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Politique, le choix de la semaine
Présidentielle 2027: au Parti socialiste, la bataille des règles avant celle des candidats

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 2:16


Drôle d'ambiance au Parti socialiste. À un peu moins d'un an de la présidentielle de 2027, les socialistes n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les moyens pour désigner le candidat d'une potentielle primaire. Mardi 30 juin au soir, le Conseil national du parti aurait dû permettre de trouver une position commune, mais après plusieurs heures de débat, impossible de dégager une majorité.                                                                                            Qui pourra voter à la primaire ? Les seuls militants ? Ou bien les sympathisants de gauche ? C'est cette question, en apparence technique, qui divise aujourd'hui le PS. Deux courants s'affrontent au sein du parti. Celui d'Olivier Faure prônant pour une primaire élargie à la gauche hors-LFI et celui de Boris Vallaud, souhaitant une primaire réservée aux candidats du PS ou issus des rangs socialistes comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve. Derrière ce débat se joue en réalité une bataille politique : une primaire ouverte pourrait avantager des figures comme Raphaël Glucksmann, tandis qu'un vote interne renforcerait les équilibres et réseaux du PS. À lire aussiPrésidentielle 2027: Olivier Faure promet un vote des militants socialistes «sur le processus présidentiel» Et alors que les socialistes se divisent, les candidatures à gauche se multiplient Les ambitions se font jour. Elles s'expriment encore avec prudence, mais elles sont bien là. Olivier Faure n'exclut pas une candidature. Boris Vallaud est régulièrement cité. Raphaël Glucksmann voudrait y aller. François Hollande se prépare. Jérôme Guedj, Philippe Brun ou encore Karim Bouamrane se sont déclarés.  Les militants devront désormais trancher le 9 juillet, mais ils ne choisiront pas encore leur candidat. Ils choisiront la façon de le choisir. Le choix du candidat, ce sera pour plus tard, au mois d'octobre vraisemblablement. À lire aussiPolitique : y aura-t-il une guerre des gauches? Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon fait campagne avec un parti en ordre de marche derrière lui, quand le PS est éparpillé À 75 ans, Jean-Luc Mélenchon se lance pour une quatrième candidature à l'Élysée et appelle la gauche à se rallier derrière lui. Son meeting à Saint-Denis a relancé sa dynamique : le NPA le soutient désormais, tandis qu'il tente aussi de séduire une partie des écologistes autour de Sandrine Rousseau et certains élus communistes comme Stéphane Peu. Les divisions des socialistes pourraient ainsi jouer en sa faveur. Face à lui, le PS et ses alliés doivent trouver un candidat unique capable de rassembler la gauche et une partie du centre contre l'extrême droite. Mais avant même de choisir un nom, le parti se déchire déjà sur les modalités. Au PS, la campagne a déjà commencé, mais elle se joue d'abord sur les règles du match. À lire aussiPolitique française: la primaire de la gauche est-elle morte ?

Les coulisses de la politique
Présidentielle 2027 : le Parti socialiste divisé sur sa stratégie

Les coulisses de la politique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 2:47


Aujourd'hui dans "Les coulisses de la politique", Marcelo Wesfreid revient sur le conseil national du Parti socialiste, qui s'est éternisé jusqu'à 23h pour débattre de la stratégie présidentielle. Olivier Faure, le patron du parti, plaide pour une primaire symbolique à 1 euro, tandis que les partisans de Raphaël Glucksmann veulent une participation à 20 euros. Cette divergence reflète les profondes divisions au sein du PS, avec de nombreux prétendants à la candidature, de Boris Vallaud à Bernard Cazeneuve. Le parti peine à s'unir en vue de la prochaine élection présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#401 Les politiques sont-ils deconnectés du réél? Avec Boris Vallaud (Partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 51:44


Boris Vallaud est un politique, Président du parti socialiste, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, député des Landes et auteur de Nos vies ne sont pas des marchandises. Il vient de démissionner de la présidence du groupe PS au moment où on enregistre cet épisode.Je dois être honnête, ce n'est pas un hasard qu'en 9 ans de podcast je n'ai jamais invité de politiques encore ou presque.Ce n'est paspar désintérêt puisque les sujets que je traite sont profondément politiques. Mais parce que je voulais que ça soit une vraie conversation, pas une interview de promo, pas des éléments de langage, pas du positionnement de campagne. Je voulais qu'on parle de ce qui m'intéresse vraiment : pourquoi la société se fragmente, pourquoi les gens votent pour des gens qui ne défendent pas leurs intérêts, pourquoi la démocratie est sous pression, et ce qu'on peut y faire concrètement.Avec Boris, ça a marché j'ai l'impression mais je me méfie de mes propres incompétences à mettre en difficulté un politique en même temps. Le livre part d'une idée simple et tranchante, celle que l'on vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, de notre attention jusqu'à notre imaginaire. Et cette colonisation est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, on ne voit pas l'avant et l'après. Il existe une normalisation progressive de l'idée que tout a un prix, que tout se marchande, et que si vous ne pouvez pas payer, c'est votre problème.Dans cet épisode, nous parlons de ça, mais aussi de ce que ça produit politiquement. Parce que la marchandisation ne détruit pas que les services publics, elle détruit les liens, crée des épidémies de solitude, fragmente les territoires, et au bout, elle crée un appel d'air pour ceux que Boris appelle les "marchands d'ordre". Et la convergence Trump-Musk qu'on voit se déployer en ce moment, c'est exactement ça : quand le marché a tout pris, la dernière chose à acheter, c'est la démocratie elle-même.J'ai questionné Boris Vallaud sur la fiscalité des milliardaires où les 500 plus grandes fortunes françaises représentent 40% du PIB contre 12% il y a vingt ans, et où le taux d'effort fiscal des milliardaires est inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Nous parlons de la réforme des retraites et de pourquoi certaines réformes qui semblent économiquement solides se fracassent politiquement. Nous parlons de désindustrialisation — et de qui en est responsable, les politiques ou les dirigeants d'entreprise qui ont théorisé "la France sans usines". Nous parlons d'intelligence artificielle comme révolution industrielle que la classe politique n'a pas encore vraiment regardée en face. Nous parlons d'écologie, d'agriculture, et de pourquoi la transition est vécue comme une menace par ceux qui ont le moins de marge de manœuvre. Et nous parlons des angles morts de la gauche — Boris les nomme lui-même, sans esquiver.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est quelque chose que je n'attendais pas : son rapport aux gens qui votent contre ce qu'il représente. Il ne les méprise pas. Il dit qu'il les connaît, qu'ils sont bien, qu'il leur donne raison sur beaucoup de choses. Et que c'est ça qui lui donne envie de continuer malgré tout — pas la conviction d'avoir raison, mais la conviction que les gens méritent mieux que ce qu'on leur propose.Dans cet épisode, nous parlons de marchandisation, de services publics, de retraites, de désindustrialisation, de fiscalité, d'intelligence artificielle, d'écologie, de démocratie et de réseaux sociaux, de la gauche et de ses angles morts, et de ce que "représenter" veut vraiment dire quand on passe ses vendredis en permanence dans les Landes.Citations marquantes> "On vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, jusqu'à soi-même, jusqu'à son imaginaire, jusqu'à sa conscience."> "C'est une avancée plus subreptice mais plus certaine qu'un coup d'état. Précisément parce qu'on ne voit pas l'avant et l'après. Et puis on se retrouve soi-même marchandise, au milieu de codes qui sont ceux du marché."> "Quand on abandonne la société au marché, la dernière Bastille à prendre, c'est la démocratie."> "Les milliardaires ont un taux d'effort fiscal inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Si tout le monde faisait le même effort, le juste effort, tout le monde vivrait mieux."> "Je ferme la porte à l'égoïsme et j'ouvre la porte sur la rencontre. Les gens sont courageux, généreux, intéressants."---Idées centrales1. La marchandisation est un coup d'État sans avant ni après~00:12:40 — 00:18:00Le marché n'a pas besoin d'une déclaration de victoire. Il avance par normalisation silencieuse. Le train où payer pour s'asseoir avec sa famille est devenu normal. La crèche où une amende a créé un marché du retard. Le moment où on n'est plus seulement un consommateur mais une marchandise soi-même. Baudrillard avait critiqué la société de consommation mais n'avait pas imaginé un marché aussi "totalisant et totalitaire" selon Boris. Ce qui est redoutable, c'est précisément l'absence de rupture visible.Pourquoi ça compte : ça change la façon dont on parle de capitalisme. Ce n'est plus un ennemi déclaré, c'est une colonisation du quotidien.2. Le service public coûte moins cher que son absence~00:25:54 — 00:29:52La santé française représente 12% du PIB, gratuite à l'usage, avec une espérance de vie supérieure aux États-Unis où la santé représente 18% du PIB, privée, et laisse des dizaines de millions de personnes sans couverture correcte. La vraie question n'est pas "l'État sait-il gérer ?" mais "combien coûte la marchandisation ?" C'est un retournement rhétorique qui déplace le débat là où il devrait être.Pourquoi ça compte : ça donne des armes concrètes dans un débat trop souvent posé en termes abstraits.3. La mixité scolaire fonctionne, et personne n'en parle~00:31:40 — 00:36:00À Toulouse, les enfants du quartier du Mirail ont été intégrés dans les collèges du centre-ville, dont Fermat et Saint-Sernin. Résultat : leur taux de réussite au brevet a rejoint la moyenne nationale. "Personne n'y a perdu. Tout le monde a été tiré vers le haut." C'est une réponse concrète, documentée, à la logique de ségrégation scolaire qui progresse avec la marchandisation de l'éducation.Pourquoi ça compte : une victoire réelle, mesurable, qui ne fait pas la une.4. L'IA est une révolution industrielle sans politique à sa hauteur~01:03:05 — 01:07:10Boris reconnaît la sidération. Il propose l'analogie de la Red Team du ministère de la Défense, qui fait appel à des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur. Ce même travail devrait être fait sur l'IA. La question concrète qu'il pose : si votre enfant s'oriente aujourd'hui vers une formation, comment savoir si elle sera encore utile dans cinq ans ? Le marché est incapable de donner de la valeur à l'utilité sociale, et c'est l'IA qui va redessiner ce partage.Pourquoi ça compte : une position qui n'est ni dans la panique ni dans l'euphorie, avec une proposition d'action.5. La démocratie est la dernière Bastille du marché~01:17:25 — 01:21:15La convergence Trump-Musk n'est pas une coïncidence. Les 7 plus grandes entreprises américaines de la tech ont une capitalisation boursière qui dépasse le PIB des 27 pays de l'Union européenne. Quand le rapport de forces entre puissance publique et puissance privée est aussi déséquilibré, et que les oligarques de la tech contrôlent les plateformes sur lesquelles se forment les opinions, la démocratie délibérative est structurellement fragilisée.Pourquoi ça compte : ça sort la menace sur la démocratie du registre anecdotique pour la replacer dans la logique marchande.6. La gauche a des angles morts qu'elle refuse de regarder~01:21:15 — 01:25:20Boris les nomme sans esquiver : la mondialisation, qu'elle a soutenue sans voir la désindustrialisation venir ; la crise environnementale, où elle a tardé ; la culture, devenue orpheline ; et surtout les territoires ruraux, la France des sous-préfectures, qui ne se sent pas représentée. Ce qui est frappant, c'est qu'il l'admet sans chercher à s'en sortir avec une formule.Pourquoi ça compte : un politique qui admet ses angles morts crédibilise tout le reste de ce qu'il dit.---Questions posées dans l'interview1. De tous les sujets possibles, pourquoi avoir choisi la marchandisation comme angle central de ce livre ?2. Comment on sort d'un système d'hyper-marchandisation quand il est global et qu'aucun pays ne peut le faire seul ?3. Qu'est-ce qui vous intéresse encore dans la politique nationale là où la politique locale semble plus efficace et plus proche des gens ?4. Combien coûte vraiment la marchandisation — est-ce que l'État social revient finalement moins cher que son absence ?5. Pourquoi les Français ont-ils du mal à accepter que le problème est en haut plutôt qu'en bas, sur la fiscalité des héritages et des grandes fortunes ?6. Comment expliquer que la gauche perde des batailles culturelles sur des sujets où les chiffres sont pourtant de son côté ?7. La désindustrialisation depuis Mitterrand — erreur fondamentale, ou choix assumé par les dirigeants d'entreprise autant que par les politiques ?8. Est-ce que la démocratie peut survivre aux réseaux sociaux, et a fortiori aux réseaux sociaux alimentés par l'IA ?9. Quels sont les angles morts de la gauche — les sujets qu'elle refuse de regarder en face ?10. Si vous ne deviez choisir qu'un seul premier acte contre la marchandisation, ce serait lequel ?---Références citées dans l'épisodeLivres / auteurs- Nos vies ne sont pas des marchandises, Boris Vallaud (le livre de l'invité, fil conducteur de l'épisode)- Jean Baudrillard, critique de la société de consommation (*La Société de consommation*) — cité ~00:13:42 dans le contexte de la colonisation par le marché- Antoine Fouchet [À VÉRIFIER orthographe] — son travail sur la CSG, le financement de la protection sociale et la désindustrialisation — cité ~00:47:50 et ~01:25:24- Printemps silencieux [À VÉRIFIER : attribué à Rachel Carson dans la tradition écologiste] — cité ~01:12:40 comme livre "tragique et intéressant" sur la disparition des insectes- Camille Penny — cité brièvement sur le thème de la générosité et de l'égoïsme — ~01:34:49Films / séries- Matrix, Wall-E, Avatar, Black Mirror — cités comme œuvres culturelles qui ont anticipé les enjeux de l'IA et du contrôle numérique — ~01:20:45Études / données- Les 500 plus grandes familles françaises représentent 40% du PIB (contre 12% il y a 20 ans) — ~00:36:34- Taux d'effort fiscal des milliardaires inférieur à la première tranche de l'impôt sur le revenu — ~00:38:42- 160 milliards d'euros d'aides aux entreprises, étude du Sénat — ~00:40:00- 25 à 30% de non-recours au RSA — ~00:55:03- Fondation Jean-Jaurès : étude sur la corrélation entre fermeture des PMU/bistrots et progression du vote RN — ~01:18:15- Cité des sciences : 76% des Français pensent avoir l'esprit critique, mais 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord — ~01:18:34- France : 12% du PIB consacré à la santé / États-Unis : 18% — ~00:26:00- Exemple Sanofi : 1 milliard d'euros d'aides publiques à la recherche, puis licenciements de chercheurs — ~00:40:00Personnalités / modèles- Vienne (Autriche) : modèle de logement social, 80% de locataires, 60% de logements publics, mixité sociale préservée — ~00:18:00- Landes : zéro EHPAD à but lucratif, régie publique de l'eau, premier département producteur d'énergie photovoltaïque — ~00:18:00 / ~01:17:09- Toulouse, collège du Mirail : mixité scolaire avec Fermat et Saint-Sernin — ~00:33:00- Red Team du ministère de la Défense : auteurs de science-fiction pour anticiper les menaces — ~01:20:00- Arnaud Montebourg, travail commun au ministère du Redressement productif — ~00:58:34- Léo Lagrange / Front populaire : politique du temps libéré — ~01:26:14- Jacques Chirac : "Notre maison brûle" — ~01:08:00Timestamps clés 00:08:25 — Intro : l'invité et le livreGreg présente Boris Vallaud et l'angle de l'épisode : on vit dans une immense boutique, et ce n'est pas anodin.00:12:40 — La marchandisation, plus sûre qu'un coup d'ÉtatUne avancée silencieuse, sans avant ni après visible. On se retrouve marchandise sans l'avoir décidé.00:15:32 — Le train, la crèche : les exemples du quotidienPayer pour s'asseoir avec sa famille. L'amende à la crèche qui a créé un marché du retard. La normalisation par petites touches.00:17:49 — Ce que ça produit : inégalités, solitude, extrême droiteExplosion des inégalités, délitement du lien, épidémies de solitude. Et un appel d'air pour les marchands d'ordre.00:20:38 — Politique locale vs nationaleCe qui l'attire encore dans la politique nationale quand les permanences dans les Landes ressemblent à ce que la politique devrait être.00:25:54 — Combien coûte vraiment la marchandisation ?France 12% du PIB pour la santé, États-Unis 18%. Espérance de vie plus courte, inégalités plus grandes. La question se retourne.00:33:42 — La mixité scolaire de Toulouse : ça marcheLes enfants du Mirail dans les collèges du centre-ville : taux de réussite au brevet rejoint la moyenne nationale. Personne n'y a perdu.00:43:38 — Neuf ans de permanences"J'ai rencontré quasiment que des gens bien." Y compris ceux qui votent pour des gens qu'il combat.00:51:39 — Le Cerfa de 24 pages pour un enfant handicapéLa réalité concrète de ce que le désengagement de l'État produit sur les gens les plus vulnérables.00:57:51 — La désindustrialisation : politique ou patronat ?Les dirigeants qui ont théorisé la France sans usines. La souveraineté industrielle comme prochaine bataille.01:03:04 — L'IA : révolution sans boussole politiqueParcoursup, les formations qui vont disparaître, le sens du travail. Les questions que la classe politique n'a pas encore osé poser.01:07:10 — Écologie et agriculture : les paysans en première ligneMondialisation déloyale, réchauffement, perte de biodiversité. Le modèle agricole des années 60 est en train de se briser.01:17:23 — La dernière BastilleQuand on abandonne la société au marché, c'est la démocratie qu'on abandonne. La convergence Trump-Musk expliquée.01:21:16 — Les angles morts de la gaucheIl les nomme : la mondialisation, la crise environnementale, la culture, les territoires ruraux. Rare autocritique politique.01:25:57 — Reconquérir le temps libéréOn l'a libéré du travail. On l'a donné aux galeries marchandes et aux réseaux sociaux. Comment le reprendre.01:34:44 — Fermer la porte à l'égoïsmeLe mot de la fin : les gens sont courageux, généreux, intéressants. C'est ça qui donne encore envie. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) #229 Travaillez moins pour travailler mieux: réenvisager la valeur travail avec Céline Marty (https://audmns.com/IRoKxrv) #282 La décroissance est-elle réaliste? Avec Timothée Parrique (https://audmns.com/jvOrQIt)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#401 Les politiques sont-ils déconnectés du réel ? Avec Boris Vallaud (partie 2)

Vlan!

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 36:55


Boris Vallaud est un politique, Président du parti socialiste, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, député des Landes et auteur de Nos vies ne sont pas des marchandises. Il vient de démissionner de la présidence du groupe PS au moment où on enregistre cet épisode.Je dois être honnête, ce n'est pas un hasard qu'en 9 ans de podcast je n'ai jamais invité de politiques encore ou presque.Ce n'est paspar désintérêt puisque les sujets que je traite sont profondément politiques. Mais parce que je voulais que ça soit une vraie conversation, pas une interview de promo, pas des éléments de langage, pas du positionnement de campagne. Je voulais qu'on parle de ce qui m'intéresse vraiment : pourquoi la société se fragmente, pourquoi les gens votent pour des gens qui ne défendent pas leurs intérêts, pourquoi la démocratie est sous pression, et ce qu'on peut y faire concrètement.Avec Boris, ça a marché j'ai l'impression mais je me méfie de mes propres incompétences à mettre en difficulté un politique en même temps. Le livre part d'une idée simple et tranchante, celle que l'on vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, de notre attention jusqu'à notre imaginaire. Et cette colonisation est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, on ne voit pas l'avant et l'après. Il existe une normalisation progressive de l'idée que tout a un prix, que tout se marchande, et que si vous ne pouvez pas payer, c'est votre problème.Dans cet épisode, nous parlons de ça, mais aussi de ce que ça produit politiquement. Parce que la marchandisation ne détruit pas que les services publics, elle détruit les liens, crée des épidémies de solitude, fragmente les territoires, et au bout, elle crée un appel d'air pour ceux que Boris appelle les "marchands d'ordre". Et la convergence Trump-Musk qu'on voit se déployer en ce moment, c'est exactement ça : quand le marché a tout pris, la dernière chose à acheter, c'est la démocratie elle-même.J'ai questionné Boris Vallaud sur la fiscalité des milliardaires où les 500 plus grandes fortunes françaises représentent 40% du PIB contre 12% il y a vingt ans, et où le taux d'effort fiscal des milliardaires est inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Nous parlons de la réforme des retraites et de pourquoi certaines réformes qui semblent économiquement solides se fracassent politiquement. Nous parlons de désindustrialisation — et de qui en est responsable, les politiques ou les dirigeants d'entreprise qui ont théorisé "la France sans usines". Nous parlons d'intelligence artificielle comme révolution industrielle que la classe politique n'a pas encore vraiment regardée en face. Nous parlons d'écologie, d'agriculture, et de pourquoi la transition est vécue comme une menace par ceux qui ont le moins de marge de manœuvre. Et nous parlons des angles morts de la gauche — Boris les nomme lui-même, sans esquiver.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est quelque chose que je n'attendais pas : son rapport aux gens qui votent contre ce qu'il représente. Il ne les méprise pas. Il dit qu'il les connaît, qu'ils sont bien, qu'il leur donne raison sur beaucoup de choses. Et que c'est ça qui lui donne envie de continuer malgré tout — pas la conviction d'avoir raison, mais la conviction que les gens méritent mieux que ce qu'on leur propose.Dans cet épisode, nous parlons de marchandisation, de services publics, de retraites, de désindustrialisation, de fiscalité, d'intelligence artificielle, d'écologie, de démocratie et de réseaux sociaux, de la gauche et de ses angles morts, et de ce que "représenter" veut vraiment dire quand on passe ses vendredis en permanence dans les Landes.Citations marquantes> "On vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, jusqu'à soi-même, jusqu'à son imaginaire, jusqu'à sa conscience."> "C'est une avancée plus subreptice mais plus certaine qu'un coup d'état. Précisément parce qu'on ne voit pas l'avant et l'après. Et puis on se retrouve soi-même marchandise, au milieu de codes qui sont ceux du marché."> "Quand on abandonne la société au marché, la dernière Bastille à prendre, c'est la démocratie."> "Les milliardaires ont un taux d'effort fiscal inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Si tout le monde faisait le même effort, le juste effort, tout le monde vivrait mieux."> "Je ferme la porte à l'égoïsme et j'ouvre la porte sur la rencontre. Les gens sont courageux, généreux, intéressants."---Idées centrales1. La marchandisation est un coup d'État sans avant ni après~00:12:40 — 00:18:00Le marché n'a pas besoin d'une déclaration de victoire. Il avance par normalisation silencieuse. Le train où payer pour s'asseoir avec sa famille est devenu normal. La crèche où une amende a créé un marché du retard. Le moment où on n'est plus seulement un consommateur mais une marchandise soi-même. Baudrillard avait critiqué la société de consommation mais n'avait pas imaginé un marché aussi "totalisant et totalitaire" selon Boris. Ce qui est redoutable, c'est précisément l'absence de rupture visible.Pourquoi ça compte : ça change la façon dont on parle de capitalisme. Ce n'est plus un ennemi déclaré, c'est une colonisation du quotidien.2. Le service public coûte moins cher que son absence~00:25:54 — 00:29:52La santé française représente 12% du PIB, gratuite à l'usage, avec une espérance de vie supérieure aux États-Unis où la santé représente 18% du PIB, privée, et laisse des dizaines de millions de personnes sans couverture correcte. La vraie question n'est pas "l'État sait-il gérer ?" mais "combien coûte la marchandisation ?" C'est un retournement rhétorique qui déplace le débat là où il devrait être.Pourquoi ça compte : ça donne des armes concrètes dans un débat trop souvent posé en termes abstraits.3. La mixité scolaire fonctionne, et personne n'en parle~00:31:40 — 00:36:00À Toulouse, les enfants du quartier du Mirail ont été intégrés dans les collèges du centre-ville, dont Fermat et Saint-Sernin. Résultat : leur taux de réussite au brevet a rejoint la moyenne nationale. "Personne n'y a perdu. Tout le monde a été tiré vers le haut." C'est une réponse concrète, documentée, à la logique de ségrégation scolaire qui progresse avec la marchandisation de l'éducation.Pourquoi ça compte : une victoire réelle, mesurable, qui ne fait pas la une.4. L'IA est une révolution industrielle sans politique à sa hauteur~01:03:05 — 01:07:10Boris reconnaît la sidération. Il propose l'analogie de la Red Team du ministère de la Défense, qui fait appel à des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur. Ce même travail devrait être fait sur l'IA. La question concrète qu'il pose : si votre enfant s'oriente aujourd'hui vers une formation, comment savoir si elle sera encore utile dans cinq ans ? Le marché est incapable de donner de la valeur à l'utilité sociale, et c'est l'IA qui va redessiner ce partage.Pourquoi ça compte : une position qui n'est ni dans la panique ni dans l'euphorie, avec une proposition d'action.5. La démocratie est la dernière Bastille du marché~01:17:25 — 01:21:15La convergence Trump-Musk n'est pas une coïncidence. Les 7 plus grandes entreprises américaines de la tech ont une capitalisation boursière qui dépasse le PIB des 27 pays de l'Union européenne. Quand le rapport de forces entre puissance publique et puissance privée est aussi déséquilibré, et que les oligarques de la tech contrôlent les plateformes sur lesquelles se forment les opinions, la démocratie délibérative est structurellement fragilisée.Pourquoi ça compte : ça sort la menace sur la démocratie du registre anecdotique pour la replacer dans la logique marchande.6. La gauche a des angles morts qu'elle refuse de regarder~01:21:15 — 01:25:20Boris les nomme sans esquiver : la mondialisation, qu'elle a soutenue sans voir la désindustrialisation venir ; la crise environnementale, où elle a tardé ; la culture, devenue orpheline ; et surtout les territoires ruraux, la France des sous-préfectures, qui ne se sent pas représentée. Ce qui est frappant, c'est qu'il l'admet sans chercher à s'en sortir avec une formule.Pourquoi ça compte : un politique qui admet ses angles morts crédibilise tout le reste de ce qu'il dit.---Questions posées dans l'interview1. De tous les sujets possibles, pourquoi avoir choisi la marchandisation comme angle central de ce livre ?2. Comment on sort d'un système d'hyper-marchandisation quand il est global et qu'aucun pays ne peut le faire seul ?3. Qu'est-ce qui vous intéresse encore dans la politique nationale là où la politique locale semble plus efficace et plus proche des gens ?4. Combien coûte vraiment la marchandisation — est-ce que l'État social revient finalement moins cher que son absence ?5. Pourquoi les Français ont-ils du mal à accepter que le problème est en haut plutôt qu'en bas, sur la fiscalité des héritages et des grandes fortunes ?6. Comment expliquer que la gauche perde des batailles culturelles sur des sujets où les chiffres sont pourtant de son côté ?7. La désindustrialisation depuis Mitterrand — erreur fondamentale, ou choix assumé par les dirigeants d'entreprise autant que par les politiques ?8. Est-ce que la démocratie peut survivre aux réseaux sociaux, et a fortiori aux réseaux sociaux alimentés par l'IA ?9. Quels sont les angles morts de la gauche — les sujets qu'elle refuse de regarder en face ?10. Si vous ne deviez choisir qu'un seul premier acte contre la marchandisation, ce serait lequel ?---Références citées dans l'épisodeLivres / auteurs- Nos vies ne sont pas des marchandises, Boris Vallaud (le livre de l'invité, fil conducteur de l'épisode)- Jean Baudrillard, critique de la société de consommation (*La Société de consommation*) — cité ~00:13:42 dans le contexte de la colonisation par le marché- Antoine Fouchet [À VÉRIFIER orthographe] — son travail sur la CSG, le financement de la protection sociale et la désindustrialisation — cité ~00:47:50 et ~01:25:24- Printemps silencieux [À VÉRIFIER : attribué à Rachel Carson dans la tradition écologiste] — cité ~01:12:40 comme livre "tragique et intéressant" sur la disparition des insectes- Camille Penny — cité brièvement sur le thème de la générosité et de l'égoïsme — ~01:34:49Films / séries- Matrix, Wall-E, Avatar, Black Mirror — cités comme œuvres culturelles qui ont anticipé les enjeux de l'IA et du contrôle numérique — ~01:20:45Études / données- Les 500 plus grandes familles françaises représentent 40% du PIB (contre 12% il y a 20 ans) — ~00:36:34- Taux d'effort fiscal des milliardaires inférieur à la première tranche de l'impôt sur le revenu — ~00:38:42- 160 milliards d'euros d'aides aux entreprises, étude du Sénat — ~00:40:00- 25 à 30% de non-recours au RSA — ~00:55:03- Fondation Jean-Jaurès : étude sur la corrélation entre fermeture des PMU/bistrots et progression du vote RN — ~01:18:15- Cité des sciences : 76% des Français pensent avoir l'esprit critique, mais 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord — ~01:18:34- France : 12% du PIB consacré à la santé / États-Unis : 18% — ~00:26:00- Exemple Sanofi : 1 milliard d'euros d'aides publiques à la recherche, puis licenciements de chercheurs — ~00:40:00Personnalités / modèles- Vienne (Autriche) : modèle de logement social, 80% de locataires, 60% de logements publics, mixité sociale préservée — ~00:18:00- Landes : zéro EHPAD à but lucratif, régie publique de l'eau, premier département producteur d'énergie photovoltaïque — ~00:18:00 / ~01:17:09- Toulouse, collège du Mirail : mixité scolaire avec Fermat et Saint-Sernin — ~00:33:00- Red Team du ministère de la Défense : auteurs de science-fiction pour anticiper les menaces — ~01:20:00- Arnaud Montebourg, travail commun au ministère du Redressement productif — ~00:58:34- Léo Lagrange / Front populaire : politique du temps libéré — ~01:26:14- Jacques Chirac : "Notre maison brûle" — ~01:08:00Timestamps clés 00:08:25 — Intro : l'invité et le livreGreg présente Boris Vallaud et l'angle de l'épisode : on vit dans une immense boutique, et ce n'est pas anodin.00:12:40 — La marchandisation, plus sûre qu'un coup d'ÉtatUne avancée silencieuse, sans avant ni après visible. On se retrouve marchandise sans l'avoir décidé.00:15:32 — Le train, la crèche : les exemples du quotidienPayer pour s'asseoir avec sa famille. L'amende à la crèche qui a créé un marché du retard. La normalisation par petites touches.00:17:49 — Ce que ça produit : inégalités, solitude, extrême droiteExplosion des inégalités, délitement du lien, épidémies de solitude. Et un appel d'air pour les marchands d'ordre.00:20:38 — Politique locale vs nationaleCe qui l'attire encore dans la politique nationale quand les permanences dans les Landes ressemblent à ce que la politique devrait être.00:25:54 — Combien coûte vraiment la marchandisation ?France 12% du PIB pour la santé, États-Unis 18%. Espérance de vie plus courte, inégalités plus grandes. La question se retourne.00:33:42 — La mixité scolaire de Toulouse : ça marcheLes enfants du Mirail dans les collèges du centre-ville : taux de réussite au brevet rejoint la moyenne nationale. Personne n'y a perdu.00:43:38 — Neuf ans de permanences"J'ai rencontré quasiment que des gens bien." Y compris ceux qui votent pour des gens qu'il combat.00:51:39 — Le Cerfa de 24 pages pour un enfant handicapéLa réalité concrète de ce que le désengagement de l'État produit sur les gens les plus vulnérables.00:57:51 — La désindustrialisation : politique ou patronat ?Les dirigeants qui ont théorisé la France sans usines. La souveraineté industrielle comme prochaine bataille.01:03:04 — L'IA : révolution sans boussole politiqueParcoursup, les formations qui vont disparaître, le sens du travail. Les questions que la classe politique n'a pas encore osé poser.01:07:10 — Écologie et agriculture : les paysans en première ligneMondialisation déloyale, réchauffement, perte de biodiversité. Le modèle agricole des années 60 est en train de se briser.01:17:23 — La dernière BastilleQuand on abandonne la société au marché, c'est la démocratie qu'on abandonne. La convergence Trump-Musk expliquée.01:21:16 — Les angles morts de la gaucheIl les nomme : la mondialisation, la crise environnementale, la culture, les territoires ruraux. Rare autocritique politique.01:25:57 — Reconquérir le temps libéréOn l'a libéré du travail. On l'a donné aux galeries marchandes et aux réseaux sociaux. Comment le reprendre.01:34:44 — Fermer la porte à l'égoïsmeLe mot de la fin : les gens sont courageux, généreux, intéressants. C'est ça qui donne encore envie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Politique, le choix de la semaine
France: embouteillage à gauche pour l'élection présidentielle de 2027

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 2:34


La liste des prétendants à la présidence de la République ne cesse de s'allonger depuis quelques semaines. L'élection a lieu dans un an. Et l'incertitude et les divisions au sein de la gauche hors mélenchoniste favorisent la multiplication de ces candidatures, à l'instar de celle annoncée cette semaine par le maire socialiste de Saint-Ouen en région parisienne, Karim Bouamrane. Sur France Inter, Karim Bouamrane s'est présenté comme un candidat capable de rassembler la gauche non mélenchoniste. Il rejoint une liste déjà fournie de prétendants, dont Raphaël Glucksmann, considéré comme l'un des favoris après son score de 14 % aux européennes. Tous s'accordent sur la nécessité d'un candidat unique pour permettre à la gauche de se qualifier au second tour face au RN. Mais l'absence de leader naturel multiplie les ambitions. François Hollande et Bernard Cazeneuve se préparent. Jérôme Guedj est officiellement candidat. Tandis qu'Olivier Faure et Boris Vallaud pourraient être tentés d'y aller, ainsi que plusieurs responsables de gauche comme Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin, qui sont déjà sur la ligne de départ pour participer à une primaire programmée le 11 octobre. Cette multiplication des candidatures et les hésitations du PS alimentent une impression de dispersion et de confusion à gauche. Le rejet de la stratégie d'une double primaire Pour Olivier Faure, une primaire, dispositif souhaité par une majorité d'électeurs de gauche, est le meilleur moyen de désigner un candidat unique. « Si on sait que le jour J on a un mode de départage pour qu'il n'y en ait plus qu'un à la fin et que tout le monde se pliera à la décision, ça me va », explique-t-il. Mais cette stratégie est rejetée par ses principaux opposants, notamment Raphaël Glucksmann, qui mise plutôt sur sa dynamique dans les sondages. Si sa dernière proposition d'une double primaire, d'abord interne aux sociaux-démocrates puis ouverte au reste de la gauche hors LFI, n'a pas suscité l'adhésion, les militants socialistes sont quand même invités à se prononcer le 9 juillet. À lire aussiPolitique : y aura-t-il une guerre des gauches? Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon se frotte les mains ? Déjà lancé dans sa quatrième campagne présidentielle et avec des sondages qui le placent déjà autour de 14 %, il met la pression sur les écologistes et les communistes pour qu'ils se rangent derrière lui. « Nous, c'est carré », aime-t-il à répéter, par opposition au chaos du reste de la gauche. Un chaos dont se gausse aussi l'extrême droite : « Le PS, c'est un peu le calendrier de l'Avent, tous les jours on ouvre une case, il y a un nouveau candidat », ironise le vice-président du RN Sébastien Chenu, jugeant qu'à la fin ils « se rangeront derrière Mélenchon ». Même le patron du Parti radical de gauche, Guillaume Lacroix, y est allé de son commentaire, s'étonnant de ne pas avoir été invité sur France Inter pour annoncer sa « non-candidature ». À lire aussiPrésidentielle en France: le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon appelle à réaliser un «grand changement»

Le témoin de l'actu dans les Landes
Le député PS des Landes, Boris Vallaud, plaide pour une démarchandisation des services publics

Le témoin de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 9:08


durée : 00:09:08 - Boris Vallaud, député socialiste des Landes, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, était l'invité d'ICI Gascogne ce vendredi 5 juin. - invités : Boris Vallaud Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Politique, le choix de la semaine
Présidentielle 2027: Raphaël Glucksmann peut-il être le candidat de la gauche?

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later May 16, 2026 2:39


À un an de l'élection présidentielle, le député européen Place publique, Raphaël Glucksmann, accélère dans sa pré-campagne. Il n'est pas encore candidat « officiellement », mais il multiplie les initiatives qui laissent penser qu'il se prépare.  Entre la sortie d'un livre, un meeting le 13 juin et un discours pour la fête nationale le 14 juillet. Il se démultiplie. Raphaël Glucksmann commence à accélérer mais sans pour autant sortir du bois réellement. Les prétendants se multiplient à gauche mais l'eurodéputé est le seul à lancer une dynamique de cette ampleur.  Depuis un an, il sillonne la France, sans la presse, à la rencontre de citoyens. Des tête-à-têtes notamment avec des agriculteurs d'Ardèche, un directeur de collège des Deux-Sèvres ou encore un industriel de Lorraine. Des « vrais gens » dont il compte se nourrir pour son programme éventuel. L'objectif du potentiel candidat, c'est de monter en puissance à partir de la fin du mois de mai et de ce meeting au mois de juin qui devrait être une démonstration de force. Le but de ce rassemblement va être de montrer que l'homme de gauche est entouré et suivi. Son équipe explique que des milliers de personnes devraient faire le déplacement. Notamment des soutiens issus de la société civile. Écrivains, sportifs, syndicalistes, politiques. On annonce déjà la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, parmi d'autres.  L'ancien député macroniste Sacha Houlié, qui a rejoint les rangs du mouvement de Raphaël Glusmann, explique « que le meeting montrera que Raphaël est beaucoup plus soutenu qu'on ne le pense ». Alors que la gauche est extrêmement divisée, peut-il rassembler ? La stratégie de Glucksmann repose sur un pari risqué : couper définitivement les ponts avec La France insoumise. Le problème ? À gauche, tout le monde n'est pas en accord avec cette rupture.  Au-delà de la méthode, certains sont critiques sur les chances de l'homme politique. Un cadre du PS ne le croit pas capable de pouvoir rassembler. Il explique : « Il n'a pas le feu sacré. Les 11 % qu'il fait dans les sondages, c'est pas un socle, c'est une bulle ». À lire aussiPrimaire à gauche: «Glucksmann ne pourra pas se qualifier seul pour le 2nd tour de la présidentielle», estime Pierre Jouvet, secrétaire général du PS   Et il y a quelques jours, une note stratégique confidentielle de l'équipe de l'eurodéputé a fuité. Le document identifiait certaines catégories d'électeurs, jeunes, classes populaires, banlieues, comme difficiles à mobiliser. Les Insoumis ont immédiatement exploité la note et y ont vu la confirmation d'un désaccord idéologique profond, accusant Glucksmann de vouloir « incarner le renouveau macroniste ».  Ses détracteurs lui reprochent d'ailleurs de glisser vers le centre et d'imiter la stratégie de Macron en 2017. De son côté, Glucksmann dit construire un rassemblement avec Boris Vallaud, Carole Delga, Yannick Jadot et Nicolas Mayer-Rossignol, avec l'objectif de s'accorder sur le fond avant de désigner un candidat commun. En attendant, il peaufine sa stature de présidentiable.  À lire aussiPrésidentielle 2027: les adhérents LR appelés à choisir entre Bruno Retailleau ou une primaire

Les coulisses de la politique
Guerre fratricide au sein du Parti socialiste : Olivier Faure contre Boris Vallaud

Les coulisses de la politique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:43


Aujourd'hui dans "Les coulisses de la politique", Olivier Beaumont revient sur les tensions qui secouent la direction du Parti socialiste. Le premier secrétaire Olivier Faure et le patron du groupe parlementaire Boris Vallaud s'affrontent ouvertement sur la stratégie à adopter en vue de la présidentielle de 2027. Leurs différences de caractère et de parcours les opposent sur des questions clés, comme la possibilité d'une primaire à gauche. Alors que Boris Vallaud souhaite accélérer le processus de désignation d'un candidat, Olivier Faure reste plus prudent. Cette crise interne illustre les profondes divisions qui traversent la gauche à l'approche de l'échéance électorale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Politique : y aura-t-il une guerre des gauches?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 13, 2026 29:30


Le Parti Socialiste français n'avait pas besoin de cela. Le PS affronte une nouvelle crise suite au départ du chef des députés socialistes Boris Vallaud de la direction du parti. La gauche hors La France insoumise est divisée entre partisans et opposants à une primaire en vue de la présidentielle. Et pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à l'élection de 2027. Pourquoi tant de désaccords ? Peut-il encore y avoir un candidat unique en dehors de la gauche radicale ? Quelles sont les menaces ?   Pour en débattre : - Frédéric Sawicki, professeur de Science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne    - Jean-Numa Ducange, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université de Rouen Normandie. Auteur de nombreux ouvrages sur le socialisme, entre autres, Le socialisme, paru le 5 mai 2026, aux éditions PUF dans la collection Que-sais-je ?

Les Grandes Gueules
Le programme du jour - François Ruffin : "La solution, c'est le travail. Il faut faire France ensemble. La société va mal parce que le travail va mal. Je fais campagne pour les gens, pas pour François Hollande ou Boris Vallaud" - 13/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 13, 2026 3:18


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Débat du jour
Politique : y aura-t-il une guerre des gauches?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 13, 2026 29:30


Le Parti Socialiste français n'avait pas besoin de cela. Le PS affronte une nouvelle crise suite au départ du chef des députés socialistes Boris Vallaud de la direction du parti. La gauche hors La France insoumise est divisée entre partisans et opposants à une primaire en vue de la présidentielle. Et pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à l'élection de 2027. Pourquoi tant de désaccords ? Peut-il encore y avoir un candidat unique en dehors de la gauche radicale ? Quelles sont les menaces ?   Pour en débattre : - Frédéric Sawicki, professeur de Science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne    - Jean-Numa Ducange, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université de Rouen Normandie. Auteur de nombreux ouvrages sur le socialisme, entre autres, Le socialisme, paru le 5 mai 2026, aux éditions PUF dans la collection Que-sais-je ?

Les chroniques de Daniel Morin
Cataclysme politique : Boris Vallaud claque la porte du PS

Les chroniques de Daniel Morin

Play Episode Listen Later May 11, 2026 4:03


durée : 00:04:03 - Les chroniques de Daniel Morin - par : Daniel Morin - Daniel Morin part deux semaines en vacances et il retrouve une équipe du 5/7 au bout du rouleau et un cataclysme politique ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Billet politique
Parlez-vous socialiste ?

Le Billet politique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 4:02


durée : 00:04:02 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - À un an de la présidentielle, le Parti socialiste se divise encore un peu plus. Boris Vallaud et Olivier Faure s'affrontent. La confusion règne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
Après sa démission de la direction du PS, Boris Vallaud propose "des rencontres de la nouvelle gauche plurielle"

Le sept neuf

Play Episode Listen Later May 11, 2026 9:33


durée : 00:09:33 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel - Boris Vallaud, député PS des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a quitté la direction du parti à moins d'un an de l'élection présidentielle. Il refuse la primaire socialiste et appelle à un rassemblement de la gauche non mélenchoniste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
Après sa démission de la direction du PS, Boris Vallaud propose "des rencontres de la nouvelle gauche plurielle"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 11, 2026 9:33


durée : 00:09:33 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel - Boris Vallaud, député PS des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a quitté la direction du parti à moins d'un an de l'élection présidentielle. Il refuse la primaire socialiste et appelle à un rassemblement de la gauche non mélenchoniste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

8.30 franceinfo:
Boris Vallaud, crise énergétique, Moyen-Orient... l'interview d'Olivier Faure

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later May 11, 2026 24:47


durée : 00:24:47 - Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 11 mai 2026 - réalisation : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Billet de Daniel Morin
Cataclysme politique : Boris Vallaud claque la porte du PS

Le Billet de Daniel Morin

Play Episode Listen Later May 11, 2026 4:03


durée : 00:04:03 - Le Billet de Daniel Morin - par : Daniel Morin - Daniel Morin part deux semaines en vacances et il retrouve une équipe du 5/7 au bout du rouleau et un cataclysme politique ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Club Le Figaro Politique
Présidentielle 2027 : Édouard Philippe, le candidat de la «raison» ?

Le Club Le Figaro Politique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 54:41


Édouard Philippe, le candidat de la «raison» ? Retrouvez le Club le Figaro Politique, animé par Yves Thréard. Il reçoit Jim Jarrassé, Paul Laubacher, Célestine Gentilhomme et Frédéric Dabi. Les invités reviennent également sur la crise au Parti Socialiste avec la récente démission de Boris Vallaud, ainsi que sur la candidature d'Éric Zemmour pour l'élection présidentielle de 2027.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'oeil de...
BEST OF - Hollande, Grégoire, Vallaud... P. Caverivière face aux représentants de la gauche

L'oeil de...

Play Episode Listen Later May 9, 2026 9:13


Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à François Hollande, Emmanuel Grégoire ou encore Boris Vallaud. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
BEST OF - Hollande, Grégoire, Vallaud... P. Caverivière face aux représentants de la gauche

RTL Matin

Play Episode Listen Later May 9, 2026 9:13


Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à François Hollande, Emmanuel Grégoire ou encore Boris Vallaud. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Présidentielles : à quoi bon tant de candidats ? / Que peut espérer le Liban ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later May 3, 2026 63:50


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 30 avril 2026.Avec cette semaine :David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.PRÉSIDENTIELLES : À QUOI BON TANT DE CANDIDATSÀ un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, chaque camp cherche à désigner son champion et chaque champion essaie de convaincre son camp qu'il en est le candidat naturel. Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien », les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire », les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables : dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu'au centre (3), à droite (5) et à l'extrême droite (6)...La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l'élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C'est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice : Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s'y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN ?Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2 mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l'Etat hébreu a fait plus de 2.400 victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d'un million de déplacés.Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « le doigt sur la gâchette », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.Le sud du Liban, aujourd'hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l'Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d'un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d'octobre 2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l'armée israélienne interdit aux Libanais d'entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6 % du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s'est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah. Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d'éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d'entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l'issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions « historiques » mais la presse régionale rappelle qu'en l'absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

8.30 franceinfo:
Taxe sur les superprofits de Total, présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" de Boris Vallaud

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 22:42


durée : 00:22:42 - Le président du groupe Socialistes à l'Assemblée nationale était l'invité du "8h30 franceinfo", jeudi 30 avril 2026. - réalisation : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Boris Vallaud - Des idées...et beaucoup de candidats pour 2027!

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 11:28


C dans l'air l'invité du 23 avril avec Boris Vallaud, député PS des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il publie "Nos vies ne sont pas des marchandises" aux éditions du Seuil. « Le monde est devenu une immense boutique, déplore Boris Vallaud. Du berceau à la mort, des crèches aux Ehpad, c'est un mouvement irrépressible qui a colonisé notre univers mental.» Rien n'échappe à « cet envahisseur silencieux» qui s'empare des ressources naturelles, supplante et asphyxie les services publics, avale «nos écoles, nos hôpitaux, nos vieux jours ». Le patron des députés PS développe le concept de la démarchandisation. Son livre est un « manuel de reconquête» pour «reprendre le contrôle» et affirmer que tout, surtout l'essentiel, n'est pas à vendre. Avec cet ouvrage, il souhaite peser dans le débat interne sur le programme du Parti socialiste pour la Présidentielle. C'est aussi dans cet objectif qu'il a appelé à un « projet crédible et mobilisateur », comme une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes dans une tribune. « Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027. (…) Nous voulons gagner maintenant », affirme cette tribune. Offensive de François Hollande, construction d'un collectif autour de Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et Boris Vallaud, et question de l'organisation de la primaire « unitaire », projet du Parti socialiste pour le 21è siècle, les grandes manœuvres ont bien commencé pour 2027...

Le Billet politique
Le PS a-t-il un projet ?

Le Billet politique

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:44


durée : 00:04:44 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Le parti socialiste présente son nouveau projet politique, tandis que le chef de file des députés PS, Boris Vallaud, publie un manifeste pour la "démarchandisation". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
"Le monde est une grande boutique, tout à son code-barre de la naissance à la mort", dénonce le socialiste Boris Vallaud

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 9:25


durée : 00:09:25 - Le sept neuf - par : Simon Le Baron - Boris Vallaud, député PS des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, publie "Nos vies ne sont pas des marchandises, manifeste pour la démarchandisation" (Seuil). Il appelle à faire sortir de nombreux secteurs de l'économie de marché. - invités : Boris Vallaud Député de la troisième circonscription des Landes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
"Le monde est une grande boutique, tout à son code-barre de la naissance à la mort", dénonce le socialiste Boris Vallaud

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 9:25


durée : 00:09:25 - Les interviews d'Inter - par : Simon Le Baron - Boris Vallaud, député PS des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, publie "Nos vies ne sont pas des marchandises, manifeste pour la démarchandisation" (Seuil). Il appelle à faire sortir de nombreux secteurs de l'économie de marché. - invités : Boris Vallaud Député de la troisième circonscription des Landes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Les livres politiques, cette passion française", "'Démarchandisation', l'utopie nordique du PS" et "Ormuz, Malacca : même combat"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 19:09


À l'heure où l'on déplore la fin de la lecture, il y en a qui n'abandonnent pas le livre et ce sont les hommes et les femmes politiques. Écrire un livre lorsque l'on a une ambition politique, pour Ruth Elkrief, c'est cela qui est français. Plus qu'ailleurs, en France, un livre confère une forme d'autorité et de qualité, ajoute-t-elle. Boris Vallaud sort un livre avec sa vision sur la démarchandisation du monde. D'après François Lenglet, toute noble qu'elle est, cette idée constitue quand même une erreur parce que c'est un défi à l'efficacité. Il explique que toutes les sociétés qui se sont essayées à la démarchandisation et à l'extension de la sphère étatique ont connu les pénuries et les privations et ont fini par s'effondrer sur elles-mêmes. Le ministre des Finances indonésien a eu une idée qu'il a très vite regrettée. Elle évoquait la possibilité d'un péage dans le détroit de Malacca qui longe la Malaisie et l'île d'Indonésie qui s'appelle Sumatra avant de finir dans un deuxième détroit, celui de Singapour. Pour Christian Makarian, le contexte est très différent d'Ormuz. Derrière, il y a la superpuissance chinoise et son alimentation permanente, explique-t-il. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'oeil de...
BEST OF - Glucksmann, Vallaud, Mayer-Rossignol... P. Caverivière face aux représentants de la gauche

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 8:59


Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud ou encore Nicolas Mayer-Rossignol... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
BEST OF - Glucksmann, Vallaud, Mayer-Rossignol... P. Caverivière face aux représentants de la gauche

RTL Matin

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 8:59


Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud ou encore Nicolas Mayer-Rossignol... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Humour
L'œil de Philippe Caverivière - BEST OF - Glucksmann, Vallaud, Mayer-Rossignol... P. Caverivière face aux représentants de la gauche

RTL Humour

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 8:59


Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud ou encore Nicolas Mayer-Rossignol... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Pascal Lamy - La guerre commerciale est déclarée

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 11:52


C dans l'air l'invité du 21 janvier 2026 avec Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et ex-commissaire européen au Commerce, actuellement coordinateur des instituts Jacques Delors, et vice-président du Forum sur la paix.Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote."On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.

C dans l'air
Dominique Seux - Budget: qui sont les gagnants? et les perdants?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 10:56


C dans l'air l'invité du 20 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et à France Inter. Il publie avec Thomas Porcher "Les débats de l'éco", aux éditions Plon - France Inter.Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote."On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.

L'invité de RTL
Boris Vallaud, patron des députés PS : "On a besoin d'un budget"

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 9:38


Budget 2026 : le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures allant dans le sens du parti socialiste, sans en préciser l'impact sur le volet recettes, et tout en visant 5% de déficit. Le PS, qui réclame pour les financer une surtaxe sur les grandes entreprises, pose ses conditions pour ne pas activer la censure. Le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 19 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Billet de Charline
Gym Tonic budgétaire à l'assemblée

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 3:28


durée : 00:03:28 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - L'examen du budget a pris du retard. Cette semaine, il reste 1500 amendements à examiner avant dimanche soir à minuit. Vous imaginez le rythme infernal du vote à main levée ? Tu lèves le bras 100 fois par heure… Boris Vallaud et Laurent Wauquiez, c'est Véronique et Davina ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les Grandes Gueules
L'attaque du jour - Olivier Truchot : "Les socialistes sont meilleurs que vous. La méthode Olivier Faure, Boris Vallaud, ça fonctionne ?" / Éric Coquerel : "Si la méthode c'est d'accompagner le macronisme et d'en êt

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 3:14


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Bruno Poncet, cheminot, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

L'invité de RTL
"Il n'y a pas de deal" : sur RTL, Boris Vallaud ne rejette pas l'hypothèse d'une censure du gouvernement

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 10:31


Les socialistes maintiennent la pression sur le gouvernement en faisant de la taxe Zucman le point central des négociations : sans victoire sur la taxation des hauts patrimoines, le PS censurera. Alors que la mesure devrait être examinée ce mercredi dans l'hémicycle, le chef des députés socialistes Boris Vallaud détaille les modalités de cet ultimatum dans RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 27 octobre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Retraites, impôts, santé : avis de tempête - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 64:24


C dans l'air du 22 octobre 2025 : Retraites, impôts, santé : avis de tempêteAlors que les discussions sur le projet de budget 2026 ont débuté lundi en commission des Finances de l'Assemblée nationale et qu'une menace de censure du gouvernement plane, Emmanuel Macron est remonté au front sur la réforme des retraites, expliquant mardi depuis la Slovénie que le Premier ministre « a fait un choix pour apaiser le débat actuel » : celui de proposer le « décalage d'une échéance », celle « des 63 ans au 1er janvier 2027, qu'il a décalée au 1er janvier 2028, avec un financement par des économies ».« Ce n'est ni l'abrogation, ni la suspension, c'est un décalage », a-t-il souligné, semant le doute sur les intentions du gouvernement.La déclaration a d'ailleurs valu à Sébastien Lecornu une clarification, quelques heures plus tard, lors de la séance des questions au gouvernement. Interrogé successivement par les présidents de groupe du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, et Boris Vallaud, pour le Parti socialiste (PS), le Premier ministre a rappelé avoir bien annoncé la « suspension » tant du décalage de l'âge que de l'augmentation du nombre de trimestres de cotisation, sans laquelle la première mesure ne « serait rien ». Il a également indiqué qu'un Conseil des ministres serait réuni jeudi 23 octobre pour ajouter la suspension de la réforme des retraites au projet de budget de la Sécurité sociale, via une « lettre rectificative ». Une procédure visant à rassurer les socialistes. Car le gouvernement de Sébastien Lecornu ne doit sa survie qu'à la non-censure du Parti socialiste la semaine dernière... mais cela ne durera peut-être pas.Au lendemain du rejet de la taxe Zucman en commission des Finances de l'Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS a mis en garde l'exécutif : « Si la copie n'est pas corrigée pour protéger les Français de ce qui est en train de se produire — le choix des milliardaires contre les gens ordinaires — nous serions amenés à avoir un jugement extrêmement sévère », a affirmé Olivier Faure sur RTL. « La censure, elle est possible à tout moment », a-t-il prévenu.Au grand dam de la gauche, la taxe Zucman, sur le patrimoine des ultra-riches, a été rejetée lundi soir. Le camp gouvernemental et le RN ont voté contre. Elle n'est toutefois pas définitivement abandonnée, car, comme toutes les autres mesures examinées cette semaine en commission, elle sera rediscutée à partir de vendredi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, où les députés repartiront de la copie initiale du texte du gouvernement.La bataille budgétaire s'annonce rude, sur la question fiscale mais également sur celle du budget alloué à la Sécurité sociale. Le texte, marqué par une rigueur budgétaire inédite, prévoit un gel des prestations sociales et des retraites, la suspension promise de la réforme des retraites, et 7 milliards d'euros d'économies en santé.Un sujet qui est devenu, au fil des ans, prioritaire pour les Français. Ainsi, 88 % des Français interrogés par l'Ifop pour le baromètre de l'action sociale placent la santé en tête de leurs préoccupations. Éloignement, temps d'attente, offre de soins incomplète… 87 % du territoire est désormais classé en désert médical et 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant.Les maires tentent, à leur niveau, d'y remédier en créant des maisons de santé pour attirer des médecins. Nous avons rencontré l'un d'entre eux.LES EXPERTS :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique et conseiller de la rédaction de Franc-Tireur - Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs, autrice du livre Le grand détournement co-écrit avec Matthieu Aron est publié aux Allary Editions- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction du magazine Challenges - Benjamin MOREL - Constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Paris 2 Panthéon-Assas, auteur de "Le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme", publié aux éditions Passés composés

Le journal de 18h00
Sébastien Lecornu annonce la suspension de la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 20:06


durée : 00:20:06 - Journal de 18h - Le PS attendait ce geste du Premier ministre pour décider ou non d'une motion de censure. Boris Vallaud, le patron des députés socialistes, se dit prêt à "faire le pari" du débat parlementaire plutôt que de censurer le nouveau gouvernement.

Le débat
Gouvernement Lecornu : censure ou pas ?

Le débat

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 42:52


Le Premier ministre a réalisé son discours de politique générale devant les députés et annoncé la suspension de la réforme des retraites "jusqu'à l'élection présidentielle" de 2027. Il a confirmé qu'il n'utilisera pas le 49.3 et évoqué une méthode de partage du pouvoir : "Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez." Les écologistes voteront la censure du gouvernement, alors que Laurent Wauquiez a appelé les LR à ne pas la voter. "La suspension de la réforme des retraites est une victoire", a lancé le chef des socialistes Boris Vallaud. Deux motions de censure ont été déposées par La France insoumise et le Rassemblement national. Quelles sont les réactions politiques ? Quelle est la probabilité que Sébastien Lecornu soit censuré ?

Les journaux de France Culture
Sébastien Lecornu annonce la suspension de la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 20:06


durée : 00:20:06 - Journal de 18h - Le PS attendait ce geste du Premier ministre pour décider ou non d'une motion de censure. Boris Vallaud, le patron des députés socialistes, se dit prêt à "faire le pari" du débat parlementaire plutôt que de censurer le nouveau gouvernement.

Le sept neuf
Crise politique : LR prêt à cohabiter, le PS appelle aussi à entrer au gouvernement

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 22:36


durée : 00:22:36 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Nicolas Demorand, Benjamin Duhamel - François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président de LR, et Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, sont invités de la Grande matinale au lendemain de la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Crise politique : LR prêt à cohabiter, le PS appelle aussi à entrer au gouvernement

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 22:36


durée : 00:22:36 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Nicolas Demorand, Benjamin Duhamel - François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président de LR, et Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, sont invités de la Grande matinale au lendemain de la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

8.30 franceinfo:
Consultations à Matignon : "Le Premier ministre appelle au compromis" mais n'en "propose aucun", selon Boris Vallaud

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Oct 3, 2025 23:05


durée : 00:23:05 - 8h30 franceinfo - Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, était l'invité du "8h30 franceinfo" le vendredi 3 octobre 2025 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Grand Jury
Le Grand Jury de Boris Vallaud

Le Grand Jury

Play Episode Listen Later Sep 21, 2025 50:58


Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et député des Landes était interrogé par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Loris Boichot (Le Figaro). Ecoutez Le grand jury avec Olivier Bost du 21 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'invité de RTL
Boris Vallaud : "La majorité des Français qui veulent un changement de cap"

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 9:37


Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre : l'appel des socialistes pour gouverner est donc encore resté sans réponse. Le patron des députés socialistes Boris Vallaud réagit dans RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 10 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apolline Matin
Demanche pirate le Face à Face : Boris Vallaud - 26/08

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 2:37


Tous les matins, Arnaud Demanche pirate le Face à Face. L'humoriste anticipe et détourne l'interview à venir de l'invité politique d'Apolline de Malherbe.

radio pirate rmc face face malherbe boris vallaud apolline matin apolline de malherbe
L'oeil de...
"Boris Vallaud a inventé un nouveau concept : la demi-trahison !"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 5:06


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 12 juin 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les informés de France Info
Congrès du PS :  l'heure du choix

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jun 5, 2025 12:23


durée : 00:12:23 - Congrès du PS :  l'heure du choix - Les militants du Parti socialiste tranchent ce jeudi le duel incertain entre les deux prétendants au poste de premier secrétaire, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, le premier partant légèrement favori depuis que Boris Vallaud, le troisième homme, a fait savoir qu'il voterait à titre personnel pour lui. Les adhérents (40.000, et 24.701 votants au premier tour) votent dans les sections depuis 17H00 et jusqu'à 22H00, pour un résultat attendu tard dans la nuit.

L'oeil de...
"Boris Vallaud, le Tom Cruise des Socialistes, a une mission impossible : réunir le PS"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later May 5, 2025 6:09


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 05 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Le débat français sur l'Ukraine

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Mar 9, 2025 62:15


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mars 2025.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LE DÉBAT FRANÇAIS SUR L'UKRAINEAprès l'altercation dans le bureau ovale le 28 février, le président de la République continue de préparer les esprits à l'idée d'un nouvel « effort de guerre » et de changement de doctrine pour les armées françaises. « Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite », alerte Emmanuel Macron, en fixant un objectif autour de « 3% à 3,5% du PIB »contre 5,4% en 1960. La loi de programmation militaire 2024-2030 a prévu une enveloppe de plus de 400 milliards d'euros pour les armées sur sept ans. La défense est le deuxième plus gros budget du pays.Lundi, le Premier ministre a évoqué une « situation historique », « la plus grave, la plus déstabilisée et la plus dangereuse de toutes celles que notre continent ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Il s'est ensuite félicité que « pour l'honneur de l'Europe, le président Zelensky n'a pas plié ». Ce qui a suscité les applaudissements des députés, sauf de ceux du Rassemblement national et leurs alliés ciottistes. La présidente du groupe RN, a indiqué que son parti ne pourra « jamais soutenir une chimérique défense européenne », pas plus que « l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien » - ce qui, selon le ministre des armées Sébastien Lecornu, n'est pas envisagé. Marine Le Pen s'est aussi dit opposée au « partage » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens tandis que ses fidèles moquaient l'alarmisme du président de la République. Le patron des députés macronistes, Gabriel Attal estime qu'il faut « accélérer le processus d'adhésion » de l'Ukraine aux 27, augmenter le soutien militaire et revoir la position française sur les avoirs russes gelés pour aider Kyiv. Le président du groupe socialiste Boris Vallaud et la présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain ont aussi réclamé la confiscation des avoirs russes ce que le ministre des Affaires étrangères a indiqué ne pas envisager pour le moment. Pour la droite républicaine, la France doit faire évoluer le format de ses armées conventionnelles, « en sécurisant les industriels », « en drainant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises ». Cette approche n'est pas celle des communistes. Leur orateur Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé la « surenchère guerrière d'Emmanuel Macron et la hausse des dépenses liées à la Défense », a préféré prôner une solution diplomatique. À LFI, on dénonce une manœuvre du président pour faire payer l'effort de défense par lune réduction des dépenses sociales.Avant le discours de Macron mercredi, 77% des Français se disent d'accord pour « davantage » d'investissements dans la défense, selon un sondage Odoxa, mais seuls 49% maintiennent qu'il faut « soutenir l'Ukraine même si cela a des conséquences sur notre économie ». C'est 12 points de moins qu'en 2022.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr