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Le Journal en français facile du mercredi 10 juin 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau B2 | Une femme à la tête de l'ONU ? Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CmQH.A
Christophe Giltay revient sur tout ce qui fait l'actu. Le plus célèbre chroniqueur de bel RTL partage son avis et son humeur à l'heure du petit déjeuner ! Un édito sans concession avec la plume et le ton unique de Christophe Giltay.
Ce lundi 25 mai, Ulrich Bounat, analyste géopolitique spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur le protocole d'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, avec la question du nucléaire comme principal point de blocage, ainsi que sur l'impasse de la Russie dans la guerre en Ukraine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Expulser davantage de travailleurs immigrés pour créer plus d'emplois pour les Américains? C'est l'argument défendu par Donald Trump. Mais selon une étude du National Bureau of Economic Research, le durcissement des contrôles de l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) ne produit pas de gain net pour les travailleurs nés aux États-Unis et pourrait même fragiliser l'économie américaine. C'est une idée avancée, martelée même, par Donald Trump. Expulser davantage de travailleurs immigrés, notamment sans papiers, permettrait de libérer des emplois pour les travailleurs nationaux. Mais selon la dernière étude du National Bureau of Economic Research, ce raisonnement ne se vérifie pas dans les faits. La méthode employée par les chercheuses est simple : comparer les zones fortement touchées par les arrestations de l'ICE aux zones moins concernées, avant et après le durcissement des contrôles. Premier constat, dans les zones où l'ICE intervient davantage, les travailleurs immigrés les plus exposés travaillent moins. L'emploi recule de 4 %. Mais le plus frappant est ailleurs. Cette baisse ne s'explique pas uniquement par les expulsions. De nombreux travailleurs immigrés restent sur le territoire américain, mais réduisent leur activité ou cessent de travailler, par peur. Peur d'être contrôlés sur le chemin du travail, peur d'être arrêtés directement sur leur lieu d'activité. La politique migratoire produit ici un effet psychologique qui devient, par ricochet, un phénomène économique. À lire aussiÉtats-Unis: la politique migratoire de Donald Trump provoque un choc démographique et économique Le mythe du « job replacement » ne résiste pas aux faits Autre enseignement majeur de cette étude : les travailleurs nés aux États-Unis ne récupèrent pas ces emplois. L'argument du job replacement, selon lequel lorsqu'un immigré quitte son poste, un travailleur américain prend naturellement sa place, apparaît faux. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près le fonctionnement du marché du travail. La vision politique suppose que travailleurs immigrés et travailleurs natifs sont interchangeables. Or, dans la réalité économique, ils sont souvent complémentaires. Prenons l'exemple d'un chantier de construction. Un ouvrier sans papiers effectue fréquemment les tâches physiques les plus pénibles, tandis qu'un salarié américain supervise, coordonne ou gère la logistique. Si le premier disparaît, le second ne récupère pas automatiquement un emploi supplémentaire. Au contraire, le chantier ralentit, certains projets sont retardés, voire annulés. Pourquoi les travailleurs américains peu qualifiés ne prennent-ils pas ces postes ? Parce que beaucoup de ces emplois restent peu attractifs : physiquement éprouvants, parfois dangereux, souvent saisonniers, avec des horaires irréguliers et des salaires jugés insuffisants. Dans l'agriculture, la construction ou certaines activités industrielles, les employeurs peinent déjà à recruter, même lorsque le chômage progresse. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Moins d'activité, plus de tensions économiques Autre surprise, les entreprises ne réagissent pas forcément en augmentant les salaires pour attirer davantage de travailleurs locaux. L'étude montre au contraire que les rémunérations n'augmentent pas significativement. Face à la pénurie de main-d'œuvre, beaucoup d'employeurs font un autre choix : ils réduisent leur activité. Ils acceptent moins de commandes, ralentissent leur production et repoussent certains investissements. C'est ce que les économistes appellent un choc d'offre négatif, ou lorsque moins de travailleurs disponibles signifie moins de production, avec un risque de hausse des prix à long terme. Autrement dit, une politique pensée pour protéger le marché du travail pourrait, paradoxalement, contribuer à le fragiliser. Les effets dépassent même le seul marché de l'emploi. Dans le Minnesota, une autre étude évoque plus de 600 millions de dollars de consommation perdue en un mois, signe que la peur des contrôles réduit aussi les dépenses des ménages immigrés. Cela rappelle autre chose d'essentiel dans l'économie américaine. Certains secteurs sont structurellement dépendants de la main-d'œuvre immigrée, y compris irrégulière. Elle fait partie intégrante du fonctionnement de l'économie américaine. Et comme pour une tour en briques de bois, lorsqu'on retire une pièce essentielle, ce n'est pas seulement un poste qui disparaît, c'est tout l'équilibre de l'édifice qui peut vaciller. À lire aussiDonald Trump lié à des transactions financières de centaines de millions de dollars avec des entreprises américaines
Les cours du blé ont grimpé à leur plus haut niveau depuis deux ans à la bourse de Chicago. Une hausse guidée par des préoccupations climatiques, sans lien direct avec la guerre au Moyen-Orient. Ce qui inquiète les marchés, c'est la situation aux États-Unis. La première estimation officielle sur les rendements sera communiquée le 12 mai, par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), mais il est déjà acquis que les blés semés à l'automne dernier dans les grandes plaines céréalières du centre du pays ont subi plusieurs semaines de sécheresse, que les prochaines pluies ne suffiront pas totalement à gommer. Ces inquiétudes climatiques influencent aujourd'hui directement les prix, beaucoup plus que les soubresauts de la guerre au Moyen-Orient, qui, in fine, ont fait très peu bouger les lignes depuis deux mois. Si les prix réagissent autant, c'est notamment en raison du calendrier : c'est la période de la floraison pour les blés américains et le moindre mauvais signal suffit à faire réagir les cours. Les marchés anticipent par ailleurs une prochaine récolte en baisse de 20 % en Australie – soit 29 millions de tonnes – selon le bureau australien de l'USDA, une réduction liée à la sécheresse croissante dans le pays et à la réduction des apports d'azote en 2026, selon un analyste de la Commonwealth Bank de Sydney. En face, la demande est plutôt bonne : l'Arabie saoudite vient d'acheter près d'un million de tonnes de blé à l'international. Un facteur de plus qui plaide pour des prix soutenus. À lire aussiDonald Trump: un an de politiques anti-climat aux États-Unis Le maïs suit la tendance Cette hausse des cours du blé a déteint sur ceux du maïs. Le cours du grain jaune a atteint son plus haut niveau en un an. Dans les champs, le maïs aussi a subi des conditions extrêmes aux États-Unis, avec beaucoup trop d'humidité. Les opérateurs redoutent aussi un mauvais tour de la météo au Brésil. Les modélisations annoncent un temps beaucoup trop sec dans les régions productrices. Cette hausse des cours du blé et du maïs, dans une moindre mesure, devrait avoir cependant une limite : celle imposée par les stocks mondiaux, constitués par les récoltes de 2025, qui avaient été exceptionnelles un peu partout dans le monde. Un bon niveau de stock est un indice rassurant pour les marchés et a généralement un effet modérateur sur les prix. À lire aussiLes céréales, un marché peu concerné par la situation au Moyen-Orient Le soja soutenu par les cours du brut Les oléagineux évoluent aussi dans une fourchette haute, mais pas pour une raison climatique. Les grains comme le soja répondent à une autre variable : le pétrole. Plus le brut grimpe, plus les biocarburants montent aussi et plus c'est un débouché intéressant pour les agriculteurs, mais en retour, cela crée de la tension sur les cours du soja. À lire aussiAvec la guerre au Moyen-Orient, les biocarburants reviennent en force en Asie du Sud-Est
durée : 00:23:12 - Le maître de conférences à l'université Versailles Saint-Quentin et la professeure émérite de sociologie à l'université de Paris-Cité étaient les invités du "8h30 franceinfo", mercredi 22 avril 2026. - réalisation : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Mexique, des dizaines de milliers de personnes disparaissent chaque année, victimes de groupes criminels ou de trafiquants de drogue. Plus de 135.000 personnes manquent officiellement à l'appel. Ni le gouvernement, ni la police ne parvient à endiguer le phénomène. Les institutions ne sont pas non plus capables de retrouver les disparus, surtout dans les zones particulièrement critiques, comme l'État de Jalisco où sévit le Cartel Jalisco Nouvelle génération. Alors là-bas, ce sont les familles et les proches des disparus qui se chargent des recherches. Des familles qui se sentent particulièrement abandonnées à l'approche du Mondial de football et alors que les autorités mobilisent des moyens pour assurer la sécurité des supporters. Reportage de notre correspondante Gwendolina Duval. Procès de l'assassinat de Jovenel Moïse Comme chaque mardi, Anne Cantener échange avec Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. Il revient sur les audiences qui se poursuivent au procès sur l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, à Miami. Hier (lundi 20 avril 2026) un témoin, Germán Alejandro Rivera, a mis en cause un fonctionnaire, Joseph Félix Badio. « Il aurait joué un rôle central dans la coordination du complot, notamment dans la transmission d'informations sur la résidence présidentielle », explique Gotson Pierre. Dans l'Artibonite, des habitants en ont assez de la violence des gangs et de l'inaction des autorités. Ils prévoient de bloquer la route #1 à partir de ce mardi (21 avril), raconte le journaliste. « Ce mouvement intervient après des actions similaires le 16 avril 2026 à Saint-Marc, où des protestataires avaient déjà bloqué un tronçon de la route nationale pour contester des décisions liées au déploiement de moyens de la Police nationale d'Haïti », nous apprend Alterpresse. À Séguin, les groupes criminels sont à nouveau passés à l'attaque hier. « Il n'y a aucune victime à déplorer au sein de la population », précise Gotson Pierre. « La police affirme que la situation est désormais entièrement sous contrôle et maintient une présence dissuasive. » Nouvelle passe d'armes entre le Canada et les États-Unis Le dialogue entre Ottawa et Washington est toujours aussi compliqué. Presqu'un an jour pour jour après la victoire du Parti libéral et de son chef, Mark Carney, aux législatives, la guerre commerciale continue d'empoisonner les relations entre les deux voisins. Dimanche, (19 avril 2026), Mark Carney a haussé le ton dans une vidéo d'une dizaine de minutes postée dimanche sur les réseaux sociaux. Il répondait ainsi à une attaque venue des États-Unis. Vendredi, le secrétaire d'État au commerce, Howard Lutnick, avait critiqué la stratégie adoptée par Ottawa dans le cadre des discussions visant à renégocier l'Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique. Les précisions de Marine de La Moissonnière. Le journal de la 1ère Les bus circulent à nouveau au Lamentin, en Martinique, après plus d'un mois de paralysie du réseau de transports en commun.
Le Journal en français facile du lundi 13 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau A2 | Japon : record d'attaques d'ours Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Cbx4.A
Ce lundi 13 avril, Antoine Larigaudrie présente le tableau de bord dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Un accord de cessez-le-feu en dix points a été conclu le 7 avril entre l'Iran et les États-Unis. Retrait des forces américaines de la région, non-agression des groupes alliés, levée des sanctions, compensation des pertes iraniennes : 8 des 10 points sont favorables à Téhéran. Mais quelques heures après cet accord, Israël a bombardé massivement la capitale libanaise : au moins 100 morts, plus de 700 blessés. La Maison Blanche est claire : le Liban ne fait pas partie de l'accord. L'Iran a-t-il lâché le Hezbollah ? Les États-Unis ont-ils sous-traité la guerre à Israël ?Pour décrypter cette séquence, nous recevons Quentin Muller, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, et Rafaëlle Maison, professeure de droit public et spécialiste en droit international.Quel est la valeur juridique d'un cessez-le-feu ? l'Iran est-elle devenue une puissance régionale incontournable ? Mais aussi, l'impuissance européenne face aux bombardements, le rôle des pays du Golfe, et ce que cette séquence dit du déclin de l'influence américaine au profit de la Chine et de la Russie.Suivez Le Média sur sa seconde chaîne Youtube :
Le Pakistan se prépare à accueillir des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Les positions divergent radicalement, principalement sur le nucléaire, le détroit d'Ormuz ou encore le Liban. Le Pakistan, qui s'est imposé comme médiateur entre les deux pays, est voisin direct de l'Iran et a intérêt à obtenir un retour au calme dans son voisinage immédiat. Et du côté des États-Unis, les relations entre Washington et Islamabad se sont améliorées et les dirigeants ont pu capter la confiance de Donald Trump. L'analyse de Christophe Jaffrelot, directeur de recherches au CNRS (Sciences Po-CERI). Auteur de L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethnique, éditions Fayard.
Le DH Football Club revient sur le match amical entre le Mexique et les Diables rouges et fait le bilan global du stage des Belges à moins de trois mois de la Coupe du monde.Du but de Dodi Lukebakio aux chances manquées d'Openda et Godts en passant par les éternelles interrogations en défense, Romain Van der Pluym a débriefé tous les sujets chauds du partage de la Belgique face au Mexique (1-1) avec Yves Taildeman et Christophe Franken, envoyé spécial à Chicago.
durée : 00:21:16 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Depuis le 28 février 2026 et le début de l'offensive israélo-étatsunienne contre l'Iran, la République islamique frappe les monarchies du Golfe, et en particulier les Émirats arabes unis. Le pays, qui n'était pas préparé à des attaques d'une telle ampleur, est pris de court par la guerre. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Isabelle Mandraud Journaliste et cheffe adjointe du service international au Monde
Eric Salliot pousse un coup de gueule suite au maintien du Challenger aux Emirats Arabes Unis. En raison de la guerre au Moyen-Orient, Eric dénonce un manque de responsabilité de la part de l'ATP et de solidarité de la part des organisateurs.
Tous les soirs du lundi au jeudi vers 19h40 sur France 5, Lorrain Sénéchal vous informe sur l'actualité du jour dans son “5 sur 5”.
Le Journal en français facile du jeudi 26 février 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CTn5.A
Notre premier sujet d'actualité sera la Conférence sur la sécurité de Munich qui s'est tenue le week-end dernier. Ensuite, nous aborderons les accusations portées contre le Kremlin concernant l'empoisonnement il y a deux ans du leader de l'opposition russe Alexeï Navalny. Notre section scientifique sera consacrée à une étude qui affirme qu'une stimulation électrique du cerveau peut rendre les gens moins égoïstes. Et nous terminerons la première partie de notre émission par une conversation sur l'initiative qu'a lancée l'Irlande pour soutenir les arts : elle va offrir un revenu de base à 2 000 artistes pendant trois ans. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Prepositional Phrases aux dépens de, dans le but de, aux environs de, autour de, and au prix de. Nous parlerons des avalanches dans les Alpes, qui ont déjà fait des dizaines de morts cette année, et nous verrons quelles mesures chacun peut prendre pour se protéger. Nous terminerons avec l'expression de la semaine, Au pied de la lettre. Nous parlerons de l'avenir des animaux marins du parc Marineland, fermé depuis l'année dernière suite aux nouvelles lois existant en France. Que vont devenir les dauphins et les orques du parc ? - Relations transatlantiques : l'Europe reçoit des messages contradictoires des États-Unis - Le ministre britannique des Affaires étrangères accuse le Kremlin d'avoir empoisonné Alexeï Navalny - La stimulation électrique du cerveau peut rendre les gens plus généreux - L'Irlande offre aux artistes en difficulté un revenu de base pendant 3 ans - Les avalanches font des dizaines de morts dans les Alpes - Quel avenir pour les cétacés du parc Marineland ?
Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Jean-Michel Dufaux et André Roy se joignent à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:06:07 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des Républicains prennent leurs distances avec l'administration Trump sur sa politique migratoire, sa priorité donnée aux géants de la tech et à l'IA tandis que les factures d'électricité grimpent pour les industriels et les consommateurs, contrairement aux promesses électorales de Donald Trump.
Mardi 27 janvier, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Didier Sanz, journaliste tech, et Frédéric Krebs, président de Krebs & Partners. Ils se sont penchés sur la panne de TikTok depuis le lancement de la filiale américaine, le déploiement de la constellation TeraWave par Jeff Bezos, et la descente aux enfers d'Ubisoft, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
durée : 00:23:33 - 8h30 franceinfo - L'ancien Premier ministre et secrétaire général du parti Renaissance était l'invité du "8h30 franceinfo", le 22 janvier 2026. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Réunis cette semaine dans la station suisse de Davos, dirigeants politiques et économiques assistent à une édition très particulière du Forum économique mondial. La venue de Donald Trump, attendu, ce mercredi 21 janvier, pour une prise de parole, dépasse largement le cadre protocolaire. Elle illustre un basculement plus profond des équilibres économiques et géopolitiques mondiaux. Comme tous les ans, c'est au cœur des Alpes suisses, dans le petit village de Davos, que se pressent les grands patrons, les banquiers de la planète, mais aussi et surtout de nombreux chefs d'État. L'événement le plus attendu reste la prise de parole de Donald Trump. Le président américain ne vient pas à Davos par hasard. Le Forum n'est pas pour lui un terrain neutre, mais une scène mondiale. Une tribune qui lui permet de s'adresser à trois publics à la fois. D'abord à son électorat. À moins d'un an des élections de mi-mandat, chaque mot est soigneusement calibré. Davos devient ainsi une extension de la campagne, et une démonstration assumée de la domination américaine sur l'économie mondiale. Un message clair aux élites économiques et aux partenaires des États-Unis Le deuxième public visé par Donald Trump, ce sont les élites économiques. Aux dirigeants d'entreprises et aux investisseurs, le président américain parle croissance, investissements, dérégulation, énergie bon marché et fiscalité attractive. Le message est simple : investir aux États-Unis ou perdre l'accès au premier marché mondial. Mais le discours s'adresse aussi aux partenaires, aux alliés comme aux adversaires. Et sur ce terrain, les États-Unis veulent frapper fort. Il suffit d'observer la taille de leur délégation à Davos pour s'en convaincre. C'est la plus importante, la plus visible, la plus structurée. Au cœur de la station, les Américains ont même investi une ancienne église, transformée en pavillon « made in USA », financé par les grandes entreprises du pays. L'objectif est clair : afficher la puissance américaine et montrer que ce sont désormais les États-Unis qui donnent le tempo et dictent les grands thèmes des discussions. Le symbole est fort, et loin d'être anecdotique. Du dialogue au rapport de force : un basculement assumé Car Davos reste avant tout un lieu de rencontres entre financiers et argentiers de la planète, censé permettre de réfléchir collectivement à l'avenir. Or, cette année, les discussions gravitent autour de sujets brûlants : droits de douane, pressions sur l'Otan, tensions commerciales, velléités américaines sur le Groenland et capacité – ou non – des Européens à y répondre. Donald Trump arrive avec un discours parfaitement assumé : l'accès au marché américain a un prix, la sécurité fournie par les États-Unis a un coût, et surtout, les alliances ne sont plus gratuites. Désormais, tout se monnaie. Finis les compromis, place aux transactions. Cette posture inquiète de nombreux participants, alors même que l'ambition historique du Forum économique mondial est de favoriser une gouvernance économique collective. Ce qui se joue à Davos dépasse donc largement une simple séquence diplomatique : il s'agit d'une redéfinition des règles du jeu économique mondial. En laissant une seule puissance occuper pratiquement tout l'espace, le Forum révèle l'affaiblissement des contrepoids européens. On s'éloigne de la construction du consensus pour se rapprocher d'une illustration des déséquilibres mondiaux actuels. Ironie du sort, le thème de cette édition est « l'esprit de dialogue ». Sur le fond, les échanges s'annoncent intenses. Sur la forme, le dialogue sera évidemment en anglais, mais cette année, à Davos, il faudra surtout parler américain, et surtout trumpien. À lire aussiDavos: «L'esprit de dialogue», thème de ce 56e forum sera-t-il au rendez-vous?
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a entraîné une diminution du nombre de Canadiens se rendant en vacances en Floride. Les raisons sont nombreuses : l'opposition à ses valeurs, l'augmentation des droits de douane, mais également son hostilité manifeste envers le Canada. Donald Trump ayant argué que le Canada devrait devenir un État américain. De quoi toucher la Floride, qui voit d'habitude chaque année des Canadiens affluer à la saison hivernale pour échapper au froid et pour profiter du soleil, surnommés les « snowbirds » (les oiseaux migrateurs, en français). Le long du rivage, dans la ville balnéaire de Fort Lauderdale en Floride, les touristes se promènent et profitent de la plage. De l'autre côté de la rue, les hôtels de luxe sont alignés pour offrir une vue imprenable sur l'océan Atlantique. Des conditions de séjour a priori idéales et prisées par les voyageurs. Pourtant l'hôtel The Atlantic a vu récemment son taux d'occupation baisser de 4,9 %. Une chute directement imputée au marché canadien, selon la directrice des ventes, Amy Faulkner. « Même si une baisse de 4,9 % ne semble pas beaucoup, elle l'est pour notre hôtel. C'est d'autant plus important pour nous car, quand les Canadiens voyagent ici restent pour une longue durée. Ils peuvent rester jusqu'à six mois, donc cela touche réellement notre hôtel », déplore-t-elle. Cette diminution du tourisme s'ajoute à un contexte économique déjà difficile aux États-Unis, explique-t-elle. « Je le ressens un peu comme l'année du Covid. Pas aussi difficile que le covid, mais l'année a été très dure », soupire-t-elle. Les hôteliers font les comptes Son collègue Don Ciarlillo, courtier dans l'immobilier, affirme qu'il est néanmoins trop tôt pour connaître les conséquences dans le secteur immobilier, dans lequel les Canadiens investissaient également. « Je ne l'ai pas vu du côté de l'immobilier. Je préfère regarder comment va la saison. Je regarderai à la fin du mois d'avril, vers début mai. Quand la saison touristique de l'hiver se calmera, on aura les chiffres », temporise-t-il. À l'entrée du Motel de Richard, le néon indique qu'il reste des chambres disponibles, tandis qu'une fleur de lys souhaite la bienvenue aux touristes québécois. Le propriétaire Richard Clavet dit percevoir un changement depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pour un second mandat. « L'année passée, l'hiver avait bien commencé. Trump est arrivé au pouvoir en janvier et là les politiques se sont mises en place. Ce qui fait qu'en février, on a commencé à noter une baisse pour mars. Puis la baisse, elle était quand même forte pour mars et avril. Je peux pas dire de chiffres exacts, mais ça avait été assez important », détaille-t-il. Certains ont ouvertement justifié ces annulations à cause de la personnalité politique de Donald Trump. Tel ce client prêt à perdre 1 000 dollars déjà payés, se souvient Richard Clavet : « Il a tout simplement traité Trump de dictateur et a choisi de prendre ses vacances à Cuba plutôt qu'ici. Alors, moi je lui ai dit : "Tu salueras de notre part les dictateurs de Cuba." » À lire aussiL'économie mondiale retient son souffle : rétrospective de l'année 2025
Susie Wiles, directrice de cabinet de la Maison-Blanche, a déclaré dans Vanity Fair que Donald Trump a "la personnalité d'un alcoolique", critiquant aussi le vice-président J.D. Vance et le ministre de la Justice. Des propos qui interviennent après des attaques publiques de Marjorie Taylor Greene, ancienne alliée du président américain. Elle déclare même que les Républicains pourraient perdre les élections de mi-mandat sur la question du pouvoir d'achat.
durée : 00:04:10 - Le Grand reportage de France Inter - C'est un genre à part entière aux États-Unis : la musique contemporaine chrétienne. Voilà plusieurs décennies que les Américains écoutent du rock, de la pop, ou du rap qui parle de foi chrétienne. Mais ce genre connaît un nouvel essor grâce notamment aux réseaux sociaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:18 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Cette affaire remonte à mars 2025, un journaliste de The Atlantic s'est retrouvé dans une conversation confidentielle entre Marco Rubio, le secrétaire d'Etat et le Vice-président J.D. Vance. C'était Pete Hegseth qui l'avait ajouté par erreur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:18 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Cette affaire remonte à mars 2025, un journaliste de The Atlantic s'est retrouvé dans une conversation confidentielle entre Marco Rubio, le secrétaire d'Etat et le Vice-président J.D. Vance. C'était Pete Hegseth qui l'avait ajouté par erreur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Tous les jours à 7H10 et 9H50 , on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
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Depuis les récentes attaques des États-Unis contre des embarcations censées transporter de la drogue en mer des Caraïbes, faisant 21 morts selon Washington, le Venezuela craint une opération militaire américaine de grande envergure. La population a commencé à s'entrainer pour pouvoir défendre le pays en cas d'attaque. Reportage d'Alice Campaignolle. Notre correspondante à Caracas a suivi un défilé de sympathisants chavistes, composés de civils et de membres de milices. Ils disent être prêts à prendre des armes pour défendre leur pays contre une éventuelle agression américaine. Selon les autorités, 4,5 millions de miliciens sont déployés à travers le pays, un chiffre que des observateurs indépendants estiment pourtant exagéré. Notre correspondante a également parlé avec des Vénézuéliens qui ne participent pas à cet « élan patriotique » et souhaitent une intervention étrangère pour mettre fin au gouvernement de Nicolas Maduro. L'opposant cubain historique José Daniel Ferrer forcé à l'exil aux États-Unis Le dissident est arrivé hier lundi avec sa famille en Floride. Il a été emprisonné à Cuba après des décennies de lutte en faveur d'un changement démocratique et d'opposition au gouvernement communiste. C'est à la Une du site d'information 14ymedio. Il y a quelques jours, le dissident de 55 ans avait annoncé avoir accepté de partir en exil face aux pressions exercées par les autorités. Lors d'une conférence de presse organisée à son arrivée en Floride, José Daniel Ferrer a dénoncé les conditions de détention dans son pays. « Les prisons de Cuba sont un enfer, Dante n'en a pas décrit de semblables », des propos cités par 14ymedio. L'opposant, drapé d'un drapeau cubain, a exprimé sa joie d'être libre mais aussi sa douleur de savoir que de nombreux prisonniers politiques se trouvent encore derrière les barreaux. Le Miami Herald décrit José Daniel Ferrer « affaibli par des années de détention ». Selon son frère, Luis Enrique Ferrer, des représentants du département d'État américain se sont rendus à Santiago de Cuba pour négocier sa libération. Mais Washington a démenti avoir formulé une demande officielle à La Havane, contrairement à ce qu'affirme le régime. D'ailleurs, dans la presse officielle cubaine, l'exil de l'opposant est présenté comme un abandon du pays, comme l'écrit Juventud Rebelde. Le journal se contente de publier le communiqué officiel du ministère cubain des Affaires étrangères, selon lequel Daniel Ferrer Garcia a quitté le pays à la suite d'une demande formelle du gouvernement américain. Le Miami Herald souligne que selon l'administration Trump, aucune concession n'a été faite. Certains observateurs estiment que le gouvernement cubain, confronté à une grave crise économique, cherche à utiliser la libération de prisonniers politiques comme levier diplomatique. Haïti : la société civile rejette une nouvelle force internationale d'intervention Avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse, nous revenons sur le refus du Collectif de la société civile (qui comporte le Collectif du 4 décembre, des associations et des personnalités indépendantes) de la résolution 2 793 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une résolution récemment adoptée qui prévoit la création d'une Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. Nous évoquons également sur une nouvelle attaque de gangs dans la commune de Kenscoff où le week-end dernier la propriété Wynne Farm, un site écologique, a été incendiée. Journal de la 1ère Une nouvelle bouffée d'oxygène pour Air Antilles.
Moins d'une heure avant que le cabinet de sécurité israélien ne se prononce, l'accord conclu entre Israël et le Hamas fait la Une des médias internationaux. Ce texte prévoit un cessez-le-feu, négocié après un échange d'otages : tous les captifs détenus par le Hamas seraient libérés en contrepartie de 2 000 prisonniers palestiniens. Aux États-Unis, il représente aussi un vrai succès pour Donald Trump. Sans surprise, c'est à la Une de la presse américaine. Pour le New York Times, c'est presque un éloge appuyé : «Trump est sur le point de réaliser le plus grand accomplissement diplomatique de son second mandat». Et pourtant, nombreux sont les spécialistes du dossier qui avaient critiqué les tergiversations du locataire de la Maison Blanche. Le quotidien américain interroge l'un d'eux, le responsable d'un think tank basé à Washington DC, qui, après coup, confirme l'exploit : «Aucun président, républicain ou démocrate, n'a jamais été aussi sévère envers un Premier ministre israélien sur des questions aussi cruciales pour sa politique ou la sécurité de son pays», précise-t-il. Même si, rappelle le journal, «Benyamin Netanyahu a outrepassé ses limites» et la guerre fait toujours rage à Gaza. Qu'à cela ne tienne, Donald Trump surfe sur ce moment. Partout dans la presse, il y a cette image : le secrétaire d'État américain Marco Rubio qui chuchote à l'oreille du président dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche alors que le président organisait une table ronde avec des influenceurs conservateurs. Politico revient sur cette histoire : «Marco Rubio avait des nouvelles pour le président, mais il fallait que les journalistes soient partis». Rubio a ensuite remis une note au président et un photographe de l'AP couvrant l'événement a zoomé sur l'écriture manuscrite sur le papier à en-tête de la Maison Blanche qui disait : «Vous devez approuver rapidement une publication sur Truth Social afin de pouvoir annoncer l'accord en premier.» Quelques minutes après, Trump annonçait la nouvelle. Et cette séquence en déclenche une seconde. Le journaliste du New-York Times insiste : «le succès de cette entreprise était, pour Donald Trump, le test ultime de son objectif autoproclamé de devenir un négociateur et un artisan de la paix - et une voie vers le prix Nobel de la paix qu'il convoite si ouvertement». «Trump veut un prix Nobel. Il saura vendredi si sa campagne a porté ses fruits», titre également le Washington Post. Hasard du calendrier, le prix doit être annoncé vendredi et, explique le quotidien américain, «Donald Trump a accumulé de multiples récompenses dorées : des statues, des baskets, même un bipeur doré donné par Benyamin Netanyahu», mais il lui manque encore un médaillon étincelant de Prix Nobel. Si ce dernier martèle qu'il ne fait pas de politique pour obtenir des prix, poursuit le Washington Post, on apprend dans l'article que le président américain mène «une campagne peu habituelle entrant un conflit radical avec les traditions du prix», prouvant un comportement «remarquablement égocentrique», écrit le journaliste, citant une source proche de l'histoire du Prix Nobel. Donald Trump souhaite se présenter comme un faiseur de paix à l'échelle mondiale, mais son attitude reste clairement provocatrice aux États-Unis Le président américain a confirmé son intention d'envoyer les militaires de la Garde nationale à Chicago. Ces soldats sont d'ailleurs actuellement en position d'attente, à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Donald Trump veut qu'ils protègent les agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), qui multiplient les raids contre les immigrés en situation irrégulière. Ces opérations, souvent choquantes, sont menées par des agents masqués circulant à bord de véhicules civils. Les quartiers où vivent de nombreux étrangers, notamment latino-américains, sont particulièrement affectés et plongés dans un climat de peur. Notre correspondant Vincent Souriau, s'y est rendu. «Les rues sont vides, les voitures garées bien comme il faut le long des trottoirs. Et les rares habitants qui acceptent de parler se tiennent le plus loin possible». Et selon un mécanicien, interrogé sur place, cette peur s'explique car «pour la majorité des Latinos à Chicago, personne n'a de papiers». Il le précise, «tous mes amis, ils vont au boulot, ils reviennent et ils s'enferment chez eux. Ils bossent sur des chantiers, dans des magasins, partout. Mais pourquoi ils ne s'en prennent pas aux voyous ? C'est eux qu'ils devraient arrêter. Au lieu de venir chercher les jardiniers ou les ouvriers du bâtiment... Ce sont des gens bien. C'est pas eux qu'il faudrait chasser». En Argentine, le Parlement argentin a une nouvelle fois défié le président Javier Milei En rognant un peu sur ses pouvoirs et en restreignant sa capacité à gouverner par décret. Dans un article de La Nacion qu'en raison de sa faible majorité, Javier Milei en raffole : 76 décrets depuis sa prise de fonction. «L'opposition a mis en échec le principal outil de gouvernance de Milei», résume le quotidien. Ces décrets de nécessité et d'urgence, c'est un sujet qui est beaucoup revenu ces derniers mois. Un éditorialiste de Pagina 12 avait d'ailleurs l'habitude, dans ses chroniques, de comparer les décrets du président argentin à des «coups d'État» parlant d'une «soumission brutale des pouvoirs du Congrès» et qualifiant cette gouvernance par décret de «cruelle et illégitime». Mais tempère Clarin, le journal argentin le plus connu, il y a encore une incertitude sur la portée effective des changements car il faudra aussi l'approbation du Sénat pour que la mesure entre en vigueur. Au Mexique, l'écriture inclusive interdite dans les écoles de l'État de Chihuahua C'est un débat qui revient souvent, mais qui s'est intensifié après une annonce du PAN - le parti des Démocrates Chrétiens, que ses adversaires placent plutôt à l'extrême droite - qui a décidé d'interdire son utilisation dans les écoles de l'État de Chihuaha. Dans la presse mexicaine, ça fait débat. «Le PAN applique une stratégie «Bukele» à Chihuahua», titre El Financiero qui compare cette décision à une approche autoritaire, en référence au président salvadorien Nayib Bukele. Il faut dire que le député conservateur défenseur de la réforme, rapporte el Periodico Correo, a justifié la décision en évoquant des «confusions woke» et en insistant sur l'importance d'enseigner l'espagnol «correctement». «C'est une forme de censure linguistique», critique le média indépendant Regeneracion qui avance dans le même temps qu'il s'agit d'un recul sur les droits des groupes minorisés, et un usage du langage comme instrument idéologique. En Haïti, la résurgence du choléra «C'est l'alerte de trop», précise Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste. «N'est-ce pas la preuve que nous marchons à reculons quand on se rappelle que le pays avait vaincu l'épidémie du choléra, il y a quelques années ?», interroge-t-il. Car l'élimination du choléra, ayant causé quelque 10 000 morts à travers le pays entre 2010 et 2016, était saluée comme une victoire du système de santé et ses partenaires locaux et internationaux. Son retour est une preuve de plus de la dégradation des conditions de vie dans le pays. «Les camps de déplacés pullulent. Les conditions d'hygiène dans ces camps constituent un terrain fertile pour la propagation du choléra. Ce n'est pas tout. Le système de santé est à genoux.» Un cri d'alarme de Médecins sans frontières pour le système de santé est d'ailleurs repris dans le journal du jour. Et il n'y pas que le système de santé qui paie un lourd tribut à la crise. «L'insalubrité de nos rues saute aux yeux. Sans parler des villes de province, l'État n'arrive pas à assainir les quartiers qui sont toujours sous son autorité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Faut-il s'étonner si le choléra revient ?».
durée : 00:03:05 - La Chronique du Grand Continent - par : Gilles Gressani - Cette semaine, pour comprendre l'une des plus grandes transformations géopolitiques en cours, il ne fallait pas se concentrer sur les bruits et la fureur — mais sur un silence.
durée : 00:02:56 - La Chronique du Grand Continent - par : Gilles Gressani - Cette semaine, pour comprendre l'une des plus grandes transformations géopolitiques en cours, il ne fallait pas se concentrer sur les bruits et la fureur — mais sur un silence.
durée : 00:04:28 - Le Reportage de la rédaction - Ces canulars téléphoniques anonymes et malveillants tirent leur nom des 'S.W.A.T.', les unités de police spécialisées souvent mobilisées dans ce genre d'incident. Plusieurs facultés ont été visées à la rentrée. Les auteurs de ces appels sont rarement identifiés et les étudiants sont traumatisés.
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Charlie Kirk, influenceur conservateur américain et militant MAGA, a été assassiné lors d'un débat politique dans une université de l'Utah, aux Etats-Unis. Fervent catholique, il a joué un rôle clé dans la campagne de Donald Trump et la défense des valeurs conservatrices. Le président américain a lui-même annoncé sa mort sur X. Il a également affirmé qu'il remettrait bientôt à Charlie Kirk la médaille présidentielle de la Liberté, à titre posthume.
durée : 00:25:07 - Journal de 18h - La traque ce soir aux États-Unis pour retrouver le meurtrier de Charlie Kirk, le héros de la jeunesse américaine pro-Trump. Sa mort hier soir sur un campus de l'Utah lors d'un événement public ravive le spectre de la violence politique dans un pays toujours plus divisé.
À deux mois de l'élection présidentielle, le Chili est toujours dans l'incertitude vis-à-vis du droit de vote des étrangers. Dans la loi, au bout de 5 ans de résidence légale dans le pays, ils peuvent voter à toutes les élections. Ils sont même inscrits automatiquement sur les listes électorales. Un cas unique au monde avec une législation très permissive, en partie issue de la dictature. Mais aujourd'hui, certains partis aimeraient revoir les règles pour ces personnes qui représentent quasiment 6% de l'électorat. Ils sont près de 900 000 étrangers à pouvoir voter pour la prochaine élection présidentielle au Chili. Une population «pas très diversifiée» pour Axel Callis, sociologue et directeur de l'institut de sondages TúInfluyes. «Elle se concentre surtout autour des communautés vénézuéliennes, colombiennes et péruviennes», précise-t-il. Une population au cœur du débat politique au Chili. C'est le dossier de notre correspondante à Santiago, Naila Derroisné. En Haïti, une rentrée sous tension La rentrée a été repoussée au 1ᵉʳ octobre en Haïti. Une décision qui ne plait pas aux associations regroupant les écoles. Dans Gazette Haïti, elles rappellent «qu'accueillir les enfants au plus vite permet de les protéger des rues et de l'emprise des gangs.» Le mécontentement est d'autant plus grand que, comme l'indique Alterpresse, le gouvernement menace de sanctions les institutions qui ne respecteraient pas cette date de rentrée. L'agence de presse en ligne reprend un communiqué de L'Association professionnelle des écoles privées d'Haïti, l'Apep, qui elle exprime de vives inquiétudes suite aux menaces du ministère de l'Éducation nationale. L'Apep rappelle que le système scolaire haïtien traverse l'une des crises les plus graves de son histoire et que cette mesure qui repousse la rentrée scolaire est «déconnectée de la réalité, des besoins des enfants, et ne fait qu'aggraver la souffrance des familles». Une souffrance déjà accentuée par la situation sécuritaire dramatique et la crise humanitaire. Tom Fletcher, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, coordonnateur des secours au Bureau de la coordination des Affaires humanitaires, vient de passer quelques jours en Haïti. Il y a rencontré des déplacés. Au micro de Peterson Luxama, notre correspondant à Port-au-Prince, Tom Fletcher interpelle la communauté internationale et lui demande aussi d'avoir un regard plus attentif sur Haïti. L'ombre de Jeffrey Epstein plane toujours sur Donald Trump L'affaire Epstein n'en finit pas d'alimenter les débats et les pages des journaux aux États-Unis. Depuis plusieurs semaines, ses liens avec Donald Trump font débat. Il y a quelques jours, le New York Times a publié plusieurs documents, dont une carte d'anniversaire «salace», adressée à Jeffrey Epstein et signée par le président américain. «Ce n'est pas ma signature. Et ce n'est pas ma façon de parler. Et tous ceux qui me suivent depuis longtemps savent que ce n'est pas mon langage. C'est absurde !», a-t-il déclaré hier (9 septembre 2025) à Washington devant des journalistes. Mais la presse conteste la version de Donald Trump. Pour le bimensuel d'opinion The New Republic, «cette signature dans la lettre d'anniversaire d'Epstein ressemble vraiment à celle de Trump». Le New York Times et le Washington Post se sont lancés dans de véritables analyses graphologiques. Ils comparent la signature sur la carte à celles au bas de plusieurs de ses lettres envoyées durant la même période. Conclusion du quotidien new-yorkais : «Cette signature ressemble étrangement à celles qu'utilisait le président dans ses correspondances personnelles.» Le New York Times qui prend aussi du recul sur l'affaire, et qui rappelle que le mythe Epstein, selon lequel «de nombreux hommes puissants auraient été ses clients et que ses activités auraient été liées au Mossad israélien, a été largement fabriqué par des paranoïaques et des personnes en quête d'attention». Le quotidien déplore qu'aujourd'hui, ce pseudo-mythe soit amplifié par les détracteurs de la présidence. D'abord par les libéraux, les démocrates, qui seraient à la recherche de toute arme à leur disposition pour lutter contre l'administration, mais aussi «par les détracteurs d'extrême droite de la politique étrangère du président qui veulent semer la discorde entre les États-Unis et Israël». Des Argentins expulsés des États-Unis Le premier avion transportant des Argentins expulsés par le gouvernement de Donald Trump doit arriver ce mercredi (10 septembre 2025) en Argentine. Un vol affrété par le gouvernement américain qui fera escale en Colombie et au Brésil avant d'arriver à Buenos Aires. À son bord, un groupe d'Argentins accusés d'infractions graves à la loi fédérale des États-Unis. Une opération en Une de Clarin aujourd'hui. Selon le quotidien, le gouvernement de Javier Milei et son ambassadeur aux États-Unis cherchent à passer cette opération sous silence, ils ne s'y opposeront pas, ne protesteront pas, contrairement à d'autres pays d'Amérique du Sud. L'objectif, c'est d'éviter de donner l'impression que Donald Trump porte un coup à son allié libertaire. Le journal de gauche Página 12 souligne que la médiatisation de ce vol retour est un revers supplémentaire pour le président Milei. Le quotidien pour qui la volonté de ne pas divulguer le vol serait liée au fait que la présidence ne souhaite pas protester contre le traitement réservé aux citoyens argentins. D'autres gouvernements, comme le Mexique et le Brésil, avaient protesté contre la brutalité infligée aux citoyens de leurs pays lors de ces vols retours. Raviver la mémoire de la dictature au Chili Le 11 septembre marquera le 52è anniversaire du coup d'État au Chili, un putsch qui avait renversé le président Salvador Allende. Dans le pays, une campagne sur les réseaux sociaux cherche à réécrire l'histoire de la dictature, assurant que sous le gouvernement autoritaire, le Chili aurait connu une période faste sur les plans économiques, sociaux et politiques. Et dans ce contexte, le média d'investigation chilien Ciper publie les portraits de ceux qu'il considère comme les dix agents qui ont commis les crimes les plus terribles de la dictature. Parmi eux, Miguel Krassnoff Martchenko, surnommé le Russe. Il a participé à l'assaut sur le palais présidentiel, le 11 septembre 1973, et rejoint le renseignement chilien dans la brigade dédiée aux exécutions, aux disparitions et aux tortures de civils. Ciper rappelle le passage à tabac d'une opposante à la dictature, Mónica Pacheco, enceinte de 3 mois, que Martchenko a brûlée à l'eau bouillante et à l'huile. Ciper évoque aussi le cas d'Ingrid Olderöck, officier de police qui avait dressé un berger allemand pour violer les personnes détenues dans un centre de torture de la capitale. Une dizaine d'exemples sordides, mais d'utilité publique selon le média Ciper, pour empêcher la réécriture de l'histoire sous un prisme déformant. La 1ère Celui que l'on appelle parfois « le premier tueur en série de la Caraïbe » sera transféré ce mercredi des Pays-Bas vers la Guadeloupe.
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Direction les États-Unis, où le rappeur P. Diddy a été acquitté de ses accusations les plus graves, trafic sexuel et association de malfaiteurs. Il échappe donc à la perpétuité. Mais la star est reconnue coupable de transport de personnes à des fins de prostitution et il risque pour ça 20 ans de prison. Sa peine sera d'ailleurs prononcée plus tard. Mais pour l'heure, c'est le soulagement.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.