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La prudence s'est imposée vendredi sur la plupart des grandes places financières du Vieux Continent. Le CAC 40 a terminé la semaine en baisse de -0.55%, dans un marché plutôt calme marqué par la fermeture de Wall Street pour les commémorations de l'abolition de l'esclavage et des places asiatiques pour le festival des bateaux-dragons. En dépit de ce léger repli, la place parisienne a réussi à afficher une progression hebdomadaire de 0,84% alignant sa cinquième semaine consécutive de hausse. Ailleurs en Europe, le DAX 40 a perdu 0,16% et le FTSE 100 a cédé 0,41%. Le marché est globalement soulagé à la perspective d'un apaisement durable des tensions au Moyen-Orient même si les discussions techniques qui devaient s'ouvrir en Suisse entre Washington et Téhéran ont été repoussées. Et du côté des valeurs ? Maisons du Monde (suspendu de cotation sur un dernier cours de 43 cents) a annoncé une perte nette colossale de 406 millions d'euros au titre de l'exercice 2025 et la signature d'un projet de refinancement qui pourrait aboutir à une prise de contrôle par deux fonds britanniques.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après plusieurs années d'hésitations, de restructurations et de recul commercial, Ford a voulu montrer qu'il n'avait pas renoncé à l'Europe. Le constructeur américain a reconfirmé l'arrivée de cinq nouveaux modèles électrifiés sur le Vieux Continent d'ici la fin de la décennie. L'objectif était clair : reprendre pied sur un marché où la marque avait perdu du terrain, face aux constructeurs européens, mais aussi face à la montée très rapide des marques chinoises.Cette annonce est intervenue dans un contexte un peu plus favorable pour Ford, notamment en France. Louis-Carl Vignon, président de Ford France, a indiqué que les modèles électriques représentaient 55 % des commandes enregistrées dans l'Hexagone au mois d'avril. Le constructeur bénéficiait notamment du lancement de modèles importants comme l'Explorer électrique et le Capri EV, tous deux développés sur la plateforme MEB de Volkswagen. Cette plateforme est une base technique conçue pour les véhicules électriques, qui permet de partager batteries, moteurs et architecture électronique entre plusieurs modèles.Dans le détail, Ford a présenté une feuille de route centrée sur les particuliers. Elle comprenait une petite citadine électrique, dans l'esprit de la Fiesta, un SUV compact zéro émission, ainsi que plusieurs SUV proposés en versions électriques ou hybrides. La marque a aussi confirmé l'arrivée en Europe d'un nouveau SUV compact inspiré de la famille Bronco, produit à partir de 2028 dans son usine de Valence, en Espagne. Le positionnement était assumé : un véhicule au style robuste, plus aventurier, mais adapté au marché européen. Ce plan répondait aussi à une inquiétude plus large. Jim Farley, le patron de Ford, avait multiplié les alertes sur la progression des constructeurs chinois, qu'il décrivait comme une menace majeure pour l'industrie occidentale. BYD, notamment, s'était imposé comme l'un des concurrents les plus redoutés, avec des modèles abordables et très avancés technologiquement.Ford n'a donc pas cherché à basculer brutalement vers le tout électrique. Le groupe a plutôt défendu une transition progressive, mêlant électrique et hybride, plus proche des usages réels des automobilistes. Pour réduire ses coûts, il s'est aussi appuyé sur des partenariats industriels, notamment avec Volkswagen, et potentiellement Renault pour certains futurs modèles produits en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur de la bataille pour la souveraineté européenne, une course qui allie l'urgence du sprint et l'endurance du marathon.Tout d'abord, ils reviennent sur les récentes annonces qui ont marqué cette course, à commencer par le sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, un record. Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, c'est toute la fragilité de l'Europe qui est mise en lumière, notamment dans des secteurs stratégiques comme la santé et la défense. François Monnier souligne ainsi que 80% des molécules de base essentielles pour la fabrication de médicaments sont produites hors d'Europe, rendant le continent vulnérable face à des crises sanitaires. De même, dans le domaine de la défense, la dépendance aux technologies et aux groupes américains est préoccupante, malgré le statut de la France en tant que l'un des principaux exportateurs d'armes.Mais ce n'est pas tout. Le retard européen est également criant dans des secteurs clés comme les semi-conducteurs, où l'Europe peine à rattraper son retard face aux États-Unis et à l'Asie. Pourtant, un domaine où l'Europe brille, c'est celui de l'électrification, avec des champions français comme Schneider Electric, Nexans ou encore Engie.Tout au long de l'entretien, François Monnier partage son expertise et son analyse, offrant aux auditeurs une plongée passionnante dans les enjeux de la souveraineté européenne. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les défis et les opportunités qui se dessinent pour le Vieux Continent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une exceptionnelle histoire de droites révolutionnaire dans le monde, de la Révolution française au nazismeS'exprimant dans les années 1930, Raymond Aron constate un tournant au cœur de l'histoire européenne : « Une révolution se définit comme une libération.Or, les révolutions du XXe siècle semblent, sinon des révolutions d'asservissement, du moins des révolutions d'autorité. »Les nouvelles révolutions de droite, fascisme et nazisme en tête, se veulent en effet une revanche sur le siècle des Lumières, la Révolution française et la démocratie libérale.Si elles partagent avec les révolutions de gauche le projet de création d'un « homme nouveau » et l'inauguration d'une « ère nouvelle », elles se singularisent par de nombreux traits : croyance dans les mythes qu'elles forgent pourtant de toutes pièces, perception de l'histoire comme une conspiration à conjurer, primauté du biologique sur le social, idéal d'un corps national-racial organique, culte de la puissance, élévation d'un Guide en source et horizon de toute légitimité.C'est ce que démontre Hamit Bozarslan dans cet essai novateur retraçant une histoire dont les échos avec le monde contemporain sont troublants.Car si nous ne sommes pas dans les années 1920-1930 surdéterminées par les conséquences d'une guerre mondiale, force est de constater qu'en Europe comme au-delà du Vieux Continent, le monde fait à l'évidence face à une crise des aspirations égalitaires et libérales de la démocratie.L'Auteur, Hamit Bozarslan est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Europe dépend des Etats-Unis pour toute son infrastructure de paiement, à commencer par Visa et Mastercard. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Clara Grouzis et Marion Heilmann racontent comment et pourquoi le Vieux Continent veut s'émanciper sur ce sujet.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitée : Marion Heilmann (journaliste au service finance des « Echos »). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Shutterstock. Sons : France Info, France 5, BFM.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Sandra Roumi, la directrice générale en France de CoStar Group, une entreprise américaine pionnière dans la collecte et la commercialisation de données appliquées à l'immobilier d'entreprise. L'invitée nous plonge au cœur de cette industrie méconnue du grand public, qui représente pourtant plus de 10% du PIB français et 2,4 millions d'emplois non délocalisables. Elle explique la mission de Costar : digitaliser le secteur de l'immobilier d'entreprise en fournissant aux acteurs (investisseurs, promoteurs, agents immobiliers) des données précises et exhaustives sur les surfaces de bureaux, entrepôts, commerces, etc. L'objectif est d'apporter plus de transparence et de cohérence dans un marché souvent opaque.La cheffe d'entreprise revient sur la méthode de collecte de ces données, qui allie expertise technologique et humaine. Elle détaille les différents types d'informations recueillies, comme les loyers, les surfaces ou l'identité des locataires, et explique en quoi ces données sont stratégiques pour guider les décisions des professionnels de l'immobilier.Elle dresse ensuite un constat sans concession sur la situation actuelle du marché de l'immobilier d'entreprise en France, confronté à une "crise sans précédent". Elle pointe du doigt la surproduction de bureaux, notamment en Île-de-France, face à une demande qui n'est plus au rendez-vous. La conversion de ces bureaux en logements est une piste évoquée, mais qui comporte des défis économiques importants.Au-delà de ce diagnostic, elle met en lumière les profondes mutations qui traversent ce secteur : évolution des usages, des générations, des enjeux environnementaux et numériques. Elle explique comment les données de Costar permettent de mieux appréhender ces transformations et d'y répondre de manière plus éclairée.Enfin, la directrice générale revient sur le positionnement encore méconnu de CoStar en Europe, contrairement aux États-Unis où la marque est très établie. Elle détaille les ambitions de développement de l'entreprise sur le Vieux Continent, avec pour objectif de donner à l'industrie immobilière la reconnaissance qu'elle mérite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef du Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate, pour décrypter un moment politique marquant : le discours du roi Charles III devant le Congrès américain.Alors que la monarchie britannique est généralement considérée comme une institution apolitique, le nouveau souverain a saisi cette tribune pour délivrer un message fort, à contre-courant des positions de l'ancien président Donald Trump. Selon les experts, Charles III a habilement "déconstruit, pierre à pierre, tout l'édifice" de son prédécesseur, réaffirmant avec fermeté le soutien de la Grande-Bretagne à l'Ukraine, l'importance de l'OTAN et de l'alliance transatlantique.Géraldine Woessner souligne la portée symbolique de cette intervention, dans un contexte de "polarisation extrême" aux États-Unis. Elle y voit un "moment important", où le "soft power institutionnel" de la monarchie a pu s'exprimer avec subtilité, là où un Premier ministre britannique aurait été accusé d'ingérence. Pour Jean-Marie Colombani, le roi a rappelé avec brio "la doctrine américaine" et "ce qui a fait la force de l'Amérique", offrant une leçon de politique et de géostratégie aux élus républicains et démocrates.Mais au-delà de ce discours remarqué, les deux invités évoquent également un autre fait d'actualité : le procès en appel de l'ancien président Nicolas Sarkozy, dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Ils analysent les rebondissements de cette procédure judiciaire, marquée par les témoignages contradictoires de Sarkozy et de son ancien collaborateur Claude Guéant. Un "feuilleton" qu'ils jugent "désastreux" pour la fonction présidentielle et la justice française, alimentant un "malaise" et un "affaiblissement général".Au fil de la discussion, les éditorialistes abordent également la politique européenne, regrettant que le Vieux Continent n'ait pas encore "compris" la nécessité d'être plus "offensive" et "prédatrice" dans ses négociations commerciales, à l'image du traité Mercosur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Surnommée le "Vieux Continent", par opposition au "Nouveau Monde", l'Europe n'a sans doute jamais aussi bien porté son nom. En 2025, l'Union européenne compte un peu plus de 450 millions d'habitants, mais sa population pourrait fortement chuter dans les années à venir.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'ordre mondial qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, reposait sur la solidité de la relation transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis et une relative confiance dans les institutions internationales comme l'Organisation des Nations unies a été bouleversé par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Le fossé idéologique se creuse entre les alliés d'autrefois, au point où, dans la vision du monde du locataire de la Maison Blanche, l'ennemi n'est plus la Russie ou la Chine, mais l'Union européenne.Quelles sont les conséquences de l'affaiblissement de la relation entre les Etats-Unis et le Vieux Continent ? A quoi ressemble ce nouvel ordre mondial ? Quelle est la place des Européens dans cette ère inédite ? A l'occasion des 5 ans du podcast « L'Heure du Monde », cet épisode, enregistré en public, évoque les bouleversements géopolitiques en cours, avec Alain Frachon, chroniqueur des questions internationales au Monde.Un épisode de Garance Muñoz, enregistré en public le 30 mars 2026. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : prises de parole du président des Etats-Unis, Donald Trump, le 11 février 2024, le 26 février 2025 et le 25 mars 2025 ; prise de parole du vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, le 14 février 2025 ; et prise de parole du président français, Emmanuel Macron, le 19 février 2026.Cet épisode a été enregistré en public le 30 mars 2026 et mis en ligne le 20 avril 2026.---Découvrez la nouvelle saison de "Nos futurs", un podcast du Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge. La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d'interférer dans l'élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l'affirmation de la Russie comme une menace durable pour l'Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l'avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité. Invité : Thierry de Montbrial, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.
Le géant de l'e-commerce JD.com se lance en Europe avec sa plateforme Joybuy. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et ses invités racontent les ambitions de l'entreprise chinoise sur le Vieux Continent.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Julia Lemarchand (journaliste aux «Echos», spécialiste de la distribution), Raphaël Balenieri (correspondant des «Echos» à Shanghai). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : JoyBuy. Sons : M6, @vii.ma.pmasolo (Instagram), Joybuy Europe, FranceInfo, Shijun (Youtube).Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme les autres places mondiales, les Bourses européennes évoluent à tâtons, incapables de trouver une direction claire dans le brouillard d'incertitude entourant la situation au Moyen‑Orient.Dans ce contexte instable, les données macroéconomiques ont ajouté une pression supplémentaire avec le ralentissement de la croissance de l'activité commerciale américaine à son plus bas niveau depuis près d'un an.Après une séance en dent de scie, les indices du Vieux Continent ont clôturé la journée sans tendance marquée. Le CAC 40 a terminé la séance avec un gain de 0.23% tandis que l'Euro Stoxx 50 a enregistré une légère baisse de 0.11%. Du côté du pétrole, les cours qui avaient fortement chuté lundi après l'annonce de Donald Trump, sont nettement repartis à la hausse hier. Reflet d'un marché encore très nerveux : Le Brent était toujours fermement installé au‑dessus des 100 dollars le baril et progressait de 3.5% à la clôture des marchés européens.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 9 juin 1815. Jour de la clôture officielle du congrès de Vienne, cet événement majeur dont l'objectif était de réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon. Ouvert en septembre de l'année précédente, le congrès a réuni les souverains des grandes puissances et leur personnel diplomatique qui ont affirmé le triomphe du principe de légitimité monarchique contre l'ordre révolutionnaire né en 1789. L'acte final a redéfini durablement les équilibres territoriaux du continent, tout en instaurant une hiérarchie stricte entre les Etats européens. La Grande-Bretagne, maîtresse des mers, et la Russie, puissance continentale, s'imposant comme les deux empires dominant les affaires mondiales. Longtemps, on a présenté 1815 comme la fin de l'hégémonie française et comme le terme mis à un cycle révolutionnaire en rétablissant l'ordre d'avant. Aujourd'hui, les recherches permettent d'avoir un autre regard sur cette période. Et si 1815 n'était qu'une étape au sein d'une crise globale s'étendant jusqu'à la fin des années 1820 ? Et s'il nous fallait, pour comprendre cette période, décentrer notre regard de l'Europe afin d'embrasser un espace beaucoup plus large ? En effet, si les monarchies sont restaurées sur le Vieux Continent, les indépendances de l'Amérique latine transforment radicalement la carte politique du globe. Il nous faudra aussi observer les révolutions en Afrique de l'Ouest et les soulèvements en Chine, souvent ignorés par le récit historique traditionnel. Si la contre-révolution triomphe en Europe, après 1815, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager. Avec : Clément Thibaud, spécialiste de l'histoire de l'Amérique latine au XIXe siècle et des révolutions du monde atlantique. « 1815 – Fin de l'âge des révolutions ? » ; PUF. Sujets traités :révolution, Napoléon, monarchie, Grande-Bretagne, Russie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA RELATION FRANCO-ALLEMANDELes relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales : Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe – quelque 200 milliards d'euros – pour aider militairement l'Ukraine, plutôt que d'un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l'a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays « frugaux », notamment l'Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.Autre pierre d'achoppement, en matière d'énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.En février, Berlin a reproché à la France, des efforts « insuffisants » en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété « la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde » après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr « la plus grande armée conventionnelle d'Europe ». Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend la voie d'une Europe souveraine et d'une « autonomie stratégique », le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre un renforcement de l'indépendance de l'Union européenne et une revitalisation des liens qui la rattachent aux Etats-Unis. L'Allemagne est aujourd'hui le pays le plus engagé dans le soutien à l'Ukraine au travers de l'Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l'an passé 10 milliards d'euros et la France 2 milliards.Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d'autant plus d'impact qu'elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales.EUROPE : QUELLE DOCTRINE MILITAIRE ? Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l'égard de l'Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l'entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d'une souveraineté de défense crédible. L'un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l'Union a créé une « capacité de déploiement rapide », force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d'évacuation, d'assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l'Union : elle constitue ainsi une véritable « force européenne ».L'année 2025 a vu plusieurs d'initiatives destinées à renforcer l'industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l'acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d'une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l'Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l'été 2025 par les pays membres de l'OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5 % à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne. En évoquant le 2 mars à l'Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une « dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d'une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l'environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd'hui l'un des principaux défis pour la sécurité européenne.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que moins d'un quart des décisions d'expulsions sont suivies d'effets au sein de l'Union européenne, le Vieux Continent tente de durcir sa politique migratoire. Les eurodéputés viennent d'approuver un texte à l'occasion d'un premier vote. Du changement dans l'air en ce qui concerne la politique migratoire du Vieux Continent. Aujourd'hui, 20 % des décisions d'expulsion de migrants sont suivies d'effet. À tort ou à raison, une majorité des pays membres de l'UE souhaitent désormais un durcissement de la politique migratoire. Et il y a pile un an, la Commission européenne avait donc présenté un texte qui visait à augmenter le nombre d'expulsions des migrants en situation irrégulière. À lire aussiMigrations: plongée au cœur de la rétention administrative en Europe Lundi dernier, en début de semaine, nouvelle étape : les eurodéputés ont validé ce texte lors d'un premier vote, et l'ont même durci davantage, à la faveur d'une alliance entre droite et extrême droite. Centres de retour, détentions plus longues, coordination renforcée Concrètement, au nom d'une meilleure coordination, les pays de l'UE devront reconnaître et appliquer entre eux les décisions de retour. Aujourd'hui, si une personne en situation irrégulière reçoit un ordre de quitter l'Italie, par exemple, et qu'elle se rend ensuite dans un autre pays comme la France, les autorités françaises doivent souvent recommencer toute la procédure. Les sans-papiers déboutés de l'asile et qui refusent de quitter le territoire pourront aussi être détenus plus longtemps, jusqu'à deux ans, et être interdits de territoire plus longtemps une fois expulsés. Enfin, autre mesure prévue par le texte — et qui fait beaucoup parler va permettre aux États membres de conclure des accords avec des pays situés en dehors de l'UE pour y renvoyer certains migrants expulsés. Les Pays-Bas souhaitent par exemple ouvrir un centre de retour en Ouganda. Un texte fragile juridiquement ? Mais ces changements vont-ils réellement entrer en vigueur ? Il reste plusieurs étapes avant que ce texte soit éventuellement adopté définitivement. Des négociations à huis clos devraient commencer le mois prochain entre le Parlement européen, les États membres et la Commission pour trouver un compromis final. Une fois ce compromis trouvé, le texte devra être à nouveau voté par le Parlement européen. Et enfin seulement, la loi sera publiée au Journal officiel. Prudence, toutefois : selon une élue européenne, ce texte est en réalité fragile juridiquement, et pourrait entrer en conflit avec le droit européen et le droit international. Surtout à cause de ce projet de « centres de retour » dans des pays tiers, où des migrants seraient envoyés. Concrètement, si la Cour de justice de l'UE est saisie par un État membre, l'application de la loi pourrait être suspendue. Un scénario qui n'est pas pour déplaire à notre interlocutrice. La député est favorable à ce que les expulsions soient facilitées, mais « pas au mépris des droits fondamentaux ».
Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão. Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.
Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão. Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.
Stellantis n'est que l'arbre qui cache la forêt du marasme de l'automobile occidentale. En imposant le tout-électrique plutôt qu'une décarbonation tenable et technologiquement ouverte, l'UE a fragilisé l'auto du Vieux Continent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.
durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.
Cette conférence abondamment commentée ce matin par la presse européenne. « À Munich, Emmanuel Macron répond à J.D. Vance en appelant à la fierté européenne », titre La Croix. Le quotidien français parle « d'un discours en forme de réponse point par point au vice-président américain, qui avait agoni le Vieux Continent de reproches un an plus tôt dans le même cénacle ». « Un an après l'attaque de J.D. Vance, Macron appelle à prendre l'Europe en "exemple", plutôt que la "critiquer" », annonce de son côté Libération, citant le président français : « Je pense que l'Europe est intrinsèquement forte et qu'elle peut être encore renforcée pour être un meilleur ami pour nos alliés, notamment les États-Unis », a déclaré Emmanuel Macron. À Londres, le Guardian, lui, a retenu cette déclaration du chancelier allemand Friedrich Merz : « Les États-Unis ne sont pas assez puissants pour agir seuls. Ils ont atteint les limites de leur pouvoir et ont peut-être déjà perdu leur rôle de leader mondial ». Enfin le quotidien allemand Die Welt reprend les propos du gouverneur démocrate de Californie. Gavin Newsom, lui aussi présent à Munich, qui « a prôné la patience. » « Donald Trump n'est qu'un homme de passage », a-t-il dit, « dans trois ans, il ne sera plus là ». Noms, adresses électroniques et numéros de téléphone Aux États-Unis, l'ICE, la police de l'immigration, est une nouvelle fois au cœur des débats. « Le Département de la sécurité intérieure, explique le New York Times, a envoyé à plusieurs sociétés, notamment Google et Meta, des assignations à comparaître pour obtenir des informations sur les comptes qui suivent ou commentent les activités de l'ICE ». Autrement dit, précise le quotidien américain : « le département de la Sécurité intérieure intensifie ses efforts pour identifier les Américains qui s'opposent à l'ICE, en adressant aux entreprises technologiques des demandes exigeant les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone et autres données d'identification associés aux comptes de médias sociaux, qui suivent ou critiquent l'ICE ». Selon le New York Times, « Google, Reddit, Discord et Meta (propriétaire de Facebook et Instagram), ont ainsi reçu des centaines de citations à comparaître » et « ont accédé à certaines demandes », c'est en tout cas ce qu'affirment les autorités américaines. Commentaire de Steve Loney, avocat principal de l'Union américaine pour les libertés civiles de Pennsylvanie : « le gouvernement s'arroge davantage de libertés qu'auparavant ». « La fréquence et l'impunité (de ses demandes) est sans précédent ». « La page est tournée » L'Orient-Le Jour s'est rendu au Salon du livre de Damas. « Avec 500 éditeurs de 236 pays », annonce le quotidien libanais, « la première édition post-Assad est un succès pour le gouvernement de transition, tout autant qu'une vitrine de son projet national ». « Pendant des décennies, rappelle L'Orient-Le Jour, sous le régime Assad, le Salon International du Livre de Damas était la vitrine d'une propagande politique omniprésente ». Qu'en est-il aujourd'hui ? « La page est bel et bien tournée », explique L'Orient-le Jour, qui cite un libraire selon lequel « on peut vendre ce qu'on veut, il n'y a aucun contrôle des livres ». Mais ce n'est peut-être pas aussi simple, selon le quotidien libanais, qui a certes pu consulter « une petite sélection d'Harry Potter, Georges Orwell ou encore des mangas », mais qui a aussi constaté « certaines limites », « les titres considérés comme portant atteinte à la paix civile et aux valeurs syriennes, ou louant l'ancien dictateur sont prohibés ». Mais surtout « l'offre islamique domine clairement », allant jusqu'aux « penseurs ayant inspiré al-Qaïda ou encore les Frères musulmans ». Toutefois, L'Orient-Le Jour ne boude pas son plaisir, et parle d'un « succès indéniable », « pour cette foire qui n'a rien à envier aux grands salons internationaux ». Une foire dans laquelle, nous dit-on, « se croisent familles avec poussettes, bandes de copines hilares et barbus rigoristes ».
Hier, en fin de journée, raconte Le Parisien dimanche, « Jack Lang a fini par démissionner » de la présidence de l'Institut du monde arabe, prestigieuse institution qu'il dirigeait depuis 2013. « L'issue était inéluctable », dit un proche du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait convoqué Jack Lang, ce dimanche. L'ancien ministre a donc pris les devants. « Cité à 673 reprises dans les dossiers Epstein, rappelle La Tribune Dimanche, Jack Lang est sommé de s'expliquer. (…) À 86 ans, l'icône des années Mitterrand plaide la naïveté. Mais peut-on plaider l'innocence quand on qualifie Epstein "d'homme charmant", "passionné par l'art et culture" ? », interroge le journal, qui analyse ainsi la situation sur le plan international : « À mesure que se dévoilent peu à peu les millions de mails issus de la correspondance du pédocriminel américain, le scandale change de nature : d'une affaire judiciaire, il devient un révélateur politique mondial. » « Depuis une semaine, la planète tremble. » À lire aussiFrance : englué dans l'affaire Epstein, Jack Lang «propose» sa démission de l'Institut du monde arabe La CIA et la Maison Blanche L'Express a enquêté sur la CIA, sous « le règne » de Donald Trump... « Les espions de Trump inquiètent l'Europe », nous dit l'hebdomadaire, qui pose la question : « Alliés ou ennemis ? Habitués à évoluer sous perfusion de la puissante agence de renseignement américaine, les agents secrets du Vieux Continent tentent de sortir du piège tendu par le locataire de la Maison Blanche. » L'Express explique « avoir interrogé une quarantaine de dirigeants ou cadres des services secrets de nombreux pays d'Europe et des États-Unis : un même constat émerge, nourri d'une année de glissement, du discours hostile du vice-président américain J. D. Vance le 14 février 2025 à Munich, aux menaces de moins en moins voilées de Donald Trump d'envahir le territoire danois du Groenland : les Européens doivent apprendre à se passer du concours de la CIA. Et envisager désormais l'allié de toujours comme un rival, voire un ennemi potentiel ». « À la CIA, explique l'ex-officier Mark Bent, « on travaille non pas pour l'administration ni pour le gouvernement, mais pour la Maison Blanche. » Un « ancien haut responsable de l'espionnage français », interrogé sur l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, lors d'une opération éclair, le mois dernier, renchérit : « D'ordinaire, les services de renseignement sont là pour informer et influencer les décisions politiques sur le long terme. Donald Trump les utilise en businessman : il fait des coups. » « Une opposition inédite » M consacre un long article aux familles des ex-otages israéliens. Le supplément du Monde évoque « l'amère victoire des familles d'otages face au pouvoir ». « Pendant huit cent quarante-trois jours, ces familles se sont employées à convaincre le gouvernement de Netanyahu de préférer la voie de la négociation avec le Hamas, plutôt que celle des bombardements meurtriers à Gaza, mettant en péril la vie des captifs. Jusqu'à incarner une opposition inédite en Israël », explique M. « En septembre 2025 », rappelle le supplément du Monde, « le Forum des familles d'otages tente le tout pour le tout. Lors des rassemblements hebdomadaires, il multiplie les adresses directes à Donald Trump, le seul à même de faire plier Netanyahu ». En octobre, « les 20 otages encore en vie sont libérés et 27 des 28 dernières dépouilles rendues ». M a interrogé Ksenia Veltlova, chercheuse pour le groupe de réflexion britannique Chatham House : elle parle « de la plus grande campagne jamais menée par la société civile en Israël, qui a sans doute permis de mobiliser une grande partie de la population ». Humour latino Courrier International nous fait découvrir Marcello Hernandez, « un comédien de 28 ans, d'origine cubaine et dominicaine ». « C'est le fils d'immigrés latinos qui fait rire les Américains », explique Courrier international (…) « C'est le jeune prodige de l'humour le plus en vue en ce moment aux États-Unis, fils d'une mère cubaine et d'un père dominicain, il est la nouvelle coqueluche de l'émission culte Saturday Night Live, (…) il présente un personnage particulièrement intéressant, à l'heure où les diasporas latino-américaines sont ciblées par les violentes politiques de l'administration Trump. » « Marcello Hernandez réhumanise les immigrés latino-américains, poursuit Courrier international, en racontant des anecdotes de son enfance avec un personnage de "fils à maman", lui qui a grandi avec une mère célibataire à Miami, où habite une forte diaspora cubaine et latino-américaine. » Une journaliste portoricaine du site The Latino Newsletter fait part de son enthousiasme, dans le contexte actuel. « Je me suis reconnue dans son humour et surtout dans ce qu'il dit sur la condition de Latino sous Trump, à l'ère Maga (Make America Great Again), explique-t-elle, alors que nous sommes assiégés en permanence par la xénophobie et le racisme. Le pire, le plus violent, étant de ne pas comprendre ce qui nous vaut tant de haine ».
durée : 00:39:24 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin nous recevons Thierry Breton, ancien commissaire européen interdit de territoire américain depuis le 23 décembre dernier pour avoir osé réguler les géants du numérique. Il incarne aujourd'hui la résistance européenne face à ce qu'il appelle "la vassalisation" du Vieux Continent. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thierry Breton Ancien commissaire européen au Marché intérieur et écrivain
C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E
L'émission 28 minutes du 10/01/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Gilles Gressani, directeur de la revue "Le Grand Continent", Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen-Orient, Frédéric Arnould, correspondant en Europe de Radio-Canada et la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Côté lumineux ou côté sombre : que restera-t-il de Brigitte Bardot ? Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot s'est éteinte à l'âge de 91 ans dans la célèbre Madrague, à Saint-Tropez. Les obsèques de BB ont eu lieu ce mercredi dans la station balnéaire azuréenne à l'abri du grand public. L'héritage de l'actrice, devenue une icône internationale, laisse les Français et le monde perplexes. Que retenir d'elle ? La femme libre et indépendante qui aurait pu devenir un symbole du féminisme, la défenseuse acharnée du monde animal ou une proche de l'extrême-droite qui a été condamnée à cinq reprises pour propos racistes ? Les nationalistes européens peuvent-ils continuer à prendre Trump pour modèle ? Depuis le kidnapping de Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier, les nationalistes européens ne savent plus comment juger le président américain. En France, Marine Le Pen condamne sans ambiguïté la capture du président vénézuélien : "La souveraineté des États n'est jamais négociable (...) Elle est inviolable et sacrée." La proximité du président américain avec la Russie et ses discours anti-européens embarrassent de plus en plus le Vieux Continent. Nous recevons Nadia Ferroukhi, photojournaliste, qui publie "Les nouvelles matriarches" (éditions Albin Michel). De l'Inde au Kenya, cet ouvrage nous emmène dans les sociétés où les femmes tiennent une place centrale au sein de leur communauté. Valérie Brochard nous emmène chez nos chers voisins britanniques. Après la reconnaissance de l'État de Palestine en septembre dernier, Londres a inauguré sa première ambassade palestinienne ce lundi 5 janvier. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Jens-Frederik Nielsen. Le premier ministre groenlandais s'insurge contre les dernières déclarations de Donald Trump, alors que le président américain n'écarte plus l'usage de la force pour s'emparer du territoire danois. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision allemande, ou du moins, il essaye. En effet, une partie de Berlin a été plongée dans le noir pendant plusieurs jours. La faute au Vulkangruppe (le Groupe Volcan), un mouvement d'extrême gauche, qui a revendiqué l'action pour dénoncer la consommation effrénée d'énergie, notamment pour développer l'IA. Julia Van Aelst nous invite à méditer sur les moments malaisants, embarrassants du quotidiens devenus "cringe". Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 janvier 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Mineurs étrangers arrivés en France : des super-héros “Tout va bien” : c'est le message que ces mineurs non accompagnés délivrent à leur famille après leur arrivée en France. Trois mots, d'une grande pudeur, qui sont aussi le titre du premier long-métrage documentaire de Thomas Ellis, journaliste et cofondateur de l'agence Babel. Sa caméra s'est posée à Marseille pour suivre le parcours de cinq adolescents venus de Guinée, de Côte d'Ivoire ou d'Algérie. Le film dévoile leur quotidien et leurs espoirs dans une société qui peine à les comprendre. À l'occasion de la sortie du film en salles mercredi 7 janvier, nous recevons Thomas Ellis et Junior Tano, l'un des protagonistes du documentaire. Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. Un air glacial venu de l'Arctique souffle sur la France : l'occasion pour Xavier Mauduit de nous parler de Wilson Bentley, un Américain ayant réussi l'exploit de photographier un flocon de neige avec une grande précision en 1885. Marie Bonnisseau s'intéresse aux "Smart Bricks", des briques technologiques lancées par Lego. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Les dirigeants du Vieux Continent se sont globalement abstenus de condamner le kidnapping de Nicolás Maduro. C'est la pire manière de défendre les principes dont ils se réclament et de se protéger contre l'avenir de vassaux que leur préparent Trump et ses soutiens. Un article de Fabien Escalona publié dimanche 4 janvier et lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate - Laurent Warlouzet, professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions.
Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate - Laurent Warlouzet, professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions.
Ce jeudi 11 décembre 2025, les projets de lois examinés par la Commission européenne en vue d'une simplification des règles pour les entreprises, qui contribue à la relance de l'économie du Vieux Continent mais peut ralentir les efforts de l'Europe vers la neutralité carbone, ont été abordés par Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Travailleur, (mais) pauvre", et Philippe Trainar, professeur au Cnam et membre du Cercle des Economistes, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Aux États-Unis, Donald Trump a encore haussé le ton contre l'Europe avec une nouvelle déclaration dans la nuit du 8 au 9 décembre quelques jours après la diffusion d'une feuille de route de l'administration Trump très critique à l'égard du Vieux Continent. Écoutez RTL autour du monde du 09 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast
C'est un projet discret, mais hautement stratégique : l'euro numérique vient de franchir une nouvelle étape. Bruxelles a annoncé cette semaine un calendrier clair pour la création de cette future monnaie digitale, pensée comme un antidote à la domination des géants américains du paiement, Visa et Mastercard, mais aussi comme un rempart face à la montée en puissance des stablecoins adossés au dollar.Selon le plan dévoilé, la phase pilote de l'euro numérique devrait débuter en 2027, à condition qu'un cadre légal soit adopté au niveau européen dès l'année prochaine. Si tout se déroule comme prévu, les citoyens du Vieux Continent pourraient commencer à l'utiliser dès 2029. Pour Piero Cipollone, membre du directoire de la Banque centrale européenne, il ne s'agit pas d'un simple projet technologique, mais bien d'un « effort collectif pour préparer l'avenir du système monétaire européen ».Mais derrière l'enthousiasme des institutions, les banques commerciales grincent des dents. Leur crainte : voir les particuliers transférer une partie de leurs dépôts vers cette nouvelle monnaie numérique émise directement par la BCE, ce qui fragiliserait leurs ressources. Pour rassurer le secteur, Bruxelles prévoit un plafond de détention fixé à 3 000 euros par personne, un seuil censé éviter la fuite des capitaux… mais qui pourrait être révisé à l'avenir.En toile de fond, l'euro numérique illustre un bras de fer économique et politique. D'un côté, l'Europe veut réduire sa dépendance aux systèmes de paiement étrangers. De l'autre, les banques défendent leurs marges et misent sur le développement de stablecoins libellés en euros comme alternative. Entre souveraineté monétaire et réticences du secteur financier, la route vers l'euro numérique promet d'être longue Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un ouvrage qui remet en cause bon nombre de clichés sur les pays situés à l'est du continent européen. La Pologne, la Roumanie, les pays Baltes, ou encore la Hongrie et la Bulgarie sont en première ligne face à la menace russe depuis l'invasion de l'Ukraine, mais le regard que portent sur eux les décideurs européens, en particulier en France, est encore marqué par la guerre froide et une vision binaire du Vieux-Continent. Et ce sont ces erreurs et c'est a priori géo-stratégique que remet en cause le politologue Arthur Kenigsberg, À lire aussiOtan: les drones en Pologne et en Roumanie reposent la question de la stratégie défensive de l'Alliance
Le président américain veut aligner les prix des médicaments aux États-Unis sur les plus bas pratiqués dans le monde.Un plan qui pourrait soulager les patients américains, mais peser lourd sur le portefeuille et l'accès aux traitements des Européens. Donald Trump justifie sa politique par un constat : les prix des médicaments aux États-Unis sont en moyenne plus de quatre fois supérieurs à ceux pratiqués dans les autres pays développés, selon la Rand Corporation, un institut de recherche américain. Cette différence s'explique par l'absence de régulation nationale. Les laboratoires fixent librement leurs tarifs, et les compagnies d'assurance privées négocient ensuite les remboursements, souvent sans réel pouvoir de contrainte. Résultat, les traitements sont vendus beaucoup plus chers qu'en Europe, où les prix sont encadrés par les autorités publiques. Pour corriger cette distorsion, Donald Trump veut désormais que les prix américains soient alignés sur les plus bas tarifs pratiqués à l'étranger. Une réforme qui, sur le papier, paraît bénéfique pour les patients américains. Mais dans les faits, elle risque de bouleverser tout l'équilibre mondial de l'industrie pharmaceutique. À lire aussiLes États-Unis piégés par leur dépendance aux médicaments indiens? Un effet de vase communicant : les laboratoires pourraient se détourner de l'Europe Le problème, c'est que le marché américain représente à lui seul la principale source de revenus des grands groupes pharmaceutiques. Si les prix baissent aux États-Unis, les laboratoires verront leurs marges chuter sur leur marché principal. Et pour compenser, ils pourraient relever leurs prix en Europe ou retarder la mise sur le marché de nouveaux traitements. Certains géants du secteur, comme Pfizer ou AstraZeneca, ont déjà annoncé revoir leurs stratégies de commercialisation sur le Vieux Continent. D'autres entreprises hésitent même à s'y implanter, ou exigent désormais davantage de contrôle dans les négociations de prix avec les autorités de santé. L'Europe, où les tarifs sont encadrés pays par pays et souvent bien plus bas qu'ailleurs, risque ainsi de devenir un marché secondaire pour les géants de la pharma. Un paradoxe pour un continent qui cherche justement à rester attractif et innovant dans le domaine de la santé. À lire aussiComment l'Union européenne compte éviter les pénuries de médicaments? Souveraineté pharmaceutique, un défi plus que jamais stratégique pour l'Europe Face à cette situation, Bruxelles reste prudente. La Commission européenne dit suivre de près l'évolution du dossier américain. Mais cette tension arrive à un moment charnière : l'Union révise actuellement sa législation pharmaceutique, en vigueur depuis 2004, afin de renforcer la compétitivité du secteur et réduire la dépendance aux importations. Depuis la pandémie de Covid-19, les Vingt-Sept ont pris conscience de leur fragilité : les principes actifs viennent majoritairement d'Asie, et une partie de l'innovation pharmaceutique dépend encore largement des États-Unis. Or, la politique actuelle de Donald Trump, en poussant à la relocalisation et à la défense des intérêts américains, risque d'accentuer cette dépendance européenne. La véritable question est donc celle-ci : qui paiera le prix de cette nouvelle guerre du médicament ? L'Europe, en acceptant de payer plus cher pour conserver l'accès à l'innovation ? Ou bien le monde pharmaceutique lui-même, s'il finit, à force de logique de court terme, par étouffer l'innovation et la coopération internationale ?
La récente panne géante d'Amazon AWS révèle à quel point l'Europe reste dépendante des infrastructures américaines et pose la question de la souveraineté numérique du continent. On parle aussi de la fin du support de Windows 10 et de l'impact de l'IA sur l'emploi, lors de ce rendez-vous mensuel avec Luc Julia, dans la Silicon Valley.Luc Julia, spécialiste de l'IA, auteur de L'intelligence artificielle n'existe pasUne panne AWS qui met l'Europe à genouxLa panne d'Amazon AWS a révélé la fragilité de l'infrastructure numérique mondiale. En quelques heures, des dizaines de services se sont retrouvés inaccessibles, touchant particulièrement l'Europe. Luc Julia explique qu'il ne s'agit pas d'un problème technique exceptionnel, mais d'un rappel brutal : nous dépendons d'un nombre limité d'acteurs américains — AWS, Google et Microsoft — pour faire fonctionner l'essentiel du web.Le risque d'une coupure politiqueAu-delà de l'incident, Luc Julia alerte sur un scénario plus grave : celui d'une coupure décidée pour des raisons politiques. « Un dirigeant américain pourrait un jour couper l'accès aux clouds pour l'Europe », prévient-il. Selon lui, cette dépendance représente un risque stratégique majeur, d'autant que la souveraineté numérique reste largement un vœu pieux sur le Vieux Continent.Cloud souverain ou cloud de confiance ?Luc Julia dénonce l'abus de langage qui entoure les “clouds souverains” français. L'ANSI a inventé le concept de “cloud de confiance” pour contourner la dépendance juridique aux États-Unis. Mais, rappelle-t-il, tant que le code source reste soumis aux lois américaines, la souveraineté n'existe pas. Il plaide pour un investissement massif dans des acteurs européens comme OVH, Outscale ou Scaleway.Windows 10, une dépendance du quotidienAutre sujet d'agacement : la fin du support de Windows 10. Luc Julia raconte comment cette décision met en péril son propre système de maison connectée. Derrière l'anecdote, il pointe un problème plus large : la perte de contrôle des utilisateurs sur leurs outils et la contrainte imposée par les géants du logiciel.L'IA dans l'entreprise : menace ou opportunité ?Enfin, l'ingénieur se montre optimiste sur l'impact de l'intelligence artificielle dans le monde du travail. S'appuyant sur les analyses du rapport annuel de Stanford sur l'IA, il estime que l'IA va accélérer l'apprentissage des jeunes générations et augmenter les compétences de tous. Pour lui, il s'agit d'un outil d'intelligence augmentée, pas d'un remplaçant de l'humain.-----------♥️ Soutienhttps://donorbox.org/monde-numerique
durée : 00:59:18 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - À partir du XVIIe siècle, la diplomatie devient une affaire véritablement mondiale. Des Petites Antilles à la Nouvelle-France, l'équilibre géopolitique européen excède désormais les frontières du Vieux Continent. - réalisation : Thomas Beau - invités : Éric Schnakenbourg Professeur d'histoire moderne à l'Université de Nantes, directeur du Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique; François Ternat Professeur d'histoire à l'INSPE de l'université de Rouen
1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ?Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France.Le début du XVIe siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable « renaissance » du Vieux Continent.Alors qu'Érasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des « découvertes » ultra-marines.Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?L'auteur, Nicolas Le Roux, historien et professeur à la Sorbonne, est avec nous en studio.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:30 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - "L'Europe va trop lentement". C'est le constat dressé sans détour par Mario Draghi devant les députés européens la semaine dernière : le Vieux Continent reste en retard en termes de productivité face aux États-Unis, creusant un écart de richesse de plus en plus marqué. - réalisation : Félicie Faugère - invités : William Kadouch-Chassaing Co-CEO d'Eurazeo
Ce mercredi 10 septembre, des actions ont été menées sur tout le territoire pour dénoncer la politique économique d'Emmanuel Macron. Une mobilisation qui avait fait couler tant d'encres à l'avance, mais qui n'a finalement pas réuni tant de monde qui ça. Pour Ruth Elkrief, cette journée "Bloquons tout", émaillée de violences, est un échec, et elle se demande où sont les "honnêtes gens". On dit souvent que la France et l'Europe sont désarmées face au rouleau compresseur économique de la Chine et des États-Unis. Mais le Vieux Continent sort enfin du club des naïfs en matière d'industrialisation. Pascal Perri rappelle qu'on a deux beaux dossiers industriels stratégiques sur les marchés d'avenir qui évoluent dans le bon sens. Il s'agit de la startup Mistral AI qui s'impose comme le champion européen et français de l'intelligence artificielle générative et de l'industrie des batteries électriques. Mais Pascal Perri suggère qu'il faut que l'Europe aille beaucoup plus vite car la bataille est engagée. Dans sa lutte armée contre les dirigeants du Hamas, Israël a effectué, mardi 9 septembre, des frappes aériennes à Doha, au Qatar. Abnousse Shalmani estime qu'il est important de souligner que des réseaux saoudiens sont les premiers à donner la liste des cibles présumées et atteintes par Tsahal. Elle explique pourquoi il est impossible que la Maison Blanche et Donald Trump n'étaient pas au courant de ces raids en sol qataris, puisque le Qatar abrite la base militaire la plus importante des États-Unis au Moyen-Orient. Elle rappelle aussi que l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte ont déjà mis la pression sur le Qatar pour qu'il lâche le Hamas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux
durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux
durée : 00:58:36 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Bien que les Pays-Bas soient généralement érigés en modèle de la dépénalisation en Europe, de nombreux pays du Vieux Continent se dirigent vers cette politique, avec des modalités différentes. Cependant, cette situation entre prohibition et légalisation est souvent considérée comme “schizophrène”. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Frank Zobel Directeur adjoint de l'ONG “AddictionSuisse”, co-responsable du secteur Recherche de cette ONG, responsable du projet pilote Cann-L, un essai pilote de légalisation du cannabis en Suisse; Renaud Colson Juriste spécialiste de droit comparé, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'université de Nantes, actuellement directeur de l'Institut français de Pondichéry; Pol Reuter Journaliste pour Reporter.lu, journal d'investigation en ligne luxembourgeois
Emission spéciale du 15 juin 2025: Trump-Poutine: Ils veulent tuer l'EuropeEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau oval le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial.Jusqu'où iront Poutine et Trump ?Cette nouvelle enquête de C dans l'Air révèle comment l'appareil de propagande russe infiltre les médias conservateurs européens mais aussi américains, influence des figures politiques majeures et construit une alliance discrète mais toxique entre les extrêmes. A l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, elle nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Production : Maximal Productions, une société MediawanRéalisation : Gaëlle Schwaller et Alain PirotCommentaires et entretiens : Caroline RouxProduit par Stéphanie Gillon
C dans l'air soirée spéciale du 15 juin 2025 : Trump-Poutine : au coeur du chaosEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau Ovale le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des Européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial. Jusqu'où iront Poutine et Trump ?À l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, cette édition spéciale nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Un débat pour faire suite au documentaire, pour tenter de décrypter ce nouveau (dés)ordre mondial qui, à travers la guerre en Ukraine, menace toute l'Europe. LES EXPERTS :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Élise VINCENT - Journaliste au Monde, spécialiste des questions de défense- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe prépa, chroniqueur aux Jours, spécialiste des États-Unis- Pierre HAROCHE - Maître de conférences - Politique européenne et internationale – Université catholique de Lille