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Il s'appelle Rami Abou Jamous et il écrit régulièrement un journal de bord pour Orient XXI. Dans sa dernière collaboration, explique le journal en ligne consacré au monde arabe et musulman, Rami Abou Jamous « dénonce la stratégie de l'armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ». Le journaliste explique ainsi que le 15 mai dernier, « lorsque les Israéliens ont assassiné le commandant des brigades Ezzedine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ils ont bombardé un immeuble résidentiel de 5 étages. » « Tuer 200 personnes parce qu'il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, est-ce "compréhensible" ? » demande Rami Abou Jamous. Il raconte sa conversation avec une amie, qui accuse cet homme du Hamas d'avoir mis des dizaines de personnes en danger. « En tant que journaliste, répond Rami Abou Jamous, je suis une cible. Et malgré cela, j'habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ? » « Non », lui répond son amie. « On ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n'est pas la même chose ». « Mais si », répond Rami Abou Jamous, « pour les Israéliens, c'est la même chose ». « Je sais que je suis sans doute condamné à mort », ajoute-t-il encore. « Elle sort de son couloir de nage » Les critiques accablent Ursula von der Leyen. « Celle que les Européens aiment détester », titre l'Express, qui fait sa Une avec un portrait d'Ursula von der Leyen et nous promet une « enquête sur la puissante présidente de la Commission européenne », « une présidente sans limites », accuse l'hebdomadaire, citant les déclarations « en coulisses » « de dirigeants et diplomates européens », selon lesquels Ursula von der Leyen « sort de son couloir de nage », « déborde les contours du coloriage ». Que lui reprochent-ils exactement ? De se comporter comme un chef d'État. « Elle agit comme si elle en était un, mais n'en a que les attributs protocolaires », remarque l'Express. « Elle est exposée politiquement sans avoir la légitimité d'un exécutif normal ni le mandat pour conduire la politique étrangère et de défense de l'Union [...] Plusieurs élus l'ont rappelée à l'ordre : "Qui êtes-vous pour décider seule de la position diplomatique de l'Union européenne ?" » Critique reprise par Michel Barnier, l'ex-négociateur du Brexit : « Tout le monde voit bien à Bruxelles que sa gestion est très solitaire à un moment où l'Europe a tant besoin de collégialité ». La vie après le Brexit C'est le dixième anniversaire du Brexit. Et il n'y a pas de quoi faire la fête si l'on en croit Le Point qui titre en Une : « Brexit, la gueule de bois. » Et l'on retrouve Michel Barnier, signataire d'une tribune sans ménagement : « Dix ans après le référendum sur le Brexit, dit-il, une vérité s'impose : contrairement aux promesses de ses promoteurs, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'a ni restauré la prospérité britannique, ni permis un meilleur contrôle des frontières, ni renforcé la souveraineté du pays […] Aucun pays européen ne retrouvera seul sa souveraineté, dans le monde tel qu'il vient ». À quoi ressemble la vie, dix ans après le Brexit ? Le Point a choisi d'aller à Birmingham, la deuxième ville du pays qui, nous dit-il, « affronte une crise identitaire ». « À Sparkhill, quartier au sud de Birmingham [...] des femmes en burqa déambulent dans des artères bordées de bâtisses en brique rouge. Des commerces vendent des abayas et autres "biens islamiques" ». « Il souffle un vent mauvais à Birmingham, comme dans tout le royaume, en plein malaise identitaire », assure Le Point. « Le scandale des OQTF » Et en France, qu'en est-il ? Le Nouvel Obs livre un point de vue différent sur l'immigration, s'inquiétant de ce qu'il appelle « le scandale des OQTF ». OQTF, comme « obligation de quitter le territoire français ». Pour développer son point de vue, l'hebdomadaire prend l'exemple de Souleymane, jeune ivoirien « qui vit en France depuis dix ans. Il a des diplômes et un CDI, un contrat à durée indéterminée, il est inséré socialement, professionnellement ». Arrivé en France avec un visa touristique, « il a accompli les démarches pour obtenir son titre de séjour. En vain, car il est frappé d'une OQTF. » « Une absurdité française », accuse le Nouvel Obs, car nous dit-il, « loin de se concentrer sur les cas de délinquants étrangers dont le sigle OQTF a fini par devenir le sinistre synonyme [...] l'inflation des expulsions prononcées touche en réalité de plus en plus de gens qui, comme Souleymane, travaillent en France ». Pour Le Nouvel Obs, pas de doute : « Il est grand temps, à un an de l'élection présidentielle », « de poser ces questions » liées à l'immigration du travail, et « d'y répondre ».
En février, le collectif juif décolonial Tsedek ! a sorti un ouvrage intitulé Lutter en rupture, Lutter en solidarité aux éditions Premier matin de novembre.Entre essai et manifeste, Tsedek! revient sur sa généalogie, définit son engagement et se projette dans un programme de lutte.Pour ce nouvel épisode d'Horizons XXI, Orient XXI reçoit Nicolas et Maïa, deux membres du collectif, la veille de l'examen de la loi portée par la députée Yadan pour discuter de l'instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme et les guerres que mène Israël, et qui nous concernent tous et toutes.
durée : 00:38:23 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Un mois et demi après le début de la guerre Iran-États-Unis, la trêve annoncée le 7 avril 2026 par Donald Trump doit durer 2 semaines et semble tenir, pour l'instant. - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Mariam Pirzadeh journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran
durée : 00:05:15 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le chef du pouvoir judiciaire iranien a appelé cette semaine les tribunaux à rendre plus rapidement les verdicts de condamnation à mort dans des affaires liées à la guerre contre les États-Unis et Israël mais aussi aux manifestations contre le régime, en janvier dernier. - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:07:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le dernier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux reviennent sur le rôle et l'efficacité des drones utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:09:23 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le premier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique la révolution iranienne de 1979, qui a conduit à l'instauration de la République islamique d'Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:07:28 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le deuxième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique le rôle du guide suprême, son évolution depuis la révolution de 1979, et les fragilités qui pèsent aujourd'hui sur cette fonction dans un contexte de crise. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:08:27 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le quatrième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Bassidjis, une milice dont le rôle est le contrôle social. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:05:59 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le sixième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux analysent les enjeux géopolitiques liés à la question du pétrole en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:07:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le septième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux évoquent le rôle des missiles, notamment ceux utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le cinquième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux expliquent ce qu'est un proxy. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES); Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:08:27 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le quatrième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Bassidjis, une milice dont le rôle est le contrôle social. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le cinquième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux expliquent ce qu'est un proxy. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES); Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:09:23 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le premier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique la révolution iranienne de 1979, qui a conduit à l'instauration de la République islamique d'Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:07:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le dernier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux reviennent sur le rôle et l'efficacité des drones utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:07:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le septième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux évoquent le rôle des missiles, notamment ceux utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:07:28 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le deuxième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique le rôle du guide suprême, son évolution depuis la révolution de 1979, et les fragilités qui pèsent aujourd'hui sur cette fonction dans un contexte de crise. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:05:59 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le sixième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux analysent les enjeux géopolitiques liés à la question du pétrole en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:08:27 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le quatrième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Bassidjis, une milice dont le rôle est le contrôle social. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le cinquième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux expliquent ce qu'est un proxy. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES); Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:05:59 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le sixième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux analysent les enjeux géopolitiques liés à la question du pétrole en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:07:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le dernier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux reviennent sur le rôle et l'efficacité des drones utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:09:23 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le premier épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique la révolution iranienne de 1979, qui a conduit à l'instauration de la République islamique d'Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:07:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le septième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", Bernard Hourcade et Pierre Razoux évoquent le rôle des missiles, notamment ceux utilisés dans la guerre en Iran. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Pierre Razoux Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
durée : 00:07:28 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le deuxième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique le rôle du guide suprême, son évolution depuis la révolution de 1979, et les fragilités qui pèsent aujourd'hui sur cette fonction dans un contexte de crise. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"
durée : 01:47:44 - Soft Power - par : Frédéric Martel - Le monde contemporain a tissé sa structure relationnelle autour du téléphone, et fait des opérateurs de télécommunications des acteurs clé de la société. Mais les défis sont permanents, entre enjeux de régulation, changement technologique et multiplication des arnaques téléphoniques. - réalisation : Peire Legras, Alexandra Malka - invités : Laure de La Raudière Présidente de l'ARCEP, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse; Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Jean-Claude Voisin Docteur en histoire et archéologie, directeur de l'Institut français de Téhéran entre 2008 et 2011; Isabelle Lasserre Journaliste française; Félicité Herzog PDG de Devina AI, ex-présidente de la librairie "L'Ecume des pages"
durée : 00:10:52 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Octobre 1979. Cela fait 6 mois que la République islamique a été proclamée. Mais la colère des Iraniens contre le shah n'est pas retombée, elle monte même encore d'un cran lorsque la radio officielle annonce que, malade d'un cancer, il a été hospitalisé aux Etats-Unis. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:38 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - 31 janvier 1979. L'ayatollah Khomeiny pénètre dans l'aéroport Charles-de-Gaulle accompagné par une foule de sympathisants brandissant son portrait. Le regard toujours impassible, l'homme de 77 ans, accompagné de sa famille et d'une cinquantaine de fidèles, monte dans l'avion que le mènera à Téhéran. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:11 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Le 8 septembre 1978 marque un tournant irréversible dans la révolution iranienne avec le massacre de la place Jaleh, au cœur de Téhéran, où de très nombreux manifestants pacifiques sont abattus par l'armée. Cet événement scelle la perte de légitimité du shah. Le pays entre en grève générale. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:29 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Début 1978, le journal officiel d'Iran publie une tribune dénonçant les ennemis du shah dont un certain ayatollah Khomeiny, un dignitaire religieux chiite vivant en exil. Il est accusé d'être un agent britannique, aux mœurs douteuses et allié des communistes. L'article déclenche des manifestations. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:25 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - En 1979, le shah d'Iran fuyait le pays pour finalement se réfugier aux Etats-Unis, ce pays qui l'avait soutenu presque jusqu'au bout. Simultanément, un autre homme fort, charismatique et habile, apparaissait et allait bientôt prendre la tête de la révolution iranienne : l'ayatollah Khomeiny... - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:57 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Janvier 1979, le shah d'Iran s'exile. La voie s'ouvre au retour de l'ayatollah Khomeini à Téhéran. Le régime des Pahlavi s'effondre avec la révolution iranienne, qui aboutit bientôt à la proclamation d'une république islamique, placée sous le signe d'un islam de plus en plus rigoriste. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Maël Vincent--Randonnier - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI", Marie Ladier-Fouladi Sociologue et démographe, directrice de recherche honoraire au CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:57 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Janvier 1979, le shah d'Iran s'exile. La voie s'ouvre au retour de l'ayatollah Khomeini à Téhéran. Le régime des Pahlavi s'effondre avec la révolution iranienne, qui aboutit bientôt à la proclamation d'une république islamique, placée sous le signe d'un islam de plus en plus rigoriste. - réalisation : Thomas Beau - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Marie Ladier-Fouladi Sociologue et démographe, directrice de recherche honoraire au CNRS
durée : 00:38:39 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - L'Iran est sous pression maximale des Occidentaux et notamment des États-Unis. À peine plus de six mois après les frappes israéliennes et américaines visant le nucléaire iranien, une “armada” selon les mots du président américain est présente en mer d'Arabie. - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Adel Bakawan Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA)
durée : 00:38:39 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - L'Iran est sous pression maximale des Occidentaux et notamment des États-Unis. À peine plus de six mois après les frappes israéliennes et américaines visant le nucléaire iranien, une “armada” selon les mots du président américain est présente en mer d'Arabie. - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"; Adel Bakawan Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA)
durée : 00:38:49 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Depuis le 28 décembre, l'Iran connaît son plus important mouvement de contestation depuis des années. Parti des bazars de Téhéran, le soulèvement s'est propagé à travers tout le pays. Internet coupé depuis jeudi, le régime frappe dans l'ombre. L'ayatollah Khamenei peut-il encore tenir ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Delphine Minoui Journaliste et romancière franco-iranienne; Farid Vahid Auteur et chercheur en relations internationales; Armin Messager Doctorant à Science Po au CERI, journaliste Orient XXI, membre de l'IranLab, groupe de recherche indépendant
On l'a appris mardi soir, le Maroc décrète que le 31 octobre sera une nouvelle fête nationale. En effet, vendredi 31 octobre dernier, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution qui prend position pour le plan d'autonomie du Sahara occidental présenté par le Maroc. Pourquoi l'Algérie n'a-t-elle pas pris part au vote ? Quelles sont les options politiques et militaires qui restent pour le Front Polisario ? La politologue Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb et membre du comité de rédaction de la revue Orient XXI, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Khadija Mohsen-Finan, qu'est-ce qui change avec le vote de vendredi dernier au Conseil de sécurité ? En réalité, ça change beaucoup de choses, parce que c'est ce qu'attendaient les Marocains, c'est-à-dire la reconnaissance par la communauté internationale de ce que Hassan II appelait leur titre de propriété sur le Sahara. Et au moment où plusieurs États, comme les États-Unis, comme la France, comme la Grande-Bretagne, s'apprêtent à investir dans ce territoire, il fallait absolument dépasser, si vous voulez, le fait qu'on était dans un schéma colonial, puisque ce territoire était à décoloniser. Donc, il fallait sortir de ce schéma de colonisateurs et colonisés. Et c'est ce qui a été fait par le vote de vendredi dernier au Conseil de sécurité des Nations unies. Alors, on savait à l'avance que les Américains, les Anglais et les Français allaient voter pour ce plan d'autonomie proposé par le Maroc, mais on ne savait pas ce qu'allaient faire les Russes et les Chinois. Et c'est peut-être ça la nouveauté, non ? Alors les Russes et les Chinois, disons que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita s'est rendu à Moscou et les Marocains ont eu l'assurance que les Russes pouvaient tout à fait ne pas leur tenir rigueur de la situation. Et très probablement, la dernière mouture du texte de la résolution a été faite pour que les Russes et les Chinois puissent justement s'abstenir et ne pas voter contre, en y ajoutant le terme de « autodétermination ». Ça, c'est très précieux pour les Russes, c'est très précieux pour les Chinois. Mais j'ajouterai que, depuis quelques années, les Russes entretiennent de très bonnes relations avec le Maroc. On n'est plus du tout dans le schéma de la guerre froide. Et c'est donc la première fois que Moscou et Pékin ne disent pas non à un texte qui « estime qu'une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait représenter la solution la plus réalisable » au Sahara occidental ? Absolument. Alors maintenant, on peut s'attendre justement à ce que Russes et Chinois soient attentifs au type d'autonomie qui va être mise en place par le Maroc dans cette région. À lire aussiSahara occidental: le Conseil de sécurité de l'ONU apporte son soutien au plan marocain Pourquoi l'Algérie, qui est membre cette année du Conseil de sécurité, a refusé de prendre part au vote de vendredi ? Alors ça reste quand même très surprenant. Très probablement parce que l'Algérie veut revenir sur la scène régionale et internationale, qu'elle compte beaucoup sur un partenariat économique et stratégique avec Washington, avec les États-Unis et que finalement, elle a peut-être accepté d'être dans ce que certains pourraient appeler la realpolitik. Mais c'est malgré tout une manière de tourner le dos au Front Polisario, à l'autodétermination qu'elle a portée quand même depuis 50 ans. Peut-on parler d'un début de lâchage du Polisario par l'Algérie ? Très probablement parce que, si vous voulez, s'il y a une sortie honorable par ce texte de résolution, personne ne sait ce que vont devenir aujourd'hui les Sahraouis de Tindouf, ce que va devenir la cause sahraouie. Personne n'en parle et je ne pense pas du tout qu'ils vont continuer à être parrainés à être protégés par Alger. Et c'est bien leur inquiétude d'ailleurs. Et dans les dernières déclarations du Front Polisario, on peut entrevoir malgré tout un désespoir. Le ministre des Affaires étrangères du Front Polisario affirme que son mouvement n'acceptera le plan marocain que si la population sahraouie le valide par référendum. Oui, c'est ce qu'il avait dit. Mais si vous voulez, on ne peut pas donner de traduction réelle à ses propos, puisque le Front Polisario seul ne peut pas affronter le Maroc. Et de toutes les manières, il devait attendre l'autorisation d'Alger pour agir sur le plan militaire. Aujourd'hui, vous dites que la balle est dans le camp du Maroc qui doit préciser, qui doit détailler son plan d'autonomie, c'est ça qu'il doit faire ? Peut-être des concessions politiques aussi ? C'est ce que lui impose l'application d'une autonomie réelle. Aujourd'hui, l'autonomie réelle, si on voulait l'appliquer au Maroc, le schéma politique marocain ne le permettrait pas. Il faut qu'il y ait un schéma de décentralisation et de démocratisation de ce pays pour que l'autonomie puisse s'instaurer. Mais ce sont beaucoup de questions. On ne sait pas ce qui va se passer au niveau national marocain et au niveau régional, pour qu'il y ait véritablement une autonomie et que les Sahraouis puissent trouver leur place. À lire aussiLes Marocains fêtent dans les rues la résolution de l'ONU sur le Sahara occidental
durée : 00:10:52 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Octobre 1979. Cela fait 6 mois que la République islamique a été proclamée. Mais la colère des Iraniens contre le shah n'est pas retombée, elle monte même encore d'un cran lorsque la radio officielle annonce que, malade d'un cancer, il a été hospitalisé aux Etats-Unis. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:38 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - 31 janvier 1979. L'ayatollah Khomeiny pénètre dans l'aéroport Charles-de-Gaulle accompagné par une foule de sympathisants brandissant son portrait. Le regard toujours impassible, l'homme de 77 ans, accompagné de sa famille et d'une cinquantaine de fidèles, monte dans l'avion que le mènera à Téhéran. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:29 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Début 1978, le journal officiel d'Iran publie une tribune dénonçant les ennemis du shah dont un certain ayatollah Khomeiny, un dignitaire religieux chiite vivant en exil. Il est accusé d'être un agent britannique, aux mœurs douteuses et allié des communistes. L'article déclenche des manifestations. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:11 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Le 8 septembre 1978 marque un tournant irréversible dans la révolution iranienne avec le massacre de la place Jaleh, au cœur de Téhéran, où de très nombreux manifestants pacifiques sont abattus par l'armée. Cet événement scelle la perte de légitimité du shah. Le pays entre en grève générale. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Après «Palestine, le discours historique de Yasser Arafat à l'ONU», La Marche du monde vous invite à découvrir cette semaine «Palestine, filmer pour exister», un nouvel épisode documentaire signé Maxime Grember. Entre 1968 et 1982, le cinéaste palestinien Mustafa Abu Ali et d'autres professionnels du cinéma vont réaliser des dizaines de films sous l'égide de l'Unité cinéma, une structure de production audiovisuelle liée au Fatah. Passant du fusil à la caméra, ils vont raconter en images la lutte du peuple palestinien, diffuser leurs films dans les camps de réfugiés et tenter ainsi de construire une mémoire visuelle palestinienne. Mais quelle histoire se cache derrière cette filmographie militante née dans les mois qui ont suivi la guerre des six jours de 1967 ? Qu'est-ce que ces films nous racontent du mouvement révolutionnaire palestinien et de la guerre contre l'État d'Israël ? Et enfin, que nous disent-ils du rapport que le peuple palestinien entretient avec sa propre histoire ? Le 15 juin 1969, dans une interview accordée au journal britannique The Sunday Times, Golda Meir, alors cheffe du gouvernement israélien, déclare, deux ans après la guerre des Six jours qui avait donné à son pays le contrôle de l'ensemble des territoires palestiniens : « Les Palestiniens n'ont jamais existé. Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre ». En réponse à cette provocation, le cinéaste palestinien Mustafa Abu Ali réalise en 1974 le documentaire They do not exist, pour insister sur le manque de soutien et de visibilité de la part de la communauté internationale. L'histoire du cinéma palestinien pourrait véritablement prendre sa source dans ce déni d'existence car c'est bel et bien à partir de 1968 qu'une Unité cinéma va se créer et que des hommes et des femmes vont documenter en images les luttes, les souffrances et les multiples déplacements que le peuple palestinien connait depuis la Nakba de 1948. «Il n'y avait plus de rues, plus de magasins, plus d'écoles. Tout avait été détruit. Donc, l'idée était de construire un film à partir de cette phrase de Golda Meir «They do not exist». Alors Mustafa s'est dit : s'ils n'existent pas, ceux que vous bombardez, ce sont des fantômes ?». Khadijeh Habashneh, cinéaste et archiviste du cinéma palestinien, s'exprime au sujet du film They do not exist que Mustafa Abu Ali réalise en 1974. En 1973, Mustafa Abu Ali réalise Scène d'occupations à Gaza, un film emblématique de l'Unité cinéma. Ne pouvant pas se rendre dans la bande de Gaza, sous contrôle israélien depuis 1967, il va réaliser son film à partir d'un reportage fait pour la télévision française et pour lequel il arrive à se procurer les images. Avec son nouveau montage, il veut attester en images de la souffrance endurée par le peuple gazaoui. «Mustafa Abu Ali va utiliser les moyens que le cinéma met à sa disposition, c'est-à-dire qu'il va transformer la bande son, ajouter une voix off, de la musique. Il va figer l'image sur le regard d'un des hommes palestiniens qui est contrôlé, et rajouter en insert une image d'une grenade sur un fond rouge. À travers cela, il essaye de signifier que ce jeune homme porte en lui toutes les marques de la lutte.». Hugo Darroman, docteur en études cinématographiques, s'exprime au sujet du film Scènes d'occupation à Gaza que Mustafa Abu Ali réalise en 1973. L'ensemble de ces films seront montrés dans les camps de réfugiés palestiniens, mais aussi à l'étranger, dans des festivals ou dans des réseaux de solidarité, afin de faire connaître la cause palestinienne et aussi mettre en place des coproductions, comme ce sera le cas en 1977 avec l'Italie pour le documentaire Tall-al-Zaatar consacré aux massacres ayant eu lieu dans le camp de réfugiés palestiniens dans l'est de Beyrouth. Au total, près d'une centaine de reportages et de documentaires seront produits par l'unité cinéma du Fatah, d'abord installé à Amman jusqu'en 1970, puis à Beyrouth jusqu'en 1982 où une cinémathèque s'était constituée autour de cette collection. Mais, en 1982, lors de l'invasion israélienne au Liban, une partie du patrimoine culturel palestinien va être spolié, et les archives filmiques, un temps cachées dans Beyrouth, vont également disparaître au milieu des années 80. Depuis les années 2000, Khadijeh Habashneh, déjà à l'œuvre à Beyrouth entre 1976 et 1982 aux côtés de son mari Mustafa Abu Ali, tente de remettre la main sur des copies de ces films, et de trouver les partenariats et les conditions nécessaires pour qu'ils puissent être conservés et à nouveau montrés au public. C'est finalement à la Cinémathèque de Toulouse, l'une des plus importantes de France, connue pour la richesse de ses collections venant du monde entier, qu'une partie des films palestiniens vont trouver refuge en 2023. Retour sur une production cinématographique méconnue, une histoire d'archives en exil, d'images manquantes, et d'une certaine idée du cinéma comme moyen de résistance et de représentation d'un peuple par lui-même. «Palestine, filmer pour exister», un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon, réalisé par Sophie Janin, aux sons des archives filmiques palestiniennes. Avec les témoignages de : Samir Arabi, programmateur du festival Ciné-Palestine Toulouse-Occitanie, Hugo Darroman, docteur en études cinématographiques, auteur d'une thèse sur le cinéma de la révolution palestinienne, Khadijeh Habashneh, archiviste, cinéaste et psychologue, Franck Loiret, directeur de la Cinémathèque de Toulouse. Rona Sela, chercheuse en histoire visuelle à l'Université de Tel Aviv. Remerciements à : Francesca Bozzano, Nicolas Damon, Victor Jouanneau et Franck Loiret de La Cinémathèque de Toulouse ainsi que leurs partenaires dans le projet de sauvegarde et de numérisation des films palestiniens : le ministère de la Culture palestinien, le Palestinian Cultural Fund, la Fondation Art Jameel et le Consulat Général de France à Jérusalem. Samir Arabi, Hugo Darroman, Khadijeh Habashneh, Rona Sela, Guilhem Delteil et Vanadis Feuille de RFI, Tarik Hamdan de MCD, Colette Berthès et Monica Maurer. Ainsi que Nathalie Laporte, Joe Farmer et Sophie Janin pour la voice-over. Musiques : The urgent call of Palestine, Zeinab Shaat Ounadikom, Ahmad Kaabour From Gaza with love, Saint Levant. Films : Scène d'occupations à Gaza, Mustafa Abu Ali, 1973 They do not exist, Mustafa Abu Ali, 1974 Tall el-Zaatar, Mustafa Abu Ali, Adriano Pino et Jean Chamoun, 1977. Documentaires : Looted and Hidden - Palestinian Archives in Israel, Rona Sela, 2017 Ouvrages : « La Palestine et le cinéma », de Guy Hennebelle et Khemaïs Khayati, Édition du Centenaire, 1977 « Knights of Cinema» Documentary Narrative Book on the story of Palestine Film Unit. From its beginning 1967 till 1982 », de Khadijeh Habashneh, Alahlia Publishing house, 2020. Article : Toulouse, refuge des archives palestiniennes, sur Orient XXI. Table ronde : Films palestiniens, archives en exil, organisée par la Cinémathèque de Toulouse et le festival Ciné-Palestine Toulouse-Occitanie en 2024. Diaporama
durée : 00:13:05 - L'invité d'un jour dans le monde - Alors que se poursuit le conflit entre la République islamique et Israël, les yeux sont désormais rivés sur Donald Trump. Le États-Unis interviendront-ils en Iran ? Sylvain Cypel, journaliste à Orient XXI et ancien correspondant du Monde à New York, était l'invité de France Inter.
durée : 00:37:13 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Inédite par son ampleur, l'attaque aérienne israélienne contre l'Iran dépasse la seule logique militaire. En frappant des cibles stratégiques et en évoquant la chute du régime, Israël semble viser plus qu'une dissuasion : un nouvel équilibre régional. Mais à quel prix, et pour quel avenir ? - réalisation : François Richer - invités : Antoine Basbous Politologue et spécialiste du monde arabe, de l'islam et du terrorisme islamiste. Fondateur de l'Observatoire des Pays arabes; Bernard Hourcade Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI; Rina Bassist Correspondante à Paris pour la Radio publique israélienne
What does Yemen's political, economic and social history and experience tell us about what is realistic for the coming decade and beyond? This keynote lecture delivered by writer and researcher Helen Lackner discussed the main socio-political transformations since the 1960s, and addressed the most relevant features for the country's future. Lackner's presentation drew on her personal experience in different sectors throughout the country. Meet our speaker and chair Helen Lackner has been involved with Yemen for more than half a century, working in all three Yemeni states which have existed since the 1960s. She has worked as a consultant in social aspects of rural development in over thirty countries in the Middle East, Africa, Asia and Europe. Her two most recent books on Yemen are 'Yemen in Crisis, Devastating Conflict, Fragile Hope' (Saqi, 2023) and 'Yemen: Poverty and Conflict' (Routledge, 2023). Lackner was the Sir William Luce Fellow at Durham University in 2016, an associate researcher at SOAS from 2016 to 2022. She edited the Journal of the British-Yemeni Society for eight years and writes regularly for the Arab Digest and Orient XXI and has contributed longer academic papers to numerous books and other institutions. Richard Barltrop is a Visiting Senior Fellow at the LSE Middle East Centre. His research is on contemporary international approaches to peacemaking, and why peace processes fail or succeed, with a particular focus on Yemen, Sudan and South Sudan. He is the author of 'Darfur and the International Community: The Challenges of Conflict Resolution in Sudan' (IB Tauris/Bloomsbury, 2011/2015).
« Entre la France et l'Algérie, les relations reviennent à la normale », affirme Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, qui a été reçu le 6 avril 2025 à Alger en audience pendant plus de deux heures par le président Abdelmadjid Tebboune. Ces derniers mois, la crise entre Paris et Alger avait fait craindre une rupture des relations diplomatiques. Mais le 31 mars, un coup de téléphone Macron - Tebboune a tout débloqué. Quelles sont les coulisses de ce rebondissement ? À Paris, Akram Belkaïd est le rédacteur en chef du Monde Diplomatique. Il est aussi membre du comité éditorial du site Orient XXI. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : « Le rideau se lève », dit Abdelmadjid Tebboune. Est-ce que ça y est, la lumière jaillit ?Akram Belkaïd : Oui, quelle étrange formule ! « Le rideau se lève », c'est plutôt un spectacle. Et donc, on se dit que le spectacle continue dans ce feuilleton interminable des relations franco-algériennes. Mais peut-être que c'est aussi pour dire qu'on revient à plus de normalité, à plus de choses transparentes.« Les questions de réadmission et les questions de visas seront traitées dans le cadre des accords existants », dit le ministre français Jean-Noël Barrot. Est-ce à dire que ce sera donnant-donnant, réadmission contre visas ? Alors on peut effectivement comprendre ça, même si pour le moment ce sont les accords qui existent qui priment. Donc, le fameux accord de 1968 qui a été révisé à plusieurs reprises, faut-il le rappeler, et donc les dispositions bilatérales concernant les visas. Donc on n'est pas dans un contexte où on nous explique que tout va être remis à zéro, même si, dans le même temps, on nous dit tout de même qu'il va y avoir des négociations, en tout cas des « enrichissements ».Et des rencontres entre les consuls d'Algérie en France et les préfets de France… Ça, c'est une très bonne chose. On se demande pourquoi ça n'existait pas avant. Il y a une importante communauté algérienne en France. Il y a des problèmes concrets qui se posent à la communauté algérienne de France et c'est une très bonne chose, à mon sens, que ces consuls puissent dialoguer avec les préfectures de manière à ce que la vie quotidienne de cette communauté ne soit pas entravée.Est-ce que les déclarations du ministre français des Affaires étrangères ne sont pas en contradiction avec celles de son collègue de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui accusait récemment l'Algérie de vouloir agresser et humilier la France ? Absolument. On se demande d'ailleurs quelle va être la réaction de monsieur Retailleau, puisque c'est lui qui, au cours des dernières semaines, a jeté de l'huile sur le feu par des déclarations incandescentes. Une menace de démission aussi. Là, visiblement, le dossier lui échappe puisqu'il n'a même pas été cité dans la liste des contacts bilatéraux à venir, puisque c'est le garde des sceaux français qui a été cité sur le plan, en tous les cas, des questions juridiques. Je dirais que, là, pour le coup, ça devient un problème de politique intérieure française.Dans le domaine sécuritaire, le ministre français des Affaires étrangères a annoncé qu'il y aura désormais entre l'Algérie et la France « un dialogue stratégique sur le Sahel ». Comment réagissez-vous ? Alors, c'est une déclaration qui est très importante parce que, dans le contexte actuel du Sahel, avec la montée en puissance, je dirais, de la contestation contre la France mais aussi contre l'Algérie, il est évident que Paris et Alger ont intérêt à trouver un accord pour suivre ce qui se passe au Mali, au Niger, au Burkina Faso aussi, qui sont des zones où traditionnellement les intérêts français et algériens n'ont pas toujours été convergents, mais là où, pour le coup, ils le deviennent. On parle beaucoup de l'influence russe, on parle beaucoup de l'influence turque. Et les deux, je dirais, acteurs habituels semblent avoir perdu la main sur les questions géostratégiques qui concernent cette région.Peut-on parler d'une convergence entre Paris et Alger contre la présence de Wagner à Kidal ? En tous les cas, il est vrai aussi qu'il y a aujourd'hui une dissonance dans les rapports algéro-russes sur la présence effectivement de Wagner à Kidal, que l'Algérie n'accepte pas, que l'Algérie dénonce de manière plus ou moins explicite. Et donc effectivement, on sent bien que là, pour le coup, il y a une entente possible entre Algériens et Français sur ce point-là.Dans le communiqué conjoint des deux présidents lundi 31 mars, comme dans la déclaration du ministre français du 6 avril, pas un mot sur le Sahara occidental qui a pourtant été l'élément déclencheur de la crise au mois de juillet dernier. Est-ce à dire que l'Algérie se résigne à voir la France reconnaître la marocanité du Sahara ? C'est un point qui a été volontairement et délibérément mis de côté. Maintenant, les langues se délient un peu… Quand Emmanuel Macron a adressé sa lettre au roi du Maroc, il est apparu que, en fait, c'était une perspective que les Algériens avaient entérinée depuis un moment et que ça faisait partie, je dirais, des choses qui semblaient être inscrites. Donc, oui, c'est une sorte non pas de résignation, mais Alger prend acte de la position française et l'idée, c'est d'avancer en mettant ce dossier à part, c'est-à-dire en essayant de le réduire à un point, je dirais, de non-accord entre l'Algérie et la France, sachant qu'il est très possible aussi que des choses puissent se cristalliser dans les prochains mois dans, non pas un rapprochement, mais dans un léger réchauffement des relations entre Alger et Rabat.
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Margaux Leridon - Après l'affaiblissement du Hamas et du Hezbollah, le renversement de Bachar Al-Assad marque la chute d'un nouveau domino de l'axe pro-Iranien et antisioniste au Proche-Orient. Dans ce contexte d'équilibres incertains, la Syrie doit désormais se reconstruire et nouer des alliances. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Bernard Hourcade Géographe, chercheur émérite au CNRS et membre du comité de rédaction Orient XXI; Ziad Majed Politiste, professeur à l'Université américaine de Paris ; Iris Lambert Journaliste en Irak et Syrie (Libération, La Croix, Le Soir) et doctorante au CERI (Sciences Po/CNRS)