Podcasts about journalisme

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Atelier des médias
Radios communautaires au Honduras : les peuples oubliés résistent par les ondes

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 31:42


Au Honduras, où les médias sont concentrés entre les mains de quelques puissants, une soixantaine de radios communautaires résistent, souvent dans la clandestinité. Marie Griffon et Célia Pousset nous emmènent à la rencontre de responsables de ces radios qui utilisent les ondes pour défendre leurs terres et leur culture malgré les menaces. « Waruguma signifie étoile, une étoile lumineuse qui sert de guide à tout le peuple. » Ainsi parle Horacio Martínez, directeur de la radio du même nom, à Trujillo. Dans un pays classé 132e sur 180 au classement mondial 2026 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), des petites stations comme Waruguma sont souvent le seul moyen pour les populations de s'informer hors des canaux officiels. Le Honduras est le pays le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti, selon le Fonds monétaire international (FMI). Gangrené par la corruption et le crime organisé, le pays est aux mains d'une poignée de familles industrielles qui possèdent la quasi-totalité des journaux et télévisions. Face à cela, les radios communautaires s'efforcent d'informer dans les zones rurales isolée et deviennent parfois des cibles. Le défi de la légalité Pour exister, ces radios doivent faire preuve de courage. Au Honduras, les fréquences sont mises aux enchères et s'arrachent à des prix inaccessibles pour des associations. « Ici, dans le Nord, une fréquence a déjà été adjugée pour 12,5 millions de lempiras (plus de 400 000 euros) », explique Jorge Andino, directeur de Play FM. Pour ces médias sans publicité, impossible de réunion une telle somme. Résultat : la majorité des 70 radios communautaires du pays opèrent sans licence légale. « La communication communautaire n'est ni légitimée ni reconnue par l'État. C'est comme marcher en permanence sur la corde raide. C'est vivre à la limite », déplore Jorge Andino. Sans reconnaissance, ces radios risquent à tout moment la saisie de leur matériel, voire la prison pour leurs animateurs, sur simple dénonciation d'un homme d'affaires influent. Au manque de protection juridique s'ajoute la précarité technique. Dans les studios souvent installés chez l'habitant, on utilise des ventilateurs de fortune pour refroidir des émetteurs de faible puissance. Lors des orages, faute de paratonnerres, les stations doivent souvent couper l'antenne pour ne pas perdre leur unique outil de diffusion. Informer, au plus près des communautés Plus au sud, à la frontière avec le Nicaragua, la Radio Cholula Triunfeña ouvre son antenne aux paysans locaux. Ici, on insonorise les murs avec des dizaines de boîtes d'œufs collées les unes aux autres. Wilfredo Hernández Cruz, le directeur, y défend une parole sans artifice : « Parlez comme vous êtes, car c'est justement cela l'essentiel : que les habitants des zones rurales aient accès à un micro. » Mais cette liberté a un prix. Située dans une zone de trafic de drogue et de traite d'êtres humains, la radio dérange les pouvoirs économiques et mafieux en dénonçant les investissements opaques et les concessions minières. « Nous avons déjà perdu des camarades qui ont été attaqués, persécutés, réduits au silence », confie Wilfredo Cruz. Les menaces sont directes : appels anonymes, piratages de téléphones ou encore l'envoi d'une balle dans une boîte pour signifier à un journaliste de cesser ses enquêtes. Amanda Ponce, directrice de C Libre (Comité pour la libre expression), souligne que l'État hondurien a longtemps occulté cette réalité. « Il y a deux décennies d'assassinats de journalistes qui sont aujourd'hui complètement effacées par l'État », précise-t-elle. Depuis les années 1980, le schéma reste le même : éliminer ceux qui mettent en lumière la corruption et les liens entre banques, narcotrafic et pouvoir politique. L'héritage de Berta Cáceres Dans les montagnes froides de l'ouest, le peuple Lenca poursuit un combat emblématique. C'est ici que la célèbre militante écologiste Berta Cáceres a fondé la radio Guarajambala avant d'être assassinée en 2016. Pour le COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), la radio est l'un des seuls moyen de mobiliser les communautés contre les projets extractifs qui menacent leurs rivières. Aujourd'hui, une nouvelle génération prend le micro. Leiby, une journaliste de 25 ans, a été formée dans l'école Voix des Rivières créée par l'organisation. Pour elle, la mission est claire : « Nous dénonçons, nous devenons la voix des communautés. Nous sommes la voix des grandes injustices que nous subissons dans ce pays. » Malgré la violence, ces radios continuent tant bien que mal de diffuser. Elles font entendre des musique indigènes ou alternatives, des langues en recul comme le Garifuna, elles racontent l'histoire de ces communautés marginalisées et créent une solidarité qui dépasse désormais les frontières. En l'absence de médias nationaux lors de la commémoration de l'assassinat de Berta Caceres, ce sont des radios communautaires du Guatemala et du Costa Rica qui sont venues prêter main-forte à leurs sœurs honduriennes. Ces ondes, bien que fragiles, restent un espace où l'on peut « inviter les gens à rêver ». Dans un pays où certains tentent de les faire taire, les radios communautaires prouvent chaque jour que la parole radiodiffusée est un pouvoir que l'on ne peut pas totalement éteindre.

OuiHustle
#271 LeChairman & Elton Mokolo parlent Journalisme, Littérature, Walid, Études, Football, CDM, EDF

OuiHustle

Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 63:59


Cette semaine 500 reçoit Elton Mokolo. Dans cette vidéo, on revient sur le parcours d'Elton Mokolo, journaliste sportif reconnu et spécialiste du football. De ses études à ses débuts dans les médias, en passant par son ascension dans le journalisme sportif, découvrez les étapes qui ont façonné son parcours. Nous abordons également son rapport au football, ses analyses, son style journalistique, ainsi que les moments marquants de sa carrière. Une vidéo complète pour mieux comprendre le parcours d'une figure incontournable des médias sportifs francophones.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
Christophe Gleizes : Berlin peut-il convaincre Alger?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 3:28


Comme pour l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, l'Allemagne peut-elle peser en faveur de Christophe Gleizes ? À l'occasion de la visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Berlin, les proches du journaliste sportif français espèrent une avancée. Condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », il est détenu en Algérie depuis plus d'un an et ne peut désormais compter que sur une grâce présidentielle. Berlin, qui entretient des relations plus apaisées avec Alger que Paris, peut-il jouer les médiateurs ? L'exemple de Boualem Sansal peut-il ouvrir la voie à une issue favorable pour Christophe Gleizes ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. 

Podcast Photographe Pro 2.0
#288 - Rencontre avec Alice Santinelli iconographe

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 83:13


Bienvenue dans le podcast des photographes professionnels.Dans cette émission audio, je partage avec vous de grands entretiens avec des experts de la photo, de la vidéo, du journalisme ou encore de l'entrepreneuriat.Tout ça dans le but de vous aider à progresser et vous épanouir dans votre activité professionnelle.Si le format vous plaît, faites-le savoir en partageant cet épisode et en nous mettant une note de 5 étoiles sur Apple Podcast.Je vous souhaite une bonne écoute.Lien utile pour retrouver plus de ressources qui vous aideront à développer votre activité, obtenir davantage de clients et de publications : https://photographe-stratege.com/Rentrer en contact avec moi : https://www.notion.so/c55ab455de074f4aa8f4007dea0067ca?source=copy_linkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Atelier des médias
Urbania : Philippe Lamarre raconte l'ambition d'un groupe média né au Québec

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 41:02


À Montréal, Steven Jambot est allé rencontrer Philippe Lamarre, cofondateur d'Urbania, un média de société qui s'est donné pour mission de « rendre l'ordinaire extraordinaire ». Créé en 2003 sous la forme d'un magazine indépendant, Urbania est devenu un groupe diversifié présent au Québec mais aussi en France. Il vient d'ailleurs de racheter le studio de podcast français Binge audio. Dans cet entretien, il est question d'audace, de storytelling et de souveraineté culturelle. « Ça a toujours été notre ambition d'être une sorte de TV5 Monde jeune et cool. » Philippe Lamarre, cofondateur d'Urbania, résume ainsi l'énergie qui anime ce groupe média québécois aujourd'hui solidement implanté des deux côtés de l'Atlantique. L'enjeu est de taille : dans un paysage médiatique dominé par les algorithmes des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), comment faire exister une culture francophone originale et indépendante ? Pour Philippe Lamarre, la réponse réside dans la capacité à créer des ponts entre les territoires et les formats, tout en restant fidèle à la promesse d'Urbania : « rendre l'ordinaire extraordinaire ». Un magazine pour développper un storytelling Tout commence à Montréal, en 2003. Designer de formation, Philippe Lamarre avoue une « difficulté à se faire dire quoi faire dans la vie ». Après avoir lancé son agence de création, il crée Urbania sur un coup de tête, mû par une véritable « allergie à l'autorité ». L'idée ? Un magazine thématique qui pose un regard « anthropologique » sur la ville, loin des sentiers battus et des vedettes. Le succès actuel du groupe repose sur une expertise peaufinée depuis les débuts : le storytelling – l'art de raconter des histoires, en bon français. Philippe Lamarre se plaît à rappeler : « Notre slogan de rendre l'ordinaire extraordinaire, c'est qu'on prend des choses qui semblent banales [...] et on essaie de les raconter de façon captivante. » Il cite comme inspirations le magazine Colors de Benetton ou l'émission documentaire belge Strip-tease. Aujourd'hui, Urbania est une « machine » diversifiée de plus de 100 collaborateurs répartis entre Montréal et Paris. Le groupe s'appuie sur plusieurs piliers : une unité éditoriale, un studio de création de contenus pour les marques (branded content), une maison de production audiovisuelle et un laboratoire technologique. Il accompagne aussi des influenceurs dans le développement de leurs contenus. Cette structuration permet au groupe de rester indépendant financièrement : « On veut faire de l'argent pour raconter plus d'histoires », martèle Philippe Lamarre. La conquête de la France et la conviction du podcast C'est en 2020 qu'Urbania a franchi l'océan pour s'installer à Paris. L'objectif n'était pas d'exporter un produit québécois, mais de bâtir un « cousin français » avec des équipes locales et une ambition commune. À écouter aussiComment Urbania France veut informer autrement En mars 2026, le groupe a franchi une étape majeure en rachetant Binge Audio, le studio de podcast français qui produit notamment Les Couilles sur la table ou Programme B, alors en redressement judiciaire. Ce rachat vise à créer un « pont entre les podcasts et l'audiovisuel ». Il est « stratégique », assure Philippe Lamarre, qui croit fermement que la frontière entre les formats s'efface : « Le podcast, de plus en plus, devient un médium audiovisuel parce que les podcasts sont maintenant des vidéos. Donc la frontière entre les genres et les formats est en train de s'abattre. » En outre, l'audio offre une fidélité d'audience précieuse dans un monde de consommation rapide et morcelée. Mais le regard de Philippe Lamarre se tourne vers l'ensemble de l'espace francophone, notamment l'Afrique et Haïti. Son rêve pour les dix prochaines années ? « Fédérer une espèce de communauté de gens anticonformistes qui ont envie de bousculer l'ordre établi et qui s'adonnent à être francophones ». Ouvrir des bureaux à Dakar ou Abidjan fait déjà partie d'hypothèses de travail. Souffler sur les braises de la souveraineté numérique Au-delà de son entreprise, Philippe Lamarre s'implique dans le débat public au Québec. Il a coprésidé un groupe de travail sur l'avenir de la culture et de l'audiovisuel québécois, remettant en 2025 un rapport dont il a proposé le titre : Souffler sur les braises. Le constat est le suivant : face au numérique qui a abattu les frontières, la culture francophone risque de s'effriter si elle ne se prend pas en main. Il pointe notamment du doigt l'impact de la loi C-18 au Canada, qui a conduit Meta (Facebook et Instagram) à bloquer les contenus d'actualité sur ses plateformes. Pour lui, la solution passe par une reprise de contrôle de la distribution : inciter les audiences à s'abonner directement aux infolettres ou aux applications des médias pour ne plus dépendre des plateformes. Pour l'avenir, Philippe Lamarre explore aussi le potentiel de l'Intelligence Artificielle (IA). Chez Urbania, un responsable accompagne les équipes pour s'épargner les tâches répétitives et aider les créateurs à mieux distribuer leurs contenus. « L'intelligence artificielle brise le coût de fabrication du contenu. Mais il faut trouver une manière de créer des outils où on garde le contrôle de la relation avec les audiences », explique clairement Philippe Lamarre. À ceux qui voudraient suivre ses traces d'entrepreneur des médias, Philippe Lamarre conseille de faire preuve de « persévérance », de savoir s'entourer de gens « meilleurs [qu'eux] » et de continuer à se retrousser les manches, chaque matin. Tant qu'à faire, pour raconter des histoires extraordinaires ?

Politique, le choix de la semaine
LFI en campagne: la stratégie du contournement des médias traditionnels?

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 2:56


En France, alors que le PS commence tout juste à y voir un peu plus clair sur sa stratégie, Jean-Luc Mélenchon, lui, poursuit sa campagne pour la présidentielle. Le leader insoumis était au Festival d'Avignon cette semaine. Une campagne en grande partie diffusée en ligne, ce qui illustre à la fois la maîtrise des outils numériques par LFI et sa volonté de ne pas dépendre des médias traditionnels, pour lesquels il affiche une forte défiance. LFI est l'un des partis les mieux implantés sur Internet. Là où le PS peinait encore, il y a quelques semaines, à diffuser une conférence de presse sur son programme avec une bonne qualité audio, les conférences des Insoumis sont diffusées en direct, et sans accroc, sur les réseaux sociaux. Les comptes des députés sont alimentés quasiment en temps réel, avec de courtes vidéos et des visuels. Et si les autres forces politiques, à gauche comme à droite, utilisent elles aussi ces armes de communication, LFI le fait de façon intense, et parfois originale. Un mini-jeu vidéo sur la France insoumise et une émission viennent par exemple d'être lancés. Côté chiffres, le compte X de Jean-Luc Mélenchon est suivi par 2,5 millions d'abonnés. À titre de comparaison, c'est 940 000 abonnés pour Édouard Philippe, 286 000 pour Gabriel Attal. La seule qui rivalise vraiment, c'est Marine Le Pen, qui avoisine les 3 millions d'abonnés. Le fondateur de LFI est aussi beaucoup suivi sur YouTube, il a été l'un des premiers à investir massivement la plateforme. Il alimente aussi régulièrement un blog. Plus récemment, LFI a lancé des conférences de presse diffusées en direct avec ce que Jean-Luc Mélenchon appelle « les nouveaux médias ». Des créateurs de contenus souvent favorables au programme des Insoumis. À lire aussiPrésidentielle en France: le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon appelle à réaliser un «grand changement» Un rapport ambivalent avec les médias traditionnels Autant d'énergie qui n'est pas dépensée pour les médias dits « traditionnels ». C'est une façon, pour Jean-Luc Mélenchon, à la fois de parler directement à ses sympathisants, mais aussi de contourner, en partie, des médias dont il a globalement une très mauvaise opinion. « Aucun intérêt d'aller sur TF1 dix minutes et de se prendre des polémiques », me confiait récemment un cadre du parti. « Journalisme de préfecture », « chiens de garde », « garde à vue médiatique » : la gauche radicale ne manque pas d'expressions fleuries pour exprimer une forte défiance envers la profession. « LFI ne subit pas le même traitement que les autres partis », m'affirmait un élu.  Mais dans le même temps, le parti n'est pas du tout absent des médias traditionnels. Comme toutes les forces politiques, LFI est très régulièrement invitée. Mais le mouvement insoumis répartit, en quelque sorte, le travail. Les principaux lieutenants vont défendre la ligne sur tous les médias, et, pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon se fait bien plus rare. « On va faire des plateaux télé, et Jean-Luc Mélenchon, lui, se place en hauteur », résume un proche. Si le parti estime « ne rien devoir aux médias traditionnels », il joue donc sur les deux tableaux, sans doute conscient que ces médias sont toujours regardés et lus par une grande partie des Français. À lire aussi«Nouvelle France» de LFI: Jean-Luc Mélenchon assume un «concept hameçon»

Les matins
Les dessinateurs de presse sous pression

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 9:37


durée : 00:09:37 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Figure majeure du dessin de presse, Kak signe chaque jour la Une de L'Opinion. Président de Cartooning for Peace depuis 2019, il est l'invité du Festival international de Journalisme de Couthures-sur-Garonne, où il évoquera les défis du métier et la liberté d'expression. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Kak Dessinateur de presse, président de l'association Cartooning for Peace Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Chronique des médias
La sécurité nationale, un prétexte et une arme contre l'information

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 2:37


Un rapport de Reporters sans frontières, publié le 8 juillet, montre comment la menace sur la sécurité nationale d'un État est souvent invoquée pour poursuivre, voire pour emprisonner des journalistes. Selon RSF, c'est même une « arme contre le journalisme ». Alors qu'on l'appelle « menace contre la sécurité nationale », « apologie du terrorisme », ou lutte contre « l'espionnage », il s'agit toujours d'incriminer un journaliste, de le poursuivre et parfois de le jeter en prison comme Jimmy Lai à Hong Kong, voire de le condamner à mort comme Turki-Al-Jasser en Arabie saoudite. C'est dans les pays totalitaires qu'on trouve le plus de poursuites et d'arrestations arbitraires. On pense à la Chine où Zhang Zhan a déjà purgé une peine de quatre ans d'emprisonnement pour être allée à Wuhan documenter la crise du Covid. Elle se trouve encore derrière les barreaux dans un pays considéré comme la plus grande prison au monde de journalistes. Mais il faut également citer la Russie, où un site indépendant sur la Crimée vient d'être mis sur les listes des agents de l'étranger, ou l'Iran où plus d'une centaine de journalistes ont déjà été arrêtés. Les pays totalitaires ne sont pas les seuls à invoquer l'intérêt national C'est en effet le cas dans des pays en guerre comme Israël, où on ne compte plus les journalistes palestiniens en détention après avoir été arrêtés à Gaza et en Cisjordanie. On y constate aussi une restriction de l'accès à l'information. Mais les prétextes peuvent être des sujets sur la corruption ou des groupes armés en Amérique latine, la santé publique en Tanzanie ou l'environnement en Inde. Au Niger, c'est la publication d'un document « susceptible de troubler l'ordre public » qui vaut à six journalistes d'être poursuivis, dont trois sont emprisonnés. En Algérie, c'est le journaliste français Christophe Gleizes qui a déjà purgé un an de détention après avoir été condamné à sept ans d'emprisonnement. Les démocraties occidentales sont également évoquées par RSF En effet, notamment les États-Unis qui poursuivent Julian Assange pour espionnage et dont deux journalistes du Wall Street Journal et du Washington Post sont appelés à comparaître pour des fuites touchant à la sécurité nationale. Au Royaume-Uni, de nouvelles sanctions visent depuis 2023 les journalistes qui collaborent avec des lanceurs d'alerte. Quant à la France, elle est aussi mentionnée pour Ariane Lavrilleux, cette enquêtrice de Disclose dont la cour d'appel vient d'annuler le non-lieu, ouvrant la voie à une nouvelle instruction alors qu'elle avait réussi à faire valoir que ses révélations sur une opération militaire secrète de la France en Égypte étaient d'intérêt public. Elle défend le secret des sources face au secret défense. C'est finalement toujours au nom de la sécurité nationale qu'on en vient à en criminaliser l'information.

Franck Ferrand raconte...
Saint-Exupéry en Russie : lors d'un voyage éprouvant, l'écrivain s'est plongé au cœur de l'âme slave

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 21:02


En 1935, Saint-Exupéry part en URSS à la demande du plus gros des quotidiens français, Paris Soir, à l'occasion d'un voyage du ministre des Affaires étrangères Pierre Laval, qui doit rencontrer Staline. Un enfant au visage d'ange rencontré dans un train, « petit prince de légende », une rose cultivée, ce qu'il va découvrir n'a rien à voir avec la politique…Embarquez pour un fascinant voyage en compagnie d'Antoine de Saint-Exupéry, au cœur de la Russie soviétique des années 1930. Alors que le célèbre aviateur et écrivain est envoyé par le journal Paris-Soir pour couvrir la visite du ministre français des Affaires étrangères Pierre Laval à Moscou, il se retrouve confronté à un univers méconnu et source de nombreux préjugés.Dès son arrivée, Saint-Exupéry est confronté aux réalités du régime stalinien, entre surveillance policière et restrictions de déplacement. Mais loin de se laisser abattre, il saisit l'opportunité d'observer la vie moscovite avec un regard empli de bienveillance et de curiosité.

Autour de la question
Comment la science infuse et se diffuse? Revue de presse scientifique du mois de juillet 2026

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite  Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll  - Pulp - Partial Eclipse.

Autour de la question
Comment la science infuse et se diffuse? Revue de presse scientifique du mois de juillet 2026

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite  Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll  - Pulp - Partial Eclipse.

Les coulisses de la politique
Christophe Gleizes : douche froide pour la France dans le dossier du journaliste sportif

Les coulisses de la politique

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:59


Aujourd'hui, dans "Les coulisses de la politique", Marcelo Wesfreid revient sur le cas de Christophe Gleizes, un journaliste français arrêté en Algérie depuis deux ans. Malgré les efforts diplomatiques de la France pour obtenir sa libération, l'espoir s'est envolé, laissant la famille du journaliste dans l'inquiétude face à la détérioration de son état psychologique. Marcelo Wesfreid analyse les coulisses de cette affaire complexe, impliquant des enjeux politiques et diplomatiques entre la France et l'Algérie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique
Plaidoyer pour un journalisme de terrain

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


durée : 00:03:44 - Géopolitique - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Plaidoyer pour un journalisme de terrain

InterNational

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


durée : 00:03:44 - InterNational - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
Plaidoyer pour un journalisme de terrain

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


durée : 00:03:44 - Le 6/9 de l'été - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les dessous de l'infox
250 ans des États-Unis ou la réécriture de l'histoire américaine façon Trump

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 29:30


Le 4 juillet, ce n'est pas son anniversaire mais Donald Trump fait comme si c'était le cas. Les États-Unis célébreront, ce samedi, les 250 ans de la déclaration d'Indépendance, signée le 4 juillet 1776.  Un groupe de pères fondateurs illustres, pour certains, controversés, ratifient alors un texte pour se défaire de la Couronne britannique. Ce texte imparfait avait donc des allures d'acte de naissance pour les États-Unis. Aujourd'hui, le 47è président profite de cette date majeure du calendrier américain pour servir ses propres intérêts, en s'appropriant sa signification, quitte à réécrire l'histoire à sa façon. Pour décrypter la stratégie de Donald Trump et de son administration lors de cet évènement, notre invitée aujourd'hui est la chercheuse Ludivine Gilli, historienne et directrice de l'Observatoire Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès.   La chronique de Grégory Genévrier, de la cellule Info Verif de RFI sur les deepfake visant Emmanuel Macron après la rupture des liens diplomatiques entre le Burkina Faso et la France.   La chronique de Charlotte Durand de l'AFP Factuel sur cette campagne de désinformation visant les migrants en Afrique du Sud.

Les dessous de l'infox
250 ans des États-Unis ou la réécriture de l'histoire américaine façon Trump

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 29:30


Le 4 juillet, ce n'est pas son anniversaire mais Donald Trump fait comme si c'était le cas. Les États-Unis célébreront, ce samedi, les 250 ans de la déclaration d'Indépendance, signée le 4 juillet 1776.  Un groupe de pères fondateurs illustres, pour certains, controversés, ratifient alors un texte pour se défaire de la Couronne britannique. Ce texte imparfait avait donc des allures d'acte de naissance pour les États-Unis. Aujourd'hui, le 47è président profite de cette date majeure du calendrier américain pour servir ses propres intérêts, en s'appropriant sa signification, quitte à réécrire l'histoire à sa façon. Pour décrypter la stratégie de Donald Trump et de son administration lors de cet évènement, notre invitée aujourd'hui est la chercheuse Ludivine Gilli, historienne et directrice de l'Observatoire Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès.   La chronique de Grégory Genévrier, de la cellule Info Verif de RFI sur les deepfake visant Emmanuel Macron après la rupture des liens diplomatiques entre le Burkina Faso et la France.   La chronique de Charlotte Durand de l'AFP Factuel sur cette campagne de désinformation visant les migrants en Afrique du Sud.

TOKIO RADIO
#55 Yoyo Maeght, Stellaire

TOKIO RADIO

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 72:16


Quand Joan Miró venait à Saint-Paul de Vence, elle le suivait du matin au soir.À trois ans et demi, elle discutait déjà avec Pablo Picasso.Jacques Prévert la surnommait « Yoyo ».Son grand-père, Aimé Maeght, a fondé avec Marguerite Maeght l'une des plus grandes aventures artistiques du XXᵉ siècle : la Fondation Maeght, où se sont croisés Miró, Giacometti, Chagall, Calder, Braque, Bonnard ou encore Matisse.Galeriste, éditrice, commissaire d'exposition, autrice de La Saga Maeght, Yoyo Maeght consacre depuis plus de quarante ans sa vie à transmettre cet héritage tout en accompagnant les artistes d'aujourd'hui.Mais derrière les noms qui ont façonné l'histoire de l'art se cache une femme qui a vécu cette aventure de l'intérieur. Une enfant qui jouait dans les ateliers des plus grands créateurs, une témoin privilégiée d'une époque où les artistes ne fréquentaient pas les musées mais la table familiale.Dans cet épisode de TOKIO, Yoyo Maeght nous ouvre les portes d'un monde disparu. Elle raconte les hommes et les femmes derrière les légendes, les moments d'intimité, les éclats de rire, les drames, les amitiés et les fractures d'une famille qui a profondément marqué l'histoire de l'art moderne.Une conversation rare, au plus près de la mémoire vivante des géants du XXᵉ siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique des médias
Intelligence artificielle: la fonctionnalité AI Overviews de Google arrive 2 ans plus tard en France

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 2:55


Cet été, AI Overviews sera disponible en France. Cette fonctionnalité développée par Google permet d'avoir des aperçus d'articles grâce à l'intelligence artificielle. Et ce, sans avoir à cliquer sur les sites des médias. Avec AI Overviews, il suffit de taper une requête sur un moteur de recherche et la fonctionnalité de Google vous propose une réponse synthétique, en plus des liens classiques, en puisant dans un ou plusieurs médias. Déjà présente depuis deux ans dans 120 pays et onze langues, la France, étrangement, n'a pas encore expérimenté cette fonctionnalité. Étrangement ? En réalité, pour mieux comprendre, il faut remonter à 2021 et 2024, quand Google a été condamné par l'Autorité de la concurrence à des amendes de 500 puis 250 millions d'euros pour ne pas avoir négocié de bonne foi avec les éditeurs de presse des accords de droits voisins. Le géant avait donc dû s'engager à ne pas altérer pendant la durée des discussions l'indexation et la présentation des contenus.  À lire aussiDroits voisins: l'Autorité de la concurrence française inflige 250 millions d'euros d'amende à Google Un accord pas encore acquis sur les droits voisins Dans un courrier qu'il a adressé aux éditeurs, Google précise qu'il fera pour toutes les publications ayant un accord de droit voisin une mise à jour de leur contrat : ce sera une sorte d'extension pour prendre en compte ce nouveau mode d'affichage des contenus et les éditeurs seront rémunérés en fonction des « impressions IA ». Et pour les autres, il n'y aurait en principe pas d'impact : Google continuera d'afficher leur présence comme avant. Ce distinguo permet aux éditeurs d'opter pour le refus des aperçus IA, sans être rémunérés, tout en continuant d'être indexés. Mais pour les médias français, c'est aussi un piège car ces aperçus n'incitent pas à cliquer sur les liens vers leurs sites et font chuter de 20 à 40 % leurs audiences. D'un autre côté, les médias peuvent-ils s'exclure des réponses de demain ? C'est le dilemme et tout dépendra de la rémunération qui sera apportée pour ce mode IA. Google condamné en France Le tribunal des activités économiques a condamné Google lundi 29 juin à 126 millions d'euros de dommages et intérêts. Google était accusé d'avoir abusé de sa position dominante dans l'achat automatique d'inventaires publicitaires via des enchères en temps réel qui auraient privilégié ses propres outils au détriment d'autres acteurs. L'autorité de la concurrence l'avait condamné pour ce motif en 2021 et c'est à ce titre que les groupes Figaro, Les Échos-Le Parisien, Prisma et Dailymotion ont eu ces dommages et intérêts. Ce qui est clair, c'est que le géant se sait aujourd'hui épié par les éditeurs français qui sont d'autant plus procéduriers qu'ils perdent revenus et emplois à cause des plateformes Google et Meta. À lire aussiLa Commission européenne enquête sur l'IA de Google

Culture en direct
Qui est Andrée Viollis, cette pionnière du journalisme du début du 20e siècle ?

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 10:10


durée : 00:10:10 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Sorbier - Retour sur le destin exceptionnel d'Andrée Viollis, l'une des grandes pionnières du journalisme de reportage. Reporter, féministe et résistante, elle a parcouru le monde pour raconter les grands bouleversements du XXᵉ siècle. Un nouveau prix journalistique Andrée Viollis a été créé en son hommage. - équipe : Laurence Malonda, Zoé Couppé - invités : Dorothée Lépine Journaliste, réalisatrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Atelier des médias
IA et journalisme : le regard de Chloé Sondervorst, réalisatrice à Radio-Canada

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 45:31


Au siège de Radio-Canada, à Montréal, Steven Jambot s'est entretenu avec Chloé Sondervorst, réalisatrice qui travaille beaucoup sur les usages éditoriaux de l'intelligence artificielle au sein de ce groupe de média de service public canadien. Il est notamment question de pratiques journalistiques et de la notion de confiance à l'ère de l'IA. L'intelligence artificielle transforme les rédactions, mais pas forcément là où on l'attendait. Pour Chloé Sondervorst, si la transcription automatique fait gagner un temps précieux, l'irruption massive de l'IA générative porte en elle le germe du slop. Cette « bouillie » numérique, produite à bas coût, menace d'enterrer le travail des professionnels de l'information sous une montagne de contenus médiocres. Le péril de la « bouillie » La multiplication des outils de création automatisée crée un paradoxe : l'apparente productivité cache souvent une perte de temps réelle. Chloé Sondervorst alerte sur l'usage de l'IA pour générer des rapports ou des courriels sans supervision humaine : « On a l'apparence d'un travail utile qui en réalité va nous faire perdre du temps parce que la personne qui reçoit cette bouillie [...] va devoir vérifier, va devoir décrypter ». Ce phénomène de dégradation de la qualité pose la question du référencement des contenus synthétiques face à l'information originale produite par des professionnels. Préserver sa « musculature cognitive » L'enjeu n'est pas seulement technique, il est philosophique. Pour l'ancienne étudiante en philosophie, le risque majeur est celui de la dette cognitive. En déléguant trop tôt la réflexion à la machine, le journaliste risque d'atrophier ses propres facultés d'analyse. Elle paraphrase ainsi les propos d'un expert : « On va pas envoyer un robot à la salle de sport à notre place si on veut développer notre musculature.» Et d'ajouter : « Je pense qu'au niveau cognitif, on peut s'appuyer sur cette analogie-là aussi. » Utilisée avec curiosité, l'IA peut servir d'assistance cognitive ou de partenaire de brainstorming, « quelque chose de complémentaire [...] très utile pour nous interroger sur nos propres angles morts ». Le terrain, ultime rempart de l'authenticité Face aux géants technologiques, la souveraineté numérique est devenue un vrai sujet. Dans le service public de l'audiovisuel, le déploiement d'outils d'IA se poursuit, par exemple dans la valorisation des archives. Radio-Canada explore notamment la génération augmentée de récupération (RAG) pour ancrer les réponses de l'IA dans ses propres données certifiées. Pourtant, l'avenir de la profession se jouera peut-être loin des écrans. Pour contrer la méfiance du public, Chloé Sondervorst prône un retour massif au terrain et à l'humain pour « capter les bruissements, les conversations citoyennes qui échappent justement aux algorithmes ». C'est en montrant la fabrication de l'information et en assumant ses doutes que le journaliste (re)deviendra le garant de l'authenticité.

Vivre ailleurs
En Belgique, le lancement d'une édition du petitjournal.com

Vivre ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 7:05


Une nouvelle édition du petitjournal.com, la publication en ligne dédiée aux expatriés francophones, a été lancée en Belgique, au mois d'avril dernier. Franco-italien d'origine, le responsable de cette édition Nicolò Tissier a finalement choisi de s'établir en Belgique. Pourquoi la Belgique ? Quels sont ses projets pour lepetitjournal.com ici ?

Finta! le podcast
Dans ta bande #4 Les gardiens des trois rivières

Finta! le podcast

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 38:45


En cette fin d'année scolaire, je vous retrouve les pieds dans l'eau. Nous sommes à Nant, dans la vallée de la Dourbie, au pied du plateau du Larzac. Depuis trois ans, à l'école du Roc Nantais, la classe de Camille Vérin a obtenu la reconnaissance d'Aire terrestre éducative, de la part de l'Office français de la biodiversité, l'OFB. Il en existe plus de 1000 en France.

Pourquoi pas moi
174 - Frédérique Bedos : De la rue à MTV au Projet Imagine

Pourquoi pas moi

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 115:31


Journalisme constructif, hygiène informationnelle, faire famille humaine, fraternité : Frédérique Bedos est journaliste, autrice et fondatrice du Projet Imagine. Et son histoire commence dans la rue.Née en Normandie d'une mère biologique en grande précarité — vente de roses dans les bistrots, vie dans la rue, hospitalisations psychiatriques répétées — et d'un père haïtien réfugié politique qu'elle n'a jamais connu, Frédérique a été accueillie à 2 ans et demi par une famille du Nord qui a adopté une vingtaine d'enfants venus du monde entier. Tous considérés comme « inadoptables ».Cette enfance entre deux mondes a forgé sa boussole. Brillante, elle entre à l'École du Louvre à 15 ans pour étudier l'égyptologie. À 23 ans, elle est repérée pour une carrière médias : New York, MTV Europe à Londres en 1998 (première Française à intégrer la chaîne), prime time sur France 2, Victoires de la Musique. Puis elle bascule. Il y a 16 ans, elle fonde le Projet Imagine, une ONG qui met en lumière les héros anonymes du monde entier — celles et ceux qui changent le monde sans qu'on le sache.Dans cet épisode du podcast Pourquoi pas moi, elle raconte à Charlotte Desrosiers comment on fait famille humaine quand on naît entre la rue et l'hôpital psychiatrique. Pourquoi le mot « tolérance » est déjà une forme de rejet. Ce qu'est vraiment le journalisme constructif (et pourquoi ce n'est pas du journalisme positif). Comment garder une hygiène informationnelle saine dans un monde anxiogène. Et ce que l'IA et l'économie de l'attachement sont en train de changer dans notre rapport au lien.Un épisode pour toutes celles et ceux qui se sentent écrasés par l'actualité, qui veulent comprendre comment transformer une enfance difficile en moteur de mission, ou qui cherchent à passer du faire à l'être avant d'agir.Test offert : si tu te demandes si ton travail a vraiment du sens → http://formation.pourquoipasmoi.co/test-ai-je-du-sens-dans-mon-travail-gratuit

LES PASSEURS DE CLÉS
TU #04 - Arnaud MIZZON

LES PASSEURS DE CLÉS

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 16:49


Chaque mois, faisons une pause en tête-à-tête avec une ou un professionnel du secteur du Cinéma, de l'audiovisuel, des Médias ou du Journalisme... Quatrième épisode, quatrième rencontre. Il s'appelle Arnaud MIZZON et si vous ne connaissez pas ce jeune homme, alors attendez-vous à être plus que surpris. Passionné de cinéma, il en a fait son métier. Réalisateur, scénariste mais aussi producteur, il est également le fondateur de Filmoramax, le Festival International du Court-Métrage qui se déroule chaque année à Lyon... Plus d'infos : https://filmoramax.com/

Entretiens journalistiques
Entretiens #126: Marie-Pier Frappier et la bosse des Affaires

Entretiens journalistiques

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 27:31


Entrée chez Les Affaires en 2017, et maintenant rédactrice en chef depuis janvier dernier, Marie-Pier Frappier a ce média à saveur économique dans le sang. À Entretiens journalistiques, elle explique pourquoi "tout est économique", mais aussi comment garder le cap dans une tempête financière qui perdure. 

Podcast Photographe Pro 2.0
#287 - Photographes à l'ère de l'IA

Podcast Photographe Pro 2.0

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 11:53


Rendez-vous lundi 29 juin à 18h pour une conférence sur l'IA pour les photographes : https://fredmarie31.ac-page.com/webinaire-photographes-a-lheure-de-lia-2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La balado de Fred Savard
S08-EP37- Basse-cour et autres misères du monde moderne

La balado de Fred Savard

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 104:31


Dans cet épisode, on reçoit l'ex-journaliste Héloïse Bargain pour Basse-Cour: chronique d'une désillusion journalistique, un essai qui relate son passage dans le merveilleux (ou pas) monde du journalisme au sein du diffuseur public.Helen Faradji témoigne dans sa chronique du rétrécissement de l'espace pour une critique du monde qui frappe le cinéma mondial. Le power-couple Coralie La Perrière/Octave Savoie-Lortie vient faire une saucette souverainiste. Et on présente le passionnant nouveau numéro de la revue Spirale et ses enquêtes dans les archives coloniales. La vignette de la photo est inspirée de la couverture de l'essai Basse-Cour réalisée par Catherine D'amours

Chronique des médias
En France, la crise de la presse s'étend toujours plus et fait du mal à l'emploi

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:59


La crise de la presse affecte de plus en plus de groupes de presse, comme l'a montré jeudi 18 juin une manifestation à Paris visant à « défendre l'information ». La manifestation a rassemblé près d'un millier de personnes. Cela peut paraître peu dans l'absolu, mais c'est assez inédit dans l'histoire de la presse. Son parcours, de la place de la Bourse au ministère de la Culture, en disait long : comme si la presse avait été jusqu'ici ballottée par des puissances d'argent et qu'elle réclamait la considération de l'État. Car l'expression démocratique des journaux est menacée sur des pans entiers de territoire. Et il y a une accélération de ce déclin avec des plans sociaux qui sont annoncés depuis trois mois et qui vont toucher plus de 1 000 salariés au total. À Prisma, le groupe contrôlé par Vincent Bolloré et qui édite Femme actuelle, Géo ou Capital, ce sont ainsi plus de 40% des postes qui sont supprimés, soit 265 emplois. À Centre France, qui édite La Montagne, il y a 152 suppressions d'emplois. On trouve aussi des plans sociaux à Bayard, l'éditeur de La Croix, ou à Marie Claire. Mais le plus gros plan est attendu lundi 22 juin au groupe Ebra qui édite Le Progrès, Le Dauphiné libéré ou L'Est républicain. Là, ce sont 350 à 400 postes qui devraient être supprimés. À lire aussi« L'information est en danger » : en France, les métiers de la presse manifestent pour éviter l'effondrement À l'origine de ces suppressions d'emplois D'abord un lectorat vieillissant qui ne s'est pas assez renouvelé, en particulier dans la presse régionale qui n'a pas réussi sa bascule numérique, comme ont pu le faire Le Monde ou Le Figaro. Les recettes de diffusion baissent comme celles de la publicité car là, ce sont Google et Meta qui font la loi. L'Arcom a prévenu : entre 2019 et 2030, les médias producteurs d'information vont voir leur part sur le marché publicitaire tomber de 50% à 20%. Tous les journaux n'en sortiront pas saufs. Mais il y a aussi, depuis peu, l'impact de l'intelligence artificielle. Il se fait déjà sentir à Infopro Digital, qui édite L'Usine nouvelle, où les 19 secrétaires de rédaction seront remerciés et remplacés par des agents IA. L'IA suscite des demandes de la part des éditeurs de presse Récemment à Marseille, le patron du New York Times, Arthur Gregg Sulzberger, a eu des mots très forts : « Les géants de la tech pillent les sites d'information sans autorisation ni compensation. Ils se réapproprient ces contenus volés comme s'ils en étaient les auteurs. » C'est donc une rétribution qui est attendue de la part des acteurs de l'IA. Et si cela ne vient pas de la loi, les éditeurs iront le demander à l'Autorité de la concurrence. D'ores et déjà, une enquête du Reuters Institute montre que cette année, sur 48 pays, les plateformes sont les premières sources d'information devant la télé et les sites et applis de presse.  À écouter aussiÀ l'ère de l'intelligence artificielle, le journalisme doit se réinventer

Atelier des médias
Abdulmonam Eassa : de la Syrie au Soudan, le photojournalisme comme rempart contre l'oubli

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 48:45


Abdulmonam Eassa est devenu photojournaliste en 2013, à l'âge de 18 ans, en racontant le siège de sa ville, en Syrie, par l'armée de Bachar al-Assad. Après avoir obtenu le statut de réfugié en France, il a couvert la révolution soudanaise et il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo pour un reportage sur la guerre civile au Soudan. Abdulmonam Eassa vit désormais à Damas, mais il s'est confié au micro de L'atelier des médias lors de son passage à Paris. Âgé de 31 ans, il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo 2026 pour son reportage sur la guerre civile au Soudan, réalisé pour le journal Le Monde. Pour lui, « l'importance de ce prix à mon avis c'est vraiment la visibilité de cette histoire, cette histoire qui est tellement dure, qui est tellement peu couverte par les médias. » Le siège de sa ville, en Syrie Abdulmonam Eassa n'a pas choisi la photographie par vocation, mais par nécessité. En 2013, alors que sa ville natale de Hamouria, dans la Ghouta orientale, est assiégée par le régime de Bachar al-Assad, il se lance en autodidacte en s'appuyant sur des tutoriels trouvés sur Internet. « C'était une forme de résistance parce qu'il y avait une machine de propagande [...] qui niait et qui ignorait complètement les massacres », explique-t-il. Devenu « journaliste citoyen » puis collaborateur de l'AFP, il documente le quotidien d'une population enfermée sous les bombes, vivant au jour le jour. L'exil et le miroir soudanais Après avoir trouvé refuge en France en 2018 [il a ensuite obtenu la nationalité française, en 2021], il découvre la liberté d'exercer son métier en couvrant les manifestations des Gilets jaunes à Paris : « C'était la première fois que je commençais à sentir cette liberté de presse. » Mais c'est le Soudan qui devient son terrain de prédilection dès la fin 2020. Avec son confrère Elliott Brachet, il y documente la révolution puis la chute dans la guerre civile. Lauréat du prix World Press Photo en avril 2026 pour ses reportages « Une nation prise au piège », il déplore l'indifférence internationale : « Le monde entier a abandonné le Soudan, complètement. » Son approche privilégie l'humain face aux chiffres terribles de la guerre civile soudanaise. À écouter aussiComment informer sur la guerre civile au Soudan ? Documenter pour la mémoire collective Désormais basé à Damas après la chute du régime en décembre 2024, Abdulmonam Eassa a retrouvé une Syrie où « les gens [ont] soif de parler ». Bien qu'il reste prudent en précisant qu'il ne s'agit pas forcément d'une « liberté extraordinaire », il estime que la Syrie est aujourd'hui, en termes d'accès à la liberté de la presse, le « seul pays de la région » à offrir un tel espace. Parallèlement à ses reportages, il s'investit dans la transmission et prévoit d'ouvrir un centre de formation à la photographie dans la Ghouta pour travailler sur la mémoire collective. Son travail sur le Soudan sera exposé au festival Visa pour l'image à Perpignan en septembre 2026. Pour lui, le photojournalisme reste un rempart contre l'oubli et la désinformation : « Les fausses informations, c'est notre vrai ennemi. »

Tout un monde - La 1ere
Lavrov sur France 2: le journalisme face au piège de la propagande

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 19:30


(00:00:52) Lavrov sur France 2: le journalisme face au piège de la propagande (00:08 :03) Le Monténégro entre adhésion à l'UE et valeurs traditionnelles (00:14:36) Quand le retrait de l'armée américaine menace l'économie d'une petite ville allemande

Atelier des médias
Portrait d'une radio communautaire au Cameroun: Échos des montagnes

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 34:43


À Mokolo, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, une radio communautaire sensibilise les populations locales aux questions de santé, d'agriculture et œuvre pour une cohabitation pacifique dans cette région troublée. Au micro de Raphaëlle Constant, l'équipe de la radio Échos des montagnes partage ses multiples défis. Jeudi 4 et vendredi 5 juin, on célébrait en France la Fête de la radio, un événement annuel soutenu par le ministère de la Culture et par l'Arcom, l'autorité de régulation du secteur audiovisuel français. Pour célébrer la radio, sur RFI, "L'atelier des médias" a fait le choix de proposer une plongée dans les réalités d'une radio communautaire comme il en existe des milliers en Afrique. Fondée en 2007, la radio communautaire Échos des montagnes, basée à Mokolo dans l'Extrême-Nord du Cameroun, sert de lien vital pour les populations locales confrontées à l'insécurité et aux crises alimentaires. Cette station diffuse des programmes en douze langues pour sensibiliser les auditeurs aux enjeux de santé, d'agriculture et de cohabitation pacifique entre agriculteurs, éleveurs et déplacés. Malgré des défis techniques majeurs, tels qu'une antenne détruite par les intempéries et une dépendance à l'énergie solaire, l'équipe de bénévoles passionnés maintient une grille d'émissions en misant sur l'interactivité. Elle joue également un rôle crucial dans la lutte contre la désinformation et collabore étroitement avec les autorités camerounaises avant de diffuser des contenus liés aux questions sécuritaires. Aujourd'hui, bien que menacée par un manque de financements institutionnels et des contraintes administratives, la radio demeure une « voix des sans-voix » indispensable au développement social. Ce média de proximité prouve son impact en favorisant l'éducation des filles et en offrant un espace de dialogue essentiel pour la cohésion sociale de la communauté. Avec la cheffe de station Hapsatou Ndjobdi, le chargé de programmes Charles Adama et le producteur René Yahoua.  Portrait d'une radio communautaire au Cameroun: Échos des montagnes, l'âme solidaire du Mayo-Tsanaga, un reportage de Raphaëlle Constant réalisé par Steven Helsly.

Le goût du monde
Les mille vies de Lee Miller : femme, artiste protéiforme, résolument libre

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 30:45


Elle avait choisi de s'appeler « Lee » plutôt qu'Elizabeth, préférant un prénom androgyne coupant court d'emblée à tout a priori genré sur sa plume et son œil. Lee Miller préférait prendre des photos plutôt qu'en être le sujet, elle dont le corps lui avait échappé dès l'enfance.  Mannequin, photographe, apprentie puis complice de Man Ray, photographe de mode pour Vogue, elle obtient l'une des rares accréditées par l'armée américaine pour suivre les troupes pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Margaret Bourke-White et Helen Kirkpatrick. Lee Miller semblait n'avoir rien à perdre, et tout à montrer. Fascinante femme, libre et ingénieuse, Lee Miller donna à voir la vie dans ses infimes détails qui parfois éclairent tout et permettent de mieux comprendre la grande Histoire. Elle documenta la chute de l'Allemagne nazie, la libération des camps et l'Europe sidérée, affamée et meurtrie.     Une plume, un œil, une curiosité insatiable, une voix pour les femmes Photojournaliste, Lee Miller écrivait la vie, le réel, en exposant les à côté pour exacerber l'inhabituel, les contrastes. Les légendes de ses photos sont faites du même grain, elle pose sur ses mots le même effet que sur la pellicule, elle solarise pour faire émerger les contours, les détails avec humour, sensibilité, humanisme et une certaine férocité parfois.  Lee Miller est une artiste protéiforme, se réinventant constamment, créant sans cesse. Des photos de et avec ses amis surréalistes à Paris, à sa vie après la guerre à Farley's Farm où elle s'installe avec son mari, le peintre Rolland Penrose et leur fils Anthony. Souffrant de stress post-traumatique, déprimée, fragile elle fait de cette maison une nouvelle bulle de création. Cette ferme devient la maison des surréalistes, l'endroit où les amis de Paris, de Londres ou d'ailleurs se retrouvent, leur refuge et l'endroit où elle organise l'oubli, et sa reconstruction.   Cuisiner pour créer et se reconstruire  C'est Manon Fleury, la cheffe du restaurant Datil qui poste la première les photos exposées au Musée d'Art Moderne de Lee Miller au fourneau, elles figurent dans la dernière section de cette riche et géniale exposition. La cuisine, Lee Miller s'était formée à Paris et Londres à l'institut du Cordon bleu. Une passion dévorante, créatrice, Lee Miller ne fait rien à moitié. Elle s'engage entièrement dans cet art qui rassemble, nourrit, exprime et soutient. À sa table ses amis, peintress sculpteurs poètes, Picasso Max Ernest, ses amis surréalistes rencontrés à Paris, à Londres, ou ailleurs : c'est leur refuge aussi, elle y organise l'oubli. Une pièce de la maison est dédiée à son impressionnante collection de livres de cuisine : plus de 2 000 ouvrages.   De ses mille vies de Lee Miller, l'histoire n'a failli retenir que la muse, si son fils n'avait pas retrouvé dans le grenier de Farley's farm à la mort de sa mère toutes ses archives, photos, négatifs, carnets. Elles sont précieusement conservées et voyagent le temps d'exposition comme la rétrospective du MAM à Paris.   La beauté est un atout complexe, elle inspire, mais peut figer aussi, emprisonner, cataloguer, or Lee Miller est une artiste, entière, rebelle et libre. Fascinante.  Avec Fanny Schulmann, conservatrice en chef du Musée d'Art Moderne à Paris et co-commissaire de l'exposition Lee Miller avec Hillary Floe. La rétrospective Lee Miller est à Paris jusqu'au 2 août 2026, elle sera ensuite exposée à Chicago aux États-Unis.  ► Pour aller plus loin :  - Les archives conservées par son fils Anthony Penrose et sa petite fille Ami.  - Les vies de Lee Miller d'Anthony Penrose. Seuil.  Lee Miller : A life with food, friends and recipes de Ami Bouhassane, Penrose Film Productions Ltd and Grapefrukt Forlag.  Des extraits du passionnant podcast de Judith Perignon sont diffusés dans l'émission. C'est un podcast « Les grandes traversées » sur France Culture.►Pour l'écouter. - Le catalogue de l'exposition Lee Miller au MAM. Éditions Paris Musées   - Sur les traces de Lee Miller à Farley's farm house - Le cordon bleu à Paris  - Le sang d'un poète de Jean Cocteau.  Programmation musicale : YEKERMO SEW, de Mulatu ASTATKE.    La recette :   Une page de recettes « les plus farfelues que vous n'aurez jamais vues », de Lee Miller, un artiche de Arthur Gold et Robert Fizdale publié dans le magazine Vogue en Avril 1974.  ► The most unusual recipes you have ever seen, Vogue, 1974.

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

En sol majeur
Humour queer sur le Proche-Orient avec Raphaël Abdelnour

En sol majeur

Play Episode Listen Later May 31, 2026 48:29


Et pendant ce temps-là, où en est le Liban ? Même si le front libanais venait à se calmer davantage, le retrait israélien du Sud reste hors de question, pouvait-on lire cette semaine dans L'Orient le jour ? De son côté, RFI rappelle que selon Beyrouth, les bombardements israéliens ont fait plus de 3 000 morts depuis le 2 mars 2026. En présence d'un journaliste diplômé de l'Institut Pratique du Journalisme de Dauphine à Paris, la question c'est : est-ce qu'on peut rire de la guerre au Proche-Orient ? La réponse est dans le fauteuil ESM, derrière le petit sourire de Raphaël Abdelnour, Franco-Libanais, qui a fait du journalisme chez les Gaulois et au pays du Cèdre & qui se présente aujourd'hui sur son Instagram comme Grande Remplaçante en mal de taf, avec un éventail follement séduisant. Et quand on clique, ça donne ça up.   Programmation de l'invité : • Samira Saïd Al'lbal • Mohamed Abd Al Wahab El nahr El Khaled. Raphaël Abdelnour se produit les vendredis à 22h30 au Comedy club Le Slay, 31 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris.

Atelier des médias
« Now Voyager » : quand le journalisme américain refuse de se replier sur lui-même

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 30, 2026 39:21


Face au déclin des sujets internationaux dans la presse américaine, deux anciens journalistes du prestigieux New Yorker lancent une revue audacieuse. Hélène Werner et Nicolas Niarchos, cofondateurs de Now Voyager, sont les invités de L'atelier des médias pour expliquer comment ils comptent redonner ses lettres de noblesse au grand reportage international. Dans un paysage médiatique américain marqué par des déserts médiatiques, des coupes budgétaires majeures et la fermeture des bureaux à l'étranger, le lancement de Now Voyager en mars 2026 peut faire figure d'exception. Portée par Hélène Werner et Nicolas Niarchos, cette revue indépendante à but non lucratif ambitionne de reconnecter les lecteurs anglophones (au premier rang desquels les Américains) avec le reste de la planète. Un bout de l'ADN du New Yorker Le duo ne part pas de rien. Tous deux sont âgés de 36 ans et ont fait leurs classes au prestigieux New Yorker, temple de la vérification des faits et du récit au long cours. Hélène Werner y a travaillé plusieurs années au service de fact-checking ; Nicolas Niarchos, reporter chevronné ayant parcouru une quarantaine de pays, y a fourbi ses premières armes d'enquêteur. Pour Hélène Werner, le projet de Now Voyager est né d'un constat lucide sur la crise de la presse : « Le paysage des médias traditionnels aux États-Unis traverse une véritable période de transition avec beaucoup de fragmentation. On pourrait dire que c'est inquiétant [...], mais c'est aussi un moment propice à l'émergence de nouveaux projets. » Elle souligne que la couverture internationale fait cruellement défaut aux États-Unis, un vide que la revue espère modestement combler, comme The Dial, Equator, Rest of World, et plusieurs autres. L'esprit de Walt Whitman et l'exigeance du récit Le nom de la revue, emprunté à un poème de Walt Whitman, résume à lui seul cette mission. « Maintenant, voyageur, mets les voiles pour chercher et trouver », écrivait le poète en 1871. Pour Nicolas Niarchos, ce titre poétique est une déclaration d'intention qui colle avec la réalité du métier de journaliste. Cette ambition littéraire se traduit par des récits exigeants. Le deuxième numéro propose ainsi une enquête de Jacob Kushner sur une icône littéraire sinophone au Sahara occidental ou un reportage poignant de Cameron Hudson à Khartoum, la capitale du Soudan, une ville « effacée » par les conflits. Combattre l'isolationnisme par le terrain L'une des motivations profondes des fondateurs de Now Voyager est la lutte contre un certain désintérêt des grands titres américains pour l'actualité internationale. Nicolas Niarchos se souvient de ses reportages en République démocratique du Congo que les rédactions new-yorkaises rechignaient à accepter : « J'ai vu des photographes là-bas qui prenaient des photos incroyables et ne pouvaient pas les vendre aux journaux américains. Ça ne les intéressait pas vraiment, c'était pour eux quelque chose dans un autre monde. » Face à la fermeture massive de bureaux à l'étranger, comme au Washington Post début 2026, Hélène Werner s'inquiète : « Le fait que ces services aient été décimés est très préoccupant. Aux États-Unis, il y a un élan pour renforcer l'information locale, mais ce n'est pas le cas pour la couverture internationale. » Au-delà de l'actualité brute, la revue laisse une place majeure aux arts, à la photographie et même à la gastronomie. Hélène Werner, ancienne concertiste classique, voit dans l'art une passerelle : « L'art est un moyen très efficace de toucher les gens. C'est une façon de transmettre l'information différemment ». Un modèle économique indépendant et des valeurs à défendre Installée à Chelsea – un quartier huppé de Manhattan –, l'équipe de 16 personnes mise sur un modèle non lucratif. Un choix éthique et pragmatique pour Hélène Werner : « Créer un modèle économique pérenne autour de ce type de travail qui demande du temps et coûte cher est un défi. Il serait malhonnête d'annoncer aux investisseurs un retour sur investissement. » Le modèle d'affaires repose sur des dons, des abonnements (160 dollars hors taxes par an) et de la publicité choisie éthiquement. « Pour nous, c'est important d'avoir des abonnés pas seulement comme des clients, mais plutôt comme des soutiens, comme une communauté », explique Nicolas Niarchos. En envoyant des exemplaires au Capitole et à la Maison Blanche, Hélène Werner et Nicolas Niarchos espèrent bien que leurs récits auront, à leur façon, un impact sur le regard que l'Amérique porte sur le monde.

Dedicated Podcast avec Abi
Farah_Bir : Le rap français, les réseaux et l'art de prendre position

Dedicated Podcast avec Abi

Play Episode Listen Later May 27, 2026 74:23 Transcription Available


Dans ce nouvel épisode de Dedicated Podcast, on reçoit Farah : journaliste, créatrice de contenu, organisatrice d'événements et voix engagée qui navigue entre musique, politique, réseaux sociaux et culture populaire.Avec Farah, on parle de rap français, de transmission musicale, de 13 Block, de Drake, de rap marocain, de diaspora, mais aussi de journalisme, de presse écrite, de ses débuts chez 20 Minutes et de la rigueur que ce métier lui a apportée. Elle revient aussi sur son rapport aux réseaux sociaux, aux statistiques, à la visibilité, et sur cette volonté de ne pas forcément “être connue”, mais de faire un travail qui parle pour elle.On évoque également son article sur Diam's, le féminisme, la religion, les choix personnels, l'importance de laisser les artistes exister sans parler à leur place, ainsi que son événement de football féminin.Un épisode riche, drôle, engagé et très actuel, avec une invitée qui pense fort, parle vrai et refuse de rentrer dans une seule case.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le festival des médias québécois en Gaspésie sous le signe de l'IA • Grèves contre l'IA dans plusieurs rédactions françaises • Le podcasting à l'ère de l'IA • Google prépare Android à l'ère des assistants intelligents • Un deepfake piège un pédocriminel présumé.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Bruno en route vers la GaspésieNous retrouvons Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) en pleine route vers la Gaspésie, où il participe à une rencontre consacrée au journalisme, aux médias et à l'intelligence artificielle. L'occasion de parler de la façon dont les outils comme Gemini deviennent déjà des compagnons de voyage capables de renseigner, guider et contextualiser un déplacement.L'IA dans les rédactions : menace ou outil de travail ?Nous revenons sur les tensions provoquées par l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les médias, notamment autour de L'Équipe et de projets de réécriture automatisée de dépêches, un sujet confirmé par plusieurs médias spécialisés. Le débat ne porte pas seulement sur la technologie : il concerne aussi l'accompagnement des journalistes, la formation et la transformation des métiers de rédaction.Journalisme augmenté : moins de clavier, plus de terrainL'IA est un outil d'assistance plutôt qu'un substitut complet au journaliste. L'enjeu est de libérer du temps pour l'enquête, le reportage et la collecte d'informations, tout en conservant l'expertise humaine dans l'angle, la vérification et l'écriture finale.Android et Gemini Intelligence : le téléphone devient assistantNous commentons les annonces de Google autour d'Android et de Gemini, avec une intégration plus poussée de l'IA dans les usages mobiles. Les nouveautés présentées lors de l'Android Show incluent notamment des actions automatisées entre applications et la création de widgets personnalisés par langage naturel.Deepfake et pédocriminalité : quand l'IA sert aussi à piégerNous évoquons une affaire française dans laquelle un streamer a utilisé un dispositif de type deepfake pour piéger un pédocriminel présumé en direct. Cette histoire soulève une question délicate : l'IA peut aider à révéler certains comportements criminels, mais son usage par des particuliers pose aussi des problèmes de cadre légal, de preuves et de justice.Un livre pour lancer son podcast à l'ère de l'IASéquence autopromo avec un coup d'oeil sur mon livre Lancez votre podcast à l'ère de l'IA, consacré à la création d'un podcast de bout en bout, de l'idée éditoriale à la production sonore. L'occasion d'expliquer comment l'IA peut aider à préparer une interview, structurer un projet, retravailler une transcription mais aussi aider dans l'autoédition d'un livre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 3 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 54:58


Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Épisode spécial, Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer Troisième et dernier épisode de cette série spéciale enregistrée en direct de la 4e édition du Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cette émission, Bruno Guglielminetti poursuit ses rencontres autour de l'avenir du journalisme, de la confiance du public, des modèles d'affaires et des transformations numériques qui touchent les médias. Au sommaire, un entretien avec Marcello Vitali-Rosati, philosophe, chercheur et professeur à l'Université de Montréal, pour parler d'intelligence artificielle, d'algorithmes, de littératie numérique et de souveraineté individuelle face aux outils numériques. Béatrice Delvaux, journaliste au quotidien belge Le Soir, propose ensuite un regard venu de Belgique francophone sur la transformation des médias, la concentration de la presse, la relève journalistique et les défis économiques de l'information. Sylvain Lafrance aborde pour sa part la philanthropie comme piste de financement des médias, mais aussi comme nouvelle façon de renforcer le lien entre les citoyens et l'information. L'épisode donne aussi la parole à Denis-Henri, bénévole du festival, ainsi qu'à Maxime Simard, enseignant et festivalier, deux témoignages qui rappellent l'importance de l'accueil, de la transmission et de la proximité entre le public et les journalistes. Enfin, Bertin Leblanc, fondateur du Festival, dresse le bilan de cette édition 2026, marquée par des salles pleines, des échanges nombreux et une énergie particulière autour du journalisme. Une émission de clôture consacrée au journalisme comme espace de conversation, de confiance et de rencontre citoyenne. www.MonCarnet.com
 Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 2 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 17, 2026 44:11


Mon Carnet en direct du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer Deuxième émission d'une série de trois enregistrée en direct de la 4e édition du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cet épisode, Bruno Guglielminetti poursuit ses rencontres autour de l'avenir du journalisme, de la relation avec le public et des transformations du métier. Au sommaire, un échange avec Roland-Yves Carignan, professeur à l'École des médias de l'UQAM, présent au festival avec une vingtaine d'étudiants venus couvrir l'événement pour L'Atelier, le média-école de l'UQAM. Christine St-Pierre, ancienne journaliste, ancienne ministre et aujourd'hui analyste politique, revient sur son passage de la politique à l'analyse médiatique, sur la liberté retrouvée et sur l'importance de préserver le travail des journalistes sur le terrain. Jean-François Rioux, de Radio-Canada, aborde la relation entre médias publics et citoyens, la confiance, l'écoute du public, l'innovation et la nécessité de recréer des espaces de conversation. L'épisode donne aussi la parole à Élodie Rézine et Zachary Rivard, étudiants en journalisme au Cégep de Jonquière, pour parler de relève, de formation et de leur regard sur le métier. Enfin, une festivalière partage ce que ce rendez-vous lui apporte : un moment pour ralentir, réfléchir, entendre les journalistes et mieux comprendre les enjeux de l'information. Une émission consacrée au journalisme comme espace de dialogue, de transmission et de confiance. www.MonCarnet.com
 Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Mon Carnet, l'actu numérique
Jour 1 - Mon Carnet à Carleton : au cœur du Festival du journalisme

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 16, 2026 30:05


Mon Carnet en direct du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer Première émission d'une série de trois enregistrée en direct de la 4e édition du Festival du journalisme de Carleton-sur-Mer (www.fijc.ca). Dans cet épisode, Bruno Guglielminetti rencontre Bertin Leblanc, fondateur du festival, pour revenir sur l'évolution de cet événement devenu un lieu de dialogue entre journalistes, médias, citoyens et jeunes autour de l'avenir de l'information. Au sommaire également, un échange avec Marc Gendron, éditeur du quotidien Le Soleil, à la suite d'un panel sur l'impact de l'intelligence artificielle générative et des moteurs de réponse sur le journalisme, le trafic des médias et leur modèle d'affaires. L'épisode propose aussi un retour sur une activité organisée en préfestival avec des jeunes et des professionnels des médias afin de réfléchir à l'avenir de l'information en compagnie de Chloé Sondervorst, ainsi qu'un témoignage de Gilles Bélanger, député indépendant et ancien ministre de la Cybersécurité et du Numérique, habitué du festival. Une émission consacrée au rôle des médias, à la confiance du public, au journalisme local et aux transformations qui touchent l'écosystème de l'information. www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Mai 2026

Atelier des médias
Florence Dauchez: «Un monde sans journaliste est un monde aveugle»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 9, 2026 52:50


Alors que la liberté de la presse est fragilisée à travers le monde, la journaliste Florence Dauchez publie Le Prix du journalisme, un livre décliné d'un podcast. Dans L'Atelier des médias, elle revient sur ce projet patrimonial – il est diffusé par l'INA – dans lequel onze lauréates du prix Albert-Londres racontent les coulisses du métier et leur engagement absolu pour l'information. Face à un contexte de guerre informationnelle et de défiance croissante d'une partie des publics contre les médias, Florence Dauchez a conçu Le Prix du journalisme comme une archive nécessaire pour les générations futures. Pour elle, il s'agissait de « capturer cette mémoire pour en faire précisément une mémoire comme on enfermait des trésors dans une amphore ». Son objectif est clair : laisser une trace de cette pratique du grand reportage, du terrain, car « si le journalisme disparaissait, cette forme-là serait quelque part ». « Compléter le récit » Le choix de réunir exclusivement des lauréates du prix Albert-Londres permet de mettre en lumière une approche souvent plus sensible de l'actualité. Florence Dauchez souligne l'avantage stratégique de ce regard : « Nous avons accès à cet univers féminin parce que nous sommes des femmes et que souvent dans les pays dans lesquels nous nous rendons, l'accès aux femmes est limité pour les hommes. Donc, de ce fait, c'est une manière de compléter le récit ». La réalité d'un « métier de valeurs » Loin du romantisme du grand reporter, Florence Dauchez rappelle la rudesse économique de la profession. Contrairement aux idées reçues, le journalisme est marqué par une forte fragilité sociale : « La grande majorité [...] des journalistes vivent avec un niveau de revenus qu'on peut qualifier de précaire ». Pour Florence Dauchez, cet engagement ne s'explique pas par l'appât du gain, mais par une conviction profonde : « Ce ne sont pas des métiers d'argent. [...] Ce sont des métiers de valeurs ». Un rempart pour la démocratie À l'heure où les algorithmes peinent à saisir la complexité du monde, le travail de terrain reste l'ultime garant de la transparence. Florence Dauchez rappelle que la mission première de la presse est de demander des comptes : « Le journaliste et le journalisme servent à demander des comptes au pouvoir, [...] ça fait partie du jeu de la démocratie ». En expliquant les méthodes, les doutes et les contraintes éthiques, les reporters peuvent recréer un lien avec les citoyens. « Témoigner de l'intérieur des mécanismes, ça permet aussi de mieux appréhender la réalité des autres », souligne Florence Dauchez. ► Le Prix du journalisme : Récits de femmes reporters, un livre de Florence Dauchez paru chez INA Éditions et une série de podcasts en 10 épisodes disponibles sur toutes les plateformes.

Atelier des médias
Comment les radios publiques francophones veulent défendre leurs podcasts

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 26:25


L'association Les Médias francophones publics (MFP) fête cette année ses 10 ans. Aussi, L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde que Steven Jambot a animée au festival Longueur d'ondes 2026 avec des représentants de Radio Canada, Radio France, la RTBF, la RTS, Arte Radio et RFI.  En ce début d'année 2026, l'association Les médias francophones publics (MFP) célèbre ses 10 ans d'existence. Ce réseau, qui regroupe 14 grands médias de service public français, belges, suisses et canadiens, rassemble près de 25 000 collaboratrices et collaborateurs, dont près de 6 000 journalistes. Très concrètement, de nombreux salariés de ces médias prennent part plusieurs fois par an à des commissions et groupes de travail qui se réunissent pour partager des outils, des stratégies, des retours d'expérience.  Le vendredi 30 avril, au festival Longueur d'ondes, à Brest, plusieurs membres de la commission Audio numérique des MFP ont participé à une table ronde. Cet épisode de L'atelier des médias en fait entendre des extraits choisis. Autour de la table se retrouvaient des représentants de Radio France, d'Arte Radio, de la RTBF, de la Radio-Télévision suisse, de Radio Canada et de RFI. Reprendre le contrôle de la diffusion Un des soucis majeurs identifié par les MFP est la fragmentation de l'audience et la captation de la valeur par les plateformes tierces. Comme l'explique Éric Poivre, secrétaire général des MFP, un des choix forts de plusieurs membres a été de réfléchir à des « stratégies de rapatriement vers nos environnements maîtrisés, nos plateformes propriétaires ». Radio France a déjà franchi le pas en lançant une application unique en 2018. Pour Erwann Gaucher, son directeur éditorial, l'objectif est clair : « On a envie d'une souveraineté éditoriale. On a envie de faire découvrir et on essaie d'éditorialiser, ce qui ne se passe pas sur les plateformes tierces ». Une stratégie payante, puisque 60 % des écoutes se font désormais sur l'application Radio France contre seulement 20 % il y a dix ans. Exclusivité contre hyper-distribution Au Canada, Radio Canada a opté pour une stratégie d'exclusivité via son application Ohdio. Jérôme Leclerc, premier directeur du service de l'audio numérique, souligne l'importance de « ramener chez nous la conversation avec nos auditoires ». Dans un autre esprit, Arte Radio privilégie une hyper-distribution raisonnée pour rester visible partout, tout en conservant une plus grande profondeur de catalogue sur ses site et application, explique Perrine Kervran. La RTBF et la RTS (Suisse) naviguent entre ces deux modèles avec une distribution sélective. Sandrine Pauwels (RTBF) revient sur l'échange et la diffusion croisée de contenus entre les médias francophones publics ; Camille Dupon-Lahitte (RTS) explique par ailleurs l'importance des écoutes publiques dans des festivals ou librairies pour « attraper un public qui n'a peut-être jamais écouté de podcast ». RFI, un cas à part Pour RFI, seul média international des MFP, la problématique diffère. Ainsi, dans certains pays du Sahel où les antennes FM, site web et applis de RFI sont bloqués, YouTube et les réseaux sociaux sont parfois le « seul contact » restant avec les auditeurs, rappelle Simon Decreuze, coordinateur de la production des podcasts de RFI.  Un algorithme de service public Les synergies entre membres des MFP peuvent aussi permettre d'inventer de nouveaux standards. Erwann Gaucher évoque la mise en place d'un « algorithme de service public » dont le but n'est pas la rétention infinie, mais la curiosité : « Est-ce qu'on a réussi à vous emmener à l'écoute de quelque chose que avec votre profil dont on se rend compte que vous n'aviez jamais écouté avant ? ».

Accents d'Europe
En Turquie, la lutte contre la désinformation se transforme en répression

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 19:29


La loi sur la désinformation adoptée en 2022 devait punir la « propagation d'informations contraires à la vérité ». Quatre ans plus tard, elle a fait du journalisme indépendant un métier à haut risque. La censure en Turquie... En 2022, lorsque le gouvernement turc a fait adopter une loi qui punissait de prison toutes les personnes condamnées pour « propagation d'informations contraires à la vérité », les organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé un nouvel instrument destiné à museler les médias indépendants. Ce que le pouvoir a fermement démenti. Mais quatre ans plus tard, le constat est sans appel : les journalistes sont bien les premières victimes de cette loi sur la désinformation, comme l'illustre ce reportage d'Anne Andlauer à Ankara. ... et la liberté académique au Royaume-Uni Le gouvernement britannique annonce la prochaine entrée en vigueur d'un système destiné à garantir la liberté de parole des universitaires. Il permettra aux enseignants-chercheurs et aux autres membres du personnel universitaire de déposer plainte, en cas de conflit, directement auprès d'un service dédié. L'idée est d'éviter les actions en justice quand un enseignant estime que son poste ou son travail sont remis en cause en raison de ses idées et prises de position. Plusieurs affaires avaient défrayé la chronique, les explications de Marie Billon à Londres. La chronique musique de Vincent Théval : Memorials, Watching the moon (UK) En France, le retour à l'emploi des personnes marginalisées, grâce aux Régies de quartier  Partout sur le territoire en France, les régies de quartier aident chaque année plus de 12.000 personnes très éloignées de l'emploi à remettre le pied à l'étrier, à retrouver le chemin de l'emploi et de l'insertion sociale. Principalement actives dans les quartiers défavorisés, elles contribuent aussi au tissu social et à l'entretien des lieux de vie. Sous pression budgétaire depuis plusieurs années, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, le Mouvement des régies ne baisse pas les bras. Reportage d'Olivier Favier. En Écosse, les pauvres priés de se faire discrets À Glasgow en Écosse, il ne fait pas bon être sans abri : 43 personnes ont été interpellées en un mois parce qu'elles trainaient autour de la Gare centrale. La police entend lutter contre la criminalité, mais des voix critiquent estiment qu'il s'agit de mesures « cosmétiques » à l'approche de la saison touristique. Les précisions de Thomas Harms.

Dans la tête d'un CEO
#274 Adrienne de Malleray : Quitter Canal+ pour entreprendre, et prendre soin de nos sols.

Dans la tête d'un CEO

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 51:04


Adrienne de Malleray a quitté sa carrière de journaliste TV (ex-Canal+) pour l'entrepreneuriat (et l'AgriTech !)

Atelier des médias
Fact-checking au Sénégal : le combat de Fatou Diéry Diagne contre la désinformation

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 42:34


L'atelier des médias reçoit Fatou Diéry Diagne, journaliste fact-checkeuse au quotidien sénégalais Le Soleil. Elle a publié « Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise ». Dans cet entretien, elle explique son approche dans la vérification des faits et partage les impacts de son activité journalistique sur sa vie personnelle. À 28 ans, Ndèye Fatou Diéry Diagne s'est imposée dans le paysage médiatique sénégalais en se spécialisant dans la lutte contre les infox. Sortie major de sa promotion au Cesti, elle est devenue journaliste au quotidien national Le Soleil, au sein duquel elle a cofondé « Soleil Check », la cellule de vérification en vidéo du journal.  À écouter aussiSénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil » Dans son livre, Résister à la désinformation : Journal d'une fact-checkeuse sénégalaise (éditions Le Carré culturel, 2025), elle raconte un parcours sinueux guidé par une curiosité d'enfant. Elle y décrit sa démarche d'autrice comme « une halte pour reprendre mon souffle et, surtout, laisser une trace ». Des vidéos en wolof pour parler au plus grand nombre Pour contrer la viralité des rumeurs, la journaliste a fait le choix du smartphone et de la vidéo, mais surtout celui de la langue locale. Environ 80 % de la population sénégalaise comprend le wolof, contre seulement un tiers pour le français. « On s'est dit qu'il fallait que le fact-checking parle aux Sénégalais. Et qu'est-ce qui parle mieux au Sénégal actuellement ? C'est la vidéo, c'est la langue locale », explique-t-elle. Cette stratégie permet de toucher toutes les générations, notamment lorsque des fausses informations sur la santé ou la politique circulent massivement. Le poids psychologique de sa mission à l'ère des réseaux sociaux Le métier de fact-checkeur n'est pas sans risques. Entre les attaques sur son physique, sa foi ou sa crédibilité, Fatou Diéry Diagne évoque un « prix psychologique » lourd à encaisser. Pour se protéger, elle s'astreint à une discipline de fer, notamment dans sa vie privée. Elle écrit : « Ma réputation est devenue mon armure et mon fardeau. Je choisis mes relations avec précaution, parfois avec froideur [...] Une seule photo, un seul mot mal interprété et c'est tout un travail qui peut s'effondrer. » Pour une réponse régionale à la désinformation Au-delà de son travail de terrain, elle milite pour une réponse institutionnelle et régionale à la désinformation. Elle propose la création d'un centre technique ouest-africain et l'intégration de l'éducation aux médias (EMI) dans les politiques publiques. Pour elle, le fact-checking agit comme une « arme nucléaire douce » : invisible et silencieuse, mais déterminante pour la stabilité d'une société. Malgré les obstacles et le manque d'accès aux données publiques, la passion de Fatou Diéry Diagne reste intacte et elle entend la rendre contagieuse, notamment auprès des filles et des femmes qui prendront la peine de l'écouter.

LanguaTalk Slow French: Learn French With Gaëlle | French podcast for A2 & above
Interview avec Baptiste (part 2) - Journalisme de solutions

LanguaTalk Slow French: Learn French With Gaëlle | French podcast for A2 & above

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 18:40


In this episode, the second part of our interview with Baptiste, we left the field of traditional journalism to explore a different approach: solution journalism. After years of terrible experiences working for 24h news channels, Baptiste created his own media channel to be an actor of a positive and necessary change.Check out Langua, a cutting-edge AI platform to help you become fluent in French: https://languatalk.com/ai-french-tutor?via=gaelle⁠Claim your free trial, and if you like it, save 20% on the annual unlimited plan with code FRENCH20.You can find an interactive transcript for this episode on ⁠Langua⁠, and you can see the vocab list here: ⁠https://languatalk.com/blog/podcast/french?via=frenchpod⁠

Les matins
Assises du journalisme : la profession en quête de vérité

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 3:29


durée : 00:03:29 - Un monde connecté - par : François Saltiel - Pour la 19ᵉ édition des Assises du journalisme de Tours, la profession se retrouve pour interroger ses pratiques, dans un contexte en crise. La quête de vérité à l'heure de la trumpisation reste un défi crucial.

Journal de l'Afrique
Darfour : MSF alerte sur l'ampleur des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 12:24


L'ONG Médecins sans Frontières a publié ce mardi un rapport sur les violences sexuelles au Darfour, région soudanaise désormais quasi entièrement aux mains des Forces de Soutien Rapide. Durant deux ans, les centres de soins gérés par MSF ont reçu près de 3 400 victimes de violences sexuelles. Le constat de l'ONG est clair : femmes et fillettes darfouries sont en danger, elles n'ont aucun lieu où être en sécurité.