Podcasts about singapour

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singapour

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Papilles
#227 - Angelo Musa - « Le plus difficile en pâtisserie, c'est de faire simple »

Papilles

Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 56:47


Une année de pâtisserie choisie presque par hasard et une rencontre décisive avec Claude Bourguignon. Angelo Musa ne savait pas encore qu'il venait de mettre le doigt dans un métier qui allait l'emmener bien plus loin qu'il ne l'aurait imaginé.Champion du monde de pâtisserie, Meilleur Ouvrier de France, Angelo Musa a passé une grande partie de sa carrière à se dépasser : concours après concours, création après création, jusqu'à maîtriser suffisamment la technique pour comprendre… qu'il n'était pas nécessaire de tout montrer.Parce qu'avec l'expérience vient une autre difficulté : faire simple. Trouver le bon goût, la bonne texture, le bon équilibre et enlever tout ce qui n'est pas nécessaire. Alors dans cet épisode, on remonte le fil de ses 37 années de pâtisserie : ses premiers Paris-Brest, ses concours, la pression de l'après-MOF, ses voyages autour du monde, mais aussi tout ce qu'il essaie aujourd'hui de transmettre aux nouvelles générations.Au menu de cet épisode :

Histoires du monde
Singapour paie ses citoyens pour qu'ils lisent des livres et lâchent leur téléphone

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 3:18


durée : 00:03:18 - Tout va trop vite - par : Jean-Philippe Balasse - « Tout va trop vite », titre de chronique parfaitement indiqué puisqu'il s'agit de ralentir et surtout de lire. Une opération plutôt originale qui se passe à Singapour. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

7 milliards de voisins
Rapport PISA : comment expliquer le décrochage mondial des élèves

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 48:30


L'OCDE a dévoilé les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, le fameux PISA, publié tous les trois ans. Le constat de cette nouvelle édition est sévère.  Jamais la moyenne des pays participants en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit n'avait été aussi faible. Si la baisse des scores est générale, les pays d'Asie de l'Est – la Chine (quatre provinces ont participé à l'étude PISA), Singapour, le Japon et la Corée du Sud – continuent d'occuper les premières places du classement. Quant à la France, elle stagne en 27ème position, selon les derniers résultats – avec un décrochage conséquent en mathématiques (-16 points) et en compréhension de l'écrit (-18 points). Autre enseignement du rapport PISA : le problème de niveau est devenu récurrent et concerne désormais aussi les meilleurs élèves.  Parmi les raisons invoquées pour expliquer ces mauvais résultats, figurent les effets durables de la pandémie de Covid-19, la forte présence du numérique, des changements dans le rapport des élèves à l'apprentissage ou encore le désinvestissement des parents dans la scolarité de leurs enfants. Les causes seraient ainsi multiples et profondes.  Alors que le Conseil d'analyse économique anticipe une baisse du PIB de l'ordre de 150 milliards d'euros à l'horizon 2050 si les résultats de la France dans le classement PISA ne s'améliorent pas, quels sont les leviers d'action ? Faut-il de grandes réformes éducatives ? L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, récemment votée en France, aura-t-elle un effet ? Et que peut-on attendre de la généralisation de l'utilisation de l'IA à l'école ?    Avec : • Éric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE qui publie l'enquête Pisa et mesure tous les 3 ans le niveau des élèves des pays de l'OCDE • Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan et rapporteur de l'enquête Niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ? Un entretien avec  Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine.     En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Melissa dont la fille de 4 ans finit ses nuits dans le lit de ses parents.    Programmation musicale : ► I Love You - Odezenne ► Nakupenda - Sifoor.  

7 milliards de voisins
Rapport PISA : comment expliquer le décrochage mondial des élèves

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 48:30


L'OCDE a dévoilé les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, le fameux PISA, publié tous les trois ans. Le constat de cette nouvelle édition est sévère.  Jamais la moyenne des pays participants en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit n'avait été aussi faible. Si la baisse des scores est générale, les pays d'Asie de l'Est – la Chine (quatre provinces ont participé à l'étude PISA), Singapour, le Japon et la Corée du Sud – continuent d'occuper les premières places du classement. Quant à la France, elle stagne en 27ème position, selon les derniers résultats – avec un décrochage conséquent en mathématiques (-16 points) et en compréhension de l'écrit (-18 points). Autre enseignement du rapport PISA : le problème de niveau est devenu récurrent et concerne désormais aussi les meilleurs élèves.  Parmi les raisons invoquées pour expliquer ces mauvais résultats, figurent les effets durables de la pandémie de Covid-19, la forte présence du numérique, des changements dans le rapport des élèves à l'apprentissage ou encore le désinvestissement des parents dans la scolarité de leurs enfants. Les causes seraient ainsi multiples et profondes.  Alors que le Conseil d'analyse économique anticipe une baisse du PIB de l'ordre de 150 milliards d'euros à l'horizon 2050 si les résultats de la France dans le classement PISA ne s'améliorent pas, quels sont les leviers d'action ? Faut-il de grandes réformes éducatives ? L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, récemment votée en France, aura-t-elle un effet ? Et que peut-on attendre de la généralisation de l'utilisation de l'IA à l'école ?    Avec : • Éric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE qui publie l'enquête Pisa et mesure tous les 3 ans le niveau des élèves des pays de l'OCDE • Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan et rapporteur de l'enquête Niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ? Un entretien avec  Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine.     En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Melissa dont la fille de 4 ans finit ses nuits dans le lit de ses parents.    Programmation musicale : ► I Love You - Odezenne ► Nakupenda - Sifoor.  

Les Racines du présent
La diplomatie a-t-elle fait son temps ?

Les Racines du présent

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 51:47


Invité :Bernard de MONTFERRAND, ancien ambassadeur (Allemagne, Japon, Inde, Pays-Bas, Singapour) . Son dernier livre : « Singapour, l'invention de Lee Kuan Yew » (Tallandier)Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de culture ci-dessous :Visages : https://audmns.com/YNRfPcJJuste ciel · RCF Cœur de Champagne : https://audmns.com/TyoHCKoLa suite de l'Histoire : https://audmns.com/IlGYVbxLa suite de l'Histoire, l'intégrale : https://audmns.com/vwgmJNuTous mélomanes : https://audmns.com/oZJUpqCMarche & rêve : 8 personnalités transformées par la marche : https://audmns.com/fLjYOLLEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lenglet-Co
Faut-il mieux payer nos politiciens pour qu'ils soient meilleurs, comme à Singapour ?

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 3:39


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 09 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Faut-il mieux payer nos politiciens pour qu'ils soient meilleurs, comme à Singapour ?

RTL Matin

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 3:39


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 09 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse internationale
À la Une: la dégringolade du niveau scolaire

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 4:03


En France, en Europe, et même quasiment partout dans le monde, c'est la chute libre… C'est ce qui ressort du classement PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, développé, tous les 3 ans, par l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les résultats de cette étude mondiale ont été dévoilés hier et ils sont donc particulièrement alarmants… « Si le classement PISA 2025 inquiète doublement, pointe Le Monde à Paris, c'est qu'à l'exception d'une partie de l'Asie, il révèle une diminution globale des capacités cognitives des jeunes. L'édition réalisée en 2022 avait invoqué la pandémie de Covid-19 pour expliquer la dégradation des scores de systèmes scolaires habituellement cités en exemple, en Allemagne ou en Norvège. Cette cassure continue de marquer une génération, mais le problème va au-delà. Il touche aux effets de la révolution numérique en cours. » En effet, précise Le Monde, « PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % à ne pas recourir à l'intelligence artificielle. Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l'IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d'apprentissage. La recherche éclairera mieux la nouvelle donne des écrans et des réseaux sociaux, mais il apparaît déjà que les réformes ayant prouvé leur efficacité sur les savoirs des élèves – meilleure formation des enseignants, aide aux élèves en difficulté – ne suffisent plus. » Les écrans et les réseaux sociaux dans le collimateur… Pour Le Figaro, c'est clair : « À ceux qui en doutaient encore, le classement Pisa montre, à l'échelle planétaire, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l'intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux. » Et Libération renchérit : « impossible, au risque de paraître un peu technophobe, de ne pas corréler les mauvais résultats des adolescents français, notamment en lecture, au développement de la consommation des écrans et des réseaux sociaux. A la culture du tout image face au temps long de la lecture. A force de vivre perfusés à Instagram et TikTok, où une vidéo de trois minutes est déjà un format “long“, la capacité d'attention collective s'est réduite. » Libération qui s'interroge : « faut-il déjà se résigner ? Ou croire encore que la révolution de l'IA, dont l'ampleur est comparée à l'invention de l'imprimerie, ne sera pas le fossoyeur définitif de notre appétit pour la lecture ? Comment continuer à faire vivre le miracle étrange qui donne le goût de lire à un enfant ? C'est notre défi collectif. » Lire comme remède En effet, complète Die Welt à Berlin, « l'avenir n'appartient pas seulement à ceux qui ont accès à l'information, mais à ceux qui savent l'interpréter, la relier et en tirer des enseignements. Certains pays prennent déjà ce constat au sérieux. (…) À Singapour, malgré des équipements de pointe en classe, les élèves consacrent encore beaucoup de temps aux textes imprimés. La Suède a mis en place des campagnes nationales de promotion de la lecture. Dans ce contexte, certains experts plaident pour que les écoles privilégient la lecture d'œuvres complètes plutôt que d'extraits, comme c'est souvent le cas. » « Le déclin n'est pas une fatalité, veut croire Le Soir à Bruxelles. L'Estonie, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni restent parmi les plus performants. Malgré leurs différences, les élèves y suivent plus longtemps le même cursus, l'orientation intervient plus tard et le redoublement est rare. Les difficultés y sont traitées par du soutien plutôt qu'en faisant recommencer l'année ou en séparant les parcours. » Retour aux fondamentaux ? En Suisse, les élèves restent parmi les meilleurs d'Europe. Mais « pas de quoi fanfaronner », s'exclame Le Temps à Genève. « Le niveau des jeunes s'érode année après année dans les compétences fondamentales. » Et « la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique le martèle : lire, écrire, calculer doivent (re)devenir des priorités. Il ne suffit pas de le dire. Le message doit arriver jusque dans les salles de classe, s'exclame Le Temps. Non pas pour grimper dans les classements PISA. Simplement parce que ce socle de base est essentiel pour l'avenir de nos jeunes. De bonnes compétences scolaires à la sortie de l'école obligatoire augmentent fortement les chances d'obtenir un diplôme. Et l'obtention de ce diplôme réduit fortement les risques de chômage. Un cercle vertueux qu'il est temps de remettre en place. » À lire aussiEducation: les résultats des élèves français en baisse selon le rapport PISA

Débat du jour
Faut-il être bon en maths pour réussir?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 29:30


Considérée comme le baromètre mondial de la performance des systèmes éducatifs, l'enquête Pisa a été rendue publique ce mardi 8 septembre 2026. Il en ressort une baisse de niveau généralisée. Parmi les matières les plus affectées, figurent les mathématiques. Une situation qui interroge sur les conséquences car les maths sont souvent présentées comme la voie royale pour obtenir le plus grand nombre de débouchés. Les mathématiques sont-elles placées sur un piédestal ? Pourquoi ? Quelle traduction dans la vie active ? Pour en débattre - Monica Neagoy, docteure en didactique des mathématiques, également une des spécialistes de la méthode de Singapour. Productrice sur YouTube d'une chaîne pour aider les gens à tomber amoureux des mathématiques, « Math with Dr Monica » - Mélanie Guenais, maîtresse de conférences à l'Université Paris-Saclay en mathématiques   - Pierre-Michel Menger, sociologue, professeur au Collège de France.

Débat du jour
Faut-il être bon en maths pour réussir?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 29:30


Considérée comme le baromètre mondial de la performance des systèmes éducatifs, l'enquête Pisa a été rendue publique ce mardi 8 septembre 2026. Il en ressort une baisse de niveau généralisée. Parmi les matières les plus affectées, figurent les mathématiques. Une situation qui interroge sur les conséquences car les maths sont souvent présentées comme la voie royale pour obtenir le plus grand nombre de débouchés. Les mathématiques sont-elles placées sur un piédestal ? Pourquoi ? Quelle traduction dans la vie active ? Pour en débattre - Monica Neagoy, docteure en didactique des mathématiques, également une des spécialistes de la méthode de Singapour. Productrice sur YouTube d'une chaîne pour aider les gens à tomber amoureux des mathématiques, « Math with Dr Monica » - Mélanie Guenais, maîtresse de conférences à l'Université Paris-Saclay en mathématiques   - Pierre-Michel Menger, sociologue, professeur au Collège de France.

Les Nuits de France Culture
Sur les Docks - Voyage en Corée du sud, 1 : Quelle identité coréenne ? (1ère diffusion : 14/12/2009)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 52:53


durée : 00:52:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - On parle habituellement de "la Corée", ce qui est vrai et faux. En fait, on se réfère alors à la Corée du Sud, l'un des quatre "dragons" asiatiques des années 60 (avec Taïwan, Hong-Kong et Singapour) - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA, Laurence Jennepin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Fast fashion: introduction en bourse compliquée pour Shein

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 3:08


Après deux tentatives avortées sur les places de New York et Londres, le géant chinois Shein a finalement fait son entrée en bourse à Hong Kong. À peine introduit, le titre perdait près de 10% de sa valeur alors que le modèle qui a fait l'énorme succès de cette plateforme est de plus en plus contesté. Sur le papier, l'introduction de Shein est un succès : 1,46 milliard de dollars levés, pour une capitalisation boursière autour de 22 milliards de dollars. Mais c'est près de quatre fois moins que la valeur estimée de l'entreprise en 2022, quand la pandémie avait propulsé les sociétés de e-commerce au sommet de la fast fashion. À l'époque, Shein était en pleine ascension : en Europe et aux États-Unis, on s'arrachait ses vêtements tendance fabriqués en Chine et vendus à des prix dérisoires. Shein a d'ailleurs d'abord cherché à être cotée sur les places boursières américaines. Face aux critiques sur les conditions de travail dans ses usines, aux soupçons de travail forcé, au lobbying des compagnies occidentales dénonçant la concurrence déloyale de ces produits made in China déferlant sur leur marché sans respecter aucune norme sociale ou environnementale, Shein a d'abord tenté de faire oublier ses origines chinoises en installant son quartier général à Singapour. Mais cela n'a pas suffi à faire échouer ses tentatives d'entrer en bourse d'abord à New York puis à Londres. À lire aussiLa plate-forme de vente de prêt-à-porter en ligne Shein s'apprête à faire son entrée à la Bourse de Hong Kong Des enquêtes en cours en Europe et aux États-Unis Quatre ans plus tard, Shein s'est rabibochée avec le Parti communiste au pouvoir à Pékin et assume ses racines en choisissant Hong Kong. Conséquence d'un climat qui s'est largement dégradé pour l'entreprise à l'étranger. Aux États-Unis, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a signé la fin de l'exemption douanière sur les petits colis de moins de 800 dollars. Dans l'Union européenne et au Royaume-Uni aussi, le régulateur a fini par prendre des mesures pour refermer la brèche dans laquelle s'était engouffrée Shein pour accaparer des parts de marché. Depuis le 1ᵉʳ juillet, l'UE impose ainsi une taxe de 3 euros par article sur chaque petit colis. En France, cette mesure a fait chuter les importations chinoises de 30 à 40 % d'après les douanes françaises. Si Shein est moins affecté que ses concurrents Temu ou AliExpress, ses ventes ont tout de même reculé brutalement de 15%. L'entreprise fait aussi l'objet d'investigations de l'autorité de la concurrence aux États-Unis, tandis que la Commission européenne enquête sur des allégations de vente d'armes et de poupées pédopornographiques sur sa plateforme. Shein risque une amende représentant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial. À lire aussiFrance: Shein échappe à une suspension administrative mais pas aux poursuites judiciaires Le titre chute de près de 10% Ce contexte explique sans doute la méfiance des investisseurs. Ceux qui avaient misé les premiers sur l'entreprise ont d'ailleurs profité de cette introduction en bourse pour revendre leurs parts et récupérer leur mise : quelques heures seulement après l'ouverture du capital, le titre de Shein chutait déjà de près de 10%. Reste que les sommes levées devraient permettre à l'entreprise d'investir et de se diversifier. Maintenant que la faille douanière qu'elle a su si bien exploiter en Europe et aux États-Unis est en train de se refermer, Shein pourrait être tentée de se tourner vers d'autres marchés moins protégés, notamment dans les pays émergents.

Cyclo-Topo : Voyage à vélo
E90 - Clément et Charlotte (Les Roamers) - Paris-Singapour-Paris, un aller-retour de 36 000 km à vélo

Cyclo-Topo : Voyage à vélo

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 87:00


Pour ce premier épisode de la saison 7 du podcast, nous partons en voyage avec Clément. Clément et sa compagne Charlotte, que vous connaissez peut-être sous le nom des Roamers, ont réalisé un grand voyage à vélo de la France vers la Singapour. Ils ne se sont pas contentés d'aller à Singapour, ils en sont aussi revenus à vélo ! Clément nous raconte ce voyage de 2 ans et demi et plus de 36 000 kilomètres entre l'Europe, l'Asie centrale, l'Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient. Pour poursuivre le voyage avec Clément et Charlotte⏬ 

Aujourd'hui l'économie
Les villes-États portuaires: Brunei, le sultanat qui ne parvenait pas à sortir du pétrole [5/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 2:56


Direction Brunei, l'une des économies les plus dépendantes des hydrocarbures au monde. Le secteur représente 60% du PIB du pays. Le micro-État, situé sur l'île de Bornéo, tente depuis des années de sortir de cette ultra-dépendance. Le micro-État de Brunei est souvent résumé à une image d'Épinal. Celle d'un sultan, l'un des hommes les plus riches au monde, vivant dans un palais de 200 000 mètres carrés et 1 800 pièces. Depuis près d'un siècle, Brunei vit de la manne pétrolière, mais cette ultra-dépendance n'est pas sans risque alors que se dessine un monde qui devra vivre sans énergies fossiles. Dès le début des années 2000, le sultan de Brunei a lancé un grand plan de diversification de l'économie : Vision 2035, comme l'explique la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher du centre Asie de l'Institut français des relations internationales : « Hassanal Bolkiah a lancé des travaux autour de 2003-2004 pour réfléchir aux secteurs dans lesquels il fallait investir. Il s'agissait d'augmenter la part du secteur privé dans l'économie nationale, car l'entreprise étatique Brunei Petroleum est une entreprise totalement dominante dans l'économie locale. » Brunei reste extrêmement dépendante des hydrocarbures Malgré la volonté politique affichée, l'économie de Brunei reste dépendante du secteur des hydrocarbures, qui représente environ 60% du PIB. Parmi les marchés d'exportation du sultanat figure la Chine, à qui Brunei fournit du gaz naturel et du pétrole via son port de Muara. Depuis 2018, la gestion du port est assurée par une coentreprise contrôlée majoritairement par un groupe chinois. Pékin a fait du sultanat l'un des maillons de son gigantesque réseau des « nouvelles routes de la soie ». « Brunei est un sultanat situé sur l'île de Bornéo, tourné vers la mer de Chine du Sud, tourné également vers le Pacifique, qui sont deux espaces maritimes qui intéressent particulièrement les Chinois. Pékin s'est rapproché du sultanat depuis maintenant une trentaine d'années. On est là dans un processus qui devrait s'approfondir dans les prochaines années », rappelle la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher.   À écouter aussiNouvelles routes de la soie, 10 ans après   Des relations de plus en plus fortes avec la Chine Parmi les projets phares de cette coopération entre Brunei et la Chine : un complexe pétrochimique géant situé à 25 kilomètres du port de Muara et financé en partie par Pékin. Objectif : créer davantage de valeur ajoutée autour des hydrocarbures (pétrochimie, engrais, méthanol). Brunei reste donc dépendant, dans une région où la concurrence économique est forte. Pour la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher, « à ce jour, Brunei n'arrive évidemment pas à pouvoir s'affirmer comme un centre financier comme Singapour, voire la Malaisie. La diversification de son économie ne pourrait vraiment trouver de terrain favorable que dans le secteur des technologies de l'information et de la communication et de façon plus secondaire dans le tourisme et les services financiers ». À lire aussiLes «petits» voisins de la «grande» Chine maritime   Avec un revenu moyen par habitant d'environ 34 000 dollars, chaque hausse des prix du pétrole rend plus difficile le virage de l'économie. Reste le changement à venir à la tête du sultanat. Hassanal Bolkiah est en effet âgé de 81 ans et détient aujourd'hui le record du plus long règne au monde.

Aujourd'hui l'économie
Les villes-États portuaires: Singapour, une cité-État expérimentée, mais exposée aux soubresauts mondiaux [4/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 6:18


C'est l'une des rares cités-États à encore subsister au XXIe siècle. Singapour est devenu un exemple de réussite économique, avec un revenu par habitant parmi les plus élevés au monde, son architecture futuriste et son fonds souverain omnipotent. Située sur l'un des nœuds du commerce mondial, le détroit qui porte son nom, elle reste toutefois à la merci des soubresauts géopolitiques et doit constamment se réinventer. Épisode 4 de notre série sur les cités-États portuaires. C'est un projet monumental, 40 kilomètres gagnés sur la mer, qui ne s'achèvera que dans deux décennies, c'est le nouveau port de conteneurs automatisé de Singapour. Géré par intelligence artificielle avec des grues et des systèmes de transport robotisés, il doit renforcer la place stratégique de l'île-État dans le commerce mondial, place qu'elle occupe depuis des siècles. Ce qui lui a valu bien des convoitises. Au lendemain de la déclaration d'indépendance en 1965, le père fondateur du pays, Lee Kuan Yew évoquait ainsi l'équilibre précaire de Singapour face à ses voisins : « On a besoin d'eux pour survivre, notre eau vient de Malaisie, alors nous voulons coopérer avec eux sur une base d'égalité et de justice, mais nous avons le droit de survivre et pour assurer cette survie nous devons avoir la garantie que nous ne serons pas envahis militairement ». Singapour, la Suisse de l'Asie Pour assurer sa survie, Singapour est devenue la Suisse de l'Asie : services financiers haut de gamme, politique fiscale ultra-compétitive, stabilité politique ainsi qu'une diplomatie discrète mais active, s'appuyant sur les grandes puissances. En mars dernier, l'actuel chef du gouvernement Lawrence Wong profitait de la réunion annuelle du forum pour l'Asie à Hainan en Chine pour transmettre quelques messages : « La Chine a franchi plusieurs étapes pour assumer de plus grandes responsabilités au niveau international, mais Singapour pense qu'elle peut jouer un rôle encore plus grand pour préserver la prospérité et la stabilité de la région. Quand nous prendrons la présidence de l'association des pays d'Asie du Sud-Est l'an prochain, nous veillerons à entretenir cette relation mais aussi à élargir les partenariats avec des acteurs clés comme les pays du Golfe ou l'Union européenne ». Moins d'États-Unis, plus de Chine, de Golfe et d'Europe Pas un mot des États-Unis, pourtant puissants dans la région, car la crise en cours à Ormuz a profondément inquiété Singapour, elle-même verrou entre le détroit de Malacca et la mer de Chine. Si un conflit venait à se déclencher dans la zone, l'île-État en serait la première victime, car elle gère aussi bien le ravitaillement des navires que l'accueil et la répartition des marchandises. Tout affaiblissement pourrait attiser les ambitions de ses voisins malaisien et indonésien, une menace existentielle, soixante et un ans après une indépendance durement acquise.

Invité Afrique
Investissements des Émirats arabes unis en Afrique: «Une économie prédatrice à l'égard des pays africains»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 4:54


Les Émirats arabes unis sont devenus, en quelques années, un acteur économique et stratégique majeur en Afrique. Une enquête publiée par le Financial Times, au début du mois, décrit une stratégie d'influence qualifiée d'« impérialiste », qui mêle investissements dans les ports et les mines, mais aussi intérêts militaires et soutien à certains acteurs dans les conflits africains. Alors quelle est réellement la stratégie des Émirats en Afrique ? Éclairage de Jean-Loup Samaan, chercheur spécialiste des pays du Golfe, au Middle East Institute de l'Université de Singapour. Il répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Le journal d'investigation anglais Financial Times a enquêté sur les Émirats arabes unis en Afrique et sur leurs investissements très importants. En dix ans, ils sont devenus le quatrième investisseur sur le continent dans de nombreux secteurs portuaires mais aussi sécuritaires. L'enquête parle d'une poussée impérialiste. Abou Dhabi a même réagi par le biais de son ministère des Affaires étrangères et refuse le terme d'impérialisme. Est-ce que, selon vous, l'expression est justifiée ? Jean-Loup Samaan : L'expression « impérialiste » est peut-être un petit peu trop forte, parce que la relation entre les Émirats et les pays africains n'est bien évidemment pas celle que l'on pourrait qualifier entre un empire et ses États inféodés. Ce qui est intéressant dans l'enquête du Financial Times, et plus généralement sur un certain nombre d'enquêtes sur les Émirats ces dernières années, c'est de voir comment, en l'espace d'une dizaine d'années, Abou Dhabi et Dubaï se sont positionnées sur le plan économique, sur le plan des infrastructures, mais aussi sur le plan stratégique, géopolitique pour être un acteur de premier plan en Afrique. Et ça, ce sont des choses qui vont bien au-delà de l'aide au développement. Ça crée des relations de dépendance entre les pays africains et les Émirats. Et donc, on pourrait se poser la question, au même titre qu'avec la Chine ou les États-Unis, d'une économie prédatrice d'Abou Dhabi à l'égard des pays africains. Donc, c'est plus dans ce sens-là que je qualifierais les relations aujourd'hui entre les Émirats et les pays africains. Pourquoi est-ce que les Émirats arabes unis investissent autant dans les ports ? Il y a deux dynamiques véritablement. Au tout début, je dirais qu'il y a 15 ou 20 ans, c'était une dynamique qui était avant tout commerciale, qui venait de Dubaï. Il faut voir que Dubai Ports World est l'un des principaux acteurs internationaux en termes d'infrastructures portuaires, et donc c'était une façon pour la compagnie, qui est une compagnie souveraine de Dubaï, de remporter des parts de marché et donc de tisser sa toile à travers le monde, et en particulier sur un continent africain où les infrastructures portuaires étaient encore très émergentes. Après, ce qu'on a vu plus récemment, c'est une logique proprement militaire et notamment dans la Corne de l'Afrique. Ça s'est dessiné durant la guerre au Yémen [qui a débuté en 2014, NDLR], où les Émiriens ont décidé de coupler leurs investissements commerciaux dans les infrastructures portuaires sur place - que ce soit en Érythrée, au Somaliland - avec une dimension militaire qui leur permettait de déployer leurs forces pour être ensuite envoyées vers le Yémen. Donc, ça, c'est plus récent. Mais ça montre d'une certaine façon comment la logique, qui est initialement commerciale, est devenue au fil du temps stratégique au sens politico-militaire. L'enquête montre aussi que les Émirats sont impliqués dans le conflit au Soudan et soutiennent les Forces de soutien rapide du général Hemedti. L'implication des Émirats dans le conflit commence à être très documentée. Pourquoi les Émirats se sont autant impliqués dans le conflit ? Pour Abou Dhabi, il s'agit non seulement de soutenir des militaires avec lesquels ils avaient tissé des liens au Yémen, mais aussi des militaires qu'ils considèrent être le rempart à ce qu'ils voient comme la menace de l'islam politique qui serait derrière le gouvernement légitime à Khartoum. C'est un élément dénominateur commun dans la politique émirienne, en Afrique comme au Moyen-Orient : à savoir de soutenir ce qu'ils considèrent être les hommes forts et souvent des militaires contre des gouvernements ou des acteurs jugés trop proches de la mouvance des Frères musulmans ou de l'islam politique. Au milieu de ça, il y a aussi l'or : Dubaï est une plaque tournante de l'or africain. Trente milliards de dollars d'or artisanal non-déclaré en provenance du continent sont exportés vers les Émirats. Que représente cet or pour le pays ? Est-ce que c'est au cœur de sa stratégie économique ? Oui, et ça, c'est là où l'on voit l'interpénétration entre les logiques géopolitiques - à savoir de soutenir les régimes militaires, notamment les Forces de soutien rapide - avec une logique qui est beaucoup plus mercantile, voire de l'ordre de la prédation économique, avec le trafic d'or. Il faut mettre ça d'une certaine façon dans la perspective du rang des Émirats. À l'échelle internationale, sur le marché de l'or, on estime qu'aujourd'hui, entre 20 et 30 % du commerce de l'or passe par Dubaï. C'est un élément extrêmement important en termes de positionnement international, de diversification de l'économie, parce qu'il faut quand même se souvenir que Dubaï, contrairement à Abou Dhabi, n'a pas de rente énergétique. Donc, tout cela, effectivement, contribue à, disons, faire de l'Afrique, et là, en l'occurrence le Soudan parmi d'autres pays, une zone d'intérêt pour les acteurs émiriens.

Aujourd'hui l'économie
Les villes-États portuaires: quand Venise et Gênes rivalisaient pour devenir numéro un du commerce mondial [1/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 2:45


De Dubaï à Hong Kong en passant par Singapour, elles surprennent par leurs succès économiques. Les villes États portuaires. C'est le cas de Venise et Gênes qui ont, durant des siècles, rivalisé pour devenir numéro un du commerce mondial. C'est l'époque où les cités italiennes se livrent une guerre sans merci. Au Moyen Âge, la compétition entre Venise et Gênes s'intensifie et atteint son paroxysme entre les XII et XIV siècles. Toutes deux sont alors de puissantes républiques maritimes. Venise et Gênes tirent parti de leur positionnement intermédiaire entre le sud de l'Europe, Constantinople à l'est et le monde musulman qui s'étend sur le littoral sud méditerranéen, de la Terre Sainte à Espagne. Du commerce des épices à la traite des esclaves Venise, surnommée la « Sérénissime », contrôle la Méditerranée orientale depuis l'est de la péninsule italienne. Située sur sa côte ouest, Gênes, la « Superbe », règne sur la partie occidentale du bassin méditerranéen et la Corse où elle fonde des villes fortifiées. Les sœurs ennemies font le commerce des épices, de la soie, de l'alun, de la laine, du vin, des pierres précieuses et des métaux. Mais aussi des esclaves originaires d'Espagne, d'Afrique subsaharienne ou encore des régions voisines de la mer Noire. Venise exporte aussi le sel que la lagune vénitienne produit à profusion. Ainsi, les deux cités marchandes deviennent incontournables entre la demande européenne et l'offre africaine, et surtout asiatique. Des comptoirs ralliés par les routes maritimes Les marchands s'organisent pour partager les risques liés aux sinistres ou aux attaques des pirates et des flottes arabes. Les deux cités installent des colonies dans les principaux ports de la Méditerranée et, plus tard, en Orient. Ces comptoirs, régis par les lois de la cité d'origine, sont de véritables États dans l'État où grouillent les affaires. Une différence, toutefois : alors que les doges de Venise mènent une politique avec l'État très présent, qui construit les navires et organise les convois commerciaux, les dirigeants de la cité rivale savent que leur État n'a que peu de moyens propres et agissent par l'intermédiaire d'opérateurs privés. Et quand la République ne peut plus payer, elle octroie des réductions d'impôts. C'est à Gênes que la première banque moderne d'Europe voit le jour en 1407, l'Office de Saint Georges qui propose les emprunts d'État. La compétition et le déclin Les forces semblent s'équilibrer entre ces deux républiques marchandes alors qu'en 1204, les Croisés avec l'aide des Vénitiens s'emparent de Constantinople, pourtant ville chrétienne et capitale de l'Empire byzantin. Les Génois se sentent menacés. C'est le début de quatre guerres sanglantes au nom des intérêts réciproques sur mer, comme sur terre. Les conquêtes turques et la chute de Constantinople en 1453 marqueront le déclin des cités italiennes. Le centre de gravité économique bascule alors des villes italiennes vers l'Angleterre élisabéthaine et les Provinces-Unies des Pays-Bas, c'est-à-dire du sud de l'Europe vers le nord du continent. En 1866, cinq ans après Gênes c'est au tour de Venise de rejoindre le royaume de l'Italie. Une histoire commune commence ainsi pour ces anciennes rivales.

Pourquoi pas moi
182 - Céline Collette : « Qu'est-ce que je regretterai ? » : quitter Google pour le Beach Volley

Pourquoi pas moi

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 92:41


Céline Collette avait tout pour rester : Sciences Po, une carrière internationale, huit ans à Singapour, des postes chez Amazon puis Google, New York, Los Angeles. Sur le papier, une réussite nette. Mais une petite voix revenait toujours au même endroit : le sport.À plus de 30 ans, elle démissionne pour devenir joueuse de beach-volley professionnelle. Ce qu'elle voyait comme une parenthèse d'un an dure depuis trois ans.Dans cet épisode, on parle de :– cette petite voix qu'on finit par entendre malgré tout,– la peur du regard des autres, et celle de l'argent,– sa méthode toute simple pour poser ses peurs sur le papier,– et la question qui change tout : « qu'est-ce que je regretterai ? »03:15 Grandir à Lille, dans une famille de filles04:50 Sciences Po, l'envie de voyager et l'arrivée du sport11:15 Singapour, Amazon puis Google : 8 ans en Asie16:00 Du volley en salle au beach-volley19:50 La petite voix qui revient — et l'épuisement de tout mener de front21:10 Poser ses peurs sur le papier : « c'est quoi le risque ? »23:55 La démission : une parenthèse d'un an devenue trois ans33:20 Vivre d'un sport qui ne paie pas : argent et sponsors55:20 « Si on veut, on peut » : rêver sans se mentir1:22:40 Son message si une petite voix te trotte dans la têteUn épisode pour toi si un projet te trotte dans la tête depuis un moment.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi pas moi
[EXTRAIT] 182 - Céline Collette : « Qu'est-ce que je regretterai ? » : quitter Google pour le Beach Volley

Pourquoi pas moi

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 7:50


Ceci est un court extrait de l'épisode 182 - Céline Collette : « Qu'est-ce que je regretterai ? » : quitter Google pour le Beach VolleyCéline Collette avait tout pour rester : Sciences Po, une carrière internationale, huit ans à Singapour, des postes chez Amazon puis Google, New York, Los Angeles. Sur le papier, une réussite nette. Mais une petite voix revenait toujours au même endroit : le sport.À plus de 30 ans, elle démissionne pour devenir joueuse de beach-volley professionnelle. Ce qu'elle voyait comme une parenthèse d'un an dure depuis trois ans.Dans cet épisode, on parle de :– cette petite voix qu'on finit par entendre malgré tout,– la peur du regard des autres, et celle de l'argent,– sa méthode toute simple pour poser ses peurs sur le papier,– et la question qui change tout : « qu'est-ce que je regretterai ? »03:15 Grandir à Lille, dans une famille de filles04:50 Sciences Po, l'envie de voyager et l'arrivée du sport11:15 Singapour, Amazon puis Google : 8 ans en Asie16:00 Du volley en salle au beach-volley19:50 La petite voix qui revient — et l'épuisement de tout mener de front21:10 Poser ses peurs sur le papier : « c'est quoi le risque ? »23:55 La démission : une parenthèse d'un an devenue trois ans33:20 Vivre d'un sport qui ne paie pas : argent et sponsors55:20 « Si on veut, on peut » : rêver sans se mentir1:22:40 Son message si une petite voix te trotte dans la têteUn épisode pour toi si un projet te trotte dans la tête depuis un moment.

Bientôt chez vous
Le parkour gériatrique, un moyen de prévention contre les chutes venu de Singapour

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 2:14


durée : 00:02:14 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Dans les sociétés vieillissantes, les chutes des personnes âgées sont devenues un problème de santé publique majeur. Pour éviter les accidents, des professeurs de sport à Singapour entraînent maintenant les anciens à faire du parkour gériatrique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

Éco d'ici éco d'ailleurs
Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

TranSpod
Transpod du 3 au 9 août 2026

TranSpod

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 7:46


TRAIX, l'entreprise ferroviaire de Modal GroupRoyaume-Uni : le rail fret passe à l'hybrideLe carburant aviation durable cherche ses usinesADP : un résultat net multiplié par trois, mais un trafic à l'arrêtThales va piloter le trafic aérien de Singapour grâce à l'IALa crise force Renault, Stellantis, BMW et Mercedes à se restructurerBrest, hub de l'éolien flottant confirmé par l'ÉtatSénégal : le port en eau profonde de Ndayane prend de l'avanceGazole professionnel : la facture s'alourdit pour les transporteursBus électriques : quand la recharge devient une source de revenusParis-Granville : les usagers dessinent l'avenir de la ligne avant l'ouverture à la concurrenceTrain des Pignes : la ligne Nice-Saint-André-les-Alpes retrouve ses railsUn podcast écrit, réalisé et monté par Nathalie Bureau du Colombier @2026Voix générique Eddy CreuzetVignette Thomas Billet.#TranSpod #PortsMaritimes #Shipping #Hydrogène #Logistique #Incendies #transports #aéroportsdeParis #aérien #ports #éolienUn podcast écrit réalisé et produit par Nathalie Bureau du ColombierVoix générique Eddy CreuzetVignette Thomas Billet.Visit our website : https://transpod.fr/Subscribe and leave a review! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

On est Dans le Jus
Oncle Lee fait une cuisine chinoise...montréalaise

On est Dans le Jus

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 63:17


« Je ne fais pas de cuisine chinoise. Je fais une cuisine chinoise montréalaise. »Cette phrase résume parfaitement le parcours d'Andersen Lee.Né à Brossard de parents hongkongais et taïwanais, il commence sa carrière comme plongeur dans le restaurant de sa sœur. Quelques années plus tard, il se forme au Bouillon Bilk, au Cadet, puis auprès de certains des plus grands chefs du monde à Singapour et à Londres. Mais c'est finalement un voyage à Hong Kong qui lui fera comprendre une chose essentielle : il n'a pas besoin de reproduire la cuisine de ses origines, il doit raconter sa propre histoire.Dans cet épisode, Andersen revient sur son ascension, l'ouverture d'Oncle Lee puis d'Oncle Lee Kāo, les défis de faire grandir une entreprise, la fierté qu'il éprouve envers son équipe, son amour des pop-up et cette énergie unique qui anime la scène gastronomique montréalaise.Une conversation généreuse avec un chef qui parle autant de culture, d'identité et de transmission que de cuisine.Bonne écoute !

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi les compagnies aériennes remettent l'Airbus A380 en service

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 3:23


Alors que le Salon aéronautique de Farnborough réunit les grands acteurs mondiaux de l'aviation, un avion que beaucoup pensaient condamné fait son retour sur le devant de la scène. L'Airbus A380, dont la production a été arrêtée en 2021, retrouve aujourd'hui une seconde vie. Une renaissance qui s'explique avant tout par des raisons économiques. Le Salon aéronautique de Farnborough a ouvert ses portes. Jusqu'à vendredi, constructeurs, compagnies aériennes, motoristes, équipementiers et investisseurs vont scruter les tendances d'un secteur qui n'a jamais autant transporté de passagers. Les commandes d'avions devraient une nouvelle fois se compter en dizaines de milliards de dollars. L'occasion de s'intéresser à un appareil que tout le monde disait condamné, mais qui connaît aujourd'hui une étonnante seconde vie : l'Airbus A380. Capable de transporter plus de 500 passagers, ce géant des airs à deux étages a été lancé au début des années 2000 avec de grandes ambitions internationales. Pourtant, l'A380 n'a jamais rencontré le succès commercial espéré. Trop gourmand en kérosène avec ses quatre réacteurs, trop difficile à remplir pour être rentable au quotidien, parfois même impossible à accueillir dans certains aéroports en raison de sa taille, son déploiement a rapidement eu du plomb dans l'aile. La crise sanitaire a ensuite semblé lui porter le coup de grâce. Pendant des mois, les avions sont restés cloués au sol et la reprise du trafic a été lente. Plusieurs compagnies ont progressivement retiré leurs A380 de leur flotte, tandis qu'Airbus décidait d'arrêter définitivement sa production en 2021. À lire aussiComment les compagnies aériennes se réinventent pour nous faire prendre encore plus l'avion Pourquoi les compagnies aériennes ressortent leurs Airbus A380 Mais contre toute attente, les compagnies aériennes remettent aujourd'hui leurs Airbus A380 en service. La raison est simple : le trafic aérien mondial a retrouvé, puis dépassé, son niveau d'avant la pandémie. La demande de voyages internationaux est telle que les compagnies se retrouvent confrontées à un manque d'avions. Dans le même temps, Airbus et Boeing ne parviennent plus à livrer les appareils au rythme attendu. Les conséquences de la pandémie, les difficultés de la chaîne d'approvisionnement et les retards du futur gros-porteur de Boeing, le 777X, ont considérablement allongé les délais de livraison. Pour pallier cette pénurie, plusieurs compagnies ont choisi de remettre en service leurs A380. C'est notamment le cas de Lufthansa, mais aussi de Qantas ou encore de British Airways. À lire aussiLes difficultés d'Airbus inquiètent l'industrie aéronautique Pourquoi l'Airbus A380 est redevenu rentable Comment expliquer qu'un avion considéré comme trop cher soit redevenu rentable ? La réponse est avant tout économique. Pour une compagnie aérienne, remettre en service un A380 et rénover sa cabine représente quelques millions d'euros. Une somme importante, mais bien inférieure au coût d'achat d'un gros-porteur neuf. D'autant que ces appareils sont déjà totalement amortis dans les comptes des compagnies. Surtout, ce qui compte n'est pas le coût de l'avion, mais son coût par passager transporté. Un A380 à moitié vide reste un gouffre financier. En revanche, avec un prix du kérosène qui demeure élevé, lorsqu'il décolle avec plus de 500 voyageurs à bord, son coût par siège devient particulièrement compétitif. L'économie du transport aérien repose ici sur une logique de volume. Plus l'avion est rempli, plus les coûts fixes sont répartis entre les passagers. À cela s'ajoute la saturation de nombreux grands hubs internationaux comme Londres-Heathrow, Dubaï ou Singapour. Les créneaux de décollage et d'atterrissage y sont devenus si rares qu'il est souvent plus rentable de transporter davantage de passagers avec un seul avion plutôt que de multiplier les vols. L'histoire de l'Airbus A380 rappelle ainsi qu'en économie, un produit peut être considéré comme un échec à un moment donné avant de redevenir une solution quelques années plus tard. L'A380 n'a pas changé. C'est le marché qui a changé. À sa manière, le géant des airs ressemble aujourd'hui au phénix: un avion que l'on croyait disparu, mais qui renaît de ses cendres.

Oser la Reconversion
Chloé de Laubier - Du marketing à orthophoniste [REDIFFUSION]

Oser la Reconversion

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 57:27


** Réserve ton coaching gratuit de 30 minutes ici pour faire le point sur ta vie pro : https://www.oserlareconversion.fr/appel **Cet épisode est une rediffusion (diffusé initialement en 2025) mais restez connecté, on vous prévoit pleins de surprises cet été et pas que des rediffusions :) Aujourd'hui, j'accueille dans Oser la Reconversion, Chloé de Laubier. Après avoir été chef de projet en marketing, Chloé est devenue orthophoniste.Après avoir fait HEC, Chloé travaille comme chef de projet en marketing. Elle coordonne les équipes qui travaillent sur les enquêtes d'image des entreprises. Son premier congé maternité agit comme un électrochoc : cette pause forcée lui fait réaliser que son travail ne lui correspond pas.Après une période d'introspection et un burn out, Chloé se dirige vers le métier d'orthophoniste. Ce métier conjugue sa passion pour l'humain et pour la voix car Chloé est aussi chanteuse !Aujourd'hui, Chloé est orthophoniste et coach vocal.Avec Chloé, on a évoqué sa carrière en marketing, les horaires à rallonge, le discours de Steve Jobs qui a été un électrochoc pour sa reconversion, sa reprise d'études pendant 5 ans alors qu'elle avait de jeunes enfants, sa vie à Tokyo puis à Singapour et à quel point elle se sent pleinement alignée avec le métier d'orthophoniste.Retrouvez Oser la Reconversion sur Instagram : https://www.instagram.com/oserlareconversion/Télécharger le cahier d'exercices d'Oser la Reconversion pour se reconvertir : https://www.oserlareconversion.fr/newsletterNotes & Références :- Linkedin de Chloé : https://www.linkedin.com/in/chlo%C3%A9-de-laubier-6940612/- Speech de Steve Jobs à Stanford : https://www.youtube.com/watch?v=UF8uR6Z6KLc- Test Strong : https://psycho-work.fr/test-strong/Contactez-moi ! Si le Podcast vous plait, le meilleur moyen de me le dire, ou de me faire vos feedbacks (et ce qui m'aide le plus à le faire connaître), c'est simplement de laisser un avis sur Apple Podcast, un commentaire sur Youtube et d'en parler autour de vous. ça m'aide vraiment alors n'hésitez pas.Pour me poser des questions, participer au podcast ou suivre mes aventures, c'est par ici :- Sur Instagram @clervierose : https://www.instagram.com/oserlareconversion et @clervierose : https://www.instagram.com/clervierose- Sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/clervie-rose-boennec-a09065102/- Sur Youtube https://www.youtube.com/channel/UC7Qzm4HrS5OdmdXoY344vqA- Par mail : partenariats@oserlareconversion.fr

Oser la Reconversion
#200 Céline Collette - Ancienne Manager chez Google aux US, je suis devenue joueuse professionnelle de beach-volley

Oser la Reconversion

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 55:59


Oser la Reconversion, le podcast numéro 1 sur la Reconversion, épisode #200** Masterclass gratuite avec Clervie Rose le 25 juin à 20h pour retrouver une carrière alignée. Inscris-toi ici : https://www.oserlareconversion.fr/masterclass-juin-2026 **** Réserve ton coaching gratuit de 30 minutes ici pour faire le point sur ta vie pro : https://www.oserlareconversion.fr/appel/ **Aujourd'hui, j'accueille dans Oser la Reconversion, Céline Collette. Ancienne manager chez Google aux Etats-Unis, Céline a tout plaqué pour suivre sa passion et devenir athlète professionnelle de beach-volley. Après Science Po et une école de commerce, le rêve de Céline, c'était de travailler à l'étranger. Elle part donc travailler à Singapour pour Amazon puis Google à New-York puis Google en Californie. Céline a le job de rêve sur le papier, un salaire mirobolant et coche toutes les cases de la réussite sociale. Mais une rupture amoureuse fait tout voler en éclat. La vraie passion de Céline, c'est le beach-volley depuis qu'elle est ado. Pendant 3 ans, elle décide donc de s'entrainer à un niveau pro, tous les matins de 6h à 9h avant d'aller travailler. jusqu'au jour où elle pose sa démission. Aujourd'hui, Céline vit au Brésil et est athlète professionnelle de beach-volley. Elle donne également des conférences en entreprise sur le mindset et la gestion du stress.Retrouvez Oser la Reconversion sur Instagram : https://www.instagram.com/oserlareconversion/Télécharger le cahier d'exercices d'Oser la Reconversion pour se reconvertir : https://www.oserlareconversion.fr/newsletterNotes & Références : - Linkedin de Céline : https://www.linkedin.com/in/celine-collette/- Instagram de Céline : https://www.instagram.com/celine_collette/Contactez-moi ! Si le Podcast vous plait, le meilleur moyen de me le dire, ou de me faire vos feedbacks (et ce qui m'aide le plus à le faire connaître), c'est simplement de laisser un avis sur Apple Podcast, un commentaire sur Youtube et d'en parler autour de vous. ça m'aide vraiment alors n'hésitez pas.Pour me poser des questions, participer au podcast ou suivre mes aventures, c'est par ici :- Sur Instagram @clervierose : https://www.instagram.com/oserlareconversion et @clervierose : https://www.instagram.com/clervierose- Sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/clervie-rose-boennec-a09065102/- Sur Youtube https://www.youtube.com/channel/UC7Qzm4HrS5OdmdXoY344vqA- Par mail : partenariats@oserlareconversion.fr

La Story
Iran-Etats-Unis : un accord de paix sans Israël ?

La Story

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 32:25


Donald Trump a signé à Versailles mercredi soir le protocole d'accord avec l'Iran. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invités décryptent la position du troisième acteur de la guerre, Israël.A lire sur lesechos.fr : « C'est toujours une république islamique, mais beaucoup plus militarisée » : comment la guerre au Moyen-Orient a transformé l'Iran« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en juin 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Pascal Brunel (correspondant des « Echos » en Israël) et Jean-Loup Samaan (chercheur senior à l'institut du Moyen-Orient de l'Université Nationale de Singapour et expert associé à l'Institut Montaigne). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Jim Watson/AFP. Sons : Emmanuel Macron, France Info, Radio J, Ici Beyrouth, euronews, France 24 et TV5 Monde.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

True Story
Rudy Kurniawan, l'un des plus grands faussaires de l'histoire : quand le FBI s'en mêle (3/4)

True Story

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 14:05


[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, nous allons vous raconter une affaire rocambolesque : celle de la plus grande arnaque de vente de bouteilles de vin de luxe, et du vigneron français qui l'a exposée au grand jour. Dans cet épisode, nous allons revenir sur l'incroyable enquête du vigneron, et l'arrivée du FBI en Bourgogne. Quand le FBI s'en mêle Le vigneron appelle à Singapour, puis à Taïwan, où beaucoup d'immigrés indonésiens ont fait fortune. Il veut en savoir plus sur les parents Kurniawan, ces riches gestionnaires de marques de bières ou de champs de pétrole, selon ce que raconte le collectionneur. D'appel en appel, il devient de plus en plus suspicieux : oui, le nom de Kurniawan est assez commun, mais aucune famille riche ne correspond à sa description. C'est bien simple : personne ne les connaît… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Théo Sire Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le café de l'e-commerce
270 - Spécial NRF APAC 2026 - Day 3 ,La Chine vieillit, l'Inde accélère et Netflix devient un centre commercial

Le café de l'e-commerce

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 39:39 Transcription Available


Épisode 270 : La Chine vieillit, l'Inde accélère, Netflix vend des baskets et les malls résistent à AmazonTroisième et dernier jour à Singapour pour notre série spéciale NRF APAC 2026.Après avoir parlé IA, commerce unifié, marketplaces et expérience client, cette dernière journée nous a surtout montré que le commerce est devenu bien plus qu'une affaire de produits et de canaux.En Chine, les retailers participent désormais à répondre au défi du vieillissement de la population. En Inde, les marques premium construisent patiemment leur présence auprès d'une nouvelle classe moyenne. Et partout en Asie, le contenu, la culture et les communautés deviennent des moteurs de croissance aussi puissants que les magasins ou les marketplaces.Dans cet épisode, nous revenons notamment sur : Le concept chinois du 15-Minute Living Circle et l'essor de l'Instant Retail comme réponse au vieillissement démographique Comment Netflix, Spotify et les documentaires deviennent de véritables canaux de vente pour des marques comme Reebok ou David Beckham Pourquoi les malls d'Asie du Sud-Est restent au cœur de la vie sociale malgré la montée du e-commerce Les leçons de Reliance Brands pour réussir sur un marché indien souvent mal comprisMais aussi : Pourquoi l'IA devient progressivement une infrastructure invisible du commerce Pourquoi le luxe est partout en Asie, même lorsqu'on n'en parle pas Pourquoi nous n'avons pas les mêmes références retail en Asie qu'en Europe Pourquoi le paiement, pourtant omniprésent dans les usages asiatiques, a quasiment disparu des discussions NRFTech Coup de En ce dernier jour, coup de coeur pour Vusion.Alors que beaucoup d'acteurs parlent d'agents IA et d'automatisation, Vusion travaille sur un sujet fondamental : l'exécution du commerce dans le magasin physique.Prix. Stocks.Disponibilité produit.Parcours client.Pilotage des opérations.Avec Pauline Monin, Global Product Marketing chez Vusion, nous avons parlé du futur du magasin connecté et de l'importance d'une donnée temps réel fiable pour améliorer l'expérience client comme la performance opérationnelle. https://www.linkedin.com/in/paulinemonin/ En savoir plus sur ces 3 jours 100% Asie ?• Replay de The Récap Live – NRF APAC https://www.linkedin.com/events/7449376746296152064• The Récap Dinner https://the-recap.events/inscriptionBonne écoute du deuxième épisode de notre série spéciale NRF — Notre Récap Français, en direct de Singapour ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le café de l'e-commerce
269 - Spécial NRF APAC 2026 - Day 2, la Chine construit ses futures marques mondiales, Google orchestre déjà le commerce agentique

Le café de l'e-commerce

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 47:01 Transcription Available


Épisode 269 : Spécial NRF APAC 26 : la Chine construit ses futures marques mondiales, Google orchestre déjà le commerce agentiqueDepuis Singapour, deuxième débrief de NRF APAC 2026, le plus grand événement retail de la région Asie-Pacifique.Au programme aujourd'hui : influence, omnicanalité et commerce agentique.D'un côté, les marques chinoises investissent massivement dans le sport, le divertissement et la culture pour devenir les prochains Samsung ou Toyota. De l'autre, Google dévoile sa vision d'un commerce où les agents IA ne se contentent plus de recommander des produits mais orchestrent déjà la découverte, la comparaison, le panier et la transaction.Une journée qui pose une question simple : demain, les marques devront-elles convaincre des consommateurs... ou des agents IA ?Mais aussi : CAA décrypte pourquoi les marques les plus performantes ne vendent plus des produits mais des histoires, avec le cas d'école WHOOP x Cristiano Ronaldo BYD, Temu, AliExpress, TCL, Hisense : pourquoi les marques chinoises suivent aujourd'hui la même trajectoire mondiale que Samsung, Hyundai ou Sony il y a vingt ans Shopify et Aesop rappellent que le client ne pense ni e-commerce, ni magasin, ni application : il pense expérience Google dévoile l'Universal Commerce Protocol, l'Universal Cart et sa vision d'un commerce piloté par les agents IA FairPrice montre qu'à Singapour, le supermarché du futur n'est déjà plus un concept mais une réalité exploitée à grande échelle La tech coup de cœurJahan.ai : un AI Twin pour le retail et la supply chain.L'idée : passer d'une logique où les équipes analysent les données pour prendre des décisions à une logique où l'IA analyse, simule et recommande directement les meilleures actions.Une vision très concrète de ce que pourrait devenir le pilotage des opérations dans les prochaines années. Vous n'êtes pas à Singapour ? 2 moyens d'y remédier :• The Récap Live NRF APAC, 4 juin https://www.linkedin.com/events/7449376746296152064• The Récap Dinner, édition spéciale NRF APAC https://the-recap.events/inscription Bonne écoute du deuxième épisode de notre série spéciale NRF — Notre Récap Français, en direct de Singapour ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le café de l'e-commerce
268 - Spécial NRF APAC 2026 - Day 1, pendant que l'Europe teste, l'Asie déploie

Le café de l'e-commerce

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 59:50 Transcription Available


Épisode 268 : Spécial NRF APAC 26 : L'Asie déploie l'IA, Olive Young attaque les États-Unis et les marketplaces pourraient gagner la bataille des agentsDepuis Singapour, premier débrief de NRF APAC 2026, le plus grand événement retail de la région Asie-Pacifique.Après une première journée de conférences, un constat s'impose : en Asie, l'IA n'est plus un sujet d'expérimentation. Les retailers parlent déjà d'intégration, de gouvernance, de qualité de données et de passage à l'échelle.Au programme : Agentic Commerce, omnicanal, marketplaces, IA en magasin, quick commerce, influenceurs virtuels et K-Beauty. Avec un fil rouge qui revient partout : sans données unifiées, sans supply chain intégrée et sans exécution solide, il n'y aura pas d'IA performante.Mais aussi :Woolworths explique pourquoi les marketplaces pourraient être les grandes gagnantes de l'Agentic CommerceFairPrice partage ses retours terrain sur ses 9 projets IA et son framework DMI (Data, Models, Integration)Olive Young ouvre son premier magasin américain et exporte la K-Beauty comme phénomène culturel mondialLa Chine continue d'influencer toute l'Asie sur le live commerce, le quick commerce et les influenceurs virtuelsDFI Retail Group place désormais la cybersécurité au cœur de la stratégie retailPass Pass le Mic : Annabelle Serres, Directrice de NRF EuropeÀ quelques mois de NRF Europe à Paris, Annabelle Serres revient sur le développement international de la NRF et partage sa vision de l'évolution du commerce mondial. Une conviction forte : les frontières entre retail, technologie et expérience client disparaissent progressivement au profit d'un commerce toujours plus connecté.Vous n'êtes pas à Singapour ? 2 moyens d'y remédier :• The Récap Live NRF APAC, 4 juin https://www.linkedin.com/events/7449376746296152064• The Récap Dinner, édition spéciale NRF APAC https://the-recap.events/inscriptionBonne écoute du premier épisode de notre série spéciale NRF — Notre Récap Français, en direct de Singapour !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On refait le sport
L'EMISSION - Le PSG accueilli en légende !

On refait le sport

Play Episode Listen Later May 31, 2026 43:17


Double champion d'Europe, le PSG a été accueilli en héros dans la capitale ! Revivez cette soirée de fête au Parc des Princes avec nos envoyés spéciaux. Invité exceptionnel : Rudy Gobert, pivot des Timberwolves du Minnesota et de l'Equipe de France de basket. Page Roland Garros avec Sébastien Rouxel et Henri Leconte en direct de la Porte d'Auteuil. Le point sur le reste de l'actualité sportive : Marco Bezzechi remporte le GP Moto d'Italie, la dernière étape du Giro d'Italie, Alex Lanier vainqueur de l'Open de Singapour, etc.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Saad Ben Show
Maroc, Japon, Dubaï, Cuba… Nos meilleurs et pires voyages ! - Enfin Libre Show Ep09

Saad Ben Show

Play Episode Listen Later May 22, 2026 91:51


Nos tops, nos flops et conseils de voyage | Enfin Libre Show EP09Dans ce 9ème épisode du Enfin Libre Show, nous posons nos valises et partageons : nos destinations préférées, celles que nous avons moins apprécié, nos prochains voyages et surtout nos conseils voyage en tant que digital nomad.Entre anecdotes inattendues, rires et débats animés, nous parlons de la Thaïlande, Singapour, du Maroc, Cuba, Japon, la Bulgarie, Prague… et nous démontons quelques idées reçues sur le voyage en tant qu'entrepreneur.Nous partageons aussi nos meilleurs conseils pratiques pour voyager sereinement : SIM locale, applications de taxi, hôtel vs Airbnb, et confort en avion.Bonne écoute !

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 19, 2026 3:03


Téhéran envisage d'imposer des droits de passage aux opérateurs de câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz. Derrière cette annonce, en apparence technique, se cache un enjeu majeur : la transformation d'infrastructures numériques critiques en nouvel instrument de pression économique et géopolitique. On parle souvent des câbles sous-marins lorsqu'ils sont endommagés ou sabotés, plus rarement lorsqu'ils fonctionnent normalement. Pourtant, ils constituent l'épine dorsale du numérique mondial. Aujourd'hui, 99% du trafic numérique mondial circule grâce à ces câbles de fibre optique posés au fond des mers. D'une épaisseur d'à peine dix centimètres, ils ressemblent à de simples conduits, mais ils sont en réalité les véritables artères de la mondialisation et de la communication. Grâce à eux, en quelques millièmes de secondes, il est possible d'envoyer un ordre de virement de Dakar à Pékin, de réaliser une transaction financière entre Londres et Singapour ou encore de passer un appel vidéo entre Buenos Aires et Athènes avec très peu de latence. C'est précisément cette importance stratégique qui explique l'intérêt soudain de l'Iran pour ces infrastructures présentes dans le détroit d'Ormuz. Téhéran envisage en effet d'imposer des droits de passage aux opérateurs de ces câbles. Une idée portée par les Gardiens de la Révolution et qui n'a rien d'anodin. À lire aussiLes câbles sous-marins, enjeux stratégiques pour les États et les entreprises Pourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz À première vue, taxer des câbles sous-marins peut sembler abstrait. Pourtant, le principe est loin d'être inédit. L'Égypte prélève déjà d'importants revenus grâce à sa position stratégique sur le canal de Suez, notamment à travers les infrastructures numériques qui y transitent. Une rente qui rapporte plusieurs milliards de dollars par an. C'est ce modèle que semble regarder Téhéran. Mais la comparaison a ses limites. Suez est un canal artificiel administré par un seul État, tandis qu'Ormuz est un détroit naturel régi par le droit maritime international, partagé entre plusieurs souverainetés. Malgré cette différence juridique, le raisonnement iranien est clair. En effet, les câbles passent à proximité de ses eaux, ils créent de la valeur, il serait donc légitime que le pays en capte une partie. Autrement dit, si le monde dépend de cette route numérique, pourquoi l'Iran n'en profiterait-il pas ? Derrière cette logique de souveraineté économique se cache en réalité un message politique: rappeler que le détroit d'Ormuz n'est pas seulement un point de passage pétrolier, mais aussi un levier stratégique sur les flux numériques mondiaux. WebdocUn océan de câbles, dans les profondeurs d'internet Une taxe improbable… mais une menace déjà coûteuse pour l'économie mondiale Évidemment, cela ne signifie pas que demain, Google, Microsoft ou Amazon vont verser un chèque à Téhéran. Les sanctions américaines rendent une telle hypothèse très improbable. Mais ce n'est peut-être pas là le vrai sujet. Le véritable enjeu, c'est l'incertitude créée. Dès qu'un corridor stratégique devient politiquement instable, les opérateurs doivent adapter leur stratégie : investir davantage, sécuriser leurs réseaux, diversifier leurs routes, renforcer leurs assurances. Tout cela a un coût. Autrement dit, sans percevoir un seul dollar de taxe, l'Iran parvient déjà à quelque chose : ajouter une prime de risque au fonctionnement de l'économie numérique mondiale. Et cette incertitude pèse d'autant plus que Téhéran laisse planer la menace d'un sabotage de ces câbles sous-marins. Le scénario d'un black-out mondial reste peu probable, grâce aux mécanismes de redondance des réseaux. Mais une perturbation localisée pourrait ralentir les paiements transfrontaliers, compliquer certaines transactions financières entre l'Europe et l'Asie ou encore affecter l'accès à certains services de stockage en ligne. En clair, le monde entier est devenu dépendant de ces câbles sous-marins. Et qui dit dépendance dit vulnérabilité. C'est précisément ce qu'a compris l'Iran. Dans l'économie numérique, le pouvoir n'appartient pas seulement à ceux qui produisent la donnée, mais aussi à ceux qui contrôlent son passage. Et à Ormuz, Téhéran entend bien le rappeler. À écouter aussiLes géants de la tech investissent dans les câbles sous-marins

En pistes, contemporains !
Across the Sea - Sharon Bezaly, Lan Shui, Singapore Symphony Orchestra

En pistes, contemporains !

Play Episode Listen Later May 17, 2026 10:18


durée : 00:10:18 - par : Rodolphe Bruneau-Boulmier, Emilie Munera - La flûtiste Sharon Bezaly, accompagnée par l'Orchestre symphonique de Singapour et Lan Shui, interprète ici la musique de trois compositeurs résidant aux États-Unis, mais dont les racines se trouvent de l'autre côté du Pacifique, en Chine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Famille & Voyages, le podcast
Un mariage surprise à Los Angeles et 3 mois de road trip — Le voyage en famille de Charlotte

Famille & Voyages, le podcast

Play Episode Listen Later May 15, 2026 84:01


Aujourd'hui, je vous emmène pour trois mois de road trip avec Charlotte, Baptiste et leurs trois enfants de 11, 9 et 3 ans et demi.Trois mois, trois destinations. L'Ouest américain, entre Golden Gate à vélo sous le soleil, parcs nationaux à 46 degrés et un mariage surprise à Los Angeles que personne n'avait vu venir — même pas les enfants. Puis la Polynésie, de Moorea à Bora Bora en passant par Maupiti, Huahine, Rangiroa et Tahiti — avec une plongée dans le lagon, des baleines au large et quatre jours coincés sur un motu par une grève d'aéroport. Et enfin l'Indonésie, entre les rizières de Bali, les orangs-outans de Lombok et un dernier stop à Singapour. Entre tout ça, la perte de leur chien en plein voyage et des ascenseurs émotionnels comme rarement dans le podcast.Si vous vous demandez à quoi ressemblent vraiment trois mois de voyage à cinq — les couchers de soleil au Grand Canyon comme les coups de fil à 4 h du matin —, cet épisode va vous plaire.-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Débat du jour
Moyen-Orient: la Chine a-t-elle les clés du conflit?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 14, 2026 29:30


C'était l'un des grands sujets évoqués ce jeudi par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin. Avant ce voyage très attendu, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain presserait son homologue chinois d'user de l'influence de la Chine sur l'Iran pour contribuer à une sortie de crise dans la région. Quelle est l'action de la Chine dans la guerre en cours ? En quoi Pékin peut-il être le grand gagnant ? Pour en débattre :  Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, auteur du livre Taïwan, survivre libres (Nevicata 2025), ancien correspondant de l'AFP à Pékin et New York  Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre HEC de géopolitique  Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'Université nationale de Singapour, spécialiste des pays du Golfe

Débat du jour
Moyen-Orient: la Chine a-t-elle les clés du conflit?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 14, 2026 29:30


C'était l'un des grands sujets évoqués ce jeudi par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin. Avant ce voyage très attendu, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain presserait son homologue chinois d'user de l'influence de la Chine sur l'Iran pour contribuer à une sortie de crise dans la région. Quelle est l'action de la Chine dans la guerre en cours ? En quoi Pékin peut-il être le grand gagnant ? Pour en débattre :  Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, auteur du livre Taïwan, survivre libres (Nevicata 2025), ancien correspondant de l'AFP à Pékin et New York  Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre HEC de géopolitique  Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'Université nationale de Singapour, spécialiste des pays du Golfe

Journal en français facile
Rokia Traoré condamnée / Détroit d'Ormuz sous tension / Ted Turner est mort / La fessée à Singapour...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later May 6, 2026 10:00


Le Journal en français facile du mercredi 6 mai 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Cg4k.A

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - L'approvisionnement en kérosène

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later May 2, 2026 2:12


Voici votre point rapide sur la façon dont Air France-KLM gère son approvisionnement en kérosène face aux tensions mondiales actuelles.Here is your quick update on how Air France-KLM is managing its kerosene supply in the face of current global tensions.Malgré l'explosion des coûts et l'instabilité géopolitique, on va voir comment la compagnie maintient ses vols européens à flot, tout en se prenant un vrai mur en Asie.Despite spiraling costs and geopolitical instability, we will see how the company is keeping its European flights afloat, while hitting a real wall in Asia.Premièrement, du côté de l'Europe, c'est une véritable forteresse logistique : zéro risque de pénurie d'ici juin au moins.Firstly, on the European side, it is a true logistical fortress: zero risk of shortage until at least June.À Paris, un oléoduc stratégique sécurise complètement l'approvisionnement.In Paris, a strategic pipeline completely secures the supply.Ajoutez à ça des réserves de secours prêtes à l'emploi et le réseau européen agit vraiment comme un bunker, totalement isolé de la panique extérieure.Add to that emergency reserves ready for use, and the European network truly acts like a bunker, totally isolated from external panic.Mais l'expansion de la compagnie est complètement clouée au sol en Asie.But the company's expansion is completely grounded in Asia.Les grands aéroports locaux comme Singapour et Tokyo ont tout simplement bloqué l'ajout de nouveaux vols.Major local airports like Singapore and Tokyo have simply blocked the addition of new flights.Et finalement, la facture financière est super douloureuse : la flambée du carburant ce trimestre représente un surcoût massif de 1,1 milliard d'euros.And finally, the financial bill is super painful: the surge in fuel this quarter represents a massive extra cost of 1.1 billion euros.Alors oui, les avions volent, mais c'est littéralement comme trouver de l'eau dans le désert pour devoir ensuite la payer au prix de l'or massif.So yes, the planes are flying, but it is literally like finding water in the desert only to then have to pay for it at the price of solid gold. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
Singapour: l'intelligence artificielle, un enjeu au cœur de l'éducation des enfants

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:34


Singapour est le deuxième pays au monde qui utilise le plus les agents d'intelligence artificielle (IA), selon un rapport de l'entreprise Salesforce. La cité-État dispose d'une stratégie nationale pour développer l'IA et prévoit d'investir 1 milliard de dollars dans la recherche pour les cinq ans à venir. Le budget 2026 prévoit un accès premium gratuit à des IA génératives pour les citoyens suivant des ateliers de formation. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : entre volonté de ne pas rater le coche et besoin de cadrer l'usage, des écoles maternelles et primaires utilisent depuis plusieurs années l'IA. De notre correspondante de retour de Singapour, Singapour, 6,11 millions d'habitants, est connu pour sa première place au test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) et pour son attrait pour les agents d'IA. Rien de surprenant, donc, que la cité-État introduise l'intelligence artificielle dans son système éducatif. Côté université, par exemple, la NTU, université nationale de Nanyang, imposera des cours d'initiation à l'IA à tous ses étudiants à la prochaine rentrée d'août 2026. Cette technologie fait aussi son chemin dans les plus petites classes. Les applications éducatives à base d'intelligence artificielle voient leurs ventes augmenter, de +30 à 75 % selon les entreprises. « Comment a-t-on fait pour obtenir cette illustration ? », interroge une enseignante devant sa classe. « Gemini ! », répond un écolier âgé de 5 ans, qui connaît déjà un outil d'intelligence artificielle générative. Avec ses camarades, ils s'en servent une fois par semaine pour écrire et illustrer une histoire. À lire aussiL'IA est-elle une chance pour l'éducation? « Le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques » Parmi les logiciels utilisés : un robot conversationnel dérivé de ChatGPT. L'école maternelle l'a paramétré pour s'adapter à l'âge des enfants. L'enseignante, Jasmine, l'utilise depuis trois ans : « Le robot leur propose de nouveaux mots peu communs. Donc comparé aux livres pour enfants, le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques. » Dans la salle d'à côté, des élèves de 6 ans ont cours de chinois. Sur leur tablette, un jeu leur fait réviser la lecture et l'écriture pendant 20 minutes. « J'identifie les caractères chinois. C'est rigolo ! », réagit un élève. L'intelligence artificielle personnalise ici les exercices. Elle cible les points faibles de chaque enfant. La scolarité coûte près de 1 400 euros par mois dans cette maternelle privée. Elle a été fondée par une entreprise de logiciels éducatifs dont Richard Yen est le directeur : « Les professeurs restent les personnes les plus importantes pour enseigner aux enfants. Mais l'IA peut être un très bon assistant de révision. Cette génération est née avec l'IA, on ne peut pas vraiment l'empêcher d'accéder aux écrans. Singapour est un petit pays. On n'a pas de ressources naturelles, donc la technologie et l'IA seront très importantes pour notre futur. » À lire aussiL'enseignement 100% IA du David Game College de Londres Un usage de l'IA encadré dans les écoles publiques Le ministère de l'Éducation produit ses propres outils éducatifs basés sur l'IA. Mais pour le moment, l'usage reste variable. Victor, 10 ans, inscrit dans une école publique, confirme : « À l'école, nous, on n'utilise pas l'IA, mais ma maîtresse, oui, pour évaluer nos examens. » Rien d'étonnant : à Singapour, près de trois professeurs sur quatre déclarent utiliser de l'IA pour préparer leurs cours ou réaliser des tâches administratives. Pour les élèves, le ministère de l'Éducation recommande un usage encadré dès 9-10 ans – l'équivalent de la classe de CM1. Pour Jessica, mère de deux écoliers, c'est une bonne mesure : « Je pense que l'IA arrive dans nos vies, donc autant préparer les enfants à bien l'utiliser. Ma seule crainte, ce serait que les enfants ne sachent plus faire des choses simples, en se reposant sur l'idée que l'IA va répondre à leur place. Les enfants ont besoin de résoudre des problèmes. »  À ce sujet, le ministre de l'Éducation, Desmond Lee, se montre très clair : « Les élèves singapouriens doivent aussi, d'après lui, comprendre le fonctionnement de l'IA, ses risques et rester maîtres de l'outil, en cultivant, notamment leur esprit critique. » À lire aussiL'intelligence artificielle dans l'enseignement: seuls 20% des enseignants l'utilisent

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Les livres politiques, cette passion française", "'Démarchandisation', l'utopie nordique du PS" et "Ormuz, Malacca : même combat"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 19:09


À l'heure où l'on déplore la fin de la lecture, il y en a qui n'abandonnent pas le livre et ce sont les hommes et les femmes politiques. Écrire un livre lorsque l'on a une ambition politique, pour Ruth Elkrief, c'est cela qui est français. Plus qu'ailleurs, en France, un livre confère une forme d'autorité et de qualité, ajoute-t-elle. Boris Vallaud sort un livre avec sa vision sur la démarchandisation du monde. D'après François Lenglet, toute noble qu'elle est, cette idée constitue quand même une erreur parce que c'est un défi à l'efficacité. Il explique que toutes les sociétés qui se sont essayées à la démarchandisation et à l'extension de la sphère étatique ont connu les pénuries et les privations et ont fini par s'effondrer sur elles-mêmes. Le ministre des Finances indonésien a eu une idée qu'il a très vite regrettée. Elle évoquait la possibilité d'un péage dans le détroit de Malacca qui longe la Malaisie et l'île d'Indonésie qui s'appelle Sumatra avant de finir dans un deuxième détroit, celui de Singapour. Pour Christian Makarian, le contexte est très différent d'Ormuz. Derrière, il y a la superpuissance chinoise et son alimentation permanente, explique-t-il. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Fill'Expats
Antarctique : un rêve devenu épreuve

Fill'Expats

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 47:30


Pendant 4 mois, j'ai embarqué pour une aventure hors du commun : un voyage en mer de Singapour jusqu'à l'Antarctique, en passant par la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji et le Japon et bien d'autres destinations...Un contrat intense, riche en émotions, en rencontres… et en contrastes.J'y ai vécu de très belles connexions, en amitié comme en amour — une rencontre qui a fait vibrer mon cœur — mais aussi des relations plus difficiles, parfois toxiques.L'Antarctique était mon rêve depuis des années....Et pourtant, atteindre cet objectif a été le moment le plus difficile de tout ce voyage.Dans cet épisode, je vous raconte pourquoi.Je vous partage ce que j'ai traversé, ce que j'ai compris… et les leçons que j'en tire aujourd'hui.Un épisode sincère pour parler de ces rêves qu'on atteint… et de ce qu'ils viennent vraiment bousculer en nous.

Invité Afrique
Serge-Éric Menye: «Aucun pays au monde ne peut prétendre avoir été développé par les diasporas»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 14:12


Elles sont souvent présentées comme un moteur économique et un levier diplomatique pour transformer le continent : les diasporas africaines sont célébrées et courtisées, à la fois par les pays d'origine, les institutions internationales, les autorités françaises. « Une illusion », tranche l'essayiste et consultant Serge-Eric Menye. Dans son récent livre Le mythe des diasporas africaines, il rejette l'idée d'une « solution miracle » et appelle à une mobilisation plus structurée. RFI : La diaspora a été qualifiée par l'Union Africaine de « sixième région de l'Afrique ». Qu'est-ce que vous pensez de cette expression ? Serge-Eric Menye : Je me dis qu'il y a des gens qui ont essayé de produire quelque chose de pas très pertinent, parce qu'en réalité, ça ne veut rien dire. C'est un slogan qui n'a pas de réelle profondeur. Ça fait quelques années que c'est sur la table et aucune action n'a suivi derrière. En substance, dans votre livre, vous dites que les diasporas ne sont pas un moteur économique pour le continent. Pour vous, le rôle et l'influence de ces diasporas est surévalué ? Totalement, aucun pays dans le monde ne peut prétendre avoir été développé par les diasporas. Est-ce que c'est leur rôle ? C'est le rôle des gouvernements… C'est justement ça. Ce n'est pas aux diasporas de développer un pays. Les diasporas ont décidé de partir pour vivre ailleurs, ou sont nées ailleurs après que leurs parents aient décidé de partir. Il est inconcevable que ce soient ces personnes qu'on désigne comme étant la solution aux problèmes du pays, de leurs parents ou de leur pays précédent. Vous dites que les diasporas africaines ne sont pas un levier de développement pour les pays d'origine. Pourtant, le montant des transferts est important : 54 milliards de dollars d'envoi de fonds en 2023, ce n'est pas rien ? Oui, il y a même mieux. Il y a certaines années où on a atteint des records d'envoi de fonds. 100 milliards, c'est le record que l'Afrique a reçu en une année. Mais c'est un chiffre qui cache beaucoup de choses. Déjà, si on considère que cette somme ne sert qu'à alimenter les populations qui ont un contact vivant à l'étranger ou un lien familial qui lui permet de se nourrir, se vêtir, de se loger, etc. Mais pas pour des projets structurants, c'est ça ? C'est ça. Ça veut dire que si on commence à penser au développement sur cette base, il faudrait demander à ces personnes-là de se séparer de cette manne qui leur permet de survivre. La deuxième chose, c'est que ces sommes sont très mal réparties entre le Nigeria, l'Egypte et l'Ethiopie : il y a quasiment plus de 50 % à 60 % des sommes qui disparaissent déjà entre trois pays seulement. Et puis reprenons l'exemple de 100 milliards de dollars par an. Il y a 1 milliard 300 millions d'Africains actuellement vivant sur le continent. Ça veut dire que ça représenterait 77 $ par personne par an. Ce n'est pas sérieux. Vous épinglez avec une certaine acidité dans votre livre des personnalités célèbres, médiatiques, parfois des stars, qui annoncent de grands projets dans les pays d'origine. Pour vous, c'est de la poudre aux yeux tout ça ? Je prends l'exemple d'Akon [chanteur et producteur américano-sénégalais, NDLR] au Sénégal qui a fait miroiter monts et merveilles « avec Akon City ». Le Wakanda, une grande cité du futur… Voilà le Wakanda d'Afrique, le Singapour africain avec sa propre monnaie, son bitcoin, les trains qui volent, etc. En réalité, il ne s'est rien passé. Il y a beaucoup de communication, il a vendu du rêve à pas mal de gens, ça a déçu beaucoup de gens qui y croyaient vraiment. C'est-à-dire qu'on a lancé comme ça un ballon marketing qui existe en réalité depuis très longtemps. Ça fait des centaines d'années maintenant qu'on attend que les diasporas transforment l'Afrique. Ça ne s'est jamais produit. C'est aussi de mode maintenant que certaines stars s'affichent en Afrique avec des passeports de pays africains… Que les autorités leur octroient… Voilà. Donc c'est une connivence du rien, du vide, parce que je ne vois pas le lien entre le développement d'un pays et faire des photos avec une star qui reçoit un passeport. Je ne sais pas, mon Dieu, d'où sort cette idée ? Mais c'est à la mode ! Qui entretient selon vous cette « mythologie des diasporas », comme vous l'appelez ? Il y a l'essor assez puissant des nouveaux systèmes de communication ou les réseaux sociaux où on partage de très belles histoires. Et ça a été récupéré par les institutions internationales. Il y a le FMI et la Banque mondiale qui se sont dit « effectivement, on s'est rendu compte que c'est à peu près 50 milliards de dollars qui va vers le continent africain, c'est supérieur à ce que l'Afrique reçoit au titre de l'aide au développement ». Oui, mais le montant de l'aide au développement n'est pas un critère d'appréciation sur l'efficacité d'un comportement d'un groupe ou pas. Et puis il y a le président Macron qui est venu effectivement clôturer tout ça pour en faire un levier en disant « moi, je ne parle plus avec les dirigeants africains, je traite directement avec les populations, donc les diasporas ». Comment mieux mobiliser les diasporas selon vous pour qu'il y ait un véritable impact ? La seule chose que je vois, c'est qu'il y ait une espèce de banque africaine qui soit créée soit par pays, soit une banque pour toute l'Afrique où effectivement les diasporas mettraient leur argent dessus, rémunéré. L'Afrique a un taux de croissance moyen entre quatre et 5 % par an depuis 20 ans. On peut assez facilement proposer des taux entre 7% et 9 % annuels. Et qu'est-ce qui se passe avec cet argent ? Les pays africains, plutôt que d'essuyer des refus et d'escalader des montagnes à chaque fois pour emprunter de l'argent ailleurs, pourraient directement s'adresser à ce guichet pour financer l'économie locale.

SBS French - SBS en français
Semaine Politique – Crise énergétique, L'Australie et ses partenaires asiatiques serrent les rangs

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Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:56


Sur fond de conflit au Moyen-Orient, Le Premier ministre Anthony Albanese et son homologue singapourien Lawrence Wong se sont entretenus à Singapour. Ils se sont promis de tout mettre en œuvre pour continuer à se fournir en source d'énergie l'un auprès de l'autre.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, il est interdit de mâcher du chewing-gum à Singapour.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 2:42


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

C dans l'air
Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéré - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 63:11


C dans l'air du 19 février 2026 - Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéréC'est un choc au Royaume-Uni. L'ex-prince Andrew a été arrêté, ce jeudi 19 février, et placé en garde à vue. Des policiers ont indiqué mener des perquisitions dans des résidences de la Couronne. Il est soupçonné d'avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein, après de nouvelles publications de la justice américaine. Dans ces documents, les enquêteurs s'intéressent à des mails datant de 2010 dans lesquels il aurait transmis au financier américain des rapports confidentiels concernant l'Afghanistan, le Vietnam, la Chine et Singapour, qu'il avait visités lors de voyages officiels, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international.Ces soupçons s'ajoutent aux accusations de viol de Virginia Giuffre, morte en avril 2025, et dont le livre posthume Nobody's Girl: Memoir of Surviving Abuse and Fighting for Justice a été publié aux États-Unis le 21 octobre dernier. Dans ses mémoires, elle maintient son récit, accusant Andrew Windsor de viols à la demande de Jeffrey Epstein, alors qu'elle avait 17 ans. Des faits qu'il a toujours niés.Dans la tourmente depuis plusieurs mois, le frère de Charles III a été déchu de ses titres royaux en octobre pour ses liens avec le criminel américain. Son interpellation, le jour de ses 66 ans, est un coup de tonnerre pour la famille royale britannique. C'est la première fois, dans l'histoire récente de la monarchie, que l'un de ses membres est formellement arrêté. Dans un rare communiqué signé de son nom, le roi Charles III a affirmé ce jeudi que « la justice doit suivre son cours ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous, et une nouvelle résidence alimente les soupçons : le ranch « Zorro », une vaste propriété détenue par le criminel sexuel américain au Nouveau-Mexique. Il s'agit de la seule propriété d'Epstein à ne pas avoir été perquisitionnée ; pourtant, elle apparaît à de multiples reprises dans les fichiers et les témoignages de victimes. Elle a été rachetée en 2023 par un élu texan républicain trumpiste. Lundi, la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique a décidé la création d'une commission spéciale bipartite chargée d'enquêter sur le domaine et les crimes qui ont pu s'y dérouler.Parallèlement, au moment où Hillary Clinton accuse Donald Trump de chercher à « dissimuler » des éléments du dossier judiciaire de Jeffrey Epstein, le Daily Beast a publié de nouveaux éléments mettant en cause le président américain.Nos experts :- Adélaïde DE CLERMONT-TONNERRE - Journaliste et romancière- Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis

Les matins
La "flotte fantôme" russe et iranienne pose de nouveaux problèmes géopolitiques, humains, avec un risque environnemental

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:31


durée : 00:05:31 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le nombre de pétroliers de la "flotte fantôme" russe et iranienne ne cesse d'augmenter malgré les sanctions internationales. Cette anarchie maritime se voit notamment dans le détroit de Singapour et entraîne l'abandon de marins en pleine mer.

Les matins
La "flotte fantôme" russe et iranienne pose de nouveaux problèmes géopolitiques, humains, avec un risque environnemental

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:55


durée : 00:05:55 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le nombre de pétroliers de la "flotte fantôme" russe et iranienne ne cesse d'augmenter malgré les sanctions internationales. Cette anarchie maritime se voit notamment dans le détroit de Singapour et entraîne l'abandon de marins en pleine mer.