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C'est le livre d'enquête phare de cette rentrée, Le tsar en personne, l'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine est un livre décapant sur les années Poutine... de la corruption au mensonge en passant par la guerre. Roman Badanine est avec Mikhail Roubine, un des deux journalistes russes, à l'origine de cette investigation qui est publiée aux éditions des Arènes. Il est notre invité aujourd'hui. Roman Badanine est un grand nom du journalisme russe d'investigation, il a été à la tête de rédactions comme Gazeta.ru ou la Télévision Dojd... mais, suite aux menaces de poursuites dont il a fait l'objet en Russie, il vit aujourd'hui aux États-Unis. Son livre ne passe pas par quatre chemins. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en Europe de l'Ouest, Poutine n'a pas d'idéologie, quel est donc son moteur ?
C'est le livre d'enquête phare de cette rentrée, Le tsar en personne, l'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine est un livre décapant sur les années Poutine... de la corruption au mensonge en passant par la guerre. Roman Badanine est avec Mikhail Roubine, un des deux journalistes russes, à l'origine de cette investigation qui est publiée aux éditions des Arènes. Il est notre invité aujourd'hui. Roman Badanine est un grand nom du journalisme russe d'investigation, il a été à la tête de rédactions comme Gazeta.ru ou la Télévision Dojd... mais, suite aux menaces de poursuites dont il a fait l'objet en Russie, il vit aujourd'hui aux États-Unis. Son livre ne passe pas par quatre chemins. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en Europe de l'Ouest, Poutine n'a pas d'idéologie, quel est donc son moteur ?
En pleine frénésie de l'intelligence artificielle, le journaliste Christophe Payet, auteur de GuerillIA (éditions du Seuil), invite à dépasser le marketing de la peur. Il prône une réappropriation locale, frugale et créolisée de l'intelligence artificielle. Entretien. Ces temps-ci, les discours sur l'intelligence artificielle oscillent entre deux extrêmes : des promesses de salut ou l'apocalypse. Pour Christophe Payet, ces récits s'inscrivent dans un véritable « technopium » – clin d'œil à l'opium du peuple théorisé par Karl Marx. « Ce récit mystique, qu'il soit fasciné ou apocalyptique, nous condamne totalement à l'impuissance », analyse-t-il. Au micro de L'atelier des médias, l'auteur de GuerillIA explique qu'en alimentant la peur d'une superintelligence incontrôlable, les géants technologiques font de la com' et masquent des réalités concrètes et prosaïques : la consommation d'eau des data centers, la précarisation des travailleurs du clic au Kenya ou à Madagascar, et la prolifération du « slop », cette bouillie de contenus synthétiques. Biais idéologiques et impérialisme culturel Conçues en majorité par des hommes blancs californiens, les IA génératives véhiculent les présupposés culturels de leurs concepteurs. Elles intègrent aussi de la « sycophancy », cette flatterie algorithmique conçue pour susciter de l'addiction. Plus grave encore, la diffusion planétaire de ces modèles impose une vision du monde unique. Christophe Payet alerte : « On est dans une monoculture imposée qui est en réalité un nouvel impérialisme culturel ». L'enjeu fondamental, rappelle-t-il, ne doit pas résider dans la quête d'une puissance brute, mais dans l'appropriation démocratique des outils. Des modèles frugaux et une créolisation de l'IA La riposte passe par des initiatives à des échelles plus petites. À l'image de la start-up sud-africaine Lelapa AI et de son modèle IncubaLM, entraîné spécifiquement sur cinq langues africaines, des alternatives émergent. Frugaux en énergie et accessibles hors ligne, ces outils répondent à de vrais besoins citoyens. Il s'agit de « créoliser l'IA », c'est-à-dire de « récupérer cette technologie pour en faire une technologie dont on s'empare avec notre langue, notre culture et nos enjeux locaux ». Mener la guérilla dans les interstices technologiques S'inspirant du Manuel du guérillero urbain (1969) de Carlos Marighella, Christophe Payet appelle à utiliser les plateformes open source comme Hugging Face pour s'approprier les armes de l'ennemi. Enfin, l'auteur, qui assume avoir utilisé Claude, d'Anthropic, pour le challenger durant l'écriture de ce livre, met en garde contre la « prolétarisation cognitive ». « Si je lui délègue l'écriture à ma place, je vais me prolétariser et perdre en savoir-penser. »
La première fois que je l'ai vue, flamboyante sur la scène du Club à Rodez, Coco Damoiseau m'a fait un sacré effet. Il fallait sentir son aura, voir la puissance qui se dégageait d'elle à chaque numéro, la voir performer sur L'Hymne de nos campagnes dans sa robe côte de paysanne. Depuis ce moment-là, il était évident pour moi que Coco Damoiseau serait un jour, dans Finta ! Ce jour est venu.Drag queen, elle vit de son art depuis 7 ans. Un art qu'elle a vécu comme une libération, après des études en pâtisserie qui l'ont éprouvée. Dans cet épisode avec elle, on explore l'univers drag dans toutes ses nuances. Je lui ai demandé ce que permettait le drag que d'autres arts ne peuvent pas, quels sont les messages que porte son personnage, ce qu'elle voudrait que l'on retienne de ses performances, et ce qui continue à la lier à son milieu d'origine, à la ferme du Nord-Aveyron où elle a grandi.Coco, c'est aussi le prénom qu'elle utilise dans la vie. Alors pour commencer notre conversation, bien installées dans son cocon toulousain, je lui ai demandé à quelle Coco j'avais affaire aujourd'hui… Bonne écoute !
De la contre-culture aux idées qui dérangent, les Inrockuptibles n'ont jamais cessé de déplacer les lignes. Pour célébrer les 40 ans du mensuel, un livre d'archives revient sur quatre décennies de rencontres cultes, d'interviews inédites et de combats engagés. Sa directrice de la rédaction, Carole Boinet, replonge dans cette histoire, revendique un magazine « frondeur » et défend plus que jamais son rôle de vigie culturelle et politique. RFI : Le livre des 40 ans des Inrockuptibles s'ouvre sur les Smiths. Pourquoi eux ? Carole Boinet : Parce que les Smiths sont le groupe phare des années 80, mais aussi l'une des formations emblématiques des Inrocks, nés quasiment au même moment. En 1986 sort The Queen Is Dead, ils nous accordent une grande interview qui figure dans ce livre d'archives. Les Smiths incarnent une certaine idée du rock selon les Inrocks : mélodieux, romantique, vulnérable, loin des groupes virilistes et masculinistes. Des Smiths à Spike Lee, de Björk à Jack Nicholson, les Inrocks ont depuis largement débordé la musique : cinéma, littérature, art, politique… Jusqu'où élargir le terrain de jeu sans perdre l'ADN ? L'ADN est déjà dans le nom Inrockuptibles, avec cette idée d'incorruptibilité, de fronde, d'audace. On s'intéresse aux idées et à la culture capables de secouer, de faire bouger les lignes, parfois de bouleverser une vie ou une trajectoire. L'enjeu n'est pas de couvrir des secteurs culturels, mais de défendre un état d'esprit, c'est a dire, le monde Inrockuptible. « Quarante ans d'une autre culture », proclame la couverture de ce livre de 496 pages. C'est quoi, cette autre culture ? C'est une culture qui ne s'assagit pas, ne se contente pas de divertir. Une culture qui pose des questions, prend position, sait que l'art est politique. Plus que jamais, les Inrocks doivent jouer ce rôle de vigie et de passeur. Photos inédites, interviews cultes, souvenirs parfois oubliés… Quelle archive vous touche le plus ? Ouh là, difficile… Peut-être la rencontre entre JoeyStarr et Béatrice Dalle, avec cette fameuse image ou ils se roulent une pelle qu'on a réimprimée dans le livre. C'est très Inrocks cette démarche de faire se rencontrer des artistes, déplacer les regards, bousculer les mentalités et notre façon d'être au monde. Ouvrir des portes, c'est aussi votre histoire. Vous êtes arrivée comme stagiaire ? Exactement. En 2012. Ça ne me rajeunit pas : quatorze ans déjà. Et cela fait quatre ans que je dirige la rédaction. Et aujourd'hui, qu'avez-vous encore envie de bousculer ? Face à l'élection présidentielle et à l'année particulièrement tendue qui s'annonce, il faut plus que jamais assumer une forme d'engagement politique. La bataille culturelle a été largement déclenchée par Vincent Bolloré. Sans lieux de résistance et de liberté comme le notre, elle peut être perdue. C'est aussi, depuis toujours, le rôle des Inrockuptibles. Donc ça fait quarante ans ? Oui. Vous aviez quel âge au début des Inrocks ? J'avais un an. J'en ai 39 ans aujourd'hui… Les Inrockuptibles : 40 ans d'une autre culture (1986-2026) publié par GM Éditions
De la contre-culture aux idées qui dérangent, les Inrockuptibles n'ont jamais cessé de déplacer les lignes. Pour célébrer les 40 ans du mensuel, un livre d'archives revient sur quatre décennies de rencontres cultes, d'interviews inédites et de combats engagés. Sa directrice de la rédaction, Carole Boinet, replonge dans cette histoire, revendique un magazine « frondeur » et défend plus que jamais son rôle de vigie culturelle et politique. RFI : Le livre des 40 ans des Inrockuptibles s'ouvre sur les Smiths. Pourquoi eux ? Carole Boinet : Parce que les Smiths sont le groupe phare des années 80, mais aussi l'une des formations emblématiques des Inrocks, nés quasiment au même moment. En 1986 sort The Queen Is Dead, ils nous accordent une grande interview qui figure dans ce livre d'archives. Les Smiths incarnent une certaine idée du rock selon les Inrocks : mélodieux, romantique, vulnérable, loin des groupes virilistes et masculinistes. Des Smiths à Spike Lee, de Björk à Jack Nicholson, les Inrocks ont depuis largement débordé la musique : cinéma, littérature, art, politique… Jusqu'où élargir le terrain de jeu sans perdre l'ADN ? L'ADN est déjà dans le nom Inrockuptibles, avec cette idée d'incorruptibilité, de fronde, d'audace. On s'intéresse aux idées et à la culture capables de secouer, de faire bouger les lignes, parfois de bouleverser une vie ou une trajectoire. L'enjeu n'est pas de couvrir des secteurs culturels, mais de défendre un état d'esprit, c'est a dire, le monde Inrockuptible. « Quarante ans d'une autre culture », proclame la couverture de ce livre de 496 pages. C'est quoi, cette autre culture ? C'est une culture qui ne s'assagit pas, ne se contente pas de divertir. Une culture qui pose des questions, prend position, sait que l'art est politique. Plus que jamais, les Inrocks doivent jouer ce rôle de vigie et de passeur. Photos inédites, interviews cultes, souvenirs parfois oubliés… Quelle archive vous touche le plus ? Ouh là, difficile… Peut-être la rencontre entre JoeyStarr et Béatrice Dalle, avec cette fameuse image ou ils se roulent une pelle qu'on a réimprimée dans le livre. C'est très Inrocks cette démarche de faire se rencontrer des artistes, déplacer les regards, bousculer les mentalités et notre façon d'être au monde. Ouvrir des portes, c'est aussi votre histoire. Vous êtes arrivée comme stagiaire ? Exactement. En 2012. Ça ne me rajeunit pas : quatorze ans déjà. Et cela fait quatre ans que je dirige la rédaction. Et aujourd'hui, qu'avez-vous encore envie de bousculer ? Face à l'élection présidentielle et à l'année particulièrement tendue qui s'annonce, il faut plus que jamais assumer une forme d'engagement politique. La bataille culturelle a été largement déclenchée par Vincent Bolloré. Sans lieux de résistance et de liberté comme le notre, elle peut être perdue. C'est aussi, depuis toujours, le rôle des Inrockuptibles. Donc ça fait quarante ans ? Oui. Vous aviez quel âge au début des Inrocks ? J'avais un an. J'en ai 39 ans aujourd'hui… Les Inrockuptibles : 40 ans d'une autre culture (1986-2026) publié par GM Éditions
Le sport féminin n'a jamais autant fait parler de lui. De nouvelles équipes professionnelles voient le jour, les foules sont au rendez-vous, les performances et les victoires impressionnent, et les marques embarquent de plus en plus dans le mouvement. Mais est-ce que la couverture médiatique suit elle aussi cette révolution? Les athlètes féminines ont-elles la visibilité qu'elles méritent? Et quelle place occupent aujourd'hui les femmes dans un journalisme sportif encore largement masculin? Et les femmes entrepreneures à la tête de certaines ligues? Parce que le sport, ce sont celles qui le pratiquent, mais aussi celles qui le racontent, l'analysent, le font vivre et contribuent à le faire rayonner. Pour en parler, on reçoit deux femmes qui changent les règles du jeu à leur façon : Isabèle Chevalier, entrepreneure, investisseuse, membre fondateur de la Super Ligue du Nord et confondatrice des Roses de Montréal, et Évelyne Audet, journaliste et animatrice sportive.
Le pape Léon XIV séjournera en France du 25 au 28 septembre 2026. Au mois de mai, le souverain pontife publiait une encyclique, Magnifica Humanitas, dans laquelle il alertait sur les dangers de l'intelligence artificielle, mais il affirmait aussi l'importance du travail des journalistes. Hervé Brusini, président du prix Albert-Londres, a trouvé ce texte « remarquable » et il explique pourquoi au micro de L'atelier des médias de RFI. C'est un « agnostique absolu » qui se dit interpellé par la parole du pape. Journaliste, président du prix Albert-Londres, Hervé Brusini n'a rien d'un vaticaniste. Mais l'encyclique Magnifica Humanitas, publiée le 25 mai 2026, a attiré son attention. Si tout le monde a relevé qu'elle aborde les périls de l'intelligence artificielle, moins nombreux sont ceux qui ont noté que la publication pontificale affirme avec force la nécessité d'un journalisme de qualité, fondé sur la vérification, le récit et l'explication. Aussi, fin août, Hervé Brusini a signé une tribune dans le journal Le Monde. Au micro de L'atelier des médias, il salue un texte venu « sonner les cloches » des rédactions. Pour lui, la démarche du pape constitue une reconnaissance inédite de la légitimité des journalistes à un moment où la profession traverse une crise de confiance et fait face à ce qu'il qualifie de « guerre déclarée à la réalité ». Du rejet de la presse au « virage dialectique » de la vérité des faits L'entretien revient sur l'histoire des relations entre l'institution catholique et les moyens de communication. Si l'invention de l'imprimerie par Gutenberg a d'abord suscité l'enthousiasme, l'Église s'est rapidement méfiée des traductions en langues vernaculaires qui favorisaient la libre interprétation des textes. Au XVIIIe et au XIXe siècle, les déclarations papales qualifiaient encore la liberté de la presse de « droit monstrueux ». Le basculement s'amorce sous Léon XIII, par exemple avec la création de L'Osservatore Romano en 1861. Radio Vatican verra le jour en 1931. L'essor de la télévision sous Pie XII marque ensuite une étape décisive doublée d'un « virage dialectique », que prolongent Jean XXIII puis Paul VI, ce dernier affirmant que la vérité de l'information est une « vérité photographique, celle des événements, des faits ». Face à cette solide tradition intellectuelle, Hervé Brusini constate non sans ironie : « Ce qui est terrible ou ce qui est stupéfiant, c'est que [l'Eglise] pense plus que nous ». Précision des mots, éthique et mission Président du Comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de l'information et des programmes (Chipip) de France Médias Monde, Hervé Brusini souligne l'importance de répondre aux saisines du public avec rigueur et pédagogie. La précision du vocabulaire est elle aussi déterminante. Enfin, alors que les jeunes générations grandissent entourées d'écrans, le président du prix Albert-Londres appelle de ses vœux une vaste éducation aux médias et à l'information (EMI), avec la participation des journalistes. Refusant tout désenchantement, il rappelle le sens profond de sa démarche : « Cette mission ne me vient pas d'un appel du Seigneur, mais d'un appel politique des personnes qui attendent tellement de nous. » Et de rappeler : « Le journalisme c'est la vie. »
L'Iran et Israël sont en guerre et dans ces deux pays, l'intimidation et la criminalisation des journalistes et de leurs sources sont la règle. Et parfois, avec des méthodes comparables. Ce sont deux pays ennemis et ils ont parfois des points communs dans leur façon de combattre le journalisme, ou de faire pression sur les professionnels de l'information et leurs sources. Selon Reporters sans frontières, ils ont d'ailleurs l'un et l'autre des journalistes emprisonnés, 22 en Israël et 19 en Iran. En Iran, l'inquiétude monte encore d'un cran avec une loi en préparation qui interdit, au nom d'un « plan de lutte contre l'influence étrangère », toute participation à des interviews avec des médias ou des professionnels qualifiés d'« hostiles » par le ministère du Renseignement. Il s'agit de mettre une chape de plomb sur l'information. Ou, comme le dit depuis la Turquie l'avocat iranien Mousa Berzin, « tout employé, médecin, infirmier, avocat ou autre citoyen susceptible de constituer une source d'information risque, par crainte des sanctions, de garder le silence. » Côté journalistes, le fait même d'être employé par des médias étrangers peut vous conduire droit en prison. C'est ce dont témoigne Yalda Moaiery, une photojournaliste indépendante qui a couvert les attaques israélo-américaines. Cette Iranienne qui couvre la région pour Le Monde, Time ou El País vient d'être condamnée à 15 ans de prison. Elle a vu sa peine confirmée le 1ᵉʳ septembre et attend son procès en appel. À lire aussiLe périlleux exercice du journalisme en Iran En Israël, les journalistes sont aussi victimes de répression et d'intimidation Les journalistes sont victimes de répression quand ils sont palestiniens – ils sont plus de 200 à avoir été tués à Gaza et nombreux à être incarcérés selon RSF – et ils sont victimes d'intimidation quand ils sont israéliens. La grande différence, c'est qu'Israël a encore une presse libre : c'est ce qu'on a vu ce mois-ci avec le journal Haaretz qui a révélé que Benyamin Netanyahu avait été informé par les Émirats arabes unis qu'un bain de sang se préparait dix jours avant le 7 octobre 2023. On peut citer aussi le site +972 Magazine qui avait révélé l'utilisation de l'intelligence artificielle pour éradiquer le Hamas à Gaza au prix de dizaines de milliers de vies civiles. Netanyahu poursuit Haaretz pour diffamation et les journalistes de +972 font l'objet de campagnes de déstabilisation en étant menacés d'être déchus de leur nationalité. C'est le même type de pressions que subissent les réalisateurs de Naza, Yuval Abraham et Rachel Szor : après la Mostra de Venise, où leur film a été primé et longuement applaudi, le ministre de la Culture israélien a menacé les deux documentaristes d'un retrait de leur nationalité et il a exigé une enquête pour identifier les militaires qui témoignent que l'IA autorisait à Gaza jusqu'à 500 morts civils pour un responsable du Hamas. À lire aussiJournalistes tués à Gaza: Israël bénéficie d'un «crédit d'impunité considérable»
Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un documentaire tourné par une journaliste américaine d'origine russe a fait l'évènement au festival de la Mostra de Venise. « Mes amis indésirables », de Julia Loktev raconte l'exil de jeunes reporters russes contraints de quitter leur pays pour garder leur liberté de parole... Elisabeth Lequeret a pu rencontrer la documentariste à Venise. Des médias russes exilés en Lituanie et Lettonie Quel regard portent aujourd'hui ces rédactions en exil sur le prochain scrutin, le premier depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Beaucoup d'entre elles se sont installées dans les pays baltes... pas très loin de la frontière russe, en Lituanie ou en Lettonie. Notre correspondante Marielle Vitureau a pu les rencontrer. Et s'il fallait encore une preuve que parler de la guerre en Ukraine, ou la critiquer, n'est plus de l'ordre du possible, le parti Iabloko (la pomme en russe), le seul parti qui osait dénoncer le conflit a été interdit de participer au scrutin. La sphère médiatique est à l'image des cercles politiques sous contrôle... Tatiana Kastoueva Jean, spécialiste de la Russie, directrice du centre Russie Eurasie à l'Ifri, nous explique tout l'arsenal législatif déployé afin de censurer les médias, et le contrôle exercé par le pouvoir sur internet. Et la guerre informationnelle concerne aussi les médias étrangers... Depuis 2019, la rédaction russe de RFI a dû cesser d'émettre à destination de la Russie et de l'espace russophone, pour passer au tout numérique. Mais le site est désormais bloqué depuis 2022. Anastasia Becchio, rédactrice en chef du service russe de RFI, explique comment la détérioration des relations avec la Russie a eu un impact direct sur le fonctionnement de la rédaction. La chronique musique Vincent Théval Rita Payés et Lucía Fumero « Rueda Eterna ».
Un documentaire tourné par une journaliste américaine d'origine russe a fait l'évènement au festival de la Mostra de Venise. « Mes amis indésirables », de Julia Loktev raconte l'exil de jeunes reporters russes contraints de quitter leur pays pour garder leur liberté de parole... Elisabeth Lequeret a pu rencontrer la documentariste à Venise. Des médias russes exilés en Lituanie et Lettonie Quel regard portent aujourd'hui ces rédactions en exil sur le prochain scrutin, le premier depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Beaucoup d'entre elles se sont installées dans les pays baltes... pas très loin de la frontière russe, en Lituanie ou en Lettonie. Notre correspondante Marielle Vitureau a pu les rencontrer. Et s'il fallait encore une preuve que parler de la guerre en Ukraine, ou la critiquer, n'est plus de l'ordre du possible, le parti Iabloko (la pomme en russe), le seul parti qui osait dénoncer le conflit a été interdit de participer au scrutin. La sphère médiatique est à l'image des cercles politiques sous contrôle... Tatiana Kastoueva Jean, spécialiste de la Russie, directrice du centre Russie Eurasie à l'Ifri, nous explique tout l'arsenal législatif déployé afin de censurer les médias, et le contrôle exercé par le pouvoir sur internet. Et la guerre informationnelle concerne aussi les médias étrangers... Depuis 2019, la rédaction russe de RFI a dû cesser d'émettre à destination de la Russie et de l'espace russophone, pour passer au tout numérique. Mais le site est désormais bloqué depuis 2022. Anastasia Becchio, rédactrice en chef du service russe de RFI, explique comment la détérioration des relations avec la Russie a eu un impact direct sur le fonctionnement de la rédaction. La chronique musique Vincent Théval Rita Payés et Lucía Fumero « Rueda Eterna ».
Au Niger, deux semaines après sa disparition, on est toujours sans nouvelles de notre confrère Moussa Kaka. Mais aujourd'hui, Reporters sans frontières (RSF) parle de « disparition forcée » et dit avoir de bonnes raisons de penser que les autorités militaires de Niamey y sont pour quelque chose. Où en est la liberté de la presse au Niger et dans les deux autres pays du Sahel central, le Mali et le Burkina Faso ? Sadibou Marong est le directeur du bureau de RSF pour l'Afrique subsaharienne. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Depuis maintenant deux semaines notre confrère Moussa Kaka a disparu. Est-ce que vous avez de ses nouvelles ? Sadibou Marong : À ce jour, nous n'avons pas de nouvelles de Moussa et cela fait deux semaines, donc quinze jours, que Moussa Kaka, qui est un journaliste de renom et un des vétérans de la presse au Niger, n'a pas donné signe de vie. Nous estimons que nous sommes désormais dans une situation d'une extrême gravité et sommes légitimement en face d'un cas de disparition forcée, puisque nous avons toutes les raisons de penser que les autorités militaires, ou des éléments qui leur seraient liés, y sont pour quelque chose. En tout état de cause, leur responsabilité est engagée puisque, à ce jour, elles n'ont pas ouvert d'enquête afin de retrouver Moussa et d'établir les circonstances de sa disparition. Les autorités du Niger n'ont même pas communiqué sur cette situation, ce qui agrandit davantage les inquiétudes de la famille de Moussa Kaka et de ses collègues, et de l'ensemble des défenseurs de la liberté d'expression et de la liberté de la presse dans le monde. Le signal, pour nous, est que désormais, personne parmi les journalistes n'est plus à l'abri d'un enlèvement ou d'une disparition forcée, ou d'une arrestation arbitraire. C'est-à-dire que vous pouvez travailler pendant plusieurs heures dans votre rédaction pour informer les citoyens au nom de leur droit à l'information, et à la fin de votre journée, vous devenez victime d'une disparition forcée comme Moussa Kaka. C'est cela qu'il faut dénoncer et c'est cela qu'il faut combattre. Le deuxième signal, tout aussi grave de notre point de vue, est que cette sorte de déresponsabilisation qu'on perçoit quand on voit que cela fait quinze jours, un temps si long, que les autorités militaires qui gèrent le Niger, et qui sont pourtant censées protéger tous les citoyens, y compris Moussa Kaka, continuent d'observer ce silence inquiétant. À lire aussiAu Niger, une dégradation croissante de la liberté de la presse Cette année, le Niger a connu une chute de 37 places dans votre classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse dans le monde. Le Niger a reculé à la 120ᵉ place. Pourquoi cette dégradation ? Disons, d'une manière générale, qu'il ne s'agit pas seulement du Niger, mais pour les États de l'AES, de l'Alliance des États du Sahel, il y a des chutes ici ou là, mais la chute la plus grave, 37 places, a été notée au Niger. Le pays a pris un certain nombre de décisions défavorables à la promotion de la liberté de la presse depuis 2025. Il y a d'abord l'utilisation de la loi sur la cybercriminalité, une utilisation, disons, assez abusive pour continuer à détenir des journalistes en prison. En 2025 et jusqu'à récemment, nous avions au moins cinq à six journalistes détenus au Niger. Actuellement, dans le monitoring que nous avons, il y a les cas de Moussa Tchangari, journaliste activiste toujours en prison, de même qu'un autre cas, Serge Mathurin, qui était un présentateur dans un média local, Canal 3. Mais le Niger a connu effectivement la baisse la plus importante au classement mondial de la liberté de la presse, et les journalistes étaient essentiellement poursuivis en vertu de la loi sur la cybercriminalité. Mais au-delà de cela, ce que nous percevons, c'est que c'est aussi un pays où on a eu le développement de cette coopération accrue entre les trois de l'AES, qui se sont dotés de leurs groupes, de leurs propres radios, de leurs télévisions et de leurs agences de presse, et qui ont toujours continué, un peu, à avoir comme objectif d'aligner leurs narratifs de la même manière. Les médias des services publics continuent à travailler pour faire rayonner les narratifs proposés par l'État, et le Niger est en plein dans ce cadre-là. Face à cette situation, on voit que le journalisme de qualité a un peu tendance à régresser et cela joue sur la chute du pays dans le classement mondial de la liberté de la presse. Quel est le reproche fondamental qui est fait dans les trois pays de l'AES, du Sahel central, aux journalistes standards ? Il faut d'abord dire que les coups d'État dans les pays du Sahel central, qui ont donc formé l'alliance des États du Sahel, ont tous été le catalyseur d'importantes violations de la liberté de la presse dans ces pays. On a vu, par exemple, que la notion de journalisme patriotique ou de traitement patriotique de l'information, c'est-à-dire un traitement qui est acquis au pouvoir en place, avait émergé au Mali avec l'arrivée d'Assimi Goïta à l'époque, qui bénéficiait d'un certain élan de solidarité assez populaire et qui s'était même permis de solliciter le soutien des médias à prêcher les bonnes paroles pour, « ne pas démoraliser la population et les forces armées ». Des journalistes pro-junte l'ont vulgarisé par la suite. Mais on l'a vu aussi au Burkina avec une forme encore plus grave, comme le montre la formation, le mois dernier, d'une quarantaine de journalistes à une « immersion patriotique », parce que c'était dans un camp militaire, en présence de deux ministres qui leur demandaient s'ils allaient être des journalistes professionnels ou patriotes, et ils répondaient par l'affirmative. Mais en analysant, on se rend compte d'une chose : les régimes militaires du Sahel veulent imposer une nouvelle forme de l'information qui est fondée sur un principe très simple. C'est-à-dire que si vous avez un narratif favorable au pays, vous êtes avec eux, vous êtes pour eux. Si vous vous efforcez d'être indépendant, vous êtes alors contre eux. L'objectif de ces autorités est donc, que les médias indépendants se taisent, et c'est la raison pour laquelle ils ont suspendu des médias internationaux. Ils ont corsé les processus d'accréditation, comme on est en train de le voir au Niger, en train de s'y préparer avec une nouvelle ordonnance pour les correspondants. Ces autorités ont aussi envoyé des messages de dissuasion à la presse locale. Tous ces paradigmes ont évolué depuis l'année dernière avec ce qu'on peut considérer comme une nouvelle trouvaille : le récit, le narratif souverain, la souveraineté médiatique. Une manière pour eux d'estimer que leurs pays sont trop souvent racontés de l'extérieur par, disons, des voix qui ne sont pas forcément les leurs, qui façonnent certainement négativement leur image. Pour nous, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux de jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles, responsables et dignes d'intérêt. Mais on voit que cela n'est pas le cas. Par exemple, au Mali, les journalistes Chahana Takiou et Abdrahamane Keita ont publiquement challengé les autorités et se sont retrouvés en prison, tout comme Youssouf Sissoko, d'ailleurs. Nous continuons à demander l'abandon des charges et leur libération. C'est cela, un peu, la différence fondamentale. Ces autorités sont dans une dynamique de traitement patriotique de l'information, de contrôle du récit, de contrôle du narratif. Alors que le journalisme en soi, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux, d'accepter qu'ils puissent jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles. Mais si vous n'êtes pas avec eux, si vous faites des critiques, vous êtes pris le lendemain ou le même jour. À lire aussiRSF s'inquiète après la disparition du journaliste Moussa Kaka au Niger Est-ce que Moussa Kaka n'est pas la preuve justement qu'on peut être à la fois un journaliste indépendant et un citoyen patriote qui aime son pays ? Moussa est la preuve de la résilience dans le journalisme tel qu'on le voit. C'est pourquoi il est important de se mobiliser et de se lever pour des journalistes comme Moussa Kaka. Il y en a beaucoup d'autres dans ces pays du Sahel. On sait, par exemple, que Moussa Kaka subissait des pressions de la part des autorités depuis octobre de l'année dernière, puisqu'il a été interpellé avec un certain nombre de journalistes. C'est-à-dire que, de plus en plus, on voit l'émergence d'un nombre important de journalistes qui pensent à faire un journalisme de qualité et un journalisme digne d'intérêt, au nom du droit des populations du Sahel à l'information. Moussa Kaka, pendant près de 30 ans, n'a fait que cela. Et il y en a beaucoup d'autres, malheureusement, qui sont tellement persécutés - qui étaient obligés de se retrouver dans d'autres pays en exil, qui sont allés créer des médias à partir de l'étranger – et d'autres qui sont toujours résilients, et qui restent, et qui continuent à faire un journalisme, et un journalisme de qualité. Pour ces gens-là, il faut se lever pour protéger et accompagner ces gens, pour que le journalisme ne meure pas, pour que le Sahel ne soit pas ce grand trou noir de l'information. Ce que note le tout dernier rapport de WAJSIC (Whistleblowers and Journalists Safety International Center, ou Centre international pour la sécurité des lanceurs d'alerte et des journalistes en français), une ONG qui est basée au Ghana et qui lutte pour la protection des lanceurs d'alerte et des journalistes, c'est qu'à la différence de leurs confrères du Burkina et du Mali, les journalistes du Niger qui sont persécutés ne partent pas en exil. Effectivement, ça nous l'avons documenté et nous le notons. Comparé au niveau assez faible de journalistes du Niger qui ont quitté le pays, il y en a quand même, il y en a un peu, un nombre très petit, qui a été obligé de partir pour ne pas aller en prison, et d'autres qui ont été tellement persécutés qu'ils ont été obligés de faire autre chose que du journalisme, et d'autres qui sont restés malgré les persécutions. Aujourd'hui, si on prend le cas du Burkina Faso, c'est quand même le pays où il y a un nombre extrêmement important de journalistes en exil. Parce que là, le niveau de répression est tellement grave comparé au Mali ou au Niger, même s'il y a des Maliens aussi qui sont partis en exil. Le Burkina Faso a actuellement un nombre important, comme l'a effectivement souligné le dernier rapport, qui est un excellent rapport de WAJSIC et de Sahel Horizon sur le nombre de journalistes en exil. Mais cela, on peut le comprendre parce que c'est le caractère très féroce de la répression des journalistes au Burkina qui l'explique. On avait vu, par exemple, des acteurs non étatiques dans la répression des journalistes, qui avaient joué un rôle négatif. Par exemple au Mali, c'était le collectif de défense des militaires, au Niger, le collectif de soutien au CNSP. Mais au Burkina, par exemple, on voit autre chose, l'émergence de nouveaux acteurs comme les membres du Bataillon d'intervention rapide de la communication, Bir-C, qui en réalité, est une milice numérique qui comprend aussi bien des activistes et des proches du pouvoir, mais qui mène des campagnes de désinformation, de dénigrement et de harcèlement en ligne, contre quiconque ose critiquer les autorités. Les journalistes font partie de ces cibles-là. Donc la répression au Burkina est devenue extraordinairement féroce. On a tous les cas de journalistes portés disparus : Serge Oulon, Moussa Sareba et beaucoup d'autres. C'est quand même le pays le plus difficile dans le Sahel, comparé au Niger, par exemple. Vous êtes le responsable de RSF pour l'Afrique subsaharienne. Vous êtes basé à Dakar, est-ce que vous restez en contact avec les autorités de ces trois pays du Sahel central, afin d'essayer de défendre un espace de liberté en faveur des journalistes ? Tous les jours, nous continuons nos actions de plaidoyer en direction des États du Sahel, avec des engagements réguliers avec les autorités, en utilisant les espaces de discussion existants. Il se trouve souvent aussi que certaines autorités peuvent être fermées au dialogue et aux discussions, mais nous créons toujours le cadre adéquat pour les amener à la discussion. Par exemple, dans le cadre de la mise en œuvre de notre campagne — qui est une campagne dédiée qu'on mène depuis toutes ces années-là –, protéger les journalistes et promouvoir le droit à l'information au Sahel, nous avons soumis aux autorités du Sahel et à certains des autres États la Déclaration pour le droit à l'information au Sahel, que nous avons lancée au siège de l'Union africaine et que nous continuons de présenter aux États pour sa signature. Il y a des pays qui signent, comme par exemple la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, et d'autres pays sahéliens ont signé. Actuellement, l'objectif, c'est de parvenir à faire signer la déclaration par les autorités du Sahel, les autorités de l'AES. Et parallèlement aussi, nous menons des actions de réponse d'urgence en faveur des médias de ces pays, nos soutiens aux radios communautaires, toutes les actions d'assistance aux journalistes en exil, et ceux en détention, et sur telle et telle interpellation ou sur telle et telle violation de liberté de la presse. Est-ce que vous avez des contacts directs avec les autorités du Niger, par exemple, ou du Mali ? Ce qu'on peut dire, c'est qu'elles restent souvent fermées, mais souvent elles communiquent de manière assez laconique. Mais souvent, elles ont une perception qu'on voit un peu cantonnée à ces critiques. Mais pour nous, ce qui est important, notre rôle n'est pas forcément de plaire, mais notre rôle est de servir de société civile, de vigie de société civile africaine dynamique, qui puisse alerter les autorités pour redresser la barre. Et on vient souvent avec des solutions, et c'est ça qui est important, qu'il s'agisse du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de l'ensemble des pays sahéliens.
« Jinfluenceur », c'est « influenceur » avec le J de « Journalisme ». Avec Hugo Décrypte, Charles Villa, ou encore Samuel Étienne, la barrière entre ces deux métiers est de plus en plus floue. Les Jinfluenceurs peuvent prendre plusieurs formes. Parfois, ce sont des journalistes reconvertis. Ou bien, ce sont des journalistes qui ont simplement une grande communauté et travaillent avec des médias. Mais il peut aussi s'agir d'influenceurs sans formation journalistique. Pourquoi les Jinfluenceurs ont-ils émergé ? Quels sont leurs profils ? Pourquoi leur présence fait-elle débat ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : janvier 2025 À écouter ensuite : Qui sont les désinfluenceurs, qui combattent la surconsommation ? Marché des influenceurs : que se cache-t-il derrière ? Qu'est-ce que l'IA anxiété ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans son premier récit paru aux Éditions Marchialy, le journaliste Hugo Nazarenko Sas retrace avec brio l'histoire rocambolesque d'un vaste réseau de voleurs de cornes de rhinocéros, qui a sévi un temps en Europe et au-delà. Une histoire savoureuse et tragique à la fois. C'est un récit qui commence tel un polar, par une découverte terrifiante au milieu d'un champ de tournesols du Loiret, en France. Là, au beau milieu de ce champ, un agriculteur découvre avec stupeur, au sol, la tête mutilée d'un animal jamais vu dans ces contrées, les deux cornes coupées : une tête de rhinocéros. À partir de là, se déploie une toile et une histoire parfaitement vraie, captivante, qui nous emmène de zoos en petits muséums d'histoire naturelle français, chez des taxidermistes américains aux douanes françaises jusqu'en Irlande, en passant par le Vietnam, les grands parcs nationaux africains ou la Chine. Et c'est bien cette ampleur internationale, ce réseau hallucinant, progressivement mis à jour par le journaliste français spécialisé dans les crimes environnementaux dans Le Gang des voleurs de Cornes, qui fait le sel et le grain de son livre… Car il nous révèle ou rappelle des routes insoupçonnées : celles du trafic d'animaux sauvages, quatrième marché illicite le plus lucratif au monde ; un trafic mondialisé et sans scrupules, à l'image de notre monde, qui vient aussi puiser ses racines dans la colonisation et un certain rapport à l'Afrique, perçue comme un terrain de chasse et de prédation. Au fil de son livre, il nous embarque aussi à la rencontre de la communauté des « Travellers », des nomades indigènes d'Irlande, dont certains membres ont parcouru l'Europe, à partir de 2010, en quête de cornes et de trophées de chasses coloniaux dans les musées ou châteaux d'Europe et constitué ce fameux gang de voleurs. Parce qu'un temps, la corne de rhinocéros, constituée de kératine, comme un ongle, mais très prisée au Vietnam et en Chine, valait plus cher que la cocaïne ! Avec Hugo Nazarenko Sas, voyage aux 4 coins du monde, sur la piste d'un animal mythique, symbole de force et de sagesse, aujourd'hui pourchassé et en danger. À lire. À voir - Le gang des voleurs de cornes, Hugo Nazarenko Sas. 2026 - Éditions Marchialy - Rhino Dollars, un documentaire édifiant d'Olivia Mokiejewski qui a infiltré la mafia des cornes. A voir en VOD sur Arte - Une enquête en Afrique du Sud de Bryan Christy sur les éleveurs de rhinocéros dans le contexte du braconnage. Pour le National Géographic. Publié en 2016 - Un reportage RFI de Joséphine Kloeckner sur les parades utilisées par les rangers sud-africains contre le braconnage, comme introduire des isotopes radioactifs.
Dans son premier récit paru aux Éditions Marchialy, le journaliste Hugo Nazarenko Sas retrace avec brio l'histoire rocambolesque d'un vaste réseau de voleurs de cornes de rhinocéros, qui a sévi un temps en Europe et au-delà. Une histoire savoureuse et tragique à la fois. C'est un récit qui commence tel un polar, par une découverte terrifiante au milieu d'un champ de tournesols du Loiret, en France. Là, au beau milieu de ce champ, un agriculteur découvre avec stupeur, au sol, la tête mutilée d'un animal jamais vu dans ces contrées, les deux cornes coupées : une tête de rhinocéros. À partir de là, se déploie une toile et une histoire parfaitement vraie, captivante, qui nous emmène de zoos en petits muséums d'histoire naturelle français, chez des taxidermistes américains aux douanes françaises jusqu'en Irlande, en passant par le Vietnam, les grands parcs nationaux africains ou la Chine. Et c'est bien cette ampleur internationale, ce réseau hallucinant, progressivement mis à jour par le journaliste français spécialisé dans les crimes environnementaux dans Le Gang des voleurs de Cornes, qui fait le sel et le grain de son livre… Car il nous révèle ou rappelle des routes insoupçonnées : celles du trafic d'animaux sauvages, quatrième marché illicite le plus lucratif au monde ; un trafic mondialisé et sans scrupules, à l'image de notre monde, qui vient aussi puiser ses racines dans la colonisation et un certain rapport à l'Afrique, perçue comme un terrain de chasse et de prédation. Au fil de son livre, il nous embarque aussi à la rencontre de la communauté des « Travellers », des nomades indigènes d'Irlande, dont certains membres ont parcouru l'Europe, à partir de 2010, en quête de cornes et de trophées de chasses coloniaux dans les musées ou châteaux d'Europe et constitué ce fameux gang de voleurs. Parce qu'un temps, la corne de rhinocéros, constituée de kératine, comme un ongle, mais très prisée au Vietnam et en Chine, valait plus cher que la cocaïne ! Avec Hugo Nazarenko Sas, voyage aux 4 coins du monde, sur la piste d'un animal mythique, symbole de force et de sagesse, aujourd'hui pourchassé et en danger. À lire. À voir - Le gang des voleurs de cornes, Hugo Nazarenko Sas. 2026 - Éditions Marchialy - Rhino Dollars, un documentaire édifiant d'Olivia Mokiejewski qui a infiltré la mafia des cornes. A voir en VOD sur Arte - Une enquête en Afrique du Sud de Bryan Christy sur les éleveurs de rhinocéros dans le contexte du braconnage. Pour le National Géographic. Publié en 2016 - Un reportage RFI de Joséphine Kloeckner sur les parades utilisées par les rangers sud-africains contre le braconnage, comme introduire des isotopes radioactifs.
Face aux ingérences étrangères, à la désinformation amplifiée par l'IA et au pouvoir croissant des géants du numérique, l'Union européenne prépare son « bouclier européen de la démocratie ». Enregistré à la Fabrique de la diplomatie, cet épisode de L'atelier des médias reçoit la députée européenne Nathalie Loiseau pour décrypter les enjeux d'une riposte stratégique. Enregistré le 4 septembre 2026 lors d'un événement intitulé la Fabrique de la diplomatie sur le campus de l'Université Sorbonne Nouvelle, ce numéro de L'atelier des médias explore la vulnérabilité des démocraties face aux attaques informationnelles. Des ingérences amplifiées à l'ère du numérique À l'approche de scrutins majeurs en France et dans le monde, la députée européenne Nathalie Loiseau pointe l'urgence d'une prise de conscience citoyenne. Si la manipulation de l'information à des fins politiques n'est pas nouvelle, son échelle et sa rapidité de diffusion ont changé de dimension : « La désinformation est vieille comme le monde. Ce qui se passe à l'ère du numérique, c'est qu'elle est amplifiée et elle est accélérée ». Nathalie Loiseau met la Russie de Vladimir Poutine à l'index. Elle rappelle que ce pays demeure le principal vecteur d'ingérence sur le continent européen, ciblant tout particulièrement l'Hexagone : « Le deuxième pays sur le continent européen le plus ciblé par les ingérences russes, derrière l'Ukraine, c'est la France ». Des figures politiques comme Édouard Philippe [que Nathalie Loiseau soutien, ndlr], Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann ont ainsi été visées par des opérations coordonnées destinées à semer le doute et à altérer la confiance démocratique. Le bouclier européen et le DSA : réguler les comportements, pas les opinions Pour contrer ces menaces, le Parlement européen examine les recommandations du « bouclier européen de la démocratie ». Face aux accusations de censure que certains opposants pourraient formuler, Nathalie Loiseau opère une distinction nette entre liberté d'expression et manipulation automatisée : « La liberté d'expression, c'est un droit pour un être humain. C'est pas la liberté pour des robots de donner une visibilité artificielle à un contenu ». S'appuyant sur le Digital Services Act (DSA), l'UE entend encadrer les comportements inauthentiques et forcer les plateformes à respecter le droit européen. L'eurodéputée rappelle l'apport protecteur du texte pour les citoyens : « Si vous êtes Européen, grâce à cette loi, si l'un de vos contenus posté sur un réseau social est supprimé [...], vous avez une voie de recours [...] Dites-moi où est la censure ? ». Le rapport préconise également la création d'un Centre européen pour la résilience démocratique afin d'échanger les meilleures pratiques, à l'image de l'agence française Viginum ou d'initiatives menées à Taïwan et en Moldavie. À écouter aussiViginum : les ingérences numériques étrangères en ligne de mire IA générative et soutien aux médias : le choix de la véracité L'entretien aborde enfin les dérives de l'intelligence artificielle générative qui peuvent faire ressurgir des contenus de propagande pourtant interdits dans l'UE. Nathalie Loiseau plaide pour soumettre les IA conversationnelles aux exigences du DSA et réaffirme l'importance cruciale d'un écosystème médiatique solide : « On n'aura pas de démocratie en bonne santé si on n'a pas des médias en bonne santé, notamment des médias de service public ». Pour garantir la transparence de l'information face à la viralité des réseaux sociaux, Nathalie Loiseau défend l'adoption de normes indépendantes comme le label Journalism Trust Initiative (JTI), afin de « remplacer la viralité par la véracité ». À écouter aussiCe que la certification Journalism Trust Initiative représente
Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d'Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d'actualité à hauteur d'hommes, de femmes et d'enfants. À l'heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l'histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d'un photoreporter Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu'il a d'abord parcouru en photoreporter, au rythme de l'actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s'arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire. Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d'une vie de voyages. Quelques années plus tard viennent New York, puis l'Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l'agence de presse Sygma. Commence alors une quinzaine d'années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux. Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder À force de courir d'une actualité à l'autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu'il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l'ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d'Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l'une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l'habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l'Histoire rencontre la mémoire familiale Du fracas de l'Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l'histoire du XXè siècle dans sa propre famille. Membre de l'agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l'intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe. En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d'Alain, déporté à Buchenwald, et de l'itinéraire qu'il a parcouru lors des marches de la mort d'avril 1945. Transmettre, raconter ce que l'image ne dit pas Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd'hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d'un déclenchement, tout ce que l'image, seule, ne dit pas. Un travail au long cours qu'il poursuit notamment sur son blog Journal d'un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions. L'odyssée photographique d'Alain Keler, quand l'histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux. Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l'Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d'Arles. Photos : Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP Polaroid de la mère d'Alain Keler en 2007 © Alain Keler/MYOP Défilé irlandais à New-York © Alain Keler/MYOP. Expositions : Alain Keler : Rétrospective, aux Rencontres de la Photographie d'Arles 2026 Alain Keler - Histoires de vie, à la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, 2026 Musiques : Army Dreamers de Kate Bush Vesoul de Jacques Brel Medley We are the World, du collectif USA for Africa, Chanteurs sans frontières – Éthiopie et Tam-tam pour l'Éthiopie Another Brick in the Wall des Pink Floyd Tombe la neige de Salvatore Adamo. Documentaire : Le dernier voyage, Alain Keler (2014). Livres : Alain Keler, aux éditions Delpire, 2026 Journal d'un photographe, aux éditions de Juillet, 2018 America, Americas, aux éditions de Juillet, 2021 Vents d'Est, aux éditions Marval, 2000 La Traversée, aux éditions de Juillet, 2027 (à paraître). Blog d'Alain Keler : Journal d'un photographe. Autres émissions : Dans l'œil de Solidarnosc, La marche du monde, RFI, 2022 Visa pour l'image: rencontres avec Alain Keler et Frédéric Noy, L'Atelier des médias, RFI, 2019.
Le collectif de journalistes Argos fête ses 25 ans : 25 années à parcourir le monde pour documenter la dégradation de l'environnement et ses conséquences sur le quotidien des populations. Le monde a changé, l'urgence s'est installée : comment continuer à informer ? Nous en parlons avec nos invités. Aujourd'hui, nous fêtons un anniversaire ! Depuis 25 ans, un quart de siècle, les journalistes du Collectif Argos parcourent le monde pour documenter les grands enjeux sociaux et environnementaux. Leur credo est qu'il faut du temps pour comprendre ce que vivent les gens. C'est écrit dans le dossier de presse : « Le temps de l'enquête, de la rencontre et du récit, afin d'accorder une place centrale à l'être humain, et de promouvoir des solutions concrètes et pérennes ». Et le résultat est puissant : ils ont été les premiers à parler des réfugiés climatiques, des lacs glaciaires qui se forment au Népal, du pillage des océans… Leurs images et leurs récits ont fait le tour du monde. Qu'est-ce qui a changé en 25 ans ? Comment continuer à informer efficacement sur les conséquences de la dégradation de l'habitabilité de la planète ? Quelques membres du collectif sont aujourd'hui avec nous pour en parler. → L'exposition Fragments d'un monde tangible jusqu'au 28 octobre 100ECS au 100 rue de Charenton, 75012 Paris. Cécile Bontron (journaliste) Jérômine Derigny et Laurent Weyl (photographes) Hélène David (photographe et commissaire de l'exposition). Musiques diffusées dans l'émission - Sharhabeel Ahmed - Argos Farfish - Falz - Na Je.
Le collectif de journalistes Argos fête ses 25 ans : 25 années à parcourir le monde pour documenter la dégradation de l'environnement et ses conséquences sur le quotidien des populations. Le monde a changé, l'urgence s'est installée : comment continuer à informer ? Nous en parlons avec nos invités. Aujourd'hui, nous fêtons un anniversaire ! Depuis 25 ans, un quart de siècle, les journalistes du Collectif Argos parcourent le monde pour documenter les grands enjeux sociaux et environnementaux. Leur credo est qu'il faut du temps pour comprendre ce que vivent les gens. C'est écrit dans le dossier de presse : « Le temps de l'enquête, de la rencontre et du récit, afin d'accorder une place centrale à l'être humain, et de promouvoir des solutions concrètes et pérennes ». Et le résultat est puissant : ils ont été les premiers à parler des réfugiés climatiques, des lacs glaciaires qui se forment au Népal, du pillage des océans… Leurs images et leurs récits ont fait le tour du monde. Qu'est-ce qui a changé en 25 ans ? Comment continuer à informer efficacement sur les conséquences de la dégradation de l'habitabilité de la planète ? Quelques membres du collectif sont aujourd'hui avec nous pour en parler. → L'exposition Fragments d'un monde tangible jusqu'au 28 octobre 100ECS au 100 rue de Charenton, 75012 Paris. Cécile Bontron (journaliste) Jérômine Derigny et Laurent Weyl (photographes) Hélène David (photographe et commissaire de l'exposition). Musiques diffusées dans l'émission - Sharhabeel Ahmed - Argos Farfish - Falz - Na Je.
Après 10 ans de journalisme, j'ai décidé de changer de métier. J'expose les raisons de ce choix dans un nouvel épisode du podcast Sologamie.Vous y apprendrez : pourquoi j'ai choisi ce métier, comment je suis devenue journaliste, pour quels médias j'ai travaillé, ce que j'ai subi en entreprise, quelles enquêtes j'ai écrites, combien d'argent j'ai gagné (et perdu) et comment ma passion s'est éteinte.Vous entendrez aussi les liens ténus qui existent entre Survivor Tour et journalisme, puisque je travaille sur la rando et le féminisme depuis des années.Pour contribuer à la cagnotte du Survivor Tour au profit d'En avant toute(s) : helloasso.com/associations/en-avant-toute-s/collectes/survivor-tour-un-tour-de-france-a-pied-contre-les-violences-sexistesPour soutenir le podcast et écouter les prochains épisodes en avant-première : patreon.com/mariealbertfrPour me suivre sur les réseaux sociaux : @mariealbertfrPour recevoir ma newsletter mensuelle La Lettre d'une aventurière : lalettreduneaventuriere.kessel.mediaPour acheter pour livre Rando solo, le guide féministe : gallimard.fr/catalogue/rando-solo/9782742468171Texte, voix, réalisation, montage : Marie Albert Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une étincelle suffit parfois à déplacer une vie.Tout commence à Minorque.Passionnée de voile, Stéphanie Tosi y fait escale au cours d'une traversée et pousse la porte d'une chapelle où sont exposées les œuvres de plusieurs artistes. La rencontre avec ces œuvres, la simplicité du lieu, la liberté d'y entrer et de regarder : le déclic a lieu là.À l'époque, Stéphanie travaille pour un grand groupe de l'agroalimentaire. Elle ne vient pas du monde de l'art et son père, lui-même entrepreneur, tente de la dissuader de créer son entreprise. Elle le fera pourtant.En 2001 naît Carré d'artistes, avec une idée qui paraît simple : rendre l'art contemporain accessible à ceux qui n'en maîtrisent ni les codes ni les usages.Les prix sont affichés et déterminés par le format, les galeries s'ouvrent sur la rue, les œuvres originales deviennent accessibles à un nouveau public. Le modèle bouscule les habitudes du marché de l'art. Carré d'artistes sera accusé de faire du « low cost », de brader les artistes. Certains galeristes refuseront même d'exposer à ses côtés dans des salons.Vingt-cinq ans plus tard, l'entreprise est toujours là, déployée en France et à l'international, structurée, et poursuit son développement.Derrière cette réussite se pose une question plus exigeante : comment construit-on une entreprise autour d'une conviction ?Nous avons parlé de ce premier élan, mais surtout de ce qu'il faut pour ne pas le perdre en chemin. De la force de l'ADN d'une entreprise lorsqu'elle grandit, des choix qu'impose son développement et de ce fragile équilibre entre une vision et la réalité.Et puis des artistes, évidemment. De la place qu'ils occupent dans cette aventure et du regard que Stéphanie et son équipe portent sur celles et ceux sans qui rien de tout cela n'existerait.Mais aussi de ce qui vient avant l'entreprise, avant le modèle, avant même la décision de se lancer.Naît-on entrepreneur ou le devient-on ?Qu'est-ce qui mérite que l'on crée une entreprise ?Et comment une intuition surgie un jour, par hasard, dans une chapelle de Minorque peut-elle devenir l'histoire d'une vie ?Producteur et animateur Boris PierreEnregistré au siège de Carré d'artistesMixé par Studio RevolverHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour la reprise de L'atelier des médias après une pause estivale, Steven Jambot reçoit Quentin Botbol, directeur général d'Indigo Publications, et Paul Deutschmann, rédacteur en chef d'Africa Intelligence. Ils décryptent le modèle singulier d'un groupe de presse indépendant, fondé sur l'investigation exclusive et un financement reposant uniquement sur ses lecteurs. Fondé en 1981 par Maurice Botbol et aujourd'hui dirigé par son fils Quentin Botbol, Indigo Publications s'est spécialisé dans l'information à haute valeur ajoutée. Avec des titres comme Africa Intelligence, La Lettre, Intelligence Online ou le plus récent Glitz, le groupe se concentre sur les mécanismes de décision au plus haut niveau de l'État et des grandes entreprises. Son modèle économique est strictement fondé sur l'abonnement payant, excluant toute publicité ou actionnariat extérieur pour garantir son indépendance. Au cœur de cette stratégie, le quotidien numérique Africa Intelligence, publié en français et en anglais, s'attache à couvrir les « angles morts » et les « signaux faibles » du continent africain. Paul Deutschmann souligne l'importance d'un réseau d'une centaine de correspondants, essentiels pour obtenir une information de terrain, souvent protégés par l'anonymat dans des contextes politiques sensibles. Pionnier du numérique dès 1995, le groupe revendique aujourd'hui près de 50 000 abonnés et un chiffre d'affaires dépassant les 10,5 millions d'euros. L'ambition d'Indigo s'est récemment étendue au grand public avec la reprise de la Revue21 en 2023. Ce nouveau départ du magazine s'accompagne du développement de sa présence numérique.
Le trafic de drogue, les groupes criminels qui gangrènent et endeuillent plusieurs pays du continent américain : ce phénomène est au cœur d'une exposition photographique présentée actuellement au festival Visa pour l'image, à Perpignan, dans le sud de la France. Intitulée Sangre Blanca, « le sang blanc », l'exposition du photographe danois Mads Nissen raconte en images la géographie mondiale de la cocaïne : de la Colombie, où la coca est cultivée et transformée en drogue, jusqu'à l'Europe, où elle est consommée, en passant par le Mexique, devenu l'une des principales plaques tournantes du trafic. Au micro de Sarah Krakovitch, Mads Nissen revient sur les raisons qui l'ont poussé à travailler sur ce sujet il y a dix ans, au lendemain des accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. Droits de douane US : l'industrie canadienne appréhende une éventuelle augmentation Au Canada, industriels et commerçants attendent avec anxiété le 8 septembre, date à laquelle de nouveaux droits de douane américains pourraient entrer en vigueur. Un nouveau coup dur pour l'économie canadienne, alors que le bras de fer commercial avec Washington pèse déjà lourdement sur certains secteurs. C'est notamment le cas de l'industrie du meuble, particulièrement touchée : les droits de douane atteignent jusqu'à 50 % sur certains produits. Le secteur est déjà fragilisé par la hausse du prix du bois, l'augmentation des coûts de production et sa forte dépendance au marché américain. Un reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Les Brésiliens de France mobilisés pour voter aux élections d'octobre À un mois de l'élection présidentielle brésilienne, les Brésiliens installés en France se préparent à voter. À Paris, près de 28 000 électeurs sont inscrits, soit une hausse d'environ 32 % par rapport à 2022, tandis qu'un nouveau bureau de vote a été ouvert à Marseille, où 2 700 Brésiliens pourront voter. Cette progression pourrait témoigner d'une mobilisation accrue de la diaspora, alors que le vote est obligatoire au Brésil pour les 18-70 ans. Les électeurs voteront sur des machines électroniques, comme au Brésil, mais uniquement pour le président de la République, pas pour les législatives et régionales qui auront lieu au même moment, nous explique Maria Paula Carvalho, de la rédaction brésilienne de RFI. Journal de la 1ère Les « difficultés » des transports publics en Martinique au menu ce jeudi d'une rencontre au siège de la Collectivité Territoriale. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
Levée de boucliers au sein d'une partie de la rédaction de France Inter. À l'origine de leurs protestations, il y a le recrutement comme chroniqueur de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, hebdomadaire à la ligne éditoriale classée à l'extrême droite. Il y a même un mot d'ordre de grève à France Inter si la direction ne revient pas sur sa décision de recruter Charles Sapin, tout récent numéro deux de la rédaction de Valeurs actuelles, à un poste d'éditorialiste politique le dimanche matin. Ce n'est d'ailleurs pas lui, l'ancien journaliste du Figaro et du Point qui est en cause, mais son journal Valeurs actuelles. L'hebdomadaire a été condamné définitivement, il y a deux ans, pour injures publiques à caractère raciste, après avoir représenté en esclave la députée Danièle Obono (La France insoumise). À l'entendre, Charles Sapin serait très loin de cette ligne éditoriale. Il a d'ailleurs été chargé de repositionner Valeurs Actuelles en magazine des droites. Seulement, le titre a été racheté il y a un an par trois investisseurs, dont l'un, Pierre-Édouard Stérin, ne cache pas sa volonté de peser sur l'élection présidentielle 2027 en favorisant l'union des droites. Pierre-Édouard Stérin est aussi un milliardaire exilé fiscal qui s'est déclaré à droite de l'extrême droite sur l'immigration. Une polémique qui oppose direction et syndicats à France Inter Cette polémique intervient, en effet, juste après que le journaliste marqué à gauche, Thomas Legrand, a dénoncé son invisibilisation de l'antenne après une vidéo prise à la volée, où il a été accusé d'être en connivence avec des responsables socialistes. Pour les représentants du personnel, Charles Sapin appartient à la direction d'un magazine qui n'est pas compatible avec les valeurs de Radio France. Pour la direction, à l'inverse, il est un signe de pluralisme avant la présidentielle, sachant qu'il y a sur France Inter des chroniqueurs venus d'autres hebdos, dont Alternative Économique et le Nouvel Obs, plutôt classés à gauche. Pluralisme ou banalisation des idées d'extrême droite Souvenez-vous : en 2024, le Conseil d'État a demandé à l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel en France, de garantir le pluralisme sur CNews en regardant l'ensemble des prises de parole, y compris des chroniqueurs. Ce qui s'applique à CNews peut aussi valoir pour France Inter, d'autant qu'en juin, la station a été mise en demeure par le régulateur de mieux répartir le temps de parole politique, les voix du RN étant concentrées la nuit. Alors oui, « écoutons nos différences », comme dit le slogan. Mais en même temps, Valeurs Actuelles a participé aux attaques contre l'audiovisuel public en soutenant que, face à un service public très à gauche, heureusement qu'il y avait des milliardaires très à droite. Très à gauche, il faut le dire vite. Et la question est de savoir si Radio France ne participe pas un tout petit peu, le dimanche, à la banalisation des idées d'extrême droite voulue par Pierre Édouard Sterin. À lire aussiMenace de grève à Radio France après l'arrivée d'un éditorialiste de «Valeurs Actuelles»
À Perpignan, dans le sud de la France, le festival Visa pour l'image se déroule du 29 août au 13 septembre. Il met à l'honneur les photojournalistes du monde entier. Parmi les reportages de guerres, de crises humanitaires et de bouleversements géopolitiques qui sont exposés, il y a le travail d'Abdulmonam Eassa. Ce photojournaliste franco-syrien a réalisé une série de photos intitulée « Guerre au Soudan, une nation prise au piège » pour Le Monde, en octobre 2024 et décembre 2025. Des photos qui racontent l'atrocité de cette guerre, mais aussi l'humanité des Soudanais entre eux. À lire aussiAbdulmonam Eassa : de la Syrie au Soudan, le photojournalisme comme rempart contre l'oubli
À Perpignan, dans le sud de la France, le festival Visa pour l'image se déroule du 29 août au 13 septembre. Il met à l'honneur les photojournalistes du monde entier. Parmi les reportages de guerres, de crises humanitaires et de bouleversements géopolitiques qui sont exposés, il y a le travail d'Abdulmonam Eassa. Ce photojournaliste franco-syrien a réalisé une série de photos intitulée « Guerre au Soudan, une nation prise au piège » pour Le Monde, en octobre 2024 et décembre 2025. Des photos qui racontent l'atrocité de cette guerre, mais aussi l'humanité des Soudanais entre eux. À lire aussiAbdulmonam Eassa : de la Syrie au Soudan, le photojournalisme comme rempart contre l'oubli
Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Raconter la guerre en Ukraine en retraçant la trajectoire de deux écrivains morts tragiquement sous les balles et les missiles russes : c'est ce que fait Ariane Chemin dans son livre La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du sous-sol. La journaliste du Monde, qui a effectué de nombreux reportages en Ukraine depuis le début de l'invasion russe, il y a 4 ans et demi, raconte la raison pour laquelle les histoires des victimes de la guerre « doivent être sauvées à tout prix ». À lire aussiUkraine: les habitants de Kherson appelés à évacuer face à l'intensification des frappes russes
Raconter la guerre en Ukraine en retraçant la trajectoire de deux écrivains morts tragiquement sous les balles et les missiles russes : c'est ce que fait Ariane Chemin dans son livre La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du sous-sol. La journaliste du Monde, qui a effectué de nombreux reportages en Ukraine depuis le début de l'invasion russe, il y a 4 ans et demi, raconte la raison pour laquelle les histoires des victimes de la guerre « doivent être sauvées à tout prix ». À lire aussiUkraine: les habitants de Kherson appelés à évacuer face à l'intensification des frappes russes
Les vidéos courtes de TikTok et Instagram sont vues par des millions de Français chaque jour. Elles divertissent, elles vulgarisent, elles distraient du train-train quotidien, elles proposent aussi de l'information brute pas vue ailleurs, parce qu'elle est de niche, parce qu'elle est sous-traitée dans les médias traditionnels, ou parce qu'elle échappe aux journalistes.Les journalistes, justement : se sont-ils emparés des possibilités de ces nouveaux formats et plateformes ? Quand c'est le ...
Pendant que Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin investissent des milliards dans les médias et les réseaux d'influence, un homme travaille plus discrètement à un autre maillon de la chaîne : la formation des élites de droite et d'extrême droite. Son nom : Alexandre Pesey.Fondateur de l'Institut de Formation Politique (IFP), Pesey revendique avoir formé plus de 3 600 jeunes depuis la création de l'organisation. Parmi eux : des figures identitaires, des influenceurs d'extrême droite et plusieurs personnalités politiques. L'IFP reçoit également des responsables de premier plan, de Jordan Bardella à Éric Zemmour, en passant par François-Xavier Bellamy.Mais les liens d'Alexandre Pesey avec la galaxie réactionnaire ne s'arrêtent pas là. Institut Libre de Journalisme, ESJ Paris, réseaux conservateurs américains, bourse Tocqueville… Et surtout le projet Périclès, financé par Pierre-Édouard Stérin, dont le Sénat examine actuellement les financements.Qui est vraiment Alexandre Pesey ? Quels réseaux construit-il depuis plus de vingt ans ? Et quel rôle joue-t-il dans la stratégie d'union des droites et la conquête culturelle portée par les milliardaires réactionnaires ?Dans ce nouveau DIXIT, on remonte le fil.
Depuis 20 ans, Denis Brogniart fait vivre des aventures aux autres, mais j'ai eu envie de prendre le temps d'explorer la sienne. On a l'impression de le connaître déjà : sa voix, son énergie, Koh-Lanta... Mais on oublie parfois que derrière l'un des animateurs préférés du pays et la star de TV, il y a un journaliste qui s'est construit à force de travail, de patience et de persévérance. Car rien ne lui a été donné.Un homme qui parle davantage des autres que de lui-même. Un passionné qui n'a jamais considéré sa carrière comme un acquis. Quelqu'un qui a construit son parcours avec une discipline presque sportive, une vraie humilité et une profonde gratitude envers ceux qui lui ont fait confiance.Sa carrière est impressionnante, mais j'ai été encore plus touché par sa fidélité. À ses valeurs. À ses proches. À ses amitiés. À l'enfant qu'il était avant que des millions de Français ne connaissent son nom.Dans cet épisode, nous parlons évidemment de télévision, de journalisme et des coulisses de son parcours. Mais surtout de travail, de transmission, de résilience et de cette envie de toujours avancer, sans jamais oublier d'où l'on vient.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en plein cœur de l'été et l'actualité se ralentit. Mais le développement des outils d'intelligence artificielle, ou "IA", lui, est en plein boom. Et il impacte tous les secteurs, y compris les médias. En France comme à l'étranger, de nombreux organes de presse annoncent des plans de licenciement de journalistes pour financer des investissements dans l'IA. Et les articles générés par l'IA se multiplient dans la presse, sans forcément être indiqués comme tels.&n ...
Français d'adoption, mais avant tout grand voyageur, le Suisse Blaise Cendrars aura eu le pourvoir de transporter ses contemporains par la magie d'un verbe haut en couleurs. Découvrez l'incroyable destin de Blaise Cendrars, l'un des plus grands poètes francophones du XXe siècle.
Ancienne directrice de la chaîne russe de propagande RT France (Russia Today), Xenia Fedorova, aujourd'hui chroniqueuse régulière dans plusieurs médias du groupe Bolloré, est visée par un arrêté ministériel d'expulsion. Le document évoque un comportement portant atteinte aux « intérêts fondamentaux de l'État » et une « menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public ». Sur quels éléments l'arrêté d'expulsion se base‑t‑il pour dire que Xenia Fedorova menace l'ordre public ? Alors qu'elle est soutenue par Canal+ et Lagardère, Xenia Fedorova peut-elle obtenir gain de cause avec son recours déposé au nom de « la liberté d'expression » ? Avec Jeanne d'Anglejan, journaliste au service France de RFI.
Pour ce dernier numéro avant une interruption estivale, L'atelier des médias reçoit la journaliste Matilde Meslin, qui est spécialisée dans l'écoute et la critique de podcasts. Elle a sélectionné des séries audio en français que les auditeur.ices de RFI peuvent ajouter à leur application d'écoute. Il est de réchauffement climatique ou encore d'Aya Nakamura. • « Réchauffement climatique : comprendre l'urgence avec une climatologue », un épisode du podcast Code source, du journal Le Parisien. L'invitée est la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, membre du Haut Conseil pour le climat et de l'Académie des sciences. • « Quelles leçons tirer de cette canicule brutale ?», c'est un épisode de Chaleur humaine, un podcast du journal Le Monde incarné par Nabil Wakim. • « Vivre avec les grands feux », c'est une série de LSD, La série documentaire, de France Culture, signée Alice Lefilleul. Réalisation : Jean-Philippe Navarre. • « Liste de lecture », un podcast d'Ambre Chalumeau, de Quotidien (TMC). • « Les vacances sa mère », un documentaire de Renée Greusard. Réalisation Arnaud Forrest, pour Arte Radio. • « Qui est vraiment Aya Nakamura ? », un podcast de Marie Zafimehy pour RTL. On vous invite vivement à écouter « Jack dans les rues du globe », un docu-fiction qui est une coproduction de RFI et de la mairie de Toulouse. Il est incarné par Jack Souvant et coréalisé par Simon Decreuze. Sans oublier le « Podcast Club », un podcast de recommandation de podcasts. Diffusé tous les 15 jours, il réunit Matilde Meslin, Vincent Zuresco et César Monteyrol. « »
Au Honduras, où les médias sont concentrés entre les mains de quelques puissants, une soixantaine de radios communautaires résistent, souvent dans la clandestinité. Marie Griffon et Célia Pousset nous emmènent à la rencontre de responsables de ces radios qui utilisent les ondes pour défendre leurs terres et leur culture malgré les menaces. « Waruguma signifie étoile, une étoile lumineuse qui sert de guide à tout le peuple. » Ainsi parle Horacio Martínez, directeur de la radio du même nom, à Trujillo. Dans un pays classé 132e sur 180 au classement mondial 2026 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), des petites stations comme Waruguma sont souvent le seul moyen pour les populations de s'informer hors des canaux officiels. Le Honduras est le pays le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti, selon le Fonds monétaire international (FMI). Gangrené par la corruption et le crime organisé, le pays est aux mains d'une poignée de familles industrielles qui possèdent la quasi-totalité des journaux et télévisions. Face à cela, les radios communautaires s'efforcent d'informer dans les zones rurales isolée et deviennent parfois des cibles. Le défi de la légalité Pour exister, ces radios doivent faire preuve de courage. Au Honduras, les fréquences sont mises aux enchères et s'arrachent à des prix inaccessibles pour des associations. « Ici, dans le Nord, une fréquence a déjà été adjugée pour 12,5 millions de lempiras (plus de 400 000 euros) », explique Jorge Andino, directeur de Play FM. Pour ces médias sans publicité, impossible de réunion une telle somme. Résultat : la majorité des 70 radios communautaires du pays opèrent sans licence légale. « La communication communautaire n'est ni légitimée ni reconnue par l'État. C'est comme marcher en permanence sur la corde raide. C'est vivre à la limite », déplore Jorge Andino. Sans reconnaissance, ces radios risquent à tout moment la saisie de leur matériel, voire la prison pour leurs animateurs, sur simple dénonciation d'un homme d'affaires influent. Au manque de protection juridique s'ajoute la précarité technique. Dans les studios souvent installés chez l'habitant, on utilise des ventilateurs de fortune pour refroidir des émetteurs de faible puissance. Lors des orages, faute de paratonnerres, les stations doivent souvent couper l'antenne pour ne pas perdre leur unique outil de diffusion. Informer, au plus près des communautés Plus au sud, à la frontière avec le Nicaragua, la Radio Cholula Triunfeña ouvre son antenne aux paysans locaux. Ici, on insonorise les murs avec des dizaines de boîtes d'œufs collées les unes aux autres. Wilfredo Hernández Cruz, le directeur, y défend une parole sans artifice : « Parlez comme vous êtes, car c'est justement cela l'essentiel : que les habitants des zones rurales aient accès à un micro. » Mais cette liberté a un prix. Située dans une zone de trafic de drogue et de traite d'êtres humains, la radio dérange les pouvoirs économiques et mafieux en dénonçant les investissements opaques et les concessions minières. « Nous avons déjà perdu des camarades qui ont été attaqués, persécutés, réduits au silence », confie Wilfredo Cruz. Les menaces sont directes : appels anonymes, piratages de téléphones ou encore l'envoi d'une balle dans une boîte pour signifier à un journaliste de cesser ses enquêtes. Amanda Ponce, directrice de C Libre (Comité pour la libre expression), souligne que l'État hondurien a longtemps occulté cette réalité. « Il y a deux décennies d'assassinats de journalistes qui sont aujourd'hui complètement effacées par l'État », précise-t-elle. Depuis les années 1980, le schéma reste le même : éliminer ceux qui mettent en lumière la corruption et les liens entre banques, narcotrafic et pouvoir politique. L'héritage de Berta Cáceres Dans les montagnes froides de l'ouest, le peuple Lenca poursuit un combat emblématique. C'est ici que la célèbre militante écologiste Berta Cáceres a fondé la radio Guarajambala avant d'être assassinée en 2016. Pour le COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), la radio est l'un des seuls moyen de mobiliser les communautés contre les projets extractifs qui menacent leurs rivières. Aujourd'hui, une nouvelle génération prend le micro. Leiby, une journaliste de 25 ans, a été formée dans l'école Voix des Rivières créée par l'organisation. Pour elle, la mission est claire : « Nous dénonçons, nous devenons la voix des communautés. Nous sommes la voix des grandes injustices que nous subissons dans ce pays. » Malgré la violence, ces radios continuent tant bien que mal de diffuser. Elles font entendre des musique indigènes ou alternatives, des langues en recul comme le Garifuna, elles racontent l'histoire de ces communautés marginalisées et créent une solidarité qui dépasse désormais les frontières. En l'absence de médias nationaux lors de la commémoration de l'assassinat de Berta Caceres, ce sont des radios communautaires du Guatemala et du Costa Rica qui sont venues prêter main-forte à leurs sœurs honduriennes. Ces ondes, bien que fragiles, restent un espace où l'on peut « inviter les gens à rêver ». Dans un pays où certains tentent de les faire taire, les radios communautaires prouvent chaque jour que la parole radiodiffusée est un pouvoir que l'on ne peut pas totalement éteindre.
Comme pour l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, l'Allemagne peut-elle peser en faveur de Christophe Gleizes ? À l'occasion de la visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Berlin, les proches du journaliste sportif français espèrent une avancée. Condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », il est détenu en Algérie depuis plus d'un an et ne peut désormais compter que sur une grâce présidentielle. Berlin, qui entretient des relations plus apaisées avec Alger que Paris, peut-il jouer les médiateurs ? L'exemple de Boualem Sansal peut-il ouvrir la voie à une issue favorable pour Christophe Gleizes ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.
À Montréal, Steven Jambot est allé rencontrer Philippe Lamarre, cofondateur d'Urbania, un média de société qui s'est donné pour mission de « rendre l'ordinaire extraordinaire ». Créé en 2003 sous la forme d'un magazine indépendant, Urbania est devenu un groupe diversifié présent au Québec mais aussi en France. Il vient d'ailleurs de racheter le studio de podcast français Binge audio. Dans cet entretien, il est question d'audace, de storytelling et de souveraineté culturelle. « Ça a toujours été notre ambition d'être une sorte de TV5 Monde jeune et cool. » Philippe Lamarre, cofondateur d'Urbania, résume ainsi l'énergie qui anime ce groupe média québécois aujourd'hui solidement implanté des deux côtés de l'Atlantique. L'enjeu est de taille : dans un paysage médiatique dominé par les algorithmes des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), comment faire exister une culture francophone originale et indépendante ? Pour Philippe Lamarre, la réponse réside dans la capacité à créer des ponts entre les territoires et les formats, tout en restant fidèle à la promesse d'Urbania : « rendre l'ordinaire extraordinaire ». Un magazine pour développper un storytelling Tout commence à Montréal, en 2003. Designer de formation, Philippe Lamarre avoue une « difficulté à se faire dire quoi faire dans la vie ». Après avoir lancé son agence de création, il crée Urbania sur un coup de tête, mû par une véritable « allergie à l'autorité ». L'idée ? Un magazine thématique qui pose un regard « anthropologique » sur la ville, loin des sentiers battus et des vedettes. Le succès actuel du groupe repose sur une expertise peaufinée depuis les débuts : le storytelling – l'art de raconter des histoires, en bon français. Philippe Lamarre se plaît à rappeler : « Notre slogan de rendre l'ordinaire extraordinaire, c'est qu'on prend des choses qui semblent banales [...] et on essaie de les raconter de façon captivante. » Il cite comme inspirations le magazine Colors de Benetton ou l'émission documentaire belge Strip-tease. Aujourd'hui, Urbania est une « machine » diversifiée de plus de 100 collaborateurs répartis entre Montréal et Paris. Le groupe s'appuie sur plusieurs piliers : une unité éditoriale, un studio de création de contenus pour les marques (branded content), une maison de production audiovisuelle et un laboratoire technologique. Il accompagne aussi des influenceurs dans le développement de leurs contenus. Cette structuration permet au groupe de rester indépendant financièrement : « On veut faire de l'argent pour raconter plus d'histoires », martèle Philippe Lamarre. La conquête de la France et la conviction du podcast C'est en 2020 qu'Urbania a franchi l'océan pour s'installer à Paris. L'objectif n'était pas d'exporter un produit québécois, mais de bâtir un « cousin français » avec des équipes locales et une ambition commune. À écouter aussiComment Urbania France veut informer autrement En mars 2026, le groupe a franchi une étape majeure en rachetant Binge Audio, le studio de podcast français qui produit notamment Les Couilles sur la table ou Programme B, alors en redressement judiciaire. Ce rachat vise à créer un « pont entre les podcasts et l'audiovisuel ». Il est « stratégique », assure Philippe Lamarre, qui croit fermement que la frontière entre les formats s'efface : « Le podcast, de plus en plus, devient un médium audiovisuel parce que les podcasts sont maintenant des vidéos. Donc la frontière entre les genres et les formats est en train de s'abattre. » En outre, l'audio offre une fidélité d'audience précieuse dans un monde de consommation rapide et morcelée. Mais le regard de Philippe Lamarre se tourne vers l'ensemble de l'espace francophone, notamment l'Afrique et Haïti. Son rêve pour les dix prochaines années ? « Fédérer une espèce de communauté de gens anticonformistes qui ont envie de bousculer l'ordre établi et qui s'adonnent à être francophones ». Ouvrir des bureaux à Dakar ou Abidjan fait déjà partie d'hypothèses de travail. Souffler sur les braises de la souveraineté numérique Au-delà de son entreprise, Philippe Lamarre s'implique dans le débat public au Québec. Il a coprésidé un groupe de travail sur l'avenir de la culture et de l'audiovisuel québécois, remettant en 2025 un rapport dont il a proposé le titre : Souffler sur les braises. Le constat est le suivant : face au numérique qui a abattu les frontières, la culture francophone risque de s'effriter si elle ne se prend pas en main. Il pointe notamment du doigt l'impact de la loi C-18 au Canada, qui a conduit Meta (Facebook et Instagram) à bloquer les contenus d'actualité sur ses plateformes. Pour lui, la solution passe par une reprise de contrôle de la distribution : inciter les audiences à s'abonner directement aux infolettres ou aux applications des médias pour ne plus dépendre des plateformes. Pour l'avenir, Philippe Lamarre explore aussi le potentiel de l'Intelligence Artificielle (IA). Chez Urbania, un responsable accompagne les équipes pour s'épargner les tâches répétitives et aider les créateurs à mieux distribuer leurs contenus. « L'intelligence artificielle brise le coût de fabrication du contenu. Mais il faut trouver une manière de créer des outils où on garde le contrôle de la relation avec les audiences », explique clairement Philippe Lamarre. À ceux qui voudraient suivre ses traces d'entrepreneur des médias, Philippe Lamarre conseille de faire preuve de « persévérance », de savoir s'entourer de gens « meilleurs [qu'eux] » et de continuer à se retrousser les manches, chaque matin. Tant qu'à faire, pour raconter des histoires extraordinaires ?
durée : 00:09:37 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Figure majeure du dessin de presse, Kak signe chaque jour la Une de L'Opinion. Président de Cartooning for Peace depuis 2019, il est l'invité du Festival international de Journalisme de Couthures-sur-Garonne, où il évoquera les défis du métier et la liberté d'expression. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Kak Dessinateur de presse, président de l'association Cartooning for Peace Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En 1935, Saint-Exupéry part en URSS à la demande du plus gros des quotidiens français, Paris Soir, à l'occasion d'un voyage du ministre des Affaires étrangères Pierre Laval, qui doit rencontrer Staline. Un enfant au visage d'ange rencontré dans un train, « petit prince de légende », une rose cultivée, ce qu'il va découvrir n'a rien à voir avec la politique…Embarquez pour un fascinant voyage en compagnie d'Antoine de Saint-Exupéry, au cœur de la Russie soviétique des années 1930. Alors que le célèbre aviateur et écrivain est envoyé par le journal Paris-Soir pour couvrir la visite du ministre français des Affaires étrangères Pierre Laval à Moscou, il se retrouve confronté à un univers méconnu et source de nombreux préjugés.Dès son arrivée, Saint-Exupéry est confronté aux réalités du régime stalinien, entre surveillance policière et restrictions de déplacement. Mais loin de se laisser abattre, il saisit l'opportunité d'observer la vie moscovite avec un regard empli de bienveillance et de curiosité.
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll - Pulp - Partial Eclipse.
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll - Pulp - Partial Eclipse.
durée : 00:03:44 - Géopolitique - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:44 - InterNational - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:44 - Le 6/9 de l'été - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:10 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Sorbier - Retour sur le destin exceptionnel d'Andrée Viollis, l'une des grandes pionnières du journalisme de reportage. Reporter, féministe et résistante, elle a parcouru le monde pour raconter les grands bouleversements du XXᵉ siècle. Un nouveau prix journalistique Andrée Viollis a été créé en son hommage. - équipe : Laurence Malonda, Zoé Couppé - invités : Dorothée Lépine Journaliste, réalisatrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au siège de Radio-Canada, à Montréal, Steven Jambot s'est entretenu avec Chloé Sondervorst, réalisatrice qui travaille beaucoup sur les usages éditoriaux de l'intelligence artificielle au sein de ce groupe de média de service public canadien. Il est notamment question de pratiques journalistiques et de la notion de confiance à l'ère de l'IA. L'intelligence artificielle transforme les rédactions, mais pas forcément là où on l'attendait. Pour Chloé Sondervorst, si la transcription automatique fait gagner un temps précieux, l'irruption massive de l'IA générative porte en elle le germe du slop. Cette « bouillie » numérique, produite à bas coût, menace d'enterrer le travail des professionnels de l'information sous une montagne de contenus médiocres. Le péril de la « bouillie » La multiplication des outils de création automatisée crée un paradoxe : l'apparente productivité cache souvent une perte de temps réelle. Chloé Sondervorst alerte sur l'usage de l'IA pour générer des rapports ou des courriels sans supervision humaine : « On a l'apparence d'un travail utile qui en réalité va nous faire perdre du temps parce que la personne qui reçoit cette bouillie [...] va devoir vérifier, va devoir décrypter ». Ce phénomène de dégradation de la qualité pose la question du référencement des contenus synthétiques face à l'information originale produite par des professionnels. Préserver sa « musculature cognitive » L'enjeu n'est pas seulement technique, il est philosophique. Pour l'ancienne étudiante en philosophie, le risque majeur est celui de la dette cognitive. En déléguant trop tôt la réflexion à la machine, le journaliste risque d'atrophier ses propres facultés d'analyse. Elle paraphrase ainsi les propos d'un expert : « On va pas envoyer un robot à la salle de sport à notre place si on veut développer notre musculature.» Et d'ajouter : « Je pense qu'au niveau cognitif, on peut s'appuyer sur cette analogie-là aussi. » Utilisée avec curiosité, l'IA peut servir d'assistance cognitive ou de partenaire de brainstorming, « quelque chose de complémentaire [...] très utile pour nous interroger sur nos propres angles morts ». Le terrain, ultime rempart de l'authenticité Face aux géants technologiques, la souveraineté numérique est devenue un vrai sujet. Dans le service public de l'audiovisuel, le déploiement d'outils d'IA se poursuit, par exemple dans la valorisation des archives. Radio-Canada explore notamment la génération augmentée de récupération (RAG) pour ancrer les réponses de l'IA dans ses propres données certifiées. Pourtant, l'avenir de la profession se jouera peut-être loin des écrans. Pour contrer la méfiance du public, Chloé Sondervorst prône un retour massif au terrain et à l'humain pour « capter les bruissements, les conversations citoyennes qui échappent justement aux algorithmes ». C'est en montrant la fabrication de l'information et en assumant ses doutes que le journaliste (re)deviendra le garant de l'authenticité.
Journalisme constructif, hygiène informationnelle, faire famille humaine, fraternité : Frédérique Bedos est journaliste, autrice et fondatrice du Projet Imagine. Et son histoire commence dans la rue.Née en Normandie d'une mère biologique en grande précarité — vente de roses dans les bistrots, vie dans la rue, hospitalisations psychiatriques répétées — et d'un père haïtien réfugié politique qu'elle n'a jamais connu, Frédérique a été accueillie à 2 ans et demi par une famille du Nord qui a adopté une vingtaine d'enfants venus du monde entier. Tous considérés comme « inadoptables ».Cette enfance entre deux mondes a forgé sa boussole. Brillante, elle entre à l'École du Louvre à 15 ans pour étudier l'égyptologie. À 23 ans, elle est repérée pour une carrière médias : New York, MTV Europe à Londres en 1998 (première Française à intégrer la chaîne), prime time sur France 2, Victoires de la Musique. Puis elle bascule. Il y a 16 ans, elle fonde le Projet Imagine, une ONG qui met en lumière les héros anonymes du monde entier — celles et ceux qui changent le monde sans qu'on le sache.Dans cet épisode du podcast Pourquoi pas moi, elle raconte à Charlotte Desrosiers comment on fait famille humaine quand on naît entre la rue et l'hôpital psychiatrique. Pourquoi le mot « tolérance » est déjà une forme de rejet. Ce qu'est vraiment le journalisme constructif (et pourquoi ce n'est pas du journalisme positif). Comment garder une hygiène informationnelle saine dans un monde anxiogène. Et ce que l'IA et l'économie de l'attachement sont en train de changer dans notre rapport au lien.Un épisode pour toutes celles et ceux qui se sentent écrasés par l'actualité, qui veulent comprendre comment transformer une enfance difficile en moteur de mission, ou qui cherchent à passer du faire à l'être avant d'agir.Test offert : si tu te demandes si ton travail a vraiment du sens → http://formation.pourquoipasmoi.co/test-ai-je-du-sens-dans-mon-travail-gratuit