Podcasts about ukrainiens

  • 407PODCASTS
  • 2,017EPISODES
  • 18mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jul 20, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about ukrainiens

Show all podcasts related to ukrainiens

Latest podcast episodes about ukrainiens

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 19:30


Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.  Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 19:30


Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.  Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Les Ukrainiens se soulèvent contre Zelensky : explications

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 10:48


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Colère en Ukraine après le départ de Mykhaïlo Fedorov - 17/07

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 3:20


Ce vendredi 17 juillet, les contestations des Ukrainiens à la suite du limogeage du ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, ainsi que l'économie de guerre en Ukraine, ont été abordées par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Un livre, un lecteur
Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov

Un livre, un lecteur

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026


Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov À propos du livre : « Les douze chaises » paru aux éditions Librairie du Globe Il n'y a pas eu, pendant toute la durée d'existence de l'Union soviétique, ni même probablement de nos jours, d'écrivains contemporains de langue russe plus célèbres qu'eux. Pourquoi connaît-on infiniment mieux, en Occident, un Gorki ou un Soljenitsyne alors que ce sont Ilf et Petroy qui ont battu tous les records de tirage en langue russe à la seule exception de Lénine, dont la lecture était largement imposée ? Les Douze chaises les ont fait connaître en 1928. Jusqu'alors Ilf et Petrov écrivaient séparément. C'est un roman picaresque, un peu dans le genre du meilleur Mark Twain, une chasse au trésor conduite par un escroc sympathique qui fait assez largement figure de justicier. Contrepoison aux misères de la vie et à la montée de la terreur, dénonciation joyeuse de tous les profiteurs cyniques du capital comme de l'idéologie, le roman connut immédiatement un succès inouÏ. Certaines personnes le connaissaient par cœur. Sept films au moins en ont été tirés, dont celui du jeune Mel Brooks et celui, plus récent et excellent, du metteur en scène soviétique Léonide Gaïdaï. La première traduction française, faite immédiatement (1929), a été détruite pendant la grande crise économique. Puis il y a eu le stalinisme et la guerre froide. Parallèlement, de 1939 à 1956, les auteurs cessèrent d'être publiés en URSS, après quoi on les réédita, au rythme de millions d'exemplaires pas an, et cela n'a jamais cessé. Les Russes, les Ukrainiens, les Ouzbeks, les Israéliens, les Polonais, les Tchèques et bien d'autres peuples (l'humour new-yorkais en dérive en droite ligne) se régalent toujours à la lecture de ce chef-d'œuvre d'humour corrosif dont les types humains ont transcendé leur époque avec la même force que ceux de Gogol, de Balzac ou de Dickens. A l'heure où la Russie enfin ouverte se tourne largement vers nous, ne boudons pas ce qui fut si longtemps leur plaisir ! Nous publierons prochainement Le Veau d'or, deuxième et dernier roman des mêmes auteurs : il a connu un succès tout aussi foudroyant que le premier.

Le journal de 18h00
Un défilé du 14 juillet massif, solidaire avec des militaires ukrainiens à l'honneur

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 16:01


durée : 00:16:01 - Le journal de 18h00 - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Un défilé du 14 juillet massif, solidaire avec des militaires ukrainiens à l'honneur

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 16:01


durée : 00:16:01 - Les journaux de France Culture - Un défilé du 14 juillet massif avec aussi à l'honneur 35 pays de la coalition des volontaires. Une coalition qui s'est engagée à renforcer son soutien à l'Ukraine, qui a connu en juin son mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la guerre contre la Russie. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Dans la «kill zone», l'évacuation impossible des blessés ukrainiens

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:09


Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l'armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l'heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d'une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d'une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays. De notre correspondant de retour de Zaporijia, Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l'armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d'assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l'œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l'on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu'aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. » Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu'à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l'archange saint Michel : il se veut rassurant : « C'est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l'effroi. « Davaï, davaï ! » Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s'arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l'abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu'à quelques kilomètres. Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L'un d'eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s'arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d'artillerie. Trois jours pour ramener les blessés Un tir ami croit savoir Tatar. À l'abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l'écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c'est d'atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d'évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d'autres blessures, c'est extrêmement compliqué. » Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l'arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l'a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C'est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j'ai tiré le corps d'un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. » Trois jours pour sortir de l'enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l'Ukraine.

L'Echo du monde
Guerre en Ukraine : soutien à Kiev, la coalition des volontaires se réunit à Paris

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 4:22


Aujourd'hui, dans "L'écho du monde", Lukas Aubin consacre sa chronique à la réunion qui se tient à Paris pour l'avenir de la guerre en Ukraine.Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et les représentants de 25 pays se réunissent pour discuter du soutien à apporter à l'Ukraine dans ce conflit qui prend une tournure de plus en plus complexe.Au cœur des discussions, la nécessité d'assurer la sécurité de l'Ukraine face à la menace russe, mais aussi de renforcer les capacités militaires ukrainiennes. Car si l'Ukraine a développé un avantage technologique sur le terrain, grâce notamment à l'utilisation de drones et de renseignement, elle doit encore faire face aux attaques aériennes et aux missiles balistiques russes, qui sèment la peur parmi la population civile.Le président ukrainien va notamment plaider pour la mise en place d'un système antimissile européen, moins coûteux que les Patriotes américains, mais tout aussi efficace pour protéger les villes ukrainiennes. Car si l'Ukraine frappe désormais en profondeur, touchant la logistique russe, les frappes de Moscou sur les civils se multiplient, forçant les Ukrainiens à se réfugier dans les caves lors des alertes.Cette réunion de Paris est donc un test à plusieurs niveaux. Pour l'Ukraine, il s'agit d'obtenir des garanties de soutien à long terme, alors que les perspectives de négociations de paix à court terme semblent s'éloigner. Pour l'Europe, c'est l'occasion de démontrer sa capacité à soutenir militairement Kiev, tout en se préparant à peser dans d'éventuelles négociations futures.Car au-delà des victoires sur le terrain, c'est bien la capacité à encaisser dans la durée qui fera la différence. Vladimir Poutine, qui misait sur la division de l'Occident, semble parfois pris à son propre jeu, face à une Ukraine qui transforme désormais la logistique russe en cible militaire. Une guerre qui n'est plus seulement une guerre de front, mais une guerre de profondeur, où la puissance d'un pays se mesure à sa capacité à résister dans le temps.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage international
Dans la «kill zone», l'évacuation impossible des blessés ukrainiens

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:09


Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l'armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l'heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d'une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d'une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays. De notre correspondant de retour de Zaporijia, Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l'armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d'assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l'œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l'on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu'aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. » Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu'à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l'archange saint Michel : il se veut rassurant : « C'est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l'effroi. « Davaï, davaï ! » Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s'arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l'abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu'à quelques kilomètres. Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L'un d'eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s'arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d'artillerie. Trois jours pour ramener les blessés Un tir ami croit savoir Tatar. À l'abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l'écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c'est d'atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d'évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d'autres blessures, c'est extrêmement compliqué. » Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l'arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l'a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C'est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j'ai tiré le corps d'un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. » Trois jours pour sortir de l'enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l'Ukraine.

Lignes de défense
Missiles Patriot: Washington fait fi d'une ligne rouge russe

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 2:46


Au sommet de l'Otan à Ankara ce 8 juillet, Donald Trump a indiqué qu'il allait autoriser Kiev à produire en Ukraine des missiles Patriot. Ces missiles sont indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent les villes ukrainiennes, mais jusqu'à présent, Donald Trump était opposé à aider si directement l'Ukraine. C'est donc un revirement stratégique. Une annonce « plutôt cool », selon les mots de Donald Trump. « Ces missiles, faites-les vous-mêmes », a encore lancé le président américain à son homologue ukrainien en marge du sommet de l'Otan. S'il n'a précisé ni sous quelles conditions ni à quelle échéance cette production locale de missiles se fera, c'est la première fois que Donald Trump tend aussi ouvertement la main à l'Ukraine. Car outre les missiles de défense sol-air, il a également proposé de produire en Europe des missiles tactiques, souligne Xavier Tytelman, expert aéronautique : « Cela concerne les ATACMS, qui sont des missiles à 300 kilomètres de portée que les Ukrainiens ont reçus à plusieurs centaines d'exemplaires et que les Russes n'arrivent pas à intercepter. Et surtout, il y a la réparation des systèmes Patriot, poursuit l'expert, c'est-à-dire la défense aérienne, voire même la production directe d'intercepteurs des missiles eux-mêmes directement en Ukraine. Et ça, évidemment, c'est ce dont les Ukrainiens ont le plus besoin, car ils souffrent tous les jours des attaques lancées par les Russes sur leur ville. » À écouter dans Le grand invité internationalMuriel Domenach : « On a atteint le meilleur résultat possible » au sommet de l'Otan Un volume d'armes énorme pour l'Ukraine Si l'industriel américain Lockheed Martin, qui produit les missiles intercepteurs Patriot, s'est engagé à tripler sa production, les usines américaines risquent pourtant d'avoir du mal à suivre le rythme d'une demande exponentielle. Alors produire à l'étranger sous licence, c'est la meilleure des solutions, précise Xavier Tytelman. « Le volume nécessaire pour défendre l'Ukraine, c'est totalement hors de portée de la production des Américains. Et les Ukrainiens savent faire beaucoup plus vite. Ils l'ont prouvé dans de nombreux domaines par le passé, notamment sur les missiles de croisière », explique l'expert aéronautique. « C'est vraiment une grosse inflexion de la part des États-Unis. C'est un revers évidemment pour Poutine qui, depuis le début, dit que c'est une ligne rouge. Donc, aujourd'hui, on attend simplement la mise en œuvre de ces annonces, poursuit Xavier Tytelman, puisque le vrai problème, c'est que les paroles de Trump ne sont pas toujours des paroles officielles qui engagent l'État américain, ce qui n'était pas le cas avec les présidents précédents. Donc, maintenant, il faut savoir si ce qui a été annoncé va vraiment être mis en œuvre, mais en tout cas, ça fait sourire énormément de monde en Ukraine. » La volonté politique est là, reste à relever un défi industriel  Produire en Ukraine des missiles de défense aérienne Patriot ne sera pas une mince affaire. Ça reste une ambition de long terme. Plusieurs mois seront nécessaires, estime Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Ifri : « Se mettre à produire des missiles Patriot, se mettre à produire des ATACMS, ce n'est vraiment pas si simple. Il faut adapter des usines, il faut surtout adapter des chaînes d'approvisionnement. On n'est pas sur quelque chose qui se fait rapidement. On voit déjà les difficultés que l'industrie européenne a eues à monter en cadence sur des objets plus simples, mais alors là, commencer à produire des objets nouveaux, c'est encore un autre défi. » Les États-Unis s'intéressent de nouveau à l'Ukraine, et ce revirement américain semble avoir piqué au vif Moscou, qui a aussitôt accusé les Européens de se préparer à un conflit armé avec la Russie. À lire aussiSommet de l'Otan à Ankara: Trump, l'Ukraine, l'argent et les tensions démocratiques au cœur des débats

C dans l'air
Attaquer la Pologne et l'OTAN: le plan fou de Poutine? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 63:31


C dans l'air du 10 juillet 2026 - Poutine : la tentation de l'escalade Six milliards de dollars. C'est ce que les frappes longue distance de Kiev auraient infligé comme pertes à la Russie depuis janvier. Et l'Ukraine continue de mener une vague de frappes de drones en profondeur, visant notamment des installations militaires et logistiques russes.En réponse, Poutine a lancé l'une de ses plus importantes séries de frappes aériennes de ces dernières semaines, en particulier contre Kiev, avec des missiles balistiques et des drones. Le chef du Kremlin, très en colère cette semaine, a présenté ces bombardements comme des représailles aux attaques ukrainiennes et a averti que toute nouvelle escalade de l'Ukraine entraînerait une réponse encore plus sévère. Poutine agiterait même le spectre d'une confrontation avec l'OTAN en visant la Pologne.Sur le terrain, les combats restent très intenses, sans percée décisive d'un côté comme de l'autre, tandis que les frappes de longue portée deviennent un élément central de la guerre. En Crimée, péninsule annexée et lieu de villégiature de l'élite russe, la vie des habitants est fortement impactée par la guerre, entre pénurie d'essence et coupures d'électricité. Des magasins commencent aussi à fermer alors que les Ukrainiens ciblent les ponts en direction du nord.Pendant ce temps, à Monaco, l'enquête se poursuit sur l'explosion d'un colis piégé il y a deux semaines. Une tentative d'homicide visant un oligarque ukrainien est la piste privilégiée. Ce dernier a été grièvement blessé, comme sa compagne et son fils de treize ans. Plusieurs médias évoquent ses éventuels liens avec des réseaux de fraude financière ou de criminalité organisée. La suspecte principale, Anastasiia Berezovska , a été retrouvée morte en Ukraine avec « des blessures par balle à la tête », a annoncé la police nationale du pays, qui a arrêté deux suspects.Alors, Poutine s'en prendra-t-il à l'OTAN ? Quel est le quotidien des habitants de Crimée ? Où en est l'enquête à Monaco ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- LUCAS MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie-ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24, ancienne correspondante en RussiePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

Accents d'Europe
Des pénuries d'eau potable dans le nord de l'Europe?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 19:30


En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède.  La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration.   Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain.   Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée.   Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée?  Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze.   Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.

Accents d'Europe
Des pénuries d'eau potable dans le nord de l'Europe?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 19:30


En ce chaud début d'été, la question des ressources en eau revient sur le devant de la scène et elle ne concerne pas que le sud du continent, on le verra en Allemagne et en Suède.  La Crimée toujours sous le feu des Ukrainiens, aidés par le groupe Atesh, portrait de ces résistants à l'occupation. Et après le spectaculaire match d'hier soir (1er juillet 2026) entre le Sénégal et la Belgique, nous serons au Canaries pour parler du football - et de ses vertus d'intégration.   Aux Canaries, le foot comme respiration et moyen d'intégration C'était presque gagné pour les Lions de la Teranga qui ont offert un jeu magnifique mercredi (1er juillet 2026), individuellement et en équipe quasiment jusqu'à la fin. Le renversement de situation a été d'autant plus douloureux pour les supporters... et tous ceux qui rêvent de rejoindre les grands stades. On vous emmène ce soir aux Canaries, en Espagne où le foot permet à certains jeunes migrants de mieux faire face à l'incertitude et à l'attente, mais aussi d'accélérer leur intégration. L'équipe D de l'union sportive de Las Palmas est née, il y a presque 10 ans, pour soutenir les ados en risques d'exclusion sociale et aujourd'hui elle est surtout composée de jeunes venus d'Afrique, mineurs ou majeurs. Notre correspondant Nicolas Kirilowits s'est rendu sur le terrain.   Du foot aussi dans la revue des médias de Franceline Beretti Un autre événement de la Coupe du monde a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, l'Allemagne s'est fait sortir lundi (29 juin) par le Paraguay. Également dans la presse, la vraie-fausse sortie du président serbe Alexander Vucic, et des arrestations en Italie dans l'affaire du journaliste Sigfrido Ranucci, victime d'une tentative de meurtre à la voiture piégée.   Qui sont les résistants d'Atesh en Crimée?  Tandis que l'Ukraine poursuit son opération de 40 jours de frappes intensives sur les infrastructures et les raffineries de pétrole russes, arrêtons-nous un moment sur la Crimée, et le mouvement de résistance ukrainienne Atesh avec notre correspondante Emmanuelle Chaze.   Économiser l'eau, même en Europe du Nord La capitale allemande sera-t-elle bientôt en manque d'eau potable ? C'est une question que les experts se posent déjà depuis un moment mais le sujet commence aussi à monter au sein de la population. En effet Berlin se fournit quasiment entièrement en eau potable grâce à la Spree, la rivière qui traverse la ville. Or cette rivière souffre non seulement du changement climatique mais aussi de la fermeture des mines de charbon. Retour sur cet apparent paradoxe et sur cette rivière qui fait aussi le bonheur des habitants par ces jours de grande chaleur. Reportage, Delphine Nerbollier. La Suède elle aussi s'interroge sur la gestion de l'eau Avec ses cent mille lacs, ses milliers de rivières, le pays a beau être l'un des plus riches en eau d'Europe, dans le sud ses réserves sont déjà sous tension avant même que l'on soit au cœur de l'été. Du coup les autorités demandent aux habitants d'économiser chaque litre d'eau et les idées ne manquent pas. Les explications d'Ottilia Férey.

Le journal de 8h00
Témoignage d'un Français engagé dans la guerre en Ukraine, adaptation des plans de vacances à cause de la canicule et 40 ans du musée d'Orsay

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 9:14


Au sommaire :Un jeune Français de 26 ans, Samuel, témoigne de son engagement aux côtés des Ukrainiens dans la ville de Kharkiv, proche de la ligne de front, où il participe à l'évacuation des civils.Face à la canicule, les Français adaptent leurs plans de vacances en recherchant davantage d'hébergements climatisés, ce qui a entraîné une hausse de 110% des recherches pour les mois de juillet-août.Le musée d'Orsay fête ses 40 ans avec de nombreuses expositions inédites, de nouvelles acquisitions et des artistes invités, dont une rétrospective sur l'artiste impressionniste américaine Marie Cassatt.Le Venezuela fait face à une catastrophe après un double séisme qui a fait plus de 1 700 morts et 50 000 disparus, dans un contexte de crise économique et politique.Le Sénat a voté pour réintroduire deux pesticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe, dans le cadre du projet de loi d'urgence agricole.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lignes de défense
La péninsule de Crimée: le talon d'Achille de Moscou

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 2:54


La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l'isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d'Achille de Moscou. Grâce aux drones d'attaque Hornet de moyenne portée, lestés de charges de 5 kg et résistants aux brouillages, l'armée ukrainienne cible les dépôts de carburant, les radars, les centres de commandement, et fait peser une menace constante sur les voies d'approvisionnement russes. Peu à peu, les attaques de drones étranglent la Crimée, un territoire stratégique pour Moscou, insiste Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) : « La Crimée, c'est le porte-avions sur la mer Noire ! C'est à la fois une base de lancement de frappes, soit par le port de Sébastopol grâce à la marine, soit par ses aérodromes contre le reste de l'Ukraine. Et c'est en fait une immense tour de guet avec énormément de sites radars et un important PC de transmissions également. Donc là, les Ukrainiens, en frappant la Crimée, fragilisent la puissance offensive que les Russes ont à leur disposition pour pousser le front. » Au mois de mai, dans le corridor reliant le Donbass à la Crimée, les Ukrainiens ont ainsi détruit 200 camions-citernes. Symbole de l'annexion de la péninsule, le pont de Kertch, véritable cordon ombilical est lui aussi régulièrement visé. Le ravitaillement des troupes devient délicat Pourtant l'État-major russe poursuit au même rythme ses offensives, avec des attaques quotidiennes par petits groupes dans la zone grise du front. Et si les pertes sont énormes, précise Vincent Tourret, le modèle russe ne change pas : « C'est un modèle à base d'infanterie qui s'infiltre progressivement, méthodiquement », des soldats qui agissent comme les pointes avancées du système de reconnaissance et frappes qu'ils ont à la disposition de l'« état-major Russe. Les ressources commencent à baisser depuis le début d'année, le recrutement russe patine, voire décroît et n'est plus capable de complètement compenser les pertes qu'ils subissent justement par leurs assauts d'infanterie. Donc il commence à y avoir un mismatch, un décalage entre les ambitions russes et leurs ressources. Ce qui va d'ailleurs poser des questions très difficiles pour Vladimir Poutine en termes de mobilisation plus générale ». L'objectif de Kiev : mettre hors de combat 50 000 soldats par mois Environ 30 000 soldats russes sont chaque mois mis hors de combat, un chiffre à peu près équivalent à celui du recrutement. Et grâce à ses drones FPV, l'état-major ukrainien dit vouloir atteindre une attrition de 50 000 soldats par mois. Pour tenter de conserver l'ascendant sur le front, note Vincent Tourret, Moscou mise sur une production toujours plus massive de drones Shahed et de missiles, « La production russe est à même aujourd'hui de soutenir une croissance de sa puissance de feu en Ukraine. Les drones Shahed sont le cas le plus exemplaire parce qu'on est passé quand même d'une centaine de Shahed produits par mois il y a deux ans, à 8 000 Shahed tirés en mai dernier. Et en fait, l'industrie russe arrive à la fois à soutenir cette expansion, à soutenir le rythme de consommation et en même temps, ils ont la capacité de constituer des réserves ». Moscou poursuit le rythme de ses attaques, mais jusqu'à quand la logistique de ses armées pourra-t-elle tenir ? Car en Crimée, les drones ukrainiens détruisent chaque jour une trentaine d'installations et une quarantaine de camions. À lire aussiKiev multiplie les frappes en Crimée occupée, Moscou grignote à nouveau du terrain dans le Donbass

Les dessous de l'infox, la chronique
Ukraine: les frappes de drones en Russie au cœur de la guerre informationnelle

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 3:07


Pour étrangler la logistique russe, l'Ukraine multiplie les attaques de drones ces dernières semaines. Kiev cible méthodiquement les infrastructures énergétiques et militaires, notamment en Crimée. En conséquence, des pénuries de carburant et des coupures d'électricité ont été signalées dans plusieurs régions. Ces frappes ukrainiennes n'échappent pas à la guerre informationnelle. Un drone de reconnaissance ukrainien a-t-il survolé durant plusieurs minutes le pont de Kertch ? C'est ce que prétend montrer une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Cet ouvrage, reliant la Crimée annexée à la Russie, est à la fois symbolique et stratégique pour l'armée russe. Attaqué à plusieurs reprises par l'Ukraine depuis le début de la guerre, le pont a sa propre bulle de protection, navale et aérienne. Voir un drone survoler tranquillement la zone, sans être inquiété par la défense antiaérienne, semble donc assez peu crédible. Grâce à une recherche par image inversée (voir ici comment faire), nous avons retrouvé sa trace sur YouTube. Ce clip a été publié par un média local le 3 juillet 2021, soit avant le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine. Cela explique donc pourquoi le drone vole librement et pourquoi on ne voit pas les nombreuses installations de défense navale mises en place par les Russes autour de ce pont routier et ferroviaire. Guerre psychologique L'objectif de cette fausse information consiste à alimenter la peur du côté russe. Cette vidéo s'inscrit dans la guerre psychologique menée par les deux camps sur les réseaux sociaux. Sur le terrain, les Ukrainiens frappent méthodiquement les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Sur le front numérique, certains comptes de propagande agitent la menace à coups d'images authentiques mais aussi parfois sorties de leur contexte. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé mercredi 24 juin que les autorités russes venaient de renforcer leurs défenses anti-aériennes près du pont de Kertch. Sauver la face La Russie n'est pas en reste dans cette guerre des récits, bien au contraire. En réponse à la multiplication des frappes ukrainiennes, la propagande russe s'affaire à détourner l'attention en allumant des contre-feux, souvent à coups d'infox. Dernier exemple en date avec une vidéo montrant une vaste explosion, en pleine ville. La légende parle, à tort, d'une attaque aérienne russe qui aurait possiblement causé la mort du président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Vérification faite, tout est faux. Sur la forme d'abord, cette vidéo vue près d'un million de fois n'a rien à voir avec l'Ukraine. Filmée en août 2015, elle montre l'explosion d'un entrepôt industriel dans la ville de Tianjin, en Chine. Ce n'est pas la première fois que ce clip est sorti de son contexte. Sur le fond, Volodymyr Zelensky n'est pas mort. Le président ukrainien s'est félicité jeudi 25 juin des frappes qui ont endommagé un nouveau dépôt de carburant dans la région russe de Krasnodar. Les frappes se poursuivent, la guerre de l'information aussi. À lire aussiUkraine: la désinformation bat son plein après les attaques sur Moscou

Accents d'Europe
Ukraine : les drones, nouvel eldorado des industriels européens de la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 19:29


Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.

Accents d'Europe
Ukraine : les drones, nouvel eldorado des industriels européens de la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 19:29


Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : L'affaire Petlioura : un ancien président ukrainien assassiné à Paris

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 1:07


Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.

Franck Ferrand raconte...
L'affaire Petlioura : un ancien président ukrainien assassiné à Paris

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 22:16


Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.

Ici l'Europe
La Russie de Poutine recule sur le front ukrainien : l'UE peut-elle forcer Moscou à la paix ?

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 17:25


La guerre en Ukraine connait actuellement beaucoup de mouvements : les Russes ont perdu 280 kilomètres carrés de territoire depuis le début de l'année alors qu'ils progressaient en 2025. De leur côté, les Ukrainiens sont parvenus à frapper le cœur de Saint-Pétersbourg, où se tenait un forum économique. Dos au mur, la Russie fait pleuvoir les drones et les missiles balistiques sur l'Ukraine.

Les informés de France Info
Le cadmium dans nos aliments, les drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg, les tapisseries de Bayeux aux Royaume-Unis... Les informés de franceinfo du mercredi 03 juin 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 54:17


durée : 00:54:17 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Focus
Saint-Pétersbourg face aux drones ukrainiens

Focus

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 9:44


Stupeur ce mercredi 3 juin à Saint-Pétersbourg : des drones ukrainiens ont touché des sites énergétiques et militaires, le jour de l'ouverture du traditionnel Forum économique rassemblant de nombreux responsables russes et étrangers, y compris occidentaux. Dans cet épisode du Choix info RTL, Nathalie Michet revient sur cette attaque, d'autant plus retentissante que Vladimir Poutine en personne est attendu sur place. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Ukraine: à cause des drones, il est périlleux de récupérer les corps de soldats morts au front

Reportage International

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:41


En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ​​​​​​​? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko

Reporters
Lettonie : la main tendue à l'Ukraine

Reporters

Play Episode Listen Later May 22, 2026 12:43


Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, la Lettonie aide massivement l'Ukraine en guerre. Tout comme l'Estonie et la Lituanie, cette petite nation balte fait partie des pays d'Europe accueillant le plus de réfugiés ukrainiens, proportionnellement à sa population. Nos reporters, Valentine Patry et Hugo Laridon, sont partis à la rencontre de ceux qui tendent la main aux Ukrainiens face à l'ennemi russe. 

Un air d'amérique
Attaques de drones ukrainiens à Moscou : la guerre prend une autre dimension

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 1:24


Moscou était considérée comme la capitale la mieux défendue du monde, mais ses habitants vont désormais devoir s'habituer au bruit strident des drones et aux explosions. Les Ukrainiens ont trouvé la faille dans le dispositif de défense aérienne entourant la capitale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Ukraine : retrouver les corps des soldats, une mission presque impossible avec les drones

Les matins

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:29


durée : 00:04:29 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, des corps de soldats jonchent le front. Une unité spéciale les récupère, sans distinguer les Russes des Ukrainiens, pour les rendre aux familles ou les échanger. Une mission de plus en plus difficile face à la multiplication des drones kamikazes.

Le Reportage de la rédaction
Ukraine : retrouver les corps des soldats, une mission presque impossible avec les drones

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later May 7, 2026 4:27


durée : 00:04:27 - Le Reportage de la rédaction - En Ukraine, des corps de soldats jonchent le front. Une unité spéciale les récupère, sans distinguer les Russes des Ukrainiens, pour les rendre aux familles ou les échanger. Une mission de plus en plus difficile face à la multiplication des drones kamikazes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Grand reportage
Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:30


Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l'emballement, puis l'explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C'était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d'abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. De notre correspondante à Kiev, Pour beaucoup d'historiens, la catastrophe de Tchernobyl a contribué à accélérer la chute de l'URSS, révélant les défaillances d'un système centralisé, et réveillant le nationalisme ukrainien. Aujourd'hui, alors que la centrale nucléaire n'opère plus que pour le refroidissement du combustible nucléaire et la décontamination, le site et toute la zone d'exclusion sont revenus au cœur des préoccupations des Ukrainiens : en 2022, c'est ici, dans une zone encore hautement radioactive, que l'invasion russe à grande échelle a commencé.  Dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, Volodymyr Verbytskyi, notre guide assigné par l'Agence d'État de gestion de la zone, nous montre comment fonctionne un dosimètre : cet appareil permet de mesurer la quantité de radiation reçue par une personne ou un appareil à un endroit donné. Il sonne très souvent, rappelant ainsi le fort taux de radioactivité de la zone, même quarante ans après la catastrophe. Il explique : « il faut savoir que plus le sol est meuble, plus on va avoir des taux élevés. Là où il y a de l'asphalte, le dosimètre se calme, le taux de radiation a baissé, et de beaucoup ! ». La ville de Chornobyl a donné son nom à la centrale Notre première halte est un jardin d'enfants, caché derrière la végétation. Volodymyr se souvient : « Après l'accident, ce village a été oublié : le 28 avril, Pripyat avait déjà été évacué… et le 1er et 2 mai, des enfants étaient encore amenés ici, malheureusement ».  Les alertes du dosimètre s'arrêtent dès qu'on entre dans ce bâtiment délabré, et le bâtiment semble figé dans le temps. On y trouve des chaussons d'enfants en feutrine, des peluches, des livres tous recouverts de poussière sont exposés aux quatre vents… de petits lits rouillés rappellent qu'avant d'être une zone sinistrée, Tchernobyl était un lieu d'habitation. Ce jardin d'enfants précède l'entrée dans la ville de Chornobyl, qui a donné son nom à la centrale. « Chernobyl » en est la version russe, celle qui domine encore à l'étranger, au grand dam des Ukrainiens. La ville, qui se trouve à 18 km au sud de la centrale, est coquette, et pas tout à fait déserte : certains des travailleurs de la centrale, ainsi que des personnes qui auraient dû évacuer, y habitent encore, malgré l'interdiction. Dans un jardin du souvenir, l'artiste Anatoli Haydamaka a installé une série de panneaux de noms de villes aujourd'hui rayées de la carte : celles qui ont dû être abandonnées suite à la catastrophe.  Cet abandon est criant quelques kilomètres plus loin, dans la ville abandonnée de Pripyat. Il aura fallu aux autorités soviétiques 36 heures après l'explosion du réacteur numéro 4 pour donner à la population locale, soit près de 50 000 habitants, l'ordre d'évacuation. Plusieurs raisons expliquent ce délai. D'abord la confusion autour de l'état du réacteur numéro 4 et du niveau des radiations, l'ampleur de l'évacuation à organiser d'un point de vue logistique, mais aussi, et surtout, le déni au niveau institutionnel : dans le système autoritaire soviétique, les décisions étaient centralisées, la culture du secret encadrait les mauvaises nouvelles, afin de ne pas porter atteinte à l'image de l'État et mettre en doute sa compétence, quitte à ce que la population en pâtisse. « Personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations » En 1986, Volodymyr avait 25 ans, et il habitait Pripyat. Au milieu des ruines du café disco de la ville, il nous montre ses photos de jeunesse, et se souvient de sa première cuite. La ville avait été construite en 1970, à 3 km de la centrale nucléaire, et ses habitants étaient majoritairement des travailleurs de la centrale et leur famille. Ici, la moyenne d'âge était de moins de 30 ans. Tout était mis à leur disposition dans cette ville-atome que Moscou voulait mettre en scène comme le fleuron du parc nucléaire soviétique. Dans l'hôpital de la ville, il décrit, comme si c'était hier, les scènes qui s'y sont déroulées il y a quarante ans : « Les premiers blessés ont été amenés dans ce hall, puis ils ont été emmenés dans les étages, où on leur a prodigué les premiers soins ». Ici, des câbles et des blocs de béton pendent du plafond, dont on voit dépasser de l'amiante. à travers les décombres et la poussière, on voit que l'hôpital a été quitté dans la précipitation : au sol, gisent des tablettes de médicaments, des fioles de désinfectant, une multitude de papiers figés dans la poussière. Dans les mois qui ont suivi, Pripyat a fait l'objet de campagnes de pillages, comme l'explique Volodymyr : « Les appartements ont été cambriolés, et une chose est sûre : il s'agit d'un véritable phénomène. Mais le véritable scandale, c'est que personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations. » De fait, des particules radioactives se sont déposées sur tous les meubles, et incrustées durablement dans les tapis et moquettes. Après la catastrophe et l'évacuation, Pripyat a été pillée par des personnes qui n'avaient pas compris la raison pour laquelle les évacués n'avaient pas pris leurs biens avec eux… En ce début de printemps, Pripyat est déserte. Le grand soleil et le vent n'augurent rien de bon, c'est même le pire moment pour visiter une zone radioactive : les arbres, qui puisent dans les nappes phréatiques encore hautement contaminées, charrient du pollen qui disperse les particules radioactives dans l'air qu'on respire. Le dosimètre émet toujours ses avertissements. À lire aussiUkraine: Leonid Kindzelski, le héros oublié de Tchernobyl À seulement 3 km de là, se trouvent la centrale nucléaire de Chernobyl, et son dôme de confinement, le « sarcophage ». Volodymyr nous rappelle qu'on ne peut que photographier le sarcophage, endommagé au printemps 2025 par une frappe russe. Ce jour-là, des jeeps de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique) patrouillent sur la zone, et des travailleurs qui continuent de refroidir le combustible nucléaire, même si la centrale est à l'arrêt, vont et viennent. Sur un petit parvis, un mémorial a été aménagé, on y voit une vingtaine de portraits de soldats tombés sur la ligne de front. Ils sont originaires de la région et ont travaillé à la centrale avant de s'engager. Ici, s'entremêlent plusieurs tragédies : aux morts, aux liquidateurs auxquels un monument est également dédié, s'ajoute la mémoire vive des crimes russes commis ici, comme l'explique Oleksandr Hrygorash, chef du département de contrôle des opérations de la centrale nucléaire et responsable de la supervision et de la protection civile: « Premièrement, ce qui s'est passé à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 24 février 2022 était un acte de terrorisme nucléaire perpétré par la Russie, à savoir la prise de contrôle des installations nucléaires. Deuxièmement, un second acte de terrorisme nucléaire a eu lieu lorsqu'un drone russe a frappé l'arche de la nouvelle enceinte de confinement le 14 février 2025. C'est également un acte de terrorisme nucléaire. » 40 ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur Ces actes ont tous été commis en violation des dispositions de la Convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, conclue le 14 septembre 2005 et ratifiée par la Russie… Alors que Moscou a non seulement mis en danger la population ukrainienne et au-delà des frontières, mais aussi ses propres soldats, qui creusaient des tranchées dans la Forêt Rouge, la zone la plus radioactive qui se trouve aux abords de la centrale, au mépris de toute précaution, déplore Oleksandr Hrygorash : « La présence de toute personne dans la zone d'exclusion ou sur le site de la centrale de Tchernobyl en général exige le respect des consignes de sécurité. Les radiations ne pardonnent pas le manque de respect, elles ne font pas de distinction, militaire ou civil, scientifique ou simple ouvrier, elles affectent tout le monde de la même manière. Quant aux occupants qui ont négligé les consignes de sécurité, ils ont eux-mêmes mis leur santé en danger et regretteront un jour de ne pas les avoir respectées. »  Cette occupation russe de la centrale nucléaire va au-delà du sens commun: pendant environ cinq semaines, jusqu'au départ des troupes russes de la région de Kyiv, environ 100 travailleurs du site ont été bloqués sur place pendant près de 25 jours…au lieu de leur shift de 12h pour assurer le fonctionnement de la centrale électrique, nécessaire au refroidissement des combustibles nucléaires. Leur présence a permis d'éviter le pire, et Oleksandr Hrygorash ne tarit pas d'éloges: « Aucun des spécialistes qui ont pris le service de nuit le 23 février 2022 ne s'attendait à ce que sa garde dure 600 heures, voire mille heures pour certains. Mais grâce à la qualité de leur formation, aucun n'a quitté son poste et chacun a accompli ses tâches. » Sans la présence de ces travailleurs, on ne peut pas exclure qu'un nouvel incident nucléaire ait eu lieu à la centrale… Alors que quarante ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur. Parmi ceux qui s'en souviennent, il y a ceux qui l'ont vécue personnellement. À Zdvyzhivka, près de Borodyanka, à environ une heure de route de Kyiv, Vassil, un liquidateur de 90 ans, et sa femme Nina, 86 ans, se rappellent du jour où leur vie a basculé : en 1986, ils habitaient dans la zone d'exclusion.  Au lendemain de la catastrophe nucléaire, le couple a été sommé d'évacuer la maison qu'ils possédaient. Nina confie : « Ils (les officiels) nous ont dit de tout laisser tomber et ils ont commencé à nous évacuer. Le 4 mai, oui, ils ont commencé à nous évacuer. Ils ont bouclé la zone à 30 kilomètres et interdisaient l'accès à quiconque s'y trouvait. En fait, ils nous ont évacués après l'accident. » Vassil, son mari, travaillait à la centrale et n'avait pas non plus été informé de la gravité de la situation : « Il était chauffeur, d'habitude il rentrait à la maison après le quart de nuit. Il conduisait un KamAz à l'époque. Il est arrivé pour son quart de nuit, il ne savait pas qu'il s'était passé quelque chose pendant la nuit. Il est parti travailler. » Alors que la famille a dû tout quitter dans l'urgence, Vassil, lui, chauffeur de ces poids lourds soviétiques qui charriaient des matériaux vers la centrale nucléaire, a été réquisitionné pour transporter le sable utilisé pour colmater le réacteur 4, dans un premier effort pour stopper le feu, puis pour apporter du plomb, utiliser pour stopper les radiations. Il explique le chaos des premiers jours et son travail : « Je me rendais sur le terrain d'aviation, où il y avait du plomb en train d'être cassé. Puis ces blocs étaient chargés dans des nacelles et transportés jusqu'aux hélicoptères. Il y avait probablement une soixantaine d'engins sur place. Et en vol, ils avaient l'air tout petits et partaient dans tous les sens. » Alors que ces opérations dangereuses ont cours, Vassil se souvient de la dévastation tout autour de lui : « Toute la forêt de Polissia était brûlée, les conifères sont tous devenus noirs. Ils étaient si beaux, et il n'en restait que les troncs, plus aucune branche. » Les premières semaines, Vassil a multiplié les allers-retours vers la centrale sinistrée. Très vite, il a eu des brûlures autour des poignets, dues aux radiations. Au bout de quelques semaines, il doit également abandonner son camion, un KamAz soviétique, qui fera partie des centaines de camions contaminés enterrés dans la zone d'exclusion. Vassil a travaillé dans le transport de matériaux pour la centrale jusqu'en 1988, et jusqu'au jour où sa santé ne le lui a plus permis : « Je conduisais vers Tchernobyl pour aller aider, j'étais au volant et d'un coup je n'ai plus rien vu. J'ai stoppé le camion, j'ai attendu, je savais que quelqu'un allait passer. ça a été le cas, et on m'a emmené à l'hôpital de Chornobyl. Et puis ma vue est revenue, comme ça ». Quarante ans plus tard, dans leur salon de Zdyzhivka, Nina et Vassil s'estiment chanceux d'être encore en vie, et ils n'ont pas seulement survécu à une catastrophe nucléaire, car chez eux, plusieurs pages de l'histoire de l'Ukraine s'entremêlent : ils ont survécu à l'occupation russe des premières semaines de l'invasion de 2022, ainsi qu'aux bombardements qui ont plu sur le village à la libération.

L’Heure du Monde
Cinq ans d'immersion en Ukraine

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 17:05


Depuis le 24 février 2022, premier jour de l'invasion russe de l'Ukraine, le quotidien des Ukrainiens est ponctué par les sirènes anti-aériennes, les morts, les crimes de guerre. Ils restent pourtant unis, conscients d'être engagés dans une lutte existentielle pour leur survie face aux agressions de la Russie dirigée par Vladimir Poutine.A l'occasion des 5 ans du podcast « L'Heure du Monde », retour, dans cet épisode, sur cette guerre qui avait en fait débuté en 2014 sur le sol ukrainien – un pays que couvre, précisément depuis cinq ans, Faustine Vincent. Journaliste au service International du Monde, initialement chargée de l'espace post-soviétique, elle a quitté l'Ukraine trois jours avant le début de l'invasion russe, puis y est retournée à de nombreuses reprises. Elle raconte, dans ce podcast, certaines des nombreuses rencontres qui l'ont marquée à l'occasion de ses reportages, et comment cette guerre traverse aujourd'hui toutes les couches de la société ukrainienne.Un épisode de Marion Bothorel, enregistré en public le 30 mars 2026. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits des alertes anti-aériennes enregistrées par Faustine Vincent.Cet épisode a été enregistré en public le 30 mars 2026 et mis en ligne le 22 avril 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Œuvre caritative de l'archidiocèse de Košice. Création de sacs à main. (20.4.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 24:29


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Silvia Hrabčaková nous parlera de l'Ouvre caritative de l'archidiocese de Košice qui aide Slovaques et Ukrainiens. La façon dont vous portez votre sac a main en dit long sur vous. Vous pourriez etre surpris. Nous évoquerons les tendances en Slovaquie et la création de sacs faits main.

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 58:28


durée : 00:58:28 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Et si nous racontions l'histoire des livres ukrainiens, ici en France, que nous apprendraient-ils sur ce conflit ? Loin les lignes de front, une autre facette de la guerre s'écrit aussi. Plongeons dans les bibliothèques, librairies et archives en France. S'y dessine un vaste réseau de résistance. - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Andreï Kourkov Ecrivain

On refait le match avec Denis Balbir
LA QUOTIDIENNE - Strasbourg peut-il rêver d'un premier titre européen ?

On refait le match avec Denis Balbir

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 20:51


Une démonstration pour l'histoire : en dominant Mayence 4-0, Strasbourg a renversé le cours de son quart de finale de Ligue Conférence, une semaine après sa défaite 2-0 en Allemagne, et atteint les demi-finales d'une coupe d'Europe pour la première fois de son histoire. Ce nouveau chapitre européen s'écrira face au Rayo Vallecano le 30 avril puis le 7 mai, dans une double confrontation abordable pour le club alsacien au vu de ce qu'il a montré jeudi soir. La seconde demi-finale opposera les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk aux Anglais de Crystal Palace. La finale est prévue le mercredi 27 mai à Leipzig (Allemagne). Le RCS peut-il rêver de devenir le troisième club français a remporté une Coupe d'Europe après Marseille et le PSG Ecoutez le débat entre Cédric Chasseur, Eric Silvestro et Yannick Olland, correspondant de RTL en Alsace.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cultures monde
Quand les nations se mettent en scène : En Russie, la culture mise au service du pouvoir

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 58:34


durée : 00:58:34 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon - La biennale d'art contemporain de Venise devrait avoir pour la première fois depuis 2022 un pavillon russe. Alors que le Kremlin utilise la culture pour se réhabiliter et pour promouvoir sa guerre, la majorité des Ukrainiens y voit un outil de domination historique et souhaite s'en émanciper. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cécile Vaissié Professeure en études russes et soviétiques à l'université Rennes 2; Elina Kulikova Ecrivaine et metteuse en scène russe, artiste associée à la Comédie de Genève, créatrice avec Dima Efremov d'une Trilogie de la guerre (2023-2025)

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 3/5 : La Bibliothèque ukrainienne Simon Petlura : un îlot de résistance ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:03


durée : 00:06:03 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Dans cette bibliothèque parisienne, Ukrainiennes et Ukrainiens se rassemblent depuis des décennies. C'est aujourd'hui le plus ancien lieu culturel ukrainien en Europe occidentale en activité. Quel rôle remplit-il en temps de guerre ? Ouvrons la porte de la Bibliothèque ukrainienne Simon Petlura. - réalisation : Alison Vicrobeck

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 1/5 : Comment la littérature ukrainienne s'invite-t-elle sur nos étagères ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:02


durée : 00:06:02 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Rencontres, débats... Nombreux sont les coups de projecteur en France sur la littérature ukrainienne. Des bibliothèques françaises se joignent aussi à l'initiative d'ampleur mondiale lancée par la Première dame ukrainienne Olena Zelenska. Et pourtant, des freins demeurent. Comment les dépasser ? - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Iryna Dmytrychyn Maître de conférences à l'Inalco, historienne et traductrice; Victoire Feuillebois Maîtresse de conférences à l'université de Strasbourg.

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 2/5 : Les livres de la diaspora ukrainienne en France : un héritage à explorer ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 5:54


durée : 00:05:54 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - 9 500, c'est le nombre d'ouvrages en ukrainien conservés à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, à Paris. Parmi ceux-ci, on trouve des livres pas comme les autres. Leurs pages renferment l'histoire de toute une diaspora arrivée en France, dès 1919. Une histoire d'émancipation. - réalisation : Alison Vicrobeck

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 4/5 : Deux sœurs ukrainiennes témoignent : que peut l'écriture face à la guerre ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:02


durée : 00:06:02 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Face à une vie familiale et un quotidien bouleversé, Olga et Sacha Kurovska choisissent de prendre la plume pour raconter la guerre. Olga, depuis Paris. Sacha, depuis Kiev. Que peut l'écriture en temps de guerre ? Écrire depuis l'intime : une autre voie pour approcher la guerre en Ukraine ? - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Olga Kurovska Caviste à Paris, ancienne professeure de français à Kiev et autrice; Elisa Mignot Journaliste au Monde

Le magazine de la rédaction
Les livres ukrainiens en exil : une histoire de résistance 5/5 : Quelle coopération internationale autour du livre ukrainien ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:14


durée : 00:06:14 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Dès le 24 février 2022, la Bibliothèque nationale de France apporte son soutien à ses confrères ukrainiens. Formations en ligne, mise à disposition de matériel : les actions sont nombreuses. Après l'urgence, quel après bâtir pour les bibliothèques ukrainiennes ? Un réseau international se mobilise. - réalisation : Alison Vicrobeck

Accents d'Europe
Ukraine : la russification s'accélère dans les territoires occupés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 19:30


Dans l'est et le sud de l'Ukraine, occupés par l'armée russe, la bataille se joue aussi sur le terrain symbolique. Outre la distribution massive de passeports russes, Moscou rebaptise des rues, ouvre de nouveaux musées, déboulonne des statues… Une transformation de l'espace public pour imposer son récit et ancrer son contrôle sur ces territoires. Reportage entre Marioupol et Melitopol d'Anissa El Jabri. Allemagne : l'arrivée d'une nouvelle génération de réfugiés ukrainiens L'Ukraine, confrontée à un effort de guerre très coûteux en vies humaines fait face à un dilemme : pour gagner la guerre, il faut mobiliser des hommes. Mais pour repeupler le pays à long terme, il faut protéger les plus jeunes. L'enrôlement ne concerne donc que les hommes de plus de 25 ans. Mais tous, dès 18 ans, avaient interdiction de quitter le pays. Depuis août 2025, les Ukrainiens de moins de 23 ans peuvent quitter le pays. Des milliers de jeunes profitent de cette ouverture pour rejoindre l'Allemagne qui a déjà accueilli plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens -essentiellement des femmes et des enfants - depuis le début de la guerre. Reportage de Delphine Nerbollier. Irlande du Nord : l'ombre de l'affaire Epstein sur l'artisan de la paix Figure-clé du processus de paix nord-irlandais, l'ancien sénateur George J. Mitchell avait joué un rôle déterminant dans la signature de l'Accord du Vendredi saint en 1998, qui a mis fin aux « Troubles », ces 30 années de violences en Irlande du Nord. Aujourd'hui, son héritage est fragilisé par la révélation de liens avec le financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Explications de Clémence Pénard. À La Réunion : « L'engagisme : l'autre esclavage » Dans son nouveau numéro, La Revue Dessinée revient sur l'«engagisme », un système de travail et d'exploitation pour des centaines de milliers d'étrangers, notamment indiens, mis en place dans les colonies françaises dès 1828, avant même l'abolition de l'esclavage. Une enquête historique racontée en bande dessinée, qui nous emmène sur l'île de La Réunion, auprès des descendants des « Malbar ». Entretien avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée.

Reportage International
Lieux de mémoire: l'autre combat mené par la Russie dans les régions d'Ukraine sous son contrôle depuis 2022

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 2:41


Musées, statues, monuments, noms de rue... La Russie s'installe de plus en plus dans l'espace géographique des parties des régions de Donetsk et de Zaporijia sous son contrôle, y compris le plus quotidien. Objectif : toujours mieux diffuser son récit historique. Un récit pivot dans sa narration officielle pour justifier son offensive en Ukraine. Marioupol, une rue tranquille dans le centre, et une maison aux allures neuves mais sans tapage : le musée Jdanov. 154 mètres carrés dédiés au natif de la ville, cadre important de la construction puis du maintien de l'Union soviétique, et proche de Staline. Vitrine du Kremlin dans cette partie de la région de Donetsk sous drapeau russe, Marioupol portait d'ailleurs sous l'URSS, de 1948 à 1989, le nom de Jdanov. Un immense buste de cette figure historique est visible dans le petit jardin du musée. Viktor Ignatyevich Mikhalenko, guide du musée, accueille et fait la visite. Antenne du Musée mémorial d'État de Saint-Pétersbourg dédié à la défense et au siège de Léningrad (NDLR Léningrad était le nom de Saint-Pétersbourg sous l'URSS), le lieu a été installé dans les décombres de l'ancien musée de la culture populaire, très abîmé par les combats lors du siège de la ville en 2022. Ce siège a fait au moins 22 000 morts civils d'après la municipalité ukrainienne en exil de Marioupol, et détruit ou endommagé 90% des bâtiments résidentiels, selon l'ONU. « En novembre 2023, Vladimir Vladimirovitch Poutine a chargé les autorités de Saint-Pétersbourg de reconstruire le bâtiment et de créer ce musée », explique Viktor Mikhalenko. « Des spécialistes de Saint-Pétersbourg ont tout créé, de la façade aux équipements informatiques en passant par les expositions que vous voyez ici ». Dans les deux premières pièces, des photos d'enfance et de famille, les livres lus et les médailles reçues par Jdanov, ainsi que de nombreux éléments sur le siège de Léningrad dont Jdanov a dirigé la défense pendant la Seconde Guerre mondiale (« la grande guerre patriotique » pour les Russes). Sont présentées, entre autres, des cartes militaires. Depuis l'envoi de ses soldats en Ukraine, le pouvoir russe promeut particulièrement une image qu'il souhaite « plus positive » de Staline – et de ses proches comme Jdanov –, comme celle notamment d'un dirigeant présenté, tout particulièrement dans les manuels d'histoire scolaire, comme un bon chef de guerre. Promouvoir une image « plus positive » de Staline « Le musée a ouvert ses portes le 15 février 2025 », précise Viktor Mikhalenko. « Vous pouvez même lire ici le discours d'inauguration d'Alexandre Dmitrievitch Beglov, le gouverneur de Saint-Pétersbourg, dans lequel il a notamment dit : "Nous nous efforçons de transmettre aux visiteurs la vérité historique sur notre compatriote Andreï Alexandrovitch Jdanov." » La vérité selon la Russie se trouve dans l'inversion des termes, dans son effort de comparaison historique entre la Seconde Guerre mondiale et son « opération spéciale » en Ukraine. Dans ce musée, un projet limpide : faire l'analogie historique entre le siège de Marioupol en 2022 et celui de Léningrad sous la Seconde Guerre mondiale. Svetlana Alexandrovna Seledet, conservatrice du musée, résume : « Depuis la fin des événements militaires, Saint-Pétersbourg participe activement à la reconstruction de la ville. L'ouverture de ce musée en témoigne. Les deux villes sont aussi jumelées, et elles ont ce lien : elles ont survécu aux combats pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous, nous avons survécu aux événements de 2022. Les populations ont souffert dans les deux villes ». Changer certains noms de rue Sur un des murs à l'entrée, quelques témoignages d'une autre facette et d'un autre rôle de Jdanov que celui qui y est célébré par la Russie de Vladimir Poutine : des photos de ce bras droit de Staline lors du premier congrès des écrivains soviétiques en 1934. Jdanov y fixa la ligne culturelle du Parti communiste : l'art doit servir l'État. Les descendants des familles d'artistes réprimés sous l'Union soviétique, déportés au goulag ou exécutés, et ceux qui protègent leur mémoire, comme celle de la célèbre poétesse Akhmatova, ont qualifié l'ouverture du musée « d'insulte à leur mémoire ».  Nina Popova, présidente de la Fondation caritative des Amis du Musée Anna Akhmatova de la Maison de la Fontaine à Saint-Pétersbourg et son ancienne directrice pendant 30 ans, a elle déclaré : « C'est comme gifler une femme qui a tant résisté, qui a surmonté l'épreuve et qui n'a jamais oublié l'humiliation terrible qu'elle a subie. » Anna Akhmatova a évité la déportation, mais s'est vue réduite au silence. Viktor Mikhalenko affirme lui que les équipes du musée « ont fait des recherches » et « qu'à ce jour, il n'existe aucun document où Andreï Jdanov ait personnellement signé une quelconque liste d'exécution ». Comme dans de nombreuses villes des territoires sous drapeau russe depuis 2022, certaines des rues de Marioupol ont été rebaptisées. Aujourd'hui encore, certains habitants affirment se perdre dans leur propre ville, quand d'autres se montrent fatalistes et préfèrent souligner : « Quand ici c'est devenu l'Ukraine, [après la chute de l'URSS, NDLR], des noms de rues issus de l'Union soviétique ont été changés, pour des noms de héros ukrainiens. Et maintenant, les Russes reviennent aux anciens noms. » Installer ou réinstaller des statues Peut-être la conviction qu'il s'agit là d'un simple flux et reflux de l'histoire, avec chaque camp renvoyé à l'autre, comme s'il n'y avait ni responsables, ni coupables. Peut-être aussi une manière de se retrancher dans le propos le plus prudent possible, tant chacun mesure la sensibilité du sujet et tant les propos sont, partout, mesurés au trébuchet. Quand on ne refuse pas, et c'est souvent, de s'exprimer tout court. L'évitement et la méfiance face aux questions d'un interlocuteur inconnu sont devenus une règle. À Mélitopol, devenue la capitale administrative de cette partie de la région de Zaporijia sous contrôle russe, se dresse dans le centre-ville une statue dorée haute de plusieurs mètres : celle de Lénine. Devenue un lieu de rassemblement des pro-russes en 2014-2015, elle avait été enlevée de l'espace public par les autorités ukrainiennes, puis retrouvée par les fonctionnaires mis en place par Moscou qui l'ont réinstallée le 5 novembre 2022. Quelques semaines plus tard, le 17 décembre, elle était, de nuit, aspergée de peinture rouge. À l'époque, une babouchka rencontrée à proximité se permettait encore de rire de ce geste d'un : « C'est la jeunesse, ils sont énervés. » Certains passants évoquaient alors encore, sans filtre, le rôle de « partisans » dans des attentats contre les représentants des autorités russes ou leurs infrastructures, laissant en un mot échapper sans aucune équivoque leur opposition à la présence de Moscou. Plus de trois ans sous drapeau russe plus tard, c'en est terminé des allusions ironiques au geste de colère devant la remise en place de la statue de Lénine. L'évoquer, c'est s'entendre répondre le plus souvent de très évasifs : « Je ne me souviens pas. » Ou à peine un très timide : « Lénine était une personnalité ambivalente. » Un passant se fait un peu plus direct : « Aujourd'hui, de tels excès seraient certainement très improbables ». La Société d'histoire militaire russe partout à la manœuvre L'antenne locale du KPRF, le Parti communiste russe, a lui installé à Mélitopol le 9 mai 2025 la première et à ce jour seule statue de Staline dans les régions passées sous contrôle russe en 2022. « Staline est le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale », dit Oleg Aleksandrovich Slusarenko, premier secrétaire du comité local du KPRF et élu local. « Sur le piédestal de sa statue, il est donc écrit : Au généralissime de l'Union soviétique, inspirateur et organisateur de la victoire du peuple soviétique sur les envahisseurs nazis, à Joseph Vissarionovitch Staline, ses descendants reconnaissants. » Visiblement très rodé à répondre aux critiques sur le bilan du dirigeant, Oleg Slusarenko affirme aussi : « Le système soviétique était jeune [à l'époque de Staline,NDLR]. Comme dans toute jeune civilisation, il s'y passait beaucoup de choses qui, en général, plaisaient à certains, mais pouvaient en contrarier d'autres ». Une affirmation dans la ligne des autorités russes qui ne nient pas les répressions soviétiques mais les minimisent, en les présentant comme une tragédie sans réel coupable, tout en glorifiant chaque jour un peu plus la puissance géopolitique et militaire de l'URSS. Reste que sur la question de la mémoire, on retrouve surtout à la manœuvre la Société d'histoire militaire russe. Fondée en 2012, là encore sur demande de Vladimir Poutine, elle est aujourd'hui dirigée par Vladimir Médinsky, l'historien préféré du chef de l'État russe. Certains observateurs vont jusqu'à lui prêter une proximité idéologique telle avec Vladimir Poutine qu'ils avancent qu'il serait à l'origine de l'essai du président publié en 2021 et titré : De l'unité historique des Russes et des Ukrainiens. Y est développé tout l'argumentaire tant mis en avant par le Kremlin pour justifier l'envoi de ses soldats en Ukraine, comme celui que Russes et Ukrainiens ne formeraient qu'un seul peuple ; ou encore que l'Ukraine n'est pas un pays mais une création artificielle des bolcheviks, et ne peut donc avoir d'aspiration propre.  Vladimir Médinsky est aussi l'inflexible chef de file des négociateurs russes sur les pourparlers de la fin de la guerre en Ukraine. Dans les régions prises par Moscou depuis 2022, ses hommes sont en tout cas partout. À Mélitopol, ils installent très activement de nombreux monuments et des statues, comme un buste de Pavel Soudoplatov en plein centre-ville. Sous Staline, Soudoplatov était un haut responsable féroce des services de renseignements. Ce natif de Mélitopol est notamment connu pour avoir réprimé avec acharnement le mouvement national ukrainien et ses militants, y compris hors des frontières de l'Union soviétique. Pour l'un des membres de la société historique russe locale, Valeri Vladimirovitch Belostennyi : « Avant nous, on a essayé ici d'inculquer aux enfants une culture différente, un intérêt pour les héros Marvel ou James Bond. Mais nous avons notre propre James Bond, un vrai héros, et il faut montrer ses activités aux enfants, pour leur apprendre à aimer leur histoire. Après tout, bon nombre d'opérations importantes ont été menées directement sous sa supervision et parfois par lui-même directement. Personne ne lui avait jamais appris comment être un officier du renseignement, mais lui, il a formé une galaxie colossale de personnes ». Depuis 2023, Volodymyr Zelensky a pris de nombreuses sanctions contre la Société d'histoire militaire russe en tant qu'entité, ainsi que contre certains de ses membres. Au début de ce mois de mars 2026, le président de l'Ukraine a également placé sur sa liste de sanctions tous les responsables des branches de la Société d'histoire militaire russe dans les régions passées sous drapeau russe en 2022, ainsi que ceux de la Crimée. Kiev qualifie l'organisation d'« outil de propagande révisionniste, contribuant à justifier l'invasion à grande échelle ». À Mélitopol, Yuriy Petrovich Volodovsky, directeur exécutif de la branche de Zaporijia, fait lui déjà la liste de tous ses prochains projets. Beaucoup d'entre eux visent la jeunesse.        

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 28 février 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 48:30


Aujourd'hui, une édition spéciale Ukraine. L'invasion russe du pays vient d'entrer dans sa 5è année. Le front s'est quasi figé avec avantage aux forces russes. 20% du territoire dans l'Est, avec la Crimée conquise auparavant. En 2è partie, nous serons aux côtés de ces réfugiés qui continuent d'arriver en Pologne, il s'agit de ces Ukrainiens pour qui il était trop difficile de partir au début de la guerre. Souvent âgés ou handicapés, ils ne font qu'un passage par Varsovie avant un autre horizon. Face à la guerre : les Ukrainiens en quête de mémoire et justice Il y a 4 ans, la Russie lançait une guerre totale contre l'Ukraine. Fantassins à l'offensive dans l'est du pays, attaques massives de drones. Frappes de missiles dans tout le pays. Ces 4 dernières années ont aussi été marquées par des violations du droit international, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité (documentés par l'ONU). Particulièrement en territoire occupé. Alors que les combats continuent, qu'un jeu de négociations se poursuit ; un double travail a commencé : au niveau sociétal, pour ne pas oublier victimes et prisonniers, et pour dénoncer les crimes commis par la Russie. Au niveau de la justice, pour construire un faisceau de preuves et de témoignages. Si tous les jours, d'autres violations viennent allonger la liste, cela n'annule pas les précédentes, et la justice, elle, se souvient… Un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze qui s'entretient avec Jacques Allix. La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés  Depuis l'invasion partielle de l'Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d'un million d'Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s'est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s'est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ. Ils ont souvent besoin d'un accompagnement, et ne sont accueillis que par des bénévoles, qui leur proposent de migrer vers d'autres pays. Un Grand reportage d'Adrien Sarlat qui s'entretient avec Jacques Allix. 

Code source
« Gueules cassées », épuisement… La vie des Ukrainiens après 4 ans de guerre

Code source

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 20:38


Quatre ans après le début de l'offensive russe en Ukraine, la guerre déclenchée par Vladimir Poutine s'éternise, malgré les pressions de l'Europe et des États-Unis pour y mettre fin.Les combats ont fait des centaines de milliers de morts et les civils ukrainiens vivent dans la peur des bombardements russes. Des frappes régulières qui blessent, mutilent et tuent.Robin Korda, reporter au service international du Parisien, s'est rendu en Ukraine mi-février. Il raconte aujourd'hui ses reportages, parfois difficiles à écouter, dans cet épisode de Code source. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Parlement européen - Photo : Olivier Corsan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Inna Shevchenko: La voix d'un peuple qui résiste

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 12:24


C dans l'air l'invitée du 24 février 2026 avec Inna Shevchenko, activiste et écrivaine franco-ukrainienne. Elle a notamment publié « Une lettre de l'Est - Voix plurielles des femmes ukrainiennes » (éditions des femmes - Antoinette Fouque). Quatre ans après l'invasion russe en Ukraine, C dans l'air, l'invité reçoit Inna Shevchenko, activiste et écrivaine franco-ukrainienne, figure du mouvement Femen. Elle reviendra sur la mobilisation quotidienne des Ukrainiens pour défendre leur liberté et sur leurs attentes envers l'Europe alors que le conflit s'enlise et que la fatigue gagne les opinions publiques.

Les matins
Guerre en Ukraine, 4 ans après : une paix qui n'arrive pas

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 39:33


durée : 00:39:33 - L'Invité(e) des Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Alors que les négociations s'enlisent à Genève sous médiation américaine, que les morts s'accumulent des deux côtés, la Russie n'a pas bougé d'un pouce sur ses positions. Quelle paix les Ukrainiens attendent-ils, quatre ans après le début de la guerre ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Florence Aubenas Grand reporter pour "Le Monde" et essayiste; Tatiana Kastouéva-Jean Directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri

C dans l'air
Guerre en Ukraine : et si Poutine perdait ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 62:02


C dans l'air du 24 février 2026 - Guerre en Ukraine : et si Poutine perdait ?Se recueillir dans le silence. Mardi 24 février, quatre ans jour pour jour après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fleuri les portraits des soldats tombés au combat, sur la place Maidan à Kiev, en présence de plusieurs leaders européens. Vladimir « Poutine n'a pas atteint ses objectifs. Il n'a pas brisé les Ukrainiens. Il n'a pas gagné cette guerre », a déclaré Zelensky dans un message vidéo. Force est de constater que l'armée russe patauge en Ukraine, avec à peine 20 % du territoire conquis, dont 0,75 % l'an passé, et plus de 325 000 morts au front, selon les données de l'Institute for the Study of War et du Center for Strategic and International Studies. Rappelant la souffrance du peuple ukrainien, Zelensky a également appelé ses alliés européens à accélérer l'accession de l'Ukraine à l'Union européenne. Officiellement, Bruxelles soutient toujours l'Ukraine, en témoigne le déplacement à Kiev ce mardi de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen ou le message de soutien envoyé par Emmanuel Macron : « Nous sommes et resterons aux côtés de l'Ukraine ». Mais en coulisses, plusieurs pays rechignent à soutenir l'effort militaire ukrainien, à commencer par le président hongrois Viktor Orban. Le dirigeant populiste menace de mettre son veto sur le nouveau paquet d'aides de 90 milliards d'euros approuvé par le Parlement européen, si l'Ukraine ne reprend pas le transit de pétrole russe vers la Hongrie, bloqué depuis le 27 janvier après un bombardement russe. En Lettonie, ancienne république soviétique, la population se demande si elle ne sera pas la prochaine cible de la Russie, avec qui elle partage une frontière terrestre de 214 kilomètres. Fin décembre, Riga a achevé la construction d'une clôture de 280 kilomètres sur l'ensemble de cette frontière. Depuis des années, les responsables gouvernementaux lettons accusent leurs voisins orientaux de mener une guerre hybride en facilitant le trafic de migrants, multipliant les intrusions de drones, et les cyberattaques. Riga a annoncé en décembre investir 3,5 millions d'euros dans la lutte contre les drones après plusieurs survols au-dessus de la capitale. Où en est la guerre en Ukraine, quatre ans après l'invasion de la Russie ? Jusqu'où ira Viktor Orban pour bloquer l'aide européenne à l'Ukraine ? Et pourquoi la Lettonie se sent-elle aussi menacée par la Russie ?Experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de « D'un monde à l'autre » - Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse – L'Express, auteure de « Le piège Nord Stream » - Cyrille AMOURSKY - Reporter de guerre, auteur de « Ukraïnia. Un peuple en guerre » - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense

Grand reportage
Face à la guerre : les Ukrainiens en quête de mémoire et justice

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 19:30


Il y a 4 ans, la Russie lançait une guerre totale contre l'Ukraine. Fantassins à l'offensive dans l'est du pays, attaques massives de drones. Frappes de missiles dans tout le pays. Ces 4 dernières années ont aussi été marquées par des violations du droit international, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité (documentés par l'ONU). Particulièrement en territoire occupé. Alors que les combats continuent, qu'un jeu de négociations se poursuit ; un double travail a commencé : au niveau sociétal, pour ne pas oublier victimes et prisonniers, et pour dénoncer les crimes commis par la Russie. Au niveau de la justice, pour construire un faisceau de preuves et de témoignages. Si tous les jours, d'autres violations viennent allonger la liste, cela n'annule pas les précédentes, et la justice, elle, se souvient… « Face à la guerre : les Ukrainiens en quête de mémoire et justice » un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze.

Grand reportage
La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 19:30


Depuis l'invasion partielle de l'Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d'un million d'Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s'est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s'est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ. Ils ont souvent besoin d'un accompagnement, et ne sont accueillis que par des bénévoles, qui leur proposent de migrer vers d'autres pays. « La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés », un Grand reportage d'Adrien Sarlat.

C dans l'air
Cyrille Amoursky - Ukraine: un reporter au cœur de la guerre

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 12:22


C dans l'air l'invité du 7 février 2026 avec Cyrille Amoursky, reporter de guerre et auteur de "Ukraïna. Un peuple en guerre", aux éditions du Cerf.Le processus de négociation pour la paix en Ukraine suit son cours - des discussions entre les délégations russes et ukrainiennes sont prévues la semaine prochaine aux Etats-Unis et Volodymyr Zelensky rencontre ses partenaires européens ce samedi - mais l'offensive russe se poursuit.Alors que l'hiver bat son plein et que les températures descendent jusqu'à -20°C, des coupures de courant ont une nouvelle fois eu lieu dans une grande partie du pays en raison d'une importante attaque russe ce matin contre le réseau énergétique ukrainien. Pour autant, l'heure n'est pas aux concessions : "L'Ukraine ne soutiendra pas d'accords la concernant sans qu'elle soit impliquée" dans les discussions, a déclaré M. Zelensky, en référence aux questions territoriales, point d'achoppement des pourparlers.Dans son livre, Cyrille Amoursky témoigne d'ailleurs de la résilience des Ukrainiens, qui résistent et combattent depuis maintenant près de quatre ans. "Les Américains proposent aux parties de mettre fin à la guerre d'ici au début de l'été et exerceront probablement des pressions sur elles pour qu'elles respectent précisément ce calendrier", a toutefois précisé vendredi le président ukrainien, pour qui Poutine n'a "peur que de Trump". L'Union européenne a de son côté proposé hier de nouvelles sanctions contre la Russie, qui doivent toutefois être approuvées par les Vingt-Sept avant de pouvoir entrer en vigueur.