Emploi des jeunes, entrepreneuriat, créativité, urbanisation, relations hommes/femmes : comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? Chaque jour, nos auditeurs, citoyens, usagers et consommateurs s’expriment et dialoguent avec nos invités, acteurs de la société civile. Une fois par semaine, l’émission est consacrée à l’Éducation. Régulièrement, nous donnons la parole à la jeunesse sur le continent africain, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 7 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine de Dianous. Réalisation : Romain Dubrac.

Avec ses 46 000 km de littoral et ses 2,5 millions de km2 de superficie, la Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde. Du détroit de Gibraltar au Canal de Suez, elle réunit 520 millions d'habitants d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, ce qui en fait l'une des régions les plus peuplées de la planète. La richesse de son patrimoine, sa diversité culturelle, ses ressources naturelles ont contribué à son développement économique et touristique. Des atouts qui semblent aujourd'hui sources de vulnérabilités. La Méditerranée est en effet marquée par différentes crises. Déjà très exposé aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations, le bassin méditerranéen se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde. Une crise climatique à laquelle s'ajoutent des tensions maritimes, des crises énergétiques et migratoires ou encore des conflits régionaux. Si les contextes politiques, démographiques et économiques divergent entre les pays méditerranéens, les enjeux actuels invitent à davantage de coopération. Alors que la population pourrait atteindre jusqu'à 690 millions de personnes en 2050, comment créer des synergies durables entre des sociétés différentes ? Entrepreneuriat, emploi, environnement... Quelles sont les initiatives pour répondre aux problématiques de la région ? Émission enregistrée à Marseille à la Plateforme qui accueille le quartier général de la Saison Méditerranée 2026. Ce sont des rencontres organisées par l'Institut français et l'agence française de développement, pendant 4 jours, avec des jeunes venus de toute la Méditerranée qui s'engagent pour leur pays et pour les liens culturels qu'ils partagent. Avec : • Marouen Hadhri, fondateur de Machrou3i Fi Bledi qui veut dire Mon projet dans mon pays, une entreprise sociale dédiée à l'accompagnement des entrepreneurs issus de la diaspora maghrébine • Roy El Daher, fondateur de l'Écomusée de Jbeil, un projet dédié à la préservation du patrimoine libanais, la conservation des archives locales et à la promotion de l'écotourisme éducatif dans les villages de la région de Jbeil, au Liban. Chef de projet à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, où il organise des initiatives sociales et culturelles, et responsable de l'engagement étudiant au sein du centre entrepreneurial de l'université • Walid Mouacha, chercheur au sein de l'initiative IMAL pour le climat et le développement (Maroc), et co-coordinateur de MATTCCh, une alliance régionale réunissant plus de 25 think tanks et centres de recherche engagés sur les enjeux climatiques propres à la Méditerranée • Giada Frana, fondatrice de L'Altra Tunisia, magazine en ligne consacré à la Tunisie, à la communauté italo-tunisienne en Italie et à la diaspora tunisienne dans le monde. Programmation musicale : ► Dahak–Le Duo Zajal ► Je suis Marseille – JUL.

Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles. Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques. Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais. Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution. Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ? Avec : • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) • François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage. *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble ► Na loba nini ? - Yuma.

« Niais », « sexiste », « mal écrit », abêtissant... les critiques à l'égard de la romance sont souvent virulentes. On aime mépriser ces histoires d'amour qui finissent toujours bien et railler au passage leurs lectrices ou spectatrices. Car si les hommes ont souvent un rôle important dans l'intrigue, les romances, en version papier ou filmée, sont principalement consommées par les femmes. Le genre est donc mal vu mais n'en est pas moins populaire. La romance booste carrément le secteur de l'édition. Selon l'institut Gfk, 12 millions d'exemplaires de livres catégorisés « romance » ont été vendus en France en 2024, pour un chiffre d'affaires estimé à 165 millions d'euros. Et parmi les auteurs internationaux les plus connus du genre, on retrouve Emily Henry, Ali Hazelwood, Morgane Moncomble, Sarah Rivens, Azra Reed, Kentin Jarno et Rachel Reid. Largement portée par les réseaux sociaux et des communautés comme BookTok, la romance s'est largement diversifiée depuis l'âge d'or des Harlequins pour toucher une autre génération de lectrices. « Romantasy », « dark romance », « new romance »,... le genre se réinvente et sort des clichés du roman à l'eau de rose. Après le mouvement MeToo qui a requestionné les rapports hommes-femmes, comment expliquer le succès grandissant de la romance ? Amour, sexualité, pouvoir, que racontent ces histoires sur nos sociétés ? Et pourquoi les hommes sont si peu à en lire ou en regarder ? Avec : • Christine Van Geen, professeure de philosophie à Rennes et autrice de Love Stories – Pourquoi les romances nous font du bien (Les arène, 2026) • Grâce Minlibé, écrivaine, blogueuse ivoirienne, autrice de Tristesse au paradis (Vallesse Éditions). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle nous parle d'amour ou plutôt d'une émission de rencontres en ligne qui fait beaucoup parler d'elle. Elle s'appelle Pop the Balloon — « éclatez le ballon » en français — un concept afro-américain qui s'exporte désormais en Afrique. Programmation musicale : ► Mais je t'aime - Grand Corps Malade, Camille Lellouche ► Mi-Amor - Ssaru, Trio Mio.

Trop grave, trop aiguë, trop douce, pas assez assurée… La voix des femmes semble toujours faire l'objet d'un jugement. Dans le monde professionnel, les médias ou même au quotidien, on commentera volontiers le ton, le timbre ou le volume avant d'écouter le fond du message. Pourtant la voix porte plus que des mots. Elle incarne la présence, l'autorité et la façon dont chacun se fait entendre. C'est une manière d'exister et de prendre sa place. Faut-il apprendre à changer sa façon de parler pour être mieux entendue ou au contraire garder sa voix telle qu'elle est, comme une affirmation de soi ? Nous explorerons comment la voix peut devenir un outil de confiance et de liberté et questionnerons le regard qu'on porte encore sur les voix féminines quand elles expriment leurs idées. Comment faire pour être entendue sans renoncer à sa singularité ? Faut-il vraiment travailler sa voix pour que les femmes puissent faire entendre la leur ? Avec : Aline Jalliet, experte de la voix, chanteuse lyrique soliste pendant 30 ans, aujourd'hui coach de la voix et membre du Laboratoire de l'Égalité, autrice du livre Une voix à soi – Pourquoi n'entend-on pas la voix des femmes ? (Guy Trédaniel Éditeur) Chloé Thibaud, journaliste féministe. Autrice de Pourquoi les hommes ont peur des femmes ? La fabrique culturelle de la misogynie (Les Insolentes, mars 2026) En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► Calypso Queen – Calypso Rose ► Kokaini – Elektre

Et si l'égalité femme-homme passait par l'égalité fille-garçon ? Dès leur plus jeune âge, les enfants sont confrontés à des stéréotypes de genre. C'est le fameux « rose pour les filles, bleu pour les garçons ». En termes de comportements également, on attend plus généralement d'une fille qu'elle soit sage, appliquée et douce et d'un garçon qu'il soit audacieux ou turbulent. Ces représentations ne sont pas sans conséquence et sont encore très intégrées voire se renforcent chez les plus jeunes. Selon une étude de France Stratégie publiée en 2025, 54% des 11-17 ans interrogés en France estiment par exemple que « les mères savent mieux que les pères répondre aux besoins des enfants ». Bien qu'ayant grandi avec le mouvement #MeToo, cette génération conserve certains stéréotypes sexistes. La lutte contre les inégalités de genre s'affiche au sommet des États, pourtant sur le terrain, elle peine encore à se concrétiser. Ainsi selon les Nations unies, les femmes consacrent toujours 4,2 heures par jour aux tâches domestiques et aux soins non rémunérés contre 1,7 heure pour les hommes. Elles ne sont que 30% à occuper des postes de direction. Confrontés à la fois aux stéréotypes qu'on leur assigne, à des contenus, films, séries, jeux vidéo, réseaux sociaux qui les véhiculent, aux inégalités présentes mais aussi aux combats féministes, comment nos enfants se construisent-ils ? Quel est le rôle de l'école dans cette construction identitaire ? Avec : - Catherine Monnot-Beranger, anthropologue, cheffe de projets à l'Égalité femmes-hommes pour le Conseil départemental de la Haute-Garonne, chargée de cours à Sciences Po Toulouse. Autrice du livre Filles, garçons - À quoi s'identifier ? Comment se construire ? (Autrement, 2026) - Gaëlle Caron Boué, directrice de l'école élémentaire Ferdinand Buisson de Bègles (Académie de Bordeaux dans le sud-ouest de la France. Partenaire du projet «Equality Street» qui vise à promouvoir l'égalité des sexes à l'école primaire. À découvrir également dans l'émission : En début d'émission, L'école autour du monde avec Matthias Eck, expert de l'éducation pour l'inclusion et l'égalité des genres de l'UNESCO et co-auteur d'une nouvelle étude qui pointe la baisse de niveau des filles en maths à l'échelle mondiale. En fin d'émission, Le monde des enfants, réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants. Ils nous livrent leurs regards sur ce qui fait leur quotidien et leurs aspirations pour l'avenir, au micro de notre reporter Charlie Dupiot. Aujourd'hui, un thème cher à des enfants qu'on pourrait qualifier de « pré-adolescents » : la flemme !!! Comme une indolence qui semble leur coller à la peau... Jonas, Lilia, Dayana, Lison, Diel et Antoine nous en parlent, avec leurs mots. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Programmation musicale : ► Nan fon bwa - Melissa Laveaux ► Move - Tank and The Bangas, Lucky Daye.

Depuis les premières frappes américaines en Iran, le 28 février 2026, les équilibres géopolitiques et économiques sont de nouveau fragilisés à l'échelle mondiale. Le continent africain n'échappe pas aux répercussions. La hausse des cours du pétrole, la flambée des prix des matières premières, des engrais, mais aussi des coûts de transport de marchandises font craindre notamment des pénuries de carburant et pèsent sur la sécurité alimentaire. Début avril 2026, Madagascar a dû décréter un état d'urgence énergétique face aux pénuries généralisées dans les stations-service du pays. De leur côté, le Fonds monétaire international, le Programme des Nations unies pour le développement anticipent déjà une perte de croissance pour le continent. Déjà déstabilisées par la crise du Covid-19 puis la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient expose encore un peu plus la vulnérabilité des économies africaines face aux chocs extérieurs, en l'occurrence, leur dépendance aux importations. Et pour les ménages, les conséquences se font déjà sentir sur le pouvoir d'achat à travers la hausse des prix alimentaires. Alors que plusieurs pays du continent avaient supprimé ou réduit les subventions au carburant sous la pression des bailleurs, notamment du FMI, l'Éthiopie ou le Kenya ont notamment décidé de réintroduire la mesure ou de l'augmenter temporairement pour soulager les consommateurs et tenter d'éviter la grogne sociale. Sur les marchés, dans les stations-service, quelles réactions ? Quelles solutions pour réduire les conséquences des chocs de l'économie mondiale ? L'Afrique pourra-t-elle devenir indépendante sur le plan énergétique et agricole ? Avec : • Thomas Melonio, directeur exécutif et chef économiste de l'Agence française de développement (AFD) • Ollo Sib, coordinateur des opérations du Programme alimentaire mondial (PAM) en République démocratique du Congo pour la Zone Est. Un entretien avec Moïse Gomis, correspondant de RFI au Nigeria, gros exportateur de pétrole mais où le carburant n'est pas forcément bon marché pour la population. Programmation musicale : ► Otoko - Jewel Usain, Acchi Mello ► Too Much Noise - Stand High Patrol, Joe Yorke.

Le métier est a priori connu de tous. Chacun ayant mis les pieds dans un restaurant, un bar ou un café, a eu à faire à une ou un serveur. Il s'agit dans les grandes lignes d'amener un plateau d'un point A à un point B, de la cuisine à la table, sans rien faire tomber. Un petit boulot faute de mieux, qui demande peu de savoir-faire. Dans l'imaginaire collectif, les représentations associées au service sont, en effet peu élogieuses. Au-delà de porter des verres et des assiettes, il faut savoir accueillir les clients, prendre leurs commandes, les communiquer au bar ou à la cuisine, dresser et redresser des tables, rester debout, marcher voire courir pendant des heures, répondre aux demandes des clients mais rester invisible pour ne pas les déranger, en respectant l'organisation de l'établissement, le tout avec le sourire et parfois sans pourboire à la clé. On oublie facilement la difficulté du métier quand on est assis tranquillement à sa table. De leur côté, les serveurs voient tout ou presque de ce qui se passe dans le restaurant, un pas en cuisine, l'autre dans la salle. Alors qu'on se rend au restaurant pour célébrer, séduire ou faire affaire, ils sont aux premières loges et prennent le pouls de nos sociétés. Pourquoi le métier de serveur est-il finalement si méconnu ? Que se passe-t-il réellement dans les allées d'un restaurant ? Finit-on toujours par quitter la restaurant ? Avec : • Raphaël Tillet, journaliste de formation, ancien serveur. Auteur de L'addition, s'il vous plaît ! (Robert Laffont, 2026) • Vivian Song, journaliste indépendante originaire du Canada, installée à Paris. Son article « Le café parisien, chef-d'œuvre en péril ? » paru dans le New York Times est disponible en français sur le site de Courrier international. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Dans ce 7ème épisode, Narimene, étudiante algérienne à Paris Cité nous parle de la mixité homme-femme et Cécile Lazartigues-Chartier lui répond. Programmation musicale : ► Borumba song - Balu ► Wake Up - Young Franco, Master Peace.

Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit la première profileuse de France, la lieutenant-colonel de gendarmerie Marie-Laure Brunel Dupin. Elle est aujourd'hui chef de la division des affaires non élucidées (DIANE). C'est elle qui a mis en place et commandé pendant plus de 20 ans le département des sciences du comportement. Avec : Marie-Laure BRUNEL-DUPIN, lieutenant-colonel de gendarmerie, cheffe de la Division des affaires non élucidées (DiANE) et coautrice du roman La Boule au ventre (Hachette, Black Lab) À découvrir également dans l'émission : Rencontre avec Adina Ntankeu, 47 ans, styliste créatrice originaire du Cameroun. Atteinte d'albinisme et mère de trois enfants, elle a créé l'association ANIDA pour soutenir les minorités albinos. De fil en aiguille, Adina a su faire sa place dans le milieu de la mode, elle a notamment exposé une de ses créations au Musée de l'Homme à Paris lors de l'exposition Wax. Aujourd'hui, elle organise des défilés inclusifs où elle met en valeur toutes les morphologies pour sensibiliser aux différentes formes de discrimination. Notre reporter Raphaëlle Constant l'a rencontrée dans son atelier à Versailles, en région parisienne. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Psycho - Tshegue ► Yelele - Nezoak, Mariaa Siga.

Vidangeurs, éboueurs, collecteurs de déchets... Des noms différents mais une même fonction : ramasser les ordures ménagères. Des déchets du quotidien, des choses dont on ne veut plus, que nous sommes ravis de leur déléguer sans forcément trop se soucier de ce qui leur arrive. Dans des pays où le service de ramassage est assuré, il est facile d'oublier ce qu'on met dans nos poubelles à moins justement qu'une grève des éboueurs pointe son nez. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il fasse chaud ou glacial, ils assurent la propreté pour nous débarrasser du sale. Ils sont les témoins de nos erreurs de tri, de nos incivilités, de ce qui pourra être récupéré ou recyclé, et de ce qui finira enfoui ou incinéré. Surtout, les vidangeurs sont aux premières loges de nos sociétés de consommation. En 2050, la production de déchets courants devrait atteindre 3,8 milliards de tonnes par an au niveau mondial. Le métier a donc de beaux jours devant lui, mais dans quelles conditions ? Quelle est la réalité quotidienne des vidangeurs ? Comment perçoivent-ils cette époque où l'on semble produire toujours plus d'ordures ? Avec : • Simon Paré-Poupart, vidangeur depuis une vingtaine d'années dans la grande région de Montréal, au Québec. Auteur de Ordures ! Journal d'un vidangeur (Lux Editeurs, 2026). À découvrir également dans l'émission : Un entretien avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo au Japon, le pays aux 125 millions d'habitants à la réputation d'être très propre. Champion du tri sélectif, le Japon n'en est pas moins adepte du suremballage... En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle de ces enfants de chef d'État qui bousculent le protocole en s'exposant à travers des lives - ces vidéos tournées en direct - sur les réseaux sociaux. Programmation musicale : ► Yardie Skanking - Midnight Riders, Naram ► Omochi-Croissant - Michelle Michina.

En 2024, 1,4 milliard d'enfants étaient scolarisés selon le dernier rapport mondial de suivi de l'éducation produit par l'UNESCO. La scolarisation mondiale dans le primaire et dans le secondaire a ainsi progressé de 30% depuis 2000. Une bonne nouvelle, tant l'éducation peut être vectrice d'émancipation et un moteur de développement économique et social pour les pays. Pour autant, la réalité est plus complexe, que ce soit en termes de scolarisation, d'achèvement des études, d'apprentissage, les inégalités demeurent importantes à l'échelle internationale et même nationale. Il suffit de regarder les fameux classements Pisa sur les apprentissages des élèves ou celui de Shanghai sur les universités pour s'apercevoir que puissance économique rime souvent avec puissance éducative. Plus que des ressources sociales et culturelles pour les individus, l'école est aussi un enjeu stratégique pour les États, à l'international en termes de rayonnements symboliques, de manne financière à travers les frais d'inscriptions, par exemple. À l'échelle nationale, via les programmes scolaires, l'école façonne aussi les identités et la société. Promesses d'émancipation ? Lieu de compétition et d'inégalités ? Outil de softpower ? Quel rôle veut-on réellement donner à l'éducation ? Avec : Hugues Moussy, spécialiste des politiques éducatives internationales. Auteur de Géopolitique de l'éducation - un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux (Le Cavalier Bleu, 2026). À découvrir également dans l'émission : En début d'émission, L'école autour du monde avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine. La Chine qui a dévoilé son plan d'action pour l'intelligence artificielle et l'éducation. En fin d'émission, un reportage d'Emmanuelle Bastide à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal. Le département de santé mentale de l'UGB organise des ateliers du bien-être pour ses étudiants et enseignants. Emmanuelle Bastide a pu assister à l'un d'entre eux. Programmation musicale : ► Lion - Little Simz / Obongjayar ► Goulou Marhaba - Acid Arab, Ghita Lahmamssi, Sofiane Saidi.

Smartphone, ordinateur, tablette, console de jeu... Depuis la démocratisation de la télévision, nos quotidiens sont envahis par les écrans. Un individu moyen y passe 6 heures et 54 minutes par jour et il n'est pas rare d'en regarder plusieurs en même temps. Entre les échanges de messages, les notifications intempestives, les recherches internet, les requêtes aux intelligences artificielles ou le scrolling de vidéos sur les réseaux sociaux, notre attention est mise à rude épreuve. Cette sursollicitation n'est pas sans conséquence, au point que certains accélèrent les notes vocales qu'ils reçoivent ou les séries qu'ils regardent, quand d'autres n'arrivent plus à regarder un film en entier sans pause. Notre capacité de concentration semble s'amenuiser au fur et à mesure que nos temps d'écrans s'allongent. Certains professeurs s'en sont bien aperçus et ont choisi d'interdire téléphone et ordinateur dans leur cours pour éviter toute distraction. De leur côté, les plateformes de streaming ont revu la manière de faire des films et des séries, en rappelant continuellement l'intrigue pour s'adapter au saut de concentration de leurs abonnés. Comment expliquer ce besoin irrépressible de regarder son téléphone toutes les 5 minutes ? Sommes-nous encore capables de ne rien faire ? Comment récupérer sa capacité d'attention ? Avec : Anne De Pomereu, formatrice en méthodologie d'apprentissage, spécialiste de la mémoire et de l'attention. Autrice des livres À la reconquête de l'attention (J.-C. Lattès, 2021), Éloge de la passoire (J.-C. Lattès, 2018) et du blog Apprendre et transmettre Thibaud Dumas, docteur en neurosciences cognitives. Conférencier. Fondateur et président de l'association Attention hyperconnexion. Auteur de J'arrête de scroller (ou presque) ! (Mango, 2025) Julien Damon, sociologue professeur à l'École Nationale des Ponts et Chaussées, enseignant à Sciences Po et à HEC. À découvrir également dans l'émission : Comment les étudiants gèrent-ils la distraction provoquée par leurs écrans ? Notre reporter Inès Emprin s'est rendue dans des bibliothèques universitaires de Paris, où ils étaient nombreux en pleine révisions de partiels... Un moment où le téléphone peut aussi devenir envahissant ! En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Dans ce numéro : zoom sur les deepfakes, ces visages modifiés par l'intelligence artificielle. Programmation musicale : ► Internet - Orelsan ► Millesime - AB3S, Sskyron.

Depuis plusieurs années déjà, le tourisme semble s'attirer toutes les critiques. Loin du plaisir de la découverte, de la joie des voyages, ce sont plutôt les longues files d'attente au musée, les plages surpeuplées, les hordes de smartphones fixés sur les monuments ou encore la hausse des prix du logement pour les locaux, qui prennent le dessus. Il faut dire que le tourisme n'en finit plus d'affoler les compteurs avec, en 2025, un nouveau record. Selon le dernier baromètre ONU tourisme, environ 1,52 milliard de touristes ont effectué un voyage à l'étranger en 2025. Des chiffres qui ne tiennent même pas compte du tourisme local. Une bonne nouvelle pour la France, toujours première destination mondiale, mais aussi le Brésil, l'Éthiopie ou le Bhoutan qui ont vu bondir le nombre de touristes internationaux. Car pour les pays, le tourisme est avant tout une manne financière. En France, il contribue à 8% du PIB et génère 2 millions d'emplois. Un levier de croissance non négligeable auquel les détracteurs du tourisme de masse opposent notamment les conséquences environnementales. Selon une étude publiée dans la revue Nature communications en 2024, 9% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont liées au tourisme. Encadrement des meublés touristiques, taxes de séjour, quotas d'accès à certains sites, code de conduite... Des villes comme Amsterdam, Venise, Barcelone, Lisbonne ont pris des mesures pour limiter les conséquences du surtourisme face à l'hostilité grandissante de leurs habitants. Si certains évoquent le mépris de classe face au tourisme de masse, force est de constater que le tourisme transforme les territoires et les sociétés. Peut-on réguler le tourisme sans remettre en cause le droit aux vacances ? Comment améliorer la cohabitation entre locaux et touristes ? Que signifie la notion de tourisme durable et est-il possible ? Avec : Remy Knafou, géographe, professeur émérite de l'Université Paris Panthéon-Sorbonne. Auteur de Hypertourisme – le tourisme à l'épreuve de sa démesure (édition du Faubourg en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, 2026) Benjamin Martinie, réalisateur et photographe passionné de voyage. Créateur de contenus sur les réseaux sociaux et fondateur de HOURRAIL !, média communautaire sur le voyage bas carbone. Auteur de Voyager en train avec HOURRAIL (Hachette, 2024). À découvrir également dans l'émission : Un entretien avec Elise Gazengel, correspondante de RFI à Barcelone en Espagne, deuxième puissance touristique mondiale, derrière la France en termes de nombre de touristes accueillis mais devant en termes de revenus. En fin d'émission, rencontre avec Agnès Daguilh, 37 ans, créatrice d'Admundo Concept, une librairie itinérante spécialisée dans les livres, jeux et poupées créés par des auteurs et artistes africains ou afro-descendants. Une manière de transmettre les histoires et les cultures du continent africain aux jeunes générations. Notre reporter Raphaelle Constant l'a rencontrée à Paris. Programmation musicale : ► Rien à fêter - Camille Yembe ► Quero - Trinix, Ina.

57% des femmes rêvent parfois de reconversion professionnelle, selon une étude Ifop/Garance et Moi, de septembre 2022. Changer de métier est souvent une étape importante dans la vie d'une femme. Cela peut être une aspiration personnelle ou une nécessité après une pause dans la carrière, comme une maternité ou un licenciement. Mais cette reconversion se heurte souvent à davantage d'obstacles que pour les hommes : manque de temps, de moyens, ou de soutien psychologique. Les femmes doivent parfois se former à nouveau, tout en gérant leur vie familiale. Certains métiers restent fermés ou peu accessibles à cause des stéréotypes de genre. Malgré ces freins, les femmes sont plus nombreuses à entamer une reconversion professionnelle que les hommes ? La reconversion est-elle un choix ou une contrainte pour les femmes ? Cette émission est une rediffusion du 3 octobre 2025 Avec : Ludivine Legros, sociologue spécialisée dans l'étude du travail et chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers, CNAM Garance Yverneau, créatrice de Garance et Moi, une entreprise dédiée à l'accompagnement des transitions professionnelles des femmes Isabelle Zongo, multi-entrepreneuse dans le milieu social et entrepreneurial, orientée vers l'employabilité des femmes et des jeunes et autrice du Guide de l'entrepreneur en Côte d'Ivoire (2023). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Make You Cry – Zentone ► Robocop – Article15.

Mafé, Yassa, DG, Kédjénou, en pilons ou braisé, le poulet est de toutes les spécialités du continent africain. C'est, en effet, l'une des principales sources de protéines en Afrique et la viande la plus consommée dans le monde, car la moins coûteuse. Parce qu'il est hautement populaire, la question de sa provenance entre production locale et importation est hautement sensible pour les consommateurs et les éleveurs. Et après le choix de son poulet, ce sont la préparation, la cuisson, l'accompagnement, qui s'invitent en cuisine. Repas de tous les jours, encas sur le pouce, plats de fête, le poulet est partout. Mais s'il est devenu presque banal à table, il ne s'agit pas non plus de le négliger ! Alors comment préparer un bon poulet ? Cette émission est une rediffusion du 2 décembre 2025. Avec : • Anto Cocagne, «Le Chef Anto», cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Youness-Abogaïsse Kpaïbe, chef cuisinier, consultant et traiteur à domicile. En fin d'émission, un reportage de Léna Martin qui s'est rendue à Rishikesh, une ville du nord de l'Inde, de près de 150 000 habitants (300 000 avec ses villages avoisinants), connue comme la « capitale mondiale du yoga ». Cette ville sainte de l'Hindouisme où coule le Gange, compte des centaines d'écoles de yoga. Des milliers de touristes étrangers, mais aussi des Indiens, s'y rendent chaque année pour faire des retraites de yoga ou de méditation, ou pour carrément se former au yoga selon la tradition indienne. À l'international, la popularité de la ville se doit surtout aux Beatles, qui se sont rendus dans un ashram à Rishikesh en 1968 pour une retraite de méditation (où ils ont composé une cinquantaine de chansons, dont « Child of Nature (Esher Demo) » qui commence par « On the road to Rishikesh… »). Selon le Time Of India, le marché du bien-être en Inde, porté notamment par le yoga, rapportait 32,8 milliards de USD dollars en 2024. En Inde, plusieurs gourous ont participé à populariser la ville en y créant des centres de yoga (par exemple Shivananda, qui y a fondé une association dans les années 30 pour promouvoir la discipline). Programmation musicale : ► Des heures - Miel de Montagne ► Mampanota - Ceasar & Ngiah Tax Olo Fotsy.

La famille est bien souvent la première expérience de communauté. De la famille nucléaire traditionnelle avec un père, une mère et les enfants, à la famille recomposée en passant par la famille monoparentale, elle peut prendre des formes bien différentes. C'est en tout cas dans ce groupe qu'on apprend à se lier aux autres, à faire confiance, l'espace dans lequel on se sent en sécurité, où l'on peut être soi-même. Mais parce qu'elle est complexe, la cellule familiale peut aussi être le lieu des violences, de l'indifférence ou de la crainte. Chaque décision, changement d'environnement peut perturber cet équilibre fragile dans lequel différentes générations, différents sexes cohabitent. Alors que chacun construit sa famille avec l'espoir de l'union parfaite, comment apprendre à « faire famille » ? En tant que parents, comment aider ses enfants à trouver leur place et se connaître véritablement les uns les autres ? Cette émission est une rediffusion du 21 janvier 2026. Avec : - Catherine Dumonteil- Kremer, autrice de Comment tisser des liens famille - et être parents dans un monde qui change (First 2025) - Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Auteur de la chronique Un parent, une question, diffusée dans l'émission 8 milliards de voisins. En début d'émission, l'école autour du monde est en reportage à La Réunion, dans les écoles du cirque de Mafate. Cette semaine, l'école autour du monde pourrait s'appeler l'école entre deux mondes. Direction le cirque de Mafate sur l'île de La Réunion dans l'océan Indien. Imaginez 100 km² encaissés au milieu de remparts vertigineux, hérissés de pitons hostiles, parsemé de quelques maisons et d'une nature qui explose à chaque virage, le tout à l'ombre du Piton des neiges… Là-bas, pas de car de ramassage scolaire. Et pour cause : pas de route. Le sentier est roi et seuls les pieds et les hélicoptères permettent aux touristes et surtout aux quelque 800 habitants de circuler… Les petits hameaux s'appellent des ilets et on y compte 7 écoles allant de la maternelle au primaire réparties dans le cirque… Notre reporter Baptiste Madinier nous emmène à la découverte de ces écoles hors normes… d'abord dans la « capitale » du cirque : La Nouvelle. En fin d'émission, Le monde des enfants de Charlie Dupiot. Ils nous livrent leurs regards sur ce qui fait leur quotidien et leurs aspirations pour l'avenir, au micro de notre reporter Charlie Dupiot… Nous voici à Paris, dans l'une des classes de CM2 de l'École Manin, dans le 19ème arrondissement. Aujourd'hui, on parle d'argent avec Nessma, Guillemette, Mounir, Emma, Anaïs, Saadi et Wassim. Merci à l'enseignant de cette classe Gilles Vernet, que nous avions reçu dans l'émission pour parler des initiatives qu'il mène pour éloigner ses élèves des écrans. Programmation musicale : ► DÔNI DÔNI - Magic System ► Out of orbit - Flox.

New-York, Montréal, Penang, Berlin, Barcelone, Amsterdam... Partout dans le monde, les villes durcissent leurs réglementations pour freiner la prolifération des locations touristiques de courte durée. Principale cible : Airbnb. En moins de 20 ans, la plateforme est devenue un acteur majeur du tourisme mondial avec une offre dans plus de 150 000 villes, plus de 8 millions d'annonces actives pour un chiffre d'affaires de 11 milliards de dollars en 2024. Au départ, alternative moins chère aux hôtels, permettant une expérience d'hébergement plus authentique pour les voyageurs et un complément de revenu pour les propriétaires, Airbnb s'est petit à petit métamorphosé et avec, les villes visitées. Pour beaucoup de propriétaires, la location courte durée est devenue une aubaine bien plus rentable que la longue durée. Conséquences pour les habitants, une offre de logements disponibles qui s'amenuise, une hausse des loyers et une cohabitation de plus en plus tendue avec les touristes et les fameux « digital nomads ». Les capitales ne sont pas les seules concernées. En France, par exemple, des communes de taille moyenne comme La Rochelle, Biarritz ou Nice ont vu leur centre-ville se transformer avec Airbnb. Les épiceries, les cordonneries, les magasins d'optique ou autres quincailleries laissent place à des coffee shops, des commerces de restauration rapide ou des magasins de souvenirs. Néanmoins, pour d'autres communes, l'arrivée d'Airbnb a permis d'améliorer l'offre d'hébergement touristique et de redynamiser la vie locale. Alors quelles sont réellement les conséquences d'Airbnb sur les villes ? Et comment elles s'organisent face à l'explosion du tourisme de plateforme ? Cette émission est une rediffusion du 15 décembre 2025. Avec : • Chloé Tegny, cheffe de groupe au Département opinion de l'Ifop. Co-autrice avec Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach d'une étude pour l'Institut Teram Tourisme 2.0 : anatomie de la France Airbnb parue en octobre 2025 • Francesca Artioli, politiste et urbaniste, maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris de l'Université de Paris-Est Créteil. Co-autrice avec Thomas Aguilera et Claire Colomb de Housing Under Platform Capitalism : The Contentious Regulation of Short-Term Rentals in European Cities (Editions de l'Université de Californie, 2025). Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie, où l'expansion de la plateforme Airbnb a transformé le visage de la ville. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle s'intéresse aux filtres qui permettent aux utilisateurs noirs d'éclaircir leur peau. Une nouvelle forme de dépigmentation mais virtuelle. Programmation musicale : ►Trafic locaux - Limsa d'Aulnay & ISHA ►Perdon - Ruta Calavera.

On choisit souvent nos vêtements en fonction d'elles, certains les aiment vives, d'autres plus sobres pour aller avec tout. Les couleurs ont une place importante en matière de mode, pourtant on s'intéresse peu à la manière dont on les fabrique, la façon dont elles imprègnent plus ou moins difficilement les tissus. La teinture textile est un savoir-faire qui s'est développé au cours des siècles et un peu partout autour de la planète. Petit à petit, les colorants naturels issus du végétal, ont laissé la place aux colorants de synthèse, les expérimentations, les recherches ont aussi permis de mettre au point de nouvelles couleurs, de les rendre plus résistantes et surtout pour l'industrie textile, de réduire les coûts. La production de teinture est devenue un enjeu économique mais aussi environnemental. Selon l'ADEME, 20% de la pollution des eaux dans le monde serait due aux teintures du secteur textile. Teindre un vêtement n'a donc rien d'anodin pour la planète. L'impact écologique de la couleur invite professionnels et consommateurs s'interroger sur ses modes de productions. Peut-on revenir au tout naturel en matière de teinture ? Existe-t-il un patrimoine de recettes ancestrales ? Cette émission est une rediffusion du 27 novembre 2025. Avec : • Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune • Dominique Cardon, historienne, spécialiste de l'histoire et de l'archéologie du textile et de la teinture, directrice de recherche émérite au CNRS. Elle a consacré plusieurs ouvrages à la teinture dont Le monde des teintures naturelles (Belin, 2014) et le dernier Les 85 couleurs d'Antoine Janot (Les mots qui portent, 2025) • Nadia Adanle, styliste et fondatrice de la marque de vêtements béninoise Couleur Indigo. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, il s'intéresse à la création musicale grâce à l'IA. Programmation musicale : ► Vestes de couleurs - Mandarine ► Feelings Everytime - PapaRaZzle.

Certaines femmes font le choix de vivre seules et l'assument pleinement. Ce n'est pas toujours facile à comprendre dans une société où le couple, la famille ou la vie partagée sont souvent considérés comme des repères essentiels. Pourtant, pour ces femmes, la solitude n'est ni une souffrance ni un isolement, mais une manière de se retrouver, de se construire, de respirer. Elles refusent les injonctions à être en couple, à se conformer à une norme sociale, et revendiquent une autre façon de vivre leur liberté. Ce choix soulève des questions profondes sur leur rapport à l'amour, à l'indépendance et au regard des autres. Pourquoi la solitude féminine est-elle encore si mal perçue ? Est-ce un acte de résistance ou simplement une manière de se protéger ? Et que nous dit-elle de notre société et de ses attentes envers les femmes ? Cette émission est une rediffusion du 14 novembre 2025. Avec : • Marie-France Hirigoyen, psychiatre, autrice de l'ouvrage Les nouvelles solitudes (Editions La Découverte) • Charlotte Debest, sociologue à l'Université Rennes II et autrice du livre Elles vont finir seules avec leurs chats (Les éditions La Meute). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Figa de Guiné - Mariana Froes ► Blue Velvet - Princess Nokia.

Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Ernestine Nani, créatrice de Natura Sinaï, entreprise formelle spécialisée dans la transformation et la commercialisation de produits naturels locaux à Garoua, Cameroun. Certaines entreprises, comme les supermarchés ou les boulangeries, hésitent à signer un contrat. Ernestine se demande comment instaurer la confiance et convaincre un partenaire de formaliser un engagement contractuel ? Partie 2 : débat : quel rôle des PME dans l'industrialisation ? L'avenir du continent africain passera-t-il par son industrialisation ? Pour l'instant, le vœu semble rester pieux. Elle est en tout cas très inégale selon les régions. En trente ans, la part de la valeur ajoutée de la production manufacturière de l'Afrique subsaharienne dans son PIB a dégringolé. Montée à plus de 17% au milieu des années 90, elle stagne aujourd'hui autour des 10%. Entre le manque d'infrastructures, d'accès au financement, l'instabilité politique ou encore le niveau de qualification de la main-d'œuvre, les obstacles restent importants pour les PME de l'industrie. D'un autre côté, le continent africain dispose aussi d'atouts pour assurer sa transformation industrielle, ses réserves de minerais abondantes, des terres fertiles, une main-d'œuvre jeune et nombreuse, une classe moyenne en plein essor... La crise du Covid-19, la guerre en Ukraine et désormais le conflit en Iran, poussent les pays africains à revoir leur stratégie, alors que leurs économies sont encore trop dépendantes des importations de produits manufacturiers et reposent davantage sur l'extraction de matières premières, trop peu sur la transformation. Dans ce contexte, comment se développent les PME dans le secteur de l'industrie alors qu'elles constituent le tissu économique en Afrique ? Quelles sont leurs difficultés ? Leurs leviers d'actions pour participer à l'industrialisation du continent ? Avec : • Joël Sikam*, fondateur et président de Fisco, une entreprise de produits d'entretien, détergents, eau de Javel, produits vaisselle. *le portrait de Joël Sikam dans le cadre de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot pour 8 milliards de voisins. • Birahim Diop, co-fondateur de Win Industries producteur depuis 2016 de la marque d'eau de source O'Royal au Sénégal • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale : ► Highest - Samara Cyn ► Yolele - Papa Wemba.

Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Aniéla Vé Kouakou, consultante en Ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d'Ivoire Yann Hazoumé, consultant RH et chasseur de tête. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Programmation musicale : ► Angels - OMAH LAY & Lekaa Beats & ODUMODUBLVCK ► Ngé Ké Changer Kaka - Hendry Massamba.

C'est sans doute une des épices les plus utilisées en cuisine pour relever ou sublimer un plat mais que sait-on vraiment du poivre ? En France, seuls les fruits issus de l'espèce Piper nigrum, poivrier noir, ont le droit de s'appeler « poivre ». Il en existe pourtant d'autres, comme le Piper longum ou le Piper borbonense. En revanche, les baies de Timut ou de Sichuan ne font théoriquement pas partie de la famille même si elles bénéficient souvent de l'appellation. Depuis sa découverte dans le sud-ouest de l'Inde, le poivre a voyagé au fil de la mondialisation, on en produit en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique du Sud... mais malgré sa popularité, il reste donc largement méconnu. On cherche parfois à le classer par sa couleur (rouge, noir, blanc ou vert), sans que celle-ci nous indique sa provenance ou sa variété. Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux l'acheter en grains plutôt que moulu pour en garder tous les arômes. Lui qui peut être piquant, boisé, fruité, amer, brioché... Comment reconnaître un poivre de qualité ? Vers quelle variété se tourner selon le plat ? Se marie-t-il qu'avec le sel ou peut-on varier les plaisirs épicés ? Discussion autour du poivre avec nos invités, en un tour de moulin ! Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marie-Lou Lize, co-fondatrice de Nomie, le goût des épices, formatrice sur l'usage des épices • Nathalie Brigaud Ngoum, autrice du blog Envolées Gourmandes et du livre Mon imprécis de cuisine et fondatrice d'Envolées Gourmandes académie, un centre de formation agréé de cuisine, de pâtisserie et boulangerie. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 6ème épisode, Natalie professeure franco-suisse à l'Université Paris-Cité parle des cadeaux qu'elle reçoit de ses étudiants. Philippe Pierre, sociologue, enseignant en management de l'interculturel, lui répond. Programmation musicale : ► Scar Tissue - Red Hot Chili Peppers ► Un thé ? - Aupinard.

À l'échelle mondiale, 240 millions d'enfants vivent avec un handicap, soit 1 enfant sur 10, selon les derniers chiffres de l'UNICEF. Une situation qui éloigne beaucoup d'entre eux de l'école. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 40% ne sont pas scolarisés en primaire et 55% ne le sont pas au secondaire. Qu'ils s'agissent de troubles moteurs, auditifs, visuels ou intellectuels, les enfants rencontrent de nombreux obstacles, pour accéder à une éducation de qualité. Stigmatisation, inaccessibilité des infrastructures, pédagogie ou matériels inadaptés, en font partie. En France, la loi sur l'inclusion scolaire de 2005, a permis d'augmenter la scolarisation des enfants handicapés mais de nombreux enjeux demeurent. Face à la complexité que représente le handicap, l'école manque encore de repères, de moyens pour accompagner au mieux ces élèves. Entre parents, enfants, et enseignants, comment créer un cadre propice à l'apprentissage en prenant en compte le handicap ? Avec : • Florence Balitout, psychologue de l'Éducation nationale, enseignante spécialisée référente handicap et directrice SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté). Co-autrice avec Marie-Pierre Loton du Guide de la bientraitance scolaire de l'élève en situation de handicap (Dunod, 2026) • Audrey Tatry, présidente de l'association Une École Inclusive Pour Tous. En début d'émission, l'école autour du monde avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest en Hongrie pour parler des conséquences de la chute de Viktor Orban et du programme éducation du futur Premier ministre Peter Magyar. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Emma-Solange, Rwandaise à Yaoundé au Cameroun qui n'est pas parvenue à transmettre le kinyarwanda à ses quatre filles. Programmation musicale : ► Overnight - Parcels ► Mama Helène - Kareyce Fotso.

On imagine souvent une sorcière comme une femme sur un balai, avec un chapeau pointu et un rire un peu effrayant. Pendant longtemps, cette image était liée au mal, à la folie ou à l'ignorance. Mais aujourd'hui, cette image change. Des femmes, comme des militantes ou des chercheuses, utilisent la figure de la sorcière pour raconter une autre histoire : celles de femmes fortes, qui ont des connaissances, qui soignent et qui refusent de suivre les règles imposées. Comment est-on passé des chasses aux sorcières d'autrefois à un symbole féministe aujourd'hui ? Que signifie se dire soi-même « sorcière » pour se battre, protester et inventer de nouvelles façons de vivre ? Que racontent ces nouvelles sorcières sur le rapport au corps, au pouvoir et aux normes ? Avec : • Christelle Taraud, historienne, spécialiste de l'histoire des femmes, du genre et des sexualités, autrice de Les Filles-au-Diable : Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022) (Éditions La Découverte - Cahiers libres 8 Janvier 2026) • Catherine Dumont-Lévesque, historienne, militante féministe, spécialiste de l'histoire des femmes et de la sexualité au Québec, autrice de Anthropologie des sorcières contemporaines - identités, valeurs, intentions, rituels... (Éditions Oxus) En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► Brujas - Princess Nokia ► Furu - Amadou & Mariam.

Mettre un pantalon plutôt qu'une robe, acheter une voiture, recruter un nouvel employé, accorder un prêt bancaire, investir dans une start-up, tirer un missile... Tous ces actes, du plus anodin au plus déterminant, relèvent de la prise de décision. Et à ce jeu-là, il semblerait que l'intelligence artificielle ait pris une longueur d'avance. L'an dernier, (2025) Microsoft vantait la supériorité de son outil médical. Lors d'un test, l'IA du géant de la tech avaient obtenu 85,5% de bons diagnostics contre 20% des médecins participant à l'expérience. Précision importante, ces derniers n'avaient pas la possibilité de consulter ni leurs manuels, ni leurs collègues. Il n'empêche, la place de l'intelligence artificielle dans la prise de décisions est appelée à grandir. Selon une étude réalisée pour Confluent, une entreprise américaine spécialisée dans les technologies, 62% des dirigeants interrogés ont déclaré utiliser l'IA pour la majorité de leurs décisions. Finis donc, les doutes et le stress pour les humains, désormais l'IA décide pour nous mieux et plus vite. De nombreuses questions demeurent néanmoins. Il suffit de penser aux fameuses « hallucinations », ces réponses inventées par ChatGPT pour renoncer à déléguer ses décisions à la machine. Dans le domaine militaire, le recours à l'IA suscite même de sérieuses inquiétudes. Une étude du King's College de Londres, a démontré que les principaux modèles d'IA développés par OpenAI, Anthropic et Google choisissent de recourir à l'arme nucléaire dans 95% des cas de conflits auxquels ils sont exposés. Une décision plus que radicale, qui soulève également une question cruciale, si l'IA décide qui porte la responsabilité de la décision ? Et plus globalement, à quoi ressemblera une société dont les choix importants seront délégués aux machines? Avec : • Eric Hazan, dirigeant d'un fonds d'investissement, référence de la transformation digitale et de l'IA, enseignant à HEC Paris et à Sciences Po et co-auteur avec Olivier Sibony de Faut-il encore décider ? La décision humaine à l'ère de l'intelligence artificielle (Flammarion, 2026) • Eric Sadin, écrivain et philosophe, penseur des technologies numériques. Il est l'auteur de 10 ouvrages sur ces enjeux décisifs de notre temps, dont le dernier Le Désert de nous-même - Le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle (L'échappée, 2026). Il est également à l'initiative du « contre-sommet de l'IA » qui s'est tenu à Paris en février 2025, au moment même du sommet mondial organisé par la France. En fin d'émission, Le monde des enfants de Charlie Dupiot. La parole aux enfants 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Aujourd'hui, ils sont 6 à nous plonger au coeur de la nuit, de leurs nuits... Ils nous racontent leurs rêves et surtout, leurs cauchemars ! Domingo, Mayas, Luciana, Tyron, Ishak et Evelina ont 10 ans, ils sont en classe de CM2 à l'école Edgar Quinet à Aubervilliers, en région parisienne. Programmation musicale : ► Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé ► Encore une fois - Orelsan, Yamê.

Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l'homme, c'est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l'ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l'approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés. Alors comment s'organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l'éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L'arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l'eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l'espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ? Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d'Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.

C'est une période que les élèves et les étudiants n'apprécient guère. Les épreuves du baccalauréat, les examens de fin de semestre et autres concours approchent et avec, leur lot de révisions. Certains ont anticipé, fiché leurs cours petit à petit, quand d'autres commenceront au dernier moment. Mais qu'on soit organisé ou pas tellement, notre mémoire peut nous jouer des tours. Sous l'effet du stress, les cours qu'on pensait avoir compris, les règles répétées maintes fois, semblent s'être évaporées. Pourtant, la mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. C'est elle qui nous permet d'intégrer des informations, de les conserver et de les restituer. Alors comment l'utiliser au mieux ? Faut-il rester des heures à son bureau devant ses cours pour être efficace ? Quelles pauses s'accorder sans succomber à la tentation des écrans ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour renforcer sa concentration ? Avec : • Céline Gourret, sophrologue, spécialisée dans l'accompagnement des lycéens et étudiants, pour la préparation des examens et des concours à l'écrit et à l'oral • Sébastien Martinez, formateur en stratégies de mémorisation. Fondateur de la Méthode Martinez. Champion de France de mémoire en 2015 et vice-champion du monde aux côtés de l'équipe de France en 2018. Président de l'Association des Sports de Mémoire et auteur du livre Les champions de la mémoire (Premier parallèle, 2023). Un reportage d'Inès Emprin. Pour réviser efficacement, il y a bien sûr les fiches bristol, cartonnées et surlignées, les codes couleur et les astuces de mémorisation... Ces méthodes à l'ancienne sont désormais concurrencées par les outils numériques. Inès Emprin est allée interroger des lycéens en région parisienne, pour savoir comme on prépare son bac aujourd'hui, à l'heure de TikTok et de Chat GPT. En début d'émission, l'école autour du monde avec Gregory Plesse, correspondant de RFI, à Sydney en Australie. Le pays a récemment durci les conditions d'obtention des visas pour les étudiants étrangers et augmenté leurs tarifs d'inscription. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Dans ce cinquième épisode Jaïlys, étudiante française, s'intéresse au rapport au temps et au retard et Elisabeth Navarro, chercheuse spécialiste de l'interculturel à Paris Cité, lui répond. Programmation musicale : ► Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé ► Parfum - Jok'air.

D'ici 2050, l'Afrique comptera 1,4 milliard de citadins. Un exode qui transforme bien plus que les villes : nouveaux rythmes, alimentation bouleversée, corps et normes sociales réinventés. Entre pression urbaine et influence des réseaux sociaux, comment nos corps vivent ces mutations ? À l'échelle mondiale, 45% de la population vit en ville, selon les Nations unies. La tendance est à l'urbanisation, et c'est sur le continent africain qu'elle se fait le plus rapidement. Selon un rapport de la Banque africaine de développement, les villes devraient absorber 80% de la croissance démographique en Afrique et passer de 700 millions à 1,4 milliard d'habitants d'ici 2050. Les conséquences se font à différents niveaux, en termes d'infrastructures, de mobilité, d'emploi, de logement, d'environnement... Mais vivre en ville bouleverse aussi nos modes de vie. Quitter la campagne, c'est exercer un travail différent, s'extraire du regard familial, manger autrement, autre chose, bouger différemment... Tous ces changements transforment les habitudes alimentaires, les corps mais aussi les représentations sociales d'un corps beau et sain. L'arrivée des réseaux sociaux et leurs contenus consacrés aux régimes, au sport ou à la beauté participent aussi à ces mutations. Avec : • Emmanuel Cohen, anthropologue, chercheur au CNRS au sein de l'Unité Mixte de Recherche « Éco-Anthropologie » basée au Musée de l'Homme de Paris. Auteur du livre Des corps pour paraître : La corpulence et ses perceptions au Sénégal (Présence Africaine, 2020). Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine où l'obésité progresse rapidement, portée par l'urbanisation et la transformation des modes de vie. Mais dans une société où la minceur reste une norme très forte, cette évolution change aussi le rapport au corps - entre nouvelles habitudes alimentaires, pression sociale… et modèles plus anciens qui persistent. Un entretien avec Loubna Anaki à New York, aux États-Unis. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, retour sur une nostalgie mondiale qui touche internet, celle de l'année 2016. C'est l'année du Brexit, le Brésil accueille ses premiers Jeux olympiques, Donald Trump est élu président des États-Unis pour la première fois et l'application Instagram explose. Mais à quoi ressemblait l'Afrique numérique en 2016 ? Programmation musicale : ► BUSS UR HEAD - A COLORS SHOW - JD Cliffe ► borumba song - Balu.

Nombreuses sont les femmes à s'être surprises à penser : « Je ne veux pas devenir comme ma mère ». Derrière cette phrase, il y a des disputes jamais vraiment réglées, des gestes qu'on reproduit sans le vouloir, et parfois une fatigue ou une colère qui se transmettent de génération en génération. On croit couper le cordon mais on se surprend à avoir la même voix, la même façon d'élever les enfants ou la même manière de se taire. Se construire, c'est d'abord reconnaître ces héritages pour mieux les transformer, et se définir par ce que l'on choisit d'être, plutôt que par ce que l'on refuse de devenir. Que gardent les femmes de ce qu'elles ont reçu de leur mère et que rejettent-elles ? Quelle responsabilité du patriarcat dans ces relations mères-filles ? Et pourquoi les femmes ressentent le besoin de dire : « je veux une autre vie que la sienne » ? Avec : • Claire Richard, autrice et documentariste, autrice de Pardonner à nos mères - Matrophobie: peur des filles de devenir comme leur mère (Éditions Les renversantes) • Christine Détrez, sociologue, écrivaine et vice-présidente de l'École normale supérieure de Lyon • Edwige Olama, psychologue clinicienne, doctorante PhD de l'Université Yaoundé 1, Cameroun. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► se pa jodi a - Melissa Laveaux ► çA crÉpiTe - JYEUHAIR.

Ils démontent des moteurs, remplacent des pièces usagées, réparent les voitures en plein air, sur des parkings, dans des rues peu passantes ou des terrains encore en friche. Les mécaniciens de rue font partie du décor des villes, même s'ils restent souvent aux marges. En théorie, la réparation automobile informelle est illégale, elle échappe au contrôle de l'État. Malgré les nuisances que la mécanique de rue représente, pollutions, bruits, occupation de l'espace public... elle crée pourtant de la valeur et répond aux besoins des populations. Parce que la voiture est encore centrale dans les mobilités, les mécaniciens de rue permettent aux habitants les plus précaires de prendre soin de leur véhicule à moindre coût. Ils offrent leurs compétences, leurs savoir-faire et une alternative aux garages conventionnels. À la jonction de plusieurs enjeux, mobilité, renouvellement urbain, insertion professionnelle, les pouvoirs publics peinent encore à prendre en compte et à intégrer la mécanique de rue au paysage urbain. D'Abidjan à Paris, en passant par Kinshasa ou Le Caire, qui sont les mécaniciens de rue, comment travaillent-ils ? Comment sécuriser leurs parcours professionnels ? Pourra-t-on formaliser leur activité dans nos villes ? Avec : • Sébastien Jacquot, géographe, maître de conférence à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l'EIREST et associé à l'UMR PRODIG. Co-auteur de Mécaniciens de rue - réparer et vivre, d'Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026) • Marie Morelle, géographe, professeur à l'Université Lumière Lyon 2, affiliée au laboratoire Environnement Ville Société. Co-autrice de Mécaniciens de rue - réparer et vivre, d'Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026) Un reportage de Charlie Dupiot. Dans une rue calme d'Aubervilliers, une dizaine d'hommes attend d'éventuels clients, assis, en discutant. Notre reporter Charlie Dupiot a pu rencontrer l'un de ces travailleurs, âgé de 39 ans et originaire de Côte d'Ivoire. Il préfère rester anonyme, lui qui ne fait plus ça à temps plein et cumule aujourd'hui différents petits boulots, dans le bâtiment notamment. Il le dit clairement : « J'ai pas fréquenté l'école moi, j'ai fait l'école de la rue ». Le voici qui ouvre le capot de la voiture d'un ami de passage à qui il dit rendre service. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, il nous parle du référencement dans l'IA. ►Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► PERSONNEL - NAGÄ ► Hotta - Blaiz Fayah, Tribal Kush.

C'est souvent le premier pas dans le monde du travail et une étape clé pour construire son projet professionnel. Le stage permet en effet de découvrir un métier, de se familiariser aux codes de l'entreprise, de confronter les connaissances théoriques apprises pendant ses études à la réalité pratique. Bien choisir son stage est important car il peut constituer une première carte de visite pour trouver son premier emploi. Entre la concurrence entre étudiants, la crainte de se tromper ou de finir le ou la préposé(e) au café, l'arrivée de l'intelligence artificielle, la pression est grande sur les épaules des futurs stagiaires. Et si certains bénéficient de l'accompagnement de leur établissement avec conseils et réseaux d'entreprises, d'autres doivent se débrouiller avec leurs propres moyens. Alors quels conseils suivre pour choisir et trouver un stage ? À quel moment faut-il commencer à s'intéresser au monde professionnel ? Comment justifier ses stages sur son CV ? Avec : • Rachel Rodrigues, cheffe de rubrique insertion chez l'Étudiant, média référent d'informations autour de l'éducation et de l'orientation pour les jeunes de 12 à 25 ans. • Yasmine Sy, directrice générale adjointe et enseignante-chercheur au sein du Groupe Supdeco Dakar, membre du conseil des écoles de commerce africaines. En début d'émission, l'école autour du monde avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York aux États-Unis. Nous reviendrons sur les condamnations de Google et Meta, reconnus coupables d'avoir mis au point des fonctionnalités addictives à destination des jeunes pour leurs plateformes. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Geneviève à Nouakchott qui se demande comment récupérer l'affection de deux de ses enfants de 16 et 23 ans élevés par ses soeurs. Programmation musicale : ► Walk Walk Walk – Stand High Patrol ► Fais le pas – Waahli.

Entre le démantèlement de l'USAID, principal bailleur mondial, dont 83 % des programmes ont été supprimés par Donald Trump, et la baisse drastique des budgets dédiés en Europe, la solidarité internationale est en net recul. Les conséquences sont déjà concrètes pour les principaux bénéficiaires, notamment pour les femmes. Ce sont des programmes arrêtés, des associations qui stoppent leur activité et des millions de femmes qui ne bénéficieront plus de leurs services. De manière générale, les droits des femmes sont peu financés. En 2025, à peine 1,5 % des fonds humanitaires mondiaux étaient consacrés à la lutte contre les violences basées sur le genre. Pourtant, selon les Nations Unies, pour chaque dollar investi dans des programmes humanitaires incluant la dimension du genre, le retour sur investissement est de 8 dollars. Cette baisse des financements s'inscrit aussi dans un contexte global de montée des mouvements anti-droits et anti-genre. Les restrictions du droit à l'avortement aux États-Unis en sont un exemple criant, mais le backlash, le fameux retour de bâton, est planétaire. Pour la première fois, le texte final de la commission de la condition des femmes – le forum annuel mondial organisé dans le cadre des Nations Unies, consacré aux droits des femmes – n'a pas été adopté à l'unanimité et a été soumis au vote. Un symbole qui en dit long sur les tensions au sein de la communauté internationale. Des arcanes de l'ONU au terrain, comment s'organise la défense des droits des femmes ? Vers quels acteurs se tourner compte tenu de la baisse d'implication financière des États ? Avec : • Julie Gonnet, responsable du genre, de l'égalité et de l'inclusion à la division lien social de l'Agence française de développement • Lucie Daniel, responsable de plaidoyer et d'études pour l'association féministe et de soldarité internationale Equipop • Corine Moussa Vanié, présidente du conseil d'administration de l'association Akwaba Mousso, un centre intégré de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences, basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité. Dans ce 4ᵉ épisode, nous donnons la parole à Isabelle, professeur de FLE (français langue étrangère) sur la confusion des prénoms et des noms, et à Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel. Programmation musicale : ► Baai - Emmanuel Jal & Abdel Gadir Salim ► One Track Mind - Naïka

Chaque année, 150 000 personnes demandent l'asile en France. Leur parcours commence à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), chargé d'examiner leur récit et d'évaluer les risques encourus dans leur pays d'origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d'asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d'asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l'examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine. Un reportage long format en France d'Anaïs Godard. Cette émission est une rediffusion du 9 décembre 2025.

Un tiers des Françaises, soit 11 millions de femmes, vivent en milieu rural. Elles assurent la gestion des familles, des associations, et des petits emplois de soin et de services. Cependant, selon une étude récente*, la vie à la campagne amplifie les inégalités entre hommes et femmes. On parle de « malus rural du genre » pour décrire ce phénomène. Près d'une femme rurale sur deux déclare disposer de moins de 5 heures de temps pour elle par semaine et beaucoup occupent des emplois précaires à temps partiel. L'éloignement des services publics, de l'emploi, des transports, affecte directement leur autonomie économique, leur santé, leur accès aux droits. Que signifie être une femme en milieu rural ? Comment le simple fait d'habiter à la campagne vient-il durcir les inégalités ? Que nous apprend « ce malus rural du genre » sur la manière dont on perçoit ou néglige ces femmes qui maintiennent la cohésion des campagnes ? Avec : • Salomé Berlioux, directrice générale et fondatrice de Rura, ONG qui lutte contre la fracture territoriale en pariant sur la jeunesse de la ruralité et des petites villes. Co-publication avec l'institut Terram de l'étude Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales. • Victor Delage, fondateur et directeur général de l'institut Terram, groupe de réflexion collégial et multidisciplinaire dédié à l'étude des territoires. Co-publication avec l'ONG Rura de l'étude Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales. Les rêves d'avenir de collégiennes en milieu rural et leur regard sur leur mère, un reportage de Charlie Dupiot. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Pinterest - A COLORS SHOW - Anitta ► Itessé - Ami Yerewolo

Anne, Marie-José… Elles ont cru vivre une idylle avec Brad Pitt ou avoir trouvé l'amour en Côte d'Ivoire, et se sont retrouvées seules et lourdement endettées, après avoir été dépouillées de centaines de milliers d'euros par des arnaqueurs en ligne. À l'heure des applications de rencontres, chercher l'amour n'a jamais été aussi simple… ni aussi risqué. Derrière certains profils séduisants se cachent en effet des escrocs à l'identité fabriquée de toutes pièces, capables de tisser pendant des semaines ou des mois des relations virtuelles intenses avant de soutirer de l'argent à leurs victimes. Un phénomène en forte progression, qui touche chaque année des milliers de personnes, souvent dans la solitude et la honte. Sur Tinder, Facebook ou WhatsApp, les « brouteurs » – ces arnaqueurs sentimentaux souvent organisés en réseaux, notamment en Afrique de l'Ouest – utilisent des stratégies bien rodées : faux métiers, récits dramatiques, promesses d'amour. Une mise en scène qui transforme la relation en piège émotionnel. Comment reconnaître ces arnaques ? Pourquoi ces mécanismes d'emprise sont-ils si efficaces malgré les alertes sur internet ? Quelles conséquences pour les victimes, parfois ruinées et profondément fragilisées ? Pourquoi est-il si difficile de porter plainte ? Et que révèlent ces pratiques de notre rapport à l'amour, à la solitude et au numérique ? Avec : • Lysiane Larbani, journaliste indépendante, autrice du livre Les imposteurs de l'amour - déjouer la manipulation sur les applis de rencontre (JC LATTES, 2026) • Valentina Peri, anthropologue, autrice de Le brouteur galant : manuel de l'arnaqueur sentimental (UV Éditions, 2024) Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie. On l'appelle le drug-and-rob : un profil séduisant, un rendez-vous galant, et une victime qui se réveille dépouillée, quand elle se réveille. Medellín est devenue l'épicentre des crimes liés aux applications de rencontre comme Tinder et Grindr. Les cas s'accumulent, les morts aussi notamment pour la communauté LGBTQ+ utilisant Grindr. Programmation musicale : ► Number One - Himra ► Mi Amor - Ssaru - Trio Mio

Les filières scientifiques attirent-elles encore ? Alors que certaines réformes scolaires et les choix d'orientation semblent éloigner une partie des élèves des mathématiques ou de la physique-chimie, une autre dynamique émerge en parallèle : celle de la vulgarisation scientifique sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, YouTube ou Instagram, des enseignants et créateurs de contenus cumulent des milliers – parfois des millions – d'abonnés en rendant les sciences plus accessibles, concrètes et attractives. Vidéos courtes, références à la pop culture, exemples tirés du quotidien ou de l'actualité : tout est mis en œuvre par ces « profs-influenceurs » pour capter l'attention et susciter l'intérêt. Et si, sans même s'en rendre compte, les élèves révisaient en scrollant ? Mais dans une époque qui préfère les émotions et les croyances aux connaissances scientifiques, cette nouvelle manière de transmettre les savoirs peut-elle vraiment réconcilier les jeunes avec ces disciplines exigeantes ? Et comment articuler ces formats numériques avec l'enseignement traditionnel en classe ? Avec : • Morgan Lechat, alias @monsieurlechat94, professeur de physique-chimie et créateur de contenus scientifiques. • Estelle Dalençon, alias @wonderwomath, ingénieure pédagogique et créatrice de contenus mathématiques. • Idriss Mahamat Al-Habib, ingénieur pétrolier et spécialiste de la navigation aérienne de formation. Professeur de mathématiques, créateur de contenus mathématique, connu sur TikTok sous le nom Ben Academy En début d'émission, l'école autour du monde avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon où une pétition, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de signatures a été remise au ministre de l'Education. Les signataires réclament une refonte du contenu des cours d'éducation affective et sexuelle, qu'ils jugent lacunaires. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Souleymane à Dakar dont le fils de 6 ans ne parle toujours pas. Programmation musicale : ► Like Me Jelani - Blackman, Badger ► Fais tout doux - Saina Manotte, Lucas Seb

À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine. Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d'usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu'ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes. À la croisée des enjeux de mobilité et d'emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d'organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l'heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ? Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées. • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d'ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d'émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n'est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d'habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara

Qui sont vraiment nos parents, au-delà de leur rôle de père ou de mère ? Et que savons-nous de leur histoire, de leurs désirs, de leurs failles ? À mesure que l'on grandit, la relation parent-enfant évolue vers une relation d'individu à individu et le regard change. Nos parents, les hommes et les femmes qu'ils ont été, peuvent alors susciter de la curiosité, voire du malaise, et un besoin de comprendre avec, en toile de fond, un questionnement intime : de quoi héritons-nous, et que choisissons-nous d'en faire ? Car replonger dans son histoire familiale, c'est souvent se chercher soi-même pour trouver sa place. Alors comment s'y prendre pour en savoir plus sur ses parents ? Faut-il tout savoir – et en a-t-on vraiment envie ? Cette quête peut-elle apaiser certaines blessures ou, au contraire, raviver de vieilles colères ? Avec : • Elsa Ramos, maîtresse de conférences en Sociologie à Université Paris Cité et chercheuse au Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS). Autrice d'Un anthropologue dans ma famille. Menez une enquête dont vos grands-parents sont les héros (Buchet-Chastel, 2024) • Jean-Louis Tripp, auteur-dessinateur, auteur d'Un Père (Casterman, 2025), un roman graphique autobiographique dans lequel il tente de percer le mystère de son propre père. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur une affaire qui a bousculé la Guinée en février dernier : des lycéennes qui participaient à un challenge viral, « On écoute et on ne juge pas » ont vu leur vie va basculer. Programmation musicale : ► Émeraude - FEEL, Aupinard ► African Soldier - Patoranking, Buju Banton.

Notre invitée, Nathalie Weinber, autrice s'est engagée dans un combat de justice après la mort tragique de sa sœur Barbara en Belgique, il y a 25 ans. Après l'acquittement du présumé coupable à l'issue d'un procès en assises à Bruxelles, et avant que l'affaire ne soit classée erreur judiciaire ; elle a porté une mobilisation citoyenne et politique pour faire évoluer la loi belge, sur la désignation et la formation des jurés populaires. De cette expérience est né son livre, à la fois intime et collectif, dans lequel elle interroge la justice, la mémoire et la résilience au nom de de toutes les victimes de féminicides. Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Qu'elles soient entrepreneures, militantes, scientifiques ou anonymes du quotidien, leurs histoires se répondent, se complètent et éclairent la diversité des expériences féminines. À travers leurs voix, leurs combats et leurs rêves, l'émission invite à découvrir des trajectoires authentiques, parfois fragiles, toujours puissantes. Un rendez‑vous pour écouter, comprendre et célébrer celles qui avancent, transforment et inspirent. Avec : • Nathalie Weinber, autrice de Ma sœur Barbara, tuée deux fois (Les presses de la Cité, 2026) et un portrait de Grace Wembolua, survivante d'un incendie criminel, réalisé par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI. Il y a 25 ans, le 2 février 2001, Grace Wembolua, alors âgée de 5 ans, survit à un incendie criminel. Gravement brûlée, amputée des deux jambes, elle perd sa mère et son petit frère. Elle trouvera un courage et une force incroyable pour se reconstruire. Athlète paralympique en basket fauteuil, mannequin, Grace parle avec une grande sincérité du rapport au corps, des cicatrices, des prothèses, de la féminité, mais aussi de la force mentale nécessaire pour se relever quand tout semble perdu. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Stay - Zion Marley ► F.I.S.H - Naïka.

De la mode à l'électroménager, en passant par la tech et même certains produits alimentaires, le marché de la seconde main connaît un essor spectaculaire. Friperies, vide-greniers, plateformes de revente en ligne et boutiques spécialisées se multiplient. Selon une étude OpinionWay menée en mars 2025 pour Sofinco, 47% des Français achètent régulièrement des objets d'occasion. Motivé par des préoccupations écologiques, par la recherche d'économies dans un contexte budgétaire contraint ou encore par le plaisir de chiner, ce geste s'est largement banalisé. Mais derrière l'image vertueuse d'une consommation plus responsable, certaines zones d'ombre apparaissent. Une étude américaine publiée en 2025 montre en effet que les achats d'occasion ne remplacent pas les achats neufs et ne sont pas plus durables. 37,9% des consommateurs déclarent en effet jeter leurs vêtements de seconde main moins d'un an après l'achat. En outre, une partie des biens d'occasion venus d'Europe alimente des marchés d'Afrique de l'Ouest, connus sous le nom de « France au revoir » : vêtements, électroménager ou téléphones sont importés en masse dans les villes africaines, quitte à finir, parfois, dans des décharges à ciel ouvert. La seconde main interroge ainsi bien plus que nos habitudes d'achat. Elle questionne notre rapport aux objets, au temps et à la valeur : comment réparer, trier ou expertiser ce qui a déjà servi ? Et, à l'échelle globale, qui vend, qui achète et qui décide de ce qui circule ? Au-delà des récits de l'économie circulaire, quelles sont les réalités sociales et environnementales de l'occasion ? Avec : • Maurane Nait Mazi, juriste spécialisée en droit de la consommation. Fondatrice de CMCM, média consacré à la seconde main. Autrice de Seconde main – Une nouvelle économie des objets (Les pérégrines, 2026) • Pietro Fornasetti, anthropologue, chercheur affilié à Institut des Mondes Africains (IMAF). Un reportage de Charlie Dupiot chez Écomatelas, entreprise qui reconditionne des matelas. L'écologie peut commencer dès le lit, avec des matelas dont on prolonge la durée de vie. C'est ce que propose depuis 2017, l'entreprise Ecomatelas, dont l'usine de production est à Montpellier, dans le sud de la France. Notre reporter Charlie Dupiot s'est rendue dans leur magasin à Fresnes, en région parisienne, aux côtés du fondateur Jérémie Adjedj. Visite guidée et ouatée. En 2025, cette entreprise française - qui emploie une quinzaine de salariés - a vendu 9 500 matelas, ce qui équivaut à près de 25 000 matelas reconditionnés. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, l'IA peut-elle aider à s'instruire et comment ? ► Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne YouTube de RFI dans la playlist IA Débat Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal.

C'est une étape importante du parcours scolaire. Le parcours d'orientation, le choix d'une filière qui mènera à un métier peut s'avérer très stressant pour les jeunes lycéens. Selon une enquête récente de Diploméo en France, 4 lycéens sur 10 regrettent d'avoir écouté leurs parents pour leur orientation. Ainsi près d'un étudiant sur 5, choisit désormais de se réorienter après sa première année d'étude plus récente. Outre la pression parentale, la multitude de formations, le manque de connaissance sur les métiers, la crainte de ne pas trouver d'emplois complexifient le choix des lycéens. Dans ce contexte, comment aider les jeunes à construire leur parcours d'orientation ? Vers qui peuvent-ils se tourner ? Comment faire de ce choix une étape pour mieux se connaître ? Emission à l'occasion de la semaine de la presse à l'école qui se déroule du 23 au 28 mars 2026 Avec : • Aniela Vé Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et Recrutement, basé à Abidjan. Guidance Counselor au sein du lycée français Blaise Pascal. • Valérie Wasson, cofondatrice d'Eurêka Study, franchise de consultants en orientation scolaire qui accompagnent les lycéens et étudiants dans leur choix d'études en France et à l'étranger. Avec Thomas, Mathilde, Fatou, Manasrie et Foumilayo, 5 élèves du lycée Blaise Pascal à Abidjan et Patrick, enseignant de français à Kananga en République Démocratique du Congo Merci à Marie-Krystel Assemian, responsable technique du studio de radio du lycée Blaise Pascal à Abidjan. En début d'émission, l'école autour du monde avec Cécile Debarge, correspondante de RFI en Italie, sur la multiplication ces derniers mois des attaques contre l'école italienne, en majorité de la part de syndicats étudiants d'extrême-droite. Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal

Le 24 mars 1976, en Argentine, les Forces armées renversèrent, par un coup d'État, le gouvernement dirigé par María Estela Martínez de Perón. C'est le début de la pire dictature qu'ait connue le pays. Au total, 4 juntes militaires se succèderont au pouvoir jusqu'en 1983 et mettront en place une politique de répression contre la « subversion ». Pendant, cette période, des milliers d'Argentins s'exileront, d'autres seront faits prisonniers et torturés. Des dizaines de milliers disparaitront. Parmi les victimes de la dictature, les enfants et bébés retirés à leurs parents parce qu'opposants au régime. Ils seront confiés à des couples adoptifs, souvent proches du régime, en toute illégalité. Quelque 500 bébés auraient ainsi été volés, un drame de la dictature toujours d'actualité et un combat mené par les grands-mères de la place de Mai, pour retrouver leurs petits-enfants. 50 ans après le début de la dictature, les procédures pour retracer leurs histoires sont toujours en cours. En 2025, un 140ème bébé a pu être identifié. Pour les autres, les recherches continuent, laissant le chapitre de la dictature toujours ouvert. 50 ans après, comment la société argentine vit avec l'absence de ses disparus ? Alors que le financement des politiques de mémoire a été réduit et les crimes de la dictature remis en cause depuis l'arrivée au pouvoir de l'ultralibéral Javier Milei en 2023, comment transmettre cette partie de l'histoire argentine aux jeunes générations ? Émission à l'occasion des 50 ans du coup d'État militaire en Argentine, le 24 mars 1976. Avec : • Maria-Laura Stirnemann, représentante de l'Association H.I.J.O.S. Paris qui coordonne en France la Campagne Internationale pour le Droit à l'Identité, membre de l'Association des citoyens argentins de France. • Claudia Feld, historienne, docteur en Sciences de la communication. Elle a dirigé avec Marina Franco la rédaction de l'ouvrage collectif Crimes contre l'humanité à l'ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983), sorti en 2022 en Argentine et traduit en français aux Éditions Anamosa (février, 2026). Un témoignage recueilli par Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine. Il a pu rencontrer Manuel Gonçalves Granada, le petit-fils restitué n° 57, c'est-à-dire qu'il est le 57ème des 140 petits-enfants appropriés que les Grands-mères de la place de Mai ont réussi à retrouver jusqu'à aujourd'hui. Le père de Manuel avait été enlevé par la dictature, il y a 50 ans tout pile, le 24 mars 1976, le jour du coup d'État. ► Si vous doutez de votre identité et que vous êtes né entre 1975 et 1983, en Argentine, contactez l'association Hijos Paris à cette adresse redxlaidentidadfrancia@gmail.com Programmation musicale : ► Victoria - Keny Arkana ► 30000 Hermanos · O Zulu