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Reportage Afrique
Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:10


Pour la première fois lors d'une Coupe du monde, 48 sélections vont s'affronter, ce qui a offert un boulevard à certaines nations pour rejoindre cet événement majeur du sport. C'est notamment le cas du Cap-Vert. À Praia, les supporters se sentent fiers de leur équipe et attendent impatiemment le début de la compétition. Sur place, notre correspondante Pauline Guillou a recueilli leurs témoignages.   Au large des côtes sénégalaises, l'archipel de dix îles est sur le point de disputer sa toute première Coupe du monde, après avoir terminé premier de son groupe, devant les Lions indomptables du Cameroun. Sur place, les Cap-Verdiens trépignent d'impatience de découvrir les joies d'un tournoi pas comme les autres. À partir du 15 juin, le Cap-Vert se lance dans la compétition au sein d'un groupe très relevé : Espagne, Uruguay, Arabie saoudite. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10]

Les dessous de l'infox
Comment la désinformation climatique exploite les vagues de chaleur

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later May 29, 2026 29:30


De la France au Maroc, en passant par l'Inde ou le Royaume-Uni, une partie du monde traverse une vague de chaleur extrême. Températures records, des dizaines de morts : cet épisode porte la marque du changement climatique. Dans ce contexte, les discours climatosceptiques se renforcent sur les réseaux sociaux. Des scientifiques et des experts du climat sont également menacés. Alors que les effets du réchauffement climatique sont plus visibles que jamais, la désinformation ne faiblit pas, bien au contraire. Les discours climatosceptiques se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ces fausses informations visent à minimiser l'urgence climatique et à détourner l'attention des solutions concrètes. Pour endiguer le phénomène, l'association française Quota Climat, qui milite pour une meilleure représentation des informations environnementales dans les médias, vient de lancer un système de détection et de réponse rapide aux narratifs de désinformation, en partenariat avec le média Les Surligneurs. Pour en parler, nous recevons Eva Morel, secrétaire générale de Quota Climat. « Le climat est le parfait sujet pour désinformer, parce qu'il tombe pile poil dans une thématique qui est à la fois clivante d'un point de vue sociétal, où il y a des politiques publiques qui sont coûteuses et qui conflictualisent le débat public », explique-t-elle. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement ont été menacés en 2025 La désinformation climatique cible aussi directement les scientifiques et les journalistes qui travaillent sur le sujet. « C'est dangereux de travailler sur ces questions, déplore Eva Morel. Par exemple, l'Unesco a publié une étude qui montre que les journalistes à travers le monde sont de plus en plus menacés. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement témoignent avoir été menacés sur l'année 2025. C'est colossal. (...) Ce sujet doit être pris à bras-le-corps ». Hadj, les fausses images prolifèrent C'est l'un des cinq piliers de l'Islam. Plus d'un million et demi de musulmans ont bravé la chaleur cette semaine pour le pèlerinage à La Mecque. Malgré le contexte particulièrement tendu au Moyen-Orient, les fidèles sont venus du monde entier en Arabie saoudite. Sur les réseaux sociaux, le hadj n'a pas échappé à la désinformation. Olivier Fourt, de la cellule Info Vérif de RFI, a identifié une série de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle autour de ce pèlerinage. Ces contenus déforment la réalité. RDC: un projet de révision de la Constitution ciblé par les infox En République démocratique du Congo, la société congolaise est animée par un débat hautement politique. À la tête du pays depuis 2019, le président Félix Tshisekedi a récemment ouvert la voie à une révision de la Constitution qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat. Cette initiative suscite les critiques de l'opposition et d'une partie de la société civile. Émilie Beraud, journaliste au service de fact-checking de l'AFP, épingle une fausse information qui circule à ce sujet dans le pays.

Les dessous de l'infox, la chronique
Pèlerinage à la Mecque, de fausses images du hadj prolifèrent sur les réseaux

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 3:17


En dépit de températures caniculaires et d'une situation géopolitique explosive dans la région,1,7 million de fidèles étaient attendus à partir du 25 mai en Arabie saoudite pour le pèlerinage à la Mecque. Des musulmans venus de la planète entière, dans une démarche de piété et de fraternité. Toutefois sur les réseaux sociaux, le hadj a été cette année synonyme de surenchère avec une avalanche de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle (IA), déformant la réalité. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Une marée humaine entoure le mont Arafat à une vingtaine de kilomètres de la Mecque. La séquence de 24 secondes est censée montrer l'un des rituels les plus importants du pèlerinage : une journée consacrée à la prière et à la méditation sur le site où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon. Sur la vidéo trompeuse, on peut voir des pèlerins à perte de vue. Des images accompagnées d'un chant religieux, ce qui rend cette scène encore plus captivante. Commentaires : « Une seule personne peut rassembler cette foule, et c'est le prophète Mahomet ». Une analyse attentive de la vidéo laisse apparaître des incohérences visuelles. Par exemple la foule est trop compacte et surtout, totalement uniforme. En comparant avec d'autres images comme celles issues des webcams officielles, on distingue des parasols de couleurs, des installations pour guider les pèlerins, mais aussi des rochers à flanc de colline sur lesquels aucun visiteur ne s'est risqué. L'utilisation d'un outil de détection d'images artificielles (Hive moderation) confirme que cette vidéo a été conçue par une IA générative. Avalanche de fake sur TikTok Certains contributeurs se sont spécialisés dans la création d'images synthétiques autour de la thématique du pèlerinage. On y voit par exemple des hélicoptères parachutant des bouteilles d'eau sur les fidèles, ou des camions équipés de brumisateurs géants fendant la foule, pour rafraîchir les croyants. Certaines vidéos font mention de l'utilisation d'une IA, d'autres non… Pourquoi une telle production ?  Pour plusieurs raisons. D'abord le pèlerinage concerne les musulmans du monde entier, soit plus de deux milliards de fidèles dans le monde. Donc les auteurs savent que ces images créées de toutes pièces trouveront leur public, et permettent de monétiser leur audience.  Le hadj est un motif de fierté. Reste que si les croyants qui se rendent en Arabie saoudite peuvent emporter leur téléphone portable, il est fortement déconseillé de filmer les rites, et s'afficher sur les réseaux est considéré comme une attitude « ostentatoire », qui nuit à la sincérité de la démarche religieuse. On pourrait penser aussi que ces images artificielles viennent peut-être « combler un vide » auprès du public, mais sur X de nombreux contributeurs musulmans ont immédiatement condamné l'utilisation de vidéos générées par IA. On pouvait ainsi lire : « Malheureusement, des vidéos générées par intelligence artificielle et diffusées par de faux comptes anonymes prétendent provenir du Hadj 2026. Il s'agit d'un mensonge, d'une fabrication et d'une tromperie à l'égard du public, ainsi que d'un mépris pour les musulmans du monde entier. Nous exhortons chacun à ne pas partager ces vidéos et à vérifier l'authenticité des publications. Le royaume d'Arabie saoudite organise le Hajj de manière professionnelle afin d'assurer la sécurité et le confort des pèlerins et de leur fournir toutes les commodités nécessaires ». À lire aussiHadj 2026: «malgré les tensions régionales et les crises», la ferveur reste intacte, selon le chercheur Hasni Abidi

Les dessous de l'infox
Comment la désinformation climatique exploite les vagues de chaleur

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later May 29, 2026 29:30


De la France au Maroc, en passant par l'Inde ou le Royaume-Uni, une partie du monde traverse une vague de chaleur extrême. Températures records, des dizaines de morts : cet épisode porte la marque du changement climatique. Dans ce contexte, les discours climatosceptiques se renforcent sur les réseaux sociaux. Des scientifiques et des experts du climat sont également menacés. Alors que les effets du réchauffement climatique sont plus visibles que jamais, la désinformation ne faiblit pas, bien au contraire. Les discours climatosceptiques se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ces fausses informations visent à minimiser l'urgence climatique et à détourner l'attention des solutions concrètes. Pour endiguer le phénomène, l'association française Quota Climat, qui milite pour une meilleure représentation des informations environnementales dans les médias, vient de lancer un système de détection et de réponse rapide aux narratifs de désinformation, en partenariat avec le média Les Surligneurs. Pour en parler, nous recevons Eva Morel, secrétaire générale de Quota Climat. « Le climat est le parfait sujet pour désinformer, parce qu'il tombe pile poil dans une thématique qui est à la fois clivante d'un point de vue sociétal, où il y a des politiques publiques qui sont coûteuses et qui conflictualisent le débat public », explique-t-elle. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement ont été menacés en 2025 La désinformation climatique cible aussi directement les scientifiques et les journalistes qui travaillent sur le sujet. « C'est dangereux de travailler sur ces questions, déplore Eva Morel. Par exemple, l'Unesco a publié une étude qui montre que les journalistes à travers le monde sont de plus en plus menacés. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement témoignent avoir été menacés sur l'année 2025. C'est colossal. (...) Ce sujet doit être pris à bras-le-corps ». Hadj, les fausses images prolifèrent C'est l'un des cinq piliers de l'Islam. Plus d'un million et demi de musulmans ont bravé la chaleur cette semaine pour le pèlerinage à La Mecque. Malgré le contexte particulièrement tendu au Moyen-Orient, les fidèles sont venus du monde entier en Arabie saoudite. Sur les réseaux sociaux, le hadj n'a pas échappé à la désinformation. Olivier Fourt, de la cellule Info Vérif de RFI, a identifié une série de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle autour de ce pèlerinage. Ces contenus déforment la réalité. RDC: un projet de révision de la Constitution ciblé par les infox En République démocratique du Congo, la société congolaise est animée par un débat hautement politique. À la tête du pays depuis 2019, le président Félix Tshisekedi a récemment ouvert la voie à une révision de la Constitution qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat. Cette initiative suscite les critiques de l'opposition et d'une partie de la société civile. Émilie Beraud, journaliste au service de fact-checking de l'AFP, épingle une fausse information qui circule à ce sujet dans le pays.

Invité de la mi-journée
Hadj 2026: «malgré les tensions régionales et les crises», la ferveur reste intacte, selon le chercheur Hasni Abidi

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 24, 2026 5:39


Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque

Invité de la mi-journée
Moyen-Orient: «Le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable», estime le chercheur Christophe Jaffrelot

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 23, 2026 7:44


Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et spécialiste de l'Asie du Sud, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, est en Chine. Le chef de l'armée pakistanaise est lui à Téhéran. On voit le Pakistan jouer un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Est-ce une surprise ou est-ce l'aboutissement d'une stratégie diplomatique d'Islamabad ? Christophe Jaffrelot : Oui, c'est plutôt cela. D'ailleurs, dans une perspective de continuité historique, il faut se rappeler que, lorsque les États-Unis ont souhaité rentrer en relation avec la Chine de manière à la reconnaître officiellement, au début des années 1970, c'étaient déjà les Pakistanais qui s'étaient entremis et qui avaient permis cette reconnaissance historique. Ensuite, les Pakistanais ont été les relais de la politique américaine en Asie du Sud à travers la première guerre d'Afghanistan. Et puis la deuxième, celle qui suit le 11-Septembre. Il y a maintenant une vraie tradition d'entremise des Pakistanais au service des Américains. Ce rapprochement, cette collaboration ont été réactivés l'an dernier, lorsque la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan a été interrompue et a été finalement terminée grâce aux Américains. Ce que les Pakistanais ont reconnu d'emblée, alors que les Indiens refusaient, eux, de reconnaître le rôle de Donald Trump. Et les Pakistanais ont été encore plus loin, allant jusqu'à proposer le nom de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, ce que Donald Trump a beaucoup apprécié. Le Pakistan, on le sait, ce sont de fins diplomates, de fins négociateurs... Oui, la diplomatie pakistanaise fait beaucoup moins de bruit que d'autres. Elle est beaucoup plus discrète, mais elle est professionnelle, bien formée, anglophone, cosmopolite. On le voit, c'est quelque chose que tout le monde apprécie. Les Pakistanais parlent pour les autres parce qu'ils le font mieux que les autres. C'est quelque chose que des puissances comme les États-Unis peuvent essayer d'utiliser. La Chine est en arrière-plan de la médiation. Le Pakistan agit-il seul comme médiateur ou est-ce aussi indirectement une médiation chinoise ? La Chine est toujours à l'arrière-plan lorsque l'on parle de politique internationale au Pakistan. C'est l'ami des mauvais jours, comme on dit, « all-weather friend », depuis maintenant des décennies. C'est grâce à la Chine que le Pakistan a acquis l'arme nucléaire, juste après l'Inde. Le premier voyage à l'étranger d'un Premier ministre pakistanais, c'est à Pékin et ce n'est pas un hasard. On peut imaginer qu'Islamabad prend ses ordres à Pékin aussi dans cette négociation qui, du coup, devient beaucoup plus globale encore qu'elle ne l'est déjà. Pékin cherche-t-il à se présenter comme une puissance de stabilité dans la région ? Oui, c'est quelque chose que l'on a déjà vu dans un passé récent, à travers le rôle d'intermédiaire et les bons offices que les Chinois ont cherché à utiliser, à manifester, dans une médiation entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'était il n'y a pas si longtemps. La Chine stabilisant le Moyen-Orient grâce à une entreprise qui a fait long feu : cela n'a pas fonctionné, mais cela montrait leur désir d'exister et de servir à la stabilité internationale. Ils ont remis cela lorsque l'Afghanistan et le Pakistan en sont venus aux mains. Cela a peut-être mieux fonctionné. Il y a clairement, de la part de Xi Jinping, la volonté d'apparaître comme un pôle de stabilité, à un moment où les États-Unis, eux, apparaissent comme beaucoup moins fiables, beaucoup plus erratiques. Évidemment, la personnalité de Donald Trump y est pour quelque chose. Cette crise actuelle marque-t-elle un basculement durable au Moyen-Orient vers une influence chinoise croissante ? Elle marque certainement une inflexion durable. Est-ce que ce sera au bénéfice de la Chine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l'inflexion durable, elle, me paraît incontestable au sens où l'on voit aujourd'hui le Pakistan devenir un garant de sécurité régionale grâce au soutien de l'Arabie saoudite, avec laquelle le Pakistan a quand même signé l'an dernier un accord de défense sans précédent impliquant le nucléaire. Et au-delà, on voit la Turquie, l'Égypte, rejoindre ce duo pour former une sorte de quatuor. Alors que, en parallèle, on voit un alignement très différent entre les Émirats arabes unis, Israël, l'Inde, les États-Unis. On est peut-être en train d'assister, à travers la nouvelle donne au Moyen-Orient, à une nouvelle bipolarité avec la Chine, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte d'un côté et Israël, les Émirats arabes unis, l'Inde, les États-Unis de l'autre. Il est encore une fois trop tôt pour le dire. Mais probablement que, dans la région, le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable. Cela veut-il dire qu'il pourrait y avoir une déstabilisation totale de la région ? Ce serait l'une des hypothèses si cette guerre continuait. Parce que la grande question, c'est quand même jusqu'à quand ? Si cela continuait et que l'Iran était ainsi amené à jouer toutes les cartes qu'il a dans sa main... Dieu sait s'il en a, le détroit d'Ormuz nous le montre tous les jours. On parle maintenant des câbles souterrains, après avoir déjà vu l'idée d'un péage imposé par Téhéran. On est sur une forme de déstabilisation durable dont les Émirats arabes unis, sans doute, seront les premières victimes. Parce que, sans avoir un minimum de sécurité, comment pourront-ils continuer à attirer les investisseurs ? D'ores et déjà, on le voit entre les compagnies aériennes clouées au sol, l'immobilier qui a perdu 30% de sa valeur, les Émirats sont déjà déstabilisés. Encore une fois, tout dépend de la durée du conflit. À lire aussiLes monarchies du Golfe divisées face au processus diplomatique avec l'Iran

L’invité RTL info de 7h50
Sammy Mahdi (Président CD&V) , député fédéral.

L’invité RTL info de 7h50

Play Episode Listen Later May 21, 2026 9:37 Transcription Available


Ce jeudi, Martin Buxant reçoit Sammy Mahdi, président du CD&V et député fédéral. Alors que son parti est au gouvernement, il dit non à l'index revisité, à des économies budgétaires trop importantes, à l'envoi d'une aide militaire belge aux Emirats ou en Arabie saoudite.

Radio foot internationale
Real Madrid : Florentino Perez contre-attaque devant les médias

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later May 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mercredi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire : - Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid. ; - Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? ; - Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre !!! Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid Florentino Perez s'est exprimé devant les médias. Tendu, combatif et parfois agressif, le boss madrilène a d'emblée indiqué qu'il ne démissionnerait pas, précisant que des élections anticipées à la présidence se tiendraient et qu'il y prendrait part. Nouvelle année sans trophée, tensions dans le vestiaire, Perez a surtout tenu à démentir les rumeurs (notamment celles sur sa santé), réaffirmé son implication, et dénoncé ceux qui s'en prennent aux intérêts du club. Une volonté de reprendre le contrôle de la communication du club pour répondre aux critiques des socios ? Après l'altercation entre Valverde et Tchouaméni, l'homme d'affaires a déploré la fuite de l'information dans la presse. Été agité en perspective au sein de l'institution madrilène ? - Ça va mieux plus au sud, précisément en Andalousie. Le Betis Séville a obtenu un ticket pour la Ligue des Champions 2026-2027. L'équipe de Manuel Pellegrini assurée de terminer à la 5e place, synonyme de qualification directe pour l'Espagne, retrouve la compétition après un peu plus de 20 ans. Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? Quel engouement au pays du soccer qui accueillera le plus de rencontres (78 matches), plus de 30 ans après l'organisation d'un 1er tournoi planétaire ? Crispation autour du prix des billets, tensions sécuritaires et géopolitiques, une compétition qui est aussi un immense défi logistique. Les liens étroits entre Trump et Infantino en question. Le président américain voit les compétitions FIFA comme une vitrine internationale pour son pays et un levier économique. L'Italo-Suisse politise-t-il trop l'institution faîtière du foot ? Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre!!! L'incroyable boulette du portier d'Al Nassr au bout des arrêts de jeu hier (12 mai 2026) face à Al-Hilal retarde le sacre du Portugais, au moins pour quelques jours. CR7 attend toujours un 1er titre en Saudi Pro League. Pour débattre avec Annie Gasnier : Manu Terradillos, Étienne Moatti, David Lortholary et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Quentin Merlin - Laurent Salerno - Coordination : David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Real Madrid : Florentino Perez contre-attaque devant les médias

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later May 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mercredi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire : - Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid. ; - Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? ; - Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre !!! Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid Florentino Perez s'est exprimé devant les médias. Tendu, combatif et parfois agressif, le boss madrilène a d'emblée indiqué qu'il ne démissionnerait pas, précisant que des élections anticipées à la présidence se tiendraient et qu'il y prendrait part. Nouvelle année sans trophée, tensions dans le vestiaire, Perez a surtout tenu à démentir les rumeurs (notamment celles sur sa santé), réaffirmé son implication, et dénoncé ceux qui s'en prennent aux intérêts du club. Une volonté de reprendre le contrôle de la communication du club pour répondre aux critiques des socios ? Après l'altercation entre Valverde et Tchouaméni, l'homme d'affaires a déploré la fuite de l'information dans la presse. Été agité en perspective au sein de l'institution madrilène ? - Ça va mieux plus au sud, précisément en Andalousie. Le Betis Séville a obtenu un ticket pour la Ligue des Champions 2026-2027. L'équipe de Manuel Pellegrini assurée de terminer à la 5e place, synonyme de qualification directe pour l'Espagne, retrouve la compétition après un peu plus de 20 ans. Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? Quel engouement au pays du soccer qui accueillera le plus de rencontres (78 matches), plus de 30 ans après l'organisation d'un 1er tournoi planétaire ? Crispation autour du prix des billets, tensions sécuritaires et géopolitiques, une compétition qui est aussi un immense défi logistique. Les liens étroits entre Trump et Infantino en question. Le président américain voit les compétitions FIFA comme une vitrine internationale pour son pays et un levier économique. L'Italo-Suisse politise-t-il trop l'institution faîtière du foot ? Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre!!! L'incroyable boulette du portier d'Al Nassr au bout des arrêts de jeu hier (12 mai 2026) face à Al-Hilal retarde le sacre du Portugais, au moins pour quelques jours. CR7 attend toujours un 1er titre en Saudi Pro League. Pour débattre avec Annie Gasnier : Manu Terradillos, Étienne Moatti, David Lortholary et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Quentin Merlin - Laurent Salerno - Coordination : David Fintzel/Pierre Guérin.

Chronique des Matières Premières
Le destin de la noix de cajou perturbé par la guerre au Moyen-Orient

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later May 6, 2026 2:16


C'est un petit fruit sec, mais il souffre lui aussi des turbulences engendrées par le conflit du Moyen-Orient : la noix de cajou ou l'anacarde, comme on l'appelle souvent en Afrique. Deux géants du secteur, l'Inde et le Vietnam sont directement touchés par les tensions autour du détroit d'Ormuz. L'inde et le Vietnam sont les deux poids lourds asiatiques, grosso modo les deux principaux importateurs de noix brutes, qu'ils décortiquent dans leurs usines et réexportent en partie ou en quasi-totalité  - sous forme d'amandes - sur le marché mondial. C'est là que la conséquence de la guerre se fait sentir car le Vietnam écoule 10% de sa production au Moyen-Orient et l'Inde y exporte la moitié environ de ce qu'elle commercialise.  Les statistiques du premier trimestre, depuis peu disponibles, attestent d'un ralentissement brutal des achats des pays du Golfe : en mars, premier mois du conflit, l'Inde n'a expédié que trois conteneurs d'amande de cajou vers les Émirats arabes unis, son plus gros client, aucun vers le Qatar, Bahraïn, l'Irak et l'Iran, qui sont pourtant des clients importants de l'industrie indienne, précise le dernier bulletin du service agricole N'Kalô qui a compilé les données de ces deux pays. Sur l'ensemble du premier trimestre, la baisse des achats est sensible dans tous les pays du Golfe persique, y compris à Oman, en Arabie saoudite, ou encore au Koweït.  Hausse de stocks au Vietnam et en Inde. Ces géants de la transformation de l'anacarde n'avaient pas anticipé la quasi fermeture d'un de leur marché, et avaient au contraire acheté beaucoup de noix brutes avant que le conflit n'éclate. Les importations indiennes du premier trimestre ont atteint plus de 255 000 tonnes, - de Tanzanie et du Mozambique pour des raisons de calendrier agricole - c'est beaucoup plus que les années précédentes.  Comme l'Inde a vu sur les trois premiers mois ses exportations globales baisser d'environ 20%, son niveau des stocks est élevé, comme au Vietnam qui a été bien approvisionné également au premier trimestre. À lire aussiLa demande états-unienne, la grande inconnue du marché de la noix de cajou en 2026 Demande qui faiblit pour la noix africaine Conséquence de cette situation, la demande pour la noix de cajou ouest-africaine est faiblarde. Les acheteurs indiens et vietnamiens sont moins pressés de souscrire des contrats d'approvisionnement à long terme, et plus durs en affaire. Les industriels occidentaux aussi sont prudents et passent leurs commandes au fur et à mesure, ne sachant pas à quoi va ressembler la demande dans les prochains mois.   Difficile de dire précisément quelle va être la production ouest-africaine cette année, à ce stade, mais elle ne sera peut-être pas si mauvaise que certains ne le pensaient : en Côte d'Ivoire près d'un million de tonnes auraient déjà été commercialisées, ce qui correspondrait à peu près au volume de l'année dernière, selon les sources de N'kalô. Si l'offre est bonne et la demande en diminution, les prix devraient baisser. Cette baisse est déjà perceptible chez les pays producteurs  et « ce n'est peut-être que le début » prévient Pierre Ricau, analyste senior de N'kalô.  À lire aussiAnacarde en Côte d'Ivoire: vers un renforcement de la transformation locale?

Choses à Savoir
Où se trouve le tombeau d'Eve ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 5, 2026 1:54


La réponse pourrait vous surprendre… et même vous sembler un peu irréelle. Car selon une tradition ancienne, la première femme de l'humanité serait enterrée à Djeddah, en Arabie saoudite.Oui, Ève. Celle que l'on retrouve dans les récits bibliques et coraniques. Dans la tradition musulmane, elle est appelée Hawwa. Et pendant des siècles, certains ont cru que sa tombe se trouvait précisément là, au bord de la mer Rouge.Le site était impressionnant. D'après les descriptions anciennes, il ne s'agissait pas d'une tombe classique, mais d'une structure longue de plus de 100 mètres. Une taille totalement démesurée… censée correspondre à la stature symbolique d'Ève, la “mère de l'humanité”.Évidemment, un tel lieu ne pouvait qu'attirer les foules. Pèlerins, curieux, voyageurs… Beaucoup venaient s'y recueillir, convaincus de se trouver devant un lieu unique, presque sacré.Mais cette ferveur va rapidement poser problème.Au début du XXe siècle, les autorités religieuses saoudiennes voient ce site d'un très mauvais œil. Pour elles, ce type de lieu encourage des pratiques superstitieuses. Pire : cela pourrait détourner les croyants du cœur du message religieux, en les poussant à vénérer un endroit… plutôt que Dieu.La décision tombe en 1928 : le tombeau est détruit.Mais malgré cela, les visiteurs continuent d'affluer. Alors en 1975, les autorités prennent une mesure radicale : le site est définitivement scellé sous une chape de béton. Plus rien ne doit être visible. Plus rien ne doit attirer.Aujourd'hui, le tombeau d'Ève existe toujours… mais il est invisible. Effacé. Comme s'il n'avait jamais existé.Et c'est là que cette histoire devient fascinante.Parce qu'au fond, ce lieu n'est pas seulement une tombe hypothétique. C'est un symbole. Celui de notre besoin de donner une réalité concrète aux grandes figures mythiques. De localiser l'origine de l'humanité. De rendre tangible ce qui, au départ, relève du récit.Mais c'est aussi le symbole inverse : celui d'une volonté de contrôler les croyances, de tracer une frontière entre foi et superstition.Alors, le tombeau d'Ève est-il réel ? Probablement pas au sens historique.Mais dans l'histoire des idées et des croyances, lui, il est bien réel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
«Les Émiratis donnent l'impression de se mettre entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 7:01


Immense surprise au Moyen-Orient et sur les marchés du pétrole avec ce départ annoncé de l'Opep pour les Émirats arabes unis. Ce retrait au nom de « l'intérêt national » marque un revers pour l'alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ce choix ? Y a-t-il un risque de froisser un peu plus des relations déjà tendues avec l'Arabie saoudite, mastodonte de l'or noir ? L'analyse du chercheur Adlene Mohammedi, expert associé au Ceri-Sciences Po et enseignant à l'université Paris III et à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).   RFI : Que représentaient les Émirats arabes unis dans l'Opep ? Adlene Mohammedi : Les Émirats arabes unis étaient l'un des principaux membres de l'Opep et ils faisaient partie des trois principaux producteurs de l'Opep derrière des pays aussi importants que l'Arabie saoudite et l'Irak par exemple. Donc, d'un point de vue économique, leur poids est assez important. Ils représentaient environ 12 %, de la production de l'Opep. Donc, c'est un départ qui a des conséquences économiques. Vous parliez d'un autre poids lourd de cette organisation, c'est bien sûr l'Arabie saoudite qui est à la fois alliée et rivale des Émirats arabes unis. Alors, est-ce que, à travers cette décision, Abou Dhabi marque une forme de rupture nette avec l'Arabie saoudite ? Effectivement, l'Opep est clairement dominée par l'Arabie saoudite, c'est-à-dire les grandes décisions de l'Opep sont clairement dominées, contrôlées par l'Arabie saoudite. Et quand on parle de décisions de l'Opep, on parle en général de quotas imposés pour baisser la production de l'Opep et donc permettre finalement des prix assez élevés. C'est finalement là la divergence principale sur le plan économique entre les Émirats et l'Arabie saoudite, c'est que les Émirats, en fait, ne voulaient pas de ces quotas. Et ce n'est pas la première fois, en réalité, qu'ils le disent. Mais au-delà de cela, on a bien des rivalités entre l'Arabie saoudite et les Émirats. Alors je ne sais pas si on peut parler de rupture nette, directe et définitive parce qu'on n'en est pas là officiellement. On n'est pas dans une confrontation directe, mais on est dans une espèce de guerre froide entre les deux, perceptible déjà depuis quelques années en réalité. Et aujourd'hui, le principal théâtre dont tout le monde parle, c'est l'Opep. Mais hier, on parlait par exemple essentiellement du Yémen, où on a clairement vu les divergences entre les deux pays. À lire aussiYémen: les Émirats défient l'Arabie saoudite dans leur propre jardin Le Yémen où Mohammed ben Zayed, pour les Émirats arabes unis, souhaite une partition du pays, alors que Mohammed ben Salman, prince héritier d'Arabie saoudite, souhaite que le pays reste uni. Mais il y a d'autres théâtres. Il y a le Soudan, la Somalie aussi, où ces deux pays sont opposés. Oui, alors sur le Yémen, les Émirats ont toujours été très ambigus. Disons qu'ils ont soutenu les séparatistes sudistes. Il n'y a pas de doute là-dessus. Et en réalité, ce que les Saoudiens leur ont reproché depuis quelques années, c'est qu'alors qu'ils étaient censés faire partie de la même coalition contre les Houthis, les Émirats ont plutôt fait le choix, la plupart du temps, de lutter contre l'armée loyaliste yéménite, au motif que celle-ci était en partie composée de ce que les Émirats considéraient comme des Frères musulmans. Donc, en réalité, depuis quelques années, on voyait bien les divergences assez nettes entre les deux pays, malgré un semblant d'unité, notamment au début de la coalition. Mais comme vous l'avez dit, vous avez d'autres théâtres d'affrontements, vous avez la Corne de l'Afrique, la Somalie bien sûr, le Soudan où les Émirats jouent aussi un rôle assez net en soutenant les forces d'Hemedti, les paramilitaires. Le problème des Émiratis, c'est qu'ils veulent donner l'apparence dans le discours de soutenir les États, d'une espèce de modernité stato-centrée, alors que dans les faits, ils soutiennent beaucoup d'acteurs subversifs contre les États centraux. Ils ont soutenu la milice de Haftar en Libye contre Tripoli. Ils soutiennent des acteurs subversifs dans la Corne de l'Afrique. Ils ont soutenu les séparatistes au Yémen. Et bien sûr, au-delà même de tout cela, en réalité, ce qui gêne l'Arabie saoudite, c'est d'avoir une contestation de son hégémonie à l'échelle régionale. Et ces divergences entre ces deux puissances, elles s'illustrent aussi dans la relation entretenue avec Israël ? Disons que les Émirats sont allés plus loin que tous les autres sur ce point. Déjà, en normalisant avec Israël, à travers les accords d'Abraham, ce que les Saoudiens n'ont pas fait. Et en fait, les Émiratis donnent l'impression de se mettre un petit peu entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale. Et ça, effectivement, ça gêne un peu, parce que même en Arabie saoudite aujourd'hui, on se rend bien compte que la principale menace régionale, la menace qui déstabilise le plus la région aujourd'hui, c'est Israël depuis quelques années. Il y a dix ans, vous auriez posé la question aux dirigeants saoudiens, ils vous auraient dit bien sûr clairement l'Iran. Mais depuis quelques années, les pays de la région, au-delà même de ce qu'on voit avec la guerre contre l'Iran aujourd'hui, on voit bien que pour les Saoudiens, les Israéliens apparaissent comme des acteurs subversifs. Les Émiratis, eux, semblent considérer que leur sécurité est peut-être à bien des égards liée à leur partenariat avec Israël, et cela les distingue effectivement des autres. À lire aussiÉmirats arabes unis: entre alliance avec Israël et aide à Gaza, quelle stratégie? Est-ce qu'on peut dire que donc les Émirats s'alignent totalement sur cette ligne israélo-américaine ? Oui, c'est clairement l'impression qu'ils donnent. Alors ça ne veut pas dire pour l'instant que les Émirats tournent complètement le dos aux autres acteurs. Par exemple, ils se ménagent quand même des portes de sortie avec les autres. Ils n'ont pas tourné le dos complètement à la Russie, à la Chine. Ils pratiquent ce qu'on appelle maintenant de plus en plus une forme de multialignement. Mais en tout cas, dans la séquence actuelle, oui, ils donnent clairement l'impression de considérer que leur avenir, leur sécurité, est clairement lié à leur partenariat avec les Israéliens et les Américains. À lire aussiPétrole: «Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep va redistribuer les cartes dans la région»

Saints In the South
Cory Arabie - The Navy, Wrestling, Recovery, and Forgiveness

Saints In the South

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 110:48


Thank you For Listening. Click here to Send us a comment if you have any thoughts on the episode! In this interview we sit down with Navy Chief, Cory Arabie.  Cory takes us through a life of ups and downs, poor choices, battling addictions, and a spiritual awakening that helped him turn his life around and reunite with his high school sweetheart.  From expectations to defeat and getting back up off the matt to go another day!  Cory is an inspiration of facing challenges and overcoming poor choices of the past.  Cory talks about how wrestling has provided a foundation and an outlet to help him find the youth that are struggling to help them find purpose and inspiration.With his high school sweetheart in hand, they are on a journey to build a prosperous life in rural south GA.#biblestudy #oldtestament #religion #churchofJesusChrist #christianpodcast #missionary #biblestories #christ #faith #faithinchrist #scriptures #temples #houseofthelord #god #endure #faithineveryfootstep #generalconference #prophets #followtheprophet #commandments #love #service #charity #keepstriving #keeponstriving #gospelgrowthandgoodtimes #become #newtestamentBeyond The BeaconJoin Bishop Kevin Sweeney for inspired interviews with Catholics living out our faith!Listen on: Apple Podcasts SpotifySupport the showThanks for listening!  Keep on Striving!Don't Forget to leave a review and rating.  Let us know your thoughts about the episode.  You can also follow on the following:YouTubehttps://www.youtube.com/@thejacksonhowellpodcastFacebookhttps://www.facebook.com/TheJacksonHowellPodcastTik Tokhttps://www.tiktok.com/@thejacksonhowellpodcastInstagramhttps://www.instagram.com/jacksonhowell5/

Choses à Savoir
Pourquoi les musulmans ne boivent-ils pas d'alcool ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 2:05


La raison pour laquelle les musulmans ne boivent pas d'alcool est à la fois religieuse, historique et sociale. Elle s'appuie principalement sur les textes fondateurs de l'Islam, en particulier le Coran.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'interdiction n'a pas été immédiate. Au début de la prédication du prophète Muhammad, l'alcool faisait partie des habitudes culturelles en Arabie. Le Coran adopte donc une approche progressive. Dans un premier temps, il reconnaît que l'alcool peut avoir des aspects positifs, mais souligne que ses méfaits sont supérieurs à ses bénéfices. Ensuite, un autre verset déconseille de prier en état d'ivresse, ce qui limite déjà fortement sa consommation. Enfin, une interdiction claire est formulée : le vin et les jeux de hasard sont qualifiés “d'abominations” à éviter.Pourquoi une telle interdiction ? La première raison est liée à la préservation de l'esprit. Dans la pensée islamique, la raison est considérée comme un bien précieux, qu'il faut protéger. L'alcool altère le jugement, diminue le contrôle de soi et peut conduire à des comportements dangereux ou immoraux. Interdire l'alcool, c'est donc protéger la capacité de discernement.La deuxième raison est sociale. L'alcool est souvent associé à des conflits, des violences ou des comportements à risque. Dans une société où la cohésion du groupe est essentielle, limiter ces risques est une priorité. L'interdiction vise donc aussi à préserver l'ordre social et les relations entre individus.Il y a également une dimension spirituelle. En islam, le croyant est invité à être pleinement conscient de ses actes, notamment dans sa relation à Dieu. L'ivresse est perçue comme un état qui éloigne de cette conscience, et donc de la pratique religieuse.Enfin, cette règle s'inscrit dans un cadre plus large, celui des interdits alimentaires appelés “haram”. Comme pour le porc, il ne s'agit pas uniquement d'une question de santé ou de morale, mais d'une obéissance à une prescription divine. Le respect de cette interdiction devient alors un acte de foi.Il est important de préciser que, dans la pratique, tous les musulmans ne respectent pas cette règle de la même manière. Mais dans les textes et la tradition, la position est claire : l'alcool est interdit car il altère l'esprit, perturbe la société et éloigne de la conscience spirituelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Guerre en Iran: comment le clan Trump continue de monétiser la Maison Blanche

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 3:19


Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump n'a eu de cesse d'utiliser la fonction présidentielle pour favoriser ses intérêts privés. Un phénomène abondamment documenté qui ne s'est pas arrêté avec le conflit au Moyen-Orient. En janvier 2026, le New York Times estimait que la fortune des Trump avait augmenté de 1,4 milliard de dollars en un an. Le président états-unien est un habitué du mélange des genres, n'hésitant pas à profiter de ses voyages présidentiels pour faire la promotion des projets immobiliers portant son nom. Officiellement dirigée par ses enfants, la Trump Organization est florissante : hôtel de luxe à Oman, complexes de golf en Arabie saoudite ou au Vietnam. Les gouvernements étrangers soucieux de s'attirer les bonnes grâces de la première puissance mondiale s'empressent d'accélérer les procédures. Le Vietnam a ainsi choisi d'ignorer ses propres règles pour autoriser l'implantation d'un terrain de golf sur le site d'un ancien cimetière en banlieue d'Hanoi. Un mois plus tard, l'administration Trump acceptait de baisser les tarifs douaniers imposés au Vietnam. Donald Trump a aussi multiplié les attaques en justice à l'encontre de grands groupes, notamment dans le domaine des médias. La plupart des entreprises ciblées ont préféré un règlement à l'amiable et verser plusieurs millions d'euros d'amendes au président états-unien que d'aller jusqu'à un procès, même quand leurs avocats leur prédisaient une victoire facile. Enfin, le clan Trump a su profiter comme personne de l'engouement pour les cryptomonnaies. Juste avant d'entrer en fonction, il a créé sa propre cryptomonnaie, offrant aux plus gros acheteurs un dîner privé et donc un accès à l'homme qui dirige la première puissance mondiale. Ses deux fils Eric et Donald Jr ont créé une société spécialisée dans les cryptomonnaies qui, d'après Reuters, leur a rapporté plus de 800 millions de dollars rien que dans les six premiers mois de 2025. À lire aussiComment Donald Trump a gagné un milliard de dollars grâce aux cryptomonnaies? Un pic de transactions suspectes juste avant une prise de parole de Donald Trump Un phénomène que la guerre au Proche-Orient n'a pas interrompu, bien au contraire. Alors que le monde est suspendu à la moindre déclaration de Donald Trump, plusieurs articles de presse s'interrogent sur des délits d'initiés d'un nouveau genre. Le 23 mars, par exemple, Donald Trump publie un message sur son réseau Truth Social dans lequel il explique renoncer temporairement à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes comme il menaçait de le faire sous 24 heures. À l'ouverture des marchés, quelques minutes plus tard, le cours du pétrole chute fortement. Or quelques minutes seulement avant le message du président américain, les spécialistes ont observé un pic dans les transactions pariant justement sur une baisse du pétrole. Les traders ont eu du nez : en quelques minutes ce jour-là, ils se sont enrichis de plusieurs centaines de millions de dollars. Et ce n'est pas un cas isolé, la presse américaine en a repéré plusieurs autres ces dernières semaines au point de s'interroger : et si ces traders étaient informés à l'avance par des membres de l'administration ? Des soupçons renforcés par la multiplication d'opérations suspectes, en cryptomonnaies, faites sur des plateformes de pari en ligne et qui ont permis aux bénéficiaires d'engranger plusieurs dizaines de millions de dollars en pariant sur les actions de la Maison Blanche, comme l'enlèvement de Nicolas Maduro. À lire aussiVenezuela: à Caracas, la sidération après l'opération américaine et l'enlèvement de Nicolas Maduro Les investissements fructueux des fils Trump dans des start-up de défense Des soupçons qui touchent jusqu'au ministre de la Défense, Pete Hegseth. Le Pentagone a été obligé de démentir des informations publiées par le Financial Times l'accusant d'avoir cherché à acheter pour plusieurs millions de dollars d'actions de sociétés du secteur de la défense, quelques jours seulement avant les débuts de l'opération israélo-américaine contre Téhéran. Les investissements des fils du président états-unien, eux, sont indéniables. Eric et Donald Trump Jr. ont acheté pour plusieurs centaines de milliers de dollars d'actions dans des sociétés de drones, l'aîné siège même au conseil d'administration de l'une d'entre elles. Or les cours de ces entreprises ont explosé après la signature de plusieurs contrats avec le Pentagone. Enfin, difficile sur ce sujet de ne pas évoquer le cas de Jared Kushner. Le gendre de Donald Trump a beau n'occuper aucune fonction officielle au sein de l'administration, il se retrouve malgré tout à être l'un des deux négociateurs en chef du président américain, avec Steve Witkoff, l'émissaire de la Maison Blanche. Les deux hommes étaient engagés dans des négociations avec le régime iranien à Genève quelques jours seulement avant les premières frappes israélo-américaines. Mais Jared Kushner ne se contente pas de jouer les diplomates officieux, il est aussi un homme d'affaires, à la tête d'un fonds d'investissement qui a bénéficié de 2 milliards de dollars du fonds souverain saoudien ainsi que d'investissements du Qatar et des Émirats arabes unis. Le gendre du président états-unien incarne mieux que quiconque la confusion désormais établie entre l'intérêt général des États-Unis, celui d'États étrangers et les intérêts privés du clan Trump. À lire aussiDIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Trump affirme que le président iranien a demandé un cessez-le-feu

The John Batchelor Show
S8 Ep671: STREAMING THE MAKING OF THE JOHN BATCHELOR SHOW, 3-30-2036 1930 CAVALIERS DE ARABIE

The John Batchelor Show

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 58:18


STREAMING THE MAKING OF THE JOHN BATCHELOR SHOW, 3-30-20361930 CAVALIERS DE ARABIEThis transcript from the John Batchelor Show provides a multifaceted analysis of a hypothetical global conflict centered on a war with Iran in March 2026. Experts Bill Roggio, Husain Haqqani, and Jonathan Sayeh discuss the strategic stalemate and economic fallout, specifically highlighting the sharp rise in American fuel prices. The dialogue covers a vast geopolitical landscape, including a U.S. policy reversal toward Cuba, drone warfare in Ukraine, and the entry of Houthi rebels into the naval theater. Analysts emphasize the asymmetric nature of the fighting, noting that the Iranian regime aims to win simply by enduring military strikes. Furthermore, the participants critique the Trump administration's lack of a clear exit strategy and the humanitarian impact on Iranian civilians caught between government suppression and foreign bombardment. The discussion concludes by evaluating the potential for internal resistance and the complexities of finding a credible diplomatic mediator. (1)

C dans l'air
Ormuz: Trump cherche la sortie...et cible la france - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 63:58


C dans l'air du 31 mars 2026 - Après plus d'un mois de guerre au Moyen-Orient entre Israël et les États-Unis contre l'Iran et ses proxies, les frappes continuent de tous côtés, touchant également une grande partie des pays du Golfe, notamment les installations énergétiques. L'économie mondiale, impactée par le blocage du détroit d'Ormuz, tourne au ralenti, et Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid. Ce mardi, le président des États-Unis a adressé un message sans détour aux pays européens, désormais confrontés à des pénuries de carburant, les exhortant à « trouver le courage qui [leur] a manqué jusque-là, à se rendre dans le détroit et à LE PRENDRE [le pétrole] ».« Vous allez devoir commencer à apprendre à vous battre par vous-mêmes, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous n'étiez pas là pour nous », a écrit Donald Trump sur son réseau social. Le président des États-Unis a également ciblé la France, accusée d'avoir bloqué le survol de son territoire par des avions transportant du matériel militaire à destination d'Israël. « La France n'a apporté aucune aide face au "boucher iranien", qui a été neutralisé. Les États-Unis s'en souviendront », a-t-il affirmé.En Europe, depuis la fermeture effective du détroit d'Ormuz et le début des frappes, les prix des hydrocarbures ont bondi et l'inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 % sur un an en mars, contre 1,9 % en février. La France s'en tire un peu mieux, avec une inflation à 1,7 % en mars sur un an, mais la crainte d'une pénurie de carburant grandit.Au Moyen-Orient, c'est le spectre d'une guerre de l'eau qui inquiète. Lundi, une usine de dessalement et d'électricité a été visée par des frappes au Koweït. Les pays du Golfe ont aussitôt accusé l'Iran, qui a nié l'attaque, rejetant la responsabilité sur Israël. Une frappe qui n'est pas un cas isolé, car depuis le début du conflit, ces infrastructures énergétiques sont régulièrement ciblées par des bombardements. Dans une région parmi les plus arides du monde, ces équipements, qui transforment l'eau de mer en eau douce, sont un enjeu de sécurité nationale pour les pays du Golfe, qui en comptent plusieurs centaines le long de leurs côtes. Aux Émirats arabes unis, 42 % de l'eau potable provient de ces usines, 90 % au Koweït, 86 % à Oman et 70 % en Arabie saoudite, selon une note de l'Institut français des relations internationales.Au Liban, l'armée israélienne continue d'avancer dans le sud du pays, poussant des milliers d'habitants à fuir. Le Conseil de l'ONU se réunit ce mardi à la demande de la France, après la mort de trois casques bleus indonésiens de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Paris appelle à faire toute la lumière sur les circonstances de leur mort.Nos experts :- Général JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Christine OCKRENT - Journaliste - Auteure de Le Trump de A à Z- Alain PIROT - Journaliste, spécialiste des questions de défense- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Aude Bariety De Lagarde ( duplex de Berlin) - Correspondante à Berlin pour Le Figaro

Les journaux de France Culture
Guerre en Iran : douze morts dans des frappes américano-israéliennes, Téhéran réplique en ciblant les pays du Golfe

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 15:06


durée : 00:15:06 - Journal de 12h30 - L'Iran a notamment visé une base américaine en Arabie saoudite dans la nuit de vendredi à samedi.

Le journal de 12h30
Guerre en Iran : douze morts dans des frappes américano-israéliennes, Téhéran réplique en ciblant les pays du Golfe

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 15:06


durée : 00:15:06 - Journal de 12h30 - L'Iran a notamment visé une base américaine en Arabie saoudite dans la nuit de vendredi à samedi.

C dans l'air
Iran : après le pétrole... la guerre du gaz - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 63:24


C dans l'air du 19 mars 2026 - Iran : après le pétrole... la guerre du gazC'est une frappe aux répercussions mondiales. Israël a bombardé mercredi South Pars, l'immense gisement gazier offshore partagé par l'Iran et le Qatar, quelques heures après l'annonce de la mort du ministre iranien du Renseignement, Esmaïl Khatib. Cette attaque contre la plus grande réserve de gaz naturel au monde est une nouvelle escalade dans le conflit et un choc mondial : le site représente 30 % des livraisons mondiales de GNL et fournit 70 % du gaz consommé en Iran.La réaction a été immédiate dans le Golfe. Le Qatar a dénoncé une démarche « dangereuse et irresponsable », estimant que viser ce type d'infrastructure menace la sécurité énergétique mondiale. Dans la foulée, l'Iran a menacé à son tour les installations énergétiques de plusieurs voisins. Puis des sites clés au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis ont été touchés ou visés, ce qui a étendu la crise à toute la région productrice, et au-delà.Flambée immédiate des cours de l'énergie sur les marchés, qui a contraint Donald Trump à s'exprimer. Le président américain a assuré qu'il n'y aurait plus d'attaques israéliennes sur les gisements de gaz iraniens. La Maison-Blanche prétend n'avoir pas été au courant de l'initiative de son allié, mais promet des frappes sans précédent en cas de représailles. L'Arabie saoudite, de son côté, a brandi pour la première fois la menace d'une riposte militaire.La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dits « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières », et « nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit », ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint.En Europe, les conséquences sont déjà concrètes. Quand le baril grimpe et que le gaz flambe, ce sont les coûts du transport, du chauffage, de l'industrie, des engrais et, à terme, le spectre d'un retour de l'inflation. Renforcé par le conflit au Moyen-Orient, Vladimir Poutine a agité ces dernières semaines la menace d'un arrêt des livraisons de gaz vers les pays européens pour réorienter ses exportations vers des marchés jugés plus prometteurs, sans toutefois avancer de pistes concrètes. Ces déclarations surviennent alors que la Commission européenne doit présenter le 15 avril prochain une proposition législative visant à interdire définitivement les importations de pétrole russe. Mais la question divise en Europe.Ce jeudi, la Hongrie, qui bloque le versement d'un prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, a affirmé qu'elle ne cédera pas tant que Kiev n'aura pas rétabli l'approvisionnement du pays en pétrole russe via l'oléoduc Droujba (« amitié » en russe), qui traverse l'Ukraine. Ce pipeline a été endommagé par des frappes russes le 27 janvier, et Budapest accuse Kiev de traîner les pieds pour le remettre en service.Nos experts :- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran- Olivier KEMPF - Directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.- Marc-Antoine EYL-MAZZEGA (en duplex) - Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri

Aujourd'hui l'économie
Dubaï, place financière mondiale fragilisée par la guerre au Moyen-Orient

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 3:13


La guerre au Moyen-Orient met à l'épreuve l'un des principaux hubs financiers mondiaux. Dubaï, place forte de la finance et du commerce international, voit son modèle économique fragilisé par les tensions régionales, même si les investisseurs restent, pour l'instant, confiants. L'actualité économique mondiale vit aujourd'hui au rythme des tensions au Moyen-Orient. Et dans ce contexte, Dubaï apparaît particulièrement vulnérable. Car l'émirat des Émirats arabes unis n'est pas seulement une destination touristique ou un symbole de luxe. C'est aussi une place financière majeure dans la région, et une terre d'accueil pour les capitaux internationaux et les grandes fortunes. Pour comprendre cette fragilité, il faut revenir sur le modèle économique très particulier de Dubaï. Contrairement à certains de ses voisins du Golfe, l'émirat ne repose pas principalement sur le pétrole. Son économie est largement tournée vers les services, le commerce international, la finance et le tourisme. Cette stratégie s'est développée rapidement, en l'espace de trente ans seulement. Au cœur de cette transformation, le Centre financier international de Dubaï, inauguré en 2004, joue un rôle clé. Il accueille aujourd'hui des milliers d'entreprises : banques internationales, fonds d'investissement, cabinets d'avocats ou encore sociétés de gestion de fortune. Ce succès repose sur deux piliers essentiels. D'abord, une fiscalité avantageuse et une réglementation attractive ; ensuite, une stabilité régionale longtemps perçue comme un atout majeur. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne La guerre menace les flux financiers et la confiance C'est précisément cette dépendance aux flux internationaux qui rend aujourd'hui Dubaï vulnérable. Car la guerre en cours au Moyen-Orient menace directement les échanges commerciaux, les investissements et le tourisme. Depuis le début du conflit, la ville a été visée par plusieurs attaques. Des drones et des missiles ont frappé certaines infrastructures, notamment l'aéroport de Dubaï. Au-delà des dégâts matériels, ces événements perturbent l'activité économique. Or, dans la finance internationale, la confiance est un élément central. Si les investisseurs commencent à percevoir Dubaï comme une zone à risque, les flux de capitaux pourraient se détourner vers d'autres places financières. Pour l'instant, toutefois, aucun mouvement massif n'est observé. Il n'y a ni exode de capitaux, ni départ massif des expatriés travaillant dans la finance. Certaines entreprises ont, certes, rapatrié leurs employés ou généralisé le télétravail par précaution. Mais aucune panique généralisée ne s'est installée à ce stade. À lire aussiDétroit d'Ormuz bloqué: peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial? Un enjeu régional… et mondial pour la finance Si la guerre devait s'inscrire dans la durée, la situation pourrait néanmoins évoluer. Les difficultés de Dubaï pourraient alors profiter à d'autres centres financiers de la région, notamment en Arabie saoudite, où Riyad cherche à s'imposer comme un hub économique alternatif. Mais les 0options restent limitées. La plupart des pays du Golfe sont, eux aussi, affectés par les tensions militaires, ce qui réduit leur attractivité relative. Dans ce contexte, la région conserve une certaine solidité. Et Dubaï continue même de renforcer son positionnement stratégique. Pour certains experts, l'émirat est en train de devenir un véritable centre mondial d'allocation du capital, où se décident les investissements vers l'Asie, l'Afrique ou encore les nouvelles technologies. C'est pourquoi la situation actuelle est suivie de très près par les marchés. Car si la stabilité de Dubaï venait à être durablement remise en cause, les conséquences dépasseraient largement le cadre régional. Une telle évolution pourrait redistribuer les cartes de la finance mondiale, en poussant les grandes fortunes et les investisseurs internationaux à rediriger leurs capitaux vers d'autres hubs comme Singapour, Londres ou Zurich. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: percutée par la crise pétrolière, l'Asie du Sud-Est tente de s'adapter

C dans l'air
Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aide - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 63:16


C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideLe spectre d'un choc pétrolier se rapproche. Vendredi, les Etats-Unis ont bombardé l'îlot stratégique de Kharg, principal terminal d'exportation du pétrole brut iranien. Les frappes se sont concentrées sur les installations militaires, mais Donald Trump menace d'y détruire les infrastructures militaires « si l'Iran ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ». Depuis que le régime islamique a bloqué le détroit et menace de miner le bras de mer, de nombreux pétroliers sont bloqués dans le Golfe arabo persique. Pendant ce temps, l'idée d'une intervention militaire au sol n'est plus exclue par l'état-major américain. Selon les informations du New York Times, Washington étudierait le déploiement de forces spéciales américaines en Iran pour récupérer ou neutraliser un stock d'uranium enrichi toujours enfoui sous la ville d'Ispahan. Dans les pays du Golfe, ciblés par l'Iran pour leur proximité avec les Etats-Unis, l'économie, qui dépend encore beaucoup de la production de pétrole, est asphyxiée par les attaques de Téhéran. Goldman Sachs estime que la baisse de la production de pétrole en 2026 serait la plus importante au Qatar, au Koweït et à Bahreïn (-25 %). Et d'autres secteurs sont touchés, à l'instar des compagnies aériennes, dont les avions sont cloués au sol, et du tourisme. Près de 20 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), le conflit dans la région ferait ainsi perdre 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient. Le PIB pourrait donc se contacter de 14 % au Koweït et au Qatar, de 5 % aux Émirats arabes unis et de 3 % en Arabie saoudite, selon les prévisions de Goldman Sachs. Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah, allié du régime chiite, ont tué au moins 773 personnes, dont 103 enfants, et causé plus de 800 000 déplacés, selon les autorités libanaises. Jeudi, un double tir de drone contre une voiture a tué 12 personnes. « Même si un chef [du Hezbollah] était là, rien ne peut justifier un tel carnage », s'indigne un chauffeur libanais dans les colonnes du Monde. Quelques jours plus tôt, c'est le père Pierre El-Raï, un curé respecté de la paroisse maronite de Qlayaa, qui était tué dans une frappe israélienne. Mêmes le quartier général de la mission de l'Organisation des Nations unies dans le sud du Liban (Finul) a été touché vendredi. Face à l'insécurité grandissante qui menace le pays, et à l'acharnement du Hezbollah dans la guerre contre Israël, Emmanuel Macron a appelé samedi l'État hébreu à accepter des « discussions directes » avec le Liban et propose de les accueillir à Paris. Pourquoi les Etats-Unis réfléchissent-ils à une opération militaire terrestre en Iran ? L'asphyxie économique des monarchies du Golfe peut-elle influer sur le cours de la guerre ? Et jusqu'où ira Israël dans ses frappes sur le Liban ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN

C dans l'air
Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 63:17


C dans l'air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?Il s'appelait Arnaud Frion et appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, dans l'Isère. L'adjudant-chef a été tué jeudi soir dans une attaque de drones contre une base de la coalition internationale dans la région d'Erbil, en Irak. Six autres soldats ont été blessés lors de cette frappe.Un groupe armé irakien pro-iranien, nommée Ashab al-Kahf, apparu en 2019, a annoncé vouloir cibler tous les intérêts français en Irak et dans l'ensemble de la région « après l'arrivée du porte-avions français ».La présence de l'armée française en Irak n'est pas en lien avec le conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Depuis 2014, l'armée française est engagée dans la coalition internationale formée pour combattre l'organisation djihadiste État islamique. La mission principale des militaires français est la formation des forces irakiennes et des combattants kurdes peshmergas, notamment dans la région d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.« Nos soldats ont été frappés alors qu'ils luttaient contre le terrorisme. La position de la France est purement défensive », a affirmé Emmanuel Macron ce vendredi. En début de semaine son côté, le président de la République avait justifié le déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée par un souci « de protection » de Chypre et de la présence française dans la région, où vivent 400 000 Français et où sont engagés de nombreux militaires. Dénonçant une attaque « inacceptable », le président de la République a rendu hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion, « mort pour la France ». « La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a déclaré le chef de l'État, ajoutant : «La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité ».La France est visée directement, alors que l'Iran et ses alliés poursuivent les frappes de drones et de missiles dans la région, au lendemain de l'appel du nouveau Guide suprême iranien à maintenir le détroit d'Ormuz fermé et à étendre le conflit. Selon le gouverneur d'Erbil, le Kurdistan irakien a essuyé depuis hier plus de 30 attaques de drones. Des drones ont frappé le sultanat d'Oman, d'autres ont été interceptés en Arabie saoudite et en Israël.Face à la crise énergétique et à la flambée des prix, les États-Unis ont annoncé ce vendredi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires. En France, le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu'ils plafonnent ou baissent de 10 à 30 centimes par le prix au litre. Mais jusqu'à quand ? Deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole flambent.Alors pourquoi la France est-elle ciblée ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels conséquences en France ? Se dirige-t-on vers une crise économique et financière mondiale ?Experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, autrice de D'un monde à l'autre publié chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF - Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël

Reportage International
Dans les îles Canaries, l'usine de dessalement la plus efficace au monde

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 2:57


Ce dimanche 22 mars, l'ONU célèbre la Journée mondiale de l'eau alors que 1,8 milliard de personnes n'ont pas d'accès direct à l'eau potable dans le monde. En Europe, un territoire se démarque pour son savoir-faire en matière de désalinisation, l'archipel espagnol des îles Canaries. Dans cette région sèche et très prisée des touristes, les usines de dessalement sont légion. L'une d'elles, située sur l'île de Grande Canarie, a fait la Une de l'actualité en décrochant le record du monde de l'usine de dessalement la plus efficace énergétiquement.  De notre correspondant à Las Palmas,  En Espagne, aux îles Canaries, l'eau potable passe très souvent par l'étape « dessalement ». Une technologie exploitée depuis 60 ans et qui est devenue depuis quelques semaines un savoir-faire reconnu avec l'établissement d'un nouveau record du monde officiel : celui de l'usine de dessalement la moins énergivore. « Avant ce record, l'usine de dessalement la plus efficace au monde se trouvait en Arabie saoudite avec 2,21 kilowattheures par mètre cube d'eau. Cela signifie que pour chaque 1 000 litres d'eau dessalée, il faut injecter 2,21 kWh d'énergie dans le système », indique Baltasar Peñate Suarez, le responsable du département de l'eau à l'Institut technologique des Canaries. « De notre côté, nous avons commencé en 2021 avec nos premières conceptions et nous obtenions toujours une consommation d'énergie inférieure à 2 kWh. Avec ce concept, nous nous sommes dit : “Si nous pouvons descendre sous la barre de 2, nous avons peut-être une chance de battre le record”, se rappelle-t-il. Ensuite, nous avons construit l'usine expérimentale, nous avons commencé à obtenir des résultats et on a alors constaté que nous étions non seulement en dessous de 2, mais même en dessous de 1,9. La plus faible consommation d'énergie que nous avons obtenue — et que nous avons enregistrée comme record — est de 1,794 kWh. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les usines de dessalement de l'eau, des infrastructures vitales et sensibles Des solutions d'appui en cas de crise Une performance unique rendue possible en grande partie grâce à une parfaite optimisation de l'espace. Petite, l'usine est installée à l'intérieur de quatre conteneurs transportables. « De ce côté-ci, ce qu'on voit, c'est la filtration de l'eau de mer, parce qu'il peut y avoir du sable ou de la terre qui entrent avec l'eau, détaille Baltasar Peñate Suarez. Au fond, on a le système de pompage à haute pression, qui est l'élément clé : c'est là qu'une partie de l'eau de mer qu'on capte entre dans le système. Et ici, à gauche, on a la partie de récupération d'énergie. » Pensée pour réduire au maximum la consommation énergétique, sa production se limite à 2 500 mètres cubes d'eau par jour, soit la consommation moyenne de 15 000 personnes. Trop peu pour des zones densément peuplées, mais une solution d'appui en cas de crises sur des territoires secs et isolés comme celui des Canaries. « Il y a des îles comme Lanzarote ou Fuerteventura où 90 % de l'eau potable, voire plus, vient du dessalement, explique Juan Antonio de la Fuente, chef de projet spécialisé dans la désalinisation. Et récemment, il y a quelques années, il y a eu une éruption volcanique sur l'île de La Palma. On a donc déplacé des usines de ce type, avec cette technologie, pour les installer là-bas afin de dessaler de l'eau pour l'irrigation des plantations de bananes. » Avec l'obtention de ce record mondial, les îles Canaries se placent comme un territoire avant-gardiste du dessalement de l'eau de mer. Depuis l'officialisation de son record, l'Institut technologique des Canaries assure recevoir des appels du monde entier. À lire aussiScience : comment fonctionne une usine de dessalement de l'eau de mer?

Reportage international
Dans les îles Canaries, l'usine de dessalement la plus efficace au monde

Reportage international

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 2:57


Ce dimanche 22 mars, l'ONU célèbre la Journée mondiale de l'eau alors que 1,8 milliard de personnes n'ont pas d'accès direct à l'eau potable dans le monde. En Europe, un territoire se démarque pour son savoir-faire en matière de désalinisation, l'archipel espagnol des îles Canaries. Dans cette région sèche et très prisée des touristes, les usines de dessalement sont légion. L'une d'elles, située sur l'île de Grande Canarie, a fait la Une de l'actualité en décrochant le record du monde de l'usine de dessalement la plus efficace énergétiquement.  De notre correspondant à Las Palmas,  En Espagne, aux îles Canaries, l'eau potable passe très souvent par l'étape « dessalement ». Une technologie exploitée depuis 60 ans et qui est devenue depuis quelques semaines un savoir-faire reconnu avec l'établissement d'un nouveau record du monde officiel : celui de l'usine de dessalement la moins énergivore. « Avant ce record, l'usine de dessalement la plus efficace au monde se trouvait en Arabie saoudite avec 2,21 kilowattheures par mètre cube d'eau. Cela signifie que pour chaque 1 000 litres d'eau dessalée, il faut injecter 2,21 kWh d'énergie dans le système », indique Baltasar Peñate Suarez, le responsable du département de l'eau à l'Institut technologique des Canaries. « De notre côté, nous avons commencé en 2021 avec nos premières conceptions et nous obtenions toujours une consommation d'énergie inférieure à 2 kWh. Avec ce concept, nous nous sommes dit : “Si nous pouvons descendre sous la barre de 2, nous avons peut-être une chance de battre le record”, se rappelle-t-il. Ensuite, nous avons construit l'usine expérimentale, nous avons commencé à obtenir des résultats et on a alors constaté que nous étions non seulement en dessous de 2, mais même en dessous de 1,9. La plus faible consommation d'énergie que nous avons obtenue — et que nous avons enregistrée comme record — est de 1,794 kWh. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les usines de dessalement de l'eau, des infrastructures vitales et sensibles Des solutions d'appui en cas de crise Une performance unique rendue possible en grande partie grâce à une parfaite optimisation de l'espace. Petite, l'usine est installée à l'intérieur de quatre conteneurs transportables. « De ce côté-ci, ce qu'on voit, c'est la filtration de l'eau de mer, parce qu'il peut y avoir du sable ou de la terre qui entrent avec l'eau, détaille Baltasar Peñate Suarez. Au fond, on a le système de pompage à haute pression, qui est l'élément clé : c'est là qu'une partie de l'eau de mer qu'on capte entre dans le système. Et ici, à gauche, on a la partie de récupération d'énergie. » Pensée pour réduire au maximum la consommation énergétique, sa production se limite à 2 500 mètres cubes d'eau par jour, soit la consommation moyenne de 15 000 personnes. Trop peu pour des zones densément peuplées, mais une solution d'appui en cas de crises sur des territoires secs et isolés comme celui des Canaries. « Il y a des îles comme Lanzarote ou Fuerteventura où 90 % de l'eau potable, voire plus, vient du dessalement, explique Juan Antonio de la Fuente, chef de projet spécialisé dans la désalinisation. Et récemment, il y a quelques années, il y a eu une éruption volcanique sur l'île de La Palma. On a donc déplacé des usines de ce type, avec cette technologie, pour les installer là-bas afin de dessaler de l'eau pour l'irrigation des plantations de bananes. » Avec l'obtention de ce record mondial, les îles Canaries se placent comme un territoire avant-gardiste du dessalement de l'eau de mer. Depuis l'officialisation de son record, l'Institut technologique des Canaries assure recevoir des appels du monde entier. À lire aussiScience : comment fonctionne une usine de dessalement de l'eau de mer?

Kan en Français
IRAN – ISRAËL : SOMMES-NOUS À LA VEILLE D'UNE GUERRE RÉGIONALE ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 10:11


Les frappes s’intensifient.Les alliances se redessinent.Et l’équilibre du Moyen-Orient vacille. L’Iran multiplie les attaques contre Israël et plusieurs pays du Golfe. Les États-Unis sont engagés, l’Arabie saoudite pourrait entrer dans la confrontation, tandis que la Russie et la Chine observent et avancent leurs pions. Sommes-nous face à un conflit limité… ou au début d’un embrasement mondial ? Dans ce podcast déjà diffusé, Emmanuel Navon décrypte la stratégie des grandes puissances :

Le débat
Moyen-Orient : l'escalade jusqu'où ?

Le débat

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 41:26


C'est le quatrième jour de guerre contre l'Iran. L'armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l'Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade. 

Le journal de 8h00
Évolution majeure de la force nucléaire française, communications coupées en Iran et 30 ans de la disparition de Marguerite Duras

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 8:10


Au sommaire : Emmanuel Macron annonce une évolution majeure de la force nucléaire française avec une coopération inédite avec les alliés européens, tout en préservant la souveraineté nationale.Les tensions s'intensifient au Moyen-Orient avec des frappes de drones iraniens sur l'ambassade américaine en Arabie saoudite et des bombardements réciproques entre l'Iran, Israël et le Liban, plongeant les familles iraniennes exilées en France dans l'inquiétude.La France fait face à un défi logistique pour rapatrier les 400 000 Français présents dans la région, avec des évacuations organisées par voie routière et maritime.Hommage à Marguerite Duras, figure de proue de la modernité littéraire, à l'occasion du 30e anniversaire de sa disparition.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Scattered Abroad Network Master Feed
[416 Ministries] "An Elder's Perspective on Ministry in New Orleans | Wes Arabie Interview"

Scattered Abroad Network Master Feed

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 15:32


In this episode of the 416 Interview Series, Wayne Rodgers sits down with Wes Arabie, an elder at the DeGaulle Drive Church of Christ (New Orleans, Louisiana). Wes shares his journey from the New Orleans area to preaching school, his years preaching in Mississippi, and how the congregation at DeGaulle Drive endured major hardships—especially Hurricane Katrina and COVID—while continuing to support gospel work. If you're a preacher, elder, or Christian seeking encouragement, this conversation highlights what keeps God's people pressing forward: the Lord, His Word, and faithful service. Connect with 416 Ministries: Links: 416 Interview Series link: • 416: The Interview Series 416 Ministries Links: https://linktr.ee/416ministries Scattered Abroad Network: https://linktr.ee/scatteredabroadnetwork Subscribe for more interviews with preachers, elders, and congregations across the country. ------------ DeGaulle Drive church of Christ 4700 Gen DeGaulle Dr., New Orleans, LA, United States, 70131-7112 FB Page: / degaulledrivecoc YouTube: / @degaullechurchofchrist8917 Forest Hill church of Christ (Memphis, TN) 3950 Forest Hill Irene Rd. Memphis, TN 38125 https://foresthillcofc.org Home of the Memphis School of Preaching https://msop.org 416 Ministries is partnered with MSOP & overseen by the Forest Hill church of Christ. Scattered Abroad Network is a work of the Memphis School of Preaching.

TOPFM MAURITIUS
Tensions au Moyen-Orient: « Notre priorité est de permettre à nos compatriotes de rentrer à Maurice… Des dispositifs ont été mis en œuvre pour soutenir Emirates à court terme », affirme le ministre Richard Duval

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 1:45


Face aux tensions persistantes au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur le trafic aérien, le ministère du Tourisme se mobilise. Objectif : trouver des solutions concrètes pour les passagers d'Emirates actuellement à Maurice ou en attente de regagner le pays. Dans une déclaration à Top FM, le ministre du Tourisme, Richard Duval, affirme que son ministère travaille en étroite collaboration avec Air Mauritius ainsi qu'avec d'autres partenaires concernés afin d'apporter des réponses rapides à la situation. Des dispositifs ont déjà été mis en œuvre pour soutenir Emirates à court terme et limiter les désagréments pour les voyageurs. Pour Richard Duval, la priorité reste claire : permettre aux compatriotes mauriciens de rentrer au pays en toute sécurité. Depuis que la crise a été soulevée, le ministre indique avoir multiplié les contacts avec les principaux acteurs concernés, notamment les dirigeants d'Air Mauritius, l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM), ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramphul. Ce dernier, précise Richard Duval, met tout en œuvre pour assister les Mauriciens affectés par la crise. Au-delà des mesures institutionnelles, le ministre du Tourisme souligne également les interventions individuelles menées ces dernières heures. Ce matin, Richard Duval est venu en aide à une Mauricienne en situation de panique, après que sa famille a sollicité son intervention. Le ministre a tenu à remercier l'ambassadeur de Maurice en Arabie saoudite ainsi que toutes les personnes mobilisées pour porter assistance aux ressortissants mauriciens en cette période délicate.

Chronique des Matières Premières
La demande saoudienne en orge fourragère dope les ventes françaises

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:07


Si la Chine reste le premier acheteur d'orge sur le marché mondial pour nourrir son bétail, un autre acheteur fait parler de lui cette année : l'Arabie saoudite. Le pays est le deuxième importateur de cette céréale fourragère. L'Arabie saoudite est de retour aux achats, et pèse aujourd'hui de plus en plus sur le marché mondial de l'orge fourragère. Ses importations sont estimées, sur cette campagne, à plus de quatre millions de tonnes selon le ministère américain de l'Agriculture, l'USDA. Les achats de l'Arabie saoudite sont stimulés par une hausse de sa consommation pour l'alimentation des chameaux, moutons et chevaux du pays. Les volumes d'orge brassicole destinés à la fabrication de bières sans alcool sont minimes. L'origine européenne compétitive Cet appétit de Riyad pour l'orge a profité cette année à l'Europe. Les exportations d'orge vers les pays tiers pourraient atteindre un niveau inégalé depuis dix ans. Le premier client de l'Union européenne reste la Chine avec 21% des exportations, rappelle Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. Juste derrière figure l'Arabie saoudite, à 17% de parts de marché. L'Europe a profité de la hausse des prix de l'orge de Russie et d'Ukraine ces six derniers mois, faute de disponibilité suffisante dans ces deux pays. À titre d'exemple, au 9 février, l'Ukraine n'avait exporté que 1,38 million de tonnes d'orge, contre 2,11 millions de tonnes à la même période l'an dernier, selon le service UkrAgroConsult. L'orge de la mer Noire a, par ailleurs, été en priorité exportée vers la Turquie qui a eu des besoins exceptionnels, la production nationale ayant chuté de deux millions de tonnes – soit une production évaluée à 5,2 millions de tonnes selon l'USDA. Ce contexte très particulier chez les pays riverains de la mer Noire a rendu l'orge européenne plus compétitive, rappelle FranceAgriMer, et en particulier l'orge française. Sur cette campagne, l'Hexagone – premier exportateur d'orge de l'UE – a déjà exporté 700 000 tonnes en Arabie saoudite, soit presque autant que ce qui a été vendu à la Chine. Prochaine campagne incertaine Si l'orge française est plébiscitée depuis quelques mois, rien ne dit cependant que cela va continuer. La fenêtre d'opportunité pourrait se refermer : si la situation se normalise en mer Noire, l'Arabie saoudite n'importera peut-être pas autant d'orge française. La France sera alors suspendue aux importations chinoises. De 2020 à 2023, l'Hexagone a profité de la brouille diplomatique entre la Chine et l'Australie pour placer son orge, mais depuis 2024, l'orge française doit slalomer pour profiter des moments de creux des exports australiens, comme les mois d'été. La France devra donc se positionner cette année sur le marché asiatique, le plus tôt possible, une fois sa prochaine récolte disponible, explique Gautier Le Molgat, directeur d'Argus Media France. En espérant qu'il ne reste plus beaucoup d'orge d'Australie à écouler, ce qui est loin d'être certain. À lire aussiL'orge venue d'Australie fait son retour en force en Chine

Un jour dans le monde
Arabie saoudite : le boom de Tinder

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:40


durée : 00:03:40 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En Arabie saoudite, environ 10 % de la population utilise les applications de rencontre. Depuis quelques années, les saoudiens s'aventurent dans le monde des relations amoureuses, qui doit son essor à l'assouplissement des codes moraux strict du royaume islamique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Arabie saoudite : le boom de Tinder

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:40


durée : 00:03:40 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En Arabie saoudite, environ 10 % de la population utilise les applications de rencontre. Depuis quelques années, les saoudiens s'aventurent dans le monde des relations amoureuses, qui doit son essor à l'assouplissement des codes moraux strict du royaume islamique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Sous les radars
Arabie saoudite : le boom de Tinder

Sous les radars

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:40


durée : 00:03:40 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En Arabie saoudite, environ 10 % de la population utilise les applications de rencontre. Depuis quelques années, les saoudiens s'aventurent dans le monde des relations amoureuses, qui doit son essor à l'assouplissement des codes moraux strict du royaume islamique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Radio foot internationale
Championnat saoudien : Cristiano Ronaldo prêt à claquer la porte ?

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 48:28


Au sommaire de Radio Foot internationale ce mercredi à 16h10 T.U.(rediffusion 21h10). : - Direction Wembley pour les Gunners. ; - Turbulences en Arabie Saoudite, Cristiano Ronaldo va-t-il claquer la porte ? ; - Infantino favorable à la réintégration de la Russie.   - Direction Wembley pour les Gunners Déjà vainqueur à l'aller des Blues 3-2), Arsenal a plié la 2è manche de la ½ finale de League Cup contre Chelsea grâce à Kai Havertz. Arteta va-t-il retrouver Guardiola le 22 mars 2026 lors de l'ultime rencontre ? Les Cityzens bien placés pour avoir remporté leur match aller à Newcastle. - Coupe de France, l'OM se donne de l'air avant la rencontre face au PSG au Parc. Les Phocéens ont fait plier Habib Beye et Rennes au Vélodrome, et se projettent en ¼. Le trophée comme objectif prioritaire ? - Turbulences en Arabie Saoudite, Cristiano Ronaldo va-t-il claquer la porte ? Le Portugais voit d'un mauvais œil le départ de Karim Benzema d'Al Ittihad vers Al Hilal qui convoite le titre. Le capitaine d'Al Nassr est aussi en quête de sacre, et estime que son club n'est pas aussi bien traité que celui entraîné par Simone Inzagui. Le Fonds public d'investissement saoudien mis sous pression ? CR7 met-il le championnat dans l'embarras ? - Autre partant du côté des Jaune et Noir de Jeddah, N'Golo Kanté. Un départ pour la Turquie et Fenerbahçe qui a failli échouer, faute d'informations relatives à la transaction envoyée à temps ! Le président turc, en voyage en Arabie saoudite, aurait joué de son influence pour débloquer la situation du milieu international. Elle débloque aussi celle de Youssef En-Nesyri qui fait le trajet inverse, pour rejoindre la formation saoudienne de Sergio Conceição. - Infantino favorable à la réintégration de la Russie Le boss de la FIFA plaide pour la levée de la suspension de l'équipe nationale et des clubs, estimant qu'elle n'a fait qu'accroître « frustration et haine ». Levée de bouclier en Ukraine, où on refuse de dissocier le football de la réalité de la guerre. Pour débattre avec Annie Gasnier : Philippe Doucet, Étienne Moatti et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno -- David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Championnat saoudien : Cristiano Ronaldo prêt à claquer la porte ?

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Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 48:28


Au sommaire de Radio Foot internationale ce mercredi à 16h10 T.U.(rediffusion 21h10). : - Direction Wembley pour les Gunners. ; - Turbulences en Arabie Saoudite, Cristiano Ronaldo va-t-il claquer la porte ? ; - Infantino favorable à la réintégration de la Russie.   - Direction Wembley pour les Gunners Déjà vainqueur à l'aller des Blues 3-2), Arsenal a plié la 2è manche de la ½ finale de League Cup contre Chelsea grâce à Kai Havertz. Arteta va-t-il retrouver Guardiola le 22 mars 2026 lors de l'ultime rencontre ? Les Cityzens bien placés pour avoir remporté leur match aller à Newcastle. - Coupe de France, l'OM se donne de l'air avant la rencontre face au PSG au Parc. Les Phocéens ont fait plier Habib Beye et Rennes au Vélodrome, et se projettent en ¼. Le trophée comme objectif prioritaire ? - Turbulences en Arabie Saoudite, Cristiano Ronaldo va-t-il claquer la porte ? Le Portugais voit d'un mauvais œil le départ de Karim Benzema d'Al Ittihad vers Al Hilal qui convoite le titre. Le capitaine d'Al Nassr est aussi en quête de sacre, et estime que son club n'est pas aussi bien traité que celui entraîné par Simone Inzagui. Le Fonds public d'investissement saoudien mis sous pression ? CR7 met-il le championnat dans l'embarras ? - Autre partant du côté des Jaune et Noir de Jeddah, N'Golo Kanté. Un départ pour la Turquie et Fenerbahçe qui a failli échouer, faute d'informations relatives à la transaction envoyée à temps ! Le président turc, en voyage en Arabie saoudite, aurait joué de son influence pour débloquer la situation du milieu international. Elle débloque aussi celle de Youssef En-Nesyri qui fait le trajet inverse, pour rejoindre la formation saoudienne de Sergio Conceição. - Infantino favorable à la réintégration de la Russie Le boss de la FIFA plaide pour la levée de la suspension de l'équipe nationale et des clubs, estimant qu'elle n'a fait qu'accroître « frustration et haine ». Levée de bouclier en Ukraine, où on refuse de dissocier le football de la réalité de la guerre. Pour débattre avec Annie Gasnier : Philippe Doucet, Étienne Moatti et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno -- David Fintzel/Pierre Guérin.

swing
LIV, DPWorld, PGA Tour : où va le golf mondial ?

swing

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 75:23


Après Brooks Koepka, Patrick Reed a quitté le navire LIV Golf alors que le circuit vient d'annoncer l'obtention de points mondiaux pour ses participants. Alors qu'une nouvelle saison débute cette semaine à Riyad, quel est avenir du circuit saoudien ? On en parle avec Pascal Grizot, président de la FFGolf, présent en Arabie saoudite et qui a rencontré Yassir Al-Rumayyan, directeur du Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite et tête pensante du LIV.Dans la deuxième partie de l'émission, direction le DPWorld Tour qui pose cette semaine ses valises au Qatar. Ugo Coussaud, 6e la semaine dernière au Bahreïn sera avec nous pour évoquer son début de saison.Enfin nous terminerons l'émission avec une page spéciale Speedgolf. Valerie Texier, présidente de la Fédération Française sera avec nous pour tout savoir sur cette discipline alliant golf et course à pied.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Radio foot internationale
Le Real Madrid peut-il croire en Alvaro Arbeloa ?

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mardi 16h10 T.U, rediffusion à 21h10 T.U. : - 8 mois et puis s'en va. C'est déjà terminé pour Xabi Alonso ; - Pas de 3è Coupe de France d'affilée pour le PSG. ; - CAN 2025, dernier carré, avec un quatuor et même un quintette étoilé.  8 mois et puis s'en va. C'est déjà terminé pour Xabi Alonso. L'ex du Bayer Leverkusen venu relancer la Maison blanche a vu son projet collectif prendre brutalement fin hier lundi (12 janvier 2026), au lendemain d'un Clasico perdu en Arabie saoudite, et d'une 5è défaite cette saison. Un Real Madrid à la recherche d'un niveau collectif perdu, qui pâtit de l'irrégularité des joueurs. Les raisons d'un échec. Son ex-coéquipier Alvaro Arbeloa prend le relais, pourra-t-il s'inscrire dans la durée? Pas de 3è Coupe de France d'affilée pour le PSG. Les retrouvailles en 16è de finale, 8 jours après le championnat ont profité au PFC de Jonathan Ikoné, Ilan Kebbal, tout juste de retour de la CAN, et du dernier rempart Obed Nkambadio. Score final 1-0. Cette fois-ci, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas réussi à faire leur retard. Accident de parcours ou le coach doit-il s'inquiéter ? CAN 2025, dernier carré, avec un quatuor et même un quintette étoilé. Retrouvailles entre ex Reds (Salah-Mané), sans oublier d'autres « Ballons d'Or Africains », Osimhen, Lookman et Hakimi. Les Nigérians en mission, Salah et ses coéquipiers aussi. Des Marocains prêts à soulever un trophée qui leur échappe depuis 1976. À moins que le Sénégal de Mané ne mette tout le monde d'accord ! - CAN, arbitrage et polémiques. Comme celle concernant la nomination des officiels de Maroc/Cameroun. Tensions en fin de rencontre Nigeria/Algérie avec le sifflet sénégalais, la géopolitique sportive se mêle-t-elle au complotisme ? L'arbitrage était-il moins stigmatisé lors des précédentes éditions ? Avec Annie Gasnier : Youssouf Mulumbu, Nabil Djellit et Ibrahima Traoré. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Le Real Madrid peut-il croire en Alvaro Arbeloa ?

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mardi 16h10 T.U, rediffusion à 21h10 T.U. : - 8 mois et puis s'en va. C'est déjà terminé pour Xabi Alonso ; - Pas de 3è Coupe de France d'affilée pour le PSG. ; - CAN 2025, dernier carré, avec un quatuor et même un quintette étoilé.  8 mois et puis s'en va. C'est déjà terminé pour Xabi Alonso. L'ex du Bayer Leverkusen venu relancer la Maison blanche a vu son projet collectif prendre brutalement fin hier lundi (12 janvier 2026), au lendemain d'un Clasico perdu en Arabie saoudite, et d'une 5è défaite cette saison. Un Real Madrid à la recherche d'un niveau collectif perdu, qui pâtit de l'irrégularité des joueurs. Les raisons d'un échec. Son ex-coéquipier Alvaro Arbeloa prend le relais, pourra-t-il s'inscrire dans la durée? Pas de 3è Coupe de France d'affilée pour le PSG. Les retrouvailles en 16è de finale, 8 jours après le championnat ont profité au PFC de Jonathan Ikoné, Ilan Kebbal, tout juste de retour de la CAN, et du dernier rempart Obed Nkambadio. Score final 1-0. Cette fois-ci, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas réussi à faire leur retard. Accident de parcours ou le coach doit-il s'inquiéter ? CAN 2025, dernier carré, avec un quatuor et même un quintette étoilé. Retrouvailles entre ex Reds (Salah-Mané), sans oublier d'autres « Ballons d'Or Africains », Osimhen, Lookman et Hakimi. Les Nigérians en mission, Salah et ses coéquipiers aussi. Des Marocains prêts à soulever un trophée qui leur échappe depuis 1976. À moins que le Sénégal de Mané ne mette tout le monde d'accord ! - CAN, arbitrage et polémiques. Comme celle concernant la nomination des officiels de Maroc/Cameroun. Tensions en fin de rencontre Nigeria/Algérie avec le sifflet sénégalais, la géopolitique sportive se mêle-t-elle au complotisme ? L'arbitrage était-il moins stigmatisé lors des précédentes éditions ? Avec Annie Gasnier : Youssouf Mulumbu, Nabil Djellit et Ibrahima Traoré. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Les Nabatéens (IVè avant - IIè siècle) - Christian-Georges Schwentzel

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 53:21


Si l'on connaît les sites de Pétra, en Jordanie, et Al-Ula, en Arabie saoudite, peu de choses nous sont parvenues sur leurs bâtisseurs, les Nabatéens. Ils régnaient pourtant sur un royaume florissant situé au cœur des échanges entre Orient et Occident il y a deux mille ans.Les Nabatéens apparaissent dans les sources au IVe siècle avant notre ère. Ils constituent alors une petite société tribale de quelques milliers d'individus à peine, qui commerce dans le nord de la péninsule Arabique. Trois cents ans plus tard, ces hommes et ces femmes sont à la tête d'un riche et puissant royaume qui alimente l'Occident en épices, ivoires, myrrhe et encens. Les routes caravanières de ces commerçants vont de l'Inde au golfe de Naples, en passant par les florissants ports de Gaza et Alexandrie. Pétra, leur capitale, se couvre alors de monuments grandioses, temples, palais et tombeaux, les rois et leurs épouses s'emparent des attributs des souverains hellénistiques, tout en affirmant haut et fort leur singularité nabatéenne. Seul l'empereur Trajan, au Ier siècle de notre ère, signe leur déclin en annexant ce royaume pour en faire la province romaine d'Arabie.Christian-Georges Schwentzel, spécialiste de l'Orient ancien, montre comment les Nabatéens ont construit une civilisation originale, parfaitement identifiable par son style artistique et architectural unique, ses divinités et son écriture si caractéristiques. La culture nabatéenne est le produit d'une constante ouverture sur le monde et d'échanges avec les autres peuples.Cet ouvrage est la première synthèse consacrée aux Nabatéens.Christian-Georges Schwentzel est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Du grain à moudre
La France est-elle encore audible au Moyen-Orient ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 38:52


durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite

France Culture physique
La France est-elle encore audible au Moyen-Orient ?

France Culture physique

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 38:52


durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] L'épopée d'Ali Bey, espion voyageur • L'Intégrale

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 19:41


Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] L'épopée d'Ali Bey, espion voyageur • 2/2

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 10:21


Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Lorsqu'il débarque à la Mecque, il prend conscience d'évoluer dans un monde à part. La ville, située dans l'actuelle Arabie Saoudite, est perdue dans un désert aride, privée d'eau, ne vivant que grâce à la foi et au commerce des pèlerins. Un lieu clos possédant ses propres règles.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] L'épopée d'Ali Bey, espion voyageur • 1/2

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 11:02


Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Domingo Francisco Badia, né à Barcelone en 1767, tient de son père sa fascination pour cette culture. Celui-ci, par sa fonction de contrôleur des armées et de trésorier dans le district de Vera, l'entraîne très tôt vers un monde où se croisent marchands du Maghreb, renégats espagnols revenus d'Afrique du Nord et voyageurs aux récits teintés d'exotisme. Leurs récits inspirent le jeune garçon qui, rapidement, montre un intérêt certain pour la géographie de ces pays et les langues orientales.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

Invité Afrique
Tunisie: quinze ans après, «la révolution a complètement échoué», selon Moncef Marzouki

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 4:42


Ce 17 décembre marque le 15e anniversaire de la « révolution du jasmin » en Tunisie. En 2010, dans la ville de Sidi Bouzid, le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s'immole par le feu devant le gouvernorat, après la saisie de ses marchandises par la police. Un geste de désespoir, qui illustre la détresse socio-économique dans le pays et la répression généralisée du régime de Ben Ali, qui sera renversé par une révolte populaire inédite un mois plus tard. L'événement inspire les populations du Maghreb et d'une partie du Moyen-Orient, et donne naissance à un vaste mouvement de contestation : le « Printemps arabe ». Quinze ans après, la Tunisie est désormais dirigée d'une main de fer par Kaïs Saïed. Quel bilan tirer de cette révolte populaire ? Notre grand invité Afrique est l'ancien dirigeant tunisien Moncef Marzouki, premier président élu démocratiquement après la chute du clan Ben Ali, et actuellement en exil. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Quinze ans après l'immolation par le feu du jeune vendeur Mohamed Bouazizi, quel est l'héritage de la « révolution du jasmin » que son sacrifice a provoqué ? Moncef Marzouki : Quand on voit la situation actuelle, on se dit que la révolution a complètement échoué parce qu'on est revenu au point de départ, c'est-à-dire à l'ère Ben Ali. Nous avons un président, Kaïs Saïed, qui s'est fait élire à 90% après avoir éliminé tous ses concurrents. Le retour de la peur, le retour des prisonniers politiques, tous les chefs de partis politiques sont soit en exil, soit en prison, etc. Donc on est revenu vraiment à la case départ. Sauf que quelque chose de profond a été instauré ou instillé dans l'esprit du peuple tunisien : le goût de la liberté. À un moment donné, ils ont vu que la liberté de critiquer le président n'était pas dangereuse. Donc quelque chose est resté dans l'esprit des gens et je pense que ça va repartir. Maintenant, ceux qui disent que le printemps arabe c'est la fin ne comprennent rien à rien. Parce qu'en fait, le printemps arabe, il vient juste de commencer. Sidi Bouzid, à l'époque déjà, faisait partie de ces villes, de ces régions tunisiennes qui disent subir la marginalisation et l'abandon de l'État, « la hogra ». Quinze ans plus tard, est-ce que vous pensez qu'un acte aussi désespéré que celui de Mohamed Bouazizi puisse se reproduire en Tunisie ? En fait, ça a continué. La Tunisie est devenue malheureusement un pays où cette horreur absolue se répète tout le temps. Vous parlez de cette région déshéritée, mais toutes les régions de Tunisie sont restées déshéritées. Donc, au contraire, la Tunisie est en train de s'appauvrir chaque jour de plus en plus. Les classes moyennes sont en train de s'appauvrir. Le pouvoir actuel se retrouve exactement dans la même situation où se trouvait Ben Ali, à savoir qu'il a contre lui les classes les plus aisées parce qu'il leur a retiré toutes les libertés fondamentales sans apporter quoi que ce soit à la population et contre la pauvreté. Donc toute cette énergie contenue aussi bien chez le petit peuple, comme on dit, que chez la bourgeoisie, tout cela va exploser. Voilà encore une fois pourquoi le volcan va de nouveau exploser. Un volcan, dites-vous, d'abord provoqué par le sacrifice de ce jeune vendeur, qui dénonçait non seulement l'extrême précarité socio-économique de la jeunesse tunisienne, mais aussi l'asphyxie des libertés à tous les niveaux. Sur ces deux points, quelle évolution notez-vous entre la présidence de Ben Ali et celle de Kaïs Saïed, contre qui vous concentrez les critiques ? Les trois années où j'étais à la tête de l'État, nous avons vraiment mis en place un État de droit. La justice était indépendante, les libertés étaient respectées, il n'y avait personne dans les prisons pour des motifs politiques. Nous avons même commencé à lutter contre la corruption. Sauf que comme il y avait ce que j'appellerais un « veto régional » sur la démocratie en Tunisie et que nous manquions d'appui dans les démocraties occidentales, malheureusement, la révolution a échoué. Elle a échoué à cause des erreurs que nous avons commises, nous Tunisiens. Mais aussi, encore une fois, à cause de ce veto régional, essentiellement algérien. Le voisin algérien était une dictature corrompue et violente. Il était hors de question pour elle d'accepter un État, une démocratie tunisienne qui aurait pu donner le mauvais exemple si je puis dire. Et les généraux algériens avaient raison de se méfier de la révolution tunisienne, parce que le Hirak en 2019, c'était tout simplement la queue de la comète, c'était la continuation de ces révolutions. Tout le système politique arabe, aussi bien en Égypte que dans les Émirats arabes unis, en Arabie saoudite qu'en Algérie… Tout ce système-là se sentait menacé par cette vague de révolutions. Ils ont mis le paquet pour faire avorter ces révolutions. Ils l'ont fait avorter par la guerre civile en Syrie, par le coup d'État militaire en Égypte, par la guerre civile en Libye, par l'utilisation de l'argent sale, de l'information, de la désinformation et du terrorisme en Tunisie. Donc, il y a eu encore une fois un veto régional contre les révolutions démocratiques arabes. Le président Kaïs Saïed a su s'attirer les faveurs de l'Union européenne, notamment sur le volet migratoire. L'Europe est quand même un grand partenaire de la Tunisie. Comment voyez-vous l'évolution de la Tunisie sur les droits humains, la démocratie dans ce monde qui est en pleine redéfinition ? L'attitude des Européens, je ne peux pas dire que ça leur fait grand honneur. Ils appuient des dictatures, notamment le gouvernement italien, ils sont prêts à aider Kaïs Saïed à se maintenir au pouvoir. Ce sont des politiques de courte vue. On n'a pas arrêté de répéter à nos amis européens : « Vous pariez sur des régimes autoritaires, uniquement pour vous en servir comme gardes-frontières ». Mais ce n'est pas ça la solution. La solution, c'est qu'il y ait du développement social et économique. C'est comme ça qu'on règle le problème de fond. C'est pour ça que je dis et je répète, la démocratisation du monde arabe, c'est une affaire à l'intérieur du monde arabe et qu'il ne faut pas du tout compter sur les pays européens pour nous aider à cela. À part quelques déclarations hypocrites, je pense qu'il n'y a rien à espérer.

Tanguy Pastureau maltraite l'info
Du stand-up en Arabie Saoudite

Tanguy Pastureau maltraite l'info

Play Episode Listen Later Oct 1, 2025 5:40


durée : 00:05:40 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - Les artistes de stand-up américains sont en train de se disputer. Le sujet de discorde : un plateau d'humour en Arabie Saoudite. Tanguy vous explique, he's gonna tell you... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Culture en direct
Villa Hegra en Arabie Saoudite : la dernière née du réseau des résidences d'artistes à l'étranger

Culture en direct

Play Episode Listen Later Sep 29, 2025 9:38


durée : 00:09:38 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - Créée en 2023, la Villa Hegra possède à présent son propre bâtiment au cœur d'Al-Ula en Arabie Saoudite. Le site ouvrira ses portes le 2 octobre 2025 et s'inscrit dans le réseau des résidences à l'étranger dédiées aux artistes français. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Fériel Fodil Directrice de la Villa Hegra (Arabie Saoudite)

Travelling - La 1ere
The English Patient (Le patient anglais), Anthony Mindhella, 1996

Travelling - La 1ere

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 55:15


Le Patient Anglais, The English Patient, dʹAnthony Minghella sorti en 1996 est un film passionnant, passionnel, qui a touché le cœur de million de spectatrices et de spectateurs et récolté une floppée dʹOscars. Tiré dʹun roman, lʹHomme flambé de Michael Ondaatje, Le Patient anglais raconte une histoire dʹamour fou sur fond de Seconde Guerre mondiale Une histoire entre les sables du Sahara, les rues grouillantes du Caire, et les collines verdoyantes de la Toscane. Un conte fait dʹintrigues et dʹaventures où des personnages se croisent autour dʹun homme, énigmatique, un grand brûlé qui, étonnamment, va bouleverser le cours de leur vie. Amoureux du roman, Anthony Minghella en tire un film épique qui porte en lui le souffle de Casablanca et de Lawrence dʹArabie. Un film à grande échelle avec un casting exceptionnel : Ralph Fiennes dans le rôle du patient anglais Kristin Scott Thomas, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Colin Firth et Naveen Andrews. Et ça plaît. Lyrique, épique, romantique, le film détonne dans le paysage cinématographique des années 90. Il est plébiscité par la critique et par le public. Il reçoit de nombreux Oscars en 1997 dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur son, de la meilleure musique, de la meilleure actrice de second rôle pour Juliette Binoche et le césar du Meilleur film étranger. Le Patient anglais, ce sont des êtres détruits qui tente le tout pour le tout dans ce monastère toscan en 1945 pour se reconstruire, enfin, et raconteur leur vérité. Il ne nous reste plus mettre nos oreilles dans leurs pas et à suivre leur destinée. REFERENCES Le making of https://www.youtube.com/watch?v=cshbPTP9FeA masterclass avec Anthony Minghella https://www.youtube.com/watch?v=dZbuxAYt2Z0 Antony Minghella reading The English patient fort the first Time https://www.youtube.com/watch?v=bzsAa0I-tmc The English Patient: Author Michael Ondaatje and Director Anthony Minghella interview (1996) https://www.youtube.com/watch?v=ScjsILH9Ud4

C dans l'air
Gaza : qui peut arrêter Netanyahu ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 9, 2025 66:41


C dans l'air du 9 août 2025 - Gaza : qui peut arrêter Netanyahu ?Emission présentée par Salhia BrakhliaEn Israël, c'est la stupeur qui domine après l'annonce cette semaine par Benyamin Netanhayu de son intention de "prendre le contrôle" de la bande de Gaza. Ce plan, examiné par le cabinet de sécurité jeudi, vise notamment le quart de territoire qui n'est pas encore sous contrôle israélien, et notamment Gaza ville où vivent 1 million de Palestiniens. Le gouvernement se donne jusqu'à la date symbolique du 7 octobre pour accomplir son objectif. Depuis deux jours, les questions se multiplient : où iront les centaines de milliers de Gazaouis évacués ? Par qui seront-ils gérés ? Et qui administrera l'enclave une fois l'armée israélienne partie ? Pour de nombreux observateurs, le plan de Netanyahu relève davantage de l'idéologie que de la stratégie militaire, en témoigne cette lettre signée par 600 anciens responsables de la sécurité israéliens et adressée à Donald Trump pour lui demander de faire pression sur Israël et de mettre fin à la guerre à Gaza.En Europe, les lignes bougent aussi. Deuxième fournisseur d'armes d'Israël après les Etats-Unis, l'Allemagne a annoncé la suspension de toute exportation d'armes susceptibles d'être utilisées dans le conflit "jusqu'à nouvel ordre". Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a condamné le plan israélien, estimant que cela "ne ferait qu'aggraver une situation déjà catastrophique". Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit aussi se tenir aujourd'hui.Aux États-Unis, celui qui avait pris l'habitude de soutenir bruyamment les décisions de Benyamin Netanyahu est resté étrangement silencieux cette semaine. Soutien tacite ? Toujours est-il qu'après des mois des mois à accorder son blanc sein au Premier ministre israélien, Donald Trump semble un peu plus embarrassé par son allié. Fin juillet, lors d'un voyage en Écosse, il a publiquement démenti Netanyahu qui avait insinué qu'il n'y avait pas de famine à Gaza : "D'après ce que l'on voit à la télévision, (…) ces enfants ont l'air très affamés", avait dit Trump, "ce n'est pas un trucage". Selon la chaîne américaine ABC, Donald Trump se serait même emporté au téléphone quand son allié lui aurait expliqué que ces images étaient manipulées par le Hamas.Côté arabe, le sujet palestinien continue d'embarrasser les monarchies du Golf ou encore l'Égypte, tous soutenus militairement par les États-Unis et certains commerçant encore avec Israël. Le 7 août, l'Égypte a signé un accord d'une valeur de 30 milliards d'euros avec l'État hébreu pour la livraison de gaz naturel israélien. Signe du malaise, en Égypte et en Jordanie, pays frontaliers de la bande de Gaza, les manifestations propalestiniennes, ne sont plus autorisées. Fin juillet, plusieurs pays arabes dont Arabie saoudite, le Qatar et l'Égypte ont publiquement appelé le Hamas à se désarmer, pour confier l'administration de Gaza à l'autorité palestinienne. Le Hamas a répondu en les accusant de lâcher le peuple palestinien.À quoi peut ressembler la mise en œuvre du plan de Netanyahu pour Gaza ? Où vont aller les centaines de milliers de Gazaouis évacués de l'enclave ? Pourquoi les relations entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont récemment dégradées ? Et comment expliquer la position des pays arabes avec le peuple palestinien ?LES EXPERTS :- George MALBRUNOT - Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro- Frédérique SCHILLO - Historienne, spécialiste d'Israël- Laurence DEFRANOUX - Journaliste service international - Libération- Guillaume AUDA - Auteur, grand reporter, ancien correspondant à Jérusalem