📢 #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l’écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d’analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. 📢 Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaînehttps://www.auposte.fr/dons

Non seulement les temps sont durs, mais ils sont épuisants. Pas une asso, pas un collectif, pas une orga n'est épargnée : le burn-out n'est plus réservé au monde du travail. Alors comment se protéger et protéger les autres ? Comment faire en sorte que celles et ceux qui s'engagent continuent à (tenter de) changer le monde sans s'esquinter la santé ? Comment éviter la surchauffe. Pour en causer, on reçoit Hélène Balazard, chercheuse en science politique et Simon Cottin-Marx, sociologue, auteurs de Burn-out militant – Comment s'engager sans se cramer (Payot, 2026)? #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l'écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d'analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. ? Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaîne https://www.auposte.fr/dons/

Ce soir, ce soir, émission spéciale avec l'équipe et la commu aupostiennes. On revient sur 5 années de live. 5 ans après nos premiers lives bricolés sur Twitch, Au Poste change de dimension. Nouveau site, nouveaux outils, abonnements directs, verbatims, archives enrichies : notre média indépendant poursuit sa bataille culturelle, fidèle à sa ligne — défendre les libertés fondamentales, refuser la dépendance aux plateformes et construire, grâce à ses soutiens, un espace de débat libre, long et exigeant.? #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l'écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d'analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. ? Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaîne https://www.auposte.fr/dons/

Dans la foulée du défilé lyonnais de ce week-end, la rencontre met en lumière les nouvelles stratégies visuelles et politiques de l'extrême droite. Des symboles détournés aux manifestations néonazies de Lyon, Geoffrey Dorne et Ricardo Parreira dévoilent les codes, les réseaux et les méthodes de recrutement. Suit Thomas Portes, qui défend un antifascisme parlementaire assumé et répond aux critiques visant la France Insoumise. Entre bataille culturelle, guerre des images et offensive médiatique, le débat fait du bien.? #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l'écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d'analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. ? Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaîne https://www.auposte.fr/dons/

La mort de Quentin Deranque à Lyon ouvre la seconde partie de l'émission comme une déflagration. Les images d'un jeune «identitaire», massacré au sol, envahissent les écrans, saturent le débat et imposent l'émotion avant toute analyse. Faut-il s'arrêter au choc ou interroger une séquence inscrite dans des années d'affrontements entre extrême droite et antifascistes? Derrière le drame, une question traverse le plateau: la contextualisation est-elle encore possible? En amont de ce séisme, Extrêmorama revenait sur 50 ans d'histoire du FN/RN, et de sa longue liste des numéros 2. Avec cette question: Bardella, “Tu quoque mi fili”… Toi aussi, mon fils ? ? #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l'écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d'analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. ? Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaîne https://www.auposte.fr/dons/

Au fil d'une causerie exceptionnelle, dense et souriante à la fois, Raoul Peck démonte les mécanismes du mensonge contemporain en s'appuyant sur Orwell. De la Birmanie coloniale à la guerre d'Espagne, de Trump à Bolloré, il relie passé et présent avec une rigueur implacable. Le dialogue navigue entre cinéma, mémoire, propagande et responsabilité démocratique. Il revient sur son travail, ses recherches, sa science du montage. Un dialogue lumineux, où chaque mot compte — parce que, justement, c'est par les mots que tout commence. ? #AuPoste Libertés publiques, politique, cinéma, Histoire, littérature & contre-filatures. auposte.fr invite chercheur·es, écrivain·es, philosophes, sociologues, avocat·es, punks et punkettes, cinéastes, artistes et hacktivistes, écoterroristes, féministes. https://www.auposte.fr/Le site a été lancé par l'écrivain-réalisateur David Dufresne (Un pays qui se tient sage) comme un espace d'analyse et de défense des libertés fondamentales. auposte.fr porte un regard critique et en mouvement sur le monde. ? Dons, pots de vin, corruption, soutien de la chaîne https://www.auposte.fr/dons/

« Un million d'emplois pour le climat » : ce slogan, lancé il y a quelques années par des associations écologistes, résume un paradoxe explosif. Comment concilier la lutte contre la pollution et la préservation des emplois ? Comment repenser le travail à l'ère de la crise écologique ? Et si la solution passait par une révolution radicale : travailler moins, mais mieux ? Ce soir, dans Au Poste, la philosophe Céline Marty, spécialiste d'André Gorz, nous explique pourquoi notre rapport au travail est au cœur des enjeux écologiques. Entre bullshit jobs, démocratisation du travail et libération du temps, elle déconstruit les idées reçues et propose des pistes pour un avenir où l'écologie et l'emploi ne seraient plus des ennemis. Prêt à tout remettre en question ?

Deux cancers du sein, une loi qui réautorise des pesticides interdits, et un cri dans l'hémicycle: « Vous êtes les alliés du cancer ! ». Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère, a transformé son combat intime en guerre politique. Son arme ? Un livre-manifeste (Cancer colère, Seuil, février 2026), une pétition record (2,1 millions de signatures), et une accusation implacable : l'État sacrifie la santé publique aux lobbies agricoles.

Les États-Unis traversent une zone de turbulences démocratiques inédites. Face à un Donald Trump toujours plus autoritaire, les contre-pouvoirs résistent, mais vacillent. Police de l'immigration militarisée, intimidation électorale, instrumentalisation des institutions : la chercheuse Ludivine Gilli décrypte un pays sous tension. Entre mobilisation citoyenne diffuse et peur généralisée, l'Amérique est-elle encore une démocratie fonctionnelle ?

Deux affaires emblématiques, un même système à l'œuvre. Du procès des CRS du Burger King à la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini, cette matinale interroge l'impunité des puissants. Arié Alimi revient sur sept ans de blocages judiciaires et sur la responsabilité des donneurs d'ordres policiers. Fanny Marlier raconte une enquête fondatrice et questionne le maintien à l'antenne d'un animateur condamné pour corruption de mineurs.

Quand Giorgia Meloni est arrivée au pouvoir, une des premiers choses qu'elle a fait est de s'attaquer aux programmes scolaires d'histoire, avec un retour au récit national, ce que le RN envisage aussi dans son programme sur l'école. L'enseignement de l'histoire, ses programmes, ses manuels, ce qu'aurait dit tel ou tel enseignant en cours est de toute façon une matière inflammable, prompte à embraser les 20 h ou les unes du Figaro à grand coup de « on n'enseigne plus Clovis, Jeanne d'Arc, la France des Lumières mais l'esclavage, l'islam, etc. », « il n'y a plus de chronologie », et autre horreur-malheur-lespoooovrezenfants. Pour éclairer ses questions, expliquer ce qu'est un programme, un manuel, un cours d'histoire, pour historiciser les attaques, réfléchir aux risques que fait peser sur l'histoire scolaire la montée de l'extrême droite et enfin rappeler que l'histoire n'est pas une discipline faite pour inculquer des réponses toutes faites, mais pour apprendre à se poser des questions, j'ai convoqué au Poste, le 4 février à 18 h, Laurence De Cock et Magali Jacquemin. La première est enseignante dans le secondaire et chercheuse en histoire de l'éducation, spécialiste de la fabrique scolaire de l'histoire (Dans la classe de l'homme blanc (PUL), La fabrique scolaire de l'histoire (Agone), Sur l'enseignement de l'histoire (Libertalia) tout en écrivant des livres d'histoire pour les enfants (collection Les explorateurs de l'histoire). La seconde est professeure des écoles et pratique la pédagogie Freinet. Elle est l'autrice du livre Des élèves à la conquête du passé (Libertalia) dans lequel elle réfléchit à l'enseignement de l'histoire en primaire et nous plonge au cœur de sa classe. Toutes deux sont membres du collectif Aggiornamento Histoire géo. Mathilde Larrère

La justice est devenue un champ de bataille politique et médiatique. Magistrate et secrétaire générale de la CNCDH, Magali Lafourcade raconte comment la défense de l'État de droit l'a exposée à des pressions multiples, jusqu'à la visite d'émissaires de Trump dans le procès Le Pen. Elle démonte les offensives contre les juges, analyse le retournement populiste du discours judiciaire et rappelle pourquoi les droits humains constituent la dernière digue face à l'arbitraire.

Amine Kessaci, 22 ans, et un courage fou. Son nom résonne comme un symbole de résistance dans les quartiers nord de Marseille. Après l'assassinat de deux de ses frères, tués par des naco-trafiquants, ce jeune écolo a transformé sa douleur en combat : celui d'une jeunesse qui refuse de plier face à la « narcocratie ». Fondateur de l'association Conscience, il accompagne dénonce l'abandon des quartiers populaires. Candidat aux municipales à Marseille sur la liste de Benoît Payan, Amine Kessaci incarne une nouvelle génération d'activistes, à la croisée du personnel et du politique. Son discours, intime et radical, force le respect. Menacé, sous protection policière, Amine Kessaci continue de défier les trafiquants et les sceptiques. Et les critiques. Un honneur de le recevoir.

Presse indépendante, capitalisme numérique et luttes syndicales : cette Matinale explore les lignes de front d'un monde sous tension. Face à l'hégémonie des plateformes et à la concentration médiatique, des journaux papier résistent, s'organisent et se réinventent. Dans le même temps, un scandale éclate : Capgemini, symbole du CAC 40, collabore avec ICE. Un des artisans de la révélation du scandale est avec nous. Une lutte victorieuse, on prend.

La route n'est pas qu'un ruban d'asphalte : elle est une construction politique, sociale et culturelle. De la fuite de Varennes aux gilets jaunes, des voies romaines aux autoroutes concédées, Nayel Zeaiter retrace plusieurs siècles d'histoire française par le prisme de la circulation. À travers le dessin, la signalétique et l'ingénierie, il révèle comment la route organise les territoires, les conflits et les imaginaires. Une plongée précise dans ce qui relie, sépare et fait exploser la société.

Curieuses, indécises, immatures, traîtresses à la cause… Bien que nombreuses (en France, 10% des moins de 30 ans revendiquent cette identité), les personnes bisexuelles sont encore victimes de préjugés même au sein des communautés LGBTQIA+ et d'un manque de représentation, de la pop-culture aux sujets de recherche, en passant par les médias et les politiques de santé publique. Pourquoi ? Que produit la marginalisation et l'effacement de celles et ceux qui n'ont jamais cessé de militer dans les mouvements queer ? Dans ce nouvel épisode de “Qui va faire la vaisselle ?”, Nora Bouazzouni reçoit Stéphanie Ouillon, autrice de Quelle bisexualité radicale ? Sur les traces de la bisexualité politique en France (1967-2007) (Tahin Party, 2025) et créatrice de la Newsletter bi·e, et Camille Teste, autrice d'Embrasser la bisexualité (Les Renversantes, 2025).

À l'Assemblée nationale comme sur la scène internationale, deux alertes convergent. Le député Pouria Amirshahi raconte comment une proposition de loi sur la légitime défense policière a failli faire basculer l'État de droit, avant d'être stoppée in extremis. Dans le même temps, le journaliste Mathieu Martinière révèle comment Interpol est instrumentalisée par des régimes autoritaires pour traquer opposants, journalistes et militants. Deux fronts, une même question : jusqu'où laisser l'impunité s'installer au nom de la sécurité ?

Raphaël Liogier démonte avec une précision redoutable la grande machine contemporaine du succès. Dans une société où l'apparence a remplacé l'existence, le mensonge n'est plus une faute mais une norme. Du capitalisme au travail, de la science à la politique, tout devient mise en scène et fiction industrielle. Face à ce monde corrélationniste et épuisé, le philosophe appelle à une rupture radicale. Retrouver la grandeur, le désir, et oser la démesure.

En quelques mois, une dizaine de librairies indépendantes ont été attaquées partout en France. Les acteurs du livre indépendants attribuent ces actions violentes à l'extrême droite. Avec nous, pour en parler, à 7h30, Clémence R. (SUD Culture Solidaires – Branche Métiers du livre). Et à 8h30, l'anthropologue Chowra Makaremi, bien connue de nos services, viendra dresser le bilan, provisoire, et humain, et politique, du nouveau soulèvement révolutionnaire en Iran.

Suite aux attaques de la Bollosphère, Thomas Legrand, lui le fervent adepte de la culture du compromis, contre-attaque. Il a déposé plainte contre Europe 1 et CNews. Et accuse : «ce sont une organisation politique dotée de studios dans un but de propagande». Avec lui, on est revenu sur ses accusations, le métier (étrange) de commentateur politique, l'endogamie qui règne chez ses pairs et leur sujet (le monde politique). Et comment la trumpisation du débat public gagne la France.

Le Proche-Orient n'est ni une énigme insoluble ni un chaos éternel. Dans cet entretien dense et pédagogique, le politiste Ziad Majed démonte un siècle de récits tronqués, de mythes géopolitiques et de simplifications dangereuses. De la Palestine à l'Iran, du Liban aux révolutions arabes, il restitue les continuités historiques, les ruptures fondatrices et les responsabilités internationales. Une lecture indispensable pour comprendre pourquoi cette région reste au cœur du basculement mondial.

Ils ne paient pas d'impôts, mais ils achètent les médias, les lois, et même l'avenir de la planète. Monique Pinçon-Charlot, sociologue des riches, démasque l'oligarchie française : une caste qui s'enferme dans ses ghettos dorés, manipule la démocratie, et accélère le chaos climatique. « Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec », lance-t-elle, impitoyable. Des cercles secrets aux fraudes fiscales géantes, des présidents milliardaires à la mainmise sur Paris, elle révèle comment une poignée d'hommes et de femmes a confisqué le pouvoir, l'espace, et jusqu'à l'air que nous respirons.

Avec Ana Pich, à 7h30, autrice de «Sans foi ni loi, la police face à la justice» (Florent Massot) on verra comment la police est jugée. A 8h30, Stéphane Galais, porte parole de la Confédération paysanne, interpellé violemment vendredi, et mis en garde à vue à Paris. Avec lui, on reviendra sur cet événement, le MerCoSur, la DNC, et de la lutte agricole. Retour aussi sur Frontières, tout juste épinglé par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation pour avoir usurpé notre identité: le média d'extrême droite s'était fait passé pour Au Poste lors des universités d'été de LFI en aout 2025 Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l'ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C'est en direct, c'est fait maison. Préparez le café!

Derrière ces gestes simples se cache une longue histoire de luttes politiques, de propagande et de contre-information. Du photomontage communiste des années 1930 à la presse alternative des années 1970, Max Bonhomme et James Horton retracent un siècle d'images militantes. Affiches, journaux, cartes postales et tracts deviennent des armes visuelles. Une plongée dans la culture graphique des révoltes modernes.

Les pesticides sont-ils dangereux pour la santé humaine ? Pour les abeilles ? Le dérèglement climatique est-il dû à l'activité humaine ? Pour les industriels de la chimie, de l'agroalimentaire ou des énergies fossiles, il est nécessaire d'entretenir le doute sur ces questions, et ainsi retarder la mise en place de mesures de restrictions ou d'interdictions de leurs produits par les pouvoirs publics. Si les tromperies et le lobbying auprès des autorités sont des stratégies rodées depuis des décennies, ils prennent aujourd'hui de nouvelles formes, en propageant des éléments de langage sous les atours de la défense de la « bonne science ». Dans un formidable retournement, ce sont alors les écologistes qui sont accusés de désinformation, tandis qu'amateurs de science et sphères rationalistes se font le relai des messages des industriels. Stéphane Foucart est journaliste au Monde, où il couvre l'actualité des sciences de l'environnement. Avec Stéphane Horel, il a révélé les Monsanto Papers qui dévoilent les pratiques d'intimidation, de fraude scientifique et les campagnes d'influence du géant de la chimie agricole. Dans ses livres, notamment Les gardiens de la raison, co-écrit avec Stéphane Horel et Sylvain Laurens, il enquête sur la façon dont les industriels instillent le doute sur les questions écolos en détournant les principes scientifiques.

Le spectre du narcotrafic hante l'Europe. A Marseille, on tue pour un coin de rue. A Amsterdam, on réinvente les grands commerçants voyageurs des siècles passés. Les trafics redessinent les quartiers, organisent les vies, infiltrent les institutions, défient les États. La bien connue de nos services Clara Martot Bacry, co-autrice de Marseille sous emprise. Comment la drogue s'empare d'une ville (Éditions du Seuil, à paraître le 9 janvier), et Christophe Bouquet, co-réalisateur du documentaire Narcotrafic, le poison de l'Europe (diffusé ce soir sur Arte), croisent ici leurs regards. L'une a arpenté les rues de Marseille pendant trois ans avec Coralie Bonnefoy et Benoît Gilles pour une enquête de terrain sans précédent, à 360°. Leur livre rassemble les dix-sept articles de la série publiés dans Marsactu et des textes inédits. Il y est question de shit, de crack, de points de deal éphémères, de personnes ayant survécu à des blessures par balles, de DZ Mafia et de détention, mais aussi de la domination physique, sociale et culturelle que le trafic exerce sur les individus. L'autre raconte comment l'histoire du narcotrafic se fond dans celle du capitalisme et du colonialisme. Avec son comparse Mathieu Verboud, Christophe Bouquet a suivi les flux, les routes, les complicités souterraines d'un marché global, ultra-libéral et ultra-efficace: le narcocapitalisme.

Le Venezuela bombardé, Maduro enlevé, la sidération comme arme politique. Christophe Ventura décrypte une opération américaine sans précédent en Amérique du Sud, où pétrole, Chine et restauration impériale s'entremêlent. En miroir, Simon Grysole raconte comment enquêter sur le pouvoir local peut mener au tribunal. Deux récits, un même fil rouge : la brutalisation du politique et la pression croissante sur l'information indépendante.

Dernière émission de l'année, moment charnière pour Au Poste. On déroule la refonte complète du site et un nouveau modèle mêlant dons et abonnements. Un plaidoyer pour le direct, le temps long et un journalisme affranchi des logiques industrielles.

Au Poste dresse le bilan de son année 2025. Un média sans publicité, sans sponsor, sans stratégie dictée par les algorithmes, sans vignettes putaclics, sans titres racoleurs, financé quasi exclusivement par sa communauté. Moins de lives, mais mieux produits. Plus d'invité·e·s, plus de temps long, et le refus de la course à l'audience. Une réflexion assumée sur l'indépendance, ses limites, son coût et sa nécessité démocratique.

Le Proche-Orient est une poudrière où se croisent récits coloniaux, violences contemporaines et batailles d'images. À travers une sélection des Ciné Mutins de films documentaires, cette rencontre éclaire autrement le conflit israélo-palestinien. Analyse politique, mémoire historique et regard cinématographique se répondent. Quand le cinéma devient outil de compréhension du réel.

Glyphosate, chlordécone, néonicotinoïde, SDHI… Les pesticides ne relèvent pas d'accidents isolés mais d'un système politique, économique et sanitaire profondément structuré. Giovanni Prete et Jean-Noël Jouzel démontent l'illusion de la réparation, l'inefficacité des protections individuelles et l'impunité persistante des responsables. Contamination généralisée, cadres réglementaires complaisants, responsabilité de l'État et inertie européenne: l'empoisonnement est collectif.

La subculture du web peut-elle finir par engloutir les plus vieilles démocraties ? Dans son histoire, l'extrême droite a souvent su se saisir de la modernité technologique pour promouvoir son agenda anti-moderne. Ce phénomène va aujourd'hui vite, très vite, accélère. Nous partons vers les zones profondes du web, celles où clignotent les mèmes toxiques, les communautés retranchées et les imaginaires en flammes. Pour cartographier ces territoires instables, nous recevons deux explorateurs du numérique contemporain : Marion Jacquet-Vaillant, maîtresse de conférences à l'université Paris-Assas, chercheuse en sciences politiques, dont les travaux plongent dans les flux d'extrême droite de X et de Telegram. On verra avec elle que selon les plateformes, les identités politiques, les discours, varient. Olivier Tesquet, journaliste, coauteur d'Apocalypse Nerds avec Nastasia Hadjadji, une enquête sur les artisans du « technofascisme » qui rêvent de restructurer le monde en « États réseaux ».

A 7h30, on reçoit Sophie Lemaître pour son enquête «Réduire au silence : comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG» (Editions Rue de l'échiquier) qui a reçu le prix Renaud Van Ruymbeke, organisé par l'ONG Transparency International France. A 8h30, en direct avec Thomas Gibert, Maraîcher en Haute Vienne et voix de la révolte paysanne ! Dermatose nodulaire, abattages, mobilisations… Le porte-parole de la Confédération paysanne, en première ligne contre la politique sanitaire du gouvernement, sera parmi nous. Venez entendre ses solutions, ses combats, et ses appels à la résistance. Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l'ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C'est en direct, c'est fait maison. Préparez le café!

Sur Françoise d'Eaubonne, certains, certaines, savent qu'elle est celle qui a pensé et nommé l'éco-féminisme, reliant l'oppression patriarcale des femmes et l'exploitation capitaliste de la Terre. Mais qui sait qu'on lui doit aussi le mot de phallocrate ? Qu'elle a monté un comité saucisson dans le cadre de la lutte pour le droit à l'IVG ? Qu'elle s'était engagée dans la Résistance, puis au PC qu'elle quittait en 1956? Qu'elle a participé à l'occupation de l'Odéon en 1968, au Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire au début des années 70, et qu'elle a même… posé une bombe à Fessenheim ! Sacré nana ! Mais aussi « impossible grand-mère » comme le dit le sous-titre du livre que lui consacre David Dufresne.

Plongée au cœur de la fabrique du pouvoir avec Bérengère Bonte, journaliste politique et autrice d'un ouvrage explosif sur Gabriel Attal. Dans cet entretien dense, elle décrit l'ascension fulgurante du plus jeune Premier ministre de la Ve République, les codes d'un monde politique devenu théâtre permanent et les zones de tension au sein même de la macronie. Entre révélations inédites, archives retrouvées et analyse des entourages, Bonte éclaire les ressorts d'une génération qui rêve de l'Élysée avant 40 ans. Un récit précis, documenté et parfois sidérant.

A 7h30, on cause du transfert de Moben, auteur des Editions du bout de la ville, à la prison de haute sécurité de Alençon-Condé-sur-Sarthe au sein du nouveau QLCO (Quartier de lutte contre la criminalité organisée). Il subit ce transfert punitif pour avoir écrit, avec l'aide de Gaëlle Hoarau, Mange ta peine, les recettes du prisonnier à l'isolement, sorti en septembre 2025. Il semblerait que Moben a été brutalement aspiré dans la campagne médiatique menée par le Garde des sceaux pour promouvoir ces quartiers de haute sécurité (QHS) et sa « guerre au narcotrafic ». A 8h30, France Déter reçoit Nicolas de la maison Libertalia, pour le jeu des 7 familles Fachorama, qui a fâché syndicats de police, presse Bolloré et minsitre de l'Intérieur Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l'ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C'est en direct, c'est fait maison. Préparez le café!

Écrivain et intellectuel, homme de gauche « d'ici et d'ailleurs », Abdourahman Waberi arpente la planète, de Djibouti où il est né à une époque où ce pays de la Corne d'Afrique était encore une colonie française, en passant par la France, l'Allemagne, la Suisse ou les États-Unis. Dans son « Autoportrait avec Mélenchon », il raconte son cheminement politique personnel, fait de désillusions mais aussi, et surtout, d'un nouvel élan grâce à sa rencontre avec La France insoumise.

En matière d'écologie, la « transition énergétique » est partout. Des ministères aux grandes entreprises en passant par les rapports du Giec, c'est le paradigme dominant de la lutte contre le changement climatique : pour sauver la planète, il faudrait remplacer les énergies fossiles par des énergies décarbonées, renouvelables ou nucléaire. Et ce récit repose en partie sur l'histoire de l'énergie, avec l'idée qu'il y aurait eu par le passé d'autres transitions, du bois au charbon, puis du charbon au pétrole. Mais cette histoire est-elle réelle? D'où vient cette idée de transition énergétique et comment est-elle devenue l'horizon incontournable de la lutte contre le dérèglement climatique? Et si la « transition énergétique » n'était qu'un mythe qui nous illusionne sur la volonté des dirigeants à prendre en compte l'urgence climatique? Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences et techniques, chercheur au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages dont Sans transition, une nouvelle histoire de l'énergie. A travers un retour sur l'histoire des énergies et une analyse critique de la notion de « transition énergétique », il pointe les limites du tout-technologique et appelle à la lucidité sur le défi climatique. #Ecoloscope #9 présenté par Hélène Assekour

L'inconnu de la Grande Arche est une histoire vraie, et redoutable. En 1983, François Mitterrand lance un concours d'architecture pour le projet phare des «grands travaux» de sa présidence: la Grande Arche de la Défense, dans l'axe du grand Lenôtre, du Louvre à l'Arc de Triomphe. A la surprise générale, un architecte danois remporte le concours. L'inconnu débarque à Paris où il est propulsé à la tête de ce chantier pharaonique. C'est l'objet du film de Demoustier — à qui l'on doit, entre autres, le formidable Borgo. Comment concilier argent, architecture et art (de la politique).

Un adolescent de 17 ans a enfariné Jordan Bardella à Vesoul, déclenchant une tempête médiatique savamment orchestrée par le RN. Désigné par la famille du jeune homme, Arié Alimi démonte la charge pénale, l'instrumentalisation politique et le récit victimisant du parti d'extrême droite. L'avocat replace l'acte dans une tradition française de contestation symbolique et rappelle que la jeunesse, souvent, sonne l'alarme quand les adultes renoncent. Entre analyse juridique, rappel républicain et avertissement politique, il éclaire ce que ce geste dit de l'époque : une France inquiète, mais encore capable de sursauts.

Le nouveau film de Dominik Moll cartonne. Dossier 137 attire le public, reçoit un bel accueil presse, et l'imprimatur d'anciennes patronnes de l'IGPN. Sa convocation Au Poste fut un plaisir. On a causé cinéma, et réalité, messages et morale, actions et opinions. Sortez les pop corns!

Ce mois ci, le courageux collectif d'aide aux migrants Utopia 56 célèbre ses dix années de lutte. A 8h20, ce sera l'occasion d'inviter sa porte-parole Charlotte Kwantes pour évoquer leurs combats, leurs méthodes et leurs victoires. Et à 7h30, France Déter reçoit une autre ONG, Flagrant Déni, bien connue de nos services, qui vient de publier un rapport accablant sur impunité policière grandissante en France. Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l'ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C'est en direct, c'est fait maison. Préparez le café!

Dans un monde où la violence sociale n'a jamais été aussi palpable, Nicolas Framont entend remettre sur la table les questions que tout le monde évite soigneusement : jusqu'où peut-on aller pour riposter à la brutalité du capitalisme ? À travers l'affaire Luigi Mangione, assassin présumé d'un PDG d'assurance santé, l'auteur observe l'explosion d'une sympathie populaire inédite, révélatrice d'un système à bout de souffle. Entre morale, efficacité politique et colère contenue, Framont interroge le rapport de force réel, celui que syndicats, ONG et institutions refusent, selon lui, d'assumer. Une conversation où violence et justice se heurtent de plein fouet — et où les tabous se fissurent.

Peut-on encore faire confiance à la justice française? Sur les 230.000 femmes (estimation basse) victimes de violences sexuelles en 2022, seules 6% déclarent avoir porté plainte. Or, plus de 80% des affaires de ce type seraient classées sans suite. En 2025, la France a d'ailleurs été condamnée deux fois par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour son traitement judiciaire des violences sexuelles: lacunes du cadre juridique, défaillances dans le processus, victimisation secondaire, carences quant à l'appréciation du consentement… Comment lutter concrètement contre cette impunité? Quel rôle jouent les avocat·es, les magistrat·es? L'inscription du non-consentement dans la loi est-elle une réelle avancée pour les victimes et contre la culture du viol? Dans ce nouvel épisode de «Qui va faire la vaisselle?», Nora Bouazzouni convoque Elodie Tuaillon-Hibon, avocate de victimes au procès de Gérard Depardieu, autrice de «Il faut faire confiance à la justice» (La Meute, 2025) et Marjolaine Vignola, avocate de victimes dans les affaires du «violeur de Tinder» et «French Bukkake», et à l'origine des recours ayant mené aux décisions de la CEDH.

La démocratie, telle qu'on nous la présente, est-elle à la hauteur de ses promesses ? Francis Dupuis-Déri, politiste de haute volée, retrace dans Démocratie. Histoire politique d'un mot aux États-Unis et en France (Lux Éditeur, 2025) l'évolution radicale du mot « démocratie » : d'un régime où le peuple (honni) se gouverne directement (démocratie directe), il est devenu synonyme de régime électoral libéral (démocratie représentative). L'auteur démontre que les « pères fondateurs » de nos démocraties modernes étaient en réalité des antidémocrates déclarés, hostiles à l'idée d'un pouvoir populaire direct. À travers une analyse historique et contemporaine, il révèle que la démocratie représentative, présentée comme un aboutissement, a été conçue pour limiter le pouvoir populaire plutôt que pour l'exprimer pleinement. Et si la vraie démocratie était celle que l'on pratique, et non celle que l'on subit ?

Entre la fin des années 1950 et la fin des années 1970, Rabat, Alger et Tunis deviennent des plaques tournantes du panafricanisme, loin des récits centrés sur Paris ou New York. L'historienne Paraska Tolan-Szkilnik raconte comment États post-coloniaux, poètes, cinéastes et guérilleros luso-africains se sont croisés, soutenus, utilisés – parfois trahis.

Vous reprendrez bien un peu de jambon aux nitrites? Non? De l'huile de colza aux hydrocarbures, alors? Certains ingrédients pourtant «controversés» ou classés cancérogènes sont encore présents en rayons, malgré des alternatives connues. S'inspirant des méthodes de l'industrie du tabac, l'agro-alimentaire use de son influence pour entretenir le flou artistique plutôt que la transparence autour de leur impact sanitaire. Les pouvoirs publics, eux, semblent privilégier leurs bons rapports avec les poids-lourds du secteur plutôt que la santé de leurs concitoyen·nes. Les connaissances scientifiques actuelles justifient-elles ce statu quo réglementaire? Comment a évolué l'histoire des normes et de la régulation? Pour ce nouvel épisode de Bouffe de là, Nora Bouazzouni convoque Guillaume Coudray, journaliste et documentariste spécialiste de l'industrie agroalimentaire, auteur des enquêtes «De l'essence dans nos assiettes, enquête sur un secret bien huilé» (La Découverte, 2025) et «Cochonneries, comment la charcuterie est devenue un poison» (La Découverte, 2017).

Au Poste, Fabrice Arfi dévoile les ressorts d'un écosystème médiatique qu'il décrit comme «chaotique», où «la vérité n'est plus qu'une opinion comme une autre». De l'affaire Sarkozy aux plateaux télé qu'il qualifie d'«asile» où il doit affirmer «je ne suis pas fou», le journaliste de Mediapart raconte l'envers du décor : pressions, storytelling politique, inversion accusatoire.

La semaine dernière, Olivier Ertzscheid a publié un article dont il a (seul) le secret: «Le web pourrissant et l'IA florissante. Si nous sommes le bruit, qui sera la fureur?». Maître de conférences en sciences de l'information, bien connu de nos services, Olivier a derechef accepté une nouvelle convocation. Avec lui, on fera le tour de la question IA, Web, Algo, que faire face au big bang ? On vous le garantit, ça va être passionnant.

Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, était l'invitée de France Déter sur Au Poste. Elle dénonce la dérive autoritaire du maintien de l'ordre, la fatigue d'un Parlement vidé de sa substance et la recomposition d'une alliance des droites avec l'extrême droite. Entre colère démocratique et défense de la rupture écologique, elle s'attaque autant aux dérives du pouvoir qu'aux compromis molles de la gauche. Tout en se défendant d'y recourir.

À 78 ans, Lola Miesseroff revendique le droit de mourir comme elle a vécu : libre et désobéissante. Dans Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves (Libertalia), l'ancienne pétroleuse de 68 défend la vieillesse comme un acte politique et la mort comme un choix personnel. Élevée par des parents anarchistes prônant la liberté jusque dans la mort, elle appelle à briser le tabou du suicide assisté : «Mes parents ont toujours dit qu'il faut pouvoir mourir quand on le souhaite». Face à la médicalisation et au moralisme de la fin de vie, elle oppose une joie radicale : celle de vivre, rire et décider jusqu'au bout. Une leçon de lucidité et d'insoumission face à la dernière frontière du pouvoir : le droit de disposer de soi.

Le sociologue Renaud Epstein démonte la mécanique de l'oubli : les quartiers populaires se révoltent, mais la République détourne le regard. La militante Rachel Simon, condamnée à six mois ferme pour avoir aspergé Matignon de peinture à l'eau, raconte la répression qui s'abat sur les voix écologistes. Entre mémoire des luttes et criminalisation de la désobéissance, leurs paroles se répondent. C'est France Déter, la matinale aupostienne