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Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant juridique, Abel Boyi, éducateur, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:52:27 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au cinéma comme au théâtre, Ariane Ascaride incarne des personnages qui portent des histoires sociales et politiques. De l'Italie à Marseille, la comédienne aborde les trajectoires migratoires, les luttes sociales ou encore le génocide des Arméniens, et donne voix à Gisèle Halimi. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Mémoire de l'esclavage : l'Intercontinental Slavery Museum met en lumière le rôle et les luttes des femmes by TOPFM MAURITIUS
durée : 00:52:17 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au cinéma comme au théâtre, Ariane Ascaride incarne des personnages qui portent des histoires sociales et politiques. De l'Italie à Marseille, la comédienne aborde les trajectoires migratoires, les luttes sociales ou encore le génocide des Arméniens, et donne voix à Gisèle Halimi. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Tunisie, la figure d'Halima al-Zaïma a été oubliée de l'histoire de l'indépendance du pays. Pourtant cette militante noire originaire de Gabès, au sud de la Tunisie, a joué un rôle important sur le plan politique dans les années 50. Patriote et soutien de l'ancien leader Bourguiba, cette vendeuse de vêtements et d'or, analphabète, transportait des tracts du parti du Néo-Destour, opposant à l'occupation française. Très connue dans sa ville natale, elle manque encore d'une reconnaissance nationale. De notre envoyée spéciale à Gabès, Au café Polygone, en face de la mer à Gabès, Fakhredine et Houda, les deux petits-enfants de Halima al-Zaïma, se remémorent leurs souvenirs d'enfance et l'image de leur grand-mère, morte il y a 25 ans. Fakhreddine se rappelle d'une mamie costaud aux multiples facettes : « Pour moi, ce n'était pas une femme mais plusieurs femmes en une. Elle était très imposante dans sa façon de s'habiller, sa posture, son élocution, se rappelle-t-il, c'était une grande dame ». Houda se souvient d'une femme qui parlait peu de son passé. Mais le souvenir de l'engagement anticolonial d'Halima al-Zaïma s'est transmis dans la famille. « Vu que Halima était une vendeuse de vêtements qui faisait aussi le commerce des bijoux en or entre les familles, elle était très connue et respectée à Gabès. Quand est venu le moment de la lutte pour l'indépendance, elle s'est mise à transporter des tracts du parti de Bourguiba pour les militants, explique Houda. Elle leur ramenait aussi des vêtements pour ceux qui se cachaient des Français. On a toujours entendu parler de son courage et de son amour pour Bourguiba. » Les rares photos d'Halima la montrent en compagnie de l'ancien leader qui l'avait fait monter dans sa décapotable, lors d'un défilé dans la ville. « C'est comme si on l'avait oubliée » Devant l'ancienne maison d'Halima, ses voisins, qui se reposent à l'ombre, se souviennent très bien d'elle. « Ici, on arrive dans son ancien quartier, à El Manara, à Gabès, montre l'un d'eux, ça, c'est ce qui reste de sa maison. » Fakri Chagra, retraité, déplore qu'elle n'ait même pas le nom d'une rue à son nom. « Je ne comprends pas pourquoi elle n'a jamais eu quelque chose pour elle dans la ville, interroge-t-il. Que fait la municipalité ? C'est comme si on l'avait oubliée alors que moi, je me souviens encore d'elle à cheval avec Habib Bourguiba. » Et son souvenir s'étend au-delà de son quartier. Dans la foire d'artisanat, les commerçants parlent spontanément d'elle dès que l'on évoque son surnom, al-Zaïma, la leader. « Moi, je me souviens qu'enfant, on prenait le car avec elle pour aller dans la ville natale du leader à l'occasion de son anniversaire, se souvient Amor, artisan et musicien, elle était toujours avec nous. » Un héritage qui risque de s'étioler sans trace officielle de l'engagement de cette femme, notamment pour les plus jeunes générations.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle est âgée d'à peine 20 ans, Zèle Rasoanoro écrit dans les journaux nationalistes de la Grande Île pour dénoncer l'ordre colonial et imaginer un Madagascar indépendant. Sa lutte prendra aussi la forme du syndicalisme et des actions de solidarité. Mais à l'idéalisme de la jeune militante aux convictions marxistes succéderont, après la décolonisation, la résignation et la solitude face à une indépendance inachevée. De notre correspondant à Antananarivo, À la fin des années 1940, les journaux nationalistes malgaches fleurissent, une effervescence intellectuelle et militante s'empare d'Antananarivo. Une femme, Zèle Rasoanoro, prend la plume. Elle n'est entourée que de rédacteurs masculins. « Zèle Rasoanoro est la première femme malgache journaliste, explique l'historien Georges Radebason. Elle publiait ses idéaux nationalistes, ses idéaux indépendantistes, à travers ses articles dans les journaux du MDRM, le Mouvement démocratique de la rénovation malgache. » Après l'insurrection du 29 mars 1947 contre la domination française, des milliers de militants du MDRM sont arrêtés. Zèle Rasoanoro échappe dans un premier temps à la prison avant d'être incarcérée en 1948. « À sa sortie de prison en 1950, elle ne se laisse pas intimider par la répression coloniale, poursuit l'historien. Elle rejoint le comité de solidarité de Madagascar, une organisation qui militait pour l'amnistie des prisonniers politiques, liés à l'événement de 1947. » « Syndicalisme, journalisme, activités politiques nationalistes étaient étroitement mêlés » La journaliste se nourrit de théories marxistes et milite aussi dans une section du syndicat CGT aux côtés de la militante malgache Gisèle Rabesahala et d'un groupe de communistes français. « Syndicalisme, journalisme, activités politiques nationalistes étaient étroitement mêlés à l'époque, souligne l'historienne Lucile Rabearimanana. Zèle Rasoanoro faisait une genèse des structures politiques de Madagascar, avant et pendant la colonisation, et ce qu'elle préconisait pour l'avenir d'un Madagascar indépendant. Des analyses politiques que j'ai vraiment admirées pour l'époque. Elle était hardie et audacieuse. » En 1956, épuisée par le harcèlement des forces coloniales, Zèle Rasoanoro rejoint le Parti social-démocrate du futur président malgache Philibert Tsiranana, un anticommuniste notoire. Une trahison pour ses amis. Lucile Rabearimanana a rencontré Mama Zèle, comme elle était surnommée, dans les années 1980. « Malgré les changements politiques, elle ne trouvait pas qu'il y avait des progrès sur le plan idéologique, politique, social, pointe l'historienne. Ce n'était pas l'indépendance pour laquelle ils avaient milité de manière passionnée. Elle se sentait impuissante et résignée devant l'évolution sociale et politique de l'époque. » Seule et indigente, Zèle Rasoanoro s'éteint en 1987. Son nom, aujourd'hui, reste inconnu de la majorité des Malgaches.
C'est l'une des « mamans de l'indépendance » au Sénégal : Adja Arame Thioumbé Samb, née en 1928 à Dakar, a été tour à tour l'une des militantes anticolonialistes venues réclamer l'indépendance immédiate au général de Gaulle en 1958, mais aussi la première femme détenue politique en 1960, arrêtée après avoir contesté une tentative de fraude électorale dans un bureau de vote de Saint-Louis et membre pendant 25 ans du Parti africain pour l'indépendance. De notre correspondante à Dakar, « Le nom de Thioumbé Samb résonne. Très jeune, j'ai entendu mon père parler d'elle, se rappelle Penda Mbow, historienne. Il disait qu'elle était une bagarreuse et une femme qui ne se laissait pas faire, forte, battante. C'est le modèle de la femme militante. » L'historienne est trop jeune pour avoir connu Thioumbé Samb. Mais très tôt, la militante féministe s'est intéressée à cette cheville ouvrière de la lutte pour l'indépendance. « Certaines réunions se passaient chez elle, poursuit l'historienne, elle gardait des tracts chez elle, elle organisait des réunions clandestines. Cette femme avait tout donné à son parti. » Engagée en politique dès 1957, membre active du Parti africain de l'indépendance avec son mari, elle a continué même quand le parti a été interdit et contraint à la clandestinité en 1960. « Elle a pris tous les risques. Elle a créé le PAI clandestin qu'elle a abrité, raconte Diabou Bessane, une journaliste qui a réalisé un documentaire sur les mères de l'indépendance. Elle a même fait installer une imprimerie dans son salon pour continuer à imprimer les tracts : “Oui à l'indépendance, oui à l'indépendance immédiate.” » « Elle a eu le courage de continuer à militer » Deux ans plus tôt, en 1958, lors de la visite du général de Gaulle à Dakar, Thioumbé Samb faisait partie des militantes anticolonialistes, qui portaient des pancartes qu'elle avait en partie rédigées. « Et tout ça pour une femme qui n'avait pas été scolarisée, souligne Diabou Bessane. Elle a eu le courage de le faire. Elle a eu le courage de continuer à militer. » Avec les militantes Sellé Gueye et Adja Rose Basse, elle fonde également l'Union des femmes du Sénégal et laboure le terrain. Leur slogan : « L'indépendance avant tout. » « Elles allaient dans les hôpitaux, dans les maternités. Elles aidaient les femmes indigentes en leur expliquant pourquoi il était essentiel que le pays accède à l'indépendance, ajoute Diabou Bessane. Elles organisaient des manifestations dans les cinémas pour éveiller leurs sœurs, pour éveiller leurs frères sur cette question de l'indépendance. Donc je pense qu'elle a joué un rôle essentiel. » Arrêtée à Saint-Louis en 1960, Thioumbé Samb est emprisonnée pendant six mois pour s'être opposée à des tentatives de fraude dans un bureau de vote aux élections municipales. Elle devient la première femme détenue politique au Sénégal après l'indépendance. La militante est régulièrement traitée de communiste, déconsidérée par les hommes politiques. Invisibilisée, Thioumbé Samb meurt en 2001. Aujourd'hui, son nom figure sur une liste de cent femmes proposées à la ville de Dakar pour rebaptiser ses rues.
Bien que l'Éthiopie soit toujours restée indépendante, elle a tout de même échappé de peu au joug colonial de l'Italie. À la fin du 19e siècle, Rome, qui a pris le contrôle de l'Érythrée, cherche à étendre son influence dans la Corne de l'Afrique. Mais jamais le pays ne parviendra à s'implanter en Éthiopie – du moins, jusqu'à l'occupation italienne de 1935 à 1941 fomentée par Benito Mussolini. L'empereur éthiopien Ménélik II, au pouvoir à l'époque, devient alors un symbole de la lutte contre la colonisation, éclipsant l'impératrice Taytu Betul, son épouse, dont le rôle a pourtant été déterminant. De notre correspondante à Addis-Abeba, À Addis-Abeba, Bezawit contemple la statue ocre de l'empereur Ménélik II sur l'immense esplanade du musée d'Adwa. À ses côtés, tout aussi imposante, l'impératrice Taytu pointe du doigt la fontaine qui lui fait face, comme un clin d'œil à l'Histoire, explique Tigist Angasu, guide au musée. « Pendant le siège de Mekelle, Taytu a coupé l'approvisionnement en eau de la rivière, rendant l'accès à la ressource extrêmement difficile pour les Italiens, raconte-t-elle. La situation est ensuite devenue extrêmement ardue pour les forces italiennes qui, après six jours de siège, ont capitulé et quitté le champ de bataille. » Bezawit l'avoue : elle ne connaissait pas le rôle décisif de Taytu dans cet épisode clé de l'invasion italienne de janvier 1896. « J'ai entendu dire qu'elle a fait beaucoup de bien aux femmes et que c'était une héroïne. Mais je dois avouer que mes connaissances à ce sujet sont limitées », confie-t-elle. L'impératrice Taytu a pourtant largement contribué à l'échec de l'Italie en Éthiopie, explique l'anthropologue Alula Pankhurst : « Son mari, l'empereur, avait commencé à avoir beaucoup de relations avec les Européens et à passer des accords avec eux parce qu'il voulait importer des armes. Mais elle, elle disait toujours que si les Européens venaient avec des cadeaux, c'était parce qu'ils avaient des intentions ultérieures. Elle se méfiait beaucoup d'eux. » Le rôle de Taytu dans la bataille d'Adwa, qui a chassé les Italiens le 1er mars 1896, a été déterminant. « Premièrement, elle a créé un bataillon, une équipe de soldats de femmes sur des mules, détaille-t-il. Elle était donc aussi dans les stratagèmes, elle a donné beaucoup d'avis et aussi des soins, elle y a même participé activement lorsqu'il y a eu des opérations chirurgicales, après la bataille. C'est quelqu'un qui a, en quelque sorte, permis à l'Éthiopie de garder son indépendance vis-à-vis des pouvoirs européens à la fin du 19e siècle, tandis que les autres pays africains étaient colonisés. » Taytu a aussi marqué de son influence la capitale éthiopienne. C'est elle qui, en 1886, a choisi de la nommer Addis-Abeba, « Nouvelle Fleur » en amharique. À lire aussiÉthiopie: un ouvrage éclaire le rôle majeur des femmes dans l'histoire du pays
Cap sur la Centrafrique pour notre série consacrée aux actrices oubliées des luttes anticoloniales, à la rencontre d'Élisabeth Domitien. Née dans la région de la Lobaye vers 1925, cette militante s'engage très jeune au sein du Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire (Mesan) fondé par Barthélemy Boganda. Longtemps restée dans l'ombre des grandes figures masculines de l'histoire centrafricaine, elle fut pourtant l'une des artisanes de l'indépendance. Responsable des femmes au sein du Mesan, elle a contribué à diffuser les idéaux du mouvement indépendantiste auprès des populations. Alors que son nom semble peu à peu s'effacer de la mémoire collective, certains plaident pour une meilleure reconnaissance de son héritage. De notre correspondant à Bangui, Sous les arbres et sur les banquettes aménagées dans l'enceinte de l'Alliance française, quelques visiteurs consultent des ouvrages d'histoire et de vieux albums photographiques consacrés à la République centrafricaine. Sur plusieurs clichés jaunis par le temps apparaît le visage d'Élisabeth Domitien, une femme au regard déterminé souvent entourée de militantes ou de responsables politiques de l'époque. Maurice Guimendego, professeur d'histoire, s'arrête longuement sur une photographie datant des années précédant l'indépendance. « Élisabeth Domitien fut un véritable leader politique féminin. Elle entre en politique dans le Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire (Mesan) créé par Barthélemy Boganda, à la fin des années 1940. Elle était commerçante et femme d'affaires, comme on le dit, même si elle ne parlait pas français. Elle prononçait ses discours en sango. Elle avait quelque chose de l'ordre du charisme naturel », explique-t-il. À quelques mètres de là, Yvon Yangana parcourt un album consacré aux pionniers de la nation. Il vient de découvrir cette histoire d'Élisabeth Domitien. « Lorsque l'on évoque l'indépendance de notre pays, les noms des grands leaders masculins reviennent souvent. Pourtant, derrière cette conquête de la liberté se trouvait aussi cette femme courageuse. Responsable des femmes au sein du Mesan, elle parcourait les villages, mobilisait les mères, les commerçantes et les agricultrices, en expliquant l'importance de l'émancipation du peuple centrafricain », confie-t-il. Dans la médiathèque, un groupe de jeunes observe des photographies montrant Élisabeth Domitien lors de plusieurs cérémonies officielles. Parmi eux se trouve Antoine Gonda, un agriculteur d'une vingtaine d'années. « J'ai compris que c'était une femme de caractère. On raconte qu'elle n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait, même face aux plus hautes autorités. Bien avant que les questions de représentation féminine ne deviennent un enjeu mondial, elle avait déjà tracé la voie. Aujourd'hui, même si un hôpital porte son nom, je trouve qu'elle est tombée dans l'oubli », déplore-t-il. Après l'indépendance de la République centrafricaine, en 1960, Élisabeth Domitien poursuit son engagement politique. Son influence grandit progressivement au sein du Mesan. En 1972, elle devient vice-présidente du parti. Trois ans plus tard, le président Jean-Bedel Bokassa la nomme Première ministre, faisant d'elle la première femme à occuper cette fonction en Afrique subsaharienne. À lire aussiNuits africaines en Centrafrique: le célèbre bar dancing ABC de Bangui[02/10]
Suite de la série qu'RFI consacre aux actrices oubliées de la décolonisation sur le continent africain. Dans l'ombre des grands leaders masculins, des femmes se sont organisées pour penser la décolonisation au féminin. Il y a 66 ans, en août 1960, à Ibadan, au Nigeria, 55 déléguées de huit pays se réunissaient pour un congrès intitulé « La femme africaine trace son avenir ». S'il ne reste que peu d'archives des 12 jours de débats qui l'animèrent, l'événement est resté comme un moment fondateur de la pensée féministe panafricaine. Avec notre correspondante à Lagos, Elles étaient ghanéennes, maliennes, sénégalaises ou guinéennes issues de tous les milieux socio-professionnels. Parmi elles, des femmes de ménage, des commerçantes, des politiques ou des sages-femmes qui se sont réunies dans le but de réfléchir communément à leur place dans leur pays nouvellement indépendant, mais aussi à leur place sur le continent. L'historienne Sara Panata s'est penchée sur les rares traces qui subsistent de la conférence d'Ibadan et explique quelles étaient les problématiques évoquées alors par les femmes : « On parlait de questions qui n'étaient pas liées à la politique formelle avec des sujets sur la place des femmes dans la famille, les droits reproductifs, le rôle social des femmes dans les nations indépendantes. Les déléguées se demandaient aussi comment créer des ponts entre femmes d'Afrique de l'Ouest, comment continuer le dialogue, et comment se penser en tant qu'Africaine et sortir des spécificités nationales portées par la colonisation ». Les débats portaient sur la conciliation d'une vie moderne tout en préservant la société traditionnelle africaine et sur la façon dont la liberté de travailler ou d'entreprendre pouvait améliorer le statut de citoyenne. Les femmes africaines, « pierres angulaires » des nations indépendantes Au Nigeria, depuis les années 1940, ces luttes passent souvent par des associations féminines fondées sur des critères religieux ou économiques. C'est l'une d'entre elles, la Women's Improvement Society of Nigeria, qui fut à l'initiative de la conférence d'Ibadan. Sa présidente de l'époque, Felicia Adetowun Ogunsheye, aujourd'hui âgée de 99 ans, se remémore ces combats : « Avant l'indépendance, nous n'étions pas traitées de manière égale, nous étions toujours reléguées au second plan, nous n'étions pas aux avant-postes... Notre préoccupation, c'était l'égalité salariale pour un travail égal. À cette époque, pour faire le même travail, j'étais payée le tiers de moins qu'un homme. Nous avons combattu cela et nous avons gagné ». Les femmes se considéraient alors prêtes à assumer de nouveaux rôles au-delà de leurs foyers, comme l'expliquait dans son discours au congrès une représentante de l'Union des femmes togolaises : « Maintenant que l'indépendance est acquise, les Africaines devraient faire face à de nouvelles tâches pour l'édification de la nation. Le rang de la femme est, dans leur société, la pierre angulaire. L'avancement se basera sur le progrès que fera la femme ». Toutefois l'unité féminine panafricaine née à Ibadan n'a pas survécu aux indépendances. Les logiques nationales ont vite pris le pas sur les discours unitaires. Même si des alliances féminines subsistent, fondées cette fois sur des affinités politiques.
La suite de notre série sur les actrices oubliées de la décolonisation. Nous nous penchons aujourd'hui sur le parcours d'Andrée Blouin, enfant métisse née en Centrafrique, qui a fait ses premiers pas en politique en Guinée et est devenue une influente conseillère de Patrice Lumumba au moment de l'indépendance du Congo. Le récit de Laurent Correau. Enfant métisse enlevée à sa mère, Andrée Blouin passe quatorze ans dans un orphelinat de Brazzaville, véritable prison pour « filles de sang mêlé », comme l'explique Subha Xavier, professeure en études françaises et africaines à l'université d'Emory, aux États-Unis : « Elle a vécu des années extrêmement difficiles au couvent. Elle les décrit comme des moments terribles d'oppression, d'aliénation, de malnutrition. On essayait de les assimiler à la culture française en les dénaturalisant de leurs origines africaines. » Au début de l'âge adulte, la mort de son fils René, auquel on refuse la quinine parce qu'il est Noir, la politise définitivement et l'ancre dans la lutte contre le système colonial. Elle suit son mari en Guinée où elle s'engage dans les années 1950 aux côtés du PDG-RDA, le Parti démocratique de Guinée, conduit par Ahmed Sékou Touré. Elle contribue à y mobiliser les femmes, notamment dans la campagne du « non » au référendum de 1958… Les explications de l'historienne Elisabeth Dikizeko : « Sékou Touré fut le catalyseur de son engagement politique. Et en Guinée, elle va adhérer au R.D.A. (Rassemblement démocratique africain), un parti anticolonialiste très important. Et là-bas, à Conakry, elle fera la rencontre de plusieurs grandes figures nationalistes camerounaises ou congolaises qui vont la pousser vers un engagement panafricaniste beaucoup plus important ». À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: au Maroc, les anonymes oubliées [3/10] Elle est appelée au Congo par les leaders nationalistes Pierre Mulele et Antoine Gizenga. Elle y organise une campagne de mobilisation populaire, structure des réseaux féminins, rédige des discours. Et comme en témoigne sa fille, Eve Blouin, elle devient cheffe du protocole du gouvernement de Patrice Lumumba après l'indépendance : « Elle ouvrait son courrier, elle organisait les priorités des dossiers en cours, elle orchestrait les délégations étrangères et du corps diplomatique parce que c'était un véritable ballet. Mais elle avait fort à faire, car les forces adverses lui sabotaient le travail. Il y avait des dossiers qui disparaissaient, des clés qui disparaissaient. Elle arrivait, la porte de son bureau était grande ouverte. Même chose pour le bureau de Lumumba ». Elle affronte alors la presse coloniale, les diplomates et les puissances occidentales, qui voient en elle une agent du communisme international. Elle est expulsée du Congo et doit connaître l'exil… Andrée Blouin meurt en 1986, après avoir incarné l'une des voix féminines puissantes des décolonisations africaines. À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: Muthoni wa Kirima, figure féminine des Mau Mau [2/10]
Nous poursuivons notre série d'été sur les actrices méconnues de la décolonisation. Au Maroc, le roman national met en valeur l'action des hommes : seule une poignée de femmes est mentionnée comme ayant participé à la lutte pour l'indépendance. Tout cela donne l'impression que les Marocaines auraient joué un rôle mineur. La réalité est bien différente et l'étude de leur contribution à la libération du royaume par les historiens n'en est qu'à ses balbutiements. Matthias Raynal a enquêté sur ces figures oubliées. De notre correspondant de retour de Rabat, Voici ce qu'écrit la sociologue marocaine Fadma Aït Mous dans un article paru en 2021 : « La place des femmes dans l'Histoire marocaine, notamment durant le protectorat, reste très peu visible. Les quelques écrits qui y sont consacrés ont conclu à l'absence de reconnaissance du rôle des femmes dans la lutte anti-coloniale ». Mustapha Qadery, professeur d'histoire à l'université Mohammed V de Rabat, explique : « Si j'ose dire, les hommes s'accaparent le rôle et ce sont les hommes qui parlent d'eux-mêmes. Parce qu'on a énormément de mémoires de résistant ». Mustapha Qadery est l'un des spécialistes de la résistance marocaine au joug colonial. La conquête en elle-même dure plusieurs décennies ; les soldats français font la guerre aux tribus qui se soulèvent contre leur domination. Des conflits auxquels participent les Marocaines. « Elles avaient le henné pour entacher les lâches qui s'échappaient du champ de bataille. Elles s'occupent de la logistique de repli de leurs hommes, quand ils sont en attaque. On en a des témoignages un peu partout. Depuis la fin du XIXᵉ siècle jusqu'en 1934, c'est vraiment très costaud au niveau de la participation. Sans elles, je ne crois pas qu'il y aurait eu cette résistance acharnée », poursuit-il. À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: en Côte d'Ivoire, les marcheuses de Grand-Bassam [1/10] Des poétesses marocaines ont aussi contribué à conserver le souvenir de ces guerres, raconte le chercheur : « On a des traces de femmes qui ont laissé curieusement leur nom par des couplets, qui évoquent les malheurs de cette guerre. On a quelques femmes qui émergent, en tout cas sur le plan local, mais on ne les voit pas dans le récit national ». Dans les années 1940-50, la lutte pour l'indépendance s'intensifie dans les villes : « On sait que dans le monde urbain, la lutte était dans le sens politique : la revendication par la presse, par des groupements, y compris la mise en place de partis politiques autorisés après la deuxième Guerre mondiale. C'est là qu'on voit l'apparition de la djellaba féminine pour les femmes urbaines qui n'avaient pas trop le droit – si j'ose dire – de sortir. L'invention de la djellaba féminine est associée, un petit peu, à ce début de sortie des femmes dans l'espace public ». Dans son article Les femmes dans le mouvement nationaliste marocain, l'historienne Assia Benadada écrit en 1999 : « Des femmes de toutes les catégories sociales et de toutes les régions se sont investies dans le mouvement nationaliste. (…) On peut constater que même le discours nationaliste a marginalisé leur rôle ». À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: Muthoni wa Kirima, figure féminine des Mau Mau [2/10]
Au Kenya, Field Marshall Muthoni wa Kirima est reconnue comme l'une des figures des Mau Mau. Ce mouvement d'insurrection s'est battu pour l'indépendance du Kenya dans les années 1950. Il a été très violemment réprimé par les colons britanniques. Au moins 10 000 Kényans ont été tués, jusqu'à 90 000 selon certains chiffres. Le mouvement a largement contribué à pousser le Kenya vers l'indépendance, déclarée le 12 décembre 1963. Née en 1930, décédée en septembre 2023, Field Marshal Muthoni wa Kirima est l'une des femmes qui ont combattu dans les rangs des Mau Mau. De notre correspondante à Nairobi, Muthoni wa Kirima avait à peine plus de 20 ans lorsqu'elle a rejoint le mouvement d'insurrection des Mau Mau. Elle raconte son parcours dans un entretien diffusé sur la chaîne YouTube Mau Mau Chronicles : « J'ai pris part à cette guerre pour une bonne raison : mon père travaillait pour un Européen. Vous savez, les Européens disaient que le Kenya leur appartenait. Nous étions en réalité comme des esclaves au service des Blancs. Nous travaillions dans leurs plantations de pyrèthre. » Les Mau Mau se battent alors pour l'indépendance et pour récupérer les terres qui leur ont été volées. Le mouvement multiplie les attaques, notamment contre les fermes des colons. Les Britanniques déclarent l'état d'urgence en 1952. Une répression d'une extrême violence s'ensuit. Les Mau Mau se réfugient en forêt. Muthoni wa Kirima leur passe des informations. Découverte, elle est battue, et rejoint elle aussi la forêt. Elle n'en sortira qu'à l'indépendance, en 1963. Elle sera la seule femme à avoir reçu le haut grade de Field Marshal au sein des Mau Mau, comme le rappelle Margaret Gachihi, historienne et enseignante à l'université de Nairobi : « Field Marshal Muthoni est restée onze ans dans la forêt. Cette longévité témoigne de son engagement envers la cause Mau Mau. Elle se distinguait, non seulement en tant que femme, mais surtout par la force de son caractère. Si l'on regarde ses activités, elle a pris la tête de raids, sortant de la forêt pour mener des attaques contre les fermes des colons. » Les combattants ont dû survivre en pleine forêt, traqués par les Britanniques. Le rôle des femmes a alors été clé, pourtant longtemps sous-estimé, rappelle l'historienne : « Ce sont elles qui ont permis au mouvement de perdurer aussi longtemps. Elles fournissaient de la nourriture, servaient de messagères et transportaient du matériel pour les Mau Mau. Et certaines d'entre elles, comme Field Marshal Muthoni et d'autres, ont même rejoint la forêt et endossé des rôles de combattantes. » De nombreux survivants Mau Mau ont déploré un manque de reconnaissance après l'indépendance du Kenya, et continuent de demander compensation pour la perte de leurs terres. « Nous avons vraiment souffert pour le pays », rappelait Field Marshal Muthoni wa Kirima auprès de la chaîne YouTube Mau Mau Chronicles. Il a fallu attendre 2003 pour que l'interdiction du mouvement soit officiellement levée. À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: en Côte d'Ivoire, les marcheuses de Grand-Bassam [1/10]
En décembre 1949, plusieurs centaines de femmes quittent Abidjan pour marcher jusqu'à Grand-Bassam afin d'exiger la libération des dirigeants emprisonnés du parti de Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, mis derrière les barreaux par l'administration coloniale française. Une mobilisation historique, brutalement réprimée, mais qui demeure aujourd'hui un symbole de courage et de résistance. Plus de 75 ans après, que reste-t-il de l'héritage des Dames glorieuses de Grand-Bassam ? Comment leur combat est-il transmis aux nouvelles générations ? De notre correspondant de retour de Grand-Bassam, À 106 ans, Amlan Dan N'Guessan est l'une des dernières survivantes de la marche des femmes de Grand-Bassam. Ces femmes s'étaient mobilisées pour réclamer la libération de leurs époux, frères ou proches détenus par l'administration coloniale. Dans sa famille, cette histoire est devenue un héritage. « Moi, ma maman préparait à manger, elle apportait de l'eau. Ces femmes ont reçu des coups de fusil, de l'eau sale et des coups de matraque, souligne Leonni, sa fille. Mais ce sont des mamans qui ont été courageuses. Si elles avaient eu peur, nos grands-pères seraient morts en prison. » À l'époque, plusieurs dirigeants du PDCI-RDA sont détenus depuis près d'un an au camp pénal de Grand-Bassam, sans jugement. Parmi eux figure le père d'Aminata Traoré Camara. Sa mère aussi a participé à la marche. Plus de sept décennies plus tard, elle mesure encore l'importance de cet engagement. « C'est une grande fierté de savoir que nous avons eu notre mère qui n'a pas baissé les bras, confie-t-elle, avec les autres femmes qui les ont accompagnées dans ce mouvement. Elle nous a laissé un héritage. » Pour préserver cette mémoire, Aminata a créé avec sa famille une fondation dédiée aux marcheuses de Grand-Bassam. En 2020, l'organisation a recensé une vingtaine de survivantes et œuvre à faire connaître leur histoire. « On a un devoir de mémoire, des obligations vis-à-vis de ces personnes qui, pour la plupart aujourd'hui, sont presque centenaires, insiste Aminata Camara. Celles qui sont parties, comment honorer leur mémoire pour éviter qu'elles ne tombent dans l'oubli ? » À lire aussiCôte d'Ivoire: la marche à reculons vers l'indépendance Un moment décisif Pour l'historien Nandouhard Akueson, auteur du livre La marche des Dames glorieuses sur Bassam, cette mobilisation a constitué un moment décisif dans la lutte pour l'émancipation politique de la Côte d'Ivoire. « Il y a eu une négociation. Le mandat d'arrêt qui pesait notamment sur le député Houphouët-Boigny a été levé, rappelle-t-il. Il a alors pu discuter avec l'administration coloniale. Quelques mois plus tard, il y a eu l'instruction du dossier et la libération partielle des premiers prisonniers. » À l'entrée de Grand-Bassam, le monument des Dames glorieuses, érigé en 1995, veille sur la mémoire de ces femmes qui ont défié le pouvoir colonial. Un peu plus loin, au Musée national du costume, une exposition photographique retrace leur combat et perpétue le souvenir de ces héroïnes longtemps restées dans l'ombre. À écouter dans Archives d'AfriqueFélix Houphouët-Boigny (1/6)
On la connaît sagement assise derrière le Mahatma Gandhi, revêtue d'un sari, le visage affable, la parole rare. Elle a pourtant été de toutes les luttes. Qui était Kasturba, l'épouse de Gandhi ?À l'aube de la Première Guerre mondiale, le couple Gandhi revient d'Afrique du Sud pour mener un combat politique et spirituel en Inde. Franck Ferrand retrace la vie de Kasturba, l'épouse de Mohandas Gandhi, et son engagement sans faille aux côtés de son mari dans la lutte pour l'indépendance. Originaire du Gujarat, Kasturba est promise en mariage dès l'âge de 7 ans à un jeune garçon du même âge, Mohandas Gandhi. Leur union sera finalement célébrée à 13 ans, malgré l'intimidation des jeunes mariés. Kasturba, bien que née dans l'aisance, va peu à peu s'émanciper et développer une forme de résistance passive face à l'autoritarisme de son époux. Lorsque Gandhi décide de s'engager dans la défense des droits des Indiens en Afrique du Sud, Kasturba l'accompagne et partage ses épreuves. Ensemble, ils vont forger une conscience politique qui les mènera jusqu'en Inde, où Gandhi deviendra le leader de la lutte pour l'indépendance.
Feat. l'équipe de "Tu réalises ?" : Line, Facundo et Cécile / La Fille Renne. Un podcast enregistré le 23 mai 2026 au Grrrnd Zero (Vaulx-en-Velin, 69).Au cinéma, les luttes politiques sont souvent vues à travers quelques personnages emblématiques. Mais en faisant appel à des acteur·ices connu·es pour les interpréter, on risque de se retrouver avec des films peu réalistes, où des bourgeois·es jouent des prolos…Alors comment faire mieux ? Comment filmer des mouvements politiques, en fiction ou en documentaire, sans trahir l'esprit de révolte qui les anime, ni instrumentaliser ses militant·es ? On parle de tout ça avec trois membres du collectif lyonnais "Tu réalises ?", qui rassemble justement des jeunes cinéastes très engagés !Au programme, des discussions et des extraits de films soigneusement choisis. Mais aussi : un film avec uniquement des mains, un jumpscare de Macron, le roast de tous les hommes (Ruffin, Lindon, Hugo Clément…), et surtout beaucoup de mise en scène (c'est important la mise en scène).--Récap des films conseillés dans l'émission :The Uprising (Peter Snowdon)An Uncertain Eternity (Ella Morton)Histoire d'A (Charles Belmont et Marielle Issartel)Les glaneurs et la glaneuse (Agnès Varda, 2000)La traversée (Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil — c'est un conseil à prendre au 2nd degré…)Joker (Todd Philips)Pink Flamingos (John Waters, 1972)Supersize Me (Morgan Spurlock, 2004)--Nos chroniqueurs et chroniqueuses ont du talent ! Allez donc jeter un œil à leurs autres activités :Alice :son compte BlueSky : https://bsky.app/profile/philopoulpe.bsky.socialson compte Letterboxd : https://letterboxd.com/philopoulpeCécile :ses films et photographies : https://lafillerenne.frson compte Instagram : https://www.instagram.com/lafillerenneRobin :son compte BlueSky : https://bsky.app/profile/robincauche.bsky.socialson compte Instagram : https://www.instagram.com/cestuntubeRaphaël :son compte BlueSky : https://bsky.app/profile/raphaeljaudon.bsky.socialson compte Letterboxd : https://letterboxd.com/raphael_jaudonson livre "Cinémas politiques, lecture esthétique" : https://books-openedition-org.ezproxy.normandie-univ.fr/ugaeditions/40533son groupe Goatfather (Stoner/Metal) : https://goatfather.bandcamp.com/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'association De l'or dans les mains propose un programme "Je découvre les métiers manuels" à destination des élèves de cinquième. L'objectif ? Permettre aux jeunes de découvrir des métiers manuels qu'ils ne connaissent pas ou peu. Le collège de La Rabière, à Joué-lès-Tours, participe à ce dispositif éducatif. Le 21 mai 2026, c'est la deuxième journée d'ateliers avec des artisans.Nous suivons Audrey Legendre, Responsable régionale Centre-Val de Loire chez De l'or dans les mains, sur place, au collège, pour en savoir plus sur ce programme et l'association. C'est l'occasion d'échanger avec les artisans présents sur cette session - forgerons, tourneur sur bois, mécanicien, fleuriste, électricien, couturière - les enseignantes, et les jeunes. avec, Juliette et David Huet – ForgeronsColette Dubreil – FleuristeGaëtane Lablée – Professeur documentalisteSophie Pereira – Professeur de mathématiquesProduction : Melissa Wyckhuyse, Radio Campus Tours, 2026Eric Popinet – ElectricienAdeline Casco – CouturièreStéphane Berviller – Tourneur sur boisPierre-Olivier Carton – Mécanicien automobile-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Enregistrement de la rencontre « Paroles de femmes : luttes, résilience et quête de soi », organisée à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Trois autrices y partagent des récits intimes et engagés autour de la lutte, de l'identité et de la reconstruction, offrant des perspectives sensibles sur les parcours de femmes confrontées aux discriminations et aux épreuves de la vie. Date : 8 mars 2026 Avec : Susan Honjo, Jesusa Nsang Ona et Isabel María González Bonillo Modération : Mélanie Chappuis
Cette semaine, Univox se met au vert et s'intéresse au don agricole.Au Salon International de l'Agriculture 2026, Radio Campus Paris a rencontré l'association SOLAAL qui milite pour une agriculture plus consciente de son empreinte écologique et sociale. A travers le don agricole et le glanage solidaire, les antennes régionales renforcent les liens entre générations d'agriculteur·trices. En plus de lutter contre le gaspillage alimentaire, les actions de SOLAAL créent de l'emploi et sont un levier fort pour réduire la précarité alimentaire. En témoigne le partenariat conclu cette année avec l'association Cop1 qui organise des distributions de paniers solidaires auprès d'étudiant·es en situation de précarité.infos Solaal :https://www.solaal.orghttps://www.instagram.com/solaal_Production : Radio Campus Paris, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Univox vous propose de partir à la découverte du DILAMI, Dispositif Langue Accueil Migrants mis en place par la Communauté d'universités et établissements de Toulouse, la COMUE , et dont le but est d'accompagner les exilés dans leur projet d'insertion sociale, universitaire et professionnelle.Avec la participation de :- Marie ALVERDE, Enseignante DIU Passerelle DILAMIDépartement des Relations Européennes et Internationales- Hilaria et Abdu Malik, étudiants.- Marie Hand, enseignante au DILAMIEnregistrements et entretiens menés par François BERCHENKO durant la dernière répétition du spectacle de fin d'année du DILAMI, dispositif langue accueil migrants, qui se tenait le mardi 14 avril 2026 à La Gainerie situé au 61 Rue Saint-Jean à Balma.https://www.univ-toulouse.fr/ouverture-sur-monde/dilami-dispositif-langue-accueil-migrant-sUn documentaire radiophonique sur l'écosystème étudiant et universitaire toulousain de François BERCHENKO http://musiquesmodernes.free.fr/Production : Campus FM, Toulouse, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:56 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Le Front populaire remporte les élections législatives en France le 3 mai 1936. Parallèlement, un mouvement global d'alliances entre démocrates, socialistes et communistes s'organise. De la Chine au Chili, le Front populaire se répand. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Éloïse Dreure Historienne spécialiste du Parti communiste en situation coloniale, Jean Vigreux Historien spécialiste de l'histoire des communismes et des sociétés rurales au 20ᵉ siècle, Serge Wolikow Historien spécialiste de l'histoire politique du mouvement ouvrier et des organisations communistes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:32 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Malgré sa victoire en mai 1936, le Front populaire reste une coalition fragile. Socialistes, radicaux et communistes se divisent sur la question internationale. L'opposition des droites et du patronat dégrade aussi l'image du Front populaire. Comment le gouvernement de Léon Blum périclite-t-il ? - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Gilles Richard Historien, Dimitri Manessis Docteur en histoire contemporaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:37 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Le 3 mai 1936, la coalition du Front populaire remporte les élections législatives. Au même moment, des grèves se multiplient dans tout le pays. Comment le gouvernement réagit-il face aux grèves ? Est-il possible de gouverner sans trahir les idéaux du Front populaire ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Ludivine Bantigny Historienne, spécialiste de l'histoire des mouvements sociaux et des engagements politiques, Laure Machu Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'Université Paris Nanterre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:56 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Dans les années 1930, la crise économique et la montée des fascismes en Europe nourrissent un mouvement d'union des gauches, qui mène à l'avènement d'un Front populaire en mai 1936. Quelles stratégies politiques et électorales le conduisent à la victoire ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Sylvain Boulouque Historien et enseignant-chercheur à l'Université de Reims., François Prigent Professeur agrégé et docteur en histoire, chercheur associé à l'Université Rennes 2 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:26:16 - Les Nuits de France Culture - Le Front populaire marque l'un des grands moments du cinéma français avec des auteurs comme Renoir, Duvivier ou Carné. Comment les luttes syndicales, les congés payés, le chômage traversent-ils leurs œuvres? Quels furent les engagements politiques des uns et des autres? - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Claude Gauteur Historien du cinéma, Jacques Kermabon Rédacteur en chef de la revue Bref Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:00:20 - Les Nuits de France Culture - Après l'enthousiasme de la victoire et les rêves de 1936, vient le temps des difficultés pour le gouvernement de Front populaire. Une révolution sociale s'engage malgré une crise économique qui fragilise rapidement le gouvernement Blum. Aurait-il pu mieux faire ? C'est le sujet de ce débat de 1986. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Pascal Ory Historien, membre de l'Académie française, Antoine Prost Historien, Jean-Pierre Rioux Historien français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:29:20 - Les Nuits de France Culture - En 1971, l'écrivain Jean Cassou revient sur les années 1930, de la crise du 6 février 1934 à la victoire du Front populaire. Au micro des "Chemins de la connaissance", il raconte l'engagement des intellectuels face à la violence fasciste et l'immense espoir culturel porté par le Front populaire. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:17 - Les Nuits de France Culture - En 1936, le Front populaire tente de gouverner un vaste mouvement social tout en faisant face à la montée des périls fascistes. Quatre-vingt-dix ans après, cette sélection de sept heures d'archives revient sur ses conquêtes, ses tensions et l'héritage politique, social et culturel qu'il a laissé. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:16:24 - Les Nuits de France Culture - Figure majeure du Front populaire, Léon Blum reste associé aux grandes réformes sociales de 1936. Cette émission hommage retrace le parcours d'un intellectuel devenu homme d'État, de l'affaire Dreyfus au procès de Riom, à travers des témoignages, des archives et la voix même de Blum. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Jean Amrouche écrivain, journaliste littéraire et homme de radio (1906-1962) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:10 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - À travers documentaires et fictions, Gilles Perret filme les mutations économiques et les ambitions de réforme sociale. Du travail agricole aux mémoires ouvrières, il porte à l'écran une histoire sociale incarnée et faite de rencontres. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Jeanne Coppey, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Gilles Perret Réalisateur, documentariste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:31:36 - Les Nuits de France Culture - En 1936, au-delà d'une alternance politique, le Front populaire fait naître un nouvel imaginaire. Cinéma, chansons et récits accompagnent cet élan social et le désir de "changer la vie" : de Jean Renoir courtisé par le parti communiste à Jean Gabin et sa bonhommie tranquille dans "La Belle Équipe". - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:50 - Les Nuits de France Culture - À l'occasion des 50 ans du Front populaire, cette émission revient sur les origines politiques et sociales d'un moment qui marque durablement l'histoire française. Historiens et témoins analysent la montée des périls dans les années 30, la naissance de l'union de la gauche et la figure de Léon Blum. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA - invités : Pascal Ory Historien, membre de l'Académie française, Antoine Prost Historien, Jean-Pierre Rioux Historien français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:01:19 - Les Nuits de France Culture - Été 1936 : après la victoire du Front populaire, les premiers congés payés bouleversent la vie de millions de Français. Témoignages et souvenirs racontent cette découverte du temps libre et des vacances. - réalisation : Antoine Dhulster, Vincent Abouchar, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:00:37 - Le Cours de l'histoire - Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur l'appli Radio France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:29 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - L'écologie et les luttes pour la défense de l'environnement ne datent pas des années 1970. Depuis le XIXe siècle, des luttes émergent dans les milieux populaires pour préserver leur territoire, les moyens de subsistance et la nature. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret - invités : François Jarrige Historien des sociétés industrielles, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:47 - LSD, la série documentaire - par : Nedjma Bouakra - Roubaix a longtemps eu la mémoire des luttes sociales comme boussole. Entre héritage des combats et projets de rénovation urbaine, les habitants de ses quartiers populaires se dressent contre l'effacement de cette mémoire. - réalisation : Gilles Blanchard, Laure-Hélène Planchet
durée : 00:58:47 - LSD, la série documentaire - par : Nedjma Bouakra - Roubaix a longtemps eu la mémoire des luttes sociales comme boussole. Entre héritage des combats et projets de rénovation urbaine, les habitants de ses quartiers populaires se dressent contre l'effacement de cette mémoire. - réalisation : Gilles Blanchard, Laure-Hélène Planchet
durée : 00:58:47 - Les documentaires de France Culture - par : Nedjma Bouakra - Roubaix a longtemps eu la mémoire des luttes sociales comme boussole. Entre héritage des combats et projets de rénovation urbaine, les habitants de ses quartiers populaires se dressent contre l'effacement de cette mémoire. - réalisation : Gilles Blanchard, Laure-Hélène Planchet, Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:10 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou, Jeanne Coppey - À travers documentaires et fictions, Gilles Perret filme les mutations économiques et les ambitions de réforme sociale. Du travail agricole aux mémoires ouvrières, il porte à l'écran une histoire sociale incarnée et faite de rencontres. - réalisation : Laurence Millet - invités : Gilles Perret Réalisateur, documentariste
durée : 00:02:20 - On n'arrête pas l'éco - par : Christian Chavagneux - Chaque dernier samedi du mois, Christian Chavagneux d'Alternatives Economiques donne ses recommandations de livres. Que faut-il lire pour mieux comprendre l'économie ? Quels titres incontournables faut-il acquérir ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comment fonctionne l'entraînement des outils IA ? Les outils d'IA ne fonctionnent pas tout seuls. Contrairement aux discours répandus par les maisons mères qui ont créé les LLM, ces Large Language Model que sont ChatGPT, Claude, Gemini, et leurs émules, ces systèmes parlants ont besoin d'humains pour les entraîner, les régler, et tout simplement leur permettre de fonctionner. Dans ce premier épisode de la sixième saison de Penser les Luttes, nous explorons cette face cachée du travail de milliers de travailleur·euses, largement invisibilisé·es.En Égypte, au Vénézuela, au Kenya... on les appelle les "data workers". Toutes ces petites mains relisent, valident, détourent des photos, modèrent... et parfois, formulent directement les réponses. Comme pour ces système de surveillance 'intelligents" pour des vols à l'étalage, censés signaler automatiquement les vols, et dont les signalements sont fait par des vrais humains qui regardent les images en direct. Dans cet épisode, deux chercheur·euses ouvrent leur travail de recherche sur cette réalité des travailleurs et travailleuses de l'IA, et les mécanismes de leur invisibilisation.Dans cet épisode :Juan Sebastian Carbonell : sociologue, post-doctorat à l'université de Liège, auteur d'Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle, paru l'an dernier.Myriam Raymond, enseignante chercheuse à l'université d'Angers au laboratoire Granem, membre du DIPLab (digital plateforme labour, collectif de chercheur) qui vient de publier une enquête sur les travailleurs de l'IA en Egypte. Penser les Luttes est un podcast original produit par Radio Parleur et Le MédiaTV. Production et animation : Violette Voldoire. Montage : Raphaëlle Douchet.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En ce début de printemps, des auteurs de tout le monde francophone se retrouvent à Rouen, au Festival des Langues Françaises. Les textes des artistes Médéssé Prudence Romaric Gbedjanhoungbo et de Shade Hardy Garvey Mougondo sont présentés ce soir. Deux textes très différents mais très complémentaires, présentés ce jeudi 26 mars 2026 : le premier questionne le panafricanisme et se tourne vers un avenir d'une Afrique positive. Le deuxième interroge les pratiques militantes autour des figures emblématiques de Malcolm X et Mohamed Ali. « Stéréotypes »: une Afrique positive qui regarde vers l'avenir Ici, un vendeur de carte SIM. Là, une étudiante plongée dans son mémoire. Plus loin, un mécanicien qui rêve d'ouvrir un garage solaire. Une mère qui élève seule ses enfants. L'auteur béninois, Médéssé Prudence Romaric Gbedjanhoungbo, présente son texte « Stéréotypes », qui dresse le portrait de l'Afrique du quotidien, une Afrique actuelle avec des personnages du peuple. Le pays n'est pas explicitement cité mais cela semble se passer au Bénin. « C'est un pays qui a un passé très triste avec la traite négrière mais aujourd'hui, on travaille pour se relever et pour aller plus loin ». L'auteur revendique la dimension politique de son texte « si les politiques tenaient compte des réalités, quelque chose de bien pourrait être fait pour l'épanouissement ». Son texte est une commande. Rédigé dans le cadre du programme L'Afrique qui vient, l'auteur s'emploie à montrer « le regard de l'Afrique sur l'africain, le regard de l'extérieur sur l'Afrique mais aussi le regard de l'extérieur sur l'extérieur ». « Je parle au monde entier. Chacun a sa part de responsabilité dans les stéréotypes que nous avons ». Le texte est actuellement en phase de réécriture. À travers le personnage de Vignon, il nous raconte que « le passé n'est pas à négliger. Il faut prendre ce qui est du passé, comprendre ce qui n'a pas marché, et prendre de nouvelles décisions pour évoluer ». C'est en résumé le portrait d'un continent en mouvement, source d'inspiration et d'innovation, marqué par ses paradoxes. Mohamed X : la rencontre fictive entre deux militants Quant à Shade Hardy Garvey Mougondo, il signe « Mohamed X », un texte consacré à la relation entre deux figures majeures du XXe siècle : Malcolm X, militant des droits civiques assassiné en 1965, et Mohamed Ali, considéré comme le plus grand boxeur de tous les temps, disparu en 2016. Ce n'est pas la première fois que l'auteur congolais s'empare de figures historiques. L'un de ses précédents spectacles était consacré à Patrice Lumumba, à l'homme et au père qu'il était. Pour ce texte, c'est la biographie écrite par Ilyasha Shabazz, la troisième fille de Malcolm X, devenue orpheline de père à trois ans. « Je voulais faire un texte percutant, quelque chose qui donne des coups de poings. J'ai pensé à Mohamed Ali ! », précise l'auteur. Si le texte raconte une rencontre fictive entre les deux protagonistes en 1962, ces deux militants se sont - dans la vraie vie- côtoyés, rapprochés, aimés puis fâchés. D'un côté Mohamed Ali, icône du ring, de l'autre Malcolm X, voix radicale du peuple. Leur chemin se croise, entre affection, tensions et confrontation. Frères de combat, le champion de boxe et le leader militant débattent de leurs choix, de leurs renoncements et de la place de l'homme noir dans la société. Faire entrer le public dans la fabrique du théâtre Ronan Chéneau est le programmateur du Festival des Langues françaises, organisé par le CDN Normandie Rouen. Il nous rappelle que ces textes ne sont « pas des lectures figées mais déjà des gestes de dramaturgie plateau. On laisse entendre la portée dramatique théâtrale et scénique de ces textes ». Programmation musicale : L'artiste Prince Balker avec le titre « Je peux pas ».
En ce début de printemps, des auteurs de tout le monde francophone se retrouvent à Rouen, au Festival des Langues Françaises. Les textes des artistes Médéssé Prudence Romaric Gbedjanhoungbo et de Shade Hardy Garvey Mougondo sont présentés ce soir. Deux textes très différents mais très complémentaires, présentés ce jeudi 26 mars 2026 : le premier questionne le panafricanisme et se tourne vers un avenir d'une Afrique positive. Le deuxième interroge les pratiques militantes autour des figures emblématiques de Malcolm X et Mohamed Ali. « Stéréotypes »: une Afrique positive qui regarde vers l'avenir Ici, un vendeur de carte SIM. Là, une étudiante plongée dans son mémoire. Plus loin, un mécanicien qui rêve d'ouvrir un garage solaire. Une mère qui élève seule ses enfants. L'auteur béninois, Médéssé Prudence Romaric Gbedjanhoungbo, présente son texte « Stéréotypes », qui dresse le portrait de l'Afrique du quotidien, une Afrique actuelle avec des personnages du peuple. Le pays n'est pas explicitement cité mais cela semble se passer au Bénin. « C'est un pays qui a un passé très triste avec la traite négrière mais aujourd'hui, on travaille pour se relever et pour aller plus loin ». L'auteur revendique la dimension politique de son texte « si les politiques tenaient compte des réalités, quelque chose de bien pourrait être fait pour l'épanouissement ». Son texte est une commande. Rédigé dans le cadre du programme L'Afrique qui vient, l'auteur s'emploie à montrer « le regard de l'Afrique sur l'africain, le regard de l'extérieur sur l'Afrique mais aussi le regard de l'extérieur sur l'extérieur ». « Je parle au monde entier. Chacun a sa part de responsabilité dans les stéréotypes que nous avons ». Le texte est actuellement en phase de réécriture. À travers le personnage de Vignon, il nous raconte que « le passé n'est pas à négliger. Il faut prendre ce qui est du passé, comprendre ce qui n'a pas marché, et prendre de nouvelles décisions pour évoluer ». C'est en résumé le portrait d'un continent en mouvement, source d'inspiration et d'innovation, marqué par ses paradoxes. Mohamed X : la rencontre fictive entre deux militants Quant à Shade Hardy Garvey Mougondo, il signe « Mohamed X », un texte consacré à la relation entre deux figures majeures du XXe siècle : Malcolm X, militant des droits civiques assassiné en 1965, et Mohamed Ali, considéré comme le plus grand boxeur de tous les temps, disparu en 2016. Ce n'est pas la première fois que l'auteur congolais s'empare de figures historiques. L'un de ses précédents spectacles était consacré à Patrice Lumumba, à l'homme et au père qu'il était. Pour ce texte, c'est la biographie écrite par Ilyasha Shabazz, la troisième fille de Malcolm X, devenue orpheline de père à trois ans. « Je voulais faire un texte percutant, quelque chose qui donne des coups de poings. J'ai pensé à Mohamed Ali ! », précise l'auteur. Si le texte raconte une rencontre fictive entre les deux protagonistes en 1962, ces deux militants se sont - dans la vraie vie- côtoyés, rapprochés, aimés puis fâchés. D'un côté Mohamed Ali, icône du ring, de l'autre Malcolm X, voix radicale du peuple. Leur chemin se croise, entre affection, tensions et confrontation. Frères de combat, le champion de boxe et le leader militant débattent de leurs choix, de leurs renoncements et de la place de l'homme noir dans la société. Faire entrer le public dans la fabrique du théâtre Ronan Chéneau est le programmateur du Festival des Langues françaises, organisé par le CDN Normandie Rouen. Il nous rappelle que ces textes ne sont « pas des lectures figées mais déjà des gestes de dramaturgie plateau. On laisse entendre la portée dramatique théâtrale et scénique de ces textes ». Programmation musicale : L'artiste Prince Balker avec le titre « Je peux pas ».
durée : 00:58:39 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Au cinéma comme au théâtre, Ariane Ascaride incarne des personnages qui portent des histoires sociales et politiques. De l'Italie à Marseille, la comédienne aborde les trajectoires migratoires, les luttes sociales ou encore le génocide des Arméniens, et donne voix à Gisèle Halimi. - réalisation : Laurence Millet - invités : Ariane Ascaride Comédienne
À l'occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, en février, le Palais des Nations à Genève a accueilli la projection d'un film consacré à Frantz Fanon, psychiatre martiniquais et figure majeure des luttes anticoloniales, engagé durant la guerre d'Algérie et auteur d'analyses marquantes sur les mécanismes d'oppression et les inégalités structurelles.Organisé par l'Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD) et l'association Shap Shap, l'événement a réuni chercheurs, cinéastes et jeunes participants autour d'une réflexion sur l'actualité de sa pensée face aux fractures sociales contemporaines.Dans ce podcast, ONU Info Genève revient sur les débats qui ont suivi la projection avec Karima Cherif, Directrice de la communication de l'UNRISD, Jean-Claude Barny, réalisateur du film, et Alexandre Bouyer, qui incarne Fanon à l'écran.Ils évoquent la portée contemporaine de son message, le rôle du cinéma pour sensibiliser aux injustices sociales, et l'engagement de jeunes participants venus partager leurs expériences et leurs idées pour transformer les inégalités. Entretien réalisé par Alexandre Carette
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. “Tant que l'asphyxie sociale sera possible, tant qu'il y aura sur la terre existence et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.” Cette citation est tirée de la préface des Misérables, l'un des plus grands chefs-d'œuvre de Victor Hugo. Une phrase qui résonne avec l'actualité de notre époque. Gilets Jaunes, Black Lives Matter, réforme des retraites, marches pour l'écologie, quoiqu'on en dise, la révolte sociale est dans l'air. De son côté, l'art est un formidable véhicule à idées, à concepts et à messages. Rien de surprenant à ce que tout ça se nourrisse et s'influence. Quels sont les œuvres marquantes qui traitent des mouvements sociaux ? Et plus récemment, le cinéma s'est aussi emparé du sujet, non ? Ecoutez la suite de cet épisode dans "Maintenant vous savez culture" Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : avril 2023 A écouter aussi : Pourquoi appelle-t-on les danseurs les “petits rats de l'Opéra” ? La cuisine est-elle un art ? Qui est cette actrice de cinéma qui a inventé le Wifi ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez culture ". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Si l'intelligence artificielle est censée révolutionner nos vies, elle semble moins pressée pour bousculer les inégalités de genre. Selon les derniers chiffres du Forum économique mondial, les femmes ne représentent que 22% des effectifs travaillant dans l'IA. Et pour celles qui réussissent à se démarquer, à lancer leur start up, elles peinent à obtenir des financements. Dans un monde où les algorithmes façonnent nos représentations, nos imaginaires mais aussi l'accès à l'emploi, au financement ; cette faible part des femmes n'est pas sans conséquence. Car si les hommes et notamment les hommes blancs, conçoivent les technologies, ils influencent inconsciemment ou pas les choix techniques, les priorités de développement, et de l'autre côté de l'écran, nos usages. Les IA sont donc loin d'être neutres. Cette absence des femmes n'est pas née avec l'intelligence artificielle. Si elles étaient majoritaires dans l'informatique jusqu'aux années 1970, le secteur a vu affluer les hommes en masse avec l'avènement du génie logiciel et des micro-ordinateurs. Dans ce contexte, comment décoder les biais de genre et raciaux véhiculés par les intelligences artificielles et comment faire des femmes des utilisatrices averties et des conceptrices des technologies ? Émission à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science. Avec : • Estelle Ndjandjo, journaliste et présentatrice de la chronique Voisins connectés, diffusée chez 8 milliards de voisins. Et nos invitées : • Marion Carré, experte en IA, cofondatrice de Ask Mona, une entreprise qui marie culture et intelligence artificielle et auteure de Qui a voulu effacer Alice Recoque ? - Sur les traces d'une pionnière oubliée de l'IA (Fayard, 2024) et Le paradoxe du tapis roulant - Vaincre notre paresse intellectuelle face à l'IA (J.-C. Lattès, 2025) • Pamela Corbin-Audoux, experte diversité et inclusion. Membre du Think Tank, Les EnthousIAstes sur l'IA dans les RH. En fin d'émission, la chronique de Jennifer Lufau nous fait découvrir des femmes qui ont marqué l'histoire du gaming et de la technologie. À commencer par un film qui cristallise bien les difficultés mais aussi la résilience des femmes dans la tech, Hidden Figures ! Une fiction du cinéma hollywoodien qui raconte l'histoire de femmes afro-américaines embauchées dans les années 60 par la NASA pour être des calculettes vivantes, tout ça en pleine guerre froide. Programmation musicale : ► Fāfaru - 15 15 ► « Intro (Simone Simone) » - Joyce Babatunde.
Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.
Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.
Dans le Québec des années 1960, la femme était encore considérée comme une citoyenne de second ordre. Des groupes féministes ont commencé à dénoncer les injustices qui les touchaient. L'historienne Yolande Cohen nous parle de ce renouveau des luttes féministes.