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Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. A l'échelle mondiale, les femmes représentent 80 % des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notes les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ? Avec : • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La découverte, 2026) • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes I Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un “sapeur” pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes. Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi ► Yobalé ma - Sym Sam
L'Inde accueille à partir d'aujourd'hui le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays, une trentaine de chefs d'État et tous les grands patrons de la tech mondiale sont réunis à New Delhi. Un événement d'ampleur qui confirme la montée en puissance spectaculaire de l'Inde dans la course mondiale à l'IA, au croisement des enjeux économiques, technologiques et géopolitiques. À partir d'aujourd'hui, la capitale indienne devient le centre de gravité de la planète tech en accueillant le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays sont représentés, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement ont fait le déplacement, et surtout, tous les grands dirigeants des géants de la technologie sont présents. Un casting impressionnant qui illustre une réalité : l'Inde s'est imposée comme l'un des épicentres mondiaux de l'IA. Et le pays peut s'appuyer sur des atouts considérables. Le premier est son réservoir de talents, sans équivalent ou presque. Chaque année, des centaines de milliers d'ingénieurs sortent des universités indiennes. Une dynamique nourrie par une tradition ancienne d'excellence mathématique et scientifique, qui alimente directement les performances du pays dans le numérique et les nouvelles technologies. Deuxième force : la démographie. L'Inde est aujourd'hui le pays le plus peuplé du monde. Sa population, jeune, dynamique et massivement connectée, représente à la fois un immense marché, un laboratoire d'innovation à grande échelle et, pour l'IA, une mine de données inestimable. Enfin, troisième pilier de cette ascension : la volonté politique. Depuis 2024, le gouvernement indien a lancé un vaste programme public destiné à bâtir une véritable infrastructure nationale de l'intelligence artificielle. L'IA est clairement identifiée comme un levier stratégique de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté technologique. Des investissements massifs et un laboratoire pour le Sud global Cette stratégie ambitieuse attire logiquement les géants mondiaux de la tech. Microsoft a annoncé 17,5 milliards de dollars d'investissements dans le pays, Amazon 35 milliards, Google 15 milliards. Les partenariats se multiplient, les centres de recherche s'installent, et l'écosystème numérique indien se structure à grande vitesse. L'Inde est en passe de devenir le plus grand marché numérique en devenir au monde. Entre des marchés occidentaux arrivés à maturité et une Chine de plus en plus fermée, le pays s'impose comme un relais de croissance indispensable pour les multinationales du numérique. Mais l'Inde est aussi un terrain d'expérimentation unique. Si une solution technologique fonctionne à l'échelle indienne, elle est capable de s'imposer partout dans le Sud global. Le pays devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour l'innovation inclusive. C'est précisément ce qui donne au sommet de New Delhi une dimension géopolitique majeure. L'Inde se positionne comme le porte-voix des pays du Sud global: Afrique, Amérique latine, Asie émergente. Ensemble, ces régions entendent peser dans les débats mondiaux sur la gouvernance de l'IA. Le message est clair : l'intelligence artificielle ne doit pas être confisquée par quelques puissances technologiques, mais bénéficier à l'ensemble de la planète. Face aux modèles américain, chinois et européen, l'Inde propose une quatrième voie, fondée sur des cadres adaptés aux besoins des pays en développement. Le sommet s'articule autour de trois thèmes clés : People, Planet, Progress – population, planète, progrès. Un triptyque qui résume l'ambition indienne : faire de l'IA un outil de développement durable, d'inclusion sociale et de croissance partagée. Des défis technologiques encore majeurs à relever Pour autant, l'Inde n'évolue pas encore dans la même catégorie que les États-Unis ou la Chine en matière d'intelligence artificielle de pointe. Ce sommet est à la fois un tremplin et un révélateur des défis auxquels le pays doit faire face. Sur le plan technologique, New Delhi souffre encore d'un certain retard. L'Inde ne dispose pas de grands modèles d'IA comparables à l'américain ChatGPT ou au chinois DeepSeek, ce qui limite pour l'instant son influence dans la course aux modèles fondamentaux. La question de la protection des données personnelles constitue également un enjeu sensible, dans un pays où l'explosion numérique pose des défis considérables en matière de régulation et de sécurité. Mais le principal point noir reste la fuite des cerveaux. Malgré le dynamisme local, de nombreux ingénieurs indiens continuent de partir massivement vers la Silicon Valley et les grands pôles technologiques occidentaux, attirés par de meilleures conditions salariales et des moyens de recherche plus importants. Dans un contexte de compétition mondiale féroce, la stratégie indienne repose sur un pari audacieux : faire mieux avec moins. Là où les grandes puissances occidentales misent sur des investissements colossaux, l'Inde cherche à transformer ses contraintes en avantage comparatif, en combinant talents, innovation frugale et marché intérieur gigantesque. Un pari qui commence à porter ses fruits et qui pourrait bien, à terme, rebattre les cartes de la géopolitique mondiale de l'intelligence artificielle.
Dans l'épisode de ce matin, je vous décortique les chiffres paradoxaux de la semaine dernière. Entre un marché de l'emploi américain qui repart de plus belle (+130 000 jobs en janvier) et une inflation qui semble enfin "calme comme un cerf", le scénario hollywoodien est en marche. Mais attention, entre les statistiques du BLS parfois capricieuses et les pressions politiques, le tarmac est encore loin. Au programme aujourd'hui : USA & Asie à l'arrêt : Un lundi férié qui nous laisse le temps de gamberger. L'énigme de l'emploi : Pourquoi le chômage repasse à 4,3% alors qu'on attendait un moteur qui tousse ? Le dilemme de la Fed : Si l'économie est au top sans inflation, faut-il vraiment baisser les taux ? Le Warning Morningbull : Pourquoi il ne faut jamais célébrer un atterrissage avant que les roues ne touchent le sol. Focus Japon : Un PIB qui déçoit et une consommation qui manque d'énergie. Le point marchés : Pétrole, Or à 5 000$, et Bitcoin. On termine 2025 comme un agneau, on commence 2026 comme un lion... mais n'oubliez pas : en macro, février n'est que la bande-annonce ! N'oubliez pas de : ✅ Vous abonner à la chaîne Swissquote en français (en route vers les 90 000 !)
En 2013, la Chine a décidé d'en finir avec cette pollution atmosphérique devenue insoutenable, tant pour la santé publique que pour son image internationale. En quelques années, le pays a engagé une transformation massive : installation d'épurateurs dans les centrales à charbon, normes industrielles renforcées et nouvelles règles environnementales. Résultat : la pollution de l'air a été réduite de moitié. Mais cette victoire sanitaire a produit un effet inattendu. En réduisant la pollution, la Chine a aussi fait disparaître une grande partie du dioxyde de soufre présent dans l'atmosphère. Ce gaz, bien connu pour provoquer les pluies acides et contribuer aux brouillards toxiques, joue aussi un rôle climatique paradoxal.Pour comprendre ce phénomène, il faut évoquer les aérosols. Ce sont de minuscules particules en suspension dans l'air, souvent issues de la combustion du charbon. Lorsqu'elles se forment à partir du dioxyde de soufre, elles agissent comme un miroir microscopique : elles réfléchissent une partie des rayons du soleil vers l'espace. Ce mécanisme limite temporairement le réchauffement de la surface terrestre. Selon une étude publiée en février 2026 dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, la réduction de ces aérosols en Chine aurait contribué à une hausse mesurable des températures mondiales. Les chercheurs estiment que cette baisse du dioxyde de soufre a entraîné une augmentation de la température globale comprise entre 0,06 et 0,07 degré Celsius entre 2007 et 2025. Ce chiffre peut sembler faible, mais il représente environ 12 % du réchauffement total observé sur cette période. Autrement dit, la disparition de ces particules a révélé une partie du réchauffement jusqu'alors masquée. Les scientifiques ont utilisé des modèles climatiques pour analyser l'évolution des émissions en Asie. Pendant que la Chine réduisait sa pollution atmosphérique, d'autres pays comme l'Inde ont continué d'augmenter leurs émissions, illustrant le caractère global et interconnecté du climat.Il ne s'agit évidemment pas de regretter la pollution. Les aérosols ne font que masquer temporairement les effets du réchauffement, sans en traiter la cause principale : les gaz à effet de serre. Cette étude rappelle surtout une réalité essentielle : le climat est un système complexe, où certaines améliorations environnementales peuvent révéler des déséquilibres déjà présents. Nettoyer l'air reste indispensable, mais cela rend aussi plus visible l'ampleur réelle du défi climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À la veille de la Saint-Valentin, focus sur une industrie criminelle aussi méconnue qu'efficace : l'arnaque aux sentiments. Derrière les promesses d'amour se cache une économie mondialisée, ultra-organisée et désormais dopée à l'intelligence artificielle, qui brasse chaque année des milliards d'euros. L'arnaque aux sentiments repose sur un modèle efficace. Les escrocs créent de faux profils sur des sites de rencontres, des réseaux sociaux ou des applications de messagerie. Ils mettent en scène des identités valorisantes : ingénieurs expatriés, médecins humanitaires, entrepreneurs prospères, voire parfois des personnalités connues. L'objectif est clair, instaurer une relation affective intense en échangeant quotidiennement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de bâtir un climat de confiance solide. Progressivement, le lien émotionnel s'intensifie, la victime s'attache, se projette, et baisse sa vigilance. Puis vient le moment du piège. Une urgence surgit, un billet d'avion à payer pour une rencontre tant attendue, un problème de santé soudain, un compte bancaire bloqué. La victime, déjà émotionnellement engagée, envoie de l'argent. D'abord de petites sommes, pour se rassurer. Puis, l'engrenage se met en place. Les demandes deviennent plus fréquentes, plus importantes, jusqu'à provoquer parfois un véritable effondrement financier. Des usines à arnaques en Asie et une tradition bien ancrée en Afrique Loin du cliché de l'escroc solitaire derrière son écran, l'arnaque sentimentale est aujourd'hui une industrie mondialisée, structurée et hiérarchisée. Certaines enquêtes récentes ont révélé l'existence de véritables « usines à arnaques » en Asie du Sud-Est. Dans d'immenses complexes, des plateaux entiers d'ordinateurs sont occupés par des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 afin de couvrir tous les fuseaux horaires. Selon une étude de l'université du Texas, ces seuls réseaux asiatiques auraient extorqué près de 75 milliards de dollars entre 2020 et 2024. Une somme vertigineuse, qui illustre la dimension industrielle de cette cybercriminalité. L'Afrique de l'Ouest constitue également un foyer historique de ces pratiques, notamment pour les victimes francophones. En Côte d'Ivoire, les « brouteurs », au Nigeria les « yahoo boys », et au Cameroun les « feymen » incarnent ces figures désormais bien connues. La méthode y reste souvent plus artisanale, moins structurée qu'en Asie, mais les gains peuvent être considérables. Certains escrocs expérimentés parviennent à générer plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Intelligence artificielle, banques sous pression et humanité détournée La montée en puissance de l'intelligence artificielle a marqué un tournant. Désormais, les escrocs peuvent produire de faux appels vidéo ultracréditbles, combinant voix, visage et gestuelle réalistes. La fraude devient ainsi industrielle, automatisée et surtout hyper-personnalisée. La frontière entre le vrai et le faux s'efface, renforçant encore la vulnérabilité des victimes. Cette explosion des arnaques pose un défi majeur aux banques. L'enjeu est financier, juridique et réputationnel. Les établissements doivent gérer un afflux croissant de litiges tout en respectant leurs obligations de vigilance sur les mouvements de fonds. Mais comment bloquer un virement lorsque le client est lui-même persuadé d'agir par amour ? Pour répondre à ce défi, des acteurs spécialisés ont émergé, à l'image de Feedzaï, qui développe des solutions capables d'identifier en temps réel les transactions suspectes grâce à l'analyse comportementale et à l'intelligence artificielle. Toutefois, même les technologies les plus avancées ne peuvent tout empêcher. Car la véritable faille reste humaine. L'arnaque aux sentiments exploite ce qu'il y a de plus intime : le besoin d'amour, de reconnaissance et de lien. La manipulation émotionnelle est au cœur du système. Dans cette économie souterraine mondialisée, l'amour devient peu à peu un produit financier comme un autre.
À chaque puissance, son projet de nouvelles routes. Après la Chine et ses nouvelles routes de la soie, les États-Unis arrivent au Caucase avec leur projet de routes Trump, un nouveau corridor qui reliera l'Europe plus directement à l'Asie centrale ! Sauf que lundi 9 février, en Arménie, le secrétaire d'État américain J.D. Vance, qui devait détailler cette nouvelle connexion née de la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s'est contenté de généralités. Le plus sûr, c'est encore le nom : la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Les deux pays concernés l'ont vite compris puisque l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé une lettre pour le comité du prix Nobel en faveur du président Trump. Le tronçon Zanguezour, 50 km vers la Turquie Pour le reste, rien n'est encore très précis, si ce n'est que cette voie de transit économique, le corridor de Zanguezour, débouchera sur la frontière turque. Personne ne l'affirme directement, mais ce passage, une fois construit, sera facilement relié vers le nord de la Turquie. De là, les destinations vers l'Europe et même l'Afrique seront facilitées. À lire aussiLe Nakhitchevan, la nouvelle poudrière du Caucase? Le transit de la paix Présenté comme l'illustration du processus de paix signé l'an passé (le 8 août 2025) à la Maison Blanche entre les présidents états-unien Donald Trump, azerbaïdjanais Ilham Aliyev et arménien Nikol Pashinyan, il permettra à l'Azerbaïdjan de traverser une partie de l'Arménie pour accéder à son enclave, la République autonome du Nakhitchevan située dans le sud de l'Arménie. Pour cette nouvelle route, l'Arménie a dû accepter de lever un blocus sur le transport. À lire aussiÉtats-Unis-Arménie: J.D. Vance annonce un accord sur le nucléaire et un soutien sécuritaire à Erevan Minerais, gaz, pétrole... Une liste incertaine Depuis 20 ans, les marchandises de l'Azerbaïdjan doivent transiter soit par la Géorgie, soit par l'Iran. Taline Ter Minassian, spécialiste du Caucase à l'Institut des langues orientales de Paris, s'interroge : « Face aux journalistes, le secrétaire d'État américain s'est contenté de généralités. Cette TRIPP, cette nouvelle route Trump de la paix et de la prospérité dans le monde, je ne sais toujours pas si elle sera faite de bitume pour les camions ou de voies ferrées pour les trains ! On ne peut faire que des suppositions. Cette vallée du sud de l'Arménie était l'ancienne route des voies ferrées transcaucasiennes (construites en 1865, ndlr) sous l'empire soviétique. Il en reste des rails vétustes et des tunnels hors d'usage pour des trains modernes construits aux normes et aux dimensions occidentales. » 100 ans de présence des États-Unis Avec cette nouvelle route, les États-Unis ont signé pour 100 ans de présence dans la région. Il est prévu que les États-Unis détiennent 74 % d'un groupe d'entreprises, là encore... restant à créer. Les Arméniens auront les 26 % restants. Puis, au fil des années, ils auront jusqu'à 49 % du consortium, afin de laisser la majorité aux États-Unis. 40 % du commerce arménien d'origine russe Pour Tigrane Yégavian, directeur de recherches à la revue Conflits, voilà de quoi inquiéter les Russes (grands partenaires économiques de l'Arménie) qui commercent à hauteur de 40 % d'investissements directs en Arménie. Les Iraniens ont aussi de quoi être inquiets : avec l'annonce de ce nouveau corridor, les Iraniens et les Russes se sentent contournés. La plus grande incertitude aujourd'hui, c'est qui va superviser et sécuriser ces transits de marchandises ? La région est stratégique et elle fait partie des grands bouleversements géopolitiques du moment. Les États-Unis promettent de garantir la souveraineté de l'Arménie. Dès qu'un axe de transport s'avère stratégique, il peut servir d'instrument d'affirmation de puissance. À lire aussiRencontre Arménie-Azerbaïdjan: la Russie salue prudemment l'accord de Washington, l'Iran rechigne Mars 2026, des avions entre la Turquie et l'Arménie Pour incarner cette ouverture du Caucase vers l'Europe, la Turquie annonce que sa compagnie Turkish Airlines devrait effectuer son premier vol le 11 mars prochain entre la Turquie et la capitale arménienne, Erevan. À lire aussiUn trait d'union entre Occident et Asie: une ligne ferroviaire entre l'Iran et la Turquie pour 2029
durée : 00:38:59 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Fin janvier 2026, l'Inde, sous la houlette de Narendra Modi, a conclu des accords commerciaux avec l'Union européenne et les États-Unis. Si le deal conclu avec les européens n'a pas encore été signé, l'Inde, qui revendique un multi-alignement, peut-elle devenir un allié de poids pour les européens ? - invités : Charlotte Thomas Politiste, chercheuse indépendante, associée au programme Asie de l'IRIS; Vaiju Naravane Écrivaine et journaliste, correspondante, notamment pour The Hindustan Times
durée : 00:38:59 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Fin janvier 2026, l'Inde, sous la houlette de Narendra Modi, a conclu des accords commerciaux avec l'Union européenne et les États-Unis. Si le deal conclu avec les européens n'a pas encore été signé, l'Inde, qui revendique un multi-alignement, peut-elle devenir un allié de poids pour les européens ? - invités : Charlotte Thomas Politiste, chercheuse indépendante, associée au programme Asie de l'IRIS; Vaiju Naravane Écrivaine et journaliste, correspondante, notamment pour The Hindustan Times
Comment réinventer sa vie à 50 ans? François MAZON a eu un parcours exceptionnel, l'amenant à la tête de Capgemini (CEO France) puis ce qui est maintenant Sopra Steria (CEO France, Espagne, Asie ...). Mais réussite professionnelle ne signifie pas nécessairement épanouissement. Sa passion de jeunesse, jusque là mise de côté, se ravive de manière inattendue (une garde à vue dont il parle dans cet épisode), et à 50 ans, il décide de reprendre les études pour devenir avocat. Après 5 ans d'études, il prête serment et commence alors une nouvelle vie. - Comment booster sa carrière? - Comment changer de voie quand on n'est pas épanoui? - Comment convaincre au tribunal, au travail ou ailleurs? Ce sont quelques sujets que nous abordons dans cet épisode exceptionnel; exceptionnel par l'humilité de mon hôte, par les conseils concrets qu'il partage, et par l'inspiration qu'il génèrera chez toute personne qui souhaite se construire une carrière épanouissante.Ce podcast est le GDIY (génération do it yourself) destiné à l'ensemble des professionnels, qu'ils soient entrepreneurs ou salariés.Si vous aimez les podcasts de Matthieu Stefani ou ceux de Pauline Laigneau, vous aimerez ceux-ci: j'y invite des leaders qui ont particulièrement réussi et les interroge sur leurs secrets de réussite professionnelle et d'épanouissement.PDG, vice-présidents, DRH, chasseurs de tête, entrepreneurs, dirigeants en tout genre vous partagent les clés pour accélérer votre carrière et être heureux au travail.Développement professionnel, Leadership inspirant, Carrière réussie, Épanouissement professionnel, Conseils de carrière, Mentorat de leaders, Gestion de carrière, Ambition professionnelle, Entrepreneuriat, Réussite professionnelle, Transition de carrière, Stratégies de leadership, management, podcast pour salariés, ambition, booster sa carrière, Networking efficace, Formation de cadres, Podcast pour cadres, Motivation au travail, GDIY Podcast, Conseils de PDG, Histoires de réussite, Compétences de leadership, Culture d'entreprise, Gestion d'équipe, Performance au travail, Planification de carrière, Transformation numérique, Développement personnel, Équilibre vie professionnelle / vie privée, Équilibre pro perso, Stratégies d'entreprise, Gestion du stress, Bien-être au travail, Productivité personnelle, Développement de carrière, Dynamiques de travail, Compétences interpersonnelles, Réseautage professionnel, Gestion des conflits, Leadership féminin, Coaching professionnel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout le monde a entendu parler au moins une fois de l'affaire des bébés congelés. Ces crimes sordides ont fait la Une des journaux en 2006 en France, mais aussi en Corée, puisque c'est dans un appartement de Séoul que l'horrible découverte a été faite. Le mystère est resté entier pendant des mois, même après que des tests ADN ont démontré que ces bébés cachés dans un congélateur étaient nés du couple qui habitait l'appartement, les Courjault. Ce qui était en théorie impossible, puisque Véronique, la mère, ne pouvait plus avoir d'enfants depuis 3 ans...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
L'Atlas, en mouvement.Le Trait a rencontré le peintre L'Atlas, alias Jules Dedet Granel, dans son atelier des Lilas. À quarante-six ans à peine, L'Atlas fait déjà l'objet d'une rétrospective au musée du Touquet, visible jusqu'au 25 mai 2026. Une reconnaissance significative pour cet artiste né en 1978, dont la notoriété s'est construite à la croisée du graffiti, de la calligraphie et de l'abstraction. Agnès b qui le représente dans sa galerie a été l'une des premières personnes à le collectionner. « Elle m'a sortie du milieu underground ».Autodidacte pour l'essentiel, il effectue néanmoins un bref passage par l'université en archéologie et en histoire de l'art, avant de prendre une décision fondatrice : partir au Maroc, dans le massif de l'Atlas, en 1999, pour rejoindre un maître calligraphe. Il ira aussi beaucoup en Asie ; la calligraphie orientale l'a beaucoup influencé.Il choisit le nom « L'Altas » ; une figure mythologique condamnée par Zeus (nom porté par ailleurs par l'un de ses proches amis, lui aussi artiste de street art et figure du post-graffiti) à soutenir la voûte céleste pour l'éternité. « L'Atlas, c'est un nom universel, explique-t-il. Le “L'” est une manière de le rendre unique, un clin d'œil à la French touch, et aussi un outil plastique : l'apostrophe m'aide à équilibrer mes compositions. »L'Atlas ne peut créer une œuvre s'il n'a pas un mot en tête. Chez lui, rien ne se créé sans le langage. «J'ai une formation de calligraphe. » Il aimerait faire entrer la lettre dans l'histoire de l'art. « La calligraphie est souvent cantonnée à l'archéologie. J'aimerais faire entrer l'histoire de l'écriture dans l'art, écrire un manifeste sur l'abstraction calligraphique. On est un mouvement (nous sommes beaucoup à venir du graffiti) qui a appris à peindre avec des lettres. On a une manière d'occuper l'espace par la lettre ». L'Altas a d'ailleurs créé une galerie aux Lilas pour faire exister ce mouvement : la galerie Liminal. « Nous avons appris à peindre avec des lettres. Nous avons une manière spécifique d'occuper l'espace par le signe. Le street art a été largement envahi par la figuration ; je pense que l'abstraction est plus universelle. »L'Atlas cherche à extraire une unité dans les écritures, une sorte d'espéranto calligraphique, où le noir et le blanc (principalement) dialoguent dans une dichotomie radicale. Ses compositions explorent sans cesse la frontière fragile entre lisibilité et abstraction, entre sens et pure forme. L'ambition est la création d'un mouvement artistique, « l'abstraction calligraphique. » A découvrir au Musée du Touquet-Paris-Plage et à la galerie Liminal, aux Lilas.https://letraitpodcast.paris/
Sarah Mullally a pris ses fonctions d'archevêque de Canterbury, le 28 janvier 2026. C'est la première femme à devenir la cheffe spirituelle de l'Église d'Angleterre, siège de la Communion anglicane. Une Église anglicane d'une grande diversité, qui compte aujourd'hui 43 « Provinces », en communion les unes avec les autres et avec le siège de Canterbury, une sorte d'Église-mère que dirige désormais Sarah Mullally qui va résider au Palais de Lambeth, la résidence officielle de l'archevêque de Canterbury. Une Église-mère qui n'est pas hiérarchique comme le pape pour l'Église catholique, mais qui représente une autorité morale et spirituelle. La Communion anglicane très diverse regroupe désormais entre 85 et 100 millions de fidèles dans 165 pays, elle s'est développée aux États-Unis, en Afrique et en Asie avec l'expansion de l'Empire britannique et a essaimé dans plusieurs autres pays comme le Brésil. Aujourd'hui, 80% des Anglicans se situent en Afrique subsaharienne. Et la nomination de Sarah Mullally, le 3 octobre 2025 (qui a pris ses fonctions le 28 janvier), femme mariée, comme primat d'Angleterre, même si elle n'a pas d'autorité directe sur les 43 Provinces, a suscité des remous parmi les plus conservateurs du continent africain, qui ont manifesté leur désapprobation, en prenant leurs distances avec la nouvelle archevêque de Canterbury. Les questions qui cristallisent toutes les crispations « sont celles qui se réfèrent à la sexualité, le mariage pour tous, les bénédictions d'unions de personnes de même sexe », souligne Rémy Bethmont, professeur d'Histoire et Civilisation britanniques à l'Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l'anglicanisme. Mais c'est aussi un réflexe contre le colonialisme dans certaines provinces anglicanes d'Afrique qui veulent faire leur propre théologie sans suivre celle des pays du Nord, fait remarquer Jack McDonald, chanoine de l'Église d'Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la Faculté protestante de Bruxelles ainsi qu'à l'Université catholique de Leuven, qui travaille en particulier sur l'Afrique subsaharienne. Invité en studio : Rémy Bethmont, professeur d'Histoire et Civilisation britanniques à l'Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l'anglicanisme. Entretien : Jack McDonald, chanoine de l'Église d'Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la faculté protestante de Bruxelles ainsi qu'à l'Université catholique de Leuven, qui travaille sur l'Afrique subsaharienne. Reportages et correspondances (reprises) : Marie Billon, Sarah Tétaud, Lucie Mouillaud.
Sarah Mullally a pris ses fonctions d'archevêque de Canterbury, le 28 janvier 2026. C'est la première femme à devenir la cheffe spirituelle de l'Église d'Angleterre, siège de la Communion anglicane. Une Église anglicane d'une grande diversité, qui compte aujourd'hui 43 « Provinces », en communion les unes avec les autres et avec le siège de Canterbury, une sorte d'Église-mère que dirige désormais Sarah Mullally qui va résider au Palais de Lambeth, la résidence officielle de l'archevêque de Canterbury. Une Église-mère qui n'est pas hiérarchique comme le pape pour l'Église catholique, mais qui représente une autorité morale et spirituelle. La Communion anglicane très diverse regroupe désormais entre 85 et 100 millions de fidèles dans 165 pays, elle s'est développée aux États-Unis, en Afrique et en Asie avec l'expansion de l'Empire britannique et a essaimé dans plusieurs autres pays comme le Brésil. Aujourd'hui, 80% des Anglicans se situent en Afrique subsaharienne. Et la nomination de Sarah Mullally, le 3 octobre 2025 (qui a pris ses fonctions le 28 janvier), femme mariée, comme primat d'Angleterre, même si elle n'a pas d'autorité directe sur les 43 Provinces, a suscité des remous parmi les plus conservateurs du continent africain, qui ont manifesté leur désapprobation, en prenant leurs distances avec la nouvelle archevêque de Canterbury. Les questions qui cristallisent toutes les crispations « sont celles qui se réfèrent à la sexualité, le mariage pour tous, les bénédictions d'unions de personnes de même sexe », souligne Rémy Bethmont, professeur d'Histoire et Civilisation britanniques à l'Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l'anglicanisme. Mais c'est aussi un réflexe contre le colonialisme dans certaines provinces anglicanes d'Afrique qui veulent faire leur propre théologie sans suivre celle des pays du Nord, fait remarquer Jack McDonald, chanoine de l'Église d'Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la Faculté protestante de Bruxelles ainsi qu'à l'Université catholique de Leuven, qui travaille en particulier sur l'Afrique subsaharienne. Invité en studio : Rémy Bethmont, professeur d'Histoire et Civilisation britanniques à l'Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l'anglicanisme. Entretien : Jack McDonald, chanoine de l'Église d'Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la faculté protestante de Bruxelles ainsi qu'à l'Université catholique de Leuven, qui travaille sur l'Afrique subsaharienne. Reportages et correspondances (reprises) : Marie Billon, Sarah Tétaud, Lucie Mouillaud.
Jeudi 5 février, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Léa Benaim, journaliste BFM Business, Dr Aurélien Vallée, chirurgien dans le service de chirurgie cardiaque et transplantation de l'hôpital Marie Lannelongue, Kesso Diallo, journaliste BFM Tech, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups by LCL, Ben Dupont, cofondateur et PDG de Kotcha, et Stanislas Marchand, cofondateur de Rocapine, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Jeudi 5 février, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud. Ils sont revenus sur l'investissement de 185 milliards de dollars de Google dans l'IA, notamment le clash inattendu entre OpenAI et Anthropic dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Jeudi 5 février, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Jeudi 5 février, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud. Ils se sont penchés sur l'intégration possible de ChatGPT dans Alexa+, la résistance de Soitec face à la fragilité du marché du smartphone, ainsi que la perspective d'un smartphone Starlink lancé par Elon Musk, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Une nouvelle campagne de noix de cajou se prépare en Afrique de l'Ouest, première région productrice au monde. Les prix seront guidés comme toujours par l'offre, mais aussi par la demande et, en particulier cette année, la demande états-unienne. Les achats des États-Unis ont baissé de 25 % en 2025. Une baisse qui confirme que le pays n'est plus le premier acheteur au monde d'amandes de cajou : l'Amérique du Nord s'est laissée clairement distancer par l'Europe et la Chine. La question est de savoir à quoi est due cette chute drastique des importations : elle peut être l'illustration d'une baisse de la consommation ou d'une stratégie de déstockage pour moins importer, ce qui, si c'était le cas, devrait se traduire par des stocks au plus bas. Les achats états-uniens seront suivis de près dans les mois qui viennent et pourraient potentiellement être un élément « perturbateur du marché », comme l'écrit le service d'information sur les marchés agricoles N'kalô dans son dernier bulletin agricole. À lire aussiCôte d'Ivoire: la filière de la noix de cajou, exemple de coopération entre Européens et Africains Des prix encore incertains pour 2026 L'année dernière, le retrait partiel des acheteurs états-uniens du marché n'a pas fait de dégâts sur les prix, explique Pierre Ricau, analyste en chef pour N'kalô. La consommation au Moyen-Orient, mais surtout dans les pays asiatiques, a pris le relais. L'Inde et la Chine affichent une croissance annuelle supérieure à 20 % – soit beaucoup plus que les 7 à 8 % de croissance européenne. L'Empire du Milieu a même multiplié sa consommation par deux depuis 2021. Si les acheteurs états-uniens ont choisi de vider leur stock pour ne pas être soumis aux droits de douane sur les importations de noix décortiquées au Vietnam pendant les quelques mois où ils ont été appliqués, et qu'ils reviennent sur le marché, alors cela ferait inévitablement monter les prix. Si leur consommation est réellement en berne, cela ne devrait pas perturber l'équilibre actuel grâce à cette demande qui augmente très fort en Asie. À lire aussiLes États-Unis annoncent un accord commercial avec le Vietnam Pas d'inquiétude majeure pour l'offre ouest-africaine Il est encore trop tôt pour dire avec certitude si la récolte en Afrique de l'Ouest sera satisfaisante. Elle s'annonçait bonne jusque-là, mais il a plu dans de nombreuses zones de production, en décembre et janvier, période de saison sèche, rappelle N'kalô. Il n'est pas exclu que la production ouest-africaine baisse par rapport à 2025, mais elle devrait tout de même rester « nettement meilleure » qu'en 2024 et donc être suffisante pour approvisionner le marché en noix brutes ou en noix décortiquées, et donc suffisante pour ne pas créer de tension. L'équilibre entre l'offre et la demande n'est pas menacé, ce qui est en train de changer, c'est plutôt le poids des acteurs, avec une Chine dont la consommation grandit contrairement au marché états-unien qui semble stagner, voire baisser, explique Pierre Ricau. À écouter dans la Chronique nutrition de Priorité santéAlimentation: quels sont les bienfaits des noix de cajou?
Le cacao du premier producteur mondial est-il commercialisé à un prix trop élevé ? Aux yeux de certains opérateurs, il n'est, en tout cas, pas compétitif sur le marché mondial. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le cours du cacao à la Bourse de Londres, à un instant T, est le même pour tous les pays producteurs. Mais ensuite viennent se greffer à ce prix une décote ou une prime, selon la qualité du cacao et son pays d'origine, pour schématiser. Actuellement, par exemple, cette prime est de 125 livres par tonne sur le cacao ivoirien, alors que le cacao camerounais est vendu avec une décote de 100 à 200 livres par tonne, et le nigérian avec une décote de 300 à 400 livres par tonne, ce qui contribue à rendre ces origines plus attractives. À cette prime d'origine — appelée aussi prime pays –, il faut ajouter, pour acheter du cacao de Côte d'Ivoire et du Ghana, une prime fixe : le différentiel de revenu décent, ou DRD — LID en anglais —, de 400 dollars la tonne. Cette prime vise à protéger le cacaoculteur ivoirien contre des prix trop bas. Mais elle rend aussi le cacao ivoirien moins compétitif. À lire aussiCôte d'Ivoire: le gouvernement compte racheter les stocks de cacao qui s'entassent Le cacao ivoirien incontournable Les acheteurs peuvent cependant difficilement se passer des fèves de Côte d'Ivoire, car le pays représente 40 % de la production mondiale. Mais les multinationales peuvent, en revanche, temporairement choisir de faire tourner en priorité leurs usines de broyage situées en Europe ou en Asie, qui peuvent être alimentées par toutes les origines, contrairement aux usines ivoiriennes. Et c'est ce que certaines disent faire aujourd'hui. Pour que les industriels privilégient à nouveau l'achat de contrats cacao en Côte d'Ivoire, il faudrait que les fèves redeviennent compétitives. Concrètement, cela pourrait passer par un abaissement de la prime sur l'origine ivoirienne, qui est une composante du prix final. Une éventualité qui ne séduit pas, pour l'heure, le Conseil du Café-Cacao (CCC), le régulateur de la filière. À lire aussiCôte d'Ivoire: le Conseil du Café Cacao à la rescousse de la filière cacao Le DRD en question Certains opérateurs interrogent aussi l'existence et le niveau du DRD, cette prime structurelle destinée à protéger le planteur. « 400 dollars la tonne, c'est trop cher », explique un broyeur de fèves, car comme cette prime est fixe, elle paraît encore plus importante quand les cours baissent. Mais ces industriels sont dans une position compliquée car ils ont validé le principe de la prime en 2019 pour améliorer le revenu des planteurs. « Revenir sur leur engagement reviendrait à se soustraire à leurs responsabilités », fait comprendre un interlocuteur du CCC. Le secrétariat de l'Initiative cacao Côte d'Ivoire-Ghana rappelle, de son côté, que le différentiel de revenu décent est un mécanisme de soutien au producteur décidé conjointement entre les deux États d'Afrique de l'Ouest et assure ne pas être informé d'une quelconque remise en cause du DRD. À lire aussiEn Côte d'Ivoire, le désarroi des planteurs de cacao face aux impayés
C'est le dernier épisode de la série enregistrée à Reims, avant de revenir dans le nord et d'aller faire un tour à Dunkerque. Pour cette conversation, je vous emmène à la rencontre de Julien Maillot, qui réalise des illustrations captivantes qui parviennent à capturer l'essence et l'énergie des bâtiments et des lieux que nous pouvons parfois croiser dans notre quotidien. Julien nous raconte son parcours, ses études d'architecte, la façon dont il a exercé ce métier, les voyages en Asie dont il est revenu profondément modifié et ce moment où il décide de revenir à Reims comme architecte au sein d'une agence puis Le déclic où il choisit de se lancer seul. Avec Julien nous avons parlé de voyages et de la façon dont ils peuvent changer nos vies, d'oser aller vers un métier qui nous fait vibrer même lorsque tout est incertain, de changer de posture et de vivre de ce qui nous rend profondément heureux. Si vous avez aimé cette conversation et que vous avez envie de soutenir ce travail qu'est la création d'un podcast indépendant, n'hésitez pas à vous abonner sur votre plateforme d'écoute, à le noter, à laisser un commentaire et à le partager autour de vous, c'est par ces actions que le podcast sera visible alors merci à vous ! Maintenant, je laisse la place à cette conversation intense et passionnante, que j'ai eu la joie d'enregistrer avec Julien.Bonne écoute ! Ses recommandations culturelles :Arco, un film d'animation de Ugo BienvenuEmpathie, une série de Florence LongpréTokyo vice, une série de J.T. RogersDiamond Island, un film de David ChouLe gardeur de troupeau de Fernando Pessoa Sa recommandation d'invités :Vincent Iemza, artisteMaud Gironnay, graveuse Montage et mixage réalisés par la talentueuse Pauline FilippelliHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fondée en 1896 par Charles et Émile Pathé, la compagnie Pathé Frères s'impose très tôt dans les secteurs du cinéma, du phonographe et du disque. D'abord spécialisée dans le phonographe, l'entreprise fondée par les frères Pathé devient rapidement un acteur majeur du cinéma, de la production à la diffusion, tout en innovant techniquement et en créant ses propres salles. Forte de ce succès, la firme Pathé regarde rapidement au-delà des frontières françaises. Dès les premières décennies du XXᵉ siècle, la marque déploie un vaste réseau international : en Europe, aux Amériques, mais aussi en Asie. C'est à Shanghai que la compagnie installe une société locale, qui devient la tête de pont de ses activités asiatiques et fait de la ville l'un des premiers grands centres du disque en Chine.Pourquoi et comment Pathé est-elle devenue une référence emblématique dans l'histoire de l'industrie du disque en Chine ? Pour explorer cette question, nous recevons aujourd'hui Junyuan Jia, docteure en histoire et civilisation et diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur l'histoire de la compagnie Pathé Orient, la succursale chinoise de Pathé Frères, et plus largement sur les arts de la scène en Chine.
Une technologie que l'on pensait réservée aux films de science-fiction est aujourd'hui possible grâce à l'intelligence artificielle. Faire parler les morts à l'aide d'une photo ou d'une vidéo pour apaiser le deuil, c'est le business de nombreuses entreprises, surtout en Asie et aux Etats-Unis.Tous les soirs du lundi au jeudi vers 19h20 sur France 5, Louis Amar vous raconte une des histoires qui a fait l'actualité dans sa “Story”.
En juillet 2022, alors que se tenait un discours public près de la gare de Yamato-Saidaiji, un homme en polo gris prépare son coup, regarde sa cible dans les yeux, et tire. Une première fois. Une détonation résonne, coupant l'homme au micro : Shinzo Abe. L'ex-premier ministre regarde autour, puis le deuxième coup retentit. Touché par une salve de projectile, Shinzo Abe s'écroule sur le promontoire. Les médecins tentent de le réanimer, en urgence, pendant six heures... en vain. Pourquoi avoir pris pour cible un des politiciens les plus appréciés du Japon ? Que cache cet assassinat brutal et inattendu ?Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
En juillet 2022, alors que se tenait un discours public près de la gare de Yamato-Saidaiji, un homme en polo gris prépare son coup, regarde sa cible dans les yeux, et tire. Une première fois. Une détonation résonne, coupant l'homme au micro : Shinzo Abe. L'ex-premier ministre regarde autour, puis le deuxième coup retentit. Touché par une salve de projectile, Shinzo Abe s'écroule sur le promontoire. Les médecins tentent de le réanimer, en urgence, pendant six heures... en vain. Pourquoi avoir pris pour cible un des politiciens les plus appréciés du Japon ? Que cache cet assassinat brutal et inattendu ?Shinzo Abe n'a jamais été un membre à part entière de la secte Moon. Mais il existe une raison pour laquelle élus et médias japonais, suite à l'arrestation de Tetsuya Yamagami, ont été si réticents à citer le nom de l'organisation impliquée dans l'affaire. L'Église de l'unification, comme bien d'autres structures religieuses, peuvent être amenées à soutenir des partis, des campagnes, en promettant des votes, en fournissant de la main d'oeuvre ; les Moonies deviennent dès lors des militants, bénévoles bien entendu.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Nichée dans le terminal 2E de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, une jeune femme aux grands yeux verts, des cheveux châtain clair attachés, pianote à toute vitesse sur son portable : « Ça y est, je suis bientôt dans l'avion, tout s'est bien passé. […] J'ai des yens. […] J'ai fini de dîner à « YO ! Sushi », on pourrait être aux aéroports de Narita ou Haneda à Tokyo ». Le message atterrit à 20h13 dans le groupe WhatsApp réunissant sa famille, baptisé L'union des chats. Régulièrement, elle lève le nez, guette sur l'immense tableau d'affichage l'annonce du vol MU570 de la compagnie China Eastern Airlines : plus qu'une escale à Shanghai, une douzaine d'heures avant la dernière ligne droite, Tokyo ! Elle attend ce moment depuis si longtemps, bataille sans doute avec une drôle de sensation, mélange d'excitation, d'impatience, un zeste d'appréhension. Elle voyage seule. Quand le détail inquiétait ses proches, elle s'empressait de les rassurer, répétant qu'il n'y avait aucun risque, que, selon l'adage, le Japon serait le pays le plus sûr au monde...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Avez-vous déjà entendu parler de la salinisation des sols ? Le sel est naturellement présent dans la terre et dans l'eau, mais à cause de certaines activités humaines conjuguées au changement climatique, il peut devenir omniprésent et rendre les terres infertiles. Ce phénomène prend de l'ampleur sur tous les continents. Selon la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture près de 11% de la superficie totale des terres sont touchées. Nous vous emmènerons dans le sud de la France, en Camargue, où la salinisation des sols et des étangs crée des tensions entre les habitants. Mais essayons d'abord de bien comprendre les causes et les conséquences de ce phénomène méconnu avec notre invité Claude Hammecker, chercheur en Sciences du sol à l'IRD. Il a travaillé sur la question de la salinisation en Afrique et en Asie du sud-est. Et un reportage de Clémentine Méténier et Margot Hemmerich réalisé en Camargue. Cette région emblématique du sud de la France est connue pour ses flamants roses et sa culture du riz, mais la Camargue connaît depuis quelques années une crise profonde liée au réchauffement climatique. Entre la montée des eaux et la sécheresse accrue, les acteurs du territoire ne parviennent plus à lutter contre la salinisation des terres et des étangs. Un phénomène qui inquiète les habitants et cristallise les tensions entre acteurs économiques et défenseurs de l'environnement. Pour renouer le dialogue, des scientifiques ont décidé d'organiser un procès fictif : le procès du sel. auquel ont assisté nos deux reporters Clémentine Méténier et Margot Hemmerich. Musique diffusée dans l'émission Hope Sandoval & The Warm Inventions - Salt of the sea.
En juillet 2022, alors que se tenait un discours public près de la gare de Yamato-Saidaiji, un homme en polo gris prépare son coup, regarde sa cible dans les yeux, et tire. Une première fois. Une détonation résonne, coupant l'homme au micro : Shinzo Abe. L'ex-premier ministre regarde autour, puis le deuxième coup retentit. Touché par une salve de projectile, Shinzo Abe s'écroule sur le promontoire. Les médecins tentent de le réanimer, en urgence, pendant six heures... en vain. Pourquoi avoir pris pour cible un des politiciens les plus appréciés du Japon ? Que cache cet assassinat brutal et inattendu ?Après l'assassinat en plein discours public de Shinzo Abe et malgré l'ampleur du drame, du traumatisme qui parcourt l'archipel, les autorités se refusent à interrompre les sénatoriales. « Nous devons absolument défendre les élections libres et équitables, qui sont le fondement de la démocratie », déclare Fumio Kishida, l'actuel premier ministre japonais, quelques heures seulement après l'annonce de la mort de son prédécesseur. Il ajoute : « Nous ne céderons jamais à la violence ».Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la présence du Maroc au Conseil de paix de Donald Trump, la purge au sein de l'armée chinoise et la présence libyenne sur la frontière soudanaise. Ouganda : lutte contre l'insécurité ou répression post-électorale ? En Ouganda, l'opposition conteste la réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat. Pour justifier les nombreuses arrestations, les autorités invoquent la nécessité de garantir l'ordre public en luttant contre des « gangs criminels ». Ces gangs sont-ils une menace réelle ou un prétexte pour museler d'avantage l'opposition ? Que risque le principal opposant Bobi Wine alors que son parti, la National Unity Platform (NUP), est accusé par le pouvoir d'alimenter ces tensions ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Maroc : pourquoi rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump ? À peine les invitations lancées, le Maroc a été le premier pays africain à accepter de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump en tant que « membre fondateur », avant d'être rejoint par l'Égypte. Comment expliquer cette réactivité du roi Mohammed VI ? Le Maroc peut-il inspirer d'autres États africains à rejoindre cette nouvelle instance internationale créée pour concurrencer l'ONU ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. Chine : que cache la chute du numéro 2 de l'armée ? Il était le plus haut gradé de l'armée chinoise et l'un des rares généraux à avoir une réelle expérience de combat pour avoir participé à la guerre sino-vietnamienne de 1979. Zhang Youxia a été limogé par le président Xi Jinping. Comment expliquer cette décision malgré la proximité des deux hommes ? Quelles peuvent être les conséquences de cette nouvelle purge dans les rangs de l'Armée populaire de libération ? Avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Libye : que vont faire les troupes du général Haftar à la frontière soudanaise ? Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, qui soutient les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR), a donné l'ordre à ses troupes de se déplacer vers la frontière avec le Soudan. Que signifie ce déploiement des militaires de l'Armée nationale libyenne ? Pourquoi, malgré les pressions de ses alliés égyptiens et saoudiens, le clan Haftar continue-t-il de soutenir les FSR ? Avec Virginie Collombier, professeure à l'Université Luiss Guido Carli de Rome, spécialiste de la Libye.
Quand on pense à Taïwan, on imagine plutôt les tensions entre Pékin et Taipei, les semi-conducteurs, ou la mer de Chine… certainement pas la France. Et pourtant : sur l'île, à Keelung, un cimetière militaire français abrite les dépouilles de plus de 700 officiers, sous-officiers et soldats morts “au champ d'honneur”. Pourquoi des soldats français sont-ils tombés si loin de l'Europe ? La réponse nous ramène à une guerre oubliée : la guerre franco-chinoise de 1884-1885.À cette époque, la France est engagée dans une expansion coloniale en Asie du Sud-Est. Son objectif principal : prendre le contrôle du Tonkin, au nord du Vietnam actuel, et consolider ce qui deviendra bientôt l'Indochine française. Problème : la Chine considère historiquement le Vietnam comme une zone d'influence et soutient des forces locales hostiles à la présence française. Résultat : les tensions montent… jusqu'au conflit ouvert.La guerre éclate en 1884. La France se bat sur plusieurs fronts : au Tonkin, bien sûr, mais aussi sur mer. Et c'est là que Taïwan entre en scène. À l'époque, l'île appartient à l'empire chinois des Qing. Taïwan est stratégique : elle contrôle une partie des routes maritimes et sert de base logistique pour ravitailler les troupes chinoises et harceler les positions françaises au Vietnam. Pour Paris, frapper Taïwan, c'est donc frapper le nerf de la guerre.En 1884, la Marine française attaque Keelung, dans le nord de l'île. Les combats sont rudes, mais l'ennemi le plus meurtrier n'est pas toujours celui qu'on croit. Car dans ces expéditions, les soldats français affrontent aussi un adversaire invisible : le climat, les moustiques, la dysenterie, le paludisme, le choléra. Les pertes sanitaires dépassent souvent les pertes au combat. Beaucoup d'hommes meurent non pas d'une balle, mais d'une fièvre.L'armée française occupe certaines positions, tente d'étouffer l'approvisionnement chinois, et impose un blocus maritime. Mais cette campagne de Taïwan ne se transforme pas en conquête : elle sert surtout de pression militaire et diplomatique dans un conflit plus large.La guerre franco-chinoise se termine en 1885. La Chine renonce à sa tutelle sur le Vietnam, ce qui ouvre la voie à la domination française en Indochine. Le cimetière de Keelung, lui, reste comme le témoin discret d'un épisode presque effacé de notre mémoire : quand, pour contrôler le Vietnam, la France a aussi porté la guerre jusqu'à Taïwan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En juillet 2022, alors que se tenait un discours public près de la gare de Yamato-Saidaiji, un homme en polo gris prépare son coup, regarde sa cible dans les yeux, et tire. Une première fois. Une détonation résonne, coupant l'homme au micro : Shinzo Abe. L'ex-premier ministre regarde autour, puis le deuxième coup retentit. Touché par une salve de projectile, Shinzo Abe s'écroule sur le promontoire. Les médecins tentent de le réanimer, en urgence, pendant six heures... en vain. Pourquoi avoir pris pour cible un des politiciens les plus appréciés du Japon ? Que cache cet assassinat brutal et inattendu ?C'est un morceau d'histoire qui se joue dans une salle d'audience modeste, presque vétuste. Le tribunal de Nara, capitale de la préfecture japonaise du même nom, situé au centre-sud de l'île d'Honshū, n'a pas l'habitude d'accueillir des procès de cette envergure. Une soixantaine de personnes à peine, incluant la Cour, les jurés, avocats, experts, témoins, médias et public tiré au sort, s'y entassent comme elles peuvent en ce mardi 28 octobre 2025.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Les nouvelles ambitions impérialistes de la Russie, de la Chine et des États-Unis se manifestent par des stratégies différentes, mais convergentes. La Russie cherche à réaffirmer son influence régionale par la force militaire et la remise en cause des frontières héritées de la fin de la guerre froide. La Chine développe une expansion économique tout en affirmant sa puissance militaire en Asie. Quant aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, eux mettent en place une politique commerciale agressive et révèlent une volonté de renforcer la suprématie américaine sur les plans militaire et économique, quitte à faire pression sur leurs alliés. Et l'Afrique dans tout ça ? Convoitée de toute part pour notamment la richesse de son sous-sol, quelle marge de manœuvre a-t-elle ? Saura-t-elle être en mesure de négocier avec ces géants ou sera-t-elle une fois de plus le terrain de chasse des Empires? Avec la participation de : Pape Ibrahima Kane, chercheur sénégalais spécialiste des questions régionales en Afrique Me Jemal Taleb, avocat franco-mauritanien au barreau de Paris Serge Eric Menye, essayiste et consultant en risques et opportunités en Afrique, fondateur du cabinet Grassfields Ventures, chroniqueur pour le quotidien Les Echos
L'Asie centrale a toujours occupé une place stratégique compte tenu de sa situation géographique. Les cinq pays centrasiatiques, ex-républiques soviétiques, conservent des liens forts avec Moscou.
Mardi 20 janvier, François Sorel a reçu Salime Nassur, fondateur de Maars, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud. Ils se sont penchés sur l'offre tout en cash de Netflix pour racheter Warner Bros, les téléviseurs Sony confiés à TCL, et le retrait d'Asus du marché du smartphone au profit de l'IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Ce mardi 20 janvier, François Sorel a reçu Salime Nassur, fondateur de Maars, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Léa Benaim, journaliste BFM Business, Dorothée Bonassies, directrice générale BYD France, et Antonio Delfino, directeur des Affaires Spatiales de Venturi Space, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Ce mardi 20 janvier, François Sorel a reçu Salime Nassur, fondateur de Maars, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud. Ils se sont penchés sur Paris s'apprêtant à accueillir un centre de recherche en IA unique en Europe, et la préparation d'une levée de fonds de 25 milliards de dollars par Anthropic, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Mardi 20 janvier, François Sorel a reçu Salime Nassur, fondateur de Maars, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, et Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:58:43 - Mauvais genres - par : François Angelier - Mêlant faste impérial et culture populaire, objets du quotidien et rites sacrés, une exposition, visible au musée du Quai Branly, à Paris, jusqu'au 1er mars, nous offre de découvrir la figure mythique du dragon chinois. - réalisation : Laurent Paulré - invités : Julien Rousseau Responsable de l'unité patrimoniale Asie du musée du quai Branly – Jacques Chirac
La population mondiale s'élevait en 2020 à 7,8 milliards d'habitants. En 2030, nous serons au moins 8,5 milliards. Et en 2050, ce chiffre pourrait dépasser les 10 milliards dans l'hypothèse d'une fécondité forte. La démographie est l'un des principaux éléments de la puissance d'un État, en même temps qu'elle peut aussi être un facteur de sous-développement. Ces chiffres sur la démographie mondiale recoupent des réalités extrêmement différentes. (Rediffusion) Alors que l'Europe connait un hiver démographique qui ne permet plus le renouvellement des générations, en Asie, l'Inde est devenue le pays le plus peuplé du monde avec 1,3 milliard d'habitants, devançant la Chine, dont la population vieillit inexorablement. Ce vieillissement de la population est déjà manifeste depuis des années au Japon et maintenant en Corée du Sud. En revanche, la population africaine explose. Nombre de pays du continent n'ont pas achevé leur transition démographique. En 1950, l'Afrique pesait à peine pour 8,3% de la population mondiale et avait moins d'habitants que les États-Unis. En 2050, le continent africain devrait abriter un quart de la population mondiale. Quels effets ces nouvelles donnes démographiques auront-elles géopolitiquement et militairement ? Édition en partenariat avec la revue Questions Internationales « Démographie. Une inconnue décisive ». Invités : Gérard-François Dumont, professeur à Sorbonne Université. Président de la revue Population et Avenir. « Géographie des populations », Armand Colin Jean-Pierre Guengant, démographe et économiste du Développement. Directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement Serge Sur, professeur émérite de l'Université Panthéon Assas, rédacteur en chef de la Revue Questions internationales. Membre de l'Institut - Académie des sciences morales et politiques.
durée : 00:58:43 - Mauvais genres - par : François Angelier - Mêlant faste impérial et culture populaire, objets du quotidien et rites sacrés, une exposition, visible au musée du Quai Branly, à Paris, jusqu'au 1er mars, nous offre de découvrir la figure mythique du dragon chinois. - réalisation : Laurent Paulré - invités : Julien Rousseau Responsable de l'unité patrimoniale Asie du musée du quai Branly – Jacques Chirac
Dans cet épisode d'Aventtitudes, Hélène nous parle du Webzine d'Asiattitudes, qu'elle coordonne depuis la création de l'association.Un espace en ligne où les membres partagent leurs chroniques culturelles : des livres, des films, des séries, des réflexions personnelles…Des articles écrits par des personnes asio-descendantes, avec leurs voix, leurs regards, leurs nuances.Un projet qui permet à chacun·e de s'exprimer selon la forme qui lui convient,et de faire vivre nos références culturelles en dehors des stéréotypes.=> Découvrez les chroniques du Webzine Asiattitudes.
durée : 00:03:13 - L'Éco en VO - Chen Zhi, à la tête du conglomérat Prince Group au Cambodge, est en train de devenir le visage international de la cybercriminalité en Asie du Sud-Est. Retour sur son parcours et les raisons de son extradition. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:32:12 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans le 1er volet d'une série consacrée au grand reporter et écrivain Albert Londres, nous écoutons des extraits de "La Chine en folie", récit de son voyage en Asie au début du 20e siècle. Des entretiens avec d'autres journalistes, dont Lucien Bodard, retracent la vie et l'oeuvre d'Albert Londres. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Georges Charensol Journaliste français; Marc Kravetz Grand reporter, il a préfacé Mes Saisons en Enfer.
Après presque vingt ans de pérégrinations en Asie, Marco Polo aspire à rentrer chez lui, et c'est peut-être lors de ce voyage vers l'Italie qu'il est fait prisonnier par les Génois, les vieux rivaux des Vénitiens. Dans sa cellule, il écrit avec Rustichello de Pise "Le Devisement du Monde", le récit de son voyage. Un siècle et demi plus tard, il fait partie des livres que Christophe Colomb consulte pour imaginer son voyage à travers l'Atlantique. C'est à cause de ce livre qu'il croit avoir trouvé les îles de Cipango, le Japon actuel, en arrivant aux Antilles ! (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation et écriture : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:02:27 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment et où trouver le silence intérieur ? En 1991, l'émission "Euphonia" traverse les lieux du silence dédiés à la quête spirituelle de l'homme. Partons avec des musicologues et musiciens dans les monastères Zen en Asie, au tekké soufi en Turquie jusqu'à l'abbaye bénédictine en France. - réalisation : Emily Vallat - invités : François Picard Professeur d'Ethnomusicologie analytique, musicien; Kudsi Ergüner Flûtiste mevlevi, musicologue; Louis-René des Forêts Écrivain et poète français
La fonte des glaces liée au réchauffement climatique n'entraîne pas une montée uniforme du niveau des mers à l'échelle mondiale. Contrairement à une idée reçue, le niveau de la mer n'augmente pas partout au même rythme, et certaines régions peuvent même connaître, temporairement, une hausse plus faible que la moyenne, voire une baisse relative. Ce phénomène complexe s'explique par des mécanismes physiques bien identifiés, mis en lumière notamment par les travaux de Shaina Sadai, du Five College Consortium, et Ambarish Karmalkar, de l'université de Rhode Island.Le premier facteur clé est la gravité. Les grandes masses de glace, comme celles du Groenland ou de l'Antarctique, exercent une attraction gravitationnelle sur l'océan. Cette force attire l'eau vers les calottes glaciaires, créant un niveau de la mer plus élevé à proximité des glaces. Lorsque ces masses fondent, leur attraction diminue : l'eau est alors « libérée » et migre vers d'autres régions du globe. Résultat paradoxal : près des pôles, la fonte peut entraîner une hausse plus faible du niveau marin, tandis que des régions éloignées, notamment les zones tropicales, subissent une augmentation plus marquée.Deuxième mécanisme majeur : la déformation de la croûte terrestre, appelée ajustement isostatique. Sous le poids des glaciers, la croûte terrestre s'enfonce. Quand la glace disparaît, le sol remonte lentement, parfois sur des siècles. Ce rebond post-glaciaire peut compenser en partie la montée des eaux localement, comme c'est le cas dans certaines régions du nord de l'Europe ou du Canada. À l'inverse, dans des zones où le sol s'affaisse naturellement, la montée du niveau marin est amplifiée.Les chercheurs Sadai et Karmalkar ont cartographié ces effets combinés en montrant que la fonte des glaces redistribue l'eau de manière très inégale. Leurs travaux soulignent que certaines régions côtières densément peuplées — notamment en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique ou sur la côte est des États-Unis — sont exposées à une élévation du niveau de la mer supérieure à la moyenne mondiale. À l'échelle globale, la montée moyenne est aujourd'hui d'environ 3 à 4 millimètres par an, mais localement, elle peut être bien plus rapide.Enfin, les courants océaniques et la dilatation thermique jouent aussi un rôle. Le réchauffement de l'eau modifie la circulation des océans, accumulant davantage d'eau dans certaines zones. Ces dynamiques renforcent encore les disparités régionales.En résumé, la montée des mers n'est pas un phénomène uniforme mais une mosaïque de situations locales, façonnée par la gravité, la géologie et la dynamique océanique. Comprendre ces différences est crucial pour anticiper les risques côtiers et adapter les politiques de protection face au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cet évènement est resté dans l'histoire parce qu'il condense, en un seul événement, les fragilités politiques, économiques et géopolitiques de l'Asie centrale au début du XXᵉ siècle.Khorgas — aujourd'hui Khorgos — était alors une ville-frontière stratégique, située sur la route reliant l'empire russe à la Chine impériale finissante. Poste de commerce, carrefour de caravanes, zone de transit pour la soie, le thé, l'opium et l'argent, Khorgas incarnait un point névralgique des échanges eurasiens. Mais cette prospérité reposait sur un équilibre extrêmement précaire.Dans la nuit du 31 décembre 1910 au 1er janvier 1911, un incendie d'une violence exceptionnelle se déclare dans le quartier marchand. En quelques heures, attisé par des vents glacials et la promiscuité des constructions en bois, le feu ravage la quasi-totalité de la ville. Entrepôts, échoppes, habitations, registres commerciaux et réserves de marchandises disparaissent dans les flammes. Le sinistre fait relativement peu de victimes humaines, mais détruit l'économie locale.Cet incendie survient à un moment critique. La Chine impériale des Qing est à bout de souffle : la révolution de 1911 éclatera quelques mois plus tard, mettant fin à plus de deux millénaires de régime impérial. De l'autre côté de la frontière, l'Empire russe est lui aussi fragilisé, à l'aube des bouleversements qui mèneront à la révolution de 1917. Khorgas devient alors le symbole d'un monde ancien qui brûle littéralement sous nos yeux.Pourquoi cet incendie est-il resté célèbre ? D'abord parce qu'il marque la fin d'un modèle commercial ancien, fondé sur les caravanes et les villes-frontières semi-autonomes. Après le feu, Khorgas ne retrouvera jamais son rôle d'avant. Les routes commerciales se déplacent, les frontières se durcissent, les États modernes imposent leur contrôle administratif et militaire.Ensuite, l'événement nourrit de nombreuses rumeurs et théories. Certains contemporains évoquent un accident banal, d'autres un incendie criminel lié à des rivalités commerciales, voire une manœuvre politique destinée à affaiblir une zone stratégique. Aucune preuve définitive ne tranche, ce qui contribue à la légende de l'événement.Enfin, l'incendie du Nouvel An de Khorgas est devenu un symbole historique : celui d'une Asie centrale charnière, prise entre empires, modernité et effondrement des anciens équilibres. Aujourd'hui encore, alors que Khorgos est redevenue un hub majeur grâce aux nouvelles routes de la soie chinoises, cet incendie rappelle que les grands carrefours du monde sont aussi des lieux de grande vulnérabilité.Un feu, une nuit, et tout un monde qui bascule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empiresPrésentation: Salhia BrakhliaLes années passent et la guerre se poursuit en Ukraine. Le pays a de nouveau été la cible de frappes russes la nuit dernière. Hier, lors de ses vœux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a expliqué qu'il ne lâchera rien. Son homologue russe Vladimir Poutine a quant à lui déclaré vouloir continuer sa guerre. Sa politique est résolument impérialiste... Tout comme celle de Xi Jinping, le chef de l'Etat chinois.Pékin a réalisé lundi et mardi d'impressionnantes manœuvres militaires autour de Taïwan, qui s'est retrouvée encerclée. A l'issue de ces manœuvres, Xi Jinping a annoncé que "la réunification" de Taïwan et de la Chine était "inarrêtable". Hors de question pour le président taïwanais, qui s'est engagé à "défendre fermement" la souveraineté de l'île.Dans ce bras de fer, le Japon prend fait et cause pour Taïwan. En novembre, la nouvelle Première ministre avait même laissé entendre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'agression contre Taïwan.Dans un éventuel conflit, le rôle des Etats-Unis serait décisif. Mais les récentes prises de parole de Donald Trump suscitent de nombreuses interrogations. Serait-il prêt à défendre l'île si elle était attaquée ?Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène lui-même une politique expansionniste, qui s'exerce en premier lieu sur le continent américain. Le locataire de la Maison-Blanche reprend à son compte la doctrine Monroe, qui définit les Amériques comme la chasse gardée des Etats-Unis. Depuis novembre, le Vénézuéla est ainsi ciblé par Washington. Officiellement, il s'agit de lutter contre le trafic de drogue. Mais l'objectif réel semble être la chute du président Nicolas Maduro. Les Etats-Unis multiplient les frappes contre des navires vénézuéliens et Donald Trump a même annoncé lundi que de premières frappes terrestres avaient eu lieu au Vénézuéla.Le Groenland, quant à lui, est l'objet des convoitises du président américain. Ce dernier a répété à plusieurs reprises son souhait de s'emparer de ce vaste territoire, notamment, d'après lui, pour des questions de sécurité des États-Unis.Face aux appétits russe, chinois et américain, que fait l'Europe ? Le continent, dont le territoire est presque dépourvu de ressources et minerais stratégiques, semble hors course. La Chine domine le jeu dans le domaine des terres rares. Face à la position hégémonique de Pékin, une entreprise française recycle ces métaux indispensables au fonctionnement de nos appareils électroniques.La Chine peut-elle tenter d'annexer Taïwan dès cette année ?Les Etats-Unis vont-ils renverser Nicolas Maduro ?L'Europe peut-elle lutter face au réveil des empires ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne Université
C dans l'air l'invitée du 31 décembre 2025 avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier.Présentation: Salhia Brakhlia"La réunification de notre patrie est inarrêtable", a assuré aujourd'hui le président chinois Xi Jinping, alors que des manœuvres militaires autour de Taiwan, entamées lundi, se sont achevées. La Chine a affirmé avoir terminé "avec succès" ces manœuvres, qui comprenaient des tirs réels visant à simuler un blocus de ports clés de l'île et des attaques contre des cibles maritimes. Les soldats poursuivront leur entraînement pour "contrecarrer résolument les tentatives des séparatistes en faveur de l'indépendance de Taïwan et l'ingérence extérieure", a averti le porte-parole et capitaine de frégate Li Xi, dans un communiqué. Taipei a condamné ces deux journées d'exercices, parlant d'"une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l'ordre international".Ces exercices aux alentours de Taïwan ont suscité une vague de condamnations. Le Japon a jugé mercredi que les manœuvres de Pékin "exacerbent les tensions" dans la région, et a exprimé "ses préoccupations". L'Union européenne, l'Allemagne et la France ont aussi exprimé leur inquiétude et se sont déclarées attachées à la "stabilité" internationale. Pékin a fustigé mercredi les "critiques irresponsables" de certains pays "envers les actions nécessaires et justifiées prises par la Chine pour défendre sa souveraineté nationale".Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d'armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars, montant le plus important depuis 2001.Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier, est notre invitée. Elle décryptera avec nous la portée de cette démonstration de force de Pékin autour de l'ile de Taïwan.
C dans l'air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empiresPrésentation: Salhia BrakhliaNos experts :- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne Université