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Beaucoup de personnes pensent que l'estime de soi se construit en répétant des affirmations devant un miroirEn réalité, l'estime de soi se construit chaque fois que tu respectes tes valeurs, tes limites et tes besoinsChaque fois que tu dis oui alors que tu penses non, que tu te tais pour ne pas déranger ou que tu t'abandonnes pour être aimé, tu envoies un message à ton cerveau : "ce que je ressens n'est pas important"À l'inverse, chaque fois que tu te choisis, même si cela déçoit, dérange ou crée de l'inconfort, tu renforces l'estime que tu as de toiDans cet épisode, on parle du véritable fondement de l'estime de soi : le respect de soiHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
L'intelligence artificielle générative est de plus en plus utilisée pour s'informer sur de nombreux sujets, y compris la politique. À l'approche d'un scrutin, certains électeurs s'en servent même pour les aider à faire leur choix. Et ce phénomène est loin d'être marginal. Selon une étude Ipsos BVA pour la Fondation Jean-Jaurès publiée en février 2026, 48 % des Français ont déjà utilisé ou envisagent d'utiliser une IA générative pour s'informer sur des questions politiques. Qui utilise le plus ces outils ? Quelles questions leur pose-t-on ? L'IA peut-elle vraiment peser sur le choix des électeurs au moment de voter ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : L'IA a-t-elle vraiment bouleversé nos relations humaines ? L'IA nous fait-elle vraiment gagner du temps ? Comment reconnaître un texte généré par IA ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.
La draft c'est la semaine prochaine alors forcément il faut qu'on s'y mette ! Et pour commencer, on a décidé de parler du top3 annoncé de la draft 2026 : AJ Dybantsa, Cam Boozer et Darryn Peterson. Qu'est-ce qui fait que ces trois joueurs sont annoncés si haut ? Et comment les classer entre eux ? Bon épisode !Le lien vers notre Substack : https://dreamcastshow.substack.com/
Pourquoi certaines familles comptent-elles plusieurs générations d'ingénieurs, de médecins, d'enseignants ou d'entrepreneurs ?Pourquoi certaines personnes reproduisent-elles les mêmes schémas professionnels que leurs parents ou leurs grands-parents ?Et si certains de nos choix de carrière étaient influencés par des histoires qui ont commencé bien avant notre naissance ?Dans cet épisode du Tilt, je reçois Célia Maury, coach et thérapeute spécialisée en psychogénéalogie.Ensemble, nous explorons l'influence de l'héritage familial sur nos trajectoires professionnelles : les loyautés invisibles, les répétitions de métiers ou de situations, le syndrome de l'imposteur, l'auto-sabotage, les transmissions silencieuses et les croyances héritées de notre famille.Nous parlons également d'épigénétique, de roman familial et de la manière dont certaines histoires peuvent continuer à agir sur nos décisions professionnelles plusieurs générations plus tard.Dans cet épisode, vous découvrirez notamment :Ce que sont les loyautés familiales inconscientesPourquoi certaines carrières semblent se répéter de génération en générationLes mécanismes d'auto-sabotage liés à la réussite professionnelleLes notions de réparation, prolongement et opposition dans les choix de carrièreComment identifier les héritages familiaux qui nous structurent ou nous limitentLes premières pistes pour retrouver davantage de liberté dans ses choix professionnelsUne conversation passionnante pour toutes celles et ceux qui s'interrogent sur leur carrière, leur reconversion professionnelle ou les schémas qu'ils reproduisent malgré eux.
Parce que… c'est l'épisode 0x30C! Shameless plug 24 et 25 juin 2026 - Troopers 26 et 27 juin 2026 - leHACK 30 juin au 2 juillet 2026 - Pass the SALT 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Dans cet épisode, je reçois Samuel Bonneau, venu présenter Cybereco la transformation profonde que son entreprise — une société de développement logiciel établie depuis quinze ans, qui intègre l'intelligence artificielle depuis huit ans — a opérée au cours de la dernière année. Contrairement à plusieurs entreprises qui se contentent d'un discours marketing autour de l'IA, l'organisation a réellement transformé ses façons de faire en profondeur. D'un objectif de 50 % à un changement de mentalité radical L'histoire débute par un objectif ambitieux fixé aux employés : devenir 50 % plus performants grâce à l'IA, sur une période d'un an. Plusieurs équipes ont dépassé largement cette cible en cours de route, ce qui a mené l'entreprise à revoir entièrement son approche. Samuel illustre ce changement par une analogie automobile : viser 50 % plus de vitesse revient à accélérer davantage avec le même véhicule, alors que viser une multiplication par dix ou vingt force à repenser entièrement le moyen de transport. C'est ce changement de paradigme — un mindset de croissance exponentielle plutôt qu'incrémentale — que l'entreprise a adopté, en parallèle de l'arrivée de modèles et d'outils de codage de plus en plus performants, dont Claude Code, qui a rapidement surpassé les outils utilisés jusque-là. Cette transformation ne s'est pas limitée aux équipes techniques : les ressources humaines, la finance et le reste du back-office ont aussi été intégrés, développant leurs propres flux de travail avec des agents, des compétences (skills) partagées entre équipes, et même de nouveaux outils et plateformes internes. Samuel souligne que la petite taille de l'équipe administrative et une culture d'innovation déjà bien ancrée ont facilité cette adoption, réalisée sur une période de trois à six mois pour la cinquantaine de personnes moins familières avec ces outils. Une urgence stratégique et des risques émergents Samuel explique que ce virage n'était pas optionnel : dans un domaine où l'IA évolue très rapidement, ne pas adopter ces outils aurait signifié perdre en pertinence face à des concurrents capables de développer plus vite et à moindre coût. Ce sentiment d'urgence (« do or die ») a guidé les décisions de l'entreprise. Or, cette accélération massive amène son lot de défis en cybersécurité. Les employés développant leurs propres agents et automatisations utilisent souvent leurs propres identifiants, ce qui peut devenir dangereux si ces agents ne sont pas correctement encadrés. Samuel cite l'exemple de la sandboxing des agents codeurs, un besoin pour lequel peu de solutions matures existaient sur le marché — l'outil le plus prometteur, Nvidia Open Shell, étant encore en préalpha, ce qui illustre bien le décalage entre la rapidité de l'innovation en IA et la maturité des outils de protection. Une plateforme cybersécurité développée à l'interne Face à ce constat, l'équipe a bâti sa propre plateforme de cybersécurité, intégrée à un robot Slack déjà utilisé pour les demandes liées à la sécurité. Cette plateforme analyse automatiquement les demandes d'utilisation d'outils ou de compétences (skills) externes, attribue des scores de risque et permet d'approuver ou de rejeter les requêtes. Plutôt que de gérer cela à travers du code traditionnel, l'équipe travaille désormais par spécifications : il suffit de modifier les spécifications fonctionnelles pour que le système se régénère avec les nouvelles règles, par exemple en ajoutant un critère lié à la localisation des données. L'élément le plus distinctif de cette plateforme est sa capacité à puiser dans toute la documentation interne d'un projet client — transcriptions de réunions, documents de conception, échanges — afin de déterminer automatiquement le niveau de criticité, les enjeux de disponibilité et les risques associés à un système avant même son développement. Cette information alimente ensuite la génération de spécifications de sécurité sur mesure, adaptées au contexte d'affaires réel du client plutôt qu'à des standards génériques. Encadrer les agents : god rails et supervision Une partie importante de l'entretien porte sur la façon de limiter les comportements destructeurs que pourraient avoir des agents autonomes. Samuel explique que chaque agent développé par l'entreprise comporte une douzaine de composantes, dont des mécanismes de garde-fous (« god rails ») qui valident que son comportement reste dans les limites prévues. Il illustre cela avec l'exemple d'un agent d'intégration des nouveaux employés (onboarding), qui ne doit jamais pouvoir exécuter des actions de désactivation de comptes (offboarding), même s'il possède techniquement les droits nécessaires pour créer des comptes. Un agent superviseur additionnel surveille les actions des agents opérationnels pour détecter et bloquer tout comportement anormal. Cette approche de décomposition en agents très spécialisés, plutôt qu'en un seul agent polyvalent, réduit non seulement les risques d'erreurs ou d'hallucinations liées à une fenêtre de contexte trop chargée, mais permet aussi de réduire les coûts en tokens en choisissant des modèles adaptés à la complexité réelle de chaque tâche. Choix des modèles et expertise interne L'entreprise s'appuie sur une équipe d'une quarantaine de spécialistes en IA, plusieurs détenant un doctorat, qui combinent rigueur scientifique et application concrète (programmation, entraînement et ajustement de modèles). Leur rôle a évolué : alors qu'ils entraînaient autrefois des modèles sur des infrastructures dédiées, ils se concentrent aujourd'hui davantage sur le choix du modèle optimal selon le contexte, qu'il soit local ou hébergé via une API externe, agissant essentiellement comme un routeur intelligent entre différents modèles de langage. Vers la commercialisation et les prochains défis Développée depuis janvier, la plateforme interne sert déjà à la fois à protéger l'entreprise et à soutenir des contrats clients de longue durée. Samuel évoque un potentiel de commercialisation, possiblement sous forme de produit en mode SaaS, déjà testé auprès de grands clients déployant des systèmes agentiques complexes. En clôture, Samuel partage sa vision des prochains défis : l'arrivée de robots humanoïdes en milieu industriel, déjà amorcée chez certains clients, qui posera de nouveaux enjeux de sécurité et de sûreté (safety) lorsque ces robots, connectés à des systèmes intelligents, devront être encadrés pour éviter des actions dangereuses. L'entreprise prévoit relancer une division spécialisée pour anticiper cette vague, prévue dans un horizon de deux à cinq ans. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Samuel Bonneau Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Cybereco
À l’occasion de sa revue de presse, mercredi, Paul Arcand aborde la campagne électorale pour les élections provinciales qui auront lieu au mois d’octobre. Selon un nouveau sondage de la firme Léger publié ce mercredi, moins d’un électeur sur deux a choisi pour qui il voterait. La majorité à l’Assemblée nationale peut donc mathématiquement encore être remportée. La lutte à trois partis se confirme et le Parti québécois reste pour le moment en tête avec 30% des intentions de vote, suivi par le Parti libéral avec 27% et la CAQ de Christine Fréchette avec 21%. Autres sujets abordés Un nombre record d’accidents mortels sur les routes impliquant des camions poids lourds; Le Bureau de la concurrence enquête sur l’explosion de la facture d’épicerie; Le kangourou de Boucherville a été capturé. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Merci à Julien !Les livres cités : Regretting Motherhood, a nonfiction work by Israeli sociologist Orna Donath, first published in Hebrew in 2015 Le regret maternel is a 2023 French nonfiction book by Astrid Hurault de LignyLe temps du choix : être ou ne pas être mère - Bettina Zourli, 2022Les liens dont on parle : "Attrape-le !" — Heureusement, Enzo n'a pas tremblé
Pendant plusieurs décennies, la mondialisation a été le moteur principal de l'expansion économique mondiale. Fondée sur la baisse des barrières commerciales, l'essor des chaînes de valeur internationales et la circulation croissante des capitaux, elle a profondément transformé les économies et les sociétés. Pourtant, depuis la crise financière de 2008, puis les chocs du Covid-19, de la guerre en Ukraine et des tensions sino-américaines, ce modèle semble entrer dans une nouvelle phase. NOS INVITÉS Elvire Fabry, directrice du programme Commerce et sécurité économique à l'Institut Jacques Delors et Rapporteure du groupe de travail sur les relations entre l'Union européenne et la Chine. Son expertise : Commerce international Souveraineté économique européenne Relations commerciales UE-Chine Réorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales Christophe Rodrigues, professeur d'économie et de sciences sociales en classes préparatoires et à l'École normale supérieure de Lyon. Son expertise : Mondialisation Gouvernance économique mondiale Histoire économique Politiques industrielles Il est co-auteur de l'ouvrage La mondialisation fragmentée, Comprendre les mutations de l'économie mondiale (DBS). Eric Keslassy, professeur d'économie et de sciences sociales à LPA. Son expertise : Sociologie économique Inégalités Conséquences sociales de la mondialisation Relations entre économie et politique Pauline Pic, titulaire de la Chaire de géopolitique des mers et des océans à l'Université du Québec à Rimouski. Son expertise : Géopolitique maritime Routes commerciales mondiales Enjeux stratégiques des océans Ressources marines et transition énergétique Les grandes thématiques abordées 1. La mondialisation : une histoire ancienne Les intervenants rappellent que la mondialisation ne date pas des années 1990. Une première phase d'intégration économique existe déjà à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'intensification des échanges commerciaux et financiers entre les grandes puissances. Les économistes soulignent qu'il existe depuis toujours une tension entre deux réalités : les bénéfices de l'ouverture économique la crainte d'une perte de souveraineté des États Cette opposition traverse toute l'histoire économique moderne. 2. L'âge d'or de l'hypermondialisation Les années 1990-2007 constituent ce que l'économiste Dani Rodrik appelle « l'hyperglobalisation ». Cette période est marquée par : l'ouverture massive des marchés l'explosion des chaînes de valeur mondiales la montée en puissance des multinationales la globalisation financière L'entrée de la Chine dans l'économie mondiale accélère fortement ce mouvement. Les entreprises délocalisent leur production pour réduire les coûts et les échanges internationaux atteignent des niveaux inédits. 3. La crise de 2008 : un tournant majeur Pour Christophe Rodrigues et Eric Keslassy, la crise financière de 2008 marque le début d'une nouvelle époque. Elle révèle plusieurs faiblesses : des inégalités croissantes une gouvernance mondiale insuffisante une dépendance excessive à certains marchés une défiance grandissante envers la mondialisation Les intervenants considèrent que les difficultés actuelles ne sont pas nées avec Donald Trump mais s'inscrivent dans une tendance plus ancienne de repli économique et politique. 4. Les États-Unis remettent en cause le modèle L'émission revient longuement sur la politique commerciale américaine. Selon l'administration Trump, la mondialisation aurait : affaibli l'industrie américaine détruit des emplois industriels renforcé la dépendance envers la Chine Les invités nuancent fortement cette analyse. Ils rappellent que les États-Unis restent parmi les grands gagnants de la mondialisation, notamment dans les services et les technologies. Ils soulignent également que les droits de douane pénalisent souvent les entreprises et consommateurs américains eux-mêmes. 5. La Chine, grande gagnante de la mondialisation La Chine apparaît comme le pays ayant le mieux profité de l'ouverture des marchés mondiaux. Les intervenants expliquent qu'elle est passée : d'une économie à bas coûts ; à une puissance technologique de premier plan. Aujourd'hui, elle domine de nombreux secteurs industriels : batteries véhicules électriques panneaux solaires terres rares raffinage de minerais stratégiques La Chine représente déjà plus du tiers de la production manufacturière mondiale et pourrait encore accroître son poids dans les prochaines années. 6. Une mondialisation qui se réorganise Pour Elvire Fabry, il n'y a pas de véritable démondialisation. Les flux commerciaux continuent d'exister mais changent de forme. Les entreprises cherchent désormais : à diversifier leurs fournisseurs à sécuriser leurs approvisionnements à réduire certains risques géopolitiques Des concepts comme : nearshoring friendshoring relocalisation partielle prennent de l'importance. L'objectif n'est plus seulement la recherche du coût le plus faible, mais aussi la résilience des chaînes de valeur. 7. Les océans, colonne vertébrale de la mondialisation Avec Pauline Pic, l'émission aborde la dimension maritime de la mondialisation. Quelques chiffres rappellent l'importance stratégique des mers : environ 80 % du commerce mondial passe par voie maritime près de 90 % du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins les grands détroits restent des points de passage essentiels Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la fragilité de ces infrastructures mondiales. 8. La bataille mondiale pour les ressources stratégiques Les intervenants évoquent l'importance croissante : des minerais critiques des terres rares des métaux nécessaires à la transition énergétique La Chine dispose d'une avance considérable : extraction raffinage transformation industrielle Cette situation pousse l'Union européenne à développer : ses propres capacités industrielles le recyclage des partenariats avec des pays tiers L'enjeu est d'éviter de nouvelles dépendances stratégiques. 9. Les perdants de la mondialisation L'émission revient également sur les conséquences sociales du phénomène. Les invités rappellent que la mondialisation a produit : des gagnants... consommateurs bénéficiant de prix plus bas entreprises exportatrices grandes métropoles secteurs technologiques ...mais aussi des perdants ouvriers touchés par les délocalisations territoires industriels fragilisés classes moyennes confrontées à la concurrence internationale Eric Keslassy souligne qu'aujourd'hui même les emplois qualifiés et les ingénieurs peuvent être concernés par la compétition mondiale. 10. Quel avenir pour l'Europe ? L'une des conclusions majeures de l'émission concerne l'Union européenne. Pour les invités, l'Europe doit : renforcer sa politique industrielle investir dans l'innovation sécuriser ses approvisionnements développer des partenariats commerciaux diversifiés préserver une forme de multilatéralisme L'objectif n'est pas l'autarcie mais une souveraineté économique mieux maîtrisée. Les intervenants estiment que l'Europe dispose encore d'atouts majeurs grâce à son marché de 450 millions de consommateurs et à sa capacité à négocier collectivement.
Pendant plusieurs décennies, la mondialisation a été le moteur principal de l'expansion économique mondiale. Fondée sur la baisse des barrières commerciales, l'essor des chaînes de valeur internationales et la circulation croissante des capitaux, elle a profondément transformé les économies et les sociétés. Pourtant, depuis la crise financière de 2008, puis les chocs du Covid-19, de la guerre en Ukraine et des tensions sino-américaines, ce modèle semble entrer dans une nouvelle phase. NOS INVITÉS Elvire Fabry, directrice du programme Commerce et sécurité économique à l'Institut Jacques Delors et Rapporteure du groupe de travail sur les relations entre l'Union européenne et la Chine. Son expertise : Commerce international. Souveraineté économique européenne. Relations commerciales UE-Chine. Réorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales. Christophe Rodrigues, professeur d'économie et de sciences sociales en classes préparatoires et à l'École normale supérieure de Lyon. Son expertise : Mondialisation. Gouvernance économique mondiale. Histoire économique. Politiques industrielles. Il est co-auteur de l'ouvrage La mondialisation fragmentée, Comprendre les mutations de l'économie mondiale (DBS). Eric Keslassy, professeur d'économie et de sciences sociales à LPA. Son expertise : Sociologie économique. Inégalités. Conséquences sociales de la mondialisation. Relations entre économie et politique. Pauline Pic, titulaire de la Chaire de géopolitique des mers et des océans à l'Université du Québec à Rimouski. Son expertise : Géopolitique maritime. Routes commerciales mondiales. Enjeux stratégiques des océans. Ressources marines et transition énergétique. Les grandes thématiques abordées 1. La mondialisation : une histoire ancienne Les intervenants rappellent que la mondialisation ne date pas des années 1990. Une première phase d'intégration économique existe déjà à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'intensification des échanges commerciaux et financiers entre les grandes puissances. Les économistes soulignent qu'il existe depuis toujours une tension entre deux réalités : les bénéfices de l'ouverture économique ; la crainte d'une perte de souveraineté des États. Cette opposition traverse toute l'histoire économique moderne. 2. L'âge d'or de l'hypermondialisation Les années 1990-2007 constituent ce que l'économiste Dani Rodrik appelle « l'hyperglobalisation ». Cette période est marquée par : l'ouverture massive des marchés ; l'explosion des chaînes de valeur mondiales ; la montée en puissance des multinationales ; la globalisation financière. L'entrée de la Chine dans l'économie mondiale accélère fortement ce mouvement. Les entreprises délocalisent leur production pour réduire les coûts et les échanges internationaux atteignent des niveaux inédits. 3. La crise de 2008 : un tournant majeur Pour Christophe Rodrigues et Eric Keslassy, la crise financière de 2008 marque le début d'une nouvelle époque. Elle révèle plusieurs faiblesses : des inégalités croissantes ; une gouvernance mondiale insuffisante ; une dépendance excessive à certains marchés ; une défiance grandissante envers la mondialisation. Les intervenants considèrent que les difficultés actuelles ne sont pas nées avec Donald Trump mais s'inscrivent dans une tendance plus ancienne de repli économique et politique. 4. Les États-Unis remettent en cause le modèle L'émission revient longuement sur la politique commerciale américaine. Selon l'administration Trump, la mondialisation aurait : affaibli l'industrie américaine ; détruit des emplois industriels ; renforcé la dépendance envers la Chine. Les invités nuancent fortement cette analyse. Ils rappellent que les États-Unis restent parmi les grands gagnants de la mondialisation, notamment dans les services et les technologies. Ils soulignent également que les droits de douane pénalisent souvent les entreprises et consommateurs américains eux-mêmes. 5. La Chine, grande gagnante de la mondialisation La Chine apparaît comme le pays ayant le mieux profité de l'ouverture des marchés mondiaux. Les intervenants expliquent qu'elle est passée : d'une économie à bas coûts ; à une puissance technologique de premier plan. Aujourd'hui, elle domine de nombreux secteurs industriels : batteries ; véhicules électriques ; panneaux solaires ; terres rares ; raffinage de minerais stratégiques. La Chine représente déjà plus du tiers de la production manufacturière mondiale et pourrait encore accroître son poids dans les prochaines années. 6. Une mondialisation qui se réorganise Pour Elvire Fabry, il n'y a pas de véritable démondialisation. Les flux commerciaux continuent d'exister mais changent de forme. Les entreprises cherchent désormais : à diversifier leurs fournisseurs ; à sécuriser leurs approvisionnements ; à réduire certains risques géopolitiques. Des concepts comme : nearshoring ; friendshoring ; relocalisation partielle ; prennent de l'importance. L'objectif n'est plus seulement la recherche du coût le plus faible, mais aussi la résilience des chaînes de valeur. 7. Les océans, colonne vertébrale de la mondialisation Avec Pauline Pic, l'émission aborde la dimension maritime de la mondialisation. Quelques chiffres rappellent l'importance stratégique des mers : environ 80 % du commerce mondial passe par voie maritime ; près de 90 % du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins ; les grands détroits restent des points de passage essentiels. Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la fragilité de ces infrastructures mondiales. 8. La bataille mondiale pour les ressources stratégiques Les intervenants évoquent l'importance croissante : des minerais critiques ; des terres rares ; des métaux nécessaires à la transition énergétique. La Chine dispose d'une avance considérable : extraction ; raffinage ; transformation industrielle. Cette situation pousse l'Union européenne à développer : ses propres capacités industrielles ; le recyclage ; des partenariats avec des pays tiers. L'enjeu est d'éviter de nouvelles dépendances stratégiques. 9. Les perdants de la mondialisation L'émission revient également sur les conséquences sociales du phénomène. Les invités rappellent que la mondialisation a produit : des gagnants... consommateurs bénéficiant de prix plus bas ; entreprises exportatrices ; grandes métropoles ; secteurs technologiques. ...mais aussi des perdants ouvriers touchés par les délocalisations ; territoires industriels fragilisés ; classes moyennes confrontées à la concurrence internationale. Eric Keslassy souligne qu'aujourd'hui même les emplois qualifiés et les ingénieurs peuvent être concernés par la compétition mondiale. 10. Quel avenir pour l'Europe ? L'une des conclusions majeures de l'émission concerne l'Union européenne. Pour les invités, l'Europe doit : renforcer sa politique industrielle ; investir dans l'innovation ; sécuriser ses approvisionnements ; développer des partenariats commerciaux diversifiés ; préserver une forme de multilatéralisme. L'objectif n'est pas l'autarcie mais une souveraineté économique mieux maîtrisée. Les intervenants estiment que l'Europe dispose encore d'atouts majeurs grâce à son marché de 450 millions de consommateurs et à sa capacité à négocier collectivement.
Avec la trentaine, arrivent souvent les ridules, les rides, les cheveux blancs, mais alors quand on associe tout ça à des boutons, il y a de quoi perdre tout espoir... Car si on n'aime pas les signes de l'âge, on n'aime encore moins les signes qui s'éternisent. Le mois de juin, c'est le mois du bouton et pour célébrer ça, qui d'autre que de recevoir Amélie, co-fondatrice de Skin and Out, LA marque spécialisée dans les soins contre l'acné. Elle va revenir sur son histoire, ses problèmes de peau mais aussi nous partager tout son savoir, les bons conseils, les do & don't et spécialement à l'approche de l'été. Vous retrouverez toutes les infos dans la description, et on a également glissé un petit code promo :➡️ 30SRSKINANDOUT ⬅️ -15% offert sur tous les produits. Bref, je ne vous en dis pas plus, et vous souhaite une merveilleuse écoute !Skinandout.frLes comptes à suivre :https://www.instagram.com/marionnutrition/https://www.instagram.com/lenadorable_/?hl=fr30 ans Sinon Rien, c'est le podcast des trentenaires qui se posent mille questions sur la vie, le boulot, l'amour, la santé et le sens de tout ça. Parce qu'à 30 ans, tout bouge !Je suis Juliette Galibert, trentenaire comme toi, et chaque semaine, j'explore avec mes invités des sujets comme la santé mentale, le développement personnel, les relations, ou encore le bien-être féminin.Des discussions sincères et concrètes pour t'aider à te sentir bien dans ta trentaine et avancer plus sereinement.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Martin Biron et Simon 'Snake' Boisvert se joignent à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Écoutez le meilleur des Amateurs de sports du mardi 9 juin 2026 Mathias Brunet : Un ailier de premier plan avec Demidov en centre?Antoine Roussel : «Backcock, je suis abasourdi que ce nom-là refasse surface» Arcadio Marcuzzi et Meeker Guerrier nous présentent «Route 2026», un «projet de coeur et de passion» en route vers la Coupe du Monde 2026!Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Tu analyses tout. Tu demandes des avis. Tu cherches à prendre la "bonne" décision. Et pourtant, plus tu réfléchis, plus tu te sens perdue... Dans cet épisode, on parle de cette confusion que beaucoup de femmes vivent entre la voix du mental et celle de l'intuition. Comment savoir si une décision est vraiment alignée ? Comment arrêter de vivre selon les attentes des autres ? Et comment retrouver confiance en sa propre boussole intérieure ?
William explore le paradoxe du choix et la manière dont l'abondance d'options peut devenir une source de stress et de fatigue. De la carrière aux relations amoureuses, découvrez comment trop de possibilités peuvent compliquer nos décisions et influencer notre bien-être au quotidien.Donne ton avis ici
La dette publique française dépasse 115% du PIB et alimente un débat permanent entre politiques, économistes et citoyens. Faut-il s'en inquiéter ? Peut-on continuer à emprunter ? Quels sont les risques réels pour l'avenir ? Nous avons réuni deux expertes aux approches complémentaires : la journaliste économique Philippine Robert et l'économiste Dorothée Rouzet analysent les causes de cet endettement, les contraintes européennes, le rôle des marchés financiers et les défis économiques à venir. NOS INVITÉES
La dette publique française dépasse 115% du PIB et alimente un débat permanent entre politiques, économistes et citoyens. Faut-il s'en inquiéter ? Peut-on continuer à emprunter ? Quels sont les risques réels pour l'avenir ? Nous avons réuni deux expertes aux approches complémentaires : la journaliste économique Philippine Robert et l'économiste Dorothée Rouzet analysent les causes de cet endettement, les contraintes européennes, le rôle des marchés financiers et les défis économiques à venir. NOS INVITÉES
L'autopsie a confirmé ce que tout le monde redoutait : le corps découvert jeudi 4 juin dans le Gers est bien celui de Lyhanna, 11 ans, disparue une semaine plus tôt. Père de deux enfants, le principal suspect, Jérôme B., a été mis en examen lundi pour enlèvement et séquestration, puis incarcéré. Depuis le début de la semaine, des révélations sur ses antécédents ont tracé un profil inquiétant, avec plusieurs signalements ou plaintes, notamment pour viol sur mineure. Dans cet épisode du Choix info RTL, Nathalie Michet revient sur les questions que suscite le drame.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
J-7 avant la Coupe du monde de football ! L'équipe de France dispute ce jeudi 4 juin à Nantes face à la Côte d'Ivoire le premier de ses deux matches de préparation pour le Mondial-2026, l'occasion pour Didier Deschamps d'effectuer une revue d'effectif et peut-être pour Kylian Mbappé de se frotter au record de buts d'Olivier Giroud. Dans cet épisode du Choix info RTL, Nathalie Michet vous raconte les coulisses de la préparation des Bleus. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Stupeur ce mercredi 3 juin à Saint-Pétersbourg : des drones ukrainiens ont touché des sites énergétiques et militaires, le jour de l'ouverture du traditionnel Forum économique rassemblant de nombreux responsables russes et étrangers, y compris occidentaux. Dans cet épisode du Choix info RTL, Nathalie Michet revient sur cette attaque, d'autant plus retentissante que Vladimir Poutine en personne est attendu sur place. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À 17 000 kilomètres de Paris, la Nouvelle-Calédonie, territoire d'Outre-mer français, traverse une crise économique sans précédent depuis les émeutes de mai 2024. Deux années plus tard, les 265.000 habitants font face à un effondrement structurel, aggravé par la dépendance au nickel, dont l'issue reste incertaine. Un économiste et un chef d'entreprise dressent un bilan sans concessions puis esquissent les voies d'un redressement possible. La crise en chiffres La Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique Sud constitué de dizaines d'îles et dont la capitale est Nouméa, vit sous souveraineté française depuis 1853. Le territoire bénéficie d'une forte autonomie, mais les revendications indépendantistes des communautés kanaks y restent vives et s'expriment parfois violemment. Les émeutes de mai 2024, déclenchées par un projet de révision constitutionnelle, ont causé quatorze morts et un coût estimé à 2,2 milliards d'euros. Elles ont aggravé une situation déjà fragilisée par plus d'une décennie de ralentissement économique et une crise du secteur du nickel — pilier historique de l'économie locale.
À 17 000 kilomètres de Paris, la Nouvelle-Calédonie, territoire d'Outre-mer français, traverse une crise économique sans précédent depuis les émeutes de mai 2024. Deux années plus tard, les 265.000 habitants font face à un effondrement structurel, aggravé par la dépendance au nickel, dont l'issue reste incertaine. Un économiste et un chef d'entreprise dressent un bilan sans concessions puis esquissent les voies d'un redressement possible. La crise en chiffres La Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique Sud constitué de dizaines d'îles et dont la capitale est Nouméa, vit sous souveraineté française depuis 1853. Le territoire bénéficie d'une forte autonomie, mais les revendications indépendantistes des communautés kanaks y restent vives et s'expriment parfois violemment. Les émeutes de mai 2024, déclenchées par un projet de révision constitutionnelle, ont causé quatorze morts et un coût estimé à 2,2 milliards d'euros. Elles ont aggravé une situation déjà fragilisée par plus d'une décennie de ralentissement économique et une crise du secteur du nickel — pilier historique de l'économie locale.
Une dame qui décide de prendre un très gros modèle de sextoy, une personne âgée qui se plaint d'être réveillée toute les nuits dans l'EPHAD et un châtelain qui souhaite faire des économies... Écoutez dans ce podcast 3 des meilleures blagues racontées par les Grosses Têtes de Laurent Ruquier. Tous les jours, en podcast, retrouvez une compilation des meilleures blagues de vos Grosses Têtes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À peine son départ du Losc officialisé, Bruno Genesio fait l'objet de toutes les convoitises pour retrouver un banc de Ligue 1 dès la saison prochaine. Selon nos informations, le Paris FC et l'AS Monaco ont tous les deux approché l'ancien entraîneur lillois. Mais Genesio est surtout très proche de l'Olympique de Marseille, avec qui il est en contact régulier depuis plusieurs jours. Jérôme Rothen voulait donner son avis.
Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ? NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom. Les grandes thématiques de l'émission
Le Vendredi, c'est Charles Consigny et Cécile Duflot qui débattront autour d'un sujet d'actualités.
Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ? NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom. Les grandes thématiques de l'émission
Appels à annuler ses concerts, annonce de nouvelles plaintes : la pression s'accentue sur Patrick Bruel, à moins d'un mois du début de sa prochaine tournée. Plusieurs maires ont invité le chanteur, visé par quatre enquêtes pour viols en France et une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle, à renoncer à se produire dans leurs villes. La décision d'annuler ou pas des concerts lui "appartient", a estimé sur RTL la ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes/hommes Aurore Bergé. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet vous raconte comment l'affaire prend une tournure politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:19 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - Selon une étude menée par Terra Nova et Harris Interactive, 16 % des Français ont utilisé une IA pour choisir leur candidat aux dernières municipales. L'IA sera un enjeu crucial à l'approche de la présidentielle 2027. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:19 - Un monde connecté - par : François Saltiel - Selon une étude menée par Terra Nova et Harris Interactive, 16 % des Français ont utilisé une IA pour choisir leur candidat aux dernières municipales. L'IA sera un enjeu crucial à l'approche de la présidentielle 2027.
L'épidémie d'Ebola frappe de plein fouet la République démocratique du Congo. Plus de 130 personnes sont déjà mortes, victimes d'une souche pour laquelle il n'existe aucun vaccin. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché son deuxième plus haut niveau d'alerte à l'échelle planétaire. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet revient sur l'inquiétude des autorités sanitaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'animatrice Flavie Flament accuse Patrick Bruel de l'avoir violée alors qu'elle n'avait que 16 ans. Mais elle n'est pas la seule, les plaintes s'accumulent contre le chanteur et comédien, qui nie en bloc. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet raconte la pression qui s'accentue contre l'artiste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Deux mois après l'élection d'Emmanuel Grégoire après une campagne électorale marquée par le scandale des violences physiques et sexuelles dans le périscolaire, le nouveau maire de Paris promet une accélération des enquêtes en cours et se veut rassurant à l'égard des familles. Dans cet épisode du Choix info RTL, Pierre Coplo vous raconte comment la municipalité s'organise face à ce scandale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Xabi Alonso a été nommé comme nouvel entraîneur de Chelsea : un choix risqué pour sa carrière ? Après une aventure chaotique au Real Madrid, Xaabi Alonso a signé un contrat de 4 ans avec le club londonien de Chelsea. Chelsea, qui ne jouera pas la Ligue des Champions (et peut-être aucune coupe d'Europe) la saison prochaine, semble être dans une crise sportive depuis quelques temps et parait un challenge délicat pour Xabi Alonso. L'Espagnol peut-il relancer sa carrière de coach à Chelsea ? Est-ce un choix risqué pour sa carrière ? Débats dans le WFC.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
La scène rappelle celle des années Covid : la ministre de la Santé en conférence de presse mardi 12 mai, entourée d'infectiologues pour faire le point sur l'hantavirus. Face à cette crise, Stéphanie Rist se veut claire et rassurante : il n'y a pas de "circulation diffuse du virus sur le territoire national" et toutes les précautions sont prises pour empêcher sa progression. Depuis, Matignon a précisé que la France disposait d'un stock de masques pour faire face au virus pendant "minimum trois mois". Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet explique comment s'organise la riposte du gouvernement face à l'hantavirus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le narcotrafic a sans doute fait 5 morts, ce lundi 11 mai. A Nice, dans le quartier des moulins, où le trafic de drogue s'est logé depuis des années et où une fusillade a éclaté en pleine rue. Et à Décines, dans la banlieue de Lyon, où un incendie criminel s'est déclaré dans un immeuble. Dans cet épisode du Choix info RTL, Charles Ducrocq vous raconte la sidération des habitants. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On nous a appris à faire de l'amour un centre. Mais jamais à exister sans. Décentrer les hommes, ce n'est pas arrêter d'aimer. C'est arrêter de s'oublier.“Décentrer les hommes” est une expression issue des réflexions féministes contemporaines. Elle ne signifie pas rejeter les hommes, mais cesser de les placer au centre de ses pensées, de ses choix et de son identité. C'est le fait de ne plus organiser sa vie autour du regard, de l'approbation ou des attentes masculines.Autrement dit : passer de “comment je suis perçue par les hommes ?” à “qu'est-ce que moi je veux, pense, ressens ?”. Mais à mon humble opinion plus globalement c'est comment j'arrête de me définir par la société et ses injections. Et donc : “qu'est-ce que je mets au centre à la place ?”Livre pour explorer le sujet : réinventer l'amour comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles de Mona Chollet. Mon compte IG : https://www.instagram.com/ania.tayri/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Éco d'ici, éco d'ailleurs explore cette semaine les transformations majeures de l'économie mondiale à travers trois secteurs stratégiques : les infrastructures numériques, l'innovation technologique liée au climat et la conquête spatiale. Trois entrepreneurs européens livrent leur vision de ces nouveaux champs de compétition où se jouent souveraineté, innovation et croissance. Une bataille qui se joue désormais autant sur Terre… que dans l'espace. Immersion dans les data centers : la souveraineté numérique en action Invité : Louis Blanchot, CEO d'Etix Everywhere L'émission débute par une visite immersive dans un data center, infrastructure clé de l'économie numérique. Louis Blanchot présente les enjeux techniques et stratégiques de ces installations. Un pilier invisible de l'économie numérique Les data centers assurent le stockage et le traitement des données, indispensables au fonctionnement d'Internet, du cloud et de l'intelligence artificielle. Leur fonctionnement repose sur quatre piliers essentiels : une alimentation électrique continue un système de refroidissement performant une sécurité renforcée une connectivité optimale La gestion thermique est cruciale : les serveurs doivent fonctionner dans une plage de température précise pour éviter toute défaillance. Un secteur en pleine expansion Porté par l'essor de l'IA, le marché des data centers connaît une croissance rapide. Etix s'est spécialisé dans les « data centers de proximité » (edge), permettant de rapprocher les infrastructures des utilisateurs finaux et d'améliorer la performance des services. L'entreprise a connu une forte croissance, passant de quelques sites à un réseau national couvrant plusieurs régions françaises, avec des ambitions européennes. L'enjeu clé : la souveraineté des données Au-delà de la performance technique, Louis Blanchot insiste sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté numérique. Dans un contexte géopolitique tendu, la maîtrise des données devient essentielle, notamment pour les secteurs sensibles comme : la défense l'aéronautique la recherche et développement L'idée n'est pas de tout localiser, mais de protéger les données stratégiques. Le choix d'un opérateur de data center devient ainsi un acte politique autant qu'économique. Transformer la recherche en business : le modèle du startup studio Invité : Olivier Thirifays, cofondateur de BXVentures Deuxième étape de l'émission : la Belgique pour découvrir le modèle du startup studio avec BXVentures Un pont entre laboratoire et marché Le constat de départ est simple : l'Europe regorge de technologies innovantes issues de la recherche, mais celles-ci peinent souvent à atteindre le marché. Le startup studio propose une approche différente : collaboration étroite avec les chercheurs co-création de startups financement initial accompagnement stratégique Contrairement aux incubateurs classiques, le studio s'implique directement dans la création des entreprises et partage les risques. Focus sur les climate tech BX Ventures se concentre sur les technologies liées au climat, avec une double exigence : impact environnemental positif viabilité économique L'objectif est de développer des innovations capables de répondre à des besoins industriels concrets, sans dépendre uniquement de réglementations ou de subventions. Un écosystème à construire Le modèle repose sur une collaboration étroite avec les industriels dès les premières phases. Cela permet : d'évaluer la pertinence des technologies d'ajuster leur développement de sécuriser leur débouché commercial Un exemple emblématique est le projet Chipswin, qui vise à structurer un écosystème européen dans la microélectronique en mutualisant infrastructures, compétences et ressources. Un enjeu européen majeur Pour Olivier Thirifays, l'Europe doit accélérer la mise sur le marché de ses innovations. Trop souvent, les technologies restent bloquées au stade du prototype, alors que d'autres régions du monde avancent plus vite. L'enjeu est clair : renforcer la souveraineté industrielle en densifiant l'écosystème technologique. Le NewSpace : l'économie à la conquête du cosmos Invité : Charles Beigbeder, entrepreneur et investisseur, président du fonds Audacia, auteur NewSpace, l'économie à la conquête du cosmos (Eyrolles) L'entretien est à découvrir en vidéo ici L'émission s'ouvre sur un horizon encore plus vaste : l'espace. Charles Beigbeder, investisseur passionné, décrypte les nouvelles opportunités économiques du secteur spatial. Une révolution en cours Le spatial n'est plus réservé aux États. Grâce à la baisse des coûts : fabrication de satellites lancements en orbite de nouveaux acteurs privés investissent massivement ce secteur. Le « new space » devient ainsi un terrain de compétition économique majeur, avec des applications multiples : connectivité mondiale observation de la Terre exploitation future de ressources extraterrestre Trois phases historiques Charles Beigbeder distingue trois grandes étapes : une phase géopolitique dominée par la guerre froide une phase industrielle contrôlée par de grands groupes une phase actuelle marquée par l'arrivée d'acteurs privés Aujourd'hui, l'espace devient un domaine économique « normal », accessible aux entreprises et aux investisseurs. Un enjeu stratégique pour l'Europe Face à la domination des États-Unis et de la Chine, l'Europe doit structurer son écosystème spatial pour rester compétitive. Le NewSpace représente à la fois : une opportunité économique majeure un enjeu de souveraineté technologique Réalisation de l'émission : Lauren Némausat Choix musical : « Miss Yo » – Danitsa feat. Béesau
Les choix du Top 10 de la Draft NFL 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les choix 11 à 21 de la Draft NFL 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les choix 22 à 32 de la Draft NFL 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Olivier Véran est évidemment l'ancien mnistre de la santé qui a eu à gérer la crise du Covid mais c'est égaleemnt un médecin neurologue. Depuis, il a quitté la politique pour mieux l'observer, et il regarde le monde avec une lucidité qui, franchement, m'a surpris.On s'était croisés autour d'un café pour parler d'un sujet qui m'obsède : comment nos cerveaux vont évoluer à l'ère de l'IA. Et la conversation est allée beaucoup plus loin que prévu.Dans cet épisode, nous parlons de diagnostic préimplantatoire et de design d'enfant, de neurotechnologies d'augmentation, du projet d'Apple de lire vos pensées via les AirPods, de l'absence totale de débat démocratique sur ces sujets, de la société du commentaire vue de l'intérieur d'un ministère, des inégalités creusées par les campagnes de santé publique, de l'avenir de la Sécurité sociale, et de ce qui, selon Olivier, peut encore nous redonner de l'élan.J'ai questionné Olivier sur ce qui se joue vraiment autour des neurotechnologies, sur pourquoi il n'existe pas encore de "conférence d'Asilomar" pour le cerveau, et sur ce que ça dit de nous, collectivement, qu'on laisse ces décisions aux seuls acteurs privés.Un épisode dense, parfois inconfortable, et finalement assez stimulant j'espère.CITATIONS MARQUANTES"Si ton collègue d'à côté parle 50 langues, comprend plus vite que toi et peut bosser 12 heures sans pause, à un moment donné, tu n'auras plus le choix.""Il n'y a pas eu de conférence d'Asilomar pour les neurotechnologies. Pas 150 chercheurs réunis pour dire : est-ce qu'on veut vraiment aller là ?""L'IA, ça nous est littéralement tombé dessus. Aucun État n'était préparé. Et c'est déjà la preuve qu'on est incapables d'anticiper les révolutions technologiques.""80% de tes dépenses de santé, c'est dans ta dernière année de vie.""Je claque la porte à la radicalité de tous bords, celle qui veut nous faire croire qu'on n'a plus la capacité de s'entendre."QUESTIONS DE L'INTERVIEWLe diagnostic préimplantatoire est interdit en France, mais légal ailleurs. Où en est-on techniquement, et à quelle fiabilité ?Le film Bienvenue à Gattaca date de 1997. Est-ce qu'il a pris une ride ?Comment la société du commentaire a-t-elle changé la gestion d'une crise sanitaire comme le Covid ?On a été l'un des pays les plus vaccinés. Comment tu expliques ça, vu le niveau de défiance au départ ?Si tu devais regérer le Covid aujourd'hui, qu'est-ce que tu ferais différemment ?Les neurotechnologies d'augmentation, c'est de la science-fiction ou c'est pour demain ?À quel moment est-ce qu'on nous a demandé notre avis sur ces technologies qui peuvent lire nos pensées ?Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, comme le propose Macron, ça sert à quoi ?L'IA va-t-elle remplacer les médecins, ou simplement transformer leur métier ?Qu'est-ce qui te donne encore de l'élan, dans ce monde qui semble s'effondrer ?Les idées partagées1. La neuroaugmentation n'est pas de la science-fiction, c'est du business Apple a breveté des AirPods capables de capter les ondes cérébrales. L'industrie du gaming développe des casques qui lisent les émotions. Des milliards sont investis sans aucun contrôle démocratique. Le glissement est lent, mais il est en cours. Pourquoi c'est important : on ne nous demande pas notre avis, et c'est précisément le problème. (~28:00)2. Il n'existe pas de "conférence d'Asilomar" pour le cerveau Dans les années 80, les généticiens avaient eux-mêmes demandé l'interdiction du clonage humain. Aujourd'hui, rien d'équivalent n'existe pour les neurotechnologies. Le Chili est le seul pays au monde à avoir inscrit des "neurodroits" dans sa constitution. Pourquoi c'est important : ce vide est une décision par défaut, et elle se prend sans nous. (~32:00)3. Les campagnes de santé publique creusent les inégalités Contra-intuitif mais documenté : plus tu investis dans la prévention grand public, plus tu touches ceux qui en ont le moins besoin. Les messages "mangez des fruits", "faites du sport" n'atteignent pas les ouvriers qui passent 2h30 dans les transports chaque jour. Pourquoi c'est important : la santé publique telle qu'on la pratique produit exactement l'inverse de ce qu'elle prétend faire. (~1:05:00)4. L'IA ne remplacera pas le médecin, mais changera radicalement ce qu'il fait L'IA est déjà plus performante que l'oeil humain en imagerie. Elle va diagnostiquer plus tôt, trouver des biomarqueurs inattendus, raccourcir la durée de formation. Mais la valeur humaine se concentrera sur l'information de première main, celle que l'IA ne peut pas avoir. Pourquoi c'est important : la question n'est pas "IA ou médecin" mais "quel médecin dans un monde avec IA". (~53:00)5. La souveraineté sanitaire est déjà perdue, et Trump l'accélère 98% des matières premières pour les médicaments vitaux viennent d'Asie. Un médicament sur quatre innovants n'est pas distribué en France faute d'accord sur le prix. Et Trump vient d'imposer aux labos que les nouveaux médicaments ne coûtent pas plus cher aux Américains qu'aux Européens, ce qui va mécaniquement augmenter les prix en Europe. Pourquoi c'est important : une décision d'un homme peut mettre à mal tous les systèmes de protection sociale européens. (~45:00)RÉFÉRENCES CITÉESFilms / SériesBienvenue à Gattaca (1997) — Ethan Hawke, Jude Law — modèle d'une société basée sur la sélection génétique (~06:00)Fondation (série Apple TV+, d'après Asimov) — clone d'un dirigeant à trois âges différents (~11:00)Personnalités / Figures historiquesJacques Monod, généticien prix Nobel français, qui disait dans les années 80 qu'on ne pourrait jamais toucher au génome humain (~09:00)Pierre Larocque (gaulliste) et Ambroise Croizat (communiste), co-fondateurs de la Sécurité sociale (~1:03:00)Eduardo Paes, maire de Rio, qui a proposé de rendre les GLP-1 accessibles dans les favelas (~1:10:00)Sam Altman, patron d'OpenAI, rencontré par Olivier Véran (~35:00)Pasteur, cité comme exemple de découverte scientifique accidentelle (~57:00)Nathalie Polony, citée sur la dépendance militaire européenne aux équipements américains (~42:00)Concepts / Références intellectuellesConvention d'Asilomar (Californie) — réunion des généticiens ayant conduit à l'interdiction du clonage (~08:00)La "fenêtre d'Overton" — mécanisme de déplacement des sujets acceptables dans le débat public (~14:00)Le positivisme et le Temple positiviste de Rio — la morale comme sommet de toutes les sciences (~40:00)La Société du commentaire — mentionné comme titre de livre (~12:00)Conation — concept d'élan vital évoqué avant l'enregistrement (~48:00)Rapport UNESCO sur les neurotechnologies (~36:00)Réforme constitutionnelle chilienne sur les neurodroits (~33:00)Étude nord-américaine : 40% des élèves exerceront un métier qui n'existe pas encore (~07:00)F2SOI / Soitec — microprocesseur français présent dans tous les smartphones (~44:00)TIMESTAMPS 00:00 Introduction — Comment redonner envie du futur face aux polycrises 02:30 Choix des embryons et diagnostic préimplantatoire — ce qui est légal, ce qui ne l'est pas 07:00 Bienvenue à Gattaca : la science-fiction est devenue une piste sérieuse 10:00 Clonage humain : l'interdiction d'Asilomar et ce qui se passerait si c'était à refaire aujourd'hui 14:00 La société du commentaire — comment les médias fabriquent des sujets de débat 18:00 Covid : la gestion de crise vue de l'intérieur, la désinformation, le vaccin 24:00 Peut-on envisager une nouvelle crise sanitaire ? Les scénarios sur la table 28:00 Neurotechnologies : du progrès naturel à la lecture de pensées par AirPods 35:00 Neuroaugmentation et transhumanisme — pourquoi on n'a pas notre conférence d'Asilomar 40:00 Le positivisme et la morale comme boussole du progrès technologique 42:00 Souveraineté numérique et sanitaire — la dépendance stratégique de l'Europe 48:00 Conation, IA générative et burn-out de ChatGPT — ce qui se perd quand on fait faire 53:00 IA et médecine — diagnostic, formation, remplacement ou transformation ? 58:00 L'information de première main comme seule plus-value humaine face à l'IA 01:01:00 Ce qui donne encore de l'élan à Olivier Véran — le lien, les amis, la solidarité 01:05:00 Santé publique et inégalités — pourquoi les campagnes touchent les mauvaises cibles 01:10:00 Sécurité sociale : retour aux fondamentaux, le panier de soins, les arbitrages 01:17:00 Robots en médecine — chirurgie de précision, micro-robots, logiciels 01:22:00 Claquement de porte et ouverture — contre la radicalité, pour le débat 01:25:00 La politique, un métier ? Pourquoi Olivier Véran pense que non Suggestion d'autres épisodes à écouter : #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO) #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Olivier Véran est évidemment l'ancien mnistre de la santé qui a eu à gérer la crise du Covid mais c'est égaleemnt un médecin neurologue. Depuis, il a quitté la politique pour mieux l'observer, et il regarde le monde avec une lucidité qui, franchement, m'a surpris.On s'était croisés autour d'un café pour parler d'un sujet qui m'obsède : comment nos cerveaux vont évoluer à l'ère de l'IA. Et la conversation est allée beaucoup plus loin que prévu.Dans cet épisode, nous parlons de diagnostic préimplantatoire et de design d'enfant, de neurotechnologies d'augmentation, du projet d'Apple de lire vos pensées via les AirPods, de l'absence totale de débat démocratique sur ces sujets, de la société du commentaire vue de l'intérieur d'un ministère, des inégalités creusées par les campagnes de santé publique, de l'avenir de la Sécurité sociale, et de ce qui, selon Olivier, peut encore nous redonner de l'élan.J'ai questionné Olivier sur ce qui se joue vraiment autour des neurotechnologies, sur pourquoi il n'existe pas encore de "conférence d'Asilomar" pour le cerveau, et sur ce que ça dit de nous, collectivement, qu'on laisse ces décisions aux seuls acteurs privés.Un épisode dense, parfois inconfortable, et finalement assez stimulant j'espère.CITATIONS MARQUANTES"Si ton collègue d'à côté parle 50 langues, comprend plus vite que toi et peut bosser 12 heures sans pause, à un moment donné, tu n'auras plus le choix.""Il n'y a pas eu de conférence d'Asilomar pour les neurotechnologies. Pas 150 chercheurs réunis pour dire : est-ce qu'on veut vraiment aller là ?""L'IA, ça nous est littéralement tombé dessus. Aucun État n'était préparé. Et c'est déjà la preuve qu'on est incapables d'anticiper les révolutions technologiques.""80% de tes dépenses de santé, c'est dans ta dernière année de vie.""Je claque la porte à la radicalité de tous bords, celle qui veut nous faire croire qu'on n'a plus la capacité de s'entendre."QUESTIONS DE L'INTERVIEWLe diagnostic préimplantatoire est interdit en France, mais légal ailleurs. Où en est-on techniquement, et à quelle fiabilité ?Le film Bienvenue à Gattaca date de 1997. Est-ce qu'il a pris une ride ?Comment la société du commentaire a-t-elle changé la gestion d'une crise sanitaire comme le Covid ?On a été l'un des pays les plus vaccinés. Comment tu expliques ça, vu le niveau de défiance au départ ?Si tu devais regérer le Covid aujourd'hui, qu'est-ce que tu ferais différemment ?Les neurotechnologies d'augmentation, c'est de la science-fiction ou c'est pour demain ?À quel moment est-ce qu'on nous a demandé notre avis sur ces technologies qui peuvent lire nos pensées ?Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, comme le propose Macron, ça sert à quoi ?L'IA va-t-elle remplacer les médecins, ou simplement transformer leur métier ?Qu'est-ce qui te donne encore de l'élan, dans ce monde qui semble s'effondrer ?Les idées partagées1. La neuroaugmentation n'est pas de la science-fiction, c'est du business Apple a breveté des AirPods capables de capter les ondes cérébrales. L'industrie du gaming développe des casques qui lisent les émotions. Des milliards sont investis sans aucun contrôle démocratique. Le glissement est lent, mais il est en cours. Pourquoi c'est important : on ne nous demande pas notre avis, et c'est précisément le problème. (~28:00)2. Il n'existe pas de "conférence d'Asilomar" pour le cerveau Dans les années 80, les généticiens avaient eux-mêmes demandé l'interdiction du clonage humain. Aujourd'hui, rien d'équivalent n'existe pour les neurotechnologies. Le Chili est le seul pays au monde à avoir inscrit des "neurodroits" dans sa constitution. Pourquoi c'est important : ce vide est une décision par défaut, et elle se prend sans nous. (~32:00)3. Les campagnes de santé publique creusent les inégalités Contra-intuitif mais documenté : plus tu investis dans la prévention grand public, plus tu touches ceux qui en ont le moins besoin. Les messages "mangez des fruits", "faites du sport" n'atteignent pas les ouvriers qui passent 2h30 dans les transports chaque jour. Pourquoi c'est important : la santé publique telle qu'on la pratique produit exactement l'inverse de ce qu'elle prétend faire. (~1:05:00)4. L'IA ne remplacera pas le médecin, mais changera radicalement ce qu'il fait L'IA est déjà plus performante que l'oeil humain en imagerie. Elle va diagnostiquer plus tôt, trouver des biomarqueurs inattendus, raccourcir la durée de formation. Mais la valeur humaine se concentrera sur l'information de première main, celle que l'IA ne peut pas avoir. Pourquoi c'est important : la question n'est pas "IA ou médecin" mais "quel médecin dans un monde avec IA". (~53:00)5. La souveraineté sanitaire est déjà perdue, et Trump l'accélère 98% des matières premières pour les médicaments vitaux viennent d'Asie. Un médicament sur quatre innovants n'est pas distribué en France faute d'accord sur le prix. Et Trump vient d'imposer aux labos que les nouveaux médicaments ne coûtent pas plus cher aux Américains qu'aux Européens, ce qui va mécaniquement augmenter les prix en Europe. Pourquoi c'est important : une décision d'un homme peut mettre à mal tous les systèmes de protection sociale européens. (~45:00)RÉFÉRENCES CITÉESFilms / SériesBienvenue à Gattaca (1997) — Ethan Hawke, Jude Law — modèle d'une société basée sur la sélection génétique (~06:00)Fondation (série Apple TV+, d'après Asimov) — clone d'un dirigeant à trois âges différents (~11:00)Personnalités / Figures historiquesJacques Monod, généticien prix Nobel français, qui disait dans les années 80 qu'on ne pourrait jamais toucher au génome humain (~09:00)Pierre Larocque (gaulliste) et Ambroise Croizat (communiste), co-fondateurs de la Sécurité sociale (~1:03:00)Eduardo Paes, maire de Rio, qui a proposé de rendre les GLP-1 accessibles dans les favelas (~1:10:00)Sam Altman, patron d'OpenAI, rencontré par Olivier Véran (~35:00)Pasteur, cité comme exemple de découverte scientifique accidentelle (~57:00)Nathalie Polony, citée sur la dépendance militaire européenne aux équipements américains (~42:00)Concepts / Références intellectuellesConvention d'Asilomar (Californie) — réunion des généticiens ayant conduit à l'interdiction du clonage (~08:00)La "fenêtre d'Overton" — mécanisme de déplacement des sujets acceptables dans le débat public (~14:00)Le positivisme et le Temple positiviste de Rio — la morale comme sommet de toutes les sciences (~40:00)La Société du commentaire — mentionné comme titre de livre (~12:00)Conation — concept d'élan vital évoqué avant l'enregistrement (~48:00)Rapport UNESCO sur les neurotechnologies (~36:00)Réforme constitutionnelle chilienne sur les neurodroits (~33:00)Étude nord-américaine : 40% des élèves exerceront un métier qui n'existe pas encore (~07:00)F2SOI / Soitec — microprocesseur français présent dans tous les smartphones (~44:00)TIMESTAMPS 00:00 Introduction — Comment redonner envie du futur face aux polycrises 02:30 Choix des embryons et diagnostic préimplantatoire — ce qui est légal, ce qui ne l'est pas 07:00 Bienvenue à Gattaca : la science-fiction est devenue une piste sérieuse 10:00 Clonage humain : l'interdiction d'Asilomar et ce qui se passerait si c'était à refaire aujourd'hui 14:00 La société du commentaire — comment les médias fabriquent des sujets de débat 18:00 Covid : la gestion de crise vue de l'intérieur, la désinformation, le vaccin 24:00 Peut-on envisager une nouvelle crise sanitaire ? Les scénarios sur la table 28:00 Neurotechnologies : du progrès naturel à la lecture de pensées par AirPods 35:00 Neuroaugmentation et transhumanisme — pourquoi on n'a pas notre conférence d'Asilomar 40:00 Le positivisme et la morale comme boussole du progrès technologique 42:00 Souveraineté numérique et sanitaire — la dépendance stratégique de l'Europe 48:00 Conation, IA générative et burn-out de ChatGPT — ce qui se perd quand on fait faire 53:00 IA et médecine — diagnostic, formation, remplacement ou transformation ? 58:00 L'information de première main comme seule plus-value humaine face à l'IA 01:01:00 Ce qui donne encore de l'élan à Olivier Véran — le lien, les amis, la solidarité 01:05:00 Santé publique et inégalités — pourquoi les campagnes touchent les mauvaises cibles 01:10:00 Sécurité sociale : retour aux fondamentaux, le panier de soins, les arbitrages 01:17:00 Robots en médecine — chirurgie de précision, micro-robots, logiciels 01:22:00 Claquement de porte et ouverture — contre la radicalité, pour le débat 01:25:00 La politique, un métier ? Pourquoi Olivier Véran pense que nonHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.