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hongrie

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Revue de presse internationale
À la Une, toujours des négociations sur l'Ukraine et peu de résultats

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 3:57


Et, quoi qu'en disent les diplomates, il n'y a de toute façon rien à en attendre selon le Guardian : « Ne vous méprenez pas, l'effusion de sang ne cessera pas tant que [Vladimir Poutine] croira qu'il peut encore gagner », martèle le titre. Or, cette croyance perdure. Sur le terrain, la position russe reste pourtant précaire, juge le Washington Post : les gains du Kremlin ont pour contrepartie « un coût humain et matériel colossal » ainsi qu'un « prix économique immense ». « Ce n'est pas par goût que Vladimir Poutine fait tirer en longueur le conflit, analyse donc le journal. C'est parce qu'il n'est pas en mesure d'obtenir une victoire décisive. » Mais, c'est précisément sur la durée que Vladimir Poutine base sa stratégie : « il espère, pointe le Post, que cette usure lente et pénible divisera l'Occident. » Et, c'est pour cette raison précise, poursuit le Guardian, que le président russe « courtise Donald Trump et approfondit le fossé entre les États-Unis et l'Europe. » Des raisons d'espérer  C'est ce que pense en tout cas le Guardian qui en veut pour preuve que les 27 ont su s'accorder à « réunir l'argent pour s'assurer que l'Ukraine ne s'effondrerait pas. » Or cette décision « montre la volonté européenne d'être indépendante dans cette guerre, quitte à mettre de la distance avec les États-Unis. »  C'est aussi ce qui donne des raisons d'espérer au Kyiv Independent. Dans un long article sur les perspectives ukrainiennes pour 2026, le quotidien aperçoit « quelques lueurs d'espoir » malgré « un horizon sinistre.» À commencer par les élections législatives en Hongrie en avril, à l'occasion desquelles, juge le titre, « le Premier ministre Viktor Orban, le plus proche allié européen du Kremlin, risque fort de perdre. » Si c'était le cas, cela serait une pression de moins sur la cohésion ukrainienne, « émoussée par la montée des forces populistes. » Bref, pour le Kyiv Independent, « tous les yeux sont tournés vers l'Europe », dont le maître mot devra être l'unité. À lire aussiGuerre en Ukraine: poursuite des pourparlers à Miami, malgré l'incertitude sur une réunion russo-ukrainienne Le camp républicain divisé aux États-Unis Cadres du parti, podcasteurs, personnalités publiques, tout un petit monde s'est réuni ce weekend pour l'America Fest, congrès que le Washington Post qualifie tout bonnement de « conférence de clowns », un genre de « compétition de catch entre podcasteurs. » Sauf que les coups ne sont pas tombés sur les libéraux, les démocrates ou ceux que les trumpistes nomment les « woke ». Non, cette fois, raconte le Figaro, « les intervenants se sont déchirés le long de nouvelles lignes de fractures » qui ont révélé leurs divisions, notamment « la question de la place à accorder à un courant nativiste et suprémaciste flirtant de plus en plus ouvertement avec l'antisémitisme (…) ainsi que celle des limites à apporter aux théories complotistes » étalées « dans une surenchère permanente. » À lire aussiÉtats-Unis: les divisions du camp pro-Trump éclatent au grand jour lors de l'AmericaFest J.D. Vance se veut au-dessus de la mêlée  Le vice-président, qui est, croit comprendre le Monde, parti en croisade pour les prochaines primaires républicaines. J.D. Vance a réussi, juge le quotidien, « une forme de prouesse rhétorique en s'inscrivant avec loyauté dans le sillage de Donald Trump, tout en donnant au mouvement un contenu idéologique jamais formulé aussi intensément ». Au programme : « christianisme de combat », nationalisme, et vengeance sur une prétendue mise au ban de sa communauté, J.D. Vance claironnant à son public : « Vous n'avez plus à vous excuser d'être blanc. »  En réalité, tout cela ne suffira peut-être pas. Le parti, dont le fils prodigue de Donald Trump est censé hériter, se craquelle de toute part « et il n'empêche pas les fissures d'apparaître en premier lieu », dénonce le Boston Globe. Quant à sa complicité avec le président américain, qui lui a offert une ascension fulgurante, elle pourrait aussi causer sa chute : « Si Trump tire le parti vers le bas, interroge le journal, qu'est-ce que cela implique pour un candidat défini par sa proximité avec le président ? » Certes, à l'heure actuelle, le vice-président est seul en lice. Et pourtant, cela pourrait être insuffisant pour aider J.D. Vance à sortir indemne de la crise MAGA. En même temps, il fallait s'y attendre, conclut cruellement le Washington Post : « Quand on s'entoure d'une flopée de clowns, il ne faut pas s'étonner de se retrouver en plein cirque. »

Chronique des médias
Italie: la vente du groupe de presse Gedi suscite l'inquiétude quant à l'avenir de ses principaux quotidiens

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 2:46


En Italie, le groupe de presse Gedi, qui édite deux grands quotidiens généralistes, La Stampa et La Repubblica, est en « discussions avancées » pour vendre Gedi, propriété de la famille Agnelli, à Antenna, le groupe de presse fondé par l'armateur grec Minos Kyriakou, décédé en 2017. Un rachat qui bouleverse le paysage médiatique du pays. En effet, l'acquéreur, le groupe grec Antenna, a pour actionnaire à 30% la famille royale saoudienne. Aussi, parce que cet empire contrôlé par la famille Kyriakou, qui a fait fortune dans le transport maritime, se diversifie dans les médias pour obtenir de l'influence et surtout ne pas gêner les gouvernements en place du moment qu'ils ne sont pas défavorables à ses affaires. C'est en tout cas la réputation de ce groupe qui détient la chaîne Antenna 1 en Grèce, mais également une vingtaine de télévisions en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie. Ce qui inquiète les journalistes, qui ont démarré un mouvement de grève, ce sont les conséquences éditoriales pour les deux journaux La Repubblica et La Stampa, deux institutions politiques et médiatiques. L'un au centre gauche, proche de Matteo Renzi ou d'Enrico Letta, l'autre de centre droit, à l'écoute des milieux d'affaires du Nord. Les deux quotidiens sont édités par Gedi, un éditeur contrôlé par la famille Agnelli, qui a perdu 45 millions d'euros cette année et que le magnat grec propose de racheter pour 140 millions d'euros. Le gouvernement de Giorgia Meloni peut-il et veut-il intervenir pour l'en empêcher ? En principe, il le pourrait car la loi italienne prévoit un « golden power », une sorte de droit d'intervention pour des actifs stratégiques d'intérêt national. C'est ce qui a permis de préserver des entreprises comme Pirelli ou Generali. Mais le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déjà dit que dans ce cas c'était le marché qui décidait si la loi n'était pas enfreinte. En clair, le gouvernement ne bougera pas le petit doigt pour sauver un groupe qui représente le principal contre-pouvoir journalistique à son action. Pour la démocratie italienne, ce serait une nouvelle perte même s'il s'agit d'un actionnaire européen et que Giorgia Meloni est déjà sous la menace d'une procédure d'infraction de Bruxelles pour s'être portée au secours de Banco BPM. On a vu l'an dernier le groupe Angelucci, marqué très à droite, tenter de reprendre l'agence journalistique italienne. Le risque est, comme en Hongrie, la disparition progressive des contre-pouvoirs.  Et en France…. Les milliardaires des médias annoncent des plans sociaux. Prisma Media, racheté par Vincent Bolloré, qui édite Capital, Géo ou Femme actuelle, veut supprimer le tiers de ses effectifs, soit 230 salariés. De même, le groupe CMI de Daniel Kretinsky, qui édite Elle ou Marianne, a annoncé cette semaine vouloir couper 20% de ses effectifs. On voit que les milliardaires ne permettent pas de sauver la presse. En tout cas pas ses emplois.

Le monde dans tous ses États
L'Europe se résigne à financer l'Ukraine sans recourir aux avoirs russes

Le monde dans tous ses États

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 27:16


L'Europe va prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. De quoi financer les deux tiers des besoins financiers des Ukrainiens sur les deux prochaines années, à l'heure où l'Amérique de Donald Trump se désengage. Une somme qui sera financée par 24 pays, puisque la Hongrie, la République tchèque, et la Slovaquie préfèrent s'abstenir. C'était le prix à payer pour remettre à plus tard un sujet explosif : l'usage des avoirs russes, un peu plus de 200 milliards d'euros immobilisés en Europe. Une somme impossible à prélever ?

L'info en intégrale - Europe 1
Le journal de 6h du 18/12/2025

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 10:29


Dans cette édition :Les éleveurs maintiennent leur mobilisation avec près de 80 actions dans toute la France, prêts à passer Noël sur les barrages routiers pour faire entendre leurs revendications.La France et l'Italie s'opposent à la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur, jugeant les garanties agricoles insuffisantes, rejointes par la Hongrie et la Pologne pour former une minorité de blocage.Un suspect de 22 ans a été interpellé après la cyberattaque qui a visé le ministère de l'Intérieur, permettant l'extraction de données confidentielles concernant 16 millions de Français, une bombe à retardement aux conséquences potentiellement graves.Les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, soupçonnés de collusion avec des députés socialistes, sont auditionnés par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Donald Trump annonce l'envoi de dividendes de guerre sous forme de chèques de 1776 dollars aux militaires américains, tout en maintenant son cap économique malgré le mécontentement croissant de la population.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
Le journal de 7h du 18/12/2025

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 9:06


Dans cette édition :Les éleveurs bloquent l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne pour protester contre le protocole sanitaire, l'accord avec le Mercosur et pour défendre leurs moyens de subsistance, prêts à rester mobilisés même pendant les fêtes de Noël.La France et l'Italie s'opposent à la validation de l'accord commercial avec le Mercosur, rejointes par la Hongrie et la Pologne, formant une minorité de blocage à l'échelle européenne.Un rapport parlementaire établit des liens entre des élus de La France Insoumise et des mouvances islamistes, les accusant de complaisance envers une idéologie hostile aux valeurs de la République.L'ancien Premier ministre François Fillon critique sévèrement la gestion d'Emmanuel Macron et appelle à des élections anticipées pour sortir de l'impasse.Les auditions de Patrick Cohen et Thomas Legrand, journalistes du service public, se tiennent dans le cadre de l'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
Le journal de 7h du 18/12/2025

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 9:06


Dans cette édition :Les éleveurs bloquent l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne pour protester contre le protocole sanitaire, l'accord avec le Mercosur et pour défendre leurs moyens de subsistance, prêts à rester mobilisés même pendant les fêtes de Noël.La France et l'Italie s'opposent à la validation de l'accord commercial avec le Mercosur, rejointes par la Hongrie et la Pologne, formant une minorité de blocage à l'échelle européenne.Un rapport parlementaire établit des liens entre des élus de La France Insoumise et des mouvances islamistes, les accusant de complaisance envers une idéologie hostile aux valeurs de la République.L'ancien Premier ministre François Fillon critique sévèrement la gestion d'Emmanuel Macron et appelle à des élections anticipées pour sortir de l'impasse.Les auditions de Patrick Cohen et Thomas Legrand, journalistes du service public, se tiennent dans le cadre de l'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
Le journal de 6h du 18/12/2025

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 10:29


Dans cette édition :Les éleveurs maintiennent leur mobilisation avec près de 80 actions dans toute la France, prêts à passer Noël sur les barrages routiers pour faire entendre leurs revendications.La France et l'Italie s'opposent à la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur, jugeant les garanties agricoles insuffisantes, rejointes par la Hongrie et la Pologne pour former une minorité de blocage.Un suspect de 22 ans a été interpellé après la cyberattaque qui a visé le ministère de l'Intérieur, permettant l'extraction de données confidentielles concernant 16 millions de Français, une bombe à retardement aux conséquences potentiellement graves.Les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, soupçonnés de collusion avec des députés socialistes, sont auditionnés par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Donald Trump annonce l'envoi de dividendes de guerre sous forme de chèques de 1776 dollars aux militaires américains, tout en maintenant son cap économique malgré le mécontentement croissant de la population.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le son du désir / podcast érotique
Voyage érotique : Ebats intimes dans l'orient express

Le son du désir / podcast érotique

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 3:28 Transcription Available


Laisse-toi emporter dans un voyage sensuel à bord de l'Orient Express, où ton amant te guide dans un jeu de désirs subtils et enivrants. Alors que le train file à travers la Hongrie, l'atmosphère devient électrique, chaque geste, chaque mot exprimant un désir ardent. La tension monte au rythme des paysages qui défilent à la fenêtre, mais c'est dans l'intimité du wagon que le plaisir véritable se révèle.Ton amant te murmure des mots doux, te donnant le contrôle et la liberté de répondre à ses désirs dans une rencontre exclusive où le fantasme se transforme en réalité. De ses lèvres sur ta main à ses caresses délicates, il n'y a rien d'autre que toi, lui, et l'instant présent. Les frontières entre le rêve et la réalité s'estompent à chaque respiration partagée, à chaque caresse effleurée.

Cultures monde
Les audiovisuels publics sur la sellette : De la Hongrie à la Slovaquie, le pouvoir reprend le contrôle

Cultures monde

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 58:00


durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dès 2011, Victor Orban a entrepris une importante réforme de l'audiovisuel public hongrois qui a permis au pouvoir politique d'en prendre le contrôle. En 2024, c'est au tour de le l'audiovisuel slovaque d'être ciblé par une réforme que les opposants jugent inspirée de la méthode hongroise. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Jana Vargovčíková Maîtresse de conférences en sciences politiques à l'INALCO; Simone Benazzo doctorant en science politique à l'ULB; Emilija Pundziute-Gallois Professeure en science politique de l'Université Vytautas Magnus de Kaunas, en Lituanie, ancienne diplomate

Accents d'Europe
En Hongrie, l'inflation érode la popularité de Viktor Orban

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 19:30


La hausse des prix est deux fois plus élevée dans le pays que dans la zone euro. Elle touche principalement les denrées alimentaires et affecte de plus en plus de foyers.  En Hongrie, à quelques mois des législatives, le parti de Viktor Orban est à la traîne dans les sondages ; sa politique économique est remise en cause, et la grogne commence à monter dans la population, en particulier à la veille des fêtes de fin d'année : l'inflation reste en effet élevée dans ce pays qui a toujours sa monnaie nationale, le forint : elle atteint 4% en moyenne ces derniers mois, c'est le double de celle de la zone euro. Les produits alimentaires sont très touchés, certains ont vu leur prix quasiment doubler en un an. À Budapest, Florence Labruyère s'est penchée sur les causes - et les conséquences de cette situation économique. Polémique en Allemagne autour des cafés LAP. Cette start-up berlinoise lancée, il y a deux ans, compte aujourd'hui 24 filiales à Berlin, Munich et Hambourg. Automatisée, déshumanisée, elle est aussi accusée de concurrence déloyale par les cafés traditionnels. Ses points de vente sont même attaqués. Delphine Nerbollier.  En Angleterre, le train sans billet. L'idée, encore en phase d'essai, est que les passagers montent dans le train sans billet et ne payent qu'en fin de voyage - mais pour cela, il faut être à l'aise avec les smartphones et accepter d'être géolocalisé. Notre correspondante à Londres, Marie Billon a fait le test. La chronique musique de Vincent Théval : Tina Karol Вогники (Ukraine) Pour protéger ses trésors naturels, l'Islande met les touristes à contribution. Destination connue pour ses volcans, ses glaciers et ses aurores boréales, l'Islande est réservée aux voyageurs les plus fortunés. Le pays nordique, qui a connu une année touristique record, s'inquiète pour la préservation de ses trésors naturels. Les autorités ont donc décidé que les visiteurs devraient mettre un peu plus la main au portefeuille. Clémence Pénard.

Accents d'Europe
En Hongrie, l'inflation érode la popularité de Viktor Orban

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 19:30


La hausse des prix est deux fois plus élevée dans le pays que dans la zone euro. Elle touche principalement les denrées alimentaires et affecte de plus en plus de foyers.  En Hongrie, à quelques mois des législatives, le parti de Viktor Orban est à la traîne dans les sondages ; sa politique économique est remise en cause, et la grogne commence à monter dans la population, en particulier à la veille des fêtes de fin d'année : l'inflation reste en effet élevée dans ce pays qui a toujours sa monnaie nationale, le forint : elle atteint 4% en moyenne ces derniers mois, c'est le double de celle de la zone euro. Les produits alimentaires sont très touchés, certains ont vu leur prix quasiment doubler en un an. À Budapest, Florence Labruyère s'est penchée sur les causes - et les conséquences de cette situation économique. Polémique en Allemagne autour des cafés LAP. Cette start-up berlinoise lancée, il y a deux ans, compte aujourd'hui 24 filiales à Berlin, Munich et Hambourg. Automatisée, déshumanisée, elle est aussi accusée de concurrence déloyale par les cafés traditionnels. Ses points de vente sont même attaqués. Delphine Nerbollier.  En Angleterre, le train sans billet. L'idée, encore en phase d'essai, est que les passagers montent dans le train sans billet et ne payent qu'en fin de voyage - mais pour cela, il faut être à l'aise avec les smartphones et accepter d'être géolocalisé. Notre correspondante à Londres, Marie Billon a fait le test. La chronique musique de Vincent Théval : Tina Karol Вогники (Ukraine) Pour protéger ses trésors naturels, l'Islande met les touristes à contribution. Destination connue pour ses volcans, ses glaciers et ses aurores boréales, l'Islande est réservée aux voyageurs les plus fortunés. Le pays nordique, qui a connu une année touristique record, s'inquiète pour la préservation de ses trésors naturels. Les autorités ont donc décidé que les visiteurs devraient mettre un peu plus la main au portefeuille. Clémence Pénard.

Accents d'Europe
En crise politique et en proie à une corruption endémique, la Bulgarie rejoint la monnaie européenne

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 19:30


Au sein même des 27 États de l'UE, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la prévarication et les pratiques mafieuses. Exemple en Bulgarie, et en Grèce voisine. Corruption :En pleine crise politique, la Bulgarie s'apprête à rejoindre la monnaie européenne le 1er janvier 2026... Le pays a connu 7 élections en 4 ans, et le mécontentement populaire face au projet de budget a de nouveau fait tomber le gouvernement la semaine dernière. Dans les manifestations, la population dit aussi son ras-le-bol de la corruption qui ronge la société du pays le plus pauvre de l'Union européenne. Parmi les pratiques mafieuses qui deviennent monnaie courante, l'accaparement d'entreprises. Témoignage dans la station balnéaire de Sunny Beach, Damian Vodenitcharov.En Grèce, plus de huit citoyens sur dix considèrent que la corruption fait «assez largement» ou «très largement» partie du paysage politique selon une enquête publiée ce mois-ci. L'ONG Transparency International place d'ailleurs le pays derrière l'ensemble de ses voisins européens du Nord et de l'Ouest, même si Malte et la Hongrie ferment la marche. Les précisions à Athènes, de Joël Bronner. Guerre en Ukraine :Comment la Russie continue-t-elle à financer la guerre ? Moscou a dépensé en 2024, 11 trillions de roubles en budget défense, selon Reuters, soit à peu près à une centaine de milliards d'euros. À comparer avec 343 milliards pour les dépenses européennes. D'où vient encore cet argent, comment se porte l'économie ? Les explications de Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI.  Exposition : «Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits» À l'occasion du centenaire de la naissance de Claude Lanzmann et des 40 ans du film Shoah, le musée Juif de Berlin, et le Mémorial de la Shoah à Paris, proposent une exposition qui permet d'entendre les enregistrements sonores qui ont servi de base à son film Shoah. Le journaliste a réalisé plus de 200 heures d'enregistrements pendant ses années de travail préparatoire au film. Ces expositions, en présentant une courte sélection d'entretiens, laissent entrevoir l'immensité des recherches conduites par un réalisateur français. À Berlin, les explications de Delphine Nerbollier. Il y a 70 ans, le Staatsoper de Vienne rouvrait ses portes. Aujourd'hui, le regard sur l'époque a évoluéAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Autriche annexée par le régime nazi, et bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l'opéra de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s'il reste aujourd'hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Céline Béal a assisté aux préparatifs de ce 70è anniversaire.

Accents d'Europe
En crise politique et en proie à une corruption endémique, la Bulgarie rejoint la monnaie européenne

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 19:30


Au sein même des 27 États de l'UE, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la prévarication et les pratiques mafieuses. Exemple en Bulgarie, et en Grèce voisine. Corruption :En pleine crise politique, la Bulgarie s'apprête à rejoindre la monnaie européenne le 1er janvier 2026... Le pays a connu 7 élections en 4 ans, et le mécontentement populaire face au projet de budget a de nouveau fait tomber le gouvernement la semaine dernière. Dans les manifestations, la population dit aussi son ras-le-bol de la corruption qui ronge la société du pays le plus pauvre de l'Union européenne. Parmi les pratiques mafieuses qui deviennent monnaie courante, l'accaparement d'entreprises. Témoignage dans la station balnéaire de Sunny Beach, Damian Vodenitcharov.En Grèce, plus de huit citoyens sur dix considèrent que la corruption fait «assez largement» ou «très largement» partie du paysage politique selon une enquête publiée ce mois-ci. L'ONG Transparency International place d'ailleurs le pays derrière l'ensemble de ses voisins européens du Nord et de l'Ouest, même si Malte et la Hongrie ferment la marche. Les précisions à Athènes, de Joël Bronner. Guerre en Ukraine :Comment la Russie continue-t-elle à financer la guerre ? Moscou a dépensé en 2024, 11 trillions de roubles en budget défense, selon Reuters, soit à peu près à une centaine de milliards d'euros. À comparer avec 343 milliards pour les dépenses européennes. D'où vient encore cet argent, comment se porte l'économie ? Les explications de Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI.  Exposition : «Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits» À l'occasion du centenaire de la naissance de Claude Lanzmann et des 40 ans du film Shoah, le musée Juif de Berlin, et le Mémorial de la Shoah à Paris, proposent une exposition qui permet d'entendre les enregistrements sonores qui ont servi de base à son film Shoah. Le journaliste a réalisé plus de 200 heures d'enregistrements pendant ses années de travail préparatoire au film. Ces expositions, en présentant une courte sélection d'entretiens, laissent entrevoir l'immensité des recherches conduites par un réalisateur français. À Berlin, les explications de Delphine Nerbollier. Il y a 70 ans, le Staatsoper de Vienne rouvrait ses portes. Aujourd'hui, le regard sur l'époque a évoluéAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Autriche annexée par le régime nazi, et bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l'opéra de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s'il reste aujourd'hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Céline Béal a assisté aux préparatifs de ce 70è anniversaire.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Quel est le pays le plus pauvre d'Europe ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 2:40


Pour parler du pays le plus pauvre de l'Union européenne, il faut d'abord préciser de quoi l'on parle. Si l'on mesure la richesse par le PIB total, la Bulgarie n'est évidemment pas le pays le plus pauvre. En revanche, si l'on s'intéresse au niveau de vie moyen, c'est-à-dire au PIB par habitant corrigé du pouvoir d'achat, alors la réponse est claire : la Bulgarie est aujourd'hui le pays le plus pauvre de l'UE.Concrètement, le revenu moyen par habitant en Bulgarie représente un peu plus de 40 % de la moyenne européenne. C'est nettement moins que la Roumanie, la Croatie ou la Hongrie, qui ont pourtant longtemps été dans des situations comparables. Cette faiblesse s'explique par plusieurs facteurs : une industrialisation tardive, une transition post-communiste difficile dans les années 1990, une forte émigration des jeunes actifs vers l'Europe de l'Ouest, et une corruption persistante qui freine l'investissement et la productivité.Mais ce constat mérite d'être nuancé. Car paradoxalement, l'Union européenne a énormément enrichi la Bulgarie depuis son adhésion en 2007. En près de vingt ans, le pays a connu une forte croissance, ses infrastructures se sont modernisées, et des milliards d'euros de fonds européens ont financé routes, écoles, réseaux énergétiques et développement régional. Le niveau de vie a progressé bien plus vite qu'avant l'entrée dans l'UE, même s'il reste faible en comparaison européenne.C'est dans ce contexte qu'intervient une actualité hautement symbolique : dans trois semaines, si le calendrier est respecté, la Bulgarie doit adopter l'euro. Sur le papier, c'est une étape historique. Le pays remplit depuis longtemps les critères techniques, sa monnaie est arrimée à l'euro depuis plus de vingt ans, et l'entrée dans la zone euro est censée renforcer la stabilité financière, attirer les investisseurs et réduire les coûts de transaction.Pourtant, l'événement ne donne lieu à aucune célébration nationale. Au contraire. La Bulgarie traverse une crise politique aiguë, marquée par une instabilité chronique, des gouvernements successifs de courte durée et une défiance massive envers les élites. Une partie importante de la population redoute que l'euro entraîne une hausse des prix sans amélioration réelle des salaires. Pour beaucoup de Bulgares, la question n'est pas la monnaie, mais la corruption, les inégalités et la difficulté à vivre décemment de son travail.En résumé, la Bulgarie illustre un paradoxe européen frappant : le pays le plus pauvre de l'UE est aussi l'un de ceux qui a le plus bénéficié de l'Europe, mais cette réussite macroéconomique ne suffit pas à effacer le malaise social et politique. L'euro arrive, mais l'enthousiasme, lui, n'est pas au rendez-vous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
Sarkozy et le RN, attaques du Hamas, Jair Bolsonaro… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 46:14


L'émission 28 minutes du 13/12/2025 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes :  Arancha González, doyenne de l'École des affaires internationales de Sciences Po, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise, Zyad Limam, directeur et rédacteur en chef d'"Afrique Magazine" et le dessinateur de presse Philippe Geluck.De Sarkozy à Orban : la fin du cordon sanitaire pour la droite en EuropeDans son livre paru mercredi, Nicolas Sarkozy assume avoir reçu un appel de Marine Le Pen qui lui demandait s'il comptait soutenir un front républicain pour empêcher l'arrivée au pouvoir du RN. Sa réponse : "Non, et de surcroît je l'assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet". Ce n'est plus nouveau en Europe : Italie, Hongrie, Slovaquie, Tchéquie, Finlande, dans tous ces pays, la droite gouverne avec l'extrême-droite ou inversement.Amnesty qualifie les attaques du Hamas de crimes contre l'humanité  : pourquoi si tard ?Il aura fallu plus de deux ans pour qu'Amnesty International qualifie de "crimes contre l'humanité d'extermination" les attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas. Le groupe islamiste avait tué 1 221 personnes, en majorité des civils, et 251 personnes avaient été prises en otage. En décembre 2024, l'ONG international a accusé le gouvernement israélien de commettre un génocide dans la bande de Gaza. Pourquoi une prise de position si tardive ?Nous recevons Vincent Brunner, journaliste aux "Inrocks". Avec le dessinateur Karim Friha, ils publient "Chansons rebelles" (éditions Gallimard Bande Dessinée), un recueil d'histoires de douze musiques qui ont changé les mentalités du monde entier, en passant de "War" de Bob Marley à "Balance ton quoi" d'Angèle. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Andrej Babis. Nouveau premier ministre de la Tchéquie, il veut réduire l'aide apportée par son pays à l'Ukraine et a déjà signé un accord de coalition avec des partis de droite et d'extrême-droite.Valérie Brochard nous emmène chez nos chers voisins italiens. C'est officiel, l'ensemble de la cuisine italienne est inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Un moyen pour la première ministre, Giorgia Meloni, de vanter le "Made in Italy".Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision brésilienne où Jair Bolsonaro, condamné initialement à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, pourrait voir sa peine être fortement réduite grâce à une proposition de loi adoptée par les députés dans un débat plus que houleux. Natacha Triou nous invite à méditer la possible nuisance des listes de cadeaux et du Secret Santa sur la magie de Noël. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 décembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Européen de la semaine
Andrej Babis, le retour gagnant du «Donald Trump tchèque»

Européen de la semaine

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 4:04


Plus de deux mois après sa victoire sans appel aux élections législatives avec 35% des voix pour son parti ANO, Andrej Babis a été nommé, ce mardi 9 décembre, Premier ministre de la République tchèque. Le milliardaire de 71 ans retrouve la direction du gouvernement après quatre années dans l'opposition, et un virage à droite toute pour cet admirateur déclaré de Donald Trump.  C'est un « come-back » politique impressionnant : après avoir passé quatre ans dans les rangs de l'opposition et subi plusieurs enquêtes pour détournements de fonds, Andrej Babis est de nouveau nommé à la tête du gouvernement tchèque. Toute ressemblance avec Donald Trump est parfaitement assumée et même revendiquée par cet homme d'affaires septuagénaire qui a multiplié les références au président américain durant la campagne électorale. La première de ces références étant bien sûr son statut de milliardaire et d'entrepreneur, d'homme d'affaires « contraint » d'entrer en politique pour gérer l'État comme on gère une entreprise. « C'est l'un de ces entrepreneurs qui, à un moment donné, a considéré que son influence économique ne suffisait plus et qui décide de s'impliquer personnellement dans la vie politique, décrypte Jana Vargovcikova, maîtresse de conférences à l'Inalco. Il a créé son parti en 2011, le parti ANO… Les politistes parlent d'un parti-entreprise, c'est-à-dire qu'il ne faut pas imaginer des dynamiques internes, une implantation locale. C'est le chef qui a le dernier mot et qui constitue son équipe autour de lui, comme bon lui semble. » À lire aussiRépublique tchèque: le milliardaire Andrej Babis nommé au poste de Premier ministre Virage à droite La comparaison avec Donald Trump ne s'arrête pas là : comme le président américain, Andrej Babis a dirigé une première fois le pays, de 2017 à 2021, et a ensuite perdu les élections avant de triompher dans les urnes quatre ans plus tard. Et comme Donald Trump, il s'est radicalisé entre son premier et son deuxième mandat. Un virage vers la droite populiste qui n'avait rien d'évident. « N'oublions pas que, jusqu'aux élections européennes de 2024, son parti ANO était associé aux libéraux à Strasbourg, rappelle Jacques Rupnik, directeur de recherches à Sciences-Po Paris. Il a ensuite changé de casquette. C'est le cas de le dire puisqu'il arbore désormais la casquette rouge de Donald Trump. Au Parlement européen, son parti siège maintenant avec les Patriotes de Viktor Orban. Il y a donc un déplacement vers la droite populiste – sans en partager les excès, mais en jouant très clairement sur la fibre nationale-populiste. » Avec une inquiétude à la clé pour les partenaires européens de la République tchèque : Andrej Babis va-t-il jouer les trouble-fêtes à Bruxelles, à l'image de Viktor Orban, le dirigeant hongrois dont il se dit proche ? « On peut s'attendre raisonnablement à ce qu'il s'oppose aux politiques environnementales du Pacte Vert, et qu'il assume une position très conservatrice sur les politiques d'immigration et d'asile », pointe Jana Vargovcikova. « Sur la question du soutien à l'Ukraine en revanche, c'est plus flou. Il a promis de réduire le soutien de Prague à l'Ukraine durant la campagne électorale… mais l'incertitude demeure sur ce point et il n'est pas certain qu'il se mette aux côtés d'Orban pour créer des situations de blocage au moment de renouveler ou d'augmenter l'aide à Kiev. » Un pragmatique, pas un idéologue Accusé par ses adversaires politiques et par le Premier ministre sortant, le libéral Pietr Fiala, de vouloir éloigner Prague de son axe européen et occidental, Andrej Babis s'en défend. Dès le soir de sa victoire électorale, le 4 octobre dernier, il réaffirme sa volonté de maintenir l'ancrage européen et atlantiste de son pays et rejette fermement toute velléité de rapprochement avec Moscou. « De toute façon, il n'ira pas chercher la confrontation à Bruxelles parce qu'il est essentiellement pragmatique et qu'il n'a aucun intérêt, en tant qu'homme d'affaires, à s'éloigner de l'UE », souligne Jacques Rupnik. « Son entreprise agro-alimentaire opère dans plusieurs pays de l'Union européenne, dont l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, etc. Il sera un compagnon de route des Trumpistes européens, tels qu'ils se mettent en place avec le mouvement des Patriotes au Parlement européen. Mais ce n'est pas un idéologue, il n'a pas pour mission de sauver ou de détruire l'Europe. » Un premier test de ce « Babis bis » se jouera dès le 18 décembre à Bruxelles, où le milliardaire tchèque retrouvera les conciliabules du Conseil européen. À l'ordre du jour, notamment, le financement de l'aide à l'Ukraine par le biais des avoirs russes gelés. Un excellent révélateur des intentions, à l'international, du nouveau Premier ministre tchèque. À lire aussiGuerre en Ukraine: «L'utilisation des avoirs russes gelés serait un pas audacieux de l'Union européenne»

Les enjeux internationaux
Des Etats-Unis à la Hongrie : la fin du républicanisme ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 11:07


durée : 00:11:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Alors que la troisième vague d'autocratisation submerge jusqu'aux vieilles démocraties, des États-Unis à la Hongrie, comment expliquer que des citoyens élisent des dirigeants qui sapent peu à peu l'État de droit ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Philip Pettit Professeur de philosophie politique à l'université de Princeton

Ici l'Europe
Négociations de paix entre Russie et États-Unis : l'UE s'inquiète du financement de Kiev

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 17:32


La guerre en Ukraine représente le sujet le plus brûlant pour les Européens, alors que le président américain Donald Trump a remis un coup d'accélérateur ces dernières semaines en proposant un plan de paix, prévoyant l'abandon de certains territoires ukrainiens à la Russie. Même remanié par les Européens, ce plan ne convient finalement à personne et les négociations avec Moscou patinent. Dans ce contexte, les Vingt-Sept s'interrogent sur la meilleure manière de refinancer une Ukraine au bord de la banqueroute. La présidente de la Commission européenne propose de garantir un "prêt" de 165 milliards d'euros à l'Ukraine en utilisant les avoirs russes, présents surtout en Belgique mais aussi un peu en France. Pas satisfaisant pour les Belges qui craignent de payer la facture tous seuls.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
L'électricité est-elle moins cher ailleurs en Europe ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 1:54


Le prix de l'électricité pour les ménages européens est loin d'être uniforme, présentant un véritable grand écart tarifaire à travers le continent. Selon les données de 2024, le coût du kilowattheure (kWh) varie de 0,10 euro à 0,39 euro, illustrant une forte hétérogénéité entre les États membres.Un Mix Énergétique DéterminantLa principale explication de ces variations réside dans le mix énergétique adopté par chaque pays.Coûts Stables et Bas : Les nations qui s'appuient majoritairement sur des sources d'énergie peu sensibles à la volatilité des marchés internationaux — comme l'énergie nucléaire (cas de la France, à près de 70% de sa production) ou l'hydroélectricité (cas de la Norvège) — bénéficient de coûts de production plus stables et, par conséquent, souvent plus bas.Coûts Volatils et Élevés : À l'inverse, les pays qui dépendent fortement des énergies fossiles, telles que le gaz ou le charbon (comme l'Allemagne, la Pologne ou les Pays-Bas), exposent davantage leurs consommateurs aux fluctuations imprévisibles des prix des matières premières sur les marchés mondiaux.En 2024, l'Allemagne affichait le kWh le plus cher à 0,39 euro, suivie de près par le Danemark et l'Irlande (0,37 euro). La France, avec un prix moyen de 0,29 euro/kWh pour les particuliers en 2024 (légèrement au-dessus de la moyenne européenne), se situait en milieu de tableau. Les tarifs les plus avantageux se trouvent dans des pays comme la Hongrie (environ 0,10 euro/kWh), ainsi qu'en Bulgarie, à Malte ou en Croatie.L'Impact Crucial de la FiscalitéAu-delà de la production, la fiscalité représente un levier majeur pour expliquer les différences de prix. Certains États choisissent de taxer fortement l'électricité pour financer la transition énergétique et les investissements dans les renouvelables, comme c'est en partie le cas en Allemagne. D'autres, à l'opposé, limitent drastiquement la charge fiscale pour maintenir des tarifs bas. La Hongrie, par exemple, utilise une TVA réduite et un encadrement des prix par l'État pour proposer les tarifs les plus faibles.En France, le gouvernement envisage d'utiliser ce levier fiscal en étudiant une possible baisse des accises sur l'électricité, tout en prévoyant une augmentation de celles sur le gaz pour harmoniser les politiques en faveur de la transition énergétique. Cependant, cette mesure, bien que bénéfique pour les foyers au tout-électrique, pourrait pénaliser les ménages chauffés au gaz (notamment dans le parc social), soulevant des discussions complexes pour l'équilibre du budget 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Visite d'Emmanuel Macron à Pékin: pourquoi la France veut désormais apprendre de la Chine

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 3:21


Alors que la France affiche un déficit commercial record vis-à-vis de la Chine (47 milliards d'euros), Emmanuel Macron cherche à obtenir des transferts de technologies venus de Pékin. Un basculement historique qui redéfinit les rapports de force industriels entre l'Europe et la Chine. Le déplacement d'Emmanuel Macron en Chine intervient dans un contexte de déséquilibre commercial massif au profit de Pékin. Longtemps, la Chine exportait surtout des biens d'entrée de gamme. Ce temps est révolu. Désormais, Pékin expédie vers l'Europe des voitures électriques, des panneaux solaires, des batteries, ou encore des composants électroniques. Autrement dit, tout ce dont l'Europe a besoin pour réussir sa transition énergétique. Face à cette montée en puissance, la France doit revoir sa stratégie : accueillir sur son territoire des entreprises chinoises, créer de l'emploi et, surtout, récupérer du savoir-faire, ce qu'on appelle des transferts de technologies. Ce mouvement illustre un changement de rôle inédit entre la Chine et les Occidentaux. Pendant quarante ans, les technologies venaient d'Europe vers les usines chinoises. Aujourd'hui, c'est l'inverse. À lire aussiEn visite en Chine, Emmanuel Macron plaide pour un «rééquilibrage» des relations commerciales Renault, Forvia, Orano : quand les groupes français apprennent en Chine L'exemple le plus spectaculaire est celui du secteur automobile. Renault a ouvert l'an dernier à Shanghai un centre de développement dédié à l'électrique. Objectif : apprendre auprès des meilleurs ingénieurs chinois. Le résultat est plus que concret, puisque la nouvelle Twingo électrique, produite en Europe mais développée en Chine, a été conçue deux fois plus vite que les standards européens. Même dynamique pour l'équipementier automobile Forvia, qui travaille avec le géant chinois BYD, devenu premier constructeur mondial de voitures électriques. Ou encore le groupe français Orano, désormais associé au chinois XTC dans l'extraction et le traitement de métaux critiques. Ces exemples illustrent le renversement stratégique en cours. Ce sont désormais les industriels français qui viennent chercher des méthodes, des technologies et un tempo industriel en Chine – ce que certains appellent désormais le « China speed ». À lire aussiBYD dépasse Tesla: comment le géant chinois des voitures électriques conquiert le monde Une stratégie à double tranchant La France veut bien sûr préserver sa souveraineté industrielle. Mais Pékin y voit aussi son intérêt. En partageant certaines technologies, la Chine maintient son accès au marché européen, dans un contexte de tensions commerciales croissantes. Ces collaborations permettent aussi à Pékin de sécuriser des partenariats scientifiques, la France et l'Europe restant des leaders en publications de recherche, ce qui demeure un atout stratégique pour la Chine. Enfin, Pékin cherche à diversifier ses alliances face aux États-Unis et à montrer qu'elle peut être un partenaire – pas seulement un concurrent. Mais la France n'est pas seule sur les rangs. La compétition ne se joue plus uniquement entre l'Europe et la Chine. Elle se joue au sein même de l'Union européenne. Hongrie, Espagne et d'autres pays cherchent, eux aussi, à attirer les investissements chinois. Et dans cette course, chacun veut obtenir sa part du savoir-faire technologique venu de Pékin. Reste une question centrale, décisive pour les années à venir : la France parviendra-t-elle à obtenir assez de transferts de technologies pour éviter une dépendance aux filières chinoises ? C'est tout le défi industriel – et géopolitique – des prochaines années. À lire aussiLa Chine est-elle vraiment en train de bousculer l'ordre technologique mondial?

Revue de presse internationale
À la Une: l'Europe tente de reprendre la main sur l'Ukraine

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 3:45


« Alors qu'ils sont marginalisés dans les pourparlers de paix entre les États-Unis, l'Ukraine et la Russie, les Européens ont essayé de reprendre l'initiative, hier, relève Le Monde à Paris. Après avoir passé trois mois à plancher sur le sujet, la Commission a présenté une proposition détaillée sur la manière dont l'Union européenne pourrait continuer à soutenir financièrement Kiev, en 2026 et en 2027. Il y a urgence, s'exclame le journal, alors qu'au début de l'année prochaine, l'Ukraine aura consommé toutes les aides qui ont été mises jusqu'ici à sa disposition par les Vingt-Sept, et que les États-Unis de Donald Trump sont désormais en retrait, laissant l'UE en première ligne pour subvenir aux besoins ukrainiens ». Alors, précise Le Monde, « deux mécanismes sont envisagés par la Commission européenne : un prêt de réparation, qui utiliserait les actifs de la banque centrale russe immobilisés en Europe (principalement en Belgique) ; ou une dette commune garantie par le budget communautaire. Ces propositions, qui se heurtent à l'opposition de la Belgique et de la Hongrie, seront au menu du conseil européen des 18 et 19 décembre ». « Au total, rappelle La Croix, 210 milliards d'avoirs de l'État russe sont immobilisés en Europe. L'essentiel, soit 190 milliards, est en Belgique et ce pays s'oppose toujours à leur utilisation ». Cas de conscience en Belgique… Et en Belgique, le débat est vif… « La Belgique sera-t-elle mise au ban de l'Union européenne ? ­Deviendra-t-elle le traître de l'aide à l'Ukraine et l'allié involontaire de Poutine, au nom de la défense de sa stabilité financière ? », s'interroge Le Soir à Bruxelles. La pression est lourde en effet sur les épaules du Premier ministre Bart De Wever « coincé entre, d'une part, les drones qu'on pense envoyés par les Russes pour montrer à la Belgique ce qui l'attend si elle permet à l'Europe de faire “main basse“ sur les avoirs de sa Banque centrale et, de l'autre, pointe le quotidien belge, l'opprobre croissant des soutiens de l'Ukraine faisant de nous le plus grand perturbateur de la sécurité et de la paix européennes. (…) Le gouvernement belge est désormais confronté à bien plus qu'un dilemme, un cas de conscience existentiel, soupire encore Le Soir. Si les 18 et 19 décembre prochains, comme ils semblent en avoir l'intention, les Européens votent à la majorité qualifiée le système de prêt de réparation "contre" la Belgique, notre pays se retrouverait – probablement aux côtés de la Hongrie et la Slovaquie –, dans le camp de ceux qui n'auront pas tout fait pour aider l'Ukraine, et donc protéger l'Europe d'un jeu de domino tragique ». À quand un accord européen de défense et de sécurité ? En attendant, autre serpent de mer : la coopération européenne en matière de sécurité… Pour le Guardian à Londres, « il faut se préparer à un monde où l'on ne pourra plus compter sur le soutien des États-Unis ». Alors certes, poursuit le quotidien britannique, « le Premier ministre Keir Starmer mérite d'être salué pour sa contribution à l'effort européen commun visant à contrer la complaisance de la Maison Blanche envers Vladimir Poutine et pour son rôle déterminant dans la coordination d'une "coalition des volontaires" témoignant d'une solidarité sans faille avec Volodymyr Zelensky ». Mais, tempère le Guardian, « les dirigeants européens doivent rester vigilants quant à leur devoir de développer des capacités autonomes pour protéger le continent. Et sur ce point, Keir Starmer se montre moins constant. Il a donné son accord de principe à un accord européen de défense et de sécurité et, ces dernières semaines, il a insisté avec une conviction croissante sur la nécessité d'une coopération européenne plus étroite. Mais, en pratique, le rapprochement est au point mort, en partie faute d'impulsion politique de la part de Downing Street ». Kramatorsk : les Ukrainiens s'accrochent… Et pendant ce temps, l'Ukraine continue de résister tant bien que mal au rouleau compresseur russe… Comme le montre ce reportage à lire dans la Repubblica à Rome dans la ville de Kramatorsk. La Russie affirme avoir pris la ville. Les Ukrainiens démentent. Sur place, constate le quotidien italien, « les bombes et les drones ne laissent aucun répit : les trains sont à l'arrêt et les gens quittent leurs maisons en voiture ou en minibus. Ils ne voient pas cela comme un adieu, mais comme un au revoir. Et cette fierté est contagieuse à travers le pays : malgré les difficultés considérables, les fluctuations du pouvoir, le nombre croissant de victimes et l'incertitude quant à l'avenir, les derniers sondages révèlent que la majorité des personnes interrogées ne souhaitent pas céder formellement le dernier bastion du Donbass ».

C dans l'air
Poutine "prêt" à la guerre avec l'Europe - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 66:04


C dans l'air du 3 décembre 2025 - Poutine "prêt" à la guerre avec l'EuropeMoscou et Kiev se sont déclarés, ce mercredi, prêts à poursuivre les pourparlers sur un plan de paix, au lendemain d'une réunion entre le président russe Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff qui n'a débouché sur aucune percée. À l'issue d'une réunion de près de cinq heures au Kremlin, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a reconnu qu'« aucune solution de compromis [sur les territoires ukrainiens] n'a encore été choisie ». « Il reste encore beaucoup de travail », a-t-il prévenu, se contentant de qualifier la conversation d'« utile » et « constructive », au terme d'un mois d'intenses négociations.Steve Witkoff, critiqué pour sa gestion des négociations et accusé de complaisance envers son homologue russe après la révélation d'une conversation téléphonique avec Iouri Ouchakov par l'agence Bloomberg, s'est abstenu de tout commentaire. Depuis le Kremlin, l'émissaire de la Maison-Blanche, accompagné dans sa mission de Jared Kushner, gendre du président américain, s'est rendu à l'ambassade américaine à Moscou afin de s'entretenir avec Donald Trump sur une ligne téléphonique sécurisée.Quelques heures avant sa rencontre avec les Américains, Vladimir Poutine avait menacé les Européens, les accusant de chercher à « empêcher » les efforts de Washington pour mettre fin au conflit. « Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a-t-il lancé en marge d'un forum économique.De son côté, Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d'utiliser les pourparlers actuels pour tenter « d'affaiblir les sanctions » visant Moscou. Le président ukrainien a aussi appelé à la fin de la guerre et non « seulement à une pause » dans les combats. Sur le terrain, l'Ukraine a par ailleurs fermement démenti la prise de la ville stratégique de Pokrovsk, annoncée la veille par la Russie, et a dénoncé « une manipulation » de la part du Kremlin.En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce mercredi le plan de l'UE pour financer l'Ukraine sur deux ans et la « mettre en position de force » dans les négociations avec la Russie. Cette proposition prévoit deux options visant à couvrir les deux tiers des besoins de financement de l'Ukraine pour 2026 et 2027 : un emprunt ou une utilisation des avoirs russes gelés en Europe, dont l'essentiel se trouve en Belgique. La décision de recourir à un emprunt européen, qui nécessite l'unanimité des États membres, se heurte pour l'heure aux réticences de certains d'entre eux et à l'opposition radicale de la Hongrie. La Commission n'a pas caché qu'elle privilégiait, dans ces conditions, le recours aux avoirs russes gelés, mais doit encore convaincre la Belgique.Parallèlement, le Parlement européen a adopté la semaine dernière EDIP, le premier programme pour l'industrie européenne de la défense. Doté de 1,5 milliard d'euros, ce dispositif doit renforcer les capacités de l'Union européenne.Quels sont les contours et les ambitions d'EDIP ? Les rapporteurs du projet, François-Xavier Bellamy (PPE) et Raphaël Glucksmann (S&D), nous ont accordé une interview, à retrouver aujourd'hui dans #cdanslair.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, auteure de Le piège Nord Stream - Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House

C dans l'air
Poutine "prêt" à la guerre avec l'Europe - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 66:04


C dans l'air du 3 décembre 2025 - Poutine "prêt" à la guerre avec l'EuropeMoscou et Kiev se sont déclarés, ce mercredi, prêts à poursuivre les pourparlers sur un plan de paix, au lendemain d'une réunion entre le président russe Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff qui n'a débouché sur aucune percée. À l'issue d'une réunion de près de cinq heures au Kremlin, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a reconnu qu'« aucune solution de compromis [sur les territoires ukrainiens] n'a encore été choisie ». « Il reste encore beaucoup de travail », a-t-il prévenu, se contentant de qualifier la conversation d'« utile » et « constructive », au terme d'un mois d'intenses négociations.Steve Witkoff, critiqué pour sa gestion des négociations et accusé de complaisance envers son homologue russe après la révélation d'une conversation téléphonique avec Iouri Ouchakov par l'agence Bloomberg, s'est abstenu de tout commentaire. Depuis le Kremlin, l'émissaire de la Maison-Blanche, accompagné dans sa mission de Jared Kushner, gendre du président américain, s'est rendu à l'ambassade américaine à Moscou afin de s'entretenir avec Donald Trump sur une ligne téléphonique sécurisée.Quelques heures avant sa rencontre avec les Américains, Vladimir Poutine avait menacé les Européens, les accusant de chercher à « empêcher » les efforts de Washington pour mettre fin au conflit. « Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a-t-il lancé en marge d'un forum économique.De son côté, Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d'utiliser les pourparlers actuels pour tenter « d'affaiblir les sanctions » visant Moscou. Le président ukrainien a aussi appelé à la fin de la guerre et non « seulement à une pause » dans les combats. Sur le terrain, l'Ukraine a par ailleurs fermement démenti la prise de la ville stratégique de Pokrovsk, annoncée la veille par la Russie, et a dénoncé « une manipulation » de la part du Kremlin.En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce mercredi le plan de l'UE pour financer l'Ukraine sur deux ans et la « mettre en position de force » dans les négociations avec la Russie. Cette proposition prévoit deux options visant à couvrir les deux tiers des besoins de financement de l'Ukraine pour 2026 et 2027 : un emprunt ou une utilisation des avoirs russes gelés en Europe, dont l'essentiel se trouve en Belgique. La décision de recourir à un emprunt européen, qui nécessite l'unanimité des États membres, se heurte pour l'heure aux réticences de certains d'entre eux et à l'opposition radicale de la Hongrie. La Commission n'a pas caché qu'elle privilégiait, dans ces conditions, le recours aux avoirs russes gelés, mais doit encore convaincre la Belgique.Parallèlement, le Parlement européen a adopté la semaine dernière EDIP, le premier programme pour l'industrie européenne de la défense. Doté de 1,5 milliard d'euros, ce dispositif doit renforcer les capacités de l'Union européenne.Quels sont les contours et les ambitions d'EDIP ? Les rapporteurs du projet, François-Xavier Bellamy (PPE) et Raphaël Glucksmann (S&D), nous ont accordé une interview, à retrouver aujourd'hui dans #cdanslair.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, auteure de Le piège Nord Stream - Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House

Grand reportage
En Autriche, le paradoxe européen

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 19:30


L'Autriche célèbre, cette année, les 30 ans de son adhésion à l'Union européenne. La République alpine de 9 millions d'habitants a, en effet, adhéré à l'UE en 1995 et trois décennies plus tard, un constat s'impose : l'Autriche profite largement de son adhésion sur le plan économique. De notre correspondante à Vienne, Gabriel Felbermayr, directeur de l'Institut de recherche économique Wifo, voit trois avantages essentiels de cette adhésion pour l'Autriche : « Il y a d'abord, évidemment, le marché intérieur [européen]. Si l'Autriche ne dépendait que de son propre marché, les entreprises ne pourraient pas se spécialiser autant. Cela est beaucoup plus vrai pour les petits pays comme l'Autriche que pour les grands comme la France. Il y a aussi l'espace Schengen et enfin, la politique monétaire européenne. Elle est très importante pour un pays comme l'Autriche, qui s'était auparavant aligné sur le mark allemand, mais qui n'avait pas son mot à dire. » Gabriel Felbermayr a mené une étude pour Wifo dans laquelle il quantifie ces avantages et donc ce que le pays perdrait s'il y avait un « Öxit », le terme qui désigne une sortie de l'Autriche de l'UE. Et les résultats sont sans appel : « On arrive, selon nos calculs, à un effet positif de l'adhésion de l'Autriche à l'UE qui se situe entre 7 et 8% du PIB. C'est beaucoup. Et comme l'Autriche est un pays riche, 7% représentent environ 4 000 euros par habitant. En Autriche, on critique souvent le fait que ces 4 000 euros ne sont pas gratuits, qu'il faut payer une contribution. Mais cette contribution est relativement faible. L'Autriche verse environ trois milliards d'euros à l'UE et en récupère deux milliards, soit une contribution nette d'un milliard. Nous avons 9 millions d'habitants, ce qui signifie que la contribution nette par habitant est d'environ 110 euros. On paie donc 110 euros et on en récupère 4 000, ce qui est un assez bon investissement ! » Une forte insatisfaction Pourtant, année après année, les enquêtes Eurobaromètre, études d'opinion réalisées à l'échelle de l'Union européenne, montrent l'insatisfaction des Autrichiens vis-à-vis de l'Europe. Dans la plus récente, publiée en septembre 2025, seuls 60% d'entre eux se disent convaincus que leur pays bénéficie de son adhésion à l'UE contre une moyenne de 73% dans l'ensemble de l'Union européenne. Et seuls 38% des Autrichiens ont une opinion positive de l'UE. L'Autriche est ainsi l'un des pays les plus insatisfaits des 27. Un thème cristallise ce mécontentement et est, selon cette étude, la priorité pour les Autrichiens : l'immigration. On le constate à Nickelsdorf, village de moins de 2 000 habitants, situé à la frontière avec la Hongrie, dans la région autrichienne du Burgenland. En 2015, lors de ce qu'on a appelé « la crise des réfugiés », ce village a été l'un des principaux points de passage. En quelques semaines, 300 000 réfugiés, principalement originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Irak, sont arrivés dans ce village, depuis la Hongrie - jusqu'à 20 000 par jour au plus fort de la vague. Des tentes ont été installées, des moyens de transport déployés, car ces réfugiés voulaient gagner l'ouest de l'Europe, notamment l'Allemagne. Le maire social-démocrate de la commune depuis près de 30 ans, Gerhard Zapfl, reconnaît qu'ils se sont sentis seuls à l'époque pour faire face à cette situation d'urgence, déplorant le manque de stratégie coordonnée des 27 États européens : « En 2015, l'Union européenne n'avait pas de réponse à ce problème et, jusqu'à présent, je constate qu'elle n'en a toujours pas. » Cette crise a, selon lui, laissé des traces durables à Nickelsdorf, mais aussi dans toute l'Autriche. « La conséquence de cette vague de réfugiés est que le scepticisme à l'égard des étrangers n'a cessé d'augmenter. Et cette situation peut être instrumentalisée. C'est le cas en Autriche avec le parti d'extrême droite FPÖ, qui ramène tous les sujets qui touchent le pays à l'immigration », affirme-t-il, ajoutant que ce scepticisme concerne aussi l'Union européenne. « L'UE échoue totalement sur cette question et cela déçoit un très grand nombre de personnes. » Intéresser les jeunes à l'UE Le FPÖ est actuellement dans l'opposition, mais il est le premier parti dans les sondages, crédité d'environ 35% des intentions de vote. Kevin dit se reconnaître dans ce parti. Ce jeune homme vit à Sattledt en Haute-Autriche, commune de moins de 3 000 habitants « où tout le monde se connaît » et où il a ouvert un café, il y a deux ans. « L'idée d'une union entre les pays européens, du point de vue d'une communauté économique, d'un projet de paix, est quelque chose de très positif », reconnaît-il. Mais s'il se dit aujourd'hui très critique de l'Union européenne, c'est avant tout, insiste-t-il, en raison de la politique migratoire de l'UE : « Nous ne parviendrons pas à maîtriser la situation si nous n'avons pas de protection aux frontières. [...] C'est typique de l'UE : nous discutons et négocions éternellement au lieu de prendre rapidement des mesures. » C'est pour comprendre cette insatisfaction des Autrichiens vis-à-vis de l'UE et la combattre que Rüya Buga parcourt l'Autriche depuis deux ans. Cette jeune bénévole de l'association ÖGfE anime des ateliers sur l'Union européenne dans les écoles, partout dans le pays. « J'entends souvent la réponse suivante de la part des élèves : "Ça ne m'intéresse pas." Mais alors, je leur réponds : "Tu es jeune, n'est-ce pas ? Tu aimerais peut-être déménager un jour, avoir un bon travail, pouvoir t'offrir certaines choses ? Tout ça, ce sont des sujets politiques qui influencent ta vie. Alors, cela doit t'intéresser d'une manière ou d'une autre." » Le but des ateliers qu'elle anime est de mieux faire connaître le travail de l'UE et ses effets concrets dans notre vie de tous les jours. Faire naître « une prise de conscience » car, conclut-elle, « nous vivons tous dans l'Union européenne et devons contribuer à la façonner. Parce que nous sommes la masse et ici, il s'agit de notre avenir. »

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce qu'une kleptocratie ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 4:33


Du grec kleptos, le “vol” et cratia, le “pouvoir”, la kleptocratie est littéralement un gouvernement de voleurs. C'est donc un système politique où le gouvernement pratique à grande échelle la corruption et le blanchiment d'argent. Plusieurs régimes ont été accusés d'être des kleptocraties, comme celui de Mouammar Kadhafi en Libye ou celui de Viktor Orbán en Hongrie. Comment reconnaître une kleptocratie ? Dans quels pays sont-elles susceptibles de s'installer ? Les démocraties occidentales sont-elles sujettes à ce phénomène ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant Vous Savez !  Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : novembre 2024 A écouter ensuite :  ⁠Qu'est-ce qu'une démocrature ?⁠ ⁠Qu'est-ce que l'Etat-providence ?⁠ ⁠Comment nos opinions politiques influencent-elles notre santé mentale ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Reportage International
En Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:33


Plusieurs centaines de Lituaniens défilent en ce moment sur l'avenue principale de la capitale Vilnius. Le mouvement de protestation a été initié par le monde de la culture contre la présence d'un parti radical et populiste écarté de justesse du ministère de la Culture. Le mouvement s'est élargi et les manifestants craignent désormais que la Lituanie prenne un virage illibéral. Notre correspondante à Vilnius Marielle Vitureau est allée à la rencontre des Lituaniens se préparant pour la manifestation. Derrière son petit étal, pour soutenir le mouvement, Joris vend des fanions et des T-shirts avec le symbole de la manifestation. Dans un triangle rouge qui fait penser à un panneau de la route, le mot culture tombe à l'eau. « On ment beaucoup en ce moment en politique et ça affecte la culture, le président avait dit qu'il ne nommerait pas un ministre de la Culture issu du parti Aube sur le Niémen et il n'a pas tenu parole ».  À lire aussiLituanie: Vilnius, capitale verte européenne pour l'année 2025 Depuis, le ministre a démissionné, mais le parti politique est toujours dans la coalition. C'est cette formation et son chef Remigijus Zemaitaitis qui inquiète le plus Akvile. Devant le musée où elle travaille, le même triangle rouge d'avertissement grand format accueille les visiteurs : « En plus d'être populiste, le chef de ce parti est ouvertement antisémite, pro russe, ça fait partie de leurs plans de s'immiscer dans le domaine de la culture en faisant passer des petits message soi-disant anodins, par exemple en enlevant les drapeaux de l'Ukraine dans les institutions de l'État ». Cette même personnalité politique a aussi remis en question les dépenses pour la défense, les sanctions contre la Russie et a fait de la presse son bouc émissaire. Armée de ciseaux et de peinture, Asta prépare sa pancarte : « Je vais illustrer l'expression lituanienne. Si on laisse entrer les cochons dans l'église, ils monteront sur l'autel. Nous sommes dans cette situation, si on les laisse entrer, ils vont tout saccager. Depuis le retour à l'indépendance, la Lituanie n'a pas connu de plus grand dangers ».  À lire aussiLituanie: accord de coalition malgré des inquiétudes sur un mouvement populiste Depuis l'arrivée de cette coalition au pouvoir il y a un an, les mouvements de protestation sont fréquents. Marius Eidukonis est journaliste culturel pour la radio publique : « Depuis 2022, le danger à nos portes rend la situation plus sensible et nerveuse, et quant à tout cela s'ajoute l'apparition de formations politiques douteuses, l'inquiétude grandit, il faut se défendre contre les menaces extérieures et intérieures ».  Juta est graphiste, elle a organisé l'atelier pancartes dans un lieu culturel de Vilnius. La défense, ce n'est pas uniquement les soldats. Pour elle, la culture aussi est une arme : « Le secteur culturel est un vecteur pour discuter des sujets d'actualité et échanger des idées. En ce qui concerne l'aide à l'Ukraine, le secteur culturel a été déterminant pour être le porte-parole de ce qui se passait dans le pays ». Beaucoup craignent que la Lituanie ne prenne le virage illibéral de la Hongrie ou de la Slovaquie. Le monde de la culture a été rejoint aussi par les docteurs et les agriculteurs. Tous veulent continuer de monter la garde.

Reportage international
En Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban

Reportage international

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:33


Plusieurs centaines de Lituaniens défilent en ce moment sur l'avenue principale de la capitale Vilnius. Le mouvement de protestation a été initié par le monde de la culture contre la présence d'un parti radical et populiste écarté de justesse du ministère de la Culture. Le mouvement s'est élargi et les manifestants craignent désormais que la Lituanie prenne un virage illibéral. Notre correspondante à Vilnius Marielle Vitureau est allée à la rencontre des Lituaniens se préparant pour la manifestation. Derrière son petit étal, pour soutenir le mouvement, Joris vend des fanions et des T-shirts avec le symbole de la manifestation. Dans un triangle rouge qui fait penser à un panneau de la route, le mot culture tombe à l'eau. « On ment beaucoup en ce moment en politique et ça affecte la culture, le président avait dit qu'il ne nommerait pas un ministre de la Culture issu du parti Aube sur le Niémen et il n'a pas tenu parole ».  À lire aussiLituanie: Vilnius, capitale verte européenne pour l'année 2025 Depuis, le ministre a démissionné, mais le parti politique est toujours dans la coalition. C'est cette formation et son chef Remigijus Zemaitaitis qui inquiète le plus Akvile. Devant le musée où elle travaille, le même triangle rouge d'avertissement grand format accueille les visiteurs : « En plus d'être populiste, le chef de ce parti est ouvertement antisémite, pro russe, ça fait partie de leurs plans de s'immiscer dans le domaine de la culture en faisant passer des petits message soi-disant anodins, par exemple en enlevant les drapeaux de l'Ukraine dans les institutions de l'État ». Cette même personnalité politique a aussi remis en question les dépenses pour la défense, les sanctions contre la Russie et a fait de la presse son bouc émissaire. Armée de ciseaux et de peinture, Asta prépare sa pancarte : « Je vais illustrer l'expression lituanienne. Si on laisse entrer les cochons dans l'église, ils monteront sur l'autel. Nous sommes dans cette situation, si on les laisse entrer, ils vont tout saccager. Depuis le retour à l'indépendance, la Lituanie n'a pas connu de plus grand dangers ».  À lire aussiLituanie: accord de coalition malgré des inquiétudes sur un mouvement populiste Depuis l'arrivée de cette coalition au pouvoir il y a un an, les mouvements de protestation sont fréquents. Marius Eidukonis est journaliste culturel pour la radio publique : « Depuis 2022, le danger à nos portes rend la situation plus sensible et nerveuse, et quant à tout cela s'ajoute l'apparition de formations politiques douteuses, l'inquiétude grandit, il faut se défendre contre les menaces extérieures et intérieures ».  Juta est graphiste, elle a organisé l'atelier pancartes dans un lieu culturel de Vilnius. La défense, ce n'est pas uniquement les soldats. Pour elle, la culture aussi est une arme : « Le secteur culturel est un vecteur pour discuter des sujets d'actualité et échanger des idées. En ce qui concerne l'aide à l'Ukraine, le secteur culturel a été déterminant pour être le porte-parole de ce qui se passait dans le pays ». Beaucoup craignent que la Lituanie ne prenne le virage illibéral de la Hongrie ou de la Slovaquie. Le monde de la culture a été rejoint aussi par les docteurs et les agriculteurs. Tous veulent continuer de monter la garde.

Radio Maria France
Saints du jour 2025-11-17 Sainte Elisabeth de Hongrie et Saint Grégoire le Thaumaturge

Radio Maria France

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 3:47


Saints du jour 2025-11-17 Sainte Elisabeth de Hongrie et Saint Grégoire le Thaumaturge by Radio Maria France

LA PETITE HISTOIRE
Qui est la comtesse sanglante?

LA PETITE HISTOIRE

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 10:57


Celle qu'on surnomme la comtesse sanglante est en fait Élisabeth Báthory et elle marque sa région avec ses crimes, ses sévices sur des jeunes filles, et ses... bains de sang.Alors qui est cette comtesse qui a inspiré le mythe de Dracula et bien des films et livres ?Réponse dans cet épisode de La Petite Histoire de la comtesse sanglante.

Accents d'Europe
En Albanie, une forêt en réparation

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 19:30


C'est aux portes de la forêt amazonienne que s'est ouvert la COP30, la conférence de l'Onu sur le climat. À Belém, il ne sera pas seulement question de l'aide aux pays en développement, mais aussi beaucoup de protection de la forêt, notre poumon vert.   Première étape de notre tour des forêts européennes dans Accents d'Europe, avec l'Albanie. Dans ce petit pays du sud des Balkans, les forêts souffrent depuis trente ans d'une déforestation massive qui contribue non seulement à l'érosion, mais aussi à la dégradation des sols. Un projet de l'Union Internationale pour la conservation de la nature, vise à réparer l'écosystème, en reboisant, mais aussi en développant des bandes d'herbe pour atténuer l'érosion, et en améliorant le pâturage. C'est le reportage dans le nord-est de l'Albanie de Louis Seiller.  L'Islande à nouveau candidate à l'UE  L'Albanie, mais aussi le Monténégro ou la Serbie, sans parler de l'Ukraine ou de la Moldavie. Ils sont nombreux les candidats à l'adhésion à l'Union européenne. Et voilà qu'un outsider refait surface : l'Islande. Les visées de Donald Trump sur le Groenland ont poussé Reykjavik a relancé les négociations qui étaient gelées depuis dix ans. Clémence Pénard.   La résistance des juges hongrois  Voilà quinze ans que le Premier ministre hongrois Viktor Orban met en place dans son pays une politique qu'il qualifie d'illibérale. Où le nationalisme prime sur la liberté, et s'épanouit grâce à l'asphyxie des contre-pouvoirs. D'où une mise au pas de la justice. Le gouvernement a réussi à mettre ses hommes à la tête de la Cour constitutionnelle et de la Kuria, la Cour suprême. Mais malgré ce lent effritement, la majorité des juges résiste pour garder leur indépendance. Reportage à Budapest de Florence Labruyère. Les deux procureurs  Le dernier film du cinéaste ukrainien Serguei Lonitsa est une plongée historique dans l'Union soviétique des années 30 et des grands procès de Moscou. L'occasion aussi de découvrir un des auteurs méconnus du goulag, Gueorgui Demidov. Les deux procureurs est sorti sur les écrans mercredi, il était présenté à Cannes en juin 2025. Et si l'on en croit le titre, c'est bien de justice dont il est question. Olivier Favier.  

Accents d'Europe
En Albanie, une forêt en réparation

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 19:30


C'est aux portes de la forêt amazonienne que s'est ouvert la COP30, la conférence de l'Onu sur le climat. À Belém, il ne sera pas seulement question de l'aide aux pays en développement, mais aussi beaucoup de protection de la forêt, notre poumon vert.   Première étape de notre tour des forêts européennes dans Accents d'Europe, avec l'Albanie. Dans ce petit pays du sud des Balkans, les forêts souffrent depuis trente ans d'une déforestation massive qui contribue non seulement à l'érosion, mais aussi à la dégradation des sols. Un projet de l'Union Internationale pour la conservation de la nature, vise à réparer l'écosystème, en reboisant, mais aussi en développant des bandes d'herbe pour atténuer l'érosion, et en améliorant le pâturage. C'est le reportage dans le nord-est de l'Albanie de Louis Seiller.  L'Islande à nouveau candidate à l'UE  L'Albanie, mais aussi le Monténégro ou la Serbie, sans parler de l'Ukraine ou de la Moldavie. Ils sont nombreux les candidats à l'adhésion à l'Union européenne. Et voilà qu'un outsider refait surface : l'Islande. Les visées de Donald Trump sur le Groenland ont poussé Reykjavik a relancé les négociations qui étaient gelées depuis dix ans. Clémence Pénard.   La résistance des juges hongrois  Voilà quinze ans que le Premier ministre hongrois Viktor Orban met en place dans son pays une politique qu'il qualifie d'illibérale. Où le nationalisme prime sur la liberté, et s'épanouit grâce à l'asphyxie des contre-pouvoirs. D'où une mise au pas de la justice. Le gouvernement a réussi à mettre ses hommes à la tête de la Cour constitutionnelle et de la Kuria, la Cour suprême. Mais malgré ce lent effritement, la majorité des juges résiste pour garder leur indépendance. Reportage à Budapest de Florence Labruyère. Les deux procureurs  Le dernier film du cinéaste ukrainien Serguei Lonitsa est une plongée historique dans l'Union soviétique des années 30 et des grands procès de Moscou. L'occasion aussi de découvrir un des auteurs méconnus du goulag, Gueorgui Demidov. Les deux procureurs est sorti sur les écrans mercredi, il était présenté à Cannes en juin 2025. Et si l'on en croit le titre, c'est bien de justice dont il est question. Olivier Favier.  

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Soudan: comment le Tchad se prépare à accueillir des milliers de réfugiés?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 19:28


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et des soldats nord-coréens capturés en Ukraine qui demandent l'asile à la Corée du Sud. Soudan: comment le Tchad se prépare à accueillir des milliers de réfugiés?    Après la prise de la ville d'El-Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR), le Tchad craint un nouvel afflux massif de réfugiés venant du Darfour. Les autorités et les organisations humanitaires estiment qu'au moins 120 000 personnes fuyant les combats pourraient franchir la frontière. Avec déjà près d'1,5 million de réfugiés soudanais, le pays peut-il accueillir cette nouvelle vague ? Comment leur arrivée sera-t-elle organisée ?  Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena.       Union européenne: l'Ukraine peut-elle encore rejoindre les 27?   Le président Volodymyr Zelensky a demandé au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de ne pas bloquer l'adhésion de son pays à l'Union européenne. Pourquoi la Hongrie pose-t-elle son veto ? Quelles sont les chances que l'Ukraine puisse rejoindre l'UE ? Une adhésion permettrait-elle de changer le cours de la guerre ?    Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.     Guerre en Ukraine: que vont devenir les soldats nord-coréens capturés?  Alors que les militaires nord-coréens combattant au front auraient reçu l'ordre de se suicider pour éviter d'être capturés, deux d'entre eux, arrêtés par l'armée ukrainienne, demandent l'asile politique à la Corée du Sud. En dépit des relations déjà tendues avec Pyongyang, quelle sera la réponse de Séoul ?   Avec Théo Clément, chercheur indépendant, spécialiste du développement économique de la Corée du Nord.    Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur un post X de la célèbre rappeuse américaine Nicki Minaj qui a suscité de nombreuses réactions de la part des internautes nigérians.

Accents d'Europe
Climat : à la veille de la COP 30, la «locomotive européenne» ralentit

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 19:30


En amont de la conférence, les Européens ont revu leurs ambitions à la baisse. Pourtant, un rapport de l'Agence européenne de l'environnement estime que si l'UE a fait avancer les choses sur le climat, elle doit faire davantage pour la protection et la résilience des espaces naturels. L'UE se présente avec un accord revu à la baisse C'est à la dernière minute que les pays européens ont trouvé un accord sur une feuille de route climatique d'ici à 2035 et 2040 pour ne pas arriver les mains vides, à la COP 30, au Brésil. Un accord à l'arraché mercredi matin (5 novembre 2025) à Bruxelles, assorti de nombreuses concessions qui en réduisent la portée. Ces concessions résultent d'un intense travail de lobbying mené notamment par l'Italie, assez frileuse sur ses ambitions climatiques. À Rome, les précisions d'Olivier Bonnel. En Albanie, la Vjosa et son parc national sont à nouveau menacés Les énergies fossiles et les activités industrielles accélèrent le réchauffement du climat, et détruisent aussi directement de nombreux écosystèmes, là où la réglementation est peu contraignante, ou peu appliquée. Il y a deux ans, le gouvernement albanais inaugurait le premier «Parc National de rivière sauvage en Europe». Une victoire pour les écologistes qui luttaient depuis plus de 10 ans pour protéger la Vjosa, un fleuve à la biodiversité exceptionnelle. Mais deux ans et demi plus tard, la survie de cet espace naturel est à nouveau menacée, comme l'a constaté Louis Seiller sur les bords du fleuve, dans le sud de l'Albanie.  Le lac Balaton, en Hongrie, est lui aussi en danger Les Hongrois le surnomment la « mer du peuple », c'est le plus grand lac d'Europe, et un lieu de tourisme balnéaire très prisé. Mais son niveau d'eau est désormais très bas, car il subit de plein fouet les effets du changement du climat - des effets visibles à l'œil nu. Les précisions de Florence Labruyère.   La revue de presse de Franceline Beretti  L'Allemagne refuse de protéger les Afghanes et les Afghans qui ont travaillé pour le pays pendant la guerre ; l'Italie débat de la réforme de la justice, et la presse britannique s'intéresse à un jeune Français, prodige des jeux télévisés.    Voyage au pays du «çay» Avec une consommation d'environ 4 kilos par personne et par an... C'est en Turquie, pays aux confluents de l'Europe et de l'Asie, que l'on boit le plus de thé au monde. Même si les Turcs ont adopté cette boisson assez récemment, elle est devenue incontournable dans leur vie sociale, mais aussi commerciale, politique... Partout, à toute occasion, dans les maisons, les magasins, les cafés, on boit du thé noir du matin au soir. À tel point que la production locale – pourtant au cinquième rang mondial – suffit tout juste à satisfaire les besoins du pays. À Ankara, Anne Andlauer nous emmène à la découverte de la culture du çay.

Accents d'Europe
Climat : à la veille de la COP 30, la «locomotive européenne» ralentit

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 19:30


En amont de la conférence, les Européens ont revu leurs ambitions à la baisse. Pourtant, un rapport de l'Agence européenne de l'environnement estime que si l'UE a fait avancer les choses sur le climat, elle doit faire davantage pour la protection et la résilience des espaces naturels. L'UE se présente avec un accord revu à la baisse C'est à la dernière minute que les pays européens ont trouvé un accord sur une feuille de route climatique d'ici à 2035 et 2040 pour ne pas arriver les mains vides, à la COP 30, au Brésil. Un accord à l'arraché mercredi matin (5 novembre 2025) à Bruxelles, assorti de nombreuses concessions qui en réduisent la portée. Ces concessions résultent d'un intense travail de lobbying mené notamment par l'Italie, assez frileuse sur ses ambitions climatiques. À Rome, les précisions d'Olivier Bonnel. En Albanie, la Vjosa et son parc national sont à nouveau menacés Les énergies fossiles et les activités industrielles accélèrent le réchauffement du climat, et détruisent aussi directement de nombreux écosystèmes, là où la réglementation est peu contraignante, ou peu appliquée. Il y a deux ans, le gouvernement albanais inaugurait le premier «Parc National de rivière sauvage en Europe». Une victoire pour les écologistes qui luttaient depuis plus de 10 ans pour protéger la Vjosa, un fleuve à la biodiversité exceptionnelle. Mais deux ans et demi plus tard, la survie de cet espace naturel est à nouveau menacée, comme l'a constaté Louis Seiller sur les bords du fleuve, dans le sud de l'Albanie.  Le lac Balaton, en Hongrie, est lui aussi en danger Les Hongrois le surnomment la « mer du peuple », c'est le plus grand lac d'Europe, et un lieu de tourisme balnéaire très prisé. Mais son niveau d'eau est désormais très bas, car il subit de plein fouet les effets du changement du climat - des effets visibles à l'œil nu. Les précisions de Florence Labruyère.   La revue de presse de Franceline Beretti  L'Allemagne refuse de protéger les Afghanes et les Afghans qui ont travaillé pour le pays pendant la guerre ; l'Italie débat de la réforme de la justice, et la presse britannique s'intéresse à un jeune Français, prodige des jeux télévisés.    Voyage au pays du «çay» Avec une consommation d'environ 4 kilos par personne et par an... C'est en Turquie, pays aux confluents de l'Europe et de l'Asie, que l'on boit le plus de thé au monde. Même si les Turcs ont adopté cette boisson assez récemment, elle est devenue incontournable dans leur vie sociale, mais aussi commerciale, politique... Partout, à toute occasion, dans les maisons, les magasins, les cafés, on boit du thé noir du matin au soir. À tel point que la production locale – pourtant au cinquième rang mondial – suffit tout juste à satisfaire les besoins du pays. À Ankara, Anne Andlauer nous emmène à la découverte de la culture du çay.

A bientôt de te revoir
Swann Périssé : "Y a des pleurotes dans ma douche"

A bientôt de te revoir

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 53:37


Bienvenue dans cet épisode où on apprend ce qu'est un Bleu de Hongrie et que parfois les gens sont contents d'avoir des vers dans leurs toilettes.Pour aller voir le sketch de Ricky Gervais : https://www.youtube.com/watch?v=9CINep9GqhkPour venir assister à un enregistrement cliquez super fort sur ce lienCalme toi :Laura Laarman : production et sonLéa Jourdan : communicationLucie Meslien : illustration animation Lou Poincheval : chargée de productionCaroline Bérault : illustrations Manon Carrour : vignette Joanna & Gaspar : générique Merci Acast pour le studio

Livre international
«L'Europe de l'Est n'existe pas» d'Arthur Kenigsberg

Livre international

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 4:28


C'est un ouvrage qui remet en cause bon nombre de clichés sur les pays situés à l'est du continent européen. La Pologne, la Roumanie, les pays Baltes, ou encore la Hongrie et la Bulgarie sont en première ligne face à la menace russe depuis l'invasion de l'Ukraine, mais le regard que portent sur eux les décideurs européens, en particulier en France, est encore marqué par la guerre froide et une vision binaire du Vieux-Continent. Et ce sont ces erreurs et c'est a priori géo-stratégique que remet en cause le politologue Arthur Kenigsberg,  À lire aussiOtan: les drones en Pologne et en Roumanie reposent la question de la stratégie défensive de l'Alliance

Cultures monde
Retour de Russie // Table-ronde - Hongrie : Viktor Orban fragilisé ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 58:10


durée : 00:58:10 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Julian Colling qui revient de Russie après avoir été interdit de territoire, puis table-ronde sur la Hongrie, où Viktor Orban est fragilisé tant en interne que dans le domaine de la politique extérieure. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Julian Colling Journaliste indépendant; Joël Le Pavous Journaliste indépendant; Paul Gradvohl Historien, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Hongrie

Cultures monde
Table-ronde : Hongrie : Viktor Orban fragilisé ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 36:05


durée : 00:36:05 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Des milliers de Hongrois sont descendus dans la rue dans deux manifestations rivales lancées par le gouvernement et l'opposition. Le Premier ministre Viktor Orban, tout comme son concurrent le plus sérieux depuis quinze ans, Peter Magyar cherchent à mobiliser, à six mois des élections législatives. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Joël Le Pavous Journaliste indépendant; Paul Gradvohl Historien, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Hongrie

Appels sur l'actualité
[Vos questions] France : en prison, Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il de privilèges particuliers ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le fragile cessez-le-feu à Gaza, les tensions entre Washington et Bogota et le report de la rencontre Trump-Poutine. France : en prison, Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il de privilèges particuliers ?  Condamné à cinq ans de prison dans l'affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy a été écroué à la prison de La Santé à Paris ce mardi (21 octobre 2025). Dans quelles conditions l'ancien président de la République est-il détenu ? Sa demande de remise en liberté peut-elle aboutir ? Avec Baptiste Coulon, journaliste au service France de RFI.       Gaza : le cessez-le-feu peut-il tenir ?  En vigueur depuis le 10 octobre, le cessez-le-feu conclu entre le Hamas et Israël a déjà été mis à mal. Lundi, au lendemain de frappes israéliennes dans la bande de Gaza qui ont fait près de 50 morts, Benyamin Netanyahu a affirmé que «153 tonnes de bombes» ont été larguées sur l'enclave palestinienne. Comment expliquer la reprise des frappes malgré la trêve ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem.       Colombie : vers une opération militaire américaine ?   Après le Venezuela, Donald Trump menace désormais la Colombie d'une intervention américaine si Bogota n'arrête pas «immédiatement» la production de drogue. Pourquoi cette montée des tensions ? Un conflit armé entre les États-Unis et la Colombie est-il envisageable ? Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine.       Guerre en Ukraine : pourquoi le sommet Trump-Poutine est-il reporté ?  Annoncée la semaine dernière par Donald Trump après s'être entretenu au téléphone avec Vladimir Poutine, la rencontre entre les deux hommes a finalement été reportée. Comment expliquer ce retournement de situation ?  Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.

Accents du monde
Paix à Gaza: la Russie partage le rôle de négociateur avec Donald Trump

Accents du monde

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 19:30


Ce qui fait la Une de l'actualité, c'est la paix en passe de revenir au Proche-Orient avec la libération d'otages israéliens contre des prisonniers palestiniens. Cela s'est passé sous la houlette de pays arabes et de la médiation des États-Unis. On sait aussi que la Russie a essayé aussi de s'imposer comme négociateur dans la guerre entre le Hamas et Israël. C'est notamment à Moscou que les délégations officielles du Hamas se sont rendues à plusieurs reprises. Pour la Russie, ce ne sont pas des terroristes, mais des partenaires légitimes. Pour la diplomatie russe, le succès de Donald Trump a donc un goût un petit peu amer.  Avec Zuqiang Lin de la rédaction chinoise à propos de la mort en France du dissident  Wan Runnan, financier du mouvement étudiant de la révolte de Tiananmen   Daniella Franco pour la rédaction brésilienne, pour un point sur les négociations entre les gouvernements brésilien et américain visant à réduire les surtaxes de 50% imposées par Donald Trump Denis Strelkov de la rédaction russe en amont de ce nouveau sommet Trump-Poutine qui doit prochainement se tenir en Hongrie.

Au cœur de l'histoire
Marie-Thérèse d'Autriche, politicienne, guerrière et mère [1/2]

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 17:09


A la mort de son père à l'automne 1740, Marie-Thérèse d'Autriche doit faire face à une guerre de succession qui s'étend à l'Europe entière. Elle a su imposer sa légitimité et sauver son trône de souveraine d'Autriche, de Bohême et de Hongrie. Dans cet épisode d'Au cœur de l'histoire, Jean des Cars vous raconte comment cette femme pugnace a forgé son destin d'impératrice malgré un début de règne mouvementé. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteur et présentation : Jean des Cars- Production, diffusion et édition : Timothée Magot, Salomé Journo et Clara Ménard- Réalisation : Jean-François BussièreRessources bibliographiques :- Jean Bérenger, Histoire de l'Empire des Habsbourg 1273-1918 (Fayard, 1990)- Dorothy Gies Mcguigan, Les Habsbourg, histoire politique et galante d'une dynastie (Traduction de Hervé Laroche, Tallandier, 1968)- Elisabeth Badinter, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d'Autriche, l'impératrice-reine (Flammarion, 2016)- Jean des Cars, La saga des reines (Perrin, 2012)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Au cœur de l'histoire
Marie-Thérèse d'Autriche, politicienne, guerrière et mère [2/2]

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 18:19


Après avoir imposé sa légitimité, Marie-Thérèse s'emploie à consolider son trône de souveraine d'Autriche, de Bohême et de Hongrie. Une fois parvenue au pouvoir, Marie-Thérèse sait à la fois commander et se faire aimer. Dans cet épisode d'Au cœur de l'histoire, Jean des Cars vous raconte comment la souveraine a su réformer son empire et s'assurer des alliances solides grâce aux mariages de ses nombreux enfants, dont celui d'une certaine Marie-Antoinette… (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteur et présentation : Jean des Cars- Production, diffusion et édition : Timothée Magot, Salomé Journo et Clara Ménard- Réalisation : Jean-François BussièreRessources bibliographiques :- Jean Bérenger, Histoire de l'Empire des Habsbourg 1273-1918 (Fayard, 1990)- Dorothy Gies Mcguigan, Les Habsbourg, histoire politique et galante d'une dynastie (Traduction de Hervé Laroche, Tallandier, 1968)- Elisabeth Badinter, Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d'Autriche, l'impératrice-reine (Flammarion, 2016)- Jean des Cars, La saga des reines (Perrin, 2012)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Face à l'explosion des prix de l'alimentaire, la population gronde en Estonie

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 19:30


Le pays n'est pas le seul, parmi les membres récents de l'Union européenne, à être concerné : la Slovaquie, la Lettonie ou la Lituanie font face aux mêmes enjeux. En Hongrie, l'inflation sur les denrées alimentaires dépasse même les 50% sur deux ans. Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette hausse des prix, il y a, en Estonie, l'augmentation de la TVA, passée cet été de 22 à 24%. Face à des tarifs qui explosent en magasin et au restaurant, près de 100.000 personnes ont signé une pétition pour revenir sur cette mesure, une rareté dans un pays peu enclin à la protestation publique. Reportage, Marielle Vitureau.    La menace aérienne russe plane sur l'Estonie  Le pays partage une frontière de près de 300km de long avec la Russie, et s'inquiète régulièrement de cette proximité. Mi-septembre 2025, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien estonien. Plus tôt dans le mois, c'étaient cette fois des drones qui avaient fait incursion dans le ciel du Danemark et de la Pologne. Sans susciter de réaction forte de l'Otan.   Que se passerait-il si la Russie décidait de s'en prendre plus agressivement à un territoire de l'Otan ? Quelles conséquences cela aurait-il sur la cohésion de l'organisation ? C'est ce qu'explore l'expert militaire allemand et professeur à la Bundeswehr Carlo Masala dans son ouvrage La guerre d'après : la Russie face à l'Occident (Grasset). Entretien.    À Kharkiv, danser, c'est résister  La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû.     Ilaria Salis : le sort de l'eurodéputée italienne en question  Ce lundi 6 octobre 2025, les députés européens se sont réunis en session plénière à Strasbourg ; et demain, ils décideront s'ils lèvent, ou non, l'immunité parlementaire de leur collègue italienne Ilaria Salis. Cette dernière est dans le collimateur de la Hongrie, où elle a déjà été incarcérée pendant 15 mois, pour des faits remontant à février 2023. Explications, Cécile Debarge.  

Accents d'Europe
Face à l'explosion des prix de l'alimentaire, la population gronde en Estonie

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 19:30


Le pays n'est pas le seul, parmi les membres récents de l'Union européenne, à être concerné : la Slovaquie, la Lettonie ou la Lituanie font face aux mêmes enjeux. En Hongrie, l'inflation sur les denrées alimentaires dépasse même les 50% sur deux ans. Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette hausse des prix, il y a, en Estonie, l'augmentation de la TVA, passée cet été de 22 à 24%. Face à des tarifs qui explosent en magasin et au restaurant, près de 100.000 personnes ont signé une pétition pour revenir sur cette mesure, une rareté dans un pays peu enclin à la protestation publique. Reportage, Marielle Vitureau.    La menace aérienne russe plane sur l'Estonie  Le pays partage une frontière de près de 300km de long avec la Russie, et s'inquiète régulièrement de cette proximité. Mi-septembre 2025, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien estonien. Plus tôt dans le mois, c'étaient cette fois des drones qui avaient fait incursion dans le ciel du Danemark et de la Pologne. Sans susciter de réaction forte de l'Otan.   Que se passerait-il si la Russie décidait de s'en prendre plus agressivement à un territoire de l'Otan ? Quelles conséquences cela aurait-il sur la cohésion de l'organisation ? C'est ce qu'explore l'expert militaire allemand et professeur à la Bundeswehr Carlo Masala dans son ouvrage La guerre d'après : la Russie face à l'Occident (Grasset). Entretien.    À Kharkiv, danser, c'est résister  La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû.     Ilaria Salis : le sort de l'eurodéputée italienne en question  Ce lundi 6 octobre 2025, les députés européens se sont réunis en session plénière à Strasbourg ; et demain, ils décideront s'ils lèvent, ou non, l'immunité parlementaire de leur collègue italienne Ilaria Salis. Cette dernière est dans le collimateur de la Hongrie, où elle a déjà été incarcérée pendant 15 mois, pour des faits remontant à février 2023. Explications, Cécile Debarge.  

Le Nouvel Esprit Public
Le projet de budget de Lecornu / La sécurité européenne face aux menaces russes après Copenhague

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 64:14


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 5 octobre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE PROJET DE BUDGET DE LECORNUUne première version du projet de loi de finances pour 2026 a été transmise jeudi pour avis au Haut conseil des finances publiques. La transmission de ce projet de loi marque le coup d'envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l'Assemblée nationale au plus tard le 13 octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que « rien n'est arbitré ». Il s'agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d'alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes : en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents. De défiscaliser à nouveau les «primes Macron » les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D'encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche » comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d'euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.Vendredi, le Premier ministre s'est engagé à ne pas utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L'idée n'est pas nouvelle : entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d'une « majorité plurielle », avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s'enlisaient à l'Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l'élaboration d'une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d'ordonnances, une première sous la Ve République.SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUEL'Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis : la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la « préparation 2030 », date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent : dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030 : défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et « capacités stratégiques habilitantes ».En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes : le développement capacitaire conjoint, les « projets phares » - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d'accélérer la montée en puissance militaire du continent, l'Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150 milliards d'euros. Environ 100 milliards sont alloués au flanc oriental de l'Europe : 43,7 milliards pour la Pologne, 16,7 milliards pour la Roumanie, 16,2 milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse. Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les 23 et 24 octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
La Moldavie fait le choix de l'Europe

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Sep 29, 2025 19:30


Après des semaines de tension, en raison de la pression de l'ingérence russe dans la campagne pour les législatives, la Moldavie a finalement porté son choix sur le parti pro européen. Le PAS le parti de la présidente Maïa Sandu a remporté la majorité absolue, loin devant le bloc patriotique, pro Moscou qui n'a comptabilisé que 24% des voix. Le petit pays, ancienne République soviétique, mais désormais candidat l'Union européenne, a clairement affirmé son choix politique. En dépit des difficultés. Car le grande frère a toujours beaucoup pesé notamment sur son approvisionnement énergétique qui a été un des principaux sujets de campagne. Depuis janvier 2025, le pays ne dépend plus du gaz russe pour son électricité. L'alternative européenne coûte plus cher... d'où le choix de se tourner vers les énergies vertes qui devraient représenter 30% de la consommation d'électricité en 2030. C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu.     La chronique de The Conversation Le soft power russe, et sa capacité à influencer le monde également via la culture populaire et la chanson, l'émergence d'un nouveau nationalisme anglais et plus seulement britannique... deux articles qui sont à retrouver cette semaine sur le site de The Conversation France. Un site qui publie les meilleures analyses d'universitaires et avec lequel nous sommes partenaires. Les explications de Gregory Rayko, le chef du service international. Le nouveau cri de ralliement de la jeunesse anti-Orban Les élections en Hongrie auront lieu dans plus de six mois ....Et déjà, apparaissent quelques failles dans le système Viktor Orban, qui est à la tête du gouvernement depuis 15 ans sans interruption. Corruption de son entourage politique et familial, stagnation économique et inflation, non respect de l'État de droit. Les motifs de critique ne manquent pas et contribuent à l'envolée dans les sondages de son principal opposant, Peter Magyar. Mais la contestation prend aussi d'autres tournures. Les jeunes généralement peu mobilisés, commencent à hausser la voix. Dans les concerts, un slogan fait son apparition, Salaud de Fidesz du nom du parti du Premier ministre Viktor Orban. Un cri de ralliement normalement scandé lors des manifestations d'opposition, mais qui fédère désormais au-delà. Reportage à Budapest signé Florence Labruyère.   À lire aussiHongrie: «De l'air!», des milliers de manifestants exigent la fin des campagnes de propagande d'Orban Les secrets d'une super centenaire  L'Espagne est, depuis des années, dans le top trois des pays européens avec la plus longue espérance de vie.   Mais c'est une femme ancienne doyenne de l'humanité qui va peut-être nous livrer les clés d'une vieillesse en bonne santé. La Catalane Maria Branyas est décédée à l'âge de 117 ans. Et des scientifiques ont pu, avec son accord, étudier de près son extrême longévité... Les secrets de cette super centenaire à la loupe de la science... on écoute notre correspondante, à Barcelone, Elise Gazengel. À écouter aussiVieillissement: comment aider un parent âgé à préserver sa santé?

Accents d'Europe
La Moldavie fait le choix de l'Europe

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Sep 29, 2025 19:30


Après des semaines de tension, en raison de la pression de l'ingérence russe dans la campagne pour les législatives, la Moldavie a finalement porté son choix sur le parti pro européen. Le PAS le parti de la présidente Maïa Sandu a remporté la majorité absolue, loin devant le bloc patriotique, pro Moscou qui n'a comptabilisé que 24% des voix. Le petit pays, ancienne République soviétique, mais désormais candidat l'Union européenne, a clairement affirmé son choix politique. En dépit des difficultés. Car le grande frère a toujours beaucoup pesé notamment sur son approvisionnement énergétique qui a été un des principaux sujets de campagne. Depuis janvier 2025, le pays ne dépend plus du gaz russe pour son électricité. L'alternative européenne coûte plus cher... d'où le choix de se tourner vers les énergies vertes qui devraient représenter 30% de la consommation d'électricité en 2030. C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu.     La chronique de The Conversation Le soft power russe, et sa capacité à influencer le monde également via la culture populaire et la chanson, l'émergence d'un nouveau nationalisme anglais et plus seulement britannique... deux articles qui sont à retrouver cette semaine sur le site de The Conversation France. Un site qui publie les meilleures analyses d'universitaires et avec lequel nous sommes partenaires. Les explications de Gregory Rayko, le chef du service international. Le nouveau cri de ralliement de la jeunesse anti-Orban Les élections en Hongrie auront lieu dans plus de six mois ....Et déjà, apparaissent quelques failles dans le système Viktor Orban, qui est à la tête du gouvernement depuis 15 ans sans interruption. Corruption de son entourage politique et familial, stagnation économique et inflation, non respect de l'État de droit. Les motifs de critique ne manquent pas et contribuent à l'envolée dans les sondages de son principal opposant, Peter Magyar. Mais la contestation prend aussi d'autres tournures. Les jeunes généralement peu mobilisés, commencent à hausser la voix. Dans les concerts, un slogan fait son apparition, Salaud de Fidesz du nom du parti du Premier ministre Viktor Orban. Un cri de ralliement normalement scandé lors des manifestations d'opposition, mais qui fédère désormais au-delà. Reportage à Budapest signé Florence Labruyère.   À lire aussiHongrie: «De l'air!», des milliers de manifestants exigent la fin des campagnes de propagande d'Orban Les secrets d'une super centenaire  L'Espagne est, depuis des années, dans le top trois des pays européens avec la plus longue espérance de vie.   Mais c'est une femme ancienne doyenne de l'humanité qui va peut-être nous livrer les clés d'une vieillesse en bonne santé. La Catalane Maria Branyas est décédée à l'âge de 117 ans. Et des scientifiques ont pu, avec son accord, étudier de près son extrême longévité... Les secrets de cette super centenaire à la loupe de la science... on écoute notre correspondante, à Barcelone, Elise Gazengel. À écouter aussiVieillissement: comment aider un parent âgé à préserver sa santé?

Un jour dans le monde
Anna (9) : C'est quoi les sanctions contre la Russie? (et à quoi ça sert?)

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 5:45


durée : 00:05:45 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - C'est quoi les sanctions contre la Russie, à quoi servent-elles? Pourquoi y a t'il eu 19 paquets et quel rôle pour la Hongrie, la Slovaquie? Pourquoi les US s'impliquent dans ces démarches et pour quels résultats? On retrouve Anna Hubert, la journaliste de Contexte qui travaille sur ces questions. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Atelier des médias
Quand médias et ONG sont entravés par le droit : entretien avec Sophie Lemaître

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Sep 13, 2025 28:25


La juriste française Sophie Lemaître publie Réduire au silence, un livre dans lequel elle décrit « comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG » dans des régimes autoritaires… mais aussi dans des démocraties comme la France. Sophie Lemaître, docteure en droit, dépeint un phénomène mondial, le lawfare, qui menace gravement la liberté d'expression et l'espace civique. Si ce concept vient du domaine de la guerre, il « se transvase très bien pour tout ce qui est atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté d'association », explique-t-elle. Elle qualifie cette pratique d'« arme de dissuasion massive parce que le droit n'est plus à nos côtés, il est utilisé contre nous, contre la liberté d'informer et notre droit d'être informé ». Les cibles sont clairement identifiées : les journalistes et les défenseurs des droits humains. La stratégie est simple : « à partir du moment où vous travaillez sur des sujets qui dérangent des intérêts puissants, qu'ils soient politiques ou privés, on va utiliser le droit pour vous réduire au silence ». Les « poursuites bâillons » ou SLAPP (Strategic lawsuits against public participation) sont emblématiques de cette tactique. Leur objectif premier n'est pas de gagner le procès, mais d'« épuiser financièrement, émotionnellement, personnellement » la cible. Ainsi, dit-elle, « c'est la procédure qui vous étouffe ». La diffamation est la procédure la plus couramment travers le monde. Son danger réside dans le fait que « dans plein de pays, la diffamation est criminalisée. Donc, on peut avoir une une amende, mais on peut également aller en prison. » L'effet est « vraiment dissuasif. (...) Est-ce que vous allez continuer à écrire sur la corruption ou sur les atteintes dans l'environnement ? Vous allez peut-être vous poser deux fois la question avant de publier un article ou une enquête sur le sujet. » Sophoe Lemaître cite l'exemple du groupe français Bolloré qui a déposé « une vingtaine de plaintes en diffamation » dès qu'un article « pouvait déranger ». Les poursuites transfrontalières, où la plainte est déposée « non pas dans le pays dans lequel le journaliste vit mais à l'étranger », amplifient la difficulté : « Vous ne connaissez pas le pays, vous ne maîtrisez peut-être pas la langue. Clairement vous ne maîtrisez pas le système judiciaire. Donc ça va vous obliger à devoir trouver un avocat spécialisé et ça va vous coûter beaucoup plus cher. » Les États ne sont pas en reste. « Ils ont tout un arsenal disponible qu'ils peuvent utiliser contre les médias et les associations. » Les lois sur les « agents de l'étranger » en Russie, en Hongrie ou en Géorgie en sont un exemple typique. Les avocats qui défendent des journalistes deviennent eux aussi parfois des « cibles prioritaires ». Face à ces menaces, Sophie Lemaître souligne l'importance de la riposte et de l'union. Elle mentionne la « directive européenne contre les poursuites bâillons » comme un pas significatif. Pour les citoyens, l'action est cruciale : « une première chose que l'on peut faire, c'est de repartager quand vous voyez des enquêtes de journalistes, repartager leurs enquêtes. [...] alertez, parlez-en autour de vous. » Elle conclut sur le « sentiment d'urgence » qui l'a fait écrire ce livre : « On est à un point de bascule. On peut très facilement aller du côté d'une démocratie illibérale ou une autocratie. » Il est donc « essentiel de se mobiliser, de soutenir les associations, les journalistes, mais aussi les magistrats qui sont ciblés ».

Le Nouvel Esprit Public
Après le 8 septembre, la valse des pantins ? / La Chine et les divisions occidentales

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 67:42


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 septembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA VALSE DES PANTINS : COMPORTEMENT DU PERSONNEL POLITIQUE À LA VEILLE DU 8 SEPTEMBREAprès sa présentation mi-juillet, le Premier ministre a de nouveau défendu, le 25 août, son plan de rigueur de 44 milliards d'euros pour le budget 2026, et annoncé qu'il « engagera(it) la responsabilité de son gouvernement[…] pour une clarification » lundi 8 septembre, avec un vote de confiance à l'Assemblée nationale convoquée en session extraordinaire. La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l'actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41 Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l'Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une « clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente ? C'est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d'accord avec les socialistes et n'apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d'ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L'échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10 septembre.François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+ 4 points par rapport à 2024).COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L'INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALESLe 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l'invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d'ouverture, Xi a appelé les États membres à s'opposer à la mentalité de guerre froide, à l'hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d'intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son « autre » modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. Les promesses militaires mal tenues faites à l'Ukraine par l'Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l'axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s'éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50 % de droits de douane sur les produits indiens.La Chine s'affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s'est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.