Emploi des jeunes, entrepreneuriat, créativité, urbanisation, relations hommes/femmes : comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? Chaque jour, nos auditeurs, citoyens, usagers et consommateurs s’expriment et dialoguent avec nos invités, acteurs de la société civile. Une fois par semaine, l’émission est consacrée à l’Éducation. Régulièrement, nous donnons la parole à la jeunesse sur le continent africain, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 7 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine de Dianous. Réalisation : Romain Dubrac.

Être reconnu, admiré, respecté, valorisé… Le besoin de reconnaissance est profondément humain. Au travail, en famille, dans le couple ou entre amis, nous cherchons tous, à des degrés divers, à être vus et appréciés des autres. Mais, à l'heure des likes et des followers sur les réseaux sociaux, cette quête de validation peut parfois devenir extrême, alimenter l'envie et la rivalité, et générer de la souffrance. Pourtant, nos ambitions évoluent. Alors que la réussite a longtemps été associée à une quête du pouvoir, mesurée au nombre d'échelons gravis et à la position atteinte dans l'entreprise, les carrières sont aujourd'hui moins linéaires et la recherche de sens prend une place croissante dans les choix professionnels. Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Walters menée en 2024, 52 % des membres de la « gen Z » – la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – refuserait même de devenir manager, un rôle jugé trop énergivore et dépourvu de sens. Ces nouvelles aspirations se heurtent toutefois aux réalités économiques, dans un contexte marqué par l'inflation, les difficultés d'accès au logement, la précarité de l'emploi et la peur du déclassement. Alors, pourquoi avons-nous autant besoin d'être reconnus ? Comment distinguer une ambition saine d'une dépendance au regard des autres ? Les réseaux sociaux nourrissent-ils une nouvelle forme de compétition permanente ? Et, comment concilier quête de sens, désir de réussite et contraintes matérielles ? Avec : • Benoit Heilbrunn, philosophe et professeur à l'ESCP Business School, co-directeur de l'Observatoire Marques, imaginaires de consommation et politique de la Fondation Jean Jaurès. Auteur du livre Le poison de la reconnaissance – quel prix à payer pour être quelqu'un (L'Aube - Fondation Jean Jaurès, 2026). • Raphaëlle Elkrief, journaliste, autrice d'une série de podcasts sur l'ambition produite par Louie Media. En fin d'émission, Charlie Dupiot, nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 13ᵉ épisode, que partager de son intimité ? Delphine, professeur de FLE (Français Langue Ètrangère), nous parle d'une expérience avec un étudiant et Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, nous éclaire. Programmation musicale : ► Elle & Moi - ART-X, Biga*Ranx, LUIZA, Pulche Le Douce ► Fazer Festa - João Selva, Diogo Strausz, Patchworks.

Prendre soin de son apparence est souvent perçu comme une manière de se sentir bien dans sa peau, de gagner en confiance ou encore de faire bonne impression. Vêtements, coiffure, maquillage, sport, soins du corps... Dans de nombreuses sociétés, l'apparence occupe une place importante au quotidien. Les réseaux sociaux ont encore renforcé cette tendance en multipliant les images de corps idéalisés et les injonctions à se montrer sous son meilleur jour. Selon une étude menée par Criteo, en 2025, 80% des Français ont maintenu ou augmenté leurs dépenses beauté, malgré la pression sur leur pouvoir d'achat. Pourtant, accorder de l'importance à son apparence est-il forcément synonyme de superficialité ? Pourquoi le regard des autres influence-t-il autant notre rapport à notre corps et à notre image ? À partir de quand le souci de son apparence devient-il une source de mal-être, de comparaison ou d'obsession ? Les réseaux sociaux amplifient-ils ces phénomènes ou offrent-ils aussi de nouveaux espaces d'expression et de valorisation de soi ? Avec : • David Le Breton, professeur de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Strasbourg – spécialiste des représentations du corps et auteur notamment du livre Des visages (Éditions Métaillé 2022) • Marine Houssou, conseillère en image et autrice du livre Le burn-out vestimentaire. Un malaise invisible (Autoedité) • Fatou N'Diaye, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. Autrice du blog Black Beauty Bag, premier blog français dédié à la beauté des femmes noires et au retour au naturel • Bénédicte Flye Sainte Marie, journaliste, co-autrice du Pouvoir de l'apparence (Éditions Michalon). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Rio Lua - Mari Froes ► Lady - Qing Madi, Tiwa Savage & Flavour.

Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► It Makes You Forget - Peggy Gou ► DOUVAN - Lu City, litleboy lsbeats767.

À partir du 15 juillet 2026, les députés français examineront un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. Un texte remanié à la suite de la mort de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, enlevée, violée et tuée à Fleurance dans le sud de la France, fin mai. L'affaire Lyhanna, dont le principal suspect avait déjà fait l'objet de plaintes pour violences sexuelles sur mineur, a suscité une importante mobilisation populaire et couverture médiatique en France. Elle est surtout devenue le symbole des violences faites aux enfants, des dysfonctionnements de la justice et de l'aide sociale à l'enfance. Mais avant cela, il y avait déjà eu l'affaire du périscolaire à Paris et d'autres villes, impliquant plusieurs animateurs accusés de violences physiques, sexuelles et d'agressions sexuelles sur des enfants en école primaire ou encore celle de Bétharram, du nom d'un établissement scolaire catholique. Plus de 200 anciens élèves avaient dénoncé des faits du même type sur plusieurs décennies. Depuis, les voix se multiplient pour dénoncer un manque de moyens et une réponse insuffisante dans la protection des enfants, appelant à un Metoo des mineurs. Alors que 70 000 dossiers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont en attente de traitement, la France a près de 4 fois moins de procureurs que ses voisins européens, soit 3,18 procureurs pour 100 000 habitants, la médiane européenne est de 11,2. Au-delà de la question des moyens, s'ajoute celle de l'efficacité de la justice, de l'alourdissement des peines, de l'imprescriptibilité des crimes sur mineur et de la prévention. Une loi dite « intégrale » élargie aux violences de genre sur le modèle espagnol devrait également être débattue à la rentrée. Au-delà de la libération de la parole des victimes et de la mobilisation générale, quelles réponses apporter pour mieux protéger les enfants ? Avec : • Isabelle Debré, présidente de l'Enfant Bleu, association qui lutte contre la maltraitance des enfants. Ancienne vice-présidente du Sénat français • Agathe Morel, avocate au barreau de Paris, spécialisée dans la défense des mineurs. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Lune, Brazzaville dont la fille de 8 mois ne la lâche jamais. Programmation musicale : ► Autour du feu - Romsii ► Si N'Sabia - Rislene.

Dans le sud des États-Unis, en Georgie, une ancienne voie ferrée reconvertie en rocade piétonne ceinture la ville et offre aux plus de 500 000 habitants une alternative pour se déplacer, à vélo ou à pied, dans une agglomération construite autour de la voiture. Ce corridor urbain de 35 km est aujourd'hui devenu l'un des lieux préférés des habitants. Le projet visait également à relancer l'économie dans certains quartiers en attirant des investissements et des commerces. Mais la Beltline, 8 ans après son inauguration, avec ses centaines de millions de dollars d'investissements, est désormais victime de son succès. Sa popularité a provoqué une flambée des prix de l'immobilier et une importante « gentrification », un embourgeoisement des quartiers populaires, notamment les quartiers historiquement afro-américains. Porté par une mairie démocrate, ce gigantesque projet d'urbanisme pose la question suivante : Comment redynamiser une ville sur le plan économique tout en la rendant accessible à tous ? Un reportage long format d'Edward Maille, correspondant de RFI à Atlanta aux États-Unis.

Selon l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes, de la Fondation des femmes, les familles monoparentales ont des besoins équivalents à 83% de ceux des couples, mais ne disposent que de 53% de leurs revenus. La monoparentalité explose, mais son coût reste largement invisible. Derrière ces chiffres, ce sont surtout des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Elles sont plus exposées à la pauvreté, à la précarité professionnelle et à l'isolement. Entre pensions alimentaires impayées, loyers trop élevés, frais de garde et horaires de travail incompatibles avec la vie de famille, tout le système semble pensé pour un modèle à deux adultes disponibles. La société valorise la maternité, mais laisse celles qui l'assument seules en payer le prix fort en temps, en argent et en santé. Se poser la question du coût de la monoparentalité, c'est se demander qui prend réellement en charge ces familles ? Que dit ce coût en matière de justice sociale et d'égalité femmes-hommes ? Avec : Lucile Quillet, journaliste indépendante, co-autrice avec Elsa Foucrot de la note Le coût de la monoparentalité pour les femmes de l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes. Également autrice du livre Le prix à payer – ce que le couple hétéro coûte aux femmes (Éditions Les liens qui libèrent, 2021). Alexandra Piesen, sociologue, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation et de la formation à CY Cergy Paris Université, rattachée au laboratoire EMA (École, Mutations, Apprentissages) et chercheuse associée au Centre de Recherches sur les Liens Sociaux (Cerlis). Le témoignage d'une mère solo par Charlie Dupiot. Naika élève seule ses trois garçons de 4, 9 et 13 ans. Après plusieurs années comme gestionnaire locative, elle a repris des études en master immobilier en alternance. Depuis un an, elle est accompagnée par l'association Marraine & Vous, qui l'a mise en relation avec une famille marraine pouvant accueillir ses enfants ponctuellement. Elle reçoit chez elle, à Paris, notre reporter Charlie Dupiot pour faire le bilan de cette expérience. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Dear Mama - 2Pac ► Kissia - Queen Rima.

Tout le monde ou presque s'est déjà retrouvé dans cette situation : rester bouche bée pendant une conversation. Au cours d'une réunion, d'un entretien, d'un diner en famille ou entre amis, une réflexion ou une question piquante peut suffire pour être pris complètement au dépourvu. La réponse reste en suspens, les arguments s'évanouissent. Et bien souvent, la réplique idéale surgit quelques minutes ou quelques jours plus tard : on se surprend à penser « j'aurais dû répondre ça », « la prochaine fois je dirais ça ». Une situation souvent frustrante et parfois culpabilisante pour celles et ceux qui manquent de répartie. Mais avoir de la répartie, ce n'est pas uniquement clouer le bec à son interlocuteur. Au-delà du bon mot, de la bonne saillie ou de la fameuse punchline, c'est aussi faire connaître ses arguments, son point de vue, prendre sa place dans une conversation. Toutes les remarques ne valent pas non plus la peine d'y répondre. Si nous ne sommes pas tous égaux dans l'art de manier les mots, il existe des techniques pour trouver la bonne réponse au bon moment. Alors comment apprendre à réagir à la parole d'autrui ? Comment trouver son style d'argumentation pour mieux communiquer ? Avec : • Emmanuel Chila, coach en prise de parole, speaker TEDx et créateur d'un spectacle-formation autour de la communication, « Allez vous faire communiquer ». Auteur de Je dis ça, je dis rien ! Avoir enfin de la répartie (Eyrolles, 2026) • Nelly Tshela Mutay, juriste, fondatrice d'une Académie d'art oratoire et leadership ADOL, créatrice du concours d'éloquence féminin qui s'adresse aux collégiennes de Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Autrice de Prise de parole en public, mythe ou réalité ? (Autoédité). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 12ème épisode, Gabriel, étudiant brésilien en droit, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel et enseignant en management de l'interculturel, parlent de l'oralité et du rapport à la communication. Programmation musicale : ► J'en ai pas encore fini - Grand Corps Malade ► Concept of Love - Ibibio Sound Machine.

Pour certains étudiants, la prochaine rentrée universitaire ne se fera pas dans un amphithéâtre, mais plutôt à domicile. Si la pandémie de Covid-19 nous avait familiarisés avec les cours en ligne, l'enseignement à distance répond, en réalité, à des besoins qui dépassent largement les contraintes d'une crise sanitaire. Car étudier en ligne, c'est plus de flexibilité sur les horaires, donc la possibilité de travailler plus facilement à côté ou d'entreprendre. C'est aussi des frais réduits, et pouvoir bénéficier de cours dispensés dans une université loin de chez soi. Les open universities, ou universités ouvertes, nées il y a une cinquante d'années, proposaient déjà des formations à distance à grande échelle pour les adultes au travail. Depuis, de plus en plus d'universités ou écoles proposent des formations diplômantes 100% en ligne. Avec le développement d'internet, l'amélioration de l'accès aux technologies, l'arrivée de l'intelligence artificielle, les outils sont de plus en plus nombreux pour permettre de suivre des cours à distance. Mais la crise sanitaire en 2020 nous a également montré les difficultés à mettre en place de tels dispositifs, et, pour les étudiants, de réussir à poursuivre leur scolarité. Entre les cours en visioconférence, les envois de pdf, ou les salles virtuelles pour les travaux de groupes, comment fonctionnent les universités en ligne ? Comment s'adaptent les enseignants et les étudiants ? Et surtout que vaut un diplôme obtenu en ligne par rapport à un diplôme d'une université classique ? Avec : Jean-Louis Correa, vice-recteur de l'Université Numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) à Dakar au Sénégal, en charge de la pédagogie Arab Ben Ali Cherif, directeur de l'Institut d'Enseignement à Distance (IED) de l'Université Paris 8. En début d'émission, l'école autour du monde avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin, en Colombie, où l'enseignement à distance se développe. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Woman Little Simz - Cleo Sol ► 6H30 - She Says.

Quand le thermomètre monte, rien de tel qu'une bonne glace ou qu'un bon sorbet pour faire redescendre la température, le temps de la dégustation. Ce réflexe glacé ne date pas d'hier. Beaucoup d'historiens s'accordent à dire que la glace aurait été inventée en Chine, de 3000 à 200 avant notre ère. On retrouve aussi chez les Perses, les traces d'une boisson glacée à base de vermicelles de riz et d'eau de rose, le faloudeh, encore consommée aujourd'hui en Iran. Quant à Néron, empereur de la Rome antique, il aurait servi un mélange de fruits écrasés, de miel et de neige lors de ses banquets. Depuis, plus besoin d'attendre la neige pour créer ses desserts glacés mais notre amour pour ce petit plaisir gustatif, un brin régressif, n'a pas fondu. Que ce soit le sorbet, ce mélange de purée de fruit et d'eau, la crème glacée à base de lait ou de crème, le frozen yogourt ou yaourt glacé, ou encore la glace italienne à la consistance plus molle, il existe désormais différentes variantes pour tous les goûts. Au-delà de la texture, les artisans glaciers jouent largement avec les saveurs : la glace s'affiche sucrée ou salée, loin des traditionnels vanille, chocolat ou fraise. Le continent africain avec sa richesse de saveurs et de produits locaux, le bissap ou le baobab, a sa carte à jouer dans le renouveau des desserts glacés. Le créponné, ce mélange glacé de jus et zeste de citron, sucre et blancs d'œufs typiquement algérien, s'est d'ailleurs adjugé la 25ème position dans le classement 2025 des « 50 meilleurs desserts glacés » du guide culinaire mondial TasteAtlas. Comment fabrique-t-on une bonne glace ? Faut-il forcément utiliser une sorbetière ? Tous les aliments peuvent-ils se transformer en sorbet ou crème glacée ? Avec : Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. Jathniel Antonius, co-fondateur de Didi Bokit, restaurant caribéen Sarah Mboussou, entrepreneuse gabonaise, créatrice de Fruiteo, une marque de glaces en bâtonnet aux saveurs du Gabon Christelle Oulea, fondatrice de l'Atelier C'Doudeh situé à Saint-Brieuc en Bretagne et produit des crèmes glacées. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, il s'intéresse aux capacités prédictives de l'IA. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Bitume - Neg'Marrons, Booba ► MAPOUKA - Afro B.

À l'échelle mondiale, le transport maritime achemine 80% du commerce de marchandises. Mais le secteur entre régulièrement en zone de turbulences. Le détroit d'Ormuz, qui connecte le golfe Persique à l'océan Indien est au centre des attentions, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient. En mer Rouge, surnommée « l'autoroute des mers », les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands. En 2021, c'est l'obstruction du canal de Suez par un porte-conteneurs qui avait paralysé le transport de marchandises. Quant au canal de Panama, il tourne régulièrement au ralenti à cause de la sécheresse. Tous ces épisodes, aussi différents qu'ils soient, rappellent la vulnérabilité de la marine marchande et créent parfois des pénuries ainsi qu'une hausse des prix. Les tensions géopolitiques, les changements sur les droits de douane, les coûts sécuritaires mais aussi les phénomènes climatiques redessinent le commerce maritime. Ainsi, suite au blocage du détroit d'Ormuz, les pays du Golfe ont vu bondir le trafic de camions. Alors que les porte-conteneurs avaient révolutionné le commerce mondial, permettant de transporter tout type de marchandises en grande quantité, le contexte actuel interroge notre manière d'acheminer matières premières et biens de consommation. La conteneurisation a-t-elle encore un avenir devant elle ? Comment la logistique marchande peut-elle s'adapter à des perturbations aussi conséquentes qu'imprévisibles ? Doit-on s'habituer à vivre avec une moindre abondance de marchandises ? Avec : Antoine Fremont, géographe, professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), titulaire de la chaire « transports, flux et mobilités durables » François Daniel, délégué général de l'Union TLF Overseas, qui regroupe les entreprises organisatrices de transports aériens et maritimes et les représentants en douane en France. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 11ème épisode, Wahiba, étudiante algérienne en santé publique et Malek Kaci, consultant en interculturel expert de l'Algérie, nous parlent du rapport à l'argent et à la générosité, et du remboursement des dettes. Programmation musicale : ► Supne Prabh - Deep, Benny Dayal ► Abysses - Molécule.

Au XXe siècle, des centaines de milliers de mères ont abandonné leur enfant. Aujourd'hui encore, en France, environ 700 mères le font chaque année. Comment une mère peut-elle abandonner son enfant ? Cette question provoque de l'émotion, parfois de la colère, mais surtout de l'incompréhension. Elle bouscule une idée très forte dans notre société : celle d'un lien maternel naturellement indestructible. Pourtant, derrière chaque abandon, il y a une histoire que l'on connaît rarement. Souvent traitées de femmes de mauvaise vie, ces femmes font surtout face à une détresse extrême, à la solitude, à la précarité, à la violence ou à d'anciennes blessures qui réapparaissent au moment de la maternité. Ce sont des chemins invisibles, que le jugement moral empêche souvent de voir. Avant d'être un fait divers, l'abandon d'un enfant est une réalité dérangeante qui pose une question humaine : elle montre les limites de notre regard sur la maternité, la vulnérabilité et l'accompagnement des femmes en souffrance. Une mère qui abandonne son enfant renonce-t-elle toujours à être mère ? Ce geste peut-il être le signe d'une souffrance si profonde qu'elle dépasse ce que nous sommes prêts à imaginer ? Avec : Martine FAUCONNIER-CHABALIER, historienne, ancienne inspectrice de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et autrice du livre Des mères singulières - Les mères qui abandonnent leur enfant (1900-2020) (Presses Universitaires de Rennes, 2022). Virginie MEGGLÉ, psychanalyste, autrice du livre Guérir de la peur de l'abandon (Eyrolles, 2022). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Highest - Samara Cyn ► Autodéfense - Camille Yembe, Ino Casablanca

Barrages, jets de pierres et perturbations répétées affectent le quotidien et la scolarité de milliers d'élèves mahorais. Les transports régulièrement ralentis et pris à partie obligent les familles, les chauffeurs et les différents acteurs à s'adapter au quotidien. Ces épisodes de violence ne se limitent pas uniquement aux trajets, mais touchent aussi les alentours des établissements. En avril 2026, à Dzoumogné, au nord du territoire, plusieurs incidents ont eu lieu autour d'un lycée. Au total, 241 caillassages de bus ont été recensés à Mayotte entre septembre 2025 et janvier 2026 selon Transdev, le groupe de transport scolaire. Les conséquences sont autant physiques et matérielles que psychologiques, sociales et économiques. Derrière ce phénomène, souvent méconnu, se cachent des réalités plus profondes, entre l'insécurité des élèves et la question de l'éducation dans le département le plus jeune de France, où 60 % de la population à moins de 25 ans. Alors que plus de 15 000 enfants de 3 à 15 ans n'étaient pas scolarisés à la rentrée 2025 selon l'Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte, quel avenir pour la jeunesse mahoraise ? Comment assurer la continuité du système scolaire quand aller à l'école devient risqué ? Avec : Aniel DJIMI, étudiant en aviation à Arras, dans le nord de la France. Auteur, sous le nom de Black Loman, du livre Le caillassage des bus, le calvaire des élèves à Mayotte (Les 3 colonnes, 2026). Alison MORANO, anthropologue, déléguée du Défenseur des droits à Mayotte. Membre du programme de recherche Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte, pilotée par l'Université Paris Nanterre. Chercheuse en post-doctorat à l'Université de Rouen sur la recomposition des vulnérabilités et des inégalités sociales à Mayotte. Autrice du livre Des jeunesses précaires à Mayotte. Exclusions et rapports d'altérité post-frontières (Karthala, 2026). À retrouver également : En début d'émission, l'école autour du monde avec Albane Thirouard, correspondante de RFI à Nairobi, au Kenya, où une vague de contestations touche les écoles. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Abdoulahi, inquiet pour l'avenir des études de son fils de 9 ans en CM1 qui, malgré de bons résultats, manque de concentration. Programmation musicale : ► Tsika - Zily ► Only Love - Ezra Collective & Pa Salieu

Expropriations, déguerpissements, terres spoliées lors d'une succession, chantiers interrompus ou encore litiges sur la délimitation d'un terrain... Sur le continent africain, les récits de conflits fonciers font partie du quotidien des populations. Début juin 2026, la ville d'Abidjan a, par exemple, multiplié les déguerpissements dans des quartiers précaires de la ville afin de restaurer « l'ordre urbain ». Une situation difficilement compréhensible pour des habitants parfois présents depuis plusieurs dizaines d'années, mais sans titre foncier. Régulièrement, habitants et autorités publiques se heurtent à l'inadéquation entre droits coutumiers et systèmes modernes de propriété. Dès la fin des années 1980, plusieurs pays avaient mis en place des observatoires du foncier afin de mieux comprendre la réalité du terrain et améliorer les politiques. Au Bénin, une juridiction spécialisée, la Cour spéciale des affaires foncières, a été créée en 2022 sous la présidence de Patrice Talon afin de traiter les litiges fonciers et immobiliers. Mais parce qu'il peut être coûteux, parce que le processus peut être long, détenir un titre foncier ne va pas forcément de soi pour l'ensemble de la population. Certains se contentent d'un acte de vente ou d'une attestation du chef de village, des documents qui les protègent de moins en moins. La persistance des systèmes coutumiers interroge aussi la notion même de propriété : la terre serait perçue comme une richesse davantage collective qu'individuelle. Alors que les villes du continent absorbent déjà une croissance démographique importante, que les zones urbaines grignotent de plus en plus les zones rurales et les terres agricoles, les enjeux fonciers ne cessent de grandir. En pratique, comment se règlent les conflits fonciers ? Peut-on réellement se passer du droit coutumier en matière de propriété ? Avec : Souleymane Traoré, doctorant en droit public au sein du Centre de Recherche et d'Etude Administrative de l'Université de Montpellier (CREAM). Ses travaux portent sur la propriété foncière et le droit d'Urbanisme ivoirien Arnaud Mondjo Boundzanga, doctorant en sociologie et anthropologie au DYSOLAB - Laboratoire des dynamiques sociales de l'Université de Rouen. Ses travaux portent sur les logiques d'appropriation traditionnelle des populations et le régime de la propriété foncière en République gabonaise Vincent Dovenon, docotorant en géographe au Laboratoire de Géographie Rurale et d'Expertise Agricole (LaGREA) à l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin. Ses travaux portent sur les conséquences de la réduction des superficies agricoles de la commune de Zè au profit de la création d'une zone économique. Emission à l'occasion des 9è rencontres des études africaines en France qui se déroulent du 29 juin au 2 juillet 2026 sur le campus Condorcet à Aubervilliers, en banlieue parisienne. Également dans l'émission : Un reportage en Côte d'Ivoire où une polémique a vu le jour en juin 2026 après la destruction d'un quartier d'Abidjan. Des bulldozers et des tractopelles ont transformé tout le quartier Campement dans la commune de Koumassi en gravats. Des destructions opérées sans autorisation par un particulier, Jacques Brou, qui a occupé le poste de 3è adjoint au maire au début des années 2000. Depuis, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a ouvert une enquête pour vérifier s'il s'agit d'un cas d'enrichissement illicite. Mais en attendant, des centaines de familles ont tout perdu et tentent de survivre. Notre reporter Raphaëlle Constant a pu rencontrer Vincent, 55 ans, locataire, et Mathurin, 68 ans, propriétaire : des sinistrés qui ont trouvé refuge dans une école primaire du quartier en ce début de saison des pluies. Programmation musicale : ► Oshe - Wande Coal, WizKid ► Nsi Namba - Sheebah & T Paul 256.

En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.

Rupture, séparation, divorce... Peu importe le nom qu'on lui donne, la fin du couple fait partie des évènements communs de nos sociétés. 45% des mariages finissent par un divorce, selon les statistiques de l'INSEE en France. Les ruptures ont beau être fréquentes, elles ne sont pas moins compliquées pour ceux qui les vivent, en particulier pour ceux qui ont des enfants. En plus du deuil de la relation, il faut remettre en place le quotidien, assumer seuls les tâches domestiques et parentales. Une situation qui pèse davantage sur les épaules des femmes. Dans 88% des séparations, ce sont les mères qui obtiennent la garde principale des enfants. Même si elles se sentent à nouveau prêtes à se remettre en couple, il faudra donc trouver de la place dans un planning déjà bien chargé. Manque de temps, manque de confiance en soi, le chemin de l'amour peut être difficile à retrouver pour les parents célibataires. Pour les aider, il existe des applications de rencontres dédiées, car les professionnels du dating ont bien cerné le potentiel de ce marché en pleine croissance. Bulle de légèreté, détente ou crainte du «ghosting»... Comment vit-on la recherche de l'amour quand on a des enfants ? Comment envisager de nouveau la vie en couple ? Avec : Benjamin Putois, psychologue clinicien, psychothérapeute. Docteur en sciences cognitives, chercheur associé à l'Inserm et enseignant. Auteur de Retrouvons l'amour - Célibataires et parents isolés (Odile Jacob, 2026). Également dans l'émission : Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie, un pays où près de 4,7 millions de femmes sont cheffes de famille et s'occupent seules de leurs enfants. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle s'intéresse à ces créateurs africains qui jouent avec les codes du genre. Longtemps invisibles avant les réseaux sociaux, ils sont désormais de véritables stars alors même que les lois contre l'homosexualité se durcissent dans plusieurs pays du continent. Programmation musicale : ► 911 - Damso ► Fille du soleil - DOPAMOON, Kelimei.

Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Régine Komokoli, première femme, ancienne sans papiers et élue de la République à Rennes Métropole. Régine Komokoli consacre sa vie à porter la parole des femmes victimes de violence et celle des plus démunis. Avec : • Régine KOMOKOLI, première femme ancienne sans papiers élue de la République à Rennes Métropole en France Un portrait de Rania Kissi juriste et militante pour les droits des enfants par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI. Abandonnée à l'âge de 10 ans, Rania Kissi a grandi dans une famille d'accueil de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) avant de se retrouver sans domicile fixe, à 18 ans, invisible aux yeux de tous. Son rêve le plus cher est de devenir avocate. Après avoir réussi le concours d'entrée à l'école d'avocat en 2025, Rania Kissi se bat pour les enfants de l'aide sociale à l'enfance. Elle porte leur voix, dénonce les failles du système et milite pour qu'aucun jeune ne soit laissé sur le côté à 18 ans. Elle est aujourd'hui, conseillère municipale de Paris (2026) En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► ONE TRACK MIND - Naïka ► Moi - Yoa

Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► JTM - Myra ► Sexy - Juice.

Au Maroc, les femmes représentent la moitié des étudiants à l'université, elles sont même majoritaires dans les filières scientifiques. Et pourtant, seulement 15% des femmes en âge de travailler occupent un emploi - contre 61% des hommes. Au Liban, elles sont à peine plus nombreuses à travailler. En Tunisie, pionnière dans la consécration de l'égalité hommes-femmes avec le Code du statut personnel de 1956, de nombreuses voix réclament d'appliquer les lois en vigueur pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes, très courantes dans le pays. Et depuis la dérive autoritaire du régime de Kaïs Saïed en 2021, plusieurs militantes féministes et avocates ont été emprisonnées, aux côtés d'autres défenseurs des droits humains. Dans de tels contextes, comment mobiliser les jeunes autour de l'égalité de genre au Maroc, au Liban et en Tunisie ? Quelles nouvelles représentations leur proposer pour déconstruire les stéréotypes ? C'est l'objet d'un projet mené pendant deux ans par l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), appelé « Questions d'égalité », en partenariat avec l'ONG Equipop. Ateliers de sensibilisation dans des écoles et des clubs de jeunes, projets de recherche, soutien aux associations féministes… Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré des femmes et des hommes qui s'engagent pour les droits des femmes, à l'occasion d'un forum organisé par l'IRD à Rabat, au Maroc, fin avril 2026. Un reportage long format de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Emel Mathlouthi - Nar (ft. Ami Yerewolo).

En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.

Des boutons apparaissent sur son visage, son corps se transforme, sa voix mue, il fait la grasse matinée, elle ne parle qu'à ses copines, il s'exprime par onomatopées, vous lui faites honte... Peu de doutes, si ces signes se manifestent, votre enfant est entré dans l'adolescence. Cette fameuse période de la vie où tout est mouvements, bouleversements physiques et émotionnels bien au-delà des clichés et la redoutée « crise d'ado ». Entre les changements corporels, les premiers émois amoureux, les choix d'orientation... les adolescents sont confrontés à de nombreux défis. De leurs côtés, les parents ont parfois du mal à reconnaître leur enfant, ses réactions ou ses comportements. Peut-être ont-ils du mal à se remémorer leur propre adolescence ou à comprendre ce que veut dire être adolescent en 2026. Les relations à la maison peuvent être mises à rude épreuve. Comment s'expliquent ces nouvelles émotions qui surgissent et comment les appréhender au mieux ? Et s'il existe autant d'adolescences que d'adolescents, comment accompagner son enfant dans cette transition vers l'âge adulte ? Avec : Nathalie Anton, psychologue et professeure agrégée de Lettres modernes. Autrice de plusieurs ouvrages consacrés à l'adolescence. Le dernier : Adologie – devenez les experts d'une science inexacte ! Un essai graphique illustrée par Tacmela (Hatier Parents, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Marie Struthers, directrice régionale Europe de l'Est chez Amnesty International, pour parler du rapport d'Amnesty, qui documente l'instrumentalisation de l'enseignement par les autorités russes au sujet de la guerre en Ukraine. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants. Ils vont nous dévoiler certains de leurs secrets aujourd'hui. Et ils sont nombreux autour du micro : Elio, Romana, Flora, Emily, Juliano, Lucas, Chiara, Noah, Pénélope, Léo, Alicia et Clara. Tous sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein de l'école privée Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Programmation musicale : ► SOLEIL - a6el ► Back Outside - BNXN, Sarz.

Pour certains, ils suscitent envie et admiration, pour d'autres, ils cristallisent au contraire tous les problèmes de nos sociétés. Les ultra-riches restent un club très restreint mais leur patrimoine ne cesse de progresser. Selon le World Wealth Report 2026 de Capgemini, sur les 98.300 milliards de dollars (84.400 milliards d'euros) de patrimoines cumulés par les millionnaires de la planète, 34,8% de cette richesse est détenue par quelque 250 000 ultra-riches - ces particuliers disposant de plus de 30 millions de dollars (25,77 millions d'euros) d'actifs à investir. Alors que la planète se réchauffe, que l'économie mondiale ralentit sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, que les pays peinent à réduire leur dette publique qui a explosé au moment de la pandémie de Covid-19, une poignée d'individus ne connait pas la crise. De quoi alimenter les tensions. En France, la « taxe Zucman », du nom de l'économiste Gabriel Zucman a électrifié les débats sur la contribution des grandes fortunes. Il s'agissait de mettre en place un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des contribuables dont la richesse est supérieure à 100 millions d'euros. Débattue à l'Assemblée et au Sénat français en 2025, la mesure promettait de rapporter entre 15 à 25 milliards d'euros par an, elle a finalement été rejetée. Le sujet est lui, loin d'être clos alors que les ultra-riches continuent de s'enrichir et réussissent à réduire leurs impôts en toute légalité. Achats d'œuvres d'art, acquisition de châteaux, investissement dans des domaines agricoles, derrière le train de vie des grandes fortunes se cachent aussi des niches fiscales. À travers l'impôt, comment s'organise la vie des ultra-riches ? Que font-ils de leur argent ? Pourquoi ne sont-ils pas plus taxés ? Avec : • Aymerick Mantoux, journaliste, rédacteur en chef chez Heroes Media . Auteur de la BD Voyage aux pays des ultrariches, dessinée par Tomek Heydinger (Editions du Faubourg, 2026) • Anne Brunner, directrice des études de l'Observatoire des inégalités. Un reportage de Charlie Dupiot. Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, Thibault s'intéresse à l'IA au travail. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Chief Keef - HIBA ► Ondas Do Mar - Nu Genea & Gabriel Prado.

En 2022 40% d'étudiants exercent en parallèle de leurs études, une activité rémunérée, selon l'Observatoire national de la vie étudiante, OVE. Longtemps considéré comme marginal, l'emploi étudiant devient pour beaucoup une réalité régulière, parfois indispensable. Derrière ces petits boulots, se cachent des situations variées : nécessité financière, désir d'autonomie, envie d'expérience professionnelle ou soutien à la famille. Le phénomène touche désormais aussi les lycéens. Certains travaillent quelques heures par semaine, d'autres davantage, au risque d'empiéter sur leur sommeil, leur concentration ou leur vie sociale. Alors, cette montée du travail pendant les études interroge. Peut-on concilier études, fatigue, horaires décalés et réussite ? Ces emplois sont-ils un tremplin vers l'insertion professionnelle ou le symptôme d'une précarité croissante de la jeunesse ? Que nous apprend ce travail sur l'état de la jeunesse et du système éducatif ? Le travail pendant les études est-il devenu un choix ou une nécessité ? Avec : • Elise Tenret, sociologue et enseignante à l'Université Paris Dauphine, membre du laboratoire IRISSO, Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales et chargée de mission à l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) •Thierry Berthet, politologue, directeur de recherche au Laboratoire d'Économie et de Sociologie du Travail (LEST) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Bordeaux. Un reportage de Charlie Dupiot. Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot. En début d'émission, l'école autour du monde avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires en Argentine où les écoles et collèges argentins sont en proie à une vague de menaces. Programmation musicale : ► Big in Japan - Telly*, Biga*Ranx ► Biaf 3 – Young Miko.

Le secteur de la construction représente 37% des émissions de gaz à effet de serre, et plus de la moitié de l'extraction des matières premières dans le monde, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (GlobalABC). Des chiffres qui le classent parmi les plus polluants au monde. Alors que la surface bâtie a augmenté d'1,7% en 2024, soit 4 fois la superficie de villes comme Berlin ou New-York, nos besoins en béton, acier, bois, verre, briques devraient continuer à croître. Car le monde s'urbanise, selon les projections des Nations unies, près de 70% de la population mondiale vivra en zone urbaine en 2050, soit 6,3 milliards de personnes. Des zones urbaines qu'il faudra donc construire car beaucoup ne sont pas encore sorties de terre, surtout au Sud où la croissance urbaine est la plus forte. Dans un contexte de réchauffement climatique, où les villes connaissent des phénomènes d'îlot de chaleur, où elles sont traversées par des inondations destructrices, où les bâtiments, les infrastructures s'effondrent, notre manière de bâtir interroge. De Paris à Dubaï en passant par Dakar, quels sont les matériaux que nous utilisons pour ériger nos villes ? D'où viennent-ils ? Sont-ils adaptés à tous les contextes ou faudrait-il faire des choix différents ? Avec : • Armelle Choplin, géographe et urbaniste, professeur à l'Université de Genève. Co-autrice avec Philippe Simay de Matériaux, un catalogue critique – construire le monde autrement (La Découverte, 2026) • Philippe Simay, maître de conférences en philosophie à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-Belleville. Co-auteur avec Armelle Choplin de Matériaux, un catalogue critique – construire le monde autrement (La Découverte, 2026) • Nzinga Biegueng Mboup, architecte, co-fondatrice de Worofila, atelier d'architecture bioclimatique basé à Dakar au Sénégal. Programmation musicale : ► Ma mère va me tuer - Yoa, Asfar Shamsi ► Pa' la seca - Maluma, Ryan Castro.

Avec 5 milliards de fans affichés fièrement sur le site officiel de la Fifa, la Coupe du monde de football masculin est sans aucun doute l'évènement sportif le plus attendu de 2026. Cette 23ème édition, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique s'est ouverte le 11 juin 2026 et ce sera la plus multiculturelle de l'histoire de la compétition, avec 48 équipes participantes, un record. Une bonne nouvelle pour ceux qui n'ont encore jamais eu l'occasion de soutenir leur pays lors d'un Mondial. La compétition s'ouvre aussi dans un contexte de défiance aux États-Unis vis-à-vis des ressortissants étrangers. Le pays accueille pourtant le plus grand nombre d'immigrés au monde. Outre les prix élevés des billets pour assister à un match, la politique restrictive sur les visas de l'administration Trump et les actions menées par l'Immigration and Customs Services (ICE), l'agence américaine chargée de l'application des lois sur l'immigration et les douanes, ont de quoi inquiéter les diasporas et refroidir les envies des supporters de certains pays de faire le déplacement. Heureusement, il reste la télévision et la radio pour suivre l'évènement. Mais comme souvent avec le football, les enjeux dépassent largement le terrain sportif. Moment de rassemblements de supporters, de célébrations aux couleurs nationales, le football fédère, il questionne et façonne aussi les identités. Pour les diasporas aux États-Unis ou ailleurs, la compétition est l'occasion de faire communauté et faire le lien avec son pays d'origine. Supporter son pays de naissance ou celui de ses parents plutôt que celui où l'on vit, suscite encore chez certains de la curiosité ou pire une forme d'hostilité. Alors que nos sociétés sont de plus en plus cosmopolites et grandissent au fil des migrations, pourquoi le cœur d'un supporter ne pourrait-il pas être bi voire tricolore ? Pour les diasporas, comment soutenir son pays, loin de ses compatriotes ? Avec • Babacar Diarra, journaliste indépendant, collaborateur de RFI spécialiste du football européen et africain. Son Grand reportage autour du match France-Sénégal 2002 est diffusé sur RFI mardi 16 juin à 17h TU • Benjamin Malambu Yuka, fondateur de la boutique Vieille Rue Vintage Shop à Paris dédiée à l'univers du football. Organisateur de l'exposition « 3è étoile sur le maillot » qui porte sur l'histoire des maillots des équipes de France visible dans son magazin du 17 au 21 juin 2026 • Ludovic Lestrelin, sociologue à l'Université de Caen Normandie, Auteur de Sociologie des supporters (la Découverte, 2022). À lire aussi, le dossier spécial Coupe du monde de RFI et le calendrier des matchs. Programmation musicale : ► Dai Dai - Shakira, Burna Boy (CUT-3'40) ► Sexy Nana - Aya Nakamura, La Rvfleuze.

Réseaux sociaux, forums en ligne, messageries instantanées, smartphone... Avec les applications et les objets connectés, nos relations amicales, amoureuses et familiales sont entrées dans un nouveau monde, celui du numérique. Il n'aura, sans doute, jamais été aussi facile d'échanger avec ses proches ou d'interagir avec des personnes à l'autre bout de la planète qu'à notre époque. Maintenir et créer du lien, voici l'une des promesses des nouvelles technologies. Pourtant, cette ultraconnexion ne semble pas pouvoir empêcher la solitude, qui touche une personne sur six dans le monde, selon l'OMS. Au point pour certains d'y voir justement la patte du numérique. En France, selon une étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) parue en 2024, 58% des 18-25 ans interrogés, considèrent que les réseaux sociaux contribuent à accroître le sentiment de solitude. Écouter des notes vocales, réagir à des messages avec un petit cœur ou swiper pour rencontrer l'amour ne seraient donc pas comparables au fait de se voir et de passer des moments ensemble. Superficialité dans le virtuel ou authenticité dans la vie réelle, ce grand écart a le mérite de questionner notre façon de vivre nos relations sociales à l'ère de la digitalisation. Voyons-nous vraiment moins nos amis depuis l'arrivée d'internet ? Les smartphones gâchent-ils nos relations ? Ou sommes-nous trop sévères avec le numérique ? Avec : • Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques • Laurent François, directeur d'une agence de communication, spécialiste des réseaux sociaux. Auteur de Cracker l'algorithme - réenchanter les réseaux sociaux (l'Aube, 2025). Aussi dans l'émission : • Un focus sur l'équipe du Panama à l'occasion de l'ouverture de la Coupe du monde de football masculin. Ce jeudi 11 juin 2026, RFi vous propose de découvrir les 48 pays qui prendront part à la compétition. Le pays d'Amérique centrale participera à sa deuxième Coupe du monde. Battue trois fois en 2018, l'équipe espère faire mieux cette année, malgré un groupe relevé avec le Ghana, la Croatie, et enfin l'Angleterre. Grégoire Pourtier, correspondant de RFI au Panama, nous présente le sélectionneur, Tomas Christiansen. • En fin d'émission, un reportage de Séverine Peyron dit Thouard. Haïti retrouve la Coupe du monde, une première depuis 1974. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, heure de Paris, les Haïtiens affronteront l'Écosse et sa « Tartan Army ». En France, où vivent plus de 100 000 ressortissants haïtiens en métropole et dans les Outre-mer, selon l'ambassade d'Haïti à Paris, la diaspora se mobilise pour ce rendez-vous historique. Parmi eux, Alya, 24 ans, d'origine haïtienne et Samuel arrivé de Port-au-Prince en 2021 pour les études. Les deux jeunes supporters voient les choses en grand : une nuit de match dans un domaine de trois hectares en Île-de-France, avec écran géant, sono, chants, drapeaux bleu et rouge. Une centaine de personnes sont attendues. Ils en racontent les préparatifs au micro de Séverine Peyron dit Thouard. Programmation musicale : ► Ne reviens pas - Yamê ► CATCHEUR - Disiz, Yseult.

Répondre avec insolence, défier une consigne ou employer des gros mots... jusqu'à quel point peut-on laisser les enfants mal nous parler? Ces comportements sont souvent perçus comme des signes de mauvaise éducation ou d'un affaiblissement de l'autorité. Mais grandir, c'est apprendre les règles et les expérimenter. Tester les limites du langage et de l'autorité peut permettre à un enfant de comprendre la place qu'il occupe parmi les autres, la force des mots qu'il utilise et les réactions que cela provoque. Alors, les gros mots et les attitudes provocatrices sont-ils une étape normale du développement ? À partir de quand deviennent-ils le signe d'un problème plus profond ? Et que révèlent-ils de notre manière de transmettre les règles, l'autorité et le langage aux enfants ? Avec Lee-Ann d'Alexandry, psychologue clinicienne et autrice du livre Les familles explosives (Éditions PayotPsy, 2022). Un reportage de Séverine Peyron dit Thouard. Quel point commun entre Le lièvre et la hyène et Pourquoi le soleil et la lune vivent dans le ciel ? Ce sont deux contes africains à portée éducative. Aujourd'hui, notre reporter Séverine Peyron dit Thouard nous emmène au château de Vincennes, en banlieue parisienne, où enfants et parents se réunissent pour écouter Vincent Mambachaka, conteur centrafricain, accompagné par la guitare de So Kalmery. En début d'émission, l'école autour du monde avec Elise Gazengel, correspondante de RFI à Barcelone, en Espagne, où les enseignants catalans sont en grève. En fin d'émission Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Ruth, haïtienne à Gatineau, ville du sud-ouest du Québec au Canada. Programmation musicale : ► Campeones - Cypress Hill, Mellow Man Ace ► Dounia - Ami Yerewolo, Jah Moko.

Relativement rare à l'échelle mondiale, le télétravail s'est installé dans les entreprises et nos quotidiens depuis la pandémie de Covid-19. Une révolution imposée par la succession de confinements et possible grâce à la technologie. Pour prendre l'exemple de la France, en moyenne, 22% des salariés ont eu recours au télétravail en 2024 chaque semaine, d'après une récente de l'INSEE. Ils étaient seulement 4% avant la pandémie. Moins de temps dans les transports, économie de carburant, flexibilité, autonomie,... font partie des raisons pour lesquelles le travail à distance est plébiscité chez les salariés. Côté entreprise, certaines ont pu bénéficier d'un gain de productivité grâce au télétravail, c'est ce que démontre une autre étude de l'INSEE, publiée en mai 2026. Pour autant, la pratique ne fait pas l'unanimité. Ubisoft, la Société Générale en France, Amazon, Meta, Microsoft ou Stellantis aux États-Unis... Toutes ces entreprises ont annoncé la suppression ou la réduction du télétravail. En cause, les difficultés de coordination, le manque de cohésion des équipes ou la baisse du sentiment d'appartenance à l'entreprise. Côté employés, le télétravail ne présente pas non plus que des bénéfices. Il crée notamment des inégalités entre ceux qui y ont accès et ceux qui n'y ont pas, ou fragilise encore le droit à la déconnexion. Six ans après la crise sanitaire, quelles leçons tirées de notre pratique du télétravail ? Avec : • Marianne Le Gagneur, sociologue à l'Université de Liège en Belgique, autrice de Télétravail, les limites d'une révolution (PUF, 2026) • Anthony Contat, directeur des ressources humaines au sein du groupe Aktid, membre du Bureau national de l'Association nationale des DRH, ANDRH (directeurs ou directrices des ressources humaines) et président de l'ANDRH Rhône. Un entretien avec Loïc Pialat, correspondant de RFI et France 24 à Los Angeles aux États-Unis. La Silicon Valley avait donné le ton durant le Covid avant d'imposer un retour au bureau, au moins partiel. Donald Trump, à peine arrivé au pouvoir, avait aussi souhaité en finir avec le télétravail pour les fonctionnaires américains. Loïc Pialat fait le point sur la pratique du télétravail de l'autre côté de l'atlantique. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Dans ce 9ème épisode, comment se faire des amis en France et au Brésil ? Avec Catarina, gestionnaire de scolarité brésilienne et croate, et Isabelle Aliaga, experte de l'interculturel à Akteos, un cabinet qui propose de l'expertise interculturelle. Programmation musicale : ► P&P - aupinard, Ino Casablanca (CUT-3'00) ► Babasse - Ajate, Toshihito Tsushima.

Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers. En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ? À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec : • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal. Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique. Programmation musicale : ► ON GO LA BAS - Hen's ► Sigui - Fatoumata Diawara.

45%, c'est la part des femmes artistes dans le monde, représentées par des galeries en 2025. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais enregistré par Art Basel et Arts Economics dans leur dernier rapport de mars 2026. Un chiffre encourageant, mais qui reste insuffisant au regard du nombre de femmes qui abandonnent leur carrière de plasticienne alors qu'elles sont pourtant très largement représentées dans les écoles d'art. Ce fossé entre la formation et la reconnaissance interroge sur la place réelle faite aux femmes dans nos institutions. De l'Europe à l'Afrique de l'Ouest, les créatrices doivent faire face à un héritage historique occulté et à des barrières persistantes. Comment expliquer qu'un nombre important d'étudiantes diplômées se transforme en une minorité d'artistes reconnues ? Quels leviers les nouvelles générations de commissaires d'exposition et de chercheuses actionnent-elles pour transformer durablement la visibilité de ces artistes sur la scène internationale. Avec : • Anne Bourrassé, commissaire d'exposition et critique d'art, autrice du livre Les refusées (Éditions Seuil) et créatrice de l'association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans les arts visuels • Aby Gaye-Duparc, commissaire d'exposition à la Fondation Cartier et doctorante en histoire de l'art à L'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Son sujet de thèse porte sur les artistes femmes au Sénégal dans la période 1960-1990. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► MA MÈRE C'EST MON PÈRE - Yasmine ►Maktoub - Alewya.

Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s'est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d'un mois, soit plus d'un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d'aller à l'école, selon l'UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d'autres ont dû fermer faute d'enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées. Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d'abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l'enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s'adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d'une génération sacrifiée ? À l'occasion de la journée spéciale Liban sur RFI. Avec : • Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban • Lama Kabbanji, chargée de recherche à l'IRD • Mazen Rizk, étudiant en Master d'histoire et relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Programmation musicale : ► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather ► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.

En France, près d'un supermarché sur deux vend des légumes prêts à cuisiner emballés sous plastique, plus d'un tiers vend des fruits prédécoupés et les ventes de produits en vrac en supermarché ont reculé de 19 points en trois ans. Ces chiffres issus d'une enquête publiée début mai 2026 par No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble montrent un constat sans appel. Pourtant la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) prévoit la fin progressive des plastiques à usage unique d'ici à 2040, mais les pratiques évoluent très peu. Dans l'Union européenne, le règlement sur les emballages (PPWR) est entré en vigueur en 2025 et fixe des objectifs de réduction. Sur le continent africain, des lois interdisant les sacs en plastique existent presque partout, mais sont peu appliquées hormis au Rwanda où son interdiction est totale. Le grand écart continue donc d'exister entre textes législatifs et le terrain. Des scientifiques viennent même de développer une empreinte plastique particulaire pour mesurer les bénéfices que nous pouvons tirer de l'application de ces mesures. Quelles solutions pour faire appliquer les règlementations ? Quels sont les freins pour les commerçants et les distributeurs ? Avec : • Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement (INRAE) • Muriel Papin, déléguée générale de l'association No plastic in my sea. Co-autrice de l'étude Supermarchés : toujours accros au plastique ? sortie en mai 2026 et co-réalisée avec Que choisir ensemble. Programmation musicale : ► Crash Bandicoot - Groovewax, MC Skywalker ► Donne Moi - Annie Lalalove.

À travers le monde, les progrès pour les droits des personnes LGBT+ ne suivent pas une trajectoire linéaire. Certains pays ont ouvert de nouveaux droits ces dernières décennies, d'autres connaissent un durcissement des lois homophobes. Au Sénégal, en mars 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi doublant les peines de prison et criminalisant la promotion ou le financement de l'homosexualité. Le Ghana vient de voter, le 29 mai 2026, une loi anti LGBT+ (qui était aussi une promesse de campagne du nouveau président John Mahama). Cette loi prévoit l'emprisonnement des personnes ayant eu des relations homosexuelles, mais aussi celles qui en font « la promotion, le parrainage ou le soutien délibérés ». La Russie a interdit en 2024 les activités du « mouvement international LGBT+ », une formulation ouvrant la voie à de lourdes condamnations. Des résistances s'organisent malgré les risques encourus. Des associations locales maintiennent un travail d'accompagnement et de documentation sur les violences basées sur l'orientation sexuelle. Entre stratégie de diversion politiques et pression populaire, de quoi témoignent les lois homophobes sur les évolutions des sociétés ? Avec : • Flora Bolter, co-directrice de l'Observatoire LGBTQI+ de la fondation Jean Jaurès • Julia Torlet, co-présidente de l'association SOS homophobie • Alice Nkom, avocate camerounaise, défenseure des droits humains, engagée pour les droits des personnes LGBT+. Signataire d'une lettre ouverte publiée dans le quotidien français Libération adressée à Bassirou Diomaye Faye, président sénégalais pour lui demander « un moratoire » sur l'application de la nouvelle loi sur l'homosexualité au Sénégal. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle nous parle de R-you, un Youtubeur ivoirien un peu particulier ! Il est né à Abidjan, en Côte d'Ivoire, mais ses parents sont originaires de Corée du Sud. Programmation musicale : ► Smalltown Boy (Arnaud Rebotini Remix) - Bronski Beat ► Oyaya - Angelique Kidjo, Nile Rodgers.

On dit souvent qu'une mère doit être aimante, disponible, patiente, solide, organisée et douce. Comme si, dès la naissance d'un enfant, une mère devait tout savoir et tout réussir. Mais derrière cette image de la mère parfaite, quelle pression ! Pression de bien faire, de ne pas se plaindre et de rester présente, même quand elle est épuisée... ! La maternité semble évidente et source de bonheur aux yeux de tous. Mais la mère est traversée de doute, de colère, de fatigue et de solitude. La société fabrique des modèles de mères parfois très lourds à porter (comme la mère coupable, la mère sacrée ou admirée) souvent loin des femmes libres. Alors, qui impose ces normes ? Parler du mythe de la mère parfaite, c'est parler des femmes mais aussi des familles et de la société. Pourquoi aujourd'hui encore, demande-t-on encore aux mères d'être sans faille ? Et quand on ne se reconnait pas dans ce modèle, que devient-on ? Comment sortir de cette injonction à la maternité parfaite ? • Caroline Chenu, commissaire de l'exposition Bonnes Mères au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Mucem du 18 mars au 31 août 2026 à Marseille • Lory Zephyr, psychologue et co-autrice du livre Le mythe de la mère parfaite – se libérer de la culpabilité maternelle (Les Editions de l'Homme). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Youssoupha - Dieu est grande ►Tout est bizarre - Ireke, Agnès Hélène.

Plus qu'une source d'inspiration sur les podiums des défilés internationaux, le secteur de la mode est en plein essor sur le continent africain depuis une quinzaine d'années. Mais ce dynamisme cache mal les problèmes structurels, notamment le manque de formation et de main-d'œuvre qualifiée. Dakar, Lagos, Nairobi,... les fashion weeks se succèdent pour mettre à l'honneur la créativité du continent africain. Des noms de designers comme Sarah Diouf, Adebayo Oke-Lawal, Thebe Magugu, Imane Ayissi avant eux, résonnent sur la scène mode internationale. Mais derrière la vitrine et le glamour, la professionnalisation du secteur reste un défi majeur pour le continent africain. Encore largement dominé par l'informel, les métiers de la couture restent peu valorisés et la main-d'œuvre peu formée. Dessiner, patronner, couper, broder ou coudre requiert pourtant des compétences techniques importantes. Outre le stylisme, créer sa marque de vêtements nécessite également des connaissances en commerce, marketing, distribution, communication... Si le potentiel est bien présent, le secteur de la mode en Afrique doit donc se structurer et aller au-delà de sa créativité évidente, alors comment valoriser les différents métiers de la mode, quels sont les besoins des designers africains pour développer leur marque et quelles sont les formations possibles en Afrique ? Avec : • Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune • Mossi Traore, styliste, créateur de la marque de prêt-à-porter Mossi. Fondateur de l'école Les ateliers Alix, établissement d'enseignement de la haute couture en région parisienne • Jacques Logoh, créateur de mode togolais, fondateur de la marque Jacques Logoh couture, promoteur du festival de mode Fimo228, rendez-vous dédié aux modes africaines • Michèle Caroline Okei, directrice de l'Ecole Internationale de Formation Professionnelle, EIPF Michèle Yakice à Abidjan en Côte d'Ivoire En début d'émission, l'École autour du monde avec Floriane Klinklin Acouetey, cheffe de Projet « Sang pour sang, unies pour la dignité » chez Equipop à l'occasion de la Journée internationale de l'hygiène menstruelle. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole aux enfants dans 8 milliards de voisins avec Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Un grand merci à l'enseignante Sophie Cartiaux et à Valérie Le Bailly, la directrice de l'école Sainte-Anne à Montesson. Programmation musicale : ► Claro - Ginton, AMY MIYÚ ► I Love You - Tayc.

Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs. Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► Tonto - J Balvin, Ryan Castro, DJ Snake ► Toi et moi - Naâman

La friteuse à air, aussi appelée Airfryer est devenue en quelque temps la star des apprentis cuisiniers. Entre friture, cuisson et grillade, cet appareil tout-en-un cartonne sur les réseaux sociaux et les émissions de téléachat. Il n'est pas le seul. Ces dernières années, des machines comme le multicuiseur et le robot multifonction connaissent un franc succès dans les foyers et réinventent la préparation de nos recettes. Entre le gain de temps, la constance des résultats, les mesures et les cuissons maîtrisées, les avantages sont multiples. Mais leur utilisation suscite parfois des débats. L'uniformisation des recettes, l'effacement du savoir-faire manuel, leur coût élevé sont autant de raisons avancées pour parler d'une perte d'âme de la cuisine, souvent perçue comme un art mêlant techniques et émotions. En Afrique, leur utilisation vient concurrencer des symboles, comme le pilon et le mortier, bien connus des foyers africains. Ces outils mythiques, omniprésents des cuisines congolaises comme sénégalaises ou nigérianes, sont bien plus que des ustensiles. Peut-on remplacer des gestes traditionnels, et tout ce qu'ils représentent, par un simple robot ? Resteront-ils des gadgets accessibles uniquement aux personnes privilégiées ? Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions,2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Clémence Denavit, journaliste et présentatrice de l'émission Le goût du monde, diffusée le samedi à 21h30 TU et le dimanche à 11h30 TU sur RFI. Créatrice du podcast original Recette de poche dont la saison 2 avec la cheffe Georgiana Viou est disponible depuis fin 2025 • Jessica Berment, cheffe de cuisine, traiteur privé en Côte d'Ivoire. Ambassadrice de la gastronomie ivoirienne et formatrice culinaire • Besse Diagne, créatrice du compte instagram Sen Meal, spécialisé dans la cuisine sénégalaise adaptée aux robots culinaires connectés, autrice du livre Cuisine sénégalaise aux robots connectés ? Oui c'est possible ! (auto-édité, 2025). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson, du site Le français facile avec RFI. Dans ce 8ème épisode, l'agressivité est en débat avec Yao Yang, étudiante chinoise, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel, enseignant en management de l'interculturel. Programmation musicale : ► Play - Alewya ► Tayely - Kaporo Mengueh.

Comment vit-on quand on est souvent dévisagée, parfois admirée, mais pas toujours respectée comme les autres ? Entre racisme du quotidien, sexisme, peur pour ses enfants, envie de réussir, besoin d'être aimée comme on est, et fierté de ses origines, le corps devient un terrain de lutte mais aussi de force et de joie. Que montre le quotidien d'une femme noire en France sur la manière dont ce pays traite celles et ceux qui y vivent ? En quoi le fait d'entendre ces histoires peut-il changer notre façon de regarder les autres dans la rue, au travail ou à l'école. Avec • Sarah Fila-Bakabadio, historienne de l'Atlantique noir à CY Cergy Paris Université et autrice de Être une femme noire en France (Éditions Seuil) • Maïram Guissé, journaliste et autrice de Sous nos peaux (Éditions Grasset). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Play - Alewya ► LOBELA NGA - Mwassi Moyindo.

Avec ses 46 000 km de littoral et ses 2,5 millions de km2 de superficie, la Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde. Du détroit de Gibraltar au Canal de Suez, elle réunit 520 millions d'habitants d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, ce qui en fait l'une des régions les plus peuplées de la planète. La richesse de son patrimoine, sa diversité culturelle, ses ressources naturelles ont contribué à son développement économique et touristique. Des atouts qui semblent aujourd'hui sources de vulnérabilités. La Méditerranée est en effet marquée par différentes crises. Déjà très exposé aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations, le bassin méditerranéen se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde. Une crise climatique à laquelle s'ajoutent des tensions maritimes, des crises énergétiques et migratoires ou encore des conflits régionaux. Si les contextes politiques, démographiques et économiques divergent entre les pays méditerranéens, les enjeux actuels invitent à davantage de coopération. Alors que la population pourrait atteindre jusqu'à 690 millions de personnes en 2050, comment créer des synergies durables entre des sociétés différentes ? Entrepreneuriat, emploi, environnement... Quelles sont les initiatives pour répondre aux problématiques de la région ? Émission enregistrée à Marseille à la Plateforme qui accueille le quartier général de la Saison Méditerranée 2026. Ce sont des rencontres organisées par l'Institut français et l'agence française de développement, pendant 4 jours, avec des jeunes venus de toute la Méditerranée qui s'engagent pour leur pays et pour les liens culturels qu'ils partagent. Avec : • Marouen Hadhri, fondateur de Machrou3i Fi Bledi qui veut dire Mon projet dans mon pays, une entreprise sociale dédiée à l'accompagnement des entrepreneurs issus de la diaspora maghrébine • Roy El Daher, fondateur de l'Écomusée de Jbeil, un projet dédié à la préservation du patrimoine libanais, la conservation des archives locales et à la promotion de l'écotourisme éducatif dans les villages de la région de Jbeil, au Liban. Chef de projet à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, où il organise des initiatives sociales et culturelles, et responsable de l'engagement étudiant au sein du centre entrepreneurial de l'université • Walid Mouacha, chercheur au sein de l'initiative IMAL pour le climat et le développement (Maroc), et co-coordinateur de MATTCCh, une alliance régionale réunissant plus de 25 think tanks et centres de recherche engagés sur les enjeux climatiques propres à la Méditerranée • Giada Frana, fondatrice de L'Altra Tunisia, magazine en ligne consacré à la Tunisie, à la communauté italo-tunisienne en Italie et à la diaspora tunisienne dans le monde. Programmation musicale : ► Dahak–Le Duo Zajal ► Je suis Marseille – JUL.

Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles. Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques. Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais. Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution. Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ? Avec : • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) • François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage. *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble ► Na loba nini ? - Yuma.

« Niais », « sexiste », « mal écrit », abêtissant... les critiques à l'égard de la romance sont souvent virulentes. On aime mépriser ces histoires d'amour qui finissent toujours bien et railler au passage leurs lectrices ou spectatrices. Car si les hommes ont souvent un rôle important dans l'intrigue, les romances, en version papier ou filmée, sont principalement consommées par les femmes. Le genre est donc mal vu mais n'en est pas moins populaire. La romance booste carrément le secteur de l'édition. Selon l'institut Gfk, 12 millions d'exemplaires de livres catégorisés « romance » ont été vendus en France en 2024, pour un chiffre d'affaires estimé à 165 millions d'euros. Et parmi les auteurs internationaux les plus connus du genre, on retrouve Emily Henry, Ali Hazelwood, Morgane Moncomble, Sarah Rivens, Azra Reed, Kentin Jarno et Rachel Reid. Largement portée par les réseaux sociaux et des communautés comme BookTok, la romance s'est largement diversifiée depuis l'âge d'or des Harlequins pour toucher une autre génération de lectrices. « Romantasy », « dark romance », « new romance »,... le genre se réinvente et sort des clichés du roman à l'eau de rose. Après le mouvement MeToo qui a requestionné les rapports hommes-femmes, comment expliquer le succès grandissant de la romance ? Amour, sexualité, pouvoir, que racontent ces histoires sur nos sociétés ? Et pourquoi les hommes sont si peu à en lire ou en regarder ? Avec : • Christine Van Geen, professeure de philosophie à Rennes et autrice de Love Stories – Pourquoi les romances nous font du bien (Les arène, 2026) • Grâce Minlibé, écrivaine, blogueuse ivoirienne, autrice de Tristesse au paradis (Vallesse Éditions). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle nous parle d'amour ou plutôt d'une émission de rencontres en ligne qui fait beaucoup parler d'elle. Elle s'appelle Pop the Balloon — « éclatez le ballon » en français — un concept afro-américain qui s'exporte désormais en Afrique. Programmation musicale : ► Mais je t'aime - Grand Corps Malade, Camille Lellouche ► Mi-Amor - Ssaru, Trio Mio.

Trop grave, trop aiguë, trop douce, pas assez assurée… La voix des femmes semble toujours faire l'objet d'un jugement. Dans le monde professionnel, les médias ou même au quotidien, on commentera volontiers le ton, le timbre ou le volume avant d'écouter le fond du message. Pourtant la voix porte plus que des mots. Elle incarne la présence, l'autorité et la façon dont chacun se fait entendre. C'est une manière d'exister et de prendre sa place. Faut-il apprendre à changer sa façon de parler pour être mieux entendue ou au contraire garder sa voix telle qu'elle est, comme une affirmation de soi ? Nous explorerons comment la voix peut devenir un outil de confiance et de liberté et questionnerons le regard qu'on porte encore sur les voix féminines quand elles expriment leurs idées. Comment faire pour être entendue sans renoncer à sa singularité ? Faut-il vraiment travailler sa voix pour que les femmes puissent faire entendre la leur ? Avec : Aline Jalliet, experte de la voix, chanteuse lyrique soliste pendant 30 ans, aujourd'hui coach de la voix et membre du Laboratoire de l'Égalité, autrice du livre Une voix à soi – Pourquoi n'entend-on pas la voix des femmes ? (Guy Trédaniel Éditeur) Chloé Thibaud, journaliste féministe. Autrice de Pourquoi les hommes ont peur des femmes ? La fabrique culturelle de la misogynie (Les Insolentes, mars 2026) En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini Programmation musicale : ► Calypso Queen – Calypso Rose ► Kokaini – Elektre