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C dans l'air
Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 63:23


C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN

Les journaux de France Culture
À Munich, le secrétaire d'État américain Marco Rubio appelle les Européens à rejoindre le combat de Donald Trump

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 14:34


durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Le journal de 12h30
À Munich, le secrétaire d'État américain Marco Rubio appelle les Européens à rejoindre le combat de Donald Trump

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 14:34


durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Revue de presse internationale
À la Une: la contre-attaque des dirigeants européens à la Conférence de Munich

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 4:07


Cette conférence abondamment commentée ce matin par la presse européenne. « À Munich, Emmanuel Macron répond à J.D. Vance en appelant à la fierté européenne », titre La Croix. Le quotidien français parle « d'un discours en forme de réponse point par point au vice-président américain, qui avait agoni le Vieux Continent de reproches un an plus tôt dans le même cénacle ».  « Un an après l'attaque de J.D. Vance, Macron appelle à prendre l'Europe en "exemple", plutôt que la "critiquer" », annonce de son côté Libération, citant le président français : « Je pense que l'Europe est intrinsèquement forte et qu'elle peut être encore renforcée pour être un meilleur ami pour nos alliés, notamment les États-Unis », a déclaré Emmanuel Macron.   À Londres, le Guardian, lui, a retenu cette déclaration du chancelier allemand Friedrich Merz : « Les États-Unis ne sont pas assez puissants pour agir seuls. Ils ont atteint les limites de leur pouvoir et ont peut-être déjà perdu leur rôle de leader mondial ». Enfin le quotidien allemand Die Welt reprend les propos du gouverneur démocrate de Californie. Gavin Newsom, lui aussi présent à Munich, qui « a prôné la patience. » « Donald Trump n'est qu'un homme de passage », a-t-il dit, « dans trois ans, il ne sera plus là ». Noms, adresses électroniques et numéros de téléphone Aux États-Unis, l'ICE, la police de l'immigration, est une nouvelle fois au cœur des débats. « Le Département de la sécurité intérieure, explique le New York Times, a envoyé à plusieurs sociétés, notamment Google et Meta, des assignations à comparaître pour obtenir des informations sur les comptes qui suivent ou commentent les activités de l'ICE ». Autrement dit, précise le quotidien américain : « le département de la Sécurité intérieure intensifie ses efforts pour identifier les Américains qui s'opposent à l'ICE, en adressant aux entreprises technologiques des demandes exigeant les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone et autres données d'identification associés aux comptes de médias sociaux, qui suivent ou critiquent l'ICE ». Selon le New York Times, « Google, Reddit, Discord et Meta (propriétaire de Facebook et Instagram), ont ainsi reçu des centaines de citations à comparaître » et « ont accédé à certaines demandes », c'est en tout cas ce qu'affirment les autorités américaines. Commentaire de Steve Loney, avocat principal de l'Union américaine pour les libertés civiles de Pennsylvanie : « le gouvernement s'arroge davantage de libertés qu'auparavant ». « La fréquence et l'impunité (de ses demandes) est sans précédent ».  « La page est tournée » L'Orient-Le Jour s'est rendu au Salon du livre de Damas. « Avec 500 éditeurs de 236 pays », annonce le quotidien libanais, « la première édition post-Assad est un succès pour le gouvernement de transition, tout autant qu'une vitrine de son projet national ». « Pendant des décennies, rappelle L'Orient-Le Jour, sous le régime Assad, le Salon International du Livre de Damas était la vitrine d'une propagande politique omniprésente ». Qu'en est-il aujourd'hui ? « La page est bel et bien tournée », explique L'Orient-le Jour, qui cite un libraire selon lequel « on peut vendre ce qu'on veut, il n'y a aucun contrôle des livres ». Mais ce n'est peut-être pas aussi simple, selon le quotidien libanais, qui a certes pu consulter « une petite sélection d'Harry Potter, Georges Orwell ou encore des mangas », mais qui a aussi constaté « certaines limites », « les titres considérés comme portant atteinte à la paix civile et aux valeurs syriennes, ou louant l'ancien dictateur sont prohibés ».   Mais surtout « l'offre islamique domine clairement », allant jusqu'aux « penseurs ayant inspiré al-Qaïda ou encore les Frères musulmans ». Toutefois, L'Orient-Le Jour ne boude pas son plaisir, et parle d'un « succès indéniable », « pour cette foire qui n'a rien à envier aux grands salons internationaux ». Une foire dans laquelle, nous dit-on, « se croisent familles avec poussettes, bandes de copines hilares et barbus rigoristes ». 

Le Grand Invité
Qu'attendre de la conférence de Munich ?

Le Grand Invité

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 17:45


Il y a un an, son discours avait choqué les Européens. Lors de la conférence de Munich, JD Vance avait tancé le Vieux Continent. Liberté d'expression en "recul", immigration "hors de contrôle", "perte de boussole"... Le vice-président américain avait provoqué un véritable coup de tonnerre diplomatique. Symbole du fossé croissant entre l'Europe et les Etats-Unis de Donald Trump. Un an plus tard, la conférence de Munich s'ouvre aujourd'hui. Que faut-il en attendre ? Pierre-Hugues Dubois reçoit Federico Santopinto, directeur de recherche à l'IRIS, responsable du Programme Europe, UE, OTAN.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: le monde occidental trop frileux face à la Chine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:55


« Un dernier clou a été enfoncé lundi sur le cercueil des libertés qui, longtemps, ont fait de Hong Kong un territoire à part dans le monde chinois, soupire Le Monde à Paris. Nommés par des autorités à la botte de Pékin, les juges ont retenu une peine particulièrement lourde, de vingt ans de prison, contre le militant prodémocratie et ancien magnat de la presse Jimmy Lai. (…) Hong Kong est stable, parce qu'elle est bâillonnée, et Xi Jinping y a gagné son pari d'une mise au pas impitoyable, déplore encore Le Monde. Le Monde qui regrette aussi les réactions pour le moins frileuses du monde occidental : « la situation n'a pas dissuadé le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de se rendre à Pékin et à Shanghai à la fin janvier, alors que Donald Trump pourrait effectuer une visite en avril ». Justement, le Guardian à Londres dénonce la trop grande prudence des autorités britanniques sur cette affaire. « La Grande-Bretagne pourrait adopter une position plus ferme, estime le quotidien britannique. Cela ne garantirait pas la libération de Jimmy Lai, ni n'obligerait la Grande-Bretagne à rompre tout dialogue avec la Chine. Mais si un citoyen britannique peut être déclaré emprisonné illégalement et que la réaction se limite à des appels privés à la clémence, une limite a été franchie – et d'autres ne manqueront pas de le remarquer ». Oubliés les dissidents ! En effet, triste constat, pointe le New York Times : « la défense des dissidents n'est plus une cause publique dans le monde occidental. Il y a 40 ou 50 ans, le monde libre portait une grande importance à des figures comme Soljenitsyne et Sakharov en Union soviétique, ou Havel et Wałęsa dans les pays du bloc de l'est. En 2007 encore, George W. Bush participait à une conférence de dissidents à Prague, soulignant ainsi leur rôle crucial dans une politique étrangère américaine qui ne se contentait pas de belles paroles en faveur des sociétés libres ». Cette époque est désormais révolue… « En 2009, rappelle le New York Times, Hillary Clinton affirmait que les problèmes de droits de l'homme en Chine ne sauraient interférer avec la crise économique mondiale, la crise climatique et les crises sécuritaires. Autrement dit, il y a des affaires plus importantes à régler que les droits de l'Homme ». Et, de nos jours, souligne encore le journal, « sous Trump, la politique américaine est devenue encore plus opportuniste et immorale ». Et pourtant, déplore le quotidien américain, « ce dont Jimmy Lai a besoin, ce n'est pas de la clémence d'un État totalitaire. C'est d'une campagne internationale en sa faveur, menée par des personnes de bonne volonté qui comprennent que c'est chez les dissidents comme lui que réside la défense de la liberté humaine, sa noblesse et sa nécessité, face à des ennemis impitoyables ». Comment l'Europe peut se passer des États-Unis… Enfin toujours dans le cadre de ce monde fragmenté, à lire dans Libération à Paris ce dossier intitulé : « Europe, comment se passer des États-Unis. (…) La brutalité de Donald Trump a fait comprendre au Vieux Continent qu'il devait s'émanciper du parrain américain, pointe le journal. Face à cette situation préoccupante, l'Union européenne n'a plus de temps à perdre pour prendre son indépendance ». Et elle a les atouts pour le faire, affirme Libération : « l'Union européenne est la deuxième ou troisième puissance économique du monde après les États-Unis et au coude-à-coude avec la Chine, une puissance monétaire avec l'euro, et même la première puissance commerciale de la planète. Il serait temps qu'elle le réalise. Ses récents accords de libre-échange avec l'Amérique latine puis avec l'Inde, lui ouvrent de très gros marchés, aptes à compenser, au moins en partie, la potentielle perte du marché américain ». Toutefois, tempère Libération, « si l'on regarde le verre à moitié vide, la situation actuelle est préoccupante : l'Europe n'est pas prête à s'autogérer, elle reste dépendante des États-Unis dans de très nombreux domaines, et non des moindres, le numérique plus particulièrement, mais aussi la défense, les matières premières critiques ou les systèmes de paiement. Elle peut se défaire de ce fil à la patte mais il lui faudra au moins trois à quatre ans pour y parvenir. Et ce, si la situation politique n'empire pas, prévient Libération, c'est-à-dire si l'extrême droite ne rafle pas le pouvoir en France, en Allemagne ou dans d'autres pays clés de l'Union ».

Le Brief
L'Europe se met au vert | La chute du bitcoin | Takaichi a les coudées franches

Le Brief

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 14:01


L'avenir de l'industrie européenne pourrait bien se dessiner en Belgique cette semaine. Les Vingt-Sept se mettront au vert dans un château du Limbourg pour dessiner les contours de la réindustrialisation du Vieux Continent. En tout cas, c'est le vœu le plus cher de notre Premier ministre, Bart De Wever. Retrouvez ici notre Brief Spécial sur l'industrie européenne. Pour en parler, l'invité du Brief ce lundi matin, est Eric Dor, économiste et directeur des études économiques à l'Ieseg School of Management de Lille. On abordera aussi les difficultés du secteur automobile, les soubresauts du bitcoin et la nette victoire de la première ministre japonaise Sanae Takaichi aux législatives..., entre autres. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Revue de presse française
À la Une: l'ancien ministre Jack Lang démissionne sous la pression

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 5:33


Hier, en fin de journée, raconte Le Parisien dimanche, « Jack Lang a fini par démissionner » de la présidence de l'Institut du monde arabe, prestigieuse institution qu'il dirigeait depuis 2013. « L'issue était inéluctable », dit un proche du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait convoqué Jack Lang, ce dimanche. L'ancien ministre a donc pris les devants. « Cité à 673 reprises dans les dossiers Epstein, rappelle La Tribune Dimanche, Jack Lang est sommé de s'expliquer. (…) À 86 ans, l'icône des années Mitterrand plaide la naïveté. Mais peut-on plaider l'innocence quand on qualifie Epstein "d'homme charmant", "passionné par l'art et culture" ? », interroge le journal, qui analyse ainsi la situation sur le plan international : « À mesure que se dévoilent peu à peu les millions de mails issus de la correspondance du pédocriminel américain, le scandale change de nature : d'une affaire judiciaire, il devient un révélateur politique mondial. » « Depuis une semaine, la planète tremble. » À lire aussiFrance : englué dans l'affaire Epstein, Jack Lang «propose» sa démission de l'Institut du monde arabe La CIA et la Maison Blanche L'Express a enquêté sur la CIA, sous « le règne » de Donald Trump... « Les espions de Trump inquiètent l'Europe », nous dit l'hebdomadaire, qui pose la question : « Alliés ou ennemis ? Habitués à évoluer sous perfusion de la puissante agence de renseignement américaine, les agents secrets du Vieux Continent tentent de sortir du piège tendu par le locataire de la Maison Blanche. » L'Express explique « avoir interrogé une quarantaine de dirigeants ou cadres des services secrets de nombreux pays d'Europe et des États-Unis : un même constat émerge, nourri d'une année de glissement, du discours hostile du vice-président américain J. D. Vance le 14 février 2025 à Munich, aux menaces de moins en moins voilées de Donald Trump d'envahir le territoire danois du Groenland : les Européens doivent apprendre à se passer du concours de la CIA. Et envisager désormais l'allié de toujours comme un rival, voire un ennemi potentiel ». « À la CIA, explique l'ex-officier Mark Bent, « on travaille non pas pour l'administration ni pour le gouvernement, mais pour la Maison Blanche. » Un « ancien haut responsable de l'espionnage français », interrogé sur l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, lors d'une opération éclair, le mois dernier, renchérit : « D'ordinaire, les services de renseignement sont là pour informer et influencer les décisions politiques sur le long terme. Donald Trump les utilise en businessman : il fait des coups. » « Une opposition inédite » M consacre un long article aux familles des ex-otages israéliens. Le supplément du Monde évoque « l'amère victoire des familles d'otages face au pouvoir ». « Pendant huit cent quarante-trois jours, ces familles se sont employées à convaincre le gouvernement de Netanyahu de préférer la voie de la négociation avec le Hamas, plutôt que celle des bombardements meurtriers à Gaza, mettant en péril la vie des captifs. Jusqu'à incarner une opposition inédite en Israël  », explique M.  « En septembre 2025 », rappelle le supplément du Monde, « le Forum des familles d'otages tente le tout pour le tout. Lors des rassemblements hebdomadaires, il multiplie les adresses directes à Donald Trump, le seul à même de faire plier Netanyahu ». En octobre, « les 20 otages encore en vie sont libérés et 27 des 28 dernières dépouilles rendues ». M a interrogé Ksenia Veltlova, chercheuse pour le groupe de réflexion britannique Chatham House : elle parle « de la plus grande campagne jamais menée par la société civile en Israël, qui a sans doute permis de mobiliser une grande partie de la population ». Humour latino Courrier International nous fait découvrir Marcello Hernandez, « un comédien de 28 ans, d'origine cubaine et dominicaine ». « C'est le fils d'immigrés latinos qui fait rire les Américains », explique Courrier international (…) « C'est le jeune prodige de l'humour le plus en vue en ce moment aux États-Unis, fils d'une mère cubaine et d'un père dominicain, il est la nouvelle coqueluche de l'émission culte Saturday Night Live, (…) il présente un personnage particulièrement intéressant, à l'heure où les diasporas latino-américaines sont ciblées par les violentes politiques de l'administration Trump. » « Marcello Hernandez réhumanise les immigrés latino-américains, poursuit Courrier international, en racontant des anecdotes de son enfance avec un personnage de "fils à maman", lui qui a grandi avec une mère célibataire à Miami, où habite une forte diaspora cubaine et latino-américaine. » Une journaliste portoricaine du site The Latino Newsletter fait part de son enthousiasme, dans le contexte actuel. « Je me suis reconnue dans son humour et surtout dans ce qu'il dit sur la condition de Latino sous Trump, à l'ère Maga (Make America Great Again), explique-t-elle, alors que nous sommes assiégés en permanence par la xénophobie et le racisme. Le pire, le plus violent, étant de ne pas comprendre ce qui nous vaut tant de haine ».

Les matins
L'Europe contre-attaque : Thierry Breton est l'invité du Grand entretien des Matins

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 39:24


durée : 00:39:24 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin nous recevons Thierry Breton, ancien commissaire européen interdit de territoire américain depuis le 23 décembre dernier pour avoir osé réguler les géants du numérique. Il incarne aujourd'hui la résistance européenne face à ce qu'il appelle "la vassalisation" du Vieux Continent. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thierry Breton Ancien commissaire européen au Marché intérieur et écrivain

C dans l'air
Trump - Macron : ça tourne au duel - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 63:00


C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E

Les histoires de 28 Minutes
Brigitte Bardot, ambassade palestinienne, Groenland… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 46:11


L'émission 28 minutes du 10/01/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Gilles Gressani, directeur de la revue "Le Grand Continent", Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen-Orient, Frédéric Arnould, correspondant en Europe de Radio-Canada et la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Côté lumineux ou côté sombre : que restera-t-il de Brigitte Bardot ? Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot s'est éteinte à l'âge de 91 ans dans la célèbre Madrague, à Saint-Tropez. Les obsèques de BB ont eu lieu ce mercredi dans la station balnéaire azuréenne à l'abri du grand public. L'héritage de l'actrice, devenue une icône internationale, laisse les Français et le monde perplexes. Que retenir d'elle ? La femme libre et indépendante qui aurait pu devenir un symbole du féminisme, la défenseuse acharnée du monde animal ou une proche de l'extrême-droite qui a été condamnée à cinq reprises pour propos racistes ? Les nationalistes européens peuvent-ils continuer à prendre Trump pour modèle ? Depuis le kidnapping de Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier, les nationalistes européens ne savent plus comment juger le président américain. En France, Marine Le Pen condamne sans ambiguïté la capture du président vénézuélien : "La souveraineté des États n'est jamais négociable (...) Elle est inviolable et sacrée." La proximité du président américain avec la Russie et ses discours anti-européens embarrassent de plus en plus le Vieux Continent. Nous recevons Nadia Ferroukhi, photojournaliste, qui publie "Les nouvelles matriarches" (éditions Albin Michel). De l'Inde au Kenya, cet ouvrage nous emmène dans les sociétés où les femmes tiennent une place centrale au sein de leur communauté. Valérie Brochard nous emmène chez nos chers voisins britanniques. Après la reconnaissance de l'État de Palestine en septembre dernier, Londres a inauguré sa première ambassade palestinienne ce lundi 5 janvier. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Jens-Frederik Nielsen. Le premier ministre groenlandais s'insurge contre les dernières déclarations de Donald Trump, alors que le président américain n'écarte plus l'usage de la force pour s'emparer du territoire danois. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision allemande, ou du moins, il essaye. En effet, une partie de Berlin a été plongée dans le noir pendant plusieurs jours. La faute au Vulkangruppe (le Groupe Volcan), un mouvement d'extrême gauche, qui a revendiqué l'action pour dénoncer la consommation effrénée d'énergie, notamment pour développer l'IA. Julia Van Aelst nous invite à méditer sur les moments malaisants, embarrassants du quotidiens devenus "cringe". Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 janvier 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[Débat] Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 23:53


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Mineurs étrangers en France : des super-héros / Alliance transatlantique défiée

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 46:24


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Mineurs étrangers arrivés en France : des super-héros “Tout va bien” : c'est le message que ces mineurs non accompagnés délivrent à leur famille après leur arrivée en France. Trois mots, d'une grande pudeur, qui sont aussi le titre du premier long-métrage documentaire de Thomas Ellis, journaliste et cofondateur de l'agence Babel. Sa caméra s'est posée à Marseille pour suivre le parcours de cinq adolescents venus de Guinée, de Côte d'Ivoire ou d'Algérie. Le film dévoile leur quotidien et leurs espoirs dans une société qui peine à les comprendre. À l'occasion de la sortie du film en salles mercredi 7 janvier, nous recevons Thomas Ellis et Junior Tano, l'un des protagonistes du documentaire. Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. Un air glacial venu de l'Arctique souffle sur la France : l'occasion pour Xavier Mauduit de nous parler de Wilson Bentley, un Américain ayant réussi l'exploit de photographier un flocon de neige avec une grande précision en 1885. Marie Bonnisseau s'intéresse aux "Smart Bricks", des briques technologiques lancées par Lego. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

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Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Les dirigeants du Vieux Continent se sont globalement abstenus de condamner le kidnapping de Nicolás Maduro. C'est la pire manière de défendre les principes dont ils se réclament et de se protéger contre l'avenir de vassaux que leur préparent Trump et ses soutiens. Un article de Fabien Escalona publié dimanche 4 janvier et lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Info éco
Numérique : Washington passe à l'offensive contre la régulation européenne

Info éco

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 4:47


La tension monte d'un cran entre les États-Unis et l'Union européenne. En réaction aux règles européennes qui encadrent les géants du numérique, Washington cible des personnalités européennes, dont Thierry Breton, privé de visa. Washington menace désormais des entreprises du Vieux Continent, engageant un bras de fer politique, économique et géopolitique.

Européen de la semaine
Sergueï Karaganov, l'influent stratège russe qui veut lancer un missile nucléaire sur l'Europe

Européen de la semaine

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 4:17


Il dit que la guerre entre la Russie et l'Europe a déjà commencé. Il souhaite envoyer un missile nucléaire sur Berlin. Intellectuel russe, proche des sphères du pouvoir, Sergueï Karaganov multiplie les déclarations chocs à l'égard du Vieux Continent, et semble davantage prêcher pour une Troisième Guerre mondiale que pour une paix en Ukraine. Avec quel poids au sein du Kremlin ? « Notre véritable adversaire est bien l'Europe. » « Cette guerre ne prendra fin qu'avec une défaite morale et politique de l'Europe. » L'Europe, « redevenue l'expression la plus absolue du Mal qui ronge l'humanité. » Tels sont les mots crus que Sergueï Karaganov a lâchés au début de ce mois de décembre 2025 sur la première chaîne de télévision russe, et que la revue Le Grand Continent a traduits en français. Une intervention évidemment destinée aux Européens, qui, selon lui, n'ont plus assez peur de la Russie. Pour cet intellectuel russe, « une façon de remettre les pendules à l'heure ce serait de se livrer à un tir d'arme nucléaire », relate Igor Delanoë, directeur adjoint de l'Observatoire franco-russe. « Ce serait un tir de démonstration. Le but ne serait pas de raser Kiev ou Varsovie. Mais sa grande théorie, c'est qu'il faudrait réinstiller la peur. » Premier holà du Kremlin, qui nuance de fait l'influence de Karaganov : « C'est dans cette séquence-là qu'il a été manifestement recadré par la diplomatie russe. Elle lui a demandé de lever le pied sur ces éléments de langage », ajoute le chercheur à l'Iris. Toujours est-il que cette escalade verbale coïncide avec l'escalade de ce qu'on appelle la guerre hybride. En cette fin d'année, la Russie est accusée d'incursions de drones, d'avions de chasse et même de sabotages à la bombe. Le tout dans le territoire de l'Union européenne. La frange radicale d'une galaxie de commentateurs mainstream Sergueï Karaganov a une voix qui porte, mais dont il faut nuancer la portée. Le politologue n'est ni porte-parole du Kremlin, ni conseiller officiel. Il s'inscrit dans une nébuleuse de commentateurs, journalistes, intellectuels et autres propagandistes. Parmi eux, beaucoup se réclament proches de Vladimir Poutine. La prudence reste donc de mise. « C'est très difficile de savoir qui a véritablement l'oreille de Vladimir Poutine », explique Cyrille Bret, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors sur les enjeux relatifs à la Russie. « Ça participe d'ailleurs à la puissance du président russe : il ne laisse pas son entourage cartographié. » Une chose est sûre : Sergueï Karaganov fait partie de l'élite russe. Il est reconnu pour son expertise sur la politique internationale. Aujourd'hui président d'honneur du bureau du Conseil pour la politique extérieure et de défense, il a une longue carrière de chercheur et de conseiller depuis les années 1980. En fait, il est l'un des intellectuels qui ont le mieux réussi la transition entre l'ère soviétique et celle de la Fédération de Russie. Mais son discours radical n'en reste pas moins mainstream à Moscou. S'il a voix au chapitre, c'est parce qu'il sert le régime, comme l'indique Cyrille Bret : « La première vocation d'une voix telle que celle de Karaganov ou de [Alexandre] Douguine, ou d'autres théoriciens, c'est d'abord de faire entendre la voix de la Russie. La Russie considère qu'elle a été réduite au silence. Et c'est pour cette raison que des déclarations fracassantes servent l'intérêt national russe tel que Karaganov l'interprète : faire entendre la vision proprement russe, non occidentale, des relations internationales et des rapports entre la Russie et l'étranger. » De la doctrine Karaganov à l'eurasianisme 2022 a été une rupture pour Karaganov. Après l'invasion russe de l'Ukraine, il se détourne complètement de l'Occident, qu'il considère minoritaire. L'heure est à « une majorité globale » dirigée par la Russie. Son mépris pour l'Europe s'accentue tellement qu'il prône une stratégie sino-russe. Au point de devenir un chantre de l'eurasianisme. « Il appelle même à déplacer la capitale du pays pour matérialiser ce tournant ! », note Igor Delanoë. « Il veut bâtir une nouvelle capitale en Sibérie, de l'autre côté de l'Oural, qui permettrait d'ancrer dans la géographie ce tournant avec une capitale orientale au sens géographique du terme. » S'il veut laisser tomber l'Europe, c'est parce que, selon lui, le libéralisme a fait son temps. Les démocraties ne sont bonnes qu'à s'écrouler. L'Occident s'enfonce dans la décadence par la surconsommation, la mondialisation et le transhumanisme. Lui, décrit la Russie comme un empire asiatique. Finalement, le seul intérêt que Sergueï Karaganov continue de voir en Europe, c'est son vœu historique de récupérer les anciennes parties de l'Union soviétique. Il a même donné son nom à ce courant : la doctrine Karaganov. Elle postule que la Russie doit défendre les droits des ethnies russes dans les pays voisins. Un discours que partage Vladimir Poutine. À lire aussiGuerre en Ukraine: Vladimir Poutine assure que «la balle est dans le camp» de ses adversaires

Débat du jour
L'Union européenne se trumpise-t-elle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 29:30


Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate  - Laurent Warlouzet,  professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions. 

Débat du jour
L'Union européenne se trumpise-t-elle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 29:30


Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate  - Laurent Warlouzet,  professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions. 

Les Experts
Les Experts : Omnibus, le pacte vert européen bafoué ? - 11/12

Les Experts

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 25:54


Ce jeudi 11 décembre 2025, les projets de lois examinés par la Commission européenne en vue d'une simplification des règles pour les entreprises, qui contribue à la relance de l'économie du Vieux Continent mais peut ralentir les efforts de l'Europe vers la neutralité carbone, ont été abordés par Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Travailleur, (mais) pauvre", et Philippe Trainar, professeur au Cnam et membre du Cercle des Economistes, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les podcasts du CESM
Le Carré #17 : Livre « Le Capitaine égaré » : le capitaine de vaisseau Guéquière présente un marin oublié de l'Histoire

Les podcasts du CESM

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 32:47


Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Carré, un podcast d'Horizons Marines, la chaine des podcasts de la mer, du fait maritime et de ses acteurs. « Adieu et merci, Landais/ Nul mieux que moi ne sais ce que je te dois ».  Cette citation de John Paul Jones, capitaine écossais ayant servi pour la marine américaine, illustre la rivalité qu'il entretenait avec Pierre Landais, capitaine français de la frégate « Le Flamand ».  Une rivalité qui a connu son point d'orgue pendant la guerre d'indépendance américaine. Une rivalité largement abordée et détaillée dans un ouvrage passionnant écrit par un capitaine de vaisseau de la Marine nationale.  Pour son premier roman « Le Capitaine égaré » publié aux éditions Paulsen, le capitaine de vaisseau Vincent Guéquières nous plonge donc au cœur du destin tragique du capitaine Landais.  Un marin français puis naturalisé américain, missionné par Benjamin Franklin pour livrer des armes et remporter des batailles. Un marin au caractère bien trempé, égaré entre deux mondes : le Vieux Continent et l'Amérique en train de naître.  Tout au long du livre, nous suivons ses pérégrinations, ses doutes, mais aussi les affrontements navals auxquels il a participé.  Pour tenir le récit de bout en bout : un personnage paranoïaque, plein d'amertume, attachant, qui a côtoyé les plus grands hommes de son époque parmi lesquels figure Benjamin Franklin, un des pères fondateurs des Etats-Unis.  En résulte un ouvrage introspectif, rythmé, et rédigé lors des rares temps de pauses permises par l'emploi du temps de son auteur. Alors, de quoi parle véritablement ce livre ? Pourquoi l'avoir écrit ? Et comment écrit-on lorsqu'on est Commandant de la Marine, avec peu de pauses et des hommes sous sa responsabilité ? On en parle avec le capitaine de vaisseau Vincent Guéquière, chef de la division « Exploitation/Infrastructures » des forces sous-marines et de la force océanique stratégique.Bonne écoute !Vous en voulez plus ? Retrouvez l'intégralité des publications du Centre d'études stratégique de la Marine sur notre site : ⁠⁠⁠⁠⁠Centre d'études stratégiques de la Marine (CESM) | Ministère des Armées⁠⁠N'hésitez pas aussi à vous abonner au podcast et à nous faire part de vos retours à l'adresse mail : ⁠podcast.cesm@gmail.com

Un air d'amérique
"L'Europe prend une très mauvaise direction", selon Donald Trump

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 1:11


Aux États-Unis, Donald Trump a encore haussé le ton contre l'Europe avec une nouvelle déclaration dans la nuit du 8 au 9 décembre quelques jours après la diffusion d'une feuille de route de l'administration Trump très critique à l'égard du Vieux Continent. Écoutez RTL autour du monde du 09 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: les dirigeants européens tentent de faire bloc derrière l'Ukraine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 3:57


« Unis dans l'épreuve, forts dans l'adversité, s'exclame Libération à Paris. C'est l'image qu'ont voulu donner, hier, les alliés européens de l'Ukraine, réunis à Londres. Sur le perron du 10 Downing Street, à l'ombre d'un monumental sapin de Noël, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, ont réaffirmé leur solidarité avec Volodymyr Zelensky, alors que Washington a publié vendredi une nouvelle stratégie de sécurité, aussi anti-européenne que pro-russe. » Principal enseignement de ce conclave européen : la souveraineté ukrainienne doit être respectée et pas question de céder des territoires à la Russie… Le président ukrainien l'a répété hier. « Zelensky exclut toute cession de territoire à la Russie et refuse de se soumettre à Poutine ou à Trump », titre le Washington Post. Une « déclaration sans équivoque, commente le journal, qui pourrait marquer l'échec du plan de Trump, que ses détracteurs ont condamné comme répondant aux souhaits du président russe Vladimir Poutine. » « Déni, prudence ? » Reste que les Européens sont restés très prudents hier à Londres face aux rodomontades américaines… C'est ce que constate Le Monde à Paris : « sceptiques sur le “plan de paix“ pour l'Ukraine aligné sur les desiderata de Moscou et dont ils ont été écartés, et malgré les remarques humiliantes de ces derniers jours contre l'Union, les Européens ont opposé une réponse feutrée aux États-Unis. (…) Ni l'Europe, ni l'Ukraine, qui a désespérément besoin de l'appui américain, ne semblent prêtes au rapport de force. » Alors, « déni ? Prudence ? », s'interroge Le Monde. « Les Européens refusent d'imaginer un monde où les États-Unis mettraient brutalement fin à leur statut de partenaire. Que Donald Trump en personne ait retweeté lundi soir un article du New York Post titré : "Les Européens, impuissants, ne peuvent que fulminer alors que Trump les exclut, à juste titre, de l'accord avec l'Ukraine", ne suscite aucune mise au point de la part des dirigeants du Vieux Continent, installés dans une position victimaire. Certes, il devient essentiel d'élaborer un "plan B", selon les mots d'un diplomate allemand, pour assumer la sécurité du Vieux Continent sans les États-Unis. Mais sans précipitation. » Financer… réarmer… Justement, il faut passer aux actes, s'exclame le Times à Londres. « Il est grand temps que les alliés européens de Kiev – Royaume-Uni, France et Allemagne – assument leurs responsabilités et déploient un effort collectif décisif pour préserver la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine. » Et « les points clés ont été abordés hier lors des discussions à Downing Street, relève le quotidien britannique. Premièrement, il s'agit d'utiliser les avoirs russes gelés comme un élément d'un plan permettant de financer au moins une partie des coûts colossaux de la reconstruction de l'Ukraine. Cela s'annonce difficile, il faut trouver une solution sans pénaliser la Belgique, responsable de la conservation des fonds russes gelés. Ces points doivent être réglés rapidement si l'Ukraine veut passer l'hiver. Deuxièmement, poursuit le Times, le réarmement de l'Europe doit progresser rapidement, parallèlement à une refonte de la coopération transfrontalière. Il en va de même pour le partage de renseignements avec Kiev. (…) Les alliés européens au sein de l'OTAN doivent trouver d'urgence la volonté et les moyens de combler le vide laissé par les États-Unis. » Vers un axe Washington-Paris-Moscou via Budapest ? Die Welt à Berlin renchérit à propos des avoirs russes : « Les chefs d'État et de gouvernement européens doivent débloquer au moins une partie des fonds russes, détenus principalement sur des comptes belges, au profit de Kiev. Cela représente au moins 165 milliards d'euros ! La Commission européenne a désormais défini la procédure légale à suivre. Il faut maintenant convaincre le gouvernement belge. Le temps presse. Y parviendront-ils ? » Enfin, cet avertissement lancé par Le Soir à Bruxelles : « Un axe Washington-Paris-Moscou, passant par Budapest, qui ne ferait plus qu'une bouchée de l'Union européenne ? Cela ne relève plus de l'utopie, et pourrait même se vérifier à une échéance proche. (…) Si l'Union européenne est incapable de forcer un consensus – financier, solidaire et légal – de tous ses États membres pour aider l'Ukraine à tenir tête à l'envahisseur russe, que pourra-t-elle pour empêcher Trump, son allié Poutine et leurs complices "patriotes" de prendre "leur" Europe en main ? »

Choses à Savoir TECH VERTE
Les ventes de Tesla s'effondrent en Europe ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 2:21


Depuis plus d'un an, Tesla traverse une zone de fortes turbulences en Europe. En cause, bien sûr, l'image de son patron, Elon Musk, dont les prises de position politiques répétées sur le Vieux Continent ont durablement abîmé la marque. Dans le même temps, la montée en puissance des constructeurs chinois bouleverse l'équilibre du marché. Résultat : trimestre après trimestre, les ventes de Tesla reculent. Et le mois de novembre confirme la tendance.À l'échelle européenne, la marque affiche un repli global d'environ 12 % par rapport à novembre de l'an dernier. Sur le papier, cela pourrait presque sembler modéré. Mais cette moyenne cache en réalité des écarts spectaculaires entre les pays. Car si l'on isole certains marchés, la chute devient beaucoup plus sévère. En retirant le cas à part de la Norvège, les ventes de Tesla s'effondrent tout simplement de 36,3 % en Europe. Sur les grands marchés automobiles, le recul est parfois brutal. En Allemagne, la baisse atteint 20,2 %. Mais ailleurs, c'est l'hémorragie : –43,5 % aux Pays-Bas, –57,8 % en France, et jusqu'à –59,3 % en Suède. Des chiffres qui traduisent un net décrochage de la marque sur ses marchés historiques.Une exception se distingue pourtant dans l'Union européenne : l'Italie. Le pays affiche une croissance spectaculaire de +58,5 %. Une performance directement liée aux nouvelles incitations financières mises en place pour soutenir l'achat de véhicules électriques. La preuve, une fois de plus, du poids décisif des politiques publiques sur ce marché. Mais c'est surtout la Norvège — pourtant hors de l'Union européenne — qui maintient aujourd'hui les ventes de Tesla à flot sur le continent. En novembre, la marque y a immatriculé 6 215 véhicules, un record. À titre de comparaison, le deuxième marché européen de Tesla, l'Allemagne, plafonne à 1 763 unités sur la même période. Cela représente en Norvège une envolée spectaculaire de +175,2 %. Cette ruée ne s'explique pas par un regain soudain d'amour pour la marque américaine, mais par une urgence fiscale. Les avantages fiscaux accordés aux véhicules électriques premium doivent disparaître en 2026. Les acheteurs norvégiens se précipitent donc pour profiter une dernière fois de ces conditions favorables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 4:20


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 65:31


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 4:20


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

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Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 65:31


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

L'Echo du monde
Ukraine : alors que les Américains semblent lâcher prise, qu'ont décidé les Européens à Bruxelles ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 5:31


Les émissaires américains, après n'avoir rien obtenu à Moscou, sont rentrés sans faire aucun compte-rendu par la suite, ni avec l'Ukraine, ni avec aucun pays européen. De son côté, le Vieux Continent continue d'intensifier son aide financière au pays présidé par Volodymyr Zelensky. Une situation qui ne va pas en faveur d'une résolution du conflit. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ecorama
Un prochain choc financier qui viendrait des Etats-Unis ?

Ecorama

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 14:23


La BCE tire la sonnette d'alarme : la dette fédérale abyssale, le dollar fragilisé et l'euphorie autour de l'IA pourraient transformer l'économie américaine en véritable risque systémique pour l'Europe. Entre surendettement public, instabilité monétaire et bulle technologique, faut-il craindre un accident financier majeur qui frapperait de plein fouet le Vieux Continent ? Les explications de Charles Sannat, fondateur du site insolentiae. Ecorama du 1er décembre 2025, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Lesfrancais.press's Podcast
Gérard Jugnot : « À Hong Kong, j'apporte des nouvelles du vieux continent »

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 13:10


Partagez votre opinion avec la rédactionÀ l'occasion du 54ᵉ Festival du film français, Gérard Jugnot, acteur, réalisateur et scénariste emblématique, était de passage à Hong Kong pour la première mondiale de Les Enfants de la Résistance, adapté de la bande dessinée à succès. Rencontre avec un artiste intarissable, pour qui le cinéma reste avant tout une aventure humaine et un jeu sans fin.Support the show

Vertigo - La 1ere
Les conseils de Rafael Wolf et Stéphane Gobbo

Vertigo - La 1ere

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 4:11


"Europa" (1991) de Lars von Trier, avec Jean-Marc Barr, Barbara Sukowa, Udo Kier, (disponible en DVD, BluRay et sur certaines plateformes). Américain d'origine allemande, Leopold Kessler part pour l'Allemagne en octobre 1945. Il veut contribuer à la reconstruction du Vieux Continent et va découvrir ses propres contradictions dans une Allemagne déchirée et détruite. Lʹun des nombreux films tournés par Udo Kier avec Lars von Trier. Mon hommage à lʹacteur décédé à lʹâge de 81 ans ce lundi. "Mary Anning, chasseuse de fossiles" film dʹanimation de Marcel Barelli (autre sortie du jour). Dans lʹAngleterre du XIXe siècle, Mary est une jeune fille passionnée par les fossiles, quʹelle cherche avec son père sur la plage, pour ensuite les vendre aux touristes. La mort soudaine du père jette la famille dans le désarroi : sans une source financière, ils vont bientôt devoir quitter leur maison et pire encore, pour Mary, sa bien-aimée plage aux fossiles. Le réalisateur de film dʹanimation suisse Marcel Barelli signe ce biopic présenté au Festival Cinéma Jeune Public à Lausanne et à Pully, du 26 au 20 novembre.

Choses à Savoir TECH
L'euro numérique arrive en 2029 ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 1:59


C'est un projet discret, mais hautement stratégique : l'euro numérique vient de franchir une nouvelle étape. Bruxelles a annoncé cette semaine un calendrier clair pour la création de cette future monnaie digitale, pensée comme un antidote à la domination des géants américains du paiement, Visa et Mastercard, mais aussi comme un rempart face à la montée en puissance des stablecoins adossés au dollar.Selon le plan dévoilé, la phase pilote de l'euro numérique devrait débuter en 2027, à condition qu'un cadre légal soit adopté au niveau européen dès l'année prochaine. Si tout se déroule comme prévu, les citoyens du Vieux Continent pourraient commencer à l'utiliser dès 2029. Pour Piero Cipollone, membre du directoire de la Banque centrale européenne, il ne s'agit pas d'un simple projet technologique, mais bien d'un « effort collectif pour préparer l'avenir du système monétaire européen ».Mais derrière l'enthousiasme des institutions, les banques commerciales grincent des dents. Leur crainte : voir les particuliers transférer une partie de leurs dépôts vers cette nouvelle monnaie numérique émise directement par la BCE, ce qui fragiliserait leurs ressources. Pour rassurer le secteur, Bruxelles prévoit un plafond de détention fixé à 3 000 euros par personne, un seuil censé éviter la fuite des capitaux… mais qui pourrait être révisé à l'avenir.En toile de fond, l'euro numérique illustre un bras de fer économique et politique. D'un côté, l'Europe veut réduire sa dépendance aux systèmes de paiement étrangers. De l'autre, les banques défendent leurs marges et misent sur le développement de stablecoins libellés en euros comme alternative. Entre souveraineté monétaire et réticences du secteur financier, la route vers l'euro numérique promet d'être longue Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Livre international
«L'Europe de l'Est n'existe pas» d'Arthur Kenigsberg

Livre international

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 4:28


C'est un ouvrage qui remet en cause bon nombre de clichés sur les pays situés à l'est du continent européen. La Pologne, la Roumanie, les pays Baltes, ou encore la Hongrie et la Bulgarie sont en première ligne face à la menace russe depuis l'invasion de l'Ukraine, mais le regard que portent sur eux les décideurs européens, en particulier en France, est encore marqué par la guerre froide et une vision binaire du Vieux-Continent. Et ce sont ces erreurs et c'est a priori géo-stratégique que remet en cause le politologue Arthur Kenigsberg,  À lire aussiOtan: les drones en Pologne et en Roumanie reposent la question de la stratégie défensive de l'Alliance

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la politique de Donald Trump risque de faire grimper les prix des médicaments en Europe

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 29, 2025 3:17


Le président américain veut aligner les prix des médicaments aux États-Unis sur les plus bas pratiqués dans le monde.Un plan qui pourrait soulager les patients américains, mais peser lourd sur le portefeuille et l'accès aux traitements des Européens. Donald Trump justifie sa politique par un constat : les prix des médicaments aux États-Unis sont en moyenne plus de quatre fois supérieurs à ceux pratiqués dans les autres pays développés, selon la Rand Corporation, un institut de recherche américain. Cette différence s'explique par l'absence de régulation nationale. Les laboratoires fixent librement leurs tarifs, et les compagnies d'assurance privées négocient ensuite les remboursements, souvent sans réel pouvoir de contrainte. Résultat, les traitements sont vendus beaucoup plus chers qu'en Europe, où les prix sont encadrés par les autorités publiques. Pour corriger cette distorsion, Donald Trump veut désormais que les prix américains soient alignés sur les plus bas tarifs pratiqués à l'étranger. Une réforme qui, sur le papier, paraît bénéfique pour les patients américains. Mais dans les faits, elle risque de bouleverser tout l'équilibre mondial de l'industrie pharmaceutique. À lire aussiLes États-Unis piégés par leur dépendance aux médicaments indiens? Un effet de vase communicant : les laboratoires pourraient se détourner de l'Europe Le problème, c'est que le marché américain représente à lui seul la principale source de revenus des grands groupes pharmaceutiques. Si les prix baissent aux États-Unis, les laboratoires verront leurs marges chuter sur leur marché principal. Et pour compenser, ils pourraient relever leurs prix en Europe ou retarder la mise sur le marché de nouveaux traitements. Certains géants du secteur, comme Pfizer ou AstraZeneca, ont déjà annoncé revoir leurs stratégies de commercialisation sur le Vieux Continent. D'autres entreprises hésitent même à s'y implanter, ou exigent désormais davantage de contrôle dans les négociations de prix avec les autorités de santé. L'Europe, où les tarifs sont encadrés pays par pays et souvent bien plus bas qu'ailleurs, risque ainsi de devenir un marché secondaire pour les géants de la pharma. Un paradoxe pour un continent qui cherche justement à rester attractif et innovant dans le domaine de la santé. À lire aussiComment l'Union européenne compte éviter les pénuries de médicaments? Souveraineté pharmaceutique, un défi plus que jamais stratégique pour l'Europe Face à cette situation, Bruxelles reste prudente. La Commission européenne dit suivre de près l'évolution du dossier américain. Mais cette tension arrive à un moment charnière : l'Union révise actuellement sa législation pharmaceutique, en vigueur depuis 2004, afin de renforcer la compétitivité du secteur et réduire la dépendance aux importations. Depuis la pandémie de Covid-19, les Vingt-Sept ont pris conscience de leur fragilité : les principes actifs viennent majoritairement d'Asie, et une partie de l'innovation pharmaceutique dépend encore largement des États-Unis. Or, la politique actuelle de Donald Trump, en poussant à la relocalisation et à la défense des intérêts américains, risque d'accentuer cette dépendance européenne. La véritable question est donc celle-ci : qui paiera le prix de cette nouvelle guerre du médicament ? L'Europe, en acceptant de payer plus cher pour conserver l'accès à l'innovation ? Ou bien le monde pharmaceutique lui-même, s'il finit, à force de logique de court terme, par étouffer l'innovation et la coopération internationale ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La récente panne géante d'Amazon AWS révèle à quel point l'Europe reste dépendante des infrastructures américaines et pose la question de la souveraineté numérique du continent. On parle aussi de la fin du support de Windows 10 et de l'impact de l'IA sur l'emploi, lors de ce rendez-vous mensuel avec Luc Julia, dans la Silicon Valley.Luc Julia, spécialiste de l'IA, auteur de L'intelligence artificielle n'existe pasUne panne AWS qui met l'Europe à genouxLa panne d'Amazon AWS a révélé la fragilité de l'infrastructure numérique mondiale. En quelques heures, des dizaines de services se sont retrouvés inaccessibles, touchant particulièrement l'Europe. Luc Julia explique qu'il ne s'agit pas d'un problème technique exceptionnel, mais d'un rappel brutal : nous dépendons d'un nombre limité d'acteurs américains — AWS, Google et Microsoft — pour faire fonctionner l'essentiel du web.Le risque d'une coupure politiqueAu-delà de l'incident, Luc Julia alerte sur un scénario plus grave : celui d'une coupure décidée pour des raisons politiques. « Un dirigeant américain pourrait un jour couper l'accès aux clouds pour l'Europe », prévient-il. Selon lui, cette dépendance représente un risque stratégique majeur, d'autant que la souveraineté numérique reste largement un vœu pieux sur le Vieux Continent.Cloud souverain ou cloud de confiance ?Luc Julia dénonce l'abus de langage qui entoure les “clouds souverains” français. L'ANSI a inventé le concept de “cloud de confiance” pour contourner la dépendance juridique aux États-Unis. Mais, rappelle-t-il, tant que le code source reste soumis aux lois américaines, la souveraineté n'existe pas. Il plaide pour un investissement massif dans des acteurs européens comme OVH, Outscale ou Scaleway.Windows 10, une dépendance du quotidienAutre sujet d'agacement : la fin du support de Windows 10. Luc Julia raconte comment cette décision met en péril son propre système de maison connectée. Derrière l'anecdote, il pointe un problème plus large : la perte de contrôle des utilisateurs sur leurs outils et la contrainte imposée par les géants du logiciel.L'IA dans l'entreprise : menace ou opportunité ?Enfin, l'ingénieur se montre optimiste sur l'impact de l'intelligence artificielle dans le monde du travail. S'appuyant sur les analyses du rapport annuel de Stanford sur l'IA, il estime que l'IA va accélérer l'apprentissage des jeunes générations et augmenter les compétences de tous. Pour lui, il s'agit d'un outil d'intelligence augmentée, pas d'un remplaçant de l'humain.-----------♥️ Soutienhttps://donorbox.org/monde-numerique

Le Cours de l'histoire
Œuvrer pour la paix, histoire de la diplomatie 3/4 : Des Amériques aux Indes, diplomaties au bout du monde

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 59:18


durée : 00:59:18 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - À partir du XVIIe siècle, la diplomatie devient une affaire véritablement mondiale. Des Petites Antilles à la Nouvelle-France, l'équilibre géopolitique européen excède désormais les frontières du Vieux Continent. - réalisation : Thomas Beau - invités : Éric Schnakenbourg Professeur d'histoire moderne à l'Université de Nantes, directeur du Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique; François Ternat Professeur d'histoire à l'INSPE de l'université de Rouen

Choses à Savoir TECH
Bientôt la fin des pop-up sur internet dans l'Union Européenne ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Oct 13, 2025 1:50


Vous la connaissez tous, cette petite fenêtre agaçante qui s'affiche à chaque nouvelle visite sur un site : « Acceptez-vous les cookies ? » Une demande censée protéger notre vie privée, mais qui, quinze ans après son apparition, est devenue l'un des symboles les plus exaspérants d'Internet. Eh bien, bonne nouvelle : l'Union européenne veut y mettre fin.Tout remonte à la directive ePrivacy de 2009, texte pionnier qui imposait aux sites de recueillir le consentement des internautes avant d'installer des traceurs publicitaires. L'intention était louable — donner à chacun le contrôle sur ses données. Mais dans les faits, l'effet a été tout l'inverse : les pop-ups se sont multipliés, au point que la majorité des internautes cliquent machinalement sur « Tout accepter » sans lire le moindre détail. Face à cet échec, Bruxelles prépare un grand ménage numérique. Selon Politico, des responsables européens ont réuni cette semaine plusieurs géants du web pour repenser entièrement la gestion des cookies. Un nouveau texte législatif, attendu pour décembre prochain, devrait proposer un cadre simplifié, voire une alternative complète à ces fenêtres intrusives.Parmi les pistes évoquées : un système de préférences centralisées, configuré une seule fois par l'internaute — par exemple via son navigateur — et reconnu automatiquement par tous les sites. Une sorte de « passeport de consentement » numérique, qui éviterait d'avoir à répondre encore et encore aux mêmes questions. L'Union européenne, déjà à l'origine du célèbre RGPD, espère ainsi réconcilier protection des données et confort d'utilisation. Car si le Vieux Continent reste à la pointe de la régulation numérique, il s'agit désormais de rendre cette protection un peu moins fatigante… et beaucoup plus efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
1515, guerre et paix à la Renaissance - Nicolas Le Roux

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 54:18


1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ?Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France.Le début du XVIe siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable « renaissance » du Vieux Continent.Alors qu'Érasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des « découvertes » ultra-marines.Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?L'auteur, Nicolas Le Roux, historien et professeur à la Sorbonne, est avec nous en studio.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les enjeux internationaux
Innovation : l'Europe a-t-elle les moyens d'être compétitive ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 11:30


durée : 00:11:30 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - "L'Europe va trop lentement". C'est le constat dressé sans détour par Mario Draghi devant les députés européens la semaine dernière : le Vieux Continent reste en retard en termes de productivité face aux États-Unis, creusant un écart de richesse de plus en plus marqué. - réalisation : Félicie Faugère - invités : William Kadouch-Chassaing Co-CEO d'Eurazeo

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Bloquons tout, où sont les honnêtes gens ?", "Le grand réveil de l'Europe !" et "Ce que révèle la frappe d'Israël au Qatar"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 16:55


Ce mercredi 10 septembre, des actions ont été menées sur tout le territoire pour dénoncer la politique économique d'Emmanuel Macron. Une mobilisation qui avait fait couler tant d'encres à l'avance, mais qui n'a finalement pas réuni tant de monde qui ça. Pour Ruth Elkrief, cette journée "Bloquons tout", émaillée de violences, est un échec, et elle se demande où sont les "honnêtes gens". On dit souvent que la France et l'Europe sont désarmées face au rouleau compresseur économique de la Chine et des États-Unis. Mais le Vieux Continent sort enfin du club des naïfs en matière d'industrialisation. Pascal Perri rappelle qu'on a deux beaux dossiers industriels stratégiques sur les marchés d'avenir qui évoluent dans le bon sens. Il s'agit de la startup Mistral AI qui s'impose comme le champion européen et français de l'intelligence artificielle générative et de l'industrie des batteries électriques. Mais Pascal Perri suggère qu'il faut que l'Europe aille beaucoup plus vite car la bataille est engagée. Dans sa lutte armée contre les dirigeants du Hamas, Israël a effectué, mardi 9 septembre, des frappes aériennes à Doha, au Qatar. Abnousse Shalmani estime qu'il est important de souligner que des réseaux saoudiens sont les premiers à donner la liste des cibles présumées et atteintes par Tsahal. Elle explique pourquoi il est impossible que la Maison Blanche et Donald Trump n'étaient pas au courant de ces raids en sol qataris, puisque le Qatar abrite la base militaire la plus importante des États-Unis au Moyen-Orient. Elle rappelle aussi que l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte ont déjà mis la pression sur le Qatar pour qu'il lâche le Hamas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
L'Europe veut une paix "robuste et durable" en Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 14:54


durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux

Les journaux de France Culture
L'Europe veut une paix "robuste et durable" en Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 14:54


durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux

Inside Eurosima Podcast
Wilco Prins: brands, blanks & trends

Inside Eurosima Podcast

Play Episode Listen Later Jul 31, 2025 132:02


Episode #24 (English). Guest: Wilco Prins, co-founder T&C Surf Designs Europe, former Rip Curl Europe CEO and EuroSIMA President Wilco Prins is a pure product of Dutch youth who, much like all the other kids in Europe at that time, got into action sports in the 80's and 90's through windsurfing, skateboarding and eventually surfing. One fine day of 1992, his passion drove him all the way to French beaches, where he discovered our waves and the lifestyle he'd read about in surfing magazines. After starting out at Rip Curl as an intern (waxing boards for Patrick Beven for a photo shoot), he quickly climbed the corporate ladder: first as Footwear Product Manager for Europe, then Head of the « wetsuits and footwear » division, then « Core Division » Manager (products and sales) and in 2013, he became the company's CEO. At the head of one of the leading companies in the industry, the Dutchman also took over for Fred Basse as EuroSIMA President, becoming, for one term, the spokesperson for the entire European action sports industry. After the Torquay-born brand let him go in 2019, Wilco bounced right back, giving a « re-birth » in Europe to another iconic brand : T&C. This new adventure, both so similar and so different from the last one, was once again driven by the same passion for boardsports and a genuine knack for business. Relaunched post-Covid, the brand with a strong Hawaiian heritage has found itself a new place in retail as well as in the hearts of consumers. This is thanks to a strategy boosted among other things, by unique collaborations, like recently with Fursac. Wilco sat down with us for a chat to talk about his many years at Rip Curl and his new experience with T&C. Along the way, he shares his analysis of the industry, markets and customer expectations and discusses the challenges that we'll all have to face in upcoming years. A fascinating episode with a key player in our industry. Recorded in the MACS premises in St Vincent de Tyrosse on April 3rd 2025. Editorial production: EuroSIMA Animation: Romain Ferrand / Rémi Chaussemiche Technical production: Fred de Bailliencourt Photo: Stéphane Robin /// Français (Episode en anglais) Wilco Prins est un pur produit de la jeunesse hollandaise qui s'est prise, comme tous ses voisins européens, la vague des action sports dans les années 80 et 90 à travers le windsurf, le skate puis le surf. Une passion qui conduisit un beau jour de 1992 l'intéressé jusque sur les plages françaises pour y découvrir nos vagues et le lifestyle vanté par les magazines de surf. Rentré chez Rip Curl Europe en 1997 en tant que stagiaire (« en waxant les planches de Patrick Beven pour un shooting photo ») il y gravira les échelons à une vitesse fulgurante : chef de Produit chaussure Europe, chef de la division « combinaisons et chaussures » puis responsable de la « Core Division »(produits et vente). Il deviendra finalement PDG de l'entreprise en 2013. A la tête d'une des plus importantes entreprises de l'industrie, le Hollandais succèdera au passage à Fred Basse à la présidence de l'EuroSIMA, se faisant également - le temps d'un mandat - le représentant et le porte-parole de la filière. Remercié par la marque de Torquay en 2019, il rebondira rapidement en faisant renaître sur le Vieux-Continent une autre marque iconique : Town & Country. Une nouvelle aventure, à la fois similaire et très différente de la précédente, mais guidée par cette même passion pour l'univers de la glisse et une appétence forte pour le business. Au micro d'Inside EuroSIMA, Wilco revient en détail sur ses longues années chez Rip Curl puis chez T&C, tout en partageant son analyse de l'évolution de l'industrie, du marché, des attentes des consommateurs, mais aussi des challenges à relever dans les prochaines années. Un nouvel épisode passionnant, avec l'un des acteurs phares de notre industrie européenne. Bonne écoute.

Aujourd'hui l'économie
Les droits de douane de Donald Trump continuent de redessiner le commerce mondial

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 3:04


Une étude du cabinet McKinsey révèle les profondes répercussions des mesures douanières américaines sur les échanges internationaux. Alors que la Chine perd du terrain, l'Europe s'impose comme un acteur central dans la nouvelle cartographie commerciale mondiale Depuis le 2 avril, les droits de douane imposés par Donald Trump restent en vigueur. Même s'ils font moins la une de l'actualité, leurs effets sont toujours bien réels. Le cabinet McKinsey vient de publier une étude qui confirme l'impact majeur de ces mesures sur le marché mondial. Initiée par les États-Unis, cette guerre douanière cible en priorité la Chine. Tous les produits fabriqués dans ce pays et importés sur le sol américain sont désormais taxés à hauteur de 30 %. Pour les autres pays, la taxe est fixée à 10 %. Ces règles modifient en profondeur les dynamiques commerciales. Selon McKinsey, une tendance forte se dégage: le « friendshoring ». Cette stratégie consiste à privilégier les échanges avec les alliés géopolitiques. La conséquence, c'est celle-ci, les importations américaines en provenance de Chine ont chuté de 34,5 % depuis le mois d'avril. Face à cette baisse, l'Organisation mondiale du commerce a dû revoir ses prévisions. Au lieu d'une hausse attendue de 2,7 %, le commerce mondial devrait reculer de 0,2 % cette année. Le monde entre ainsi dans une phase de fragmentation économique. À lire aussiPourquoi l'Union européenne veut accélérer les négociations avec Trump? L'Europe, pivot d'un nouvel équilibre mondial Face à la baisse des exportations vers les États-Unis, la Chine redirige sa production vers l'Europe. Paradoxalement, cette guerre commerciale profite donc au Vieux Continent. D'après McKinsey, les pays européens pourraient fournir jusqu'à 55 % du marché mondial d'exportation destiné à remplacer les produits chinois aux États-Unis. En d'autres termes, l'Europe serait en mesure de couvrir un besoin sur deux en produits substituts. Cependant, certains secteurs restent hors de portée. Dans le manufacturier et l'électronique, ce sont les pays d'Asie du Sud-Est qui prennent l'avantage. De leur côté, les consommateurs américains risquent de subir un déficit d'approvisionnement estimé à plus de 100 milliards de dollars. Cela pourrait entraîner des pénuries sur des produits essentiels comme les ordinateurs portables, les smartphones ou les écrans, mais aussi une hausse généralisée des prix. À lire aussiLe reste du monde se prépare à une inondation de produits chinois bon marché Vers une bipolarisation économique ? Cette recomposition des flux commerciaux pourrait dessiner un monde économique à deux vitesses : d'un côté, les pays qui maintiennent des liens avec la Chine ; de l'autre, ceux qui s'en détachent. L'enjeu devient alors de trouver de nouveaux partenaires ou de renforcer ceux déjà établis. Pour l'Europe, cela représente une opportunité majeure : ses exportations vers les États-Unis pourraient augmenter de 200 milliards de dollars. Mais cette dynamique reste à double tranchant. Car la Chine, en se tournant vers l'Europe, y intensifie également sa présence commerciale. Un défi pour les industriels européens, qui doivent jongler entre nouvelle demande américaine et concurrence asiatique accrue.

Cultures monde
Cannabis, les voies de la légalisation 3/4 : Europe, les dilemmes de la dépénalisation

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jun 18, 2025 58:36


durée : 00:58:36 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Bien que les Pays-Bas soient généralement érigés en modèle de la dépénalisation en Europe, de nombreux pays du Vieux Continent se dirigent vers cette politique, avec des modalités différentes. Cependant, cette situation entre prohibition et légalisation est souvent considérée comme “schizophrène”. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Frank Zobel Directeur adjoint de l'ONG “AddictionSuisse”, co-responsable du secteur Recherche de cette ONG, responsable du projet pilote Cann-L, un essai pilote de légalisation du cannabis en Suisse; Renaud Colson Juriste spécialiste de droit comparé, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'université de Nantes, actuellement directeur de l'Institut français de Pondichéry; Pol Reuter Journaliste pour Reporter.lu, journal d'investigation en ligne luxembourgeois

C dans l'air
Trump-Poutine: Ils veulent tuer l'Europe

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 15, 2025 90:57


Emission spéciale du 15 juin 2025: Trump-Poutine: Ils veulent tuer l'EuropeEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau oval le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial.Jusqu'où iront Poutine et Trump ?Cette nouvelle enquête de C dans l'Air révèle comment l'appareil de propagande russe infiltre les médias conservateurs européens mais aussi américains, influence des figures politiques majeures et construit une alliance discrète mais toxique entre les extrêmes. A l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, elle nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Production : Maximal Productions, une société MediawanRéalisation : Gaëlle Schwaller et Alain PirotCommentaires et entretiens : Caroline RouxProduit par Stéphanie Gillon

C dans l'air
C dans l'air spécial : Trump-Poutine : au coeur du chaos

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 15, 2025 37:12


C dans l'air soirée spéciale du 15 juin 2025 : Trump-Poutine : au coeur du chaosEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau Ovale le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des Européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial. Jusqu'où iront Poutine et Trump ?À l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, cette édition spéciale nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Un débat pour faire suite au documentaire, pour tenter de décrypter ce nouveau (dés)ordre mondial qui, à travers la guerre en Ukraine, menace toute l'Europe. LES EXPERTS :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Élise VINCENT - Journaliste au Monde, spécialiste des questions de défense- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe prépa, chroniqueur aux Jours, spécialiste des États-Unis- Pierre HAROCHE - Maître de conférences - Politique européenne et internationale – Université catholique de Lille

Cultures monde
Table ronde : La Turquie au secours de la défense européenne ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Mar 28, 2025 37:36


durée : 00:37:36 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Alors que l'Europe cherche de nouvelles alliances face au possible retrait des États-Unis du Vieux Continent, Ankara, avec ses atouts militaires et industriels, cherche à se positionner comme un partenaire clé dans la défense du continent. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Didier Billion Directeur adjoint de l'IRIS, directeur du programme Moyen Orient-Afrique; Aurélien Denizeau Chercheur associé au Programme Turquie et Moyen-Orient de l'Ifri (Institut Français des Relations Internationales)

C dans l'air
Trump : "Il nous faut le Groenland"

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 26, 2025 63:52


C dans l'air du 26 mars 2025 - Trump : "Il nous faut le Groenland"C'est l'histoire d'une faille de sécurité retentissante. Le rédacteur en chef du site The Atlantic a révélé, lundi 24 mars, avoir pu assister "par erreur" à une réunion "top secrète" sur la messagerie Signal rassemblant 18 responsables américains de premier plan concernant les bombardements américains au Yémen, avant même qu'ils aient lieu le 15 mars dernier. Une révélation qui suscite depuis une onde de choc aux États-Unis, tandis que les appels à la démission se sont multipliés contre ces membres du gouvernement qualifiés "d'amateurs".Ce serait, en effet, Michael Waltz, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui aurait ajouté par erreur Jeffrey Goldberg à un groupe sur Signal aux côtés des principaux poids lourds du gouvernement. Le vice-président J.D. Vance participait à cette conversation, tout comme Pete Hegseth, le ministre de la Défense, John Ratcliffe, le directeur de la CIA, ou encore Steve Witkoff, l'émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient et l'Ukraine.Sur ce fil de discussions, le journaliste a pu prendre connaissance du détail des plans US pour bombarder les Houthis au Yémen. Il a également pu lire des échanges, crus et sans détours, critiquant les Européens, qualifiés de "profiteurs pathétiques" de l'argent et de la puissance militaire des États-Unis.Au-delà de la bourde, le recours à cette messagerie et les propos qui y ont été tenus suscitent un tollé outre-Atlantique. "C'est l'une des fuites de renseignement militaire les plus stupéfiantes que j'ai lues depuis très, très longtemps", a dénoncé le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, appelant à une "enquête complète". "D'un point de vue de sécurité opérationnelle, c'est le plus grand foirage possible. Ces gens ne peuvent pas assurer la sécurité de l'Amérique", a critiqué pour sa part sur X Pete Buttigieg, personnalité en vue du parti démocrate. Mais une des réactions les plus commentées est venue d'Hillary Clinton, candidate malheureuse face à Donald Trump à la présidentielle de 2016. Le républicain l'avait attaquée à l'époque sans relâche pour avoir envoyé des courriers électroniques officiels via une messagerie privée quand elle était secrétaire d'Etat. "Dites-moi que c'est une blague", a-t-elle écrit sur le réseau social X, en partageant l'article de The Atlantic."Je ne sais rien de tout cela", a répondu Donald Trump, interrogé lundi sur ces révélations qui secouent Washington. Un peu plus tard, sa porte-parole, Karoline Leavitt, a assuré que le président américain "continuait d'avoir la plus grande confiance dans son équipe de sécurité nationale, y compris son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz".Une affaire et des propos qui ont provoqué également colère et consternation en Europe. "Poutine est désormais au chômage : plus besoin d'espionner, les fuites viennent des Américains eux-mêmes", a ironisé l'eurodéputée Nathalie Loiseau, avant d'enfoncer le clou : "Il n'y a plus d'adultes dans la pièce à Washington. Même mes ados sont plus responsables". Face à la polémique, certains responsables européens néanmoins appellent à l'apaisement. Mais la manière dont les États-Unis parlent de l'UE en ce moment "n'aide pas", a admis la députée danoise Christel Schaldemose, alors qu'une nouvelle visite au Groenland ce jeudi du conseiller américain à la sécurité nationale et de l'épouse du vice-président J.D. Vance relance les tensions."Nous en sommes désormais à un point où il ne s'agit plus d'une simple visite innocente de l'épouse d'un homme politique", a estimé le Premier ministre groenlandais sortant. "Il convient de souligner que notre intégrité et notre démocratie doivent être respectées sans aucune ingérence extérieure", a-t-il martelé sur Facebook. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait déjà déclaré au quotidien groenlandais Sermitsiaq que la visite de Usha Vance "ne peut être considérée indépendamment des déclarations publiques qui ont été faites" par le président américain. Depuis son retour à la tête des États-Unis, Donald Trump ne fait que marteler sa volonté de mettre la main sur le Groenland, sans exclure la force et de remettre en cause l'alliance des États-Unis avec le Vieux Continent. Devenu la bête noire des Européens, le président américain suscite aussi l'angoisse des Français expatriés aux États-Unis. Selon une enquête réalisée par le vice-président de l'Assemblée Roland Lescure auprès de 9 000 Français vivant en Amérique du Nord, l'inquiétude est profonde, notamment chez les scientifiques..Les experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Anne-Elisabeth MOUTET, éditorialiste - The Daily Telegraph - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Adina Revol - spécialiste des affaires européennes, autrice de Rompre avec la Russie

C dans l'air
Réarmement: êtes-vous prêts à payer? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 20, 2025 63:50


C dans l'air du 20 mars 2025 - Prêts à financer la défense ?Face au désengagement américain, les Européens pressent le pas pour tenter d'assurer eux-mêmes leur défense. Après avoir validé le plan d'investissements "ReArm Europe" au début du mois, les Vingt-Sept se réunissent de nouveau ce jeudi pour examiner les orientations du Livre blanc sur la défense, présenté par la Commission européenne. On y retrouve les grandes lignes du plan dévoilé par Ursula von der Leyen il y a deux semaines, avec un objectif affiché de 800 milliards d'euros pour réarmer l'Europe d'ici 2030 ainsi que des propositions pour aider les États à augmenter leurs dépenses militaires et renforcer l'industrie de défense. Mais des divergences persistent quant au financement de ce plan.En France, le chef de l'Etat a promis mardi d'augmenter les commandes de Rafale ainsi que "d'importantes décisions pour nos armées" dans les "prochaines semaines", dans le cadre de nouveaux investissements décidés en raison de la "bascule" géopolitique. En quelques semaines, la défense est devenue la priorité du gouvernement. Son budget, de plus de 50 milliards d'euros en 2025, devrait doubler d'ici 2030 pour se rapprocher de 100 milliards d'euros, selon le ministre de la Défense. Mais comment financer le réarmement de la France ? A-t-on les moyens de nos ambitions ? Alors qu'investisseurs et entreprises sont réunis ce jeudi au ministère de l'Economie pour réfléchir à une montée en cadence, dans le contexte de la guerre en Ukraine, Eric Lombard a annoncé ce jeudi la création d'un fonds de 450 millions d'euros dans lequel les Français pourront investir pour financer le secteur de la défense. "Il ne peut pas y avoir de nouveau 'quoi qu'il en coûte'" a prévenu de son côté le gouverneur de la Banque de France. La réunion de ce jeudi répond à "une première question 'Qui va prêter au début aux industries de défense ?'""Mais la question plus difficile qui viendra ensuite, qui est plus difficile, c'est : 'Qui va payer à la fin ?'", a poursuivi François Villeroy de Galhau.Si l'exécutif exclut toute hausse d'impôts, le Premier ministre, François Bayrou, a défendu l'idée d'une "reconquête de la production" sur France Inter, sans préciser comment. En travaillant plus, dans la semaine ou dans l'année et tout au long de la vie, a expliqué de son côté Edouard Philippe alors qu'à gauche c'est l'idée d'un grand emprunt européen et d'une taxe Zucman sur les ultrariches qui est poussée. L'Observatoire européen de la fiscalité dirigé par l'économiste français Gabriel Zucman propose de taxer à hauteur de 2 % ou 3 % le patrimoine des ultrariches européens (plus de 100 millions d'euros) pour financer l'effort de défense du Vieux Continent. Cette taxe rapporterait, en fonction du taux retenu, de 67 milliards à 121 milliards d'euros par an.Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Olivier Faure, Mathilde Panot ou encore Marine Tondelier ont alerté l'éxécutif sur la situation de Vencorex, un sous-traitant stratégique pour la dissuasion nucléaire française, placée en redressement judiciaire en septembre dernier. "On ne peut pas laisser Vencorex fermer" a estimé le leader de la France insoumise que nous avons suivi lors de son déplacement sur le site ce mercredi. Il a également exhorté le gouvernement à cesser "son baratin sur la souveraineté".Nos journalistes sont également allés en Estonie. Ce pays frontalier de la Russie est désormais l'un des pays de l'OTAN qui investit le plus dans sa défense. Il y consacre 3,4 % de son PIB depuis l'année dernière et entend passer à plus de 5 % de son PIB à partir de 2026. "Avec la Russie, nous avons un délai de trois à cinq ans" a expliqué le ministre des Affaires étrangères estonien qui appelle les autres pays européens à investir de la défense européenne. Les experts :- ALAIN PIROT - Journaliste spécialiste des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro , spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- SYLVIE MATELLY - Économiste, directrice de l'Institut Jacques Delors, auteure de Géopolitique de l'économie - PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale, Université Catholique de Lille PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/