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durée : 00:58:01 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La réforme de l'audiovisuel public allemand, entrée en vigueur le 1ᵉʳ décembre 2025, veut moderniser et rationaliser l'ARD, ZDF et Deutschlandradio. Contesté politiquement, ce modèle décentralisé est pris entre volonté d'efficacité et débats sur pluralisme et impartialité. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Valérie Robert Maître de conférences en Etudes germaniques à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3; Nicolas Hubé professeur des universités en sciences de l'information et de la communication à l'université de Lorraine ; Peter Maurer maître de conférences en médias et communication à l'Université de Karlstad, en Suède
C'est une révélation qui risque de refroidir les ardeurs des partisans du cloud « souverain ». En Allemagne, un rapport juridique commandé par le ministère de l'Intérieur, longtemps resté confidentiel, vient d'être rendu public grâce à une demande d'accès à l'information. Et son constat est sans appel : les lois américaines permettent bel et bien aux agences de renseignement des États-Unis d'accéder à des données hébergées en Europe. Pour y voir clair, Berlin avait missionné des juristes de l'Université de Cologne. Leur question était simple, mais explosive : jusqu'où s'étend réellement le pouvoir des autorités américaines sur les données stockées hors de leur territoire ? La réponse tient en quelques textes bien connus à Washington : le Stored Communications Act, renforcé par le Cloud Act, et surtout la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act, prolongée par le Congrès jusqu'en 2026 au moins. Ensemble, ces lois offrent une portée extraterritoriale massive aux services américains. Le point clé est juridique, pas géographique. Peu importe que vos données soient stockées à Francfort, Dublin ou Paris. Ce qui compte, c'est qui contrôle l'infrastructure. Si la maison mère d'un fournisseur cloud est basée aux États-Unis, elle peut être contrainte de transmettre des données, même si celles-ci sont hébergées par une filiale européenne. Et la zone grise va plus loin encore : selon les experts cités par Heise Online, même certaines entreprises européennes peuvent être concernées dès lors qu'elles entretiennent des relations commerciales substantielles avec les États-Unis. On pourrait croire que le chiffrement règle le problème. Là encore, le rapport tempère. Le droit américain impose aux entreprises de préserver l'accès aux données jugées pertinentes dans le cadre d'enquêtes potentielles. Un fournisseur cloud qui se rendrait techniquement incapable d'y accéder s'exposerait à de lourdes sanctions. Résultat : un conflit frontal entre le RGPD européen, qui limite les transferts vers des pays tiers, et l'extraterritorialité revendiquée par Washington. Le Data Privacy Framework, censé servir de pont entre les deux blocs, apparaît plus fragile que jamais.Cette situation touche directement les géants américains du cloud, mais le cas de Microsoft 365, omniprésent dans les administrations et les entreprises européennes, cristallise les inquiétudes. Certains juristes estiment qu'un usage compatible avec le RGPD reste possible, à condition de mener des évaluations d'impact très poussées. D'autres jugent cette approche illusoire. Pour des acteurs comme Nextcloud, le diagnostic est clair : audits et clauses contractuelles ne suffisent plus. L'Europe doit investir massivement dans ses propres infrastructures, miser sur l'open source et développer des technologies réellement autonomes. Car une chose est désormais évidente : héberger des données en Europe ne garantit plus leur protection. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
Depuis plus d'un an, Tesla traverse une zone de fortes turbulences en Europe. En cause, bien sûr, l'image de son patron, Elon Musk, dont les prises de position politiques répétées sur le Vieux Continent ont durablement abîmé la marque. Dans le même temps, la montée en puissance des constructeurs chinois bouleverse l'équilibre du marché. Résultat : trimestre après trimestre, les ventes de Tesla reculent. Et le mois de novembre confirme la tendance.À l'échelle européenne, la marque affiche un repli global d'environ 12 % par rapport à novembre de l'an dernier. Sur le papier, cela pourrait presque sembler modéré. Mais cette moyenne cache en réalité des écarts spectaculaires entre les pays. Car si l'on isole certains marchés, la chute devient beaucoup plus sévère. En retirant le cas à part de la Norvège, les ventes de Tesla s'effondrent tout simplement de 36,3 % en Europe. Sur les grands marchés automobiles, le recul est parfois brutal. En Allemagne, la baisse atteint 20,2 %. Mais ailleurs, c'est l'hémorragie : –43,5 % aux Pays-Bas, –57,8 % en France, et jusqu'à –59,3 % en Suède. Des chiffres qui traduisent un net décrochage de la marque sur ses marchés historiques.Une exception se distingue pourtant dans l'Union européenne : l'Italie. Le pays affiche une croissance spectaculaire de +58,5 %. Une performance directement liée aux nouvelles incitations financières mises en place pour soutenir l'achat de véhicules électriques. La preuve, une fois de plus, du poids décisif des politiques publiques sur ce marché. Mais c'est surtout la Norvège — pourtant hors de l'Union européenne — qui maintient aujourd'hui les ventes de Tesla à flot sur le continent. En novembre, la marque y a immatriculé 6 215 véhicules, un record. À titre de comparaison, le deuxième marché européen de Tesla, l'Allemagne, plafonne à 1 763 unités sur la même période. Cela représente en Norvège une envolée spectaculaire de +175,2 %. Cette ruée ne s'explique pas par un regain soudain d'amour pour la marque américaine, mais par une urgence fiscale. Les avantages fiscaux accordés aux véhicules électriques premium doivent disparaître en 2026. Les acheteurs norvégiens se précipitent donc pour profiter une dernière fois de ces conditions favorables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'affaire commence comme une scène de roman noir. En pleine nuit, quelqu'un dépose discrètement une vitrine en verre devant le siège d'un service archéologique en Allemagne, dans la ville de Spire, devant l'antenne locale de l'Office archéologique .À l'intérieur : des os humains, des fragments de tissus anciens, et ce qui ressemble à du mobilier funéraire. Aucun message, aucune revendication, aucune explication. Juste un colis macabre et un mystère qui intrigue aujourd'hui les archéologues aussi bien que la police.Pourquoi cette histoire fascine-t-elle autant ? D'abord parce que les premiers examens ont confirmé que les os ne sont pas récents : il s'agit bien de restes humains médiévaux, probablement âgés de plus d'un millénaire. Autrement dit, quelqu'un a eu entre les mains un matériel archéologique sensible — et l'a déposé comme une bouteille à la mer. Le geste est totalement inhabituel : les découvertes de ce type sont en général signalées obligatoirement aux autorités, car elles relèvent du patrimoine national.L'énigme s'épaissit lorsque les experts constatent que les objets dans la vitrine semblent appartenir à une même sépulture. Les tissus, bien que fragmentaires, évoquent un linceul ou des vêtements funéraires. Certains os portent même des traces suggérant un ensevelissement ancien, non une manipulation moderne. Tout laisse penser qu'un tombeau médiéval a été ouvert — mais par qui ? Et pourquoi le fruit de cette fouille clandestine se retrouve-t-il déposé anonymement devant des archéologues ?Plusieurs hypothèses sont envisagées. Une première piste évoque un pilleur de tombes amateur, effrayé par l'illégalité de sa découverte et cherchant à se débarrasser rapidement des preuves. Une autre suggère un héritage encombrant, retrouvé dans une cave ou un grenier, et confié anonymement aux autorités pour éviter les complications. Mais certains spécialistes privilégient une version plus troublante : quelqu'un aurait volontairement voulu attirer l'attention sur une fouille illicite, ou signaler qu'un site archéologique est en danger.Ce qui frappe aussi les experts, c'est la façon dont les restes ont été déposés : proprement, méthodiquement, comme si le mystérieux donateur voulait transmettre un message. Mais lequel ? S'agit-il d'un acte de conscience, d'une dénonciation silencieuse, ou d'un simple abandon ?Pour l'instant, personne ne sait. La vitrine et son contenu sont désormais entre les mains de spécialistes en anthropologie et en datation. Une enquête de police a été ouverte pour déterminer l'origine des os, identifier la tombe dont ils proviennent et comprendre les circonstances de ce dépôt nocturne.Ce qui est certain, c'est que cet étrange geste soulève autant de questions qu'il n'apporte de réponses. Et rappelle que l'archéologie n'est pas seulement une science du passé, mais parfois aussi une enquête sur le présent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La semaine s'est achevée dans le calme sur les marchés.Après la pause de Thanksgiving jeudi et une séance écourtée à Wall Street pour le Black Friday, les échanges sont restés modérés vendredi.Les principaux indices américains ont terminé dans le vert, soutenus par l'apaisement des craintes liées à une bulle sur les valeurs de l'intelligence artificielle et par la probabilité croissante d'une baisse des taux par la Fed en décembre, désormais estimée à 87%.En Europe, la tendance était similaire : le Cac 40 a légèrement progressé, bouclant une semaine positive, tandis que l'inflation en France s'est stabilisée à 0,9% sur un an.En Allemagne, en revanche, les prix à la consommation ont accéléré à 2,6% en novembre, contre 2,3% en octobre. le mois de décembre /La semaine s'ouvre sous le signe des indicateurs d'activité manufacturiers, attendus en Asie, en Europe et aux États-Unis.Les investisseurs surveilleront également l'évolution de l'inflation en zone euro, ainsi que les statistiques sur l'emploi et les dépenses des ménages américains, prévues un peu plus tard dans la semaine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:11 - L'Éco en VO - Le chancelier Friedrich Merz souhaite faire voter une réforme du système de retraite en Allemagne pour la période 2026-2031. Mais il se heurte à une forte opposition. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L’affaire surréelle du procès en danger pour la relation intime qu’ont entretenue deux avocats. 1,5 millions volés dans les parcomètres. Crime et société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:14 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce jeudi, un document classifié élaboré par l'armée allemande pour se protéger d'une éventuelle attaque de la Russie a été révélé par le Wall Street Journal. Dans le détail, ces 1.200 pages contiennent des plans pour militariser le flan Est de l'Europe en envoyant jusqu'à 800.000 hommes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:14 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce jeudi, un document classifié élaboré par l'armée allemande pour se protéger d'une éventuelle attaque de la Russie a été révélé par le Wall Street Journal. Dans le détail, ces 1.200 pages contiennent des plans pour militariser le flan Est de l'Europe en envoyant jusqu'à 800.000 hommes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:14 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce jeudi, un document classifié élaboré par l'armée allemande pour se protéger d'une éventuelle attaque de la Russie a été révélé par le Wall Street Journal. Dans le détail, ces 1.200 pages contiennent des plans pour militariser le flan Est de l'Europe en envoyant jusqu'à 800.000 hommes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Allemagne, la protection des mineurs en ligne entre dans une nouvelle ère. Fini les cases à cocher “J'ai plus de 18 ans” et les contrôles symboliques. À partir de décembre 2025, la vérification de l'âge ne reposera plus sur les sites internet, mais directement sur les smartphones, tablettes et ordinateurs. Une décision radicale, portée par le nouveau traité interétatique sur la protection des mineurs, adoptée sous l'impulsion de Berlin.Concrètement, les fabricants d'appareils devront intégrer un système de contrôle d'âge activable instantanément par les parents. Une fois enclenché, l'appareil se verrouille selon une tranche d'âge précise. Toute application jugée inadaptée devient inaccessible sans intervention d'un adulte. Les boutiques d'applications, elles aussi, sont mises à contribution : chaque logiciel devra afficher une classification claire, sous peine de lourdes sanctions financières pouvant atteindre deux millions d'euros. Ce choix marque une rupture nette avec l'approche adoptée jusque-là en France, où le débat sur le blocage des sites pour adultes reste enlisé entre efficacité technique et protection de la vie privée. Là où Paris tâtonne, l'Allemagne choisit de frapper au cœur du système : l'appareil lui-même. Une logique simple, presque brutale : plutôt que de filtrer le réseau, on verrouille le terminal.Cette stratégie s'inscrit aussi en contrepoint des initiatives de l'Union européenne, parfois critiquées pour leur dépendance aux technologies de groupes comme Google. Ici, aucune base de données centrale, aucun stockage massif d'informations sensibles : tout se joue localement, directement sur l'appareil de l'utilisateur. Mais l'efficacité réelle du dispositif reste sujette à caution. Chaque nouveau verrou numérique devient rapidement un terrain de jeu pour des adolescents rompus aux VPN, navigateurs alternatifs et autres détours techniques. Autre point faible : les applications seront classées, mais le web, lui, demeure largement dans une zone grise. Sans étiquetage obligatoire page par page, le filtrage risque de montrer ses limites. En verrouillant la porte des appareils sans toujours contrôler les fenêtres du web, l'Allemagne fait un pari audacieux. Une avancée technologique claire, politiquement forte, mais dont la solidité sera très vite mise à l'épreuve par la réalité des usages… et l'ingéniosité de la jeunesse connectée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:07 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Lutter contre les violences sexistes et domestiques, voilà l'objectif que s'est donné la loi adoptée le 14 février 2025 qui prévoit une enveloppe de 2,6 milliards jusqu'en 2036. Elle arrive dans un contexte difficile, alors que le nombre de féminicides augmente continuellement en Allemagne. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Elisa Goudin-Steinmann Professeure en études germaniques à l'université Sorbonne Nouvelle et co-rédactrice du blog « Regards sur la RDA et l'Allemagne de l'Est »; Valérie Dubslaff Maîtresse de conférence à l'Université Rennes 2 - Germaniste civilisationniste et historienne; Faten Khazaei Sociologue, professeure assistante de sociologie à l'université de Northumbria à Newcastle, spécialiste des violences de genre en Suisse
C'est un coup d'arrêt qui en dit long. Présenté depuis vingt ans comme l'une des grandes solutions de décarbonation du transport ferroviaire, l'hydrogène marque aujourd'hui sérieusement le pas en Europe. Et le symbole de ce revers, c'est Alstom. Le constructeur, pionnier du secteur, a annoncé la mise en pause de toute sa filiale dédiée, Alstom Hydrogène, et le redéploiement de ses salariés. Une décision actée lors d'un CSE extraordinaire, révélée par La Lettre.Pour comprendre ce virage, il faut remonter aux années 2000. À l'époque, l'hydrogène devait offrir une alternative propre au diesel sur les lignes non électrifiées. En 2022, Bruxelles en avait même fait une priorité stratégique, validant plus de 5 milliards d'euros d'aides publiques dans le cadre d'un vaste projet européen réunissant 15 pays et 35 entreprises. Alstom, engagé depuis longtemps sur le sujet, profitait largement de cet élan. Le groupe commercialisait déjà son train à hydrogène, le Coradia iLint, mis en service en Allemagne. Mais sur le terrain, la technologie a vite montré ses limites. Les trains ont rencontré des problèmes techniques récurrents, et l'industriel n'est pas le seul : Siemens, son grand concurrent, fait face au même mur. Officiellement, Alstom continue de défendre une technologie « pionnière », qui demande du temps. Officieusement, c'est surtout le retrait du financement de l'État pour les projets européens IPCEI Hydrogène qui a forcé l'entreprise à couper les moteurs.Le groupe assure toutefois rester « en dialogue » avec l'État afin de trouver une issue pour la filière française. Il rappelle avoir livré un prototype de pile à hydrogène ferroviaire pour l'IPCEI et maintenir ses engagements auprès des clients européens. En Allemagne, 14 rames circulent toujours en Basse-Saxe. En France, quatre régions – Bourgogne–Franche-Comté, Occitanie, Grand Est et Auvergne–Rhône-Alpes – ont commandé 12 trains. Mais l'enjeu dépasse Alstom : l'hydrogène est-il réellement pertinent pour remplacer le diesel ? Entre un rendement énergique très faible, des coûts de production élevés et l'abandon de nombreux projets automobiles, la filière est fragilisée. Le secteur aérien lui-même doute. La question stratégique est ailleurs : l'Europe risque-t-elle de perdre totalement la main face à la Chine et aux États-Unis ? Les piles à hydrogène du Coradia iLint sont d'ailleurs importées. Et l'arrêt des subventions n'arrangera rien. Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, alerte : « Je ne voudrais pas que dans 10 ans, l'Europe accuse un retard irrattrapable. » Pour l'instant, l'hydrogène ferroviaire reste sur une voie de garage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invités : - Jules Torres, journaliste politique au JDD - Victor Eyraud, journaliste politique à Valeurs Actuelles Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les noms de famille n'ont pas toujours existé. Pendant des siècles, dans la plupart des sociétés, on se contentait d'un seul prénom. Mais quand les populations ont commencé à croître, il est devenu difficile de distinguer tous les “Jean” ou “Pierre” d'un même village. C'est alors qu'ont commencé à apparaître, dès le Moyen Âge, les noms de famille, d'abord en Europe, pour préciser l'identité d'une personne. Et la plupart de ces noms viennent de quatre grandes origines : le métier, le lieu, la filiation et une caractéristique physique ou morale.1. Les noms issus du métierC'est l'une des sources les plus courantes. On désignait les gens par ce qu'ils faisaient : Jean le Boulanger, Pierre le Charpentier, Jacques le Berger. Avec le temps, ces surnoms sont devenus des noms de famille transmis à leurs enfants. En France, on retrouve par exemple Boulanger, Marchand, Charpentier, ou Berger. En anglais, cela a donné Smith (forgeron), Baker (boulanger) ou Taylor (tailleur).2. Les noms liés à un lieuD'autres personnes étaient identifiées par leur origine géographique. On disait Marie de Lyon ou Guillaume du Bois. Ces mentions sont devenues des noms de famille : Delacroix, Dupont, Dubois, Deschamps. En Italie, on trouve Da Vinci (“de Vinci”, le village natal de Léonard). Ces noms reflètent souvent l'endroit où vivait l'ancêtre — un pont, un champ, une rivière — et servent encore aujourd'hui de témoins de l'histoire locale.3. Les noms patronymiquesCertains noms viennent directement du prénom du père. En France, cela a donné Martin, Henry, ou Laurent. Mais dans d'autres langues, on l'exprime plus clairement : en anglais, Johnson signifie “fils de John”, Anderson “fils d'Andrew”. En Russie, Ivanov veut dire “fils d'Ivan”, et en Islande, ce système est encore vivant : le fils d'un homme nommé Olaf s'appellera Olafsson, et sa fille Olafsdóttir.4. Les noms descriptifs ou surnomsEnfin, beaucoup de noms de famille venaient d'un trait physique ou de caractère. Petit, Legrand, Lenoir, Leblanc, Fort, ou Lemoine décrivaient une particularité, parfois flatteuse, parfois moqueuse. En Allemagne, Klein signifie “petit”, et en Espagne, Delgado veut dire “mince”.Peu à peu, ces surnoms se sont transmis d'une génération à l'autre, devenant héréditaires à partir du XIVᵉ siècle environ. Ainsi, les noms de famille sont de véritables fossiles linguistiques : ils racontent l'origine, le métier ou le caractère de nos ancêtres, et forment une mémoire vivante de notre histoire collective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:25 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - 500 000 oiseaux et volailles ont été abattus en Allemagne où se propage la grippe aviaire. Des mesures de confinement commencent à s'appliquer. "Risque élevé" en France, l'un des rares pays à proposer la vaccination, contrairement aux Etats-Unis où 180 millions de volailles ont été abattues.
Alors que la Russie peut potentiellement compter sur une réserve active de deux millions de soldats, pour éviter la mobilisation très impopulaire. L'Ukraine est face à un problème insoluble... celle d'une démocratie qui rechigne à enrôler de force... pour l'instant, pas question d'abaisser l'âge de la mobilisation au-dessous de 25 ans, le gouvernement a même assoupli la loi martiale et permis aux hommes de 18 à 22 ans de traverser la frontière librement. Résultat : Berlin a vu le nombre d'arrivées de jeunes hommes en provenance de Kiev bondir depuis fin août 2025. Dans l'est de l'Ukraine, près du front, Anastasia Becchio a rencontré des divisions en manque de soldats. Le débat autour du service militaire en Allemagne Et alors que l'ensemble de l'Europe se réarme pour faire face à la menace russe et au désengagement américain, la question du service militaire n'est plus un tabou. En Allemagne, il doit être réintroduit dès le premier janvier prochain, mais sous quelle forme ? C'est toute la question, Delphine Nerbollier. En Irlande du Nord, la désillusion après le procès du Bloody Sunday C'est un procès emblématique qui s'est terminé en fin de semaine dernière, en Irlande du Nord, à Belfast. Celui d'un soldat britannique, le soldat F, qui comparaissait 53 ans après les faits pour avoir tiré sur la foule des manifestants, lors du tristement célèbre Bloody Sunday. Accusé de deux meurtres, il a finalement été acquitté, faute de preuve. Dans une région meurtrie par la guerre civile, la mort de 14 militants pacifistes abattus par les parachutistes, le 30 janvier 1972, à Londonderry, reste une blessure. Dans cette ville que les Irlandais appellent Derry, Clémence Pénard a pu rencontrer les familles des victimes qui ne se faisaient de toute façon guère d'illusion. Les enquêtes autour des «affaires» de l'homme politique belge Didier Reynders. La chronique de la revue d'investigation Medor Un homme politique belge central, Didier Reynders, ancien ministre des Finances pendant dix ans, puis ministre des Affaires étrangères et enfin commissaire européen à la Justice, est aujourd'hui accusé de blanchiment d'argent. 700 000 euros sont en jeu. On en parle avec Philippe Engels, journaliste à la revue d'investigation belge Medor.
Alors que la Russie peut potentiellement compter sur une réserve active de deux millions de soldats, pour éviter la mobilisation très impopulaire. L'Ukraine est face à un problème insoluble... celle d'une démocratie qui rechigne à enrôler de force... pour l'instant, pas question d'abaisser l'âge de la mobilisation au-dessous de 25 ans, le gouvernement a même assoupli la loi martiale et permis aux hommes de 18 à 22 ans de traverser la frontière librement. Résultat : Berlin a vu le nombre d'arrivées de jeunes hommes en provenance de Kiev bondir depuis fin août 2025. Dans l'est de l'Ukraine, près du front, Anastasia Becchio a rencontré des divisions en manque de soldats. Le débat autour du service militaire en Allemagne Et alors que l'ensemble de l'Europe se réarme pour faire face à la menace russe et au désengagement américain, la question du service militaire n'est plus un tabou. En Allemagne, il doit être réintroduit dès le premier janvier prochain, mais sous quelle forme ? C'est toute la question, Delphine Nerbollier. En Irlande du Nord, la désillusion après le procès du Bloody Sunday C'est un procès emblématique qui s'est terminé en fin de semaine dernière, en Irlande du Nord, à Belfast. Celui d'un soldat britannique, le soldat F, qui comparaissait 53 ans après les faits pour avoir tiré sur la foule des manifestants, lors du tristement célèbre Bloody Sunday. Accusé de deux meurtres, il a finalement été acquitté, faute de preuve. Dans une région meurtrie par la guerre civile, la mort de 14 militants pacifistes abattus par les parachutistes, le 30 janvier 1972, à Londonderry, reste une blessure. Dans cette ville que les Irlandais appellent Derry, Clémence Pénard a pu rencontrer les familles des victimes qui ne se faisaient de toute façon guère d'illusion. Les enquêtes autour des «affaires» de l'homme politique belge Didier Reynders. La chronique de la revue d'investigation Medor Un homme politique belge central, Didier Reynders, ancien ministre des Finances pendant dix ans, puis ministre des Affaires étrangères et enfin commissaire européen à la Justice, est aujourd'hui accusé de blanchiment d'argent. 700 000 euros sont en jeu. On en parle avec Philippe Engels, journaliste à la revue d'investigation belge Medor.
L'info du matin - Ce matin, Grégory Ascher et Justine Salmon ont expliqué pourquoi voyager en solo, c'est la liberté sans compromis. Le winner du jour - En Allemagne, une femme rend à la Grèce une antiquité qu'elle avait volée il y a cinquante ans. - En Belgique, Mark vend un avion de chasse soviétique pour 17 000 €. Le flashback du jour - Mai 1995 : diffusion sur TF1 de la série américaine "Melrose Place" et succès de Céline Dion avec "Pour que tu m'aimes encore", écrit et composé par Jean-Jacques Goldman. Le savoir inutile - En Islande, il y a deux fois plus de moutons que d'habitants : environ 800 000 contre 400 000 Islandais ! La chanson du jour - Rod Stewart "Baby Jane" Les 3 choses à savoir sur Louise Attaque Qu'est-ce qu'on teste ? - Un nouveau Uno version Billie Eilish, avec quatre cartes inédites imaginées par la chanteuse, dont la carte "reveal hands" qui oblige tous les joueurs à montrer leurs cartes jusqu'au tour suivant. Le jeu surprise (le petit bac) - Audrey de Corbières (vers Aix-en-Provence) gagne un séjour 2J/1N à Europa Park. La Banque RTL2 - Sandra d'Annemasse (Haute-Savoie) gagne 600 €. - Émilie de Maure (vers Pau) remporte un séjour 2J/2N pour deux personnes dans un des quatre instituts Valdys Resort. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour cet épisode de La Semaine sur le fil, nous vous emmenons en Allemagne. Il y a dix ans, la chancelière allemande Angela Merkel est entrée dans l'histoire avec une petite phrase : "Wir schaffen das", nous y arriverons : face à ce que l'Europe appelait la crise migratoire, l'Allemagne ouvrait grand ses bras et les villes se recouvraient de panneaux "welcome refugees". Angela Merkel, saluée pour son courage, était choisie comme femme de l'année par le magazine américain Time.Dix ans plus tard, il y a des histoires d'intégration réussies, mais le parti d'extrême droite AfD multiplie les succès électoraux.Invités : Jeanette Süß, chercheuse à l'Institut français de relations Internationales (Ifri) François Héran, sociologue, professeur au Collège de France.Sur le terrain : Pierrick Yvon, Femke ColborneRéalisation : Maxime Mamet, Emmanuelle Baillon La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vanessa Paradis était l'invitée du Double Expresso RTL2 ce vendredi 10 octobre. À l'occasion de la sortie de son nouvel album "Le retour des beaux jours", la chanteuse s'est confiée au micro de Grégory Ascher et Justine Salmon. Porté par le single "Bouquet Final", dévoilé en juin dernier ce disque marque un retour lumineux et élégant. Vanessa Paradis a également annoncé une tournée à partir du 26 mars 2026, avec une vingtaine de dates à travers les Zéniths et Arena de France, qui se conclura par deux concerts à guichets fermés au Zénith de Paris les 21 et 22 mai et un Accor Arena le 17 novembre prochain. L'info du matin - Ce matin, Grégory Ascher et Justine Salmon ont expliqué pourquoi les Français sont les rois de la combine ! Le winner du jour - Perturbé par le silence, notre premier winner exige que le maire remette en route les cloches de l'église la nuit. - En Allemagne, des foules de jeunes se rassemblent pour manger des flans et des crèmes... à la fourchette ! Le flashback du jour - Février 2002 : sortie du film "Ocean's Eleven" avec George Clooney et Brad Pitt, et dernier jour d'utilisation officielle du franc le 17 février 2002 ! Les savoirs inutiles - La boîte de conserve a été inventée 50 ans avant l'ouvre-boîte ! Pendant un demi-siècle, on devait donc l'ouvrir au marteau ou au couteau. La chanson du jour - Fall Out Boy "Dance, Dance" Le jeu surprise (1,2,3,4) : - Émilie d'Auribeau-sur-Siagne (vers Cannes) gagne un bon d'achat de 2000 € à valoir chez Belambra Clubs. La Banque RTL2 : - Manon de Taluyers (vers Lyon) gagne 800 €. - Cindia de La Garde (vers Toulon) remporte un i-Companion Touch Pro Moulinex (valeur 1299 €). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 7 octobre 2023 a bouleversé le monde et agi comme un révélateur : celui de traumatismes collectifs que l'on préfère taire, quitte à répéter sans fin les mêmes violences.Cet épisode commence dans une ville que je croyais connaître : libre, vibrante, solidaire. À Berlin, depuis ce jour, tout a changé. Ou était-ce simplement le voile qui pesait sur mon regard qui s'est levé ?En Allemagne, plus qu'ailleurs, exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien est un crime. Le 7 octobre 2023, et le génocide que poursuit Israël depuis deux ans, ont mis en lumière les limites du “travail de mémoire” que l'Allemagne prétend avoir accompli depuis la Shoah.Et parce que la vérité est tue, j'ai senti qu'il fallait à tout prix la faire entendre.Omar, Emilia Roig et Lionel ont tous les trois vécu dans leur chair ce moment de bascule, cet instant où, une fois que l'on a vu, il devient impossible de ne plus voir que l'histoire finit toujours par se répéter. C'est ce dévoilement à la fois douloureux et salvateur que je souhaite partager ici.STILL et Fracas pour briser le silence coupable” est un hors-série de Homo Swipiens qui le refuse justement, ce silence banal et complice. Berlin, ville idéalisée, romantisée, “cool” et multikulti, la"pauvre mais sexy” de tant de récits, n'est plus qu'une façade.Aujourd'hui, ce qui s'y passe - politiquement, culturellement, socialement - relève moins d'une régression que d'une continuitée logique d'une société qui a du mal à se regarder en face. Neuf décennies après le nazisme, l'Allemagne n'a jamais eu le temps de se transformer profondément : les vieux démons ressurgissent, plus sournois que jamais.À travers trois épisodes, je souhaite raconter ce qui se vit dans la chair de ceux qui subissent les politiques racistes et l'idéologie fascisante d'un État qui n'a pas totalement assumé sa dénazification. Habillage sonore, musique originale et postproduction : Lionel Gustave (https://soundcloud.com/pianopianosano @_pianopian0)Jacquette : Nicolas Fernandez (https://nicolasfernandez.fr/)Musique : Sommermärchen by Shadore Voix off : Juliette Roussennac (@juliette_deretour)Doublage Omar : Virgile Tissot Et merci à vous tous et toutes, qui avaient permis à ce projet de prendre vie et à ces mots d'être énoncés : Abib, Adrien F., Adriana N., Alexandre D., Aline D., Amelie B., Amn B., Andrea E., Antonin G., Apobel, Arthur P., Ash 13, Audrey L., Axelle M., Balint E., Bapt P., Beatrice T., Benjamin S., Birte R., Benoit R., C. Barriere, C. Guiot, Camille G., Camille H., Carole K., Chacdst, Chantal S., Christiane V., Christophe R. A., Claire B., Cora C., Coline M., Dani C., Danielle I., David G., David P., Denis. A., E. Planchet, Elif G., Elisab D., Elisa L., Emilie G., Emma C., Eglantine R., Ekidjo, Fred M., Galaxypink C., Hafssa J., Helena W., Hugo H., Ipol 92, Iliana T., Jeniffer V., Joe S., Juliette D., Juliette L. G., Juliette P., Julia C., Khaled B., Korentine L., Kevin M. L., Kungl 1, Laetitia R., Laure I., Lea H., Lea J., Leila N., Lina B. C., Loulouty , Louis, Lucas H., Lucie B., Lucie L., Lucie V., Lucile O., Luce D., Lyonnais, Magali R., Magnierfred, Margot J., Margritt 16, Marina C., Marie B., Marie G. D., Marie R., Marion F., Marta S., Max G., Mojay, Morgane B., Miaddax, Mnabba, Myra4am, Nadege C., Nelissanne, Neza H., Noemie P., Noémie G., Noémie R., Nicolas E., Niloufar Y., Oghonima N., Omar M., Orlane P., Paul B., Paul G., Paul J., Polo, Philippe P., Raphael S., Rebecca L., Roseline H., S. Chantepy, Sab A., Sanna T., Sara M., Sarina B., Schollaert-Latifa, Silva Ludivine, Skelomey 1, Sophia B., Stefan H., Suzi 4, Tasnim E., Théo G., Thibaud S., Thibault C., Thiboum, Torpen K., Valentine, Valentine G., Wilfried B. B., Zoefelmy...
Alors que l'extrême droite monte en puissance à travers toute l'Europe, l'Allemagne ne fait pas exception. Dans les sondages, l'AFD devance de 3 points les conservateurs de la CDU au pouvoir. Un écart qui s'avère historique. Immigration, désacralisation du parti extrémiste par la présidence américaine ou encore profond problème économique, la rédactrice en chef du Point Géraldine Woessner et le co-fondateur de slate.fr Jean-Marie Colombani décryptent les différentes raisons de cette percée.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Tchèques élisent leur Parlement à partir de demain (3 octobre 2025)… et le choix se porte à nouveau entre le parti populiste d'extrême droite ANO du milliardaire Andrei Babis. Favori dans les sondages. Et celui du Premier ministre sortant, conservateur et pro-européen Petr Fiala. Entre les deux, c'est bien sûr tout le positionnement du pays face à l'UE, mais aussi à la guerre en Ukraine qui est en jeu... La campagne a été gangrenée par la désinformation pro-russe. Souvent portée par le SPD, le troisième parti d'extrême droite. C'est le reportage à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. La revue de presse sonore et européenne En Allemagne, on a beaucoup parlé cette semaine de l'espionnage… en provenance de Chine…. Et c'est l'assistant parlementaire d'un ex-député européen d'extrême droite Maximilian Krah qui a été jugé… et condamné à 4 ans et 9 mois de prison ferme... Il aurait sorti quelque 500 documents du Parlement européen et c'est l'ouverture de votre revue de presse cette semaine, Franceline Beretti. Les LGBT bienvenus à Rome pour le jubilé C'est l'année du Jubilé à Rome, une année sainte pour l'Église catholique. Trente millions de pèlerins pas moins sont attendus avec une charge émotionnelle et symbolique tout particulière. C'est le cas de ce groupe de 1 400 croyants, de la communauté LGBT qui ont fait le déplacement en septembre. Pour la première fois, leur visite était inscrite dans le calendrier officiel des évènements. Signe que les lignes bougent. C'est le reportage à Rome d'Olivier Bonnel. Trafic d'icônes dans l'église grecque En Grèce, c'est un scandale pas banal qui a agité l'Église orthodoxe. Une institution toujours liée à l'État et qui a conservé un fort pouvoir d'influence. Un moine de haut rang a été pris la main dans le sac, dans une affaire de vol et de trafic d'œuvres d'art religieuses. Les explications à Athènes de Joël Bronner.
Les Tchèques élisent leur Parlement à partir de demain (3 octobre 2025)… et le choix se porte à nouveau entre le parti populiste d'extrême droite ANO du milliardaire Andrei Babis. Favori dans les sondages. Et celui du Premier ministre sortant, conservateur et pro-européen Petr Fiala. Entre les deux, c'est bien sûr tout le positionnement du pays face à l'UE, mais aussi à la guerre en Ukraine qui est en jeu... La campagne a été gangrenée par la désinformation pro-russe. Souvent portée par le SPD, le troisième parti d'extrême droite. C'est le reportage à Prague de notre correspondant Alexis Rosenzweig. La revue de presse sonore et européenne En Allemagne, on a beaucoup parlé cette semaine de l'espionnage… en provenance de Chine…. Et c'est l'assistant parlementaire d'un ex-député européen d'extrême droite Maximilian Krah qui a été jugé… et condamné à 4 ans et 9 mois de prison ferme... Il aurait sorti quelque 500 documents du Parlement européen et c'est l'ouverture de votre revue de presse cette semaine, Franceline Beretti. Les LGBT bienvenus à Rome pour le jubilé C'est l'année du Jubilé à Rome, une année sainte pour l'Église catholique. Trente millions de pèlerins pas moins sont attendus avec une charge émotionnelle et symbolique tout particulière. C'est le cas de ce groupe de 1 400 croyants, de la communauté LGBT qui ont fait le déplacement en septembre. Pour la première fois, leur visite était inscrite dans le calendrier officiel des évènements. Signe que les lignes bougent. C'est le reportage à Rome d'Olivier Bonnel. Trafic d'icônes dans l'église grecque En Grèce, c'est un scandale pas banal qui a agité l'Église orthodoxe. Une institution toujours liée à l'État et qui a conservé un fort pouvoir d'influence. Un moine de haut rang a été pris la main dans le sac, dans une affaire de vol et de trafic d'œuvres d'art religieuses. Les explications à Athènes de Joël Bronner.
L'ascension du parti d'extrême droite AFD, en Allemagne, n'a plus besoin d'être confirmée. Après être arrivée en deuxième position aux dernières législative en février 2025 avec près de 21% des voix, la formation a opéré une belle percée mi-septembre. Lors des municipales dans un des länder les plus peuplés de l'ouest du pays, elle a comptabilisé 15% de bulletins de vote. Mais d'autres démons viennent bouleverser le pays. À Spremberg, une petite ville de l'Est, proche de la frontière polonaise, des croix gammées ont fait leur apparition sur le mobilier urbain, des élèves font le salut nazi. À tel point que la maire tire la sonnette d'alarme et demande des solutions à long terme. C'est le reportage de notre correspondante Delphine Nerbollier. L'inquiétant succès des cagnottes de santé en Pologne Est-ce le symptôme d'un système de santé qui va mal, et qui est en tout cas sous-financé par rapport à la moyenne européenne. En tout cas, les cagnottes de santé sont très populaires en Pologne. Les campagnes sur internet pour trouver des financements pour des soins privés, souvent pour des maladies rares se multiplient. Mais ces campagnes, dont on a d'ailleurs beaucoup parlé lors de la dernière présidentielle, manquent de contrôle et parfois de pertinence scientifique. C'est le reportage de notre correspondant Adrien Sarlat. La Suède sur ordonnance... C'est l'idée pas si saugrenue de l'industrie touristique du royaume, qui se base sur des études très scientifiques issues de l'Organisation mondiale de la santé. Le royaume scandinave, et ses atouts tant géographiques que culturels, est bon pour le corps et pour le moral... Les prescriptions natures font désormais partie des outils disponibles pour les médecins, même si elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. À Stockholm, les explications de notre correspondante Ottilia Ferey. La chronique musique de Vincent Théval Boko Yout, un jeune musicien suédois et ses compositions afro grunge.
L'ascension du parti d'extrême droite AFD, en Allemagne, n'a plus besoin d'être confirmée. Après être arrivée en deuxième position aux dernières législative en février 2025 avec près de 21% des voix, la formation a opéré une belle percée mi-septembre. Lors des municipales dans un des länder les plus peuplés de l'ouest du pays, elle a comptabilisé 15% de bulletins de vote. Mais d'autres démons viennent bouleverser le pays. À Spremberg, une petite ville de l'Est, proche de la frontière polonaise, des croix gammées ont fait leur apparition sur le mobilier urbain, des élèves font le salut nazi. À tel point que la maire tire la sonnette d'alarme et demande des solutions à long terme. C'est le reportage de notre correspondante Delphine Nerbollier. L'inquiétant succès des cagnottes de santé en Pologne Est-ce le symptôme d'un système de santé qui va mal, et qui est en tout cas sous-financé par rapport à la moyenne européenne ? En tout cas, les cagnottes de santé sont très populaires en Pologne. Les campagnes sur internet pour trouver des financements pour des soins privés, souvent pour des maladies rares se multiplient. Mais ces campagnes, dont on a d'ailleurs beaucoup parlé lors de la dernière présidentielle, manquent de contrôle et parfois de pertinence scientifique. C'est le reportage de notre correspondant Adrien Sarlat. Une des cagnottes de santé. (une famille pour leur fils Franek) La Suède sur ordonnance... C'est l'idée pas si saugrenue de l'industrie touristique du royaume, qui se base sur des études très scientifiques issues de l'Organisation mondiale de la santé. Le royaume scandinave, et ses atouts tant géographiques que culturels, est bon pour le corps et pour le moral... Les prescriptions natures font désormais partie des outils disponibles pour les médecins, même si elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. À Stockholm, les explications de notre correspondante Ottilia Ferey. La chronique musique de Vincent Théval Boko Yout, un jeune musicien suédois et ses compositions afro grunge.
Dix ans après l'accueil des réfugiés syriens, le correspondant des Echos à Berlin, Emmanuel Grasland, a recueilli leurs impressions et sentiments. Il rapporte au micro de Pierrick Fay pour « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », le témoignage de Mohamad Hadid, qui a fui les bombardements puis connu la faim à son arrivée en Allemagne mais qui a gardé une volonté indéfectible à maîtriser la langue et à acquérir la nationalité.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en septembre 2025. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Emmanuel Grasland (correspondant des «Echos» à Berlin). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Michèle Warnet. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Ebrahim Noroozi / Ap / SIPA. Sons : Franziska Binder, RTBF Info, TV5 Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:19:41 - Journal de 12h30 - En Allemagne, l'extrême droite a triplé son score hier à l'occasion d'élections locales dans l'ouest du pays.
durée : 00:19:41 - Journal de 12h30 - En Allemagne, l'extrême droite a triplé son score hier à l'occasion d'élections locales dans l'ouest du pays.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géo, Bruno Poncet, cheminot, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le 4 septembre 2015, dans un discours devenu historique, la chancelière Angela Merkel décidait de ne pas fermer la frontière entre l'Autriche et l'Allemagne. Près d'un million de migrants arriveront cette année-là. Dix ans plus tard, quel bilan tirer de cette vague migratoire sans précédent ? De notre correspondant à Berlin, « Lorsque je me réveillais, ce matin-là, je ne me doutais pas encore que ce vendredi 4 septembre 2015 allait entrer dans l'histoire européenne », écrit Angela Merkel dans ses mémoires. Dix ans après, l'ex-chancelière défend sa décision humanitaire, mais ni en Allemagne, ni en Europe, on n'a fêté ce que d'aucuns ont appelé « the summer of migration ». En Allemagne, dans de nombreux pays voisins et au niveau européen, une politique plus dure est à l'ordre du jour. L'extrême droite hostile aux migrants remporte un peu partout des succès. Pour ces forces, la politique menée par Angela Merkel constitue un chiffon rouge. En Allemagne, l'ex-chancelière a focalisé l'hostilité, voire la haine de l'AfD, le parti d'extrême-droite qui séduit aujourd'hui un quart des électeurs dans les sondages. Les deux tiers des Allemands considèrent aujourd'hui qu'Angela Merkel est responsable par sa politique migratoire de cette montée en puissance de l'extrême droite. À lire aussiL'Allemagne met fin à son soutien financier au sauvetage civil en mer Pourtant, rapidement après 2015, Berlin a « corrigé le tir » pour éviter d'avoir à affronter une vague migratoire qui a suscité des problèmes logistiques, financiers et d'intégration énormes. Le gouvernement Merkel a pris jusqu'au départ du pouvoir de la chancelière diverses mesures pour réduire les flux migratoires. Une politique poursuivie par le gouvernement du social-démocrate Olaf Scholz après 2021. Mais un vent mauvais souffle sur l'Allemagne et l'AfD impose son verbatim. Les autres partis réagissent, à commencer par les chrétiens-démocrates, qui, comme d'autres forces conservatrices en Europe, ont durci leurs positions, pensant par là affaiblir leur concurrence xénophobe sur leur aile droite. Friedrich Merz, l'adversaire de toujours d'Angela Merkel, a concentré l'hiver dernier la dernière ligne droite de sa campagne électorale sur la migration, notamment après des attaques meurtrières dues à des réfugiés arrivés durant la dernière décennie. Depuis le mois de mai et son arrivée au pouvoir, le nouveau chancelier, allié aux sociaux-démocrates, promeut une politique migratoire plus dure. Même si diverses mesures restent symboliques, il s'agit également de détricoter l'héritage de son ex-rivale Angela Merkel. À lire aussiAllemagne : le gouvernement du chancelier Friedrich Merz resserre la vis sur l'immigration « Wir schaffen das ! » « Wir schaffen das ! », (« Nous y arriverons ! ») Sept Allemands sur dix critiquent cette fameuse déclaration de l'ex-chancelière sur l'accueil des réfugiés il y a dix ans et seulement un quart d'entre eux l'approuve toujours. Si l'intéressée, ces dernières semaines, a défendu sa décision et estimé que beaucoup avait été fait depuis, son successeur est clairement sur une autre ligne. « Nous avons, depuis quelques mois, trouvé en partie des solutions aux problèmes que nous traînons depuis dix ans. Il y a beaucoup de choses qui n'ont pas marché. Nous intégrons ceux qui y sont prêts, mais d'autres ne le sont pas et nous devons nous attaquer à ce problème », estimait récemment Friedrich Merz. Le chancelier fait notamment référence à la criminalité et aux attaques commises par des migrants qui ont secoué le pays. Leur exploitation à des fins politiques par l'extrême droite est d'une efficacité redoutable, comme le montrent le succès de l'AfD sur les réseaux sociaux, ou encore les déclarations de responsables du mouvement à la tribune du Bundestag. Un discours de 2018 de la co-présidente de l'AfD, Alice Weidel, est resté dans les mémoires : « Des burkas, des filles qui portent le voile islamique, des hommes armés de couteaux que nous finançons et d'autres bons à rien ne sauverons pas notre croissance et notre système social. » Fin 2015, quelques mois après l'arrivée de milliers de migrants, des agressions sexuelles contre plusieurs femmes lors de la Saint-Sylvestre à Cologne étaient venues ébranler l'image « peace and love » du « summer of migration », même si les auteurs de ces violences n'étaient pas, en majorité, des étrangers fraîchement arrivés en Allemagne. À lire aussiLe nouveau gouvernement en Allemagne ordonne de refouler les demandeurs d'asile à la frontière Certes, le nombre des délits rapportés à la population recule depuis les années 1990, mais les personnes étrangères ou d'origine étrangère sont sur-représentées dans les statistiques. Les experts expliquent que les migrants, souvent des hommes jeunes et citadins, sont issus des groupes où la criminalité en général est la plus forte. Il n'empêche que ces attaques meurtrières marquent l'opinion publique. Le sentiment d'insécurité des Allemands, comme on peut le voir dans les résultats des sondages réguliers, augmente. L'extrême-droite dénonce également régulièrement le pourcentage élevé de migrants percevant l'aide sociale et qui n'ont parfois jamais travaillé. Cependant, l'intégration des arrivants de 2015 sur le marché du travail fonctionne mieux que lors de précédentes vagues migratoires et mieux que dans d'autres pays européens. Leur taux d'activité est similaire à celui de la population globale. Fin 2024, les deux tiers des personnes arrivées en 2015 disposaient d'un emploi, contre une moyenne de 70% en Allemagne. Des différences sensibles subsistent notamment entre le taux d'activité des hommes et des femmes (respectivement de 86% et 33%). Pour ces dernières, ce faible taux s'explique par des raisons culturelles, mais aussi par les difficultés pour la prise en charge des enfants en bas âge en Allemagne. Un problème qui concerne aussi la vague migratoire massive venue d'Ukraine en 2022, au sein de laquelle on trouve majoritairement des femmes avec des enfants. À lire aussiLes projets anti-migrants de la droite allemande « Avec la montée de l'extrême droite, je suis inquiet pour l'avenir » Certains migrants arrivés en 2015 disposent d'emplois qualifiés, on estime ainsi à 5 000 le nombre de médecins syriens en Allemagne. Mais beaucoup occupent des emplois peu qualifiés dans la logistique, les transports, le nettoyage, le bâtiment ou la gastronomie. « Quand on regarde quels métiers ces exilés exercent, il ne s'agit pas de ceux dont on rêve, et souvent, ils ne correspondent pas à leurs qualifications. Ces emplois sont généralement mal payés », analyse le sociologue Jonas Wiedner. Anas Modamani est un exemple d'intégration réussie. Pour le jeune Syrien de 28 ans, qui a obtenu la nationalité allemande et travaille comme vidéaste, Angela Merkel reste une idole. Le jeune homme ne savait pourtant pas qui était cette dame quand elle a débarqué il y a dix ans dans son foyer de réfugiés. Le selfie iconique qu'il fait alors avec la chancelière est entré dans l'histoire. Dans ses mémoires, Angela Merkel écrit sur ce cliché qui a suscité des commentaires haineux sur internet, y compris contre Anas Modamani : « Je n'arrive toujours pas à comprendre qu'on ait pu supposer qu'un visage aimable sur une photo suffirait à inciter des légions entières à fuir leur patrie ». Ce printemps, Anas Modamani a rencontré à nouveau Angela Merkel. Il reste reconnaissant, mais avec des bémols : « L'Allemagne m'a soutenu. J'aime ce pays où je suis chez moi aujourd'hui. Ici, j'ai eu toutes les options possibles pour mon développement personnel. Mais, avec la montée de l'extrême droite, je suis inquiet pour l'avenir. » L'AfD, l'augmentation des actes xénophobes, l'absence de famille, la bureaucratie allemande, une langue difficile ou encore un sentiment d'exclusion suscitent aussi des déceptions et des désillusions. Si quatre réfugiés sur cinq s'estimaient bien accueillis en Allemagne en 2016, les deux tiers seulement tiraient le même bilan il y a deux ans. Après la chute du régime de Bachar el-Assad, le nombre de Syriens prêts à rentrer dans leur pays reste limité. Anas Modamani s'y est rendu et a rencontré ses parents, il veut à l'avenir faire des allers et retours réguliers. Mais Berlin est sa nouvelle « Heimat » : « La majeure partie des Syriens que je connais ici ont un job, un appartement, gagnent en moyenne 2 000 euros par mois. S'ils retournent en Syrie, ils n'auront pas de toit sur la tête, ils auront peur en permanence et gagneront 200 euros par mois, sans électricité ni internet. En comparaison, la vie en Allemagne reste un paradis ». Malgré le recul sensible de la culture de bienvenue, la célèbre « Willkommenskultur », un récent sondage montrait que 98% des réfugiés arrivés entre 2013 et 2019 veulent obtenir la nationalité allemande. ► À lire aussi : Allemagne : à Berlin, les agressions contre les migrants ont doublé en un an
Alors que la France est l'un des principaux pays producteurs de blé au monde, on importe une part croissante de notre farine : 1 sachet sur 4 vendu en grande distribution vient d'ailleurs, souvent d'Allemagne. Explications. Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 04 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:39 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Mort de six candidats du parti AFD peu avant les municipales de Rhénanie, le 14 septembre. Bien que la police a établi qu'il s'agissait de morts naturelles, rien n'arrête la complosphère. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:39 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Mort de six candidats du parti AFD peu avant les municipales de Rhénanie, le 14 septembre. Bien que la police a établi qu'il s'agissait de morts naturelles, rien n'arrête la complosphère. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Alors que la France est l'un des principaux pays producteurs de blé au monde, on importe une part croissante de notre farine : 1 sachet sur 4 vendu en grande distribution vient d'ailleurs, souvent d'Allemagne. Explications. Cette saison dans "RTL Matin", Olivier Dauvers part à la quête des bonnes affaires et vous livre ses secrets pour éviter les arnaques et devenir un consommateur avisé ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce sont des petites phrases qui sont rentrées dans la grande histoire... C'est le cas du fameux « Wir schaffen das », « Nous allons y arriver », lancé par la chancelière allemande Angela Merkerl, le 31 aout 2015, lors de l'arrivée d'un million de réfugiés syriens. Mais dix ans après, qu'en est-il de leur rêve d'intégration en Allemagne ? Le nouveau chancelier Friedrich Merz a rétabli les contrôles aux frontières et durci les conditions de naturalisation et de regroupement familial. Bref, autant de mesures pour barrer la route à l'extrême droite. Pourtant, plusieurs études le confirment, les migrants syriens ont relevé de nombreux défis. 64% d'entre eux ont un emploi. C'est le cas de ce jeune syrien au parcours exemplaire qu'a pu rencontrer notre correspondante Delphine Nerbollier. À lire aussi«Wir schaffen das»: dix ans plus tard, la politique migratoire d'Angela Merkel divise l'Allemagne Les contrôles aux frontières en Pologne L'Allemagne ferme désormais ses frontières et renvoie beaucoup de demandeurs d'asile ou de migrants vers la Pologne voisine. La Pologne qui a décidé au début de l'été de prendre, elle aussi, des mesures similaires. Trois ans après avoir ouvert les bras aux réfugiés ukrainiens, elle rétablit au début de l'été des contrôles stricts sur sa frontière avec l'Allemagne, mais aussi la Lituanie. On retrouve à Varsovie notre correspondant Adrien Sarlat. Un enfant sur cinq en décrochage scolaire en Sicile À Catane, à l'est de l'île, l'échec scolaire n'est pas étranger au risque de dérive mafieuse qui guette les enfants et à un environnement familial ponctué par les peines de prison. Pendant l'été et durant l'année scolaire, une association, la Fondation étoile polaire, relève le défi du soutien scolaire ou de l'aide éducative comme un projet global. C'est le reportage de Cécile Debarge. Des repas gratuits pour les enfants les plus pauvres au Royaume-Uni Et dans un pays aussi riche que le Royaume-Uni, sixième puissance économique mondiale, la pauvreté touche aussi quatre millions et demi d'enfants. Pour eux, un repas gratuit à l'école fait toute la différence. À tel point que pendant l'été, on parle désormais de « Holiday Hunger », « La faim pendant les vacances ». On retrouve à Londres notre correspondante Marie Billon. Le Holiday Hunger est clairement devenu un problème politique.
Au printemps 1995, l'ONG Greenpeace lance une campagne spectaculaire contre le projet de Shell de couler une plateforme pétrolière en mer du Nord. Boycotts, mobilisation citoyenne et pression médiatique contraignent le géant pétrolier à faire marche arrière. À 200 kilomètres des côtes écossaises, la plateforme Brent Spar, une structure d'acier de 14 500 tonnes perchée à 150 mètres de haut, n'est plus exploitée depuis 1991. Shell, propriétaire néerlando-britannique, prévoit alors de la saborder et de l'immerger dans l'Atlantique. Mais Greenpeace s'y oppose fermement, jugeant la solution dangereuse pour l'environnement. Des militants parviennent même à occuper la plateforme par hélitreuillage, une action spectaculaire largement relayée par les médias internationaux. Un boycott qui coûte cher à Shell Greenpeace transforme l'affaire en campagne européenne. Le mot d'ordre est clair, « Ne faites plus le plein chez Shell ! ». Le mouvement prend rapidement de l'ampleur. En Allemagne, les ventes de carburant chutent de 20%, et certaines stations-service se vident. La filiale locale de Shell enregistre des pertes dépassant 10 millions de Deutsche Mark (DM) par jour, soit environ 6 millions de dollars de l'époque. La direction de Shell reconnaîtra plus tard avoir sous-estimé la force du mouvement. Le consommateur comme contre-pouvoir Sous la pression croissante des autorités allemandes et britanniques, et face à un boycott ravageur, Shell finit par abandonner son projet de sabordage. L'opération de démantèlement coûtera finalement 46 millions de dollars, contre 12 millions initialement prévus. L'affaire Brent Spar devient un cas d'école : en modifiant ses habitudes d'achat, le consommateur peut contraindre un géant industriel à revoir ses plans et affirmer un véritable contre-pouvoir.
durée : 00:03:40 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Condamné à une peine de prison ferme pour incitation à la haine raciale, Sven Liebich se fait appeler Marla Svenia Liebich. Les spéculations vont bon train sur les raisons qui ont pu pousser cet extrémiste – transphobe – à bénéficier de la nouvelle législation sur l'identité de genre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:40 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Condamné à une peine de prison ferme pour incitation à la haine raciale, Sven Liebich se fait appeler Marla Svenia Liebich. Les spéculations vont bon train sur les raisons qui ont pu pousser cet extrémiste – transphobe – à bénéficier de la nouvelle législation sur l'identité de genre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 5 août 2025 : Droits de douanes américains, Chine...l'Europe prise en étauÉmission présentée par Saliah BrakhliaLes nouveaux droits de douane de 15% entre les Etats-Unis et l'Europe entreront en vigueur jeudi. Mais déjà, plusieurs voix s'élèvent pour critiquer l'accord obtenu entre la Commission européenne et la Maison Blanche. Ancien ministre de l'Économie, Thierry Breton considère que cet accord est "déséquilibré", et qu'il a été imposé par Washington, alors même que l'Europe est le premier partenaire commercial des Etats-Unis. Ce week-end, l'ancien Premier ministre Michel Barnier a vivement critiqué Ursula Von Der Leyen, qualifiant la négociation d'"immense défaite". Parmi les secteurs les plus touchés, les produits pharmaceutiques (120 milliards d'euros d'exportation en 2024), et les vins et spiritueux (8 milliards) s'inquiètent de leur avenir. Le secteur du luxe devrait s'en sortir un peu mieux, en répercutant la hausse des droits de douane sur les prix. Quant à l'industrie aéronautique, elle a bénéficié d'une exemption de droits de douane.Autre victime de la guerre commerciale, l'industrie automobile est en berne : fin juillet, le groupe franco-italien Stellantis (Peugeot, Fiat, Chrysler…) a annoncé une perte de 2,3 milliards d'euros sur le premier semestre, notamment en raison d'une baisse des ventes de véhicules en Europe et aux Etats-Unis. En Allemagne, l'automobile est aussi en crise. Mercedes a annoncé fin juillet une chute de 69% de son bénéfice au deuxième trimestre, et Porsche de 91% par rapport à la même période en 2024. Le marché du véhicule haut de gamme allemand, qui se tournait avant tout vers la Chine, est confronté à un repli des consommateurs sur leur propre marché : ces derniers privilégient désormais les marques chinoises plus abordables et connectées, à l'image de la berline Xiaomi SU7, trois fois moins chère qu'une Porsche Taycan.Et les Chinois ne se contentent pas d'envahir le marché de l'automobile européen. Ils investissent également dans les autres secteurs clés. Fin mai, le groupe chinois Wanrun a ainsi repris Safra, le seul constructeur français d'autobus à hydrogène, qui avait été placé en redressement judiciaire depuis février. Le consortium chinois a repris pour 7 millions d'euros l'ensemble des activités du groupe ainsi que 120 salariés (sur 169). Ce rachat n'avait pas plu à tout le monde : "Au moment où le gouvernement en appelle à la souveraineté industrielle et veut renforcer les territoires d'industrie, (…) une nouvelle erreur se profile à Albi si le tribunal de commerce faisait le choix du groupe asiatique", avait pointé Jean-Louis Chauzy, le Président du Conseil Economique et social de Midi-Pyrénées. D'autant que l'offensive chinoise ne se limite pas à Safra : ces derniers mois, Vencorex, l'un des fleurons français de la chimie, et l'équipementier automobile GMD ont subi le même sort.L'Union européenne peut-elle espérer de nouvelles négociations sur les 15% de droits de douane imposés par les Etats-Unis ? Quels secteurs économiques vont être les plus touchés ? Comment expliquer les difficultés de l'industrie automobile européenne ? Et faut-il craindre les rachats d'entreprises françaises par les Chinois ?LES EXPERTS :- Éric ALBERT - Journaliste en charge des questions économiques et européennes - Le Monde- Sylvie MATELLY - Économiste, directrice de l'Institut Jacques Delors, auteure de "Géopolitique de l'économie"- Marc VIGNAUD - Journaliste économique - L'Opinion- François GEEROLF - Économiste - OFCE