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Partagez votre opinion avec la rédactionLeur groupe s'appelle BEMY. Eux, ce sont Mattia et Elie Rosinski. Ils sont français. Ces deux frères musiciens ont conquis le public polonais en quelques années. Leur recette musicale est originale : Ils chantent des chansons polonaises en français et vice et versa. Un podcast Lesfrancais.pressPub FRANCE PAY ETE 2026Support the show
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée à paraître le 3 juin. On en parle avec son rédacteur en chef Baptiste Bouthier. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en part du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée à paraître le 3 juin. On en parle avec son rédacteur en chef Baptiste Bouthier. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en part du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
Pendant des décennies, faire du stop en Pologne n'avait rien d'une pratique marginale ou risquée. C'était presque une institution nationale. Aujourd'hui encore, alors que l'auto-stop a fortement reculé dans une grande partie de l'Europe occidentale, il reste étonnamment populaire en Pologne. Cette particularité s'explique par un mélange d'histoire, de culture et… d'organisation étatique.Tout commence après la Seconde Guerre mondiale, dans la Pologne communiste. À cette époque, le pays manque cruellement de voitures. Posséder une automobile est coûteux, compliqué et réservé à une minorité. Pourtant, les Polonais voyagent beaucoup, notamment les jeunes, les étudiants et les vacanciers. Le train existe, bien sûr, mais il est souvent lent et saturé. L'auto-stop apparaît alors comme une solution pratique et économique.Mais ce qui rend le cas polonais unique, c'est que l'État décide d'encourager officiellement cette pratique. En 1957 est lancé un programme étonnant : l'“Akcja Autostop”, littéralement “l'Action Auto-stop”. Le principe est simple. Les auto-stoppeurs achètent des carnets de coupons auprès d'organisations touristiques. Lorsqu'un conducteur accepte de les transporter, il reçoit un coupon. Plus il accumule de coupons, plus il peut obtenir des récompenses.Ces coupons permettent parfois de participer à des loteries, de gagner des objets ou même certains avantages matériels très appréciés dans une économie de pénurie. Résultat : prendre des auto-stoppeurs devient presque un acte civique. Le système transforme l'auto-stop en activité organisée, reconnue et relativement sûre.Dans les années 1960 et 1970, le phénomène explose. Chaque été, des milliers de jeunes sillonnent le pays le pouce levé. Certains concours récompensent même les plus grands voyageurs. L'auto-stop devient un symbole de liberté dans un régime pourtant très contrôlé. Pour beaucoup de Polonais, c'est aussi une manière de rencontrer des gens, de partager des histoires et de créer une forme de solidarité nationale.Même après la chute du communisme, l'habitude reste profondément ancrée. Le programme officiel disparaît finalement en 1995, mais la culture demeure. Beaucoup de conducteurs polonais ont eux-mêmes pratiqué l'auto-stop dans leur jeunesse. Ils gardent donc une image positive des voyageurs au bord des routes.Il existe aussi une raison économique. La Pologne est longtemps restée un pays où les écarts de revenus étaient importants et où voyager à petit budget était courant chez les étudiants. L'auto-stop y est donc resté plus acceptable socialement qu'en Europe de l'Ouest.Aujourd'hui encore, de nombreux voyageurs considèrent la Pologne comme l'un des pays européens les plus faciles pour faire du stop. Une survivance étonnante d'une politique née en pleine époque communiste… et devenue une véritable tradition culturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:38:55 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:56 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères et vice-premier ministre, livre son regard sur le repositionnement stratégique de la Pologne ou la relation entre Varsovie avec Washington. - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:55 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:45:21 - La 20e heure - par : Eva Bester - L'écrivaine et traductrice franco-polonaise Kinga Wyrzykowska qui avec "Patte blanche" a reçu le prix Françoise-Sagan 2023, publie son deuxième roman "Princesse" aux Editions du Seuil, une dystopie féministe qui explore les tensions de notre époque avec un style drôle et percutant. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Kinga Wyrzykowska écrivaine et traductrice franco-polonaise, auteure de romans, et de livres pour enfants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:09 - Journal de 8 h - À Katyn, où plus de 4 000 soldats polonais ont été exécutés en 1940 par les Soviétiques, le pouvoir russe poursuit sa réécriture de l'histoire. L'URSS a longtemps affirmé que ce crime était l'œuvre des Allemands, avant de reconnaître la vérité en 1990. À présent, elle est à nouveau contestée.
durée : 00:15:09 - Journal de 8 h - À Katyn, où plus de 4 000 soldats polonais ont été exécutés en 1940 par les Soviétiques, le pouvoir russe poursuit sa réécriture de l'histoire. L'URSS a longtemps affirmé que ce crime était l'œuvre des Allemands, avant de reconnaître la vérité en 1990. À présent, elle est à nouveau contestée. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:09 - Journal de 8 h - À Katyn, où plus de 4 000 soldats polonais ont été exécutés en 1940 par les Soviétiques, le pouvoir russe poursuit sa réécriture de l'histoire. L'URSS a longtemps affirmé que ce crime était l'œuvre des Allemands, avant de reconnaître la vérité en 1990. À présent, elle est à nouveau contestée.
Ce lundi 20 mars se tiendra le premier sommet France-Pologne depuis la signature du traité de Nancy, un traité pour renforcer la collaboration entre les deux pays signé il y a presque un an. Depuis le retour au pouvoir de Donald Tusk fin 2023, la Pologne est redevenue une puissance centrale de l'Union européenne, portée par l'économie la plus dynamique de la région. De notre correspondant à Varsovie, Dans les rues de la capitale, les Varsoviens ressentent le développement économique du pays dans leur portefeuille depuis quelques années, pour le meilleur comme pour le pire. Les bras chargés de deux sacs de courses remplis à ras-bord, Ewa, 80 ans, sort tout juste du centre commercial où elle a l'habitude de faire ses achats. « Même en étant à la retraite, je sens que je vis plus confortablement qu'avant, confie l'octogénaire. Je peux acheter des articles plus haut de gamme, plus chers, de meilleure qualité, mes courses n'ont plus rien à voir. » Comme tous les Polonais, Ewa a vu le pays se transformer drastiquement ces 20 dernières années. Pour Marzena, 67 ans, c'est l'adhésion à l'Union européenne en 2004 qui a été l'élément déclencheur de la transformation du pays. « Avant, selon moi, l'économie n'était pas aussi stable et prévisible qu'elle peut l'être aujourd'hui, analyse-t-elle. Avant, on nous promettait que tout allait changer, qu'on allait reconstruire la Pologne, mais rien ne marchait. Mais depuis qu'on a reçu des fonds européens, on voit que ça fait avancer les décisions politiques. Il suffit de regarder à quoi ressemble la capitale, et surtout le centre ! Et si vous roulez vers l'est, vous pourrez voir l'amélioration de nos infrastructures routières. » Avec un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe et 3,6 % de croissance enregistrée en 2025, le pays est désormais la 6ᵉ puissance économique européenne et la 20ᵉ mondiale. Mais à l'École de commerce de Varsovie, le professeur Marius-Jan Radlo met en garde contre les risques d'une croissance essentiellement tirée par le Plan de reconstruction européen, dont les fonds devraient cesser d'affluer d'ici la fin de l'année. « Les pays qui ne financent pas leur propre potentiel de croissance peuvent tomber dans le piège du développement régional : on se développe vite, donc l'aide européenne retombe, alors qu'on n'a pas mis de modèle en place pour se développer de façon autonome », explique le professeur. À lire aussiRafał Trzaskowski : «L'investissement européen a soutenu le miracle économique de la Pologne» Une forte inflation Malgré une hausse certaine du pouvoir d'achat et un salaire moyen qui avoisine désormais les 2 100 euros par mois, les Polonais se retrouvent aussi confrontés à une forte inflation. Dans le quartier résidentiel d'Ursynow, au sud de Varsovie, Marta promène son fils dans une poussette. La jeune maman de 39 ans et son compagnon se félicitent d'avoir acheté leur appartement avant la naissance de leur fils. Cinq ans après l'achat, ils estiment qu'ils ne seraient pas en capacité d'acheter le même bien aujourd'hui. « On l'a acheté à 1 600 euros le m², alors que maintenant, dans notre quartier, on ne peut pas viser un appartement à moins de 4 200 euros le m², témoigne-t-elle. C'est difficile, car les salaires ne sont pas en adéquation avec les besoins et la hausse des prix. » Pour la jeune maman comme pour beaucoup de Polonais, la croissance a un prix que tous ne peuvent pas se permettre de payer. À écouter dans Reportage internationalEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
Ce lundi 20 mars se tiendra le premier sommet France-Pologne depuis la signature du traité de Nancy, un traité pour renforcer la collaboration entre les deux pays signé il y a presque un an. Depuis le retour au pouvoir de Donald Tusk fin 2023, la Pologne est redevenue une puissance centrale de l'Union européenne, portée par l'économie la plus dynamique de la région. De notre correspondant à Varsovie, Dans les rues de la capitale, les Varsoviens ressentent le développement économique du pays dans leur portefeuille depuis quelques années, pour le meilleur comme pour le pire. Les bras chargés de deux sacs de courses remplis à ras-bord, Ewa, 80 ans, sort tout juste du centre commercial où elle a l'habitude de faire ses achats. « Même en étant à la retraite, je sens que je vis plus confortablement qu'avant, confie l'octogénaire. Je peux acheter des articles plus haut de gamme, plus chers, de meilleure qualité, mes courses n'ont plus rien à voir. » Comme tous les Polonais, Ewa a vu le pays se transformer drastiquement ces 20 dernières années. Pour Marzena, 67 ans, c'est l'adhésion à l'Union européenne en 2004 qui a été l'élément déclencheur de la transformation du pays. « Avant, selon moi, l'économie n'était pas aussi stable et prévisible qu'elle peut l'être aujourd'hui, analyse-t-elle. Avant, on nous promettait que tout allait changer, qu'on allait reconstruire la Pologne, mais rien ne marchait. Mais depuis qu'on a reçu des fonds européens, on voit que ça fait avancer les décisions politiques. Il suffit de regarder à quoi ressemble la capitale, et surtout le centre ! Et si vous roulez vers l'est, vous pourrez voir l'amélioration de nos infrastructures routières. » Avec un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe et 3,6 % de croissance enregistrée en 2025, le pays est désormais la 6ᵉ puissance économique européenne et la 20ᵉ mondiale. Mais à l'École de commerce de Varsovie, le professeur Marius-Jan Radlo met en garde contre les risques d'une croissance essentiellement tirée par le Plan de reconstruction européen, dont les fonds devraient cesser d'affluer d'ici la fin de l'année. « Les pays qui ne financent pas leur propre potentiel de croissance peuvent tomber dans le piège du développement régional : on se développe vite, donc l'aide européenne retombe, alors qu'on n'a pas mis de modèle en place pour se développer de façon autonome », explique le professeur. À lire aussiRafał Trzaskowski : «L'investissement européen a soutenu le miracle économique de la Pologne» Une forte inflation Malgré une hausse certaine du pouvoir d'achat et un salaire moyen qui avoisine désormais les 2 100 euros par mois, les Polonais se retrouvent aussi confrontés à une forte inflation. Dans le quartier résidentiel d'Ursynow, au sud de Varsovie, Marta promène son fils dans une poussette. La jeune maman de 39 ans et son compagnon se félicitent d'avoir acheté leur appartement avant la naissance de leur fils. Cinq ans après l'achat, ils estiment qu'ils ne seraient pas en capacité d'acheter le même bien aujourd'hui. « On l'a acheté à 1 600 euros le m², alors que maintenant, dans notre quartier, on ne peut pas viser un appartement à moins de 4 200 euros le m², témoigne-t-elle. C'est difficile, car les salaires ne sont pas en adéquation avec les besoins et la hausse des prix. » Pour la jeune maman comme pour beaucoup de Polonais, la croissance a un prix que tous ne peuvent pas se permettre de payer. À écouter dans Reportage internationalEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
(00:00:43) Cessez-le-feu en Iran : qui en sort gagnant ? Interview d'Agnès Levallois (00:08:43) La Sarre en Allemagne, là où on vit de moins en moins vieux | Ep. 2 Série sur l'Espérance de vie en Europe (00:15:30) Le retour des Polonais en Pologne
En 2015, l'idée du Brexit avait inspiré le gouvernement nationaliste et conservateur de l'époque en Pologne. Le parti Droit et Justice, alors au pouvoir et en bras de fer permanent avec l'Union européenne, avait suggéré l'idée d'un Polexit, soit un Brexit à la polonaise. L'idée a depuis été enterrée. Mais aujourd'hui, alors que Varsovie est le moteur économique de l'Union européenne et que la coalition pro-européenne de Donald Tusk dirige le pays, le Polexit fait son grand retour dans le débat public. De notre correspondant à Varsovie, Le veto du président Karol Nawrocki au programme d'armement européen SAFE a ravivé le spectre jusqu'ici oublié du Polexit, une sortie de la Pologne de l'Union européenne. En refusant de signer la loi permettant à la Pologne de recevoir les crédits SAFE, le chef de l'État a justifié sa décision par des motifs souverainistes. « J'ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permet à la Pologne de recevoir les crédits SAFE. En effet, jamais je ne signerai une loi qui entrave notre souveraineté, notre indépendance, notre sécurité économique et militaire », a-t-il déclaré. Une rhétorique eurosceptique qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des commentateurs et des responsables politiques. Le Premier ministre Donald Tusk a été le premier à formaliser les craintes en réintroduisant le terme de Polexit, qu'il présente désormais comme une menace réelle. « Ce qu'il est en train de se passer actuellement avec le président Nawrocki, le président du PiS Jarosław Kaczynski et les deux partis de Konfederacja, encore plus à droite, c'est une dérive ouvertement anti-européenne. Une hystérie anti-allemande, une réticence grandissante à soutenir la Pologne qui combat la Russie. Alors, appelons un chat un chat : ceux qui disent que ce sont les prémices du Polexit ont malheureusement raison », a-t-il assené. Un ton alarmiste que les responsables du parti Droit et Justice (PiS) jugent excessif, voire infondé. Le député Przemyslaw Czarnek a même tourné cette accusation en dérision, préférant parler de « Tusk-Exit » avant de lancer : « À bas le gouvernement ! » Pourtant, selon Malgorzata Kopka-Piatek, chercheuse à l'Institut d'affaires publiques de Varsovie, les élections législatives prévues l'an prochain pourraient rebattre les cartes. Le PiS, en quête de majorité, pourrait être contraint de s'allier avec deux formations souverainistes encore plus radicales, Konfederacja et Konfederacja de la Couronne polonaise. « Or, ces deux partis se positionnent très clairement contre l'Union européenne et pourraient exiger le Polexit comme condition sine qua non à leur participation au gouvernement du PiS », explique-t-elle. La chercheuse souligne également le rôle clé du président de la République, dont les positions eurosceptiques sont connues. « Tous ces éléments pourraient créer un effet domino. Or, il suffit d'un vote à la Diète [la chambre basse du Parlement, NDLR] et d'une signature du président pour faire sortir la Pologne de l'Union européenne », avertit-elle. Un autre facteur pourrait jouer en défaveur du maintien de la Pologne dans l'UE : la fin prochaine des avantages financiers qui ont jusqu'ici rendu l'Europe populaire auprès des Polonais. « Selon les estimations, la Pologne devrait devenir un contributeur net au budget de l'Europe à partir de 2034. L'Union perdra donc ce qui la rendait attractive en Pologne, à savoir les avantages financiers colossaux dont le pays a bénéficié jusque-là », analyse Malgorzata Kopka-Piatek. Dans ce contexte, la tentation du Polexit pourrait séduire une partie croissante de l'électorat. Avec les élections législatives d'octobre 2027 en ligne de mire, ce débat pourrait s'imposer comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Entre rhétorique souverainiste, alliances politiques incertaines et calculs budgétaires, l'avenir européen de la Pologne semble plus que jamais incertain. À lire aussiEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
En 2015, l'idée du Brexit avait inspiré le gouvernement nationaliste et conservateur de l'époque en Pologne. Le parti Droit et Justice, alors au pouvoir et en bras de fer permanent avec l'Union européenne, avait suggéré l'idée d'un Polexit, soit un Brexit à la polonaise. L'idée a depuis été enterrée. Mais aujourd'hui, alors que Varsovie est le moteur économique de l'Union européenne et que la coalition pro-européenne de Donald Tusk dirige le pays, le Polexit fait son grand retour dans le débat public. De notre correspondant à Varsovie, Le veto du président Karol Nawrocki au programme d'armement européen SAFE a ravivé le spectre jusqu'ici oublié du Polexit, une sortie de la Pologne de l'Union européenne. En refusant de signer la loi permettant à la Pologne de recevoir les crédits SAFE, le chef de l'État a justifié sa décision par des motifs souverainistes. « J'ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permet à la Pologne de recevoir les crédits SAFE. En effet, jamais je ne signerai une loi qui entrave notre souveraineté, notre indépendance, notre sécurité économique et militaire », a-t-il déclaré. Une rhétorique eurosceptique qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des commentateurs et des responsables politiques. Le Premier ministre Donald Tusk a été le premier à formaliser les craintes en réintroduisant le terme de Polexit, qu'il présente désormais comme une menace réelle. « Ce qu'il est en train de se passer actuellement avec le président Nawrocki, le président du PiS Jarosław Kaczynski et les deux partis de Konfederacja, encore plus à droite, c'est une dérive ouvertement anti-européenne. Une hystérie anti-allemande, une réticence grandissante à soutenir la Pologne qui combat la Russie. Alors, appelons un chat un chat : ceux qui disent que ce sont les prémices du Polexit ont malheureusement raison », a-t-il assené. Un ton alarmiste que les responsables du parti Droit et Justice (PiS) jugent excessif, voire infondé. Le député Przemyslaw Czarnek a même tourné cette accusation en dérision, préférant parler de « Tusk-Exit » avant de lancer : « À bas le gouvernement ! » Pourtant, selon Malgorzata Kopka-Piatek, chercheuse à l'Institut d'affaires publiques de Varsovie, les élections législatives prévues l'an prochain pourraient rebattre les cartes. Le PiS, en quête de majorité, pourrait être contraint de s'allier avec deux formations souverainistes encore plus radicales, Konfederacja et Konfederacja de la Couronne polonaise. « Or, ces deux partis se positionnent très clairement contre l'Union européenne et pourraient exiger le Polexit comme condition sine qua non à leur participation au gouvernement du PiS », explique-t-elle. La chercheuse souligne également le rôle clé du président de la République, dont les positions eurosceptiques sont connues. « Tous ces éléments pourraient créer un effet domino. Or, il suffit d'un vote à la Diète [la chambre basse du Parlement, NDLR] et d'une signature du président pour faire sortir la Pologne de l'Union européenne », avertit-elle. Un autre facteur pourrait jouer en défaveur du maintien de la Pologne dans l'UE : la fin prochaine des avantages financiers qui ont jusqu'ici rendu l'Europe populaire auprès des Polonais. « Selon les estimations, la Pologne devrait devenir un contributeur net au budget de l'Europe à partir de 2034. L'Union perdra donc ce qui la rendait attractive en Pologne, à savoir les avantages financiers colossaux dont le pays a bénéficié jusque-là », analyse Malgorzata Kopka-Piatek. Dans ce contexte, la tentation du Polexit pourrait séduire une partie croissante de l'électorat. Avec les élections législatives d'octobre 2027 en ligne de mire, ce débat pourrait s'imposer comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Entre rhétorique souverainiste, alliances politiques incertaines et calculs budgétaires, l'avenir européen de la Pologne semble plus que jamais incertain. À lire aussiEn Pologne, la ville de Stalowa Wola attend les fonds européens du programme de défense Safe
Ce soir, c'est Francesca à l'animation ! Dans le Grand Entretien, nous accueillons Rachel Garrat-Valcarcel, journaliste politique. Elle vient échanger autour des résultats des municipales, des listes sans étiquettes et ce que cela augure pour les sénatoriales. À quoi peut-on s'attendre, de quel côté tout bascule... Elle est interviewée par Hugo. Dans sa chronique actu, Anna nous parle de Raye. Dans le Zoom, Salomon Patrick Mepo reçoit Agnieszka Zuk et Nelle Fuseau. Le documentaire intitulé "Le polonais, ça fait un truc" pose les questions suivantes : Comment est-ce de vivre entre deux pays, deux langues et deux cultures ? Peut-on hériter des émotions du pays que nos parents ontnquitté pour s'établir en France ? Kérian est au flash info et Gauthier à la chronique libre ! Animation : Francesca // Réalisation : Joey // Interview : Hugo // Zoom : Salomon Patrick Mepo // Flash Info : Kérian // Chronique actu : Anna // Chronique libre : Gauthier // Coordination : Aude & Jeanne
Cette semaine, nous recevons Rafał Trzaskowski, maire de Varsovie et candidat battu de peu au second tour de l'élection présidentielle polonaise de 2025. Pro-européen, il défend les réformes du gouvernement de Donald Tusk et fustige les veto répétés du président Karol Nawrocki.
Je vous propose aujourd'hui de revenir en Europe, notre continent qui, depuis février 2022, vit partiellement au rythme de la guerre. Une guerre qui, par sa durée, peut se comparer à la Première guerre mondiale, une guerre de tranchée aussi dont la ligne de front ne bouge que marginalement au profit des Russes. V. Poutine, nous l'avons vu dans notre précédent podcast consacré à la guerre de l'information, mène contre l'Union européenne et l'Otan une guerre hybride, notre ennemi est identifié et déclaré. Certes, quelques rares pays au sein de l'OTAN comme de l'UE, La Hongrie au premier chef, considèrent qu'il faudrait mieux chercher un arrangement avec la Russie, mais il s'agit bien de cas isolés. C'est dans cet environnement que les Européens doivent faire face depuis un an à un allié et partenaire qui inquiète. Quelle garantie de sécurité représentent désormais les Etats-Unis pour les pays de l'OTAN ? Plus les mois passent, plus les attaques de Trump se multiplient et plus des voix s'élèvent en Europe pour inciter nos dirigeants à admettre l'inéluctable : notre lien privilégié avec les Etats-Unis n'est plus. L'Europe doit acter la rupture et en tirer les conséquences. C'est dans ce contexte et après avoir proposé en avril dernier un numéro sur la sécurité européenne que je vous emmène aujourd'hui en Pologne. Très hostile à la Russie, pays de la ligne de front, c'est-à-dire ayant frontière commune avec elle, nous y reviendrons, ce pays fait reposer sa sécurité sur trois piliers extérieurs : son appartenance à l'UE, son appartenance à l'OTAN enfin sa relation privilégiée avec les Etats-Unis. Que deviennent ces assurances à l'heure des critiques incessantes et répétées de l'administration Trump contre les Européens ? Autrement dit comment peut-on toujours être résolument atlantiste dans le désordre international généré par D. Trump ? Or la réponse à cette question impacte l'avenir de la Pologne mais aussi de l'UE.
Grace à un abonné de longue date de La Chaîne Guitare (merci Michel !), j'ai pu rentrer en contact avec le musicien polonais Robert Pieculewicz (page Facebook). Le voilà en interview Zoom pour découvrir son parcours et ses projets. Robert Pieculewicz interview Podcast de La Chaîne Guitare La version audio de la vidéo est disponible L'article Interview Robert Pieculewicz, Guitariste Polonais est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.
Alexander Bublik est un joueur à part. C'est assez simple, on adore ou on déteste. Depuis six mois maintenant, le Kazakhstanais fait preuve d'une régularité folle puisque, pour la première fois de sa carrière, il a intégré le top 10. Et il peut espérer voir encore plus haut, puisqu'à Doha, Dubaï et Indian Wells il n'a pas gagné le moindre match la saison dernière.Mais pour y arriver, Bublik va devoir se concentrer à 100%, ce qu'il n'a pas réussi à faire contre Hurkacz. Bublik a multiplié les critiques à l'égard du Polonais tout au long du match mais la différence par rapport à avant... c'est qu'aujourd'hui, il gagne ce genre de matches ! Alors Bublik est-il un génie ou tout simplement un joueur exaspérant ? On en débat dans "Sans Filet" Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Pendant des années, les Polonais venait en Europe de l'Ouest pour trouver du travail et de meilleures conditions de vie. Après avoir été un pays d'émigration, la Pologne enregistre désormais plus de retours au pays que de départs. En cause, une amélioration du niveau de vie et une économie en plein essor. Écoutez RTL autour du monde du 09 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 07/02/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Benjamin Luis, correspondant en France pour la radio suisse RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise ainsi que la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Affaire Jeffrey Epstein : une transparence nécessaire ou problématique ? Plus de trois millions de documents déclassifiés, 2 000 vidéos et des dizaines de milliers d'images mises à la disposition de tous : l'affaire Epstein a pris une nouvelle dimension le 30 janvier dernier. Les dossiers relèvent, entre autres, les connexions internationales du pédocriminel Jeffrey Epstein avec un ancien membre du gouvernement britannique ainsi que la princesse de Norvège. En juillet 2019, il est arrêté et accusé, notamment, de diriger un vaste réseau de prostitution de mineurs. Il meurt en prison quelques semaines plus tard sans jamais avoir été jugé. La pure démocratie ne peut pas vaincre Vladimir Poutine ? La Russie et l'Ukraine n'ont pas réussi à trouver un accord sur un possible accord de paix après quatre années de conflits. Les pourparlers entre Kiev et Moscou, qui se sont tenus à Abu Dhabi du 4 au 5 février sous l'égide des États-Unis, ont permis un échange de prisonniers entre les deux parties sans trouver de point d'entente concernant la fin de la guerre. Nous recevons Maï Lucas, photographe passionnée de hip-hop, qui a posé ses valises dans le New York des années 1990 pour capter l'énergie unique de la ville. Elle dévoile une centaine de clichés de son aventure américaine dans "All eyes on me", paru aux éditions Patrick Frey. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins polonais, pour qui la croissance économoique est en hausse : 3,6 % de plus en 2025, mieux que la France et l'Allemagne. Selon le "Grand Continent", le niveau de vie des Polonais devrait dépasser, à rythme constant, celui des Espagnols cette année, des Italiens en 2032 et des Français en 2034. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Sébastien Lecornu. Le premier ministre français a résisté, contre toutes attentes, aux dernières crises politiques avec, notamment, la validation d'un budget pour 2026. Certains médias nationaux le présentent comme un possible candidat aux élections présidentielles 2027. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision italienne. Sur la basilique de San Lorenzo, un ange ressemble étrangement à Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement. L'artiste bénévole a nié toute volonté d'aller dans ce sens. Natacha Triou nous invite à méditer sur le productivisme, une injonction si puissante qu'elle s'immisce jusque dans nos loisirs. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l'intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu'à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. De notre correspondant à Varsovie, Sûre d'elle, le regard face caméra, la jeune influenceuse s'adresse directement aux spectateurs, les emblèmes nationaux imprimés sur son t-shirt blanc. « Je veux le Polexit, car je veux la liberté de choisir. Même si ça doit nous coûter plus cher. Je n'ai pas connu la Pologne avant l'Union européenne, mais j'ai le sentiment qu'elle était davantage polonaise qu'aujourd'hui ». Ce visage séduisant, créé par l'intelligence artificielle, a rassemblé plus de 200 000 vues et plus de 20 000 likes sur le compte TikTok Prawilne Polki (« les vraies Polonaises » en français). L'apparence de ses pseudo-influenceuses leur a notamment permis d'atterrir sur l'algorithme des plus jeunes utilisateurs et des utilisatrices de la plateforme. « Je veux le Polexit. Il y en a marre que la Pologne soit dirigée depuis Bruxelles. Il y en a marre d'entendre qu'on ne peut pas se débrouiller sans une bénédiction venue de l'extérieur. C'est notre droit, notre argent et nos décisions ». Une campagne de désinformation ciblée L'objectif de ces vidéos est clairement affiché : convaincre les internautes Polonais des bienfaits du Polexit en décrédibilisant l'Union européenne et inciter à la haine contre le gouvernement de Donald Tusk. « Quand je parle du Polexit, on me répond "peur, catastrophe, fin du monde". C'est toujours la même musique. Aucune discussion sur "qui décide réellement à notre place", et "pourquoi". Il est grand temps que l'on puisse en parler tranquillement ». À un an des élections européennes, les autorités polonaises prennent la menace de ces vidéos très au sérieux, et ont elles-mêmes demandé à TikTok de bloquer le compte de Prawilne Polki. Pour le porte-parole du gouvernement, l'entité derrière cette campagne de désinformation ne fait aucun mystère. « Cela ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte de désinformation russe. D'abord parce que ça ne va pas dans le sens des intérêts de la Pologne, mais 100% sans le sens des intérêts russes. Et ensuite parce qu'en regardant attentivement, on remarque la grammaire russe ». TikTok dans le viseur des autorités Signataire du « Code de pratique européen sur la désinformation », TikTok est censée identifier et empêcher la propagation de ce type de contenu. Le vice-ministre du Numérique, Dariusz Standerski, s'est tourné vers Bruxelles pour mettre à jour d'éventuels manquements de la part de la plateforme. « J'ai adressé une requête à la vice-présidente de la Commission européenne, (...) pour enquêter et savoir si TikTok remplit sa mission d'évaluation des risques liés à la propagation de la désinformation, (...) et si elle a réagi assez et assez vite pour bloquer des contenus qui vont à l'encontre de son règlement ». Selon un sondage paru début décembre, un quart des Polonais se déclare aujourd'hui en faveur du Polexit.
En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l'intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu'à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. De notre correspondant à Varsovie, Sûre d'elle, le regard face caméra, la jeune influenceuse s'adresse directement aux spectateurs, les emblèmes nationaux imprimés sur son t-shirt blanc. « Je veux le Polexit, car je veux la liberté de choisir. Même si ça doit nous coûter plus cher. Je n'ai pas connu la Pologne avant l'Union européenne, mais j'ai le sentiment qu'elle était davantage polonaise qu'aujourd'hui ». Ce visage séduisant, créé par l'intelligence artificielle, a rassemblé plus de 200 000 vues et plus de 20 000 likes sur le compte TikTok Prawilne Polki (« les vraies Polonaises » en français). L'apparence de ses pseudo-influenceuses leur a notamment permis d'atterrir sur l'algorithme des plus jeunes utilisateurs et des utilisatrices de la plateforme. « Je veux le Polexit. Il y en a marre que la Pologne soit dirigée depuis Bruxelles. Il y en a marre d'entendre qu'on ne peut pas se débrouiller sans une bénédiction venue de l'extérieur. C'est notre droit, notre argent et nos décisions ». Une campagne de désinformation ciblée L'objectif de ces vidéos est clairement affiché : convaincre les internautes Polonais des bienfaits du Polexit en décrédibilisant l'Union européenne et inciter à la haine contre le gouvernement de Donald Tusk. « Quand je parle du Polexit, on me répond "peur, catastrophe, fin du monde". C'est toujours la même musique. Aucune discussion sur "qui décide réellement à notre place", et "pourquoi". Il est grand temps que l'on puisse en parler tranquillement ». À un an des élections européennes, les autorités polonaises prennent la menace de ces vidéos très au sérieux, et ont elles-mêmes demandé à TikTok de bloquer le compte de Prawilne Polki. Pour le porte-parole du gouvernement, l'entité derrière cette campagne de désinformation ne fait aucun mystère. « Cela ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte de désinformation russe. D'abord parce que ça ne va pas dans le sens des intérêts de la Pologne, mais 100% sans le sens des intérêts russes. Et ensuite parce qu'en regardant attentivement, on remarque la grammaire russe ». TikTok dans le viseur des autorités Signataire du « Code de pratique européen sur la désinformation », TikTok est censée identifier et empêcher la propagation de ce type de contenu. Le vice-ministre du Numérique, Dariusz Standerski, s'est tourné vers Bruxelles pour mettre à jour d'éventuels manquements de la part de la plateforme. « J'ai adressé une requête à la vice-présidente de la Commission européenne, (...) pour enquêter et savoir si TikTok remplit sa mission d'évaluation des risques liés à la propagation de la désinformation, (...) et si elle a réagi assez et assez vite pour bloquer des contenus qui vont à l'encontre de son règlement ». Selon un sondage paru début décembre, un quart des Polonais se déclare aujourd'hui en faveur du Polexit.
Le Danemark enverra bientôt quelque 300 prisonniers, dans des cellules au Kosovo. Soit à quelque 2 000 kilomètres plus au sud. L'accord qui a pour but de désengorger les prisons surpeuplées rapportera 200 millions d'euros au petit pays des Balkans, soit quatre fois le budget du ministère de la Justice. (Rediffusion) Pour Pristina, il s'agit d'un juste retour des choses, car le Danemark a soutenu son indépendance face à la Serbie. Mais les critiques ne manquent pas, face à une externalisation de plus qui ne s'embarrasse guère de considérations morales. Reportage à Gjilan signé Louis Seiller. Les jeunes Polonais répondent à l'appel de l'armée Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. 10 000 jeunes ont ainsi participé, durant l'été 2025, au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, s'est tenue avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Fractures dans l'Occident La nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain, la montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine... bref, la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto «Fractures dans l'Occident», aux éditions Odile Jacob. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
Le Danemark enverra bientôt quelque 300 prisonniers, dans des cellules au Kosovo. Soit à quelque 2 000 kilomètres plus au sud. L'accord qui a pour but de désengorger les prisons surpeuplées rapportera 200 millions d'euros au petit pays des Balkans, soit quatre fois le budget du ministère de la Justice. (Rediffusion) Pour Pristina, il s'agit d'un juste retour des choses, car le Danemark a soutenu son indépendance face à la Serbie. Mais les critiques ne manquent pas, face à une externalisation de plus qui ne s'embarrasse guère de considérations morales. Reportage à Gjilan signé Louis Seiller. Les jeunes Polonais répondent à l'appel de l'armée Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. 10 000 jeunes ont ainsi participé, durant l'été 2025, au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, s'est tenue avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Fractures dans l'Occident La nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain, la montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine... bref, la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto «Fractures dans l'Occident», aux éditions Odile Jacob. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
Vanessa, on continue de découvrir — ou redécouvrir — nos villes sanctuaires. Le tourisme spirituel et culturel attire de plus en plus de visiteurs. Ce matin, direction l'Isère, à La Salette.Un sanctuaire perché en pleine montagne, à 1 800 mètres d'altitude, recouvert d'un manteau blanc en plein hiver. Magique. Mystique. Que l'on soit croyant ou non. Une chose est sûre : c'est l'un de mes préférés. Ici, on entre dans un autre monde, au-dessus du monde, suspendu en haute montagne, au cœur de la Matheysine. Et vous allez voir que cette expérience peut être spirituelle… mais aussi très sportive, là où on ne l'attend pas !Suspense ! Pour commencer, racontez-nous la genèse de Notre-Dame de La Salette.Nous sommes le 19 septembre 1846. Deux jeunes bergers, Maximin et Mélanie, se réveillent d'une sieste dans le vallon. Face à eux apparaît une « belle dame » — ce sont les mots des enfants. Elle est en larmes et leur transmet un message de réconciliation : les hommes doivent retrouver la foi, revenir à l'Église et cesser de blasphémer.Après l'authentification de l'apparition, une grande église ouvre ses portes aux fidèles en 1854, à 1 800 mètres d'altitude. Depuis, des pèlerins du monde entier viennent y chercher la paix, notamment des Indonésiens, des Polonais et des Italiens. Ils se recueillent devant les grandes fresques d'Arcabas — Le Christ et les Quatre Vivants de l'Apocalypse — des œuvres très colorées. Arcabas était un véritable peintre de l'âme.Et puis, on peut aussi randonner. Eh oui, nous y voilà ! Grimper le mont Gargas jusqu'à 2 200 mètres d'altitude, ou même assister, sous la croix de Rougny, à une messe au lever du soleil… en été.Et sans assister à une messe, nous aussi, Vanessa, on peut grimper. Vous avez d'autres suggestions à découvrir ?Alors, on reste d'abord dans les sensations fortes. Vous pouvez marcher au-dessus de gorges profondes pour vous imprégner de la puissance de la nature. Comment ? En empruntant les passerelles himalayennes de Mayres-Savel. Autre option : suivre la Route Napoléon, qu'il a empruntée lors de son retour de l'île d'Elbe pour renverser la monarchie. Plus calmement, vous pouvez profiter du panorama à bord du train électrique de La Mure, installé dans d'anciens wagons restaurés : une sortie très sympa à faire en famille.Noël au sanctuaire est chaleureux et réconfortant. Il y a de la place : le site dispose de 500 lits.Fiche pratique https://www.villes-sanctuaires.com/ Notre dame de la Salette : https://lasalette.cef.fr/Blanquette de veauCe plat magnifique qui figure parmi les plats préférés des français serait, à l'origine (au moyen-âge), une manière d'accommoder les restes du rôti de veau. Pour éviter qu'il ne soit sec, on le servait avec une sauce blanche.Plusieurs régions ou villes revendiquent sa création : la Normandie, le Poitou ou Lyon. La première recette apparaît en 1735 dans Le Cuisinier Moderne de Vincent de la Chapelle. Le plat est alors très simple : des restes de rôtis de veau servis avec une sauce au bouillon et à la crème, liée à la farine et aux jaunes d'œufs. Le tout est accompagné d'oignons grelots et de champignons de Paris. La recette va évoluer, avec une tournant important au 19e, les restes sont remplacés par de la viande crue pochée.Ingrédients pour 4 personnes- 1 kg de poitrine ou d'épaule de veau désossée- 3 carottes- 200 g de champignons de paris- 1 oignon- 1 cube de bouillon de volaille- 20 cl de crème fraîche entière- 2 jaunes d'œuf- 1 verre de vin blanc- 1 cs à maïzena- 1 citron- sel / poivreDéroulement- Faire revenir les morceaux de veau dans du beurre- Singer (saupoudrer de maïzena)- Verser le vin blanc, l'eau et le bouillon cube- Ajouter l'oignon, les carottes et les champignons lavés et taillés grossièrement- Laisser mijoter 1h30- Mélanger les jaunes d'œufs et la crème et lier- Rectifier et ajouter un jus de citron Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Pologne connaît l'une des plus fortes croissances de l'Union européenne, 3,7% du PIB au troisième trimestre. Ces derniers mois, l'économie polonaise s'est montrée résiliente face aux tensions douanières et à la guerre en Ukraine. Mais aujourd'hui, l'intelligence artificielle vient menacer ce miracle économique. L'économie polonaise a été portée ces dernières années par les investissements étrangers. Finance, ressources humaines, marketing et construction. Le pays est aussi devenu le champion de l'externalisation des processus métiers. Cela consiste, par exemple, à confier une partie des opérations commerciales d'une entreprise française à un prestataire de services, basé en Pologne. L'IA pourrait faire disparaître certains emplois Mais aujourd'hui, le coût de la main-d'œuvre a augmenté et un certain nombre de ces emplois dans le secteur des services, qui ont attiré les jeunes Polonais, pourraient disparaître. Ils risquent d'être remplacés par l'intelligence artificielle. Les multinationales implantées en Pologne suppriment des emplois. À lire aussiPologne : la difficile croissance des start-up de l'industrie d'armement C'est le cas à Cracovie qui était devenue une des villes les plus dynamiques du pays. Cela concerne les spécialistes du traitement des données, de l'hébergement web, de la comptabilité et même le conseil fiscal. Le brasseur Heineken, par exemple, transfère progressivement plusieurs centaines de postes en Inde. C'est aussi le cas de la banque HSBC, pour des opérations simples qui seront désormais effectuées en Asie. Effet domino Est-ce un risque pour l'économie du pays ? Pas encore, mais c'est ce que redoutent les Polonais. Le pays est le premier pays européen pour les services aux entreprises internationales, devant l'Inde et les États-Unis. Un secteur qui représente 6% du PIB polonais et qui emploie près d'un demi-million de personnes. Et l'IA dans ces entreprises aussi est en train d'automatiser certains processus. Avec, à la clé, un effet domino. Les suppressions d'emplois dans les entreprises de service et les multinationales fragilisent les autres secteurs. Celui de la restauration qui perd une partie de sa clientèle aisée. On peut aussi citer les sociétés de locations de bureaux dont les tours se vident parce qu'une partie des opérations a été transférée vers des pays à moindres coûts. Vers un nouveau modèle économique Dans ce contexte, la Pologne devra changer son modèle économique pour s'adapter. La mutation est en marche. La Pologne aussi veut prendre le train de l'IA. Une deuxième usine d'intelligence artificielle dotée de supercalculateur devrait bientôt être inaugurée à Cracovie, comme la première. Un projet ambitieux qui vise à faire de la Pologne un leader européen de l'IA. Attirer une nouvelle vague d'investissements et de talents pour in fine créer des emplois plus qualifiés. À lire aussiPologne: manifestation à Varsovie contre le pacte migratoire européen et l'afflux de migrants
Nous sommes le samedi 5 août 1905, dans les rues de la ville basse de Boulogne-sur-Mer, aujourd'hui en région Hauts-de-France. Si on lève la tête, on peut apercevoir, déployés au-dessus du Grand Café et ailleurs dans les rues, suspendus aux fenêtres, des étendards d'un vert vif, uni, à l'exception d'un carré blanc, dans l'angle supérieur gauche, qu'orne une étoile verte flanquée d'un « E » majuscule. Le soir, c'est un hymne inédit qui est entonné dans la grande salle du théâtre Monsigny. L'effervescence qui règne dans la petite cité du Pas-de-Calais est assez inhabituelle : la foule est dense et euphorique, on porte, à la boutonnière, une étoile verte, on se passe de main en main des photographies sur lesquelles figure un petit homme impavide, au crâne dégarni et aux lunettes cerclées de métal. Aux portes des boutiques, on peut lire la traditionnelle inscription « English spoken », mais aussi l'énigmatique « Oni parolas esperanton ». Et comble de l'étonnement, si vous tendez l'oreille, vous pouvez entendre, à une terrasse, à un carrefour, les bribes d'une langue étrange qui s'apparente vaguement à de l'espagnol, ou peut-être bien, à un italien mâtiné d'accents slaves. C'est que l'après-midi même a commencé le premier rassemblement international des locuteurs de l'Esperanto, une langue artificielle à vocation universelle. Plus de six cents espérantistes, venus de vingt pays différents, se sont donné rendez-vous. Parmi le créateur, le petit homme chauve : Ludwik-Lejzer Zamenhof, un médecin polonais, pour la première fois, en déplacement en Europe occidentale. En ces temps de progrès extraordinaire des communications, des transports et des échanges internationaux, va-t-on, enfin, accéder à une langue qui leur donnera toute leur portée et ainsi réconciliera les humains par une compréhension mutuelle ? Même si l'on aune petite idée de la réponse, refaire le voyage en vaut la peine. Revenons à la fabrication d'une utopie : l'esperanto… Avec nous : Thomas Creusot, conservateur des Bibliothèques à la Bibliothèque nationale de France. « Espéranto et espérantismes en France – L'utopie en pratique » ; Perrin. Sujets traités : L'Esperanto, paix, universelle, Boulogne-sur-Mer, Ludwik-Lejzer Zamenhof, médecin, polonais, Europe, utopie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:31 - Journal de 8 h - Depuis le survol des drones russes au mois de septembre dans leur espace aérien, les Polonais se préparent à l'éventualité d'une attaque aérienne. - réalisation : Alix Forgeot - invités : Mélanie Kuszelewicz Journaliste à Radio France
durée : 00:15:31 - Journal de 8 h - Depuis le survol des drones russes au mois de septembre dans leur espace aérien, les Polonais se préparent à l'éventualité d'une attaque aérienne. - réalisation : Alix Forgeot - invités : Mélanie Kuszelewicz Journaliste à Radio France
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Quel serait l'attaquant idéal pour remplacer Robert Lewandowski au Barça ? En fin de contrat à la fin de la saison, Lewandowski ne devrait pas prolonger l'aventure avec le FC Barcelone selon les médias espagnols. Julian Alvarez, Oyarzabal... qui serait son remplaçant rêvé ? Actuellement blessé, le Polonais pourrait rater le Clasico contre le Real Madrid fin octobre. Le WFC se penche sur le cas Lewandowski au Barça.
(00:00:42) Comment survivre dans le nouveau système totalitaire? Asma Mhalla publie "Cyberpunk" (00:15:08) Vacances à l'armée pour des jeunes Polonais
Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais, n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. Dix mille jeunes ont ainsi participé cet été au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, vient de s'achever juste avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Les pêcheurs français impactés par le Brexit Ils sont inquiets, les pêcheurs français. Le secteur est pourtant un mastodonte. Le pays est le deuxième producteur de produits de pêche en Europe après l'Espagne. Mais les crises écologiques et surtout le Brexit... sont de grands facteurs d'inquiétude. En mai 2025, un nouvel accord a prolongé l'autorisation de pêche dans les eaux britanniques jusqu'en 2038, mais les Britanniques cherchent à protéger toujours un peu plus leur zone de pêche en créant de nouvelles aires marines protégées. Dans l'ouest de la France, en Bretagne, le port du Guilvinec premier port de pêche artisanal de l'hexagone a subi de plein fouet tous ces remous. C'est le reportage d'Olivier Favier. «Pêche, un métier sans filet» : la chronique de La Revue Dessinée Pêcheur, un métier à la fois en souffrance mais aussi décrié, notamment pour la pêche au chalut. Les ONG dénoncent une technique qui vient racler et donc détruire les fonds marins. Et l'État veut limiter à 4% les zones où elle est autorisée. «Pêche, un métier sans filet», c'est le titre d'un des articles à lire dans le dernier numéro de la revue dessinée. Une revue trimestrielle qui combine de manière originale de grandes enquêtes, qu'il s'agisse des algues vertes ou du procès Kadhafi - Sarkozy, et la bande dessinée. À la veille des Assises nationales de la pêche qui s'ouvrent demain (18 septembre 2025) à Boulogne-sur-mer, Baptiste Bouthier, son rédacteur en chef, est venu nous parler d'un métier en crise. Et le dernier numéro de la revue dessinée est disponible en librairie ou sur le net. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais, n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. Dix mille jeunes ont ainsi participé cet été au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, vient de s'achever juste avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Les pêcheurs français impactés par le Brexit Ils sont inquiets, les pêcheurs français. Le secteur est pourtant un mastodonte. Le pays est le deuxième producteur de produits de pêche en Europe après l'Espagne. Mais les crises écologiques et surtout le Brexit... sont de grands facteurs d'inquiétude. En mai 2025, un nouvel accord a prolongé l'autorisation de pêche dans les eaux britanniques jusqu'en 2038, mais les Britanniques cherchent à protéger toujours un peu plus leur zone de pêche en créant de nouvelles aires marines protégées. Dans l'ouest de la France, en Bretagne, le port du Guilvinec premier port de pêche artisanal de l'hexagone a subi de plein fouet tous ces remous. C'est le reportage d'Olivier Favier. «Pêche, un métier sans filet» : la chronique de La Revue Dessinée Pêcheur, un métier à la fois en souffrance mais aussi décrié, notamment pour la pêche au chalut. Les ONG dénoncent une technique qui vient racler et donc détruire les fonds marins. Et l'État veut limiter à 4% les zones où elle est autorisée. «Pêche, un métier sans filet», c'est le titre d'un des articles à lire dans le dernier numéro de la revue dessinée. Une revue trimestrielle qui combine de manière originale de grandes enquêtes, qu'il s'agisse des algues vertes ou du procès Kadhafi - Sarkozy, et la bande dessinée. À la veille des Assises nationales de la pêche qui s'ouvrent demain (18 septembre 2025) à Boulogne-sur-mer, Baptiste Bouthier, son rédacteur en chef, est venu nous parler d'un métier en crise. Et le dernier numéro de la revue dessinée est disponible en librairie ou sur le net. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'incursion de dix-neuf drones russes dans l'espace aérien polonais a provoqué la mobilisation de plusieurs pays de l'OTAN, mais montré aussi la faible préparation de l'alliance. Varsovie parle de « provocation » et l'incident va pousser à accélérer la marche vers la défense européenne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'incursion de dix-neuf drones russes dans l'espace aérien polonais a provoqué la mobilisation de plusieurs pays de l'OTAN, mais montré aussi la faible préparation de l'alliance. Varsovie parle de « provocation » et l'incident va pousser à accélérer la marche vers la défense européenne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Bienvenue dans les Fabuleux Destin. Cette semaine, plongez dans l'incroyable histoire d'Irena Sendler. Véritable héroïne de la résistance, cette Polonaise, dotée d'un courage hors du commun, a risqué sa vie pour sauver 2 500 enfants juifs de la barbarie nazie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir son fabuleux destin. Le ghetto de Varsovie Alors, que les conditions de vie de la communauté juive sont déjà désastreuses. Le 16 novembre 1940, l'horreur ne fait que s'amplifier. Les juifs de Varsovie sont transférés de force à l'intérieur d'un ghetto construit par les nazis. Plus de 400 000 personnes se retrouvent confinées dans 300 hectares. Le ghetto devient vite insalubre, et le typhus se répand. Les Allemands, qui ont une peur panique de l'épidémie, font appel aux soignants Polonais pour éradiquer la maladie. En tant que membre du département de la santé, Irena décide d'aller aider dans le ghetto… Pour découvrir d'autres récits passionnants, cliquez ci-dessous : [SPÉCIALE MUSIQUE] Ray Charles, le génie torturé du blues [SPÉCIALE MUSIQUE] Marvin Gaye, le destin tragique du prince de la soul [SPÉCIALE MUSIQUE] Nina Simone, une vie de lutte et de génie musicale [SPÉCIALE MUSIQUE] Fela Kuti, l'afrobeat comme arme politique Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Amaury Breton) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Plus d'une tonne de cocaïne, répartie dans 49 sacs, a été trouvée ce dimanche, par des agents de la police nationale. C'est l'une des saisies les plus importantes de ces 30 dernières années, précise le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Haïti est une plaque tournante du trafic de drogue dans la région, complète Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Cette situation est due à l'expansion des gangs armés, mais pas seulement. Un réseau international «structuré composé d'anciens militaires, de membres de la police, de parlementaires et de chefs d'entreprises, actif en Haïti et aux États-Unis, s'est formé, depuis les années 1980», explique Gotson Pierre. Ces trafiquants utilisent notamment le commerce de l'anguille pour blanchir leurs revenus. «Les multiples saisies de drogue sur les côtes nord et sud d'Haïti montrent que c'est une organisation bien rodée», ajoute le journaliste d'Alterpresse. Le Premier ministre haïtien est aux États-Unis La situation en Haïti est au cœur du voyage d'Alix Didier Fils-Aimé aux États-Unis. Le Premier ministre, qui n'a rencontré aucun responsable américain de premier plan, sera de retour le 17 juillet. Les États-Unis tirent la sonnette d'alarme. Ils estiment que la crise sécuritaire haïtienne constitue une menace directe pour la sécurité régionale et nationale du pays. Ce déplacement suscite, par ailleurs, des tensions internes. L'agenda d'Alix Didier Fils-Aimé n'a pas été communiqué à tous les membres du gouvernement, précise Gotson Pierre. À trois semaines de la fin de la présidence de Fritz Alphonse Jean, «échéance hautement symbolique dans le calendrier de la transition» selon le directeur d'Alterpresse, le CPT est à nouveau dans la tourmente. Donald Trump peut poursuivre le démantèlement du ministère de l'Éducation La Cour suprême a validé les licenciements ordonnés par le président américain et comme il s'agit d'une procédure d'urgence, elle n'a pas motivé sa décision, précise le Washington Post. On ne sait pas non plus qui a voté pour ou contre. Mais les trois juges progressistes de la Cour (sur un total de 9) ont fait savoir leur opposition, raconte le journal. Dans un communiqué, ils ont dénoncé une «décision indéfendable». «Quand le pouvoir exécutif annonce son intention de violer la loi, puis met cette promesse à exécution, le devoir du pouvoir judiciaire est de faire barrage à cette illégalité, pas de la faciliter», peut-on lire. Ces trois juges estiment que la Cour suprême a accru les prérogatives du président. Comme le rapporte le New York Times, selon eux, seul le Congrès, qui a créé ce ministère il y a environ un demi-siècle, a le pouvoir de le supprimer. La décision de Donald Trump n'a jamais été soumise à l'approbation des parlementaires, précise le quotidien. Le pouvoir de l'exécutif se trouve ainsi renforcé, et le ministère de l'Éducation est lui affaibli, juge le New York Times. Comme le raconte le quotidien, en marge de cette bataille judiciaire, des employés ont déjà été renvoyés : ceux qui avaient un contrat précaire. L'administration a également offert à certains de partir en retraite anticipée. Enfin, en mars, Donald Trump a ordonné des licenciements massifs et bien que la justice ait suspendu cette décision, très peu de fonctionnaires ont été réintégrés. Résultat, le ministère de l'Éducation qui comptait 4.000 employés au début de l'année, ne fonctionne aujourd'hui qu'avec la moitié de ces effectifs, explique le New York Times. À quoi sert le ministère de l'Éducation américain ? Si l'éducation est surtout gérée par les autorités locales aux États-Unis, le ministère de l'Éducation joue quand même un rôle important dans certains domaines. «Il est responsable de la gestion du programme fédéral de prêts aux étudiants qui s'élève à 1,6 milliard de dollars, des subventions aux écoles primaires et secondaires, des tests de réussite et des réglementations sur les droits civiques dans les écoles», détaille le Washington Post. Autant de missions que le ministère n'a plus vraiment les moyens d'accomplir, juge le New York Times pour qui «ces efforts pour abolir ce ministère font partie d'un agenda plus large des conservateurs qui veulent que plus d'argent aille aux écoles privées et à l'enseignement à la maison.» La grande loi budgétaire voulue par Donald Trump et approuvée récemment prévoit d'ailleurs d'importants crédits d'impôt pour l'enseignement privé, souligne le quotidien. Le ministère de l'Éducation continue de jouer un rôle en ce qui concerne les droits civiques. Là encore, Donald Trump s'en sert pour son agenda politique, raconte le New York Times. Le président l'utilise pour obliger les établissements scolaires à faire machine arrière en matière de lutte contre les discriminations. Finies par exemple, les équipes de sport composées d'étudiants transgenres ou les toilettes ouvertes à tous les élèves. En revanche, pour ce qui est de l'accès à l'école des enfants handicapés, cela n'intéresse pas Donald Trump, pointe le quotidien qui relève qu'il s'agit pourtant d'un droit civique. Le Mexique voit rouge au sujet des tomates Les droits de douane de 17% sur les tomates importées de ce pays, décidés hier par Donald Trump, provoque des remous. «Aucun pays ne peut nous remplacer», mettent en garde les producteurs mexicains de tomates, dans les colonnes du quotidien argentin Infobae. 90% des tomates mangées aux États-Unis, viennent du Mexique, précise El Financiero. Un fruit difficile à transporter car il contient beaucoup d'eau, précise un expert au journal Milenio. Les États-Unis ne peuvent donc pas se passer du Mexique, se rassurent les fermiers mexicains, indique Infobae. Ils rappellent qu'en 2019, les États-Unis avaient déjà suspendu l'accord de libre-échange qui lie les deux voisins, avant de faire marche arrière 4 mois plus tard. «La raison va prévaloir» cette fois, encore estiment-ils. L'Argentine déclassifie des archives nazies Le président Javier Milei a décidé de rendre public des archives liées à l'accueil de nazis après la Seconde Guerre mondiale. Alors que l'Europe peinait à se relever, l'Argentine, elle, était en plein boom économique. Pour soutenir cette croissance, le président Juan Perón a fait venir des milliers d'Européens. Les conditions d'accueil étaient généreuses, et les contrôles d'identité quasiment inexistants. Environ 12.000 nazis ont ainsi trouvé refuge en Argentine sous la présidence de Perón. «Ils menaient une vie discrète, sous un faux nom, parce qu'ils savaient qu'ils étaient recherchés», raconte l'historien Julio Mutti interrogé par Achim Lippold. «Plus tard, un décret d'amnistie du gouvernement péroniste leur a permis de reprendre leur vrai nom sans trop d'explications. Ils n'avaient pas de rôle social notable. Leur impact sur la société argentine de l'époque était très limité.» Il faut attendre le retour de la démocratie pour que la vérité émerge et que les archives soient déclassifiées sur décision du président Carlos Menem, en 1992. Grâce à ces documents, «nous savons désormais clairement qui est venu, où ils ont vécu, comment ils sont arrivés, sous quel nom, comment ils se sont cachés — tout cela est connu et a déjà été publié. Ce qui, en revanche, reste obscur, c'est l'origine des ressources financières ayant permis leur fuite. Pour une opération de cette ampleur, il a fallu de l'argent. Ce n'était ni simple, ni bon marché», explique Ariel Gelblung, directeur du Centre Simon Wiesenthal à Buenos Aires. Pour approfondir les recherches sur ces financements, le Centre Wiesenthal s'est tourné directement vers Javier Milei, en février 2025. Le président a accepté de leur faciliter l'accès à toutes les archives et «depuis, chaque fois que nous avons une requête, les services nous transmettent les documents. Il y a une directive en ce sens», poursuit Ariel Gelblung. Le gouvernement argentin a également commencé à mettre les documents en ligne. Mais les experts ne s'attendent pas à faire des découvertes majeures. Comme l'explique Julio Mutti, «90% de ce qu'il y avait à découvrir l'a déjà été (...) Le seul élément vraiment nouveau, ce sont des procès-verbaux de l'entreprise publique « Fabricaciones Militares ». Il y avait un projet de faire venir des techniciens étrangers, qui a bien eu lieu. On estime qu'environ 300 techniciens sont venus, dont des Polonais et d'autres pays qui étaient en guerre avec l'Allemagne nazie. Mais il y avait aussi des Allemands. Le problème, c'est qu'on ne sait pas encore si certains d'entre eux étaient des criminels de guerre ou des membres du parti nazi.» Selon le directeur du Centre Wiesenthal, Ariel Gelblung, les résultats des recherches menées par son équipe seront publiés au printemps 2026, le temps d'examiner tous les nouveaux documents disponibles, soit environ 38 kilomètres d'archives. Le journal de la 1ère En Martinique, la gendarmerie reçoit des renforts.
Nous sommes le 7 mai 1946, à Dampremy, l'un des sièges d'extraction de la « Société Anonyme des Charbonnages Réunis du Mambourg ». Un terrible coup de grisou a frappé ce que l'on appelle « le Puits du Sacré-Français ». Le « Journal de Charleroi » rapporte : « Mardi soir, vers 21h30, un dégagement intense de gaz délétères et inflammables s'est produit dans la taille Cayette, à l'étage 860 mètres (…). Seize ouvrier ont été surpris par la catastrophe et sont morts asphyxiés et brûlés (…). Parmi les victimes, on compte trois Belges, six travailleurs étrangers (deux Italiens, deux Polonais, un Tchèque et un sujet français originaire du Maroc). En plus de ces neuf victimes civiles, il faut compter sept prisonniers allemands, du camp de Lodelinsart. » Qui sont ces prisonniers allemands ? Après la Libération, des milliers d'entre eux sont restés sur notre territoire et ont participé, au même titre que les mineurs belges, et italiens par la suite, à la « Bataille du charbon ». Cette vaste opération lancée, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, par le gouvernement d'Union nationale. Privés de liberté au moment même où s'achevait le conflit, 60 000 de ces hommes ont été, en effet, cédés à la Belgique par le Commandement allié, en juillet 1945, au titre de « dommage de guerre ». Mis à la disposition de l'industrie charbonnière, afin de retrouver le plus rapidement possible la production d'avant-guerre pour relancer l'économie et relever le pays de ses ruines, la majorité a été directement affectée aux travaux d'extraction, tandis qu'une minorité fut occupée à la production des bois nécessaires au soutènement des galeries et des chantiers. Ils étaient répartis entre 38 camps de travail dont 32 étaient situés dans les bassins houillers, à proximité des sites de production, et 6 dans les Ardennes, à la lisière des forêts. Grâce à cet apport en main-d'œuvre, la production totale de charbon a pratiquement doublé, entre janvier ‘45 et janvier '46, avant de décroître. Comment ces prisonniers de guerre allemands ont-ils été traités ? En quoi peut-on dire qu'ils ont constitué ainsi l'avant-garde d'une armée de la paix au service d'une économie de marché ? Avec les Lumières de : Alain Forti, conservateur au Bois du Cazier, et Pierre Muller, directeur adjoint des collections au « War Heritage Institute ». Exposition : « Le charbon de la reconstruction » au Bois du Cazier. Sujets traités : Allemands, prisonniers, charbon, Libération, Deuxième Guerre mondiale, industrie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Pologne, l'élection du nationaliste et conservateur Karol Nawrocki à la présidentielle est un coup dur pour la communauté ukrainienne vivant dans le pays. Tout au long de la campagne électorale, il n'a cessé de les pointer du doigt, les désignant comme des ingrats représentant un poids pour la Pologne, au cours de débats saturés par les questions migratoires et sécuritaires. Malgré le faible pouvoir de l'exécutif polonais, les 900 000 Ukrainiens réfugiés dans le pays s'inquiètent du message envoyé par le futur chef de l'État. De notre correspondant à Varsovie, Tout au long de sa campagne, Karol Nawrocki n'a eu de cesse de répéter son mantra : « Aidons les autres, mais occupons-nous d'abord de nos propres concitoyens. Si je deviens président, je défendrai un principe simple, mais fondamental : La Pologne d'abord. Les Polonais d'abord. » Un slogan emprunté à Donald Trump, à qui il voue une admiration assumée. Le nouveau président polonais a déjà une idée très précise de la façon dont il compte s'y prendre pour le rendre concret. « Je vais introduire le changement de loi le plus important de ces dernières années. Les citoyens polonais devront avoir la priorité dans la queue chez le médecin et dans les centres de santé. Dans nos écoles, dans les crèches, on veut des enfants polonais. Il faut faire en sorte de stopper les dépenses et de payer les retraites pour les Ukrainiens. Et les allocations sociales devront être avant tout destinées aux Polonais », détaille-t-il dans une vidéo. Publiée sur les réseaux sociaux du président élu, celle-ci a eu un fort écho chez les 900 000 réfugiés ukrainiens dans le pays. Le responsable de la fondation Maison ukrainienne, Oleksandr Pestrykov, craint que ce genre de discours ne renforce le sentiment anti-ukrainiens qui monte dans la société depuis deux ans. « En entendant Nawrocki parler de cette manière, une personne qui n'aime pas les Ukrainiens, mais qui aurait eu honte de le dire, peut maintenant le clamer ouvertement. D'une certaine manière, il vient légitimer les discours anti-ukrainien chez les citoyens polonais », estime-t-il. Déjà en début d'année, 86 % des Polonais jugeaient que les allocations sociales devraient être suspendues pour les Ukrainiens sans emploi. Certes, ici, la plupart ont bien réussi à s'intégrer, notamment en trouvant du travail, un logement et en apprenant le polonais, très similaire à leur langue maternelle. Mais Oleksandr Pestrykov attire l'attention sur la diversité des situations au sein de la communauté. « Pour la plupart des acteurs politiques, les problèmes des Ukrainiens concernant le logement, l'apprentissage de la langue polonaise sont déjà derrière nous. Mais il y a encore 29 000 réfugiés qui dorment dans des auberges de jeunesse. Cette catégorie d'Ukrainiens était très visible au départ, l'État polonais et les ONG voulaient les aider, mais aujourd'hui, ils sont invisibilisés », regrette-t-il. Quelle que soit leur situation, tous les Ukrainiens que nous avons contactés ont refusé de commenter les promesses du président devant notre micro. Un silence parfaitement compréhensible selon le responsable de la fondation. Si son pouvoir ne lui permet pas de faire voter les lois, le chef de l'État conserve un droit de veto face au Parlement à majorité libérale. Et Oleksandr Pestrykov craint qu'il ne s'en serve pour bloquer le renouvellement du statut spécial des réfugiés ukrainiens. À écouter aussiAvec Karol Nawrocki, la Pologne entre l'Europe et Donald Trump
durée : 00:05:18 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Porté par Arthur H, "Ange", son nouveau film, sort le 25 juin au cinéma. Au micro de Frédéric Pommier, Tony Gatlif évoque la chanson "Do ciebie Kasiuniu" du groupe polonais Warsaw Village Band, groupe qu'il a découvert en concert dans une cave il y a près de 30 ans dans la banlieue de Varsovie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aux États-Unis, les manifestations parties de Californie contre la politique anti-immigratoire de Donald Trump s'étendent à d'autres États. Pendant ce temps, la police de l'immigration continue d'intensifier ses opérations. Los Angeles a passé la nuit sous couvre-feu, décision de la maire après des jours de manifestations contre la politique anti-immigration brutale de Donald Trump. Le président américain a choisi la force et envoyé l'armée contre les protestataires, une décision toujours très critiquée par le gouverneur de Californie et la maire de la ville. Pendant que le monde se concentre sur la réponse militaire, qualifiée d'autoritaire par les responsables démocrates, la presse rappelle que la police de l'immigration ICE poursuit ses arrestations massives et amplifie même ses opérations. Le Los Angeles Times nous fait sortir de la grande ville californienne pour se rendre dans les zones agricoles, grande richesse de l'État. Dans ces exploitations agricoles, beaucoup travaillent et vivent depuis des dizaines d'années sans papier en règle. Ils n'avaient, pour l'instant, pas été la cible du renforcement des opérations anti-migratoires. «Aujourd'hui, tout le monde est paniqué», témoigne la vice-présidente du syndicat United Farm Workers. Les opérations se multiplient depuis quelques jours. Au moins la moitié de 255 700 travailleurs agricoles de Californie seraient sans papiers. Si les propriétaires des exploitations agricoles refusent d'ouvrir ses portes, la police contourne l'interdiction et tente d'entrer sans mandat, affirme la vice-présidente de l'association agricole Ventura County Farm Bureau. Le Washington Post révèle, lui, que l'administration Trump se prépare à commencer le transfert de milliers d'étrangers illégaux vers Guantanamo Bay. Guantanamo, base militaire située sur la pointe sud de Cuba et symbole de torture commise par les États-Unis sur des prisonniers. Elle était destinée à la lutte contre le terrorisme aujourd'hui, selon le Washington Post, les ressortissants de nombreux pays pourraient s'y voir envoyés. Français, Britanniques, Italiens, Polonais, Turcs, Haïtiens. Le sujet est considéré comme sensible, les sources du journal s'expriment sous couvert d'anonymat. 9 000 personnes seraient d'ores et déjà concernées. Elles doivent être soumises à un examen médical afin de savoir si leur santé leur permet d'être transférées à Guantanamo. Des centaines de migrants ont déjà été déplacés à Guantanamo cette année, mais il s'agirait là d'une augmentation massive. Donald Trump a promis en janvier 2026 d'envoyer 30 000 migrants à Guantanamo. Haïti : la police dénonce le manque de soutien de l'État En Haïti, la police dénonce le manque de soutien de l'État face à la crise sécuritaire. Le syndicat SPNH-17 regrette aussi la décision de faire appel à un groupe de mercenaires étrangers Blackwater pour lutter contre les gangs. Gary Jean-Baptiste est le coordinateur général du syndicat : « Nous dénonçons cette démarche. Les mercenaires de Blackwater ne peuvent pas résoudre le problème de l'insécurité. Chaque pays confronté à une situation d'insécurité a sa propre manière de l'aborder. On ne peut pas résoudre l'insécurité en Haïti avec des forces étrangères, ni avec des mercenaires. Les fonds que l'État haïtien ou la communauté internationale dépensent, que ce soit pour la mission multinationale ou pour le recrutement de mercenaires, pourraient être utilisés pour construire une véritable force de sécurité, afin de renforcer et moderniser la Police nationale et les Forces armées d'Haïti. C'est dans cette direction seulement que le pays pourrait amorcer une sortie de la crise sécuritaire actuelle. » Cuba : une mobilisation inédite depuis la révolution castriste de 1959 L'augmentation par l'État des tarifs de l'internet mobile a déclenché des manifestations inédites depuis la révolution castriste de 1959. La mobilisation a commencé, il y a une dizaine de jours. Aujourd'hui, les étudiants accusent le régime cubain d'infiltrer les universités pour étouffer le mouvement. Sur les réseaux sociaux, les vidéos tournées dans les universités se succèdent, rapporte le site d'information 14 y medio. Depuis deux jours, de nombreux étudiants ont été convoqués, les dortoirs fouillés. Certains groupes étudiants ont disparu des réseaux sociaux, d'autres ont publié des communiqués d'excuse pour éviter des sanctions plus graves. Mais 14 y medio note un réel changement à travers ce nouveau mouvement. La solidarité avec les manifestants est même venue de la gauche internationale qui, jusqu'à récemment, défendait le gouvernement cubain, note 14 y medio. Certains parlent même de «printemps des données». Le nom fait référence à l'étincelle du mouvement : l'augmentation du tarif de l'internet mobile décidée par l'État. Une augmentation telle que l'accès internet est aujourd'hui inabordable pour la majorité de la population. Le journaliste Rafael Rojas d'El Pais nous propose son analyse sur cette mesure. Le régime parle de nécessité économique, la venue notamment de devises étrangères via des recharges payées par des proches à l'étranger. Mais pour les étudiants, il s'agit d'une nouvelle augmentation des inégalités. La jeunesse cubaine est aussi très connectée aux réseaux numériques mondiaux. Le journal conclut sur le manque d'intérêt de la communauté internationale face à ces manifestations inédites. Aux États-Unis, Atlanta tente d'être prête pour la Coupe du monde de foot dans un an La Coupe du monde de football se tiendra dans un an jour pour jour. La compétition aura lieu dans 16 villes entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Parmi ces villes, Atlanta où nous emmène notre correspondant Edward Maille, dans la course aux préparatifs.
Il est le troisième homme dans la course à la présidentielle polonaise, mais le premier chez les jeunes électeurs. Le candidat du parti d'extrême droite Konfederacja Sławomir Mentzen combine une vision sociétale très conservatrice à un programme économique très libéral. Sa vision devrait attirer près d'un jeune électeur sur trois ce dimanche 18 mai. De notre correspondant à Varsovie,Il fait partie de ces hommes politiques qui savent soigner leurs apparitions. Émergeant d'un nuage de fumée rouge et blanche, Slawomir Mentzen salue les centaines de Varsoviens massés sur la place de la Cour suprême polonaise. Au milieu de la foule, Krystian est déjà conquis par le candidat : « En tant que citoyen, je veux pouvoir rouler dans la voiture que je veux, je veux pouvoir porter une arme à ma ceinture, et je ne veux pas qu'un quelconque politique essaie de m'en empêcher. »C'est avant tout le côté libertarien du candidat qui a su convaincre le jeune étudiant en marketing. Agata, elle, ne sait pas encore pour qui elle va voter, mais elle est déjà convaincue par le personnage : « C'est le candidat le plus puissant en termes de caractère, il est sûr de lui et de ce qu'il dit, et si les jeunes veulent quelque chose de nouveau, ils vont vouloir quelqu'un qui a un fort caractère et qui n'a pas peur de s'affirmer. »La jeune indécise serait presque prête à sauter le pas, quitte à fermer les yeux sur la vision très conservatrice et nationaliste de Mentzen sur les questions sociétales : « Ce n'est pas le candidat dont je me sens le plus proche en termes de questions sociétales, mais son discours sur les questions économiques et financières me parlent davantage. Et je pense que c'est important, car les jeunes veulent pouvoir monter des entreprises et gagner de l'argent. »À lire aussiPologne: dernier débat très vif avant la présidentielle du 18 maiDésillusion des jeunes À 18 ans, Weronika s'apprête à voter pour la première fois, et pourrait se laisser tenter par lassitude, alors qu'elle s'oppose frontalement à certaines de ses promesses : « Je ne soutiens pas tous les points du programme de Mentzen. Par exemple, le fait qu'il veuille rendre les études payantes. Mais je veux aussi qu'il y ait d'autres alternatives qu'un gouvernement PO ou PiS, et que quelqu'un de nouveau puisse entrer dans la course. »Un sentiment de désillusion partagé par la plupart des Polonais d'une vingtaine d'années qui n'ont connu toute leur vie que l'alternance entre les gouvernements de Tusk et de Kaczynski. Alors chez Konfederacja, on a fait place nette à l'approche des élections, en prenant ses distances avec son fondateur. Il était notamment connu pour avoir déclaré que les femmes faisaient partie du patrimoine de leur mari, ou encore qu'il faudrait leur retirer le droit de vote. À 17 ans, Oliwia assure n'avoir rejoint les jeunesses du parti qu'après son éviction : « Je ne suis pas d'accord avec la majorité de ce qu'il a pu dire. Et en venant ici, je me suis rendu compte que la majorité des politiciens avec lesquels je parlais, n'ont absolument pas la même opinion. Maintenant, on a des députées et des eurodéputées chez Konfederacja. »Au mois d'avril, la moitié des jeunes électeurs comptait donner leur voix à Mentzen. Une proportion aujourd'hui divisée par deux, depuis que le candidat a qualifié le viol de simple « désagrément ».À écouter aussiLa sécurité en toile de fond de l'élection présidentielle en Pologne
durée : 00:14:57 - Journal de 8 h - Les dirigeants français, britannique, allemand et polonais à Kiev aujourd'hui. Ils retrouvent Volodymyr Zelenski pour pour afficher leur soutien à l'Ukraine et réclamer à Moscou, de concert avec les États-Unis, un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre, Brice Garcia
durée : 00:14:57 - Journal de 8 h - Les dirigeants français, britannique, allemand et polonais à Kiev aujourd'hui. Ils retrouvent Volodymyr Zelenski pour pour afficher leur soutien à l'Ukraine et réclamer à Moscou, de concert avec les États-Unis, un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre, Brice Garcia
En Autriche, une cérémonie se tient ce samedi 10 mai dans l'ancien camp de concentration de Gusen, au nord du pays, pour commémorer les 80 ans de sa libération. Quelque 71 000 personnes y furent déportées, originaires de près de 30 nationalités différentes, dont de nombreux Polonais. Plus de la moitié y ont trouvé la mort, faisant de Gusen le camp le plus meurtrier d'Autriche. Pourtant, il est longtemps resté oublié après la guerre. Aujourd'hui, 80 ans plus tard, des efforts sont enfin en cours pour créer un véritable mémorial sur ce site, désormais occupé en partie par des habitations privées. De notre correspondante à Vienne,Érigé comme camp annexe du camp de concentration de Mauthausen, Gusen fut le plus meurtrier des camps autrichiens, surnommé « l'enfer des enfers » en raison des conditions de détention extrêmement dures. Mais on est surpris, en arrivant à Gusen, par le peu de vestiges restants. On aperçoit quelques stèles, le four crématoire, et, à quelques mètres seulement de celui-ci, derrière un mur fin, plusieurs maisons.Un lieu de mémoire longtemps effacéCela s'explique par le fait qu'au lendemain de la guerre, ni les Soviétiques, qui occupèrent la zone jusqu'en 1955, ni l'Autriche, qui récupéra le terrain à cette date, n'ont voulu faire de Gusen un lieu de mémoire. Des parcelles du camp furent ainsi vendues, explique Bernhard Mühleder, en charge du mémorial de Gusen. « À partir du milieu des années 1950, il était possible d'acheter des terrains ici, ce que de nombreuses personnes ont fait, d'abord parce que c'était bon marché, et aussi parce que ce n'était pas très loin de la ville de Linz, où il y avait du travail, se souvient-il. Aujourd'hui, beaucoup de gens vivent ici depuis deux ou trois générations. Cela veut dire que, pour eux, cet endroit est devenu leur foyer d'une certaine manière. Mais bien sûr, l'histoire nazie du lieu reste là ».Renate Erbst s'est rendue de nombreuses fois à Gusen avec son père, qui y fut déporté. Il est décédé en 2020, mais elle continue, à 76 ans, à faire ce pèlerinage mémoriel. Et chaque fois, elle revoit son père se recueillir dans ce lieu où, dit-elle, trop peu d'éléments rappellent les milliers de victimes. « Je pense qu'il voulait s'y rendre pour ne pas oublier, parce que l'homme a tendance à refouler les mauvaises choses. Il ne parlait pas de ce qu'il ressentait, mais je vois encore cet homme, petit et mince, se tenir voûté et laisser couler ses larmes... Moi, je ressentais moins de la tristesse que de la colère et de l'incompréhension ».À lire aussiLili Leignel, rescapée de la Shoah: «À la Libération, on ne nous croyait pas !»Une mémoire tardive, mais essentielleEn 2021, l'Autriche a enfin pu racheter certaines parcelles du camp d'importance historique, notamment celle où se trouvait la place d'appel. Un concours à l'échelle européenne pour la conception d'un nouveau mémorial doit s'achever cet été ; il sera construit dans les prochaines années. Si Renate Erbst salue ce projet, elle regrette que son père ne puisse jamais le voir concrétisé, car tout cela vient trop tard.« Il n'y a plus personne. Tout le monde est déjà mort. Alors qui va s'y rendre pour vraiment commémorer les victimes ? Une poignée de personnes. Mon père dirait sûrement que si déjà cinq personnes pensent différemment après, c'est déjà ça. Ce serait pour moi aussi, bien sûr, une satisfaction si cela ressemblait un peu plus à un mémorial, qui commémorerait vraiment les victimes. Et j'espère devenir aussi indulgente que mon père l'est devenu avec l'âge ».Le nouveau mémorial devrait être achevé en 2031.À écouter aussiMémoire de la Shoah: les jeunes se sentent-ils capables de la transmettre?
L'hymne national de la Pologne, la "Marche de Dąbrowski" (Mazurek Dąbrowskiego en polonais), est un chant patriotique adopté officiellement en 1927. Il se distingue par un fait unique : il contient un hommage explicite à Napoléon Bonaparte, ce qui est exceptionnel pour un hymne national. Le contexte de la création de l'hymneLa Marche de Dąbrowski est composée en 1797 par Józef Wybicki, un écrivain et patriote polonais, pour soutenir les légions polonaises dirigées par Jan Henryk Dąbrowski. Ces légions étaient formées en Italie pour combattre aux côtés de Napoléon contre les Autrichiens, dans l'espoir de restaurer un État polonais indépendant.À cette époque, la Pologne avait été démantelée et partagée entre la Russie, la Prusse et l'Autriche à la suite des partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795). Il n'existait plus de nation polonaise souveraine, et l'armée polonaise était réduite à une force dispersée. Les patriotes polonais voyaient donc en Napoléon un libérateur potentiel qui pourrait restaurer leur pays.Le passage dédié à NapoléonL'un des couplets les plus marquants de l'hymne mentionne directement l'Empereur français :"Jak Czarniecki do Poznania""Po szwedzkim zaborze,""Dla ojczyzny ratowania""Wrócim się przez morze."Suivi d'une référence plus explicite :"Dał nam przykład Bonaparte,""Jak zwyciężać mamy."Ce qui se traduit en français par :"Bonaparte nous a donné l'exemple""De la manière dont nous devons vaincre."Cette phrase exprime la confiance des Polonais en Napoléon et leur espoir qu'il les aiderait à récupérer leur indépendance.L'espoir déçu, mais un héritage durableEn 1807, Napoléon crée le Duché de Varsovie, un État polonais semi-indépendant sous son influence, ce qui renforce encore son prestige parmi les patriotes polonais. Mais après la défaite de Napoléon en 1815, ce duché est absorbé par la Russie.Malgré cet échec, Napoléon reste une figure admirée en Pologne, et l'hymne national conserve cette référence, symbole d'un espoir inébranlable de liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.