POPULARITY
Categories
durée : 00:36:46 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Tandis que les combats se poursuivent en Ukraine, les Européens et les Ukrainiens semblent avoir trouvé des garanties de sécurité avec les États-uniens pour après la guerre. Pourtant, la fiabilité de l'allié états-unien pose question, alors que ses vus sur le Groenland semblent se confirmer. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : David Cadier Docteur en sciences politiques; Joseph Henrotin Politologue, directeur de recherche au Centre d'analyse et de prévision des risques internationaux (CAPRI) et rédacteur en chef du magazine DSI (Défense et sécurité internationale)
Dans le sud de l'Ukraine, la viticulture résiste. L'activité aurait pu s'effondrer dès 2014, lorsque l'annexion de la Crimée a fait disparaître plus de la moitié de la production nationale. Mais c'est l'inverse qui s'est produit : un réflexe patriotique a encouragé les Ukrainiens à boire local, faisant même émerger de nouveaux domaines. Et malgré l'invasion russe généralisée, la dynamique ne s'est pas brisée. Cerise Sudry-Ledu nous emmène dans le vignoble de Beykush, près de Mykolaïv, dans le sud du pays, qui continue à produire alors que les vignes sont situées à une dizaine de kilomètres des positions russes. De notre correspondante à Mykolaïv, C'est sous escorte militaire et après avoir traversé plusieurs check-points qu'on atteint la propriété. Beykush s'étend sur plusieurs hectares, tout près de la mer Noire, et l'équipe nous accueille du côté production. Il est impossible de visiter les vignes aujourd'hui pour des questions de sécurité car, à une dizaine de kilomètres sur l'autre rive, les Russes lancent des attaques régulières. Pourtant, après le 24 février 2022, alors que Mykolaïv, la ville voisine, est en proie à d'intenses combats, la production ne s'arrête que pendant un mois. La cheffe vigneronne se souvient : « Au début de la guerre, le travail était la seule chose qui permettait de garder le moral. Il offrait de quoi se concentrer au lieu de penser au danger permanent. » L'or pour un vin orange du domaine Beykush Presque chaque soir et parfois en pleine journée, des drones russes survolent la zone, s'écrasant quelques kilomètres plus loin ou filant vers Odessa. Ils ne sont plus que quatre à assurer la production. Olha habite sur place, les autres salariés sont des voisins, tandis que les vendanges sont menées tambour battant avec l'aide des habitants. « Nous sommes en contact permanent avec l'armée. Pour la sécurité, nous leur faisons des dons. Certains QR codes sur nos bouteilles permettent par exemple de soutenir la rééducation des soldats », explique-t-elle. Beykush produit près de 19 000 bouteilles par an et la marque engrange de nombreuses médailles à l'international. « Voici par exemple une médaille obtenue cette année au concours le plus prestigieux de Londres. Un de nos vins dans la catégorie des vins orange à remporter l'or. Ils se vendent tellement bien que certains sont déjà épuisés », raconte fièrement la vigneronne. « Ce vin, c'est comme le sang de la région de Mykolaïv » À Mykolaïv, Vino Mania, la boutique de Marina, est l'une des seules de la ville. Pour la vendeuse, si, en 2022, la guerre a dynamisé des importateurs étrangers soucieux d'aider l'Ukraine, ce n'est plus le cas. Et les vignerons locaux entendent bien faire valoir leur savoir-faire. Elle désigne une étagère à l'entrée. « Ça, c'est seulement la section de Mykolaïv. Là-bas, il y a une étagère avec beaucoup d'autres vins ukrainiens. » Et c'est peu dire qu'ils ont du succès. Au fond du magasin, une salle a été aménagée pour des dégustations. Et un architecte de Mykolaïv a justement convié des collègues étrangers à venir déguster des vins du coin. « Vous, vous venez de France. Vous avez donc votre identité, votre personnalité. Pour notre vin, c'est la même chose. L'identité, c'est notre point fort. » Et son conseil est toujours le même. « Un Kara Kermen du domaine Beykush. Ce vin, c'est comme le sang de la région de Mykolaïv », vante-t-il fièrement. À l'extérieur, une alerte retentit. Mais ici, le petit groupe trinque comme pour dire : « Avec ce vin, on tient bon ! » À lire aussiBeykush, le vin ukrainien primé au concours Decanter à Londres
durée : 00:05:22 - Reportage du jeudi 01 janvier 2026 - par : Flore Caron - Alors que la guerre en Ukraine dure depuis bientôt 4 ans, quelle est la situation des artistes ukrainiens sur place et à l'étranger ? Réponses avec les artistes du Cirque "Inshi", en ce moment à La Scala Paris pour un spectacle baptisé " Rêves ". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manœuvres chinoises autour de Taïwan, des accusations russes sur une attaque ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et le revers du PDCI aux législatives ivoiriennes. Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ? Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa aux ressortissants de la RDC. Pourquoi Londres décide-t-il de s'en prendre aux visas congolais ? Y a-t-il un froid diplomatique entre la RDC et le Royaume Uni ? Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit. Taïwan : les inquiétantes manœuvres de la Chine autour de l'île Les navires chinois se sont retirés des alentours de Taïwan après avoir exercé plusieurs manœuvres militaires autour de l'île, avec des tirs réels à longue portée et des exercices d'envergure visant notamment à simuler un blocus de l'île. Quel était le but de Pékin en démarrant ces opérations ? Y a-t-il un risque de confrontation directe entre Taipei et Pékin ? Taïwan et ses alliés pourraient-ils tenir tête à la Chine en cas d'agression de Pékin ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : les Ukrainiens ont-ils vraiment attaqués une résidence de Poutine ? La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté d'attaquer par drones une résidence présidentielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, une allégation immédiatement démentie par Kiev. Que sait-on sur cette présumée attaque ? L'hypothèse d'un mensonge orchestré par la Russie est-elle plausible ? Cette situation ne pourrait-elle pas influencer les pourparlers en cours dirigés par Trump ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors. Côte d'Ivoire : pourquoi le PDCI a-t-il perdu tant de terrain aux législatives ? Le résultat des législatives donnent la victoire au parti du président Ouattara qui obtient 77% des sièges avec un taux de participation de seulement 35%. Comment expliquer ce faible chiffre ? Le PDCI n'a obtenu que 32 sièges, moitié moins qu'en 2021. Comment expliquer ce revers subi par le parti d'opposition ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.
Le président américain aura tenu la vedette tout au long de cette année 2025 : présent sur tous les fronts, économiques, politiques, diplomatiques, avec des méthodes pour le moins directes, pour ne pas dire brutales, occupant quasiment tous les jours le devant de la scène médiatique, et plongeant les journalistes dans un abîme de perplexité avec cette double question permanente : comment parler de Trump et comment ne pas en parler ? « Pourquoi Trump s'en tire-t-il à si bon compte ? » Question posée par le New York Times. En effet, s'interroge le journal, « comment Trump peut-il s'en tirer en faisant, de manière répétée, des choses qui auraient été désastreuses pour les présidents précédents, républicains comme démocrates ? Ni les administrations républicaines de Ronald Reagan, de George Bush père et George Bush fils, ni les administrations démocrates de Bill Clinton et Barack Obama n'auraient survécu si elles et leurs familles avaient lancé (par exemple) une entreprise de plusieurs milliards de dollars soutenue par des intérêts étrangers, semblable aux opérations de cryptomonnaie de la Trump Organization, ou encore si elles avaient accordé grâces sur grâces à des trafiquants de drogue, des donateurs de campagne et des soutiens politiques. » Aucune culpabilité, aucun remords… « Pourquoi Trump s'en tire-t-il à si bon compte ? » Le New York Times avance plusieurs réponses : d'abord, « l'absence totale de culpabilité. Trump ignore superbement le respect des normes démocratiques. Dans la plupart des cas, il ne présente aucun remords. » Ensuite il y a « la fragilité structurelle des États-Unis : la démocratie américaine et la Constitution ne sont pas équipées pour faire face de manière efficace et opportune à un président qui bafoue la loi de façon agressive et délibérée. » Enfin le New York Times évoque « un parti républicain soumis » et « une opposition démocrate affaiblie ». Autoritarisme et brutalité En corollaire, complète Libération à Paris, il y a la « brutalité de Trump » qu'il « impose au monde » : « de toute évidence, l'autoritarisme est chez Trump une nature profonde, pointe le journal. On l'a vu dans sa gestion des tarifs douaniers ; à l'occasion de sa tentative de mainmise sur le Groenland. Dans la négociation entre Russes, Ukrainiens, Européens et Américains, c'est Trump qui passe les plats. Et on se souvient de son algarade dans le bureau ovale avec Volodymyr Zelensky, qui a depuis appris à composer avec Trump. Cet autoritarisme-là se répète sur un plan diplomatique avec une particularité, relève encore Libération : tout accord doit rapporter financièrement à la famille Trump. Depuis son élection, le conglomérat familial aurait gagné 4 milliards de dollars. (…) Dans le cas des négociations sur l'Ukraine par exemple, que cherche à arracher dans l'accord final le clan Trump ? Il y a des chances pour que la rémunération cadeau passe par les cryptomonnaies… » Que nous promet 2026 ? En cette fin d'année, le Washington Post s'essaie au jeu des pronostics pour l'année prochaine, avec un quiz. Quelques questions, et il faut tenter de trouver la bonne réponse. Et les bonnes réponses ne sont parfois pas très joyeuses. Exemple : « la plus grande surprise de la guerre en Ukraine en 2026 sera… un conflit plus large. » Autre exemple : « l'évolution la plus surprenante en matière de technologie des armes en 2026 sera… la préparation du champ de bataille américano-chinois en vue d'une guerre spatiale, avec des satellites survolant les adversaires pour y insérer secrètement des logiciels malveillants par laser ou micro-ondes. » « Le favori des primaires démocrates pour la présidentielle de 2028 sera… Post Josh Shapiro », le gouverneur de la Pennsylvanie. Enfin, pour en revenir à Trump, le quotidien américain ironise : « de nombreuses opportunités de promotion s'offrent à notre président en 2026, il pourrait donner son nom à un des cinq Grands Lacs et se réserver un emplacement de choix sur le Mont Rushmore. » Toutefois, conclut le Post, « comme le disait le regretté et brillant chroniqueur du New York Times, William Safire : “aucune fleur ne peut à elle seule symboliser cette nation. L'Amérique est un bouquet“. »
durée : 00:01:43 - France Inter sur le terrain - En Ukraine, des millions d'habitants vivent sans électricité et sans chauffage car la Russie détruit régulièrement les infrastructures stratégiques. Pour les aider, un train humanitaire a été mis en place, il permet notamment d'acheminer de la nourriture chaude. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:14:31 - L'invité d'un jour dans le monde - Près de quatre ans après l'invasion russe, 4,3 millions d'Ukrainiens vivent dans l'Union européenne au titre de la protection temporaire. Théo Verdier, co-directeur de l'observatoire Europe de la Fondation Jean-Jaurès, analyse l'érosion du soutien des populations européennes aux réfugiés ukrainiens. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:42:49 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Près de quatre ans après l'invasion russe, 4,3 millions d'Ukrainiens vivent dans l'Union européenne au titre de la protection temporaire. Mais le soutien des populations aux réfugiés s'érode tandis que plusieurs partis conservateurs et d'extrême droite s'emparent du sujet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:42:49 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Près de quatre ans après l'invasion russe, 4,3 millions d'Ukrainiens vivent dans l'Union européenne au titre de la protection temporaire. Mais le soutien des populations aux réfugiés s'érode tandis que plusieurs partis conservateurs et d'extrême droite s'emparent du sujet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:13:21 - L'invité d'un jour dans le monde - Les Vingt-Sept se réunissent ce jeudi en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky pour discuter du soutien financier à l'Ukraine. Sur place, comment les Ukrainiens abordent-ils l'avenir ? On en discute avec Anna Colin Lebedev. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:25 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Ce jeudi, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour discuter du financement de l'effort de guerre ukrainien. Les enjeux sont de taille : utilisation des avoirs russes, cessez-le-feu, territoires occupés, garanties de sécurité… Comment les Ukrainiens voient-ils leur avenir ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:25 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Ce jeudi, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour discuter du financement de l'effort de guerre ukrainien. Les enjeux sont de taille : utilisation des avoirs russes, cessez-le-feu, territoires occupés, garanties de sécurité… Comment les Ukrainiens voient-ils leur avenir ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:04:42 - Le Grand reportage de France Inter - Bientôt quatre ans de guerre, des dizaines de milliers de morts et un plan de paix qui patine. Face à l'invasion russe, les Ukrainiens sont à bout, et ils sont de plus en plus nombreux à utiliser la corruption pour échapper à l'armée. Témoignages dans le Grand reportage de France Inter ce matin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:27:38 - Interception - par : Fabienne Sintes - Après bientôt quatre ans de guerre, les Ukrainiens sont de plus en plus nombreux à tenter d'échapper à la conscription. Pour cela, il faut payer plusieurs milliers de dollars. Témoignages rares d'hommes qui assument de fuir la guerre. - réalisé par : Lucie Lemarchand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'Ukraine est sous pression russe alors que les négociations se poursuivent. Sur le front, l'armée ukrainienne recule franchement. Le mois dernier, les troupes russes ont avancé de plus de 300 km2, soit le double d'octobre. À l'arrière, la Russie fait pleuvoir chaque jour des centaines de missiles et de drones. Des frappes devenues le quotidien des Ukrainiens qui se sont adaptés et ont mis en place une « météo des drones » sur la messagerie mobile Telegram. De notre correspondant à Odessa, Dans le sud de l'Ukraine, une alerte aérienne retentit dans toute la région d'Odessa. Mais pas de mouvement de foule vers les abris. Les gens regardent leur téléphone. Sur l'écran, des fils Telegram indiquent en temps réel la nature de la menace : si c'est un drone ou un missile et où vont les projectiles. En clair, s'il faut se mettre à l'abri ou non : « Moi, d'habitude, explique une jeune femme, je surveille trois ou quatre canaux en même temps pour vérifier l'information. Ça permet d'avoir quelque chose d'à peu près exact. » Ces canaux Telegram ne sont pas tenus par des institutions, mais des bénévoles. Dans un café au sud d'Odessa, nous rencontrons Nikita, 23 ans. C'est un pseudo qu'il s'est donné. Son canal est suivi jour et nuit par 170 000 internautes dans la région. C'est devenu le monsieur météo des drones : « D'où vient l'information ? Qui me l'a donnée ? Comment et pourquoi ? Je ne peux pas vous le dire. Pour avoir ces données, il faut un certain niveau d'accès. Des militaires y ont accès, parce qu'ils sont impliqués, connectés à certains systèmes. C'est de là que proviennent ces informations et moi, je les reçois d'une certaine manière. » Comment vous organisez-vous ? Quand les alertes arrivent le matin, l'après-midi ou la nuit, quand dormez-vous ? « Mon organisation du temps est un peu chaotique. Comme vous l'avez dit, une alerte peut survenir à n'importe quel moment : la nuit, le matin, le midi. J'ai un job en télétravail. Souvent, les attaques surviennent en soirée ou la nuit. Parfois, je dois me faire remplacer, mais j'essaie de maintenir le rythme. Généralement, je m'endors vers six heures du matin. » Des fils Telegram qui peuvent faire des erreurs. Le mieux c'est de se mettre à l'abri dès qu'il y a une alerte. Mais, après quatre ans d'une guerre usante, aucun Ukrainien ne suit réellement ces consignes. À lire aussiUkraine: Odessa, la cité des bords de la mer Noire, frappée au quotidien par la Russie
Au début de la guerre en Ukraine, les collections du musée d'art Khanenko, situé au cœur de Kiev, ont été évacuées dans des zones plus sûres. Depuis 2022, le musée a tout traversé : des explosions ont endommagé le bâtiment, et le personnel doit désormais jongler avec les coupures d'électricité quotidiennes. Pourtant, il reste dynamique grâce à une équipe qui a pris la décision de mettre en avant des espaces géographiques et culturels encore peu connus des Ukrainiens. L'exposition actuelle du musée, Africa Direct, fait partie de cette démarche d'ouverture de l'Ukraine sur le monde. Elle révèle aussi des points communs entre des cultures et des pays qui, bien qu'éloignés géographiquement, partagent certaines luttes, et certaines aspirations. Le reportage de notre correspondante Emanuelle Chaze à Kiev est à retrouver dans son intégralité dans le podcast Accents d'Europe. À lire aussiGuerre en Ukraine: la spoliation des biens culturels par la Russie est «systématique, généralisée et organisée»
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
S'exprimant à l'ouverture d'une réunion à Londres avec Volodymyr Zelensky et les dirigeants allemand et britannique ce lundi 8 décembre, Emmanuel Macron a estimé qu'Européens et Ukrainiens "avaient beaucoup de cartes en main".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Russie est accusée d'avoir transféré officiellement 20.000 enfants ukrainiens. Officieusement, ce serait dix fois plus. L'Assemblée générale de l'ONU appelle à leur retour immédiat et inconditionnel. Une ONG ukrainienne a d'ailleurs dévoilé devant une commission au Sénat américain que certains enfants auraient été transférés dans un camp de vacances international nord-coréen. Écoutez RTL autour du monde du 05 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les premières neiges de cet hiver en Ukraine ont un goût amer. L'armée ukrainienne a reculé de plus de 700 km2 au mois de novembre, selon un décompte de l'AFP, un record depuis un an. Alors que les perspectives d'une paix concrète semblent lointaines, de nombreux Ukrainiens veulent quitter le pays. Mais impossible de partir pour la plupart des hommes de plus de 25 ans mobilisables dans l'armée. Toutefois, partir est possible pour les adultes de 18 à 22 ans, grâce à une nouvelle loi signée fin août. Celle-ci crispe pourtant la population, plongée dans la guerre depuis bientôt quatre ans. De notre correspondant à Odessa, La société ukrainienne est très partagée sur la loi autorisant les 18-22 ans à quitter le territoire. Beaucoup comprennent ceux qui veulent partir, mais ils regrettent un certain manque de nationalisme en temps de guerre. Car les bras pourraient manquer plus tard à l'armée. « Moi, je trouve ça vraiment nul. Les hommes, c'est fait pour défendre leur pays, estime une habitante d'Odessa. Ils doivent protéger leurs femmes et leurs enfants. Ils doivent construire leur propre pays et pas un autre. Qu'ils restent seuls avec leur propre conscience ! En ce qui concerne cette loi, c'est du délire. Elle a été signée par nos dirigeants pour que leurs fils puissent partir. Pas pour ceux qui défendent l'Ukraine. » Misha fait partie de ceux qui veulent partir d'Ukraine. « Je n'ai absolument pas envie d'aller sur le front en ce moment, explique le jeune de 20 ans dans un café de la ville. Vous avez vu ce qui s'y passe ? Même ici, en ville, c'est très angoissant lors des bombardements et des alertes aériennes. Il n'y a pas longtemps, ma famille a même failli y passer lors d'un bombardement. Et c'est sans doute ça qui a renforcé mon désir absolu de partir. » « Commencer une nouvelle vie » « Quand j'ai vu que la loi [autorisant les jeunes de 18-22 ans à quitter le pays] allait entrer en vigueur, j'ai cru que c'était une blague, ou que le texte allait être immédiatement abrogé, poursuit Misha. Mais un mois plus tard, la loi était toujours là. Alors, j'ai compris que c'était ma chance de quitter ce pays. Et de commencer une nouvelle vie. » Dans la famille même de Micha, certains s'opposent à son départ, comme sa belle-mère. « Elle n'aime vraiment pas l'idée que je m'en aille, c'est une femme très patriotique, dit-il. Mais elle ne peut rien y faire, son avis et sa volonté n'ont aucune influence sur moi. Je lui dis que c'est ma vie, ma décision, que c'est moi seul qui décrète de ce que je veux faire. C'est mon choix à moi. » Misha, partira juste après les fêtes, les dernières qu'il passera en Ukraine, selon lui. À lire aussiUkraine: les 18-22 ans autorisés de nouveau à sortir du territoire relance le débat sur la mobilisation
durée : 00:20:13 - Journal de 12h30 - Kiev affirme ce matin que des combats se poursuivent toujours et encore à Pokrovsk, cette ville stratégique dont la Russie avait assuré s'être emparée la veille.
Le mercredi 19 novembre dernier, les États-Unis ont présenté un plan de paix pour mettre fin à la guerre entre l'Ukraine et la Russie qui dure depuis plus de trois ans.Alors que les discussions se poursuivent, des Ukrainiens qui avaient fui leur pays, rentrent chez eux malgré les bombardements russes.A la mi-novembre, Le Parisien a suivi Alla, 77 ans, réfugiée en France. Elle avait quitté en catastrophe son village et son appartement. Emilie Torgemen, reporter au Parisien, nous raconte les 36 heures de bus qu'elle a parcouru avec Alla, dans Code source. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales
C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales
Volodymyr Zelensky a été reçu à l'Élysée aujourd'hui par Emmanuel Macron alors que des discussions diplomatiques se poursuivent entre Américains, Ukrainiens et émissaires proches de Donald Trump pour mettre fin à la guerre. Le Président français a réaffirmé son soutien à l'Ukraine, tandis que Zelensky fait face à la pression militaire russe et à un scandale de corruption qui a entrainé la démission de son bras droit. La semaine qui s'ouvre s'annonce "cruciale" pour l'Ukraine.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 28 novembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS : UN PARALLÈLE EN TROMPE-L'ŒILAlors que la France s'enfonce dans la dette, l'Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2 octobre, le gouvernement d' « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025 : le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L'Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l'Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l'Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d'euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n'a pas empêché le 19 septembre l'agence de notation Fitch d'en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l'impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l'affaiblissement des positions de la France.L'économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s'aggraver, notamment par le départ à l'étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l'OCDE à 65,60 € par heure en 2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d'Europe, l'Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en 2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en 2022 à 6% en 2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d'abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8 millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en 2024. De plus, une étude d'octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d'imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L'Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L'UKRAINELe 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28 points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en 2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront « reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». Il évoque aussi la création d'une « zone tampon démilitarisée » et neutre dans la partie de l'oblast de Donetsk contrôlée par l'Ukraine, qui serait « internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie », mais où les forces russes n'entreraient pas. Il y est énoncé encore que l'Ukraine devrait renoncer à son projet d'adhérer à l'OTAN et réduire à 600.000 soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu'à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28 points initiaux, il n'en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d'offrir la possibilité pour les Etats-Unis d'utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l'effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l'Ukraine adhère à l'Union européenne ou qu'elle n'intègre jamais l'OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n'est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d'être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n'est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d'établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n'est plus envisagé de réduire par deux la taille de l'armée ukrainienne. « Beaucoup de choses justes ont été prises en compte » à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu'il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d'une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que « les combats cesseront » quand l'armée ukrainienne « quittera les territoires qu'elle occupe » (= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:27:57 - Journal de 18h - Les pourparlers ont débuté en Floride entre Ukrainiens et Américains. Au cœur des discussions, un plan de paix proposé par l'administration Trump.
durée : 00:27:57 - Journal de 18h - Les pourparlers ont débuté en Floride entre Ukrainiens et Américains. Au cœur des discussions, un plan de paix proposé par l'administration Trump.
durée : 00:04:31 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, dans le Donbass, la bataille pour le contrôle de la ville stratégique de Pokrovsk fait toujours rage. Alors que la ville est prise en tenaille par les forces russes, nos envoyés spéciaux en Ukraine ont passé vingt-quatre heures auprès des artilleurs ukrainiens, au plus près des combats. - réalisation : Marc Garvenes
C dans l'air l'invité du 29 novembre 2025 Bernard Guetta, député européen Renew Europe.Une équipe de négociateurs ukrainiens est partie samedi pour les Etats-Unis afin de discuter du plan américain visant à mettre fin au conflit en Ukraine, a annoncé le président Volodymyr Zelensky. Présenté la semaine dernière, le plan de paix américain a été perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin. Ce texte a été amendé le week-end dernier après des consultations avec les Ukrainiens et doit désormais être présenté à Moscou. "Si les troupes ukrainiennes quittent les territoires occupés (par l'Ukraine selon lui, NDLR), nous cesserons les hostilités. Si elles ne partent pas, nous les chasserons par la force militaire", a déclaré jeudi Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizistan.Sur le front, des attaques de drones navals ont fortement endommagé samedi une infrastructure pétrolière dans un port russe en mer Noire, ont annoncé les autorités, tandis que Kiev a revendiqué des frappes contre deux pétroliers de la flotte fantôme qui permet au Kremlin de contourner les sanctions occidentales. Ces attaques interviennent alors que l'Ukraine fait face à une forte pression sur le front militaire et politique: l'armée russe progresse dans l'est du pays, tandis que l'administration de Volodymyr Zelensky est secouée par un grave scandale de corruption qui a poussé le président ukrainien à limoger vendredi son chef de cabinet, Andriï Iermak, bras droit extrêmement influent. Parallèlement, de nouvelles frappes russes sur l'Ukraine, dans la nuit de vendredi à samedi, ont fait au moins trois morts.Bernard Guetta, député européen Renew, est notre invité. Il analysera avec nous la situation de l'Ukraine, après la présentation du plan de paix américain, et la démission du bras droit de Volodymyr Zelensky, dans le cadre d'un scandale de corruption. Il nous dira aussi quel doit être le rôle de l'Europe auprès de l'Ukraine, lui qui appelle à un "G5 européen", face aux impérialismes russe et américain.
C dans l'air l'invité du 29 novembre 2025 Bernard Guetta, député européen Renew Europe.Une équipe de négociateurs ukrainiens est partie samedi pour les Etats-Unis afin de discuter du plan américain visant à mettre fin au conflit en Ukraine, a annoncé le président Volodymyr Zelensky. Présenté la semaine dernière, le plan de paix américain a été perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin. Ce texte a été amendé le week-end dernier après des consultations avec les Ukrainiens et doit désormais être présenté à Moscou. "Si les troupes ukrainiennes quittent les territoires occupés (par l'Ukraine selon lui, NDLR), nous cesserons les hostilités. Si elles ne partent pas, nous les chasserons par la force militaire", a déclaré jeudi Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizistan.Sur le front, des attaques de drones navals ont fortement endommagé samedi une infrastructure pétrolière dans un port russe en mer Noire, ont annoncé les autorités, tandis que Kiev a revendiqué des frappes contre deux pétroliers de la flotte fantôme qui permet au Kremlin de contourner les sanctions occidentales. Ces attaques interviennent alors que l'Ukraine fait face à une forte pression sur le front militaire et politique: l'armée russe progresse dans l'est du pays, tandis que l'administration de Volodymyr Zelensky est secouée par un grave scandale de corruption qui a poussé le président ukrainien à limoger vendredi son chef de cabinet, Andriï Iermak, bras droit extrêmement influent. Parallèlement, de nouvelles frappes russes sur l'Ukraine, dans la nuit de vendredi à samedi, ont fait au moins trois morts.Bernard Guetta, député européen Renew, est notre invité. Il analysera avec nous la situation de l'Ukraine, après la présentation du plan de paix américain, et la démission du bras droit de Volodymyr Zelensky, dans le cadre d'un scandale de corruption. Il nous dira aussi quel doit être le rôle de l'Europe auprès de l'Ukraine, lui qui appelle à un "G5 européen", face aux impérialismes russe et américain.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, est-il sur le point d'arracher un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie ? Ou s'est-il fait, une fois de plus, manipuler par son homologue russe, Vladimir Poutine, bien décidé à poursuivre la guerre ? Mercredi 19 novembre, les Ukrainiens et leurs alliés européens ont tous été surpris par la publication, sur le site Axios, d'un « plan de paix » destiné à mettre un terme aux combats en Ukraine.Immédiatement après les révélations de la presse américaine, ce document en 28 points a alimenté de nombreuses spéculations sur son origine, tant il reprend tous les objectifs de guerre poursuivis depuis plus de trois ans par le maître du Kremlin.Dès sa publication, le texte a choqué les Ukrainiens et les Européens, qui n'y ont vu rien de moins que la « capitulation » de l'Ukraine face à la Russie. S'ils sont parvenus à en amender certains points après discussions avec le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, ce nouveau plan rééquilibré peut-il être accepté par Vladimir Poutine ?Cette séquence diplomatique intense marque-t-elle un tournant dans la guerre ? Ou met-elle en évidence l'impossibilité de trouver, à ce stade, une résolution à ce conflit ? Editorialiste et spécialiste des questions internationales au Monde, Sylvie Kauffmann revient, dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », sur les enjeux inhérents à ce « plan de paix ».Un épisode de Garance Muñoz et de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Jean-Guillaume Santi. Dans cet épisode : extraits d'une allocution télévisée prononcée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 21 novembre 2025 ; d'une déclaration de Donald Trump, le 22 novembre 2025 ; d'une prise de parole de Marco Rubio, à Genève, le 24 novembre 2025 ; et d'une lecture d'un enregistrement téléphonique d'une conversation entre Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, le 14 octobre 2025.Cet épisode a été publié le 28 novembre 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 26 novembre 2025 avec Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées.Les efforts s'intensifient autour du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. À Genève comme à Abou Dhabi des représentants russes d'un côté et ukrainiens et européens de l'autre ont commencé à discuter avec les Américains des conditions d'une paix, alors que sur le terrain les troupes de Kiev se battent pour des forteresses du Donbass. Le Kremlin a relevé mercredi certains points "positifs" dans le plan américain pour mettre fin au conflit en Ukraine, après avoir rejeté une contre-proposition européenne. La Russie a reconnu avoir abordé avec Washington "dans les grandes lignes" la version originale du plan américain en 28 points dévoilé la semaine dernière et perçu comme favorable aux positions de Moscou. "Certains points (du plan américain, ndlr), on peut dire qu'ils sont positifs, mais beaucoup d'autres nécessitent une discussion spéciale entre experts", a commenté le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à la télévision publique russe.Une réunion d'urgence avait été convoquée dimanche à Genève entre Ukrainiens et Américains, sans la partie russe, pour travailler sur des contre-propositions au plan originel de Washington, qui prévoyait notamment des cessions de territoires et que Kiev renonce à l'Otan. Les Européens avaient de leur côté rédigé un plan alternatif qui rejette les principales demandes russes. Cette contre-proposition européenne n'a pas été commentée par les Etats-Unis. Les États-Unis ont ensuite tenu mardi des pourparlers avec des responsables russes à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.Face aux menaces, le chef d'état-major Fabien Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait être prêt à "perdre ses enfants". Des propos qui ont fait polémique, alors que le président de la République s'apprête à annoncer demain "la transformation du service national universel vers une nouvelle forme". Emmanuel Macron avait assuré hier sur RTL que ce nouveau service national volontaire n'implique aucunement d'"envoyer nos jeunes en Ukraine". Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation", a-t-il plaidé.
C dans l'air l'invitée du 26 novembre 2025 avec Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées.Les efforts s'intensifient autour du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. À Genève comme à Abou Dhabi des représentants russes d'un côté et ukrainiens et européens de l'autre ont commencé à discuter avec les Américains des conditions d'une paix, alors que sur le terrain les troupes de Kiev se battent pour des forteresses du Donbass. Le Kremlin a relevé mercredi certains points "positifs" dans le plan américain pour mettre fin au conflit en Ukraine, après avoir rejeté une contre-proposition européenne. La Russie a reconnu avoir abordé avec Washington "dans les grandes lignes" la version originale du plan américain en 28 points dévoilé la semaine dernière et perçu comme favorable aux positions de Moscou. "Certains points (du plan américain, ndlr), on peut dire qu'ils sont positifs, mais beaucoup d'autres nécessitent une discussion spéciale entre experts", a commenté le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à la télévision publique russe.Une réunion d'urgence avait été convoquée dimanche à Genève entre Ukrainiens et Américains, sans la partie russe, pour travailler sur des contre-propositions au plan originel de Washington, qui prévoyait notamment des cessions de territoires et que Kiev renonce à l'Otan. Les Européens avaient de leur côté rédigé un plan alternatif qui rejette les principales demandes russes. Cette contre-proposition européenne n'a pas été commentée par les Etats-Unis. Les États-Unis ont ensuite tenu mardi des pourparlers avec des responsables russes à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.Face aux menaces, le chef d'état-major Fabien Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait être prêt à "perdre ses enfants". Des propos qui ont fait polémique, alors que le président de la République s'apprête à annoncer demain "la transformation du service national universel vers une nouvelle forme". Emmanuel Macron avait assuré hier sur RTL que ce nouveau service national volontaire n'implique aucunement d'"envoyer nos jeunes en Ukraine". Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation", a-t-il plaidé.
C dans l'air du 26 novembre 2025 - Russie, affaire Epstein: les liaisons dangereuses de TrumpAprès un week-end de pourparlers à Genève sur le plan de paix de Donald Trump, Ukrainiens et Américains se seraient mis d'accord sur un document remanié. Donald Trump a estimé mardi soir qu'il ne restait que « quelques points de désaccord » à régler pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. L'émissaire spécial américain Steve Witkoff doit se rendre en Russie pour discuter directement avec Vladimir Poutine de ce plan, réécrit ce week-end avec les Européens. Le Kremlin a confirmé ce mercredi la rencontre la « semaine prochaine », tout en soulignant qu'il est « encore trop tôt » pour parler d'un accord de paix.Parallèlement, aux États-Unis, le média Bloomberg a révélé cette nuit — retranscription téléphonique à l'appui — que Steve Witkoff avait donné des conseils, en octobre dernier, à un conseiller de Vladimir Poutine sur la meilleure manière de présenter au président américain un plan de règlement du conflit en Ukraine. De quoi relancer outre-Atlantique les débats sur l'origine réelle de ce plan de paix qui, même s'il a été amendé ces derniers jours, a mis le feu au Parti républicain.Des sénateurs républicains, dont Roger Wicker et Mike Rounds, dénoncent un plan de paix qu'ils jugent contraire à la tradition américaine de fermeté face à la Russie et l'accusent de légitimer l'agression de Vladimir Poutine. À la Chambre des représentants, d'autres élus, comme Don Bacon, fustigent un texte perçu comme une capitulation imposée à l'Ukraine et affirment qu'il expose Kiev à de nouvelles menaces. Une fronde qui révèle une fracture idéologique majeure au sein du camp Trump, déjà fragilisé par le dossier Epstein. Des divisions au sein du camp présidentiel sont apparues sur fond de cette affaire, au point que Donald Trump a même publiquement rompu avec l'une des figures du mouvement « Make America Great Again », Marjorie Taylor Greene.Alors, quel est le contenu de l'accord de paix en discussion ? Quelles sont les relations entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Le président américain est-il en train de vivre la première crise politique de son second mandat ? Que sait-on également des liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein ? Qu'est-ce que Jmail, la copie de la boîte mail de Jeffrey Epstein consultable en ligne ?À l'approche de Thanksgiving, si le président américain continue de faire le show, d'insulter ses adversaires politiques et de se moquer de journalistes, il semble aller de contrariété en contrariété, y compris devant les tribunaux. La dernière en date a une connotation toute personnelle : les inculpations de deux de ses adversaires politiques honnis, la procureure de New York, Letitia James, et l'ancien patron du FBI, James Comey, ont été annulées lundi 24 novembre pour vice de procédure. Un revers majeur pour le département de la Justice.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre- Régis GENTE - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Notre homme à Washington- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
C dans l'air du 26 novembre 2025 - Russie, affaire Epstein: les liaisons dangereuses de TrumpAprès un week-end de pourparlers à Genève sur le plan de paix de Donald Trump, Ukrainiens et Américains se seraient mis d'accord sur un document remanié. Donald Trump a estimé mardi soir qu'il ne restait que « quelques points de désaccord » à régler pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. L'émissaire spécial américain Steve Witkoff doit se rendre en Russie pour discuter directement avec Vladimir Poutine de ce plan, réécrit ce week-end avec les Européens. Le Kremlin a confirmé ce mercredi la rencontre la « semaine prochaine », tout en soulignant qu'il est « encore trop tôt » pour parler d'un accord de paix.Parallèlement, aux États-Unis, le média Bloomberg a révélé cette nuit — retranscription téléphonique à l'appui — que Steve Witkoff avait donné des conseils, en octobre dernier, à un conseiller de Vladimir Poutine sur la meilleure manière de présenter au président américain un plan de règlement du conflit en Ukraine. De quoi relancer outre-Atlantique les débats sur l'origine réelle de ce plan de paix qui, même s'il a été amendé ces derniers jours, a mis le feu au Parti républicain.Des sénateurs républicains, dont Roger Wicker et Mike Rounds, dénoncent un plan de paix qu'ils jugent contraire à la tradition américaine de fermeté face à la Russie et l'accusent de légitimer l'agression de Vladimir Poutine. À la Chambre des représentants, d'autres élus, comme Don Bacon, fustigent un texte perçu comme une capitulation imposée à l'Ukraine et affirment qu'il expose Kiev à de nouvelles menaces. Une fronde qui révèle une fracture idéologique majeure au sein du camp Trump, déjà fragilisé par le dossier Epstein. Des divisions au sein du camp présidentiel sont apparues sur fond de cette affaire, au point que Donald Trump a même publiquement rompu avec l'une des figures du mouvement « Make America Great Again », Marjorie Taylor Greene.Alors, quel est le contenu de l'accord de paix en discussion ? Quelles sont les relations entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Le président américain est-il en train de vivre la première crise politique de son second mandat ? Que sait-on également des liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein ? Qu'est-ce que Jmail, la copie de la boîte mail de Jeffrey Epstein consultable en ligne ?À l'approche de Thanksgiving, si le président américain continue de faire le show, d'insulter ses adversaires politiques et de se moquer de journalistes, il semble aller de contrariété en contrariété, y compris devant les tribunaux. La dernière en date a une connotation toute personnelle : les inculpations de deux de ses adversaires politiques honnis, la procureure de New York, Letitia James, et l'ancien patron du FBI, James Comey, ont été annulées lundi 24 novembre pour vice de procédure. Un revers majeur pour le département de la Justice.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre- Régis GENTE - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Notre homme à Washington- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
durée : 00:04:32 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, dans le Donbass, la bataille pour le contrôle de la ville stratégique de Pokrovsk fait toujours rage. Alors que la ville est prise en tenaille par les forces russes, nos envoyés spéciaux en Ukraine ont passé vingt-quatre heures auprès des artilleurs ukrainiens, au plus près des combats. - réalisation : Marc Garvenes
C dans l'air du 24 novembre 2025 - Ukraine : le plan de paix de Trump, l'inquiétude des EuropéensUne semaine décisive s'ouvre pour l'Ukraine. Donald Trump a donné à Volodymyr Zelensky jusqu'à jeudi pour se prononcer sur son plan de paix. Mais en l'état, il est jugé inacceptable par Kiev, car il reprend toutes les exigences russes — territoriales notamment —, et par les Européens, qui y voient une capitulation forcée, avec un risque pour la sécurité de l'Europe. Les négociations ont donc repris dimanche en Suisse, en présence des Américains, des Ukrainiens et des Européens. Réunis à Genève, le secrétaire d'État américain et le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, ont salué hier en fin d'après-midi les « bons progrès » dans les pourparlers.« Je pense que nous avons probablement eu la réunion la plus productive et significative jusqu'à présent dans tout ce processus », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, aux journalistes, sans donner plus de détails. L'un des membres de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de sécurité ukrainien, a estimé qu'une nouvelle version du texte « reflète déjà la plupart des priorités clés » de Kiev.Tout en s'accordant avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la nécessité de « travailler tous ensemble en ce moment critique afin d'instaurer une paix juste et durable », selon les mots de Downing Street, le président Trump maintient la pression sur Volodymyr Zelensky, à qui il a reproché un manque de « gratitude », alors que son propre camp se déchire sur le plan de paix. Certaines voix, notamment au sein des républicains, estiment qu'il aurait été soufflé aux Américains par les Russes. « Cette administration n'est pas responsable de cette publication sous sa forme actuelle », a ainsi déclaré le républicain Mike Rounds, élu du Dakota du Sud.Depuis l'Afrique du Sud, où il représente la France au G20, Emmanuel Macron est revenu samedi sur le plan de Donald Trump, estimant qu'« il ne peut pas y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens et le respect de leur souveraineté ». En marge de ce sommet, le chef de l'État a également réitéré sa confiance au général Fabien Mandon, qui avait déclaré mardi que « la France doit accepter de perdre des enfants », estimant qu'il avait tenu devant les maires un « discours beaucoup plus élaboré que la phrase qu'on en a sortie ». Il a par ailleurs confirmé son intention de rétablir un service militaire volontaire dans le pays, face à la montée des périls sur le continent.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence russes se multiplient dans l'Hexagone et dans toute l'Europe. Nos journalistes se sont rendus en Lituanie où, ce lundi, la cour de justice de Vilnius a rendu son verdict dans l'affaire de l'incendie, en 2024, d'un magasin Ikea et a condamné un adolescent ukrainien à 3 ans et 4 mois de détention. Son acte a été requalifié de terroriste par la justice lituanienne. Selon le procureur, la Russie avait « connaissance » de ses intentions et il a agi « dans l'intérêt d'un service de renseignement militaire étranger ».Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major de l'armée de l'air et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Elise VINCENT - Journaliste chargée des questions de défense au Monde- Laure MANDEVILLE - Grand reporter au Figaro, autrice de L'Ukraine se lève chez Talland éditions - Pierre HAROCHE - maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de « Dans la forge du monde. Comment le choc des puissances façonne l'Europe », publié aux éditions Fayard
C dans l'air du 24 novembre 2025 - Ukraine : le plan de paix de Trump, l'inquiétude des EuropéensUne semaine décisive s'ouvre pour l'Ukraine. Donald Trump a donné à Volodymyr Zelensky jusqu'à jeudi pour se prononcer sur son plan de paix. Mais en l'état, il est jugé inacceptable par Kiev, car il reprend toutes les exigences russes — territoriales notamment —, et par les Européens, qui y voient une capitulation forcée, avec un risque pour la sécurité de l'Europe. Les négociations ont donc repris dimanche en Suisse, en présence des Américains, des Ukrainiens et des Européens. Réunis à Genève, le secrétaire d'État américain et le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, ont salué hier en fin d'après-midi les « bons progrès » dans les pourparlers.« Je pense que nous avons probablement eu la réunion la plus productive et significative jusqu'à présent dans tout ce processus », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, aux journalistes, sans donner plus de détails. L'un des membres de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de sécurité ukrainien, a estimé qu'une nouvelle version du texte « reflète déjà la plupart des priorités clés » de Kiev.Tout en s'accordant avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la nécessité de « travailler tous ensemble en ce moment critique afin d'instaurer une paix juste et durable », selon les mots de Downing Street, le président Trump maintient la pression sur Volodymyr Zelensky, à qui il a reproché un manque de « gratitude », alors que son propre camp se déchire sur le plan de paix. Certaines voix, notamment au sein des républicains, estiment qu'il aurait été soufflé aux Américains par les Russes. « Cette administration n'est pas responsable de cette publication sous sa forme actuelle », a ainsi déclaré le républicain Mike Rounds, élu du Dakota du Sud.Depuis l'Afrique du Sud, où il représente la France au G20, Emmanuel Macron est revenu samedi sur le plan de Donald Trump, estimant qu'« il ne peut pas y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens et le respect de leur souveraineté ». En marge de ce sommet, le chef de l'État a également réitéré sa confiance au général Fabien Mandon, qui avait déclaré mardi que « la France doit accepter de perdre des enfants », estimant qu'il avait tenu devant les maires un « discours beaucoup plus élaboré que la phrase qu'on en a sortie ». Il a par ailleurs confirmé son intention de rétablir un service militaire volontaire dans le pays, face à la montée des périls sur le continent.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence russes se multiplient dans l'Hexagone et dans toute l'Europe. Nos journalistes se sont rendus en Lituanie où, ce lundi, la cour de justice de Vilnius a rendu son verdict dans l'affaire de l'incendie, en 2024, d'un magasin Ikea et a condamné un adolescent ukrainien à 3 ans et 4 mois de détention. Son acte a été requalifié de terroriste par la justice lituanienne. Selon le procureur, la Russie avait « connaissance » de ses intentions et il a agi « dans l'intérêt d'un service de renseignement militaire étranger ».Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major de l'armée de l'air et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Elise VINCENT - Journaliste chargée des questions de défense au Monde- Laure MANDEVILLE - Grand reporter au Figaro, autrice de L'Ukraine se lève chez Talland éditions - Pierre HAROCHE - maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de « Dans la forge du monde. Comment le choc des puissances façonne l'Europe », publié aux éditions Fayard
durée : 00:04:19 - Le Grand reportage de France Inter - En Ukraine, dans le Donbass, la bataille pour le contrôle de la ville stratégique de Pokrovsk fait toujours rage. Alors que la ville est prise en tenaille par les forces russes, nos envoyés spéciaux en Ukraine ont passé vingt-quatre heures auprès des artilleurs ukrainiens, au plus près des combats. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air l'invité du 22 novembre 2025 avec Gallagher Fenwick, journaliste, spécialiste des questions internationalesHier, les États-Unis ont présenté un projet de plan de paix pour l'Ukraine, préparé sans concertation avec les Européens et qui reprend plusieurs exigences de la Russie : une reconnaissance de la Crimée, de Louhansk et de Donetsk comme des régions russes de facto, une réduction de la taille de l'armée ukrainienne, un renoncement de la part de Kiev à intégrer l'OTAN et un retour de la Russie à la table du G7, qui redeviendrait alors le G8.Donald Trump a donné jusqu'au 27 novembre à Kiev pour consentir à l'accord proposé.Si des responsables ukrainiens et américains se retrouveront prochainement en Suisse pour mener des « consultations » et discuter du plan américain, plusieurs dirigeants occidentaux au G20 ont d'ores et déjà affirmé que ce plan requiert un « travail supplémentaire ».Emmanuel Macron a quant lui rappelé qu'« il ne peut pas y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens, et sans le respect de leur souveraineté ». Mais « L'Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile : la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé» de l'aveu même de Volodymyr Zelensky. Fragilisé par l'avancée de l'armée russe qui continue de grignoter du terrain et par un scandale de corruption, le président ukrainien se trouve affaibli face à un Donald Trump qui semble inflexible : « À un moment donné il va devoir accepter quelque chose », a t-il affirmé hier.Gallagher Fenwick, journaliste, spécialiste des questions internationales, reviendra sur le projet de plan de paix pour l'Ukraine, préparé sans concertation avec les Européens et qui reprend plusieurs exigences de la Russie.Il est l'auteur de “ Volodymyr Zelensky - l'Ukraine dans le sang" (Editions du Rocher, 2022).
C dans l'air l'invité du 22 novembre 2025 avec Gallagher Fenwick, journaliste, spécialiste des questions internationalesHier, les États-Unis ont présenté un projet de plan de paix pour l'Ukraine, préparé sans concertation avec les Européens et qui reprend plusieurs exigences de la Russie : une reconnaissance de la Crimée, de Louhansk et de Donetsk comme des régions russes de facto, une réduction de la taille de l'armée ukrainienne, un renoncement de la part de Kiev à intégrer l'OTAN et un retour de la Russie à la table du G7, qui redeviendrait alors le G8.Donald Trump a donné jusqu'au 27 novembre à Kiev pour consentir à l'accord proposé.Si des responsables ukrainiens et américains se retrouveront prochainement en Suisse pour mener des « consultations » et discuter du plan américain, plusieurs dirigeants occidentaux au G20 ont d'ores et déjà affirmé que ce plan requiert un « travail supplémentaire ».Emmanuel Macron a quant lui rappelé qu'« il ne peut pas y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens, et sans le respect de leur souveraineté ». Mais « L'Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile : la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé» de l'aveu même de Volodymyr Zelensky. Fragilisé par l'avancée de l'armée russe qui continue de grignoter du terrain et par un scandale de corruption, le président ukrainien se trouve affaibli face à un Donald Trump qui semble inflexible : « À un moment donné il va devoir accepter quelque chose », a t-il affirmé hier.Gallagher Fenwick, journaliste, spécialiste des questions internationales, reviendra sur le projet de plan de paix pour l'Ukraine, préparé sans concertation avec les Européens et qui reprend plusieurs exigences de la Russie.Il est l'auteur de “ Volodymyr Zelensky - l'Ukraine dans le sang" (Editions du Rocher, 2022).
durée : 00:10:30 - Journal de 18h - Plusieurs pays européens ont envoyé leurs conseillers à Genève dimanche où des pourparlers se tiennent entre Américains et Ukrainiens sur la fin de la guerre. L'Europe tente à tous prix d'amender le plan américain favorable à la Russie.
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - De quelle marge de manœuvre disposeront les Européens à Genève ? Des responsables français, allemand, britanniques et italiens doivent participer aux discussions entre Ukrainiens et Américains sur la fin de la guerre et proposer des alternatives au plan Trump.
C dans l'air du 15 novembre 2025 - Survols de drones en France : l'ombre du KremlinPokrovsk menace de tomber. La ville du sud-est, qui fait l'objet de combats depuis plus d'un an, est désormais encerclée par les Russes. Si elle tombe, ce sera la plus grosse prise du Kremlin depuis Bakhmout en 2023. Les mauvaises nouvelles s'amoncellent pour le gouvernement ukrainien, déjà secoué par un scandale de corruption. C'est dans ce contexte que Volodymyr Zelensky rencontrera lundi Emmanuel Macron à Paris. Une visite qui vise, selon l'Élysée, à "réaffirmer l'engagement de la France aux côtés de l'Ukraine". Ce sera aussi l'occasion pour Emmanuel Macron d'évoquer les tentatives d'intimidation menées par la Russie. Ces dernières semaines plusieurs sites militaires et industriels français ont été survolés par des drones. Si les commanditaires n'ont pas encore été identifiés, l'ombre de la Russie plane sur ces opérations.Sur le front ukrainien, les combats font rage et les médecins ont de plus en plus de mal à absorber le flot de blessés. Dans le Donbass, les Ukrainiens ont mis en place des hôpitaux de campagne pour soigner les victimes avant qu'elles repartent au front. Les drones kamikazes FPV, également utilisés par les Ukrainiens, vont des ravages dans les positions ukrainiennes. Une équipe de C dans l'air a pu se rendre à proximité de la zone de front.Dans l'est de l'Europe, on observe avec crainte l'évolution du conflit et l'importance prise par les drones dans les combats. En Lituanie, le ministère de la Défense forme depuis plusieurs mois des élèves au pilotage de ces engins volants. Officiellement, on parle d'usage médical ou policier, mais la menace russe est dans toutes les têtes. D'autant que la Lituanie a aussi fait l'objet de survols de drones en juillet et en octobre. Face à cette menace aérienne, le ministre de la Défense lui-même a reconnu "des lacunes et des failles à combler".À quelle vitesse les Russes progressent-ils en Ukraine ? Comment les Ukrainiens gèrent-ils l'afflux de blessés en provenance du front ? Et pourquoi les États baltes s'inquiètent des manœuvres d'intimidations de la Russie ?Nos experts : - Anthony BELLANGER - Journaliste, éditorialiste et spécialiste des questions internationales sur FranceinfoTV- Marie JÉGO - Journaliste spécialiste de la Russie et ancienne correspondante à Moscou - Le Monde- Maryse BURGOT - Grand reporter - France Télévisions- Colonel Michel GOYA - Ancien officier des troupes de marines et historien- Sylvain TRONCHET - Correspondant à Moscou - Radio-France
C dans l'air du 15 novembre 2025 - Survols de drones en France : l'ombre du KremlinPokrovsk menace de tomber. La ville du sud-est, qui fait l'objet de combats depuis plus d'un an, est désormais encerclée par les Russes. Si elle tombe, ce sera la plus grosse prise du Kremlin depuis Bakhmout en 2023. Les mauvaises nouvelles s'amoncellent pour le gouvernement ukrainien, déjà secoué par un scandale de corruption. C'est dans ce contexte que Volodymyr Zelensky rencontrera lundi Emmanuel Macron à Paris. Une visite qui vise, selon l'Élysée, à "réaffirmer l'engagement de la France aux côtés de l'Ukraine". Ce sera aussi l'occasion pour Emmanuel Macron d'évoquer les tentatives d'intimidation menées par la Russie. Ces dernières semaines plusieurs sites militaires et industriels français ont été survolés par des drones. Si les commanditaires n'ont pas encore été identifiés, l'ombre de la Russie plane sur ces opérations.Sur le front ukrainien, les combats font rage et les médecins ont de plus en plus de mal à absorber le flot de blessés. Dans le Donbass, les Ukrainiens ont mis en place des hôpitaux de campagne pour soigner les victimes avant qu'elles repartent au front. Les drones kamikazes FPV, également utilisés par les Ukrainiens, vont des ravages dans les positions ukrainiennes. Une équipe de C dans l'air a pu se rendre à proximité de la zone de front.Dans l'est de l'Europe, on observe avec crainte l'évolution du conflit et l'importance prise par les drones dans les combats. En Lituanie, le ministère de la Défense forme depuis plusieurs mois des élèves au pilotage de ces engins volants. Officiellement, on parle d'usage médical ou policier, mais la menace russe est dans toutes les têtes. D'autant que la Lituanie a aussi fait l'objet de survols de drones en juillet et en octobre. Face à cette menace aérienne, le ministre de la Défense lui-même a reconnu "des lacunes et des failles à combler".À quelle vitesse les Russes progressent-ils en Ukraine ? Comment les Ukrainiens gèrent-ils l'afflux de blessés en provenance du front ? Et pourquoi les États baltes s'inquiètent des manœuvres d'intimidations de la Russie ?Nos experts : - Anthony BELLANGER - Journaliste, éditorialiste et spécialiste des questions internationales sur FranceinfoTV- Marie JÉGO - Journaliste spécialiste de la Russie et ancienne correspondante à Moscou - Le Monde- Maryse BURGOT - Grand reporter - France Télévisions- Colonel Michel GOYA - Ancien officier des troupes de marines et historien- Sylvain TRONCHET - Correspondant à Moscou - Radio-France