Emploi des jeunes, entrepreneuriat, créativité, urbanisation, relations hommes/femmes : comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? Chaque jour, nos auditeurs, citoyens, usagers et consommateurs s’expriment et dialoguent avec nos invités, acteurs de la société civile. Une fois par semaine, l’émission est consacrée à l’Éducation. Régulièrement, nous donnons la parole à la jeunesse sur le continent africain, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 7 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine de Dianous. Réalisation : Romain Dubrac.

On dit qu'elle fait rayonner la France dans le monde entier. Un art, un patrimoine et une fierté nationale. Mais derrière le prestige des étoiles, il y a une autre cuisine, celle que l'on ne filme jamais. Une cuisine où l'on apprend, dès l'école, qu'il faut souffrir pour devenir bon. Où les coups de torchon, les brûlures « pour la peine » et les humiliations quotidiennes passent pour un simple rite de passage. Un système si bien rodé que personne n'ose en parler. Un silence payé différemment selon que l'on est un homme ou une femme. Aussi nombreuses que les hommes à se former, les femmes désertent pourtant les cuisines à mesure qu'elles montent en grade. Pourquoi la violence est-elle le prix à payer pour réussir en cuisine ? Et pourquoi les femmes sont-elles les premières concernées ? Avec : • Nora Bouazzouni, journaliste et autrice de Violences en cuisine – une omerta à la française (Editions Stock) • Samy Benzekri, chef de cuisine et secrétaire général de l'association Bondir.e, organisation qui se donne pour mission de sensibiliser et de prévenir les comportements agressifs, le harcèlement et les violences physiques ou verbales au sein du milieu de la restauration. Un reportage de Charlie Dupiot.Noémie a 31 ans. Après être passée par l'école Ferrandi, elle a travaillé pendant une dizaine d'années comme pâtissière dans des restaurants, la plupart étoilés. Elle témoigne des violences qu'elle a subies au fil de son parcours, et notamment dans un restaurant étoilé parisien, au micro de notre reporter Charlie Dupiot En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Poly-pocket - Miki ► If You Want Me - The Womack Sisters

Vous connaissez bien cela : les photos de vacances, les nouvelles des enfants, les invitations aux repas, les « joyeux anniversaire », les petits conseils du quotidien… Les groupes WhatsApp de famille font désormais partie de nos vies. C'est pratique, surtout quand on habite loin les uns des autres. Mais à quel prix ? Messages à toute heure, téléphone qui vibre sans cesse, pression pour répondre vite, remarques mal interprétées, petites jalousies qui explosent devant tout le monde… Selon un sondage Ifop, une majorité de Français se disent dérangés par le nombre de messages reçus, et plus d'une personne sur deux se sent obligée de répondre. Alors, ces groupes familiaux nous rapprochent-ils vraiment ou créent-ils une proximité artificielle ? Pourquoi certains conflits paraissent-ils plus violents derrière un écran ? Et comment garder le lien sans se laisser envahir par l'hyperconnexion ? Dans cette émission, on va parler de vos groupes WhatsApp de famille : ce qu'ils apportent, ce qu'ils abîment parfois, et comment trouver le bon équilibre. Avec : • Estelle Ndjandjo, journaliste, chroniqueuse chez 8 milliards de voisins. Elle s'intéresse à l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie dans sa chronique Voisins connectés • Madou Soumare, infirmier en psychiatrie. Auteur du livre Santé mentale noire – conversations taboues autour d'un verre de bissap (auto édité). Créateur du compte Instagram Santémentalenoire, dédié à la libération de la parole autour du bien-être psychologique dans les communautés afro-descendantes • Laurianne Trably, sociologue, spécialiste du numérique et des mondes ruraux. Chercheuse à Sciences Po Paris. Autrice de Regrouper la famille sur WhatsApp ? Les reconfigurations numériques du travail d'entretien du lien par les messageries instantanées, article de recherche publié en 2025 dans la Revue Réseaux 2025. Programmation musicale : ► Amour, Haine & Danger - Angèle ► LA VAR - Supremnova, Jemma's Palace.

L'OCDE a dévoilé les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, le fameux PISA, publié tous les trois ans. Le constat de cette nouvelle édition est sévère. Jamais la moyenne des pays participants en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit n'avait été aussi faible. Si la baisse des scores est générale, les pays d'Asie de l'Est – la Chine (quatre provinces ont participé à l'étude PISA), Singapour, le Japon et la Corée du Sud – continuent d'occuper les premières places du classement. Quant à la France, elle stagne en 27ème position, selon les derniers résultats – avec un décrochage conséquent en mathématiques (-16 points) et en compréhension de l'écrit (-18 points). Autre enseignement du rapport PISA : le problème de niveau est devenu récurrent et concerne désormais aussi les meilleurs élèves. Parmi les raisons invoquées pour expliquer ces mauvais résultats, figurent les effets durables de la pandémie de Covid-19, la forte présence du numérique, des changements dans le rapport des élèves à l'apprentissage ou encore le désinvestissement des parents dans la scolarité de leurs enfants. Les causes seraient ainsi multiples et profondes. Alors que le Conseil d'analyse économique anticipe une baisse du PIB de l'ordre de 150 milliards d'euros à l'horizon 2050 si les résultats de la France dans le classement PISA ne s'améliorent pas, quels sont les leviers d'action ? Faut-il de grandes réformes éducatives ? L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, récemment votée en France, aura-t-elle un effet ? Et que peut-on attendre de la généralisation de l'utilisation de l'IA à l'école ? Avec : • Éric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE qui publie l'enquête Pisa et mesure tous les 3 ans le niveau des élèves des pays de l'OCDE • Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan et rapporteur de l'enquête Niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ? Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Melissa dont la fille de 4 ans finit ses nuits dans le lit de ses parents. Programmation musicale : ► I Love You - Odezenne ► Nakupenda - Sifoor.

C'est la question que pose le styliste Imane Ayissi dans son livre Grande Couture, paru en juin 2026, à la lumière de son parcours hors normes. Ancien danseur et mannequin camerounais, Imane Ayissi est entré dans l'histoire en 2020 en devenant le premier créateur d'Afrique subsaharienne à intégrer le calendrier officiel de la Semaine de la Haute Couture à Paris. Dans son travail, textiles et savoir-faire africains dialoguent avec les traditions européennes, dans une volonté de faire circuler les cultures. Il défend une mode qui puise dans les héritages tout en regardant vers l'avenir. À l'heure de la fast-fashion, de l'essor de la seconde main, des exigences environnementales, comment la mode se transforme-t-elle face aux bouleversements économiques, technologiques et écologiques ? Quelle place reste-t-il pour l'artisanat et la création dans un marché dominé par les plateformes mondiales ? Les savoir-faire africains participent-ils à redessiner les équilibres de la mode internationale ? Et comment imaginer une mode plus durable, plus inclusive et plus porteuse de sens ? Avec : • Imane Ayissi, créateur de haute couture camerounais, ancien danseur et mannequin. Auteur de Grande Couture (Débats Publics, 2026) • Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune • Hawa Sangare, styliste, fondatrice de Hawa Paris, entrepreneuse engagée avec son atelier H.a.w.a. au féminin. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Christian, responsable insertion professionnelle des alternants à Paris Cité et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel, enseignant en management de l'interculture nous parlent de la façon dont les étudiants font leur CV, entre ceux qui font trop long et ceux qui savent « se vendre ». Programmation musicale : ► Ma péo ne nené - Keke Kassiry ► Ala Bekee - Yemi Alade, Don jazzy.

Décharges à ciel ouvert, caniveaux obstrués, accumulation de déchets dans certains quartiers... Les déchets disent beaucoup de notre manière d'habiter la ville. Ce que nous jetons, l'endroit où nous le déposons et la façon dont ces déchets sont collectés ou recyclés révèlent autant nos habitudes quotidiennes que les choix politiques en matière de gestion urbaine. La propreté varie selon les cultures, les époques et les contextes. Préoccupations sanitaires et environnementales, contraintes économiques, croyances religieuses ou habitudes culturelles... Les pratiques de gestion des déchets répondent à des logiques multiples. L'Afrique subsaharienne avec sa croissance urbaine ultra rapide et son manque de services de collectes de déchets, pourrait devenir la région la plus productrice de déchets selon la Plateforme Africaine des Villes Propres. Ces situations font également émerger des initiatives citoyennes locales et témoignent d'une grande capacité d'adaptation. Comment concilier croissance urbaine et gestion durable des déchets ? Quelles solutions pour des villes propres réclamées par les citoyens ? Avec : • Célina Carrier, responsable équipe projet développement urbain et gestion des déchets de l'AFD (Agence Française de Développement) • Michael Bofonge Ifulu, coordonnateur du PNAC-RDC (Partenariat Novateur pour l'Assainissement Communautaire) à Kinshasa, RDC • Bénédicte Florin, géographe, enseignante-chercheuse à l'Université de Tours. Programmation musicale : ► Il existe un endroit - Bekar, Blandine ► Tea - Rema.

Depuis quelques années, on entend de plus en plus la colère des femmes : dans les rues, sur les réseaux sociaux, au travail et dans les familles. Elles dénoncent les violences, les inégalités de salaires, les charges mentales, le racisme et les discriminations du quotidien. Longtemps, cette colère a été minimisée, jugée comme excessive, renvoyée à « l'hystérie » ou au « trop sensible ». Aujourd'hui, elle s'affirme comme une réaction normale face à l'injustice, une énergie qui peut bousculer les choses. Nous allons nous intéresser à ces colères : comment naissent-elles, pourquoi font-elles peur, mais aussi comment peuvent-elles protéger, rassembler et faire avancer les droits des femmes ? Chercheuses et militantes nous aideront à comprendre ce qui se cache derrière cette émotion qu'il est demandé aux femmes de « calmer » ? Peut-on parler de la colère des femmes comme d'une ressource plutôt que d'un problème ? Quels changements dans une société où les femmes peuvent être en colère sans être discriminées ? Avec : • Elodie Pinel, philosophe et autrice de Folles furieuses, que faire de nos colères (Éditions Robert Laffont) • Blanche Sabbah, autrice de bande dessinée, illustratrice et militante féministe et écologiste. Un reportage de Charlie Dupiot à la rencontre des participantes d'un stage «Riposte» à Paris, un atelier dédié à l'autodéfense verbale et physique face aux agressions. Au cœur des échanges : la place des émotions, notamment celle de la colère. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► FAM - Jain, Meryl (18'-2'47) ► Améfrica - Bia Ferreira.

Née dans le sud de l'Italie, la pizza a parcouru le monde jusqu'à devenir l'un des plats les plus consommés de la planète. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2017, le savoir-faire du pizzaiolo napolitain repose sur des gestes longtemps transmis de manière orale, autour d'une recette simple et peu coûteuse. Accessible, généreuse, la pizza a su traverser les frontières tout en conservant un lien fort avec ses origines. Au fil de ses voyages, elle n'a pourtant cessé de se réinventer. Des États-Unis à la Corée du Sud, de Madagascar au Danemark, chaque pays s'est approprié ce grand classique en jouant sur les ingrédients, les cuissons, les formes ou les traditions culinaires locales. Derrière cette grande diversité, les pizzaiolos partagent souvent les mêmes valeurs : l'amour du métier, le plaisir de transmettre un savoir-faire et l'envie de créer un moment de partage autour de la table. Car dégustée à emporter, chez soi ou dans l'espace public, comme au restaurant, la pizza est aussi synonyme de convivialité et s'est ancrée dans les habitudes populaires. En France, chaque habitant en consomme en moyenne 10 kilos par an. Comment expliquer un tel succès planétaire ? Quelles sont les différentes façons de préparer et de déguster la pizza à travers le monde ? La pizza peut-elle continuer à se réinventer sans perdre son identité ? Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marthe Brejon, cheffe indépendante, pizzaiola • Regina Rose Manga, fondatrice de la pizzeria Les pizzas du feu de Dieu, à Libreville, au Gabon. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, comment l'IA investit-elle les salles de classe ? Programmation musicale : ► Pino D'Angiò - Okay Okay ► Na je - Falz, Oiza x Meyi, Firstklaz.

Véritable rituel, le bain japonais est un geste d'hygiène associé autant au bien-être du corps et de l'esprit, qu'à la rencontre et au partage. Si les sources thermales, les onsen, sont célèbres dans le monde entier, les sentō, bains publics de quartier, restent plus méconnus. Pourtant, ils occupent une place importante au Japon, dans la vie quotidienne et le patrimoine culturel. Après s'être lavés avec soin, les usagers s'immergent dans une eau chaude, où les conversations naissent souvent plus facilement que dans la rue ou les transports. Installée à Tokyo depuis près de vingt ans, Stéphanie Crohin a fait de cet univers sa spécialité, au point d'être nommée ambassadrice officielle des sentō par les autorités japonaises. Elle a visité plus d'un millier d'établissements, à une époque où ces bains de quartier disparaissent progressivement : il en resterait moins de 4 000 dans tout le Japon, contre près de 17 000 dans les années 1970. Que racontent les sentō de la société japonaise et de son rapport au collectif ? Pourquoi ces lieux continuent-ils de fasciner celles et ceux qui les fréquentent ? Comment expliquer leur déclin, malgré leur importance culturelle ? Et que peut nous apprendre cette autre manière de prendre soin de soi et des autres ? Avec : • Stéphanie Crohin, ambassadrice des sentō, bains publics, pour l'État japonais depuis 2015, membre du comité des sentō à la mairie de Tokyo depuis 2014 et consultante. Autrice de l'ouvrage Les Vapeurs de Tokyo (Les Arènes, 2026). Un entretien avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo au Japon. Et en fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Marjorie, enseignante à l'IUT Rives de Seine a vécu 20 ans en Allemagne, raconte ses expériences des réunions en France où l'on se coupe la parole tandis qu'en Allemagne, l'ordre de parole est bien établi. Laurence Petit, consultante en interculturel à Akteos, spécialiste de l'Allemagne décrypte ce nouveau décalage culturel. Programmation musicale : ► Waya Yawa - Ajate ► Le groove d'une chanson triste - Odetto.

Pour certains élèves, la rentrée est associée au plaisir de retrouver leurs camarades ; pour d'autres, l'appréhension d'un nouvel établissement, d'une nouvelle classe ou d'enseignants inconnus. Les parents ne sont pas épargnés : selon une étude Kantar et GoStudent réalisée en 2022 en France, 87% d'entre eux déclarent ressentir du stress à l'approche de la rentrée scolaire. Pourtant, cette période constitue une étape importante, qui peut influencer le déroulement de toute l'année. Anticiper la reprise, retrouver progressivement un rythme de sommeil adapté, apprendre à s'organiser, préparer son espace de travail ou encore accompagner les émotions de son enfant sont autant de leviers pour aborder cette nouvelle année avec davantage de sérénité. Car réussir sa rentrée ne se résume pas à obtenir de bons résultats : il s'agit aussi de favoriser le bien-être, l'autonomie, la confiance en soi et la qualité des relations avec les enseignants et les autres élèves. Comment préparer son enfant à la rentrée sans lui transmettre son propre stress ? Quelles habitudes mettre en place avant le premier jour de classe ? Comment concilier réussite scolaire et épanouissement personnel ? Et quel rôle les parents peuvent-ils jouer tout au long de l'année pour accompagner leur enfant sans lui mettre une pression excessive ? Avec : • Emilie Hanrot, professeur des Écoles depuis plus de 20 ans, créatrice de la chaîne Youtube Kiffer l'école, autrice du livre éponyme (Éditions Hachette) et de Entre n'aie pas peur (2025) et Eliott mord (Gründ, août 2026) • Nathalie Anton, psychologue et professeure agrégée de Lettres modernes. Autrice de plusieurs ouvrages consacrés à l'adolescence. Le dernier : Adologie – devenez les experts d'une science inexacte ! Un essai graphique illustré par Tacmela (Hatier Parents, 2026). En début d'émission, L'école autour du monde avec Hoda Jaberian, coordinatrice de programme pour l'éducation dans les situations d'urgence à l'UNESCO sur l'actualité de l'éducation en Afghanistan. Cinq ans après la prise de pouvoir des talibans, le pays demeure le seul au monde à interdire strictement l'accès à l'éducation aux filles et aux femmes au-delà du niveau primaire, réduisant à néant deux décennies de progrès en matière d'élargissement de l'accès à l'éducation. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question d'Apollinaire, papa solo de deux filles à Yaoundé, Cameroun. Programmation musicale : ► Buku Jero - Mbosso (13'-2'30) ► Star Overnight - Folie's.

Pourquoi certaines personnes captivent-elles immédiatement l'attention, tandis que d'autres peinent à se faire écouter ? Dans la vie professionnelle comme dans la sphère privée, savoir susciter l'intérêt est devenu un véritable atout. Lors d'un entretien d'embauche, d'un rendez-vous, d'une prise de parole en public ou d'une simple conversation, notre capacité à raconter une histoire, partager une idée ou créer un échange peut faire toute la différence. Pourtant, beaucoup redoutent encore le regard des autres : selon le baromètre Eloquentia - OpinionWay 2025, près de 80% des jeunes disent avoir déjà renoncé à s'exprimer par peur du jugement. Mais être intéressant, est-ce une qualité innée ou une compétence qui s'apprend ? Est-ce une question de culture, d'humour, de charisme, ou plutôt d'écoute, de curiosité et d'attention portée aux autres ? Faut-il multiplier les expériences extraordinaires pour captiver son interlocuteur, ou suffit-il de savoir les raconter ? Et à l'heure des réseaux sociaux, où chacun est invité à mettre en scène sa personnalité, comment attirer l'attention sans tomber dans la quête permanente de la validation ou le culte de soi ? Avec : Fanny Auger, entrepreneuse, conférencière, experte en art de la conversation et autrice. Son dernier livre, Comment être plus intéressant : l'art de marquer durablement les esprits et d'offrir ce que vous avez de meilleur (Eyrolles, 2026) Bruno Wattenbergh, directeur académique de la EMBA Solvay Brussels School, ambassadeur de l'innovation pour le cabinet de conseils EY Belgium et co-auteur du Pitch parfait : la méthode ultime pour tous ceux qui doivent convaincre (Dunod, 2025). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Programmation musicale : ► L'intérressant – DJ Sebb, P.L.L ► Rio Lua – Mari Froes.

Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Dorine Bourneton, rescapée d'un accident d'avion à l'âge de 16 ans. Cette dernière devient la première femme en situation de handicap pilote de voltige aérienne et milite depuis en faveur de la professionnalisation des pilotes handicapés dans l'aviation civile. Avec Dorine Bourneton, première femme en situation de handicap pilote de voltige aérienne, autrice du livre Du crash à la voltige - Ma méthode pour atteindre vos rêves (Robert Laffont) Un portrait de Amélia Lakrafi, députée des Français de l'étranger, par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► 7 – Yasmine ► A Burden – Senseless Optimism

Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs… Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d'Ivoire Yann Hazoumé, consultant RH et chasseur de tête Programmation musicale : ► No Ex No Stress - Still Fresh, Tiitof ► Venha Selecta - L'Entourloop & Flavia Coelho

Dans ce cinquième épisode de notre série « vivre en ville », direction Détroit aux États-Unis. Ville du Michigan, située dans la Rust Belt, la région industrielle des États-Unis, Détroit est surnommée « Motor City », la ville de la voiture. Elle produisait en effet la moitié des véhicules de la planète entre 1930 et 1950. Après l'âge d'or, viendra le déclin industriel qui continue de façonner la ville. Passée d'1,85 million d'habitants à 650 000 aujourd'hui, la ville rétrécit au rythme des crises. Après celle des subprimes en 2008, qui conduira de nombreux habitants à abandonner leur maison, Détroit se déclare en faillite en 2013. La ville avait accumulé près de 19 milliards de dollars de dettes. De ces épisodes, Détroit tire son esprit expérimental. Des friches abandonnées, les habitants et les investisseurs privés ont fait leur terrain de jeu. Quant à la musique, elle est devenue une échappatoire dans cette ville connue comme le berceau de la techno. Aujourd'hui, la ville se revitalise mais cherche toujours à attirer de nouveaux habitants. Avec : Margot Guicheteau, journaliste indépendante basé à Détroit aux États-Unis et autrice de Détroit - L'autre guide (Éditions Jonglez, 2025). En fin d'émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Inès Emprin nous emmène en Espagne où Madrid la « continentale » et Barcelone la « méditerranéenne » ne s'affrontent pas seulement sur le terrain de foot, mais se disputent aussi le cœur des touristes du monde entier. Programmation musicale : ► Sango - Big Little Lies (feat. Big Sean) ► Sweet Sticky - Théo Parrish.

Dans ce quatrième épisode de notre série “vivre en ville”, direction Kobe au Japon. Ville d'1,5 millions d'habitants, Kobe n'est pas la ville la plus connue du Japon. Elle s'efface souvent devant le gigantisme de sa capitale Tokyo, la spiritualité de Kyoto ou encore l'attractivité de sa voisine Osaka. De Kobe, on cite généralement son bœuf, le fameux “bœuf de Kobe” et le séisme qui frappa et détruisit une grande partie de la ville en 1995. La destruction de son port avait pénalisé l'économie japonaise tout entière, et la ville a mis plusieurs années à se relever de l'événement. Tournée à la fois vers la mer et la montagne, Kobe est agréable à vivre pour ses habitants mais reste encore méconnue et confidentielle. Avec : Pierre-William Fregonese, politiste, enseignant à l'Université de Kobe, co-auteur avec Madoka Serizawa de Japonaises, dans l'archipel de l'injustice (PUF, 2026) En fin d'émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Aujourd'hui, Juliette Brault nous emmène en Colombie pour un match d'altitude entre Medellin et Bogota. Programmation musicale : ► Kaiju - Sakanaction ► Non Stop - Girl's band HANA ► Iris Out - Kenshi Yonezu

Dans ce troisième épisode de notre série « vivre en ville », direction Buenos Aires, en Argentine. Ville de 3 millions d'habitants, 16 millions en comptant l'agglomération, Buenos Aires est la capitale de l'Argentine. Elle est aussi son centre économique, mais ici, la vie se paie en dollars. La volatilité historique du pesos argentin a conduit le pays à se réfugier derrière la sûreté de la monnaie américaine. Les habitants ont ainsi l'habitude d'acheter leur maison en liquide et en dollars. Malgré un regain économique, les habitants de Buenos Aires peinent à en sentir les effets dans une capitale où le coût de la vie reste très élevé. Ainsi, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Buenos Aires, ces dernières semaines, pour protester contre la politique d'austérité du président Javier Milei. Sa Place de mai est devenue le symbole de la contestation sociale des habitants. C'est sur cette même place que les mères et grands-mères des personnes disparues pendant la dictature ont porté leur combat pour les retrouver. Avec trois coupes du monde à l'actif de l'Argentine, Buenos Aires est à l'image du pays, une ville de foot. Elle abrite notamment le plus grand nombre de stades au monde. Et quand on ne joue pas au foot à Buenos Aires, on fait du rock. Une nouvelle scène underground émerge, portée par une jeunesse qui cherche à s'échapper du marasme économique. À lire aussiArgentine: à Buenos Aires, un congrès international consacré à Diego Maradona Avec : • Théo Conscience, journaliste, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine. En fin d'émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines par Juliette Brault. Aujourd'hui, direction la Pologne pour une plongée dans l'histoire du continent européen entre Varsovie et Cracovie. Programmation musicale : ► El día del amigo - Ca7riel & Paco Amoroso ► Fanático - Lali Esposito.

Dans ce deuxième épisode de notre série « vivre en ville », direction Bangalore, en Inde. Mégalopole de 14 millions d'habitants, Bangalore est souvent présentée comme la Sillicon Valley indienne. Dans les années 1990, la ville fonde sa stratégie de développement sur les technologies de l'information. Grâce à ses coûts de main-d'œuvre plus faibles, elle attire des entreprises informatiques comme Dell ou IBM. Très vite suivront Apple, Microsoft, Intel... des géants de la tech qui génèrent plus de 22 milliards de dollars de revenus annuels. Mais la transformation de la ville n'est pas que technologique, elle est aussi urbaine. À l'origine, simple garnison militaire anglaise au XIXème siècle, connue pour ses parcs et ses lacs, Bangalore a grandi trop vite. En 20 ans, elle a vu sa population tripler mais les infrastructures de la ville peinent à suivre, comme en témoigne son périphérique extérieur, Outer Ring Road, avec ses nids de poule et son trafic au ralenti. Bangalore subit aussi une crise de l'eau. Pour répondre à la demande, elle épuise ses nappes phréatiques. Profondément ancrée dans sa culture sud-indienne, tournée vers l'intelligence artificielle, inégalitaire aussi, à l'image de l'Inde, Bangalore est une ville hybride. Avec : Côme Bastin, journaliste, correspondante de RFI à Bangalore en Inde. En fin d'émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Aujourd'hui Juliette Brault explore l'Afrique du Sud pour un match entre Johannesburg, sa cité « d'or » et Le Cap, sa cité « mère ». Programmation musicale : ► Tagaru - Shiva Rajkumar, Dhananjay, Manvitha | Charanraj ► Kantara Varaha Roopam - Rishab Shetty Ajanees.

Cette semaine, nous vous proposons une nouvelle saison de notre série spéciale « Vivre en ville ». 8 milliards de voisins vous emmène dans ses valises à la découverte de Kiev, Bangalore, Buenos Aires, Kobe et Detroit. Urbanisme, société, économie, transports, loisirs : les correspondants de RFI et nos invités présentent la vie quotidienne de nos voisins. Dans ce premier épisode de notre série « Vivre en ville », direction Kiev, en Ukraine. Depuis le 24 février 2022 et l'invasion russe, le sort de la capitale ukrainienne est suspendu à l'évolution de la guerre. Bombardements, pertes humaines, destructions font désormais partie du quotidien. Les habitants vivent au rythme des sirènes d'alerte aérienne, des couvre-feux imposés, des coupures d'électricité et de chauffage. Ainsi, en janvier 2026, près de la moitié des immeubles d'habitations de la ville ont été privés de chauffage à cause d'attaques russes sur les infrastructures, le maire Vitali Klitschko invitant ceux qui le pouvaient à quitter la ville pendant cette période de haute tension. Mais Kiev n'est pas que la guerre. Avant l'invasion russe, la ville était l'un des épicentres de la techno européenne. Aujourd'hui, la fête a repris en s'adaptant à cette nouvelle réalité. En créant des communautés, des festivals, des expositions, la jeunesse de Kiev tente de s'éloigner comme elle peut de la guerre. La démocratie continue aussi de vivre : suite à la décision du président ukrainien Volodymyr Zelensky de remanier son gouvernement début juillet, les manifestations se multiplient dans la capitale du pays. Avec : • Emmanuelle Chaze, journaliste, correspondante de RFI à Kiev en Ukraine • Justine Perry, DJ et productrice de musique française basée à Berlin. Elle mixait à Kiev en mars 2026. En fin d'émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines avec Juliette Brault. Aujourd'hui, direction les États-Unis et le Texas pour un match entre Austin et Dallas : La tech contre le pétrole. Programmation musicale : ► Cherkashchyna - Latexfauna ► Liubila - Boombox ► Ocobistyi Rai - Adam.

Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits Il ou elle raconte. Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l'enfance, au corps, à l'argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d'un ring de boxe. Épisode 5 Avec dix titres de championne de France, trois titres de championne de l'Union européenne, un titre de championne du monde ou encore une médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus titrée de France. Pourtant, elle n'a passé les portes d'une salle de boxe que par hasard, à l'âge de 14 ans. À l'époque, la boxe n'est pas encore autorisée pour les femmes en compétition en France. Il faudra attendre 1999, puis 2012 pour que les femmes puissent boxer aux Jeux Olympiques. L'imaginaire de la boxe est largement imprégné des hommes et des codes virils. Mohamed Ali, George Foreman, Mike Tyson, ou Rocky pour le cinéma, sont généralement les premiers noms qui viennent à l'esprit. Pendant longtemps, la présence des femmes sur le ring était limitée à celles qu'on surnomme les Ring girls, qui tiennent les pancartes annonçant le nombre de rounds pendant les combats. Les digues sont donc tombées mais faire sa place dans la boxe reste un sport de combat, même en dehors du ring pour les femmes. En 25 ans de carrière et 265 combats, Sarah Ourahmoune a su s'imposer comme une figure majeure du sport français, mais la boxe l'a transformée bien au-delà des médailles. Elle raconte comment le ring peut devenir un terrain d'émancipation pour les femmes et les filles. Avec : Sarah Ourahmoune, boxeuse la plus titrée de France, elle a notamment été championne du monde en 2008 et vice-championne olympique en 2016 aux JO de Rio. Conférencière, entrepreneur, fondatrice de Boxer inside Club et Les Puncheuses, programmes d'accompagnement dédiés aux jeunes et aux femmes. Autrice de Frapper juste (Éditions des Équateurs, 2026). En fin d'émission, la chronique Dans le téléphone de... d'Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui celui d'Arsène, éleveur de poules, Bukavu, en RDC. Programmation musicale : ► Loading - Central Cee ► Dreaming - K.O.G, iZem.

Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits « Il ou elle raconte ». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l'enfance, au corps, à l'argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d'un ring de boxe. Épisode 4 Naissances, mariages, succès professionnels, retrouvailles amicales, fins de cycle… Chaque grand moment de notre vie est une occasion de faire la fête. Mais au-delà du divertissement, la fête est aussi un espace de liberté et de transgression, où les hiérarchies s'effacent, où les corps se délient et où les inconnus se rencontrent. Depuis plus de quinze ans, Sacha Naigard observe la nuit depuis les platines. Musicien, DJ et chroniqueur, il est à la fois celui qui fait danser et celui qui assiste, sur la piste, à la transformation magique des foules en collectifs. Dans Petit éloge de la fête (Les Pérégrines, 2026), il mêle récit personnel, observation sociologique et réflexion poétique pour explorer ce que nos nuits racontent de nous. À travers son expérience de DJ, il interroge plus largement notre rapport au temps, à la répétition, au besoin de lien et à l'imprévu, dans des vies de plus en plus rythmées par les écrans et les routines. Pourquoi avons-nous autant besoin de faire la fête ? Que venons-nous y chercher, au fond ? Et si ces parenthèses de joie, parfois éphémères, en disaient bien plus sur nos sociétés que nous ne l'imaginons ? À l'heure où les préoccupations écologiques, l'inflation, les enjeux de sécurité, ou encore les nouvelles habitudes de sociabilité héritées de la pandémie de Covid-19 transforment nos manières de sortir, peut-on encore faire la fête comme avant ? Avec : Sacha Naigard, musicien, DJ, auteur de Petit éloge de la fête (Les Pérégrines, 2026). Un reportage de Charlie Dupiot qui a pu rencontrer Femi The Scorpion à Paris. À 32 ans, ce danseur d'origine béninoise parsème Instagram de vidéos dans lesquelles il transmet des chorégraphies, plutôt simples, à des passants conquis dans les rues de Paris. En fin d'émission, la chronique Dans le téléphone de... d'Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui, elle s'intéresse à celui de Gora, directeur d'école et répétiteur à Dakar, au Sénégal. Programmation musicale : ► Goals - Lisa, Anitta & Rema ► DO IT - La Mescla, Sagaya, Mada4bang.

Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits «Il ou elle raconte». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l'enfance, au corps, à l'argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d'un ring de boxe. Épisode 3 En quelques clics, des millions de particuliers investissent désormais en Bourse depuis leur téléphone. Applications de trading, influenceurs financiers, forums en ligne : jamais les marchés financiers n'ont semblé aussi accessibles. Pour une génération confrontée à la précarité, à la flambée du coût de la vie et à des perspectives d'ascension sociale plus incertaines, la promesse de s'enrichir rapidement exerce un pouvoir de fascination inédit. Mais derrière les success stories qui circulent sur les réseaux sociaux, se cachent aussi des parcours marqués par l'addiction, les pertes financières et une profonde détresse psychologique. En 2020, Alexander Hurst a 29 ans. Journaliste américain installé à Paris, il peine à joindre les deux bouts lorsqu'il découvre les communautés de traders amateurs sur Reddit. En moins d'un an, ses paris boursiers le propulsent à la tête d'une fortune de plus d'un million de dollars. Convaincu d'avoir compris les règles du jeu, il continue à prendre des risques, jusqu'à tout perdre. Cette ascension fulgurante et cette chute vertigineuse racontent autant une histoire personnelle qu'une époque où la spéculation devient, pour certains jeunes adultes, une tentative désespérée de reprendre le contrôle de leur avenir. Dans Generation Desperation – How I Made and Lost a Million Dollars (Hodder & Stoughton, 2026), Alexander Hurst revient sur son expérience et interroge notre rapport à l'argent et à la réussite sociale, dans un contexte de capitalisme tardif, où chacun est poussé à devenir l'entrepreneur de sa propre fortune. Pourquoi tant de jeunes voient-ils aujourd'hui dans la Bourse un raccourci vers une vie meilleure ? Que révèle cette quête d'enrichissement de notre époque ? Et que reste-t-il lorsque l'argent disparaît ? Avec : • Alexander Hurst, journaliste américain installé à Paris, chroniqueur pour le Guardian, auteur de Generation Desperation - « How I made and lost a Million Dollars » (Hodder & Stoughton, 2026) (non traduit) En fin d'émission, la chronique Dans le téléphone de... d'Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui, cap sur Parakou, au nord du Bénin, où Georges, restaurateur, nous ouvre les coulisses de ses deux smartphones ! Programmation musicale : ► Hug Life - Tii Alexandre, Blaiz Fayah, Lion Fiah, N'Ken ► 6h30 - She Says.

Cette semaine, nous vous proposons une série de portraits «Il ou elle raconte». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l'enfance, au corps, à l'argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d'un ring de boxe. Épisode 2 Observé, jugé, contrôlé, sexualisé, normé… Le corps des femmes subit toutes les injonctions. Des injonctions auxquelles viennent s'ajouter, pour les femmes noires, les héritages du racisme, du sexisme et des représentations coloniales qui continuent de façonner les regards. Comment apprendre à aimer un corps que la société invisibilise, ou qu'elle invite sans cesse à corriger, à discipliner ? Et comment faire de ce même corps un lieu de liberté, de création et d'affirmation de soi ? Poétesse, autrice et figure de l'afroféminisme francophone, Kiyémis fait de cette expérience intime une matière littéraire et politique. À travers ses textes, elle raconte les violences ordinaires, les injonctions à la perfection, les discriminations liées au genre, à la couleur de peau ou à la corpulence. Mais elle relate aussi tout ce que le corps invente pour survivre, aimer, créer et résister. Car, loin de se limiter à la dénonciation, son écriture fait une place essentielle à la joie, envisagée comme une force de réparation, un espace d'émancipation et une manière de reprendre possession de soi. Dans Je suis votre pire cauchemar ! (Albin Michel, 2022), elle déconstruit les mythes de la perfection et défend l'amour de soi comme un acte profondément politique. Avec l'ouvrage collectif Pour la joie (Les liens qui libèrent, 2025), elle poursuit cette réflexion en faisant de la joie un moteur de création, de lutte et d'avenir. Que raconte notre rapport au corps de nos sociétés ? Pourquoi certains corps restent-ils plus exposés que d'autres aux injonctions et aux violences ? Et si la joie n'était pas seulement une émotion, mais aussi une manière de résister, de se réparer et d'imaginer d'autres futurs possibles ? Avec : • Kiyémis, autrice et poétesse afroféministe autrice de Je suis votre pire cauchemar ! Un concentré d'amour de soi contre le diktat de la perfection (Albin Michel). En fin d'émission, la chronique Dans le téléphone de... d'Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui, c'est au tour du smartphone de Patrick, professeur de français dans le secondaire à Kananga en République démocratique du Congo. Programmation musicale : ► Attraction - Juliette Armanet & Sébastien Tellier ► Alonzo - FAGNA BOOSTÉ.

Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits « Il ou elle raconte ». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l'enfance, au corps, à l'argent. Nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d'un ring de boxe. Épisode 1 Justaucorps rose poudré, chaussons en satin et mouvements grâcieux… Le ballet classique incarne à la fois la beauté et l'excellence. Chaque année, des milliers d'enfants aspirent à intégrer les écoles les plus prestigieuses, avec l'espoir de devenir un jour danseur ou danseuse étoile. Mais, derrière cette quête de perfection se cachent aussi des corps éprouvés, une discipline de fer, une compétition permanente et, parfois, une souffrance que l'on considère comme le prix à payer pour réussir. Entrée très jeune à l'École de danse de l'Opéra de Paris, Louise Pommeret a longtemps cru poursuivre son propre rêve. Il lui faudra pourtant des années pour comprendre qu'elle avait fait sien le désir des adultes qui l'entouraient. Dans cette institution d'exception, où l'exigence est érigée en principe éducatif, son enfance s'efface peu à peu derrière les entraînements, les classements et les injonctions faites au corps. Après avoir quitté la danse, il lui faudra encore de nombreuses années pour se reconstruire et inventer une autre vie. Dans Rose satin (Éditions du Chemin de fer, 2026), roman autobiographique, Louise Pommeret revient sans détour sur cette enfance façonnée par la danse. Elle raconte ce que cet art lui a donné et ce qu'il lui a pris, et interroge les frontières entre transmission, ambition et emprise. Que reste-t-il de l'enfant que l'on a été lorsque l'on a grandi dans la recherche de la perfection ? Comment retrouver son propre désir après avoir longtemps vécu celui des autres ? Et, une vie est-elle possible après avoir quitté la danse ? Avec : • Louise Pommeret, ancienne élève de l'École de danse de l'Opéra de Paris et enseignante agrégée d'italien et autrice du roman autobiographie Rose Satin (Éditions du chemin de fer, 2026). En fin d'émission, la chronique Dans le téléphone... d'Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui direction Maroua, dans le Nord Cameroun, où Honoré a vu sa vie changer grâce à une application. Programmation musicale : ► Dance Dance Dance - Barry Can't Swim ► Les mamans du Congo Rrobin - Ya Ngo.

Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Elise Blanchard qui a lié des liens avec un taliban et sa famille. Avec : • Elise Blanchard, photojournaliste et autrice du livre Dans la maison d'un taliban (éditions Le Cherche Midi). Un portrait de Yasmine Diawara par Raphaëlle Constant, journaliste à RFI. Rencontre avec une militante ivoirienne qui fait du bitume son terrain de combat. Yasmine Diawara, 35 ans, connue sous le pseudonyme « la Go à vélo » sur les réseaux sociaux, est la première femme d'Afrique subsaharienne à traverser l'Afrique à vélo pour porter des projets sociaux et environnementaux. Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Ghana, Nigéria… Plus de 5 000 kilomètres au compteur à travers huit pays. Yasmine a fondé l'ONG WIRI (« Debout » en malinké) pour œuvrer dans le leadership civique et la mobilité verte en Afrique. Notre reporter Raphaëlle Constant l'a rencontrée à Abidjan. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Elaha Soroor - Naan, Kar, Azadi ► Swippy do Brazil - Gambeat, Flavia Coelho, Valeria Dos Santos.

Des ressources convoitées, un poids démographique croissant au sein de la population mondiale, une jeunesse entreprenante et un fort potentiel d'innovation : le continent africain dispose d'atouts considérables, parmi les plus prometteurs au monde. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe en effet une croissance de 4,5% de l'Afrique subsaharienne en 2027, contre seulement 4% pour la Chine et 3,2% pour le monde. Pourtant, cette dynamique contraste avec la faible visibilité internationale de la recherche économique produite sur le continent. Les économistes africains sont encore peu représentés dans les grandes institutions financières, les centres de recherche ou les organisations internationales. Si plusieurs universités africaines se distinguent aujourd'hui par l'excellence de leurs formations, les savoirs qu'elles produisent peinent à rayonner à l'échelle mondiale et à influencer les grands débats sur les politiques économiques. Face à ce constat, de nouvelles initiatives cherchent à faire émerger une génération d'économistes formés aux réalités africaines et connectés aux meilleurs réseaux académiques internationaux. Écoles d'excellence, nouveaux partenariats, prix récompensant les jeunes chercheurs : comment renforcer la recherche économique sur le continent et lui donner toute sa place dans les débats internationaux ? Quelles formations pour donner aux économistes de demain les moyens de contribuer aux politiques publiques de leurs pays ? Comment limiter la fuite des talents tout en favorisant les échanges avec les plus grandes universités du monde ? Et comment faire en sorte que les connaissances produites en Afrique participent pleinement à la transformation économique du continent ? Avec : • Lionel Zinsou, économiste et ancien Premier ministre du Bénin, président de la Fondation Sèmè City à Cotonou au Bénin. • Leonard Wantchekon, économiste, professeur titulaire de la Chaire James Madison d'économie politique à l'université de Princeton aux États-Unis, fondateur de l'African School of Economics basé à Calavi au Bénin. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Programmation musicale : ► Endless blooming - Kaba, Hyas, Goldie B ► Cherie Coco - Didi B, Fally Ipupa.

Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d'installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ? Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d'emplois. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l'Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région. Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d'un manque d'investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d'un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s'ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l'Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d'euros pour importer des denrées alimentaires. Dans ce contexte, comment faciliter l'émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d'échelle ? Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon. Programmation musicale : ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò ► MAPOUKA - Afro B.

Au cœur de l'été sans école, la plupart des enfants et adolescents profitent des grandes vacances scolaires. L'occasion de trouver d'autres occupations. Et pourquoi pas l'écriture ? Pas celle qui consiste à prendre des notes, à recopier ce que dit l'enseignant, mais plutôt celle qui permet de créer, de s'évader grâce à l'imagination. Selon la dernière étude menée par l'institut britannique National Literacy Trust, 28,7% des 8-18 ans ont déclaré aimer écrire pendant leur temps libre tandis qu'un adolescent sur 10 déclare écrire quelque chose tous les jours, toujours pendant son temps libre. Les réseaux sociaux, les jeux vidéo, l'arrivée de l'IA et les écrans de manière générale offrent en effet des alternatives alléchantes. Mais l'écriture créative ou les journaux intimes n'ont pas dit leur dernier mot. Que ce soit sur papier ou sur clavier, écrire des lettres, des histoires, des scénarios ou encore des paroles de chansons procure de nombreux bienfaits. Cela stimule notamment l'imagination, la curiosité, la mémoire. Cela développe la confiance en soi, et c'est aussi un bon moyen d'exprimer ses émotions. Alors comment intéresser les jeunes à l'écriture ? Comment les aider à passer les premiers blocages ? Avec : • Anna Mezey, animatrice d'ateliers d'écriture au Labo des histoires, association qui a pour mission de promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes de moins de 25 ans • Kathy-Liana Bravo, directrice de l'Antenne de Martinique du Labo des histoires, association qui a pour mission de promouvoir l'écriture créative aux jeunes de moins de 25 ans • Steve Aganze, écrivain congolais de 26 ans. Pour son premier roman, Bahari-Bora (éditions Récamier, 2025), il a remporté le prix littéraire de la Vocation, qui récompense chaque année un jeune romancier ou nouvelliste francophone. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Aujourd'hui, ils sont dix autour du micro, pour nous raconter les moments où leurs parents les font rougir… de honte ! Voici Safa, Aléa, Irine, Axel, Cyrine, Alexis, Victoria, Jihene, Jasmine et Enzo. Ils ont 10 ans et sont élèves en classe de CM2 à l'école Henri Martin à Colombes, en région parisienne. Programmation musicale : ► Le Labyrinthe - Feu ! Chatterton ► Njé Bodi - Beri Boys Club, Locko.

Être reconnu, admiré, respecté, valorisé… Le besoin de reconnaissance est profondément humain. Au travail, en famille, dans le couple ou entre amis, nous cherchons tous, à des degrés divers, à être vus et appréciés des autres. Mais, à l'heure des likes et des followers sur les réseaux sociaux, cette quête de validation peut parfois devenir extrême, alimenter l'envie et la rivalité, et générer de la souffrance. Pourtant, nos ambitions évoluent. Alors que la réussite a longtemps été associée à une quête du pouvoir, mesurée au nombre d'échelons gravis et à la position atteinte dans l'entreprise, les carrières sont aujourd'hui moins linéaires et la recherche de sens prend une place croissante dans les choix professionnels. Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Walters menée en 2024, 52 % des membres de la « gen Z » – la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – refuserait même de devenir manager, un rôle jugé trop énergivore et dépourvu de sens. Ces nouvelles aspirations se heurtent toutefois aux réalités économiques, dans un contexte marqué par l'inflation, les difficultés d'accès au logement, la précarité de l'emploi et la peur du déclassement. Alors, pourquoi avons-nous autant besoin d'être reconnus ? Comment distinguer une ambition saine d'une dépendance au regard des autres ? Les réseaux sociaux nourrissent-ils une nouvelle forme de compétition permanente ? Et, comment concilier quête de sens, désir de réussite et contraintes matérielles ? Avec : • Benoit Heilbrunn, philosophe et professeur à l'ESCP Business School, co-directeur de l'Observatoire Marques, imaginaires de consommation et politique de la Fondation Jean Jaurès. Auteur du livre Le poison de la reconnaissance – quel prix à payer pour être quelqu'un (L'Aube - Fondation Jean Jaurès, 2026). • Raphaëlle Elkrief, journaliste, autrice d'une série de podcasts sur l'ambition produite par Louie Media. En fin d'émission, Charlie Dupiot, nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 13ᵉ épisode, que partager de son intimité ? Delphine, professeur de FLE (Français Langue Ètrangère), nous parle d'une expérience avec un étudiant et Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, nous éclaire. Programmation musicale : ► Elle & Moi - ART-X, Biga*Ranx, LUIZA, Pulche Le Douce ► Fazer Festa - João Selva, Diogo Strausz, Patchworks.

Prendre soin de son apparence est souvent perçu comme une manière de se sentir bien dans sa peau, de gagner en confiance ou encore de faire bonne impression. Vêtements, coiffure, maquillage, sport, soins du corps... Dans de nombreuses sociétés, l'apparence occupe une place importante au quotidien. Les réseaux sociaux ont encore renforcé cette tendance en multipliant les images de corps idéalisés et les injonctions à se montrer sous son meilleur jour. Selon une étude menée par Criteo, en 2025, 80% des Français ont maintenu ou augmenté leurs dépenses beauté, malgré la pression sur leur pouvoir d'achat. Pourtant, accorder de l'importance à son apparence est-il forcément synonyme de superficialité ? Pourquoi le regard des autres influence-t-il autant notre rapport à notre corps et à notre image ? À partir de quand le souci de son apparence devient-il une source de mal-être, de comparaison ou d'obsession ? Les réseaux sociaux amplifient-ils ces phénomènes ou offrent-ils aussi de nouveaux espaces d'expression et de valorisation de soi ? Avec : • David Le Breton, professeur de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Strasbourg – spécialiste des représentations du corps et auteur notamment du livre Des visages (Éditions Métaillé 2022) • Marine Houssou, conseillère en image et autrice du livre Le burn-out vestimentaire. Un malaise invisible (Autoedité) • Fatou N'Diaye, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. Autrice du blog Black Beauty Bag, premier blog français dédié à la beauté des femmes noires et au retour au naturel • Bénédicte Flye Sainte Marie, journaliste, co-autrice du Pouvoir de l'apparence (Éditions Michalon). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Rio Lua - Mari Froes ► Lady - Qing Madi, Tiwa Savage & Flavour.

Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► It Makes You Forget - Peggy Gou ► DOUVAN - Lu City, litleboy lsbeats767.

À partir du 15 juillet 2026, les députés français examineront un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. Un texte remanié à la suite de la mort de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, enlevée, violée et tuée à Fleurance dans le sud de la France, fin mai. L'affaire Lyhanna, dont le principal suspect avait déjà fait l'objet de plaintes pour violences sexuelles sur mineur, a suscité une importante mobilisation populaire et couverture médiatique en France. Elle est surtout devenue le symbole des violences faites aux enfants, des dysfonctionnements de la justice et de l'aide sociale à l'enfance. Mais avant cela, il y avait déjà eu l'affaire du périscolaire à Paris et d'autres villes, impliquant plusieurs animateurs accusés de violences physiques, sexuelles et d'agressions sexuelles sur des enfants en école primaire ou encore celle de Bétharram, du nom d'un établissement scolaire catholique. Plus de 200 anciens élèves avaient dénoncé des faits du même type sur plusieurs décennies. Depuis, les voix se multiplient pour dénoncer un manque de moyens et une réponse insuffisante dans la protection des enfants, appelant à un Metoo des mineurs. Alors que 70 000 dossiers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont en attente de traitement, la France a près de 4 fois moins de procureurs que ses voisins européens, soit 3,18 procureurs pour 100 000 habitants, la médiane européenne est de 11,2. Au-delà de la question des moyens, s'ajoute celle de l'efficacité de la justice, de l'alourdissement des peines, de l'imprescriptibilité des crimes sur mineur et de la prévention. Une loi dite « intégrale » élargie aux violences de genre sur le modèle espagnol devrait également être débattue à la rentrée. Au-delà de la libération de la parole des victimes et de la mobilisation générale, quelles réponses apporter pour mieux protéger les enfants ? Avec : • Isabelle Debré, présidente de l'Enfant Bleu, association qui lutte contre la maltraitance des enfants. Ancienne vice-présidente du Sénat français • Agathe Morel, avocate au barreau de Paris, spécialisée dans la défense des mineurs. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Lune, Brazzaville dont la fille de 8 mois ne la lâche jamais. Programmation musicale : ► Autour du feu - Romsii ► Si N'Sabia - Rislene.

Dans le sud des États-Unis, en Georgie, une ancienne voie ferrée reconvertie en rocade piétonne ceinture la ville et offre aux plus de 500 000 habitants une alternative pour se déplacer, à vélo ou à pied, dans une agglomération construite autour de la voiture. Ce corridor urbain de 35 km est aujourd'hui devenu l'un des lieux préférés des habitants. Le projet visait également à relancer l'économie dans certains quartiers en attirant des investissements et des commerces. Mais la Beltline, 8 ans après son inauguration, avec ses centaines de millions de dollars d'investissements, est désormais victime de son succès. Sa popularité a provoqué une flambée des prix de l'immobilier et une importante « gentrification », un embourgeoisement des quartiers populaires, notamment les quartiers historiquement afro-américains. Porté par une mairie démocrate, ce gigantesque projet d'urbanisme pose la question suivante : Comment redynamiser une ville sur le plan économique tout en la rendant accessible à tous ? Un reportage long format d'Edward Maille, correspondant de RFI à Atlanta aux États-Unis.

Selon l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes, de la Fondation des femmes, les familles monoparentales ont des besoins équivalents à 83% de ceux des couples, mais ne disposent que de 53% de leurs revenus. La monoparentalité explose, mais son coût reste largement invisible. Derrière ces chiffres, ce sont surtout des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Elles sont plus exposées à la pauvreté, à la précarité professionnelle et à l'isolement. Entre pensions alimentaires impayées, loyers trop élevés, frais de garde et horaires de travail incompatibles avec la vie de famille, tout le système semble pensé pour un modèle à deux adultes disponibles. La société valorise la maternité, mais laisse celles qui l'assument seules en payer le prix fort en temps, en argent et en santé. Se poser la question du coût de la monoparentalité, c'est se demander qui prend réellement en charge ces familles ? Que dit ce coût en matière de justice sociale et d'égalité femmes-hommes ? Avec : Lucile Quillet, journaliste indépendante, co-autrice avec Elsa Foucrot de la note Le coût de la monoparentalité pour les femmes de l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes. Également autrice du livre Le prix à payer – ce que le couple hétéro coûte aux femmes (Éditions Les liens qui libèrent, 2021). Alexandra Piesen, sociologue, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation et de la formation à CY Cergy Paris Université, rattachée au laboratoire EMA (École, Mutations, Apprentissages) et chercheuse associée au Centre de Recherches sur les Liens Sociaux (Cerlis). Le témoignage d'une mère solo par Charlie Dupiot. Naika élève seule ses trois garçons de 4, 9 et 13 ans. Après plusieurs années comme gestionnaire locative, elle a repris des études en master immobilier en alternance. Depuis un an, elle est accompagnée par l'association Marraine & Vous, qui l'a mise en relation avec une famille marraine pouvant accueillir ses enfants ponctuellement. Elle reçoit chez elle, à Paris, notre reporter Charlie Dupiot pour faire le bilan de cette expérience. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Dear Mama - 2Pac ► Kissia - Queen Rima.

Tout le monde ou presque s'est déjà retrouvé dans cette situation : rester bouche bée pendant une conversation. Au cours d'une réunion, d'un entretien, d'un diner en famille ou entre amis, une réflexion ou une question piquante peut suffire pour être pris complètement au dépourvu. La réponse reste en suspens, les arguments s'évanouissent. Et bien souvent, la réplique idéale surgit quelques minutes ou quelques jours plus tard : on se surprend à penser « j'aurais dû répondre ça », « la prochaine fois je dirais ça ». Une situation souvent frustrante et parfois culpabilisante pour celles et ceux qui manquent de répartie. Mais avoir de la répartie, ce n'est pas uniquement clouer le bec à son interlocuteur. Au-delà du bon mot, de la bonne saillie ou de la fameuse punchline, c'est aussi faire connaître ses arguments, son point de vue, prendre sa place dans une conversation. Toutes les remarques ne valent pas non plus la peine d'y répondre. Si nous ne sommes pas tous égaux dans l'art de manier les mots, il existe des techniques pour trouver la bonne réponse au bon moment. Alors comment apprendre à réagir à la parole d'autrui ? Comment trouver son style d'argumentation pour mieux communiquer ? Avec : • Emmanuel Chila, coach en prise de parole, speaker TEDx et créateur d'un spectacle-formation autour de la communication, « Allez vous faire communiquer ». Auteur de Je dis ça, je dis rien ! Avoir enfin de la répartie (Eyrolles, 2026) • Nelly Tshela Mutay, juriste, fondatrice d'une Académie d'art oratoire et leadership ADOL, créatrice du concours d'éloquence féminin qui s'adresse aux collégiennes de Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Autrice de Prise de parole en public, mythe ou réalité ? (Autoédité). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 12ème épisode, Gabriel, étudiant brésilien en droit, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel et enseignant en management de l'interculturel, parlent de l'oralité et du rapport à la communication. Programmation musicale : ► J'en ai pas encore fini - Grand Corps Malade ► Concept of Love - Ibibio Sound Machine.

Pour certains étudiants, la prochaine rentrée universitaire ne se fera pas dans un amphithéâtre, mais plutôt à domicile. Si la pandémie de Covid-19 nous avait familiarisés avec les cours en ligne, l'enseignement à distance répond, en réalité, à des besoins qui dépassent largement les contraintes d'une crise sanitaire. Car étudier en ligne, c'est plus de flexibilité sur les horaires, donc la possibilité de travailler plus facilement à côté ou d'entreprendre. C'est aussi des frais réduits, et pouvoir bénéficier de cours dispensés dans une université loin de chez soi. Les open universities, ou universités ouvertes, nées il y a une cinquante d'années, proposaient déjà des formations à distance à grande échelle pour les adultes au travail. Depuis, de plus en plus d'universités ou écoles proposent des formations diplômantes 100% en ligne. Avec le développement d'internet, l'amélioration de l'accès aux technologies, l'arrivée de l'intelligence artificielle, les outils sont de plus en plus nombreux pour permettre de suivre des cours à distance. Mais la crise sanitaire en 2020 nous a également montré les difficultés à mettre en place de tels dispositifs, et, pour les étudiants, de réussir à poursuivre leur scolarité. Entre les cours en visioconférence, les envois de pdf, ou les salles virtuelles pour les travaux de groupes, comment fonctionnent les universités en ligne ? Comment s'adaptent les enseignants et les étudiants ? Et surtout que vaut un diplôme obtenu en ligne par rapport à un diplôme d'une université classique ? Avec : Jean-Louis Correa, vice-recteur de l'Université Numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) à Dakar au Sénégal, en charge de la pédagogie Arab Ben Ali Cherif, directeur de l'Institut d'Enseignement à Distance (IED) de l'Université Paris 8. En début d'émission, l'école autour du monde avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin, en Colombie, où l'enseignement à distance se développe. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Woman Little Simz - Cleo Sol ► 6H30 - She Says.

Quand le thermomètre monte, rien de tel qu'une bonne glace ou qu'un bon sorbet pour faire redescendre la température, le temps de la dégustation. Ce réflexe glacé ne date pas d'hier. Beaucoup d'historiens s'accordent à dire que la glace aurait été inventée en Chine, de 3000 à 200 avant notre ère. On retrouve aussi chez les Perses, les traces d'une boisson glacée à base de vermicelles de riz et d'eau de rose, le faloudeh, encore consommée aujourd'hui en Iran. Quant à Néron, empereur de la Rome antique, il aurait servi un mélange de fruits écrasés, de miel et de neige lors de ses banquets. Depuis, plus besoin d'attendre la neige pour créer ses desserts glacés mais notre amour pour ce petit plaisir gustatif, un brin régressif, n'a pas fondu. Que ce soit le sorbet, ce mélange de purée de fruit et d'eau, la crème glacée à base de lait ou de crème, le frozen yogourt ou yaourt glacé, ou encore la glace italienne à la consistance plus molle, il existe désormais différentes variantes pour tous les goûts. Au-delà de la texture, les artisans glaciers jouent largement avec les saveurs : la glace s'affiche sucrée ou salée, loin des traditionnels vanille, chocolat ou fraise. Le continent africain avec sa richesse de saveurs et de produits locaux, le bissap ou le baobab, a sa carte à jouer dans le renouveau des desserts glacés. Le créponné, ce mélange glacé de jus et zeste de citron, sucre et blancs d'œufs typiquement algérien, s'est d'ailleurs adjugé la 25ème position dans le classement 2025 des « 50 meilleurs desserts glacés » du guide culinaire mondial TasteAtlas. Comment fabrique-t-on une bonne glace ? Faut-il forcément utiliser une sorbetière ? Tous les aliments peuvent-ils se transformer en sorbet ou crème glacée ? Avec : Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. Jathniel Antonius, co-fondateur de Didi Bokit, restaurant caribéen Sarah Mboussou, entrepreneuse gabonaise, créatrice de Fruiteo, une marque de glaces en bâtonnet aux saveurs du Gabon Christelle Oulea, fondatrice de l'Atelier C'Doudeh situé à Saint-Brieuc en Bretagne et produit des crèmes glacées. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, il s'intéresse aux capacités prédictives de l'IA. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Bitume - Neg'Marrons, Booba ► MAPOUKA - Afro B.

À l'échelle mondiale, le transport maritime achemine 80% du commerce de marchandises. Mais le secteur entre régulièrement en zone de turbulences. Le détroit d'Ormuz, qui connecte le golfe Persique à l'océan Indien est au centre des attentions, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient. En mer Rouge, surnommée « l'autoroute des mers », les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands. En 2021, c'est l'obstruction du canal de Suez par un porte-conteneurs qui avait paralysé le transport de marchandises. Quant au canal de Panama, il tourne régulièrement au ralenti à cause de la sécheresse. Tous ces épisodes, aussi différents qu'ils soient, rappellent la vulnérabilité de la marine marchande et créent parfois des pénuries ainsi qu'une hausse des prix. Les tensions géopolitiques, les changements sur les droits de douane, les coûts sécuritaires mais aussi les phénomènes climatiques redessinent le commerce maritime. Ainsi, suite au blocage du détroit d'Ormuz, les pays du Golfe ont vu bondir le trafic de camions. Alors que les porte-conteneurs avaient révolutionné le commerce mondial, permettant de transporter tout type de marchandises en grande quantité, le contexte actuel interroge notre manière d'acheminer matières premières et biens de consommation. La conteneurisation a-t-elle encore un avenir devant elle ? Comment la logistique marchande peut-elle s'adapter à des perturbations aussi conséquentes qu'imprévisibles ? Doit-on s'habituer à vivre avec une moindre abondance de marchandises ? Avec : Antoine Fremont, géographe, professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), titulaire de la chaire « transports, flux et mobilités durables » François Daniel, délégué général de l'Union TLF Overseas, qui regroupe les entreprises organisatrices de transports aériens et maritimes et les représentants en douane en France. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 11ème épisode, Wahiba, étudiante algérienne en santé publique et Malek Kaci, consultant en interculturel expert de l'Algérie, nous parlent du rapport à l'argent et à la générosité, et du remboursement des dettes. Programmation musicale : ► Supne Prabh - Deep, Benny Dayal ► Abysses - Molécule.

Au XXe siècle, des centaines de milliers de mères ont abandonné leur enfant. Aujourd'hui encore, en France, environ 700 mères le font chaque année. Comment une mère peut-elle abandonner son enfant ? Cette question provoque de l'émotion, parfois de la colère, mais surtout de l'incompréhension. Elle bouscule une idée très forte dans notre société : celle d'un lien maternel naturellement indestructible. Pourtant, derrière chaque abandon, il y a une histoire que l'on connaît rarement. Souvent traitées de femmes de mauvaise vie, ces femmes font surtout face à une détresse extrême, à la solitude, à la précarité, à la violence ou à d'anciennes blessures qui réapparaissent au moment de la maternité. Ce sont des chemins invisibles, que le jugement moral empêche souvent de voir. Avant d'être un fait divers, l'abandon d'un enfant est une réalité dérangeante qui pose une question humaine : elle montre les limites de notre regard sur la maternité, la vulnérabilité et l'accompagnement des femmes en souffrance. Une mère qui abandonne son enfant renonce-t-elle toujours à être mère ? Ce geste peut-il être le signe d'une souffrance si profonde qu'elle dépasse ce que nous sommes prêts à imaginer ? Avec : Martine FAUCONNIER-CHABALIER, historienne, ancienne inspectrice de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et autrice du livre Des mères singulières - Les mères qui abandonnent leur enfant (1900-2020) (Presses Universitaires de Rennes, 2022). Virginie MEGGLÉ, psychanalyste, autrice du livre Guérir de la peur de l'abandon (Eyrolles, 2022). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Highest - Samara Cyn ► Autodéfense - Camille Yembe, Ino Casablanca

Barrages, jets de pierres et perturbations répétées affectent le quotidien et la scolarité de milliers d'élèves mahorais. Les transports régulièrement ralentis et pris à partie obligent les familles, les chauffeurs et les différents acteurs à s'adapter au quotidien. Ces épisodes de violence ne se limitent pas uniquement aux trajets, mais touchent aussi les alentours des établissements. En avril 2026, à Dzoumogné, au nord du territoire, plusieurs incidents ont eu lieu autour d'un lycée. Au total, 241 caillassages de bus ont été recensés à Mayotte entre septembre 2025 et janvier 2026 selon Transdev, le groupe de transport scolaire. Les conséquences sont autant physiques et matérielles que psychologiques, sociales et économiques. Derrière ce phénomène, souvent méconnu, se cachent des réalités plus profondes, entre l'insécurité des élèves et la question de l'éducation dans le département le plus jeune de France, où 60 % de la population à moins de 25 ans. Alors que plus de 15 000 enfants de 3 à 15 ans n'étaient pas scolarisés à la rentrée 2025 selon l'Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte, quel avenir pour la jeunesse mahoraise ? Comment assurer la continuité du système scolaire quand aller à l'école devient risqué ? Avec : Aniel DJIMI, étudiant en aviation à Arras, dans le nord de la France. Auteur, sous le nom de Black Loman, du livre Le caillassage des bus, le calvaire des élèves à Mayotte (Les 3 colonnes, 2026). Alison MORANO, anthropologue, déléguée du Défenseur des droits à Mayotte. Membre du programme de recherche Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte, pilotée par l'Université Paris Nanterre. Chercheuse en post-doctorat à l'Université de Rouen sur la recomposition des vulnérabilités et des inégalités sociales à Mayotte. Autrice du livre Des jeunesses précaires à Mayotte. Exclusions et rapports d'altérité post-frontières (Karthala, 2026). À retrouver également : En début d'émission, l'école autour du monde avec Albane Thirouard, correspondante de RFI à Nairobi, au Kenya, où une vague de contestations touche les écoles. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Abdoulahi, inquiet pour l'avenir des études de son fils de 9 ans en CM1 qui, malgré de bons résultats, manque de concentration. Programmation musicale : ► Tsika - Zily ► Only Love - Ezra Collective & Pa Salieu

Expropriations, déguerpissements, terres spoliées lors d'une succession, chantiers interrompus ou encore litiges sur la délimitation d'un terrain... Sur le continent africain, les récits de conflits fonciers font partie du quotidien des populations. Début juin 2026, la ville d'Abidjan a, par exemple, multiplié les déguerpissements dans des quartiers précaires de la ville afin de restaurer « l'ordre urbain ». Une situation difficilement compréhensible pour des habitants parfois présents depuis plusieurs dizaines d'années, mais sans titre foncier. Régulièrement, habitants et autorités publiques se heurtent à l'inadéquation entre droits coutumiers et systèmes modernes de propriété. Dès la fin des années 1980, plusieurs pays avaient mis en place des observatoires du foncier afin de mieux comprendre la réalité du terrain et améliorer les politiques. Au Bénin, une juridiction spécialisée, la Cour spéciale des affaires foncières, a été créée en 2022 sous la présidence de Patrice Talon afin de traiter les litiges fonciers et immobiliers. Mais parce qu'il peut être coûteux, parce que le processus peut être long, détenir un titre foncier ne va pas forcément de soi pour l'ensemble de la population. Certains se contentent d'un acte de vente ou d'une attestation du chef de village, des documents qui les protègent de moins en moins. La persistance des systèmes coutumiers interroge aussi la notion même de propriété : la terre serait perçue comme une richesse davantage collective qu'individuelle. Alors que les villes du continent absorbent déjà une croissance démographique importante, que les zones urbaines grignotent de plus en plus les zones rurales et les terres agricoles, les enjeux fonciers ne cessent de grandir. En pratique, comment se règlent les conflits fonciers ? Peut-on réellement se passer du droit coutumier en matière de propriété ? Avec : Souleymane Traoré, doctorant en droit public au sein du Centre de Recherche et d'Etude Administrative de l'Université de Montpellier (CREAM). Ses travaux portent sur la propriété foncière et le droit d'Urbanisme ivoirien Arnaud Mondjo Boundzanga, doctorant en sociologie et anthropologie au DYSOLAB - Laboratoire des dynamiques sociales de l'Université de Rouen. Ses travaux portent sur les logiques d'appropriation traditionnelle des populations et le régime de la propriété foncière en République gabonaise Vincent Dovenon, docotorant en géographe au Laboratoire de Géographie Rurale et d'Expertise Agricole (LaGREA) à l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin. Ses travaux portent sur les conséquences de la réduction des superficies agricoles de la commune de Zè au profit de la création d'une zone économique. Emission à l'occasion des 9è rencontres des études africaines en France qui se déroulent du 29 juin au 2 juillet 2026 sur le campus Condorcet à Aubervilliers, en banlieue parisienne. Également dans l'émission : Un reportage en Côte d'Ivoire où une polémique a vu le jour en juin 2026 après la destruction d'un quartier d'Abidjan. Des bulldozers et des tractopelles ont transformé tout le quartier Campement dans la commune de Koumassi en gravats. Des destructions opérées sans autorisation par un particulier, Jacques Brou, qui a occupé le poste de 3è adjoint au maire au début des années 2000. Depuis, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a ouvert une enquête pour vérifier s'il s'agit d'un cas d'enrichissement illicite. Mais en attendant, des centaines de familles ont tout perdu et tentent de survivre. Notre reporter Raphaëlle Constant a pu rencontrer Vincent, 55 ans, locataire, et Mathurin, 68 ans, propriétaire : des sinistrés qui ont trouvé refuge dans une école primaire du quartier en ce début de saison des pluies. Programmation musicale : ► Oshe - Wande Coal, WizKid ► Nsi Namba - Sheebah & T Paul 256.

En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.

Rupture, séparation, divorce... Peu importe le nom qu'on lui donne, la fin du couple fait partie des évènements communs de nos sociétés. 45% des mariages finissent par un divorce, selon les statistiques de l'INSEE en France. Les ruptures ont beau être fréquentes, elles ne sont pas moins compliquées pour ceux qui les vivent, en particulier pour ceux qui ont des enfants. En plus du deuil de la relation, il faut remettre en place le quotidien, assumer seuls les tâches domestiques et parentales. Une situation qui pèse davantage sur les épaules des femmes. Dans 88% des séparations, ce sont les mères qui obtiennent la garde principale des enfants. Même si elles se sentent à nouveau prêtes à se remettre en couple, il faudra donc trouver de la place dans un planning déjà bien chargé. Manque de temps, manque de confiance en soi, le chemin de l'amour peut être difficile à retrouver pour les parents célibataires. Pour les aider, il existe des applications de rencontres dédiées, car les professionnels du dating ont bien cerné le potentiel de ce marché en pleine croissance. Bulle de légèreté, détente ou crainte du «ghosting»... Comment vit-on la recherche de l'amour quand on a des enfants ? Comment envisager de nouveau la vie en couple ? Avec : Benjamin Putois, psychologue clinicien, psychothérapeute. Docteur en sciences cognitives, chercheur associé à l'Inserm et enseignant. Auteur de Retrouvons l'amour - Célibataires et parents isolés (Odile Jacob, 2026). Également dans l'émission : Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie, un pays où près de 4,7 millions de femmes sont cheffes de famille et s'occupent seules de leurs enfants. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle s'intéresse à ces créateurs africains qui jouent avec les codes du genre. Longtemps invisibles avant les réseaux sociaux, ils sont désormais de véritables stars alors même que les lois contre l'homosexualité se durcissent dans plusieurs pays du continent. Programmation musicale : ► 911 - Damso ► Fille du soleil - DOPAMOON, Kelimei.

Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Régine Komokoli, première femme, ancienne sans papiers et élue de la République à Rennes Métropole. Régine Komokoli consacre sa vie à porter la parole des femmes victimes de violence et celle des plus démunis. Avec : • Régine KOMOKOLI, première femme ancienne sans papiers élue de la République à Rennes Métropole en France Un portrait de Rania Kissi juriste et militante pour les droits des enfants par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI. Abandonnée à l'âge de 10 ans, Rania Kissi a grandi dans une famille d'accueil de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) avant de se retrouver sans domicile fixe, à 18 ans, invisible aux yeux de tous. Son rêve le plus cher est de devenir avocate. Après avoir réussi le concours d'entrée à l'école d'avocat en 2025, Rania Kissi se bat pour les enfants de l'aide sociale à l'enfance. Elle porte leur voix, dénonce les failles du système et milite pour qu'aucun jeune ne soit laissé sur le côté à 18 ans. Elle est aujourd'hui, conseillère municipale de Paris (2026) En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► ONE TRACK MIND - Naïka ► Moi - Yoa