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De temps en temps, c'est réconfortant de retrouver ses vieilles habitudes, à savoir les séries procédurales avec un épisode, une affaire bouclée. Un peu à l'ancienne, mais pas que. So Help Me Todd On retrouve Marcia Gay Harden et Skylar Astin en mère et fils dans So Help Me Todd. Considéré comme le mouton noir de sa famille, le jeune et talentueux détective privé Todd Wright accepte de travailler pour le cabinet d'avocats de sa mère pour récupérer son permis d'exercer. L'attachement de Margaret pour l'excellence et le respect de la loi est en totale opposition avec la décontraction et la nonchalance de Todd alors leur collaboration va faire des étincelles. Avec des affaires sur lesquelles il sera enquêteur tandis que sa mère va se charger de la partie légale, tes tensions vont naître pour mieux permettre la communication. Les épisodes restent assez divertissants, tout comme la dynamique entre les deux personnages principaux ce qui en fait un procédural parfait sur le papier. Une deuxième saison est déjà prévue alors que la première commence le 20 janvier sur Paramount+. https://youtu.be/rPqnkufkd94?si=UMunu_A4ULb6NljP [bs_show url="so-help-me-todd"] Skymed En provenance du Canada, on a droit à une série médicale, SkyMed. La série suit le quotidien de jeunes médecins et pilotes d'ambulances aériennes à travers le nord du Canada. Tissant des liens entre des voyages personnels intenses et des sauvetages médicaux époustouflants, la série plonge le groupe diversifié d'intervenants médicaux dans des situations d'urgence intenses alors qu'ils continuent à compter les uns sur les autres pour survivre à 20 000 pieds dans les airs. Paramount+ accueille la saison 2 de SkyMed déjà, un format assez classique avec toujours plus de sensationnalisme, mais qui fonctionne très bien aussi, avec des personnages attachants et des dossiers forts. Sur le fond, on est comme dans un Grey's Anatomy ou plutôt Saving Hope avec plus d'histoires de cœur que de véritables cas médiaux, mais c'est ce qui fait aussi son charme. Puis que dire des paysages magnifiques du Canada. https://youtu.be/m_j5TY1Gvik?si=eOpyZvb7QDzIKxTY [bs_show url="skymed"] NCIS Sydney L'une des dernières arrivées de la franchise NCIS est NCIS Sydney. L'équipe éclectique d'agents du NCIS américain et de la police fédérale australienne (AFP) se greffe à une force opérationnelle multinationale pour contrôler la criminalité navale dans la zone océanique la plus disputée de la planète. Tourné dans le spectaculaire décor de l'une des villes portuaires les plus époustouflantes du monde, NCIS: Sydney est la première série internationale de la franchise mondiale NCIS en dehors des États-Unis, et met en scène des tensions internationales croissantes dans la région de l'Indo-Pacifique. On sait à quoi s'attendre en commençant la série quand on connait déjà la franchise. Et il y a toujours besoin d'une série sur laquelle on peut compter. Olivia Swann (Legends of Tomorrow) mène cette équipe de choc. 0:14 à 0:28 https://youtu.be/iJ9TXSsNWE4?si=ukFnGegyWhXzK0NT [bs_show url="ncis-sydney"] Avec ces séries récentes sur Paramount+, c'est tout de même le retour aux sources des formats aux épisodes bouclés des procedurals.
durée : 00:03:08 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'île de Naura a rompu hier avec Taiwan, au lendemain de son élection présidentielle, sous pression chinoise selon Taipei. De leur côté, les Maldives ont demandé le départ des troupes indiennes de leur sol. La guerre froide d'Asie-Pacifique touche tous les pays, y compris les plus petits.
durée : 00:03:08 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'île de Naura a rompu hier avec Taiwan, au lendemain de son élection présidentielle, sous pression chinoise selon Taipei. De leur côté, les Maldives ont demandé le départ des troupes indiennes de leur sol. La guerre froide d'Asie-Pacifique touche tous les pays, y compris les plus petits.
Ce sont deux géants asiatiques, deux pays dont les dirigeants cultivent un nationalisme exacerbé. L'Inde de Narendra Modi et la Chine de Xi Jinping ont la même ambition : changer l'ordre mondial issu de la guerre 39-45 mais ont-elles la même vision de ce nouveau monde ? c'est toute la question. Les deux puissances nucléaires sont rivales, leurs intérêts et leurs alliés diffèrent et leur conflit frontalier dans l'Himalaya est source de tensions croissantes depuis plusieurs mois. Tensions ravivées par la publication, fin août de l'édition 2023 de la carte nationale chinoise. Une carte où la Chine inclut dans ses frontières des portions de territoires de ses voisins asiatiques (Inde, Malaisie, Philippines) et même de son allié russe. Sans oublier évidemment Taiwan.L'Inde, 5ème économie mondiale, devenue en 2023 le pays le plus peuplé de la planète, devant la Chine, veut désormais jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale. Mais a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Sa méfiance envers l'expansionnisme chinois est-elle justifiée ? Un dérapage est-il possible dans l'Himalaya ? Jusqu'où pourrait aller l'antagonisme entre les deux pays ? 3 invités :- Isabelle Saint-Mézard, chercheuse associée à l'IFRI (Institut français des Relations internationales), a publié «Géopolitique de l'Indo-Pacifique», aux PUF en 2022- Jean-François Huchet, économiste, sinologue, président de l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales)- Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CERI-Sciences Po/CNRS, professeur de Politique et Sociologie indiennes au King's India Institute de Londres, auteur de «L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethnique» chez Fayard, en 2019.
durée : 00:58:39 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Un temps divisé entre partisans et détracteurs d'une intégration aux nouvelles routes de la soie, les États membres de l'Union européenne ressentent dorénavant une désillusion profonde à l'égard de la Belt and Road Initiative. - invités : Alice Ekman Analyste responsable de l'Asie à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS); Abigaël Vasselier Directrice de recherche du programme sur la politique étrangère de la Chine à MERICS (Mercator Institute for China Studies); Eric Mottet Professeur à l'Université catholique de Lille - Directeur de recherche à l'IRIS - Co-directeur de l'Observatoire géopolitique de l'Indo-Pacifique
Tous les vendredis, samedis et dimanches, Arthur Meuriot reçoit un invité au cœur de l'actualité pour un moment d'échange franc sur les dossiers brûlants du moment.
Les dirigeants des pays de l'Otan se réunissent mardi pour un sommet crucial à Vilnius, en Lituanie. Il sera largement question de la guerre en Ukraine et de la demande d'adhésion de Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera présent et espère que le sommet donnera un signal clair à son pays. La candidature de la Suède est aussi au centre de ce sommet. De son côté, la Chine accuse l'Otan de "prendre les pays de l'Indo-Pacifique en otage".
durée : 00:57:50 - Cultures Monde - par : Julie Gacon - À mesure que l'Asie-Pacifique acquiert une importance tactique mondiale, la Nouvelle-Calédonie prend un rôle essentiel dans la stratégie française. Dans le même temps, les mouvements indépendantistes continuent de se faire entendre sur l'archipel. - invités : Fabrice Argounès Enseignant à l'Université de Rouen (ESPE) et commissaire d'exposition; Antoine Bondaz Chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, enseignant à Sciences Po; Sémir al Wardi Maître de conférences en science politique à l'Université de la Polynésie française
Au cours de la dernière décennie, les évolutions géostratégiques dans l'Indo-Pacifique et, en particulier, les avancées de Pékin en mer de Chine méridionale, avec la prise de contrôle et la militarisation de plusieurs îlots revendiqués par d'autres pays riverains, et les risques que l'expansion maritime chinoise fait peser sur la liberté de navigation et le déploiement depuis 2013 des routes de la soie ont encouragé la mise en place de nouvelles approches des puissances de la planète. Y compris chinoise, bien sûr, avec l'ouverture d'une base à Djibouti. Quels défis et quelles opportunités pour l'Indo-Pacifique ? Le concept fait débat. Est-il durable ? Invités : Delphine Allès, professeure de Science Politique, vice-présidente de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales Marianne Peron Doise, chercheuse associée à l'IRIS, directrice de l'Observatoire géopolitique de l'Indo-Pacifique Christian Lechervy, ambassadeur de France en Birmanie Barthélémy Courmont, professeur à l'Université Catholique de Lille et directeur de recherche à l'IRIS, en charge du programme Asie-Pacifique. Émission en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique « Les défis de l'Indo-Pacifique ».
L'Indo-Pacifique s'est imposé, au cours de la dernière décennie, comme un enjeu majeur des relations internationales, et a placé bon nombre de pays devant la nécessité d'élaborer une stratégie de l'Indo-Pacifique. Japon, Australie, Inde ont ouvert le bal, suivis par les États-Unis en 2017, plus tard par la France et plusieurs pays européens, ainsi que l'Union européenne et d'autres nations comme la Corée du Sud, et plus récemment le Canada. Témoin du déplacement du centre de gravité de la géopolitique et de l'économie mondiale vers l'Est avec la montée en puissance de la Chine, l'Indo-Pacifique représente à la fois d'énormes opportunités économiques et des défis en matière de sécurité. La vaste région qui s'étend des côtes orientales de l'Afrique à l'Océanie, et couvre l'océan Indien et la partie occidentale de l'océan Pacifique, est identifiée comme une zone stratégique à plusieurs titres. Aujourd'hui moteur économique du monde, elle est aussi le lieu où les normes internationales sont de plus en plus remises en question, notamment sur le plan maritime, et enfin l'arène du futur ordre mondial façonné par la rivalité sino-américaine. Invités : Delphine Allès, professeure de Science Politique, vice-présidente de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales Marianne Peron Doise, chercheuse associée à l'IRIS, directrice de l'Observatoire géopolitique de l'Indo-Pacifique Christian Lechervy, ambassadeur de France en Birmanie Barthélémy Courmont, professeur à l'Université Catholique de Lille et directeur de recherche à l'IRIS, en charge du programme Asie-Pacifique. Émission en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique « Les défis de l'Indo-Pacifique ».
N° 292 / 9 avril 2023Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 20 janvier 2023.Avec cette semaine :Christophe Jaffrelot, politologue et directeur de recherches au CNRS.Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.L'INDE, AVEC CHRISTOPHE JAFFRELOTChristophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l'INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L'Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019).Les élections d'avril 2022 ont confirmé la mainmise du BJP sur de nombreux États. Le parti du Premier Ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 8 ans, s'est notamment imposé dans l'Uttar Pradesh, État stratégique et symbolique, dont la démographie dépasse les 220 millions d'habitants. Le Parti du Congrès des Nehru-Gandhi est en crise et aucune autre force politique émergente ne parvient à s'imposer comme une véritable opposition. Le BJP apparaît donc de nouveau en position de force pour les élections législatives de 2024 malgré un bilan marqué par un recul face à la mobilisation historique de la paysannerie indienne et à une gestion critiquée de la pandémie. L'OMS estime à 4,7 millions le nombre d'Indiens morts du Covid alors que les confinements brutaux ont révélé la situation précaire des travailleurs saisonniers du secteur informel. Aujourd'hui cependant, l'Inde impressionne par la vigueur de son rebond économique, plutôt inédit dans un monde en proie aux difficultés économiques.Les indicateurs de la cinquième économie mondiale sont au vert et la banque JP Morgan voit dans le pays « le marché de croissance le plus dynamique d'Asie pour la décennie à venir ». Le gouvernement indien cherche à soutenir et moderniser l'industrie, notamment dans les secteurs stratégiques à haute valeur technologique comme les semi-conducteurs. Apple a ainsi choisi de produire une large partie de ses IPhones 14 en Inde, délaissant une Chine toujours aux prises avec le virus. L'Inde va d'ailleurs dépasser courant 2023, son voisin chinois pour devenir le pays le plus peuplé au monde. Il s'agit d'un immense défi de développement pour une société qui semble sur le point d'accomplir sa transition démographique mais dont les inégalités se creusent toujours. D'après une étude d'Oxfam, en 2021, 84% des ménages indiens avaient subi une perte de revenus alors que le nombre de milliardaires était passé de 102 à 142.Les discriminations ethniques demeurent très vives en Inde. La politique ethno-nationaliste et autoritariste menée par les gouvernements Modi depuis 2014, mets en avant « l'hindouité » de l'Inde, en dépit de la laïcité inscrite dans la Constitution. Fin 2019, une loi facilitant l'accès à la citoyenneté des réfugiés hindous avait levé une vague de protestation dans le pays. Celle-ci fut matée par une répression qui coûta la vie à 27 personnes. La minorité musulmane, qui compte pour près de 20% de la population est particulièrement prise pour cible. Les discriminations liées au genre ou à la caste sont aussi un grand enjeu, notamment dans les villages. Entre 2018 et 2020, le Parlement indien a recensé 139.000 crimes perpétrés envers les Dalits, une des castes inférieures dans la hiérarchie hindoue, soit un toutes les 18 minutes.Pour sa présidence du G20 en 2023, l'Inde demeure fidèle à sa doctrine d'équidistance et compte se faire le porte-voix du Sud global. Malgré́ la polarisation généralisée provoquée par la guerre en Ukraine, New Delhi maintient pour l'instant son partenariat stratégique avec la Russie, tout en dénonçant à demi-mot l'invasion, comme le fît Narendra Modi lors du sommet de Samarcande en septembre dernier. Les Américains ne cessent pourtant de draguer « la plus grande démocratie du monde », pour en faire une pièce centrale de leur présence dans l'Indo-Pacifique. Les Indiens parviennent-ils donc à garder la distance nécessaire avec Washington pour rester crédibles aux yeux du Sud ? Quelle relation peuvent-ils également envisager avec leur rival chinois qui est désormais leur premier partenaire commercial ?Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
durée : 00:15:01 - Les Enjeux internationaux - par : Baptiste Muckensturm - Le dirigeant de l'opposition Rahul Gandhi, figure de proue du parti du Congrès, a fait appel lundi de sa condamnation pour diffamation contre le Premier ministre indien Narendra Modi, qui lui avait valu son expulsion du parlement fin mars. - invités : Christophe Jaffrelot Directeur de recherche au CERI-Sciences Po/CNRS et co-directeur de l'Observatoire franco-allemand de l'Indo-Pacifique
durée : 00:59:02 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Du 22 au 24 mars prochain, une conférence mondiale dédiée à l'eau douce est organisée à l'ONU. Comment s'accorder sur le principe qu'il s'agit d'un bien commun ? Comment mettre en place des outils appropriés pour le règlement et la prévention des guerres de l'eau ? - invités : Erik Orsenna Écrivain, membre de l'Académie française; Christophe Jaffrelot Directeur de recherche au CERI-Sciences Po/CNRS et co-directeur de l'Observatoire franco-allemand de l'Indo-Pacifique; Franck Galland chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, président d'Environmental Emergency & Security Service, auteur de « Le grand jeu : chroniques géopolitiques de l'eau », ed.CNRS.; Marie-Laure Vercambre Directrice générale du Partenariat Français pour l'Eau
durée : 00:58:02 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon - Célian Macé revient d'Éthiopie où le processus de paix n'efface pas les blessures causées par la guerre civile / Montée des tensions en Indo-Pacifique après la signature d'un partenariat militaire entre les dirigeants australien, américain et britannique qui a suscité la colère de Pékin. - invités : Isabelle Saint-Mézard Maîtresse de conférence à l'Institut Français de Géopolitique de l'Université de Paris 8; Marianne Péron-Doise Senior chercheuse à l'IRIS et directrice de l'Observatoire Géopolitique sur l'Indo-Pacifique; Célian Macé journaliste à Libération
« Asie revisitée » ou nouveau concept ? L'Indo-Pacifique fait référence aux nouvelles rivalités et opportunités stratégiques dans la région, tant pour les États qui la compose que pour certains pays occidentaux. Cette appellation pourrait venir contrebalancer la puissance chinoise, en mettant davantage l'accent d'une part sur le Pacifique et d'autre part sur l'océan Indien, et notamment sur l'Inde. Ainsi, cette nouvelle conception de l'Asie fédère des États autour d'alliances visant à contenir l'influence de la Chine dans la région, telles que l'AUKUS (États-Unis, Royaume-Uni, Australie) ou le QUAD (Inde, Australie, Japon et États-Unis). Bien que ses délimitations géographiques diffèrent selon les entités qui l'invoquent, elle occupe une place prépondérante dans l'échiquier international. Comment définir le concept d'Indo-Pacifique ? L'Indo-Pacifique est-elle une nouvelle projection de l'Asie ? Pour quelles raisons la France se dote-t-elle d'une stratégie dans cette région ? Comment les stratégies occidentales dans l'Indo-Pacifique sont-elles perçues par la Chine ? Comment se positionnent d'autres pays de la région tels que la Corée du Sud ou l'Indonésie ? Dans ce podcast, Marianne Péron-Doise, chercheuse associée à l'IRIS et directrice de l'Observatoire géopolitique de l'Indo-Pacifique, nous éclaire sur le concept d'Indo-Pacifique, la géométrie variable de la région et ses enjeux stratégiques. Pour aller plus loin :
EXPERTS FRÉDÉRIC ENCEL Maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business Auteur de « Les voies de la puissance » AMY GREENE Enseignante à Sciences Po Paris Spécialiste de la politique américaine Auteure de « L'Amérique après Obama » LAURENCE NARDON Chercheure - Responsable du programme États-Unis de l'IFRI Institut Français des Relations Internationales PIERRE HASKI Chroniqueur international « France Inter » et « L'Obs » Le voyage officiel d'Emmanuel et Brigitte Macron aux Etats-Unis s'est achevé jeudi par un dîner de gala. Le président américain Joe Biden a déroulé le tapis rouge à son homologue français, multipliant les signes d'affection et d'amitié. Sans parvenir à faire oublier les dossiers qui fâchent. Car au cœur de la rencontre entre les deux dirigeants figurait l'épineux sujet de l'Inflation Reduction Act (IRA), un vaste plan de subventions et de bonifications fiscales accordées aux industriels américains pour accélérer la transition énergétique du pays. Un plan jugé « super agressif » par Emmanuel Macron, mercredi, devant des élus américains car l'initiative, dotée de 370 milliards de dollars (soit 351 milliards d'euros), pourrait conduire à des délocalisations en cascade sur le Vieux Continent, au profit des Etats-Unis. Mais le président français n'est pas parvenu à arracher de la part de son homologue de grandes avancées sur ce sujet. Joe Biden, bien qu'amical, n'a fait aucune concession. « Les Etats-Unis ne s'excuseront pas. Je ne m'excuserai jamais de ce que j'ai fait sur le plan législatif. C'est un gros projet qui pèse des centaines de milliards, le plus grand investissement sur le climat jamais effectué », dit Joe Biden à propos de l'« Inflation Reduction Act », en réponse aux critiques d'Emmanuel Macron. Ce voyage s'inscrivait aussi dans la volonté d'afficher un front commun pour envoyer un message à Vladimir Poutine. Les Etats-Unis et la France continueront à soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra", ont déclaré jeudi les deux dirigeants dans un communiqué commun, rappelant le partage des valeurs communes de démocratie, de liberté et de progrès face à l'agresseur russe :"Nous resterons unis pour (nous) opposer à la brutalité" de la Russie en Ukraine, a dit le démocrate de 80 ans, tandis qu'Emmanuel Macron avait appelé les deux "nations soeurs", France et Etats-Unis, à "savoir redevenir frères d'armes". Joe Biden s'est même montré ouvert à la discussion en se disant "prêt" à parler avec Vladimir Poutine, à la condition que ce dernier "cherche un moyen de mettre fin à la guerre". Main tendue immédiatement rejetée par Moscou. Cette guerre en Ukraine a placé, plus que jamais, les Etats-Unis en position de force sur le marché de l'armement en Europe. Maillon incontournable du soutien militaire à l'Ukraine, l'industrie d'armement des Etats-Unis trouve également de très nombreux débouché parmis les pays de l'Union Européenne. Dans un rapport la Commission européenne et l'Agence européenne de défense reconnaissent qu'entre 2007 et 2016, près des deux tiers des achats européens d'armes ont été effectués hors UE et principalement aux États-Unis. Cette tendance s'est même accentuée depuis 2018 et le lancement d'un programme qui permet aux ex-pays du pacte de Varsovie de se rééquiper en armes occidentales. Les achats d'avions F-35, de blindés, de missiles ou plus récemment de pièces d'artillerie de fabrication américaine sont massifs. Les projets d'Europe de la Défense, porté notamment par la France semble avoir du plomb dans l'aile. Cette Europe de la défense a, selon ses défenseurs, pour objectif d'atteindre une autonomie stratégique permettant de ne pas avoir à systématiquement s'aligner sur la politique extérieure américaine. Cette autonomie est le but de la France, dont les relations avec l'allié américain n'ont pas toujours été au beau fixe. Entre le refus de Jacques Chirac et Dominique de Villepin d'intervenir en Irak en 2003 et celui de Barack Obama de soutenir François Hollande face à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, les relations ont parfois été tumultueuses. Plus récemment, en septembre 2021, Emmanuel Macron a parlé d'une « rupture de confiance majeure », Washington n'ayant pas jugé bon d'informer Paris qu'il prenait le méga-contrat des sous-marins australiens pourtant gagné par les Français. L'épisode de l'Aukus, qui formalisait une alliance entre l'Australie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis dans l'Indo-Pacifique, a été vécu comme un point bas de la relation franco-américaine. Quel bilan peut-on tirer du voyage d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis ? Face aux importations massives d'armement américain en Europe, comment fonder une industrie de défense européenne ? Où en est-on dans la relation franco-américaines ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
« La mondialisation ne signifie pas de regarder vers un seul pays », a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz le 14 novembre à Singapour, lors de sa tournée en Asie. Alors qu'Angela Merkel s'était rendue douze fois en Chine, son successeur compte peser davantage dans l'Indo-Pacifique. Objectif : réduire la dépendance allemande à la Chine. Entretien avec Angela Stanzel, spécialiste de l'Asie à l'Institut allemand de politique internationale et de sécurité. RFI : Le chancelier Olaf Scholz dit qu'il ne veut plus mettre tous les œufs dans un seul panier. Pourquoi est-ce si important en ces temps de crise ? Angela Stanzel : La crise avec la Russie et la guerre nous ont appris qu'une dépendance, notamment dans des domaines sensibles, est très dommageable pour nous. Depuis, la diversification est considérée comme une urgence et une priorité face à des États autoritaires. Et cela concerne en premier lieu la Chine. L'idée avait déjà fait son chemin sous le gouvernement Merkel. Mais la guerre y a mis un coup d'accélérateur. Mais Berlin ne veut pas se mettre à dos la Chine, son premier partenaire commercial. Une équation qui semble bien complexe… Oui, bien sûr. Notre industrie automobile ou encore Siemens et BASF ont tout misé sur la Chine. Vu les profits faramineux que ces entreprises continuent à y faire, elles ne veulent pas que cela change. Évidemment, l'économie allemande a tout intérêt à en tirer profit. Un deuxième facteur qui rend le jeu d'équilibre compliqué : nous devons nous assurer que la Chine dépende du marché allemand. Dans certains domaines, elle l'est déjà. Si nous voulons que notre voix soit entendue à Pékin, il faut que la Chine ait besoin de nous. Cela aussi complique ce jeu d'équilibre. Début 2023, l'Allemagne présentera sa nouvelle stratégie vis-à-vis de la Chine. Est-ce que vous vous attendez à plus de fermeté ? Oui, la ministre Annalena Baerbock et son ministère des Affaires étrangères comptent adopter une position plus critique vis-à-vis de la Chine, sans que cela soit pour autant un changement de cap radical. L'un des piliers de cette nouvelle stratégie sera la rivalité systémique. Depuis 2019, notre relation avec la Chine est basée sur trois axes : la Chine est notre partenaire, notre compétiteur et notre rival. Mais depuis peu, l'accent est davantage mis sur la rivalité, et c'est normal. Nous devons alors diversifier nos ressources, approfondir nos relations avec des partenaires qui partagent nos valeurs et nouer de nouveaux partenariats. Nous devons aussi remettre en question l'influence grandissante de la Chine dans les organisations internationales ainsi que la rivalité avec la Chine dans des pays tiers. Tous ces éléments détermineront notre future stratégie vis-à-vis de la Chine. L'Allemagne a pour la première fois envoyé sa frégate « Bayern » dans l'Indo-Pacifique et y participe à des exercices militaires. Le but, est-il de tenir tête à une Chine qui montre ses muscles ? Oui, absolument. Vous n'allez le lire dans aucun document officiel. Mais le signal ne pourrait guère être plus clair : il faut endiguer l'influence et l'agressivité de la Chine dans la région. Nous devons nous engager aux côtés de ceux qui veulent freiner l'expansionnisme chinois. Jusqu'à présent, Berlin n'a pourtant pas ouvertement soutenu Taïwan face aux bruits de bottes chinois… Je pense que nous allons assister à un changement de notre politique envers Taïwan, à plus de solidarité et une volonté de nouer un vrai partenariat entre Taïwan, l'Allemagne et l'Europe. Sans que cela soit un virement radical dans notre politique envers la Chine. Face aux manifestants qui réclament la fin de la politique « zéro Covid , voire même la démission de Xi Jinping, qu'attendez-vous du gouvernement allemand ? J'appelle à beaucoup de prudence. Il y a effectivement un cri pour plus de liberté et la fin des confinements. Mais la population est incitée depuis longtemps à adopter une attitude hostile vers l'Occident. Si on soutient les manifestants, on alimentera le narratif selon lequel l'Occident est responsable de ce qui arrive. Mais ce que nous pouvons faire, c'est de rappeler à nos interlocuteurs que la Chine a besoin de vaccins efficaces et qu'il faut réformer le système de santé. C'est aussi dans notre intérêt que la Chine s'ouvre à nouveau et mette fin à la politique d'isolationnisme.
Cette table ronde propose une analyse des enjeux sécuritaires propres à l'Indo-Pacifique, une région qui sera façonnée pour les décennies à venir par la concurrence sino-américaine. Les panélistes discutent des différentes facettes de cette concurrence (stratégique, diplomatique, technologique, commerciale, etc.), en portant particulièrement attention aux intentions de la puissance chinoise, à ses aspirations hégémoniques, ainsi qu'aux points chauds de la région (mer de Chine méridionale et Taïwan). Avec Delphine Allès, Jean-Pierre Cabestan, Céline Pajon et Éric Marquis. Animation de Yann Roche
Pour en parler on est en ligne avec Chris Tallentire, francophile et passionné de l'histoire des explorateurs français de l'époque dans cette région de l'Indo-Pacifique. Il s'est rendu sur Dirk Hartog island le mercredi 30 mars pour marquer le 250e anniversaire de l'arrivée du Commandant Louis de St Aloüarn sur cette île, au large de l'Australie Occidentale le 30 mars 1772 et la prise de possession de l'île au nom du Roi Louis XV.
Canada là nhà đầu tư nước ngoài lớn thứ 14 tại Việt Nam tính đến tháng 11/2021 với 231 dự án trị giá 4,81 tỷ đô la. Việt Nam là đối tác thương mại hàng đầu của Canada trong khối ASEAN. Từ vài năm gần đây, Canada hướng đến Việt Nam như một nhân tố năng động giữ vai trò quan trọng trong chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương đang từng bước được Ottawa định hình. Hà Nội cũng có thêm được ủng hộ từ một nước phương Tây để đối phó với những đòi hỏi chủ quyền quá đáng của Trung Quốc ở Biển Đông. Có thể nói năm 2018 đánh dấu bước ngoặt trong chính sách về Ấn Độ-Thái Bình Dương của Canada. Từ né tránh đề cập những tranh chấp ở Biển Đông, chính phủ của thủ tướng Trudeau đã chỉ trích đích danh Trung Quốc và thường xuyên điều chiến hạm đi qua những vùng biển mà Bắc Kinh đơn phương đòi hết chủ quyền để “cho thấy sự ủng hộ của Canada đối với các đối tác và đồng minh thân cận nhất của chúng ta, về an ninh và trật tự quốc tế dựa trên luật pháp” (1). Ngoại trưởng Canada Mélanie Joly được chính phủ ủy nhiệm “phát triển và thực hiện một chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương toàn diện mới nhằm tăng cường quan hệ đối tác về ngoại giao, kinh tế và quốc phòng”. Tuy nhiên, được nghiên cứu từ khoảng hai năm nay nhưng rất ít thông tin về chiến lược này được tiết lộ, theo trang Radio-Canada ngày 29/01/2022. Giới chuyên gia sốt ruột cảnh báo : “Nếu không có chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương, Canada sẽ không tham gia vào quá trình thảo các điều luật. Điều đó có nghĩa là Canada có thể bị thiệt vì những điều luật do các nước khác đề ra”. (2) Canada đang tăng tốc để bù lại thời gian bỏ lỡ trong việc định hình chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương, nơi được cho sẽ chiếm đến hơn một nửa GDP toàn cầu vào năm 2040. Trong chiến lược này, Việt Nam được đánh giá là một nhân tố năng động. Điều này giải thích cho hàng loạt sự kiện gặp gỡ, hợp tác song phương từ quốc phòng đến thương mại giữa Việt Nam và Canada trong những năm 2020 và 2021, theo nhận định của giáo sư Eric Mottet, đại học Công Giáo Lille (Pháp) khi trả lời RFI Tiếng Việt. RFI : Từ vài năm nay gần đây, Canada đã thay đổi hoàn toàn lập trường về những tuyên bố đòi chủ quyền của Trung Quốc ở Biển Đông và ngày càng tỏ ra quan tâm hơn đến khu vực này. Đâu là những lý do giải thích cho sự thay đổi của Ottawa ? G.S. Eric Mottet : Đúng là Hải Quân Hoàng Gia Canada ngày càng hiện diện thường xuyên hơn ở eo biển Đài Loan và Biển Đông. Rõ ràng là sự hiện diện này ngày càng nhiều hơn so với trước đây, vì phải nói rằng Hải Quân Canada tương đối vắng bóng trong khu vực trong những năm qua. Việc này được giải thích phần nào qua việc chính quyền Ottawa đang suy nghĩ đến một chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương nên quan sát xem Hoa Kỳ, Liên Hiệp Châu Âu, Nhật Bản, Úc, Ấn Độ làm gì về mặt an ninh trong khu vực này. Canada cân nhắc xem chiến lược của họ ở Thái Bình Dương sẽ ra sao và đi đến kết luận là cần hiện diện quân sự, kể cả lực lượng hải quân, tại các vùng biển ở Ấn Độ-Thái Bình Dương. Điều này cũng giúp Canada thoát khỏi thế kẹt trong xung đột với Trung Quốc, kéo dài nặng nề suốt 3 năm. Canada hy vọng bằng cách nào đó lấy lại thế bình thường trong quan hệ với Trung Quốc. Và để đi đến sự bình thường hóa này, chính quyền Ottawa cho rằng phải hiện diện thường xuyên hơn về mặt hàng hải ở Ấn Độ-Thái Bình Dương, và đặc biệt là ở Biển Đông. RFI : Ông nói là mối quan hệ giữa Trung Quốc và Canada rất căng thẳng trong những năm qua. Nhưng liệu sự hiện diện thường xuyên hơn ở Ấn Độ-Thái Bình Dương, đặc biệt là ở Biển Đông, có làm gia tăng thêm căng thẳng ? G.S. Eric Mottet : Không vì Canada đã củng cố lập trường của họ. Trong suốt 3 năm, các sự kiện liên quan đến Hoa Vi và hai công dân Michael Spavor và Kovrig bị giam giữ ở Trung Quốc đã khiến quan hệ song phương trở nên phức tạp. Trong thời gian dài, Canada đã không biết phải làm thế nào với vấn đề này. Hiện giờ, cả hai ông Michael đã về nước, mối quan hệ song phương dịu đi một chút. Nhưng ngược lại, Canada vẫn khá bất bình về cách Trung Quốc xử lý tình hình đó, nên phải tỏ ra cứng rắn hơn, hung hăng hơn một chút và thể hiện rằng Canada là một nước có thể sẽ hiện diện ở Ấn Độ-Thái Bình Dương, sẽ triển khai một chiến lược đối với khu vực này. Vì thế Canada sẽ hoạt động nhiều hơn ở Ấn Độ-Thái Bình Dương trong tương lai. RFI : Hà Nội có thể đóng vai trò như thế nào trong chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương của Canada ? G.S. Eric Mottet : Tôi nghĩ là chiến lược của Hà Nội, nhìn một cách rộng hơn, nằm trong chiến lược của khối ASEAN. Đối với tất cả các bên đang nghiên cứu đến chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương, dù là Hoa Kỳ, Liên Hiệp Châu Âu, Nhật Bản, Úc hay Ấn Độ, đều coi ASEAN là nhân tố trọng tâm trong chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương của họ. Việt Nam là một thành viên có vai trò lớn trong ASEAN về mặt kinh tế, chính trị và ngoại giao, nên dĩ nhiên các nước trên cũng phải dựa vào Việt Nam. Trong khuôn khổ chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương của Ottawa, mối quan hệ giữa Việt Nam và Canada sẽ dựa trên các thỏa thuận đã có, như Hiệp định Đối tác Toàn diện và Tiến bộ xuyên Thái Bình Dương (CPTPP) giúp đơn giản hóa trao đổi kinh tế giữa hai nước. Ngoài ra, cũng có thể thấy là Việt Nam sẽ trở thành một điểm tựa chiến lược ở vùng Ấn Độ-Thái Bình Dương cho Canada. Mối quan hệ song phương này còn dựa vào cộng đồng người Việt sinh sống ở Canada, cũng như việc Việt Nam là một đất nước đang trỗi dậy mà hiện cả thế giới đang hướng tới. Ở vùng Ấn Độ-Thái Bình Dương có hai nước rất được chú ý đến là Indonesia và Việt Nam. Các bên hướng đến khu vực này đều chú ý đến Việt Nam, một quốc gia sẽ nằm hoàn toàn trong chiến lược Ấn Độ-Thái Bình Dương của Canada. RFI : Ngày 07/07/2021, Tham vấn Quốc phòng Việt Nam-Canada đã diễn ra ở Hà Nội. Sau đó, Canada đã mở Văn phòng thường trực Tùy viên Quốc phòng ở Hà Nội. Việt Nam sẽ có được những lợi ích gì khi tăng cường quan hệ với Canada về quốc phòng và kinh tế, trong đó phải kể đến việc Hiệp định CPTPP có hiệu lực từ đầu năm 2022 mà cả Việt Nam và Canada cùng tham gia ? G.S. Eric Mottet : Về mặt an ninh, có được sự ủng hộ của Ottawa trong tranh chấp chủ quyền với Trung Quốc ở Biển Đông là điều rất tích cực đối với Việt Nam vì Canada là một nhân tố có trọng lượng, là một nước phương Tây cũng nằm trong vùng Ấn Độ-Thái Bình Dương dù ban đầu Canada ít thể hiện về vấn đề này nhưng giờ thì tỏ rõ hơn. Ngoài ra, đúng là chúng ta thấy Canada đã tăng cường quan hệ đối tác với các nước và thể chế cấp vùng ở Biển Đông. Bộ trưởng Quốc Phòng Canada đã đến dự Hội thảo Quốc tế về Biển Đông tại Hà Nội tháng 11/2020. Ông cũng tham gia nhiều diễn đàn quốc phòng với các nước ASEAN. Hiện giờ, Canada có một tùy viên quân sự ở Việt Nam và một ở Malaysia. Có thể thấy là Việt Nam được Canada nhắm đến là nơi phải thành lập văn phòng tùy viên quân sự và cùng nghiên cứu để ra được một thỏa thuận cụ thể hóa nghị định thư về kế hoạch an ninh (được hai bộ trưởng Quốc Phòng ký năm 2019). Ngoài ra, Hải Quân Canada cũng đã ghé thăm cảng Cam Ranh, miền trung Việt Nam vào tháng 06/2021. Đây là sự kiện đầu tiên kể từ nhiều năm qua. Nhìn chung, có thể thấy là Việt Nam và Canada xích lại gần nhau nhiều hơn về mặt an ninh. Còn về lĩnh vực thương mại, đừng quên rằng Việt Nam là đối tác thương mại chính của Canada trong khối ASEAN. Chính quyền Ottawa cũng thể hiện mong muốn từng bước ưu tiên Việt Nam là đối tác kinh tế và thương mại quan trọng, kể cả thông qua việc nhập khẩu nông sản, thực phẩm hoặc hợp tác về các vấn đề liên quan đến giáo dục, công nghệ, thông tin và truyền thông… Có thể thấy là cả hai nước đang gia tăng quan hệ kinh tế song phương. Tôi muốn nhắc lại lần nữa rằng Canada coi Việt Nam là một nước trong ASEAN, trong vùng Ấn Độ-Thái Bình Dương, cần phải dựa vào trong tương lai, vừa về mặt an ninh, vừa về thương mại và kinh tế. RFI : Có thể thấy là Canada vẫn một mình tiến hành các hoạt động vì tự do lưu thông hàng hải ở Biển Đông hoặc đưa ra nhiều tuyên bố chống lại các hành động đơn phương gây thêm căng thẳng ở trong vùng. Tại sao Canada không tham gia tuần tra chung với Mỹ trong khuôn khổ FONOP ? G.S. Eric Mottet : Đúng là Canada không tham gia các chiến dịch vì tự do lưu thông hàng hải FONOP của Mỹ. Khi biết một chút về chính sách đối ngoại của Canada, chúng ta biết là đối với Ottawa, điều quan trọng là phải duy trì được chính sách, gọi là “lành mạnh” đối với chính sách của Mỹ. Họ sẽ không sao chép hay tham gia một cách triệt để vào mọi sáng kiến, kể cả về an ninh, của Hoa Kỳ. Ottawa chọn con đường riêng, độc lập với Washington, nên không tham gia các chiến dịch của Mỹ. Nhưng hiện tại, ở Ottawa đang diễn ra một cuộc tranh luận về việc tại sao Canada không tham gia và tại sao Canada nên tham giam vào chiến dịch FONOP do Hoa Kỳ chỉ huy ở Biển Đông. Hiện giờ, Ottawa vẫn chưa có câu trả lời chính thức nhưng dường như chính quyền Ottawa không muốn gây bất đồng. Thực ra là giữa Canada và Hoa Kỳ vẫn tồn tại bất đồng về ngả lưu thông ở phía tây bắc : Washington coi đó là tuyến đường hàng hải quốc tế, trong khi Ottawa khẳng định tuyến đường đó thuộc chủ quyền của họ. Và vì đã có một số tranh chấp hàng hải, Canada không muốn tham gia và tạo thêm tiền lệ với Mỹ. Tiếp theo, tôi cho rằng mối quan hệ giữa Ottawa và Bắc Kinh vẫn còn nhiều khúc mắc, có thể vì thế mà Canada không muốn đối đầu thêm với Trung Quốc vì cần nhắc lại là quan hệ song phương vẫn rất xấu và không được cải thiện nhiều cho lắm. Theo tôi, Canada không muốn “đổ thêm dầu vào lửa” trong mối quan hệ vốn đã rất phức tạp và vẫn chưa thấy lối thoát. Ngoài ra, cũng cần phải biết là 70% người dân Canada ác cảm về Trung Quốc. Tôi nghĩ là Ottawa không muốn làm trầm trọng thêm quan điểm này trong dân chúng. RFI Tiếng Việt xin trân thành cảm ơn giáo sư Eric Mottet, trường đại học Công Giáo Lille tại Pháp. ***** (1) Theo tài liệu của chính phủ Canada liên quan đến chuyến hải hành năm 2020 của chiến hạm NCSM Ottawa ở Biển Đông được trang The Diplomat trích ngày 12/06/2021. (2) L'Indo-Pacifique et le grand rattrapage d'Ottawa, Radio-Canada, 29/01/2022.
Les zones de conflits ne cessent de s'élargir avec des arcs de crises de milliers de kilomètres de l'Afghanistan à l'Ethiopie, du Mali à la Libye, de la Syrie à l'Ukraine, tensions accrues entre l'Otan et la Russie, de la Corée du Nord aux îles Senkaku-Diaoyu et Paracels, de la République Centre-africaine à la Turquie, sans oublier l'hyperterrorisme. La scène internationale est entrée dans un cycle instable de décomposition-recomposition. Si le retour à un monde multipolaire constitue un progrès réel en termes de liberté collective, il multiplie en contrepartie les zones de friction. La réalité contemporaine est celle des rapports de forces et des politiques d'accroissement de puissance. Le spectre de la guerre s'est étendu comme peut-être jamais au cours de l'histoire. Invités : - Virginie Collombier, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence, spécialiste de la Libye - François Frison-Roche, Chercheur au CNRS au sein du laboratoire CERSA de l'Université Paris 2. Et ancien directeur du projet français d'aide à la transition du Yemen de 2012 à 2014. Revue diplomatie décembre 2021. « Les conflits dans le monde ». - Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale, « l'Indo Pacifique un espace stratégique sous tension ».
durée : 00:12:40 - Les Enjeux internationaux - par : Julie Gacon - Avec Christophe Jaffrelot, directeur de recherches CERI (Centre de recherches internationales) de Sciences Po Paris et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). - invités : Christophe Jaffrelot Directeur de recherche au CERI-Sciences Po/CNRS et co-directeur de l'Observatoire franco-allemand de l'Indo-Pacifique
Nouveau format "Paroles d'ambassadeur". Pascal Boniface reçoit des ambassadeurs étrangers en poste en France pour évoquer les sujets diplomatiques propres à ces pays, la situation politique interne et leur place dans le monde. Aujourd'hui, il reçoit S.E Dae-jong Yoo, ambassadeur de la république de Corée en France. Au programme : la situation sanitaire en Corée, la relation avec la Corée du Nord, la situation dans l'Indo-Pacifique et la position de la Corée face au duel sino-américain, et le soft power coréen. ➡️ Disponible sur Soundcloud, Spotify, Deezer, Youtube, l'app Podcast, I-Tunes, iris-france.org, Mediapart et mon blog.
Invité : Amiral Vandier, chef d'état-major de la Marine nationale 1:30 : Le choix de la Marine, et de l'aéronavale 9:30 Les premières années comme pilote dans l'aéronavale et comme officier de marine 15:00 La cellule de crise « Afrique » et le déclenchement de l'opération Serval 22:00 Le commandement du « Charles-de-Gaulle », son successeur et la place des porte-avions dans les marines mondiales 36:00 L'importance stratégique de l'Indo-Pacifique et les moyens de la Marine, le référendum en Nouuvelle-Calédonie 47:00 Les partenariats indo-pacifiques depuis l'accord AUKUS 56:30 Le retour à la haute intensité et la question de la masse 1:04:00 La perspective de la dronisation en mer 1:12:00 Les ressources humaines de la Marine Extraits audio : - Scorpions, "Winds of change", sur l'album "Crazy World" (1990) - The Clash, "This is England" (1985)
Alors que se termine le sommet sur l'Europe et les Balkans, et que s'ouvre celui sur l'Afrique et la France, quelle place l'UE entend-elle jouer dans le monde ? Soucieuse de s'affirmer face à une rivalité Amérique - Chine qui veut prendre toute la place… Et on commencera ce vaste périple aux portes de l'Europe. Dans les Balkans occidentaux. L'UE ne leur a fait aucune promesse quant à leur intégration future. Certains attendent, pourtant, dans l'antichambre de l'Europe depuis près de 20 ans, et la frustration est bien là. Mais, Bruxelles entend toujours les accompagner sur la voie de la croissance avec une aide économique de 30 milliards sur sept ans. En Bosnie-Herzégovine, la jeunesse veut encore croire à l'Europe. Il faut dire que la classe politique locale qui attise les divisions communautaires ne les fait pas rêver. Reportage à Sarajevo de Louis Seiller. Le scandale diplomatique entre la France et les États-Unis autour des sous-marins du Pacifique aurait pu faire passer cette information au second plan : l'Europe entend bien être présente dans l'Indo-Pacifique, une zone qui concentre 70% du commerce mondial. Elle a dévoilé sa stratégie, qui passe aussi par de nombreux contrats de libre-échange. À Bruxelles, Pierre Benazet. L'Europe et ses 27 États membres comptabilisent 46% de l'aide au développement dans le monde. Au Sénégal, par exemple, la délégation de l'UE a choisi de financer plusieurs associations de jeunes réunies dans le « Consortium jeunesse Sénégal ». Leur projet, donner des outils pour l'emploi et l'entreprenariat à 200 000 jeunes de la banlieue de Dakar. C'est le reportage de notre correspondante Charlotte Idrac. C'est mon Europe Les jeunes seront nombreux vendredi (8 octobre 2021) au sommet Afrique France qui se tient à Montpellier. Un sommet sans chef d'État africain, qui laisse la place à 3 000 acteurs de la société civile. Quatre ans après le discours du président français Emmanuel Macron devant 800 étudiants à Ouagadougou, les jeunes sont sur le devant de la scène. C'est votre chronique d'aujourd'hui Alice Rouja, que connaît la jeunesse européenne de l'Afrique ? Et on vote cette fin de semaine en République Tchèque. Quitte ou double pour l'actuel Premier ministre, le milliardaire Andrej Babis... Il est entré en politique, il y a une dizaine d'années, mais son image est aujourd'hui entachée par un nouveau scandale : les Pandora Papers dévoilent tout un système de montages financiers très opaque pour acheter des propriétés de Luxe dans le sud de la France. À Prague, Alexis Rosenzweig.
durée : 00:58:03 - Cultures Monde - par : Florian Delorme, Mélanie Chalandon - La France, “dernier pays européen du Pacifique”, tente depuis plusieurs années de mettre sur pied une stratégie d'influence dans cette région du monde. Un projet désormais compromis par la crise des sous-marins et la concurrence chinoise et états-unienne. - réalisation : Vincent Abouchar, Benjamin Hû - invités : Christophe Jaffrelot Directeur de recherche au CERI-Sciences Po/CNRS et co-directeur de l'Observatoire franco-allemand de l'Indo-Pacifique; Sarah Mohamed-Gaillard Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'Inalco, spécialiste de l'histoire de l'Océanie et de la politique de la France dans le Pacifique Sud; Guibourg Delamotte Maîtresse de conférences à l'Inalco, chercheuse à l'IFRAE, enseignante à Sciences Po Paris
durée : 00:58:29 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Derrière la rupture du contrat des sous-marins entre l'Australie et la France, il y a cette zone, l'Indo-Pacifique, qui concentre des enjeux géopolitiques cruciaux. - réalisation : Luc-Jean Reynaud
THÉMATIQUE : L'INDO-PACIFIQUEAvec Isabelle Saint-Mézard, chercheuse associée au centre Asie de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, et spécialiste de l'Asie du Sud, notamment de l'Inde.Le terme d'Indo-Pacifique a émergé récemment dans les relations internationales où on lui préférait jusque-là le concept d'Asie-Pacifique. C'est, par exemple, en 2019, que la France a dévoilé sa stratégie pour l'Indo-Pacifique. Si la notion correspond à l'union des océans indien et pacifique, ses délimitations géographiques ne sont pas envisagées de la même manière par tous les acteurs. Les États-Unis considèrent l'Indo-Pacifique comme bordé à l'ouest par la façade orientale de l'Inde tandis que la France tend à inclure Mayotte voire l'Afrique de l'Est. Cependant, une donnée commune demeure : celle du caractère stratégique de la zone. Au niveau économique, l'Indo-Pacifique représente 40% du PIB mondial avec la Chine, l'Inde, le Japon mais aussi les dragons asiatiques. Principal relai de la croissance mondiale, la zone est traversée par la première route maritime du globe. Avec 60% de la population de la planète, elle représente également un marché majeur. Au niveau sécuritaire, la région compte 6 puissances nucléaires : la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan mais aussi les États-Unis et la France. Ce constat est d'autant plus digne d'intérêt que certains de ces pays s'opposent sur de nombreux sujets. La stabilité étatique est également sujette à caution, notamment après après un coup d'État en Birmanie le 1er février dernier et avec la persécution de la minorité musulmane dans ce pays mais aussi en Chine et en Inde. Par ailleurs, les petits États insulaires de l'Indo-Pacifique sont parmi les premiers menacés par le changement climatique, qui renforce le risque de catastrophes naturelles. Le concept d'Indo-Pacifique a été promu par les États-Unis pour offrir un front uni entre les pays de la région face à l'affirmation de Pékin en mer de Chine mais aussi dans l'océan Indien alors que l'armée chinoise dispose désormais d'une base à Djibouti. A travers le dialogue quadrilatéral sur la sécurité, le QUAD, qui rassemble Inde, Australie, Japon et États-Unis, ces derniers espèrent former une alliance multilatérale. Cependant, les gouvernements de la région veillent à ne pas s'opposer frontalement à Pékin tandis que les Européens, pressés par Washington, ne souhaitent pas nécessairement aligner leur position sur celle des États-Unis.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
Le Collimateur se tourne cette semaine vers l'autre bout du monde, et l'Océan pacifique où les tensions grimpent face à la montée en puissance de la Chine et de sa Marine, et vers lequel les regards se tournent de plus en plus autour de l'émergence des réflexions stratégiques sur l'Indo-Pacifique ; en compagnie de l'Amiral Jean-Matthieu Rey, commandant de la zone maritime et des forces armées du Pacifique. 2:30 : L'entrée dans la Marine nationale et les premiers faits d'armes comme commando marine 9:30 : La découverte du Pacifique 13:00 : La mise au piont des frégates classe « La Fayette » et « Horizon » 24:30 : Le passage en état-major 29:00 : Le rôle et les fonctions d'ALPACI et des forces armées françaises dans la zone 41:00 : La montée en puissance de la Chine et la montée des tensions 51:45 : Les capacités d'action en cas d'événement en Indo-Pacifique 59:15 : Le concept d'Indo-Pacifique 1:03:00 : Les prises de position chinoises en Océanie Extraits audio : - Lolita, "Sailor (Your Home is the Sea)" (1960) - "Fisherman's Song of the East China Sea", BO du film "Crazy Kung-Fu" (2004)