Podcasts about vieux continent

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Best podcasts about vieux continent

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Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Walpurgis. Les révolutions de droite: XIXe-XXe siècle - Hamit Bozarslan

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 47:35


Une exceptionnelle histoire de droites révolutionnaire dans le monde, de la Révolution française au nazismeS'exprimant dans les années 1930, Raymond Aron constate un tournant au cœur de l'histoire européenne : « Une révolution se définit comme une libération.Or, les révolutions du XXe siècle semblent, sinon des révolutions d'asservissement, du moins des révolutions d'autorité. »Les nouvelles révolutions de droite, fascisme et nazisme en tête, se veulent en effet une revanche sur le siècle des Lumières, la Révolution française et la démocratie libérale.Si elles partagent avec les révolutions de gauche le projet de création d'un « homme nouveau » et l'inauguration d'une « ère nouvelle », elles se singularisent par de nombreux traits : croyance dans les mythes qu'elles forgent pourtant de toutes pièces, perception de l'histoire comme une conspiration à conjurer, primauté du biologique sur le social, idéal d'un corps national-racial organique, culte de la puissance, élévation d'un Guide en source et horizon de toute légitimité.C'est ce que démontre Hamit Bozarslan dans cet essai novateur retraçant une histoire dont les échos avec le monde contemporain sont troublants.Car si nous ne sommes pas dans les années 1920-1930 surdéterminées par les conséquences d'une guerre mondiale, force est de constater qu'en Europe comme au-delà du Vieux Continent, le monde fait à l'évidence face à une crise des aspirations égalitaires et libérales de la démocratie.L'Auteur, Hamit Bozarslan est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Procès en appel de Nicolas Sarkozy : « On est dans un théâtre de l'absurde, on a pas d'éléments matériels » affirme Géraldine Woessner

Esprits Libres

Play Episode Listen Later May 1, 2026 14:06


Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef du Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate, pour décrypter un moment politique marquant : le discours du roi Charles III devant le Congrès américain.Alors que la monarchie britannique est généralement considérée comme une institution apolitique, le nouveau souverain a saisi cette tribune pour délivrer un message fort, à contre-courant des positions de l'ancien président Donald Trump. Selon les experts, Charles III a habilement "déconstruit, pierre à pierre, tout l'édifice" de son prédécesseur, réaffirmant avec fermeté le soutien de la Grande-Bretagne à l'Ukraine, l'importance de l'OTAN et de l'alliance transatlantique.Géraldine Woessner souligne la portée symbolique de cette intervention, dans un contexte de "polarisation extrême" aux États-Unis. Elle y voit un "moment important", où le "soft power institutionnel" de la monarchie a pu s'exprimer avec subtilité, là où un Premier ministre britannique aurait été accusé d'ingérence. Pour Jean-Marie Colombani, le roi a rappelé avec brio "la doctrine américaine" et "ce qui a fait la force de l'Amérique", offrant une leçon de politique et de géostratégie aux élus républicains et démocrates.Mais au-delà de ce discours remarqué, les deux invités évoquent également un autre fait d'actualité : le procès en appel de l'ancien président Nicolas Sarkozy, dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Ils analysent les rebondissements de cette procédure judiciaire, marquée par les témoignages contradictoires de Sarkozy et de son ancien collaborateur Claude Guéant. Un "feuilleton" qu'ils jugent "désastreux" pour la fonction présidentielle et la justice française, alimentant un "malaise" et un "affaiblissement général".Au fil de la discussion, les éditorialistes abordent également la politique européenne, regrettant que le Vieux Continent n'ait pas encore "compris" la nécessité d'être plus "offensive" et "prédatrice" dans ses négociations commerciales, à l'image du traité Mercosur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Europe en 3 minutes
91 - L'Union européenne et la lutte contre le déclin démographique

L'Europe en 3 minutes

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 3:46


Surnommée le "Vieux Continent", par opposition au "Nouveau Monde", l'Europe n'a sans doute jamais aussi bien porté son nom. En 2025, l'Union européenne compte un peu plus de 450 millions d'habitants, mais sa population pourrait fortement chuter dans les années à venir.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique, le débat
Tour d'horizon international

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:29


Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge. La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d'interférer dans l'élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l'affirmation de la Russie comme une menace durable pour l'Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l'avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité. Invité : Thierry de Montbrial, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.

La Story
Joybuy : qui est le géant chinois derrière ce nouveau site d'e-commerce ?

La Story

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 27:57


Le géant de l'e-commerce JD.com se lance en Europe avec sa plateforme Joybuy. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et ses invités racontent les ambitions de l'entreprise chinoise sur le Vieux Continent.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Julia Lemarchand (journaliste aux «Echos», spécialiste de la distribution), Raphaël Balenieri (correspondant des «Echos» à Shanghai). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : JoyBuy. Sons : M6, @vii.ma.pmasolo (Instagram), Joybuy Europe, FranceInfo, Shijun (Youtube).Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Radio Monaco - La Tendance des Marchés
Les marchés peuvent‑ils avancer dans le brouillard géopolitique ?

Radio Monaco - La Tendance des Marchés

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 1:12


Comme les autres places mondiales, les Bourses européennes évoluent à tâtons, incapables de trouver une direction claire dans le brouillard d'incertitude entourant la situation au Moyen‑Orient.Dans ce contexte instable, les données macroéconomiques ont ajouté une pression supplémentaire avec le ralentissement de la croissance de l'activité commerciale américaine à son plus bas niveau depuis près d'un an.Après une séance en dent de scie, les indices du Vieux Continent ont clôturé la journée sans tendance marquée. Le CAC 40 a terminé la séance avec un gain de 0.23% tandis que l'Euro Stoxx 50 a enregistré une légère baisse de 0.11%. Du côté du pétrole, les cours qui avaient fortement chuté lundi après l'annonce de Donald Trump, sont nettement repartis à la hausse hier. Reflet d'un marché encore très nerveux : Le Brent était toujours fermement installé au‑dessus des 100 dollars le baril et progressait de 3.5% à la clôture des marchés européens.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
L'âge des révolutions a-t-il continué après 1815 ?

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 41:03


Nous sommes le 9 juin 1815. Jour de la clôture officielle du congrès de Vienne, cet événement majeur dont l'objectif était de réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon. Ouvert en septembre de l'année précédente, le congrès a réuni les souverains des grandes puissances et leur personnel diplomatique qui ont affirmé le triomphe du principe de légitimité monarchique contre l'ordre révolutionnaire né en 1789. L'acte final a redéfini durablement les équilibres territoriaux du continent, tout en instaurant une hiérarchie stricte entre les Etats européens. La Grande-Bretagne, maîtresse des mers, et la Russie, puissance continentale, s'imposant comme les deux empires dominant les affaires mondiales. Longtemps, on a présenté 1815 comme la fin de l'hégémonie française et comme le terme mis à un cycle révolutionnaire en rétablissant l'ordre d'avant. Aujourd'hui, les recherches permettent d'avoir un autre regard sur cette période. Et si 1815 n'était qu'une étape au sein d'une crise globale s'étendant jusqu'à la fin des années 1820 ? Et s'il nous fallait, pour comprendre cette période, décentrer notre regard de l'Europe afin d'embrasser un espace beaucoup plus large ? En effet, si les monarchies sont restaurées sur le Vieux Continent, les indépendances de l'Amérique latine transforment radicalement la carte politique du globe. Il nous faudra aussi observer les révolutions en Afrique de l'Ouest et les soulèvements en Chine, souvent ignorés par le récit historique traditionnel. Si la contre-révolution triomphe en Europe, après 1815, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager. Avec : Clément Thibaud, spécialiste de l'histoire de l'Amérique latine au XIXe siècle et des révolutions du monde atlantique. « 1815 – Fin de l'âge des révolutions ? » ; PUF. Sujets traités :révolution, Napoléon, monarchie, Grande-Bretagne, Russie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
La relation franco-allemande / Quelle doctrine militaire pour les Européens ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 69:29


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA RELATION FRANCO-ALLEMANDELes relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales : Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe – quelque 200 milliards d'euros – pour aider militairement l'Ukraine, plutôt que d'un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l'a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays « frugaux », notamment l'Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.Autre pierre d'achoppement, en matière d'énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.En février, Berlin a reproché à la France, des efforts « insuffisants » en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété « la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde » après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr « la plus grande armée conventionnelle d'Europe ». Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend la voie d'une Europe souveraine et d'une « autonomie stratégique », le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre un renforcement de l'indépendance de l'Union européenne et une revitalisation des liens qui la rattachent aux Etats-Unis. L'Allemagne est aujourd'hui le pays le plus engagé dans le soutien à l'Ukraine au travers de l'Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l'an passé 10 milliards d'euros et la France 2 milliards.Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d'autant plus d'impact qu'elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales.EUROPE : QUELLE DOCTRINE MILITAIRE ? Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l'égard de l'Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l'entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d'une souveraineté de défense crédible. L'un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l'Union a créé une « capacité de déploiement rapide », force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d'évacuation, d'assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l'Union : elle constitue ainsi une véritable « force européenne ».L'année 2025 a vu plusieurs d'initiatives destinées à renforcer l'industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l'acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d'une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l'Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l'été 2025 par les pays membres de l'OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5 % à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne. En évoquant le 2 mars à l'Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une « dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d'une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l'environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd'hui l'un des principaux défis pour la sécurité européenne.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Politique, le choix de la semaine
Centres de retour, détentions plus longues : l'Union européenne veut durcir sa politique migratoire

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 2:28


Alors que moins d'un quart des décisions d'expulsions sont suivies d'effets au sein de l'Union européenne, le Vieux Continent tente de durcir sa politique migratoire. Les eurodéputés viennent d'approuver un texte à l'occasion d'un premier vote.  Du changement dans l'air en ce qui concerne la politique migratoire du Vieux Continent. Aujourd'hui, 20 % des décisions d'expulsion de migrants sont suivies d'effet. À tort ou à raison, une majorité des pays membres de l'UE souhaitent désormais un durcissement de la politique migratoire. Et il y a pile un an, la Commission européenne avait donc présenté un texte qui visait à augmenter le nombre d'expulsions des migrants en situation irrégulière.  À lire aussiMigrations: plongée au cœur de la rétention administrative en Europe Lundi dernier, en début de semaine, nouvelle étape : les eurodéputés ont validé ce texte lors d'un premier vote, et l'ont même durci davantage, à la faveur d'une alliance entre droite et extrême droite.  Centres de retour, détentions plus longues, coordination renforcée Concrètement, au nom d'une meilleure coordination, les pays de l'UE devront reconnaître et appliquer entre eux les décisions de retour. Aujourd'hui, si une personne en situation irrégulière reçoit un ordre de quitter l'Italie, par exemple, et qu'elle se rend ensuite dans un autre pays comme la France, les autorités françaises doivent souvent recommencer toute la procédure. Les sans-papiers déboutés de l'asile et qui refusent de quitter le territoire pourront aussi être détenus plus longtemps, jusqu'à deux ans, et être interdits de territoire plus longtemps une fois expulsés. Enfin, autre mesure prévue par le texte — et qui fait beaucoup parler va permettre aux États membres de conclure des accords avec des pays situés en dehors de l'UE pour y renvoyer certains migrants expulsés. Les Pays-Bas souhaitent par exemple ouvrir un centre de retour en Ouganda. Un texte fragile juridiquement ?  Mais ces changements vont-ils réellement entrer en vigueur ? Il reste plusieurs étapes avant que ce texte soit éventuellement adopté définitivement. Des négociations à huis clos devraient commencer le mois prochain entre le Parlement européen, les États membres et la Commission pour trouver un compromis final. Une fois ce compromis trouvé, le texte devra être à nouveau voté par le Parlement européen. Et enfin seulement, la loi sera publiée au Journal officiel. Prudence, toutefois : selon une élue européenne, ce texte est en réalité fragile juridiquement, et pourrait entrer en conflit avec le droit européen et le droit international. Surtout à cause de ce projet de « centres de retour » dans des pays tiers, où des migrants seraient envoyés.  Concrètement, si la Cour de justice de l'UE est saisie par un État membre, l'application de la loi pourrait être suspendue. Un scénario qui n'est pas pour déplaire à notre interlocutrice. La député est favorable à ce que les expulsions soient facilitées, mais « pas au mépris des droits fondamentaux ».

Accents d'Europe
La Cour européenne des droits de l'homme sous les pressions politiques

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:29


Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat.    La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão.    Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.

Accents d'Europe
La Cour européenne des droits de l'homme sous les pressions politiques

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:29


Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat.    La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão.    Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.

L'édito du Figaro
«Stellantis plonge, que Bruxelles lâche le volant !»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 2:18


Stellantis n'est que l'arbre qui cache la forêt du marasme de l'automobile occidentale. En imposant le tout-électrique plutôt qu'une décarbonation tenable et technologiquement ouverte, l'UE a fragilisé l'auto du Vieux Continent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 63:23


C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN

Les journaux de France Culture
À Munich, le secrétaire d'État américain Marco Rubio appelle les Européens à rejoindre le combat de Donald Trump

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 14:34


durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Le journal de 12h30
À Munich, le secrétaire d'État américain Marco Rubio appelle les Européens à rejoindre le combat de Donald Trump

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 14:34


durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Revue de presse internationale
À la Une: la contre-attaque des dirigeants européens à la Conférence de Munich

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 4:07


Cette conférence abondamment commentée ce matin par la presse européenne. « À Munich, Emmanuel Macron répond à J.D. Vance en appelant à la fierté européenne », titre La Croix. Le quotidien français parle « d'un discours en forme de réponse point par point au vice-président américain, qui avait agoni le Vieux Continent de reproches un an plus tôt dans le même cénacle ».  « Un an après l'attaque de J.D. Vance, Macron appelle à prendre l'Europe en "exemple", plutôt que la "critiquer" », annonce de son côté Libération, citant le président français : « Je pense que l'Europe est intrinsèquement forte et qu'elle peut être encore renforcée pour être un meilleur ami pour nos alliés, notamment les États-Unis », a déclaré Emmanuel Macron.   À Londres, le Guardian, lui, a retenu cette déclaration du chancelier allemand Friedrich Merz : « Les États-Unis ne sont pas assez puissants pour agir seuls. Ils ont atteint les limites de leur pouvoir et ont peut-être déjà perdu leur rôle de leader mondial ». Enfin le quotidien allemand Die Welt reprend les propos du gouverneur démocrate de Californie. Gavin Newsom, lui aussi présent à Munich, qui « a prôné la patience. » « Donald Trump n'est qu'un homme de passage », a-t-il dit, « dans trois ans, il ne sera plus là ». Noms, adresses électroniques et numéros de téléphone Aux États-Unis, l'ICE, la police de l'immigration, est une nouvelle fois au cœur des débats. « Le Département de la sécurité intérieure, explique le New York Times, a envoyé à plusieurs sociétés, notamment Google et Meta, des assignations à comparaître pour obtenir des informations sur les comptes qui suivent ou commentent les activités de l'ICE ». Autrement dit, précise le quotidien américain : « le département de la Sécurité intérieure intensifie ses efforts pour identifier les Américains qui s'opposent à l'ICE, en adressant aux entreprises technologiques des demandes exigeant les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone et autres données d'identification associés aux comptes de médias sociaux, qui suivent ou critiquent l'ICE ». Selon le New York Times, « Google, Reddit, Discord et Meta (propriétaire de Facebook et Instagram), ont ainsi reçu des centaines de citations à comparaître » et « ont accédé à certaines demandes », c'est en tout cas ce qu'affirment les autorités américaines. Commentaire de Steve Loney, avocat principal de l'Union américaine pour les libertés civiles de Pennsylvanie : « le gouvernement s'arroge davantage de libertés qu'auparavant ». « La fréquence et l'impunité (de ses demandes) est sans précédent ».  « La page est tournée » L'Orient-Le Jour s'est rendu au Salon du livre de Damas. « Avec 500 éditeurs de 236 pays », annonce le quotidien libanais, « la première édition post-Assad est un succès pour le gouvernement de transition, tout autant qu'une vitrine de son projet national ». « Pendant des décennies, rappelle L'Orient-Le Jour, sous le régime Assad, le Salon International du Livre de Damas était la vitrine d'une propagande politique omniprésente ». Qu'en est-il aujourd'hui ? « La page est bel et bien tournée », explique L'Orient-le Jour, qui cite un libraire selon lequel « on peut vendre ce qu'on veut, il n'y a aucun contrôle des livres ». Mais ce n'est peut-être pas aussi simple, selon le quotidien libanais, qui a certes pu consulter « une petite sélection d'Harry Potter, Georges Orwell ou encore des mangas », mais qui a aussi constaté « certaines limites », « les titres considérés comme portant atteinte à la paix civile et aux valeurs syriennes, ou louant l'ancien dictateur sont prohibés ».   Mais surtout « l'offre islamique domine clairement », allant jusqu'aux « penseurs ayant inspiré al-Qaïda ou encore les Frères musulmans ». Toutefois, L'Orient-Le Jour ne boude pas son plaisir, et parle d'un « succès indéniable », « pour cette foire qui n'a rien à envier aux grands salons internationaux ». Une foire dans laquelle, nous dit-on, « se croisent familles avec poussettes, bandes de copines hilares et barbus rigoristes ». 

Le Grand Invité
Qu'attendre de la conférence de Munich ?

Le Grand Invité

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 17:45


Il y a un an, son discours avait choqué les Européens. Lors de la conférence de Munich, JD Vance avait tancé le Vieux Continent. Liberté d'expression en "recul", immigration "hors de contrôle", "perte de boussole"... Le vice-président américain avait provoqué un véritable coup de tonnerre diplomatique. Symbole du fossé croissant entre l'Europe et les Etats-Unis de Donald Trump. Un an plus tard, la conférence de Munich s'ouvre aujourd'hui. Que faut-il en attendre ? Pierre-Hugues Dubois reçoit Federico Santopinto, directeur de recherche à l'IRIS, responsable du Programme Europe, UE, OTAN.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: le monde occidental trop frileux face à la Chine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:55


« Un dernier clou a été enfoncé lundi sur le cercueil des libertés qui, longtemps, ont fait de Hong Kong un territoire à part dans le monde chinois, soupire Le Monde à Paris. Nommés par des autorités à la botte de Pékin, les juges ont retenu une peine particulièrement lourde, de vingt ans de prison, contre le militant prodémocratie et ancien magnat de la presse Jimmy Lai. (…) Hong Kong est stable, parce qu'elle est bâillonnée, et Xi Jinping y a gagné son pari d'une mise au pas impitoyable, déplore encore Le Monde. Le Monde qui regrette aussi les réactions pour le moins frileuses du monde occidental : « la situation n'a pas dissuadé le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de se rendre à Pékin et à Shanghai à la fin janvier, alors que Donald Trump pourrait effectuer une visite en avril ». Justement, le Guardian à Londres dénonce la trop grande prudence des autorités britanniques sur cette affaire. « La Grande-Bretagne pourrait adopter une position plus ferme, estime le quotidien britannique. Cela ne garantirait pas la libération de Jimmy Lai, ni n'obligerait la Grande-Bretagne à rompre tout dialogue avec la Chine. Mais si un citoyen britannique peut être déclaré emprisonné illégalement et que la réaction se limite à des appels privés à la clémence, une limite a été franchie – et d'autres ne manqueront pas de le remarquer ». Oubliés les dissidents ! En effet, triste constat, pointe le New York Times : « la défense des dissidents n'est plus une cause publique dans le monde occidental. Il y a 40 ou 50 ans, le monde libre portait une grande importance à des figures comme Soljenitsyne et Sakharov en Union soviétique, ou Havel et Wałęsa dans les pays du bloc de l'est. En 2007 encore, George W. Bush participait à une conférence de dissidents à Prague, soulignant ainsi leur rôle crucial dans une politique étrangère américaine qui ne se contentait pas de belles paroles en faveur des sociétés libres ». Cette époque est désormais révolue… « En 2009, rappelle le New York Times, Hillary Clinton affirmait que les problèmes de droits de l'homme en Chine ne sauraient interférer avec la crise économique mondiale, la crise climatique et les crises sécuritaires. Autrement dit, il y a des affaires plus importantes à régler que les droits de l'Homme ». Et, de nos jours, souligne encore le journal, « sous Trump, la politique américaine est devenue encore plus opportuniste et immorale ». Et pourtant, déplore le quotidien américain, « ce dont Jimmy Lai a besoin, ce n'est pas de la clémence d'un État totalitaire. C'est d'une campagne internationale en sa faveur, menée par des personnes de bonne volonté qui comprennent que c'est chez les dissidents comme lui que réside la défense de la liberté humaine, sa noblesse et sa nécessité, face à des ennemis impitoyables ». Comment l'Europe peut se passer des États-Unis… Enfin toujours dans le cadre de ce monde fragmenté, à lire dans Libération à Paris ce dossier intitulé : « Europe, comment se passer des États-Unis. (…) La brutalité de Donald Trump a fait comprendre au Vieux Continent qu'il devait s'émanciper du parrain américain, pointe le journal. Face à cette situation préoccupante, l'Union européenne n'a plus de temps à perdre pour prendre son indépendance ». Et elle a les atouts pour le faire, affirme Libération : « l'Union européenne est la deuxième ou troisième puissance économique du monde après les États-Unis et au coude-à-coude avec la Chine, une puissance monétaire avec l'euro, et même la première puissance commerciale de la planète. Il serait temps qu'elle le réalise. Ses récents accords de libre-échange avec l'Amérique latine puis avec l'Inde, lui ouvrent de très gros marchés, aptes à compenser, au moins en partie, la potentielle perte du marché américain ». Toutefois, tempère Libération, « si l'on regarde le verre à moitié vide, la situation actuelle est préoccupante : l'Europe n'est pas prête à s'autogérer, elle reste dépendante des États-Unis dans de très nombreux domaines, et non des moindres, le numérique plus particulièrement, mais aussi la défense, les matières premières critiques ou les systèmes de paiement. Elle peut se défaire de ce fil à la patte mais il lui faudra au moins trois à quatre ans pour y parvenir. Et ce, si la situation politique n'empire pas, prévient Libération, c'est-à-dire si l'extrême droite ne rafle pas le pouvoir en France, en Allemagne ou dans d'autres pays clés de l'Union ».

Le Brief
L'Europe se met au vert | La chute du bitcoin | Takaichi a les coudées franches

Le Brief

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 14:01


L'avenir de l'industrie européenne pourrait bien se dessiner en Belgique cette semaine. Les Vingt-Sept se mettront au vert dans un château du Limbourg pour dessiner les contours de la réindustrialisation du Vieux Continent. En tout cas, c'est le vœu le plus cher de notre Premier ministre, Bart De Wever. Retrouvez ici notre Brief Spécial sur l'industrie européenne. Pour en parler, l'invité du Brief ce lundi matin, est Eric Dor, économiste et directeur des études économiques à l'Ieseg School of Management de Lille. On abordera aussi les difficultés du secteur automobile, les soubresauts du bitcoin et la nette victoire de la première ministre japonaise Sanae Takaichi aux législatives..., entre autres. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Revue de presse française
À la Une: l'ancien ministre Jack Lang démissionne sous la pression

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 5:33


Hier, en fin de journée, raconte Le Parisien dimanche, « Jack Lang a fini par démissionner » de la présidence de l'Institut du monde arabe, prestigieuse institution qu'il dirigeait depuis 2013. « L'issue était inéluctable », dit un proche du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait convoqué Jack Lang, ce dimanche. L'ancien ministre a donc pris les devants. « Cité à 673 reprises dans les dossiers Epstein, rappelle La Tribune Dimanche, Jack Lang est sommé de s'expliquer. (…) À 86 ans, l'icône des années Mitterrand plaide la naïveté. Mais peut-on plaider l'innocence quand on qualifie Epstein "d'homme charmant", "passionné par l'art et culture" ? », interroge le journal, qui analyse ainsi la situation sur le plan international : « À mesure que se dévoilent peu à peu les millions de mails issus de la correspondance du pédocriminel américain, le scandale change de nature : d'une affaire judiciaire, il devient un révélateur politique mondial. » « Depuis une semaine, la planète tremble. » À lire aussiFrance : englué dans l'affaire Epstein, Jack Lang «propose» sa démission de l'Institut du monde arabe La CIA et la Maison Blanche L'Express a enquêté sur la CIA, sous « le règne » de Donald Trump... « Les espions de Trump inquiètent l'Europe », nous dit l'hebdomadaire, qui pose la question : « Alliés ou ennemis ? Habitués à évoluer sous perfusion de la puissante agence de renseignement américaine, les agents secrets du Vieux Continent tentent de sortir du piège tendu par le locataire de la Maison Blanche. » L'Express explique « avoir interrogé une quarantaine de dirigeants ou cadres des services secrets de nombreux pays d'Europe et des États-Unis : un même constat émerge, nourri d'une année de glissement, du discours hostile du vice-président américain J. D. Vance le 14 février 2025 à Munich, aux menaces de moins en moins voilées de Donald Trump d'envahir le territoire danois du Groenland : les Européens doivent apprendre à se passer du concours de la CIA. Et envisager désormais l'allié de toujours comme un rival, voire un ennemi potentiel ». « À la CIA, explique l'ex-officier Mark Bent, « on travaille non pas pour l'administration ni pour le gouvernement, mais pour la Maison Blanche. » Un « ancien haut responsable de l'espionnage français », interrogé sur l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, lors d'une opération éclair, le mois dernier, renchérit : « D'ordinaire, les services de renseignement sont là pour informer et influencer les décisions politiques sur le long terme. Donald Trump les utilise en businessman : il fait des coups. » « Une opposition inédite » M consacre un long article aux familles des ex-otages israéliens. Le supplément du Monde évoque « l'amère victoire des familles d'otages face au pouvoir ». « Pendant huit cent quarante-trois jours, ces familles se sont employées à convaincre le gouvernement de Netanyahu de préférer la voie de la négociation avec le Hamas, plutôt que celle des bombardements meurtriers à Gaza, mettant en péril la vie des captifs. Jusqu'à incarner une opposition inédite en Israël  », explique M.  « En septembre 2025 », rappelle le supplément du Monde, « le Forum des familles d'otages tente le tout pour le tout. Lors des rassemblements hebdomadaires, il multiplie les adresses directes à Donald Trump, le seul à même de faire plier Netanyahu ». En octobre, « les 20 otages encore en vie sont libérés et 27 des 28 dernières dépouilles rendues ». M a interrogé Ksenia Veltlova, chercheuse pour le groupe de réflexion britannique Chatham House : elle parle « de la plus grande campagne jamais menée par la société civile en Israël, qui a sans doute permis de mobiliser une grande partie de la population ». Humour latino Courrier International nous fait découvrir Marcello Hernandez, « un comédien de 28 ans, d'origine cubaine et dominicaine ». « C'est le fils d'immigrés latinos qui fait rire les Américains », explique Courrier international (…) « C'est le jeune prodige de l'humour le plus en vue en ce moment aux États-Unis, fils d'une mère cubaine et d'un père dominicain, il est la nouvelle coqueluche de l'émission culte Saturday Night Live, (…) il présente un personnage particulièrement intéressant, à l'heure où les diasporas latino-américaines sont ciblées par les violentes politiques de l'administration Trump. » « Marcello Hernandez réhumanise les immigrés latino-américains, poursuit Courrier international, en racontant des anecdotes de son enfance avec un personnage de "fils à maman", lui qui a grandi avec une mère célibataire à Miami, où habite une forte diaspora cubaine et latino-américaine. » Une journaliste portoricaine du site The Latino Newsletter fait part de son enthousiasme, dans le contexte actuel. « Je me suis reconnue dans son humour et surtout dans ce qu'il dit sur la condition de Latino sous Trump, à l'ère Maga (Make America Great Again), explique-t-elle, alors que nous sommes assiégés en permanence par la xénophobie et le racisme. Le pire, le plus violent, étant de ne pas comprendre ce qui nous vaut tant de haine ».

Les matins
L'Europe contre-attaque : Thierry Breton est l'invité du Grand entretien des Matins

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 39:24


durée : 00:39:24 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin nous recevons Thierry Breton, ancien commissaire européen interdit de territoire américain depuis le 23 décembre dernier pour avoir osé réguler les géants du numérique. Il incarne aujourd'hui la résistance européenne face à ce qu'il appelle "la vassalisation" du Vieux Continent. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thierry Breton Ancien commissaire européen au Marché intérieur et écrivain

C dans l'air
Trump - Macron : ça tourne au duel - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 63:00


C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E

Les histoires de 28 Minutes
Brigitte Bardot, ambassade palestinienne, Groenland… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 46:11


L'émission 28 minutes du 10/01/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Gilles Gressani, directeur de la revue "Le Grand Continent", Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen-Orient, Frédéric Arnould, correspondant en Europe de Radio-Canada et la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Côté lumineux ou côté sombre : que restera-t-il de Brigitte Bardot ? Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot s'est éteinte à l'âge de 91 ans dans la célèbre Madrague, à Saint-Tropez. Les obsèques de BB ont eu lieu ce mercredi dans la station balnéaire azuréenne à l'abri du grand public. L'héritage de l'actrice, devenue une icône internationale, laisse les Français et le monde perplexes. Que retenir d'elle ? La femme libre et indépendante qui aurait pu devenir un symbole du féminisme, la défenseuse acharnée du monde animal ou une proche de l'extrême-droite qui a été condamnée à cinq reprises pour propos racistes ? Les nationalistes européens peuvent-ils continuer à prendre Trump pour modèle ? Depuis le kidnapping de Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier, les nationalistes européens ne savent plus comment juger le président américain. En France, Marine Le Pen condamne sans ambiguïté la capture du président vénézuélien : "La souveraineté des États n'est jamais négociable (...) Elle est inviolable et sacrée." La proximité du président américain avec la Russie et ses discours anti-européens embarrassent de plus en plus le Vieux Continent. Nous recevons Nadia Ferroukhi, photojournaliste, qui publie "Les nouvelles matriarches" (éditions Albin Michel). De l'Inde au Kenya, cet ouvrage nous emmène dans les sociétés où les femmes tiennent une place centrale au sein de leur communauté. Valérie Brochard nous emmène chez nos chers voisins britanniques. Après la reconnaissance de l'État de Palestine en septembre dernier, Londres a inauguré sa première ambassade palestinienne ce lundi 5 janvier. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Jens-Frederik Nielsen. Le premier ministre groenlandais s'insurge contre les dernières déclarations de Donald Trump, alors que le président américain n'écarte plus l'usage de la force pour s'emparer du territoire danois. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision allemande, ou du moins, il essaye. En effet, une partie de Berlin a été plongée dans le noir pendant plusieurs jours. La faute au Vulkangruppe (le Groupe Volcan), un mouvement d'extrême gauche, qui a revendiqué l'action pour dénoncer la consommation effrénée d'énergie, notamment pour développer l'IA. Julia Van Aelst nous invite à méditer sur les moments malaisants, embarrassants du quotidiens devenus "cringe". Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 janvier 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[Débat] Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 23:53


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Mineurs étrangers en France : des super-héros / Alliance transatlantique défiée

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 46:24


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Mineurs étrangers arrivés en France : des super-héros “Tout va bien” : c'est le message que ces mineurs non accompagnés délivrent à leur famille après leur arrivée en France. Trois mots, d'une grande pudeur, qui sont aussi le titre du premier long-métrage documentaire de Thomas Ellis, journaliste et cofondateur de l'agence Babel. Sa caméra s'est posée à Marseille pour suivre le parcours de cinq adolescents venus de Guinée, de Côte d'Ivoire ou d'Algérie. Le film dévoile leur quotidien et leurs espoirs dans une société qui peine à les comprendre. À l'occasion de la sortie du film en salles mercredi 7 janvier, nous recevons Thomas Ellis et Junior Tano, l'un des protagonistes du documentaire. Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. Un air glacial venu de l'Arctique souffle sur la France : l'occasion pour Xavier Mauduit de nous parler de Wilson Bentley, un Américain ayant réussi l'exploit de photographier un flocon de neige avec une grande précision en 1885. Marie Bonnisseau s'intéresse aux "Smart Bricks", des briques technologiques lancées par Lego. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Les dirigeants du Vieux Continent se sont globalement abstenus de condamner le kidnapping de Nicolás Maduro. C'est la pire manière de défendre les principes dont ils se réclament et de se protéger contre l'avenir de vassaux que leur préparent Trump et ses soutiens. Un article de Fabien Escalona publié dimanche 4 janvier et lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
L'Union européenne se trumpise-t-elle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 29:30


Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate  - Laurent Warlouzet,  professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions. 

Débat du jour
L'Union européenne se trumpise-t-elle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 29:30


Le dernier sommet européen se tient à partir de ce jeudi (18 décembre 2025) à Bruxelles. Une année marquée par la défiance des États-Unis à l'égard des 27. Mais une année qui a également révélé la dépendance de Bruxelles vis-à-vis de Washington. Jusqu'où ? Reculs environnementaux, simplification des règlementations : ces décisions sont-elles destinées à satisfaire l'allié américain ? Comment l'influence de Donald Trump sur le Vieux Continent se traduit-elle ? Pour en débattre : - Lucile Schmid, cofondatrice du think tank La fabrique écologique - Thomas Pellerin-Carlin, député européen Place Publique au sein du groupe social-démocrate  - Laurent Warlouzet,  professeur d'Histoire européenne à Sorbonne Université. Auteur du livre Europe contre Europe, CNRS éditions. 

Les Experts
Les Experts : Omnibus, le pacte vert européen bafoué ? - 11/12

Les Experts

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 25:54


Ce jeudi 11 décembre 2025, les projets de lois examinés par la Commission européenne en vue d'une simplification des règles pour les entreprises, qui contribue à la relance de l'économie du Vieux Continent mais peut ralentir les efforts de l'Europe vers la neutralité carbone, ont été abordés par Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Travailleur, (mais) pauvre", et Philippe Trainar, professeur au Cnam et membre du Cercle des Economistes, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Un air d'amérique
"L'Europe prend une très mauvaise direction", selon Donald Trump

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 1:11


Aux États-Unis, Donald Trump a encore haussé le ton contre l'Europe avec une nouvelle déclaration dans la nuit du 8 au 9 décembre quelques jours après la diffusion d'une feuille de route de l'administration Trump très critique à l'égard du Vieux Continent. Écoutez RTL autour du monde du 09 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 65:31


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 4:20


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 65:31


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

C dans l'air
Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 4:20


C dans l'air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd'hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d'une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l'extrême droite de l'échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l'identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d'un effacement civilisationnel », en raison notamment de l'immigration, de la « censure » de la liberté d'expression ou encore de l'« asphyxie réglementaire ».Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Au sein de l'UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l'Allemagne n'avait pas besoin de « conseils venant de l'extérieur », notamment sur « la liberté d'expression » ou « l'organisation des sociétés libres ».Mais les sujets de friction se multiplient : l'amende de 120 millions d'euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d'Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l'Union européenne. Il a également répondu « c'est à peu près ça » à un message d'une utilisatrice comparant l'UE à l'Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d'expression que nous chérissons dans l'UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L'Ukraine se lève - Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le Podkast

Choses à Savoir TECH
L'euro numérique arrive en 2029 ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 1:59


C'est un projet discret, mais hautement stratégique : l'euro numérique vient de franchir une nouvelle étape. Bruxelles a annoncé cette semaine un calendrier clair pour la création de cette future monnaie digitale, pensée comme un antidote à la domination des géants américains du paiement, Visa et Mastercard, mais aussi comme un rempart face à la montée en puissance des stablecoins adossés au dollar.Selon le plan dévoilé, la phase pilote de l'euro numérique devrait débuter en 2027, à condition qu'un cadre légal soit adopté au niveau européen dès l'année prochaine. Si tout se déroule comme prévu, les citoyens du Vieux Continent pourraient commencer à l'utiliser dès 2029. Pour Piero Cipollone, membre du directoire de la Banque centrale européenne, il ne s'agit pas d'un simple projet technologique, mais bien d'un « effort collectif pour préparer l'avenir du système monétaire européen ».Mais derrière l'enthousiasme des institutions, les banques commerciales grincent des dents. Leur crainte : voir les particuliers transférer une partie de leurs dépôts vers cette nouvelle monnaie numérique émise directement par la BCE, ce qui fragiliserait leurs ressources. Pour rassurer le secteur, Bruxelles prévoit un plafond de détention fixé à 3 000 euros par personne, un seuil censé éviter la fuite des capitaux… mais qui pourrait être révisé à l'avenir.En toile de fond, l'euro numérique illustre un bras de fer économique et politique. D'un côté, l'Europe veut réduire sa dépendance aux systèmes de paiement étrangers. De l'autre, les banques défendent leurs marges et misent sur le développement de stablecoins libellés en euros comme alternative. Entre souveraineté monétaire et réticences du secteur financier, la route vers l'euro numérique promet d'être longue Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Livre international
«L'Europe de l'Est n'existe pas» d'Arthur Kenigsberg

Livre international

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 4:28


C'est un ouvrage qui remet en cause bon nombre de clichés sur les pays situés à l'est du continent européen. La Pologne, la Roumanie, les pays Baltes, ou encore la Hongrie et la Bulgarie sont en première ligne face à la menace russe depuis l'invasion de l'Ukraine, mais le regard que portent sur eux les décideurs européens, en particulier en France, est encore marqué par la guerre froide et une vision binaire du Vieux-Continent. Et ce sont ces erreurs et c'est a priori géo-stratégique que remet en cause le politologue Arthur Kenigsberg,  À lire aussiOtan: les drones en Pologne et en Roumanie reposent la question de la stratégie défensive de l'Alliance

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la politique de Donald Trump risque de faire grimper les prix des médicaments en Europe

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 29, 2025 3:17


Le président américain veut aligner les prix des médicaments aux États-Unis sur les plus bas pratiqués dans le monde.Un plan qui pourrait soulager les patients américains, mais peser lourd sur le portefeuille et l'accès aux traitements des Européens. Donald Trump justifie sa politique par un constat : les prix des médicaments aux États-Unis sont en moyenne plus de quatre fois supérieurs à ceux pratiqués dans les autres pays développés, selon la Rand Corporation, un institut de recherche américain. Cette différence s'explique par l'absence de régulation nationale. Les laboratoires fixent librement leurs tarifs, et les compagnies d'assurance privées négocient ensuite les remboursements, souvent sans réel pouvoir de contrainte. Résultat, les traitements sont vendus beaucoup plus chers qu'en Europe, où les prix sont encadrés par les autorités publiques. Pour corriger cette distorsion, Donald Trump veut désormais que les prix américains soient alignés sur les plus bas tarifs pratiqués à l'étranger. Une réforme qui, sur le papier, paraît bénéfique pour les patients américains. Mais dans les faits, elle risque de bouleverser tout l'équilibre mondial de l'industrie pharmaceutique. À lire aussiLes États-Unis piégés par leur dépendance aux médicaments indiens? Un effet de vase communicant : les laboratoires pourraient se détourner de l'Europe Le problème, c'est que le marché américain représente à lui seul la principale source de revenus des grands groupes pharmaceutiques. Si les prix baissent aux États-Unis, les laboratoires verront leurs marges chuter sur leur marché principal. Et pour compenser, ils pourraient relever leurs prix en Europe ou retarder la mise sur le marché de nouveaux traitements. Certains géants du secteur, comme Pfizer ou AstraZeneca, ont déjà annoncé revoir leurs stratégies de commercialisation sur le Vieux Continent. D'autres entreprises hésitent même à s'y implanter, ou exigent désormais davantage de contrôle dans les négociations de prix avec les autorités de santé. L'Europe, où les tarifs sont encadrés pays par pays et souvent bien plus bas qu'ailleurs, risque ainsi de devenir un marché secondaire pour les géants de la pharma. Un paradoxe pour un continent qui cherche justement à rester attractif et innovant dans le domaine de la santé. À lire aussiComment l'Union européenne compte éviter les pénuries de médicaments? Souveraineté pharmaceutique, un défi plus que jamais stratégique pour l'Europe Face à cette situation, Bruxelles reste prudente. La Commission européenne dit suivre de près l'évolution du dossier américain. Mais cette tension arrive à un moment charnière : l'Union révise actuellement sa législation pharmaceutique, en vigueur depuis 2004, afin de renforcer la compétitivité du secteur et réduire la dépendance aux importations. Depuis la pandémie de Covid-19, les Vingt-Sept ont pris conscience de leur fragilité : les principes actifs viennent majoritairement d'Asie, et une partie de l'innovation pharmaceutique dépend encore largement des États-Unis. Or, la politique actuelle de Donald Trump, en poussant à la relocalisation et à la défense des intérêts américains, risque d'accentuer cette dépendance européenne. La véritable question est donc celle-ci : qui paiera le prix de cette nouvelle guerre du médicament ? L'Europe, en acceptant de payer plus cher pour conserver l'accès à l'innovation ? Ou bien le monde pharmaceutique lui-même, s'il finit, à force de logique de court terme, par étouffer l'innovation et la coopération internationale ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La récente panne géante d'Amazon AWS révèle à quel point l'Europe reste dépendante des infrastructures américaines et pose la question de la souveraineté numérique du continent. On parle aussi de la fin du support de Windows 10 et de l'impact de l'IA sur l'emploi, lors de ce rendez-vous mensuel avec Luc Julia, dans la Silicon Valley.Luc Julia, spécialiste de l'IA, auteur de L'intelligence artificielle n'existe pasUne panne AWS qui met l'Europe à genouxLa panne d'Amazon AWS a révélé la fragilité de l'infrastructure numérique mondiale. En quelques heures, des dizaines de services se sont retrouvés inaccessibles, touchant particulièrement l'Europe. Luc Julia explique qu'il ne s'agit pas d'un problème technique exceptionnel, mais d'un rappel brutal : nous dépendons d'un nombre limité d'acteurs américains — AWS, Google et Microsoft — pour faire fonctionner l'essentiel du web.Le risque d'une coupure politiqueAu-delà de l'incident, Luc Julia alerte sur un scénario plus grave : celui d'une coupure décidée pour des raisons politiques. « Un dirigeant américain pourrait un jour couper l'accès aux clouds pour l'Europe », prévient-il. Selon lui, cette dépendance représente un risque stratégique majeur, d'autant que la souveraineté numérique reste largement un vœu pieux sur le Vieux Continent.Cloud souverain ou cloud de confiance ?Luc Julia dénonce l'abus de langage qui entoure les “clouds souverains” français. L'ANSI a inventé le concept de “cloud de confiance” pour contourner la dépendance juridique aux États-Unis. Mais, rappelle-t-il, tant que le code source reste soumis aux lois américaines, la souveraineté n'existe pas. Il plaide pour un investissement massif dans des acteurs européens comme OVH, Outscale ou Scaleway.Windows 10, une dépendance du quotidienAutre sujet d'agacement : la fin du support de Windows 10. Luc Julia raconte comment cette décision met en péril son propre système de maison connectée. Derrière l'anecdote, il pointe un problème plus large : la perte de contrôle des utilisateurs sur leurs outils et la contrainte imposée par les géants du logiciel.L'IA dans l'entreprise : menace ou opportunité ?Enfin, l'ingénieur se montre optimiste sur l'impact de l'intelligence artificielle dans le monde du travail. S'appuyant sur les analyses du rapport annuel de Stanford sur l'IA, il estime que l'IA va accélérer l'apprentissage des jeunes générations et augmenter les compétences de tous. Pour lui, il s'agit d'un outil d'intelligence augmentée, pas d'un remplaçant de l'humain.-----------♥️ Soutienhttps://donorbox.org/monde-numerique

Le Cours de l'histoire
Œuvrer pour la paix, histoire de la diplomatie 3/4 : Des Amériques aux Indes, diplomaties au bout du monde

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 59:18


durée : 00:59:18 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - À partir du XVIIe siècle, la diplomatie devient une affaire véritablement mondiale. Des Petites Antilles à la Nouvelle-France, l'équilibre géopolitique européen excède désormais les frontières du Vieux Continent. - réalisation : Thomas Beau - invités : Éric Schnakenbourg Professeur d'histoire moderne à l'Université de Nantes, directeur du Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique; François Ternat Professeur d'histoire à l'INSPE de l'université de Rouen

Choses à Savoir TECH
Bientôt la fin des pop-up sur internet dans l'Union Européenne ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Oct 13, 2025 1:50


Vous la connaissez tous, cette petite fenêtre agaçante qui s'affiche à chaque nouvelle visite sur un site : « Acceptez-vous les cookies ? » Une demande censée protéger notre vie privée, mais qui, quinze ans après son apparition, est devenue l'un des symboles les plus exaspérants d'Internet. Eh bien, bonne nouvelle : l'Union européenne veut y mettre fin.Tout remonte à la directive ePrivacy de 2009, texte pionnier qui imposait aux sites de recueillir le consentement des internautes avant d'installer des traceurs publicitaires. L'intention était louable — donner à chacun le contrôle sur ses données. Mais dans les faits, l'effet a été tout l'inverse : les pop-ups se sont multipliés, au point que la majorité des internautes cliquent machinalement sur « Tout accepter » sans lire le moindre détail. Face à cet échec, Bruxelles prépare un grand ménage numérique. Selon Politico, des responsables européens ont réuni cette semaine plusieurs géants du web pour repenser entièrement la gestion des cookies. Un nouveau texte législatif, attendu pour décembre prochain, devrait proposer un cadre simplifié, voire une alternative complète à ces fenêtres intrusives.Parmi les pistes évoquées : un système de préférences centralisées, configuré une seule fois par l'internaute — par exemple via son navigateur — et reconnu automatiquement par tous les sites. Une sorte de « passeport de consentement » numérique, qui éviterait d'avoir à répondre encore et encore aux mêmes questions. L'Union européenne, déjà à l'origine du célèbre RGPD, espère ainsi réconcilier protection des données et confort d'utilisation. Car si le Vieux Continent reste à la pointe de la régulation numérique, il s'agit désormais de rendre cette protection un peu moins fatigante… et beaucoup plus efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
1515, guerre et paix à la Renaissance - Nicolas Le Roux

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 54:18


1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ?Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France.Le début du XVIe siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable « renaissance » du Vieux Continent.Alors qu'Érasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des « découvertes » ultra-marines.Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?L'auteur, Nicolas Le Roux, historien et professeur à la Sorbonne, est avec nous en studio.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les enjeux internationaux
Innovation : l'Europe a-t-elle les moyens d'être compétitive ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 11:30


durée : 00:11:30 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - "L'Europe va trop lentement". C'est le constat dressé sans détour par Mario Draghi devant les députés européens la semaine dernière : le Vieux Continent reste en retard en termes de productivité face aux États-Unis, creusant un écart de richesse de plus en plus marqué. - réalisation : Félicie Faugère - invités : William Kadouch-Chassaing Co-CEO d'Eurazeo

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Bloquons tout, où sont les honnêtes gens ?", "Le grand réveil de l'Europe !" et "Ce que révèle la frappe d'Israël au Qatar"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 16:55


Ce mercredi 10 septembre, des actions ont été menées sur tout le territoire pour dénoncer la politique économique d'Emmanuel Macron. Une mobilisation qui avait fait couler tant d'encres à l'avance, mais qui n'a finalement pas réuni tant de monde qui ça. Pour Ruth Elkrief, cette journée "Bloquons tout", émaillée de violences, est un échec, et elle se demande où sont les "honnêtes gens". On dit souvent que la France et l'Europe sont désarmées face au rouleau compresseur économique de la Chine et des États-Unis. Mais le Vieux Continent sort enfin du club des naïfs en matière d'industrialisation. Pascal Perri rappelle qu'on a deux beaux dossiers industriels stratégiques sur les marchés d'avenir qui évoluent dans le bon sens. Il s'agit de la startup Mistral AI qui s'impose comme le champion européen et français de l'intelligence artificielle générative et de l'industrie des batteries électriques. Mais Pascal Perri suggère qu'il faut que l'Europe aille beaucoup plus vite car la bataille est engagée. Dans sa lutte armée contre les dirigeants du Hamas, Israël a effectué, mardi 9 septembre, des frappes aériennes à Doha, au Qatar. Abnousse Shalmani estime qu'il est important de souligner que des réseaux saoudiens sont les premiers à donner la liste des cibles présumées et atteintes par Tsahal. Elle explique pourquoi il est impossible que la Maison Blanche et Donald Trump n'étaient pas au courant de ces raids en sol qataris, puisque le Qatar abrite la base militaire la plus importante des États-Unis au Moyen-Orient. Elle rappelle aussi que l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte ont déjà mis la pression sur le Qatar pour qu'il lâche le Hamas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
L'Europe veut une paix "robuste et durable" en Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 14:54


durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux

Les journaux de France Culture
L'Europe veut une paix "robuste et durable" en Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 14:54


durée : 00:14:54 - Journal de 18h - Les Européens au chevet de l'Ukraine. Plusieurs dirigeants du Vieux Continent se rendront demain à Washington en compagnie de Volodymyr Zelensky. - réalisation : Martin Desclozeaux

Aujourd'hui l'économie
Les droits de douane de Donald Trump continuent de redessiner le commerce mondial

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 3:04


Une étude du cabinet McKinsey révèle les profondes répercussions des mesures douanières américaines sur les échanges internationaux. Alors que la Chine perd du terrain, l'Europe s'impose comme un acteur central dans la nouvelle cartographie commerciale mondiale Depuis le 2 avril, les droits de douane imposés par Donald Trump restent en vigueur. Même s'ils font moins la une de l'actualité, leurs effets sont toujours bien réels. Le cabinet McKinsey vient de publier une étude qui confirme l'impact majeur de ces mesures sur le marché mondial. Initiée par les États-Unis, cette guerre douanière cible en priorité la Chine. Tous les produits fabriqués dans ce pays et importés sur le sol américain sont désormais taxés à hauteur de 30 %. Pour les autres pays, la taxe est fixée à 10 %. Ces règles modifient en profondeur les dynamiques commerciales. Selon McKinsey, une tendance forte se dégage: le « friendshoring ». Cette stratégie consiste à privilégier les échanges avec les alliés géopolitiques. La conséquence, c'est celle-ci, les importations américaines en provenance de Chine ont chuté de 34,5 % depuis le mois d'avril. Face à cette baisse, l'Organisation mondiale du commerce a dû revoir ses prévisions. Au lieu d'une hausse attendue de 2,7 %, le commerce mondial devrait reculer de 0,2 % cette année. Le monde entre ainsi dans une phase de fragmentation économique. À lire aussiPourquoi l'Union européenne veut accélérer les négociations avec Trump? L'Europe, pivot d'un nouvel équilibre mondial Face à la baisse des exportations vers les États-Unis, la Chine redirige sa production vers l'Europe. Paradoxalement, cette guerre commerciale profite donc au Vieux Continent. D'après McKinsey, les pays européens pourraient fournir jusqu'à 55 % du marché mondial d'exportation destiné à remplacer les produits chinois aux États-Unis. En d'autres termes, l'Europe serait en mesure de couvrir un besoin sur deux en produits substituts. Cependant, certains secteurs restent hors de portée. Dans le manufacturier et l'électronique, ce sont les pays d'Asie du Sud-Est qui prennent l'avantage. De leur côté, les consommateurs américains risquent de subir un déficit d'approvisionnement estimé à plus de 100 milliards de dollars. Cela pourrait entraîner des pénuries sur des produits essentiels comme les ordinateurs portables, les smartphones ou les écrans, mais aussi une hausse généralisée des prix. À lire aussiLe reste du monde se prépare à une inondation de produits chinois bon marché Vers une bipolarisation économique ? Cette recomposition des flux commerciaux pourrait dessiner un monde économique à deux vitesses : d'un côté, les pays qui maintiennent des liens avec la Chine ; de l'autre, ceux qui s'en détachent. L'enjeu devient alors de trouver de nouveaux partenaires ou de renforcer ceux déjà établis. Pour l'Europe, cela représente une opportunité majeure : ses exportations vers les États-Unis pourraient augmenter de 200 milliards de dollars. Mais cette dynamique reste à double tranchant. Car la Chine, en se tournant vers l'Europe, y intensifie également sa présence commerciale. Un défi pour les industriels européens, qui doivent jongler entre nouvelle demande américaine et concurrence asiatique accrue.

Cultures monde
Cannabis, les voies de la légalisation 3/4 : Europe, les dilemmes de la dépénalisation

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jun 18, 2025 58:36


durée : 00:58:36 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Bien que les Pays-Bas soient généralement érigés en modèle de la dépénalisation en Europe, de nombreux pays du Vieux Continent se dirigent vers cette politique, avec des modalités différentes. Cependant, cette situation entre prohibition et légalisation est souvent considérée comme “schizophrène”. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Frank Zobel Directeur adjoint de l'ONG “AddictionSuisse”, co-responsable du secteur Recherche de cette ONG, responsable du projet pilote Cann-L, un essai pilote de légalisation du cannabis en Suisse; Renaud Colson Juriste spécialiste de droit comparé, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'université de Nantes, actuellement directeur de l'Institut français de Pondichéry; Pol Reuter Journaliste pour Reporter.lu, journal d'investigation en ligne luxembourgeois

C dans l'air
C dans l'air spécial : Trump-Poutine : au coeur du chaos

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 15, 2025 37:12


C dans l'air soirée spéciale du 15 juin 2025 : Trump-Poutine : au coeur du chaosEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau Ovale le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des Européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial. Jusqu'où iront Poutine et Trump ?À l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, cette édition spéciale nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Un débat pour faire suite au documentaire, pour tenter de décrypter ce nouveau (dés)ordre mondial qui, à travers la guerre en Ukraine, menace toute l'Europe. LES EXPERTS :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Élise VINCENT - Journaliste au Monde, spécialiste des questions de défense- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe prépa, chroniqueur aux Jours, spécialiste des États-Unis- Pierre HAROCHE - Maître de conférences - Politique européenne et internationale – Université catholique de Lille

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Trump-Poutine: Ils veulent tuer l'Europe

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2025 90:57


Emission spéciale du 15 juin 2025: Trump-Poutine: Ils veulent tuer l'EuropeEn humiliant Volodymir Zelensky devant les caméras du monde entier dans le bureau oval le 28 février dernier, Donald Trump a provoqué un séisme en Europe. Pour la première fois, le président américain menace de lâcher l'Ukraine. Washington et Moscou semblent parler d'une seule voix. Avec un objectif commun : mener le Vieux Continent à sa perte.Alors qu'à l'Est, Vladimir Poutine gagne du terrain en Ukraine et poursuit son entreprise de déstabilisation à coup de sabotages, d'assassinats ciblés, d'ingérences électorales et d'infiltration des partis extrémistes, à l'Ouest, Washington trahit les alliances historiques et encourage les populismes, semant la division en Europe.Au milieu, des européens hébétés, qui tentent de reprendre leur souffle dans ce nouvel ordre mondial.Jusqu'où iront Poutine et Trump ?Cette nouvelle enquête de C dans l'Air révèle comment l'appareil de propagande russe infiltre les médias conservateurs européens mais aussi américains, influence des figures politiques majeures et construit une alliance discrète mais toxique entre les extrêmes. A l'aide de témoignages et d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux, elle nous fait découvrir les dessous d'un nouveau conflit mondial qui ne dit pas son nom. Une guerre silencieuse mais implacable, où les lignes de front traversent les institutions, les alliances et les esprits. Et où l'Europe, plus que jamais, doit choisir : se soumettre ou se relever.Production : Maximal Productions, une société MediawanRéalisation : Gaëlle Schwaller et Alain PirotCommentaires et entretiens : Caroline RouxProduit par Stéphanie Gillon

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Trump : "Il nous faut le Groenland"

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Play Episode Listen Later Mar 26, 2025 63:52


C dans l'air du 26 mars 2025 - Trump : "Il nous faut le Groenland"C'est l'histoire d'une faille de sécurité retentissante. Le rédacteur en chef du site The Atlantic a révélé, lundi 24 mars, avoir pu assister "par erreur" à une réunion "top secrète" sur la messagerie Signal rassemblant 18 responsables américains de premier plan concernant les bombardements américains au Yémen, avant même qu'ils aient lieu le 15 mars dernier. Une révélation qui suscite depuis une onde de choc aux États-Unis, tandis que les appels à la démission se sont multipliés contre ces membres du gouvernement qualifiés "d'amateurs".Ce serait, en effet, Michael Waltz, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui aurait ajouté par erreur Jeffrey Goldberg à un groupe sur Signal aux côtés des principaux poids lourds du gouvernement. Le vice-président J.D. Vance participait à cette conversation, tout comme Pete Hegseth, le ministre de la Défense, John Ratcliffe, le directeur de la CIA, ou encore Steve Witkoff, l'émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient et l'Ukraine.Sur ce fil de discussions, le journaliste a pu prendre connaissance du détail des plans US pour bombarder les Houthis au Yémen. Il a également pu lire des échanges, crus et sans détours, critiquant les Européens, qualifiés de "profiteurs pathétiques" de l'argent et de la puissance militaire des États-Unis.Au-delà de la bourde, le recours à cette messagerie et les propos qui y ont été tenus suscitent un tollé outre-Atlantique. "C'est l'une des fuites de renseignement militaire les plus stupéfiantes que j'ai lues depuis très, très longtemps", a dénoncé le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, appelant à une "enquête complète". "D'un point de vue de sécurité opérationnelle, c'est le plus grand foirage possible. Ces gens ne peuvent pas assurer la sécurité de l'Amérique", a critiqué pour sa part sur X Pete Buttigieg, personnalité en vue du parti démocrate. Mais une des réactions les plus commentées est venue d'Hillary Clinton, candidate malheureuse face à Donald Trump à la présidentielle de 2016. Le républicain l'avait attaquée à l'époque sans relâche pour avoir envoyé des courriers électroniques officiels via une messagerie privée quand elle était secrétaire d'Etat. "Dites-moi que c'est une blague", a-t-elle écrit sur le réseau social X, en partageant l'article de The Atlantic."Je ne sais rien de tout cela", a répondu Donald Trump, interrogé lundi sur ces révélations qui secouent Washington. Un peu plus tard, sa porte-parole, Karoline Leavitt, a assuré que le président américain "continuait d'avoir la plus grande confiance dans son équipe de sécurité nationale, y compris son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz".Une affaire et des propos qui ont provoqué également colère et consternation en Europe. "Poutine est désormais au chômage : plus besoin d'espionner, les fuites viennent des Américains eux-mêmes", a ironisé l'eurodéputée Nathalie Loiseau, avant d'enfoncer le clou : "Il n'y a plus d'adultes dans la pièce à Washington. Même mes ados sont plus responsables". Face à la polémique, certains responsables européens néanmoins appellent à l'apaisement. Mais la manière dont les États-Unis parlent de l'UE en ce moment "n'aide pas", a admis la députée danoise Christel Schaldemose, alors qu'une nouvelle visite au Groenland ce jeudi du conseiller américain à la sécurité nationale et de l'épouse du vice-président J.D. Vance relance les tensions."Nous en sommes désormais à un point où il ne s'agit plus d'une simple visite innocente de l'épouse d'un homme politique", a estimé le Premier ministre groenlandais sortant. "Il convient de souligner que notre intégrité et notre démocratie doivent être respectées sans aucune ingérence extérieure", a-t-il martelé sur Facebook. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait déjà déclaré au quotidien groenlandais Sermitsiaq que la visite de Usha Vance "ne peut être considérée indépendamment des déclarations publiques qui ont été faites" par le président américain. Depuis son retour à la tête des États-Unis, Donald Trump ne fait que marteler sa volonté de mettre la main sur le Groenland, sans exclure la force et de remettre en cause l'alliance des États-Unis avec le Vieux Continent. Devenu la bête noire des Européens, le président américain suscite aussi l'angoisse des Français expatriés aux États-Unis. Selon une enquête réalisée par le vice-président de l'Assemblée Roland Lescure auprès de 9 000 Français vivant en Amérique du Nord, l'inquiétude est profonde, notamment chez les scientifiques..Les experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Anne-Elisabeth MOUTET, éditorialiste - The Daily Telegraph - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Adina Revol - spécialiste des affaires européennes, autrice de Rompre avec la Russie