Podcasts about journalisme

  • 711PODCASTS
  • 2,914EPISODES
  • 42mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • May 19, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about journalisme

Show all podcasts related to journalisme

Latest podcast episodes about journalisme

Le Cheat Code par Ourama
Nicolas Bastuck : le journalisme comme destin

Le Cheat Code par Ourama

Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:59


Dans un nouvel épisode du podcast Le Cheat Code, nous avons reçu Nicolas Bastuck, rédacteur en chef chez Le Point. Un journaliste au parcours atypique, marqué par les détours, les doutes et une passion pour son métier qui n'a jamais faibli.Un appel plus fort que toutCe qui frappe dans le parcours de Nicolas Bastuck, c'est sa capacité à revenir toujours au même endroit. Études littéraires, exploration du management, cursus en droit pénal : il a cherché sa voie, tenté de s'éloigner du journalisme, avant de comprendre que c'était inévitable.C'est par la radio qu'il a fait ses premières armes, animant des émissions sur Energy dans les années 80, à une époque où la radio occupait une place centrale dans le paysage médiatique. De l'antenne à la rédaction, son parcours illustre une conviction simple : certaines passions ne se choisissent pas, elles s'imposent.Une admiration sincère pour les avocatsAutre fil rouge de cet épisode : son rapport aux avocats. Nicolas Bastuck ne cache pas sa fascination pour cette profession, qu'il décrit comme peuplée de personnalités aussi diverses qu'attachantes. Pour lui, les avocats jouent un rôle fondamental dans la démocratie, en garantissant le droit à un procès équitable et en défendant ceux qui en ont le plus besoin.Il confie même avoir envisagé ce chemin à un moment de sa vie. Mais c'est finalement en tant que journaliste qu'il exprime le mieux cette admiration, en couvrant et en racontant le monde judiciaire avec une attention particulière.Justice et populisme pénal : un équilibre fragileL'épisode prend une tournure plus engagée lorsqu'il aborde les réformes en cours en matière de droit pénal. Nicolas Bastuck s'inquiète de voir des siècles de tradition juridique remis en cause sous la pression de logiques de gestion ou d'impératifs politiques.Son message est clair : la justice ne peut pas être instrumentalisée. Réformer le droit pénal exige du temps, de la concertation avec les avocats et les associations de victimes, et un refus du populisme pénal. Défendre les droits de la défense et garantir le respect des victimes ne sont pas des objectifs contradictoires, ils sont complémentaires.À travers son témoignage, une posture se dessine : celle d'un journaliste engagé, convaincu que son rôle est aussi de défendre les valeurs qui fondent notre État de droit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le festival des médias québécois en Gaspésie sous le signe de l'IA • Grèves contre l'IA dans plusieurs rédactions françaises • Le podcasting à l'ère de l'IA • Google prépare Android à l'ère des assistants intelligents • Un deepfake piège un pédocriminel présumé.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Bruno en route vers la GaspésieNous retrouvons Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) en pleine route vers la Gaspésie, où il participe à une rencontre consacrée au journalisme, aux médias et à l'intelligence artificielle. L'occasion de parler de la façon dont les outils comme Gemini deviennent déjà des compagnons de voyage capables de renseigner, guider et contextualiser un déplacement.L'IA dans les rédactions : menace ou outil de travail ?Nous revenons sur les tensions provoquées par l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les médias, notamment autour de L'Équipe et de projets de réécriture automatisée de dépêches, un sujet confirmé par plusieurs médias spécialisés. Le débat ne porte pas seulement sur la technologie : il concerne aussi l'accompagnement des journalistes, la formation et la transformation des métiers de rédaction.Journalisme augmenté : moins de clavier, plus de terrainL'IA est un outil d'assistance plutôt qu'un substitut complet au journaliste. L'enjeu est de libérer du temps pour l'enquête, le reportage et la collecte d'informations, tout en conservant l'expertise humaine dans l'angle, la vérification et l'écriture finale.Android et Gemini Intelligence : le téléphone devient assistantNous commentons les annonces de Google autour d'Android et de Gemini, avec une intégration plus poussée de l'IA dans les usages mobiles. Les nouveautés présentées lors de l'Android Show incluent notamment des actions automatisées entre applications et la création de widgets personnalisés par langage naturel.Deepfake et pédocriminalité : quand l'IA sert aussi à piégerNous évoquons une affaire française dans laquelle un streamer a utilisé un dispositif de type deepfake pour piéger un pédocriminel présumé en direct. Cette histoire soulève une question délicate : l'IA peut aider à révéler certains comportements criminels, mais son usage par des particuliers pose aussi des problèmes de cadre légal, de preuves et de justice.Un livre pour lancer son podcast à l'ère de l'IASéquence autopromo avec un coup d'oeil sur mon livre Lancez votre podcast à l'ère de l'IA, consacré à la création d'un podcast de bout en bout, de l'idée éditoriale à la production sonore. L'occasion d'expliquer comment l'IA peut aider à préparer une interview, structurer un projet, retravailler une transcription mais aussi aider dans l'autoédition d'un livre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 3 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 54:58


Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Épisode spécial, Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer Troisième et dernier épisode de cette série spéciale enregistrée en direct de la 4e édition du Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cette émission, Bruno Guglielminetti poursuit ses rencontres autour de l'avenir du journalisme, de la confiance du public, des modèles d'affaires et des transformations numériques qui touchent les médias. Au sommaire, un entretien avec Marcello Vitali-Rosati, philosophe, chercheur et professeur à l'Université de Montréal, pour parler d'intelligence artificielle, d'algorithmes, de littératie numérique et de souveraineté individuelle face aux outils numériques. Béatrice Delvaux, journaliste au quotidien belge Le Soir, propose ensuite un regard venu de Belgique francophone sur la transformation des médias, la concentration de la presse, la relève journalistique et les défis économiques de l'information. Sylvain Lafrance aborde pour sa part la philanthropie comme piste de financement des médias, mais aussi comme nouvelle façon de renforcer le lien entre les citoyens et l'information. L'épisode donne aussi la parole à Denis-Henri, bénévole du festival, ainsi qu'à Maxime Simard, enseignant et festivalier, deux témoignages qui rappellent l'importance de l'accueil, de la transmission et de la proximité entre le public et les journalistes. Enfin, Bertin Leblanc, fondateur du Festival, dresse le bilan de cette édition 2026, marquée par des salles pleines, des échanges nombreux et une énergie particulière autour du journalisme. Une émission de clôture consacrée au journalisme comme espace de conversation, de confiance et de rencontre citoyenne. www.MonCarnet.com
 Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Podcast Photographe Pro 2.0
#285 - Les questions de droit d'auteur avec Joëlle Verbrugge

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later May 18, 2026 65:02


Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkPour commander les livres de Joëlle : https://livres.bookelis.com/librairie?sl=1&search_query=verbruggeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 2 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 17, 2026 44:11


Mon Carnet en direct du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer Deuxième émission d'une série de trois enregistrée en direct de la 4e édition du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cet épisode, Bruno Guglielminetti poursuit ses rencontres autour de l'avenir du journalisme, de la relation avec le public et des transformations du métier. Au sommaire, un échange avec Roland-Yves Carignan, professeur à l'École des médias de l'UQAM, présent au festival avec une vingtaine d'étudiants venus couvrir l'événement pour L'Atelier, le média-école de l'UQAM. Christine St-Pierre, ancienne journaliste, ancienne ministre et aujourd'hui analyste politique, revient sur son passage de la politique à l'analyse médiatique, sur la liberté retrouvée et sur l'importance de préserver le travail des journalistes sur le terrain. Jean-François Rioux, de Radio-Canada, aborde la relation entre médias publics et citoyens, la confiance, l'écoute du public, l'innovation et la nécessité de recréer des espaces de conversation. L'épisode donne aussi la parole à Élodie Rézine et Zachary Rivard, étudiants en journalisme au Cégep de Jonquière, pour parler de relève, de formation et de leur regard sur le métier. Enfin, une festivalière partage ce que ce rendez-vous lui apporte : un moment pour ralentir, réfléchir, entendre les journalistes et mieux comprendre les enjeux de l'information. Une émission consacrée au journalisme comme espace de dialogue, de transmission et de confiance. www.MonCarnet.com
 Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 1 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 16, 2026 30:05


Mon Carnet en direct du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer Première émission d'une série de trois enregistrée en direct de la 4e édition du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cet épisode, Bruno Guglielminetti rencontre Bertin Leblanc, fondateur du festival, pour revenir sur l'évolution de cet événement devenu un lieu de dialogue entre journalistes, médias, citoyens et jeunes autour de l'avenir de l'information. Au sommaire également, un échange avec Marc Gendron, éditeur du quotidien Le Soleil, à la suite d'un panel sur l'impact de l'intelligence artificielle générative et des moteurs de réponse sur le journalisme, le trafic des médias et leur modèle d'affaires. L'épisode propose aussi un retour sur une activité organisée en préfestival avec des jeunes et des professionnels des médias afin de réfléchir à l'avenir de l'information en compagnie de Chloé Sondervorst, ainsi qu'un témoignage de Gilles Bélanger, député indépendant et ancien ministre de la Cybersécurité et du Numérique, habitué du festival. Une émission consacrée au rôle des médias, à la confiance du public, au journalisme local et aux transformations qui touchent l'écosystème de l'information. www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Finta! le podcast
Allô Chef : la crème de la crème (best-of)

Finta! le podcast

Play Episode Listen Later May 14, 2026 25:00


Allô Chef, c'est le podcast qui donne la parole à la nouvelle génération de restaurateurs installés en Aveyron. Sur une idée originale d'Océane Gay, fondatrice d'Allô Chef, cette collection de podcasts est coproduite par Finta!Dans cette première saison, nous vous donnons rendez-vous avec...#1 Sébastien Gaches, L'Hôtel du Viaur (Ségur) et Big Gachou (Rodez)#2 Louise Canonici, bistrot Populus (Rodez)#3 Angy Féral, bistrot Le Bourg (Rodez)#4 Justine Munoz, L'Auberge du Lac (Mandailles)#5 Emilie Fleys, Touosto (Rodez)#6 Mathieu Libourel, La Cascade (Salles-la-Source)Si ce

Podcast Photographe Pro 2.0
#284 - Une histoire des correspondants de guerre

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later May 11, 2026 20:02


Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkLe livre "Raconter la guerre, une histoire des correspondants de guerre” d'Adrien Jaulmes : https://amzn.to/4dfLvCVConférence en ligne sur le reportage de guerre (11 mai 2026) : https://fredmarie31.ac-page.com/webinaire-reportage-de-guerre-11-mai-2026Pour me contacter : fred.marie31@gmail.comLivre "Reporter de guerre" (préface de Patrick Chauvel) : https://defense-zone.com/products/reporter-de-guerre-fred-marieHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Atelier des médias
Florence Dauchez: «Un monde sans journaliste est un monde aveugle»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 9, 2026 52:50


Alors que la liberté de la presse est fragilisée à travers le monde, la journaliste Florence Dauchez publie Le Prix du journalisme, un livre décliné d'un podcast. Dans L'Atelier des médias, elle revient sur ce projet patrimonial – il est diffusé par l'INA – dans lequel onze lauréates du prix Albert-Londres racontent les coulisses du métier et leur engagement absolu pour l'information. Face à un contexte de guerre informationnelle et de défiance croissante d'une partie des publics contre les médias, Florence Dauchez a conçu Le Prix du journalisme comme une archive nécessaire pour les générations futures. Pour elle, il s'agissait de « capturer cette mémoire pour en faire précisément une mémoire comme on enfermait des trésors dans une amphore ». Son objectif est clair : laisser une trace de cette pratique du grand reportage, du terrain, car « si le journalisme disparaissait, cette forme-là serait quelque part ». « Compléter le récit » Le choix de réunir exclusivement des lauréates du prix Albert-Londres permet de mettre en lumière une approche souvent plus sensible de l'actualité. Florence Dauchez souligne l'avantage stratégique de ce regard : « Nous avons accès à cet univers féminin parce que nous sommes des femmes et que souvent dans les pays dans lesquels nous nous rendons, l'accès aux femmes est limité pour les hommes. Donc, de ce fait, c'est une manière de compléter le récit ». La réalité d'un « métier de valeurs » Loin du romantisme du grand reporter, Florence Dauchez rappelle la rudesse économique de la profession. Contrairement aux idées reçues, le journalisme est marqué par une forte fragilité sociale : « La grande majorité [...] des journalistes vivent avec un niveau de revenus qu'on peut qualifier de précaire ». Pour Florence Dauchez, cet engagement ne s'explique pas par l'appât du gain, mais par une conviction profonde : « Ce ne sont pas des métiers d'argent. [...] Ce sont des métiers de valeurs ». Un rempart pour la démocratie À l'heure où les algorithmes peinent à saisir la complexité du monde, le travail de terrain reste l'ultime garant de la transparence. Florence Dauchez rappelle que la mission première de la presse est de demander des comptes : « Le journaliste et le journalisme servent à demander des comptes au pouvoir, [...] ça fait partie du jeu de la démocratie ». En expliquant les méthodes, les doutes et les contraintes éthiques, les reporters peuvent recréer un lien avec les citoyens. « Témoigner de l'intérieur des mécanismes, ça permet aussi de mieux appréhender la réalité des autres », souligne Florence Dauchez. ► Le Prix du journalisme : Récits de femmes reporters, un livre de Florence Dauchez paru chez INA Éditions et une série de podcasts en 10 épisodes disponibles sur toutes les plateformes.

Esprits Libres
Jean-Marie Colombani, Fondateur du site Slate.fr Géraldine Woessner, Rédactrice en chef au Point

Esprits Libres

Play Episode Listen Later May 8, 2026 12:35


Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique des médias
Le meurtre de la journaliste Amal Khalil au Liban: un crime de guerre minoré

Chronique des médias

Play Episode Listen Later May 8, 2026 3:00


Le journal libanais Al Akhbar porte plainte contre BFMTV, redevenue depuis mars la première chaîne d'information française, pour sa couverture du meurtre de la journaliste Amal Khalil. Le 22 avril dernier, la journaliste du quotidien Al Akhbar, Amal Khalil, était tuée par l'armée israélienne. Sur BFMTV, le général Philippe Sidos avait alors déclaré : « Les Israéliens ont l'habitude de dire que les journalistes qui travaillent avec le Hezbollah sont des espions qui travaillent pour le Hezbollah », en précisant qu'Al Akhbar était « très très très pro-Hezbollah ». Suite à ces déclarations, le journal de Beyrouth a porté plainte à Paris pour « apologie de crime de guerre ». Précisons que le général Sidos est un ancien chef de liaison des Casques bleus au Liban du Sud avec l'armée israélienne et qu'il a donc des contacts de ce côté. Quant au journal Al-Akhbar, c'est un journal antisioniste, anti-américain, généralement pro-Hezbollah, mais qui a montré aussi qu'il était capable de critiquer le mouvement chiite. Ce que l'avocat du journal attaque, c'est que ce consultant « présente comme une évidence le fait que l'on puisse tuer une journaliste en raison d'une ligne éditoriale ». Or, comme l'a rappelé la Société des journalistes de BFMTV, tout comme la chaîne, qui se sont désolidarisés des propos du général, cibler un journaliste est un crime de guerre. À lire aussiLa journaliste libanaise Amal Khalil tuée dans une frappe israélienne dans le sud du Liban Le ciblage de la journaliste avéré On connaît bien à RSF les doubles frappes de l'armée israélienne : l'une pour bombarder, la seconde pour atteindre des secouristes. Cette fois, Amal Khalil a été tuée par trois frappes. Une première a touché une voiture devant elle, une deuxième sa voiture et une troisième, la maison où elle s'était réfugiée. Ce qui est le plus choquant, c'est qu'elle a agonisé des heures puisque l'armée israélienne a empêché les secours d'intervenir malgré un mécanisme prévu à cet effet et des alertes de RSF. Clairement, on a voulu empêcher la journaliste, qui avait déjà été menacée, de couvrir la guerre, ses crimes et ses destructions. À lire aussiBande de Gaza: des chiffres pour mesurer l'ampleur de deux années d'un drame humain historique Une enquête de Libération affirme qu'Israël « raye le Sud-Liban de la carte » Le correspondant Arthur Sarradin montre bien comment, sur une bande de 8 km après la frontière, l'armée israélienne mène un « travail d'anéantissement méthodique » d'une cinquantaine de villages, de leur mémoire, en s'attaquant aux lieux de culte, musulmans ou chrétiens. La dernière journaliste à y être entrée était justement Amal Khalil, avec sa consœur blessée, Zeinab Faraj. Il s'agit de mettre à l'abri des regards cette « décivilisation », dit le journaliste, pour laisser libre cours à de la propagande officielle, comme celle de l'ambassadeur d'Israël à Paris, Joshua Zarka, très souvent invité sur les antennes. Pour lui, « aucun couvent n'est détruit à Yaroun, les mesures sont prises pour ne causer aucun dommage à tout bâtiment religieux ». Les images satellites disent pourtant le contraire.   À lire aussiSud du Liban: avec la destruction méthodique des habitations par Israël, une mémoire qui s'efface

L'invité politique
Georges Pompidou se savait malade avant de gouverner, les révélations du journaliste Patrice Duhamel

L'invité politique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 14:09


David Abiker reçoit Patrice Duhamel, auteur du livre « Le crépuscule des dieux », qui lève le voile sur les derniers mois de la vie de Georges Pompidou, alors président de la République.Patrice Duhamel a eu accès à des documents inédits, notamment le journal intime du professeur Jean Bernard, médecin personnel de Georges Pompidou, qui révèle des informations inédites sur la maladie du président. Dès 1968, le professeur Bernard diagnostique une leucémie lymphoïde chronique chez Pompidou, mais ce dernier choisit de se taire et de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, malgré sa santé défaillante.L'invité explique comment l'entourage de Pompidou et l'ORTF, le média d'État de l'époque, ont alors mis en place un véritable mensonge d'État pour dissimuler la gravité de la maladie du président aux Français. Patrice Duhamel, qui était lui-même journaliste à l'ORTF, raconte avec émotion comment il a dû se plier aux consignes de ne pas filmer de gros plans du président, afin de cacher son état de santé.Au fil du témoignage poignant de Patrice Duhamel, on découvre le courage et la souffrance de Georges Pompidou, qui a continué à exercer ses fonctions jusqu'à la fin, malgré une santé défaillante. Le journaliste soulève également des questions éthiques et démocratiques sur le secret qui entoure la santé des présidents de la République.Cet épisode captivant offre un éclairage inédit sur une page sombre de l'histoire politique française, et interroge sur la transparence nécessaire dans la gestion de la santé des plus hauts responsables de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans la presse
Au Kremlin, Vladimir Poutine de plus en plus isolé ?

Dans la presse

Play Episode Listen Later May 5, 2026 6:10


A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d'Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala.

Podcast Photographe Pro 2.0
#283 - Ludovic Marin, photojournaliste de l'AFP

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later May 4, 2026 83:51


Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Dominique Pradalié: la liberté de la presse est dans un état «déplorable»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 3, 2026 10:58


Dominique Pradalié, présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), est l'invitée de RFI à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce dimanche 3 mai 2026. Elle alerte sur les menaces contre les journalistes dans le monde, entre violences, surveillance et impunité des crimes. Elle revient notamment sur la situation en zones de conflit, en particulier à Gaza, et évoque les actions menées pour mieux protéger les journalistes.

Chronique des médias
Le rapport très politique sur l'audiovisuel public français

Chronique des médias

Play Episode Listen Later May 2, 2026 2:59


Le rapport parlementaire sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public, du député Charles Alloncle (UDR, Union des droites pour la République), allié du Rassemblement national (RN), sera publié ce lundi 4 mai 2026. On en connaît dès à présent les principales préconisations.  La presse s'est déjà fait l'écho d'une grosse partie de ses 80 recommandations, à commencer par une économie d'un milliard d'euros, soit le quart de la dotation d'État accordée à l'audiovisuel public. Pour cela, le rapport Alloncle prévoit de fusionner France 2 et France 5 comme France 3 et ICI, les radios locales de Radio France. Il recommande aussi de supprimer France 4 et France TV Slash ainsi que la radio Le Mouv, donc toute l'offre destinée aux jeunes, au profit de France.tv. L'audiovisuel extérieur (dont RFI fait partie, au sein de France Médias Monde) n'est pas non plus oublié puisqu'il s'agit de fusionner France 24 avec Franceinfo, même si l'information internationale qui s'adresse au monde a peu à voir avec l'information nationale qui s'adresse aux Français. C'est une véritable cure d'austérité, mais aussi un rétrécissement de l'offre, que préconise le rapport Alloncle. Une plus grande neutralité politique est demandée, mais aussi la nomination directe des présidents des groupes publics par l'Élysée, avec approbation de l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Un rapport rendu public après le vote à une courte majorité de la commission Douze voix pour, face à dix contre et huit abstentions. Parmi ses détracteurs, il y a les partis de gauche qui se sont opposés à la publication du rapport, alors que les députés emmenés par Gabriel Attal se sont abstenus et que le président Horizon de la commission, Jérémie Patrier Leitus, a voté pour, après l'assurance ne pas être mis en cause en tant qu'administrateur de groupe public. Le rapport pointe surtout du doigt France Télévisions, où Charles Alloncle fustige un mauvais usage de l'argent public avec trop de jeux et de divertissements, des dysfonctionnements et le recours à des producteurs extérieurs – Mediawan, Together – pour des émissions d'information qu'il accuse de partialité politique. La nature politique de ce rapport pose aujourd'hui question Au total, 238 personnes ont été auditionnées par la commission, mais elles ont souvent eu le sentiment de ne pas avoir été entendues. France Télévisions a par exemple été déclarée en état de « quasi-faillite » par le rapporteur, même si la Cour des comptes n'a en effet rien confirmé de cette appréciation. En réalité, à travers des insinuations, des généralisations ou une instrumentalisation de la commission, Charles Alloncle a souvent cherché à imposer une lecture biaisée des faits dans un sens idéologique. L'idée est-elle d'affaiblir l'audiovisuel public ? Selon le journal Le Monde, des questions ont été directement transmises par des médias du groupe Bolloré, ce qui ajouterait à la dimension politique une manœuvre de déstabilisation d'un concurrent. À lire aussiFrance: le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public est «inepte et contre-productif» selon Erwan Balanant, député MoDem

Track Limit by Endurance-Info
Track Limit - L'évolution des médias, 20 ans après

Track Limit by Endurance-Info

Play Episode Listen Later May 1, 2026 74:46


Les médias ont connu une évolution conséquente depuis plusieurs années. Si la presse papier a longtemps dominé l'écosystème médiatique, l'avènement d'internet, puis des réseaux sociaux et aujourd'hui de l'Intelligence Artificielle ont amené des évolutions notables sur la façon de communiquer et de diffuser l'information. Endurance-Info débat de ces multiples transitions et vous ouvre les coulisses des médias dans le nouveau numéro de son podcast Track Limit by Minerva Oil.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcast Photographe Pro 2.0
#282 - Gilles Auroux, photographe sous-marin

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 57:51


Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://bajau-laut.sumupstore.com/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Atelier des médias
Comment les radios publiques francophones veulent défendre leurs podcasts

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 26:25


L'association Les Médias francophones publics (MFP) fête cette année ses 10 ans. Aussi, L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde que Steven Jambot a animée au festival Longueur d'ondes 2026 avec des représentants de Radio Canada, Radio France, la RTBF, la RTS, Arte Radio et RFI.  En ce début d'année 2026, l'association Les médias francophones publics (MFP) célèbre ses 10 ans d'existence. Ce réseau, qui regroupe 14 grands médias de service public français, belges, suisses et canadiens, rassemble près de 25 000 collaboratrices et collaborateurs, dont près de 6 000 journalistes. Très concrètement, de nombreux salariés de ces médias prennent part plusieurs fois par an à des commissions et groupes de travail qui se réunissent pour partager des outils, des stratégies, des retours d'expérience.  Le vendredi 30 avril, au festival Longueur d'ondes, à Brest, plusieurs membres de la commission Audio numérique des MFP ont participé à une table ronde. Cet épisode de L'atelier des médias en fait entendre des extraits choisis. Autour de la table se retrouvaient des représentants de Radio France, d'Arte Radio, de la RTBF, de la Radio-Télévision suisse, de Radio Canada et de RFI. Reprendre le contrôle de la diffusion Un des soucis majeurs identifié par les MFP est la fragmentation de l'audience et la captation de la valeur par les plateformes tierces. Comme l'explique Éric Poivre, secrétaire général des MFP, un des choix forts de plusieurs membres a été de réfléchir à des « stratégies de rapatriement vers nos environnements maîtrisés, nos plateformes propriétaires ». Radio France a déjà franchi le pas en lançant une application unique en 2018. Pour Erwann Gaucher, son directeur éditorial, l'objectif est clair : « On a envie d'une souveraineté éditoriale. On a envie de faire découvrir et on essaie d'éditorialiser, ce qui ne se passe pas sur les plateformes tierces ». Une stratégie payante, puisque 60 % des écoutes se font désormais sur l'application Radio France contre seulement 20 % il y a dix ans. Exclusivité contre hyper-distribution Au Canada, Radio Canada a opté pour une stratégie d'exclusivité via son application Ohdio. Jérôme Leclerc, premier directeur du service de l'audio numérique, souligne l'importance de « ramener chez nous la conversation avec nos auditoires ». Dans un autre esprit, Arte Radio privilégie une hyper-distribution raisonnée pour rester visible partout, tout en conservant une plus grande profondeur de catalogue sur ses site et application, explique Perrine Kervran. La RTBF et la RTS (Suisse) naviguent entre ces deux modèles avec une distribution sélective. Sandrine Pauwels (RTBF) revient sur l'échange et la diffusion croisée de contenus entre les médias francophones publics ; Camille Dupon-Lahitte (RTS) explique par ailleurs l'importance des écoutes publiques dans des festivals ou librairies pour « attraper un public qui n'a peut-être jamais écouté de podcast ». RFI, un cas à part Pour RFI, seul média international des MFP, la problématique diffère. Ainsi, dans certains pays du Sahel où les antennes FM, site web et applis de RFI sont bloqués, YouTube et les réseaux sociaux sont parfois le « seul contact » restant avec les auditeurs, rappelle Simon Decreuze, coordinateur de la production des podcasts de RFI.  Un algorithme de service public Les synergies entre membres des MFP peuvent aussi permettre d'inventer de nouveaux standards. Erwann Gaucher évoque la mise en place d'un « algorithme de service public » dont le but n'est pas la rétention infinie, mais la curiosité : « Est-ce qu'on a réussi à vous emmener à l'écoute de quelque chose que avec votre profil dont on se rend compte que vous n'aviez jamais écouté avant ? ».

Entretiens journalistiques
Entretiens #123: Eli San et le nécessaire militantisme numérique

Entretiens journalistiques

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 36:32


Politiquement et socialement engagée, Eli San se qualifie elle-même de militante. À Entretiens journalistiques, elle explique comment cet engagement, notamment sur les médias sociaux, vient occuper un espace largement laissé vacant par les médias traditionnels.

LES PASSEURS DE CLÉS
TU #02 - Jan KOUNEN

LES PASSEURS DE CLÉS

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 21:21


Chaque mois, faisons une pause en tête-à-tête avec une ou un professionnel du secteur du Cinéma, de l'audiovisuel, des Médias ou du Journalisme... Deuxième épisode, deuxième rencontre. Et quelle rencontre. Un tête-à-tête avec Jan KOUNEN, réalisateur, scénariste et producteur. Jan est passionné par son métier, mais aime également transmettre ses expériences. C'est ce qu'il a accepté de faire avec bienveillance... Plus d'infos : www.instagram.com/jankounen

Accents d'Europe
En Turquie, la lutte contre la désinformation se transforme en répression

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 19:29


La loi sur la désinformation adoptée en 2022 devait punir la « propagation d'informations contraires à la vérité ». Quatre ans plus tard, elle a fait du journalisme indépendant un métier à haut risque. La censure en Turquie... En 2022, lorsque le gouvernement turc a fait adopter une loi qui punissait de prison toutes les personnes condamnées pour « propagation d'informations contraires à la vérité », les organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé un nouvel instrument destiné à museler les médias indépendants. Ce que le pouvoir a fermement démenti. Mais quatre ans plus tard, le constat est sans appel : les journalistes sont bien les premières victimes de cette loi sur la désinformation, comme l'illustre ce reportage d'Anne Andlauer à Ankara. ... et la liberté académique au Royaume-Uni Le gouvernement britannique annonce la prochaine entrée en vigueur d'un système destiné à garantir la liberté de parole des universitaires. Il permettra aux enseignants-chercheurs et aux autres membres du personnel universitaire de déposer plainte, en cas de conflit, directement auprès d'un service dédié. L'idée est d'éviter les actions en justice quand un enseignant estime que son poste ou son travail sont remis en cause en raison de ses idées et prises de position. Plusieurs affaires avaient défrayé la chronique, les explications de Marie Billon à Londres. La chronique musique de Vincent Théval : Memorials, Watching the moon (UK) En France, le retour à l'emploi des personnes marginalisées, grâce aux Régies de quartier  Partout sur le territoire en France, les régies de quartier aident chaque année plus de 12.000 personnes très éloignées de l'emploi à remettre le pied à l'étrier, à retrouver le chemin de l'emploi et de l'insertion sociale. Principalement actives dans les quartiers défavorisés, elles contribuent aussi au tissu social et à l'entretien des lieux de vie. Sous pression budgétaire depuis plusieurs années, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, le Mouvement des régies ne baisse pas les bras. Reportage d'Olivier Favier. En Écosse, les pauvres priés de se faire discrets À Glasgow en Écosse, il ne fait pas bon être sans abri : 43 personnes ont été interpellées en un mois parce qu'elles trainaient autour de la Gare centrale. La police entend lutter contre la criminalité, mais des voix critiquent estiment qu'il s'agit de mesures « cosmétiques » à l'approche de la saison touristique. Les précisions de Thomas Harms.

Accents d'Europe
En Turquie, la lutte contre la désinformation se transforme en répression

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 19:29


La loi sur la désinformation adoptée en 2022 devait punir la « propagation d'informations contraires à la vérité ». Quatre ans plus tard, elle a fait du journalisme indépendant un métier à haut risque. La censure en Turquie... En 2022, lorsque le gouvernement turc a fait adopter une loi qui punissait de prison toutes les personnes condamnées pour « propagation d'informations contraires à la vérité », les organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé un nouvel instrument destiné à museler les médias indépendants. Ce que le pouvoir a fermement démenti. Mais quatre ans plus tard, le constat est sans appel : les journalistes sont bien les premières victimes de cette loi sur la désinformation, comme l'illustre ce reportage d'Anne Andlauer à Ankara. ... et la liberté académique au Royaume-Uni Le gouvernement britannique annonce la prochaine entrée en vigueur d'un système destiné à garantir la liberté de parole des universitaires. Il permettra aux enseignants-chercheurs et aux autres membres du personnel universitaire de déposer plainte, en cas de conflit, directement auprès d'un service dédié. L'idée est d'éviter les actions en justice quand un enseignant estime que son poste ou son travail sont remis en cause en raison de ses idées et prises de position. Plusieurs affaires avaient défrayé la chronique, les explications de Marie Billon à Londres. La chronique musique de Vincent Théval : Memorials, Watching the moon (UK) En France, le retour à l'emploi des personnes marginalisées, grâce aux Régies de quartier  Partout sur le territoire en France, les régies de quartier aident chaque année plus de 12.000 personnes très éloignées de l'emploi à remettre le pied à l'étrier, à retrouver le chemin de l'emploi et de l'insertion sociale. Principalement actives dans les quartiers défavorisés, elles contribuent aussi au tissu social et à l'entretien des lieux de vie. Sous pression budgétaire depuis plusieurs années, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, le Mouvement des régies ne baisse pas les bras. Reportage d'Olivier Favier. En Écosse, les pauvres priés de se faire discrets À Glasgow en Écosse, il ne fait pas bon être sans abri : 43 personnes ont été interpellées en un mois parce qu'elles trainaient autour de la Gare centrale. La police entend lutter contre la criminalité, mais des voix critiquent estiment qu'il s'agit de mesures « cosmétiques » à l'approche de la saison touristique. Les précisions de Thomas Harms.

Dans la tête d'un CEO
#274 Adrienne de Malleray : Quitter Canal+ pour entreprendre, et prendre soin de nos sols.

Dans la tête d'un CEO

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 51:04


Adrienne de Malleray a quitté sa carrière de journaliste TV (ex-Canal+) pour l'entrepreneuriat (et l'AgriTech !)

Atelier des médias
Fact-checking au Sénégal : le combat de Fatou Diéry Diagne contre la désinformation

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 42:34


L'atelier des médias reçoit Fatou Diéry Diagne, journaliste fact-checkeuse au quotidien sénégalais Le Soleil. Elle a publié « Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise ». Dans cet entretien, elle explique son approche dans la vérification des faits et partage les impacts de son activité journalistique sur sa vie personnelle. À 28 ans, Ndèye Fatou Diéry Diagne s'est imposée dans le paysage médiatique sénégalais en se spécialisant dans la lutte contre les infox. Sortie major de sa promotion au Cesti, elle est devenue journaliste au quotidien national Le Soleil, au sein duquel elle a cofondé « Soleil Check », la cellule de vérification en vidéo du journal.  À écouter aussiSénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil » Dans son livre, Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise (éditions Le Carré culturel, 2025), elle raconte un parcours sinueux guidé par une curiosité d'enfant. Elle y décrit sa démarche d'autrice comme « une halte pour reprendre mon souffle et, surtout, laisser une trace ». Des vidéos en wolof pour parler au plus grand nombre Pour contrer la viralité des rumeurs, la journaliste a fait le choix du smartphone et de la vidéo, mais surtout celui de la langue locale. Environ 80 % de la population sénégalaise comprend le wolof, contre seulement un tiers pour le français. « On s'est dit qu'il fallait que le fact-checking parle aux Sénégalais. Et qu'est-ce qui parle mieux au Sénégal actuellement ? C'est la vidéo, c'est la langue locale », explique-t-elle. Cette stratégie permet de toucher toutes les générations, notamment lorsque des fausses informations sur la santé ou la politique circulent massivement. Le poids psychologique de sa mission à l'ère des réseaux sociaux Le métier de fact-checkeur n'est pas sans risques. Entre les attaques sur son physique, sa foi ou sa crédibilité, Fatou Diéry Diagne évoque un « prix psychologique » lourd à encaisser. Pour se protéger, elle s'astreint à une discipline de fer, notamment dans sa vie privée. Elle écrit : « Ma réputation est devenue mon armure et mon fardeau. Je choisis mes relations avec précaution, parfois avec froideur [...] Une seule photo, un seul mot mal interprété et c'est tout un travail qui peut s'effondrer. » Pour une réponse régionale à la désinformation Au-delà de son travail de terrain, elle milite pour une réponse institutionnelle et régionale à la désinformation. Elle propose la création d'un centre technique ouest-africain et l'intégration de l'éducation aux médias (EMI) dans les politiques publiques. Pour elle, le fact-checking agit comme une « arme nucléaire douce » : invisible et silencieuse, mais déterminante pour la stabilité d'une société. Malgré les obstacles et le manque d'accès aux données publiques, la passion de Fatou Diéry Diagne reste intacte et elle entend la rendre contagieuse, notamment auprès des filles et des femmes qui prendront la peine de l'écouter.

Les journaux de France Culture
Guerre au Moyen-Orient : début des négociations historiques entre les États-Unis et l'Iran

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 15:26


durée : 00:15:26 - Journal de 12h30 - L'avenir du conflit en Iran se joue ce samedi à Islamabad, au Pakistan, lors de cette journée historique de négociations entre les États-Unis et l'Iran. - invités : Jérôme Bouvier Ancien rédacteur en chef à France Culture, ex-conseiller technique au Ministère de la culture, président de l'association Journalisme et citoyenneté, organisateur des Assises du journalisme

Le journal de 12h30
Guerre au Moyen-Orient : début des négociations historiques entre les États-Unis et l'Iran

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 15:26


durée : 00:15:26 - Journal de 12h30 - L'avenir du conflit en Iran se joue ce samedi à Islamabad, au Pakistan, lors de cette journée historique de négociations entre les États-Unis et l'Iran. - invités : Jérôme Bouvier Ancien rédacteur en chef à France Culture, ex-conseiller technique au Ministère de la culture, président de l'association Journalisme et citoyenneté, organisateur des Assises du journalisme

LanguaTalk Slow French: Learn French With Gaëlle | French podcast for A2 & above
Interview avec Baptiste (part 2) - Journalisme de solutions

LanguaTalk Slow French: Learn French With Gaëlle | French podcast for A2 & above

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 18:40


In this episode, the second part of our interview with Baptiste, we left the field of traditional journalism to explore a different approach: solution journalism. After years of terrible experiences working for 24h news channels, Baptiste created his own media channel to be an actor of a positive and necessary change.Check out Langua, a cutting-edge AI platform to help you become fluent in French: https://languatalk.com/ai-french-tutor?via=gaelle⁠Claim your free trial, and if you like it, save 20% on the annual unlimited plan with code FRENCH20.You can find an interactive transcript for this episode on ⁠Langua⁠, and you can see the vocab list here: ⁠https://languatalk.com/blog/podcast/french?via=frenchpod⁠

Les matins
Assises du journalisme : la profession en quête de vérité

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 3:29


durée : 00:03:29 - Un monde connecté - par : François Saltiel - Pour la 19ᵉ édition des Assises du journalisme de Tours, la profession se retrouve pour interroger ses pratiques, dans un contexte en crise. La quête de vérité à l'heure de la trumpisation reste un défi crucial.

Atelier des médias
Les fanzines, des espaces de liberté éditoriale pour tous, sur papier

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 31:26


Avec le producteur Arnaud Contreras, L'Atelier des médias redécouvre les fanzines. À l'heure du tout numérique, ces publications indépendantes sur papier n'ont pas perdu leur raison d'être. Bazooka, Le Dernier Cri, Bongoût, Sniffin' Glue, Abus dangereux, Compote de Potes, Comtesse, H13, Nunuche, Remède Miracle… Autant de titres et de collectifs de fanzines – qu'on abrège aussi en zines –, contraction des mots anglais fanatic et magazine, type de publication que L'Atelier des médias met à l'honneur dans cet épisode. Le voyage commence à la Fanzinothèque de Poitiers, un lieu ressource créé en 1989, qui conserve plus de 60 000 fanzines soigneusement classés. Son directeur, Andrew Hales, dit « Andy », explique comment le lieu est organisé et rappelle que le principe du fanzine a été lancé dans les années 1930 par des « fanatiques de science-fiction » qui ne trouvaient pas, dans la presse traditionnelle, de magazines traitant des sujets qui les passionnaient. Ensuite, il a explosé avec la mouvance punk dans les années 1980. La définition d'un espace de liberté Pour Andy, le fanzine s'analyse aujourd'hui comme une réponse à la surveillance et à l'éphémère du numérique. Les créateurs « se méfient un peu de l'espace numérique et de l'internet. Ils ont envie de revenir créer dans un espace moins surveillé et faire des choses sur du papier qui est distribué entre des gens de main en main ».  À écouter aussi« L'adieu au journal » : comment la presse papier a changé le monde Marie Bourgoin, cofondatrice de la Fanzinothèque et autrice du livre Fanzinorama, souligne que la technique importe peu face à l'envie de s'exprimer : « Il n'y a pas de mode d'emploi en fait. Je crois que c'est surtout la passion. » Marie Bourgoin insiste sur la dimension physique : « On a besoin de contact physique, de papier, de toucher les objets et ça nous manque beaucoup dans le numérique. Le papier vieillit bien », assure-t-elle. Un acte politique et collectif Si certains créent des egozines, véritables journaux intimes publiables – à l'instar de Rodolphe Cobetto Caravanes qui définit sa pratique comme « le côté journal intime publiable » –, beaucoup voient dans le fanzine un moteur de partage. À Paris, au Point FMR, le collectif Rue Poule Zines a organisé un atelier pour « faire ensemble ». Anne, membre du collectif, explique que l'enjeu dépasse la simple création artistique : « C'est quelque chose de politique de faire quelque chose de collectif, de créatif et de non lucratif. C'est une forme de résistance ». Face à l'émergence de l'intelligence artificielle, ces créateurs revendiquent l'authenticité du geste manuel : « On fait des choses en papier et en fait on crée des relations en vrai. C'est pas artificiel, c'est pas virtuel ». Si vous voulez vous aussi vous essayer à faire un fanzine avec une simple feuille A4, suivez ce lien : HOW TO MAKE A ZINE

Reportage International
En Hongrie, la presse prête à défendre sa liberté à quelques jours des législatives

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 2:35


En Hongrie, à quelques jours des élections législatives à un tour du 12 avril 2026, tous les scénarios sont sur la table. Y compris celui où Viktor Orban gagnerait le scrutin. Le dirigeant d'extrême droite l'a annoncé : il souhaite faire taire la poignée de médias indépendants qui existent encore dans le pays. La presse libre se prépare au pire. Un reportage de notre correspondante à Budapest à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe. À lire aussiÉlections en Hongrie: malgré les sondages, pourquoi la partie est loin d'être gagnée pour l'opposition

Radio Campus Tours – 99.5 FM
Les chroniques spéciales « Assises du Journalisme » de la Bibliothèque Centrale

Radio Campus Tours – 99.5 FM

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026


L’équipe incroyable de la Bibliothèque Centrale de Tours, est de retour, pour vous proposer de nouvelles chroniques spéciales « Assises du Journalisme » ! Elles orneront avantageusement nos ondes et les émissions produites pendant la manifestation, qui se tiendra du 7 au 11 avril 2026, au Vinci. Le réseau Radio Campus France y proposera des ateliers d'Éducation […] L'article Les chroniques spéciales « Assises du Journalisme » de la Bibliothèque Centrale est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.

Journal de l'Afrique
Darfour : MSF alerte sur l'ampleur des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 12:24


L'ONG Médecins sans Frontières a publié ce mardi un rapport sur les violences sexuelles au Darfour, région soudanaise désormais quasi entièrement aux mains des Forces de Soutien Rapide. Durant deux ans, les centres de soins gérés par MSF ont reçu près de 3 400 victimes de violences sexuelles. Le constat de l'ONG est clair : femmes et fillettes darfouries sont en danger, elles n'ont aucun lieu où être en sécurité. 

Accents d'Europe
L'Europe impactée par la guerre au Moyen-Orient

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 19:29


Elles sont devenues deux chaînes de télévision incontournables pour les Iraniens en quête d'une information indépendante du pouvoir... Depuis Londres, deux chaînes de télévision Iran International créée en 2017 et BBC Persian revendiquent de dizaines de millions de spectateurs chaque semaine. Non sans risque pour ceux qui les suivent puisque le régime des mollahs a interdit leur diffusion et brouille souvent la diffusion satellite. Non sans risque, non plus pour les journalistes qu'a rencontrés notre correspondante Marie Billon.   La chronique de The Conversation : la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz et le prix de l'énergie en Europe  Avec Gregory Rayko, le rédacteur en chef des pages internationales du site The Conversation France, site qui publie les meilleures analyses universitaires sur l'actualité et avec lequel nous sommes partenaires. La guerre au Moyen-Orient s'impose aussi aux Européens par le biais de l'énergie... et l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz... le régime iranien ne laisse plus passer les tankers pétroliers qu'au compte-gouttes et cela impacte forcément l'Europe qui dépend des importations pour son énergie... Pour le pétrole, c'est 90% et pour le gaz entre 80 et 90%. Modérer les réseaux sociaux pour les ados  La France, l'Espagne, le Portugal, plusieurs pays envisagent désormais d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux adolescents. En Espagne, il s'agit juste pour l'instant d'un projet lancé par le Premier ministre Pedro Sanchez qui s'inquiète aussi des contenus haineux et de la radicalisation en ligne... Une plateforme publique devrait bientôt voir le jour pour classer et alerter sur les contenus dangereux, mais elle est loin de faire l'unanimité, Elise Gazengel.   Et en Allemagne, on table sur l'éducation au numérique pour préserver les adolescents des dérives. Depuis un an, 9 000 élèves ont testé une application de prévention. FREII, c'est son nom, propose un défi sur 21 jours pour apprendre à gérer sa consommation. Reportage à Berlin signé Delphine Nerbollier.  

Accents d'Europe
L'Europe impactée par la guerre au Moyen-Orient

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 19:29


Elles sont devenues deux chaînes de télévision incontournables pour les Iraniens en quête d'une information indépendante du pouvoir... Depuis Londres, deux chaînes de télévision Iran International créée en 2017 et BBC Persian revendiquent de dizaines de millions de spectateurs chaque semaine. Non sans risque pour ceux qui les suivent puisque le régime des mollahs a interdit leur diffusion et brouille souvent la diffusion satellite. Non sans risque, non plus pour les journalistes qu'a rencontrés notre correspondante Marie Billon.   La chronique de The Conversation : la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz et le prix de l'énergie en Europe  Avec Gregory Rayko, le rédacteur en chef des pages internationales du site The Conversation France, site qui publie les meilleures analyses universitaires sur l'actualité et avec lequel nous sommes partenaires. La guerre au Moyen-Orient s'impose aussi aux Européens par le biais de l'énergie... et l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz... le régime iranien ne laisse plus passer les tankers pétroliers qu'au compte-gouttes et cela impacte forcément l'Europe qui dépend des importations pour son énergie... Pour le pétrole, c'est 90% et pour le gaz entre 80 et 90%. Modérer les réseaux sociaux pour les ados  La France, l'Espagne, le Portugal, plusieurs pays envisagent désormais d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux adolescents. En Espagne, il s'agit juste pour l'instant d'un projet lancé par le Premier ministre Pedro Sanchez qui s'inquiète aussi des contenus haineux et de la radicalisation en ligne... Une plateforme publique devrait bientôt voir le jour pour classer et alerter sur les contenus dangereux, mais elle est loin de faire l'unanimité, Elise Gazengel.   Et en Allemagne, on table sur l'éducation au numérique pour préserver les adolescents des dérives. Depuis un an, 9 000 élèves ont testé une application de prévention. FREII, c'est son nom, propose un défi sur 21 jours pour apprendre à gérer sa consommation. Reportage à Berlin signé Delphine Nerbollier.  

Atelier des médias
« Moscou Parano » : Paul Gogo, un journaliste français dans la Russie de Poutine

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 48:22


Après neuf ans en Russie, le journaliste indépendant Paul Gogo publie Moscou Parano, un livre dans lequel raconte les coulisses de son métier de correspondant dans dans ce pays. Entre harcèlement administratif, surveillance permanente et climat de délation, il explique au micro de L'atelier des médias de RFI pourquoi il a finalement quitté Moscou en février 2026. Le journalisme en Russie est-il devenu mission impossible quand on est indépendant ? Pour Paul Gogo, qui vivait à Moscou depuis 2017, la réponse est amère. Dans son dernier livre – le deuxième –, Moscou Parano – La Russie de Poutine mise à nu, il décrit un pays transformé par la guerre en Ukraine en une dystopie où la surveillance est devenue la norme. Dans L'atelier des médias, le journaliste français confie que quitter le territoire russe a finalement représenté un soulagement : « Je ne suis plus dans une situation où je pourrais finir en prison ce soir. » L'héritage d'Anna Politkovskaïa Profondément marqué par la lecture de la journaliste assassinée Anna Politkovskaïa, Paul Gogo a bâti son approche éditoriale sur le reportage au long cours, dans les pays en conflit, pour « donner la parole aux vivants ». Il rappelle aussi que la société russe n'est pas monolithique. Pour lui, il est crucial de chercher les nuances au sein de la population, soulignant la complexité d'un peuple pris entre lassitude et peur. Cette quête de vérité l'a mené jusqu'à Vladivostok, très souvent suivi par le FSB. Sur le terrain, la délation est encouragée, comme à Ekaterinbourg où un média local a publié son numéro de téléphone, invitant la population à le harceler. « Ce pays n'a plus rien de drôle. Même ce qui relève du folklore, cette "âme russe" si attirante, est désormais un outil politique à part entière destiné à détourner le regard des curieux », écrit Paul Gogo. Un « cauchemar administratif » La pratique du journalisme en Russie s'est muée en un véritable parcours du combattant. Depuis 2022, les accréditations ne sont plus annuelles mais à renouveler tous les trois mois, transformant la vie des derniers correspondants étrangers en un « cauchemar administratif » permanent. Tout est passé au crible, explique Paul Gogo dans son livre : « Sachez que j'ai beaucoup donné à ce pays : des dizaines de photos, mes empreintes, un accès à mon téléphone, une radio des poumons, de l'urine, du sang, de la salive, des informations personnelles, ma voix, un peu de ma liberté et même de ma dignité. » À cette pression s'ajoute l'isolement bancaire suite à la sortie du système SWIFT. Pour financer ses reportages, Paul Gogo devait voyager avec des milliers d'euros en liquide, ses cartes bancaires étrangères étant inutilisables. En février 2026, Paul Gogo a quitté Moscou pour la France. Il continue d'écrire sur la Russie dans sa newsletter sur Substack. 

Appels sur l'actualité
[Émission spéciale] Semaine de la presse et des médias dans l'École

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 19:30


Dans le cadre de « la semaine de la presse et des médias dans l'école », les élèves d'UPE2A du lycée Paul Valéry de l'académie de Paris, une classe d'élèves allophone, étaient en studio et ont posé leurs questions sur le fonctionnement de la rédaction de RFI. Et pour répondre à leurs questions : Sami Boukhelifa, chef du service international de RFI, ancien correspondant permanent de RFI à Jérusalem. Grégory Genevrier, journaliste à la cellule info-vérif de RFI.

Journal de l'Afrique
Nouveau rapport de RSF sur la région des Grands Lacs : un environnement global dégradé

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 14:43


Dans la région des Grands Lacs, Reporters sans frontières (RSF) sort un nouveau rapport intitulé "Dans la peau d'un journaliste des Grands Lacs". Nouvelle sonnette d'alarme pour dénoncer les violences auxquelles font face les journalistes dans cette région, la plus dangereuse du continent selon RSF. Six pays sont concernés et la RD Congo tient une place particulière.

Revue de presse Afrique
À la Une: la condamnation à deux ans de prison du journaliste malien Youssouf Sissoko

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 4:11


Deux ans de prison et un million de FCFA d'amende pour avoir osé critiquer un chef d'État étranger… Youssouf Sissoko, directeur de la publication de L'Alternance, avait été arrêté début février. Son journal venait de publier un article dénonçant les accusations du chef de la junte du Niger, Abdourahamane Tiani, à l'encontre de la France, de la Côte d'Ivoire et du Bénin, comme quoi ces trois pays étaient impliqués dans l'attaque fin janvier contre l'aéroport de Niamey, revendiquée par le groupe État islamique. L'article accusait Abdourahamane Tiani de mensonge et de faire du Niger un « laboratoire pour une expérimentation politique toxique ». Une phrase qui a valu à Youssouf Sissoko d'être poursuivi et condamné donc pour offense à chef d'État étranger. Un « recul préoccupant » La presse malienne, soumise à d'intenses pressions directes ou indirectes, reste plutôt discrète sur cette affaire. Le site d'information Bamada livre l'information brute : « Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal l'Alternance, a été condamné hier par le Tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité à deux ans ferme et au paiement d'un million de francs en guise de dommages et d'intérêts. » Les sites Malijet et Mali 24 vont un peu plus loin en rapportant la réaction de l'ASSEP, l'Association des éditeurs de presse privée : « Cette sentence lourde suscite une vague d'indignation au sein de la presse privée malienne. L'ASSEP ne mâche pas ses mots, relève Mali 24, dénonçant une décision qu'elle qualifie de "recul préoccupant" pour la liberté d'expression et la liberté de la presse au Mali. Pour l'ASSEP, cette condamnation dépasse le simple cadre judiciaire. Elle constituerait un précédent dangereux, susceptible d'accentuer la fragilité des organes de presse déjà confrontés à de nombreuses contraintes économiques, juridiques et sécuritaires. (…) L'association réaffirme aussi, pointe encore Mali 24, son engagement indéfectible en faveur d'une presse libre, indépendante et responsable, tout en appelant à une prise de conscience collective pour éviter que ce type de décision ne devienne la norme. » Tristesse et inquiétude… Le site Afrik.com resitue le contexte de cette condamnation : « Dans la mesure où le Mali et le Niger sont étroitement liés au sein de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, la justice malienne a jugé ces écrits comme une "atteinte au crédit de l'État" et une "offense à un chef d'État étranger". Et malgré une défense axée sur le devoir d'informer et l'intérêt général, Youssouf Sissoko a donc vu la rigueur de la loi s'abattre sur lui. » Afrik.com relève aussi que « les professionnels du secteur craignent que de telles sanctions ne deviennent la norme, transformant la critique journalistique en délit pénal systématique et menaçant, à terme, l'existence même d'une presse indépendante sur le territoire malien. (…) Dans les rédactions de Bamako, poursuit le site panafricain, la tristesse se mêle à l'inquiétude. Certains journalistes voient dans cette condamnation la preuve d'une justice désormais inféodée au pouvoir militaire, s'éloignant des valeurs démocratiques fondamentales. (…) Et au-delà des frontières maliennes, des organisations internationales comme RSF, Reporters sans frontières, dénoncent une "mesure de représailles visant à faire taire les voix dissonantes au sein de l'espace AES". » Un secteur fragilisé… Enfin, à lire cet éditorial de l'hebdomadaire malien Sahel Kunafoni intitulé « l'agonie silencieuse de la presse malienne » : un édito publié avant la condamnation de Youssouf Sissoko, qui décrit « un secteur qui lutte chaque jour pour survivre » et qui dénonce « des conditions de travail extrêmement précaires » ainsi qu'une absence de soutien financier aussi bien de la part du secteur privé que du secteur public. « Sans soutien réel et durable, l'avenir de la presse écrite malienne reste incertain. (…) Et pendant ce temps, déplore Sahel Kunafoni, les journaux doivent continuer à fonctionner (…) et à produire une information crédible et professionnelle. (…) La disparition progressive des journaux ne serait pas seulement une perte pour les professionnels des médias, elle constituerait aussi un appauvrissement du débat public. »

Atelier des médias
De l'éducation aux médias au combat du Fonds pour une presse libre

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 38:03


Alors que s'ouvre lundi la Semaine de la presse et des médias dans l'école, Steven Jambot reçoit Serge Barbet, directeur du Clemi, puis Charlotte Clavreul, du Fonds pour une presse libre, pour discuter des enjeux majeurs de l'information et du pluralisme dans l'écosystème informationnel. Les temps sont durs et les crises sont multiples à travers le monde. Dans ce contexte, le « vivre-ensemble » est mis à rude épreuve, y compris dans les démocraties bien établies comme la France. Dans cet épisode de L'atelier des médias, nous explorons deux initiatives qui agissent pour le bien commun à travers une information citoyenne de qualité. L'éducation aux médias est fondamentale Lundi 23 mars 2026 marque l'ouverture de la 37e édition de la Semaine de la presse et des médias dans l'école. Serge Barbet, directeur du Clemi, souligne l'urgence de revenir aux fondamentaux avec le thème « Où est l'info ? ».  Cette mission de résilience dépasse évidemment les seules frontières françaises. Ainsi, Serge Barbet préside le Réfémi, un réseau qui unit autour de l'EMI des organismes de Côte d'Ivoire, du Sénégal ou encore du Cameroun. Un engagement vital pour la stabilité de nos sociétés. Le procès de Bolloré mis en scène par le Fonds pour une presse libre Dans la seconde partie de l'émission, Steven Jambot reçoit Charlotte Clavreul, directrice du Fonds pour une presse libre (FPL). Elle vient présenter Le procès de Bolloré, publié le 19 mars 2026. Ce livre, qui fait suite à une audience publique symbolique, donne un aperçu du système médiatique d'influence porté par le milliardaire français Vincent Bolloré. Charlotte Clavreul justifie ainsi le diagnostic : « Ce sont des médias de la haine tout simplement. Ce sont des médias qui propagent, qui diffusent des idées racistes, xénophobes, qui radicalisent le débat public, qui cherchent tout le temps en fait des boucs émissaires ».  Sanctuariser le journalisme indépendant Face à la concentration des médias, le FPL propose un modèle de résistance. Créé par l'équipe de Mediapart, cet organisme à but non lucratif a d'abord servi à sanctuariser le capital du journal en ligne pour le rendre incessible et insaisissable : ce média ne pourra jamais être racheté par un grand groupe industriel. Reconnu d'intérêt général, le FPL soutient désormais tout l'écosystème français de la presse indépendante grâce aux dons de citoyens. Que ce soit par des subventions à l'innovation, des avances remboursables ou le Fonds Ripostes dédié à la défense juridique des rédactions attaquées, l'objectif reste le même : garantir un journalisme libre.

LEGEND
FABRICE LUCHINI : SES CONFIDENCES INÉDITES ET CE QUI NE VA PAS DANS LA SOCIÉTÉ (JOURNALISME, VÉLOS)

LEGEND

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 88:59


Merci à Fabrice Luchini d'être venu sur Legend.Acteur incontournable du cinéma et du théâtre français, Fabrice Luchini est venu raconter, sans filtre, les coulisses de sa vie. Addictions, s*xe, rencontres marquantes… il se confie comme jamais sur Legend.Retrouvez toutes les informations concernant notre invité ⬇️Son dernier film : Victor, comme tout le monde ➡️ https://victor-comme-tout-le-monde.lefilm.co/Sa pièce de théâtre : Fabrice Luchini lit Victor Hugo ➡️ https://www.portestmartin.com/fabrice-luchini-lit-victor-hugo-copie-6780373aRetrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/jCrscZXkjKsPour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.com Retrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafr Instagram : https://www.instagram.com/legendmedia/ TikTok : https://www.tiktok.com/@legend Twitter : https://twitter.com/legendmediafr Snapchat : https://www.snapchat.com/@legendcm75017 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Quel est l'avenir du journalisme ?

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 2:38


durée : 00:02:38 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - L'info gratuite a envahi nos écrans, noyée dans les algorithmes et les trolls. Face au chaos des réseaux sociaux, une plateforme de newsletters payantes, Substack, parie sur un modèle à l'ancienne : un journaliste, un lecteur, un abonnement. - réalisation : Félicie Faugère

Journal de l'Afrique
Sénégal : Diomaye Faye réaffirme son attachement à la coalition "Diomaye président"

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 13:50


Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye se démarque de plus en plus d'Ousmane Sonko. Le chef de l'Etat sénégalais a présidé ce samedi l'Assemblée générale de sa coalition, "Diomaye président". Dans son discours, il a réaffirmé son attachement à cette coalition. Un affront pour les militants du Pastef qui sont nombreux à s'estimer trahis par leur ancien compagnon de lutte.

Atelier des médias
Femmes journalistes : entre vocation passionnée et obstacles systémiques

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 30:30


Pour la Journée internationale des droits des femmes, L'atelier des médias reçoit la journaliste Claire Lemaître qui analyse dans un livre les réalités de l'exercice du métier de journaliste, en France, pour les femmes. Entre précarité, sexisme et plafond de verre, ces professionnelles de l'information défendent leur place, malgré tout. Fin 2025, la journaliste Claire Lemaître a cosigné avec l'enseignante-chercheuse Pauline Renaud un livre intitulé Femmes journalistes : entre passion et (dés)illusion. Cet essai s'appuie sur les témoignages de 31 professionnelles de l'information aux profils variés et analyse un paradoxe criant : alors que le métier se féminise – 48 % de cartes de presse sont détenues par des femmes en France –, les inégalités structurelles demeurent. Claire Lemaître souligne que derrière cette parité de façade, les femmes sont plus exposées à la précarité, étant surreprésentées parmi les pigistes et les contrats courts. Elles font face à un plafond de verre persistant qui limite leur accès aux postes de direction. Pourtant, le journalisme demeure pour elles une vocation puissante, souvent rêvée dès l'enfance. L'autrice explique que pour beaucoup, ce métier définit leur identité : « Ce sont des femmes qui voient un métier utile. Il y a un rôle démocratique là-dedans. Elles ont des valeurs, elles estiment que c'est un métier qui fait avancer, qui fait bouger les choses et c'est quelque chose de très important pour elle ». La confrontation avec le réel impose souvent une désillusion. Lemaître invoque le concept sociologique d'illusio de Pierre Bourdieu pour décrire cet arbitrage permanent entre les gratifications et les sacrifices consentis. Parmi les obstacles majeurs figurent le sexisme ou encore les freins liés à la maternité. Comme le précise Claire Lemaître : « La carrière va souvent stagner. Le métier de journaliste est un métier où la disponibilité est considérée comme une compétence. » Elle note également la difficulté pour certaines femmes de témoigner sous leur véritable identité des violences subies : « C'est souvent plus valorisant de dire que ça a été facile, qu'on a été forte, qu'on a été recherchée. Dire qu'on a été harcelée, ça reste quand même compliqué. » L'entretien aborde aussi l'intersectionnalité, rappelant que les femmes racisées subissent des difficultés cumulées. Face à ces défis, des stratégies de survie émergent. La spécialisation permet de s'imposer par l'expertise. La sororité et l'organisation en collectifs, tels que Prenons la une, deviennent des leviers essentiels pour briser l'isolement et lutter contre l'opacité salariale. Ces espaces permettent de transformer le sentiment d'injustice en force collective. En conclusion, Claire Lemaître exhorte les futures journalistes à « créer un réseau avec d'autres femmes ou avec d'autres hommes aussi pour se protéger mais aussi pour se donner de l'élan ». Le mot de la fin revient à la démocratie, car l'apport des femmes est indispensable pour garantir une information plurielle.

Atelier des médias
« L'adieu au journal » : comment la presse papier a changé le monde

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 46:33


L'atelier des médias reçoit l'historien Guillaume Pinson pour explorer la « révolution anthropologique » du journal papier, de son triomphe au XIXe siècle à sa disparition progressive face au numérique. Dans L'adieu au journal (CNRS éditions, 2026), cet universitaire québécois raconte comment l'ère médiatique, qui a précédé l'ère numérique, a radicalement changé nos émotions, nos sensibilités sonores et notre rapport au temps. L'ouvrage s'articule autour de quatre mouvements. Le premier explore les émotions. Pour Guillaume Pinson, la presse papier n'a pas seulement apporté de l'information, elle a agi comme le « premier système affectif de masse ». En lisant quotidiennement les mêmes nouvelles, « l'humanité a appris à ressentir le monde de manière synchronisée ». Ce « désir de connexion » de 1850 a tout d'un ancêtre direct de notre addiction aux notifications. Quand le papier faisait du bruit Le deuxième mouvement est plus surprenant : le journal était une « machine sonore ». Avant le gramophone, il était la « machine à enregistrer les sons la plus performante ». Par l'invention de l'interview (la parole vive) ou la publication de partitions musicales, le journal « sonorisait » le réel. Guillaume Pinson évoque ainsi le rôle des crieurs de rue qui « chantaient les titres en occupant l'espace sonore urbain ». Un empire de papier francophone L'auteur décrit ensuite un « empire de papier » francophone mondial. Au XIXe siècle, le français était la langue du luxe et de la diplomatie. « La dimension médiatique du territoire francophone s'étirait presque à l'infini », de Shanghai à Rio. Ce réseau fonctionnait déjà par un système de « copier-coller », créant une véritable toile mondiale bien avant l'avènement d'Internet. La fin de la respiration temporelle La rupture la plus vive concerne notre rapport au temps. Le journal imposait des pauses, un rythme marqué par le fameux « À suivre » des romans feuilletons. Selon Guillaume Pinson, « nous avons perdu un certain rapport à cette respiration temporelle un peu forcée que nous imposait le journal ». L'historien n'oublie pas la face sombre de cette industrie, rappelant le sort de ces enfants qui distribuaient le journal pour un maigre revenu. Et que l'on peut mettre en parallèle avec les enfants qui au XXIe siècle travaillent dans des mines pour extraire les métaux qui permettent de fabriquer nos appareils électroniques.

Idées
Avec Alain Duhamel, soixante ans de vie politique française nous contemplent

Idées

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 42:23


Dans IDÉES, cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit le vétéran du journalisme politique, Alain Duhamel, pour un conversation vivante émaillée d'anecdotes. Avec son dernier livre en date « Les Politiques. Portraits et croquis », Alain Duhamel, un observateur exigeant, toujours aussi présent à la télévision, comme il le fut dans les décennies précédentes, se nourrit de plus de cinquante ans d'analyse du pouvoir afin de brosser le portrait de figures d'hier et d'aujourd'hui qui façonnent la vie politique française. Il faut le voir en parler, l'œil vif et pétillant avec une gourmandise que le temps n'a pas altérée. L'ouvrage rassemble environ soixante personnalités, de Marine Le Pen à Gabriel Attal, de Gérald Darmanin à Jordan Bardella, mais aussi des acteurs plus institutionnels comme François Bayrou ou Sébastien Lecornu. Le journaliste, homme de culture, qui a la mémoire longue, convoque également de grandes figures de la Vè République — Raymond Barre, Michel Debré, Simone Veil, Robert Badinter, Alain Peyrefitte — afin de mettre en perspective les ressorts du pouvoir actuel. Cette articulation entre hier et aujourd'hui constitue l'un des intérêts de l'ouvrage. Les portraits incisifs, parfois vachards, ne sont jamais dénués d'humanisme, un mot-clé pour comprendre le regard d'Alain Duhamel sur les acteurs de la « comédie du pouvoir » chère à Françoise Giroud. Cet esprit vif croque ses sujets avec une causticité élégante, cherchant moins à régler des comptes qu'à dévoiler les mécanismes, les contradictions et les tempéraments qui façonnent les politiques qui, doit-on le souligner, sont avant tout des êtres humains. Alain Duhamel s'attache donc à révéler ce qui se cache derrière les postures médiatiques, les discours convenus ou les stratégies de communication. La publication du livre s'inscrit, on le sait, dans un moment de forte défiance envers les institutions, Alain Duhamel l'évoque dans l'émission, à l'occasion de la dernière étude du CEVIPOF, le Centre d'étude de la vie politique de Sciences Po, qui met en relief ce que l'on pourrait appeler une aversion des Français pour la politique et le personnel politique. « Dans les temps aussi troublés qu'actuellement, les politiques ressemblent plus à des boucs émissaires qu'à des uniques coupables », écrit-il dans l'introduction du livre. Alain Duhamel apparaît comme un observateur dont la longévité lui permet de comparer les générations politiques, d'identifier les permanences ou les ruptures, de replacer les trajectoires individuelles dans une histoire longue ; « avec toute la liberté d'une longue expérience qui s'achève ». « Les politiques. Portraits et croquis », publié aux Éditions de l'Observatoire.   Programmation musicale - ‎Zela Margossian Quintet - Forecast - ‎Red Garland - Long Ago and Far Away - ‎Ryo Fukui - I Want to Talk About You.

Atelier des médias
Liberté de la presse en France : l'Ofalp recense les entraves au droit d'informer

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 33:40


« L'atelier des médias » reçoit Lucile Berland, coprésidente de l'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp), pour présenter le premier rapport de cette association qui entend recenser les atteintes à l'exercice du journalisme en France. Après un premier échange au cours des Assises du journalisme de Tours en 2023, un collectif de professionnels et de citoyens s'est mis au travail pour documenter ce qui n'était jusqu'alors qu'un sentiment diffus. Comme l'explique Lucile Berland au micro de L'atelier des médias de RFI, la création de l'Ofalp répondait à un besoin urgent : « On avait tous cette impression un peu diffuse du côté des journalistes indépendants, des syndicats, des associations, mais sans pouvoir la documenter. C'était un vrai angle mort ». La puissance publique, premier auteur d'atteintes Le premier rapport annuel de l'Ofalp, portant sur l'année 2024, recense 91 atteintes avérées sur le sol français. Le constat est sans appel : dans 41,8 % des cas, les auteurs sont des acteurs publics ou des représentants de l'État (forces de l'ordre, élus, ministres). « C'est l'une des surprises du rapport. Je ne m'y attendais pas du tout ​​​​​​», confie la coprésidente. L'année 2024, marquée par un contexte électoral tendu, révèle également une forte hostilité émanant de l'extrême droite. Qu'il s'agisse de violences physiques en manifestation ou d'entraves administratives plus silencieuses, comme le refus de communiquer des documents publics via la Cada, la liberté d'informer subit des pressions multiformes. À lire aussi Quand médias et ONG sont entravés par le droit : entretien avec Sophie Lemaître Un enjeu démocratique global Au-delà des agressions physiques, le rapport met en lumière des menaces plus structurelles : procédures-bâillons (SLAPPs) visant à épuiser financièrement les journalistes et les rédactions, remises en cause du secret des sources et concentration des médias aux mains de quelques milliardaires. Pour Lucile Berland, ces atteintes à la liberté de la presse ne concernent pas uniquement la corporation des journalistes, mais bien l'ensemble de la société civile : « Chaque fois qu'un journaliste est entravé, ce n'est pas qu'une histoire corporatiste, c'est grave pour la démocratie en général car [...] on empêche une information souvent d'intérêt public d'émerger dans le débat public ». Et les conséquences sont concrètes : « Dans 6 cas sur 10, cet impact est bien réel. Ce n'est pas seulement le journaliste qui a été entravé, c'est une info qui ne sort pas ou qui sort de manière partielle. » En France, pays classé au 25e rang mondial de la liberté de la presse par Reporters sans frontières, les acquis sont fragiles. Aussi, l'Ofalp invite les citoyens et les rédactions à se saisir de ce combat : « Notre liberté, c'est votre droit de savoir », dit son crédo.  '

Atelier des médias
« High School Radical » : Max Laulom filme à l'iPhone ses amis devenus pro-Trump

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 35:24


Le vidéaste français Max Laulom, 28 ans, a signé avec High School Radical (Arte, 2025) un documentaire singulier qui confronte ses souvenirs de lycéen en Oklahoma à la réalité d'une Amérique fracturée.  Dix ans après son année d'échange, Max Laulom est retourné voir ses anciens amis, presque tous devenus partisans de Donald Trump. Les 4 parties de son documentaire, High School Radical, diffusé sur Arte.tv et sur YouTube, cumulent déjà plusieurs millions de vues.  « L'iPhone casse la distance » La signature de Max Laulom réside dans son usage exclusif du smartphone. En s'appuyant sur les codes du vlog, il propose une forme de témoignage incarné et immersif. Pour lui, cet outil change radicalement le rapport à l'autre : « L'iPhone casse la distance ». Cette approche, qu'il qualifie de vlog documentaire, permet de capturer le réel mieux qu'une caméra : « C'est filmer aussi la banalité, c'est filmer les petites choses, c'est laisser le réel venir pénétrer l'enregistrement, les aléas aussi ». En tournant seul, il devient plus mobile et réactif, capable de « dégainer » son téléphone pour saisir la ferveur d'un meeting ou la tension dans un stand de tir. À écouter aussiLe youtubeur Gaspard G raconte sa «mission d'information» Une Amérique enfermée dans des « bulles médiatiques » Le voyage de Max Laulom révèle une population assaillie par un flux constant d'informations. Il décrit des citoyens évoluant sous une véritable « cloche médiatique », s'informant via des podcasts d'opinion plutôt que par les médias traditionnels : « Chacun évolue dans son propre paysage idéologique. » Lors d'un meeting de Donald Trump, il a observé une ferveur quasi mystique : « C'est une messe religieuse et c'est un gourou qui vient annoncer la fin des difficultés pour ces gens-là. » Face à ce « raz de marée émotionnel », les discours factuels peinent à résonner. Documenter la « bascule » du monde Malgré la polarisation et le spectre d'une guerre civile évoqué par ses interlocuteurs, Max Laulom a produit un documentaire qui s'achève par un plaidoyer pour le dialogue. « Ma solution, c'est de rester en contact avec eux parce que [...] je suis presque une des seules composantes de leur environnement cognitif qui n'est pas de ce monde-là », explique-t-il. Max Laulom entend poursuivre cette exploration des bascules de notre monde — qu'elles soient politiques, militaires ou climatiques — prochainement en Ukraine (où il se trouve en ce moment, et pour la troisième fois), en Syrie et au Groenland. Son message pour la nouvelle génération de vidéastes est simple : « Si tu veux faire un film, tu as juste besoin d'un truc qui filme », des paroles d'Orelsan.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Le Washington Post s'éteint - 06/02

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:45


Ce vendredi 6 février, la vague de licenciements dans la presse américaine, avec le renvoi de 300 des 800 journalistes du Washington Post, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.