Country located in Central Europe
POPULARITY
Categories
C dans l'air du 24 février 2026 - Guerre en Ukraine : et si Poutine perdait ?Se recueillir dans le silence. Mardi 24 février, quatre ans jour pour jour après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fleuri les portraits des soldats tombés au combat, sur la place Maidan à Kiev, en présence de plusieurs leaders européens. Vladimir « Poutine n'a pas atteint ses objectifs. Il n'a pas brisé les Ukrainiens. Il n'a pas gagné cette guerre », a déclaré Zelensky dans un message vidéo. Force est de constater que l'armée russe patauge en Ukraine, avec à peine 20 % du territoire conquis, dont 0,75 % l'an passé, et plus de 325 000 morts au front, selon les données de l'Institute for the Study of War et du Center for Strategic and International Studies. Rappelant la souffrance du peuple ukrainien, Zelensky a également appelé ses alliés européens à accélérer l'accession de l'Ukraine à l'Union européenne. Officiellement, Bruxelles soutient toujours l'Ukraine, en témoigne le déplacement à Kiev ce mardi de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen ou le message de soutien envoyé par Emmanuel Macron : « Nous sommes et resterons aux côtés de l'Ukraine ». Mais en coulisses, plusieurs pays rechignent à soutenir l'effort militaire ukrainien, à commencer par le président hongrois Viktor Orban. Le dirigeant populiste menace de mettre son veto sur le nouveau paquet d'aides de 90 milliards d'euros approuvé par le Parlement européen, si l'Ukraine ne reprend pas le transit de pétrole russe vers la Hongrie, bloqué depuis le 27 janvier après un bombardement russe. En Lettonie, ancienne république soviétique, la population se demande si elle ne sera pas la prochaine cible de la Russie, avec qui elle partage une frontière terrestre de 214 kilomètres. Fin décembre, Riga a achevé la construction d'une clôture de 280 kilomètres sur l'ensemble de cette frontière. Depuis des années, les responsables gouvernementaux lettons accusent leurs voisins orientaux de mener une guerre hybride en facilitant le trafic de migrants, multipliant les intrusions de drones, et les cyberattaques. Riga a annoncé en décembre investir 3,5 millions d'euros dans la lutte contre les drones après plusieurs survols au-dessus de la capitale. Où en est la guerre en Ukraine, quatre ans après l'invasion de la Russie ? Jusqu'où ira Viktor Orban pour bloquer l'aide européenne à l'Ukraine ? Et pourquoi la Lettonie se sent-elle aussi menacée par la Russie ?Experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de « D'un monde à l'autre » - Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse – L'Express, auteure de « Le piège Nord Stream » - Cyrille AMOURSKY - Reporter de guerre, auteur de « Ukraïnia. Un peuple en guerre » - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense
durée : 00:02:38 - Regarde le monde - Les prochaines élections législatives hongroises auront lieu au mois d'avril. Viktor Orban est prêt à tout pour garder son poste de Premier ministre, y compris à mélanger intelligence artificielle et scénario ultra-mélodramatique, dans ce clip de 30 secondes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:38 - Regarde le monde - Les prochaines élections législatives hongroises auront lieu au mois d'avril. Viktor Orban est prêt à tout pour garder son poste de Premier ministre, y compris à mélanger intelligence artificielle et scénario ultra-mélodramatique, dans ce clip de 30 secondes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 20 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l'Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d'État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s'était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d'un « effacement civilisationnel ».Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d'abord « rassuré », en affirmant la permanence d'un lien transatlantique façonné par l'histoire et l'héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l'ère transatlantique n'est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l'Europe. »Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l'idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d'État américain n'a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l'Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l'idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l'Europe : l'« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s'associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l'administration Trump selon laquelle l'ONU n'a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n'a guère changé. D'ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l'idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVESPour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l'Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l'Italie. Par ailleurs, l'écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. C'est 3 points de plus qu'il y a un an et 22 de plus qu'il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l'Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l'avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n'étaient « que » 38 %. Cependant, l'enquête de l'Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s'améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n'a pas changé au fil des ans.Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l'année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l'inflation pourrait soutenir le pouvoir d'achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l'heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Conseil de la paix s'est réuni pour la première fois à Washington ce jeudi 19 février. Les pays membres étaient rassemblés autour de Donald Trump dans cette instance créée après l'instauration d'un cessez-le-feu à Gaza. Quel est le rôle de ce conseil? On pose la question à Ulysse Gosset, éditorialiste international à BFMTV.
Ce mardi 17 février, l'implication des États-Unis dans la campagne de Viktor Orbán en Hongrie a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
A la Une de la presse, ce mardi 17 février, le début, aujourd'hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l'Iran et les Etats-Unis, pour tenter d'éviter une intervention militaire américaine. Les tergiversations européennes autour du "Conseil de la paix" de Trump. Le lourd bilan humain du démantèlement de l'USAID. Et les célébrations du Nouvel an chinois.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine vient d'achever sa tournée en Europe. Dernière étape : la Hongrie. Nous allons y venir. Tout d'abord, la presse européenne fait le point après le discours samedi du secrétaire d'État américain lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le Temps à Genève s'interroge : « Le lien transatlantique peut-il renaître comme au "bon vieux temps"? L'Otan est-elle préservée ? L'intervention de Marco Rubio à Munich a été accueillie avec soulagement par une salle debout pour l'applaudir. Un an après le discours coup-de-poing de J. D. Vance devant ce même cénacle, c'était le signal attendu pour s'accrocher à l'espoir que tout n'était pas perdu entre l'Europe et les États-Unis ». « Eh bien raté ! », s'exclame le quotidien suisse : « Pour ceux – heureusement majoritaires – qui ont bien tendu l'oreille, la prise de parole du secrétaire d'État américain a résonné comme un second "traitement de choc", dans la droite ligne de celle de J. D. Vance. Il a en réalité enfoncé le clou en prônant la restauration d'une "civilisation occidentale" décidément rance ». Qui plus est, souligne encore Le Temps, « Marco Rubio a fait faux bond aux Européens qui se réunissaient avec les Ukrainiens pour évoquer la paix. Façon de mieux signifier que ce conflit se réglera entre Washington et Moscou, l'Europe étant réduite à un rôle non plus de partenaire mais de vassale ». Dynamiter les institutions européennes… « Certes, constate également Le Monde à Paris, l'hommage rendu par le représentant de l'administration américaine à la fraternité des champs de bataille sur lesquels Américains et Européens ont souvent combattu côte à côte ne pouvait déplaire. Il a tranché avec le dédain exprimé par Donald Trump à l'égard des pays qui avaient épaulé les États-Unis après le 11-Septembre. Sur l'essentiel, cependant, note Le Monde, le discours de Marco Rubio s'est inscrit dans le fil de la stratégie de sécurité nationale exposée en décembre 2025, qui vise le dynamitage des institutions européennes. Son absence à une réunion sur l'Ukraine, qu'il s'est même abstenu de mentionner dans son intervention, ne pouvait être justifiée par un problème d'agenda. Elle a confirmé que cette guerre dont Washington se montre incapable de désigner le responsable, Vladimir Poutine, constitue toujours le révélateur d'une fracture transatlantique dont les États-Unis sont les seuls responsables par leur volte-face ». Les Européens d'accord sur l'essentiel ? « Ne nous leurrons pas », lance le député européen Bernard Guetta dans une tribune à lire dans Libération. « Le président américain n'a pas renoncé à défaire l'Union européenne ». Mais pour leur part, les Européens étaient d'accord « sur l'essentiel » à Munich, constate l'ex-chroniqueur international. « Britanniques compris, tous partagent une même volonté d'être au plus vite en capacité de se défendre seuls et un refus de laisser Trump redessiner les frontières de l'Europe. Quant à la pérennité de l'Alliance, tous savent qu'au bout du compte, ce sont des États-Unis, et non pas d'eux, qu'elle dépendra et qu'en attendant, leur tâche est d'œuvrer à leur défense commune ». Le « modèle » hongrois… Enfin, « si certains ont encore besoin d'explications, un simple coup d'œil à l'itinéraire de Marco Rubio suffit ». C'est ce que relève le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Le secrétaire d'État américain aurait pu se rendre à Bruxelles ou à Paris après la conférence sur la sécurité ». Non !, constate le quotidien allemand. Il a préféré aller rendre visite à « deux figures de proue de la démocratie illibérale, deux critiques notoires de l'Union européenne : dimanche, le Premier ministre slovaque Robert Fico, et hier lundi, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, auquel Rubio a ouvertement offert son soutien pour sa campagne (pour les législatives de début avril) ». En effet, pointe le Süddeutsche Zeitung, « la Hongrie d'Orbán incarne le type d'Europe que Trump envisage. Elle s'isole des migrants, méprise des organisations comme l'UE et promeut une vision du monde blanche et chrétienne centrée sur l'identité et l'État-nation. Lorsque Rubio a déclaré que les gouvernements européens devaient défendre la "civilisation occidentale", il avait clairement en tête une vision du monde très proche de celle d'Orbán ».
durée : 00:12:23 - L'invité d'un jour dans le monde - A Budapest, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio souhaite le "succès" de Viktor Orban aux prochaines élections. Donald Trump affiche aussi fréquemment sa proximité avec le Premier ministre hongrois dont la position singulière continue de crisper ses partenaires européens. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:05 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio poursuit sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump. Il est présent, ce lundi 16 février, en Hongrie et apporte son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:05 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio poursuit sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump. Il est présent, ce lundi 16 février, en Hongrie et apporte son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
Lukas Aubin analyse le rapprochement entre le président américain Donald Trump vie son secrétaire d'Etat Marco Rubio et le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Il examine les enjeux de cet alignement politique et son impact sur la situation en Ukraine et la sécurité européenne globale. Enfin, notre intervenant aborde la notion d'une "internationale réactionnaire" qui se dessine, avec la convergence d'idées et de priorités entre ces différents acteurs politiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:26 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En avril, des élections auront lieu en Hongrie. Pour la première fois, Viktor Orban est donné perdant dans les sondages. En difficulté, il est prêt à tous les coups bas pour disqualifier l'opposition et conserver son fauteuil. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:26 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En avril, des élections auront lieu en Hongrie. Pour la première fois, Viktor Orban est donné perdant dans les sondages. En difficulté, il est prêt à tous les coups bas pour disqualifier l'opposition et conserver son fauteuil. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:26 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En avril, des élections auront lieu en Hongrie. Pour la première fois, Viktor Orban est donné perdant dans les sondages. En difficulté, il est prêt à tous les coups bas pour disqualifier l'opposition et conserver son fauteuil. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l'Europe décrocheAlors que le chef de l'État visait le plein emploi au cours de ses campagnes présidentielles, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années. Selon les chiffres de l'Insee publiés ce mardi 10 février, le taux de chômage en France, hors Mayotte, a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 pour atteindre 7,9 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. Le nombre de demandeurs d'emploi au sens du Bureau international du travail atteint ainsi 2,5 millions de personnes, en hausse de 56 000 par rapport au trimestre précédent.Depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d'entreprises est en hausse, et la CGT sonne la sonnette d'alarme sur la situation de l'industrie française. La Confédération générale du travail a publié ce mardi sa liste noire des plans sociaux. Elle compte ainsi, à ce jour, 483 plans de licenciement.Dans ce contexte, Emmanuel Macron a mis en garde ce matin contre les menaces américaines et chinoises. À quelques jours d'une réunion informelle des dirigeants européens à Bruxelles, jeudi, le président de la République appelle, dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, à instaurer une « préférence européenne » dans plusieurs secteurs, notamment les technologies vertes et le numérique, mais aussi la défense et la sécurité. Face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis, le sort industriel des Européens pourrait être scellé en « 3 à 5 ans », estime le chef de l'État, relançant l'idée d'un endettement commun européen.Face à la Chine, l'industrie française est en « danger de mort », a assuré de son côté Clément Beaune hier sur TF1. Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, qui a présenté lundi les grandes lignes de son rapport intitulé « L'industrie européenne face au rouleau compresseur chinois », propose la mise en place d'un « bouclier commercial massif ».Alors, quel est l'état de l'industrie française ? L'Europe est-elle en train de décrocher ? Que peut faire l'UE face à la Chine et aux États-Unis ? Comment l'Empire du Milieu fait-il main basse sur l'industrie de la Hongrie ? Derrière les bons résultats économiques, quelle est la réalité italienne ?Nos experts :- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Mathieu PLANE - Economiste à l'OFCE- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le Monde
durée : 00:03:19 - L'Éco en VO - Depuis 2019, des communes hongroises doivent verser une contribution "de solidarité" à l'Etat. Cette semaine, Viktor Orbán a fait interdire tout recours contre cette taxe, créant la polémique, au beau milieu de la campagne déjà abrasive pour les prochaines législatives, prévues le 12 avril. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Entretien mené par Olivia Gesbert Interprète : Marguerite Capelle István, adolescent isolé dans une petite ville de Hongrie, vit une relation sexuelle avec sa voisine quadragénaire mariée, qui s'achève brutalement. Après un passage en centre de détention pour mineurs, il s'engage dans l'armée et combat en Irak. Plus tard, installé en Angleterre, il travaille comme chauffeur pour l'élite et tente de réussir dans l'immobilier. Malgré cette ascension sociale, István reste un homme passif, déconnecté de lui-même et des autres. À travers lui, David Szalay explore la crise de la masculinité dans un monde dominé par la performance, la marchandisation et les inégalités. L'implacable anatomie de l'homme contemporain. Le livre sera disponible à la vente en avant-première, accompagné d'une session de dédicaces de l'auteur. À lire – David Szalay, Chair, trad. de l'anglais par Benoît Philippe, Albin Michel, 2026, Booker Prize 2025
Épisode 4 – Les États-Unis d’Europe ? Les Sources ! La Commission européenne promet un « espace Schengen militaire » pour faciliter la mobilité militaire sur le continent. 19 novembre 2025.https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/19/la-commissioneuropeenne-promet-un-espaceschengen-militaire-pour-faciliter-la-mobilitemilitaire-sur-le-continent_6654044_3210.html. « L'UE doit rester vigilante face aux ingérences russes, mais la Hongrie et la Serbiemettront cette stratégie à l'épreuve ». 24 octobre 2025.https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/24/l-ue-doit-rester-vigilante-faceaux-ingerences-russesmais-la-hongrie-et-la-serbie-mettront-cette-strategie-a-lepreuve_6649227_3232.html. « […] L'article Questions d’actu, le podcast des BUT2 Mesures Physiques de l’IUT de Blois #4 est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Après des étapes en Italie, au Mexique ou encore en Indonésie, Margaux Lassalle poursuit le Rock Trip RTL2 avec une escale en Hongrie. Direction Budapest, la capitale surnommée la "ville des bains" pour ses nombreuses sources thermales, entre spécialités culinaires comme la goulash et inventions célèbres telles que le Rubik's Cube. Le voyage commence par un détour par les grandes figures de la musique classique hongroise, dont Franz Liszt, avant que l'animatrice ne fasse un point sur l'actualité musicale locale avec le titre le plus écouté du moment, "Show Me What You Got" de VZS, JOJO et KKevin. Margaux Lassalle s'attarde ensuite sur la scène rock hongroise, en revenant sur des groupes emblématiques comme Omega et son classique "Gyöngyhajú lány", Locomotiv GT et son rock progressif, ainsi que Tankcsapda, figure majeure du hard rock hongrois depuis les années 90. Le voyage se termine avec Ivan & The Parazol, quintette reconnu pour son rock rétro inspiré des années 60-70, et leur titre : "Kérdőjelek és a válaszok". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La police ICE contre l'immigration clandestine aux États-Unis, ses dérives et les deux morts de Minneapolis, ceux qui se revendiquaient du trumpisme ont-ils rebattu la donne ? Pour Ruth Elkrief, ce n'est pas facile d'être un trumpiste français. Il y avait les tarifs douaniers, puis il y a eu le Groenland et maintenant, il y a ICE, la police anti-immigration, poursuit-elle. C'est une perspective colossale qui mêle la souveraineté et l'écologie. La mer du Nord pourrait devenir un immense Eldorado vert. C'est un vaste espace qui a la particularité d'être peu profonde. Elle est sur un plateau continental. De plus, les vents à cet endroit sont relativement constants. C'est pourquoi, c'est parfait pour les éoliennes en mer. Pour Pascal Perri, il faut prendre la mesure de notre autonomie dans le domaine de l'énergie. C'est un problème central de souveraineté qui ne se négocie pas. La Hongrie refait parler d'elle. On savait que Viktor Orbán était proche des options russes. Et voilà que le gouvernement hongrois lance une pétition pour l'arrêt de l'aide européenne à l'Ukraine. Zelensky se moque de cette pétition. Pour Vincent Crouzet, le président ukrainien a raison, mais il y a quelque chose de plus inquiétant. Ce sont les risques d'ingérence au cours des élections législatives hongroises d'avril qui sont très importantes. Selon lui, à la fois Trump et Poutine sont alignés sur la même longueur d'onde, c'est-à-dire la défense de leur petit protégé, Viktor Orbán. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En février 2023, se tenait comme chaque année à Budapest, le « jour de l'honneur », soit l'un des plus grands rassemblements néo-nazis d'Europe. Selon la justice hongroise et Victor Orban lui-même, c'est dans ce contexte que quelques nostalgiques du 3e Reich auraient été houspillés par des antifascistes. S'en est suivi une enquête judiciaire et la traque, à travers toute l'Europe de 17 militants anti-nazis, tout cela avec le concours des services de renseignement et même de l'antiterrorisme de plusieurs états membres, dont la France. Gino a été interpellé par la Sous-direction Antiterroriste à Paris en novembre 2024 pour être extradé vers la Hongrie. Après quatre mois et demi de détention à Fresnes, les juges français ont finalement refusé de l'extrader au vu du peu de garanties offertes par la Hongrie quant à l'indépendance de son système judiciaire et des conditions de détention réservées aux opposants politiques. En décembre 2025, c'est un nouveau mandat d'arrêt européen qui est émis contre le jeune antifasciste et qui reprend mot pour mot celui émis par la Hongrie deux ans plus tôt sauf que cette fois, il émane de l'Allemagne.A nouveau la Sous-direction Antiterroriste, à nouveau la garde à vue et à nouveau la prison sauf que cette fois les juges le remettent rapidement en liberté, le temps que son pourvoi contre l'extradition soit examiné. Certains y verront un acharnement incompréhensible pour des faits a priori bénins (rudoyer des nazis), ce qui se joue est pourtant de la plus haute importance tant ils démontrent l'existence à l'échelle européenne d'une répression conjointe et assumée de l'antifascisme. Collaboration en termes de renseignements évidemment mais aussi sur le plan judiciaire ; en Allemagne comme en Hongrie, c'est la qualification d'organisation criminelle (l'équivalent de l'association de malfaiteurs chez nous) qui autorise des moyens judiciaires ahurissants et des peines extrêmement lourdes. Maja, une militante allemande, est incarcérée en Hongrie depuis plus d'un an, avant le début de son procès 14 années de détention lui ont été proposées en échange d'un plaidé coupable qu'elle a refusé. Un militant allemand a déjà écopé de 5 ans de prison dans son pays. Ils sont 17 au total sur qui pèsent la menace de nombreuses années d'incarcération. Quant à Gino, le mandat d'arrêt hongrois le visant évoque une peine de 22 années. La première audience concernant son second refus d'être extradé se tiendra mercredi 28 janvier à la cour d'appel de Paris sur l'Île de la Cité.Pour mieux comprendre « l'affaire Budapest » et ses enjeux, voir nos articles : Affaire Budapest : des néo-nazis, des juges, la SDAT et Viktor Orban La nuit sera longue - Zerocalcare Une bande dessinée pour comprendre l'affaire « Budapest » et libérer Gino La justice ne serait-elle plus qu'un mot en Europe ? Eric Vuillard sur l'affaire « Gino » Lettre de l'antifasciste Maja devant ses juges hongroisVous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d'existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C'est par ici.
C'est un petit séisme énergétique, passé presque inaperçu dans le vacarme de l'actualité. Et pourtant, le signal est fort. Selon le think tank Ember, pour la toute première fois, l'éolien et le solaire ont produit davantage d'électricité en Europe que l'ensemble des énergies fossiles en 2025. Oui, vous avez bien entendu : le vent et le soleil ont dépassé le gaz, le charbon et le pétrole réunis.Plus largement, les énergies renouvelables ont assuré plus de la moitié de la production électrique des 27 pays de l'Union européenne l'an dernier. Un basculement historique. Dans le détail, l'éolien et le solaire représentent à eux seuls 30 % du mix électrique, contre 29 % pour toutes les sources fossiles. Une inversion des courbes qui aurait semblé impensable il y a encore dix ans. Le solaire, surtout, avance à marche forcée. Il fournit désormais 13 % de l'électricité européenne, avec une progression spectaculaire de 20 % sur la seule année 2025. Certains pays tirent clairement le peloton : la Hongrie, Chypre, la Grèce, l'Espagne ou encore les Pays-Bas multiplient les installations et affichent des records de production.Ce boom peut surprendre. Car l'objectif politique affiché par Bruxelles l'an dernier n'était pas d'abord écologique, mais économique : réduire la facture énergétique des Européens. Et c'est justement là que se trouve la clé. Selon la Commission, la flambée des prix venait surtout d'une dépendance excessive aux combustibles fossiles importés, chers et volatils. Autrement dit, passer aux renouvelables n'était pas seulement un choix climatique, mais aussi un choix budgétaire. Le charbon, déjà en déclin, ne constituait plus le principal problème. Le vrai point noir, c'est désormais le gaz : coûteux, fortement émetteur de CO₂, et géopolitiquement sensible. Résultat, en voulant faire des économies, l'Europe a accéléré sa transition. Par pragmatisme plus que par idéalisme. Mais au final, le constat est le même : en 2025, le vent et le soleil ont pris l'avantage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(00:00:33) L'Europe a une opportunité unique de rebondir - Philippe Aghion, prix Nobel d'économie (00:06:50) Pourquoi Donald Trump embarrasse l'extrême-droite européenne ? (00:14:54) Pourquoi tout est plus cher en Hongrie ?
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l'UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L'accord Mercosur, n'est pas un accord agricole mais un accord global où l'UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l'UE : le bœuf, la volaille et le sucre.Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s'inscrit dans une crise plus large de l'agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu'« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l'agriculture française, qui se jouent essentiellement à l'intérieur de l'UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l'environnement de Nicolas Sarkozy à l'agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d'agrandir des bâtiments d'élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l'abattage, sont en cause.Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.QUI AUX CÔTÉS DE L'IRAN ? La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s'est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L'économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l'impasse : les négociations sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l'analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l'objectif même d'une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l'Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d'une opération contre l'Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.L'Union européenne est pour l'instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l'Amérique de Donald Trump sur l'autel d'un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l'Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s'était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l'œuvre, côté russe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesLes Européens ont envoyé des militaires au Groenland, alors que la Première ministre danoise a acté, ce jeudi, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir de l'île convoitée par Donald Trump, au lendemain d'une rencontre entre des dirigeants des deux pays à Washington. À Paris, un conseil de défense a été convoqué en urgence ce matin. La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège ont décidé de mobiliser leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice militaire conjoint baptisé « Arctic Endurance ». Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà présente à Nuuk et elle « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a indiqué un peu plus tard Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres. Le ministre français des Affaires étrangères a également annoncé mercredi l'ouverture d'un consulat sur place le 6 février prochain. Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d'acquérir l'île arctique. Mercredi, il a écrit sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ». Le président américain a également affirmé qu'il « pense qu'une solution sera trouvée » sur le Groenland.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump répète qu'il s'emparera du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Mais s'il dit ne pas exclure la voie militaire pour annexer ce territoire grand comme quatre fois la France, peuplé de seulement 57 000 habitants, la proposition américaine de rachat du Groenland, écartée en 2019, revient en force. Le président américain a nommé un émissaire et il évoque ouvertement les précédents historiques : la Louisiane (à la France) en 1803, la Floride (à l'Espagne) en 1819, l'Alaska (à l'Empire russe) en 1867. Donald Trump pourrait-il vraiment acheter l'île ?Parmi les pays européens à ne pas avoir envoyé de troupes au Groenland se trouve la Hongrie. Isolé en Europe, le pays dirigé par Viktor Orbán compte pour se relancer sur Donald Trump, dont il a applaudi la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Il continue par ailleurs de jouer la carte russe de multiples manières, alors même que la Hongrie est membre de l'Union européenne.Alors l'Europe est-elle prête à défier Trump ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils s'emparer du Groenland ? Nos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP
Nous sommes le 1ᵉʳ janvier 1531, à Bruxelles. Marie de Hongrie est officiellement nommée gouvernante générale des Pays-Bas par son frère, l'empereur Charles Quint. Elle succède à sa tante, Marguerite d'Autriche, et prend ainsi les rênes d'un ensemble de provinces parmi les plus riches et les plus instables d'Europe. Fille de Philippe le beau et de Jeanne de Castille, dite « la folle », la jeune femme de vingt-cinq ans a été élevée entre la cour de Bourgogne et celle d'Espagne. Elle possède une solide culture humaniste et, veuve du Roi de Hongrie, elle a pu affuter son sens politique et militaire lors des conflits avec les Turcs. Sous la tutelle de son tout puissant frère, Marie va toutefois parvenir à s'imposer comme une dirigeante énergique, capable de tenir tête aux nobles régionaux comme aux puissances étrangères. Elle concentre son action sur trois axes majeurs : stabiliser les provinces, renforcer l'autorité centrale et préserver la paix intérieure. Elle modernise l'administration, soutient les finances publiques, encourage le commerce et veille à la défense des frontières, notamment face aux ambitions françaises. Jouant un rôle diplomatique non négligeable, négociant avec habileté pour éviter les guerres coûteuses, son gouvernement assurera aux Pays-Bas une période de relative prospérité et de cohésion. A l'instar des élites de l'époque, elle est une mécène qui protège les artistes, elle correspond avec Érasme et fait de sa cour un foyer intellectuel brillant. Après vingt-cinq ans de pouvoir, Marie de Hongrie se retire en 1555, laissant l'image d'une souveraine pragmatique, cultivée et tenace. Elle reste l'une des figures importantes de la Renaissance européenne, une femme qui sut gouverner avec intelligence dans un monde dominé par les hommes. Avec nous : Gilles Docquier, conservateur de la section d'Histoire régionale et domaniale au Domaine et Musée royal de Mariemont. Co-commissariat de l'exposition : Marie de Hongrie – Art et Pouvoir à la Renaissance ». Dirige le catalogue avec Jean-Marie Cauchies. Sujets traités : Marie de Hongrie, Leadership, diplomatie et vision, Europe, Charles Quint , Autriche, Philippe le beau, Jeanne de Castille Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:19 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - Pourquoi est-ce qu'il est si compliqué de mettre des sanctions sur le nucléaire russe? Parmi les pays qui bloquent, la Slovaquie, la Hongrie.. et la France ! Anna Hubert a enquêté pour comprendre, elle raconte. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aucun pays d'Europe n'échappe au casse-tête du financement des retraites, et il existe presqu'autant de systèmes que d'États. Alors qu'en France, le gouvernement a finalement mis de côté sa réforme, l'Espagne s'apprête à augmenter les pensions, et l'Allemagne apprend aux enfants à épargner - dès l'âge de 6 ans. Retraites En Espagne, les pensions sont indexées sur le coût de la vie Madrid s'apprête a augmenter les pensions. Jusqu'à présent, son système résiste, malgré la démographie en berne. Il repose sur le Pacte de Tolède. C'est une commission parlementaire créée en 1995 et qui, depuis trente ans, indexe les retraites sur les prix à la consommation. Depuis, l'Espagne a quand même pris le taureau par les cornes et fait adopter sans difficulté une réforme qui permet, depuis 2013, un recul progressif de l'âge légal de départ, il atteindra 67 ans l'an prochain, mais avec seulement 35 ans de cotisations exigées. À Madrid, Diane Cambon. En Allemagne, l'État initie les enfants à la capitalisation À Berlin aussi, le gouvernement est aux prises avec un programme de réformes. Parmi les pistes, figure le renforcement de la capitalisation. Et comme on ne s'y prend jamais trop tôt, le chancelier a lancé une initiative originale : l'État verse désormais 10 € par mois aux enfants à partir de 6 ans sur un compte bloqué dédié à leur future retraite. Et ce jusqu'à leurs 18 ans. Une manière d'inciter à l'épargne dans un contexte de grande incertitude économique. À Berlin, Delphine Nerbollier. En Lituanie, les travailleurs étrangers doivent apprendre la langue, mais les profs manquent Livrer des repas à vélo ou conduire des VTC, dans tous les pays d'Europe ces emplois sont en général occupés par des travailleurs étrangers, parfois récemment arrivés et qui ne parlent pas la langue de leurs clients et employeurs. Au nord du continent, la Lituanie a décidé que les étrangers qui travaillaient au contact de la clientèle devaient désormais avoir des connaissances de base en lituanien. La mesure vient d'entrer en vigueur, et elle prévoit des contrôles et des sanctions financières. Mais cette exigence linguistique, a priori, logique se heurte à un problème : le pays manque cruellement d'enseignants et de structures dédiés. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Grandir en Transylvanie Cette région au nom évocateur, située en Roumanie, abrite une importante minorité hongroise. Si elle fait rêver les amateurs de films de vampire, elle intéresse aussi beaucoup Viktor Orban, le Premier ministre de Hongrie, notamment à l'approche des élections. Jade Briend Guy, journaliste à la rédaction d'Entr, qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux, nous emmène en pays Sicule. Un reportage à retrouver ici et sur tous les réseaux sociaux. Entr.fr est un média France Médias Monde.
Aucun pays d'Europe n'échappe au casse-tête du financement des retraites, et il existe presqu'autant de systèmes que d'États. Alors qu'en France, le gouvernement a finalement mis de côté sa réforme, l'Espagne s'apprête à augmenter les pensions, et l'Allemagne apprend aux enfants à épargner - dès l'âge de 6 ans. Retraites En Espagne, les pensions sont indexées sur le coût de la vie Madrid s'apprête a augmenter les pensions. Jusqu'à présent, son système résiste, malgré la démographie en berne. Il repose sur le Pacte de Tolède. C'est une commission parlementaire créée en 1995 et qui, depuis trente ans, indexe les retraites sur les prix à la consommation. Depuis, l'Espagne a quand même pris le taureau par les cornes et fait adopter sans difficulté une réforme qui permet, depuis 2013, un recul progressif de l'âge légal de départ, il atteindra 67 ans l'an prochain, mais avec seulement 35 ans de cotisations exigées. À Madrid, Diane Cambon. En Allemagne, l'État initie les enfants à la capitalisation À Berlin aussi, le gouvernement est aux prises avec un programme de réformes. Parmi les pistes, figure le renforcement de la capitalisation. Et comme on ne s'y prend jamais trop tôt, le chancelier a lancé une initiative originale : l'État verse désormais 10 € par mois aux enfants à partir de 6 ans sur un compte bloqué dédié à leur future retraite. Et ce jusqu'à leurs 18 ans. Une manière d'inciter à l'épargne dans un contexte de grande incertitude économique. À Berlin, Delphine Nerbollier. En Lituanie, les travailleurs étrangers doivent apprendre la langue, mais les profs manquent Livrer des repas à vélo ou conduire des VTC, dans tous les pays d'Europe ces emplois sont en général occupés par des travailleurs étrangers, parfois récemment arrivés et qui ne parlent pas la langue de leurs clients et employeurs. Au nord du continent, la Lituanie a décidé que les étrangers qui travaillaient au contact de la clientèle devaient désormais avoir des connaissances de base en lituanien. La mesure vient d'entrer en vigueur, et elle prévoit des contrôles et des sanctions financières. Mais cette exigence linguistique, a priori, logique se heurte à un problème : le pays manque cruellement d'enseignants et de structures dédiés. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Grandir en Transylvanie Cette région au nom évocateur, située en Roumanie, abrite une importante minorité hongroise. Si elle fait rêver les amateurs de films de vampire, elle intéresse aussi beaucoup Viktor Orban, le Premier ministre de Hongrie, notamment à l'approche des élections. Jade Briend Guy, journaliste à la rédaction d'Entr, qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux, nous emmène en pays Sicule. Un reportage à retrouver ici et sur tous les réseaux sociaux. Entr.fr est un média France Médias Monde.
Né en 1974 à Montréal d'une mère canadienne et d'un père hongrois, David Szalay a grandi à Londres et vit aujourd'hui entre Vienne et Budapest. Auteur de six livres, dont Turbulences; Ce qu'est l'homme, traduit dans une quinzaine de langues, a été récompensé par le Plimpton Prize for Fiction et le Gordon Burn Prize. Son nouveau roman Chair a reçu un formidable accueil dans la presse anglophone et a remporté le prestigieux Booker Prize 2025. István, quinze ans, vient d'emménager avec sa mère dans un quartier modeste d'une petite ville de Hongrie. Isolé, désœuvré, c'est par hasard qu'il se lie avec sa voisine de palier, une quadragénaire mariée. Celle-ci lui fait découvrir les plaisirs de la chair, jusqu'à ce qu'un incident mette un terme à leur relation. Après quelques années dans un centre de détention pour mineurs, István s'engage dans l'armée et combat en Irak. De retour, il part pour l'Angleterre où, travaillant comme chauffeur et agent de sécurité, il intègre la sphère de l'élite économique et politique, et tente de faire fortune dans l'immobilier. Mais par-delà son ascension sociale se cache un être fondamentalement passif, comme étranger au monde et à lui-même. Même dans son rapport au sexe. À travers la figure d'István, David Szalay décrypte la crise de la masculinité dans un monde dominé par la marchandisation, le culte de la performance et l'augmentation des inégalités. L'implacable anatomie de l'homme contemporain. (Présentation des éditions Albin Michel)
En Ukraine, plus d'un million de foyers sont sans eau et sans électricité suite aux frappes russes en cette fin de semaine. Au sud du pays, c'est le port d'Odessa, le nœud commercial de l'ensemble du pays qui est constamment la cible des drones et des missiles. Le meilleur moyen de toucher le cœur de l'économie ukrainienne, ses exportations de céréales ou de minerai. L'un de nos correspondants sur place, Théo Renaudon, est allé voir comment ce port tente malgré tout de fonctionner en temps de guerre. La revue de presse sonore de Franceline Beretti On a beaucoup parlé du Groenland cette semaine. Le président américain a une nouvelle fois rappelé ses prétentions sur ce territoire autonome du Danemark. Les discours xénophobes vont bon train en Croatie... Le parti d'extrême droite le Mouvement des patriotes est arrivé troisième aux dernières élections législatives. Ce sont les travailleurs venus d'Asie qui sont visés. Ils représentent 10 % des actifs. Une main-d'œuvre pourtant choisie et encouragée par le gouvernement pour compenser l'émigration. Les explications de Simon Rico. Sans argent européen, le train hongrois peine à se maintenir Manque d'indépendance de la presse ou de la justice, non-respect des minorités, c'est pour toutes ces raisons que des milliards d'euros d'aide européenne ne sont pas versés à la Hongrie. Avec des conséquences très pratiques : plus de financement pour la maintenance du système ferroviaire qui a pourtant connu un âge d'or justement grâce à ces fonds européens. Reportage à Budapest de Florence Labruyère.
En Ukraine, plus d'un million de foyers sont sans eau et sans électricité suite aux frappes russes en cette fin de semaine. Au sud du pays, c'est le port d'Odessa, le nœud commercial de l'ensemble du pays qui est constamment la cible des drones et des missiles. Le meilleur moyen de toucher le cœur de l'économie ukrainienne, ses exportations de céréales ou de minerai. L'un de nos correspondants sur place, Théo Renaudon, est allé voir comment ce port tente malgré tout de fonctionner en temps de guerre. La revue de presse sonore de Franceline Beretti On a beaucoup parlé du Groenland cette semaine. Le président américain a une nouvelle fois rappelé ses prétentions sur ce territoire autonome du Danemark. Les discours xénophobes vont bon train en Croatie... Le parti d'extrême droite le Mouvement des patriotes est arrivé troisième aux dernières élections législatives. Ce sont les travailleurs venus d'Asie qui sont visés. Ils représentent 10 % des actifs. Une main-d'œuvre pourtant choisie et encouragée par le gouvernement pour compenser l'émigration. Les explications de Simon Rico. Sans argent européen, le train hongrois peine à se maintenir Manque d'indépendance de la presse ou de la justice, non-respect des minorités, c'est pour toutes ces raisons que des milliards d'euros d'aide européenne ne sont pas versés à la Hongrie. Avec des conséquences très pratiques : plus de financement pour la maintenance du système ferroviaire qui a pourtant connu un âge d'or justement grâce à ces fonds européens. Reportage à Budapest de Florence Labruyère.
Officiellement, les frontières des Balkans sont fermées et tellement bien gardées que les exilés ne tenteraient presque plus de les franchir. Mais dans les faits, les migrants sont surtout devenus indétectables et entièrement à la merci des passeurs prêts à tout pour maximiser leurs gains. Un reportage à retrouver en entier dans l'émission Accents d'Europe. De notre correspondant à Belgrade, Personne ne sait combien d'exilés empruntent actuellement la route des Balkans, notamment parce que la plupart évitent les camps officiels où ils sont identifiés. Shaheer, un jeune Afghan de 21 ans, préfère lui la jungle d'Obrenovac, au sud de Belgrade. « J'espère qu'on va finir par me laisser entrer en Hongrie. Ce n'est pas une vie ici, c'est dangereux. On doit se cacher de la police, des gens. Aujourd'hui, il y a un type d'ici, un Serbe, qui m'a frappé. Il m'a dit : "Dégage, tu n'as rien à faire ici". On doit toujours fuir. Ça me rend fou, littéralement », témoigne le jeune homme qui vit dans la rue depuis un mois et demi, n'ayant plus d'argent pour poursuivre son périple vers l'Union européenne. Sur la route des Balkans, les prix flambent depuis l'entrée de la Croatie dans l'espace Schengen et le déploiement des gardes frontières de Frontex dans le pays. Les trafiquants font leur pub ouvertement sur TikTok et sont aussi prêts à tout - même aux pires exactions - pour maximiser leurs profits. Les risques pris par les sans-papiers se matérialisent dans les cimetières « Dans les Balkans, les gangs sont surtout tenus par des Afghans, tandis qu'en Libye, ils le sont par des Libyens. Mais le système est le même : ils kidnappent, torturent, violent, brisent les os et envoient des vidéos aux familles pour leur réclamer des rançons de 3 000 ou 4 000 euros. Cela peut paraître peu, mais pour eux, c'est beaucoup d'argent. Une fois que les familles ont payé, les personnes sont libérées. Les transferts se font par Western Union ou MoneyGram », détaille Silvia Maraone, une humanitaire italienne basée de longue date en Bosnie-Herzégovine. Dans les Balkans, les risques toujours plus grands pris par les sans-papiers se matérialisent concrètement dans les cimetières. Les tombes portant l'inscription « N. N. », pour « Nomen nescio » (« Nom inconnu », en latin), se multiplient dans ceux qui se trouvent près des frontières. Régulièrement sollicitée par des familles de disparus, l'ONG serbe KlikAktiv a lancé cette année un projet pour tenter de les identifier, comme l'explique Milica Svabic. « Des dizaines de personnes sont mortes noyées dans la rivière Drina, entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Malheureusement, personne n'en parle et ces victimes sont mal identifiées », déplore-t-elle. Aujourd'hui, les ONG de la route des Balkans font ce qu'elles peuvent pour continuer à porter assistance à ceux qui la rejoignent, alors que les autorités les ignorent. Un reportage à retrouver en entier dans l'émission Accents d'Europe.
La juriste française Sophie Lemaître publie Réduire au silence, un livre dans lequel elle décrit « comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG » dans des régimes autoritaires… Mais aussi dans des démocraties comme la France. [Rediffusion de l'émission du 13 septembre 2025] Sophie Lemaître, docteure en droit, dépeint un phénomène mondial, le lawfare, qui menace gravement la liberté d'expression et l'espace civique. Si ce concept vient du domaine de la guerre, il « se transvase très bien pour tout ce qui est atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté d'association », explique-t-elle. Elle qualifie cette pratique d'« arme de dissuasion massive parce que le droit n'est plus à nos côtés, il est utilisé contre nous, contre la liberté d'informer et notre droit d'être informé ». Les cibles sont clairement identifiées : les journalistes et les défenseurs des droits humains. La stratégie est simple : « à partir du moment où vous travaillez sur des sujets qui dérangent des intérêts puissants, qu'ils soient politiques ou privés, on va utiliser le droit pour vous réduire au silence ». Les « poursuites bâillons » ou SLAPP (Strategic lawsuits against public participation) sont emblématiques de cette tactique. Leur objectif premier n'est pas de gagner le procès, mais d'« épuiser financièrement, émotionnellement, personnellement » la cible. Ainsi, dit-elle, « c'est la procédure qui vous étouffe ». La diffamation est la procédure la plus couramment travers le monde. Son danger réside dans le fait que « dans plein de pays, la diffamation est criminalisée. Donc, on peut avoir une une amende, mais on peut également aller en prison. » L'effet est « vraiment dissuasif. (...) Est-ce que vous allez continuer à écrire sur la corruption ou sur les atteintes dans l'environnement ? Vous allez peut-être vous poser deux fois la question avant de publier un article ou une enquête sur le sujet. » Sophoe Lemaître cite l'exemple du groupe français Bolloré qui a déposé « une vingtaine de plaintes en diffamation » dès qu'un article « pouvait déranger ». Les poursuites transfrontalières, où la plainte est déposée « non pas dans le pays dans lequel le journaliste vit mais à l'étranger », amplifient la difficulté : « Vous ne connaissez pas le pays, vous ne maîtrisez peut-être pas la langue. Clairement vous ne maîtrisez pas le système judiciaire. Donc ça va vous obliger à devoir trouver un avocat spécialisé et ça va vous coûter beaucoup plus cher. » Les États ne sont pas en reste. « Ils ont tout un arsenal disponible qu'ils peuvent utiliser contre les médias et les associations. » Les lois sur les « agents de l'étranger » en Russie, en Hongrie ou en Géorgie en sont un exemple typique. Les avocats qui défendent des journalistes deviennent eux aussi parfois des « cibles prioritaires ». Face à ces menaces, Sophie Lemaître souligne l'importance de la riposte et de l'union. Elle mentionne la « directive européenne contre les poursuites bâillons » comme un pas significatif. Pour les citoyens, l'action est cruciale : « une première chose que l'on peut faire, c'est de repartager quand vous voyez des enquêtes de journalistes, repartager leurs enquêtes. [...] alertez, parlez-en autour de vous. » Elle conclut sur le « sentiment d'urgence » qui l'a fait écrire ce livre : « On est à un point de bascule. On peut très facilement aller du côté d'une démocratie illibérale ou une autocratie. » Il est donc « essentiel de se mobiliser, de soutenir les associations, les journalistes, mais aussi les magistrats qui sont ciblés ».
Mi-décembre 2025, la Commission européenne a proposé de revenir sur l'interdiction de vente de véhicules neufs à moteur thermique après 2035. [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Pour simplifier les procédures et alléger les normes, différents amendements au pacte vert ont déjà été adoptés suite à un vote conjoint des députés du Parti Populaire Européen et de ceux des groupes d'extrême-droite. À lire aussiUE: qu'est-ce que le Pacte Vert, enjeu des élections européennes? En Albanie, la Vjosa et son parc national sont à nouveau menacés Les énergies fossiles et les activités industrielles accélèrent le réchauffement du climat, et détruisent aussi directement de nombreux écosystèmes, là où la réglementation est peu contraignante, ou peu appliquée. Il y a deux ans, le gouvernement albanais inaugurait le premier Parc National de rivière sauvage en Europe. Une victoire pour les écologistes qui luttaient depuis plus de 10 ans pour protéger la Vjosa, un fleuve à la biodiversité exceptionnelle. Mais deux ans et demi plus tard, la survie de cet espace naturel est à nouveau menacée, comme l'a constaté Louis Seiller sur les bords du fleuve, dans le sud de l'Albanie. Le lac Balaton, en Hongrie, est lui aussi en danger Les Hongrois le surnomment la « mer du peuple », c'est le plus grand lac d'Europe, et un lieu de tourisme balnéaire très prisé. Mais son niveau d'eau est désormais très bas, car il subit de plein fouet les effets du changement du climat - des effets visibles à l'œil nu. Les précisions de Florence Labruyère. La chronique musique de Vincent Théval : Prince of Assyria Mach Cha Zamara Voyage au pays du «çay» Avec une consommation d'environ quatre kilos par personne et par an... C'est en Turquie, pays aux confluents de l'Europe et de l'Asie, que l'on boit le plus de thé au monde. Même si les Turcs ont adopté cette boisson assez récemment, elle est devenue incontournable dans leur vie sociale, mais aussi commerciale, politique... Partout, à toute occasion, dans les maisons, les magasins, les cafés, on boit du thé noir du matin au soir. À tel point que la production locale – pourtant au cinquième rang mondial – suffit tout juste à satisfaire les besoins du pays. À Ankara, Anne Andlauer. À lire aussiL'Union européenne renonce au tout-électrique en 2035 et autorise une part limitée de voitures thermiques
Mi-décembre 2025, la Commission européenne a proposé de revenir sur l'interdiction de vente de véhicules neufs à moteur thermique après 2035. [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Pour simplifier les procédures et alléger les normes, différents amendements au pacte vert ont déjà été adoptés suite à un vote conjoint des députés du Parti Populaire Européen et de ceux des groupes d'extrême-droite. À lire aussiUE: qu'est-ce que le Pacte Vert, enjeu des élections européennes? En Albanie, la Vjosa et son parc national sont à nouveau menacés Les énergies fossiles et les activités industrielles accélèrent le réchauffement du climat, et détruisent aussi directement de nombreux écosystèmes, là où la réglementation est peu contraignante, ou peu appliquée. Il y a deux ans, le gouvernement albanais inaugurait le premier Parc National de rivière sauvage en Europe. Une victoire pour les écologistes qui luttaient depuis plus de 10 ans pour protéger la Vjosa, un fleuve à la biodiversité exceptionnelle. Mais deux ans et demi plus tard, la survie de cet espace naturel est à nouveau menacée, comme l'a constaté Louis Seiller sur les bords du fleuve, dans le sud de l'Albanie. Le lac Balaton, en Hongrie, est lui aussi en danger Les Hongrois le surnomment la « mer du peuple », c'est le plus grand lac d'Europe, et un lieu de tourisme balnéaire très prisé. Mais son niveau d'eau est désormais très bas, car il subit de plein fouet les effets du changement du climat - des effets visibles à l'œil nu. Les précisions de Florence Labruyère. La chronique musique de Vincent Théval : Prince of Assyria Mach Cha Zamara Voyage au pays du «çay» Avec une consommation d'environ quatre kilos par personne et par an... C'est en Turquie, pays aux confluents de l'Europe et de l'Asie, que l'on boit le plus de thé au monde. Même si les Turcs ont adopté cette boisson assez récemment, elle est devenue incontournable dans leur vie sociale, mais aussi commerciale, politique... Partout, à toute occasion, dans les maisons, les magasins, les cafés, on boit du thé noir du matin au soir. À tel point que la production locale – pourtant au cinquième rang mondial – suffit tout juste à satisfaire les besoins du pays. À Ankara, Anne Andlauer. À lire aussiL'Union européenne renonce au tout-électrique en 2035 et autorise une part limitée de voitures thermiques
Dans cette édition :Les éleveurs maintiennent leur mobilisation avec près de 80 actions dans toute la France, prêts à passer Noël sur les barrages routiers pour faire entendre leurs revendications.La France et l'Italie s'opposent à la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur, jugeant les garanties agricoles insuffisantes, rejointes par la Hongrie et la Pologne pour former une minorité de blocage.Un suspect de 22 ans a été interpellé après la cyberattaque qui a visé le ministère de l'Intérieur, permettant l'extraction de données confidentielles concernant 16 millions de Français, une bombe à retardement aux conséquences potentiellement graves.Les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, soupçonnés de collusion avec des députés socialistes, sont auditionnés par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Donald Trump annonce l'envoi de dividendes de guerre sous forme de chèques de 1776 dollars aux militaires américains, tout en maintenant son cap économique malgré le mécontentement croissant de la population.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette édition :Les éleveurs bloquent l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne pour protester contre le protocole sanitaire, l'accord avec le Mercosur et pour défendre leurs moyens de subsistance, prêts à rester mobilisés même pendant les fêtes de Noël.La France et l'Italie s'opposent à la validation de l'accord commercial avec le Mercosur, rejointes par la Hongrie et la Pologne, formant une minorité de blocage à l'échelle européenne.Un rapport parlementaire établit des liens entre des élus de La France Insoumise et des mouvances islamistes, les accusant de complaisance envers une idéologie hostile aux valeurs de la République.L'ancien Premier ministre François Fillon critique sévèrement la gestion d'Emmanuel Macron et appelle à des élections anticipées pour sortir de l'impasse.Les auditions de Patrick Cohen et Thomas Legrand, journalistes du service public, se tiennent dans le cadre de l'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dès 2011, Victor Orban a entrepris une importante réforme de l'audiovisuel public hongrois qui a permis au pouvoir politique d'en prendre le contrôle. En 2024, c'est au tour de le l'audiovisuel slovaque d'être ciblé par une réforme que les opposants jugent inspirée de la méthode hongroise. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Jana Vargovčíková Maîtresse de conférences en sciences politiques à l'INALCO; Simone Benazzo doctorant en science politique à l'ULB; Emilija Pundziute-Gallois Professeure en science politique de l'Université Vytautas Magnus de Kaunas, en Lituanie, ancienne diplomate
La hausse des prix est deux fois plus élevée dans le pays que dans la zone euro. Elle touche principalement les denrées alimentaires et affecte de plus en plus de foyers. En Hongrie, à quelques mois des législatives, le parti de Viktor Orban est à la traîne dans les sondages ; sa politique économique est remise en cause, et la grogne commence à monter dans la population, en particulier à la veille des fêtes de fin d'année : l'inflation reste en effet élevée dans ce pays qui a toujours sa monnaie nationale, le forint : elle atteint 4% en moyenne ces derniers mois, c'est le double de celle de la zone euro. Les produits alimentaires sont très touchés, certains ont vu leur prix quasiment doubler en un an. À Budapest, Florence Labruyère s'est penchée sur les causes - et les conséquences de cette situation économique. Polémique en Allemagne autour des cafés LAP. Cette start-up berlinoise lancée, il y a deux ans, compte aujourd'hui 24 filiales à Berlin, Munich et Hambourg. Automatisée, déshumanisée, elle est aussi accusée de concurrence déloyale par les cafés traditionnels. Ses points de vente sont même attaqués. Delphine Nerbollier. En Angleterre, le train sans billet. L'idée, encore en phase d'essai, est que les passagers montent dans le train sans billet et ne payent qu'en fin de voyage - mais pour cela, il faut être à l'aise avec les smartphones et accepter d'être géolocalisé. Notre correspondante à Londres, Marie Billon a fait le test. La chronique musique de Vincent Théval : Tina Karol Вогники (Ukraine) Pour protéger ses trésors naturels, l'Islande met les touristes à contribution. Destination connue pour ses volcans, ses glaciers et ses aurores boréales, l'Islande est réservée aux voyageurs les plus fortunés. Le pays nordique, qui a connu une année touristique record, s'inquiète pour la préservation de ses trésors naturels. Les autorités ont donc décidé que les visiteurs devraient mettre un peu plus la main au portefeuille. Clémence Pénard.
Au sein même des 27 États de l'UE, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la prévarication et les pratiques mafieuses. Exemple en Bulgarie, et en Grèce voisine. Corruption :En pleine crise politique, la Bulgarie s'apprête à rejoindre la monnaie européenne le 1er janvier 2026... Le pays a connu 7 élections en 4 ans, et le mécontentement populaire face au projet de budget a de nouveau fait tomber le gouvernement la semaine dernière. Dans les manifestations, la population dit aussi son ras-le-bol de la corruption qui ronge la société du pays le plus pauvre de l'Union européenne. Parmi les pratiques mafieuses qui deviennent monnaie courante, l'accaparement d'entreprises. Témoignage dans la station balnéaire de Sunny Beach, Damian Vodenitcharov.En Grèce, plus de huit citoyens sur dix considèrent que la corruption fait «assez largement» ou «très largement» partie du paysage politique selon une enquête publiée ce mois-ci. L'ONG Transparency International place d'ailleurs le pays derrière l'ensemble de ses voisins européens du Nord et de l'Ouest, même si Malte et la Hongrie ferment la marche. Les précisions à Athènes, de Joël Bronner. Guerre en Ukraine :Comment la Russie continue-t-elle à financer la guerre ? Moscou a dépensé en 2024, 11 trillions de roubles en budget défense, selon Reuters, soit à peu près à une centaine de milliards d'euros. À comparer avec 343 milliards pour les dépenses européennes. D'où vient encore cet argent, comment se porte l'économie ? Les explications de Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI. Exposition : «Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits» À l'occasion du centenaire de la naissance de Claude Lanzmann et des 40 ans du film Shoah, le musée Juif de Berlin, et le Mémorial de la Shoah à Paris, proposent une exposition qui permet d'entendre les enregistrements sonores qui ont servi de base à son film Shoah. Le journaliste a réalisé plus de 200 heures d'enregistrements pendant ses années de travail préparatoire au film. Ces expositions, en présentant une courte sélection d'entretiens, laissent entrevoir l'immensité des recherches conduites par un réalisateur français. À Berlin, les explications de Delphine Nerbollier. Il y a 70 ans, le Staatsoper de Vienne rouvrait ses portes. Aujourd'hui, le regard sur l'époque a évoluéAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Autriche annexée par le régime nazi, et bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l'opéra de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s'il reste aujourd'hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Céline Béal a assisté aux préparatifs de ce 70è anniversaire.
Pour parler du pays le plus pauvre de l'Union européenne, il faut d'abord préciser de quoi l'on parle. Si l'on mesure la richesse par le PIB total, la Bulgarie n'est évidemment pas le pays le plus pauvre. En revanche, si l'on s'intéresse au niveau de vie moyen, c'est-à-dire au PIB par habitant corrigé du pouvoir d'achat, alors la réponse est claire : la Bulgarie est aujourd'hui le pays le plus pauvre de l'UE.Concrètement, le revenu moyen par habitant en Bulgarie représente un peu plus de 40 % de la moyenne européenne. C'est nettement moins que la Roumanie, la Croatie ou la Hongrie, qui ont pourtant longtemps été dans des situations comparables. Cette faiblesse s'explique par plusieurs facteurs : une industrialisation tardive, une transition post-communiste difficile dans les années 1990, une forte émigration des jeunes actifs vers l'Europe de l'Ouest, et une corruption persistante qui freine l'investissement et la productivité.Mais ce constat mérite d'être nuancé. Car paradoxalement, l'Union européenne a énormément enrichi la Bulgarie depuis son adhésion en 2007. En près de vingt ans, le pays a connu une forte croissance, ses infrastructures se sont modernisées, et des milliards d'euros de fonds européens ont financé routes, écoles, réseaux énergétiques et développement régional. Le niveau de vie a progressé bien plus vite qu'avant l'entrée dans l'UE, même s'il reste faible en comparaison européenne.C'est dans ce contexte qu'intervient une actualité hautement symbolique : dans trois semaines, si le calendrier est respecté, la Bulgarie doit adopter l'euro. Sur le papier, c'est une étape historique. Le pays remplit depuis longtemps les critères techniques, sa monnaie est arrimée à l'euro depuis plus de vingt ans, et l'entrée dans la zone euro est censée renforcer la stabilité financière, attirer les investisseurs et réduire les coûts de transaction.Pourtant, l'événement ne donne lieu à aucune célébration nationale. Au contraire. La Bulgarie traverse une crise politique aiguë, marquée par une instabilité chronique, des gouvernements successifs de courte durée et une défiance massive envers les élites. Une partie importante de la population redoute que l'euro entraîne une hausse des prix sans amélioration réelle des salaires. Pour beaucoup de Bulgares, la question n'est pas la monnaie, mais la corruption, les inégalités et la difficulté à vivre décemment de son travail.En résumé, la Bulgarie illustre un paradoxe européen frappant : le pays le plus pauvre de l'UE est aussi l'un de ceux qui a le plus bénéficié de l'Europe, mais cette réussite macroéconomique ne suffit pas à effacer le malaise social et politique. L'euro arrive, mais l'enthousiasme, lui, n'est pas au rendez-vous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:11:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Alors que la troisième vague d'autocratisation submerge jusqu'aux vieilles démocraties, des États-Unis à la Hongrie, comment expliquer que des citoyens élisent des dirigeants qui sapent peu à peu l'État de droit ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Philip Pettit Professeur de philosophie politique à l'université de Princeton
C dans l'air du 3 décembre 2025 - Poutine "prêt" à la guerre avec l'EuropeMoscou et Kiev se sont déclarés, ce mercredi, prêts à poursuivre les pourparlers sur un plan de paix, au lendemain d'une réunion entre le président russe Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff qui n'a débouché sur aucune percée. À l'issue d'une réunion de près de cinq heures au Kremlin, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a reconnu qu'« aucune solution de compromis [sur les territoires ukrainiens] n'a encore été choisie ». « Il reste encore beaucoup de travail », a-t-il prévenu, se contentant de qualifier la conversation d'« utile » et « constructive », au terme d'un mois d'intenses négociations.Steve Witkoff, critiqué pour sa gestion des négociations et accusé de complaisance envers son homologue russe après la révélation d'une conversation téléphonique avec Iouri Ouchakov par l'agence Bloomberg, s'est abstenu de tout commentaire. Depuis le Kremlin, l'émissaire de la Maison-Blanche, accompagné dans sa mission de Jared Kushner, gendre du président américain, s'est rendu à l'ambassade américaine à Moscou afin de s'entretenir avec Donald Trump sur une ligne téléphonique sécurisée.Quelques heures avant sa rencontre avec les Américains, Vladimir Poutine avait menacé les Européens, les accusant de chercher à « empêcher » les efforts de Washington pour mettre fin au conflit. « Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a-t-il lancé en marge d'un forum économique.De son côté, Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d'utiliser les pourparlers actuels pour tenter « d'affaiblir les sanctions » visant Moscou. Le président ukrainien a aussi appelé à la fin de la guerre et non « seulement à une pause » dans les combats. Sur le terrain, l'Ukraine a par ailleurs fermement démenti la prise de la ville stratégique de Pokrovsk, annoncée la veille par la Russie, et a dénoncé « une manipulation » de la part du Kremlin.En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce mercredi le plan de l'UE pour financer l'Ukraine sur deux ans et la « mettre en position de force » dans les négociations avec la Russie. Cette proposition prévoit deux options visant à couvrir les deux tiers des besoins de financement de l'Ukraine pour 2026 et 2027 : un emprunt ou une utilisation des avoirs russes gelés en Europe, dont l'essentiel se trouve en Belgique. La décision de recourir à un emprunt européen, qui nécessite l'unanimité des États membres, se heurte pour l'heure aux réticences de certains d'entre eux et à l'opposition radicale de la Hongrie. La Commission n'a pas caché qu'elle privilégiait, dans ces conditions, le recours aux avoirs russes gelés, mais doit encore convaincre la Belgique.Parallèlement, le Parlement européen a adopté la semaine dernière EDIP, le premier programme pour l'industrie européenne de la défense. Doté de 1,5 milliard d'euros, ce dispositif doit renforcer les capacités de l'Union européenne.Quels sont les contours et les ambitions d'EDIP ? Les rapporteurs du projet, François-Xavier Bellamy (PPE) et Raphaël Glucksmann (S&D), nous ont accordé une interview, à retrouver aujourd'hui dans #cdanslair.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, auteure de Le piège Nord Stream - Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House
C dans l'air du 3 décembre 2025 - Poutine "prêt" à la guerre avec l'EuropeMoscou et Kiev se sont déclarés, ce mercredi, prêts à poursuivre les pourparlers sur un plan de paix, au lendemain d'une réunion entre le président russe Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff qui n'a débouché sur aucune percée. À l'issue d'une réunion de près de cinq heures au Kremlin, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a reconnu qu'« aucune solution de compromis [sur les territoires ukrainiens] n'a encore été choisie ». « Il reste encore beaucoup de travail », a-t-il prévenu, se contentant de qualifier la conversation d'« utile » et « constructive », au terme d'un mois d'intenses négociations.Steve Witkoff, critiqué pour sa gestion des négociations et accusé de complaisance envers son homologue russe après la révélation d'une conversation téléphonique avec Iouri Ouchakov par l'agence Bloomberg, s'est abstenu de tout commentaire. Depuis le Kremlin, l'émissaire de la Maison-Blanche, accompagné dans sa mission de Jared Kushner, gendre du président américain, s'est rendu à l'ambassade américaine à Moscou afin de s'entretenir avec Donald Trump sur une ligne téléphonique sécurisée.Quelques heures avant sa rencontre avec les Américains, Vladimir Poutine avait menacé les Européens, les accusant de chercher à « empêcher » les efforts de Washington pour mettre fin au conflit. « Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a-t-il lancé en marge d'un forum économique.De son côté, Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d'utiliser les pourparlers actuels pour tenter « d'affaiblir les sanctions » visant Moscou. Le président ukrainien a aussi appelé à la fin de la guerre et non « seulement à une pause » dans les combats. Sur le terrain, l'Ukraine a par ailleurs fermement démenti la prise de la ville stratégique de Pokrovsk, annoncée la veille par la Russie, et a dénoncé « une manipulation » de la part du Kremlin.En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce mercredi le plan de l'UE pour financer l'Ukraine sur deux ans et la « mettre en position de force » dans les négociations avec la Russie. Cette proposition prévoit deux options visant à couvrir les deux tiers des besoins de financement de l'Ukraine pour 2026 et 2027 : un emprunt ou une utilisation des avoirs russes gelés en Europe, dont l'essentiel se trouve en Belgique. La décision de recourir à un emprunt européen, qui nécessite l'unanimité des États membres, se heurte pour l'heure aux réticences de certains d'entre eux et à l'opposition radicale de la Hongrie. La Commission n'a pas caché qu'elle privilégiait, dans ces conditions, le recours aux avoirs russes gelés, mais doit encore convaincre la Belgique.Parallèlement, le Parlement européen a adopté la semaine dernière EDIP, le premier programme pour l'industrie européenne de la défense. Doté de 1,5 milliard d'euros, ce dispositif doit renforcer les capacités de l'Union européenne.Quels sont les contours et les ambitions d'EDIP ? Les rapporteurs du projet, François-Xavier Bellamy (PPE) et Raphaël Glucksmann (S&D), nous ont accordé une interview, à retrouver aujourd'hui dans #cdanslair.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, auteure de Le piège Nord Stream - Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House
L'Autriche célèbre, cette année, les 30 ans de son adhésion à l'Union européenne. La République alpine de 9 millions d'habitants a, en effet, adhéré à l'UE en 1995 et trois décennies plus tard, un constat s'impose : l'Autriche profite largement de son adhésion sur le plan économique. De notre correspondante à Vienne, Gabriel Felbermayr, directeur de l'Institut de recherche économique Wifo, voit trois avantages essentiels de cette adhésion pour l'Autriche : « Il y a d'abord, évidemment, le marché intérieur [européen]. Si l'Autriche ne dépendait que de son propre marché, les entreprises ne pourraient pas se spécialiser autant. Cela est beaucoup plus vrai pour les petits pays comme l'Autriche que pour les grands comme la France. Il y a aussi l'espace Schengen et enfin, la politique monétaire européenne. Elle est très importante pour un pays comme l'Autriche, qui s'était auparavant aligné sur le mark allemand, mais qui n'avait pas son mot à dire. » Gabriel Felbermayr a mené une étude pour Wifo dans laquelle il quantifie ces avantages et donc ce que le pays perdrait s'il y avait un « Öxit », le terme qui désigne une sortie de l'Autriche de l'UE. Et les résultats sont sans appel : « On arrive, selon nos calculs, à un effet positif de l'adhésion de l'Autriche à l'UE qui se situe entre 7 et 8% du PIB. C'est beaucoup. Et comme l'Autriche est un pays riche, 7% représentent environ 4 000 euros par habitant. En Autriche, on critique souvent le fait que ces 4 000 euros ne sont pas gratuits, qu'il faut payer une contribution. Mais cette contribution est relativement faible. L'Autriche verse environ trois milliards d'euros à l'UE et en récupère deux milliards, soit une contribution nette d'un milliard. Nous avons 9 millions d'habitants, ce qui signifie que la contribution nette par habitant est d'environ 110 euros. On paie donc 110 euros et on en récupère 4 000, ce qui est un assez bon investissement ! » Une forte insatisfaction Pourtant, année après année, les enquêtes Eurobaromètre, études d'opinion réalisées à l'échelle de l'Union européenne, montrent l'insatisfaction des Autrichiens vis-à-vis de l'Europe. Dans la plus récente, publiée en septembre 2025, seuls 60% d'entre eux se disent convaincus que leur pays bénéficie de son adhésion à l'UE contre une moyenne de 73% dans l'ensemble de l'Union européenne. Et seuls 38% des Autrichiens ont une opinion positive de l'UE. L'Autriche est ainsi l'un des pays les plus insatisfaits des 27. Un thème cristallise ce mécontentement et est, selon cette étude, la priorité pour les Autrichiens : l'immigration. On le constate à Nickelsdorf, village de moins de 2 000 habitants, situé à la frontière avec la Hongrie, dans la région autrichienne du Burgenland. En 2015, lors de ce qu'on a appelé « la crise des réfugiés », ce village a été l'un des principaux points de passage. En quelques semaines, 300 000 réfugiés, principalement originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Irak, sont arrivés dans ce village, depuis la Hongrie - jusqu'à 20 000 par jour au plus fort de la vague. Des tentes ont été installées, des moyens de transport déployés, car ces réfugiés voulaient gagner l'ouest de l'Europe, notamment l'Allemagne. Le maire social-démocrate de la commune depuis près de 30 ans, Gerhard Zapfl, reconnaît qu'ils se sont sentis seuls à l'époque pour faire face à cette situation d'urgence, déplorant le manque de stratégie coordonnée des 27 États européens : « En 2015, l'Union européenne n'avait pas de réponse à ce problème et, jusqu'à présent, je constate qu'elle n'en a toujours pas. » Cette crise a, selon lui, laissé des traces durables à Nickelsdorf, mais aussi dans toute l'Autriche. « La conséquence de cette vague de réfugiés est que le scepticisme à l'égard des étrangers n'a cessé d'augmenter. Et cette situation peut être instrumentalisée. C'est le cas en Autriche avec le parti d'extrême droite FPÖ, qui ramène tous les sujets qui touchent le pays à l'immigration », affirme-t-il, ajoutant que ce scepticisme concerne aussi l'Union européenne. « L'UE échoue totalement sur cette question et cela déçoit un très grand nombre de personnes. » Intéresser les jeunes à l'UE Le FPÖ est actuellement dans l'opposition, mais il est le premier parti dans les sondages, crédité d'environ 35% des intentions de vote. Kevin dit se reconnaître dans ce parti. Ce jeune homme vit à Sattledt en Haute-Autriche, commune de moins de 3 000 habitants « où tout le monde se connaît » et où il a ouvert un café, il y a deux ans. « L'idée d'une union entre les pays européens, du point de vue d'une communauté économique, d'un projet de paix, est quelque chose de très positif », reconnaît-il. Mais s'il se dit aujourd'hui très critique de l'Union européenne, c'est avant tout, insiste-t-il, en raison de la politique migratoire de l'UE : « Nous ne parviendrons pas à maîtriser la situation si nous n'avons pas de protection aux frontières. [...] C'est typique de l'UE : nous discutons et négocions éternellement au lieu de prendre rapidement des mesures. » C'est pour comprendre cette insatisfaction des Autrichiens vis-à-vis de l'UE et la combattre que Rüya Buga parcourt l'Autriche depuis deux ans. Cette jeune bénévole de l'association ÖGfE anime des ateliers sur l'Union européenne dans les écoles, partout dans le pays. « J'entends souvent la réponse suivante de la part des élèves : "Ça ne m'intéresse pas." Mais alors, je leur réponds : "Tu es jeune, n'est-ce pas ? Tu aimerais peut-être déménager un jour, avoir un bon travail, pouvoir t'offrir certaines choses ? Tout ça, ce sont des sujets politiques qui influencent ta vie. Alors, cela doit t'intéresser d'une manière ou d'une autre." » Le but des ateliers qu'elle anime est de mieux faire connaître le travail de l'UE et ses effets concrets dans notre vie de tous les jours. Faire naître « une prise de conscience » car, conclut-elle, « nous vivons tous dans l'Union européenne et devons contribuer à la façonner. Parce que nous sommes la masse et ici, il s'agit de notre avenir. »
Plusieurs centaines de Lituaniens défilent en ce moment sur l'avenue principale de la capitale Vilnius. Le mouvement de protestation a été initié par le monde de la culture contre la présence d'un parti radical et populiste écarté de justesse du ministère de la Culture. Le mouvement s'est élargi et les manifestants craignent désormais que la Lituanie prenne un virage illibéral. Notre correspondante à Vilnius Marielle Vitureau est allée à la rencontre des Lituaniens se préparant pour la manifestation. Derrière son petit étal, pour soutenir le mouvement, Joris vend des fanions et des T-shirts avec le symbole de la manifestation. Dans un triangle rouge qui fait penser à un panneau de la route, le mot culture tombe à l'eau. « On ment beaucoup en ce moment en politique et ça affecte la culture, le président avait dit qu'il ne nommerait pas un ministre de la Culture issu du parti Aube sur le Niémen et il n'a pas tenu parole ». À lire aussiLituanie: Vilnius, capitale verte européenne pour l'année 2025 Depuis, le ministre a démissionné, mais le parti politique est toujours dans la coalition. C'est cette formation et son chef Remigijus Zemaitaitis qui inquiète le plus Akvile. Devant le musée où elle travaille, le même triangle rouge d'avertissement grand format accueille les visiteurs : « En plus d'être populiste, le chef de ce parti est ouvertement antisémite, pro russe, ça fait partie de leurs plans de s'immiscer dans le domaine de la culture en faisant passer des petits message soi-disant anodins, par exemple en enlevant les drapeaux de l'Ukraine dans les institutions de l'État ». Cette même personnalité politique a aussi remis en question les dépenses pour la défense, les sanctions contre la Russie et a fait de la presse son bouc émissaire. Armée de ciseaux et de peinture, Asta prépare sa pancarte : « Je vais illustrer l'expression lituanienne. Si on laisse entrer les cochons dans l'église, ils monteront sur l'autel. Nous sommes dans cette situation, si on les laisse entrer, ils vont tout saccager. Depuis le retour à l'indépendance, la Lituanie n'a pas connu de plus grand dangers ». À lire aussiLituanie: accord de coalition malgré des inquiétudes sur un mouvement populiste Depuis l'arrivée de cette coalition au pouvoir il y a un an, les mouvements de protestation sont fréquents. Marius Eidukonis est journaliste culturel pour la radio publique : « Depuis 2022, le danger à nos portes rend la situation plus sensible et nerveuse, et quant à tout cela s'ajoute l'apparition de formations politiques douteuses, l'inquiétude grandit, il faut se défendre contre les menaces extérieures et intérieures ». Juta est graphiste, elle a organisé l'atelier pancartes dans un lieu culturel de Vilnius. La défense, ce n'est pas uniquement les soldats. Pour elle, la culture aussi est une arme : « Le secteur culturel est un vecteur pour discuter des sujets d'actualité et échanger des idées. En ce qui concerne l'aide à l'Ukraine, le secteur culturel a été déterminant pour être le porte-parole de ce qui se passait dans le pays ». Beaucoup craignent que la Lituanie ne prenne le virage illibéral de la Hongrie ou de la Slovaquie. Le monde de la culture a été rejoint aussi par les docteurs et les agriculteurs. Tous veulent continuer de monter la garde.