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Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Dans ce nouvel épisode, nous revenons sur le nouveau plan gouvernemental de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine. Applicable jusqu'en 2029, celui-ci met les employeurs à contribution. Nous évoquons aussi le rapport annuel pour l'année 2025 de la Cour de cassation publié le 13 juillet. Notre « focus texte » porte cette semaine sur un arrêt de la Cour de cassation qui, en matière de faute inexcusable, opère un revirement de jurisprudence sur la charge de la preuve en cas d'employeurs successifs. Notre chiffre hebdomadaire est issu de l'avis annuel rendu par le Comité de suivi des retraites (CSR).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Cap-Haïtien, faute de stocks de poches de sang suffisants pour effectuer des transfusions, de nombreux patients ne peuvent être pris en charge et bien souvent décèdent. Le chef-lieu du département du Nord fait face, depuis plusieurs mois, à une grave pénurie de sang transfusionnel. Faute de matériels adéquats et de locaux appropriés, la Croix-Rouge du Cap-Haïtien se trouve dans l'incapacité de collecter et de conserver le sang dans de bonnes conditions. Elle ne dispose pas non plus de laboratoire. Les quelques poches de sang collectées doivent ainsi être envoyées dans la capitale pour être traitées et analysées, avant d'être retournées à la Croix-Rouge. Très souvent, elles ne reviennent jamais alors que les malades agonisent. Un dossier de Ronel Paul. Le Cartel de Jalisco menace des gangs rivaux à Mexico Au Mexique, le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, l'une des organisations de narcotrafiquants les plus puissantes du pays, refait parler de lui. L'une de ses branches vient de diffuser une vidéo de propagande sur les réseaux sociaux. Elle y déclare la guerre à deux groupes criminels rivaux de la région de Mexico. Une vidéo publiée alors que le cartel a subi plusieurs revers ces derniers mois : la mort de son chef, El Mencho, tué dans une opération de l'armée mexicaine en février ; et la capture de son potentiel successeur, « le Jardinier », en avril. Explications, François-Damien Bourgery, du service International de RFI. En Colombie, les effets de la réforme du travail La Colombie se prépare à investir son nouveau président, le millionnaire d'extrême droite, Abelardo de la Espriella élu en juin. Il prendra la place du gouvernement de gauche de Gustavo Petro, le 7 août 2026, qui laissera derrière lui une réforme majeure du temps de travail qui entre en vigueur aujourd'hui. Les Colombiens ne travailleront plus que 42 heures par semaine, contre 44 heures jusqu'à présent. Marine de La Moissonnière, du service International de RFI, s'est rendue dans le quartier de Barrios Unidos à Bogota, un quartier de classe moyenne.
Depuis qu'elle essaye de comprendre la violence de sa mère, Chloé de Broca n'en finit pas de se reconnaître coupable de son mal. Qu'est-ce que ça fait de grandir en se pensant responsable de la violence de sa mère ? Et comment sortir de cette culpabilité ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins — parfois tortueux — pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Dans ce deuxième épisode du Mal de mère, Chloé de Broca tend son micro à Anne et sa fille Mathilde*, Mary et Clara*. Elles racontent des histoires de liens mère-fille coupés ou transformés, après avoir eu une mère violente. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*les prénoms ont été modifiés
Dans la Paracha de Dévarim, Moché Rabbénou fait des remontrances au peuple juif. Mais parfois il les fait par allusion, et parfois explicitement. Pourquoi ? En quoi cela montre-t-il l'importance de la confiance en Hachem ?
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Fatima Aït Bounoua, professeure de français, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Un collectif d'organisations de la société civile congolaise et internationale, regroupées sous l'appellation « Le Congo n'est pas à vendre » (CNPAV) et engagées dans la lutte contre la corruption, a dénoncé dans un rapport publié le 29 juin « les disparités des rémunérations entre agents publics », sources, selon ce mouvement, des « inégalités et des injustices sociales en République démocratique du Congo ». RFI : Vous documentez dans votre rapport des dépassements allant jusqu'à 659% sur certaines lignes de dépenses sur l'année 2024 sur laquelle vous avez travaillé. Comment cela est-il possible ? Jean Keba : Cela est dû au manque de respect ou à la violation de la loi des finances, puisque dans la loi des finances, les dépenses sont plafonnées avec des crédits attribués à chaque institution, ministère ou service, et les dépenses sont engagées, avec l'autorisation d'abord du ministère du Budget qui doit vérifier la conformité de la dépense, et enfin par le ministère des Finances sur autorisation du ministère du Budget. Et ce qui se fait, c'est qu'apparemment, la dépense n'est pas respectée ou il y a une légèreté ou négligence dans l'exigence donnée par la loi des finances puisque les dépenses dans le budget des dépenses sont plafonnées à 100 %. Mais nous avons remarqué qu'il y a des rubriques comme les dépenses de fonctionnement, les fonds spéciaux d'intervention ou de recherche, même la masse de rémunération où il y a toujours le dépassement. Je crois que la responsabilité incombe premièrement, d'abord aux deux ministres du Budget et des Finances et aussi aux gestionnaires de crédits, parce qu'ils connaissent bien le plafond qui est autorisé. Et, si on va jusqu'à dépasser, c'est qu'il y a eu négligence ou la volonté de mal gérer. Pour un auditeur qui ne connaît pas le circuit budgétaire congolais, je me permets d'insister. Pouvez-vous décrire concrètement comment un dépassement de 200 ou 600% devient possible sans sanction ? Cela devient possible parce qu'il y a l'impunité. Sur presque toutes les années, les organisations qui travaillent sur la gouvernance budgétaire relèvent les frais de dépassement et interpellent les services de contrôle qui devaient le constater pour appliquer les sanctions. Mais malheureusement, faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées et continuent à se faire. Vos enquêtes, Maître Jean Kéba, vous ont-elles permis de savoir ce que gagne par mois le président de la République, par exemple, le président de l'Assemblée nationale ou le Premier ministre ? Le rapport est parvenu, a constaté qu'il y a le manque de transparence non seulement dans la détermination, dans le calcul de répartition de la masse, de la rémunération, mais il y a aussi un manque de transparence dans la non-publication des salaires de certains personnages de l'État et principalement le personnel politique. Le salaire du président de la République n'est pas connu, de la Première ministre, et même des députés, des ministres. Il n'y a aucun document accessible au public qui renseigne sur la rémunération ou le salaire qui est accordé à chacun dans cette catégorie des agents publics. Quelles recommandations faites-vous pour essayer de stopper ce que vous qualifiez d'hémorragie financière ? Il faut que le pays se dote d'un cadre légal d'harmonisation des rémunérations de tous les agents publics de l'État, de manière à pouvoir assurer une redistribution équitable de la masse des rémunérations qui est donnée. Et on doit harmoniser l'ensemble des salaires et tous les éléments de rémunération pour plus d'équité. Nous recommandons aussi la réduction du temps de vie institutionnel qui consomme suffisamment d'argent. Et là, nous demandons à ce que les dépenses de fonctionnement, par exemple, soient plafonnées de 10 à 15% puisque ce sont des dépenses qui sont gonflées. Quand vous arrivez dans l'administration, il y a beaucoup de services qui manquent pratiquement de tout. Tu arrives à la police, c'est toi le justiciable ou le citoyen plaignant qui doit chercher les papiers pour les OPJ parce qu'ils manquent de fournitures alors que les frais de fonctionnement sont débloqués chaque année. On doit encadrer les fonds spéciaux et qu'on définisse quelle est leur destination de manière à ce qu'ils puissent être justifiés et tracés. Alors, ce sont des recommandations qui ne sont pas forcément nouvelles. On a souvent entendu diverses institutions congolaises aller dans le même sens, mais qu'est-ce qui, structurellement, bloque leur mise en application ou du moins leur mise en place ? Vous avez raison de dire que ce sont des recommandations qui ne sont pas formulées pour la première fois, car ces pratiques datent d'il y a plusieurs années. Elles sont ancrées dans la culture de certains gestionnaires. Vous avez des gens, des fonctionnaires qui peuvent se retrouver dans dix ou quinze commissions non permanentes et qui ont des primes qui peuvent atteindre jusqu'à 40 à 50 000 dollars le mois, alors qu'au même moment, il y a des fonctionnaires dans certains coins perdus du pays qui ne peuvent même pas atteindre 100 dollars. Je crois que tous ceux qui profitent de cette situation ne peuvent pas vouloir que ces recommandations soient appliquées. Il faut un engagement ferme et une volonté politique au sommet de l'État et au niveau des ministères clés qui gèrent, qui interviennent dans la gestion des ressources publiques pour que l'on puisse arriver à un changement. À lire aussiRDC: un rapport dénonce le train de vie des élites politiques
Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Du brut produit par l'Iran, déjà chargé, déjà en mer, mais qui ne trouve pas d'acheteur… C'est ce qu'observent les experts qui suivent les flux maritimes, bien que Washington ait levé mi-juin, pour 60 jours, les sanctions sur le pétrole exporté par Téhéran. On parle de dizaines de millions de barils iraniens sur l'eau qui n'ont pas de destination claire. Les chiffres diffèrent selon les sources, mais le constat est là, la suspension des sanctions de Washington n'a pas provoqué de ruée vers le brut iranien. C'est presque un paradoxe, l'Iran avait moins de mal à vendre son pétrole quand il était sanctionné. Il y a plusieurs raisons à ce désintérêt : une dérogation de 60 jours est trop courte aux yeux des acheteurs qui auraient besoin d'avoir plus de visibilité pour être rassurés, il y a aussi la crainte que la fenêtre actuelle se referme plus tôt que prévu ou encore l'hésitation de certains ports à accepter les navires de la flotte fantôme que Téhéran utilise. Cette situation a des conséquences pour l'Iran, la production n'a pas rebondi comme on l'attendait, chaque jour le pays charge en ce moment environ 1,1 million de barils, contre 1,7 million avant la guerre, en moyenne. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: le pétrole est-il une arme? La Chine achète moins La Chine était avant le mois de mars le meilleur client de l'Iran, pour ne pas dire le seul ! Les raffineries privées chinoises vieillissantes – qui ont des marges très faibles – profitaient de la décote proposée alors par l'Iran. Mais aujourd'hui, d'autres pays du Golfe ont une stratégie de prix hyper-agressive, pour libérer leurs bateaux et augmenter leur production. « Le brut des Émirats arabes unis et du Qatar se vend avec un rabais de 5 à 6 dollars par baril par rapport au Brent, la référence européenne, livraison en Chine comprise. C'est à 1 à 2 dollars de moins que le brut iranien », précise Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler. À prix quasi égal, les importateurs préfèrent acheter un pétrole moins controversé. Depuis que le trafic maritime a repris dans le détroit d'Ormuz, les raffineurs chinois croulent donc sous les propositions et, pour compliquer les affaires de l'Iran, ils ne sont pas pressés d'acheter. Le pays a du stock et parie encore probablement sur une baisse des cours. À lire aussiFace au blocage du détroit d'Ormuz, la Chine sécurise ses stocks d'hydrocarbures Peu d'alternatives pour Téhéran L'Iran peut-il espérer vendre ailleurs son pétrole ? C'est en tout cas ce que le pays essaye de faire, en proposant son pétrole aux Européens et aux Asiatiques, mais reste à savoir s'ils seront preneurs, sachant que le délai de 60 jours va très vite passer. Quelques cargaisons seraient en passe d'être achetées par l'Inde, des clients japonais envisageraient aussi d'importer du brut iranien, selon l'agence Reuters, ce serait une première depuis 2019. Mais fondamentalement, l'économie iranienne se portera mieux quand la Chine reprendra ses achats. « Le prix plancher devrait bientôt être atteint selon Homayoun Falakshahi, ce qui pourrait signifier que le rebond de la demande chinoise n'est peut-être plus très loin. » À lire aussiDétroit d'Ormuz: livraison de pétrole prévue, le gaz en attente après la signature du protocole d'accord
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bérénice Levet, philosophe, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Gouvernance de l'IA en entreprise : pourquoi la conformité RGPD et IA Act ne peut plus être un sujet réservé au DPOConformité, RGPD, IA Act : dans beaucoup d'entreprises, ces mots renvoient directement à un service : le juridique, le DPO, parfois la DSI. Un sujet que l'on délègue, que l'on coche, et dont on espère ne plus avoir à s'occuper. C'est justement l'angle mort que j'ai voulu creuser dans ce nouvel épisode de Digital Feeling, avec Leïla Chaudhry, consultante et experte en éthique et IA responsable.Nous avions déjà co-animé un webinaire ensemble sur ces questions, et la demande de clarification était trop forte pour s'arrêter là. Dans ce 164 ème épisode, Leïla revient sur ce qui distingue une simple mise en conformité d'une véritable gouvernance de l'IA, sur le risque très concret du Shadow IA, et sur les premières jurisprudences qui commencent à dessiner les contours de la responsabilité des entreprises.Gouvernance de l'IA : une définitionLa gouvernance de l'IA en entreprise désigne l'ensemble des règles, rôles et responsabilités permettant de savoir qui fait quoi avec l'intelligence artificielle, dans quel cadre de sécurité, avec quelles limites, et avec quelle auditabilité. Contrairement à une approche de conformité classique, elle repose sur un pilotage collectif et non sur un seul département.Comme le rappelle Leïla Chaudhry, la gouvernance ne se décrète pas depuis un seul bureau : elle se construit dès qu'une entreprise commence à intégrer des outils liés à l'intelligence artificielle, et elle engage plusieurs fonctions à la fois.Pourquoi la conformité IA ne peut pas reposer sur un seul serviceC'est la première idée forte de cet échange : dès qu'on parle d'IA, les responsabilités s'entremêlent. Il ne s'agit pas d'opposer le juridique, la DSI ou le métier, mais de les faire travailler ensemble au sein d'un même comité de pilotage.Leïla détaille les rôles qui doivent, selon elle, être représentés autour de la table :Le métier / business owner, qui prend la décision et engage l'entreprise vis-à-vis de ses clientsL'IT, qui évalue l'architecture et la performance de la solutionLa sécurité, qui contrôle les risques cyber sur la durée de vie du systèmeLe juridique et la conformité, qui posent le cadre, définissent les usages autorisés et veillent au respect des obligationsLe DPO, sur les questions de données personnelles et d'anonymisationL'objectif : construire une gouvernance suffisamment robuste pour que les responsabilités soient claires et partagées, plutôt que diluées.L'erreur la plus fréquente : se renvoyer la balleSur le terrain, l'erreur qu'elle observe le plus souvent chez ses clients n'est pas un manque de bonne volonté, mais un jeu de ping-pong organisationnel : l'IT qui dit que ce n'est pas son ressort, le métier qui renvoie vers la sécurité ou le juridique, et personne qui n'avance vraiment. Résultat : l'innovation attend, les projets prennent du retard, et l'absence de cadre clair finit par exposer l'entreprise à un non-respect des réglementations.Cette gouvernance n'a d'ailleurs pas besoin d'être lourde ou ultra-formalisée pour être efficace. Ce que décrit Leïla ressemble davantage à un espace de dialogue régulier entre profils non techniques et techniques, chacun apportant sa brique : le juridique pose le cadre, le métier exprime le besoin, l'IT évalue la faisabilité, le DPO signale les points d'anonymisation nécessaires.Le Shadow IA : le risque que la RGPD n'avait pas anticipéDeuxième sujet central de l'épisode, et sans doute le plus concret pour beaucoup d'entreprises : le Shadow IA. On connaît le Shadow IT depuis longtemps ; le Shadow IA en est le prolongement direct, à une différence près : la vitesse à laquelle il se répand.Le Shadow IA désigne l'usage, par des collaborateurs, d'outils d'intelligence artificielle non validés par l'entreprise (souvent des LLM grand public gratuits) pour traiter des données professionnelles, parfois personnelles, confidentielles ou stratégiques.Un chiffre partagé par Leïla lors de notre précédent webinaire donne la mesure du problème : près de 70 % des entreprises auraient déjà été concernées par du Shadow IA, sans même en avoir conscience.Le mécanisme est souvent le même : une entreprise peut interdire l'accès à certains outils sur les postes de travail professionnels, mais rien n'empêche un collaborateur d'utiliser son smartphone personnel pour poser une question, rédiger un email, ou transmettre des informations client : noms, données personnelles, parfois des éléments confidentiels comme un brevet ou un futur modèle de véhicule pas encore annoncé.Pourquoi les dirigeants sous-estiment ce risqueLeïla identifie plusieurs biais récurrents chez les dirigeants :Le biais de la fausse sécurité : penser que les données de l'entreprise sont bien protégées, alors qu'elles transitent par des outils grand public sans consentement ni cadre.Le biais de la taille : se dire que la CNIL cible surtout les grands groupes (Google, Amazon) et que les sanctions record ne concernent pas les PME.Le calcul de risque à court terme : préférer encaisser une éventuelle amende plutôt que d'investir dans la formation ou l'accompagnement, sans intégrer le coût réel d'un contrôle.Or, comme le rappelle Leïla, la réglementation s'applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Une sanction proportionnelle au chiffre d'affaires reste un choc financier, même pour une structure modeste.Comment limiter le Shadow IA sans bloquer l'innovationInterdire ne suffit pas : dans les faits, un employeur ne peut pas empêcher l'usage d'un LLM sur un terminal personnel. La réponse de Leïla repose sur trois leviers complémentaires :Sensibiliser les équipes aux enjeux RGPD et IA Act, au-delà d'une simple charte d'usage signée une foisCartographier et classifier les données selon leur niveau de sensibilité (données publiques déjà disponibles en ligne vs données confidentielles ou stratégiques à chiffrer et dont le partage doit être strictement encadré)Proposer une alternative interne : mettre à disposition des collaborateurs une IA d'entreprise ou des outils intégrés, pour qu'ils gagnent en productivité sans ouvrir de faille de sécuritéSur ce dernier point, elle évoque, sans entrer dans le détail technique, la possibilité de s'appuyer sur des modèles déjà entraînés (elle cite Mistral à titre d'exemple) et de les adapter avec les données propres de l'entreprise plutôt que de partir de zéro.Conformité et souscription : ce que change une licence entrepriseUn point que nous n'évoquons pas assez souvent : souscrire une licence entreprise à un outil d'IA générateur (Claude, ChatGPT en version professionnelle) plutôt que de laisser les équipes utiliser des comptes gratuits change la donne en matière de confidentialité et de chiffrement des échanges avec, pour Google, quelques conditions à vérifier de plus près. Ce n'est pas gratuit, mais c'est aussi ce qui permet de sécuriser réellement les usages plutôt que de les subir.Et cela pose une question de fond que Leïla formule très clairement : faire de l'IA pour faire de l'IA n'a pas de sens. Avant de déployer un outil auprès de tous les collaborateurs, la vraie question est de savoir qui en a réellement besoin, pour quel usage, et pour quel gain de productivité.RGPD, IA Act : une superposition de textes, pas une redondanceBeaucoup d'entreprises se demandent si le RGPD, antérieur à la démocratisation de l'IA générative, est encore adapté. Pour Leïla, la réponse tient en un principe simple : il n'y a pas d'IA sans données, et il n'y a pas d'IA de qualité sans données de qualité donc pas d'IA sans RGPD.L'IA Act ne remplace pas le RGPD : il vient s'y superposer, avec ses propres exigences en matière de gestion des risques algorithmiques, notamment sur les sujets à fort enjeu humain.Les premières jurisprudences à connaîtreLeïla cite plusieurs précédents qui donnent une idée assez nette des priorités des autorités :Cas Sujet Enseignement CNIL vs Amazon Algorithmes de surveillance de la productivité (rythme de travail, pauses) Les outils de contrôle algorithmique du travail sont une cible prioritaire des sanctions Algorithmes de tri de CV (ATS) Biais introduits par les données d'entraînement, pas par l'algorithme lui-même Un système entraîné sur les profils "qui ont réussi" dans l'entreprise peut reproduire des discriminations existantes (âge, profil type) Air Canada Chatbot ayant transmis une information erronée à un client L'entreprise reste juridiquement responsable des décisions prises par ses outils d'IA, y compris un simple chatbot Employé licencié après usage d'une IA "gratuite" Faute liée à l'usage d'un outil non validé, avec impact client L'employeur ne peut pas se dédouaner en argumentant que c'est "la faute du salarié", l'entreprise reste responsable.Un principe commun ressort de ces exemples : on ne peut jamais reporter la responsabilité sur "la faute de la machine". L'IA reste un outil ; la responsabilité juridique reste entièrement du côté de l'entreprise qui le déploie.Sur le sujet spécifique des ATS et du recrutement, Leïla voit dans l'IA Act une opportunité positive : en imposant des degrés de protection pour les décisions à impact humain, le texte pourrait justement remettre un peu d'humain dans des processus de recrutement devenus, depuis des années déjà, largement automatisés et parfois déshumanisants.Privacy by Design : intégrer la conformité dès la première minuteDernier point structurant de l'échange : à quel moment intégrer la conformité dans un projet IA ? La réponse de Leïla est sans ambiguïté : dès la conception, en s'appuyant sur le principe de Privacy by Design.Un projet d'IA conçu sans respecter le RGPD dès le départ s'expose à un scénario coûteux : les autorités peuvent, dans certains cas, contraindre une entreprise à détruire purement et simplement le modèle développé, parce qu'il ne respecte pas les droits des personnes ou la protection des données personnelles. Tout le temps et l'argent investis sont alors perdus, et il faut recommencer de zéro.Intégrer la conformité en amont n'est donc pas qu'une contrainte réglementaire : c'est aussi, très concrètement, un avantage concurrentiel. Une entreprise en règle ne prend pas le risque d'être arrêtée en plein projet et de devoir tout reprendre à zéro.Deux principes reviennent régulièrement dans les propos de Leïla sur ce point : la source des données doit toujours être claire, et leur traitement doit rester transparent même si, comme je le souligne dans l'épisode en écho au livre d'Éric Hazan, la transparence algorithmique reste un sujet complexe, parfois plus exigeant que celui qu'on demande aux humains eux-mêmes.Les 3 conseils de Leïla Chaudhry pour démarrer une réflexion IA responsablePour conclure l'épisode, je demande toujours à mes invités un conseil actionnable. Voici les trois axes que Leïla propose aux entreprises qui démarrent leur réflexion sur l'IA responsable :Concevoir et déployer les systèmes en s'appuyant sur le RGPD, en s'assurant que toutes les obligations sont respectées : information des personnes, base légale, sécurité des données.Se former et sensibiliser ses équipes au Shadow IA, en intégrant des cas d'usage métier concrets plutôt qu'une charte théorique, et en identifiant les besoins réels avant de choisir une technologie.Se mettre en conformité dès maintenant, sans attendre l'entrée en vigueur complète de l'IA Act. Le calendrier de certains volets du texte a pu glisser (notamment avec le paquet dit "omnibus numérique"), mais RGPD et IA Act se superposent déjà : attendre, c'est prendre du retard sur un cadre qui s'applique en grande partie dès aujourd'hui.En résuméLa gouvernance de l'IA responsable n'est ni un sujet purement juridique, ni un sujet purement technique : c'est un sujet collectif, qui engage le métier, l'IT, la sécurité et le juridique autour d'une même table. Le vrai risque aujourd'hui n'est pas tant la complexité du RGPD ou de l'IA Act que le Shadow IA, cet usage informel, individuel, largement invisible pour la direction, qui expose l'entreprise sans qu'elle en ait toujours conscience.Retenez surtout ceci : la conformité intégrée dès la conception coûte moins cher que la conformité corrigée après coup. Et la meilleure IA n'est pas la plus puissante, c'est celle qui répond à un vrai besoin métier, dans un cadre maîtrisé.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
La canicule provoque une hausse brutale des décès et met toute la chaîne funéraire sous tension. Faute de place dans les centres funéraires, certaines familles sont contraintes de garder le corps de leurs proches à domicile, en attendant une prise en charge. Un scénario qui rappelle le traumatisme de l'été 2003.Tous les soirs du lundi au jeudi vers 19h20 sur France 5, Louis Amar vous raconte une des histoires qui a fait l'actualité dans sa “Story”.
Un gros débat naît de la publication des premiers bilans humains de la canicule. On parle d'un peu plus de 1 000 morts, un chiffre encore provisoire, et chacun se tourne vers le gouvernement. Selon Ruth Elkrief, tout n'est pas la faute de l'État. Un tribunal a jugé Total responsable des émissions de gaz à effet de serre. Cette décision a provoqué énormément de débats. Certains ont dit qu'il n'y a plus qu'à leur dire d'aller s'installer ailleurs. Mais François Lenglet se pose une question : et si la justice avait raison ? Starmer, c'est fini en Grande-Bretagne, il l'a annoncé. On se demande quel sera le profil du successeur de Keir Starmer. Il s'appelle Andy Burnham et il a prononcé son premier discours ce lundi. Abnousse Shalmani dit qu'on découvre le futur Premier ministre britannique et on découvre aussi qu'il est populiste, selon elle. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, et Jean-Marie Colombani, pour une analyse en profondeur de l'actualité politique, économique et sociale.Au cœur des débats, la question de la justice et des magistrats français qui ont récemment manifesté leur mécontentement face aux critiques sur les dysfonctionnements de l'affaire Lyhanna. Les invités reviennent sur ce corporatisme qui s'exprime à chaque fois qu'une défaillance individuelle est pointée du doigt, rappelant le parallèle avec le secteur médical où une loi a permis d'avancer sur la responsabilité des erreurs. Les invités soulignent la difficulté pour les magistrats de trouver le juste équilibre entre la pression de l'opinion publique qui réclame des têtes et leur besoin de se protéger face à ces critiques.Le débat s'oriente ensuite vers le Brexit et la situation politique au Royaume-Uni, dix ans après ce divorce historique avec l'Union européenne. Alors que les sondages montrent une majorité de Britanniques favorables à un retour dans l'UE, les intervenants analysent les perspectives d'un rapprochement avec l'Europe sous le futur gouvernement travailliste d'Andy Burnham. Ils évoquent également les enjeux stratégiques pour le Royaume-Uni, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine.Enfin, ils s'intéressent aux évolutions au sein du Rassemblement national en France, avec les divergences de positionnement entre Marine Le Pen et Jordan Bardella sur la question européenne. Ils s'interrogent sur les risques qu'un éventuel accès au pouvoir du RN ferait peser sur la France et ses relations avec ses partenaires européens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À la Une de la presse ce mercredi 24 juin : la colère après la visite d'une délégation talibane à Bruxelles pour organiser le renvoi de ressortissants afghans ; les réactions aux accusations d'une commission de l'ONU qui affirme qu'Israël "cible" délibérément les enfants de Gaza ; un retour sur l'annonce, par Donald Trump, il y a une dizaine de jours, de la mort du chef d'un gang vénézuélien ; et une tendance (à trous) surprenante observée chez les joueurs du Mondial de football.
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
Ecoutez L'édito d'Etienne Gernelle du 22 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Iran sort-il renforcé de la guerre avec les États-Unis ? C'est l'analyse que fait Le Nouvel Obs dans son dernier numéro : « La République islamique n'est pas tombée comme Donald Trump le promettait, mais s'est transformée en un régime militariste et s'est probablement consolidée. » Pourtant, le régime a été « décapité », au début de la guerre (…) mais il a encaissé les pertes, remplaçant ses hauts dirigeants tués les uns après les autres », rappelle Le Nouvel Obs ». « Dans l'urgence, poursuit l'hebdomadaire, « l'Iran a muté et fortifié son noyau dur. Le pays est désormais dirigé par une garde rapprochée plus autoritaire, pragmatique, moins idéologique ». La sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, nous dit Le Nouvel Obs, a ainsi déclaré dans la revue Le Grand Continent, « que le pays s'est transformé en un régime militariste, où les Gardiens de la révolution et d'autres forces armées jouent un rôle prépondérant, bien plus que les mollahs ». Le bilan, pour la population civile, est lourd. « Pour achever toute velléité de contestation, explique Le Nouvel Obs, les autorités iraniennes ont, depuis le début de la guerre, arrêté plus de 6 000 personnes – manifestants, journalistes, défenseurs des droits humains, dissidents – infligé des peines d'emprisonnement de plusieurs décennies et procédé à au moins 39 exécutions politiques, selon l'ONG Amnesty International. » Déception et nostalgie « Le fiasco du Brexit », c'est le titre choisi en Une par L'Express, qui ajoute : « Pourquoi les britanniques reviendront ». 2026 marque un anniversaire : il y a dix ans, les Britanniques choisissaient, par référendum, de quitter l'Union européenne. Résultat, selon L'Express : « Une décennie après son référendum, le Royaume-Uni soigne les plaies d'un divorce dévastateur et voit dans un rapprochement avec l'Union européenne sa planche de salut ». Si l'on en croit L'Express, « les deux camps, Brexiters comme Remainers [les pour et les contre] s'accordent sur les grandes lignes d'un bilan peu glorieux : le vote a déchiré le pays, l'a isolé sur la scène internationale, l'a rendu plus pauvre, n'a pas stoppé la vague migratoire et a déstabilisé sa vie politique. Un nouveau terme a même émergé pour désigner cette "tristesse nationale", précise L'Express : le "Bregret" mélange de "Brexit et regrets" ». D'où l'idée d'un rapprochement avec l'Union européenne. Quelques petits pas ont déjà été faits. L'Express mentionne ainsi que « Londres fera son retour dans le programme Erasmus (destiné aux étudiants européens) en 2027 ». Faute individuelle ou manque de moyens Les Français qui s'interrogent sur leur justice… C'est la mort de la petite Lyhanna, violée et assassinée début juin, qui amène les Français à s'interroger sur le fonctionnement de leur justice. « La mort de cette enfant de 11 ans, explique Le Nouvel Obs, a glacé les Français en mettant à nu une forme d'impuissance de l'État face au fléau de la pédocriminalité – et ce alors que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année, soit une victime toutes les trois minutes ». Le Parisien Dimanche s'est procuré « le rapport d'inspection qui doit être publié [lundi] et qui pointe, nous dit-il, des erreurs individuelles davantage qu'un manque de moyens, pour expliquer les errements de l'enquête sur Jérôme Barella », le meurtrier présumé de Lyhanna. Le Parisien Dimanche prend pour exemple les déclarations d'une autre fillette, Rosa qui, en août 2025, avait « dénoncé avoir été victime de dizaines de viols » de la part de Jérôme Barella, mais dont le dossier « semble avoir été traité à la suite d'autres, sans priorité particulière, et sans que soit considéré la potentielle dangerosité du mis en cause ou sa capacité à faire de nouvelles victimes à tout moment ». Ce qui serait donc le résultats d'erreurs individuelles. Pourtant, le manque de moyens alloués à la justice en France a largement été commenté ces dernières semaines… L'Express revient sur ce point précis, en expliquant « que la France est en queue de peloton européen des moyens accordés à la justice ». « L'hexagone, poursuit l'hebdomadaire, compte près de quatre fois moins de procureurs, pour 100 000 habitants, que ses voisins ». Exemple : le Portugal, qui compte « près de 13 procureurs pour 100 000 habitants, contre 3,2 en France ». « La mort de trop » Le meurtre de Lyhanna a également suscité une vague de protestation dans la société civile. Cette vague de protestation a un visage, celui d'Andréa Bescond. Cette actrice et réalisatrice a révélé en 2010, « avoir été violée, dès l'âge de 8 ans, par un ami de ses parents ». Elle en a fait une pièce de théâtre intitulée « Les Chatouilles », qui deviendra un film par la suite. « À 47 ans, elle est aujourd'hui une figure emblématique du combat pour la protection de l'enfance », remarque Le Nouvel Obs. Depuis le meurtre de Lyhanna, elle appelle les Français à se rassembler tous les lundis à 19 heures, devant les tribunaux. « Comment est née l'idée ? » lui demande Le Nouvel Obs. « C'est venu d'un ras-le-bol, répond-elle. Lyhanna, c'est l'injustice de trop, la mort de trop ».
C'est le grand retour des Gars de char après plusieurs semaines d'absence. On profite cette fois du dévoilement des statistiques de la SAAQ et du bilan routier pour se demander à qui la faute des accidents? Et peut-être forcer tout le monde à repasser son permis.On fait aussi du rattrapage d'essai avec la Mazda MX5 RF et lde Land Rover Defender 110 pour Marc, et avec le Nissan Pathfinder et du Subaru Crosstrek hybride!Bonne écoute!
A 10h, ce mercredi 17 juin 2026, les GG : Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, débattent de : "Bardella à Monaco : première faute politique ?".
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? • Web Summit Rio : gros plan sur la tech brésilienne • Anthropic bride ses modèles les plus sensibles • En France, Mistral AI contre les ayants droit • Le Canada veut limiter les réseaux sociaux aux moins de 16 ans • L'IA bouscule le droit, les médias et l'éducation • VivaTech se prépare à Paris.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive l'Europe du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquée par l'arrivée annoncée d'iOS 27 et de nouvelles fonctions d'Apple Intelligence. Mais le vrai sujet, c'est l'absence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle à l'entreprise américaine. Derrière ce bras de fer, une réalité : des centaines de millions d'utilisateurs européens pris en otage. Zoom sur la tech brésilienne à l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons à la découverte du Web Summit Rio et d'un écosystème brésilien encore trop peu observé depuis l'Europe. Le Brésil apparaît comme un terrain passionnant pour parler souveraineté numérique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. L'objectif : sortir du face-à-face habituel entre États-Unis, Europe et Asie.Anthropic : l'IA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, présenté comme une version plus encadrée de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersécurité ou la biologie. Les modèles d'IA les plus avancés ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires (EPISODE ENREGISTRÉ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit d'auteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les médias et ayants droit dénoncent un pillage massif, tandis que Mistral craint d'être freiné face aux géants américains. Le débat oppose protection de la création et ambition de bâtir un champion européen de l'IA.Réseaux sociaux : le Canada veut protéger les jeunesLe Canada envisage d'interdire ou de limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites d'une telle mesure, déjà visibles dans d'autres pays : contournements, faux comptes et migration vers d'autres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail d'éducation numérique.IA et justice : quand les hallucinations coûtent cherNous évoquons l'affaire d'avocats sanctionnés aux États-Unis après avoir déposé des documents contenant de fausses références juridiques générées par IA. L'épisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais qu'ils ne remplacent ni la vérification, ni la responsabilité humaine. Dans le droit, l'IA doit rester un assistant, pas une source aveuglément copiée.Médias et école : le faux débat du “sans IA”Nous discutons de la tentation de revendiquer des contenus “100 % humains”. Cette promesse nous semble trop simpliste, car l'IA peut aussi servir à corriger, traduire, comparer, entraîner ou donner du feedback sans remplacer l'humain. Le vrai sujet n'est pas d'interdire l'outil, mais de savoir comment on l'utilise.VivaTech à Paris : qui est l'invité vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette édition marque le 10ème anniversaire du salon parisien. L'événement s'annonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invités attendus et un contexte très marqué par l'IA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de l'écosystème tech français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici quelques trucs pour nos élèves de 3e, de 1re et de terminale, mes parades contre les fautes les plus fréquentes. D'abord, la bête noire de tous les Français : le participe passé. Je redonne la recette qui permet d'accorder 90 % d'entre eux. La baguette magique, c'est la question "qu'est-ce qui est ?"Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Ruth Elkrief, éditorialiste politique, et Nicolas Beytout, fondateur de l'Opinion, pour débattre des récentes critiques envers le fonctionnement de la justice française, notamment suite à l'affaire Lyhanna. Les invités analysent les problèmes de moyens, de transparence et de suivi des victimes qui semblent miner le système judiciaire. Ils s'interrogent également sur la nécessité d'une réforme en profondeur pour regagner la confiance des citoyens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Didier Giraud, agriculteur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'info du matin - La fin de la guerre des transats ? Le winner du jour - Il organise un blind test avec les passagers d'un train bloqué 12 heures en Côte-d'Or. - Faute de qualification de l'Irlande, un bar d'Édimbourg invite ses clients à supporter la Côte d'Ivoire. Le flashback du jour - Février 1996 : Découverte de nouveaux talents avec l'émission "Graines de star". À la même époque, le single numéro 1 des ventes était "Gangsta's Paradise" de Coolio, la bande originale du film "Esprits rebelles". Les savoirs inutiles - Une école permet de suivre les cours même si l'on vit au beau milieu du désert. La chanson du jour - The Offspring "You're Gonna Go Far, Kid" 3 choses à savoir sur Marilyn Monroe Qu'est-ce qu'on lit ? - Le livre "Altamont 69 - Les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d'un rêve", écrit par Joel Selvin aux éditions Rivages (9,50€), revient sur un festival qui s'est transformé en énorme fiasco en 1969. - L'ouvrage "Punk Rock Blitzkrieg : Ma vie chez les Ramones" est disponible au prix de 10€ aux éditions Rivages. Le jeu surprise (le cinéphile) - Céline de Brunoy dans l'Essonne gagne un séjour de 2 jours pour 4 personnes au Parc Astérix. La Banque RTL2 - Jérémie de La Ferté-Saint-Aubin vers Orléans gagne 300€. - Coralie de Châtel-Guyon vers Clermont-Ferrand gagne un séjour Miléade d'une semaine en pension complète pour 2 adultes et 2 enfants de moins de 14 ans dans l'un des Villages Clubs Miléade. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En République centrafricaine, le tapioca, appelé « Ngou Ti Gozo » en langue locale sango, fait partie du quotidien de nombreux élèves et étudiants. Fabriqué à base de fécule de manioc soigneusement lavée puis séchée, cet aliment populaire est vendu à bas prix dans les écoles, les lycées et les universités. Beaucoup le surnomment pain de guerre ou encore œuf de Boy-rabe. Simple, nourrissant et accessible, le « Ngou Ti Gozo » est devenu, au fil des années, un véritable aliment de résistance pour de nombreux jeunes confrontés aux difficultés de la vie estudiantine. Faute de moyens pour fréquenter les restaurants ou se procurer des repas plus coûteux, élèves et étudiants s'en contentent pour calmer la faim et poursuivre les cours dans de meilleures conditions. De notre correspondant à Bangui, Dès les premières heures de la journée, les vendeuses prennent place aux abords de l'université de Bangui. Certaines sont assises sous un arbre ou à l'ombre d'un mur, tandis que d'autres sillonnent la concession avec leurs plateaux posés sur la tête. Léa Wédane, vendeuse de tapioca et d'arachides grillées, a parcouru plusieurs kilomètres à pied avant d'arriver sur le campus. « Je me lève toujours très tôt pour préparer ces aliments. Tout doit être prêt avant l'ouverture des écoles. Mon tapioca a toujours la forme d'un œuf. Je grille aussi des arachides salées que je mets ensuite dans de petits sachets. Cette activité représente une importante source de revenus pour moi. » Pendant les pauses, les salles de cours se vident peu à peu. Les parfums du tapioca chaud et des arachides grillées attirent rapidement les étudiants. Fatigué après un cours de mathématiques, Peniel Mbeas sort quelques pièces soigneusement gardées dans sa poche et les tend à la vendeuse. « Le tapioca Ngou Ti Gozo, c'est vraiment bon. Ça a un goût doux et accompagné de l'arachide, c'est vraiment bon. On appelle ça souvent aussi boulangerie Ngaissona. À la fin de chaque course, il y a des temps creux de 10 à 15 minutes. On prend ça très rapidement. » À lire aussiEn Centrafrique, à l'occasion de la fête de Pâques, un repas hors du commun Le «Ngou Ti Gozo» aide les jeunes à tenir la journée Autour des plateaux de « Ngou Ti Gozo », l'ambiance est vivante et chaleureuse. Pour Marcelin Derick, étudiant à l'École normale supérieure, cet aliment représente une solution simple pour affronter de longues journées d'études. « Ça donne le soubassement pour tenir dans la journée. Ça plâtre le ventre comme du béton. Voilà, c'est comme le béton. Si tu prends ça et que tu es rassasié, c'est du béton. Et ça va t'aider dans la journée pour avancer. » Vendu à seulement 25 francs CFA, soit environ quelques centimes d'euros, le « Ngou Ti Gozo » permet à de nombreux jeunes de manger sans trop dépenser. Pour Narcisse Morio, étudiant en licence de sociologie, cet aliment fait partie du quotidien des étudiants. « Je confirme que c'est moins cher. Même le plat présenté au niveau de la restauration, le prix est élevé, plus même que le prix d'un Ngou Ti Gozo. Parce que même à 50 francs, un étudiant peut prendre un Ngou Ti Gozo à 25 francs CFA et puis ajouter des pistaches à 25, ça fait déjà 50 francs. Puis après ça, il prend aussi de l'eau, juste de l'eau glacée. » Aujourd'hui encore, de nombreux fonctionnaires et même certaines autorités du pays gardent un souvenir particulier du tapioca consommé durant leur parcours scolaire et universitaire. Certains continuent d'en acheter, comme pour conserver un lien avec cette période marquante de leur vie. À lire aussiLes délices du continent: en Centrafrique, les grillades de Bangui
Retrouvez les partis pris de Cécile Duflot le Mardi et le Jeudi dans votre chronique "Voix de gauche" sur RMC.
C'est l'arbre emblématique du littoral de la Côte d'Ivoire, de San Pedro à Assinie. Le cocotier est sous la menace du jaunissement mortel, une maladie qui décime les cocoteraies du pays depuis un peu plus de 30 ans. Aucun remède efficace n'est connu et cette calamité pourrait encore accentuer le déclin de la filière nucicole. De notre envoyé spécial à Addah, près de Jacqueville, capitale ivoirienne de la noix de coco, Les dizaines de troncs de cocotiers dressés vers le ciel ressemblent à des totems perdus dans la brousse. Kouassi est paysan, il s'occupait de la parcelle : « Les premiers signes n'ont pas été vite reconnus, il y a eu plusieurs noix qui sont tombées, les feuilles sont devenues jaunes et ont commencé à tomber. » Les cocoteraies du paysan sont atteintes par le jaunissement mortel – une maladie causée par un phytoplasme. Ce parasite est transmis à la plante par des cicadelles. Le cocotier est alors condamné, explique le botaniste Béranger N'Goran, le spécialiste ivoirien du jaunissement mortel du cocotier. « Les inflorescences, ça commence à noircir et une fois que ça a noirci, le cocotier meurt au bout de cinq à dix mois », explique-t-il. Pour ce chercheur du Centre national de floristique, aucun remède n'existe : « Pour le moment, tout ce qui est proposé, ce sont des mesures prophylactiques, pour limiter la propagation de la maladie, regrette-t-il. Les essais sont toujours en cours pour identifier une molécule qui pourrait permettre de lutter contre la maladie. Mais jusqu'à présent, aucun produit efficace n'a été trouvé. » À lire aussiEn Côte d'Ivoire, les autorités tentent de relancer la filière de la noix de coco Mieux comprendre la propagation La recherche ivoirienne se concentre sur la détection précoce du jaunissement mortel, à l'aide de drones et d'images satellites. Objectif : comprendre la propagation du phytoplasme pour mieux le freiner. Autre espoir : développer un cocotier hybride, capable de résister. Pour le moment, aucune tentative de « replantation » n'a été couronnée de succès, selon Béranger N'Goran. Faute de mieux, le botaniste préconise de défricher entièrement les parcelles infectées, et d'incinérer les cocotiers touchés. En attendant, la maladie progresse inexorablement depuis son apparition au début des années 1990 sur l'île de Grand-Lahou, à 60 kilomètres à l'ouest d'Addah. En trente ans, 5 000 hectares de cocoteraies et au moins 750 000 arbres y ont péri. Production divisée par trois James, un fonctionnaire retraité qui dit s'être endetté pour planter des cocotiers, redoute cette perspective ; il produisait sur ses terres au moins 20 000 noix par an, mais le jaunissement mortel est apparu. « Quand je pratiquais cette affaire de coco, je gagnais au moins 900 000 francs CFA par semestre, témoigne-t-il. Aujourd'hui, c'est rien. 15 à 20 hectares, tout est décimé. Il me reste quoi là-bas ? J'assiste impuissant à ma mort prochaine ». Selon les chefs traditionnels, les cocotiers faisaient autrefois la richesse et la réputation d'Addah. Face à la maladie, les paysans se tournent vers la culture du manioc. La Côte d'Ivoire produit environ 120 000 tonnes de noix de coco par an, trois fois moins qu'il y a 40 ans. À écouter dans 8 milliards de voisinsLe manioc en cuisine : les racines de la modernité
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
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durée : 00:02:36 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le rapport Alloncle veut réformer l'audiovisuel public, mais passe à côté d'une transformation plus profonde. Faute de comprendre le présent, on risque de finir par réformer le mauvais monde. - réalisation : Félicie Faugère
La mort n'est plus seulement une douleur intime à Bangui. Elle est devenue, au fil des années, une épreuve logistique, sociale et profondément humaine. Depuis près d'une décennie, la capitale de la Centrafrique ne dispose plus de véritable cimetière public accessible à tous. Une crise silencieuse mais lourde de conséquences que vivent chaque jour des familles désemparées. Dans les quartiers périphériques comme dans la capitale, les concessions familiales et les fermes sont devenues, faute d'alternative, des lieux d'inhumation improvisés. Derrière les murs de maisons modestes, sous des manguiers ou à l'écart des habitations, reposent désormais des pères, des mères, des enfants. De notre correspondant à Bangui, Après avoir délimité un espace dans cette ferme privée, un groupe de jeunes commence à creuser la terre, à l'aide de pelles et de pioches. Un trou rudimentaire, d'environ deux mètres carrés et profond de deux mètres. Les larmes aux yeux, Enock Bouaka, qui vient de perdre son jeune frère, fixe la fosse qui s'agrandit lentement : « Ce qui se passe n'est pas normal. Voir ces jeunes faire ce travail archaïque, sans encadrement, sans lieu approprié, ça me brise. Mais, on n'a pas le choix. C'est notre petit frère qui est parti. On ne pouvait pas le laisser à la morgue et il n'y a nulle part où aller. Alors, on a décidé de l'enterrer ici. » Autour de lui, cousins et voisins s'activent en silence. Les gestes sont mécaniques, presque automatiques. Mais sur les visages, la fatigue se mêle à l'incompréhension. Enterrer un proche devrait être un moment de recueillement. Ici, c'est devenu une urgence à gérer, selon Enock Bouaka : « Cette situation dépasse la simple question d'espace. Elle touche à la dignité et même à nos traditions. Chez nous, le lieu de repos des morts est sacré. C'est un lien avec la mémoire familiale. Il nous faut des cimetières. » Des cimetières saturés À Bangui, en Centrafrique, les cimetières publics existants depuis l'indépendance en 1960 sont aujourd'hui saturés. Debout à côté d'une tombe en béton, érigée dans sa propre concession, Claudine Nguingo se souvient de l'épreuve vécue par sa famille, il y a deux mois : « L'absence de cimetière nous traumatise. Ceux qui ont des moyens trouvent toujours des solutions rapides. Mais les pauvres improvisent. Quand notre grand-père est décédé, on a fait le tour des chefs de quartiers pour demander un bout de terre. On n'a rien trouvé. Tu es en deuil, et en plus, tu dois supplier, c'est un double malheur. On a fini par l'enterrer ici, à côté de la maison. Chaque jour, on voit sa tombe, ça ravive la douleur. » Une réalité que confirme Jean-Baptiste, ancien chef de quartier, qui observe, impuissant, les conséquences de cette crise : « Avant, on accompagnait nos morts dans des lieux dédiés, respectés par tous. Aujourd'hui, chacun fait comme il peut. Il n'y a plus de registre, plus de suivi, aucune garantie que ces tombes resteront intactes. On voit apparaître des sépultures un peu partout dans les parcelles. Cela pose des problèmes sanitaires, de pollution, mais également de dignité humaine. Ce n'est pas normal. Une société ne peut pas fonctionner ainsi. » Selon une source à la mairie de Bangui, plusieurs sites ont été identifiés pour la création de nouveaux cimetières publics. Leur aménagement est annoncé dans les prochaines semaines. À lire aussiCentrafrique: au moins 29 morts au lycée Barthélémy Boganda de Bangui, le président Touadéra décrète trois jours de deuil
durée : 00:40:55 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux
Depuis qu'elle essaye de comprendre la violence de sa mère, Chloé de Broca n'en finit pas de se reconnaître coupable de son mal. Qu'est-ce que ça fait de grandir en se pensant responsable de la violence de sa mère ? Et comment sortir de cette culpabilité ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins — parfois tortueux — pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Dans cet épisode du Mal de mère, Chloé de Broca tend son micro à Anne et sa fille Mathilde*, Mary et Clara*. Elles racontent des histoires de liens mère-fille coupés ou transformés, après avoir eu une mère violente. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*les prénoms ont été modifiésLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie + Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 8 avril pour écouter le dernier épisode.
Le tourisme est en berne aux États-Unis. Selon les spécialistes, il pourrait y avoir jusqu'à 30 voire 50% de visiteurs en moins cet été, malgré un évènement sportif majeur : la Coupe du monde en juillet 2026. Les touristes venus du Canada représentent la principale perte. Le volume de vacanciers français est aussi en baisse ces dernières années. Comment l'expliquer ? Quels sont les obstacles administratifs et financiers qui repoussent les voyageurs ? Hausse des prix, perturbations géopolitiques, Donald Trump, frais cachés... Dans cet épisode de La Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch reviennent sur les causes de ce désamour et retracent le parcours pour préparer un voyage aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.