Salafi jihadist terrorist and militant group
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durée : 00:22:16 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - En Irak, nombreux sont les chrétiens à avoir fui lors de l'avancée des hommes de Daech à partir de 2014. Près de neuf ans après la libération de Mossoul, les églises peinent à retrouver leurs fidèles, dont la plupart ne veulent pas revenir s'installer là où ils ne se sentent plus à leur place. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Léa Capuano, Pénélope Le Mauguen - invités : Constance de Bonnaventure Journaliste indépendante Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un tribunal parisien a reconnu le géant cimentier Lafarge coupable d'avoir versé des fonds à Daech pour maintenir son usine en Syrie. Traduction : A Paris court found cement giant Lafarge guilty of funneling money to ISIS to keep its Syrian plant running. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Le tribunal de Paris a rendu lundi une décision inédite en condamnant à six ans de prison avec incarcération immédiate l'ancien président du cimentier Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable, avec d'autres, d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie. Un article de Fabrice Arfi, publié le 13 avril 2026, lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:22 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - La France va juger un de ses ressortissants pour génocide contre les Yézidis. Le débat reste ouvert sur la capacité de la loi française à protéger les enfants restés dans les camps de guerre. Entretien avec Marie Dosé, autrice de "La violence faite aux autres". - réalisation : Félicie Faugère - invités : Marie Dosé Avocate au barreau de Paris
Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle. Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle. « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ». « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il. À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»
Planisphère se penche aujourd'hui sur une manière originale de partager une solide expertise du terrorisme. Non pas par un énième rapport aux plus hautes autorités, non pas par une audition devant les parlementaires, mais par un roman. Comment la fiction peut-elle aider à penser le terrorisme ? Pour répondre, Planisphère a le plaisir de recevoir Marc Hecker. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Marc Hecker, Directeur exécutif de l'Institut français des relations internationales, l'Ifri. Docteur en science politique, Marc Hecker conduit depuis une vingtaine d'années des recherches sur le terrorisme. Cette fois, il signe un roman : « Daech au pays des merveilles », aux éditions Spinelle.Cette émission a été enregistrée le 17/02/2026 et diffusée le 17/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée. Extraits de la synthèse rédigée"Comment penser le terrorisme autrement que par des rapports institutionnels ou des analyses académiques classiques ? C'est à cette question originale que répond Marc Hecker, directeur exécutif de l'Institut français des relations internationales (Ifri), en choisissant la voie de la fiction. Dans l'émission Planisphère, il revient sur son premier roman, « Daech au pays des merveilles », qui mêle rigueur scientifique et narration romanesque pour explorer les dynamiques du terrorisme, de la radicalisation et de la résilience sociétale. Cette intervention éclaire à la fois l'intérêt heuristique de la fiction, les mutations de la menace terroriste en France et en Europe, ainsi que les tensions entre médias, recherche et temporalité de l'analyse. Marc Hecker explique son choix de la fiction par un double objectif : toucher un public plus large et dépasser certaines limites structurelles de la recherche académique. Le roman permet tout d'abord de tester des hypothèses prospectives sur le temps long, en déroulant des scénarios complexes que les études prospectives ne peuvent souvent qu'esquisser. Ensuite, la fiction offre un accès privilégié à la conscience des acteurs et à leur manière de penser, là où le chercheur se heurte à l'impossibilité de « perquisitionner les cerveaux ». Elle permet ainsi de mieux comprendre les logiques subjectives, émotionnelles et identitaires de la radicalisation. Enfin, le roman offre la possibilité d'intégrer des anecdotes de terrain, des expériences professionnelles et des situations humaines qui n'ont pas leur place dans les formats académiques traditionnels.L'idée de ce roman repose sur une audition réelle du directeur général de la sécurité intérieure en 2016, évoquant le risque d'une « grande confrontation » entre l'ultra-droite et les musulmans en France. Marc Hecker s'interroge sur les raisons pour lesquelles cette confrontation n'a pas eu lieu. Deux explications principales émergent : d'une part, la résilience de la société française ; d'autre part, l'efficacité des services de renseignement, qui ont déjoué une quinzaine de projets d'attentats d'ultra-droite. Le roman agit ici comme une mise en lumière de ce à quoi la société française a échappé, donnant à l'ouvrage une dimension à la fois uchronique et anticipatrice. Initialement appliqué aux individus, le concept de résilience est étendu par Marc Hecker à l'échelle collective. Il désigne la capacité d'une société à absorber un choc majeur sans s'effondrer ni basculer dans une polarisation irréversible. Malgré la stratégie djihadiste visant explicitement l'implosion sociale et la guerre civile, la société française a su éviter cette trajectoire. Des mécanismes de désescalade politique, institutionnelle et sociale ont permis de contenir la violence. (...)Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb, avec des ressources complémentaires
Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle. Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle. « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ». « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il. À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»
L'émission 28 minutes du 23/02/2026 Il raconte l'itinéraire de deux jeunes français, de la côte normande au territoire syrien Alors qu'il menait une vie relativement tranquille dans une petite ville normande, Mickaël décide un jour de partir pour Raqqa, en Syrie, au cœur de la lutte contre Daech. Son grand frère Steve le rejoint. Ils prennent les armes aux côtés des forces kurdes, les YPG. Pourquoi ce départ soudain ? Ce sont les questions qui habitent le dernier roman de François Bégaudeau, "Désertion", paru aux éditions Verticales. Après 4 ans de guerre entre la Russie et l'Ukraine, plus rien ne sera jamais comme avant ? Le 24 février 2022, la Russie de Vladimir Poutine bombardait et envahissait l'Ukraine. À la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe, le bilan humain ne cesse de s'alourdir. Le conflit aurait fait 1,8 millions de victimes, morts, blessés et disparus compris, dans les deux camps, selon le think tank américain, "Center for Strategic and International Studies". Du jamais vu aux portes de l'Europe depuis 1945. À ce jour, la Russie occupe toujours près de 20 % du territoire ukrainien. Après quatre ans de guerre, quelles sont les séquelles pour les deux sociétés ? On en débat avec Andreï Kozovoï, écrivain et historien, spécialiste de l'histoire russe et soviétique, Iryna Dmytrychyn, historienne spécialiste de l'Ukraine et traductrice, et Guillaume Herbaut, photojournaliste. Alors que les massifs montagneux français font face à un "risque d'avalanche maximal", Théophile Cossa nous explique comment fonctionne le déclenchement préventif d'une avalanche. Marie Bonnisseau s'intéresse à un mystérieux fossile de dinosaure aquatique découvert au cœur du Sahara. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Le régime des mollahs tente de faire peser une chape de plomb sur la population, après les massacres des 8 et 9 janvier. L'Express a toutefois demandé à un journaliste iranien (que protège l'anonymat) d'enquêter sur place. Mais les témoignages sont difficiles à recueillir car, nous dit-il, « des miliciens vêtus de noir et masqués, sillonnent les rues iraniennes, à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas (…) ils confisquent les téléphones des passants et les fouillent, à la recherche de participations aux manifestations des 8 et 9 janvier derniers ». « Ces actes », estime l'Express, « témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d'un massacre dont on peine encore à mesurer l'ampleur… ». Détail glaçant : le régime a d'abord réclamé aux familles des victimes de payer des sommes parfois exorbitantes pour récupérer les corps de leurs proches. Avant de faire marche arrière, et « de donner l'ordre d'enterrer toutes les victimes ». Réalisant que les images montrant des dizaines de corps entassés dans une morgue, étaient contre-productives. « Le gouvernement, explique l'Express, veut étouffer l'affaire au plus vite... ». « Extrême brutalité » Aux États-Unis, la ville de Minneapolis est traumatisée par Donald Trump. « Après la mort de Renee Good et d'Alex Pretti, citoyens américains abattus par des agents anti-immigration, les États-Unis sont saisis d'effroi, nous dit le Nouvel Obs qui s'interroge : « Jusqu'où cela peut-il dégénérer ? » L'hebdomadaire a interrogé l'historienne Sylvie Laurent, qui pose un préalable : « Avant la répression des simples citoyens qui s'interposent, il faut souligner l'extrême brutalité vis-à-vis des immigrés et la volonté d'en faire un spectacle de la domination. Ce racisme d'État joue le rôle de ciment toxique fondamental pour maintenir la base et l'union des extrêmes droites ». « Jusqu'à présent, remarque l'historienne, jamais un Américain blanc de la classe moyenne n'aurait imaginé être soumis à l'arbitraire (…) La mort de Renee Good a changé cela, la figure de la mère de famille blanche de banlieue occupe une place centrale dans l'imaginaire américain (…) elle aurait pu être la sœur ou la nièce de n'importe lequel des 97% d'américains qui ont vu la vidéo de son exécution. Ce qu'ils comprennent, avec cette mise à mort, c'est que toute personne supposée de gauche peut être considérée comme coupable de "terrorisme domestique" et châtiée sommairement ». Conclusion de Sylvie Laurent : « Ce n'est pas "juste" une dérive autoritaire, c'est la tentative de mettre en place un régime néofasciste à l'américaine ». « Nous nous sommes sacrifiés » Le Point fait sa Une sur « la trahison de l'Occident ». vis-à-vis des Kurdes. « Ils étaient notre rempart contre Daech. Et maintenant ? » interroge le Point qui s'est rendu en Syrie, pour rencontrer ces Kurdes, « sous la menace des forces de Damas, ils doivent renoncer à leur ambition. La fin d'une utopie multiethnique, féministe et laïque », ajoute l'hebdomadaire. Le Point a rencontré une mère de famille qui a perdu son fils, Bassam, « tué en 2017, à l'âge de vingt ans ». Elle se désole : « Des membres de Daech sont venus de tous les pays occidentaux, et nous les avons combattus. Nous nous sommes sacrifiés. Et maintenant, vos pays tiennent la main de nos adversaires pour massacrer nos enfants ». « Nos adversaires », autrement dit le nouveau régime syrien de l'ex-jihadiste Ahmed al-Charaa, que l'on voit en photo à la Maison Blanche, où il a été reçu en novembre dernier par Donald Trump. Tout un symbole. Esclaves de nos portables « L'enfer du scrolling », c'est le titre choisi par le Nouvel Obs, pour nous mettre en garde contre cette habitude qui consiste à faire défiler compulsivement sur nos smartphones, des articles, des images ou des vidéos. « Le front baissé, l'esprit absorbé, le corps entièrement mobilisé par le mouvement du pouce qui propulse l'écran vers le haut. Cela peut durer cinq minutes ou une heure… » constate l'hebdomadaire. Le Nouvel Obs a interrogé, une jeune femme de trente ans, accro aux réseaux sociaux, qui a une époque, passait 8 heures sur son smartphone. Avant de rapporter « ces huit heures à son espérance de vie théorique ». « J'ai compris, raconte-t-elle, qu'à ce rythme, je risquais de perdre quinze à vingt années de vie ». Le Nouvel Obs s'inquiète : « On ne voit pas bien quelle autre innovation, depuis l'horlogerie, a eu un effet aussi massif sur notre rapport au temps. Mais contrairement à une montre au poignet, le scrolling ne scande pas le temps, il l'absorbe. Nous commençons à nous en rendre compte, et c'est en passe de devenir un problème civilisationnel ». L'hebdomadaire nous donne quelques petites astuces, comme « prévoir des moments sans écran », « sortir sans son portable ». Mais on se doute bien qu'il en faudra beaucoup plus pour vaincre le scrolling...
00:02:30 À 60 ans, après le décès de sa femme, il construit une maison en bois pour se reconstruire
MARDI 11 Novembre 2025SCIENCES HUMAINESGéopolitique des religions : un nouveau rôle du religieux dans les relations internationales ? | Roland DUBERTRAND en dialogue avec Patrick VALDRINIÉditions du Cavalier BleuLoin de décliner irrémédiablement comme certains théoriciens de la sécularisation le prédisaient, les religions sont redevenues des acteurs incontournables des relations internationales. On le mesure au réveil de la violence à justification religieuse qui constitue un élément saillant de guerres ethniques ou nationales (conflit israélo-palestinien et guerre de Gaza, conflit indo-pakistanais, guerre civile yéménite, violences interreligieuses accrues dans la région des Grands Lacs, au Nigeria, en Inde, au Myanmar, au Soudan...) ou du terrorisme (d'Al-Qaïda à Daech, en passant par les tueries initiées par des suprématistes défendant l'Occident chrétien).L'influence des religions dans le monde ne peut pourtant pas se résumer à cette seule violence. Leur activité à l'international répond à de multiples motivations : répandre leur message spirituel, promouvoir une morale, renforcer la cohésion de leurs adeptes. Elles jouent également un rôle important dans le développement d'une culture de paix et de dialogue et dans le règlement de certains conflits, par la pratique du dialogue interreligieux, de la médiation et du secours humanitaire.À l'origine de certains conflits, les religions peuvent tout aussi bien oeuvrer à leur résolution...Roland Dubertrand est diplomate au ministère des Affaires étrangères. Sa carrière s'est déroulée dans la région Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Amérique latine.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Après des combats à Alep, les forces gouvernementales syriennes ont repris une partie des territoires contrôlés par les Kurdes, notamment la ville-symbole de Raqqa, ancienne capitale du califat de Daech. C'est le feu vert de l'ancien protecteur américain des Kurdes qui a permis cette offensive. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Après des combats à Alep, les forces gouvernementales syriennes ont repris une partie des territoires contrôlés par les Kurdes, notamment la ville-symbole de Raqqa, ancienne capitale du califat de Daech. C'est le feu vert de l'ancien protecteur américain des Kurdes qui a permis cette offensive. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:52 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Depuis le 6 janvier 2026, la Syrie replonge dans une crise avec la minorité kurde, pilier de la lutte contre Daech et longtemps maîtresse du nord-est du pays. Comment expliquer l'échec du Rojava ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Adel Bakawan Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA), chargé d'enseignement à Sciences Po Lyon 2, chercheur associé au Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI).
L'émission 28 minutes du 22/01/2026 Syrie : faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ? Depuis plusieurs jours, les forces armées syriennes mènent une bataille éclair contre les Forces démocratiques syriennes, largement dominées par les Kurdes, dans les territoires qu'ils administrent dans le nord-est de la Syrie. En reprenant le contrôle par la force de certaines zones, le gouvernement syrien reprend aussi en charge la gestion des camps de prisonniers de l'État islamique et de leurs proches. Jusqu'à présent les Kurdes, qui avaient eu un rôle important dans la guerre contre l'État islamique,, en avaient la charge. Selon un rapport sur le terrorisme du département d'État américain, 9 000 combattants supposés de l'EI sont détenus dans ces camps dont un tiers d'étrangers. Comment le régime de Damas, dirigé par un ancien djihadiste, Ahmed Al-Charaa, va-t-il gérer cette question ? Début janvier, le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech". On en débat avec Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne à “Libération”, Myriam Benraad, politologue, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme et Frédéric Encel, géopolitologue, maître de conférences à Sciences Po Paris. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 22/01/2026 Déni de guerre : l'aveuglement européen face à la réalité ? "Après la dissolution de l'URSS en 1991, nous avons cru être libérés, pour toujours, de l'éventualité d'une catastrophe guerrière en Europe”, analyse l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau dans son dernier essai "Notre déni de guerre", paru aux éditions Seuil Libelle. Mais l'attaque russe en Ukraine, le 24 février 2022, a ouvert les portes d'un nouveau conflit sur le sol européen. Il est notre invité ce soir pour analyser ce bouleversement majeur dans notre rapport à la guerre. Syrie : faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ? Depuis plusieurs jours, les forces armées syriennes mènent une bataille éclair contre les Forces démocratiques syriennes, largement dominées par les Kurdes, dans les territoires qu'ils administrent dans le nord-est de la Syrie. En reprenant le contrôle par la force de certaines zones, le gouvernement syrien reprend aussi en charge la gestion des camps de prisonniers de l'État islamique et de leurs proches. Jusqu'à présent les Kurdes, qui avaient eu un rôle important dans la guerre contre l'État islamique,, en avaient la charge. Selon un rapport sur le terrorisme du département d'État américain, 9 000 combattants supposés de l'EI sont détenus dans ces camps dont un tiers d'étrangers. Comment le régime de Damas, dirigé par un ancien djihadiste, Ahmed Al-Charaa, va-t-il gérer cette question ? Début janvier, le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech". On en débat avec Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne à “Libération”, Myriam Benraad, politologue, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme et Frédéric Encel, géopolitologue, maître de conférences à Sciences Po Paris. Enfin, Xavier Mauduit profite de la découverte en Indonésie de la plus ancienne peinture rupestre connue, une main tracée au pochoir, pour nous raconter son histoire. Marie Bonnisseau s'intéresse à la campagne "Too much ?" du lobby de la plasturgie pour réhabiliter les emballages plastiques. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:14:01 - L'invité d'un jour dans le monde - La tuerie antisémite de Bondi Beach, survenue dimanche 14 décembre à Sydney, a fait 15 morts et plus de 40 blessés. Et suscite l'inquiétude : où en est l'État islamique ? Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes, analyse les sphères d'influences de Daech. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:41:21 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - La tuerie antisémite de la plage de Bondi, survenue le dimanche 14 décembre à Sydney, a fait 15 morts et plus de 40 blessés. Cette attaque contre la communauté juive est-elle le signe d'un retour en force de Daech ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:41:21 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - La tuerie antisémite de la plage de Bondi, survenue le dimanche 14 décembre à Sydney, a fait 15 morts et plus de 40 blessés. Cette attaque contre la communauté juive est-elle le signe d'un retour en force de Daech ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:33:46 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Marine Vlahovic - Après avoir rejoint son frère enrôlé dans les rangs de Daech en Syrie, Samy est l'un des premiers revenants français. Il est arrêté à sa sortie d'avion, et passera plus de sept ans derrière les barreaux pour association de malfaiteurs terroristes. Un récit de Marine Vlahovic - réalisation : Somaya Dabbech
durée : 00:30:07 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Marine Vlahovic - En 2014, Samy a 18 ans lorsqu'il rejoint son frère enrôlé dans les rangs de Daech en Syrie. L'apprenti-djihadiste est rentré en France l'année suivante. Il est l'un des premiers revenants, arrêté à sa sortie d'avion, il a passé plus de sept ans derrière les barreaux. Un récit de Marine Vlahovic - réalisation : Somaya Dabbech
Comment réintégrer, dans une Syrie toujours minée par les conflits, les familles soupçonnées d'accointances avec Daech, et recluses dans le camp d'Al-Hol depuis la défaite l'organisation terroriste, en 2019 ? Malgré les efforts des autorités kurdes pour vider le camp d'ici à la fin de l'année, il reste surpeuplé. Plus de 30 000 personnes, dont une majorité de Syriens, y vivent toujours. Si la transition politique en cours devait faciliter leur retour, seuls trois convois de Syriens ont quitté le camp depuis janvier. Parmi elles, plusieurs femmes qui ont pu bénéficier d'un des convois et quitté le camp en avril 2025. De notre envoyé spécial à Deir Ezzor, Dans une région désertique et marginalisée, toujours marquée par l'influence de Daech, Khadija, la vingtaine, écarte le drap qui lui sert de porte. À l'intérieur, le sol est humide, trois matelas, quelques ustensiles de cuisine accrochés au mur. Elle s'excuse presque d'accueillir ainsi : « Ce n'est pas une maison, c'est une étable pour les animaux. Regarde, l'hiver, il pleut ici. Mais nous n'avons pas le choix, il faut rester là. Pourtant, c'est pire que dans le camp. » Deux garçons se tiennent aux manches élimées de son niqab. Pour les protéger, elle s'était inscrite, pleine d'espoir, sur les listes de sortie du camp d'Al Hol, prison à ciel ouvert rongée par les épidémies et la faim. Veuve d'un combattant pakistanais de Daech, tué dans une frappe de la coalition, et rejetée par sa famille, Khadija n'est plus la bienvenue à Deir Ezzor : « Personne ne nous accepte ici, lorsque l'on marche dans la rue, les gens nous pointent du doigt, ils nous appellent les kidnappeurs de Daech. Nous sommes perçues comme des terroristes qui ont massacré et détruit, mais ça fait longtemps maintenant, il faudrait pouvoir tourner la page. » Difficile d'oublier dans la région de Deir Ezzor, largement détruite par la guerre et toujours marquée par des attaques régulières de cellules de l'État islamique. Une situation désespérée, qui alimente les regrets. Dans un soupir Khadija confesse qu'au moins, dans le camp, elle était parmi les siens : « Nous souhaiterions retourner dans le camp, là-bas, nous avions une tente et personne pour nous en chasser ou nous demander un loyer, nous recevions de l'eau, du pain, des aides, ici, je dois mendier pour un sac de pain, il n'y a pas de travail. On nous a dit que les ONG nous aideraient, mais elles ne font rien. » À lire aussiSyrie: les mines menacent le retour des déplacés à Deir Ezzor « Un jour, peut-être que nous pourrons vivre une vie normale » À quelques dizaines de kilomètres de là, dans le village de Maardin, un carrefour poussiéreux au bord de l'Euphrate, un centre social tente de soutenir ces femmes. Nous y rencontrons Nour, elle aussi revenue d'Al-Hol avec ses cinq enfants : « Un jour, peut-être que nous pourrons vivre une vie normale. Vous savez, mon fils ne savait même pas ce qu'était un arbre avant de quitter le camp. Alors pour le moment, le plus important, c'est de fournir une éducation à nos enfants. Ensuite, il faut trouver un travail, parce que nous sommes veuves, et nous ne pouvons pas subvenir aux besoins des petits, qui ont trop souffert. » Pour l'heure, si les enfants sont désormais scolarisés, les résultats du centre en matière d'insertion restent mitigés. Malgré les formations pour apprendre à ouvrir un petit commerce, aucune des quinze femmes présentes ce matin n'a encore réussi à lancer son activité. Coordinateur du projet, Mohammed reste confiant : « Le centre aide déjà beaucoup à la réintégration, cela prend simplement du temps. Au début, il peut être un peu difficile pour la communauté de s'habituer de nouveau à ces familles. Mais finalement, elles sont d'ici, ce ne sont pas des étrangers. La période de Daech a été difficile pour tout le monde, mais les mentalités changent. » Si les mentalités changent, ces femmes que nous avons rencontrées ne comprennent pas toujours l'opprobre à laquelle elles sont désormais confrontées. À lire aussiSyrie: dans la province de Deir Ezzor, la résurgence du groupe État islamique
Invité : -Benjamin Camboulives, porte-parole d'alternative police CFDT Débatteurs du jour : -Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles -Éric Revel, journaliste Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité : -Benjamin Camboulives, porte-parole d'alternative police CFDT Débatteurs du jour : -Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles -Éric Revel, journaliste Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:22 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Après l'effondrement de Daech en Irak et en Syrie, le groupe terroriste s'est replié dans les zones tribales entre le Pakistan et l'Afghanistan sous le nom d'État islamique au Khorasan (EI-K). Certes réduite, sa capacité de nuisance reste importante dans la région, mais aussi à l'international. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Didier Chaudet spécialiste de la géopolitique des mondes turco-persan et himalayen, chercheur associé à l'IFEAC; Lukas Aubin directeur de recherche à l'IRIS, spécialiste de la géopolitique de la Russie
Accents d'Europe se penche sur les conséquences des attentats qui ont fait, il y a tout juste dix ans, 132 morts et 350 blessés. Les pires attentats commis sur le sol français, revendiqués par Daech. Nous parlerons du retour des jihadistes en Europe, au plus fort de l'État islamique en Irak et en Syrie, on comptait 5 à 6 000 combattants européens. On se penchera aussi sur les nouvelles législations sécuritaires en France. Et sur la collaboration entre la justice et la police française et belge. Car c'est bien de Bruxelles que les attentats ont été organisés, et la capitale belge a servi de base arrière... Il a donc fallu mettre en place une intense collaboration de part et d'autre de la frontière, comme nous l'explique l'un de nos correspondants Jean-Jacques Hery. Le retour des jihadistes dans les Balkans Et selon le spécialiste du jihadisme, Hugo Micheron, une centaine de milliers de prisonniers sont toujours détenus dans des camps dans le nord de la Syrie. Des hommes, des femmes et des enfants parfois nés en Europe qui demandent à revenir. C'est dans les Balkans occidentaux qu'ils sont le plus nombreux à obtenir un droit au retour. Ce qui n'est pas sans poser des questions sur la montée du salafisme. État des lieux avec notre correspondant dans la région, Louis Seiller. Un réseau de mariage pour permettre l'évasion des femmes jihadistes Et c'est souvent via la Turquie que les combattants européens ont rejoint la Syrie et le groupe terroriste. Parmi eux, des femmes, parfois des enfants... Mais à mesure que le pseudo-califat de Daech perdait du terrain, puis après sa chute en 2019, des dizaines de milliers de ces femmes et enfants ont été placés dans des camps, celui d'Al Hol et Roj au nord-est de la Syrie. La journaliste turque Hale Gönültas, souvent menacée de mort par l'organisation, a enquêté sur les réseaux d'évasion des prisonnières jihadistes. Certaines arrivent à s'échapper grâce au mariage à distance. Notre correspondante Anne Andlauer lui a demandé comment ça fonctionnait. La revue de presse européenne et sonore de Franceline Beretti Comment les médias européens reviennent sur ces attentats.
Accents d'Europe se penche sur les conséquences des attentats qui ont fait, il y a tout juste dix ans, 132 morts et 350 blessés. Les pires attentats commis sur le sol français, revendiqués par Daech. Nous parlerons du retour des jihadistes en Europe, au plus fort de l'État islamique en Irak et en Syrie, on comptait 5 à 6 000 combattants européens. On se penchera aussi sur les nouvelles législations sécuritaires en France. Et sur la collaboration entre la justice et la police française et belge. Car c'est bien de Bruxelles que les attentats ont été organisés, et la capitale belge a servi de base arrière... Il a donc fallu mettre en place une intense collaboration de part et d'autre de la frontière, comme nous l'explique l'un de nos correspondants Jean-Jacques Hery. Le retour des jihadistes dans les Balkans Et selon le spécialiste du jihadisme, Hugo Micheron, une centaine de milliers de prisonniers sont toujours détenus dans des camps dans le nord de la Syrie. Des hommes, des femmes et des enfants parfois nés en Europe qui demandent à revenir. C'est dans les Balkans occidentaux qu'ils sont le plus nombreux à obtenir un droit au retour. Ce qui n'est pas sans poser des questions sur la montée du salafisme. État des lieux avec notre correspondant dans la région, Louis Seiller. Un réseau de mariage pour permettre l'évasion des femmes jihadistes Et c'est souvent via la Turquie que les combattants européens ont rejoint la Syrie et le groupe terroriste. Parmi eux, des femmes, parfois des enfants... Mais à mesure que le pseudo-califat de Daech perdait du terrain, puis après sa chute en 2019, des dizaines de milliers de ces femmes et enfants ont été placés dans des camps, celui d'Al Hol et Roj au nord-est de la Syrie. La journaliste turque Hale Gönültas, souvent menacée de mort par l'organisation, a enquêté sur les réseaux d'évasion des prisonnières jihadistes. Certaines arrivent à s'échapper grâce au mariage à distance. Notre correspondante Anne Andlauer lui a demandé comment ça fonctionnait. La revue de presse européenne et sonore de Franceline Beretti Comment les médias européens reviennent sur ces attentats.
L'émission 28 minutes du 13/11/2025 Parler, c'est résister : le langage comme arme politique pour l'américain Ta-Nehisi CoatesJournaliste, écrivain, professeur d'université, scénariste : Ta-Nehisi Coates est sûrement l'un des penseurs afro-américains les plus influents de sa génération. Il publie "Le message" (éditions Autrement), un essai écrit après différents voyages dans trois lieux de conflits : au Sénégal, en Caroline du Sud et en Palestine. L'écrivain revient sur le pouvoir de l'écriture et à quel point elle peut être une arme. Il démystifie, entre autres, les récits sur l'île de Gorée, lieu symbolique de l'esclavagisme, questionne la déclaration d'indépendance des États-Unis et s'interroge sur les mécanismes de ségrégation en Palestine. Mali : l'Afrique, nouvel épicentre du djihadisme et du terrorisme dans le monde ? La France a appelé, il y a quelques jours, ses ressortissants à quitter au plus vite le Mali en raison de la menace djihadiste. Bamako, la capitale du pays, est encerclée par les troupes du JNIM, Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans. Depuis deux mois, ce groupe islamiste proche d'Al-Qaida, impose de nombreux blocus sur des villages, dont les convois de carburant. L'objectif du groupe est d'imposer un "calife", selon le chef des services de renseignements extérieurs français. La terreur règne dans le pays. Vendredi dernier, Mariam Cissé, tiktokeuse malienne âgée de 20 ans, a été exécutée en public pour avoir publié des vidéos en faveur de la junte au pouvoir. Dirigée par le général Assimi Goïta, cette dernière avait demandé la fin de l'opération Barkhane au Mali en 2022. Depuis, les troupes françaises ont été remplacées par les forces russes, Africa Corps, milices ayant succédé à Wagner, qui se retrouvent elles-mêmes piégées par le groupe djihadiste. Le JNIM, proche d'Al-Qaida mais aussi de plusieurs émanations de Daech, est-il une menace pour la France ?On en débat avec Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Francis Kpatindé, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste de la diplomatie africaine et Anna Sylvestre-Treiner, chef du service Afrique au "Monde". Enfin, Xavier Mauduit revient sur la grâce accordée à l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal pour nous parler de Dostoïevski, lui-même gracié en son temps. Théophile Cossa s'intéresse au fonctionnement de l'économie fragile des trains-couchettes et donne quelques idées de trains de nuit à tester. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 novembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 13/11/2025 Mali : l'Afrique, nouvel épicentre du djihadisme et du terrorisme dans le monde ? La France a appelé, il y a quelques jours, ses ressortissants à quitter au plus vite le Mali en raison de la menace djihadiste. Bamako, la capitale du pays, est encerclée par les troupes du JNIM, Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans. Depuis deux mois, ce groupe islamiste proche d'Al-Qaida, impose de nombreux blocus sur des villages, dont les convois de carburant. L'objectif du groupe est d'imposer un "calife", selon le chef des services de renseignements extérieurs français. La terreur règne dans le pays. Vendredi dernier, Mariam Cissé, tiktokeuse malienne âgée de 20 ans, a été exécutée en public pour avoir publié des vidéos en faveur de la junte au pouvoir. Dirigée par le général Assimi Goïta, cette dernière avait demandé la fin de l'opération Barkhane au Mali en 2022. Depuis, les troupes françaises ont été remplacées par les forces russes, Africa Corps, milices ayant succédé à Wagner, qui se retrouvent elles-mêmes piégées par le groupe djihadiste. Le JNIM, proche d'Al-Qaida mais aussi de plusieurs émanations de Daech, est-il une menace pour la France ?On en débat avec Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Francis Kpatindé, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste de la diplomatie africaine et Anna Sylvestre-Treiner, chef du service Afrique au "Monde". 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 novembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Le procès du groupe Lafarge et de huit anciens responsables, soupçonnés d'avoir payé des groupes jihadistes, dont le groupe Etat islamique, en Syrie jusqu'en 2014 dans le but d'y maintenir l'activité d'une cimenterie, s'est ouvert mardi 4 novembre 2025, à Paris. La société et les anciens cadres doivent comparaître devant le tribunal correctionnel jusqu'au 16 décembre pour financement d'entreprises terroristes, et pour certains aussi pour non-respect de sanctions financières internationales.Comment l'entreprise en est-elle arrivée à collaborer avec Daech ? Sous quelle forme a-t-elle financé l'organisation terroriste ? Ce procès peut-il aboutir à une condamnation ? Pour bien comprendre cette affaire tentaculaire, nous vous proposons de réécouter ce dialogue enregistré avec le journaliste du Monde Christophe Ayad, en novembre 2022. À l'époque, Lafarge venait de plaider coupable aux Etats-Unis et de payer 778 millions de dollars pour éviter un procès, dans le volet judiciaire américain. Dans cet épisode, Christophe Ayad, spécialiste du terrorisme, nous explique de quelle manière Lafarge a aidé différents groupes terroristes en Syrie pour y maintenir son activité.Un épisode de Madjid Bennaceur. Réalisation : Quentin Tenaud. Musique du générique : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Jean-Guillaume Santi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 04/11/2025 Financement du terrorisme islamiste en Syrie : le procès Lafarge, un procès historique ?Mardi 4 novembre, devant le tribunal correctionnel de Paris, s'est ouvert le procès du cimentier Lafarge, après huit ans et demi d'enquête. Le groupe français est accusé d'avoir versé plusieurs millions d'euros à des groupes djihadistes, dont l'État islamique, entre 2013 et 2014, afin de maintenir l'activité d'une de ses cimenteries à Jalabiya, au nord de la Syrie. Neuf prévenus se trouvent sur le banc des accusés, dont des anciens cadres du groupe, des intermédiaires syriens, ainsi que la société Lafarge elle-même. Ils sont poursuivis pour “financement du terrorisme” et pour certains, “non-respect de sanctions financières internationales”. Pour comprendre cette affaire, nous recevons Marie-Christine Tabet et Christophe Dubois, auteurs de l'enquête “La part du diable. Le pacte secret entre Lafarge et Daech”, publié aux éditions Stock en 2025. Poupées sexuelles sur Shein : les plateformes de e-commerce sont-elles hors de contrôle ?À quelques jours de l'ouverture de son espace au BHV, à Paris, l'entreprise de e-commerce chinoise Shein a été signalée à la justice par la DGCCRF pour la vente de “poupées sexuelles d'apparence enfantine” sur le site du groupe. L'entreprise assure avoir depuis retiré tous les produits en question de sa plateforme. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, l'a menacée d'interdiction en France en cas de récidive. Ce n'est pas la première fois qu'un géant chinois du e-commerce est dans le collimateur des autorités françaises ou européennes. En juillet dernier, la Commission européenne accusait le site de commerce en ligne Temu de violer sa législation sur les services numériques (DSA) notamment à cause de l'absence de contrôle sur les produits proposés. Fin avril, le gouvernement présentait un plan d'action pour réguler et sécuriser le commerce en ligne, avec le projet de tripler les contrôles douaniers et de mettre en place un prélèvement forfaitaire sur chaque colis importé.Enfin, Xavier Mauduit s'intéresse à la remise du prix Goncourt aujourd'hui et nous parle des prix littéraires. Marie Bonnisseau nous emmène au Japon où un retraité a utilisé une cabine téléphonique pour faire le deuil de son cousin. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 04 novembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Dominique Rizet, en compagnie de Pauline Revenaz, revient sur de grandes affaires policières et judiciaires faisant l'actualité. Chaque week-end, l'émission pilotée par Philippe Gaudin avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d'un événement majeur de la semaine, ainsi que d'autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène. BFMTV, 1ère chaine d'information en continu de France, vous propose toute l'info en temps réel avec 18h d'antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l'actualité le nécessite. BFMTV, c'est aussi les débats et les grands reportages d'actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.
Chaque jour, retrouvez les journaux de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:28 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Des décennies de dictature, puis la guerre, puis Daech, ont mis à sac le patrimoine archéologique syrien. Mais depuis la chute d'Assad, les pillages continuent : trafics, fouilles clandestines et marchés parallèles menacent encore les derniers témoins d'une civilisation millénaire. - réalisation : Alison Vicrobeck - invités : Sunna Altnoder Chef de l'Unité "Patrimoine mobilier et Musées" à l'Unesco
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Dans la province syrienne de Deir Ezzor, frontalière de l'Irak, des villages ravagés par la guerre voient peu à peu revenir leurs habitants confrontés à la menace des explosifs, mines et autres munitions abandonnés par les belligérants. Ces retours dans une région marginalisée et dominée par l'insécurité représentent un défi logistique pour les équipes de démineurs et ont déjà engendré de nombreux accidents. De notre correspondant de retour de Deir Ezzor, À l'abri derrière les épais murs de terre d'une bergerie, Ahmad, les traits tirés, actionne le détonateur. Avec son équipe de démineurs, il opère depuis deux mois dans la zone dite des Sept villages de la province de Deir Ezzor : « Ces villages ont longtemps été une zone interdite, une ligne de front bombardée par les forces en présence. » C'est sur cette terre de sable, battue par les vents, qu'a été recensé le quart des 1 400 victimes d'engins explosifs abandonnés en Syrie depuis la chute du régime. « Pour le moment, l'urgence, ce sont les zones habitées, et ensuite, nous passerons aux parcelles agricoles », observe Ahmad. Coincée entre les flots paisibles de l'Euphrate au sud, au nord, une voie ferrée lestée de mines anti-personnelles : les maisons sont comme figées, les murs criblés d'impacts. S'y sont tour à tour réfugiés les combattants de Daech, les miliciens iraniens et les soldats du régime, abandonnant derrière eux les sinistres vestiges de la guerre. Ahmad confie : « Les habitants d'ici ont tous été déplacés. Depuis la chute du régime, ils commencent à revenir chez eux et découvrent des restes d'explosifs ou de munitions dont ils se débarrassent en reconstruisant leurs maisons. Ça pourrait nous prendre plus de cinq mois pour nettoyer la zone. » À lire aussiSyrie: dans la province de Deir Ezzor, la résurgence du groupe État islamique Selon certaines estimations, 70% des mines répandues en Syrie seraient concentrées dans la province de Deir Ezzor. Alors, d'ici là, l'urgence, c'est aussi de protéger les plus jeunes. Employé d'une ONG internationale, Tamer sillonne la région : « Nous essayons, avec des jeux, d'enlever de la tête des enfants des comportements qui se sont enracinés au cours des 14 années de guerre. » Avec le retour des déplacés, les accidents se multiplient. Protégée du soleil par l'auvent d'une maison aux fenêtres soufflées, la dizaine d'enfants est attentive, les yeux rivés sur un tableau aux visuels éloquents : « Ils me disent : "Oui, j'ai joué avec ce truc, je l'ai rejeté, je l'ai même repris une deuxième fois sans que ça explose." Oui, mais la troisième fois, ça va exploser… » Amar, dix ans, victime d'une mine Parmi les enfants réunis, Tamer désigne un garçon, dix ans à peine, recroquevillé sur une chaise roulante : « On a un blessé parmi nous… Amar, il a eu un accident avec un explosif, alors qu'il jouait avec son frère et son cousin. Malheureusement, il a été amputé de la jambe, son frère a perdu un doigt et son cousin a perdu la vie. » Revenu avec sa famille au mois de mars, le petit Amar déroule doucement le souvenir de son accident survenu 15 jours plus tard : « Nous sommes partis chercher nos cousins pour le déjeuner. On les a suivis jusqu'au bâtiment détruit. Ils ont trouvé ce truc et ont commencé à jouer avec, à le frapper avec une pierre et à s'amuser avec les câbles. Mais quand ils l'ont jeté par terre, ça a explosé. » D'ici la pose d'une prothèse, Amar est péniblement poussé par son père, épuisé par huit années à s'échapper d'une guerre qui ne cesse de le rattraper : « Nous avons tout abandonné derrière nous pour fuir vers un endroit où nos enfants seraient en sécurité. Une fois rentrés, le destin nous rattrape… Mais où pourrions-nous aller ? C'est ici, chez nous, c'est notre maison… » Sur la route, dans un nuage de poussière, s'approche une camionnette encombrée de ballots, des enfants juchés sur le toit. Les retours se poursuivent dans cette région éloignée de tout et toujours en proie à l'insécurité.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 30 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 30 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:19:51 - Journal de 12h30 - 47 djihadistes français détenus par les Kurdes de Syrie ont été remis à l'Irak, en vue d'être jugés.
durée : 00:19:51 - Journal de 12h30 - 47 djihadistes français détenus par les Kurdes de Syrie ont été remis à l'Irak, en vue d'être jugés.
Avec la suspension de l'aide américaine, le camp d'Al-Hol, en Syrie, fait face à une crise humanitaire grandissante. Tandis que les familles peinent à subvenir à leurs besoins, les autorités locales redoutent une aggravation de la situation et un possible regain du groupe État islamique. De notre envoyé spécial à Al-Hol, Plus de cinquante femmes, vêtues de noir, se tiennent à l'intérieur d'une petite boutique du marché du camp d'Al-Hol, en Syrie, qui abrite des milliers de familles de membres de Daech [l'acronyme en arabe du groupe terroriste État islamique, NDLR]. Elles attendent d'entendre leur nom pour recevoir un virement envoyé par leurs familles. Depuis que les États-Unis ont suspendu les programmes d'aide destinés au camp, ces virements sont devenus la principale source de revenus des familles pour acheter de la nourriture et des vêtements, selon deux femmes ayant requis l'anonymat : « La situation est très difficile, témoigne dit une. Je suis venue récupérer un virement au centre, car nous vivons actuellement uniquement grâce aux transferts d'argent envoyés par nos familles à l'étranger. Récemment, nous avons été coupés d'Internet, malgré nos demandes répétées pour son rétablissement. Nous sommes entièrement contrôlés, comme si nous étions en prison. Ils font de nous ce qu'ils veulent, et voilà que l'électricité et l'eau viennent aussi d'être coupées. » « Nous sommes des personnes âgées. Mon mari est handicapé et reste toujours dans la tente, s'agace une autre habitante du camp. Depuis plusieurs jours, il n'y a plus de médecins ni de soins médicaux. Même la simple distribution de médicaments a cessé, et maintenant, les habitants du camp meurent sur place à cause des maladies. » « Les enfants ont besoin de lait » La décision des États-Unis a entraîné un déficit de 60 % des coûts opérationnels et des aides pour le camp d'Al-Hol, affectant notamment les programmes de soins médicaux. Toutefois, selon la directrice de l'administration civile du camp Haval Jihan, certains programmes ont été maintenus jusqu'à la fin du mois de septembre prochain : « Ce système où l'aide s'arrête un mois, reprend un autre mois, puis s'interrompt à nouveau ne peut pas fonctionner. Nous restons dans l'incertitude, sans savoir ce qui nous attend. Parfois, l'aide est suspendue pendant deux jours, puis revient pour trois mois. Ce n'est pas viable. Nous avons commencé à chercher une alternative au soutien américain, mais honnêtement, c'est une tâche extrêmement difficile. » La ministre des Affaires étrangères de l'administration autonome kurde Ilham Ahmed craint que l'arrêt des aides n'accélère la fermeture du camp et ne favorise ainsi la résurgence de Daech : « Sans financement, le camp sera hors de contrôle. Les enfants ont besoin de lait et il n'y en a pas. Il y a un grand nombre d'enfants et de nourrissons ici, et si nous ne pouvons pas répondre à leurs besoins, la situation deviendra incontrôlable. Il y aura des révoltes, des manifestations, et bien d'autres problèmes plus graves. » Selon les chiffres officiels, le camp abrite plus de 60 000 personnes issues de familles de Daech, originaires de 43 nationalités différentes. À lire aussiSyrie: au camp d'Al-Hol, «il est urgent de trouver une solution»
Au début des années 2000, l'organisation État islamique n'en est encore qu'à ses prémices. L'idéologie salafo-djihadiste qui endeuillera la France 15 ans plus tard avec les attentats contre le journal Charlie Hebdo et ceux du 13 novembre en plein Paris, n'est pas encore connue du grand public. Elle commence pourtant à infuser au sein des familles françaises notamment au cœur du 19ème arrondissement de Paris. (Rediffusion) Des dizaines de jeunes se radicalisent, s'entraînent, se forment au maniement des armes et finissent par rejoindre l'Irak ou la Syrie pour mener le djihad. Ces futurs combattants de Daech, sont aussi des maris, des fils ou des frères et entraîneront parfois avec eux toute leur famille. Que se passe-t-il réellement dans l'intimité de ces foyers gangrenés par l'idéologie djihadiste ? Quelle place et quel rôle pour les femmes, sœurs ou mères de djihadistes ? Avec : • Magalie Serre, journaliste, réalisatrice de documentaires d'enquêtes. Co-autrice avec Fatma du livre Mon frère, le Djihad, Daech et moi (Seuil, 2025) • Fatma, survivante, sœur de Boubaker El Hakim considéré comme un «émir français» de Daech. Elle raconte son histoire dans le livre Mon frère, le Djihad, Daech et moi (Seuil, 2025), co-écrit avec Magalie Serre. En fin d'émission, la rubrique Mondoblog chez les voisins avec Inès Emprin. Le blogueur burundais Ferdinand Mbonihankuye est parti à la rencontre des communautés burundaises revigorées par l'exploitation des eaux souterraines. Lalatiana Rafidison enquête sur l'accès aux cantines scolaires dans son pays, Madagascar, et se demande comment améliorer cette situation. Le blogueur camerounais Séraphin Ebodé s'interroge sur le traitement réservé par la France à ses crimes coloniaux comme le massacre de Thiaroye. Cette émission est une rediffusion du 16 janvier 2025. Programmation musicale : ► Revolution - Helly Luv ► Tazidert – Bombino.
Au début des années 2000, l'organisation État islamique n'en est encore qu'à ses prémices. L'idéologie salafo-djihadiste qui endeuillera la France 15 ans plus tard avec les attentats contre le journal Charlie Hebdo et ceux du 13 novembre en plein Paris, n'est pas encore connue du grand public. Elle commence pourtant à infuser au sein des familles françaises notamment au cœur du 19ème arrondissement de Paris. (Rediffusion) Des dizaines de jeunes se radicalisent, s'entraînent, se forment au maniement des armes et finissent par rejoindre l'Irak ou la Syrie pour mener le djihad. Ces futurs combattants de Daech, sont aussi des maris, des fils ou des frères et entraîneront parfois avec eux toute leur famille. Que se passe-t-il réellement dans l'intimité de ces foyers gangrenés par l'idéologie djihadiste ? Quelle place et quel rôle pour les femmes, sœurs ou mères de djihadistes ? Avec : • Magalie Serre, journaliste, réalisatrice de documentaires d'enquêtes. Co-autrice avec Fatma du livre Mon frère, le Djihad, Daech et moi (Seuil, 2025) • Fatma, survivante, sœur de Boubaker El Hakim considéré comme un «émir français» de Daech. Elle raconte son histoire dans le livre Mon frère, le Djihad, Daech et moi (Seuil, 2025), co-écrit avec Magalie Serre. En fin d'émission, la rubrique Mondoblog chez les voisins avec Inès Emprin. Le blogueur burundais Ferdinand Mbonihankuye est parti à la rencontre des communautés burundaises revigorées par l'exploitation des eaux souterraines. Lalatiana Rafidison enquête sur l'accès aux cantines scolaires dans son pays, Madagascar, et se demande comment améliorer cette situation. Le blogueur camerounais Séraphin Ebodé s'interroge sur le traitement réservé par la France à ses crimes coloniaux comme le massacre de Thiaroye. Cette émission est une rediffusion du 16 janvier 2025. Programmation musicale : ► Revolution - Helly Luv ► Tazidert – Bombino.
Les Frères musulmans et les salafistes sont deux courants importants de l'islam sunnite contemporain, souvent confondus dans le discours public. Pourtant, ils ont des objectifs, des méthodes et des visions du monde bien distincts, même s'ils partagent parfois certains points doctrinaux.Origine et histoireLes Frères musulmans sont un mouvement islamiste né en Égypte en 1928, fondé par Hassan al-Banna. Leur objectif est de réislamiser la société par le bas, en utilisant l'éducation, la prédication et l'action politique. Ils considèrent l'islam comme un système global englobant la foi, la politique, l'économie et la société. Très tôt, le mouvement a cherché à influencer les institutions et à participer à la vie politique dans plusieurs pays arabes (Égypte, Jordanie, Tunisie, etc.).Les salafistes, quant à eux, ne forment pas une organisation unique, mais plutôt un courant de pensée qui cherche à revenir à l'islam des origines, tel qu'il aurait été pratiqué par les "salaf" (les pieux ancêtres des trois premières générations de musulmans). Ce courant prend son essor au XIXe siècle, mais se développe fortement au XXe siècle, notamment sous l'influence de l'Arabie saoudite et du wahhabisme.Objectifs et méthodesLes Frères musulmans veulent transformer la société en profondeur pour instaurer, à terme, un État islamique. Ils privilégient souvent une approche graduelle, en s'insérant dans les institutions démocratiques. Ils ont par exemple participé à des élections en Égypte, en Tunisie ou au Maroc.Les salafistes, eux, rejettent généralement la démocratie, qu'ils considèrent comme une innovation étrangère à l'islam. Leur objectif est la pureté doctrinale et rituelle, pas nécessairement la conquête du pouvoir (sauf pour certains groupes armés). Ils se divisent en plusieurs sous-courants :les salafistes quiétistes, centrés sur la prédication apolitique ;les salafistes politiques, qui participent parfois à la vie publique ;et les salafistes djihadistes, comme Al-Qaïda ou Daech, qui prônent la violence pour instaurer un califat.Vision du mondeLes Frères musulmans ont une vision idéologique plus moderne, même si elle est conservatrice : ils acceptent l'usage des médias, du droit constitutionnel, et parfois du pluralisme politique, dans une optique islamique. Ils sont souvent structurés comme des mouvements de masse avec des branches sociales, caritatives, étudiantes.Les salafistes, en revanche, privilégient une lecture littéraliste du Coran et de la Sunna, avec une stricte séparation entre "vrai islam" et "innovations" à rejeter. Ils se méfient des partis, des compromis, et de tout ce qui s'éloigne de l'islam originel.En résuméLes Frères musulmans sont des islamistes politiques réformistes, tandis que les salafistes sont des puristes doctrinaux, méfiants envers la modernité. Les premiers veulent transformer la société par la politique, les seconds veulent préserver la foi par le retour aux sources. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:23:37 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - En novembre 2024, les forces de sécurité somaliennes appuyées par les États-Unis ont chassé les djihadistes de Daech présents au Puntland. La journaliste Margaux Benn rentre de cette région du nord-est de la Somalie, qui était pendant un temps un des points névralgiques de l'organisation islamiste. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Margaux Benn Journaliste au Figaro, lauréate du prix Albert Londres en 2022
Le procès de l'attaque à la prison de Condé-sur-Sarthe, en 2019, s'est ouvert ce lundi à Paris. Michaël Chiolo y est jugé pour "tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste", aux côtés de quatre complices présumés. Il avait attaqué deux surveillants pénitentiaires au nom de l'État islamique au sein même de la prison, puis s'était retranché dans une Unité de vie familiale pendant 10 heures, le 5 mars 2019. Déjà condamné à 30 ans de réclusion pour un violent cambriolage en 2012, Michaël Chiolo s'est radicalisé en détention. Il avait notamment noué une relation épistolaire avec Chérif Chekatt, le terroriste qui avait commis l'attentat au marché de Noël de Strasbourg, en décembre 2018.Comment les prisons prennent-elles en charge les détenus radicalisés? Comment les conditions de détention s'adaptent-elles à ce type de profil particulier?Ronald Guintrange et Elisa Fernandez, journaliste police-justice pour BFMTV.com, reçoivent Marc Hecker, chercheur, directeur adjoint de l'Ifri et auteur du livre "Daech au pays des merveilles", publié aux éditions Spinelle.
durée : 00:08:26 - La Question du jour - par : Marguerite Catton - C'est un roman très sérieux que propose Marc Hecker, chercheur spécialiste du terrorisme : "Daech au pays des merveilles" (éd. Spinelle) revient sur les attentats de l'État islamique en France, et imagine des répliques d'ultra-droite. Une plongée dans la stratégie de ces groupes. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Marc Hecker Directeur de la recherche et de la valorisation de l'Ifri et rédacteur en chef de la revue Politique étrangère.
Quatre journalistes français ont été retenus en otage par le groupe Etat islamique en Syrie en 2013 et relâchés après un an de supplices. Depuis le 17 février, ils font face à trois djihadistes soupçonnés d'avoir participé à leur séquestration devant la Cour d'assises spéciale de Paris. Le Français Mehdi Nemmouche est notamment mis en cause. Déjà condamné à perpétuité en Belgique pour l'attentat terroriste du musée juif de Bruxelles en 2014 qui avait fait quatre morts, il est accusé cette fois-ci d'être un des gardiens les plus sadiques des otages français en Syrie. S'il a revendiqué à la barre son implication au sein de Daech, il nie avoir été l'un des geôliers. Pourtant, il a été reconnu sans « aucun doute » par les anciens otages comme étant celui qui se faisait appeler « Abou Omar ».Dans cet épisode de Code Source, Pascale Egré et Timothée Boutry, journalistes au service police-justice du Parisien, reviennent sur le procès des geôliers de l'Etat islamique. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Pénélope Gualchierotti, Raphaël Pueyo, Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:21 - Géopolitique - Le refus du chef de la transition syrienne, Ahmed al-Charah, de serrer la main de la ministre allemande a fait polémique. Mais les Européens, qui redoutent une résurgence de Daech en cas de descente aux enfers de la Syrie, ont un intérêt à la réussite de cette transition, malgré leurs réserves.
durée : 00:30:28 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Karine Le Loët, Antoine Guirimand - Jean-Pierre a participé à l'organisation de l'explosion d'un cargo qui polluait les côtes corses. André est parti en Syrie pour combattre Daech aux côtés des forces kurdes. Pour les deux hommes, la violence est problématique, mais s'avère utile quand les voix de dialogue ont échoué. - réalisation : Anne-Laure Chanel