, ça va tout de suite renvoyer à un imaginaire d'artiste, de philosophe, d'ermite, de leader charismatique. Les femmes, dans leur solitude, vont être renvoyées à leur vie sexuelle et familiale. »« C'est vraiment les utérus des femmes qu'on a maintenus sous surveillance. »« Tu peux avoir le droit et avoir la possibilité, c'est deux choses différentes. »Idées centrales discutéesLe célibat comme position neutre, pas comme manque : redéfinir le célibat non pas comme l'absence de quelque chose, mais comme un point de départ neutre à partir duquel une relation peut apporter du bon ou du mauvais. Ça déplace la pression sociale qui pèse sur les personnes seules. [00:00-01:00]Un mot flou hérité du droit canon : "célibataire" ne voulait à l'origine dire qu'une chose, ne pas être marié. Le mot a fini par recouvrir des réalités très différentes (ados sans amoureux, femme de 40 ans avec une vie amoureuse active), ce qui montre à quel point il ne dit plus rien de précis sur la vie réelle des gens. [00:52-02:09]Une injonction genrée au couple : la solitude masculine est associée à la créativité et à la pensée (l'ermite, le philosophe), la solitude féminine à un échec personnel. Cette asymétrie n'est pas un hasard mais le résultat d'une construction sociale longue. [02:09-02:30]La surveillance historique des utérus : mariage, couvents, procès en sorcellerie, la figure de la vieille fille chez Balzac, autant de dispositifs qui ont organisé, sur des siècles, le contrôle de la capacité reproductive des femmes. [02:30-04:59]Le soulagement de ne plus être surveillée : Lauren raconte comment le sentiment le plus fort de sa solitude choisie n'était pas la liberté en général, mais l'absence concrète de regard et de normes sur son corps et son comportement (la posture, le poids, le ton). [04:59-06:01]La surveillance numérique des cycles menstruels : les applications de suivi de règles, pensées comme des outils d'autonomie, deviennent des sources de données exploitables contre les femmes dans les États américains qui ont restreint l'accès à l'avortement. [06:01-06:52]Droit formel contre accès réel : en France comme en Italie, la clause de conscience permet à un médecin de refuser de pratiquer un avortement. La différence entre les deux pays, selon Lauren, tient au nombre de médecins qui l'invoquent. [07:29-08:00] Questions posées dans l'interviewQue veut vraiment dire le mot "célibataire" aujourd'hui ?Pourquoi ce mot a-t-il fini par désigner des situations aussi différentes ?Pourquoi l'injonction au couple pèse-t-elle plus sur les femmes que sur les hommes ?Que représente une femme seule dans l'imaginaire collectif, comparé à un homme seul ?D'où vient historiquement cette surveillance des femmes ?Quel rôle le mariage et le couvent ont-ils joué dans ce contrôle ?Qu'est-ce que la figure de la vieille fille de Balzac raconte de notre époque ?Qu'est-ce qui a changé, ou pas, depuis les procès en sorcellerie ?En quoi les applications de suivi de cycle posent-elles un problème politique ?Quelle différence entre avoir un droit et pouvoir réellement l'exercer ?Références citéesEnfin seule, Lauren Bastide, Allary Éditions, 2025 (le livre à l'origine de l'épisode)Balzac, la figure de la vieille fille dans son œuvre [04:05]Bridget Jones, citée en écho à la vieille fille balzacienne [04:05]INSEE, définition statistique du célibat [00:52]Administrations américaines et usage des données de cycle menstruel sous l'ère Trump [06:01-06:52]Droit à l'avortement en Italie et clause de conscience médicale [07:29-08:00]Droit à l'avortement en France et clause de conscience médicale [07:50-08:00]Timestamps clés00:00 : Le célibat comme position 0, pas comme un manque.00:52 : D'où vient le mot "célibataire" et pourquoi il ne veut plus dire grand-chose de précis.02:09 : Pourquoi l'injonction au couple touche bien plus les femmes que les hommes.02:30 : Femme seule contre homme seul, deux imaginaires opposés.03:24 : Mariage, couvent, sorcières, une histoire de surveillance des utérus.04:59 : Ce que "surveillance" veut vraiment dire au quotidien pour une femme.06:01 : Les applications de règles récupérées contre les femmes aux États-Unis.07:29 : Droit à l'avortement, la différence entre l'avoir sur le papier et pouvoir en bénéficier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents. Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ». Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe. Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse. Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur. À lire : - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.
Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents. Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ». Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe. Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse. Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur. À lire : - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.
Je n'en étais pas à la page 50 de La Grande Méthode de Louisa Yousfi que je savais qu'il fallait que je la reçoive dans Folie Douce. J'ai été cueillie telle une cerise mûre à chaque lecture de ce texte qui relève autant du journal de bord que du livre sacré, oscillant entre la spiritualité la plus élevée et l'odeur de café brûlé d'un local militant la veille d'une manif.Louisa Yousfi est journaliste de formation, militante décoloniale et écrivaine. Depuis l'enfance, elle passe sa vie à “chercher le bon mot” et semble presque subir “une sophistication de la pensée qui est une incapacité à juste vivre”. Elle dédie son livre à sa mère, “qui n'en ferait pas toute une histoire”.Elle qui a secoué le monde des essais politiques avec son premier livre, Rester barbare (2022), embrasse ici le deuil d'un père, et un voyage funéraire vers l'Algérie qui convoque à la fois l'histoire familiale et coloniale.Avec Louisa Yousfi, nous parlons de la catastrophe imminente, du fascisme, de la guerre, de ce que ça fait d'élever deux garçons arabes dans un monde dans lequel “elle n'a aucune confiance” et de la transmission des luttes, comme son père lui a transmis le mot “Palestine”, avec sa force et sa magie.Elle dit qu'elle a l'impression de “comparaître” quand elle doit expliquer son geste créatif aux médias. Mais elle parle si bien de son geste d'écriture en "spirale autour d'un lieu" qui est "un grand secret, un silence, un trou", autour duquel il faut danser. Elle préfère rendre politique ce que d'autres décriraient comme psychique et propose d'affronter la noirceur de l'avenir "comme une grande épreuve qu'on traverse en retenant son souffle", plutôt que de l'aborder en "petites monades fragiles et vulnérables". C'est peut-être ça, sa Grande Méthode. Bonne écoute et partagez en masse sur les réseaux, commentez et likez pour aider Folie Douce à essaimer !Photo : Anthony Francin/La fabrique éditions
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Lucie Joly.Dans cet extrait, Lucie Joly évoque les choses qu'elle a apprises au contact de ses patientes, comme par exemple le syndrome du bébé fantôme, le fait qu'elle doive souvent les rassurer sur leurs idées intimes comme les phobies d'impulsion, et la dépression liée à la ménopause, pas encore suffisamment traitée par la recherche. Vous avez de la chance : vous vous apprêtez à passer 45 minutes en compagnie de l'une des psychiatres les plus brillantes de France, et surtout l'une des rares à se préoccuper sérieusement du genre dans la recherche : Lucie Joly.Depuis des années, elle consacre sa pratique clinique aux différents visages que revêt la dépression chez les femmes ; si bien qu'elle parle de “dépressions” au pluriel. En binôme avec son confrère Hugo Bottemanne, avec lequel elle a coécrit La Dépression au féminin, elle se penche en ce moment sur un sujet peu exploré : le lien entre l'intéroception - le ressenti de l'intérieur du corps - et les fluctuations émotionnelles. Incroyable non ?Incroyable, aussi, que les symptômes de la dépression chez les femmes soient qualifiés d'“atypiques”, parce que les critères ont été établis à partir de l'observation clinique d'hommes. Et ce, alors que les femmes sont bien plus touchées par la dépression que les hommes !Lucie Joly appelle à affiner la définition des dépressions au féminin - parce qu'une dépression ménopausique n'est pas une dépression du post-partum, et qu'il reste tout à faire pour la compréhension et la prise en charge du trouble dysphorique prémenstruel. Elle parle aussi du mystérieux syndrome du bébé fantôme, des effets positifs (si,si) des fluctuations hormonales sur nos fonctions cognitives, et évidement des dimensions culturelles et sociales (injonctions au bonheur, culpabilité…) dans lesquelles tout ceci baigne. La question la plus importante que je lui pose dans cet épisode, c'est si elle a souvent besoin de dire à ses patientes qu'elles ne sont pas folles.Je pense que vous connaissez la réponse.Merci à Femtech France d'avoir organisé cette journée consacrée à la santé mentale des femmes à l'Hôtel-Dieu, et de m'y avoir conviée.Et merci à Lansinoh, partenaire exclusif de cet épisode, qui accompagne les femmes en post-partum avec des produits spécialisés et un soutien concret.Bonne écoute ! Partagez en masse et mettez des commentaires sur les plateformes pour aider Folie Douce à être entendu !
Fabrizio Bucella, pour son livre “Comment rester au sec avec une veste mouillée” (Éditions Allary) et son émission “C'est prouvé” du lundi au vendredi à 8h55 sur France Inter du 29 juin au 23 août.Tous les soirs, du lundi au jeudi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.
Nos invités de la deuxième partie de C à Vous du mercredi 24 juin 2026:Au programme de C à vous : Francis Perrin et ses 3 enfants Louis, Jeanne et Clarisse Perrin pour la pièce “Le Malade imaginaire” de Molière, au Théâtre de la Michodière à partir du 2 septembreFabrizio Bucella, pour son livre “Comment rester au sec avec une veste mouillée” (Éditions Allary) et son émission “C'est prouvé” du lundi au vendredi à 8h55 sur France Inter du 29 juin au 23 aoûtElodie Frégé, pour sa tournée “Berger story”. Au Théâtre Bobino du 25 juin au 5 juillet prochain. Avec comme chaque soir également l'œil de Pierre, le pop up d'Emilie Tran Nguyen et bien entendu l'ABC de Bertrand Chameroy.Tous les soirs, du lundi au vendredi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.
durée : 00:21:53 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Avec Abderrazak el Albani, professeur de géologie, de sédimentologie et de biogéochimie à l'Université de Poitiers pour son essai "Dernières nouvelles des origines de la Vie", publié le 9 avril chez Allary. - invités : Abderrazak El Albani Professeur de Géologie et de Sédimentologie à l'université de Poitiers/CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Je reçois la grande romancière Lola Lafon cinq ans après notre premier échange dans La Poudre, dans le contexte très particulier d'une mobilisation massive contre les violences sexistes et sexuelles, après le viol et le meurtre de Lyhanna. C'est à l'occasion de la parution en poche de ses chroniques pour Libération, "Il n'a jamais été trop tard", que nous nous retrouvons. Elle qui dénonce ces violences depuis son premier ouvrage, en 2003, n'a pas peur de l'affirmer : "il y a un problème avec les hommes". Elle se demande à quoi aurait ressemblé sa vie sans le viol, et dit la valeur cardinale de l'amitié. Dans cet épisode, Lola Lafon évoque pour la première fois une expérience de psychiatrisation survenue à 17 ans, dont elle n'avait jamais parlé, et je la remercie pour cette confiance. Elle en a tiré la certitude qu'il fallait se battre contre toute forme d'autorité et "ne plus jamais se soumettre à un quelconque pouvoir", ce qui a dessiné les contours de sa vie adulte. Nous parlons aussi de l'anorexie, et de ce "temps passé à compter les calories" qui n'a pas été mis ailleurs. Il s'agit d'apprendre à se regarder comme une énigme, et à voir à quel endroit on "collabore à ce qui nous détruit", dans nos "petites compromissions".Ce qui a changé sa vie, estime-t-elle c'est un groupe de parole gratuit, militant et féministe, où elle a compris le pouvoir des récits juxtaposés, ce moment où les “je” deviennent un “nous”. Elle raconte comment elle s'est sortie "de l'ombre” par l'engagement radical et par l'écriture, une écriture qui n'est pas, elle insiste, thérapeutique, mais plutôt un dialogue avec un "nous qu'on ne connaît pas".Je vous laisse découvrir cet épisode d'une puissance folle, et le partager sur les réseaux !Photo : Lynn SK
La colère, contre les violences sexuelles, contre l'impunité des puissants, contre la force qui s'abat sur les plus vulnérables d'entre nous… Les femmes, comme les enfants…La colère, nourrie par un profond sentiment d'injustice. Mais la colère, péché capital, est encore largement associée à des valeurs négatives… Rejetée comme l'envers de la raison…Et pourtant…Des mobilisations de rue aux réseaux sociaux, des débats publics aux conversations privées, elle s'impose comme l'une des émotions dominantes de notre époque.Alors, pourquoi la colère s'est-elle imposée comme l'émotion du moment ? Nourrit-elle politiquement la défiance et le populisme ? Ou peut-elle devenir une force de mobilisation démocratique ?Avec : - Pierre JUDET DE LA COMBE : Helléniste, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherche émérite au CNRS, producteur de Quand les Dieux rodaient sur la Terre sur France Inter, auteur de "Quand les Dieux rôdaient sur la Terre : Volume 2 » aux éditions Albin Michel (29.10.2025)- Lou SAFRA : Enseignante-chercheuse en psychologie politique au CEVIPOF à Sciences Po et chercheuse associée à l'Institut d'Études Cognitives de l'École Normale Supérieure- Eric LA BLANCHE : Essayiste, philosophe et conférencier, auteur de« Osons la colère. Eloge d'une émotion interdite par temps de crise planétaire » aux éditions Actes Sud (03.09.25)- David DJAÏZ : Essayiste, enseignant à Sciences Po, co-auteur de « La Révolution obligée » aux éditions Allary (01.02.24)- Christine BARON Professeure de littérature comparée à l'Université de Poitiers, autrice de "La Littérature à la barre" aux éditions CNRS (03.06.21)
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Jamal Ouazzani.Dans cet extrait, Jamal Ouazzani, créateur du podcast Jins, auteur, militant, évoque son enfance, la tristesse qu'il éprouvait mais aussi le sentiment qu'il était, d'une certaine manière, déjà queer.« Parce que la vérité est claire et le chemin vers la justice aussi. » Jamal Ouazzani prononce cette phrase, de sa voix calme, à la toute fin de cette interview. Vous allez adorer chaque étape de l'écoute, qui commence par « Al Hamdoulilah », la réponse qui lui vient à l'esprit quand je lui demande comment il va, genre vraiment.Écrivain érudit, podcasteur engagé, militant utopiste revendiqué, l'auteur de l'essai Amour: Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane et du recueil de poésie Feux de joie a fait vérifier dix fois son diagnostic TDAH. Parce que cette lecture clinique de son hyper-empathie, qui l'habite depuis l'enfance, ne suffit pas tout à fait à expliquer l'énergie bouillonnante qui le fait cumuler les projets et ne presque jamais dormir.Jamal l'assure : il n'est « pas seul ». Les mots qu'il choisit pour décrire le miracle d'être en vie et le lien direct de chaque être avec Dieu dénotent à quel point il est habité. Cela date de sa redécouverte de l'islam, à la lumière d'une relecture extensive du Coran, dont il est sorti avec l'impression de revenir à sa vérité. Depuis, sans relâche, il prône un islam qui laisse toute sa place à la pensée féministe, queer et antiraciste. Et quand la lutte politique devient trop lourde sur les réseaux sociaux, il écrit des poèmes. Il nous fait le privilège de performer dans cet épisode l'un d'eux Peau Lisse parce que « la poésie lui laisse la chance et l'espoir de dire exactement ce qu'il a envie de dire. » Et moi, c'était exactement ce que j'avais envie d'écouter.Bonne écoute, et please partagez en masse sur les réseaux sociaux et mettez des commentaires et des étoiles partout où vous le pouvez !
Peut-on être heureux dans un monde injuste ? Faut-il être sans scrupules pour réussir ? La vie a-t-elle un sens ? L'herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Le philosophe Charles Pépin répond à (presque) toutes nos grandes questions existentielles... Partageons nos questions existentielles, toutes les petites et grandes questions qui nous taraudent, qui agitent nos âmes humaines... Des plus énormes : la vie a-t-elle un sens ? Pouvons-nous être heureux dans un monde injuste ? Où trouver la force ? Quand sommes-nous vraiment libres ? Aux plus anodines : l'herbe est-elle plus verte ailleurs ? Que faire quand on s'est mal comporté ? Faut-il être méchant pour réussir ? Autant de questions auxquelles notre invité Charles Pépin, philosophe et auteur à succès d'essais de philosophie pratique s'attache à répondre avec philosophie et humanité. Charles Pépin, philosophe, pour l'ouvrage Où trouver la force et autres questions existentielles, paru chez Allary Éditions. Musiques diffusées dans l'émission Jean-Louis Murat - Sentiment nouveau (le livre de Frank Loriou préfacé par Charles Pépin, Jean-Louis Murat Photorama) Juls, Sango, DJ 2L Da Rocinha - Baile Em Chamas (Playlist RFI).
Peut-on être heureux dans un monde injuste ? Faut-il être sans scrupules pour réussir ? La vie a-t-elle un sens ? L'herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Le philosophe Charles Pépin répond à (presque) toutes nos grandes questions existentielles... Partageons nos questions existentielles, toutes les petites et grandes questions qui nous taraudent, qui agitent nos âmes humaines... Des plus énormes : la vie a-t-elle un sens ? Pouvons-nous être heureux dans un monde injuste ? Où trouver la force ? Quand sommes-nous vraiment libres ? Aux plus anodines : l'herbe est-elle plus verte ailleurs ? Que faire quand on s'est mal comporté ? Faut-il être méchant pour réussir ? Autant de questions auxquelles notre invité Charles Pépin, philosophe et auteur à succès d'essais de philosophie pratique s'attache à répondre avec philosophie et humanité. Charles Pépin, philosophe, pour l'ouvrage Où trouver la force et autres questions existentielles, paru chez Allary Éditions. Musiques diffusées dans l'émission Jean-Louis Murat - Sentiment nouveau (le livre de Frank Loriou préfacé par Charles Pépin, Jean-Louis Murat Photorama) Juls, Sango, DJ 2L Da Rocinha - Baile Em Chamas (Playlist RFI).
Anne Ghesquière reçoit Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue clinicien. Pourquoi notre cerveau fascine-t-il autant ? Peut-on vraiment le « reprogrammer » ? Et comment distinguer les découvertes scientifiques des idées reçues qui circulent sur nos neurones, nos émotions ou notre conscience ? À travers son regard de chercheur et de clinicien, Albert Moukheiber nous invite à déconstruire les grands mythes autour du cerveau : cerveau droit/cerveau gauche, cerveau reptilien, neuroplasticité miracle ou encore opposition entre raison et émotions. Il nous aide à mieux comprendre les limites du réductionnisme et à réhabiliter l'incertitude, au cœur de toute démarche scientifique. Son livre Neuromania, Le vrai du faux sur votre cerveau est paru aux éditions Allary. [SÉLECTION WEEK-END – MÉTAMORPHOSE] L'épisode #525 a été diffusé pour la première fois le 23 septembre 2024.Quelques citations du podcast avec Albert Moukheiber : "Un poète et un scientifique font le même boulot, ils sont émerveillés face à la beauté de la nature.""Les croyances qu'on a sur nous-même sont ce qu'on appelle des croyances performatives, c'est-à-dire elles ont un impact.""C'est important de réhabiliter l'incertitude de dire "on ne sait pas" : c'est cool, fascinant, intéressant.""La science est faite de manière ouverte et collaborative"Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Albert Moukheiber : 00:00Introduction03:34Aux origines de la “neuromania”11:06Retrouver l'émerveillement au coeur de la démarche scientifique20:32Les limites du réductionnisme30:00Les grands mythes autour du cerveau49:09Conscience et émotions : où en est la recherche ? 01:06:59Santé mentale et société : quels angles morts ? 01:15:10Les penseurs et vulgarisateurs scientifiques à suivreAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Clémentine Galey.Dans cet extrait, Clémentine Galey, créatrice du podcast Bliss, évoque les témoignages qu'elle reçoit à son micro, et en particulier ceux autour de la dépression post-partum et la psychose puerpérale.Elle a révolutionné la parole des femmes sur la parentalité dans l'espace public. Chaque semaine, elle se hisse très haut dans les classements de podcasts, parmi les réacs et les mascus, et elle le fait en se laissant « cueillir par les soupirs et les silences » de ses invitées, avec une « conscience aiguë de [ses] responsabilités ». Elle navigue dans tout ça, piochant du soutien, ici et là, chez différents thérapeutes. Elle s'appelle Clémentine Galey.Elle lance en 2018 un podcast sur la maternité, elle l'appelle Bliss, comme bonheur absolu. Mais un jour, elle ouvre la boîte de Pandore. Elle découvre le cortège de tristesse, de pleurs, de détresse, de dépression qui peut accompagner certaines maternités. Animée par une curiosité insatiable et une empathie hors du commun, elle décide de « creuser, creuser, creuser », jusqu'à comprendre.C'est à ce titre, en tant que femme qui a recueilli la parole et les témoignages de beaucoup d'autres femmes, que je la reçois aujourd'hui. Écouter son récit compassionnel sur la détresse qui peut surgir à la naissance d'un enfant, c'est plus didactique et plus puissant encore qu'un discours scientifique. Et en plus, elle est précise et elle est drôle !Dédramatiser, déstigmatiser, vulgariser, partager, c'est aussi aider. Et c'est pour moi l'un des leviers les plus puissants de la politisation de la santé mentale. Clémentine et moi partageons la conviction que la parole soigne, et que l'écoute est en soi une forme de thérapie. C'était une joie de la recevoir pour cet épisode très spécial de Folie Douce. J'espère qu'il vous plaira.N'hésitez pas à lui donner de la force, sur les réseaux sociaux et les plateformes, en mettant un maximum de commentaires et d'étoiles.Bonne écoute et prenez soin de vous.Photo : Chloé Bruhat
durée : 00:22:22 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - L'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter, mercredi, à la veille de la sortie de son livre "Nous avons encore envie" (Allary). - invités : Raphaël Glucksmann Député européen Place publique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:22:22 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - L'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter, mercredi, à la veille de la sortie de son livre "Nous avons encore envie" (Allary). - invités : Raphaël Glucksmann Député européen Place publique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bienvenue dans cette nouvelle aventure culturelle : “16h30” ! Dans ces courts épisodes, nous vous parlons de deux œuvres culturelles qui nous ont plut, que ce soit un livre, un film, une musique, une série... De quoi éveiller votre curiosité !Dans ce premier épisode, Hortense aborde la série de romans graphiques autobiographiques de Riad Sattouf, "L'arabe du Futur", publié chez Allary Éditions.De son coté, Alice vous partage son coup de coeur pour la série documentaire "Light and Magic" disponible sur Disney Plus.Nous suivre
Bonheur, malheur, addictions, envies, peurs, croyances, performances, capacité à faire société ou dominations variées : depuis quelques années, nous adorons trouver des explications dans le fonctionnement de notre cerveau. Pourquoi ce soudain engouement pour le cerveau ? Quelle conséquence cette neuromania a-t-elle sur notre santé mentale ? Et sur notre société ? Camille Teste reçoit Albert Moukheiber, auteur de Neuromania - Le vrai du faux sur votre cerveau (éd. Allary, 2024)CRÉDITS : Encore Heureux est un podcast de Binge Audio animé par Camille Teste. Réalisation : Paul Bertiaux. Production : Charlotte Baix. Édition : Marie Foulon. Musique originale : Artuan de Lierrée. Identité graphique : Sébastien Brothier (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Paul B. Preciado.Dans cet extrait, Paul B. Preciado évoque la violence exercée contre les enfants, lui qui était "malheureux mais pas plus que les autres enfants".Mon entretien avec Paul B. Preciado était si passionnant que j'ai décidé de ne pas en couper une miette — il vous sera donc délivré en deux parties.Dans cet épisode, Paul B. Preciado martèle sans relâche que si il y a traumatisme, il est collectif, et que s'il y a thérapie, elle doit l'être aussi. Il raconte l'enfance d'un petit humain né sous le franquisme en Espagne, assigné au genre féminin et diagnostiqué d'un trouble autistique, qui construisait des navettes spatiales dans sa tête. Lui qui n'a jamais été très bon dans les performances de genre (ni la masculine ni la féminine) a saisi sa plume visionnaire pour postfacer un livre du passé : Mémoires des années de jeune fille d'un homme, signé d'un certain N.O. Body, publié en 1907.Dans cette postface - ce texte du futur - Paul estime que, comme N.O. Body dont le destin se déployait dans les prémices de l'Allemagne nazie, sa propre identité s'épanouit “dans le crépuscule d'une époque et l'aube d'une autre”. Et au final, notre échange ressemble à un mode d'emploi pour survivre à l'époque apocalyptique que nous traversons : un guide de politisation de nos émotions, et un rappel salvateur que toutes les assignations binaires sont des gestes qui vont à l'encontre de la vérité et à l'encontre de la vie.Ah, et aussi dans cet épisode : une critique féministe de la psychanalyse dans la bouche de Paul B. Preciado, c'est-à-dire tout ce que vous avez toujours voulu entendre dans Folie Douce depuis que Folie Douce existe. Je vous connais.Allez, bonne écoute, prenez soin de vous. Photo : Clara Deshayes
Vous avez de la chance : vous vous apprêtez à passer 45 minutes en compagnie de l'une des psychiatres les plus brillantes de France, et surtout l'une des rares à se préoccuper sérieusement du genre dans la recherche : Lucie Joly.Depuis des années, elle consacre sa pratique clinique aux différents visages que revêt la dépression chez les femmes ; si bien qu'elle parle de “dépressions” au pluriel. En binôme avec son confrère Hugo Bottemanne, avec lequel elle a coécrit La Dépression au féminin, elle se penche en ce moment sur un sujet peu exploré : le lien entre l'intéroception - le ressenti de l'intérieur du corps - et les fluctuations émotionnelles. Incroyable non ?Incroyable, aussi, que les symptômes de la dépression chez les femmes soient qualifiés d'“atypiques”, parce que les critères ont été établis à partir de l'observation clinique d'hommes. Et ce, alors que les femmes sont bien plus touchées par la dépression que les hommes !Lucie Joly appelle à affiner la définition des dépressions au féminin - parce qu'une dépression ménopausique n'est pas une dépression du post-partum, et qu'il reste tout à faire pour la compréhension et la prise en charge du trouble dysphorique prémenstruel. Elle parle aussi du mystérieux syndrome du bébé fantôme, des effets positifs (si,si) des fluctuations hormonales sur nos fonctions cognitives, et évidement des dimensions culturelles et sociales (injonctions au bonheur, culpabilité…) dans lesquelles tout ceci baigne. La question la plus importante que je lui pose dans cet épisode, c'est si elle a souvent besoin de dire à ses patientes qu'elles ne sont pas folles.Je pense que vous connaissez la réponse.Merci à Femtech France d'avoir organisé cette journée consacrée à la santé mentale des femmes à l'Hôtel-Dieu, et de m'y avoir conviée.Et merci à Lansinoh, partenaire exclusif de cet épisode, qui accompagne les femmes en post-partum avec des produits spécialisés et un soutien concret.Bonne écoute ! Partagez en masse et mettez des commentaires sur les plateformes pour aider Folie Douce à être entendu !
« Parce que la vérité est claire et le chemin vers la justice aussi. » Jamal Ouazzani prononce cette phrase, de sa voix calme, à la toute fin de cette interview. Vous allez adorer chaque étape de l'écoute, qui commence par « Al Hamdoulilah », la réponse qui lui vient à l'esprit quand je lui demande comment il va, genre vraiment.Écrivain érudit, podcasteur engagé, militant utopiste revendiqué, l'auteur de l'essai Amour: Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane et du recueil de poésie Feux de joie a fait vérifier dix fois son diagnostic TDAH. Parce que cette lecture clinique de son hyper-empathie, qui l'habite depuis l'enfance, ne suffit pas tout à fait à expliquer l'énergie bouillonnante qui le fait cumuler les projets et ne presque jamais dormir.Jamal l'assure : il n'est « pas seul ». Les mots qu'il choisit pour décrire le miracle d'être en vie et le lien direct de chaque être avec Dieu dénotent à quel point il est habité. Cela date de sa redécouverte de l'islam, à la lumière d'une relecture extensive du Coran, dont il est sorti avec l'impression de revenir à sa vérité. Depuis, sans relâche, il prône un islam qui laisse toute sa place à la pensée féministe, queer et antiraciste. Et quand la lutte politique devient trop lourde sur les réseaux sociaux, il écrit des poèmes. Il nous fait le privilège de performer dans cet épisode l'un d'eux Peau Lisse parce que « la poésie lui laisse la chance et l'espoir de dire exactement ce qu'il a envie de dire. » Et moi, c'était exactement ce que j'avais envie d'écouter.Bonne écoute, et please partagez en masse sur les réseaux sociaux et mettez des commentaires et des étoiles partout où vous le pouvez !
Elle a révolutionné la parole des femmes sur la parentalité dans l'espace public. Chaque semaine, elle se hisse très haut dans les classements de podcasts, parmi les réacs et les mascus, et elle le fait en se laissant « cueillir par les soupirs et les silences » de ses invitées, avec une « conscience aiguë de [ses] responsabilités ». Elle navigue dans tout ça, piochant du soutien, ici et là, chez différents thérapeutes. Elle s'appelle Clémentine Galey.Elle lance en 2018 un podcast sur la maternité, elle l'appelle Bliss, comme bonheur absolu. Mais un jour, elle ouvre la boîte de Pandore. Elle découvre le cortège de tristesse, de pleurs, de détresse, de dépression qui peut accompagner certaines maternités. Animée par une curiosité insatiable et une empathie hors du commun, elle décide de « creuser, creuser, creuser », jusqu'à comprendre.C'est à ce titre, en tant que femme qui a recueilli la parole et les témoignages de beaucoup d'autres femmes, que je la reçois aujourd'hui. Écouter son récit compassionnel sur la détresse qui peut surgir à la naissance d'un enfant, c'est plus didactique et plus puissant encore qu'un discours scientifique. Et en plus, elle est précise et elle est drôle !Dédramatiser, déstigmatiser, vulgariser, partager, c'est aussi aider. Et c'est pour moi l'un des leviers les plus puissants de la politisation de la santé mentale. Clémentine et moi partageons la conviction que la parole soigne, et que l'écoute est en soi une forme de thérapie. C'était une joie de la recevoir pour cet épisode très spécial de Folie Douce. J'espère qu'il vous plaira.N'hésitez pas à lui donner de la force, sur les réseaux sociaux et les plateformes, en mettant un maximum de commentaires et d'étoiles.Bonne écoute et prenez soin de vous.Photo : Chloé Bruhat
durée : 00:45:46 - La 20e heure - par : Eva Bester - Le réalisateur et documentariste Claude Ventura publie un ouvrage baptisé "Claude Ventura – Carnets photographiques" chez Allary ressuscitant 35 000 négatifs accumulés pendant 60 ans que l'on peut retrouver dans une exposition à la Galerie Cinéma à Paris du 24 mars au 25 avril 2026. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Claude Ventura Réalisateur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Chiara Kahn.Dans cet extrait, Chiara Kahn évoque son enfance, l'infantilisation et la sexualisation des jeunes handicapées, et les liens entre validisme et sexisme.Oubliez ce que vous pensez savoir sur le handicap. Et écoutez cet épisode avec ouverture, avec joie, même, parce qu'il va vous faire exploser le cerveau.Mon invitée est Chiara Kahn, journaliste, militante antivalidiste et podcasteuse (allez écouter Conpassion). Ensemble, on explore dans tous ses recoins la pensée crip - une pensée critique dérivée de la pensée queer - qui propose de casser la binarité sociale entre personnes handicapées et personnes valides. Et vous allez découvrir que vous êtes probablement, vous aussi, concerné·e par la question du handicap. Si ce n'est pas maintenant, ça le sera, à commencer par le moment où vous vieillirez.Chiara vient de publier un essai coécrit avec la philosophe et psychologue Charlotte Puiseux, intitulé Plutôt Vivre. C'est la réponse des militantes antivalidistes au présupposé de nos sociétés capitalistes : qu'une vie avec un handicap ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Dans cet épisode, on pose la question philosophique de ce qu'est une vie bonne et vous allez voir qu'on a tout à gagner à se la poser. On parle de ce qui est bien vivre, de ce qui est bien mourir aussi, et de comment on pourrait collectivement apprendre à se libérer des injonctions à la productivité et à la performance - aka le capitalisme - qui nous écrasent tous et toutes.Et vous verrez que réfléchir au handicap et aux vies qui valent la peine d'être vécues, c'est aussi rejoindre les luttes antisexistes, antiracistes, les luttes contre la grossophobie et la hiérarchisation des corps. Tout ça est lié.J'ai adoré enregistrer cet épisode. Chiara est une journaliste hors pair, elle présente les choses avec une fluidité remarquable, et elle apporte énormément de références : livres, recherches, documentaires, que je partagerai très prochainement sur les réseaux sociaux pour celles et ceux qui veulent creuser.Bonne écoute, prenez soin de vous et merci de soutenir Folie Douce.Cet épisode fait partie de l'opération Podcasthon, une semaine pendant laquelle plus de 2600 podcasts mettent en avant une association ou un collectif militant. Toutes les infos au bout de ce lien.Côté Folie Douce, on vous invite à aller donner de la force aux Dévalideuses dans le cadre de cet épisode ! Ce collectif féministe démonte les idées reçues sur le handicap, dans une perspective antivalidiste et queer. Le tout en mettant en avant le croisement des luttes.Pour faire un don, c'est par iciPhoto : Yoann Stoeckel
Quand la vie est-elle apparue sur Terre ? Comment s'est-elle développée sous des formes complexes et dans quelles conditions ? Rencontre avec le professeur Abderrazak El Albani qui a révolutionné par ses découvertes inattendues, le récit des origines du, et des vivants sur Terre. Remontons aux origines de la vie sur Terre : quand est-elle apparue ? Comment s'est-elle développée ? A-t-elle disparu avant de réémerger ? Pourquoi ? Comment, et sous quelles formes ? Notre guide dans ce retour aux sources du vivant est le professeur Abderrazak El Albani de l'Université de Poitiers dont les découvertes successives au Gabon ont révolutionné nos connaissances et explosé tous les compteurs en faisant remonter les premières formes de vie complexe, multicellulaires, plus d'un milliard d'années plus tôt que prévu. Rencontre avec un géologue sédimentologue géochimiste passionné et passionnant aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui dirige désormais un consortium international de recherche dédié aux milieux et la vie primitive. Avec Aberrazak El Albani, professeur de géologie, sédimentologie et biogéochimie à l'université de Poitiers. Pour son ouvrage Dernières nouvelles des origines de la vie (Allary Éditions). Musiques diffusées dans l'émission - Bob Dylan - Man gave names to all the animals - Oum - Hakka.
Quand la vie est-elle apparue sur Terre ? Comment s'est-elle développée sous des formes complexes et dans quelles conditions ? Rencontre avec le professeur Abderrazak El Albani qui a révolutionné par ses découvertes inattendues, le récit des origines du, et des vivants sur Terre. Remontons aux origines de la vie sur Terre : quand est-elle apparue ? Comment s'est-elle développée ? A-t-elle disparu avant de réémerger ? Pourquoi ? Comment, et sous quelles formes ? Notre guide dans ce retour aux sources du vivant est le professeur Abderrazak El Albani de l'Université de Poitiers dont les découvertes successives au Gabon ont révolutionné nos connaissances et explosé tous les compteurs en faisant remonter les premières formes de vie complexe, multicellulaires, plus d'un milliard d'années plus tôt que prévu. Rencontre avec un géologue sédimentologue géochimiste passionné et passionnant aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui dirige désormais un consortium international de recherche dédié aux milieux et la vie primitive. Avec Aberrazak El Albani, professeur de géologie, sédimentologie et biogéochimie à l'université de Poitiers. Pour son ouvrage Dernières nouvelles des origines de la vie (Allary Éditions). Musiques diffusées dans l'émission - Bob Dylan - Man gave names to all the animals - Oum - Hakka.
Et voilà la suite de mon entretien avec Paul B. Preciado qui était trop long pour être livré en une fois et trop bon pour être coupé.Dans cette 2eme partie, on prend un cours d'histoire. On est en 1907, dans l'Allemagne de N.O. Body, l'auteur du livre dont Paul B. Preciado a écrit la postface. Mais écoutez bien, parce qu'on dirait qu'il parle d'un temps lointain alors qu'il parle de notre époque à nous.On explore ici avec Paul B. Preciado la dépossession de la parole sur soi qui rassemble sous une même condition de subalternes les personnes non binaires, les migrant·es, les travailleur·ses du sexe, les personnes neurodivergentes, tous ceux et celles qui sont plus souvent dits par d'autres qu'entendus.Il nous convoque à un deuil collectif pour tous les nobodies, les corps trans et non binaires qui ont été exorcisés, disséqués et dépersonnifiés au fil de l'histoire. Il nous raconte comment il s'est choisi son propre nom en rêve. Et il nous dit que sa philosophie n'est pas un acte de vérité, mais un acte de réparation.Dans cet épisode, je réalise que Folie Douce, au fond, c'est un endroit de dysphorie heureuse.L'échange se termine sur une phrase que m'a dite un jour Chloé Delaume, qui donne lieu à un fou rire et à une digression extraordinaire. Je vous laisse découvrir.Bonne écoute et si vous aimez cet échange donnez-lui de la force sur les réseaux sociaux ou en lui mettant des étoiles et des commentaires. C'est important pour aider Folie Douce à essaimer.Photo : Clara Deshayes
Mon entretien avec Paul B. Preciado était si passionnant que j'ai décidé de ne pas en couper une miette — il vous sera donc délivré en deux parties. Ceci est la première.Dans cet épisode, Paul B. Preciado martèle sans relâche que si il y a traumatisme, il est collectif, et que s'il y a thérapie, elle doit l'être aussi. Il raconte l'enfance d'un petit humain né sous le franquisme en Espagne, assigné au genre féminin et diagnostiqué d'un trouble autistique, qui construisait des navettes spatiales dans sa tête. Lui qui n'a jamais été très bon dans les performances de genre (ni la masculine ni la féminine) a saisi sa plume visionnaire pour postfacer un livre du passé : Mémoires des années de jeune fille d'un homme, signé d'un certain N.O. Body, publié en 1907.Dans cette postface - ce texte du futur - Paul estime que, comme N.O. Body dont le destin se déployait dans les prémices de l'Allemagne nazie, sa propre identité s'épanouit “dans le crépuscule d'une époque et l'aube d'une autre”. Et au final, notre échange ressemble à un mode d'emploi pour survivre à l'époque apocalyptique que nous traversons : un guide de politisation de nos émotions, et un rappel salvateur que toutes les assignations binaires sont des gestes qui vont à l'encontre de la vérité et à l'encontre de la vie.Ah, et aussi dans cet épisode : une critique féministe de la psychanalyse dans la bouche de Paul B. Preciado, c'est-à-dire tout ce que vous avez toujours voulu entendre dans Folie Douce depuis que Folie Douce existe. Je vous connais.Allez, bonne écoute, prenez soin de vous, et à la semaine prochaine pour la deuxième partie. PS : cet épisode n'a pas été filmé, et c'est tant mieux ! Par contre j'ai besoin de vous du coup pour assurer sa viralité, alors faites tourner, mettez des commentaires et des étoiles partout où vous pouvez. Merci pour votre soutien. Photo : Clara Deshayes
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Sara Forestier.Dans cet extrait, Sara Forestier évoque sa rencontre avec une kiné du vagin, dans sa jeunesse, qui lui a été d'une grande aide sur sa compréhension du désir et des relations sexuelles.Cet épisode a été enregistré en public au festival Effractions. Sara Forestier y présentait sa géniale bande dessinée au titre malicieux, Maudite du cul ? (dessinée par Jeanne Alcala)À travers son histoire - celle d'une adolescence marquée par ses débuts dans le cinéma - Sara Forestier raconte son entrée dans la vie sexuelle. Elle se décrit comme un « Pierre Richard du cul », qui trébuche et se cogne aux meubles pour éviter la prédation et contourner les injonctions. Et la rencontre avec une “kiné du vagin” qui lui a dit un jour une phrase décisive : la pénétration, “c'est uniquement si tu en as très, très envie”.Dans cet épisode, vous entendrez une femme, drôle, sensible et brillante, qui a par sa parole et son travail, contribué à faire avancer la compréhension des violences sexistes et sexuelles dans le milieu du cinéma et dans la société.À mon micro, Sara a aussi choisi de partager un diagnostic reçu récemment. En comprenant sa neuroatypie, elle a pu distinguer ce qui relevait des traumatismes de ce qui appartenait à la personne qu'elle est depuis l'enfance. Résultat : aujourd'hui, Sara Forestier est heureuse. Et c'est une joie de l'entendre l'affirmer avec force dès les premières minutes de l'entretien.Merci à elle pour sa confiance. Je sais que vous allez adorer cet épisode — plus important que jamais, en cette 10ᵉ année après le début du mouvement #MeToo et à l'approche du 8 mars.NDLR : Sara Forestier et l'équipe de Folie Douce témoignent de leur soutien aux femmes qui ont témoigné de violences sur le tournage de films avec Abdellatif Kechiche.Photo : Marie RougeRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Oubliez ce que vous pensez savoir sur le handicap. Et écoutez cet épisode avec ouverture, avec joie, même, parce qu'il va vous faire exploser le cerveau.Mon invitée est Chiara Kahn, journaliste, militante antivalidiste et podcasteuse (allez écouter Conpassion). Ensemble, on explore dans tous ses recoins la pensée crip - une pensée critique dérivée de la pensée queer - qui propose de casser la binarité sociale entre personnes handicapées et personnes valides. Et vous allez découvrir que vous êtes probablement, vous aussi, concerné·e par la question du handicap. Si ce n'est pas maintenant, ça le sera, à commencer par le moment où vous vieillirez.Chiara vient de publier un essai coécrit avec la philosophe et psychologue Charlotte Puiseux, intitulé Plutôt Vivre. C'est la réponse des militantes antivalidistes au présupposé de nos sociétés capitalistes : qu'une vie avec un handicap ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Dans cet épisode, on pose la question philosophique de ce qu'est une vie bonne et vous allez voir qu'on a tout à gagner à se la poser. On parle de ce qui est bien vivre, de ce qui est bien mourir aussi, et de comment on pourrait collectivement apprendre à se libérer des injonctions à la productivité et à la performance - aka le capitalisme - qui nous écrasent tous et toutes.Et vous verrez que réfléchir au handicap et aux vies qui valent la peine d'être vécues, c'est aussi rejoindre les luttes antisexistes, antiracistes, les luttes contre la grossophobie et la hiérarchisation des corps. Tout ça est lié.J'ai adoré enregistrer cet épisode. Chiara est une journaliste hors pair, elle présente les choses avec une fluidité remarquable, et elle apporte énormément de références : livres, recherches, documentaires, que je partagerai très prochainement sur les réseaux sociaux pour celles et ceux qui veulent creuser.Bonne écoute, prenez soin de vous et merci de soutenir Folie Douce.Cet épisode fait partie de l'opération Podcasthon, une semaine pendant laquelle plus de 2600 podcasts mettent en avant une association ou un collectif militant. Toutes les infos au bout de ce lien.Côté Folie Douce, on vous invite à aller donner de la force aux Dévalideuses dans le cadre de cet épisode ! Ce collectif féministe démonte les idées reçues sur le handicap, dans une perspective antivalidiste et queer. Le tout en mettant en avant le croisement des luttes.Pour faire un don, c'est par iciPhoto : Yoann StoeckelRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
L'émission 28 minutes du 18/03/2026 Humanité et animalité : histoire d'un éloignement inquiétant La préhistorienne Marylène Patou-Mathis consacre son dernier livre "Nous étions si proches. Les relations humain-animal de la préhistoire à nos jours" (éditions Allary) aux relations entre les hommes et les animaux. De la préhistoire à notre époque, en passant par Socrate, Descartes ou Jean de La Fontaine, ce livre raconte cette très longue histoire commune. Selon la liste rouge mondiale des espèces menacées du comité français de l'UICN, 41 % des amphibiens, 11 % des oiseaux et 26 % des mammifères sont menacés d'extinction au niveau mondial. La guerre s'enlise au Moyen-Orient : une aubaine pour la Russie de Vladimir Poutine ? Les difficultés d'approvisionnement en pétrole, causées notamment par le blocage du détroit d'Ormuz à cause de la guerre au Moyen-Orient, redonnent un avantage économique au Kremlin. Le 12 mars, les États-Unis ont autorisé temporairement la vente de pétrole russe, stocké sur des navires, face à la flambée des prix du baril de pétrole. Une aubaine pour la Russie qui était soumise à des sanctions occidentales en raison de la guerre en Ukraine. "L'affaiblissement des sanctions accroît les ressources russes pour mener la guerre d'agression" contre l'Ukraine, s'est inquiété Antonio Costa, président du Conseil européen, sur X. Élu pour la première fois en 1959, Yves Bahu, 93 ans, vient d'être reconduit à la tête de son village pour son douzième mandat consécutif. L'occasion pour Xavier Mauduit de nous raconter l'histoire de celui qui dépassera, peut-être, le record de longévité municipale. Marie Bonnisseau s'intéresse à l'épidémie de gastro-entérite qui a frappé 150 personnes à bord d'un navire de croisière touristique. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter disiz.Dans cet extrait, Charlotte Casiraghi développe, en partant de l'écriture de Honoré de Balzac, une réflexion sur la dépression post-partum.Cet épisode commence dans mon jardin, entre rafales et jonquilles, je parle de migraine, de coude fêlé et tisse un lien entre la mise sous cloche des femmes et la vie sous surveillance de mon invitée.Il se poursuit dans le studio de Folie Douce en compagnie de Charlotte Casiraghi. Elle vient de publier un premier livre, La Fêlure, qui m'a touchée car il est le geste d'une femme qui soulève la cloche pour se montrer - ou presque - telle qu'elle est. Elle accomplit ce geste en appelant à la rescousse Maya Angelou, Colette, George Sand, Balzac et Fitzgerald. Elle explique que « l'hospitalité du texte littéraire » lui a permis de se sentir « à l'abri des préjugés et des jugements ».Vous allez découvrir, à mon micro, une femme passionnée de soin en santé mentale. Elle raconte son engagement en milieu hospitalier auprès de jeunes femmes souffrant de troubles du comportement alimentaire et sa découverte de la difficulté à accompagner « l'individualité d'une souffrance ».Elle qui sous le masque médiatique cache des deuils précoces et violents, évoque « cette impression tirée de l'enfance que la mort est très réelle » et la solitude née de cette impression.Elle a depuis tissé des liens entre cette crainte originelle et « l'inquiétude maternelle », terme qu'elle emploie avec Julia Kristeva et d'autres psychanalystes féministes qui ont éclairé sa route et l'ont rendu moins seule, faisant de son histoire intime, en certains aspects si différente des autres, une histoire universelle.J'espère que cette écoute vous donnera envie de lire La Fêlure et de suivre les premiers pas de Charlotte Casiraghi en tant qu'autrice.Merci d'être là, merci d'écouter, merci de soutenir. N'hésitez pas à me faire tous vos retours ici, sur les réseaux sociaux ou sur votre plate-forme d'écoute !Photo : Astrid di CrollalanzaRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Cet épisode a été enregistré en public au festival Effractions. Sara Forestier y présentait sa géniale bande dessinée au titre malicieux, Maudite du cul ? (dessinée par Jeanne Alcala)À travers son histoire - celle d'une adolescence marquée par ses débuts dans le cinéma - Sara Forestier raconte son entrée dans la vie sexuelle. Elle se décrit comme un « Pierre Richard du cul », qui trébuche et se cogne aux meubles pour éviter la prédation et contourner les injonctions. Et la rencontre avec une “kiné du vagin” qui lui a dit un jour une phrase décisive : la pénétration, “c'est uniquement si tu en as très, très envie”.Dans cet épisode, vous entendrez une femme, drôle, sensible et brillante, qui a par sa parole et son travail, contribué à faire avancer la compréhension des violences sexistes et sexuelles dans le milieu du cinéma et dans la société.À mon micro, Sara a aussi choisi de partager un diagnostic reçu récemment. En comprenant sa neuroatypie, elle a pu distinguer ce qui relevait des traumatismes de ce qui appartenait à la personne qu'elle est depuis l'enfance. Résultat : aujourd'hui, Sara Forestier est heureuse. Et c'est une joie de l'entendre l'affirmer avec force dès les premières minutes de l'entretien.Merci à elle pour sa confiance. Je sais que vous allez adorer cet épisode — plus important que jamais, en cette 10ᵉ année après le début du mouvement #MeToo et à l'approche du 8 mars.NDLR : Sara Forestier et l'équipe de Folie Douce témoignent de leur soutien aux femmes qui ont témoigné de violences sur le tournage de films avec Abdellatif Kechiche.Photo : Marie RougeRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Nous sommes le 15 octobre 1978, à Paris. C'est à la Maison de l'Unesco qu'est proclamée « La Déclaration universelle des droits de l'animal ». Cette déclaration prône le respect de l'animal en tant qu'être sensible et établit plusieurs principes fondamentaux pour sa protection : le droit au respect et à un traitement décent, par exemple. Les animaux sauvages ont le droit de mener une vie libre dans leur milieu naturel. Les animaux vivant sous la dépendance de l'humain ont droit à un entretien et à des soins attentifs. La déclaration comporte 8 articles originaux, réactualisés à plusieurs reprises pour refléter la reconnaissance de la sensibilité animale par la science. Elle vise à faire reconnaître la personnalité juridique de l'animal et à défendre ses droits comme ceux de l'humain. Parmi les principes fondamentaux figure celui d'une mise à mort qui doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse. Moins d'une quinzaine d'années plus tard, en 1992, dans « Le Catéchisme de l'Église catholique », promulgué par Jean-Paul II, on peut lire que : « Dieu a confié les animaux à la gérance de celui qu'Il a créé à son image. Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu'ils assistent l'homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Les expérimentations médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement acceptables, pourvu qu'elles restent dans des limites raisonnables et contribuent à soigner ou sauver des vies humaines. » On le voit bien les opinions quant aux bien-être animal ne sont pas unanimes. Dans les sociétés actuelles, les animaux sauvages sont relégués dans les zoos ou en voie d'extinction. Les animaux d'élevage sont, pour la plupart, soustraits à notre regard alors que nous avons tendance, bien souvent, à « humaniser » nos animaux de compagnie. Comment en sommes-nous arrivés là ? Doit-on craindre un monde sans vie animale : une sixième extinction de masse après celle des dinosaures ? De quelles manières l'humain et l'animal ont-ils construit leur relation à travers les millénaires ? _______________________________________________________________ Avec Marylène Patou-Mathis, préhistorienne, directrice de recherche au CNRS, à Paris. « Nous étions si proche – Les relations humain-animal, de la préhistoire à nos jours » ; Allary éd. sujets traités : avenir, animaux, bêtes préhistoriques, avatars, numérique, Unesco , élevage, extinction Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter disiz.Dans cet extrait, disiz raconte comment, petit, on l'a “peint”, sa prise de conscience dans l'enfance du fait qu'il était métisse, par les attitudes des autres, et l'éducation qu'il a reçue, entouré de femmes.Cet épisode commence dans mon salon, un dimanche, après deux jours passés à écouter à fond tous les titres de disiz.Je parle toute seule et je m'interroge sur les liens entre sa musique - surtout ses deux derniers albums, L'Amour et on s'en rappellera pas - et mon propre parcours de santé mentale.Cet épisode se poursuit dans le studio de Folie Douce, un lundi matin de février.J'ai face à moi une personne ultra sensible capable de relier les points entre l'immense violence du monde actuel et son propre vécu traumatique, un homme qui nomme ce qu'il doit à sa mère, à ses tantes et aux femmes de sa vie, un homme qui parle de ses dépressions et de sa thérapie. Un homme, aussi, qui a lu attentivement À propos d'amour, de bell hooks. Coïncidence ? Je ne crois pas.Parce qu'il était impossible de résister, j'ai glissé à plusieurs moments de l'interview des bribes des chansons de disiz, parce qu'il faut écouter les textes sublimes de celui qui dit « j'ai des blessures cousues de fil d'or » dans La Rosée, premier titre de son dernier album.Ça faisait depuis le tout début de Folie Douce que j'avais envie d'avoir à mon micro cet artiste qui s'est révélé à nous, il y a 25 ans, en nous annonçant qu'il pétait les plombs. J'étais curieuse de l'entendre me parler de sa vie psychique, de sa façon d'écrire, de gérer ses émotions, d'envisager le féminisme, la parentalité et l'exposition médiatique.Ça valait le coup d'attendre.Merci à disiz pour sa confiance, sa sincérité et sa musique.Merci à vous pour votre écoute et votre soutien.N'hésitez pas à partager l'épisode et à mettre des étoiles et des commentaires sur les réseaux sociaux !Prenez soin de vous et prenez votre temps.Photo : Jérémy BeaudetRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
La Princesse insoumise : Gayatri Devi est la plus flamboyante et la plus moderne des princesses indiennes, selon notre invité, l'écrivain et biographe Jean-Noël Liaut. Elle a été la première maharani élue au parlement indien, en 1962, avec une majorité écrasante. Elle était admirée pour son intégrité, son sens de la justice et sa philanthropie. Jean-Noël Liaut lui a consacré une biographie, après avoir enquêté pendant des années auprès de ses proches. Il nous parle de cette femme admirable au micro d'Axelle Thiry qu'il décrit comme « une féministe avant l'heure, une femme libre ayant cassé les codes de sa caste et tracé la voie pour nombre d'Indiennes, une femme visionnaire. Son destin raconte l'évolution de la condition féminine, du droit des minorités et des questions écologiques, nous fait partager le quotidien fastueux des maharajas et assister à la perte de leurs privilèges, à la fin de la domination britannique, au triomphe de l'indépendance, à la cruauté de la partition et à l'avènement de l'Inde moderne. » (Jean-Noël Liaut, La Princesse insoumise, éd. Allary, 2023). Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet épisode commence dans mon jardin, entre rafales et jonquilles, je parle de migraine, de coude fêlé et tisse un lien entre la mise sous cloche des femmes et la vie sous surveillance de mon invitée.Il se poursuit dans le studio de Folie Douce en compagnie de Charlotte Casiraghi. Elle vient de publier un premier livre, La Fêlure, qui m'a touchée car il est le geste d'une femme qui soulève la cloche pour se montrer - ou presque - telle qu'elle est. Elle accomplit ce geste en appelant à la rescousse Maya Angelou, Colette, George Sand, Balzac et Fitzgerald. Elle explique que « l'hospitalité du texte littéraire » lui a permis de se sentir « à l'abri des préjugés et des jugements ».Vous allez découvrir, à mon micro, une femme passionnée de soin en santé mentale. Elle raconte son engagement en milieu hospitalier auprès de jeunes femmes souffrant de troubles du comportement alimentaire et sa découverte de la difficulté à accompagner « l'individualité d'une souffrance ».Elle qui sous le masque médiatique cache des deuils précoces et violents, évoque « cette impression tirée de l'enfance que la mort est très réelle » et la solitude née de cette impression.Elle a depuis tissé des liens entre cette crainte originelle et « l'inquiétude maternelle », terme qu'elle emploie avec Julia Kristeva et d'autres psychanalystes féministes qui ont éclairé sa route et l'ont rendu moins seule, faisant de son histoire intime, en certains aspects si différente des autres, une histoire universelle.J'espère que cette écoute vous donnera envie de lire La Fêlure et de suivre les premiers pas de Charlotte Casiraghi en tant qu'autrice.Merci d'être là, merci d'écouter, merci de soutenir. N'hésitez pas à me faire tous vos retours ici, sur les réseaux sociaux ou sur votre plate-forme d'écoute !Photo : Astrid di CrollalanzaRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice Kiyémis.Dans cet extrait, Kiyémis raconte notre rapport à notre propre corps, constamment épié et jugé, que l'on regarde “en cherchant les échecs”. On pourrait au contraire voir le regarder comme un survivant, et un ami.Ce début d'année a des allures de dystopie, je sais. J'ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l'introduction de cet épisode, qui tombe à pic.Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n'est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?Je connais Kiyémis depuis longtemps. J'observe depuis des années sa voix s'épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l'histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l'on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu'elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l'autre rive existe ». Une expression qui oblige à l'espoir, à l'amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d'habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d'une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l'autrice d'un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l'envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.Car la clé de la leçon de Kiyémis c'est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n'êtes pas prêtes d'oublier.Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.Photo : Adeline RaponRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Cet épisode commence dans mon salon, un dimanche, après deux jours passés à écouter à fond tous les titres de disiz.Je parle toute seule et je m'interroge sur les liens entre sa musique - surtout ses deux derniers albums, L'Amour et on s'en rappellera pas - et mon propre parcours de santé mentale.Cet épisode se poursuit dans le studio de Folie Douce, un lundi matin de février.J'ai face à moi une personne ultra sensible capable de relier les points entre l'immense violence du monde actuel et son propre vécu traumatique, un homme qui nomme ce qu'il doit à sa mère, à ses tantes et aux femmes de sa vie, un homme qui parle de ses dépressions et de sa thérapie. Un homme, aussi, qui a lu attentivement À propos d'amour, de bell hooks. Coïncidence ? Je ne crois pas.Parce qu'il était impossible de résister, j'ai glissé à plusieurs moments de l'interview des bribes des chansons de disiz, parce qu'il faut écouter les textes sublimes de celui qui dit « j'ai des blessures cousues de fil d'or » dans La Rosée, premier titre de son dernier album.Ça faisait depuis le tout début de Folie Douce que j'avais envie d'avoir à mon micro cet artiste qui s'est révélé à nous, il y a 25 ans, en nous annonçant qu'il pétait les plombs. J'étais curieuse de l'entendre me parler de sa vie psychique, de sa façon d'écrire, de gérer ses émotions, d'envisager le féminisme, la parentalité et l'exposition médiatique.Ça valait le coup d'attendre.Merci à disiz pour sa confiance, sa sincérité et sa musique.Merci à vous pour votre écoute et votre soutien.N'hésitez pas à partager l'épisode et à mettre des étoiles et des commentaires sur les réseaux sociaux !Prenez soin de vous et prenez votre temps.Photo : Jérémy BeaudetRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Vous vous apprêtez à écouter un épisode que j'ai enregistré il y a quelques mois dans le cadre du festival Equal organisé par Spotify.Equal c'est une opération qui permet de mettre en avant exclusivement des femmes musiciennes et vous me connaissez, moi on me dit qu'on met exclusivement des femmes en avant, j'accours.Vous allez donc écouter une table ronde dont l'objectif est de prendre le pouls de la santé mentale des femmes dans l'industrie de la musique, mais aussi du cinéma et de la littérature. Mes trois invitées étaient Yoa, la chanteuse, musicienne géniale que vous avez déjà entendue dans Folie Douce, Chloé Delaume, l'écrivaine féministe fabuleuse - qui est un peu la marraine de Folie Douce puisque c'était l'invitée de mon premier épisode - et Amélie Bonnin, la cinéaste réalisatrice du film Partir un jour.Avec elles on a discuté de comment aller bien dans une industrie encore profondément sexiste, comment aller bien quand on crée, comment aller bien quand on partage ses créations, quand on se confronte au monde, aux avis, aux réseaux sociaux.Ce jour-là avec nous il y avait un public composé de jeunes artistes venues en prendre de la graine.Franchement je sais que vous aussi vous serez inspiré·e par ce qu'on s'y raconte. Vous verrez, cet échange est passionnant, plein d'humour et de vrais conseils, dont je retiens le principal : quoi qu'il arrive, coller à soi.Bonne écoute, et prenez soin de vous.Photo : Good SistersRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Ce début d'année a des allures de dystopie, je sais. J'ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l'introduction de cet épisode, qui tombe à pic.Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n'est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?Je connais Kiyémis depuis longtemps. J'observe depuis des années sa voix s'épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l'histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l'on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu'elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l'autre rive existe ». Une expression qui oblige à l'espoir, à l'amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d'habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d'une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l'autrice d'un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l'envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.Car la clé de la leçon de Kiyémis c'est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n'êtes pas prêtes d'oublier.Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.Photo : Adeline RaponRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'auteur Edouard Louis.Dans cet extrait, Edouard Louis raconte son rapport au pardon, la haine qui ne permet de pas se confronter aux personnes, et l'écriture de son livre sur son frère.« Le devoir d'être convoqué par le monde », ainsi Édouard Louis décrit-il sa manière d'écrire. Lorsque son frère est décédé à 38 ans des suites d'alcoolisme, il s'est dit qu'il ne pouvait pas écrire sur autre chose, « convoqué par cette réalité de la mort », et a terminé son livre, L'effondrement, paru en octobre. Il y entrecroise les prismes sociologiques et psychologiques d'une manière inédite.Au micro de Lauren Bastide, dans cet épisode de Folie Douce que - peut-être - vous attendiez, l'auteur qui se penche sur sa famille depuis de nombreuses années raconte qu'il se libère ainsi d'une forme de honte. Édouard Louis évoque aussi son livre précédent, Monique s'évade, sa mère et son enfance. Si « le pardon n'apaise pas les blessures », et qu'écrire c'est « creuser la douleur », Édouard Louis renie le rôle cathartique de l'écriture. Il raconte enfin le rôle de l'amitié dans sa vie, et le fait de re-parenter avec ses ami·es, en faisant de l'amitié un mode de vie.Retrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
Pour ce premier épisode de 2026, j'ai voulu insuffler de l'espoir.Oui, on parle ici de sujets particulièrement difficiles : violences sexuelles, inceste, et les multiples troubles psychiques qui peuvent en découler.Mais ce que je veux faire ressortir, c'est qu'il est possible de guérir de ces traumatismes. Le rétablissement après le viol est une réalité et mes invitées sont là pour le démontrer.Dans cet épisode, vous entendrez le témoignage puissant de Vahina Giocante, comédienne et figure du mouvement MeToo au sein du cinéma français, qui a publié un livre poignant l'an dernier sur son chemin de guérison après l'inceste, À corps ouvert. Aujourd'hui, elle met son expertise au service de l'écoute des victimes mais aussi de la prévention auprès des auteurs des violences. Une icône !À ses côtés, la psychologue Florence Berthier, spécialiste de l'EMDR et de l'ICV, nous explique comment ces méthodes - on vous explique très précisément de quoi il s'agit dans l'épisode - peuvent aider à traiter les traumatismes.Enfin, la voix forte d'Héloïse Onumba-Bessonnet, directrice de l'association LOBA, qui accompagne depuis des années par la danse des femmes victimes de violences sexuelles, notamment des femmes réfugiées ayant subi le viol comme arme de guerre. Elle nous rappelle l'importance d'une approche intersectionnelle, et comment le corps et l'art-thérapie entrent en jeu dans la guérison.Cet épisode, enregistré en public, me tient particulièrement à cœur.Je remercie chaleureusement l'association LOBA, la Fondation des Femmes, le magazine Marie-Claire et le GHU Hôpital Sainte-Anne pour tout le travail conjoint lors des premiers États généraux de la santé mentale des femmes, organisés ensemble en octobre dernier.C'était un moment incroyable où s'est matérialisée une conviction que j'ai chevillée au corps : les souffrances psychiques des femmes prennent toujours leur source dans les violences patriarcales et sociales.On ne va pas s'arrêter en si bon chemin, il y aura une suite de ces États généraux comptez sur nous ! Abonnez-vous à ma newsletter sur Substack pour rester informé.e.s.Merci infiniment, bonne écoute, bonne année, prenez soin de vous et prenez surtout votre temps.Retrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !
durée : 00:06:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Auteure de "Piccoli - Derrière l'écran" aux éditions Allary, Anne-Sophie Mercier évoque le rapport ambigu de Michel Piccoli avec le public et fait part de ses craintes que celui-ci ne tombe provisoirement dans l'oubli... Entretien 2/2. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Anne-Sophie Mercier Journaliste au Monde
durée : 00:37:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Auteure de "Piccoli – Derrière l'écran" aux éditions Allary, Anne-Sophie Mercier retrace la vie et la carrière du comédien : ses origines bourgeoises, son enfance tourmentée, ses débuts, son apogée dans les années 1970, ses principales collaborations. Entretien 1/2. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Anne-Sophie Mercier Journaliste au Monde