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Après s’être déroulée dans le plus grand silence médiatique, la guerre soudanaise a fini par faire parler d’elle au moment où la ville d'El Fasher est tombée le 26 octobre 2025, après un siège de plus de 18 mois. El... Continue Reading →
durée : 00:58:02 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Si les Lumières opèrent une critique de l'ethnocentrisme européen et dénoncent par exemple l'esclavage, elles acceptent pour autant de façon partielle ou implicite l'ordre colonial. Comment alors, ont-elles pensé et critiqué la question coloniale ? - réalisation : Nicolas Berger - invités : Antoine Lilti Historien spécialiste de l'époque moderne et des Lumières, professeur au Collège de France; Thierry Hoquet Philosophe, professeur à l'Université Paris Nanterre
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Tu doutes de toi malgré les preuves ?Tu réussis… mais tu as l'impression de ne pas mériter ta place ?Tu surcompenses, tu te caches, tu te tais… alors que tout en toi crie que tu es née pour exister pleinement.Dans cet épisode, on déconstruit le "syndrome de l'imposteur" à la racine.Et si ce n'était pas un trouble intérieur, mais une mémoire coloniale transmise, une stratégie de survie, un programme à désactiver avec douceur ?On parle de :
La photographe franco-martiniquaise Adeline Rapon est l'une des nouvelles voix d'un art politique avant tout. Son exposition "that's not fair, because he should be the one teaching you", fruit de plusieurs semaines de résidence en Guyane, a été exposée à Saint-Laurent-du-Maroni. Avant cela, son travail était réuni au sein de l'exposition "Pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?" à l'Atrium de Fort-de-France, en Martinique, où Léa Boutin-Rivière l'a rencontrée. RFI : Adeline Rapon, bonjour. Vous êtes photographe, métisse, d'un père martiniquais et d'une mère corrézienne, et lorsque vous vous présentez vous dites que vous êtes "franco-martiniquaise." Pourquoi ? Adeline Rapon : C'est vraiment un positionnement politique, que j'ai adopté il n'y a pas très longtemps. Jusque-là, j'avais un peu de difficulté à me décrire. Pour moi, on parle de deux entités très différentes, de deux cultures très différentes et de deux systèmes très différents. Il y a ce réflexe encore très colonial, de considérer que la Martinique c'est la France. Sauf que quand on se penche dessus, on se rend compte que précisément, la Martinique, ce n'est pas la France. Ici [en Martinique], il y a des inégalités énormes, un système colonial encore extrêmement présent, un système social qui est d'une violence inouïe... on est toujours dans ce système hérité de la période de l'esclavage, et on ne peut pas fermer les yeux là-dessus. Alors pour moi, c'est important de distinguer les deux et de dire que je suis et "franco" et "martiniquaise." Vous venez de tourner la page d'une exposition intitulée "Pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?," dans laquelle vous juxtaposez d'anciennes cartes postales coloniales, et des autoportraits où vous reprenez les codes de ces images, pour montrer la survivance de l'imaginaire colonial. Pourquoi ce titre ? C'est un titre volontairement très provocateur. Je l'ai tiré d'une carte postale que j'ai achetée - j'ai fait la démarche, dans une forme d'émancipation, d'acheter toutes les cartes postales présentes dans l'exposition. Et ces cartes ont été utilisées, donc elles ont leurs petites spécificités, des choses qui ont été écrites dessus. Sur l'une d'entre elles, il est écrit "pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?" au-dessus de la tête d'une jeune femme en train de se coiffer, et qui est présentée comme étant "une mulâtresse de Martinique." Pourquoi avez-vous souhaité racheter toutes ces cartes postales ? C'est une démarche de réappropriation de ces archives-là, pour, d'une certaine façon, les mettre dans mon propre fonds, mais aussi pour pouvoir les exploiter comme je le souhaite, ne pas avoir à demander l'autorisation. A terme, ce que j'aimerais faire avec tout ce que j'ai pu racheter, c'est de les transmettre aux archives publiques. Ce sont des éléments d'intérêt public, qui sont importants. On a besoin de savoir quelles images ont été produites à l'époque, et comment elles ont été produites. Ce qu'il faut noter avec ces images-là, c'est qu'elles ont été faites à la fin du XIXème siècle, début du XXe, au moment de l'essor de la carte postale ou un peu avant. Et elles ont été produites par des "explorateurs", des colons, mais aussi des békés. Donc uniquement des points de vue dominants, des productions d'images dominantes et surtout des constructions d'images. De fausses visions, construites en tout cas, de la Martinique. Vous dénoncez donc ces images, et en même temps, en vous prenant en photo dans des poses qui les reproduisent, vous vous inscrivez dans cet imaginaire... comment surmonter ce paradoxe ? Je ne suis pas sûre qu'on le surmonte, justement. [rires] Dans l'imitation même de ces images-là, il y a une réinterprétation de ma part, mais je reste dans le même registre. Il y a beaucoup de questionnements. J'ai commencé cette série-là [au moment du premier confinement français, en 2020] de façon un peu innocente, et très spontanée aussi. Mais très rapidement, je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout un sujet simple, que j'interrogeais beaucoup de choses - sur moi-même et ma propre identité d'ailleurs. Je me suis aussi rendue compte de ce que ça impliquait, de jouer avec ces images. J'essaie de les décoloniser, justement en les remettant à la bonne place. C'est-à-dire à leur place d'images construites, qui n'ont pas valeur d'archives réelles, ou de vues réelles de notre passé en Martinique. Quelles sont les traces laissées aujourd'hui par cet imaginaire colonial en Martinique ? Pour commencer, on n'y pense pas nécessairement, mais ces images se retrouvent souvent en grand tirage dans les maisons de nos grand-mères, comme une représentation de "l'antan lontan" - le passé - martiniquais. Mais il y a aussi toute une culture qui descend de ces représentations, et que l'on retrouve dans des événements culturels. On peut aussi les retrouver dans certains hommages - ou femmages, peu importe - d'artistes modernes, dans des productions d'images pour la mode... ces codes-là sont présents. Et puis, ce à quoi on ne s'attend pas nécessairement, c'est qu'on continue de produire ce genre d'images-là. Des cartes postales sexualisées, exotisées, de corps de femmes majoritairement, sur des plages, la robe relevée... Et, c'est triste à dire, mais ces représentations sont toujours produites par les mêmes personnes. Malgré ce contexte, reste-t-il une place pour un art martiniquais débarrassé de ces codes ? Bien sûr ! Dans l'art pictural, cela fait longtemps que la déconstruction a commencé. En fait, toute l'histoire de l'art en Martinique, c'est de la déconstruction, et même de l'éclatement, des images. Je pense par exemple à Suzanne Césaire. Dans Le Grand camouflage, elle parle de cela : comment, à travers le surréalisme, parvient-on à éclater les mages coloniales ? Comment parvient-on à avoir son propre ressenti, imagé ? C'est quelque chose qui est encore beaucoup utilisé aujourd'hui, et que beaucoup de photographes utilisent maintenant à travers la photographie d'art, même si elle a une histoire plus courte. Une autre dimension de votre travail, c'est votre appartenance à la communauté queer - vous vous présentez d'ailleurs comme "queeribéenne." C'est un aspect qui est extrêmement important dans mon travail. Ce n'est pas toujours présent frontalement, mais c'est toujours en sous-texte, dans ma façon d'aborder les choses. Avoir un prisme queer, c'est aussi avoir un prisme qui vient des marges. C'est ça qui m'intéresse, notamment dans la culture martiniquaise : ce qui se passe aux marges, qui attend d'être écrasé, mais qui ne l'est pas encore et qui résiste.
La photographe franco-martiniquaise Adeline Rapon est l'une des nouvelles voix d'un art politique avant tout. Son exposition "that's not fair, because he should be the one teaching you", fruit de plusieurs semaines de résidence en Guyane, a été exposée à Saint-Laurent-du-Maroni. Avant cela, son travail était réuni au sein de l'exposition "Pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?" à l'Atrium de Fort-de-France, en Martinique, où Léa Boutin-Rivière l'a rencontrée. RFI : Adeline Rapon, bonjour. Vous êtes photographe, métisse, d'un père martiniquais et d'une mère corrézienne, et lorsque vous vous présentez vous dites que vous êtes "franco-martiniquaise." Pourquoi ? Adeline Rapon : C'est vraiment un positionnement politique, que j'ai adopté il n'y a pas très longtemps. Jusque-là, j'avais un peu de difficulté à me décrire. Pour moi, on parle de deux entités très différentes, de deux cultures très différentes et de deux systèmes très différents. Il y a ce réflexe encore très colonial, de considérer que la Martinique c'est la France. Sauf que quand on se penche dessus, on se rend compte que précisément, la Martinique, ce n'est pas la France. Ici [en Martinique], il y a des inégalités énormes, un système colonial encore extrêmement présent, un système social qui est d'une violence inouïe... on est toujours dans ce système hérité de la période de l'esclavage, et on ne peut pas fermer les yeux là-dessus. Alors pour moi, c'est important de distinguer les deux et de dire que je suis et "franco" et "martiniquaise." Vous venez de tourner la page d'une exposition intitulée "Pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?," dans laquelle vous juxtaposez d'anciennes cartes postales coloniales, et des autoportraits où vous reprenez les codes de ces images, pour montrer la survivance de l'imaginaire colonial. Pourquoi ce titre ? C'est un titre volontairement très provocateur. Je l'ai tiré d'une carte postale que j'ai achetée - j'ai fait la démarche, dans une forme d'émancipation, d'acheter toutes les cartes postales présentes dans l'exposition. Et ces cartes ont été utilisées, donc elles ont leurs petites spécificités, des choses qui ont été écrites dessus. Sur l'une d'entre elles, il est écrit "pas si mal, n'est-ce pas, notre petite créole ?" au-dessus de la tête d'une jeune femme en train de se coiffer, et qui est présentée comme étant "une mulâtresse de Martinique." Pourquoi avez-vous souhaité racheter toutes ces cartes postales ? C'est une démarche de réappropriation de ces archives-là, pour, d'une certaine façon, les mettre dans mon propre fonds, mais aussi pour pouvoir les exploiter comme je le souhaite, ne pas avoir à demander l'autorisation. A terme, ce que j'aimerais faire avec tout ce que j'ai pu racheter, c'est de les transmettre aux archives publiques. Ce sont des éléments d'intérêt public, qui sont importants. On a besoin de savoir quelles images ont été produites à l'époque, et comment elles ont été produites. Ce qu'il faut noter avec ces images-là, c'est qu'elles ont été faites à la fin du XIXème siècle, début du XXe, au moment de l'essor de la carte postale ou un peu avant. Et elles ont été produites par des "explorateurs", des colons, mais aussi des békés. Donc uniquement des points de vue dominants, des productions d'images dominantes et surtout des constructions d'images. De fausses visions, construites en tout cas, de la Martinique. Vous dénoncez donc ces images, et en même temps, en vous prenant en photo dans des poses qui les reproduisent, vous vous inscrivez dans cet imaginaire... comment surmonter ce paradoxe ? Je ne suis pas sûre qu'on le surmonte, justement. [rires] Dans l'imitation même de ces images-là, il y a une réinterprétation de ma part, mais je reste dans le même registre. Il y a beaucoup de questionnements. J'ai commencé cette série-là [au moment du premier confinement français, en 2020] de façon un peu innocente, et très spontanée aussi. Mais très rapidement, je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout un sujet simple, que j'interrogeais beaucoup de choses - sur moi-même et ma propre identité d'ailleurs. Je me suis aussi rendue compte de ce que ça impliquait, de jouer avec ces images. J'essaie de les décoloniser, justement en les remettant à la bonne place. C'est-à-dire à leur place d'images construites, qui n'ont pas valeur d'archives réelles, ou de vues réelles de notre passé en Martinique. Quelles sont les traces laissées aujourd'hui par cet imaginaire colonial en Martinique ? Pour commencer, on n'y pense pas nécessairement, mais ces images se retrouvent souvent en grand tirage dans les maisons de nos grand-mères, comme une représentation de "l'antan lontan" - le passé - martiniquais. Mais il y a aussi toute une culture qui descend de ces représentations, et que l'on retrouve dans des événements culturels. On peut aussi les retrouver dans certains hommages - ou femmages, peu importe - d'artistes modernes, dans des productions d'images pour la mode... ces codes-là sont présents. Et puis, ce à quoi on ne s'attend pas nécessairement, c'est qu'on continue de produire ce genre d'images-là. Des cartes postales sexualisées, exotisées, de corps de femmes majoritairement, sur des plages, la robe relevée... Et, c'est triste à dire, mais ces représentations sont toujours produites par les mêmes personnes. Malgré ce contexte, reste-t-il une place pour un art martiniquais débarrassé de ces codes ? Bien sûr ! Dans l'art pictural, cela fait longtemps que la déconstruction a commencé. En fait, toute l'histoire de l'art en Martinique, c'est de la déconstruction, et même de l'éclatement, des images. Je pense par exemple à Suzanne Césaire. Dans Le Grand camouflage, elle parle de cela : comment, à travers le surréalisme, parvient-on à éclater les mages coloniales ? Comment parvient-on à avoir son propre ressenti, imagé ? C'est quelque chose qui est encore beaucoup utilisé aujourd'hui, et que beaucoup de photographes utilisent maintenant à travers la photographie d'art, même si elle a une histoire plus courte. Une autre dimension de votre travail, c'est votre appartenance à la communauté queer - vous vous présentez d'ailleurs comme "queeribéenne." C'est un aspect qui est extrêmement important dans mon travail. Ce n'est pas toujours présent frontalement, mais c'est toujours en sous-texte, dans ma façon d'aborder les choses. Avoir un prisme queer, c'est aussi avoir un prisme qui vient des marges. C'est ça qui m'intéresse, notamment dans la culture martiniquaise : ce qui se passe aux marges, qui attend d'être écrasé, mais qui ne l'est pas encore et qui résiste.
Cet épisode est consacré au football et ses liens avec la colonialité, càd que nous analyserons comment ce sport est traversé par des rapports de pouvoir et de domination coloniale, mais aussi comment il est un espace de résistance anticoloniale voire décoloniale. Réf.:Documental - La historia del futbol - AfricaEusébio entrevistado por Luis Goucha e Teresa Guilherme (RTP - 06/12/1992)INA, L'Aventure du football africain : Naissance d'une passionFootball - L'historique équipe du FLN | Sport en MémoireGhana's Independence Day Speech by Dr. Kwame Nkrumah | Accra | March 6th, 1957
Vous l'avez peut-être vue passer, j'ai diffusé sur le podcast et sur YouTube ces derniers mois plusieurs épisodes dédiés à l'Algérie, et plus particulièrement à la conquête, à l'Algérie coloniale, à la guerre d'indépendance, ainsi qu'aux Harkis. Et dans cette Algérie coloniale, même une fois la conquête terminée, il y a eu de nombreuses résistances à l'administration française, notamment via le banditisme. Cela a notamment été beaucoup le cas entre 1871 et 1920. Alors qui sont ces bandits, pourquoi le sont-ils devenus, qu'ont-ils commis, et comment les autorités ont lutté contre eux ? Eh bien pour le découvrir, j'ai reçu dans un entretien passionnant Antonin Plarier, un historien qui a énormément travaillé sur ce sujet. Je vous propose donc d'entrer dans le vif du sujet ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus, découvrez le livre d'Antonin Des bandits face au pouvoir colonial. Algérie, 1871-1920 : https://books.openedition.org/enseditions/64103
Au nord ouest du continent africain, un peuple entier vit dans l’exil ou sous domination coloniale, coupé en deux par un mur de 2700 km de long. Des dizaines de milliers de personnes forcées de vivre dans des camps de... Continue Reading →
MARDI 18 JUIN 2024Marie BossaertL'Orientalisme en train de se faire - une enquête collective sur les études orientales dans l'algérie colonialesous la direction de Marie Bossaert, Augustin Jomier, Emmanuel SzurekÉditions Ehessen dialogue avec Thibault BechiniSCIENCES HUMAINESFruit d'une enquête collective de cinq ans menée au sein d'un séminaire de l'EHESS entre archivistes, bibliothécaires, enseignants et étudiants, ce livre propose une série d'entrées dans une partie des 50 000 lettres et 20 000 cartes postales (entre autres objets) de la correspondance du savant René Basset (1855-1924), figure de l'école d'Alger et pionnier dans de nombreux domaines savants, dont la langue berbère. Si R. Basset n'est pas un inconnu des historiens du Maghreb, ses archives, parvenues à l'EHESS en 2019, n'avaient jamais fait l'objet de la moindre exploitation. Ces premiers essais en « histoire sociale des sciences » (p. 18) présentent les premières pistes d'analyse d'un fonds qui appelle, par son ampleur, de futures études. Dans la perspective des travaux d'Alain Messaoudi1, qui parrainent cet ouvrage, il s'agit moins d'étudier la matière même des prolifiques travaux de l'orientaliste, quoique certains chapitres en offrent de passionnants aperçus, que son milieu savant, sa vie personnelle et ses méthodes de travail.Marie Bossart est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'Université Clermont Auvergne depuis septembre 2023 et elle a été Chercheuse associée au Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centre-asiatiques.
durée : 00:58:21 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au 19ᵉ siècle, les matières grasses extra-européennes deviennent les premières denrées coloniales importées en Europe, devant le sucre et le café. Pourtant, un siècle plus tard, le beurre est la seule graisse mise à l'honneur dans les livres de recettes. Où sont donc passés les gras coloniaux ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy - invités : Nicolas Kayser-Bril Journaliste et docteur en anthropologie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:21 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Au 19ᵉ siècle, les matières grasses extra-européennes deviennent les premières denrées coloniales importées en Europe, devant le sucre et le café. Pourtant, un siècle plus tard, le beurre est la seule graisse mise à l'honneur dans les livres de recettes. Où sont donc passés les gras coloniaux ? - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Nicolas Kayser-Bril Journaliste et docteur en anthropologie
La seconda parte approfondisce la dimensione territoriale del colonialismo d'insediamento in Cisgiordania, dove il controllo lascia la scala urbana per trasformarsi in un progetto capillare di riorganizzazione dello spazio. L'episodio ricostruisce le radici storiche del progetto sionista, la nascita degli insediamenti dopo il 1967 e l'evoluzione della colonizzazione attraverso kibbutz, città suburbane, comunità collinari e outpost illegali poi legalizzati. Le voci degli intervistati guidano l'ascoltatore dentro le logiche di pianificazione che istituzionalizzano l'esproprio: la trasformazione delle terre in “state land”, la costruzione sulle alture come strumento ottico di controllo, l'architettura panottica degli outpost e l'emergere di università nei territori occupati come infrastrutture permanenti della colonizzazione. L'episodio affronta anche il tema della temporalità sospesa dei campi profughi e del ruolo dell'arte e della memoria nel contrastare la cronopolitica dell'occupazione. Fonte inserti audio: https://www.youtube.com/watch?v=fxLDYkX7l9Ahttps://www.facebook.com/watch/?v=10156573118623487https://www.youtube.com/watch?v=FkXJwErm8DM https://www.youtube.com/watch?v=lrdldVhfbaU
La réalisatrice mauricienne-australienne Annick Sadhoo Courington présente Code Noir, son premier long métrage, qui revisite un chapitre sombre de l'histoire coloniale française en Ile Maurice.
La prima parte di “Manuale minimo di urbanistica coloniale (come si pianifica un'occupazione)” esplora come la pianificazione urbana diventi un potente strumento di dominio nei territori occupati. L'episodio racconta come mappe, piani regolatori, vincoli e burocrazia siano impiegati da Israele per controllare Gerusalemme Est e ostacolare la possibilità, per la popolazione palestinese, di costruire, espandersi, accedere ai servizi e abitare la città in modo stabile. Dalla giudaizzazione del territorio all'“abusivismopianificato”, la puntata mostra come il potere si inscriva nello spazio: attraverso demolizioni selettive, permessi mai concessi, quartieri compressi e infrastrutture pensate per connettere colonie e isolare comunità palestinesi.Gerusalemme diventa così il laboratorio più evidente del colonialismo d'insediamento, dove urbanistica, legge e politica si intrecciano nel ridisegnare la città e la vita di chi la abita.
Per approfondire gli argomenti della puntata: Altre pillole dedicate all'Età Moderna : https://www.youtube.com/watch?v=04jMzzw0qK4&list=PLpMrMjMIcOkkxE3VRfoFOph9H6S2v2Njr&ab_channel=LaBibliotecadiAlessandria Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cette émission nous écouterons Annick Kamgang autrice de bande dessinée qui nous parlera de sa dernière BD « les enfants du Pays » qui aborde la question de la guerre de décolonisation camerounaise. Nous reviendrons avec elle sur l’histoire du Cameroun... Continue Reading →
Épisode 2 : Refaire l'histoire. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale soutenue par le griot de la jeunesse africaine Tiken Jah Fakoly, où intellectuels et artistes se sont retrouvés pour revisiter la Conférence berlinoise de 1885… quand ils ont partagé le monde. Mais comment refaire l'histoire ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Dans ce second épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation, Célestin Monga, (professeur d'économie à Harvard), Simon Njami, (écrivain et commissaire d'exposition) et Yousra Abourabi, (professeure de sciences politiques à l'Université de Rabat). Pour écouter l'épisode 1 c'est ici. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun pour nous avoir accordé ce grand entretien : Valérie Nivelon : En introduction de cet évènement DEBERLINIZATION, vous avez demandé une minute de silence à la mémoire de Lawrence, un jeune Noir tué par des policiers au printemps 2025. Quel lien établissez-vous entre la mort de ce jeune homme et la conférence de Berlin de 1885 ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La mort de Lawrence est en fait un assassinat. Il a été tué par un policier et ce n'était pas par hasard, en fait, on lui a tiré dessus par derrière. Et la police a essayé de mentir en accusant Lawrence d'avoir attaqué un policier, ce qui s'est avéré faux. Il s'agit en fait de la longue histoire du racisme et de la déshumanisation, dont la Conférence de Berlin est un moment essentiel. Cette rencontre qui a eu lieu ici à Berlin en 1884-85 pour partager le continent africain sans les Africains, sans tenir aucunement compte de leur intérêt, sans aucun respect pour les cultures africaines et encore moins les êtres humains réduits au même niveau de statut que les machines pour travailler dans les plantations afin de créer des ressources pour l'Europe. C'est un acte de déshumanisation qui a été institutionnalisé dans cette conférence et qui a perduré dans les institutions, pas seulement en Europe, mais aussi en Afrique et un peu partout dans le monde. Donc la mort de Lawrence a un lien direct avec cette conférence. Valérie Nivelon : Votre intérêt pour l'impact de la conférence de Berlin sur la déshumanisation des Africains ici en Allemagne, en Europe, mais aussi sur la brutalisation des sociétés africaines remonte-t-il à la création de Savvy Contemporary dont vous fêtez les 15 ans de création ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Oui, c'est une très bonne question d'autant que Savvy a été fondé en 2009 pour une raison très simple, celle de notre invisibilité dans les institutions culturelles allemandes alors que la relation entre le continent africain et l'Europe est très forte. C'était très, très rare de voir les artistes, les penseurs des autres continents ici représentés à Berlin. Donc on a voulu tout simplement créer un espace où on peut présenter les philosophies plurielles du monde, les pensées du monde, les littératures, les poésies du monde. Et donc on a créé un espace qui n'est pas limité à une géographie, mais ouvert à tout le monde depuis Berlin, dont on ne peut pas négliger l'histoire. Des histoires multiples qui coexistent depuis bien avant la colonisation puisque le Royaume de Prusse a déjà des implantations coloniales au XVIIè siècle. Et donc en 2014, pour les 130 ans de la conférence de Berlin, on a invité le curateur camerounais Simon Njami pour imaginer une exposition sur cette histoire et il a fait une proposition qui était géniale «Nous sommes tous les Berlinois». C'était une belle provocation, mais c'était surtout dire : «Si le président américain J.F Kennedy pouvait dire «Je suis un Berlinois» en étant à Berlin pendant quelques heures en 1963 en pleine guerre froide, alors nous autres qui venions d'une Afrique violemment transformée par le Conférence de Berlin, sommes également des Berlinois !» Et on a fait cette exposition et une grande conférence où il y avait des sujets sur les projets, sur la restitution, sur les droits humains etc. Et il était clair que, en 2024-25, il fallait continuer à refaire l'Histoire ! Et ce n'est pas que l'histoire des Africains, c'est l'histoire du monde. Valérie Nivelon : Lorsque vous créez l'espace, Savvy pour inscrire une géographie africaine ici à Berlin. Est-ce que vous vous sentez en communion avec Présence africaine, telle que Alioune Diop l'a conçu, c'est-à-dire pour inscrire un espace géographique africain à Paris à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung Tout à fait. Ça procède du même état d'esprit. Alioune Diop a fondé la revue Présence africaine en 1947 à Paris, mais très vite des publications ont vu le jour sur le continent. Je pense à la revue Abbia, qui a été fondée au Cameroun en 1962, l'une des toutes premières revues de la culture postcoloniale fondée par le professeur Bernard Fonlon, Marcien Towa et Eldridge Mohammadou. Je pense également à Souffles, lancé en 1966 au Maroc, par des jeunes poètes et artistes peintres, mais aussi la Revue Noire, qui est plus récente mais qui était tellement importante pour pouvoir imaginer un lieu de fédération de nos savoirs. C'est dans cette généalogie intellectuelle que nous avons démarré Savvy, pas seulement avec un lieu, des expositions, mais aussi avec une publication Savvy journal. Donc ça, c'est un peu la généalogie intellectuelle de Savvy, sachant que nos références sont beaucoup plus nombreuses. Valérie Nivelon : Ce que je trouve très intéressant, c'est l'affirmation d'une présence africaine par les Africains eux-mêmes. Et vous avez d'ailleurs tenu à rendre hommage à l'un des tout premiers Africains universitaires diplômés ici à Berlin. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous tenez à ce que l'on se souvienne de lui ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Et bien, nous sommes dans mon bureau ici à Berlin, à la Maison des Cultures du Monde et en face de nous, une peinture d'un jeune Camerounais qui s'appelle Adjani Okpu-Egbe. Et sur cette peinture, on peut lire le nom Anton Wilhelm Amo, personnage tellement important dans notre histoire. Il a été kidnappé au début du XVIIIè siècle, dans son village situé dans l'actuel Ghana, et offert comme cadeau au duc de Brunswick-Lunebourg. Et il a été prénommé Anton comme le duc. Pouvez-vous imaginer qu'un être humain puisse être offert comme un cadeau ? Il a néanmoins reçu une éducation sérieuse et il a étudié au Collège de philosophie à l'Université de Halle. Anton Wilhem Amo est donc un ancien esclave devenu le premier Africain à avoir obtenu un doctorat dans une Université européenne ! Je considère qu'il fait partie de l'histoire de l'Allemagne et de l'Histoire de la philosophie en Allemagne alors qu'il a été effacé de l'histoire de la philosophie de l'Europe pour les raisons que nous connaissons tous. Mais c'est notre devoir de rendre visible son travail. Donc, en 2020, j'ai fait une exposition qui s'appelait The Faculty of Sensing, pour rendre hommage à l'une de ses thèses, et pour moi, c'était important. Pas seulement de faire connaitre sa biographie, mais aussi sa pensée. Et on a invité une vingtaine d'artistes de partout, du monde, et 90% n'avaient jamais entendu parler d'Anton Wilhem Amo.. ce n'est plus le cas ! Valérie Nivelon : Savvy Contemporary a été une expérience intellectuelle et artistique prémonitoire et quinze ans après sa création, vous dirigez La maison des cultures du monde et vous êtes également le premier Africain à diriger une institution culturelle européenne de cette envergure. 140 ans après le Conférence de Berlin, vous avez choisi de créer l'événement DEBERLINIZATION. Pourquoi avez-vous sollicité la présence de Mansour Ciss Kanakassy, à l'origine de ce concept ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Je connais le travail de Mansour Ciss Kanakassy depuis longtemps et Mansour, qui est Sénégalais, a proposé un laboratoire de DEBERLINIZATION et sur l'affiche qu'il a créée pour l'annoncer, on peut voir la porte de Brandenburg à Berlin et la carte de l'Afrique. Et dans les différentes manifestations dans lesquelles il se produit, il propose ses billets AFRO, monnaie commune africaine qu'il a inventée en réponse au CFA. Son projet artistique est à la fois très provocateur et très concret, d'avant-garde. Comme James Baldwin le disait. «Quel est le rôle de l'artiste, c'est de poser des questions à des réponses qui sont déjà là». Et la question la plus importante du XXè siècle et XXIè siècle, c'est une question d'économie en fait et des moyens d'échange. Donc la monnaie. Mais comme vous le savez, la plupart des pays en Afrique francophone utilisent cette monnaie coloniale qui s'appelle le CFA. Pourtant, depuis l'indépendance, les grands politiciens panafricanistes comme Nkrumah, comme Olympio, comme Sankara ont toujours dit que l'Afrique ne peut sortir de la domination coloniale sans créer sa propre monnaie. Et ces nationalistes ont été soit renversés, soit assassinés. Donc on en est là. Les politiciens parlent, mais les artistes font. Mais la monnaie est aussi un vecteur de savoir, une archive. Donc si vous regardez les billets AFRO de Mansour, vous voyez l'image de Cheikh Anta Diop. Vous voyez l'image de Kwame Nkrumah. Vous voyez l'image de Sankara, de Bathily, d'Aminata Traoré, de celles et ceux qui ont œuvré pour le monde africain. Valérie Nivelon : Est-ce que vous pouvez nous parler de votre conception de la culture ici à la Maison des cultures du monde, vous incarnez une présence africaine ici à Berlin, vous avez une responsabilité en tant que directeur d'une institution culturelle, que revendiquez-vous dans votre façon de penser cette DEBERLINIZATION ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La DEBERLINIZATION ne peut avoir un sens uniquement si c'est une expression pluridisciplinaire. Bien sûr, on a invité un économiste comme Célestin Monga, mais également des personnalités du monde de la culture.. Ça a toujours été important dans ma pratique de faire savoir que l'Université n'a pas le monopole de la fabrique des savoirs. Des artistes comme Tiken Jah Fakoly ou Didier Awadi sont des grands intellectuels aussi. Et ils arrivent à dire des choses que beaucoup d'autres personnes ne peuvent pas dire. J'ajoute qu'il a toujours été important pour moi de travailler dans l'univers de la poésie car les poètes nous donnent des clés de lecture pour pénétrer l'opacité du monde. Mais on invite aussi les scientifiques, les philosophes… je cherche à orchestrer un discours choral, polyphonique et pluridisciplinaire !!! C'est ma conception de la culture. Ce que nous avons souhaité avec Franck Hermann Ekra et Ibou Coulibaly Diallo (co-commissaires de DEBERLINIZATION ), c'est penser les archives du futur, je veux dire créer de nouvelles archives. Le projet DEBERLINIZATION a l'ambition d'impulser le remembrement de l'Afrique qui a été démembrée à Berlin en 1885, découpée, déchiquetée. Le Professeur Mamadou Diouf a parlé de la berlinization comme d'un déracinement profond. Donc ce qu'on a essayé de faire, c'est d'amener cette complexité ici à HKW, un lieu où on peut réfléchir. En ce qui me concerne, je veux passer le reste de ma vie à réfléchir à ce que veut dire être humain. Bon anniversaire à Savvy contemporary. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
Épisode 1 : Défaire le passé. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale où intellectuels et artistes se sont retrouvés à La maison des cultures du monde pour faire face à la Conférence de Berlin de 1885, quand l'Afrique a été partagée sans le consentement des Africains. 140 ans après, comment faire face au passé ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Ibou Coulibaly Diop et Franck Hermann Ekra sont les co-commissaires de Déberlinization (25 au 27 Avril 2025). Dans ce premier épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Magueye Kassé (Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal), Mansour Ciss Kanakassy (plasticien, Prix Léopold Sédar Senghor et le Prix Zuloga), Mamadou Diouf (historien, professeur à Columbia University), Franck Hermann Ekra (Critique d'art, co-curateur et éditeur du livre Deberlinization), Hildegaard Titus (comédienne, activiste), Soeuf el Badawi (poète, dramaturge, activiste) et Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
Dans cet extrait de l'épisode [#111- Le chlordécone et les Antilles : histoire d'un mépris français ? avec Marie Baléo], Marie revient sur ce que dit de son histoire coloniale la réaction de l'État français face à l'étendue des dommages causés par la pollution massive au chlordécone dans ses territoires ultra-marins.Cet insecticide extrêmement toxique, est interdit dès 1978 aux États-Unis, mais utilisé massivement en Guadeloupe et en Martinique dans les bananeraies jusqu'en 1993 pour lutter contre un insecte qui ravage les cultures : le charançon noir. Sa dangerosité pour la santé humaine et sa persistance dans les eaux et la terre est connue depuis les débuts de sa commercialisation, mais allègrement ignorée par l'État français pendant plus de 30 ans. Aujourd'hui, on retrouve du chlordécone dans le sang de plus de 90 % de la population antillaise, et les cancers et autres maladies se multiplient chez les guadeloupéens et martiniquais, qui sont exposés depuis toujours au chlordécone.Alors comment une telle catastrophe a-t-elle pu se produire ? Que nous raconte le scandale du chlordécone sur l'histoire coloniale ? Comment obtenir justice et tenter de réparer les dommages causés aux victimes ?Pour répondre à ces questions et entrer dans les détails du scandale du Chlordécone, Fanny Giansetto reçoit Marie Baléo. Marie est écrivaine et poète. Elle a récemment publié un livre-enquête nommé Les empoisonneurs. Chlordécone, histoire d'un mépris français aux éditions Grasset. C'est un livre riche, aussi édifiant que terrifiant, qui met en lumière pas mal de zones d'ombres.
durée : 00:13:53 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - "La France d'Outre-Mer : La médecine coloniale en marche", une émission de propagande datée de 1945. Extraite des archives Ina-Radio France, elle a été diffusée la première fois le 15 octobre 1945 sur la Chaîne Coloniale. - réalisation : Virginie Mourthé
L'Arbre de l'authenticité est le premier long métrage du plasticien congolais Sammy Baloji. Un film-essai, un documentaire poème, qui lie avec sensibilité la mémoire coloniale et l'écologie. En République démocratique du Congo, dans le bassin du grand fleuve et aux abords de l'immense forêt primaire, la deuxième plus vaste au monde après celle de l'Amazonie, la petite ville de Yangambi abrite les vestiges d'une station de recherche agronomique fondée au début du XXe siècle par les colonisateurs belges dans le but de développer l'exploitation agricole. L'Inéac (Institut national pour l'étude agronomique du Congo belge), aujourd'hui Inéra (Institut national pour l'étude et la recherche agronomique), semble peuplé de fantômes, de ses archives abandonnées à ses annexes rongées par la jungle. Entre ville et forêt, au fil d'une déambulation somptueusement filmée et sonorisée, Sammy Baloji, artiste et réalisateur congolais, regarde vivre les lieux, les gens et les choses, et fait résonner les existences oubliées de deux agronomes affectés au Congo, l'un en 1910, l'autre durant la Seconde Guerre mondiale. "Premier fonctionnaire belge à la peau noire", premier Congolais à avoir suivi des études supérieures en Belgique, Paul Panda Farnana (1888-1930) prend rapidement conscience de l'entreprise de pillage raciste et sanguinaire que constitue la colonisation belge et s'engage dans la lutte politique panafricaniste et nationaliste avant de retourner, "de guerre lasse", dans son village natal, pour y périr, peut-être assassiné. Le Flamand Abiron Beirnaert (1903-1941), lui, nommé directeur de la division "palmier à huile" de l'Inéac, a mis au point une variété hybride, le Tenera, dont le haut rendement a ouvert la voie à la monoculture et à la déforestation. Accident ou suicide ? Sa voiture s'est abîmée dans le fleuve, un matin de mai 1941. L'arbre de l'authenticité a été primé au festival de Rotterdam et est visite sur Arte.
La matinale décoloniale se déplace pour cette émission dans le studio éphémère de radio campus rue Très-Cloîtres, pendant le temps du festival Ouverture exceptionnelle. Pour cette émission, on a invité trois personnes de l’association Contrevent qui ont travaillé sur l’histoire... Continue Reading →
Dramathis est un podcast indépendant, écrit, incarné, monté et mis en musique par Mathis Grosos. Vous pouvez soutenir ce podcast sur patreon.com/dramathis et recevoir des recommandations en échange. Retrouvez-moi sur Instagram, TikTok, Twitch et YouTube. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Acquista il mio nuovo libro, “Anche Socrate qualche dubbio ce l'aveva”: https://amzn.to/3wPZfmCChe direzione prese la Quinta Repubblica voluta da De Gaulle? Come si mosse riguardo alle colonie e più in generale alla politica estera?Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/dentro-alla-storia--4778249/support.
Après une première émission en mai 2025 sur les origines du racisme français, la matinale décoloniale poursuit son exploration du racisme en se focalisant sur la période d’après guerre avec l’évolution d’un racisme biologique vers un racisme plus culturel…... Continue Reading →
Letteratura coloniale: esplora gli scritti che raccontano l'espansione coloniale italiana, dagli inizi alla sua fine dopo la Seconda guerra mondiale.
durée : 00:58:20 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Au "développement" qui justifie le maintien des empires en Afrique après la Seconde Guerre mondiale, succède "l'aide" apportée par les organisations humanitaires quand aboutit la décolonisation. Les risques d'interférence et de domination subsistent. - réalisation : Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy, Tom Umbdenstock, Maïwenn Guiziou, Jeanne Coppey - invités : Marie-Luce Desgrandchamps Historienne, chargée d'enseignement à l'Université de Genève, Guillaume Lachenal Historien, professeur des universités à Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:20 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou, Jeanne Coppey - Au "développement" qui justifie le maintien des empires en Afrique après la Seconde Guerre mondiale, succède "l'aide" apportée par les organisations humanitaires quand aboutit la décolonisation. Les risques d'interférence et de domination subsistent. - réalisation : Thomas Beau - invités : Marie-Luce Desgrandchamps Historienne, chargée d'enseignement à l'Université de Genève; Guillaume Lachenal Historien, professeur des universités à Sciences Po
Après avoir reçu en janvier 2025 un rapport concernant la lutte de la France au Cameroun, le président français Emmanuel Macron a officiellement reconnu la responsabilité de son pays dans la tragique répression des mouvements insurrectionnels avant et après l'indépendance. Sous l'arbre à palabres, Eric Topona et ses invités analysent cette décision et ses éventuelles répercussions.
Lorsque les gouverneurs allemands initient la construction du Palais de Lomé à partir de 1902, ils pensent à une architecture symbole du pouvoir colonial, une architecture dominante, imposante et visible depuis le large par les navires. Abandonné et livré à la forêt depuis les années 1990, l'ancien Palais est aujourd'hui restauré et rompt avec le passé. Ancien lieu d'exclusion, il ouvre ses portes aux visiteurs pour leur proposer un centre d'art et de culture où une nouvelle histoire se raconte, du point de vue togolais. (Rediffusion) Un nouvel épisode de La marche du monde signé Valérie Nivelon, Victor Uhl et Sophie Janin. À découvrir : Visitez le Palais de Lomé dirigé par Sonia Lawson, grâce à son site officiel Palais de Lomé est sur FB et insta Palais de Lomé (@palaisdelome) - Instagram. Tous nos remerciements aux participants : - les artistes Kugbe Koffi Apelete dit Kukoff, Akpaloo Abla Sika et Kodjovi Tessi. - le professeur d'histoire contemporaine Joseph Tsigbe. - les enfants de l'École Ndiaye Boubacar, leur instituteur Apéléte Kodjo Dagnissede et leur directeur Amah Amouzou - messieurs Akoli Hiheglo, chef de chantier et praticien en médecine traditionnelle, Eric Agbessy, docteur en Biologie et expert en Biodiverdité, Mike Hounsinou, représentant de l'African Bird Club (ABC). Spéciale dédicace à Sonia Lawson, directrice du palais de Lomé, à Joana Faye, chargée de la communication et à toutes les équipes du palais. Diaporama
durée : 00:04:41 - Le Zoom de France Inter - L'Assemblée a adopté lundi à l'unanimité une loi permettant la restitution à la Côte d'Ivoire d'un instrument sacré, le tambour parleur Djidji Ayôkwé, un objet volé par la France il y a plus d'un siècle et réclamé par Abidjan depuis six ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Imaginez une silhouette massive, toute blanche, faite d'anneaux empilés comme des pneus. Deux yeux malicieux, un sourire jovial… et parfois, un verre à la main. Voici Bibendum, la célèbre mascotte du groupe Michelin. Un personnage devenu l'un des symboles publicitaires les plus reconnaissables au monde. Mais d'où vient cette étrange créature ? Et pourquoi est-elle devenue l'incarnation d'un fabricant de pneus ?Pour le comprendre, il faut remonter à la fin du XIXe siècle, à Clermont-Ferrand, berceau de l'entreprise Michelin. En 1894, lors de l'Exposition Universelle et Coloniale de Lyon, les frères Édouard et André Michelin repèrent un tas de pneus empilés sur leur stand. En les regardant, Édouard s'exclame : « Avec des bras, on dirait un bonhomme ! ». L'idée est lancée.Quelques années plus tard, en 1898, ils font appel à l'artiste O'Galop – de son vrai nom Marius Rossillon – pour créer une affiche publicitaire. Celui-ci s'inspire d'un croquis qu'il avait réalisé pour une brasserie, représentant un gros buveur tenant un verre rempli de clous et de verre pilé. La phrase « Nunc est Bibendum », tirée d'un poème d'Horace, y figure en latin : « Maintenant, il faut boire ! »Le lien avec les pneus ? Il est là : le bonhomme Michelin, levant son verre rempli d'obstacles, symbolise un pneu capable d'« avaler » les dangers de la route – clous, pierres, éclats – sans crever. Le slogan s'adapte : « Le pneu Michelin boit l'obstacle ». Le personnage est baptisé Bibendum, en clin d'œil à la citation latine. Et le succès est immédiat.Au fil des décennies, Bibendum change d'apparence. Au début, il fume des cigares, il a un corps potelé, un air aristocratique. Il est parfois présenté en costume, en cycliste, en sportif. Mais toujours, il incarne la robustesse, la fiabilité et la longévité des pneus Michelin. Il devient un ambassadeur souriant, rassurant, populaire. Et surtout : il reste unique dans le monde de la publicité, à une époque où les mascottes deviennent des armes redoutables pour attirer l'attention.Ce personnage aura une carrière extraordinaire : élu icône du siècle par le Financial Times en 2000, il traverse plus d'un siècle d'histoire industrielle sans jamais quitter le devant de la scène. Plus qu'une simple mascotte, Bibendum est devenu le visage de l'innovation à la française, un symbole d'endurance… et de génie marketing.Et penser qu'il est né, presque par hasard, d'une pile de pneus oubliée sur un stand d'exposition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Storia e cronologia della colonizzazione del Nord America. Cronologia dello sviluppo e della successiva crisi del sistema coloniale.
200 ans après, l'Élysée annonce qu'une commission d'historiens français et haïtiens va se pencher sur la très lourde indemnité financière imposée par la France à Haïti, en échange de l'indépendance de l'ancienne colonie. Si l'on ignore encore les recommandations qui peuvent en émaner, les questions sont nombreuses : quelles formes peuvent prendre les réparations ? Sont-elles nécessairement financières ? La dette des ex-puissances coloniales est-elle seulement quantifiable ? ► Pour en débattre : Enance Saint-Fleur, professeur d'histoire moderne à l'université d'État d'Haïti et docteur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Frédéric Régent, maître de conférences à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste des sociétés esclavagistes dans les colonies françaises du XVIIe au XIXe siècle et de la Révolution française et haïtienne Nicolas Bancel, historien, professeur à l'université de Lausanne, spécialiste de l'histoire coloniale et postcoloniale
200 ans après, l'Élysée annonce qu'une commission d'historiens français et haïtiens va se pencher sur la très lourde indemnité financière imposée par la France à Haïti, en échange de l'indépendance de l'ancienne colonie. Si l'on ignore encore les recommandations qui peuvent en émaner, les questions sont nombreuses : quelles formes peuvent prendre les réparations ? Sont-elles nécessairement financières ? La dette des ex-puissances coloniales est-elle seulement quantifiable ? ► Pour en débattre : Enance Saint-Fleur, professeur d'histoire moderne à l'université d'État d'Haïti et docteur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Frédéric Régent, maître de conférences à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste des sociétés esclavagistes dans les colonies françaises du XVIIe au XIXe siècle et de la Révolution française et haïtienne Nicolas Bancel, historien, professeur à l'université de Lausanne, spécialiste de l'histoire coloniale et postcoloniale
durée : 00:10:37 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - En 1953 les ethnologues Jean Poirier et André Leroi-Gourhan présentent leurs travaux au micro de Pierre Ichac. Dans le contexte de la décolonisation, leur ouvrage "Ethnologie de l'Union Française" reflète la volonté de mieux comprendre et respecter les populations d'outre-mer. - réalisation : Massimo Bellini, Vincent Abouchar
durée : 00:48:09 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires sensibles, l'embuscade de Waan Yaat en 1987 ou quand la justice coloniale française acquitte des assassins de Kanaks.
Pierre-Édouard Deldique reçoit dans Idées sous le thème de la colonisation : Pierre Gaussens, enseignant-chercheur au Collège du Mexique, co-auteur de « La raison décoloniale, sur une contre-révolution intellectuelle », un livre collectif publié aux éditions L'échappée.
Aujourd'hui, je reçois Betty Tchomanga, danseuse et chorégraphe.Elle est à l'affiche de Faits d'hiver, avec Histoire(s) décoloniale(s) - Portraits croisés au Théâtre de la Bastille.Cette série dansée de 4 portraits - Emma, Folly, Dalila, et Mulunesh - nous invite à découvrir par le mouvement et par les mots l'histoire coloniale en passant par la France, le Bénin, l'Éthiopie et l'Algérie. Des petites histoires pour mieux comprendre la grande Histoire.On l'écoute avec joie,
Quand on pense aux pays qui ont prospéré grâce à leurs colonies, on pense à la France bien sûr, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou à l'Espagne. On pense plus rarement à la Suisse, en revanche. On peut ne jamais avoir possédé de colonies et avoir bâti sa fortune sur l'exploitation des hommes et des ressources naturelles des pays du sud, participant de fait activement à la colonisation. Ce pan méconnu de l'histoire suisse est exposé pour la première fois au musée national à Zurich. À lire aussiEmpreintes coloniales à NeuchâtelÀ lire aussi«Vielleicht», Cédric Djedje explore le souvenir de l'histoire coloniale allemande en AfriqueÀ lire aussiNEWSLETTER RFI CULTURE : Ne manquez pas les meilleurs reportages et idées d'une actualité culturelle internationale qui n'oublie pas l'Afrique.
Altre pillole dedicate all'Età Moderna : https://www.youtube.com/watch?v=04jMzzw0qK4&list=PLpMrMjMIcOkkxE3VRfoFOph9H6S2v2Njr&ab_channel=LaBibliotecadiAlessandria Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans l'Histoire, on distingue trois grandes formes de traite humaine en Afrique : la traite dite “orientale”, la traite intra-africaine et la traite coloniale européenne, à laquelle la France, comme d'autres puissances européennes, a pris part durant plusieurs siècles. Pour comprendre comment la traite coloniale européenne s'est organisée, pour revenir sur la notion de “commerce triangulaire” et évoquer ses enjeux économiques mais aussi mémoriels, Virginie Girod reçoit l'historien Frédéric Régent. Spécialiste de l'histoire de l'esclavage, il est l'auteur de plusieurs livres à ce sujet dont "La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions " disponible aux éditions Pluriel.
La rapida e inaspettata fine della dittatura di Bashar al Assad ha scatenato l'esultanza dei siriani in tutto il mondo. Ma il futuro della Siria è ancora molto incerto. Con Fouad Roueiha, giornalista e traduttoreLa corte d'appello di Bruxelles ha stabilito che lo stato belga è colpevole di crimini contro l'umanità per aver trasferito a forza in istituto cinque bambine nate in Congo da madri congolesi e padri belgi nel periodo in cui il Congo era una colonia belga. Con Francesca Spinelli, giornalista, da Buxelles.Oggi parliamo anche di:Indonesia • “Trovare dio a bordo piscina” di Lidija Čulohttps://www.internazionale.it/magazine/lidija-ulo/2024/12/05/trovare-dio-a-bordo-piscinaDisco • Pista nera dei Post NebbiaCi piacerebbe sapere cosa pensi di questo episodio. Scrivici a podcast@internazionale.it o manda un vocale a +39 3347063050Se ascolti questo podcast e ti piace, abbonati a Internazionale. È un modo concreto per sostenerci e per aiutarci a garantire ogni giorno un'informazione di qualità. Vai su internazionale.it/abbonatiConsulenza editoriale di Chiara NielsenProduzione di Claudio Balboni e Vincenzo De SimoneMusiche di Tommaso Colliva e Raffaele ScognaDirezione creativa di Jonathan Zenti
durée : 00:33:57 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - Le chlordécone est un insecticide fabriqué aux États-Unis dans les années 1950, et utilisé aux Antilles dans les années 1970-1990. Molécule symbole du capitalisme bananier, il a causé une contamination durable et généralisée. - réalisé par : Jérôme BOULET
durée : 00:36:42 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - La pollution de la Martinique et de la Guadeloupe au chlordécone est bien plus qu'un scandale sanitaire et environnemental. C'est l'histoire d'une manière destructrice, raciste et patriarcale d'habiter la Terre instaurée par la modernité capitaliste. - invités : Malcom Ferdinand - Malcom Ferdinand : Ingénieur en environnement de University College London, docteur en philosophie politique de l'université Paris-Diderot et chercheur au CNRS (IRISSO / Université Paris-Dauphine) - réalisé par : Jérôme BOULET
durée : 00:57:08 - LSD, la série documentaire - par : Rafael Lewandowski - Les récits des civils permettent de comprendre les raisons de la colère qui couvait au sein du peuple algérien depuis des décennies. On découvre les prémices du soulèvement indépendantiste algérien du 1ᵉʳ novembre 1954 et leurs souvenirs nostalgiques de l'avant-guerre. - réalisation : Rafik Zénine
durée : 00:58:26 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dans la nuit du 31 octobre au 1ᵉʳ novembre 1954, des nationalistes algériens lancent une série d'attentats en Algérie. Cet événement, connu sous le nom de "Toussaint Rouge", marque la première apparition du Front de libération nationale (FLN) et plonge le pays dans la guerre d'indépendance. - réalisation : Thomas Beau, Sam Baquiast - invités : Sylvie Thénault Historienne, directrice au CNRS, spécialiste de la colonisation en Algérie et de la guerre d'indépendance algérienne
durée : 00:58:35 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - De l'Étoile nord-africaine de Messali Hadj au Manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas, les voies du nationalisme algérien sont multiples dans l'Algérie coloniale. Ces courants sont le produit de plusieurs décennies de maturation politique avant même le début de la guerre d'indépendance. - réalisation : Thomas Beau, Sam Baquiast - invités : Charlotte Courreye Historienne, maîtresse de conférences à l'Université Jean Moulin Lyon 3, spécialiste de l'Algérie contemporaine; Nedjib Sidi Moussa Docteur en science politique, spécialiste de l'Algérie contemporaine
durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dès les débuts de la colonisation de l'Algérie, les populations rurales opposent des formes de résistance diverses. En 1871, elles mènent une insurrection à l'ampleur inédite. Entre révoltes armées et banditisme, il s'agit, au long du 19e siècle, de résister à l'expropriation des terres. - réalisation : Thomas Beau - invités : Ali Guenoun Historien, spécialiste de l'Algérie contemporaine; Antonin Plarier Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Jean Moulin - Lyon 3; Tassadit Yacine Anthropologue et directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales
durée : 00:58:29 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - 14 juin 1830. Les troupes françaises de Charles X débarquent à Sidi-Ferruch puis s'emparent d'Alger. Face au choc de la conquête française, une première forme de résistance algérienne s'organise autour de l'émir Abdelkader et ses milliers de cavaliers qui luttent pour conserver leurs terres. - réalisation : Laurence Millet - invités : Alain Ruscio Historien, spécialiste de l'histoire de la colonisation française