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Aujourd'hui l'économie
Comment l'intelligence artificielle menace la production mondiale de smartphones en 2026

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 2:56


Objet du quotidien par excellence, le smartphone pourrait voir son avenir proche sérieusement contrarié. Selon une étude récente du cabinet Counterpoint Research, l'année 2026 pourrait être marquée par une baisse de la production mondiale de téléphones portables. En cause, une pénurie de puces mémoire largement alimentée par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Le smartphone est partout. Ou presque. Pourtant, derrière cet objet devenu indispensable se cache un marché qui n'est plus en forte croissance. Après des années d'expansion à grande vitesse, le secteur est entré dans une phase de maturité. Concrètement, les consommateurs renouvellent leurs appareils moins souvent. Les innovations sont jugées moins spectaculaires qu'auparavant, et les marges sont de plus en plus sous pression, en particulier sur les produits d'entrée et de milieu de gamme. Le constat est donc posé : le contexte est déjà tendu pour les fabricants, et les perspectives ne sont pas très rassurantes. Une pénurie de puces mémoire au cœur du problème Les prévisions pour 2026 ont récemment été revues à la baisse. Les livraisons mondiales de smartphones pourraient reculer jusqu'à 2%. La principale raison n'est pas un désintérêt des consommateurs, mais le manque de composants essentiels à la fabrication des appareils. Le secteur devrait en effet être confronté à une pénurie de puces mémoire, celles qui permettent à nos smartphones de disposer de mémoire vive. Ces composants sont indispensables. Ils permettent de lancer les applications rapidement, de passer d'une tâche à l'autre et d'assurer la fluidité globale du système. Depuis plusieurs années, les fabricants mettent en avant cette mémoire pour justifier des appareils toujours plus performants. Mais cette ressource est désormais convoitée par un autre acteur de poids : l'intelligence artificielle. Quand l'IA capte les ressources les plus rentables Le problème pour les géants du smartphone, c'est que l'intelligence artificielle est aujourd'hui bien plus rentable pour les producteurs de puces. Pour entraîner et faire fonctionner les modèles d'IA, il faut des infrastructures gigantesques. Les centres de données reposent sur des processeurs extrêmement gourmands en mémoire. OpenAI, Google, Meta ou encore Microsoft sont prêts à payer très cher pour sécuriser ces composants stratégiques. Face à cette demande explosive, les fabricants de puces mémoire font un choix rationnel d'un point de vue économique : ils réservent leur production aux plus offrants et privilégient les marchés liés à l'IA, bien plus rentables que l'électronique grand public. Produire davantage de puces serait possible, mais pas immédiatement. Trois entreprises seulement produisent plus de 90% des puces mémoire dans le monde. Construire de nouvelles usines ou augmenter les capacités existantes demande du temps, beaucoup d'argent et surtout une visibilité à long terme sur la demande, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La conséquence est directe pour les fabricants de smartphones. À une demande forte et une offre limitée correspond une situation de rareté, et la rareté fait monter les prix. Résultat : une pénurie, mais aussi une explosion des coûts. Concrètement, les smartphones neufs devraient coûter plus cher, tout comme les ordinateurs. Certains produits pourraient également se révéler moins innovants que prévu. Bref, mieux vaut peut-être prendre soin de son smartphone actuel, avant que les prix ne flambent et que ces appareils ne se fassent plus rares. À lire aussiGoogle prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

Les dessous de l'infox, la chronique
«Slop»: quand l'intelligence artificielle inonde les réseaux de contenus faux et absurdes

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 3:02


En guise de mot de l'année 2025, le dictionnaire américain Merriam-Webster a choisi « slop ». Cette expression définit les contenus numériques de mauvaise qualité produits en masse par l'intelligence artificielle. Cette bouillie de photos absurdes, de sons loufoques, ou de vidéos plus ou moins réalistes, inondent les réseaux sociaux. Ces contenus « slop » polluent de plus en plus l'espace numérique, à tel point que le phénomène inquiète. Un chat avec la tête du président américain Donald Trump, une baleine qui mange un ours polaire, des bébés qui parlent comme des adultes. Si vous êtes un utilisateur de TikTok, Facebook, X ou Instagram, vous avez forcément déjà été confronté à du « slop ». Ces contenus, plus ou moins réalistes, sont très populaires sur les réseaux sociaux. Certains cumulent des dizaines voire des centaines de millions de vues. Grâce à leur caractère surréaliste, choquant ou humoristique, ces productions jouent sur nos émotions et attirent l'attention des utilisateurs. Les algorithmes l'ont bien compris, et amplifient donc artificiellement ce type de contenu. Cela aboutit à une saturation de l'espace informationnel sur les réseaux sociaux. Si certaines plateformes proposent des filtres pour échapper au « slop », la plupart surfent sur le phénomène. L'économie du « slop » Derrière ces contenus « slop », on retrouve différents acteurs qui ont saisi l'opportunité pour gagner de la visibilité et monétiser leur audience. Les derniers outils d'IA leur facilitent la tâche puisqu'il n'a jamais été aussi simple de créer ce type de contenus. Une véritable économie s'est donc mise en place autour de ce phénomène. Une vidéo vue près de 20 millions de fois peut vous rapporter, selon la plateforme, plus de 1 000 dollars. En Asie, plusieurs « fermes à slop » ont ainsi vu le jour ces dernières années. Quand le faux prend le dessus Si ça ne fait pas de mal de rigoler devant une vidéo loufoque, certains contenus artificiels posent problème, car ils prennent le dessus sur la réalité. Dans leur guerre au clic, certains producteurs de « slop » adaptent leur contenu à l'actualité et tombent dans la désinformation. C'est particulièrement le cas lors de catastrophes naturelles. Récemment, lors des inondations mortelles au Maroc, des dizaines de vidéos artificielles censées documenter la catastrophe ont circulé sur les réseaux sociaux. Pour le buzz, certains n'hésitent pas à générer des faux témoignages de victimes. Ces infox invisibilisent les vraies images, masquent les messages d'alerte des secours et bouleversent notre rapport à la réalité. Vers une auto-intoxication des IA ? Ces contenus artificiels omniprésents sur les réseaux sociaux pourraient-ils intoxiquer les intelligences artificielles qui les produisent ? C'est le risque pointé par plusieurs experts du numérique. Puisque les intelligences artificielles IA se nourrissent de ce qui circule en ligne, elles pourraient bel et bien finir par s'auto-intoxiquer. À cela s'ajoute aussi la prolifération des faux comptes se faisant passer pour des humains. Reste à savoir si les publics vont finir par se lasser de cette nouvelle esthétique, plus que jamais à la mode sur les réseaux sociaux.

Invité de la mi-journée
Diffusion exclusive des Oscars sur YouTube en 2029: «Cela va permettre de rajeunir l'audience»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 6:29


La plateforme en ligne YouTube vient d'obtenir les droits de diffusion des Oscars. À partir de 2029, la prestigieuse cérémonie du cinéma américain sera retransmise en exclusivité sur la plateforme. Entretien avec Julien Pillot, enseignant-chercheur à l'Inseec Business School.

7 milliards de voisins
Comment se former à l'intelligence artificielle ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:30


Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ?   Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle.   • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger.  En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot.  A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN.   Programmation musicale :   ► African Giant - Burna Boy  ► Ailleurs - Orelsan

7 milliards de voisins
Comment se former à l'intelligence artificielle ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 48:30


Elle fait désormais partie de notre quotidien, elle s'immisce dans le monde du travail, on la retrouve dans le domaine de la santé, du bâtiment, dans l'énergie, la finance, l'éducation... L'IA est partout dans tous les métiers et suscite d'un côté la crainte de perdre son emploi, de l'autre, l'espoir de se débarrasser des tâches ingrates pour les salariés et un gain de productivité pour l'entreprise. Rédaction de mails, notes de synthèse, présentation PowerPoint, gestion du service client, traduction, veille ... les applications de l'IA ne cessent de se diversifier. Selon une étude de McKinsey Global Institute pour le cas de la France, 27 % des tâches quotidiennes des travailleurs pourraient être confiées à une IA. La révolution se fait donc à marche rapide. Encore faut-il pour les travailleurs en maîtriser l'usage pour bénéficier de tout son potentiel. L'enjeu est de taille pour les salariés qui peuvent se sentir dépassés voire remplacés par l'IA. Quelles formations à l'IA tout au long de la vie professionnelle ? Alors qu'elle évolue en continue, comment adapter son usage et son niveau de connaissance ?   Avec : • Marjolaine Grondin, entrepreneure, conférencière et formatrice. Fondatrice de Le bootcamp IA, un programme de formation à l'Intelligence artificielle.   • Daouda Thiam, chargé de formation et des relations avec les partenaires chez Afrik'IA En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Caroline Minialai, directrice de Averroès e-learning pour parler du Palmarès 2025 des Lycées Français de l'Étranger.  En fin d'émission, Mon premier stade, le sport expliqué aux enfants revient avec une nouvelle saison spéciale foot. A l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous vous proposons 5 épisodes consacrés à la CAN, les équipes, les joueurs et les règles du foot.  A quelques jours du début de la compétition, une question essentielle taraude Raphael, jeune auditeur d'Abidjan. Il se demande comment les joueurs gèrent leur stress avant la CAN.   Programmation musicale :   ► African Giant - Burna Boy  ► Ailleurs - Orelsan

Afrique Économie
Côte d'Ivoire: des start-up parient sur le monde de l'éducation

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 2:29


Le secteur des start-up est en forte croissance en Afrique de l'Ouest, mais l'éducation reste peu représentée. Deux jeunes entreprises ivoiriennes développant des solutions éducatives étaient récemment à Paris dans le cadre d'un programme avec la grande école HEC et CDC-CI Capital. Avec l'application Ecolepay, fini les files d'attente interminables à la banque et les allers-retours dans les bouchons. La cantine et les frais de scolarité sont payés en un clic. Pour Jean-Philippe Lasme, directeur de la start-up LKM Digital, le plus difficile a sans doute été de convaincre les utilisateurs et les écoles du sérieux de la démarche. « On veut être une figure d'autorité en termes de paiement de frais de scolarité et on travaille dur pour. Parce qu'en fait, le parent, quand il se connecte sur notre application, il paye via le mobile money et nous reversons aux écoles. Il faut donc une sacrée dose de confiance. Au-delà de la qualité de l'application, il faut que la structure puisse accompagner. Dans ce cadre-là, on a mis les bouchées doubles vis-à-vis de la banque centrale, la BCEAO. Nous sommes désormais PSP, Payment Service Provider, avec un agrément de la banque centrale. Ensuite, vis-à-vis de la RTI, l'autorité de régulation pour la gestion des données à caractère personnel, nous avons montré comment nous collectons, protégeons et sauvegardons les données. Nous avons aussi une assurance responsabilité civile professionnelle. Aujourd'hui, toutes nos transactions sont protégées, encadrées et supportées par une société d'assurance. Ce n'est donc pas une petite start-up au coin de la rue, on se met aux normes parce qu'on a une vision énorme », affirme le directeur.  Faciliter le paiement des frais de scolarité Une soixantaine d'écoles sont déjà utilisatrices de la solution, qui répond à un réel besoin. Selon les recherches réalisées par la start-up, chaque année, près de 30% des sommes dues ne sont pas recouvrées. Malgré tout, difficile de convaincre les investisseurs. Héros africains, designs colorés et références proches des élèves : la valise éducative de Bokonzi, la Valed, propose une approche ludique et culturellement adaptée de l'apprentissage. « On veut vraiment remettre l'enfant au cœur de l'éducation, parce que nous pensons que parfois, on donne des contenus sans considérer leur environnement, explique Andreas Gotiene créateur de la start-up Bokonzi. Nous co-créons ce dont l'enfant a réellement besoin pour le rendre apte et faire de lui une solution aux problématiques de l'Afrique. » L'innovation éducative en quête de financements Mais là encore, difficile de séduire les investisseurs. « Malheureusement, on est dans un monde où tout est centré sur le capitalisme, regrette Andreas Gotiene. Les gens regardent combien de chiffres on fait, et non combien de vies on transforme. Nous sommes donc ouverts à ceux qui partagent la même vision : rendre l'éducation accessible à tous les enfants, pas seulement à une certaine classe sociale. Mais cela nécessite des fonds pour augmenter notre capacité de production et former des coachs pédagogues. » Le dernier rapport de Partech montre que, sur l'ensemble des financements dédiés à la tech, seuls 2% partent vers des projets liés à l'éducation. À lire aussiAlerte sur le financement de l'éducation dans l'aide internationale

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 3:14


Le jeu français Clair Obscur: Expedition 33 a été sacré meilleur jeu vidéo de l'année lors des Game Awards à Los Angeles, raflant neuf trophées. Une victoire éclatante qui illustre la place centrale occupée par la France dans l'industrie mondiale du jeu vidéo, première industrie culturelle du pays, portée par des studios dynamiques, une formation d'excellence et un soutien public structurant. Les jeux vidéo ont eu droit cette nuit à leurs Oscars, les Game Awards, qui se déroulaient à Los Angeles. Et pour la France, la soirée s'est achevée en apothéose sur ce dénouement : « The game of the year is… Clair Obscur – Expedition 33 ! » Le jeu français Expedition 33 a ainsi été élu meilleur jeu vidéo de l'année. Il a remporté neuf trophées au total, un véritable triomphe. Une illustration éclatante du fait que la France reste un grand du jeu vidéo mondial. À lire aussiÉtats-Unis: le jeu vidéo français «Clair obscur: Expedition 33» rafle neuf prix aux Game Awards Car le secteur pèse lourd. Le jeu vidéo est la première industrie culturelle en France, devant le cinéma, la musique ou le livre, avec 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2022. Près de sept Français sur dix jouent, faisant du jeu vidéo le premier loisir du pays. La demande est là, l'offre aussi. Le pays compte 1 300 studios, 20 000 emplois directs, dont une grande majorité en CDI. Un élément important dans une industrie internationale souvent marquée par la précarité. Résultat, la France se situe dans le top 10 mondial et occupe la troisième place européenne. Une identité forte et des studios qui rayonnent à l'international Dès les années 80 et 90, la France a vu naître des studios devenus aujourd'hui des mastodontes. Et les jeux qui y sont conçus ont une « patte », une identité forte, un soin particulier apporté à l'esthétique et au récit, avec des valeurs souvent européennes ou spécifiquement françaises. C'est ce qui plaît. Les studios tricolores exportent leurs jeux dans le monde entier et rencontrent un franc succès. Autre force majeure : la formation. Les écoles françaises forment certains des meilleurs talents au monde. Elles alimentent un vivier permanent qui irrigue non seulement les studios nationaux, mais aussi les géants internationaux, jusqu'à Nintendo. Ces écoles sont implantées dans toute la France. De véritables pôles d'excellence se sont constitués, notamment à Montpellier – où Clair Obscur a été développé –, mais aussi à Lille ou Lyon. Les régions comprennent que le jeu vidéo représente des emplois qualifiés, capables d'attirer les talents et de dynamiser tout un écosystème. Un soutien public déterminant et un modèle social qui favorise la création Les collectivités et l'État soutiennent également fortement la création. Un crédit d'impôt rembourse jusqu'à 30% des dépenses de production, tandis que le Centre national du cinéma dispose d'un fonds d'aide dédié pour accompagner les studios indépendants. Le plan France 2030 identifie même le jeu vidéo comme une industrie stratégique. Il y a aussi un pilier totalement inattendu mais déterminant : l'assurance chômage. Concevoir et développer un jeu vidéo indépendant demande des mois, voire des années de travail sans revenu avant la sortie. Ni les banques ni les investisseurs ne financent ce type de projet. Pour beaucoup de jeunes studios, s'appuyer sur ces aides sociales est donc la solution pour vivre et travailler. C'est un avantage comparatif très français, qui encourage l'expérimentation et la prise de risque créative. C'est donc la combinaison de tous ces éléments — studios dynamiques, formation de haut niveau, soutien public, modèle social — qui permet à la France de consolider sa place et de jouer pleinement dans la cour des grands.

Aujourd'hui l'économie
Nouvelles technologies: Apple dans la tourmente avec des départs de cadres importants

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 3:13


En quelques semaines, la marque à la pomme a vu partir plusieurs de ses figures les plus influentes. Si cela peut ressembler à un simple renouvellement interne, la multiplication de ces départs simultanés interroge sur l'état réel d'Apple, son retard en matière d'intelligence artificielle et sa capacité à rester un leader technologique. Apple traverse une zone de turbulence. En très peu de temps, plusieurs cadres historiques ont quitté le groupe, certains officiellement pour prendre leur retraite, d'autres pour rejoindre la concurrence. Une situation surprenante pour une entreprise généralement perçue comme l'un des modèles de stabilité du secteur technologique. Le premier départ marquant est celui du patron de l'intelligence artificielle, qui quitte Apple pour faire valoir ses droits à la retraite. Un timing qui interroge. Il part au moment même où l'entreprise est sous pression pour accélérer dans l'IA générative, un domaine où elle peine à convaincre. Le choc le plus récent concerne le responsable du design des interfaces. Si vous utilisez un iPhone ou un Mac, vous connaissez son travail. Il quitte Apple pour rejoindre Meta, la maison-mère de Facebook. Un transfert particulièrement sensible, puisque Meta est un rival direct d'Apple — un débauchage qui fait donc figure de coup dur. Enfin, une rumeur persistante évoque le possible départ du « père des puces Apple ». Si les produits de la marque sont si performants, c'est en grande partie grâce à son travail. S'il venait à quitter l'entreprise, ce serait un véritable tremblement de terre technologique. Retard en IA, guerre des talents, fin de génération: les causes d'un phénomène global Alors pourquoi ces départs s'enchaînent-ils ? Plusieurs explications se dessinent. D'abord, Apple accuse un retard important dans le développement et le déploiement de l'intelligence artificielle. Apple Intelligence peine à convaincre et Siri reste en difficulté face à ses concurrents. Une situation qui fragilise les équipes internes et pourrait expliquer certains départs. Ensuite, le phénomène dépasse Apple : toute l'industrie est engagée dans une véritable guerre des talents. OpenAI, Meta, Google ou Microsoft s'arrachent les meilleurs ingénieurs à prix d'or, avec des salaires et bonus parfois hors normes. Un débauchage à plusieurs millions de dollars par an peut évidemment peser dans la balance. Enfin, un facteur générationnel joue également. Une partie des cadres arrivés à l'époque de Steve Jobs, ou juste après l'arrivée de Tim Cook, arrive à un tournant de carrière. Leur départ participe à un renouvellement naturel, mais leur concentration dans le temps donne une impression d'hémorragie. Alors, faut-il s'inquiéter pour la santé d'Apple ? Oui et non. Les postes touchés - IA, architecture des puces  - sont aujourd'hui parmi les plus stratégiques du secteur technologique. Mais Apple se réorganise rapidement et attire aussi de nouveaux talents venus de la concurrence. Comme souvent dans la Silicon Valley, un talent en chasse un autre. À lire aussiPourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or? Un impact direct sur les produits Apple et une opportunité de transformation Ces départs ne resteront pas sans conséquences pour les produits de la marque. D'abord, en matière d'intelligence artificielle, Apple doit impérativement rattraper son retard. Le groupe, avec ses nouvelles équipes, va devoir accélérer pour regagner du terrain et redéfinir la place de l'IA dans ses logiciels et ses appareils. Ensuite, sur le design : le remplacement du responsable des interfaces se verra inévitablement sur l'expérience utilisateur des futurs iPhone et Mac. La signature visuelle d'Apple pourrait connaître des évolutions plus visibles qu'à l'accoutumée. Enfin, le point de vigilance majeur reste celui des puces. L'avance d'Apple en matière de performance, d'autonomie et d'efficacité énergétique est l'un de ses principaux atouts. Le maintien de cette supériorité dépend directement de la stabilité de ses équipes internes. En réalité, Apple se fait désormais challenger alors que son fonctionnement était jusque-là parfaitement huilé. Mais cette période de turbulence pourrait aussi être l'occasion pour le groupe de se renouveler, de se réinventer et de moderniser sa gouvernance. Une transition délicate, mais peut-être nécessaire pour aborder la prochaine décennie. À lire aussiGoogle prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

Aujourd'hui l'économie
Le marché du bitcoin décroche brutalement malgré une année d'euphorie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 3:13


Depuis début octobre, le bitcoin a perdu près de 30% de sa valeur, passant de 125 000 à 85 000 dollars. Une correction spectaculaire qui intervient après une année 2025 particulièrement favorable aux cryptomonnaies entre liquidations massives, doutes sur la technologie et rôle croissant des investisseurs institutionnels. Depuis le début de l'automne, le cours du bitcoin diminue jour après jour. Début octobre, la cryptomonnaie frôlait les 125 000 dollars, un record historique. Elle évolue désormais autour de 85 000 dollars, soit une chute d'environ 30%. Une baisse marquante, alors même que 2025 avait été une année d'euphorie pour les cryptos. Cette année, les cryptomonnaies ont bénéficié d'un environnement particulièrement favorable : une politique américaine propice à leur développement, un fort appétit des investisseurs pour les actifs risqués, ainsi qu'un afflux de capitaux dans les fonds spécialisés dans le bitcoin. Dans ce contexte, la monnaie numérique avait plus que doublé en un an avant d'atteindre son record. Mais sa volatilité reste élevée et la chute actuelle le confirme. Liquidations massives et doutes sur la tech : deux moteurs de la baisse La première explication de cette baisse est mécanique. Les investisseurs ayant acheté du bitcoin à crédit ont été contraints de revendre, provoquant au total 19 milliards de dollars de liquidations en seulement quelques jours. Une augmentation soudaine de l'offre entraîne une baisse des prix, ce qui fragilise immédiatement le marché. Le second facteur tient aux doutes qui pèsent sur les valeurs technologiques, notamment celles liées à l'intelligence artificielle. Ces dernières semaines, les discussions autour d'une possible bulle de l'IA se sont multipliées et l'enthousiasme s'est essoufflé. Pour réduire leur exposition au risque, les investisseurs ont vendu en priorité le bitcoin, considéré comme l'actif le plus risqué de leurs portefeuilles. Un baromètre du marché malgré une volatilité attendue La chute actuelle du bitcoin révèle également son nouveau rôle : celui de baromètre du marché. Son cours est devenu un indicateur de l'humeur des investisseurs. Cela s'explique notamment par l'arrivée massive des institutionnels, qui ont remplacé une grande partie des investisseurs particuliers. Le bitcoin est donc désormais sensible à des facteurs qu'il ne contrôle pas : montée de la peur, déception sur la tech, niveaux élevés des taux d'intérêt ou ventes massives par un acteur majeur. Pour autant, cette baisse n'est pas jugée alarmante par les spécialistes. Le bitcoin alterne régulièrement phases d'euphorie et phases de dépression. Une chute de 30, 40, voire 60% n'a rien d'exceptionnel dans cet écosystème. On l'a déjà vu descendre jusqu'à 30 000 dollars l'unité il y a encore un an et demi à deux ans, avant de remonter jusqu'à 125 000 dollars. Le bitcoin reste finalement un marché jeune, nerveux et très sensible. Paradoxalement, il reflète l'état d'esprit des investisseurs et le climat économique général. À lire aussiPourquoi la France menace d'empêcher certaines plateformes de cryptomonnaies d'opérer sur son sol?

Rav Touitou
Que pense la Torah des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle (l' IA)

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 35:00


Que pense la Torah des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle (l' IA) by Rav David Touitou

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: comment la politique antidrogue de Donald Trump transforme le marché de la défense

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 3:13


En redéployant navires, avions et drones vers les Caraïbes, l'Amérique centrale et la frontière sud, l'administration Trump affirme vouloir intensifier la lutte contre les cartels. Mais derrière cet objectif sécuritaire, une autre réalité s'impose : la stratégie antidrogue ouvre un marché colossal pour l'industrie américaine de défense, les start-up technologiques et les spécialistes de l'intelligence artificielle. Les États-Unis ont récemment renforcé leurs opérations contre les organisations criminelles transnationales. Si l'objectif affiché est de frapper plus fort les cartels, cette stratégie possède aussi une dimension économique considérable. Le Wall Street Journal rappelle que Washington a débloqué 165 milliards de dollars supplémentaires pour la sécurité intérieure sur dix ans, six milliards pour les technologies de surveillance de la frontière, quatre milliards pour moderniser la flotte des garde-côtes ou encore un milliard pour les opérations antidrogues du Pentagone. De telles sommes irriguent une nouvelle génération d'acteurs : start-up d'armement, entreprises spécialisées en intelligence artificielle, mais aussi groupes historiques de la défense. Cet afflux financier arrive au moment idéal pour un secteur qui sort de vingt ans de conflits au Moyen-Orient. Après les retraits d'Irak et d'Afghanistan, les contrats militaires se faisaient plus rares. La lutte antidrogue offre ainsi un nouveau terrain de jeu à ces industriels. Drones, IA et systèmes autonomes : les outils au cœur de la nouvelle stratégie Parmi les technologies qui bénéficient le plus de ce recentrage, les drones et les systèmes autonomes occupent une place centrale. Le drone V-BAT de Shield AI, désormais embarqué sur plusieurs patrouilleurs américains, est crédité de plus d'un milliard de dollars de saisies de stupéfiants depuis le début de l'année grâce à sa capacité à suivre des embarcations sur des milliers de kilomètres carrés. À cela s'ajoutent des plateformes d'intelligence artificielle capables de cartographier les réseaux criminels, de recouper des données maritimes et téléphoniques ou encore d'exploiter le dark web et les réseaux sociaux pour identifier des cargos suspects. Autant de technologies initialement conçues pour des théâtres de haute intensité et qui trouvent dans cette lutte un environnement opérationnel plus stable, plus prévisible, et surtout idéal pour faire leurs preuves. À lire aussiÉtats-Unis: Trump déploie 4000 Marines dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de drogue Conséquence directe : chaque saisie spectaculaire réalisée grâce à un drone ou un logiciel d'IA devient une vitrine commerciale. Une démonstration en conditions réelles qui permet aux industriels de justifier la signature de nouveaux contrats publics. Les budgets augmentent, les opérations se multiplient et les performances s'améliorent — un cercle vertueux pour toute l'industrie. Une guerre technologique qui transforme l'économie de la défense Cette dynamique crée une nouvelle convergence entre intérêts politiques, impératifs sécuritaires et ambitions industrielles. La Maison Blanche affiche sa fermeté face aux cartels. Les entreprises, elles, proposent des solutions automatisées capables de compenser le manque d'effectifs humains et de surveiller d'immenses zones maritimes. L'intensification des patrouilles et des frappes offre en outre un avantage majeur : la possibilité de tester, ajuster et perfectionner les systèmes autonomes directement sur le terrain. Chaque opération nourrit ainsi une chaîne économique plus large, dans laquelle la lutte antidrogue devient un moteur d'innovation. En réalité, la guerre contre les cartels que mène Donald Trump est aussi — et peut-être surtout — une guerre technologique. Une guerre qui redistribue les cartes de l'industrie américaine de défense au profit d'acteurs privés très innovants comme on a pu l'observer dans d'autres secteurs stratégiques, notamment le spatial, avec des entreprises telles que SpaceX ou Boeing. À lire aussiÀ la Une: le Venezuela dans le viseur de Donald Trump

Aujourd'hui l'économie
Google prend l'avantage dans la course à l'IA grâce à ses puces maison

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 3:30


Longtemps considéré comme un acteur en retrait face à la montée fulgurante d'OpenAI et à la domination écrasante de Nvidia sur les puces pour l'intelligence artificielle, Google revient aujourd'hui au premier plan. Grâce à ses propres processeurs conçus en interne, le géant de la Silicon Valley pourrait bien redéfinir l'équilibre des forces dans un secteur en pleine effervescence. Depuis plus de trois ans, Nvidia règne sans partage sur le matériel nécessaire à l'intelligence artificielle. Ses puces équipent les centres de données du monde entier et permettent d'entraîner les modèles les plus avancés. Mais cette situation quasi monopolistique a entraîné une forte dépendance des entreprises. La demande a explosé et les prix se sont envolés. Tout le secteur s'est mis en quête d'alternatives. C'est dans ce contexte que Google refait surface. Le groupe investit désormais plus de 90 milliards de dollars par an dans ses data centers et développe depuis des années ses propres puces IA, longtemps restées discrètes, car réservées à un usage interne. Tout a changé avec la présentation de Gemini 3, le nouveau modèle d'intelligence artificielle de Google. Ce modèle, salué comme l'un des plus performants au monde, tourne exclusivement sur les puces maison du groupe, sans recourir aux GPU Nvidia. Une rupture majeure qui démontre que le monopole de Nvidia peut être contourné. À lire aussiGoogle mise tout sur l'intelligence artificielle pour assurer son avenir Des puces ultra-optimisées qui séduisent Meta et d'autres géants Ces puces Google se distinguent par une spécialisation extrême. Elles sont optimisées pour les opérations qui composent près de 90% du travail d'une IA. Là où les puces Nvidia sont polyvalentes, celles de Google se concentrent sur une tâche unique, mais la réalisent de façon redoutablement efficace. Cette approche séduit désormais les plus grands acteurs du numérique. Meta, pourtant cliente de longue date de Nvidia, discute déjà avec Google d'un possible contrat pour utiliser ces puces dès 2027. Un signal fort : même les partenaires historiques de Nvidia envisagent d'autres options. Si ces négociations aboutissent, Google deviendrait non seulement un géant de la recherche et du cloud, mais aussi un vendeur de puces et un créateur de modèles IA. Une position unique dans le secteur. Une intégration verticale qui place Google en position dominante Google possède un atout que personne d'autre ne peut revendiquer à ce niveau : une intégration verticale totale. Le groupe peut créer ses propres puces, les installer dans ses data centers, entraîner ses modèles dessus, puis les distribuer instantanément auprès de centaines de millions d'utilisateurs à travers ses services (Recherche, YouTube, Android, etc.). Cette maîtrise complète de la chaîne de valeur donne à Google un avantage stratégique inégalé. Face à cela, les principaux concurrents réagissent. OpenAI poursuit son innovation, mais reste entièrement dépendante de Nvidia pour entraîner ses modèles. Nvidia, de son côté, conserve une avance technologique, mais se voit désormais talonné par ces nouveaux entrants accélérant à grande vitesse. Pour certains spécialistes, Google réunit la puissance technologique de Nvidia et la maîtrise logicielle d'OpenAI. Une combinaison redoutable, qui explique en partie pourquoi la capitalisation boursière du groupe a dépassé les 4 000 milliards de dollars. Le géant endormi s'est bel et bien réveillé — et semble aujourd'hui prêt à redéfinir l'avenir de l'intelligence artificielle.

Aujourd'hui l'économie
Course à l'espace: comment l'Europe tente de rivaliser avec SpaceX et la Chine

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 3:16


Réunis à Brême en Allemagne, les 23 États membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) doivent définir d'ici ce soir les priorités et le budget spatial du continent jusqu'en 2028. Dans un contexte de forte concurrence internationale et de retard technologique accumulé, l'Europe tente de préserver sa souveraineté face aux États-Unis, à la Chine.  La statistique est saisissante et mérite d'être notée. Sur les 261 lancements de fusées réalisés dans le monde en 2024, l'Europe n'en compte que trois. Une faiblesse historique, qui contraste avec les 156 tirs américains et les 68 chinois. C'est dans ce contexte que les ministres de l'Espace se réunissent à Brême. L'ESA réclame 22 milliards d'euros pour la période 2026-2028, soit 5 milliards de plus que lors du cycle précédent, afin d'éviter un décrochage durable.  Malgré cette hausse, le continent reste très en dessous des grandes puissances : l'Europe ne pèse que 10 % du financement spatial public mondial, loin derrière les États-Unis et la Chine. Pourtant, l'enjeu est crucial : sans satellites, pas de météo fiable, pas de GPS européen, pas d'Internet sécurisé, pas de gestion de crise. Pas de souveraineté, tout simplement. Un continent fragmenté face aux ambitions spatiales  Si l'Europe veut redevenir une puissance spatiale, elle devra d'abord résoudre un problème politique : elle ne parle pas d'une seule voix. La France, longtemps locomotive du spatial européen grâce à Ariane, Kourou, Airbus ou Thalès, passe désormais au troisième rang des contributeurs derrière l'Allemagne et l'Italie. Berlin accélère, notamment dans le spatial militaire, tandis que Rome mise sur les mini-lanceurs et les constellations, profitant d'une base industrielle solide.  Pourtant, les succès européens existent. Citons Copernicus, programme d'observation du climat; Galileo, le GPS européen ; IRIS², future constellation de connectivité sécurisée ou encore l'incontournable Ariane 6, le nouveau lanceur du continent. Mais contrairement aux États-Unis, où les acteurs privés sont devenus centraux, comme SpaceX, le spatial européen repose principalement sur de l'argent public.  À lire aussiLa France peut-elle rattraper son retard dans le secteur spatial? L'Europe s'organise face à SpaceX et au NewSpace américain  Face au succès de SpaceX et de tout l'écosystème du NewSpace américain, l'Europe tente de structurer son propre marché. L'ESA a sélectionné cinq mini-lanceurs pour développer une offre commerciale. En parallèle, la Commission européenne a présenté un « Space Act européen » destiné à harmoniser les règles, renforcer la compétitivité et aligner les stratégies nationales encore trop dispersées.  Car malgré ses divisions, l'Europe conserve des atouts majeurs : une industrie performante, des ingénieurs de haut niveau et des centres spatiaux d'excellence. Reste désormais à transformer ces atouts en puissance collective. Encore faut-il parler d'une seule voix et se donner enfin les moyens de se faire entendre.  À lire aussiL'Europe affine sa stratégie pour retrouver le chemin de l'espace

Objectif TECH
Écoutons le futur : La nouvelle course à l'espace, notre futur en orbite ?

Objectif TECH

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 43:01


La course à l'espace ne se joue plus seulement sur la Lune mais en orbite basse ; partout dans le monde des constellations de satellites sont déployées : le New Space redéfinit aujourd'hui les règles du jeu et marque une rupture dans la manière de concevoir, produire et exploiter les satellites. Cette dynamique, portée par des acteurs privés et des innovations majeures, impose une cadence industrielle et redéfinit l'équilibre des puissances dans le secteur spatial et pose de nouvelles questions, comment garantir la souveraineté européenne, organiser la coopération entre acteurs publics et privés, et préserver un espace durable ?Dans cet épisode d'Écoutons le Futur, quatre experts de l'industrie spatiale décryptent cette révolution : miniaturisation des satellites, industrialisation, convergence technologique. Ils analysent les impacts sur la filière, les risques liés à la privatisation et à la densification des satellites, et les solutions pour structurer une gouvernance efficace. Un débat riche sur la manière dont l'Europe peut rester dans la course et peser dans la définition des futures règles du spatial.Présents sur notre plateau :- Guillaume Scottez, Vice Président Innovation chez Eutelsat- Pierre Bertrand, CEO et cofondateur de SkyNoPy- Théophile Lagraulet, CEO et cofondateur de SpaceLocker- Patrice Duboé, directeur des technologies et de l'innovation pour le secteur Aérospatial et défense chez CapgeminiUne émission animée par Valère CorréardDécouvrez notre accompagnement dans le secteur spatial

Afrique Économie
Le Congo-Brazzaville s'équipe d'un data center pour répondre au défi des infrastructures de l'IA

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:01


Le Congo-Brazzaville se mobilise face au défi des infrastructures de l'intelligence artificielle (IA). La capitale abritera bientôt un data center, financé en partie par la Banque africaine de développement (BAD). Il s'agit de développer la souveraineté du Congo en matière d'IA, et de permettre aux startups d'entraîner les modèles d'IA sur les données locales.  Un immeuble en voie de finition se dresse sur l'avenue qui traverse Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, la capitale du Congo-Brazzaville. Il s'agit d'un data center, destiné à loger les données numériques. « Au sein de ce data center, explique Eric Armel Ndoumba, conseiller aux télécommunications du ministre congolais des Postes et télécommunications, on peut héberger des ordinateurs de puissance, des supercalculateurs qui permettent de traiter des données massives, des données que l'intelligence artificielle (IA) utilise pour entraîner des modèles ». L'infrastructure est financée en grande partie par la Banque africaine de développement (BAD). Le rôle de l'État est déterminant, estime le ministre. « Ce sont des infrastructures que nous devons mettre à la disposition de nos jeunes startups, pour entraîner des modèles d'IA. Parce que ces startups n'ont pas d'argent, n'ont pas de moyens pour acheter ce genre d'ordinateurs », souligne-t-il. Souveraineté des données « Nous avons aujourd'hui un data center que l'État congolais est en train de construire, se félicite Eric Songo, le directeur de la sécurité des services d'information à la Banque postale du Congo. Il va naturellement servir de socle, de base, pour permettre cette éclosion, ce développement, tout en gardant la souveraineté des données ». La dynamique engagée par le Congo est également saluée par l'institution financière régionale. « Nous recevons des données et des rapports qui nous confirment que la République du Congo a fait beaucoup d'efforts », souligne Juan Bang Edu Mangué, directeur des systèmes d'informations à la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC). Brazzaville abrite déjà le Centre africain de recherches en intelligence artificielle (Caria). Selon les données de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, le continent ne détient à ce jour que 2 % des data centers construits à travers le monde. À lire aussiComment l'Afrique veut performer dans la course à l'intelligence artificielle

Débat du jour
Tech : l'Union européenne est-elle condamnée à courir après les États-Unis et la Chine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 29:30


Une conférence sur la souveraineté technologique en Europe se tiendra ce mardi (18 novembre 2025) à Berlin, en présence du chancelier allemand Friedrich Merz et du président français Emmanuel Macron. En matière d'innovation, l'Union européenne est aujourd'hui largement devancée par les États-Unis et la Chine, alors qu'a lieu actuellement le virage de l'intelligence artificielle. L'UE peut-elle rattraper son retard ? Comment innover tout en préservant la spécificité culturelle européenne ? La souveraineté numérique est-elle un objectif ? Pour en débattre - Philippe Latombe, député Modem de Vendée, auteur et rapporteur en 2021 du rapport «Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne»  - Julien Pillot, économiste, enseignant-chercheur à l'Inseec Grande École, spécialiste de l'économie et de la régulation du numérique   - Nathalie Devillier, experte en droit de l'intelligence artificielle à l'Unesco et à la Commission européenne.

Débat du jour
Tech : l'Union européenne est-elle condamnée à courir après les États-Unis et la Chine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 29:30


Une conférence sur la souveraineté technologique en Europe se tiendra ce mardi (18 novembre 2025) à Berlin, en présence du chancelier allemand Friedrich Merz et du président français Emmanuel Macron. En matière d'innovation, l'Union européenne est aujourd'hui largement devancée par les États-Unis et la Chine, alors qu'a lieu actuellement le virage de l'intelligence artificielle. L'UE peut-elle rattraper son retard ? Comment innover tout en préservant la spécificité culturelle européenne ? La souveraineté numérique est-elle un objectif ? Pour en débattre - Philippe Latombe, député Modem de Vendée, auteur et rapporteur en 2021 du rapport «Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne»  - Julien Pillot, économiste, enseignant-chercheur à l'Inseec Grande École, spécialiste de l'économie et de la régulation du numérique   - Nathalie Devillier, experte en droit de l'intelligence artificielle à l'Unesco et à la Commission européenne.

Atelier des médias
«L'envers de la tech»: Mathilde Saliou observe «ce que le numérique fait au monde»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 41:32


Alors que la COP30 se déroule à Belém, au Brésil, la journaliste Mathilde Saliou, auteure de L'envers de la tech, expose le coût réel de l'industrie numérique. Le secteur épuise nos ressources et pollue l'écosystème informationnel. L'industrie technologique a réussi à faire accepter, dans l'esprit commun, l'idée que ses services sont dématérialisés, explique la journaliste Mathilde Saliou qui déconstruit ce « mythe complet » dans son livre L'envers de la tech – ce que le numérique fait au monde (éditions Les Pérégrines, octobre 2025). « En fait, l'endroit où l'on envoie nos données, c'est un agrégat de choses très concrètes », rappelle-t-elle en citant data centers, câbles et autres équipements. L'extraction des métaux nécessaires à ces équipements engendre des drames humains. En République démocratique du Congo (RDC) par exemple, la quête du coltan participe à une économie militarisée. La journaliste alerte : « Miner, c'est à la fois, déjà, obliger des populations à travailler dans des conditions déplorables – quelquefois proche de l'esclavage – mais c'est aussi, dans le cas spécifique de la République démocratique du Congo, alimenter les conflits sur place. » Au-delà des mines, les infrastructures comme les centres de données participent à l'artificialisation des sols et aux conflits d'usage pour l'accès à l'eau et à l'énergie. Course à l'IA et pollution de l'information La frénésie pour l'intelligence articielle (IA) générative accélère cette consommation. Mathilde Saliou rappelle qu'une requête à un robot conversationnel « consommerait jusqu'à 10 fois plus d'électricité qu'une recherche par un moteur de recherche classique ». Cette course a rendu caduques les promesses de neutralité carbone des géants du numérique. Sur le plan de l'information, l'IA a donné naissance au phénomène de « boue d'IA » (AI slop), car « c'est aussi un outil qui permet de fabriquer énormément de contenus de faible valeur voir très médiocre, sans intérêt », rendant la recherche en ligne d'information de qualité plus difficile. De plus, Mathilde Saliou estime que le journalisme spécialisé dans ce secteur « manque d'esprit critique », masquant souvent les impacts au profit d'une lecture purement économique du progrès. Face aux velléités des dirigeants de la Silicon Valley, qui adoptent des logiques impériales et autoritaires, la régulation est essentielle, estime la journaliste. Pour elle, l'Europe ne doit pas plier aux pressions venues des États-Unis. L'espoir dans le care Pour reprendre la main face à cette situation, Mathilde Saliou invite à pratiquer une « éthique du soin », préférant la robustesse et la souplesse à la performance. Cela passe par le soin des outils existants (garder plus longtemps son smartphone, réparer son ordinateur au lieu de le remplacer) et le soin des liens sociaux dans le monde réel. Elle conclut en insistant sur la possibilité de débattre et de remettre en question les mythes de l'industrie : « On a vraiment le droit de questionner tous les discours liés à ces notions de progrès ». En construisant des « petites poches de numérique plus égalitaires », chacun peut contribuer à remettre la technologie à sa place d'outil et à œuvrer pour des sociétés plus démocratiques.

Aujourd'hui l'économie
Comment Meta gagne des milliards grâce aux publicités frauduleuses

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 3:07


Selon des révélations de l'agence Reuters, Meta tirerait une part considérable de ses revenus de publicités frauduleuses – arnaques financières, casinos illégaux ou produits interdits. Des documents internes montrent que le groupe assume ce modèle économique et anticipe même le coût des sanctions qui en découle. Selon nos confrères de Reuters, Meta - le groupe qui détient les réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp - gagnerait chaque année des milliards de dollars grâce aux publicités frauduleuses. Arnaques, casinos illégaux, produits interdits, ces annonces, dont les utilisateurs sont régulièrement exposés, font partie d'une économie bien réelle. En vous connectant récemment sur votre compte Facebook, vous êtes sans doute tombés sur des publicités promettant un enrichissement rapide, de fausses interviews de célébrités ou des produits miracles pour maigrir. Ces contenus sont payés par ceux qui les conçoivent pour apparaître sur les écrans des utilisateurs. Selon Reuters, 10 % du chiffre d'affaires 2024 de Meta, soit près de 16 milliards de dollars, proviendraient de ces publicités douteuses. Et ce qui surprend, c'est que cela fait pleinement partie du business model (« modèle d'entreprise », en anglais) du groupe. Meta assume le risque et fait payer davantage les annonceurs suspects Les documents internes montrent que Meta a parfaitement conscience de ce modèle. L'entreprise anticipe même le risque judiciaire. Elle s'attend à un milliard de dollars d'amendes, un montant qu'elle juge acceptable au regard des revenus générés. Autrement dit, mieux vaut payer pour les sanctions que perdre des parts de marché. Et malgré l'existence d'un système de modération, celui-ci atteint vite ses limites. Un annonceur n'est bloqué que si les algorithmes estiment à 95 % qu'il commet une fraude. En dessous de ce seuil, Meta ne suspend pas le compte. Elle lui fait payer plus cher ses publicités. C'est ce que le groupe décrit comme une « pénalité économique ». Les annonceurs suspects paient davantage, mais leurs messages continuent de circuler. Les algorithmes, eux, aggravent encore le phénomène. Les publicités étant personnalisées, un seul clic sur une annonce douteuse suffit à en générer d'autres dans les heures et jours suivants. L'algorithme amplifie donc la fraude… et chaque clic reste rentable pour Meta. Victimes, annonceurs et confiance fragilisés D'abord pour les victimes, qui perdent parfois des sommes importantes. Pour les annonceurs honnêtes, qui subissent une concurrence déloyale dans les enchères publicitaires. Et surtout pour les utilisateurs, dont la confiance s'érode : à force de croiser de fausses publicités, beaucoup finissent par se méfier même des marques légitimes. Au-delà de Meta, cette affaire pose une question de fond : comment réguler un marché publicitaire mondial où les plateformes sont juges et parties ? Elles hébergent, diffusent et profitent parfois des fraudes qu'elles prétendent combattre. Avec plus de trois milliards d'utilisateurs, 120 milliards de dollars de chiffre d'affaires et un pouvoir colossal sur la publicité mondiale, Meta occupe une place centrale dans cet écosystème. En réalité, cette affaire interroge la soutenabilité du modèle publicitaire numérique : tant que la fraude rapportera plus qu'elle ne coûte, les géants du numérique auront peu d'intérêt à l'éradiquer. Et dans cette équation, la régulation mondiale semble encore loin derrière l'innovation. À lire aussiLe groupe Meta met fin aux publicités politiques dans l'Union européenne

Au Poste
IA: Si nous sommes le bruit, qui sera la fureur ? - S10E31 - Mercredi 12 Novembre 2025

Au Poste

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 75:01


La semaine dernière, Olivier Ertzscheid a publié un article dont il a (seul) le secret: «Le web pourrissant et l'IA florissante. Si nous sommes le bruit, qui sera la fureur?». Maître de conférences en sciences de l'information, bien connu de nos services, Olivier a derechef accepté une nouvelle convocation. Avec lui, on fera le tour de la question IA, Web, Algo, que faire face au big bang ? On vous le garantit, ça va être passionnant.

Aujourd'hui l'économie
La Chine a-t-elle déjà gagné la bataille mondiale de l'intelligence artificielle?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 3:08


Le patron de Nvidia, géant américain des puces électroniques, prévient : la Chine pourrait bien remporter la course mondiale à l'intelligence artificielle. Avec une stratégie d'État, des investissements massifs et une capacité d'adaptation impressionnante, Pékin avance vite — pendant que l'Europe cherche encore sa place. En 2017, Pékin a publié une feuille de route très claire : devenir la première puissance mondiale de l'intelligence artificielle d'ici à 2030. Depuis, les investissements se chiffrent en dizaines de milliards de dollars. Selon plusieurs estimations, près de 100 milliards ont été consacrés à l'IA pour la seule année 2025. L'État chinois mobilise tout son écosystème : universités, laboratoires publics, géants du numérique comme Alibaba, Tencent ou Huawei. Et même sur le plan énergétique, Pékin met la main à la pâte. Au début du mois, les autorités ont divisé par deux les factures d'électricité des centres de données utilisant des puces chinoises. Un coup de pouce décisif pour encourager l'adoption nationale. Autre atout, le marché intérieur. Avec plus d'un milliard d'internautes, la Chine dispose d'un réservoir inépuisable de données — le carburant essentiel de l'intelligence artificielle. Chaque nouveau produit d'IA peut être testé à grande échelle, sur des millions d'utilisateurs, en quelques semaines seulement. Et le paradoxe est là. Les sanctions américaines censées freiner Pékin ont en réalité accéléré son autonomie technologique. Privés des puces Nvidia les plus avancées, les ingénieurs chinois ont appris à « faire mieux avec moins » — une IA plus ingénieuse, plus économe et souvent plus efficace. À lire aussiL'intelligence artificielle, une bulle qui gonfle artificiellement la croissance américaine? Une victoire symbolique sur le terrain : l'IA chinoise performe dans le trading Cette puissance ne reste pas théorique. Il y a quelques semaines, une compétition internationale de trading automatisé a opposé plusieurs modèles d'intelligence artificielle du monde entier. Chaque modèle devait investir un capital initial, faire tourner ses algorithmes sur un marché en temps réel et générer du profit. C'est un robot chinois qui a remporté la compétition haut la main. Une victoire symbolique, mais hautement significative. La Chine ne se contente plus de s'inspirer ou de copier les grands modèles américains. Elle les dépasse désormais dans leur mise en application concrète. C'est le signe d'une maturité technologique qui ne cesse de surprendre les observateurs occidentaux. L'Europe cherche sa voie entre régulation et innovation Et pendant que les États-Unis et la Chine s'affrontent, l'Europe peine à suivre le rythme. Alors que se déroule en ce moment le Web Summit de Lisbonne, la commissaire européenne au numérique, Henna Virkkunen, le reconnaît : « Les 27 sont encore trop dépendants des géants américains et chinois ». Pour l'instant, l'Union européenne mise davantage sur la régulation que sur l'investissement. Le AI Act encadre les usages de l'intelligence artificielle, mais aucun grand acteur industriel européen n'émerge encore face à Nvidia, OpenAI ou Alibaba. L'Europe n'est donc pas un concurrent dangereux à court terme. Mais la course est loin d'être terminée. Comme le souligne Jensen Huang, le patron de Nvidia, la Chine a peut-être remporté une bataille, mais pas encore la guerre de l'intelligence artificielle. À lire aussiChute brutale du Nasdaq: va-t-on vers un éclatement de la bulle de l'IA?

Objectif TECH
Écoutons le futur : Mobilité durable : la voiture électrique en plein paradoxe ?​

Objectif TECH

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 41:05


Pendant plus d'un siècle, l'automobile a incarné la liberté, le progrès. Aujourd'hui, elle est indispensable à nos déplacements, omniprésente dans nos vies, mais symbolise aussi notre dépendance aux énergies fossiles. Si la voiture électrique est souvent présentée comme la solution, elle soulève aussi des questions en termes de coûts, d'empreinte environnementale et de ressources critiques pour sa fabrication. Peut-on imaginer des véhicules électriques sobres, accessibles, pensés dès leur conception pour minimiser leur impact écologique ? Alors que le secteur des transports représente 34 % des émissions nationales de CO₂ en France, et que seulement 3 % du parc automobile est électrique, la transition vers une mobilité décarbonée s'impose comme un enjeu majeur.Dans cet épisode d'Écoutons le Futur, quatre experts décryptent les paradoxes de la voiture électrique et partagent des pistes concrètes pour accélérer la transition : le concept de voiture légère adaptée aux trajets quotidiens, les leviers réglementaires comme la fin des ventes de véhicules thermiques prévue en 2035, et le passeport numérique des batteries pour garantir traçabilité, recyclage et transparence. Face aux défis industriels et environnementaux, cet échange interroge sur les conditions d'une mobilité plus sobre et mieux adaptée aux usages.Présents sur notre plateau :- Bruno Bourdon, Directeur contenu et impact ​chez Movin'On- Virginie Sauvet-Goichon, Directrice Stratégie Climat chez Renault Group- Jacques Portalier, Chef de projet Industrie Automobile au Shift Project- Emmanuelle Bischoff-Cluzel, Directrice du Développement durable pour l'Industrie automobile chez CapgeminiUne émission animée par Valère Corréard

Autour de la question
Hommage à Gilles Dowek, informaticien engagé

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 48:30


Disparu cet été à l'âge de 58 ans, Gilles Dowek était un chercheur en informatique de renommée mondiale, qui osait interroger la dimension éthique de sa discipline. À la fois philosophe et visionnaire, nous tenons à lui rendre hommage. (Rediffusion) Comment vivre, travailler, aimer et voter à l'ère numérique? Comment, par petites touches, nous métamorphosons-nous en homo-sapiens numéricus ? Et pourquoi cela change tout ? Avec Gilles Dowek, chercheur à Inria au LSV, dans l'équipe Deducteam et professeur attaché à l'ENS Paris-Saclay. Ses recherches s'intéressaient à la formalisation des mathématiques (la théorie des types, la théorie des ensembles, etc.), aux systèmes de traitement des démonstrations (vérification de démonstration, démonstration automatique, etc.), à la physique du calcul et à la sûreté des systèmes aéronautiques et spatiaux... → Son ouvrage Vivre, aimer, voter en ligne et autres chroniques numériques est paru aux Éditions du Pommier.

Autour de la question
Hommage à Gilles Dowek, informaticien engagé

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 48:30


Disparu cet été à l'âge de 58 ans, Gilles Dowek était un chercheur en informatique de renommée mondiale, qui osait interroger la dimension éthique de sa discipline. À la fois philosophe et visionnaire, nous tenons à lui rendre hommage. (Rediffusion) Comment vivre, travailler, aimer et voter à l'ère numérique? Comment, par petites touches, nous métamorphosons-nous en homo-sapiens numéricus ? Et pourquoi cela change tout ? Avec Gilles Dowek, chercheur à Inria au LSV, dans l'équipe Deducteam et professeur attaché à l'ENS Paris-Saclay. Ses recherches s'intéressaient à la formalisation des mathématiques (la théorie des types, la théorie des ensembles, etc.), aux systèmes de traitement des démonstrations (vérification de démonstration, démonstration automatique, etc.), à la physique du calcul et à la sûreté des systèmes aéronautiques et spatiaux... → Son ouvrage Vivre, aimer, voter en ligne et autres chroniques numériques est paru aux Éditions du Pommier.

C'est dans ta nature
Des champignons et des hommes

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 2:41


Depuis des millénaires, les humains utilisent les vertus et les propriétés des champignons de mille façons. Il est le champignon le plus cher au monde, bien plus cher que la truffe. Il ne pousse que sur les plateaux de l'Himalaya, à 4 000 mètres d'altitude. Il est rare et aurait des vertus aphrodisiaques. « Il est réputé comme "le viagra de l'Himalaya", souligne Hubert Voiry, mycologue (spécialiste des champignons). Je suis allé au Népal ce printemps et on en a trouvé à 35 euros les deux grammes. » Plus de 17 000 euros le kilo : c'est l'amour à tout prix. On l'appelle le champignon chenille parce qu'il pousse en parasitant une chenille. « Le champignon est à l'intérieur de la chenille et se nourrit à ses dépens. À la fin de vie de la chenille, le champignon l'oblige à se rapprocher du niveau du sol. La chenille meurt et le champignon en sort en formant une sorte de petit clou qui apparaît parmi l'herbe », décrit Hubert Voiry. Pour se droguer ou se soigner Dans le livre qu'il vient d'écrire, Dix champignons qui ont changé la vie des hommes (éditions Actes Sud), Hubert Voiry raconte ainsi comment l'humanité utilise les champignons depuis la préhistoire pour se nourrir, fabriquer de l'alcool, allumer du feu, se droguer ou se soigner. « Beaucoup de champignons ont des propriétés médicinales qui renforcent le système immunitaire. Les champignons renferment des polysaccharides, des sucres complexes, qui réduisent les radicaux libres, et participent donc à la défense de l'organisme. Mais il ne faut pas occulter le fait que bien des espèces de champignons sont mortelles. Donc, on peut imaginer qu'il y a eu des essais non concluants ! » Les propriétés des champignons sont multiples. Ils permettent de fabriquer du similicuir, des matériaux de construction... À l'avenir, on pourrait même fabriquer des puces électroniques grâce au mycélium, le réseau de filaments sous-terrain des champignons. « Le mycélium du champignon envoie des messages chimiques et électriques et il y a des recherches en cours pour utiliser le mycélium comme une puce électronique, explique Hubert Voiry. On est loin d'avoir approfondi le monde des champignons. On est loin aussi d'avoir découvert tous les champignons. » Plus de 150 000 espèces de champignons sont connues dans le monde et on en découvre chaque année 1 500. Les champignons, ça pousse comme des champignons. À lire aussiJusqu'où nous entraineront les terrifiants champignons parasites? La question de la semaine

Les dessous de l'infox, la chronique
Sora 2: le générateur de vidéos par IA qui a tout pour devenir une usine à infox

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 3:32


Les vidéos de Sora 2, le nouveau générateur de vidéos artificielles développé par Open AI, la start-up derrière Chat GPT, sont partout sur les réseaux sociaux. Tout comme Veo 3 de Google, cet outil permet de transformer un simple texte en un clip ultra-réaliste. Lancée en septembre, l'application est à ce jour uniquement disponible aux États-Unis et au Canada, sur invitation. La cellule Info Vérif de RFI a tout de même pu l'essayer, et le constat est assez inquiétant. La conclusion de notre essai est sans appel, il n'a jamais été aussi simple de produire des deepfakes, des hypertrucages ultra-réalistes. En seulement quelques clics, nous avons pu générer des dizaines de vidéos artificielles sur des sujets humoristiques, un crocodile faisant ses courses par exemple, mais aussi sur des sujets d'actualité beaucoup plus sensibles. Le résultat est bluffant à l'image, mais aussi au niveau du son. Contrairement à la première version, Sora 2 propose un rendu fidèle des gestes, des visages, des mouvements. Pour Marc Faddoul, chercheur en intelligence artificielle, directeur d'AI Forensics, « c'est une des premières fois qu'on arrive à avoir vraiment des vidéos qui font illusion pour la majorité des utilisateurs, donc il est vrai qu'on assiste encore à une nouvelle étape ». Un potentiel énorme de désinformation Ce tournant inquiète les experts de la lutte contre la désinformation. À juste titre puisque ce type d'outil peut rapidement devenir une arme de désinformation massive. Des chercheurs de la société NewsGuard ont ainsi mis Sora à l'épreuve en lui demandant explicitement de générer des infox. Résultat, l'outil accepte dans 80 % des cas de produire du faux sans le moindre message d'avertissement. L'un des seuls garde-fous mis en place par Open AI, c'est la présence d'un petit logo Sora, apposé sur les images qu'il génère. C'est ce que l'on appelle un watermark, une sorte de marque de fabrique. Mais dans les faits, certains parviennent à le supprimer ou à le dissimuler. Cette semaine, une fausse vidéo d'un coup d'État en Espagne a fait des millions de vues sur les réseaux sociaux. Le logo de Sora avait été dissimulé derrière un smiley. Distinguer le vrai du faux Avec le perfectionnement de ce type d'outil, il est de plus en plus difficile, voire parfois impossible, de distinguer visuellement une vraie vidéo d'une vidéo artificielle. Les IA génératives ne commettent presque plus d'erreurs grossières, comme des mains à six doigts ou des yeux perdus dans le vide. Le meilleur conseil, c'est d'abord de faire attention à la durée de la vidéo. Aujourd'hui, Sora permet de générer des vidéos de dix secondes maximum. La qualité visuelle est également limitée, les images sont donc souvent légèrement floues. En cas de doute, analysez bien le contexte, demandez-vous qui partage cette vidéo et cherchez à croiser l'information avec des sources fiables. La guerre des modèles Un autre processus de vérification consiste à utiliser des outils de détection d'IA. Le problème majeur, c'est que les résultats ne sont jamais fiables à 100 %. Marc Faddoul, rappelle que les modèles de vérification progressent toujours moins vite que les modèles de génération : « À partir du moment où vous avez un modèle qui est capable de détecter votre modèle, il suffit d'entraîner votre modèle existant face à ce modèle de détection pour lui apprendre à ne plus se faire détecter. Il y a vraiment un jeu de chat et de la souris qui est inéluctable. C'est donc difficile de penser qu'à terme, on aura une solution de vérification qui sera systématiquement fonctionnelle ».

7 milliards de voisins
L'IA en version africaine, pour quoi faire et pour quand ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 48:29


L'intelligence artificielle (IA) ne se contente pas de bousculer les technologies. Pour beaucoup d'États africains, cette technologie devrait redessiner le futur du continent africain. L'IA pourrait permettre de répondre efficacement à certains des maux les plus pressants, en compensant les lacunes des systèmes éducatifs et de santé, en améliorant les rendements agricoles ou en facilitant l'accès aux services financiers pour une population encore largement exclue du système bancaire. Pour autant, plusieurs questions demeurent, le continent peut-il prendre part à la révolution en cours, tout en partant avec un certain temps de retard ? L'IA peut-elle devenir un facteur de développement pour l'Afrique ou, au contraire, représente-t-elle un obstacle à son indépendance économique ?  Cette émission est une rediffusion du 11 septembre 2025. Avec : • Thomas Melonio, chef économiste, directeur exécutif de l'Innovation, de la stratégie et de la recherche, Agence française de développement (AFD) • Paulin Melatagia Yonta, enseignant-chercheur en Informatique à l'Université de Yaoundé 1 • Ismaïla Seck, ingénieur et docteur en informatique. Enseignant chercheur en Intelligence artificielle à Dakar American University of Science & Technology et entrepreneur. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault tâchera de comprendre comment l'IA peut nous aider à bien nous organiser ?   Programmation musicale :  ► No.1 - Tyla Ft. Tems ► Katam - Diamond Platnumz.

7 milliards de voisins
L'IA en version africaine, pour quoi faire et pour quand ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 48:29


L'intelligence artificielle (IA) ne se contente pas de bousculer les technologies. Pour beaucoup d'États africains, cette technologie devrait redessiner le futur du continent africain. L'IA pourrait permettre de répondre efficacement à certains des maux les plus pressants, en compensant les lacunes des systèmes éducatifs et de santé, en améliorant les rendements agricoles ou en facilitant l'accès aux services financiers pour une population encore largement exclue du système bancaire. Pour autant, plusieurs questions demeurent, le continent peut-il prendre part à la révolution en cours, tout en partant avec un certain temps de retard ? L'IA peut-elle devenir un facteur de développement pour l'Afrique ou, au contraire, représente-t-elle un obstacle à son indépendance économique ?  Cette émission est une rediffusion du 11 septembre 2025. Avec : • Thomas Melonio, chef économiste, directeur exécutif de l'Innovation, de la stratégie et de la recherche, Agence française de développement (AFD) • Paulin Melatagia Yonta, enseignant-chercheur en Informatique à l'Université de Yaoundé 1 • Ismaïla Seck, ingénieur et docteur en informatique. Enseignant chercheur en Intelligence artificielle à Dakar American University of Science & Technology et entrepreneur. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault tâchera de comprendre comment l'IA peut nous aider à bien nous organiser ?   Programmation musicale :  ► No.1 - Tyla Ft. Tems ► Katam - Diamond Platnumz.

Aujourd'hui l'économie
Comment Donald Trump a gagné un milliard de dollars grâce aux cryptomonnaies?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 3:16


Un an seulement après s'être déclaré presque ruiné, le président américain a vu sa fortune exploser grâce aux cryptomonnaies. Une enquête du quotidien britannique Financial Times révèle comment Donald Trump a profité de la dérégulation qu'il a lui-même mise en place. Il y a encore un an, Donald Trump se présentait comme un homme en difficulté financière, empêtré dans plusieurs affaires judiciaires et menacé de faillite. Aujourd'hui, selon une enquête du Financial Times, les entreprises liées de près ou de loin au président américain auraient généré plus d'un milliard de dollars de revenus grâce aux cryptomonnaies. Un retournement spectaculaire, alors même que l'ancien président réélu se moquait autrefois ouvertement du bitcoin et des monnaies virtuelles. Mais tout a changé pendant sa campagne présidentielle, lorsqu'il s'est retrouvé exclu du système bancaire traditionnel. En quête de financement, il a trouvé une alternative dans la finance numérique. À lire aussiDonald Trump et les cryptomonnaies, un pari gagnant? Un empire bâti sur la blockchain Tout au long de sa campagne, Donald Trump a promis de mener une politique favorable à l'essor des cryptomonnaies. Une promesse qu'il a tenue une fois revenu à la Maison Blanche. Sa stratégie repose sur plusieurs entreprises clés, qui ont lancé divers jetons numériques. La maison mère de son réseau social Truth Media s'est, elle aussi, reconvertie dans la crypto, tandis que le couple présidentiel a créé des « meme coins » à son effigie, les fameux Melania Coin et Trump Coin. Ces jetons, vendus comme des produits de collection, ont rencontré un succès fulgurant. Selon le Financial Times, au moins 3,5 milliards de dollars de liquidités ont été levés, dont plus de la moitié pourrait revenir directement à Donald Trump. Cette réussite est étroitement liée à la politique menée par le président. Il a dérégulé massivement le secteur, gracié plusieurs acteurs de la crypto condamnés par la justice et fait voter une loi légalisant les stablecoins, ces cryptos adossées au dollar. Il a même autorisé les Américains à placer une partie de leur épargne dans ces monnaies numériques. Résultat : un marché dopé et des investisseurs étrangers de plus en plus nombreux à miser sur les projets estampillés Trump. À lire aussiDonald Trump et les cryptomonnaies: quand le business est aussi politique Entre pouvoir et conflits d'intérêts Mais cet enrichissement spectaculaire soulève de sérieuses interrogations. Les décisions politiques de Donald Trump peuvent directement influencer la valeur de ses propres investissements. De quoi alimenter les accusations de conflit d'intérêts. Au-delà des questions éthiques, les risques économiques sont réels, comme une dépendance accrue du système financier à la spéculation et une dérégulation qui pourrait fragiliser l'ensemble du marché. Reste que ce « Trump Empire 2.0 » marque une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme américain : la fusion entre pouvoir politique, marque personnelle et finance numérique. Jour après jour, les cryptomonnaies deviennent un instrument central du pouvoir économique et politique des États-Unis — un symbole fort de la nouvelle ère financière inaugurée par Donald Trump.

Aujourd'hui l'économie
L'intelligence artificielle, une bulle qui gonfle artificiellement la croissance américaine?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 3:19


Portée par des investissements colossaux, l'intelligence artificielle (IA) fait aujourd'hui tourner la machine économique américaine. Mais cette frénésie, comparable à une bulle spéculative, pourrait bien n'être qu'un souffle artificiel sur la croissance des États-Unis. L'intelligence artificielle, dont on parle presque chaque jour, attire des investissements absolument colossaux et des valorisations d'entreprises hors normes. Mais le revers de la médaille, c'est que cette effervescence fait planer le spectre d'une bulle spéculative sur l'économie américaine. Même les géants du secteur s'en inquiètent. Sam Altman, patron d'OpenAI, et Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, reconnaissent tous deux que le marché de l'IA est probablement entré dans une phase d'excès. Selon la banque Morgan Stanley, 3 000 milliards de dollars seront investis dans des centres de données d'ici à 2029. Et la dynamique est déjà bien lancée. Les « Sept Magnifiques » – Microsoft, Amazon, Google, Meta, Apple, Nvidia et Tesla – ont dépensé plus de 350 milliards de dollars cette année pour des projets liés à l'IA sur le sol américain. Ces sommes gigantesques soutiennent clairement la croissance du pays. D'après la Deutsche Bank, sans ces investissements technologiques, les États-Unis seraient déjà en récession. En clair, ce sont aujourd'hui les chantiers d'infrastructures de l'IA – data centers, réseaux et serveurs – qui maintiennent la croissance américaine à flot. À lire aussiL'intelligence artificielle, moteur ou frein de l'activité boursière? Des promesses de productivité encore très théoriques Mais une fois ces gigantesques sites sortis de terre, une question se pose : d'où viendra la croissance ? Les économistes et les grands patrons comptent sur les gains de productivité promis par les outils d'IA comme ChatGPT, Copilot ou Perplexity. L'idée est simple : un salarié aidé par l'intelligence artificielle serait plus efficace, accomplirait davantage de tâches et, finalement, générerait plus de valeur pour son entreprise – donc pour l'économie. Mais pour l'heure, cela reste largement théorique. Une étude récente du MIT menée sur 300 entreprises ayant intégré des outils d'IA montre que 95 % d'entre elles n'ont observé aucun retour sur investissement. Oui, il y a des gains de productivité individuelle, mais aucun effet réel sur les bénéfices. Les entreprises veulent croire à un effet différé, sur le long terme, mais l'attente crée de l'incertitude – et donc de la fragilité pour la croissance américaine. À lire aussiL'intelligence artificielle, nouvel atout caché des salariés Une économie sous perfusion technologique Car aujourd'hui, l'économie américaine repose largement sur l'investissement technologique. Les marchés boursiers sont dopés par la promesse de l'IA, tandis que la dette des entreprises gonfle pour suivre la cadence. Et la question demeure : jusqu'à quand ce rythme peut-il tenir ? Si le cycle d'investissement venait à s'interrompre, c'est tout l'édifice bâti autour de l'intelligence artificielle qui risquerait de vaciller. Pour l'instant, beaucoup d'argent est dépensé sans retour immédiat, et l'IA n'a pas encore prouvé qu'elle pouvait devenir un moteur durable de croissance. Reste donc à savoir si l'intelligence artificielle sera le nouvel élan économique des États-Unis ou simplement une bulle technologique de plus. Une chose est sûre : avec une technologie fondée sur la rapidité et l'immédiateté, il faudra paradoxalement faire preuve de patience.

Géopolitique, le débat
Intelligence artificielle et défense : révolution ou évolution stratégique ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 48:28


L'intelligence artificielle pourrait devenir la force nucléaire du XXIè siècle, émergeant comme la rupture technologique qui va transformer la guerre de demain. Son intégration progressive au cœur des nouvelles technologies militaires est déjà en train de modifier la nature du combat moderne. Sur les terrains actuels – que ce soit dans le conflit russo-ukrainien ou dans la confrontation israélo-palestinienne- l'utilisation massive de drones et de capteurs génèrent un tel flot de données qu'il ne peut plus être géré par l'humain seul. L'intelligence artificielle devient dès lors indispensable pour analyser les données et répondre aux besoins tactiques en temps réel. Les algorithmes de l'IA jouent un rôle éminent dans les systèmes d'armement et au-delà dans les processus de décision, particulièrement dans un contexte où les acteurs privés prennent une part croissante dans le développement technologique. États et industries de défense sont-ils préparés pour la rupture technologique qui les attend ? Quels risques pour notre autonomie stratégique ?  Émission enregistrée à Toulon dans le cadre des Rencontres Stratégiques de la Méditerranée. FMES/FRS.   Invités L'Amiral Pascal Ausseur, directeur général de la Fondation Méditerranéenne d'Études Stratégiques Frédéric Coste, maître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique Jean-Christophe Charles, ancien officier dans la Marine nationale française. A travaillé 15 années dans l'industrie de défense innovante. Chercheur associé à la FMES.  

Géopolitique, le débat
L'intelligence artificielle au cœur de la guerre : une vertigineuse course aux armements

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Sep 28, 2025 48:29


L'intelligence artificielle s'impose aujourd'hui comme une rupture technologique majeure. Des voitures autonomes aux assistants numériques, elle transforme nos sociétés. Mais elle révolutionne aussi la guerre. Car l'usage de l'IA aux fins de défense progresse à une cadence qui s'accélère, de l'analyse de données en masse à l'IA «embarquée» dans les systèmes d'armes, de la détection et l'identification de cibles à la gestion des ressources humaines en passant par les drones ou la cyberdéfense. Sur les champs de bataille, les conflits en Ukraine et à Gaza témoignent d'une intensification des usages. Intégrée dans les arsenaux, l'IA bouleverse la manière de concevoir, de planifier et de conduire les opérations militaires. Elle est au cœur d'une nouvelle course aux armements, qu'on qualifie parfois d'«hyperguerre», où la vitesse, l'autonomie et la dimension cognitive prennent une place centrale. Dans ce domaine, le civil et le militaire connaissent un rapprochement sans précédent, particulièrement aux USA. Les acteurs les plus puissants de l'IA sont des entreprises privées civiles et les développements de ces dernières années rebattent les cartes de l'industrie de défense. Exemple parmi d'autres, Google qui s'était engagé en 2018 à ce que ses technologies d'IA ne soient pas utilisées à des fins militaires ou de surveillance a supprimé, début 2025, cette promesse de sa charte publique. Quels enjeux stratégiques, politiques et éthiques ? Quels acteurs dominent ce champ ? Quelles régulations internationales sont possibles ? Et jusqu'où cette révolution peut-elle aller ?  Invités : Laure de Roucy-Rochegonde, chercheuse à l'IFRI où elle dirige le Centre Géopolitique des Technologies, et chercheuse associée au CERI de Sciences Po. «La guerre à l'ère de l'Intelligence Artificielle», aux Presses Universitaires de France Jean-Michel Valantin, spécialiste en études stratégiques et chercheur en géopolitique. «Hyperguerre comme l'IA révolutionne la guerre», éditions Nouveau Monde.

Décryptage
Les drones dans la guerre du XXIè siècle

Décryptage

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 19:30


Depuis deux semaines, des drones sont régulièrement repérés, parfois interceptés dans l'espace aérien de l'OTAN. Ils sont quotidiennement utilisés en Ukraine et en Russie, au Yémen et en Israël. Ces engins parfois artisanaux, parfois ultra-technologiques sont la partie visible d'une nouvelle façon d'affronter l'ennemi. Avec :  -Victor Masson, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique   -Vincent Tourret, doctorant à l'Université du Québec à Montréal sur la culture stratégique russe, auteur de l'article : «Désigne, détruit, domine : la dronisation massive des opérations comme potentielle révolution militaire». 

RMC Running
La carte postale des mondiaux de Tokyo : quotidien des athlètes, nouvelles technologies de chaussures... Avec la légende Ladji Doucouré !

RMC Running

Play Episode Listen Later Sep 16, 2025 17:13


La carte postale du mardi 16 septembre avec une légende de l'athlétisme français : Ladji Doucouré. La champion du monde du 110m haies, aujourd'hui coach de Sacha Zhoya, nous raconte son quotidien au Japon, entre galères de l'hotel Shinagawa Prince hotel où sont présentes toutes les délégations, le stade d'échauffement à 30mn du Stade National de Tokyo, les navettes... Et nous donne son avis sur les chances des français sur le 110m haies. L'occasion pour Aurélien et Ladji de se poser la question : pourquoi les nouvelles pointes et les semelles carbone ne font pas exploser les chronos en sprint ?

7 milliards de voisins
L'IA en version africaine, pour quoi faire et pour quand ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 48:30


L'intelligence artificielle (IA) ne se contente pas de bousculer les technologies. Pour beaucoup d'États africains, cette technologie devrait redessiner le futur du continent africain. L'IA pourrait permettre de répondre efficacement à certains des maux les plus pressants, en compensant les lacunes des systèmes éducatifs et de santé, en améliorant les rendements agricoles ou en facilitant l'accès aux services financiers pour une population encore largement exclue du système bancaire. Pour autant, plusieurs questions demeurent, le continent peut-il prendre part à la révolution en cours, tout en partant avec un certain temps de retard ? L'IA peut-elle devenir un facteur de développement pour l'Afrique ou, au contraire, représente-t-elle un obstacle à son indépendance économique ?  Avec : • Thomas Melonio, chef économiste, directeur exécutif de l'Innovation, de la stratégie et de la recherche, Agence française de développement (AFD) • Paulin Melatagia Yonta, enseignant-chercheur en Informatique à l'Université de Yaoundé 1 • Ismaïla Seck, ingénieur et docteur en informatique. Enseignant chercheur en Intelligence artificielle à Dakar American University of Science & Technology et entrepreneur. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault tâchera de comprendre comment l'IA peut nous aider à bien nous organiser ?   Programmation musicale :  ► No.1 - Tyla Ft. Tems ► Katam - Diamond Platnumz.

7 milliards de voisins
L'IA en version africaine, pour quoi faire et pour quand ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 48:30


L'intelligence artificielle (IA) ne se contente pas de bousculer les technologies. Pour beaucoup d'États africains, cette technologie devrait redessiner le futur du continent africain. L'IA pourrait permettre de répondre efficacement à certains des maux les plus pressants, en compensant les lacunes des systèmes éducatifs et de santé, en améliorant les rendements agricoles ou en facilitant l'accès aux services financiers pour une population encore largement exclue du système bancaire. Pour autant, plusieurs questions demeurent, le continent peut-il prendre part à la révolution en cours, tout en partant avec un certain temps de retard ? L'IA peut-elle devenir un facteur de développement pour l'Afrique ou, au contraire, représente-t-elle un obstacle à son indépendance économique ?  Avec : • Thomas Melonio, chef économiste, directeur exécutif de l'Innovation, de la stratégie et de la recherche, Agence française de développement (AFD) • Paulin Melatagia Yonta, enseignant-chercheur en Informatique à l'Université de Yaoundé 1 • Ismaïla Seck, ingénieur et docteur en informatique. Enseignant chercheur en Intelligence artificielle à Dakar American University of Science & Technology et entrepreneur. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault tâchera de comprendre comment l'IA peut nous aider à bien nous organiser ?   Programmation musicale :  ► No.1 - Tyla Ft. Tems ► Katam - Diamond Platnumz.

Oxytude
Jeu de l’été 2025 – Interview – Les nouvelles technologies et l’enseignement du braille

Oxytude

Play Episode Listen Later Aug 8, 2025 53:47


En ce mois d'août 2025, et comme chaque année, nous faisons une pause avec les Hebdoxytudes, nos podcasts hebdomadaires sur l'actualité des nouvelles technologies et de l'accessibilité. Et pour vous faire patienter jusqu'à notre rentrée début septembre, nous vous proposons un jeu concours qui se déroule sur les 5 vendredis de ce mois d'août. Nous vous proposons des interviews chacun des vendredi d'août en remplacement de nos Hebdoxytudes. Pour chacune de ces interviews, nous posons une question en rapport avec son contenu. Interview 2 - Les nouvelles technologies et l'enseignement du braille Christelle et Éri, deux enseignants braille, abordent dans ce podcast l'apport des nouvelles technologies dans l'enseignement du braille. Les sponsors et les lots en jeu Les sponsors suivantes ont répondu favorablement à notre sollicitation pour vous offrir des lots qui vous seront utiles. Nous les remercions pour leur première ou pour leur énième participations ! Accessolutions - Accessoires et matériel pour malvoyant et aveugle Accessolutions offre : Un lecteur et enregistreur d'étiquettes vocal pour personnes aveugles PennyTalks, valeur : 175 €. Une montre parlante et en gros caractères à deux boutons pour personnes mal et non-voyantes, valeur 59,90 €. Une montre uniquement parlante à trois boutons pour personnes non-voyantes, valeur 59,90 €. Le site de Accessolutions. Didactiweb - Les formations adaptées aux déficients visuels Didactiweb offre un an d'accès à l'ensemble de ses formations en ligne, valeur : 125 €. Pour le cas où le gagnant serait déjà abonné, il pourra en faire cadeau à quelqu'un de son entourage. Le site de Didactiweb. JM Services - Matériels pour personnes âgées et déficientes visuelles JM Service offre une montre Porte clef parlant blanc avec date et heure, valeur : 19,50 €. Le site de JM Service Okeenea - Leader de l'accessibilité Okeenea, spécialiste des balises sonores et de la mobilité offre 5 exemplaires de sa télécommande de dernière génération pour feux et balises sonores, valeur 25 € chacune. Le site de Okeenea. Sonar Vision - Application de guidage conçue pour les personnes déficientes visuelles Sonar Vision offre 3 abonnements annuels “découverte”, valeur 150 € chacun. Le site de Sonar Vision. Notre podcast Interview : SonarVision, une application de guidage piéton précise à 1 mètre. Voxiweb - L'Internet accessible à tous Voxiweb offre un an d'abonnement à ses services en ligne, valeur : 99 €. Le site de Voxiweb. L'équipe d'Oxytude L'équipe d'Oxytude offre : Un SSK SSD Externe 250Go, valeur : 40 €. Un Détecteur de Portefeuille,Carte AirTag avec Blocage RFID,Rechargeable par USB,étanche IP67,Fonctionne avec Apple Find My., valeur : 25 €. Le jeu Chaque vendredi du mois d'août 2025, une question en rapport avec l'interview publiée en podcast ce jour-là vous sera posée sur la page de celui-ci sur le site Oxytude.org.. Pour soumettre une réponse, il faut remplir le formulaire ci-après avec nom ou pseudonyme, adresse email et la réponse à la question de la page. A noter qu'une seule réponse par adresse email et par question sera prise en compte. Il sera possible de répondre aux différentes questions jusqu'au 3 septembre 2025 inclus. A la fin des 5 semaines, pour attribuer les lots, un tirage au sort sera effectuer parmi les personnes qui auront répondu correctement au plus de questions. Ce tirage au sort sera réalisé lors de l'enregistrement de l'Hebdoxytude du 4 septembre 2025, publication le vendredi 5 septembre 2025. Question 2 Quel est le nom de l'outil d'apprentissage du braille, développé par Éric et utilisé dans leur enseignements par Christelle et Éric, imprimé en 3D, qui combine relief et contraste élevé en blanc et noir, adapté aux aveugles et aux malvoyants ? cliquable texte

Grand reportage
E-sport, l'heure des pros

Grand reportage

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 19:30


League of Legends, Valorant, Counter Strike… Peut-être avez-vous déjà joué à ces jeux vidéo, ou même regardé en ligne d'autres joueurs s'affronter. Sur les plateformes de streaming spécialisées, ces parties diffusées en direct sont suivies par des millions de fans à travers le monde. (Rediffusion) En France, l'e-sport, c'est-à-dire « la pratique compétitive des jeux vidéo » compte 12 millions de fans, mais aussi son lot de professionnels. La discipline cherche toujours plus à se rapprocher du sport de haut niveau. Avec ses limites.«E-sport, l'heure des pros», un Grand reportage de Nicolas Feldmann.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi les géants de l'intelligence artificielle s'arrachent les talents à prix d'or?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 4, 2025 2:58


Face à l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle, les géants de la tech se livrent une bataille acharnée pour attirer les meilleurs talents. Entre salaires mirobolants, pression intense et transformation du marché du travail, cette course effrénée à l'innovation soulève autant de promesses que de tensions. Depuis le début de l'année 2024, Apple, Google, Meta, OpenAI et Microsoft s'arrachent les plus brillants chercheurs en intelligence artificielle. Objectif : prendre une longueur d'avance dans la course technologique. Et les montants en jeu donnent le vertige. Salaires dépassant les 10 millions de dollars par an, primes allant jusqu'à 100 millions. L'IA est devenue le théâtre d'un véritable mercato, où les talents sont courtisés comme des stars du football. L'enjeu est simple. Disposer des meilleurs modèles d'IA générative pour imposer ses propres outils et écraser la concurrence. Celui qui rafle les cerveaux s'offre potentiellement une position de quasi-monopole sur le marché de demain. À lire aussiIntelligence artificielle: la concurrence entre les géants du web s'intensifie Meta en pointe avec une stratégie offensive Un exemple frappant, celui de Meta, la maison mère de Facebook. En juin dernier, Mark Zuckerberg a lancé une unité spéciale baptisée « SuperIntelligence Labs ». À sa tête, Alexandr Wang, 28 ans, fondateur d'une start-up innovante dans l'IA. Meta a acheté la moitié de cette entreprise et recruté Wang, entraînant avec lui ses équipes. Une manœuvre pour empêcher la concurrence de bénéficier de ce savoir-faire et pour accélérer la montée en puissance de Meta dans le domaine. Ce type de stratégie montre à quel point les grands groupes sont prêts à tout pour sécuriser leurs positions. À lire aussiIntelligence artificielle : les enjeux d'une compétition mondiale Pression, salaires en hausse et marché du travail bouleversé L'afflux d'argent dans ce secteur n'est pas sans conséquences. Pour les investisseurs, il s'agit de miser sur les entreprises les plus performantes. Résultat : une pression considérable s'exerce sur les équipes et les dirigeants pour produire rapidement des résultats. Cette guerre des talents provoque aussi une inflation salariale, les rémunérations dans l'IA dépassant largement celles des ingénieurs classiques. Ce déséquilibre modifie en profondeur le marché du travail. Pour les entreprises, la difficulté réside désormais dans l'équilibre fragile entre innovation, attractivité et santé financière. Une tension permanente qui illustre les risques d'un modèle basé sur l'excellence à tout prix.

Reportage International
Avoir 25 ans à Bangalore: Brian, marié à son job dans la Silicon Valley indienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 1, 2025 2:44


Le pays le plus peuplé du monde, où près de 700 millions d'Indiens ont d'ailleurs moins de 25 ans. Nous sommes à Bangalore, la capitale technologique de l'Inde qui attire des jeunes talents de tout le pays comme Brian Britto, 25 ans. De notre correspondant à Bangalore, Brian est arrivé il y a deux mois, et il a commencé son travail il y a deux semaines. Un job dans la robotique. Un secteur crucial pour l'Inde, juge le jeune homme : « J'ai toujours été bon en bricolage, alors j'ai passé un diplôme d'ingénieur mécanicien. Nous sommes dans l'ère de l'intelligence artificielle et il faut s'adapter ! Bangalore vit des services, mais ces emplois risquent d'être remplacés. Pour que l'Inde reste dans la course, il faut miser sur l'industrie en utilisant la robotique. » Sur le sujet, Brian est inarrêtable. C'est pour suivre sa passion et trouver un emploi qu'il a quitté sa ville natale, à 350 kilomètres de là. « Je viens de Mangalore, avec un M ! C'est dans cette ville côtière que j'ai grandi, passionné de surf et de natation. L'endroit est relax, les gens doux, la cuisine délicieuse. Mais c'est une petite ville : y faire carrière est presque impossible. Alors, j'ai quitté Mangalore pour Bangalore. » À lire aussiBangalore, moteur de la révolution de l'IA en Inde L'ambition d'un rêve professionnel hors d'Inde L'entreprise de Brian forme des étudiants à la robotique. Depuis ses bureaux, on aperçoit le métro aérien qui surplombe les embouteillages légendaires de cette ville de 14 millions d'habitants. « On est à Rajajinagar, dans le vieux Bangalore. C'est un quartier qui déborde d'activités et de constructions. Venir au travail, c'est un défi quotidien avec cette circulation ! C'est pour ça que j'ai pris un studio à deux ou trois kilomètres d'ici. À Bangalore, il faut absolument vivre près de son boulot ! » Brian travaille dur, comme beaucoup de jeunes décidés à percer dans cette cité pleine d'opportunités, mais aussi de compétition : « Ma génération est ambitieuse, elle vise haut. C'est dur, mais si l'on se donne à 100 %, on peut réussir. C'est une époque de mutations : on tente de comprendre un monde instable, de se définir face aux traditions de nos parents comme le mariage. Moi, pour l'instant, je suis marié à mon travail ! » L'avenir, Brian le voit hors d'Inde, un pays qui fait face à la fuite de ses cerveaux : « J'ai envie de travailler ailleurs. Ma sœur est en Norvège et elle attend que je la rejoigne ! Avec mes compétences, je pourrais y entrer dans la construction navale ou l'industrie pétrolière. En tout cas, je veux explorer le monde, et peut-être revenir en Inde riche de ces expériences.  »

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 26 juillet 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 26, 2025 48:30


Dans le supplément de ce samedi, direction l'Inde pour suivre la Kumbh Mela, pèlerinage qui pourrait être le plus grand rassemblement religieux de l'humanité, entre démesure et défi organisationnel pour son plus fervent promoteur, Narendra Modi. Puis, en deuxième partie, nous allons au Brésil voguer avec les derniers transporteurs de marchandises en voiliers traditionnels, moyen de transport qui tend à disparaître... (Rediffusion) La Kumbh Mela, grand-messe mystique, grands jeux politiques C'est un festival attendu depuis 144 ans. Ce sont les astres qui définissent le calendrier. Nous sommes en Inde et, depuis le 13 janvier, la Maha Kumbh Mela se poursuit sur les berges du Gange. Pour les fidèles hindous, durant 45 jours, se baigner dans le fleuve sacré, c'est l'assurance de sortir du cycle maudit des réincarnations. Il s'agirait du plus grand rassemblement de l'humanité. En tout cas, si on en croit Narendra Modi qui, depuis 2014, se pose en grand promoteur de l'hindouisme. Le Premier ministre indien a voulu en faire le plus démesuré, mais également le plus propre et le plus technologique des pèlerinages. Il y a la foi… mais cette Kumbh Mela, c'est aussi une gigantesque vitrine idéologique. ► « La Kumbh Mela, grand-messe mystique, grands jeux politiques », un Grand Reportage de Côme Bastin. Brésil : le transport de marchandises en voilier traditionnel, à bout de souffle Ils sont les derniers survivants d'une époque révolue. Dans la baie de Salvador de Bahia au Brésil, les Saveiros voguent toujours. Mais ils sont les derniers voiliers traditionnels en bois, à acheminer des matériaux de construction vers des rives difficilement accessibles. Ils ne sont plus qu'une dizaine à convoyer pierres, graviers et sable, à la force du vent. Ils étaient plus d'une centaine, il y a environ 60 ans, approvisionnant Salvador, la capitale régionale en produits agricoles. Routes et ponts ont eu raison de ce trafic. Et, au désintérêt général, s'ajoute l'impossibilité pour les charpentiers de marine de trouver les arbres nécessaires à l'entretien des bateaux. ► « Brésil : le transport de marchandises en voilier traditionnel, à bout de souffle », un Grand Reportage de Quentin Bleuzen. 

Accents d'Europe
IA : une révolution pour le diagnostic du cancer du sein

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 21, 2025 19:30


Si l'intelligence artificielle suscite autant d'espoir que de craintes, il y a un domaine dans lequel elle fait largement consensus, c'est celui de la santé. En particulier en radiologie. Reportage en Suède.  Cette émission est une réédition estivale de nos programmes   IA et santé En Suède, chaque année, environ 8 000 femmes sont touchées par le cancer du sein. Il est crucial pour leur survie que la maladie soit prise de vitesse et détectée le plus tôt possible. À Stockholm, l'Hôpital Capio St Göran a acquis une grande popularité : il est le tout premier au monde à avoir utilisé l'intelligence artificielle pour le dépistage du cancer du sein, et les résultats sont probants. Reportage, Ottilia Ferey. Les métiers de l'interprétariat et de la traduction sont-ils menacés par l'intelligence artificielle ? Les logiciels de traitement du langage existent depuis de nombreuses années, mais ils ont atteint un niveau de performance qui peut inquiéter les professionnels. À Genève dans les agences de l'ONU, les interprètes de conférence se demandent s'ils et elles seront un jour remplacé-es par des machines. Jérémie Lanche.   Le choix musical de Vincent Théval : Deriya Yildirim et Group Cimcek, Achiyor.   À Tirana, la nouvelle vie de la villa du dictateur L'Albanie, bientôt membre de l'Union européenne ? Le rapprochement se poursuit en tout cas avec ce pays profondément marqué par la dictature d'Enver Hoxha. Un sinistre demi-siècle dont l'exploration n'est pas terminée ; mais, signe que les choses évoluent, la villa du dictateur stalinien est aujourd'hui une résidence d'artistes. À Tirana, le reportage de Louis Seiller.  

Accents d'Europe
IA : une révolution pour le diagnostic du cancer du sein

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 21, 2025 19:30


Si l'intelligence artificielle suscite autant d'espoir que de craintes, il y a un domaine dans lequel elle fait largement consensus, c'est celui de la santé. En particulier en radiologie. Reportage en Suède.  Cette émission est une réédition estivale de nos programmes   IA et santé En Suède, chaque année, environ 8 000 femmes sont touchées par le cancer du sein. Il est crucial pour leur survie que la maladie soit prise de vitesse et détectée le plus tôt possible. À Stockholm, l'Hôpital Capio St Göran a acquis une grande popularité : il est le tout premier au monde à avoir utilisé l'intelligence artificielle pour le dépistage du cancer du sein, et les résultats sont probants. Reportage, Ottilia Ferey. Les métiers de l'interprétariat et de la traduction sont-ils menacés par l'intelligence artificielle ? Les logiciels de traitement du langage existent depuis de nombreuses années, mais ils ont atteint un niveau de performance qui peut inquiéter les professionnels. À Genève dans les agences de l'ONU, les interprètes de conférence se demandent s'ils et elles seront un jour remplacé-es par des machines. Jérémie Lanche.   Le choix musical de Vincent Théval : Deriya Yildirim et Group Cimcek, Achiyor.   À Tirana, la nouvelle vie de la villa du dictateur L'Albanie, bientôt membre de l'Union européenne ? Le rapprochement se poursuit en tout cas avec ce pays profondément marqué par la dictature d'Enver Hoxha. Un sinistre demi-siècle dont l'exploration n'est pas terminée ; mais, signe que les choses évoluent, la villa du dictateur stalinien est aujourd'hui une résidence d'artistes. À Tirana, le reportage de Louis Seiller.  

Atelier des médias
Éric Scherer, 40 ans de journalisme et de r/évolutions des médias

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jul 19, 2025 69:26


Éric Scherer a longtemps eu des positions de vigie de l'écosystème médiatique et de ses évolutions. Il a notamment été directeur de la stratégie à l'Agence France-Presse (AFP) puis directeur du MédiaLab, chargé de l'innovation et de la prospective à France Télévisions. Il prend sa retraite et a accepté de revenir, au micro de L'atelier des médias, sur les révolutions des médias à l'ère numérique... et aux temps nouveaux de l'intelligence artificielle. Au début de cet entretien de plus d'une heure, Éric Scherer exprime son attachement à la profession de journaliste. « Je suis très très fier d'avoir cette carte de presse et de l'avoir eue sans discontinuité depuis depuis 40 ans, depuis juin 1985, quand je suis entré stagiaire à l'Agence France-Presse. » Puis il reprend la célèbre formule de Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Pour lui, ce fut un « sentiment assez pénible » de voir ses collègues et supérieurs ne pas vouloir anticiper les bouleversements du secteur des médias. Il décrit la situation actuelle avec le développement rapide de l'intelligence artificielle qui bouleverse tout. « ​​​​​​​Le numérique était finalement peu de choses à côté de ce qui est en train de se passer », assure-t-il. Éric a été le témoin privilégié de tournants majeurs, de l'échec du Japon à saisir la vague dématérialisée – malgré son avance électronique – ou encore l'explosion du web 2.0 aux États-Unis au milieu des années 2000. En France, Éric Scherer a lancé en 2007 le blog AFP Media Watch sur lequel il alertait les patrons de presse de la révolution en cours. Ils « ​​​​​​​disaient une chose : "Ça tiendra bien jusqu'à ma retraite." Je trouvais ça fondamentalement criminel, égoïste », se souvient-il. Il rapporte aussi l'arrogance d'un dirigeant de Google venu dire aux patrons de journaux français : « ​​​​​​​Vos contenus ne valent rien. Ils ne valent rien et ce sont des atomes dans un univers. Donc ne demandez pas d'argent. » Pour Éric Scherer, le journaliste est « ​​​​​​​extraordinaire[ment] conservateur », souvent trop la tête dans le guidon pour s'intéresser à l'économie de son secteur. Il illustre ce déni en donnant l'exemple de l'échec de la télévision à comprendre la transition vers le streaming. Il se désole que les réseaux sociaux, initialement perçus comme une « ​​​​​​​démocratisation » des outils de production, soient devenus des « ​​​​​​​déversoires de haine, des déversoires de complotisme, des déversoires de fake news, sans contrôle ». Aujourd'hui, l'heure est à l'intelligence artificielle. « ​​​​​​​Le numérique était une blague à côté de ce qui est en train d'arriver », avertit Éric Scherer. Face au « ​​​​​​​pillage » des contenus par les entreprises d'IA – souvent sans compensation –, l'UER (Union européenne de radio-télévision, ou EBU), dont il a présidé le comité News, a formulé cinq grandes demandes aux plateformes : la permission (demander l'accord pour utiliser les contenus), la compensation (rémunération), l'intégrité (protection de la source et de la marque), le pluralisme (diversité des informations traitées) et l'aide à la lutte contre la désinformation. Il reste optimiste sur le rôle des journalistes, même si les défis sont immenses. « ​​​​​​​Pour le coup, je suis assez convaincu que l'IA ne va pas remplacer les journalistes. En revanche, un journaliste qui sait utiliser l'IA, qui en est familier, va remplacer un journaliste qui ne le sait pas et celui qui ne veut pas s'y mettre est cuit, à mon sens. » Fraîchement retraité, Éric Scherer poursuit une vie d'« ​​​​​​​explorateur », souhaitant voyager – à Taïwan, notamment – et mettre derrière lui la veille effrénée du secteur des médias.

7 milliards de voisins
Le délit d'obsolescence programmée a 10 ans en France

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 48:30


Il y a 10 ans, la France est devenue le premier pays à reconnaitre l'obsolescence programmée comme un délit. Les stratégies des fabricants pour réduire la durée de vie ou l'utilisation d'un téléphone ou d'une imprimante en vue de favoriser un nouvel achat sont désormais passibles de 2 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Depuis 2015, une amende record a été imposée au géant Apple, accusé de ralentir ses Iphones via la mise à jour des logiciels à la sortie de ses nouveaux modèles mais seulement pour «pratiques commerciales trompeuses par omission». Le délit d'obsolescence programmée n'a donc jamais vraiment appliqué. En 10 ans, d'autres dispositifs ont néanmoins été mis en place pour lutter contre la production de déchets électriques et électroniques. Par exemple, l'indice de durabilité vise à informer les consommateurs sur la fiabilité des produits et leur réparabilité. Éco-conception, réparation, seconde main sont-ils suffisants pour ralentir la production de biens de consommation ? Faut-il aller plus loin sur les sanctions et contraintes imposées aux industriels ? Et quelles responsabilités des consommateurs face à leurs achats ? Avec : • Emmanuelle Le Nagard, professeure de marketing à l'ESSEC Business School et directrice académique du programme Grande École. Elle est co-fondatrice du programme CPI (Création de produits innovants) en partenariat avec SchooLab • Laeticia Vasseur, déléguée générale et co-fondatrice de l'association HOP (halte à l'obsolescence programmée)  • Nathan Hubert, co-fondateur avec Mano Silberzahn de Nobsolète, start-up à mission qui produit de petits électroménagers durables. Co-auteur de Vaincre l'obsolescence, mode d'emploi (Tana éditions, 2024). Programmation musicale : ► Ya baba - Dystinct & French Montana ► Tutti frutti - Dj Pïmp & Bejo.

7 milliards de voisins
Le délit d'obsolescence programmée a 10 ans en France

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 48:30


Il y a 10 ans, la France est devenue le premier pays à reconnaitre l'obsolescence programmée comme un délit. Les stratégies des fabricants pour réduire la durée de vie ou l'utilisation d'un téléphone ou d'une imprimante en vue de favoriser un nouvel achat sont désormais passibles de 2 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Depuis 2015, une amende record a été imposée au géant Apple, accusé de ralentir ses Iphones via la mise à jour des logiciels à la sortie de ses nouveaux modèles mais seulement pour «pratiques commerciales trompeuses par omission». Le délit d'obsolescence programmée n'a donc jamais vraiment appliqué. En 10 ans, d'autres dispositifs ont néanmoins été mis en place pour lutter contre la production de déchets électriques et électroniques. Par exemple, l'indice de durabilité vise à informer les consommateurs sur la fiabilité des produits et leur réparabilité. Éco-conception, réparation, seconde main sont-ils suffisants pour ralentir la production de biens de consommation ? Faut-il aller plus loin sur les sanctions et contraintes imposées aux industriels ? Et quelles responsabilités des consommateurs face à leurs achats ? Avec : • Emmanuelle Le Nagard, professeure de marketing à l'ESSEC Business School et directrice académique du programme Grande École. Elle est co-fondatrice du programme CPI (Création de produits innovants) en partenariat avec SchooLab • Laeticia Vasseur, déléguée générale et co-fondatrice de l'association HOP (halte à l'obsolescence programmée)  • Nathan Hubert, co-fondateur avec Mano Silberzahn de Nobsolète, start-up à mission qui produit de petits électroménagers durables. Co-auteur de Vaincre l'obsolescence, mode d'emploi (Tana éditions, 2024). Programmation musicale : ► Ya baba - Dystinct & French Montana ► Tutti frutti - Dj Pïmp & Bejo.

Les chemins de la philosophie
La science et ses mauvaises consciences 2/4 : Quelle éthique pour les nouvelles technologies ?

Les chemins de la philosophie

Play Episode Listen Later Jun 24, 2025 58:04


durée : 00:58:04 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - On croit savoir ce que sont les nouvelles technologies NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l'Information et de la Cognition). On entend là-dedans des progrès possibles, pour la médecine par exemple, mais on se doute aussi qu'il y a des risques. Se posent donc des enjeux éthiques. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Vanessa Nurock Philosophe, maître de conférences en théorie politique et éthique à l'université Paris 8; François Berger Neuroscientifique, directeur de l'unité INSERM BrainTech Lab, qui développe les technologies innovantes pour comprendre et traiter les pathologies cérébrales.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Nvidia - Mistral: l'Europe face à ses dépendances technologiques

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 13, 2025 56:52


Il a été la star de VivaTech 2025, le premier événement européen dédié à la tech : Jensen Huang, président de Nvidia, numéro 1 mondial des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle. Son annonce d'un partenariat stratégique avec le français Mistral pour la création d'un cloud IA baptisé « Mistral Compute » a déclenché beaucoup de réactions et d'interrogations. Quel intérêt pour Mistral et pour Nvidia ? Quelles conséquences pour le marché mondial des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle ? Est-ce une étape vers la souveraineté numérique de l'Europe ou, au contraire, un renforcement de sa dépendance ?  NOTRE INVITÉ :  - Nicolas Guyon, cofondateur de Myconnecting IA et animateur du podcast Comptoir IA 

7 milliards de voisins
Intelligence artificielle et surveillance policière: comment concilier liberté et sécurité?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 26, 2025 48:30


Des caméras à la reconnaissance faciale, de la vidéosurveillance algorithmique en passant par les drones, la surveillance des citoyens s'accentue et se perfectionne aux rythmes des avancées technologiques et du traitement des données de masse. Dernièrement, la ville de Manchester, au Royaume-Uni, a installé des caméras dotées d'une intelligence artificielle pour détecter les automobilistes en infraction pour usage de téléphone ou absence de ceinture. On ne compte plus les villes qui se dotent de ce type de système pour contrôler le civisme et le respect des lois par les citoyens jusqu'à la prévention d'attentats. « Safe city » pour les uns ou « big brother » pour les autres, le recours à la surveillance de masse pour garantir la sécurité interroge. Comment ces dispositifs sont utilisés par les forces de l'ordre ? Qu'attendre de la révolution IA ? Et quelle efficacité ? Sommes-nous réellement plus en sécurité sous haute surveillance ?Cette émission est une rediffusion du 17 décembre 2024.Avec Félix Tréguer, chercheur associé au Centre internet et sécurité du CNRS et membre de la Quadrature du Net. Auteur de Technopolice – La surveillance policière à l'ère de l'intelligence artificielle (Éditions Divergences, 2024).Un focus d'Edward Maille, correspondant de RFI à Atlanta aux États-Unis, où l'intelligence artificielle a déjà largement gagné les postes de police. Ce qui ne déplait pas forcément à la population.En fin d'émission, le succès des repats réalisé par Charlie Dupiot :À 33 ans, Diane-Audrey Ngako est à la tête de trois agences de communication au Cameroun. Tee-shirt blanc, boucles d'oreilles coquillages et large sourire, la communicante ne passe pas inaperçue. À Douala où elle vit, on l'appelle la « mbenghiste », celle qui vient de France. Née au Cameroun, elle a vécu en France de ses 11 ans à ses 25 ans... avant de rentrer dans son pays d'origine, pour se lancer dans la communication auprès d'entreprises, ou de responsables politiques. Aujourd'hui, son groupe emploie 30 collaborateurs à temps plein et une vingtaine de travailleurs free-lance, photographes, vidéastes ou imprimeurs. Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Diane-Audrey Ngako dans son agence « Omenkart » à Douala... Elle fait le point avec son adjointe sur l'une des prochaines campagnes de publicité.Programmation musicale :► No Limit – Tiakola► Praying For My Downfall –- Ish Kevin.

DECODEUR
#125 L'IA dans l'architecture : menace ou opportunité ?

DECODEUR

Play Episode Listen Later May 23, 2025 48:27


Décoration, design, création, savoir-faire, ces mots vous parlent ? Alors vous êtes au bon endroit ! Aujourd'hui on va plonger dans un sujet aussi flou que fascinant, mais dont tout le monde parle : l'IA.L'Intelligence Artificielle remplace petit à petit certaines capacités humaines comme comprendre, apprendre, raisonner, créer. Vous l'utilisez peut-être déjà dans vos vies pro ou perso, mais qu'est-ce que l'IA change - et va changer - dans le monde de l'architecture et du design, c'est la grande question.Je n'ai clairement aucune réponse, je dois bien vous avouer que c'est un sujet que je ne maitrise pas du tout et qui m'attire autant qu'il m'effraie ! Mais j'imagine qu'il y a énormément de personnes comme moi donc j'avais envie de creuser et d'y consacrer un épisode pour décortiquer toutes les notions autour de l'IA. L'idée n'est ni de vulgariser, ni d'aller trop loin mais d'explorer le sujet avec Nathalie Rozencwajg, une architecte visionnaire, fondatrice de NAME Architecture, passionnée des enjeux liés à l'IA dans la création. Elle a d'ailleurs crée un podcast sur le sujet « Designing Futures ».Ensemble on parle deCe qu'est l'IA (déjà la base !) et comment elle fonctionneA quel point l'IA nourrit son travailEt comment elle l'utiliseCe que l'IA apporte au monde de l'architecture et du designLa différence entre une IA qui assiste et une IA qui conçoitDes exemples de projets et d'outilsDe la dimension humaine dans ce cadre techDe métiers en danger... ou en devenirDe créativité et de stéréotypesDes opportunités et des forcesDes limites et des dangersD'éthique, de responsabilité et de propriété intellectuelleD'avenir, etc.Alors si vous vous posez des questions sur le sujet, je vous dis à tout de suite !Si ce podcast vous plait n'hésitez pas