Podcasts about russes

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Les histoires de 28 Minutes
Négocier avec Poutine ?, grève chez Samsung, Ferrari… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 30, 2026 46:17


L'émission 28 minutes du 30/05/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Kéthévane Gorjestani, chroniqueuse internationale à France 24, Eva Morletto, correspondante à Paris pour le magazine italien “Grazia”, Martial Ze Belinga, économiste et sociologue, et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Le temps est-il venu pour l'Europe d'aller parler avec Vladimir Poutine ? Alors que les États-Unis sont occupés par le conflit au Moyen-Orient, les Européens, jusqu'ici exclus des pourparlers entre Américains et Russes, cherchent à prendre davantage de place dans les négociations avec Moscou. Les membres de l'UE discutent les 28 et 29 mai de la possibilité d'envoyer un émissaire. Épidémies, vagues de chaleur : du pain béni pour les professionnels de la désinformation ? Canicules, épidémies, crises climatiques : à chaque nouvel épisode de tension sanitaire ou climatique, la désinformation et les discours complotistes progressent. En pleine vague de chaleur en France, les messages climatosceptiques se multiplient. Nous recevons Isabelle Mity, historienne et autrice du livre “Les maîtres chanteurs du IIIe Reich”, publié aux Editions Perrin. Elle revient sur l'utilisation de la musique comme outil de propagande du régime nazi Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins italiens où Ferrari a présenté sa première voiture électrique. Une révolution qui bouscule les passionnés alors que l'industrie automobile accélère sa transition énergétique. Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine à Sonia Dahmani. L'avocate tunisienne a été condamnée à deux ans de prison pour des propos critiques envers le régime de Kaïs Saïed. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision sud-coréenne. Les employés de Samsung, qui menaçaient de faire grève pour obtenir une meilleure part des profits liés à l'IA, vont finalement toucher une prime record. Natacha Triou nous invite à méditer sur la mémoire d'internet, alors que des milliards de pages web disparaissent progressivement. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 30 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Les Mystérieux étonnants
Émission #948 – The Punisher: One Last Kill

Les Mystérieux étonnants

Play Episode Listen Later May 26, 2026 93:28


Cette semaine, Simon nous parle du coffret Blu-ray « Disco Italiana » de Severin Films et de ses visionnements des films de la série Emmanuelle. Pour sa part, Antoine aborde le director's cut de « The X-Files: I Want to Believe », une histoire de Russes ayant usurpé l'identité d'Angine de Poitrine, ainsi que le spectacle de lancement d'ICI Musique Rock aux Foufounes Électriques. De son côté, Benoit revient sur les récents mouvements chez Marvel Comics, qui pourraient avoir un impact sur le fonctionnement de l'éditeur, sur l'adaptation cinématographique des « Livres dont vous êtes le héros » par le collectif Radio Silence, ainsi que sur les bandes dessinées de Derek Laufman qu'il s'est procurées lors de la plus récente édition du Festival BD de Montréal. En dernière partie d'émission, nous discutons de « The Punisher: One Last Kill », un film de Reinaldo Marcus Green disponible sur la plateforme Disney+ mettant en vedette Jon Bernthal et Deborah Ann Woll. Consulter l'ensemble de nos archives: https://www.mysterieuxetonnants.com/category/podcasts/emission/ Laissez-nous un message vocal: https://www.speakpipe.com/mysterieuxe Devenez membre de la communauté Patreon: https://www.patreon.com/MysterieuxE Diffusion originale : 25 mai 2026 Site web : MysterieuxEtonnants.com © Les Mystérieux Étonnants. Tous droits réservés

C dans l'air
Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 25, 2026 64:59


C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire. La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l'offensive aérienne ukrainienne d'une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe. Plus de 600 drones s'étaient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes."Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'est insurgée après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Volodymyr Zelensky de son côté a demandé à la communauté internationale de faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d'utiliser son arme. Et cette stratégie militaire de Moscou a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d'« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d'Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d'importance. Ces mêmes sources ont rappelé que cette escalade intervient alors que l'armée russe essuie des échecs sur le front.Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué ces derniers mois, et l'armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l'inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.Alors que sait-on du missile russe « Orechnik » ? Pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l'Ukraine, ce missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) ? Est-ce une marque de fébrilité de Moscou ? Des analystes OSINT affirment qu'un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi l'Ukraine et l'Europe s'inquiètent-elles autant ? Parallèlement, l'Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d'euros pour la défense d'ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d'active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l'accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l'importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d'un changement de dimension. Reportage ce soir sur l'ancien centre d'essais en vol de l'Essonne, devenu le terrain d'expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

Info éco
Au G7, Washington fait cavalier seul pour une nouvelle dérogation sur les sanctions russes

Info éco

Play Episode Listen Later May 19, 2026 6:09


Alors qu'en avril, les États-Unis disaient qu'ils ne renouvelleraient pas la dérogation de sanction sur les sanctions russes, et que le G7, ce mardi, se disait "unanime" pour maintenir la pression sur la Russie, Washington a finalement décidé de renouveler la pause sur les sanctions contre le pétrole russe. Pour la troisième fois, le pays autorise les achats d'or noir qui se trouve déjà en mer, histoire de soulager la pression sur les volumes et donc sur les prix du pétrole, qui se sont envolés avec la guerre au Moyen-Orient.

Un jour dans le monde
Les rappeurs russes pris au piège de la censure en ligne

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 18, 2026 6:08


durée : 00:06:08 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Cyril Sauvageot - Déjà pris pour cible depuis des années - et surtout depuis la guerre en Ukraine - par le pouvoir russe, les rappeurs sont plus que jamais dans le collimateur du Kremlin, en vertu d'une nouvelle loi visant les contenus faisant l'apologie de la drogue. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Club Le Figaro International
Guerre en Ukraine : quelles conséquences en Russie ?

Le Club Le Figaro International

Play Episode Listen Later May 12, 2026 54:34


Que se passe-t-il en Russie ? Quelles sont les conséquences de la guerre pour les Russes ? Retrouvez le Club Le Figaro International, présenté par Philippe Gélie. Il reçoit Vincent Jauvert, Olga Prokopieva, Paul Gogo et Alain Barluet.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Sommet «Africa Forward»: Aïssata Tall Sall, ex-ministre des Affaires étrangères sénégalaise

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 13:41


Le sommet Afrique-France de Nairobi, c'est aujourd'hui, lundi 11 mai et demain, mardi 12 mai, avec quelque trente chefs d'État et de gouvernement et quelque deux mille chefs d'entreprise, qui sont attendus dans la capitale du Kenya. Mais après les revers qu'elle a subis ces dernières années, la France a-t-elle encore un rôle stratégique à jouer sur le continent ? Aïssata Tall Sall a été la ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2020 à 2023. Aujourd'hui, elle est députée et dirige le premier groupe de l'opposition à l'Assemblée nationale. En ligne de Dakar, Maître Aïssata Tall Sall répond aux questions de C. Boisbouvier.   RFI : Aïssata Tall Sall, pour la première fois dans l'histoire des sommets Afrique-France, une édition se déroule en terre anglophone. Qu'en pensez-vous ? Aïssata Tall Sall : Je pense que c'est inédit et que nous devons lire cela sous le prisme d'une géopolitique africaine. La France, on doit le dire, n'est plus ce qu'elle était, il y a quelques années, en Afrique, pour ce qui est de ses relations, en tout cas avec ses anciennes colonies. Les pays de l'AES [le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui forment l'Alliance des États du Sahel, NDLR] sont là. Les souverainistes sont là, avec de nouveaux pouvoirs. Il y a aussi notre société civile, notre opinion, qui est très très dure et exigeante vis-à-vis de la France. Il y a aussi ces bases militaires qui étaient là – je sais que celles du Sénégal sont déjà parties. Je pense que la France elle-même est en train de revoir sa relation avec l'Afrique. Et tout cela dans ce que les Africains, eux, résument par « ni exclusivité, ni exclusion » : c'est-à-dire dans une relation multilatérale libre, avec tous les États, dont le centre du monde n'est nulle part. Il est seulement là où vont les intérêts des pays africains. Le mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est l'économie. Est-ce que la France a encore un rôle à jouer dans le développement économique du continent ? Je pense que oui. C'est un rôle de leader, de conducteur, ou alors d'éveilleur de ce partenariat, sur des questions telles que la sécurité, telles que le climat, les questions de santé – on sort d'une pandémie de Covid. Il y a aussi les questions financières : est-ce que la France peut être ce grand messager qui pourra influer sur ses partenaires dans l'OCDE, dans le G7, pour que toutes ces règles puissent être allégées à la lumière des difficultés et surtout des besoins de financement des économies africaines. L'autre mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est la paix et la sécurité en Afrique. Or, les militaires français ont été chassés des trois États de l'AES et du Sénégal. Est-ce que le rôle stratégique de la France en Afrique de l'Ouest est fini ? Pour ce qui est du Sénégal, c'est peut-être trop forcé sur la caricature (elle rit). Les problèmes de sécurité sont prégnants, particulièrement en Afrique de l'Ouest, particulièrement pour moi, la Sénégalaise qui est frontalière du Mali. Donc, aujourd'hui, je pense que nous devons appréhender ces questions de sécurité sous un autre prisme : ce n'est pas celui de la présence de bases militaires qui vont garantir d'ailleurs, la plupart du temps – si on se dit la vérité – la sécurité des régimes en place. Nous, nous voulons la prévention. Et la prévention, c'est par le renseignement, c'est par un vrai échange discret, mais très fort dans le Sahel, et que la France, ainsi que les autres partenaires, puissent nous aider à cela, pour que nous soyons au-devant de la sécurité et pas attendre de subir, pour ensuite appeler à une quelconque intervention. Il y a deux ans, la président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a fait campagne pour l'émancipation de son pays par rapport à la France. Il y a 18 mois, il a annoncé la fermeture de la base militaire française de Dakar. Mais il est toutefois attendu au sommet Afrique-France de Nairobi. Est-ce que vous êtes surprise ? Je ne suis pas surprise et pour moi, ce n'est pas antinomique. Pour moi, le multilatéralisme est vraiment l'axe du partenariat et l'axe de la relation que nous devons avoir avec les États. Je vais vous raconter une anecdote. Il y a deux ans ou un peu plus, en tant que ministre des Affaires étrangères, j'avais accompagné le président Macky Sall au sommet Russie-Afrique [en juillet 2023 à Saint Petesbourg]. Et il y avait bien sûr le président russe Vladimir Poutine, mais il y avait le grand chef de l'Église orthodoxe, Cyril. Le patriarche Cyril s'est adressé aux Africains pour leur dire : « Nous avons les mêmes valeurs. » Et aujourd'hui, nous sommes en train d'implanter de petites églises orthodoxes un peu partout en Afrique. Et j'ai même vu des Africaines, comme des nonnes habillées en orthodoxes. Et j'ai compris que l'influence que la Russie était en train d'exercer dans nos États était une influence multiforme :  pas seulement sur la sécurité, pas seulement sur l'économie, mais également sur le religieux. Et c'est à ça aujourd'hui que nous faisons face. Mais je pense que, fondamentalement, la relation historique que nous avons avec la France et avec l'Occident – les valeurs de démocratie, de droits de l'homme, que nous partageons avec la France et avec l'Occident – doit faire que nous puissions être à l'aise avec la France, avec les Occidentaux, bien avant qu'avec tous les autres. Et c'est peut-être la raison pour laquelle le président [Bassirou Diomaye Faye, NDLR] pense que, malgré tout ce qu'il a dit, malgré tout ce qu'il a fait, cette relation doit exister et qu'il doit se rendre là où elle doit s'exprimer : c'est-à-dire aujourd'hui à Nairobi. Est-ce que la présence de militaires russes dans les trois États de l'AES, et notamment au Mali, est bénéfique pour ces pays, selon vous ? Je ne peux pas répondre directement à cette question, parce que seuls ces pays-là peuvent apprécier si la présence leur est bénéfique ou pas. En tout cas, ce que j'observe, c'est que, malgré cela, les jihadistes sont toujours actifs et même très actifs. On a vu ce qui s'est passé le 25 avril [attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA, dans la plusieurs villes et localités maliennes, NDLR]. Je pense que le Mali a encore besoin de beaucoup de concours de tous les pays, pour arrêter cette escalade qui ne cesse de monter. Donc les Russes sont là-bas. C'est une appréciation souveraine des dirigeants du Mali. Mais je pense que c'est encore loin d'être suffisant pour garantir la paix et la sécurité dont nous avons besoin dans cette sous-région. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique

Tout un monde - La 1ere
Comment ça va en Russie?

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later May 11, 2026 21:53


(00:00:26) Comment ça va en Russie? Avec Paul Gogo (00:03:20) Irina, moscovite: "nous pourrons survivre à tout ce que vous voulez" (00:05:45) Comment Poutine dompte le mécontentement des Russes (00:12:46) “Moscou Parano”, interview de Paul Gogo

C dans l'air
Elsa Vidal - Ukraine: les Russes toujours derrière Poutine?

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 10, 2026 11:57


C dans l'air l'invité du 9 mai avec Elsa Vidal, chroniqueuse internationale pour BFM et auteure de "Que pensent les Russes ?" chez Gallimard. C'est un défilé modeste qu'ont proposé les autorités russes ce matin à l'occasion des célébrations du 81ème anniversaire de la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie. Pas de chars ni de missiles et une sécurité renforcée pour déjouer la menace brandie par Volodymyr Zelensky quelques jours plus tôt. Malgré l'annonce d'un cessez-le feu de 3 jours par Donald Trump hier soir, la tension est de plus en plus palpable côté russe. Une note des renseignements européens révélée par le Financial Times cette semaine confirme la paranoïa grandissante de Vladimir Poutine. Après plus de 4 ans de guerre, est-il plus affaibli que jamais ? Quel est l'état de l'opinion publique russe ? D'où pourrait venir le coup de grâce pour le Président russe au pouvoir depuis plus de 25 ans ?

Une semaine dans le monde
Nouveaux affrontements à Ormuz, les attaques russes et ukrainiennes continuent et sommet en Arménie

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later May 8, 2026 41:50


Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis a de nouveau été violé, avec des frappes américaines sur des pétroliers iraniens ce vendredi et des affrontements dans le détroit d'Ormuz. En Ukraine, le cessez-le-feu est lui aussi rompu : attaques de drones russes et riposte ukrainienne. Des tensions au cœur du sommet à Erevan en Arménie, où Moscou a vu d'un très mauvais œil la démonstration de force de l'Union européenne durant ces deux jours.

Les matins
Ukraine : retrouver les corps des soldats, une mission presque impossible avec les drones

Les matins

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:29


durée : 00:04:29 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, des corps de soldats jonchent le front. Une unité spéciale les récupère, sans distinguer les Russes des Ukrainiens, pour les rendre aux familles ou les échanger. Une mission de plus en plus difficile face à la multiplication des drones kamikazes.

Le Reportage de la rédaction
Ukraine : retrouver les corps des soldats, une mission presque impossible avec les drones

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:27


durée : 00:04:27 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, des corps de soldats jonchent le front. Une unité spéciale les récupère, sans distinguer les Russes des Ukrainiens, pour les rendre aux familles ou les échanger. Une mission de plus en plus difficile face à la multiplication des drones kamikazes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Un air d'amérique
"Je ne fais pas confiance aux Russes" : en Ukraine, un cessez-le-feu se profile à l'occasion des commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 6, 2026 1:35


Une trêve annoncée par la Russie. En Ukraine, un cessez-le-feu se profile les 8 et 9 mai 2026, à l'occasion des commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais à Kiev, on ne s'attend pas à grand chose. Écoutez RTL autour du monde du 06 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Retard à rattraper chez bpost | "Sell in May...", ça ne marche plus | Des oligarques russes attaquent la Belgique

Le Brief

Play Episode Listen Later May 5, 2026 13:48


La situation se normalise chez bpost. Pas encore d'accord social, mais le travail a repris partout. Reste à absorber le retard et les montagnes de colis en attente. Et surtout à restaurer l'image de marque de l'entreprise publique. "Sell in May and go away". Les marchés et les analystes aiment bien ce genre de petites maximes. Même si elles ne se vérifient plus depuis belle lurette. Des oligarques russes tentent la voie de l'arbitrage pour essayer de récupérer les avoirs russes gelés en Belgique. Ils s'appuient sur d'anciens traités passés entre la Belgique et le Luxembourg d'une part, et la Russie soviétique de l'autre. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Revue de presse française
À la Une: Israël est-il en train de devenir un état paria?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 3, 2026 5:10


Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ».   À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs.   L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ?  « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire.  Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma". 

RTL Matin
"Une grand-mère qui tentait de fuir les bombes russes a été sauvée par un robot en Ukraine. C'est la petite vieille qui avait le plus de métal dans son corps"

RTL Matin

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:02


Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 30 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal de l'Afrique
Mali : situation toujours aussi tendue, des frappes aériennes de l'armée sur Kidal

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 13:17


Le Mali est toujours secoué par les attaques menées samedi dernier par les jihadistes du Jnim et les rebelles du FLA. Kidal est sous leur contrôle. Ils visent désormais Gao et demandent aux Russes de quitter le Mali. Du côté de la capitale, Bamako, les jihadistes ont décrété un blocus mercredi. Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, faisait sa première apparition télévisée depuis samedi.

Revue de presse Afrique
À la Une: la Russie impuissante au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 4:11


« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »

Un air d'amérique
En Ukraine, l'incroyable sauvetage d'une femme par un véhicule sans chauffeur sous les frappes russes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 1:22


Une femme de 77 ans a été sauvée par un véhicule sans pilote alors qu'elle marchait sur une route sous le feu des drones russes, sur une route de la région de Liman, dans l'est de l'Ukraine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique
Au Mali, la surprenante passivité des Russes face aux attaques rebelles

Géopolitique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 3:18


durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Une attaque simultanée dans plusieurs villes, y compris Bamako, par des rebelles Touaregs alliés à des groupes djihadistes menace le régime militaire malien. Les alliés russes de la junte, qui ont remplacé les Français, ont évacué la ville de Kidal, dans le nord, sans tirer un seul coup de feu. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Tout un monde - La 1ere
Exode: pourquoi fuient-ils les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et la Russie?

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 18:48


(00:00:52) Camille Parmesan, "réfugiée scientifique": pourquoi des chercheurs fuient les États-Unis? (00:08:30) Qu'est-ce qui fait émigrer les Néo-Zélandais en masse? (00:13:39) 200'000 Russes ont cherché la liberté en Serbie: "Ici, on ne vous emprisonne pas"

InterNational
Au Mali, la surprenante passivité des Russes face aux attaques rebelles

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 3:18


durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Une attaque simultanée dans plusieurs villes, y compris Bamako, par des rebelles Touaregs alliés à des groupes djihadistes menace le régime militaire malien. Les alliés russes de la junte, qui ont remplacé les Français, ont évacué la ville de Kidal, dans le nord, sans tirer un seul coup de feu. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Accents d'Europe
L'Allemagne délaisse-t-elle la transition écologique?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:29


Ils sont en colère les Allemands et ils le disent haut et fort, lors de manifestations organisées en fin de semaine, dans plusieurs grandes villes. La grogne ne porte pas sur le prix de l'essence, qui va bénéficier d'une aide de l'État dès le 1er mai, mais sur la transition écologique, grande oubliée, alors que la tension sur le marché de l'énergie fait craindre une récession économique. Notre correspondante Delphine Nerbollier s'est rendue à Hambourg dans le nord du pays pour comprendre cette frustration qui s'adresse directement au gouvernement.   La popularité de Vladimir Poutine a chuté de 80 à 65% d'opinions favorables... En cause : la hausse des prix et les coupures d'internet. « Que pensent les Russes ? », vaste question que se pose la journaliste Elsa Vidal dans son livre éponyme paru chez Gallimard. Vaste parce que la fédération russe avec ses 190 nationalités, ses 27 langues officielles et ses différentes religions n'est pas une mince affaire...   Curieusement dans un pays où on n'a même pas le droit d'utiliser le mot « guerre », il existe de nombreux instituts de sondages, ils nous livrent beaucoup d'informations en contournant la censure.  À écouter aussiQue pensent les Russes de la guerre? Les pollutions provoquées par la guerre en Ukraine Une immense fumée noire avec pluie de mazout, une nappe de pétrole qui se déverse dans la mer Noire, c'est la dernière catastrophe écologique causée par la guerre en Ukraine. Cette fois, c'est le port de Touapsé, quatrième terminal pétrolier russe qui a été touché par les drones. Après plus de quatre ans de guerre, on s'intéresse vraiment à l'impact du conflit sur l'environnement, à tel point que la justice ukrainienne parle même d'écocide... avec plusieurs procès en cours.  Les explications de notre correspondante dans la région Emmanuelle Chaze. À lire aussiGuerre en Ukraine: Kiev réclame 43 milliards de dollars de compensation climatique à Moscou   Et les dégâts sur l'environnement impactent même les pays voisins comme la Moldavie Sur le fleuve Dniestr qui marque la frontière, les bombardements russes sur une centrale hydroélectrique ont provoqué une marée noire et la coupure de l'approvisionnement en eau pendant plusieurs jours. Depuis, les scientifiques cherchent à nettoyer mais la coopération avec un pays en guerre n'est pas simple. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu.   À lire aussiMoldavie: une marée noire sur le fleuve Dniestr prive des milliers d'habitants d'eau courante

Accents d'Europe
L'Allemagne délaisse-t-elle la transition écologique?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:29


Ils sont en colère les Allemands et ils le disent haut et fort, lors de manifestations organisées en fin de semaine, dans plusieurs grandes villes. La grogne ne porte pas sur le prix de l'essence, qui va bénéficier d'une aide de l'État dès le 1er mai, mais sur la transition écologique, grande oubliée, alors que la tension sur le marché de l'énergie fait craindre une récession économique. Notre correspondante Delphine Nerbollier s'est rendue à Hambourg dans le nord du pays pour comprendre cette frustration qui s'adresse directement au gouvernement.   La popularité de Vladimir Poutine a chuté de 80 à 65% d'opinions favorables... En cause : la hausse des prix et les coupures d'internet. « Que pensent les Russes ? », vaste question que se pose la journaliste Elsa Vidal dans son livre éponyme paru chez Gallimard. Vaste parce que la fédération russe avec ses 190 nationalités, ses 27 langues officielles et ses différentes religions n'est pas une mince affaire...   Curieusement dans un pays où on n'a même pas le droit d'utiliser le mot « guerre », il existe de nombreux instituts de sondages, ils nous livrent beaucoup d'informations en contournant la censure.  À écouter aussiQue pensent les Russes de la guerre? Les pollutions provoquées par la guerre en Ukraine Une immense fumée noire avec pluie de mazout, une nappe de pétrole qui se déverse dans la mer Noire, c'est la dernière catastrophe écologique causée par la guerre en Ukraine. Cette fois, c'est le port de Touapsé, quatrième terminal pétrolier russe qui a été touché par les drones. Après plus de quatre ans de guerre, on s'intéresse vraiment à l'impact du conflit sur l'environnement, à tel point que la justice ukrainienne parle même d'écocide... avec plusieurs procès en cours.  Les explications de notre correspondante dans la région Emmanuelle Chaze. À lire aussiGuerre en Ukraine: Kiev réclame 43 milliards de dollars de compensation climatique à Moscou   Et les dégâts sur l'environnement impactent même les pays voisins comme la Moldavie Sur le fleuve Dniestr qui marque la frontière, les bombardements russes sur une centrale hydroélectrique ont provoqué une marée noire et la coupure de l'approvisionnement en eau pendant plusieurs jours. Depuis, les scientifiques cherchent à nettoyer mais la coopération avec un pays en guerre n'est pas simple. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu.   À lire aussiMoldavie: une marée noire sur le fleuve Dniestr prive des milliers d'habitants d'eau courante

Journal de l'Afrique
Mali : le ministre de la Défense tué, les forces russes se retirent de Kidal

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 13:35


Accalmie après les combats entre l'armée malienne et des djihadistes du Jnim, alliés aux rebelles touaregs de l'Azawad. À Kidal, les rebelles annoncent un accord avec les Russes pour leur retrait de cette ville-clé. Le Front de libération de l'Azawad affirme depuis samedi avoir le contrôle de cette zone. Par ailleurs, le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été samedi dans une attaque qui visait sa résidence à Kati.

La marche du monde
Que pensent les Russes de la guerre?

La marche du monde

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 48:29


Comment savoir ce que vivent et ce que pensent les Russes en temps de guerre quand s'informer est chaque jour plus compliqué et dangereux. Compliqué parce que la guerre a percuté et disloqué les réseaux habituels d'information des chercheurs et des journalistes spécialistes de la Russie, dangereux parce que celles et ceux qui sont nos sources d'information sont accusés par Moscou d'être des agents de l'étranger et sont réprimés. Néanmoins, d'autres façons de collecter les faits se sont peu à peu organisées et chercheurs et journalistes unissent leurs efforts pour continuer à travailler afin de savoir ce que pensent les Russes dans la diversité de leurs régions… au-delà de l'image d'une nation entièrement unie autour de son chef de guerre, Vladimir Poutine. Mais que nous racontent ces récits du quotidien, loin de la normalité affichée à Moscou ? « J'ai vu aujourd'hui, dans la Deutsche Welle, une interview d'Oleg Orlov de Mémorial qui dit en substance, vous serez peut-être étonné de voir combien de gens vont dire qu'ils ne soutenaient pas le régime de Poutine lorsque Poutine ne sera plus là. J'ai plutôt tendance à être d accord avec cette affirmation. Je pense effectivement que la majorité des Russes ne soutient pas le régime, mais comme on dit en russe, il y a des nuances. Mais je voudrais dire que, y compris chez les pro-guerre, cette petite minorité des pro-guerre, on observe des changements aujourd'hui. On voit des choses écrites qui ressemblent à « mais attendez, c'est pas ça qu'on voulait ». On ne voulait pas qu'on nous caviarde les livres, on ne voulait pas la censure, on ne voulait pas non plus qu'on enlève tous les Ikea. Alors évidemment, ça peut provoquer une sorte de rire, de moquerie, mais on voit cette fracture aussi. » Témoignage de Marina Prokovna, journaliste russe (Nom modifié). Que pense la population d'un pays continent de plus de 17 millions de km2, la Russie, organisé en une fédération de 89 entités qui totalisent plus de 143 millions d'habitants qui s'expriment en de multiples langues… Une géographie humaine et inspirante pour notre sociologue invitée Françoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS et membre du Centre d'études russes, caucasiennes, est-européennes et centre-asiatiques autrement dit le CERCEC, qu'elle a dirigé de 2015 à 2023, Elsa Vidal, longtemps rédactrice en chef pour la langue russe à RFI et aujourd'hui chroniqueuse internationale dans le journal de 20h de BFM, télévision française, le journaliste et militant russe Serguei Parkhomenko, à l'initiative du réseau Redkollegia, qui est un réseau né il y a bientôt dix ans… donc bien avant l'agression russe du 24 février 2022 en Ukraine et Alain Blum, démographe et historien spécialiste des déplacements forcés et du goulag, représentant de Mémorial France. ► À lire : - Que pensent les Russes ? Par Elsa Vidal, éditions Gallimard - Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des mines, dirigé par Françoise Daucé avec B. Loveluck et F. Musiani - Déportés pour l'éternité (éditions de l'EHESS) : Alain Blum et Emilia Koustova, lauréats du Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois. ► À découvrir : Le site internet de Mémorial France. 

Les dessous de l'infox
Guerre d'influence: le verrouillage de l'espace informationnel, enjeu vital pour la Russie de Poutine

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 29:30


Connexions perturbées, blocage des messageries WhatsApp et Telegram continuent d'isoler la Russie du reste d'internet. En dépit du bruit fait par les influenceurs, financièrement affectés par ces coupures, et malgré l'impact de ces mesures sur le front ukrainien, le Kremlin parachève le verrouillage interne. Tout en poursuivant -à l'extérieur- une stratégie offensive de diffusion des narratifs pro-russes.  Notre invité est le spécialiste du cyberespace russophone Kévin Limonier. Professeur des universités en géographie à l'Institut Français de Géopolitique, il est aussi directeur adjoint du laboratoire GEODE pour Géopolitique de la data sphère, partenaire de cette émission.   Une vidéo devenue virale montre Victoria Bonya, une influenceuse russe suivie par des millions d'abonnés sur les plus grandes plateformes, s'adressant directement à Vladimir Poutine pour dénoncer la peur qui paralyse la société russe. Son message, envoyé depuis Monaco où elle réside, résonne avec de nombreuses autres publications ces dernières semaines, d'internautes résidant en Russie et déplorant l'état désastreux de l'économie russe et les effets néfastes des coupures d'internet, suppression de l'accès aux messageries privées WhatsApp et Telegram.  Une tendance irréversible, malgré la colère « Aujourd'hui, les personnes qui décident de la politique de blocage des applications sont des officiers du FSB pour qui le contrôle de l'information est une nécessité, pour assurer la survie du régime. » En fait, depuis une quinzaine d'années, nous explique Kévin Limonier, la Russie construit un système de contrôle en ligne, aujourd'hui piloté par le FSB, héritier du KGB, pour étouffer toute velléité de contestation. Les blocages de Telegram, WhatsApp ou les restrictions sur les VPN ne sont que la partie émergée d'une machine bien huilée, où le contrôle de l'information prime même sur les intérêts économiques ou militaires – comme l'a montré l'impact tactique désastreux de ces blocages pour les soldats russes sur le front ukrainien. Laboratoire d'oppression numérique « Dans les territoires occupés par la Russie en Ukraine, les Russes testent des systèmes de censure et de surveillance qui sont ensuite déployés dans toute la Fédération. C'est un laboratoire d'oppression numérique. » Et si le Kremlin coupait ainsi les ailes de sa propagande à l'étranger ? La question se pose alors que Telegram, sorte d'incubateur des campagnes de désinformation ciblant l'Europe notamment, est désormais dans le collimateur du Kremlin. Il est cependant possible d'imaginer un système de passe-droits au profit d'officines et agences de marketing digital, épargnant la diffusion des contenus propagandistes ou mensongers à destination de l'étranger. Mais il est encore trop tôt pour le dire. 

Love Story
Frida Kahlo et Diego Rivera (3/4) : la double trahison

Love Story

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 11:08


Dans cette saison, on vous dévoile la face cachée de l'un des couples d'artistes peintres les plus iconiques du XXe siècle : Frida Kahlo et Diego Rivera. Une histoire d'amour tumultueuse où l'art cimente la passion et répare les douleurs. La double trahison Quand Diego et Natalia découvrent que leurs conjoints respectifs ont entamé une liaison ensemble, le couple de Russes change de cap ; Trotski et sa femme quittent la Casa Azul. Mais Frida n'a pas dit son dernier mot : elle entame une nouvelle liaison avec le photographe Nickolas Muray l'année suivante. Diego ne supporte pas que sa femme se comporte… comme lui. Le couple se déchire une nouvelle fois et divorce en 1939. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Claire Loup Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Guerre en Ukraine, les PME russes agonisent - 20/04

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 3:41


Ce lundi 20 avril, le ralentissement de l'économie russe en ce début d'année 2026, dont les PME sont les premières victimes, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Les interviews d'Inter
Marc Dugain : "Les Américains et les Russes ont décidé de faire tomber la démocratie française"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 33:30


durée : 00:33:30 - Les interviews d'Inter - par : Charline Vanhoenacker - Le prochain président de la République est dans "Submersion", le nouveau roman de Marc Dugain. Issu d'une famille dans laquelle beaucoup de membres ont œuvré pour les services de renseignements, Marc Dugain s'amuse à distiller dans ses romans des informations confidentielles. Mais lesquelles ? - réalisation : Ophélie Vivier, Stéphane Ronxin - invités : Marc Dugain Écrivain et réalisateur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Control F
Les agents russes de l'ENA

Control F

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 19:10


Et si Emmanuel Macron, Jacques Chirac, Edouard Balladur ou Valérie Pécresse avaient fréquenté des espions ? A partir de la fin de la guerre froide, des agents russes vont intégrer l'ENA, se mêlant aux étudiants destinés aux plus hautes fonctions de l'administration française. Identifier des cibles, des sources, créer des fiches détaillées sur eux, et les transmettre à Moscou : telles semblent être les missions de ces agents secrets. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, raconte comment l'ENA a été infiltré par les renseignements russes. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : INA, L'Obs, France 3, Tous WonderMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Kiev est priée de réduire les attaques contre les infrastructures énergétiques russes qui profitent de la guerre en Iran

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 5:08


durée : 00:05:08 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des alliés de l'Ukraine demandent à Kiev de réduire les attaques contre les infrastructures énergétiques russes, dans un contexte de flambée des prix du carburant et de pénurie. Volodymyr Zelensky propose une "trêve" pour Pâques si la Russie arrête de frapper l'Ukraine.

On n'arrête pas l'éco
Pourquoi l'Europe se relance dans la course aux petits réacteurs nucléaires modulaires

On n'arrête pas l'éco

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 8:47


durée : 00:08:47 - On n'arrête pas l'éco - A la mi-mars, la Commission européenne a annoncé son intention de soutenir les SMR, de petits réacteurs nucléaires modulaires. Mais Bruxelles ne décide-t-elle pas trop tardivement de se relancer dans cette course où la concurrence se fait avec les Américains, les Chinois ou les Russes ? - réalisation : Anaëlle Verzaux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal en français facile
Guerre au Moyen-Orient: la peur au Yémen / Londres va intercepter les navires fantômes russes / France: Gims en garde à vue...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 26 mars 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CYzV.A

C dans l'air
Paul Gogo - Un journaliste français face à la paranoïa de Poutine

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 11:19


C dans l'air l'invité du 21 mars avec Paul Gogo, journaliste indépendant et ancien correspondant en Russie Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine est plus fermée, plus répressive et plus militarisée que jamais. De 2017 à 2026, Paul Gogo l'a couverte depuis Moscou et le terrain, au plus près du quotidien des Russes : propagande, sanctions, peur, mais aussi ruses et poches de contestation. Il racontera les obstacles au travail de journaliste dans un pays où les médias étrangers sont traités en suspects et où la censure s'est durcie avec la guerre.

Accents d'Europe
Irlande : femmes internées, le lourd héritage des institutions religieuses

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 19:29


Pendant des décennies, des milliers de femmes ont été enfermées en Irlande dans des institutions dirigées par l'Église catholique, avec le soutien de l'État. Tombées enceintes hors mariage ou jugées « déviantes », elles étaient contraintes au travail forcé, notamment dans des blanchisseries, telles que les Magdalene Laundries. Comment l'Irlande affronte-t-elle ce passé ? Il y a quelques mois, à Tuam, la découverte macabre de fosses communes - où près de 800 bébés avaient été enterrés en secret à proximité d'un foyer pour femmes tenu par des religieuses - a ravivé un traumatisme national. Fermés dans les années 90, ces institutions de « redressement moral » ont laissé des traces profondes dans la société irlandaise. Reportage de Clémence Peinard, à Dublin.   Maria Borzunova décrypte la propagande russe sur Arte L'Allemagne est devenue l'un des principaux points de chute des Russes en exil. Officiellement, environ 20 000 Russes ont demandé l'asile depuis le début de la guerre en Ukraine. Parmi eux, Maria Borzunova. Cette journaliste russe arrivée il y a 3 ans à Berlin décrypte les rouages de la propagande de Moscou pour la chaîne franco-allemande Arte. Son portrait, Delphine Nerbollier.   Italie : une réforme de la justice qui divise Ce dimanche 22 mars, les Italiens sont appelés à se prononcer par référendum sur une réforme de la justice portée par le gouvernement Meloni. Au cœur du texte : la séparation stricte des carrières entre magistrats du siège et du parquet. Une réforme technique devenue un enjeu politique majeur dans un pays où l'indépendance de la justice reste un sujet sensible. Explications de Olivier Bonnel, à Rome.   À la Une en Europe Dans la revue de presse de Franceline Beretti : - Guerre contre l'Iran : le refus de Berlin de s'engager aux côtés de Washington surprend. Un « non » qui rappelle celui de 2003 face à la guerre en Irak. - L'oléoduc Droujba : Bruxelles accusée de céder au chantage de Viktor Orban sur un oléoduc ukrainien endommagé par des frappes russes, au détriment du soutien à Kyiv. - Disparition de Jürgen Habermas : le philosophe allemand, figure majeure de la pensée démocratique européenne est mort à l'âge de 96 ans.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Paris : un scandale dans la campagne", "La France : un cancre qui gâche son talent" et "Les poupées russes version Mollahs"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 21:09


C'est un scandale dans la campagne à Paris qu'on aurait pu penser relativement marginal et qui prend tous les jours davantage d'importance. Il concerne les traitements, les agressions, la pédophilie contre les enfants et la pédocriminalité dans le périscolaire. D'après Ruth Elkrief, certains parlent d'une forme de Bétharram à ciel ouvert. Elle espère que c'est excessif. "Est-ce qu'en Europe, on a envie d'acheter français ?", c'est une question qu'on devrait tous se poser, sachant que le commerce extérieur français est en déficit constant. Mais il y a la compétitivité au niveau du prix, c'est-à-dire à qualité égale, les produits français sont plus chers. Selon Pascal Perri, avec la qualité de la formation et la robotisation, nous pourrions devenir les champions du monde de la production. Nous pourrions devenir une grande nation industrielle beaucoup plus prospère que nous ne sommes. À chaque élimination d'un gardien de la Révolution des Mollas, un autre de rang inférieur sort de sa boîte et cela va durer jusqu'à la dernière boîte. Le jour où cette guerre s'arrête, la mollarchie va reconstituer sa force. Pour Abnousse Shalmani, c'est justement pour cela que ce n'est pas le moment de négocier et qu'il faut aller jusqu'au bout. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Irlande : femmes internées, le lourd héritage des institutions religieuses

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 19:29


Pendant des décennies, des milliers de femmes ont été enfermées en Irlande dans des institutions dirigées par l'Église catholique, avec le soutien de l'État. Tombées enceintes hors mariage ou jugées « déviantes », elles étaient contraintes au travail forcé, notamment dans des blanchisseries, telles que les Magdalene Laundries. Comment l'Irlande affronte-t-elle ce passé ? Il y a quelques mois, à Tuam, la découverte macabre de fosses communes - où près de 800 bébés avaient été enterrés en secret à proximité d'un foyer pour femmes tenu par des religieuses - a ravivé un traumatisme national. Fermés dans les années 90, ces institutions de « redressement moral » ont laissé des traces profondes dans la société irlandaise. Reportage de Clémence Peinard, à Dublin.   Maria Borzunova décrypte la propagande russe sur Arte L'Allemagne est devenue l'un des principaux points de chute des Russes en exil. Officiellement, environ 20 000 Russes ont demandé l'asile depuis le début de la guerre en Ukraine. Parmi eux, Maria Borzunova. Cette journaliste russe arrivée il y a 3 ans à Berlin décrypte les rouages de la propagande de Moscou pour la chaîne franco-allemande Arte. Son portrait, Delphine Nerbollier.   Italie : une réforme de la justice qui divise Ce dimanche 22 mars, les Italiens sont appelés à se prononcer par référendum sur une réforme de la justice portée par le gouvernement Meloni. Au cœur du texte : la séparation stricte des carrières entre magistrats du siège et du parquet. Une réforme technique devenue un enjeu politique majeur dans un pays où l'indépendance de la justice reste un sujet sensible. Explications de Olivier Bonnel, à Rome.   À la Une en Europe Dans la revue de presse de Franceline Beretti : - Guerre contre l'Iran : le refus de Berlin de s'engager aux côtés de Washington surprend. Un « non » qui rappelle celui de 2003 face à la guerre en Irak. - L'oléoduc Droujba : Bruxelles accusée de céder au chantage de Viktor Orban sur un oléoduc ukrainien endommagé par des frappes russes, au détriment du soutien à Kyiv. - Disparition de Jürgen Habermas : le philosophe allemand, figure majeure de la pensée démocratique européenne est mort à l'âge de 96 ans.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Sénégal : pourquoi le pays durcit sa loi contre les homosexuels ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les coupures d'internet en Russie, l'attaque de drones à Goma et le blocus iranien du détroit d'Ormuz. Sénégal : pourquoi le pays durcit sa loi contre les homosexuels ?   Alors qu'une vague d'arrestations de personnes accusées d'homosexualité présumée est en cours au Sénégal, les députés ont voté à une majorité écrasante une loi durcissant les peines encourues pour les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Avec ce nouveau texte, toute personne reconnue coupable d'acte dit « contre nature » pourra être condamnée de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans actuellement. Comment expliquer que le débat sur l'homosexualité soit si récurrent dans le pays ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     Russie : pourquoi les Russes font face à des coupures d'internet récurrentes ?   Depuis quelques jours, la population russe rencontre des difficultés pour se connecter à l'internet mobile. Des restrictions qui resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire » pour assurer « la sécurité des citoyens », selon les déclarations de Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Concrètement, que craint le gouvernement ? Afin que les Russes puissent continuer de communiquer, le Kremlin les encourage à utiliser la messagerie « MAX ». De quoi s'agit-il ? Pourquoi inciter la population à utiliser cette application ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou.     Goma : que sait-on de l'attaque de drones qui a tué une humanitaire française ?   À Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, trois personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 par des frappes de drones. Parmi les victimes, Karine Buisset, une humanitaire française de l'Unicef. Le Parquet antiterroriste français a ouvert une enquête pour « flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crimes de guerre ». De son côté, Kinshasa a annoncé une enquête sur « les circonstances » et « l'origine des explosions », pour faire « toute la lumière sur les faits ». Que sait-on de cette attaque ? Le bâtiment dans lequel vivait l'humanitaire était-il vraiment visé ? Qui utilise des drones dans le conflit ?   Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.     Détroit d'Ormuz : le blocus iranien peut-il se retourner contre Téhéran ?   Dans son premier message adressé à la nation, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a appelé à poursuivre le blocage du détroit d'Ormuz qui « doit continuer à être utilisé comme levier contre l'ennemi ». Le blocage de cette voie maritime essentielle au trafic mondial de pétrole et de gaz a fait bondir les prix de l'or noir. Cette initiative ne risque-t-elle pas d'affecter l'Iran sur le long terme ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique. 

Reportage International
Lieux de mémoire: l'autre combat mené par la Russie dans les régions d'Ukraine sous son contrôle depuis 2022

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 2:41


Musées, statues, monuments, noms de rue... La Russie s'installe de plus en plus dans l'espace géographique des parties des régions de Donetsk et de Zaporijia sous son contrôle, y compris le plus quotidien. Objectif : toujours mieux diffuser son récit historique. Un récit pivot dans sa narration officielle pour justifier son offensive en Ukraine. Marioupol, une rue tranquille dans le centre, et une maison aux allures neuves mais sans tapage : le musée Jdanov. 154 mètres carrés dédiés au natif de la ville, cadre important de la construction puis du maintien de l'Union soviétique, et proche de Staline. Vitrine du Kremlin dans cette partie de la région de Donetsk sous drapeau russe, Marioupol portait d'ailleurs sous l'URSS, de 1948 à 1989, le nom de Jdanov. Un immense buste de cette figure historique est visible dans le petit jardin du musée. Viktor Ignatyevich Mikhalenko, guide du musée, accueille et fait la visite. Antenne du Musée mémorial d'État de Saint-Pétersbourg dédié à la défense et au siège de Léningrad (NDLR Léningrad était le nom de Saint-Pétersbourg sous l'URSS), le lieu a été installé dans les décombres de l'ancien musée de la culture populaire, très abîmé par les combats lors du siège de la ville en 2022. Ce siège a fait au moins 22 000 morts civils d'après la municipalité ukrainienne en exil de Marioupol, et détruit ou endommagé 90% des bâtiments résidentiels, selon l'ONU. « En novembre 2023, Vladimir Vladimirovitch Poutine a chargé les autorités de Saint-Pétersbourg de reconstruire le bâtiment et de créer ce musée », explique Viktor Mikhalenko. « Des spécialistes de Saint-Pétersbourg ont tout créé, de la façade aux équipements informatiques en passant par les expositions que vous voyez ici ». Dans les deux premières pièces, des photos d'enfance et de famille, les livres lus et les médailles reçues par Jdanov, ainsi que de nombreux éléments sur le siège de Léningrad dont Jdanov a dirigé la défense pendant la Seconde Guerre mondiale (« la grande guerre patriotique » pour les Russes). Sont présentées, entre autres, des cartes militaires. Depuis l'envoi de ses soldats en Ukraine, le pouvoir russe promeut particulièrement une image qu'il souhaite « plus positive » de Staline – et de ses proches comme Jdanov –, comme celle notamment d'un dirigeant présenté, tout particulièrement dans les manuels d'histoire scolaire, comme un bon chef de guerre. Promouvoir une image « plus positive » de Staline « Le musée a ouvert ses portes le 15 février 2025 », précise Viktor Mikhalenko. « Vous pouvez même lire ici le discours d'inauguration d'Alexandre Dmitrievitch Beglov, le gouverneur de Saint-Pétersbourg, dans lequel il a notamment dit : "Nous nous efforçons de transmettre aux visiteurs la vérité historique sur notre compatriote Andreï Alexandrovitch Jdanov." » La vérité selon la Russie se trouve dans l'inversion des termes, dans son effort de comparaison historique entre la Seconde Guerre mondiale et son « opération spéciale » en Ukraine. Dans ce musée, un projet limpide : faire l'analogie historique entre le siège de Marioupol en 2022 et celui de Léningrad sous la Seconde Guerre mondiale. Svetlana Alexandrovna Seledet, conservatrice du musée, résume : « Depuis la fin des événements militaires, Saint-Pétersbourg participe activement à la reconstruction de la ville. L'ouverture de ce musée en témoigne. Les deux villes sont aussi jumelées, et elles ont ce lien : elles ont survécu aux combats pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous, nous avons survécu aux événements de 2022. Les populations ont souffert dans les deux villes ». Changer certains noms de rue Sur un des murs à l'entrée, quelques témoignages d'une autre facette et d'un autre rôle de Jdanov que celui qui y est célébré par la Russie de Vladimir Poutine : des photos de ce bras droit de Staline lors du premier congrès des écrivains soviétiques en 1934. Jdanov y fixa la ligne culturelle du Parti communiste : l'art doit servir l'État. Les descendants des familles d'artistes réprimés sous l'Union soviétique, déportés au goulag ou exécutés, et ceux qui protègent leur mémoire, comme celle de la célèbre poétesse Akhmatova, ont qualifié l'ouverture du musée « d'insulte à leur mémoire ».  Nina Popova, présidente de la Fondation caritative des Amis du Musée Anna Akhmatova de la Maison de la Fontaine à Saint-Pétersbourg et son ancienne directrice pendant 30 ans, a elle déclaré : « C'est comme gifler une femme qui a tant résisté, qui a surmonté l'épreuve et qui n'a jamais oublié l'humiliation terrible qu'elle a subie. » Anna Akhmatova a évité la déportation, mais s'est vue réduite au silence. Viktor Mikhalenko affirme lui que les équipes du musée « ont fait des recherches » et « qu'à ce jour, il n'existe aucun document où Andreï Jdanov ait personnellement signé une quelconque liste d'exécution ». Comme dans de nombreuses villes des territoires sous drapeau russe depuis 2022, certaines des rues de Marioupol ont été rebaptisées. Aujourd'hui encore, certains habitants affirment se perdre dans leur propre ville, quand d'autres se montrent fatalistes et préfèrent souligner : « Quand ici c'est devenu l'Ukraine, [après la chute de l'URSS, NDLR], des noms de rues issus de l'Union soviétique ont été changés, pour des noms de héros ukrainiens. Et maintenant, les Russes reviennent aux anciens noms. » Installer ou réinstaller des statues Peut-être la conviction qu'il s'agit là d'un simple flux et reflux de l'histoire, avec chaque camp renvoyé à l'autre, comme s'il n'y avait ni responsables, ni coupables. Peut-être aussi une manière de se retrancher dans le propos le plus prudent possible, tant chacun mesure la sensibilité du sujet et tant les propos sont, partout, mesurés au trébuchet. Quand on ne refuse pas, et c'est souvent, de s'exprimer tout court. L'évitement et la méfiance face aux questions d'un interlocuteur inconnu sont devenus une règle. À Mélitopol, devenue la capitale administrative de cette partie de la région de Zaporijia sous contrôle russe, se dresse dans le centre-ville une statue dorée haute de plusieurs mètres : celle de Lénine. Devenue un lieu de rassemblement des pro-russes en 2014-2015, elle avait été enlevée de l'espace public par les autorités ukrainiennes, puis retrouvée par les fonctionnaires mis en place par Moscou qui l'ont réinstallée le 5 novembre 2022. Quelques semaines plus tard, le 17 décembre, elle était, de nuit, aspergée de peinture rouge. À l'époque, une babouchka rencontrée à proximité se permettait encore de rire de ce geste d'un : « C'est la jeunesse, ils sont énervés. » Certains passants évoquaient alors encore, sans filtre, le rôle de « partisans » dans des attentats contre les représentants des autorités russes ou leurs infrastructures, laissant en un mot échapper sans aucune équivoque leur opposition à la présence de Moscou. Plus de trois ans sous drapeau russe plus tard, c'en est terminé des allusions ironiques au geste de colère devant la remise en place de la statue de Lénine. L'évoquer, c'est s'entendre répondre le plus souvent de très évasifs : « Je ne me souviens pas. » Ou à peine un très timide : « Lénine était une personnalité ambivalente. » Un passant se fait un peu plus direct : « Aujourd'hui, de tels excès seraient certainement très improbables ». La Société d'histoire militaire russe partout à la manœuvre L'antenne locale du KPRF, le Parti communiste russe, a lui installé à Mélitopol le 9 mai 2025 la première et à ce jour seule statue de Staline dans les régions passées sous contrôle russe en 2022. « Staline est le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale », dit Oleg Aleksandrovich Slusarenko, premier secrétaire du comité local du KPRF et élu local. « Sur le piédestal de sa statue, il est donc écrit : Au généralissime de l'Union soviétique, inspirateur et organisateur de la victoire du peuple soviétique sur les envahisseurs nazis, à Joseph Vissarionovitch Staline, ses descendants reconnaissants. » Visiblement très rodé à répondre aux critiques sur le bilan du dirigeant, Oleg Slusarenko affirme aussi : « Le système soviétique était jeune [à l'époque de Staline,NDLR]. Comme dans toute jeune civilisation, il s'y passait beaucoup de choses qui, en général, plaisaient à certains, mais pouvaient en contrarier d'autres ». Une affirmation dans la ligne des autorités russes qui ne nient pas les répressions soviétiques mais les minimisent, en les présentant comme une tragédie sans réel coupable, tout en glorifiant chaque jour un peu plus la puissance géopolitique et militaire de l'URSS. Reste que sur la question de la mémoire, on retrouve surtout à la manœuvre la Société d'histoire militaire russe. Fondée en 2012, là encore sur demande de Vladimir Poutine, elle est aujourd'hui dirigée par Vladimir Médinsky, l'historien préféré du chef de l'État russe. Certains observateurs vont jusqu'à lui prêter une proximité idéologique telle avec Vladimir Poutine qu'ils avancent qu'il serait à l'origine de l'essai du président publié en 2021 et titré : De l'unité historique des Russes et des Ukrainiens. Y est développé tout l'argumentaire tant mis en avant par le Kremlin pour justifier l'envoi de ses soldats en Ukraine, comme celui que Russes et Ukrainiens ne formeraient qu'un seul peuple ; ou encore que l'Ukraine n'est pas un pays mais une création artificielle des bolcheviks, et ne peut donc avoir d'aspiration propre.  Vladimir Médinsky est aussi l'inflexible chef de file des négociateurs russes sur les pourparlers de la fin de la guerre en Ukraine. Dans les régions prises par Moscou depuis 2022, ses hommes sont en tout cas partout. À Mélitopol, ils installent très activement de nombreux monuments et des statues, comme un buste de Pavel Soudoplatov en plein centre-ville. Sous Staline, Soudoplatov était un haut responsable féroce des services de renseignements. Ce natif de Mélitopol est notamment connu pour avoir réprimé avec acharnement le mouvement national ukrainien et ses militants, y compris hors des frontières de l'Union soviétique. Pour l'un des membres de la société historique russe locale, Valeri Vladimirovitch Belostennyi : « Avant nous, on a essayé ici d'inculquer aux enfants une culture différente, un intérêt pour les héros Marvel ou James Bond. Mais nous avons notre propre James Bond, un vrai héros, et il faut montrer ses activités aux enfants, pour leur apprendre à aimer leur histoire. Après tout, bon nombre d'opérations importantes ont été menées directement sous sa supervision et parfois par lui-même directement. Personne ne lui avait jamais appris comment être un officier du renseignement, mais lui, il a formé une galaxie colossale de personnes ». Depuis 2023, Volodymyr Zelensky a pris de nombreuses sanctions contre la Société d'histoire militaire russe en tant qu'entité, ainsi que contre certains de ses membres. Au début de ce mois de mars 2026, le président de l'Ukraine a également placé sur sa liste de sanctions tous les responsables des branches de la Société d'histoire militaire russe dans les régions passées sous drapeau russe en 2022, ainsi que ceux de la Crimée. Kiev qualifie l'organisation d'« outil de propagande révisionniste, contribuant à justifier l'invasion à grande échelle ». À Mélitopol, Yuriy Petrovich Volodovsky, directeur exécutif de la branche de Zaporijia, fait lui déjà la liste de tous ses prochains projets. Beaucoup d'entre eux visent la jeunesse.        

Les matins
La seconde main // La recherche en contexte autoritaire // Poètes russes en temps de guerre

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 119:13


durée : 01:59:13 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse au boom de la seconde main avec Maurane Nait Mazi. On se questionne aussi sur l'état de la recherche académique dans les régimes autoritaires. Enfin, Nicolas Herbeaux reçoit Elena Balzamo à propos d'une anthologie de poésie résistante russe. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Victor Violier Chercheur en politique comparée et en sociologie militaire et des institutions à l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM) et chercheur associé à l'Institut des Sciences sociales du Politique (ISP); Pinar Selek Sociologue et politologue à l'Université Nice Sophia Antipolis; Elena Balzamo Essayiste et traductrice, historienne des littératures russe et scandinaves, (prix Sévigné 2010-2011); Maurane Nait Mazi Juriste et autrice

Grand reportage
Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine   Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.

Le Nouvel Esprit Public
Municipales : antichambre de 2027 ou élections locales ? / Quatre années de guerre : effets sur la Russie

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 62:39


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s'y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d'autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l'inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent, pour montrer qu'ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l'un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l'extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l'onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d'objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l'institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d'un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D'autant que l'économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l'économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd'hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l'habituel poumon économique du pays, s'effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d'autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l'inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l'Ukraine s'accompagne d'une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d'études d'opinion indépendant de l'Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d'expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s'est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s'est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 28 février 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 48:30


Aujourd'hui, une édition spéciale Ukraine. L'invasion russe du pays vient d'entrer dans sa 5è année. Le front s'est quasi figé avec avantage aux forces russes. 20% du territoire dans l'Est, avec la Crimée conquise auparavant. En 2è partie, nous serons aux côtés de ces réfugiés qui continuent d'arriver en Pologne, il s'agit de ces Ukrainiens pour qui il était trop difficile de partir au début de la guerre. Souvent âgés ou handicapés, ils ne font qu'un passage par Varsovie avant un autre horizon. Face à la guerre : les Ukrainiens en quête de mémoire et justice Il y a 4 ans, la Russie lançait une guerre totale contre l'Ukraine. Fantassins à l'offensive dans l'est du pays, attaques massives de drones. Frappes de missiles dans tout le pays. Ces 4 dernières années ont aussi été marquées par des violations du droit international, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité (documentés par l'ONU). Particulièrement en territoire occupé. Alors que les combats continuent, qu'un jeu de négociations se poursuit ; un double travail a commencé : au niveau sociétal, pour ne pas oublier victimes et prisonniers, et pour dénoncer les crimes commis par la Russie. Au niveau de la justice, pour construire un faisceau de preuves et de témoignages. Si tous les jours, d'autres violations viennent allonger la liste, cela n'annule pas les précédentes, et la justice, elle, se souvient… Un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze qui s'entretient avec Jacques Allix. La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés  Depuis l'invasion partielle de l'Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d'un million d'Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s'est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s'est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ. Ils ont souvent besoin d'un accompagnement, et ne sont accueillis que par des bénévoles, qui leur proposent de migrer vers d'autres pays. Un Grand reportage d'Adrien Sarlat qui s'entretient avec Jacques Allix. 

Le journal de 18h00
Quatre ans après, l'Ukraine toujours debout face aux agresseurs russes

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 20:05


durée : 00:20:05 - Journal de 18h - Il y a quatre ans, la Russie lançait l'invasion de l'Ukraine. L'armée ukrainienne résiste, elle aurait même repris 300 kilomètres carrés à l'envahisseur ces derniers jours. À Moscou, le Kremlin refuse toujours de parler de guerre, et la population reste majoritairement derrière Vladimir Poutine.

Grand reportage
La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 19:30


Depuis l'invasion partielle de l'Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d'un million d'Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s'est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s'est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ. Ils ont souvent besoin d'un accompagnement, et ne sont accueillis que par des bénévoles, qui leur proposent de migrer vers d'autres pays. « La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés », un Grand reportage d'Adrien Sarlat.

Reportage International
La Serbie, un havre de liberté pour les exilés russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 2:37


Depuis l'invasion de l'Ukraine il y a 4 ans, Belgrade a accueilli entre 200 000 et 300 000 Russes, attirés par une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes ainsi que certains liens historiques et culturels entre ces pays de religion orthodoxe. Beaucoup y ont ouvert des entreprises, des restaurants, et tous disent profiter d'une nouvelle liberté et d'un accueil chaleureux. Même si les relations de la Serbie avec Moscou pèsent sur leur avenir. Un reportage de notre correspondant de retour de Belgrade à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe. À lire aussiÀ la Une : la fuite autoritaire s'accélère en Serbie

C dans l'air
Amiral Nicolas Vaujour - Menaces Russes: en mer aussi!

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 12:17


C dans l'air l'invité du 11 février 2026 avec l'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la marine, auteur de l'ouvrage intitulé "Les Guerres des mers, la Marine française au coeur des nouveaux enjeux du monde", aux éditions Tallandier.

Géopolitique
Près de deux millions de victimes en quatre ans de guerre en Ukraine, deux fois plus de Russes que d'Ukrainiens

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 3:26


durée : 00:03:26 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Un think tank américain évalue à 1,25 million le nombre de victimes, morts, blessés, disparus russes en quatre ans de guerre en Ukraine, deux fois plus que le nombre d'Ukrainiens. Un chiffre colossal qui en dit long sur le prix que Vladimir Poutine est prêt à payer pour arriver à ses fins. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.