POPULARITY
Categories
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
Ecoutez L'édito d'Etienne Gernelle du 22 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Iran sort-il renforcé de la guerre avec les États-Unis ? C'est l'analyse que fait Le Nouvel Obs dans son dernier numéro : « La République islamique n'est pas tombée comme Donald Trump le promettait, mais s'est transformée en un régime militariste et s'est probablement consolidée. » Pourtant, le régime a été « décapité », au début de la guerre (…) mais il a encaissé les pertes, remplaçant ses hauts dirigeants tués les uns après les autres », rappelle Le Nouvel Obs ». « Dans l'urgence, poursuit l'hebdomadaire, « l'Iran a muté et fortifié son noyau dur. Le pays est désormais dirigé par une garde rapprochée plus autoritaire, pragmatique, moins idéologique ». La sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, nous dit Le Nouvel Obs, a ainsi déclaré dans la revue Le Grand Continent, « que le pays s'est transformé en un régime militariste, où les Gardiens de la révolution et d'autres forces armées jouent un rôle prépondérant, bien plus que les mollahs ». Le bilan, pour la population civile, est lourd. « Pour achever toute velléité de contestation, explique Le Nouvel Obs, les autorités iraniennes ont, depuis le début de la guerre, arrêté plus de 6 000 personnes – manifestants, journalistes, défenseurs des droits humains, dissidents – infligé des peines d'emprisonnement de plusieurs décennies et procédé à au moins 39 exécutions politiques, selon l'ONG Amnesty International. » Déception et nostalgie « Le fiasco du Brexit », c'est le titre choisi en Une par L'Express, qui ajoute : « Pourquoi les britanniques reviendront ». 2026 marque un anniversaire : il y a dix ans, les Britanniques choisissaient, par référendum, de quitter l'Union européenne. Résultat, selon L'Express : « Une décennie après son référendum, le Royaume-Uni soigne les plaies d'un divorce dévastateur et voit dans un rapprochement avec l'Union européenne sa planche de salut ». Si l'on en croit L'Express, « les deux camps, Brexiters comme Remainers [les pour et les contre] s'accordent sur les grandes lignes d'un bilan peu glorieux : le vote a déchiré le pays, l'a isolé sur la scène internationale, l'a rendu plus pauvre, n'a pas stoppé la vague migratoire et a déstabilisé sa vie politique. Un nouveau terme a même émergé pour désigner cette "tristesse nationale", précise L'Express : le "Bregret" mélange de "Brexit et regrets" ». D'où l'idée d'un rapprochement avec l'Union européenne. Quelques petits pas ont déjà été faits. L'Express mentionne ainsi que « Londres fera son retour dans le programme Erasmus (destiné aux étudiants européens) en 2027 ». Faute individuelle ou manque de moyens Les Français qui s'interrogent sur leur justice… C'est la mort de la petite Lyhanna, violée et assassinée début juin, qui amène les Français à s'interroger sur le fonctionnement de leur justice. « La mort de cette enfant de 11 ans, explique Le Nouvel Obs, a glacé les Français en mettant à nu une forme d'impuissance de l'État face au fléau de la pédocriminalité – et ce alors que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année, soit une victime toutes les trois minutes ». Le Parisien Dimanche s'est procuré « le rapport d'inspection qui doit être publié [lundi] et qui pointe, nous dit-il, des erreurs individuelles davantage qu'un manque de moyens, pour expliquer les errements de l'enquête sur Jérôme Barella », le meurtrier présumé de Lyhanna. Le Parisien Dimanche prend pour exemple les déclarations d'une autre fillette, Rosa qui, en août 2025, avait « dénoncé avoir été victime de dizaines de viols » de la part de Jérôme Barella, mais dont le dossier « semble avoir été traité à la suite d'autres, sans priorité particulière, et sans que soit considéré la potentielle dangerosité du mis en cause ou sa capacité à faire de nouvelles victimes à tout moment ». Ce qui serait donc le résultats d'erreurs individuelles. Pourtant, le manque de moyens alloués à la justice en France a largement été commenté ces dernières semaines… L'Express revient sur ce point précis, en expliquant « que la France est en queue de peloton européen des moyens accordés à la justice ». « L'hexagone, poursuit l'hebdomadaire, compte près de quatre fois moins de procureurs, pour 100 000 habitants, que ses voisins ». Exemple : le Portugal, qui compte « près de 13 procureurs pour 100 000 habitants, contre 3,2 en France ». « La mort de trop » Le meurtre de Lyhanna a également suscité une vague de protestation dans la société civile. Cette vague de protestation a un visage, celui d'Andréa Bescond. Cette actrice et réalisatrice a révélé en 2010, « avoir été violée, dès l'âge de 8 ans, par un ami de ses parents ». Elle en a fait une pièce de théâtre intitulée « Les Chatouilles », qui deviendra un film par la suite. « À 47 ans, elle est aujourd'hui une figure emblématique du combat pour la protection de l'enfance », remarque Le Nouvel Obs. Depuis le meurtre de Lyhanna, elle appelle les Français à se rassembler tous les lundis à 19 heures, devant les tribunaux. « Comment est née l'idée ? » lui demande Le Nouvel Obs. « C'est venu d'un ras-le-bol, répond-elle. Lyhanna, c'est l'injustice de trop, la mort de trop ».
C'est le grand retour des Gars de char après plusieurs semaines d'absence. On profite cette fois du dévoilement des statistiques de la SAAQ et du bilan routier pour se demander à qui la faute des accidents? Et peut-être forcer tout le monde à repasser son permis.On fait aussi du rattrapage d'essai avec la Mazda MX5 RF et lde Land Rover Defender 110 pour Marc, et avec le Nissan Pathfinder et du Subaru Crosstrek hybride!Bonne écoute!
A 10h, ce mercredi 17 juin 2026, les GG : Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, débattent de : "Bardella à Monaco : première faute politique ?".
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? • Web Summit Rio : gros plan sur la tech brésilienne • Anthropic bride ses modèles les plus sensibles • En France, Mistral AI contre les ayants droit • Le Canada veut limiter les réseaux sociaux aux moins de 16 ans • L'IA bouscule le droit, les médias et l'éducation • VivaTech se prépare à Paris.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive l'Europe du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquée par l'arrivée annoncée d'iOS 27 et de nouvelles fonctions d'Apple Intelligence. Mais le vrai sujet, c'est l'absence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle à l'entreprise américaine. Derrière ce bras de fer, une réalité : des centaines de millions d'utilisateurs européens pris en otage. Zoom sur la tech brésilienne à l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons à la découverte du Web Summit Rio et d'un écosystème brésilien encore trop peu observé depuis l'Europe. Le Brésil apparaît comme un terrain passionnant pour parler souveraineté numérique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. L'objectif : sortir du face-à-face habituel entre États-Unis, Europe et Asie.Anthropic : l'IA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, présenté comme une version plus encadrée de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersécurité ou la biologie. Les modèles d'IA les plus avancés ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires (EPISODE ENREGISTRÉ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit d'auteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les médias et ayants droit dénoncent un pillage massif, tandis que Mistral craint d'être freiné face aux géants américains. Le débat oppose protection de la création et ambition de bâtir un champion européen de l'IA.Réseaux sociaux : le Canada veut protéger les jeunesLe Canada envisage d'interdire ou de limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites d'une telle mesure, déjà visibles dans d'autres pays : contournements, faux comptes et migration vers d'autres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail d'éducation numérique.IA et justice : quand les hallucinations coûtent cherNous évoquons l'affaire d'avocats sanctionnés aux États-Unis après avoir déposé des documents contenant de fausses références juridiques générées par IA. L'épisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais qu'ils ne remplacent ni la vérification, ni la responsabilité humaine. Dans le droit, l'IA doit rester un assistant, pas une source aveuglément copiée.Médias et école : le faux débat du “sans IA”Nous discutons de la tentation de revendiquer des contenus “100 % humains”. Cette promesse nous semble trop simpliste, car l'IA peut aussi servir à corriger, traduire, comparer, entraîner ou donner du feedback sans remplacer l'humain. Le vrai sujet n'est pas d'interdire l'outil, mais de savoir comment on l'utilise.VivaTech à Paris : qui est l'invité vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette édition marque le 10ème anniversaire du salon parisien. L'événement s'annonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invités attendus et un contexte très marqué par l'IA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de l'écosystème tech français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voyager avec un animal nécessite des équipements adaptés et une habituation progressive. Faute de réglementation précise en France, des dispositifs existent pour limiter les risques. Des professionnels rappellent aussi l'importance d'éduquer l'animal à la voiture.
Voici quelques trucs pour nos élèves de 3e, de 1re et de terminale, mes parades contre les fautes les plus fréquentes. D'abord, la bête noire de tous les Français : le participe passé. Je redonne la recette qui permet d'accorder 90 % d'entre eux. La baguette magique, c'est la question "qu'est-ce qui est ?"Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Pour la Refoua chelema de: Dina bat Simha ABITBOL Déborah bat Ninette Moché Ben MyriamDavid Haniel Ben EstherSharon Déborah Salomé Bat Dalia
Cette semaine, Laurent Neumann reçoit Céline Thiébault-Martinez, députée (PS) de Seine-et-Marne et à l'initiative de la proposition de loi « intégrale » de lutte contre les violences sexuelles commises contre les femmes et les enfants. Défaillance individuelle, manque de moyens ou responsabilité politique : que révèle cette affaire sur l'état de la justice française ? Et quelles réformes pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? Toutes les réponses dans Quid Juris. Bonne écoute !
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Ruth Elkrief, éditorialiste politique, et Nicolas Beytout, fondateur de l'Opinion, pour débattre des récentes critiques envers le fonctionnement de la justice française, notamment suite à l'affaire Lyhanna. Les invités analysent les problèmes de moyens, de transparence et de suivi des victimes qui semblent miner le système judiciaire. Ils s'interrogent également sur la nécessité d'une réforme en profondeur pour regagner la confiance des citoyens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Didier Giraud, agriculteur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'info du matin - La fin de la guerre des transats ? Le winner du jour - Il organise un blind test avec les passagers d'un train bloqué 12 heures en Côte-d'Or. - Faute de qualification de l'Irlande, un bar d'Édimbourg invite ses clients à supporter la Côte d'Ivoire. Le flashback du jour - Février 1996 : Découverte de nouveaux talents avec l'émission "Graines de star". À la même époque, le single numéro 1 des ventes était "Gangsta's Paradise" de Coolio, la bande originale du film "Esprits rebelles". Les savoirs inutiles - Une école permet de suivre les cours même si l'on vit au beau milieu du désert. La chanson du jour - The Offspring "You're Gonna Go Far, Kid" 3 choses à savoir sur Marilyn Monroe Qu'est-ce qu'on lit ? - Le livre "Altamont 69 - Les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d'un rêve", écrit par Joel Selvin aux éditions Rivages (9,50€), revient sur un festival qui s'est transformé en énorme fiasco en 1969. - L'ouvrage "Punk Rock Blitzkrieg : Ma vie chez les Ramones" est disponible au prix de 10€ aux éditions Rivages. Le jeu surprise (le cinéphile) - Céline de Brunoy dans l'Essonne gagne un séjour de 2 jours pour 4 personnes au Parc Astérix. La Banque RTL2 - Jérémie de La Ferté-Saint-Aubin vers Orléans gagne 300€. - Coralie de Châtel-Guyon vers Clermont-Ferrand gagne un séjour Miléade d'une semaine en pension complète pour 2 adultes et 2 enfants de moins de 14 ans dans l'un des Villages Clubs Miléade. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Cours audio MP3 de 54 minutes donné par Rabbanite Léa BENNAÏM.
ACTIV SAINTE NIGHT CLUB | AFTER MATCHS | EMISSION DES SUPPORTERS DES VERTS
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La situation au sein du ministère de la Santé atteint un point de rupture. Des mois, voire des années après leur prestation, des employés du secteur attendent toujours d'être rémunérés pour leurs heures supplémentaires. Les syndicats, excédés, redoublent d'alertes — sans réponse à la hauteur de la crise. Parmi les voix qui s'élèvent, celle de la Government Services Employees Association (GSEA). Son secrétaire général, Gheerishsingh Gopaul, dénonce une inertie institutionnelle qui n'a que trop duré, malgré de multiples correspondances adressées aux autorités compétentes. S'appuyant sur les principes fondamentaux de l'Organisation internationale du travail (OIT), Gheerishsingh Gopaul rappelle une règle pourtant élémentaire : tout travail accompli doit être rétribué à sa juste valeur. « Equal pay for equal work », martèle-t-il. Car c'est bien là, selon lui, le cœur du problème : le personnel soignant et de soutien continue d'assumer des charges considérables — sacrifices, heures additionnelles, pression quotidienne — sans percevoir la compensation qui lui est légalement due. Au-delà des arriérés de paiement, le syndicaliste pointe également les lacunes criantes en matière de recrutement. Plusieurs catégories de personnel sont sous-représentées ou absentes, notamment les Transport Service Facilitators, les chauffeurs d'ambulance, les techniciens en pharmacie, ou encore les Linen Attendants et Linen Health Officers. Faute d'effectifs suffisants, ceux qui sont en poste se retrouvent contraints d'assumer des tâches qui ne relèvent pas de leur fiche de poste, et ce, sans rémunération supplémentaire. Une pression que Gheerishsingh Gopaul qualifie d'inacceptable. Face à l'accumulation du backlog d'heures impayées, la GSEA a transmis une nouvelle correspondance au ministère de la Santé, exigeant que les fonds nécessaires soient dégagés sans délai pour payer les arriérés. L'association syndicale formule également une double revendication : le règlement intégral des heures supplémentaires dues, et le lancement immédiat de campagnes de recrutement afin de garantir un service médical et hospitalier de qualité pour les Mauriciens.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En République centrafricaine, le tapioca, appelé « Ngou Ti Gozo » en langue locale sango, fait partie du quotidien de nombreux élèves et étudiants. Fabriqué à base de fécule de manioc soigneusement lavée puis séchée, cet aliment populaire est vendu à bas prix dans les écoles, les lycées et les universités. Beaucoup le surnomment pain de guerre ou encore œuf de Boy-rabe. Simple, nourrissant et accessible, le « Ngou Ti Gozo » est devenu, au fil des années, un véritable aliment de résistance pour de nombreux jeunes confrontés aux difficultés de la vie estudiantine. Faute de moyens pour fréquenter les restaurants ou se procurer des repas plus coûteux, élèves et étudiants s'en contentent pour calmer la faim et poursuivre les cours dans de meilleures conditions. De notre correspondant à Bangui, Dès les premières heures de la journée, les vendeuses prennent place aux abords de l'université de Bangui. Certaines sont assises sous un arbre ou à l'ombre d'un mur, tandis que d'autres sillonnent la concession avec leurs plateaux posés sur la tête. Léa Wédane, vendeuse de tapioca et d'arachides grillées, a parcouru plusieurs kilomètres à pied avant d'arriver sur le campus. « Je me lève toujours très tôt pour préparer ces aliments. Tout doit être prêt avant l'ouverture des écoles. Mon tapioca a toujours la forme d'un œuf. Je grille aussi des arachides salées que je mets ensuite dans de petits sachets. Cette activité représente une importante source de revenus pour moi. » Pendant les pauses, les salles de cours se vident peu à peu. Les parfums du tapioca chaud et des arachides grillées attirent rapidement les étudiants. Fatigué après un cours de mathématiques, Peniel Mbeas sort quelques pièces soigneusement gardées dans sa poche et les tend à la vendeuse. « Le tapioca Ngou Ti Gozo, c'est vraiment bon. Ça a un goût doux et accompagné de l'arachide, c'est vraiment bon. On appelle ça souvent aussi boulangerie Ngaissona. À la fin de chaque course, il y a des temps creux de 10 à 15 minutes. On prend ça très rapidement. » À lire aussiEn Centrafrique, à l'occasion de la fête de Pâques, un repas hors du commun Le «Ngou Ti Gozo» aide les jeunes à tenir la journée Autour des plateaux de « Ngou Ti Gozo », l'ambiance est vivante et chaleureuse. Pour Marcelin Derick, étudiant à l'École normale supérieure, cet aliment représente une solution simple pour affronter de longues journées d'études. « Ça donne le soubassement pour tenir dans la journée. Ça plâtre le ventre comme du béton. Voilà, c'est comme le béton. Si tu prends ça et que tu es rassasié, c'est du béton. Et ça va t'aider dans la journée pour avancer. » Vendu à seulement 25 francs CFA, soit environ quelques centimes d'euros, le « Ngou Ti Gozo » permet à de nombreux jeunes de manger sans trop dépenser. Pour Narcisse Morio, étudiant en licence de sociologie, cet aliment fait partie du quotidien des étudiants. « Je confirme que c'est moins cher. Même le plat présenté au niveau de la restauration, le prix est élevé, plus même que le prix d'un Ngou Ti Gozo. Parce que même à 50 francs, un étudiant peut prendre un Ngou Ti Gozo à 25 francs CFA et puis ajouter des pistaches à 25, ça fait déjà 50 francs. Puis après ça, il prend aussi de l'eau, juste de l'eau glacée. » Aujourd'hui encore, de nombreux fonctionnaires et même certaines autorités du pays gardent un souvenir particulier du tapioca consommé durant leur parcours scolaire et universitaire. Certains continuent d'en acheter, comme pour conserver un lien avec cette période marquante de leur vie. À lire aussiLes délices du continent: en Centrafrique, les grillades de Bangui
Retrouvez les partis pris de Cécile Duflot le Mardi et le Jeudi dans votre chronique "Voix de gauche" sur RMC.
C'est l'arbre emblématique du littoral de la Côte d'Ivoire, de San Pedro à Assinie. Le cocotier est sous la menace du jaunissement mortel, une maladie qui décime les cocoteraies du pays depuis un peu plus de 30 ans. Aucun remède efficace n'est connu et cette calamité pourrait encore accentuer le déclin de la filière nucicole. De notre envoyé spécial à Addah, près de Jacqueville, capitale ivoirienne de la noix de coco, Les dizaines de troncs de cocotiers dressés vers le ciel ressemblent à des totems perdus dans la brousse. Kouassi est paysan, il s'occupait de la parcelle : « Les premiers signes n'ont pas été vite reconnus, il y a eu plusieurs noix qui sont tombées, les feuilles sont devenues jaunes et ont commencé à tomber. » Les cocoteraies du paysan sont atteintes par le jaunissement mortel – une maladie causée par un phytoplasme. Ce parasite est transmis à la plante par des cicadelles. Le cocotier est alors condamné, explique le botaniste Béranger N'Goran, le spécialiste ivoirien du jaunissement mortel du cocotier. « Les inflorescences, ça commence à noircir et une fois que ça a noirci, le cocotier meurt au bout de cinq à dix mois », explique-t-il. Pour ce chercheur du Centre national de floristique, aucun remède n'existe : « Pour le moment, tout ce qui est proposé, ce sont des mesures prophylactiques, pour limiter la propagation de la maladie, regrette-t-il. Les essais sont toujours en cours pour identifier une molécule qui pourrait permettre de lutter contre la maladie. Mais jusqu'à présent, aucun produit efficace n'a été trouvé. » À lire aussiEn Côte d'Ivoire, les autorités tentent de relancer la filière de la noix de coco Mieux comprendre la propagation La recherche ivoirienne se concentre sur la détection précoce du jaunissement mortel, à l'aide de drones et d'images satellites. Objectif : comprendre la propagation du phytoplasme pour mieux le freiner. Autre espoir : développer un cocotier hybride, capable de résister. Pour le moment, aucune tentative de « replantation » n'a été couronnée de succès, selon Béranger N'Goran. Faute de mieux, le botaniste préconise de défricher entièrement les parcelles infectées, et d'incinérer les cocotiers touchés. En attendant, la maladie progresse inexorablement depuis son apparition au début des années 1990 sur l'île de Grand-Lahou, à 60 kilomètres à l'ouest d'Addah. En trente ans, 5 000 hectares de cocoteraies et au moins 750 000 arbres y ont péri. Production divisée par trois James, un fonctionnaire retraité qui dit s'être endetté pour planter des cocotiers, redoute cette perspective ; il produisait sur ses terres au moins 20 000 noix par an, mais le jaunissement mortel est apparu. « Quand je pratiquais cette affaire de coco, je gagnais au moins 900 000 francs CFA par semestre, témoigne-t-il. Aujourd'hui, c'est rien. 15 à 20 hectares, tout est décimé. Il me reste quoi là-bas ? J'assiste impuissant à ma mort prochaine ». Selon les chefs traditionnels, les cocotiers faisaient autrefois la richesse et la réputation d'Addah. Face à la maladie, les paysans se tournent vers la culture du manioc. La Côte d'Ivoire produit environ 120 000 tonnes de noix de coco par an, trois fois moins qu'il y a 40 ans. À écouter dans 8 milliards de voisinsLe manioc en cuisine : les racines de la modernité
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Join Dunc'd On Prime! It's the only place to get every episode with Nate & Danny, plus every pod with John Hollinger & Nate as well! Subscribe on YouTube to get Dunc'd On Clutch Calls, Real Video Scouts, and more. Or, sign up for our FREE mailing list to get Dan Feldman's Daily Duncs with all the major topics around the league twice a week. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See https://pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
durée : 00:02:36 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le rapport Alloncle veut réformer l'audiovisuel public, mais passe à côté d'une transformation plus profonde. Faute de comprendre le présent, on risque de finir par réformer le mauvais monde. - réalisation : Félicie Faugère
La mort n'est plus seulement une douleur intime à Bangui. Elle est devenue, au fil des années, une épreuve logistique, sociale et profondément humaine. Depuis près d'une décennie, la capitale de la Centrafrique ne dispose plus de véritable cimetière public accessible à tous. Une crise silencieuse mais lourde de conséquences que vivent chaque jour des familles désemparées. Dans les quartiers périphériques comme dans la capitale, les concessions familiales et les fermes sont devenues, faute d'alternative, des lieux d'inhumation improvisés. Derrière les murs de maisons modestes, sous des manguiers ou à l'écart des habitations, reposent désormais des pères, des mères, des enfants. De notre correspondant à Bangui, Après avoir délimité un espace dans cette ferme privée, un groupe de jeunes commence à creuser la terre, à l'aide de pelles et de pioches. Un trou rudimentaire, d'environ deux mètres carrés et profond de deux mètres. Les larmes aux yeux, Enock Bouaka, qui vient de perdre son jeune frère, fixe la fosse qui s'agrandit lentement : « Ce qui se passe n'est pas normal. Voir ces jeunes faire ce travail archaïque, sans encadrement, sans lieu approprié, ça me brise. Mais, on n'a pas le choix. C'est notre petit frère qui est parti. On ne pouvait pas le laisser à la morgue et il n'y a nulle part où aller. Alors, on a décidé de l'enterrer ici. » Autour de lui, cousins et voisins s'activent en silence. Les gestes sont mécaniques, presque automatiques. Mais sur les visages, la fatigue se mêle à l'incompréhension. Enterrer un proche devrait être un moment de recueillement. Ici, c'est devenu une urgence à gérer, selon Enock Bouaka : « Cette situation dépasse la simple question d'espace. Elle touche à la dignité et même à nos traditions. Chez nous, le lieu de repos des morts est sacré. C'est un lien avec la mémoire familiale. Il nous faut des cimetières. » Des cimetières saturés À Bangui, en Centrafrique, les cimetières publics existants depuis l'indépendance en 1960 sont aujourd'hui saturés. Debout à côté d'une tombe en béton, érigée dans sa propre concession, Claudine Nguingo se souvient de l'épreuve vécue par sa famille, il y a deux mois : « L'absence de cimetière nous traumatise. Ceux qui ont des moyens trouvent toujours des solutions rapides. Mais les pauvres improvisent. Quand notre grand-père est décédé, on a fait le tour des chefs de quartiers pour demander un bout de terre. On n'a rien trouvé. Tu es en deuil, et en plus, tu dois supplier, c'est un double malheur. On a fini par l'enterrer ici, à côté de la maison. Chaque jour, on voit sa tombe, ça ravive la douleur. » Une réalité que confirme Jean-Baptiste, ancien chef de quartier, qui observe, impuissant, les conséquences de cette crise : « Avant, on accompagnait nos morts dans des lieux dédiés, respectés par tous. Aujourd'hui, chacun fait comme il peut. Il n'y a plus de registre, plus de suivi, aucune garantie que ces tombes resteront intactes. On voit apparaître des sépultures un peu partout dans les parcelles. Cela pose des problèmes sanitaires, de pollution, mais également de dignité humaine. Ce n'est pas normal. Une société ne peut pas fonctionner ainsi. » Selon une source à la mairie de Bangui, plusieurs sites ont été identifiés pour la création de nouveaux cimetières publics. Leur aménagement est annoncé dans les prochaines semaines. À lire aussiCentrafrique: au moins 29 morts au lycée Barthélémy Boganda de Bangui, le président Touadéra décrète trois jours de deuil
Ecoutez La tentation sport avec Denis Granjou du 01 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Pierre Rondeau, économiste. Et Élise Goldfarb, entrepreneure. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:02:01 - France Inter sur le terrain - Jean-Claude Lecinse, 85 ans, le maire sortant de Lissy, petite commune de Seine-et-Marne, ne s'était pas présenté aux dernières élections municipales, tout comme les 371 habitants du village. Finalement, un scrutin municipal en retard l'oppose à une liste qui n'avait pas été déposée à temps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:40:55 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux
Trois ans de guerre au Soudan, depuis le 15 avril 2023. Trois ans de violences, de bombardements, de déplacements forcés sur le sol soudanais avant d'arriver, pour certains, à se réfugier au Tchad. La vie d'Ali Abbakar Zakaria retrace parfaitement l'évolution et la propagation des combats depuis 2023. Quitter El-Fasher pour s'installer dans une école à quelques kilomètres de là, puis retourner vers sa ville d'origine pour se soigner... et finalement fuir vers Tawila, avant de réussir à rejoindre le Tchad. Portrait d'un blessé de guerre par Nadia Ben Mahfoudh De notre correspondante, Dans la poussière du camp d'Adré, le tempo est donné par le bruit métallique du déambulateur sur le sol sec. Le rythme est lent et saccadé. C'est celui d'Ali Abbakar Zakaria, blessé de guerre : « Je viens voir ma mère tous les matins et tous les après-midi. Je m'assure qu'elle va bien, qu'elle ne manque de rien, puis je rentre chez moi. » Chez lui, Ali essaye de se rendre utile : « Je suis en train de recoudre ce tapis, celui sur lequel nous dormons. Je m'occupe comme je peux car ici, je n'ai pas de travail. » La vie de ce père de famille a basculé le jour où il a perdu sa jambe. Un drone a frappé l'école où il s'était réfugié avec les siens, dans un village à quelques kilomètres d'El-Fasher au Soudan : « On pensait être en sécurité dans cette école. On avait même un bout de terre à cultiver. Mais avant la première récolte, le drone a frappé. Ils ont survolé nos têtes deux fois pour repérer les lieux. Ce n'est qu'au troisième passage qu'ils ont tiré. Ils ont des caméras, ils savaient exactement qui était là. Dans ma propre famille, il y a eu huit morts. Ma femme et quatre de mes enfants ont été tués sur le coup. Moi, j'ai perdu une jambe. Ma fille a perdu un bras, une autre a la jambe déchiquetée et mon fils est touché au dos. » À lire aussiAu Tchad, une association de réfugiées soudanaises pour surmonter les traumatismes de la guerre « Huit de ma famille sont morts sous mes yeux » La mère d'Ali n'arrive pas à oublier. Fatna Abdoua Mohamad confie : « Huit de ma famille sont morts sous mes yeux, je les ai vus de mes propres yeux. Et puis, neuf personnes ont disparu. Morts ou vivants ? On ne sait pas. » Ali et ses trois enfants blessés sont évacués une première fois dans le camp de Zamzam. Faute de soins, ils sont ramenés sous les bombes, à l'hôpital saoudien d'El-Fasher. S'ensuivent trois mois d'enfer et deux amputations, sous un déluge de bombardements : « Même à l'hôpital, les drones frappaient régulièrement. On nous déplaçait d'une aile à l'autre pour fuir les impacts. Des gens venaient pour être soignés et mouraient dans leur lit à cause des frappes qui ciblaient le bâtiment. C'était l'horreur. Mais le pire, c'était sur la route de l'exil, vers Tawila. Ils prenaient les femmes et les violaient sous nos yeux. C'est pire que la mort. Dans ces moments-là, mourir est une délivrance. » Désormais, Ali et sa famille apprennent à vivre avec les fantômes d'une guerre qui les a marqués à jamais dans leur chair. À lire aussi«Mon père a été tué par les FSR»: au Soudan, se reconstruire malgré les séquelles de la guerre
On est en 1996 et à cette époque deux étudiants américains de Stanford, Larry Page et Sergey Brin planchent sur un moteur de recherche Internet pour accéder rapidement aux pages les plus pertinentes sur n'importe quel sujet. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis qu'elle essaye de comprendre la violence de sa mère, Chloé de Broca n'en finit pas de se reconnaître coupable de son mal. Qu'est-ce que ça fait de grandir en se pensant responsable de la violence de sa mère ? Et comment sortir de cette culpabilité ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins — parfois tortueux — pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Dans cet épisode du Mal de mère, Chloé de Broca tend son micro à Anne et sa fille Mathilde*, Mary et Clara*. Elles racontent des histoires de liens mère-fille coupés ou transformés, après avoir eu une mère violente. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*les prénoms ont été modifiésLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie + Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 8 avril pour écouter le dernier épisode.
durée : 00:38:05 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Les cyberattaques se multiplient. Ces dernières semaines, deux vols massifs de données ont touché l'Éducation nationale et les étudiants. Nos informations personnelles circulent de plus en plus. Alors, comment se protéger ? - réalisation : Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Amaury Bocher, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Baptiste Robert Hackeur éthique, fondateur et dirigeant de Predictalab, Jérôme Notin Directeur général de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, Xavier Demagny Journaliste à la rédaction de France Inter Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le tourisme est en berne aux États-Unis. Selon les spécialistes, il pourrait y avoir jusqu'à 30 voire 50% de visiteurs en moins cet été, malgré un évènement sportif majeur : la Coupe du monde en juillet 2026. Les touristes venus du Canada représentent la principale perte. Le volume de vacanciers français est aussi en baisse ces dernières années. Comment l'expliquer ? Quels sont les obstacles administratifs et financiers qui repoussent les voyageurs ? Hausse des prix, perturbations géopolitiques, Donald Trump, frais cachés... Dans cet épisode de La Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch reviennent sur les causes de ce désamour et retracent le parcours pour préparer un voyage aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:29:21 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Adila Bennedjaï-Zou - Catherine a 20 ans en 1974. Faute de partir à Katmandou, elle se rend en Angleterre pour comprendre quelle vie elle veut mener et quel homme elle veut aimer. Entre yoga et fish and chips, Catherine s'égare pour mieux se retrouver. - réalisation : Clémence Gross