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Début 2025, le groupe Adani a annoncé la construction, dans l'ouest du Gujarat, d'un immense système de stockage d'électricité renouvelable capable d'emmagasiner 3,5 gigawattheures d'énergie. Pour donner un ordre d'idée, un gigawattheure correspond à un million de kilowattheures : de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers pendant plusieurs heures.L'installation sera déployée dans la région désertique de Khavda. Environ 700 conteneurs de batteries y seront installés pour constituer ce dispositif présenté comme l'un des plus importants au monde. Les travaux sont déjà en cours et, selon le calendrier du conglomérat, la première phase devrait être achevée en mars 2026. Mais cette capacité de 3,5 gigawattheures n'est qu'un point de départ. Le groupe basé à Ahmedabad prévoit d'ajouter 15 gigawattheures supplémentaires d'ici mars 2027, puis de porter l'ensemble à 50 gigawattheures sur cinq ans. Cette montée en puissance s'inscrit dans les objectifs nationaux : l'Inde vise 500 gigawatts de capacité électrique propre d'ici 2030 et affiche des ambitions de neutralité carbone à long terme.Pourquoi un tel investissement dans les batteries ? Parce que les énergies renouvelables, comme le solaire et l'éolien, sont par nature intermittentes. Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas en permanence. Le stockage permet donc de conserver l'électricité produite en excès pour la restituer lorsque la demande augmente. C'est l'élément clé pour garantir la stabilité du réseau. Ces batteries géantes viendront soutenir le complexe d'Adani Green Energy, qui s'étend déjà sur 538 kilomètres carrés, près de cinq fois la superficie de Paris. Aujourd'hui, le site produit 7,1 gigawatts grâce au solaire et à l'éolien. L'objectif est d'atteindre 30 gigawatts d'ici 2029.À la tête de ce projet se trouve Gautam Adani, deuxième fortune d'Inde avec environ 68 milliards de dollars. Son groupe est présent dans de nombreux secteurs stratégiques, des ports aux aéroports en passant par l'énergie et le ciment. Le montant exact de l'investissement n'a pas été dévoilé, mais l'ampleur du chantier laisse présager des sommes considérables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Centrafrique, ils ont attendu douze longues années. Douze années d'exil, d'incertitude et de survie loin de leur terre natale. Ce mois de février 2026 marque la fin d'un chapitre douloureux pour 286 réfugiés centrafricains, qui ont fui la crise militaro-politique de 2013 pour se réfugier au Cameroun voisin. Après plus d'une décennie passée loin de chez eux, ils ont officiellement regagné la République centrafricaine, dans le cadre d'un retour volontaire organisé et encadré par les autorités des deux pays, sous la coordination du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. De notre envoyé spécial, À l'aube, la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique s'éveille dans un silence chargé d'histoire. Une dizaine de bus de transport en commun s'immobilisent devant la barrière qui sépare les deux pays. À leur bord, 286 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants. Assis au premier rang du bus, Adamou tient fermement un drapeau centrafricain, tandis que son fils Nabil brandit celui du Cameroun. Tous deux regardent à travers les vitres : sur leurs visages, se lisent la fierté et une émotion difficile à contenir. « Mon fils est né au Cameroun dans un camp de réfugiés. Il y a passé treize années de sa vie. On lui montrait son pays à travers des photos. Aujourd'hui, il est fier d'être de retour dans son pays, comme s'il retrouvait une partie de lui qu'il n'avait jamais connue », raconte le jeune père. Lorsque la portière s'ouvre, Nafissa Zara se lève aussitôt. Elle se précipite pour descendre, la première, son sac serré contre elle. L'instant est chargé d'émotion. « J'ai fui la guerre. J'avais abandonné mon village dans l'urgence, laissant derrière moi des maisons détruites, des champs incendiés et des proches tués. Les souvenirs sont douloureux. Mais ce retour triomphal marque un signe d'espoir. Je suis là pour reconstruire mon pays », affirme-t-elle. Environ 600 000 Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU. Son représentant, Williams Chemaly, affirme que plusieurs dizaines de milliers ont déjà pu regagner le pays. « En Centrafrique, nous avons 75 000 Centrafricains qui sont revenus d'asile durant les trois, quatre dernières années. En plus des rapatriés, il y a des personnes déplacées internes, presque 400 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays. Notre travail est d'appuyer le gouvernement à servir les réfugiés étrangers, les personnes déplacées internes et les rapatriés », détaille-t-il. Une fois rapatriés et réinstallés, ces Centrafricains de retour bénéficient de plusieurs programmes de relèvement socio-économique. « De la nourriture, de la protection immédiate, des interventions sociales et des besoins sanitaires. Il y a des interventions de fonds pour aider les personnes à ouvrir les fenêtres pour l'avenir. Il y a un travail structurant avec le gouvernement pour que le retour ne marque pas la fin de l'assistance, mais le début du développement », affirme Williams Chemaly. À ce jour, au moins 14 pôles de développement ont été créés par le gouvernement, le HCR et les bailleurs de fonds. Ceux-ci visent à permettre aux réfugiés de devenir acteurs de leur avenir, portés par l'espoir de reconstruire leur pays. À lire aussiOuest de la Centrafrique: avec la saison de la transhumance, tensions entre agriculteurs et éleveurs ressurgissent
En moins de trois semaines, Madagascar a été frappée par deux cyclones, Fytia puis Gezani, qui ont causé des dégâts considérables, notamment à Tamatave, deuxième ville du pays. Environ 500.000 personnes sont sinistrées, selon les estimations, alors que des infrastructures essentielles ont été lourdement endommagées.Dans cet entretien, la représentante du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar, Tania Goosens, décrit une situation « très difficile » sur le terrain : absence d'électricité, manque d'eau potable, accès compliqué aux zones touchées, et besoins urgents en abris, vivres et soins médicaux.Si le PAM a pu lancer des actions anticipatoires et une première réponse rapide, l'agence fait face à un grave déficit de financement. Elle estime ses besoins à 18 millions de dollars pour les six prochains mois, afin de couvrir la période de soudure et la réponse aux cyclones, alors que l'insécurité alimentaire continue de s'aggraver dans le pays et que la saison cyclonique démarre avec intensité.(Extrait sonore : Tania Goosens, Représentante du PAM à Madagascar ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Un peu plus d'un an après le lancement du réseau de transport Elsa en Alsace centrale, l'heure est au bilan. Cette première année se montre plutôt réussie, avec plus de 433 000 voyages. Le Transport à la Demande, proposé sur l'ensemble du territoire des quatre Communautés de communes concernées, a su trouver son public, notamment dans la Vallée de Villé et dans le Val d'Argent. En 2026, de nouveaux projets sont déjà attendus. La billettique sera notamment revue, pour permettre aux usagers d'utiliser la carte bancaire comme titre de transport. “Une innovation” pour Stefan Vrtikapa Kunegel (Vèr-ti-kapa Cu-né-gel), directeur d'Autocars Schmitt, délégataire du réseau de transport Elsa. Ce système sera effectif dès le lundi 02 mars. Une meilleure information aux voyageurs sera aussi proposée, avec l'installation d'écrans. A l'été, le parc de minibus utilisé pour le Transport à la Demande sera progressivement remplacé par des véhicules électriques. Trois minibus sont attendus pour le mois de juin.Polémique autour d'une campagne de la Collectivité européenne d'Alsace. Le visuel lancé à la fin du mois de décembre pour promouvoir le port d'un ruban rouge et blanc, le Bendele, en faveur d'une sortie du Grand-Est, suscite un malaise. L'historien Georges Bischoff dénonce une esthétique qui renverrait, selon lui, à l'imaginaire totalitaire des années 30 et aux codes visuels du 3ème Reich. Une élue régionale a également critiqué une communication jugée “fascinante”. La CEA défend, de son côté, une démarche “républicaine et démocratique” visant à répondre au mécontentement né de la fusion des régions. Environ 10 000 rubans auraient déjà été distribués. De l'amiante dans le bâtiment de la CPAM à Sélestat. La Caisse primaire d'assurance maladie du Bas-Rhin annonce que des diagnostics ont révélé la présence d'amiante dans plusieurs éléments de structure du bâtiment, actuellement fermé pour des raisons de sécurité. Des analyses de l'air réalisées après la fermeture n'ont toutefois détecté aucune fibre d'amiante, ni à l'intérieur ni aux abords. Des traces ont en revanche été relevées dans deux bureaux, lors de prélèvements de poussière. Par mesure de précaution, une fiche d'exposition individuelle sera transmise à la médecine du travail pour chaque agent ayant occupé les locaux depuis 2010. La CPAM a indiqué vouloir trouver un nouveau site. Neuf mois de prison ferme pour vol et tentative de vol à Sélestat. Un jeune homme de 18 ans a été condamné à neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt, après un cambriolage commis le 5 février dernier au domicile d'un couple. Des bijoux et des clés avaient été dérobés. Quatre jours plus tard, alors qu'un nouveau cambriolage était en cours dans la même maison, les policiers interpellent deux suspects. Parmi eux, la fille du couple victime, âgée de 18 ans. En conflit avec ses parents, elle disposait des clés du domicile. Cette dernière a été condamnée à 200 heures de travaux d'intérêt général. 7500 kilomètres à vélo jusqu'au Kirghizistan. A 26 ans, Lilian Pontier s'apprête à relever un défi hors norme. Le 1er mars, ce jeune habitant de Wettolsheim prendra le départ de son domicile pour rallier le Kirghizistan à vélo. Un périple en solitaire prévu sur environ trois mois. Habitué des voyages à vélo mais jamais sur une telle distance, Lilian traversera une dizaine de pays, avec un détour en avion pour franchir la mer Caspienne.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 2 février 2026, les autorités malgaches ont annoncé la levée du moratoire sur les permis miniers, sauf l'or. Ils étaient gelés depuis une quinzaine d'années. À Antananarivo, Akora Ressources a, dans la foulée, été la première entreprise à faire connaître sa demande de permis d'exploitation de minerai de fer. Si les autorités espèrent voir les investissements se multiplier – le secteur extractif représente aujourd'hui déjà la moitié des recettes extérieures de Madagascar –, les défis à la concrétisation des projets restent nombreux. « C'est un bon signal. C'est une façon aussi de dire : "Allez-y, allez-y, n'attendez pas les futures élections" », analyse Jean-Jacques Jung. Aujourd'hui consultant minier, il a travaillé plusieurs années sur l'île de Madagascar dans le grand projet de nickel et de cobalt d'Ambatovy. Plusieurs projets majeurs pourraient ainsi aboutir : « Il y a aujourd'hui un gros projet avec un investissement qui se rapproche du milliard de dollars, qui est un projet de l'entreprise américaine Energy Fuel. C'est un projet de sables minéralisés, en exploration depuis très longtemps. C'est aujourd'hui le projet le plus important. Il est dans les cartons depuis longtemps. » D'autres projets prometteurs dans le graphite portés par des Canadiens, des Australiens ou encore des Chinois, sont en attente, explique Jean-Jacques Jung. « Ce ne sont pas des projets extrêmement importants en matière d'investissements. On parle de projets à moins de 100 millions de dollars. Mais ils auront un impact non négligeable sur les rentrées de devises du pays », souligne l'expert. Mais pour ce connaisseur, il ne suffit pas d'envoyer un message politique : les freins sur le terrain restent nombreux. Il y a un sujet culturel et local avec le « souci des communautés de protection de leurs activités ». Autre frein majeur : celui du manque d'infrastructures. « Tout projet, qu'il soit minier ou autre d'ailleurs, a des soucis en matière d'approvisionnement d'électricité. Les routes sont dans un état pitoyable. Donc très souvent, les opérateurs qui construisent, par exemple, une mine hors des sentiers battus, sont obligés aussi de construire des routes, etc. », témoigne Jean-Jacques Jung. À cela s'ajoute la difficulté pour les entreprises internationales de trouver des ressources humaines qualifiées pour ces secteurs techniques. Sur l'île, les acteurs s'interrogent également sur le suivi des projets à venir s'ils venaient à se multiplier. « Nous avons peur parce que nous n'avons que deux bureaux de liaison de l'Office national pour l'environnement (ONE), à Tamatave et à Fort-Dauphin, alors que les mines sont partout à Madagascar. Nous aimerions donc avoir un cadre de collaboration avec l'ONU pour que nous puissions participer activement à l'évaluation environnementale et sociale dans la procédure de délivrance de permis », met en avant Clément Rabenandrasana, coordinateur national de l'organisation de la société civile sur les industries extractives. Environ 3 000 demandes de permis sont en attente de traitement par le Bureau du cadastre minier.
3ème épisode / 5, de la série sur les mastocytoses.Episode 3 : Maladie rare – La mastocytose, le point de vue du dermatologueInvitée :Dr Christina Livideanu, dermatologue au sein du service de dermatologie du CHU de Toulouse, coordinatrice du centre de référence des mastocytoses (CEREMAST) de Toulouse, et coordinatrice du PNDS sur les mastocytoses non avancées chez l'adulte, sous l'égide du CEREMAST et de la filière de santé Maladies Rares MaRIH.https://marih.fr/groupe-experts/ceremast-centre-de-reference-des-mastocytoses/ https://marih.fr/ 1️⃣ La peau est-elle un organe qui exprime fréquemment la mastocytose ? [0'43 – 1'31]✔️ La peau est souvent touchée dans la mastocytose (80 % des formes systémiques indolentes, 50 % des formes avancées).Pour plus d'informations, retrouvez notre page article : https://rarealecoute.com/mastocytoses/2️⃣ Quels signes cliniques sont évocateurs d'une mastocytose cutanée ? [1'32 – 2'20]✔️ Macules ou maculopapules brunes, de teinte variable.✔️ Même sans lésions visibles, certains patients présentent des symptômes cutanés : flush, prurit, urticaire, angioœdème...3️⃣Quelle est la physiopathologie des manifestations cutanées observées dans cette maladie rare ? [2'21 -3'01]✔️ Infiltration de la peau par des mastocytes anormaux provenant de la moelle osseuse.✔️Les symptômes cutanés (prurit, flush, urticaire…) résultent de la dégranulation de ces mastocytes.4️⃣ Ces lésions cutanées peuvent-elles disparaître au fil du temps ? [3'02 – 3'23]✔️ Environ 10 % des lésions cutanées de mastocytose peuvent disparaître après plusieurs années d'évolution de la maladie.5️⃣ Comment confirmer le diagnostic ? [3'23 – 5'28]✔️ Biopsie cutanée avec immunohistochimie pour identifier les mastocytes.✔️ Recherche de la mutation KIT si le diagnostic reste incertain.✔️ La clinique reste essentielle.6️⃣ A qui adresser les patients en cas de suspicion d'une mastocytose cutanée ? [5'29 – 6'07]✔️ Centre de référence ou de compétence spécialisé dans les mastocytoses. L'équipe :Virginie Druenne – Ambassadrice RARE à l'écouteCyril Cassard – Journaliste/AnimationHervé Guillot - ProductionCrédits : Sonacom__________________________RARE à l'écoute est le 1er média d'influence entièrement dédié aux maladies rares :- Un podcast pour faire entendre les voix de celles et ceux qui vivent, soignent et accompagnent ces maladies souvent invisibles.- Les Revues Horizon pour mettre en lumière les meilleures initiatives des centres experts, pour inspirer et connecter les professionnels de santé.- Des Lives engagés, pensés pour les patients, leurs proches et les associations.Un média indépendant, engagé et utile, au service d'un meilleur parcours de soin pour les patients atteints de maladies rares.Toutes nos ressources utiles sont accessibles gratuitement sur : www.rarealecoute.com
Une succession de dépression s'abat depuis une semaine sur le nord-ouest du Maroc. De larges zones des provinces de Sidi Kacem et de Larache sont inondées. Environ 150 000 personnes ont dû être évacuées, selon les autorités.
Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l'impression que l'avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d'une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l'avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d'un décalage entre ce que font réellement l'appareil et ce que perçoit notre corps.Commençons par le déroulement d'un décollage. Lorsqu'un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l'envol. L'appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l'altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s'éloigner du sol et des obstacles.Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s'appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L'avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.C'est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d'altitude, alors qu'il s'agit simplement d'une variation d'accélération.À cela s'ajoute le rôle central de l'oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu'une accélération change brusquement, l'oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n'y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d'indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l'erreur.Il existe même un nom pour ce type d'illusion : l'illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d'orientation ou d'altitude.En résumé, l'avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:41 - Dans son atelier de Saint-Jean-de-Moirans, le groupe Rossignol produit plusieurs milliers de skis de compétitions chaque année. Pour les JO de Milan-Cortina, il équipe environ 80 athlètes de nombreuses nationalités, que ça soit en ski alpin, ski de fond, biathlon ou encore ski alpinisme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur. Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées. Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ? Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann. Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques. Invités : - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes. La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.
Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur. Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées. Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ? Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann. Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques. Invités : - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes. La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.
Environ 2.000 salariés sont concernés par une vaste fraude organisée par des escrocs, qui auraient détourné plus de 8,9 millions d'euros de charges à l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En France, la règle est simple, claire, et ancienne : une personne n'a le droit de détenir qu'un seul Livret A. Cette interdiction est inscrite dans la réglementation de l'épargne et n'a jamais été remise en cause. Pourtant, la question revient régulièrement, notamment lorsque la rémunération du Livret A baisse et que certains épargnants cherchent à contourner le plafond pour placer davantage d'argent.Depuis le 1er février, le taux du Livret A est passé à 1,5 %, après être déjà descendu à 1,7 %, loin des 3 % qui avaient temporairement redonné de l'attrait à ce produit. Dans ce contexte, l'idée d'ouvrir plusieurs livrets pour multiplier les intérêts peut sembler séduisante. Mais juridiquement, c'est interdit : une personne physique ne peut posséder qu'un seul Livret A, tous établissements confondus.Pourquoi cette limitation ? Parce que le Livret A est un produit d'épargne réglementé et garanti par l'État. En contrepartie de cette sécurité, les pouvoirs publics en restreignent l'usage pour éviter les abus. Le plafond de versement est fixé à 22 950 euros par personne. Environ 10 % des détenteurs ont déjà atteint ce maximum. Autoriser plusieurs livrets reviendrait à contourner cet encadrement et à multiplier un avantage public.Pour diversifier son épargne réglementée, il existe cependant des alternatives légales. Un épargnant peut cumuler un Livret A avec un LDDS, un CEL, et, sous conditions de revenus, un LEP. L'ensemble de ces produits permet de placer autour de 58 000 euros avec des fonds garantis par l'État.La grande évolution récente concerne les contrôles. Autrefois, il était parfois possible de passer entre les mailles du filet en ouvrant des comptes dans différentes banques. Ce n'est désormais plus le cas. Les établissements bancaires et l'administration fiscale croisent automatiquement leurs fichiers lors de l'ouverture d'un livret réglementé afin de détecter les doublons.Si un deuxième Livret A est repéré, le titulaire dispose de deux mois pour régulariser la situation en fermant le compte excédentaire. Mais cette tolérance administrative ne signifie pas absence de sanction. En cas de non-conformité, le livret surnuméraire est fermé d'office et une pénalité financière s'applique : une amende correspondant à 2 % du solde du second livret, avec un minimum de 50 euros.Autrement dit, détenir plusieurs Livrets A n'apporte aucun avantage légal, n'augmente pas réellement le rendement global, et expose à un risque financier inutile. La loi est sans ambiguïté : un Livret A par personne, pas un de plus.Enfin, à propos du Livret A, en 2025, pour la première fois depuis dix ans, les montants retirés ont dépassé les sommes déposées, avec une décollecte nette d'environ 2,1 milliards d'euros. Ce retournement s'explique principalement par la baisse progressive de son taux de rémunération et par la concurrence de l'assurance-vie, dont les fonds en euros affichaient en moyenne autour de 2,6 % de rendement l'an dernier, contre un Livret A tombé successivement de 3 % à 2,4 %, puis à 1,7 %, avant de glisser vers 1,5 %. Autrement dit, même si les Français continuent d'épargner massivement, ils déplacent une partie de leur argent vers des placements jugés plus attractifs, ce qui renforce encore l'idée que multiplier les Livrets A n'est ni possible, ni réellement pertinent dans le contexte actuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La campagne des élections municipales se poursuit à Sélestat. L'ensemble des 35 noms composant la liste « Un Nouveau départ », portée par Edouard Faller, a été récemment dévoilée. Avec une équipe « totalement nouvelle », le candidat souhaite « être proche » des Sélestadiens. On l'écoute. Prochainement, Edouard Faller donne rendez-vous aux Sélestadiens le mardi 17 février à l'école Jean Monnet à l'occasion de sa première réunion publique. La campagne de son équipe se conclura par un grand débat citoyen, diffusé en direct depuis le nouveau cinéma Le Relief. Retrouvez notre article complet sur azur-fm.com. Autre campagne en vue des élections municipales cette fois dans le Haut-Rhin. A Colmar, sept candidats sont officiellement déclarés. Frédéric Hilbert est l'un d'entre eux. Adjoint d'opposition d'Eric Straumann depuis 2020, l'élu se définit comme, je cite, étant “très attaché au collectif”. On l'écoute sur les axes principaux de son programme. Parmi ses principales satisfactions de ce mandat en tant qu'élu d'opposition, Frédéric Hilbert cite notamment la transformation de la place de la Cathédrale et l'arrêt de la chloration de l'eau. Retrouvez son interview complète sur notre site internet, azur-fm.com.L'indemnisation des orphelins des Malgré-Nous passe à la trappe. Cette mesure adoptée par le Sénat en décembre et dont le montant a été chiffré à 30 millions d'euros, a été supprimée des budgets de l'Etat. Environ 3 000 orphelins devaient être indemnisés à hauteur d'un peu plus de 700 euros par mois, comme c'est par exemple le cas des orphelins de victimes d'actes de barbarie pendant la Seconde guerre mondiale. Le député La France Insoumise Emmanuel Fernandes, qui avait aussi porté une proposition de loi en ce sens, annonce redéposer ce même amendement lors de l'examen du budget 2027.Un vaccin innovant contre la grippe aviaire est testé au zoo de Mulhouse. Le parc fait partie de 6 zoos pilotes en France. Depuis le mois de décembre, 25 manchots mais aussi des autruches et des rapaces ont été vaccinés. L'objectif : protéger les animaux et préserver des espèces menacées, parfois déjà disparues à l'état sauvage. Ce nouveau vaccin, plus efficace et mieux adapté au virus actuel, est fourni gratuitement par un fonds de recherche dédié à la santé de la faune sauvage. Avis aux jeunes talents à Sélestat. La Ville lance la 4ème édition de “Sélestat Jeunes Talents” et les inscriptions sont ouvertes et ce jusqu'au 31 mars. L'événement s'adresse aux 11-20 ans, habitants de Sélestat, scolarisés dans la ville ou inscrits dans un établissement artistique local. Théâtre, danse, cirque, arts visuels ou musique : toutes les disciplines sont les bienvenues, en solo, en duo ou jusqu'à quatre personnes. Les candidats sélectionnés bénéficieront d'un accompagnement professionnel avant de monter sur scène aux Tanzmatten le 16 mai.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 1423 : BeReal fait la cour aux marques et aux créateursBeReal continue de défendre une promesse très différente des géants du social. Là où Instagram et TikTok valorisent l'esthétique et l'optimisation algorithmique, BeReal joue la carte du “moment brut”. Instantanéité. Transparence. Une mécanique qui vise l'engagement plutôt que la mise en scène.40 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde. Environ 5 millions en France. Une audience à 70% Gen Z (18-27 ans).Mais le tableau n'est pas parfait. Entre 2023 et 2025, BeReal aurait perdu 30 millions d'utilisateurs. En 2026, BeReal contre attaque et sort une opération séduction sur mesure poru les créateurs et des marques.—Be Real propose un programme créateurs ambitieuxLe programme créateurs a été lancé en septembre 2025. Il est devenu le pilier de la relance en France. BeReal annonce déjà plus de 300 créateurs actifs sur le territoire, et plus de 1 000 à l'international. Ambition : atteindre 1 000 créateurs en France d'ici fin 2026.Inoxtag est sur BeRealBeReal a publié un communiqué annonçant l'arrivée d'Inoxtag, en expliquant qu'il rejoint les créateurs déjà présents dans le programme créateurs (Djilsi, Maxime Biaggi, Noholito, etc.).Inoxtag lui‑même explique qu'il compte poster “tous les jours, en mode naturel, sans make up”, discours parfaitement aligné avec la narrative officielle BeReal. Publiquement aucun deal financier a été annoncé, mais nul doit qu'Inoxtag constitue une vitrine parfaite pour la plateforme.-D'une manière plus général, la plateforme recrute des créateurs. Mais surtout, des créateurs capables d'adopter les codes BeReal. Pas de copier-coller TikTok. Pas de “repack” Instagram.Le deal implicite : moins de production, plus d'engagementBeReal vend aux créateurs une promesse chiffrée : un engagement 5 fois supérieur à celui observé sur d'autres plateformes. Dans une logique de fatigue algorithmique, c'est un argument massif.Pour un créateur, l'intérêt est triple.Côté marques, BeReal muscle son jeu sur le publicitaireDe zéro revenu à une régie structuréeAvant le rachat par Voodoo, BeReal perdait 3 M€ par mois et ne générait pas de revenus. L'été 2024 marque le lancement d'une régie publicitaire. En 18 mois, plus de 300 marques seraient montées à bord.Les revenus publicitaires progresseraient de +30% par trimestre, principalement sur trois marchés : France, États-Unis, Japon. Le Japon est décrit comme un chantier clé, avec une base utilisateurs multipliée par 10 en un an.Des formats conçus pour rester “natifs”—L'opportunité d'une prise de parole organique sur BeReal pour les marquesPoru que ça marche vraiment, la marque doit accepter de montrer ce qu'elle cache d'habitude.Coulisses. Fabrication. Ratés. Vie d'équipe.Il faut aussi une organisation.Une Roadmap 2026 ambitieuseUn virage vidéo, longtemps repoussé.La fonction “Behind the Scenes” capte déjà quelques secondes avant la photo, façon Live Photo.BeReal annonce vouloir aller plus loin en 2026.BeReal joue une carte rare en 2026 : un réseau social anti-scroll, anti-filtre, anti-surproduction. Les signaux d'engagement restent forts. Les marques voient des CTR qui peuvent grimper jusqu'à 5%.Mais l'avantage concurrentiel est fragile. L'app a déjà montré qu'une hype ne suffit pas. Le défi est d'innover sans trahir. Monétiser sans saturer. Élargir sans diluer.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’est la deuxième fois en un mois que l’Auberge Aux Quatre Matins, située au pied d’une station de ski à Saint-Côme, se retrouve privée d’électricité en plein froid extrême pendant plusieurs heures. Entrevue avec Dominic Benjamin, propriétaire de l’Auberge Aux Quatre Matins à St-Côme Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.
Nouveau revirement de Donald Trump sur le Groenland et les relations commerciales avec l'Europe. Alors que le président américain évoque désormais un possible accord avec l'Otan, les Européens maintiennent leur réunion de crise. En toile de fond, un levier discret mais stratégique s'impose dans le débat : les bons du Trésor américains, au cœur de la dette des États-Unis et du rapport de force financier mondial. Le sujet peut sembler obscur, presque réservé aux spécialistes de la finance. Pourtant, le mécanisme est relativement simple à comprendre. Un bon du Trésor américain est tout simplement une dette. Lorsque les États-Unis ont besoin d'argent pour financer leur budget, ils empruntent. Comme tous les États, ils ne passent pas par une banque classique, mais par les marchés financiers. Ils émettent des titres financiers que les investisseurs achètent à l'unité. En achetant un bon du Trésor, un investisseur prête de l'argent à Washington. En échange, l'État américain s'engage à deux choses : rembourser le capital à une date précise et verser des intérêts. Ces titres existent à court, moyen et long terme. Les plus connus sont ceux à 10 ans et à 30 ans. Ces bons du Trésor sont considérés comme les plus sûrs au monde. Une réputation qui s'explique par un fait simple : les États-Unis n'ont jamais fait défaut sur leur dette. Résultat, ces titres sont devenus le pilier du système financier mondial. Si Washington en a autant besoin, c'est parce que le pays vit à crédit. Pour continuer de fonctionner, le Trésor américain emprunte sans cesse, à la fois pour rembourser les anciens bons arrivant à échéance et pour financer de nouvelles dépenses. À lire aussiCoercition économique: l'arme de l'Union européenne face aux menaces commerciales de Trump L'Europe, premier créancier des États-Unis, dispose-t-elle d'un levier de pression ? C'est ici que le sujet devient stratégique. Environ 30% de la dette américaine est détenue par des investisseurs étrangers. Cette dépendance rend l'économie américaine vulnérable à des évolutions de confiance sur les marchés. Et contrairement à une idée reçue, ce n'est pas la Chine mais bien l'Europe qui est aujourd'hui le premier créancier international des États-Unis. Cette dette n'est pas seulement détenue par les États européens, mais aussi par des fonds de pension, des assureurs, des banques et des fonds souverains. Pourquoi est-ce un moyen de pression potentiel sur Washington ? Parce que le fonctionnement des bons du Trésor est mécanique. Lorsque le prix de ces obligations baisse, notamment parce qu'un grand nombre d'entre elles est vendu, les taux d'intérêt augmentent. Concrètement, si les Européens se séparaient massivement de leurs bons du Trésor, les États-Unis devraient emprunter à des taux plus élevés. Le coût de la dette augmenterait, ce qui pèserait sur la santé économique du pays. Crainte d'escalade financière Mais cette option est loin d'être simple à mettre en œuvre. Une grande partie des bons du Trésor est détenue par des acteurs privés, totalement libres de gérer leurs portefeuilles. Les États européens ne peuvent pas les forcer à vendre du jour au lendemain. De plus, une telle stratégie provoquerait une escalade financière : tensions sur les marchés, volatilité accrue, risques d'instabilité du dollar. C'est pourquoi de nombreux observateurs restent prudents. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, adopte, lui aussi, un ton mesuré. Il a même mis en garde l'Europe, l'appelant à éviter, selon ses mots, « un réflexe de colère » sur le dossier du Groenland. Ce qu'il faut retenir, cependant, c'est ailleurs. Même si cette option n'est pas choisie, le simple fait qu'elle soit évoquée marque un tournant. La finance, longtemps cantonnée à un rôle technique, devient progressivement un instrument de rapport de force géopolitique. Et désormais, l'Europe aussi commence à envisager ce levier.
durée : 00:03:47 - Ma commune, mon maire et moi : êtes-vous satisfaits de la cantine scolaire de votre ville ? - Environ 1.200 repas sont préparés chaque jour dans la cuisine centrale de Cossé-le-Vivien pour les cantines d'une dizaine de communes. Les cuisiniers travaillent en grande partie avec des produits locaux et biologiques. La loi EGalim impose des règles aux restaurants collectifs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Secoué par des manifestations internes et une répression sanglante, l'Iran est de nouveau au cœur de l'actualité internationale. En cause notamment : la menace brandie par Donald Trump d'imposer des droits de douane de 25% à tous les pays qui continueraient à commercer avec Téhéran. Une annonce qui rappelle une réalité souvent oubliée, malgré les sanctions, l'Iran reste un acteur du commerce mondial. Malgré des décennies de sanctions, des restrictions financières sévères et un isolement politique croissant, l'Iran n'est pas coupé du reste du monde. Les chiffres sont parlants : en 2022, près de 150 pays échangeaient encore des biens avec Téhéran. Autrement dit, les sanctions ne signifient pas zéro commerce. Elles redéfinissent surtout la nature des échanges : avec quels partenaires, selon quelles modalités, et via quels circuits parallèles. Le commerce iranien existe toujours, mais il s'est transformé, fragmenté et parfois déplacé vers des canaux moins visibles, en marge des circuits financiers traditionnels. À lire aussiL'Iran en quête de stabilité entre alliances et sanctions Une économie fondée sur l'échange d'une rente contre des capacités de production Si autant de pays continuent à faire des affaires avec l'Iran, c'est avant tout en raison de la structure même de son économie. Le pays vend principalement des produits à forte valeur naturelle : hydrocarbures, dérivés pétroliers, produits chimiques. En face, Téhéran importe ce dont il a besoin pour faire tourner son économie et répondre aux besoins de sa population. L'Iran échange ainsi une rente contre des capacités de production. Cette logique révèle une dépendance forte vis-à-vis de l'extérieur, notamment pour les machines, les technologies, les intrants agricoles et une partie des biens alimentaires. Une dépendance qui rend le commerce extérieur vital, tant sur le plan économique que social. Chine, Europe: des partenaires clés malgré les contraintes Parmi les pays qui commercent avec l'Iran, un partenaire se détache nettement : la Chine. Environ 80% du pétrole exporté par Téhéran l'an passé a été acheté par Pékin. Un lien qui dépasse largement le simple cadre commercial. Face aux sanctions financières limitant les transactions en dollars ou en euros, la Chine a mis en place des mécanismes de paiement alternatifs, renforçant une relation devenue stratégique. Autour de ce pivot chinois gravitent d'autres économies asiatiques, comme l'Inde ou la Turquie, qui continuent également d'échanger avec l'Iran à des degrés variables. À lire aussiPourquoi la Chine surveille «attentivement» la situation en Iran Contrairement à une idée reçue, les pays qui sanctionnent Téhéran ne sont pas totalement absents du commerce iranien. En Europe, les échanges ont certes fortement reculé depuis la mise en place des sanctions, mais ils n'ont pas disparu. L'Allemagne reste ainsi l'un des partenaires européens les plus actifs, notamment dans les secteurs pharmaceutique, industriel et chimique, même si les volumes restent modestes comparés à ceux de l'Asie. Cette relation euro-iranienne est marquée par une profonde ambiguïté. D'un côté, les entreprises européennes voient dans l'Iran un marché de plus de 85 millions d'habitants, relativement sous-équipé. De l'autre, les risques juridiques et financiers liés aux sanctions freinent toute ambition à grande échelle. C'est précisément parce que de nombreux États continuent à faire des affaires avec l'Iran que Donald Trump agite aujourd'hui la menace de surtaxes douanières. L'objectif affiché est d'isoler économiquement Téhéran. Mais le contrecoup pourrait être lourd : pénaliser l'activité des entreprises étrangères et, in fine, celle des États eux-mêmes. Pour le régime iranien, le commerce extérieur est une condition de survie. Les recettes d'exportation financent le pays, tandis que les importations maintiennent des partenariats qui servent aussi de relais diplomatiques. Une nouvelle illustration d'un commerce international à la fois pragmatique et stratégique – et de la place singulière qu'y occupe encore l'Iran.
Ces derniers jours, on entend des critiques à propos du procès qui décidera de la possible candidature présidentielle de Marine Le Pen, ou non. Selon David Revault, les juges ne font pas la loi en politique. La séparation des pouvoirs existe encore et c'est très heureux pour notre système démocratique. Les dictatures ont les chiques pour manger la feuille. On a deux exemples avec le Venezuela et l'Iran. Dictatures féroces avec les oppositions, dirigées par des bandits. Au Venezuela, un tiers de la population est parti. En Iran, c'est un PIB par tête de 4 000 euros. François Lenglet se demande comment il se fait que des pays riches soient si mal gérés. Au Nicaragua, au moins 60 personnes sont arrêtées entre le 3 et le 9 janvier pour avoir célébré ou exprimé leur satisfaction face à la capture de Maduro. Environ 30 ont été libérées. Le gouvernement présente ces libérations comme un geste de bienveillance, mais Abnousse Shalmani pense que c'est un effet Trump. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:01:21 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - En 1962, Raymond Queneau donnait une série de douze entretiens à Georges Charbonnier, il parlait bien sûr de l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) qu'il avait fondé avec François Le Lionnais en 1960. Diffusion de trois volets de la série intitulée : "Les recherches de l'Oulipo". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Raymond Queneau Ecrivain, oulipien, encyclopédiste (né le 21 février 1903 au Havre, mort le 25 octobre 1976 à Paris)
Starlink s'apprête à faire descendre une partie significative de sa constellation. Environ 4 400 satellites vont voir leur altitude abaissée, une décision présentée comme une mesure de sécurité. L'annonce a été faite par Michael Nicolls, vice-président de l'ingénierie chez Starlink, dans un message publié sur X. Derrière ce choix technique se cache une réalité souvent méconnue : en orbite basse, l'environnement n'est jamais figé. Le Soleil, lui aussi, influence les règles du jeu.Concrètement, l'opérateur prévoit de faire passer ses satellites d'environ 550 kilomètres d'altitude à 480 kilomètres, à partir de 2026. L'objectif affiché est double : réduire le risque de collision en se positionnant dans une zone jugée moins encombrée, et surtout accélérer la désorbitation des satellites en cas de panne. En toile de fond, l'arrivée du minimum solaire, une phase du cycle du Soleil marquée par une baisse d'activité. Résultat : l'atmosphère terrestre se contracte légèrement, ce qui diminue les frottements et rallonge la durée de vie des objets en orbite basse. À 550 kilomètres, un satellite hors service peut ainsi rester en orbite pendant plus de quatre ans avant de retomber naturellement. Trop longtemps, estime Starlink. Selon Michael Nicolls, descendre à 480 kilomètres permettrait de réduire de plus de 80 % le temps de décroissance balistique, le faisant passer de plusieurs années à seulement quelques mois durant le minimum solaire. Autrement dit, un satellite « mort » disparaîtrait bien plus vite, limitant son statut de débris incontrôlable.Sur le papier, la manœuvre peut sembler contre-intuitive. Abaisser l'altitude de milliers de satellites donne l'impression de concentrer encore davantage la circulation spatiale. Mais Starlink ne raisonne pas en densité locale : l'entreprise parle de couloir orbital. En dessous de 500 kilomètres, il y aurait moins d'objets en circulation et moins de projets concurrents. Il ne s'agit donc pas de fluidifier une zone saturée, mais de déplacer la constellation vers un étage jugé plus « calme ». Le véritable enjeu, toutefois, n'est pas la manœuvre, mais la panne. Tant qu'un satellite fonctionne, il peut corriger sa trajectoire et éviter les collisions. Lorsqu'il cesse de répondre, il devient un projectile passif livré aux lois de la gravité. Plus il reste longtemps en orbite, plus le risque d'accident augmente.Ce choix a aussi une dimension politique. À mesure que les méga-constellations se multiplient, la question des débris spatiaux revient avec insistance dans les débats réglementaires. En abaissant l'altitude de ses satellites, SpaceX se dote d'un argument simple : en cas de problème, ses engins quittent l'orbite plus vite. Reste une interrogation de fond : si 480 kilomètres devient demain l'étage privilégié de l'industrie, l'embouteillage ne fera que changer de niveau. Une chose est sûre : en orbite basse, la marge d'erreur se réduit à vue d'œil, et même les plans dits « de sécurité » ressemblent de plus en plus à des stratégies de survie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans les supermarchés, vous avez dû remarquer la place grandissante qu'occupent les aliments sans gluten. Pas étonnant puisque 5 millions de Français écartent le gluten de leur alimentation comme s'il s'agissait d'une substance toxique. Le gluten, un ensemble de protéines contenues dans certaines céréales (dans le blé, mais aussi dans l'épeautre, l'orge, le seigle... Donc dans le pain, les pâtes. Environ 95% des personnes digèrent très bien le gluten. Seules les personnes qui ont une maladie caeliaque, vraie intolérance au gluten, doivent l'exclure. Pour elles, il est toxique ! C'est une nécessité vitale de respecter un régime sans gluten. Mais elles ne représentent que 1% de la population ! Ecoutez On est bien avec Aline Perraudin du 27 octobre 2021Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Afghanistan, le changement climatique est désormais la première cause de déplacement interne. Le pays compte plus de 500 000 déplacés liés aux crues et à la sécheresse, et près de dix millions de personnes sont impactées par le réchauffement climatique, ce qui aggrave la crise humanitaire, déjà très profonde. Les causes sont à la fois des catastrophes ponctuelles, mais aussi l'effet à long terme de la sécheresse. Lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir en 2021, les talibans ont relancé l'ambitieux chantier du canal de Qosh Tepa, destiné à irriguer les provinces du nord. Mais certains villages, comme celui de Bulaku dans la province de Balkh, en sont exclus. De notre envoyée spéciale à Bulaku, Les petites maisons de terre se dressent au loin et se confondent avec la terre ocre et aride. Quelques ânes demeurent çà et là, épars. Afin d'abreuver leurs animaux, les villageois ont creusé des réservoirs dans la roche. Un petit groupe d'hommes s'est rassemblé autour. Les femmes se chargent de récupérer l'eau quand il y en a. Le système fonctionne comme un puits. Muhammad, l'un des paysans du village, producteur de blé, commente les difficultés auxquelles il doit faire face : « Depuis 10-15 ans, le climat change et la situation ne fait qu'empirer. Ces dernières années, la sécheresse ne fait que s'aggraver, et nous n'avons pas d'eau. Disons que nous avons de l'eau la moitié de l'année, au maximum. Le reste de l'année, nous n'en avons pas. Ça devient très difficile de s'approvisionner en eau, il faut aller la chercher très loin, et les routes sont vétustes. Elles sont poussiéreuses et cahoteuses, donc rapporter de l'eau n'est pas aisé. » Pour les habitants de Bulaku, récupérer de l'eau implique de marcher plusieurs heures sous le soleil harassant. La mission dure toute une journée. Le manque d'eau affecte aussi les récoltes et entraîne appauvrissement et insécurité alimentaire : « Comme l'eau, nos récoltes nous permettent de survivre six mois. Les six mois de l'année restants, nous sommes obligés de quitter le village, d'aller dans les villes, d'essayer de trouver un autre travail, au moins pour pouvoir manger jusqu'à l'année suivante, déplore Muhammad. Nous sommes autosuffisants pour six mois, ensuite il faut trouver une autre manière de se nourrir. » À lire aussiL'Afghanistan en proie à une sécheresse sans précédent À la recherche d'eau et de meilleures cultures En conséquence, nombreux sont les habitants à avoir tenté leur chance ailleurs. « Beaucoup de gens sont partis à la recherche d'eau et de meilleures cultures. Ils se sont installés dans d'autres localités, voire dans d'autres pays. Environ 150 familles sont parties d'ici, constate Muhammad. Chaque famille compte entre cinq et sept personnes. La majorité des personnes sont parties parce que c'est impossible, c'est vraiment trop difficile de vivre ici. Dans le village, on voit que les maisons sont partiellement détruites parce que plus personne ne vit ici. Abdul s'est installé dans un autre village, Sitchtemal : « J'ai tout essayé pour nourrir ma famille : j'ai travaillé dans les champs, comme ouvrier sur des chantiers. J'ai fait tout ce que je pouvais, mais l'expérience s'est mal terminée. Nous n'avions pas d'endroit pour vivre, donc nous sommes revenus ici, il y a deux ans. Mais nous souffrons toujours. Il ne pleut jamais. J'essaie de trouver des boulots journaliers. » Pour survivre financièrement, Abdul a fini par marier l'une de ses filles. Elle avait huit ans. À lire aussiAfghanistan: faits marquants de quatre années de régime taliban
Immigrations L'Espagne stimulée par les descendants d'exilés Dans une Europe dont les dirigeants prennent volontiers l'immigration pour bouc émissaire, l'Espagne fait figure d'exception : elle connaît une forte hausse de sa population et de sa croissance économique grâce à l'immigration - en partie celle de travailleurs saisonniers, venus d'Afrique par exemple, mais surtout en raison de l'arrivée de nombreux Latino-américains qui s'installent dans le pays. Une loi dite de la Mémoire démocratique permet, en effet, aux enfants et petits-enfants d'exilés espagnols de demander la nationalité de leurs aïeux. Environ un million et demi de personnes sont concernées. Reportage à Madrid, Diane Cambon. D'après Eurostat, sans immigration, l'Europe perdrait plus de 20% de sa population en âge de travailler d'ici à 2050 Tous les pays européens sont affectés, à des degrés divers, par la baisse de la natalité et le vieillissement de la population. Ils risquent de voir leurs économies et leurs systèmes de protection sociale mise à mal par le manque d'habitants en âge de travailler. Face à ce constat, Hakim El Karoui et François Gaüzère-Mazauric appellent à un réalisme migratoire en Europe et notamment entre les deux rives de la Méditerranée, leur étude est parue dans la revue du Grand Continent. François Gaüzere Mazauric, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, et directeur des études du Comité d'action pour la Méditerranée, est notre invité. → Pour un réalisme migratoire : une nouvelle stratégie en Méditerranée. Internet sous contrôle En Russie, après l'invasion massive de l'Ukraine, les restrictions à l'accès à internet n'ont cessé de s'accentuer, alors que la loi de 2019 sur l'internet souverain avait déjà marqué un tournant dans la censure numérique. Coupures de l'accès au réseau, interdiction de messageries étrangères, verrouillage des cartes sims, les restrictions sont souvent justifiées par des impératifs de sécurité et la lutte contre les attaques de drones. Dans un pays où l'activité économique est très numérisée, ce contrôle d'internet pénalise le quotidien des habitants et en particulier celui des micro-entrepreneurs, qui doivent s'adapter, bon gré mal gré. Reportage à Iaroslav, Anissa El Jabri. En Turquie, le Parlement s'apprête à voter un texte qui renforcera encore les moyens de contrôle d'internet, lesquels sont déjà très nombreux. L'opposition dénonce une loi « de censure », mais l'alliance au pouvoir est majoritaire dans l'hémicycle, et elle n'aura aucune difficulté à adopter cette législation. À Ankara, les précisions d'Anne Andlauer.
Immigrations L'Espagne stimulée par les descendants d'exilés Dans une Europe dont les dirigeants prennent volontiers l'immigration pour bouc émissaire, l'Espagne fait figure d'exception : elle connaît une forte hausse de sa population et de sa croissance économique grâce à l'immigration - en partie celle de travailleurs saisonniers, venus d'Afrique par exemple, mais surtout en raison de l'arrivée de nombreux Latino-américains qui s'installent dans le pays. Une loi dite de la Mémoire démocratique permet, en effet, aux enfants et petits-enfants d'exilés espagnols de demander la nationalité de leurs aïeux. Environ un million et demi de personnes sont concernées. Reportage à Madrid, Diane Cambon. D'après Eurostat, sans immigration, l'Europe perdrait plus de 20% de sa population en âge de travailler d'ici à 2050 Tous les pays européens sont affectés, à des degrés divers, par la baisse de la natalité et le vieillissement de la population. Ils risquent de voir leurs économies et leurs systèmes de protection sociale mise à mal par le manque d'habitants en âge de travailler. Face à ce constat, Hakim El Karoui et François Gaüzère-Mazauric appellent à un réalisme migratoire en Europe et notamment entre les deux rives de la Méditerranée, leur étude est parue dans la revue du Grand Continent. François Gaüzere Mazauric, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, et directeur des études du Comité d'action pour la Méditerranée, est notre invité. → Pour un réalisme migratoire : une nouvelle stratégie en Méditerranée. Internet sous contrôle En Russie, après l'invasion massive de l'Ukraine, les restrictions à l'accès à internet n'ont cessé de s'accentuer, alors que la loi de 2019 sur l'internet souverain avait déjà marqué un tournant dans la censure numérique. Coupures de l'accès au réseau, interdiction de messageries étrangères, verrouillage des cartes sims, les restrictions sont souvent justifiées par des impératifs de sécurité et la lutte contre les attaques de drones. Dans un pays où l'activité économique est très numérisée, ce contrôle d'internet pénalise le quotidien des habitants et en particulier celui des micro-entrepreneurs, qui doivent s'adapter, bon gré mal gré. Reportage à Iaroslav, Anissa El Jabri. En Turquie, le Parlement s'apprête à voter un texte qui renforcera encore les moyens de contrôle d'internet, lesquels sont déjà très nombreux. L'opposition dénonce une loi « de censure », mais l'alliance au pouvoir est majoritaire dans l'hémicycle, et elle n'aura aucune difficulté à adopter cette législation. À Ankara, les précisions d'Anne Andlauer.
A inteligência artificial, em seus múltiplos sentidos, tem dominado a agenda pública e até mesmo o direcionamento do capital das grandes empresas de tecnologia. Mas você já parou para pensar na infraestrutura gigantesca que dê conta de sustentar o crescimento acelerado das IAs? O futuro e o presente da inteligência artificial passa pela existência dos datacenters. E agora é mais urgente que nunca a gente discutir esse assunto. Estamos vendo um movimento se concretizar, que parece mais uma forma de colonialismo digital: com a crescente resistência à construção de datacenters nos países no norte global, empresas e governos parecem estar convencidos a trazer essas infraestruturas imensas com todos os seus impactos negativos ao sul global. Nesse episódio Yama Chiodi e Damny Laya conversam com pesquisadores, ativistas e atingidos para tentar aprofundar o debate sobre a infraestrutura material das IAs. A gente conversa sobre o que são datacenters e como eles impactam e irão impactar nossas vidas. No segundo episódio, recuperamos movimentos de resistência a sua instalação no Brasil e como nosso país se insere no debate, seguindo a perspectiva de ativistas e de pesquisadores da área que estão buscando uma regulação mais justa para esses grandes empreendimentos. ______________________________________________________________________________________________ ROTEIRO [ vinheta da série ] [ Começa bio-unit ] YAMA: A inteligência artificial, em seus múltiplos sentidos, tem dominado a agenda pública e até mesmo o direcionamento do capital das grandes empresas de tecnologia. Mas você já parou para pensar na infraestrutura gigantesca que dê conta de sustentar o crescimento acelerado das IA? DAMNY: O futuro e o presente da inteligência artificial passa pela existência dos data centers. E agora é mais urgente que nunca a gente discutir esse assunto. Estamos vendo um movimento se concretizar, que parece mais uma forma de colonialismo digital: com a crescente resistência à construção de datacenters nos países no norte global, empresas e governos parecem estar convencidos a trazer os datacenters com todos os seus impactos negativos ao sul global. YAMA: Nós conversamos com pesquisadores, ativistas e atingidos e em dois episódios nós vamos tentar aprofundar o debate sobre a infraestrutura material das IAs. No primeiro, a gente conversa sobre o que são datacenters e como eles impactam e irão impactar nossas vidas. DAMNY: No segundo, recuperamos movimentos de resistência a sua instalação no Brasil e como nosso país se insere no debate, seguindo a perspectiva de ativistas e de pesquisadores da área que estão buscando uma regulação mais justa para esses grandes empreendimentos. [ tom baixo ] YAMA: Eu sou o Yama Chiodi, jornalista de ciência e pesquisador do campo das mudanças climáticas. Se você já é ouvinte do oxigênio pode ter me ouvido aqui na série cidade de ferro ou no episódio sobre antropoceno. Ao longo dos últimos meses investiguei os impactos ambientais das inteligências artificiais para um projeto comum entre o LABMEM, o laboratório de mudança tecnológica, energia e meio ambiente, e o oxigênio. Em setembro passado, o Damny se juntou a mim pra gente construir esses episódios juntos. E não por acaso. O Damny publicou em outubro passado um relatório sobre os impactos socioambientais dos data centers no Brasil, intitulado “Não somos quintal de data center”. O link para o relatório completo se encontra disponível na descrição do episódio. Bem-vindo ao Oxigênio, Dam. DAMNY: Oi Yama. Obrigado pelo convite pra construir junto esses episódios. YAMA: É um prazer, meu amigo. DAMNY: Eu também atuo como jornalista de ciência e sou pesquisador de governança da internet já há algum tempo. Estou agora trabalhando como jornalista e pesquisador aqui no LABJOR, mas quando escrevi o relatório eu tava trabalhando como pesquisador-consultor na ONG IDEC, Instituto de Defesa de Consumidores. YAMA: A gente começa depois da vinheta. [ Termina Bio Unit] [ Vinheta Oxigênio ] [ Começa Documentary] YAMA: Você já deve ter ouvido na cobertura midiática sobre datacenters a formulação que te diz quantos litros de água cada pergunta ao chatGPT gasta. Mas a gente aqui não gosta muito dessa abordagem. Entre outros motivos, porque ela reduz o problema dos impactos socioambientais das IA a uma questão de consumo individual. E isso é um erro tanto político como factual. Calcular quanta água gasta cada pergunta feita ao ChatGPT tira a responsabilidade das empresas e a transfere aos usuários, escondendo a verdadeira escala do problema. Mesmo que o consumo individual cresça de modo acelerado e explosivo, ele sempre vai ser uma pequena fração do problema. Data centers operam em escala industrial, computando quantidades incríveis de dados para treinar modelos e outros serviços corporativos. Um único empreendimento pode consumir em um dia mais energia do que as cidades que os abrigam consomem ao longo de um mês. DAMNY: Nos habituamos a imaginar a inteligência artificial como uma “nuvem” etérea, mas, na verdade, ela só existe a partir de data centers monstruosos que consomem quantidades absurdas de recursos naturais. Os impactos sociais e ambientais são severos. Data centers são máquinas de consumo de energia, água e terra, e criam poluição do ar e sonora, num modelo que reforça velhos padrões de racismo ambiental. O desenvolvimento dessas infraestruturas frequentemente acontece à margem das comunidades afetadas, refazendo a cartilha global da injustiça ambiental. Ao seguir suas redes, perceberemos seus impactos em rios, no solo, no ar, em territórios indígenas e no crescente aumento da demanda por minerais críticos e, por consequência, de práticas minerárias profundamente destrutivas. YAMA: De acordo com a pesquisadora Tamara Kneese, diretora do programa de Clima, Tecnologia e Justiça do instituto de pesquisa Data & Society, com quem conversamos, essa infraestrutura está criando uma nova forma de colonialismo tecnológico. Os danos ambientais são frequentemente direcionados para as comunidades mais vulneráveis, de zonas rurais às periferias dos grandes centros urbanos, que se tornam zonas de sacrifício para o progresso dessa indústria. DAMNY: Além disso, a crescente insatisfação das comunidades do Norte Global com os data centers tem provocado o efeito colonial de uma terceirização dessas estruturas para o Sul Global. E o Brasil não apenas não é exceção como parece ser um destino preferencial por sua alta oferta de energia limpa. [pausa] E com o aval do governo federal, que acaba de publicar uma medida provisória chamada REDATA, cujo objetivo é atrair data centers ao Brasil com isenção fiscal e pouquíssimas responsabilidades. [ Termina Documentary] [tom baixo ] VOICE OVER: BLOCO 1 – O QUE SÃO DATA CENTERS? YAMA: Pra entender o que são data centers, a gente precisa antes de tudo de entender que a inteligência artificial não é meramente uma nuvem etérea que só existe virtualmente. Foi assim que a gente começou nossa conversa com a pesquisadora estadunidense Tamara Kneese. Ela é diretora do programa de Clima, Tecnologia e Justiça do instituto de pesquisa Data & Society. TAMARA: PT – BR [ Eu acho que o problema da nossa relação com a computação é que a maioria parte do tempo a gente não pensa muito sobre a materialidade dos sistemas informacionais e na cadeia de suprimentos que permitem que eles existam. Tudo que a gente faz online não depende só dos nossos aparelhos, ou dos serviços de nuvem que a gente contrata, mas de uma cadeia muito maior. De onde ver o hardware que a gente usa? Que práticas de trabalho são empregadas nessa cadeia? E então, voltando à cadeia de suprimentos, pensar sobre os materiais brutos e os minerais críticos e outras formas de extração, abusos de direitos humanos e trabalhistas que estão diretamente relacionados à produção dos materiais que precisamos pra computação em geral. ] So I think, you know, the problem with our relationship to computing is that, most of the time, we don’t really think that much about the materiality of the computing system and the larger supply chain. You know, thinking about the fact that, of course, everything we do relies not just on our own device, or the particular cloud services that we subscribe to, but also on a much larger supply chain. So, where does the hardware come from, that we are using, and what kind of labor practices are going into that? And then be, you know, further back in the supply chain, thinking about raw materials and critical minerals and other forms of extraction, and human rights abuses and labor abuses that also go into the production of the raw materials that we need for computing in general. DAMNY: A Tamara já escreveu bastante sobre como a metáfora da nuvem nos engana, porque ela dificulta que a gente enxergue a cadeia completa que envolve o processamento de tantos dados. E isso se tornou uma questão muito maior com a criação dos chatbots e das IAs generativas. YAMA: Se a pandemia já representou uma virada no aumento da necessidade de processamento de dados, quando passamos a ir à escola e ao trabalho pelo computador, o boom das IA generativas criou um aumento sem precedentes da necessidade de expandir essas cadeias. DAMNY: E na ponta da infraestrutura de todas as nuvens estão os data centers. Mais do que gerar enormes impactos sócio-ambientais, eles são as melhores formas de enxergar que o ritmo atual da expansão das IAs não poderá continuar por muito tempo, por limitações físicas. Não há terra nem recursos naturais que deem conta disso. YAMA: A gente conversou com a Cynthia Picolo, que é Diretora Executiva do LAPIN, o Laboratório de Políticas Públicas e Internet. O LAPIN tem atuado muito contra a violação de direitos na implementação de data centers no Brasil e a gente ainda vai conversar mais sobre isso. DAMNY: Uma das coisas que a Cynthia nos ajudou a entender é como não podemos dissociar as IAs dos data centers. CYNTHIA: Existe uma materialidade por trás. Existe uma infraestrutura física, que são os data centers. Então os data centers são essas grandes estruturas que são capazes de armazenar, processar e transferir esses dados, que são os dados que são os processamentos que vão fazer com que a inteligência artificial possa acontecer, possa se desenvolver, então não existe sem o outro. Então falar de IA é falar de Datacenter. Então não tem como desassociar. YAMA: Mas como é um datacenter? A Tamara descreve o que podemos ver em fotos e vídeos na internet. TAMARA: [ Sim, de modo geral, podemos dizer que os data centers são galpões gigantes de chips, servidores, sistemas em redes e quando você olha pra eles, são todos muitos parecidos, prédios quadrados sem nada muito interessante. Talvez você nem saiba que é um data center se não observar as luzes e perceber que é uma estrutura enorme sem pessoas, sem trabalhadores. ] Yeah, so, you know, essentially, they’re like giant warehouses of chips, of servers, of networked systems, and, you know, they look like basically nondescript square buildings, very similar. And you wouldn’t really know that it’s a data center unless you look at the lighting, and you kind of realize that something… like, it’s not inhabited by people or workers, really. DAMNY: No próximo bloco a gente tenta resumir os principais problemas socioambientais que os data centers já causam e irão causar com muita mais intensidade no futuro. [tom baixo ] VOICE OVER: BLOCO 2 – A ENORME LISTA DE PROBLEMAS YAMA: O consumo de energia é provavelmente o problema mais conhecido dos data centers e das IAs. Segundo dados da Agência Internacional de Energia, a IEA, organização internacional da qual o Brasil faz parte, a estimativa para o ano de 2024 é que os data centers consumiram cerca de 415 TWh. A cargo de comparação, segundo a Empresa de Pesquisa Energética, instituto de pesquisa público associado ao Ministério das Minas e Energia, o Brasil consumiu no ano de 2024 cerca de 600 TWh. DAMNY: Segundo o mesmo relatório da Agência Internacional de Energia, a estimativa é que o consumo de energia elétrica por datacenters em 2030 vai ser de pelo menos 945 TWh, o que representaria 3% de todo consumo global projetado. Quando a gente olha pras estimativas de outras fontes, contudo, podemos dizer que essas são projeções até conservadoras. Especialmente considerando o impacto da popularização das chamadas LLM, ou grandes modelos de linguagem – aqueles YAMA: Ou seja, mesmo com projeções conservadoras, os data centers do mundo consumiriam em 2030, daqui a menos de cinco anos, cerca de 50% a mais de energia que o Brasil inteiro consome hoje. Segundo a IEA, em 2030 o consumo global de energia elétrica por data centers deve ser equivalente ao consumo da Índia, o país mais populoso do mundo. E há situações locais ainda mais precárias. DAMNY: É o caso da Irlanda. Segundo reportagem do New York Times publicada em outubro passado, espera-se que o consumo de energia elétrica por data centers por lá represente pelo menos 30% do consumo total do país nos próximos anos. Mas porquê os datacenters consomem tanta energia? TAMARA: [ Então, particularmente com o tipo de IA que as empresas estão investindo agora, há uma necessidade de chips e GPUs muito mais poderosos, de modo que os data centers também são sobre prover energia o suficiente pra todo esse poder computacional que demandam o treinamento e uso de grandes modelos de linguagem. Os data centers são estruturas incrivelmente demandantes de energia e água. A água em geral serve para resfriar os servidores, então tem um número considerável de sistemas de cooling que usam água. Além disso tudo, você também precisa de fontes alternativas de energia, porque algumas vezes, uma infraestrutura tão demandante de energia precisa recorrer a geradores para garantir que o data center continue funcionando caso haja algum problema na rede elétrica. ] So, you know, particularly with the kinds of AI that companies are investing in right now, there’s a need for more powerful chips, GPUs, and so Data centers are also about providing enough energy and computational power for these powerful language models to be trained and then used. And so the data center also, you know, in part because it does require so much energy, and it’s just this incredibly energy-intensive thing, you also need water. And the water comes from having to cool the servers, and so… So there are a number of different cooling systems that use water. And then on top of that, you also need backup energy sources, so sometimes, because there’s such a draw on the power grid, you have to have backup generators to make sure that the data center can keep going if something happens with the grid. YAMA: E aqui a gente começa a entender o tamanho do problema. Os data centers são muitas vezes construídos em lugares que já sofrem com infraestruturas precárias de eletricidade e com a falta de água potável. Então eles criam problemas de escassez onde não havia e aprofundam essa escassez em locais onde isso já era uma grande questão – como a região metropolitana de Fortaleza sobre a qual falaremos no próximo episódio, que está em vias de receber um enorme data center do Tiktok. DAMNY: É o que também relatam os moradores de Querétaro, no México, que vivem na região dos data centers da Microsoft. A operação dos data centers da Microsoft gerou uma crise sem precedentes, com quedas frequentes de energia e o interrompimento do abastecimento de água que muitas vezes duram semanas. Os data-centers impactaram de tal forma as comunidades que escolas cancelaram aulas e, indiretamente, foram responsáveis por uma crise de gastroenterite entre crianças. YAMA: E isso nos leva pro segundo ponto. O consumo de água, minerais críticos e outros recursos naturais. TAMARA: [O problema da energia tem recebido mais atenção, porque é uma fonte de ansiedade também. Pensar sobre o aumento da demanda de energia em tempos em que supostamente estaríamos transicionando para deixar de usar energias fósseis, o que obviamente pode ter efeitos devastadores. Mas eu acredito que num nível mais local, o consumo de água é mais relevante. Nós temos grandes empresas indo às áreas rurais do México, por exemplo, e usando toda a água disponível e basicamente deixando as pessoas sem água. E isso é incrivelmente problemático. Então isso acontece em áreas que já tem problemas de abastecimento de água, onde as pessoas já não tem muito poder de negociação com as empresas. Não têm poder político pra isso. São lugares tratados como zonas de sacrifício, algo que já vimos muitas vezes no mundo, especialmente em territórios indígenas. Então as consequências são na verdade muito maiores do que só problemas relacionados à energia. ] I think the energy problem has probably gotten the most attention, just because it is a source of anxiety, too, so thinking about, you know, energy demand at a time when we’re supposed to be transitioning away from fossil fuels. And clearly, the effects that that can have will be devastating. But I think on a local level, things like the water consumption can matter more. So, you know, if we have tech companies moving into rural areas in Mexico and, you know, using up all of their water and basically preventing people in the town from having access to water. That is incredibly problematic. So I think, you know, in water-stressed areas and areas where the people living in a place don’t have as much negotiating power with the company. Don’t have as much political power, and especially if places are basically already treated as sacrifice zones, which we’ve seen repeatedly many places in the world, with Indigenous land in particular, you know, I think the consequences may go far beyond just thinking about, you know, the immediate kind of energy-related problems. YAMA: Existem pelo menos quatro fins que tornam os data centers máquinas de consumir água. O mais direto e local é a água utilizada na refrigeração de todo equipamento que ganha temperatura nas atividades de computação, o processo conhecido como cooling. Essa prática frequentemente utiliza água potável. Apesar de já ser extremamente relevante do ponto de vista de consumo, essa é apenas uma das formas de consumo abundante de água. DAMNY: Indiretamente, os data centers também consomem a água relacionada ao seu alto consumo de energia, em especial na geração de energia elétrica em usinas hidrelétricas e termelétricas. Também atrelada ao consumo energético, está o uso nas estações de tratamento de água, que visam tratar a água com resíduos gerada pelo data center para tentar reduzir a quantidade de água limpa utilizada. YAMA: Por fim, a cadeia de suprimentos de chips e servidores que compõem os data centers requer água ultrapura e gera resíduos químicos. Ainda que se saiba que esse fator gera gastos de água e emissões de carbono relevantes, os dados são super obscuros, entre outros motivos, porque a maioria dos dados que temos sobre o consumo de água em data centers são fornecidos pelas próprias empresas. CYNTHIA: A água e os minérios são componentes também basilares para as estruturas de datacenter, que são basilares para o funcionamento da inteligência artificial. (…). E tem toda uma questão, como eu disse muitas vezes, captura um volume gigante de água doce. E essa água que é retornada para o ecossistema, muitas vezes não é compensada da água que foi capturada. Só que as empresas também têm uma promessa em alguns relatórios, você vai ver que elas têm uma promessa até de chegar em algum ponto para devolver cento e vinte por cento da água. Então a empresa está se comprometendo a devolver mais água do que ela capturou. Só que a realidade é o quê? É outra. Então, a Google, por exemplo, nos últimos cinco anos, reportou um aumento de cento e setenta e sete por cento do uso de água. A Microsoft mais trinta e oito e a Amazon sequer reporta o volume de consumo de água. Então uma lacuna tremenda para uma empresa desse porte, considerando todo o setor de Data centers. Mas tem toda essa questão da água, que é muito preocupante, não só por capturar e o tratamento dela e como ela volta para o meio ambiente, mas porque há essa disputa também com territórios que têm uma subsistência muito específica de recursos naturais, então existe uma disputa aí por esse recurso natural entre comunidade e empreendimento. DAMNY: Nessa fala da Cynthia a gente observa duas coisas importantes: a primeira é que não existe data center sem água para resfriamento, de modo que o impacto local da instalação de um empreendimento desses é uma certeza irrefutável. E é um dano contínuo. Enquanto ele estiver em operação ele precisará da água. É como se uma cidade de grande porte chegasse de repente, demandando uma quantidade de água e energia que o local simplesmente não tem para oferecer. E na hora de escolher entre as pessoas e empreendimentos multimilionários, adivinha quem fica sem água e com a energia mais cara? YAMA: A segunda coisa importante que a Cynthia fala é quando ela nos chama a atenção sobre a demanda por recursos naturais. Nós sabemos que recursos naturais são escassos. Mais do que isso, recursos naturais advindos da mineração têm a sua própria forma de impactos sociais e ambientais, o que vemos frequentemente na Amazônia brasileira. O que acontecerá com os data centers quando os recursos naturais locais já não forem suficientes para seu melhor funcionamento? Diante de uma computação que passa por constante renovação pela velocidade da obsolescência, o que acontece com o grande volume de lixo eletrônico gerado por data centers? Perguntas que não têm resposta. DAMNY: A crise geopolítica em torno dos minerais conhecidos como terra-rara mostra a complexidade política e ambiental do futuro das IA do ponto de vista material e das suas cadeias de suprimento. No estudo feito pelo LAPIN, a Cynthia nos disse que considera que esse ponto do aumento da demanda por minerais críticos que as IA causam é um dos pontos mais opacos nas comunicações das grandes empresas de tecnologia sobre o impacto de seus data centers. CYNTHIA: E outro ponto de muita, muita lacuna, que eu acho que do nosso mapeamento, desses termos mais de recursos naturais. A cadeia de extração mineral foi o que mais foi opaco, porque, basicamente, as empresas não reportam nada sobre essa extração mineral e é muito crítico, porque a gente sabe que muitos minérios vêm também de zonas de conflito. Então as grandes empresas, pelo menos as três que a gente mapeou, elas têm ali um trechinho sobre uma prestação de contas da cadeia mineral. Tudo que elas fazem é falar que elas seguem um framework específico da OCDE sobre responsabilização. YAMA: Quando as empresas falam de usar energias limpas e de reciclar a água utilizada, eles estão se desvencilhando das responsabilidades sobre seus datacenters. Energia limpa não quer dizer ausência de impacto ambiental. Pras grandes empresas, as fontes de energia limpa servem para gerar excedente e não para substituir de fato energias fósseis. Você pode ter um data center usando majoritariamente energia solar no futuro, mas isso não muda o fato de que ele precisa funcionar 24/7 e as baterias e os geradores a diesel estarão sempre lá. Além disso, usinas de reciclagem de água, fazendas de energia solar e usinas eólicas também têm impactos socioambientais importantes. O uso de recursos verdes complexifica o problema de identificar os impactos locais e responsabilidades dos data centers, mas não resolve de nenhuma forma os problemas de infraestrutura e de fornecimento de água e energia causados pelos empreendimentos. DAMNY: É por isso que a gente alerta pra não comprar tão facilmente a história de que cada pergunta pro chatGPT gasta x litros de água. Se você não perguntar nada pro chatGPT hoje, ou se fizer 1000 perguntas, não vai mudar em absolutamente nada o alto consumo de água e os impactos locais destrutivos dos data centers que estão sendo instalados a todo vapor em toda a América Latina. A quantidade de dados e de computação que uma big tech usa para treinar seus modelos, por exemplo, jamais poderá ser equiparada ao consumo individual de chatbots. É como comparar as campanhas que te pedem pra fechar a torneira ao escovar os dentes, enquanto o agro gasta em minutos água que você não vai gastar na sua vida inteira. Em resumo, empresas como Google, Microsoft, Meta e Amazon só se responsabilizam pelos impactos diretamente causados por seus data centers e, mesmo assim, é uma responsabilização muito entre aspas, à base de greenwashing. Você já ouviu falar de greenwashing? CYNTHIA: Essa expressão em inglês nada mais é do que a tradução literal, que é o discurso verde. (…)É justamente o que a gente está conversando. É justamente quando uma empresa finge se preocupar com o meio ambiente para parecer sustentável, mas, na prática, as ações delas não trazem esses benefícios reais e, pelo contrário, às vezes trazem até danos para o meio ambiente. Então, na verdade, é uma forma até de manipular, ou até mesmo enganar as pessoas, os usuários daqueles sistemas ou serviços com discursos e campanhas com esses selos verdes, mas sem comprovar na prática. YAMA: Nesse contexto, se torna primordial que a gente tenha mais consciência de toda a infraestrutura material que está por trás da inteligência artificial. Como nos resumiu bem a Tamara: TAMARA: [ Eu acredito que ter noção da infraestrutura completa que envolve a cadeia da IA realmente ajuda a entender a situação. Mesmo que você esteja usando, supostamente, energia renovável para construir e operar um data center, você ainda vai precisar de muitos outros materiais, chips, minerais e outras coisas com suas próprias cadeias de suprimento. Ou seja, independente da forma de energia utilizada, você ainda vai causar dano às comunidades e destruição ambiental. ] But that… I think that is why having a sense of the entire AI supply chain is really helpful, just in terms of thinking about, you know, even if you’re, in theory, using renewable energy to build a data center, you still are relying on a lot of other materials, including chips, including minerals, and other things that. (…) We’re still, you know, possibly going to be harming communities and causing environmental disruption. [ tom baixo ] YAMA: Antes de a gente seguir pro último bloco, eu queria só dizer que a entrevista completa com a Dra. Tamara Kneese foi bem mais longa e publicada na íntegra no blog do GEICT. O link para a entrevista tá na descrição do episódio, mas se você preferir pode ir direto no bloco do GEICT. [ tom baixo ] VOICE OVER: BLOCO 3 – PROBLEMAS GLOBAIS, PROBLEMAS LOCAIS YAMA: Mesmo conhecendo as cadeias, as estratégias de greenwashing trazem um grande problema à tona, que é uma espécie de terceirização das responsabilidades. As empresas trazem medidas compensatórias que não diminuem em nada o impacto local dos seus data centers. Então tem uma classe de impactos que são globais, como as emissões de carbono e o aumento da demanda por minerais críticos, por exemplo. E globais no sentido de que eles são parte relevante dos impactos dos data centers, mas não estão impactando exatamente nos locais onde foram construídos. CYNTHIA: Google, por exemplo, nesse recorte que a gente fez da pesquisa dos últimos cinco anos, ela simplesmente reportou um aumento de emissão de carbono em setenta e três por cento. Não é pouca coisa. A Microsoft aumentou no escopo dois, que são as emissões indiretas, muito por conta de data centers, porque tem uma diferenciação por escopo, quando a gente fala de emissão de gases, a Microsoft, nesse período de cinco anos, ela quadruplicou o tanto que ela tem emitido. A Amazon aumentou mais de trinta por cento. Então a prática está mostrando que essas promessas estão muito longe de serem atingidas. Só que aí entra um contexto mais de narrativa. Por que elas têm falado e prometido a neutralidade de carbono? Porque há um mecanismo de compensação. (…) Então elas falam que estão correndo, correndo para atingir essa meta de neutralidade de carbono, mas muito por conta dos instrumentos de compensação, compensação ou de crédito de carbono ou, enfim, para uso de energias renováveis. Então se compra esse certificado, se fazem esses contratos, mas, na verdade, não está tendo uma redução de emissão. Está tendo uma compensação. (…) Essa compensação é um mecanismo financeiro, no final do dia. Porque, quando você, enquanto empresa, trabalha na compensação dos seus impactos ambientais e instrumentos contratuais, você está ignorando o impacto local. Então, se eu estou emitindo impactando aqui o Brasil, e estou comprando crédito de carbono em projetos em outra área, o impacto local do meu empreendimento está sendo ignorado. YAMA: E os impactos materiais locais continuam extremamente relevantes. Além do impacto nas infraestruturas locais de energia e de água sobre as quais a gente já falou, há muitas reclamações sobre a poluição do ar gerada pelos geradores, as luzes que nunca desligam e até mesmo a poluição sonora. A Tamara nos contou de um caso curioso de um surto de distúrbios de sono e de enxaqueca que tomou regiões de data centers nos Estados Unidos. TAMARA: [ Uma outra coisa que vale ser lembrada: as pessoas que vivem perto dos data centers tem nos contado que eles são super barulhentos, eles também relatam a poluição visual causada pelas luzes e a poluição sonora. Foi interessante ouvir de comunidades próximas a data centers de mineração de criptomoedas, por exemplo, que os moradores começaram a ter enxaquecas e distúrbios de sono por viverem próximos das instalações. E além de tudo isso, ainda tem a questão da poluição do ar, que é visível a olho nu. Há muitas partículas no ar onde há geradores movidos a diesel para garantir que a energia esteja sempre disponível. ] And the other thing is, you know, for people who live near them, they’re very loud, and so if you talk to people who live near data centers, they will talk about the light pollution, the noise pollution. And it’s been interesting, too, to hear from communities that are near crypto mining facilities, because they will complain of things like migraine headaches and sleep deprivation from living near the facilities. And, you know, the other thing is that the air pollution is quite noticeable. So there’s a lot of particulate matter, particularly in the case of using diesel-fueled backup generators as an energy stopgap. DAMNY: E do ponto de vista dos impactos locais, há um fator importantíssimo que não pode ser esquecido: território. Data centers podem ser gigantes, mas ocupam muito mais espaço que meramente seus prédios, porque sua cadeia de suprimentos demanda isso. Como a água e a energia chegarão até os prédios? Mesmo que sejam usados fontes renováveis de energia, onde serão instaladas as fazendas de energia solar ou as usinas de energia eólica e de tratamento de água? Onde a água contaminada e/ou tratada será descartada? Quem vai fiscalizar? YAMA: E essa demanda sem fim por território esbarra justamente nas questões de racismo ambiental. Porque os territórios que são sacrificados para que os empreendimentos possam funcionar, muito frequentemente, são onde vivem povos originários e populações marginalizadas. Aqui percebemos que a resistência local contra a instalação de data centers é, antes de qualquer coisa, uma questão de justiça ambiental. É o caso de South Memphis nos Estados Unidos, por exemplo. TAMARA: [ Pensando particularmente sobre os tipos de danos causados pelos data centers, não é somente a questão da conta de energia ficar mais cara, ou quantificar a quantidade de energia e água gasta por data centers específicos. A verdadeira questão, na minha opinião, é a relação que existe entre esses danos socioambientais, danos algorítmicos e o racismo ambiental e outras formas de impacto às comunidades que lidam com isso a nível local. Especialmente nos Estados Unidos, com todo esse histórico de supremacia branca e a falta de direitos civis, não é coincidência que locais onde estão comunidades negras, por exemplo, sejam escolhidos como zonas de sacrifício. As comunidades negras foram historicamente preferenciais para todo tipo de empreendimento que demanda sacrificar território, como estradas interestaduais, galpões da Amazon… quer dizer, os data centers são apenas a continuação dessa política histórica de racismo ambiental. E tudo isso se soma aos péssimos acordos feitos a nível local, onde um prefeito e outras lideranças governamentais pensam que estão recebendo algo de grande valor econômico. Em South Memphis, por exemplo, o data center é da xAI. Então você para pra refletir como essa plataforma incrivelmente racista ainda tem a audácia de poluir terras de comunidades negras ainda mais ] I think, the way of framing particular kinds of harm, so, you know, it’s not just about, you know, people’s energy bills going up, or, thinking about how we quantify the energy use or the water use of particular data centers, but really thinking about the relationship between a lot of those social harms and algorithmic harms and the environmental racism and other forms of embodied harms that communities are dealing with on that hyper-local level. And, you know, in this country, with its history of white supremacy and just general lack of civil rights, you know, a lot of the places where Black communities have traditionally been, tend to be, you know, the ones sacrificed for various types of development, like, you know, putting up interstates, putting up warehouses for Amazon and data centers are just a continuation of the what was already happening. And then you have a lot of crooked deals on the local level, where, you know, maybe a mayor and other local officials think that they’re getting something economically of value. In South Memphis, the data center is connected to x AI. And so thinking about this platform that is so racist and so incredibly harmful to Black communities, you know, anyway, and then has the audacity to actually pollute their land even more. DAMNY: Entrando na questão do racismo ambiental a gente se encaminha para o nosso segundo episódio, onde vamos tentar entender como o Brasil se insere na questão dos data centers e como diferentes setores da população estão se organizando para resistir. Antes de encerrar esse episódio, contudo, a gente traz brevemente pra conversa dois personagens que vão ser centrais no próximo episódio. YAMA: Eles nos ajudam a compreender como precisamos considerar a questão dos territórios ao avaliar os impactos. Uma dessas pessoas é a Andrea Camurça, do Instituto Terramar, que está lutando junto ao povo Anacé pelo direito de serem consultados sobre a construção de um data center do TIKTOK em seus territórios. Eu trago agora um trechinho dela falando sobre como mesmo medidas supostamente renováveis se tornam violações territoriais num contexto de racismo ambiental. ANDREA: A gente recebeu notícias agora, recentemente, inclusive ontem, que está previsto um mega empreendimento solar que vai ocupar isso mais para a região do Jaguaribe, que vai ocupar, em média, de equivalente a seiscentos campos de futebol. Então, o que isso representa é a perda de terra. É a perda de água. É a perda do território. É uma diversidade de danos aos povos e comunidades tradicionais que não são reconhecidos, são invisibilizados. Então é vendido como território sem gente, sendo que essas energias chegam dessa forma. Então, assim a gente precisa discutir sobre energias renováveis. A gente precisa discutir sobre soberania energética. A gente precisa discutir sobre soberania digital, sim, mas construída a partir da necessidade do local da soberania dessas populações. DAMNY: A outra pessoa que eu mencionei é uma liderança Indígena, o cacique Roberto Anacé. Fazendo uma ótima conexão que nos ajuda a perceber como os impactos globais e locais dos data centers estão conectados, ele observa como parecemos entrar num novo momento do colonialismo, onde a soberania digital e ambiental do Brasil volta a estar em risco, indo de encontro à violação de terras indígenas. CACIQUE ROBERTO: Há um risco para a questão da biodiversidade, da própria natureza da retirada da água, do aumento de energia, mas também não somente para o território da Serra, mas para todos que fazem uso dos dados. Ou quem expõe esses dados. Ninguém sabe da mão de quem vai ficar, quem vai controlar quem vai ordenar? E para que querem essa colonização? Eu chamo assim que é a forma que a gente tem essa colonização de dados. Acredito eu que a invasão do Brasil em mil e quinhentos foi de uma forma. Agora nós temos a invasão de nossas vidas, não somente para os indígenas, mas de todos, muitas vezes que fala muito bem, mas não sabe o que vai acontecer depois que esses dados estão guardados. Depois que esses dados vão ser utilizados, para que vão ser utilizados, então esses agravos. Ele é para além do território indígena na série. [ tom baixo ] [ Começa Bio Unit ] YAMA: A pesquisa, entrevistas e apresentação desse episódio foi feita pelo Damny Laya e por mim, Yama Chiodi. Eu também fiz o roteiro e a produção. Quem narrou a tradução das falas da Tamara foi Mayra Trinca. O Oxigênio é um podcast produzido pelos alunos do Laboratório de Estudos Avançados em Jornalismo da Unicamp e colaboradores externos. Tem parceria com a Secretaria Executiva de Comunicação da Unicamp e apoio do Serviço de Auxílio ao Estudante, da Unicamp. Além disso, contamos com o apoio da FAPESP, que financia bolsas como a que nos apoia neste projeto de divulgação científica. DAMNY: A lista completa de créditos para os sons e músicas utilizados você encontra na descrição do episódio. Você encontra todos os episódios no site oxigenio.comciencia.br e na sua plataforma preferida. No Instagram e no Facebook você nos encontra como Oxigênio Podcast. Segue lá pra não perder nenhum episódio! Aproveite para deixar um comentário. [ Termina Bio Unit ] [ Vinheta Oxigênio ] Créditos: Aerial foi composta por Bio Unit; Documentary por Coma-Media. Ambas sob licença Creative Commons. Os sons de rolha e os loops de baixo são da biblioteca de loops do Garage Band. Roteiro, produção: Yama Chiodi Pesquisa: Yama Chiodi, Damny Laya Narração: Yama Chiodi, Danny Laya, Mayra Trinca Entrevistados: Tamara Kneese, Cynthia Picolo, Andrea Camurça e Cacique Roberto Anacé __________ Descendo a toca do coelho da IA: Data Centers e os Impactos Materiais da “Nuvem” – Uma entrevista com Tamara Kneese: https://www.blogs.unicamp.br/geict/2025/11/06/descendo-a-toca-do-coelho-da-ia-data-centers-e-os-impactos-materiais-da-nuvem-uma-entrevista-com-tamara-kneese/ Não somos quintal de data centers: Um estudo sobre os impactos socioambientais e climáticos dos data centers na América Latina: https://idec.org.br/publicacao/nao-somos-quintal-de-data-centers Outras referências e fontes consultadas: Relatórios técnicos e dados oficiais: IEA (2025), Energy and AI, IEA, Paris https://www.iea.org/reports/energy-and-ai, Licence: CC BY 4.0 “Inteligência Artificial e Data Centers: A Expansão Corporativa em Tensão com a Justiça Socioambiental”. Lapin. https://lapin.org.br/2025/08/11/confira-o-relatorio-inteligencia-artificial-e-data-centers-a-expansao-corporativa-em-tensao-com-a-justica-socioambiental/ Estudo de mercado sobre Power & Cooling de Data Centers. DCD – DATA CENTER DYNAMICS.https://media.datacenterdynamics.com/media/documents/Report_Power__Cooling_2025_PT.pdf Pílulas – Impactos ambientais da Inteligência Artificial. IPREC. https://ip.rec.br/publicacoes/pilulas-impactos-ambientais-da-inteligencia-artificial/ Policy Brief: IA, data centers e os impactos ambientais. IPREC https://ip.rec.br/wp-content/uploads/2025/05/Policy-Paper-IA-e-Data-Centers.pdf MEDIDA PROVISÓRIA Nº 1.318, DE 17 DE SETEMBRO DE 2025 https://www.in.gov.br/en/web/dou/-/medida-provisoria-n-1.318-de-17-de-setembro-de-2025-656851861 Infográfico sobre minerais críticos usados em Data Centers do Serviço de Geologia do Governo dos EUA https://www.usgs.gov/media/images/key-minerals-data-centers-infographic Notícias e reportagens: From Mexico to Ireland, Fury Mounts Over a Global A.I. Frenzy. Paul Mozur, Adam Satariano e Emiliano Rodríguez Mega. The New York Times, 20/10/2025. https://www.nytimes.com/2025/10/20/technology/ai-data-center-backlash-mexico-ireland.html Movimentos pedem ao MP fim de licença de data center no CE. Maristela Crispim, EcoNordeste. 25/08/2025. https://agenciaeconordeste.com.br/sustentabilidade/movimentos-pedem-ao-mp-fim-de-licenca-de-data-center-no-ce/#:~:text=’N%C3%A3o%20somos%20contra%20o%20progresso’&text=Para%20o%20cacique%20Roberto%20Anac%C3%A9,ao%20meio%20ambiente%E2%80%9D%2C%20finaliza. ChatGPT Is Everywhere — Why Aren’t We Talking About Its Environmental Costs? Lex McMenamin. Teen Vogue. https://www.teenvogue.com/story/chatgpt-is-everywhere-environmental-costs-oped Data centers no Nordeste, minérios na África, lucros no Vale do Silício. Le Monde Diplomatique, 11 jun. 2025. Accioly Filho. https://diplomatique.org.br/data-centers-no-nordeste-minerios-na-africa-lucros-no-vale-do-silicio/. The environmental footprint of data centers in the United States. Md Abu Bakar Siddik et al 2021 Environ. Res. Lett. 16064017: https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/abfba1 Tecnología en el desierto – El debate por los data centers y la crisis hídrica en Uruguay. MUTA, 30 nov. Soledad Acunã https://mutamag.com/cyberpunk/tecnologia-en-el-desierto/. Acesso em: 17 set. 2025. Las zonas oscuras de la evaluación ambiental que autorizó “a ciegas” el megaproyecto de Google en Cerrillos. CIPER Chile, 25 maio 2020. https://www.ciperchile.cl/2020/05/25/las-zonas-oscuras-de-la-evaluacion-ambiental-que-autorizo-aciegas-el-megaproyecto-de-google-en-cerrillos/. Acesso em: 17 set. 2025. Thirsty data centres spring up in water-poor Mexican town. Context, 6 set. 2024. https://www.context.news/ai/thirsty-data-centres-spring-up-in-water-poor-mexican-town BNDES lança linha de R$ 2 bilhões para data centers no Brasil. https://agenciadenoticias.bndes.gov.br/industria/BNDES-lanca-linha-de-R$-2-bilhoes-para-data-centersno-Brasil/. Los centros de datos y sus costos ocultos en México, Chile, EE UU, Países Bajos y Sudáfrica. WIRED, 29 maio 2025. Anna Lagos https://es.wired.com/articulos/los-costos-ocultos-del-desarrollo-de-centros-de-datos-en-mexico-chile-ee-uu-paises-bajos-y-sudafrica Big Tech's data centres will take water from world's driest areas. Eleanor Gunn. SourceMaterial, 9 abr. 2025. https://www.source-material.org/amazon-microsoft-google-trump-data-centres-water-use/ Indígenas pedem que MP atue para derrubar licenciamento ambiental de data center do TikTok. Folha de S.Paulo, 26 ago. 2025. https://www1.folha.uol.com.br/mercado/2025/08/indigenas-pedem-que-mp-atue-para-derrubar-licenciamento-ambiental-de-data-center-do-tiktok.shtml The data center boom in the desert. MIT Technology Review https://www.technologyreview.com/2025/05/20/1116287/ai-data-centers-nevada-water-reno-computing-environmental-impact/ Conferências, artigos acadêmicos e jornalísticos: Why are Tech Oligarchs So Obsessed with Energy and What Does That Mean for Democracy? Tamara Kneese. Tech Policy Press. https://www.techpolicy.press/why-are-tech-oligarchs-so-obsessed-with-energy-and-what-does-that-mean-for-democracy/ Data Center Boom Risks Health of Already Vulnerable Communities. Cecilia Marrinan. Tech Policy Press. https://www.techpolicy.press/data-center-boom-risks-health-of-already-vulnerable-communities/ RARE/EARTH: The Geopolitics of Critical Minerals and the AI Supply Chain. https://www.youtube.com/watch?v=GxVM3cAxHfg Understanding AI with Data & Society / The Environmental Costs of AI Are Surging – What Now? https://www.youtube.com/watch?v=W4hQFR8Z7k0 IA e data centers: expansão corporativa em tensão com justiça socioambiental. Camila Cristina da Silva, Cynthia Picolo G. de Azevedo. https://www.jota.info/opiniao-e-analise/colunas/ia-regulacao-democracia/ia-e-data-centers-expansao-corporativa-em-tensao-com-justica-socioambiental LI, P.; YANG, J.; ISLAM, M. A.; REN, S. Making AI Less “Thirsty”: Uncovering and Addressing the Secret Water Footprint of AI Models. arXiv, 2304.03271, 26 mar. 2025. Disponível em: https://doi.org/10.48550/arXiv.2304.03271 LIU, Y.; WEI, X.; XIAO, J.; LIU, Z.;XU, Y.; TIAN, Y. Energy consumption and emission mitigation prediction based on data center traffic and PUE for global data centers. Global Energy Interconnection, v. 3, n.3, p. 272-282, 3 jun. 2020. https://doi.org/10.1016/j.gloei.2020.07.008 SIDDIK, M. A. B.; SHEHABI, A.; MARSTON, L. The environmental footprint of data centers in the United States. Environmental Research Letters, v. 16, n. 6, 21 maio 2021. https://doi.org/10.1088/1748-9326/abfba1 Las Mentiras de Microsoft en Chile: Una Empresa No tan Verde. Por Rodrigo Vallejos de Resistencia Socioambiental de Quilicura. Revista De Frente, 18 mar. 2022. https://www.revistadefrente.cl/las-mentiras-de-microsoft-en-chile-una-empresa-no-tan-verde-porrodrigo-vallejos-de-resistencia-socioambiental-de-quilicura/. Acesso em: 17 set. 2025.
L'émission 28 minutes du 08/12/2025 Le soja, la petite graine qui en dit long sur les tensions dans le mondeEn l'espace d'un siècle, le soja s'est imposé au cœur du commerce mondial. "Environ 80 % du soja mondial est produit par trois pays qui alimentent le reste du monde : le Brésil, les États-Unis et l'Argentine." Néanmoins, cette croissance a des impacts directs sur le dérèglement climatique : déforestation, usage intensif de pesticides… Pour éclairer davantage la situation, Olivier Antoine, géopolitologue et expert des matières premières agricoles publie "Géopolitique du soja" (éditions Armand Colin). Il est notre invité ce soir.Le monde selon Trump : une rupture historique avec l'Europe ? Dans un document publié dans la nuit du 4 au 5 décembre, l'administration Trump a dévoilé sa nouvelle “stratégie de sécurité nationale”. Un exercice habituel pour chaque nouvelle administration américaine. Mais cette fois-ci, le document de 33 pages consacre un chapitre entier particulièrement critique à l'égard de l'Europe. Il y dénonce notamment les “valeurs européennes” et soutient la théorie selon laquelle le Vieux continent est confronté à un “effacement civilisationnel” dû à l'immigration. L'administration dénonce également “la censure de la liberté d'expression” ou encore la “perte des identités nationales”. En février dernier, à l'occasion d'un discours à la Conférence de Munich sur la sécurité, en Allemagne, le vice-président J.D. Vance avait longuement critiqué la politique de l'Union européenne. Un discours offensif qui va dans la continuité de la nouvelle politique américaine et qui scelle encore un peu plus la rupture entre les deux alliés historiques.On en débat avec Florian Louis, historien des relations internationales, Adina Revol, essayiste, ancienne porte-parole de la Commission européenne en France (2021-2024) et Max-Erwann Gastineau, géopolitologue, membre du comité éditorial de la “Nouvelle Revue Politique”. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'invention de l'écriture braille en 1825 par Louis Braille. Marie Bonnisseau rend hommage à l'immense photographe britannique Martin Parr après sa disparition récente à l'âge de 73 ans des suites d'un cancer.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 8 décembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Environ 700 questions ont été posées aux Suisses et Suissesses lors de votations fédérales, entre 1848 et 2024, et des milliers d'autres au niveau cantonal, sans compter celles posées au niveau communal. L'existence d'instruments de démocratie directe fait partie des caractéristiques du système politique suisse. Quels outils démocratiques sont à disposition des citoyennes et citoyens suisses ? Les explications de Patricia Schafer, chercheuse chez Avenir Suisse. Journaliste : Grégoire Molle Réalisation : Brian Lanni
Avec une bande côtière de 30 000 kilomètres, l'économie de l'Afrique de l'Ouest est éminemment dépendante de l'océan. Les secteurs liés correspondent à 55% du PIB de la région. « L'économie bleue » représente donc une réelle opportunité. Cependant, les activités humaines, la surpêche, la pollution, le changement climatique mettent en péril cette ressource précieuse. Environ 12 milliards de dollars d'investissements seraient nécessaires pour financer une « économie bleue » durable, un secteur en cours de structuration. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, Avec un potentiel estimé à 405 milliards de dollars pour la région d'ici à 2030, il semblait évident pour le Cap-Vert, petit État insulaire, de se tourner vers les opportunités qu'offre l'économie bleue. Praia a donc été parmi les premières à se lancer dans les « blue bonds », ces émissions obligataires lancés par la Banque mondiale pour financer la protection des océans. « On l'a lancé depuis deux ans. Maintenant, avec les "blue bonds", les banques financent des activités dans le domaine de l'économie bleue, au niveau du tourisme, de la pêche, de la transformation et de l'aquaculture. Avant, les gens disaient que l'économie bleue était un secteur de risque élevé. Mais ils commencent à voir que cela ne représente pas un risque si élevé. C'est possible, c'est virtuose. Elle peut donner beaucoup de revenus à l'économie et aux familles », explique le ministre de la Mer, Jorge Santos. La Banque ouest africaine de développement (BOAD) s'implique déjà dans ce secteur, comme l'explique son « monsieur climat », Ibrahim Traoré. Pour le dernier plan quinquennal – qui se termine cette année –, la banque s'est donnée comme objectif de verdir 25% de ses financements. Parmi eux, certains sont en réalité des projets « bleus », comme les investissements réalisés au niveau des ports, de la « green économie » ou le financement de digues. La stratégie de la banque est donc d'aujourd'hui de « faire en sorte que la différence entre l'économie verte et l'économie bleue soit distincte et que les critères d'investissement et les critères en lien avec la question du changement climatique soient bien définis et bien déterminés ». Faciliter l'accès aux financements localement L'agence française de coopération technique, Expertise France, souhaite contribuer à ces chantiers et travailler notamment à la construction d'une architecture financière adaptée. Avec le nouveau programme européen Océan durable de l'Afrique de l'Ouest (WASOP), Laure Kuhn Bruma, sa coordinatrice, souhaite poursuivre le travail mené avec la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC). Celle-ci a obtenu son accréditation auprès du Fonds vert pour le climat et développé une ligne de crédit pour l'agriculture durable. « On est en train de voir avec la BIDC s'il est possible de ‘'blue-iser'' en quelque sorte cette ligne de financement. Cela pourrait avoir du sens afin – avec notre assistance technique – d'identifier et de développer un produit financier qui soit adapté à l'économie bleue durable », détaille Laure Kuhn Bruma. Objectif : permettre des retombées de financements locaux plus importants : « La BIDC va chercher des fonds auprès d'un organisme multilatéral qui va permettre de développer des lignes de financement dans les banques nationales, commerciales et institutions de microfinance. On a un accès au financement qui est amélioré. » Début novembre, au Cap-Vert, les banques de développement ouest-africaines ont également rejoint la Coalition océan du réseau Finance en commun (FiCS) avec l'ambition de mobiliser près de 12 milliards de dollars pour une économie bleue durable dans la région. À lire aussiLa «blue economy», le nouvel eldorado maritime pour les investisseurs?
Environ un quart du PIB du Cap-Vert vient du tourisme. L'année dernière, le pays a accueilli plus de 1,4 million de touristes sur ses îles, près de trois fois sa population, un secteur qui croît de plus de 10% chaque année. Une croissance portée par la volonté politique et l'aménagement d'infrastructures comme un port de croisière à Mindelo, ou encore l'arrivée récente de dessertes aériennes à bas coût d'easyJet. Cependant, les écosystèmes de l'archipel sont très sensibles : biodiversité, tortues, lieu de naissance des baleines. Développer un tourisme durable, c'est le défi que se sont lancées les autorités cap-verdiennes. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, C'est le début de la saison touristique sur l'archipel. À Mindelo, au marché artisanal, les vendeurs attendent avec impatience les touristes, comme Ndiagua, d'origine sénégalaise. Il y a quelques jours, un bateau de croisière de plusieurs milliers de personnes a accosté, une aubaine pour ce marchand. « On souhaite avoir des bateaux comme ça, les grands bateaux de croisière, c'est mieux pour nous. C'est un bon business. Quand ils arrivent en bateau, ils descendent, ils vont faire le tour de l'île avec des guides, ils font le tour de la ville, puis ils viennent ici au marché pour faire des achats », se réjouit-il. Haut comme un bâtiment de 12 étages, le Mein Shiff n'est pas passé inaperçu. « C'est un des plus grands du monde. Il était ici avec presque 4 000 personnes, touristes et travailleurs », détaille avec fierté le ministre de la Mer, Jorge Santos. La venue de tels bateaux est rendue possible grâce au tout nouveau terminal de croisière dont les travaux se sont achevés cette année. Avec une jetée de 400 mètres de longueur, le port peut accueillir quasiment l'ensemble des bateaux de croisière sur le marché. Un tourisme de masse sous contrôle, assure le ministre : « C'est un port qui commence à être un port vert. Les bateaux rentrent, ils stoppent leurs moteurs, ils consomment l'énergie renouvelable de l'île. Le système Onshore Power Supply dans le port, c'est justement pour annuler la pollution parce qu'un navire comme cela, la pollution, c'est terrible. C'est presque tous les voitures ensemble de l'île. Mais nous nous sommes préparés pour ça. » Le Mein Shiff est le premier des onze navires de croisière attendus en novembre. Tommy Melo est sans doute le défenseur de l'environnement le plus connu de l'île. À la tête de l'ONG Biosfera, il travaille actuellement à la création d'un centre pour faire de la pédagogie auprès de ces touristes. « Parce que lorsqu'ils viennent visiter, nous n'avons rien à leur montrer. Donc, ils passent juste par ici dans leur bus, ils regardent "oh comme c'est beau" et remontent sur leur bateau. Donc, nous voulons leur donner un aperçu des écosystèmes de l'île, de la nature et des problèmes bien sûr, afin qu'ils quittent São Vicente un peu sensibilisé à ce qui existe ici », détaille le biologiste qui affirme ne pas être contre la venue de ces gros bateaux de croisière. « Non, je ne suis pas contre, nous devons simplement avoir des règles. Par exemple, ces gros bateaux viennent, mais nous n'avons rien pour les détritus. Comment allons-nous faire avec 2 000 personnes qui traversent chaque jour la ville ? Nous devons avoir des infrastructures pour les recevoir comme il faut », insiste-t-il. L'arrivée en nombre de touristes crée également des tensions sur certaines ressources, notent des observateurs. Sur cette île par exemple, 100% de l'eau consommée provient de la désalinisation.
La situation des immigrés mexicains aux États-Unis est de plus en plus précaire. Entre le harcèlement des agents de l'ICE, qui pratiquent des descentes musclées dans les villes américaines, et les discours hostiles de Donald Trump à l'encontre de l'immigration, le climat est de plus en plus tendu. Deux millions de personnes auraient quitté le pays selon le Département américain de la sécurité intérieure : 400 000 expulsés et 1,6 million de départs volontaires. Même si cette dernière estimation est compliquée à vérifier, beaucoup de Mexicains rentrent effectivement au Mexique. Sauf que le retour n'est pas une chose simple. « Je n'ai pas pleuré. J'ignore pourquoi. J'ai longtemps vu ma fille uniquement au téléphone, et de la voir en vrai là... Je ne pouvais rien dire. J'étais juste capable de la regarder et de l'embrasser. Mais tous les deux, on avait envie de pleurer, d'être restés si longtemps sans se voir et d'être ensemble à nouveau », raconte José Luis. Après 26 ans passés aux États-Unis, il a retrouvé sa ville natale d'Acapulco et sa fille devenue adulte. Il a choisi de s'auto-expulser. De retour dans son pays d'origine, le Mexique, il est pris par des sentiments mélangés et « la nostalgie de ne plus voir tes proches que tu as aimés. Je suis parti et j'ai laissé ma grand-mère, mes oncles, ma mère. Tout est revenu d'un coup. C'est pour cela, je crois, que je n'ai pas pu pleurer. J'avais ce nœud dans ma gorge, je ne pouvais même plus parler », ajoute-t-il. La famille de José Luis est éclatée entre les deux pays. Il a été attrapé par les services de l'immigration américaine. Sans papiers, il n'a pas eu d'autre choix que de rentrer. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, il s'inquiète pour ses proches et raconte comment la vie est devenue infernale en Arizona : « Ça a été rapide et catastrophique. Avant, tu pouvais quand même aller au parc, au cinéma, ou manger dans la rue. Maintenant non, tu ne peux plus. Tu fais tes courses et tu rentres chez toi, à cause de la peur qu'ils t'attrapent. » À lire aussiLe Mexique se prépare à accueillir les migrants expulsés des Etats-Unis À son retour, José Luis a été accueilli par le programme consulaire Mexico te Abraza, lancé en janvier, qui lui a payé son transport jusqu'à sa ville d'origine. Pour Israel Concha, fondateur d'une association de Mexicains revenus des États-Unis, ce n'est pas à la hauteur des difficultés qu'ils rencontrent. « Nous ne sommes pas des migrants de passage. C'est très triste qu'il n'y ait pas de vrai accompagnement pour nous, qu'il n'y ait pas réellement d'aides. Pas seulement au moment de l'expulsion, mais pour nous permettre de nous réinsérer dans la société mexicaine », déplore-t-il. Il dénonce les obstacles de l'administration mexicaine pour réaliser certaines démarches au moment de l'installation. Après de longues années loin du pays, de nombreux Mexicains vivent un choc culturel et émotionnel. Parfois même, ils sont victimes de discrimination quand ils ont grandi de l'autre côté et ne maîtrisent pas, ou plus parfaitement, la langue espagnole. « Nous, ce qu'on voit, c'est un exode des Mexicains qui rentrent dans leur pays. C'est une crise humanitaire. Imagine devoir vivre dans l'ombre aux États-Unis, être persécuté. Puis se sentir rejeté par notre propre pays qui nous tourne le dos... La présidente Claudia Sheinbaum nous appelle héros et héroïnes de la nation, mais où est le soutien ? », interroge Israel Concha. Environ 11 millions de Mexicains vivent aux États-Unis. Au moins 75 000 personnes seraient rentrées ainsi depuis le début de l'ère Trump. À lire aussiAu Mexique, une loterie nationale pour aider les migrants mexicains aux États-Unis
C dans l'air l'invitée du 12 novembre 2025 avec Olivia Détroyat, journaliste spécialiste des questions économiques et agricoles au Figaro.Environ 250 agriculteurs sont venus aujourd'hui avec une cinquantaine d'engins agricoles, et se sont rassemblés à Toulouse pour demander des clarifications à Emmanuel Macron sur le traité de libre-échange avec le Mercosur. À l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs notamment, les manifestants, principalement venus de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, se sont réunis dans le but de rencontrer le président de la République, en déplacement dans la ville rose."Sur le Mercosur, on attend une réponse claire, c'est un oui, c'est un non, il faut qu'il clarifie sa position", a déclaré Jean-Marie Dirat, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA). Selon M. Dirat, le président s'était engagé "droit dans les yeux", il y a deux mois lors d'une visite en Aveyron à tout faire pour que ce traité ne se mette pas en place alors que désormais, déplore-t-il, "il nous dit qu'il est plutôt positif (à l'idée) de signer: en agriculture, quand on se tape dans la main, on n'a qu'une parole, aujourd'hui que vaut la parole présidentielle?"La phrase qui a mis le feu aux poudres a été prononcée par le président de la République le 6 novembre dernier. Sur l'accord de libre échange entre l'UE et le Mercosur, il s'est en effet montré "plutôt positif" sur une possible adoption du traité. Une déclaration qui a provoqué la colère des syndicats agricoles, dont certains ont parlé de "trahison".Olivia Détroyat, journaliste, spécialiste des questions économiques et agricoles au Figaro, est notre invitée. Elle nous expliquera les raisons de la colère du monde agricole concernant l'accord entre l'UE et le Mercosur, ainsi que les garanties envisagées pour protéger l'agriculture européenne. Elle reviendra aussi avec nous sur les relations entre Emmanuel Macron et les agriculteurs, et sur sa capacité à faire peser les intérêts français au niveau européen, alors-même que cet accord ouvrirait un marché de 260 millions de consommateurs aux entreprises européennes.
C dans l'air l'invitée du 12 novembre 2025 avec Olivia Détroyat, journaliste spécialiste des questions économiques et agricoles au Figaro.Environ 250 agriculteurs sont venus aujourd'hui avec une cinquantaine d'engins agricoles, et se sont rassemblés à Toulouse pour demander des clarifications à Emmanuel Macron sur le traité de libre-échange avec le Mercosur. À l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs notamment, les manifestants, principalement venus de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, se sont réunis dans le but de rencontrer le président de la République, en déplacement dans la ville rose."Sur le Mercosur, on attend une réponse claire, c'est un oui, c'est un non, il faut qu'il clarifie sa position", a déclaré Jean-Marie Dirat, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA). Selon M. Dirat, le président s'était engagé "droit dans les yeux", il y a deux mois lors d'une visite en Aveyron à tout faire pour que ce traité ne se mette pas en place alors que désormais, déplore-t-il, "il nous dit qu'il est plutôt positif (à l'idée) de signer: en agriculture, quand on se tape dans la main, on n'a qu'une parole, aujourd'hui que vaut la parole présidentielle?"La phrase qui a mis le feu aux poudres a été prononcée par le président de la République le 6 novembre dernier. Sur l'accord de libre échange entre l'UE et le Mercosur, il s'est en effet montré "plutôt positif" sur une possible adoption du traité. Une déclaration qui a provoqué la colère des syndicats agricoles, dont certains ont parlé de "trahison".Olivia Détroyat, journaliste, spécialiste des questions économiques et agricoles au Figaro, est notre invitée. Elle nous expliquera les raisons de la colère du monde agricole concernant l'accord entre l'UE et le Mercosur, ainsi que les garanties envisagées pour protéger l'agriculture européenne. Elle reviendra aussi avec nous sur les relations entre Emmanuel Macron et les agriculteurs, et sur sa capacité à faire peser les intérêts français au niveau européen, alors-même que cet accord ouvrirait un marché de 260 millions de consommateurs aux entreprises européennes.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, Didier Giraud, agriculteur en Saône-et-Loire, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Si vous détestez les choux de Bruxelles, les asperges, le pamplemousse ou encore les épinards, vous n'avez peut-être pas le palais d'un enfant, vous êtes peut-être juste un super goûteur ! Environ 25 % de la population serait composée de super-goûteurs et cela serait, en partie, associée à une variation d'un gène. Ça veut dire quoi être un « super-goûteur » exactement ? Quel est le gène à l'origine de cette particularité ? Comment savoir si je suis un super-goûteur ? Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Ludivine Morales. À écouter ensuite : Pourquoi nos goûts alimentaires changent-ils avec l'âge ? Comment la couleur des assiettes modifie-t-elle le goût des aliments ? Quels sont les aliments qu'il ne faut surtout pas associer ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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Winston Churchill demeure l'un des visages les plus emblématiques du XXᵉ siècle. Premier ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, il incarne la résistance face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants, son courage et sa détermination ont fait de lui un symbole de liberté. Pourtant, derrière cette figure héroïque se cache un homme dont certaines positions politiques et morales suscitent aujourd'hui une profonde controverse.Car si Churchill fut le sauveur de la démocratie européenne, il fut aussi, selon de nombreux historiens, le produit et le défenseur d'un empire colonial profondément inégalitaire. En 1937, lors de la Commission Peel chargée d'examiner l'avenir de la Palestine mandataire, il déclara sans détour qu'il ne voyait « aucun tort » à ce que des peuples autochtones — les Aborigènes d'Australie ou les Amérindiens d'Amérique — aient été remplacés par une « race plus forte et de meilleure qualité ». Pour lui, la domination britannique n'était pas seulement légitime : elle relevait d'un ordre naturel des choses.Mais c'est en Inde, joyau de l'Empire, que ses choix politiques ont eu les conséquences les plus tragiques. En 1943, une famine d'une ampleur catastrophique frappe la province du Bengale. Environ trois millions de personnes meurent de faim. Les causes sont multiples — mauvaises récoltes, guerre, blocages des transports —, mais les archives montrent que Churchill refusa sciemment d'envoyer les cargaisons de blé disponibles dans les colonies voisines. Il justifia ce choix par des considérations racistes : selon lui, « les Indiens se reproduisent comme des lapins » et « étaient de toute façon mal nourris ».Pendant que des familles entières mouraient dans les rizières, le gouvernement britannique continuait d'exporter du riz indien pour nourrir ses troupes et ses alliés. Interpellé par ses ministres sur la gravité de la situation, Churchill répondit par des sarcasmes : il demanda pourquoi Gandhi n'était pas encore mort de faim.Aujourd'hui, ces propos ternissent l'image d'un héros longtemps présenté sans nuance. Pour beaucoup d'historiens, il faut reconnaître Churchill dans toute sa complexité : un stratège exceptionnel et un orateur de génie, mais aussi un homme pétri de préjugés raciaux et d'un colonialisme brutal.Ainsi, l'héritage de Churchill reste double. Il fut le défenseur du monde libre… mais pas de tous les peuples libres. Une gloire bâtie sur la victoire, et une ombre que l'Histoire, désormais, ne peut plus ignorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Le sud, le centre et le nord-ouest d'Haïti ont été durement frappés par l'ouragan Melissa, passé en catégorie 5 après avoir débuté comme tempête tropicale. Dans cet extrait sonore, le chef de bureau des affaires humanitaires de l'ONU dans le pays, Modibo Traoré, précise qu'au 30 octobre, le bilan s'élève à 24 morts, 17 blessés et 18 disparus, la majorité des victimes ayant péri à Petit-Goâve et à Léogâne, où une rivière en crue a emporté plusieurs habitants, dont de nombreux enfants.Environ 15.000 personnes ont trouvé refuge dans une centaine d'abris temporaires, principalement des écoles, alors que les pluies persistent et que plusieurs zones restent inhabitables. Les pertes agricoles et d'élevage sont considérables, avec des centaines d'hectares inondés et du bétail décimé.Sur le terrain, les agences des Nations Unies et leurs partenaires humanitaires mènent une réponse multisectorielle couvrant l'eau, l'hygiène, l'alimentation, les abris, la protection et la communication d'urgence. M.Traoré affirme que grâce au mécanisme d'action anticipatoire et du Fonds CERF, la mobilisation rapide des acteurs et les efforts de sensibilisation ont permis d'atténuer l'ampleur de la catastrophe, même si la situation demeure préoccupante. (Extrait sonore : Modibo Traoré, chef de bureau d'OCHA en Haïti ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Ecoutez Le Cave' réveil avec Alex Vizorek du 27 octobre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est une victoire «écrasante», selon Donald Trump qui s'est empressé de féliciter son allié. Le parti de Javier Milei, La Libertad avanza, a récolté 41% des suffrages exprimés contre 32% pour l'opposition péroniste de centre gauche, lors des élections législatives partielles. Après des semaines de turbulences financières et l'intervention des États-Unis, Javier Milei s'en est sorti par le haut. Son parti arrive en tête dans les deux-tiers des provinces du pays, et notamment dans celle de Buenos Aires, qui concentre 40% de la population argentine et qui est un bastion traditionnel du péronisme. «Malgré une participation en berne et une économie qui tourne au ralenti, et après deux années d'austérité draconienne, Javier Milei enregistre une victoire personnelle car ces élections législatives s'étaient converties en véritable plébiscite sur sa personne», détaille Théo Conscience, le correspondant de RFI à Buenos Aires. «Le peuple argentin approuve le plan économique» de Javier Milei, estime Erica, une militante de la Libertad Avanza rencontrée devant le QG de campagne de Javier, Milei hier soir. «Il faut continuer avec l'équilibre des comptes publics et la baisse de l'inflation. Il faut continuer sur cette voie». «Javier Milei sort de ce scrutin renforcé, mais il n'aura pas les mains totalement libres», précise Théo Conscience. Avec ses alliés, il va contrôler un tiers de la chambre des députés, ce qui lui permettra de gouverner par décret et de blinder ses vetos présidentiels, donc de maintenir sa politique d'austérité. Le président n'aura en revanche pas la majorité absolue nécessaire pour avancer sur ses réformes, du système fiscal et du marché de travail notamment. Il va devoir nouer des alliances. Cela fait d'ailleurs partie des conditions posées par Donald Trump en échange du soutien financier du Trésor américain. La lourde défaite de Cristina Kirchner Pour Clarin, «une grande partie de la société n'a pas voté par peur de l'avenir, mais par peur du présent». Peur d'encore plus d'instabilité économique et politique. Les Argentins ne veulent pas que les règles du jeu changent à nouveau, estime le quotidien. Alors même si «la société souffre actuellement», les Argentins ont «décidé de parier» sur Javier Milei, «sur cette expérience politique face à la pauvreté de ce que proposait l'opposition qui se résumait à une seule consigne», poursuit Clarin : «freiner ou si possible, en finir avec l'actuel gouvernement». Le journal se montre très critique envers le péronisme «figé depuis longtemps dans des catégories idéologiques» dont il ne parvient pas à sortir pour recomposer son offre politique et se rendre attractif. Faute de prendre en compte la nouvelle réalité, «les slogans du passé ne sont plus que des coquilles vides», insiste Clarin. La Nacion aussi tire à boulets rouges sur le péronisme, et plus précisément sur l'ancienne présidente Cristina Kirchner. «Elle est le résultat de la construction d'un récit, et pas le résultat du constat d'une réalité tangible», estime le quotidien. «Ja» pour sa mauvaise gestion des ressources publiques, souligne La Nacion qui juge qu'elle devrait désormais appartenir définitivement au passé. «Le péronisme est devenu un projet politique de néophytes alors que c'était auparavant l'organisation politique la plus audacieuse quand il s'agissait de conquérir le pouvoir», poursuit le journal qui met en garde : «Le somnanbulisme politique des kirchnéristes constitue un sérieux obstacle au projet de retour au pouvoir du péronisme.» Ivan Cepeda, possible dauphin du président colombien Environ 2,7 millions de Colombiens se sont rendus aux urnes hier (26 octobre 2025) pour la primaire ouverte organisée par le «pacto historico», la coaliton gouvernementale de gauche, relève El Espectador, ce qui, selon La Semana, fait dire à la gauche que ce scrutin est une victoire quand la droite juge que c'est un échec. En effet, plus de 2 millions d'électeurs, c'est bien mais pas assez pour remporter la présidentielle de 2026. La gauche doit s'unir, analyse le journal. Avant le premier tour, prévu le 31 mai, Ivan Cepeda, philosophe et défenseur des droits âgé de 63 ans et ennemi déclaré de l'influent ex-président de droite Alvaro Uribe, devra affronter d'autres figures de gauche lors de prochains scrutins afin de désigner un candidat unique. Pour El Espectador, la primaire d'hier a au moins permis au camp de Gustavo Petro de savoir où il se situe. Il peut désormais tracer «la route à suivre pour entretenir l'agitation électorale» et nourrir «les différents narratifs de la campagne, qui incluent les discours autour d'un «blocage» au Congrès et l'étendard de la lutte contre les Etats-Unis de Donald Trump». L'ouragan Melissa menace Haïti et la République dominicaine L'ouragan Melissa est désormais classé en catégorie 5, soit la catégorie maximale, indique ce matin (27 octobre 2025) le Centre national américain des ouragans. Les 48 prochaines heures seront cruciales pour la Jamaïque, la République dominicaine et Haïti menacés par des «vents destructeurs» et des «inondations catastrophiques». Melissa pourrait être l'ouragan le plus puissant de toute l'histoire de la Jamaïque, souligne le Washington Post. Les dégâts pourraient être considérables parce que l'ouragan se déplace lentement et que la Jamaïque est une zone montagneuse, explique le journal. Mélissa pourrait frapper trois fois en trois jours cette petite île d'environ 2,8 millions de personnes, ce qui veut dire que personne ne devrait être épargné, écrit encore le Washington Post. C'est un ouragan «extraordinaire» qui s'apprête à toucher la Jamaïque, précise le journal. Extraordinaire en raison de la rapidité avec laquelle cette tempête est devenue un ouragan. Déjà touchés l'an dernier (2024) par l'ouragan Beryl, les autorités et les habitants se tiennent prêts. Le responsable du fournisseur d'électricité du pays a d'ores et déjà prévenu que la priorité de ses équipes serait de débloquer les routes qui mènent aux hôpitaux et aux aéroports, de faire parvenir des vivres et des équipements à l'île par bateau ou avion, et de reconstruire les infrastructures endommagées. Compte tenu de l'intensité de Melissa, ce responsable s'attend surtout à devoir reconstruire, pas à devoir réparer. La difficile situation des écoliers de l'Artibonite En Haïti, les enfants subissent de plein fouet les conséquences de la violence perpétrée par les gangs. Un rapport de l'Unicef, publié en octobre 2025, révèle que plus de 600 000 enfants ont été contraints de quitter leur foyer au cours de l'année écoulée. Cette situation affecte principalement le département de l'Ouest, ainsi que celui de l'Artibonite. Dans l'Artibonite, notamment dans la partie basse du département, certains des groupes criminels les plus dangereux du pays se sont installés. Meurtres, pillages et incendies se multiplient, plongeant la population dans la terreur et l'insécurité. Au milieu de tout cela, les écoles peinent à rouvrir leurs portes, laissant ainsi des milliers d'enfants non scolarisés et les parents dans la tourmente. Dans le Bas-Artibonite, des enfants sont pris au piège de la violence des gangs. C'est un dossier signé Ronel Paul. Le journal de la 1ère Les algues sargasses suivent des «autoroutes» bien précises. C'est ce que révèle une étude très sérieuse publiée le mois dernier.
Environ un quart des élèves dans le monde a bénéficié de repas scolaires en 2024, une proportion qui atteint 47% à l'école primaire, selon un rapport de l'Unesco. Dans les pays en développement, de nombreuses écoles dépendent du Programme alimentaire mondial, ce qui met en péril les cantines lorsque les aides baissent et que les circuits d'approvisionnement local ne sont pas assez structurés. Or, le manque d'investissements dans la santé et la nutrition nuit aux résultats scolaires. Comment établir des partenariats avec des agriculteurs locaux tout en maintenant des prix bas et un approvisionnement régulier ? Les cantines peuvent-elles à la fois nourrir les élèves, favoriser leur réussite scolaire tout en soutenant les économies locales ? Cette émission est une rediffusion du 21 mai 2025. Avec : • Sylvie Avallone, professeur à l'Institut Agro Montpellier, membre de la Chaire Unesco «Alimentations du monde» et impliquée dans le Consortium international santé et nutrition à l'école. Un entretien avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres au Royaume-Uni où la malbouffe règne dans les cantines scolaires. En fin d'émission Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Mamady à Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► Boulène Dème - Idrissa Diop, ORCHESTRA BAOBAB ► Libère - White Corbeau.
Environ un quart des élèves dans le monde a bénéficié de repas scolaires en 2024, une proportion qui atteint 47% à l'école primaire, selon un rapport de l'Unesco. Dans les pays en développement, de nombreuses écoles dépendent du Programme alimentaire mondial, ce qui met en péril les cantines lorsque les aides baissent et que les circuits d'approvisionnement local ne sont pas assez structurés. Or, le manque d'investissements dans la santé et la nutrition nuit aux résultats scolaires. Comment établir des partenariats avec des agriculteurs locaux tout en maintenant des prix bas et un approvisionnement régulier ? Les cantines peuvent-elles à la fois nourrir les élèves, favoriser leur réussite scolaire tout en soutenant les économies locales ? Cette émission est une rediffusion du 21 mai 2025. Avec : • Sylvie Avallone, professeur à l'Institut Agro Montpellier, membre de la Chaire Unesco «Alimentations du monde» et impliquée dans le Consortium international santé et nutrition à l'école. Un entretien avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres au Royaume-Uni où la malbouffe règne dans les cantines scolaires. En fin d'émission Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Mamady à Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► Boulène Dème - Idrissa Diop, ORCHESTRA BAOBAB ► Libère - White Corbeau.
La catastrophe nucléaire de Kyshtym, survenue en 1957 en Union soviétique, est l'un des pires accidents nucléaires de l'histoire — pourtant, elle est restée secrète pendant plus de vingt ans. À l'époque, seuls Tchernobyl et Fukushima feront pire. Mais si le monde en a si peu entendu parler, c'est parce que le drame s'est produit au cœur d'un complexe militaire ultra-secret, dans une région interdite aux étrangers.Tout commence dans la petite ville de Kyshtym, dans l'Oural, à proximité du complexe nucléaire de Maïak, l'un des tout premiers sites soviétiques destinés à produire du plutonium pour la bombe atomique. Dans ce centre, des tonnes de déchets hautement radioactifs sont entreposées dans des réservoirs souterrains en acier, refroidis par un système d'eau. Mais le 29 septembre 1957, le système de refroidissement d'un de ces réservoirs tombe en panne. Pendant plusieurs mois, la température interne monte lentement… jusqu'à provoquer une explosion chimique équivalente à environ 70 tonnes de TNT.L'explosion pulvérise le couvercle en béton de plusieurs tonnes et libère un immense nuage radioactif. Environ 20 millions de curies de matières radioactives sont projetées dans l'atmosphère — une quantité comparable à un tiers de celle de Tchernobyl. Ce nuage contamine une zone de plus de 20 000 km², touchant plusieurs régions de l'Oural et exposant près de 270 000 personnes.Mais à l'époque, impossible pour la population de comprendre ce qui se passe. Le régime soviétique garde le silence absolu. Les habitants des villages voisins voient des soldats arriver, des hélicoptères survoler la région, des convois évacuer des familles sans explication. On leur dit simplement qu'il y a eu une « explosion industrielle ». En réalité, 23 villages seront rasés, les habitants déplacés de force, et des centaines de personnes mourront dans les mois ou années suivantes des suites d'irradiations aiguës.Ce n'est qu'en 1976, grâce au témoignage du biologiste soviétique Jores Medvedev, réfugié à Londres, que l'Occident découvre l'ampleur de la catastrophe. Il baptise alors l'événement « catastrophe de Kyshtym », du nom de la ville la plus proche du site.Aujourd'hui encore, la région reste l'une des zones les plus contaminées de la planète. Le site de Maïak continue de fonctionner, mais les cicatrices écologiques et humaines du désastre rappellent qu'avant même Tchernobyl, l'histoire du nucléaire avait déjà connu une tragédie passée presque sous silence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En raison de l'insécurité qui sévit dans le pays, l'année académique 2025-2026 a officiellement débuté seulement le 1er octobre. Cependant, cette date n'a pas pu être respectée dans certaines villes. Un dossier réalisé par Ronel Paul. Dans la ville des Gonaïves, seules quelques écoles, comme celles de la Congrégation des Clercs de Saint Viateur, ont rouvert leurs portes le 1er octobre. Au Collège de l'Immaculée de Conception, le père Éric Cothière salue une reprise encourageante malgré un climat de peur qui freine encore beaucoup de familles. Environ 60% des élèves étaient présents pour cette première journée marquée à la fois par la joie et la crainte, explique-t-il au micro de Ronel Paul. D'autres établissements, comme l'institution Justin Dévot, ont préféré reporter la rentrée au lundi suivant, par mesure de prudence. Sa directrice, Bertolette Baubrun, appelle parents et enseignants à la vigilance face à l'insécurité persistante. Dans plusieurs communes de l'Artibonite — Liancourt, Petite-Rivière ou encore l'Estère — la situation est encore plus critique : les écoles y restent fermées, sous la menace des gangs. Pour Didier Pierre, directeur adjoint de l'Éducation dans le département, il y a urgence à agir. Les conséquences sont déjà visibles : le taux de réussite au baccalauréat plafonne à 30%. «Nos enfants souffrent beaucoup de cette situation», déplore-t-il, alors que les troubles continuent de paralyser l'éducation dans la région. Comment obtenir la nationalité américaine sous la présidence Trump Avec les règles d'immigration plus dures et les politiques d'expulsion de migrants de Donald Trump cette question est devenue de plus en plus importante pour certaines personnes aux États-Unis. Même s'ils disposent d'un titre de séjour, certains migrants sont arrêtés par la police de l'immigration. La nationalité américaine devient donc importante, c'est un sésame pour éviter les ennuis et arrestations mais l'obtenir n'est pas si simple. Il y a de nombreuses conditions à remplir et face à ces tracas administratifs, certaines organisations proposent de soutenir ceux et celles qui demandent la citoyenneté américaine. Reportage dans la banlieue d'Atlanta d'Edward Maille. Donald Trump s'en prend de nouveau à la sécurité sociale C'est une information exclusive du Washington Post. L'administration Trump prépare une réforme qui rendrait plus difficile l'accès aux allocations d'invalidité pour les Américains âgés. Le projet supprimerait tout simplement l'âge comme critère d'évaluation de la capacité à travailler. Aujourd'hui, les plus de 50 ans ont davantage de chances d'obtenir ces aides, car l'âge est reconnu comme un frein à la reconversion professionnelle. Selon Jack Smalligan, de l'Urban Institute, une réduction de 10% du nombre de bénéficiaires priverait environ 750 000 personnes de prestations sur dix ans — pour une économie estimée à 82 milliards de dollars. La réforme serait pilotée par Russell Vought, directeur du Budget à la Maison Blanche, qui avait déjà tenté d'instaurer ces changements lors du premier mandat de Donald Trump. Les partisans de la mesure affirment qu'avec la numérisation du travail, davantage de personnes handicapées peuvent désormais occuper des emplois de bureau, ce qui justifierait un durcissement des critères. Mais pour les démocrates, c'est une attaque frontale contre la sécurité sociale. Le sénateur Ron Wyden parle de «la plus grande coupe de l'histoire de l'assurance invalidité» et accuse les républicains de vouloir forcer les Américains à travailler jusqu'à un âge avancé. Le gouvernement brésilien s'inquiète du durcissement de la politique migratoire au Portugal Une nouvelle loi qui pénalise surtout les Brésiliens, la plus importante communauté étrangère du pays. Selon la Folha de São Paulo, les autorités brésiliennes ont envoyé une délégation à Lisbonne pour tenter de négocier un «traitement différencié» pour leurs ressortissants, au nom de la réciprocité : car, rappelle le quotidien, les Portugais bénéficient au Brésil de nombreux avantages, comme la possibilité d'obtenir la nationalité après seulement un an de résidence. La nouvelle législation portugaise met fin à la possibilité d'entrer comme touriste pour ensuite demander un permis de séjour sur place. Les démarches devront désormais être faites avant le départ, dans les consulats. La loi restreint aussi la réunification familiale et réserve les visas de travail aux «profils hautement qualifiés». D'après le journal Público, ce sont justement les nouvelles règles sur le regroupement familial qui inquiètent le plus Brasilia. Pour l'instant, le gouvernement brésilien n'envisage pas de mesures de rétorsion : «il s'agit de ne pas pénaliser les Portugais au Brésil, mais la réciprocité reste sur la table», écrit la Folha de São Paulo. Journal de la 1ère Les conséquences de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu aux Antilles.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 5 octobre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE PROJET DE BUDGET DE LECORNUUne première version du projet de loi de finances pour 2026 a été transmise jeudi pour avis au Haut conseil des finances publiques. La transmission de ce projet de loi marque le coup d'envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l'Assemblée nationale au plus tard le 13 octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que « rien n'est arbitré ». Il s'agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d'alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes : en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents. De défiscaliser à nouveau les «primes Macron » les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D'encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche » comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d'euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.Vendredi, le Premier ministre s'est engagé à ne pas utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L'idée n'est pas nouvelle : entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d'une « majorité plurielle », avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s'enlisaient à l'Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l'élaboration d'une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d'ordonnances, une première sous la Ve République.SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUEL'Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis : la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la « préparation 2030 », date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent : dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030 : défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et « capacités stratégiques habilitantes ».En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes : le développement capacitaire conjoint, les « projets phares » - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d'accélérer la montée en puissance militaire du continent, l'Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150 milliards d'euros. Environ 100 milliards sont alloués au flanc oriental de l'Europe : 43,7 milliards pour la Pologne, 16,7 milliards pour la Roumanie, 16,2 milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse. Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les 23 et 24 octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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