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Distorsion

À 3 h 20, dans la nuit du 2 février 2025, Liam Toman, 22 ans, est filmé à quelques centaines de mètres de sa chambre d'hôtel, dans le village de Mont-Tremblant. Puis sa trace se perd.Environ quinze heures plus tard, son téléphone communique une dernière fois avec le réseau, sans que sa position précise soit publiquement connue. Sept semaines après sa disparition, son portefeuille est retrouvé dans la neige avec ses pièces d'identité et sa carte d'accès à l'hôtel. Mais Liam demeure introuvable.Comment un jeune homme peut-il disparaître entre une caméra et la porte de sa chambre? Dans cet épisode, nous reconstituons la chronologie de sa dernière nuit, les recherches menées, les traces numériques laissées par son téléphone et les questions qui entourent toujours sa disparition. Où est passé Liam Toman?Patreon | Site Web | BoutiqueFizz : Activez votre premier forfait avec le code PODZZ et profitez d'une prime de référence de 25 $, de 10 Go de données mobiles gratuites et d'un mois d'Internet gratuit.NordVPN : Profitez d'un rabais exclusif sur votre abonnement et de 4 mois gratuits.Éros et Compagnie : Profitez de 15 % de rabais avec le code DISTORSION. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage international
En Inde, une coentreprise de fabrication de téléphones illustre le dégel avec la Chine

Reportage international

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 2:33


La présence simultanée de Xi Jinping et Narendra Modi en Inde, à l'occasion du sommet des Brics, illustre le réchauffement des relations entre les deux pays les plus peuplés du monde. L'étau se desserre doucement entre les deux économies, avec l'autorisation de nouveaux investissements chinois sur le territoire indien, notamment dans un secteur clé : la fabrication de téléphones portables. Si la Chine reste de loin le plus grand fabricant mondial, l'Inde progresse rapidement. Une alliance, où une « joint venture » entre deux géants du secteur, a été annoncée en juillet. L'entreprise chinoise Vivo et l'indienne Dixon ont ainsi scellé leur collaboration, comme en témoigne la visite de l'une de leurs usines en banlieue de New Delhi. De notre envoyé spécial à New Delhi, Environ 1,2 million de téléphones par mois sont produits dans les usines que supervise Lalit Choudhary, directeur général des opérations pour Dixon Electronics, leader indien de la fabrication de téléphones. Avant d'entrer dans l'usine, passage obligé par la clean room : un sas où une gigantesque soufflerie élimine toutes les poussières. « Pas de poussière, contrôle de la température, contrôle de l'humidité, des décharges électrostatiques, il faut un environnement spécifique », explique-t-il. Chaque employé surveille avec attention les larges machines blanches. Elles gravent, assemblent et vérifient que chaque pièce fonctionne. « Cette machine-là, on l'appelle le pilote. Et là, c'est une carte mère, mais pas encore fonctionnelle. Une fois qu'elle est passée dans la machine, avec tous les composants, on dit que c'est bon, elle est assemblée. Tout ce qui permet ensuite de pouvoir contrôler et utiliser le téléphone, c'est grâce à cela », détaille le directeur des opérations. Une plaque métallique sur laquelle sont installés les semi-conducteurs et composants électroniques du téléphone. Après être passée dans une dizaine de machines, la carte mère peut monter à l'étage supérieur. C'est là, au micro-assemblage, que le téléphone prend forme. « En moyenne, il y a 75-80 personnes par ligne de production selon les modèles », précise Lalit Choudhary. « En Inde, cela fait plus de 15 ans que nous assemblons des portables, les gens ici en Inde sont des experts », ajoute-t-il. Samsung, Motorola, Apple : la plupart des constructeurs mondiaux veulent réduire leur dépendance à la Chine et se tournent vers l'Inde, attirés par le faible coût du travail et les débouchés de l'immense marché indien. C'est aussi ce que vient chercher l'entreprise chinoise Vivo, dont la production conjointe avec Dixon doit débuter à l'automne. « Vivo, c'est le leader du marché des téléphones portables dans le marché indien, ils ont près de 20 % de part de marché, c'est une grande entreprise avec des capacités technologiques », souligne Saurabh Gupta, directeur financier du groupe. Vivo, spécialisé dans la conception des portables, fabrique une large partie de sa production en Chine, un savoir-faire utile pour Dixon. Mais il a fallu convaincre durant plus de 15 mois les autorités indiennes pour qu'elles acceptent le projet. « Dans une joint-venture, les entreprises indiennes doivent avoir la majorité des parts, il doit y avoir des bénéfices concrets pour l'industrie et le pays en termes de transferts de technologies, de savoir-faire, des bonnes pratiques à adopter », explique Saurabh Gupta. Des transferts de technologies loin d'être évidents. Beaucoup doutent de la volonté des entreprises chinoises de vouloir réellement aider à former leurs concurrents de demain. À lire aussiSommet des Brics+: le «multi-alignement» de l'Inde au défi de son rapprochement avec la Chine

Nostalgie - La Liste de Sandy
Quand on a un chat

Nostalgie - La Liste de Sandy

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 1:06


Plus de 16 millions de chats viennent d'être recensés en France. Environ un tiers des ménages français ont au moins un chat à la maison. Qu'est ce qu'on vit quand on a un chat ?

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy
La Liste de Sandy - Quand on a un chat

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 1:06


Plus de 16 millions de chats viennent d'être recensés en France. Environ un tiers des ménages français ont au moins un chat à la maison. Qu'est ce qu'on vit quand on a un chat ?

Estelle Midi
Le cri du coeur du jour - Nadia, auditrice : "Nous c'est environ 14 000€ en plus tous les mois ! Une fois qu'on a remboursé nos crédits, il ne reste rien ! Les PME, on n'arrivera pas à survivre" - 04/09

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 3:41


Avec : Baptiste des Monstiers, grand reporter en reconversion dans le paysagisme. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Morad Aït-Habbouche, journaliste et réalisateur. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Reportage International
Crue dans l'Himalaya: la douloureuse course contre la montre pour identifier les corps

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 2:35


Au Népal, après les inondations meurtrières et les glissements de terrain du 26 août, le bilan s'établit, au 3 septembre, à 1 280 morts et 5 624 disparus. Pour leurs proches, l'attente est insoutenable. Et la plupart ont perdu espoir de retrouver les leurs vivants. Symbole du drame humain derrière cette catastrophe climatique : Barathpur, dans le district de Chitwan, située à près de 300 kilomètres en aval de l'origine des crues. Cette ville a vu affluer les cadavres. Environ cinq corps sont encore repêchés chaque jour et la police pense qu'il y en a encore plus dans le fond de la rivière. Pour tenter d'identifier les corps, déjà méconnaissables, la police et les autorités népalaises lancent des opérations de collecte d'ADN chez les survivants. Une course contre la montre douloureuse pour les familles.   Après plus d'une semaine sans nouvelle de son fils de 22 ans, parti travailler près de la frontière tibétaine, Kulmaya Tamang, une paysanne, se présente au centre d'information de Barathpur. Sous un barnum, elle remplit des formulaires, donne des photos, dépose ses empreintes et s'approche d'un homme en blouse blanche, pour une prise de sang. « Serrez bien le poing (…) nous ne pouvons pas encore vous dire quand cela sera fait, mais tous ces dons vont être envoyés à Katmandou. Si votre ADN correspond à un corps, vous serez prévenue », lui annonce-t-il. Venir ici, c'est accepter l'idée que son fils est mort. Son mari Rajkumar a perdu espoir. « S'il était vivant, je pense qu'il nous aurait déjà contactés. Donc je pense qu'il n'a pas survécu », déclare-t-il.  D'autres familles, parfois venues de très loin, attendent aussi de savoir. Ajay Mandal a fait 11 heures de bus avec sa femme, Pratima, et son beau-père âgé. « Nous n'avons pu arriver qu'à 17 heures et on nous a dit de revenir que demain matin à 10 heures », déplore-t-il. « Le gouvernement devrait être plus rapide à retrouver les disparus. Cela nous soulagerait, nous sommes tous à bout et tellement stressés », ajoute sa femme.  À lire aussiCrue dans l'Himalaya: l'heure du recueillement pour les proches des disparus, désormais sans espoirs La famille cherche un fils et un frère ingénieur coincé dans l'un des tunnels du nord du pays. Elle veut croire que son corps a peut-être été repêché ici, près de Barathpur, dans la rivière. Là, avec des centaines de bénévoles, Fanendra, un entrepreneur local, raconte avoir participé aux recherches de la police : « Avec mon équipe, on a trouvé 50-70 cadavres. Ça brise le cœur, on aurait jamais imaginé ça. Tant de familles ont perdu leurs proches. » L'hôpital gouvernemental de Barahtpur, seul habilité à faire des autopsies, s'est retrouvé débordé. Son responsable, Dr Bishwabandhu Bagale, témoigne : « En vingt ans de carrière, je n'ai jamais vu d'hôpital qui doive faire 350 autopsies en quelques jours. Avec ces conditions climatiques si chaudes, humides, la décomposition s'est accélérée. Tout le monde s'inquiétait de l'odeur. Donc le choix de faire des enterrements "temporaires" a été rapide. Mais on n'avait pas d'autres options. » À Barathpur, les corps ont en effet été numérotés et entreposés sous une bâche, dans la terre rouge d'une forêt de la ville. Devant la grille de ce cimetière, des fleurs orange et des dizaines d'offrandes. Ce n'est qu'une solution temporaire, assure le gouvernement, en attendant de mettre un nom derrière chaque corps retrouvé. Même si pour l'instant, d'après la police, seules 12 familles ont pu identifier un proche à la morgue de Barathpur. À lire aussiÀ la Une: au Népal, les témoignages de femmes endeuillées par la catastrophe

Reportage international
Crue dans l'Himalaya: la douloureuse course contre la montre pour identifier les corps

Reportage international

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 2:35


Au Népal, après les inondations meurtrières et les glissements de terrain du 26 août, le bilan s'établit, au 3 septembre, à 1 280 morts et 5 624 disparus. Pour leurs proches, l'attente est insoutenable. Et la plupart ont perdu espoir de retrouver les leurs vivants. Symbole du drame humain derrière cette catastrophe climatique : Barathpur, dans le district de Chitwan, située à près de 300 kilomètres en aval de l'origine des crues. Cette ville a vu affluer les cadavres. Environ cinq corps sont encore repêchés chaque jour et la police pense qu'il y en a encore plus dans le fond de la rivière. Pour tenter d'identifier les corps, déjà méconnaissables, la police et les autorités népalaises lancent des opérations de collecte d'ADN chez les survivants. Une course contre la montre douloureuse pour les familles.   Après plus d'une semaine sans nouvelle de son fils de 22 ans, parti travailler près de la frontière tibétaine, Kulmaya Tamang, une paysanne, se présente au centre d'information de Barathpur. Sous un barnum, elle remplit des formulaires, donne des photos, dépose ses empreintes et s'approche d'un homme en blouse blanche, pour une prise de sang. « Serrez bien le poing (…) nous ne pouvons pas encore vous dire quand cela sera fait, mais tous ces dons vont être envoyés à Katmandou. Si votre ADN correspond à un corps, vous serez prévenue », lui annonce-t-il. Venir ici, c'est accepter l'idée que son fils est mort. Son mari Rajkumar a perdu espoir. « S'il était vivant, je pense qu'il nous aurait déjà contactés. Donc je pense qu'il n'a pas survécu », déclare-t-il.  D'autres familles, parfois venues de très loin, attendent aussi de savoir. Ajay Mandal a fait 11 heures de bus avec sa femme, Pratima, et son beau-père âgé. « Nous n'avons pu arriver qu'à 17 heures et on nous a dit de revenir que demain matin à 10 heures », déplore-t-il. « Le gouvernement devrait être plus rapide à retrouver les disparus. Cela nous soulagerait, nous sommes tous à bout et tellement stressés », ajoute sa femme.  À lire aussiCrue dans l'Himalaya: l'heure du recueillement pour les proches des disparus, désormais sans espoirs La famille cherche un fils et un frère ingénieur coincé dans l'un des tunnels du nord du pays. Elle veut croire que son corps a peut-être été repêché ici, près de Barathpur, dans la rivière. Là, avec des centaines de bénévoles, Fanendra, un entrepreneur local, raconte avoir participé aux recherches de la police : « Avec mon équipe, on a trouvé 50-70 cadavres. Ça brise le cœur, on aurait jamais imaginé ça. Tant de familles ont perdu leurs proches. » L'hôpital gouvernemental de Barahtpur, seul habilité à faire des autopsies, s'est retrouvé débordé. Son responsable, Dr Bishwabandhu Bagale, témoigne : « En vingt ans de carrière, je n'ai jamais vu d'hôpital qui doive faire 350 autopsies en quelques jours. Avec ces conditions climatiques si chaudes, humides, la décomposition s'est accélérée. Tout le monde s'inquiétait de l'odeur. Donc le choix de faire des enterrements "temporaires" a été rapide. Mais on n'avait pas d'autres options. » À Barathpur, les corps ont en effet été numérotés et entreposés sous une bâche, dans la terre rouge d'une forêt de la ville. Devant la grille de ce cimetière, des fleurs orange et des dizaines d'offrandes. Ce n'est qu'une solution temporaire, assure le gouvernement, en attendant de mettre un nom derrière chaque corps retrouvé. Même si pour l'instant, d'après la police, seules 12 familles ont pu identifier un proche à la morgue de Barathpur. À lire aussiÀ la Une: au Népal, les témoignages de femmes endeuillées par la catastrophe

Reportage culture
À la veille de l'élection en Saxe-Anhalt, l'AfD cible la culture et le Bauhaus

Reportage culture

Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 2:33


La perspective de l'élection régionale en Saxe-Anhalt, qui doit se tenir le 6 septembre, fait trembler l'Allemagne car pour la première fois depuis la guerre, l'extrême droite pourrait gouverner une région. Si immigration et sécurité figurent en bonne place dans le programme de l'AfD, la culture y joue aussi un rôle important. Le parti, en cas de victoire, compte bien imposer ses thèses dans ce domaine. De notre correspondant à Berlin, Hans-Thomas Tillschneider est l'idéologue en chef de l'AfD en Saxe-Anhalt. Le très radical programme du parti lui doit beaucoup. L'universitaire, spécialiste de l'islam et proche de la Nouvelle Droite et du mouvement identitaire, pourrait devenir ministre de la Culture et de l'Éducation si l'AfD arrive au pouvoir dans une semaine. « Penser allemand », c'est le slogan central du parti d'extrême droite qui s'oppose au « penser moderne » qu'affiche le gouvernement régional. La culture doit renforcer l'identité allemande et non mettre en avant le multiculturalisme. Le Bauhaus, le célèbre courant artistique et architectural, s'est installé il y a un siècle à Dessau, en Saxe-Anhalt. Le site est classé au patrimoine de l'Unesco. Comme autrefois, il subit les attaques de l'extrême droite. « Le Bauhaus est connu dans le monde entier. Il est visible. Il est une cible parfaite, s'alarme la directrice de la fondation Bauhaus, Barbara Steiner. On retrouve dans les critiques d'aujourd'hui des arguments et des mots utilisés il y a un siècle pour nous discréditer. » Inquiet, le ministre de la Culture fédéral a lancé un manifeste en faveur du Bauhaus, soutenu par des centaines d'institutions. Ce couple de visiteurs du musée à Dessau est également inquiet. « C'est un danger. Il faut absolument sauvegarder le Bauhaus », s'exclame la femme. « On veut penser allemand et refouler tout ce qui n'est pas allemand », alerte son mari. À lire aussiAllemagne: le parti d'extrême droite AfD aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt « La normalisation d'un discours néo-fasciste » Le monde culturel en Saxe-Anhalt se mobilise contre les plans de l'AfD. Environ 150 institutions ont rejoint le réseau « La culture, c'est la diversité et nos racines » pour dénoncer les projets de l'AfD. Pour les théâtres, ces plans signifieraient jouer d'abord des pièces allemandes ou mettant l'identité allemande en avant. Les régions qui ont d'importantes compétences en matière culturelle ont la main sur les subventions. « Il y a exactement ce qui ferait penser à un retour aux années 1930, analyse le Suisse Julien Chavaz, qui dirige le théâtre de Magdeburg, sacré théâtre de l'année en Allemagne l'an dernier. La normalisation d'un discours néo-fasciste est particulièrement visible, puissante et probablement porteuse de succès dans cette région. » L'AfD veut par ailleurs quitter le réseau de l'audiovisuel public, remettre en cause l'obligation scolaire et privilégier en histoire les aspects positifs du passé. Les universités et la recherche seraient aussi remises au pas. « Si l'AfD accède au pouvoir dans une semaine, elle compte faire de la Saxe-Anhalt un laboratoire de sa politique culturelle », prévient Christoph Bartmann, l'auteur d'un livre sur le combat culturel de l'extrême droite. Les milieux culturels poursuivent leur mobilisation. Mais certains pourraient quitter la région en cas de victoire de l'AfD. À lire aussiAllemagne: malgré son impopularité, Friedrich Merz tente de rassurer face à la montée constante de l'extrême droite à l'Est

Reportage Culture
À la veille de l'élection en Saxe-Anhalt, l'AfD cible la culture et le Bauhaus

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 2:33


La perspective de l'élection régionale en Saxe-Anhalt, qui doit se tenir le 6 septembre, fait trembler l'Allemagne car pour la première fois depuis la guerre, l'extrême droite pourrait gouverner une région. Si immigration et sécurité figurent en bonne place dans le programme de l'AfD, la culture y joue aussi un rôle important. Le parti, en cas de victoire, compte bien imposer ses thèses dans ce domaine. De notre correspondant à Berlin, Hans-Thomas Tillschneider est l'idéologue en chef de l'AfD en Saxe-Anhalt. Le très radical programme du parti lui doit beaucoup. L'universitaire, spécialiste de l'islam et proche de la Nouvelle Droite et du mouvement identitaire, pourrait devenir ministre de la Culture et de l'Éducation si l'AfD arrive au pouvoir dans une semaine. « Penser allemand », c'est le slogan central du parti d'extrême droite qui s'oppose au « penser moderne » qu'affiche le gouvernement régional. La culture doit renforcer l'identité allemande et non mettre en avant le multiculturalisme. Le Bauhaus, le célèbre courant artistique et architectural, s'est installé il y a un siècle à Dessau, en Saxe-Anhalt. Le site est classé au patrimoine de l'Unesco. Comme autrefois, il subit les attaques de l'extrême droite. « Le Bauhaus est connu dans le monde entier. Il est visible. Il est une cible parfaite, s'alarme la directrice de la fondation Bauhaus, Barbara Steiner. On retrouve dans les critiques d'aujourd'hui des arguments et des mots utilisés il y a un siècle pour nous discréditer. » Inquiet, le ministre de la Culture fédéral a lancé un manifeste en faveur du Bauhaus, soutenu par des centaines d'institutions. Ce couple de visiteurs du musée à Dessau est également inquiet. « C'est un danger. Il faut absolument sauvegarder le Bauhaus », s'exclame la femme. « On veut penser allemand et refouler tout ce qui n'est pas allemand », alerte son mari. À lire aussiAllemagne: le parti d'extrême droite AfD aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt « La normalisation d'un discours néo-fasciste » Le monde culturel en Saxe-Anhalt se mobilise contre les plans de l'AfD. Environ 150 institutions ont rejoint le réseau « La culture, c'est la diversité et nos racines » pour dénoncer les projets de l'AfD. Pour les théâtres, ces plans signifieraient jouer d'abord des pièces allemandes ou mettant l'identité allemande en avant. Les régions qui ont d'importantes compétences en matière culturelle ont la main sur les subventions. « Il y a exactement ce qui ferait penser à un retour aux années 1930, analyse le Suisse Julien Chavaz, qui dirige le théâtre de Magdeburg, sacré théâtre de l'année en Allemagne l'an dernier. La normalisation d'un discours néo-fasciste est particulièrement visible, puissante et probablement porteuse de succès dans cette région. » L'AfD veut par ailleurs quitter le réseau de l'audiovisuel public, remettre en cause l'obligation scolaire et privilégier en histoire les aspects positifs du passé. Les universités et la recherche seraient aussi remises au pas. « Si l'AfD accède au pouvoir dans une semaine, elle compte faire de la Saxe-Anhalt un laboratoire de sa politique culturelle », prévient Christoph Bartmann, l'auteur d'un livre sur le combat culturel de l'extrême droite. Les milieux culturels poursuivent leur mobilisation. Mais certains pourraient quitter la région en cas de victoire de l'AfD. À lire aussiAllemagne: malgré son impopularité, Friedrich Merz tente de rassurer face à la montée constante de l'extrême droite à l'Est

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche
Canicule : "Une perte de chiffre d'affaires d'environ 15% sur les abricots" pour le président du Comptoir Rhodanien

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche

Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 5:42


durée : 00:05:42 - La canicule et la sécheresse ont eu des effets sur le maraîchage : fruits et légumes abîmés, trop petits... le président du Comptoir Rhodanien à Tain-l'Hermitage, Christophe Soulhiard, est l'invité d'ICI Drôme Ardèche. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Vlan!
#404 Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 45:53


Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#404 Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2)

Vlan!

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 43:31


Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain
Cyberattaques en France : l'État pris en défaut (

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Aug 22, 2026 55:56


Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)===============Cyberattaques : l'État français sous pressionCoup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l'administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l'Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l'État à détecter rapidement les extractions massives de données. Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l'accusent d'avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d'un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains.Meta : les lunettes connectées inquiètentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d'une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d'identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s'est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale.Un ChatGPT spécial pour les adosOpenAI renforce l'expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l'aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l'assistant. Le système doit également mieux détecter l'âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l'automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT.La publicité arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l'assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l'impression que les réponses de l'IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique.Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu'un contrôle généralisé de l'âge ferait peser sur l'ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu'un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique.L'IA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables.Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiquesLes compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d'hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
"Rien de plus bête économiquement que de ne pas agir pour le climat", Etienne de Callataÿ (Orcadia)

Le Brief

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 17:37


Les Fagnes font face à un incendie d’une ampleur exceptionnelle depuis trois jours. Environ 3.000 hectares sont déjà partis en fumée et le combat contre les flammes pourrait durer plusieurs semaines. Face à cette catastrophe, l’économiste Étienne De Callataÿ, invité du Brief, rappelle une évidence: "Rien de plus bête sur le plan économique que de ne pas agir sur le plan environnemental et climatique." Au Moyen-Orient, la situation s’enlise, avec des conséquences qui se font sentir bien au-delà de la région, notamment sur l’économie mondiale. Autre sujet qui inquiète les marchés: la dette américaine. L’économie des États-Unis continue de tourner, mais les finances publiques restent sous pression. Jusqu’où cette situation peut-elle aller? Dans cet épisode, nous parlons aussi des prochaines entrées en Bourse de deux géants très différents, mais tous deux très puissants: Shein, le géant chinois de l’ultra-fast-fashion, et Anthropic, l’un des poids lourds américains de l’intelligence artificielle. Enfin, retour en Belgique avec deux dossiers brûlants de la rentrée pour le gouvernement fédéral: la vente partielle de Belfius et l’avenir de l’assureur public Ethias. Là aussi, Étienne De Callataÿ nous livre son analyse. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Aujourd'hui l'économie
Diasporas commerçantes: les esthéticiennes ukrainiennes en France font de la beauté un métier d'exil [3/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 2:37


Sur notre série d'été sur les diasporas commerçantes, RFI part à la rencontre des esthéticiennes ukrainiennes à Paris. Les salons de beauté tenus par des réfugiées ukrainiennes ont fleuri dans la capitale française. Et ça depuis le début de l'invasion russe à grande échelle il y a quatre ans. Environ 50 000 Ukrainiens sont réfugiés en France et beaucoup sont des femmes : la plupart des hommes ne peuvent pas quitter leur pays, étant mobilisables pour le front. Parmi ces femmes ukrainiennes, beaucoup sont esthéticiennes, car le secteur de la beauté est très développé en Ukraine. On parle ici de salons de beauté où on se fait les ongles, où on prend soin de ses sourcils, où on se maquille. Tout ça, c'est une véritable industrie en Ukraine. Un savoir-faire même, que les réfugiées ukrainiennes importent en France. Pour comprendre le phénomène, nous sommes allés à la rencontre d'Alina. « Je suis arrivée l'année de la guerre en mars 2022. » Alina travaille dans un salon de beauté dans le chic VIIe arrondissement de la capitale avec trois autres Ukrainiennes. Et à son arrivée, cela n'a pas été compliqué de se faire une place. « Il y avait beaucoup de compétition en Ukraine. En comparaison, à Paris, il y en a beaucoup moins. Je pense que c'est pour ça que ça a été plus simple pour moi de m'installer ici. » Un établissement de soin et de conseils Il faut dire qu'à la clientèle française s'ajoutent aussi les autres réfugiées ukrainiennes. Aujourd'hui c'est Taïa, qui est arrivée d'Odessa il y a huit mois. Elle vient se faire épiler les sourcils. Car en dehors des soins esthétiques, c'est un lieu de soutien. « On peut aussi demander de l'aide. On peut aussi poser des questions à propos des démarches administratives. Pour moi, c'est important d'échanger et de se nourrir de l'expérience des autres. Par exemple, Alina, elle habite ici depuis quatre ans, bien plus que moi. Alors elle a plus d'expérience et elle peut alors répondre aux questions qui sont pertinentes pour moi. » Ironie de l'histoire : la propriétaire de ce salon est russe. Elle a vécu une large partie de sa vie en Ukraine. Aujourd'hui Bella Labègue est fière d'accueillir trois réfugiées ukrainiennes. « Absolument. Et surtout qu'ici, c'est la paix. Et je veux dire que la beauté sauve le monde. On ne s'ennuie pas ici, lâche-t-elle d'une voix émue. C'est ma petite mission, vous voyez ? » La quête de la paix par la beauté. À lire aussiDiasporas commerçantes: la communauté libanaise au Brésil [1/5]

Les matins
Du terrain aux cartes : raconter les parcours de migration

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 42:28


durée : 00:42:28 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Les 30 et 31 juillet, un afflux important de migrants est entré dans l'enclave espagnole de Ceuta. Environ 50 000 à 60 000 personnes, majoritairement des hommes, ont traversé la frontière à la nage depuis la ville de Fnideq. Au-delà des flux, comment raconter les parcours de migration ? - équipe : Delphine Keravec, Anouk Milliot, Sarah Masson, Rodi Eken, Léa Capuano, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Françoise Bahoken Géographe et cartographe, chargée de recherche à l'université Gustave-Eiffel, Michaël Neuman Directeur d'études au Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires (CRASH) de la Fondation MSF Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Point J - RTS
Annyssa Bellal : comment se construit la paix, loin des projecteurs ? (Inspire 6/8)

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 29:06


Environ 130 conflits armés se déroulent actuellement sur terre. L'attaque israélo-américaine en Iran, le 28 février 2026, a ajouté une guerre à cette liste déjà trop longue. Pourtant, de nombreuses organisations et de nombreux individus travaillent chaque jour à la paix. Et parfois, ça marche. Annyssa Bellal, avocate et directrice exécutive de la Plateforme de consolidation de la paix de Genève, analyse comment la paix se construit concrètement, loin des projecteurs. Un épisode d'Inspire, le format du Point J qui donne rendez-vous avec celles et ceux qui pensent le monde de demain. Pour aller plus loin : https://www.gpplatform.ch/fr Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Antoine Weissenbach Productrice : Magali Philip

Interplace
Regreening Ruses and Radiant Ruin

Interplace

Play Episode Listen Later Aug 2, 2026 24:03


Hello Interactors,I've long been a fan of “regreening” cities, imagining replacing bits of asphalt and concrete with trees, plants, mini-parks, and green roofs to cool them down. In many cases these are indeed good interventions. But even these celebrated nature-based solutions to the “urban heat island” effect require closer inspection. It turns out any land cover change alters energy, water, and momentum exchanges between the Earth's surface and the atmosphere. Which are the right ones and where?To understand why cookie cutter greening plans can fail and how planners and policy makers can build cities that can handle climate change, we need to understand how land and the air interact. Environments vary from place to place, and this puts limits on what we can do to land to create urban climates that are both beautiful and healthy.To get a handle on what the research says, I found a literature review from 2025 that synthesized findings from 84 peer-reviewed studies. In was published in the journal Climate Risk Management.Let's see what they, and others, found.BEATING HEAT WITH BIOPHYSICAL FEATSWhat better place to start than science. Let's just delve right into how urban green spaces affect temperature. It starts with determining the energy balance at the surface of the earth. This comes from a budget equation found in physical geography. When sunlight hits the Earth's surface, it breaks down into three main fluxes, or ways heat moves around* Sensible heat flux: the heat that directly warms the surrounding air, which we measure as temperature.* Latent heat flux: the heat that's used to turn water from a liquid to a gas, like when we sweat or plants release water vapor (transpiration).* Ground heat flux: the heat stored in building materials, asphalt, and soil.In conventional urban environments dominated by concrete and asphalt, latent heat flux is minimal because we've built cities in ways that rapidly drain water away as ‘waste'. As a result, incoming solar energy is funneled into sensible heat. This raises daytime air temperatures that gets stored as ground heat, which is slowly radiated back into the city at night. Urban greening can reshuffle this thermodynamic budget through three interconnected physical mechanisms: shading, evapotranspiration, and albedo modification.Mechanism 1. Shading: Intercepting Solar RadiationShading — the most immediate and reliable cooling mechanism provided by vegetation — requires precise microclimatic quantification. Vegetative canopies act as physical shields, intercepting incoming shortwave solar radiation before it strikes impervious surfaces like concrete or asphalt. By preventing these dense materials from absorbing heat and emitting sensible heat flux back into the boundary layer, shading dramatically lowers surface temperatures and reduces the baseline thermal energy transferred to the surrounding air. (Bowler, D. E., et al. 2010)The cooling benefit of urban trees is non-linear, accelerating significantly once neighborhood canopy cover crosses a critical threshold of around 40%. Measuring daytime air temperatures across urban gradients, they found that canopy cover above this 40% mark can lower local air temperatures by up to 1.5 to 2.0 degrees Celsius, effectively offsetting the thermal burden created by surrounding roads and impervious surfaces. (Ziter, C. D., et al. 2019)Mechanism 2. Evapotranspiration: Trading Sensible Heat for Latent HeatWhile shading blocks heat absorption, evapotranspiration actively removes heat from the air. Plants absorb soil moisture through their root systems and release it as water vapor through tiny microscopic pores in their leaves called stomata. This process requires thermal energy that turns phase-changing liquid water into gas. This energy transfer absorbs sensible heat and converts it into latent heat.Evapotranspiration from well-watered urban green spaces can lower local air temperatures by 2-4 degrees celsius. (Coutts, et al., 2013) However, physical geographers emphasize a crucial physical prerequisite that is easy to overlook: evapotranspiration is entirely dependent on available water. When the soil is dry or the air is super dry, plants close their stomata to save water. When stomata close, evapotranspiration shuts down. This leaves shading as the sole remaining cooling mechanism.Mechanism 3. Albedo Dynamics: The Surface Reflectivity ParadoxAlbedo measures the reflectivity of a surface on a scale from 0.0 (total absorption) to 1.0 (total reflection). Urban asphalt has a low albedo (0.05 to 0.10), absorbing up to 95% of incoming solar energy. Vegetation's albedo can range from 0.11 to 0.25.In temperate climates, replacing low-albedo asphalt with greenery or reflective surfaces increases surface reflectivity, sending more solar radiation back into space before it can be absorbed as sensible heat. One study documented that increasing urban surface albedo typically lowers peak ambient air temperatures by 0.3 degres Celsius to 1.0 degree Celsius — alongside much larger drops in surface pavement temperatures. While a temperature change under one degree Celsius may sound modest at first glance, a baseline shift of this magnitude across a neighborhood is enough to redefine a local microclimate. (Santamouris, 2014)But swapping out light urban surfaces for dark vegetation can also have a negative effect. Paradoxically, when researchers in 2023 replaced dry, light-colored desert soil with darker vegetation in hot, arid regions it reduced overall surface reflectivity. The drop in albedo caused an increase in daytime surface warming. (Schlaerth, et al., 2023)Furthermore, dense tree canopies inside narrow urban street canyons can act as thermal blankets at night. While trees provide valuable shade during the day, their foliage reduces the sky view factor at street level, trapping outgoing longwave thermal radiation emitted by surrounding building facades and asphalt. When combined with reduced wind permeability, this canopy barrier restricts nocturnal radiative cooling and holds warm air near ground level (Lee et al., 2016).These are the physical realities that can demonstrate how urban greening is not a consistently inherent cooling practice. It is a complex thermodynamic intervention whose success relies entirely on local environmental conditions.PLACEMENT, PATCHES, AND PARK PATTERNSBecause thermodynamic processes happen across physical spaces, cooling urban green space can be uneven. The literature review reveals that a green space's cooling capacity depends on four spatial and biological variables: vegetation density, species selection, spatial configuration, and urban morphology. Let's break them down individually.Cooling Factor 1. Vegetation Density and Species TraitsNot all greenery cools equally. One way to measure this is through a Leaf Area Index (LAI). This is the total leaf area per unit of ground area and is a primary predictor of thermal performance. As you might imagine, dense foliage absorbs more from the sun and then produces higher cumulative transpiration (so long as there's adequate water).Botanical traits also play a big role. Broadleaf deciduous species (like oaks or maples) feature large surface areas that maximize summer transpiration, but that goes away when they drop their leaves in winter. Evergreen coniferous trees, however, maintain continuous canopy coverage through every season.In temperate rainforest environments like Seattle or Vancouver, researchers found that conifers cooled urban surroundings up to 1.7 degrees celsius more effectively than broadleaf trees. Dense needle canopies continuously block incoming solar radiation due to higher LAI and the fact that clusters of spiny needles better trap a stable buffer of calm air which moderates heat exchange with the surrounding urban environment. (Eyster & Beckage, 2022, 2023) Cooling factor 2. Spatial Configuration: Landscape Ecology PrinciplesEcologists and geographers commonly evaluate green spaces through two main attributes: composition (how much green space exists) and configuration (how those green patches are arranged across the landscape). Over 58% of the mechanism-focused studies in the literature review analyzed spatial pattern metrics. The consensus is the spatial layout of green space is just as important as its total area!Other empirical studies consistently demonstrate that cooling effects decay the further you get from green spaces. Research done in 2016 and 2023 shows how urban parks can produce a primary “cooling footprint” that extends typically 100 to 300 meters from the park boundaries. If you're lucky enough to live within this buffer, temperatures drop between 1.9 and 3.1 degrees celsius, but beyond 300 meters, the cooling influence quickly falls off. (Bao, et al. 2016, Shi et al. 2023)This spatial limit leads to a couple spatial layout choices. A few big parks or connected networks of smaller green spaces. Large, consolidated parks (>2 hectares) generate intense, stable “cool islands” at their core, but their benefits remain localized. For example, a study in Xalapa, Mexico, revealed that parks larger than 2.8 hectares with over 21% tree cover provided reliable local cooling of around 2 degrees celsius . (Lemoine-Rodriguez et al., 2022)Connected networks of smaller green spaces distributed across a city create a more equitable cooling effect. Three studies in 2019 and 2021 show that fragmented, isolated green patches — like big parks — perform poorly compared to continuous, linear green corridors. Linear “green belts” or street-tree networks (in the right environment) can act as ventilation channels, allowing cool air generated by vegetation to flow into adjacent built-up neighborhoods. (Masoudi et al., 2019, 2021; Pramanik, 2019)Cooling factor 3. Urban Morphology: The Built Environment MatrixObviously, green spaces don't exist in isolation. They're embedded within a three-dimensional hodge podge of buildings, streets, and other bits of infrastructure. Urban morphologists can quantify this urban morphological cacophony using building height-to-street-width ratio and sky view factor - the extent to which surrounding structures and canopies obstruct a location's view of the open sky.High-density urban cores with tall buildings create deep “urban canyons” that generate their own shade. In these settings, building shade can combine with tree shade during peak daylight hours to significantly lower temperatures.However, studies show that if tree canopies in narrow street canyons are too dense — particularly in humid environments — they can trap anthropogenic heat emitted by vehicle exhaust and air conditioning condenser units. They can also significantly reduce localized wind speeds. As a result, maximizing green space cooling efficiency requires aligning vegetation density and canopy architecture with prevailing wind corridors to preserve urban ventilation channels (Cheung & Jim, 2019; Morakinyo et al., 2019).Nothing is every as easy as it seems.BRIDGING GAPS WITH BETTER MAPSWhile academic literature can offer detailed insights into microclimatic processes, there remains a big gap between academia and urban planning and governmental policy. That gap may be self-fulfilling. The literature review of 84 papers revealed 61% of the papers simply advocate for expanding green space area, whereas only 26% focus on optimizing existing green infrastructure.Recommending that dense, historical cities “add more large parks” ignores real-world urban constraints. In modern, rapidly expanding cities, urban land is expensive, highly contested, and structurally constrained. Space dedicated to a new park often competes directly with housing, transit infrastructure, or commercial development. To move beyond idealistic slogans, urban planning will have to recon with three major implementation challenges.Challenge 1. The Water-Energy-Heat Nexus in Arid CitiesThe most significant implementation challenge facing nature-based solutions occurs precisely where urban heat stress is most severe — in hot, arid regions. Cities like Phoenix, Cairo, Tehran, or Riyadh already suffer from intense summer heatwaves. You don't have to live in or visit these places to know water there is extremely scarce.Maintaining green spaces in places like this requires pumping groundwater or desalinating seawater. Pumping and desalinating water requires massive amounts of electricity, which only increases greenhouse gas emissions if that power is coming from fossil fuels. Furthermore, if irrigation water runs out during a heatwave, non-adapted vegetation dries out, loses its cooling capacity, and can even become a wildfire risk.To solve this dilemma, physical geographers advocate evaluating urban greening through a standardized resource efficiency metric: evapotranspirative cooling per unit of water applied. In plain language, this ratio measures how many degrees of cooling you get for each liter (or gallon) of water that plants and soil release into the air through evaporation and transpiration.In dry climates — where municipal water is already tightly rationed and turfgrass is increasingly discouraged but rarely banned (I'm looking at you Arizona) — urban greening strategies are going to have pivot away from high-water lawns and non-native foliage. These cities have to move from simply prioritizing or incentivizing drought-tolerant species to requiring them. While drought-tolerant plants transpire less water than many other plants and trees — and still require water — when combined with drip-irrigation using treated municipal wastewater (greywater), they can provide a pretty reliable canopy shade and even modest evaporative cooling without draining water reserves.Challenge 2. Environmental Justice and Thermal EquityUrban heat exposure is rarely, if ever, distributed evenly across socio-economic groups. In many cities worldwide, low-income neighborhoods exhibit significantly lower tree canopy cover, higher proportions of impervious asphalt, and higher building densities than the more affluent suburbs and ex-urbs. This imbalance leaves more vulnerable populations exposed to extreme heat hazards.When municipalities undertake uncoordinated “regreening” projects, they risk triggering green gentrification. Installing fancy attractive parks can then inflate surrounding property values, displacing residents while still not reducing their heat related vulnerability.To address this, requires targeted interventions like deploying small-scale, distributed interventions (think pocket parks, vegetated bus stops, and road corridors) directly in high-vulnerability, low-canopy/vegetation neighborhoods. You could focus on functional shading over high-maintenance aesthetics. This could better ensure that at least transit stops, pedestrian walkways, and playgrounds are prioritized for canopy cover. Lastly, combining situated green infrastructure with social policy could create and/or protect more affordable housing around old and new greened public corridors and spaces.Challenge 3. A Multi-Benefit, Context-Specific Design FrameworkNo single cooling intervention works everywhere. Planners and policy makers need to adopt an integrated, multi-tiered approach that combines nature-based solutions with material interventions.In arid and semi-arid environments, planners should prioritize structural canopy shading and end an over-reliance on water-intensive lawn evapotranspiration. It's time to demand drought-tolerant trees with greywater irrigation networks, shade sails, and high-albedo “cool pavements” that can better reflect solar radiation without draining water resources.In contrast, humid and more temperate climates would likely benefit most from maximizing green spatial connectivity. By linking existing parks through linear street-tree corridors — with select broadleaf and/or coniferous species — summer evapotranspiration can be enhanced while maintaining year-round microclimate regulation.Finally, within high-density, built-up cores where ground space for new parks is limited, cities should leverage vertical green walls and green roofs paired with reflective building materials. But they best also preserve prevailing wind corridors while preventing nighttime heat traps through street canyons.“Regreening” is a compelling slogan, but as physical geography demonstrates, simplistic blanket policies can yield unpredictable thermodynamic results. Simply planting trees without considering local climate, available water, species traits, spatial configuration, and urban geometry can lead to unintended consequences.The exhaustive synthesis of decade-long research provided by Hadi Soltanifard and Majid Amani-Beni (2025) offers a clear path forward. Nature-based solutions are not off-the-shelf products that can be copy-pasted across different global cities. They are dynamic, living interventions that alter energy fluxes across urban surfaces.By moving beyond blanket acreage targets and framing urban greening as the strategic reorganization of surface-energy relations, geographers, urban planners, and policymakers will need to work together. When we design green infrastructure that respects local environmental constraints, honors spatial equity, and optimizes microclimatic processes, urban greening moves from a vague policy promise toward tools of experimentation that can pragmatically evolve our cities and megaregions into truly climate-resilient urbanscapes.ReferencesBowler, D. E., Buyung-Ali, L., Knight, T. M., & Pullin, A. S. (2010). Urban greening to cool towns and cities: A systematic review of the empirical evidence. Landscape and Urban Planning, 97(3), 147-155.Cheung, P.K., Jim, C.Y., 2019. Differential cooling effects of landscape parameters in humid-subtropical urban parks. Landscape and Urban Planning 192, 103651.Coutts, A.M., Tapper, N.J., Beringer, J., et al., 2013. Watering our cities: the capacity for Water Sensitive Urban Design to support urban cooling and improve human thermal comfort in the Australian context. Progress in Physical Geography 37(1), 2–28.Eyster, H. N., & Beckage, B. (2022). Conifers may ameliorate urban heat waves better than broadleaf trees: Evidence from Vancouver, Canada. Atmosphere, 13(5), 830.Eyster, H. N., & Beckage, B. (2023). Arboreal urban cooling is driven by leaf area index, leaf boundary layer resistance, and dry leaf mass per leaf area: Evidence from a system dynamics model. Atmosphere, 14(3), 552.Lee, H., Mayer, H., & Chen, L. (2016). Contribution of trees and grasslands to the mitigation of human heat stress in a residential district of Freiburg, Southwest Germany. Landscape and Urban Planning 148:37–50.Lemoine-Rodríguez, R., Inostroza, L., Falfán, I., & MacGregor-Fors, I. (2022). Too hot to handle? On the cooling capacity of urban green spaces in a Neotropical Mexican city. Urban Forestry & Urban Greening, 74, 127633.Masoudi, M., Tan, P.Y., 2019. Multi-year comparison of the effects of spatial pattern of urban green spaces on urban land surface temperature. Landscape and Urban Planning. 184, 44–58.Masoudi, M., Tan, P.Y., Fadaei, M., 2021. The effects of land use on spatial pattern of urban green spaces and their cooling ability. Urban. Clim 35, 100743.Masoudi, M., Tan, P.Y., Liew, S.C., 2019. Multi-city comparison of the relationships between spatial pattern and cooling effect of urban green spaces in four major Asian cities. Ecol. Indic 98, 200–213.Morakinyo, T.E., Ouyang, W., Lau, K.-K.-L., et al., 2020. Right tree, right place (urban canyon): Tree species selection approach for optimum urban heat mitigation-development and evaluation. Sci. Total. Environ 719, 137461.Pramanik, M. (2019). Impacts of urban expansion on land surface temperature and urban heat island in Kolkata Municipal Corporation, India. Environmental Monitoring and Assessment, 191(12), 738.Santamouris, M. (2014). Cooling the cities—a review of reflective and green roof mitigation technologies to fight heat island and improve comfort in urban environments. Solar Energy, 103, 682-703.Schlaerth, Hannah L., et al. "Albedo as a competing warming effect of urban greening." Journal of Geophysical Research: Atmospheres 128.24 (2023): e2023JD038764.Soltanifard, H., & Amani-Beni, M. (2025). The cooling effect of urban green spaces as nature-based solutions for mitigating urban heat: Insights from a decade-long systematic review. Climate Risk Management, 49, 100731.Ziter, C. D., Pedersen, E. J., Kucharik, C. J., & Turner, M. G. (2019). Scale-dependent interactions between tree canopy cover and impervious surfaces reduce daytime urban heat. Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), 116(15), 7575-7580. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit interplace.io

Global Connections Television Podcast
Professor Felix Dodds, Heroes of Environmental Diplomacy: Profiles in Courage

Global Connections Television Podcast

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 26:41


Felix Dodds is Adjunct Professor at the University of North Carolina.  Felix chaired the 2011 UN conference that proposed the first set of indicative Sustainable Development Goals.  From 1992 to 2012, he served as the Executive Director of the Stakeholder Forum for a Sustainable Future. He established the Network for Regional Government for Sustainable Development in 2002, the Water and Climate Coalition in 2007, and the Communitas Coalition for the UN's SDG 11 in 2013. His most recent books are both with Chris Spence: last year's Environmental Lobbying at the United Nations and the 2023 book Heroes of Environmental Diplomacy: Profiles in Courage.  The United Nations, through its international conferences, research studies, agency programs, and collaboration with civil society, has been one of the most significant proponents of discussions on the climate crisis and clean energy. Many countries have bypassed the USA in achieving energy independence and environmental enhancement.                     

Journal de l'Afrique
Ceuta, environ 50000 clandestins sont repartis durant les dernières quarante-huit heures

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 15:25


Selon les autorités espagnoles, 60 000 migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta, au Maroc, en quelques jours. Vendredi, elles ont affirmé que plus de la moitié d'entre eux seraient déjà rentrés au pays. De leur côté, les autorités marocaines disent coopérer avec leurs homologues espagnoles afin de rapatrier les migrants. Un afflux massif et spectaculaire, alimenté par des rumeurs virales sur les réseaux sociaux, qui aurait fait 60 morts, selon un dernier bilan de Madrid.

Choses à Savoir TECH
Des millions de comptes compromis sur Microsoft ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 2:29


Une nouvelle technique d'attaque inquiète les spécialistes de la cybersécurité. Son nom : l'« OAuth Client ID Spoofing ». Selon Proofpoint, elle permet à des pirates de tester massivement des identifiants et des mots de passe sur Microsoft Entra ID, tout en restant presque invisibles dans les journaux de sécurité. Microsoft Entra ID, anciennement Azure Active Directory, gère l'authentification des utilisateurs et des applications. Chaque logiciel autorisé possède normalement un identifiant unique, appelé « client ID », comparable à un badge présenté à l'entrée d'un bâtiment. Les attaquants ont toutefois découvert qu'ils pouvaient envoyer des requêtes avec des identifiants falsifiés, inexistants ou malformés.Pour reproduire la méthode, Proofpoint a utilisé le protocole ROPC, qui transmet directement un nom d'utilisateur et un mot de passe au service d'authentification. Le danger vient des réponses renvoyées par Microsoft. Selon le code d'erreur obtenu, l'attaquant peut déterminer si le compte existe, si le mot de passe est incorrect ou si les identifiants sont valides mais que l'application présentée n'est pas reconnue. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant : il permet de confirmer qu'un couple identifiant-mot de passe fonctionne, sans générer de connexion réussie. Dans les registres, seul un numéro d'application apparaît, sans nom associé. Les outils chargés de surveiller une application précise peuvent donc passer complètement à côté. Certaines règles d'accès conditionnel risquent également de ne pas s'appliquer. Proofpoint affirme avoir observé deux campagnes réelles. La première, baptisée UNK_pyreq2323, a débuté le 14 janvier 2026 depuis des serveurs Amazon Web Services. Elle aurait utilisé plus de 700 000 identifiants falsifiés pour viser plus d'un million de comptes dans près de 4 000 organisations. Environ 28 % des comptes ciblés auraient été automatiquement verrouillés.Une seconde campagne, UNK_OutFlareAZ, a débuté en décembre 2025 depuis une infrastructure Cloudflare. Elle aurait visé plus de deux millions d'utilisateurs avec 3,7 millions de faux identifiants. Les pirates semblent notamment tester des noms courants, comme jsmith ou msmith, dans des centaines d'entreprises. Proofpoint recommande donc de surveiller les connexions sans nom d'application et de ne plus considérer certains codes d'erreur comme de simples échecs sans conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: l'Inde face aux manifestations d'étudiants

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 4:10


Hier mercredi encore, un rassemblement a eu lieu dans la capitale indienne New Delhi. Elle a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l'ordre. « Il s'agit là du troisième jour consécutif d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre », écrit India Today. Le mouvement de protestation a débuté le 20 juin dernier, rappelle le média, à cause de l'annulation de l'examen passé par plus de deux millions d'étudiants qui souhaitaient faire des études de médecine. L'examen a été entaché de fraude. Les aspirants médecins ont dû le repasser, de quoi susciter la colère de la jeunesse indienne qui appelle à la démission du ministre de l'Éducation Dharmendra Pradhan. Le mouvement a pris une telle ampleur que Narendra Modi est sorti de son silence. Ce jeudi matin, le Premier ministre indien a annoncé « la création de tribunaux aux procédures accélérées pour garantir des sanctions "rapides" et "strictes" pour les personnes impliquées dans les fuites de sujets d'examen », rapporte toujours India Today. Le « parti des cafards » Ce mouvement de contestation porte un nom, le « parti des cafards ». Il est né en réaction à un commentaire du chef de la Cour suprême indienne qui « a comparé les jeunes chômeurs indiens à des "cafards" et à des "parasites" », explique le Time. Malgré la répression policière des rassemblements, le mouvement, loin de faiblir, « pourrait s'intensifier », estime le Times of India qui s'interroge : « Le gouvernement a-t-il mal évalué son impact ? » Ces manifestations « ne concernent pas un seul examen mais la lente accumulation de déception au sein de la jeunesse indienne », poursuit le quotidien. « Environ la moitié des habitants de l'Inde ont moins de 30 ans, indique El Pais. Pour eux, "l'éducation est sacrée" car l'accès aux meilleures écoles ou universités est le seul moyen "d'échapper à la classe sociale défavorisée dans laquelle ils sont nés" », précise une chercheuse interrogée par le journal. De quoi déclencher l'une des plus graves crises auxquelles Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014, ait été confronté. Vague de chaleur à Gaza Dans la presse également, Gaza où les habitants souffrent de la chaleur. Pour le troisième été consécutif, les Gazaouis subissent un « enfer », « des conditions de vie caniculaires dans les camps de tentes », écrit le journal israélien Haaretz. La chaleur aggrave la crise humanitaire qui sévit dans l'enclave depuis trois ans. « Près d'un million de personnes vivent sous des tentes » à Gaza, soit la moitié de la population de l'enclave palestinienne. Et la situation devrait encore s'aggraver avec « des températures estivales records », 35 degrés en moyenne. « Les bâches en plastique utilisées pour construire de nombreuses tentes emprisonnent la chaleur et laissent peu de place à l'aération pendant la journée, et il n'y a aucun répit après le coucher du soleil. Les familles endurent sans électricité, ventilateurs ou approvisionnement en eau fiable. » Le site Middle East Online a recueilli le témoignage d'Ibtisam qui raconte son combat quotidien pour trouver de l'eau. Elle vit « sous une tente sur le front de mer avec sa famille » mais « doit traverser la ville de Gaza » pour trouver de l'eau potable. « Les familles font la queue pendant des heures à côté de camions-citernes délabrés pour recevoir quelques litres d'eau, avant de retourner dans des camps de tentes surpeuplés et ravagés par les maladies. » Avant la guerre, la consommation moyenne d'eau était d'environ 85 litres d'eau par personne par jour, contre à peine 4,3 litres aujourd'hui, selon l'ONG Médecins sans frontières. Au Japon, sommeil et polémique Au Japon, le rythme de sommeil de la Première ministre fait polémique. Sanae Takaichi ne dort que trois heures au maximum par nuit, parfois pas du tout, ce qui suscite un débat sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Une polémique qui fait suite à une publication sur les réseaux sociaux à l'issue d'un week-end de trois jours, lundi était férié au Japon. Publication sur X dans laquelle la Première ministre écrit avoir passé tout son week-end à travailler, rapporte le quotidien japonais Mainichi. Mais avoir quand même réussi « à dormir cinq heures d'affilée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps ». Un message qui a suscité des critiques tant dans la majorité que dans l'opposition car cela va à « l'encontre des efforts de réforme des modes de travail », précise le Japan Times, dans un pays où la surcharge de travail est chronique.

Mold Talks with Michael Rubino
NBS #138: The Two Tests Every Mold Patient Should Know About

Mold Talks with Michael Rubino

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 50:18 Transcription Available


Send us Fan MailWhat if the reason you still don't feel well isn't just your body... but the place you spend the most time?In this episode of Never Been Sicker, Michael Rubino sits down with functional medicine physician Kurt N. Woeller, DO, FMAPS to discuss why environmental exposures, especially mold and mycotoxins, are so often overlooked in medicine. Together, they explore why many patients continue searching for answers while an important piece of the puzzle is never investigated.Dr. Woeller explains why symptoms like fatigue, brain fog, headaches, poor sleep, digestive issues, allergies, and chronic inflammation can persist when environmental exposure isn't addressed. He also shares why testing both the home and the body creates a much clearer picture than either one alone.The conversation covers real patient stories, common mistakes people make when they suspect mold, and why removing ongoing exposure is often one of the most important steps toward recovery.Whether you're struggling with chronic illness, supporting a loved one, or simply want to understand how your environment impacts your health, this episode offers practical insight into a topic more physicians are beginning to recognize.-----------------------------------------------------------------------------------------------CHAPTERS:00:00 Introduction00:19 Meet Dr. Kurt Woeller01:08 Why mold is missed in medicine03:19 Biggest mistakes people make after mold exposure05:08 Can hidden mold make you sick?06:43 Why environmental medicine matters08:18 Why you can't heal while ongoing exposure continues09:29 Why testing the body alone isn't enough12:07 Why testing the home alone isn't enough14:06 How combining both tests changes treatment16:14 Why comprehensive testing matters18:17 One camera angle isn't enough20:41 Test, don't guess22:52 How targeted testing can save time and money28:58 Why data still needs clinical guidance29:28 Real patient success story36:01 Why people normalize feeling sick39:08 Common symptoms of mold exposure45:48 Rapid-fire questions48:23 Where to find Dr. Kurt Woeller50:07 Closing thoughts-----------------------------------------------------------------------------------------------

Reportage International
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Le focus Éco
Cybersécurité : comment les entreprises deviennent responsables de leurs fournisseurs, avec Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 6:26


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber, une plateforme d'évaluation de la cybersécurité des entreprises et de leurs fournisseurs. Il nous éclaire sur les enjeux cruciaux de la sécurité informatique dans la chaîne d'approvisionnement.Alors que les attaques par la Supply Chain ont explosé de plus de 300% depuis 2021, l'invité explique pourquoi il est désormais essentiel pour les entreprises de s'assurer du niveau de cybersécurité de leurs fournisseurs. En effet, un maillon faible dans la chaîne peut représenter une faille de sécurité majeure, donnant un accès potentiel aux systèmes d'information de l'entreprise.Pour répondre à cet enjeu, l'Europe et la France mettent en place une nouvelle réglementation, dite "NIS 2", qui va rendre les entreprises responsables du niveau de cybersécurité de leurs sous-traitants. Environ 160 000 entreprises en Europe, dont 22 000 à 25 000 en France, seront concernées par cette obligation légale.Sylvain Lefeuvre détaille le rôle de Board of Cyber dans ce processus. La société réalise une cartographie des risques et formule des recommandations, sans pour autant intervenir directement dans la mise en œuvre des solutions de sécurité. L'objectif est de créer une chaîne de confiance, où la validation d'un fournisseur par une entreprise sera reconnue par ses pairs, évitant ainsi de multiplier les évaluations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les journaux de France Culture - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Grandes Gueules
La leçon du jour - Jean-Loup Bonnamy, prof de philosophie : "Ce n'est pas une exagération, environ 95 % des copies de terminale présentent des difficultés lourdes d'orthographe et de grammaire" - 02/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 0:56


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les journaux de France Culture
Canicule : environ 1 000 décès de plus que lors des mois précédents recensés depuis mercredi selon Santé publique France

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 5:00


durée : 00:05:00 - Les journaux de France Culture - Premier bilan de la surmortalité de ces derniers jours en France, alors que toutes les vigilances rouge canicule seront levées ce soir. Et l'Agence de santé prévient que le bilan réel est voué à s'alourdir. - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, une personne passe environ six mois de sa vie à attendre que le feu passe au vert.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:52


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Le Conseil Santé
Cameroun : « environ 25 000 enfants du Mayo-Tsanaga souffrent de malnutrition aiguë »

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 1:59


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé. 

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, on passe environ un an de sa vie à chercher des objets perdus.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 3:42


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Vacarme - La 1ere
Les Échos de Vacarme - Monde académique: le savoir au régime sec

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later May 31, 2026 58:17


Environ 170 000 jeunes fréquentent les dix universités et les deux écoles polytechniques de Suisse. Des universités à taille humaine, très bien notées dans les classements internationaux. Mais le monde académique est sous pression. Les coupes budgétaires sʹannoncent drastiques et la recherche subit de plein fouet la défiance dʹune partie des politiques et de la population. Au cœur de la cible, les sciences sociales et humaines, perçues comme politisées ou militantes. À lʹheure de lʹaustérité, comment lʹUniversité envisage-t-elle son avenir? Quel sens trouvent les étudiantes et étudiants à sʹengager sur de longues années et à former leurs cerveaux à la méthode scientifique et à lʹesprit critique, alors que les compétences intellectuelles sont moins valorisées professionnellement et socialement? Qui se sent en mesure dʹaffronter la précarité et lʹincertitude des carrières académiques? Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet Les invité.es: Matthieu Gillabert, Professeur dʹhistoire contemporaine, Université de Fribourg (UNIFR) & Gaële Goastellec, Professeure en sociologie de lʹéducation à lʹInstitut des sciences sociales (ISS) de lʹUniversité de Lausanne (UNIL) 

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La voiture électrique entre dans une nouvelle phase d'accélération technologique. Recharge en quelques minutes, véhicules autonomes, plateformes logicielles : l'automobile devient un écosystème numérique à part entière.

Reportage International
«On a acheté le savoir-faire»: au Vietnam, la filière du cheveu est en plein essor

Reportage International

Play Episode Listen Later May 22, 2026 2:31


Au Vietnam, le marché des perruques et extensions est en pleine croissance, porté par la demande internationale, notamment en Europe, aux États-Unis et en Afrique. Appréciés pour leur qualité naturelle, leur résistance et leur polyvalence, les cheveux vietnamiens, souvent peu traités, sont très recherchés. En 2024, le pays exportait déjà pour plusieurs dizaines de millions de dollars de produits capillaires. Un secteur en forte expansion, restructuré pendant la pandémie de Covid-19. Au nord d'Hanoï, au milieu des rizières et du complexe industriel de Bac Ninh, se trouve le « village du cheveu ». À Binh An, entre les échoppes de pho et de banh mi, des dizaines de commerçants vendent des cheveux transformés. D'anciennes granges ont été reconverties en ateliers où l'on trie, tisse et colore la matière première. D'autres ont développé de véritables usines. C'est le cas de cette vendeuse : « La majorité de mes cheveux viennent du Vietnam, ce sont des cheveux bruts vietnamiens, donc la qualité est toujours garantie, notamment pour la décoloration et la teinture. » Transformés en extensions ou perruques, les cheveux vietnamiens sont réputés pour leur qualité, leur résistance et leur aspect naturel. Peu traités et souvent coupés directement sur la tête des donateurs, ils sont très recherchés sur les marchés internationaux, affirme cette autre vendeuse : « Aujourd'hui, notre marché se développe principalement en Afrique. Environ 85% de nos ventes se font en Afrique. En un mois, nous produisons entre 1,6 et 2 tonnes de marchandises. » Nigeria, Ghana, Zambie : l'Afrique s'impose aujourd'hui comme un marché en plein essor, aux côtés de l'Europe et des États-Unis. Le cheveu est aussi acheté en Inde Longtemps dominé par les acteurs chinois et indiens, le secteur voit désormais émerger des producteurs vietnamiens. Présent dans la région depuis 15 ans, un producteur observe que la filière s'est restructurée depuis la pandémie de Covid-19 : « Avant, des acheteurs chinois venaient au Vietnam, à Bac Ninh, pour collecter les cheveux vietnamiens. Mais quand le Covid est arrivé, ils ne pouvaient plus venir. Alors, on a dû produire nous-mêmes. On a acheté le savoir-faire, la technique pour transformer les cheveux. » Porté par une forte croissance économique, le niveau de vie moyen augmente au Vietnam. Les donneurs de cheveux se raréfient, poussant les collecteurs vers les zones les plus rurales du pays. Les cheveux sont parfois rachetés quelques euros, soulevant des questions éthiques. Certains vendeurs locaux se tournent aussi vers des cheveux venus d'autres pays, notamment d'Inde, moins chers mais dont la provenance est plus difficile à tracer. « Ces cheveux sont ensuite vendus à des pays comme le Vietnam. Puis, depuis le Vietnam, ils sont revendus à d'autres pays, principalement en Afrique. Mais dans notre usine, nous ne vendons qu'une seule qualité : des cheveux vietnamiens bruts de donneurs ». L'homme affirme être attentif aux questions éthiques. Ces perruques haut de gamme, 100% made in Vietnam, sont parfois revendues plus de 600 euros, soit un revenu significatif pour ces marchands, qui misent sur un secteur en pleine expansion. À lire aussiLe commerce du cheveu en Chine

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le sillage dans l'eau a-t-il toujours le même angle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:23


Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, les ongles des mains poussent environ 4 fois plus vite que ceux des pieds.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 19, 2026 3:20


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Édouard Philippe : candidat à bas bruit", "Fraude sociale : le remède de cheval" et "Friedrich Merz, le mal-aimé"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later May 7, 2026 25:49


Il est le favori du bloc central, et pourtant, il y a des interrogations. Il y a même, disent certains, une énigme autour d'Édouard Philippe. Malgré une petite forme d'éclat de sa victoire à la mairie du Havre lors des municipales, il semble décidé à en faire le moins possible au moment même où sa cote de popularité semble s'infléchir. Pour Antoine Oberdorff, "le roi fainéant", s'il veut devenir roi, va probablement devoir sortir de sa zone de confort. Il y a des ministres qui dépensent et il y a ceux qui font des économies, comme Jean-Pierre Farandou, ministre des Affaires sociales. Cet ancien patron de la SNCF a éprouvé toutes les techniques d'ingénierie sociale. Son projet de loi sur la lutte contre la fraude sociale est passé devant l'Assemblée nationale et il est sur le point d'être adopté. Selon Pascal Perri, c'est un projet qui s'attaque aux employeurs indélicats et à la fraude sociale organisée par des entreprises voyous. C'est d'intérêt public de le faire, ajoute-t-il. Il devait être le leader et l'homme fort de l'Europe, l'homme fort de cette Allemagne qu'on envie tant souvent. Cela fait un an que Friedrich Merz est au pouvoir et c'est une dégringolade continue. Environ 42% des Allemands pensent qu'il fait moins bien qu'Olaf Scholz. L'AfD arrive à 28% dans les sondages. C'est exactement le score de la CDU/CSU aux dernières élections. Pour Abnousse Shalmani, l'une des grandes réussites de Merz aura été d'amener l'extrême droite au niveau de son propre parti. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, on passe environ 1 an de sa vie à chercher des objets perdus.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:39


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Real Life French
Lois homophobes (Homophobic laws)

Real Life French

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:09


Environ 60 000 hommes homosexuels ont été condamnés par les tribunaux français entre 1942 et 1982 en vertu de lois homophobes qui ont été abrogées il y a seulement quatre décennies.Traduction :An estimated 60,000 gay men were convicted by French courts between 1942 and 1982 under homophobic laws that were repealed just four decades ago. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Louis French Lessons
Lois homophobes (Homophobic laws)

Louis French Lessons

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:09


Environ 60 000 hommes homosexuels ont été condamnés par les tribunaux français entre 1942 et 1982 en vertu de lois homophobes qui ont été abrogées il y a seulement quatre décennies.Traduction :An estimated 60,000 gay men were convicted by French courts between 1942 and 1982 under homophobic laws that were repealed just four decades ago. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The John Batchelor Show
S8 Ep785: Preview: Charlie Detelich and Una Schneck investigate planetary waves, specifically on Titan, comparing its fossil fuel lakes to Lake Superior. They aim to observe wave-driven erosion on Titan's coastlines to understand unique planetary environ

The John Batchelor Show

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 1:58


Preview: Charlie Detelich and Una Schneck investigate planetary waves, specifically on Titan, comparing its fossil fuel lakes to Lake Superior. They aim to observe wave-driven erosion on Titan's coastlines to understand unique planetary environments.

Famille & Voyages, le podcast
Partir aux Açores en famille : budget, logistique et ce qu'il faut vraiment prévoir

Famille & Voyages, le podcast

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:09


5 à 6 heures de vol via Lisbonne, 2 heures de décalage, aucune formalité. Environ 4 000 euros à six pour 15 jours — vols, voitures, logements compris. K-way et bonnes chaussures avant tout le reste. Véronique passe en revue ce qui a marché, ce qu'elle referait différemment, et pourquoi le hors saison change tout.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les Bretons ont-ils payé un si lourd tribut en 14-18 ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:03


La Première Guerre mondiale a profondément marqué la mémoire bretonne. Une idée s'est imposée avec le temps : les Bretons auraient été envoyés en première ligne, sacrifiés, utilisés comme “chair à canon” par un État central indifférent. Mais que disent réellement les historiens ?Commençons par les chiffres. Environ 240 000 à 250 000 Bretons sont morts pendant la guerre, soit une part importante des pertes françaises. Rapporté à la population régionale, cela représente un taux de mortalité militaire élevé, souvent estimé autour de 22 % des mobilisés bretons, contre environ 16 à 17 % à l'échelle nationale. L'écart est réel. Mais il mérite d'être expliqué, et non interprété trop vite comme une volonté de sacrifice ciblé.Première clé : la démographie. La Bretagne, au début du XXe siècle, est une région rurale, avec une forte natalité. Elle fournit donc mécaniquement un grand nombre de soldats. Plus de jeunes hommes, c'est aussi plus de pertes potentielles.Deuxième élément : la structure sociale. Les Bretons sont majoritairement issus de milieux agricoles et ouvriers. Or, dans l'armée de 1914, ces profils sont plus souvent affectés à l'infanterie — l'arme la plus exposée, celle qui subit l'essentiel des pertes. À l'inverse, les classes plus favorisées accèdent davantage à des postes techniques ou d'encadrement, parfois moins dangereux.Troisième facteur : la langue. Une partie des soldats bretons, notamment en Basse-Bretagne, parle mal le français. Cette difficulté peut compliquer la compréhension des ordres dans le chaos du front, avec des conséquences potentiellement graves, même si ce point reste débattu entre historiens.Enfin, il faut tordre le cou à une idée reçue : il n'existe aucune preuve d'une politique délibérée visant à envoyer les Bretons en première ligne. L'armée française mobilise et répartit ses troupes selon des logiques opérationnelles et logistiques, pas selon une volonté de sacrifier une région.Pourquoi, alors, cette mémoire persiste-t-elle ? Parce que la guerre a laissé des traces profondes en Bretagne. Les monuments aux morts y sont particulièrement nombreux et chargés de noms. Dans certaines communes, une génération entière a disparu. Ce traumatisme collectif a nourri, après coup, un récit d'abandon, voire d'injustice.Aujourd'hui, les historiens s'accordent sur une position nuancée : oui, les Bretons ont payé un lourd tribut, parfois supérieur à la moyenne nationale. Mais non, ils n'ont pas été volontairement sacrifiés.Au fond, cette histoire dit moins une stratégie militaire qu'une réalité sociale : dans la guerre industrielle de 14-18, ce sont les plus nombreux, les plus modestes et les plus exposés qui ont payé le prix le plus lourd. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Atelier des médias
Fact-checking au Sénégal : le combat de Fatou Diéry Diagne contre la désinformation

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 42:34


L'atelier des médias reçoit Fatou Diéry Diagne, journaliste fact-checkeuse au quotidien sénégalais Le Soleil. Elle a publié « Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise ». Dans cet entretien, elle explique son approche dans la vérification des faits et partage les impacts de son activité journalistique sur sa vie personnelle. À 28 ans, Ndèye Fatou Diéry Diagne s'est imposée dans le paysage médiatique sénégalais en se spécialisant dans la lutte contre les infox. Sortie major de sa promotion au Cesti, elle est devenue journaliste au quotidien national Le Soleil, au sein duquel elle a cofondé « Soleil Check », la cellule de vérification en vidéo du journal.  À écouter aussiSénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil » Dans son livre, Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise (éditions Le Carré culturel, 2025), elle raconte un parcours sinueux guidé par une curiosité d'enfant. Elle y décrit sa démarche d'autrice comme « une halte pour reprendre mon souffle et, surtout, laisser une trace ». Des vidéos en wolof pour parler au plus grand nombre Pour contrer la viralité des rumeurs, la journaliste a fait le choix du smartphone et de la vidéo, mais surtout celui de la langue locale. Environ 80 % de la population sénégalaise comprend le wolof, contre seulement un tiers pour le français. « On s'est dit qu'il fallait que le fact-checking parle aux Sénégalais. Et qu'est-ce qui parle mieux au Sénégal actuellement ? C'est la vidéo, c'est la langue locale », explique-t-elle. Cette stratégie permet de toucher toutes les générations, notamment lorsque des fausses informations sur la santé ou la politique circulent massivement. Le poids psychologique de sa mission à l'ère des réseaux sociaux Le métier de fact-checkeur n'est pas sans risques. Entre les attaques sur son physique, sa foi ou sa crédibilité, Fatou Diéry Diagne évoque un « prix psychologique » lourd à encaisser. Pour se protéger, elle s'astreint à une discipline de fer, notamment dans sa vie privée. Elle écrit : « Ma réputation est devenue mon armure et mon fardeau. Je choisis mes relations avec précaution, parfois avec froideur [...] Une seule photo, un seul mot mal interprété et c'est tout un travail qui peut s'effondrer. » Pour une réponse régionale à la désinformation Au-delà de son travail de terrain, elle milite pour une réponse institutionnelle et régionale à la désinformation. Elle propose la création d'un centre technique ouest-africain et l'intégration de l'éducation aux médias (EMI) dans les politiques publiques. Pour elle, le fact-checking agit comme une « arme nucléaire douce » : invisible et silencieuse, mais déterminante pour la stabilité d'une société. Malgré les obstacles et le manque d'accès aux données publiques, la passion de Fatou Diéry Diagne reste intacte et elle entend la rendre contagieuse, notamment auprès des filles et des femmes qui prendront la peine de l'écouter.

Vorbitorincii. Cu Radu Paraschivescu și Cătălin Striblea
(P) Roxana Puia. Cine face curat în România. De ce păstrăm telefoanele în sertar

Vorbitorincii. Cu Radu Paraschivescu și Cătălin Striblea

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 103:49


LEADERS Noul episod Leaders o are invitată pe Roxana Puia, Director de Marketing la Environ, care ne explică de ce e atât de important să nu ne mai ținem vechile telefoane prin sertare „de rezervă" (știi tu care, alea care n-au mai văzut un încărcător de ani de zile!). Iată câteva idei „eco-friendly" din episod: ● Peste 60 de milioane de tone de deșeuri electronice au fost generate global în 2022, dar doar 20% au ajuns la reciclare. ● Viitorul sună bine: din 2027, ne întoarcem la bateriile pe care le putem schimba singuri! ● Reciclarea ar trebui să fie la fel de simplă ca returul unui colet. Hai să învățăm împreună cum să reducem amprenta asupra mediului și să dăm o nouă viață gadgeturilor noastre. Cine știe, poate piesele alea vechi ajung chiar materie primă pentru obiecte noi și creative!

Science (Video)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Science (Video)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

Health and Medicine (Video)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Health and Medicine (Video)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]