Major region of North Africa; western half of Arab world
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Après 15 mois de crise diplomatique, l'Algérie et le Mali amorcent un rapprochement. Ce lundi 10 août, le Premier ministre algérien a invité son homologue malien à Alger, après le retour de l'ambassadeur malien dans la capitale algérienne début juillet. Des gestes qui démontrent un réchauffement des relations, après la grave crise provoquée en 2025 par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne. Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne, est au micro de RFI. Pourquoi ce rapprochement maintenant ? Et quels sont, pour Alger comme pour Bamako, les enjeux de ce nouveau dialogue au Sahel et dans le Sahara ? RFI : Ce lundi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a invité son homologue malien à venir en Algérie pour une rencontre de haut niveau. Début juillet, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger. Pourquoi ce rapprochement entre les deux pays intervient-il maintenant ? Qu'est-ce qui a rendu possible ce dégel ? Pierre Vermeren : Oui, vous avez raison. Et Alger envoie un ambassadeur aussi très expérimenté à Bamako... Je crois qu'il faut prendre en compte, un peu comme dans le cas de la crise avec l'Espagne, même si ça paraît loin, la situation du Sahara occidental qui va être discutée à l'ONU en septembre. Je pense que l'Algérie veut reconstituer un front d'alliés pour faire face à cette question, à l'offensive marocaine, qui promet d'être soutenue par les grandes puissances et qui vise à régler le dossier saharien. Donc, Alger se doit de renouer avec ses voisins. Alors bien sûr, il y a des raisons locales. Ce n'est pas que de la raison liée à l'ONU, avec des raisons internationales. Mais je pense que cette question onusienne liée au dossier saharien est très importante, aussi bien pour Rabat que pour Alger. Maintenant, en un mot sur la cause locale. Il y a un an, la crise était montée entre Alger et le régime de Bamako, alors même que les deux s'étaient alliés pour chasser l'opération Barkhane et la France il y a quelques années grâce à leurs amis russes. Mais entre-temps, il y a eu une sorte de retournement d'alliance où les Russes et Bamako se sont retournés contre Alger en l'accusant de « soutenir » les groupes terroristes. Le Mali avait même accusé à l'ONU l'Algérie de soutenir le terrorisme au Sahara. Donc, c'est une situation qui n'est pas acceptable à long terme pour Alger. Et on voit aujourd'hui les relations reprendre sur une base assainie, nous dit-on... Vous venez de le rappeler, les relations entre Alger et Bamako avaient été très dégradées. Est-ce que ces différends importants sont réellement dépassés aujourd'hui ? Écoutez, le régime de Bamako, toujours allié aux Russes apparemment sur place, combat durement et difficilement ces groupes. Et ces groupes, Alger a toujours eu des liens avec eux directement, ou plutôt peut-être indirectement. Alger se veut un peu comme le protecteur des Touaregs, mais de là à ce qu'il y ait une forme d'hégémonie régionale des Touaregs maliens qui se retournent contre Bamako et au fond qui créent un foyer de déstabilisation pour la région, je pense que ce n'est pas quelque chose qui intéresse Alger, qui veut toujours plutôt avoir des groupes sous sa tutelle et pas forcément qui s'autonomisent. Il y a d'autres ingérences dans la région, il y a les pays du Moyen-Orient, il y a le Maroc, il y a forcément les pressions américaines aussi. Donc, tout ça incite finalement Alger à revenir, à reprendre langue avec le régime de Bamako, qui manifestement est plutôt dans de bonnes dispositions, d'autant plus que ses amis russes ne tiennent pas forcément leurs promesses sur place. Vous l'avez mentionné, l'Algérie a longtemps été un médiateur entre Bamako et les groupes armés du Nord. Est-ce qu'elle peut retrouver aujourd'hui ce rôle de médiateur justement, et pas seulement d'ailleurs avec le Mali ? Oui, c'est assez naturel dans la mesure où Alger est une puissance centrale au Sahara. C'est même la puissance centrale au Sahara, dans tout l'ouest de l'Afrique, et qu'elle dispose du plus grand domaine touareg dans son grand Sud, et que les Touaregs maliens, comme d'ailleurs ceux du Niger souvent, ont des passeports algériens. Donc il y a une circulation qui est très ancienne. Tamanrasset est un peu une des capitales de toute cette région. Alger ne veut évidemment pas que ses voisins, tout simplement, lui tournent le dos, parce que pour elle, c'est aussi une question intérieure. Et en plus, elle a des accords avec ses voisins, elle a des ambitions économiques, avec le projet d'oléoduc au Sahara qui pourrait éventuellement passer par le Niger. Tout ça, évidemment, exige une forme de paix et de bonnes relations avec ses voisins. Par quel levier l'Algérie cherche-t-elle à reconquérir son influence au Sahel ? Quels sont les secteurs les plus stratégiques pour Alger ? Alors, Alger est confrontée à des puissances islamiques. Le Maroc use beaucoup de son crédit confrérique dans la région, de la statue du Commandeur des croyants très ancienne qui est à l'origine d'ailleurs de l'islamisation d'une partie de cette région. Et puis il y a l'influence des monarchies aussi, du Golfe, voire des Turcs qui, eux, agissent par des réseaux salafistes plutôt. Et Alger ne peut pas utiliser ce capital religieux, même si la religion n'est jamais loin - parce qu'il y a aussi des confréries en Algérie, évidemment. Mais surtout, Alger va utiliser sa force militaire, sa situation géostratégique et axer sur ce qu'elle peut faire. Par exemple, elle vient d'offrir des hélicoptères au Niger. Il faut rappeler qu'Alger est la première puissance militaire de la région, de très loin, qu'elle a un budget militaire considérable et qu'elle peut apparaître comme une force de stabilisation, de sécurisation et aider des régimes comme celui de Bamako ou du Niger aussi, qui n'ont pas beaucoup de moyens. Il y a une disproportion tellement grande entre l'armée algérienne et ses voisines du Sud qu'Alger, évidemment, va utiliser sa force -pétrole aussi peut-être- mais surtout sa force militaire et géostratégique pour jouer la force de stabilisation. Ce n'est pas le même plan évidemment que le plan religieux de ses adversaires. À lire aussiRapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»
3 juin 2026 - Benjamin Badier, agrégé d'histoire, docteur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Anne-Adélaïde Lascaux, postdoctorante au Centre Jacques Berque à Rabat.Modération: Anne Bouhali, maîtresse de conférences à l'Université Paris Cité.Retrouvez la vidéo: https://youtu.be/3Ws9ZgJVSCUSuivez nos évènements sur les réseaux sociaux YouTube : @upiremmo Facebook : @institutiremmo X-Twitter : @IiReMMO Instagram : @institutiremmo LinkedIn : @Institut iReMMOSoutenez notre chaîne HelloAsso : @iremmo
This week, Hamza Hamouchene returns to the podcast to talk about Towards Palestinian Liberation: Global Perspectives on Anti-Colonial Resistance and Solidarity, the new collection he co-edited with Abi Bae. Palestine, he argues, cannot be understood simply as a “conflict” or humanitarian crisis, but as a national liberation struggle against settler colonialism embedded in a larger system of Western imperialism and global capitalism.Hamza traces Israel's role within the imperial order, the class interests of Arab ruling elites, and the political economy of occupation and dispossession. Drawing connections to Algeria, Vietnam, South Africa, and other anti-colonial struggles, he emphasizes the revolutionary potential of international solidarity and the necessity of connecting struggles against colonialism, capitalism, and imperialism.Steve brings MMT into the discussion, arguing that an analysis of real resources is incomplete without confronting the imperial power and violence through which those resources are controlled. The conversation ultimately points beyond solidarity with Palestine toward a larger project of liberation. As Hamza wraps it up:“We need to be in solidarity with movements that are fighting for their rights, fighting against land grabs, against extractivism, against neocolonial plunder. Be with the Palestinians in their struggle for liberation. Because what we want, Steve, is not just a liberated Palestine. We want a liberated Palestine in a liberated world.”Too often, mainstream narratives on Palestine are narrowly focused on Israel, the West Bank, and Gaza. Solidarity is reduced to a matter of human rights and international law violations. Hamza stands firm in his refusal to treat Palestine as an exception to the global struggle against imperialism.Dr. Hamza Hamouchene is a London-based Algerian researcher-activist, commentator and a founding member of Algeria Solidarity Campaign (ASC), Environmental Justice North Africa (EJNA) and the North African Food Sovereignty Network (Siyada). He is currently the Arab region Programme Coordinator at the Transnational Institute (TNI). His work is focused on issues of extractivism, resources, land and food sovereignty as well as climate, environmental, and energy justice in the Arab region. He is the author/editor of five books: “Towards Palestinian Liberation: Global Perspectives on Anti-Colonial Resistance & Solidarity” (2026), “Dismantling Green Colonialism: Energy and Climate Justice in the Arab Region” (2023), “The Arab Uprisings: A decade of struggles” (2022), “The Struggle for Energy Democracy in the Maghreb” (2017) and The Coming Revolution to North Africa: The Struggle for Climate Justice (2015).
Au Maghreb, les migrants noirs cibles d'actes racistes sur fond de lutte contre l'immigrationUne vidéo insoutenable a bouleversé la Tunisie : une femme noire enceinte, dénudée et menacée de viol collectif devant sa famille. Si ces images ont choqué, elles ne racontent qu'une partie d'un phénomène plus vaste : la montée du racisme négrophobe au Maghreb sur fond de lutte contre l'immigration subsaharienne. Discours politiques, montée des mouvements nationalistes, expulsions massives dans le désert, violences documentées par les ONG, accords migratoires avec l'Union européenne… Comment le Maghreb est-il devenu un espace où les personnes exilées d'Afrique subsaharienne sont de plus en plus prises pour cibles ? Rapports, archives et témoignages mettent en lumière les logiques politiques qui traversent la Tunisie, la Libye, le Maroc et l'Algérie. Une analyse pour comprendre comment les politiques migratoires, le racisme d'État et l'externalisation des frontières européennes alimentent une crise humanitaire et une haine tenace, qui reste largement ignorée.
E Freideg de Moie war de Lëtzebuerger Prisongssystem Theema an der Emissioun "Invité vun der Redaktioun".
On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».
On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».
Abdelwahab Meddeb's Returns to Marrakesh, co-translated by Claudia Esposito and Laura Reeck and published by Syracuse University Press in 2026, chronicles Meddeb's successive visits to the Red City from 1968 through the 1990s, tracing both his personal journey and Marrakesh's transformation across three pivotal decades. Through his distinctive blend of poetic prose and attentive observation, Meddeb portrays the city as a historical crossroads shaped by Jewish and Muslim communities, different social classes, Sufi mystics, merchants, and travelers—a richly layered urban space in which cultures, histories, and spiritual traditions continually intersect. Presented in a bilingual edition featuring the original French alongside the English translation, the book introduces a wider readership to the work of one of North Africa's most significant literary and intellectual voices. In this episode, Ibrahim Fawzy sat down with Esposito and Reeck to discuss Meddeb's distinctive literary and intellectual presence, his movement across languages, cultures, and spiritual traditions, and his intimate portrayal of Marrakesh. They also explore the collaborative process of translating his multilingual, layered prose and consider how translation can extend—and even renew—a writer's literary afterlife. Claudia Esposito is associate professor of French at the University of Massachusetts, Boston. She is author of The Narrative Mediterranean: Beyond France and the Maghreb.Laura Reeck is an independent translator and scholar. She is the author of Writerly Identities in Beur Fiction and Beyond and coeditor of Post-Migratory Cultures in Postcolonial France. Ibrahim Fawzy is an Egyptian literary translator and writer. He is the translator of Hassan Akram's A Plan to Save the World (Sandorf Passage, 2026). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
Abdelwahab Meddeb's Returns to Marrakesh, co-translated by Claudia Esposito and Laura Reeck and published by Syracuse University Press in 2026, chronicles Meddeb's successive visits to the Red City from 1968 through the 1990s, tracing both his personal journey and Marrakesh's transformation across three pivotal decades. Through his distinctive blend of poetic prose and attentive observation, Meddeb portrays the city as a historical crossroads shaped by Jewish and Muslim communities, different social classes, Sufi mystics, merchants, and travelers—a richly layered urban space in which cultures, histories, and spiritual traditions continually intersect. Presented in a bilingual edition featuring the original French alongside the English translation, the book introduces a wider readership to the work of one of North Africa's most significant literary and intellectual voices. In this episode, Ibrahim Fawzy sat down with Esposito and Reeck to discuss Meddeb's distinctive literary and intellectual presence, his movement across languages, cultures, and spiritual traditions, and his intimate portrayal of Marrakesh. They also explore the collaborative process of translating his multilingual, layered prose and consider how translation can extend—and even renew—a writer's literary afterlife. Claudia Esposito is associate professor of French at the University of Massachusetts, Boston. She is author of The Narrative Mediterranean: Beyond France and the Maghreb.Laura Reeck is an independent translator and scholar. She is the author of Writerly Identities in Beur Fiction and Beyond and coeditor of Post-Migratory Cultures in Postcolonial France. Ibrahim Fawzy is an Egyptian literary translator and writer. He is the translator of Hassan Akram's A Plan to Save the World (Sandorf Passage, 2026). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/literary-studies
Abdelwahab Meddeb's Returns to Marrakesh, co-translated by Claudia Esposito and Laura Reeck and published by Syracuse University Press in 2026, chronicles Meddeb's successive visits to the Red City from 1968 through the 1990s, tracing both his personal journey and Marrakesh's transformation across three pivotal decades. Through his distinctive blend of poetic prose and attentive observation, Meddeb portrays the city as a historical crossroads shaped by Jewish and Muslim communities, different social classes, Sufi mystics, merchants, and travelers—a richly layered urban space in which cultures, histories, and spiritual traditions continually intersect. Presented in a bilingual edition featuring the original French alongside the English translation, the book introduces a wider readership to the work of one of North Africa's most significant literary and intellectual voices. In this episode, Ibrahim Fawzy sat down with Esposito and Reeck to discuss Meddeb's distinctive literary and intellectual presence, his movement across languages, cultures, and spiritual traditions, and his intimate portrayal of Marrakesh. They also explore the collaborative process of translating his multilingual, layered prose and consider how translation can extend—and even renew—a writer's literary afterlife. Claudia Esposito is associate professor of French at the University of Massachusetts, Boston. She is author of The Narrative Mediterranean: Beyond France and the Maghreb.Laura Reeck is an independent translator and scholar. She is the author of Writerly Identities in Beur Fiction and Beyond and coeditor of Post-Migratory Cultures in Postcolonial France. Ibrahim Fawzy is an Egyptian literary translator and writer. He is the translator of Hassan Akram's A Plan to Save the World (Sandorf Passage, 2026). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/literature
Abdelwahab Meddeb's Returns to Marrakesh, co-translated by Claudia Esposito and Laura Reeck and published by Syracuse University Press in 2026, chronicles Meddeb's successive visits to the Red City from 1968 through the 1990s, tracing both his personal journey and Marrakesh's transformation across three pivotal decades. Through his distinctive blend of poetic prose and attentive observation, Meddeb portrays the city as a historical crossroads shaped by Jewish and Muslim communities, different social classes, Sufi mystics, merchants, and travelers—a richly layered urban space in which cultures, histories, and spiritual traditions continually intersect. Presented in a bilingual edition featuring the original French alongside the English translation, the book introduces a wider readership to the work of one of North Africa's most significant literary and intellectual voices. In this episode, Ibrahim Fawzy sat down with Esposito and Reeck to discuss Meddeb's distinctive literary and intellectual presence, his movement across languages, cultures, and spiritual traditions, and his intimate portrayal of Marrakesh. They also explore the collaborative process of translating his multilingual, layered prose and consider how translation can extend—and even renew—a writer's literary afterlife. Claudia Esposito is associate professor of French at the University of Massachusetts, Boston. She is author of The Narrative Mediterranean: Beyond France and the Maghreb.Laura Reeck is an independent translator and scholar. She is the author of Writerly Identities in Beur Fiction and Beyond and coeditor of Post-Migratory Cultures in Postcolonial France. Ibrahim Fawzy is an Egyptian literary translator and writer. He is the translator of Hassan Akram's A Plan to Save the World (Sandorf Passage, 2026). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/biography
Abdelwahab Meddeb's Returns to Marrakesh, co-translated by Claudia Esposito and Laura Reeck and published by Syracuse University Press in 2026, chronicles Meddeb's successive visits to the Red City from 1968 through the 1990s, tracing both his personal journey and Marrakesh's transformation across three pivotal decades. Through his distinctive blend of poetic prose and attentive observation, Meddeb portrays the city as a historical crossroads shaped by Jewish and Muslim communities, different social classes, Sufi mystics, merchants, and travelers—a richly layered urban space in which cultures, histories, and spiritual traditions continually intersect. Presented in a bilingual edition featuring the original French alongside the English translation, the book introduces a wider readership to the work of one of North Africa's most significant literary and intellectual voices. In this episode, Ibrahim Fawzy sat down with Esposito and Reeck to discuss Meddeb's distinctive literary and intellectual presence, his movement across languages, cultures, and spiritual traditions, and his intimate portrayal of Marrakesh. They also explore the collaborative process of translating his multilingual, layered prose and consider how translation can extend—and even renew—a writer's literary afterlife. Claudia Esposito is associate professor of French at the University of Massachusetts, Boston. She is author of The Narrative Mediterranean: Beyond France and the Maghreb.Laura Reeck is an independent translator and scholar. She is the author of Writerly Identities in Beur Fiction and Beyond and coeditor of Post-Migratory Cultures in Postcolonial France. Ibrahim Fawzy is an Egyptian literary translator and writer. He is the translator of Hassan Akram's A Plan to Save the World (Sandorf Passage, 2026). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/language
pWotD Episode 3377: Ceuta Welcome to popular Wiki of the Day, spotlighting Wikipedia's most visited pages, giving you a peek into what the world is curious about today.With 546,834 views on Friday, 31 July 2026 our article of the day is Ceuta.Ceuta (UK: , US: ; Spanish: [ˈθewta, ˈsewta] ; Moroccan Arabic: سَبْتَة, romanized: Sabtah) is an autonomous city of Spain on the North African coast. Bordered by Morocco, it lies along the boundary between the Mediterranean Sea and the Atlantic Ocean. Ceuta is one of the special territories of members of the European Economic Area. Phoenicians founded a settlement in the La Almina Peninsula, which had continuity under Roman and Byzantine rule (Septem Fratres). It was annexed to the early caliphates upon the Islamic conquest of the Maghreb, only to be destroyed during the Berber Revolt. It was rebuilt in the ninth century by Majkasa Ghomaras. For much of the Middle Ages, regional powers north and south of the Strait of Gibraltar vied for control over Ceuta, which was a key contested port in the so-called Battle of the Strait. In 1415, it was annexed to the Kingdom of Portugal, and subsequently, after 1580, to the Hispanic Monarchy, with the city choosing to stay in the latter after 1640. Ceuta was a regular municipality belonging to the Spanish province of Cádiz prior to the passing of its Statute of Autonomy in March 1995, as provided by the Spanish Constitution, henceforth becoming an autonomous city.Along with the Canary Islands, Ceuta was classified as a free port before Spain joined the European Union. Ceuta's majority population is predominantly Arab Muslims (who comprise approximately 45% of Ceuta's residents) and Andalusian Christians, with a small minority of Sephardic Jews and Sindhi Hindus (from Pakistan). Spanish is the official language of Ceuta, while Darija Arabic (Ceuta Arabic dialect) is also widely spoken.This recording reflects the Wikipedia text as of 03:39 UTC on Saturday, 1 August 2026.For the full current version of the article, see Ceuta on Wikipedia.This podcast uses content from Wikipedia under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License.Visit our archives at wikioftheday.com and subscribe to stay updated on new episodes.Follow us on Bluesky at @wikioftheday.com.Also check out Curmudgeon's Corner, a current events podcast.Until next time, I'm standard Brian.
Singer Laura Elkeslassy joins Shoshana Brown and Rafael Shimunov to talk about Arab Jewish culture and politics while we listen to her new album Ya Ghorbati / يا غربتي: Divas in Exile.While digging through Arabic music theory, Laura came across unknown family history we talk about on the show.Laura is Brooklyn-based vocalist born and raised in Paris, with ancestral roots in Morocco. From traditional Andalusi style to popular Chaabi and to Francarabe cabaret, Ya Ghorbati celebrates folk and sacred music from the Maghreb.Drawing inspiration from her Sephardi and Moroccan roots, Laura explores North African folk music, Andalusi nubas, Ladino canciones and Maghrebi Jewish liturgy.Three ways to listen to our show:
L'historien Alain Ruscio présente l'histoire politique et culturelle du Maroc au temps de la colonisation française, objet de son dernier livre. La mémoire collective minimise souvent la violence subie par la société marocaine pendant ce demi-siècle de "protectorat"."La France va pouvoir porter librement au Maroc la civilisation, la richesse et la paix" : telle est la légende d'un dessin paru en 1911 en première page du Petit Parisien (Supplément illustré), où l'on voit une femme coiffée du bonnet phrygien, allégorie de la nation, tenant une corne d'abondance dont s'écoule un flot de pièces d'or sur des indigènes prosternés à ses pieds. Cette image typique de l'arrogance et de la bonne conscience colonisatrices figure en couverture de l'ouvrage récemment publié par l'historien Alain Ruscio, invité de ce 62e épisode de La grande H. "Le Maroc, faux protectorat, vraie colonie : fragments d'histoire, 1904-1956" : tel est le titre de ce livre riche en aperçus saisissants, plein de vie, en prise directe avec les sources textuelles et iconographiques. Alain Ruscio, éminent spécialiste, y propose une histoire culturelle de la domination française sur une territoire dont le statut de protectorat ne préservait en rien les populations de l'oppression coloniale, lot des "indigènes" au Maroc aussi bien qu'en Algérie et ailleurs en Afrique ou en Asie. On continue pourtant aujourd'hui à minimiser la violence subie par la société marocaine pendant ce demi-siècle de "protectorat".Dans cette conversation avec Julien Théry, Alain Ruscio revient sur certains des 26 chapitres thématiques de l'ouvrage, de la conférence d'Algésiras de 1906 (où les prédateurs européens attribuèrent à la France le "protectorat" sur le Maroc) à la lutte pour l'indépendance (finalement arrachée en 1956 à un gouvernement français trop occupé par l'insurrection algérienne pour être en mesure d'ouvrir un autre front au Maghreb), en passant par la figure de Jean Jaurès, auteur d'un livre dénonçant le Guêpier marocain, la solidarité des ouvriers et de certains intellectuels français avec les colonisés pendant la Guerre du Rif, ou encore le virtuose du football Larbi Ben Marek, intégré à l'équipe de France mais objet du racisme ordinaire.
De l'exil à la gloire, Mohammed V a incarné le passage d'un royaume sous tutelle à une nation souveraine. Père de l'indépendance marocaine, il a fait de la monarchie l'âme d'un pays en renaissance.Partez à la rencontre de Mohamed V, ce jeune prince qui allait devenir le symbole de l'indépendance du Maroc. D'abord souverain docile sous le protectorat français, il saura peu à peu s'affirmer et devenir le champion de la libération de son pays. Découvrez les étapes cruciales qui ont mené à l'émancipation du Royaume chérifien et à la naissance d'une nation moderne sous la houlette de ce monarque pieux et réformateur.Plongez dans les coulisses de ce tournant décisif de l'histoire du Maghreb, où le destin de Mohamed V s'entremêle avec les soubresauts de la colonisation française et les aspirations d'un peuple à l'indépendance. De son accession au trône en 1927 à son retour triomphal en 1955, suivez le parcours de ce souverain qui deviendra roi et père de la nation marocaine.Laissez-vous captiver par ce récit passionnant qui retrace la transformation d'un empire chérifien en un royaume moderne, porté par la figure charismatique de Mohamed V. Découvrez comment ce dernier a su habilement naviguer entre tradition et modernité pour mener son pays vers la liberté, dans un contexte de tensions et de répression coloniale.Franck Ferrand, avec son talent de conteur, vous plongera au cœur de cette épopée historique qui a façonné le Maroc contemporain. Un épisode incontournable pour comprendre les enjeux de la décolonisation et l'émergence des États indépendants d'Afrique du Nord.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique… On est en plein cœur de la capitale française, mais, une fois à l'intérieur de la Grande Mosquée de Paris, on a l'impression qu'on a été téléporté dans un pays du Maghreb. Ce monument historique qui s'étend devant nous est à la fois un lieu de culte pour les musulmans, mais aussi un lieu de culture ouvert à tous. On peut s'y rendre pour prier, flâner ou manger, ou encore pour admirer l'architecture du lieu. Linda est la cheffe du service des visites de la mosquée : « Là, on est dans la cour d'honneur. Tout ce que vous voyez a été taillé à la main par des artisans, donc c'est le bois de cèdre. La bande marron, qui fait le tour de la cour, est ornée d'un poème de 365 vers qui a été écrit pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et glorifier la construction de la mosquée. » Un bassin en marbre trône au milieu de la cour d'honneur, qui mène vers la salle de prière. La salle de prière peut accueillir 500 à 600 croyants, mais elle peut contenir jusqu'à 10 000 fidèles lors des grandes fêtes musulmanes. Mais il n'y a pas que le culte à la Grande Mosquée : « On enseigne la langue arabe, les cours coraniques, l'initiation à l'islam. Nous avons aussi le côté touristique où nous avons tous les groupes de scolaires qui viennent visiter. Et on a de toutes les nationalités aussi, des visiteurs qui viennent de tous les pays du monde. » À lire aussiCentenaire de la Grande Mosquée de Paris : histoire, controverses et héritage d'un monument emblématique Un lieu de culte, d'enseignement et de partage Entre la cour d'honneur et le jardin de la mosquée, les visiteurs peuvent admirer des milliers de livres et manuscrits anciens : « Voilà, donc là, c'est la bibliothèque. Elle porte le nom d'Abdelhamid Ben Badis, qui est le fondateur de l'association des oulémas, des savants algériens. Et donc, il était à son époque pour l'enseignement des filles, au même titre que les garçons. Et cette bibliothèque, elle n'est pas ouverte pour consulter, elle est seulement à visiter et elle sert de salle de mariage. » Cette bibliothèque sert également de lieu où sont organisées de petites animations comme celle du jour sur la calligraphie, animée par Nisam : « Ici, à la mosquée de Paris, on maîtrise la calligraphie dans toutes les langues du monde. Mais comme on est une mosquée, on va mettre en exergue la calligraphie arabe, entre autres, aussi bien que la calligraphie latine. Donc là, le nom est écrit en calligraphie latine, en français, et le même prénom, Yasmine, en calligraphie arabe. » Autre lieu de visite de la Grande Mosquée, le jardin d'Eden où se trouve le tombeau du fondateur, Si Kaddour Ben Ghabrit, mort en 1954 à Paris : « Il est né en Algérie, décédé en 1954, enterré ici. Vous voyez les plaques, c'est pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France. » Et entre le tombeau du fondateur et le minaret de la mosquée, il y a le jardin, très apaisant : « Là, nous avons des arbres fruitiers. Vous voyez, il y a de l'eau partout. Et là, vous voyez le minaret qui fait 33 mètres de hauteur pour faire l'appel à la prière. » À écouter aussiLa Grande Mosquée de Paris a 100 ans Un lieu ouvert à tous les visiteurs Pour l'instant, ce n'est pas l'heure de la prière. De passage à Paris, cette Marseillaise trouve les lieux : « Extraordinaire ! Ça me rappelle, bien sûr, mes petits voyages au Maroc et notamment à Séville aussi. On retrouve exactement les mêmes principes architecturaux. Voilà, ça me plaît beaucoup. » Par une entrée opposée à celle de la mosquée, il y a un hammam réservé aux femmes et un restaurant. Un lieu très prisé des visiteurs. Habib est un habitué. Il apprécie le côté ouvert de la mosquée : « Tout le monde est là, chrétiens, musulmans, de n'importe quelle religion ou non-croyants. » Attablée à la terrasse, cette Franco-Algérienne est venue avec une amie : « Moi, c'est vrai que je viens souvent, mais plutôt au hammam. Je viens très souvent parce que je trouve que c'est une expérience vraiment traditionnelle qui se rapproche de celle qu'on a au bled. » Pour son amie : « Moi, c'est la première fois, je suis ravie. Le thé glacé à la menthe est délicieux. Pareil pour les pâtisseries. Donc, je suis ravie, je reviendrai. » Chaque année, plus de 60 000 visiteurs viennent admirer la Grande Mosquée de Paris. À lire aussiGrande Mosquée de Paris: «Elle fait partie de la République» depuis cent ans
Disfrutamos de sonidos enraizados que, a la vez, se aventuran en la búsqueda de nuevos encuentros e inspiraciones. Suena bluegrass norteamericano, tango argentino, viejos cantos sicilianos reprocesados, conexiones entre Apulia y el Magreb, el gamelán de Bali explorando nuevos territorios, bailes retro a la mexicana o electrocumbiones planetarios a la colombiana. We enjoy rooted sounds that, at the same time, venture out in search of new encounters and inspirations. We hear North American bluegrass, Argentine tango, old Sicilian songs reprocessed, connections between Apulia and the Maghreb, the gamelan of Bali exploring new territories, retro dances alla mexicana and planetary electrocumbiones in Colombian style. – Tommy Emmanuel & David Grisman - Zorro's last ride - Pickin' – Ezra - Taxiway tossup - Whippersnap – Juan Sebastián Delgado - Jeanne y Paul - Tangos imaginarios – Nuhara - Nzuonnu (cantu alla baccillunisa) - Rama – Ashèblasta - Ya bnadem - Apulian unpopular music – Dewa Alit & Gamelan Salukat - Sukat tacala - Baur bentur – Le Bal Jacquin - La mexicaine - Retro express – Rizomagic - Plutarco [+ Conjunto Media Luna] - Cumbión planetario Nuhara
1, 2, 3... Viva Camelia Jordana et Grégory Dargent ! Depuis le mois d'avril 2026, Camélia Jordana donne une série de concerts intimistes dans un hôtel parisien. Elle est accompagnée par Natascha Rogers aux percussions, Mat@ au saxophone et aux claviers et Grégory Dargent au oud et à la guitare. C'est avec ce dernier qu'elle interprète 2 titres dans la #SessionLive, dont le titre « Que ma peau » qui figurera sur son prochain album. Bio rapido : Révélée par la Nouvelle Star en 2009 sur M6, César de la meilleure révélation féminine en 2018 pour son rôle dans le film Le Brio, Camélia Jordana est aujourd'hui une auteure-compositrice-interprète, musicienne et actrice qui démarre une carrière en indépendante. Nouvelles aventures et nouvel album attendu en 2027 (titre de travail Maharaba). Titres interprétés au grand studio - Que ma peau Live RFI clip - Unready, On se quitte clip - Dhaouw Live RFI. Line Up : Camélia Jordana (chant), Grégory Dargent (oud et guitare). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Concerts intimistes du 28 juin au 1er juillet 2026 au Grand Mazarin, Paris. & Préparation du nouvel album Maharaba. Instagram - YouTube - Facebook. De son côté, Grégory Dargent sort Soleil d'Hiver (livre, photos, musique). ► Soleil d'Hiver, mi-installation, mi-film, mi-concert, mi-performance, Soleil d'Hiver est une chimère visuelle et sonore représentant ce puzzle qu'est ma vie, questionnant d'où je viens, et peut-être, où je vais. J'y passe de mon père fuyant Alger à mon fils rêvant du monde, j'erre du Caire à Beyrouth, pense à ceux qui se sentent exilés dans leur propre pays. J'y caresse puis déforme mon oud, lui faisant chanter la nostalgie, vomir la guerre et pleurer un monde qui n'existe pas. J'y montre tous ces échos et ces images que j'ai volées dans le monde arabe, chez moi, partout. Solo pour oud, électronique, bandes magnétiques et projections. Durée : entre 50 et 55 minutes. Dans Soleil d'Hiver, performance pour oud, électronique, bandes magnétiques et projections, Grégory Dargent explore son héritage familial. Fils d'un enfant français ayant fui l'Algérie en 1961 à l'âge de 13 ans, Grégory Dargent, né seize ans plus tard, questionne, dans Soleil d'Hiver, les raisons qui l'ont peut-être conduit à choisir le oud, il y a plus de vingt ans, pour créer sa musique, fragmentée, explosive et virtuose. Cette errance commence face à la perte, au deuil et à l'exil, pour se transformer progressivement en une quête initiatique. Entre 2024 et 2025, celle-ci le mènera de l'Algérie à l'Égypte, en passant par le Liban et l'Irak. C'est au fil de ce périple qu'il composera et photographiera, et qu'il prendra conscience du poids de cet héritage, une nostalgie longtemps aveugle et muette, jusqu'à ce que, par l'art, elle puisse enfin se muer en musiques, en sons et en images. + Nouveau projet avec Electric Gem. Site - Instagram.
1, 2, 3... Viva Camelia Jordana et Grégory Dargent ! Depuis le mois d'avril 2026, Camélia Jordana donne une série de concerts intimistes dans un hôtel parisien. Elle est accompagnée par Natascha Rogers aux percussions, Mat@ au saxophone et aux claviers et Grégory Dargent au oud et à la guitare. C'est avec ce dernier qu'elle interprète 2 titres dans la #SessionLive, dont le titre « Que ma peau » qui figurera sur son prochain album. Bio rapido : Révélée par la Nouvelle Star en 2009 sur M6, César de la meilleure révélation féminine en 2018 pour son rôle dans le film Le Brio, Camélia Jordana est aujourd'hui une auteure-compositrice-interprète, musicienne et actrice qui démarre une carrière en indépendante. Nouvelles aventures et nouvel album attendu en 2027 (titre de travail Maharaba). Titres interprétés au grand studio - Que ma peau Live RFI clip - Unready, On se quitte clip - Dhaouw Live RFI. Line Up : Camélia Jordana (chant), Grégory Dargent (oud et guitare). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Concerts intimistes du 28 juin au 1er juillet 2026 au Grand Mazarin, Paris. & Préparation du nouvel album Maharaba. Instagram - YouTube - Facebook. De son côté, Grégory Dargent sort Soleil d'Hiver (livre, photos, musique). ► Soleil d'Hiver, mi-installation, mi-film, mi-concert, mi-performance, Soleil d'Hiver est une chimère visuelle et sonore représentant ce puzzle qu'est ma vie, questionnant d'où je viens, et peut-être, où je vais. J'y passe de mon père fuyant Alger à mon fils rêvant du monde, j'erre du Caire à Beyrouth, pense à ceux qui se sentent exilés dans leur propre pays. J'y caresse puis déforme mon oud, lui faisant chanter la nostalgie, vomir la guerre et pleurer un monde qui n'existe pas. J'y montre tous ces échos et ces images que j'ai volées dans le monde arabe, chez moi, partout. Solo pour oud, électronique, bandes magnétiques et projections. Durée : entre 50 et 55 minutes. Dans Soleil d'Hiver, performance pour oud, électronique, bandes magnétiques et projections, Grégory Dargent explore son héritage familial. Fils d'un enfant français ayant fui l'Algérie en 1961 à l'âge de 13 ans, Grégory Dargent, né seize ans plus tard, questionne, dans Soleil d'Hiver, les raisons qui l'ont peut-être conduit à choisir le oud, il y a plus de vingt ans, pour créer sa musique, fragmentée, explosive et virtuose. Cette errance commence face à la perte, au deuil et à l'exil, pour se transformer progressivement en une quête initiatique. Entre 2024 et 2025, celle-ci le mènera de l'Algérie à l'Égypte, en passant par le Liban et l'Irak. C'est au fil de ce périple qu'il composera et photographiera, et qu'il prendra conscience du poids de cet héritage, une nostalgie longtemps aveugle et muette, jusqu'à ce que, par l'art, elle puisse enfin se muer en musiques, en sons et en images. + Nouveau projet avec Electric Gem. Site - Instagram.
durée : 00:03:13 - Les Matins de France Culture - par : Gilles Gressani - Alors que la France a connu des températures supérieures à celles de plusieurs régions du Maghreb lors du récent épisode caniculaire, le géopolitologue Gilles Gressani interroge les conséquences politiques de ce changement climatique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À VivaTech 2026, Danny Afahounko présente la vision de Cloud Inspire, qui développe des infrastructures infonuagiques souveraines pour les entreprises et les gouvernements africains. L'objectif est de permettre aux organisations de conserver le contrôle de leurs données tout en bénéficiant de services comparables à ceux des grands fournisseurs mondiaux. Déjà présente en France et en Côte d'Ivoire, l'entreprise veut accélérer son implantation en Afrique de l'Ouest, en Afrique centrale et au Maghreb. Elle mise notamment sur des centres de données mobiles pour étendre les services numériques aux régions moins bien desservies. Pour Afahounko, le principal défi n'est plus technologique, mais éducatif : convaincre les décideurs qu'il existe désormais une alternative africaine crédible, capable de soutenir le développement économique et la souveraineté numérique du continent.
En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.
Pour ce numéro de Parlez-moi d'Histoire, Guillaume Perrault reçoit Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de France Algérie, de 1962 à nos jours (Tallandier) ainsi que l'essayiste et ancien haut fonctionnaire Jean-Louis Levet, co-auteur de Le Mal Algérien (Bouquins).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Episode 237: Entretien avec le Sociologue Mohamed Mebtoul Le projet d'histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d'entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d'intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d'autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s'est étendu à un effort plus complet d'enquête auprès d'économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d'architectes, de sociologues ruraux et d'autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l'objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Cet épisode a été enregistré le 1er novembre 2025 à Tunis, et s'inscrit dans le cadre du projet « Histoire Orale de la Production des Connaissances dans les pays du Maghreb ». Dans ce podcast, Habib Ayeb, Professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec Mohamed Mebtoul, professeur de sociologie à l'Université d'Oran 2. Fondateur de l'anthropologie de la santé en Algérie, il est également à l'origine du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS), devenu par la suite l'Unité de recherche en sciences sociales et santé. Veuillez suivre ces liens pour consulter l'interview en PDF et la vidéo La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interpretation de l'extrait de nouba, "Dziriya," par Dr. Noureddine Saoudi pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
Au Maroc, les jeunes créateurs de jeux vidéo intègrent de plus en plus une réalité marocaine dans leur production. Casaphonia est un jeu de rôle inspiré des superstitions et rituels du Maghreb, une sorte de Grand Theft Auto (GTA) qui se déroule dans les rues de Casablanca avec un rappeur marocain comme personnage principal, et des projets futuristes. Une créativité largement visible lors de la dernière édition de la Morocco Gaming Expo. De notre envoyé spécial à Rabat, C'est l'un des jeux qui attisent le plus la curiosité des visiteurs du salon : « Casaphonia, c'est notre jeu vidéo. Jusqu'à maintenant, on peut dire que c'est une réussite pour nous. » Sur l'écran, le personnage principal, le rappeur marocain Dizzy Bros, déambule dans les rues de Casablanca. En toile de fond, les fameux taxis rouges de la capitale économique, ou encore des graffitis de supporters de football du Wydad ou du Raja. « Tu peux avancer, tu peux même aller à Twin Center, ou à la mosquée Hassan II. Ce sont des endroits connus. » Les trois membres de l'équipe de ce projet pilote ont tous moins de 25 ans. Ayman Jabbari est le directeur du studio AJB qui a conçu cette démo. « Ce jeu se déroule au Maroc, tout l'environnement est marocain. On essaye de montrer aux gens notre culture, notre pays, nos rues, notre cuisine, notre communauté, tout ce qui compose notre culture. Parce que le jeu vidéo est un langage universel. » Il conçoit des jeux vidéo depuis l'âge de 15 ans. Son rêve est de trouver des investisseurs pour pouvoir développer son projet. « C'est toujours compliqué au Maroc parce que les investisseurs ne font pas confiance aux développeurs de jeux vidéo au Maroc. Mais nous essayons de chercher des opportunités à l'étranger, parce que nous avons des jeux, nous avons le potentiel de créer de meilleurs jeux », affirme-t-il. D'autant qu'Ayman Jabbari a déjà un nouveau projet en tête : un jeu vidéo qui prendrait place au Maroc en 2185. « Je veux voir le Maroc dans le futur. Donc, je vais créer ce Maroc futuriste avec mon imagination. Dans les jeux vidéo, tu peux faire de ton imagination la réalité, comme des voitures volantes, tout ce dont nous rêvions quand nous étions petits, les gens, des cyborgs, des robots, de l'intelligence artificielle, etc. », confie-t-il. Depuis trois ans, le royaume du Maroc affiche sa volonté de soutenir l'industrie du jeu vidéo et de capturer 1% du marché mondial d'ici 2030. Une volonté saluée, même si les difficultés subsistent pour les jeunes créateurs. Othman Elamrami, 24 ans, a créé son studio sur fonds propres. Quatre mois de travail jour et nuit ont été nécessaires pour aboutir à Zouhri, le sang maudit, un jeu d'horreur où l'on croise des danseurs jelilala en transe sur de la musique gnawa, des effluves d'encens dans des tentes berbères… « Pourquoi devons-nous copier les autres studios comme Capcom et Silent Hill pour faire des jeux d'horreur ? Notre culture marocaine et notre folklore sont une mine d'or. Nous devons l'exploiter », estime-t-il. Graphistes, spécialistes 3D, développeurs : le Maroc espère observer la création de 5 000 à 10 000 emplois directs dans le secteur d'ici 2030. À lire aussiMorocco Gaming Expo: un événement incontournable pour le jeu vidéo africain
A new week means new questions! Hope you have fun with these!What is the name of the body part that separates the left and right airways of the nasal cavity?Robert Crawley, the patriarch of the Crawley family played by Hugh Bonneville, in "Downton Abbey", is the earl of which English town?Which kind of fully-matured amphibian has a tail?Homer's Iliad is set toward the end of which war?A computer hacker intending to improve security is often called what good guy fashion accessory?Which English monarch was the last Emperor of India?The Maghreb, or the western part of the Arab world, is usually defined as encompassing much of what region?What's the first superhero movie to win an Academy Award?The shrubland habitat found mainly on free-draining infertile, acidic soils, characterised by open, low-growing woody vegetation is known by what term, realted to a Moor?Which Shakespeare play was based on a legendary king of the Britons who reigned around the time of the founding of Rome?The first golf course built in the US, Oakhurst Links, is in what state?In astronomy, stars visible to the naked eye that appear not to move relative to each other against the dark background of the night sky are called what stars?MusicHot Swing, Fast Talkin, Bass Walker, Dances and Dames, Ambush by Kevin MacLeod (incompetech.com)Licensed under Creative Commons: By Attribution 3.0 http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/Don't forget to follow us on social media:Patreon – patreon.com/quizbang – Please consider supporting us on Patreon. Check out our fun extras for patrons and help us keep this podcast going. We appreciate any level of support!Website – quizbangpod.com Check out our website, it will have all the links for social media that you need and while you're there, why not go to the contact us page and submit a question!Facebook – @quizbangpodcast – we post episode links and silly lego pictures to go with our trivia questions. Enjoy the silly picture and give your best guess, we will respond to your answer the next day to give everyone a chance to guess.Instagram – Quiz Quiz Bang Bang (quizquizbangbang), we post silly lego pictures to go with our trivia questions. Enjoy the silly picture and give your best guess, we will respond to your answer the next day to give everyone a chance to guess.Twitter – @quizbangpod We want to start a fun community for our fellow trivia lovers. If you hear/think of a fun or challenging trivia question, post it to our twitter feed and we will repost it so everyone can take a stab it. Come for the trivia – stay for the trivia.Ko-Fi – ko-fi.com/quizbangpod – Keep that sweet caffeine running through our body with a Ko-Fi, power us through a late night of fact checking and editing!
L'invitée : Emanuelle Saada, professeure au département de français et d'histoire de Columbia UniversityLe livre : Histoires et colonisations. Des récits de la conquête aux héritages postcoloniaux, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 2026.La discussion :· Pourquoi ce livre en forme de bilan historiographique ? (1:00)· Quelles différences d'approche entre France et États-Unis ? (10:15)· Lectures et découvertes dans la préparation du livre (21:00)· La colonisation est-elle occidentale ? (26:30)· La nature du pouvoir colonial : dominer, gouverner (33:00)· Les chantiers de recherche actifs ou à défricher (40:30) Les références citées dans la discussion :· Ajayi, J. F. Ade. "The Continuity of African Institutions under Colonialism." p. 189-200 in T. O. Ranger, ed., Emerging Themes in African History, 1968.· Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo et Adrian Muckle, Les sanglots de l'aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : la guerre kanak de 1917, Toulouse, Anacharsis, 2015, 716 p.· Saliha Belmessous (dir.), Native Claims: Indigenous Law against Empire, 1500–1920, New York, Oxford UP, 2012.· Ronald Robinson, « Non-European Foundations of European Imperialism: Sketch for a Theory of Collaboration », dans Roger Owen et Bob Sutcliffe (dir.), Studies in the Theory of Imperialism, Londres, Longman, 1972, p. 117-142.· Edward Saïd, Orientalism, 1978· Ann Laura Stoler, Au cœur de l'archive coloniale. Questions de méthode, Paris, EHESS, 2020.· Camille Lefebvre, M'hamed Oualdi « Remettre le colonial à sa place : Histoires enchevêtrées des débuts de la colonisation en Afrique de l'Ouest et au Maghreb », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2017/4 72e année, 2017. p.937-943. Les conseils de lecture :· Nathan Wachtel, La vision des vaincus, 1971· Frederick Cooper et Ann Laura Stoler (dir.), Tensions of Empire: Colonial Cultures in a Bourgeois World, Berkeley, University of California Press, 1997· Camille Lefebvre, Des pays au crépuscule Illustration : statuettes de soldats indiens des troupes britanniques, XIXe siècle, Copenhague, Musée national, D.3907a-cUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après une série consacrée aux races anciennes et une deuxième aux animaux de la basse-cour, l'excellent naturaliste et éleveur-documentariste Rémi Dupouy (co-auteur avec Yann Arthus-Bertrand de Vivant en 2022, entre-autres) est de retour pour 6 nouveaux épisodes dédiés à l'un de ses animaux fétiches : l'Ours brun. Originaire de Gascogne, Rémi connaît particulièrement bien cet "autre de l'Homme", aujourd'hui présent en France exclusivement dans les Pyrénées. Cette série est l'occasion pour lui de nous faire (re)découvrir cet animal qui fascine autant qu'il inquiète, et ce depuis des millénaires...Saviez-vous qu'il existait une douzaine de sous-espèces d'Ours bruns ? Présent en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, et même au Maghreb, l'Ours brun est l'espèce d'Ursidé la plus cosmopolite. Si certaines sont extrêmement connues du grand public occidental, en particulier le Grizzly, ce "brownie" originaire de l'Ouest américain, d'autres sont très discrètes dans le paysage médiatique : aviez-vous par exemple déjà entendu parler de l'Ours brun de Syrie, originaire du Levant ? Ou encore de l'Ours isabelle, sous-espèce himalayenne couleur miel ? Ou encore de l'ours bleu du Tibet, dont les empreintes de pas auraient inspiré la légende du Yéti ?Aujourd'hui, il existerait environ 200 000 individus, dont seulement une centaine dans les Pyrénées (à l'inverse, on en compte 120 000 rien qu'en Russie !). Et malheureusement, certaines sous-espèces ont été rayées de la carte très récemment par notre faute. Le Grizzly mexicain par exemple, a été vu pour la dernière fois dans les années 60. Probablement victime d'une campagne d'éradication durant cette décennie, la sous-espèce est, faute d'observations récentes, classée éteinte...___
durée : 00:05:46 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Ankara mène patiemment une politique de conquête du continent africain. À la faveur du recul français, mais pas seulement, la Turquie entend s'imposer du Maghreb à la Corne de l'Afrique, comme en Afrique subsaharienne, avec une approche multiforme, mêlant économie et sécurité. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« La cuisine, ce sont des moments de convivialité. On exerce ce métier quand on aime faire plaisir aux gens. La cuisine, tu la fais comme tu l'aimes. »Gilles est arrivé à Porquerolles dans les années 80. Il a exercé pendant près de quarante ans dans la restauration, d'abord en collectivité, puis dans plusieurs établissements.Son histoire avec les îles commence au Levant, aux côtés de son père, au restaurant Le Bazar, où il travaille pendant quatre ans. Il rejoint ensuite Porquerolles, où il officiera comme chef cuisinier pendant une trentaine d'années à l'Alycastre.Gilles est un homme aux multiples passions : la pêche, la forge, le travail du bois, la musique… Il s'est également investi dans la chorale de l'île.D'origine sicilienne et pied-noir, son goût pour la cuisine lui vient de sa famille. Une cuisine nourrie d'influences méditerranéennes, entre Italie, Maghreb et traditions insulaires.Dans cet épisode, Gilles nous présente un couscous de poisson. Mais au-delà du plat, il partage surtout une ribambelle d'anecdotes, de souvenirs et de réflexions autour de la cuisine.Avec Gilles, nous avons parlé de décomposer les plats, de trouver les bonnes associations, de ses années à l'Alycastre, de créativité, de torréfaction des arômes, des appellations… et de simplicité.Pour lui, la cuisine est avant tout une affaire de partage.Retrouvez des photos et les notes de l'épisode ici. Support the showMe suivre sur instagram : https://www.instagram.com/fragile_porquerolles/Me soutenir sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1 Vous pouvez me laisser des étoiles et un avis sur Apple Podcasts et Spotify, ça aide ! Si vous souhaitez m'envoyer un mail: fragileporquerolles@gmail.com
La Tabaski a lieu mercredi 27 mai au Maroc. L'Aïd el-Kébir, comme on l'appelle au Maghreb, aura une saveur particulière cette année dans le royaume. En 2025, il n'y avait pas eu de sacrifices de moutons. Le roi Mohammed VI avait appelé les Marocains à ne pas l'accomplir pour préserver le budget déjà serré des ménages, dans un contexte de sécheresse et de diminution du cheptel. Les Marocains ont donc repris le chemin des marchés aux moutons. De notre correspondant à Casablanca, À l'ombre du minaret de la mosquée Hassan II, qui culmine à 200 mètres de haut, un marché est installé en plein cœur de Casablanca. Amine et Ilham, frères et sœurs, viennent d'arriver. Ils ont le sourire pour l'instant : « J'ai trois enfants. L'année dernière, on ne l'a pas célébré. Là, les pauvres voient les gens en train d'acheter des moutons et nous, on en n'achèterait pas ? C'est pas possible. On va le faire même si on va devoir faire des sacrifices, même s'il le faut que je vende un objet de valeur. » Ils sont venus acheter trois moutons, avec un budget plutôt conséquent. Ils sont prêts à débourser jusqu'à 500 euros par bête. Après un petit tour du marché, c'est la déception pour Ilham : « Les prix sont excessifs. On ne peut rien acheter ici. Ça oscille entre 650 et 700 euros, c'est beaucoup. Comme il n'y a pas eu de sacrifice l'année dernière, on s'attendait à ce que ça soit moins cher cette année. Et en fait, les prix ont doublé ! Dans ce cas-là, on ne pourra pas acheter. C'est abusé, je ne vais pas acheter 650 euros un mouton qui coûte normalement 300 à 400 euros. » Le gouvernement du Maroc promettait pourtant des tarifs accessibles cette année grâce à la reconstitution du cheptel – neuf millions de têtes d'ovins et de caprins disponibles pour l'Aïd –, mais la polémique enfle, car les prix ont explosé. À lire aussiAïd el-Kebir, Aïd al-Adha ou Tabaski: une des fêtes les plus importantes de l'islam Des coûts importants pour les éleveurs Il y a une semaine, à la Chambre des représentants, un débat sur le prix du mouton a même donné lieu à une passe d'armes entre parlementaires. Le gouvernement a finalement annoncé, quelques jours avant la fête, des mesures « exceptionnelles et temporaires » pour mieux encadrer les marchés et lutter contre la spéculation. Amine, le frère d'Ilham n'est pas vraiment convaincu : « Je ne sais pas pourquoi c'est aussi cher. Il y a eu des subventions. L'année dernière, on n'a pas sacrifié pour avoir plus d'offres en 2026. On a eu un hiver pluvieux, alors qu'avant, ils justifiaient la hausse des prix par la sécheresse. » Tahar est un revendeur de moutons. Il achète les bêtes et les engraisse pendant quelques mois juste avant l'Aïd : « L'agriculteur a des coûts plus importants désormais. Avant, il avait tout à sa disposition chez lui. Il ne dépensait rien pour ses bêtes. Il pouvait te vendre un mouton à 300 euros tout en gagnant de l'argent ! Mais actuellement, et surtout avec la succession des années de sécheresse, il a beaucoup de choses à acheter. Même si cette année a été plus clémente, il n'en profite pas encore. » Les agriculteurs ont dû se tourner vers l'achat d'aliments pour bétail. Beaucoup de Marocains repartent du marché les mains vides ce jour-là. La pression sociale reste forte, mais ils sont de plus en plus nombreux à renoncer au sacrifice et à revendiquer ce choix. À lire aussiLe Maroc célèbre un Aïd el-Kébir sans sacrifice du mouton après l'appel du roi Mohammed VI
Une opération de sécurité impliquant l'armée et la police, baptisée « Opération Savannah Shield », est en cours depuis plusieurs mois dans le nord-ouest et la bande centrale du Nigeria. Plusieurs groupes terroristes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique et au groupe État islamique, mais aussi des éléments d'Ansaru et de Boko Haram, sont désormais bien enracinés dans toute cette zone. Dans l'État de Niger, ces groupes opèrent au sein de réseaux interconnectés. Des factions islamistes se sont parfois alliées à des gangs criminels profitant de cette couverture locale pour dissimuler leurs mouvements. Ils mènent des attaques dans des zones éloignées avant de se replier vers des cachettes établies au sein des communautés environnantes dans la réserve forestière de Kainji. De notre correspondant dans la région, James est le catéchumène du village d'Ifana. Depuis 202, cette localité de l'État de Niger, au Nigeria, est la cible d'attaques régulières d'un groupe de bandits. La situation s'aggrave en 2025 quand ce gang criminel mène un raid spectaculaire, obligeant James et toute sa communauté à s'enfuir à pied sur près de 30 kilomètres. « Deux hélicoptères blancs survolent la zone, puis ces deux hélicoptères blancs font des allers-retours au-dessus de la zone. Et à un moment donné, ils cessent de survoler la zone », se souvient-il. En contrôlant le ciel, le plan est imparable. Les bandits pillent les habitations du hameau où James réside avec sa famille. Ils s'occupent d'un des sites d'orpaillage proche d'Ifana. Et surtout, ces hommes armés volent de façon méticuleuse le bétail et les stocks de céréales. James confie : « Sincèrement je pensais qu'il s'agissait d'une équipe de secours, sans savoir qu'il s'agissait en fait de bandits. Quand nous avons compris qu'il s'agissait de bandits, nous étions terrorisés, car ils nous avaient encerclés au sol et volaient également au-dessus de nous ; nous avons alors perdu tout espoir de nous en sortir vivants. » Comme Ifana, Kasuwan Daji, situé sur le corridor menant à la forêt de Kainji, est un autre village martyr de l'État de Niger. Ibrahim est l'adjoint de l'imam de cette localité. Le 3 janvier 2026, un raid d'une faction salafiste extrémiste extermine 60 personnes. Les assaillants opèrent sans aucune résistance en face d'eux. Ibrahim est l'un des 15 hommes vivant encore dans les ruines de ce village à moitié détruit : « Ce matin, nous avons fui une nouvelle attaque, tandis que le gouvernement reste silencieux face à la situation sans rien faire. Il faudrait au moins envoyer des agents de sécurité dans le village pour que nous puissions dormir en paix. Les maisons ont été incendiées, nous avons déblayé les lieux pour pouvoir y rester ; cependant, nous avons peur d'être tués par eux, car les maisons encore debout sont ouvertes et n'ont pas de portes. » Après avoir payé une rançon à leurs envahisseurs, les habitants d'Ifana eux ont pu retourner sur leurs terres. Mais ces bandits occupent toujours une partie de cette localité. À lire aussiNigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3] À lire aussi«Ils rôdent dans les environs»: des ex-otages vulnérables face à l'insécurité dans le nord-ouest du Nigeria [2/3]
Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente
Au Mali, les autorités de transition restent fermement résolues à combattre les groupes armés. Les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et les rebelles indépendantistes du FLA ont mené le 25 avril une série d'attaques massives et, pour la première fois, conjointes, qui leur ont permis de tuer le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et de prendre le contrôle de Kidal. Depuis, le Jnim a décrété un blocus sur la capitale Bamako et multiplie les attaques. Pour autant, l'armée malienne et ses partenaires russes de l'Africa Corps poursuivent leurs opérations et affichent leur détermination. Moussa Ag Acharatoumane est membre du Conseil national de transition, qui fait office au Mali, en l'absence d'élections depuis bientôt six ans, d'organe législatif. Il dirige également le MSA, groupe politico-militaire de la région de Ménaka, allié des autorités de transition et qui combat avec l'armée malienne et l'Africa Corps russe dans le Nord. RFI : Depuis les attaques du 25 avril, les opposants au régime de transition estiment que les autorités sont fragilisées. Les soutiens des militaires au pouvoir appellent au contraire à faire bloc. Pour vous, j'imagine qu'Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin ? Moussa Ag Acharatoumane : Bien sûr, Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin. Il continue à gouverner normalement son pays. Je tiens quand même à rappeler que malgré les attaques du 25 avril, le Mali est un État qui est debout, est un État qui agit et les forces de défense et de sécurité ont repoussé les actions terroristes, malgré la complexité des attaques et particulièrement le lot de complices internes et externes. Aujourd'hui, nous avons une armée qui est très soudée, le commandement est ensemble, les soldats sur le terrain ont le moral et les opérations continuent sur l'ensemble du territoire. Les attaques des groupes armés continuent, Bamako est sous blocus, mais le régime est donc solide, prêt à faire face. Le régime est solide, j'irai même plus loin : c'est le peuple malien même qui est solide aujourd'hui. Les Maliens aiment leur armée, les Maliens aiment leur pouvoir et les Maliens aiment leur pays. L'alliance, sur le terrain, entre les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA, vous en pensez quoi ? Tout le monde connaît ce qu'on appelle al-Qaïda. Les frères qui ont fait ce choix de s'allier à al-Qaïda n'ont pas tiré les leçons de 2012 parce que, en 2012, il y a eu pratiquement la même tentative et le monde entier est témoin de ce qui s'est passé. Et une partie des frères, pas tous, parce qu'il y a une partie de nos frères, malheureusement, qui ne se sont jamais éloignés de la nébuleuse d'al-Qaïda, mais par contre, certains ont toujours été des grandes victimes de cette organisation, y compris certains de leurs premiers responsables, dont les familles ont été décimées par al-Qaïda. Et c'est le même al-Qaïda qui est là, et c'est le même al-Qaïda aussi qui est auteur de l'assassinat de Ghislain Dupont et Claude Verlon, les journalistes de RFI tués à Kidal (en 2013, assassinat revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique, dont l'un des commanditaires, Seidane Ag Hitta, est aujourd'hui parmi les principaux dirigeants du Jnim, ndlr). On s'en souvient, bien évidemment. Cette alliance, c'est une très mauvaise chose. Je pense que nos frères doivent prendre conscience de l'erreur grotesque qu'ils sont en train de faire et revenir en arrière. Ils doivent faire exactement comme le MSA et le Gatia (deux groupes politico-militaires alliés du régime de transition). Ils se sont alliés à l'armée malienne pour combattre le terrorisme international. Les dirigeants du FLA assurent qu'il ne s'agit que d'une alliance militaire contre leur ennemi commun, l'armée malienne et l'Africa Corps, et qu'il n'y a pas, au-delà, de projet commun. Quand on voit l'organe officiel d'al-Qaïda à l'échelle internationale mentionner son alliance avec le FLA, quand on voit Iyad Ag Ghali (chef du Jnim, ndlr) coordonner lui-même les opérations sur Kidal à côté d'Alghabass Ag Intallah (l'un des dirigeants du FLA, ndlr), quand on voit les défilés qu'ils ont organisés dans les rues de Kidal, avec les drapeaux noirs mentionnant leur projet satanique. Je le répète, nos frères sont dans l'erreur. Ils ont été victimes de ces gens en 2012 et ce sont les mêmes acteurs qui continuent en 2026. Le Jnim et le FLA contrôlent désormais Kidal et Tessalit. L'armée malienne et l'Africa Corps russe restent présents à Aguelhoc et Anéfis. Est-ce qu'il faut s'attendre à une contre-offensive des forces nationales dans la région de Kidal ? Les forces de défense et de sécurité sont en pleine réorganisation et elles sont bel et bien présentes dans la région de Kidal. Ils sont déterminés, ils vont mener des opérations sur l'ensemble du territoire national et ils ne vont pas céder un centimètre de ce territoire à une organisation terroriste. Le général El Hadj Ag Gamou, nommé gouverneur de Kidal par les autorités de transition en 2023 et que vous connaissez bien : on le dit actuellement à Gao. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce qu'il pourrait participer à la contre-offensive sur Kidal ? Le général El Hadj Ag Gamou va très bien, je tiens à rassurer tout le monde là-dessus. Il a le moral très haut, il a les pieds sur terre et la tête haute. Il est gouverneur de la région de Kidal. Les offensives, la réorganisation de l'armée, son redéploiement, les opérations, ça c'est l'armée qui s'en occupe. Lui, sa fonction, c'est d'être gouverneur de cette région. Il va très bien et il n'a pas de problème. Dans votre région de Ménaka, l'armée malienne et l'Africa Corps russe ont repoussé fin avril les offensives de l'État islamique, groupe jihadiste rival du Jnim. Depuis, quelle est la situation dans la ville ? Aujourd'hui, la situation est sous contrôle. L'administration a repris son travail, la vie normale a repris, les forces de défense et de sécurité et leurs partenaires contrôlent la ville, mènent des patrouilles régulièrement. Mais ceci étant dit, la menace est toujours là. Il ne faut pas se leurrer, nous sommes en guerre contre l'une des organisations terroristes les plus dangereuses au monde, donc nous restons sur le qui-vive. Mais pour le moment, à Ménaka, la situation est assez calme. Dialoguer, négocier avec le Jnim et le FLA, c'est aujourd'hui ce que prônent notamment des opposants au régime en place, comme la Coalition des forces pour la République (CFR) de l'imam Dicko. Mais c'est depuis une dizaine d'années une recommandation de toutes les concertations nationales, y compris du dialogue inter-malien organisé sous la Transition. Les autorités actuelles s'y refusent catégoriquement. Vous, vous y êtes favorable ou pas ? En fait il n'y a pas à discuter avec des gens qui ont un projet de destruction de notre pays. L'État malien protège sa population, protège son intégrité territoriale et il n'y a absolument rien à négocier avec ces gens-là en l'état actuel, sauf s'ils revoient leurs pensées et leurs projets. Ce sont des Maliens, s'ils reviennent à de meilleurs sentiments, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde, mais pas dans ces conditions. À lire aussiAu Mali, «l'externalisation de la sécurité n'a pas fonctionné», selon Bakary Sambe du Timbuktu Institute
Beyond the Orientalist myth of being seductive, mysterious, and dangerous, what is the reality of Tangier? Professor of anthropology Majid Hannoum deconstructs the invention of the Maghreb and delves into the complex socioeconomic and racial fabric of contemporary Moroccan cities. He explores how colonial legacies continue to shape identity, from the very term "Maghreb" – which he argues did not exist in pre-colonial Arabic historiography in its current sense – to the phenomenology of color that influences modern social hierarchies in Tangier. 00:00 Introduction 01:50 The Colonial and Post-Colonial Invention of the Maghreb 03:31 Neighborhood Politics and Class Dynamics in Meknes, Morocco 06:12 Historical Evolution of Maghreb in Arabic Historiography 09:17 Deconstructing Orientalist Myths and the Seductive Image of Tangier 12:47 Historical European Gazes 18:03 Tangier in Pre-Colonial Times 19:41 Tangier in Fiction, Songs, and Folktales 23:41 Exploring Migration, Sexuality, and the City's Unseen Sides 25:59 Socioeconomic Realities 30:23 Migration Patterns and the Phenomenology of Color in Moroccan Urbanism 32:59 The Native Colonial Gaze and Socioeconomic Racialization 39:46 Decolonizing Ibn Khaldun & Challenging the Myth of European Discovery 43:24 Translation Ideology 50:43 Discourse Analysis and the Radical Critique of Academic Categories 53:40 Scholarly Recommendations for Unlearning and Decolonizing Knowledge Majid Hannoum is a Professor of Anthropology at the University of Kansas whose extensive research focuses on North Africa. Growing up in Meknes, Morocco, his personal history is rooted in the very urban and socioeconomic dynamics he explores in his academic work, such as the internal class and neighborhood hierarchies within Moroccan cities. His scholarship is deeply concerned with deconstructing colonial narratives and unlearning entrenched mindsets. Connect with Majid Hannoum
Episode 233: La question foncière au Maghreb. Un essai de rétrospective historique Dans ce podcast, Dr Omar Bessaoud vise à initier les écouteurs aux politiques foncières mises en œuvre dans les pays du Maghreb. Il présente un essai d'histoire foncière restituant les formes de propriété durant les périodes précoloniale, coloniale et postindépendance. Au-delà des histoires spécifiques à chaque pays du Maghreb, il tente, d'une part, de mettre l'accent sur les convergences observées au cours de ces différentes périodes, et d'autre part, sur les configurations sociales dans les campagnes maghrébines résultant des politiques foncières. Professeur Omar Bessaoud est titulaire d'un doctorat és-sciences économiques (1994), d'un diplôme d'études approfondies en sciences politiques (1983) de l'Université de Montpellier I, et d'un diplôme d'études supérieures en sciences économiques, de l'Université d'Alger (1976). Il a occupé le poste d'Administrateur civil - chargé de mission attaché au cabinet du wali de Sétif (Algérie) (octobre 1973 - septembre 1975). Il a exercé les fonctions d'enseignant à l'Institut des sciences économiques (ISE) de l'Université d'Alger (1976-1993), d'attaché de recherche au Centre de Recherche en Économie Appliquée (CREA) à Alger (1976-1980), ainsi qu'enseignant-chercheur au Centre International des Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)-Montpellier (France), (1994 à September 2017). Sa spécialité porte sur les politiques publiques agricoles et rurales méditerranéennes. Omar Bessaoud est également membre de la Revue Insaniyat (CRASC-Oran), membre du Conseil scientifique du Plan Bleu, chevalier dans l'ordre du mérite agricole (France, 2012) et membre élu de l'Académie d'Agriculture de France. Section 10, Économie et politique agricole (depuis janvier 2018). Ce podcast a été enregistré via Zoom le 10 juillet 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, cliquez ici. Podcasts en relation : Épisode 192 : Entretien avec l'économiste Omar Bessaoud Épisode 168 : Les politiques publiques de modernisation agricole au Maghreb : enjeux et défis pour le futur Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
durée : 00:59:15 - Allons-y voir ! - par : Patrick Boucheron - Méconnue mais pourtant bien visible à travers les œuvres, l'histoire de l'esclavage en Méditerranée est faite de violences réciproques, de représailles, mais aussi de circulation cosmopolite des savoirs. Tout sauf marginale, cette histoire est au cœur de la représentation politique du Grand Siècle. - réalisation : Laurence Millet - invités : Gillian Weiss Historienne américaine; M'hamed Oualdi Historien du Maghreb; Guillaume Calafat Maître de conférences en histoire à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre junior de l'Institut Universitaire de France, membre de l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine
Ce vendredi 24 avril, la fragilité de la Chine au niveau de l'énergie a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mardi 14 avril, Raphaël Legendre a reçu Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Nicolas Lioliakis, associé chez Kearney, cabinet de conseil en stratégie, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mardi 14 avril, les répercussions concrètes du blocage des ports iraniens sur les prix du pétrole, ainsi que la victoire de Péter Magyar aux élections législatives en Hongrie, ont été abordées par Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Nicolas Lioliakis, associé chez Kearney, cabinet de conseil en stratégie, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mardi 14 avril, l'augmentation du nombre de défaillances d'entreprises au premier trimestre, le fait que celles-ci approchent un seuil critique, ainsi que la décision du gouvernement de ne pas élargir le travail le 1er mai pour 2026, ont été abordés par Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Nicolas Lioliakis, associé chez Kearney, cabinet de conseil en stratégie, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Depuis plusieurs mois, les tensions entre la France et l'Algérie sont au plus haut. Une illustration de la crise globale que traverse Alger ces dernières années, entre affaiblissement sur la scène diplomatique, difficultés économiques et contestation du pouvoir en place. Dans cette série, on vous raconte les défis de l'Algérie d'aujourd'hui. Et pour ce premier épisode, Etienne Girard rédacteur en chef du service Société de L'Express, et Charlotte Lalanne, journaliste au service Monde, ont enquêté sur le pouvoir algérien. L'historien Pierre Vermeren, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb, auteur d'une Histoire de l'Algérie contemporaine, de la régence d'Alger au Hirak (XIX-XXIe siècles) (Poche Nouveau Monde Éditions), apporte également son éclairage. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Crédits : Canal Algérie, Ambassade d'Algérie en France Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episode 230: Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l'épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux L'essentiel des écrits sur les questions foncières en Tunisie, mais aussi dans tout le reste du Maghreb, est le produit du savoir colonial. Ce dernier a fondé toute une manière de voir des réalités totalement en faveur d'une politique de spoliation des terres au profit des colons. D'où la nécessité de réviser ce savoir et surtout de l'indigéniser en le déconstruisant totalement si l'on veut réellement se libérer de ce fardeau handicapant. La question de l'appropriation des mawât ne devient constamment posée que durant la période précoloniale (16e – 19esiècles). A l'époque hafside, c'est-à-dire avant l'installation du pouvoir turc en 1574, la gestion des terres mawât se faisait, selon la norme islamique. L'action de leur vivification est soumise à l'autorisation préalable du Bayt al-mâl si la terre mawât en question est située dans la zone occupée (al-‘amara), moyennant le paiement d'une taxe de vivification. En revanche, si la terre mawât se trouve loin de la zone occupée, l'action de vivification n'exige aucune autorisation préalable. Elle est soumise, quand même, au paiement d'une taxe de vivification. C'est à partir de l'époque ottomane, en 1574, que la gestion des terres mawât commence réellement à faire objet de débats, sans cesse renouvelés, entre les différents protagonistes, et ce jusqu'à la veille de la colonisation en 1881. Avec la colonisation, leur gestion prend d'autres dimensions encore plus sophistiquées, justement pour satisfaire à la demande de la colonie française installée en Tunisie. Abdelhamid Henia est Professeur émérite de l'Université de Tunis, fondateur et ancien Directeur du Laboratoire ‘‘DIRASET'' études maghrébines, ancien Directeur du Département d'histoire à Doha Institute For Graduate Studies, membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts - « Beit al-Hikma », et Président du Département des sciences humaines et sociales dans cette même institution. Il a publié de nombreux ouvrages : Le Jérid : ses rapports avec le Beylik de Tunis (1676-1840) (1980), Propriété et stratégies sociales à Tunis (XVIe-XIXe siècles) (1999), La recherche au Laboratoire DIRASET études maghrébines sur la base de l'interdisciplinarité et de la diversité des méthodes : pour une indigénisation de la recherche (en arabe) (2012), Le frère, le sujet et le citoyen. Dynamique du statut politique de l'individu en Tunisie (2015), et La Tunisie ottomane. Construction de l'Etat et du territoire (en arabe : Tûnis al-‘uthmâniyya. Binâ' al-dawla wa-l-majâl) (2024). Il a coordonné et publié onze ouvrages collectifs, et il a quatre-vingts articles publiés en arabe, en français et en italien. Ses recherches ont porté principalement sur les aspects de la modernité en Tunisie et au Maghreb en général, sur le processus de leur construction, notamment celui de l'État moderne, le rapport entre le religieux et le politique, le processus d'individuation de la société et la question de l'indigénisation du savoir. Ce podcast a été enregistré via Zoom le 29 mai 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Depuis plusieurs mois, les tensions entre la France et l'Algérie sont au plus haut. Une illustration de la crise globale que traverse Alger ces dernières années, entre affaiblissement sur la scène diplomatique, difficultés économiques et contestation du pouvoir en place. Dans cette série, on vous raconte les défis de l'Algérie d'aujourd'hui. Pour poursuivre ce panorama, on s'intéresse à la situation économique et démocratique du pays, avec Charlotte Lalanne, journaliste au service Monde. L'historien Pierre Vermeren, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb, auteur d'une Histoire de l'Algérie contemporaine, de la régence d'Alger au Hirak (XIX-XXIe siècles) (Poche Nouveau Monde Éditions), apporte également son éclairage. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis plusieurs mois, les tensions entre la France et l'Algérie sont au plus haut. Une illustration de la crise globale que traverse Alger ces dernières années, entre affaiblissement sur la scène diplomatique, difficultés économiques et contestation du pouvoir en place. Dans cette série, on vous raconte les défis de l'Algérie d'aujourd'hui. Pour ce deuxième épisode, Charlotte Lalanne, journaliste au service Monde de L'Express, s'intéresse au déclin géopolitique d'Alger. L'historien Pierre Vermeren, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb, auteur d'une Histoire de l'Algérie contemporaine, de la régence d'Alger au Hirak (XIX-XXIe siècles) (Poche Nouveau Monde Éditions), apporte également son éclairage. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Crédits : TF1, Le Nouvel Obs Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis plusieurs mois, les tensions entre la France et l'Algérie sont au plus haut. Une illustration de la crise globale que traverse Alger ces dernières années, entre affaiblissement sur la scène diplomatique, difficultés économiques et contestation du pouvoir en place. Dans cette série, on vous raconte les défis de l'Algérie d'aujourd'hui. Et pour ce premier épisode, Etienne Girard et Alexandra Saviana, du service Société de L'Express, retracent l'évolution de la relation franco-algérienne depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron. L'historien Pierre Vermeren, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb, auteur d'une Histoire de l'Algérie contemporaine, de la régence d'Alger au Hirak (XIX-XXIe siècles) (Poche Nouveau Monde Éditions), apporte également son éclairage. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Réalisation : Jules Krot Crédits : M6, Le Parisien, INA, France 3 Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:43 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles, des pirates et des corsaires, barbaresques et chrétiens, traversent la Méditerranée de part en part et réduisent les populations côtières en esclavage. Quelles sources nous permettent de retracer la vie quotidienne des personnes esclavisées en Méditerranée ? - réalisation : Delphine Keravec - invités : Djamila Chakour Historienne de l'art islamique; Mathieu Grenet Historien; M'hamed Oualdi Historien du Maghreb
We explore the interconnected artistic and political lives of figures from the Maghreb and the Black diaspora who collaborated in North Africa from the mid-1950s to the late 1970s, forming what our guest calls the Maghreb Generation, and cover the iconic 1969 Pan-African Festival of Algiers, where cultural figures like Nina Simone and political groups like the Black Panthers were present. Assistant Professor of History at Cornell University and author of "Maghreb Noir: The Militant Artist of North Africa and the Struggle for a Pan-African Postcolonial Future," Dr. Paraska Tolan-Szkilnik discusses her work which re-centers artists and intellectuals from Morocco, Algeria, and Tunisia as key political actors in the mid-20th-century anti-colonial and pan-African movements. Dr. Tolan-Szkilnik explains how these militant artists (deeply influenced by thinkers like Frantz Fanon) championed a philosophy of continued, revolutionary decolonization beyond flag independence. The episode details the political and personal risks these activists faced, including imprisonment for figures like Moroccan poet Abdellatif Laâbi and the assassination of Algerian poet Jean Sénac. Finally, the conversation explores film as a revolutionary form of culture for the highly illiterate populace and the enduring legacy of this generation's radical vision for South-South solidarity. 0:53 Introduction 1:37 The Path to Pan-Africanism and the Maghreb 5:51 The Pan-African Festival of Algiers (1969) 7:23 The Substance of Revolution: Beyond the Speeches 10:00 The African Union, Liberation Movements, and Algiers 12:47 Questions of Race and Algerian Reactions to Blackness 14:19 North Africa as One Entity and French Colonial Borders 16:40 Central Figures of the Maghreb Generation 23:34 Defining the "Militant Artist" 25:15 The Philosophical DNA: Continued Decolonization 26:38 Frantz Fanon as Intellectual Forefather 27:44 The Autocratic Grind: Exile, Jail, and Death 34:54 The Moroccan Poet Abdellatif Laâbi and Souffles 40:09 Film as Revolutionary Culture 45:48 Turning Away from the West 49:00 The Striking Life of Jean Sénac 53:11 Poetry of Enthusiasm and Disillusionment Paraska Tolan-Szkilnik is a historian of 20th century Africa and the Middle East. She specializes in questions of race, gender, and sex in the post-colonial Maghreb. She has published in Jadaliyya, the Arab Studies Journal, World Art, Monde(s), The Markaz Review, and the International Journal of Middle East Studies, amongst others. Her first book "Maghreb Noir: The Militant-Artists of North Africa and the Struggle for a Pan-African, Post-colonial Future" (Stanford, 2023) tells the story of a group of militant-artists, some Maghrebi, others Angolan, Haitian, or American, who led Pan-African cultural and political projects out of the recently decolonized cities of Rabat, Algiers, and Tunis. Connect with Paraska Tolan-Szkilnik