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C dans l'air l'invité du 17 février 2026 avec Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut français des relations internationales.Il est l'auteur de « Qui contrôle qui ? », publié aux éditions Tallandier. Un livre dans lequel il nous donne les clés d'analyse des nouveaux antagonismes qui régissent le monde. Poutine contre Zelensky, Netanyahou contre Khamenei, Xi contre Modi, Trump contre von der Leyen, le GIEC contre Fox News, la Silicon Valley contre le Vatican… Il reviendra avec nous sur la visite d'Emmanuel Macron en Inde. Un déplacement destiné à renforcer le partenariat stratégique bilatéral entre la France et l'Inde, avec à la clé la vente de 114 chasseurs Rafale et un ancrage dans l'intelligence artificielle.
durée : 02:00:25 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40 et 8h20, Guillaume Erner reçoit la climatologue Françoise Vimeux et le professeur à HEC et auteur au Giec, François Gemenne. A 7h17, Serge Ollivier nous parle de l'évolution de la situation politique au Venezuela. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:38:47 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:09 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - C'est un rapport passé un peu inaperçu qui a attiré mon attention cette semaine. Les scientifiques de l'IPBES, l'équivalent du GIEC pour la biodiversité, alertent sur le rôle des entreprises pour préserver le vivant. Ils présentent une centaine de pistes pour réconcilier la nature et l'économie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Si les entreprises ne tiennent pas compte de leur dépendance vis-à-vis de la biodiversité et de leurs impacts sur la nature, elles disparaîtront. C'est l'avertissement lancé par le dernier rapport de l'IPBES, la plateforme scientifique de l'ONU. C'est un signal d'alarme en forme de rapport qui a été rendu public cette semaine par l'IPBES, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. L'IPBES a été créée en 2012 par les 150 pays membres de la Convention des Nations unies sur la biodiversité pour, à l'image du GIEC du climat, fournir une base scientifique solide à la prise de décision politique, économique et citoyenne. Son dernier rapport a mobilisé 80 chercheurs pendant trois ans pour compiler l'ensemble des études scientifiques sur les liens entre les entreprises et la biodiversité. Le verdict est clair : Les entreprises ont le choix : mener un changement transformateur dans leurs pratiques ou risquer l'extinction. - Anne Larigauderie, écologue, docteure en Écologie végétale, elle a grandement œuvré pour la création de l'IPBES dont elle a été la secrétaire exécutive pendant 10 ans - Clément Feger, maître de conférences HDR en Sciences de gestion de l'environnement à AgroParisTech (Université Paris-Saclay), chercheur au Laboratoire MRM (Université de Montpellier) et chercheur associé au CIRED. Il est également co-directeur de la Chaire Comptabilité Écologique et expert à l'IPBES, auteur principal dans le cadre de l'évaluation en cours « Entreprises et Biodiversité » - Inonge Mukumbuta Guillemin, chercheuse en Économie de la biodiversité et en développement durable (Namibie). Musiques diffusées dans l'émission ► Talking Heads - (Nothing But) Flowers ► Ireke & Nayel Hoxo - Abanije.
Si les entreprises ne tiennent pas compte de leur dépendance vis-à-vis de la biodiversité et de leurs impacts sur la nature, elles disparaîtront. C'est l'avertissement lancé par le dernier rapport de l'IPBES, la plateforme scientifique de l'ONU. C'est un signal d'alarme en forme de rapport qui a été rendu public cette semaine par l'IPBES, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. L'IPBES a été créée en 2012 par les 150 pays membres de la Convention des Nations unies sur la biodiversité pour, à l'image du GIEC du climat, fournir une base scientifique solide à la prise de décision politique, économique et citoyenne. Son dernier rapport a mobilisé 80 chercheurs pendant trois ans pour compiler l'ensemble des études scientifiques sur les liens entre les entreprises et la biodiversité. Le verdict est clair : Les entreprises ont le choix : mener un changement transformateur dans leurs pratiques ou risquer l'extinction. - Anne Larigauderie, écologue, docteure en Écologie végétale, elle a grandement œuvré pour la création de l'IPBES dont elle a été la secrétaire exécutive pendant 10 ans - Clément Feger, maître de conférences HDR en Sciences de gestion de l'environnement à AgroParisTech (Université Paris-Saclay), chercheur au Laboratoire MRM (Université de Montpellier) et chercheur associé au CIRED. Il est également co-directeur de la Chaire Comptabilité Écologique et expert à l'IPBES, auteur principal dans le cadre de l'évaluation en cours « Entreprises et Biodiversité » - Inonge Mukumbuta Guillemin, chercheuse en Économie de la biodiversité et en développement durable (Namibie). Musiques diffusées dans l'émission ► Talking Heads - (Nothing But) Flowers ► Ireke & Nayel Hoxo - Abanije.
Sept millions d'auditeurs, 400 correspondants, trois émissions par semaine depuis 2009. Anne-Cécile Bras, rédactrice en cheffe adjointe environnement à RFI et présentatrice de C'est pas du vent, raconte comment l'émission tient le cap face au backlash climatique : s'appuyer sur la science, valoriser les solutions de terrain du Sénégal à la Norvège, et répondre à la défiance par les faits.On parle de : - Sénégal et Madagascar, où des arbres, des villages et des ONG comme Nébéday composent de vrais écosystèmes de solutions. - Trois formats hebdomadaires sur RFI pour décrypter l'écologie mondiale avec 7 millions d'auditeurs : club d'actualité, grands entretiens d'experts, reportages de 25 minutes sur les cinq continents. - Nord/Sud : acier décarboné en Norvège, reforestation au Costa Rica, adaptation douloureuse en Afrique de l'Ouest et en Haïti. - Backlash climatique sous Trump, traité UE–Mercosur, désinformation et défiance dans les médias français. - Charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique, journalisme bas-carbone et choix assumés des batailles à mener.LIRE AUSSI : l'article détaillé sur le site du podcast : https://csoluble.media/epsode/anne-cecile-bras-rfi-cest-pas-du-vent-journalisme-climat-solutions/Quelques phrases fortes d'Anne-Cécile Bras : « Nous avons survécu à toutes les tempêtes. Dix-sept ans plus tard, nous sommes toujours là. » « On ne peut pas parler de solution franco-française. » « La science n'est pas une opinion. » « Mettre en avant des initiatives, c'est inspirer les autres, donner envie de faire. »
Quel est le rapport entre le déni relatif au réchauffement climatique et le risque de divorces en France ? A priori, pas grand chose. Pourtant, derrière ces deux phénomènes, se dissimule ce qu'on appelle le biais d'optimisme. Un biais cognitif qui consiste à envisager toujours la meilleure issue pour une situation à risque. Il est théorisé par les trois universitaires Isabelle Milhabet, Olivier Desrichard et Jean-François Werlhiac dans leur travaux de recherche en 2002 à l'université de Rennes. Prenons le réchauffement climatique d'abord. D'après une consoeur du média d'information Climax en partenariat avec Konbini, si tout le monde "s'en bat du GIEC, c'est parce que nous sommes habités par un biais d'optimisme." Mais qu'est-ce que le biais d'optimisme ? Comment s'exprime-t-il ? A quoi est-il dû ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : juin 2023 À écouter aussi : Pourquoi le RN séduit-il de plus en plus de jeunes ? Pourquoi les araignées sont-elles utiles à votre maison ? YouTube est-il devenu une course à la super-production ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le sujet ne fait pas la Une des journaux, pourtant il concerne 1 milliard de personnes sur le continent africain : la cuisson au bois a des conséquences sanitaires et environnementales catastrophiques et très peu de gens s'en préoccupent... C'est un sujet qui ne fait pas la Une des journaux et pourtant il est à la croisée de la lutte contre la pauvreté, de l'émancipation et de la santé des femmes, de l'accès à l'éducation pour les enfants, de la lutte contre la déforestation et le changement climatique. Ce sujet, c'est celui de la cuisson des aliments sur le continent africain. En 2026, 1 milliard de personnes dépendent encore de systèmes de cuisson rudimentaires alimentés au bois, au fumier animal ou par des résidus agricoles. Le plus souvent, c'est une marmite posée sur trois pierres à l'intérieur de la maison. Par exemple au Bénin, en Éthiopie, au Liberia, en République démocratique du Congo, en Tanzanie… plus de 80% de la population dépend toujours de la biomasse pour cuire ses repas. Au Nigeria, au Kenya ou au Ghana, c'est 70%. Il existe de nombreuses initiatives locales pour améliorer la situation. Nous vous emmènerons dans le nord du Sénégal où l'ONG Nebeday innove avec une méthode de diffusion de foyers améliorés fabriqués à partir de ressources locales. Plus de 15 000 familles sont déjà équipées. 1 million d'arbres ont été sauvés. C'est un beau résultat, mais il faut agir à une échelle beaucoup plus grande... Un reportage de Pauline Le Troquier. Avec l'éclairage de Youba Sokona, scientifique malien, il travaille depuis plus de 40 ans dans les domaines de l'énergie et du climat au niveau international. Il a été le premier coordinateur du Centre africain pour la politique en matière de climat, le secrétaire exécutif de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, professeur honoraire à l'University College London, membre de l'Académie mondiale des sciences et de l'Académie africaine des sciences. Il a été vice-président du GIEC, le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du Climat de 2013 à 2024.
Le sujet ne fait pas la Une des journaux, pourtant il concerne 1 milliard de personnes sur le continent africain : la cuisson au bois a des conséquences sanitaires et environnementales catastrophiques et très peu de gens s'en préoccupent... C'est un sujet qui ne fait pas la Une des journaux et pourtant il est à la croisée de la lutte contre la pauvreté, de l'émancipation et de la santé des femmes, de l'accès à l'éducation pour les enfants, de la lutte contre la déforestation et le changement climatique. Ce sujet, c'est celui de la cuisson des aliments sur le continent africain. En 2026, 1 milliard de personnes dépendent encore de systèmes de cuisson rudimentaires alimentés au bois, au fumier animal ou par des résidus agricoles. Le plus souvent, c'est une marmite posée sur trois pierres à l'intérieur de la maison. Par exemple au Bénin, en Éthiopie, au Liberia, en République démocratique du Congo, en Tanzanie… plus de 80% de la population dépend toujours de la biomasse pour cuire ses repas. Au Nigeria, au Kenya ou au Ghana, c'est 70%. Il existe de nombreuses initiatives locales pour améliorer la situation. Nous vous emmènerons dans le nord du Sénégal où l'ONG Nebeday innove avec une méthode de diffusion de foyers améliorés fabriqués à partir de ressources locales. Plus de 15 000 familles sont déjà équipées. 1 million d'arbres ont été sauvés. C'est un beau résultat, mais il faut agir à une échelle beaucoup plus grande... Un reportage de Pauline Le Troquier. Avec l'éclairage de Youba Sokona, scientifique malien, il travaille depuis plus de 40 ans dans les domaines de l'énergie et du climat au niveau international. Il a été le premier coordinateur du Centre africain pour la politique en matière de climat, le secrétaire exécutif de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, professeur honoraire à l'University College London, membre de l'Académie mondiale des sciences et de l'Académie africaine des sciences. Il a été vice-président du GIEC, le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du Climat de 2013 à 2024.
Donald Trump n'aime pas l'Afrique : lors de son premier mandat, en 2018, déjà, il traitait les pays du continent de « pays de merde » ; en décembre dernier, il récidivait, en utilisant le même terme, « shithole countries », qui peut se traduire littéralement, comme le précisait Libération, par « pays de merde », donc, ou encore par « trou à rat », « taudis », « porcherie ». Dernière mesure en date pénalisante pour l'Afrique : en ce début d'année 2026, relève Afrik.com, « les conditions d'accès aux États-Unis se durcissent pour plusieurs pays. Dans une mise à jour publiée discrètement par le département d'État, l'administration Trump a élargi ses restrictions de voyage à 5 nouvelles nations du continent. Le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie intègrent désormais la "liste orange". (…) Avec ces nouveaux ajouts, précise le site, ce sont désormais 20 pays africains qui se retrouvent sous le coup de restrictions spécifiques imposées par Washington. La situation est encore plus critique pour 12 de ces nations, placées sur une "liste rouge" qui suspend quasi intégralement l'octroi de visas, sauf dérogation exceptionnelle servant les intérêts directs de la sécurité intérieure américaine ». « La mesure la plus spectaculaire et la plus pénalisante de cette nouvelle politique, relève encore Afrik.com, réside dans l'exigence d'une garantie financière. Depuis le 1er janvier, les voyageurs originaires des pays ciblés doivent déposer une caution dont le montant varie entre 5000 et 15 000 dollars. Si les autorités américaines présentent cette somme comme un levier pour garantir que les visiteurs ne dépassent pas la durée légale de leur séjour, ce coût devient, dans les faits, un rempart infranchissable pour une grande partie des populations locales ». « Quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque » Autre mesure qui impacte directement les pays africains, relève Jeune Afrique : « Donald Trump a signé, mercredi dernier, un mémorandum qui acte le désengagement immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales jugées contraires aux intérêts américains. Les activités de plusieurs d'entre elles sur le continent en seront directement affectées ». Commentaire du site panafricain : « quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque. » En effet, parmi les organisations désormais boudées par les États-Unis, figurent notamment la Commission économique pour l'Afrique, le Bureau du conseiller spécial des Nations unies pour l'Afrique et le Forum permanent sur les personnes d'ascendance africaine. Mais aussi le Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou encore la CNUCED, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le robinet de l'aide américaine coupé… Qui plus est, rappelle pour sa part Le Monde Afrique, depuis l'année dernière, les pays du continent font « face au désengagement américain de l'aide au développement. (…) Depuis l'électrochoc Trump, ils apprennent à faire sans l'aide des États-Unis. De 15,9 milliards de dollars en 2024, on est passé à 8,3 milliards de dollars en 2025, soit une contraction de 52 %. (…) Washington, rappelle Le Monde Afrique, assurait à travers USAID, l'Agence des États-Unis pour le développement international, désormais dissoute, un tiers en moyenne des financements publics extérieurs. Programmes fermés du jour au lendemain, en priorité lorsqu'ils traitent de l'égalité de genre, d'accès à la contraception ou de lutte contre le changement climatique, ruptures d'approvisionnement de médicaments, de rations alimentaires, de semences, vagues de licenciements… La décision de Donald Trump a plongé des millions de personnes dans une situation de plus grande précarité et mis des vies en péril ». En fait, précise le journal, « l'administration Trump a commencé à appliquer sa doctrine privilégiant le commerce plutôt que l'aide, déjà mise en avant lors du premier mandat du président républicain ». Et « plus encore qu'auparavant, les firmes américaines devraient être les bénéficiaires de cette redéfinition de la coopération ». Enfin, note encore Le Monde Afrique, « sous Donald Trump, l'Afrique est devenue le réceptacle des étrangers dont les États-Unis ne veulent plus, en particulier d'auteurs de crimes, même ayant purgé leur peine. Sous la pression ou en échange de contreparties tenues secrètes, le Soudan du Sud, l'Eswatini et le Ghana ont accepté le transfert de quelques dizaines de personnes originaires d'Asie, d'Amérique latine, mais aussi du continent ».
Pourquoi certaines transitions se passent bien… et d'autres très mal ?Évolution personnelle, transition climatique, crise sanitaire, développement du cerveau : dans cet épisode de Tangram, on explore ce qui fait qu'un changement est accepté, compris, ou au contraire raté.Alors que Tangram change de voix, ce nouvel épisode s'intéresse aux mécanismes invisibles des transitions, à travers trois regards scientifiques complémentaires : biologie, climat et santé publique.Transition cellulaire : quand le cerveau apprend à fonctionnerDans le cerveau, les cellules passent par des phases de transition risquées entre l'état embryonnaire et l'état adulte.À l'IBENS (ENS – PSL), Adélaïde Méphon étudie le développement des cellules épendymaires, dotées de cils motiles permettant la circulation du liquide cérébro-spinal : une transition biologique fascinante, où certaines cellules semblent littéralement « ramer ».Transition climatique : des scénarios qui ne sont jamais neutresComment sont construits les scénarios climatiques du GIEC ?Derrière ces projections se cachent des choix mathématiques, économiques et politiques. Lou Stührenberg, doctorante à Mines Paris – PSL, analyse notamment le rôle du taux d'actualisation et montre comment certains paramètres peuvent produire des visions trop optimistes du futur climatique.Transition brutale : accepter le confinementLe 12 mars 2020, l'annonce du confinement marque une rupture radicale dans la vie quotidienne des Français.Fabienne Berger-Remy (Université Dauphine Paris – PSL) et Marie-Ève Laporte (Université Paris-Saclay) ont analysé les messages de santé publique pendant la crise du Covid-19, et les raisons pour lesquelles la population a majoritairement consenti à ces restrictions de libertés fondamentales.Avec :Adélaïde Méphon, doctorante à l'IBENS (ENS – PSL)Lou Stührenberg, doctorante au Centre de Mathématiques Appliquées et au Centre de Sociologie de l'Innovation (Mines Paris – PS)Fabienne Berger-Remy, chercheuse au sein du laboratoire DRM-ERMS (Dauphine Paris – PSL)En illustration de cet épisode : cellules épendymaires du cerveau d'une souris avec les fameux cils en magenta ! Crédit : Adélaïde Méphon, IBENS, ENS-PSL.Tangram est un podcast sur la recherche, scientifique comme artistique, accessible à toutes les oreilles, présenté par Sarah-Lou Lepers et produit par l'Université PSL (Paris Sciences & Lettres).Pour nous écrire : tangram@psl.euHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ces dernières années ont vu une forte remise en question des faits scientifiques dans bien des domaines. Dans le secteur environnemental, le Giec, référence scientifique pour les enjeux climatiques, est sous forte pression. Qu'en est-il de l'IPBES, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques ? Comment fonctionne cet organisme, et quel est aujourd'hui son poids dans les négociations ? Agnès Hallosserie, directrice du programme biodiversité à l'Iddri, et Basile van Havre, ancien co-président des négociations mondiales sur la biodiversité, répondent aux questions de Sophie Larmoyer.#Biodiversité #IPBES #Climat #Science #Négociations #International
durée : 00:37:40 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - Le climatologue Christophe Cassou a été l'auteur du 6e et 7e rapport du GIEC. Il alerte sur le décalage entre les faits scientifiques et les croyances et sur le fait qu'on ne peut pas systématiquement s'adapter aux effets du dérèglement climatique et à l'effondrement de la biodiversité. - invités : Christophe Cassou - Christophe Cassou : Climatologue - réalisé par : Jérôme BOULET Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La France se réchauffe plus vite que le reste du monde. Et désormais, les chiffres ne laissent plus place au doute. Aurélien Ribes, climatologue à Météo-France et contributeur au prochain rapport du GIEC, a présenté une première photographie du climat français en 2025 lors de la conférence Climat et Santé, organisée à Paris par l'association Météo et Climat. Le constat est saisissant.En France, le réchauffement d'origine humaine atteint désormais +1,9 degré par rapport à l'ère préindustrielle. À l'échelle mondiale, on se situe encore entre +1,3 et +1,5 degré. Sur la dernière décennie, de 2015 à 2024, la moyenne française grimpe même à +2,1 degrés. Un seuil symbolique, et surtout politique, puisque l'Accord de Paris visait à limiter le réchauffement global à +1,5 degré. Pour la France, ce plafond est déjà largement dépassé. Et selon Aurélien Ribes, à l'échelle planétaire, « maintenir le climat sous +1,5 degré semble désormais hors de portée ». Les conséquences sont déjà visibles. Les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus longues, plus intenses, et s'étendent sur une saison de plus en plus large. Et ce n'est qu'un début. Les projections climatiques dessinent un avenir compris entre +2,7 degrés, dans le scénario le plus optimiste, et +4 degrés, dans le scénario le plus probable, d'ici la fin du siècle.L'évolution des journées de chaleur extrême est particulièrement parlante. Entre 1961 et 1990, la France connaissait en moyenne deux jours par an de chaleur extrême, parfois aucun certaines années. Aujourd'hui, entre 2014 et 2025, on en compte déjà treize par an. À l'horizon 2050, ce chiffre atteindrait 25 jours par an dans un climat à +2,7 degrés. Et en 2100, avec +4 degrés, on parlerait de 45 jours de chaleur extrême par an. Autrement dit, à la fin du siècle, presque tout l'été serait concerné. « Dans une France à +4 degrés, Paris aura le climat de Montpellier », résume le climatologue.À l'inverse, le froid disparaît progressivement. L'année 2025 n'a connu aucune véritable vague de froid. Même le coup de fraîcheur de fin novembre n'était ni assez intense, ni assez durable pour entrer dans cette catégorie. Les grandes vagues de froid historiques, comme celle de 2012, ne devraient tout simplement plus se reproduire. Ce que décrit Aurélien Ribes, ce n'est pas un futur lointain. C'est déjà le présent climatique de la France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine dans Demain N'attend Pas, on parle d'un angle trop souvent ignoré de la transition : la donnée.Car, si nos entreprises veulent réduire leurs émissions, elles doivent d'abord comprendre d'où elles viennent. Et ça, c'est un vrai défi de data Pour en parler, j'ai invité Rachel Delacour, une entrepreneure visionnaire et cofondatrice de Sweep, une plateforme Saas qui rassemble – enfin – toutes les données carbone d'une entreprise, de l'extraction des matières premières jusqu'à l'usage final des produits. Sweep, c'est un outil conçu pour que les entreprises disposent d'un vrai reporting carbone et surtout, pour qu'elles passent à l'action.Ce que j'ai aimé dans notre échange :Rachel n'était pas destinée à “faire de l'impact”. Elle venait de la tech, du SaaS, des startups. Puis à 40 ans, la réalité climatique lui tombe dessus — littéralement dans un avion, en lisant les rapport du GIEC.Elle se demande alors comment contribuer. De toutes les voies possibles, elle choisit celle qui lui permet de s'appuyer sur ce qu'elle a appris dans sa vie professionnelle passée et, au vu de l'urgence, d'être la plus rapidement efficace. Ce qu'elle sait faire : monter une entreprise, dans le secteur BtB, en aidant les grands groupes à comprendre leurs données et piloter leurs actions. Mais cette fois-ci, elle le fait au service de la décarbonation des grands groupe.Rachel a une ambition assumée : elle lève 100M€, recrute les meilleurs, et part convaincre les comités exécutifs partout dans le monde. Ca tombe bien, il faut de l'ambition pour réduire les émissions carbone à l'échelle !Elle ne moralise pas avec les entreprises, ne leur parle pas de leur responsabilité et de leur héritage. Elle parle business : réduction des risques, performance, avantage compétitif, ROI. Et ça marche.Un épisode qui rappelle une évidence : sans innovation, sans données, sans outils, la transition restera un slogan. Avec des entrepreneures comme Rachel, elle devient un chantier concret. Et je rajouterais : pour embarquer les entreprises, il faut qu'elles y voient leur intérêt économique et il faut parler leur langage.A l'heure des reculs écologiques, cette discussion nous rappelle que, si le chemin est étroit, il existe encore. A nous tous de nous y engager ! Je vous souhaite une très bonne écoute, ✍Vous voulez en savoir plus sur Sweep ?Allez voir leur site internet ici
Créé en 1988, le GIEC est devenu, au fil des décennies, la référence mondiale en matière de climat. Sa mission : rassembler, analyser et synthétiser les connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique, ses causes et ses conséquences. En 2021, le diagnostic était sans appel : « Il est sans équivoque que l'influence humaine a réchauffé la planète. » Et pourtant, malgré ce consensus, le doute persiste dans l'opinion publique.Pourquoi une telle défiance ? C'est la question posée par des chercheurs de l'Université d'Essex, au Royaume-Uni. Après avoir interrogé plus de 4 000 personnes, leurs travaux, publiés dans la revue Nature Climate Change, aboutissent à une conclusion troublante : le GIEC pourrait, bien involontairement, nourrir une part du scepticisme… à cause de son vocabulaire. Sur le fond, les scientifiques sont clairs : le réchauffement est bien réel et d'origine humaine. En revanche, les projections futures comportent forcément des marges d'incertitude selon les scénarios d'émissions. Et c'est précisément là que le malentendu s'installe. Dans ses rapports, le GIEC utilise des termes précis, comme « improbable » pour désigner un événement dont la probabilité est inférieure à 33 %. Scientifiquement, c'est rigoureux. Mais dans le langage courant, ce mot est souvent associé au doute ou à la contestation. Résultat : lorsque le GIEC écrit qu'une élévation extrême du niveau de la mer est « improbable », une partie du public comprend… que les scientifiques ne sont pas d'accord entre eux.Les chiffres le confirment. Un sondage récent montre que 9 Français sur 10 constatent que le dérèglement climatique est en cours. Mais selon le dernier baromètre publié par l'Ademe avec OpinionWay, 33 % des Français pensent encore que les scientifiques ne sont pas tous d'accord. Certaines enquêtes montent même jusqu'à 45 % de climatoscepticisme, selon la manière dont les questions sont posées. Les chercheurs évoquent plusieurs causes : politisation de l'écologie, défense du mode de vie, peur du changement, théories complotistes. À cette liste s'ajoute désormais un facteur inattendu : la façon de présenter les probabilités. Pour la chercheuse Marie JuanChich, de l'Université d'Exeter, parler de « faible probabilité » serait plus efficace que « d'improbable ». Une nuance de mots, mais un impact réel sur la confiance. Les auteurs tiennent à le rappeler : le GIEC rend un service inestimable à la société. Mais dans un contexte de tensions politiques et de désinformation, chaque formulation compte. Car sur le climat, le message est simple, et il est pressant : il n'existe toujours… qu'une seule planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'épisodePour un paysage médiatique plus responsableC'est la conférence de Jonas Schneiter que je vous partage aujourd'hui. Comment le journalisme, les médias et la production cinématographique peuvent (ou doivent) contribuer à la Transition ? C'était lors de la soirée d'anniversaire de l'association Shifters Biel-Bienne qu'il nous a parlé du rôle des médias dans la transition écologique, et dans toutes les transitions d'ailleurs. À travers neuf questions souvent évitées, il ouvre le débat sur les paradoxes et les leviers. En bas de page vous trouverez les liens aux études référencés lors de sa conférence. Comme toujours, si vous avez des liens, livres ou toute autre chose à proposer, contactez-moi. L'invitéJonas Schneiter, directeur de OurFrame (anciennement Nous Prod) société suisse pionnière de la production audiovisuelle à impact. Minutage05:05 Mesurer l'impact d'un contenu ou d'un film sur le climat : gadget de consultant ou condition pour contribuer à la société ?08:47 Faut-il arrêter les mauvaises nouvelles climatiques pour ne raconter que des solutions ?11:42 Dans une crise comme le climat, le journalisme doit‑il être “neutre”… ou assumer une mission explicite de bien commun ?13:44 En parlant sans cesse des “petits gestes”, les médias sabotent‑ils la transition… ou préparent‑ils la grande bascule ?15:28 Pourquoi un simple camembert “97 % des scientifiques…” peut-il avoir plus d'impact qu'un grand débat télévisé ?18:28 Et si une série Netflix pouvait nous permettre de faire des choix éclairés encore plus sûrement qu'un documentaire militant ?19:55 Montrer ce que font vos voisins est-il plus puissant que d'expliquer le GIEC ?21:23 Corriger les intox climatiques ne sert à rien : une fois qu'un mensonge circule, le mal est fait vraiment ?22:12 Le lobby fossile contrôle-t-il nos récits, ou bien utilise-t-il surtout nos propres envies de ne rien changer ?Si cet épisode vous a pluSoutenez-le :) en;le partageant avec vos amis/amies, vos collègues ou votre famille. Vous pouvez aussi suivre la page de LinkedIn pour suivre d'autres réflexions et projets en lien avec Rethink & React.vous abonnant à Rethink & React sur Spotify, Apple Podcast ou votre plateforme de podcast préférée.ou en laissant des étoiles ou des commentaires sur ces plateformes afin que d'autres personnes puissent découvrir le podcast. Vous pouvez aussi suggérer des invité.e.s, des sujets à traiter ou des collaborations!Pour aller plus loin, voici les études référencéesLiao CH. The role of media in shaping pro-environmental behaviors: integrating media system dependency theory and norm activation theory. Front Psychol. 2025 Jul 2;16McIntyre & Lough, revue systématique de 22 expériences sur le journalisme de solutions / constructif (Newspaper Research Journal, 2023)Barnett, S., Murdoch, T., & Townend, J. (2022)Where public interest and public benefit meet: the application of charity...
durée : 00:10:09 - L'invité de 7h50 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - L'invité de 7h50 du week-end est Robert Vautard, climatologue et coprésident du groupe 1 du GIEC. Plus de 600 scientifiques se sont réunis cette semaine à Paris, à l'invitation d'Emmanuel Macron, pour préparer le septième rapport du GIEC, deux ans après le précédent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:58 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - L'image de la semaine, ce sont ces 600 scientifiques du Giec réunis pour la première fois de l'histoire, tous ensemble, dans un centre de conférences près de Paris, pour élaborer leur futur rapport. Ils résistent en travaillant d'arrache pied, malgré les tempêtes géopolitiques et les pressions. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La 30ème conférence des Nations unies sur le Climat vient de s'achever à Belém, au Brésil, avec un bilan mitigé. Si cela vous intéresse, vous trouverez de nombreux décryptages sur notre site rfi.fr. Cette semaine, Paris accueille tous les auteurs du GIEC, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat qui dresse un état des lieux mondial des connaissances. La semaine prochaine, nous fêterons les 10 ans de l'Accord de Paris. Dans cette actualité climatique riche, à l'heure où il faut apprendre à gérer l'inévitable et à éviter l'ingérable, il nous a semblé important de prendre le temps de nous interroger sur la manière dont le changement climatique bouleverse les rapports de force entre les différents pays du monde. C'est le sujet de recherches de notre invité Pierre Blanc qui vient de rééditer son livre à succès Géopolitique et climat, aux presses de Sciences-Po. Avec Pierre Blanc, ingénieur général des Ponts, des Eaux et des Forêts et docteur en Géopolitique (HDR). Enseignant la géopolitique à Bordeaux Sciences Agro et Sciences Po Bordeaux, auteur de Géopolitique et climat aux Presses de Sciences-Po. Vous retrouverez aussi en fin d'émission Maxime Blondeau et son Petit Atlas. Il explorera le mont Olympe en Grèce. ⇒ À lire ou à écouter sur RFI.fr les articles liés à la COP30 au Brésil. Musiques diffusées dans l'émission - Ão - Talvez - Eat My Butterfly - Yela Mama.
La 30ème conférence des Nations unies sur le Climat vient de s'achever à Belém, au Brésil, avec un bilan mitigé. Si cela vous intéresse, vous trouverez de nombreux décryptages sur notre site rfi.fr. Cette semaine, Paris accueille tous les auteurs du GIEC, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat qui dresse un état des lieux mondial des connaissances. La semaine prochaine, nous fêterons les 10 ans de l'Accord de Paris. Dans cette actualité climatique riche, à l'heure où il faut apprendre à gérer l'inévitable et à éviter l'ingérable, il nous a semblé important de prendre le temps de nous interroger sur la manière dont le changement climatique bouleverse les rapports de force entre les différents pays du monde. C'est le sujet de recherches de notre invité Pierre Blanc qui vient de rééditer son livre à succès Géopolitique et climat, aux presses de Sciences-Po. Avec Pierre Blanc, ingénieur général des Ponts, des Eaux et des Forêts et docteur en Géopolitique (HDR). Enseignant la géopolitique à Bordeaux Sciences Agro et Sciences Po Bordeaux, auteur de Géopolitique et climat aux Presses de Sciences-Po. Vous retrouverez aussi en fin d'émission Maxime Blondeau et son Petit Atlas. Il explorera le mont Olympe en Grèce. ⇒ À lire ou à écouter sur RFI.fr les articles liés à la COP30 au Brésil. Musiques diffusées dans l'émission - Ão - Talvez - Eat My Butterfly - Yela Mama.
Más de 600 científicos del Grupo Intergubernamental de Expertos sobre Cambio Climático (GIEC) están reunidos en Francia para iniciar las labores del próximo informe sobre el cambio climático. RFI conversó con un climatólogo y miembro del panel, acerca de los nuevos retos climáticos que surgen en este contexto de agravamiento de la crisis climática y de climatoescepticismo del presidente estadounidense. En un contexto de climatoescepticismo creciente de varios responsables políticos en Europa y en Estados Unidos, Francia reunió esta semana a los científicos más destacados del Grupo Intergubernamental de Expertos sobre el Cambio Climático (GIEC) para respaldar su trabajo. El GIEC entrega cada 5 o 7 años informes científicos de referencia para los gobiernos, y se divide en tres grupos: el Grupo I, que estudia las causas físicas del calentamiento global; el Grupo II que se dedica a evaluar en los impactos de este fenómeno global, mientras que el Grupo III compila los datos científicos sobre la mitigación del cambio climático. RFI conversó con el climatólogo peruano Eduardo Calvo, uno de los vicepresidentes del tercer grupo de trabajo del GIEC. RFI: El gobierno de Estados Unidos retiró su apoyo financiero e institucional a los científicos que estudian el clima. ¿Qué impacto he tenido esta decisión para la ciencia climática? Eduardo Calvo: Sobre la mayor parte de países, esto no ha tenido un impacto relevante. Sin embargo, [para Estados Unidos], una de las grandes economías, gran donante para el fondo del fideicomiso del GIEC, y fuente de múltiples científicos altamente valorados y respetados, pues lo que nos hemos visto es que ha habido un recorte en todo el financiamiento y no sólo el financiamiento, sino también el apoyo laboral, profesional a los participantes. Escuche el audio de la entrevista con Eduardo Calvo, climatólogo peruano: RFI: El gobierno de Estados Unidos prohibió a los científicos estadounidenses participar en algunas sesiones intermediarias del GIEC. ¿Cómo han logrado mantener su presencia estos destacados científicos estadounidenses en los grupos de trabajo? Eduardo Calvo: Por suerte hay muchas entidades de diferentes niveles, también de gobiernos de los diferentes estados, gobiernos locales y sobre todo la comunidad científica y de investigación que les ha brindado un gran apoyo. Como vemos, la mayoría de ellos hoy están aquí y tenemos por suerte la posibilidad de contar con su valiosa experiencia. RFI: Se están cumpliendo 10 años desde que se firmó el Acuerdo de París, este pacto clave para luchar contra el cambio climático en el que la comunidad internacional se compromete a limitar a +1.5 °C el aumento de la temperatura global. Esta cifra fue fijada por los climatólogos como usted. ¿Por qué se eligió esta referencia precisa? Eduardo Calvo: El [umbral de] 1.5°C se convirtió en un esquema emblemático que sería lo que nos permitiría mantenernos dentro de los umbrales que consideramos seguros. En realidad, el acuerdo de París habla de no superar los 2°C en un primer lugar o mantenerse tan debajo de los 2°C como se pueda y en algunos pasajes hace la mención de que nuestra primera valla de seguridad debería ser 1.5°C. Lo cual se veía como un objetivo aspiracional sumamente difícil. Lamentablemente 2024 ya nos muestra de que, como un año individual, pues este el número ya ha sido superado. RFI: ¿Puede darnos ejemplos de cómo los sistemas naturales se ven afectados por el aumento de la temperatura global? Eduardo Calvo: Uno de los temas que aquí vamos a tener en discusión con los autores [del GIEC] es acerca de estos que les llamamos puntos de inflexión, puntos de quiebre en inglés los conocemos como “tipping points”. Tenemos, por ejemplo, esta posibilidad de la sabanización de la Amazonía. Un representante islandés habló también del posible colapso de la circulación oceánica en el Atlántico, que afectaría gran parte de Europa occidental y a Europa en general. Ese representante islandés decía qsue presentaba una amenaza existencial para su país. RFI: La curva actual de las emisiones de gases de efecto invernadero y las políticas climáticas nos llevan a un aumento catastrófico de las temperaturas de +2,8 °C a finales del siglo. ¿Cómo haremos una vez que superemos 1,5°C para revertir esta peligrosa curva ascendente? Eduardo Calvo: Lo más preocupante es el aumento de las concentraciones de gases de efecto invernadero y estamos viendo con suma preocupación de que ya esto es difícilmente manejable por los sistemas naturales. Entonces hoy ya estamos preparando diversos tipos de trabajo que incluyen el uso de diferentes técnicas de geoingeniería. En algunos casos hay gente que está optando por la gestión de la radiación solar. En otros estamos hablando de las posibilidades de hacer manejos de corto plazo con los forzantes climáticos de vida corta [como el metano] para reducir las emisiones por ese lado. O estamos hablando de la captura, uso y almacenamiento del carbono, que es otra de las alternativas en las que recientemente una serie de avances importantes. Pero lo que necesitamos es que estos avances se puedan masificar a la brevedad posible. Todas estas tecnologías y nuevas ideas están a nivel de prototipo, están a nivel de laboratorio y tienen que demostrar que son comercialmente viables. Mientras tanto, lo que sí estamos viendo es redoblados esfuerzos por buscar alternativas de reducción de emisiones que traen múltiples beneficios. Sobre todo, por ejemplo, el transporte en grandes ciudades se ve muy beneficiado, si es que se opta por vehículos eléctricos o no motorizados. RFI: ...La electrificación del transporte es una solución mucho más accesible e inmediata que podemos implementar frente a la geoingeniería que es controvertida. Eduardo Calvo: Tiene sí una serie de detractores y sobre todo existen los temores de algo que no ha sido desplegado previamente. Lo que se hace es más bien buscar las opciones de mitigación [del cambio climático] que hacen mucho sentido porque tienen cobeneficios, como por ejemplo la restauración de suelos o de áreas forestales o de zonas costeras degradadas, en las cuales los almacenes de carbono naturales se han visto disminuidos. Y que, si se recuperan, pues puede influenciar significativamente de una manera positiva tanto sobre la mitigación del cambio climático como, en algunos casos, por ejemplo, defendiendo los humedales costeros para la propia adaptación al cambio climático, pero con otros impactos beneficiosos para la salud, para también los ecosistemas. RFI: ¿Usted lleva más de 30 años en el área de la ciencia climática, cuando vemos que los esfuerzos de la lucha contra el cambio climático son insuficientes, ¿cuál es su sentimiento para el futuro? Eduardo Calvo: Yo creo que a pesar de que lo que vemos resulta preocupante, existe un optimismo cautivo de que ha habido innovaciones no solo en lo tecnológico y científico, sino también en lo social y también en el modo económico de manejar el tema. La misma banca hoy día está preocupada de si sus inversiones en tecnologías contaminantes no se van a ver deterioradas con el tiempo. Ya sabemos que dicen que el animal más temeroso es el capital. RFI: ¿Y esto es buena señal para la salud del planeta Tierra? Eduardo Calvo: Pues sí, porque si los niveles de preocupación crecen y si tenemos también con el mismo cambio generacional. Una conciencia aumentada sobre el problema, pues eso significará una intensificación de la búsqueda de soluciones.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Morgane Guillet, cofondatrice de Brief.science : Les forêts émettent-elles désormais plus de carbone qu'elles n'en stockent ? - Oudom Heng du service en langue cambodgienne nous présentera le combat d'une activiste cambodgienne, Sun Ratta. Elle est membre de l'organisation Mother Nature et a réussi à s'échapper d'une prison au Cambodge - Simon Rozé du service environnement de Rfi reviendra sur la COP 20 Vingtième réunion de la Conférence des Parties qui se tient à Samarkand en Ouzbékistan jusqu'à vendredi - Pauline Gleize du service environnement de Rfi, sur la France qui a accueilli lundi 600 experts du GIEC pour entamer les travaux de son prochain rapport. La Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Ornella Gbegnon du Bénin pour son film «Du côté des tortues». Chronique culture de Caroline Filliette sur le photographe Christophe Jacrot dont le livre «Winterland, la couleurs de la neige» vient de paraitre. Musiques diffusées dans l'émission Our Lady Peace & Pussy Riot - Stop Making Stupid People Famous AÏTEKA - AITEKA ANTHEM.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Morgane Guillet, cofondatrice de Brief.science : Les forêts émettent-elles désormais plus de carbone qu'elles n'en stockent ? - Oudom Heng du service en langue cambodgienne nous présentera le combat d'une activiste cambodgienne, Sun Ratta. Elle est membre de l'organisation Mother Nature et a réussi à s'échapper d'une prison au Cambodge - Simon Rozé du service environnement de Rfi reviendra sur la COP 20 Vingtième réunion de la Conférence des Parties qui se tient à Samarkand en Ouzbékistan jusqu'à vendredi - Pauline Gleize du service environnement de Rfi, sur la France qui a accueilli lundi 600 experts du GIEC pour entamer les travaux de son prochain rapport. La Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Ornella Gbegnon du Bénin pour son film «Du côté des tortues». Chronique culture de Caroline Filliette sur le photographe Christophe Jacrot dont le livre «Winterland, la couleurs de la neige» vient de paraitre. Musiques diffusées dans l'émission Our Lady Peace & Pussy Riot - Stop Making Stupid People Famous AÏTEKA - AITEKA ANTHEM.
En matière d'écologie, la « transition énergétique » est partout. Des ministères aux grandes entreprises en passant par les rapports du Giec, c'est le paradigme dominant de la lutte contre le changement climatique : pour sauver la planète, il faudrait remplacer les énergies fossiles par des énergies décarbonées, renouvelables ou nucléaire. Et ce récit repose en partie sur l'histoire de l'énergie, avec l'idée qu'il y aurait eu par le passé d'autres transitions, du bois au charbon, puis du charbon au pétrole. Mais cette histoire est-elle réelle? D'où vient cette idée de transition énergétique et comment est-elle devenue l'horizon incontournable de la lutte contre le dérèglement climatique? Et si la « transition énergétique » n'était qu'un mythe qui nous illusionne sur la volonté des dirigeants à prendre en compte l'urgence climatique? Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences et techniques, chercheur au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages dont Sans transition, une nouvelle histoire de l'énergie. A travers un retour sur l'histoire des énergies et une analyse critique de la notion de « transition énergétique », il pointe les limites du tout-technologique et appelle à la lucidité sur le défi climatique. #Ecoloscope #9 présenté par Hélène Assekour
L'émission 28 minutes du 24/11/2025 Plongez dans le monde secret et fascinant des tortues marinesModèles de résilience, les tortues marines font face aux catastrophes environnementales depuis près de 240 millions d'années. Elles ont survécu à l'extinction des dinosaures il y a 66 millions d'années et, aujourd'hui, malgré le changement climatique, ces petits reptiles parviennent à maintenir leur population. Mais un danger les guette : les captures accidentelles par des engins de pêche, notamment en Méditerranée. C'est ce que raconte l'océanographe et biologiste David Grémillet dans son ouvrage "Les discrètes : rêves de tortues marines", publié aux Actes Sud. Il est notre invité du soir. COP30 au Brésil : faut-il voir le vert à moitié plein ou le vert à moitié vide ?Après quinze jours de négociations, la COP30 au Brésil s'est achevée dans une ambiance en demi-teinte samedi 22 novembre. Parmi les points positifs, la délégation des 194 pays a acté le triplement des financements afin d'aider les plus pauvres à s'adapter au changement climatique, et ce d'ici à 2035. Malgré l'absence des États-Unis, le président brésilien Lula a aussi tenu à saluer la victoire du multilatéralisme. Mais les participants ont échoué à bâtir un plan concret pour sortir des énergies fossiles. Lors de la COP28 à Dubaï en 2023, plus de 190 pays s'étaient engagés à “opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques”. Au Brésil, 80 pays ont poussé la présidence à inclure dans l'accord final une feuille de route planifiant la sortie progressive de ces énergies. Pour autant, le texte final ne les mentionne pas directement. On en débat avec Marine Braud, experte des enjeux environnementaux, Ferréol Delmas, directeur général du think tank “Écologie responsable” et Yamina Saheb, ingénieure et docteure en énergétique, experte du GIEC.Enfin, Xavier Mauduit revient sur une histoire des rythmes scolaires de l'enfant alors que la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant a livré hier ses 20 propositions. Marie Bonnisseau nous racontera l'histoire d'Aonishiki, le premier Ukrainien à remporter un tournoi de sumo professionnel au Japon. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 novembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 24/11/2025 COP30 au Brésil : faut-il voir le vert à moitié plein ou le vert à moitié vide ?Après quinze jours de négociations, la COP30 au Brésil s'est achevée dans une ambiance en demi-teinte samedi 22 novembre. Parmi les points positifs, la délégation des 194 pays a acté le triplement des financements afin d'aider les plus pauvres à s'adapter au changement climatique, et ce d'ici à 2035. Malgré l'absence des États-Unis, le président brésilien Lula a aussi tenu à saluer la victoire du multilatéralisme. Mais les participants ont échoué à bâtir un plan concret pour sortir des énergies fossiles. Lors de la COP28 à Dubaï en 2023, plus de 190 pays s'étaient engagés à “opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques”. Au Brésil, 80 pays ont poussé la présidence à inclure dans l'accord final une feuille de route planifiant la sortie progressive de ces énergies. Pour autant, le texte final ne les mentionne pas directement. On en débat avec Marine Braud, experte des enjeux environnementaux, Ferréol Delmas, directeur général du think tank “Écologie responsable” et Yamina Saheb, ingénieure et docteure en énergétique, experte du GIEC.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 novembre Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Depuis l'Accord de Paris en 2015 visant à limiter l'augmentation des températures du globe en dessous de 2°C, le climat s'est réchauffé plus vite qu'attendu. 2024 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Les plus gros émetteurs que sont les États-Unis, la Chine et l'Inde n'ont pas réellement tenu leurs engagements. Donald Trump a même boudé la rencontre de Belém, tandis que les Européens se présentent toujours comme le pilier de l'ambition climatique mondiale. Du réchauffement climatique nous sommes passés à l'ébullition climatique, selon la mise en garde du secrétaire général de l'ONU, Antonio Gutierrez. Et la vie sur terre est questionnée. Aléas et phénomènes extrêmes -sécheresses, inondations, tempêtes et autres ouragans- deviennent de plus en plus fréquents, menaçant de submersion des zones côtières, voire des pays entiers, par la montée des mers rendue inéluctable du fait du réchauffement des océans. Les mutations climatiques rebattent les cartes du pouvoir mondial. Les pays du Sud accusent les pays du Nord d'hypocrisie ; les grandes puissances fossiles défendent leurs intérêts et dans le même temps, certains acteurs émergent comme moteurs de la transition. Bilan de la COP30. Invité : François Gemmene, professeur à HEC. Président du Conseil Scientifique de la Fondation de la Nature et l'Homme. Auteur principal du 6è rapport du GIEC.
durée : 00:05:24 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - 41% de la richesse mondiale capturée par les 1% les plus riches depuis 2000, alors que celle des 50% les plus pauvres n'a augmenté que d'1%, écrit la commission mandatée par l'Afrique du Sud, hôte du G20, d'où l'idée de créer un GIEC sur les inégalités. Quels résultats en espérer ?
François Gemenne est co-auteur du 6e rapport du GIEC, ce groupe d'experts international qui synthétise les connaissances scientifiques sur l'évolution de l'état du climat et ses impacts.Docteur en sciences politiques, professeur à HEC Paris, et expert mondialement reconnu pour ses travaux sur la géopolitique du climat et les migrations environnementales, François a une carrière hors norme.Dans cet épisode, on parle notamment : - Du contexte politique actuel,- De l'écologie de droite et de gauche,- De l'individualisation de notre société et son impact sur la transition,- Des stratégies énergétiques des Etats-Unis et de la Chine. Et de l'Union européenne au milieu.Bonne écoute ! ☕️---
L'émission 28 minutes du 06/11/2025 Il raconte, côté coulisses, le procès historique des dirigeants nazis à NurembergLe 20 novembre 1945 débute le plus grand procès de notre histoire à Nuremberg, en Allemagne. Dans cette ville symbole du nazisme, 21 anciens dirigeants du Troisième Reich, dont Hermann Göring, sont jugés, certains pour crime contre l'humanité, un terme juridique qui né pendant le procès. Alfred de Montesquiou publie "Le crépuscule des hommes" (éditions Robert Laffont), essai pour lequel il a reçu le prix Renaudot. Dans ce livre, il revient dans les coulisses de ce procès historique, où les plus grands journalistes du monde entier se sont retrouvés, à travers l'œil d'un photographe américain et d'une interprète germano-tchèque. À quoi peut bien servir la COP30 au Brésil en pleine flambée du climatoscepticisme ?Du 10 au 21 novembre à Belem, au Brésil, se tiendra l'annuelle COP, la trentième, où une cinquantaine de chefs d'États et de gouvernements sont attendus. Selon l'ONU, si les pays appliquent intégralement les feuilles de route qu'ils se sont fixées, le réchauffement global pourrait atteindre 2,3 °C voire 2,5 °C. Il y a dix ans, les Accords de Paris avaient pour objectif de maintenir l'augmentation de la température de la planète en dessous de 2 °C. En janvier dernier, les États-Unis se sont retirés de ce pacte mondial. Il n'y aura aucune délégation américaine présente lors de ce sommet. Le climatoscepticisme gagne du terrain dans le monde et la lutte contre le réchauffement climatique s'éloigne de plus en plus de l'agenda politique mondial. Même l'Union européenne peine à s'accorder sur des objectifs ambitieux en matière climatique alors qu'elle avait présenté en 2019 un “Green Deal” visant à rendre le continent climatiquement neutre en 2050. On en débat avec Marine Braud, experte des enjeux environnementaux au cabinet Alameda, Ferréol Delmas, directeur général du think tank “Écologie responsable” et Yamina Saheb, ingénieure et docteure en énergétique, experte du GIEC. Enfin, Xavier Mauduit nous raconte l'histoire des cures thermales alors qu'elles risquent d'être moins remboursées. Théophile Cossa nous explique le fonctionnement de la buvette de l'Assemblée nationale, où la vente d'alcool pourrait être interdite. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 6 novembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 06/11/2025 À quoi peut bien servir la COP30 au Brésil en pleine flambée du climatoscepticisme ?Du 10 au 21 novembre à Belem, au Brésil, se tiendra l'annuelle COP, la trentième, où une cinquantaine de chefs d'États et de gouvernements sont attendus. Selon l'ONU, si les pays appliquent intégralement les feuilles de route qu'ils se sont fixées, le réchauffement global pourrait atteindre 2,3 °C voire 2,5 °C. Il y a dix ans, les Accords de Paris avaient pour objectif de maintenir l'augmentation de la température de la planète en dessous de 2 °C. En janvier dernier, les États-Unis se sont retirés de ce pacte mondial. Il n'y aura aucune délégation américaine présente lors de ce sommet. Le climatoscepticisme gagne du terrain dans le monde et la lutte contre le réchauffement climatique s'éloigne de plus en plus de l'agenda politique mondial. Même l'Union européenne peine à s'accorder sur des objectifs ambitieux en matière climatique alors qu'elle avait présenté en 2019 un “Green Deal” visant à rendre le continent climatiquement neutre en 2050. On en débat avec Marine Braud, experte des enjeux environnementaux au cabinet Alameda, Ferréol Delmas, directeur général du think tank “Écologie responsable” et Yamina Saheb, ingénieure et docteure en énergétique, experte du GIEC. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 6 novembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Après des années d'expérience sur le terrain dans la conservation des grands mammifères africains, le scientifique sud-africain Luthando Dziba a pris le 1er octobre 2025 les rênes de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes). Souvent surnommé le « Giec de la biodiversité », cette instance scientifique et politique mondiale – près de 150 pays en sont membres - fait référence pour guider les politiques de préservation de la nature à partir des travaux de milliers de chercheurs. Pour la première fois, un scientifique africain en prend la tête. Pour sa première interview depuis sa prise de fonction, il est au micro de Lucile Gimberg, du service environnement de RFI. RFI : Vous êtes le premier scientifique africain à diriger la plateforme scientifique et intergouvernementale sur la biodiversité, l'Ipbes. C'est l'équivalent du Giec pour la biodiversité. Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour le continent ? Quels sujets allez-vous portez ? Luthando Dziba : L'Ipbes est vraiment LA plateforme de politique scientifique la plus fiable pour fournir des informations sur la biodiversité aux décideurs. C'est donc un immense privilège pour moi d'avoir été invité à diriger l'Ipbes. Ce que j'apporte, je pense, ce sont de nombreuses années d'expérience dans le secteur de la conservation de la nature en Afrique. Une expérience très pratique, de gestion des défis sociaux et écologiques sur le continent. Et je pense que cette perspective africaine unique sera extrêmement bénéfique. Je crois aussi que ma contribution et ma présence à ce poste aideront à inspirer une génération de scientifiques africains à contribuer non seulement à la politique scientifique de leurs pays, mais aussi à se penser et à se voir comme des contributeurs au niveau mondial. Les scientifiques africains sont-ils aujourd'hui bien représentés au sein de la communauté internationale en matière de biodiversité ? Donne-t-on assez d'importance aux savoirs africains aujourd'hui ? On a beaucoup œuvré pour améliorer la représentation des scientifiques des régions sous-représentées à l'Ipbes… comme l'Afrique, l'Europe de l'Est et parfois l'Amérique latine qui sont sous-représentées dans la communauté scientifique. Je pense que le point de départ pour l'Ipbes c'est vraiment de servir de plateforme à des voix très diverses, aux savoirs locaux et autochtones notamment, et à d'autres systèmes de connaissances. À lire aussiL'ONU donne son feu vert pour un Giec de la biodiversité Et puis nous ne voulons pas seulement nous concentrer sur la science de la biodiversité, nous voulons faire de la place aux sciences sociales pour avoir une vision beaucoup plus complète dans notre travail. Quelles sont les spécificités de la biodiversité africaine ? On pense souvent aux grands mammifères du continent comme les éléphants, les lions ou encore les rhinocéros, mais la nature africaine est riche de bien plus que cela, non ? Tout à fait, et notre rapport sur la biodiversité en Afrique en 2018 a montré le caractère unique de cet assemblage de grands mammifères. Ce qui est parfois moins connu ou valorisé, c'est le fait que la biodiversité africaine a co-évolué avec les humains. Il y a beaucoup d'exemples sur le continent, mais je pense aux savanes boisées du Miombo. Ces forêts tropicales sèches traversent tout le continent, de l'Angola, sur la côte ouest, jusqu'à la Tanzanie, le Mozambique sur la côte est, et l'Afrique australe. Les arbres Miombo se sont adaptés et quand on les exploite, ils repoussent. Ils peuvent survivre à des années d'exploitation de la part des populations tant qu'elles en font un usage durable… c'est-à-dire tant qu'elles ne détruisent pas des arbres entiers ou des groupes d'arbres entiers. C'est assez unique ! Un peu partout dans le monde, les peuples autochtones et traditionnels sont montrés en exemple pour leur capacité à préserver la nature, les animaux, les sols, les arbres… Auriez-vous en tête des exemples en Afrique de ces pratiques bénéfiques pour la biodiversité ? Je pense à la façon dont les communautés ont répondu à la bilharziose dans les zones rurales du Sénégal. Au lieu de juste traiter cette maladie parasitaire, ils ont mis en place des actions qui avaient un effet combiné sur la sécurité alimentaire, la qualité de l'eau et leur santé. Concrètement, en retirant des espèces invasives des cours d'eau où proliféraient les parasites et les mollusques qui transmettent cette maladie, ces communautés ont réduit les taux d'infection des jeunes jusqu'à 32 %, ils ont amélioré la qualité de l'eau, mais aussi les revenus des familles rurales. Il existe des façons d'agir que nous apprenons en nous appuyant sur les communautés autochtones et locales, des façons de gérer les systèmes naturels pour qu'ils perdurent. Nous experts, nous pouvons apprendre de ces années, parfois millions d'années, où les gens ont su comment vivre avec la nature. À lire aussiL'IPBES, «Giec de la biodiversité», prône des réponses globales et décloisonnées aux crises
durée : 00:59:16 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Comme chaque semaine, nous revenons sur l'actualité en nous demandant si les mécanismes de marché suffiront à sauver le climat. Nous continuons ensuite d'interroger le rapport des économistes à la guerre, en regardant comment l'économie tente de mesurer la propension au conflit et à la violence. - réalisation : Camille Mati - invités : Fanny Henriet Economiste, directrice de recherche CNRS au laboratoire Aix Marseille School of Economics ; Christian Gollier Directeur de l'Ecole d'économie de Toulouse, président de l'Association européenne des économistes de l'environnement et ancien auteur de rapports du GIEC; Matthieu Couttenier Professeur d'économie à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon
durée : 00:23:56 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Alors que les principales sources d'émissions de CO2 sont identifiées, comment organiser le marché face à l'urgence climatique ? Entre tarification carbone, décroissance et progrès technique, les économistes Christian Gollier et Fanny Henriet échangent et répondent. - réalisation : Camille Mati - invités : Fanny Henriet Economiste, directrice de recherche CNRS au laboratoire Aix Marseille School of Economics ; Christian Gollier Directeur de l'Ecole d'économie de Toulouse, président de l'Association européenne des économistes de l'environnement et ancien auteur de rapports du GIEC
L'ONU fête ses 80 ans ! Le 26 juin 1945, 26 pays ont signé la Charte des Nations unies à San Francisco. Ce document fondateur donnera naissance à l'Organisation, le 24 octobre 2025. Depuis mardi, les 193 pays membres des Nations unies sont réunis en Assemblée générale à New York. Aujourd'hui, ils célèbrent cet anniversaire même si décrédibilisé par les multiples conflits et en pleine crise budgétaire, le gâteau a un goût amer. Mais dans C'est pas du vent, nous allons nous intéresser au bilan environnemental de l'ONU. Des centaines de conventions, accords et traités multilatéraux ont été signés et ratifiés mais pour quels résultats ? Avec Michel Forst (rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l'environnement dans le cadre de la Convention d'Aarhus) Julien Dellaux, professeur agrégé de Droit public. Université Côte d'Azur, Laboratoire de droit international et européen (LADIE) Youba Sokona, scientifique malien, il a plus de 40 ans d'expérience dans le domaine de l'énergie en Afrique, il a été vice-président du GIEC de 2015 à 2023. Il a vécu toutes les Cops climat et participé à tous les rapports du GIEC.
durée : 00:38:12 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Dans un article publié en septembre 2025 pour la revue Energy Research & Social Science, Jean-Baptiste Fressoz regrette que le GIEC, dans son dernier rapport, donne une place trop importante aux technologies pour se sortir de la crise climatique. - invités : Jean-Baptiste Fressoz Historien des sciences, des techniques et de l'environnement; Nadia Maïzi professeure à Mines Paris – PSL, directrice de la Chaire Mines Paris - PSL Modélisation Prospective au service du Développement Durable (MPDD) et co-auteure du 6ème rapport du GIEC
durée : 00:53:31 - Le Grand Face-à-face - par : Thomas Snégaroff - Comment s'explique le blocage des décisions nécessaires pour sauver le climat ? Débat avec Christian Gollier, économiste, directeur de la Toulouse School of Economics, l'un des grands spécialistes de l'économie du climat, et auteur de “Economie de l'inaction climatique” (PUF). - invités : Christian Gollier - Christian Gollier : Directeur de l'Ecole d'économie de Toulouse, président de l'Association européenne des économistes de l'environnement et ancien auteur de rapports du GIEC - réalisé par : Marie MéRIER Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il y a vingt ans, l'ouragan Katrina touchait terre et s'apprêtait à ravager la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, provoquant la mort de plus de 1 800 personnes et causant des dégâts considérables. Vingt ans après, qu'est-ce qui a changé dans la préparation aux catastrophes climatiques ? Les évènements extrêmes se multiplient, l'été l'a à nouveau démontré avec des canicules record et des incendies intenses. Les prochaines crises climatiques sont-elles inéluctables ? Quelles sont les priorités pour mieux y faire face ? Pour en débattre : François Gemenne, spécialiste de la gouvernance du climat et des migrations, directeur de l'Observatoire Hugo à l'université de Liège, professeur à HEC Paris et co-auteur du 6e rapport du Giec Maud Lelièvre, spécialiste des questions de transition écologique, auteure du livre Faire face à la canicule : adapter les villes aux enjeux climatiques (Éditions Desclée de Brouwer, mai 2024) et co-auteure du rapport L'habitat et le logement face aux défis sociaux, territoriaux et écologiques Jean-Pascal van Ypersele, climatologue, professeur à l'Université catholique de Louvain et ancien vice-président du Giec À lire aussiVingt ans après Katrina, Donald Trump rend les États-Unis «moins préparés qu'en 2005» aux ouragans
Il y a vingt ans, l'ouragan Katrina touchait terre et s'apprêtait à ravager la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, provoquant la mort de plus de 1 800 personnes et causant des dégâts considérables. Vingt ans après, qu'est-ce qui a changé dans la préparation aux catastrophes climatiques ? Les évènements extrêmes se multiplient, l'été l'a à nouveau démontré avec des canicules record et des incendies intenses. Les prochaines crises climatiques sont-elles inéluctables ? Quelles sont les priorités pour mieux y faire face ? Pour en débattre : François Gemenne, spécialiste de la gouvernance du climat et des migrations, directeur de l'Observatoire Hugo à l'université de Liège, professeur à HEC Paris et co-auteur du 6e rapport du Giec Maud Lelièvre, spécialiste des questions de transition écologique, auteure du livre Faire face à la canicule : adapter les villes aux enjeux climatiques (Éditions Desclée de Brouwer, mai 2024) et co-auteure du rapport L'habitat et le logement face aux défis sociaux, territoriaux et écologiques Jean-Pascal van Ypersele, climatologue, professeur à l'Université catholique de Louvain et ancien vice-président du Giec À lire aussiVingt ans après Katrina, Donald Trump rend les États-Unis «moins préparés qu'en 2005» aux ouragans
Sommet sur le plastique à Genève, réchauffement de la Méditerranée, canicule... Écoutez l'analyse de François Gemenne, professeur à HEC, président du conseil scientifique de la FNH, auteur principal du 6ᵉ rapport du GIEC.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:22 - Le Reportage de la rédaction - D'ici à 25 ans, selon le GIEC, 99 % du corail aura disparu de la Terre, avec des conséquences dramatiques pour près d'un milliard d'humains qui en dépendent. Des chercheurs français du Criobe, installés en Polynésie française, cherchent des solutions. Un véritable contre-la-montre.
D'après la National Oceanic and Atmospheric Administration, ou NOAA, agence américaine étudiant les océans et l'atmosphère terrestre, les océans n'ont jamais été aussi chauds. D'après des données publiées en avril 2023, la température moyenne des océans est de 21,1°C ce mois-ci. C'est un record absolu depuis les premiers enregistrements menés en 1981. Selon Christophe Cassou, chercheur au CNRS et principal auteur du 6ème rapport du Giec, les causes d'un tel réchauffement sont évidentes. Il est dû au dérèglement climatique provoqué par l'activité humaine. Pourquoi les océans subissent-ils les conséquences du dérèglement climatique ? Quelles sont ces conséquences ? Comment le réchauffement des océans peut-il évoluer ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Date de la première diffusion : 12/04/2023 À écouter aussi : A quoi servent vraiment les moustiques ? Rachida Dati : comment reconnaître un conflit d'intérêt ? Qu'est-ce que l'autisme virtuel ? Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:04:00 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Grégoire aimerait savoir s'il est encore possible de stopper le réchauffement climatique ? Pour lui répondre Valérie Masson Delmotte, paléoclimatologue à l'Université Paris-Saclay. - invités : Valérie MASSON-DELMOTTE - Valérie Masson-Delmotte : Paléoclimatologue, co-présidente du groupe de travail sur les bases physiques du climat du GIEC - réalisé par : Andréa Lechêne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air l'invité du 3 juillet 2025 avec François Gemenne, spécialiste du changement climatique et co-auteur du sixième rapport du GIEC.La mer Méditerranée est en surchauffe, et les scientifiques parlent désormais d'une canicule marine, qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Au mois de juin, la température moyenne de la mer est montée à plus de 26 degrés, un record, avec un pic à plus de 30 degrés avant-hier aux Baléares. Les impacts sur la biodiversité sont difficiles à estimer, mais on parle desormais de "tropicalisation" du bassin méditerranéen.Dans ce contexte, le thème de l'écologie est un sujet de discorde au sein du gouvernement. Hier dans une tribune au Figaro, le ministre de l'Intérieur et président des Républicains Bruno Retailleau a plaidé pour "l'arrêt des subventions publiques" aux énergies renouvelables, et pour "rebâtir un parc nucléiare en reconstituant une compétence indutrielle française". Une demande qui a fait bondir la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier Runacher. "c'est irresponsable, c'est du populisme" a-t-elle lâché hier soir sur France Info.
Pour assister à deux enregistrements en public de Chaleur humaine à Paris le 27 juin, inscrivez-vous ici. Le but : porter un regard différent (et constructif !) sur les enjeux climatiques. ----------Pourquoi les outre-mer sont ils en première ligne face au changement climatique ? Les régions concernées sont elles-prêtes à faire face au réchauffement ? Comment se préparer et s'adapter de manière juste à ces nouvelles réalités ?Virginie Duvat est professeure de géographie à l'Université de La Rochelle, titulaire de la chaire innovation à l'Institu universitaire de France et spécialiste de l'impact du changement climatique sur les îles. Elle est l'une des autrices principales du chapitre "Petites îles des deux derniers rapports du Giec. Vous pouvez retrouver ici toute la série de reportages et d'enquête du Monde sur l'adaptation dans les outre-mer.« Chaleur humaine » est un podcast hebdomadaire de réflexion et de débat sur les manières de faire face au défi climatique. Ecoutez gratuitement chaque mardi un nouvel épisode, sur Lemonde.fr, Apple Podcast ou Spotify. Retrouvez ici tous les épisodes.Cet épisode a été produit par Cécile Cazenave et réalisé par Amandine Robillard. Musique originale : Amandine Robillard.Vous pouvez rejoindre le nouveau canal Instagram Chaleur humaine en cliquant ici.Chaleur humaine c'est aussi un livre qui reprend 18 épisodes du podcast en version texte, que vous pouvez retrouver dans votre librairie favorite.C'est toujours une infolettre hebdomadaire à laquelle vous pouvez vous inscrire gratuitement ici. Vous pouvez toujours m'écrire et poser vos questions à l'adresse chaleurhumaine@lemonde.frNabil Wakim Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
C dans l'air du 29 mai 2025 : ZFE, A69, pesticides : l'écologie, c'est fini ?Les députés ont voté mercredi soir la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), ces périmètres mis en place pour interdire l'accès aux véhicules les plus polluants dans les centres-villes. Cet amendement, porté par les groupes Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN), a été soutenu par les insoumis et certains députés macronistes.En ligne de mire : l'impact social des ZFE, accusées de pénaliser les ménages modestes, qui n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule moins polluant. Malgré les alertes des défenseurs de la santé publique, le texte a été adopté, au grand dam des partisans du dispositif, qui dénoncent un vote " grave" aux "lourdes conséquences sanitaires" à quelques mois des élections municipales. Ils regrettent également l'absence d'un accompagnement du dispositif pour permettre la transition (aide aux plus modestes, dérogations).Présentes dans une quarantaine d'agglomérations, les ZFE ont été lancées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de 40 000 décès par an selon Santé publique France. Mais leur mise en œuvre a varié d'un territoire à l'autre, créant confusion et tensions. Ces derniers mois, les contestations locales s'étaient multipliées.Ce vote ne signifie toutefois pas la fin immédiate des ZFE. Le projet de loi de "simplification", auquel est rattaché cet amendement, doit encore être adopté dans son ensemble. Il passera ensuite en commission mixte paritaire. Le Conseil constitutionnel pourrait également censurer cette mesure, jugée trop éloignée de l'objet initial du texte.Autre dossier brûlant : l'autoroute A69, entre Toulouse et Castres. Mercredi, la cour administrative de Toulouse a autorisé la reprise du chantier, stoppé depuis février. Elle a répondu favorablement à un recours en urgence déposé par l'État, malgré l'absence de "raison impérative d'intérêt public majeur" invoquée par la justice pour suspendre les travaux en février dernier.Le fond du dossier sera examiné lors d'un procès en appel prévu dans plusieurs mois. Mais les opposants craignent que les travaux soient terminés avant. Ils dénoncent un passage en force et prévoient de nouvelles mobilisations, alors qu'un texte controversé, reconnaissant un "intérêt public majeur" au projet, doit être examiné la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, après son adoption par le Sénat.La suppression des ZFE et la relance de l'A69 s'inscrivent dans un contexte plus large de remises en cause des politiques environnementales. Ces derniers jours, les parlementaires ont aussi voté des mesures détricotant le principe de "zéro artificialisation nette", qui vise à lutter contre la bétonisation des sols, ou encore décidé de réintroduire un pesticide jusqu'alors interdit.Face à cette dynamique, de nombreuses voix s'élèvent. François Gemenne, professeur à HEC, membre du GIEC et spécialiste des migrations climatiques, alerte depuis plusieurs mois sur la montée d'un "populisme anti-écolo" en France et en Europe. Il déplore une tendance à faire de l'écologie un bouc émissaire et appelle à un changement de ton chez les écologistes eux-mêmes. Selon lui, leur discours moralisateur aurait contribué à braquer une partie de l'opinion publique.LES EXPERTS :- Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef - La Tribune Dimanche - Nathalie SAINT-CRICQ, éditorialiste politique - France Télévisions - Frédéric DENHEZ, journaliste spécialiste des questions environnementales - Marianne - Caroline BRUNEAU, journaliste Industrie - Aerospatium
C dans l'air du 29 mai 2025 : ZFE, A69, pesticides : l'écologie, c'est fini ?Les députés ont voté mercredi soir la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), ces périmètres mis en place pour interdire l'accès aux véhicules les plus polluants dans les centres-villes. Cet amendement, porté par les groupes Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN), a été soutenu par les insoumis et certains députés macronistes.En ligne de mire : l'impact social des ZFE, accusées de pénaliser les ménages modestes, qui n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule moins polluant. Malgré les alertes des défenseurs de la santé publique, le texte a été adopté, au grand dam des partisans du dispositif, qui dénoncent un vote " grave" aux "lourdes conséquences sanitaires" à quelques mois des élections municipales. Ils regrettent également l'absence d'un accompagnement du dispositif pour permettre la transition (aide aux plus modestes, dérogations).Présentes dans une quarantaine d'agglomérations, les ZFE ont été lancées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de 40 000 décès par an selon Santé publique France. Mais leur mise en œuvre a varié d'un territoire à l'autre, créant confusion et tensions. Ces derniers mois, les contestations locales s'étaient multipliées.Ce vote ne signifie toutefois pas la fin immédiate des ZFE. Le projet de loi de "simplification", auquel est rattaché cet amendement, doit encore être adopté dans son ensemble. Il passera ensuite en commission mixte paritaire. Le Conseil constitutionnel pourrait également censurer cette mesure, jugée trop éloignée de l'objet initial du texte.Autre dossier brûlant : l'autoroute A69, entre Toulouse et Castres. Mercredi, la cour administrative de Toulouse a autorisé la reprise du chantier, stoppé depuis février. Elle a répondu favorablement à un recours en urgence déposé par l'État, malgré l'absence de "raison impérative d'intérêt public majeur" invoquée par la justice pour suspendre les travaux en février dernier.Le fond du dossier sera examiné lors d'un procès en appel prévu dans plusieurs mois. Mais les opposants craignent que les travaux soient terminés avant. Ils dénoncent un passage en force et prévoient de nouvelles mobilisations, alors qu'un texte controversé, reconnaissant un "intérêt public majeur" au projet, doit être examiné la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, après son adoption par le Sénat.La suppression des ZFE et la relance de l'A69 s'inscrivent dans un contexte plus large de remises en cause des politiques environnementales. Ces derniers jours, les parlementaires ont aussi voté des mesures détricotant le principe de "zéro artificialisation nette", qui vise à lutter contre la bétonisation des sols, ou encore décidé de réintroduire un pesticide jusqu'alors interdit.Face à cette dynamique, de nombreuses voix s'élèvent. François Gemenne, professeur à HEC, membre du GIEC et spécialiste des migrations climatiques, alerte depuis plusieurs mois sur la montée d'un "populisme anti-écolo" en France et en Europe. Il déplore une tendance à faire de l'écologie un bouc émissaire et appelle à un changement de ton chez les écologistes eux-mêmes. Selon lui, leur discours moralisateur aurait contribué à braquer une partie de l'opinion publique.LES EXPERTS :- Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef - La Tribune Dimanche - Nathalie SAINT-CRICQ, éditorialiste politique - France Télévisions - Frédéric DENHEZ, journaliste spécialiste des questions environnementales - Marianne - Caroline BRUNEAU, journaliste Industrie - Aerospatium