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Le Grand Invité
De la Roja à Thérèse d'Avila, l'Espagne éternelle fait toujours rêver

Le Grand Invité

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 13:00


Christiane RANCÉ, romancière, essayiste. Auteur de Que viva Espana - un itinéraire amoureux (Tallandier)Viva España ! Environ un million de personnes sont attendues cet après-midi pour féliciter la Roja, les champions du monde de football, qui défileront dans un bus à travers Madrid. « Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet », a salué sur X la Maison royale espagnole. Que vive l'Espagne ! s'écrie également la romancière Christiane Rancé. Elle y parle moins de ballon que de balade, au fil de cet itinéraire, du Pays basque à l'Aragon, de la Catalogne à la Galice, de la Castille à l'Andalousie. L'Espagne de Cervantès et surtout de Thérèse d'Avila. Le livre que lui avait consacré Christiane Rancé lui avait valu le prix Essai de l'Académie française. La romancière tente de comprendre les paradoxes de l'Espagne, pays fédéral où le besoin d'autonomie s'exprime constamment, mais dont la monarchie et surtout le catholicisme demeurent le ciment de la société, ainsi que le pape Léon XIV avait pu le constater au cours de son voyage en juin.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH VERTE
Les climatiseurs « propres » débarquent en Europe ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:41


Face à la multiplication des vagues de chaleur, chercheurs et industriels tentent de réinventer la climatisation. Leur objectif : refroidir les bâtiments sans utiliser les gaz ni les fluides frigorigènes des appareils conventionnels. L'enjeu devient urgent. Fin juin, les températures ont dépassé 40 degrés dans une grande partie de la France, lors du troisième épisode de chaleur de l'année. Ventilateurs et climatiseurs portables ont alors été pris d'assaut, jusqu'à épuisement de certains stocks.L'Europe reste pourtant relativement peu équipée. Environ 20 % des foyers disposent de la climatisation, contre près de 90 % aux États-Unis et seulement 4 % au Royaume-Uni. Cette proportion devrait augmenter avec la fréquence des canicules. Il ne s'agit pas seulement de confort : en 2019, l'accès au refroidissement aurait permis d'éviter près de 200 000 décès prématurés parmi les plus de 65 ans dans le monde. Mais les climatiseurs classiques posent un problème environnemental. Le refroidissement représente déjà environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment à cause de l'électricité consommée. Cette demande énergétique pourrait plus que tripler d'ici 2050. La France bénéficie d'une électricité majoritairement bas carbone, mais ce n'est pas le cas partout en Europe.Autre difficulté : les gaz fluorés utilisés comme réfrigérants. En cas de fuite, certains peuvent réchauffer l'atmosphère des milliers de fois plus que le CO₂. L'Union européenne a donc décidé en 2024 de les supprimer progressivement. Une piste prometteuse consiste à utiliser le refroidissement à l'état solide. Ici, aucun fluide ne circule : certains matériaux changent simplement de température lorsqu'ils sont étirés, comprimés ou soumis à un courant électrique ou à un champ magnétique.À l'université de la Sarre, en Allemagne, une équipe dirigée par Paul Motzki teste ainsi des alliages de nickel et de titane. Étirés puis relâchés, ils pourraient abaisser la température intérieure de 5 à 10 degrés. Les chercheurs collaborent avec l'entreprise irlandaise Exergyn pour envisager un déploiement dans des bâtiments neufs. D'autres solutions émergent. Mimic Systems teste une pompe à chaleur à semi-conducteurs à Vancouver. En France, Leviathan Dynamics développe le Golgoth, capable de chauffer comme de refroidir. Magnotherm mise sur les champs magnétiques, tandis que la société britannique Barocal travaille sur des cristaux plastiques libérant de la chaleur sous pression. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mold Talks with Michael Rubino
NBS #138: The Two Tests Every Mold Patient Should Know About

Mold Talks with Michael Rubino

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 50:18 Transcription Available


Send us Fan MailWhat if the reason you still don't feel well isn't just your body... but the place you spend the most time?In this episode of Never Been Sicker, Michael Rubino sits down with functional medicine physician Kurt N. Woeller, DO, FMAPS to discuss why environmental exposures, especially mold and mycotoxins, are so often overlooked in medicine. Together, they explore why many patients continue searching for answers while an important piece of the puzzle is never investigated.Dr. Woeller explains why symptoms like fatigue, brain fog, headaches, poor sleep, digestive issues, allergies, and chronic inflammation can persist when environmental exposure isn't addressed. He also shares why testing both the home and the body creates a much clearer picture than either one alone.The conversation covers real patient stories, common mistakes people make when they suspect mold, and why removing ongoing exposure is often one of the most important steps toward recovery.Whether you're struggling with chronic illness, supporting a loved one, or simply want to understand how your environment impacts your health, this episode offers practical insight into a topic more physicians are beginning to recognize.-----------------------------------------------------------------------------------------------CHAPTERS:00:00 Introduction00:19 Meet Dr. Kurt Woeller01:08 Why mold is missed in medicine03:19 Biggest mistakes people make after mold exposure05:08 Can hidden mold make you sick?06:43 Why environmental medicine matters08:18 Why you can't heal while ongoing exposure continues09:29 Why testing the body alone isn't enough12:07 Why testing the home alone isn't enough14:06 How combining both tests changes treatment16:14 Why comprehensive testing matters18:17 One camera angle isn't enough20:41 Test, don't guess22:52 How targeted testing can save time and money28:58 Why data still needs clinical guidance29:28 Real patient success story36:01 Why people normalize feeling sick39:08 Common symptoms of mold exposure45:48 Rapid-fire questions48:23 Where to find Dr. Kurt Woeller50:07 Closing thoughts-----------------------------------------------------------------------------------------------

Reportage International
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Le focus Éco
Cybersécurité : comment les entreprises deviennent responsables de leurs fournisseurs, avec Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 6:26


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber, une plateforme d'évaluation de la cybersécurité des entreprises et de leurs fournisseurs. Il nous éclaire sur les enjeux cruciaux de la sécurité informatique dans la chaîne d'approvisionnement.Alors que les attaques par la Supply Chain ont explosé de plus de 300% depuis 2021, l'invité explique pourquoi il est désormais essentiel pour les entreprises de s'assurer du niveau de cybersécurité de leurs fournisseurs. En effet, un maillon faible dans la chaîne peut représenter une faille de sécurité majeure, donnant un accès potentiel aux systèmes d'information de l'entreprise.Pour répondre à cet enjeu, l'Europe et la France mettent en place une nouvelle réglementation, dite "NIS 2", qui va rendre les entreprises responsables du niveau de cybersécurité de leurs sous-traitants. Environ 160 000 entreprises en Europe, dont 22 000 à 25 000 en France, seront concernées par cette obligation légale.Sylvain Lefeuvre détaille le rôle de Board of Cyber dans ce processus. La société réalise une cartographie des risques et formule des recommandations, sans pour autant intervenir directement dans la mise en œuvre des solutions de sécurité. L'objectif est de créer une chaîne de confiance, où la validation d'un fournisseur par une entreprise sera reconnue par ses pairs, évitant ainsi de multiplier les évaluations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage international
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Reportage France
Le 119, le centre d'appel d'«Allo, enfance en danger»

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:33


À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semaines, ces violences sont au cœur de l'actualité française, dans le sillage de l'affaire Lyhanna – cette collégienne de 11 ans violée et assassinée fin mai – et des nombreux scandales pédocriminels au sein du périscolaire parisien. En France, des dispositifs existent pourtant pour alerter les autorités sur des enfants en danger, comme le numéro d'urgence 119. Un open space, dix professionnels équipés d'un micro-casque et deux pré-écoutants. C'est ici qu'arrivent les 700 appels quotidiens passés au 119 dans toute la France. « Si vous appelez pour un mineur en danger, vous pouvez parler à un professionnel de la protection de l'enfance. Si vous ne parlez pas, je vais devoir raccrocher, au revoir. » À la pré-écoute, Landry filtre les appels : il évite les appels « muets » comme celui-ci. Il vérifie aussi la pertinence des appels. S'ils concernent plutôt des violences conjugales, il réoriente vers le 39 19, si l'enfant est en danger grave vers la police ou le Samu. « Je comprends, madame, l'objet de votre appel. Alors, vous êtes actuellement à l'accueil du 119, je vais devoir vous mettre en relation avec un de nos professionnels de l'enfance pour que vous puissiez expliquer votre situation. Alors actuellement, il y a de l'attente, il faudrait que vous nous rappeliez d'ici 16h, 16h30. » Environ 80 appels sont traités chaque jour, les centaines d'autres sont invités à rappeler sauf si l'appel est passé par un mineur, là, il est directement envoyé vers les professionnels, comme Jean-Pierre : « Salut Landry, ça va ? Okay, une dame, pas de problème, c'est bon, j'ai le numéro, merci beaucoup. » Jean-Pierre a fait des études d'éducateur spécialisé en Angleterre, il travaillait pour l'équivalent britannique du 119. « Allô, oui, bonjour, vous m'entendez ? Du coup, vous avez des inquiétudes concernant la sécurité d'un enfant, c'est ça ? » Un quart des appels pris en charge proviennent de mineurs. Le reste est passé par des adultes : parents, voisins, professeurs qui s'inquiètent pour un enfant. C'était le cas, ici, Jean-Pierre discutait avec une mère inquiète face à son enfant un peu turbulent : « En soi, c'est un appel assez léger, plutôt simple à gérer, dans le sens où ça ne relève pas de la protection de l'enfance, c'est une situation, on va dire, qui peut se gérer en interne par la famille. » À écouter aussiLe 119 Allô, enfance en danger La Crip, relais de la protection de l'enfance Une partie du travail des écoutants consiste à soutenir, conseiller, écouter et rediriger vers des professionnels. Mais quatre fois sur cinq, ils doivent aussi contacter la Crip : « C'est la Cellule de recueil des informations préoccupantes, il y en a une par département. » Joséphine vient tout juste d'envoyer un nouveau rapport à la cellule : « On alerte quand on a évalué des risques de danger ou des dangers pour des mineurs : ça peut être des négligences, des violences psychologiques, des violences physiques, des comportements de mise en danger pour les mineurs. Par là, on entend des fugues, ça peut être aussi des mineurs qui expriment des idées suicidaires, qui ne vont pas bien, qui expriment leur mal-être, qui se scarifient… Voilà, ça va être tous ces dangers-là que l'on va évaluer, que l'on va rechercher aussi, et puis il y en a beaucoup d'autres, ce n'est pas que ça, c'est les grandes lignes. » En France, entre 10 % et 15 % des informations préoccupantes sont remontées par le 119 : « Donc, on leur transmet, on les informe de la situation. Et, en fait, la Crip, elle va évaluer notre écrit, notre évaluation, et prendre une décision : soit il n'y a pas de suite à donner, soit il faut une enquête sociale, ils rencontrent les familles, soit ils estiment que c'est de l'ordre des compétences judiciaires et ils font un signalement. » Le chat, une porte d'entrée discrète pour les jeunes Le 119 a également mis en place un « chat ». Chaque jour, deux écoutants répondent aux jeunes de moins de 21 ans. Julie travaille au 119 depuis presque 20 ans, c'est elle qui s'occupe du chat aujourd'hui : « Dès 15 heures, on est sollicité et on a plusieurs chats en même temps. » Pendant le Covid-19, les appels ont bondi. Enfermés avec leurs proches, beaucoup de jeunes se sont retrouvés en danger : « Le chat a été pensé et créé au moment du confinement pour permettre aux mineurs de nous solliciter sans se faire prendre par leurs parents, notamment dans des logements exigus. Ça permet aussi de nous solliciter quand on n'a pas de tel, on peut chatter à partir de l'ordinateur ou de la tablette de l'école. » De nouveaux écoutants devraient renforcer les équipes du 119, moins d'une dizaine de temps pleins en plus, pas assez pour répondre aux besoins intarissables.

Les matins
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Incendie dans l'Aude : environ 900 hectares parcourus

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les journaux de France Culture - Le Sud de la France subit plusieurs incendies, des feux de forêts attisés par les vents. Reportage dans l'Aude où un important feu a déjà parcouru environ 900 hectares. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Grandes Gueules
La leçon du jour - Jean-Loup Bonnamy, prof de philosophie : "Ce n'est pas une exagération, environ 95 % des copies de terminale présentent des difficultés lourdes d'orthographe et de grammaire" - 02/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 0:56


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les journaux de France Culture
Canicule : environ 1 000 décès de plus que lors des mois précédents recensés depuis mercredi selon Santé publique France

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 5:00


durée : 00:05:00 - Les journaux de France Culture - Premier bilan de la surmortalité de ces derniers jours en France, alors que toutes les vigilances rouge canicule seront levées ce soir. Et l'Agence de santé prévient que le bilan réel est voué à s'alourdir. - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal de 10h00
Canicule : environ 1 000 décès de plus que lors des mois précédents recensés depuis mercredi selon Santé publique France

Journal de 10h00

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 5:00


durée : 00:05:00 - Journal de 10h - Premier bilan de la surmortalité de ces derniers jours en France, alors que toutes les vigilances rouge canicule seront levées ce soir. Et l'Agence de santé prévient que le bilan réel est voué à s'alourdir. - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Bleu Béarn
"Je suis désolée de voir aussi peu de monde" : environ 200 manifestants à Pau pour les Polycliniques Navarre et Marzet

Les journaux de France Bleu Béarn

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 3:26


durée : 00:03:26 - Cette nouvelle manifestation contre les fermetures de services de la Polyclinique Navarre et Mazret était appelée par le comité de défense des deux cliniques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Lignes de défense
La péninsule de Crimée: le talon d'Achille de Moscou

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 2:54


La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l'isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d'Achille de Moscou. Grâce aux drones d'attaque Hornet de moyenne portée, lestés de charges de 5 kg et résistants aux brouillages, l'armée ukrainienne cible les dépôts de carburant, les radars, les centres de commandement, et fait peser une menace constante sur les voies d'approvisionnement russes. Peu à peu, les attaques de drones étranglent la Crimée, un territoire stratégique pour Moscou, insiste Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) : « La Crimée, c'est le porte-avions sur la mer Noire ! C'est à la fois une base de lancement de frappes, soit par le port de Sébastopol grâce à la marine, soit par ses aérodromes contre le reste de l'Ukraine. Et c'est en fait une immense tour de guet avec énormément de sites radars et un important PC de transmissions également. Donc là, les Ukrainiens, en frappant la Crimée, fragilisent la puissance offensive que les Russes ont à leur disposition pour pousser le front. » Au mois de mai, dans le corridor reliant le Donbass à la Crimée, les Ukrainiens ont ainsi détruit 200 camions-citernes. Symbole de l'annexion de la péninsule, le pont de Kertch, véritable cordon ombilical est lui aussi régulièrement visé. Le ravitaillement des troupes devient délicat Pourtant l'État-major russe poursuit au même rythme ses offensives, avec des attaques quotidiennes par petits groupes dans la zone grise du front. Et si les pertes sont énormes, précise Vincent Tourret, le modèle russe ne change pas : « C'est un modèle à base d'infanterie qui s'infiltre progressivement, méthodiquement », des soldats qui agissent comme les pointes avancées du système de reconnaissance et frappes qu'ils ont à la disposition de l'« état-major Russe. Les ressources commencent à baisser depuis le début d'année, le recrutement russe patine, voire décroît et n'est plus capable de complètement compenser les pertes qu'ils subissent justement par leurs assauts d'infanterie. Donc il commence à y avoir un mismatch, un décalage entre les ambitions russes et leurs ressources. Ce qui va d'ailleurs poser des questions très difficiles pour Vladimir Poutine en termes de mobilisation plus générale ». L'objectif de Kiev : mettre hors de combat 50 000 soldats par mois Environ 30 000 soldats russes sont chaque mois mis hors de combat, un chiffre à peu près équivalent à celui du recrutement. Et grâce à ses drones FPV, l'état-major ukrainien dit vouloir atteindre une attrition de 50 000 soldats par mois. Pour tenter de conserver l'ascendant sur le front, note Vincent Tourret, Moscou mise sur une production toujours plus massive de drones Shahed et de missiles, « La production russe est à même aujourd'hui de soutenir une croissance de sa puissance de feu en Ukraine. Les drones Shahed sont le cas le plus exemplaire parce qu'on est passé quand même d'une centaine de Shahed produits par mois il y a deux ans, à 8 000 Shahed tirés en mai dernier. Et en fait, l'industrie russe arrive à la fois à soutenir cette expansion, à soutenir le rythme de consommation et en même temps, ils ont la capacité de constituer des réserves ». Moscou poursuit le rythme de ses attaques, mais jusqu'à quand la logistique de ses armées pourra-t-elle tenir ? Car en Crimée, les drones ukrainiens détruisent chaque jour une trentaine d'installations et une quarantaine de camions. À lire aussiKiev multiplie les frappes en Crimée occupée, Moscou grignote à nouveau du terrain dans le Donbass

Choses à Savoir TECH VERTE
Désaliniser l'eau de mer sans énergie ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 2:15


Et si l'on pouvait produire de l'eau potable avec le soleil, sans rejeter de saumure polluante, tout en récupérant au passage des minéraux précieux comme le lithium ? C'est la piste ouverte par des chercheurs de l'Université de Rochester, aux États-Unis, au sein de son Institute of Optics. Leur technologie, développée sous la direction de Chunlei Guo, repose sur des panneaux solaires d'un genre particulier : des surfaces métalliques noires, finement modifiées au laser.Le principe est à la fois simple et ingénieux. Les chercheurs utilisent un laser femtoseconde, c'est-à-dire un laser capable d'agir sur des temps extrêmement courts, pour texturer le métal à très petite échelle. Cette surface devient alors capable d'absorber presque toute l'énergie solaire. Une fine couche d'eau s'y dépose, chauffe, s'évapore, puis se distille. Autrement dit, l'eau salée se transforme en vapeur, puis en eau douce, laissant derrière elle les sels et minéraux. L'intérêt majeur de cette méthode concerne l'absence de saumure rejetée. Dans les procédés classiques de désalinisation, cette eau très concentrée en sel est souvent renvoyée dans le milieu marin. Elle peut augmenter localement la salinité, réduire l'oxygène disponible et fragiliser la biodiversité. Ici, les résidus ne sont pas rejetés : ils sont récupérés.La technologie va même plus loin. La partie active du panneau favorise l'évaporation, tandis qu'une zone passive, non traitée, collecte les sels et minéraux. Les chercheurs exploitent pour cela un phénomène connu sous le nom d'« auréole de café » : lorsqu'une goutte sèche, les particules se concentrent sur les bords. Le même mécanisme permet ici d'acheminer les sels vers une zone où ils peuvent être extraits sans obstruer le système. Des nanoparticules d'hydrure de titane intégrées à la surface facilitent notamment la récupération du lithium, un métal stratégique pour les batteries. Les essais menés avec des eaux du Pacifique, de l'Atlantique, de l'océan Indien et du Grand Lac Salé montrent des résultats prometteurs. Environ 50 % du lithium présent dans les sels résiduels du Grand Lac Salé a pu être extrait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, une personne passe environ six mois de sa vie à attendre que le feu passe au vert.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:52


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Le Conseil Santé
Cameroun : « environ 25 000 enfants du Mayo-Tsanaga souffrent de malnutrition aiguë »

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 1:59


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé. 

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, on passe environ un an de sa vie à chercher des objets perdus.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 3:42


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Estelle Midi
Le témoignage du jour - Romain, auditeur : "Je gagne environ 4 300€/mois ! Je peux me faire des plaisirs ! Je suis un fou de Séville donc je ne réfléchis pas, je prends un avion et je m'en vais un week-end mais je ne suis pas riche" -

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 2:11


Avec : Pierre Rondeau, économiste. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Revue de presse internationale
À la Une: Paris est une fête…

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:07


Facile de reprendre ce titre du célèbre roman d'Hemingway pour entamer cette revue de presse. Facile mais évident au vu des titres de la presse française ce matin : « Paris fête ses rois », s'exclame Le Parisien. Après leur sacre samedi soir, les footballeurs du PSG ont été « accueillis comme des dieux », s'extasie le journal. « Environ 90 000 personnes ont assisté hier au retour des Champions d'Europe au Champ de Mars à Pars, transformé en gigantesque fan-zone »/ « La fête des maîtres », s'amuse L'Equipe. Référence calembouresque à la fête des mères qui était célébrée également hier… « Comme l'année dernière, relève le quotidien sportif, les Parisiens ont allègrement savouré les heures qui ont suivi leur sacre européen. Entre Budapest et Paris, où ils sont pu communier avec leur supporters, pointait déjà l'ambition de remettre ça, une fois de plus, dans un an ». Le Monde jubile également : « avec le plaisir d'un épisode caniculaire enfin arrivé à son terme, et malgré un soleil caché par une enfilade de nuages parfois pluvieux, ou les restes d'une nuit fiévreuse, Paris rayonnait hier au moment d'accueillir ses héros du ballon rond, au lendemain du deuxième sacre de rang du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Un an jour pour jour après la conquête de leur première étoile, les Parisiens, partis de Budapest en début d'après-midi, ont retrouvé leurs terres, et les clameurs d'un public qui n'a jamais cessé de croire en la possibilité d'un doublé ». Gloire et… honte Le Figaro enchaine : « cette équipe est belle car elle brille par un jeu collectif exceptionnel. Elle n'est pas, comme auparavant, que l'expression de quelques stars. On n'a pas fini de l'habiller de superlatifs, d'en chanter la virtuosité, d'en redemander encore et encore. (…) On applaudit (donc), poursuit Le Figaro, mais, déplore-t-il, l'exploit n'excuse ni ne justifie les scènes de guerre vues avant, pendant et après le match, jusqu'au bout de la nuit. Exactement comme l'année dernière. Plusieurs quartiers de Paris et de quelques villes de province ont été mis à sac. Tirs de mortiers, vitrines brisées, voitures brûlées. Affrontements en ligne avec les forces de l'ordre ». Et Le Figaro de s'interroger : « va-t-on s'habituer encore longtemps à ces rituels inacceptables ? Peut-on tolérer que l'unité nationale, si belle dans la gloire, puisse être déchiquetée par la honte qu'inspirent certains dans le pays ? Ces jours-là, on ne peut s'empêcher de penser que la France est effectivement malade ». « Un orgasme collectif violent et extatique » Libération pour sa part nous propose une double Une. D'un côté : « PSG, naissance d'une légende », et de l'autre : « Edgar Morin, mort d'une légende ». Comment concilier ces deux informations qui n'ont a priori rien à voir ? Libération rapporte des extraits de l'ode au football que le philosophe avait écrite en 1998 lors de la première victoire de la France en Coupe du monde. « Une ode au foot qui n'a pas pris une ride », pointe le journal. En effet, il y a presque 30 ans donc, Edgar Morin écrivait : « la stratégie de l'équipe doit s'élaborer en imaginant la stratégie de l'adversaire et comporte aussi une contre-stratégie. Chaque équipe doit s'appliquer non seulement à construire son jeu, mais aussi à déconstruire celui de l'adversaire ». Libération cite encore ce propos du philosophe : « l'attente d'un but est si tendue, si angoissée, […] elle coûte tant d'efforts et d'énergie, que le "goal" déclenche […] un orgasme collectif violent et extatique. » Quant à la séance des tirs au but : « nulle stratégie n'abolit le hasard, explique Edgar Morin. Tout match comporte beaucoup d'aléas, […] et certains entretiennent l'incertitude jusqu'à la fin ». Incroyable, souligne Libération, « notre philosophe centenaire parle football comme s'il avait suivi la finale quelques heures après sa mort devant sa télé ».  Condamné à porter le poids du monde sur ses épaules… Enfin, cette photo qui a fait le tour du monde des médias et que l'on peut voir notamment sur le site du New York Times : le parisien Marquinhos qui réconforte sont compatriote brésilien Gabriel après son penalty manqué samedi soir… Commentaire du New York Times : « cela ne changera jamais à moins qu'une meilleure solution ne soit trouvée pour départager un match nul après prolongation : la cruelle réalité des tirs au but. Un joueur, voire plusieurs, se retrouvera condamné à porter le poids du monde sur ses épaules pendant des années pour avoir manqué une action individuelle dans un sport collectif. Cette responsabilité, et la prise de conscience qu'elle engendre, est absolument écrasante ».

Vacarme - La 1ere
Les Échos de Vacarme - Monde académique: le savoir au régime sec

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later May 31, 2026 58:17


Environ 170 000 jeunes fréquentent les dix universités et les deux écoles polytechniques de Suisse. Des universités à taille humaine, très bien notées dans les classements internationaux. Mais le monde académique est sous pression. Les coupes budgétaires sʹannoncent drastiques et la recherche subit de plein fouet la défiance dʹune partie des politiques et de la population. Au cœur de la cible, les sciences sociales et humaines, perçues comme politisées ou militantes. À lʹheure de lʹaustérité, comment lʹUniversité envisage-t-elle son avenir? Quel sens trouvent les étudiantes et étudiants à sʹengager sur de longues années et à former leurs cerveaux à la méthode scientifique et à lʹesprit critique, alors que les compétences intellectuelles sont moins valorisées professionnellement et socialement? Qui se sent en mesure dʹaffronter la précarité et lʹincertitude des carrières académiques? Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet Les invité.es: Matthieu Gillabert, Professeur dʹhistoire contemporaine, Université de Fribourg (UNIFR) & Gaële Goastellec, Professeure en sociologie de lʹéducation à lʹInstitut des sciences sociales (ISS) de lʹUniversité de Lausanne (UNIL) 

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La voiture électrique entre dans une nouvelle phase d'accélération technologique. Recharge en quelques minutes, véhicules autonomes, plateformes logicielles : l'automobile devient un écosystème numérique à part entière.

Reportage International
«On a acheté le savoir-faire»: au Vietnam, la filière du cheveu est en plein essor

Reportage International

Play Episode Listen Later May 22, 2026 2:31


Au Vietnam, le marché des perruques et extensions est en pleine croissance, porté par la demande internationale, notamment en Europe, aux États-Unis et en Afrique. Appréciés pour leur qualité naturelle, leur résistance et leur polyvalence, les cheveux vietnamiens, souvent peu traités, sont très recherchés. En 2024, le pays exportait déjà pour plusieurs dizaines de millions de dollars de produits capillaires. Un secteur en forte expansion, restructuré pendant la pandémie de Covid-19. Au nord d'Hanoï, au milieu des rizières et du complexe industriel de Bac Ninh, se trouve le « village du cheveu ». À Binh An, entre les échoppes de pho et de banh mi, des dizaines de commerçants vendent des cheveux transformés. D'anciennes granges ont été reconverties en ateliers où l'on trie, tisse et colore la matière première. D'autres ont développé de véritables usines. C'est le cas de cette vendeuse : « La majorité de mes cheveux viennent du Vietnam, ce sont des cheveux bruts vietnamiens, donc la qualité est toujours garantie, notamment pour la décoloration et la teinture. » Transformés en extensions ou perruques, les cheveux vietnamiens sont réputés pour leur qualité, leur résistance et leur aspect naturel. Peu traités et souvent coupés directement sur la tête des donateurs, ils sont très recherchés sur les marchés internationaux, affirme cette autre vendeuse : « Aujourd'hui, notre marché se développe principalement en Afrique. Environ 85% de nos ventes se font en Afrique. En un mois, nous produisons entre 1,6 et 2 tonnes de marchandises. » Nigeria, Ghana, Zambie : l'Afrique s'impose aujourd'hui comme un marché en plein essor, aux côtés de l'Europe et des États-Unis. Le cheveu est aussi acheté en Inde Longtemps dominé par les acteurs chinois et indiens, le secteur voit désormais émerger des producteurs vietnamiens. Présent dans la région depuis 15 ans, un producteur observe que la filière s'est restructurée depuis la pandémie de Covid-19 : « Avant, des acheteurs chinois venaient au Vietnam, à Bac Ninh, pour collecter les cheveux vietnamiens. Mais quand le Covid est arrivé, ils ne pouvaient plus venir. Alors, on a dû produire nous-mêmes. On a acheté le savoir-faire, la technique pour transformer les cheveux. » Porté par une forte croissance économique, le niveau de vie moyen augmente au Vietnam. Les donneurs de cheveux se raréfient, poussant les collecteurs vers les zones les plus rurales du pays. Les cheveux sont parfois rachetés quelques euros, soulevant des questions éthiques. Certains vendeurs locaux se tournent aussi vers des cheveux venus d'autres pays, notamment d'Inde, moins chers mais dont la provenance est plus difficile à tracer. « Ces cheveux sont ensuite vendus à des pays comme le Vietnam. Puis, depuis le Vietnam, ils sont revendus à d'autres pays, principalement en Afrique. Mais dans notre usine, nous ne vendons qu'une seule qualité : des cheveux vietnamiens bruts de donneurs ». L'homme affirme être attentif aux questions éthiques. Ces perruques haut de gamme, 100% made in Vietnam, sont parfois revendues plus de 600 euros, soit un revenu significatif pour ces marchands, qui misent sur un secteur en pleine expansion. À lire aussiLe commerce du cheveu en Chine

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le sillage dans l'eau a-t-il toujours le même angle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:23


Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, les ongles des mains poussent environ 4 fois plus vite que ceux des pieds.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 19, 2026 3:20


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Édouard Philippe : candidat à bas bruit", "Fraude sociale : le remède de cheval" et "Friedrich Merz, le mal-aimé"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later May 7, 2026 25:49


Il est le favori du bloc central, et pourtant, il y a des interrogations. Il y a même, disent certains, une énigme autour d'Édouard Philippe. Malgré une petite forme d'éclat de sa victoire à la mairie du Havre lors des municipales, il semble décidé à en faire le moins possible au moment même où sa cote de popularité semble s'infléchir. Pour Antoine Oberdorff, "le roi fainéant", s'il veut devenir roi, va probablement devoir sortir de sa zone de confort. Il y a des ministres qui dépensent et il y a ceux qui font des économies, comme Jean-Pierre Farandou, ministre des Affaires sociales. Cet ancien patron de la SNCF a éprouvé toutes les techniques d'ingénierie sociale. Son projet de loi sur la lutte contre la fraude sociale est passé devant l'Assemblée nationale et il est sur le point d'être adopté. Selon Pascal Perri, c'est un projet qui s'attaque aux employeurs indélicats et à la fraude sociale organisée par des entreprises voyous. C'est d'intérêt public de le faire, ajoute-t-il. Il devait être le leader et l'homme fort de l'Europe, l'homme fort de cette Allemagne qu'on envie tant souvent. Cela fait un an que Friedrich Merz est au pouvoir et c'est une dégringolade continue. Environ 42% des Allemands pensent qu'il fait moins bien qu'Olaf Scholz. L'AfD arrive à 28% dans les sondages. C'est exactement le score de la CDU/CSU aux dernières élections. Pour Abnousse Shalmani, l'une des grandes réussites de Merz aura été d'amener l'extrême droite au niveau de son propre parti. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : en moyenne, on passe environ 1 an de sa vie à chercher des objets perdus.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:39


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Real Life French
Lois homophobes (Homophobic laws)

Real Life French

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:09


Environ 60 000 hommes homosexuels ont été condamnés par les tribunaux français entre 1942 et 1982 en vertu de lois homophobes qui ont été abrogées il y a seulement quatre décennies.Traduction :An estimated 60,000 gay men were convicted by French courts between 1942 and 1982 under homophobic laws that were repealed just four decades ago. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Louis French Lessons
Lois homophobes (Homophobic laws)

Louis French Lessons

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:09


Environ 60 000 hommes homosexuels ont été condamnés par les tribunaux français entre 1942 et 1982 en vertu de lois homophobes qui ont été abrogées il y a seulement quatre décennies.Traduction :An estimated 60,000 gay men were convicted by French courts between 1942 and 1982 under homophobic laws that were repealed just four decades ago. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The John Batchelor Show
S8 Ep785: Preview: Charlie Detelich and Una Schneck investigate planetary waves, specifically on Titan, comparing its fossil fuel lakes to Lake Superior. They aim to observe wave-driven erosion on Titan's coastlines to understand unique planetary environ

The John Batchelor Show

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 1:58


Preview: Charlie Detelich and Una Schneck investigate planetary waves, specifically on Titan, comparing its fossil fuel lakes to Lake Superior. They aim to observe wave-driven erosion on Titan's coastlines to understand unique planetary environments.

Famille & Voyages, le podcast
Partir aux Açores en famille : budget, logistique et ce qu'il faut vraiment prévoir

Famille & Voyages, le podcast

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:09


5 à 6 heures de vol via Lisbonne, 2 heures de décalage, aucune formalité. Environ 4 000 euros à six pour 15 jours — vols, voitures, logements compris. K-way et bonnes chaussures avant tout le reste. Véronique passe en revue ce qui a marché, ce qu'elle referait différemment, et pourquoi le hors saison change tout.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les Bretons ont-ils payé un si lourd tribut en 14-18 ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:03


La Première Guerre mondiale a profondément marqué la mémoire bretonne. Une idée s'est imposée avec le temps : les Bretons auraient été envoyés en première ligne, sacrifiés, utilisés comme “chair à canon” par un État central indifférent. Mais que disent réellement les historiens ?Commençons par les chiffres. Environ 240 000 à 250 000 Bretons sont morts pendant la guerre, soit une part importante des pertes françaises. Rapporté à la population régionale, cela représente un taux de mortalité militaire élevé, souvent estimé autour de 22 % des mobilisés bretons, contre environ 16 à 17 % à l'échelle nationale. L'écart est réel. Mais il mérite d'être expliqué, et non interprété trop vite comme une volonté de sacrifice ciblé.Première clé : la démographie. La Bretagne, au début du XXe siècle, est une région rurale, avec une forte natalité. Elle fournit donc mécaniquement un grand nombre de soldats. Plus de jeunes hommes, c'est aussi plus de pertes potentielles.Deuxième élément : la structure sociale. Les Bretons sont majoritairement issus de milieux agricoles et ouvriers. Or, dans l'armée de 1914, ces profils sont plus souvent affectés à l'infanterie — l'arme la plus exposée, celle qui subit l'essentiel des pertes. À l'inverse, les classes plus favorisées accèdent davantage à des postes techniques ou d'encadrement, parfois moins dangereux.Troisième facteur : la langue. Une partie des soldats bretons, notamment en Basse-Bretagne, parle mal le français. Cette difficulté peut compliquer la compréhension des ordres dans le chaos du front, avec des conséquences potentiellement graves, même si ce point reste débattu entre historiens.Enfin, il faut tordre le cou à une idée reçue : il n'existe aucune preuve d'une politique délibérée visant à envoyer les Bretons en première ligne. L'armée française mobilise et répartit ses troupes selon des logiques opérationnelles et logistiques, pas selon une volonté de sacrifier une région.Pourquoi, alors, cette mémoire persiste-t-elle ? Parce que la guerre a laissé des traces profondes en Bretagne. Les monuments aux morts y sont particulièrement nombreux et chargés de noms. Dans certaines communes, une génération entière a disparu. Ce traumatisme collectif a nourri, après coup, un récit d'abandon, voire d'injustice.Aujourd'hui, les historiens s'accordent sur une position nuancée : oui, les Bretons ont payé un lourd tribut, parfois supérieur à la moyenne nationale. Mais non, ils n'ont pas été volontairement sacrifiés.Au fond, cette histoire dit moins une stratégie militaire qu'une réalité sociale : dans la guerre industrielle de 14-18, ce sont les plus nombreux, les plus modestes et les plus exposés qui ont payé le prix le plus lourd. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Atelier des médias
Fact-checking au Sénégal : le combat de Fatou Diéry Diagne contre la désinformation

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 42:34


L'atelier des médias reçoit Fatou Diéry Diagne, journaliste fact-checkeuse au quotidien sénégalais Le Soleil. Elle a publié « Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise ». Dans cet entretien, elle explique son approche dans la vérification des faits et partage les impacts de son activité journalistique sur sa vie personnelle. À 28 ans, Ndèye Fatou Diéry Diagne s'est imposée dans le paysage médiatique sénégalais en se spécialisant dans la lutte contre les infox. Sortie major de sa promotion au Cesti, elle est devenue journaliste au quotidien national Le Soleil, au sein duquel elle a cofondé « Soleil Check », la cellule de vérification en vidéo du journal.  À écouter aussiSénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil » Dans son livre, Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise (éditions Le Carré culturel, 2025), elle raconte un parcours sinueux guidé par une curiosité d'enfant. Elle y décrit sa démarche d'autrice comme « une halte pour reprendre mon souffle et, surtout, laisser une trace ». Des vidéos en wolof pour parler au plus grand nombre Pour contrer la viralité des rumeurs, la journaliste a fait le choix du smartphone et de la vidéo, mais surtout celui de la langue locale. Environ 80 % de la population sénégalaise comprend le wolof, contre seulement un tiers pour le français. « On s'est dit qu'il fallait que le fact-checking parle aux Sénégalais. Et qu'est-ce qui parle mieux au Sénégal actuellement ? C'est la vidéo, c'est la langue locale », explique-t-elle. Cette stratégie permet de toucher toutes les générations, notamment lorsque des fausses informations sur la santé ou la politique circulent massivement. Le poids psychologique de sa mission à l'ère des réseaux sociaux Le métier de fact-checkeur n'est pas sans risques. Entre les attaques sur son physique, sa foi ou sa crédibilité, Fatou Diéry Diagne évoque un « prix psychologique » lourd à encaisser. Pour se protéger, elle s'astreint à une discipline de fer, notamment dans sa vie privée. Elle écrit : « Ma réputation est devenue mon armure et mon fardeau. Je choisis mes relations avec précaution, parfois avec froideur [...] Une seule photo, un seul mot mal interprété et c'est tout un travail qui peut s'effondrer. » Pour une réponse régionale à la désinformation Au-delà de son travail de terrain, elle milite pour une réponse institutionnelle et régionale à la désinformation. Elle propose la création d'un centre technique ouest-africain et l'intégration de l'éducation aux médias (EMI) dans les politiques publiques. Pour elle, le fact-checking agit comme une « arme nucléaire douce » : invisible et silencieuse, mais déterminante pour la stabilité d'une société. Malgré les obstacles et le manque d'accès aux données publiques, la passion de Fatou Diéry Diagne reste intacte et elle entend la rendre contagieuse, notamment auprès des filles et des femmes qui prendront la peine de l'écouter.

Vorbitorincii. Cu Radu Paraschivescu și Cătălin Striblea
(P) Roxana Puia. Cine face curat în România. De ce păstrăm telefoanele în sertar

Vorbitorincii. Cu Radu Paraschivescu și Cătălin Striblea

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 103:49


LEADERS Noul episod Leaders o are invitată pe Roxana Puia, Director de Marketing la Environ, care ne explică de ce e atât de important să nu ne mai ținem vechile telefoane prin sertare „de rezervă" (știi tu care, alea care n-au mai văzut un încărcător de ani de zile!). Iată câteva idei „eco-friendly" din episod: ● Peste 60 de milioane de tone de deșeuri electronice au fost generate global în 2022, dar doar 20% au ajuns la reciclare. ● Viitorul sună bine: din 2027, ne întoarcem la bateriile pe care le putem schimba singuri! ● Reciclarea ar trebui să fie la fel de simplă ca returul unui colet. Hai să învățăm împreună cum să reducem amprenta asupra mediului și să dăm o nouă viață gadgeturilor noastre. Cine știe, poate piesele alea vechi ajung chiar materie primă pentru obiecte noi și creative!

Aujourd'hui l'économie
Elections en Hongrie: pourquoi Viktor Orban ne peut pas se passer de l'argent de l'Union européenne

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 3:12


À la veille des élections législatives, la Hongrie de Viktor Orbán illustre un paradoxe frappant : un pouvoir farouchement critique envers Bruxelles, mais dont l'économie reste largement dépendante des financements européens. Entre tensions politiques et fragilités économiques, le scrutin dépasse largement les seules questions idéologiques. Depuis son adhésion à l'Union européenne en 2004, la Hongrie figure parmi les principaux bénéficiaires des fonds européens. Pour la période 2021-2027, près de 34 milliards d'euros sont ainsi destinés au pays. Ces financements jouent un rôle central dans l'économie. Ils soutiennent une grande partie des investissements publics, notamment dans les infrastructures. Rénovation des écoles, construction d'autoroutes, déploiement de la fibre ou modernisation du réseau ferroviaire: de nombreux projets structurants sont cofinancés par Bruxelles. Résultat: l'économie hongroise repose en partie sur ces transferts, au point que certains observateurs parlent d'un modèle « sous perfusion européenne ». Des fonds au cœur des tensions avec Bruxelles Mais cette dépendance s'accompagne de fortes tensions politiques. Les institutions européennes accusent le pouvoir hongrois de dérives en matière d'état de droit, notamment sur l'indépendance de la justice et la transparence des marchés publics. Dans ce contexte, une partie des fonds européens a été suspendue. Environ 19 milliards d'euros sont aujourd'hui gelés et, début 2025, la Hongrie a perdu définitivement un milliard d'euros de crédits, faute de garanties jugées suffisantes. À lire aussi«Les bureaucrates de Bruxelles tentent de détruire la Hongrie», clame J.D. Vance depuis Budapest En toile de fond, une critique récurrente: une partie des marchés publics bénéficierait à des entreprises proches du pouvoir. Autrement dit, une fraction significative des fonds européens alimenterait un écosystème économique étroitement lié au gouvernement. Inflation, fragilités économiques et pari vers l'Est Le blocage des financements européens n'est pas sans conséquences. En 2023, la Hongrie a enregistré la plus forte inflation de l'Union européenne, avec un pic proche de 25%. Cette situation s'explique par plusieurs facteurs. Hausse des prix de l'énergie, fragilités structurelles, mais aussi tensions avec Bruxelles qui ont pesé sur la confiance économique et la monnaie. La dépréciation du forint a renchéri le coût des importations, notamment pour le gaz et les composants industriels, alimentant une spirale inflationniste. Face à ces difficultés, Viktor Orbán a renforcé ses liens avec l'Est, notamment avec la Russie et la Chine. La Hongrie est ainsi devenue une porte d'entrée importante pour les investissements chinois en Europe. Un choix stratégique qui crée des emplois, mais ne compense pas l'absence de subventions européennes, notamment pour les services publics. Au-delà des clivages politiques, les élections législatives posent une question centrale aux électeurs hongrois. Faut-il privilégier la souveraineté défendue par le gouvernement, ou préserver les liens étroits avec Bruxelles, garants de financements essentiels à l'économie ? À lire aussiDans la Hongrie d'Orban, critique de l'UE mais largement financée par Bruxelles (1/3)

Science (Video)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Science (Video)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

Health and Medicine (Video)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Health and Medicine (Video)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

University of California Audio Podcasts (Audio)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

University of California Audio Podcasts (Audio)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

Health and Medicine (Audio)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Health and Medicine (Audio)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

Science (Audio)
Mapping Cognitive Resilience: How Environment Aging and Inflammation Shape Information Encoding in the Hippocampus

Science (Audio)

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 58:31


Cognitive resilience depends on how the brain responds to environment, aging, and inflammation. J. Tiago Gonçalves, Ph.D., studies the hippocampus to examine how spatial memory is shaped by factors such as cognitive enrichment, exercise, social interaction, disease, and age. Gonçalves explains how adult neurogenesis and microglia help support the brain's ability to encode information, and how disruptions in these systems can affect memory. He also shows that aging and systemic inflammation can weaken spatial encoding while still revealing signs of adaptation and recovery over time. By connecting brain plasticity, immune activity, and memory formation, Gonçalves presents a broader view of how cognition changes across the lifespan and how these mechanisms may inform future strategies for addressing cognitive decline Series: "Stem Cell Channel" [Health and Medicine] [Science] [Show ID: 40848]

Nota Bene
NOTA BENE - L'arme secrète de l'armée japonaise : le Yamato

Nota Bene

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 18:57


Au matin du 7 décembre 1941, la marine japonaise lance une attaque surprise sur la flotte du Pacifique américaine stationnée à Pearl Harbor. Environ 350 avions s'élancent dans une frappe fulgurante et dévastatrice… Les pertes humaines et matérielles américaines sont lourdes, frappées en plein cœur de son dispositif militaire régional, précipitant officiellement les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Une guerre navale sans précédent s'engage alors dans le Pacifique, et à ce petit jeu, le Japon pense avoir un atout de taille, un mastodonte, un cuirassier au nom mythique… le Yamato !Bonne écoute !➤ Le clip de Sabaton, Yamato, est disponible ici : https://youtu.be/Dfh1aSdxr9U

Le Point J - RTS
Annyssa Bellal - Comment construire la paix ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 29:06


Environ 130 conflits armés se déroulent actuellement sur terre. L'attaque israélo-américaine en Iran le 28 février 2026 a ajouté une guerre à cette liste déjà trop longue. Pourtant, de nombreuses organisations et individus travaillent quotidiennement à la paix. Et parfois ça marche ! Annyssa Bellal, avocate et directrice exécutive de la Plateforme de consolidation de la paix de Genève, analyse dans cet épisode comment la paix se construit concrètement, loin des projecteurs. Inspire, chaque dernier jeudi du mois, vous donne rendez-vous avec celles et ceux qui imaginent le monde de demain. Journaliste : Caroline Stevan Réalisation : Antoine Weissenbach Pour aller plus loin : https://www.gpplatform.ch/fr

Géopolitique, le débat
Argentine : mémoire en danger ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 48:29


Il y a cinquante ans, le 24 mars 1976, l'Argentine basculait dans la nuit. Un coup d'État militaire renversait la présidente Isabel Perón et installait une junte dirigée par le général Jorge Rafael Videla. Commençait alors ce que les militaires appelaient le « Processus de réorganisation nationale » : une dictature qui allait durer jusqu'en 1983 et faire près de 30 000 disparus, selon les organisations de défense des droits humains. Arrestations clandestines, torture systématique, exécutions, vols de bébés, disparitions forcées — un système de terreur pensé pour effacer toute trace. Au cœur de ce dispositif répressif, un lieu est devenu symbole : l'Escuela de Mecánica de la Armada, l'ESMA. Officiellement École de mécanique de la Marine, en plein Buenos Aires. Officieusement, l'un des plus grands centres clandestins de détention et de torture du pays. Environ 5 000 personnes y auraient transité. La plupart n'en sont jamais revenues. Aujourd'hui, l'ESMA est un site de mémoire. Un lieu de transmission, d'archives, de pédagogie. Mais cette mémoire est de nouveau contestée. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Javier Milei, les politiques publiques de mémoire sont fragilisées, les financements réduits, et certains discours relativisent, voire nient, l'ampleur des crimes de la dictature. Alors, que représente l'ESMA dans l'histoire argentine ? Comment un lieu de terreur devient-il un lieu de mémoire ? Pourquoi la bataille autour du passé est-elle redevenue si vive aujourd'hui ? Pour en parler, nous recevons deux grandes spécialistes de ces questions, les historiennes et chercheuses Marina Franco et Claudia Feld, qui publient « Crimes contre l'humanité à ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) », Éd. Anamosa.   Invitées :  Marina Franco, professeure à l'UNSAM et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales en Argentine Claudia Feld, professeure à l'Université de Buenos-Aires et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'études sur la mémoire et directrice de la revue CLEPSIDRA. 

Reportage International
Cisjordanie occupée: le village de Qaryut endeuillé après des attaques de colons israéliens

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:35


Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une hausse de la violence des colons, dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février. Environ 50 incidents ont été enregistrés au cours des quatre premiers jours du conflit, et cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée. Une violence en toute impunité. Reportage dans un village endeuillé entre Ramallah et Naplouse. De notre envoyée spéciale à Qaryut, village entre Ramallah et Naplouse « La trace de sang que vous voyez là par terre, c'est celle du sang de Muhammad. Il a été atteint par une balle en pleine tête. C'est la première victime », confie Bachar. La première victime d'une attaque meurtrière, le 3 mars, dans le village de Qaryut, en Cisjordanie occupée. Une scène de guerre avec 40 minutes de combats que décrit Bachar, secouriste. Les villageois palestiniens ont tenté de se défendre contre un groupe d'une bonne vingtaine de colons israéliens armés. Les deux frères, Mohamed et Fahim Mouammar, sont morts. Ils étaient âgés de 48 et 52 ans. « Les tireurs venaient de ce verger-là. L'un d'entre eux était un colon qui portait un uniforme militaire », nous indique Bachar. L'identité du tireur et les circonstances de l'incident font l'objet d'une « enquête », a déclaré l'armée israélienne, qui condamne sévèrement les faits. Bachar ramasse des cartouches au sol et nous explique : « Son arme, c'était un fusil d'assaut M16, et ça, la marque rouge sur la cartouche, c'est la marque des balles explosives. » Jamil, le frère des deux victimes, a été touché au pied par une de ces munitions. Il se rappelle de ce jour : « Fahim est mort dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital. La balle a touché l'artère, il s'est vidé de son sang. »  L'attaque a eu lieu en pleine journée, à midi. Pour Jamil, les assaillants étaient là pour tuer : « Ils devaient avoir l'intention de tuer puisqu'ils sont venus avec une arme et ils ont tiré directement sur nous. Ce n'était pas juste pour nous faire peur. » Bachar traverse le verger de la famille Mouamar et nous apprend que « cette zone est l'une des plus dangereuses de Qaryut. Toutes les maisons ici sont entourées de grillages pour se protéger, comme une prison. Ici, c'est la colonie de Shilo, et là, la colonie d'Eli ». Le secouriste raconte que, le matin de l'attaque, un des colons équipé d'un bulldozer a voulu tracer une piste pour relier ces colonies illégales au regard du droit international. Les villageois palestiniens sont intervenus pour le chasser. L'homme est revenu avec un groupe ultra-violent pour une opération punitive. Jamil a reconnu un des assaillants. La police et l'armée israéliennes sont arrivées presque une heure après la confrontation. « Le tireur est reconnaissable à 100%. L'armée est venue et a pris ses affaires et ses moutons. Le lendemain, il est revenu s'installer au même endroit », déplore Jamil.  L'Autorité palestinienne dénonce « l'escalade majeure du terrorisme des colons à la faveur de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ».

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, un épis de maïs moyen contient environ 500 grains et peut aller jusqu'à 1000.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 3:03


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Les Grandes Gueules
Le chiffre du jour- Pierre Chasseray : "Sous Sarkozy, c'était environ 25 milliards € de taxe annuelle sur les carburants. Aujourd'hui, on est à 42/43 milliards €" - 06/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 1:00


Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant, Barbara Lefebvre, enseignante, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Un jour dans le monde
Livraisons d'hydrocarbures paralysées au Moyen-Orient : qui sont les gagnants et les perdants ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:27


durée : 00:03:27 - Le monde à l'endroit - Le détroit d'Ormuz, au large de l'Iran, a été déclaré cet après-midi "zone de guerre" par la fédération des transporteurs maritimes. Environ 20% des hydrocarbures achetés dans le monde y transitent. Dans le monde, qui pâtit et qui bénéficie de ce blocage ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal de l'Afrique
Inondations au Maroc : environ 150 000 personnes évacuées, selon les autorités

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 16:34


Une succession de dépression s'abat depuis une semaine sur le nord-ouest du Maroc. De larges zones des provinces de Sidi Kacem et de Larache sont inondées. Environ 150 000 personnes ont dû être évacuées, selon les autorités.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi ressent-on une sensation de chute après le décollage ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:11


Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l'impression que l'avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d'une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l'avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d'un décalage entre ce que font réellement l'appareil et ce que perçoit notre corps.Commençons par le déroulement d'un décollage. Lorsqu'un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l'envol. L'appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l'altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s'éloigner du sol et des obstacles.Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s'appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L'avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.C'est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d'altitude, alors qu'il s'agit simplement d'une variation d'accélération.À cela s'ajoute le rôle central de l'oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu'une accélération change brusquement, l'oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n'y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d'indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l'erreur.Il existe même un nom pour ce type d'illusion : l'illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d'orientation ou d'altitude.En résumé, l'avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.