Baltic country in Northern Europe
POPULARITY
En Estonie, les députés vont voter pour entériner le transfert de prisonniers suédois vers des prisons estoniennes qui sont vides. Les premiers prisonniers sont attendus pour le mois d'août. Ils seront 600 en tout. C'est le nombre de places libres dans la prison de Tartu. Ce serait une première en Estonie, qui avait déjà évoqué le transfert de prisonniers britanniques sans que le projet n'aboutisse. Notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau, a pu se rendre dans la prison de Tartu, dans le sud du pays, là où leur accueil se prépare. De notre envoyée spéciale à Tartu, Dans la zone commerciale de Tartu, les cubes de béton gris font plus penser à une usine qu'à une prison. C'est là que les détenus suédois viendront purger leurs peines, à quelques mètres de magasins d'outillage. À l'intérieur, toute une aile leur sera réservée. « On va repeindre le couloir avec une couleur plus relaxante, le violet n'est pas la meilleure. Il y a deux places par cellule. Les Suédois auront la télévision. La surface est d'environ 10 mètres carrés et il y a des sanitaires », détaille Merle Ulst, la toute nouvelle directrice, qui fait la visite. L'idée de louer les prisons estoniennes à un autre État est née du constat qu'elles étaient vides. Moins de 1 500 personnes sont incarcérées en Estonie. Il y a 25 ans, elles étaient 5 000. Une baisse considérable liée à l'introduction de peines alternatives, comme le bracelet électronique. Le député Madis Timson, à la tête de la commission Justice au Parlement, trouve que la location est une bonne idée : « Nous avons trois prisons modernes en Estonie. Ce serait logique d'en fermer une car nous n'avons pas assez de prisonniers. Garder un bâtiment vide coûte aussi de l'argent. Si nous louons le bâtiment, nous pouvons créer 250 emplois. » La Suède versera 30 millions d'euros par an à l'Estonie, plus 8 500 euros chaque mois pour chaque prisonnier. La question n'est pas trop débattue dans l'espace public, mais ce transfert inédit suscite tout de même des interrogations, rappelle Anna Markina, professeur de droit criminel : « Dans la population, l'inquiétude la plus grande est que des criminels venant de l'étranger arrivent dans notre société. Comme criminologue, je me demande comment la socialisation de ces prisonniers venant de Suède va se faire. » Le député Madis Timpson se veut rassurant : « L'Estonie ne recevra pas de mineurs, de personnes âgées, de femmes, de chefs d'organisations criminelles, de terroristes et d'extrémistes. » Les détenus viendront de toutes les régions de Suède. Ils seront surveillés par des Estoniens qui parleront anglais avec eux. Ils auront certains avantages par rapport aux prisonniers estoniens. « J'espère qu'ils ne seront pas totalement contre l'idée de venir, car sinon, cela va causer des problèmes. Nos collègues suédois nous ont dit qu'ils auront la possibilité de se servir d'ordinateurs portables, c'est mieux qu'en Suède », explique Merle Ulst, la directrice. Le Parlement suédois a déjà ratifié l'accord. Les Estoniens le feront dans quelques jours. Il sera en vigueur pendant cinq ans, avec la possibilité de prolonger. À lire aussiEnvoyer ses détenus dans des prisons étrangères: une idée en vogue en Scandinavie
En Estonie, les députés vont voter pour entériner le transfert de prisonniers suédois vers des prisons estoniennes qui sont vides. Les premiers prisonniers sont attendus pour le mois d'août. Ils seront 600 en tout. C'est le nombre de places libres dans la prison de Tartu. Ce serait une première en Estonie, qui avait déjà évoqué le transfert de prisonniers britanniques sans que le projet n'aboutisse. Notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau, a pu se rendre dans la prison de Tartu, dans le sud du pays, là où leur accueil se prépare. De notre envoyée spéciale à Tartu, Dans la zone commerciale de Tartu, les cubes de béton gris font plus penser à une usine qu'à une prison. C'est là que les détenus suédois viendront purger leurs peines, à quelques mètres de magasins d'outillage. À l'intérieur, toute une aile leur sera réservée. « On va repeindre le couloir avec une couleur plus relaxante, le violet n'est pas la meilleure. Il y a deux places par cellule. Les Suédois auront la télévision. La surface est d'environ 10 mètres carrés et il y a des sanitaires », détaille Merle Ulst, la toute nouvelle directrice, qui fait la visite. L'idée de louer les prisons estoniennes à un autre État est née du constat qu'elles étaient vides. Moins de 1 500 personnes sont incarcérées en Estonie. Il y a 25 ans, elles étaient 5 000. Une baisse considérable liée à l'introduction de peines alternatives, comme le bracelet électronique. Le député Madis Timson, à la tête de la commission Justice au Parlement, trouve que la location est une bonne idée : « Nous avons trois prisons modernes en Estonie. Ce serait logique d'en fermer une car nous n'avons pas assez de prisonniers. Garder un bâtiment vide coûte aussi de l'argent. Si nous louons le bâtiment, nous pouvons créer 250 emplois. » La Suède versera 30 millions d'euros par an à l'Estonie, plus 8 500 euros chaque mois pour chaque prisonnier. La question n'est pas trop débattue dans l'espace public, mais ce transfert inédit suscite tout de même des interrogations, rappelle Anna Markina, professeur de droit criminel : « Dans la population, l'inquiétude la plus grande est que des criminels venant de l'étranger arrivent dans notre société. Comme criminologue, je me demande comment la socialisation de ces prisonniers venant de Suède va se faire. » Le député Madis Timpson se veut rassurant : « L'Estonie ne recevra pas de mineurs, de personnes âgées, de femmes, de chefs d'organisations criminelles, de terroristes et d'extrémistes. » Les détenus viendront de toutes les régions de Suède. Ils seront surveillés par des Estoniens qui parleront anglais avec eux. Ils auront certains avantages par rapport aux prisonniers estoniens. « J'espère qu'ils ne seront pas totalement contre l'idée de venir, car sinon, cela va causer des problèmes. Nos collègues suédois nous ont dit qu'ils auront la possibilité de se servir d'ordinateurs portables, c'est mieux qu'en Suède », explique Merle Ulst, la directrice. Le Parlement suédois a déjà ratifié l'accord. Les Estoniens le feront dans quelques jours. Il sera en vigueur pendant cinq ans, avec la possibilité de prolonger. À lire aussiEnvoyer ses détenus dans des prisons étrangères: une idée en vogue en Scandinavie
Nous sommes le 30 novembre 1718, devant la forteresse de Fredriksten en Norvège. La nuit est glaciale. Aux alentours de vingt-deux heures, une balle traverse la tempe de Charles XII, le roi de Suède. Cette balle met fin à la vie du dernier roi guerrier d'Europe, à seulement trente-six ans. L'événement sonne le glas de la première puissance de la Baltique. Sacré monarque absolu à quinze ans, Charles XII n'aura connu que trois années de paix avant de se jeter dans la Grande Guerre du Nord, dès 1700. A dix-huit ans, il quitte Stockholm pour ne jamais y revenir. Durant dix-huit autres années, il va mener ses armées sur le front de combats incessants. De la victoire éclatante de Narva, en Estonie, au désastre de Poltava, en Ukraine. Le souverain a vécu au rythme des camps militaires, refusant le faste pour l'uniforme bleu des simples soldats. A la fois combattant au cœur de la mêlée, capitaine encadrant ses troupes, et stratège décidant du sort des nations. Après avoir traversé l'Europe, il connait l'exil chez les Ottomans après la déroute en Russie. Admiré pour sa simplicité quasi ascétique et sa piété sans faille, il fut surnommé l'« Alexandre du Nord ». Pourtant, son mépris du danger et son refus obstiné de négocier ont conduit son royaume au bord de l'abîme et il demeure, aujourd'hui, l'un des personnages les plus controversés de l'histoire suédoise. Son règne marque la fin d'une époque pour l'ensemble du monde nordique. Avec Éric Schnakenbourg, professeur d'histoire moderne à Nantes Université. « CHARLES XII - Roi de Suède et homme de guerre » ; Perrin. sujets traités : Charles XII, roi, guerrier, empire, Suède, Nord, Stockholm, Ottomans Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. 50 minutes ensemble avec aujourd'hui Marielle Vitureau et Emma Garboud-Lorenzoni. En première partie, le drone qui est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. Il est au cœur en particulier de la guerre en Ukraine et dans les pays environnants. Comment développer les drones, et comment les intégrer ?... Ensuite, direction la Nouvelle-Zélande, pour rencontrer les jeunes Maoris, victimes des réformes gouvernementales. Les pays baltes, une région passée en mode drones Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un. Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d'eux... Alors, comment les développer, comment les intégrer ? Un Grand reportage de Marielle Vitureau qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe La jeunesse maorie de Nouvelle-Zélande, victime des réformes La Nouvelle-Zélande a engagé, il y a quelques années, une politique uniformisée et uniformisante de la société. Un virage intervenu en 2023 avec l'élection d une coalition de droite à Wellington. Victime de cette nouvelle donne : les droits spécifiques des Maoris ; peuple autochtone qui représente 17% de la population, près d'un million de personnes. Les jeunes Maoris sont particulièrement touchés. Marginalisation de leur langue à l'école, fin des partenariats avec les tribus pour la prise en charge des adolescents en difficulté. Un Grand reportage d'Emma Garboud-Lorenzoni qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiEn Nouvelle-Zélande: les Maoris craignent pour leurs droits
Quels sont les trois pays ex-soviétiques qui partagent aujourd'hui près de 800 kilomètres de frontières avec la Russie et se trouvent au cœur du dispositif sécuritaire de l'Alliance atlantique ? Oui, ce sont les trois États baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie. Ont-ils quelque chose à nous apprendre au sujet de la Russie ? Planisphère pose la question à Céline Bayou. Céline Bayou est spécialiste de la région baltique et chargée de mission au Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Elle est également Docteure de l'Inalco et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est. Céline Bayou publie « Les pays Baltes. Face à la menace russe », aux éditions Tallandier. Céline Bayou s'exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 14/04/2026 et diffusée le 26/05/2026 sur RCF Notre Dame. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse rédigée"Les Etats baltes - Estonie, Lettonie et Lituanie — occupent aujourd'hui une position stratégique centrale dans la compréhension des dynamiques de sécurité en Europe face à la Russie. Frontaliers de cette dernière, ils constituent à la fois une zone d'exposition privilégiée aux menaces hybrides et un laboratoire de réponses innovantes en matière de résilience. À travers l'analyse de Céline Bayou, spécialiste de la région, il est possible de comprendre comment ces États anticipent, subissent et contrent les stratégies russes, tout en jouant un rôle croissant au sein de l'Union européenne et de l'OTAN.Depuis la cyberattaque massive contre l'Estonie en 2007, les États baltes sont devenus un terrain d'expérimentation des stratégies hybrides russes. Ces attaques se caractérisent par leur diversité et leur intensité croissante : cyberattaques, désinformation, manipulation des minorités russophones, brouillage GPS, violations aériennes ou encore sabotage d'infrastructures.Ces actions restent volontairement sous le seuil de la guerre conventionnelle afin d'éviter une réaction militaire directe, tout en créant instabilité et pression constante. L'objectif est double : fragiliser les institutions et diviser les sociétés. Cette multiplicité de menaces impose aux États baltes une vigilance permanente face à des formes de conflictualité évolutives. Face à ces menaces, les États baltes ont développé une réponse structurée et non-escalatoire. Leur approche repose sur le concept de « défense totale », mobilisant non seulement les institutions mais aussi les citoyens. L'objectif est de maintenir la cohésion sociale tout en rendant chaque individu acteur de la sécurité nationale. Cette logique se traduit concrètement par des dispositifs de sensibilisation, comme par exemple le livret distribué il y a quelques années déjà en Lituanie expliquant comment réagir en cas de crise ou d'attaque. Elle s'appuie également sur une mémoire historique forte, notamment celle de la résistance des « frères de la forêt » face à l'occupation soviétique. Cette culture de la résilience renforce la capacité des sociétés baltes à absorber les chocs et à limiter les effets des attaques informationnelles. (...)Longtemps perçus comme alarmistes concernant la nature du projet russe, les États baltes ont vu leurs analyses pleinement validées en février 2022. Ils occupent désormais une place centrale dans les débats stratégiques européens et au sein de l'OTAN. Leur expérience leur confère une légitimité croissante, illustrée par la nomination de personnalités baltes à des postes clés au niveau européen.Ils sont aujourd'hui force de proposition, notamment sur le soutien à l'Ukraine ou les politiques de défense. Cette évolution marque un basculement : d'États périphériques, ils deviennent des acteurs influents dans la définition de la sécurité européenne. (...)Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone.
Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un. Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d'eux... Alors, comment les développer, comment les intégrer ? « Les pays baltes, une région passée en mode drones », un Grand reportage de notre correspondante régionale, Marielle Vitureau.
durée : 00:08:42 - par : Rodolphe Bruneau-Boulmier, Emilie Munera - Né en 1986 en Estonie, Mihkel Poll a étudié à l'Académie estonienne de musique et de théâtre auprès d'Ivari Ilja, et à la Guildhall School of Music and Drama auprès de Ronan O'Hora. Il a également suivi des masterclasses d'Eliso Virsaladze à la Scuola di Musica di Fiesole en Italie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:08:42 - par : Rodolphe Bruneau-Boulmier, Emilie Munera - Né en 1986 en Estonie, Mihkel Poll a étudié à l'Académie estonienne de musique et de théâtre auprès d'Ivari Ilja, et à la Guildhall School of Music and Drama auprès de Ronan O'Hora. Il a également suivi des masterclasses d'Eliso Virsaladze à la Scuola di Musica di Fiesole en Italie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:08:42 - par : Rodolphe Bruneau-Boulmier, Emilie Munera - Né en 1986 en Estonie, Mihkel Poll a étudié à l'Académie estonienne de musique et de théâtre auprès d'Ivari Ilja, et à la Guildhall School of Music and Drama auprès de Ronan O'Hora. Il a également suivi des masterclasses d'Eliso Virsaladze à la Scuola di Musica di Fiesole en Italie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ils sont, à ce jour, les seuls pays issus de l'ex-URSS à avoir rejoint l'Union européenne et l'Otan. Les trois États baltes – l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie – font pourtant face, depuis l'invasion de l'Ukraine, à ce qu'ils considèrent comme une menace existentielle : celle que fait peser la Russie de Vladimir Poutine sur leur indépendance et leur souveraineté. Les Pays baltes face à la menace russe, c'est le titre de l'ouvrage publié aux éditions Tallandier par Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO. À lire aussiMenace russe sur les pays baltes: «Le jour où un cessez-le-feu survient en Ukraine, tout devient possible»
durée : 00:44:19 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - L'émission s'ouvre avec le Chœur de Chambre d'Helsinki qui met à l'honneur les pièces chorales de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho et de l'estonienne Helena Tulve. Nous resterons en Estonie avec la musique pour piano de Tonu Korvits sous les doigts de Mihkel Poll. - réalisation : Lionel Quantin, Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ils sont, à ce jour, les seuls pays issus de l'ex-URSS à avoir rejoint l'Union européenne et l'Otan. Les trois États baltes – l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie – font pourtant face, depuis l'invasion de l'Ukraine, à ce qu'ils considèrent comme une menace existentielle : celle que fait peser la Russie de Vladimir Poutine sur leur indépendance et leur souveraineté. Les Pays baltes face à la menace russe, c'est le titre de l'ouvrage publié aux éditions Tallandier par Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO. À lire aussiMenace russe sur les pays baltes: «Le jour où un cessez-le-feu survient en Ukraine, tout devient possible»
durée : 00:44:19 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - L'émission s'ouvre avec le Chœur de Chambre d'Helsinki qui met à l'honneur les pièces chorales de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho et de l'estonienne Helena Tulve. Nous resterons en Estonie avec la musique pour piano de Tonu Korvits sous les doigts de Mihkel Poll. - réalisation : Lionel Quantin, Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:44:19 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - L'émission s'ouvre avec le Chœur de Chambre d'Helsinki qui met à l'honneur les pièces chorales de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho et de l'estonienne Helena Tulve. Nous resterons en Estonie avec la musique pour piano de Tonu Korvits sous les doigts de Mihkel Poll. - réalisation : Lionel Quantin, Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Parce que… c'est l'épisode 0x2F8! Shameless plug 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 24 et 25 juin 2026 - Troopers 26 et 27 juin 2026 - leHACK 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Présentation de l'invité et de Seven Islands Nicolas Duguay est le président fondateur de Seven Islands Defense and Intel, une jeune firme spécialisée dans le conseil stratégique en cybersécurité, cyberdéfense et renseignement. Avant de lancer cette entreprise, il a occupé le poste de directeur général d'InCyber (anciennement In.Sec.M), le cluster canadien de la cybersécurité. Son parcours est atypique : il a d'abord été journaliste à Radio-Canada pendant une dizaine d'années, puis a évolué dans le secteur du renseignement privé, avant de bifurquer progressivement vers la cybersécurité. C'est cette trajectoire diversifiée qui lui a permis de développer une compréhension fine des écosystèmes internationaux et des dynamiques de marché. La mission de Seven Islands Seven Islands est née d'un constat simple : l'écosystème canadien de la cybersécurité est principalement composé de PME ambitieuses mais disposant de peu de moyens, qui passent souvent sous le radar des grands donneurs d'ordre. Fort de son expérience chez In.Sec.M, où il a mené des travaux de prospection et de cartographie d'écosystèmes à l'international en collaboration avec Affaires mondiales Canada, Nicolas a accumulé une connaissance approfondie des distinctions entre les marchés et des facteurs qui font qu'une entreprise réussit ou échoue à l'étranger. Seven Islands met cette expertise au service d'organisations qui souhaitent pénétrer de nouveaux marchés, non seulement en cybersécurité, mais aussi dans les secteurs de la défense et des outils de renseignement. Des marchés en pleine transformation L'Ukraine constitue un exemple frappant de marché en rupture de paradigme. La pression à ses frontières a engendré une explosion de la demande et le développement d'un écosystème local très innovant. Les pays limitrophes de l'espace russe — pays baltes, Europe centrale et de l'Est — connaissent une dynamique similaire. Or, plusieurs entreprises canadiennes arrivent dans ces marchés avec des produits pensés selon une logique traditionnelle de défense, sans tenir compte de la réalité du terrain : il faut des solutions abordables, accessibles, produites rapidement et utilisables sans formation poussée. C'est pratiquement l'inverse de la tradition habituelle en matière de produits de défense. Le rôle concret de Seven Islands auprès de ses clients La clientèle type de Seven Islands se compose de startups et de scaleups ayant atteint un niveau de maturité technologique suffisant pour aborder les marchés internationaux. La firme intervient pour raccourcir le temps d'acquisition de marché, c'est-à-dire pour permettre à ces entreprises de comprendre rapidement les particularités du procurement local, d'identifier les bons partenaires ou acheteurs, d'éviter les pièges propres à chaque marché et de structurer leur montage financier. Nicolas estime pouvoir réduire de moitié, voire du tiers, le temps et les coûts habituellement nécessaires à une pénétration de marché, qui se chiffrent normalement en centaines de milliers de dollars sur six mois à un an. Le Canada, un marché en silos Une partie importante de la conversation porte sur les particularités du marché canadien, souvent mal compris par les entreprises étrangères. L'erreur la plus répandue est de considérer le Canada comme un marché américain en plus petit ou, pour les Français, de voir le Québec comme une extension naturelle de la France. La réalité est tout autre : le Canada est un ensemble de silos distincts, chacun avec sa culture, ses réseaux et ses dynamiques propres. Toronto représente le pôle principal pour la cybersécurité privée, porté par le secteur bancaire et sa position de deuxième ou troisième place financière nord-américaine. La compétition y est féroce. Vancouver constitue le deuxième pôle en importance, avec un écosystème vibrant tourné vers la côte ouest américaine, la Silicon Valley et le marché Asie-Pacifique — une porte d'entrée stratégique souvent sous-estimée. Montréal est un marché significatif mais très insulaire, fortement centré sur lui-même et sur le Québec, avec des réseaux établis difficiles à pénétrer. Ottawa est le cœur du marché gouvernemental et devrait devenir l'un des pôles les plus intéressants du pays grâce aux récents investissements en défense. Calgary se distingue pour tout ce qui touche à la sécurité des systèmes énergétiques, tandis que des villes atlantiques comme Halifax et Fredericton investissent beaucoup d'efforts dans le développement de leur écosystème. Nicolas souligne que les entreprises étrangères qui échouent au Canada reviennent chez elles avec une image déformée du marché : elles racontent leur échec sans en analyser les causes profondes, alimentant ainsi des perceptions erronées chez d'autres entreprises qui pourraient autrement y trouver leur place. De nouvelles alliances géopolitiques et commerciales La conversation s'ouvre ensuite sur les marchés émergents les plus prometteurs. Nicolas observe un recadrage géopolitique important qui redéfinit les alliances commerciales du Canada. Le marché scandinave, longtemps ignoré, suscite aujourd'hui un intérêt considérable : la Suède notamment exprime un véritable appétit pour des échanges avec le Canada dans une dynamique nordique partagée. Les pays baltes — Estonie, Lettonie, Lituanie — ainsi que la Pologne offrent également des occasions majeures, avec moins de protectionnisme que les grands marchés traditionnels comme l'Allemagne, la France ou le Royaume-Uni. Nicolas constate que les entreprises canadiennes, habituées à la proximité confortable du marché américain, ont développé une certaine paresse stratégique. Elles commencent à peine à regarder au-delà de l'Amérique du Nord, et la courbe d'apprentissage risque d'être exigeante pour celles qui ne se sont pas outillées pour comprendre ces nouveaux marchés. C'est précisément là que Seven Islands entend jouer son rôle d'accompagnement. Notes 7 Islands Defense & Intel Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Nicolas Duguay Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Cyberconférence 2026
Chaque année, le 30 avril et le 1er mai, la maison mère de la Légion étrangère à Aubagne ouvre ses portes pour la cérémonie officielle de la bataille de Camerone. La Légion étrangère, qui représente 10% des effectifs de l'armée de terre française, est un corps d'élite réunissant en son sein 144 nationalités. Une troupe singulière, « taillée pour les combats de haute intensité », assure le général Cyrille Youchtchenko, commandant de la légion étrangère. RFI : À l'heure de l'hyperdronisation des conflits, à quoi sert encore un légionnaire ? Cyrille Youchtchenko : Un légionnaire, c'est un combattant avant tout, et il est utile dans tous les conflits. Puisqu'après avoir modélisé le terrain par l'arme aérienne ou par les drones, à un moment donné, il faut aller au choc, aller au combat. Et la Légion étrangère s'entraîne, comme l'ensemble de l'armée de terre, aux chocs les plus durs, aux combats les plus exigeants. La Légion étrangère a toujours cette utilité, car elle représente 10% de l'armée de terre aujourd'hui. D'ailleurs, vous avez pensé à la doctrine d'ouverture de théâtre ? C'était à l'époque de Serval, en 2013... Oui, j'ai travaillé, à un moment donné lors de mes passages en état-major, à la doctrine. Et effectivement, j'ai rédigé une version de l'engagement d'un groupement tactique interarmes en milieu semi-désertique, et cette réflexion sur l'engagement tactique au contact fait partie du travail d'un officier d'état-major. La Légion étrangère est une arme de combat largement déployée, puisqu'elle est par exemple présente en Estonie, et même au large du Liban... La Légion étrangère est effectivement une troupe combattante. En tout cas, c'est marqué dans la loi de 1831. Et la Légion étrangère répond aux impératifs que lui fixe l'armée de terre sur le déploiement opérationnel. Donc actuellement, il y a 1 050 légionnaires déployés sur 17 territoires différents, dont ceux que vous avez cités par exemple. Mais vous comprendrez que je sois relativement succinct sur le sujet. À lire aussi La légion étrangère Le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, a évoqué un choc possible face à la Russie d'ici la fin de la décennie. Quelles sont vos marges de manœuvre pour grossir très vite en cas de crise ? La Légion a la chance d'avoir bon an mal an 6 000 volontaires qui viennent se présenter à ses portes, 6 000 volontaires qui veulent servir en son sein. Et en fonction des impératifs de recrutement que me fixe l'armée de terre, je peux recruter jusqu'à 6 000 candidats. Mais actuellement, avec 10% de l'armée de terre, c'est-à-dire 9 600 légionnaires, aujourd'hui, j'estime que la Légion, en temps de paix, est à un volume tout à fait acceptable pour la France. Si la Légion doit grossir, ce serait pour des régiments d'infanterie ou des régiments d'appui ? Qu'est-ce qui vous manque le plus ? Si vous me laissez le temps de construire un régiment, je pourrais aller jusqu'à un régiment d'appui. Si vous me demandez de faire ça dans des très brefs délais, le plus simple pour la Légion étrangère, ce serait de créer un régiment d'infanterie. Nous avons actuellement plusieurs régiments d'infanterie, un régiment de cavalerie et deux régiments de génie au sein de la Légion étrangère. Créer des capacités supplémentaires nécessiterait des délais de formation que la Légion n'a pas en propre actuellement. Et donc, ça nécessiterait un peu plus de temps. Qui vient chez vous chaque année ? Sur les 6 000 volontaires qui se présentent, j'en recrute 1 100 chaque année. Et actuellement, j'ai 144 nationalités différentes. Et je pense qu'il n'y a pas un seul grand groupe linguistique qui ne soit pas représenté au sein de la Légion étrangère. Ce sont avant tout des volontaires. À lire aussiLa légion étrangère, une exception dans l'armée française? C'est un défi, le recrutement ? Le recrutement est toujours un défi. Recruter en quantité, ça, c'est le premier défi. Le deuxième défi, c'est la qualité. Donc le taux de sélection est pour l'instant d'un sur cinq, ce qui est relativement bon, j'estime, pour la Légion étrangère. Et enfin, le troisième défi, c'est la diversité. Il ne faut pas que j'aie un groupe linguistique trop dominant. La Légion, c'est l'amalgame de toutes les nationalités, des 144 nationalités dont je vous ai parlé, avec une certaine proportion de Français, parce que le ciment de la cohésion de toutes ces nationalités, c'est le français. Et donc, j'ai un volume actuellement de 12% de Français, 27% de francophones, ce qui est relativement bon. Mais ça aussi, c'est un défi au quotidien. Ce vendredi 30 avril, vous allez célébrer la bataille de Camerone, qui fonde la Légion étrangère. La main en bois du capitaine Danjou, sa prothèse, sera portée par un ancien chef d'état-major, le général Burkhard. Ce n'est pas si courant ? La main du capitaine Danjou, qui remonte la voie sacrée le jour de Camerone, à Aubagne, symbolise le serment que le légionnaire fait de servir la France avec honneur et fidélité, de servir ses chefs et ses officiers qui incarnent la France – puisque nous, les officiers, nous sommes Français. Et j'ai demandé au général Burkhard de porter la main du capitaine Danjou cette année, parce qu'il sera accompagné aussi de deux sous-officiers emblématiques de la Légion étrangère, qu'on appelle les « maréchaux de Légion étrangère », parce qu'ils sont décorés de la Légion d'honneur. À eux trois, ils représentent toutes les opérations depuis la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à nos jours. J'aime beaucoup ce symbole qui permet aux jeunes légionnaires de se reconnaitre en celui qui a commandé les opérations auxquelles il a participé. Le général Burkhard, par ses différentes fonctions, que ce soit comme lieutenant au 2e REP, ensuite à la 13e demi-brigade de Légion étrangère, puis ses fonctions au sein du ministère des Armées, a été notre chef. Il nous a emmenés au combat. Le voir remonter la voie sacrée va symboliser toutes ces opérations que l'on a menées. Avec une pensée pour nos camarades qui nous ont quittés, morts pour la France.
Insultes, menaces, diffamation, chantage… Les réseaux sociaux sont devenus un terrain de violence, souvent invisible mais aux conséquences bien réelles. Face à la multiplication des drames liés à la haine en ligne, plusieurs pays européens commencent à légiférer pour mieux protéger les victimes. La bataille d'une mère devenue militante Après le suicide de sa fille Nicole, victime de cyberharcèlement à 21 ans, l'Irlandaise Jackie Fox mène depuis 2018 un combat sans relâche pour faire reconnaître le cyberharcèlement et renforcer la protection des victimes. Son engagement a conduit à l'adoption en Irlande de la « Coco's Law », entrée en vigueur en 2021, qui criminalise le harcèlement en ligne. Cette semaine, Jackie Fox était au Parlement européen à Strasbourg pour interpeller les eurodéputés. Jean-Jacques Héry l'a rencontrée. En Moldavie, la violence numérique devient un crime Dans ce petit État de deux millions d'habitants, entre la Roumanie et l'Ukraine, une nouvelle loi reconnaît désormais explicitement la violence numérique comme une infraction pénale. Une réponse à un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les jeunes : un adolescent sur deux affirme qu'un inconnu lui a déjà demandé des images à caractère sexuel sur Internet. Reportage de Maria Gerth-Niculescu. À la Une en Europe Dans la revue de presse de Franceline Beretti : - Giorgia Meloni fragilisée par ses choix énergétiques, en pleine guerre au Moyen-Orient. - Pourquoi les Verts l'ont emporté dans la région du Bade-Wurtemberg, terre des fleurons industriels que sont Mercedes-Benz, Bosch et SAP. - En Suisse, un référendum confirme le soutien populaire aux médias publics. Estonie : la restauration des tourbières divise Les tourbières, vastes zones humides riches en carbone, jouent un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. Mais en Europe du Nord, beaucoup ont été drainées pour l'agriculture ou l'exploitation de la tourbe. L'Union européenne veut désormais restaurer ces écosystèmes dans le cadre de sa loi sur la restauration de la nature adoptée en 2024. Sur le terrain, ces projets suscitent des résistances, notamment en Estonie. Reportage de Marielle Vitureau.
Insultes, menaces, diffamation, chantage… Les réseaux sociaux sont devenus un terrain de violence, souvent invisible mais aux conséquences bien réelles. Face à la multiplication des drames liés à la haine en ligne, plusieurs pays européens commencent à légiférer pour mieux protéger les victimes. La bataille d'une mère devenue militante Après le suicide de sa fille Nicole, victime de cyberharcèlement à 21 ans, l'Irlandaise Jackie Fox mène depuis 2018 un combat sans relâche pour faire reconnaître le cyberharcèlement et renforcer la protection des victimes. Son engagement a conduit à l'adoption en Irlande de la « Coco's Law », entrée en vigueur en 2021, qui criminalise le harcèlement en ligne. Cette semaine, Jackie Fox était au Parlement européen à Strasbourg pour interpeller les eurodéputés. Jean-Jacques Héry l'a rencontrée. En Moldavie, la violence numérique devient un crime Dans ce petit État de deux millions d'habitants, entre la Roumanie et l'Ukraine, une nouvelle loi reconnaît désormais explicitement la violence numérique comme une infraction pénale. Une réponse à un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les jeunes : un adolescent sur deux affirme qu'un inconnu lui a déjà demandé des images à caractère sexuel sur Internet. Reportage de Maria Gerth-Niculescu. À la Une en Europe Dans la revue de presse de Franceline Beretti : - Giorgia Meloni fragilisée par ses choix énergétiques, en pleine guerre au Moyen-Orient. - Pourquoi les Verts l'ont emporté dans la région du Bade-Wurtemberg, terre des fleurons industriels que sont Mercedes-Benz, Bosch et SAP. - En Suisse, un référendum confirme le soutien populaire aux médias publics. Estonie : la restauration des tourbières divise Les tourbières, vastes zones humides riches en carbone, jouent un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. Mais en Europe du Nord, beaucoup ont été drainées pour l'agriculture ou l'exploitation de la tourbe. L'Union européenne veut désormais restaurer ces écosystèmes dans le cadre de sa loi sur la restauration de la nature adoptée en 2024. Sur le terrain, ces projets suscitent des résistances, notamment en Estonie. Reportage de Marielle Vitureau.
durée : 00:04:05 - Le Grand reportage de France Inter - Après quatre ans de guerre en Ukraine, les Estoniens frontaliers avec la Russie craignent d'être les prochains sur la liste. Ils coupent certaines routes et commencent à installer des bunkers pour faire face à une potentielle invasion russe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Cette semaine, nous sommes de retour à Tallinn en Estonie, dans le cadre de l'exercice annuel majeur de cyber défense de l'OTAN, pour nous entretenir cette fois avec un cybercombattant français.À noter enfin que cette émission est disponible sur toutes les plateformes audio (Spotify, Deezer, Apple et Google Podcast), ainsi que sur YouTube.Pensez à vous abonner et à laisser une note de 5 étoiles pour aider à la faire connaître.Nous vous souhaitons une bonne écoute.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le gouvernement est-il en train de se casser les dents sur la surpopulation carcérale? L'Arizona veut régler le problème des prisons surpeuplées, c'est prévu dans l'accord de gouvernement. Ces dernières semaines, on a ainsi entendu parler d’installer un bateau-prison, la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, est partie en mission officielle en Estonie, au Kosovo et en Albanie pour discuter de la location de cellules dans leurs prisons, afin d'incarcérer hors de Belgique les 4.000 détenus qui sont en Belgique en situation irrégulière. Le ministre de la Santé, Franck Vandenbrouck, a également obtenu un accord partiel pour créer de nouvelles places spécialisées, dédiées à l'accueil des détenus dit "internés", ceux qui ont été jugés irresponsables de leurs actes et envoyés en centre psychiatrique fermé mais qui se retrouvent en prison parce que, dans ces centres non plus, il n'y a pas assez de places pour tout le monde. Dans ce Brief spécial, on va essayer de comprendre pourquoiI il manque tant de places de prison. Quelles solutions envisage-t-on? Quels sont les obstacles qui se présentent? Car ils sont nombreux et touchent à tous les domaines : pratiques, juridiques, humains et politiques. Invités : Marc Nève, avocat spécialisé en droit pénal et droit pénitentiaire et président du Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP). Le CCSP dépend directement du Parlement fédéral et a pour mission de garantir le respect du droit. Julien Balboni, reporter au service politique de L‘Écho, il travaille particulièrement sur les thématiques liées à la Justice, y compris les prisons. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:02:33 - Côté Belgique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le plus ancien drapeau d'État au monde encore utilisé est très largement considéré comme étant celui du Danemark : le Dannebrog.Le plus vieux drapeau “encore en service”La tradition danoise fixe sa naissance au 15 juin 1219, lors de la bataille de Lyndanisse (dans l'actuelle Estonie). La légende raconte qu'au moment où l'armée danoise était en difficulté, un étendard rouge frappé d'une croix blanche serait tombé du ciel. Le signe aurait galvanisé les combattants, qui auraient remporté la bataille. C'est ainsi que serait né le Dannebrog, littéralement « l'étoffe danoise ».Bien sûr, les historiens rappellent que cette histoire est une légende nationale : les premières attestations vraiment solides du drapeau apparaissent plus tard, au Moyen Âge, et le motif pourrait être dérivé des bannières chrétiennes utilisées durant les croisades (croix blanche sur fond rouge, symbole guerrier et religieux fréquent à cette époque). Mais le point essentiel reste vrai : le Dannebrog est le plus ancien drapeau national en usage continu. Un modèle pour tous les drapeaux nordiquesAutre aspect passionnant : ce drapeau est aussi l'ancêtre direct d'une famille entière de drapeaux. Sa croix décalée, appelée “croix scandinave” ou “croix nordique”, a inspiré :la Suèdela Norvègela Finlandel'Islandeles îles Féroé, etc.En réalité, le Dannebrog n'est pas juste un vieux symbole : c'est un prototype devenu matrice identitaire d'une région entière.Pourquoi lui, et pas un autre ?Parce qu'un drapeau n'est considéré “le plus ancien” que s'il remplit une condition très stricte : être encore utilisé officiellement aujourd'hui sans interruption, par un État souverain.D'autres drapeaux sont très anciens (Pays-Bas, Écosse, etc.), mais le cas danois est unique : on retrouve le même design, la même idée, la même continuité, sur plus de huit siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Émission originellement diffusée en juillet 2023.Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 juin 2023.Avec cette semaine :- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.LES PAYS BALTESYves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d'un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l'histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l'Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l'actuelle capitale de la Lettonie.Les pays baltes regroupent aujourd'hui plus de 6 millions d'habitants et représentent un PIB d'approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s'étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l'Orient et l'Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.L'héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie était l'un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l'essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu'à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l'annexion russe, enfin, reste problématique, comme l'illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l'Estonie en début d'année.Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l'ancrage à l'Ouest. Ils ont adhéré à l'Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l'OTAN. L'Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l'Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l'OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.L'invasion de l'Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l'UE contre la menace russe dès 2004, s'inquiètent d'être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l'enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l'OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l'adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est ce lundi 24 novembre 2025 qu'une cour de justice de Vilnius rendra son verdict dans l'affaire de l'incendie en 2024 d'un magasin Ikea. Un incendie attribué au renseignement militaire russe. De notre correspondante à Vilnius, La dernière audience avant de mettre le jugement en délibéré a été rapide. Le jeune Ukrainien est sorti la tête baissée. Mineur au moment des faits, il a déposé un mécanisme qui a pris feu le 9 mai 2024. Il a été arrêté quelques jours plus tard dans le bus pour Riga, en Lettonie, où il devait commettre le même forfait. Pour son avocate Renata Janusyte, « il regrette d'avoir agi à la légère. Pour cela, on lui a promis une voiture et 10 000 euros, il a indiqué qui l'avait contacté pour cela et qui avait fait les transferts d'argent. » Ce procès a été une mine de renseignements pour comprendre la réalité d'un sabotage. Vilmantas Vitkauskas est à la tête du centre national de gestion des crises. Il se souvient de ce jour-là. « Nous avions été prévenus que de telles actions pouvaient avoir lieu en Lituanie. Chaque incendie, incident qui se produit n'est jamais considéré comme banal. L'incendie du magasin Ikea n'est pas le premier cas de sabotage, mais auparavant jamais un bâtiment accueillant du public et pouvant causer des victimes n'avait été visé. » Le sabotage est la nouvelle réalité. La justice lituanienne enquête sur l'autodestruction de colis partis depuis Vilnius vers un entrepôt en Allemagne, et sur la tentative d'incendie d'une société soutenant l'Ukraine. Giedrius Krupkauskas travaille pour les services de sécurité de l'État. Il a décrit les méthodes russes lors d'une conférence : « Toutes ces opérations sont commanditées par le pouvoir politique. La confrontation avec l'Ouest se déroule pour la Russie dans une sorte d'entre-deux, entre guerre et paix. Avec cet état d'esprit, les sabotages sont considérés comme légitimes. Un outil de guerre contre de sociétés européennes en paix. » Le but : faire vaciller le soutien occidental à l'Ukraine. Comment prévenir le passage à l'acte de personnes souvent recrutées via les réseaux sociaux ? Le chercheur Marek Kohv de l'ICDS, un centre de recherche sur la défense en Estonie, a quelques pistes. « Il est très important que les peines prononcées soient très claires, ça peut être dissuasif. Les gens reçoivent peu d'argent pour ces actions. S'il s'avère que pour gagner 500 ou 1000 euros, il est possible de risquer 10 ans de prison, cela va faire réfléchir. » Le verdict prononcé à l'égard du jeune homme accusé de crime en bande organisée et d'acte terroriste fera date dans l'histoire judiciaire lituanienne.
durée : 00:05:18 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Le typhus est souvent présenté comme la maladie emblématique de la défaite de Napoléon en Russie. Grâce à l'analyse ADN de dents de soldats, une nouvelle étude révèle la présence de la fièvre paratyphoïde et la fièvre récurrente à Vilnius en 1812. - invités : Rémi Barbieri Chercheur post-doctorant à l'Institut de Génomique de l'Université de Tartu en Estonie
Les vendanges, la récolte des olives ou des fruits et légumes, l'agriculture espagnole a recours à des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers d'origine immigrée. Mais la mise en place de nouveaux contrats de quatre mois pour des étrangers qui viennent sur la péninsule et qui repartent ensuite chez eux, vient compliquer la donne. Pour tous les intérimaires étrangers, déjà sur place, souvent sans papiers, il s'agit ni plus ni moins d'une mise en concurrence qui vient les précariser un peu plus. Reportage à Lleida en Catalogne signé Elise Gazengel. La transparence des comptes des élus suédois À l'heure de l'épilogue de l'affaire Sarkozy, et des fonds libyens... Alors que l'ex-président français doit rejoindre sa cellule de prison lundi prochain (20 octobre 2025) à la Santé après sa condamnation pour association de malfaiteurs... Quid de la transparence des élus politiques chez nos voisins ? En Suède, elle est exemplaire, elle est même inscrite dans la Constitution... Certes, la justice estime qu'on peut encore améliorer le contrôle du financement des partis... mais comme l'a constaté notre correspondante Ottilia Ferey, n'importe quel citoyen peut d'un simple coup de fil consulter les comptes et les déclarations de ses élus. En Estonie, le vote russe en question On vote pour les municipales ce week end en Estonie... le plus septentrional des pays baltes partage une de ses frontières avec la Russie... il abrite aussi une importante minorité russe et biélorusse, héritage de la période soviétique... Mais tous ceux qui n'ont pas obtenu leur passeport estonien seront cette fois interdits de vote... Les explications de notre correspondante dans la région Marielle Vitureau. La chronique musique de Vincent Théval À cheval entre la Serbie et la Californie, la musicienne Ana Popovic.
Les vendanges, la récolte des olives ou des fruits et légumes, l'agriculture espagnole a recours à des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers d'origine immigrée. Mais la mise en place de nouveaux contrats de quatre mois pour des étrangers qui viennent sur la péninsule et qui repartent ensuite chez eux, vient compliquer la donne. Pour tous les intérimaires étrangers, déjà sur place, souvent sans papiers, il s'agit ni plus ni moins d'une mise en concurrence qui vient les précariser un peu plus. Reportage à Lleida en Catalogne signé Elise Gazengel. La transparence des comptes des élus suédois À l'heure de l'épilogue de l'affaire Sarkozy, et des fonds libyens... Alors que l'ex-président français doit rejoindre sa cellule de prison lundi prochain (20 octobre 2025) à la Santé après sa condamnation pour association de malfaiteurs... Quid de la transparence des élus politiques chez nos voisins ? En Suède, elle est exemplaire, elle est même inscrite dans la Constitution... Certes, la justice estime qu'on peut encore améliorer le contrôle du financement des partis... mais comme l'a constaté notre correspondante Ottilia Ferey, n'importe quel citoyen peut d'un simple coup de fil consulter les comptes et les déclarations de ses élus. En Estonie, le vote russe en question On vote pour les municipales ce week end en Estonie... le plus septentrional des pays baltes partage une de ses frontières avec la Russie... il abrite aussi une importante minorité russe et biélorusse, héritage de la période soviétique... Mais tous ceux qui n'ont pas obtenu leur passeport estonien seront cette fois interdits de vote... Les explications de notre correspondante dans la région Marielle Vitureau. La chronique musique de Vincent Théval À cheval entre la Serbie et la Californie, la musicienne Ana Popovic.
L'émission 28 minutes du 15/10/2025 Changement climatique, baisse de la consommation : le vin français au régime sec ?La géographie du vin est en train d'être bouleversée par le changement climatique. En France, des régions, qui restaient jusque-là à l'écart de la production viticole, commencent à développer une véritable filière comme la Bretagne, la Normandie ou encore le Pas-de-Calais. Si ces nouveaux développements peuvent donner l'impression d'une activité viticole vivace sur le territoire, ils sont surtout les conséquences d'un secteur en crise. La sécheresse et la canicule affectent la production, cette année encore, notamment dans le Bordelais et en Languedoc-Roussillon. La production française devrait atteindre cette année 36 millions d'hectolitres, soit 16 % de moins que la production moyenne des cinq dernières années, selon le ministère de l'Agriculture. En parallèle, la consommation de vin diminue. En 1960, un Français consommait en moyenne 127 litres de vin par an contre 40 litres aujourd'hui. Pour en parler nous recevons la journaliste et historienne du vin Laure Gasparotto qui publie “Le vin. Un peu, beaucoup, passionnément”, aux éditions Le Robert. L'Europe doit-elle vraiment se préparer à un assaut militaire russe sur son sol ?Le Service fédéral du renseignement allemand a déclaré le 13 octobre, devant la commission de contrôle parlementaire au Bundestag, que la Russie pourrait décider d'entrer “en conflit militaire direct avec l'OTAN” d'ici 2029. Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, ces alertes sont récurrentes mais celle-ci s'inscrit dans un contexte particulier. Ces dernières semaines, plusieurs pays européens ont fait l'objet d'attaques attribuées à la Russie : incursions de drones en Pologne, violation de l'espace aérien par des avions de chasse en Estonie, sabotages de câbles ferroviaires en Allemagne, etc. Les ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN se réunissent ce mercredi 15 octobre à Bruxelles pour discuter de ces récents événements. Cette réunion sera suivie d'une autre, cette fois entre les ministres de la Défense des pays membres de l'Union européenne. Vladimir Poutine a récemment dénoncé “la militarisation croissante de l'Europe” et a promis une réponse aux menaces “pour le moins, très convaincante”. Fin juin, les pays de l'OTAN se sont engagés à consacrer, chaque année, 5 % de leur PIB à la défense d'ici 2035. Du côté de l'UE, la Commission européenne avait présenté en mars un livre blanc sur la défense et un plan de renforcement de ses capacités militaires à l'horizon 2030. La menace est-elle réelle ou fantasmée ? On en débat avec Nicole Gnesotto, vice-Présidente de l'Institut Jacques Delors, historienne, Aurélien Duchêne, chercheur au Think Tank Euro Créative et Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'installation d'un nouveau câble sous-marin, le plus long de la Méditerranée, qui relie Marseille à Bizerte, en Tunisie, afin de renforcer la connectivité entre les deux continents. Marie Bonnisseau s'intéresse à l'affaire de la “fausse” disparue du régime Pinochet, au Chili, dont certains nostalgiques du dictateur profitent pour nier la réalité des disparitions pendant la dictature. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 15 octobre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 15/10/2025 L'Europe doit-elle vraiment se préparer à un assaut militaire russe sur son sol ?Le Service fédéral du renseignement allemand a déclaré le 13 octobre, devant la commission de contrôle parlementaire au Bundestag, que la Russie pourrait décider d'entrer “en conflit militaire direct avec l'OTAN” d'ici 2029. Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, ces alertes sont récurrentes mais celle-ci s'inscrit dans un contexte particulier. Ces dernières semaines, plusieurs pays européens ont fait l'objet d'attaques attribuées à la Russie : incursions de drones en Pologne, violation de l'espace aérien par des avions de chasse en Estonie, sabotages de câbles ferroviaires en Allemagne, etc. Les ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN se réunissent ce mercredi 15 octobre à Bruxelles pour discuter de ces récents événements. Cette réunion sera suivie d'une autre, cette fois entre les ministres de la Défense des pays membres de l'Union européenne. Vladimir Poutine a récemment dénoncé “la militarisation croissante de l'Europe” et a promis une réponse aux menaces “pour le moins, très convaincante”. Fin juin, les pays de l'OTAN se sont engagés à consacrer, chaque année, 5 % de leur PIB à la défense d'ici 2035. Du côté de l'UE, la Commission européenne avait présenté en mars un livre blanc sur la défense et un plan de renforcement de ses capacités militaires à l'horizon 2030. La menace est-elle réelle ou fantasmée ? On en débat avec Nicole Gnesotto, vice-Présidente de l'Institut Jacques Delors, historienne, Aurélien Duchêne, chercheur au Think Tank Euro Créative et Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 15 octobre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Le pays n'est pas le seul, parmi les membres récents de l'Union européenne, à être concerné : la Slovaquie, la Lettonie ou la Lituanie font face aux mêmes enjeux. En Hongrie, l'inflation sur les denrées alimentaires dépasse même les 50% sur deux ans. Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette hausse des prix, il y a, en Estonie, l'augmentation de la TVA, passée cet été de 22 à 24%. Face à des tarifs qui explosent en magasin et au restaurant, près de 100.000 personnes ont signé une pétition pour revenir sur cette mesure, une rareté dans un pays peu enclin à la protestation publique. Reportage, Marielle Vitureau. La menace aérienne russe plane sur l'Estonie Le pays partage une frontière de près de 300km de long avec la Russie, et s'inquiète régulièrement de cette proximité. Mi-septembre 2025, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien estonien. Plus tôt dans le mois, c'étaient cette fois des drones qui avaient fait incursion dans le ciel du Danemark et de la Pologne. Sans susciter de réaction forte de l'Otan. Que se passerait-il si la Russie décidait de s'en prendre plus agressivement à un territoire de l'Otan ? Quelles conséquences cela aurait-il sur la cohésion de l'organisation ? C'est ce qu'explore l'expert militaire allemand et professeur à la Bundeswehr Carlo Masala dans son ouvrage La guerre d'après : la Russie face à l'Occident (Grasset). Entretien. À Kharkiv, danser, c'est résister La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû. Ilaria Salis : le sort de l'eurodéputée italienne en question Ce lundi 6 octobre 2025, les députés européens se sont réunis en session plénière à Strasbourg ; et demain, ils décideront s'ils lèvent, ou non, l'immunité parlementaire de leur collègue italienne Ilaria Salis. Cette dernière est dans le collimateur de la Hongrie, où elle a déjà été incarcérée pendant 15 mois, pour des faits remontant à février 2023. Explications, Cécile Debarge.
Le pays n'est pas le seul, parmi les membres récents de l'Union européenne, à être concerné : la Slovaquie, la Lettonie ou la Lituanie font face aux mêmes enjeux. En Hongrie, l'inflation sur les denrées alimentaires dépasse même les 50% sur deux ans. Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette hausse des prix, il y a, en Estonie, l'augmentation de la TVA, passée cet été de 22 à 24%. Face à des tarifs qui explosent en magasin et au restaurant, près de 100.000 personnes ont signé une pétition pour revenir sur cette mesure, une rareté dans un pays peu enclin à la protestation publique. Reportage, Marielle Vitureau. La menace aérienne russe plane sur l'Estonie Le pays partage une frontière de près de 300km de long avec la Russie, et s'inquiète régulièrement de cette proximité. Mi-septembre 2025, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien estonien. Plus tôt dans le mois, c'étaient cette fois des drones qui avaient fait incursion dans le ciel du Danemark et de la Pologne. Sans susciter de réaction forte de l'Otan. Que se passerait-il si la Russie décidait de s'en prendre plus agressivement à un territoire de l'Otan ? Quelles conséquences cela aurait-il sur la cohésion de l'organisation ? C'est ce qu'explore l'expert militaire allemand et professeur à la Bundeswehr Carlo Masala dans son ouvrage La guerre d'après : la Russie face à l'Occident (Grasset). Entretien. À Kharkiv, danser, c'est résister La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû. Ilaria Salis : le sort de l'eurodéputée italienne en question Ce lundi 6 octobre 2025, les députés européens se sont réunis en session plénière à Strasbourg ; et demain, ils décideront s'ils lèvent, ou non, l'immunité parlementaire de leur collègue italienne Ilaria Salis. Cette dernière est dans le collimateur de la Hongrie, où elle a déjà été incarcérée pendant 15 mois, pour des faits remontant à février 2023. Explications, Cécile Debarge.
Au cours du seul mois de septembre, plusieurs aéronefs non identifiés ont survolé la Pologne, la Roumanie, le Danemark et la Norvège, tandis qu'en Estonie, des avions de combat russes étaient aperçus dans le ciel. Malgré les dénégations de Moscou, il a été difficile pour les membres de l'OTAN de ne pas porter leurs regards vers le Kremlin et de ne pas interpréter ces incursions comme des tests.L'organisation transatlantique a répondu être « en ordre de bataille » pour faire face à d'éventuelles autres menaces en provenance de Russie. Mais l'OTAN, souvent décrite comme lente à prendre des décisions, est-elle réellement en capacité à se défendre ? Quels outils a-t-elle à sa disposition pour protéger ses membres ?Sylvie Kauffman est éditorialiste au Monde et spécialiste des relations internationales. Elle nous explique, dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », l'objectif de Vladimir Poutine derrière ses incursions et détaille la stratégie des alliés occidentaux pour y faire face.Un épisode de Garance Muñoz et Cyrielle Bedu, réalisé par Florentin Baume. Présentation et suivi éditorial : Jean-Guillaume Santi. Dans cet épisode : extrait d'une déclaration de Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, le 10 septembre 2025 ; extrait d'une déclaration de Donald Tusk, premier ministre polonais, le 10 septembre 2025.Cet épisode a été publié le 3 octobre 2025.---Assistez au cours du soir de notre chroniqueuse judiciaire Pascale Robert Diard sur les coulisses des grands procès qu'elle a couverts et les mécanismes de la justice Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que la guerre en Ukraine s'intensifie, cinq pays européens — Estonie, Lituanie, Lettonie, Finlande et Pologne — ont quitté cette année la Convention d'Ottawa contre les mines terrestres et la Convention sur les armes à sous-munitions, une démarche qui inquiète fortement Tamar Gabelnick.Au moment où le Président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmait à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies que si un pays veut la paix, il doit toujours avoir des armes, la Directrice de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL) et de la Coalition contre les armes à sous-munitions arpentait cette semaine les couloirs de l'ONU pour demander aux dirigeants qu'ils expriment clairement leur déception face à ce recul.Pour Mme Gabelnick, il est compréhensible qu'un pays cherche à se défendre. « Mais les mines antipersonnel sont l'arme la plus bête du monde », dénonce-t-elle, « parce que c'est la chance qui décide qui elles vont frapper ».Pour en savoir plus sur son plaidoyer contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munition, écoutez cet entretien accordé ONU Info en marge du débat général. (Interview : Tamar Gabelnick, Directrice de la Campagne internationale pour mettre fin aux mines antipersonnel; propos recueillis par Cristina Silveiro; prise de son Hisae Kawamori)
L'actualité qui a retenu l'attention de La Loupe de la semaine, c'est la multiplication des incursions de drones et d'avions attribuées à la Russie, dans des pays membres de l'Otan. Depuis début septembre, les incidents se multiplient en Pologne, en Estonie, en Roumanie, et ces derniers jours dans le ciel de Copenhague et Oslo. Même si Moscou nie son implication, les relations sont tendues. Clément Daniez, journaliste au service Monde de L'Express, spécialiste des questions de défense, décrypte la stratégie russe et détaille comment peut agir l'Otan.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Montage et réalisation : Jules Krot Crédits : France 24 Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des migrants ouest-africains expulsés du Ghana vers le Togo et la mission multinationale en Haïti. Danemark : la Russie est-elle derrière les drones non-identifiés ? Pour la troisième fois depuis le début de la semaine, des drones ont fait des incursions dans l'espace aérien du Danemark, au-dessus de plusieurs aéroports. Après des incidents similaires en Norvège, Pologne, Roumanie et Estonie, la responsabilité du Kremlin est pointée du doigt. Que sait-on de l'implication russe ? Comment les pays européens visés comptent-ils riposter ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Ghana : que sait-on des migrants ouest-africains envoyés au Togo ? À peine accueillis par le Ghana, six des quatorze migrants expulsés des États-Unis ont été renvoyés vers le Togo. Comment le gouvernement justifie-t-il cette décision ? L'avocat représentant ces ressortissants dénonce une «détention illégale». Comment expliquer de telles accusations ? Avec Victor Cariou, correspondant de RFI à Accra. Haïti : pourquoi le Kenya tape sur la table ? En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le président kényan William Ruto a exprimé son exaspération face au manque de soutien international à la mission dirigée par son pays pour lutter contre les gangs en Haïti. Quel rôle joue le Kenya sur le terrain ? Dans ce contexte, les autorités kényanes pourraient-elles finir par se désengager ? Avec Wiener Kerns Fleurimond, journaliste et écrivain. Auteur de l'ouvrage « Haïti : de l'opposition à l'assassinat d'un chef d'État » (éditions L'Harmattan). Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les réactions des internautes après l'annonce puis l'annulation d'un concert du chanteur malien Sidiki Diabaté au stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan en soutien à Alassane Ouattara.
Les représentants des 32 pays de l'Otan vont se réunir ce mardi matin, à Bruxelles, à la demande de l'Estonie, après une incursion russe vendredi dans l'espace aérien de ce pays balte. En Pologne aussi, la situation inquiète. Quelques jours seulement après l'incursion de 21 drones russes dans l'espace aérien polonais, les alarmes ont retenti dans la petite ville de Chełm lorsque les drones russes se sont dangereusement rapprochés de la région. La ville est située à peine à 25 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine et l'alerte a révélé le manque de préparation des habitants face à ce genre de menaces. RFI a rencontré ces citoyens qui ignorent comment se comporter en situation de crise. À lire aussiIncursions russes en Pologne et en Estonie : qu'est-ce que le recours à l'article 4 de l'Otan? À lire aussiIncursion russe : le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Otan se réunissent à la demande de l'Estonie
Le Journal en français facile du vendredi 19 septembre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C1de.A
C'est sans doute dans cette partie de l'Union européenne que la menace russe est vécue avec le plus de violence et de complexité. Tout au nord de l'Europe, Narva, troisième ville d'Estonie, juste à la frontière avec la Russie, est peuplée à 90% de russophones, héritage de la période soviétique. Des habitants qui sont désormais Estoniens et donc citoyens européens. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la frontière avec la Russie n'est ouverte qu'aux seuls piétons... C'est un des nombreux changements qui bouleverse ce territoire. Et qui oblige les citoyens à se positionner. Reportage à Narva de Marielle Vitureau. Le Groenland face au changement climatique On n'a jamais autant parlé du Groenland depuis que Donald Trump a fait part des visées expansionnistes sur ce territoire arctique... mais si cette région autonome du Danemark intéresse tant, c'est aussi parce que la fonte des glaciers, qui a doublé ces 20 dernières années, pourrait dégager de nouvelles routes commerciales. Le réchauffement climatique est aussi soudain que violent et contraint la population à une adaptation climatique tambour battant. C'est le reportage sur place d'Ottilia Ferey. Aux Canaries, le dessalement pour fournir de l'eau potable 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Et partout en Europe, le stress hydrique impacte désormais 30% de la population. Aux Canaries, l'archipel espagnol situé au large du Maroc, on a parié sur 250 usines de dessalement pour faire face aux besoins en eau potable. La technique pointue, est coûteuse, elle n'est pas non plus neutre pour l'environnement. Reportage à Gran Canaria de notre correspondant Nicolas Kirilowits. Sur les traces d'Edna O'Brien en Irlande Si les Irlandais ne devaient citer qu'une écrivaine contemporaine, ce serait elle : Edna O'Brien. Un monument de la littérature. Elle est décédée l'année dernière (2024). C'est aussi une figure de la contestation d'une Irlande du XXème siècle figée dans le conservatisme et le catholicisme. Un documentaire intitulé «Blue Road, the Edna O'Brien Story» lui a rendu hommage cette année... et il dresse en creux un portrait de l'Irlande d'hier, Clémence Pénard. Ceci est une réédition des meilleurs moments d'Accents d'Europe
C'est sans doute dans cette partie de l'Union européenne que la menace russe est vécue avec le plus de violence et de complexité. Tout au nord de l'Europe, Narva, troisième ville d'Estonie, juste à la frontière avec la Russie, est peuplée à 90% de russophones, héritage de la période soviétique. Des habitants qui sont désormais Estoniens et donc citoyens européens. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la frontière avec la Russie n'est ouverte qu'aux seuls piétons... C'est un des nombreux changements qui bouleverse ce territoire. Et qui oblige les citoyens à se positionner. Reportage à Narva de Marielle Vitureau. Le Groenland face au changement climatique On n'a jamais autant parlé du Groenland depuis que Donald Trump a fait part des visées expansionnistes sur ce territoire arctique... mais si cette région autonome du Danemark intéresse tant, c'est aussi parce que la fonte des glaciers, qui a doublé ces 20 dernières années, pourrait dégager de nouvelles routes commerciales. Le réchauffement climatique est aussi soudain que violent et contraint la population à une adaptation climatique tambour battant. C'est le reportage sur place d'Ottilia Ferey. Aux Canaries, le dessalement pour fournir de l'eau potable 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Et partout en Europe, le stress hydrique impacte désormais 30% de la population. Aux Canaries, l'archipel espagnol situé au large du Maroc, on a parié sur 250 usines de dessalement pour faire face aux besoins en eau potable. La technique pointue, est coûteuse, elle n'est pas non plus neutre pour l'environnement. Reportage à Gran Canaria de notre correspondant Nicolas Kirilowits. Sur les traces d'Edna O'Brien en Irlande Si les Irlandais ne devaient citer qu'une écrivaine contemporaine, ce serait elle : Edna O'Brien. Un monument de la littérature. Elle est décédée l'année dernière (2024). C'est aussi une figure de la contestation d'une Irlande du XXème siècle figée dans le conservatisme et le catholicisme. Un documentaire intitulé «Blue Road, the Edna O'Brien Story» lui a rendu hommage cette année... et il dresse en creux un portrait de l'Irlande d'hier, Clémence Pénard. Ceci est une réédition des meilleurs moments d'Accents d'Europe
C dans l'air du 18 août 2025 - Trump / Zelensky : la paix... ou le clash ?Faire bloc. C'est le but des dirigeants accompagnant aujourd'hui Zelensky à la Maison blanche. Le président ukrainien fera entendre sa position face à Trump, qui cherchera à lui faire accepter des concessions après sa rencontre avec Poutine. Personne n'a toutefois oublié la scène d'humiliation dans le bureau ovale en février dernier, et c'est pour éviter que celle-ci se reproduise qu'Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Keir Starmer, mais aussi le président finlandais Alexander Stubb, le chef de l'Otan Mark Rutte et Ursula von der Leyen, l'escorteront. Il faut dire que Trump semble soutenir le plan du chef du Kremlin : la paix contre les territoires conquis par les Russes. Le président américain a affirmé que la balle était donc dans le camp du président ukrainien. « Ce n'est pas encore un accord conclu... mais l'Ukraine doit l'approuver ! » Quelles garanties de sécurité obtiendrait toutefois l'Ukraine ?Pendant ce temps, certains pays proches de la Russie craignent pour leur sécurité. Ils pourraient être les prochains dans le viseur de Poutine, ils se tiennent donc sur leurs gardes. C dans l'air est allé en Estonie, où le budget de la défense augmente. Avec une armée composée de 7 700 soldats, le pays compte aussi sur le soutien de 40 000 volontaires civils de la Ligue de défense estonienne.Du côté de l'Ukraine, un mouvement de contestation inédit voit le jour depuis le début de la guerre. Après le vote au Parlement d'une loi supprimant l'indépendance de deux organes anticorruption, des manifestations ont eu lieu, soutenues par de nombreuses ONG. Les partenaires européens de l'Ukraine ont eux aussi exprimé leur consternation. Zelensky a dû reculer, et annoncer un nouveau texte de loi. Il faut dire que l'entrée dans la Communauté européenne est conditionnée à la lutte contre la corruption.Alors, que peut donner la visite de Zelensky à Washington ? Comment l'Estonie se prépare-t-elle à un éventuel conflit avec la Russie ? Comment expliquer le faux pas politique du président ukrainien au sujet de la lutte contre la corruption ? LES EXPERTS :Nicole Bacharan - Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France Marie Jégo - Journaliste spécialiste de la Russie pour Le Monde, ancienne correspondante à MoscouGallagher Fenwick - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sangBertrand Gallicher - Grand reporter, spécialiste des questions internationales PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
« Objectif Mars », « Mars, la nouvelle frontière de la conquête spatiale », titre le Nouvel Obs, avec en Une, une splendide photo, celle d'une planète où se mêlent harmonieusement l'orange et le rouge. Un peu comme dans un rêve, mais ne rêvons pas trop longtemps, car la réalité se mesure en termes de puissance et d'argent. « La planète Mars est aujourd'hui le Graal intersidéral, nous dit le Nouvel Obs, le terrain des grandes puissances, avec la Chine comme nouvel acteur. L'Amérique de Trump en a fait son nouveau fétiche, promettant les premiers pas de l'homme sur Mars d'ici à 2029, avant la fin du mandat du président. » Qu'importe si tous les scientifiques s'accordent à dire que c'est parfaitement impossible. Donald Trump y croit-il lui-même ? En tout cas, il mène le jeu comme n'importe quelle autre affaire commerciale. « Trump et ses amis de la tech mettent en danger les programmes de la Nasa basés sur la coopération internationale, pour privilégier les progrès strictement nationaux, nous explique le Nouvel Obs. « Derrière les accents triomphants annonçant la colonisation de Mars pour les prochaines années (…) se cache la captation des crédits publics par quelques "entreprises amies", celles des barons de la tech qui ont soutenu la campagne de Trump, avec en tête Elon Musk avec Space X et Jeff Bezos avec Blue Origin. ».Les passionnés, qui regardent la planète rouge avec des yeux d'enfant, en seront pour leurs frais. À lire aussiIl y a 60 ans, la sonde Mariner 4 révélait à l'humanité le vrai visage de Mars La fin de la guerre ? Après l'annonce d'une rencontre entre Trump et Poutine le 15 août en Alaska, le Journal du Dimanche (JDD) pose la question : « Et si la guerre se terminait la semaine prochaine ? », question faussement innocente, car l'analyse qui suit tend plutôt à démontrer le contraire. « Personne ne peut croire que la paix soit l'issue de ce tête-à-tête », estime le JDD. La Tribune Dimanche, de son côté, met l'accent sur ce qu'elle estime être l'ambition première de Donald Trump : « le président américain se rêve en prix Nobel de la paix, et multiplie les initiatives pour y parvenir. Le sommet du 15 août avec Vladimir Poutine est un pas de plus sur le chemin de son ambition ». À la question « le sommet du 15 août pourrait-il accoucher du plus grand succès diplomatique de la seconde présidence Trump ? David Salvo, analyste au German Marshall Fund, interrogé par la Tribune dimanche, répond : « Washington sous-estime à quel point le Kremlin veut continuer à mener cette guerre, la légitimité et le sort du régime poutinien ne dépendent pas seulement de la fin de ce conflit aux conditions dictées par la Russie, mais à sa prolongation jusqu'à nouvel ordre, avec une économie entièrement consacrée à cette guerre ». Bref, personne ne croit vraiment à un miracle pour le 15 août. À lire aussiUkraine: «Il n'y a qu'au prix de conditions favorables à la Russie que Poutine pourrait mettre fin au conflit» L'appétit du géant russe La guerre en Ukraine que les pays baltes suivent avec une attention particulière. L'Express s'est rendu en Estonie, le plus petit des trois pays baltes qui comptent aussi la Lettonie et la Lituanie. L'Estonie (avec moins d'1,35 million d'habitants) qui partage « 300 kilomètres de ligne de démarcation avec la Russie », « une frontière de tous les dangers, explique le Nouvel Obs, face à ce grand voisin avide de conquêtes. » « L'Otan pourrait être testée sur sa capacité à réagir "d'ici à cinq ans", répète son secrétaire général Mark Rutte », nous rappelle l'Express, qui a aussi consulté une récente étude de la Revue nationale stratégique française, « jugeant plausible une guerre majeure de haute intensité en Europe ». Cette étude souligne aussi « que le renforcement de l'armée russe se poursuit de façon accélérée pour recompléter de nombreux matériels détruits en Ukraine, mais également pour développer de nouvelles capacités et renforcer son arsenal d'ici à 2030 ». L'Estonie, elle, ne peut guère compter que sur ses 4 000 militaires de métier et ses appelés. Et puis bien sûr, il y a l'Otan. Un officier américain, dont le régiment s'entraîne en Estonie, témoigne : « Nous sommes ici pour changer les calculs de l'adversaire, le dissuader d'une agression et respecter notre engagement de l'article 5 de l'Otan. » Article qui stipule « qu'une attaque contre un État appartenant à l'Alliance atlantique est une attaque contre tous. Et qu'elle ne restera pas sans réponse. » Mais cette perspective arrêtera-t-elle Vladimir Poutine ? Rien n'est moins sûr. « À quelle échéance les Russes pourraient-ils passer à l'action ? », interroge l'Express, qui cite une source sécuritaire, selon laquelle « les Russes n'ont pas besoin d'arrêter la guerre en Ukraine, il leur suffit d'amasser des unités à la frontière, puis de prendre une décision politique ». Une perspective effrayante pour l'Estonie, mais aussi la Lettonie et la Lituanie. À lire aussiUkraine: «Il n'y a qu'au prix de conditions favorables à la Russie que Poutine pourrait mettre fin au conflit»
durée : 00:04:21 - Le Reportage de la rédaction - La Russie à 150 mètres : immersion à Narva, ville estonienne où la guerre en Ukraine se fait sentir. Préparatifs militaires, contrôles renforcés, mais aussi divisions au sein de la population russophone. Reportage au cœur d'une Europe sous tension.
À 25 ans, comment les jeunes voient-ils le monde du travail, l'entrepreneuriat ? Comment se projettent-ils dans l'avenir ? RFI est allé aux quatre coins de la planète pour sonder des jeunes nés en l'an 2000 sur leurs espoirs, mais aussi les difficultés qu'ils rencontrent dans leur quotidien. Aujourd'hui, direction l'Estonie à la rencontre de Mihkel, ingénieur dans une startup de la défense. De notre envoyé spécial à Tallinn, Mikhel nous guide dans les locaux de sa start-up installée dans un grand bâtiment en lisière de forêt. La façade de l'immeuble est en bois. À l'étage, au-dessus de ses bureaux, une cuisine partagée et un sauna. « Le sauna, c'est vrai, c'est un peu cliché », s'en amuse-t-il. Travailler dans une start-up pourrait aussi relever du cliché tant elles sont nombreuses ici. L'Estonie est le pays d'Europe qui compte le plus de start-ups par habitants, plus d'un millier pour 1,4 million d'habitants. « Ici, beaucoup de jeunes étudient les nouvelles technologies très tôt. Dès le lycée ou la fac, on nous enseigne cette culture de l'entrepreneuriat. Cela fait maintenant deux ans que je travaille dans différentes start-ups. Le vrai boom, c'était surtout il y a cinq ans. Les choses ont un peu changé depuis le Covid, il y a moins de levées de fonds et trouver de l'argent devient un peu plus difficile », explique-t-il. Mais Mihkel ne se plaint pas. Sa start-up, Wayren, est spécialisée dans la cybersécurité. « Je suis ingénieur informatique, je dessine des composants électroniques. Aujourd'hui, les start-ups qui ont le vent en poupe, c'est dans la défense. C'est notre domaine, on est en pleine expansion », confie-t-il. Car en Estonie, l'invasion de l'Ukraine en février 2022 a ravivé les craintes d'une agression du grand voisin russe et rappelé l'urgence d'investir dans l'industrie militaire. L'année prochaine, le pays va consacrer plus de 5 % de son PIB à sa défense. « La Russie n'a jamais été très amicale avec ses voisins. Ils ont occupé l'Estonie. Maintenant, vous avez Vladimir Poutine au pouvoir qui cherche à reconstruire l'empire russe. On verra bien ce qui arrivera, redoute le jeune homme, qui avoue néanmoins réussir à mener la vie assez normale d'un jeune homme de 25 ans. Je joue aux vidéos, je sors avec des amis, on va randonner. » Une vie normale, ou presque. « J'ai fait mon service militaire juste après le lycée, je suis réserviste. J'ai rejoint ensuite la Ligue de défense estonienne qui est une force de civil destinée à venir en aide à l'armée estonienne si besoin. Moi, je suis rattaché à la section cybersécurité. De grands exercices sont organisés, on appelle cela des hackathons. On se retrouve pour simuler des attaques numériques et y répondre. » Et si Mikhel ne croit pas à une guerre avec la Russie, il considère que cette option existe. « Nous devons donc être prêts », estime-t-il. À lire aussiL'Estonie, qui renforce sa défense face à la menace russe, reçoit le soutien des États-Unis
Depuis le 30 juin 2025, les automobilistes français peuvent désormais stocker leur carte grise sur leur smartphone via l'application France Identité. Une avancée vers la dématérialisation des documents officiels, mais qui soulève encore de nombreuses questions pratiques et techniques.Dans cet épisode, je vous explique comment fonctionne ce nouveau service, qui peut en bénéficier, et quelles sont les limites actuelles. Vous découvrirez aussi pourquoi la carte grise numérique — comme les autres documents dématérialisés — n'est pas encore acceptée partout, malgré son caractère officiel.Je fais également un point sur l'écosystème de l'identité numérique en France, en comparant France Identité et l'identité numérique de La Poste, et en évoquant les modèles étrangers (Estonie, Suède, Belgique…). Enfin, je vous parle du futur « portefeuille d'identité européen » prévu par le règlement EIDAS 2.Au programme :Comment ajouter sa carte grise à l'application France Identité ;Les restrictions : types de véhicules concernés, conditions d'éligibilité ;Pourquoi tous les organismes ne l'acceptent pas encore ;La différence entre France Identité et l'identité numérique de La Poste ;Tour d'horizon des modèles internationaux ;Le futur portefeuille d'identité européen prévu pour 2026.-----------
Pour ce sommet de l'Otan en tous points historique, Accents d'Europe se penche sur les différentes initiatives prises sur le continent pour répondre à la nouvelle demande de Donald Trump : dépenser plus dans la défense. L'objectif à atteindre est chiffré : 5% du PIB. Le maintien du parapluie américain est à ce prix... La Bundeswehr essaie de recruter des soldats L'Allemagne a pour sa part opéré une véritable révolution, son fameux Zeitenwende, son changement d'époque. Des sommes colossales sont désormais dédiées à la défense. Un fonds de 100 milliards d'euros a été créé... Mais ce n'est pas tout. L'armée n'est plus un tabou et l'on assiste à un véritable changement de mentalité avec la Bundeswehr qui vient faire sa promotion auprès du public... car si l'argent est bien là, il manque beaucoup d'hommes et de femmes dans les rangs de l'armée. Il faut trouver de nouvelles recrues. Reportage à Berlin signé Delphine Nerbollier. L'Espagne refuse de dépenser autant pour la défense Et la situation est bien différente en Espagne qui se démarque en refusant de consacrer 5% de son produit intérieur brut à la défense. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez a envoyé un courrier la semaine dernière au secrétaire général de l'Alliance atlantique Mark Rutte pour lui faire part de cette décision, que celui-ci ne le voit pas d'un bon œil... À Madrid, Diane Cambon. Les femmes dans des groupes de défense dans les pays baltes Des soldats prêts à défendre les frontières mais aussi les valeurs européennes, avec en arrière-plan la menace russe... C'est exactement la situation dans les pays baltes, qui ont rejoint l'alliance il y a un peu plus de 20 ans au moment où ils rejoignaient aussi l'Union européenne. On parle de soldats mais aussi beaucoup de soldates... car le concept de défense est en Lituanie et en Estonie très imbriqué dans la société civiles, avec des groupes de défense liés à l'armée où les femmes tiennent des rôles-clé. C'est le reportage de notre correspondante dans la région Marielle Vitureau. Russie et Chine: une même détestation de l'Otan Et cet élargissement de l'Otan aux pays de l'ancien bloc soviétique est régulièrement vilipendé par le président russe Vladimir Poutine qui dénonce un encerclement. Dans son narratif, l'invasion de l'Ukraine est d'ailleurs brandie comme la réponse à une possible adhésion de l'Ukraine à l'Otan qui n'a toujours pas eu lieu. Aujourd'hui, le Kremlin a dénoncé «une militarisation effrénée de l'OTAN». Sylvie Bermann a été diplomate à Moscou et Pékin, et publie aux éditions Tallandier : L'ours et le dragon Russie Chine, histoire d'une amitié sans limites ? Dans ce nouvel ordre mondial, bien loin des organisations multilatérales qui sont nées après la Seconde Guerre mondiale, peut-on dire que Pékin et Moscou partagent cette même détestation des instances que sont l'Onu et l'Otan ?
Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, direction l'est de l'Europe. Chaque jour, la Russie est à l'offensive contre l'Ukraine. Missiles, drones, artillerie, le nombre des victimes, le plus souvent des civils, ne cesse d'augmenter et pour l'Europe, le risque d'une extension du conflit au-delà de l'Ukraine est très prégnant. L'Estonie est déjà en position défensive, mais pour s'armer, il faut de l'argent, la part du PIB réservée à l'armement va donc passer de 3 à 5%. En seconde partie, direction le Cameroun, à Buea, dans l'ouest du pays non loin de la zone côtière, dans l'une des 2 régions anglophones. Buea tangente la zone chaude du conflit séparatiste. Estonie : la Défense à tout prix C'est une ex-République de l'URSS située au nord de l'Europe : l'Estonie, l'un des trois pays baltes vit avec la crainte de subir à son tour une attaque de son grand voisin russe. Le pays qui dépense déjà beaucoup pour sa défense - plus de 3% de son PIB - a décidé d'aller encore plus loin. Dès l'année prochaine, le pays va consacrer plus de 5% de son PIB à la défense. C'est d'après le gouvernement, le prix à payer pour assurer sa sécurité, tout en gardant le soutien de l'allié américain.Un Grand Reportage de Nicolas Feldmann qui s'entretient avec Jacques Allix.Buea, les échos d'une crise oubliée au Cameroun anglophone Au Cameroun, les autorités viennent de célébrer (le 20 mai) la Fête de l'Unité nationale. Mais dans les deux régions à majorité anglophone du pays, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, la violence est toujours une réalité, huit ans après le début de la lutte armée. Face à face : groupes séparatistes réclamant l'indépendance du Cameroun anglophone et forces gouvernementales. En 8 ans, la nature de la crise a changé. Les mouvements armés se sont fragmentés. Le front s'est dilué en diverses zones d'insécurité.Les civils restant les premières victimes.L'impact est réel, même dans les zones calmes des régions anglophones.En cette année électorale au Cameroun, Amélie Tulet s'est rendue fin février 2025 à Buea, capitale du Sud-Ouest, relativement sûre et terre d'accueil de nombreux déplacés. La population y souffre de la crise en termes de santé, de sécurité, ou d'économie.Un Grand reportage d'Amélie Tulet, avec Alphonse Tebeck. Entretien avec Jacques Allix.
C'est une ex-République de l'URSS située au nord de l'Europe : l'Estonie, l'un des trois pays baltes vit avec la crainte de subir à son tour une attaque de son grand voisin russe. Le pays qui dépense déjà beaucoup pour sa défense - plus de 3% de son PIB - a décidé d'aller encore plus loin. Dès l'année prochaine, le pays va consacrer plus de 5% de son PIB à la défense. C'est d'après le gouvernement, le prix à payer pour assurer sa sécurité, tout en gardant le soutien de l'allié américain. « Estonie : la Défense à tout prix », un Grand Reportage de Nicolas Feldmann. Réalisation : Pauline Leduc.
« Locked Shields » est le plus grand exercice de cybersécurité au cours duquel les pays de l'Otan et leurs alliés s'entraînent. Quatre mille participants, répartis dans plusieurs pays, cherchent à trouver la parade pour contrer des attaques informatiques visant les États, les infrastructures et les services aux citoyens. Il s'agit de la 15ᵉ édition, imaginée par le Centre d'excellence de l'Otan à Tallinn, en Estonie, premier pays à avoir subi une cyberattaque de grande ampleur en 2007. Marielle Vitureau, notre correspondante, a pu se rendre en Estonie avant le début de l'exercice. De notre correspondante à Tallinn,Dans la salle où se trouve l'équipe estonienne, la centaine de participants porte un T-shirt bleu, un casque audio sur les oreilles et garde les yeux rivés sur un écran grand format. Dans quelques heures, avec des collègues de Lituanie, d'Ukraine et du Monténégro, tous à distance, ils devront répondre aux attaques lancées par l'équipe rouge. Le lieutenant-colonel Nino Rodrigues, du centre d'excellence de l'Otan, a élaboré le scénario qui se déroule dans des pays imaginaires : « Les gentils viennent de "Berylia", et les méchants de "Crimsonia". Les tensions augmentent autour de ressources naturelles situées dans les eaux internationales. C'est la racine du problème. Nous sommes partis de ce simple scénario pour créer un contexte qui justifierait une cyberattaque ».À écouter aussiLes cyberattaques pro-russes s'intensifient en France et dans l'UEUne menace bien présenteL'entrée pour aller voir l'équipe rouge, les attaquants, est filtrée. Il est interdit de photographier ou d'interviewer ceux qui mèneront les attaques contre les infrastructures et les services de communication de Berylia. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les cyberattaques augmentent en Estonie. En 2024, les autorités en charge de la protection des réseaux en ont dénombré 6 515 ayant eu un impact. Récemment, l'Estonie a officiellement attribué l'une de ces attaques au renseignement militaire russe. Tanel Sepp, ambassadeur estonien pour la cybersécurité, explique : « Ces attaques sont souvent liées à des déclarations politiques. Dès que le Parlement ou le gouvernement fait certaines déclarations, il y a immédiatement des attaques qui mettent hors ligne les serveurs. C'est récurrent ». Dans la salle de l'équipe bleue estonienne, la pression monte. Tous les systèmes sont vérifiés avant le lancement de l'attaque.Pas de retour possible au papierUko Valtenberg dirige l'équipe estonienne. Cet exercice, pour lui, est plus que nécessaire : « L'Estonie est un pays complètement numérisé. Nous n'avons pas de solutions de repli, nous ne pouvons pas revenir au papier, ce n'est plus possible. Si quelqu'un nous ciblait, nous attaquait, les conséquences pourraient être dramatiques ». À l'avenir, les équipes devraient jouer 24 heures sur 24, comme si elles contraient une offensive dans la vraie vie. Et peut-être même que le scénario prévoira des morts, conséquence possible de cyberattaques.À écouter aussiLe cyber, une «arme d'emploi» pour la Russie
Les drapeaux des pays scandinaves – Danemark, Suède, Norvège, Finlande et Islande – partagent une caractéristique commune : une croix nordique décalée vers la gauche. Cette croix, appelée croix scandinave ou croix nordique, symbolise leur héritage culturel et historique commun. Mais d'où vient-elle et pourquoi s'est-elle généralisée ?Une origine danoise : le Dannebrog, le plus vieux drapeau du mondeLe premier drapeau à arborer cette croix fut celui du Danemark, connu sous le nom de Dannebrog. Selon la légende, ce drapeau rouge frappé d'une croix blanche serait apparu miraculeusement lors d'une bataille en Estonie en 1219, aidant le roi Valdemar II à remporter la victoire.Même si cette histoire relève du mythe, des documents historiques attestent l'usage du Dannebrog dès le XIIIᵉ siècle, en particulier par les croisés chrétiens. Il est aujourd'hui reconnu comme le plus ancien drapeau national encore en usage.La croix, un symbole chrétien adopté par la ScandinavieLa croix nordique symbolise la chrétienté, reflétant l'influence du christianisme sur la Scandinavie dès le Moyen Âge. L'évangélisation du nord de l'Europe, entre le VIIIᵉ et le XIIᵉ siècle, a profondément marqué les royaumes scandinaves, qui ont ensuite intégré cette croix dans leurs emblèmes nationaux.L'influence danoise sur les autres pays nordiquesAvec la puissance du Danemark au Moyen Âge, son drapeau a influencé ses voisins :La Suède a adopté son drapeau bleu à croix jaune dès le XVIᵉ siècle, sous le règne de Gustave Vasa, inspiré du Dannebrog et des couleurs des armoiries suédoises. La Norvège, longtemps sous domination danoise, a repris ce modèle en y ajoutant le bleu (inspiré du drapeau français) après son indépendance en 1821. La Finlande, anciennement sous domination suédoise et russe, a adopté en 1918 un drapeau blanc et bleu, inspiré du modèle scandinave. L'Islande, historiquement rattachée au Danemark, a repris la croix nordique en l'adaptant aux couleurs du pays. Un symbole d'unité et d'héritage nordiqueAujourd'hui, la croix scandinave représente l'héritage historique et l'identité commune des nations nordiques. Elle témoigne de leur passé chrétien, de leur proximité culturelle et de leur influence mutuelle à travers l'histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.