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Les dessous de l'infox
IA : entre innover et réguler, quelle «troisième voie» entre la Chine et les États-Unis ?

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 29:30


Le sommet mondial sur l'intelligence artificielle s'est tenu en Inde, cette semaine, une quinzaine de chefs d'État étaient présents, notamment le président français Emmanuel Macron, mais aussi le gotha des patrons de la tech, de Sam Altman pour OpenAI à Sundar Pichai pour Google.  L'Inde a présenté cet évènement comme l'occasion de faire de l'IA un outil démocratique et universel, se faisant ainsi le porte-voix des pays du Sud Global. New Delhi et Paris partagent d'ailleurs l'ambition d'ouvrir une « troisième voie » entre les mastodontes que sont les États-Unis et la Chine, tout en régulant ce secteur en pleine expansion.  Est-il possible de dépasser les dépendances aux systèmes actuels, et aux plateformes où pullule la désinformation ? Quelle stratégie adopter entre soutien à l'innovation et régulation pour bâtir une souveraineté numérique ? Nous en parlons avec nos deux invités : - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique et créateur de la newsletter Cybernetica. - Stefania di Stefano, docteure en Droit international et chercheuse postdoctorale au sein de la Chaire sur la modération des contenus, Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info Verif de RFI : Inde : plusieurs deepfake ciblent le Rafale et les relations avec la France.

Les dessous de l'infox
IA : entre innover et réguler, quelle «troisième voie» entre la Chine et les États-Unis ?

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 29:30


Le sommet mondial sur l'intelligence artificielle s'est tenu en Inde, cette semaine, une quinzaine de chefs d'État étaient présents, notamment le président français Emmanuel Macron, mais aussi le gotha des patrons de la tech, de Sam Altman pour OpenAI à Sundar Pichai pour Google.  L'Inde a présenté cet évènement comme l'occasion de faire de l'IA un outil démocratique et universel, se faisant ainsi le porte-voix des pays du Sud Global. New Delhi et Paris partagent d'ailleurs l'ambition d'ouvrir une « troisième voie » entre les mastodontes que sont les États-Unis et la Chine, tout en régulant ce secteur en pleine expansion.  Est-il possible de dépasser les dépendances aux systèmes actuels, et aux plateformes où pullule la désinformation ? Quelle stratégie adopter entre soutien à l'innovation et régulation pour bâtir une souveraineté numérique ? Nous en parlons avec nos deux invités : - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique et créateur de la newsletter Cybernetica. - Stefania di Stefano, docteure en Droit international et chercheuse postdoctorale au sein de la Chaire sur la modération des contenus, Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info Verif de RFI : Inde : plusieurs deepfake ciblent le Rafale et les relations avec la France.

Objectif TECH
Le Lab – Emilie Bialic : au cœur des phénomènes physiques, de l'optique au nez électronique

Objectif TECH

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 17:43


Et si l'on pouvait sentir l'odeur des phénomènes physiques ? Détecter une anomalie avant qu'elle ne devienne critique, anticiper l'emballement d'une batterie ou suivre précisément les étapes de fermentation ?Dans ce nouvel épisode du Lab, Émilie Bialic, Data Scientist Senior chez Capgemini, nous explique comment le nez électronique, un dispositif inspiré de notre odorat et amplifié par l'IA, parvient à décoder l'empreinte olfactive des phénomènes physiques. Les applications sont nombreuses et prometteuses dans la santé, l'industrie ou encore l'agroalimentaire. À la croisée de la physique, de la modélisation mathématique et de l'intelligence artificielle, cette technologie apprend à reconnaître des signatures olfactives complexes pour révéler ce que le monde réel émet sans que nous ne puissions le percevoir.

Aujourd'hui l'économie
L'Inde, nouveau centre de gravité mondial de l'intelligence artificielle

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 3:28


L'Inde accueille à partir d'aujourd'hui le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays, une trentaine de chefs d'État et tous les grands patrons de la tech mondiale sont réunis à New Delhi. Un événement d'ampleur qui confirme la montée en puissance spectaculaire de l'Inde dans la course mondiale à l'IA, au croisement des enjeux économiques, technologiques et géopolitiques. À partir d'aujourd'hui, la capitale indienne devient le centre de gravité de la planète tech en accueillant le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays sont représentés, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement ont fait le déplacement, et surtout, tous les grands dirigeants des géants de la technologie sont présents. Un casting impressionnant qui illustre une réalité : l'Inde s'est imposée comme l'un des épicentres mondiaux de l'IA. Et le pays peut s'appuyer sur des atouts considérables. Le premier est son réservoir de talents, sans équivalent ou presque. Chaque année, des centaines de milliers d'ingénieurs sortent des universités indiennes. Une dynamique nourrie par une tradition ancienne d'excellence mathématique et scientifique, qui alimente directement les performances du pays dans le numérique et les nouvelles technologies. Deuxième force : la démographie. L'Inde est aujourd'hui le pays le plus peuplé du monde. Sa population, jeune, dynamique et massivement connectée, représente à la fois un immense marché, un laboratoire d'innovation à grande échelle et, pour l'IA, une mine de données inestimable. Enfin, troisième pilier de cette ascension : la volonté politique. Depuis 2024, le gouvernement indien a lancé un vaste programme public destiné à bâtir une véritable infrastructure nationale de l'intelligence artificielle. L'IA est clairement identifiée comme un levier stratégique de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté technologique. Des investissements massifs et un laboratoire pour le Sud global Cette stratégie ambitieuse attire logiquement les géants mondiaux de la tech. Microsoft a annoncé 17,5 milliards de dollars d'investissements dans le pays, Amazon 35 milliards, Google 15 milliards. Les partenariats se multiplient, les centres de recherche s'installent, et l'écosystème numérique indien se structure à grande vitesse. L'Inde est en passe de devenir le plus grand marché numérique en devenir au monde. Entre des marchés occidentaux arrivés à maturité et une Chine de plus en plus fermée, le pays s'impose comme un relais de croissance indispensable pour les multinationales du numérique. Mais l'Inde est aussi un terrain d'expérimentation unique. Si une solution technologique fonctionne à l'échelle indienne, elle est capable de s'imposer partout dans le Sud global. Le pays devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour l'innovation inclusive. C'est précisément ce qui donne au sommet de New Delhi une dimension géopolitique majeure. L'Inde se positionne comme le porte-voix des pays du Sud global: Afrique, Amérique latine, Asie émergente. Ensemble, ces régions entendent peser dans les débats mondiaux sur la gouvernance de l'IA. Le message est clair : l'intelligence artificielle ne doit pas être confisquée par quelques puissances technologiques, mais bénéficier à l'ensemble de la planète. Face aux modèles américain, chinois et européen, l'Inde propose une quatrième voie, fondée sur des cadres adaptés aux besoins des pays en développement. Le sommet s'articule autour de trois thèmes clés : People, Planet, Progress – population, planète, progrès. Un triptyque qui résume l'ambition indienne : faire de l'IA un outil de développement durable, d'inclusion sociale et de croissance partagée. Des défis technologiques encore majeurs à relever Pour autant, l'Inde n'évolue pas encore dans la même catégorie que les États-Unis ou la Chine en matière d'intelligence artificielle de pointe. Ce sommet est à la fois un tremplin et un révélateur des défis auxquels le pays doit faire face. Sur le plan technologique, New Delhi souffre encore d'un certain retard. L'Inde ne dispose pas de grands modèles d'IA comparables à l'américain ChatGPT ou au chinois DeepSeek, ce qui limite pour l'instant son influence dans la course aux modèles fondamentaux. La question de la protection des données personnelles constitue également un enjeu sensible, dans un pays où l'explosion numérique pose des défis considérables en matière de régulation et de sécurité. Mais le principal point noir reste la fuite des cerveaux. Malgré le dynamisme local, de nombreux ingénieurs indiens continuent de partir massivement vers la Silicon Valley et les grands pôles technologiques occidentaux, attirés par de meilleures conditions salariales et des moyens de recherche plus importants. Dans un contexte de compétition mondiale féroce, la stratégie indienne repose sur un pari audacieux : faire mieux avec moins. Là où les grandes puissances occidentales misent sur des investissements colossaux, l'Inde cherche à transformer ses contraintes en avantage comparatif, en combinant talents, innovation frugale et marché intérieur gigantesque. Un pari qui commence à porter ses fruits et qui pourrait bien, à terme, rebattre les cartes de la géopolitique mondiale de l'intelligence artificielle.

Reportage France
Les craintes autour du collier dopé à l'IA commercialisé pour être un meilleur ami

Reportage France

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:23


Depuis un peu plus d'une semaine, d'énigmatiques publicités sont apparues sur les murs du métro parisien… Épurées, on y voit un simple pendentif blanc, avec des slogans comme « Je prendrai toujours le métro avec toi », « Je ne laisserai jamais de vaisselle dans l'évier »… des promesses émises par un collier dopé à l'intelligence artificielle, vendu comme un nouveau meilleur ami. Il s'appelle d'ailleurs Friend, ami en anglais, commercialisé par l'entreprise américaine du même nom. Une campagne publicitaire internationale, qui a provoqué un tollé instantané : la plupart des affiches ont été vandalisées. Et suscite de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Par Alix Villeroy Le collier contient un micro ouvert en permanence, analyse les conversations, envoie ses réactions sur le téléphone de l'utilisateur et fait réagir le public. Comme ici, aux abords du métro parisien.  « Honnêtement, c'est un peu flippant parce qu'on a l'impression qu'on passe de l'IA qui est déjà beaucoup dans notre vie à l'IA qui devient notre amie », réagit un usager du métro parisien.  « J'ai l'impression qu'on est en train de rentrer dans le monde de George Orwell. Et en vrai, c'est encore un énième truc qui va nous surveiller », compare cet autre usager. « Je trouve ça tout à fait terrible. On paye pour avoir de l'attention, mais si dorénavant nous avons directement notre mouchard autour du cou !... », s'indigne ce voyageur. L'intelligence artificielle « m'a contaminée » L'IA semble omniprésente dans les quotidiens. « C'est horrible, quand j'étais en flirt avec une fille, j'ai envoyé juste un bout de la conversation pour avoir une piste sur la suite. C'est horrible de faire ça », raconte ce jeune homme. Pour cette femme, c'est un allié dans ses relations. « ChatGPT m'aide à gérer certaines situations compliquées, notamment au niveau de mes amitiés. » Pour cette autre femme, l'intelligence artificielle est utilisée « un peu pour tout. Maintenant, c'est vrai que, malheureusement, ça m'a contaminée, mais après, de là à avoir un collier… Moi personnellement, non ! » « Les agents conversationnels sont conçus avec des mécanismes de profilage » Selon une étude Ipsos, 32 % des étudiants utilisent l'intelligence artificielle au moins une fois par jour pour leur vie professionnelle et personnelle. Jean-Gabriel Ganascia est spécialiste des questions d'éthique relatives à l'IA. Il s'inquiète d'un enfermement de la personne. « L'attachement, c'est un concept qui a été introduit pour montrer que ce que l'on recherche, c'est une forme de sécurité, de protection. Et il semblerait qu'on puisse transposer ce concept à la relation avec ces agents conversationnels. C'est bien sûr ce qui se produit avec ce petit pendentif qui se présente comme un ami. Et le risque, c'est qu'il se substitue aux amis. » Une entreprise privée qui aurait donc accès aux données sensibles des utilisateurs en écoutant leurs conversations, mais qui pourrait aussi les influencer.  « Les agents conversationnels sont conçus avec des mécanismes de profilage. C'est-à-dire qu'on vous donne l'information qui vous correspond exactement. On parle de bulles de filtres et le risque, bien sûr, c'est que l'espace public risque progressivement de disparaître et on arrive dans des sociétés de plus en plus fragmentées où on ne se comprend plus », complète Jean-Gabriel Ganascia. La Commission nationale de l'informatique et des libertés a déjà été saisie pour vérifier que l'entreprise Friend.com respecte les législations en matière de collecte et de traitement des données. À lire aussiIntelligence artificielle: «Google est aujourd'hui un acteur majeur dans la course à l'IA»

Aujourd'hui l'économie
Arnaque aux sentiments: comment l'amour est devenu une industrie criminelle mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 3:14


À la veille de la Saint-Valentin, focus sur une industrie criminelle aussi méconnue qu'efficace : l'arnaque aux sentiments. Derrière les promesses d'amour se cache une économie mondialisée, ultra-organisée et désormais dopée à l'intelligence artificielle, qui brasse chaque année des milliards d'euros. L'arnaque aux sentiments repose sur un modèle efficace. Les escrocs créent de faux profils sur des sites de rencontres, des réseaux sociaux ou des applications de messagerie. Ils mettent en scène des identités valorisantes : ingénieurs expatriés, médecins humanitaires, entrepreneurs prospères, voire parfois des personnalités connues. L'objectif est clair, instaurer une relation affective intense en échangeant quotidiennement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de bâtir un climat de confiance solide. Progressivement, le lien émotionnel s'intensifie, la victime s'attache, se projette, et baisse sa vigilance. Puis vient le moment du piège. Une urgence surgit, un billet d'avion à payer pour une rencontre tant attendue, un problème de santé soudain, un compte bancaire bloqué. La victime, déjà émotionnellement engagée, envoie de l'argent. D'abord de petites sommes, pour se rassurer. Puis, l'engrenage se met en place. Les demandes deviennent plus fréquentes, plus importantes, jusqu'à provoquer parfois un véritable effondrement financier. Des usines à arnaques en Asie et une tradition bien ancrée en Afrique Loin du cliché de l'escroc solitaire derrière son écran, l'arnaque sentimentale est aujourd'hui une industrie mondialisée, structurée et hiérarchisée. Certaines enquêtes récentes ont révélé l'existence de véritables « usines à arnaques » en Asie du Sud-Est. Dans d'immenses complexes, des plateaux entiers d'ordinateurs sont occupés par des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 afin de couvrir tous les fuseaux horaires. Selon une étude de l'université du Texas, ces seuls réseaux asiatiques auraient extorqué près de 75 milliards de dollars entre 2020 et 2024. Une somme vertigineuse, qui illustre la dimension industrielle de cette cybercriminalité. L'Afrique de l'Ouest constitue également un foyer historique de ces pratiques, notamment pour les victimes francophones. En Côte d'Ivoire, les « brouteurs », au Nigeria les « yahoo boys », et au Cameroun les « feymen » incarnent ces figures désormais bien connues. La méthode y reste souvent plus artisanale, moins structurée qu'en Asie, mais les gains peuvent être considérables. Certains escrocs expérimentés parviennent à générer plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Intelligence artificielle, banques sous pression et humanité détournée La montée en puissance de l'intelligence artificielle a marqué un tournant. Désormais, les escrocs peuvent produire de faux appels vidéo ultracréditbles, combinant voix, visage et gestuelle réalistes. La fraude devient ainsi industrielle, automatisée et surtout hyper-personnalisée. La frontière entre le vrai et le faux s'efface, renforçant encore la vulnérabilité des victimes. Cette explosion des arnaques pose un défi majeur aux banques. L'enjeu est financier, juridique et réputationnel. Les établissements doivent gérer un afflux croissant de litiges tout en respectant leurs obligations de vigilance sur les mouvements de fonds. Mais comment bloquer un virement lorsque le client est lui-même persuadé d'agir par amour ? Pour répondre à ce défi, des acteurs spécialisés ont émergé, à l'image de Feedzaï, qui développe des solutions capables d'identifier en temps réel les transactions suspectes grâce à l'analyse comportementale et à l'intelligence artificielle. Toutefois, même les technologies les plus avancées ne peuvent tout empêcher. Car la véritable faille reste humaine. L'arnaque aux sentiments exploite ce qu'il y a de plus intime : le besoin d'amour, de reconnaissance et de lien. La manipulation émotionnelle est au cœur du système. Dans cette économie souterraine mondialisée, l'amour devient peu à peu un produit financier comme un autre.

Aujourd'hui l'économie
IA: comment l'Europe peut encore rivaliser avec les géants américains et chinois

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 3:19


Alors que les États-Unis et la Chine accélèrent massivement dans l'intelligence artificielle, l'Europe peine encore à rivaliser à armes égales. Le baromètre européen de l'IA 2026, publié par JFD et EY Fabernovel, dresse un état des lieux : le continent dispose d'atouts solides, mais reste confronté à un défi majeur, celui du passage à l'échelle et de la souveraineté technologique. La bataille mondiale de l'intelligence artificielle est engagée depuis plusieurs années. D'un côté, les États-Unis ont développé un écosystème ultra-intégré. Leurs géants du numérique contrôlent l'ensemble de la chaîne de valeur : des infrastructures aux modèles, en passant par les logiciels et les centres de données. Une stratégie d'hyper-intégration qui leur permet d'innover vite, de déployer massivement et de capter l'essentiel de la valeur créée. La Chine suit une trajectoire similaire, à grand renfort de plans industriels massifs, de commandes publiques et de champions nationaux. Pékin a clairement fait de l'IA un pilier de sa stratégie de puissance économique et technologique. Face à ces deux blocs, l'Europe avance plus prudemment, avec une autre boussole : la régulation, l'éthique et la protection des données. Un choix assumé, mais qui se traduit par un décrochage progressif dans la course mondiale à l'IA. C'est l'un des constats majeurs du baromètre européen de l'IA 2026. Trois freins majeurs qui ralentissent la dynamique européenne Premier frein identifié : le financement. L'investissement européen en intelligence artificielle est sept fois inférieur à celui des États-Unis. En cause notamment, le manque de fonds de pension puissants à l'échelle du continent, capables de soutenir de très importantes levées de fonds. Résultat : lorsqu'une start-up européenne devient prometteuse, elle part souvent se financer outre-Atlantique, emportant avec elle une partie de la valeur et du potentiel industriel. Deuxième frein : la maîtrise de la chaîne de valeur. L'Europe ne détient aujourd'hui que 5% de la puissance de calcul mondiale. Concrètement, cela signifie que les intelligences artificielles européennes tournent très souvent sur des serveurs américains, renforçant une dépendance technologique stratégique. Troisième frein enfin : la complexité réglementaire. Avec 13 000 actes législatifs publiés en cinq ans, contre 3 500 aux États-Unis, l'environnement normatif européen apparaît comme un facteur de ralentissement, poussant certaines entreprises à envisager l'exil pour accélérer leur développement. Le tableau peut sembler sombre, mais l'Europe conserve néanmoins de solides atouts. À lire aussiPourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or ? Le choc de la demande, clé du passage à l'échelle Les choses bougent. En 2025, les levées de fonds ont progressé de 18% sur le sol européen. L'innovation est bien là, l'écosystème gagne en maturité, et les talents ne manquent pas. Mais le problème central demeure : les jeunes entreprises spécialisées dans l'IA peinent à devenir de grands champions industriels durables. En cause, un manque criant de débouchés. La commande publique d'innovation représente en moyenne 9% en Europe, contre 20% aux États-Unis et 25% en Corée du Sud. Mais tout ne peut pas reposer sur l'action publique. Le secteur privé doit également s'aligner, car les commandes restent aujourd'hui insuffisantes. Sans clients, sans contrats, sans carnets de commandes solides, une start-up ne grandit pas et ne devient jamais un leader mondial. La solution avancée est claire : inciter les grandes entreprises européennes à consacrer 9% de leurs achats à des solutions innovantes proposées par ces jeunes structures. Un levier décisif pour favoriser leur développement et créer de véritables partenariats industriels. Derrière cet enjeu économique, ce qui se joue, c'est la souveraineté européenne et son autonomie technologique. Car l'intelligence artificielle entre dans une phase d'industrialisation rapide, et ceux qui structurent aujourd'hui leur chaîne de valeur domineront les marchés de demain.

Aujourd'hui l'économie
Intelligence artificielle: bientôt des centres de données dans l'espace?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 3:17


Après le rachat de la société d'intelligence artificielle xAI par SpaceX, Elon Musk affiche une ambition qui peut sembler futuriste mais qui est prise de plus en plus au sérieux: déployer des centres de données dédiés à l'IA directement en orbite autour de la Terre. Un projet aux promesses énergétiques et financières majeures, mais qui soulève aussi de nombreuses questions. Des centres de données ou « data-centers » à plusieurs milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes, l'idée peut paraître sortie d'un film de science-fiction. Et pourtant, elle s'inscrit aujourd'hui dans des projets très concrets. Avec l'acquisition de xAI, SpaceX cherche à réunir sous une même bannière l'expertise en lancements spatiaux, en réseaux de satellites et en intelligence artificielle. Pour comprendre l'intérêt d'un tel projet, il faut d'abord revenir sur Terre. Les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle existent déjà, et leur nombre ne cesse d'augmenter. Ces immenses installations consomment des quantités colossales d'électricité pour alimenter les processeurs, mais aussi d'eau pour refroidir les machines. Or la demande en puissance de calcul explose. Résultat: des centaines de nouveaux data centers devraient voir le jour dans les prochaines années. À lire aussiElon Musk intègre xAI dans SpaceX pour bâtir des centres de données spatiaux L'espace, une réponse aux contraintes énergétiques Pourquoi ne pas rester uniquement sur Terre ? Parce que l'espace offre plusieurs avantages majeurs. D'abord en matière de place, mais surtout en termes de consommation d'énergie. Les capteurs photovoltaïques spatiaux peuvent recevoir jusqu'à huit fois plus d'énergie solaire que leurs équivalents au sol, grâce à une exposition quasi permanente au soleil. Autre atout déterminant : le refroidissement. Dans l'espace, plus besoin d'eau. L'énergie solaire captée peut être utilisée pour alimenter des systèmes de refroidissement spécifiques, similaires à ceux déjà en fonctionnement sur la Station spatiale internationale. Sur le papier, ces centres de données orbitaux apparaissent ainsi comme une solution aux limites énergétiques rencontrées sur Terre. À lire aussiEn quoi les data centers sont-ils des gouffres écologiques? Un pari financier colossal… Et très risqué Derrière cette mécanique technologique se cache un enjeu primordial : l'argent. Pour les géants de l'intelligence artificielle, l'objectif est clair : faire des économies à long terme. Les montants en jeu sont colossaux, et encore difficiles à estimer tant le modèle reste flou. Une chose est en revanche certaine : les investissements dans les data centers terrestres se chiffrent déjà en centaines de milliards de dollars. Les projets spatiaux apparaissent à la fois comme une extension de cette dynamique, mais aussi comme un moyen d'entretenir l'enthousiasme des marchés et de continuer à attirer des capitaux vers l'IA. Car la question centrale reste celle de la rentabilité. Dans l'espace, l'idée est séduisante : pas de loyer, pas de facture d'électricité, seulement un lancement de fusée et un satellite équipé d'un centre de données. C'est précisément pour cela que SpaceX s'intéresse au sujet. L'entreprise d'Elon Musk dispose déjà des fusées, des satellites et des infrastructures nécessaires pour produire de la puissance de calcul à l'échelle mondiale. Mais les réserves sont nombreuses. Sur le plan technique, un satellite en panne ne peut pas être réparé comme un site terrestre, sans compter les risques de collision avec des débris spatiaux. Il faudrait par ailleurs déployer un nombre immense de satellites, impliquant autant de lancements et donc des coûts vertigineux. Enfin, la question environnementale reste entière, les lancements de fusées générant une pollution significative. Quoi qu'il en soit, ces centres de données spatiaux ne verront pas le jour demain. Selon plusieurs cabinets d'études, leur viabilité commerciale ne pourrait émerger, au mieux, qu'entre 2032 et 2035.

Reportage International
En Irlande, des technologies de pointe pour former les joueurs de rugby de demain

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:35


À l'approche du Tournoi des Six Nations — dont le premier choc verra la France affronter l'Irlande ce jeudi 5 février — cap sur le pays du trèfle ! En Irlande, le rugby scolaire n'est pas pris à la légère : c'est là-bas que se forment les talents qui feront le rugby irlandais de demain. Et aujourd'hui, dans les meilleures écoles du pays, tout repose sur des technologies de pointe. Entre capteurs high-tech et protège-dents intelligents, immersion au Wesley College de Dublin. De notre correspondante à Dublin, Sur les 900 élèves du Wesley College, dans le sud de Dublin, 400 vivent chaque jour au rythme du ballon ovale. Pour aller plus loin, l'école a misé sur la technologie : chaque mouvement de ces jeunes athlètes est analysé à l'aide de capteurs connectés à une application, des capteurs accrochés aux pieds, par exemple, pour mesurer la hauteur d'un saut, ainsi que des capteurs sur toutes les barres de musculation. « Si je mets plus de 0,7 seconde à soulever la barre, la charge est trop légère, explique Rich Andreucetti, le préparateur physique de l'école. À l'inverse, en dessous de 0,3 seconde, c'est trop lourd. Par exemple, je vais mettre 50 kg et faire trois répétitions. Pendant que je pousse, je vois : 0,72 seconde ; en rouge, je suis trop lent ! 0,55 seconde, parfait, ça passe au vert ! Maintenant, il faut que je reste dans cette zone tout l'entraînement. » Comme un feu tricolore : vert, orange ou rouge donc, les résultats s'affichent en direct sur des iPads. Thibault Campbell, 17 ans, regarde l'écran attentivement : « Évidemment, tout le monde veut être en tête du classement ! Du coup, tu te retrouves à te mesurer à tes coéquipiers, ça motive à travailler plus dur, s'amuse le jeune sportif. Avant, sans ça, chacun faisait son entraînement dans son coin. Maintenant, c'est plus fun, plus compétitif, et on cherche vraiment à se dépasser les uns les autres. » Depuis la mise en place de ces équipements high-tech, les élèves s'impliquent davantage, selon Craig Ronaldson, directeur du rugby au Wesley College. « C'est la génération TikTok, s'exclame-t-il. Nos adolescents ont parfois du mal à rester attentifs, on le constate par exemple dans l'analyse vidéo de leur jeu : plutôt que de leur faire revoir de longues séquences vidéo, on privilégie désormais des formats courts, dix secondes ici, trente secondes là… Et ils adorent ces gadgets. D'ailleurs, ils les maîtrisent mieux que nous ! » À lire aussiJO 2024: «Avec la technologie, Usain Bolt aurait certainement fait moins de 9''58 au 100m»  La prévention des lésions cérébrales L'école fait aussi partie des tout premiers établissements d'Irlande à participer à une étude sur l'efficacité des protections à la tête dans la prévention des lésions cérébrales. C'est un enjeu majeur dans le rugby aujourd'hui. Ainsi, à chaque entraînement et à chaque match, les joueurs portent des protège-dents sur mesure avec des puces électroniques intégrées. « Ça enregistre toutes tes collisions et à quel point elles sont violentes », explique Thibault, troisième ligne. Si le jeune homme est assez exposé aux chocs, il se dit désormais plus serein : « Du coup, grâce au protège-dents, on peut détecter immédiatement si tu as pris un choc et te faire soigner avant que ça ne s'aggrave. Je trouve ça vraiment rassurant. » Cet entraînement d'élite au Wesley College n'est pas pour toutes les bourses : l'école facture 8 000 euros pour les externes. Pour les internes, c'est plus de 18 000 euros l'année. À lire aussiAprès une commotion cérébrale, «le repos est fondamental pendant 48 heures» 

Reportage international
En Irlande, des technologies de pointe pour former les joueurs de rugby de demain

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:35


À l'approche du Tournoi des Six Nations — dont le premier choc verra la France affronter l'Irlande ce jeudi 5 février — cap sur le pays du trèfle ! En Irlande, le rugby scolaire n'est pas pris à la légère : c'est là-bas que se forment les talents qui feront le rugby irlandais de demain. Et aujourd'hui, dans les meilleures écoles du pays, tout repose sur des technologies de pointe. Entre capteurs high-tech et protège-dents intelligents, immersion au Wesley College de Dublin. De notre correspondante à Dublin, Sur les 900 élèves du Wesley College, dans le sud de Dublin, 400 vivent chaque jour au rythme du ballon ovale. Pour aller plus loin, l'école a misé sur la technologie : chaque mouvement de ces jeunes athlètes est analysé à l'aide de capteurs connectés à une application, des capteurs accrochés aux pieds, par exemple, pour mesurer la hauteur d'un saut, ainsi que des capteurs sur toutes les barres de musculation. « Si je mets plus de 0,7 seconde à soulever la barre, la charge est trop légère, explique Rich Andreucetti, le préparateur physique de l'école. À l'inverse, en dessous de 0,3 seconde, c'est trop lourd. Par exemple, je vais mettre 50 kg et faire trois répétitions. Pendant que je pousse, je vois : 0,72 seconde ; en rouge, je suis trop lent ! 0,55 seconde, parfait, ça passe au vert ! Maintenant, il faut que je reste dans cette zone tout l'entraînement. » Comme un feu tricolore : vert, orange ou rouge donc, les résultats s'affichent en direct sur des iPads. Thibault Campbell, 17 ans, regarde l'écran attentivement : « Évidemment, tout le monde veut être en tête du classement ! Du coup, tu te retrouves à te mesurer à tes coéquipiers, ça motive à travailler plus dur, s'amuse le jeune sportif. Avant, sans ça, chacun faisait son entraînement dans son coin. Maintenant, c'est plus fun, plus compétitif, et on cherche vraiment à se dépasser les uns les autres. » Depuis la mise en place de ces équipements high-tech, les élèves s'impliquent davantage, selon Craig Ronaldson, directeur du rugby au Wesley College. « C'est la génération TikTok, s'exclame-t-il. Nos adolescents ont parfois du mal à rester attentifs, on le constate par exemple dans l'analyse vidéo de leur jeu : plutôt que de leur faire revoir de longues séquences vidéo, on privilégie désormais des formats courts, dix secondes ici, trente secondes là… Et ils adorent ces gadgets. D'ailleurs, ils les maîtrisent mieux que nous ! » À lire aussiJO 2024: «Avec la technologie, Usain Bolt aurait certainement fait moins de 9''58 au 100m»  La prévention des lésions cérébrales L'école fait aussi partie des tout premiers établissements d'Irlande à participer à une étude sur l'efficacité des protections à la tête dans la prévention des lésions cérébrales. C'est un enjeu majeur dans le rugby aujourd'hui. Ainsi, à chaque entraînement et à chaque match, les joueurs portent des protège-dents sur mesure avec des puces électroniques intégrées. « Ça enregistre toutes tes collisions et à quel point elles sont violentes », explique Thibault, troisième ligne. Si le jeune homme est assez exposé aux chocs, il se dit désormais plus serein : « Du coup, grâce au protège-dents, on peut détecter immédiatement si tu as pris un choc et te faire soigner avant que ça ne s'aggrave. Je trouve ça vraiment rassurant. » Cet entraînement d'élite au Wesley College n'est pas pour toutes les bourses : l'école facture 8 000 euros pour les externes. Pour les internes, c'est plus de 18 000 euros l'année. À lire aussiAprès une commotion cérébrale, «le repos est fondamental pendant 48 heures» 

Aujourd'hui l'économie
IA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:24


L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans le processus de recrutement de nombreuses entreprises. Du tri des CV à la préparation des entretiens, elle redéfinit les usages et les critères de sélection. L'exemple du cabinet de conseil McKinsey illustre une transformation plus large, qui bouleverse à la fois les pratiques des recruteurs et les stratégies des candidats. Pendant longtemps, le recrutement a reposé sur une mécanique relativement simple: identifier les meilleurs profils à partir de diplômes et d'expériences passées, puis rencontrer les candidats présélectionnés afin d'évaluer leur potentiel. Aujourd'hui, ce modèle évolue. L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans les entreprises comme un outil d'aide à la décision. De plus en plus de recruteurs l'utilisent au quotidien, que ce soit pour rédiger des offres d'emploi plus attractives, analyser et classer des CV, ou encore préparer des entretiens. Cette évolution ne relève plus de l'expérimentation. Elle s'inscrit désormais dans les pratiques courantes des ressources humaines et modifie en profondeur les équilibres traditionnels du recrutement. À lire aussiL'intelligence artificielle, nouvel atout caché des salariés Des candidats contraints de s'adapter Face à cette transformation, les candidats ont très vite ajusté leurs pratiques. Selon la dernière enquête menée par Hellowork, un candidat sur deux utilise aujourd'hui l'intelligence artificielle pour chercher un emploi. L'IA est mobilisée pour retravailler un CV, rédiger ou améliorer une lettre de motivation, ou encore se préparer à un entretien. Dans certaines entreprises, cet usage est même devenu implicite. Un dossier de candidature élaboré sans recours à l'IA peut être perçu comme insuffisant, voire non recevable. Pour ces structures, ne pas utiliser l'intelligence artificielle aujourd'hui revient à envoyer, il y a dix ans, un CV rédigé à la main ou à la machine à écrire. Mais cette généralisation pose une question centrale: si tous les candidats utilisent les mêmes outils, comment les différencier ? La lettre de motivation en est une illustration frappante. Longtemps considérée comme un élément clé, elle perd de sa valeur aux yeux des recruteurs, car générée par l'IA, elle devient souvent standardisée et parfois peu révélatrice de la personnalité réelle du candidat. Ce que recherchent désormais les recruteurs Face à cette uniformisation, le recrutement se déplace vers d'autres critères d'évaluation. L'exemple de McKinsey est particulièrement révélateur. Le cabinet de conseil ne cherche plus à savoir si les candidats utilisent ou non l'intelligence artificielle. Bien au contraire: il s'intéresse désormais à la manière dont ils s'en servent. Ce qui est évalué, ce n'est plus seulement le niveau de connaissance, mais la capacité à penser avec un outil intelligent, sans s'y soumettre. Autrement dit, comprendre les outils, leurs limites et leurs biais, et savoir les intégrer intelligemment dans son raisonnement devient une compétence clé. Plusieurs études récentes montrent d'ailleurs que la maîtrise de l'IA est aujourd'hui l'une des compétences les plus recherchées par les employeurs dans le monde. Cette tendance devrait encore s'amplifier. Les références à l'intelligence artificielle dans les offres d'emploi ont triplé en deux ans, et la dynamique devrait s'accélérer avec l'arrivée massive de la génération Z sur le marché du travail, qui représente près d'un quart de la population active mondiale. L'essor de l'intelligence artificielle dans le recrutement constitue donc un véritable bouleversement, qu'il convient toutefois de relativiser. L'IA ne remplacera ni le recruteur, ni le candidat. En revanche, elle transforme profondément leur relation. Le processus de recrutement n'est plus un simple face-à-face : il devient un triangle, où l'intelligence artificielle s'impose comme une troisième composante. Et dans ce nouveau modèle, ce sont celles et ceux qui sauront le mieux maîtriser et intégrer cette troisième branche qui tireront leur épingle du jeu.

Reportage International
«On fait tout pour protéger nos civils et nos terres»: ces Ukrainiens qui chassent les drones russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:30


En Ukraine, les drones sont devenus le nerf de la guerre, après bientôt quatre ans d'invasion russe à grande échelle. Chaque nuit, des dizaines voire des centaines d'engins sont envoyés par Moscou sur les grandes villes ukrainiennes et leurs infrastructures énergétiques. Le plus important conflit depuis la Seconde guerre mondiale est marqué par cette nouvelle arme moderne, inhumaine dans le premier sens du terme, et redoutable. Alors, pour défendre leurs civils, les Ukrainiens ont notamment mis en place des unités de défense aérienne mobile. Des unités qui guettent toute la nuit le ciel pour tirer sur les drones. Le reportage de notre correspondant à Odessa, en Ukraine est à écouter dans son intégralité sur notre site dans Accents d'Europe.

Débat du jour
Les géants de la Tech sont-ils les ennemis de la liberté individuelle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 29:30


La multinationale Capgemini recule. Face à la polémique, le groupe informatique français annonce la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine anti-immigration (ICE). Un partenariat qui posait question, de même que la proximité affichée des géants de la Tech avec la sphère MAGA. Jusqu'où peut aller le pouvoir économique des grandes entreprises ? Leur projet menace-t-il la démocratie ? Quels garde-fous ? Pour en débattre : - Georges Nahon, expert des technologies numériques, conférencier, ancien directeur du Centre d'innovation d'Orange Silicon Valley à San Francisco, co-auteur du livre Le village numérique mondial : la deuxième vie des réseaux, éditions Odile Jacob - Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférences à l'Université de Technologie de Compiègne, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d'Internet - Olivier Tesquet, journaliste au service enquêtes de Télérama. Auteur de nombreux livres, entre autres, État d'urgence technologique, Dans la tête de Julian Assange, et  coauteur d'Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir, éditions Divergences. 

Débat du jour
Les géants de la Tech sont-ils les ennemis de la liberté individuelle ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 29:30


La multinationale Capgemini recule. Face à la polémique, le groupe informatique français annonce la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine anti-immigration (ICE). Un partenariat qui posait question, de même que la proximité affichée des géants de la Tech avec la sphère MAGA. Jusqu'où peut aller le pouvoir économique des grandes entreprises ? Leur projet menace-t-il la démocratie ? Quels garde-fous ? Pour en débattre : - Georges Nahon, expert des technologies numériques, conférencier, ancien directeur du Centre d'innovation d'Orange Silicon Valley à San Francisco, co-auteur du livre Le village numérique mondial : la deuxième vie des réseaux, éditions Odile Jacob - Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférences à l'Université de Technologie de Compiègne, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d'Internet - Olivier Tesquet, journaliste au service enquêtes de Télérama. Auteur de nombreux livres, entre autres, État d'urgence technologique, Dans la tête de Julian Assange, et  coauteur d'Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir, éditions Divergences. 

Reportage international
«On fait tout pour protéger nos civils et nos terres»: ces Ukrainiens qui chassent les drones russes

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:30


En Ukraine, les drones sont devenus le nerf de la guerre, après bientôt quatre ans d'invasion russe à grande échelle. Chaque nuit, des dizaines voire des centaines d'engins sont envoyés par Moscou sur les grandes villes ukrainiennes et leurs infrastructures énergétiques. Le plus important conflit depuis la Seconde guerre mondiale est marqué par cette nouvelle arme moderne, inhumaine dans le premier sens du terme, et redoutable. Alors, pour défendre leurs civils, les Ukrainiens ont notamment mis en place des unités de défense aérienne mobile. Des unités qui guettent toute la nuit le ciel pour tirer sur les drones. Le reportage de notre correspondant à Odessa, en Ukraine est à écouter dans son intégralité sur notre site dans Accents d'Europe.

Revue de presse française
À la Une: chape de plomb sur la répression des manifestations en Iran

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 5:08


Le régime des mollahs tente de faire peser une chape de plomb sur la population, après les massacres des 8 et 9 janvier. L'Express a toutefois demandé à un journaliste iranien (que protège l'anonymat) d'enquêter sur place. Mais les témoignages sont difficiles à recueillir car, nous dit-il, « des miliciens vêtus de noir et masqués, sillonnent les rues iraniennes, à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas (…) ils confisquent les téléphones des passants et les fouillent, à la recherche de participations aux manifestations des 8 et 9 janvier derniers ». « Ces actes », estime l'Express, « témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d'un massacre dont on peine encore à mesurer l'ampleur… ». Détail glaçant : le régime a d'abord réclamé aux familles des victimes de payer des sommes parfois exorbitantes pour récupérer les corps de leurs proches. Avant de faire marche arrière, et « de donner l'ordre d'enterrer toutes les victimes ». Réalisant que les images montrant des dizaines de corps entassés dans une morgue, étaient contre-productives. « Le gouvernement, explique l'Express, veut étouffer l'affaire au plus vite... ». « Extrême brutalité » Aux États-Unis, la ville de Minneapolis est traumatisée par Donald Trump. « Après la mort de Renee Good et d'Alex Pretti, citoyens américains abattus par des agents anti-immigration, les États-Unis sont saisis d'effroi, nous dit le Nouvel Obs qui s'interroge : « Jusqu'où cela peut-il dégénérer ? » L'hebdomadaire a interrogé l'historienne Sylvie Laurent, qui pose un préalable : « Avant la répression des simples citoyens qui s'interposent, il faut souligner l'extrême brutalité vis-à-vis des immigrés et la volonté d'en faire un spectacle de la domination. Ce racisme d'État joue le rôle de ciment toxique fondamental pour maintenir la base et l'union des extrêmes droites ». « Jusqu'à présent, remarque l'historienne, jamais un Américain blanc de la classe moyenne n'aurait imaginé être soumis à l'arbitraire (…) La mort de Renee Good a changé cela, la figure de la mère de famille blanche de banlieue occupe une place centrale dans l'imaginaire américain (…) elle aurait pu être la sœur ou la nièce de n'importe lequel des 97% d'américains qui ont vu la vidéo de son exécution. Ce qu'ils comprennent, avec cette mise à mort, c'est que toute personne supposée de gauche peut être considérée comme coupable de "terrorisme domestique" et châtiée sommairement ». Conclusion de Sylvie Laurent : « Ce n'est pas "juste" une dérive autoritaire, c'est la tentative de mettre en place un régime néofasciste à l'américaine ». « Nous nous sommes sacrifiés » Le Point fait sa Une sur « la trahison de l'Occident ». vis-à-vis des Kurdes. « Ils étaient notre rempart contre Daech. Et maintenant ? » interroge le Point qui s'est rendu en Syrie, pour rencontrer ces Kurdes, « sous la menace des forces de Damas, ils doivent renoncer à leur ambition. La fin d'une utopie multiethnique, féministe et laïque », ajoute l'hebdomadaire. Le Point a rencontré une mère de famille qui a perdu son fils, Bassam, « tué en 2017, à l'âge de vingt ans ». Elle se désole : « Des membres de Daech sont venus de tous les pays occidentaux, et nous les avons combattus. Nous nous sommes sacrifiés. Et maintenant, vos pays tiennent la main de nos adversaires pour massacrer nos enfants ». « Nos adversaires », autrement dit le nouveau régime syrien de l'ex-jihadiste Ahmed al-Charaa, que l'on voit en photo à la Maison Blanche, où il a été reçu en novembre dernier par Donald Trump. Tout un symbole.  Esclaves de nos portables « L'enfer du scrolling », c'est le titre choisi par le Nouvel Obs, pour nous mettre en garde contre cette habitude qui consiste à faire défiler compulsivement sur nos smartphones, des articles, des images ou des vidéos. « Le front baissé, l'esprit absorbé, le corps entièrement mobilisé par le mouvement du pouce qui propulse l'écran vers le haut. Cela peut durer cinq minutes ou une heure… » constate l'hebdomadaire. Le Nouvel Obs a interrogé, une jeune femme de trente ans, accro aux réseaux sociaux, qui a une époque, passait 8 heures sur son smartphone. Avant de rapporter « ces huit heures à son espérance de vie théorique ». « J'ai compris, raconte-t-elle, qu'à ce rythme, je risquais de perdre quinze à vingt années de vie ». Le Nouvel Obs s'inquiète : « On ne voit pas bien quelle autre innovation, depuis l'horlogerie, a eu un effet aussi massif sur notre rapport au temps. Mais contrairement à une montre au poignet, le scrolling ne scande pas le temps, il l'absorbe. Nous commençons à nous en rendre compte, et c'est en passe de devenir un problème civilisationnel ». L'hebdomadaire nous donne quelques petites astuces, comme « prévoir des moments sans écran », « sortir sans son portable ». Mais on se doute bien qu'il en faudra beaucoup plus pour vaincre le scrolling...  

Débat du jour
Déconnexion numérique : peut-on se passer de son portable ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 29:30


Dans le sillage du Dry January -qui incite à ne pas boire d'alcool pendant le premier mois de l'année- la pause numérique est une idée qui progresse. 64% des Français soutiennent une telle initiative, selon une étude d'Ipsos BVA. Cela interroge notre dépendance aux smartphones et l'addiction aux réseaux sociaux. Quels sont les effets d'une pause numérique ? Que révèle notre rapport aux téléphones portables ? Pour en débattre - Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale du pôle société d'Ipsos-bva  et autrice du livre Réhumaniser la société de l'absence, aux éditions de l'Aube - Juliette Hazart, médecin, addictologue, conférencière, autrice du livre Mon ado est accro aux réseaux sociaux, aux éditions De Boeck supérieur - Thibaud Dumas, docteur en neuroscience cognitive et président de l'association Attention Hyperconnexion et auteur du livre J'arrête de scroller, éditions Mango éditions

Débat du jour
Déconnexion numérique : peut-on se passer de son portable ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 29:30


Dans le sillage du Dry January -qui incite à ne pas boire d'alcool pendant le premier mois de l'année- la pause numérique est une idée qui progresse. 64% des Français soutiennent une telle initiative, selon une étude d'Ipsos BVA. Cela interroge notre dépendance aux smartphones et l'addiction aux réseaux sociaux. Quels sont les effets d'une pause numérique ? Que révèle notre rapport aux téléphones portables ? Pour en débattre - Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale du pôle société d'Ipsos-bva  et autrice du livre Réhumaniser la société de l'absence, aux éditions de l'Aube - Juliette Hazart, médecin, addictologue, conférencière, autrice du livre Mon ado est accro aux réseaux sociaux, aux éditions De Boeck supérieur - Thibaud Dumas, docteur en neuroscience cognitive et président de l'association Attention Hyperconnexion et auteur du livre J'arrête de scroller, éditions Mango éditions

Les têtes d'affiches de Denise Epoté
La dernière livraison de Denise Epoté sur RFI

Les têtes d'affiches de Denise Epoté

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 4:12


Dernière chronique de Denise Epoté, et à cette occasion, une tête d'affiche un peu particulière ! On la retrouve en compagnie de Nicolas Brousse. On l'écoute et on la remercie ! 

Le Journal de l'Economie
Le robot humanoïde Atlas

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 9:51


Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Décryptage
Wikipédia : l'intelligence humaine face à l'IA

Décryptage

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 19:30


Wikipedia a 25 ans depuis quelques jours. Cette encyclopédie collaborative en ligne est l'un des dix sites les plus consultés sur internet, le seul qui ne capte pas les données, qui ne demande rien et qui cherche à mettre les gens d'accord plutôt que les opposer. Un outil incroyable, qui publie dans plus de 300 langues. Très décrié à ses débuts, il a fait ses preuves. Mais à l'heure de la désinformation, il est menacé par les intelligences artificielles et se défend. Avec nos invités :  - Lionel Barbe, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Nanterre, a dirigé l'ouvrage Wikipédia, objet scientifique non identifié (Presses universitaires de Paris-Ouest) et Wikipédia, objet de médiation et de transmission des savoirs (Presses universitaires Paris Nanterre)   - Rémy Gerbet, directeur exécutif de Wikimédia France. 

Atelier des médias
Mark Zuckerberg, Sam Altman, Pavel Durov: les dirigeants de la tech vus par Guillaume Grallet

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 40:54


Dans cet épisode de L'atelier des médias, Steven Jambot reçoit Guillaume Grallet, rédacteur en chef sciences et tech au magazine Le Point, pour discuter du livre qu'il vient de publier, Pionniers, dans lequel il fait le récit de ses rencontres avec plusieurs figures de la tech mondiale. L'intelligence artificielle bouleverse nos sociétés et ouvre des perspectives vertigineuses, entre progrès scientifique et risques existentiels. Fruit de quinze ans de terrain, Pionniers : Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle nous emmène à la rencontre de personnalités du monde de la tech et notamment de l'IA. Le journaliste français Guillaume Grallet n'y cache pas sa curiosité pour ces créateurs, rappelant qu'il leur pose quasi systématiquement trois questions : leur vision du monde dans dix ans, la personnalité qu'ils aimeraient rencontrer, et ce qu'il faut apprendre aux enfants à l'ère de l'accélération technologique. Guillaume Grallet explique sa démarche : « C'est une véritable curiosité de savoir quel monde toutes ces personnes inventent ». Ce voyage journalistique révèle que la Silicon Valley n'est pas un bloc monolithique. Par exemple, si Jensen Huang (Nvidia) estime qu'il ne sert plus à rien d'apprendre à coder, Dario Amodei (Anthropic) soutient au contraire l'importance de comprendre le fonctionnement des machines. À écouter aussi :Plongée sociologique au cœur de la Silicon Valley Entre transhumanisme et repli protecteur Dans son livre, Guillaume Grallet raconte ses rencontre avec des figures emblématiques de la tech, à commencer par Mark Zuckerberg – patron de Meta – dont les convictions transhumanistes l'amènent à imaginer une communication par la pensée d'ici 30 à 50 ans. Pourtant, parallèlement à ces ambitions globales, le patron de Meta semble se préparer à un avenir sombre en construisant un complexe autosuffisant à Hawaii. Face à ces projets parfois opaques, Guillaume Grallet plaide pour une transparence accrue : « Il faut que tous les artisans de ces technologies nous expliquent où ils veulent nous emmener et surtout incluent tout le monde et ne pas nous emmener vers une dystopie ». L'émergence d'une IA souveraine et diverse Cet entretien s'intéresse aussi à la place de l'Afrique dans cette révolution. À travers des figures comme Pelonomi Moiloa et les conférences Indaba, une résistance s'organise contre le « néocolonialisme numérique ». L'objectif est de valoriser la richesse des quelques 2 000 langues africaines pour créer des outils adaptés aux réalités locales, notamment pour l'agriculture ou le climat. Guillaume Grallet souligne l'importance de cette diversité : « On voit des personnalités [...] qui veulent s'appuyer peut-être sur la diversité des langues africaines pour changer le monde ». De la même manière, il salue les efforts européens, comme ceux d'Arthur Mensch avec Mistral AI, qui refusent la fatalité de dépendre uniquement des géants américains. Rester humain : le défi des « neurodroits » Ayant lui-même expérimenté l'implantation d'une puce NFC en 2015 avant de la faire retirer, Guillaume Grallet alerte sur les dérives de l'augmentation humaine. Il rappelle que l'innovation technologique doit rester un outil de progrès et non un moyen d'hybridation forcée. Face à des projets comme Neuralink, il devient essentiel de défendre nos neurodroits, explique Guillaume Grallet : « Si c'est 'nous augmenter, pour nous augmenter', là je dis non. Et je dis qu'il faudra dire non de plus en plus fermement ». Pour lui, l'intégrité de notre cerveau et le droit d'apprendre par soi-même sont des piliers de notre liberté future.

Reportage International
L'enseignement 100% IA du David Game College de Londres

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:36


Face au recours de plus en plus fréquent et incontrôlé des élèves à des outils comme Mistral, Claude ou Chat GPT, un collège-lycée privé de la City de Londres a voulu prendre les devants : l'établissement a ouvert l'an dernier une classe où l'enseignement est entièrement dispensé par un agent d'intelligence artificielle. Les jeunes étudient pour l'équivalent du brevet des collèges et du baccalauréat. Ils n'ont pas de professeurs mais des coachs pour suivre leur progression. Si les résultats sont là, une question se pose : qui contrôle le contenu de ces outils ? De notre correspondante à Londres, Quatorze adolescents les yeux rivés sur leurs écrans. Rien d'étonnant à première vue, sauf qu'ils sont en classe et qu'ils sont en train d'apprendre. « Je n'enseigne pas les matières au programme. Mais enseigner, c'est aussi donner aux élèves l'envie d'apprendre, les aider à comprendre le fonctionnement du cerveau dans l'apprentissage et leur donner les méthodes les plus efficaces. Nous avons des rendez-vous individuels chaque semaine et nous vérifions leurs données en continu : c'est un soutien beaucoup plus intensif parce que je n'ai pas à planifier une centaine de cours ou à préparer ou corriger des tests. Tout se fait automatiquement ! », explique Alexander, coach éducatif au sein de l'établissement David Game à Londres. À lire aussiIntelligence artificielle à l'école: «La notion de devoirs à la maison n'a plus aucun sens» S'ils ont une question, les élèves la posent à l'agent intelligent appelée Violette. S'ils n'ont pas compris, ils peuvent lui demander de répéter ou bien d'expliquer plus simplement les choses. Cela enlève la timidité ou la honte devant ses camarades, assure Alexander. Heymans est, lui, même en plein cours de biologie sur les ganglions lymphatiques. Il étudie pour l'examen que les élèves du Royaume-Uni passent à 16 ans. « C'est une méthode très intéressante. Vraiment, j'adore. Chaque plateforme a son propre type d'apprentissage. On ne s'ennuie pas », renchérit-il. À lire aussiComment l'IA transforme l'enseignement et l'apprentissage ? « D'où viennent les données utilisées pour nourrir ces moteurs d'intelligence artificielle » ? Principal du collège, David Dalton est celui qui a lancé l'idée de cette classe 100% IA, quand Chat GPT est monté en popularité. Conscient du pouvoir de perturbation de cette nouvelle technologie dans l'éducation, il a, dit-il, voulu au contraire prendre les devants. L'école a alors investi environ un million d'euros pour développer sa propre plateforme. « Ce n'est pas une expérience, dans le sens où nous savions déjà qu'on pouvait obtenir des résultats supérieurs avec un enseignement individuel sous cette forme. Mais les résultats sont spectaculaires », souligne-t-il. Selon l'établissement, tous les élèves de l'an passé ont amélioré leurs résultats d'au moins deux points. Mais à l'heure qu'il est, il n'y a aucun mécanisme, aucune structure gouvernementale qui surveille l'utilisation de l'IA dans les écoles. Pourtant, selon Lili Villard, chercheuse à l'Institut des politiques éducatives, environ la moitié des enseignants des écoles secondaires britanniques utilisent l'IA et environ les trois quarts des élèves le font aussi. « Leurs algorithmes sont souvent construits à partir de différents sous-ensembles de données. Or, nous ne savons pas nécessairement d'où viennent les données utilisées pour nourrir ces moteurs d'intelligence artificielle. Il y a un réel manque de recherches et de données », déplore-t-elle.  Un comité d'évaluation des technologies pédagogiques a été mis en place par le ministère de l'Éducation britannique, mais pour l'instant, il n'en est qu'à la phase de recueil des informations. À lire aussiL'intelligence artificielle dans l'enseignement: seuls 20% des enseignants l'utilisent

True Story
[FORMAT POCHE] Hedy Lamarr, la star d'Hollywood derrière nos nouvelles technologies

True Story

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 15:59


[REDIFFUSION] Dans cet épisode Andréa Brusque vous parle d'une icône glamour du Hollywood des années 40. Sacrée plus belle femme du monde, à son époque, elle était aussi belle que brillante. Scientifique méconnue pendant longtemps, c'est aussi grâce à elle que nous avons aujourd'hui des technologies telles que le bluetooth et le wifi. Son nom : Hedy Lamarr. De sa vie d'actrice à ses inventions, découvrez son Fabuleux destin. Une jeune fille déjà ambitieuse Hedwig Kiesler est née le 9 novembre 1914 à Vienne. Fille d'une famille juive, son père était banquier et sa mère une ancienne pianiste de renom. Elle a grandi dans un milieu privilégié qui lui permet d'apprendre plusieurs langues telles que l'anglais ou l'italien. Jeune fille très curieuse, elle adore quand son père lui explique comment fonctionnent les technologies de l'époque. Pleine d'énergie, Hedwig a des semaines bien chargées entre l'équitation, la danse et le piano. Elle parvient aussi à garder du temps pour se consacrer à sa passion : bricoler des gadgets. A l'âge de 13 ans, Hedwig s'intéresse ensuite beaucoup au cinéma. Un jour, elle va avec ses parents voir “Métropolis” de Fritz Lang et là, c'est la révélation. Hedwig veut devenir actrice et fera tout pour réaliser son rêve. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Boost! de l'Estrie
Les nouvelles technologies les plus FOLLES en 2026 !

Le Boost! de l'Estrie

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 60:11


Aujourd'hui dans Le BOOST ! : Elle retrouve des dents dans son appartement... Alain McKinna en direct du Consumer Electrononics Show de Las Vegas nous présente les objets techno de 2026 Ce qu'on a fait a reculons et qui s'est avéré plus le fun qu’on pensait Gabin ça : mélodrame dans la famille Jasmin pendant les fêtes ! Bonne écoute :)

Objectif TECH
Écoutons le futur : Mon personal shopper est une IA

Objectif TECH

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 47:21


L'intelligence artificielle s'invite désormais dans nos parcours d'achat et impacte la relation entre marques et consommateurs. Fini le temps où l'on scrollait pendant des heures sur des sites e-commerce : l'IA agentique promet de devenir notre personal shopper universel, capable de comprendre nos besoins, de recommander des produits et d'acheter à notre place. De ChatGPT à TikTok Shop, les canaux se multiplient et le tunnel d'achat traditionnel s'efface au profit d'une consommation instantanée où découverte et achat ne font plus qu'un. Dans cet épisode d'Écoutons le Futur, quatre experts analysent cette métamorphose du commerce digital : de la montée en puissance des LLM dans les recherches d'achat à l'importance de la transparence et de la réglementation de ces outils. Ils explorent comment les entreprises doivent repenser leur stratégie digitale pour passer du SEO au GEO, créer des expériences omnicanales cohérentes et repositionner l'humain sur des missions à forte valeur ajoutée. Un débat riche sur l'avenir du e-commerce, entre opportunités technologiques et impératifs éthiques.Présents sur notre plateau :- Alexandre Audouin-Fils, Directeur Marketing chez SPOTICAR & Stellantis- Angelica Reyes, Directrice Marketing de Skeepers- Eric Dadian, Président de l'Association Française de la Relation Client- Maxime Girardeau, Directeur associé chez Capgemini en charge de l'innovation et de l'IA pour le secteur du luxeUne émission animée par Valère Corréard Découvrez comment l'IA peut enrichir l'expérience client, préserver les savoir-faire, et accompagner une consommation plus responsable, sans jamais s'imposer avec notre livre l'IA Invisible

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Sagesse et Mojito
L'IA contrôle déjà notre monde

Sagesse et Mojito

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 41:02


Le 30 novembre 2022 a connu le lancement de la première version de ChatGPT, cet agent conversationnel développé par OpenAI qui permet de discuter en ligne avec un système basé sur l'intelligence artificielle. Sagesse et Mojito, et le monde entier avec lui, s'est intéressé à ce phénomène qui nous force à reconsidérer l'avenir, tant au niveau personnel (par exemple, quand on se demande si mon métier existera encore dans deux ans) et civilisationnel (par exemple, quand on se demande ce que ça signifie d'avoir un gouvernement boosté à l'IA). Qu'est-ce qu'on cherche avec l'IA ? Entre excitation et peurs existentielles, cet épisode s'intéresse au monde de l'IA et des nouvelles technologies qui révèle une peur du grand remplacement, càd le remplacement des humains par l'intelligence artificielle. Qu'est-ce qui va rester de notre humanité ? Sans doute, les émotions, les relations, et la marche avec Dieu. L'IA nous révèle ce qui est inimitable dans l'être humain : l'IA peut progresser, mais elle n'acquierra jamais l'essence de l'humanité.Références de l'épisode :- IA, grand remplacement ou complémentarité, essai philosophique de Luc Ferry, Paris, Humensis, 2025.Abonnez-vous !

Aujourd'hui l'économie
Bulle de l'IA, emploi, croissance: les grands défis de l'intelligence artificielle en 2026

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 3:18


Omniprésente dans le débat public, l'intelligence artificielle (IA) s'est imposée comme la grande révolution technologique de la décennie. Mais après l'euphorie des investissements massifs, l'IA arrive à un moment décisif. À l'horizon 2026, les questions autour de la croissance, de l'emploi et de la solidité de son modèle économique devraient trouver un premier début de réponse. Ces dernières années, l'intelligence artificielle a attiré des investissements colossaux. Des centaines de milliards de dollars ont été injectés dans les puces électroniques, les centres de données, les start-up spécialisées, mais aussi dans les logiciels et les infrastructures nécessaires à son déploiement. Résultat : les valorisations boursières ont atteint des sommets. Nvidia, par exemple, est devenue l'une des entreprises les plus valorisées au monde grâce à ses puces devenues indispensables au développement de l'IA. Mais depuis quelques mois, des signaux d'alerte apparaissent. Certains investisseurs majeurs commencent à revoir leur stratégie et à réduire les sommes injectées dans le secteur. La raison principale est simple : la rentabilité se fait encore attendre. Les bénéfices tardent à arriver et le modèle économique repose largement sur une forme d'économie circulaire. Les géants de la tech financent des start-up spécialisées dans l'IA, lesquelles achètent en retour des puces, des services de stockage et des abonnements auprès de ces mêmes acteurs. Un système qui s'auto-entretient, mais qui pourrait nécessiter un ajustement dans les mois à venir, sans pour autant affirmer qu'il y aura une explosion brutale de la bulle de l'IA. À lire aussiNvidia investit 100 milliards de dollars dans la construction de centres de données pour OpenAI L'IA face au défi de l'emploi et de la productivité L'autre grand enjeu lié à l'intelligence artificielle concerne l'emploi. Ces dernières semaines, les géants de la tech ont licencié des dizaines de milliers de salariés, justifiant ces décisions par des gains de productivité rendus possibles par l'IA. La question est désormais de savoir si ce phénomène va s'amplifier. Deux scénarios se dessinent. Le premier, pessimiste, verrait l'IA remplacer rapidement des millions de travailleurs qualifiés à travers le monde. Le second, plus mesuré, repose sur l'idée que l'IA transformera les métiers sans nécessairement les faire disparaître. Certains experts estiment même que l'intelligence artificielle pourrait créer plus d'emplois qu'elle n'en détruirait d'ici la fin de la décennie. L'enjeu central réside donc dans la capacité des entreprises à accompagner ce bouleversement, et surtout dans le rythme auquel cette transformation s'opérera. Encadrer l'IA : un enjeu économique mais aussi démocratique Au-delà de l'emploi, une question de fond s'impose : celle de notre capacité collective à encadrer l'intelligence artificielle. Si l'on s'éloigne ici de l'enjeu économique strict, le sujet reste étroitement lié, car l'IA pose aussi des questions démocratiques, informationnelles et culturelles. Elle transforme déjà notre manière de travailler, de nous informer et de produire du contenu, parfois sans que nous en ayons pleinement conscience. La véritable question est donc de savoir si nous allons subir cette technologie ou l'organiser. Pour l'heure, c'est clairement la deuxième option qui est privilégiée. Si les pouvoirs publics, les entreprises et la société dans son ensemble parviennent à fixer des règles claires, à investir dans la formation et à protéger la valeur du travail humain, alors l'intelligence artificielle pourra devenir un véritable levier de croissance et d'innovation. À lire aussiLe règlement européen sur l'intelligence artificielle entre partiellement en vigueur

Aujourd'hui l'économie
Comment l'intelligence artificielle menace la production mondiale de smartphones en 2026

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 2:56


Objet du quotidien par excellence, le smartphone pourrait voir son avenir proche sérieusement contrarié. Selon une étude récente du cabinet Counterpoint Research, l'année 2026 pourrait être marquée par une baisse de la production mondiale de téléphones portables. En cause, une pénurie de puces mémoire largement alimentée par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Le smartphone est partout. Ou presque. Pourtant, derrière cet objet devenu indispensable se cache un marché qui n'est plus en forte croissance. Après des années d'expansion à grande vitesse, le secteur est entré dans une phase de maturité. Concrètement, les consommateurs renouvellent leurs appareils moins souvent. Les innovations sont jugées moins spectaculaires qu'auparavant, et les marges sont de plus en plus sous pression, en particulier sur les produits d'entrée et de milieu de gamme. Le constat est donc posé : le contexte est déjà tendu pour les fabricants, et les perspectives ne sont pas très rassurantes. Une pénurie de puces mémoire au cœur du problème Les prévisions pour 2026 ont récemment été revues à la baisse. Les livraisons mondiales de smartphones pourraient reculer jusqu'à 2%. La principale raison n'est pas un désintérêt des consommateurs, mais le manque de composants essentiels à la fabrication des appareils. Le secteur devrait en effet être confronté à une pénurie de puces mémoire, celles qui permettent à nos smartphones de disposer de mémoire vive. Ces composants sont indispensables. Ils permettent de lancer les applications rapidement, de passer d'une tâche à l'autre et d'assurer la fluidité globale du système. Depuis plusieurs années, les fabricants mettent en avant cette mémoire pour justifier des appareils toujours plus performants. Mais cette ressource est désormais convoitée par un autre acteur de poids : l'intelligence artificielle. Quand l'IA capte les ressources les plus rentables Le problème pour les géants du smartphone, c'est que l'intelligence artificielle est aujourd'hui bien plus rentable pour les producteurs de puces. Pour entraîner et faire fonctionner les modèles d'IA, il faut des infrastructures gigantesques. Les centres de données reposent sur des processeurs extrêmement gourmands en mémoire. OpenAI, Google, Meta ou encore Microsoft sont prêts à payer très cher pour sécuriser ces composants stratégiques. Face à cette demande explosive, les fabricants de puces mémoire font un choix rationnel d'un point de vue économique : ils réservent leur production aux plus offrants et privilégient les marchés liés à l'IA, bien plus rentables que l'électronique grand public. Produire davantage de puces serait possible, mais pas immédiatement. Trois entreprises seulement produisent plus de 90% des puces mémoire dans le monde. Construire de nouvelles usines ou augmenter les capacités existantes demande du temps, beaucoup d'argent et surtout une visibilité à long terme sur la demande, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La conséquence est directe pour les fabricants de smartphones. À une demande forte et une offre limitée correspond une situation de rareté, et la rareté fait monter les prix. Résultat : une pénurie, mais aussi une explosion des coûts. Concrètement, les smartphones neufs devraient coûter plus cher, tout comme les ordinateurs. Certains produits pourraient également se révéler moins innovants que prévu. Bref, mieux vaut peut-être prendre soin de son smartphone actuel, avant que les prix ne flambent et que ces appareils ne se fassent plus rares. À lire aussiGoogle prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

7 milliards de voisins
Comment se former à l'intelligence artificielle ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:30


Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ?   Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle.   • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger.  En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot.  A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN.   Programmation musicale :   ► African Giant - Burna Boy  ► Ailleurs - Orelsan

7 milliards de voisins
Comment se former à l'intelligence artificielle ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:30


Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ?   Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle.   • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger.  En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot.  A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN.   Programmation musicale :   ► African Giant - Burna Boy  ► Ailleurs - Orelsan

Afrique Économie
Côte d'Ivoire: des start-up parient sur le monde de l'éducation

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 2:29


Le secteur des start-up est en forte croissance en Afrique de l'Ouest, mais l'éducation reste peu représentée. Deux jeunes entreprises ivoiriennes développant des solutions éducatives étaient récemment à Paris dans le cadre d'un programme avec la grande école HEC et CDC-CI Capital. Avec l'application Ecolepay, fini les files d'attente interminables à la banque et les allers-retours dans les bouchons. La cantine et les frais de scolarité sont payés en un clic. Pour Jean-Philippe Lasme, directeur de la start-up LKM Digital, le plus difficile a sans doute été de convaincre les utilisateurs et les écoles du sérieux de la démarche. « On veut être une figure d'autorité en termes de paiement de frais de scolarité et on travaille dur pour. Parce qu'en fait, le parent, quand il se connecte sur notre application, il paye via le mobile money et nous reversons aux écoles. Il faut donc une sacrée dose de confiance. Au-delà de la qualité de l'application, il faut que la structure puisse accompagner. Dans ce cadre-là, on a mis les bouchées doubles vis-à-vis de la banque centrale, la BCEAO. Nous sommes désormais PSP, Payment Service Provider, avec un agrément de la banque centrale. Ensuite, vis-à-vis de la RTI, l'autorité de régulation pour la gestion des données à caractère personnel, nous avons montré comment nous collectons, protégeons et sauvegardons les données. Nous avons aussi une assurance responsabilité civile professionnelle. Aujourd'hui, toutes nos transactions sont protégées, encadrées et supportées par une société d'assurance. Ce n'est donc pas une petite start-up au coin de la rue, on se met aux normes parce qu'on a une vision énorme », affirme le directeur.  Faciliter le paiement des frais de scolarité Une soixantaine d'écoles sont déjà utilisatrices de la solution, qui répond à un réel besoin. Selon les recherches réalisées par la start-up, chaque année, près de 30% des sommes dues ne sont pas recouvrées. Malgré tout, difficile de convaincre les investisseurs. Héros africains, designs colorés et références proches des élèves : la valise éducative de Bokonzi, la Valed, propose une approche ludique et culturellement adaptée de l'apprentissage. « On veut vraiment remettre l'enfant au cœur de l'éducation, parce que nous pensons que parfois, on donne des contenus sans considérer leur environnement, explique Andreas Gotiene créateur de la start-up Bokonzi. Nous co-créons ce dont l'enfant a réellement besoin pour le rendre apte et faire de lui une solution aux problématiques de l'Afrique. » L'innovation éducative en quête de financements Mais là encore, difficile de séduire les investisseurs. « Malheureusement, on est dans un monde où tout est centré sur le capitalisme, regrette Andreas Gotiene. Les gens regardent combien de chiffres on fait, et non combien de vies on transforme. Nous sommes donc ouverts à ceux qui partagent la même vision : rendre l'éducation accessible à tous les enfants, pas seulement à une certaine classe sociale. Mais cela nécessite des fonds pour augmenter notre capacité de production et former des coachs pédagogues. » Le dernier rapport de Partech montre que, sur l'ensemble des financements dédiés à la tech, seuls 2% partent vers des projets liés à l'éducation. À lire aussiAlerte sur le financement de l'éducation dans l'aide internationale

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 3:14


Le jeu français Clair Obscur: Expedition 33 a été sacré meilleur jeu vidéo de l'année lors des Game Awards à Los Angeles, raflant neuf trophées. Une victoire éclatante qui illustre la place centrale occupée par la France dans l'industrie mondiale du jeu vidéo, première industrie culturelle du pays, portée par des studios dynamiques, une formation d'excellence et un soutien public structurant. Les jeux vidéo ont eu droit cette nuit à leurs Oscars, les Game Awards, qui se déroulaient à Los Angeles. Et pour la France, la soirée s'est achevée en apothéose sur ce dénouement : « The game of the year is… Clair Obscur – Expedition 33 ! » Le jeu français Expedition 33 a ainsi été élu meilleur jeu vidéo de l'année. Il a remporté neuf trophées au total, un véritable triomphe. Une illustration éclatante du fait que la France reste un grand du jeu vidéo mondial. À lire aussiÉtats-Unis: le jeu vidéo français «Clair obscur: Expedition 33» rafle neuf prix aux Game Awards Car le secteur pèse lourd. Le jeu vidéo est la première industrie culturelle en France, devant le cinéma, la musique ou le livre, avec 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2022. Près de sept Français sur dix jouent, faisant du jeu vidéo le premier loisir du pays. La demande est là, l'offre aussi. Le pays compte 1 300 studios, 20 000 emplois directs, dont une grande majorité en CDI. Un élément important dans une industrie internationale souvent marquée par la précarité. Résultat, la France se situe dans le top 10 mondial et occupe la troisième place européenne. Une identité forte et des studios qui rayonnent à l'international Dès les années 80 et 90, la France a vu naître des studios devenus aujourd'hui des mastodontes. Et les jeux qui y sont conçus ont une « patte », une identité forte, un soin particulier apporté à l'esthétique et au récit, avec des valeurs souvent européennes ou spécifiquement françaises. C'est ce qui plaît. Les studios tricolores exportent leurs jeux dans le monde entier et rencontrent un franc succès. Autre force majeure : la formation. Les écoles françaises forment certains des meilleurs talents au monde. Elles alimentent un vivier permanent qui irrigue non seulement les studios nationaux, mais aussi les géants internationaux, jusqu'à Nintendo. Ces écoles sont implantées dans toute la France. De véritables pôles d'excellence se sont constitués, notamment à Montpellier – où Clair Obscur a été développé –, mais aussi à Lille ou Lyon. Les régions comprennent que le jeu vidéo représente des emplois qualifiés, capables d'attirer les talents et de dynamiser tout un écosystème. Un soutien public déterminant et un modèle social qui favorise la création Les collectivités et l'État soutiennent également fortement la création. Un crédit d'impôt rembourse jusqu'à 30% des dépenses de production, tandis que le Centre national du cinéma dispose d'un fonds d'aide dédié pour accompagner les studios indépendants. Le plan France 2030 identifie même le jeu vidéo comme une industrie stratégique. Il y a aussi un pilier totalement inattendu mais déterminant : l'assurance chômage. Concevoir et développer un jeu vidéo indépendant demande des mois, voire des années de travail sans revenu avant la sortie. Ni les banques ni les investisseurs ne financent ce type de projet. Pour beaucoup de jeunes studios, s'appuyer sur ces aides sociales est donc la solution pour vivre et travailler. C'est un avantage comparatif très français, qui encourage l'expérimentation et la prise de risque créative. C'est donc la combinaison de tous ces éléments — studios dynamiques, formation de haut niveau, soutien public, modèle social — qui permet à la France de consolider sa place et de jouer pleinement dans la cour des grands.

Aujourd'hui l'économie
Nouvelles technologies: Apple dans la tourmente avec des départs de cadres importants

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 3:13


En quelques semaines, la marque à la pomme a vu partir plusieurs de ses figures les plus influentes. Si cela peut ressembler à un simple renouvellement interne, la multiplication de ces départs simultanés interroge sur l'état réel d'Apple, son retard en matière d'intelligence artificielle et sa capacité à rester un leader technologique. Apple traverse une zone de turbulence. En très peu de temps, plusieurs cadres historiques ont quitté le groupe, certains officiellement pour prendre leur retraite, d'autres pour rejoindre la concurrence. Une situation surprenante pour une entreprise généralement perçue comme l'un des modèles de stabilité du secteur technologique. Le premier départ marquant est celui du patron de l'intelligence artificielle, qui quitte Apple pour faire valoir ses droits à la retraite. Un timing qui interroge. Il part au moment même où l'entreprise est sous pression pour accélérer dans l'IA générative, un domaine où elle peine à convaincre. Le choc le plus récent concerne le responsable du design des interfaces. Si vous utilisez un iPhone ou un Mac, vous connaissez son travail. Il quitte Apple pour rejoindre Meta, la maison-mère de Facebook. Un transfert particulièrement sensible, puisque Meta est un rival direct d'Apple — un débauchage qui fait donc figure de coup dur. Enfin, une rumeur persistante évoque le possible départ du « père des puces Apple ». Si les produits de la marque sont si performants, c'est en grande partie grâce à son travail. S'il venait à quitter l'entreprise, ce serait un véritable tremblement de terre technologique. Retard en IA, guerre des talents, fin de génération: les causes d'un phénomène global Alors pourquoi ces départs s'enchaînent-ils ? Plusieurs explications se dessinent. D'abord, Apple accuse un retard important dans le développement et le déploiement de l'intelligence artificielle. Apple Intelligence peine à convaincre et Siri reste en difficulté face à ses concurrents. Une situation qui fragilise les équipes internes et pourrait expliquer certains départs. Ensuite, le phénomène dépasse Apple : toute l'industrie est engagée dans une véritable guerre des talents. OpenAI, Meta, Google ou Microsoft s'arrachent les meilleurs ingénieurs à prix d'or, avec des salaires et bonus parfois hors normes. Un débauchage à plusieurs millions de dollars par an peut évidemment peser dans la balance. Enfin, un facteur générationnel joue également. Une partie des cadres arrivés à l'époque de Steve Jobs, ou juste après l'arrivée de Tim Cook, arrive à un tournant de carrière. Leur départ participe à un renouvellement naturel, mais leur concentration dans le temps donne une impression d'hémorragie. Alors, faut-il s'inquiéter pour la santé d'Apple ? Oui et non. Les postes touchés - IA, architecture des puces  - sont aujourd'hui parmi les plus stratégiques du secteur technologique. Mais Apple se réorganise rapidement et attire aussi de nouveaux talents venus de la concurrence. Comme souvent dans la Silicon Valley, un talent en chasse un autre. À lire aussiPourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or? Un impact direct sur les produits Apple et une opportunité de transformation Ces départs ne resteront pas sans conséquences pour les produits de la marque. D'abord, en matière d'intelligence artificielle, Apple doit impérativement rattraper son retard. Le groupe, avec ses nouvelles équipes, va devoir accélérer pour regagner du terrain et redéfinir la place de l'IA dans ses logiciels et ses appareils. Ensuite, sur le design : le remplacement du responsable des interfaces se verra inévitablement sur l'expérience utilisateur des futurs iPhone et Mac. La signature visuelle d'Apple pourrait connaître des évolutions plus visibles qu'à l'accoutumée. Enfin, le point de vigilance majeur reste celui des puces. L'avance d'Apple en matière de performance, d'autonomie et d'efficacité énergétique est l'un de ses principaux atouts. Le maintien de cette supériorité dépend directement de la stabilité de ses équipes internes. En réalité, Apple se fait désormais challenger alors que son fonctionnement était jusque-là parfaitement huilé. Mais cette période de turbulence pourrait aussi être l'occasion pour le groupe de se renouveler, de se réinventer et de moderniser sa gouvernance. Une transition délicate, mais peut-être nécessaire pour aborder la prochaine décennie. À lire aussiGoogle prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

Aujourd'hui l'économie
Le marché du bitcoin décroche brutalement malgré une année d'euphorie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 3:13


Depuis début octobre, le bitcoin a perdu près de 30% de sa valeur, passant de 125 000 à 85 000 dollars. Une correction spectaculaire qui intervient après une année 2025 particulièrement favorable aux cryptomonnaies entre liquidations massives, doutes sur la technologie et rôle croissant des investisseurs institutionnels. Depuis le début de l'automne, le cours du bitcoin diminue jour après jour. Début octobre, la cryptomonnaie frôlait les 125 000 dollars, un record historique. Elle évolue désormais autour de 85 000 dollars, soit une chute d'environ 30%. Une baisse marquante, alors même que 2025 avait été une année d'euphorie pour les cryptos. Cette année, les cryptomonnaies ont bénéficié d'un environnement particulièrement favorable : une politique américaine propice à leur développement, un fort appétit des investisseurs pour les actifs risqués, ainsi qu'un afflux de capitaux dans les fonds spécialisés dans le bitcoin. Dans ce contexte, la monnaie numérique avait plus que doublé en un an avant d'atteindre son record. Mais sa volatilité reste élevée et la chute actuelle le confirme. Liquidations massives et doutes sur la tech : deux moteurs de la baisse La première explication de cette baisse est mécanique. Les investisseurs ayant acheté du bitcoin à crédit ont été contraints de revendre, provoquant au total 19 milliards de dollars de liquidations en seulement quelques jours. Une augmentation soudaine de l'offre entraîne une baisse des prix, ce qui fragilise immédiatement le marché. Le second facteur tient aux doutes qui pèsent sur les valeurs technologiques, notamment celles liées à l'intelligence artificielle. Ces dernières semaines, les discussions autour d'une possible bulle de l'IA se sont multipliées et l'enthousiasme s'est essoufflé. Pour réduire leur exposition au risque, les investisseurs ont vendu en priorité le bitcoin, considéré comme l'actif le plus risqué de leurs portefeuilles. Un baromètre du marché malgré une volatilité attendue La chute actuelle du bitcoin révèle également son nouveau rôle : celui de baromètre du marché. Son cours est devenu un indicateur de l'humeur des investisseurs. Cela s'explique notamment par l'arrivée massive des institutionnels, qui ont remplacé une grande partie des investisseurs particuliers. Le bitcoin est donc désormais sensible à des facteurs qu'il ne contrôle pas : montée de la peur, déception sur la tech, niveaux élevés des taux d'intérêt ou ventes massives par un acteur majeur. Pour autant, cette baisse n'est pas jugée alarmante par les spécialistes. Le bitcoin alterne régulièrement phases d'euphorie et phases de dépression. Une chute de 30, 40, voire 60% n'a rien d'exceptionnel dans cet écosystème. On l'a déjà vu descendre jusqu'à 30 000 dollars l'unité il y a encore un an et demi à deux ans, avant de remonter jusqu'à 125 000 dollars. Le bitcoin reste finalement un marché jeune, nerveux et très sensible. Paradoxalement, il reflète l'état d'esprit des investisseurs et le climat économique général. À lire aussiPourquoi la France menace d'empêcher certaines plateformes de cryptomonnaies d'opérer sur son sol?

Rav Touitou
Que pense la Torah des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle (l' IA)

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 35:00


Que pense la Torah des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle (l' IA) by Rav David Touitou

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: comment la politique antidrogue de Donald Trump transforme le marché de la défense

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 3:13


En redéployant navires, avions et drones vers les Caraïbes, l'Amérique centrale et la frontière sud, l'administration Trump affirme vouloir intensifier la lutte contre les cartels. Mais derrière cet objectif sécuritaire, une autre réalité s'impose : la stratégie antidrogue ouvre un marché colossal pour l'industrie américaine de défense, les start-up technologiques et les spécialistes de l'intelligence artificielle. Les États-Unis ont récemment renforcé leurs opérations contre les organisations criminelles transnationales. Si l'objectif affiché est de frapper plus fort les cartels, cette stratégie possède aussi une dimension économique considérable. Le Wall Street Journal rappelle que Washington a débloqué 165 milliards de dollars supplémentaires pour la sécurité intérieure sur dix ans, six milliards pour les technologies de surveillance de la frontière, quatre milliards pour moderniser la flotte des garde-côtes ou encore un milliard pour les opérations antidrogues du Pentagone. De telles sommes irriguent une nouvelle génération d'acteurs : start-up d'armement, entreprises spécialisées en intelligence artificielle, mais aussi groupes historiques de la défense. Cet afflux financier arrive au moment idéal pour un secteur qui sort de vingt ans de conflits au Moyen-Orient. Après les retraits d'Irak et d'Afghanistan, les contrats militaires se faisaient plus rares. La lutte antidrogue offre ainsi un nouveau terrain de jeu à ces industriels. Drones, IA et systèmes autonomes : les outils au cœur de la nouvelle stratégie Parmi les technologies qui bénéficient le plus de ce recentrage, les drones et les systèmes autonomes occupent une place centrale. Le drone V-BAT de Shield AI, désormais embarqué sur plusieurs patrouilleurs américains, est crédité de plus d'un milliard de dollars de saisies de stupéfiants depuis le début de l'année grâce à sa capacité à suivre des embarcations sur des milliers de kilomètres carrés. À cela s'ajoutent des plateformes d'intelligence artificielle capables de cartographier les réseaux criminels, de recouper des données maritimes et téléphoniques ou encore d'exploiter le dark web et les réseaux sociaux pour identifier des cargos suspects. Autant de technologies initialement conçues pour des théâtres de haute intensité et qui trouvent dans cette lutte un environnement opérationnel plus stable, plus prévisible, et surtout idéal pour faire leurs preuves. À lire aussiÉtats-Unis: Trump déploie 4000 Marines dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de drogue Conséquence directe : chaque saisie spectaculaire réalisée grâce à un drone ou un logiciel d'IA devient une vitrine commerciale. Une démonstration en conditions réelles qui permet aux industriels de justifier la signature de nouveaux contrats publics. Les budgets augmentent, les opérations se multiplient et les performances s'améliorent — un cercle vertueux pour toute l'industrie. Une guerre technologique qui transforme l'économie de la défense Cette dynamique crée une nouvelle convergence entre intérêts politiques, impératifs sécuritaires et ambitions industrielles. La Maison Blanche affiche sa fermeté face aux cartels. Les entreprises, elles, proposent des solutions automatisées capables de compenser le manque d'effectifs humains et de surveiller d'immenses zones maritimes. L'intensification des patrouilles et des frappes offre en outre un avantage majeur : la possibilité de tester, ajuster et perfectionner les systèmes autonomes directement sur le terrain. Chaque opération nourrit ainsi une chaîne économique plus large, dans laquelle la lutte antidrogue devient un moteur d'innovation. En réalité, la guerre contre les cartels que mène Donald Trump est aussi — et peut-être surtout — une guerre technologique. Une guerre qui redistribue les cartes de l'industrie américaine de défense au profit d'acteurs privés très innovants comme on a pu l'observer dans d'autres secteurs stratégiques, notamment le spatial, avec des entreprises telles que SpaceX ou Boeing. À lire aussiÀ la Une: le Venezuela dans le viseur de Donald Trump

Aujourd'hui l'économie
Google prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 3:30


Longtemps considéré comme un acteur en retrait face à la montée fulgurante d'OpenAI et à la domination écrasante de Nvidia sur les puces pour l'intelligence artificielle, Google revient aujourd'hui au premier plan. Grâce à ses propres processeurs conçus en interne, le géant de la Silicon Valley pourrait bien redéfinir l'équilibre des forces dans un secteur en pleine effervescence. Depuis plus de trois ans, Nvidia règne sans partage sur le matériel nécessaire à l'intelligence artificielle. Ses puces équipent les centres de données du monde entier et permettent d'entraîner les modèles les plus avancés. Mais cette situation quasi monopolistique a entraîné une forte dépendance des entreprises. La demande a explosé et les prix se sont envolés. Tout le secteur s'est mis en quête d'alternatives. C'est dans ce contexte que Google refait surface. Le groupe investit désormais plus de 90 milliards de dollars par an dans ses data centers et développe depuis des années ses propres puces IA, longtemps restées discrètes, car réservées à un usage interne. Tout a changé avec la présentation de Gemini 3, le nouveau modèle d'intelligence artificielle de Google. Ce modèle, salué comme l'un des plus performants au monde, tourne exclusivement sur les puces maison du groupe, sans recourir aux GPU Nvidia. Une rupture majeure qui démontre que le monopole de Nvidia peut être contourné. À lire aussiGoogle mise tout sur l'intelligence artificielle pour assurer son avenir Des puces ultra-optimisées qui séduisent Meta et d'autres géants Ces puces Google se distinguent par une spécialisation extrême. Elles sont optimisées pour les opérations qui composent près de 90% du travail d'une IA. Là où les puces Nvidia sont polyvalentes, celles de Google se concentrent sur une tâche unique, mais la réalisent de façon redoutablement efficace. Cette approche séduit désormais les plus grands acteurs du numérique. Meta, pourtant cliente de longue date de Nvidia, discute déjà avec Google d'un possible contrat pour utiliser ces puces dès 2027. Un signal fort : même les partenaires historiques de Nvidia envisagent d'autres options. Si ces négociations aboutissent, Google deviendrait non seulement un géant de la recherche et du cloud, mais aussi un vendeur de puces et un créateur de modèles IA. Une position unique dans le secteur. Une intégration verticale qui place Google en position dominante Google possède un atout que personne d'autre ne peut revendiquer à ce niveau : une intégration verticale totale. Le groupe peut créer ses propres puces, les installer dans ses data centers, entraîner ses modèles dessus, puis les distribuer instantanément auprès de centaines de millions d'utilisateurs à travers ses services (Recherche, YouTube, Android, etc.). Cette maîtrise complète de la chaîne de valeur donne à Google un avantage stratégique inégalé. Face à cela, les principaux concurrents réagissent. OpenAI poursuit son innovation, mais reste entièrement dépendante de Nvidia pour entraîner ses modèles. Nvidia, de son côté, conserve une avance technologique, mais se voit désormais talonné par ces nouveaux entrants accélérant à grande vitesse. Pour certains spécialistes, Google réunit la puissance technologique de Nvidia et la maîtrise logicielle d'OpenAI. Une combinaison redoutable, qui explique en partie pourquoi la capitalisation boursière du groupe a dépassé les 4 000 milliards de dollars. Le géant endormi s'est bel et bien réveillé — et semble aujourd'hui prêt à redéfinir l'avenir de l'intelligence artificielle.

Aujourd'hui l'économie
Course à l'espace: comment l'Europe tente de rivaliser avec SpaceX et la Chine

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 3:16


Réunis à Brême en Allemagne, les 23 États membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) doivent définir d'ici ce soir les priorités et le budget spatial du continent jusqu'en 2028. Dans un contexte de forte concurrence internationale et de retard technologique accumulé, l'Europe tente de préserver sa souveraineté face aux États-Unis, à la Chine.  La statistique est saisissante et mérite d'être notée. Sur les 261 lancements de fusées réalisés dans le monde en 2024, l'Europe n'en compte que trois. Une faiblesse historique, qui contraste avec les 156 tirs américains et les 68 chinois. C'est dans ce contexte que les ministres de l'Espace se réunissent à Brême. L'ESA réclame 22 milliards d'euros pour la période 2026-2028, soit 5 milliards de plus que lors du cycle précédent, afin d'éviter un décrochage durable.  Malgré cette hausse, le continent reste très en dessous des grandes puissances : l'Europe ne pèse que 10 % du financement spatial public mondial, loin derrière les États-Unis et la Chine. Pourtant, l'enjeu est crucial : sans satellites, pas de météo fiable, pas de GPS européen, pas d'Internet sécurisé, pas de gestion de crise. Pas de souveraineté, tout simplement. Un continent fragmenté face aux ambitions spatiales  Si l'Europe veut redevenir une puissance spatiale, elle devra d'abord résoudre un problème politique : elle ne parle pas d'une seule voix. La France, longtemps locomotive du spatial européen grâce à Ariane, Kourou, Airbus ou Thalès, passe désormais au troisième rang des contributeurs derrière l'Allemagne et l'Italie. Berlin accélère, notamment dans le spatial militaire, tandis que Rome mise sur les mini-lanceurs et les constellations, profitant d'une base industrielle solide.  Pourtant, les succès européens existent. Citons Copernicus, programme d'observation du climat; Galileo, le GPS européen ; IRIS², future constellation de connectivité sécurisée ou encore l'incontournable Ariane 6, le nouveau lanceur du continent. Mais contrairement aux États-Unis, où les acteurs privés sont devenus centraux, comme SpaceX, le spatial européen repose principalement sur de l'argent public.  À lire aussiLa France peut-elle rattraper son retard dans le secteur spatial? L'Europe s'organise face à SpaceX et au NewSpace américain  Face au succès de SpaceX et de tout l'écosystème du NewSpace américain, l'Europe tente de structurer son propre marché. L'ESA a sélectionné cinq mini-lanceurs pour développer une offre commerciale. En parallèle, la Commission européenne a présenté un « Space Act européen » destiné à harmoniser les règles, renforcer la compétitivité et aligner les stratégies nationales encore trop dispersées.  Car malgré ses divisions, l'Europe conserve des atouts majeurs : une industrie performante, des ingénieurs de haut niveau et des centres spatiaux d'excellence. Reste désormais à transformer ces atouts en puissance collective. Encore faut-il parler d'une seule voix et se donner enfin les moyens de se faire entendre.  À lire aussiL'Europe affine sa stratégie pour retrouver le chemin de l'espace

Débat du jour
Tech : l'Union européenne est-elle condamnée à courir après les États-Unis et la Chine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 29:30


Une conférence sur la souveraineté technologique en Europe se tiendra ce mardi (18 novembre 2025) à Berlin, en présence du chancelier allemand Friedrich Merz et du président français Emmanuel Macron. En matière d'innovation, l'Union européenne est aujourd'hui largement devancée par les États-Unis et la Chine, alors qu'a lieu actuellement le virage de l'intelligence artificielle. L'UE peut-elle rattraper son retard ? Comment innover tout en préservant la spécificité culturelle européenne ? La souveraineté numérique est-elle un objectif ? Pour en débattre - Philippe Latombe, député Modem de Vendée, auteur et rapporteur en 2021 du rapport «Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne»  - Julien Pillot, économiste, enseignant-chercheur à l'Inseec Grande École, spécialiste de l'économie et de la régulation du numérique   - Nathalie Devillier, experte en droit de l'intelligence artificielle à l'Unesco et à la Commission européenne.

Débat du jour
Tech : l'Union européenne est-elle condamnée à courir après les États-Unis et la Chine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 29:30


Une conférence sur la souveraineté technologique en Europe se tiendra ce mardi (18 novembre 2025) à Berlin, en présence du chancelier allemand Friedrich Merz et du président français Emmanuel Macron. En matière d'innovation, l'Union européenne est aujourd'hui largement devancée par les États-Unis et la Chine, alors qu'a lieu actuellement le virage de l'intelligence artificielle. L'UE peut-elle rattraper son retard ? Comment innover tout en préservant la spécificité culturelle européenne ? La souveraineté numérique est-elle un objectif ? Pour en débattre - Philippe Latombe, député Modem de Vendée, auteur et rapporteur en 2021 du rapport «Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne»  - Julien Pillot, économiste, enseignant-chercheur à l'Inseec Grande École, spécialiste de l'économie et de la régulation du numérique   - Nathalie Devillier, experte en droit de l'intelligence artificielle à l'Unesco et à la Commission européenne.

Atelier des médias
«L'envers de la tech»: Mathilde Saliou observe «ce que le numérique fait au monde»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 41:32


Alors que la COP30 se déroule à Belém, au Brésil, la journaliste Mathilde Saliou, auteure de L'envers de la tech, expose le coût réel de l'industrie numérique. Le secteur épuise nos ressources et pollue l'écosystème informationnel. L'industrie technologique a réussi à faire accepter, dans l'esprit commun, l'idée que ses services sont dématérialisés, explique la journaliste Mathilde Saliou qui déconstruit ce « mythe complet » dans son livre L'envers de la tech – ce que le numérique fait au monde (éditions Les Pérégrines, octobre 2025). « En fait, l'endroit où l'on envoie nos données, c'est un agrégat de choses très concrètes », rappelle-t-elle en citant data centers, câbles et autres équipements. L'extraction des métaux nécessaires à ces équipements engendre des drames humains. En République démocratique du Congo (RDC) par exemple, la quête du coltan participe à une économie militarisée. La journaliste alerte : « Miner, c'est à la fois, déjà, obliger des populations à travailler dans des conditions déplorables – quelquefois proche de l'esclavage – mais c'est aussi, dans le cas spécifique de la République démocratique du Congo, alimenter les conflits sur place. » Au-delà des mines, les infrastructures comme les centres de données participent à l'artificialisation des sols et aux conflits d'usage pour l'accès à l'eau et à l'énergie. Course à l'IA et pollution de l'information La frénésie pour l'intelligence articielle (IA) générative accélère cette consommation. Mathilde Saliou rappelle qu'une requête à un robot conversationnel « consommerait jusqu'à 10 fois plus d'électricité qu'une recherche par un moteur de recherche classique ». Cette course a rendu caduques les promesses de neutralité carbone des géants du numérique. Sur le plan de l'information, l'IA a donné naissance au phénomène de « boue d'IA » (AI slop), car « c'est aussi un outil qui permet de fabriquer énormément de contenus de faible valeur voir très médiocre, sans intérêt », rendant la recherche en ligne d'information de qualité plus difficile. De plus, Mathilde Saliou estime que le journalisme spécialisé dans ce secteur « manque d'esprit critique », masquant souvent les impacts au profit d'une lecture purement économique du progrès. Face aux velléités des dirigeants de la Silicon Valley, qui adoptent des logiques impériales et autoritaires, la régulation est essentielle, estime la journaliste. Pour elle, l'Europe ne doit pas plier aux pressions venues des États-Unis. L'espoir dans le care Pour reprendre la main face à cette situation, Mathilde Saliou invite à pratiquer une « éthique du soin », préférant la robustesse et la souplesse à la performance. Cela passe par le soin des outils existants (garder plus longtemps son smartphone, réparer son ordinateur au lieu de le remplacer) et le soin des liens sociaux dans le monde réel. Elle conclut en insistant sur la possibilité de débattre et de remettre en question les mythes de l'industrie : « On a vraiment le droit de questionner tous les discours liés à ces notions de progrès ». En construisant des « petites poches de numérique plus égalitaires », chacun peut contribuer à remettre la technologie à sa place d'outil et à œuvrer pour des sociétés plus démocratiques.

Aujourd'hui l'économie
Comment Meta gagne des milliards grâce aux publicités frauduleuses

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 3:07


Selon des révélations de l'agence Reuters, Meta tirerait une part considérable de ses revenus de publicités frauduleuses – arnaques financières, casinos illégaux ou produits interdits. Des documents internes montrent que le groupe assume ce modèle économique et anticipe même le coût des sanctions qui en découle. Selon nos confrères de Reuters, Meta - le groupe qui détient les réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp - gagnerait chaque année des milliards de dollars grâce aux publicités frauduleuses. Arnaques, casinos illégaux, produits interdits, ces annonces, dont les utilisateurs sont régulièrement exposés, font partie d'une économie bien réelle. En vous connectant récemment sur votre compte Facebook, vous êtes sans doute tombés sur des publicités promettant un enrichissement rapide, de fausses interviews de célébrités ou des produits miracles pour maigrir. Ces contenus sont payés par ceux qui les conçoivent pour apparaître sur les écrans des utilisateurs. Selon Reuters, 10 % du chiffre d'affaires 2024 de Meta, soit près de 16 milliards de dollars, proviendraient de ces publicités douteuses. Et ce qui surprend, c'est que cela fait pleinement partie du business model (« modèle d'entreprise », en anglais) du groupe. Meta assume le risque et fait payer davantage les annonceurs suspects Les documents internes montrent que Meta a parfaitement conscience de ce modèle. L'entreprise anticipe même le risque judiciaire. Elle s'attend à un milliard de dollars d'amendes, un montant qu'elle juge acceptable au regard des revenus générés. Autrement dit, mieux vaut payer pour les sanctions que perdre des parts de marché. Et malgré l'existence d'un système de modération, celui-ci atteint vite ses limites. Un annonceur n'est bloqué que si les algorithmes estiment à 95 % qu'il commet une fraude. En dessous de ce seuil, Meta ne suspend pas le compte. Elle lui fait payer plus cher ses publicités. C'est ce que le groupe décrit comme une « pénalité économique ». Les annonceurs suspects paient davantage, mais leurs messages continuent de circuler. Les algorithmes, eux, aggravent encore le phénomène. Les publicités étant personnalisées, un seul clic sur une annonce douteuse suffit à en générer d'autres dans les heures et jours suivants. L'algorithme amplifie donc la fraude… et chaque clic reste rentable pour Meta. Victimes, annonceurs et confiance fragilisés D'abord pour les victimes, qui perdent parfois des sommes importantes. Pour les annonceurs honnêtes, qui subissent une concurrence déloyale dans les enchères publicitaires. Et surtout pour les utilisateurs, dont la confiance s'érode : à force de croiser de fausses publicités, beaucoup finissent par se méfier même des marques légitimes. Au-delà de Meta, cette affaire pose une question de fond : comment réguler un marché publicitaire mondial où les plateformes sont juges et parties ? Elles hébergent, diffusent et profitent parfois des fraudes qu'elles prétendent combattre. Avec plus de trois milliards d'utilisateurs, 120 milliards de dollars de chiffre d'affaires et un pouvoir colossal sur la publicité mondiale, Meta occupe une place centrale dans cet écosystème. En réalité, cette affaire interroge la soutenabilité du modèle publicitaire numérique : tant que la fraude rapportera plus qu'elle ne coûte, les géants du numérique auront peu d'intérêt à l'éradiquer. Et dans cette équation, la régulation mondiale semble encore loin derrière l'innovation. À lire aussiLe groupe Meta met fin aux publicités politiques dans l'Union européenne

Aujourd'hui l'économie
La Chine a-t-elle déjà gagné la bataille mondiale de l'intelligence artificielle?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 3:08


Le patron de Nvidia, géant américain des puces électroniques, prévient : la Chine pourrait bien remporter la course mondiale à l'intelligence artificielle. Avec une stratégie d'État, des investissements massifs et une capacité d'adaptation impressionnante, Pékin avance vite — pendant que l'Europe cherche encore sa place. En 2017, Pékin a publié une feuille de route très claire : devenir la première puissance mondiale de l'intelligence artificielle d'ici à 2030. Depuis, les investissements se chiffrent en dizaines de milliards de dollars. Selon plusieurs estimations, près de 100 milliards ont été consacrés à l'IA pour la seule année 2025. L'État chinois mobilise tout son écosystème : universités, laboratoires publics, géants du numérique comme Alibaba, Tencent ou Huawei. Et même sur le plan énergétique, Pékin met la main à la pâte. Au début du mois, les autorités ont divisé par deux les factures d'électricité des centres de données utilisant des puces chinoises. Un coup de pouce décisif pour encourager l'adoption nationale. Autre atout, le marché intérieur. Avec plus d'un milliard d'internautes, la Chine dispose d'un réservoir inépuisable de données — le carburant essentiel de l'intelligence artificielle. Chaque nouveau produit d'IA peut être testé à grande échelle, sur des millions d'utilisateurs, en quelques semaines seulement. Et le paradoxe est là. Les sanctions américaines censées freiner Pékin ont en réalité accéléré son autonomie technologique. Privés des puces Nvidia les plus avancées, les ingénieurs chinois ont appris à « faire mieux avec moins » — une IA plus ingénieuse, plus économe et souvent plus efficace. À lire aussiL'intelligence artificielle, une bulle qui gonfle artificiellement la croissance américaine? Une victoire symbolique sur le terrain : l'IA chinoise performe dans le trading Cette puissance ne reste pas théorique. Il y a quelques semaines, une compétition internationale de trading automatisé a opposé plusieurs modèles d'intelligence artificielle du monde entier. Chaque modèle devait investir un capital initial, faire tourner ses algorithmes sur un marché en temps réel et générer du profit. C'est un robot chinois qui a remporté la compétition haut la main. Une victoire symbolique, mais hautement significative. La Chine ne se contente plus de s'inspirer ou de copier les grands modèles américains. Elle les dépasse désormais dans leur mise en application concrète. C'est le signe d'une maturité technologique qui ne cesse de surprendre les observateurs occidentaux. L'Europe cherche sa voie entre régulation et innovation Et pendant que les États-Unis et la Chine s'affrontent, l'Europe peine à suivre le rythme. Alors que se déroule en ce moment le Web Summit de Lisbonne, la commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen, le reconnaît : « Les 27 sont encore trop dépendants des géants américains et chinois ». Pour l'instant, l'Union européenne mise davantage sur la régulation que sur l'investissement. Le AI Act encadre les usages de l'intelligence artificielle, mais aucun grand acteur industriel européen n'émerge encore face à Nvidia, OpenAI ou Alibaba. L'Europe n'est donc pas un concurrent dangereux à court terme. Mais la course est loin d'être terminée. Comme le souligne Jensen Huang, le patron de Nvidia, la Chine a peut-être remporté une bataille, mais pas encore la guerre de l'intelligence artificielle. À lire aussiChute brutale du Nasdaq: va-t-on vers un éclatement de la bulle de l'IA?

Autour de la question
Hommage à Gilles Dowek, informaticien engagé

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 48:30


Disparu cet été à l'âge de 58 ans, Gilles Dowek était un chercheur en informatique de renommée mondiale, qui osait interroger la dimension éthique de sa discipline. À la fois philosophe et visionnaire, nous tenons à lui rendre hommage. (Rediffusion) Comment vivre, travailler, aimer et voter à l'ère numérique? Comment, par petites touches, nous métamorphosons-nous en homo-sapiens numéricus ? Et pourquoi cela change tout ? Avec Gilles Dowek, chercheur à Inria au LSV, dans l'équipe Deducteam et professeur attaché à l'ENS Paris-Saclay. Ses recherches s'intéressaient à la formalisation des mathématiques (la théorie des types, la théorie des ensembles, etc.), aux systèmes de traitement des démonstrations (vérification de démonstration, démonstration automatique, etc.), à la physique du calcul et à la sûreté des systèmes aéronautiques et spatiaux... → Son ouvrage Vivre, aimer, voter en ligne et autres chroniques numériques est paru aux Éditions du Pommier.

Autour de la question
Hommage à Gilles Dowek, informaticien engagé

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 48:30


Disparu cet été à l'âge de 58 ans, Gilles Dowek était un chercheur en informatique de renommée mondiale, qui osait interroger la dimension éthique de sa discipline. À la fois philosophe et visionnaire, nous tenons à lui rendre hommage. (Rediffusion) Comment vivre, travailler, aimer et voter à l'ère numérique? Comment, par petites touches, nous métamorphosons-nous en homo-sapiens numéricus ? Et pourquoi cela change tout ? Avec Gilles Dowek, chercheur à Inria au LSV, dans l'équipe Deducteam et professeur attaché à l'ENS Paris-Saclay. Ses recherches s'intéressaient à la formalisation des mathématiques (la théorie des types, la théorie des ensembles, etc.), aux systèmes de traitement des démonstrations (vérification de démonstration, démonstration automatique, etc.), à la physique du calcul et à la sûreté des systèmes aéronautiques et spatiaux... → Son ouvrage Vivre, aimer, voter en ligne et autres chroniques numériques est paru aux Éditions du Pommier.

7 milliards de voisins
L'IA en version africaine, pour quoi faire et pour quand ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 48:29


L'intelligence artificielle (IA) ne se contente pas de bousculer les technologies. Pour beaucoup d'États africains, cette technologie devrait redessiner le futur du continent africain. L'IA pourrait permettre de répondre efficacement à certains des maux les plus pressants, en compensant les lacunes des systèmes éducatifs et de santé, en améliorant les rendements agricoles ou en facilitant l'accès aux services financiers pour une population encore largement exclue du système bancaire. Pour autant, plusieurs questions demeurent, le continent peut-il prendre part à la révolution en cours, tout en partant avec un certain temps de retard ? L'IA peut-elle devenir un facteur de développement pour l'Afrique ou, au contraire, représente-t-elle un obstacle à son indépendance économique ?  Cette émission est une rediffusion du 11 septembre 2025. Avec : • Thomas Melonio, chef économiste, directeur exécutif de l'Innovation, de la stratégie et de la recherche, Agence française de développement (AFD) • Paulin Melatagia Yonta, enseignant-chercheur en Informatique à l'Université de Yaoundé 1 • Ismaïla Seck, ingénieur et docteur en informatique. Enseignant chercheur en Intelligence artificielle à Dakar American University of Science & Technology et entrepreneur. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault tâchera de comprendre comment l'IA peut nous aider à bien nous organiser ?   Programmation musicale :  ► No.1 - Tyla Ft. Tems ► Katam - Diamond Platnumz.

Aujourd'hui l'économie
Comment Donald Trump a gagné un milliard de dollars grâce aux cryptomonnaies?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 3:16


Un an seulement après s'être déclaré presque ruiné, le président américain a vu sa fortune exploser grâce aux cryptomonnaies. Une enquête du quotidien britannique Financial Times révèle comment Donald Trump a profité de la dérégulation qu'il a lui-même mise en place. Il y a encore un an, Donald Trump se présentait comme un homme en difficulté financière, empêtré dans plusieurs affaires judiciaires et menacé de faillite. Aujourd'hui, selon une enquête du Financial Times, les entreprises liées de près ou de loin au président américain auraient généré plus d'un milliard de dollars de revenus grâce aux cryptomonnaies. Un retournement spectaculaire, alors même que l'ancien président réélu se moquait autrefois ouvertement du bitcoin et des monnaies virtuelles. Mais tout a changé pendant sa campagne présidentielle, lorsqu'il s'est retrouvé exclu du système bancaire traditionnel. En quête de financement, il a trouvé une alternative dans la finance numérique. À lire aussiDonald Trump et les cryptomonnaies, un pari gagnant? Un empire bâti sur la blockchain Tout au long de sa campagne, Donald Trump a promis de mener une politique favorable à l'essor des cryptomonnaies. Une promesse qu'il a tenue une fois revenu à la Maison Blanche. Sa stratégie repose sur plusieurs entreprises clés, qui ont lancé divers jetons numériques. La maison mère de son réseau social Truth Media s'est, elle aussi, reconvertie dans la crypto, tandis que le couple présidentiel a créé des « meme coins » à son effigie, les fameux Melania Coin et Trump Coin. Ces jetons, vendus comme des produits de collection, ont rencontré un succès fulgurant. Selon le Financial Times, au moins 3,5 milliards de dollars de liquidités ont été levés, dont plus de la moitié pourrait revenir directement à Donald Trump. Cette réussite est étroitement liée à la politique menée par le président. Il a dérégulé massivement le secteur, gracié plusieurs acteurs de la crypto condamnés par la justice et fait voter une loi légalisant les stablecoins, ces cryptos adossées au dollar. Il a même autorisé les Américains à placer une partie de leur épargne dans ces monnaies numériques. Résultat : un marché dopé et des investisseurs étrangers de plus en plus nombreux à miser sur les projets estampillés Trump. À lire aussiDonald Trump et les cryptomonnaies: quand le business est aussi politique Entre pouvoir et conflits d'intérêts Mais cet enrichissement spectaculaire soulève de sérieuses interrogations. Les décisions politiques de Donald Trump peuvent directement influencer la valeur de ses propres investissements. De quoi alimenter les accusations de conflit d'intérêts. Au-delà des questions éthiques, les risques économiques sont réels, comme une dépendance accrue du système financier à la spéculation et une dérégulation qui pourrait fragiliser l'ensemble du marché. Reste que ce « Trump Empire 2.0 » marque une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme américain : la fusion entre pouvoir politique, marque personnelle et finance numérique. Jour après jour, les cryptomonnaies deviennent un instrument central du pouvoir économique et politique des États-Unis — un symbole fort de la nouvelle ère financière inaugurée par Donald Trump.

Aujourd'hui l'économie
L'intelligence artificielle, une bulle qui gonfle artificiellement la croissance américaine?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 3:19


Portée par des investissements colossaux, l'intelligence artificielle (IA) fait aujourd'hui tourner la machine économique américaine. Mais cette frénésie, comparable à une bulle spéculative, pourrait bien n'être qu'un souffle artificiel sur la croissance des États-Unis. L'intelligence artificielle, dont on parle presque chaque jour, attire des investissements absolument colossaux et des valorisations d'entreprises hors normes. Mais le revers de la médaille, c'est que cette effervescence fait planer le spectre d'une bulle spéculative sur l'économie américaine. Même les géants du secteur s'en inquiètent. Sam Altman, patron d'OpenAI, et Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, reconnaissent tous deux que le marché de l'IA est probablement entré dans une phase d'excès. Selon la banque Morgan Stanley, 3 000 milliards de dollars seront investis dans des centres de données d'ici à 2029. Et la dynamique est déjà bien lancée. Les « Sept Magnifiques » – Microsoft, Amazon, Google, Meta, Apple, Nvidia et Tesla – ont dépensé plus de 350 milliards de dollars cette année pour des projets liés à l'IA sur le sol américain. Ces sommes gigantesques soutiennent clairement la croissance du pays. D'après la Deutsche Bank, sans ces investissements technologiques, les États-Unis seraient déjà en récession. En clair, ce sont aujourd'hui les chantiers d'infrastructures de l'IA – data centers, réseaux et serveurs – qui maintiennent la croissance américaine à flot. À lire aussiL'intelligence artificielle, moteur ou frein de l'activité boursière? Des promesses de productivité encore très théoriques Mais une fois ces gigantesques sites sortis de terre, une question se pose : d'où viendra la croissance ? Les économistes et les grands patrons comptent sur les gains de productivité promis par les outils d'IA comme ChatGPT, Copilot ou Perplexity. L'idée est simple : un salarié aidé par l'intelligence artificielle serait plus efficace, accomplirait davantage de tâches et, finalement, générerait plus de valeur pour son entreprise – donc pour l'économie. Mais pour l'heure, cela reste largement théorique. Une étude récente du MIT menée sur 300 entreprises ayant intégré des outils d'IA montre que 95 % d'entre elles n'ont observé aucun retour sur investissement. Oui, il y a des gains de productivité individuelle, mais aucun effet réel sur les bénéfices. Les entreprises veulent croire à un effet différé, sur le long terme, mais l'attente crée de l'incertitude – et donc de la fragilité pour la croissance américaine. À lire aussiL'intelligence artificielle, nouvel atout caché des salariés Une économie sous perfusion technologique Car aujourd'hui, l'économie américaine repose largement sur l'investissement technologique. Les marchés boursiers sont dopés par la promesse de l'IA, tandis que la dette des entreprises gonfle pour suivre la cadence. Et la question demeure : jusqu'à quand ce rythme peut-il tenir ? Si le cycle d'investissement venait à s'interrompre, c'est tout l'édifice bâti autour de l'intelligence artificielle qui risquerait de vaciller. Pour l'instant, beaucoup d'argent est dépensé sans retour immédiat, et l'IA n'a pas encore prouvé qu'elle pouvait devenir un moteur durable de croissance. Reste donc à savoir si l'intelligence artificielle sera le nouvel élan économique des États-Unis ou simplement une bulle technologique de plus. Une chose est sûre : avec une technologie fondée sur la rapidité et l'immédiateté, il faudra paradoxalement faire preuve de patience.

Géopolitique, le débat
Intelligence artificielle et défense : révolution ou évolution stratégique ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 48:28


L'intelligence artificielle pourrait devenir la force nucléaire du XXIè siècle, émergeant comme la rupture technologique qui va transformer la guerre de demain. Son intégration progressive au cœur des nouvelles technologies militaires est déjà en train de modifier la nature du combat moderne. Sur les terrains actuels – que ce soit dans le conflit russo-ukrainien ou dans la confrontation israélo-palestinienne- l'utilisation massive de drones et de capteurs génèrent un tel flot de données qu'il ne peut plus être géré par l'humain seul. L'intelligence artificielle devient dès lors indispensable pour analyser les données et répondre aux besoins tactiques en temps réel. Les algorithmes de l'IA jouent un rôle éminent dans les systèmes d'armement et au-delà dans les processus de décision, particulièrement dans un contexte où les acteurs privés prennent une part croissante dans le développement technologique. États et industries de défense sont-ils préparés pour la rupture technologique qui les attend ? Quels risques pour notre autonomie stratégique ?  Émission enregistrée à Toulon dans le cadre des Rencontres Stratégiques de la Méditerranée. FMES/FRS.   Invités L'Amiral Pascal Ausseur, directeur général de la Fondation Méditerranéenne d'Études Stratégiques Frédéric Coste, maître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique Jean-Christophe Charles, ancien officier dans la Marine nationale française. A travaillé 15 années dans l'industrie de défense innovante. Chercheur associé à la FMES.