Rendez-vous à Bruxelles pour un débat entre eurodéputés et acteurs de la société civile, suivi d'un entretien avec une personnalité européenne de premier plan. Le samedi, à 13 h 10.

Cette semaine, nous vous proposons une émission spéciale sur les quatre ans de guerre en Ukraine avec un reportage long format dans le pays et un entretien avec Charles Michel, ancien président du Conseil européen. Il revient sur ce conflit qui s'est déclenché alors qu'il était en poste au Conseil.

Deuxième partie de l'édition spéciale qui marque le 4ᵉ anniversaire de la guerre en Ukraine. Un conflit dont le lourd bilan humain pourrait atteindre deux millions de morts et blessés, selon le Centre d'études diplomatiques et stratégiques. Des négociations ont actuellement lieu entre Russes, Ukrainiens et Américains, mais vont-elles aboutir à un cessez-le-feu ?

Cette semaine, nous recevons Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, qui publie son dernier ouvrage "Après l'Occident ?" (Éditions Perrin et Robert Laffont). Soutien à l'Ukraine, autonomie militaire de l'Union européenne et relation avec les États-Unis, il commente les dossiers brûlants auxquels sont confrontés les Européens.

Beaucoup de spécialistes alertent sur les risques des réseaux sociaux pour la santé mentale des jeunes : troubles de l'attention, stress et anxiété, exposition au harcèlement et à des images pédopornographiques. Face à ce fléau, plusieurs pays membres de l'Union européenne (UE) réfléchissent à leur interdiction pure et simple pour les mineurs. En France, les députés ont voté cette mesure radicale pour les moins de 15 ans. Mais pour réguler ces plateformes, souvent américaines, la responsabilité revient à la Commission européenne qui dispose d'outils puissants. Deux directives européennes, sur les services et les marchés numériques, intitulées DSA et DMA, sont censées lutter contre les contenus violents, la désinformation et protéger les plus jeunes.

Cette semaine, nous recevons Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et actuel vice-président du Forum de Paris sur la paix. Il revient sur les rapports de l'UE avec les États-Unis de Donald Trump, la place de l'Europe dans le monde, notamment dans le secteur économique où les industries manquent de compétitivité, et la défiance croissante des Européens vis-à-vis de leurs institutions. Nous vous proposons aussi un reportage inédit sur "l'Arctique, terre de toutes les convoitises", signé Isabelle Romero et Luke Brown, présents à la conférence Arctic Frontiers à Tromsø.

Un traité de libre-échange qui fait moins de vagues que celui avec le Mercosur : l'accord commercial entre l'Inde et l'Union européenne. Signé fin janvier à New Delhi par la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre indien, cet accord prévoit la suppression des droits de douane sur 90 % des marchandises échangées entre l'Inde et l'Europe, à l'exception de produits agricoles sensibles comme le bœuf, la volaille et le riz, ce dont se félicite Ursula von der Leyen.

Cette semaine, nous vous proposons une émission spéciale sur l'entrée de la Bulgarie dans la zone euro avec un reportage long format et un entretien de Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l'Économie. Il fait état de la situation économique de l'Union dans un climat instable dû à l'imprévisibilité de l'administration américaine.

L'attitude de Donald Trump vis-à-vis de l'Union européenne est toujours aussi imprévisible. Si la tension est redescendue au sujet du Groenland, les Européens s'interrogent plus que jamais sur la nécessité de renforcer la défense européenne.

Cette semaine, nous interrogeons Andrej Plenkovic, Premier ministre de la Croatie, au lendemain d'un sommet européen extraordinaire. Il explique combien les Vingt-Sept sont sceptiques sur l'avenir de la relation transatlantique, malgré le renoncement de Donald Trump concernant le Groenland et la hausse des droits de douane.

Les Vingt-Sept se sont accordés sur un durcissement de la politique migratoire en validant la possibilité de renvoyer des migrants irréguliers vers des centres de retour situés hors des frontières de l'Union européenne.

Cette semaine, nous recevons Hadja Lahbib, commissaire européenne à la gestion des crises et à l'égalité. Guerres en Ukraine et à Gaza, manifestations en Iran ou tensions entre les Vingt-Sept et les États-Unis, elle commente les multiples conflits et crises face auxquels l'UE doit réagir.

Les eurodéputés sont aux premières loges des manifestations d'agriculteurs, organisées depuis des semaines devant le Parlement, place du Luxembourg. Les éleveurs de toute l'Europe protestent contre l'accord de libre-échange conclu entre l'Union européenne et les pays du Mercosur en Amérique du Sud. Un accord en discussion depuis 25 ans, qui prévoit la suppression de 90 % des droits de douane entre les deux continents, créant un immense marché de 700 millions de consommateurs.

Cette semaine, nous recevons Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine. Il décrit les dures conditions de vie des Ukrainiens et appelle à l'union des États membres pour soutenir le pays financièrement et militairement.

L'Europe doit-elle craindre les États-Unis ? D'allié et protecteur, l'Amérique de Donald Trump s'est muée en rival agressif. De guerre commerciale, on en vient aujourd'hui à évoquer la guerre tout court. Les menaces américaines sur le Groënland font entrer les relations diplomatiques dans une nouvelle phase, avec le scénario d'une annexion militaire d'un territoire contrôlé par un pays de l'Union, le Danemark. Nouvel épisode d'une confrontation, voire d'une escalade, aux multiples volets.

Cette semaine, nous recevons Elli Tsiforou, secrétaire générale du Copa-Cogeca, organisation syndicale et professionnelle agricole au niveau de l'Union européenne. Elle réitère son opposition au traité du Mercosur et demande une simplification des normes imposées aux agriculteurs européens.

À quelques jours de Noël, combien de petits colis ont été livrés à votre domicile en provenance de Chine ou d'ailleurs ? Trop, répond l'Union européenne. Car ce sont quelque 4,6 milliards de colis qui entrent sur le sol européen chaque année, et jusqu'à présent, ceux d'une valeur de moins de 150 euros étaient totalement exonérés de droits de douane, ouvrant grand notre marché à la déferlante des plateformes chinoises du commerce à bas coût, comme Shein, Temu et autres Alibaba.

Cette semaine, nous recevons Nicușor Dan, président de la Roumanie. Récemment élu, il commente les défis à mener par son pays en termes de budget et de corruption et réitère son alignement aux valeurs européennes.

Les Vingt-Sept s'apprêtent à donner leur feu vert à l'accord commercial avec les pays du Mercosur : le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et l'Argentine. Cela représente un marché de 270 millions d'habitants qui s'ouvrirait à l'Union européenne (UE) avec des droits de douane réduits. L'accord pourrait accroître les exportations annuelles de l'UE vers ces pays de près de 40 % pour atteindre 49 milliards d'euros par an.

Cette semaine, nous accueillons Pierre Moscovici, qui quitte la présidence de la Cour des comptes française pour rejoindre la Cour des comptes européenne. Cet ancien député et commissaire européen tire la sonnette d'alarme sur l'état des finances de la France et appelle l'Union européenne (UE) à être unie face au plan de paix des États-Unis pour l'Ukraine.

La guerre en Ukraine représente le sujet le plus brûlant pour les Européens, alors que le président américain Donald Trump a remis un coup d'accélérateur ces dernières semaines en proposant un plan de paix, prévoyant l'abandon de certains territoires ukrainiens à la Russie. Même remanié par les Européens, ce plan ne convient finalement à personne et les négociations avec Moscou patinent. Dans ce contexte, les Vingt-Sept s'interrogent sur la meilleure manière de refinancer une Ukraine au bord de la banqueroute. La présidente de la Commission européenne propose de garantir un "prêt" de 165 milliards d'euros à l'Ukraine en utilisant les avoirs russes, présents surtout en Belgique mais aussi un peu en France. Pas satisfaisant pour les Belges qui craignent de payer la facture tous seuls.

Face au plan de paix de Donald Trump pour l'Ukraine qui laisse encore l'Union Européenne à la traine, Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, s'exprime sur ce conflit au cœur de l'Europe. Il évoque les enjeux de défense : réarmement, service national et la question sensible des avoirs russes gelés. Il commente aussi les questions de politique intérieure.

Les inégalités économiques n'ont jamais été aussi fortes en Europe. Selon la Banque centrale européenne, 5 % des plus fortunés détiennent 45 % de la richesse totale. En France, une possible instauration de la taxe Zucman – une taxation de 2 % sur les patrimoines des ultra-riches – enflamme le débat. Si elle était étendue à l'échelle des Vingt-Sept, elle pourrait rapporter 67 milliards d'euros au budget de l'Union européenne (UE).

Cette semaine, nous recevons Bartjan Wegter, coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme. Dix ans après les attentats qui ont frappé la France, il détaille les mesures mises en place en Europe pour contrer le terrorisme et alerte sur un risque d'attaque toujours élevé.

Loin des yeux, loin du cœur, a-t-on usage de dire. Mais est-ce vrai pour l'Ukraine après trois ans et demi de guerre ? Les Européens ont engagé des discussions difficiles sur leur soutien à l'Ukraine, et les Vingt-Sept ont promis de répondre au besoin de financement ukrainien, estimé à 135 milliards d'euros sur les deux prochaines années. Mais les États-membres sont divisés sur l'utilisation des avoirs russes gelés – 210 milliards d'euros –, dont une grande partie est hébergée en Belgique. Les autres solutions examinées sont un financement direct de l'Ukraine sous forme de dons ou d'un emprunt européen, qui aurait l'avantage de limiter l'impact direct sur les budgets nationaux.

Cette semaine, nous accueillons Christina Egelund, ministre danoise de l'Enseignement supérieur et de la Science. Renforcement de la défense, développement de l'intelligence artificielle et course à l'espace, elle évoque les domaines clés pour relancer la compétitivité de l'Union européenne.

Du 19 au 20 novembre se tient à Bruxelles un sommet européen sur le cancer, deuxième cause de mortalité sur le Vieux Continent, après les maladies cardio-vasculaires. Chaque année, 2,6 millions de personnes sont diagnostiquées d'un cancer en Europe, et 1,3 millions en meurent. Bien que les Européens représentent moins de 10 % de la population mondiale, ils concentrent environ 25 % des cas de cancer mondiaux, soulignant ainsi la gravité de cette maladie sur le continent.

Cette semaine, nous accueillons Charles Michel, ancien président du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique. Ambitions climatiques, relations transatlantiques et renforcement de la défense : il commente les dossiers brûlants de l'actualité européenne.

Après les négociations entre le présidents américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, un deal éloigne la perspective d'une guerre commerciale entre ces deux pays. Mais cet accord n'est pas nécessairement favorable aux Européens. L'Union européenne est le premier partenaire commercial d'une Chine qui ne partage pas ses analyses géopolitiques. Elle soutient la Russie contre l'Ukraine et tente de séduire l'Afrique et l'Amérique latine et certains pays européens aux dépens de l'UE.

Cette semaine, nous recevons Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, en marge du Forum de Paris sur la Paix. Elle revient sur les relations entre l'UE et les États-Unis de Donald Trump, ainsi que sur la position de l'Europe face à différentes crises à travers le monde, notamment à Gaza et en Ukraine.

Le Brésil s'apprête à accueillir la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) alors que cette année marque les 10 ans de la conférence de Paris sur le climat, accord phare pour limiter l'augmentation de la température mondiale à 2 °C, d'ici la fin du siècle.

Au lendemain d'un Conseil européen centré sur la question de l'aide à l'Ukraine, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, revient sur ce contexte international. Il évoque aussi la situation de son pays, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, à la tête d'une coalition des gauches qui fait figure d'exception et de contre-modèle dans de nombreux domaines.

Nous regardons cette semaine à la droite toute de l'hémicycle du Parlement européen, et de ceux des 27 pays de l'Union européenne, car les rangs de l'extrême droite grossissent d'élection en élection. Le 29 octobre, les Néerlandais pourraient renvoyer en première position le PVV de Geert Wilders, qui a fait échouer sa propre coalition conclue il y a un an avec le centre droit. Il y a quelques semaines, la République tchèque a vu le retour au pouvoir du milliardaire populiste Andrej Babis dont le parti ANO a opéré un net virage à droite. Il rejoint d'autres gouvernements de droite radicale en Europe, avec l'Italie de Giorgia Meloni, la Hongrie de Viktor Orban, et la Slovaquie de Robert Fico. Tous s'affirment trumpistes et les deux derniers sont aussi des amis du président russe Vladimir Poutine.

Cette semaine, nous recevons Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur et ancien ministre français de l'Économie. Crise budgétaire française, relations avec les États-Unis et conflits en Ukraine et à Gaza, il commente les dossiers qui divisent les Vingt-Sept.

Les élus européens sont de plus en plus attentifs à cette drôle de guerre que mène Vladimir Poutine pour nous punir de notre soutien à l'Ukraine : une guerre hybride, mélange d'intimidation et de manipulation. Le Kremlin est clairement à l'origine de campagnes de désinformation intense à l'occasion des différentes élections en Europe : des médias pro-russes arrosent les réseaux sociaux, situation observée encore récemment en République tchèque, où le sulfureux Andrej Babis l'a emporté. Auparavant, c'était en Roumanie et en Allemagne, sans oublier la Moldavie, aux portes de l'UE.

Cette semaine, nous recevons Nicu Popescu, ancien vice-Premier ministre moldave tout juste élu député du parti pro-européen PAS. Il commente la récente victoire de son parti aux élections législatives en dépit des soupçons d'ingérences russes et accuse Vladimir Poutine de chercher à déstabiliser l'Union européenne

La France est pour certains devenue l'homme malade de l'Europe. Sa dette s'élève à 114 % du PIB, la plaçant au rang de troisième plus mauvais élève européen sur ce point. Son budget est en déficit de 5,4 % du PIB, bien au-dessus des 3 % exigés par le Pacte de stabilité européen. Au niveau politique, le gouvernement de François Bayrou est tombé et c'est au nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, que revient la charge de faire adopter un budget, dans une Assemblée nationale fragmentée. Quelle est donc aujourd'hui l'image de la France en Europe ?

Dans une semaine marquée par l'Assemblée générale de l'ONU à New York, Josep Borrell, l'ancien Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères s'exprime sur les dossiers géopolitiques brûlants dont certains divisent toujours les Européens.

Deux ans après l'attentat terroriste du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas en Israël, la guerre menée par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu a abouti à une situation dramatique à Gaza avec des dizaines de milliers de morts et une famine dans l'enclave déclarée par l'ONU. Lundi 22 septembre, à la tribune de l'ONU à New York, la France a reconnu l'État de Palestine. D'autres pays européens comme le Royaume-Uni, le Portugal, la Belgique ou encore le Luxembourg ont également procédé à cette reconnaissance. À présent, quelles vont être les conséquences concrètes de ces reconnaissances de la Palestine ?

Cette semaine, nous recevons Xavier Bettel, ancien Premier ministre et actuel ministre des Affaires étrangères luxembourgeois. Reconnaissance de la Palestine, sanctions contre la Russie et renforcement de la défense européenne, il commente les sujets qui divisent les États membres.

Grâce à Erasmus+, le programme phare d'échanges pour les étudiants, lycéens, apprentis et Européens en formation continue, l'UE tente de renforcer l'identité européenne. En 38 ans d'existence, Erasmus a bénéficié à plus de 16 millions de personnes dans l'Union. Le programme rassemble aujourd'hui 33 pays, pour un budget de 26 milliards d'euros sur six ans. Une enveloppe qui devrait augmenter de 50 % dans les prochaines années, selon les plans de la Commission européenne. Mais il reste des défis à relever. En ce qui concerne l'inclusion, le nombre de jeunes en situation défavorisée bénéficiant d'Erasmus+ est encore trop faible. Plus largement, l'Europe semble à la peine pour tenir ses objectifs ambitieux en matière d'éducation, avec de fortes disparités entre les États membres. Alors, où en est l'éducation européenne ?

Cette semaine, nous recevons Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan et ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes. Alors qu'Emmanuel Macron vient de nommer un nouveau Premier ministre, le cinquième depuis le début de son second mandat, Clément Beaune souligne le "besoin d'une stabilité".

L'Europe va devoir trouver le "courage de se battre". Les mots, forts, sont ceux d'Ursula von der Leyen lors de son discours sur l'État de l'Union ce 10 septembre. La présidente de la Commission européenne a adopté un ton dramatique pour ce discours de rentrée, évoquant un monde "sans pitié" où elle annonce des nouvelles mesures contre la Russie et de soutien à l'Ukraine ainsi que des sanctions contre Israël. Un appel lancé dans un contexte de fragilité souligné par l'accord commercial déséquilibré avec les États-Unis, qu'Ursula von der Leyen a tenté de défendre devant les eurodéputés. Fragilité politique, aussi, au sein d'un Parlement fragmenté, où son groupe, le PPE, participe à une majorité proeuropéenne avec le centre et les socialistes, mais vote parfois contre les mesures environnementales avec une droite plus extrême. Et, fait inédit, la présidente de la Commission a été huée par moment lors de son discours. Alors une Europe forte, ou une présidente de la Commission affaiblie ?