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L'invité politique
Guerre en Ukraine : « Les Ukrainiens ont développé des capacités remarquables et ont fait preuve d'une forte intelligence stratégique » selon le général Pellistrandi

L'invité politique

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 17:16


Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense Nationale, apporte un éclairage expert sur le conflit ukrainien qui dure depuis plus de 4 ans. Alors que le front semble figé, il décrypte la stratégie ukrainienne qui frappe désormais la Russie sur son propre terrain, notamment en ciblant ses infrastructures pétrolières et logistiques. Cette guerre a en effet pris une tournure inattendue, évoluant d'un conflit militaire classique à une véritable guerre psychologique où les deux camps s'affrontent sur le plan économique et médiatique. Selon lui, la Russie peine à endiguer ces attaques ukrainiennes qui visent à saper son économie et à déstabiliser l'opinion publique. Malgré ses bombardements massifs sur les villes ukrainiennes, Moscou ne parvient pas à briser la détermination de Kiev, qui bénéficie d'une aide militaire occidentale croissante.Au-delà du conflit en Ukraine, l'invité alerte également sur les risques de déstabilisation que fait peser la Russie sur l'Europe, avec une stratégie de "guerre hybride" mêlant actions de désinformation, provocations militaires et tentatives d'ingérence dans les processus électoraux. Face à cette menace, il souligne la nécessité pour les services de renseignement européens de se réformer et de se doter de capacités offensives pour contrer ces manœuvres russes.Cet entretien offre une analyse géopolitique fine du conflit ukrainien et de ses implications pour la sécurité européenne. Le général Jérôme Pellistrandi livre un éclairage précieux sur les enjeux stratégiques de cette guerre complexe, qui semble loin d'être terminée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Diasporas commerçantes: les esthéticiennes ukrainiennes en France font de la beauté un métier d'exil [3/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 2:37


Sur notre série d'été sur les diasporas commerçantes, RFI part à la rencontre des esthéticiennes ukrainiennes à Paris. Les salons de beauté tenus par des réfugiées ukrainiennes ont fleuri dans la capitale française. Et ça depuis le début de l'invasion russe à grande échelle il y a quatre ans. Environ 50 000 Ukrainiens sont réfugiés en France et beaucoup sont des femmes : la plupart des hommes ne peuvent pas quitter leur pays, étant mobilisables pour le front. Parmi ces femmes ukrainiennes, beaucoup sont esthéticiennes, car le secteur de la beauté est très développé en Ukraine. On parle ici de salons de beauté où on se fait les ongles, où on prend soin de ses sourcils, où on se maquille. Tout ça, c'est une véritable industrie en Ukraine. Un savoir-faire même, que les réfugiées ukrainiennes importent en France. Pour comprendre le phénomène, nous sommes allés à la rencontre d'Alina. « Je suis arrivée l'année de la guerre en mars 2022. » Alina travaille dans un salon de beauté dans le chic VIIe arrondissement de la capitale avec trois autres Ukrainiennes. Et à son arrivée, cela n'a pas été compliqué de se faire une place. « Il y avait beaucoup de compétition en Ukraine. En comparaison, à Paris, il y en a beaucoup moins. Je pense que c'est pour ça que ça a été plus simple pour moi de m'installer ici. » Un établissement de soin et de conseils Il faut dire qu'à la clientèle française s'ajoutent aussi les autres réfugiées ukrainiennes. Aujourd'hui c'est Taïa, qui est arrivée d'Odessa il y a huit mois. Elle vient se faire épiler les sourcils. Car en dehors des soins esthétiques, c'est un lieu de soutien. « On peut aussi demander de l'aide. On peut aussi poser des questions à propos des démarches administratives. Pour moi, c'est important d'échanger et de se nourrir de l'expérience des autres. Par exemple, Alina, elle habite ici depuis quatre ans, bien plus que moi. Alors elle a plus d'expérience et elle peut alors répondre aux questions qui sont pertinentes pour moi. » Ironie de l'histoire : la propriétaire de ce salon est russe. Elle a vécu une large partie de sa vie en Ukraine. Aujourd'hui Bella Labègue est fière d'accueillir trois réfugiées ukrainiennes. « Absolument. Et surtout qu'ici, c'est la paix. Et je veux dire que la beauté sauve le monde. On ne s'ennuie pas ici, lâche-t-elle d'une voix émue. C'est ma petite mission, vous voyez ? » La quête de la paix par la beauté. À lire aussiDiasporas commerçantes: la communauté libanaise au Brésil [1/5]

7 jours sur Terre
L'Ukraine force Poutine à recalculer

7 jours sur Terre

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 46:49


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Les histoires de 28 Minutes
Midterms, immigration en Europe, réfugiés ukrainiens… Le Club International

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 46:10


L'émission 28 minutes du 08/08/2026 Benjamin Sportouch décrypte l'actualité avec : Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Noémie Halioua, essayiste, membre du comité éditorial de la “Nouvelle Revue Politique”, Juan José Dorado, correspondant espagnol à Paris et le dessinateur de presse Nicolas Vadot.  Midterms : qui va gagner la guerre des deux gauches ? Pour les prochaines élections sénatoriales américaines, les démocrates ont choisi Abdul El-Sayed pour porter leurs couleurs lors des midterms. En cas de victoire en novembre, le candidat progressiste deviendrait le premier musulman à siéger au Sénat. Défenseur de la cause palestinienne, à l'instar de  Zohran Mamdani, il illustre le virage à gauche d'une partie de l'électorat démocrate.  L'Europe affiche son unité après la crise de Ceuta À la suite de la réunion des ministres de l'Intérieur européens, les 27 ont unanimement exprimé leur vive solidarité avec l'Espagne, quelques jours après Ceuta. Les Européens, qui au cours des derniers mois ont durci les règles communes en matière d'immigration, cherchent désormais à afficher leur unité, malgré leurs divergences de points de vue. Nous recevons l'historienne et responsable de la photothèque du Mémorial de la Shoah, Lior Lalieu, pour son livre “La Rafle du billet vert”, aux éditions Calmann-Lévy. Marion Lhour nous emmène chez nos voisins polonais où une inquiétante augmentation des agressions envers les réfugiés Ukrainiens sévit. Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine au poète épique, Homère, que le succès du film de Christopher Nolan a remis sur le devant de la scène. Kévin Dufreche zappe sur la télévision mexicaine. Pas moins de 60 000 étudiants vont devoir repasser l'examen d'entrée à la prestigieuse université de l'UNAM. En cause ? Un soupçon de triche massive à l'IA. Charlotte Dekoker nous invite à méditer sur notre communication intrafamiliale. Et si les discours de nos parents climatosceptiques n'étaient pas simplement une façon de nous dire ‘'je t'aime'' ? Enfin, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 8 août 2026 Présentation Benjamin Sportouch Production KM, ARTE Radio

Revue de presse internationale
À la Une: l'Ukraine sans défense face aux missiles balistiques russes

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:43


Dans cette même revue de presse avant-hier, nous évoquions les frappes de drones ukrainiens en territoire russe ainsi qu'en Crimée occupée. Un pilonnage constant pour semer le doute dans l'esprit des Russes. La réplique de Moscou ne s'est pas fait attendre et s'est même intensifiée, et les Ukrainiens n'ont rien pu faire. C'est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « dans la nuit de mardi à mercredi, la défense anti-aérienne ukrainienne n'est parvenue à abattre aucun des 28 missiles russes tirés sur Kiev et sa région. Pour cette attaque concentrée sur la capitale, l'armée russe a sélectionné les missiles les plus difficiles et les plus coûteux à intercepter de son arsenal. En l'occurrence 24 missiles balistiques (principalement des Iskander-M) et quatre missiles hypersoniques de croisière Tsirkon. L'armée russe a également tiré 115 drones d'attaques à long rayon d'action ». Principales cibles : des entrepôts, des gares, des centres de tri, des centres de distribution. Bilan : 17 morts et au moins 44 blessés. « De telles frappes contre les infrastructures et les entreprises civiles ukrainiennes ne sont pas nouvelles depuis le début de l'invasion du pays, en février 2022, relève Le Monde, mais leur intensité coïncide avec les récentes attaques ukrainiennes contre les raffineries de pétrole en Russie et les entrepôts de Wildberries, le géant russe du commerce en ligne ». Des stocks mondiaux au plus bas… Face à ces attaques, l'Ukraine est donc démunie. « L'Ukraine n'a pas et n'aura pas assez de missiles antibalistiques », pointe Libération. « Le seul moyen de stopper les engins russes, explique le journal, est d'envoyer un missile de défense aérienne, comme on arrêterait une balle de revolver en la frappant avec une autre », en l'occurrence, des missiles américains Patriot ou des SAMP/T franco-italiens. Seulement voilà, « les stocks mondiaux de missiles antibalistiques sont au plus bas, constate Libération. En premier lieu ceux des Patriot, siphonnés par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février. Selon les analystes américains, le Pentagone aurait tiré plus de 1200 missiles antibalistiques Patriot depuis le début de l'année, et en aurait moins d'un millier en stock. Or, seuls 20 seraient livrés par le constructeur chaque mois, un chiffre ridicule au regard de la cadence russe, sachant qu'il faut en général tirer deux intercepteurs pour chaque interception, et que le coût de chacun d'eux est estimé à 3 millions et demi d'euros ». Les atermoiements de Trump… Qui plus est, comme à son habitude, Donald Trump dit tout et son contraire. Lors du sommet de l'Otan, en juillet, à Ankara, rapporte le Wall Street Journal, le président américain « avait évoqué la possibilité d'autoriser l'Ukraine à construire ses propres missile Patriot sous licence. Mais Donald Trump a ensuite laissé entendre qu'il pourrait finalement ne pas accorder de licence à l'Ukraine ».  Pourtant, s'insurge le Wall Street Journal, « la survie de l'Ukraine est dans l'intérêt de l'Amérique. Il y va de la stabilité et de la liberté sur le continent européen. Certes, Donald Trump est focalisé ailleurs (sur l'Iran), mais la guerre menée par la Russie se poursuit et il devra assumer la responsabilité des événements survenus durant son mandat ». Pas avant un an, au mieux… En tout cas, même en cas de feu vert de Donald Trump, souligne La Croix à Paris, « il faudrait plusieurs mois avant que l'Ukraine soit en mesure de mettre en place une ligne de production de missiles Patriot. Kiev assure pouvoir le faire en dix à douze mois. L'Ukraine se dit prête à étudier toutes les options : soit produire elle-même les composants, soit se limiter à l'assemblage final des missiles. Mais, relève encore La Croix, même si elle obtient cette licence, cela ne devrait pas lui permettre de se protéger durant l'hiver prochain, qui risque donc d'être très difficile pour les Ukrainiens. Pour tenter de se défendre contre les missiles russes, l'Ukraine a proposé à ses partenaires de leur emprunter les Patriots qu'ils ont en réserve. L'Ukraine envisage de les rendre lorsqu'elle disposera de sa propre production. À ce jour, aucune information n'a filtré sur ces discussions, toujours en cours ».

RTL Matin
Incendie en Gironde : 70 pompiers ukrainiens en renfort pour relever les pompiers exténués

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 1:43


Les pompiers sont toujours mobilisés en Gironde, pour surveiller les "feux zombie". 70 sapeurs-pompiers ukrainiens sont même arrivés en renfort, pour relever les soldats du feu exténués. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: Israël maintient la pression sur Gaza

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 4:03


« L'armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens meurtriers visant des Palestiniens dans la bande de Gaza », constate Le Figaro à Paris, et ce « en dépit d'un accord-cadre conclu sur le désarmement du Hamas patronné par Donald Trump. […] En l'espace de trois jours, quinze Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors "d'éliminations ciblées" visant des responsables islamistes, selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas ». Israël maintient donc la pression sur Gaza. En fait, explique Le Figaro, « sur le front intérieur, Benyamin Netanyahu peut difficilement faire preuve de la moindre "souplesse" à moins de trois mois des élections législatives. Il n'a cessé, en effet, de faire miroiter aux Israéliens une "victoire totale" sur le Hamas, ainsi qu'une complète démilitarisation de la bande de Gaza. Or, ces promesses sont encore très loin d'être tenues, pointe le journal, ce qui se reflète notamment dans les sondages avec la majorité sortante actuelle, qui a tendance à perdre pied face une opposition centriste divisée, mais qui a le vent en poupe. Benyamin Netanyahu se retrouve ainsi tiré à hue et dia par Donald Trump et ses plus proches alliés politiques. Il va lui falloir faire appel à tous ses talents de tacticien, qui lui ont permis jusqu'à présent de se maintenir au pouvoir, avec quelques interruptions, pendant 18 ans ». Un « statu quo inacceptable » Le Monde résume ainsi la situation : « Tout progrès à Gaza reste tributaire des autorités israéliennes, et la campagne électorale pour les élections législatives du 27 octobre est plutôt propice à une détestable surenchère. Il a fallu attendre trois jours pour obtenir une réaction officielle de l'État hébreu à l'annonce du président des États-Unis sur un accord de désarmement du Hamas et, sans surprise, cette réponse est négative. Certes, l'accord annoncé par Donald Trump manque de précision, notamment sur les modalités de la collecte des armes. Il est dépourvu de calendrier et ne détaille pas comment ses deux objectifs principaux, le désarmement et le retrait de l'armée israélienne, doivent s'orchestrer. Mais, déplore Le Monde, la coalition que dirige Benyamin Netanyahu n'offre aucune alternative à un statu quo inacceptable ». De l'eau dans le gaz entre Donald et Bibi « De fait, ce n'est plus un secret pour personne, ni aux États-Unis ni en Israël, relève Le Temps à Genève. La lune de miel entre les deux dirigeants s'est considérablement assombrie. Un sondage commandité par The Economist montre que près de la moitié des Américains estiment que Benyamin Netanyahu aurait dû être arrêté pour crimes de guerre lors de son (récent) passage aux États-Unis. Le camp MAGA, sur lequel s'appuie Donald Trump, est divisé comme jamais à propos des relations avec Israël. Les plus proches conseillers du président – et le président lui-même en fonction des personnes à qui il s'adresse – considèrent que Washington s'est laissé entraîner dans une guerre qui ne concernait pas les intérêts de l'Amérique ». L'Ukraine vise la Crimée À la Une également, la guerre en Ukraine, ou plutôt la guerre qui se déplace en territoire russe et sur la province annexée de Crimée. « Zelensky prend Poutine par la Crimée », titre Libération qui constate que « la péninsule est de plus en plus visée par des frappes ukrainiennes. Privée d'eau potable, sans électricité et avec des prix de l'essence inabordables, la population est à bout. Une stratégie de long terme de Kiev pour forcer les Russes à quitter la région et faire plier le Kremlin. […] Frappes sur la Crimée, frappes de plus en plus loin à l'intérieur de la Russie, l'objectif des Ukrainiens est limpide : démoraliser la population russe et ébranler Vladimir Poutine, pour qu'il accepte enfin d'envisager un accord de paix. On n'y est pas, tempère Libération. Mais le doute est désormais semé : le président russe n'est pas infaillible, y compris là où sa victoire semblait installée. » Et pendant ce temps, côté russe, « le Kremlin fait pression sur les hommes en âge de combattre pour aller au front », constate le Wall Street Journal. « Dans les petites villes russes, certains recruteurs militaires n'hésitent pas à arrêter des hommes dans la rue, devant leur lieu de travail ou sous prétexte de contrôles d'identité de routine. Une fois dans un bureau de recrutement, ces hommes peuvent être menacés ou battus jusqu'à ce qu'ils s'engagent pour la guerre ». La Russie subit des pertes de plus en plus importantes sur le terrain, relève encore le Wall Street Journal : « entre 30 000 et 40 000 morts et blessés chaque mois ».

Accents d'Europe
Ukraine : la russification s'accélère dans les territoires occupés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 19:30


La guerre en Ukraine est entrée dans sa 5ème année et dans les territoires sous contrôle de Moscou, la Russie accentue son emprise. En territoire occupé, la Russie remodèle le paysage ukrainien Dans l'est et le sud de l'Ukraine, occupés par l'armée russe, la bataille se joue aussi sur le terrain symbolique. Outre la distribution massive de passeports russes, Moscou rebaptise des rues, ouvre de nouveaux musées, déboulonne des statues… Une transformation de l'espace public pour imposer son récit et ancrer son contrôle sur ces territoires. Reportage entre Marioupol et Melitopol d'Anissa El Jabri. Allemagne : l'arrivée d'une nouvelle génération de réfugiés ukrainiens L'Ukraine, confrontée à un effort de guerre très coûteux en vies humaines fait face à un dilemme : pour gagner la guerre, il faut mobiliser des hommes. Mais pour repeupler le pays à long terme, il faut protéger les plus jeunes. L'enrôlement ne concerne donc que les hommes de plus de 25 ans. Mais tous, dès 18 ans, avaient interdiction de quitter le pays. Depuis août 2025, les Ukrainiens de moins de 23 ans peuvent quitter le pays. Des milliers de jeunes profitent de cette ouverture pour rejoindre l'Allemagne qui a déjà accueilli plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens -essentiellement des femmes et des enfants - depuis le début de la guerre. Reportage de Delphine Nerbollier. À La Réunion : « L'engagisme : l'autre esclavage » Dans son nouveau numéro, La Revue Dessinée revient sur l'« engagisme », un système de travail et d'exploitation pour des centaines de milliers d'étrangers, notamment indiens, mis en place dans les colonies françaises dès 1828, avant même l'abolition de l'esclavage. Une enquête historique racontée en bande dessinée, qui nous emmène sur l'île de La Réunion, auprès des descendants des « Malbar ». Entretien avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée.

Accents d'Europe
Ukraine : la russification s'accélère dans les territoires occupés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 19:30


La guerre en Ukraine est entrée dans sa 5ème année et dans les territoires sous contrôle de Moscou, la Russie accentue son emprise. En territoire occupé, la Russie remodèle le paysage ukrainien Dans l'est et le sud de l'Ukraine, occupés par l'armée russe, la bataille se joue aussi sur le terrain symbolique. Outre la distribution massive de passeports russes, Moscou rebaptise des rues, ouvre de nouveaux musées, déboulonne des statues… Une transformation de l'espace public pour imposer son récit et ancrer son contrôle sur ces territoires. Reportage entre Marioupol et Melitopol d'Anissa El Jabri. Allemagne : l'arrivée d'une nouvelle génération de réfugiés ukrainiens L'Ukraine, confrontée à un effort de guerre très coûteux en vies humaines fait face à un dilemme : pour gagner la guerre, il faut mobiliser des hommes. Mais pour repeupler le pays à long terme, il faut protéger les plus jeunes. L'enrôlement ne concerne donc que les hommes de plus de 25 ans. Mais tous, dès 18 ans, avaient interdiction de quitter le pays. Depuis août 2025, les Ukrainiens de moins de 23 ans peuvent quitter le pays. Des milliers de jeunes profitent de cette ouverture pour rejoindre l'Allemagne qui a déjà accueilli plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens -essentiellement des femmes et des enfants - depuis le début de la guerre. Reportage de Delphine Nerbollier. À La Réunion : « L'engagisme : l'autre esclavage » Dans son nouveau numéro, La Revue Dessinée revient sur l'« engagisme », un système de travail et d'exploitation pour des centaines de milliers d'étrangers, notamment indiens, mis en place dans les colonies françaises dès 1828, avant même l'abolition de l'esclavage. Une enquête historique racontée en bande dessinée, qui nous emmène sur l'île de La Réunion, auprès des descendants des « Malbar ». Entretien avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée.

Revue de presse internationale
À la Une: l'Ukraine est-elle en train de prendre le dessus face à la Russie?

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 4:07


  Pour Le Figaro à Paris, la réponse est… oui. « Pour la première fois depuis l'été 2024, affirme le journal, la dynamique est en faveur de Kiev, qui a repris quelque 400 kilomètres carrés au printemps et étrangle la Crimée, pendant que Moscou s'épuise dans le Donbass pour des gains minimes. » Le Figaro qui s'appuie sur des données fournies par le CSIS, le Centre d'études stratégiques et internationales et l'ISW, l'Institut pour l'étude des guerres. Commentaire du Figaro : « En Ukraine, le vent de la guerre a tourné. (…) La situation a radicalement changé sur le terrain depuis le mois de janvier. L'Ukraine a porté la guerre sur le territoire russe, frappant les raffineries et les entrepôts, à Moscou, à Saint-Pétersbourg et jusque dans l'Oural. Sur le front, poursuit le journal, les forces du Kremlin grignotent bien quelques kilomètres et mènent des infiltrations dans le Donbass, mais au prix de pertes colossales (le ratio est d'un pour huit en faveur des Ukrainiens). Poutine perd plus de soldats en Ukraine qu'il ne parvient à en recruter. Et, pour la première fois depuis le début de la guerre, l'offensive de printemps du "tsar" se solde par un gain net de territoire pour l'Ukraine. » Toutefois, tempère Le Figaro, « la guerre n'est pas gagnée pour autant pour Kiev. Loin de là, même si certains commencent à entrevoir la possibilité d'une victoire. Mais le vent a bel et bien tourné. Et il souffle en pleine face contre Poutine, qui poursuit sa fuite en avant, envers et contre tout (…). Alors que l'Ukraine est devenue le rempart d'une Europe qui se réarme, il est de plus en plus évident que son aveuglement mènera le maître du Kremlin dans le mur. » Prudence… Le Soir à Bruxelles est beaucoup moins optimiste… Le Soir qui cite Viktor Kevliouk, expert au Centre pour les stratégies de défense, un laboratoire d'idées basé à Kiev : « C'est toujours la Russie qui détermine où, quand et dans quel format les affrontements vont se dérouler, affirme-t-il, et l'Ukraine ne fait que réagir. Les dernières opérations ukrainiennes d'ampleur sur le front s'apparentaient à des contre-attaques pour endiguer des progressions, et non à des offensives à proprement parler. Le niveau des pertes russes (tués, blessés et prisonniers cumulés) ne doit pas être considéré comme le signe d'un tournant dans la guerre, ajoute Viktor Kevliouk. Ces pertes ne dépassent que légèrement le recrutement mensuel. » Autre analyste cité par Le Soir : le chercheur ukrainien Mykola Bielieskov. D'après lui, si « l'Ukraine multiplie les frappes sur le territoire russe pour affaiblir l'économie, en visant d'abord le secteur pétrolier et commercial, ces opérations ne produisent pas encore d'effet sur le front. » La propagandiste russe Xenia Fedorova indésirable en France À la Une également, l'arrêté d'expulsion contre la propagandiste russe Xenia Fedorova… Décision des autorités françaises. « Comment et pourquoi un tel dénouement, après des mois d'atermoiements ? », s'interroge Le Monde. « La pression exercée par les médias y est pour beaucoup, à en croire une note publiée par le Quai d'Orsay. Depuis plus d'un an, le virage prorusse des médias Bolloré soulevait des questions. Tout comme la propagande de plus en plus militante de Xenia Fedorova, qui déroulait les contre-vérités du Kremlin sur CNews, Europe 1 et dans une chronique du JDNews. » « Fin de partie donc pour Xenia Fedorova ? Il serait plus que temps, s'exclame Libération. En mai, devant les actionnaires du groupe Canal+, le président du directoire, Maxime Saada, estimait que la présence sur CNews de l'ancienne patronne de la chaîne de propagande russe RT était un enjeu de "liberté d'expression", qu'elle était "journaliste oui, agent non". Les services français ont pourtant estimé le contraire, pointe le journal. Noir sur blanc, il est écrit que la Russe s'inscrit "comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes". » « La journaliste peut-elle vraiment être expulsée vers la Russie ? », s'interroge Le Figaro. Le Figaro qui pointe le fait qu' « en théorie, l'État peut sans attendre mettre en application la mesure, mais qu'aucun avion ne vole vers Moscou… » Réponse de Libération : « Rien n'empêche la Russie de rapatrier sa ressortissante désormais privée de la possibilité de travailler et assignée à résidence. Rien n'empêche non plus Xenia Fedorova de partir d'elle-même. Vincent Bolloré pourrait peut-être lui payer le voyage. »

Invité Afrique
«Les Russes fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois» au Mali, estime un expert du renseignement

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 12:36


Le numéro un malien Assimi Goïta et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont évoqué la crise sécuritaire au Sahel, mardi 28 juillet, à Bamako. Depuis au moins deux ans, les activités subversives se multiplient sur ce théâtre d'opération, à coups de drones et de conseillers militaires. Outre la Russie, quelles sont les puissances extérieures à la manœuvre ? Vincent Crouzet est un ancien collaborateur de la DGSE, les services secrets français. Aujourd'hui, il est expert en renseignement et vient de publier Le jour où je suis devenu espion aux Éditions de l'Observatoire. RFI : Dans la guerre au Nord Mali, comment expliquez-vous l'échec militaire des Russes à Kidal il y a trois mois ? Vincent Crouzet : Il y a de nombreuses raisons. La première, c'est que les Russes et les forces armées maliennes ne bénéficient pas du soutien de la population locale dans cette partie-là du Mali. Ensuite, les Russes, tout de même, fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois sur cette zone et n'ont plus la puissance qu'ils avaient quand ils ont commencé leurs opérations à partir de la fin de l'année 2022. Et puis ensuite, il y a évidemment cette alliance entre les mouvements touaregs de l'Azawad et les mouvements jihadistes. Pourquoi dites-vous que les Russes sont en mode dégradé ? Tout simplement parce que l'Etat russe et parce que la puissance militaire russe sont en mode dégradé partout dans le monde. Et les Russes pâtissent, malheureusement pour eux, de leur grande faiblesse structurelle sur le plan militaire. L'Africa Corps qui nous est proposé aujourd'hui est beaucoup moins puissant que la force Wagner en 2022-2023. Lors d'une première défaite des Russes au Nord Mali, c'était à Tinzaouatène, il y a deux ans, la Direction générale du renseignement ukrainien a reconnu avoir fourni une assistance militaire aux rebelles touaregs. De quel soutien pouvait-il s'agir ? D'abord, ce ne sont pas des aides massives. C'est un soutien qui n'est pas visible. Sinon, il serait beaucoup plus dénoncé par la puissance russe. Et c'est certainement, comment dire, l'appui, le soutien de quelques conseillers militaires avec peut-être des livraisons de matériels aux groupes touaregs. Voulez-vous dire que les Ukrainiens aident les rebelles à piloter des drones ? C'est possible, mais très honnêtement, je n'en sais rien. Y a-t-il des conseillers militaires ukrainiens sur le terrain ? Certainement, mais en nombre limité. Et y a-t-il des conseillers militaires français auprès des insurgés, comme l'affirme Bamako ? Non, c'est de la propagande. C'est de la propagande des trois juntes sahéliennes. L'Afrique de papa, c'est terminé. Donc nous ne menons plus d'activités subversives dans ces trois pays. Et parmi les conseillers militaires ukrainiens, peut-il y avoir d'anciens légionnaires français, qui parlent donc français ? Alors dans la Légion étrangère française, il y a de très nombreux Ukrainiens qui ont quitté la Légion en 2022 pour se mettre au service, naturellement, de leur pays, avec leur savoir-faire, leurs compétences, leur formation. C'est possible. Donc, il est possible que d'anciens légionnaires ukrainiens se trouvent parmi ces éléments du renseignement militaire ukrainien qui seraient présents au Sahel. Mais pour l'instant, rien n'est confirmé de ce côté-là. Des armes russes viennent d'être débarquées au port de Lomé à destination du Mali. Est-ce à dire que le Togo est en train de tomber dans l'orbite de Moscou ? Je ne pense pas que le Togo tombe dans l'orbite de Moscou. Ce que l'on sait précisément, on sait que des drones Shahed ont été livrés au Mali pour lutter contre les rebelles touaregs et les rebelles jihadistes. Ça, c'est un fait. On n'a pas encore confirmation de l'engagement de ces drones Shahed sur le théâtre des opérations, mais ça ne saurait tarder. Et donc ce sont principalement des vecteurs aériens qui seraient livrés via le Togo. Y a-t-il des conseillers militaires russes au nord du Togo pour combattre les jihadistes ? Je suis incapable de répondre à votre question en la matière, mais il est possible que l'influence russe s'étende à certains États de l'Afrique de l'Ouest, et le Togo pourrait être une cible prioritaire au cours des prochains mois. Le coup d'État raté au Bénin au mois de décembre dernier, qui pouvait être derrière ? Éventuellement ou naturellement, ou évidemment les Russes. Evidemment, les Russes, à peu de frais, essayent de déstabiliser encore des pays qui ne sont pas tombés sous leur coupe, tout naturellement. Maintenant, les Russes ont ciblé certains pays d'Afrique de l'Ouest. Le chef putschiste de Cotonou, le colonel Tigri, après l'échec de son opération, s'est enfui par la frontière togolaise. Est-ce que vous savez où il pourrait être aujourd'hui ? Absolument pas. Mais vraisemblablement dans un des trois pays sahéliens, le Mali, le Niger ou le Burkina, vraisemblablement plus au Burkina Faso. Ce qui ressort des documents de la compagnie russe Africa Politology, révélés notamment par RFI en mars dernier, c'est que la Côte d'Ivoire est dans le viseur des Russes qui auraient pris contact avec des proches de l'ancien président Gbagbo et avec l'ancien Premier ministre Guillaume Soro lui-même. Est-ce que cela vous paraît crédible ?    Ça me paraît crédible. Alors Africa Politology, c'est une structure qui succède à Africa Initiative ou qui vient en complément d'Africa Initiative. Donc une structure d'influence, notamment d'amplification des fausses informations, des fake news sur les réseaux sociaux, une structure de propagande panafricaniste prorusse. Il est tout à fait possible que la Côte d'Ivoire soit ciblée. Pourquoi ? Parce que la Côte d'Ivoire reste quand même un terrain propice aux partenariats stratégiques et économiques avec la France. Et évidemment, cela devient une cible naturelle pour les Russes, malheureusement. Les Russes n'ont pas su peser sur l'élection du président Ouattara l'année dernière. Mais néanmoins, ils souhaitent bien déstabiliser par des opérations subversives de guerre informationnelle et autres. Voilà ce qui continue à fonctionner en Afrique de l'Ouest. Et savez-vous où se trouve Guillaume Soro aujourd'hui ? Absolument pas.

Revue de presse internationale
À la Une: deux Z dans les journaux, Zelensky et Zidane

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 4:01


On commence par le premier… Quelle est loin l'humiliation subie par le président ukrainien dans le bureau ovale en février de l'année dernière… Mardi 28 juillet, à Washington, relève Le Monde à Paris, « Volodymyr Zelensky a soigné sa nouvelle relation avec Donald Trump et a décroché une victoire au Sénat américain », avec le vote pour l'extension des sanctions contre la Russie. En effet, pointe le journal, « le ton a radicalement changé. Donald Trump lui-même s'en étonne. "On a vraiment une bonne relation. Difficile à croire, non ?", commentait-il, début juillet, depuis le sommet de l'Otan, à Ankara, où les deux hommes ont été vus riant ensemble ». Et Le Monde de s'interroger : « Est-ce le penchant naturel de l'Américain à mépriser les "losers" (les perdants) et à admirer les "winners" (les gagnants) qui l'a obligé à regarder Kiev différemment ? Est-ce l'admiration pour les prouesses technologiques de l'armée ukrainienne, devenue une référence dans la fabrication de drones tueurs ? Ou est-ce l'agacement de constater que Vladimir Poutine n'a aucune volonté réelle de négocier la paix qu'espère tant le président des États-Unis ? ». En tout cas, poursuit le journal, « ces derniers mois, alors que l'Ukraine reprenait l'ascendant psychologique, résistant sur le champ de bataille, torpillant les infrastructures pétrolières russes et encerclant la Crimée, Donald Trump a cessé de voir en Volodymyr Zelensky un "dictateur" ayant réussi à embobiner son prédécesseur, Joe Biden, pour obtenir du matériel militaire. Le milliardaire loue désormais "le boulot incroyable" que le président ukrainien accomplit et promet de l'aider ». En position de force Le Washington Post renchérit : « Cette fois-ci, Zelensky est arrivé à Washington en position de force. Le Sénat s'est mobilisé pour faire adopter de nouvelles sanctions contre la Russie. Laura Loomer, blogueuse pro-Trump influente qui, la semaine dernière, avait renié des années de critiques lors d'un long séjour à Kiev, a publiquement apporté son soutien à l'Ukraine. (…) "Je me sens vraiment mal d'avoir minimisé les souffrances des Ukrainiens ces cinq dernières années", a-t-elle affirmé avant de poursuivre : "nous avons été tellement manipulés par la propagande russe sans même nous en rendre compte" ». Enfin, croit savoir le Washington Post, « les envoyés spéciaux de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, pourraient bientôt effectuer leur premier voyage à Kiev ». La consécration pour Zinédine Zidane Un certain Zinedine Zidane également à la Une… « Une passion française », s'extasie L'Equipe en première page avec cette photo du nouveau sélectionneur de l'équipe de France de football, tout sourire. Lui qui habituellement a l'air « renfrogné », estime pour sa part le Wall Street Journal. Non, hier, pour Zidane, c'était la consécration : « Zinédine Zidane à la tête des Bleus, une évidence enfin concrétisée », relève Le Temps à Genève : « Ils étaient faits l'un pour l'autre mais ont mis vingt ans à se retrouver. Hier, l'ancien numéro 10 de l'équipe de France a officiellement été nommé au poste de sélectionneur, après avoir patienté longtemps, dans l'ombre de Didier Deschamps ». En effet, pointe Libération, « après quatorze ans d'attente, l'ancien meneur de jeu succède à Didier Deschamps avec l'ambition de prolonger les succès des Bleus, dans un contexte où la FFF mise autant sur son aura que sur ses qualités d'entraîneur ». « Car il l'a avoué, souligne Le Parisien : pendant cinq ans, depuis son départ du Real Madrid en 2021, l'ancienne gloire des Bleus n'attendait que ce moment. Les propositions n'ont pas manqué, il les a toutes balayées. Son envie était dirigée vers une seule destination : l'équipe de France, qui l'a vu passer des minimes aux A avant qu'il ne devienne l'idole de tout un peuple un soir de 12 juillet 1998 contre le Brésil ». Hier midi, après sa conférence de presse, relate Le Figaro, « sous le soleil parisien, Zizou sort boulevard de Grenelle et s'offre un bain de foule face aux supporteurs des Irrésistibles et aux nombreux badauds présents pour l'occasion. Même les CRS profitent de l'instant et prennent des photos. Du jamais vu dans l'histoire de la FFF. Après un déjeuner avec le président pour régler des dossiers, la star du jour quitte les lieux. Des étoiles plein les yeux. La magie a opéré. Prochain rendez-vous à la rentrée. L'ère Zinédine Zidane est lancée ».

L'Echo du monde
Guerre en Ukraine : aux Etats-Unis, le vent semble tourner et la droite américaine se fissure

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 4:21


Dans cet épisode de "L'écho du monde", Lukas Aubin analyse un tournant majeur dans la perception de la guerre en Ukraine au sein du mouvement MAGA aux États-Unis. Alors que Donald Trump et certains de ses alliés les plus influents affichaient jusqu'alors une position pro-russe, le vent semble désormais tourner.L'arrivée du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Washington intervient dans un contexte particulier. D'un côté, Donald Trump montre une irritation croissante envers Vladimir Poutine. De l'autre, des figures emblématiques du trumpisme, comme la militante Laura Loomer, reconnaissent s'être trompées sur la réalité de la situation en Ukraine après avoir été confrontées aux dégâts des bombardements russes. Cette évolution s'explique en partie par une nouvelle stratégie de communication déployée par les Ukrainiens. Plutôt que de s'adresser uniquement aux Européens et aux Américains traditionnels, Kiev a appris à parler directement aux influenceurs de la droite radicale, en mettant l'accent sur la dimension chrétienne et anti-iranienne de leur combat. Une "diplomatie des influenceurs" qui semble porter ses fruits.Mais le revirement n'est pas total. Si certaines voix influentes comme celle du podcasteur Tim Pool reconnaissent désormais que l'Ukraine lutte pour sa survie, d'autres comme Tucker Carlson et Candace Owens restent très hostiles à Kiev. Le mouvement MAGA est donc en pleine fracture sur cette question.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Les agents d'intelligence artificielle peuvent-ils enseigner?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 19:30


À Londres, un établissement secondaire a ouvert une classe sans professeurs, tous les contenus pédagogiques sont délivrés par des IA via des logiciels dédiés. Au Royaume-Uni, on teste l'enseignement 100% IA. Face au bouleversement de l'irruption des IA génératives dans la vie des élèves, certains acteurs de l'éducation prennent les devants. À Londres, un établissement privé a ouvert une classe où les cours sont entièrement assurés par une intelligence artificielle. Les élèves y préparent les équivalents du brevet et du bac, sans profs mais avec des coachs éducatifs. Reportage au David Game College, Marie Billon. La langue polonaise est la championne de l'intelligence artificielle À première vue, l'anglais et le chinois peuvent sembler prépondérants dans le domaine… Mais en termes d'efficacité, les choses sont beaucoup nuancées. La langue la mieux comprise par l'IA est une langue complètement indéchiffrable par les non-initiés, le polonais. C'est la conclusion inattendue d'une étude réalisée par des chercheurs du College Park de Microsoft à l'université du Maryland, et de l'université du Massachusetts. À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat. Le vin symbole de résistance en Ukraine En Ukraine, la guerre se poursuit depuis plus de 4 ans et a dévasté l'économie, mais au sud du pays, des viticulteurs continuent de produire... De nouveaux domaines ont même vu le jour, car dans un élan patriotique les Ukrainiens veulent boire… local. Cerise Sudry Ledu nous emmène sur le vignoble de Beykush, près de Mykolaïv, où le travail continue alors que les vignes ne sont qu'à une dizaine de kilomètres des positions russes. La chronique musique de Vincent Théval Alchemy, de la Norvégienne Iris Caltwait.

Accents d'Europe
Les agents d'intelligence artificielle peuvent-ils enseigner?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 19:30


À Londres, un établissement secondaire a ouvert une classe sans professeurs, tous les contenus pédagogiques sont délivrés par des IA via des logiciels dédiés. Au Royaume-Uni, on teste l'enseignement 100% IA. Face au bouleversement de l'irruption des IA génératives dans la vie des élèves, certains acteurs de l'éducation prennent les devants. À Londres, un établissement privé a ouvert une classe où les cours sont entièrement assurés par une intelligence artificielle. Les élèves y préparent les équivalents du brevet et du bac, sans profs mais avec des coachs éducatifs. Reportage au David Game College, Marie Billon. La langue polonaise est la championne de l'intelligence artificielle À première vue, l'anglais et le chinois peuvent sembler prépondérants dans le domaine… Mais en termes d'efficacité, les choses sont beaucoup nuancées. La langue la mieux comprise par l'IA est une langue complètement indéchiffrable par les non-initiés, le polonais. C'est la conclusion inattendue d'une étude réalisée par des chercheurs du College Park de Microsoft à l'université du Maryland, et de l'université du Massachusetts. À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat. Le vin symbole de résistance en Ukraine En Ukraine, la guerre se poursuit depuis plus de 4 ans et a dévasté l'économie, mais au sud du pays, des viticulteurs continuent de produire... De nouveaux domaines ont même vu le jour, car dans un élan patriotique les Ukrainiens veulent boire… local. Cerise Sudry Ledu nous emmène sur le vignoble de Beykush, près de Mykolaïv, où le travail continue alors que les vignes ne sont qu'à une dizaine de kilomètres des positions russes. La chronique musique de Vincent Théval Alchemy, de la Norvégienne Iris Caltwait.

C dans l'air
Ukraine : la guerre peut-elle basculer ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 66:44


C dans l'air du 24 juillet 2026 - Ukraine : la guerre peut-elle basculer ? Les bombardements ukrainiens redoublent d'intensité en Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a revendiqué vendredi l'attaque d'une usine militaire à Kirov, au nord-est de Moscou, où sont notamment fabriqués des systèmes de défense aérienne et des composants aéronautiques. « L'opération se poursuit contre la logistique russe, qui approvisionne l'armée d'occupation en composants pour drones, en équipements de navigation et en matériel », a-t-il expliqué. L'armée ukrainienne a également visé deux entrepôts de Wildberries, l'équivalent d'Amazon en Russie, près de Saint-Pétersbourg et un troisième en Crimée. Enfin, cinq cent soixante et onze drones ukrainiens ont été interceptés au cours de la nuit en Russie, en Crimée, en mer Noire et en mer d'Azov, selon le ministère de la défense russe. À Kiev, les manifestations se poursuivent pour dénoncer le limogeage du chef d'État-major ukrainien Mykhaïlo Fedorov, particulièrement populaire dans le pays. L'ex-ministre de la défense ukrainien a insisté, hier, pour réintégrer ses fonctions et a refusé d'autres postes, expliquant qu' « aucun autre rôle ne confère l'autorité effective nécessaire pour lutter contre la corruption dans les marchés publics, mener à bien la transformation de l'armée, planifier et mener des opérations asymétriques contre l'ennemi ». En Russie, un média exilé a profité d'une faille de sécurité dans une plateforme numérique du Kremlin pour publier près de 9 500 lettres de soldats russes. Derrière la propagande du Kremlin et les publicités de soldats souriants envoyés au front, force est de constater que la réalité est toute autre. Alexandra Arkhipova, une ethnologue russe exilée en France, et son mari psychologue, ont eu accès aux lettres de ce soldats. « Ils se plaignent non pas des Ukrainiens mais de leurs propres commandants militaires. Ils écrivent sur les sévices subis et, de facto, dénoncent l'auto-agression de l'armée russe », explique-t-elle dans les colonnes du Monde. Cette masse de témoignages prouve que l'armée envoie des recrues non entraînées au front, dissimule les pertes, ou fait usage de la torture contre les soldats qui osent remettre en cause les ordres. De nombreux soldats dénoncent également une corruption omniprésente sur le front. En Ukraine, un tir de missile russe a fait six morts, vendredi, dans l'oblast de Kiev, cinq jours après l'une des attaques de missiles balistiques les plus massives depuis le début de la guerre en 2022. Ces dernières semaines, la Russie a intensifié ses frappes et l'Ukraine ne parvient plus à intercepter les missiles. 293 civils ukrainiens ont été tué le mois dernier dans des frappes russes, un record depuis 2022. « Ne savent-ils donc pas qu'il n'y a rien de militaire ici ? Ce sont des quartiers résidentiels. Regardez, des immeubles les uns à côté des autres, c'est un quartier résidentiel. Que peut-on bien y faire ? Pourquoi venir bombarder cet endroit ? », s'indigne Valentyna, une civile rencontrée par une équipe de C dans l'air. Face à l'armée russe qui tente d'épuiser les habitants et de leur saper le moral, les Ukrainiens misent sur la solidarité. Kateryna Terekhova coordonne 200 bénévoles qui réparent les dégâts ou apportent des vêtements aux rescapés après chaque frappe. Une de nos équipes a pu suivre leur travail sur le terrain. Comment l'Ukraine tente d'affaiblir la chaîne logistique de l'armée russe ? Qu'a-t-on appris des conditions de vie des soldats russes au front ? Et comment les habitants de Kiev s'entraident-ils pour résister aux bombardements ennemis ?Nos experts :- Marie JÉGO - Journaliste, ancienne correspondante à Moscou - Le Monde - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur - Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Vera GRANTSEVA - Politologue, spéc

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 19:30


Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.  Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 19:30


Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.  Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Les Ukrainiens se soulèvent contre Zelensky : explications

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 10:48


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Colère en Ukraine après le départ de Mykhaïlo Fedorov - 17/07

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 3:20


Ce vendredi 17 juillet, les contestations des Ukrainiens à la suite du limogeage du ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, ainsi que l'économie de guerre en Ukraine, ont été abordées par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Un livre, un lecteur
Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov

Un livre, un lecteur

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026


Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov À propos du livre : « Les douze chaises » paru aux éditions Librairie du Globe Il n'y a pas eu, pendant toute la durée d'existence de l'Union soviétique, ni même probablement de nos jours, d'écrivains contemporains de langue russe plus célèbres qu'eux. Pourquoi connaît-on infiniment mieux, en Occident, un Gorki ou un Soljenitsyne alors que ce sont Ilf et Petroy qui ont battu tous les records de tirage en langue russe à la seule exception de Lénine, dont la lecture était largement imposée ? Les Douze chaises les ont fait connaître en 1928. Jusqu'alors Ilf et Petrov écrivaient séparément. C'est un roman picaresque, un peu dans le genre du meilleur Mark Twain, une chasse au trésor conduite par un escroc sympathique qui fait assez largement figure de justicier. Contrepoison aux misères de la vie et à la montée de la terreur, dénonciation joyeuse de tous les profiteurs cyniques du capital comme de l'idéologie, le roman connut immédiatement un succès inouÏ. Certaines personnes le connaissaient par cœur. Sept films au moins en ont été tirés, dont celui du jeune Mel Brooks et celui, plus récent et excellent, du metteur en scène soviétique Léonide Gaïdaï. La première traduction française, faite immédiatement (1929), a été détruite pendant la grande crise économique. Puis il y a eu le stalinisme et la guerre froide. Parallèlement, de 1939 à 1956, les auteurs cessèrent d'être publiés en URSS, après quoi on les réédita, au rythme de millions d'exemplaires pas an, et cela n'a jamais cessé. Les Russes, les Ukrainiens, les Ouzbeks, les Israéliens, les Polonais, les Tchèques et bien d'autres peuples (l'humour new-yorkais en dérive en droite ligne) se régalent toujours à la lecture de ce chef-d'œuvre d'humour corrosif dont les types humains ont transcendé leur époque avec la même force que ceux de Gogol, de Balzac ou de Dickens. A l'heure où la Russie enfin ouverte se tourne largement vers nous, ne boudons pas ce qui fut si longtemps leur plaisir ! Nous publierons prochainement Le Veau d'or, deuxième et dernier roman des mêmes auteurs : il a connu un succès tout aussi foudroyant que le premier.

Le journal de 18h00
Un défilé du 14 juillet massif, solidaire avec des militaires ukrainiens à l'honneur

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 16:01


durée : 00:16:01 - Le journal de 18h00 - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Un défilé du 14 juillet massif, solidaire avec des militaires ukrainiens à l'honneur

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 16:01


durée : 00:16:01 - Les journaux de France Culture - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Dans la «kill zone», l'évacuation impossible des blessés ukrainiens

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:09


Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l'armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l'heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d'une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d'une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays. De notre correspondant de retour de Zaporijia, Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l'armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d'assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l'œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l'on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu'aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. » Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu'à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l'archange saint Michel : il se veut rassurant : « C'est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l'effroi. « Davaï, davaï ! » Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s'arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l'abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu'à quelques kilomètres. Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L'un d'eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s'arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d'artillerie. Trois jours pour ramener les blessés Un tir ami croit savoir Tatar. À l'abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l'écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c'est d'atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d'évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d'autres blessures, c'est extrêmement compliqué. » Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l'arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l'a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C'est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j'ai tiré le corps d'un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. » Trois jours pour sortir de l'enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l'Ukraine.

L'Echo du monde
Guerre en Ukraine : soutien à Kiev, la coalition des volontaires se réunit à Paris

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 4:22


Aujourd'hui, dans "L'écho du monde", Lukas Aubin consacre sa chronique à la réunion qui se tient à Paris pour l'avenir de la guerre en Ukraine.Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et les représentants de 25 pays se réunissent pour discuter du soutien à apporter à l'Ukraine dans ce conflit qui prend une tournure de plus en plus complexe.Au cœur des discussions, la nécessité d'assurer la sécurité de l'Ukraine face à la menace russe, mais aussi de renforcer les capacités militaires ukrainiennes. Car si l'Ukraine a développé un avantage technologique sur le terrain, grâce notamment à l'utilisation de drones et de renseignement, elle doit encore faire face aux attaques aériennes et aux missiles balistiques russes, qui sèment la peur parmi la population civile.Le président ukrainien va notamment plaider pour la mise en place d'un système antimissile européen, moins coûteux que les Patriotes américains, mais tout aussi efficace pour protéger les villes ukrainiennes. Car si l'Ukraine frappe désormais en profondeur, touchant la logistique russe, les frappes de Moscou sur les civils se multiplient, forçant les Ukrainiens à se réfugier dans les caves lors des alertes.Cette réunion de Paris est donc un test à plusieurs niveaux. Pour l'Ukraine, il s'agit d'obtenir des garanties de soutien à long terme, alors que les perspectives de négociations de paix à court terme semblent s'éloigner. Pour l'Europe, c'est l'occasion de démontrer sa capacité à soutenir militairement Kiev, tout en se préparant à peser dans d'éventuelles négociations futures.Car au-delà des victoires sur le terrain, c'est bien la capacité à encaisser dans la durée qui fera la différence. Vladimir Poutine, qui misait sur la division de l'Occident, semble parfois pris à son propre jeu, face à une Ukraine qui transforme désormais la logistique russe en cible militaire. Une guerre qui n'est plus seulement une guerre de front, mais une guerre de profondeur, où la puissance d'un pays se mesure à sa capacité à résister dans le temps.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage international
Dans la «kill zone», l'évacuation impossible des blessés ukrainiens

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:09


Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l'armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l'heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d'une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d'une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays. De notre correspondant de retour de Zaporijia, Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l'armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d'assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l'œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l'on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu'aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. » Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu'à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l'archange saint Michel : il se veut rassurant : « C'est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l'effroi. « Davaï, davaï ! » Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s'arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l'abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu'à quelques kilomètres. Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L'un d'eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s'arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d'artillerie. Trois jours pour ramener les blessés Un tir ami croit savoir Tatar. À l'abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l'écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c'est d'atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d'évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d'autres blessures, c'est extrêmement compliqué. » Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l'arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l'a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C'est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j'ai tiré le corps d'un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. » Trois jours pour sortir de l'enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l'Ukraine.

Lignes de défense
Missiles Patriot: Washington fait fi d'une ligne rouge russe

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 2:46


Au sommet de l'Otan à Ankara ce 8 juillet, Donald Trump a indiqué qu'il allait autoriser Kiev à produire en Ukraine des missiles Patriot. Ces missiles sont indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent les villes ukrainiennes, mais jusqu'à présent, Donald Trump était opposé à aider si directement l'Ukraine. C'est donc un revirement stratégique. Une annonce « plutôt cool », selon les mots de Donald Trump. « Ces missiles, faites-les vous-mêmes », a encore lancé le président américain à son homologue ukrainien en marge du sommet de l'Otan. S'il n'a précisé ni sous quelles conditions ni à quelle échéance cette production locale de missiles se fera, c'est la première fois que Donald Trump tend aussi ouvertement la main à l'Ukraine. Car outre les missiles de défense sol-air, il a également proposé de produire en Europe des missiles tactiques, souligne Xavier Tytelman, expert aéronautique : « Cela concerne les ATACMS, qui sont des missiles à 300 kilomètres de portée que les Ukrainiens ont reçus à plusieurs centaines d'exemplaires et que les Russes n'arrivent pas à intercepter. Et surtout, il y a la réparation des systèmes Patriot, poursuit l'expert, c'est-à-dire la défense aérienne, voire même la production directe d'intercepteurs des missiles eux-mêmes directement en Ukraine. Et ça, évidemment, c'est ce dont les Ukrainiens ont le plus besoin, car ils souffrent tous les jours des attaques lancées par les Russes sur leur ville. » À écouter dans Le grand invité internationalMuriel Domenach : « On a atteint le meilleur résultat possible » au sommet de l'Otan Un volume d'armes énorme pour l'Ukraine Si l'industriel américain Lockheed Martin, qui produit les missiles intercepteurs Patriot, s'est engagé à tripler sa production, les usines américaines risquent pourtant d'avoir du mal à suivre le rythme d'une demande exponentielle. Alors produire à l'étranger sous licence, c'est la meilleure des solutions, précise Xavier Tytelman. « Le volume nécessaire pour défendre l'Ukraine, c'est totalement hors de portée de la production des Américains. Et les Ukrainiens savent faire beaucoup plus vite. Ils l'ont prouvé dans de nombreux domaines par le passé, notamment sur les missiles de croisière », explique l'expert aéronautique. « C'est vraiment une grosse inflexion de la part des États-Unis. C'est un revers évidemment pour Poutine qui, depuis le début, dit que c'est une ligne rouge. Donc, aujourd'hui, on attend simplement la mise en œuvre de ces annonces, poursuit Xavier Tytelman, puisque le vrai problème, c'est que les paroles de Trump ne sont pas toujours des paroles officielles qui engagent l'État américain, ce qui n'était pas le cas avec les présidents précédents. Donc, maintenant, il faut savoir si ce qui a été annoncé va vraiment être mis en œuvre, mais en tout cas, ça fait sourire énormément de monde en Ukraine. » La volonté politique est là, reste à relever un défi industriel  Produire en Ukraine des missiles de défense aérienne Patriot ne sera pas une mince affaire. Ça reste une ambition de long terme. Plusieurs mois seront nécessaires, estime Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Ifri : « Se mettre à produire des missiles Patriot, se mettre à produire des ATACMS, ce n'est vraiment pas si simple. Il faut adapter des usines, il faut surtout adapter des chaînes d'approvisionnement. On n'est pas sur quelque chose qui se fait rapidement. On voit déjà les difficultés que l'industrie européenne a eues à monter en cadence sur des objets plus simples, mais alors là, commencer à produire des objets nouveaux, c'est encore un autre défi. » Les États-Unis s'intéressent de nouveau à l'Ukraine, et ce revirement américain semble avoir piqué au vif Moscou, qui a aussitôt accusé les Européens de se préparer à un conflit armé avec la Russie. À lire aussiSommet de l'Otan à Ankara: Trump, l'Ukraine, l'argent et les tensions démocratiques au cœur des débats

C dans l'air
Attaquer la Pologne et l'OTAN: le plan fou de Poutine? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 63:31


C dans l'air du 10 juillet 2026 - Poutine : la tentation de l'escalade Six milliards de dollars. C'est ce que les frappes longue distance de Kiev auraient infligé comme pertes à la Russie depuis janvier. Et l'Ukraine continue de mener une vague de frappes de drones en profondeur, visant notamment des installations militaires et logistiques russes.En réponse, Poutine a lancé l'une de ses plus importantes séries de frappes aériennes de ces dernières semaines, en particulier contre Kiev, avec des missiles balistiques et des drones. Le chef du Kremlin, très en colère cette semaine, a présenté ces bombardements comme des représailles aux attaques ukrainiennes et a averti que toute nouvelle escalade de l'Ukraine entraînerait une réponse encore plus sévère. Poutine agiterait même le spectre d'une confrontation avec l'OTAN en visant la Pologne.Sur le terrain, les combats restent très intenses, sans percée décisive d'un côté comme de l'autre, tandis que les frappes de longue portée deviennent un élément central de la guerre. En Crimée, péninsule annexée et lieu de villégiature de l'élite russe, la vie des habitants est fortement impactée par la guerre, entre pénurie d'essence et coupures d'électricité. Des magasins commencent aussi à fermer alors que les Ukrainiens ciblent les ponts en direction du nord.Pendant ce temps, à Monaco, l'enquête se poursuit sur l'explosion d'un colis piégé il y a deux semaines. Une tentative d'homicide visant un oligarque ukrainien est la piste privilégiée. Ce dernier a été grièvement blessé, comme sa compagne et son fils de treize ans. Plusieurs médias évoquent ses éventuels liens avec des réseaux de fraude financière ou de criminalité organisée. La suspecte principale, Anastasiia Berezovska , a été retrouvée morte en Ukraine avec « des blessures par balle à la tête », a annoncé la police nationale du pays, qui a arrêté deux suspects.Alors, Poutine s'en prendra-t-il à l'OTAN ? Quel est le quotidien des habitants de Crimée ? Où en est l'enquête à Monaco ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- LUCAS MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie-ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24, ancienne correspondante en RussiePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

Accents d'Europe
Des pénuries d'eau potable dans le nord de l'Europe?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 19:30


En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède.  La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration.   Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain.   Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée.   Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée?  Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze.   Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.

Accents d'Europe
Des pénuries d'eau potable dans le nord de l'Europe?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 19:30


En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède.  La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration.   Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain.   Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée.   Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée?  Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze.   Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.

Accents d'Europe
Ukraine : les drones, nouvel eldorado des industriels européens de la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 19:29


Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.

Accents d'Europe
Ukraine : les drones, nouvel eldorado des industriels européens de la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 19:29


Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.

Franck Ferrand raconte...
L'affaire Petlioura : un ancien président ukrainien assassiné à Paris

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 22:16


Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : L'affaire Petlioura : un ancien président ukrainien assassiné à Paris

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 1:07


Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.

Les informés de France Info
Le cadmium dans nos aliments, les drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg, les tapisseries de Bayeux aux Royaume-Unis... Les informés de franceinfo du mercredi 03 juin 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 54:17


durée : 00:54:17 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Focus
Saint-Pétersbourg face aux drones ukrainiens

Focus

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 9:44


Stupeur ce mercredi 3 juin à Saint-Pétersbourg : des drones ukrainiens ont touché des sites énergétiques et militaires, le jour de l'ouverture du traditionnel Forum économique rassemblant de nombreux responsables russes et étrangers, y compris occidentaux. Dans cet épisode du Choix info RTL, Nathalie Michet revient sur cette attaque, d'autant plus retentissante que Vladimir Poutine en personne est attendu sur place. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Ukraine: à cause des drones, il est périlleux de récupérer les corps de soldats morts au front

Reportage International

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:41


En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ​​​​​​​? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko

Reporters
Lettonie : la main tendue à l'Ukraine

Reporters

Play Episode Listen Later May 22, 2026 12:43


Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, la Lettonie aide massivement l'Ukraine en guerre. Tout comme l'Estonie et la Lituanie, cette petite nation balte fait partie des pays d'Europe accueillant le plus de réfugiés ukrainiens, proportionnellement à sa population. Nos reporters, Valentine Patry et Hugo Laridon, sont partis à la rencontre de ceux qui tendent la main aux Ukrainiens face à l'ennemi russe. 

Un air d'amérique
Attaques de drones ukrainiens à Moscou : la guerre prend une autre dimension

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 1:24


Moscou était considérée comme la capitale la mieux défendue du monde, mais ses habitants vont désormais devoir s'habituer au bruit strident des drones et aux explosions. Les Ukrainiens ont trouvé la faille dans le dispositif de défense aérienne entourant la capitale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Ukraine : retrouver les corps des soldats, une mission presque impossible avec les drones

Les matins

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:29


durée : 00:04:29 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, des corps de soldats jonchent le front. Une unité spéciale les récupère, sans distinguer les Russes des Ukrainiens, pour les rendre aux familles ou les échanger. Une mission de plus en plus difficile face à la multiplication des drones kamikazes.

Grand reportage
Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:30


Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l'emballement, puis l'explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C'était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d'abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. De notre correspondante à Kiev, Pour beaucoup d'historiens, la catastrophe de Tchernobyl a contribué à accélérer la chute de l'URSS, révélant les défaillances d'un système centralisé, et réveillant le nationalisme ukrainien. Aujourd'hui, alors que la centrale nucléaire n'opère plus que pour le refroidissement du combustible nucléaire et la décontamination, le site et toute la zone d'exclusion sont revenus au cœur des préoccupations des Ukrainiens : en 2022, c'est ici, dans une zone encore hautement radioactive, que l'invasion russe à grande échelle a commencé.  Dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, Volodymyr Verbytskyi, notre guide assigné par l'Agence d'État de gestion de la zone, nous montre comment fonctionne un dosimètre : cet appareil permet de mesurer la quantité de radiation reçue par une personne ou un appareil à un endroit donné. Il sonne très souvent, rappelant ainsi le fort taux de radioactivité de la zone, même quarante ans après la catastrophe. Il explique : « il faut savoir que plus le sol est meuble, plus on va avoir des taux élevés. Là où il y a de l'asphalte, le dosimètre se calme, le taux de radiation a baissé, et de beaucoup ! ». La ville de Chornobyl a donné son nom à la centrale Notre première halte est un jardin d'enfants, caché derrière la végétation. Volodymyr se souvient : « Après l'accident, ce village a été oublié : le 28 avril, Pripyat avait déjà été évacué… et le 1er et 2 mai, des enfants étaient encore amenés ici, malheureusement ».  Les alertes du dosimètre s'arrêtent dès qu'on entre dans ce bâtiment délabré, et le bâtiment semble figé dans le temps. On y trouve des chaussons d'enfants en feutrine, des peluches, des livres tous recouverts de poussière sont exposés aux quatre vents… de petits lits rouillés rappellent qu'avant d'être une zone sinistrée, Tchernobyl était un lieu d'habitation. Ce jardin d'enfants précède l'entrée dans la ville de Chornobyl, qui a donné son nom à la centrale. « Chernobyl » en est la version russe, celle qui domine encore à l'étranger, au grand dam des Ukrainiens. La ville, qui se trouve à 18 km au sud de la centrale, est coquette, et pas tout à fait déserte : certains des travailleurs de la centrale, ainsi que des personnes qui auraient dû évacuer, y habitent encore, malgré l'interdiction. Dans un jardin du souvenir, l'artiste Anatoli Haydamaka a installé une série de panneaux de noms de villes aujourd'hui rayées de la carte : celles qui ont dû être abandonnées suite à la catastrophe.  Cet abandon est criant quelques kilomètres plus loin, dans la ville abandonnée de Pripyat. Il aura fallu aux autorités soviétiques 36 heures après l'explosion du réacteur numéro 4 pour donner à la population locale, soit près de 50 000 habitants, l'ordre d'évacuation. Plusieurs raisons expliquent ce délai. D'abord la confusion autour de l'état du réacteur numéro 4 et du niveau des radiations, l'ampleur de l'évacuation à organiser d'un point de vue logistique, mais aussi, et surtout, le déni au niveau institutionnel : dans le système autoritaire soviétique, les décisions étaient centralisées, la culture du secret encadrait les mauvaises nouvelles, afin de ne pas porter atteinte à l'image de l'État et mettre en doute sa compétence, quitte à ce que la population en pâtisse. « Personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations » En 1986, Volodymyr avait 25 ans, et il habitait Pripyat. Au milieu des ruines du café disco de la ville, il nous montre ses photos de jeunesse, et se souvient de sa première cuite. La ville avait été construite en 1970, à 3 km de la centrale nucléaire, et ses habitants étaient majoritairement des travailleurs de la centrale et leur famille. Ici, la moyenne d'âge était de moins de 30 ans. Tout était mis à leur disposition dans cette ville-atome que Moscou voulait mettre en scène comme le fleuron du parc nucléaire soviétique. Dans l'hôpital de la ville, il décrit, comme si c'était hier, les scènes qui s'y sont déroulées il y a quarante ans : « Les premiers blessés ont été amenés dans ce hall, puis ils ont été emmenés dans les étages, où on leur a prodigué les premiers soins ». Ici, des câbles et des blocs de béton pendent du plafond, dont on voit dépasser de l'amiante. à travers les décombres et la poussière, on voit que l'hôpital a été quitté dans la précipitation : au sol, gisent des tablettes de médicaments, des fioles de désinfectant, une multitude de papiers figés dans la poussière. Dans les mois qui ont suivi, Pripyat a fait l'objet de campagnes de pillages, comme l'explique Volodymyr : « Les appartements ont été cambriolés, et une chose est sûre : il s'agit d'un véritable phénomène. Mais le véritable scandale, c'est que personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations. » De fait, des particules radioactives se sont déposées sur tous les meubles, et incrustées durablement dans les tapis et moquettes. Après la catastrophe et l'évacuation, Pripyat a été pillée par des personnes qui n'avaient pas compris la raison pour laquelle les évacués n'avaient pas pris leurs biens avec eux… En ce début de printemps, Pripyat est déserte. Le grand soleil et le vent n'augurent rien de bon, c'est même le pire moment pour visiter une zone radioactive : les arbres, qui puisent dans les nappes phréatiques encore hautement contaminées, charrient du pollen qui disperse les particules radioactives dans l'air qu'on respire. Le dosimètre émet toujours ses avertissements. À lire aussiUkraine: Leonid Kindzelski, le héros oublié de Tchernobyl À seulement 3 km de là, se trouvent la centrale nucléaire de Chernobyl, et son dôme de confinement, le « sarcophage ». Volodymyr nous rappelle qu'on ne peut que photographier le sarcophage, endommagé au printemps 2025 par une frappe russe. Ce jour-là, des jeeps de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique) patrouillent sur la zone, et des travailleurs qui continuent de refroidir le combustible nucléaire, même si la centrale est à l'arrêt, vont et viennent. Sur un petit parvis, un mémorial a été aménagé, on y voit une vingtaine de portraits de soldats tombés sur la ligne de front. Ils sont originaires de la région et ont travaillé à la centrale avant de s'engager. Ici, s'entremêlent plusieurs tragédies : aux morts, aux liquidateurs auxquels un monument est également dédié, s'ajoute la mémoire vive des crimes russes commis ici, comme l'explique Oleksandr Hrygorash, chef du département de contrôle des opérations de la centrale nucléaire et responsable de la supervision et de la protection civile: « Premièrement, ce qui s'est passé à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 24 février 2022 était un acte de terrorisme nucléaire perpétré par la Russie, à savoir la prise de contrôle des installations nucléaires. Deuxièmement, un second acte de terrorisme nucléaire a eu lieu lorsqu'un drone russe a frappé l'arche de la nouvelle enceinte de confinement le 14 février 2025. C'est également un acte de terrorisme nucléaire. » 40 ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur Ces actes ont tous été commis en violation des dispositions de la Convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, conclue le 14 septembre 2005 et ratifiée par la Russie… Alors que Moscou a non seulement mis en danger la population ukrainienne et au-delà des frontières, mais aussi ses propres soldats, qui creusaient des tranchées dans la Forêt Rouge, la zone la plus radioactive qui se trouve aux abords de la centrale, au mépris de toute précaution, déplore Oleksandr Hrygorash : « La présence de toute personne dans la zone d'exclusion ou sur le site de la centrale de Tchernobyl en général exige le respect des consignes de sécurité. Les radiations ne pardonnent pas le manque de respect, elles ne font pas de distinction, militaire ou civil, scientifique ou simple ouvrier, elles affectent tout le monde de la même manière. Quant aux occupants qui ont négligé les consignes de sécurité, ils ont eux-mêmes mis leur santé en danger et regretteront un jour de ne pas les avoir respectées. »  Cette occupation russe de la centrale nucléaire va au-delà du sens commun: pendant environ cinq semaines, jusqu'au départ des troupes russes de la région de Kyiv, environ 100 travailleurs du site ont été bloqués sur place pendant près de 25 jours…au lieu de leur shift de 12h pour assurer le fonctionnement de la centrale électrique, nécessaire au refroidissement des combustibles nucléaires. Leur présence a permis d'éviter le pire, et Oleksandr Hrygorash ne tarit pas d'éloges: « Aucun des spécialistes qui ont pris le service de nuit le 23 février 2022 ne s'attendait à ce que sa garde dure 600 heures, voire mille heures pour certains. Mais grâce à la qualité de leur formation, aucun n'a quitté son poste et chacun a accompli ses tâches. » Sans la présence de ces travailleurs, on ne peut pas exclure qu'un nouvel incident nucléaire ait eu lieu à la centrale… Alors que quarante ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur. Parmi ceux qui s'en souviennent, il y a ceux qui l'ont vécue personnellement. À Zdvyzhivka, près de Borodyanka, à environ une heure de route de Kyiv, Vassil, un liquidateur de 90 ans, et sa femme Nina, 86 ans, se rappellent du jour où leur vie a basculé : en 1986, ils habitaient dans la zone d'exclusion.  Au lendemain de la catastrophe nucléaire, le couple a été sommé d'évacuer la maison qu'ils possédaient. Nina confie : « Ils (les officiels) nous ont dit de tout laisser tomber et ils ont commencé à nous évacuer. Le 4 mai, oui, ils ont commencé à nous évacuer. Ils ont bouclé la zone à 30 kilomètres et interdisaient l'accès à quiconque s'y trouvait. En fait, ils nous ont évacués après l'accident. » Vassil, son mari, travaillait à la centrale et n'avait pas non plus été informé de la gravité de la situation : « Il était chauffeur, d'habitude il rentrait à la maison après le quart de nuit. Il conduisait un KamAz à l'époque. Il est arrivé pour son quart de nuit, il ne savait pas qu'il s'était passé quelque chose pendant la nuit. Il est parti travailler. » Alors que la famille a dû tout quitter dans l'urgence, Vassil, lui, chauffeur de ces poids lourds soviétiques qui charriaient des matériaux vers la centrale nucléaire, a été réquisitionné pour transporter le sable utilisé pour colmater le réacteur 4, dans un premier effort pour stopper le feu, puis pour apporter du plomb, utiliser pour stopper les radiations. Il explique le chaos des premiers jours et son travail : « Je me rendais sur le terrain d'aviation, où il y avait du plomb en train d'être cassé. Puis ces blocs étaient chargés dans des nacelles et transportés jusqu'aux hélicoptères. Il y avait probablement une soixantaine d'engins sur place. Et en vol, ils avaient l'air tout petits et partaient dans tous les sens. » Alors que ces opérations dangereuses ont cours, Vassil se souvient de la dévastation tout autour de lui : « Toute la forêt de Polissia était brûlée, les conifères sont tous devenus noirs. Ils étaient si beaux, et il n'en restait que les troncs, plus aucune branche. » Les premières semaines, Vassil a multiplié les allers-retours vers la centrale sinistrée. Très vite, il a eu des brûlures autour des poignets, dues aux radiations. Au bout de quelques semaines, il doit également abandonner son camion, un KamAz soviétique, qui fera partie des centaines de camions contaminés enterrés dans la zone d'exclusion. Vassil a travaillé dans le transport de matériaux pour la centrale jusqu'en 1988, et jusqu'au jour où sa santé ne le lui a plus permis : « Je conduisais vers Tchernobyl pour aller aider, j'étais au volant et d'un coup je n'ai plus rien vu. J'ai stoppé le camion, j'ai attendu, je savais que quelqu'un allait passer. ça a été le cas, et on m'a emmené à l'hôpital de Chornobyl. Et puis ma vue est revenue, comme ça ». Quarante ans plus tard, dans leur salon de Zdyzhivka, Nina et Vassil s'estiment chanceux d'être encore en vie, et ils n'ont pas seulement survécu à une catastrophe nucléaire, car chez eux, plusieurs pages de l'histoire de l'Ukraine s'entremêlent : ils ont survécu à l'occupation russe des premières semaines de l'invasion de 2022, ainsi qu'aux bombardements qui ont plu sur le village à la libération.

L’Heure du Monde
Cinq ans d'immersion en Ukraine

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 17:05


Depuis le 24 février 2022, premier jour de l'invasion russe de l'Ukraine, le quotidien des Ukrainiens est ponctué par les sirènes anti-aériennes, les morts, les crimes de guerre. Ils restent pourtant unis, conscients d'être engagés dans une lutte existentielle pour leur survie face aux agressions de la Russie dirigée par Vladimir Poutine.A l'occasion des 5 ans du podcast « L'Heure du Monde », retour, dans cet épisode, sur cette guerre qui avait en fait débuté en 2014 sur le sol ukrainien – un pays que couvre, précisément depuis cinq ans, Faustine Vincent. Journaliste au service International du Monde, initialement chargée de l'espace post-soviétique, elle a quitté l'Ukraine trois jours avant le début de l'invasion russe, puis y est retournée à de nombreuses reprises. Elle raconte, dans ce podcast, certaines des nombreuses rencontres qui l'ont marquée à l'occasion de ses reportages, et comment cette guerre traverse aujourd'hui toutes les couches de la société ukrainienne.Un épisode de Marion Bothorel, enregistré en public le 30 mars 2026. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits des alertes anti-aériennes enregistrées par Faustine Vincent.Cet épisode a été enregistré en public le 30 mars 2026 et mis en ligne le 22 avril 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Œuvre caritative de l'archidiocèse de Košice. Création de sacs à main. (20.4.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 24:29


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Silvia Hrabčaková nous parlera de l'Ouvre caritative de l'archidiocese de Košice qui aide Slovaques et Ukrainiens. La façon dont vous portez votre sac a main en dit long sur vous. Vous pourriez etre surpris. Nous évoquerons les tendances en Slovaquie et la création de sacs faits main.

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 58:28


durée : 00:58:28 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Et si nous racontions l'histoire des livres ukrainiens, ici en France, que nous apprendraient-ils sur ce conflit ? Loin les lignes de front, une autre facette de la guerre s'écrit aussi. Plongeons dans les bibliothèques, librairies et archives en France. S'y dessine un vaste réseau de résistance. - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Andreï Kourkov Ecrivain

Cultures monde
Quand les nations se mettent en scène : En Russie, la culture mise au service du pouvoir

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 58:34


durée : 00:58:34 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon - La biennale d'art contemporain de Venise devrait avoir pour la première fois depuis 2022 un pavillon russe. Alors que le Kremlin utilise la culture pour se réhabiliter et pour promouvoir sa guerre, la majorité des Ukrainiens y voit un outil de domination historique et souhaite s'en émanciper. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cécile Vaissié Professeure en études russes et soviétiques à l'université Rennes 2; Elina Kulikova Ecrivaine et metteuse en scène russe, artiste associée à la Comédie de Genève, créatrice avec Dima Efremov d'une Trilogie de la guerre (2023-2025)

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 3/5 : La Bibliothèque ukrainienne Simon Petlura : un îlot de résistance ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:03


durée : 00:06:03 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Dans cette bibliothèque parisienne, Ukrainiennes et Ukrainiens se rassemblent depuis des décennies. C'est aujourd'hui le plus ancien lieu culturel ukrainien en Europe occidentale en activité. Quel rôle remplit-il en temps de guerre ? Ouvrons la porte de la Bibliothèque ukrainienne Simon Petlura. - réalisation : Alison Vicrobeck

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 2/5 : Les livres de la diaspora ukrainienne en France : un héritage à explorer ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 5:54


durée : 00:05:54 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - 9 500, c'est le nombre d'ouvrages en ukrainien conservés à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, à Paris. Parmi ceux-ci, on trouve des livres pas comme les autres. Leurs pages renferment l'histoire de toute une diaspora arrivée en France, dès 1919. Une histoire d'émancipation. - réalisation : Alison Vicrobeck

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 4/5 : Deux sœurs ukrainiennes témoignent : que peut l'écriture face à la guerre ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:02


durée : 00:06:02 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Face à une vie familiale et un quotidien bouleversé, Olga et Sacha Kurovska choisissent de prendre la plume pour raconter la guerre. Olga, depuis Paris. Sacha, depuis Kiev. Que peut l'écriture en temps de guerre ? Écrire depuis l'intime : une autre voie pour approcher la guerre en Ukraine ? - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Olga Kurovska Caviste à Paris, ancienne professeure de français à Kiev et autrice; Elisa Mignot Journaliste au Monde

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 5/5 : Quelle coopération internationale autour du livre ukrainien ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:14


durée : 00:06:14 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Dès le 24 février 2022, la Bibliothèque nationale de France apporte son soutien à ses confrères ukrainiens. Formations en ligne, mise à disposition de matériel : les actions sont nombreuses. Après l'urgence, quel après bâtir pour les bibliothèques ukrainiennes ? Un réseau international se mobilise. - réalisation : Alison Vicrobeck

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 1/5 : Comment la littérature ukrainienne s'invite-t-elle sur nos étagères ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:02


durée : 00:06:02 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Rencontres, débats... Nombreux sont les coups de projecteur en France sur la littérature ukrainienne. Des bibliothèques françaises se joignent aussi à l'initiative d'ampleur mondiale lancée par la Première dame ukrainienne Olena Zelenska. Et pourtant, des freins demeurent. Comment les dépasser ? - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Iryna Dmytrychyn Maître de conférences à l'Inalco, historienne et traductrice; Victoire Feuillebois Maîtresse de conférences à l'université de Strasbourg.