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La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement. De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre. Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. » Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros. À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour
La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement. De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre. Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. » Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros. À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour
L'ancienne directrice de la chaîne Russia Today en France, Xenia Fedorova, fait polémique dans les médias français alors qu'elle est chroniqueuse sur plusieurs médias de la sphère Bolloré. On hésite à parler d'une journaliste, et pas seulement parce que Xenia Fedorova n'a pas sa carte de presse en France : cette ancienne directrice de la chaîne RT France, Russia Today, épouse systématiquement le point de vue, pour ne pas dire la propagande, du Kremlin. Ainsi, elle relève davantage de l'influence étrangère. Dès 2017, elle mettait en doute le fait que Bachar el-Assad, allié des Russes, avait procédé à des bombardements chimiques contre sa population en Syrie. En 2022, elle reprenait la terminologie officielle russe en parlant d'« opération spéciale » en Ukraine, allant jusqu'à dire que seul le Dombass était concerné. Depuis qu'elle a été recrutée par Bolloré, l'année dernière, on peut entendre sur CNews que « c'est l'Occident qui a décidé de prolonger la guerre en Ukraine » ou qu'il n'y a pas eu d'enfants ukrainiens enlevés vers la Russie. Le plus incongru est sans doute de lire ses leçons de liberté d'expression dans le JDNews. On se demande si la France devrait prendre exemple sur la Russie et sa loi liberticide sur les « agents de l'étranger ». À lire aussiRussie: entrée en vigueur de nouvelles mesures contre les voix dissidentes Emmanuel Macron s'exprime sur Xenia Fedorova Le président français s'est exprimé en marge d'une visite au Monténégro. Il a rappelé qu'en 2017, il l'avait déjà jugée au service d'une « agence de propagande d'État », alors que le site RT avait relayé la fake news d'un compte offshore d'Emmanuel Macron aux Bahamas entre les deux tours. Ce qui a changé malgré tout, c'est l'intégration de Xenia Fedorova dans la sphère d'influence de Bolloré. Elle est à la fois chroniqueuse sur CNews, Europe 1 et le JDNews, autrice chez Fayard avec un livre intitulé Bannie, et animatrice de l'émission Lumières orthodoxes sur CStar, histoire sans doute de faire vibrer l'attachement à la chrétienté de Bolloré. À lire aussiCanal+: la polémique de la «liste noire» après une tribune d'opinion Polémique autour du prolongement de son titre de séjour Son titre de séjour a été prolongé de dix ans en 2024. On peut s'en étonner alors même que Russia Today a été interdite dans l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur a fait valoir que c'était un renouvellement automatique, sans intervention du gouvernement. Mais son entourage précise aussi que ce titre de séjour ne protège pas en cas d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. L'Arcom a été plusieurs fois saisie, notamment par la députée européenne macroniste Valérie Hayer. Mais Xenia Fedorova a reçu le soutien de la direction de Canal+ comme de Lagardère. Au nom de la liberté d'expression. Son influence dans la sphère Bolloré se vérifie aussi à sa capacité à écarter des contradicteurs de l'antenne, comme – selon Le Monde – le général Bruno Clermont. Elle est devenue un agent de la bataille de l'information. À lire aussi«De la propagande» pro-russe: à Paris, des manifestants ciblent Xenia Fedorova et appellent à des sanctions
Conférence publique du 21 mai 2026 - Episode #8 "Syrie, une nouvelle donne régionale ?" Bernard Hourcade (CNRS, CeRMI) et Jean Marcou (Sciences Po Grenoble – UGA) Modération : Philippe Pétriat (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) Jean Marcou, politiste spécialiste de la Turquie et Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l'Iran, analysent l'évolution des relations de la Syrie avec la Turquie et l'Iran, de 1946 à nos jours. Dans un premier temps, Jean Marcou retrace la période allant de l'indépendance de la Syrie jusqu'aux années 1990. Durant cette période, la Syrie apparait comme le voisin le plus problématique de la Turquie. En effet, alors que la Turquie s'aligne sur le bloc occidental, la Syrie baasiste se rapproche de l'Union soviétique durant la guerre froide. Plusieurs différends aggravent cette rivalité : la question du Sandjak d'Alexandrette, le partage des ressources en eau du Tigre et de l'Euphrate et le soutien syrien au PKK kurde. Un rapprochement entre les deux pays s'opère dans les années 2000, après l'arrestation d'Abdullah Öcalan et la fin du soutien de la Syrie au PKK. Les relations diplomatiques et économiques connaissent un développement soutenu et cela jusqu'en 2011. Bernard Hourcade décrit les relations méfiantes que la Syrie entretient avec l'Iran, tourné à l'époque du Shah vers l'Occident. Dès la révolution islamique, la Syrie reconnaît le nouveau régime islamique afin de contrebalancer l'influence de l'Irak de Saddam Hussein au Moyen-Orient. Cette alliance se renforce durant la guerre Iran-Irak grâce à des partenariats militaires et stratégiques. Le soutien de la Syrie au Hezbollah contribue à son essor et renforce l'influence régionale de l'Iran. Malgré des intérêts communs contre Israël et l'extrémisme sunnite, certaines divergences idéologiques ont parfois fragilisé leur relation. La guerre en Syrie bouleverse profondément les équilibres régionaux. Les relations entre la Turquie et la Syrie entrent dans une période de forte hostilité en 2011, rompant avec la politique turque précédente du « zéro problème avec les voisins ». Après avoir tenté de jouer un rôle de médiateur auprès du régime de Bachar al-Assad, la Turquie soutient finalement les forces d'opposition. Son implication militaire s'accompagne parfois d'alliances controversées avec certains groupes djihadistes, notamment Hayat Tahrir al-Sham. Les tensions avec d'autres puissances, comme la Russie dans la région d'Idlib, illustrent la complexité du conflit. La frontière turco-syrienne devient une zone de conflit marquée par des affrontements entre différentes factions. La Turquie fait face à plusieurs défis : l'accueil massif de réfugiés syriens, les tensions économiques et sociales liées à leur intégration ainsi que la montée d'un discours anti-réfugiés. De plus, l'autonomie kurde du Rojava suscite des inquiétudes à Ankara en raison des liens des YPG avec le PKK. Depuis la chute du régime de Bachar al-Asad, la Turquie a renoué un dialogue dynamique avec la Syrie et des projets de coopération économique, énergétique et éducative sont lancés. Toutefois, Ankara maintient une présence militaire dans le nord de la Syrie au nom de la sécurité et de la stabilité régionales. Le retour des réfugiés syriens installés en Turquie depuis 2011 (près de 3 millions) et l'opposition à toute constitution d'une entité kurde autonome constituent toujours deux lignes directrices de la politique turque à l'égard de la Syrie. Quant à l'Iran, sa stratégie d'expansion régionale a échoué face aux attaques israéliennes après la chute du régime de Bachar Al-Assad – qui a compliqué les échanges avec le Hezbollah au Liban. L'Iran subit une défaite idéologique et une perte d'influence territoriale dans un contexte d'évolutions des alliances favorisant les puissances sunnites telle que l'Arabie saoudite. Captation : BULAC
Épisode #76 Michael-Ange explique le lien entre cerveau, spiritualité, voyage astral, rêves lucides, conscience et vies antérieures. Dans cet épisode de Pleine Conscience, on explore comment les neurosciences et la spiritualité peuvent se rejoindre pour comprendre les expériences mystiques et les états modifiés de conscience.Avec Michael-Ange, on parle de voyage astral, rêves lucides, réincarnation, vies antérieures, égrégores, projection, imagination, canalisation, paralysie du sommeil, conscience non locale et de la place du cerveau dans les expériences spirituelles.Dans cet épisode, tu vas découvrir :pourquoi Michael-Ange dit que le cerveau est le canalisateur spirituel de l'expériencecomment il interprète les rêves lucides et le voyage astralpourquoi les vies antérieures ne sont peut-être pas ce qu'on croitcomment distinguer projection, croyance, imagination et expérience réellece que la science, la neurologie et la conscience peuvent nous apprendre sur la spiritualitéune discussion fascinante sur Jésus, les rêves et les expériences de conscience profondeMichael Ange:https://www.instagram.com/michael.angee/https://www.pleineconsciencehugorich.com/#PleineConscience #MichaelAnge #conscience TIMECODES:00:00 Hook — Le cerveau et la spiritualité00:55 Michael-Ange est de retour01:17 Qui est Michael-Ange ?03:05 Pourquoi les réseaux sociaux déforment les messages04:21 Croyances, boîtes mentales et évolution04:45 Le cerveau derrière les expériences spirituelles05:38 Réincarnation, vies antérieures et conscience07:17 Ce que Michael-Ange croit vraiment08:14 L'âme ou la conscience ?10:00 Voyage astral, projection et égrégores11:35 Le pouvoir de l'imagination12:26 Son école : neuroscience et spiritualité13:04 Le cerveau comme canalisateur spirituel13:58 Qu'est-ce qu'un voyage astral ?15:16 La mort est-elle une fin ?16:06 Projection astrale, hypnose et présence18:28 Le rêve de Jésus raconté par Richer21:06 Comment Michael-Ange interprète ce rêve22:26 L'expérience de Michael-Ange avec Jésus25:27 Les 4 rêves et la leçon sur l'ego27:26 Canaliser sans nourrir l'ego29:19 Enseigner la neuroscience et vulgariser30:14 Le cordon astral existe-t-il ?31:01 Duplication de conscience et double astral34:37 Bachar, canalisation et discernement39:10 Entités, extraterrestres et backlash sur les réseaux44:49 Le monde spirituel, l'expérience du Philip Experiment01:35:41 Retour sur l'épisode et feedback de Michael-Ange01:36:20 Cadeau du Journal Pleine ConscienceClause de non-responsabilité : Les vidéos présentées sur cette chaîne YouTube sont basées sur nos propres expériences, opinions et recherches. Nous faisons de notre mieux pour fournir des informations précises et à jour, mais nous ne pouvons garantir l'exactitude, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations. Les sujets abordés sont le reflet de nos propres points de vue et ne doivent pas être considérés comme des conseils professionnels, médicaux, juridiques ou financiers.En visionnant nos vidéos, vous reconnaissez et acceptez que nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences de l'utilisation ou de l'application des informations fournies. Chaque individu est responsable de ses propres actions et décisions, et il est recommandé de consulter des professionnels compétents pour des conseils spécifiques à votre situation.Nous nous réservons le droit de modifier, supprimer ou mettre à jour le contenu de nos vidéos à tout moment et sans préavis. Nous ne sommes pas responsables du contenu des liens externes ou des ressources citées dans nos vidéos.Enfin, veuillez noter que nous ne soutenons ni ne sommes affiliés à aucune marque, entreprise ou produit mentionné dans nos vidéos, sauf indication contraire expresse. Toute référence à des tiers est à des fins informatives uniquement.#podcast #shorts #interview #mindfulness #pleineconscience #love #denisjutras #yoga #yogi #presence
La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin. De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes
La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin. De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes
Le sud du Liban reste sous le feu persistant d'Israël. Les forces israéliennes justifient toujours leur opération comme moyen de lutter contre le Hezbollah et menacent de le cibler au-delà de la ligne jaune, ligne de démarcation dans le sud Liban. Entretien avec la chercheuse à l'université Harvard Lina Khatib, elle a enquêté sur les réseaux de financement du mouvement chiite qui passent par plusieurs continents et notamment l'Europe. RFI : Vous publiez un nouveau rapport qui s'intéresse aux multiples sources de financement du Hezbollah. On pensait le parti affaibli par la guerre contre Israël depuis 2024, et aussi par la chute de son allié syrien, Bachar el-Assad. Mais en fait, économiquement, on découvre en vous lisant qu'il tient le choc, notamment grâce à son réseau européen, avec un mélange d'activités légales et illégales... Lina Khatib : Le Hezbollah a été militairement défait par Israël, même s'il continue encore à mener certaines opérations. Sur le plan économique en revanche, le groupe a perdu une part importante de ses revenus après la chute du régime de Bachar el-Assad, notamment parce qu'il était impliqué dans le trafic de captagon en Syrie avec le régime syrien. Mais à l'international, ses activités financières ne se sont pas arrêtées. Elles sont très étendues. Elles relient l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et aussi l'Europe. Donc en fait, une partie de l'argent vient par exemple du trafic de drogue en Amérique latine, puis cet argent est blanchi en Europe par le réseau du Hezbollah. On observe que l'Europe joue aujourd'hui un rôle central dans ce système, qui permet au groupe de survivre et de maintenir une partie de ses sources de financement. Très concrètement, lorsqu'un Européen achète par exemple de la drogue ou une pierre précieuse, est-ce qu'il finance peut-être le Hezbollah ? Malheureusement oui, c'est possible parce que le Hezbollah est impliqué dans la vente de cocaïne dans des pays comme la France, la Belgique, l'Allemagne ou encore l'Italie. Quand on parle de blanchiment d'argent, concrètement, ça consiste à utiliser de l'argent issu d'activités illégales pour acheter des biens tout à fait légaux, puis à les revendre afin d'en masquer l'origine. En Europe, quelqu'un peut donc acheter des bijoux, une belle montre, une voiture de luxe ou même une voiture d'occasion, sans se douter qu'il contribue potentiellement à ce moment-là au financement du Hezbollah. Cela s'explique notamment par le fait que le Hezbollah opère via des sociétés écrans, ce qui rend très difficile d'identifier les véritables responsables derrière ces entreprises. En parallèle, le groupe collabore avec des réseaux criminels déjà bien implantés en Europe. Ce sont des relations avant tout pragmatiques. Par exemple, au Royaume-Uni où je vis, les autorités observent de plus en plus que certains commerces dans différentes régions qui vendent toutes sortes de choses, qu'il s'agisse de tabac ou de produits du quotidien, peuvent être liés à des réseaux criminels impliqués dans la contrebande. Le Hezbollah s'inscrit donc dans ces dynamiques et entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe. À lire aussiLiban: le Hezbollah rejette les négociations directes avec Israël et s'oppose à son désarmement Certains commentateurs disent souvent que si la République islamique lâchait le Hezbollah, la milice s'effondrerait. Et c'est vrai que les deux tiers de son budget viennent en effet de Téhéran. Mais le tiers restant dont on parle lui permettrait-il de survivre ? L'estimation selon laquelle le Hezbollah tire environ 30 % de ses fonds, de ses opérations financières à travers le monde, reste très prudente. En réalité, ce chiffre pourrait être plus élevé. Cela veut dire que si le financement en provenance de l'Iran s'arrêtait complètement, le Hezbollah pourrait continuer à fonctionner, mais avec des capacités réduites. C'est pour ça qu'il est essentiel de cibler aussi ces réseaux financiers en Europe comme partout sur la planète. Et d'ailleurs, les États-Unis, surtout via le département du Trésor, s'y intéressent de plus en plus, notamment à travers ses liens avec l'Iran. Cette lutte est menée en parallèle avec des actions militaires et politiques. Ces deux volets, financiers et non financiers, sont indispensables pour affaiblir le groupe. Pour finir, le Hezbollah reçoit un soutien financier de la part de la diaspora... Le Hezbollah s'appuie sur de vastes réseaux internationaux pour mener ses opérations financières, et une grande partie de ces réseaux repose sur la diaspora libanaise, qu'elle se trouve en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde et dont certains membres lui sont loyaux. Cela ne signifie évidemment pas que l'ensemble de la diaspora libanaise collabore avec le Hezbollah. Bien sûr que non. Mais il y a un nombre significatif de personnes dans la diaspora qui jouent un rôle clé dans le financement, notamment pour acheter les armes du groupe au Liban. La présence de la diaspora est donc cruciale pour le Hezbollah. Et lorsque certains membres de ces réseaux sont arrêtés ou sanctionnés, d'autres membres, parfois issus de la même famille, prennent le relais afin de poursuivre les activités de financement et maintenir les réseaux actifs. En Afrique particulièrement, ces réseaux s'étendent à plusieurs pays. On les retrouve notamment en Côte d'Ivoire, qui constitue une plateforme importante de blanchiment d'argent, en Sierra Leone et au Liberia, où il est impliqué dans le commerce de diamants de sang, ainsi qu'au Nigeria, où la diaspora est particulièrement présente, où certains groupes familiaux ont mené des collectes de fonds pour le Hezbollah et enfin en Gambie. À lire aussiLiban: la résistance du Hezbollah questionne l'avenir du processus de désarmement
Bachar Elzein knew at 13 he wanted to build rockets. Twenty-five years later, he's the founder & CEO of Reaction Dynamics — the Montreal-based company building Canada's first orbital launch capability. In this episode, Bachar breaks down the hybrid propulsion breakthrough that makes RDX's rockets cheaper, safer, and deployable from virtually anywhere — including the back of a truck. We talk about what it takes to survive nine years building deep tech, skipping payroll, and betting everything on a technology the market wasn't ready for. We also get into the geopolitics: why Canada is the only G7 country without sovereign launch capability, what the recent federal backing means, and why allied nations are now paying attention. A rare conversation at the intersection of frontier engineering, national strategy, and founder resilience.
Le politologue Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, analyse en détail la situation géopolitique tendue entre l'Iran et les États-Unis. Alors que les États-Unis s'apprêtent à envoyer une délégation au Pakistan pour de nouvelles négociations de paix, l'Iran a décidé de boycotter ces pourparlers. Selon Gilles Kepel, cette décision iranienne fait suite à l'arraisonnement d'un pétrolier iranien par les États-Unis, qui ont tiré dans la salle des machines. Cette action a fourni un prétexte aux factions les plus dures du régime iranien pour refuser de négocier.Cependant, l'analyste estime que les États-Unis ont repris l'initiative face à l'Iran. En construisant un contre-blocus dans la mer d'Arabie, Washington a réussi à empêcher les navires iraniens de traverser le détroit d'Ormuz, privant ainsi le régime de ses principales ressources financières issues de la vente de pétrole et de gaz. Gilles Kepel considère que le système iranien est à bout de souffle, fragilisé par les sanctions économiques et les divisions internes.Le politologue souligne également les tensions au sein du régime iranien, entre les factions ouvertes aux négociations et les conservateurs intransigeants. Il note que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, semble être désormais l'otage de la clique des Gardiens de la Révolution, sans avoir la même autorité que son père, l'ancien guide suprême Khamenei.Concernant le Liban, Gilles Kepel évoque la situation précaire de la trêve entre Israël et le Hezbollah, après la mort d'un soldat français de la FINUL lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. L'analyste souligne que cet incident révèle des failles dans le contrôle du Hezbollah sur ses agents au sud du Liban, et pose des questions sur la fiabilité du régime syrien de Bachar al-Assad, qui aurait permis le maintien de tunnels reliant la Syrie au Liban, utilisés autrefois pour faire passer des armes.Enfin, Gilles Kepel s'interroge sur la marge de manœuvre du gouvernement libanais dans ces négociations, alors qu'Israël a créé une «ligne jaune» à l'intérieur du territoire libanais, dans laquelle il s'arroge le droit de tout détruire, y compris des biens appartenant à la communauté chrétienne. Une situation qui risque d'affaiblir considérablement le pouvoir libanais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
MMA Lock of the Night is back to give you breakdowns and predictions for PFL Belfast: Kelly vs Wilson. Also on the main card, McKee vs Lohore, Yagshimuradov vs Pedro, and Mixan vs Sheridan.
Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les autorités syriennes tentent de se maintenir à l'écart du conflit. Mais dans le sud du pays, les incursions israéliennes se multiplient depuis la chute de Bachar el-Assad. La semaine dernière, l'armée israélienne a même utilisé, pour la première fois, le sol syrien pour mener des opérations au Liban. Un jeune berger a également été tué. Dans ces villages frontaliers, les habitants redoutent une escalade. Ils craignent qu'Israël, qui pilonne actuellement le sud du Liban, ne cherche à étendre son contrôle jusqu'au sud de la Syrie. De notre envoyée spéciale dans les zones frontalières au sud de la Syrie, Il s'appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz, vendredi 3 avril, lorsqu'un tir d'obus israélien s'est écrasé sur sa voiture. La carcasse du véhicule est toujours là, gisante, explosée sur le bas-côté. Son père dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé. « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l'ont tué alors qu'il était innocent », dénonce-t-il. Son village, Al-Rafid, se trouve à la lisière du Golan, que l'armée israélienne occupe depuis l'année 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l'intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l'autre côté du jardin. « Depuis la chute d'Assad, Dieu en est témoin, nous n'avons pas eu un seul jour de répit. Israël vole nos terres, et en plus ils s'en réjouissent !, alerte le père du jeune garçon tué. Nous sommes nombreux dans ce village à être déplacés du Golan. Je suis moi-même déplacé du Golan. Nous ne partirons pas à nouveau, nous ne quitterons pas nos terres. Mais nous vivons dans la peur. Dans la peur qu'une guerre éclate demain ou après-demain. » À lire aussiLe «Grand Israël»: projet idéologique ou stratégie politique en marche? « Ils ont brûlé l'ensemble des terres » Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mutairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n'est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l'ensemble des terres près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s'approcher de leur frontière », témoigne-t-il. Entre ces nouvelles positions, des villages entiers se retrouvent enclavés. Les check-points israéliens se multiplient, empêchant les habitants de circuler. Ce fournisseur a désormais peur de prendre sa voiture pour aller travailler. « Ils choisissent toujours de se positionner sur un passage que l'on ne peut pas contourner en empruntant une route secondaire. Ce sont des barrages temporaires, imprévisibles : on ne peut pas savoir où et quand ils seront installés, s'effraie-t-il. On tombe dessus soudainement, sans pouvoir les anticiper. » À lire aussiSyrie: des habitants dénoncent la volonté d'Israël «d'étendre son occupation» près de Damas « Ils vont prendre toute la région » C'est sur un barrage de ce type que Wodi al-Bakri, 21 ans, s'est fait arrêter par des soldats israéliens il y a un an. Son père ne connaît ni la raison de cette arrestation, ni la localisation de sa prison. « Ils vont prendre toute la région, et personne ne reviendra. Israël entre et sort comme il souhaite, sans impunité. Ils comptent tout prendre, ils ont l'intention d'annexer toute la région, toute la province », s'indigne-t-il. Dans ces bourgades reculées, l'armée syrienne n'est pas déployée. Il y a seulement quelques contingents des Nations unies, censés maintenir la paix. Pour leurs habitants, il y a surtout la solitude. L'exemple de Gaza dévastée, plus récemment celui du Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : « Qui, aujourd'hui, est en mesure d'arrêter l'État israélien ? » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: plus de 300 morts dans les bombardements israéliens sur Beyrouth les plus violents depuis 1982
Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les autorités syriennes tentent de se maintenir à l'écart du conflit. Mais dans le sud du pays, les incursions israéliennes se multiplient depuis la chute de Bachar el-Assad. La semaine dernière, l'armée israélienne a même utilisé, pour la première fois, le sol syrien pour mener des opérations au Liban. Un jeune berger a également été tué. Dans ces villages frontaliers, les habitants redoutent une escalade. Ils craignent qu'Israël, qui pilonne actuellement le sud du Liban, ne cherche à étendre son contrôle jusqu'au sud de la Syrie. De notre envoyée spéciale dans les zones frontalières au sud de la Syrie, Il s'appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz, vendredi 3 avril, lorsqu'un tir d'obus israélien s'est écrasé sur sa voiture. La carcasse du véhicule est toujours là, gisante, explosée sur le bas-côté. Son père dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé. « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l'ont tué alors qu'il était innocent », dénonce-t-il. Son village, Al-Rafid, se trouve à la lisière du Golan, que l'armée israélienne occupe depuis l'année 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l'intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l'autre côté du jardin. « Depuis la chute d'Assad, Dieu en est témoin, nous n'avons pas eu un seul jour de répit. Israël vole nos terres, et en plus ils s'en réjouissent !, alerte le père du jeune garçon tué. Nous sommes nombreux dans ce village à être déplacés du Golan. Je suis moi-même déplacé du Golan. Nous ne partirons pas à nouveau, nous ne quitterons pas nos terres. Mais nous vivons dans la peur. Dans la peur qu'une guerre éclate demain ou après-demain. » À lire aussiLe «Grand Israël»: projet idéologique ou stratégie politique en marche? « Ils ont brûlé l'ensemble des terres » Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mutairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n'est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l'ensemble des terres près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s'approcher de leur frontière », témoigne-t-il. Entre ces nouvelles positions, des villages entiers se retrouvent enclavés. Les check-points israéliens se multiplient, empêchant les habitants de circuler. Ce fournisseur a désormais peur de prendre sa voiture pour aller travailler. « Ils choisissent toujours de se positionner sur un passage que l'on ne peut pas contourner en empruntant une route secondaire. Ce sont des barrages temporaires, imprévisibles : on ne peut pas savoir où et quand ils seront installés, s'effraie-t-il. On tombe dessus soudainement, sans pouvoir les anticiper. » À lire aussiSyrie: des habitants dénoncent la volonté d'Israël «d'étendre son occupation» près de Damas « Ils vont prendre toute la région » C'est sur un barrage de ce type que Wodi al-Bakri, 21 ans, s'est fait arrêter par des soldats israéliens il y a un an. Son père ne connaît ni la raison de cette arrestation, ni la localisation de sa prison. « Ils vont prendre toute la région, et personne ne reviendra. Israël entre et sort comme il souhaite, sans impunité. Ils comptent tout prendre, ils ont l'intention d'annexer toute la région, toute la province », s'indigne-t-il. Dans ces bourgades reculées, l'armée syrienne n'est pas déployée. Il y a seulement quelques contingents des Nations unies, censés maintenir la paix. Pour leurs habitants, il y a surtout la solitude. L'exemple de Gaza dévastée, plus récemment celui du Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : « Qui, aujourd'hui, est en mesure d'arrêter l'État israélien ? » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: plus de 300 morts dans les bombardements israéliens sur Beyrouth les plus violents depuis 1982
durée : 00:05:55 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Depuis que les rebelles ont renversé Bachar al-Assad en 2024, des familles syriennes et des ONG dénoncent des enlèvements, des viols dont sont victimes des femmes et jeunes filles de la minorité alaouite, à laquelle appartient le dictateur déchu. Un phénomène minimisé par le nouveau pouvoir syrien.
En Hongrie, à quelques jours des élections législatives, tous les yeux sont braqués sur ce pays d'Europe centrale, où l'opposition a le vent en poupe. Tisza, le parti de l'opposition, a réussi, en à peine deux ans, à s'imposer comme une alternative crédible face au Premier ministre nationaliste, Viktor Orban, qui brigue un 5ᵉ mandat consécutif. Debrecen, la deuxième ville du pays, à deux heures de route de Budapest, a longtemps été un bastion du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Mais le parti d'opposition y est désormais bien implanté. Lassés par l'inflation et la corruption, de nombreux habitants ont créé des « îlots » Tisza dans différents quartiers, un mouvement en faveur du changement. Le reportage de Florence La Bruyère. Pologne : la difficile réforme de la justice En Pologne, plus de deux ans après la réélection de Donald Tusk, la restauration de l'État de droit est un long combat pour le gouvernement de centre droit. En première ligne, l'indépendance de la justice et le renouvellement de la plus haute juridiction, le tribunal constitutionnel. Le président, un conservateur, refuse la plupart des nominations faites par le parlement qui a désigné six nouveaux juges. Les explications d'Adrien Sarlat. Russie : l'histoire rocambolesque des frères Kovaltchouk La Revue XXI nous plonge dans l'un de ses articles, au cœur de l'oligarchie russe, à la rencontre de deux frères au destin hors norme : Iouri et Mikhaïl Kovaltchouk. Ces hommes de l'ombre, proches du pouvoir, sont les « gardiens » du corps de Vladimir Poutine. Entretien avec Guillaume Gendron, rédacteur en chef de la Revue XXI. À Berlin, une exposition sur la prison syrienne de Saidnaya L'ancien centre de détention de la Stasi à Berlin accueille jusqu'au 27 septembre 2026 une exposition consacrée à la prison de Saidnaya, symbole de la répression du régime syrien de Bachar el-Assad. Cette reconstitution virtuelle est le fruit du travail acharné de Syriens basés en Allemagne. Le reportage de Delphine Nerbollier à Berlin.
En Hongrie, à quelques jours des élections législatives, tous les yeux sont braqués sur ce pays d'Europe centrale, où l'opposition a le vent en poupe. Tisza, le parti de l'opposition, a réussi, en à peine deux ans, à s'imposer comme une alternative crédible face au Premier ministre nationaliste, Viktor Orban, qui brigue un 5ᵉ mandat consécutif. Debrecen, la deuxième ville du pays, à deux heures de route de Budapest, a longtemps été un bastion du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Mais le parti d'opposition y est désormais bien implanté. Lassés par l'inflation et la corruption, de nombreux habitants ont créé des « îlots » Tisza dans différents quartiers, un mouvement en faveur du changement. Le reportage de Florence La Bruyère. Pologne : la difficile réforme de la justice En Pologne, plus de deux ans après la réélection de Donald Tusk, la restauration de l'État de droit est un long combat pour le gouvernement de centre droit. En première ligne, l'indépendance de la justice et le renouvellement de la plus haute juridiction, le tribunal constitutionnel. Le président, un conservateur, refuse la plupart des nominations faites par le parlement qui a désigné six nouveaux juges. Les explications d'Adrien Sarlat. Russie : l'histoire rocambolesque des frères Kovaltchouk La Revue XXI nous plonge dans l'un de ses articles, au cœur de l'oligarchie russe, à la rencontre de deux frères au destin hors norme : Iouri et Mikhaïl Kovaltchouk. Ces hommes de l'ombre, proches du pouvoir, sont les « gardiens » du corps de Vladimir Poutine. Entretien avec Guillaume Gendron, rédacteur en chef de la Revue XXI. À Berlin, une exposition sur la prison syrienne de Saidnaya L'ancien centre de détention de la Stasi à Berlin accueille jusqu'au 27 septembre 2026 une exposition consacrée à la prison de Saidnaya, symbole de la répression du régime syrien de Bachar el-Assad. Cette reconstitution virtuelle est le fruit du travail acharné de Syriens basés en Allemagne. Le reportage de Delphine Nerbollier à Berlin.
Arabisme et syrianité : le nationalisme du Baas au clan Assad - Épisode 6 - Conférence publique du 12 mars 2026 8mn - Présentation du fonds Michel Seurat, par Didier Inowlocki, chargé de collections pour le domaine arabe à la BULAC 08:00 - 00:52mn : Ziad Majed, Professeur (Université américaine de Paris) 00:52mn - 1h20 : Thomas Pierret, Chargé de recherche (CNRS, IREMAM, Aix-Marseille Université) Dans une époque marquée par l'impact du colonialisme et les défis identitaires, le Parti Baas est un parti fondé relativement tardivement par rapport aux autres grands mouvements du nationalisme arabe. Officialisé à Damas en 1947 par Michel Aflaq et Salah al-din Bitar à Damas, il avait pour ambition l'unité politique du monde arabe et la justice sociale. Les idées du Parti socialiste d'Akram al-Hourani sont intégrées lors d'une fusion en 1953 et donnent au Baas sa base idéologique singulière, rurale et révolutionnaire, face au marxisme d'une part, et au nassérisme d'autre part. En 1958, l'union entre l'Égypte et la Syrie forme la République arabe unie, soutenue par les bassistes malgré leurs hésitations envers Nasser. Cette union s'effondre en 1961, entraînant une tentative des bassistes de se réorganiser comme alternative au nassérisme. Les coups d'Etat de 1963 puis de 1966 manifestent le rôle croissant des militaires au sein du parti et la division avec la branche irakienne (notamment sur la question de la Palestine). Le "néo-Baas" qui prend le pouvoir en 1966 est mené par l'aile militaire (H. al-Assad devient ministre de la Défense) et nationaliste syrienne, hostile à la direction historique du parti (qui est arrêtée ou part en exil) et soucieuse de modérer le programme socialiste. Ce mouvement nationaliste, laïc mais valorisant la culture arabe et l'islam comme héritage culturel, prônant la justice sociale et les nationalisations, deviendra lors de la prise de pouvoir d'Hafez al-Assad en 1970, l'instrument d'un pouvoir personnel. Combinant culte de la personnalité, recrutement militaire des membres de sa communauté (alaouite) et multiplication des services de renseignements, Hafez al Assad assure un contrôle total sur la société syrienne. Le régime écrase toute opposition comme à Hama en 1982 ou dans la prison de Palmyre. Malgré un discours socialiste, le système évolue vers la corruption et le clientélisme avec la mise en place de réseaux familiaux autour du clan Assad. Sur le plan international, la Syrie adopte une politique pragmatique : instrumentalisation de la cause palestinienne, troupes combattant sous drapeau américain lors de l'invasion du Koweït, accord avec l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis pour obtenir le contrôle du Liban après les accords de Taëf. En 2000, à la mort d'Hafez al-Assad, une modification constitutionnelle permet à son fils Bachar d'accéder à la présidence malgré son jeune âge (34 ans). Sous son règne, l'économie syrienne commence à se libéraliser avec de nouvelles privatisations et une nouvelle génération d'hommes d'affaires proches du régime ouvrant la voie à plus de corruption. Le régime reste politiquement fermé et la révolte éclate en 2011. Modération : Philippe Pétriat (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, IISMM) Programmation : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM) Captation : BULAC
Rencontre-débat IISMM Ces rencontres ont trois objectifs : mieux connaître l'actualité des défis auxquels le pays est confronté, comprendre la façon dont les acteurs de la société civile syrienne envisagent l'avenir du pays, encourager et relancer les échanges avec ces acteurs et les chercheuses et chercheurs en Syrie et en France. Bilan de quatorze ans de révolution et de guerre, défis de la reconstruction - Le 14 janvier 2026 à l'EHESS La première rencontre a réuni Myriam Ababsa, géographe et urbaniste (Ifpo, CAREP Paris), Hamit Bozarslan, politiste et historien (EHESS, CETOBaC), Valentina Napolitano, sociologue (IRD, LPED, AMU) et Yassin al-Haj Saleh, auteur et intellectuel syrien. Après la présentation de leur ouvrage "Syrian Society in Revolution and War (2011–2024). Legacy and Transformations", Presses de l'Ifpo, 2025, Myriam Ababsa et Valentina Napolitano ont partagé leurs analyses avec Hamit Bozarslan et Yassin al-Haj Saleh sur le bilan des 14 années de révolution et de guerre. Combinant le regard d'une géographe, d'une sociologue, d'un politologue et d'un essayiste, cette rencontre permet de saisir les profondes transformations sociales, économiques et politiques qui ont parcouru la société syrienne au cours de ces 15 dernières années. Les questions confessionnelles et politiques, la régularisation des propriétés immobilières, le retour des réfugiés depuis la chute du régime de Bachar al-Assad sont autant de défis que la société syrienne doit relever. Comment rétablir le contrat social ? Modération : Philippe Pétriat (IISMM-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Captation et montage : Philippe Kergraisse (EHESS) Programmation : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM) Photo : Louai Barakat, CC BY-SA 4.0
Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une hausse de la violence des colons, dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février. Environ 50 incidents ont été enregistrés au cours des quatre premiers jours du conflit, et cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée. Une violence en toute impunité. Reportage dans un village endeuillé entre Ramallah et Naplouse. De notre envoyée spéciale à Qaryut, village entre Ramallah et Naplouse « La trace de sang que vous voyez là par terre, c'est celle du sang de Muhammad. Il a été atteint par une balle en pleine tête. C'est la première victime », confie Bachar. La première victime d'une attaque meurtrière, le 3 mars, dans le village de Qaryut, en Cisjordanie occupée. Une scène de guerre avec 40 minutes de combats que décrit Bachar, secouriste. Les villageois palestiniens ont tenté de se défendre contre un groupe d'une bonne vingtaine de colons israéliens armés. Les deux frères, Mohamed et Fahim Mouammar, sont morts. Ils étaient âgés de 48 et 52 ans. « Les tireurs venaient de ce verger-là. L'un d'entre eux était un colon qui portait un uniforme militaire », nous indique Bachar. L'identité du tireur et les circonstances de l'incident font l'objet d'une « enquête », a déclaré l'armée israélienne, qui condamne sévèrement les faits. Bachar ramasse des cartouches au sol et nous explique : « Son arme, c'était un fusil d'assaut M16, et ça, la marque rouge sur la cartouche, c'est la marque des balles explosives. » Jamil, le frère des deux victimes, a été touché au pied par une de ces munitions. Il se rappelle de ce jour : « Fahim est mort dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital. La balle a touché l'artère, il s'est vidé de son sang. » L'attaque a eu lieu en pleine journée, à midi. Pour Jamil, les assaillants étaient là pour tuer : « Ils devaient avoir l'intention de tuer puisqu'ils sont venus avec une arme et ils ont tiré directement sur nous. Ce n'était pas juste pour nous faire peur. » Bachar traverse le verger de la famille Mouamar et nous apprend que « cette zone est l'une des plus dangereuses de Qaryut. Toutes les maisons ici sont entourées de grillages pour se protéger, comme une prison. Ici, c'est la colonie de Shilo, et là, la colonie d'Eli ». Le secouriste raconte que, le matin de l'attaque, un des colons équipé d'un bulldozer a voulu tracer une piste pour relier ces colonies illégales au regard du droit international. Les villageois palestiniens sont intervenus pour le chasser. L'homme est revenu avec un groupe ultra-violent pour une opération punitive. Jamil a reconnu un des assaillants. La police et l'armée israéliennes sont arrivées presque une heure après la confrontation. « Le tireur est reconnaissable à 100%. L'armée est venue et a pris ses affaires et ses moutons. Le lendemain, il est revenu s'installer au même endroit », déplore Jamil. L'Autorité palestinienne dénonce « l'escalade majeure du terrorisme des colons à la faveur de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ».
« Jusqu'où Trump ira-t-il dans cette dangereuse aventure ? » se demande le Nouvel Obs. « Espère-t-il vraiment abattre le régime des mollahs, ou le vassaliser sur le modèle vénézuélien après avoir brandi le scalp de Khamenei ? Le plus terrifiant, estime l'hebdomadaire, est que lui-même ne semble pas le savoir (…) en méprisant à la fois le droit international, le Congrès américain et le sort réel des Iraniens, Trump se comporte une fois de plus comme un shérif brutal à la logique court-termiste ». Incertitude donc, résumée en quelques mots par le Canard enchaîné : « On frappe d'abord et pour les suites on voit après », « un après qui n'a pas fini d'inquiéter », remarque l'hebdomadaire satirique. Prestigieux trophée Pour l'heure, c'est Benyamin Netanyahu qui semble être le plus à même d'exploiter la situation. Il est même « le grand gagnant », estime l'Express, car « il a l'opportunité de se débarrasser de la menace existentielle iranienne, tout en préservant son avenir politique ». En effet, poursuit l'hebdomadaire, « le 7 octobre fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahu n'a toujours pas répondu – et une opportunité pour se débarrasser de "l'axe de la résistance" centré autour de Téhéran ». Car, ajoute l'Express, « plus de deux ans après le jour le plus tragique de l'histoire d'Israël, le bilan de Tsahal et du Mossad est spectaculaire : le Hamas a été décimé, Hassan Nasrallah, charismatique chef du Hezbollah, tué par une frappe, le dictateur syrien Bachar el-Assad est en exil à Moscou. Avec la mort de Khamenei, Benyamin Netanyahu vient d'obtenir son plus prestigieux trophée ». De plus, assure l'Express, « la population israélienne est très majoritairement prête à des sacrifices pour se débarrasser d'une menace existentielle ». La position de Donald Trump est moins confortable, remarque l'hebdomadaire : il avait promis à ses électeurs « d'en finir avec "les guerres éternelles" ». De plus, assure l'Express, « si le prix du pétrole s'envole durablement, Trump aura à répondre à son électorat, très sensible au coût de la vie ». Situation inconfortable Quel rôle la France peut jouer dans cette nouvelle guerre au Moyen-Orient ? « Peut-elle rester à l'écart ? » se demande Marianne, qui rappelle que « la France n'a pas été informée. Encore moins associée. Les frappes israélo-américaines contre l'Iran (…) ont ouvert une séquence que Paris découvre tout en subissant les effets, à mesure que le conflit s'étend à l'ensemble des pays du Golfe Persique. « Une mise à l'écart », souligne Marianne (…) En clair, Washington décide seul ». Problème, poursuit l'hebdomadaire : « la France est pleinement engagée dans la région », présente dispose de plusieurs bases, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, ou encore au Qatar. « La France marche sur un fil », estime de son côté la Tribune Dimanche. « Elle oscille entre prudence stratégique et impuissance assumée ». Le journal remarque, lui aussi, que « le président de la République, a d'abord été tenu distance du déclenchement des frappes. Preuve s'il en fallait une, du déclassement relatif de Paris dans les cercles de décision », ajoute la Tribune Dimanche qui résume en quelques mots la position de la France : « dialogue, désescalade, diplomatie ». Mais le journal pose cette question : « Ces mots suffisent-ils dans un contexte international dominé par la polarisation et la brutalité ? » Écologistes En France, le premier tour des élections municipales aura lieu dimanche prochain et plusieurs questions mobilisent la presse. Tout d'abord, celles qui concernent les écologistes. « En 2020 », rappelle le Nouvel Obs, « une vague inattendue avait peint en vert de grandes métropoles (Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg). « Un mandat plus tard, constate l'hebdomadaire, les enquêtes d'opinion convergent : plusieurs de ces élus affrontent des vents contraires (…) » Que s'est-il passé ? « Les intéressés, explique l'hebdomadaire, évoquent "quelques problèmes de méthode - un pont trop vite fermé à la circulation, des aménagements temporaires mal compris" ». « Ils n'ont pas été aidés, non plus, souligne le Nouvel Obs, par la dégradation de l'image des écolos, savamment orchestrée par la droite et l'extrême droite ». « Vous voulez que ça change ? » À Paris, les projecteurs sont braqués sur Rachida Dati. Elle vient tout juste de quitter son poste de ministre de la Culture, pour entamer sa campagne. Le Point l'a suivie dans ses pérégrinations, admirant son habileté et son contact avec ses électeurs potentiels : « Vous voulez que ça change ? Nous aussi ! Je compte sur vous »… Ici ou là, « un petit mot, un compliment, une blague », constate le Point. « Elle fait elle-même les questions et les réponses : "Et votre maire d'arrondissement, vous le voyez de temps en temps ? Eh non, bien sûr"». Pour le moment, Rachida Dati est devancée dans les sondages par Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors la France Insoumise), mais si l'on en croit le Point, l'ex-ministre n'en doute pas : « Personne d'autre qu'elle n'a l'envergure pour s'installer dans le fauteuil d'Anne Hidalgo à la fin du mois ».
Après les opérations lancées sur Gaza en réponse aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 que certains observateurs ont jugé disproportionnées. Après une guerre de douze jours pour bombarder les installations nucléaires, puis l'occupation d'une partie du plateau du Golan, en Syrie, lors de la chute du régime de Bachar al-Assad. Israël s'est lancé aux côtés des États-Unis dans une nouvelle guerre face à l'Iran. L'État hébreu a, depuis, mis en place une zone tampon au sud Liban. On sait que derrière ces opérations, le soutien américain est déterminant. Mais ces événements peuvent-elles laisser penser qu'Israël a les mains libres au Moyen-Orient ? Pour en débattre - Rina Bassist, correspondante de la radio israélienne à Paris et rédactrice au journal Al-Monitor. - Antoine Basbous, politologue, associé chez Forward Global, directeur de l'Observatoire des pays arabes - Laure Foucher, maîtresse de recherche sur le Moyen-Orient à la Fondation pour la recherche stratégique. Spécialiste de la politique étrangère d'Israël. → La guerre israélo-américaine contre l'Iran : questions à Laure Foucher → La reconfiguration régionale voulue par Israël : quelles implications pour les intérêts stratégiques français ?
Après les opérations lancées sur Gaza en réponse aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 que certains observateurs ont jugé disproportionnées. Après une guerre de douze jours pour bombarder les installations nucléaires, puis l'occupation d'une partie du plateau du Golan, en Syrie, lors de la chute du régime de Bachar al-Assad. Israël s'est lancé aux côtés des États-Unis dans une nouvelle guerre face à l'Iran. L'État hébreu a, depuis, mis en place une zone tampon au sud Liban. On sait que derrière ces opérations, le soutien américain est déterminant. Mais ces événements peuvent-elles laisser penser qu'Israël a les mains libres au Moyen-Orient ? Pour en débattre - Rina Bassist, correspondante de la radio israélienne à Paris et rédactrice au journal Al-Monitor. - Antoine Basbous, politologue, associé chez Forward Global, directeur de l'Observatoire des pays arabes - Laure Foucher, maîtresse de recherche sur le Moyen-Orient à la Fondation pour la recherche stratégique. Spécialiste de la politique étrangère d'Israël. → La guerre israélo-américaine contre l'Iran : questions à Laure Foucher → La reconfiguration régionale voulue par Israël : quelles implications pour les intérêts stratégiques français ?
El dictador sirio Bachar al-Asad vive protegido en Moscú. Y desde su exilio dorado aún resuenan los ecos de su maldad y de sus torturas.
En Syrie, après l'annonce du cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, des centres de réconciliation ont été ouverts pour les anciens membres des FDS qui souhaitent se rendre. En creux, s'y raconte le système de conscription obligatoire des populations arabes et kurdes sur le territoire. La défection rapide d'une partie d'entre eux a précipité la chute des FDS. De notre correspondante à Raqqa, Sourire timide, Suleyman, 26 ans, s'avance au milieu d'une rangée d'hommes en armes. Il est kurde et est un ancien membre des Forces démocratiques syriennes. Il est venu aujourd'hui se rendre et participer au processus de réconciliation en Syrie : « Au début, quand l'armée gouvernementale est arrivée, nous avons eu peur. Nous ne savions pas ce qui allait arriver. Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de problème. Je voulais surtout participer au processus de réconciliation pour apaiser la situation avec mes voisins arabes. Ils m'accusent d'être toujours affilié aux FDS. » « J'étais soldat de garde » pour les Forces démocratiques syriennes Dans les rangs de ceux venus se rendre, figurent d'anciens membres de la sécurité intérieure, d'anciens combattants. « J'étais soldat de garde pour les FDS, dans la 17ème base, au nord de Raqqa », explique Yazan, 19 ans. Lui est arabe. Et il raconte, comme beaucoup d'autres, avoir été obligé de s'enrôler au sein des forces à dominante kurdes. « Il y avait le service obligatoire à partir de 18 ans. Si tu n'y allais pas, ils t'arrêtaient sur les points de contrôle. Ils avaient des listes de personnes recherchées », développe-t-il. Ses amis, qui avaient fait le choix de déserter, « restaient cachés à l'intérieur de chez eux, ils ne sortaient plus ». Au micro, Yazan raconte la différence de traitement, au sein des FDS. « Ils disaient ''moi je suis Kurde, donc je suis supérieur à toi, parce que tu es arabe''. Les valeurs de fraternité dont ils faisaient la promotion n'étaient pas appliquées. Le pouvoir était entre les mains des Kurdes. » Un chef l'obligeait chaque matin à faire des pompes pour obtenir un café. « Je n'étais vraiment pas à l'aise, je n'aime pas être humilié », poursuit-il. Puis, sa désertion, qui lui a valu deux mois de prison : « Il y avait beaucoup de corruption au sein des FDS. Cela marchait aussi quand tu étais en prison. Il suffisait de connaître un Kurde bien placé pour se faire libérer. Moi, j'ai payé un pot-de-vin, et j'ai été réintégré au centre de commandement militaire des FDS. » À lire aussiSyrie: «Nous étions 33 dans 20 mètres carrés», un jeune ex-détenu de la prison d'Al-Aqtan témoigne Un document en guise de « réconciliation » Escorté, Yazan déambule patiemment dans les différentes salles du bâtiment. Il passe un entretien, se fait prendre en photo, avant de récupérer un document. « Voilà, ça c'est une garantie quand tu passeras sur les points de contrôle, comme quoi tu as été "réconcilié". C'est un retour à la vie normale, une nouvelle page qui s'ouvre, où tous les liens avec les FDS ont été coupés », lui explique un soldat. La procédure est la même que celle qui avait été imposée aux anciens membres de l'armée de Bachar el-Assad, explique le responsable du centre de réconciliation à Raqqa, qui a souhaité rester anonyme. « Nous avons un fichier complet avec les informations de tous les combattants FDS. Le service de renseignement de l'État syrien a pu se les procurer et les rassembler dans une base de données. Ceux qui se rendent seront "réconciliés" avec l'État. Ils pourront encore être jugés s'il y a une plainte personnelle contre eux. » « Nous laisserons ces portes ouvertes le temps qu'il faut, ajoute-t-il. Nous attendons l'ensemble des FDS jusqu'au dernier. » À lire aussiSyrie: le gouvernement et les Kurdes parviennent à un accord, sur fond de tensions
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réunion des 12 ministres de la Défense de la région des Grands Lacs, l'interdiction de Pékin sur l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage » et la visite d'Ursula von der Leyen en Syrie. Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ? Alors que le Sénégal fait face à une dette publique vertigineuse évaluée à 132% du PIB par le FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko exclu de restructurer la dette, estimant que le pays peut honorer ses engagements sans renégociation. Comment justifie-t-il ce refus catégorique malgré les recommandations du FMI ? En prenant cette décision, le Sénégal ne risque-t-il pas d'être sanctionné par l'institution de Bretton Woods ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. RDC : à quoi a servi la réunion de la région des Grands Lacs ? Un mois après l'accord de paix paraphé à Washington par les présidents Felix Tsishekedi et Paul Kagame, les affrontements se poursuivent dans le Nord-Kivu. À la demande de la RDC, une réunion extraordinaire des 12 ministres de la Défense et des chefs d'Etat major des forces de défense de la région des Grands Lacs s'est tenue ces derniers jours en Zambie. Que retenir de cette rencontre ? Le dispositif de contrôle du cessez-le-feu a-t-il été renforcé ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Japon : quel avenir pour l'économie après les mesures chinoises ? C'est une décision qui pénalise l'industrie nippone, d'où la colère de Tokyo. La Chine a décidé d'interdire l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage », civils et militaires. De quels produits parle-t-on ? Pourquoi Pékin décide de bloquer maintenant ces exportations ? Pourquoi ces produits sont-ils importants pour le Japon ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Syrie : vers une nouvelle coopération européenne Pour la première fois depuis la chute de Bachar el-Assad, Ursula von der Leyen , la présidente de la Commission de l'UE, s'est rendue à Damas ce vendredi 9 janvier 2026. Au printemps 2025, les 27 ont levé toutes les sanctions économiques mises en place sous le régime d'Assad. Quel est le poids des Européens dans la transition politique du pays face aux États-Unis ? Avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen et chargé de cours à l'Université de Genève.
durée : 00:02:52 - Regarde le monde - Le "New York Times" a essayé de localiser il y a quelques semaines une cinquantaine de hauts dignitaires syriens, un peu plus d'un an après la chute du régime de Bachar al-Assad. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:52 - Regarde le monde - Le "New York Times" a essayé de localiser il y a quelques semaines une cinquantaine de hauts dignitaires syriens, un peu plus d'un an après la chute du régime de Bachar al-Assad. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Syrie, il n'est pas rare de croiser dans les villages des habitants, pioches à la main, à la recherche du fameux butin. « Des pièces d'or », répètent-ils tous, enfouies sous terre par pilleurs et ancêtres de civilisations antérieures. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses rumeurs d'hommes devenus millionnaires poussent à la pratique. Interdite du temps du régime de Bachar el-Assad, elle se propage depuis sa chute dans tout le pays. Ce qui n'est pas sans risque : plusieurs personnes sont décédées ces derniers mois alors qu'elles creusaient des tunnels. Une poignée de touristes, une cité antique et trois hommes qui vident sur une table un petit sac en plastique. À l'intérieur, des pièces. Du bronze, de l'argent, de l'acier, qu'ils viennent tout juste de trouver dans les ruines d'à côté. Un homme montre aux étrangers une pièce de monnaie ancienne : « C'est une pièce grecque. Celle-ci date de l'Empire byzantin. Je les vends 50 dollars au moins, mais on peut discuter », leur affirme-t-il. Quelques mètres plus loin s'étend Bosra et son antique cité. Ces derniers mois, le sol a été retourné, les pierres tombales, ouvertes, brisées. Les traces d'hommes venus chercher un soi-disant trésor à la nuit tombée. L'un d'eux accepte anonymement de témoigner : « Bosra est sous l'égide de l'Unesco. Il se peut qu'à l'avenir, ils interdisent ces fouilles. Car, on le sait, ces pièces devraient être dans un musée. C'est la faim qui nous conduit à faire cela. Sans la faim, personne n'aurait songé à creuser. » Recrudescence de la recherche d'or Interdite du temps de Bachar el-Assad, la recherche d'or a connu une recrudescence après sa chute, en décembre, avant d'être à nouveau interdite par le gouvernement. Ahmad, c'est un prénom d'emprunt, n'en a que faire. Détecteur de métaux dans une main, pioche dans l'autre, il fouille régulièrement les alentours de chez lui. « Regardez ! C'est un fragment de boulon datant de la période ottomane », s'exclame-t-il soudain. « Je suis comme mon père, complètement obsédé par ce sujet. Lui est comme ça depuis toujours, il a 75 ans. Mais lui comme moi n'avons jamais rien trouvé », regrette-t-il. Sur les réseaux sociaux, dans les villages, les rumeurs vont bon train en Syrie. Certains parlent de signes : des croix, des trous, que seuls certains experts pourraient reconnaître. D'autres affirment qu'ils seraient devenus millionnaires grâce à des caisses d'or trouvées sous la terre. « Dans mon village, 90 % des personnes cherchent. Ce trou, nous avons travaillé dur pendant trois, quatre jours, à creuser, et au final ça n'a servi à rien. Tout ça à cause de ce détecteur de métaux. L'écran s'allume et vous indique : "C'est ici qu'il faut chercher." Au final, vous ne trouvez qu'un caillou », déplore-t-il. Assis entre les membres de sa famille, une photo entre les mains, Ibrahim al Ahmad témoigne. Son fils, 40 ans, est mort le 9 juin dernier, étouffé avec un ami dans le tunnel qu'ils avaient creusé. « Ce jour-là, ils sont restés quatre ou cinq heures sous terre, jusqu'à l'arrivée des secours. Forcément… Une personne privée d'oxygène meurt en trois minutes. Tout ça parce qu'il a fait la connaissance d'un groupe qui lui a dit : "cette terre recèle d'or, tu y trouveras forcément quelque chose." Ça l'a convaincu. C'est du gâchis », soupire-t-il, endeuillé. Un gâchis, répète-t-il, provoqué par l'ennui. Alors que 80% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté en Syrie, cette interminable chasse au trésor illustre surtout la misère de centaines de familles. À lire aussiSyrie: face à la possible résurgence de l'EI, des civils s'organisent
La caída de la dictadura de Bashar el Asad ha permitido sacar a la luz la mayor base documental conocida sobre sus cárceles. El Damascus Dossier, con 64.000 archivos y 33.000 fotografías tomadas por la policía militar, muestra torturas sistemáticas, hambre extrema y ejecuciones. Las imágenes, que retratan a más de 10.000 muertos bajo custodia, revelan cuerpos demacrados, numerados y trasladados a fosas comunes. El análisis de periodistas de 20 medios confirma signos de inanición y heridas graves en la mayoría de las víctimas. La filtración también apunta a la ONU, que durante una década contrató a una empresa de seguridad controlada por la inteligencia siria. En este episodio participan Andrés Mourenza, corresponsal de EL PAÍS en Turquía y Oriente Próximo y Daniele Grasso, periodista especializado en análisis de datos del periódico. Si tienes quejas, dudas o sugerencias, escribe a defensora@elpais.es o manda un audio a +34 649362138 (no atiende llamadas). CRÉDITOS: Realiza: José Juan Morales Con información de: Andrés Mourenza y Daniele Grasso Presenta: Ana Fuentes Diseño de sonido: Nicolás Tsabertidis Dirige: Ana Alonso Sintonía: Jorge Magaz Para leer más: Los archivos secretos de Damasco: miles de fotografías revelan la maquinaria de muerte del régimen de Bachar el Asad en Siria Naciones Unidas pagó 11 millones de dólares a una empresa de seguridad de los servicios secretos de El Asad
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un accord européen pour interdire l'importation de gaz russe et le bilan en Syrie un an après la chute de Bachar al-Assad. Bénin : qui se cache derrière la tentative de putsch ? Alors que des militaires avaient annoncé un coup d'État sur la chaîne de télévision nationale béninoise, les autorités ont finalement rassuré en affirmant que cette tentative de putsch avait été déjouée. Que sait-on de ces militaires ? Comment expliquer cet événement quelques mois seulement avant la présidentielle ? Bénin : quel rôle de la Cédéao après la tentative de putsch ? Après la tentative de putsch au Bénin, la Cédéao a annoncé le déploiement de troupes de la Force en attente. Comment expliquer ce déploiement aussi rapidement ? Avec Joël Atayi-Guèdegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise. Union européenne : les 27 ont-ils les moyens de se priver de gaz russe ? L'Union européenne a conclu un accord visant à interdire l'importation de gaz russe à partir de l'automne 2027. L'UE a-t-elle les moyens de se priver du gaz russe ? Quelles conséquences cette décision aura-t-elle sur l'économie russe ? Avec Julien Clémençot, chef du service économie de RFI. Syrie : quel bilan un an après la chute de Bachar al-Assad ? Un an après la chute de Bachar al-Assad, la Syrie essaye encore de se stabiliser sous la présidence d'Ahmed al-Charaa. Que devient l'ancien président syrien un an après sa chute ? Avec Aghiad Ghanem, directeur scientifique du Programme MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord) à Sciences Po.
Il y a un an, Bachar al-Assad a été renversé après 14 ans de guerre civile en Syrie. L'ancien dictateur a refait sa vie en Russie, dans un quartier luxueux de Moscou. Écoutez RTL autour du monde du 08 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Il y a un an, le 8 décembre 2024, le régime de Bachar el-Assad était renversé par une coalition islamiste, après des décennies de règne du clan familial. Les Syriens célèbrent leur nouvelle liberté.
durée : 02:29:37 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
durée : 01:22:28 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Bachar al-Assad a fui la Syrie il y a un an jour pour jour. Et en ce jour d'anniversaire, Un jour dans le monde est parti à la rencontre des Syriens pour deux heures d'émission spéciale mêlant reportages et discussions avec nos invités sur place. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Il y a un an, le 8 décembre 2024, le régime de Bachar Al-Assad était renversé par une coalition islamiste, après des décennies de règne du clan familial. Les Syriens célèbrent leur nouvelle liberté.
durée : 01:22:28 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Bachar al-Assad a fui la Syrie il y a un an jour pour jour. Et en ce jour d'anniversaire, Un jour dans le monde est parti à la rencontre des Syriens pour deux heures d'émission spéciale mêlant reportages et discussions avec nos invités sur place. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:41 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Il y a un an, les troupes d'al-Charaa entraient dans Damas et Bachar al-Assad quittait le palais présidentiel pour Moscou, où il vit aujourd'hui en exil. Aujourd'hui, alors qu'al-Charaa demeure à la tête de son gouvernement provisoire, quel bilan tirer de la Syrie post-Assad ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anthony Samrani Co-rédacteur en chef de l'Orient le jour
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Il y a un an, le 8 décembre 2024, le régime de Bachar Al-Assad était renversé par une coalition islamiste, après des décennies de règne du clan familial. Les Syriens célèbrent leur nouvelle liberté.
En Syrie, un an après la chute de la dictature de Bachar el-Assad, près de trois millions de familles déplacées par la guerre ont fait le choix de rentrer dans leur ville d'origine. À leur retour, nombre d'entre elles font face à des logements occupés et à des terres expropriées, le plus souvent par des familles alaouites, minorité accusée d'être liée au clan Assad. À Moadamiyeh, dans la Ghouta occidentale, ces expropriations participent à la montée des tensions communautaires. De notre envoyée spéciale à Damas, De l'autre côté d'un barbelé, deux hommes regardent les étendues de terres qui appartenaient autrefois à leurs grands-parents. Des terres expropriées il y a 40 ans par l'ancien régime Assad, avant d'accueillir la macabre prison de l'aéroport militaire de Mezzeh. « Ma plus grande blessure, c'est que mon frère et mon fils, qui étaient propriétaires de ces terres, y ont été emmenés, torturés, écrasés, puis tués. Tués sur leurs propres terres ! », raconte le premier. « Voler la terre d'un être humain, c'est comme voler son âme », renchérit le second. À (re)lire aussiBachar el-Assad amende une loi qui menaçait d'exproprier des millions de Syriens 83% des habitants expropriés de leurs terres À Moadamiyeh, ville historiquement révolutionnaire de Syrie, les expropriations auraient concerné, selon ses habitants, 83% des terres. À l'époque, elles visaient à loger des familles d'officiers du régime et à construire des infrastructures militaires. « Le régime a fait ça partout, tout autour de Damas. Pour que, si jamais une révolution éclate – comme ce fut le cas –, ils puissent nous assiéger », poursuit l'un de nos interlocuteurs. Au total, ces deux hommes affirment avoir été privés de 22 000 m², pour une valeur estimée, disent-ils, à près de 15 millions de dollars, soit plus de 12 millions d'euros. Une partie de ces terres est aujourd'hui recouverte par les maisons de tôle du quartier alaouite de Somoriyeh : « Le quartier commence au niveau de cette gare jusqu'à la route qui mène à Beyrouth, là-bas. Ce sont tous des partisans de l'ancien régime. À l'époque, ils arrêtaient les habitants de Moadamiyeh et de Daraya pour les ramener ici, les torturer, voire les tuer. » Tout autour du quartier, une clôture a été érigée il y a une dizaine de jours par les autorités. Officiellement, elle vise à séparer les familles alaouites des logements destinés aux nouveaux officiers. Une version à laquelle les habitants ne croient pas. « C'est une manière de nous compliquer la vie, pour qu'on quitte nos maisons par nous-mêmes », avance un habitant alaouite. À écouter aussiSyrie : après la chute de Bachar el-Assad, la difficile unification du pays « À l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ! » La plupart redoutent d'être délogés, voire de subir des représailles. « Cet été, des hommes sont venus en nous disant que ces terres appartenaient aux familles de Moadamiyeh. Ils criaient et essayaient de nous dégager. Ils avaient des armes et ils sont entrés dans nos maisons », raconte un second habitant. Ahmad – prénom d'emprunt –, âgé de 25 ans, affirme avoir été interpellé par la Sécurité générale : « Ils m'ont frappé avec des bâtons dans le dos et à la tête. » Sa mère, assise à ses côtés, se balance nerveusement sur sa chaise : « J'ai peur qu'ils me sortent de chez moi. Je n'ai pas d'autre maison. » À ses côtés, un vieil homme sort alors un document, se disant propriétaire de son logement depuis 40 ans. En réalité, sur la feuille, une décision non officielle d'un comité lié à l'ancien régime. « Je les ai achetées à un homme dans la rue qui disait vendre des terrains. Je ne comprends pas : à l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ! », assure-t-il. Pour tenter d'apaiser les tensions, le gouverneur de Damas a assuré que personne ne serait expulsé tant qu'une solution de relogement n'aura pas été trouvée. À lire aussiSyrie: dans la ville frontalière d'Al-Hamidiyeh, des maisons détruites par les bulldozers israéliens
Le 8 décembre 2024, il y a un an, Bachar al-Assad le dictateur syrien quittait Damas pour Moscou, après la prise de la capitale syrienne par les rebelles de Hayat Tahrir al Cham. Surnommé le «boucher de Damas», Bachar al-Assad dirigeait le pays depuis juillet 2000, succédant à son père Hafez al-Assad, dictateur non moins sanguinaire à la tête du pays depuis 1971. Un chapitre de plus d'un demi-siècle d'horreur, de massacres et d'oppressions se refermait pour le peuple syrien. Non sans séquelles. À la surprise générale, l'opération des rebelles se déroula en un éclair. Il ne leur fallut pas plus de dix jours pour faire tomber le régime que l'on pensait inébranlable, après 12 années de guerre, plus de deux millions de morts, environ 500.000 disparus et 12 millions de Syriens déplacés à cause de la violence liée au conflit, soit la moitié de la population. Regard sur la Syrie du président Ahmad al-Charaa. Difficultés économiques et sociales, séparation des communautés, insécurité, les défis sont nombreux. Luttes internes, ingérences régionales, pression d'Israël. La Syrie reste un espace stratégique central pour les grandes puissances : sa position géographique, ses accès aux routes régionales, son rôle dans l'équilibre du Levant et les multiples présences militaires en font un territoire où intérêts géopolitiques et enjeux de sécurité internationale s'entrecroisent. Quelles perspectives démocratiques en Syrie, pays au centre des rivalités régionales ? Invités : Fabrice Balanche, maître de conférences à l'Université Lyon 2, spécialiste du Moyen-Orient. «Les leçons de la crise syrienne», éd. Odile Jacob, ouvrage récompensé par le prix du livre Géopolitique. Hakim Khaldi du Département des Opérations de Médecins sans Frontières à Paris. Spécialiste du Moyen-Orient à MSF où il a effectué de nombreuses missions. «Carnets de bord. Dans la Syrie post-Assad», éd. L'Harmattan.
Un an après la chute de Bachar al-Assad, la Syrie n'a pas replongé dans la guerre civile, et entretient l'espoir encore fragile d'une paix durable.Plus d'un million de réfugiés syriens ont pu rentrer chez eux, même s'il en reste 4,5 millions. Le président par intérim Ahmad al-Chareh, un ancien jihadiste, a pour l'instant réussi à s'entendre à la fois avec l'Union Européenne, Donald Trump, la Turquie et l'Arabie saoudite. Il a même été reçu à Moscou, grand soutien d'Assad.Mais l'espoir des experts est mâtiné de beaucoup de prudence : des dizaines de milliers de victimes de décennies de répression sanglante restent introuvables, l'économie est exsangue, et des massacres ont visé les minorités alaouite et druze. Enfin, Israël mène des frappes et des incursions dans le Sud. La Semaine sur le fil fait le point avec Acil Tabbara, directrice de nos bureaux au Liban et en Syrie; Rime Allaf, écrivaine syrienne et Ziad Majed, spécialiste du Proche-Orient.Pour aller plus loin :It Started in Damascus, par Rime AllafLe Proche-Orient, miroir du monde, par Ziad Majed et ses livres sur la SyrieRéalisation : Maxime Mamet, Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-KiefferEnregistrements sur le terrain : AFPTVLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous laisser une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:34 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Un an après la chute de Bachar al-Assad, la Syrie s'apprête à célébrer le Jour de la Libération, le 8 décembre. L'occasion de dresser un premier bilan économique sous Ahmed al Chareh, qui affirme avoir attiré 28 milliards de dollars d'investissements en dix mois malgré d'immenses besoins.
durée : 00:05:11 - La BO du monde - Il y a quinze ans, elle défiait Bachar al-Assad en chantant pour les rebelles. La grande chanteuse syrienne, qui a quitté son pays depuis la guerre civile, envisage de revenir se produire à Damas. Un rêve pour ses fans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, un groupe de femmes tentent de faire survivre l'art traditionnel de la broderie en Syrie. Durant la guerre, la plupart d'entre elles ont été forcées à l'exil ont ont été tuées dans les bombardements. De 1 000, elles sont passées à 80. Ces rescapées essaient de relancer leur business, pour récupérer des fonds et reconstruire leurs villages, ainsi que pour former les nouvelles générations, et que jamais ne se perde cette tradition. Une dizaine de femmes se sont réunies dans une petite salle, un sac plastique à la main. À l'intérieur, des bouts de tissus colorés et des broderies qu'elles ont ces derniers mois fabriqués. Objectif : les vendre dans une galerie à Damas, explique Jamilé, pour faire revivre cet art en perdition. « Sur cette broderie, j'ai dessiné la montagne, l'herbe, et ici le linge suspendu. Au loin, il y a les maisons détruites par la guerre », détaille-t-elle. Comme les autres femmes ici présentes, Wattah, 61 ans, brode les contours de son village. Des dessins qui ont, depuis la guerre, perdus de leurs éclats. « Avant la guerre, nous étions plus sereines. Tout était beau à voir. Les terres verdoyantes, la tempête, les oiseaux... Désormais, notre humeur est plus morose. Même les couleurs que nous utilisons pour broder sont plus déprimantes », soupire-t-elle. Plus moroses, déprimantes, dit-elle, depuis qu'elles ont dû fuir leurs villages. Parmi elles, Um Loaï. Avant la guerre en Syrie, elle supervisait le travail de 200 femmes depuis sa maison, en périphérie d'Alep. Elle rêve aujourd'hui de s'y réinstaller afin de relancer son activité, mais sur place. « Quand je viens ici, c'est dur. Je ressens beaucoup de peine parce que... Regardez. C'est vrai, ce ne sont plus que des ruines, mais ça reste ma maison. Ma propre maison, que j'avais décoré avec l'argent des broderies », montre-t-elle en sanglotant. Partout, des impacts de balles, des murs éventrés... Les traces des années de combat entre le régime et l'armée syrienne libre, et des années d'occupation du groupe État islamique (EI). « Quand je suis arrivée ici pour la toute première fois, j'ai pleuré à chaudes larmes. Les portes avaient été volées, toute la maison avait été pillée », se remémore-t-elle. Sur la terrasse de la maison dans laquelle elle est réfugiée, Um Loaï compte les billets de ses dernières ventes. Aujourd'hui, coûte que coûte, elle et les dernières brodeuses essaient de remonter leur business. « On veut reconstruire nos villages. On a déjà installé un système de dessalement de l'eau financé par nos économies et par des dons. On a planté des oliviers sur nos terres et creusé un puits. J'essaie de rassembler à nouveau les filles pour broder. Mais c'est très difficile », confie-t-elle. À la tête de cette petite entreprise, il y a une Allemande, Heike Weber, tombée d'amour pour la broderie syrienne dans les années 1980. Depuis Damas, elle supervise le travail des dernières brodeuses et collectionne les pièces pour les vendre une à une. « Maintenant, elles sont assises entre quatre murs, sans lumière. La plupart de leurs maisons sont très sombres. L'inspiration de leur environnement, c'est très important pour créer. Si elles ne peuvent pas retourner dans leur village, je pense que tout cela va mourir », redoute-t-elle. Demain, Heike Weber recevra de nouvelles femmes pour leur apprendre la broderie. Pour que tout cela ne meure pas et que la tradition perdure. À lire aussiReconstruction de la Syrie: une opération à 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale
Send Mary and Kelsey a Message!In this episode, Mary and Kelsey sit down with Carmit Bachar, one of the powerhouses behind The Pussycat Dolls, to talk about her wild ride through pop culture history. From dancing beside Beyoncé and Michael Jackson to shaking up the world at Janet Jackson's legendary Super Bowl halftime show, Carmit spills the tea on the choreography, chaos, and charm of the early 2000s. Carmit shares her perspective on the rise of The Pussycat Dolls, the making of chart-topping hits like “Don't Cha” and “Buttons,” and what it was really like behind the glam, gloss, and low-rise jeans of the era that defined a generation.Support the show Instagram: @whentheypoppedpodTikTok: @whentheypoppedpodEmail: whentheypoppedy2k@gmail.comWebsite: linktree.com/whentheypopped Subscribe to our Patreon: https://www.patreon.com/user?u=85610411
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la levée des sanctions onusiennes contre le président syrien, l'arrestation d'un cadre du PPA-CI et un accord entre les démocrates et républicains pour mettre fin au shutdown. Gaza : que sait-on de la future force internationale ? Les États-Unis ont présenté un projet de résolution destiné à être débattu au Conseil de sécurité de l'ONU pour envoyer une force internationale dans la bande de Gaza. Donald Trump a annoncé qu'elle serait « déployée très bientôt ». Quel serait le rôle de cette force ? Comment les Palestiniens pourraient-ils réagir à la présence de militaires étrangers dans l'enclave ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Syrie : pourquoi l'ONU a-t-elle levé les sanctions contre le président al-Charaa ? Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la levée des sanctions visant le président syrien par intérim. Ahmed al-Charaa ne figure plus sur la liste des personnes soutenant le terrorisme. Comment expliquer cette décision alors que le tombeur de Bachar el-Assad est un ancien jihadiste qui s'était rallié à al-Qaïda ? Avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen et chargé de cours à l'Université de Genève. Côte d'Ivoire : un proche de Laurent Gbagbo dans le viseur de la justice Vice-président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, Damana Adia Pickass, a été arrêté et placé en détention préventive. Le parti de Laurent Gbagbo dénonce un « acharnement judiciaire » et y voit une tentative de museler l'opposition. Que lui reproche la justice ivoirienne ? Que risque-t-il alors qu'il est déjà condamné à dix ans de prison dans une autre affaire ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. États-Unis : vers la fin du shutdown ? C'est le shutdown le plus long de l'histoire des États-Unis. Après 40 jours de paralysie budgétaire avec d'importantes conséquences sociales et économiques, les sénateurs démocrates et républicains sont enfin parvenus à un accord. Pourquoi le blocage a-t-il été si long ? Quelles ont été les conséquences de cette situation ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.
durée : 00:23:36 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - À l'image de la prison de Saydnaya, symbole de la terreur du régime baasiste, la chute de Bachar el-Assad a révélé au grand jour un système carcéral concentrationnaire inhumain en Syrie. Dans son dernier ouvrage, Arthur Sarradin a recueilli la parole d'anciens détenus. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Arthur Sarradin correspondant pour Radio France
L'histoire vécue par de nombreux Syriens sous le régime d'Hafez El-Assad puis de son fils Bachar. Haytham, désormais réfugié en France, raconte la tentative de révolution syrienne et la guerre qui a suivi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un mandat d'arrêt est émis contre Bachar al-Assad en France pour la mort de journalistes lors de la guerre en Syrie.Traduction : France issues arrest warrant for Bashar al-Assad over journalists' deaths during Syrian war. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
John Bachar may have been the Stonemasters brightest star. His audacious free climbs and even more audacious free solos turned heads around the globe. Sadly, John fell while free soloing in 2009. Last winter, longtime climber and author Mark Kroese approached us with a tape marked Bachar, a remnant of the research he did for his book Fifty Favorite Climbs. Time to hit play. Watch Climbing Gold on YouTube Thanks to our sponsors The North Face Check out Summit Series at thenorthface.com Kodiak Cakes Find Kodiak products at your local grocery store, they're the ones with the bear on the box or learn more at Kodiakcakes.com AG1 AG1 is offering new subscribers a FREE $76 gift when you sign up. You'll get a Welcome Kit that includes 5 AG1 travel packs, a shaker and canister in your first box. DrinkAG1.com/climbinggold LMNT Get your free LMNT Sample Pack with any purchase at www.drinklmnt.com/climbinggold. Try the new LMNT Sparkling — a bold, 16-ounce can of sparkling electrolyte water.