POPULARITY
Categories
Enseignement du père Gratien
Enseignement du P. Norbert Mikombe
Et si on s'engageait dans la coéducation dès le début de l'année en repensant la réunion de rentrée ? À l'école de Corrèze, depuis la rentrée 2025, c'est toute l'équipe qui, sous l'impulsion de sa directrice Valérie Bergon, s'est engagée dans la refonte de la réunion de rentrée pour construire une alliance éducative dès le premier jour d'école. Tout part d'un constat unanime : la désertification de la réunion de rentrée par les parents. Valérie et son équipe ont ainsi planifié, organisé et repensé ce rendez-vous annuel en deux temps : le matin avec l'accueil des parents dans les classes et en fin de journée avec des ateliers animés par des partenaires, sur des thématiques qui mobilisent les parents (harcèlement, réseaux sociaux, rythme de l'enfant, activités extra-scolaires). Au-delà de l'aspect technique ou organisationnel de cette journée, Valérie en partage les bénéfices avec quelques mois de recul. Une expérience qui montre qu'il existe bien des leviers pour faire revenir les parents dans l'école et s'engager dans la coéducation, avec, toujours en ligne de mire, la réussite des élèves.Écoutez un autre témoignage de préparation de la rentrée avec les parents dans cet épisode Extra classe : À la rencontre des familles - Les énergies scolaires #104.Vous débutez ? Découvrez également les épisodes Extra classe de la playlist Préparer sa première rentrée.Vous pouvez aussi consulter les ressources CanoTech de Réseau Canopé :La vidéo Accompagner les équipes pour repenser la réunion de rentrée avec Valérie Pouy, conseillère pédagogique, IEN ASH.Le webinaire La réunion de rentrée dans le 1er degré.Le webinaire Réunion de rentrée avec les parents pour une coéducation réussie à l'élémentaire.Abonnez-vous à la newsletter.Et rejoignez-nous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement ».Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes de podcasts :https://smartlink.ausha.co/extra-classeExtra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.Épisode préparé et réalisé par : Emilie Guyonnet-MasAvec l'appui technique de : Florent GouraultDirecteur de publication : Samuel VitelCoordination et production : Hélène Audard, Magali DevanceMixage : Myriam NaciriContactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr© Réseau Canopé, 2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment transmettre l'espérance à une génération confrontée aux guerres, au changement climatique et au désenchantement ? Pierre Collignon, directeur général de l'Ircom, répond à cette question en invitant à l'action plutôt qu'au désespoir. Après des décennies passées auprès de jeunes étudiants et professionnels, il partage sa conviction que chacun porte une responsabilité dans la construction d'un monde meilleur, guidé par les valeurs de l'Évangile : la liberté, la charité et la justice. Entre bilan personnel, blessures du passé et quête de pardon - notamment suite aux actes pédocriminels de M.Houard, ancien directeur de l'établissement - il livre ici une réflexion profonde sur ce que signifie vraiment s'engager quand tout semble perdu.
Enseignement du P. Philippe de Maistre
Comment encourager la diffusion des connaissances et des usages des mathématiques ? Échange entre une mathématicienne sénégalaise engagée et un professeur de maths passionné. Pourquoi les mathématiques ne sont pas réservées à quelques initiés, mais gagnent à être partagées par tous ? Changeons de regard et de perspective sur les mathématiques. Pourquoi tant de haine pour cette discipline qui est d'abord et avant tout une manière de regarder le monde, bien plus universelle, mais aussi poétique et ludique, qu'on ne l'imagine ? Si, comme le pensait Galilée : « le monde est écrit en langage mathématique », il est d'autant plus essentiel aujourd'hui, où les maths sont partout à l'œuvre dans nos sociétés numériques, de partager ces savoirs et de favoriser la libre circulation des idées et des applications, mais aussi des chercheurs et des chercheuses qui les développent de toutes les manières possibles sur tous les continents... Avec - Yan Pradeau (professeur de maths au Lycée Arago à Paris) pour son livre Les maths sont un tango à trois temps, paru chez Flammarion - Sophie Dabo-Niang, professeure de mathématiques appliquées à l'Université de Lille et chercheuse au Centre Inria de Lille pour le projet de coopération CNRS-Afrique, avec le lancement du Joint research Programmes en mathématiques. Musiques diffusées dans l'émission Edith Piaf - La foule Baaba Maal - Njilou Nannk.
Comment encourager la diffusion des connaissances et des usages des mathématiques ? Échange entre une mathématicienne sénégalaise engagée et un professeur de maths passionné. Pourquoi les mathématiques ne sont pas réservées à quelques initiés, mais gagnent à être partagées par tous ? Changeons de regard et de perspective sur les mathématiques. Pourquoi tant de haine pour cette discipline qui est d'abord et avant tout une manière de regarder le monde, bien plus universelle, mais aussi poétique et ludique, qu'on ne l'imagine ? Si, comme le pensait Galilée : « le monde est écrit en langage mathématique », il est d'autant plus essentiel aujourd'hui, où les maths sont partout à l'œuvre dans nos sociétés numériques, de partager ces savoirs et de favoriser la libre circulation des idées et des applications, mais aussi des chercheurs et des chercheuses qui les développent de toutes les manières possibles sur tous les continents... Avec - Yan Pradeau (professeur de maths au Lycée Arago à Paris) pour son livre Les maths sont un tango à trois temps, paru chez Flammarion - Sophie Dabo-Niang, professeure de mathématiques appliquées à l'Université de Lille et chercheuse au Centre Inria de Lille pour le projet de coopération CNRS-Afrique, avec le lancement du Joint research Programmes en mathématiques. Musiques diffusées dans l'émission Edith Piaf - La foule Baaba Maal - Njilou Nannk.
Dans un contexte où l'enseignement est régulièrement confronté à de nombreux défis, certaines initiatives rappellent qu'il existe aussi une formidable énergie créative dans les écoles. C'est précisément ce que souhaite mettre en lumière l'appel à projets Les enseignants ont du talent.Cette initiative est portée par Alexia Martin et Sophie Vanden Plas, deux professionnelles engagées dans le monde de l'éducation et cofondatrices du festival Out of the Books. Depuis 8 ans, ce rendez-vous annuel rassemble enseignants, éducateurs, directions et acteurs de l'école autour d'une même ambition : partager des pratiques inspirantes, réfléchir à l'école de demain et valoriser celles et ceux qui innovent au quotidien dans leurs classes.À travers cet appel, les organisatrices invitent les enseignants à présenter un projet, une méthode, une activité ou même une simple astuce pédagogique qui a permis de stimuler les élèves, renforcer leur engagement ou améliorer les apprentissages.Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 21 juin.Les projets sélectionnés auront l'opportunité de présenter leur initiative lors du prochain festival Out of the Books, qui se déroule chaque année au mois d'octobre. Ils bénéficieront également d'un accompagnement professionnel de six mois afin de les aider à structurer, développer ou diffuser leur démarche.L'objectif n'est pas uniquement de récompenser de grands projets spectaculaires. Comme le rappellent les organisatrices, les innovations les plus marquantes sont parfois les plus simples.Parmi les exemples qui les ont marquées ces dernières années figure notamment celui d'un enseignant de 6e primaire qui a embarqué toute sa classe dans la création d'un véritable livre. Un projet mené sur une année complète, mobilisant les élèves autour de l'écriture, de la créativité, de la collaboration et de la publication.Mais les petites idées du quotidien ont tout autant leur place. Une nouvelle façon d'organiser la classe, une méthode pour favoriser la participation, une activité qui redonne confiance aux élèves ou un outil qui facilite les apprentissages peuvent également inspirer d'autres enseignants.Les critères recherchés sont relativement simples : une approche originale, un impact concret sur les élèves et une initiative suffisamment claire pour pouvoir être reproduite ailleurs.En parallèle de cet appel, l'ASBL porte également une campagne intitulée Derrière chaque parcours, un enseignant. Plusieurs personnalités belges, parmi lesquelles Philippe Geluck et Amélie Nothomb, y témoignent du professeur qui a marqué leur parcours.Une manière de rappeler que derrière chaque réussite, chaque vocation ou chaque passion, il y a souvent un enseignant qui a cru en quelqu'un, transmis une confiance ou ouvert une porte.Car lorsqu'on demande à une personne quel professeur a changé sa vie, la plupart ont immédiatement un nom qui leur vient à l'esprit.Pour participer à l'appel Les enseignants ont du talent, il suffit de compléter le formulaire disponible sur le site d'Out of the Books. Les candidats retenus seront informés au début du mois de juillet.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
Intéressons nous à la place de la culture en milieu carcéral. Quel est son rôle, y a-t-il des freins à son accès, comment est-elle mise en place, par qui, comment est-elle reçue ? Pour répondre à toutes ces questions, nous nous appuierons sur la parole de différents intervenants, qui vont nous permettre de comprendre comment chaque acteur vie et comprends la culture en prison.Lucie Alidières : Maître de conférences à l'Université de Montpellier Paul-Valéry, ses thématiques de recherches sont : la Médiation numérique, la Linguistique infractionnelle et l'Analyse des pratiques professionnelles dans des contextes contraints.Yacine Yahiaoui : responsable pédagogique à Wake up Café, une association créée en 2014, qui accompagne des personnes détenues motivées pour être soutenues vers une réinsertion durable sans récidive. Yann : ancien détenu et membre de l'association wake up café, il est ce qu'on appelle un wakerKévin : également ancien détenu, bénéficiant des services de l'association wake up café, c'est aussi un waker.Bonne écoute !Reportage Univox réalisé par Hugo Momboeuf, service civique à Radio Campus Montpellier. Production : Radio Campus Montpellier, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sommet Eucharistique 2026-06-06 Enseignement de Sr Annick-Marie Antoine by Radio Maria France
Pourquoi les chrétiens sont-ils heureux ? Malgré le temps que nous sommes ? Un temps très troublant ! Nous sommes bombardés par les nouvelles qui viennent des médias et de l'internet. Cet article Les regards vers le sauveur ! est apparu en premier sur Publication Évangélique.
La 4ᵉ Journée mondiale des alumni de l'enseignement supérieur français s'est tenue jeudi 4 juin au Quai d'Orsay. Organisée par Campus France, elle avait pour thème : « Talents scientifiques : découvrir, innover, entreprendre ». Des prix France Alumni Day ont été remis à deux jeunes femmes chercheuses originaires du Niger et du Royaume-Uni. Éléonore Caroit est la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Explications. . À lire aussiFrance Alumni Day 2025: ces étudiants qui font rayonner la France à l'international
L'équipe Veille et Analyses, celle du réseau des Lieux d'éducation Associés, du projet College + et de Kadékol vous font découvrir quelques bribes de leur travail. Un magazine radiophonique pour feuilleter des sons d'espaces d'apprentissage, d'édurevues, d'utilisation pédagogique de la radio et de la Rencontre internationale du réseau des LéA-IFÉ 2025.
Le but de l'apôtre Paul était d'amener les chrétiens à porter du fruit pour Dieu. Dieu veut faire de nous des moissonneurs de fruits pour Dieu. Cet article Épître aux Philippiens 1:11 est apparu en premier sur Publication Évangélique.
Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s'est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d'un mois, soit plus d'un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d'aller à l'école, selon l'UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d'autres ont dû fermer faute d'enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées. Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d'abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l'enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s'adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d'une génération sacrifiée ? À l'occasion de la journée spéciale Liban sur RFI. Avec : • Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban • Lama Kabbanji, chargée de recherche à l'IRD • Mazen Rizk, étudiant en Master d'histoire et relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Programmation musicale : ► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather ► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.
Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s'est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d'un mois, soit plus d'un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d'aller à l'école, selon l'UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d'autres ont dû fermer faute d'enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées. Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d'abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l'enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s'adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d'une génération sacrifiée ? À l'occasion de la journée spéciale Liban sur RFI. Avec : • Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban • Lama Kabbanji, chargée de recherche à l'IRD • Mazen Rizk, étudiant en Master d'histoire et relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Programmation musicale : ► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather ► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.
Bienvenue sur Avant j'étais prof, le podcast des enseignants en reconversion.Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter Stéphanie.Stéphanie a été professeure des écoles pendant 21 ans. Son projet de reconversion, elle l'a trouvé grâce à sa soeur, en réalisant que les secrétaires médicales avaient souvent du mal à se faire remplacer lorsqu'elles prenaient des congés.Ni une ni deux, Stéphanie s'est inscrite au CNED et a obtenu sa certification de secrétaire médicale alors qu'elle était encore en poste. Elle a révisé en dehors des heures de classe et a effectué ses stages durant les vacances scolaires.Après s'être essayée au statut de salariée via des CDD, Stéphanie n'a pas lâché son objectif de vue : devenir indépendante pour avoir la liberté de remplacer les collègues de sa région. Aujourd'hui elle s'épanouit dans ce métier dont les journées s'enchaînent, mais ne se ressemblent jamais.Bonne écoute !_____
À l'occasion de la journée mondiale de la radio le 13 février 2026, Radio Campus Paris et le CROUS de Créteil invitaient des associations étudiantes pour une discussion en public autour des relations affectives et de la santé mentale.L'association Nightline se joignait à cette rencontre radiophonique pour présenter leur mission et leur engagement. Nightline, c'est une ligne d'écoute nocturne – francophone et anglophone – qui offre un soutien gratuit, anonyme et confidentiel à celles et ceux qui la sollicitentDans cet épisode d'Univox, vous découvrirez une initiative étudiante portée par des bénévoles, comme Inès et Amirsha, volontaires en service civique.Toutes les informations sur Nightline > https://www.nightline.fr/Une interview diffusée le 14 mars 2026 dans l'émission spéciale "On se fréquence ?", disponible en intégralité ici : https://www.radiocampusparis.org/emission/BX-emissions-speciales/3wjA-on-se-frequence-en-public-a-la-pointe-jaune-de-creteilL'interview a été menée par Audrey Rhodes-Greig dans une émission animée par Farrah Tbal et Hugo Traversié.Réalisation : Delilah EscherichTechnique : Julie Adlaoui & Gustave ColletAnimation et montage : Marine CalmesCoordination : Aude Labelle, Marine Calmes & Philipp FischerProduction : Radio Campus Paris, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion de la journée mondiale de la radio le 13 février 2026, Radio Campus Paris et le CROUS de Créteil invitaient des associations étudiantes pour une discussion en public autour des relations affectives et de la santé mentale.L'association Briser la loi du silence se joignait à cette rencontre radiophonique pour présenter leur engagement contre les violences sexuelles et de genre. Leur mission : déconstruire les tabous, amplifier la parole, et faire évoluer les mentalités — en ligne, dans la rue, et partout où c'est nécessaire.Dans cet épisode d'Univox, vous découvrirez une initiative étudiante portée par des bénévoles, comme Jade Rabotteau, coordinatrice-référente de l'association.Interview menée par Farrah Tbal et Hugo Traversié.Réalisation : Delilah EscherichTechnique : Julie Adlaoui & Gustave ColletAnimation et montage : Marine CalmesCoordination : Aude Labelle, Marine Calmes & Philipp FischerUne interview diffusée le 14 mars 2026 dans l'émission spéciale "On se fréquence ?", disponible en intégralité ici : https://www.radiocampusparis.org/emission/BX-emissions-speciales/3wjA-on-se-frequence-en-public-a-la-pointe-jaune-de-creteilProduction : Radio Campus Paris, 2026-----------------------------------------------------UNIVOX l'émissionLes radios Campus scrutent en permanence les jeunesses de leur territoire et tendent chaque semaine leurs micros aux étudiant.e.s, jeunes citoyen.ne.s engagé.e.s, habitant.e.s et associations des villes et des campus de France. Une radiographie bouillonnante et itinérante de l'écosystème étudiant.Nouveauté ! Univox se met au vert Découvrez dans cette série spéciale les associations étudiantes et initiatives poussées par les jeunesses citoyennes en faveur de l'environnement et engagées dans la lutte climatique.Tous les podcasts :https://www.radiocampus.fr/emission/univox------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain Goudey est directeur de l’innovation numérique à Neoma Business School et co-auteur d’une étude académique à comité de lecture sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur. Cette enquête porte sur la façon dont les étudiants, les enseignants et les doyens perçoivent la légitimité de l’IA générative dans les établissements français de formation au management. Ses conclusions sont à la fois rassurantes et dérangeantes. Enseignement supérieur et IA générative : légitimité, paresse intellectuelle et la fin de l’examen traditionnel Le portrait qui se dégage d’une étude sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur évoque ces attractions foraines qu’on appelle palais des glaces, où chaque partie prenante voit un problème différent et cherche une solution qui lui est propre. Toutes les illustrations de cet article ont été réalisées avec Midjourney. Lorsqu’Alain Goudey et ses collègues ont commencé à enquêter sur l’enseignement supérieur français début 2024, ils ne cherchaient pas à trancher le débat sur l’IA générative bonne ou mauvaise. Ils voulaient comprendre quelque chose de plus précis : comment le même outil pouvait être simultanément valorisé, redouté, accepté et dénoncé, parfois par la même personne. Leur étude, publiée dans Communications of the Association for Information Systems (CAIS), s’appuie sur des enquêtes menées auprès de 668 étudiants, 204 enseignants et 29 directeurs d’établissement (les « deans » du système anglo-saxon), complétées par 22 entretiens approfondis avec des enseignants ayant adopté l’IA en avance de phase. Ce qui en ressort évoque ces attractions foraines qu’on appelle palais des glaces : chaque partie prenante voit un problème différent et cherche une solution qui lui est propre. Le point de départ est un chiffre qui aurait dû clore le débat. Entre 80 et 92 % des étudiants, selon l’établissement, utilisent déjà des outils d’IA générative dans leur travail universitaire. Ce chiffre a été atteint en à peine dix-huit mois après le lancement public de ChatGPT. L’outil n’a pas attendu l’autorisation des institutions. Il s’est déployé de lui-même. Et dans bien des cas, l’enseignement supérieur est encore en train de rédiger sa note de cadrage. Le piège de la productivité Alain met le doigt sur le fond du sujet d’emblée. Les étudiants apprécient l’IA générative pour sa rapidité, sa capacité à générer des idées et son rôle d’appui à l’apprentissage. Mais ils craignent aussi, et leurs établissements avec eux, ce que les chercheurs appellent la « paresse métacognitive » : l’érosion progressive de l’effort cognitif qui produit un apprentissage réel. Pour lui, ce n’est pas une contradiction à résoudre, c’est un défi de conception pédagogique. « La résolution de ce problème passe par la conception des cours, où il faut réintroduire délibérément l’effort cognitif et la réflexion dans l’usage de l’IA générative en tant qu’outil, et non en tant que substitut à la cognition humaine ». Un problème de posture Le problème n’est pas la technologie, mais la posture que l’utilisateur adopte face à elle. Celui qui formule ce qu’Alain appelle une « requête naïve » obtient une réponse naïve : bien mise en forme, parfaitement médiocre. L’outil est capable de bien davantage, à condition que l’utilisateur apporte suffisamment de connaissances métier et d’esprit critique à l’échange. « Il faut cultiver sa propre réflexion plutôt que de déléguer l’ensemble du processus à la machine ». C’est, je l’ai souligné durant notre entretien, moins une question de prompt engineering que de discipline intellectuelle de base : savoir interroger la question avant de la poser. Les départements de philosophie enseignent cela depuis des siècles, sans se soucier de la mode. IA générative dans l’enseignement supérieur : les enseignants doivent former les étudiants aux outils d’IA générative et à leurs limites. Ils enseignent aussi l’Odyssée d’Homère et Frankenstein de Shelley dans le cadre du cursus de management. Image réalisée avec Midjourney. Une autre vision de la culture numérique Cette observation a conduit Alain à formuler une vision de la culture numérique qui tranche avec ce qu’on entend généralement. Le débat ne porte pas seulement sur la maîtrise technique des outils, il porte autant sur la connaissance suffisante du sujet pour juger si le résultat produit a une quelconque valeur. L’IA générative ne remplace pas l’expertise : elle amplifie celle que l’utilisateur porte déjà en lui. Ce qui soulève une question dérangeante pour les établissements qui forment des diplômés sans leur donner l’occasion de développer cette expertise. À Neoma, la réponse est délibérément double. Les enseignants forment les étudiants aux outils d’IA générative et à leurs limites. Ils enseignent aussi l’Odyssée d’Homère et Frankenstein de Shelley dans le cadre du cursus de management. L’objectif n’est pas l’enrichissement culturel pour lui-même : il s’agit de donner aux étudiants des modèles mentaux pour se représenter ce que peut être le leadership, ou ce qui arrive quand une création échappe aux intentions de son créateur. Alain appelle cela « construire une infrastructure cognitive » : « Nous devons permettre aux étudiants d’appréhender le monde à travers différents modèles, différents types de processus et cadres théoriques, afin de développer une véritable pensée critique sur ce que produit l’IA ». Une école de management qui fait l’impasse sur ces fondements produit des diplômés capables de manier l’outil, mais incapables d’en évaluer les résultats. Des examens qui mesuraient la mauvaise chose C’est dans le domaine de l’évaluation que le problème apparaît le plus clairement. Un enseignant capable de produire un examen de deux heures en trois minutes fait face à des étudiants qui peuvent y répondre en un temps tout aussi court. La valeur de diagnostic de l’exercice s’est ainsi évaporée. « Si ChatGPT ou n’importe quel outil d’IA générative peut réussir un examen, il faut repenser cet examen ». La réponse d’Alain n’est pas un retour au papier-crayon, même s’il reconnaît que l’évaluation écrite en présentiel reste la solution la plus simple à portée de main. Si un outil d’IA générative peut réussir un examen, il faut repenser cet examen. La valeur diagnostique de l’exercice traditionnel a disparu. Image réalisée avec Midjourney. Sa réponse est structurelle : évaluer les compétences tout au long du cours plutôt que de mesurer l’acquisition de contenus en fin de parcours, via des évaluations plus fréquentes et à moindres enjeux. Une solution ? La résolution de problèmes en situation réelle, l’évaluation par le processus et les examens oraux en présentiel préservent une partie de ce que l’examen traditionnel était censé mesurer. Mais Alain est honnête sur les limites : aucun format n’est totalement à l’abri. Les modèles d’IA évoluent trop vite pour qu’une solution unique reste valable durablement. La bonne réponse n’est pas de trouver une formule définitive, mais de considérer la refonte des évaluations comme un travail permanent. La conclusion de l’article va plus loin : ce que l’enseignement supérieur vend réellement devra peut-être changer. Si des contenus peuvent être récupérés, synthétisés et restitués à coût quasi nul par un outil accessible à quiconque dispose d’un navigateur, un diplôme qui certifie la maîtrise de ces contenus certifie quelque chose dont la valeur s’érode. Ce qui résiste à cette érosion, ce sont les compétences que l’IA ne peut pas encore reproduire de façon crédible : le jugement contextuel, le raisonnement éthique, la capacité à construire des cadres d’analyse et à les confronter à la réalité. C’est aussi, en substance, la manière dont j’aborde l’enseignement de l’IA, que ce soit avec des étudiants d’écoles d’ingénieurs ou de commerce, notamment dans le cadre de mon cours à Omnes Education (qui en est désormais à sa quatrième année consécutive). IA générative dans l’enseignement supérieur : une institution fragmentée La réponse institutionnelle de l’enseignement supérieur à l’IA générative a été, pour le dire avec ménagement, inégale. Sciences Po a interdit ChatGPT en janvier 2023, avant de changer d’avis. Trente-cinq universités publiques françaises se sont associées à Mistral AI. Les établissements élaborent une charte nationale. Neoma, où Alain est directeur de l’innovation numérique, a été l’une des premières écoles de commerce françaises à formaliser son approche, en lançant un programme de formation des enseignants, du personnel et des étudiants autour d’un socle commun initial, avant de passer à des ateliers spécialisés sur la conception des cursus, l’évaluation et la refonte des expériences d’apprentissage. Ce que la recherche révèle, c’est que cette activité institutionnelle ne résout pas un problème unique. Trois groupes de parties prenantes tentent chacun de résoudre leur propre version du problème sous le même intitulé. Les étudiants veulent des règles et une formation à la culture de l’IA. De leur côté, les enseignants développent leurs propres approches pédagogiques via des ateliers entre pairs. Les doyens définissent les politiques et négocient les infrastructures souveraines. Les préoccupations s’échelonnent dans une direction prévisible : la performance académique individuelle pour les étudiants, l’intégrité des évaluations pour les enseignants, la réputation institutionnelle pour les doyens. Ces trois groupes ne sont pas toujours en dialogue. L’objectif, tel que Neoma l’a mis en pratique, est de réunir les trois publics autour de la technologie sous un cadrage partagé, suffisamment tôt pour qu’aucun groupe ne puisse s’enfermer dans une position rendant toute coordination ultérieure impossible. La question de l’équité La question de l’équité traverse ces trois niveaux. L’accès aux modèles d’IA haut de gamme n’est pas gratuit. Lorsque j’ai soulevé la question de l’écart entre les abonnements de base et les offres professionnelles, la réponse d’Alain est révélatrice : le problème d’infrastructure est réel, mais secondaire. « La plus grande inégalité ne porte pas sur l’accès à l’outil, mais sur la capacité à l’utiliser correctement ». À Neoma, le partenariat institutionnel avec Mistral donne à tous les étudiants accès à un outil de niveau professionnel. Ce que montrent les données, même à accès égal, c’est un fossé important entre les étudiants qui utilisent l’IA générative pour obtenir la réponse la plus rapide possible et ceux qui s’en servent pour approfondir leur réflexion. Ce fossé ne se comble pas par l’égalisation des abonnements. Même si je partage l’essentiel de ce qu’Alain avance, je pense que la hausse des prix des modèles haut de gamme est prévisible. Elle tient à l’écart entre les investissements consentis et les retours commerciaux obtenus. Cela conduira quasi inévitablement à une fracture économique entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas. Il suffit de regarder la grille tarifaire de Claude d’Anthropic pour s’en convaincre. Au-delà du modèle Pro, très limité en termes d’usage de tokens, notamment si l’on utilise le modèle Opus 4.6 plus sophistiqué, les tarifs atteignent déjà 1 200 € par an. Ce n’est pas une somme négligeable, d’autant plus préoccupante à l’heure où Claude s’impose rapidement comme la référence pour les utilisateurs soucieux de qualité. Quel sera l’impact des prix vertigineux de l’IA générative sur l’enseignement supérieur ? Le problème des « héros de l’IA » L’une des formulations les plus frappantes qui ressort des travaux d’Alain est ce qu’il appelle le phénomène des « héros de l’IA ». Dans les établissements d’enseignement supérieur français, certains enseignants font un travail pédagogique excellent et innovant avec l’IA générative : ils conçoivent de nouveaux formats d’évaluation, animent des ateliers, repensent des modules entiers autour de l’apprentissage augmenté par l’IA. Ils produisent des résultats. Et ils le font en grande partie seuls, sans reconnaissance institutionnelle, sans incitations de carrière, sans aucun mécanisme pour partager ce qu’ils ont appris. Les incitations sont mal calibrées. Dans l’enseignement supérieur, c’est la production de recherche qui est récompensée, pas la conception pédagogique, du moins pas de la même façon. Un enseignant pionnier qui repense entièrement un programme autour des compétences liées à l’IA générative recevra peut-être moins de reconnaissance professionnelle qu’un collègue qui publie un seul article dans une revue. « Nous devons aider tous ces héros de l’IA à obtenir davantage de considération pour l’innovation pédagogique, ce qui n’est pas nécessairement le cas par défaut dans l’enseignement supérieur ». Le risque, si rien n’est fait, est l’émergence d’un système à deux vitesses : une minorité d’enseignants à l’aise avec le numérique qui tirent leurs étudiants vers l’avant, tandis que la majorité reste à la traîne, ni formée ni encouragée à s’engager. L’innovation de terrain est réelle et précieuse. Sans structures institutionnelles pour la reconnaître, la valoriser et la reproduire, elle reste une exception plutôt qu’un modèle. IA générative dans l’enseignement supérieur : quand la légitimité s’effrite L’armature théorique de l’étude repose sur le modèle triadique de légitimité de Suchman, qui distingue la légitimité pragmatique (l’outil sert-il mes intérêts ?), la légitimité morale (est-il conforme à mes valeurs ?) et la légitimité cognitive (est-il tenu pour acquis dans la façon dont les choses fonctionnent ?). Ce modèle a été conçu pour des technologies adoptées progressivement. L’IA générative l’a mis à l’épreuve dans des conditions d’adoption massive quasi instantanée. Alain et ses co-auteurs n’y voient pas une raison de rejeter le cadre, mais une occasion de l’enrichir : ils introduisent un continuum légitimité-illégitimité plutôt qu’une simple alternative binaire. Ce que révèlent les étudiants Le résultat qu’Alain décrit comme l’asymétrie la plus notable dans les données concerne la dimension morale chez les étudiants. Les plus grands utilisateurs d’IA générative n’accordent aucune légitimité morale à ces outils dans un contexte académique. Ils les associent, avec une forte fréquence, à la triche, au plagiat, à la dévaluation des diplômes et à l’injustice. Ils utilisent un outil qu’ils considèrent comme éthiquement compromis. Ce n’est manifestement pas tenable. Sur ce point, Alain a une opinion très différente. « Utiliser l’IA générative ne constitue pas nécessairement de la triche. Cela dépend entièrement de la façon dont on l’utilise et à quelle fin ». L’échec institutionnel, selon lui, tient au fait que les établissements n’ont pas fait suffisamment pour modifier la perception que les étudiants ont de la technologie. Ce que révèlent les enseignants Les enseignants offrent un tableau plus complet. Les six dimensions de légitimité et d’illégitimité sont présentes dans leurs réponses. Ils reconnaissent l’utilité de ces outils tout en mettant en doute leur fiabilité, les jugent professionnellement nécessaires tout en trouvant leur architecture opaque, et invoquent leur potentiel inclusif tout en signalant la paresse intellectuelle et l’érosion de la pensée critique comme leur préoccupation la plus fréquemment citée : 58 occurrences dans le corpus qualitatif. Ce que révèlent les directions pédagogiques Pour les directions de ces institutions, le thème dominant est stratégique. La pression concurrentielle, la crainte de se laisser distancer et les gains d’efficacité dans les flux administratifs génèrent une légitimité pragmatique et cognitive. Ce qui introduit de l’illégitimité, ce sont les risques liés à la gouvernance : protection des données, surconfiance dans les résultats produits par l’IA, menace pour l’intégrité des évaluations à l’échelle institutionnelle. Le mouvement théorique le plus significatif de l’article consiste à traiter l’illégitimité comme une catégorie analytique à part entière, et non comme la simple absence de légitimité. L’argument, emprunté à la théorie du changement, est que les signaux d’illégitimité doivent être lus comme des signaux d’alerte qui appellent une réaction rapide. Un établissement qui interprète le malaise moral des étudiants vis-à-vis de l’IA générative comme un simple problème de communication passe à côté du signal. Ce malaise dit quelque chose sur ce que le cursus enseigne réellement, et sur ce que l’évaluation mesure effectivement. Lorsque les étudiants associent l’IA générative à la triche, à l’injustice et à la dévaluation des diplômes, ils ne sont pas irrationnels. Ils se trouvent dans les phases de déni et de résistance du modèle de changement de Scott et Jaffe. Les établissements ne peuvent pas se contenter d’étouffer ce signal : ils doivent traiter ce qu’il révèle. Source : adapté de Scott & Jaffe, « Survive and Thrive in Times of Change », tracé avec Claude. Voir : expertprogrammanagement.com/2018/05/scott-and-jaffe-change-model/ France, souveraineté et course mondiale Le contexte français ajoute une couche de complexité que la recherche saisit avec précision statistique et nuance qualitative. Sur le plan quantitatif, l’analyse n’a révélé aucune différence statistiquement significative dans la dynamique d’adoption de l’IA générative entre les universités publiques et les écoles de commerce. Sur le plan qualitatif, les choses diffèrent. Les écoles de commerce évoluant dans un marché très concurrentiel, ont avancé plus vite. Les universités publiques se sont mobilisées de façon plus systématique autour de la gouvernance, de la souveraineté et des infrastructures collectives, comme en témoigne l’alliance de 35 établissements avec Mistral AI et EdTech France. Alain n’y voit pas une contradiction, mais une division du travail qui, bien gérée, pourrait constituer un véritable atout. « Nous devons jouer collectif, parce que la compétition est mondiale ». La question de l’infrastructure d’IA souveraine, notamment la fédération ILaaS et le partenariat du ministère de l’Enseignement supérieur avec Mistral, déployé dans 26 universités pilotes depuis septembre 2025, n’est pas simplement symbolique. Il s’agit de permettre aux établissements français d’exploiter, de gouverner et d’adapter leurs outils d’IA sans dépendance envers des fournisseurs dont la tarification, les conditions et les capacités peuvent évoluer à tout moment. Encore faut-il que l’effet d’entraînement vers tel ou tel outil ne devienne pas trop fort. En ce moment, il est difficile de résister à l’envie d’utiliser Claude d’Anthropic quand tout le monde loue la qualité de son code et de ses résultats. Et le reste du monde ? La comparaison internationale est difficile à ignorer. Singapour, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis intègrent la maîtrise de l’IA comme compétence nationale fondamentale dès le secondaire. Le regard d’Alain est direct : les décideurs publics français ne sont pas encore suffisamment préparés à l’ampleur de ce qui vient. « Avoir moins de personnes compétentes en IA que dans d’autres parties du monde est très dangereux pour notre économie et pour l’ensemble de nos organisations ». Le réflexe réglementaire, profondément ancré dans la culture politique européenne, n’est pas sans fondement. Prendre le temps de réguler de façon responsable a de la valeur. Mais cela ne peut pas se substituer à la rapidité d’adoption au niveau des compétences et des cursus. La question qui encadre la recherche L’entretien se termine, comme il se doit, par la méta-question : qu’est-ce que cela signifie d’étudier la légitimité de l’IA générative en utilisant l’IA générative ? L’équipe d’Alain a utilisé ChatGPT, Perplexity, NotebookLM et OpenAI O3 dans le processus de recherche, et l’a indiqué explicitement dans la déclaration d’utilisation de l’article. Sa réponse à la question des biais est prudente. Chaque étape de l’analyse a impliqué un codeur humain. L’équipe a confronté le codage assisté par IA à une analyse indépendante préalable des mêmes données, réalisée pour un rapport institutionnel français, puis comparé les deux séries. « Il faut être transparent sur l’usage que l’on fait de ces outils, pour quel objectif, à chaque étape ». Cette déclaration était un choix délibéré, précisément parce que le sujet de l’article rendait toute autre approche intenable. Utiliser l’IA pour améliorer la qualité d’un texte et l’utiliser pour en générer un que l’on présente ensuite comme le sien sont deux choses différentes. Techniquement, c’est une question de degré. Dans les faits, c’est la différence entre un travail assumé et une abdication. L’équipe d’Alain a su naviguer entre les deux pour publier. La plupart des étudiants de son corpus cherchent encore à tracer cette ligne, dans un environnement où personne ne l’a clairement expliquée et où les outils d’évaluation n’ont pas encore été reconstruits pour lui donner du sens. Trois recommandations, une par partie prenante Lorsqu’on lui a demandé une recommandation concrète par groupe de parties prenantes, les réponses d’Alain ont été sans ambiguïté. Pour les étudiants : associer la culture technique de l’IA, comprendre le fonctionnement des outils et connaître leurs modes de défaillance, à une réflexion critique et éthique authentique sur les résultats produits. Ni l’une ni l’autre de ces dimensions ne suffit seule. Un étudiant capable de formuler des requêtes avec fluidité mais incapable d’évaluer le résultat n’a rien appris d’utile. Pour les enseignants : ces enseignants pionniers, que lui-même appelle les « héros de l’IA », ne peuvent pas être laissés à opérer seuls. Les établissements doivent créer les conditions du partage des bonnes pratiques au sein de la communauté enseignante, et accorder à l’innovation pédagogique la reconnaissance professionnelle qui lui fait actuellement défaut. Un enseignant qui repense de fond en comble son dispositif d’évaluation mérite au moins autant de crédit institutionnel qu’un collègue qui soumet une communication à un colloque. Pour les dirigeants institutionnels : un cadre politique à plusieurs niveaux n’est pas une option. Les étudiants, les enseignants et le personnel administratif n’abordent pas l’IA générative depuis le même angle, et une politique unique imposée de haut en bas ne satisfera aucun d’eux. La direction doit gérer ces trois dimensions en même temps, et ouvrir un dialogue véritable entre les groupes avant qu’une crise ne force la main. « Les doyens doivent penser à toutes ces dimensions en même temps, et c’est là la partie difficile de l’histoire autour de l’intelligence artificielle ». Des trois niveaux, Alain identifie le niveau institutionnel comme le plus urgent. Les étudiants et les enseignants s’adaptent déjà, imparfaitement, en temps réel. Les cadres institutionnels qui permettraient de donner un sens et une direction à ces adaptations restent, dans la plupart des cas, à construire. L’urgence n’est pas exagérée. La complexité non plus. Le défi d’intégrer l’IA générative de façon responsable dans l’enseignement supérieur est un défi qu’aucun établissement ne peut se permettre d’ignorer, ni de relever seul. LIRE LE DOCUMENT DE RECHERCHE SUR LE SITE CAIS Alain Goudey est professeur et directeur de l’innovation numérique à Neoma Business School. Il est co-auteur de « Legitimacy and Illegitimacy of Generative Artificial Intelligence in Higher Education: Perceptions from the French Management Context », publié dans les Communications of the Association for Information Systems. The post IA générative dans l’enseignement supérieur, état des lieux appeared first on Marketing and Innovation.
durée : 00:37:36 - Une semaine en France - par : Éric Delvaux - Alors que Parcoursup tient des milliers de lycéens en haleine, la question du choix de la ville étudiante approche. Enseignement, logement, transports, culture, santé, cadre de vie : toutes les villes ne proposent pas les mêmes conditions pour étudier et s'installer. - réalisation : Charlyne Legris, Juliette Goux, Benjamin Dussy Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:48 - La barre des 30 degrés est de nouveau dépassée en Lorraine ce vendredi 29 juin 2026. Avec des conditions parfois étouffantes dans certaines salles de classe. Invité d'ICI Lorraine, le co-secrétaire départemental du SNES-FSU dans les Vosges appelle le gouvernement à agir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Avec Emmanuel PORTE et Léo VENNIN, nous questionnons les promesses, les fragilités et l'avenir du projet d'éducation populaire en France.
Arrivé du Cameroun à 11 ans, Charly s'oriente vers la comptabilité après un échec scolaire qui le pousse vers l'enseignement technique. Sa carrière démarre tôt, mais la maladie puis le décès de sa mère provoquent une profonde remise en question. Aujourd'hui formateur en alphabétisation, il accompagne des adultes en situation de précarité dans leur apprentissage de la lecture et de l'écriture.Vous aussi, vous voulez témoigner ? Contactez-nous par ici (ou au 0477 78 41 58 sur WhatsApp) et laissez-nous quelques mots sur votre histoire. Le respect de votre vie privée sera pleinement pris en compte. Vos propos seront recueillis dans un cadre bienveillant.Chaque semaine, Le Soir donne la parole aux 18-30 ans avec le podcast En vrai. Ils vous racontent une expérience ou une tranche de vie qui les a changés. Épisode après épisode, ils brossent un portrait de leur génération et de la société.
La Pentecôte est une fête perpétuelle de Dieu. Ce jour-là, voilà 2000 ans, il y a eu l'accomplissement d'une très grande promesse de Dieu. Cette année elle tombe le jeudi soir le 21 mai. Cet article La Pentecôte, l’accomplissement d’une très grande promesse de Dieu. est apparu en premier sur Publication Évangélique.
Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.
Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente
Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.
Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.
Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.
Bienvenue sur Avant j'étais prof, le podcast des enseignants en reconversion.Il y a 5 ans, Nathalie trouvait son équilibre entre deux activités bien distinctes : le coaching et l'immobilier.5 ans plus tard, ces deux casquettes l'épanouissent toujours autant et son entreprise a bien grandi !Dans cet épisode, Nathalie retrace son parcours avec beaucoup d'objectivité : un cumul d'activités en tant que sophrologue qui avait moins marché, une diversification de ses activités de coach, un beau voyage à venir ou encore une mauvaise surprise côté immobilier.Du positif et du négatif, que Nathalie traverser avec philosophie. Et si c'était aussi une question d'état d'esprit ?Bonne écoute !_____
La lecture en famille, c'est ce qui rassemble une professeure de français et une coordonnatrice du réseau REP+ Wolf, à Mulhouse, autour du projet CLEF, « cultiver la lecture en famille », une initiative qui place les parents au cœur de l'apprentissage de la lecture. À deux voix, Lucie Penarrubia et Laetitia Ancel racontent leurs choix pédagogiques et les ajustements nécessaires pour travailler avec les parents autrement. Lectures partagées parents-enfants à l'école élémentaire, accompagnement individualisé au collège, livres audio ou multilingues pour les parents allophones : autant de leviers pour instaurer une alliance éducative durable. Un échange ancré dans le terrain, qui montre comment la coéducation peut redonner confiance aux élèves… et du plaisir à lire.Cet épisode a été enregistré dans le cadre d'Ambitions Mulhouse Ville Éducative, une opération soutenue par l'État dans le cadre du dispositif « Innovation dans la forme scolaire » de France 2030, opéré par la Caisse des Dépôts.Retrouvez tous les épisodes produits autour de cette opération dans la playlist Ambitions Mulhouse Ville Éducative.La playlist Extra classe Coéducation peut vous intéresser. Pour aller plus loin sur la thématique de la coéducation, les épisodes « Parlons pratiques ! » sont faits pour vous. Découvrez d'autres initiatives et projets menés par les enseignants avec les parents dans les épisodes « Les énergies scolaires ». Et retrouvez des conseils pratiques dans les épisodes « Entre profs ».Vous pouvez aussi consulter la présentation d'Ambitions Mulhouse Ville Éducative.Abonnez-vous à la newsletter.Et rejoignez-nous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement ».Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes de podcasts :https://smartlink.ausha.co/extra-classeExtra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.Épisode préparé et réalisé par : Sarah EichhoffDirecteur de publication : Samuel VitelCoordination et production : Hélène Audard, Magali DevanceMixage : Laurent GaillardContactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr© Réseau Canopé, 2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Idra Zuta - Enseignement du Zohar by Rav David Touitou
Ce lundi Roland Lahaye secrétaire général de la CSC Enseignement est l'invité de Martin Buxant. Ça débraye (une nouvelle fois) dans l'enseignement: la CSC appelle les professeurs à se mettre grève à partir de ce lundi. et jusqu'au 27 mai (!) face « au mépris du gouvernement ».
En 2024, 1,4 milliard d'enfants étaient scolarisés selon le dernier rapport mondial de suivi de l'éducation produit par l'UNESCO. La scolarisation mondiale dans le primaire et dans le secondaire a ainsi progressé de 30% depuis 2000. Une bonne nouvelle, tant l'éducation peut être vectrice d'émancipation et un moteur de développement économique et social pour les pays. Pour autant, la réalité est plus complexe, que ce soit en termes de scolarisation, d'achèvement des études, d'apprentissage, les inégalités demeurent importantes à l'échelle internationale et même nationale. Il suffit de regarder les fameux classements Pisa sur les apprentissages des élèves ou celui de Shanghai sur les universités pour s'apercevoir que puissance économique rime souvent avec puissance éducative. Plus que des ressources sociales et culturelles pour les individus, l'école est aussi un enjeu stratégique pour les États, à l'international en termes de rayonnements symboliques, de manne financière à travers les frais d'inscriptions, par exemple. À l'échelle nationale, via les programmes scolaires, l'école façonne aussi les identités et la société. Promesses d'émancipation ? Lieu de compétition et d'inégalités ? Outil de softpower ? Quel rôle veut-on réellement donner à l'éducation ? Avec : Hugues Moussy, spécialiste des politiques éducatives internationales. Auteur de Géopolitique de l'éducation - un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux (Le Cavalier Bleu, 2026). À découvrir également dans l'émission : En début d'émission, L'école autour du monde avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine. La Chine qui a dévoilé son plan d'action pour l'intelligence artificielle et l'éducation. En fin d'émission, un reportage d'Emmanuelle Bastide à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal. Le département de santé mentale de l'UGB organise des ateliers du bien-être pour ses étudiants et enseignants. Emmanuelle Bastide a pu assister à l'un d'entre eux. Programmation musicale : ► Lion - Little Simz / Obongjayar ► Goulou Marhaba - Acid Arab, Ghita Lahmamssi, Sofiane Saidi.
En 2024, 1,4 milliard d'enfants étaient scolarisés selon le dernier rapport mondial de suivi de l'éducation produit par l'UNESCO. La scolarisation mondiale dans le primaire et dans le secondaire a ainsi progressé de 30% depuis 2000. Une bonne nouvelle, tant l'éducation peut être vectrice d'émancipation et un moteur de développement économique et social pour les pays. Pour autant, la réalité est plus complexe, que ce soit en termes de scolarisation, d'achèvement des études, d'apprentissage, les inégalités demeurent importantes à l'échelle internationale et même nationale. Il suffit de regarder les fameux classements Pisa sur les apprentissages des élèves ou celui de Shanghai sur les universités pour s'apercevoir que puissance économique rime souvent avec puissance éducative. Plus que des ressources sociales et culturelles pour les individus, l'école est aussi un enjeu stratégique pour les États, à l'international en termes de rayonnements symboliques, de manne financière à travers les frais d'inscriptions, par exemple. À l'échelle nationale, via les programmes scolaires, l'école façonne aussi les identités et la société. Promesses d'émancipation ? Lieu de compétition et d'inégalités ? Outil de softpower ? Quel rôle veut-on réellement donner à l'éducation ? Avec : Hugues Moussy, spécialiste des politiques éducatives internationales. Auteur de Géopolitique de l'éducation - un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux (Le Cavalier Bleu, 2026). À découvrir également dans l'émission : En début d'émission, L'école autour du monde avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine. La Chine qui a dévoilé son plan d'action pour l'intelligence artificielle et l'éducation. En fin d'émission, un reportage d'Emmanuelle Bastide à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal. Le département de santé mentale de l'UGB organise des ateliers du bien-être pour ses étudiants et enseignants. Emmanuelle Bastide a pu assister à l'un d'entre eux. Programmation musicale : ► Lion - Little Simz / Obongjayar ► Goulou Marhaba - Acid Arab, Ghita Lahmamssi, Sofiane Saidi.
Bienvenue sur Avant j'étais prof, le podcast des enseignants en reconversion.Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'échanger avec Nolwenn, une enseignante qui s'intéresse à l'enfant à l'intérieur de l'élève.Nolwenn a de nombreuses casquettes, qui vont toutes plutôt bien les unes avec les autres. La moitié de la semaine, elle est enseignante spécialisée au CAMPS (Centre d'Actions Médico-Sociales Précoces) via un détachement de l'Éducation nationale. Le reste du temps, elle est accompagnante parentale à son compte et forme les personnes qui souhaitent le devenir à leur tour.Il faut dire qu'avec 25 ans de carrière dans l'enseignement, un doctorat en psychologie du développement de l'enfant et une formation en techniques de parentalité relationnelle & positive, Nolwenn a plus que le nécessaire pour évoluer dans cette voie.Ce parcours, c'est la preuve qu'une reconversion n'est pas toujours une rupture. Ça peut aussi être une continuité.
Dans la ville de Boali, à 95 kilomètres au nord de la capitale centrafricaine, les élèves du lycée sont confrontés, depuis le début de l'année, à un phénomène aussi troublant qu'inexpliqué : des décès mystérieux et répétés au sein de leur établissement. Depuis janvier 2026, une dizaine d'élèves auraient perdu la vie dans des circonstances encore difficiles à élucider. Dans la ville, de nombreux habitants évoquent des causes mystiques, tandis que la justice, faute de preuves, refuse pour l'instant de valider cette hypothèse. À l'approche des examens de fin d'année, l'inquiétude grandit : certains parents préfèrent garder leurs enfants à la maison, dans l'attente de réponses concrètes. De notre correspondant à Bangui, Dans la cour du lycée moderne de Boali, en Centrafrique, les élèves se promènent par petits groupes. Les visages sont fermés. Chacun observe autour de lui avec une inquiétude palpable, comme si le danger pouvait surgir à tout instant. Sac au dos, Nelson Tende et ses camarades de sixième tentent de contenir la peur qui les envahit : « On a peur... On se demande s'il y a de mauvais esprits dans cet établissement. Chaque fois qu'un camarade tombe malade, on pense que c'est la fin pour lui. L'école, qui devrait être un lieu d'apprentissage, devient un endroit où l'on lutte pour survivre. » Dans cet établissement public, les élèves restent sur leurs gardes. Certains envisagent même des manifestations, voire un boycott des cours si la situation perdure. Depuis le début de l'année, selon Euphrasie Ngoumba, membre de l'association des parents d'élèves, 15 élèves ont déjà perdu la vie : « D'après nos observations, les victimes présentent toujours les mêmes symptômes : agitation, troubles mentaux, maux de tête, perte de connaissance, puis parfois la mort. Un enfant peut être en parfaite santé, quelques heures auparavant, puis s'effondrer brutalement. Nous envoyons nos enfants à l'école pour construire leur avenir, et non pour mourir. » « L'avenir de mes enfants est menacé » Ce matin-là, Jacob Panzé se rend au champ, accompagné de sa femme et de leur chien. Depuis la mort de son fils, élève en classe de troisième, survenue en février , le deuil ne l'a jamais quitté : « J'ai élevé mon enfant dans la difficulté. J'ai traversé tant d'épreuves pour lui offrir une éducation. Il rêvait de devenir médecin. Ce matin-là, il est parti à l'école en parfaite santé... et il n'est jamais revenu vivant. Je suis convaincu que les élèves sont ensorcelés. » Malgré ces soupçons, aucun suspect n'a été interpellé à ce jour, faute de preuves tangibles. Une absence de réponses qui renforce l'angoisse des familles : « L'avenir de mes enfants est menacé. Je ne peux pas prendre le risque d'en perdre encore un. La vérité doit être établie avant que je ne les laisse retourner à l'école. L'école ne doit pas être un lieu dangereux. Les autorités doivent agir pour garantir leur sécurité. » Entre hypothèses médicales et croyances populaires, la vérité peine à émerger. À l'hôpital de la ville, le personnel appelle au calme : aucune épidémie n'a été détectée ces derniers mois. De leur côté, les autorités locales poursuivent les investigations pour tenter de comprendre ce phénomène. Au lycée de Boali, les responsables multiplient les actions de sensibilisation pour rassurer les parents et encourager le retour des élèves en classe.
Cette semaine, nous mettons en lumière une initiative du Club RFI Mongo, placée sous le thème : « Mon avenir, ma priorité : protéger ma scolarisation contre les mariages précoces, les grossesses non désirées et l'emprise des stupéfiants ». Une activité, destinée aux collégiens et aux lycéens. Avec la participation de : Idriss, président du Club RFI Mongo ; Angela Charles Nikiéma, proviseur du Collège-Lycée « Foi et Joie » ; les élèves : Sagesse Danmadji, Djimadoum Nenidji, Assabour Nassour,et Bedinguem Mia-Odji Samson. Cousin/invité : Abdalaziz Alhdj Damalia, délégué de la femme et de la protection de la petite enfance de la province du Guera. Portrait d'Avenir : Mahamat Saleh Mahamat Ahmat, porté par le rêve de devenir journaliste. Musique : Paix au Tchad, Talino Manu. En images L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Sonia Borelva
La localité de Gbartala, dans le centre du pays, a accueilli pendant la guerre un camp militaire servant également de centre de torture. Il était dirigé par Chuckie Taylor, fils de Charles Taylor. Depuis, le camp est désaffecté et les propriétaires du terrain y ont construit une école qu'ils dirigent. Cet établissement accueille de nombreux élèves orphelins, comme un symbole de la renaissance du pays après la terrible guerre civile entre 1989 et 2003. De notre envoyé spécial à Gbartala, Réunis dans la salle de classe, une vingtaine d'élèves entonnent un chant religieux sous la direction de Helen Flemister, fondatrice de cette école pour orphelins et enfants démunis du Liberia : « Ma mère rêvait de diriger une école, un orphelinat et un centre de santé, mais elle a disparu avant de pouvoir faire quoi que ce soit. On a vécu là jusqu'en 1980. On a dû partir aux États-Unis quand Samuel Doe a fait son coup d'État. Pendant la guerre civile, Chuckie Taylor a fait de cet endroit un camp militaire et un centre de torture, pour semer la terreur. Quand je suis finalement rentrée, en 2019, j'étais très triste de voir cet endroit dans cet état, c'était terrible. » L'école, qu'elle a fait construire sur le terrain de sa famille, est juste en face du camp militaire. Il est en ruines, mais sur le fronton, on peut encore lire « Executive Mansion » du nom du quartier général du National Patriotic Front of Liberia (NPFL), parti de Charles Taylor établi dans la ville voisine de Gbarnga, avant qu'il ne prenne le pouvoir à Monrovia. Wilson Nornie est un habitant de la localité : « C'était là qu'était établi Chuckie Taylor, c'était son quartier général. Il l'utilisait comme centre d'entraînement pour sa milice de l'''Anti-Terrorist Unit'', tristement célèbre pour les exactions qu'elle a commises. Elle arrêtait des gens arbitrairement. Il y a eu beaucoup de tortures ici. Ce camp a aussi servi à dispenser des formations aux combattants du RUF, pour la guerre qu'ils menaient en Sierra Leone. » « La porte vers la vie » Aujourd'hui, Helen Flemister veut faire de son école un symbole de la renaissance de son pays : « Quand je suis rentrée, les histoires que j'ai entendues, ce qu'il s'est passé pendant la guerre, c'était horrible, ça m'a brisé le cœur. Mais je me suis dit qu'il ne fallait pas laisser la terreur prendre le dessus sur le bien. Donc j'ai fait mon possible pour effacer cette terreur et refaire de cet endroit un lieu pour la vie. C'est pourquoi je l'ai appelé l'école ''Gateway for Life'', la ''Porte vers la Vie''. Mon objectif est d'offrir aux enfants une porte d'entrée vers une vie meilleure, en leur donnant une bonne éducation. » Helen Flemister finance sur ses fonds propres cet établissement. L'école accueille 200 enfants. Leurs familles n'ont pas de frais de scolarité à payer. À lire aussiPlus de vingt ans après la fin de la guerre au Liberia, des procès toujours en attente [1/3] À lire aussiPlus de vingt ans après la fin de la guerre au Liberia, les militants des droits humains sous pression [2/3]
Singapour est le deuxième pays au monde qui utilise le plus les agents d'intelligence artificielle (IA), selon un rapport de l'entreprise Salesforce. La cité-État dispose d'une stratégie nationale pour développer l'IA et prévoit d'investir 1 milliard de dollars dans la recherche pour les cinq ans à venir. Le budget 2026 prévoit un accès premium gratuit à des IA génératives pour les citoyens suivant des ateliers de formation. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : entre volonté de ne pas rater le coche et besoin de cadrer l'usage, des écoles maternelles et primaires utilisent depuis plusieurs années l'IA. De notre correspondante de retour de Singapour, Singapour, 6,11 millions d'habitants, est connu pour sa première place au test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) et pour son attrait pour les agents d'IA. Rien de surprenant, donc, que la cité-État introduise l'intelligence artificielle dans son système éducatif. Côté université, par exemple, la NTU, université nationale de Nanyang, imposera des cours d'initiation à l'IA à tous ses étudiants à la prochaine rentrée d'août 2026. Cette technologie fait aussi son chemin dans les plus petites classes. Les applications éducatives à base d'intelligence artificielle voient leurs ventes augmenter, de +30 à 75 % selon les entreprises. « Comment a-t-on fait pour obtenir cette illustration ? », interroge une enseignante devant sa classe. « Gemini ! », répond un écolier âgé de 5 ans, qui connaît déjà un outil d'intelligence artificielle générative. Avec ses camarades, ils s'en servent une fois par semaine pour écrire et illustrer une histoire. À lire aussiL'IA est-elle une chance pour l'éducation? « Le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques » Parmi les logiciels utilisés : un robot conversationnel dérivé de ChatGPT. L'école maternelle l'a paramétré pour s'adapter à l'âge des enfants. L'enseignante, Jasmine, l'utilise depuis trois ans : « Le robot leur propose de nouveaux mots peu communs. Donc comparé aux livres pour enfants, le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques. » Dans la salle d'à côté, des élèves de 6 ans ont cours de chinois. Sur leur tablette, un jeu leur fait réviser la lecture et l'écriture pendant 20 minutes. « J'identifie les caractères chinois. C'est rigolo ! », réagit un élève. L'intelligence artificielle personnalise ici les exercices. Elle cible les points faibles de chaque enfant. La scolarité coûte près de 1 400 euros par mois dans cette maternelle privée. Elle a été fondée par une entreprise de logiciels éducatifs dont Richard Yen est le directeur : « Les professeurs restent les personnes les plus importantes pour enseigner aux enfants. Mais l'IA peut être un très bon assistant de révision. Cette génération est née avec l'IA, on ne peut pas vraiment l'empêcher d'accéder aux écrans. Singapour est un petit pays. On n'a pas de ressources naturelles, donc la technologie et l'IA seront très importantes pour notre futur. » À lire aussiL'enseignement 100% IA du David Game College de Londres Un usage de l'IA encadré dans les écoles publiques Le ministère de l'Éducation produit ses propres outils éducatifs basés sur l'IA. Mais pour le moment, l'usage reste variable. Victor, 10 ans, inscrit dans une école publique, confirme : « À l'école, nous, on n'utilise pas l'IA, mais ma maîtresse, oui, pour évaluer nos examens. » Rien d'étonnant : à Singapour, près de trois professeurs sur quatre déclarent utiliser de l'IA pour préparer leurs cours ou réaliser des tâches administratives. Pour les élèves, le ministère de l'Éducation recommande un usage encadré dès 9-10 ans – l'équivalent de la classe de CM1. Pour Jessica, mère de deux écoliers, c'est une bonne mesure : « Je pense que l'IA arrive dans nos vies, donc autant préparer les enfants à bien l'utiliser. Ma seule crainte, ce serait que les enfants ne sachent plus faire des choses simples, en se reposant sur l'idée que l'IA va répondre à leur place. Les enfants ont besoin de résoudre des problèmes. » À ce sujet, le ministre de l'Éducation, Desmond Lee, se montre très clair : « Les élèves singapouriens doivent aussi, d'après lui, comprendre le fonctionnement de l'IA, ses risques et rester maîtres de l'outil, en cultivant, notamment leur esprit critique. » À lire aussiL'intelligence artificielle dans l'enseignement: seuls 20% des enseignants l'utilisent
Bienvenue sur Avant j'étais prof, le podcast des enseignants en reconversion.Il y a 5 ans, Bruno était le premier invité à parler de harcèlement moral à mon micro. Son histoire avait suscité de nombreuses réactions et m'avait fait prendre conscience de l'ampleur de ce fléau. En osant raconter ce qu'il avait vécu, Bruno a permis à de nombreux profs de se sentir moins seuls face à cette situation. Depuis, l'association HELPEN a été créée pour lutter contre le harcèlement moral entre personnels de l'Éducation nationale et je profite de ce nouvel épisode pour partager cette ressource une fois de plus.De son côté, Bruno poursuit la photographie. Son entreprise grandit et sa passion aussi. Il embrasse le positif, apprend du négatif et ajuste sa pratique en permanence. Il photographie des portraits comme des mariages, il a participé à des conférences et anime même des formations. 5 ans plus tard, il a le luxe de pouvoir affirmer qu'il vit à 100% de son activité de photographe, et c'est une très belle réussite !Bonne écoute !
À l'échelle mondiale, 240 millions d'enfants vivent avec un handicap, soit 1 enfant sur 10, selon les derniers chiffres de l'UNICEF. Une situation qui éloigne beaucoup d'entre eux de l'école. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 40% ne sont pas scolarisés en primaire et 55% ne le sont pas au secondaire. Qu'ils s'agissent de troubles moteurs, auditifs, visuels ou intellectuels, les enfants rencontrent de nombreux obstacles, pour accéder à une éducation de qualité. Stigmatisation, inaccessibilité des infrastructures, pédagogie ou matériels inadaptés, en font partie. En France, la loi sur l'inclusion scolaire de 2005, a permis d'augmenter la scolarisation des enfants handicapés mais de nombreux enjeux demeurent. Face à la complexité que représente le handicap, l'école manque encore de repères, de moyens pour accompagner au mieux ces élèves. Entre parents, enfants, et enseignants, comment créer un cadre propice à l'apprentissage en prenant en compte le handicap ? Avec : • Florence Balitout, psychologue de l'Éducation nationale, enseignante spécialisée référente handicap et directrice SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté). Co-autrice avec Marie-Pierre Loton du Guide de la bientraitance scolaire de l'élève en situation de handicap (Dunod, 2026) • Audrey Tatry, présidente de l'association Une École Inclusive Pour Tous. En début d'émission, l'école autour du monde avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest en Hongrie pour parler des conséquences de la chute de Viktor Orban et du programme éducation du futur Premier ministre Peter Magyar. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Emma-Solange, Rwandaise à Yaoundé au Cameroun qui n'est pas parvenue à transmettre le kinyarwanda à ses quatre filles. Programmation musicale : ► Overnight - Parcels ► Mama Helène - Kareyce Fotso.
Plus de 80% des établissements scolaires sont privés en Haïti. Les écoles publiques sont souvent mal entretenues et manquent cruellement de moyens. Des centaines de milliers d'enfants ne sont pas scolarisés, ou doivent donc aller suivre des cours dans des bâtiments vétustes, parfois sans portes, ni chaises, ni bureaux, comme dans certaines écoles de la région de l'Artibonite. À Grande-Saline, une commune d'environ 35 000 habitants située dans le bas-Artibonite, les deux écoles publiques de la région se trouvent dans un état de délabrement avancé. L'école nationale de Rossignol, unique établissement public de cette localité qui dessert plus d'une quinzaine de villages, est particulièrement touchée. Construite en 1977, elle fait aujourd'hui face à une menace de disparition : si la structure porteuse demeure solide, la toiture, quant à elle, est vétuste et n'assure plus l'étanchéité, comme l'ont expliqué à Ronel Paul un élève, un enseignant et le directeur de l'établissement. La situation des écoles publiques à Grande-Saline n'est toutefois qu'un cas parmi de nombreux autres. Dans les grandes villes, les écoles publiques sont également fréquemment délaissées, dans un pays où l'écrasante majorité des établissements scolaires sont privés. En conséquence, plus de 500 000 enfants ne sont toujours pas scolarisés. Delcy Rodriguez, 100 jours à la tête du Venezuela Après l'enlèvement de Nicolas Maduro le 3 janvier 2026 à Caracas, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a tiré ce dimanche (19 avril) le bilan de ses 100 premiers jours à la tête du Venezuela. «Le PIB a augmenté de 9% en 2025 et nous avons enregistré 20 trimestres consécutifs de croissance», s'est félicitée la dirigeante de facto du pays, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et à la télévision. « Nous sommes de retour sur la scène internationale. Des centaines d'entreprises ont manifesté leur intérêt d'investir dans le pays », a-t-elle ajouté. Un peu plus de trois mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro, les relations entre Caracas et Washington ont été redéfinies et le Venezuela a notamment ouvert son secteur pétrolier aux investissements étrangers ou encore libéré une partie de ses prisonniers politiques. Néanmoins le pays enregistre l'un des taux d'inflation les plus élevés au monde, un salaire minimum famélique et ni les États-Unis ni le gouvernement vénézuélien ne semblent pressés d'organiser des élections, réclamées par l'opposition. #Metoo à la télé colombienne En Colombie, un mouvement #MeToo secoue depuis fin mars 2026 le monde des médias. Tout a commencé le vendredi 20 mars 2026, lorsque Caracol Televisión, la première chaîne du pays, a publié un communiqué annonçant avoir reçu des plaintes pour « harcèlement sexuel présumé » contre deux de ses journalistes et présentateurs. Depuis, le phénomène s'est étendu et d'autres médias sont concernés. Un réseau de soutien et de dénonciation s'est formé pour aider les victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles dans les médias, explique la correspondante de RFI en Colombie, Najet Benrabaa. Dans le journal de La 1ère... Un rapport alarmant sur les conditions de travail des pompiers de Guadeloupe : la moitié de leur matériel est hors service, alors que les pompiers de l'archipel interviennent deux fois plus que leurs homologues de métropole, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère.
À l'échelle mondiale, 240 millions d'enfants vivent avec un handicap, soit 1 enfant sur 10, selon les derniers chiffres de l'UNICEF. Une situation qui éloigne beaucoup d'entre eux de l'école. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 40% ne sont pas scolarisés en primaire et 55% ne le sont pas au secondaire. Qu'ils s'agissent de troubles moteurs, auditifs, visuels ou intellectuels, les enfants rencontrent de nombreux obstacles, pour accéder à une éducation de qualité. Stigmatisation, inaccessibilité des infrastructures, pédagogie ou matériels inadaptés, en font partie. En France, la loi sur l'inclusion scolaire de 2005, a permis d'augmenter la scolarisation des enfants handicapés mais de nombreux enjeux demeurent. Face à la complexité que représente le handicap, l'école manque encore de repères, de moyens pour accompagner au mieux ces élèves. Entre parents, enfants, et enseignants, comment créer un cadre propice à l'apprentissage en prenant en compte le handicap ? Avec : • Florence Balitout, psychologue de l'Éducation nationale, enseignante spécialisée référente handicap et directrice SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté). Co-autrice avec Marie-Pierre Loton du Guide de la bientraitance scolaire de l'élève en situation de handicap (Dunod, 2026) • Audrey Tatry, présidente de l'association Une École Inclusive Pour Tous. En début d'émission, l'école autour du monde avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest en Hongrie pour parler des conséquences de la chute de Viktor Orban et du programme éducation du futur Premier ministre Peter Magyar. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Emma-Solange, Rwandaise à Yaoundé au Cameroun qui n'est pas parvenue à transmettre le kinyarwanda à ses quatre filles. Programmation musicale : ► Overnight - Parcels ► Mama Helène - Kareyce Fotso.
C'est une période que les élèves et les étudiants n'apprécient guère. Les épreuves du baccalauréat, les examens de fin de semestre et autres concours approchent et avec, leur lot de révisions. Certains ont anticipé, fiché leurs cours petit à petit, quand d'autres commenceront au dernier moment. Mais qu'on soit organisé ou pas tellement, notre mémoire peut nous jouer des tours. Sous l'effet du stress, les cours qu'on pensait avoir compris, les règles répétées maintes fois, semblent s'être évaporées. Pourtant, la mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. C'est elle qui nous permet d'intégrer des informations, de les conserver et de les restituer. Alors comment l'utiliser au mieux ? Faut-il rester des heures à son bureau devant ses cours pour être efficace ? Quelles pauses s'accorder sans succomber à la tentation des écrans ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour renforcer sa concentration ? Avec : • Céline Gourret, sophrologue, spécialisée dans l'accompagnement des lycéens et étudiants, pour la préparation des examens et des concours à l'écrit et à l'oral • Sébastien Martinez, formateur en stratégies de mémorisation. Fondateur de la Méthode Martinez. Champion de France de mémoire en 2015 et vice-champion du monde aux côtés de l'équipe de France en 2018. Président de l'Association des Sports de Mémoire et auteur du livre Les champions de la mémoire (Premier parallèle, 2023). Un reportage d'Inès Emprin. Pour réviser efficacement, il y a bien sûr les fiches bristol, cartonnées et surlignées, les codes couleur et les astuces de mémorisation... Ces méthodes à l'ancienne sont désormais concurrencées par les outils numériques. Inès Emprin est allée interroger des lycéens en région parisienne, pour savoir comme on prépare son bac aujourd'hui, à l'heure de TikTok et de Chat GPT. En début d'émission, l'école autour du monde avec Gregory Plesse, correspondant de RFI, à Sydney en Australie. Le pays a récemment durci les conditions d'obtention des visas pour les étudiants étrangers et augmenté leurs tarifs d'inscription. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Dans ce cinquième épisode Jaïlys, étudiante française, s'intéresse au rapport au temps et au retard et Elisabeth Navarro, chercheuse spécialiste de l'interculturel à Paris Cité, lui répond. Programmation musicale : ► Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé ► Parfum - Jok'air.
C'est une période que les élèves et les étudiants n'apprécient guère. Les épreuves du baccalauréat, les examens de fin de semestre et autres concours approchent et avec, leur lot de révisions. Certains ont anticipé, fiché leurs cours petit à petit, quand d'autres commenceront au dernier moment. Mais qu'on soit organisé ou pas tellement, notre mémoire peut nous jouer des tours. Sous l'effet du stress, les cours qu'on pensait avoir compris, les règles répétées maintes fois, semblent s'être évaporées. Pourtant, la mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. C'est elle qui nous permet d'intégrer des informations, de les conserver et de les restituer. Alors comment l'utiliser au mieux ? Faut-il rester des heures à son bureau devant ses cours pour être efficace ? Quelles pauses s'accorder sans succomber à la tentation des écrans ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour renforcer sa concentration ? Avec : • Céline Gourret, sophrologue, spécialisée dans l'accompagnement des lycéens et étudiants, pour la préparation des examens et des concours à l'écrit et à l'oral • Sébastien Martinez, formateur en stratégies de mémorisation. Fondateur de la Méthode Martinez. Champion de France de mémoire en 2015 et vice-champion du monde aux côtés de l'équipe de France en 2018. Président de l'Association des Sports de Mémoire et auteur du livre Les champions de la mémoire (Premier parallèle, 2023). Un reportage d'Inès Emprin. Pour réviser efficacement, il y a bien sûr les fiches bristol, cartonnées et surlignées, les codes couleur et les astuces de mémorisation... Ces méthodes à l'ancienne sont désormais concurrencées par les outils numériques. Inès Emprin est allée interroger des lycéens en région parisienne, pour savoir comme on prépare son bac aujourd'hui, à l'heure de TikTok et de Chat GPT. En début d'émission, l'école autour du monde avec Gregory Plesse, correspondant de RFI, à Sydney en Australie. Le pays a récemment durci les conditions d'obtention des visas pour les étudiants étrangers et augmenté leurs tarifs d'inscription. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Dans ce cinquième épisode Jaïlys, étudiante française, s'intéresse au rapport au temps et au retard et Elisabeth Navarro, chercheuse spécialiste de l'interculturel à Paris Cité, lui répond. Programmation musicale : ► Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé ► Parfum - Jok'air.
Dans cet épisode, Jérémy t'invite à examiner la posture de ton cœur face aux autorités spirituelles. À travers l'histoire du bâton d'Aaron qui a fleuri, découvre ce que le Seigneur veut produire en toi. "Repens-toi profondément et honore-les." Il est encore temps de bénis ton pasteur, de lui déclarer du bien, et de laisser le Seigneur guérir ton cœur de toute rébellion. 0:00 – Début de l'émission 0:10 – Enseignement : le bâton d'Aaron et la rébellion 6:12 – Chant d'adoration 13:01 – Prière d'intercession : respecte ceux que Dieu a choisis 21:56 – Prière : bénis ton pasteur 26:57 – Déclaration prophétique : contre l'esprit de rébellion
La mobilisation des parents d'élèves contre la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises de l'étranger. Dès la rentrée prochaine, les écoles françaises de l'étranger qui comptent près d'un demi-million d'élèves dans le monde devront prendre en charge les cotisations retraite du personnel détaché, jusque-là assurées par l'État. Résultat, les frais de scolarité explosent, d'une moyenne de 400 euros de plus par élève et par an, avec des pics pouvant atteindre 1 300 euros par an dans certaines écoles. Le reportage à Barcelone d'Elise Gazengel. En Turquie, les écoles françaises sont aussi sous pression. Un désaccord sur le statut de ces établissements oppose Ankara et Paris depuis presque deux ans. La Turquie demande à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l'État français, Paris se montre réticente. Les négociations se poursuivent entre les deux pays mais en attendant, les autorités ont interdit l'inscription d'enfants turcs – et binationaux – dans les deux écoles françaises de Turquie. À Ankara, les explications d'Anne Andlauer. Dédollarisation : une chance pour l'euro Il y a plus de 26 ans, onze pays de l'Union européenne adoptaient une nouvelle monnaie commune, l'euro. Depuis, dix autres pays vont se joindre à la zone euro qui compte aujourd'hui vingt-et-un membres. L'euro, qui reste l'éternel second des échanges dans le monde très loin derrière le dollar et qui peut aujourd'hui changer son destin selon Ludovic Subran, économiste et co-auteur d'un rapport du conseil d'analyse économique sur l'euro. Géorgie : succession difficile à la tête de l'Église orthodoxe En Géorgie, c'est une période difficile qui s'ouvre pour la puissante église orthodoxe, après la mort de son patriarche très influent Ilia II. Sa succession prend un tour politique alors que le gouvernement opère un rapprochement avec Moscou, certains craignent que son successeur ne soit lié à la Russie. Le reportage de Théo Bourgery Gonse.
Les filières scientifiques attirent-elles encore ? Alors que certaines réformes scolaires et les choix d'orientation semblent éloigner une partie des élèves des mathématiques ou de la physique-chimie, une autre dynamique émerge en parallèle : celle de la vulgarisation scientifique sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, YouTube ou Instagram, des enseignants et créateurs de contenus cumulent des milliers – parfois des millions – d'abonnés en rendant les sciences plus accessibles, concrètes et attractives. Vidéos courtes, références à la pop culture, exemples tirés du quotidien ou de l'actualité : tout est mis en œuvre par ces « profs-influenceurs » pour capter l'attention et susciter l'intérêt. Et si, sans même s'en rendre compte, les élèves révisaient en scrollant ? Mais dans une époque qui préfère les émotions et les croyances aux connaissances scientifiques, cette nouvelle manière de transmettre les savoirs peut-elle vraiment réconcilier les jeunes avec ces disciplines exigeantes ? Et comment articuler ces formats numériques avec l'enseignement traditionnel en classe ? Avec : • Morgan Lechat, alias @monsieurlechat94, professeur de physique-chimie et créateur de contenus scientifiques. • Estelle Dalençon, alias @wonderwomath, ingénieure pédagogique et créatrice de contenus mathématiques. • Idriss Mahamat Al-Habib, ingénieur pétrolier et spécialiste de la navigation aérienne de formation. Professeur de mathématiques, créateur de contenus mathématique, connu sur TikTok sous le nom Ben Academy En début d'émission, l'école autour du monde avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon où une pétition, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de signatures a été remise au ministre de l'Education. Les signataires réclament une refonte du contenu des cours d'éducation affective et sexuelle, qu'ils jugent lacunaires. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Souleymane à Dakar dont le fils de 6 ans ne parle toujours pas. Programmation musicale : ► Like Me Jelani - Blackman, Badger ► Fais tout doux - Saina Manotte, Lucas Seb