POPULARITY
Categories
Au sommaire : Une coalition internationale, dont la France est membre, se réunit aujourd'hui au Canada pour localiser et rapatrier les enfants ukrainiens enlevés par la Russie, avec un bilan estimé entre 20 000 et 35 000 cas selon les sources.Le pape Léon XIV poursuit sa visite en France en se rendant à Metz pour évoquer la construction européenne comme source de paix, après avoir rencontré hier des victimes d'abus sexuels à Lourdes.Les victimes d'abus sexuels rencontrées par le pape à Lourdes ont exprimé leur émotion face à cet échange, certaines retrouvant la foi après des décennies d'absence.La Suisse rejette largement un texte constitutionnel visant à durcir sa neutralité, avec plus de 70% de votes contre une initiative jugée pro-russe.Le Rassemblement National obtient son premier groupe au Sénat avec au moins 15 élus, tandis que la majorité de droite et centriste est reconduite au renouvellement de la Chambre haute.En Irlande du Nord, des tensions renaissent entre catholiques et protestants après l'autorisation d'une marche de l'Ordre d'Orange à Portadown pour la première fois depuis 30 ans.Malgré l'arrivée de l'automne, les moustiques tigres prolongent leur présence en France avec des conditions météorologiques idéales pour leur développement et celui des virus qu'ils transportent.96 cas de dengue ou de chikungunya et 117 cas du virus du Nil occidental ont été contractés directement en métropole cette saison, établissant de nouveaux records.Zinedine Zidane dispute ce soir son deuxième match à la tête de l'équipe de France contre la Belgique à Bruxelles, sans le capitaine Kylian Mbappé blessé.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Olivier KEMPF, docteur en science politique, directeur du cabinet de synthèse stratégique La Vigie. Auteur de Géopolitique des évangiles (éditions Desclée de Brouwer)Sur notre antenne, on continue de prendre la mesure du voyage apostolique du pape Léon XIV en France, d'une grande richesse, d'une grande densité. Il s'est passé quelque chose. Le pape américain a touché les cœurs des Français. Il faut dire que le saint père a bien insisté sur la France attachée à ses « racines chrétiennes », à « son identité », son « héritage » en conjuguant cette réalité fondamentale aux exigences évangéliques de notre temps, sur le terrain de toutes les fragilités, pour rappeler la dignité inaliénable de toute personne. Hier à Metz, Léon XIV s'est exprimé sur l'Europe en rendant hommage à Robert Schuman – mais en l'absence remarquée des chefs d'État et de gouvernement de l'UE. Après une carrière dans l'armée, le général Olivier Kempf est devenu géopolitologue. Il estime que les propos du pape, même s'il ne cite pas l'Ukraine, invitent à trouver urgemment une solution négociée, tant les Ukrainiens sont épuisés par cinq années d'un conflit sans issue.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Ukraine, la guerre dure depuis 4 ans et demi, une éternité pour les enfants et les adolescents. Certains ont dû fuir leur ville, leur maison, beaucoup ont perdu des proches, des parents, tous sont marqués par le danger sourd et permanent. Une situation lourde de conséquences alors qu'ils et elles sont en pleine construction. Pour que l'enfance des petits Ukrainiens ne soit pas volée, un centre leur vient en aide. De nos envoyés spéciaux à Mykolaïv, À Mykolaïv, au sud de l'Ukraine, un centre accueille des enfants et des adolescents marqués par les dernières années, par le conflit, et leur fournit un soutien psychologique. « Je m'appelle Yaroslav, j'ai 17 ans et je viens de Kherson. Au début de la guerre, nous avons vécu sous occupation, témoigne l'adolescent. Après la libération de la ville, nous sommes venus ici à Mykolaïv avec ma famille. Et je viens au centre pour faire quelque chose de mes mains, faire parler ma créativité. » « Ici, on les écoute et c'est le plus important : on écoute d'abord, on analyse après. On parle de tout. C'est un espace de vie en dehors de l'école, en dehors du domicile parental. Le genre de vie auquel tous les enfants devraient avoir accès, souligne Olyna Diomina, travailleuse psychosociale qui accompagne ces enfants au quotidien. « Vous savez, la plupart d'entre eux ne sont presque jamais allés à l'école en personne. D'abord, il y a eu le Covid et puis la guerre est arrivée. Ils ont du mal à sociabiliser et ils souffrent de stress psychologique et ils ne savent pas comment gérer cette situation. C'est à nous, les adultes, de les aider. » À lire aussiUkraine: à Zaporijjia, des écoles souterraines pour protéger les élèves des frappes russes Voler aux enfants « leur éducation, leur créativité… tout » Le père d'Anna-Maria, treize ans, est parti sur le front. Mais la guerre lui a aussi volé son insouciance. « Au moins, avec le Covid-19 on pouvait porter un masque, ce genre de chose. Avec la guerre, personne ne sait s'il se réveillera le lendemain matin. J'ai commencé à m'isoler, j'ai fait une dépression, je n'arrivais même plus à sortir de chez moi, se rappelle l'adolescente. Et ça a laissé des traces : aujourd'hui encore, à la moindre détonation, j'attrape mes affaires et je fonce à la cave, en un instant. » Les sirènes retentissent, un stress permanent qui a des conséquences psychologiques et provoque « une peur incurable, selon Olyna Diomina. Tous les jours, c'est la loterie. Qui ce sera aujourd'hui ? Est-ce que ce sera vous ? Si les adultes ont peur, imaginez à quel point c'est terrifiant pour un enfant. Parfois j'ai l'impression que [les Russes] le font exprès, qu'ils ne veulent pas simplement leur voler leur enfance mais aussi leur éducation, leur créativité… Tout. » Les professionnels de ce centre viennent en aide chaque mois à 500 personnes, dont environ 300 enfants de 5 à 18 ans. Quelle que soit l'issue du conflit, un défi immense se dresse devant l'Ukraine : prendre soin de ces enfants et de ces adolescents marqués par la guerre. À écouter dans La marche du mondeEnfants en guerre, guerre à l'enfance ?
durée : 00:03:16 - InterNational - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:16 - La grande matinale - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Ukraine, la guerre dure depuis 4 ans et demi, une éternité pour les enfants et les adolescents. Certains ont dû fuir leur ville, leur maison, beaucoup ont perdu des proches, des parents, tous sont marqués par le danger sourd et permanent. Une situation lourde de conséquences alors qu'ils et elles sont en pleine construction. Pour que l'enfance des petits Ukrainiens ne soit pas volée, un centre leur vient en aide. De nos envoyés spéciaux à Mykolaïv, À Mykolaïv, au sud de l'Ukraine, un centre accueille des enfants et des adolescents marqués par les dernières années, par le conflit, et leur fournit un soutien psychologique. « Je m'appelle Yaroslav, j'ai 17 ans et je viens de Kherson. Au début de la guerre, nous avons vécu sous occupation, témoigne l'adolescent. Après la libération de la ville, nous sommes venus ici à Mykolaïv avec ma famille. Et je viens au centre pour faire quelque chose de mes mains, faire parler ma créativité. » « Ici, on les écoute et c'est le plus important : on écoute d'abord, on analyse après. On parle de tout. C'est un espace de vie en dehors de l'école, en dehors du domicile parental. Le genre de vie auquel tous les enfants devraient avoir accès, souligne Olyna Diomina, travailleuse psychosociale qui accompagne ces enfants au quotidien. « Vous savez, la plupart d'entre eux ne sont presque jamais allés à l'école en personne. D'abord, il y a eu le Covid et puis la guerre est arrivée. Ils ont du mal à sociabiliser et ils souffrent de stress psychologique et ils ne savent pas comment gérer cette situation. C'est à nous, les adultes, de les aider. » À lire aussiUkraine: à Zaporijjia, des écoles souterraines pour protéger les élèves des frappes russes Voler aux enfants « leur éducation, leur créativité… tout » Le père d'Anna-Maria, treize ans, est parti sur le front. Mais la guerre lui a aussi volé son insouciance. « Au moins, avec le Covid-19 on pouvait porter un masque, ce genre de chose. Avec la guerre, personne ne sait s'il se réveillera le lendemain matin. J'ai commencé à m'isoler, j'ai fait une dépression, je n'arrivais même plus à sortir de chez moi, se rappelle l'adolescente. Et ça a laissé des traces : aujourd'hui encore, à la moindre détonation, j'attrape mes affaires et je fonce à la cave, en un instant. » Les sirènes retentissent, un stress permanent qui a des conséquences psychologiques et provoque « une peur incurable, selon Olyna Diomina. Tous les jours, c'est la loterie. Qui ce sera aujourd'hui ? Est-ce que ce sera vous ? Si les adultes ont peur, imaginez à quel point c'est terrifiant pour un enfant. Parfois j'ai l'impression que [les Russes] le font exprès, qu'ils ne veulent pas simplement leur voler leur enfance mais aussi leur éducation, leur créativité… Tout. » Les professionnels de ce centre viennent en aide chaque mois à 500 personnes, dont environ 300 enfants de 5 à 18 ans. Quelle que soit l'issue du conflit, un défi immense se dresse devant l'Ukraine : prendre soin de ces enfants et de ces adolescents marqués par la guerre. À écouter dans La marche du mondeEnfants en guerre, guerre à l'enfance ?
Christian Makarian décrypte la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies.La rencontre à la Trump Tower s'est déroulée dans un contexte de divergences majeures entre les deux pays. Alors que l'Europe attribue la hausse des prix du pétrole à la guerre en Ukraine, l'administration Trump estime que la responsabilité incombe aux Ukrainiens eux-mêmes, qui frappent les infrastructures énergétiques russes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La guerre en Ukraine laisse derrière elle plusieurs millions de victimes ; civils et militaires, morts, blessés, disparus. Et bien sûr, demeurent des enfants… ils ont perdu une mère, un père, parfois les deux, au front, ou lors des bombardements menés par la Russie sur les villes ukrainiennes. Nous avons suivi cinquante de ces orphelins dans une colonie de vacances un peu particulière dans l'ouest du pays : un refuge à l'abri du fracas des armes. Au programme : des activités sportives, artistiques, des lectures, ainsi que des séances de thérapie collectives et individuelles, pour soigner les blessures invisibles de cette enfance dans la guerre. Les traumatismes sont encore si vifs, que ce sont surtout les adultes qui racontent leur histoire. « Orphelins ukrainiens, thérapies de vacances dans les Carpates », un Grand reportage de Lucas Lazo, avec la collaboration de Yashar Fasilov.
durée : 00:10:26 - Le journal de 18h00 - Une attaque de drone a visé hier un train qui transporte habituellement à Kiev les dirigeants étrangers en visite en Ukraine. Pas de victime, mais les Russes cherchent visiblement à effrayer les responsables européens engagés aux côtés des Ukrainiens. L'UE dénonce les menaces du Kremlin. - équipe : Alison Vicrobeck, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:26 - Les journaux de France Culture - Une attaque de drone a visé hier un train qui transporte habituellement à Kiev les dirigeants étrangers en visite en Ukraine. Pas de victime, mais les Russes cherchent visiblement à effrayer les responsables européens engagés aux côtés des Ukrainiens. L'UE dénonce les menaces du Kremlin. - équipe : Alison Vicrobeck, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : Le Canada envisage un rapprochement avec l'Union Européenne en tant que membre associé pour diversifier ses partenaires commerciaux face à la guerre commerciale avec les États-Unis.La Russie intensifie ses attaques contre les infrastructures ferroviaires ukrainiennes, notamment la ligne reliant Kiev à Varsovie, menaçant les civils et la logistique du pays.Le gouvernement français propose de faciliter les donations familiales en relevant le plafond d'exonération à 50 000 euros et en réduisant les taux de taxation sur les transmissions immobilières.Les élections législatives suédoises restent très serrées entre la gauche menée par les socio-démocrates et la coalition gouvernementale de droite.Le jardin de Claude Monet à Giverny, visité par 900 000 personnes chaque année, nécessite un entretien constant et complexe pour préserver son héritage botanique et artistique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 11 septembre 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA VICTOIRE DE L'AfD EN SAXE-ANHALT43,8 % des suffrages exprimés et 77,8% de participation : le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a obtenu le 6 septembre, dans le Land de Saxe-Anhalt, un score sans équivalent pour un parti d'extrême droite allemand depuis 1945. C'est dans ce même Land qu'en 1932, le Parti national socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), celui par lequel Adolf Hitler est arrivé au pouvoir, réussissait pour la première fois à obtenir une majorité relative et à diriger le gouvernement d'un des quinze Etats constitutifs de la République de Weimar. L'AfD fait plus que doubler son score de 2021. De son côté, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti du chancelier, Friedrich Merz, chute à environ 17%, deux fois moins qu'il y a cinq ans. Toutefois, faute d'obtenir une majorité de sièges, le parti d'Ulrich Siegmund doit désormais trouver des partenaires s'il veut accéder au pouvoir, et appliquer son programme radical.Contrairement à d'autres formations d'extrême droite en Europe, l'AID n'a jamais cherché à se « dédiaboliser ». Son programme prévoit notamment une restriction des conditions de naturalisation, l'abolition du droit d'asile, la déchéance de nationalité pour les binationaux "dangereux", la suppression du statut particulier dont bénéficient les Ukrainiens, la mise en place de "programmes volontaires de remigration" et d'expulsions forcées. Il prône par ailleurs un rapprochement avec Moscou, ainsi qu'une reprise des importations de gaz russe abandonnées depuis 2022. Il prévoit en outre la relance d'une politique familiale nataliste, la reprise en main de l'école et le rejet de la transition écologique. Il vise également à exclure des écoles les élèves handicapés et les enfants de réfugiés, ou de réviser l'enseignement de l'histoire pour en finir avec le « masochisme national » et la « perpétuation d'une névrose » autour du nazisme.Créé en 2013, l'AfD est à l'origine un parti eurosceptique plutôt bourgeois issu du parti libéral, né lors de la crise de la zone euro en opposition aux plans de soutien aux pays du sud de l'Europe. Il se transforme très vite, notamment avec la crise des réfugiés syriens en 2015, en un parti d'extrême droite, raciste et xénophobe, infiltré par de nombreux néonazis. Son électorat est majoritairement masculin. Le parti séduit particulièrement les tranches d'âge intermédiaires, à partir de 35 ans et jusqu'à l'âge de la retraite. Mais pas les personnes âgées. On y retrouve beaucoup d'ouvriers travaillant dans l'industrie.Selon les sondages, l'AfD arrive en tête dans tous les Länder situés à l'Est de l'ancien rideau de fer, sauf Berlin. C'est le cas du Brandebourg (37%), de la Saxe (42%), de la Thuringe (40%) et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (35%) où se tiendront des élections régionales le 20 septembre prochain. Toutefois, alors que de multiples crises - afflux migratoire de 2015, pandémie de Covid-19, guerre en Russie, flambée des prix de l'énergie, attentats islamistes sur le sol national - affectent tout le pays, l'AfD gagne du terrain partout dans tout le pays.QUELLE PLACE POUR LA DETTE DANS LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE ?Au premier trimestre selon l'Insee, la dette publique française a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5 % du PIB. Le gouvernement vise un déficit à 5% en 2026, contre 5,1 % en 2025, 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023.Depuis le 18 août, le taux d'intérêt de notre dette à dix ans est de 4,1 %, soit son plus haut niveau depuis novembre 2008, lors de la crise financière. Il avait alors atteint 4,2 %. Sur les six premiers mois de l'année, la charge de la dette s'est alourdie de plus de 5 milliards d'euros. Mi-juillet, quatre économistes, missionnés par Bercy, ont remis un rapport dans lequel ils estiment à 126 milliards d'euros les efforts à réaliser dès 2027 pour stabiliser le taux de dette publique en France d'ici à 2032.Faute de quoi celle-ci passerait à 130 % du PIB en 2030.Sept des candidats à l'élection présidentielle étaient réunis, fin août, par le Medef : Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Bruno Retailleau. L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a proposé de revenir sous les 3 % de déficit d'ici à 2032 et à l'équilibre en dix ans. Il prévoit de « changer assez profondément notre système social» et de reprendre le calendrier prévu de la réforme Borne des retraites, suspendue dans le budget 2026 par le gouvernement de Lecornu. Son concurrent direct, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, veut aussi maîtriser les comptes par le biais du social. Selon lui, la clé de la maîtrise de la dette réside dans celle de la dépense sociale, plus particulièrement des retraites qui représentent 420 milliards d'euros par an, soit 25 % de l'ensemble de la dépense publique. En tête des sondages, Marine Le Pen a déjà un chiffre en tête. Si elle accède à l'Elysée, la candidate du Rassemblement national mènera un plan d'économies de 125 milliards d'euros sur le quinquennat. Ses solutions pour résorber l'endettement : la suppression d'agences de l'État, la lutte contre l'immigration et la baisse de la contribution à l'Union européenne. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, estime qu'il suffirait de « foutre au feu » les titres de dette française (environ 20 %) détenus par la Banque centrale européenne pour régler la question. Le candidat Place publique, Raphaël Glucksmann veut aussi « [s|'attaquer à la dette », en faisant des économies mais aussi en mettant à contribution les grands héritages.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un progrès, sans doute, mais aussi un danger ? Vraiment ? Eh bien, il y a des risques de dérapages. Et des incidents se sont déjà produits. « Chaque jour qui passe révèle une nouvelle faille au sein des intelligences artificielles, relève Le Figaro, à Paris. Le géant de l'IA, Anthropic [la firme qui a créé Claude, NDLR], a publié hier soir une nouvelle étude dans laquelle il révèle de nouveaux comportements inquiétants chez ses modèles. » Au total, « quatre incidents dans lesquels ses modèles se sont échappés et ont enchaîné des actions malveillantes ». Voici l'un de ces incidents, pointe le journal : « La firme californienne avait donné pour mission à l'une de ses IA, le surpuissant Claude Mythos 5, de pirater une entreprise fictive dans le cadre d'une opération virtuelle. Mais le modèle a découvert rapidement qu'il pouvait accéder au véritable Internet, alors qu'il était censé rester dans sa simulation. Il s'est échappé et a commencé donc à agir en dehors du cadre prévu », créant notamment des logiciels de piratage. « Là où l'affaire devient très intéressante, poursuit Le Figaro, c'est que Claude Mythos savait pertinemment qu'il enfreignait son "alignement". Pour rappel, précise le journal, l'alignement désigne le phénomène par lequel une intelligence artificielle poursuit des objectifs en phase avec les valeurs humaines. » Le syndrome Frankenstein… Inquiétant également, pointe pour sa part Libération, le piratage cet été de la plate-forme franco-américaine Hugging Face par des IA incontrôlées d'OpenAI, la firme de Sam Altman. Encore plus inquiétants, ces propos tenus par un chercheur d'Anthropic qui a décidé de démissionner : « Les gens qui construisent l'IA, a-t-il dit, croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici à la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing ». Et Libération de s'interroger : « L'IA a-t-elle atteint le moment redouté où la technologie échappe au contrôle de son créateur, se retournant contre lui ? Comme dans Frankenstein ? » On en n'est pas là, veut croire le journal. « On a envie de miser sur l'équipage. Avec ceux (chercheurs, ingénieurs), qui claquent la porte ou qui résistent de l'intérieur. Sinon, il restera la mutinerie ». Contrôler… ou pas ? « Le flot de prédictions apocalyptiques concernant l'intelligence artificielle atteint des sommets », constate le Washington Post. Mais pour le quotidien américain, pas question d'imposer des réglementations publiques : « L'avènement de l'ère de l'IA appelle à l'humilité et à la patience. Les responsables politiques ne devraient pas chercher à réglementer une technologie en constante évolution qu'ils ne comprennent pas, affirme le journal. Une législation inadaptée risque de compromettre les nombreux avantages potentiels de l'IA, comme le développement de médicaments révolutionnaires ». C'est aux dirigeants des laboratoires de pointe de prendre leurs responsabilités, estime le Washington Post : « La perspective de poursuites, d'injonctions et de dommages-intérêts devrait inciter les entreprises spécialisées en IA à redoubler de vigilance afin d'éviter que leurs prochaines expériences ne tournent mal ». Non, rétorque la Repubblica, à Rome : « Il nous faut des tiers de confiance, extérieurs aux entreprises, capables d'autoriser ou de refuser le développement ou la commercialisation de l'IA. Ces autorités ne devraient pas exiger la participation des géants de la tech, comme ils le réclament. En bref, poursuit le quotidien italien, il faudrait s'inspirer d'autres secteurs industriels, comme l'industrie pharmaceutique, où les entreprises ne décident pas seules de ce qu'elles vendent. Il existe des contrôles indépendants, des autorisations à plusieurs niveaux et une supervision gouvernementale ». L'Ukraine se prépare à un 5e hiver de guerre… À la Une également, « l'Ukraine se prépare à affronter un nouvel hiver effroyable, faute d'une défense anti-aérienne suffisante » : un constat établi par Le Monde à Paris. « Hormis Donald Trump, qui assurait hier, devant les journalistes, que Poutine "voulait un accord", aucun analyste et nul diplomate n'imagine que Moscou puisse envisager sérieusement un règlement du conflit ni même une simple trêve dans les mois à venir. » Et « voilà les Ukrainiens à l'aube d'un cinquième hiver de guerre, épuisés, lassés, fatigués, relève Le Soir à Bruxelles, avec si peu d'espoir auquel se raccrocher encore. Et les derniers signaux venus d'Europe n'ont rien pour les rassurer : les partis ouvertement pro-russes y décrochent des victoires, comme en Allemagne, ou caracolent en tête des sondages préélectoraux ailleurs. Poutine n'a peut-être pas besoin de gagner vite, conclut Le Soir, amer. Il lui suffit que les autres se fatiguent avant lui ».
Porteurs, selon Donald Trump, d'une proposition destinée à mettre fin au conflit avec la Russie, c'est la première fois que les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff se sont rendus à Kiev pour rencontrer Volodymyr Zelensky. Les discussions avec le président ukrainien ont été « très significatives », a déclaré l'un des deux émissaires. Mais que sait-on des propositions américaines pour mettre fin à la guerre ? Que signifie l'appel des deux émissaires aux Ukrainiens et aux Russes à faire des « compromis » ? Quelle place l'Europe peut-elle encore avoir dans un éventuel accord de paix ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.
En Allemagne, la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt représente un choc électoral. L'extrême-droite pourrait être en mesure de gouverner une région pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Retour sur les raisons économiques qui poussent les électeurs allemands dans les bras de l'extrême droite. L'AfD se nourrit d'un double déclin : le déclin industriel et le déclin démographique allemand. D'abord, l'industrie. C'est depuis toujours le pilier de l'économie allemande. Dans l'automobile, la chimie, la sidérurgie, ses champions vendaient l'excellence allemande dans le monde entier. Et c'est ce pilier industriel qui, depuis cinq ou six ans, ne cesse de se fissurer. À commencer par l'automobile : d'après une étude exhaustive du cabinet EY parue en février, l'industrie automobile a perdu plus de 140 000 emplois depuis 2019. Depuis, les géants allemands Volkswagen et Mercedes ont annoncé des plans d'économies drastiques et la probable fermeture de plusieurs usines sur le sol allemand. Un séisme. Les raisons sont multiples : le virage raté vers l'électrique, la concurrence chinoise, le coût de l'énergie accentué par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, les guerres commerciales à répétition déclenchées par Donald Trump sont venues saper un deuxième pilier de l'économie allemande : le commerce international. L'industrie automobile est la plus durement touchée, c'est la plus symbolique, mais ce n'est pas l'exception, c'est la règle : c'est l'ensemble du modèle allemand qui aujourd'hui est en question. Ce déclin est en lien direct avec le vote de l'extrême droite : 10 % des électeurs de l'AfD sont sans emploi. C'est plus que chez n'importe quelle autre formation politique, mais c'est même 5 à 10 fois plus que dans les partis dits de gouvernement. Autrement dit, il y a une corrélation directe entre le chômage, qui est la conséquence de tout ce qu'on vient de décrire, et le score de l'extrême-droite. Mais ça ne suffit pas à expliquer le résultat de dimanche. Pour cela, il faut parler du déclin démographique qui frappe l'Allemagne. La population allemande baisse d'année en année. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'accentue : en 2025, le nombre de naissances a atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Désormais, l'immigration ne parvient plus à compenser la baisse des naissances, à tel point que l'an dernier, le pays a perdu 100 000 habitants. Et ce phénomène touche particulièrement les régions de l'ex-Allemagne de l'Est, comme la Saxe-Anhalt. Des régions qui, au moment de la réunification il y a 35 ans, avaient déjà subi un exode massif et des fermetures d'usines. Aujourd'hui, ces régions sinistrées sont aussi celles qui attirent le moins les populations immigrées. Les Turcs, les Syriens, les Ukrainiens, les immigrés européens s'installent davantage dans les grandes villes de l'ouest pour y trouver du travail. Les projections des démographes anticipent qu'à l'exception du grand Berlin, les régions de l'ex-RDA pourraient perdre entre 6 et jusqu'à 25 % de leur population d'ici 2045. « Je ne sais pas si vous imaginez le déclassement que cela représente : un habitant sur quatre en moins d'ici 20 ans. » Et c'est peut-être là tout le paradoxe de ce vote AfD : les électeurs de Saxe-Anhalt plébiscitent un parti qui a fait de la lutte contre l'immigration sa priorité, alors que l'urgence serait de redynamiser ces régions en attirant une nouvelle population. Mais ce serait éluder la dimension xénophobe du vote pour l'extrême-droite. Là, on sort de l'économie, et on passe dans le domaine de la sociologie.
durée : 01:29:15 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - La cheffe finlando-ukrainienne Dalia Stasevska nous fait découvrir le répertoire orchestral ukrainien, à travers un disque qu'elle enregistre aux côtés du BBC Symphony Orchestra. - équipe : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:29:15 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - La cheffe finlando-ukrainienne Dalia Stasevska nous fait découvrir le répertoire orchestral ukrainien, à travers un disque qu'elle enregistre aux côtés du BBC Symphony Orchestra. - équipe : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Christian Makarian décrypte la situation complexe en Ukraine, où le pays fait face à des défis majeurs sur deux fronts simultanément.D'un côté, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner multiplient les visites diplomatiques, d'abord au Kremlin puis à Kiev, pour tenter de négocier une fin au conflit. Cependant, leurs démarches suscitent des inquiétudes chez les Ukrainiens, notamment après des images montrant Witkoff exprimant son enthousiasme auprès de Vladimir Poutine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:37 - Le journal de 18h00 - Nouvelle frappe russe cet après-midi au cœur de Kiev et le siège des services de sécurité ukrainien qui était visé. Escalade dangereuse affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:37 - Les journaux de France Culture - Nouvelle frappe russe cet après-midi au cœur de Kiev et le siège des services de sécurité ukrainien qui était visé. Escalade dangereuse affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
1652ᵉ jour de l'invasion russe en Ukraine, ce mercredi. Et, constate Libération à Paris, « contrairement aux attentes de Vladimir Poutine et aux affirmations de sa propagande, l'Ukraine tient toujours, même meurtrie par des frappes russes s'intensifiant de jour en jour, notamment sur la capitale Kiev. La Russie subit elle aussi des dommages considérables dans un duel de drones et de missiles acharné : des raffineries de pétrole et des entrepôts de commerce en ligne prennent feu presque tous les jours, aussi loin qu'Omsk, en Sibérie, à 2 500 km de la ligne de front. Le secteur du carburant est en crise, les caisses de l'État se vident, les ménages peinent à joindre les deux bouts. Les pertes sur le front sont vertigineuses, plus de 1 000 soldats par jour, selon les Ukrainiens. » Et pourtant, s'exclame Libération, « rien n'indique que Vladimir Poutine soit prêt à reculer ni même à ralentir sa coûteuse aventure. (…) La fuite en avant semble l'option toujours privilégiée par le Kremlin. Dimanche, le ministère de la Défense a annoncé "la préparation de frappes massives contre les installations du secteur énergétique de l'Ukraine en réponse aux attaques continues du régime de Kiev contre les infrastructures civiles et le complexe pétrolier et énergétique de la Russie". Plus encore, pour se sortir de l'impasse, Poutine pourrait être tenté par une escalade dans son conflit avec l'Europe et l'intensification de la guerre hybride qu'il mène aux alliés de l'Ukraine. » Berlin accuse Moscou Une guerre hybride officiellement dénoncée par l'Allemagne… Berlin a en effet formellement accusé Moscou hier d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig et a annoncé des mesures de rétorsion contre la Russie. Commentaire de la Süddeutsche Zeitung : « Cette position ferme de l'Allemagne – et les sanctions annoncées – ne manqueront pas d'attiser les tensions diplomatiques. Mais Berlin n'a guère d'autre choix. En ces temps incertains, la clarté est essentielle. (…) Poutine et ses services de renseignement mènent depuis longtemps une guerre de l'ombre contre l'Allemagne. (…) Et notre pays, poursuit la Süddeutsche Zeitung, ne peut tolérer ces attaques hybrides, qui mêlent méthodes criminelles, terroristes et paramilitaires. L'Allemagne impose donc, à juste titre, de nouvelles sanctions : elle prendra des mesures plus fermes contre la flotte de l'ombre de Poutine, fermera la Maison russe à Berlin ainsi que le consulat général à Bonn. Ces mesures témoignent d'une certaine prudence, pointe encore le quotidien munichois : elles expriment la désapprobation sans provoquer d'escalade militaire. En effet, ni la République fédérale ni ses alliés n'ont intérêt à une guerre directe avec la Russie. » Les atermoiements de Trump « La question est de savoir ce que fera l'Occident au-delà de la dénonciation, relève pour sa part le Wall Street Journal. Certes, les armées occidentales ont besoin de meilleures défenses anti-drones, mais l'Otan ne peut pas protéger toutes les cibles vulnérables en Europe et devra s'appuyer sur la dissuasion. » Et, « il est particulièrement regrettable, souligne le quotidien américain, que l'administration Trump ait invité le ministre russe des Finances au sommet du G20 en Caroline du Nord cette semaine. Poutine tirera profit de la légitimité internationale de cette visite et poursuivra ses bombardements terroristes contre des civils à Kiev. Le président Trump ferait mieux de s'employer à faire adopter par la Chambre des représentants le projet de loi sur les sanctions contre la Russie, présenté par feu le sénateur Lindsey Graham, projet de loi dont le sort cette semaine est incertain. » Frapper au portefeuille En attendant, pointe la Repubblica à Rome, « les 27 États membres de l'UE envisagent sérieusement de s'attaquer de front aux avoirs russes gelés, d'une valeur de plus de 200 milliards d'euros. La question a non seulement été inscrite à l'ordre du jour des contacts initiés hier par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, mais a également été abordée lors du Conseil informel des ministres des Affaires étrangères qui se tient actuellement en Irlande. Cette mesure, qui avait échoué en décembre dernier, principalement en raison du veto belge, devient, souligne le quotidien italien, le seul outil capable de mettre Moscou dans l'embarras : frapper Poutine là où ça fait le plus mal. » Au portefeuille…
Nous sommes lundi 24 août aux cotes de ces Ukrainiens qui fêtent en France le 35e anniversaire de l'indépendance du pays, loin de chez eux après 4 ans et demi de guerre. Reportage avec cette famille installée a Lille.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Trente-cinq ans après son indépendance, l’Ukraine a célébré un anniversaire forcément particulier, alors que la guerre continue de bouleverser le pays et l’Europe. Depuis Paris, Bogdan Obraz est revenu sur la portée symbolique de cette journée et sur ce qu’elle représentait pour les Ukrainiens après plusieurs années de guerre.See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:41:02 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Tetyana Ogarkova nous emmène avec elle à la lisière, ces zones proches des lignes de front où elle s'est rendue, en van, avec son compagnon, le philosophe Volodymyr Yermolenko. De cette expérience naît “La Vie à la lisière, être ukrainien aujourd'hui” (Gallimard), un reportage d'une rare intensité. - équipe : Sam Baquiast, Anouk Milliot, Sarah Masson, Rodi Eken, Léa Capuano, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Tetyana Ogarkova Journaliste et politiste, responsable du département international à l'Ukraine Crisis Media Center Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Sur notre série d'été sur les diasporas commerçantes, RFI part à la rencontre des esthéticiennes ukrainiennes à Paris. Les salons de beauté tenus par des réfugiées ukrainiennes ont fleuri dans la capitale française. Et ça depuis le début de l'invasion russe à grande échelle il y a quatre ans. Environ 50 000 Ukrainiens sont réfugiés en France et beaucoup sont des femmes : la plupart des hommes ne peuvent pas quitter leur pays, étant mobilisables pour le front. Parmi ces femmes ukrainiennes, beaucoup sont esthéticiennes, car le secteur de la beauté est très développé en Ukraine. On parle ici de salons de beauté où on se fait les ongles, où on prend soin de ses sourcils, où on se maquille. Tout ça, c'est une véritable industrie en Ukraine. Un savoir-faire même, que les réfugiées ukrainiennes importent en France. Pour comprendre le phénomène, nous sommes allés à la rencontre d'Alina. « Je suis arrivée l'année de la guerre en mars 2022. » Alina travaille dans un salon de beauté dans le chic VIIe arrondissement de la capitale avec trois autres Ukrainiennes. Et à son arrivée, cela n'a pas été compliqué de se faire une place. « Il y avait beaucoup de compétition en Ukraine. En comparaison, à Paris, il y en a beaucoup moins. Je pense que c'est pour ça que ça a été plus simple pour moi de m'installer ici. » Un établissement de soin et de conseils Il faut dire qu'à la clientèle française s'ajoutent aussi les autres réfugiées ukrainiennes. Aujourd'hui c'est Taïa, qui est arrivée d'Odessa il y a huit mois. Elle vient se faire épiler les sourcils. Car en dehors des soins esthétiques, c'est un lieu de soutien. « On peut aussi demander de l'aide. On peut aussi poser des questions à propos des démarches administratives. Pour moi, c'est important d'échanger et de se nourrir de l'expérience des autres. Par exemple, Alina, elle habite ici depuis quatre ans, bien plus que moi. Alors elle a plus d'expérience et elle peut alors répondre aux questions qui sont pertinentes pour moi. » Ironie de l'histoire : la propriétaire de ce salon est russe. Elle a vécu une large partie de sa vie en Ukraine. Aujourd'hui Bella Labègue est fière d'accueillir trois réfugiées ukrainiennes. « Absolument. Et surtout qu'ici, c'est la paix. Et je veux dire que la beauté sauve le monde. On ne s'ennuie pas ici, lâche-t-elle d'une voix émue. C'est ma petite mission, vous voyez ? » La quête de la paix par la beauté. À lire aussiDiasporas commerçantes: la communauté libanaise au Brésil [1/5]
L'émission 28 minutes du 08/08/2026 Benjamin Sportouch décrypte l'actualité avec : Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Noémie Halioua, essayiste, membre du comité éditorial de la “Nouvelle Revue Politique”, Juan José Dorado, correspondant espagnol à Paris et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Midterms : qui va gagner la guerre des deux gauches ? Pour les prochaines élections sénatoriales américaines, les démocrates ont choisi Abdul El-Sayed pour porter leurs couleurs lors des midterms. En cas de victoire en novembre, le candidat progressiste deviendrait le premier musulman à siéger au Sénat. Défenseur de la cause palestinienne, à l'instar de Zohran Mamdani, il illustre le virage à gauche d'une partie de l'électorat démocrate. L'Europe affiche son unité après la crise de Ceuta À la suite de la réunion des ministres de l'Intérieur européens, les 27 ont unanimement exprimé leur vive solidarité avec l'Espagne, quelques jours après Ceuta. Les Européens, qui au cours des derniers mois ont durci les règles communes en matière d'immigration, cherchent désormais à afficher leur unité, malgré leurs divergences de points de vue. Nous recevons l'historienne et responsable de la photothèque du Mémorial de la Shoah, Lior Lalieu, pour son livre “La Rafle du billet vert”, aux éditions Calmann-Lévy. Marion Lhour nous emmène chez nos voisins polonais où une inquiétante augmentation des agressions envers les réfugiés Ukrainiens sévit. Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine au poète épique, Homère, que le succès du film de Christopher Nolan a remis sur le devant de la scène. Kévin Dufreche zappe sur la télévision mexicaine. Pas moins de 60 000 étudiants vont devoir repasser l'examen d'entrée à la prestigieuse université de l'UNAM. En cause ? Un soupçon de triche massive à l'IA. Charlotte Dekoker nous invite à méditer sur notre communication intrafamiliale. Et si les discours de nos parents climatosceptiques n'étaient pas simplement une façon de nous dire ‘'je t'aime'' ? Enfin, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 8 août 2026 Présentation Benjamin Sportouch Production KM, ARTE Radio
Les pompiers sont toujours mobilisés en Gironde, pour surveiller les "feux zombie". 70 sapeurs-pompiers ukrainiens sont même arrivés en renfort, pour relever les soldats du feu exténués. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La guerre en Ukraine est entrée dans sa 5ème année et dans les territoires sous contrôle de Moscou, la Russie accentue son emprise. En territoire occupé, la Russie remodèle le paysage ukrainien Dans l'est et le sud de l'Ukraine, occupés par l'armée russe, la bataille se joue aussi sur le terrain symbolique. Outre la distribution massive de passeports russes, Moscou rebaptise des rues, ouvre de nouveaux musées, déboulonne des statues… Une transformation de l'espace public pour imposer son récit et ancrer son contrôle sur ces territoires. Reportage entre Marioupol et Melitopol d'Anissa El Jabri. Allemagne : l'arrivée d'une nouvelle génération de réfugiés ukrainiens L'Ukraine, confrontée à un effort de guerre très coûteux en vies humaines fait face à un dilemme : pour gagner la guerre, il faut mobiliser des hommes. Mais pour repeupler le pays à long terme, il faut protéger les plus jeunes. L'enrôlement ne concerne donc que les hommes de plus de 25 ans. Mais tous, dès 18 ans, avaient interdiction de quitter le pays. Depuis août 2025, les Ukrainiens de moins de 23 ans peuvent quitter le pays. Des milliers de jeunes profitent de cette ouverture pour rejoindre l'Allemagne qui a déjà accueilli plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens -essentiellement des femmes et des enfants - depuis le début de la guerre. Reportage de Delphine Nerbollier. À La Réunion : « L'engagisme : l'autre esclavage » Dans son nouveau numéro, La Revue Dessinée revient sur l'« engagisme », un système de travail et d'exploitation pour des centaines de milliers d'étrangers, notamment indiens, mis en place dans les colonies françaises dès 1828, avant même l'abolition de l'esclavage. Une enquête historique racontée en bande dessinée, qui nous emmène sur l'île de La Réunion, auprès des descendants des « Malbar ». Entretien avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée.
La guerre en Ukraine est entrée dans sa 5ème année et dans les territoires sous contrôle de Moscou, la Russie accentue son emprise. En territoire occupé, la Russie remodèle le paysage ukrainien Dans l'est et le sud de l'Ukraine, occupés par l'armée russe, la bataille se joue aussi sur le terrain symbolique. Outre la distribution massive de passeports russes, Moscou rebaptise des rues, ouvre de nouveaux musées, déboulonne des statues… Une transformation de l'espace public pour imposer son récit et ancrer son contrôle sur ces territoires. Reportage entre Marioupol et Melitopol d'Anissa El Jabri. Allemagne : l'arrivée d'une nouvelle génération de réfugiés ukrainiens L'Ukraine, confrontée à un effort de guerre très coûteux en vies humaines fait face à un dilemme : pour gagner la guerre, il faut mobiliser des hommes. Mais pour repeupler le pays à long terme, il faut protéger les plus jeunes. L'enrôlement ne concerne donc que les hommes de plus de 25 ans. Mais tous, dès 18 ans, avaient interdiction de quitter le pays. Depuis août 2025, les Ukrainiens de moins de 23 ans peuvent quitter le pays. Des milliers de jeunes profitent de cette ouverture pour rejoindre l'Allemagne qui a déjà accueilli plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens -essentiellement des femmes et des enfants - depuis le début de la guerre. Reportage de Delphine Nerbollier. À La Réunion : « L'engagisme : l'autre esclavage » Dans son nouveau numéro, La Revue Dessinée revient sur l'« engagisme », un système de travail et d'exploitation pour des centaines de milliers d'étrangers, notamment indiens, mis en place dans les colonies françaises dès 1828, avant même l'abolition de l'esclavage. Une enquête historique racontée en bande dessinée, qui nous emmène sur l'île de La Réunion, auprès des descendants des « Malbar ». Entretien avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée.
Le numéro un malien Assimi Goïta et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont évoqué la crise sécuritaire au Sahel, mardi 28 juillet, à Bamako. Depuis au moins deux ans, les activités subversives se multiplient sur ce théâtre d'opération, à coups de drones et de conseillers militaires. Outre la Russie, quelles sont les puissances extérieures à la manœuvre ? Vincent Crouzet est un ancien collaborateur de la DGSE, les services secrets français. Aujourd'hui, il est expert en renseignement et vient de publier Le jour où je suis devenu espion aux Éditions de l'Observatoire. RFI : Dans la guerre au Nord Mali, comment expliquez-vous l'échec militaire des Russes à Kidal il y a trois mois ? Vincent Crouzet : Il y a de nombreuses raisons. La première, c'est que les Russes et les forces armées maliennes ne bénéficient pas du soutien de la population locale dans cette partie-là du Mali. Ensuite, les Russes, tout de même, fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois sur cette zone et n'ont plus la puissance qu'ils avaient quand ils ont commencé leurs opérations à partir de la fin de l'année 2022. Et puis ensuite, il y a évidemment cette alliance entre les mouvements touaregs de l'Azawad et les mouvements jihadistes. Pourquoi dites-vous que les Russes sont en mode dégradé ? Tout simplement parce que l'Etat russe et parce que la puissance militaire russe sont en mode dégradé partout dans le monde. Et les Russes pâtissent, malheureusement pour eux, de leur grande faiblesse structurelle sur le plan militaire. L'Africa Corps qui nous est proposé aujourd'hui est beaucoup moins puissant que la force Wagner en 2022-2023. Lors d'une première défaite des Russes au Nord Mali, c'était à Tinzaouatène, il y a deux ans, la Direction générale du renseignement ukrainien a reconnu avoir fourni une assistance militaire aux rebelles touaregs. De quel soutien pouvait-il s'agir ? D'abord, ce ne sont pas des aides massives. C'est un soutien qui n'est pas visible. Sinon, il serait beaucoup plus dénoncé par la puissance russe. Et c'est certainement, comment dire, l'appui, le soutien de quelques conseillers militaires avec peut-être des livraisons de matériels aux groupes touaregs. Voulez-vous dire que les Ukrainiens aident les rebelles à piloter des drones ? C'est possible, mais très honnêtement, je n'en sais rien. Y a-t-il des conseillers militaires ukrainiens sur le terrain ? Certainement, mais en nombre limité. Et y a-t-il des conseillers militaires français auprès des insurgés, comme l'affirme Bamako ? Non, c'est de la propagande. C'est de la propagande des trois juntes sahéliennes. L'Afrique de papa, c'est terminé. Donc nous ne menons plus d'activités subversives dans ces trois pays. Et parmi les conseillers militaires ukrainiens, peut-il y avoir d'anciens légionnaires français, qui parlent donc français ? Alors dans la Légion étrangère française, il y a de très nombreux Ukrainiens qui ont quitté la Légion en 2022 pour se mettre au service, naturellement, de leur pays, avec leur savoir-faire, leurs compétences, leur formation. C'est possible. Donc, il est possible que d'anciens légionnaires ukrainiens se trouvent parmi ces éléments du renseignement militaire ukrainien qui seraient présents au Sahel. Mais pour l'instant, rien n'est confirmé de ce côté-là. Des armes russes viennent d'être débarquées au port de Lomé à destination du Mali. Est-ce à dire que le Togo est en train de tomber dans l'orbite de Moscou ? Je ne pense pas que le Togo tombe dans l'orbite de Moscou. Ce que l'on sait précisément, on sait que des drones Shahed ont été livrés au Mali pour lutter contre les rebelles touaregs et les rebelles jihadistes. Ça, c'est un fait. On n'a pas encore confirmation de l'engagement de ces drones Shahed sur le théâtre des opérations, mais ça ne saurait tarder. Et donc ce sont principalement des vecteurs aériens qui seraient livrés via le Togo. Y a-t-il des conseillers militaires russes au nord du Togo pour combattre les jihadistes ? Je suis incapable de répondre à votre question en la matière, mais il est possible que l'influence russe s'étende à certains États de l'Afrique de l'Ouest, et le Togo pourrait être une cible prioritaire au cours des prochains mois. Le coup d'État raté au Bénin au mois de décembre dernier, qui pouvait être derrière ? Éventuellement ou naturellement, ou évidemment les Russes. Evidemment, les Russes, à peu de frais, essayent de déstabiliser encore des pays qui ne sont pas tombés sous leur coupe, tout naturellement. Maintenant, les Russes ont ciblé certains pays d'Afrique de l'Ouest. Le chef putschiste de Cotonou, le colonel Tigri, après l'échec de son opération, s'est enfui par la frontière togolaise. Est-ce que vous savez où il pourrait être aujourd'hui ? Absolument pas. Mais vraisemblablement dans un des trois pays sahéliens, le Mali, le Niger ou le Burkina, vraisemblablement plus au Burkina Faso. Ce qui ressort des documents de la compagnie russe Africa Politology, révélés notamment par RFI en mars dernier, c'est que la Côte d'Ivoire est dans le viseur des Russes qui auraient pris contact avec des proches de l'ancien président Gbagbo et avec l'ancien Premier ministre Guillaume Soro lui-même. Est-ce que cela vous paraît crédible ? Ça me paraît crédible. Alors Africa Politology, c'est une structure qui succède à Africa Initiative ou qui vient en complément d'Africa Initiative. Donc une structure d'influence, notamment d'amplification des fausses informations, des fake news sur les réseaux sociaux, une structure de propagande panafricaniste prorusse. Il est tout à fait possible que la Côte d'Ivoire soit ciblée. Pourquoi ? Parce que la Côte d'Ivoire reste quand même un terrain propice aux partenariats stratégiques et économiques avec la France. Et évidemment, cela devient une cible naturelle pour les Russes, malheureusement. Les Russes n'ont pas su peser sur l'élection du président Ouattara l'année dernière. Mais néanmoins, ils souhaitent bien déstabiliser par des opérations subversives de guerre informationnelle et autres. Voilà ce qui continue à fonctionner en Afrique de l'Ouest. Et savez-vous où se trouve Guillaume Soro aujourd'hui ? Absolument pas.
À Londres, un établissement secondaire a ouvert une classe sans professeurs, tous les contenus pédagogiques sont délivrés par des IA via des logiciels dédiés. Au Royaume-Uni, on teste l'enseignement 100% IA. Face au bouleversement de l'irruption des IA génératives dans la vie des élèves, certains acteurs de l'éducation prennent les devants. À Londres, un établissement privé a ouvert une classe où les cours sont entièrement assurés par une intelligence artificielle. Les élèves y préparent les équivalents du brevet et du bac, sans profs mais avec des coachs éducatifs. Reportage au David Game College, Marie Billon. La langue polonaise est la championne de l'intelligence artificielle À première vue, l'anglais et le chinois peuvent sembler prépondérants dans le domaine… Mais en termes d'efficacité, les choses sont beaucoup nuancées. La langue la mieux comprise par l'IA est une langue complètement indéchiffrable par les non-initiés, le polonais. C'est la conclusion inattendue d'une étude réalisée par des chercheurs du College Park de Microsoft à l'université du Maryland, et de l'université du Massachusetts. À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat. Le vin symbole de résistance en Ukraine En Ukraine, la guerre se poursuit depuis plus de 4 ans et a dévasté l'économie, mais au sud du pays, des viticulteurs continuent de produire... De nouveaux domaines ont même vu le jour, car dans un élan patriotique les Ukrainiens veulent boire… local. Cerise Sudry Ledu nous emmène sur le vignoble de Beykush, près de Mykolaïv, où le travail continue alors que les vignes ne sont qu'à une dizaine de kilomètres des positions russes. La chronique musique de Vincent Théval Alchemy, de la Norvégienne Iris Caltwait.
À Londres, un établissement secondaire a ouvert une classe sans professeurs, tous les contenus pédagogiques sont délivrés par des IA via des logiciels dédiés. Au Royaume-Uni, on teste l'enseignement 100% IA. Face au bouleversement de l'irruption des IA génératives dans la vie des élèves, certains acteurs de l'éducation prennent les devants. À Londres, un établissement privé a ouvert une classe où les cours sont entièrement assurés par une intelligence artificielle. Les élèves y préparent les équivalents du brevet et du bac, sans profs mais avec des coachs éducatifs. Reportage au David Game College, Marie Billon. La langue polonaise est la championne de l'intelligence artificielle À première vue, l'anglais et le chinois peuvent sembler prépondérants dans le domaine… Mais en termes d'efficacité, les choses sont beaucoup nuancées. La langue la mieux comprise par l'IA est une langue complètement indéchiffrable par les non-initiés, le polonais. C'est la conclusion inattendue d'une étude réalisée par des chercheurs du College Park de Microsoft à l'université du Maryland, et de l'université du Massachusetts. À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat. Le vin symbole de résistance en Ukraine En Ukraine, la guerre se poursuit depuis plus de 4 ans et a dévasté l'économie, mais au sud du pays, des viticulteurs continuent de produire... De nouveaux domaines ont même vu le jour, car dans un élan patriotique les Ukrainiens veulent boire… local. Cerise Sudry Ledu nous emmène sur le vignoble de Beykush, près de Mykolaïv, où le travail continue alors que les vignes ne sont qu'à une dizaine de kilomètres des positions russes. La chronique musique de Vincent Théval Alchemy, de la Norvégienne Iris Caltwait.
C dans l'air du 24 juillet 2026 - Ukraine : la guerre peut-elle basculer ? Les bombardements ukrainiens redoublent d'intensité en Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a revendiqué vendredi l'attaque d'une usine militaire à Kirov, au nord-est de Moscou, où sont notamment fabriqués des systèmes de défense aérienne et des composants aéronautiques. « L'opération se poursuit contre la logistique russe, qui approvisionne l'armée d'occupation en composants pour drones, en équipements de navigation et en matériel », a-t-il expliqué. L'armée ukrainienne a également visé deux entrepôts de Wildberries, l'équivalent d'Amazon en Russie, près de Saint-Pétersbourg et un troisième en Crimée. Enfin, cinq cent soixante et onze drones ukrainiens ont été interceptés au cours de la nuit en Russie, en Crimée, en mer Noire et en mer d'Azov, selon le ministère de la défense russe. À Kiev, les manifestations se poursuivent pour dénoncer le limogeage du chef d'État-major ukrainien Mykhaïlo Fedorov, particulièrement populaire dans le pays. L'ex-ministre de la défense ukrainien a insisté, hier, pour réintégrer ses fonctions et a refusé d'autres postes, expliquant qu' « aucun autre rôle ne confère l'autorité effective nécessaire pour lutter contre la corruption dans les marchés publics, mener à bien la transformation de l'armée, planifier et mener des opérations asymétriques contre l'ennemi ». En Russie, un média exilé a profité d'une faille de sécurité dans une plateforme numérique du Kremlin pour publier près de 9 500 lettres de soldats russes. Derrière la propagande du Kremlin et les publicités de soldats souriants envoyés au front, force est de constater que la réalité est toute autre. Alexandra Arkhipova, une ethnologue russe exilée en France, et son mari psychologue, ont eu accès aux lettres de ce soldats. « Ils se plaignent non pas des Ukrainiens mais de leurs propres commandants militaires. Ils écrivent sur les sévices subis et, de facto, dénoncent l'auto-agression de l'armée russe », explique-t-elle dans les colonnes du Monde. Cette masse de témoignages prouve que l'armée envoie des recrues non entraînées au front, dissimule les pertes, ou fait usage de la torture contre les soldats qui osent remettre en cause les ordres. De nombreux soldats dénoncent également une corruption omniprésente sur le front. En Ukraine, un tir de missile russe a fait six morts, vendredi, dans l'oblast de Kiev, cinq jours après l'une des attaques de missiles balistiques les plus massives depuis le début de la guerre en 2022. Ces dernières semaines, la Russie a intensifié ses frappes et l'Ukraine ne parvient plus à intercepter les missiles. 293 civils ukrainiens ont été tué le mois dernier dans des frappes russes, un record depuis 2022. « Ne savent-ils donc pas qu'il n'y a rien de militaire ici ? Ce sont des quartiers résidentiels. Regardez, des immeubles les uns à côté des autres, c'est un quartier résidentiel. Que peut-on bien y faire ? Pourquoi venir bombarder cet endroit ? », s'indigne Valentyna, une civile rencontrée par une équipe de C dans l'air. Face à l'armée russe qui tente d'épuiser les habitants et de leur saper le moral, les Ukrainiens misent sur la solidarité. Kateryna Terekhova coordonne 200 bénévoles qui réparent les dégâts ou apportent des vêtements aux rescapés après chaque frappe. Une de nos équipes a pu suivre leur travail sur le terrain. Comment l'Ukraine tente d'affaiblir la chaîne logistique de l'armée russe ? Qu'a-t-on appris des conditions de vie des soldats russes au front ? Et comment les habitants de Kiev s'entraident-ils pour résister aux bombardements ennemis ?Nos experts :- Marie JÉGO - Journaliste, ancienne correspondante à Moscou - Le Monde - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur - Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Vera GRANTSEVA - Politologue, spéc
Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
Ce vendredi 17 juillet, les contestations des Ukrainiens à la suite du limogeage du ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, ainsi que l'économie de guerre en Ukraine, ont été abordées par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:16:01 - Le journal de 18h00 - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:16:01 - Les journaux de France Culture - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l'armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l'heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d'une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d'une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays. De notre correspondant de retour de Zaporijia, Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l'armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d'assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l'œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l'on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu'aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. » Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu'à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l'archange saint Michel : il se veut rassurant : « C'est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l'effroi. « Davaï, davaï ! » Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s'arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l'abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu'à quelques kilomètres. Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L'un d'eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s'arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d'artillerie. Trois jours pour ramener les blessés Un tir ami croit savoir Tatar. À l'abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l'écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c'est d'atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d'évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d'autres blessures, c'est extrêmement compliqué. » Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l'arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l'a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C'est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j'ai tiré le corps d'un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. » Trois jours pour sortir de l'enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l'Ukraine.
C dans l'air du 10 juillet 2026 - Poutine : la tentation de l'escalade Six milliards de dollars. C'est ce que les frappes longue distance de Kiev auraient infligé comme pertes à la Russie depuis janvier. Et l'Ukraine continue de mener une vague de frappes de drones en profondeur, visant notamment des installations militaires et logistiques russes.En réponse, Poutine a lancé l'une de ses plus importantes séries de frappes aériennes de ces dernières semaines, en particulier contre Kiev, avec des missiles balistiques et des drones. Le chef du Kremlin, très en colère cette semaine, a présenté ces bombardements comme des représailles aux attaques ukrainiennes et a averti que toute nouvelle escalade de l'Ukraine entraînerait une réponse encore plus sévère. Poutine agiterait même le spectre d'une confrontation avec l'OTAN en visant la Pologne.Sur le terrain, les combats restent très intenses, sans percée décisive d'un côté comme de l'autre, tandis que les frappes de longue portée deviennent un élément central de la guerre. En Crimée, péninsule annexée et lieu de villégiature de l'élite russe, la vie des habitants est fortement impactée par la guerre, entre pénurie d'essence et coupures d'électricité. Des magasins commencent aussi à fermer alors que les Ukrainiens ciblent les ponts en direction du nord.Pendant ce temps, à Monaco, l'enquête se poursuit sur l'explosion d'un colis piégé il y a deux semaines. Une tentative d'homicide visant un oligarque ukrainien est la piste privilégiée. Ce dernier a été grièvement blessé, comme sa compagne et son fils de treize ans. Plusieurs médias évoquent ses éventuels liens avec des réseaux de fraude financière ou de criminalité organisée. La suspecte principale, Anastasiia Berezovska , a été retrouvée morte en Ukraine avec « des blessures par balle à la tête », a annoncé la police nationale du pays, qui a arrêté deux suspects.Alors, Poutine s'en prendra-t-il à l'OTAN ? Quel est le quotidien des habitants de Crimée ? Où en est l'enquête à Monaco ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- LUCAS MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie-ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24, ancienne correspondante en RussiePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède. La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration. Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain. Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée. Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée? Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze. Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.
En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède. La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration. Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain. Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée. Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée? Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze. Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.
durée : 00:54:17 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko
Moscou était considérée comme la capitale la mieux défendue du monde, mais ses habitants vont désormais devoir s'habituer au bruit strident des drones et aux explosions. Les Ukrainiens ont trouvé la faille dans le dispositif de défense aérienne entourant la capitale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.