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durée : 00:02:01 - Sur TikTok, plusieurs publications affirment que cette mesure est liée à la guerre au Moyen-Orient et que les autorités allemandes se préparent à une intervention militaire. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À New Delhi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa espèrent concrétiser un accord de libre-échange avec un marché de près d'un milliard et demi d'habitants.Le chancelier allemand appelle de tous ses vœux cet accord, de la même façon qu'il avait mis tout son poids dans la balance en faveur du traité Mercosur - aujourd'hui suspendu à la décision de la justice européenne. De notre correspondante dans la région de Berlin, Contrairement aux Français, les agriculteurs allemands sont profondément divisés sur le dossier. Dans un pays où les très grandes exploitations intensives sont largement majoritaires, les principaux syndicats de l'agro-industrie, réunis à Berlin pour le Salon de l'agriculture qui a fermé ses portes dimanche, ont soutenu le Mercosur et sont favorables à davantage de partenariats économiques. Mais les petits agriculteurs, eux, sont à la peine et manifestent leur inquiétude. Malgré les températures négatives de ce mois de janvier, Lilli Haule est à la ferme depuis 7 h 15 ce matin-là. La jeune femme de 27 ans termine son apprentissage dans une exploitation du Brandebourg. « Nous avons environ 120 animaux, il y a environ 45 vaches allaitantes et leur progéniture. » Passionnée, elle a toujours su qu'elle voulait devenir agricultrice et suivre les pas de son grand-père. Mais Lilli est aussi engagée. Depuis plusieurs années, elle participe au mouvement « On n'en peut plus », qui réunit agriculteurs, consommateurs et activistes – pour une agriculture plus raisonnée dans une Allemagne où la profession est très divisée, entre petits et gros exploitants. Une bataille entre petits et gros exploitants « Les dirigeants des grandes fermes-entreprises ont d'autres intérêts que les nôtres, et ils considèrent la profession comme une industrie, et non comme une activité paysanne. Nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous sommes certifiés bio et ce que je trouve particulièrement intéressant ici, c'est que nous cultivons de nombreuses céréales. Mais sans miser sur un seul type de culture – d'autant plus qu'actuellement le prix des céréales permet difficilement d'en vivre. Nous devons aussi produire suffisamment de fourrage pour pouvoir nourrir les animaux en été, car l'herbe ne repousse pas assez dans les pâturages », explique Lilli Haule. Sa ferme se trouve en effet dans l'une des régions les plus sèches d'Allemagne. Alors comme des milliers d'autres agriculteurs, Lilli Haule est montée en tracteur à Berlin pour manifester son ras-le-bol – et son rejet de l'accord avec le Mercosur par la même occasion. La jeune femme a laissé ses vaches pour la journée mais elle est déçue que le mouvement ici ne prenne pas davantage d'ampleur, comme en France : « Oui, l'accord Mercosur est tout simplement dramatique pour les agriculteurs ! Et il y a une chose que je trouve particulièrement intéressante : c'est que tous les agriculteurs européens s'accordent à dire que c'est stupide, mais tous ceux des pays du Mercosur aussi ! » Le nombre de fermes a baissé de 12 % en 10 ans Car les petits exploitants ont peur de se faire manger par l'agro-business. Selon le journal The Guardian, l'Allemagne est l'un des pays européens avec le plus de fermes-usines, notamment des élevages porcins. Malgré tout, la moitié des exploitations ici sont familiales – et ont du mal à joindre les deux bouts. Le nombre de fermes a baissé de 12 % entre 2010 et 2020, un chiffre qui ne devrait pas aller en s'améliorant avec le départ à la retraite de milliers de baby-boomers comme ces retraités, Jürgen et Anke, rencontrés dans le cortège. À la tête d'une petite exploitation, ils se battent pour leurs enfants et petits-enfants, « et pour que nos descendants aient un avenir ! En 2015, l'Organisation des Nations unies, la FAO avait déjà averti que si on continuait à pratiquer l'agriculture intensive, il ne resterait plus que 60 années de récoltes. Dix ans plus tard, on voit malheureusement que le système n'a pas beaucoup changé. » En cause, la baisse de la biodiversité, l'acidité des sols qui contiennent de moins en moins de nutriments et la hausse des quantités de nitrates dans l'eau. À lire aussiAccord UE-Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens expriment leur colère à Strasbourg Le puissant syndicat Raiffeisenverband salue l'accord avec le Mercosur À l'autre bout de Berlin, au salon de l'agriculture Grüne Woche, on est loin de ces considérations. Il a réuni mi-janvier plus de 1 500 exposants, dont les principaux syndicats agricoles, la grande distribution et de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire. Malgré des intérêts qui divergent, ces derniers sont d'accord sur un point : le traité avec le Mercosur est une bonne chose pour l'Allemagne et son économie, comme le résume Jörg Migende, le secrétaire général du très puissant syndicat agricole allemand Raiffeisenverband. « Je comprends les inquiétudes de nos agriculteurs, mais elles sont moins liées au Mercosur qu'à leurs conditions générales de travail aujourd'hui en Allemagne et en France : bureaucratie excessive, normes environnementales strictes, mépris, denrées alimentaires à prix cassés dans les supermarchés. » À l'annonce de la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur, voté par le Parlement européen le 21 janvier, le syndicat a rapidement appelé le chancelier Merz à demander une application provisoire du traité, pour « limiter les dégâts » d'un tel recours à la justice. À lire aussiMercosur: le Parlement européen vote en faveur d'une saisine de la justice de l'UE Car, pour lui, pas de doute : le traité est aussi une façon pour l'Europe de renforcer ses alliances avec d'autres pays, alors que ses alliés de toujours lui tournent de plus en plus le dos : « Nous avons besoin d'accords de libre-échange, car nous disposons d'une agriculture performante qui produit des produits de qualité, très demandés dans le monde entier. Nous en avons également besoin sur le plan géopolitique, car l'Europe est forte et a besoin d'amis dans le monde, ce que les accords de libre-échange permettent à merveille de réaliser », explique Jörg Migende. Lilli Haule n'est pas convaincue par cet argument et elle sera de retour à Berlin pour la prochaine édition de la grande manifestation contre la politique agricole du gouvernement. À lire aussiAccord UE-Mercosur: «il est nécessaire de signer des accords de libre échange pour nos exportateurs»
À New Delhi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa espèrent concrétiser un accord de libre-échange avec un marché de près d'un milliard et demi d'habitants.Le chancelier allemand appelle de tous ses vœux cet accord, de la même façon qu'il avait mis tout son poids dans la balance en faveur du traité Mercosur - aujourd'hui suspendu à la décision de la justice européenne. De notre correspondante dans la région de Berlin, Contrairement aux Français, les agriculteurs allemands sont profondément divisés sur le dossier. Dans un pays où les très grandes exploitations intensives sont largement majoritaires, les principaux syndicats de l'agro-industrie, réunis à Berlin pour le Salon de l'agriculture qui a fermé ses portes dimanche, ont soutenu le Mercosur et sont favorables à davantage de partenariats économiques. Mais les petits agriculteurs, eux, sont à la peine et manifestent leur inquiétude. Malgré les températures négatives de ce mois de janvier, Lilli Haule est à la ferme depuis 7 h 15 ce matin-là. La jeune femme de 27 ans termine son apprentissage dans une exploitation du Brandebourg. « Nous avons environ 120 animaux, il y a environ 45 vaches allaitantes et leur progéniture. » Passionnée, elle a toujours su qu'elle voulait devenir agricultrice et suivre les pas de son grand-père. Mais Lilli est aussi engagée. Depuis plusieurs années, elle participe au mouvement « On n'en peut plus », qui réunit agriculteurs, consommateurs et activistes – pour une agriculture plus raisonnée dans une Allemagne où la profession est très divisée, entre petits et gros exploitants. Une bataille entre petits et gros exploitants « Les dirigeants des grandes fermes-entreprises ont d'autres intérêts que les nôtres, et ils considèrent la profession comme une industrie, et non comme une activité paysanne. Nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous sommes certifiés bio et ce que je trouve particulièrement intéressant ici, c'est que nous cultivons de nombreuses céréales. Mais sans miser sur un seul type de culture – d'autant plus qu'actuellement le prix des céréales permet difficilement d'en vivre. Nous devons aussi produire suffisamment de fourrage pour pouvoir nourrir les animaux en été, car l'herbe ne repousse pas assez dans les pâturages », explique Lilli Haule. Sa ferme se trouve en effet dans l'une des régions les plus sèches d'Allemagne. Alors comme des milliers d'autres agriculteurs, Lilli Haule est montée en tracteur à Berlin pour manifester son ras-le-bol – et son rejet de l'accord avec le Mercosur par la même occasion. La jeune femme a laissé ses vaches pour la journée mais elle est déçue que le mouvement ici ne prenne pas davantage d'ampleur, comme en France : « Oui, l'accord Mercosur est tout simplement dramatique pour les agriculteurs ! Et il y a une chose que je trouve particulièrement intéressante : c'est que tous les agriculteurs européens s'accordent à dire que c'est stupide, mais tous ceux des pays du Mercosur aussi ! » Le nombre de fermes a baissé de 12 % en 10 ans Car les petits exploitants ont peur de se faire manger par l'agro-business. Selon le journal The Guardian, l'Allemagne est l'un des pays européens avec le plus de fermes-usines, notamment des élevages porcins. Malgré tout, la moitié des exploitations ici sont familiales – et ont du mal à joindre les deux bouts. Le nombre de fermes a baissé de 12 % entre 2010 et 2020, un chiffre qui ne devrait pas aller en s'améliorant avec le départ à la retraite de milliers de baby-boomers comme ces retraités, Jürgen et Anke, rencontrés dans le cortège. À la tête d'une petite exploitation, ils se battent pour leurs enfants et petits-enfants, « et pour que nos descendants aient un avenir ! En 2015, l'Organisation des Nations unies, la FAO avait déjà averti que si on continuait à pratiquer l'agriculture intensive, il ne resterait plus que 60 années de récoltes. Dix ans plus tard, on voit malheureusement que le système n'a pas beaucoup changé. » En cause, la baisse de la biodiversité, l'acidité des sols qui contiennent de moins en moins de nutriments et la hausse des quantités de nitrates dans l'eau. À lire aussiAccord UE-Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens expriment leur colère à Strasbourg Le puissant syndicat Raiffeisenverband salue l'accord avec le Mercosur À l'autre bout de Berlin, au salon de l'agriculture Grüne Woche, on est loin de ces considérations. Il a réuni mi-janvier plus de 1 500 exposants, dont les principaux syndicats agricoles, la grande distribution et de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire. Malgré des intérêts qui divergent, ces derniers sont d'accord sur un point : le traité avec le Mercosur est une bonne chose pour l'Allemagne et son économie, comme le résume Jörg Migende, le secrétaire général du très puissant syndicat agricole allemand Raiffeisenverband. « Je comprends les inquiétudes de nos agriculteurs, mais elles sont moins liées au Mercosur qu'à leurs conditions générales de travail aujourd'hui en Allemagne et en France : bureaucratie excessive, normes environnementales strictes, mépris, denrées alimentaires à prix cassés dans les supermarchés. » À l'annonce de la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur, voté par le Parlement européen le 21 janvier, le syndicat a rapidement appelé le chancelier Merz à demander une application provisoire du traité, pour « limiter les dégâts » d'un tel recours à la justice. À lire aussiMercosur: le Parlement européen vote en faveur d'une saisine de la justice de l'UE Car, pour lui, pas de doute : le traité est aussi une façon pour l'Europe de renforcer ses alliances avec d'autres pays, alors que ses alliés de toujours lui tournent de plus en plus le dos : « Nous avons besoin d'accords de libre-échange, car nous disposons d'une agriculture performante qui produit des produits de qualité, très demandés dans le monde entier. Nous en avons également besoin sur le plan géopolitique, car l'Europe est forte et a besoin d'amis dans le monde, ce que les accords de libre-échange permettent à merveille de réaliser », explique Jörg Migende. Lilli Haule n'est pas convaincue par cet argument et elle sera de retour à Berlin pour la prochaine édition de la grande manifestation contre la politique agricole du gouvernement. À lire aussiAccord UE-Mercosur: «il est nécessaire de signer des accords de libre échange pour nos exportateurs»
durée : 00:58:16 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Plus d'un siècle après le génocide, l'Allemagne a reconnu sa responsabilité dans le génocide des Héréro et des Nama entre 1904 et 1908. L'accord trouvé avec la Namibie est cependant loin de faire l'unanimité, notamment chez les descendants de victimes qui estiment être mis de côté. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Christine de Gemeaux professeure émérite de civilisation et histoire des idées allemandes à l'université de Tours, spécialiste de l'Empire et du colonialisme allemands; Dionyz Kindata (SR) doctorant en histoire en cotutelle aux universités de la Sorbonne Nouvelle et à la Leuphana Universität de Lunebourg
durée : 00:05:33 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Année après année, la tendance se confirme outre-Rhin. Les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Il y a 16% d'écart en 2025, selon les données de l'Office fédéral des statistiques.
Les marchés de Noël sont omniprésents en Allemagne et constituent une tradition centrale de la période de l'Avent, durant le mois qui précède les fêtes. L'attentat à la voiture bélier l'an dernier à Magdebourg a, entre autres, rendu nécessaires des mesures de sécurité supplémentaires. D'autres coûts pèsent sur les organisateurs et les visiteurs se plaignent de la hausse des prix sur les marchés. À lire aussiL'Allemagne annonce avoir déjoué un projet d'attentat visant un marché de Noël
Les marchés de Noël sont omniprésents en Allemagne et constituent une tradition centrale de la période de l'Avent, durant le mois qui précède les fêtes. L'attentat à la voiture bélier l'an dernier à Magdebourg a, entre autres, rendu nécessaires des mesures de sécurité supplémentaires. D'autres coûts pèsent sur les organisateurs et les visiteurs se plaignent de la hausse des prix sur les marchés. À lire aussiL'Allemagne annonce avoir déjoué un projet d'attentat visant un marché de Noël
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Pour cet épisode de La Semaine sur le fil, nous vous emmenons en Allemagne. Il y a dix ans, la chancelière allemande Angela Merkel est entrée dans l'histoire avec une petite phrase : "Wir schaffen das", nous y arriverons : face à ce que l'Europe appelait la crise migratoire, l'Allemagne ouvrait grand ses bras et les villes se recouvraient de panneaux "welcome refugees". Angela Merkel, saluée pour son courage, était choisie comme femme de l'année par le magazine américain Time.Dix ans plus tard, il y a des histoires d'intégration réussies, mais le parti d'extrême droite AfD multiplie les succès électoraux.Invités : Jeanette Süß, chercheuse à l'Institut français de relations Internationales (Ifri) François Héran, sociologue, professeur au Collège de France.Sur le terrain : Pierrick Yvon, Femke ColborneRéalisation : Maxime Mamet, Emmanuelle Baillon La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si les Français sont en colère contre les gouvernants en place, ils n'ont pas aussi grand-chose à attendre des oppositions. Ruth Elkrief rappelle que le projet du Parti socialiste serait de constituer un gouvernement PS-PC-Vert sans aucune participation du bloc central. Elle se demande s'il y a une majorité qui soutiendrait cette composition gouvernementale. Pour elle, la condition à laquelle il pourrait y avoir un soutien à un gouvernement socialiste serait que le bloc central accepte un pacte de non-censure. Du côté LR, elle n'y voit pas également plus clair. Ruth Elkrief continue alors de dire qu'il n'y a pas d'adultes dans la salle. On a appris ce jeudi matin que trois projets de décret prévoient d'augmenter les frais de santé, de doubler les franchises médicales. Catherine André rappelle qu'il y avait, ces dernières heures, beaucoup d'indignation autour de ce projet gouvernemental. Pour elle, dans la forme, la méthode est plus que critiquable en s'abstenant des débats parlementaires pour un sujet hautement sensible. Mais dans le fond, vu que notre système de santé est à bout de souffle, elle soutient que ces projets sont nécessaires. Abnousse Shalmani s'est intéressée à la mort mystérieuse de l'AFD, le parti d'extrême droite allemand. Elle rappelle que l'Alternative für Deutschland a été frappée par une série de sept décès parmi ses candidats et ses suppléants pour les élections municipales du 14 septembre prochain. L'AFD est devenue le deuxième parti d'Allemagne après les scrutins fédéraux de février 2025. Abnousse Shalmani pense qu'on ne combat pas cette formation politique en la censurant, mais en apportant des argumentations politiques solides. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une actu sportive, un débat, et deux camps : c'est le bras de fer des GG ! Nos "Grands Gueules du Sport" s'affrontent à coup d'arguments... Mais à la fin, c'est vous les auditeurs, qui choisissez l'équipe victorieuse !
L'extrême droite tisse sa toile dans les médias en France et en Allemagne. « Nous, on ne les lâche pas » : c'est ainsi que Caroline Parmentier, députée du Rassemblement national, parlait des militants antifascistes lorsqu'elle était rédactrice en chef du journal Présent en 2013. Depuis, le journal Présent est mort, en 2018, tout comme l'étudiant Clément Méric assassiné par des néo-nazis. Et l'extrême droite a muté dans une nouvelle réalité, qui va d'une nébuleuse de canaux numériques à des institutions médiatiques établies. Côté pile, de nouveaux médias sur YouTube comme Tocsin, Omerta, Boulevard Voltaire ou Frontières, lequel fait de l'agitation à l'Assemblée et s'est infiltré à l'Arcom pour faire croire que l'arrêt de C8 était un ordre donné par Macron. On peut y associer le média numérique Neo, du milliardaire catholique Pierre-Édouard-Stérin, opposé à l'avortement et partisan de la remigration qui vient de racheter le compte Cerfia du réseau social X. Côté face, des publications controversées comme Valeurs actuelles, L'Incorrect ou Causeur. Et puis, il y a toute la sphère Bolloré, bien sûr, avec CNews, Europe 1 et Le Journal du Dimanche, pour une lecture ultra-conservatrice et un soutien souvent sans faille à Benyamin Netanyahu et à Donald Trump. Avec cette particularité : ces médias invitent régulièrement des représentants de sa famille de pensée afin de promouvoir l'ordre sécuritaire, le rejet d'une société multiculturelle, l'immigration zéro, la domination occidentale, mais aussi l'absence d'État dans les affaires. Des thématiques que l'on retrouve aussi sur des médias plus anciens comme Le Figaro, Sud Radio ou Le Point. En Allemagne, l'extrême droite gagne en visibilité Un article paru début juin dans Le Monde montrait bien qu'il y a un avant et un après Covid où de nouveaux canaux ont commencé à surfer sur la défiance grandissante envers les médias traditionnels, accusés de s'être pliés aux injonctions des virologues et d'être inféodés à la gauche. C'est pourtant un ancien rédacteur en chef de Bild, Julian Reichelt, qui a créé en 2023 Nius, plateforme aux 9 millions de visites par mois qui se distingue par des titres comme « Les barbares sont parmi nous » ou « La diversité tue ». Derrière Nius, on retrouve Frank Gotthardt, qui a fait fortune dans la tech médicale et qui possède trois chaînes régionales essentiellement dans la région de Coblence. Il a aussi un média en ligne autrichien, Exxpress, et dispose même d'une licence de télévision pour développer une Fox News germanophone. Il commence même à ébranler le groupe Axel Springer, dont le patron Mathias Döpfner estime qu'il faut laisser plus de place dans ses colonnes à l'extrême droite.
Depuis près de 30 ans, Claudine Spire, âgée de bientôt 79 ans tente de retracer ses racines qui plongent dans un épisode sombre et méconnu de l'après-Guerre.Elle est née à Fribourg en mai 1946, d'une mère allemande et d'un soldat français, en poste dans la zone occupée par la France après la défaite du IIIe Reich.Comme environ 1.500 enfants nés de ce type d'union entre 1946 et 1951, elle n'a pas grandi en Allemagne mais a été placée dans une famille adoptive de l'autre côté du Rhin, en région parisienne.La France faisait face à un déficit de naissances, "il y avait une politique proactive des autorités françaises pour chercher des enfants et demander aux mères de les abandonner”.Invités : Ulrike Koltermann, correspondante du service allemand basée à ParisYves Denéchère, historien à l'université d'Anger et spécialiste de l'adoption internationale.Réalisation : Emmanuelle BaillonReportage AFPTV : David CantiniauxPour aller plus loin, vous pouvez regarder le documentaire « Nés sous l'Occupation : des bébés pour la France »de Anja Unger et Renaud Lavergne.Sur le Fil est le podcast quotidien de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous envoyer une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Après la victoire de la droite conservatrice et le succès de l'extrême droite aux élections, des militants écologistes veulent plus que jamais lier leurs actions à celles des syndicats et des personnels des secteurs en première ligne face aux effets du dérèglement climatique. Un article de Jade Lindgaard, publié le 26 février 2025, lu par Christine Pâris.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Après la victoire de la droite conservatrice et le succès de l'extrême droite aux élections, des militants écologistes veulent plus que jamais lier leurs actions à celles des syndicats et des personnels des secteurs en première ligne face aux effets du dérèglement climatique. Un article de Jade Lindgaard, publié le 26 février 2025 sur Mediapart, lu par Christine Pâris.
durée : 00:14:28 - Journal de 7 h - Les allemands ont choisi de partir vers la droite, aux législatives d'hier : le parti conservateur est arrivé en tête, suivi de près par l'extrême droite. Qui pourtant ne participera pas au futur gouvernement, a priori. - réalisation : Nicolas Pommé, Brice Garcia
durée : 00:21:51 - Allemagne : les conservateurs remportent les élections, record pour l'extrême droite.
durée : 00:15:21 - Journal de 12h30 - C'est jour de vote en Allemagne pour les législatives. La CDU semble bien placée dans les sondages. L'Afd - le parti d'extreme droite - pourrait aussi effectuer une percée historique. Les résultats sont attendus ce soir. - invités : Martine Drozdz Géographe
durée : 00:15:21 - Journal de 12h30 - C'est jour de vote en Allemagne pour les législatives. La CDU semble bien placée dans les sondages. L'Afd - le parti d'extreme droite - pourrait aussi effectuer une percée historique. Les résultats sont attendus ce soir. - invités : Martine Drozdz Géographe
durée : 00:45:22 - franceinfo: Les informés - Tous les jours, les informés débattent de l'actualité, ce samedi autour de Renaud Blanc.
durée : 00:57:58 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Le 27 février 2022, 3 jours après le début de l'offensive russe, Olaf Scholz affirmait que l'Allemagne vivait un “changement d'époque”, devant mener à une reconfiguration de la politique étrangère allemande. Mais cette évolution semble inachevée et des désaccords persistent. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Hans Stark Professeur de civilisation allemande contemporaine à Sorbonne Université, conseiller pour les relations franco-allemandes à l'IFRI; Marie Krpata Chercheuse à l'IFRI rattachée au Centres d'études franco-allemandes (Cerfa); Claire Demesmay Chercheuse associée au Centre March Bloch à Berlin et professeure à la chaire Alfred Grosser de Sciences Po
durée : 00:58:12 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'Allemagne apparaît souvent comme la bonne élève de l'Europe en matière de transition énergétique. Mais le consensus sur la question climatique semble s'effriter, avec des critiques grandissantes au sein de la société. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Jacques-Pierre Gougeon Professeur des universités, directeur de recherche à l'IRIS, directeur de l'Observatoire de l'Allemagne; Annette Lensing Maitresse de conférences en études germaniques à l'Université de Caen Normandie; Michel Deshaies Géographe, professeur à l'Université de Lorraine.
durée : 00:58:07 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dans un rapport paru en mars 2024, le Conseil de l'Europe dénonçait les "niveaux élevés” de pauvreté et la montée des inégalités en Allemagne. Cette paupérisation croissante du pays semble étroitement liée à la fracture sociale qui perdure entre est et ouest. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Elisa Goudin-Steinmann Professeure en études germaniques à l'université Paris 3 et co-rédactrice du blog « Regards sur la RDA et l'Allemagne de l'Est »; Anne Salles Maîtresse de conférence à l'université de la Sorbonne, spécialiste de civilisation contemporaine allemande, chercheuse associée à l'INED (Institut national d'études démographiques); Sylvie Toscer-Angot Professeure de civilisation, spécialiste des recompositions religieuses et de la régulation du pluralisme religieux en Allemagne
durée : 00:58:31 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Suite à la chute du gouvernement de coalition en novembre 2024, les Allemands sont appelés aux urnes le 23 février. Lors de la campagne électorale, un rapprochement inédit entre la CDU-CSU et le parti d'extrême droite l'AfD semble s'opérer, questionnant l'avenir de la vie politique allemande. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Etienne Dubslaff Maître de conférences en histoire et civilisation germaniques à l'université Paris-Nanterre, membre du laboratoire CEREG (Centre d'études et de recherches sur l'espace germanique); Bénédicte Laumond maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines, membre du laboratoire CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales); Dominique Herbet Professeure de civilisation allemande et d'études germaniques à l'université de Lille
durée : 00:05:27 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le "cordon sanitaire" face à l'extrême droite s'effiloche : les députés conservateurs allemands et l'extrême-droite de l'AfD ont pour la première fois allié leurs voix, hier, pour faire adopter un texte visant à durcir la politique migratoire du pays, à quelques semaines d'élections législatives.
durée : 00:20:28 - Journal de 18h - Un vote lourd de sens en Allemagne avant les législatives du 23 février. Les conservateurs de la CDU et l'AFD, le parti d'extrême droite, ont voté ensemble au Bundestag une motion visant à durcir la politique migratoire. Le texte a été adopté de justesse, avec trois voix d'avance.
durée : 00:20:28 - Journal de 18h - Un vote lourd de sens en Allemagne avant les législatives du 23 février. Les conservateurs de la CDU et l'AFD, le parti d'extrême droite, ont voté ensemble au Bundestag une motion visant à durcir la politique migratoire. Le texte a été adopté de justesse, avec trois voix d'avance.
durée : 00:06:03 - La Revue de presse internationale - L'Allemagne est toujours sous le choc après l'attentat qui a fait trois morts, dans l'ouest du pays, vendredi soir. Et la classe politique s'agite, à une semaine d'élections régionales où l'extrême-droite pourrait réaliser une percée exceptionnelle.
Tous les matins à 7H10, on vous donne des bonnes nouvelles.
L'Afd espère bien faire une percée lors des élections européennes du mois de juin et pour susciter l'adhésion, l'extrême droite allemande joue la surenchère et vise un nouveau public : les plus jeunes, via Tiktok. Résultat, le parti enregistre des centaines de milliers de vues sur ses vidéos et compte bien faire pencher la balance lors du prochain scrutin. Un reportage à Berlin de Salomé Henon Cohin. Au Portugal, André Ventura, véritable caméléon de la politique, est devenu l'un des nouveaux champions de l'extrême droite européenne après avoir créé la surprise en raflant 18% des voix lors des législatives du 10 mars. Daniel Vallot. Alors que les européennes pourraient voir une percée de l'extrême droite, des seniors se mobilisent pour les droits sociaux et la démocratie. C'est le cas d'Old'up, une association de personnes âgées en France, qui organise des ateliers pour mobiliser pour les élections.Diane Bossière est l'une des membres actives de l'association. elle participe au groupe Europe Monde de Old'Up. En Irlande, des grands-pères contre le racismeToutes les semaines à Dublin, une bande de papys militants se réunissent pour protester – pacifiquement – contre le racisme.Le reportage de notre correspondante, Clémence Pénard. L'Angleterre s'inquiète du prix du théLes attaques des Houthis, ces rebelles yéménites, ont des conséquences sur le commerce international : au Royaume-Uni, le thé est à la peine. Marie Billon.
L'Afd espère bien faire une percée lors des élections européennes du mois de juin et pour susciter l'adhésion, l'extrême droite allemande joue la surenchère et vise un nouveau public : les plus jeunes, via Tiktok. Résultat, le parti enregistre des centaines de milliers de vues sur ses vidéos et compte bien faire pencher la balance lors du prochain scrutin. Un reportage à Berlin de Salomé Henon Cohin. Au Portugal, André Ventura, véritable caméléon de la politique, est devenu l'un des nouveaux champions de l'extrême droite européenne après avoir créé la surprise en raflant 18% des voix lors des législatives du 10 mars. Daniel Vallot. Alors que les européennes pourraient voir une percée de l'extrême droite, des seniors se mobilisent pour les droits sociaux et la démocratie. C'est le cas d'Old'up, une association de personnes âgées en France, qui organise des ateliers pour mobiliser pour les élections.Diane Bossière est l'une des membres actives de l'association. elle participe au groupe Europe Monde de Old'Up. En Irlande, des grands-pères contre le racismeToutes les semaines à Dublin, une bande de papys militants se réunissent pour protester – pacifiquement – contre le racisme.Le reportage de notre correspondante, Clémence Pénard. L'Angleterre s'inquiète du prix du théLes attaques des Houthis, ces rebelles yéménites, ont des conséquences sur le commerce international : au Royaume-Uni, le thé est à la peine. Marie Billon.
Le succès du parti d'extrême droite allemand AfD dans les sondages reste important malgré les nombreuses manifestations contre le mouvement ces dernières semaines. Dans la partie Est du pays où trois régionales ont lieu en septembre prochain, l'Alternative pour l'Allemagne arrive en tête avec plus de 30% des intentions de vote. Les milieux économiques sont inquiets et n'hésitent pas à prendre position contre le parti. À lire aussiNouvelle mobilisation massive contre l'AfD et l'extrême droite en Allemagne
Les écologistes sont au pouvoir au niveau fédéral en Allemagne depuis plus de deux ans. Ils sont l'un des trois partis qui avec les sociaux-démocrates et les libéraux constituent le gouvernement d'Olaf Scholz. Si en 2021, les Verts allemands bénéficiaient d'une forte popularité, ils sont depuis devenus la cible d'une très forte opposition politique mais aussi d'actes de violence. À Berlin, Delphine Nerbollier. Qui va nous nourrir : l'avenir de l'agriculture en questionsIl restait 490 000 fermes en France en 2010, il n'y en a plus que 390 000 aujourd'hui. Une baisse considérable pour le premier pays agricole de l'Union européenne, d'autant que d'ici 2030, la moitié des agriculteurs partiront à la retraite. À quoi ressemblera l'avenir agricole de la France ? Réponse avec Amélie Poinssot, autrice, chez Actes Sud, de Qui va nous nourrir ?L'école souterraine à KharkivPlus de deux ans de guerre en Ukraine, deux ans de scolarité perturbée pour des millions d'élèves qu'ils vivent près des zones de combats, ou dans les villes qui sont régulièrement bombardées. C'est le cas à Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, dans le nord-est du pays. Les destructions touchent près d'une école sur deux, la plupart des élèves suivent des cours à distance. Mais depuis la rentrée de septembre 2023, la mairie de Kharkiv a ouvert quelques salles de classe dans 5 stations de métro. Une expérience inédite, qui permet à plus de 2 000 enfants de retrouver un peu de sociabilité. Reportage d'Anastasia Becchio et Boris Vichith.Barcelone, la réussite d'un village olympiqueParis a inauguré officiellement son village olympique : 52 hectares, à cheval sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et de L'Île-Saint-Denis, à moins de deux kilomètres du Stade de France. Il abritera jusqu'à 14 500 athlètes en provenance de 206 pays. Après les jeux, ce village olympique deviendra un quartier comme les autres, qui accueillera environ 6 000 personnes. Mais ce pari urbanistique n'est pas encore gagné : dans l'histoire des jeux, on connaît plutôt les ratés de ces installations olympiques. À l'exception de Barcelone : les jeux de 1992 on permis de redessiné la ville catalane. La chronique musique de Vincent Théval : Amsterdam Klezmer Band - On Mala.
C'est le coup de gueule de la semaine dans le monde du sport : décorticage et débat autour de cette sortie médiatique !
L'Allemagne serait-elle en passe de concurrencer la France sur le terrain de la contestation sociale ? Outre Rhin, les grèves se multiplient depuis un an, notamment dans les transports et les services publics. Alors pourquoi les adhésions auprès des syndicats augmentent-elles ? De notre correspondante à Berlin,En janvier dernier, la Deutsche Bahn, l'entreprise nationale de transports ferroviaires en Allemagne, a connu la plus longue grève de son histoire : cinq jours pleins. En parallèle, le nombre de salariés syndiqués est reparti à la hausse après des années de baisse. Après des années de chute vertigineuse, les syndicats allemands constatent en effet un boom inattendu. Plus 437 000 nouvelles adhésions pour la DGB, la confédération des syndicats allemands. 193 000 adhésions de plus pour Verdi qui représente le secteur des services, 130 000 de plus chez IG Metall, le grand syndicat de l'industrie allemande. Delphine Nerbollier a cherché à comprendre pourquoi, écoutez son reportage auprès de syndicalistes à Berlin.Le reportage est à retrouver dans son intégralité sur notre antenne dans Accents d'Europe à 12H10 TU ou en podcast. À lire aussiChristiane Benner, nouvelle patronne du premier syndicat d'Allemagne
durée : 00:11:35 - La Transition de la semaine - par : Quentin Lafay - En Allemagne, la montée de l'extrême-droite est protéiforme et s'illustre de diverses manières : au travers de révélations, dans les urnes et dans les prévisions électorales. Face à cela, les mobilisations populaires se multiplient et semblent historiques. Du jamais-vu depuis 1992. - invités : Thomas Wieder Journaliste, correspondant du journal Le Monde à Berlin
durée : 00:47:26 - franceinfo: Les informés - par : Jean-François ACHILLI - Autour de Jean-François Achilli et Bérengère Bonte, les informés débattent de l'actualité du lundi 5 février 2024.
Ecoutez RTL autour du monde du 10 janvier 2024 avec Correspondants RTL à l'étranger.
Jusqu'à 5 % en Italie, 3,6 % en France, 3 % en Allemagne… Les taux d'intérêt atteignent des niveaux qui n'avaient pas été enregistrés depuis la crise de la zone euro au début des années 2010. Or, cette fois-ci, cette flambée n'est pas le résultat d'une crise, mais d'une politique délibérée des banques centrales pour lutter contre l'inflation. La hausse va donc s'inscrire dans le temps.Ce phénomène, qui ne se limite pas aux frontières de l'Europe et touche également les Etats-Unis, a des conséquences multiples : la charge de la dette des Etats s'alourdit, les entreprises peinent à se financer et le marché de l'immobilier se rétracte.Alors pourquoi les banques centrales ont-elles pris ce risque ? Et quelles sont les conséquences précises à chaque étage de l'économie ? Eric Albert est correspondant du Monde à Londres et spécialiste des questions économiques. Il explique dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde » les répercussions de la hausse des taux d'intérêt.Un épisode de Garance Muñoz. Présentation et rédaction en chef : Margaux Lannuzel. Musiques : Amandine Robillard. Réalisation : Florentin Baume.---Retrouvez l'analyse d'Eric Albert : Avec des taux d'intérêt jamais vus en Europe depuis une décennie, un grand rééquilibrage économique s'opère Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
L'Otan a clos ce vendredi les plus grandes manœuvres aériennes de son histoire avec 25 pays qui ont engagé 250 avions. Entamées le 13 juin, elles étaient prévues depuis plusieurs années, mais prennent tout leur sens avec la guerre en Ukraine : au-delà des manœuvres dans le ciel allemand, de nombreuses sorties aériennes sont en effet destinées à des exercices de sécurisation des frontières orientales de l'Otan et donc face à la Russie. Reportage sur deux bases aériennes en Basse-Saxe près d'Hanovre et près de la frontière danoise. De notre envoyé spécial en Basse-Saxe,Sur la base aérienne de Schleswig-Jagel, les chasseurs F16 de la garde nationale du Colorado et de l'Alabama décollent à un rythme effréné pour une des missions de ces grandes manœuvres organisées par la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande. Dans le scénario d'aujourd'hui, l'Allemagne est occupée et les escadrilles de chasseurs et de bombardiers doivent attaquer des avions ennemis et la DCA, les défenses antiaériennes. Comme toujours les amis sont en bleus et les hostiles sont en rouge.Un signal pour l'Alliance Le général Ingo Gerhartz commande la Luftwaffe et pour lui tous les objectifs ont été atteints : « Je crois que le signal n'était pas de prime abord contre quelqu'un, mais le signal était pour nous. À notre alliance, mais aussi à notre population : que nous sommes en état de défendre cette alliance, de défendre ce pays, notre pays. Ce que j'ai trouvé remarquable sur les réseaux sociaux, ce sont les nombreux commentaires de gens, de notre population, qui demandaient : "Pourriez-vous s'il vous plaît survoler notre ville ? Pour montrer que vous êtes là ?" ; et cet appel au sentiment de sécurité, je l'ai trouvé remarquable. C'était un des buts essentiels de ces manœuvres, montrer que si on en arrive là, nous sommes en situation de défendre cette alliance – du côté des forces aériennes. »À lire aussiMircea Geoană (OTAN): «Le Conseil Ukraine-Otan sera le nouveau véhicule politique de notre relation»Au-dessus de l'Allemagne, mais aussi de la mer Baltique ou de la Roumanie, les 1 744 sorties aériennes durant « Défenseur aérien 2023 » envoient un message fort, selon le lieutenant-colonel Tatter Bourdeaux. Il commande une escadrille de la garde nationale aérienne de Louisiane surnommée Milice Cajun ou Milice Bayou : « Si vous vous en prenez à l'un d'entre nous, vous vous en prenez à nous tous, donc ce n'est pas une bonne idée de venir à nos portes, vous ne devriez pas souhaiter une guerre avec les Alliées, les États-Unis et l'Otan. Je crois vraiment que les Russes veulent la paix et on est là pour leur montrer qu'il y a des moyens d'atteindre la paix qui n'impliquent pas une action militaire. Le meilleur instrument de paix est une armée forte, c'est ce que nous voulons démontrer : il est mieux pour tous d'arriver à une solution pacifique, mais si on nous demande d'entrer en action, nous sommes prêts. »Un déploiement et des manœuvres « uniques »300 kilomètres plus au sud, près de Hanovre, sur la base aérienne de Wunstorf, le colonel Rusty Ballard commande l'escadre de transport logistique de l'Illinois et il se félicite du haut niveau d'intégration entre les avions de la garde nationale et ceux des Européens : « Nous avons vingt ans de déploiements pour la guerre contre le terrorisme, nous avons travaillé ensemble avec nos amis là-bas : cette "interopérabilité", c'est ce que nous essayons de construire – et aussi de maintenir cette capacité. Nous avons appris beaucoup durant cet exercice ; en particulier la Garde nationale aérienne. Nous avons dix États qui viennent avec différentes variantes du C130 Hercule, ça a été un exercice très fructueux. C'est la première fois que je vois la Garde nationale aérienne se déployer depuis les États-Unis pour des manœuvres et rien que ça, c'est vraiment unique. »Dans le contexte d'une situation de plus en plus instable, ces grandes manœuvres aériennes sans précédent ont au moins prouvé aux aviations alliées qu'elles sont potentiellement capables de se déployer vers l'est de l'Europe si nécessaire.À lire aussiL'Otan en dix questions
durée : 00:03:42 - En marge - par : Giulia Foïs - Chaque semaine, Giulia Foïs nous donne des nouvelles des femmes dans le monde et de la planète LGBT. Ce soir, elle nous parle de la banalisation des violences faites aux femmes par une partie des hommes en Allemagne mais aussi d'une nouvelle chaire à Oxford dédiée à l'histoire des sexualités.
Le gouvernement allemand a approuvé la construction et rénovation de 144 projets autoroutiers. Des projets qualifiés de prioritaires et qui vont bénéficier d'une procédure administrative accélérée. L'idée est émise par les libéraux, mais divise. Exemple à Berlin, la poursuite de la construction du A100, qui a conduit à une extension de l'autoroute, a suscité une levée de boucliers parmi les défenseurs de l'environnement.
durée : 00:54:40 - franceinfo: Les informés - par : Jean-François ACHILLI, Olivier Delagarde - Autour d'Olivier de Lagarde, les informés débattent de l'actualité du dimanche 16 avril.
durée : 00:55:57 - franceinfo: Les informés - par : Jean-François ACHILLI, Olivier Delagarde - Autour de Jean-François Achilli, les informés débattent de l'actualité de ce mercredi 29 mars.
durée : 00:58:09 - Cultures Monde - par : Julie Gacon - Le 14 janvier 2023, entre 15 et 35 000 manifestants ont manifesté contre l'expansion de la mine de Garzweiler II, dans l'ouest de l'Allemagne. Pour ces militants, la relance du charbon témoigne du renoncement climatique du gouvernement pourtant constituée pour partie de membres des Verts. - invités : Anne Salles Maîtresse de conférences en études germaniques à Sorbonne-Université; Annette Lensing Maitresse de conférences en études germaniques à l'Université de Caen Normandie; Ivica Mladenovic Docteur en sciences politiques à l'université de Belgrade et à l'université Paris-8
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Réunis à Paris, les dirigeants français et allemands ont renouvelé la promesse d'amitié et de coopération du Traité de l'Élysée, 60 ans plus tôt. Une promesse qui doit se traduire en actes alors que les désaccords se sont multipliés entre Paris et Berlin.
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Réunis à Paris, les dirigeants français et allemands ont renouvelé la promesse d'amitié et de coopération du Traité de l'Élysée, 60 ans plus tôt. Une promesse qui doit se traduire en actes alors que les désaccords se sont multipliés entre Paris et Berlin.
Entouré de toute sa bande, Vincent Moscato offre tous les jours des moments de franche rigolade en traitant l'actualité sportive sous l'angle de la dérision ! Cette année, le « Super Moscato Show », c'est 3 heures : de 15h à 18h ! Plus de sports, plus de débats, plus d'infos, et surtout encore plus de rires ! Live, résultats, interviews, analyses, ... Toute l'actualité sportive et l'ensemble des consultants de la Dream Team RMC Sport sont à l'antenne de RMC à partir de 15h.